Le devoir, 20 mars 1976, samedi 20 mars 1976
hi** ; la météo: nuageux avec quelques averses.Minimum la nuit dernière 0.Maximum 8.Aperçu pour demain: peu de changement.Détails en page 6.Fais ce que dois 25 CENTS Vol.LXVIII - No 67 Montréal, samedi 20 mars 1976 Saint Herbert llllll il JiS;.À Saint-Vincent-de-Paul 70 détenus malades placés dans des“cages” \ Les peintres arpentent depuis quelque temps déjà les corridors des pyramides du Village olympique, qui seront livrées au COJO le 15 mai prochain.(Photo Alain Renaud) par Gilles Constantineau Le cabinet du Solliciteur-général, M.Warren Allmand, annonçait à Ottawa, voici quelques jours, le déménagement éventuel de 70 détenus, la plupart sous traitement psychiatrique, du “Centre de sécurité minimum de Laval” au “Centre de développement correctionnel" du pénitencier St-Vincent-de-Paul où les travaux d'aménagement seraient en voie Pour $85 millions, Québec peut racheter le Village olympique par Guy Deshaies Aux termes d'un contrat intervenu entre Les Terrasses Zarolega et le COJO il y a quelques semaines, contrat qui a été approuvé par le Québec et dépose chez le notaire Philippe Roberge, le gouvernement peut acheter le Village olympique à n'importe quel moment d’ici le 31 juillet 1978, mais à la condition de payer au constructeur Zarolega la somme de $5 millions en dédommagement, en plus naturellement du prix des deux immeubles en forme de pyramides.Cette clause particulière du contrat a été dévoilée, hier, au Village olympique, Çar M.René Lépine, vice-président des errasses Zarolega, qui n’a pas caché son scepticisme à l'égard des rumeurs voulant que le Québec exproprie le Village olympique dont le coût s'établit à environ $80 millions.La compagnie Zarolega.qui a pris l’initiative du projet de construction du Village avec un investissement, initial de $g millions, exige un montant de $5.2 millions en honoraires pour la surveillance et la responsabilité de la construction.Le COJO détient une hypothèque de $65 millions et la Banque canadienne nationale a garanti un prêt de $18.5 millions.Déjà les dirigeants de Zarolega, MM.Joseph Zappia, René Lépine, Andrew Gaty et Gerry Robinson, ont reçu une partie des $5.2 millions.Si Québec décidait de reprendre le Village olympique une fois le COJO dissous à la fin des Jeux, ils recevraient un montant additionnel de $5 millions en vertu du contrat susmentionné.Bref, un profit brut de $8.2 mil- lions en 15 mois pour un investissement de $2 millions.Selon des rumeurs non confirmées, fe Québec s'apprêterait à faire une offre non négociable pour reprendre en main tout le Village olympioue, mais les dirigeants de Zarolega rappellent les dispositions du contrat intervenu entre eux et le COJO pour réfuter ces informations.Le projet initial devait coûter $30 millions.M.Lépine, qui assistait hier à la visite des lieux organisée par les corps professionnels qui ont participé à l'érection du gigantesque complexe immobilier, a dit que certaines dépenses avaient dû être faites par les constructeurs comme les travaux d'égout et d’aménagement paysager dont le COJO devait originalement se charger.Le vice-président des Terrasses Zarolega a fait valoir que le projet initial de 844 unités de logements avait été agrandi à la demande du COJO.Il comporte maintenant plus d'espace commercial et 980 unités de logements.Pour le reste, l’augmentation des coûts est imputable strictement à l’inflation, selon M.Lépine.Quoi qu'il en soit, on ne peut dire encore combien coûteront les appartements qui doivent être vendus en condominium après les Jeux.Hier, les ingénieurs et architectes du projet ont fait visiter les lieux aux membres de la presse'pour expliquer la technique de cette singulière construction pyramidale.Il s'agit de deux gigantesques pyramides Voir page 6: Village au sommaire ¦ La CRÛ: La police de Laval est inapte et insuffisante — page 2 ¦ Le juge Marin propose qu’un ombudsman coiffe la GRC — pages ¦ Vers l’étape décisive: un éditorial de Claude Ryan ¦ À propos des femmes: un commentaire de Michel Roy ¦ Le linge sale de M.Gold-bloom: un commentaire de Jean-Claude Leclerc -page 4 ¦ Rhodésie: lan Smith a "choisi la guerre" — pages ¦ Margaret et Armstrong-Jones se séparent -page 12 Une grève d’une journée ouvre les hostilités lundi à l’Hydro par Bernard Descôteaux Rien ne va plus entre l’Hydro-Québec et ses 9,600 employés syndiqués qui, par une majorité de 90 pour cent, ont rejeté les dernières offres patronales et donné du même coup le mandat à leurs représentants syndicaux de déclencher des mouvements de grèves tournantes et, s’il est jugé nécessaire, une grève générale.Dès lundi, les employés de ITIydro se lanceront dans la guerre des moyens de pression en déclenchant une première Crnée de grève totale à travers le Qué-tandis qu’une forte délégation de syndiqués se rendra participer à la manifestation organisée par le Conseil du travail du Canada sur la colline parlementaire à Ottawa contre les mesures anti-inflation.Mardi, ils seront cependant de retour au travail, et au cours des jours et des semaines qui suivront, les mouvements de grève seront déclenchés dans les différentes régions adminisratives de la société d'État.Telle est la stratégie qu'entendent utiliser les syndiqués, a expliqué le principal négociateur syndical, M.Claude Morris-seau, au cours d’une conférence de presse qui a suivi hier soir la compilation du résultat du scrutin qui s'est tenu cette semaine à travers le Québec.En compagnie des présidents des trois sections syndicales qui regroupent les employés de bureau, les hommes de métier et les techniciens de l’Hydro affiliées au Syndicat canadien de la Fonction publique, M.Morrisseau a par ailleurs fait le point sur les négociations qui ont débuté le 3 novembre dernier.Le 9 février, la partie patronale remettait au syndicat une contre-proposition globale, qui, jeudi dernier, était complé-tée par de nouvelles offres salariales.C'est cette contre-proposition qui fut rejetée cette semaine.Au niveau salarial, la partie patronale a offert des augmentations annuelles de 10 pour cent, 8 pour cent et 5.9 pour cent pour un contrat de travail de trois ans.Les syndiqués demandent la parité salariale avec leurs confrères de l’Hydro-Ontario, ce qui signifierait des augmentations de l'ordre de 35 pour cent la première année.Mais le principal du litige ne porte pas sur les salaires; M.Morrisseau affirme que le syndicat n’est pas intéressé à négocier les clauses monétaires tant que les clauses normatives n'auront pas fait l'objet d'un accord.Les offres salariales de jeudi dernier n ont d'ailleurs pu être soumises à tous les syndiqués avant le début du scrutin, lequel a commencé lundi.M.Morrisseau se dit convaincu que si les employés les avaient connues, le résultat n'aurait pas été différent.Voir page 6: Hydro Le premier ministre libanais Karamé échappe à un attentat BEYROUTH (d'après Reuter et AP) — M.Rachid Karamé.premier ministre libanais, est sorti indemne hier d'un attentat.qui pourrait avoir des conséquences imprevues sur la médiation syrienne visant à résoudre la crise libanaise.Avec d’autres chefs de file musulmans, il est parvenu à quitter un avion en flammes qui devait les conduire à Damas.L'appareil venait d'étre touché par une roquette.M.Sabé Salam, ancien premier ministre libanais, faisait partie de la délégation.Il conversait avec M.Karamé lorsque l'arrière du YAK-40 de fabrication soviétique a été touché."M.Karamé et ses collaborateurs se sont rués vers la sortie arrière de l’avion pour s'échapper.Lorsque ce fut mon tour de sortir, les flammes étaient trop fortes, j'ai ouvert une issue de secours et j'ai sauté”, a précisé M.Salam, âgé de 71 ans.Jovial et détendu, le vieil homme politique fumait un gros cigare en racontant I incident aux journalistes.Il a précisé 3ue l'avion syrien était le même qui, en ébut de matinée, avait transporté une délégation phalangiste à Damas.M.Salam a ajouté qu'il se retirait néanmoins des consultations politiques engagées sur l'initiative de la Syrie et ne reviendrait pas dans le débat sur un règlement tant que le président Souleiman Frangié n’aura pas démissionné.Les terroristes qui ont ouvert le feu contre l'appareil de M.Karamé ont tiré à deux reprises mais ils n'ont touché qu'une seule fois leur objectif, mettant le feu à la cabine, précisait-on à l'aéroport de Beyrouth.Le premier ministre libanais et M.Salam attendaient pour partir l'arrivée du président du parlement.M.Kamel Assad.je r hommes élevaient avoir des entretiens avec le président Hafez Assad.Le président du parlement a déclaré que I attentat pourrait avoir de graves conséquences sur la médiation syrienne et que tout dépendra de la découverte des auteurs du forfait.Selon les premières informations, les roquettes ont été lancées à partir d'un des trois points tenus par des miliciens de gauche et les forces rebelles de l'armée sur la route côtière au sud de Beyrouth, a déclaré la radio phalangiste.La guerre civile semblait avoir repris au Liban où les troupes de l'Armée du Liban arabe et des forces chrétiennes régulières s'affrontaient avec des pièces d'artillerie lourde et des tanks et où les miliciens chrétiens et musulmans avaient repris leur duel au mortier et au fusil, dans la Voir page •: Karamé d'être parachevés.Ces renseignements sont toutefois très loin de la réalité factuelle, et leur ton positif cherche a dissimuler la détérioration effective des conditions de vie de ces prisonniers spéciaux, a-t-on appris hier au DEVOIR, de source incontestable.La plus importante des inexactitudes officielles, dit-on est celle qui fait de ce déménagement un simple projet, ne concernant d'ailleurs que les prisonniers.En fait, le déménagement est déjà en oeuvre depuis plusieurs jours, et met en cause non seulement les 70 détenus, mais aussi tout le personnel spécialisé qui est préposé à leur traitement et à leur surveillance, c'est-à-dire en tout plus de 200 personnes.En deuxième lieu, ce “Centre de développement correctionnel" dont parle le solliciteur-général est le nom qu'il avait été convenu de donner au “trou" de St-Vincent-de-Paul, ou l’ancienne Unité spéciale de correction, universellement dénoncée en 1972 et 1973 comme la chose la plus horrible jamais vue au pays, le jour où son réaménagement complet serait terminé.Mais les projets de réaménagement, dont les autorités pénitentiaires avaient abondamment traité en 1973, devant les critiques torrentielles qui parlaient de Voir page 6: Malades L’affaire des juges Sharp invoque une question de privilège OTTAWA (CP) — L’affaire des juges a fait l'objet d'un nouveau débat hier à la Chambre des communes alors qu'il fut Question de “l'illégalité" de l'intervention e certains ministres dans le fonctionnement de la justice.Les échanges souvent acerbes ont duré 90 minutes, mais cette fois c’est le gouvernement qui avait pris l'initiative du combat en réclamant que l'Opposition retire ses accusations.Les travaux de la Chambre devaient être consacrés entièrement à une motion créditiste critiquant la politique laitière du gouvernement, mais le débat sur l’affaire des juges s’est éternisé.Le président du Conseil privé, M.Mitchell Sharp a soulevé une question de privilège visant à faire rétracter le député conservateur de York-Simcoe, M.Sinclair Stevens, selon qui les ministres qui ont sollicité la clémence de juges de la Cour supérieure du Québec auraient agi illégalement.Cet incident a provoqué la colere du député créditiste de Lothinière, M.André Fortin, qui a déploré que les Communes perdent un temps précieux pour discuter d une question de privilège aussi “insignifiante".Une douzaine de députés ont participé au débat sur cette question de privilège, qui consistait essentiellement à demander au député conservateur Stevens de s’excuser d'avoir employé le terme “illégal" pour qualifier les gestes reprochés aux ministres Chrétien, Ouellet.Lalonde et Drury dans leurs rapports avec la Magistrature.Le gouvernement reconnaît que certains ministres ont posé des gestes "déplacés", mais refuse d'y voir de l'illé- galité tandis que l'opposition fait valoir qu'il s'agit en cela d une question d'interprétation, ra, pelant que le juge en chef Jules Deschénes de la Cour supérieure, dans le rapport remis au gouvernement, n’a lui-meme rendu aucun jugement sur la légalité ou non de ces interventions.Pour sa part, M.Sinclair Stevens se considère totalement justifié de parler d’illégalités commises par des ministres, de la même façon que le premier ministre Voir pago 6: Jugea Lundi, dans LE DEVOIR la troisième conférence de carême de Bernard Bro.dominicain, à Notre-Dame de Paris: Le Dieu crucifié — “dent •on regerd, j’ai tout comprit”.au sommaire de Culture et Société ¦ L’orgueilleux complexe Desjardins, remarquable réalisation du mouvement coopératif, sera inauguré dans quelques jours.Cette semaine, Jean-Claude Marsan, directeur de l’École d’architecture de l’Université de Montréal, poursuit et complète l’analyse de cette masse qui change en partie le paysage de la Ville.¦ Avec Jean-Pierre Boucher, la déception d'un ‘‘Alain Grandbois”.Ü» i ¦ Le “je” est haïssable mais le ‘‘Jeu’’ en vaut la chandelle — avec Adrien Gruslin ¦ ‘‘Il pleut sur mon coeur comme." sur une plage de disque — avec Christine L’Heureux ¦ Des romans décevants et une revue à l’avenir incertain ¦ VLB découvre la bande à Kesey lA.ISSHUZ-VOUS COMMUA DES MILLIERS D AU6AINFS VOUSÉCHAPP ?ER ALORSQUE BAT SON PLEIN LA VENTE DE SOLDES RABAIS de 60% VENTES AU COMPTANT 11935 SAKfT I.AUMNT RE ULT > 2 • Le Devoir, samedi 20 mars 1976 La CPQ confirme le rapport Pominville La police de Lava! est inapte et insuffisante par Pierre O’Neill La Commission de police du Québec a constaté “l’incapacité du corps de police de Laval à protéger adéquatement la population” et propose une réforme radicale.Au terme d’une étude en profondeur visant à évaluer l’efficacité de ce service de police dans ses différentes activités administratives et opérationnelles, la CPQ réalise que la situation est grave à Laval en ce qui a trait à la criminalité “qui ne cesse de s’accroître d’une façon incontrôlée” et en ce qui a trait à la faiblesse des moyens engagés dans la prévention et la lutte contre le crime.C’est en juin 1975 que la Commission de police du Québec, informé de l’existence 1 po de Laval, décida de convoquer l’état-major, la Fraternité des policiers et le comité exécutif de la ville pour mesurer la dimension du problème.Le rapport conclut à la nécessité de transformations importantes dans la structure et le fonctionnement du service de police de Laval.La Commission s’explique mal le fait que la municipalité et le service de police de Laval n’aient jamais eu recours, de leur propre initiative, aux conseils de la ou sans frais.Entre-temps, la ville avait commandé une étude de la firme de conseillers Roger Pominville Limitée qui en est arrivée d’ailleurs sensiblement aux mêmes conclusions que la CPQ.En séjour à l'extérieur de Montréal, le maire Lucien Paiement n’a pu être rejoint pour commentaires tandis que le directeur Léo Le-quin de la police a préféré se donner quelques jours de réflexion avant de porter un jugement.La première partie de l’étude réalisée par la CPQ exp'-' la situation et porte sur tous les aspects ue l’administration et de l’opération du service de police.Le rapport fait état de nombreuses lacunes majeures: • un grand nombre de plaintes, soit 10,477, n’avaient pas fait l’objet d’enquêtes à la fin de l’année 1974.Ce nombre correspond à 76.6% des affaires dont avait été saisi le service.En 1973, 8,776 infractions criminelles n’avaient pas fait l’objet d’enquêtes, soit 76.7%, et depuis la fusion en 1966, le nombre de plaintes laissées en suspens atteignait le cniffre de 57,074; • les policiers ont, dans une proportion de 50%, une formation générale équiva- lant à une dixième année et le personnel le plus scolarisé se trouve aux échelons in- t plus particulière-de patrouille; férieurs du service, et ment dans la fonction > • le taux d’encadrement policier de Laval est seulement de 1.17 policier par mille de population, alors qu'il se situe à 1.80 dans les villes de population comparable en Amérique du Nord.Le taux recommandé est de 1.55% devant être atteint en cinq ans; • les constations révèlent, en outre, un taux très élevé d’absentéisme, une ligne d’autorité confuse, une absence d’objectifs, des effectifs insuffisants pour répondre aux besoins opérationnels, un effectif d’enquêteurs inadéquat en regard du volume de travail, un cloisonnement marqué entre la gendarmerie et le service des enquêtes, une imprécision dans la distribution des tâches, et une répartition inadéquate du personnel.La seconde tranche du rapport propose une réorganisation complète du service et formule près d’une centaine de recommandations, notamment: • l’adoption de mesures “précises et mesurables”, une définition des attribu- Québec défend en cour son droit d’adopter la loi 22 par Clément Trudel En adoptant la loi 22, plaident les avocats représentant la province de Québec en Cour supérieure, la province n'a fait qu’exercer un droit que lui accorde la constitution canadienne.Essentiellement, d’après le doyen Gérald Beaudoin, l’article 93,1 de l’AANB protège la religion, le droit aux écoles confessionnelles et le droit à la dissidence mais non pas la langue.De plus, l’article 133, quant à la langue législative, ne traite que de l’impression et de la publication des lois dans les deux langues au Québec.Me Beaudoin qui a entamé hier le plaidoyer tie défense devant le juge en chef Jules Deschènes, poursuivra lundi en abordant spécifiquement les articles de la loi 22 touchant la loi d’enseignement.Les avocats des 10 commissions scolaires protestantes requérantes et ceux du gouvernement québécois ont convenu avec le juge Deschênes de vider l’audition de la cause la semaine prochaine, sans Interruption ni remise.C’est donc dire que la cause instruite par 10 des 33 commissions scolaires anglo-protestantes du Québec, attaquant la constitutionnalité de la Loi sur la langue officielle, sera prise en délibéré dans quelques lours.Hier, les requérants ont terminé leur exposé sur la filiation des commissions scolaires actuelles, face à celles qu’a voulu protéger l'AANB en 1867.Me Robert Graham précise bien que dans son optique, le Québec peut ajouter, s’il le désire, mais ne peut d’aucune façon retrancher aux droits “garantis" parmi lesquels il glisse les droits de gérance et la légitimité d’utiliser l’anglais comme langue d’administration interne, dans les commissions scolaires comme le PSBGM.129,000 élèves sont inscrits dans les écoles relevant de la juridiction des écoles anglo-protestantes du Québec.Les requêtes n’attaquent pas tous les articles de la loi 22.Elles ne se limitent pas à demander que l’on déclare "ultra vires" les articles atteignant directement les organismes scolaires et les syndics d’écoles protestantes.Il est de l’intention avouée des requérants de se camper en défenseurs des droits accordés aux “classes de personnes" dont parle la constitution.En attendant, les plaideurs se butent à certaines expressions insérées dans la loi 22 et qui se prêtent à de multiples interprétations.S’il s'agit de dénombrer le nombre d’administrés d’une commission scolaire, faut-il entendre par “administrés": les contribuables, les élèves, les professeurs ou quoi d'autre, insiste le juge Deschênes.Pour l’instant.Me Beaudoin s’arrête aux administrés-électeurs, c’est-à-dire ceux mêmes qui ont le pouvoir d élire les commissaires d’écoles.Le vocable “administrés” est notamment utilisé dans la loi 22 en référence au recensement oue devra surveiller la Régie de la langue française, laquelle devra déterminer combien d'administrés tombent sous la juridiction du PSBGM ou de tout autre organisme scolaire.L'un des derniers arguments développés hier par Me Beaudoin englobait la “latitude" laissée au Québec par l’AANB (article 133), qui ne traite ni directement ni indirectement des municipalités et des commissions scolaires.La province pourrait donc imposer des obligations à des employés sur lesquels elle seule a juridiction, soutient Me Beaudoin.Est-ce à dire, demande M.Deschènes que “provincial officers" inclut les commissaires d’écoles?Me Beaudoin incline à répondre oui.Ce qui n'irait pas sans déplaire au directeur général du PSBGM, souligne en conclusion le juge Deschènes mais, “à tort ou a raison," vos adversaires soutiennent le contraire.Libérées “à regret” Deux techniciennes en radiologie.Mlle Denise Charbonneau et Mme Ginette Fortin, sont acquittées d'une accusation d’outrage au tribunal.Leur ancien employeur, l'hôpital Sainte-Justine, avait obtenu une injonction contre ces deux tech-mciennes et 14 autres employées mais le juge James K.Hug essen libère “avec beaucoup de regret" ces concitoyennes qui.légalement, n'étaient plus les "employées" de l’hôpital au moment de la présumée infraction Moralement toutefois, d'après le juge Hugessen, ces techniciennes en radiologie ont fait montre d'une "attitude anti-sociale" et d'un "manque du sens des responsabilités".En février, à l’hôpital Sainte-Justine, il y avait eu négociations infructueuses entre la direction et le syndicat représen- L’avocat n’y était pas Accusé d'un vol à l’étalage de moins de $200, Gilbert Griffith avait été condamné en Cour des Sessions de la Paix à 30 jours de prison.Le procès s’était toutefois déroulé en l'absence de l'avocat de l’accusé.La Cour d'appel vient de décréter un nouveau procès pour Griffith car il n'est pas certain.d’après le juge Kaufman, que l'issue du procès eut été la même si l'avocat avait été présent.M.Kaufman cite un arrêt récent de la Cour suprême: Barrette contre la Reine (30 janvier 1976) et prévient que cet arrêt touchant une cause similaire à celle de Griffith ne saurait être interprété comme donnant carte blanche aux avocats qui recherchent des délais répétés ou ne veulent pas que le juge désigné pour entendre la cause puisse procéder.Le juge Chouinard, de la Cour d'appel, souligne que l’avocat dans les causes de Serge Barrette et de Gilbert Griffith est le même.La Cour suprême a tout de même jugé que dans le cas de Barrette, il devait y avoir un nouveau procès car "pour lui refuser un ajournement nécessaire" à l’exercice d'une défense pleine et entière, il aurait fallu au juge de première instance des motifs fondés sur des faits précis.Aux Sessions de la Paix à Montréal, une nouvelle règle veut que les causes remises procèdent ultérieurement devant le juge qui aurait dû d’abord s'en saisir.Dans le cas de Griffith, le juge avait attendu près de 45 minutes avant d'instruire la cause; l'avocat de Griffith n'avait pas motivé son absence et n’avait pas communiqué avec le tribunal pour expliquer le retard.tant les techniciennes en radiologie.Ces dernières signèrent alors un avis de départ qu elles remirent à leur agent syndical, M.Duréro.Sur cet avis toutefois.les employés n'indiquèrent pas de date.Le juge Hugessen évoque la pénurie de techniciennes en radiologie due, semble-t-il, à la construction de cliniques privées capables de mieux rénumé-rer leurs employés.Il évoque aussi le droit de quiconque à quitter un employeur dont il ne veut plus.Il concède que le 24 février, quand Mlle Charbonneau et Mme Fortin remirent leur démission, elles n’étaient plus, au sens du Code du travail, les “salariées" de l'hôpital Sainte-Justine et ne pouvaient donc être touchées par l’injonction du juge Langlois demandant la cessation, notamment, de tout "arrêt de travail illégal".Les techniciennes ont joue gagnant à ce jeu de l'offre et la demande, selon le juge Huge sen mais leur geste dénote un "problème social aigu" qui se révélé à l’occasion de conflits de travail de cet ordre qui est, selon M.Hugessen "du ressort exclusif du pouvoir politique".Si.OU OXFAM Mécontents des vices cachés à leur propriété de Forest Village, à Dollard-des-Ormeaux, dix propriétaires viennent d’obtenir des compensations pour près de $20,000 au détriment de la compagnie Belcourt Construction.Les dix causes ont été entendues par le juge Melvin Rothman, de la Cour supérieure.Elles avaient trait à des maisons du Forest Village.Les propriétaires se plaignaient tous d'une condensation inusitée au toit de leur résidence.Le constructeur avait tenté d'obtenir une action en garantie contre l'architecte Tolchinsky mais le juge rejette ces actions comme non fondées.C'est donc à Belcourt Construction Company qu’il revient de payer en lions et une structure fonctionnelle qui correspondent aux besoins des citoyens et visent à une répartition adéquate des responsabilités; • une structure remodelée qui comporte trois sections particulières sous l’autorité immédiate du directeur, soit une section d’organisation et de méthodes, une section de prévention et de relations communautaires et une section de contrôle interne; Le porteur du communiqué du “FLQ” comparaît Un homme de 44 ans, M.Joseph-Jacques Pelletier, a été déclaré mentalement apte à subir un procès, hier, relativement à des informations qu’il aurait communiquées à Radio-Canada voulant que des terroristes du FLQ entreprennent sous peu une action radicale à Ottawa.Il a comparu en correctionnelle et a été accusé d’avoir donné de faux renseignements à la police ce jeudi soir 18 mars en alertant indûment la station Radio-Canada.Pelletier, un patient de l’aile psychiatrique de l'Hôtel-Dieu, a été arrêté presque aussitôt après avoir livré son message.Hier, un psychiatre appelé par le tribunal, le Dr W.A.Blair, a dit que l’accusé était parfaitement sain d’esprit et apte à subir son procès.Il a en consequence été mis en accusation.• la création de trois grandes divisions, soit des enquêtes de la surveillance du territoire et des unités de soutien; ® des programmes de perfectionnement des policiers, une formation en cours de service et un programme permanent d’évaluation; • augmentation du nombre de véhicules et amélioration du service d’entretien; • l’établissement de trois districts policiers devant correspondre aux deux extré- mités et au centre de l’Ile et un partage précis des responsabilités des commandants de chaque district; • l’adoption d’un poste téléphonique à trois chiffres pour repondre avec plus de célérité aux urgences; — la formation d’un comité d’implantation, composé de représentants du service de police et de l’administration, pour déterminer les priorités, appliquer les recommandations et réaliser la réforme.Les longs hivers, ça se prévoit, dit le RCM Alors qu’il ne reste plus que des “miettes” dans le budget du deneigement et que l’hiver ne finit plus de neiger, le Rassemblement des citoyens de Montréal a réclamé, hier, une réforme du système de déneigement à Montréal.Les conseillers Ginette Kéroack et Paul Cliche croient que le Service de la voie publique devrait explorer la possibilité de prolonger les contrats de deneigement.Depuis plusieurs années, le déneigement des artères de la métropole est effectué à parts égaies par les employés municipaux et rentreprise privée.Les contrats adjugés à l’entreprise privée vont du 15 novembre au 15 mars, et lorsque des précipitations majeures surviennent après cette date, la ville doit faire des déboursés supplémentaires pour louer des pièces d’équipement privé, ce qui amène inévitablement un dépassement des prévisions budgétaires et des augmentations de taxes, soutiennent les conseillers.Ils demandent donc qu’on étudie cette question dès maintenant pour que des dé- cisions puissent être prises lors de l’étude du budget de Montréal à la mi-avril.Ils soutiennent que “les Montréalais subissent des préjudices à ce sujet depuis un trop grand nombre d’années pour qu’on remette les solutions indéfiniment.’' Le budget de déneigement, cette année, était de l’ordre de $26.7 millions.Au Service de la voie publique, on convient qu’il ne reste que quelques sous dans les fonds de tiroir, mais on se dit incapable de préciser combien.Cependant, on assure qu'en cas de besoins, la ville verra à compléter le budget pour qu’on puisse déneiger.Depuis le debut de l’hiver, il est tombé 249.9 cm de neige comparativement à 159.5 cm l’an dernier, et 345.7 cm en 1970-1971, une année record.On prévoit par ailleurs terminer les opérations de déneigement à la suite de la dernière précipitation au cours du weekend.Avec le temps doux prévu pour aujourd’hui, une des opérations importantes consistera à déboucher les puisards pour éviter les inondations de rues.s dons le secteur éducation les avantages sociaux offerts aux enseignants, aux professionnels non enseignants et au personnel de soutien I Gouvernement du Quebec Ministère de l’Éducation Dans le cadre des négociations en cours, le Gouvernement du Québec et ses partenaires du secteur de l’éducation offrent toute une gamme d’avantages sociaux au personnel syndiqué des collèges et des commissions scolaires.Voici un aperçu des principaux avantages offerts.Propriétaires compensés moyenne $1936 à chacun de ces acheteurs frustrés de la pleine jouissance de leur propriété.Les premières des 90 causes semblables, à Dollard-des-Ormeaux, remontent à l'hiver 1971-72.Belcourt Construction fit droit aux plaintes en installant notamment des ventilateurs dans les salles de bain mais durant l'hiver de 1972-73, les propriétaires constatèrent que ce défaut n’avait été en rien corrigé, sinon qu'ils perdaient un peu plus de chaleur et étaient incommodés par le bruit des ventilateurs.Les actions ont été prises en 1973 et le constructeur avait plaidé que ces plaintes étaient tort tardives.Le juge Rothman se dit d’avis contraire et fait droit aux dix requêtes.1.VACANCES ANNUELLES PAYÉES • Enseignants des commissions scolaires: deux (2) mois • Enseignants des collèges: deux (2) mois • Professionnels non enseignants: soit vingt (20) jours ouvrables après un an de service • Personnel de soutien: — moins de 2 années d'ancienneté: un jour par mois (maximum dp dix jours ouvrables) — de 2 à 10 années d’ancienneté: quinze (15) jours ouvrables — de 10 à 16 années d’ancienneté: vingt (20) jour ouvrables .et ainsi de suite jusqu'à un maximum de vingt-cinq (25) jours ouvrables (cinq semaines) pour celui qui a vingt-cinq (25) années d’ancienneté.2.ASSURANCE-VIE • Un employé régulier, à temps plein, bénéficie d’une assurance-vie de $5 000 • Un employé régulier, à temps partiel, bénéficie d’une assurance-vie de $2 500 • Le régime d’assurance-vie est non contributoire: les primes sont entièrement à la charge de l’employeur.3.ASSURANCE-MALADIE Le régime de base peut notamment couvrir les médicaments, le transport par ambulance ainsi que divers autres frais hospitaliers et médicaux au choix du comité paritaire prévu à cette fin.Ce régime est contributoire.L’employeur participe à raison de $40 par année pour un employé-participant et les personnes qui sont à sa charge et S’! 6 si l'employé-participant est le seul assuré.4.ASSURANCE-SALAIRE • Chaque année, l’employeur crédite à tout employé régulier, à temps plein, sept (7) jours ouvrables de congé-maladie (treize jours dans le cas d’un nouvel employé).Ces sept (7) jours ne sont pas cumulatifs d’une année à l’autre mais, lorsqu’ils ne sont pas utilisés, ils sont monnayables à 100% au 30 juin de chaque année.Ainsi, un enseignant qui gagne $60 par jour, et qui n’utilise pas ses congés-maladie, reçoit $420 à la fin de l'année scolaire.• Lors des cinq (5) premiers jours d’invalidité, l’employé reçoit 100% de son traitement (s’il a ce nombre de jours à son crédit).• Du sixième (6e) jour d’invalidité jusqu'à concurrence de cinquante-deux (52) semaines d’invalidité, l’employé a une prestation égale à 85% de son traitement.• Cette prestation est de 66 2/3% de son traitement, à compter de l’expiration de la période précitée, jusqu'à concurrence d’une période additionnelle de cinquante-deux (52) semaines.• A compter de la 105e semaine d'invalidité, l’employé peut utiliser successivement les jours monnayables et les autres jours accumulés à sa caisse de crédit.• Pendant les 104 premières semaines d'invalidité, l’employé continue de bénéficier des régimes de retraite et d'assurance.5.CONGÉ DE MATERNITÉ • L’employée qui attend un enfant a droit de prendre, au moment où elle le juge à propos, un congé de quinze ( 15) semaines.• L’employée peut obtenir, si elle le désire, une extension de ce congé jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours ou encore pour une année additionnelle.• Des dispositions analogues sont prévues dans le cas d’adoption d’un enfant.6.RÉGIME DE RETRAITE Les employeurs et le Gouvernement contribuent, avec les employés, à divers régimes de retraites dont les deux principaux sont: le régime de retraite des enseignants (R.R.E.) et lé'régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP).7.COSTUMES ET UNIFORMES L’employeur doit fournir gratuitement tout vêtement spécial que l’employé est requis de porter à la demande de l’employeur ou pour respecter les règlements et lois relatifs à la sécurité.8.PERFECTIONNEMENT • Enseignants En plus de l’ensemble des programmes offerts directement par le ministère de l’Éducation aux instituteurs des commissions scolaires (ex: perfectionnement des maîtres de français), maintien du montant de $115 par enseignant pour des fins de perfectionnement ou de recyclage.Par ailleurs, les collèges disposent annuellement d’un montant de $100 par professeur.Un montant additionnel de $211 000 est réservé aux enseignants des commissions scolaires des régions éloignées.Les enseignants des commissions scolaires et des collèges peuvent aussi obtenir des congés sans solde pour fins de perfectionnement.• Professionnels non enseignants et personnel de soutien Ces employés bénéficient d’une politique générale de perfectionnement.A cette fin, des montants annuels sont prévus et constituent un réservoir au plan provincial: $200 000 pour les professionnels non enseignants et $250 000 pour le personnel de soutien.De plus, les commissions scolaires et les collèges disposent d’environ $125 000 pour mettre en oeuvre, au plan local, des programmes de perfectionnement à l’intention des professionnels non enseignants.LES EMPLOYÉS DE L’ÉDUCATION BÉNÉFICIENT ÉGALEMENT DE CONGÉS SOCIAUX (mariage, décès, etc.), DE CONGÉS FÉRIÉS (13 jour» par année), DE CONGÉS POUR ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES ET DE CONGÉS POUR CHARGE PUBLIQUE.A NE PAS OUBLIER! , ." ' , “ En plt/s des avantages sociaux décrits ci-dessus, la SECURITE D EMPLOI est accordée a tous les employés qui ont complète deux (2) années de service chez un même employeur.Tous ces employes sont ASSURES D UN EMPLOI et de LEUR SALAIRE a l interieur du res,eau des commissions scolaires ou du réseau des collèges.> 4 % LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 20 mars 1976 Le juge Marin propose qu’un ombudsman coiffe la GRC par Michel Guénard f OTTAWA — Afin que les plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada soient traitées comme il convient, la commission d’enquête Marin qui étudie cette question depuis plus d’un an et demi recommande dans son rapport final la création d’un ombudsman de la police fédérale.Les nombreuses audiences tenues par la commission ont montré que “de toute évidence, il existe un besoin important et non équivoque en faveur de l’instauration d'un organisme de revision indépendant de la Gendarmerie, particulièrement en ce qui a trait aux plaintes du public,” a'Hit hier le juge René Marin en remettant son rapport au Solliciteur général du Canada.M.Warren Allmand a bien accueilli la recommandation principale du rapport de quelque 230 pages, sous ‘réserve d’examiné la portée et les termes de références du mandat confié à cet organisme indépendant.Par exemple, M.Allmand s’est montré par Marie Laurier Cinq mille infirmières sont inquiètes de la situation dans les hôpitaux: ça va mal dans le milieu, avouent-elles, nous en sommes les tristes témoins, mais il est encore temps de prendre des mesures concrètes pour que le climat ne se détériore pas davantage.Ces mesures ont été mises de l’avant, hier, par l’Alliance des infirmières de Montréal et l'Alliance des infirmières de Joliette qui font cavalier seul à la table des négociations depuis leur suspension de la CSN, au mois de décembre.D’ici le 30 mars, les infirmières de ces deux groupes seront invitées à rejeter les offres patronales au plan normatif.“Nous allons suivre la consigne du gouvernement qui nous incite à agir selon nos moyens”, a déclaré la présidente de l’Alliance de Montréal, Ginette Gosselin.Le syndicat refuse la semaine comprimée qui ne plaît à personne, la rotation jour-soir-nuit qui compromet la qualité des soins et perturbe la vie des gardes-malades, les modalités de promotion qui sont désuètes, la rareté des congés de fin de semaine.Ginette Gosselin, entourée de sa tréso-rière, Pierrette Pépin, et d’un conseiller syndical, Thérèse Rodrigue, a expliqué aux journalistes qu’il était absolument anormal que les infirmières désertent en aussi grand nombre les hôpitaux pour s'embaucher dans les agences privées pour ensuite revenir faire du remplacement à leur ancien emploi dans de meilleures conditions.Il faut trouver des moyens réalistes pour faire en sorte que les infirmières qui exercent leur métier en milieu hospitalier y restent et aient surtout envie d’y rester, souligne la présidente.Parmi ces moyens que l'Alliance se dit bien déterminée à faire admettre, elle mentionne ceux qui pourraient restreindre les surcharges de travail: • établir rationnellement le nombre de postes requis sur chaque quart de travail; • former des équipes volantes suffisantes pour suppléer aux absences de façon à éviter d'avoir recours aux agences; • combler les postes dès qu'ils sont vacants.Ensuite, afin d'assurer un personnel peu réceptif à la suggestion des commissaires de confier une double tâche au futur ombudsman: protéger le public d’une part et les agents de la Gendarmerie qui ont dû subir les foudres du conseil de discipline de la GRC d’autre part.“Quoi qu’il n’ait pas l’autorité nécessaire pour contester des décisions disciplinaires ou des peines, il d’ombudsman) révisera sur demande les causes des membres qui croient avoir été l’objet de mesures disciplinaires injustes,” d’elabo-rer la commission au sujet du mandat de l’ombudsman auprès des 14,000 agents de la GRC.Le Solliciteur général s’est dit d’avis que l’addition de ce deuxième volet au mandat général de l’ombudsman de la police fédérale risquerait de jeter le doute dans l’esprit des gens quant à l’indépendance réelle du fonctionnaire qui occupera ce poste.“On ne peut avoir à la fois un ombudsman qui s’occupe des problèmes internes de cette force de police et suffisant sur tous les quarts et compenser les désavantages évidents du travail de soir et de nuit, l’Aliiance propose: • que l'on instaure la semaine de travail de quatre jours pour le personnel de soir et de nuit; • qu’on assure la stabilité des quarts de travail sans rotation; • qu'on accorde une fin de semaine de conge chaque quinze jours.Les porte-parole des syndicats ne sont guère tendres pour les administrateurs d’hôpitaux et les commissaires enquêteurs qui ont la responsabilité de définir les services essentiels.“Nos demandes ne sont pas irréalistes, disent-elles, elles impliquent tout au plus l’abandon de la loi du moindre effort: que l’on mette sur pied une banque de placement pour l’ensemble des établissements pour enfin cesser d’être à la solde des agences privées de placement telles que Medox, Up John, etc., dont la popularité grandissante est due à l'insatisfaction du personnel hospitalier et à la mauvaise organisation au gré du temps —- Trous à boucher Dans le silence oû il a dû se réfugier, le maire Drapeau, s’il a besoin de réconfort en sa "traversée du désert’’-, peut se dire qu’un de ses rêves se réalise.En effet, en ce moment, toute la Province se sent impliquée dans la grande aventure des Jeux olympiques et tout Québécois ne peut être que solidaire de la mirifique réalisation.Surtout qui, voyageant en voiture par nos routes et nos rues, s’aperçoit brutalement et sans cesse que le manque aigu de crédit fait que la Voirie ne peut plus boucher les fissures que gels et dégels provoquent dans les chaussées.En ce temps de printemps, les ressorts des autos souffrent terriblement.C’est le‘‘spring fever".Louis-Martin TARD S- Le PQ appelle le peuple au secours de Tricofil La société Tricofil ne peut désormais compter que sur la communauté québécoise et, en particulier, sur le mouvement coopératif avec lequel des pourparlers sont présentement engagés, déclare M.René Lévesque au nom du Parti québécois qui incite de nouveau ses membres et tous les citoyens à contribuer de leur mieux au maintien et à l'expansion de l'entreprise.Dans un communiqué diffusé hier soir, le président du PQ affirme que la société auto-gérée de Saint-Jérôme, aux prises avec de sérieuses difficultés financières, “constitue une expérience économique et sociale qu on n'a pas le droit de laisser tomber”.“Le Parti québécois, dont le programme insiste depuis le début sur la démocratisation de la vie économique et la participation des travailleurs aux décisions, ne peut qu’appuyer ce projet novateur qui est en meme temps le combat acharné de citoyens qui se refusent au chômage.” Le PQ estime en outre que “Tricofil semble pouvoir démontrer aussi sa rentabilité sur le plan économique” pourvu qu'on "lui assure les moyens de traverser les difficultés initiales auxquelles se heurtent à peu près toutes les entreprises nouvelles'1.M.Lévesque rappelle qu'outre un capital initial de $400,000 recueilli auprès des travailleurs et de la population initiale, la société a reçu un prêt de $300.000 consenti par la Société de développement industriel du Québec.Or c'était déjà “un tour de force" de vouloir relancer une usine semblable avec "moins de trois quarts de million”.Le communiqué du PQ rappelle que le carnet de commandes est passé de $150,000 en décembre 1975 à $700,000 en mars, mais qu'une injection additionnelle" est nécessaire pour financer l'opération déjà alourdie par un loyer prohibitif.Voir page 6: Tricofil week-end L'Université Concordia tient aujourd'hui un colloque,- dans le cadre de ia semaine de politique municipale et d'action sociale, au Campus Sir Georgè Williams, boul.de Maisonneuve.• A 9 h.à la Caisse d'économie des pompiers de Montréal, au 2,600 boul St-Joscph, assemblée générale du Syndicat général des communications.• A 15 h, à l'usine Tricofil de St-Jérôme, la direction de l'entreprise fera le point sur les pourparlers avec le Mouvement Desjardins.• La communauté hellénique de Montréal déposera une gerbe de fleurs au monument du Soldat inconnu, à l'occasion de la fête nationale de l'indépendance de la Grèce, faite en 1821.A 13 h, au Square Dominion.La Coopérative d'éducation populaire des citoyens d Olier tient au sous-sol de l'église Saint-Louis-de-France un marché aux puces, de 9 h à 17 h Avis aux souscripteurs de la monnaie olympique en argent L’échéance du 15 mars pour la réservation d’épreuves numismatiques de monnaie olympique de $100 en or a été reportée au 31 mars.Cette pièce de 22 carats se vendra $150 plus $3.50 pour les frais d’envoi.Ceux qui n’ont pas encore posté leur formulaire de réservation sont invités à le faire immédiatement.Les personnes qui achètent la collection de sept séries en argent à leur banque ou caisse populaire peuvent obtenir ce formulaire au même endroit.LE PROGRAMME DE LA MONNAIE OLYMPIQUE Les infirmières voient des solutions au climat hospitalier d’agir sur quatre fronts: s’assurer que les plaintes reçoivent l’attention qu’elles méritent; recommander des contrôles qui toucheront tant les agents concernés que les structures administratives; reviser le cheminement et le traitement des plaintes par le personnel de la GRC; recevoir à titre de dépositaire une plainte logée contre l’organisme policier.Pour que Tombudsman réponde à ces critères la commission Marin recommande que cet homme soit investi de trois ordres de pouvoir: celui de procéder à des enquêtes en vertu de la Loi sur les enquêtes au Canada; celui d’instituer des tribunaux en vue de tenir des auditions pour décider du bien-fondé d’une plainte; celui de faire rapport au Parlement du bilan de ses activités.L’ombudsman de la police fédérale n’aurait cependant pas le pouvoir d’infirmer les décisions prises par la Gendarmerie.Cette liberté de manoeuvre laissée aux autorités policière vise essentiellement à prévenir une duplication des pouvoirs au sein de la GRC et à ménager certaines susceptibilités.“Puisque le commissaire est respon- sable du rendement de la Gendarmerie, il va de soi qu’on maintienne les pouvoirs nécessaires à sa fonction en vue de corri ger les déficiences que signalent les critiques du public.“Toute solution de rechange confiant à un organisme externe la tâche d’enquêter sur les plaintes et d’y répondre placerait le commissaire dans une situation intenable,” dit la commission d’enquête.Pour éviter ces deux paliers de commandement, on a préféré conférer à Tombudsman une fonction “de révision des actes administratifs de la Gendarmerie”.Mais pour s’assurer que cet organisme projetterait une image de confiance et d’indépendance dans le public canadien, on a choisi de le placer sous l’autorité immédiate du Parlement."En ce qui a trait au public, note le rapport, il manquait aux procédures en matière de plaintes trois éléments essentiels: les plaignants ignoraient tout de la filière administrative à suivre pour acheminer leur grief; une fois la plainte portée, la personne demeurait incertaine de ses droits de pourvoir; finalement, les enquêtes intra muros n'arrivaient pas à se dé- partir de ce manque de confiance dont les affublait le public.“La nécessité qu’il y ait un organisme indépendant afin de reviser les mesures prises par la Gendarmerie dans le traitement clés plaintes du public n’est pas fondée sur quelque histoire d'abus ou de négligence.Au contraire, nous n’avons pas trouvé beaucoup d’affaires dans lesquelles la Gendarmerie n’a pas mené une enquête approfondie ou réglé une plainte d'une façon injuste,” de constater le rapport.Le rapport Marin brosse un aperçu général des solutions préconisées par la commission en vue de diffuser une brochure explicative destinée au grand public.“Le succès du travail de Tombudsman est lié à la connaissance par le public de son rôle véritable et de la façon d’y avoir accès," de résumer pour sa part M.Allmand.Les recommandations au sujet de la procédure de discipline interne s’inspirent du désir de la commission Marin de mieux protéger les membres de la Gendarmerie.“Il faut modifier la procédure Voir page 6: GRC Fuite sur l’avant-projet de loi sur les collèges par Angèle Oagenais Un document “confidentiel” de la Direction générale de l'enseignement collégial (DGEC) intitulé "Point de vue de la Direction générale de l'enseignement collégial sur l'enseignement collégial” viendra peut-être éclairer d'un jour nouveau les négociations et plus précisément les offres gouvernementales dans ce secteur.Ce document parvenu par “la petite porte des officines du ministère de l’Éducation" selon l'expression du Comité conjoint intersyndical, regroupant les professeurs (FNEQ-FEC), les professionnels non enseignants (CSN-CEQ), les employés de soutien (CSN-CEQ) et les étudiants de TANEQ, propose un nouveau régime pédagogique au secteur collégial et un avant-projet de loi pour remplacer l’actuelle Loi 21 des collèges.Daté d’octobre 1975, le rapport GTX (telle est son appellation dans les milieux syndicaux l a circulé dans la plus grande discrétion auprès des directions générales des collèges au moyen de copies numérotées émises par le ministre d’Etat à CË-ducation, M.Bernard Lachapelle.Le nouveau régime pédagogique proposé par le groupe de travail de la DGEC vise a réduire à deux ans la scolarité des étudiants, en abaissant à 60 crédits tous les programmes de formation, aussi bien ceux menant aux études universitaires que ceux du secteur général et professionnel.Le diplôme d’études collégiales (DEC) serait ainsi le même pour tous en termes de crédits.Rappelons que le dernier régime pédagogique, qui remonte à 1972, reconnaissait la nécessité pour l’étudiant du secteur professionnel de faire son DEC en trois ans comportant 90 crédits.Ces crédits vont se répartir ainsi: 6 crédits maximum pour répondre à la définition d’objectifs “provinciaux” (le rapport propose le seul objectif provincial suivant: la maîtrise de la langue française ou anglaise); 6 crédits maximum d'objectifs "institutionnels" (c’est à chaque établissement de définir les objectifs qu'il poursuit et de prévoir, dans les programmes d'enseignement, les moyens de les atteindre); 36 crédits minimum d’objectifs reliés à un “programme de formation" (ceux-ci seront definis par des commissions de programmes: 20 sont prévues pour les programmes professionnels et 5 pour les programmes menant aux études universitaires); enfin, 12 crédits minimum pour la poursuite des objectifs “personnels” des étudiants.En résumé, les objectifs provinciaux (gouvernement), institutionnels (collège) et personnels (étudiant) définissent 24 des 60 crédits obligatoires.Les 36 crédits de formation, définis dans leurs objectifs et leurs moyens par les commissions de Louise PâQueffe 8W-33&I Y eh oui! \ [ Je.livre nma’mTe-'nenr le Devjoir à Vi Ile La Salle, Verdun, Lachine, , Côte St Paul,, y \ Tbos les (matins// programme (composées de délégués des colleges, du milieu de travail, de corporations et d’universités) appauvrissent considérablement le secteur professionnel qui pouvait comporter de 90 à 106 crédits antérieurement, répartis sur trois ans.Le rapport reprend Tune des recommandations du rapport Nadeau (rapport du Conseil supérieur de l’éducation sur la réforme de l’enseignement collégial paru Tété dernier) voulant que chaque collège sanctionne les études collégiales de ses étudiants.De plus, il peut accorder des crédits d’équivalence pour des cours de niveau collegial et pour une expérience certifiée en milieu de travail lorsque Té-tudiant fournit la preuve de l’atteinte des objectifs d’un cours.L'obtention d’un diplôme ou d’un certificat nécessite que Tetudiant ait complété au moins 15 crédits dans un collège régi par le présent règlement, ce qui signifie que l’étudiant pourrait recevoir les trois quarts de sa formation hors d’un collège.A la lumière de ce rapport confidentiel de la DGEC, les offres patronales pourraient constituer “une fausse représentation", selon le Comité conjoint intersyndical.En effet, en ce qui concerne la tâche de l'enseignant, l’offre du gouvernement détermine un nombre d’effectifs global au niveau de la province en fonction non seulement du nombre d'étudiants, mais aussi de la charge moyenne d'heures de cours et d'activités de Tétudiant.Or, si le nouveau régime pédagogique proposé par la DGEC réduit environ du tiers (de 90 à 60 crédits) la charge de travail de l’étudiant du professionnel (47% des étudiants sont inscrits à ce secteur) ces réductions auraient une incidence directe sur le nombre d'effectifs enseignants.Le Comité conjoint intersyndical évalue à 15% ou 20% la proportion d’enseignants affectés par ces changements.Les objectifs des enseignants du collégial en ce qui concerne la sécurité d’emploi visent non seulement à conserver le personnel actuellement en place, mais à l'augmenter pour préserver la qualité de l’enseignement.L'avant-projet de loi des collèges con- tenu dans le rapport de la DGEC indique qu'une large part serait faite à l’autonomie des collèges.La composition des conseils d’administration des collèges s’en trouve sensiblement modifiée: le nombre des personnes extérieures au collège représentant les groupes socioéconomiques et nommés par le ministre composent maintenant 50% du c.a.; la représentation des professeurs passe de quatre à deux; deux postes sont créés pour "les personnels du collège” et choisis par ces derniers; deux étudiants du college nommés pour un an par les étudiants; et un président-directeur général du collège nommé par la majorité des personnes qui composent le conseil d’administration (art.10 e) dont le mandat renouvelable passe de trois à cinq ans.Ce nouveau conseil d'administration des collèges voit la disparition de la représentation des parents ainsi que celle du directeur des Services pédagogiques.La commission pédagogique qui réunissait professeurs, étudiants et membres de l'administration (article 17 de la Loi 21 des collèges) est d'ailleurs supprimée.Les articles 21 et 22 du nouvel avant-projet de loi des collèges délimitent l’autonomie des collèges et le droit de regard et d'encadrement que se réserve le ministère de l'Education.Les articles 34 à 40 précisent que le gouvernement pourrait mettre en tutelle un collège pour des raisons autres qu'administratives, en particulier “si le collège ne dispense pas l’enseignement pour lequel il a été institué”.Les collèges auraient en outre le droit de prélever des frais de scolarité.Le rapport Nadeau préconisait à ce chapitre, une perception de frais de scolarité pour les études post-obligatoires.Réduisant la scolarité obligatoire à 60 crédits, les étudiants auront-ils à payer des études complémentaires qu'ils voudraient s’accorder?En résumé, les modifications à la Loi 21 proposées par la DGEC remettent en cause les principes chers aux auteurs du Rapport Parent : la démocratisation et la participation du milieu.PARIS En Grande Première au Canada NINA RICCI Haute Couture présente sa Collection Printemps Été 1976 lors d’un déjeuner qui sera servi dans la Salle Ovale de l’Hôtel Ritz Carlton de Montréal le Mercredi 31 Mars 1976 à 12.00 heures Pour marquer l'événement la Maison Nina Ricci aura le plaisir d’offrir un Modèle de sa Collection Haute Couture à l'une des personnes invitées Les Bijoux présentés avec la Collection sont signés LUCAS Reservations: Boutique NINA RICCI, 2120 rue Crescent, Montréal tél.: 843-4496 i I I 4 • Le Devoir, samedi 20 mars 1976 éditorial Vers l’étape décisive A mesure aue s’accumulent les mesures souvent brutales et inhumaines de harcèlement dans les institutions d’enseignement et de santé, il devient évident que la comédie des derniers mois ne saurait se prolonger indéfiniment.La vaste opération “négociation de nouvelles conventions collectives"’ dans le secteur public québécois dure depuis au moins six mois.Il faudra bientôt en envisager le dénouement.Mais, avant que le Front commun ou le gouvernement ne s'enfonce dans des recours absolus qui ne lui laisseraient plus aucune marge de manoeuvre, il importe souverainement d’explorer une dernière fois les possibilités et les conditions d’un règlement négocié.• Les porte-parole syndicaux parlaient depuis quelques semaines comme s’ils étaient résolus à ne reculer devant aucun moyen pour faire triompher leur point de vue.Or, la situation est heureusement plus fluide, quand on descend vers la base, que ne veulent le laisser croire les dirigeants situés au sommet de cette pyramide artificielle que constitue le Front commun.Que les travailleurs consultés lors du vote de mercredi aient rejeté massivement les offres patronales, cela n’étonne guère.Dans certains cas, ces offres étaient résumées d’une manière carrément malhonnête: cela n’aidait pas à les rendre sympathiques.Même si le résumé qu’on en fait avait été uniformément impeccable, elles eussent probablement été rejetées quand même.Aussi longtemps que subsiste en effet le moindre espoir d’amélioration des offres patronales, il est de bonne guerre de les refuser.Ce n’est pas aux travailleurs du secteur public, familiers avec l’inconstance et l’opportunisme des hommes politiques, que l’on apprendra cette leçon.Aussi n’y a-t-il pas lieu de s’étonner que les travailleurs qui ont voté mercredi aient refusé à 76% les offres du gouvernement dans leur secteur respectif.Le contraire eût étonné.Plus révélatrices sont les données relatives aux moyens d’action qui retiennent l’attention des syndiqués du secteur public.A l’insistance de la CEQ, qui redoutait avec raison une radicalisation prématurée à ce chapitre, on avait soigneusement omis de solliciter l’avis des syndiqués sur l’opportunité d’une grève générale à finir.On s’etait borné en somme a demander leur avis sur l’opportunité de débrayages à caractère limité.Or, même à cela, les syndiqués ont répondu favorablement dans une proportion qui dépasse à peine 64%.Comme seulement trois syndiqués sur cinq ont voté, le nombre de ceux qui ont explicitement approuvé le recours continu à des débrayages ne représente que 39% de l’ensemble des syndiqués concernés.Si les dirigeants du Front commun, qui doivent se réunir aujourd’hui, veulent être réalistes, ils concluront que leur troupes sont moins emballées qu’il ne semblait à la pensée d’un recours systématique à des moyens d’action radicaux.Un appui aussi peu fort à des moyens dont le coût et la force de frappe restent bien inférieurs à ceux qu’entraîne la grève, signifie très probablement que les travailleurs veulent d'abord tenter de nouveau leur chance à la table de négociations.Voilà la première conclusion que devraient tirer les dirigeants du Front commun.Pour que cette première conclusion soit valable et prise au serieux, elle devra cependant s’accompagner de deux corollaires essentiels: 1) il faut mettre fin aux débrayages insensés et souvent criminels que l’on continue de multiplier dans les institutions, au mépris le plus odieux des droits des enfants et des malades.Jeudi, dans certains hôpitaux, on a dû annuler à la toute dernière minute, après que les patients eussent été préparés a cette fin, des douzaines d’interventions chirurgicales.Non seulement ces interruptions violentes de service étaient-elles carrément illégales, mais dans plusieurs cas, elles procédaient d’un dérèglement impardonnable du sens des responsabilités le plus élémentaire; 2) il faut que les mandataires syndicaux se présentent aux tables de négociations avec une disposition marquée à procéder plus rapidement sur maintes clauses des futurs contrats auxquelles on a déjà consacré beaucoup trop de temps.Les syndicats ont commis de nouveau cette fois l’erreur de vouloir remettre en cause à peu près toute l’économie des contrats antérieurs.Cette prétention qui voudrait que l’on dresse un contrat entièrement renouvelé à tous les trois ans défie tout bon sens.Quand on sait que tout ce monde qui s’écoute parler pendant des heures aux tables de négociation y siège — tant du côté syndical que eu côté patronal — aux frais des contribuables, il est temps que tout cela fonctionne de manière accélérée.Les dirigeants du Front commun pourront, s’ils le veulent, préférer la grève générale à une stratégie plus modérée.A supposer que leurs troupes les suivent sur ce terrain glissant, ils devront toutefois se souvenir, instruits par l’expérience de 1972, que la grève, après un temps qui ne pourra dans ce cas précis qu’être bref, débouche inéluctablement sur une loi d’exception.A première vue, la position du gouvernement et de ses partenaires parait solide dans la présente négociation; Dans l’éventualité d’un affrontement généralisé et d’une grève le moindrement étendue, ils pourraient de nouveau compter sur l’appui de l’opinion publique, qui ne prise pas plus qu’en 1972 le chantage syndical contre des institutions essentielles au bon fonctionnement de la société.Mais on sent, à divers indices, qu’une solution autoritaire serait cette année le plus mauvais dénouement que l’on pourrait envisager.Depuis plus de trois ans, on subit dans les institutions les contre-coups de la fameuse loi 19, dont les effets se sont aussi fait sentir dans maintes entreprises du secteur privé qui n’ont rien à voir avec le gouvernement.Il n y aurait rien de plus efficace, pour aggraver un mal qui menace de s'installer à demeure, qu'une réédition du scénario de 1972.Afin d'éviter une solution autoritaire, le gouvernement doit, lui aussi, faire montre d’une souplesse accrue aux diverses tables de négociation.Des conversations avec des per- sonnes qui suivent de près le déroulement des négociations nous apprenaient hier que certains progrès ont ete, sinon confirmés, du moins sérieusement amorcés aux tables de l’Education et des Affaires sociales.Partout ou des principes fondamentaux ne sont pas en jeu, le gouvernement devrait se départir d’une certaine raideur qui a pu caractériser l’attitude de ses porte-parole.A ceux-ci, il devrait dire nettement: nous vous donnons mandat d’accélérer les choses, jetez du lest là où les valeurs en jeu ne sont jas essentielles.Dans le secteur de l’Éducation, la question majeure demeure la tâche de l’enseignant.Sur ce point précis, la distance demeure considérable entre les parties.Au nom de quel principe sacro-saint le gouvernement s’entête-t-il à refuser l’aide d’un conciliateur spécial qui pourrait aider les deux parties à voir plus clair dans leur position respective et dans celle de l’autre?Pourquoi fauarait-il recourir à une loi d'exception ou à un décret pour régler des questions comme la sécurité d’emploi, le ratio maître/élèves ou le fardeau de travail de l’enseignant?On cherche en vain la raison d’Etat qui justifierait l’État-employeur, à ce stade crucial de la négociation, de refuser l’intervention d’un tiers chargé de travailler au rapprochement des parties.Dans le secteur des Affaires sociales, on en est encore, après des mois, à discuter de questions aussi secondaires que le nombre d’heures que les syndiqués pourront consacrer à des réunions syndicales pendant les heures de travail, l’affichage de bulletins syndicaux ou la procédure à suivre en matière de griefs impli- Îuant des congédiements ou des suspensions.qui fera-t-on accroire qu’avec un peu d’ouverture, avec moins de dogmatisme aveugle, on ne pourrait pas régler ces questions rapidement et sans l’aide dvune loi d’exception?Les syndicats doivent cependant se rendre compte que, dans le secteur hospitalier en particulier, on était rendu à cet égard à une limite extrême.A moins qu’ils ne veuillent transformer tout ce secteur en un vaste bordel administratif, ils devront consentir à des rajustements et mettre un peu d’eau dans leur fameuse théorie des droits acquis qui n’est le plus souvent qu’un paravent pour la défense d mtérêts corporatistes.• Pour les travailleurs syndiqués du secteur public et para-public et pour les syndicats qui les représentent, l’enjeu des prochaines semaines est considérable.L’avenir même du régime actuel de négociations collectives dans ce secteur pourrait se jouer à travers le choix qu'ils feront de leurs moyens d’action.Tout assouplissement raisonnable de leurs positions contribuera à maintenir, quitte à l’améliorer dans les années à venir, l’essentiel du régime actuel.Toute intransigeance oublieuse de l’intérêt supérieur de la communauté les conduira tout droit à une loi d’exception et entraînera, fort probablement, une révision du régime actuel.Cette révision ne pourra être que la rançon du mauvais usage qu’on aura fait des libertés qu’il garantissait.Claude RYAN bloc-notes À propos des femmes Pour Mme Katie Cooke présidente du Conseil consultatif de la situation de la femme, il est "honteux " que le gouvernement fédéral "n ait pas encore adopté son projet de loi sur les droits de la personne ni établi une commission fédérale des droits de la personne ".A l'entendre s'exprimer de la sorte au cours d’une reunion du Conseil consultatif, on croit comprendre que la présidente s’indigne en particulier contre le sort fait aux femmes sur le marché du travail: inégalité de traitement, salaire inférieur.discrimination en matière de promotions, etc.Mais le projet de loi auquel Mme Cooke fait réference (C-72).déposé en juillet dernier aux Communes, n'est pas une petite mesure que l’on adopte en vitesse.Il s'agit d'une loi tendant à Sarantir aux Canadiens et aux Cana-iennes une protection réelle contre la discrimination dans le monde du travail.une loi portant aussi création d'une commission canadienne des droits de la personne.Il eût été étonnant, exceptionnel à vrai dire, qu'une législation de cette nature, souhaitable certes mais dont la mise en oeuvre suscite d’évidentes difficultés, soit adoptée en quelques mois.Le Conseil devrait plutôt se féliciter que le gouvernement ait préparé le projet et l’ait déposé au cours de l'Année de la femme Les reproches de Mme Katie, pour peu qu ils soient fondés, ne s’adressent pas simplement au gouvernement, mais au Parlement qui est saisi du bill.Au surplus, celui-ci n'intéresse pas exclusivement les femmes, encore qu elles y soient plus sensibles en raison des conditions injustes qui leur sont faites en plusieurs milieux.Il intéresse autant les hommes.Car il ne s'a- §it pas seulement de promouvoir les roits de la femme; il s'agit de favoriser l égalité, l'intégration et la justice.De même, Mme Cooke fait l’éloge .de M.Marc Lalonde.responsable de la condition féminine au Canada, et dont l’excellent travail, dit-elle, est digne d’éloges.“Mais, hélas, il est seul.Dans le Cabinet, il y a 30 ministres.” En somme.29 misogynes contre un seul féministe! De telles caricatures, pour amusantes quelles soient, ne contribuent guère à l’amélioration nécessaire de la condition féminine et tendent précisément à enliser le débat dans les ornières où les authentiques misogynes — ceux qui considèrent la femme comme une inférieure — veulent précisément l’entrainer.On a beaucuop écrit que l’Année de la femme s’est soldée par un échec, que rien n’a été accompli sur le plan législatif, que les esprits n’ont pas changé, que les hommes n’ont rien voulu comprendre et n’ont, en réalité, rien compris aux justes revendications de la moitié de l’humanité.Ce bilan est faux.L’Année internationale, du moins dans la société nord-américaine, a suscité parmi les femmes de tous les milieux et, dans une mesure inespérée, chez beaucoup d hommes, une prise de conscience qui ne cesse de s’amplifier et dont les manifestations sont aussi nombreuses que diverses: on le voit dans les centrales syndicales, dans les partis politiques, dans la littérature, au théâtre, et sur le marché du travail.Il fallait commencer par le début: poser le problème et amener les femmes à le voir, à le sentir, à mesurer les obstacles, à réagir.Et toutes ces réactions - fussent-elles maladroites ou excessives — ont poussé les hommes, ceux qui ne sont pas complètement indifférents à cette question, à se définir, à essayer d'inventer des solutions, puis à traduire en termes politiques et sociaux des formules nouvelles, porteuses d’égalité, d'intégration, de justice.Une fois cette conscience acquise grâce à des minorités agissantes, il devient au moins possible d’envisager des solutions concrètes dans un avenir prévisible.Ce n’est pas un bilan négatif.C’est plutôt l’essentiel.Michel ROY Le linge sale de M.Goldbloom M.Victor Goldbloom, dont c’est pourtant la responsabilité â son double titre de ministre des Affaires municipales et de tuteur des installations olympiques, a promptement rejeté la recommandation du rapport Caston-guay de procéder à une analyse rigou reuse et objective de la situation tinan-cière “exacte" de Montréal, la plus importante ville du Québec.Pour justifier son refus, le ministre a invoqué le danger qu’il y aurait pour la réputation de Montréal de laver en public le linge sale de l’administration de la métropole.Si le groupe de travail que présidait M.Claude Castonguay avait proposé une enquête publique immédiate, le ministre des installations olympiques aurait pu craindre pour rimage" des Jeux qui s’en viennent.Pour recommander pareille enquête, du reste, le groupe de travail aurait dû s'appuyer sur des faits précis et invoquer davantage que l’imprécision qui entoure l’état des finances de la métropole.Or, rien de tel n’a été proposé au gouvernement, mais plutôt une "analyse rigoureuse et objective”.On s'étonne en conséquence que M.Goldbloom ne se soit pas empressé de donner suite immédiatement au voeu du rapport Castonguay.La surprise est d'autant plus grande qu'il y a longtemps que le ministère de M.Goldbloom aurait dû procéder â un pareil bilan des affaires de la Ville de Montréal.Car, s’il est depuis longtemps scandaleux qu'on ne puisse se retrouver dans les grands livres de la métropole, il l’est peut-être davantage encore qu'à Québec on en soit toujours à n'oser rien faire à ce sujet.Lors de son discours à la Chambre de commerce en réponse aux "erreurs et faussetés" de l'émission du 60 consacrée à son héritage, le maire de Montréal s’est fait fort de présenter bientôt un dossier montrant quelle est la véritable situation financière de la Ville.On attend toujours la publication de ce précieux document.Il ne saurait pourtant tenir lieu de bible pour les autorités provinciales.Tous se souviendront en effet de la surprise de Québec quand vint le temps en 1970 de Œles coûts de la police de I avec les municipalités de banlieue: la Ville avait dissimulé des factures partout, et cette première en-tourloupette ne contribua pas peu à discréditer la fusion policière et la Communauté urbaine elle-même.Le groupe Castonguay craint avec raison l'impact' de la situation financière réelle de Montréal sur la banlieue et sur les entreprises qui pourraient s'éloigner de la métropole en raison des coûts cachés qu elles pourraient redouter dans les circonstances olympiques que l'on sait.Encore cette semaine, le bras gauche du maire, M.Yvon Lamarre, répétait à la presse que, dette olympique mise à part, la situation financière de la Ville est comparable à celle des municipalités avoi-sinnantes.Bien évidemment, tout failli est solvable s'il fait abstraction de ses dettes! Or, “La Presse" rapportait hier de bonne source que le déficit olympique est maintenant estimé à quelque $900 millions et que le gouvernement de Québec absorbant $450 millions.la Ville de Montréal devrait q* Pi ajouter à sa dette la modique somme de $250 millions.Les seuls chiffres déjà avoués par l’aministration de la métropole auraient dû suffire à M.Goldbloom, et bien avant que le rapport Castonguay le lui rappelle, à déclencher une en-uète interne des plus approfondies, ’ourquoi remet-il à plus tard la possibilité d'en venir là alors que chaque semaine qui passe ne peut qu'aggraver la situation ou rendre plus difficile la connaissance des véritables données de la position financière de la Ville?Montreal, le Québec et tout le Canada n'auront pas meilleure image si, après les Jeux, l’univers apprend que l'inflation ne fut pas le seul ingrédient fâcheux du gâchis olympique, et que les autorités provinciales jetèrent sur la Ville le manteau de Job.A vrai dire, Québec a des raisons propres pour se défiler dans cette incroyable aventure qui va dépasser le milliard.Le gouvernement provincial avait institué un comité de contrôle dont on attend toujours un rapport d'activités! Comment les choses ont-elles pu continuer de couler de toutes parts, c'est le cas de la dire, alors que ce comité devait non seulement les surveiller mais faire rapport au gouvernement et lui indiquer les mesures à prendre le cas échéant.Une analyse rigoureuse de la gestion financière de Montréal durant les années olympiques qui viennent de s'écouler ne risque-t-elle pas d’étre en même temps le constat impitoyable des négligences ou de l’incompétence de Quebec tout au long de ce colossal gâchis?En prenant la relève de l'administration Drapeau, le gouvernement se portait-il seulement au secours des Jeux ou bien aussi à la rescousse de sa propre turpitude?Comment se fait-il, par exemple, qu'après avoir suivi le dossier du Village olympique.avoir été publiquement saisi de l'incroyable contrat dans lequel le COJO — qui est le débiteur de Montréal et de la nouvelle Régie provinciale - s'était fait embarquer, le ministère de M.Goldbloom n'ait rien pu faire pour empêcher ce modeste projet d’habitation de passer de $30 millions à plus de $90 millions?Pendant que les vendeurs de viande avariée de 1 Expo 67 sont toujours au large, à moins qu'ils ne leurs plats pour la 21e Olympiade, Québec vient de s'en prendre aux petits abattoirs.Nous prépare-t-on pareille farce avec les charognards olympiques et ceux qui étaient censés les surveiller?Jean-Claude LECLERC ^__________L’ancien et le nouveau_______ Quand Jésus se bat pour rien par JEAN MARTUCCI Pauvre Jésus, tu te bats pour rien! Quand tu t’en prends aux abus et aux déviations qui ont cours à Jérusalem, quand tu poses un geste aussi provocateur que celui de chasser les vendeurs du Temple, quand tu laisses entendre que cette vénérable institution pourrait bien s’écrouler, tes disciples ont bien raison, comme le fait remarquer saint Jean, de penser au psaume soixante-neuf: “Le zèle de ta Maison me dévore”.Jésus, tu te laisses manger par une cause perdue d’avance, tu es en train de te détruire! Tu avais “faim et soif de justice", comme diront tes Béatitudes, et tu prétends avoir le droit de te dire déçu devant ce que te présente Jérusajem: “Pour nourriture, ils m’ont donné du poison et, dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre”.Tu cherchais un point d’appui solide, et voici que tu dis, avec le Çsaume, n’avoir “plus rien où prendre pied”.u pouvais protester respectueusement auprès des autorités compétentes et même faire des déclarations publiques, si nécessaire, mais pourquoi te mettre à agir de cette façon et, de cordes, te fabriquer un fouet?Ce sont, il me semble, des méthodes indignes d’un homme de foi qui prêche l’amour et la paix.Ne t’aperçois-tu pas que ton action est inutile et dangereuse?Qui voudra te suivre, si tu crées une telle atmosphère?Ta politique est suicidaire, Jésus, et le psaume a raison de te voir déprimé, au plus creux d’une souffrance stérile: “Je m’enfonce dans la boue du gouffre.Je me fatigue à crier et mon gosier est en feu”.A quoi peut bien servir.Jésus, cette action qui, plutôt, te nuit, en attendant de te faire mourir?Regarde autour de toi, Jésus: il y a bien peu de gens qui comprennent où tu veux en venir.On t’estimait, tu le sais, mais maintenant, tu es “devenu un étranger pour tes frères”.Même ce que tu voudrais comme un V geste de soumission à Dieu se retourne contre toi et s’interprète en ta défaveur: “Que je me brise moi-même par le jeûne, on m’en fait un sujet d’insulte”, sit le psaume.Ta contestation est si mal comprise, Jésus, qu’on finira par essayer d’en faire la justification dernière de ta condamnation à mort: “Cet homme a dit pouvoir détruire le Temple de Dieu et de rebâtir en trois jours”.Pourquoi t’en prendre ainsi à ce qu’on juge inviolable?Tu te discrédites, Jésus, et le psaume te le fait dire: “On jase sur moi dans les rencontres importantes et je deviens la risée des buveurs de boissons fortes”.Tu ferais mieux de rentrer dans l’ombre et demander pardon pour les péchés du genre humain accumulés sur tes épaules: “O Dieu, toi, tu sais ma folie, dit le psaume, et mes fautes né te sont point cachées".Laisse à d’autres, Jésus, le soin de procéder aux réformes qui s’imposent.A Jérusalem, au Temple, les grands prêtres sont là pour surveiller les choses, les scribes travaillent sur les documents et les anciens tiennent des réunions sérieuses.Quand tu viens te mêler de ce dont ils sont les premiers responsables, ils ont raison de te demander, comme le rappellent les Evangiles: “De quelle autorité fais-tu cela?qui t’a donné juridiction pour le faire?” Mais oui, Jésus, de quoi te mêles-tu?Ils ont, eux, tous les éléments en main.Ils savent ce qu’il faut faire.Tu ne réussiras qu’à les hérisser en agissant comme tu le fais.Tu devrais savoir, Jésus, qu’on ne gagne rien à se détruire, qu’il est toujours plus avisé de ne rien contester, qu’il ne faut jamais faire ce qui risque d’être mal compris et qu’il est mille fois préférable de se mêler de ses petites affaires.Si tu ne le comprends pas, tu risques de te perdre.Et il te reste à prouver que "qui perd sa vie la trouve".J lettres au DEVOIR Une critique de l’AGEUQAM L’AGKUQAM qu'est-ce que c’est?un organisme politique sans respect des idées des étudiants de l'université.En tous les cas, l'assemblée générale qui a eu lieu le 17 mars était bien organisée pour fournir toute la propagande voulue aux employés de soutient mais les étudiants n'ont pas été très écoutés surtout ceux qui avaient des questions précises en dehors de l'ordre du jour.A deux reprises quelqu'un a parle d annulation de la session et de remboursement de frais mais chaque fois, le président (un peu borné par sa promotion!! a demandé de reporter la question à plus tard.tellement tardivement est arrivée la question d'annulation que chacun était fatigué et écœuré par les débats inadéquats.En sortant de la réunion, quelques étudiants derrière moi de aire: "on n est pas plus avancé maintenant!." Non seulement on n'est pas plus avancé maintenant mais comment faire confiance à l'AGEUQAM qui s'occupe du problème intéressant des employés de soutient sans écouter ses propres participants.Odile LOULOU, étudiante en Arts Montréal, mars 1976.M.Trudeau, votre humanisme ne pourrait-il s’étendre aux phoques ?M.Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada.Il est inconcevable que vous fassiez fi de l'opinion publique concernant le massacre des phoques.Votre inaction et votre apathie sur cette question vous rendent complice de ce carnage.Est-ce que votre conception du respect de la vie ne se limite qu'à l'être humain?Cette cruauté annuelle n'a d'égale que votre reaction amorphe.Vous tentez probablement de bannir la violence dans notre société, mais vous ne le faites pas sous toutes ses formes.Et permettre telle monstruosité, c'est admettre nos instincts les plus bas.Nous ne faisons nullement partie de ces groupes de "Old English Ladys In Their Tennis Shoes bran- dissant leurs bannières à la moindre occasion, nous sommes de simples et paisibles citoyens qui se révoltent devant de telle cruauté.Il y a encore beaucoup à apprendre de la vie avant de la détruire.Lorraine et Jacques GIRARD Morinheights le 16 mars, 1976 Du lavage de cerveau à sa pollution Radio-Canada, en son émission du 15 mars de 18 h., dévoilait qu'un rapport d'Etat, tenu secret depuis 5 ans, révèle que les poissons r Corporation du Centre Berthelet St-Vallier Inc.B029-8;ic \\riiuc.Montreal.Om\ ('.ominissnin* ml joinl : Michel V.Dotirrl Centre Hospitalier St-Joseph du l.ac Mégantic :r>h9 Lis ni.Lac Mcganlic.Om’’.( '.ommissnirt' ml joint : Lucien Pilon Foyer de Rigaud Inc.T rue d’Vinonr.Higaml.(jm\ - 8iém«' Vxenne.Vsheslos.Qné.Commissaire ml joint : Lucien Pilou Centre d'Accueil de Pointe-aux-Trembles l:L:»8(! me Nolre-Dimieesl.Pninle-nn\-Tremhli's.Qné.Commissaire ml joint : Jean-Marie l)c|inrcmpr b p pta 47 61 106 30 75 105 41 59 100 40 59 99 32 65 97 43 53 96 30 60 90 46 43 89 36 52 88 27 61 88 MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR 16$ LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic 4 Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 USEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR 721-9630 ENTRtPRENiUR-flECTRICKN JEAN K.MALOUF INC.entretien induitri»! - commercial résidontiel Plus de 25 an, d *,p»ri»nc* Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal c 10* Le Devoir, samedi 20 mars 1976 l’actualité économique toronto Mines en vedette Les valeurs minières ont pris une allure nettement à la hausse hier à la Bourse de Toronto, alors que les autres compartiments faiblissaient.La journée a été active.L'indice industriel a perdu .45 à 191.47 et celui des aurifères 4.60 à 314.64.L’indice des métaux communs a monté de .96 à 89.61 et celui des pétroles de l’Ouest, qui a grimpé de plus d’un point dans l’après-midi, a clôturé avec un gain de .09 à 210.84.Le volume des transactions est passé à 3.68 millions d’actions, soit son plus haut point depuis quatre semaines.Jeudi, il n’était que de 2.11 millions.La valeur a atteint vendredi 824.29 millions, au regard de $20.12 millions la veille.Cependant, le gros de l’activité a résulté d’un bloc de 1.15 million d’actions de Yukon Consolidated Gold Mines, qui ont changé de mains à $1.55.Le comportement des valeurs peut se résumer ainsi: Vendredi, on a enregistré 199 hausses, 211 baisses, et 231 titres inchangés.Jeudi, il y avait 166 hausses, 218 baisses, et 251 titres inchangés.Premier Cablevision a gagné 1-2 à $91-4.Un bloc de 10,900 actions, et peu après un bloc de 10,500 actions se sont vendues à $9.Parmi d’autres blocs de transactions importantes, on a signalé 72,400 actions de Sunningdale à $9 et 67,000 de Zeller’s à $4.70 et 54,800 de Standard Broadcasting à $8 1-8.Au marché des options, 74 contrats ont été inchangés, à comparer à 154 jeudi.Bow Valley Industries a gagné 1 1-4 à $18 3-4, Sunningdale 1 1-2 à $9 3-8, Pan Ocean 1 1-2 à $15 et Siebens 3-8 à $11 1-8.Hudson Bay Mining A a gagné 1-4 à $20 1-2, Western Decalta Pete 1-8 à $5 1-2 et Great Lakes Power Corp.3 à $18.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vantas Haut Bas Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Ftrm.CK Industrielles Baton B z25 $8% 8% 8'% Abby Glen 4800 330 320 320 -10 Bay Mills 100 $12% 12% 12% Abifibi 18602 $13% 13% 13’/4 - % BeavrE A 100 380 380 380 Abitbl 10 8330 $50% 50'/4 50% Becker Bp 100 $7% 7% 7% - % Acklands 500 $14% 14% 14% - % Bell Canad 7263 $45'% 45 45 Acklnd2p 100 $14+4 143/4 14+4 Bell Apr ZlO $44 Va 44% 44% Acme Gas 5000 9 9 9 -1% Bell Bpr 100 $45 45 45 + +.AdanacM 1000 30 30 30 + 5 Bell 2.28 1200 $25% 25% 25% AftonMin 1000 $7 6+4 7 + % Bell Can W 11925 335 320 325 Agnico E 2300 495 ¦ 485 ' 490 - 5 Beth Cop A 600 $13% 13% 13% + % Agra Ind 500 $7% 7% 7% Black PA 100 435 435 435 Albany 11000 36 33 34 + 1 Block Bros 100 380 380 380 - 5 Alt EastG 3800 $10% 10 10 Bombrder 450 280 275 275 -15 Alf Energy 2625 $9% 9'/4 9*/4 - VÀ BovisCor 13570 92 90 90 - 1 Alta Gas A 3825 $13'/4 13% 13% - % Bow Valy 57915 $19 17% 18+4 +1% AltaGF 200 $25'/4 25'/4 25% + Vs Bow-m pr zlO $39% 39% 39% Alcan 12546 $27% 26% 27 - % Bralor Res 4000 245 242 242 + 1 AlgoCent 500 $14% 14 14 Bramalea 2400 $6% 6% 6% + % AlgomaSt 2162 $26 25% 25% - % Brameda 4500 193 187 193 + 6 All-Can B 300 235 235 235 BrascanA 18318 $12% 11% 12 AllarcoDv 100 $8+4 8+4 8+4 + % BrendaM 1550 $7% 7% 7% + Ve Alliances z50 350 350 350 Bridger 1350 450 445 445 + 5 Almlnex 100 $5'/4 5'/4 5% Brinco 200 405 405 405 - 5 Almin 4% p 150 $38 38 38 + % Br AmBnk z45 $20% 20% 20% Alum 3rd p 500 $26'/4 26% 26% + % BC Forest 12115 $24 23% 24 + % Am Bonza 4200 285 280 280 -13 BC F rest p 100 $33% 33 Va 33% Am Larder 8000 19 18 19 - 1 BC Phone 2225 $11% 11+4 113/4 Am Eagle 2300 43 42 42 - 1 BCPh4%p z25 $423/4 42+t 42+.Am Leduc 5000 8 8 8 BCPh4%p zlO $443/» 44+4 44+.A Quasar P 100 $18 18 18 BCPh5+ip z80 $56 56 56 AndresW 550 $10% 10% 10% BCPh6.80 100 $17 17 17 Aquitaine 620 $21% 21% 21% - % BCP 10.16 p zlO $25% 25% 25% Argosy 1540 12 12 12 BroulReef zlOO 31 31 31 Argus 205 $28+4 283/4 28+4 -6% Brunswk 29170 S5'/4 490 5% +22 Argus Cpr 820 $15% 15% 15% + % Budd Auto 1525 $6% 6'% .6% + Vb Asamera 1600 $8% 8% 8% + % Bulora Cor 1000 39 39 ¦39 - 2 Asbestos 5573 $28% 27+» 28 Burns Fds 1000 $10% 10+4 10+» + % Ashland C 300 $9% 9% 9% + % CC Yachts 200 300 300 300 Asoc Pore 1000 70 70 70 - 2 CAEA 2850 $11 10+4 11 + % AtcoA 2350 $14’/a 14>/4 14% - % CFCN 100 $7+4 7+4 7+4 - % Auric Res 3000 31 30% 30% - % Cad Fry 1000 $9% 9% 9% Autolec 1 1000 $5 5 5 CadFrvA 100 $16% 16% 16% - % AtoHard A 325 $13+4 13% 13+» - % Cal Pow A 630 $27% 27% 27% - % BC Sugar A 194 $22 22 22 + % CalPlOp 10 $103 103 103 + % BC Sugar P z5 $11% 11% 11% Calvert 9500 24 22 23 + 1 BPCan 3375 $10 9% 10 + % Cam Mine 2500 36 35% 35% Bad Boy 1200 400 400 400 -10 Camflo 2650 $11 11.11%.Banister C 200 $83/4 8% 8% C Chib A 1400 450 440 445 +10 BankBC 170 $23 23 23 CampRL 260 $25% 25% 25% - % BankMtl 6857 $15+4 15% 153/4 + % Campau A 800 $5% 5 5% Bank N S 8226 $39'/4 38% 39% + % Campau7p 100 $7+4 7% 7+4 Bankeno 1350 231 226 226 -10 CanCem L 2375 $11% 11% 11% + % montréai Activité moyenne La tendance générale tirait vers la baisse, sur un marché modéré hier à la Bourse de Montréal.Le virement atteignait, en fermeture, 427,000 actions.L'indice composite a perdu 0.77 à 193.06.Celui des industrielles a perdu 0.88 à 202.48, celui des banques 0.76 à 237.23, celui des services publics 0.45 à 136.26 et celui des papiers 0.20 à 130.16.Le comportement des valeurs s est résumé à ceci: Vendredi, 45 hausses, 96*baisses, 45 titres inchangés.Jeudi: 59 hausses.81 baisses, 39 titres inchangés.Investors Group A venait en tète du secteur industriel, perdant 1-4 à $7 1-8 sur un virement de 30,000 actions.Pan Ocean Oil dirigeait au compartiment minier, avec un gain de 11-2 à $15 sur un virement de 40,752 actions.Pacific Petroleum a perdu 1-8 à $28 5-8.Pancanadian Petroleum a monté de 1-4 à $21 3-4.Trans-Canada Pipelines a reculé de 1-8 à $11 7-8, Brascan Ltd.A 1-8 à $12.Norcen Knergy Resources 1-2 à $113-8 et Noranda Mines A 3-8 à $35 7-8.Placer a gagné 3-4 à $24.Parmi les valeurs spéculatives, West Quebec Mines a glissé de 11-2 cent à 181-2 cents sur un volume de 10,000 actions qui ont changé de mains.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Heut Bee Ftrm.Ch.Ventes Haut Bm Ftrm.Ch.Abitibi 6927 S13'/.13* 13% - % Pancan 1200 522 21% 21% + % AltGasT 10675 S13V.13* 13% Pan Ocean 40752 SIS 13% 15 + 1% Alcan 7857 *27* 27 27 - % Placer 12700 S24 23% 24 + +4 Banister 200 1* 8+4 + % Pop S 3500 470 470 470 Bank Mtl 3820 115* 15* 15+» + % Pow Corp 1300 $10* 10 Vâ 10% Bank NS 3971 S39 31* 39 + % Prefac a 12100 140 130 130 -10 Banq CN 1827 SIS* 15* 15% Prem Cb 3200 $9 9 9 + % Bq Deprg 3700 SI4Va 14* 14% + % Price Com ISO $16* 16% 16% - % Bq Pv Can 801 513 12* 13 Provigo 800 $10* 10% 10% - % Bell Canad 1878 S45 45 45 - % Qebcor 2100 $6 6 6 Bell wt 2600 335 320 325 Que Tel 233 $15* 15% 15% - % BM RT u 1600 S14* 14* 14% + % Reed S a 900 $7 7 7 Bombrder 1025 275 275 275 - 15 Rio Algom 290 $34* 34+4 34% - % Brcan a 1S429 512* M* 12 - % Rothman 200 $17* 17% 17% CAE A 725 Sll 10* 11 Royal Bank 2652 $27* 27% 27% - % Cadi Fvw 140 *9* 9* 9% - 1 Russell 31SS $12* 12 12* -f * Can Cem L 650 111'/.11* 11% Sco‘ Lasal 1900 250 245 250 -20 C Cel 1200 S7'4 7* 7% Seagram c 2700 $29* 29 29 - % C Found pr 222 510 10 10 -ft Shell Can 100 $15* 15% 15* + * C Imp Bank 475 *26'* 26 26 Simpsons 1500 $6* 6% 6* - * CIL «00 S23"l 23* 23* - % Stham a 100 $24* 24% 24* C Int Pw 100 SIS* 15* 15* - % Stelco a 600 $29* 29 29% + % Cl Pow pr 425 SI2'/.12* 12* Sup Elec 500 53 S3 53 -1 CJV 500 200 200 200 —! 5 Tor Dm BH ; 425 $17* 17% 17* - % C Marconi 400 55 5 5 - % TD Rit w 300 175 175 175 +5 CP Inv 325 S19* 19* 19* Tot Pet A 775 $5* 5% 5* + * Cdn Tire A 559 ssavi 41* 40* - % Tr Can PL 1S600 $11* 11% 11* - % C Vickers 2000 523 23 23 Tr C C pr 375 $39 39 39 CPLId 2715 S16* 16* 16* + % TransMt 233 $10 10 10 + % Carena 8 2200 SI'* 1* 0* Treco 3000 450 425 450 + 15 Carl Ok «75 345 345 345 Ullrmar 225 310 310 310 -5 Celanese 1902 16'/.6* 6* Unlgescob 3200 110 100 100 -10 Cent Dyn 1000 10 10 00 9 Un Carbid 450 $23* 23% 23* Chrysler 3155 tit* 11* 11* - % Unt Bank .100 325 320 320 -5 Cominco 210 S3I* 31* 31* - % Velcro 200 $6* 6% 6% + % Comodor 500 S5* 5* 5* + % Wlax a 100 $14* 14% 14* - * C Holiday 1 1 1000 310 310 310 «0 Walk a 2141 $32* 31+i 31* - * Con Bath 3051 137 36* 37 - % Weldwod 500 $13 13 13 + * C Bath pr ?00 S17 17 17 Zellers 11400 $5 490 5 + * Con Gas 500 Sll* 11* 11* - % Junior Con Glass 200 sis 15 IS 1 mfutfrftMee Denison 200 S59 59 59 - % Amb DO 7500 31 31 31 -2 Dome Pete 2100 S32* 32* 32* f % A me 1000 100 100 100 D Bridge 250 S32* 32* 32* Belg Stand 300 no 110 no + 10 Dofasco a 650 $27* 27* 27* - % Crawld Al 100 220 220 220 -10 Dom Store 3775 SI6* 16* 16* + % East Bak 600 SI 1 1 + * D Tex a 3700 SI'* 1* 1* fEfnee et oAtrofee Domtar 2217 S251i 25* 25* + % Abitib Asb 1.100 100 100 100 Domtar pr 100 S10'* 10* 10* - % Acroll Ltd 70SO0 «7 50 64 Donohue 700 S10'* 10* 10* + % Basic Res 1700 $1 1 1 Fal Nek 1060 $40'* 40* 40* - % Bateman .1000 4* 4 4 Fin Coll 17100 205 200 700 +5 Bison Pel 6000 55 50 S3 +5 Genstar L 100 $22* 22* 22* + * Biuneau 1000 10 30 30 GL Paper too $21 20 20 -FI Cadillac Ex 1000 95 95 93 +4 Gulf Can 721 $31'* 31* 31* - * Cons Imp SOOO 17 17 17 Home A 1150 $30* 30 30* - * C Sum 1000 12 10 10 -2 Huds Bay a 500 $20* 20* 20* - * Oumgml SCO 10 00 10 +1 H Bay Co 144 $19 10* 10* - * Dyn Mn 1000 70 70 70 HB Oil Gas 1450 $37* 37* 37* - * Dynamic rt 1500 3* 3* 3* Husky Oil 500 $21* 21* 21* - * East Mai 100 730 230 730 -1 IAC 700 $19 10* 1»*- * FNorm 300 $6* 6* 4* Imp O a 11907 $22* 22* 22* GEO 900 230 770 220 -10 Indal 100 $13* 13* 13* + * James 1000 35 35 35 -3 mi Nick a 7675 $34* 33* 33* - * Jupiter 7000 IS 77 10 +5 Int Nick b 242 $34* 34* 34* + * Klena 1100 135 127 127 -1 IU Int 5500 $10* 10", 10* Lynx CEx 2600 109 100 105 +4 Infor Pipe 4200 $13* 12* 12* - * Mcdn m 1500 «1 60 40 Inv Gro A 30000 $7* 7* 7* - * Mldepsa 5500 13 12 12 -3 Kaiser Re 100 $11* II* 11* + * Mt Jamie SOOO 32 32 32 Labatt pr a 230 $16* 14* 16* + * M Pleat 7000 15 IS 13 MB Lid 2300 $22* 22* 22* - * N msec 1000 43 43 43 +3 Mass Fer 2155 $29* 29* It* NA Rare 4500 26 IS 24 Mercantl 3500 $14* 14* 14* - * Nordore '500 59 55 39 Mice Inv 250 $10* 10* 10* - * Phoenix 1600 55* 5 5 - * Mitch A 400 $13 13 13 Queensm 10000 27 13 23 +1 Molson A 164 $11* 10* 11*- * Roy Am* 1000 29 19 19 - * Mnt Trst 100 $12 12 11 -1 i StL Col 1000 10 10 00 —5 Moore 900 $44* 44* 46* - * Sll Stack 1000 25* IS 25 -1 NB Tel 100 $14* 14* 14* - * Stafrd 7700 51 so 50 -4 Nfl Cl • 110 $11* 11* 11* + * Sulla .100 175 IIS 175 41 Noran a 1522 $34 35 35* -f * Talltmn 7000 17 17 17 -1 Norcan 10470 $11* 11* 11* - * Troilus min noo 14 14 14 +1 Nor Tel 3079 $37* 37 37 - * Untd Asbes 1400 $5* 5* 5* -f * Nor T w 3100 $17* 16* 17* - * U Siscoe 1000 17* 7* 7* +2* Pac Pete 11475 $21* 21* 20*- * W Q Mn 10000 19* 11 11* -1* la compagnie d’assurances PROVINCES-UNIES Koffler A 1200 445 430 445 +10 LabattA 2050 S17Vb 17 l7Vfe + Vfe LabAAin 100 $32'/a 32Va 32'/a + Va Lacana 1970 365 360 360 - 5 Laidlaw A 100 $6% 6% 6% LOntCem 900 415 410 410 LShore z25 230 230 230 Lakehead 10000 24 22 24 + 3 LauFIn 310 $6Va 6% 6% Leigh Inst 1000 240 240 240 - 5 Liberian 200 $15% 15% 15% + % Lincoln Tr 230 $11+4 11+4 113/4 + % Livingsto 400 $14 14 14 Lob Co A 400 $5% 5 5 - Ve Lob Co B 900 $5 490 490 -10 Lob Ltd Ap 100 $14 14 14 Lob Ltd Bp 400 $15% 14% 15* + * Lochiel 2000 106 105 105 - 1 LoebM 2387 320 310 310 + 10 Lost River 850 227 226 227 + 1 MEPCw 500 55 55 55 MICC 200 $10 Vs 10% 10 Va - Vb MLWWor Z40 $14% 14% 14% Maclarn A 1000 $32 32 32 + % MH Cable MclanHA MB Ltd Madeline Madsen W.A.MAJOR J.SYLVAIN 125 $8 Va 8 Va 200 $9 Va 9'/4 2307 $223/4 22Va 22Va 1600 233 230 233 3700 51 50 50 Magnason 1700 200 200 200 +5 Magnetcs 930 46Va 46Va 46Va -V/: MaistcWil 2725 260 259 260 Major HD 100 450 450 450 Maritime 351 $18 18 18 Mass Fer 11735 $293/4 29'/4 29Va Mas F 2.50 1550 $25'/4 25Va 25'/4 100 $16Ve 16% 16% - 8 Va + Vâ 9 Va - Va Va -10 Le Conseil d’Administration de La Compagnie d'Assurances Provinces-Unies a l'honneur d’annoncer la nomination de monsieur Wilfrid Major au poste de Président du Conseil et celle de monsieur John Sylvain au poste de Président Directeur Général.Monsieur Major est à l’emploi de “Provinces-Unies" depuis 1946, il en devint le Directeur Général en 1961 et accéda à la présidence en 1966.Monsieur Sylvain est bien connu dans le monde de l’assurance, il entra au service de “Provinces-Unies” en novembre 1975 et succède maintenant à monsieur Major à titre de Président.Matgmi A Mc Adam 2500 McGraw H 100 41 475 41 41 4753 475 - 5 Me Intyre 410 $47% 47% 47% + Va Melchers 200 275 275 275 +25 Melton RE 700 390 385 385 — 5 Mentor 1000 178 172 178 Mercantil 5734 $143/4 14% 14% — % 876 200 522 3500 100 1400 z59 500 100 1000 325 3200 950 900 CanDevp 645 C Nor West 27800 CPakrsC 100 Can Perm 100 CSafwayp z20 CS Pete 51600 C Tung CCablesy CCablew CdnCel CC Man A C Ex Gas CGE C Homestd 4700 C Hydro 390 CIBkCom 2655 CIL 875 CIPowrA 425 CLI Pete 500 C Malart 9500 C Manoir 1900 C Marconi 1000 C Merrill 100 C Ocdental 900 CPInve 7282 CPInvepr 467 CP Ltd 11243 CPLAp 100 C Reserve 300 CRenolAp 370 CdnSupO 600 Cdn Tire A 1525 C Uilties 950 CUtilw 1700 C Vickers 400 CWN G 4 pr 100 Canbra 500 Canron Caron 6 pr Capit Div Cara Carl OK Cari Bp Carma A Carrier JD 800 Cassiar 100 Celanese 4270 Celan 175p 160 Charter Ol 4700 ChibKay 3000 ChibM 1000 ChieftanD 20100 Chinho zlOO Chrysler 4710 CHUM B 106 Coch Will 2183 Cockfield 1100 Coldstm CoMet Cominco Com Cap 1300 C Holiday I 4860 CHInsAp 100 Computel 200 Coniagas 1235 ConBathA 2305 C Bath 68 w 2800 Con Bldg 1600 Con Fardy C Durham C Marben C Morisn Cons Prof C Rambler C Rexspar 17066 Con Textle C West P ConDistrb Cons Gas Con Gas B Con Gas D Control F Conwest Cooper C Copeland Cop Fields Corby B CornâtInd Corp Food Coseka R Costain R Costin R w Craigmt Crain RL Crestbrk 1500 128000 1000 3000 7818 Z144 $98% 98 98 Vb + % $6% 6% 6% + Va $23% 23% 23% $16% 16% 16% - Vb $793/4 79+» 79+.375 360 375 + 5 288 281 299 + 9 $14% 14% 14% 170 167 167 + 2 $7% 7% 7% $263/4 26+» 26+» + Vb 325 320 325 $27% 27% 27% $5+4 5% 5% $7% 7% 7% $26% 26 26 Vb + Vb $23+4 23% 23+4 + Vb $15% 15% 15% - Vb 22 22 22 - 4 38 Va 37 38 470 465 465 - 5 $5% 5 5Vb + Vb $6% 6% 6Vb - Vb $113/4 113/4 11+4 - % $19+4 19% 19% $39 39 39 - % $16+4 16% 16% - Vb $83/4 83/4 03/4 + Vb 375 370 370 + 5 $23 23 23 $39+» 39% 393/4 + % $48% 48 Va 48% - Va $103/4 10% 10% - Vb 300 295 295 - 5 $22% 223/4 223/4 - % $8% 8% 8% - % 395 395 395 + 5 $20% 20% 20% - Va $82 82 82 - 6 34 34 34 $53/4 5% 53/4 350 340 345 + 5 $24% 24% 24% - 3/4 $9% 9% 9% 155 155 155 -: 20 $7% 7% 7% - % $6% 6% 6Vb - Vb $16% 16% 16% 340 330 330 - 10 11 11 11 37 37 37 + 2 $8+4 8% 83/J.+ Vb 92 92 92 $18+4 18% 18% $9% 9% 9% 36 35 35 - 1% 425 420 425 + 5 48 48 48 - 6 23 20 22 + 1 $38% 38% 38% + % 280 280 280 + 5 320 310 310 - 15 $19 19 19 $5 5 5 55 55 55 $37 ' 36% 37 + % $17 163/4 17 255 245 255 +15 335 325 335 + 5 60 60 60 40 40 40 160 155 160 + 8 27 26% 26% - % 165 155 164 + 8 98 95 96 - 2 235 235 235 75 75 75 390 380 390 HudBay A 967 HBayCo 1650 HB Oil Gas 310 HB Oil G pr 100 HurEriA Husky Oil Husky Apr Husky B pr Hydra Ex IAC ITLlnd IUInti 19350 IWC Com 800 ImascoAp 600 Imp Oil A 15999 Imp Oil B 300 Indal 16650 Indusmin zlO Inglis z25 Inland Gas 200 Inter-City 1450 inter C Bw 1100 4967 $11% zlO $52+4 z50 $20% 200 300 1344 385 3100 375 100 175 zl3 120 235 $16% 1800 465 200 $6% 7433 340 100 $9 200 290 750 $6 300 $11 1100 440 UVa 11+4 52+4 52+4 20% 20% 300 300 380 385 350 375 175 175 120 120 16% 16% 460 460 -5% 5% -325 330 9 9 - 285 290 6 11 10 % - '/4 + 5 435 435 CrwnLite 400 $49% 49 49 Va - % CZelrbaA zlO $16% 16% 16% Crow Nest 100 $33 33 33 Crush Inti 1100 $10% 10% 10% + % Cuvier M 500 95 95 95 CygnusB 180 $5% 5% 5% - % Cyprus 5000 $10 9% 9% + Va Dale-Rpr z50 $6 6 6 Daon Dev 100 $7% 7% 7% - % Daon A 500 $6% 6% 6% D Aragon 2000 16% 16% 16% + 1 Dacca R 100 $5 5 5 - % DEIdona 2700 34 34 34 - 1 Denison 1832 $59+.59 59 - +4 Dicknsn 5280 $5+4 5% 5% - 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1 $13% 13% 13% $14% 14% 14% 89 80 80 + 5 12 12 12 + Va 19 18 18 - 2 $183/4 18% 183/4 $16% 16% 16% + Vb $19 19 19 $47 46 Va 46% + Vb 42 42 42 - 1 280 260 280 -1 10 $5% 5% 5% — Ve 150 150 150 + 5 260 .258 258 + 3 105 101 105 + 5 $53/4 5% 5% - Vb $24 24 24 - Va 30 28 30 - 1 $153/4 IS3/» 153/4 + % 185 180 195 + 5 11 11 11 $14% 14% 14% - Vb 15 15 15 21 21 21 27 27 27 $103/4 103/4 103/4 $11 Va 11% 11% + Va 11 11 11 - Va 400 400 400 $36% 35 Vb 36 + % $35% 35% 35% 13 13 13 $113/4 11 Vb 11% - % $21 Va 21% 21% + % $20 20 20 215 215 215 215 215 215 - 1 $6Vb 6 6% + Vb $37% 37 37 - % $17% 16% 17 - % $5Vb 5 5% $13 13 13 $14% 14% 14% + % 31 Va 31 31 + 1 $10% 10% 10% - % 225 225 225 142 128 , 132 - 5 78 78 78 - 2 $15Vb 15% 15% + 3/4 $11% 113/4 113/4 + % $7 7 7 280 270 270 + 5 $5% 5 5% + % 15 15 15 85 80 80 - 2 $28+4 28 Va 28% 185 185 185 430 420 420 102 100 102 + 2 $15 13% 15 +1 Va $22 21% 213/4 + Vb $12 12 12 + Vb 340 340 340 + 5 315 315 315 - 5 $53/4 53/4 53/4 - % $53/4 5% 5% - % 135 130 135 + 5 new york Marché indécis - , +30 + 5 + 30 + 5 Tendance irrégulière vendredi à Wall Street, où l'indice des industrielles a clôturé pratiquement sans changement par rapport à la veille.Les cours, après avoir ouvert en baisse, ont fluctué tout au long de la journée.A proximité de leur niveau de jeudi, le volume des transactions a continué de diminuer.Le nombre des valeurs en baisse a.toujours légèrement dépassé celui des hausses.Les investisseurs ont hésité en face de nouvelles contradictoires quant à leurs conséquences pour Wall Street.D'une part, l'annonce d’un net ralentissement de l’inflation le mois dernier, et d'autre part la publication de statistiques de la Réserves fédérale faisant craindre une hausse des taux d’intérêt.L'indice Dow Jones sur la moyenne de 30 titres industriels a peu varié au cours de la journée, pour clôturer à 979.85.comme la veille.Le virement de vendredi a baissé à 18.09 millions d’actions, à comparer à 20.33 millions jeudi II est donc le plus faible enregistré depuis la première séance de l'année, soit celle du 2 janvier, où le virement n avait été que de 10.30 millions d'actions.Le comportement des valeurs, vendredi, a donné le résultat suivant: Gains, 893, pertes, 731, titres inchangés, 43.Jeudi: 498 gains, 936 pertes, et 420 titres inchangés.Au nombre des valeurs canadiennes transigées à la Bourse de New York.Alcan et Inco ont perdu 5-8 pour fermer, respectivement, à $27 1-8 et $34 1-8.Dome Mines a reculé de 1-2 à $43 1-8 et Campbell Red Lake de 1-4 à $25 1-4.Massey Ferguson a gagné 3-8 à $30 1-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vtntn Haut ACF In 1 34 48Va Addrsjo 16138 Alcan Alu 42 153 Alleg Cp 24 38 .8 30 7 289 28 131 12 176 Allg Allis Lud iCh Alcoa AMtICI Ambac Am Hes Am Alrl A Brnd Am Can A Cyan A Home Am Mol Am Stand Am TT Amp» Cp Anacon Armco SI Armsl CK ASA Ltd Asarco All Rich AvcoCp .Avco Cpl Avnel Inc Avon Pd Babch W BaxILa BecKmn Beech A Bel How Benll Cp Both SU Blck Dkr Boeing Boise Cas Borden Borg War Bos Ed Brisl Mv Bril Pel Brunswk Buev Er Burl Ind Burrghs Callah M Camp RL Camp Sp Cdn Pac Cap CCom CrlngOh Caler Tr CBS Celanese Chase Mn Chessie ChrsCrtl Chryslr CITFIn Citicorp Cities Sv Clark Eq Clark Oil Cloro» Co Coca Col Colg Pal Col Plot Comsat Con Edit Coni Can Coni Cp 7 29 6 180 336 7 82 8 107 8 262 22 903 292 10 299 I0V» 2744 10Va 39V, 174k 48 55 15 Va 20 lOV, 4044 34'/h 26'/, 34 V, 64k 254k 26 32 30 Ik 2844 20 8644 104k 2944 194k II 1258 564k 21 140 8 3349 8 157 22 43 174 24 619 14 746 3 89 16 9 364 18 1562 42Va 8 69 28'A 27 1239 41 17 60 25V4 8 79 378 6 694 8 395 28 216 7 135 13 302 10 109 11 140 9 74 16 301 17 85 16 186 17 460 16 97 2044 25 214k 444k 24 2544 28 289k 2644 24 714k 11V, 1544 26Vk .291k 26 456 I06!k 19 60 154k 18 53 254k 11 85 33 7 48 169k IS 5 4744 26 34k 12 626 86 12 188 5344 15 152 SOV, 5 610 30V4 8 124 36Ik 859 844 1114 19Vk 8 106 33'A 12 1719 3444 8 89 434k 12115 41 Bas Farm.Ch.48 4844 + 4k 10 10 - Vk 27'A 27V,- 4k 10'A 10’A— 'A 389k 381k- 4k 17 174k 4 7 Va 479k + 'A 54'A 54!k+ 4k 15Vk 15Va+ 4k 194k I9’A+ 'A 10'A 10'A- % '909 94 94 Consumé< •.Gôs 5% !909 7/ Dom.Texti'e 5*4 199?SJ •5 Hudson Bay 4 1993 9û 92 I.A.C.9Va 1995 108 no Moore Corp.4 !994 96- 97 Pacific Peter S 199?09 91 Srurry Paiotow t'* ’980 71 •0 LE" i ,v, • iW •09 fonds mutuels CMFA Members AGF Group Amer Grwth 4 47 Cdn Gs Eoy 1J 4> Cdn Sec Gth S.18 Cdn Trusteed4 42 Corp Invest 5 37 Corp inv Stk 4 7?Gwth Equity 5.90 Japon 7 63 n Money MkttO 00 Special 3.09 Alt Cenodlan Gr Compound 5 38 Dividend 5 73 Northrn Egy 3.61 Revenue Gth 3 24 Venture 292 4000 3.77 Colvin Bullock Gr Acrolund I 14 CIF 4 39 Eaton Group Commwlh 1383 Growth Income Internatnl Leverage venture Viking Guardian Group Enterprise .84 GIS Comp 9 26 nGIS income 2 90 yGrwth Fnd 8 56 North Amer 3 43 Mutual Acu 5 47 Mutual Inc 463 Sec Income 9 45 World EquIlyS 36 Investors Group yGrowth 1139 ylnternatnl 567 9 10 4 44 681 383 334 5.15 yJapan 8 26 y Mortgage 4 79 yMutual 5.35 yRetlremnt 5 55 yProvidt Mu 7 06 yProvidt Slk S 20 Nat Rest Gth 3 78 Planned Invest Gr Canada Cum 5 04 Canada Grth6 20 Pld Resourcs4 13 Pld Sec Inc 5 35 Taurus 4.19 Prtt ft Revenu Gr Américain 8 88 Canadien 6 57 Retraite 6 13 Prevest Mut 6 96 Prudentiel Gr Growth 5.76 income 503 Savings invtst Gr American 8 88 Canadian 6 57 Reliremnl 6.13 United Bond Stir yRoyFund 6 15 yRoyFnd Inc 4 98 United Group yAccumula 4 16 yACcumul R 4 47 yAmericen I 23 yHorfton 2 07 y Security 4 55 yvenlure 2 68 yVenlureRel3 90 Universal Gr Save Equity 8 08 Save income 5 03 Non Membtrs Assoc Inv 5 28 yBeaubran 4 51 nBollTremES 88 n S Air Gd 4.28 Td' Canagex Gr yBond 9.21 Fund 9.52 Internatnl 783 yMortgage 10.13 Capital Gth 10 08 «Chase 675 CML Group Growth 6 79 Inti Energy 2 36 mil Gth 4 62 Inll Income 3 30 Univest 531 «Comp Cop 4 42 Oos|ardlns Gr Canadian 7.47 yHypotheq ylnternall yObligatns Quebec PEP nySpec binon, Krog 5 85 vDomlnCompp 45 Drtyfus Group Inc 1138 internatl 1245 nE»ecutvCon6 09 nE*eculv Inti ! 62 »Fld Trend 21 57 nMarvard 617 Heritage 198 Industrial Gr Indust Amer 2 11 Indust Div 627 Indus! Eq 5 20 Indu si Glh 15 73 Indusl Inc 10 29 ylndsl Pens 21 31 ItCO 499 Keystone Gr Cus K-2 5 53 Cus S I 18 97 Cus S 4 3 60 4 24 7 23 4 75 384 2 19 443 Polaris «Le» Rsrch 1 «Manhatn Marlborough Natrusco I NW Group Canadian Equity Growfh «One Wm St I xOppenhmr Pemberton Gr , ynPocitlc Dv ynPocitc Inc ynPadtcRes ynPacitc Ret ynPocitlc US PHN Group yBond 1 yCanadlon yFund 1 yPooled 2 nyRRSP | PMF Managrr nPenslon Mu nXanadu Fd Principal Gr Collective Growth venture «Putnam 1 Scotiatd Gp yScotlelund vScotiafdMg Sterling Eqly «Tech Temple Glh Trans Canada A C 1 Special Vanguard Wesfern Orth l’actualité économique Le Devoir, samedi 20 mars 1976 «11 Québec investira $30 millions dans le Centre de recherches industrielles par Michel Nadeau QUEBEC — Le gouvernement du Québec fournira un montant additionnel de $30 millions pour le fonctionnement du Centre de recherches industrielles du Québec.Au moment de sa création en 1969, le CRIQ a reçu une première subvention quinquennale de $20 millions.Cette somme a été utilisée sur une période un peu plus longue que prévue en raison d’une stabilisation des activités à la suite de difficultés d’ordre administratif en 1974.Hier, à l’Assemblée Natio- nale, le ministre de l’industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre a déposé, en première lecture, la Loi modifiant la charte du CRIQ.Le ministre a expliqué que les crédits prévus permettront au Centre “de continuer de fournir une expertise en matière de recherche scientifique, d’innovation et de design à la petite et moyenne entreprise manufacturière québécoise.” Au mois de septembre dernier, M.Saint-Pierre présidait à la relance de l’organisme qui a connu une période de flottement à la suite du départ du président-fondateur, M.Michel Normandin.Son successeur, M.Claude Descoteaux a réorganisé le centre en précisant de nouvelles orientations et en établissant une liste de secteurs prioritaires: mécanique, matériel de transport, matériel électrique et électronique, meubles, fabrication d’articles en argile, plastique et béton.Dans ses laboratoires de Ste-Foy et Dorval, le CRIQ effectue de la recherche en sciences appliqués et travaille à la mise au point de produits, procédés et d’appareils en collaboration avec les firmes québécoises.L’organisme qu__________ ______„________ dispose également d’un réseau complexe d’information auquel tous les chefs d’entreprise peuvent avoir accès.D’autre part, le ministre québécois de llndustrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, a rappelé jeudi soir que l’objectif fondamental de son ministère Amiante: Québec continue de suivre de près les travaux d’Abitibi Asbestos Le gouvernement du Québec n’a pas encore pris de décision quant à une éventuelle participation dans un programme conjoint de développement dans le secteur de l’amiante.Telle a été la réaction des différents milieux gouvernementaux à la suite de la publication dans un quotidien de la métropole d’une nouvelle affirmant que SOQUEM pourrait acquérir au moins 50% du capital de Abitibi Asbestos, une filiale du groupe Brinco.Le ministre des Richesses naturelles, M.Jean Cournoyer aurait tout simplement demandé à la direction de SOQUEM de suivre de près les travaux présentement en cours au gisement d'amiante de la firme Abitibi Asbestos dans le canton de Mai-zerets près d’Amos.Du côté de la compagnie un porte-parole s’est dit surpris en apprenant le contenu de la nou- velle.“Aucune discussion n’a eu lieu jusqu’à maintenant entre le gouvernement du Québec et Abitibi Asbestos concernant une éventuelle participation”.L’exploitation de ce gisement fournirait une production annuelle pouvant atteindre 220,000 tonnes.Toutefois, la décision de faire démarrer les travaux n’a pas encore été prise.Abitibi Asbestos fait face à plusieurs problèmes dont le coût très élevé des travaux (au moins $260,000,000 au 31 août 1975) et la présence d’une épaisse couche de roche sur le gisement.Il faudrait en effet enlever plus de 20 millions de pieds cubes de mort-terrain avant de parvenir aux fibres.Plusieurs manufacturiers examinent présentement les fibres.Aussi on suit de près l’évolution du prix du minerai qui devra monter à un niveau suffisamment élevé pour justifier l’investissement requis.est de développer l’entreprise québécoise, d’abord et avant tout, et que la question des investissements ^rangers ne constitue qu’une préoccupation “relativement marginale’’.Au cours d’une conférence prononcée à Ste-Marie-de-Beauce, M.Saint-Pierre a toutefois admis que les entreprises étrangères sont nécessaires, “voire vitales à notre transformation industrielles”.“Nous souhaitons certains investissements dans des secteurs de pointe afin d’amener de nouveaux secteurs industriels au Québec et de favoriser le développement des petites et moyennes entreprises par une sous-traitance accrue’’, a-t-il précisé.Mais il n’en reste pas moins que le MIC travaille d’abord et avant tout pour l’entreprise autochtone: 80 pour cent de ses services et programmes s’adressent à elle.“Le Québec peut donc espérer poursuivre, à moyen terme, une politique de développement industriel où l’équilibre est meilleur entre les entreprises autochtones et les entreprises étrangères”, a déclaré M.Saint-Pierre.Dans cette perspective, le ministère de l’Industrie et du Commerce a mis au point des projets conjoints comme celui d'Inventa, a Bécancour, et de Donohue, à St-Félicien, a enfin noté le ministre.Les monnaies européennes profitent d’un instant d’accalmie par Clément Braise PARIS, (AFP) — Pour la première fois depuis que le franc français a lâché le “serpent" européen, dimanche dernier, une accalmie relative est revenue hier sur les marchés des changes.Mais la devise française continue à s’affaiblir, et les inquiétudes pour le proche avenir sont loin d’ètre dissipées, ni même, semble-t-il, le désarroi des autorités responsables des divers pays, que le président de la Banque nationale suisse avait traduit en déclarant jeudi qu’il ne reste plus qu’à “espérer et prier ”.Hier, la plupart des monnaies en difficultés depuis le début de la semaine, comme le franc belge, la livre sterling et la lire italienne, ont regagné du terrain.Par contre le franc français a accentué sa baisse sur l’ensemble du front, enre- gistrant une décote de 5,6 pour cent à l’égard du mark et du franc suisse, et de 3,3 pour cent vis-à-vis du dollar, malgré une intervention, d’ailleurs modeste, de la Banque de France pour freiner la montée du dollar.Cela confirme la détermination des autorités françaises, réaffirmée jeudi par le ministre de l'Economie et des Finances JP Fourcade, de contrôler le flottement de leur monnaie, afin de la maintenir à portée du dollar et des devises restant dans le “serpent”.Mais selon les spécialistes financiers internationaux, qui ne sont pas contredits dans les milieux d’affaires français, la décote du franc jugée “normale” se situerait à 7 pour cent ou 8 pour cent.Quoi qu’il en soit, les désordres monétaires actjels montrent qu’il est bien difficile de maîtriser l’évolution des cours des changes dans le système de flottement généralisé, alors que l’offre et la demande déterminant ces cours varient en fonction d’appréciations aussi bien sur le contexte politique que sur les données purement économiques.Ainsi, la crise monétaire qui a rebondi quatre fois depuis le 20 janvier dernier, a été déclenchée par le brusque effondrement de la lire italienne, lui-même provoqué par la prolongation de la crise gouvernementale à Rome, et par la poussée du Parti communiste, arrivé en vue de la participation au pouvoir.Et comme toujours, les difficultés politiques et économiques s'aggravent mutuellement.tandis que leurs consé- 3uences monétaires viennent.imposer des mesures de rigueur qui vont freiner la reprise d’activité et relancer le chômage.En Grande-Bretagne, il est évident que la chute du sterling a été accentuée par le brusque départ du premier ministre Harold Wilson, qui a lâché la barre au milieu de la tempête économique, monétaire et politique, laissant croire qu’il n'avait plus les possibilités de “redresser le cap '.En France également, la poussée de l’opposition de gauche, mise en evidence par les élections cantonales et les récents sondages d’opinion, ne peut que raviver la méfiance envers la monnaie, déjà affaiblie par la persistance de l’inflation, et la détérioration de la balance commerciale.Ce bref aperçu de la situation politico-économique de l’Europe du sud et de la Grande-Bretagne, qui contraste avec celle de l’Allemagne, explique le fait que la bourrasque monétaire n'ait soufflé jusqu'ici que La crise économique européenne et la tempête monétaire inquiètent Washington par Georges Deschodt WASHINGTON, (AFP) -L’administration américaine a observé avec un mélange de détachement apparent et d'inquiétude la nouvelle tempête monétaire qui a déferlé cés dernières semaines sur l'Europe.Le détachement résulte du fait que le dollar n’a été ni l'une des victimes ni l’une des vedettes des remous qui ont emporté la livre sterling, la lire italienne puis le franc français.Ses mouvements par rapport aux diverses devises ont été la conséquence des pressions exercées à la hausse ou à la baisse sur ces monnaies plus que de facteurs particuliers au dollar.Aussi bien sur le plan officiel que pour l’opinion publique ou la presse, la tempête qui sévissait en Eu- rope ne touchait pas les Etats-Unis.Ce détachement n'a pas empêché la trésorerie de laisser sourdre une certaine inquiétude.À deux reprises, tout d'abord par la boucne de M.Edwin Yéo, sous secrétaire au trésor chargé des affaires monétaires, puis par celle du secrétaire au trésor, M.William Simon, elle a rappelé qu'il était indispensable que les pays occidentaux ne s'engagent pas dans une guerre des taux de change, à grands coups de dévaluations.Certes, tous deux ont affirmé 3u ils ne voyaient aucun signe ’une telle guerre dans les évènements des deux dernières semaines.Néanmoins, soulignent les observateurs, les responsables monétaires n’ont pas l’habitude en pénode-ëc crise de mentionner gratuitement une menace à laquelle ils ne croient pas.La crise économique européenne, dont la tempete monétaire est l’une des conséquences, inquiète Washington pour des raisons à la fois politiques et économiques.Le gouvernement américain s’inquiète de la montée des partis de gauche dans plusieurs pays européens et de la possibilité de fronts populaires à participation communiste, notamment en France et en Italie.Les paniques monétaires ne sont évidemment ni un signe de confiance ni un moyen de la rétablir.Les conséquences politiques des remous actuels sont un souci pour Washington, estiment les observateurs.Transaction Oshawa-Mondev Groupe ronto et Mondev International de Montréal ont effectué hier deux transactions d’importance impliquant des compagnies qu elles possédaient auparavant conjointement.Mondev International a ac- 9uis la participation d’Oshawa ans le Centre Commercial Deux-Mille Inc.propriétaire du Centre 2000 à Laval.Québec.Les principaux locataires de ce centre commercial sont Hyper- lUNlQUE COMPAGNIE O ASSURANCE SUR LA VIE FILIALE D UNlGESCO inc Nomination M.Raoul Garnaau, B.A., L.Sc.Adm.M.Claude Chrétien Directeur-Administratif de la région de Québec, est heureux d’annoncer la nomination de M Raoul Garneau B.A.L.Sc Adm.au poste de Directeur-Administratif Adjoint pour la succursale de Québec.M Garneau est un diplômé de l’Université Laval en sciences de l’administration.marché Laval, qui demeure la propriété du Groupe Oshawa qui en assumera 1 administration, le magasin Leon’s ainsi que plusieurs autres magasins.Simultanément, Oshawa a acquis la participation de Mondev dans Square Décarie Inc., une compagnie qui construit présentement un centre commercial à Montréal, Québec, lequel centre commercial comprendra Hypermarché Il ainsi que 75 boutiques.Square Décarie est aussi propriétaire des terrains réservés au développement résidentiel et commercial.Sur le plan économique, Washington ne s'inquiète pas trop des consequences des baisses du franc, de la lire et de la livre.Ce qui est perdu en puissance concurrentielle vis a vis des produits français, italiens et britanniques sera en partie compensé par des gains vis à vis des produits allemands et japonais.Le reste devrait être largement rattrapé par le net ralentissement de l’inflation aux États-Unis et l’amélioration substantielle de la productivité américaine.Le secrétaire au trésor a d’ailleurs estimé cette semaine que la balance commerciale américaine restera excédentaire cette année, même si le surplus est nettement inférieur à celui de l'an dernier.Toutefois, note-t-on dans les milieux économiques, la réaction américaine serait très différente si la situation actuelle débouchait sur une guerre des taux de change dans laquelle tous les pays seraient probablement perdants et qui ne ferait qu accentuer la crise.Les déclarations de MM.Simon et Veo cette semaine ont tendu à minimiser l'importance de la crise, notent les observateurs.Ce n'est pas tellement parce que le dollar n'est pas en première ligne.Cette attitude est conforme au souci américain de rétablir la confiance des démocraties occidentales dans leur avenir économique, souci exprimé à maintes reprises, que ce soit par M.Kissinger, par M.Simon ou par le président Ford lui-même, depuis l'automne dernier.sur la communauté européenne où elle a mis à mal le "serpent”, tandis que le dollar était épargné.Elle explique aussi l'impossibilité d’appliquer efficacement l'accord conclu en novembre dernier à Rambouillet par les dirigeants des six grands pays occidentaux, et qui chargeait leurs Banques centrales de contrecarrer le “désordre des marchés” ou “les fluctuations erratiques des taux de change”.Car les meilleures intentions sont souvent désarmées face aux réalités.Alors, maintenant, que faire?La France a annoncé M.Fourcade, va proposer à ses partenaires, lors de la prochaine réunion conjointe des neuf ministres des Affaires étrangères et des Finances, le 5 avril, la mise en place de mécanismes plus souples de flottement coordonné des monnaies européennes, basé sur une solidarité renforcée, s'exerçant pour commencer à l'égard de l'Italie.Il s’agit d'un réaménagement du “serpent” que le ministre français avait déjà proposé à ses collègues en septembre 1974, mais sans succès.Et les observateurs se montrent généralement sceptiques sur les chances d’un accord, que les circonstances actuelles rendent encore plus difficile.Sur les marchés des changes, les banques centrales d'Allemagne fédérale et de Suisse ont dû acheter des dollars pour empêcher que les deux monnaies les plus fortes d'Europe, le Deutschemark et le Franc suisse, ne prennent le mors aux dents.A Bruxelles, les opérateurs indiquent que la banque nationale de Belgique avait dû intervenir de manière plus imporiante que la veille pour retenir le franc belge, défaillant, dans le giron du serpent.La couronne danoise, également affaiblie, a été l'objet de vives pressions à Copenhague où la banque centrale du Danemark serait intervenue pour la maintenir à son cours-plancher par rapport au mark.A Londres, on ne prévoit aucune décision importante concernant l’avenir du serpent pour le week-end et le volume des transactions a été très modeste.Un banquier de la City a cependant déclaré: “Nous sommes en vue d'un typhon.Il va y avoir une guerre d'usure au sujet du serpent".En dépit des assurances officielles à Bonn, Bruxelles et Copenhague, on s'attend toujours sur les marchés à un déplace- ment des parités qui interviendrait à la faveur soit d’un “élargissement” du serpent, c’est-a-dire de marges de fluctuations plus importantes soit de son éclatement.Pour l’heure, le système de flottement conjoint européen qui a été institué en 1972, autorise les sept monnaies participantes à varier entre elles dans une proportion de 2.25 pour cent de part et d'autre d'un taux central tandis qu elles flottent par rapport aux devises extérieures telles que le dollar.Pour sa part le franc français a été retire du serpent lundi dernier parce qu'il était trop faible pour pouvoir demeurer dans les limites prescrites à l’égard du mark.Le franc a coté hier à environ 4.7240 francs contre 4.5600 il y a une semaine et le mark à environ 186.25 francs pour cent marks alors que le cours-plancher sur serpent était de 176.425.A Munich, le conseil d'administration d'une importante banque, la “Bayerische Vereins-bank" a estimé que le temps est venu d'abandonner provisoirement le serpent pour permettre aux sept monnaies de trouver elles-mêmes leurs parités durant une période de “flottement propre", c’est-à-dire en dehors d une intervention des banques centrales.Un porte-parole du conseil a déclaré au cours d’une conférence de presse qu'une telle mesure pourrait entraîner une réé- Les statistiques confirment la vigueur de la reprise US valuation du mark, le serpent pouvant être remis sur pied ultérieurement avec de nouveau rapports entre les monnaies participantes.A Francfort, le dollar était coté en début d’après-midi à 2.5395 marks contre 2.5368 au même moment la veille.La Banque centrale d’Allemagne fédérale a fait état d’un achat de soutien de 25 millions de dollars.A Londres, le franc français s’est échangé à 1.8650 pour un mark.La fire italienne, aidée par les mesures économiques draconiennes annoncées jeudi, a progressé à 856 par rapport au dollar alors qu elle était tombée à 890, mercredi.La livre sterling a glissé à 1.9210 dollar contre 1.9240 la veille au soir.Sa dépréciation par rapport aux autres grandes devises se chiffre maintenant à 33.8 pour cent depuis 1971.NEW YORK (AFP) - Toute une série de statistiques publiées cette semaine ont confirmé la vigueur de la reprise économique en ce début d’année aux Etats-Unis, où la tempête monétaire européenne a seulement provoqué quelques froncements de sourcils dans les milieux spécialisés.A Wall Street, la consolidation des cours s'est poursuivie et l'indice Dow Jones des industrielles, après avoir flirté une nouvelle fois avec la barre des 1,000 points, a clôturé en baisse d'environ 8 points (à 979.85).Selon les statistiques de l'administration, l’indice de la production industrielle américaine a progressé en février de 0.6%, tandis que les mises en chantier de logements augmentaient de 27%, les commandes de biens durables de 2.4%» et les revenus personnels des Américains de 1%, le mois dernier.Par ailleurs, le net ralentissement de l’inflation aux Etats-Unis s’est confirmé en février, mois pendant lequel l’indice des prix de détail n’a progressé que de 0.1%, sa hausse la plus faible depuis septembre 1971.Ce ralentissement de la hausse des prix est particulièrement encourageant pour les consommateurs qui, semblent d'ailleurs reprendre confiance très rapidement en ce début d'année.Leurs achats sont par exemple en très nette progression dans le secteur automobile et les constructeurs de Détroit ont vu leurs ventes augmenter de 37';; début mars par rapport à la période correspondante de 1975.Toutes ces statistiques sont évidemment accueillies avec grand plaisir à Washington et le secrétaire américain au Trésor, M.William Simon n'a pas hésité à prédire cette semaine que le taux de chômage américain pourrait retomber à moins de 7% avant la fin de l’année.Par ailleurs, selon le département du commerce, les bénéfices nets des entreprises américaines ont baissé de 11.3% l’année dernière, pour la première fois depuis 5 ans, mais ces profits étaient beaucoup plus “sains” qu'en 1974 quand l'inflation avait gonflé artificiellement les gains des compagnies.Ces dernières investiront sans doute en 1976 un peu plus que prévu à l’origine ce qui contribuera également au redressement économique.A La Solidarité Claude A.Chevalier Monsieur Albert Boulet, président de La Soliddarité.compagnie d’assurance sur la vie.annonce la nomination au conseil d'administration de la compagnie de M.Claude A.Chevalier de Rlmouski.Monsieur Chevalier est évaluateur agréé, président de la Chambre de Commerce de Rimouski et membre de plusieurs organismes qui oeuvrent dans les disciplines de sa protession.Demers, président de la Bourse de Montréal ?La nouvelle annonçant la nomination de M.Robert Demers, président de la Commission des valeurs mobilières du Québec à la tête de la Bourse de Montréal n'a pu être confirmée ou démentie par les principaux intéressés.Selon le quotidien La Presse, M.Demers prendrait la présidence de la Bourse de Montréal dans quelques semaines au moment du départ de M.Michel Bélanger qui a été nommé récemment président de la Banque Provinciale.A la CVMQ.M Demers n’était pas disponible pour les journalistes et ses collaborateurs ont affirmé, sur un ton grave, ne pas vouloir commenter la nouvelle.JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour hire h livraison du journal LE DEVOIR Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 Dupont, Roy, Gingras et Kenniff cvtocofcr A la Faculté de Oioil de I Université Laval el charge de cours au Departement de Relations industrielles de cette même université, ou il a enseigne le Droit du travail jusqu en 1973 D octobre 1971 a janvier 1976.Me Bussieres a lait partie de la Direction du contentieu» du ministère des Affaires sociales du gouvernement du Quebec il a.a ce titre, exerce sa profession d avocat dans le domaine des affaires sociales II s est occupe en particulier, des relations de travail dans le secteur des etablissements de santé et de services sociaux des relations juridiques avec les professionnels de la santé et du droit applicable aux malades mentaux Me Bussieres a egalement été président du Syndicat des avocats et notaires de la Fonction publique du Québec en 1975 Il complète a I heure actuelle ses études de maîtrise en Droit public » I Université Laval Le» bureaux de l'étude legale DUPONT.ROY.GINGRAS ET KENNIFF lont situé» eu 201 est.Grsnde-Allée "Maison Sl-Laurenl Quebec téléphone (étt)647-1124 Nous avons le plaisir d annoncer que Me Jean Pierre Bussieres s est {Oint a notre étude légale depuis janvier 1976 Me Bussières originaire de Québec a obtenu un baccalauréat és Arts du Petit Séminaire de Québec en 1967 et une licence en Droit de la Faculté de Droit de I Université Laval en 1970 Admis au Barreau de la Province de Québecaiété 1971 MeBussièresa par la suite été professeur assistant é < 12 • Le Devoir, samedi 20 mars 1976 Le Jour s’adresse au Conseil de presse Le directeur du quotidien Le Jour, M.Yves Michaud demande au Conseil de presse du Québec d’exiger un droit de regard sur l’ensemble des pratiques qui ont cours dans les services d’information gouvernementale.Dans une lettre adressée au président, M.Jean-Marie Martin, il invite le Conseil de presse à dénoncer la politique d’exclusion que pratique le gouvernement et suggère la création d'un organisme impartial chargé de donner avis aux autorités gouvernementales sur le choix des média.Dans la seule semaine du 8 au 15 mars, Le Jour a été le seul quotidien du Québec à ne pas véhiculer les offres salariales du ministère de l’Éducation aux enseignants, aux professionnels non enseignants, la position de ce même ministère concernant la sécurité d’emploi des instituteurs permanents, les avis au Commissaire aux services essentiels concernant les services de santé et les services sociaux, de même que les annonces du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche relatives aux cours de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec.Dans chacun de ces cas, souligne M.Michaud, il s’agit d'avis d’intérêt public, payés à même les deniers des contribuables.Le fait d’exclure Le Jour lui apparaît une violation flagrante du droit au citoyen à l’information transmise par les pouvoirs publics.Le directeur du Jour estime en outre que lorsque l’État confie à une agence de publicité partisane, en l’occurrence Pierre Tremblay et Associés ou Inter-Canada Advertising (Henri Dutil), le soin de gérer et d’administrer les fonds qu'il destine à l’information des citoyens, il vide lui-même le processus normal de la communication publique.Action-parents convoque un grand meeting Le regroupement Action-parents, qui a comme objectif la défense de la qualité de l’enseignement dans le secteur public québécois, organise un grand rassemblement de solidarité le jeudi, 25 mars, à 20 h, à la salle de curling du Centre Paul-Sauvé.Prévenant des comités d’école, les parents qui composent le regroupement Action-parents ont étudié depuis l’automne dernier les problèmes que pose la tache de l’enseignant dans le cadre de la présente négociation.Ils ont alors manifesté leur inquiétude face à l’augmentation de la tâche de l’enseignant telle que présentée dans les offres gouvernementales, qui, disent-ils, risquent de mettre en péril la qualité de l’enseignement dans le secteur public pour les années à venir.Après diverses actions locales (pétitions, lettres au ministère, occupations d'école, débrayage des parents en gardant les enfants a la maison), des groupes de parents ont senti le besoin de se regrouper afin de poursuivre leur objectif commun: la qualité de l'enseignement public.Conséquemment, le regroupement Action-parents presse le gouvernement d'offrir aux enseignants des conditions de travail acceptables en diminuant le nombre d’enfants par classe tant au niveau élémentaire que secondaire.Ils recommandent en outre d’augmenter le nombre de spécialistes à l'elémentaire pour satisfaire aux besoins et aux programmes du ministère de l'Éducation et ae pourvoir le secondaire d’un nombre suffisant de professeurs pour permettre l'encadrement des élèves et l’humanisation de l'école.Un chercheur de l’UQAM Seules les solutions sociologiques peuvent vaincre la pollution Quelques instants après avoir fait part officiellement de sa séparation légale d’avec Lord Snowdon, la princesse Margaret a quitté Kensington Palace en compagnie de ses deux enfants, le vicomte Linley et Lady Sarah, pour se rendre chez la reine-mère.(Téléphoto AP) Margaret et Armstrong-Jones se séparent officiellement LONDRES (par Pierre Dietsch) — Seize ans exactement après leur première sortie en public de jeunes fiancés, à l’opéra de Covent Garden, la princesse Margaret et Anthony Armstrong-Jones, comte de Snowdon, se séparent officiellement.L’annonce de la séparation légale de la princesse Margaret et de son mari Lord Snowdon a été faite par un bref communiqué de 39 mots publié par le secrétariat du Palais de Kensington, résidence privée de la soeur de la reine, hier."Son Altesse royale la princesse Margaret, contesse de Snowdon et le comte de Snowdon ont accepté mutuellement de vivre séparés.La princesse continuera à remplir ses obligations et ses fonctions officielles sans être accompagnée de Lord Snowdon.Il n'existe aucun projet d’entamer une procédure en divorce” précise le communiqué.Dès la publication du communiqué par le palais de Kensington, le secrétaire de presse de la reine Elisabeth, M.Ronald Allison a déclaré: “La reine est naturellement très attristée par cette séparation.Il n’y a eu aucune pression de la reine ni sur la princesse Margaret ni sur Lord Snowdon pour prendre quelque décision que se soit ", De sources proches de la famille royale, on prcc.se que la princesse Margaret continuera à remplir ses engagements offi1 ciels en Grande-Bretagne et à l’étranger, et à vivre au palais de Kensington.Lord Snowdon prendra un nouveau domicile à Londres et aura la possibilité de voir régulièrement ses enfants qui seront comfiés à la garde de leur mère.Par une ironie du sort, c’est une villa sur l'ile Moustique, dans les Caraïbes, donnée en cadeau de mariage par un ami de la princesse Margaret, qui a servi de cadre à la rupture du couple.C'est au mariage de ce même ami.Colin Tennant, que la princesse Margaret avait rencontre pour la première fois en avril 1956, son futur mari, photographe officiel de la noce.Les deux jeunes gens se rencontrèrent à nouveau l'année suivante dans un bal mondain.Une idylle secrète allait se développer entre Margaret, qui tentait d'oublier ses amours contrariées par la raison d'État avec le capitaine Peter Townsend, et le photographe un peu bohème, ancien élève d’Eton et de Cambridge.Promu photographe officiel de la cour, le prétendant pouvait, sans éveiller la curiosité, se rendre dans les différentes résidences royales.Le mariage eut lieu dans la vénérable abbaye de Westminster, le 6 mai 1960, devant 2068 invités privilégiés et des mil- lions de téléspectateurs dans le monde.Au cours de leur lune de miel, à bord du yacht “Britannia”, le couple fit escale à l’ile Moustique.C’était la dernière fois que "Tony", comme le baptisaient familièrement les Anglais, allait séjourner dans ce paradis ensoleillé.En revanche, la princesse s'y est rendue, de plus en plus fréquemment, avec d’autres, au cours des dernières années.La publication dans la presse, il y a un mois, de photographies de la soeur de la reine, en maillot de bain, en compagnie d’un chevalier servant de 28 ans, Roddy Llewellyn, allait nourrir rumeurs et dementis embarrassés jusqu’à la décision hier.Le mariage de la princesse avait pourtant commencé sous d’heureux auspices.Le couple s'était installé dans le palais historique de Kensington que leur avait donné la reine.Le 3 octobre 1961, Tony, à la surprise generale, était annobli.La famille royale, réticente au début à l’égard de sa personnalité peu conventionnelle, avait sans doute été sensible à la manière dont il s'acquittait avec conscience des ses obligations officielles à la cour.Un fils, David, fait vicomte Linley, naissait le 3 novembre 1961.En mai 1964 naissait une fille, Sarah.C'est en 1967 que circulent les premières rumeùrs sur la mésentente du couple, la presse étrangère prêtant des aventures galantes à Tony.En mars 1974, un proche de la famille royale reconnaissait que le mariage princier “avait été très agité”, mais excluait l'hypothèse d'un divorce."H est bien connu que depuis longtemps, ils sont d’accord pour ne pas être d’accord.Mais ils ont tous les deux décidé de ne donner en public aucune apparence de désaccord”, assurait-il.Cependant, Margaret et Tony étaient de plus en plus rarement ensemble, même dans les occasions familiales.Une décision devenait inévitable.Pendant longtemps, le mot de divorce a été tabou dans la famille royale, depuis l'abdication d’Edward VIII jusqu'au veto opposé au capitaine Townsend, lui-mème divorcé.Un cousin de la reine, Lord Hare-wood, reçut néanmoins en 19671’ “autorisation de la souveraine de divorcer ".Il venait très loin dans l'ordre de succession.Kn choisissant la formule de la séparation légale, qui prend acte d'une situation de fait, la famille royale pourrait avoir aménagé une solution transitoire vers le divorce, possible par consentement mutuel au bout de deux ans.automatique après cinq ans.Mais une question demeure non réso- MUIMSStt Quel que soit votre âge, Nos programmes vous aideront à mieux planifier vos prochaines vacances.Demandez-les.sans obligation.Liste complète des vols nolises vers l'Europe (tous ages) I Europe en roues libres (location de voiture, hotels et Eurailpass) (tous.ages) I Circuits touristiques au Quebec, Canada et Etats-Unis (tous ages) I Voyages au Canada.Etats-Unis et Europe pour les 18/35 ans I Voyages au Canada, Etats et Europe pour les 11-13 ans/14-17 ans Séjours linguistiques en Angleterre, Espagne ou Autriche r NOM ADRESSE PRENOM VILLE Pirmii n : 75-01-50342 lue.La princesse continuera-t-elle de se montrer en public avec Roddy Llewellyn?Les cancans vont désormais bon train.La princesse et le jeune homme se connaissent, dit-on, depuis deux ans et demi.Ils se sont rencontres sous l’égide de l’inévitable, M.Tennant.M.Llewellyn a accompagné la princesse à plusieurs reprises à Tîle Moustique.De son côté, Margaret, selon les témoignages du village de Grittleton, dans le Wiltshire (ouest de l’Angleterre), est venue passer plusieurs fins de semaine dans la ferme que Roddy et plusieurs amis ont achetée pour établir une communauté agricole hippie.Abandonnant diadèmes et robes du soir, la princesse Margaret “s'habillait comme la femme d'un fermier".On l’a même vue aider les membres de la communauté à désherber le potager.Roddy Llewellyn s’est caché hier chez l’ancienne femme de l’acteur de cinéma Sean Connery pour échapper à la meute des journalistes.par Bernard Descôteaux Les tentatives de solution technologique au problème de la pollution ont abouti à un échec, échec qui tôt ou tard devait survenir car il semble que laissée à elle-même, la technique se plaît à résoudre des problèmes en en créant d’autres.Le Dr Conrad East, du Centre de recherche en sciences de l’environnement de l’UQAM, qui fait ce constat d’échec, croit qu’il faut maintenant se diriger vers des solutions sociologiques, en corrigeant nos habitudes et nos attitudes sociales, voire en supprimant l’automobile du moins dans certains secteurs urbains.Parlant hier au llème congrès annuel de l’Association québécoise du transport et des routes, le Dr East a soutenu, tout en reconnaissant les bienfaits qu’elle procure, que l’automobile est coupable plus particulièrement d’une détérioration générale de l’environnement, en milieu rural, mais surtout en milieu urbain, que ce soit par la pollution sonore, par la pollution de l’air ou par la détérioration générale des transports en commun dans les villes.Au Canada, l’automobile est responsable de 75% des émissions de monoxyde de carbone, de 65% des hydrocarbures et de 46% des oxydes d’azote.Elle contribue, par ailleurs, pour plus de la moitié du poids de tous les polluants et est responsable en bonne partie du smog photochimique formé par les hydrocarbures et les oxydes d’azote, souligne le Dr East.Les recherches que le Dr East a menées dans la région de Montréal montrent que des concentrations décelables de plomb se retrouvent à plus de 40 km du centre de la ville.Des particules de plomb sortent des tuyaux d’échappement qui sont de dimension si petite qu'elles flottent dans l’atmosphère durant près d’un mois avant de se déposer.Portées par le flot atmosphérique, les particules venues de la ville contribuent à polluer la campagne.A cause de leurs dimensions, ces particules pénètrent facilement dans les poumons où elles sont retenues par l’organisme dans une proportion de 307c à 507o.Ainsi, un litre d’essence qui contient du plomb suffit après la combustion à contaminer 130,000 mètres cubes d'air pour un mois à un niveau de trois microgrammes par mètre cube.Puisqu'une personne utilise 450 mètres cubes d'air par mois, on peut conclure que ce litre d’essence a contaminé l’atmosphère de 300 personnes.Devant l’ampleur du problème, les gou- vernements ont adopté des mesures déterminant des seuils d’émission.Au début, les résultats ont été encourageants.Les hydrocarbures ont été réduits de 837o et le monoxyde de carbone de 70%, bien que la réduction des oxydes d’azote ait été plus ardue, et celle des particules solides encore plus.Pour réduire les oxydes d’azote, on a eu recours au convertisseur catalytique.Cette solution n’offre que peu d’avantages, soulevant de nouveaux problèmes: production accrue des substances cancérigènes par l’utilisation accrue des essences de composition aromatique pour remplacer les essences avec antidétonant de plomb, production de vapeurs sulfuri- 3ues, des brouillards d'acide sulfurique et es sulfates, production d’autres substances toxiques par l'utilisation d’antidéto-nants à base de manganèse.Bref, un recours trop exclusif aux catalyseurs pourrait entraîner à cause des sulfates des risques plus grands pour la santé que les bénéfices d épuration apportés par les catalyseurs.L’échec des solutions technologiques au problème de la pollution atmosphérique par l'auto a été précipité par plusieurs circonstances: la crise de l’énergie, l’absence de programmes d’inspection et d'entretien des équipements antipollution, l’absence de réglementation sur les anciennes voitures, et l’absence de conviction d’automobilistes qui débranchent leurs dispositifs antipollution.Mais le Dr Kast soutient que tôt ou tard, cet échec devait survenir à cause de la création de nouveaux problèmes par la technique.Les remèdes proposés, le partage des autos pour les trajets du domicile au lieu de travail notamment, sont des remèdes insuffisants, selon M.East, qui réclame des solutions rigoureuses.Il suggère la disparition complète de l’auto conventionnelle dans des secteurs plus ou moins étendus en milieu urbain et son remplacement soit par une auto “propre”, soit, de préférence, par un transport en commun propre et efficace.M.East fait par ailleurs remarquer que les solutions techniques aux problèmes de la pollution automobile coûteront de plus en plus cher pour une réduction minimale supplémentaire de la pollution.L'aveu d'échec commence à être reconnu dans les divers organismes gouvernementaux et devrait mener à des décisions qui affecteront non plus seulement le portefeuille des citoyens, mais davantage leur mode de vie, a prédit le Dr East.Téléphonez ou écrivez a: CLUB JEUNESSE INC.5450 Cote des Neiges #304.Montreal H3T 1Y6 (514) 341*4420 La santé c'ait vital.Las travaillaurs da la santé aussi ! Le réseau hospitalier est fier de pouvoir compter à son service des aides-infirmières consciencieuses et dévouées comme Aline.C'est pour cette raison que nous lui offrons les conditions de salaire et de travail des plus équitables.Qu'on en juge plutôt Voici un exemple représentatif du genre de conditions que la partie patronale offre aux 4,000 aides-infirmières des hôpitaux québécois.* Un taux horaire identique est offert à quelque 12,000 salariées qui détiennent des postes similaires notamment les préposées aux pensionnaires, les préposées à l'entrètien ménager, à la cafétéria, à la buanderie, cuisine, lingerie et aux aides (éminins de service Aline travaille comme aide-infirmière dans un Centre hospitalier depuis le 1er juillet 1975.Son salaire actuel: $103.66 Le salaire proposé: $134.49 rétroactivement au 1er juillet 1975.SI l'offre patronale est en vigueur par exemple au début d'avril Aline a droit â une rétroactivité d'environ $1,485.00.Au 1er juillet 1976.soit dans quelques semaines, le salaire d'Aline passe à $145.36 et au 1er juillet 1977 à $154.06 ou $4.24 l'heure, soit une augmentation de plus de $50.00 par stmalne par rapport au salaire gagné présentement.* A noter que la semaine de travail d Aline est de 36h.V4 et non de 40h ou 37h Vj, comme cèst le cas partout ailleurs au Canada A ces offres salariales proprement dites s ajoute toute une gamme davantages sociaux (vacances, assurance-salaire, tôles payées, sécurité dèmploi.primes diverses, etc .) parmi les plus complets et les plus généreux au Canada Nous croyons quo ces offres sont équitables.Le Comité Patronal de Négociation du Secteur des Affaires Sociales. / LE DEVOIR Samedi 20 mars 1976 Le complexe Desjardins.m Si l’intégration du complexe Desjardins au système socioéconomique de la ville traditionnelle soulève de nombreuses questions, il en va de même pour son intégration visuelle.Selon certains points de vision et de repère, cette intégration semble se réaliser; selon d’autres, on constate, au contraire, une rupture brutale dans l’espace construit.Vues du belvédère du mont Royal, ou encore de l’île Sainte-Hélène, les tours de ce complexe s’inscrivent dans le profil des constituants récents du centre-ville, profil découpé par les gratte-ciel de la Banque canadienne impériale de commerce, du Château Champlain, de la Place Ville-Marie, de la Maison C.I.L., de la Place Victoria et de la Banque canadienne nationale.Cependant, plus on s’en approche, plus elles paraissent oppressives.Perçues du Champ de Mars, par exemple, ces tours écrasent complètement tout ce secteur de petits édifices compris entre le boulevard Dorchester et la rue Craig, dont le quartier chinois.Ce dernier, du moins ce qui en reste, disparaît littérale-ment dans l’ombre du complexe au soleil couchant.Au niveau de la rue Sherbrooke, aux endroits où il y a dégagement visuel comme a l'angle de la rue Saint-Urbain, on peut constater que les architectes ont tenté d’atténuer l’impact de l’échelle du complexe sur les édifices de la Place des Arts.Ainsi le profil de ses Volumes décroît en direction de la rue Sainte-Catherine, passant de 40 et 32 étages pour les tours du Sud et de l'Est à 27 et 12 étages pour la tour du Nord et le volume de l’hôtel Méridien-Montréal.De même, pour créer une expression spatiale plus dynamique, ces tours sont légèrement désaxées les unes par rapport aux autres.Malgré ces tentatives, vu de la Place des Arts, ce complexe donne l'impression d’être une sévère et massive forteresse consacrée aux mânes d’une bureaucratie dont la morosité et la lourdeur sont bien connues.Un peu le même type d’impression que l’on ressent, à Londres, au Royal Festival Hall lorsqu’on observe le complexe Shell : une architecture qui s'impose davantage par sa masse que par son art Plusieurs facteurs contribuent à créer cette impression.Signalons d'abord que le parti architectural, à savoir des tours érigées sur un basilaire, demeure conservateur.C’est le parti qui fut employé, notamment, dans le cas de la Place Victoria et de la Maison Radio-Canada.Sauf que les concepteurs ont préféré avoir recours à quatre volumes distincts sur un podium plutôt qu'à une seule tour d’une centaine d’étages.Voilà un signe encourageant : des alternatives sont cherchées pour éviter les constructions à hauteur excessive du genre du World Trade Center à New-York ou de la Sears Tower à Chicago.Cependant, les exigences fonctionnelles des édifices à bureaux modernes plaçaient les architectes devant un réel problème d'harmonie de proportions.Comme les grandes sociétés commerciales réclament désormais des superficies de plancher de l'ordre ae 20,000 pieds carrés par étage, comment.avec une telle superficie de base, et en restant dans le cadre des formes conventionnelles, atteindre à une élégance du volume sans monter a une hauteur considérable?Par exemple, la tour de la Banque canaoienne impériale de commerce, que Peter Collins a qualifié du Campanile de Saint-Marc de Venise à Montréal, n’a-t-elle pas acquis une élégance certain» grâce précisément à une juste relation entre le périmètre du bâtiment et sa nau-teur, et le dégagement de son site par le square Dominion?Les architectes Blouin, Blouin, Gauthier, Guité et Ro; responsables des tours Complexe Desjardins, n’ont pas réussi à résoudre ce problème.Ils ont tenté de le contourner en ayant recours à une forme de base légèrement octogonale.Si, sur le plan fonctionnel, cette forme multiplie par deux les possibilités de bureaux sis à angle, particulièrement recherchés, sur le plan esthétique, la tentative est trop timide pour vraiment atténuer le monolithisme des volumes.L’épiderme même de ces tours, trop lisse et trop nu, contribue a leur lourdeur excessive.L’oeil ne jouit pas de points d’attache particuliers, et n’a de choix que de se saisir de l’ensemble.Il est vrai que l’hôtel Méridien, oeuvre des architectes Ouellet et Reeves, apparaît plus enjoué en volume comme en texture.Et il est heureux que, contrairement aux édifices ae Westmount Square, on ait ainsi permis l’identification de la fonction particulière de ce volume par rapport aux autres du complexe.Mais encore dans ce cas, la tentative est timorée.Sans cloute, les concepteurs de l’hôtel ne pouvaient pas trop s’éloigner de l’expression architecturale dominante des tours sans risquer de compromettre l’unité précaire de 1 ensemble.Enfin, la couleur grise uniforme de cet ensemble renforce son caractère écrasant et oppressif.Selon l’architecte en cnef, M.Jean Ouellet, ceci n’a pas été voulu.Au contraire, le type de panneau de béton préfabriqué de recouvrement choisi contenait un agrégat de couleur ocre sanguine qui devait donner aux tours une couleur autre que celle, usuelle, du béton.Mais, une fois ces panneaux installés, probablement à cause de l’échelle éléphantes-que du projet, c'est précisément la couleur grise de l’éléphant qui a prévalu.Dans le choix des matériaux pour l’hôtel et le basilaire, on n'a pas osé trop s’éloigner de cette couleur dominante.Sans raison, à notre avis.Pour le basilaire surtout, où on aurait pu trancher avec une couleur audacieuse, terre cuite par exemple.A la station de métro Bonaventure, cette relation entre le gris béton des voûtes et l’ocre orune des briques des parois n'est pas désagréable.C’est quand même étrange qu’à une époque où la télévision en couleur fut mise au point, l’architecture se soit réfugiée si souvent entre le blanc et le noir! Tout compte fait, de l’extérieur, c’est le basilaire, concep-tion (avec la place et l’infrastructure) de la Société LaHaye et Ouellet, et réalisée Rar les architectes Longpré, larchand et Goudreau, qui apparaît, par son échelle, ses articulations et sa texture, comme l’élément le plus intéressant.D’une hauteur de trois étages, il continue l’échelle de la rue Sainte-Catherine et permet-, pour le piéton, une transition entre les tours qui s’inscrivent dans la silhouette du centre-ville moderne et le caractère plus traditionnel du cadre construit ambiant.De tous les côtés, que ce soit celui des rues Sainte-Catherine, Saint-Urbain, Jeanne-Mance ou du boulevard Dorchester, le piéton peut également passer directement, au niveau du trottoir, à l’intérieur du Complexe, et cela malgré une dénivellation naturelle assez forte du site.Ce basilaire, avec ces qualités, apparaît de loin plus accueillant que cette espèce de mur de Pékin qui a été élevé pour servir de podium aux tours de la Place du Canada.Lorsque l’on pénètre à l’intérieur et que l’on débouche sur la vaste place publique qui occupe l'espace entre les tours, on découvre une architecture passablement différente et plus riche que celle exprimée à l’extérieur.Cette place intérieure, qui couvre une superficie d’environ un acre et sur laquelle donnent les étages du basilaire sous forme d’une superposition de mezzanines, possède quelque chose de fascinant.Son échelle y compte pour beaucoup: elle est à l’échelle de la ville, de ses rues, de ses places publiques traditionnelles.Comme points de comparaison, remarquons 3ue la superficie, à l’exclusion es voies périphériques de service, de la Place d'Armes est de 0.17 acre, celle du Square Phillips, 0.65 acre, celle du square Victoria et de la Place Jacques Cartier, respectivement de 1.33 et 1.49 acre.Cette place constitue un carrefour où tous les usagers du Complexe doivent passer.En effet, elle est le lieu d’origine et de destination des circulations piétonnes reliées au transport par métro et par automobile.Comme elle est le foyer donnant accès aux noyaux de service des tours, et aux activités commerciales, récréatives et communautaires.Elle possède deux niveaux.Le niveau 72, vaste dégagement de quelque 185 pieds de côté, est relié, dans la direction nord, au Foyer commun de la Place des Arts et à la station de métro du même nom par un couloir pour piétons passant sous la rue Sainte-Catherine; dans la direction opposée, il communiquera avec un éventuel complexe situé au sud du boulebard Dorchester, grâce à un couloir semblable passant sous cette artère.Le second niveau, celui du 86, prend la forme d’un mail reliant, à la hauteur des trottoirs, la rue Sainje-Catherine au boulevard Dorchester.Ce mail, d'une largeur variable et au tracé irrégulier, se superpose au niveau 72, avec lequel il est réuni par plusieurs escaliers traditionnels et mécaniques.L'accès aux activités commerciales, récréatives et communautaires se fait aux deux niveaux, tandis que celui aux noyaux de service des tours a lieu à la hauteur du mail.Enfin, pour les automobilistes, des rampes, accessibles à partir des rues Saint-Urbain et Jeanne-Mance, permettent de déposer les passagers à chacun de ces planchers avant de conduire aux aires de stationnement.Non seulement ce mail est-il relié fonctionnellement à la ville extérieure, mais il l’est aussi visuellement.Grâce à d'immenses baies vitrées fermant ses deux extrémités, on peut percevoir, à partir de la rue Sainte-Catherine comme du 1 JEAN-CLAUDE MARSAN boulevard Dorchester, tout le volume de la place et son animation.Inversement, à l’intérieur, on jouit d'une vue magnifique sur la salle Sir Wilfrid Pelletier de la Place dés Arts, et, de l'autre côté, sur le Vieux Montréal.Un seul et regrettable élément de rupture dans cette splendide'continuité visuelle: le système de portes pour pénétrer dans le mail.Pour diverses raisons, les architectes ont eu recours à des portes plus Cahier la première véritable place ’’ adaptées au caractère d'un édifice usuel qu a celui d’une telle place publique.Il n’y aurait pas dû y avoir de portes du tout, mais un simple contrôle climatique par écran d’air.Jusqu’ici, dans aucun des projets du genre, on a réussi à régler ce détail, pourtant fort important.Au Mail Saint-Roch de Québec, par exemple, lequel constitue, dans toute l’acceptation du terme, une rue couverte, les entrées ont été traitées comme celles d’une Caisse Populaire! Cette place intérieure possède une autre qualité: bien que recouverte par un toit horizontal, en caissons de béton de type gauffré (à 58 pieds au-dessus du mail, à 72 au-dessus du plancher principal), l’éclairage naturel peut abondamment y pénétrer par des puits de lumière et des parois latérales vitrées.Voilà un net progrès par rapport aux précédentes galeries du genre a Montréal, que ce soit celles de la Place Ville-Marie ou de la Place Bonaventure.Pour assurer un optimum d’éclairage et de ventilation, c’est la capacité de survie de la végétation naturelle dans ce lieu qui a servi de barème.En effet, plusieurs arbres de bonne taille, de type balsa, doivent y croître, en plus de multiples autres sortes de plantes.Comme les plantes offrent moins de tolérance que les hommes aux conditions d'éclairage et de ventilatiori, les architectes en ont conclu que ce qui serait bon pour la végétation le serait nécessairement pour les humains.Pour une fois, ce n’est pas un mauvais calcul.Il est cependant malheureux que, pour des raisons d econo- ________________par__________ (Pitw s §§s ¦ - iiip # ' i ’ ÉfP mm Slilii IHiiRr* R 7* ¦mm 1 j * * TpT jâ MBH m Le complexe Desjardins sera inauguré le samedi 3 avril.mie et surtout de manque d’audace et d'imagination de la part des ingénieurs chargés des études de climatisation, le toit en matière translucide prévu au début n’ait point été réalisé.Sans être élégante, la présente solution n'est pas mauvaise; mais elle n'offre pas suffisamment de dégagement visuel vers le ciel, le soleil, de prise de conscience du climat extérieur.Sans compter qu’un pareil toit translucide aurait permis, la nuit, des effets féeriques, en inondant les tours de la lumière même de la place intérieure.Enfin, signalons, parmi d'autres, une dernière qualité de cette place: elle constitue un lieu public, dans le sens propre du mot.Le sol appartient, en effet, à la municipalité (bien qu'il fut cédé aux promoteurs par bail emphytéotique), et un accord a été signé entre ces deux instances pour que la place soit accessible à tout citoyen, 24 heures par jour.Souhaitons que cette logique soit poussée jusqu’au bout et que, comme dans la ville, ce soient des agents municipaux qui en assurent l'ordre public.Il ne fait guère de doute que cette place intérieure, type de lieu ou les usagers sont à la fois acteurs et spectateurs, connaîtra une vie animée et intense.Bien aménagée fonctionnellement, spacieuse et accueillante.entourée de plus de 135 commerces, dont une douzaine de restaurants et quatre salles de cinéma, donnant accès aux C£orr*jp8*ïx.c* lL>hs!s iiiMtcs %* v WMk Un concept tout % 0 ?tours à bureaux et à l’hôtel, elle devrait attirer une population nombreuse, estimée à plus de 50,000 personnes quotidiennement.Pourvue, en plus, d’équipements de caractère gratuit, coin pour les enfants, aires de théâtre, d’exposition, de détente, de recueillement, etc., elle concentre dans un même lieu de célébration les fonctions et les relations d’échanges qui définissent le dynamisme et l'attrait de la ville.Cette “galerie couverte, la première à Montréal qui soit à l'échelle de la rue" selon l’architecte Melvin Charney, possède tout le potentiel et le caractère nécessaire pour devenir un pôle d'animation semblable à celui de la célèbre galerie Vittorio ,Em-manuele à Milan.En résumé, le complexe Desjardins, le dernier des super projets montréalais, apparaît comme une expression du "syndrome de la Place Ville-Marie".Si, par son parti architectural, il demeure une réalisation plutôt conservatrice, se traduisant à l'extérieur par une expression spatiale sans lyrisme ni grande élégance, il se rachète par contre par sa vaste et dynamique place intérieure.Celle-ci constitue, à ne pas se tromper, la première véritable place moderne de la métropole.Et elle semble marquer l'aboutissement de l'évolution d'un concept qui a vu le jour avec la Place Ville-Marie — simple galerie marchande à préoccupation exclusivement commerciale — et s’est développé par la suite avec la Place Bonaventure et surtout avec la Place Alexis Nihon, la première à admettre (timidement) l'éclairage naturel et des fonctions gratuites.Il est tout simplement ironique que ce complexe Desjardins, contrairement à ces précédentes Places qui sont avant tout des complexes, ne porte pas justement le nom de "Place ", ¦ Photos Alain Renaud exp* m O.un si m naie com .par.VICTOR-LÉVY BEAULIEU Tom Wolfe n’est pas un auteur très connu au Québec mais il est un de ceux qui, aux Etats-Unis, ont donné tout son sens au journalisme romanesque.Avec Norman Mailer, il a profondément modifié tout un genre littéraire qui a toujours obtenu beaucoup de succès, et qui se situe à mi-chemin entre le grand reportage et l'oeuvre de fiction, la chronique et l'épopée.Les Editions au Seuil viennent de mettre sur le marché Acid Test (1), l'oeuvre la plus lue de Torn Wolfe.Le noeud de l'histoire date déjà de quelques années, plus précisément de 1968, à l'époque dorée des trips de toutes sortes et de la répression policière qui essayait d y mettre fin.Deux grands personnages en sont les acteurs privilégiés: Ken Kesey et Neal Cassidy.Si on connaît mieux le deuxième parce qu'il at le héros de Sur la route de Kérouac, le premier nous at plus obscur.Il s'agit en fait d'un brillant jeune romancier américain dont la deux premiers romans ont eu aux Etats-Unis une critique fort louangeuse et un grand succès de librairie.Dans One Flew Over the Cuckoo's Nest, Kesey raconte la vie d un vagabond qui simule la folie parce qu’il préfère être enfermé dans un asile plutôt que de pourrir en prison.Bien sûr, il finira par être lobo-tomisé et seul son copain, l'Indien Chief Broom, réussira à s'évader.Dans Sometimes a Great Notion, on retrouve l’histoire d'un clan de bûcherons dont le chef.Hank Stamper, devient briseur de grève et défie tous ses camarades syndiqués.Le monde à l'envers, les grévistes coquins comme dit Wolfe, et le briseur de grèves héros! Le livre eut beaucoup de retentissement.Mais Kesey apparemment en avait assez et, au plus fort de la vague post-beatnick, tourne casaque et décide d 'étre un marginal.rejoignant Neal Cassidy qui, lui, l'a toujours été, que ce soit au volant des bazous de Kérouac ou de cet autobus bizarre qu'il conduit pour son ami Kesey Inconsciemment ou délibé- rément, la bande à Kesey reprend le voyage américain là où Kérouac Va laissé, à San Francisco.On y ajoute, bien sûr, plusieurs éléments nouveaux.en particulier un nouvel usage de la drogue et, au lieu du jazz cher aux beatnicks, le rock et le cinéma-choc.On y ajoute surtout le hors-la-loi Kesey qui, en liberté sous caution, ne tarde pas à faire entendre son message: "Le Yi King m'a dit qu’on était arrivé au bout, qu'on était Suite à la page 14 i 14 • Le Devoir, samedi 20 mars 1976 culture et société Nouvelle édition d’un ouvrage de Robert Rumilly Honoré Mercier et son temps Un autocrate sachant faire du Québec sa chose bien-aimée et piaffant d’impatience ouand se manifeste la critique à l’endroit de ses instincts de grandeur; un être que les titres et les décorations remplissent d’une vanité enfantine, auquel les courtisans feront rarement défaut.Vous avez un nom à suggérer?Fouillez dans vos souvenirs, ou ceux de votre père ou de votre aïeul et vous y trouverez peut-être le grand rêveur ulcère que fut Honoré Mercier (1840-1894) et à propos duquel Robert Rumilly omet de nous informer sur la provenance des biens qu’il dut céder après sa révocation: maisons à Montréal, Québec, île Sainte-Rose, Saint-Hyacinthe et Sainte-Anne-de-la-Pérade et quelques terres minières dans la région d’Ottawa! Si Mercier prefigure Duplessis par son audace à revendiquer l’autonomie du Québec (”il supporte la Confédération comme un mal provisoire", nous dit Rumilly), il s’en distinguera toutefois par son absence de grossièreté, sa francophilie et les déboires qui l’accableront inextremis, grace notamment à l’animosité que pouvaient cultiver certains juges-politiciens.dans la dernière décennie du dix-neuvième siècle.Robert Rumilly a retouché quelque peu un “Honoré Mercier et son temps”, paru il y a 40 ans, au moment précisément où l'étoile montante de Duplessis présageait une tentative de renouveau au Québec.L'éditeur Fides nous offre aujourd'hui en coffret les deux tomes (834 pages) d’une oeuvre marquée par un style en courtepointe juxtaposant les épisodes au lieu de les interrelier.A maintes reprises surgissent des noms à peine évoqués, dont on ne justifie pas avec rigueur l'insertion dans cette fresque d'époque.On en revient aux avatars d’une histoire puisée en grande partie dans des coupures de presse, des brochures électorales ou tout purement le Hansard.Une histoire qui fait vivre, mais un auteur qui n'arrive pas très bien à faire vivre l'Histoire.Rumilly n’abandonne pas ses croisades, ses polémiques (un caricaturiste ne l’avait-il pas vu en Pétain respectueux?) et cela nous vaut au moins deux apartés significatifs: -par.CLÉMENTTRUDEL 1) dire qu’on a fait croire aux naïfs que les relations France-Québec datent de 1960, souligne l'auteur en décrivant les trois mois de discours et de réceptions que vit Mercier au faîte ae sa réputation et qui s’entête, dans la France républicaine et laïque à se déclarer “catholique et français"; 2) trivial par exception, Rumilly glisse (note au bas de la page 259 du premier tome) que “parole de politiciens bleus ou rouges, au vingtième siècle comme au dix-neuvième, ne vaut pas un pet de lapin".En guise de rappel: Mercier s’était laissé persuader de ne pas intervenir a un stade crucial de l’affaire Riel, pour ne pas nuire au métis qui, finalement, sera pendu.Rumilly s’en voudrait de ne pas mentionner que de Ber-nonville, ce “beau type de soldat français" que les autorités canadiennes ont livré aux fureurs des “gaullo-communistes" (sic) en le déportant, avait fait l'objet d’une entente Rumilly-libéraux fédéraux.Rumilly s'est tu.annulant même une allocution radiophonique, mais de Bernonville n’en fut pas moins déporté.après la campagne électorale fédérale de 1949.11 faut savoir gré à Rumilly cependant de décrire Louis Riel avec tous les traits d’un véritable patriote et de terminer sa version rajeunie de Mercier par l'effigie de Riel, que les Postes canadiennes acceptaient finalement en 1970 en guise de réhabilitation du lutteur des droits des Indiens et métis des Territoires du Nord-Ouest (dont on détachera plus tard les provinces d’Alberta et de Saskatchewan, en agrandissant une deuxième fois le Manitoba).Prophétique, Honoré Mercier affirmait à l’Assemblée nationale (1885): “Il faudrait que je fusse bien dégénérée pour avoir honte d’appeler Louis Riel mon frère.Avant longtemps, bon gré mal gré, vous serez obligés de défendre sa mémoire".Il fallut 85 ans encore avant qu’un premier ministre du Canada présente un tribut au combattant de Batoche, perçu alors principa l’expansion du chemin de fer transcontinental auquel tenait la jeune Fédération.“Cessons nos luttes fratricides" était un leitmotiv pour Mercier et les adeptes d’un “parti national”, qui vivra de compromissions avant de succomber à une vulgaire grippe de fonds électoraux, dissimulés •sous des crédits à des projets tous tout aussi nobles les uns que les autres: chemin de fer de la Baie-des-Chaleurs, ouverture de territoires aux colons, pour contrer l’exode vers les États-Unis, etc.Qui se formalisera de moeurs électorales qui n’ont pas tout à fait disparu de la terre québécoise, où d’honnêtes travailleurs d’élections sont récompensés comme il se doit au moment le plus propice?Le côté le plus délicat est qu’Honoré Mercier sait faire jouer ses influences auprès des jésuites — dont il réglera honorablement la restitution des biens — et du Vatican, narguant à l’occasion des évêques qui lui rendront bien un jour la monnaie de sa pièce, tel Mgr Fabre, évêque de Montréal, réticent à l’entrée du curé Labelle en politique et qui pourtant devra concéder au rusé Mercier la carrière on ne peut plus engagée de ce curé aux allures de sybarite, dont le secrétaire sera nul autre que le “garibaldien" repenti Arthur Buies.Parcourir une vie de Mercier, c’est naviguer entre les ultramontains, les castors, les libéraux d'obédience stricte et bien d’autres tendances qui s’opposeront farouchement au point de provoquer des coups de frein aussi sensationnels que la disparition de l’Électeur, journal auquel Wilfrid Laurier prêtait son cours (le journal renaît sous le titre: Le Soleil).C’est aussi prendre conscience des racines paysannes de la masse des citoyens de ce territoire de “survivance" qui commence à faire de mauvaise fortune bon coeur: à défaut de rapatrier les Canadiens français vivant aux États-Unis, Mercier concevra une campagne de séduction de ces 'Français" américains, lesquels pourraient financer la réalisation de ‘Tindépendance" canadienne vis-à-vis de l'Empire.Sans accuser Henri Bourassa La bande à Kesey Suite de la page 13 dans une impasse, qu il était temps de changer de direction.J'ai tendu la main vers le ciel, un éclair a jailli et.brusquement.ca m a fail comme un autre peau, une peau d’éclairs, d'électricité, un costume d'électricité.et j'ai compris que nous pouvions être des superhéros.et que nous devions devenir des super-héros, ou rien." Voilà, ce n'est pas plus compliqué que ça et, en même temps, on ne peut plus américain En tous les cas, c’est d'atteindre à ce mythe que vise Kesey Fini le temps d'inventer des héros de romans! Héros, tout le monde a à le devenir dans sa vie quotidienne.C’ est bientôt le moto de la bande à Kesey qui sillonne l'Amérique dans son autobus psychédélique, appuyé par les Merry Pranksters.Un univers de sons et de couleurs invraisemblables et une foule d'individus partis qui pastiehent la tradition indienne en se rebaptisant.Les nouveaux noms disent tout On s’appelle le Démolisseur.Vitesse-Limite.Matamore.Voyageur-Intrépide, etc.On se gonfle de partout, on divague.on bouscule le langage.Autrement dit.on se prend pour les prophètes de la société nouvelle.la drogue amenant des révélations de plus en plus énormes et totalisantes.Én quelque sorte, les fondements d'une nouvelle religion basée sur l’expérience pratique, et dont on connaît maintenant fort bien les avatars d’illumination et surtout la bizarre folie qui.pendant un temps, a court-circuité l’Amérique pour la remettre en question.Mais cela, c’est bien connu.Mais cela, ce n'est que l'épiderme.Le livre de Wolfe révèle, sans doute à son corps défendant, la contre-partie qui est R lus suspecte.Car la bande à esey a beau traiter de cochons les policiers, de bandits les politiciens, de vendus les juges et de tètes de noix les chefs des religions traditionnelles, on ne peut pas dire que le nouveau monde qu elle propose est plus réjouissant.Malgré toutes les apparences trompeuses, la prétendue liber-tée sexuelle, morale et sociale que l'on acquiert semble-t-il en s’élargissant l'esprit avec les drogues, le tableau de chasse est plutôt déprimant.Au fond de l’homme, c’est toujours l’homme que l'on retrouve.La vieille peau dépouillée, c’est toujours une autre vieille peau qui est dessous.On a qu'à lire ces pages où la bande à Kesey invente ce concours dont le prix n'est rien de moins que le Pouvoir pour le gagnant: trente minutes de Pouvoir absolu, pendant lesquelles on peut faire la loi, et tout le monde doit obéir, peu importe l'ordre donné.Quoi que les Merry Pranksters en pensent.l'usage qu'ils font de ce Pouvoir n'est que la reconduction de celui de tous les autres Pouvoirs contre lesquels ils en ' lübrairie CncpclopébiQue ^librairie giutcnnc et Pour la 6« année consécutive, la Librairie voue offre sa GRANDE VENTE ANNUELLE commençant aujourd’hui 20% 30% ¦!: surtout sauf: Dictionnaires Formats de poche Canadians Nouveautés Livres anciens ont.Ils ne sont pas meilleurs que le reste deThomme.En ce sens, le livre de Wolfe est bien davantage un hymne sauvage à la force brutale, aux gros muscles abdominaux de Neal Cassidy et de Ken Kesey, à l’intimidation et au coup-de-poing américain qu'à la recherche d’une véritable sainteté.Ce n’est nas pour rien si les Hell’s Angels sont si importants dans ce livre et si Kesey voit en eux l’expression de la vraie vie.Mais au fond la chose est simple et William Burroughs a dit là-dessus un mot définitif: "Essayez donc de le faire sans conneries chimiques".C’est peut-etre ce que comprend lui-même Kesey à la fin de son odyssée.Condamné à la prison pour s’ètre trouvé dans un lieu où il y avait de la drogue, Kesey se retrouve bientôt uans son Orégon natal, sur la vieille terre familiale.Et les Merry Pranksters loin derrière lui, toutes ses illusions envolées, il se remet à écrire.La folie collective est bien finie et l’on se EN LIBRAIRIE BOUQUETS DE LA MER DE PIERRE FRANCOEUR toi Mm ¦wftnm Dbvtoto* ¦¦ Qlétoc UMfliltoa iMS-nni SB retrouve devant la solitude de la création.Transformer le monde commence d’abord par soi et c’est là un travail de cochon, Çour emprunter une image à ôm Wolfe.L’Acid Test a donc une réelle importance parce qu’il pose à ce niveau des questions fondamentales sur notre présent et cette révolution culturelle dont Kesey et sa bande ont été pour ainsi dire des explorateurs.Avec tout ce que cela pouvait avoir d’excessif.de fou.de faux, d’absurde.de totalitaire et de généreux.La porte vers le surhumain est étroite et l'homme est bien épais.presque autant que le traducteur de Wolfe dont les erreurs sont impardonnables, tout à fait françaises et si habituelles Imaginez! Traduire The Electric Kool-Aid Acid Test par Acid Test, n'est-ce pas vraiment la petite misère parisienne?Victor-Lévy BEAULIEU (1) Acid Test par Tom Wolfe, collection Fiction & Cie, Éditions du Seuil.Paris 1975 vient de paraître d’avoir plagié Mercier, Rumilly évoque les thèmes chers à Mercier qui alimenteront l’éloquence du fondateur du Devoir.Ce qui lasse chez Rumilly, c’est sa patience de chroniqueur décrivant par le menu la moindre élection partielle, la moindre intrigue de coulisse entre illustres sénateurs et non moins illustres aspirants à des postes de ministres.Il prétend ressusciter jusqu'au timbre de voix d’un orateur aux prises avec un auditoire hostile et fera mine de se glisser dans les galeries du Parlement pour y enregistrer les meilleurs discours ou les boutades les plus goûtées.Sa tâche d’historien, à propos des “coups d'État” perpétrés par Letellier de Saint-Just et par Angers (deux lieutenants-gouverneurs qui renvoyèrent le cabinet Boucherville et celui de Mercier) eût exigé une allusion au partage des pouvoirs.Rumilly braque son binoculaire sur la moindre pièce d’artillerie mise en place dans cette bataille constitutionnelle et oublie d’en peindre la toile de fond.C’est î’histoire-anecdote, par opposition au mouvement d’idées.On pressent bien que ces intérêts en opposition ont leur source ailleurs qu’en un seul partage entre rouges et bleus (Lomer Gouin, gendre de Mercier, apprendra bien de Duplessis qu il n’est pas bon de se battre sans notion de stratégie globale, sans préserver ses flancs); ailleurs qu’en un machiavélisme latent chez tout homme assoiffé de pouvoir.La première édition de ce ‘(Mercier”, Rumilly la publiait au moment où le chanoine Lionel Groulx influençait de façon prépondérante l’interprétation des forces propres à catapulter la "race" française vers un destin stimulant.Quarante ans après, Rumilly voudrait-il expliquer pourquoi il écrit que “l’appétit de vivre" de Mercier était freiné par la religion?N’aurait-il pas eu accès entre-temps aux études sur le jansénisme de Julie Papineau, femme du leader fugitif de la rébellion de 1837?Traduit en justice et finalement acquitté par verdict d’un jury, Mercier avait commenté sa défaite électorale: "Le verdict du peuple est injuste et sera sévèrement blâmé par l’histoire ”.Est-ce réaction de démocrate, ou dépit de potentat qui n’a pas pu exercer à sa guise le pouvoir absolu pour lequel il se croyait prédestiné?Arthur Buies avait sans doute vu juste en décriant la “vanité exécrable ” d’Honoré Mercier.En justice, rien ne fut prouvé; Mercier avait sans doute raison de défendre son intégrité, parlant de son organisateur en chef Pacaud comme de l’intendant chargé de restituer les dettes politiques.Mais que Mercier n’ait en rien bénéficié de ces retombées!?Rumilly, qui dit avoir débusqué des papiers personnels de personnages qui ont connu Mercier de près, se contente de citer en passant l’importance de la faillite de Mercier: $86,163.Est-il suffisant d’exercer quelques années le pouvoir pour avoir accès à tant de biens?Mercier n’aimait-il pas rouler carrosse et épater par le faste de ses réceptions (à Tourouvre, son domaine de Sainte-Anne-de-la-Pémade, il conviera le meilleur traiteur de Montréal, à crédit, pour faire honneur à quelque 200 zouaves pontificaux)?Rumilly a beau flatter les aspirations nationalistes — presque “Action française" — de ce héros québécois, il n’arrive pas à dissiper le malaise que suscite la curee exercée par ceux qui ont patienté si longtemps avant de recueillir les fruits de leur militantisme politique.On a beau jeu de blâmer, comme le faisait Mercier malade, l’ingratitude des hommes! L’histoire saura retenir les grandes idées-force d’un Mercier, animé par ses idées de grandeur (face à l’expansion vers le Nord, par exemple) mais il semble évident que le court passage de Mercier au pouvoir a pris fin à un moment où l’humble Mascoutain des années 1840 allait follement lancer la province dans des dépenses inconsidérées avec, en corollaire, la proportion de “coulage" qui allait s’ensuivre.Mercier avait du panache mais sa soif de flatterie le contraint à fermer les yeux sur un entourage qui finalement l’emporta dans une chute amère.vient de paraître Nombreux spéciaux à 50% 1635, rue Saint-Dénia 845-0911 MétroBarri - Sortit Stlnl-Danlt-Mtltonnauva la chronique de Jean Basile_ Deux romans décevants et une nouvelle revue sans avenir Quand les jeunes auteurs ne se croient pas obligés de nous raconter les émois de leur première érection, on peut leur donner, à l’avance, le crédit d’une certaine lucidité.Car, on le sait, rien n’est plus ennuyeux que le désir des autres.Nelson Dumais, prix Jean-Renaud-Molson 1976, est de ceux-là.Au fond, s’il était possible de lui reconnaître un quelconque talent, ce serait bien celui de ne pas nous “chanter la pomme”.Comment! un auteur qui ne veut pas séduire?Eh! oui.Son ouvrage, “L’Embarquement pour Anticosti” (1) a toutes les raisons pour nous paraître antipathique, à commencer par les personnages eux-mêmes dont le héros, Julien.Et cela, je crois que l’auteur l’a voulu.“Amour peut-être ou de moi-même haine.Qu’on imagine! Julien est chez des amis.Dans une chambre, à l’étage supérieur, une fille qu’il a mise enceinte est au lit, suite à un avortement difficile.Mais cela ne le concerne pas.Il pense surtout à boire, à raconter sa vie, non sans complaisance souvent.Il dévide des aphorismes dans le genre “La liberté appartient aux forts”, etc.Puis il repartira sans le moindre mot de compassion ni pour la fille, ni pour lui.Ce n’est pas Cythère mais Anticosti.Un livre dont le personnage principal n’est pas sympathique n’a déjà guère de chance de réussite.Par-dessus le marché, Nelson Dumais ne nous raconte que des horreurs, banales, il est vrai, mais horribles.On crache et on vomit beaucoup après un peu trop de bière.On couche aussi; mais les femmes ne sont que des tas de graisse et des “ventres chauds" dans lequel il est bon tout au plus de passer un moment.Pour Julien, une femme est un “con” avant qu’on ne couche avec; après, elle n’est plus qu’une “conne"! Monde de dégoût, un peu à la mode de Sartre, où tout ce qui est féminin est mou, visqueux, répugnant; ce qui rend l’amour difficile, on s’en doute.Je ne savais pas qu’il existait encore de ces etres directement issus de l’existentialisme primaire.Il y a du diplodocus là-dedans.J’ai donc tout à fait horreur de ce livre parce qu’il exprime, avec une culture légèrement inférieure à celle qu’on trouve ordinairement dans un roman policier, un univers qui me parait être l’enfer.Ne mentionnons même pas la langue qui est un enfer elle aussi.Je ne parle pas des dialogues en “jouai" mais du récit, en “bon français”, qui est du pur bâclage.Pourtant, et c’est là le paradoxe, je ne trouve pas que ce livre soit nul.“L’Embarquement pour Anticosti" est avant tout le livre d’un inconscient écrit par un inconscient.Il nous raconte, entre les lignes, une toute autre histoire: celle, éternellement pure aussi, du désir forcené de l’aventure et de tout ce que cela implique.Julien est un inadapté, un hobo, mais sa révolte n a pas vraiment d’objet extérieur a elle-même; c’est pourquoi il doit toujours partir.Son désir d’amour réel, est dévié: s’il fait l’amour aux femmes, ce sont les hommes qu'il apprécie.Ainsi, il trouve plus de charme dans la rencontre avec un chauffeur de camion qu’avec une quelconque fille; son grand ami, Louis-Jacques, semble être la seule personne qui l’aime et qu’il aime.D’ailleurs Julien et Louis-Jacques ont été ensemble militaires à Québec et l’on sent, à travers eux, l’odeur curieuse des casernes.Au fond, c'est ce domaine ambigu que Nelson Dumais aurait dû analyser puisqu’il est le vrai sujet du livre.Encore faudrait-il qu’il le sache.Ce Louis-Jacques est, de fait, le seul personnage supportable du livre et le seul aussi pour qui Nelson Dumais semble avoir de la pitié.Lui seul est beau; les femmes sont laides.Lui seul est doux.Naturellement, il représente pour l’auteur la facilité puisqu’au lieu de poursuivre l’aventure, le beau Louis-Jacques se mariera (avec une femme qui louche) alors que Julien repartira.Mais on sent bien que Julien ne lui en veut pas.Il l’aime.Au fond, et quoi qu’en puisse penser Nelson Dumais lui-même, “L'Embarquement pour Anticosti” est un livre à faire et qu’il devait faire.Mais je doute que l’auteur puisse jamais le réaliser, tant qu’il continuera du moins à employer une langue inacceptable.Ce livre, s’il est inconscient, est avant tout illisible.C’est un peu dommage.Avec une patience qui n’a dégale que celle de ses lecteurs, Claire de Lamirande publie livre après livre.“Signé de biais" (2), sous l’apparence d’un roman plus ou moins policier, tente donc de nous raconter une vague histoire “imaginaire”.Un détective reçoit le coup de téléphone anonyme d’un mania-ue sexuel.Mais cet homme est evenu, peu ou prou, l'amant de son ancienne petite amie.Pour le découvrir, il n’y a que des mots, un vocabulaire particu- On lui doit de nombreux ouvrages, romans et confessions dont certains ont des qualités honorables.On lui doit aussi une revue annuelle, “Livres et auteurs québécois”, où durant des années, aidé d’amis professeurs, il a consigné les faits, hauts et bas, de notre littérature.Puis il s’est départi de cette revue annuelle pour des raisons que je ne connais pas.Mais, noblesse oblige, il vient de lancer une revue littéraire qui paraîtra, semble-t-il, quatre fois par an et qui fera, à peu près le même travail mais en plus modeste puisqu'elle n’a que quelques pages, si on en juge par le premier numéro.On retrouve au sommaire dés noms que l’on trouvait déjà dans son ancienne revue.Critiques universitaires pour la plupart, de bonne volonté toujours.Adrien Thério lui-même y participe, notamment sous la forme d’un “Journal” où il règle ses petits comptes, en particulier avec Claude Jasmin.Querelles de cuisine sans intérêt.Avons-nous besoin d'une autre revue littéraire?Il se peut.Autant le dire avant qu’il ne soit trop tard: la revue d’Adrien Thério ne me paraît pas promise à un avenir brillant.Son matériel critique est peu adéquat, sa présentation bien plate, son contenu en information pratiquement nul.Au fond, c’est le résultat de beaucoup de bonne volonté mais aussi d’un désir de paraître que ne justifie en rien le contenu.Il ne suffit pas d’aimer la lit- I just II ne térature, hélas.3 lier; par exemple, le maniaque dit "peu s’en faut”, etc.Quand on lit un roman insipide, on peut parfois se rattraper en essayant de découvrir ce que l'auteur a voulu faire.Ici, je n’y suis pas arrivé et je ne sais pas encore si Claire de Lamirande a voulu écrire un roman policier “intellectuel" ou une vague histoire psychologique.Adrien Thério porte à la sympathie parce qu’il est naif dans le fond et qu’il attache à la littérature une importance que naturellement elle n'a pas.la plupart du temps.(3).( 1 ) L’embarquement pour Anticosti, roman par Nelson Dumais, prix Jean-Béraud-Mol-son, Cercle du livre de France, Montréal 1976.(2) Signé de biais, roman par Claire de Lamirande, Les Quinze, Montréal 1976.(3) Les Lettres québécoises.Les Éditions Jumonville.C.P.1840, station B, Montréal.Dans la poche Le populaire livre de poche — à l’heure de l’inflation — accentue sa présence.Parmi les nouveaux titres parus chez Folio, mentionnons La fin d'un primitif ( 1955) de l’Américain Chester Himes; Brûlebois, le premier roman de Marcel Aymé; L’hiver d'un gentilhomme, prix des Maisons de la Presse 71, de Pierre Moustier; Rêveuse bourgeoisie de Drieu la Rochelle; César Birotteau de Balzac; La dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils; l’Iliade d’Homère (traduction: Paul Mazon); puis, Saint-Tropez, un recueil de dessins de Sempé.Notons également que Situations 1, recueil d'essais littéraires de Sartre, prend place dans la collection Tdees", puis que la collection "Archives" (Gallimard) s'enrichit de La décade péro-niste, par Georges Béarn.Roland Brunet L'École sans diplôme Cahiers du Québec Coll.Psychoptdégogw En collaboration Le processus électoral au Québec Cahiers du Québec Coll.Science politique éditions hurtubisehmh 180 ouest rue craig montréal éditions hurtubise hmh 360 ouest rue craig montréal Les oeuvres complètes de: LÉONARD DE VINCI en 2 volumes, 27V2 x 37cm 532 pages 1550 illustrations 16 tables hors texte Reli ure et coffret en toile de grand luxe Atlas Ce travail unique n’a laissé aucune place à la banale littérature non plus qu’i des divagations esthétiques.On n’a même pas voulu replacer l’artiste et le savant dans le cadre de l’époque en rappelant les événements historiques de son temps.C 'est un recueil de monographies visant i présenter dans cha- cune de ses activités un Léonard vivant et naturel et donnant pour la première Ms la seule représentation complète de son génie multiforme.C’est un livre destiné aux chercheurs et è tous les lecteurs s'intéressant i l'histoire des sciences et des arts.les encyclopédies populaires inc.6596 Bout.St-Laurent — Montréal, Oué.H2S 3C6 — Tél.270-4347 « ( i culture et société Le Devoir, samedi 20 mars 1976 • 15 Un Alain Grandbois décevant Y-.JEAN-PIERRE BOUCHER Aussi bien l’avouer tout de suite, le Alain Grandbois (1) de Madeleine Greffard, publié dans la collection “Écrivains canadiens d’aujourd’hui”, m’a laissé sur ma faim.Et ce n’est pas l'appétit qui me manquait.Toutes les histoires littéraires parlent d’Alain Grandbois, poète qui n’a jamais réussi à m’“embarquer”, comme d’un aîné prestigieux, à tel point que j’ai peut-être développé au fil des années un “complexe Grandbois”.J’en était arrivé à me demander si, apparemment seul à ne pas sentir ce que tous semblaient goûter spontanément, je n’étais pas bouché — on ne peut rien contre son patronyme.Heureusement, l’étude de M.Greffard, sur laquelle je m’étais jeté comme sur une panacée, m’a rassuré: je ne suis pas seul à ne pas comprendre.Je suis donc resté sur ma faim : à peine quelques amuse-gueule m'ont-ils distrait un moment.J’attends toujours le plat de résistance mais j’ai fait mon deuil du dessert.A la décharge de l’auteur peut-être faut-il dire que la collection dans laquelle s’inscrit son ouvrage lui imposait-elle un cadre rigide: deux volets de dimensions égales, une introduction à l’oeuvre de Grandbois et un choix de textes (prose et poésie), le tout entrecoupé de photos plus ou moins bien reliées au texte (le poète à 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans, etc.).Compte tenu que la collection semble s’intéresser à des écrivains qui ne sont plus dans leur première fleur (Nelligan, Ringuet, Guèvremont, Roy, Charbon-neau, etc.) je m’étonne, d’une part que la moitié des ouvrages soient consacrés à reproduire des textes connus et déjà largement diffusés, et, d'autre part, que ce choix de textes ne soit accompagné que d’une introduction qui n'a rien d’une analyse de fond.Cela s’accepterait facilement s’il s’agissait d’écrivains à l’orée de leur carrière et encore mal connus du public.Mais tel n’est pas le cas.Si l’ouvrage de M.Greffard peut être utile pour celui qui ignore tout de Grandbois, je doute de son utilité.pour celui qui a lu Grandbois et quelques études sur son oeuvre.Le statisme de la collection paraît d’ailleurs avoir déteint sur l’auteur dont l’étude, la chronologie et la bibliographie s’arrêtent en 1970.En vérité, le dernier-né de la collection “Écrivains canadiens d’aujourd’hui” constitue une curiosité de la nature: à sa venue au monde, il compte déjà six ans.A ce rythme je crains que sa vie ne soit de courte durée.Cartésienne, M.Greffard a divisé son étude en deux parties: l’oeuvre en prose, l’oeuvre poétique.Sa lecture commentée de Né à Québec, des Voyages de Marco Polo et d’Avant le chaos est l’oeuvre d’un tâcheron appliqué dont voici un échantillon: “On peut dire de cette nouvelle u’elle est bien léchée.La escription de l’agonie nous atteint parfois, la paralysie, le froid nous menacent, mais souvent un ordre trop logique, une expression trop littéraire nous gardent de l’horreur et de l’angoisse véritables”.Il lui échappé parfois des aperçus qui ne demeurent malheureusement que des aperçus.Le jugement qu’elle porte sur l’oeuvre en prose de Grandbois, qui m’apparaît une évidence, ne m’en a pas moins surpris.“L'oeuvre de prose de Grandbois est marginale.Elle ne s’inscrit que dans le renouveau romanesque qui a marqué la production québécoise depuis 1940, (.) Malgré sa valeur et son intérêt, celle-ci (.) n’ouvre pas de voie dans l’exploration du réel, et si elle fait preuve de maîtrise et d’aisance, elle ne renouvelle pas vraiment les techniques littéraires”.Je veux bien.Mais je me demande com- ment M.Greffard peut porter un jugement sur les “techniques littéraires" de Grandbois alors que son “étude” a davantage les allures d’un résumé commenté que d’une analyse formelle des techniques narratives et de composition.D’autre part, s’il est vrai que l’oeuvre en prose de Grandbois n’a rien d’original, pourquoi l’avoir tirée des limbes, ce qui rogne encore sur l’espace disponible pour l’essentiel, l’oeuvre poétique?Hélas celle-ci n’est guère mieux traitée que sa voisine, non pas que ce qu’en dit M.Greffard soit faux, mais superficiel.Car c’est ne rien dire que d’affirmer que l’image du corps, centrale dans la poésie de Grandbois, exprime “une tension fondamentale entre le sentiment du vide et le désir de l’absolu”, et que son imaginaire, à la recherche du Paradis perdu, “tend à s’échapper de l’espace et du temps humains” mais se heurte à la force négative et destructive du temps.Ne peut-on pas en dire autant de tous les poètes?Pour tous les poètes non plus les images de la mer, de l’aube, de la femme, de l’amour, de l'enfance, du songe, ne sont-elles pas souvent asso- ciées au dépassement de la condition humaine, à la découverte d’un point idéal où habiter?A en juger par l’étude de M.Greffard, A.Grandbois semble un poète qui n’a pas fait preuve d’une folle audace dans sa vision du monde et dans la création d’images.Pouvait-il d’ailleurs en être autrement puisque les idées et les images traînent partout depuis des siècles.C’est un domaine où il ne reste plus grand place à l’originalité.Si l’oeuvre poétique de Grandbois a quelque valeur c'est à sa forme qu’elle le doit.Mais sur cela qui est l’essentiel, M.Greffard ne dit mot, se contentant de noter que la publication des Iles de la nuit en 1944 a marqué la fin d’une époque où une poésie sclérosée cherchait son originalité dans le régionalisme.Elle reprend même à son compte sans discussion une affirmation faite par Grandbois en 1962: “J’ai été le premier à pratiquer le vers libre ici.”, Or Alain Grandbois a bien tort et M.Greffard doublement tort de le suivre aveuglément.Jean-Aubert Loranger, dont Les atmosphères et Poèmes ont été réédités en 1970 grâce aux soins de G.Marcotte, publiait déjà des vers libres dès 1922.M.courrier des lettres et des arts Mais qui est donc M.Philippe Haeck?Mais qui est donc M.Philippe Haeck?Oui est-il donc pour ainsi mesurer à son aune toute la tradition Bue occidentale, pour ainsi se e juge et le censeur impitoyable de r’idéalisme" de cette tradition?Qui est-il donc pour ainsi décréter la fin de la poésie et reconnaître en Apollinaire "le dernier poète" (Le Devoir du 13 mars) reprenant à son compte une réflexion d’André Breton dont on doit savoir qu’il avait qualité de poète et que c’est bien en cette qualité qu’il pouvait se permettre de parler en ces termes d’un autre poète?D’où parle M.Haeck, de quel lieu profère-t-il ses critiques, lui qui refuse aux poètes le "droit" à l’inspiration, à la fureur divine, à l’emportement, à l’extase?Si une certaine fin de la poésie s'annonce et s’inscrit douloureusement dans les oeuvres de Rimbaud et de Lautréamont, ne faut-il pas y lire, plutôt que l'incapacité de ces poètes d'être à la hauteur de l'histoire (mais qu'est-ce donc que cette histoire à laquelle il est toujours question de rendre des comptes?), ne faut-il pas lire dans la démesure et l'excès de cette poésie la révolte nue de deux hommes libres, de deux adolescents torturés contre le règne débutant, en cette fin du XIXe siècle où s'installe en France la république des professeurs.de ces gratte-papiers de la laïcité, maîtres en civisme, en respect tatillon des normes institutionnelles, nouveaux gardiens étriqués d'un idéal de liberté, d'égalité et de fraternité réduit à sa plus pure expression scolaire?Le silence de Rimbaud et de Lautréamont, forcé mais en même temps choisi, n'est encore que la plus haute affirmation de la poésie contre tous ses détracteurs officiels et autres spécialistes en réduction et académl-sation de tous les textes.Mais il n'est pas pour autant justifiable: bien au contraire scandaleux, car il fait apparaître en retour la force d’inhibition et de stérilisation de cette manoeuvre de subtilisation de l'histoire à laquelle se sont livrés et se livrent instituteurs, petits maîtres et boutiquiers de tout acabit, sous couvert de progressisme, de socialisme et d'égalité sociale.Manoeuvre particuliérement insidieuse qui, tentant de se donner à travers Marx et l'idéal révolutionnaire qui en est issu ses lettres de créance, ne vise rien moins que la réduction systématique de tout ce qu: s'affirme, se singularise, se distingue, proclamant à qui veut l'entendre, mais spécialement dans les écoles, la fin de la philosophie, de la poésie, de l'art de l’histoire et de quoi encore?Tout cela, bien sûr, au nom des masses, dont le silence est érigé en norme de la parole et de l'esprit, comme si l'impuissance historique des masses, le refoulement de leur créativité devaient désormais être posés en norme de ce qui a osé et ose se singulariser, ou, plus encore, en vérité, c'est-à-dire sens caché de ces affirmations qui n'en seraient ainsi que l'occultation diabolique ou la justification malhonnête.D où sans doute qu'au-jourd'hui, le refoulé faisant retour par la bouche des nouveaux petits maîtres, sous prétexte de révolution et déprogressisme, il ne soit plus question (mais est-ce bien là notre "modernité"?) que de laisser parler la voix du ressentiment et de faire taire ce qui ose encore tenir une parole libre, et même de justifier après coup le silence de ceux qui ne se sont tus que parce que les accents de leur voix sonnaient étrangement libres (et dangereusement) aux oreilles des nouveaux précepteurs de ces "masses modernes", héros de carton-pâte de ceux pour qui l'héroïsme n'a de réalité que quotidienne, ordinaire, habituelle et médiocre.Etranqe retournement qui nous ouvre à une bien "petite histoire", relue par le bout de la lorgnette de ce valet de chambre aux yeux de qui.d'après Hegel, nul ne saurait être un grand homme.Que M.Haeck se sente a l'aise dans son vêtement de valet, nous le comprenons aisément, puisque cela le rapproche de tous ceux-là dont le refoulement n'a pas d’autre vêtement; mais qu’il sache, faute de nous le permettre (M.Haeck peut en effet nous refuser oes "permissions”), qu'au risque d’être considérés comme idéalistes et internés dans l'un de ses camps intellectuels, certains croient encore que la libre parole ainsi que la libre pensée ne sauraient qu’être singulières, uniques et solitaires, comme en témoignent tant d’oeuvres qui ne sont passées à l'"histoire” que pour l'avoir délibérément ignorée.Celles-là n’en parlaient pas, simplement parce qu'elles la faisaient et laissaient aux maîtres d'école le soin de leur trouver une place dans une histoire revue et corrigée.Si le lieu d'où nous parle M.Haeck lui rend possible de proclamer la fin de tout ce qui s’est affirmé de créateur dans l'histoire, et de décerner à Apollinaire le certificat bien mérité de "dernier poète”, quant à nous, du lieu où nous sommes et où nous écrivons, il nous est peut-être permis d'entrevoir la fin du règne historique des petits maîtres, dignes successeurs de ces petits-bourgeois pour la fustigation desquels Marx lui-même n'avait pas de termes assez méprisants.Si le prolétariat représentait pour Marx la pure négativité, dont la radicalité annonçait ces temps nouveaux dont parlait déjà Hegel, nous commençons aujourd hui à comprendre que la négativité ne se représente pas.qu'elle fait irruption dans l'histoire à I improviste et d'une manière nécessairement singulière.Le temps des mandataires est oien fini: si M.Haeck n'est que le mandataire du prolétariat, qu'il se taise et qu'il laisse parler le prolétariat: nous verrons bien s'il existe toujours.Si M.Haeck existe, qu’il parle en son nom et qu'il écrive: alors peut-être n'aura-t-il plus besoin de dénigrer les créateurs pour justifier une écriture qui ne se justifie pas d'elle-même.Michel MORIN Montréal, lar mara 1976 Greffard ne fait pas la moindre allusion à l’oeuvre de Loranger sans doute parce que la réédition de son oeuvre est parue à la fin de l'année qu elle a choisie comme borne., Certes je n'oublie pas la déclaration d'intention de M.Greffard au début de son étude: "Ce qui nous a intéressée particulièrement, ce sont les images; nous avons cherché à les saisir dans leurs ramifications, dans les liens qu’elles établissent de l'une à l’autre, puisque ce ne sont ni les thèmes ni les images pris isolément mais les constellations qu'ils forment qui révèlent le dynamisme original d'un monde imaginaire".J’ai la conviction quant à moi que la valeur de l'oeuvre Grandbois, comme de celle de tout autre écrivain, tient avant tout à l'écriture.Et pour comprendre les mécanismes de son écriture, il faut en analyser les techniques.Bref, la seule approche thématique et l’étude des images me semblent insuffisantes.Il aurait fallu y joindre une analyse proprement formelle de chaque poème, travail long et ardu qui reste à faire et qui seul permettra d'apprécier l art du poète.(1) “Alain Grandbois”, par Madeleine Greffard, Fides, “Ecrivains canadiens d'aujourd'hui", Montréal, 1975.à paraître Réjean Pelletier et collaborateurs Partis politiques au Québec Cahiers du Québei Coll.Science politique W) ouest rue c rai : mont red éditions hurtubisehmh Vient de paraître jeu Mb*", « ( to**»¦»-/'»* Décor: ROBERT PREVOST Costumes : FRANÇOIS BARBEAU ne évangéli deusse Reservations 844 1 793 Q Metro Laurier sortie Gilford 4664 ,iûe Si Denis DES RIRES PAR DOUZAINES!!! POUR | TOUS Le film de Mel Brooks est très drôle, on passe de joyeux moments - FRANCE • SOIR Une foule de gags, de gesticulations et de mimiques irrésistibles, Mel Brooks a mis les rieurs de son côté.- TELE 7 JOURS Brooks a mille trouvailles.- LE POINT Ce film est aussi drôle que les autres.L'humour de Mel Brooks n'appartient qu'à lui.^ - LE MONDE Si vous avez vraiment envie de rire, il faut aller voir " Le mystère des douze chaises Les acteurs sont tout à fait extraordinaires Quelle satire ! - l* aurore ___________ comW® «MYSTERE ¦ni?PUISES MC .FRANK LANGELLA^ DOM De LUISE >.BEI BROOKS «xtTwecotoe SAM-OIM: dét 1.30 SEMAINE: dé* 7.30 FLEUR DE LYS 858 est.Sta-Catherine 288 3303 r M0NI0U€ MILLER HARJ0LAIN€ H€B€RT V€R0NIQU€ L€ FLAGUAI/ T J€AN DUC€PP€ UK» COH«M< »• N.li /IHOH TXAMCÎION M MN< MONNt ^ -'Catherine et au Montreal Trust PVM ainsi qu'à rentrée | - ¦.! L® Ct 4 lüÜfP "pji'YYV k snMira ÉGLISE NOTRE-DAME Avla aux abonnés : Tous les billets d'abonnement pour la Salle du Gesu seront respectés è l'église Notre-Dame PIERRE DAVID présenté UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS RAM?4N CINEMAIOGRAPMICa ot SERGIO UONI POOR TOUS T*"» zarociÊs ' HHE CLOCHE v mi» an trèna pq> ^ G4MMN0 D4MWNK musique (le , FNNK) MORRKXM A UILLEROV ST TUNIS JARRY 388 SS77 SEM7.00-9.10~ /’/ SAM • DIM: 12.30 - 2.30 - 4 40 -7.15 -9.30 PIERRE DAVID PRESENTE UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS CLAUDE LELOVCH “Du policier à son meilleur.Nous redonne le goût du suspense et de l'action.-Claire Caron.JOURNAL OE MONTREAL “Des films comme ça, j’en verrais deux par semaine .-jaanMonn.bon dimanche “Ce film désarmant est un succès assuré.” - Luc Perreault, LA PRESSE UN POLICIER iNTÉGRE MÈNE UNE LUTTE A MORT CONTRE LA CORRUPTION POLITIQUE.: PROSPEC B ¦prespnte^MgfiflaS N PATRICK DEWAERE dans un film de PIERRE GRANIER DEFERRE î PARISIEN 1 1 «fc 3 40 * 40 7 «0 • 40 Simili detnl» epecUcl» è 11 3A[ LAVAI 4 aur eamiHne 7 00 « » 00 e*m*di •! (S me riche 1 0C 3 00 S 00 7 00 ¦•00 Samedi rttnt* apttacM 1100 WIVOLM 1 00 3 00 8 00 T 00 »Qol ClrîémaH CAPITOL ¦vorummondvllle PARISIEN! RIVOLI DANS LE PLUS ORIGINAL DES SUSPENSES ! PCX IR TOUS SEM : 7.30 -9.30 AM.-DIM.: 1.30-3.301 5 30-7.30 -9.30 Salle THe^atem le DûUPHm BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 6060 Un film do Francis Giacobelti Emmanuelle CAntiviergO a la recherche lotalc du plaisir RIVOLI: 1.J0, 3.10.S.30.7.30.3.30.PARiatEN-3; 1.00.3.00.3.00, 7.00.!£S' ,UR #eMA,Ne: ,w> » *00.SAMEDI • DIMANCHE 1 00.°0' , ##' VÏM*,Ue*: Su* SEMAINE 7.30 • 0.30.SAMEDI S NIER SPECTAC V 10 8 30- r i0.8.30.PARISIEN A LAVAL, SAMEDI OER- 5e SEMAINE ! RIVOLI »_* SI Ormsllrlânjer 277 3I2S 4M SHCAtHtRINE0 ISt 36b6 "" CENTRE LAVAL UlTIN LE CHARLOT (Lsngueull) ST EUSTACHE (SI.Euatacho) CHAMBLY (ChamMy) VARENNES (Varannat) ROYAL (Lapralrlo) LAURENTIEN (Uranvllla) J culture et société Le Devoir, samedi 20 mars 1976 * 17 cinéma Le Greenwich Village des années 50 Next Stop Greenwich Village P la Les films à caractère autobiographique sont souvent difficiles à réussir parce que le réalisateur est confronté à une double tentation qu’il ne parvient pas toujours à éviter: celle de l’apitoiement nostalgique sur certaines tranches du passé ou celle de l’enjolivement de moments sans grande importance.Dans son dernier film intitulé Next Stop Greenwich Village, Paul Mazursky a choisi de parler, sur un ton à la fois satirique et humoristique, de l’époque où il a vécu à Greenwich Village dans l’espoir de devenir comédien.Mazursky fait revivre, avec intelligence et sensibilité, l’atmosphère enfiévrée des années 50 alors que les adolescents se passionnaient pour Freud, s’engouffraient dans les petits cafés jour y rêver leur vie, s’é-ançaient dans toutes sortes de discussions passionnées sur les difficultés de l’existence, et découvraient, souvent amèrement, que la réalité recelait des aspérités inattendues.C’était l’epoque où les jeunes comédiens newyorkais ne juraient que par l’Actor’s Studio et s’émerveillaient devant l’immense talent de Marlon Brando.A Streetcar Named Desire confirmait à tous ceux qui s’aventuraient dans une carrière difficile qu’il était possible de trouver en soi les ressources affectives qui permettaient de percer l’écran.Le film de Mazursky débute en 1953 alors que Larry La-pinsky (Lenny Baker) quitte son père (Mike Kellin) et sa mère (Shelley Winters), résidants de Brooklyn, pour aller vivre, par lui-même, a Greenwich Village, writable bastion des déracines, des marginaux, de ceux qui recherchent une atmosphère cordiale, ouverte, accueillante et de ceux qui ne peuvent vivre ailleurs.Contrairement à plusieurs films autobiographiques tronqués, on sent dans Next Stop Greenwich Village que le cinéaste connaît parfaitement le milieu qu'il décrit, qu’il y a passé des jours difficiles mais heureux, qu’il ne triche pas avec la réalité et qu’il aime les diverses facettes de cet environnement.Ainsi Greenwich Village -par.ANDRÉ LEROUX apparaît comme lieu géographique et culturel où régnent l’amitié, la camaraderie, la liberté sexuelle, le refus des conventions et un besoin d’expression authentique et de création.Mazursky précise bien qu’au-delà d’une contagieuse soif de vivre se profilent souvent certains malaises existentiels, certaines contradictions déchirantes, la peur d’affronter les durs impératifs du quotidien, des besoins d’affection insatisfaits et une crainte mal dissimulée de l’avenir.Il ne faut être allé qu’une seule fois à Greenwich village pour constater avec quelle justesse Mazursky a cerné les ambiguités d'un milieu à la fois stimulant et inquiétant.Par moments, le film ressemble à un documentaire qui voudrait constamment dépasser les limites de son approche, fouiller toujours plus profondément ce qu’il nous donne à voir.Or, Next Stop Greenwich Village va beaucoup plus loin qu'un documentaire car il nous fait pénétrer dans l’existence quotidienne de personnages surgis de l’imaginaire d’un cinéaste qui a transposé la diversité de ses expériences.Mazursky nous offre plus que le vécu; il nous présente le réel filtré par sa sensibilité, et par l’intensité de ses souvenirs.Et si le film dégage une telle pulsation de vie, c’est parce que le cinéaste est parvenu à saisir ce qui se cache derrière des joies exhubérantes, des vanités blessées, des attitudes apparemment libérées et des grimaces douloureuses.Mazursky a peut-être connu tous les personnages dont il nous parle mais, par le biais de la fiction, il nous a permis de nous y intéresser de plus près et de nous attacher, sans mièvrerie, à leurs déboires.Le film se colore d’ailleurs au gré des changements d’humeur et des vibrations affectives des individus qui le traversent.Larry La-pinsky, le porte-parole de l’au- teur et le personnage central, est un être sensible, hanté par une éducation matriarcale difficilement supportable, et férocement volontaire.Obligé de vivre dans un modeste appartement et de travailler dans un petit restaurant pour végétariens, Larry est propulsé vers le futur par un seul et unique désir: devenir comédien.Meme si Lenny Baker ne possède pas tout le magnétisme qu’on souhaiterait, il réussit à nous faire ressentir toute l’énergie contenue en Larry, toute la vitalité qui le pousse vers son but.Contrairement à Sarah (Ellen Greene), son amie qui s’est durcie au contact de l’existence et qui s’est repliée sur elle-même, Larry demeure ouvert aux sollicitations du réel et utilise ses expériences, même les plus pénibles, pour enrichir et approfondir son métier de comédien.Son humour, typiquement juif, est le moyen dont il se sert pour se protéger du monde extérieur.Mais, à aucun moment, Larry n'écrase ou ne piétine sa sensibilité.Mazursky nous fait d’ailleurs très bien comprendre que cette richesse intérieure lui permettra de devenir un artiste complet, en pleine possession de tout son talent.Next Stop Greenwich Village nous fait toucher du doigt, comme peu de films ont su le faire, ce qui fait la grandeur d'un véritable artiste: la profondeur de sa sensibilité.Lorsqu’à la fin du film, madame Lapinsky demande à son fils de devenir un bon acteur, on est convaincu que Larry exaucera le voeu de sa mère car il possède les qualités fondamentales pour s'imposer comme un artiste de premier plan.Et comme le Moraldo de I Vi-telloni de Fellini, Larry sera le seul, parmi son groupe d’amis, à sortir de son milieu et à se diriger vers un avenir prometteur.Tous ceux qui gravitent autour de lui sombreront ou dans le désespoir, ou dans la médiocrité, ou dans le cynisme ou dans Tin-différence.Sarah refuse une relation amoureuse stable par manque de courage et de sincérité, Anita (Lois Smith) se suicide par peur du lendemain, Robert (Christopher Walker) se réfugie derrière le cynisme afin d’éviter toutes formes de responsabilité, Connie (Dori Brenner) essaie de trop plaire à tous, et Bernstein (Antonio Fargas), l’homosexuel noir, continue à fuir la réalité dans toutes sortes de jeux imaginaires.Certes, les personnages sont peut-être un peu trop esquisses.J’aurais aimé que Mazursky nous en fasse connaître davantage sur chacun d’eux.Quand il délaissé un individu pour nous approcher et nous familiariser avec un autre, on ne peut qu’éprouver une certaine frustration.Ses personnages sont tellement riches de potentialités dramatiques, psychologiques et narratives qu’on voudrait les saisir encore plus intimement, et plus pleinement.Sherlock Holmes et son frère (A L.) — Gene Wilder a probablement tout appris sur le cinéma et sur la comédie en travaillant avec Mel Brooks car son premier film The Adventure of Sherlock Holmes’ Smarter Brother, dont il est à la fois scénariste, interprète et réalisateur, s’apparente de très près aux films de Mel Brooks.On se souvient que Wilder écrivit, en collaboration avec Brooks, le scénario de Young Frankenstein dont il était aussi la vedette.Et il est clair qu’il a emprunté à Brooks son sens de la dérision, son humour non-sensique, ses visées parodiques et sa verve sarcastique.Mais Té-lève n’a pas le talent du maître et le film demeure toujours, malgré certaines touches étincelantes et amusantes, en deçà de ses possibilités.Sherlock Holmes’ Smarter Brother repose sur une idée de prime abord alléchante et pro- metteuse: Sherlock Holmes (Douglas Wilmer), le célèbre détective anglais, fait appel à son jeune frère Sigerson (Gene Wilder) afin qu’il l’aide à retrouver un document important, confié par la reine Victoria à Lord John Le Mesurier.S'il disparaissait, ce document pourrait provoquer une guerre.Le film offrait donc, au point de départ, de nombreuses potentialités comiques.L’affrontement de Holmes, très sùr de lui-mème, légèrement pompeux et imbu de sa propre importance, et de son frère Sigerson, plus intuitif et plus brillant que le détective réputé, et affreusement jaloux du succès de Holmes, aurait pu faire surgir toutes sortes de tensions comiques et significatives entre Içs deux frères ennemis.On aurait pu assister à un magnifique duel de personnalités; Sigerson réussissant finalement a retrouver le document et à éclipser son frère.Malheureusement, Wilder qui aurait dû se contenter d’être ou réalisateur, ou interprète, ou scénariste, n’a jamais développé ces aspects du conflit et a oublié, en cours de route, de donner une épine dorsale à son entreprise.Comme dans les premiers films de Mel Brooks, le spectateur cherche le fil conducteur qui lui permettrait de saisir ce qui relie une séquence à l’autre et ce qui assure la cohérence comique.Sherlock Holmes’ Smarter Brother ressemble à des sketches de cabaret qui ne riment à rien parce qu’on a oublié de leur injecter un contenu.Gene Wilder nous entraîne d’une séquence à l'autre sans nous faire comprendre la relation qui existe entre les différentes situations.On se retrouve au coeur même des évènements sans savoir ce qui nous y a conduit.Le film paraît complète- à l’affiche E” hymne à la gloire de la ) Vergi Adieu Poulet: Un lice.Le commissaire Vergeat (Lino Ventura), prototype même du flic intègre, sérieux, sûr de lui et incorruptible, est placé au centre d’une affaire de corruption électorale.Adieu Poulet consacre les vieilles mythologies qui soutiennent qu’un homme seul peut mettre en échec un système social entièrement corrompu.Je pensais qu’après l’horriblement manichéen Section Spéciale de Costa-Gavras, aucun cinéaste français n'oserait plus nous dire que la société est divisée entre les très bons et les très méchants.(Le Parisien) ¦ Né pour l’enfer: Le super navet de 1976 réalisé par Denis Héroux qui veut dénoncer la violence du monde dans lequel nous vivons mais qui exploite ce qu’il accuse à des fins bassement commerciales.Huit femmes, sur lesquelles le réalisateur ne nous apprend absolument rien, sont assassinées devant nous sans qu’on ne se sente jamais concerné par ce qui se déroule sur l’écran.Sur un sujet férocement, dramatique, Héroux n’est parvenu qu’à faire* un film ennuyeux et absolument pas dramatique.D’une certaine façon, cela constitue un tour de force.(Le Parisien) Une violence qui % eierce sur les esprits et sur les volontés Le Monde L intolerance et les dangers d une société aua mains d une police toute puissante cmeme Convaincant par ses qualités artistiques, sa sincérité et une interpretation remarquable fe/erama Un individu humilie numéroté et écrasé par une machine repressive et inhumaine , _ te Point ij:.wwsptc Le roman interdit en Grece par pj: pmm./ ancien régime est enfin un film Michel Piccoli Un film, de Peter Fleischman Musique de Ennio Morricone avec Ugo Tognazzi Adriane Asti 12.10-2.30-4.40 7.05-9.30 l*S90 rue Si Dem s’impose par ses fougues hystériques.Madame Lapinsky aurait facilement pu devenir la caricature hilarante de la mère juive oppressive mais grâce à la sensibilité, à l’humour chaleureux de Mazursky et à Tintelh-gence de Shelley Winters, elle apparaît plutôt comme un être pathétique, démuni, qui aime mal son fils et qui ne sait comment le retenir auprès d’elle.Je n’ai jamais particulièrement été attiré par les interprétations antérieures de Shelley Winters, mais je dois avouer que dans Next Stop Greenwich Village, elle confère au personnage une grandeur presque monstrueuse et touchante;Madame Lapinsky ne comprend pas comment ceux qui vivent autour d’elle ne partagent pas son système de valeurs.Elle veut tellement ajuster et plier son environnement à sa vision du monde qu’elle se perd tout en croyant aider ceux .qui la craignent.Un cinéaste qui aurait manqué de générosité Une certaine jeunesse des années 50 à New York nous aurait montré, dans de telles circonstances, un fils qui déteste sa mère mais Mazursky, préoccupé par les liens sous-terrains qui unissent les êtres, met en evidence la tendresse profonde qui rattache le fils à sa mère.Certes, Larry a peur de cette dernière, mais il lui voue, au-delà de ses rancoeurs apparentes, une sincère affection.Jamais depuis The Young Savages, Shelley Winters aura-t-elle été aussi bien utilisée au ci- nema.Depuis Bob and Carole and Ted hnd Alice, son premier film, Paul Mazursky s’achemine vers une forme de cinéma de plus en plus intimiste et dépouillée.Axant principalement sa mise en scène autour des comédiens, il s’intéresse moins au récit qu’aux atmosphères psychologiques, physiques et affectives.Ainsi Next Stop Greenwich Village est une succession de petites touches discrètes, fra- giles et délicates qui ne parviennent pas toujours à s’insérer parfaitement dans un ensemble cohérent mais qui sont empreintes d’une attention très particulière pour les contradictions humaines.Next Stop Greenwich Village est moins bien structuré que le splendide Harry and Tonto, le film précédent de Mazursky, mais il vibre, à la manière de certaines toiles impres-sionistes, d’une beauté insaisissable.(Snowdon) On a l’impression que Mazursky ne nous en a révélé que les aspects les plus indispensables.Ce qu’on apprend sur Larry, Sarah, Robert, Bernstein, Anita et Connie est tellement intéressant et fascinant qu’on demeure insatisfait lorsqu’il les abandonne au dénouement; Comme les comédiens se distinguent par leur intensité, leur vitalité, leurs pouvoirs de conviction, et leur souplesse dramatique, on reste déçu de voir que la structure narrative morcelée et fragmentée ne leur offre pas la possibilité d’approfondir encore plus leur personnage respectif.Par contre, Mazursky nous divulgue tout sur madame Lapinsky, véritable mère castratrice qui veut tout connaître sur la vie privée de son fils, qui surgit dans son appartement comme un policier inquisiteur, qui cherche à s'accaparer son affection en le submergeant de nourriture et qui tente de le culpabiliser en faisant régulièrement des crises nerveuses.Monsieur Lapinsky vit évidemment dans l’ombre de sa femme et ses brefs accents de révolte ne troublent aucunement celle qui G a l e r • i e s æ A r t Exposition Galerie nationale -Canada Ottawa Musées nationaux du Canada Le siècle de I ouis \\ Peinture française de 1710 à 1774 jusqu’au 2 mai line exposition impni'lnnle tie peinlure fraiiçiiise.organisée par Pierre Rosenberg tin Musée tin I .out re pour The Toledo Museum of Ml.The M l I nsi il nie of < lueago el la < ialerie ual ionale tin ( ’.anada.mer., yen., sam.I Oh h ISh mar., jeu.I0hà22h dim.et jours firiés I4h à ISh Fermée le lundi Entrée libre (613) 992-4636 Angle des rues Elgin et Albert, Ottawa.Oeuvres récentes de NICOLAS SAMA jusqu’au 26 mars Importants tableaux et sculptures CANADIENS ET EUROPÉENS 0"",!V NOUS ACHETONS PEINTURES DE QUALITÉ Samedi 9 a 5 _______________________________________J Ferme dimanche el lundi ment disloqué car toutes les séquences sont closes sur elles-mêmes et n’entretiennent aucun rapport logique les unes avec les autres.Chez Mel Brooks, ily a un vent de folie furieuse qui souffle à chaque instant et qui relègue au second plan la stupidité des gags et des situations.Blazing Saddles était un film incroyablement béte et ridicule mais l'enthousiasme frénétique de la mise en scène faisait rire le spectateur malgré lui.Gene Wilder ne possède pas la verve grotesque de Brooks; ce qui l'empêche de cacher, passagèrement, la minceur du scénario et les insuffisances de la réalisation.Ainsi, le spectateur perçoit, au premier coup d’oeil, la faiblesse des gags, la fadeur des situations et la naïveté du propos.On dirait que Wilder a cru que ses interprètes pourraient compenser l’absence de scénario.On retrouve dans Sherlock Holmes' Smarter Brother des comédiens qui se sont faits connaître dans les films de Mel Brooks: Gene Wilder (évidemment), Marty Feldman et Madeline Kahn.Dans le rôle de Or-ville Sacker, l'aide de Sigerson 3ui se distingue par son extraor-inaire mémoire photographique, Marty Feldman continue toujours à rouler de tous les côtés ses grands yeux exorbitants.On souhaiterait, par moments, qu'il se tranquillise et cesse d'utiliser un truc trop facile.Quant à Madeleine Kahn, la mystérieuse Jenny, elle bouillonne d'une énergie peu exploitée et parvient à donner à la séquence du Kangaroo Hop une fraîcheur et une spontanéité qui manquent au reste du film.Gene Wilder s’est réservé le meilleur rôle: celui du bon, brave et intelligent Sigerson.Devant aussi assumer la réalisation, Wilder n'a pas tellement eu le temps d'approfondir son personnage qui ne brille jamais d’un éclat particulier.Il devait d'ailleurs etre plus préoccupé par tous les détails de la laborieuse reconstitution historique que par les exi- Sences comiques de son récit et e ses personnages.Le seul comédien qui s'impose avec force et originalité est Leo McKern dans le rôle du vilain professeur Moriarty.Gene Wilder n'est pas un réalisateur totalement dépourvu de talent mais il est évident que dans Sherlock Holmes' Smarter Brother, ce talent se disperse et se gaspille dans les éléments inutiles, superflus et insignifiants.Le film aurait pu être beaucoup plus intéressant et amusant si Wilder avait concentré son intérêt sur le scénario, les personnages et la cohérence des situations.(Van Horne) /nelier OU** ACSL 1430 rue Sherbrooke, ouest Tel : 933-9877-845-4361 9 Lun.au Sam.de 9:30 à 17:30 h.GALERIE DOMINION Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande gâterie d’art au Canada 1438 oukst.rue Shertrooke 845-7471 et 845-7833 Paul Soulikias ¦ .Première exposition goene d’Aquarelles robert Jusqu’au 3 avril rouillier 1370 ouest, rue Notre-Dame.Montréal H3C1K8 .935-7565 â l'ouest de la rue de la Montagne vient de paraître HENRI MASSON par Hugues de Jouvancourt Edition de luxe tirée à 170 exemplaires, dont 100 accompagnés de 6 lithographies (11 Ve x 10 pouces) exécutées et signées par l'artiste.ÉDITIONS LA FREGATE INC.C.P.157 - Station H • Montréal - tél.: 861-0791 Tableaux par John Franklin Koenig Karel Appel Fernand Toupin Louis Jaque Jean-Paul Jérôme Ug a I e r I e bernard desroches UN ouest, rua skerbreeke, imntréul 842-8648 ACADÉMIE DE PEINTURE ATILIIR LIBRE DESSIN - CROQUIS et PEINTURE avec MODELE VIVANT CORRECTION et INITIATION à L'ART AUCUNE CONDITION D INSCRIPTION 5002.boul.St-Laurent Montréal Québec H2T 1R7 Tél.: (514) 279-8029 ! ga c erie aude “Autoportraits” uce de ga c erie aude Georges St-Pierre uce Jusqu’au 3 avril galerie caude luce 1637, rue St-Deni», Montréal, Ouébec Tél: 849-8502 î •— ; “BLANC SUR BLANC” EXPO- PARTICIPATION AUTOUR DU TEXTILE du 22 au 28 mara Tsipora Levy.Anna Peterson.Efleda Russel.Gabrielle Schmidt.Juliana Lunch Staunton AVEC LA PARTICIPATION DES ÉLÈVES ET DU PUBLIC du 29 mart au 3 avril: Exposition de l'oeuvre finale Pour Information concérnant , .le» heure» d'ouverture: VISUQI 488-9559 arts centre .centre des arts visuels 350 victoria avenue, montréal.PARMI NOTRE CHOIX DE GRAVURES ORIGINALES CINQ GRAVURES DIFFERENTES ET PLUS DE CHAQUE ARTISTE SUIVANT: BASKIN CARZOU LEMIEUX MAGNELLI PICHET SAVOIE SAXE SOULAGES TÉTREAULT OIX ET PLUS: BRIANSKY DELAUNAY ESLER GÉCIN GIGUÊRE HASEGAWA LALlBERTÉ PELLAN PETIT ZAO-WOU-KI VINGT ET PLUS: ALVAR CLAVÉ FINI FRIEDLAENDER MARKGRAF RIOPELLE TREMBLAY ET AUTRES! 1024 OUE8T, AVENUE LAURIER 279-2188 18 • Le Devoir, samedi 20 mars 1976 culture et société S—*;- Pollen Il pleut sur mon coeur comme.Un “Jeu” qui en vaut la chandelle L'avenir nous dira quel sort le public québécois réserve à une revue théâtrale, dans quelle mesure les trois cahiers annuels annoncés sont susceptibles de dépasser le cercle, forcément restreint, du milieu?Il n’existait pas de pareille initiative ici, l'équipe de la rédaction le signale tout en précisant qu’elle veut tenter de remédier à cette carence.Le premier numéro de “Jeu” (1) publié aux éditions Quinze, mérite toute notre attention.Sa fière allure lui permet d'éviter de prendre un aspect rébarbatif tout en demeurant un écrit spécialisé.Le lecteur aborde la revue par le biais d'une intelligente explication du titre de la part de Gilbert David.Suit une note de la rédaction, un collectif de cinq personnes: Michel Beaulieu, Gilbert David, Claude Deslandes, Lorraine Hébert et Yolande Villemaire, nous annonçant son intention de scruter dans un prochain numéro les subventions accordées par Québec au théâtre.Après un bref rappel des retombées de la tournée automnale du Centre d’Es-sai en France, Louis-Dominique Lavigne membre de la troupe “Le Parminou" donne sa vision de la scission survenue en décembre à l'AQJT (Association québécoise du Jeune Théâtre).La direction exprime le voeu que ce texte marquera l’ouverture d'un débat sur la question.A mon avis, elle se trompe grandement.Trois mois ont passé depuis la fracassante sortie de quelques troupes, beaucoup a été dit sur le sujet.Néanmoins, la version de Lavigne demeure fort intéressante en ce qu'elle s'inscrit dans une perspective critique qui ne se dément qu’en de rares occasions lorsque par exemple, il en arrive à parler d'un 'coup monté pour donner à l'AQJT son coup de mort ".Toujours membre de l'AQJT, Lavigne blâme avec raison l’inutile mais prévisible sortie de gens dont 1 arrogance était aisément vérifiable lors des derniers festivals, ceux de Ri-mouski et Sherbrooke.L’article témoigne surtout avantageusement du fait que la vie, le tra-vail, continue au sein du jeune théâtre.Cela ne saurait être qu'encourageant! Hélène Beauchamp esquisse une analyse de “Lénine" de Robert Gurik, pièce récemment parue chez Leméac.Elle brosse une explication de l'oeuvre Qu elle qualifie de “mosaiquée" événements vraisemblables, parle avec raison de la faiblesse de la seconde partie et finit par définir le texte comme "un bon divertissement théâtral et culturel qui a la politique comme thème au lieu de l'homosexualité".Elle termine par un reproche à propos de 1 engagement tout théorique de certaines personnes du milieu et blâme le plaisir stérile d écrire une telle pièce, ce que d'aucuns trouveront sûrement discutable.J en arrive à la pièce de résistance de ce numéro initial: une investigation en profondeur de la création collective du groupe l'arminou intitulée “L'argent ça fait-y vot'bonheur".Les auteurs de l'étude, Lorraine Hébert et Gilbert David, tentent de démonter le mécanisme de cette création.L'analyse s'adresse à des lecteurs avertis et ne manque ni de soin, ni d'intérét.Elle s'arrête tant à la dramaticité en reconstituant les grands moments de !a fable qu’à la théâtralité de ce qui est un théâtre d'intervention sociale.Peu d'études du genre ont été tentées ici, particulièrement dans ce domaine méconnu de la création collective où, comme le soulignent les auteurs de l'article, tout reste à faire.Le phénomène est important, il ne faut jamais oublier que la plupart des jeunes troupes optent pour ce type de forme dramatique.Le Par -par- ADRIEN GRUSLIN ner Lucker animée par Odette Gagnon, qui vient de compléter une adaptation québécoise de “Faut pas se laisser faire”, la dernière pièce de Lucker.Marie-Francine Hébert est spécialement connue par la piece “Cé tellement cute les enfants” que la troupe La Marmaille a joué un nombre incalculable de fois.A la lumière de l’interview, >n se rend compte qu’elle et Lucker (il travaille à Berlin) se rencontrent dans une volonté d'explorer des voies nouvelles dans le domaine du théâtre pour les petits, que tous deux veulent sortir ce genre d'un ton paternaliste et parfois gnangnan où il s'est trop longtemps complu.Leurs réflexions devraient intéresser tous ceux qui travaillent à ce niveau.Dans l’article suivant, Claude Deslandes interroge André Major et Claude Roussin à propos de la production scénique récente d une de leurs pièces.Il faut bien reconnaître que les réponses apportent peu d’éléments nouveaux et intéressants sur la question.Évidemment il ne faut pas oublier que ni la pièce du premier; “Une soirée en octobre'- montée par le TPQ en septembre dernier, ni celle du second: "Marche Laura Se-cord" montée en triproduction par le TNM le Trident et le CNA 'Centre national des arts d’Otta-./a) n etaient vraiment intéressantes.Dans ces circonstances, il apparait normal que leurs auteurs aient peu de chose à dire à leur endroit.C’est à une réflexion sur la pratique et la théorie théâtrale, dilemme de toujours, que nous convie le dernier article de “Jeu".André Veinstein, le spécialiste de la question, a été interrogé par Michel Vais.J’ai lu, il n’y a pas tellement longtemps, l’interminable et savante thèse d'André Veinstein sur “La mise en scène théâtrale et sa condition esthétique" et je dois avouer que non seulement l'entretien ne saurait apporter davantage mais que de plus il m'a peu intéresse en raison de son allure beaucoup trop générale.“Marche, Laura Secord!” On se souvient de cette somptueuse parodie de comédie musicale qui tint lieu de spectacle des Fêtes au TNM cette année.Le texte vient de voir le jour à L'Aurore (2) Le spectacle, un gros nannane en sucre au coût exorbitant, avait complètement noyé les quelques éléments du texte ayant quelque intérêt.A le lecture, je n’ai pu m ôter de la tête la production que j'avais détestée.“Ce maudit Lardier” A tous ceux qui ont la nostalgie des "Forges du Saint-Maurice", Guy Dufresne offre ce texte tiré de la première saison de la défunte sérié télévisée.Maurice Filion, le préfacier, précise que le dramatruge n’en est pas à sa première entreprise de création historique.Il cite à cet effet les textes de l’émission radiophonique "Le ciel pardessus les toits", en plus des téléromans "Cap aux sorciers ”, "Septième Nord" et "Kana-wior\ "Ce maudit Lardier", (3) structuré en tableaux, ne s’écarte pas totalement du téléroman dont il tire sa source même si l’action s’y trouve un peu plus resserrée.A mon avis, l’auteur des "Traitants" a obtenu plus de succès au petit écran qu à la scène.Je me souviens encore très bien de son pitoyable “Cri de l'engoulevent créé au Gésu la NCT en septembre 1971.¦ Pollen, Kébec-Disc, KEV 908 Comme c’est froid, ce petit bout de plastique, bien propre, bien fait, qu’on achète presque de la même façon qu’un paquet de cigarettes au coin de la rue.Sauf qu’un disque, on aurait envie de ne pas le consommer, de ne pas le laisser brûler comme la cigarette dans le cendrier, oubliée parce qu’il y a trop de choses à faire.Le premier disque de Pollen me fait penser à ces boîtes de conserve dans lesquelles on mettait un peu d’air de la campagne et qu’on vendait, il y a quelques années.Quand tu ouvres là boîte, ça ne sent rien.parce que ce n’est pas la campagne, la beauté transfigurante d’un paysage.Arriver à contenir l’univers multicolore de Pollen dans un disque, c’était déjà un travail de géant, presque rêver en couleur, mais la réalité du produit est à désespérer.Chaque concert du groupe, auquel j’ai pu assister, a été un événement, une fête inoubliable, une chose délicate à recevoir comme la sainte communion.Les impératifs commerciaux ont tué 1 ange, le rêve de Pollen.C’est taillé au couteau, la musi- 3ne a, par moments, des airs 'arrangements musicaux pour chanteur inexpérimenté.La voix de Jacques Rivest qui ne m’a jamais emballée, prend trop le devant de la scène, jetant une ombre sur les envolees orgiaques des claviers, de la flute.La première chanson laisse croire au désastre.Pourtant, “L’étoile”, et surtouf’La femme ailée” m’ont fait retrouver des moments d’extase et je leur en sais gré.Au Québec, Pollen était, pour moi, le groupe prometteur, remplissant toutes les conditions de perfection, un cristal poli avec amour.Il était normal d’attendre beaucoup d’eux, sur ce premier disque.Si on compare avec les productions québécoise qui envahissent le marché, leur nom garde tout de même une place de marque.J'ai envie d’être patiente.¦ Av’nir, Transworld, TI-6027 Il n’y a rien d’étonnant à ce que Gilles Valiquette ait produit ce disque.La première fois que j’ai vu Av’nir au Café Campus, j’ai pensé à Gilles Valiquette: Jacques Rochon lui ressemble un peu, il a une façon de jouer de la guitare et une voix qui pousse aux comparaisons.Une pochette affreusement laide, le Québec n’a décidément pas le génie des emballages, un premier disque qui surprend agréablement.C’est intéressant, entraînant, bien balancé.Une naiveté des mots qui, pourtant, n'atteint jamais le ridicule.Le son n’est pas nouveau, il ne faudrait pas trop leur en demander tout de suite, mais leur musique n’est jamais ennuyante.Jacques Rochon pose sa marque dans ce disque, incontestablement.On aurait pourtant envie qu’il aille plus loin, qu’il ait des trouvailles au niveau de la voix.“Solitaire”, le morceau le mieux senti.¦ Nanette Workman, Disques Pacha, Pac 11203 ¦ Nanette Workman, WEA, BT 89514 Nanette, cet été à la Place des Nations, m’a donné envie d’en connaître plus sur cette grande Nanette Workman jeune fille.Deux disques du coup viennent d’être mis sur le marché: comme Pagliaro, Nanette chante en anglais et en français, son public est nécessairement plus étendu.Le marketing! Les deux disques sont très esthétiques: surtout par les photos de Ronald Labelle (plus audacieuses pour les anglais) qui mettent l’eau à la bouche.leur signification intrigue.On devrait faire confiance aux photographes dans la conception des pochettes; leur talent dépasse à cent milles à l’heure les gribouilleux prétendûment dessinateurs.Sur les deux disques, Nanette assure la voix, le piano, le vibraphone, les percussions et joue a l’assistant ingénieur.Une fille qui “swinge”, qui n’a rien de "fleur bleue” dans sa façon de chanter, dans sa musique non plus; elle hurle dans ses micros et quelle voix! Sans crainte de ne pas faire distinguée.C’est ben le fun! ¦ Jean Lapointe, Jean La- Eointe démaquillé, Kébec-Hsc, KD 907 Jean Lapointe a fait partie des Jérolas; il a fait, dit-il des grimaces pendant vingt ans.On comprend qu’un gars ait le goût de changer: maintenant il chante, entouré d’une vingtaine de musiciens.Ceux qui ont apprécié Jean Lapointe du temps des Jérolas, vont le retrouver avec beaucoup de plaisir, il n’a pas beaucoup changé; “La complainte à mon frère (Louis Hebert/Philippe Gagnon) est une interprétation folklorique qui pèse lourd dans la balance et fait oublier les côtés music-hall du disque.¦ Bob Dylan, Desire, Columbia, Pc 33893 On retrouve toujours la guitare et l’harmonica de Dylan, le son particulier; mais, dans ce disque-ci plus précisément, c'est la musicalité du violon qui agit comme un enchantement (Scarlet Rivera).Quand on s'imprègne du disque, le jeu de la batterie, au contraire, devient lassant, très vite.Dylan, il faut l’écouter encore et encore pour saisir toute la dimension de sa poésie.Difficile à comprendre, d’autant plus que les textes ne sont pas inscrits sur la pochette, je me suis laissée guider par mon instinct, absorbant ce qu’il était possible, cherchant des indices.A l'endos de la pochette, comme à l’intérieur du disque, la troisième carte du tarot, l'Impératrice, sert peut-être de premier repère.Les titres des chansons aussi: Isis, Sara, Oh! siter.C’est un retour pour Dylan, dans ce disque, à l'intelligence créatrice féminine (L’Impératrice), à la femme-ange, aux puissances nocturnes.Un retour dans le temps, l’Histoire, à cette époque où la Femme avait un rayonnement, servait de guide, était reconnue comme puissance salvatrice.Dylan reste Dylan, c’est-à-dire un poète qui a marqué les années 60 et qui s’écoute encore aujourd’hui: quand un album sort, les gens en parlent beaucoup.C’est un signe aussi.¦ Janis Ian, Aftertones, Columbia, Pc 33919 Une chanteuse de folk qui n’en est pas à ses premières armes, même si elle est encore toute jeune.Une voix qui a des intonations à la Buffy Sainte-Marie parfois.Qui, en tout cas; transmet cette même densite d’un monde intérieur fait de clairvoyance et de lucidité.Des phrases qui tombent drues, sans facilité, fascinantes parce qu’elles transcrivent une vision du monde habituellement peu accessible: celle de la jeunesse.Mais une jeunesse capable de se regarder, de se voir sans ciller.“Dreams die young” dit Janis lan dans une très belle chanson, "Hymn”.La plus intéressante, celle qui m’atteint le plus en tout cas, c’est peut-être “This must be wrong” où elle décrit les rapports de force qui interviennent constamment entre un homme et une femme.Une parole de femme; une femme qui dit son monde, avec une honnêteté qui secoue profondément nos belles cppiiritPÇ ¦ Phoebe Simon, Second Childhood, CBS Pc 33952 Décidément, les femmes me plaisent beaucoup.Dans les piles de disques qui s'accumulent, ce sont elles qui refont surface le plus souvent.Sinon, je préfère des pièces instrumentales.Entendue l’espace d’un morceau sur le disque de Janis lan, la voix rauque de Phoebe Simon m’a donné envie d’en entendre plus.Un peu traînante, cette voix transporte dans des contrées étherées, faites pour la rêverie, les soirées nostalgiques.Une poésie de femme, ici encore, mais qui se tient plus près des étoiles, de la mère nature.“Cash in” surtout, avec ses airs mystérieux.¦ Mahavishnu Orchestra, John McLaughlin, Inner Worlds, Columbia KC 33908 Sa réputation de guitariste n'est plus à faire, son talent de jazzmann non plus.Il est entouré ici du percussionniste Narada Michael Walden, du bassiste Ralphe Armstrong, du pianiste Stu Goldberg.Il a le monde intérieur bien Brouillant, bien bousculé ce ohn McLaughlin.Le choc du premier morceau, pourtant, est amorti par les pièces suivantes qui proposent un jazz plus spatial où, encore une fois, la guitare-synthétiseur de McLaughlin nous laisse abasourdi."Inner World I,” remplit le mieux cette image que je me suis faite du monde intérieur.J’attendais, quand même, un disque avec la guitare acousti- que d’une douceur silencieuse, silencieuse.¦ Murray Head, Say it ain’t so, A&M SP-4558 Murray Head s’est fait con-naitre, à Londres, dans “Hair”, il a joué aussi dans“Sunday, Bloody Sunday”.Parallèlement à cette carrière cinématographique, il a entrepris de faire un disque, “Atlantis” qui n’a jamais vu le jour.Sur “Say it ain’t so”, il reprend la plupart de ces premières chansons: de très douces ballades enveloppantes où priment le jeu de la guitare et la voix nostalgique de Murray Head; sauf, “she’s such a drag" où Head prouve qu’il peut aussi jouer de l’électrique, le disque coule comme une rivière rêveuse.La première face, cause de tout ce folk song entendu depuis le début de ma chronique de disques.Pourtant, c'est une musique qui décolle bien, un peu à l’image de la pochette, mais.j’ai l'impression que le ton fait déjà vu.Décidément, pas le bon moment.¦ Styx, Equinox, A&M SP-4559 Styx, c’est encore John Curu-lewski, Denis de Young, Chuck et John Panozzo, James Young.Curulewski a maintenant quitté le groupe.L'emploi des synthétiseurs, dans cet album, rend la musique intéressante, même si .par.CHRISTINE L’HEUREUX tV fioettO* , Wf * mot»* CfcWH i ttm surtout avec “Boy in the Bridge" où il parle d’un homme qui a envie de liberté, qui a aussi peur de la solitude, rejoint mes paysages intérieurs.C’est un disque de dimanche après-midi, en revenant de la "grande messe".¦ Journey, Look into the future, Columbia, KC 33904 Parce qu'un jour quelqu’un a trouvé l’idée géniale de faire passer un courant électrique dans la musique, tous ceux qui ne savaient pas quoi faire de leurs dix doigts ont repris l’idée, tout contents de s’entendre aussi fort.Il y a des jours où, décidément, je suis complètement dégoûtée de la musique rock; il y en a d’autres où les gratteux de guitare me paraissent un peu ridicules.Journey a fait un nouveau disque: deux faces complètes de musique électrifiante; c'est un peu dommage, mais ça tombe justement le jour où je n’y ai pas goût.Peut-être à le son n’est qu'intermittent.Ces moments-là rappellent ceux de la musique cosmique allemande, Tangerine Dream, Kraftwerk.malheureusement, le temps de décoller, la musique se transforme abruptement en rock assourdissant, les voix tonitruantes des chanteurs nous ramènent sur le plancher des vaches.Bien sûr, il ne faut pas demander à des enfants élevés dans les rues de Chicago de nous transporter, par enchantement, au coeur de l'âme allemande, de la subtilité impressionniste d'une énergie métaphysique.Pourtant, avec un nom comme le leur, avec les titres de leurs albums, on aurait pu espérer.Autres parutions: — Claude-Michel Schnon-berg, elles et moi.London LDY-20205 — Dalida, J’attendrai, ABLE 7027 — Captain and Tennille, Song of joy, A&M SP-4570 cinema télévision i Emissions rn noir rt blanc arminou.comme ses membres le précisent dans un entretien qui vient coiffer l'analyse.profite de l’acquis dans le domaine, du déblayage effectué par les troupes oeuvrant antérieurement dans cette techni- 3ue.telles le "Grand cirque or-inaire”, “Les Enfants de Chénier" ou encore le “Théâtre Euh!" A ce morceau de choix succède une discussion sur le théâtre pour enfants entre Marie-Francine Hébert et Rei- par l Je n’ai pu m’empécher de suivre l'action de ce "Lardier” de malheur avec une certaine lassitude.(1) "JEU, cahiers de théâtre”, hiver 76, éditions Quinze.(2) "Marche Laura Secord!’’, Claude Roussin, Collection entre le Parvis et le Boxon, L’Aurore, février 1976, 136 pages.(31 "Ce maudit Lardier" Guy Dufresne, Théâtre-Leméac, # 49, Montréal, 165 pages, décembre 1975.ATWATKH I: Niveau metro Alexis Nihon 935-4248 "Taxi driver ' MO.3 10.5 10.7 15.9 15.ATWATKH II: Niveau metro Alexis Nihon 935-3313 The magie flute 12 10.2 30.4 50.6 10.930 AV KM K: 1224 Ave (Jreene Westmount 937-2747 Jury of one 12 30.2 15.4 00.5 45.7 30.920 KKAVKR: 5117 Avenue du Pare 844-1932 Anomalies 12 (K).2 50.5 40.8 30 et Smlhia ' 1.40.4 30.7 20, 10 10 HKKRI: 1280 St-Denis 288-2115 "La flute eiu hantoe 2 00.4 20.7 00.9 20 KUOll: 50.10 Papineau 527-9131 L amour en transit " 1.30.4 50.8 15 et L arrière-train Mltleru trois lois" 2 50.8 10.9 35.CANADIEN: 1200 Ste-Catherme K 524-1885 l.e> voyeurs 2 15.5 00.7.45.10 30 et Bon pour la santé' 12 45.3 30.8 15.9 (XV CHAMPLAIN: IHI5 Ste-Catherme 524-1885 "Un après-midi de ehien I 40.5 35.9 30 et Le verdict" 12 00.3.50.7 45 CHEVALIER: 1500 St Denis 845-3222 "La faille 12 10.2 30.4 40.7 05 , 9 30 CINEMA MAJESTIC: 3188 Henri-Bourassa 381-8118 II était une fois Bruce l.ce 8 15.9 30 et Le Boss" 8 00 CINEMA mNM'KCIL: I Plai-e l.ongueuil 677-7933 Le monstre de l'ile en feu 3.40.7 40 et "Li terreur du volcan I 20.5 20.9 20 CINEMA 7e ART: 3180 Belanger E 722-0302 Terreur sur le Britannic" sam 7 30 dim 3 05 .7 30.et BollerbaH" sam 5 05.9 30 dim 12 45.5 05.9.30 CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O 488 7395 No deposit, no return MX).3 30.8 05.8.35 CHEM AME: 88I0SI Denis 388-4210 "La course a I échalote I 30.3 30.5 30.7 30.9 30 DAUPHIN: 2398 Beaubien K 721 8080 (Salle Hennin ”1,0 chat et la souris" I 30.3 30.5 30.7 30.9 30 (Salle MeLirem ”Ia* vieux fusil" I 15.3.15.5 15.7 15.9 15 ELYSEE: 35 Milton 842-8053 (Salle Kisenstein» Violence et passion" I 00.3 10.5 20.7.30.9 45 (Salle IL'snaixi Pommes au soleil" I 30.3 30.5.30.7 30.1000 ELECR DE LYS: 858 Ste ( atherine 288-3303 Le mvslére ill’s 12 chaises I 30.3 10.4 50.8 30, 8 10.9 50 JEAN-TAMIN: 4255 Jean-Talon Est 725 7000 Krakatoa I 35.5 35.9 20 Monstre de l'ile de Jeu 12 30.4.10.7 50 KENT: 8100 Sherbrooke O 489-9707 "Love they neighbor I 30.3 20.5 10.7 00.8 50 MERCIER: 4280 Ste-Catherine E 2554224 M’s dents de la mer 12 10 2 20.4 50.7 10.9 35 MDNKI.AND: 5505 Monkland 489-3579 Hostie 1 05.5 05.9 20 Klansman ' 3 00.7 15 Ot TREMONT: 1248 Bernard O 277-4145 Samedi Vanier présente son show d -monstres 700.Spectacle sur scène Jesse Winchester 10 00.Dark star" 12 00 p m.; Dimanche Harold and Maude" (s.Lf » 2 00.Harold et Maude 4 00."La planète sauvage ?30.U chair de I orchidée 9.90.PALACE: 898 Ste-Catherine O 8884991 ’Devil with in her I 00.3 00, 5 00.7 00.9 05 PARISIEN: 480 Ste-Catherinc O (Salle I) Adieu Poulet 140, 3 40.5 40.7 40, 9 00, (Salle ID Seven beauties 12 40.2 50.5 00, 7 10.9 20.(Salle III) Emmanuelle l antivier-ge I (X), 3 00, 5 00.7 00,9 no.(Salle IVi ”His-tot re d Adèle H I 10.3 10.5 10.7 10.9 10.(Salle Vi "Né pour I enfer I 30.3 30, 5 30, 7 30 9 30 PIERROT: 1500 St Denis 845-3222 L'important r est d aimer 12 35, 2 50, 5 00.7 15.9 25 PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861-4595 Echoes of a summer I 15.3 15.5 15.7 15.915 PLACE VILLE-MARIE: 86^2844 (Petit cinéma) Play it again Sam" I 15.2 50.4 30.8 05.7 SO.9 35.PLACE VILLE-MARIE: 888 2844 Kirand cincmai "One flew over the cukoos nest" 12 05.2 20.4 40.7 05 .9 30 PUSSYCAT: 4015 St-Uurent 845-52I5 Dirtv pool 12 00.3,00.5.40.8 30et Hollywoodba-by lone" I 15.4 00.7 00.9 45 SALLE ItREBECE: 5825 I Hn elles 731 1297 (ialsby le magnifique" 3 00.6 45 9 15 KT-DENIS: 1594 St-Deni 349 4211 "(Jorgo" 12.40.3 55.6 50.10 05.’ l.es clameurs se sont lues 155.510.8 30 SEVILLE: 2155 Ste-Cathcrine 932-1139 Devil with in hcr I (X).2 45.4 25.6 10.7 50.9 35 SNOWDON: 5225 Dccanc 482 1322 Next stop, givenwich village" 1 15.3 20.5 20.7 25.9 35.VAN HORNE; 6150 4’ôte-des Neiges 731-8243 ‘The adventures of Sherlock Holmes" 1.00.3 (X).5.00.7 00.9 00 WESTMOUNT SQUARE: I Westmount 931-1477 Sunshine boy I 10.3 05.7 00.9 05 YORK: 1487 Ste-Catherine 0 937 8978 Barry Lyndon" I 30.5 00.8 30 CINEMATHEQUE QUEBEC DISE: 1700 St-Denis.844-8734 Samedi Face à face" (de R.Manlhoulis (irèco I966i 7 30 "lettre ouverte (de (i St.imboulopoulos • (irèce 1967) 9 30 Dimanche Evdokia" (A Damianos • (irocc 1971114 h (Ni l,e>.fiançailles d Anna" (de P Voulgans - (imvi 7 30 l.es Métropoles nie K SfHtat (.in e 1975) 9 h 30 CONSERVATOIRE DART CINEMATOCHAPHIQUE: 1455 de Maisonneuve 879 4.149 Festival du film américain Samedi Show people «King Vidor • I928 i 3 h (NV "Applause" (R.Mamoulian • 1929) 5.00 Anna Christie (S Fevder • 1930) 7 (Ni Wild Orchids ' (S Franklin - 1929 » 9 00 Dimanche Série pour enfants "City beneath the sea" il) I Allen 1970» 2 00."Deux amis silencieux 4 (N) "All Quiet on the western Iront il.Milestone I930i 7 30.(’rime in the streets" idc D Siegel - I956 i 9 00 SAMEDI CBFT O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Sesame 9.30 Hoquet, belles oreilles HUM) M’s espiègles rient 10.30 Monsieur Kosce 11 ini ( iaspard et les fantômes 11.30 ( îenie en herbe 12 (NI M’s héros du samedi I .ixi Sporthéque 2.00 Femme d aujourd hui 3.00 Techno-Flash 3.30 Cinema-Jeunesse Liurel et Hardy en croisière" i comédie Américain !94Qi Ij cabane" 5.00 Bagatelle 6.00 I.imagination au galop 6.30 Tclcjoumal 6.40 Nouvelles du sport 6.50 Politique federal»* M* Parti liberal 7.00 Lise Lib N.(Xi Hockey Washington a Toronto" 10 :MI Tclcjoumal 10.45 Nouvelles du sport M ini Cinéma Boulevard du Rhum" (comédie poli-clerc Fr II Ksp 1971 » 12.30 Cinéma M’s Horaces el lescuriaees" (film historique Italien 19611 10.88 Robin fusee 3.00 Superstars of the mat 10.30 Les nouvelles TVA 10 30 M’ cirque a son meilleur UNI Slants beat 76 MINI Mi on/.icmc heure II 00 l«cs sentinelles de 1 air 130 Wole world of sports 12.INI Le dix vous informe 12.00 Bon week-end 6.1X1 Miwrencc Welk 1 45 M* Parti crcditiste 700 F.inergemv 2.30 Le père Ambroise H INI too Sur le matelas "Two people" (drame 1973» RADIO-QUÉBEC (Q 4.00 Hori/.on sports 10.00 McGowan and Co 1.30 ("est arrivé cette semaine 10.30 The Rolf Harris show 5.IN) Ca prend un voleur IUNI (TV National News IK.INI Le drame de la survie 6.00 A ( heure olvmpiquc Il IN 1 ’ulse Le Vanneau" 7(H) M’s grands spectacles MINI Cinema IK.30 Si 1 monde savait Aimez-vous hrahms icomcdie de Mutiny on the bounty" (drame Amp- En sc racontant l'histoire d'ici moeurs Américain 19611 ¦ ricain 198.3» de 1920 a 1930 9 10 M.mnix 10 30 Les nouvelles TVA M INI Mi couleur du temps 11.25 Cinéma Au coeur de la ville (drame Franco-Italien I962i ¦ Lon Cinema "Cain de nulle part" «drame - Français 19891 2.00 M* 10 vous informe RADIO-QUËBEC (D IX.(NI Tourlou 18.38 Sur deux ou quatre pattes 19 30 Ciné Plus Sandra de Luchino Visconti DIMANCHE 20.00 Orner Pacha 20.30 M* sens de la vie 22.30 Les jax/eurs (iato Rarhien CBFT O CBMT O CFTM Œ) n :W l'alof nninti' ».MI Miihfl V.nll.iM S.M 1*1 «iilcls de la Inrél sur scene CENTAUR: 453 St-François-Xavier 288 1229 (Salle li The Newfoundland logger s strike of 1959 du mardi au samedi 20 h 30 Dimanche 19 h 30 Matinées mercredi 13 h 30 cl samedi 14 h 30 iSalle H» Kennedy ! Children de Robert Patriek du mardi au samedi 20 h 00 Dimanche relâche NOUVELLE (DMPAUNIE THEATRALE: 1200 rue Hleury 888 1984 Macbeth de Shakespeare Samedi 20 h 30 Dimanche Relâche OUTREMONT: 1248 Bernard 277-4145 Jessee Winchester Samedi 22 h 00 PATRIOTE: 1474 Sic (’atherine 5214)886 Félix IdCHfrt’ Samedi: 20 h 00 23 h 00 - Di- manche 21 h 00 PATRIOTE EN HAUT: 1474 Sle Catherine 523 1131 "Il de Denys Saint-Denis semaine et dimanche 20 h 00 Samedi 19 h 30 - 22 h 30 Relâche lundi et mardi POUDRIERE: (Ile Ste Hélène) 52541621 (ierda de Joseph Schull - du mardi au vendredi 20 h 30 Samedi 18 h 30 - 21 h SALLE WH.FHID PELLETIER: Samedi Les gr.mds ballets canadiens, hommage à Pierre Mercure Au pupitre Francois Bemier 20 h :«) Dimanche Orchestre symphonique de Montréal, au pupitre.F P Decker 14 h 00 THEATRE D AUJOURD HUI: 1297 Papineau 527 1211 Relâche THEATRE MAISONNEUVE: The Tempest de Shakespeare Samedi 20 h 00 Di-manche: 14 h 30 et Conférence sur l'art Le XVIIIe.siècle de la femme Dimanche 11 h 00 THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Calherine 0 8814)563 I,a nef des sorcières Semaine 20 h 00 Samedi 17 h 00 - 21 h 00 Dimanche 19 h 00 Relâche lundi THEATRE PORT-ROYAL: Le dernier des Don JVM It N.il Simor 20 h 30 THEATRE DE QUAT’SOUS: 100 E Avenue des h ns 845-7277 Tout chaud de F (iuy -M iiumc 20 h .30 et 23 h 00 Relâche lundi THEATRE DU RIDEAU-VERT: 4864 Saint Denis 844 1793 Evangeline Deusse" - d An-loninc Maillet Semaine 20 h 00 Dim I9 h 00 Relâche lundi K.M 10 30 I2M) UNI I 30 UN) 5.68 5 30 8.00 8.30 706 7.38 8.66 I6.36 11 00 II IS II.2I Il 37 I I5 Sésame Street Peanuts and popcorn Parade Water world Par 27 CHU sports spécial Mist Islands Welcome back, lutter CHC Saturday evening news Monty Python Beach lor the Top Phyllis Hockey Washington a Toronto' Ceilidh The national Provincial affairs Montreal Tonight Cinéma And now lor something completely different Fermeture 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Si’saiiK* 9.:I6 Les fontes de la rive 9.15 I.Evangile en papier 10.60 M’ jour du Seigneur Il (Ni Son et images 11 30 Cine-magaxine 12 60 Mi semaine verte Pèche sportive dans la région de Montreal UNI D'hier a demain: Ms primitifs ces hommes qui nous viennent du ciel 2.88 L univers des sports Rencontre d athlétisme entre le Canada et la Mrande-Brelagne 3.38 L heure des quilles 4.38 l,e Francopbonlssimc 5.88 Second regard 6 00 Mi question 6.30 Téléjournal 8.40 Nouvelles du sport 8.58 Politique provinciale l,c Parti liberal 7 00 Mi petite patrie 7.38 l,cs beaux dimanches Moitié Moitié 8.38 Les beaux dimanches ”l,e Pavillon des caneereux" (d'après le roman de Soljenitryne Allemand i 16.28 M’s beaux dimanches Illusion *" (film d animation» io:mi Télé journal 1045 Sports-dimanche II.89 Ci ne i luh Théorème «drame poétique écrit et milisc par Pasolini Italien I968i CBMT o 9.88 This is the life 9 30 Coronation street lo.(XI Sunday morning 11.08 Meeting place 12.88 The little concert 12.31 UK Magazine 12.45 A way out I 00 The money makers 1.30 Country Canada 2.88 Speaking out 2.30 Pontiac cup skiing 4.00 Music to see 4.30 Hymn sing 5.88 Science magazine 5.30 Tommy Common s musical world 6 00 Wonderful world of Disney 7.00 The heai hnimbers 7.30 The Irish Hovers n 00 The Waltons 9.1X1 The Olympii-s 10.88 Market plaiT 10.30 Ombudsman 11.08 The National 11.15 Nation's business M.2I Montreal tonight 11.17 Cine-camp "Affair in Trinidad" (drame - I952> ¦ CFCF © CFTM © 6 00 6 30 7.M 7.10 NOO 900 9 30 10.00 Community Cross Roads Jinny Swagart Kathcryn Kuhlman Rex Humhard Of.il Biih-rts presents It is written _ J.M Hiirairc hirmonur 1030 Teledomenica CFCF © k oo Ministère mondial Bex Humhard UN) Mr Chips «.9 ini Patof raconte 1.30 It is up to you » ;M Kanlan IKxIr 2 00 ( Inrma 6 INI University of the Air la n* ("Mall 1 bon Irmi» David Copperfield .drame 7 1X1 The community 12 ini Bon dimonehe 4.10 Question period 725 l ake Kerr 2 W Jug< ments rendus 508 Untamed world 7.30 Circle Square 2.38 Réflexion 538 Garner Ted Armstrong N.00 Abbot! ami Costello 3.00 J al le goût du Quebec OIN) Travel 76 K,30 Rocket Robin Hood 3.36 Trie Quilles 6 10 ( iomg plait's 9 INI Merrle melodies 1 M) ( est pas sorcier 780 Si» million dollar man 9.30 KlIiwIntiCT 5 oo Information voyage K00 Sonny and Cher 10 00 KiilMuff S Kl Klipppr 9 08 Mail Il IN) Watcrvillr gang 6 00 Shnwhizz.1000 W 5 MM) Spidcrman 71» lïnrChni, M 00 News 12 00 Sl«r Trrk l,e maître des îles (drame Amért- Il 21 Pulse I (NI Cinéma iain IMW' 12 00 Cinema Iklrayed (drame 1954) IM» llm.inli ml lr imrndp Will Penny (drame I966i 193511 / annonces classées Le Devoir, samedi 20 mars 1976 * 19 AMEUBLEMENTS A VENDRE ACHAT FANTASTIQUE, salle à manger avec 8 chaises, table et buffet, chaises sculptées, tables, porcelaine, cristal, etc.935-3741 2Ê-3-76 MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèque, mobiliers de cuisine, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine.207 Beaubien Est.Tél: 276-9067 ou 790 Atwater, 935-6716 (J.N.O.) 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trique Julienne Vanier: I 1 653-2451 ou 653-4894.courtier en immeuble 22-3-76 les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 m 1 1 ¦•"1 Horizontalement 1— Rendre plus lent.— Sac (ang).2— A la tète d'un diocèse.— Moment déterminé du jour.3— Contraction et partielle et permanente de certains muscles.— Voile carrée située Immédiatement au-dessus des basses voiles.4— Cérémonial quelconque.— Farceur.5— Pronom Indéfini.— Lavande dont on extrait une huila odorante.— Iridium.6— Tout homme de race noble.7— Senteur.— Nid des oiseaux de proie.8— Disposé en anneaux.— Enlève.9— Biens qu'apporta une femme an mariage.— Triage.— Platine.10— Publier sous la forma d'un édit.— Pronom relatif.11— Gros perroquet.— Fort.12— Thallium.— Versa des larmes.— Erbium.Varticalamant 1— Opposé au progrès.2— Céréale.— Se dit d'un tissu musculaire apéclal, situé dans l'épaisseur du muscla cardiaque.3— Qui n'aglt pas avec promptitude.— Munir, pourvoir.4— Relatlt è l'équltatlon.— Pointe de terre élevée qui s'avance dans la mer.5— Sans vêtement (plur).— Canne ferrée à un bout et munie d'une petite pioche à l'autre.6— Double régie.— Prend un film.— Epoque.7— Pour pétrir et serrer le pain.— Cavité.8— Eau-de-vie.— Métal précieux.— Brome.9— Qui renferma une énigme.10— Arbrisseau è feuilles persistantes.— Partie du pain.— Usages.11— Ligna taillante formée par ITnteraection latérale de deux pana de couverture.— Camarade.12— Administrer.— Complet.Solution d'hier 13 3 4 5 6 7 8 * 10 II II « 20* Le Devoir, samedi 20 mars 1976 culture et société * ___________“L’étrangeté du texte” La subversion au service du prolétariat ?Nikita Tcharouchine Il existe deux types de livres qu’on ne lit qu’avec une main: les ‘‘sérieux” et les “pas sérieux du tout L’étrangeté du texte de Claude Lévesque, que nous présente VLB éditeur, fait partie de la première catégorie.En effet, ces “essais sur Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida ”, commandent une attention soutenue, avec crayon en main, ne serait-ce qu’au niveau de l’importance culturelle que possèdent les auteurs ici étudies.On ne peut sortir que déficitaires d’une telle lecture et pour cause; qui peut se vanter d’avoir lu et compris Nietzsche (ce qui pourrait toujours s’expliquer), Blanchot, Derrida?Claude Lévesque a sans doute lu et compris ces auteurs si l'on en juge par l’imposante bibliographie citée tout au long de ces essais.Il a aussi, un peu machiavéliquement, compris l’intérét qu’il y avait à se faire l’exgète de ces bonzes de la “modernité".Son premier texte, intitulé Le puits d’éternité, est consacré à Nietzsche et à son expérience mystique de Sils Maria.Au coeur de la modernité, Nietzsche est un scandale pour la philosophie dite “classique”.Lévesque éclaire habilement des textes, dont le quatrième livre du Zarathoustra, afin d e- mailler la méthode de morcellement du plus poète des philosophes.A travers l’expérience de l’éternel retour, il faut comprendre l’étrange destin de Nietzsche et son refus de systématisation; le puits d’éternité, c’est d’abord la brisure du cercle vicieux qui mène au centre de ce qui est à jamais hors langage.Expérience de l’extériorite, de l’en-dehors, mystique de la décentration des valeurs.D’instinct, Nicole Brossard nous eût parlé de “centre blanc".Pour sa part, Lévesque nous cantonne dans des expressions raréfiantes: l’indicible, le non-dit, la dé-limitation, la déclôture, etc.Avec l’étrangeté du texte (qui donne son nom au livre et qui fut imprimé sous le titre de Le temps hors temps de l’écriture dans le no 4/5 de la revue Brèches) nous pénétrons au coeur de l’experience de Blanchot avec ses thèmes de la discontinuité, de l’expérience du Neutre, de l’anonymat et de la Mort.Lévesque nous laisse entendre qu’avec l’étrangeté l’esprit perd contact avec une certaine forme de certitude lo-gocentrique.Blanchot nous situe, lui aussi, au coeur du vide, de l’intemporel, du non-spatial.Cette étrangeté fondamentale c’est, selon Lévesque (ou Blanchot?), la “transgression de la limite”.Ainsi, l’écriture blanchotienne nous situe dans un espace littéraire qui exige “l’abandon et la transgression de tout ce qui garantit notre culture pour aller au-delà, c’est-à-dire au-dehors, jusqu’à la limite”.Avec Derrida, dans un texte qui s’intitule L’économie générale de la lecture, Lévesque nous entraîne au coeur, me semble-t-il, de son livre: la mort du logocentrisme.Cette cassure épistémologique, pour employer des termes consacrés, qui, on l’avait deviné est née avec l’érosion nietzschéenne, entraîne une perception du texte et de la lecture qui débloque sur une ouverture totale.D’o’u la “consumation destructrice du sens", la “dilapidation du sens”.La philosophie elle-même, devient un genre littéraire “ouvert”.Le texte est d’abord et avant tout pré-texte, con-texte, sur-texte.Il faut déconstruire la culture, l’ouvrir et y déceler, en quelque sorte, l’épiphanie de l’insignifiance.Le texte n’est plus univoque et, ajoute Lévesque, “il faut conjurer toute idée de lecture objective”.La subversion trouve donc, tel quel, (si je puis me permettre ce jeu de mots) ses maîtres et reconnaît ses pairs en Mallarmé, Artaud, Bataille, Sellers, etc.L’essai de Lévesque se termine par deux courts textes: L’inscription du dialogue (qui avait paru dans le numéro spécial Dialogue, hiver 76, vol.3, no 1.) qui est une pâle approche du livre de Blanchot: L’attente, l’oubli dans lequel on exploite les idées de parole plurielle et d’écriture disséminante.Le dernier texte, La démesure de la philosophie, exploite le thème un peu éculé des rôles respectifs de la philosophie et du philosophe dans notre société contemporaine.Lévesque, enfin libère de sa cage paraphrase et de sa patiente exégèse des auteurs que l’on sait, se “lance” dans un prêchi-prêcha qui n’est pas sans rappeler la précaution oratoire inevitable des profs de philo à l’époque dévolue du fameux "cours classique”.Il souligne la nécessité, pour la philosophie, d’échapper à la “récupération” culturelle.Le philosophe doit “déranger” par sa violence disséminante, tout en évitant de succomber à la “tentation de l’action directe” (sic) et pourtant tout en se sentant “solidaire des revendications du prolétariat comme destinataire ultime.de son travail; il doit se faire le ¦porte-voix de cette classe silencieuse", il doit (je cite encore car c’est trop beau) “philosopher au maueau, sonder les idoles, les fétiches, les idéologies en cours pour en faire résonner la vacuité et le toc” enfin, la philosophie doit sortir du “discours expressif et linéaire” pour devenir “texte ou écriture".Etait-ce bien la peine de s’essouffler durant 230 pages pour en arriver là?Je ne sais pas si l’entreprise de Lévesque est ori-inale, Blanchot et Derrida se éfendent beaucoup mieux sans l’aide d’un exégète québécois.Il est d’autant plus cocasse de constater la conclusion qu’amène Lévesque que durant 230 pages il exploité lui-même ce fameux “discours expressif et linéaire" tout“en se complaisant sur des idoles qui commencent à nous faire sourire: Mallarmé (cette vieille catin hermétique qui cautionne, à l’heure actuelle au Québec, l’à-plat-ventrisme informel de gens qui ne savent pas écrire et qui, en cela, se croient élus pour la gauche littéraire), Bataille, Blanchot, Derrida, Sellers et cie.La go-gauche parisienne s’enlise dans sa subversion et s’institutionnalise au point de devenir aussi somnifère que le bergsonisme au début du siècle.Ou bien Claude Lévesque est un incurable naïf, ou bien c’est un pince-sans-rire qui prend le public pour une masse inculte.Pendant près de 230 pages, il nous explique avec la tenue officielle de tout sorbonnard de bonne allégeance comment le langage doit se dégager du signifié, se déprendre du logocentrisme et de l’objectivité! On sent ici le travail un peu lourd de l’intellectuel bourgeois fort en thèmes, l’application du postulant à la thèse qui a bien assimilé tous les tics formels du discours discursif, linéaire, voire didactique.On ne peut que s’émerveiller, dans un climat si “transgressif”, de l’étonnante orthodoxie de l’articulation formelle du propos de Lévesque: à point nomme viennent les citations judicieusement sélectionn-nées, les notes en bas de pages qui défient l’oeil inquisiteur, les commentaires avises ainsi que les critiques face au maître cité.L’introduction, le corps du sujet et la conclusion se partagent de façon bien aristotélicienne l’espace pourtant “plurivoque" de la page blanche.Tout y est, dans le plus pur style pompier thésard, même la petite phrase obscure, donc intelligente, qui fonde le ton apprenti-philosophe: “Le tragique ouvre donc, étrangement, au-delà de l’espace et du temps, sur l’irruption infinie de l’espace dans le temps et du temps dans l’espace, sur le devenir espace du temps et le devenir temps de l’espace.” Sans doute que Lévesque trouvera preneur chez nos quelques têtes molles de la “transgression" et de la “pratique textuelle".Pour ma part, je suis enclin à penser que l’attitude de Lévesque, si honnête soit-elle (si laborieuse en tous cas) relève plus d’une attitude romantico-obscurantiste face à la problématique du texte que d’une attitude plus apte à mesurer la textualite en termes purement “objectifs".Il est d’ailleurs significatif que la démarche de Lévesque écarte délibérément une approche plus scientifique du texte dans l’optique des travaux de la linguistique (avec Benvéniste, Chomsky, Korzybski) et de la stylistique (Spitzer) ou des sciences de la communication (Moles).Une science de la littérature est-elle donc si inquiétante?Et s’il y a étrangeté du texte, n’est-ce pas dans l’exacte mesure où l’approche philosophique confine à un piétinement épistémologique faute d’instrument de précision?Je sais qu’il est criminel d’introduire la scientificité en littérature.Je sais, en outre, que1 l’approche de Blanchot, en particulier, ne manque pas de donner à la réflexion littéraire un champ connotatif poétique imposant, mais qu elle confine rapidement au ronron que la métaphysique a toujours connu.Il est donc clair que l’entreprise de Lévesque est plus spiritualiste et platonicienne quelle ne le donne à voir.Plus idéaliste aussi.Son dernier texte témoigne largement en ce sens: il faut ne pas avoir compris l’expérience de Nizan dans toute son ampleur pour dire de telles énormités.Il ne faut pas oublier que les chiens de garde se sont, eux aussi, toujours confinés à "l’action restreinte”.Tout reste à faire, avec ou sans la complicité du sens.Lévesque, Claude: L’étrangeté du texte, essais sur Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida, VLB éditeur, Montréal 1976,243 P Faites marcher vos pieds, pas seulement vos doigts.pamicipacrioni^ c, Marchez.Dès aujourd’hui.________________________par YVON BOUCHER V Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres .•' 1 PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL ^ COUR SUPÉRIEURE N0 500-05 020126-759 LORRAINE OENEAULT BEDARD, résidant et domiciliée en la cité de Montréal-Nord, district de Montreéal DEMANDERESSE -vs- MAURICE BEDARD, présentement d'adresse Inconnue DEFENDEUR PAR ORDRE DE LA COUR: Le délendeur MAURICE BEDARD est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30 jours à compter de la dernière publication).Une copie du brel d’assignation et de la déclaration a été laissée au grette de la Cour supérieure de Montréal é son intention MONTREAL, ce 17 mars 1976 A BEAULIEU P A C S M Me PIERRE GEOFFROY 440 est rue Sherbroolie suite t501 Montréal.DUE PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NU 500-12 0b8/7b-/bü ROLAND COUDRE AU.résidant et domicilié en la cité de St-Léonard district de Montréal REQUERANT -vs- NOELLA RATELLE, présentement de lieux inconnus INTIMEE PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimée NOELLA RATELLE est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal è son intention Prene; de plus avis, qu i défaut par vous de signifier el de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le Requérant procédera è obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite, contre vous Montréal ce 17 mars 1976 A BEAULIEU Régistralre adjoint Mes ARCHANBAULT RI0U 6 ASS 10 rue St-Jacques suite 607 Montréal QUE PROCUREURS OU REQUERANT AVIS LÉGAL AVIS est par les présentes donné, selon l'article 26 de la Loi des pouvoirs spéciaux des corporations (SR.Q , 1964.Chapitre 275), que la garantie, créée par acte de fiducie passé devant Me Guy Fortier, notaire, entre CREMERIE UNION INC.et SOCIETE D'ADMINISTRATION ET DE FIDUCIE maintenant TRUST GENERAL DU CANADA, à titre de fiduciaire portant la date officielle du 15 janvier 1969 et enregistré le 26iéme jour de mai 1969 au bureau de la Division d'Enregistrement de Trois-Rivières sous le numéro 264734 et au bureau de la Division d'Enreglstrèment de Shawini-gan le 26 mai 1969 sous le numéro 18141.et par acte de fiducie supplémentaire reçu devant Me Pierre La-pointe.notaire, le 23ième jour de septembre 1971, portant la date officielle du 13 juillet 1971, est devenue exécutoire à la suite du défaut de ladite compagnie en vertu dudit acte de fiducie TRUST GENERAL DU CANADA, étant aux droits de SOCIETE D’ADMINISTRATION ET DE FIDUCIE, ès-qualité de fiduciaire pour les détenteurs d'obligations de CREMERIE UNION INC Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 24 novembre 1975 a LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Lorenzo Industries Inc.a été enreqistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 26e jour de novembre 1975.sous le numéro 2651699 Ce 1er jour de décembre 1975 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE N0: 500-05-022605-750 DENIS CLEMENTS, demandeur vs DAME MARCIA ATKINSON CLEMENTS.défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse.Dame Marcia Athinson Clements est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la dernière publication de cet avis Une copie du bref d'assignation et de la déclaration ainsi qu'une requête pour des mesures provisoire s ont été laissées â son Intention au greffe de la Cour Montréal, le 6 février 1976 (S) A.Beaulieu.PA C SM Messrs Rosenhek & Machlovitch 1 Westmount Square, Suite 1700 Westmount, Québec Procureurs du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL N0 500-43-001347-75 et 500-43-d01348-75 DAME JEANNINE VALLEE.et GEORGES NANTAIS, Requérants Re ADOPTION DE MARIE PAULE MONIQUE LAURA CASAVANT el ADOPTION DE JOSEPH ALBERT PIERRE CASAVANT AVIS A M LOUIS CASAVANT.demeurant anciennement 1 2224 Dorlon i Montréal, district de Montréal et présentement d adresse inconnue PRENEZ AVIS que deux requêtes en adoption pour les enfants MaUc Paule Monique Laura Casavant et Joseph Albert Pierre Casavant.seront présen tées devant l'Honorable Juge Lavallée siégeant en chambre 100 A de cette Honorable Cour du Bien Etre Social au 410 est.rue Bellechasse en les cité et district de Montréal vendredi le 23 avril 1976 i 10 00 heures de I avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu Veuillez bien agir en con séquence Une copie desdites requêtes s été laissée au bureau de la Cour du Bien-Etre Social i votre intention MONTREAL, le 16 mars 1976 MARC BOISVERT.Procureur des requérants CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL No 500 12-058751-763 COUR SUPERIEURE (Division do* Dlvorc**) DAME ELIZABETH MINNIE BALDWIN résldanl et domiciliée en la cité de St-Laurent.district de Montréal REQUERANTE -vt- JOSEPH PATRICK TARBETT.présentement d adresse inconnue INTIME PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé JOSEPH PATRICK TARBETT est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée ê la Division des Divorces ds Montréal a son Intention Prenez de plus avis qu'ê défaut par vous de signifier el de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la Requérante procé data a obtenir contre vous par défaut, un jugement de d'vorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous Montréal ce 17 mars 1976 CLAUDE DUFOUR Réglslraire-adjolnt Mrd DAVID SPIVOCK & ASS .1010 ouest Ste-Cattierine.suite 707 Montréal QUE PROCUREURS DE LA REQUERANTE AVIS LEGAL ECOLE DES ROUTIERS PROFESSIONNELS DU QUEBEC INC.AVIS est par les présentes donné conformément à l'article 26 de la Loi des Pouvoirs Spéciaux des Corporations (S R.1964.c.275) que la garantie créée par l'acte de fidéicomhtis comportant privilège.hypothèque, nantissement, cession et transport.exécuté par l'Ecole des Routiers Professionnels du Québec Inc en faveur de Société de Fiducie du Québec (maintenant connue sous le nom de Fiducie du Québec) et reçu devant Me Jean Morin le 27 août 1974.et enregistré au bureau de la Division d'Enregistremenl de l'Assomption le 29 août 1974 sous le no 171907 et au bureau de la Division d'Enregistremenl de Montréal le 26 août 1974 sous le no 2545776 est devenue exécutoire FIDUCIE DU QUEBEC FIDEICOMMISSAIRE EN VERTU DUDIT ACTE DE FIDEIC0MMIS CANADA • PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 : 500-02-003348-765 JEAN-PIERRE ROBERT Partie demanderesse -vs- JEAN HUGHES PITRE Partie défenderesse Le défendeur M Jean Hughes Pitre, pour lequel copie de la déclaration et du bref d'assignation ont été déposées au bureau de cette Cour, sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la dernière publication de cette avis.MONTRÉAL, le 17 mars 1976 JACQUES BRUNET Procureur de la Partie demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIV0RCCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Chambre d* la Famille Divorce*) N0 500-12-058949-763 JEAN-PAUL VALC0URT gérant, domicilié et résidant au 852 Joseph Babln » Boucherville, district de Montréal.Requérant ut DAME LISETTE GRENIER-VALCOURT.de lieux inconnus.L'intimée.Dame Lisette Grenier-Valcourt.A l'Intention de laquelle une copie de la requête en divorce a été laissée au Greffe de cette Cour, est en-lointe de comparaître dans un délai de SOIXANTE (60) JOURS MONTREAL, le 17 mars 1976 (S) CLAUDE DUFOUR Protonotalre-Adjoint Me BERTRAND BERNIER avocat.2600 est boul St-Joseph, Suite 201.Montréal.Qué Procureur du requérant Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 12 mars.1976 i LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables â RICHARD GEORGES G0DIN LTEE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 16e jour de mars.1976.sous le numéro 1674643 Ce 18e jour de mars, 1976 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0: 500-02-043-597-751 JEAN THOMAS, de la Ville de Longueull.District de Montréal, résidant et domicilié à 856 Falar- deau.Demandeur vs MICHEL LANDRY, de la Ville de Montréal-Nord.District de Montréal, résidant et domicilié è 6146 tue Houde, Délendeur il est ordonné au défendeur de comparaître au greffe de cette cour dans le mois à compter de la dernière insertion des présentes Une copie du brel et de la déclaration a été laissée au greffe 8 l'intention du délendeur.MONTREAL, le 16 mars 1976 ASSISTANT GREFFE A Beaulieu CHAIT, SALOMON.GELBIER, REIS.BR0NSTEIN & LITVACK Suite 3635.1 Place Ville-Marie Montréal H3B 3P3.Qué Tél: 679-1353 BC0110 Procureurs du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Chambra da la Famille (Divorce*) NO: 500-12-059029-763 DAME YVETTE GENDR0N.résidant et domiciliée au 5050 rue Chambord, dans les cité et district de Montréal, Requérante C FRANCOIS LABRECOUE.adresse inconnue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé FRANCOIS LABRECOUE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante jours de la dernièie publication Une copie de la Requête en Divorce a été laissée ê la Division des Divorces ê son Intention Prenez de plus • avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution ou Contestation dans les délais susdits, la Requérante procédera â obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL le 17 mars 1976 REGISTRAIRE CLAUDE DUFOUR Mes POIRIER.ST-PIERRE & PRESCOTT 4444 de la Roche Montréal, P Qué H2J3J1 ¦ ^ Transports Transport I'*' Canada Canada ADMINISTRATION CANADIENNE DES TRANSPORTS AÉRIENS RÉGION DU QUÉBEC APPEL D’OFFRES On soumissions sont demandén pour In travaux suivants à l'aéroport de Québec SERVICES DE NETTOYAGE POUR UNE PERIODE DE DEUX (2) ANS COMMENÇANT LE 1er JUILLET 1976 A L'AEROPORT DE QUEBEC.STE-FOY.QUEBEC Ln soumissions cachelén portant sur I envetoppe la mention dn travaux ci-dessus et adree-sén au Surintendant.Gestion du Matériel, ministère des Transports, pièce 175-C.Edifice de l'Administration régionale.Aéroport International de Montréal.Oorval.Québec.(636-3203).seront reçues jusqu'à 3 heures de l'après-mldl.heure normale de l'est, le 6 avril 1976 Les pions, devis et documents qui s'y rapportent peuvent être obtenus sur demande à l'adresse ci-dessus sur réception d'un chèque visé de $25 00 lait eu nom du Receveur Général du Canada Le dépét est remboursable sur retour des documents en bon étal dans un délai de quatorze jours après l'avis des résultats de l'appel d'odres Une réunion d Information sera tenue lundi le 29 mars 1976 à 13:30 heures, heure normale de l est, à la salle de Conférence, local 113, Edifice de l'administration, aéroport de Québec.Ste-Foy Québec Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions AO Dumas, Administrateur régional du Québec.Administration canadienne des Transports aériens Ministère des Transports.Aéroport Int de Montréal, lé 11 mars 1976 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC TRANSFERT - REGLEMENT 2C article 2,59.1 PRENEZ AVIS que ZEPHIRIN LYONNAIS camionneur.4326 rue Parthenais permis no: 23420-V s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour céder son système de transport clause "A"."B” et "C" dudit permis et les deux clauses par contrat pour le compte de Progress — Dodds Ltd.mentionnées également commdA et B à Transport Lyonnais Inc, 4326 rue Parthenais.Montréal, Prov.Qué., dont le contrôle sera comme suit: Zephlrin Lyonnais.4998 actions communes de la valeur de $1.00.Jean-Paul Lyonnais.1 action commune, Clémence Benoit-Lyonnais 1 action commune.Tout intéressé peut contester cette demande de transtert déposée à ladite Commission dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cerchel.Montréal.1ère publication: 18 mars 1976 2ème publication: 19 mars 1976 3ème publication: 20 mars 1976 SIGNE/ ADRIEN R PAQUETTE, C.R.Paquette.Paquette.Perreault 6 Rivet CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DE DIVORCES DIVISION DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Divlaion da* Divorce*) NO 500-12-058689-765 DENNIS RONALDO FIORETTO, résidant et domicilié à Pierrefonds district de Montréal ‘ REQUERANT -VS- MARGARET ALICE HOWARD, présentement de lieux inconnus.PAR ORDRE DE LA COUR: L'intimée MARGARET ALICE HOWARD est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de slgnl fier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le Requérant procé.dera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous Montréal, ce 17 mars 1976 A BEAULIEU Régistralre-adjolnt Mes ARCHANBAULT RIOU & ASS .10 rue Sl-Jacques.suite 607 Montréal.QUE PROCUREURS OU REQUERANT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ETRE %OCIAL NO: 500-43-001343-75 et 500-43-001344-75 DAME MADELEINE RHEAULT, et REAL MAHEU’ Requérants Re: ADOPTION DE JOSEPH REAL SIMON TAILLON et ADOPTION DE JOSEPH SYLVAIN TAILLON AVIS A M.REAL TAILLON, demeurant anciennement à 4660 rue Bullion à Montréal, district de Montréal et présentement d'adresse inconnue PRENEZ AVIS que deux requêtes en adoption pour les enfants Joseph Real Simon Taillon et Joseph Sylvain Taillon, seront présentées devant l'Honorable Juge Lavallée siégeant en chambre 100 A de cette Honorable Cour du Bien-Etre Social, au 410 est rue Bellechasse en les cité et district de Montréal, vendredi le 23 avril 1976 à 10:00 heures de l'avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu Veuillez bien agir en conséquence Une copie desdites requêtes a été laissée aü bureau de la Cour du Bien-Etre Social à votre intention MONTREAL, le 16 mars 1976 MARC BOISVERT.PROCUREUR DES REQUERANTS CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Divlaion de* Divorce*) NO: 500-12-058918-768 ANDRE GUENETTE, résidant et domicilié en la cité de Longueull.district de Montréal.REQUÉRANT -vs- SYLVIA GREEN, présentement d’adresse Inconnue INTIMEE PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimée SYLVIA GREEN est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le Requérant procédera à obtenir contre vous par délaut.un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous Montréal, ce 17 mars 1976 A.BEAULIEU Régistralre-adjolnt Mes ARCHANBAULT RIOU 6 ASS 10 rue S-Jacques.Suite 607 Montréal.QUE PROCUREURS DU REQUÉRANT ¦ x Transports Transport IW y Canada Canada ADMINISTRATION CANADIENNE DES TRANSPORTS AÉRIENS RÉGION DU QUÉBEC APPEL D’OFFRES Des soumissions sont dsmandées pour les travaux suivants à Rouyn Québec APPROVISIONNEMENT ET SYSTEMES DE DISTRIBUTION D'EAU POTABLE ET DE PROTECTION CONTRE LE FEU.INCLUANT TOUS LES CONNEXES A L AEROPORT DE ROUYN.QUEBEC Les soumissions cachetées portant sur l'enveloppe la mention des travaux ci-dessus et adressées au Surintendant.Gestion du Matériel, mlnl'tère des Transports, pièce 175-C.Edifice de l'Administration régionale, aéroport International de Montréal.Dorval.Québec.(636-3203).seront reçues jusqu'à 3 heures de l'eprés-mldl.heure normale de l'eel, le 2 avril 1976 Les plans devis et documents qui s'y rapportent peuvent être obtenus sur demande à l'adresse d-dessus sur réception d'un chèque visé de $5000 fait au nom du Receveur Général du Canada Le dépdt est remboursable sur retour des plans et devis en bon état dans un délai de 14 jours après l'avis des résultats de l'appel d'odres Las plans et devis peuvent être examinés au bursau de l'Association de la Construction de Montréal.4970 Place de la Savane.Montréal à ('Association de la Construction de Québec.375 rue Verdun.Québec, et é I Association des Constructeurs de l'Ouest du Québec Inc.129 rue Principale.Rouyn.Québec Le Ministère ne s'engage é accepter m la plus basse ni aucune des soumissions Ministère des Transports Aéroport Int de Montréal.La 11 mars 1976 AO Dumas.Administrateur régional du Québec Administration canadienne des Transports aériens COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS DE DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL PRENEZ AVIS que M.Hubert Honoré, domicile à Ste-Justine-de-Newton.Comté de Vaudreull, Québec.va s'adresser â la Commission des Transports du Québec pour obtenir un permis spécial de haulaway l'autorisant a tirer des remorques de Kingsway Freight Lines Limited avec son camion tracteur selon le permis 17376-V de cette dernière qui demande un permis spécial de courtier en transport corrélatif et réciproque à la même fin.Toute partie intéressée qui désire s'opposer à l'octroi de ce permis spécial doit déposer son opposition à la Commission des Transports du Québec.505 est.rue Sherbrooke, â Montréal, dans les quatre (4) jours de la première des trois publications du présent avis 1ère publication: 18 mars 1976 2ème publication: 19 mars t976 3ème publication: 20 mars t976 SIGNE: Pierre SAINT-PIERRE c.r.Procureur du requérant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Chambre de la Famille (Divorce*) NO 500-12-059028-765 DAME CHRISTIANE LEVESQUE, résidant et domiciliée au 4535 rue Boyer, dans les cité et district de Montréal.Requérante C GILLES FAUVELLE, adresse inconnue.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé GILLES FAUVELLE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (Ours de la dernière publication Une copie de la Requête en Divorce a été laissée à la Division des D orces à son intention Prenez de plus avis qu é déiaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution ou Contestation dans les délais susdits.la Requérante procédera à obtenir contre vous, par délaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, le 17 mats 1976 CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE Mes POIRIER, ST-PIERRE 6 PRESCOTT 4444 de la Roche Montréal, P Qué H2J 3J1 COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS DE DEMANDE DE PERMIS SPECIAL PRENEZ AVIS que M Lionel Jacques, domicilié à St-Rosaire.Rang 6.R.R.3 Daveluyville.Québec, va s adresser a la Commission des Transports du Québec pour obtenir un permis spécial de haulaway l'autorisant à tirer des remorques de Kingsway Freight Lines Limited avec son camion tracteur selon le permis 17376-V de cette dernière qui demande un permis spécial de courtier en transport corrélatif et réciproque à la même fin.Toute partie intéressée qui désire s'opposer a l'octroi de ce permis spécial doit déposer son opposition a la Commission des Transports du Québec.505 est rue Sherbrooke, a Montréal, dans les quatre (4) jours de la première des trois publications du présent avis.Itère publication: 18 mars 1976 2ième publication: 19 mars 1976.3ième publication: 20 mars 1976.SIGNE: Pierre SAINT-PIERRE, c.r.Procureur du requérant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Divialon de* Divorce*) NO: 500-12-058856-760 DAME MARIE THERESE DESAULNIERS.résidant et domiciliée en les cité et district de Montréal REQUERANTE -vs- GUY COULOMGE.présentement d'adresse inconnue INTIME PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé GUY COULOMBE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 Jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à al Division des Divorces de Montréal à son intention Prenez de plus avis, qu'à délaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la Requérante procé dera a obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous Montréal, ce 17 mars 1976 CLAUDE DUFOUR Régistralre-adjolnt Mes ASSELIN ROBERT 6 ASS 1.Place Ville-Marie, suite 1734 Montréal.QUE PROCUREURS DE LA REQUERANTE avis public LOI DES HEURES D'AFFAIRES CHAPITRE 60 > ARTICLES 2-8 Le ministère de l'Industrie et du Commerce chargé de l'application de la loi des heures d'affaires des établissements commerciaux informe les propriétaires et gérants des magasins qu'il n’y a aucune restriction concernant la fermeture de leurs établissements vendredi saint le 16 avril 1976.Cependant, selon les termes de la loi.aucun client ne doit être admis dans un établissement commercial de vente au détail le lendemain du jour de Pâques soit lundi, le 19 avril 1976.La direction du commerce tient é rappeler que les a-mendes en cas d'infraction peuvent aller jusqu'à $1.000.00 aux propriétaires et gérants et jusqu'à $100.00 aux employés qui admettront des clients dans leurs établissements.MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC 7 culture et société • 21 PROFESSEUR DE SCIENCE POLITIQUE Ph.D.ou équivalent Spécialisation: Politique canadienne Spécialisation secondaire: Économie politique Échelle de salaires (75-76): $15,184 -$19,719 19,720- 25,959 25,960- 29,879 Écrire à: Dr.S.Carey Collège Universitaire Saint-Jean Université de l’Alberta Edmonton, Alla.T6G 4G9 PROFESSEURS DEMANDÉS ^ Nous avons besoin de professeurs de langue française à partir du 1 semptembre 1976 pour enseigner à l’École Francophone, CFB Greenwood, Kings County, Nova Scotia.Nous prévoyons un besoin de quatre professeurs, y compris un professeur/principal, pour les niveaux maternelle à septième année.Environ 40 élèves.Salaire selon la convention pour la Nouvelle Écosse 1976-77.A partir de $10.695 pour TC4 première année d'enseignement - à maximum de $21.070 TC6.Certificat d’enseignement donné par la province selon lettres de créance.Rendez-vous par appointment.Les intéressés ddivent faire parvenir un curriculum vitae (en français ou en anglais) à Keith M.Parker Super intendent of Schools Kings County Amalgamated School Board P.O.Box 220 Kentville, Kings County Nova Scotia TEL ÊPHONE (902) 678-2161 Le dernier SOS de Sakharov Mon pays et le monde Andrei Sakharov, un des plus grands spécialistes des sciences nucléaires, n’est pas un littérateur.Il le sait et s’en explique dans la préface de Mon pays et le monde j’écris lente- ment, avec peine.Aussi, ai-je mis sept mois à rédiger ce texte.” Véritable S O S.lancé par le savant, ce texte ne se prête guère à des analyses académiques.Clair, bref et précis, il s’adresse à tous et chacun a le devoir d’en prendre connaissance.Ne contient-il pas, dans ses cent pages, l’essentiel des problèmes actuels qui ne sauraient être résolus qu’à une échelle planétaire et non autour d’un clocher, fût-il celui de Washington ou de Moscou.A vrai dire, ce n’est pas la première fois que Sakharov s'adresse de la sorte tant aux citoyens de son pays, qu’à tous ceux qui, angoissée par les échecs de la science, le progrès à rembours et les dangers que fait courir au monde l’incons- -par- MEERYDEVERGNAS cience pétrifiée de certains idéologues séniles, s’interrogent sur les moyens d’agir.Arrivé en pleine “détente” comme une pierre dans la mare aux grenouilles, le premier essai de Sakharov publie en 1968, La liberté intellectuelle en URSS et la coexistence pacifique, (2) n'a pas reçu l’audience qu’il méritait.Repris en 1974 sous le titre Sakharov parle (3), ce livre n’est pas devenu non plus le “best-seller” qu’il aurit dû être.Il a fallu rien de moins que le Prix Nobel pour attirer sur le savant soviétique l’attention de la masse des lecteurs et, par là même, l’ire de prétendus soviétologues toujours empressés à défendre une idéologie qui s’est elle-même depuis longtemps condamnée par ses propres incohérences.Sept ans après son premier avertissement, tombé dans le désert intellectuel d’une humanité plus préoccupée d’argent et de sexe que de sa propre survie, Sakharov a jugé nécessaire de lui livrer, une fois de plus le fruit amer de ses réflexions.La plus grande partie de Mon pays et le monde est consacrée à la description d’une société que bien des touristes naïfs et des sympathisants progressistes s’imaginent mieux connaître que les citoyens de ce pays eux-mêmes.Comment pourraient-ils deviner que derrière de remarquables réalisations et les élégantes façades des gratte-ciel de Moscou "se dissimulent bien des phénomènes qui échappent à l’oeil étranger”.Sakharov qui se dit, non pas le père de la bombe H mais l'in- venteur, au sein de l’équipe des savants nucléaires, de plusieurs idées-clés, a été, pendant de longues années l'enfant chéri du régime.Quittant de son propre gré les sommets hiérarchiques pour en descendre, jusqu’au dernier, tous les degrés, il est mieux placé que quiconque pour en parler en connaissance de cause.Comblé d honneurs, membre de l’Académie des Sciences à 32 ans, le jeune physicien n’a pas mis longtemps à s’apercevoir de ce qui se cachait sous la respectabilité du Kremlin.11 a compris que le régime “socialiste n’était autre chose qu’un capitalisme d’État avec pleins pouvoirs sur tous les rouages de la société.Ce monopole qui ne peut s’exercer sans la privation totale de la liberté engendre, nécessairement, à son tour la terreur, suivie de conformisme obligé et de servitude.Mais à cause du caractère fermé de la société soviétique, il est extrêmement difficile d’en connaître en détail UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL DÉPARTEMENT DE SCIENCE POLITIQUE PROFESSEUR en relations internationales (plein temps) DOMAINES PRIVILÉGIÉS: • Enseignement des cours: Introduction en Relations inter- nationales et organisations internationales • un champ d'intérêt en études régionales ou analyse des systèmes politiques d'Asie ou d'Europe de l'Ouest de préférence.EXIGENCES: Doctorat en Science politique DATE D’OUVERTURE DU POSTE: 1er juin 1976 DATE DE CLÔTURE POUR LA RÉCEPTION DES DEMANDES: 31 mars 1976.Les candidats doivent joindre à leur curriculum vitae leurs diplômes, la liste de leurs publications et trois lettres de référence.M.Robert Boily, Directeur, Département de Science politique.Université de Montréal.C.P.6128.Montréal 101.P.Q.L’HÔPITAL DU T.ST.-R.DE MATANE POUR LE C.L.S.C.DE MATANE Recherche les services de: -UN INFIRMIER LICENCIÉ sous l'autorité de la coordonnatrice des soins infirmiers du C.L.S.C.FONCTIONS: — Assurer un service de soins généraux à domicile.— Participer au programme de soins à domicile et bilan de santé pour les gens du 3e âge — Participer au développement et â l'exécution de certains programmes en santé communautaire EXIGENCES: — Infirmier autorisée! membre en règle del’O.I.I.Q — Certilicat en nursing communautaire et/ou expérience en santé communautaire, ou expérience minimum d'un an en centre hospitalier Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae à l’adresse suivante, avant le 31 mars 1976 — UNE DIÉTÉTISTE-NUTRITIONNISTE sous l'autorité du coordonnateur du Module Santé et dans une perspective multidisciplinaire FONCTIONS: — Agir comme consultant et ressource aux intervenants du C L S C.— Faire de la consultation individuelle sur référence — Diffuser de l'information à la population et faire de la consultation dégroupé EXIGENCES: — Bacc en sciences (nutrition ou diététique) — De préférence internat dans un hôpital reconnu par l'A.C D et la C P.D.Q ou expérience en nutrition communautaire Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae avantle31 mars 1976.— UN TRAVAILLEUR SOCIAL dans une équipe multidisciplinaire FONCTIONS: — Assumer des pratiques d'assistance psycho-sociale — Faire des évaluations, de la consultation de première ligne — Référer à des ressources spécialisées et relance — Programmer et assumer des actions préventives — Coordonner et contrôler les activités du service d'aides familiales EXIGENCES: — Posséder un diplôme universitaire en service social — Avoir de l'intérét à travailler en équipe — Dynamisme et innovation.Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae avantleSI mars 1976 A L'ADRESSE SUIVANTE: HApifal du Très St-Rédamptaur pour la C.L.S.C.a/a Sarvlca du partonnal 333 rua Thibault Matana P.Qué.G4W 2W5 Voir autres Carrières et Professions, en pages 22 et 23 PROFESSEUR DE DESSIN PUBLICITAIRE — avec expérience.— cours: jour& soir.Envoyez votre curriculum vitae à: Dossier 2609 Journal Le Devoir c.p.6033 Montréal, P.Q.H3C 3C9 PROFESSEURS BILINGUES Les Écoles Catholiques de l’Alberta vous invitent Jouissez d'un emploi professionnel dans un centre attrayant de notre belle province.L'Association des Commissaires Catholiques de l’Alberta fera prochainement un tour de recrutement dans votre région.On vous invite pour l'année scolaire 1976-77 à considérer un poste dans nos écoles.Il y aura des ouvertures à l'élémentaire et au secondaire dans toutes les matières.Pour une entrevue ou d’autres informations contactez.Le Centre de Main-d’œuvre, Universités de Ottawa, de Concordia ou de McGill Une compagnie de premier ordre a une carrière passionnante et rémunératrice à offrir dans Montréal.Nous recherchons une personne intelligente, énergique, ayant une éducation parfaite, bilingue et habitué à traiter avec des cadres à tous les niveaux.Les candidats devront avoir un sens aigu de la vente et de l’organisation.Territoire protégé.Salaire de base plus commission très généreuse.Bénéfices marginaux très intéressants.Envoyez votre curriculum vitae à: Dossier 2608 Journal Le Devoir c.p.6033 Montréal, P.Q.H3C 3C9 r PROFESSEURS DE FRANÇAIS université mcmaster HAMILTON, ONTARIO — Deux postes à pourvoir pour 1976-78.— Deux Professeurs Adjoint - Enseignement dans la section française du département dé langues romanes.— Qualifications professionnelles: Doctorat: au moins un des deux en linguistique - Formation en didactique des langues - Expérience de l'enseignement du français langue seconde - Pratique des méthodes audio-visuelles - Publications en rapport.Écrire au "A VILLE DE SAINT-HUBERT OFFRE D'EMPLOI SUPERVISEUR DU CENTRE SPORTIF DESCRIPTION SOMMAIRE DE LA TACHE Selon les directives et sous l'autorité du comité de gestion qui représente la Ville de Saint-Hubert et la Commission Scolaire Régionale de Chambly: — administre le centre (piscine, patinoire, et locaux annexes): — applique les règlements du comité; — fait respecter le calendrier d'opération: — dirige le personnel: — contrôle les besoins en équipement et maintient l'inventaire à jour; — prépare le budget qu'il soumet au comité; — sera appelé à travailler selon un horaire variable PREREQUIS — âge minimum de 25 ans; — expérience pertinente dans l'administration d'un organisme sportif de ce gencre.— tout diplôme en loisirs serait un atout.REMUNERATION Entre $10.000 et $15.000.par an.Toute personne désireuse de poser sa candidature devra faire parvenir un curriculum vitae A l'adresse suivante, et ce, avant le 1er avril 1976 Servie* du Peraonn*! 3350 Grand* Allé* Vill* d* St-Hub*rt, Qué.Directeur du Département de langues romanes, Univsrsité McMsster, Hamilton, Ontario, L8S 4M2.INFIRMIÈRE-CHEF POUPONNIÈRE SERVICE DES SOINS INFIRMIERS CENTRE HOSPITALIER ST-EUSÉBE POSTE: Infirmière-che» - Service des Soins-In- firmiers - Centre Hospitalier St-Eusèbe - Travail effectué au Centre Hospitalier - Coopère avec tout le personnel infirmier afin d'assurer une qualité de soins optimum.Sous l'autorité de la Directrice des Soins infirmiers, l'infirmière-chef est responsable du bon fonctionnement de son unité.Elle doit planifier, organiser, coordonner, contrôler et évaluer la qualité des soins au niveau de son unité.C’est une infirmière éducative qui doit faire de renseignement au personnel et aux mères en post partum.Elle élabore des programmes de concert avec les Soins infirmiers et en fait l'application.Elle administre son budget.EXIGENCES Membre de l'Ordre des Infirmières du Québec Expérience en nursing de la mère et de l'enfant, ou expérience en Pouponnière Baccalauréat en sciences infirmières si possible.Expérience en administration.SALAIRE: Suivant les normes du MAS.Faire parvenir Curriculum vitae avant le 9 avril 1976 i: Jeanne Gauthier Directrice des Soins Infirmier* Centre Hospitalier St-Eueébe 572, Notre-Dame Joltette, Qué.l J6E 3E5 FONCTIONS: K .' ^ ¦i mm-i < 1111
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