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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 25 mars 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-03-25, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois !& tnétéOS nuageux et quelques averses dispersées.Venteux.Minimum la nuit dernière 5.Maximum 12.Aperçu pour demain: ensoleillé.25 CENTS Vol.LXVIII - No 71 Montréal, jeudi 25 mars 1976 Annonciation de Jésus au sommait ¦Warren Allmand ignore t-il ce qui se passe à Saint-Vincent-de-Paul ?— page 2 ¦Fainstat réclame la tête de Drapeau, une enquête et une conférence pour sauver Montréal ¦ Vingt-quatre p.c.des espaces sont menacés sinon déjà disparus — page 3 ¦Le PQ, Québec et le Front commun: un éditorial de Claude Ryan ¦Des militaires veulent guérir l’Argentine: un commentaire de Georges Vigny ¦Les blocs-notes de Michel Roy et de Jean-Claude Leclerc — page 4 Les prévisions de dépenses Malgré un effort cf austérité, une hausse de 18.9% à Québec par Gilles Lesage QUEBEC — Même s’il est marqué par l’austérité et la compression des dépenses, le budget du Quebec pour l’annee financière 1976-77 affiche une hausse de 18.9% par rapport aux prévisions de l’an dernier.En effet, alors qu’en mars 1975, le ministre des Finances demandait des crédits de quelque $8.2 milliards, il en sollicite plus de $9.7 milliards, dans les crédits pour l'année financière se terminant le 31 mars 1977 présentés hier à l’Assemblée nationale.Il est vrai qu'aux crédits initiaux se sont ajoutés $805 millions en cours d’année pour des budgets supplémentaires et Une trêve et un médiateur, propose le PQ par Louis-Gilles Francoeur Accusant le gouvernement de placer le Québec “au bord du drame et de l’arbitraire" en voulant juguler par une loi spéciale le harcèlement des syndioués des secteurs public et para-public, le Parti québécois a “imploré” hier le cabinet provincial d'accepter le principe d’une médiation, “la seule issue acceptable", qui pourrait, à son avis, être assortie d’un moratoire destiné à mettre fin temporairement aux lock-out et aux débrayages sporadiques des enseignants et des travailleurs du secteur hospitalier.Le PQ a repris à son compte les rumeurs selon lesquelles le ministre de la Fonction publique, M.Oswald Parent, annoncerait aujourd'hui des mesures législatives, alors que la majorité des travailleurs du front commun débrayeront pour la seconde fois pendant 24 heures en vue d’obtenir cette fois la convocation immédiate de la table centrale.Se référant à cette loi spéciale, qui aurait été mise au point au cours des derniers jours, le president du PQ, M.René Lévesque, a déclaré: “Nos fossoyeurs libéraux de la paix sociale tâcheraient bien sûr de la déguiser en instrument de salut collectif.Plus que jamais, cependant, les dizaines de milliers d'employés, sans compter bon nombre d’administrateurs scolaires et hospitaliers, auraient raison de la considérer comme un coup de matraque aussi insultant qu’injustifié." Se rangeant derrière les voeux déjà exprimés par le Conseil supérieur de l'éducation, par les enseignants, les comités de parents et les commissions scolaires, le Parti québécois juge essentielle la nomination de deux médiateurs, chargés respectivement des deux grands secteurs de l'éducation et des affaires sociales.“Nous sommes persuadés, a poursuivi le leader péquiste, que chez les syndiqués, comme chez les administrateurs, une telle mesure permettrait d'obtenir, pendant quelques semaines, l’arrêt nécessaire des harcèlements aussi bien que des lock-out, et d'espérer qu’on puisse déboucher enfin sur un terrain d’entente." (Le lecteur pourra trouver en page cinq la déclaration complète du Parti québécois et son analyse de la négociation.) Pour les dirigeants du PQ, le gouvernement Bourassa est aussi "mauvais négociateur" qu’imprévoyant.Pour René Lévesque et ses collègues, le gouvernement n’a pas réussi, comme en 1972, à assurer une négociation normale à cause de “son ignorance totale des relations humaines”.Cette situaUon.à l'origine de la paralysie des secteurs de l’éducation et de la santé, explique le “chaos" actuel.Les étudiants sont dorénavant menacés de perdre leur année et le secteur de la santé est si perturbé que “les gens en Voy«z sont réduits à prier le ciel de pouvoir s'en passer".Le PQ ne renvoie pas cependant les parties à dos, avec une part égale de responsabilité même s il admet que les “torts sont partagés comme toujours”.' Eminemment responsable de cette détérioration, a dit M.Lévesque, le gouvernement Bourassa ne semble pas avoir ressenti un seul instant l’étendue de cette responsabilité ni le moindre désir de sauver la situation.Sachant qu'il dispose de l’arme suprême, dont il peut user et abuser à volonté, il peut et doit être soupçonné d’avoir très sciemment laissé les choses se gâter.” Pour les leaders péquistes,“l’indécence de certaines propositions gouvernementales" en constitue la meilleure preuve.Voir page 6: Trêve et médiation Déblocage aux Affaires sociales ?Sur le point de déclencher ce matin le deuxième débrayage généralisé d'une durée de 24 heures, les syndiqués du front commun ont perçu hier dans l'évolution de la négociation aux différentes tables “une volonté du gouvernement de diviser les travailleurs du front commun”.Alors que des progrès sur des points fondamentaux étaient enregistrés pour la première fois hier à la table des affaires sociales, au point que les syndiqués ont parlé de “lueur d'espoir", les négociations étaient à toutes fins utiles suspendues “sine die" dans le secteur de renseignement.Du côté de la CEQ, où les négociateurs n'ont pu obtenir le moindre rendez-vous avec leurs vis-à-vis patronaux, même pour la semaine prochaine, on établissait un lien direct entre l'impasse à la table de négociation et l'annonce des mesures que pourrait annoncer aujourd'hui le ministre de la Fonction publique, M.Oswald Parent.Ces nouveaux développements — et en particulier l'apparition de cette “lueur d'espoir" dans le secteur de la santé — n'ont changé en rien le plan des syndiqués, qui doivent débrayer aujourd'hui durant toute la journée, paralysant pour la deuxième fois toutes les écoles de la province et les cégeps, ainsi que la plupart des institutions hospitalières.L'arrêt de travail a deux objectifs: d’abord obtenir une convocation immédiate de la table centrale, réclamée depuis plus de trois mois par le front commun, et augmenter la pression pour accélérer les travaux aux tables sectorielles.Le cartel CSN-CEQ dans le secteur de la santé n'a pas annulé son mot d'ordre de débrayage en dépit des progrès d'hier.Les progrès enregistrés hier à la table sectorielle des affaires sociales touchent l'ancienneté, la promotion, la sécurité d'emploi et les services communautaires.Le gouvernement a concédé aux syndiqués que la mise en commun des services entre les institutions hospitalières d'une région n'entraînera aucune mise à pied.Ainsi, les travailleurs affectés par la création d'une buanderie commune à trois Voir page •: Déblocage 7 notes explicatives préparées par le Con-Trésor.autres “régularisations”, de telle sorte que les crédits totaux pour 1975-76 s’établissent à $9 milliards.La hausse à un peu plus de $9.7 milliards permet à M.Raymond Carneau de prétendre soutenir qu’elle est de 8.5% seulement par rapport aux crédits totaux, et de 10.8% comparativement aux dépenses probables de 1975-76, mais il n’en reste pas moins que, de mars 1975 à mars 1976, la hausse réelle est de 18.9%, comme le démontrent les îxpli seil du Trt Le budget.proprement dit ne sera dévoilé que dans quelques semaines, probablement au début du mois de mai; mais il est d’ores et déjà permis de prévoir que la forte compression du rythme de croissance des dépenses gouvernementales permettra de boucler le prochain budget sans hausse apparente des impôts et des taxes.D’autant plus que $393 millions sont prévus au titre des conventions collectives de travail pour le secteur public et parapublic, et que le déficit olympique ne pèsera de tout son poids qu’en cours d’exercice.L’année financière sera marquée par un resserrement plus rigoureux que par le passé des dépenses budgétaires, dit M.Carneau.Sans lever le voile sur le contenu du budget, il ajoute: “Déjà, par le biais des prévisions de dépenses, on peut nettement déceler que nous entrons maintenant dans une phase de rationalisation budgétaire plus rigoureuse.” Le gouvernement, indique le ministre, veut procéder à des rajustements qui tiennent compte d’une conjoncture économique et financière difficile, à laquelle le Quebec doit faire face tout comme les autres gouvernements du pays.Ils n’en mourront pas tous, mais tous seront frappés.“Les ministères et organismes gouvernementaux, les instituions des réseaux de l’Education et des Affaires sociales, devront s’y astreindre afin de modérer la croissance de leurs dépenses, écrit le président du Conseil du Trésor.Toutefois, malgré la nécessité d’exercer une rigueur budgétaire très grande, le budget des dépenses vise à offrir à la population un meme niveau d’activité, mais a des coûts qui croissent moins rapidement.” Les principales mesures se regroupent sous trois titres: • réduction de la croissance des effectifs à un taux inférieur à 15%, comparativement à plus de 3% en moyenne au cours des trois dernières années; • compression des dépenses des institutions des réseaux de l’Education et des Affaires sociales; • modération des taux d'accroissement des dépenses des ministères et organismes."N’est-il pas préférable de nous imposer une certaine discipline, au demeurant fort acceptable, que de risquer, par un ajournement à courte vue des contraintes, de nous préparer des lendemains Siur le moins incertains?” demande M.arneau, en faisant appel “au courage et à la lucidité de tous les Québécois’.Les dépenses budgétaires ont augmenté à un rythme supérieur à l'évolution de l'ensemble de l'économie québécoise, au cours des dernières années, constate le ministre.De plus, la part accrue du secteur public dans le produit national brut du Québec a été consacrée, dans une proportion significative, au seul maintien de services déjà implantés, dont les coûts ont augmenté rapidement.Voir page 6: Le» dépenses ¦ Autres informations, page 9, sur les prévisions de dépenses du gouvernement québécois.m I ."Je me promenais tranquillement au beau milieu de la route quand, brusquement, le moteur s'est arrêté; je ne comprends pas ce qui se passe !” C’est ce qu’expliquait hier à ses sauveteurs flottants ce brave cultivateur immobilisé sur la route qui longe le Richelieu un peu au nord de Chambly.Quelques minutes avant sa mésaventure, son tracteur lui avait permis de dépanner six automobiles vaincues par l'inondation.(Photo Alain Renaud) Urgence-Inondation en alerte par Gilles Provost • Le niveau de la rivière des Prairies a monté de trois pieds en moins de deux heures hier après-midi quand des blocs de glace se sont accumulés dans un rétrécissement de la rivière, à la hauteur de la première avenue de Roxboro.L'embache s'est produit à-peine 20 minutes après le bris du couvert de glaces et il a réduit de 12% le débit de la rivière.• Le niveau du Richelieu, exceptionnellement élevé à cette période de l'annee, a remonté de quelques pouces hier pendant que les ingénieurs du ministère des Richesses naturelles s'affairaient à dynamiter le couvert de glaces d’un petit affluent pour dégager le pont menant à l’ile Goyer, où vivent 125 familles, près de Chambly.Les ingénieurs craignent que le pont ne soit emporté par la glace.• Le ministère des Richesses naturelles a fait savoir hier qu’on prévoit une aggravation de la situation au- jourd'hui et demain parce qu’on attend de la pluie et une température supérieure au point de congélation, meme pendant la nuit.• Certaines rumeurs voulaient que des familles aient été contraintes hier de quitter leur logis près de MacMas-terville, le long du Richelieu.Les pompiers de Beloeil, responsables de cette région, ont été sur les dents toute la journée mais ils ne connais-Voir page 6: Inondations Après le coup militaire Un triumvirat assume tous les pouvoirs en Argentine BUENOS AIRES (d’après Reuter et AFP) — Le “règne" de la veuve du général Peron s’est achevé comme prévu par un coup d'Etat militaire.L’armée a pris le pouvoir sans coup férir dans la nuit de mardi à mercredi.La présidente Peron, qui tentait apparemment de se réfugier à 1 étranger, a été interceptée et conduite par avion dans une petite station de sports d'hiver située au pied des Andes.Un triumvirat composé des chefs des trois armes les généraux Jorge Videla et r faits saillants Voici les points saillants des crédits budgétaires présentés hier par le ministre des Finances du Quebec pour l’exercice 1976-77: • Crédits totaux de $9.7 milliards, soit une hausse de 18.9% par rapport aux crédits initiaux de mars 1975 et de 8.3% par rapport aux dépenses réelles au 31 décembre 1975; • Croissance des effectifs limitée à moins de 1% ; soit une hausse de 398 hommes-année, comparativement à 6,243 en 1975-76; • Réduction de $39 millions dans les budgets de fonctionnement des hôpitaux; • Les commissions scolaires et les Cegeps devront boucler avec les mêmes budgets que l’an dernier; • L’austérité frappe durement les crédits de six ministères: Affaires municipales, Agriculture.Immigration.Ricnesses naturelles.Terres et Forêts, Tourisme, Chasse et Pêche; • La SDI aura un budget de plus de $23 millions, soit une hausse de 57.6%, plus $50 millions sous forme de prêts et de participation au capital-actions; • Les crédits assignés à l’enseignement privé augmentent de 33.7%; • • Pas de nouveaux grands travaux routiers, la phase finale de l'autoroute est-ouest, a Montréal, est différée d'un an.mais la route de ceinture de la Gaspésie sera complétée; • $70 millions pour l’aide au transport en commun en milieu urbain, particulièrement à Montréal (déficit, achat d’autobus, dette du métro, études du transport par rs’l); • $359.5 millions pour la redistribution aux municipalités d’une partie du produit de certaines taxes a la consommation; • Le budget de la Régie de la langue française grimpe à $5.8 millions, une hausse de 60%, due à l’augmentation du personnel; • $12 millions pour la recherche minière.mais le budget du ministère des Richesses naturelles subit une compression de 8.6%; • Crédits de $5.3 millions à l’Institut de tourisme et d'hôtellerie de Montréal; Voir page 6: Faits saillants Rolando Agosti et l’amiral Emilio Massera secondé par un gouvernement militaire de huit membres, a prêté serment.Il a interdit partis poliUques et syndicats, dissous les deux chambres du Congrès et révoqué les juges de la Cour suprême.Plusieurs personnalités proches de l’ex-présidente ont été arrêtées.D’autres se terrent.Mais le calme règne partout et le couvre-feu n’a pas été instauré.Cafés, restaurants et magasins sont ouverts et la population se rue sur les journaux.La CGT s’était engagée à proclamer une grève générale dans l’hypothèse d’un putsch, mais jusqu'à présent seuls les ouvriers de 1 industrie automobile de Cordoba se sont mis en grève pour une durée de vingt-quatre heures.L'objectif des militaires: rétablir l'ordre, mettre fin au chaos politique et remettre l'économie sur les rails.Le sort qui sera réservé à la présidente Peron demeure incertain.On prête à l'armée l’intention de la juger pour plusieurs affaires de corruption.L’ambassade d'Argentine en Espagne se refuse à tout commentaire sur la possibilité d'un nouvel exil madrilène pour l'ex-présidente, dont le règne aura duré vingt et un mois.Il a été mar- 3ué par une crise économique sans précè-ent, une lecrudescence de la violence et la corruption des grands commis de l'Etat.Pour expliquer leur intervention, les officiers supérieurs de l'armée ont publié un communiqué dans lequel ils affirment avoir voulu mettre fin au chaos insUtu-tionnel.social et administratif.Leur objectif prioritaire, indiquent-ils, sera le rétablissement des valeurs essentielles d'autorité.Ils s'engagent à respecter les accords internationaux contractés par l'Argentine et à garantir l'existence, la propriété et les intérêts des étrangers installes dans le pays.Le communiqué est signé des commandants des trois armes: le général Jorge Videla, Tamiral Emilio Massera (marine) et le général Rolando Agosti (armée de l’air).Peu après, les commandants des trois armes ont prêté serment et formé un triumvirat.Celui-ci a aussitôt dissous l'Assemblée nationale et le Sénat, et suspendu partis politiques et syndicats.Il a publié une proclamation dite de “réorganisation nationale" qui stipule que le mandat de la présidente Peron et des autorités provinciales a expiré.Les parlements provinciaux sont dissous et les membres de la Cour suprême révoqués.Les trois membres du triumvirat ont prêté serment à 10 heures 40 au siège de l'état-major général des forces armées devant M.Jorge Allende, président du collège des notaires de la province de Buenos Aires, et des représentants de la hiérarchie militaire et ecclésiastique.Les chefs des trois armes ont publié alors un nouveau communiqué dans lequel ils affirment que leurs objectifs essentiels sont la restauration des valeurs Voir page 6: L'Argentine LES 3 DERNIERS JOURS DE LA VENTE US PRIX BAISSf^ 8,000 VOLUMES AUJ0URD HUI ET DEMAIN JUSQU'A 9 h.SAMEDI DE 9H.ft 5H.mm au nmpTAtn RABAIS il 60S .taut pas rater la tin ! - DUSSAULT 8955 SAINT-LAURENT « » 2 • Le Devoir, jeudi 25 mars 1976 Margaret Trudeau fait de la propagande TV pour la santé mentale lüliil TORONTO (PC) — Mme Margaret Trudeau apparaîtra à la télévision dans le cadre de messages d’intérêt public qui seront diffusés à travers le Canada, du 1er au 7 mai, afin de promouvoir la Semaine de la santé mentale.M.Brian Hawkins, vice-président de la société ABS Film Productions, de Toronto, responsable de la production, a déclaré, mardi, que la décision de Mme Trudeau de tourner le film était “courageuse”.M.George Rohn, directeur de l’Association canadienne Rour la santé mentale, a contacté Ime Trudeau pour cette publicité et il a révélé qu’elle avait accepté d’emblée.En réalité, a-t-il poursuivi, lors du tournage du film à Ottawa, le 10 mars, Mme Trudeau a modifié le texte afin qu’il corresponde à ce qu’elle voulait elle-même exprimer à propos de la santé mentale.Mme Trudeau a reçu des soins psychiatriques pendant 12 jours pour “une sevère fatigue émotionnelle”, en septembre 1974, à l’hôpital Royal Victoria de Montréal.Un mois plus tard, lors d’une entrevue télévisée dans tout le Canada par le réseau CTV, Mme Trudeau a confié à l’animatrice Carole Taylor qu’elle avait été “très effrayée” par la perspective de subir un traitement psychiatrique dans un hôpital.Elle a dit à l’époque que tout Canadien devrait pouvoir consulter un psychiatre sans en avoir honte.Dans la version finale du message sur la santé mentale, elle déclare: “La maladie mentale en est bel et bien une, réelle et déprimante, et on peut la traiter dans la plupart des cas.L’Association canadienne pour la santé mentale Le Solliciteur général ignore ce qui se passe à Saint-Vincent-de-Paul par Gilles Constantineau “Dans l’affaire des 70 détenus qu’on déménage à l'intérieur de Saint-Vincent-de-Paul, il y a un problème encore plus grave que celui des locaux inacceptables: c'est celui des relations au sein du personnel du pénitencier, qui fait que le vent des bonnes relations fédérales-provinciales change à tout bout de champ, et qui fait que le Solliciteur général ne sait pas vraiment ce qui se passe,” a déclaré hier soir au DEVOIR le directeur général de l’Association canadienne Rour la santé mentale, section Québec, 1.Paul-Marcel Gélinas.C’est là, explique M.Gélinas, l’une des raisons pour lesquelles l’Association, après avoir consacre près de quatre jours d étude au dossier des détenus en traitement psychiatrique dans les pénitenciers du Québec, a réclamé et obtenu du Solliciteur général du Canada, M.Warren All-mand, une entrevue qui se déroulera aujourd’hui à Ottawa, et qui sera en bonne partie consacrée à ce problème de communication.Mais les représentants de la section québécoise, qui compteront en plus de M.Gélinas le juge en chef Robert Cliche, de la Cour provinciale à Québec, et le docteur Gilles Lortie, directeur des projets spéciaux du ministère des Affaires sociales en matière de santé mentale, traiteront de la question non seulement avec M.Allmand, mais également avec son collègue de la Santé nationale, M.Marc Lalonde, qui leur a accordé un entretien au début de la journée.“Si Warren Allmand règle uniquement la question des aménagements, toute l’affaire risque de rebondir avant peu de temps,” ajoute M.Gélinas en précisant ue l’Association n'en verrait pas moins ’un mauvais oeil la construction d’un hôpital pénitentiaire québécois, selon les derniers projets fédéraux, “alors que le Québec offre au fédéral les services complets de l’Institut Pinel, qui sont excellents”.Pour ce qui est du problème de communication auquel fait allusion le directeur général de l’Association pour la santé mentale, il a été entièrement confirmé au DEVOIR par le directeur du département de criminologie de l’Université de Montréal, le professeur André Normandeau.Mettant pour la première fois en cause le directeur régional — en l’occurence québécois — du Service canadien des pénitenciers, M.J.-C.LaFerrière, le professeur Normandeau n’hésite pas à declarer que ce dernier, bien que très honnête sur le plan personnel, “n’en est pas moins un agnostique au sens des nouvelles méthodes de traitement carcéral”.M.LaFerrière, précise-t-il, “ne croit pas du tout à la rehabilitation des détenus, ni à quelque forme de traitement que ce soit, et moins encore au rôle important de la participation communautaire dans l’aide qu’on peut donner aux détenus.La psychiatrie, pour lui, ne sert que de moyen de contrôle supplémentaire.C’est un administrateur de l’ancienne école, style militaire”.M.Normandeau ajoute qu’il a participé de très près, pendant quatre ans, à la négociation des accords entre le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois, sur le plan de l’amélioration des conditions carcérales dans les pénitenciers, et que “chaque fois, au niveau du Solliciteur général et du Commissaire des pénitenciers, la confirmation écrite a été donnée à l’intention d’appuyer pleinement non seulement les programmes d’amélioration des aménagements, mais aussi les propositions québécoises qui offraient d àssumer le traitement medico-psychiatrique des détenus pénitentiaires".Mais c’est au niveau régional, poursuit M.Normandeau, qu’à chacune de ces occasions, les déclarations d’intention faites au niveau ministériel “ont été soumises à des revisions à la suite desquelles elles restaient lettres mortes”.Il semble cependant qu’à cet égard le directeur régional du Service des pénitenciers ne soit pas la seule personne à mettre en cause.LE DEVOIR a en effet pris connaissance, voici peu de temps, d’un document qui implique de façon très précise, sous ce rapport, le directeur médical du Centre psychiatrique régional du pénitencier Saint-Vincent-de-Paul, le docteur Pierre Déom.Invité à faire connaître l’attitude de l’effectif professionnel du Centre psychiatrique régional devant les plans québécois de services médico-psychiatriques complets aux clients des pénitenciers, le docteur Déom a exprime sa pensée en peu de mots: “They want to bite more than they can chew, a-t-il dit des propositions provinciales, ajoutant que le ministère des Affaires sociales devait “mettre de l’ordre dans sa propre maison avant de vouloir venir administrer un centre psychiatrique qui fonctionne de façon satisfaisante malgré la construction ancestrale”.Traitant de toute la question au niveau politique, le médecin affirme aussi que “quand le Québec propose d’être responsable de l’embauche, de la surveillance, du perfectionnement du personnel à l’intérieur des institutions fédérales du Service Canadien des pénitenciers, nous croyons qu’il s’agit là d’un principe pernicieux où la juridiction provinciale dicterait ses vues à son palier supérieur.Il est permis de croire que des conflits de juridiction désorganiseraient la qualité des soins”.Pour la santé, physi-trousse Le ministère de la Santé et du Bien-être social vient de lancer la physi-trousse pour aider les Canadiens à conserver ou améliorer leur état de santé.La trousse comprend tous les renseignements voulus sur un auto-examen de la condition cardiaque et pulmonaire adapté aux différents groupes d’âge, une prescription hebdomadaire d’activités physiques, des exercices rythmiques, une brochure sur la santé et la condition physique.des conseils judicieux sur des habitudes simples, mais efficaces pour surmonter le stress, la tension, la solitude, réagir contre l’habitude de la cigarette, de l'alcool, des tranquillisants, etc.On peut se procurer la physi-trousse au prix de $4.95 dans les librairies d’information Canada dans les différentes provinces.les négociations: salaires offerts aux enseignants Le Gouvernement du Québec et ses partenaires offrent aux enseignants des commissions scolaires et des collèges d’importantes augmentations de salaires dans le cadre des négociations en cours.Selon les années de scolarité et d’expérience, ces augmentations varient de 26,5% à 50% en 1975/1976 en regard des échelles en vigueur en 1974/1975.Pour les deux dernières années de la convention, les augmentations seraient respectivement de 8% et de 6%.Il faut aussi noter qu’à chaque année l’expérience acquise permet au professeur de gravir un échelon de l'échelle salariale.Ainsi dans l’exemple illustré, le professeur qui avait 16 ans de scolarité et 7 ans d’expérience gagnait $10 138 au 30 juin 1975.Son salaire passe à $13 590 au 1er juillet 1975 (8e échelon) puis à $15 175 au 1er juillet 1976 (9e échelon).Enfin au 1 er juillet 1977, le salaire de ce professeur se situe à $16 613 (10e échelon).Entre l’échelle de 1974/1975 et celle de 1977/1978 la différence pour ce professeur est donc de $6 475 soit une augmentation de 63,8%.Les pourcentages d’augmentation prévus à l’échelle de 1975/1976 sont les suivants: .' 7 ' I *.> années de scolarité Moins de 14 ans ' 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans de 35% à 50% 30.5% 30% 29.5% 28.84% 26.5% 26.5% 26.5% $6 475 63.8% Ces pourcentages incorporent l’indemnisation (pour le coût e la vie) d " - - l’échelle de de la vie) déjà versée pour 1974/1975 en supplément de ‘ 1974/1975.1974/1975 1977/1978 Années d'expé- scolarité ** Années Scolarité** rience 12 an* „„„ •t moins loans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* rience Moins de 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* 1 5 824 6 218 6812 7 487 8 232 9 033 9 940 10 920 12012 1 9 864 10 177 11 143 12 204 13 323 14 395 15814 17 396 2 5 972 6 455 7 062 7 755 8 525 9 366 10 307 11 324 12 436 2 10 227 10 550 11 540 12 638 13 814 14 926 16 399 18010 3 6 133 6 688 7 314 8 025 8818 9 695 10 675 11 730 12 855 3 10 592 10 928 11 943 13 073 14 299 15 459 16 986 18617 4 6 381 6 950 7 586 8 325 9 134 10 057 11 076 12 168 13318 4 10 986 11 334 12 389 13 542 14 834 16 040 17 621 19 287 5 6 637 7 216 7 867 8 624 9 459 10 420 11 473 12 606 13 772 5 11 393 11 752 12 834 14 023 15 369 16614 18 256 19 945 6 6 902 7 487 8 148 8 916 9782 10 781 11 874 13 041 14 227 6 11 800 12 173 13 269 14 502 15 901 17 196 18 886 20 603 7 7 189 7 781 8 470 9 245 10 138 11 176 12 303 13510 14 716 7 12 265 12 653 13 758 15030 16 484 17816 19 564 21 311 8 7 435 8 079 8 766 9 577 10 494 11 570 12 738 13 977 15 201 8 12 695 13 096 14 253 15 558 17 066 18 447 20 241 22 013 9 7 772 8 378 9 078 9 909 10 850 11 962 13 167 14 446 15 689 9 13147 13 563 14 748 16 086 17 644 19 067 20 920 22 721 10 8 066 8 671 9 391 10 240 11 206 12 355 13 598 14 913 16 177 10 13 600 14 029 15 240 16613 18 222 19 692 21 596 23 427 11 8 385 9 002 9 734 10 602 11 606 12 792 14 072 15 433 16712 11 14 097 14 542 15 779 17 206 18 867 20 379 22 350 24 202 12 8 708 9 332 10 075 10 963 12 006 13 231 14 546 15 950 17 249 12 14 591 15 052 16316 17 800 19 516 21 065 23 098 24 980 13 9 024 9 665 10420 11 324 12 405 13 666 15 020 16 469 17 788 13 15 089 15 567 16 853 18 390 20157 21 751 23 850 25 760 14 9 348 9 996 10764 11 685 12 806 14 103 15 495 16 989 18 322 14 15 587 16 081 17 389 18 986 20 801 22 439 24 603 26 533 15 9 665 10 327 11 107 12 048 13 203 14 540 15 969 17 506 18 860 15 16 084 16 594 17 930 19 574 21 446 23126 25 352 27 313 1975 /1976 1976/1977 Années d'expé- Scolarité • * Années d'expé- Scolarité** rience Moins de 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* rience Moins de 14 ans 14 ans 15 ans 18 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* 1 8 617 8 890 9 733 10 660 11 638 12 574 13814 15 195 1 9 306 9 601 10 512 11 513 12 569 13 580 14 919 16411 2 8 933 9 216 10 081 11 040 12 067 13 038 14 325 15 732 2 9 648 9 953 10 887 11 923 13 032 14 081 15 471 16 991 3 9 252 9 545 10 432 11 419 12 491 13 504 14 838 16 262 3 9 992 10 309 11 267 12 333 13 490 14 584 16 025 17 563 4 9 596 9900 10 822 11 829 12 957 14 011 15 393 16 847 4 10 364 10 692 11 688 12 775 13 994 15132 16 524 18 195 5 9 952 10 266 11 211 12 249 13 425 14 513 15 947 17 422 5 10 748 11 087 12 108 13 229 14 499 15 674 17 223 18816 6 10 307 10 633 11 591 12 668 13 890 15 021 16 497 17 997 6 11 132 11 484 12 518 13 681 15 001 16 223 17817 19 437 7 10 714 11 053 12018 13129 14 399 15 563 17 090 18 816 7 11 571 11 937 12 979 14 179 15 551 16808 18 457 20 105 8 11 089 11 440 12 450 13 590 14 907 16 114 17 681 19 229 8 11978 12 355 13 446 14 677 16 100 17 403 19 095 20 767 9 11 484 11 847 12 882 14 051 15 412 16 656 18 274 19 847 9 12 403 12 795 13 913 15 175 16 645 17 988 19 736 21 435 10 11 880 12 255 13312 14 512 15 918 17 201 18 885 20464 10 12 830 13 235 14 377 15 673 17191 18 577 20 374 22 101 11 12314 12 703 13 783 15 030 16 481 17 801 19 523 21 141 11 13 299 13 719 14 886 16 232 17 799 19 225 21 085 22 832 12 12 745 13 148 14 252 15 548 17 047 18 401 20 177 21 820 12 13 765 14 200 15 392 16 792 18411 19 873 21 791 23 566 13 13 181 13 598 14 721 16 064 17 607 19 000 20 833 22 502 13 14 235 14 686 15 899 17 349 19016 20 520 22 500 24 302 14 13 616 14 047 15 190 16 584 18 170 19 601 21 491 23177 14 14 705 15 171 16 405 17911 19 624 21 169 23 210 25 031 15 14 050 14 495 15 662 17 098 18 733 20 201 22 145 23 858 15 15174 15 655 16915 18 466 20 232 21 817 23 917 25 767 • Scolarité de 20 ans et un doctorat de 3iôme cycle ** Conformément au "Manuel d évaluation de la scolantô" du ministre.Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation 4 « 4 — T- -‘A" r- l • I T ’i: LE DEVOIR 24% des espaces verts menacés sinon disparus ?ï Près de 24% des quelque 5,500 acres id’espaces verts que constituent les terrains de golf et les parcs métropolitains actuels et futurs de nie de Montréal sont menacés d’être perdus s’ils ne le sont pas déjà.C’est ce que le groupe “Espaces verts’’ a soutenu au cours daine conférence de presse, hier après-midi, tout en expliquant que cette situation était due à rin-curie tant de la Communauté urbaine de Montréal que du gouvernement québécois qui n’ont pris aucune mesure pour préserver les espaces verts sur l’île de Montréal.En fait, explique les “Espaces verts”, il y a actuellement 1,260 acres de verdure lui ont été perdus pu qui sont menacés le disparition sur les 5,482 acres qui devaient être protégés, comme l’avaient recommandé à plusieurs reprises les planificateurs de la CUM au cours de l’élaboration du schéma d’aménagement du territoire.Ceux-ci recommandaient que les 12 terrains de golf de l’île de Montréal (1872 acres) soient protégés en tant qu’aires de conservation, et recommandaient également l’aménagement de parcs métropoli- Le conseiller Raymond Poulin quitte le PQ Après le Rassemblement des citoyens de Montréal, c’est du Parti québécois que le conseiller municipal, M.Raymond Poulin, démissionne.Représentant du quartier de Saint-Jacques au conseil de ville de Montréal, M.Poulin avait quitté le RCM en annonçant son intention de se consacrer préférentiellement au Parti québécois dont il souhaitait être candidat dans le comté de Rosemont.Les choses n’ont pas fonctionné aussi bien que prévu et M.Poulin estime qu’il n’a plus rien à faire dans ce parti.Parmi d’autres reproches, il déplore le manque de leadership du président, M.René Lévesque, et le prévient de le considérer dorénavant comme un adversaire politique."Je ne suis pas un intellectuel, mais un homme d’action, déclare-t-il, et de ce fait, je suis bien content de m’être aperçu avant qu’il ne soit trop tard du calibre de votre parti.” Selon le conseiller Poulin, le peu de cas que le Parti québécois fait de ceux qui ont fait la preuve qu’ils ont la confiance des électeurs, explique partiellement pourquoi il n’a fait elire que six députés à l'Assemblée nationale et l’empêchera de dépasser ce stade, malgré le mécontentement général du Québec à l’égard du régime Bourassa.Les reproches de Raymond Poulin sur le leadership de M.Levesque sont illustrés par une citation de Pierre Mondès-France: “Il n’y a pas de contradiction entre démocratie et autorité.” eh oui! Je.livre mnainTe-nenr le Devoir à VIIle La Salle, Ver.dun,.Lachine, Pôpl, Cô'he St- r owi, t TCus les moulins/ I tains: aux parcs Angrignon, De Notre-Dame et Ile Sainte-Helène déjà existants à Montréal venaient s’ajouter quatre grands parcs futurs, soit les parcs du Bout-de-nie, du Bois-de-Liesse, de l’Anse-à-l’Orme et du Cap Saint-Jacques.Ces parcs venaient ajouter 3,610 acres de verdure.Mais depuis ces premières recommandations faites en 1972, l’absence de mesures de protection a permis, soit qu’on modifie la vocation en totalité ou en partie de parcs existants (De Notre-Dame et parc Angrignon), soit qu’on laisse des terrains réservés en principe pour des parcs ou comme espaces verts servir à des fins de développement.C’est le cas notamment du golf Beaure-paire à Beaconsfield où les autorités municipales, malgré diverses tentatives pour protéger cet immense espace vert, ont dû se résoudre à permettre l’aménagement de 116 acres en développement résidentiel.La seule solution qui demeure pour préserver ce terrain consiste pour la municipalité de s’en porter acquéreur, mais elle n’en a pas les moyens financiers, et la CUM tout comme le gouvernement provincial refusent d’intervenir, expUque-t-on.Aussi les Espaces verts ont réclamé que la CUM remplisse le mandat qu’elle a de protéger les espaces verts sur son territoire et qu’elle se donne le pouvoir de légiférer en ce domaine.Notons que ce pouvoir lui est donné par la loi qui l’a constitué, mais que les membres de la communauté n’ont pas encore décidé de l’exercer.Et en attendant que la CUM exerce ce pouvoir, le groupe Espaces verts réclame que le gouvernement québécois, par le biais du ministère des Affaires municipales, supplée à la communauté.La guerre des poteaux est terminée QUÉBEC (PC) - La “guerre des poteaux” est définitivement terminée.Tel que promis en janvier dernier, la compagnie Bell Canada a retiré toutes les oppositions enregistrées auprès de la Régie des services publics du Québec contre les corporations municipales désireuses de réglementer la télédistribution sur leur territoire.A l'ouverture des auditions de la Régie, mardi, à Québec, Me Paul Hurtubise, procureur de la compagnie de téléphone, a confirmé la décision de retirer toute opposition contre les règlements soumis par 25 corporations municipales.Siégeant comme président, Me Raoul Barbe, vice-président de la Régie, a pris en délibéré le projet de règlements soumis par la ville d'Alma.Mercredi, l’organisme devait étudier les dossiers soumis par les corporations municipales de Giffard, Magog, Saint-Raymond-de-Portneuf, Charlesbourg, Lo-retteville, Beauport, Montmorency, Or-sainville, Sainte-Foy et Val-d’Or.La compagnie Bell a cependant demandé un delai pour étudier les textes soumis, de façon à s’assurer que les projets correspondent à certaines normes tandis que l’Hydro-Québec a insisté de son côte pour que les règlements comprennent des dispositions au chapitre surtout de la sécunté.Michael Fainstat.(Photo Alain Renaud) LechefLequin J’ai fait de mon mieux Aux rapports défavorables à son style de leadership, le directeur du service de police de Laval, M.Léo Lequin, réplique au’il a fait de son mieux, tenant compte es circonstances particulières.En une quinzaine, deux rapports d’évaluation sur le fonctionnement de la poUce municipale ont été rendus publics: une étude commandée à la firme Roger Po-minville par le conseil exécutif de Laval et une analyse de la Commission de poUce du Québec, présidée par le juge Roger Gosseün.L’un et l’autre des rapports concluent que le service de poUce ne protège pas adéquatement la population, que ses ressources sont insuffisantes, que la gestion est incompétente et que M.Léo Lequin ne possède pas les quaütés nécessaires à se fonction.Le directeur Lequin note d’abord qu’avec moins de policiers qu’en 1965, Laval a conservé le taux de criminalité le moins élevé des 20 plus grandes villes du Canada jusqu’en 1970 alors que la situation a commencé à se dégrader.Rappelant les problèmes graves causés par la grève du zèle des policiers qui a duré de septembre 1974 à août 1975 et la fusion des 14 municipalités de l’île, M.Lequin estime que la performance de ses policiers fut quand même étonnante.Tout en soulignant que le phénomène de la hausse du taux de criminalité se manifeste dans la plupart des autres viUes canadiennes, M.Lequin identifie un certain nombre d’autres facteurs responsables.selon lui, de la situation déplorée par les commissions d’études: un niveau d’absentéisme élevé au sein du corps policier; un faible taux d'encadrement à Laval par rapport au reste du pays; un horaire de travail gêné par la convention collective des poUciers; les distances considérables que les policiers doivent parcourir pour se rendre au Palais de Justice de Montréal et à la Cour du Bien-être social où ils agissent comme enquêteurs ou témoins.“D ne faut pas imputer le blâme uniquement aux policiers, qui sont à la merci des législateurs, qui ont le dernier mot, très souvent, au detriment de la sécurité publique”, conclut le directeur Lequin qui ajoute: “Policier depuis 35 ans, je suis fier de ma profession.Je me suis toujours tenu debout et j’entends continuer ma tâche pourvu qu'on mette à ma disposition les outils nécessaires et indispensables au travail de tout corps policier.” aujourd'hui Louise PâopeHe 8W-336I A 9 h 30, débute le congrès annuel de la Société de criminologie du Québec, qui se tient aujourd'hui et demain a rhôtel Sheraton Mont-Royal, sous le thème de "La justice et l'injustice au Québec”.• Collectes de sang de la Croix-Rouge: à la Banque Royale du Canada, 2, Place Ville-Marie, de 9 h à 16 h; au Club Optimiste de Saint-Laurent, 3205, Côte Vertu, de 14 h 30 à 21 h: à l'immeuble principal de l'U de M, 2900 Edouard Montpetit, de 10 h à 16 h.• A 12 h, M.Denis Hardy, ministre des Communications, est le conférencier invité au déjeuner-causerie du Publicité Club, â l'hôtel Château-Champlain.A 12 h 15, Mme Thérèse Lavoie-Roux, présidente de la CECM, jette un regard rétrospectif et fait une prospective sur l’Opération Renouveau, devant les membres du Club Richelieu, au salon Bonaventure de l'hôtel Reine Elizabeth.A 12 h 30, le président du Parti libéral du Québec, M.Claude Desrosiers, prononce une conférence à l'auditorium L'Allemand du collège Jean-de-Brébeuf.A 17 h 30, le Dainow pro- — —- - — — 1 — ar* ua• • w rj pro nonce une conference intitulée “Civil Law in a Mixed Jurisdiction" à la Faculté de droit de l'université McGill, au 3644, Peel • A 19 h 30, le professeur Gaston Gauthier parle de “La sexualité chez l’enfant d’âge préscolaire”, au 1215, Saint-Joseph est, dans les cadres des rencontres sur la sexologie de l’Association d'éducation pré-scolaire du Québec.• A 20 h, le regroupement Action-Parents organise un "rassemblement de solidarité" à la salle de curling du Centre Paul-Sauvé.pour réclamer le maintien et l'amélioration de la qualité de l'enseignement.• A 20 h, débute le symposium organisé par les universités de Montreal et McGill sous le thème "Sexe, culture et maladie ", au Palmer Howard Theatre, 1200, ave.des Pins ouest.Page 3 I Montréal, jeudi 25 mars 1976 Fainstat veut la démièsion de Drapeau Une conférence à trois pourrait sauver Montréal par Bernard Descôteaux Non seulement une enquête publique doit être tenue pour faire la lumière sur tous les aspects du dossier olympique, mais il faut aussi que le maire Jean Drapeau et les membres de l’exécutif de Montréal démissionnent et qu’une conférence tripartite réunisse les autorités fédérales, provinciales et municipales pour airêter des mesures extraordinaires pour résoudre la crise causée par le déficit olympique.Telle est la position qu’a défendue le conseiller municipal montréalais Michael Fainstat, principal prote-parole du Rassemblement des citoyens de Montréal en matière de fiscalité, alors qu’il prenait la parole devant un auditoire a’hommes d’affaires du West-Island hier midi.Depuis son arrivée à l’hôtel de ville de Montréal, le RCM a maintes fois accusé l’administration du maire Drapeau de mauvaise administration, de cacher plusieurs éléments du dossier olympique.Plus récemment, il avait même exigé du gouvernement provincial la tenue d’une enquête sur le dossier olympique.Mais c’était la première fois qu’un de ses porte-parole allait jusqu’à réclamer publiquement et formellement la démission du maire Drapeau et des six membres du comité exécutif.Selon M.Fainstat, M.Drapeau et ses collègues de l’exécutif se sont tout à fait discrédités par “une effroyable maladministration des affaires de Mon-tréal“.Avec le projet olympique pour lequel ils ont créé une structure administrative et de contrôle qui n’a jamais fonctionné, ils ont amené Montréal au bord de la faillite et l’ont placée dans une quasi-tutelle, de dire M.Fainstat qui les accuse par ailleurs d’avoir saboté les grands projets de travaux pubhcs comme le métro et l’usine d’épuration des eaux, d’avoir négligé les besoins de leurs électeurs et complètement ignoré leurs promesses électorales.Pour le conseiller, si le maire Drapeau et ses collègues désirent que les Montréalais ne souffrent pas trop de leurs erreurs et s’ils ont encore un peu de décence et de dignité, ils n’ont d’autre choix que de démissionner.Leur démission, explique-t-il, permettrait au conseil municipal d’élire un nouveau maire et de nouveaux administrateurs qui pourraient être en mesure de prendre la situation bien en main.Les tâches d’une nouvelle administration seraient alors d’ouvrir des négociations pour résoudre les problèmes olympiques et leurs effets, et s’attaquer aux divers autres problèmes municipaux, notamment l’érosion des pouvoirs municipaux.En ce qui a trait à l’enquête publique réclamée par M.Fainstat, et auparavant par d’autres conseillers du RCM, il a expliqué que celle-ci devait être tenue au nom de la démocratie et du droit au public d’être informé.Relevant les diverses tentatives de son parti pour obtenir au conseil municipal des informations sur le dossier olympique, et leur échec, soulignant que les deux commissions parlementaires qui se sont tenues sur le dossier olympique n’avaient rien apporté, il a soutenu que seule une enquête publique et sur tous les aspects du dossier pouvait faire toute la lumière.Selon le conseiller, cette enquête doit etre tenue immédiatement, avant que des dossiers ne disparaissent (par le feu ou le vol), ou avant que certaines personnes n'aillent se réfugier au Costa-Rica.Une telle enquete devrait être confiée à une commission ayant le pouvoir de faire comparaître des témoins et d’obtenir tous les documents pertinents.Son mandat devrait porter sur les différents aspects de l’administration de Montréal, l’augmentation extraordinaire des coûts, les profits exagérés dus au système des contrats à forfait plus honoraires, les situations de conflits d’intérêt, l’identification des responsables de cette situation.D’ailleurs M.Fainstat dit soupçonner qu’une sorte de “gentlemen’s agreement” existe entre l’administration municipale et le gouvernement québécois pour cacher les Faits et continuer de soustraire l’information au public.Il se demande si le gouvernement ne veut pas protéger le Parti civique d’une mort certaine et aider à refaire l’image de l’admi- nistration municipale, et si l’on ne craint pas que la population ne réalise 1’^ -n-pleur de la situation.Passant par ailleurs en revue le dos r financier aes Jeux, il a fait valoir que le déficit olympique serait de $1 milliard.Selon lui, cet argent aurait pu servir à bien d’autres fins, donnant comme exemple qu’une telle somme aurait pu assurer la gratuité du transport en commun pendant 10 ans à Montréal, aurait pu permettre de construire 33,000 habitations pour personnes âgées ou 120,000 logements à loyer modique, ou encore permis la construction de 400 arénas de quartier.Il a également souligné que n’eut été l’intervention du Québec dans le dossier, Montréal aurait très certainement risqué de perdre sa cote sur les marchés financiers.Voir page 6: Montréal Nouveau délai du CRTC pour le MF en circuit fermé OTTAWA (PC) — Le Conseil de radiotélévision canadienne, CRTC, a annoncé, hier à Ottawa, qu’un nouveau délai était accordé aux détenteurs de licence d’entreprises de télévision par câble qui désirent offrir des services audio MF en circuit fermé.Les titulaires de licence de télé par câble auront donc jusqu’au 1er mars 1977 pour se conformer aux nouvelles exigences relatives à la distribution de services audio en circuit fermé.Les règlements et la politique du CRTC, publiés en novembre et décembre derniers, exigent maintenant que ces entreprises détiennent une autorisation du Conseil.Le CRTC reconnaît que cette politique concerne de nombreux services audip en circuit fermé comportant des émissions multiculturelles et étudiantes qui sont distribuées depuis quelque temps par des entreprises de télévision par cable, mais il croit que des alternatives acceptables pourraient et devraient être élaborées.Le CRTC invite toutes les entreprises visées par ces nouveaux règlements a présenter immédiatement une demande d’autorisation en vue d’établir un canal MF audio-communautaire semblable au canal communautaire vidéo.La programmation offerte à ce canal audio “devrait refléter la diversité culturelle et linguistique de la population desservie par les titulaires de licence”, note le secrétaire général du CRTC, M.Guy Lefebvre.Il est donc évident que ce canal audio ne devrait contenir aucun matériel publicitaire, tel que demandé pour un canal vidéo communautaire.Les Cercles des Jeunes Naturalistes LIVRES ET MATÉRIEL POUR L’ÉTUDE DE LA NATURE en vente au Comptoir des Jeunes Naturalistes de 9 à 17 h du lundi au vendredi delOàlSh(lea)imMli) 455, rue Saint-Jean, Montréal (2 rues à l'ouest de la Place d'Armes) RENOMMÉ DEPUIS LE 20 NOVEMBRE 1975 COURS DE POTERIE Initiation A la céramique Tournage — Façonnage Composition des glaçures Inscription immédiate pour les sessions débutant le 12 avril et le 5 juillet au : Centra d« céramique Poterie Bonsecours 433 est, Notre-Dame Vieux-Montréal 844-62S3 8S4-6165 Pwais cilton prumilt m : 749 885 L’ENDROIT IDÉAL POUR LES DÉJEUNERS D’AFFAIRES II! IRM DALI Restaurant Français 1446, rue Crescent - 282-1332 clKtncc tirage: /«naine prachaine 4 4 • Le Devoir, jeudi 25 mare 1976 éditorial Le PQ, Québec et le Front commun Dans le communiqué qu’il a émis hier sur l’état actuel des négociations entre le gouvernement et le Front commun des employés du secteur public et para-public, le Parti québécois laisse percer une fois de plus l’embarras où le placent les situations impliquant directement des secteurs où il puise une partie importante de sa clientèle électorale.Le PQ constate comme tout le monde que les négociations progressent à un rythme trop lent: en quoi il ne fait pas oeuvre spécialement originale.Il note de même furtivement au début de son long communiqué que “les responsabilités sont comme toujours partagées”.Mais une fois prise cette précaution de style, tout le reste du diagnostic est d’un unilatéralisme renversant.S’il fallait en croire le PQ, le principal, voire le seul, responsable du mal que tout le monde déplore, ce serait le gouvernement! Que celui-ci ait ses torts, on le concède volontiers.Qu’il faille le tenir responsable des centaines d’actes de sabotage commis depuis quelques mois dans les ecoles et les hôpitaux, cela est quand même un peu fort.Qu’il faille de meme lui imputer la responsabilité presque exclusive du piétinement des négociations, il faut, pour l'affirmer sans rire, soit avoir omis de s’informer sur ce qui • s’est effectivement passé aux tables de négociation depuis l’automne dernier, soit n’être pas libre de constater l’évidence.Parce qu’il puise une partie importante de ses appuis auprès des milieux directement impliqués dans la négociation avec le gouvernement, le PQ peut difficilement prendre à l’endroit de ces milieux la distance critique qui lui permettrait d’apprécier leurs revendications en toute indépendance.Qu’il aime cela ou non, ses interventions traitant de ces questions s’en ressentent fortement.C’est sans doute pour cette raison qu’à aucun stade des négociations, ni en 1972 ni cette fois-ci, le PQ ne s’est donné la peine de procéder à une critique sérieuse des demandes formulées par les porte-parole du Front commun.Dans les revendications que ces derniers formulent au chapitre des clauses normatives en particulier, on trouve maintes prétentions tout à fait inacceptables: mais ce n’est pas dans les déclarations entortillées du PQ qu’il faudra en chercher la trace.Quand le PQ parle du gouvernement, il invoque chaque fois tout le riche arsenal catastrophiste dont se nourrit la prose de René Lévesque.Quand il parle des chefs syndicaux, que certains dirigeants péquistes ne se gênent pas pour critiquer privement, il devient soudain onctueux et doucereux.Il fallait au moins signaler ce trait pour montrer que l’on n’est pas dupe d’une prose qui, pir-cfelà les refrains vertueux dont elle s’enveioppe, n’est pas étrangère aux intérêts électoraux de ses auteurs.Il n’est pas mauvais — loin de là — que les syndicats engagés dans une lutte trouvent un véhiculé utile dans l’un des partis organisés.Le parti qui se prête à ce rôle doit accepter en retour qu’on apprécie à l’aulne de ses allégeances particulières certaines opinions qu’il prétend, comme tous les partis, faire valoir au nom de l’intérêt général.• Cette clarification étant acquise, il faut examiner avec un esprit impartial les suggestions du PQ.Car en raison meme des liens qu’il entretient avec les milieux syndicaux, le PQ peut offrir à ce stade de la négociation une contribution fort utile.Or, quand le PQ conclut que “la seule issue qui reste, dans les circonstances, c’est la médiation”, il rejoint une préoccupation qui va bien au-delà des seuls cercles péquistes.Il émet un avis plus judicieux^ à première vue, que les projets que l’on prêtait hier au gouvernement.Las des perturbations catastrophiques qui frappent sans merci les institutions hospitalières et de larges secteurs du monde de l’enseignement, le gouvernement s’apprêterait, dit-on depuis deux jours, à déposer a l’Assemblée nationale un projet de loi décrétant la cessation de toute forme de débrayage et ordonnant la poursuite des négociations jusqu’à la fin de juin prochain.Le résultat visé par une telle loi serait atteint beaucoup plus efficacement et à un coût social beaucoup moins élevé si le gouvernement acceptait au contraire l’intervention d’un tiers dans les négociations.Une loi spéciale, venant à ce stade-ci, serait perçue avec raison comme un changement arbitraire et unilatéral apporté aux règles du jeu en plein coeur des négociations.Elle risquerait de donner lieu à des perturbations accrues et par voie de conséquence à des mesures de répression supérieures en nombre et en gravité à tout ce que le Québec a pu connaître jusqu’à maintenant.Il faudrait au moins attendre, si l’on doit en venir là, que les négociations aient suivi leur cours normal jusqu’à la fin, grève comprise.L’intervention du législateur, à l’exemple de ce qui s’est produit par le passé, surviendrait alors comme un ultime recours.On pourrait la déplorer, mais on serait mal fondé d’en nier la nécessité une fois qu’auraient littéralement été épuisés tous les autres moyens.Pour qui a examiné de près le dossier des négociations dans les domaines de l’enseignement et des affaires sociales, on n’en est toutefois pas à ce stade ultime.Tant aux tables des affaires sociales qu’à celles de l’enseignement, maintes clauses normatives demeurées en suspens depuis des mois pourraient se régler vite si l’on se mettait à négocier sérieusement.Tout compte fait, les véritables enjeux pourraient se ramener à quelques-uns {pour peu que l’on cesse, de part et d’autre, de faire de la stratégie.Or, c’est ici que l’intervention d’un tiers pourrait se révéler fort utile.Il faudra examiner d’un oeil critique un autre jour la prétention du gouvernement voulant qu’il ne puisse se soumettre à une forme quelconque d’arbitrage dans des matières pouvant affecter des sommes qui représentent la moitié, ou presque, de son budget.Cette prétention est, a notre avis, grandement exagerée et est d’ailleurs contredite par la législation fédérale régissant les rapports du gouvernement central avec ses employés.Mais ce n’est pas de cela qu’il est question pour l’instant.Ce que le PQ, de concert avec le Conseil de l’Education, les syndicats d’enseignants et la Fédération des commissions scolaires, suggère, c’est plutôt la nomination d’un, ou plus exactement de deux, médiateurs.A moins de se méprendre totalement sur le rôle d’un médiateur, on ne voit pas en quoi celui-ci viendrait porter ombrage aux prérogatives inaliénables de l’employeur.Le médiateur aurait en effet pour rôle de s’informer d’abord à fond de la position de chacune des parties, puis de chercher entre ces positions aes éléments de rapprochement, et enfin de traduire en des propositions de règlement ses constatations essentielles.Les parties ne seraient liées à aucun stade par ses conclusions.Celles-ci pourraient au surplus ê-tre modifiées et adaptées suivant les exigences des parties.En quoi ce rôle serait-il incompatible avec les prérogatives de l’État-employeur?On a peur du mot “médiateur”?Que l’on parle, si l’on préfère, d’un “conciliateur spécial”: cette dernière fonction comporte un pouvoir d’initiative moins grand au chapitre des propositions de règlement.Mais qu’on n’aille pas rejeter du revers de la main, dans un conflit dont les enjeux sociaux sont si grands, un recours dont l’aptitude à faciliter des rapprochements est universellement reconnue.Le pire qui pourrait se produire dans cette hypothèse, ce serait un échec de la médiation ou de la conciliation: mais le gouvernement serait alors mieux placé pour dire à la population qu’aucun moyen n’aurait été épargne pour trouver une solution négociée.L’intervention d’un tiers à ce stade du conflit aurait très probablement, en outre, un effet temporaire non-négligeable.Elle pourrait permettre un arrêt volontaire des interruptions de travail qui se multiplient depuis quelques jours.Ce résultat serait ainsi obtenu sans qu’il ait été besoin de mesures autoritaires.• On comprend l’exaspération de plusieurs administrateurs publics devant le chantage éhonté auquel sont soumis des milliers de citoyens sans défense depuis plusieurs semaines.Mais notre société, législateurs en tête, a opté dans ce genre de situation pour la voie de la négociation et de la patience.C’est cette voie qu’il faut, pour l’instant, continuer de suivre, avec l’aide des mécanismes de médiation que prévoit notre système de relations du travail.Au nom de quelle raison supérieure l’Etat-employeur devrait-il se soustraire à ces mécanismes?„ Claude RYAN bloc-notes Des militaires veulent guérir l’Argentine Depuis hier, les militaires ont décidé que l'Argentine ne serait plus l'homme malade de l'Amérique latine.Reste à savoir si la thérapie à laquelle ils ont recouru rendra l'Argentine plus saine que le Chili.L'intermède péroniste est donc terminé, qui avait chassé les militaires et ue des militaires viennent à leur tour 'interrompre.Le règne — en autant que l'incompétence notoire puisse ê-tre désignée comme telle — d'Isabel!ta aura dure vingt-et-un mois; la pire calamité que Peron pouvait imposer au pays était précisément de lui donner Maria Estella pour présidente, une personne dont la seule prouesse était d'étre la femme du “liaer”.Un pays dont le malheur vient du fait qu il a trop cru en des mythes vermoulus, un pays trop enthousiaste emporté par l'élan des sans-chemises et qui, pour en finir de ses militaires, n'avait trouvé mieux que de recourir à son ancien dictateur affublé d’une “Evita" seconde édition.Si le prénom d'E-vita exprimait toute la tendresse des déshérités, celui d'Isabelita ne signifia jamais rien d'autre qu'une réplique, une imitation sans contenu affectif.Et si contenu fut jamais donné à ce prénom ce fut grace à Mme Peron elle-même, qui en fit un sobriquet ironique à connotation d’impéritie! De fait, l’Argentine est entrée en agonie en même temps que Juan Domingo Peron, et pour être précis, dès l’instant où, ayant choisi Campora, elle s’est trouvée à ramener le dictateur de son exil de Madrid.Une chose est certaine: les vingt-et-un mois de crise larvée, d’assassinats, de scandales, de corruption atteignant jusqu'à la personne du chef de Imitât, ont exorcisé l'Argentine.Et c’est I peut-être là le drame.Ainsi, le coup d'Etat militaire d’hier qui, à en croire les informations soumises à la censure préalable, se serait déroulé sans effusion de sang, a ramené au pouvoir des militaires rendus "crédibles” par les gaffes sans nom de l'autorité civile legale.Le général Jorge Videla, l'amiral Emilio Massera, et le général Orlando Agosti, chefs des trou arma, ont pris le pouvoir à un moment où on les attendait, et on les attendait comme porteurs du salut.D faut s'attendre d'ailleurs dans les plus brefs délais à des révélations malodorantes et à des procès qui n'épargneront probablement pas Mme Peron elle-même.Tout ce grand déploiement devant servir à prouver combien l'Argentine, en passant sous la coupe des militaires, a passé de l'agonie à la convalescence.Que l’Argentine péroniste soit en faillite, nul ne peut sérieusement le contester.Avec son taux d’inflation de 400 pour cent, son peso réduit à la valeur du papier, ses guérillas de gauche et de droite en perpétuelle activité, avec sa crise politique aiguë venant doubler les effets du fiasco économique total, le tout emballé dans un mysticisme lopez-réguiste puant le racisme à plein nez, l'Argentine s’en allait à la ruine.Mais ce n'est pas en s'acharnant à noircir la situation d'avant le "golfe” que l’on pourra légitimer les semelles cloutées qui se croient aujourd’hui investies d’une mission divine pour imposer leur morale au pays.On notera que ce coup d'Etat, précédé en décembre par une tentative avortée dont les auteurs n’ont jamais été inquiétés, aurait eu lieu bien plus tôt n'était la traumatisante expérience précédente qui vit un général Lanusse sortir de l'histoire par la porte de service.Car les militaires étaient convaincus qu'il leur fallait tôt ou tard revenir, la seule question était de savoir quand leur irruption sur la scène serait acceptée comme un recours salutaire.Ce n’est pas un secret que les militaires, où qu'ils se trouvent, ne prennent le pouvoir que par “devoir national”, et comme le triumvirat argentin le proclamait hier, commencent par affirmer qu'ils se retireront aussitôt le “pays assaini”.Reste à savoir, dans un cas désespéré comme l'Argentine, corhbien de mois, sinon d'années il faudra.La question n’est pas hypothétique.Aussitôt le régime Peron renverse, les chefs des trois armes prêtaient serment et mettaient en place un gouvernement — bien sûr provisoire — où ne figure aucun civil, renvoyaient le Parlement, la Cour suprême.les juridictions civiles, instauraient la censure sur l’information, annulaient les spectacles et, se donnant des objectifs économiques, prenaient le contrôle des secteurs clés ainsi que de la CGT dont les avoirs ont été aussitôt gelés.Parallèlement, au nom de la moralité, de la sécurité et d'un nationalisme à fleur de peau, la nouveaux maitra de l'Argentine s'attaquent non plus à la guérilla seule mais aux causa de la subversion.Une oeuvre de longue haleine, mais qu’on se réjouisse: le couvre-feu n’at pas encore décrété, la citoyens n’étant qu'invités à rater chez eux! Mais la servica de sécurité eux, ont ordre de tirer à vue et la propagateurs de rumeurs sont promis à dix ans de prison.Enfin, pour compléter le tout, et étant entendu que le défi at celui de la crédibilité et que la crédibilité passe par la performance économique, la capitaux étrangers reçoivent une garantie formelle.On pourra in-vatlr en Argentine militaire, et la capitaux seront fructifiés suffisamment pour que le monde extérieur ne pro- teste pas trop durant la éventuels abus de la réprasion.Quand le général Videla et ses compagnons s’engagent à combattre "touta la subversions" mais prêtent serment d”aligner l'Argentine sur l’Occident et le monde chrétien”, on devine aisément de quel côté va se tourner la matraque.On notera au passage qu’avec da gouvernants ayant cette doctrine-ci, le guérilla d'extrême-droite n'a pas sa raison d'être, Buenos Aires se chargeant d'accomplir pour elle ce qu’elle n’aurait jamais pu effectuer par da assassinats politiqua.C’est un scénario connu.Et l'Argentine n’a plus de légende vers qui se tourner le jour venu.La couleur khaki a recouvert l’Amérique du sud, jusqu'aux porta du Venezuela et de la Colombie.Ce continent en forme de tête d'éléphant at à l'image de la démocratie en terre améneo-ibérique: sans défense! Georges VIGNY Le travers de Guy Saint-Pierre Il fallait un certain courage à M.Guy Saint-Pierre pour oser aire tout haut, à la tribune de la Chambre de commerce, ce que la majorité de sa auditeurs — hommes d'affaires, financiers, cadra supérieurs — pensent et répètent tout bas.Le réquisitoire du ministre n'était pas dépourvu de réalisme et de vraisemblance: quand il déplore l'absence de rigueur dans la analysa et la débats, voire dans la travaux d’universitaires, on ne peut que lui donner raison.Quand il dénonce le grégarisme da intellectuels de gauche, tributaira da nouveaux ataolishnents politiqua et syndicaux, la faits lui donnent encore raison.Quand il constate ensuite que le gouvernement auquel il appartient a fait contre lui l'unanimité da oppositions - gauche, centre, droite, universités, syndicats, presse et Libéraux fédéraux — on doit encore reconnaître que son analyse, pour être superficielle, n’at pas moins juste, du moins quant aux faits.Il at bon que la ministres se vident épisodiquement le coeur.Mais on sou-haiterail qu'ils y mettent aussi plus de raison.Et un peu de cette rigueur dont M.Saint-Pierre déplore l’insuffisance.Une fois lancé dans son analyse critique, pourquoi ne faisait-il pu reproche à la Chambre de commerce d'avoir rassemblé à la hâte et publié en début d'année un mémoire insensé et réactionnaire contre le gouvernement fédéral, sa dépensa et sa poli- tiqua sociales?Et le ministre admettra volontiers que l'historique discours québécois de M.Trudeau — qu’il dénonce à son tour, avec 16 jours de retard — fut à l’unanimité relevé et critiqué durement dans la prase avant meme que le premier ministre du Québec n’y réplique modestement.Et quand M.Saint-Pierre se lance dans la histoires de rataurants chinois de Québec où, paraît-il, M.Yvon Charbonneau va parfois dîner en écoutant Beethoven diffusé par Muzak, il donne ainsi la preuve qu'un orateur, fut-il un bon ministre, tombe parfois dans la travers qu’il a voulu fustiger.Michel ROY Feu la Commission Choquette?Heureusement qu’après l’adoption de la charte québécoise da droits et libertés de la personne, la Ligue da droits de l’homme n’a pas fermé sa porta.Sans la Ligue en effet, la loi aurait pu rester lettre morte pendant encore une année ou davantage sans qu'on s'en aperçoive! Bien plus/si tous la dirigeants de la Ligue étaient devenus membres de la Commission chargée d’appliquer la charte, cet organisme qui en était la garantie et le moteur, qui s'étonnerait aujourd'hui que la principala dispositions de la charte n’ont pas encore été procla-mées et que la Commission est à touta fins pratiqua inopérante?Car mieux vaut une Ligue pauvre mais libre, qu’une Commission bien payée et muette.Certa, si le gouvernement n’avait pas réussi à trouver da commissaira, si la Commission n'avait pas encore le personnel voulu pour commencer de rendre au public la servica qu'elle a promis, on comprendrait que la cho-sa retardent.Mais la Commission ne manque ni d’homma, — ni de person-na.faudrait-il désormais écrire?— ni de loisirs, ni de locaux, ni surtout de problèma de plus en plus sérieux et nombreux à s’occuper.Alors, qu’attend-on pour promulguer tous la articla de la loi?Et si la motifs de ce retard sont inavouabla, qu’attend la Commission pour démissionner?Ainsi donc, s'il y a da limita aux droits et libertés, il y en a aussi à leur protection.On vient d’en redécouvrir une, et non la moindre.Autant dire qu'un peuple n'at jamais aussi bien défendu que par lui-même.Cela dit, maître loup s enfuit, et court encore.Jean-Claude LECLERC La démocratie syndicale chez les enseignants |Une enseignante de Saint-Marcel, dans le comté de T’Islet, madame Anne-Marie Chouinard, vient de se voir exclure de son syndicat, ainsi que quelques autres enseignants, pour avoir refusé de participer à des débrayages qu’elle jugeait illégaux.Elle nous fait tenir le texte de la lettre qu’elle a reçue à cette fin du président du syndicat, de même que la réponse qu’elle a adressée à ce dernier.Nous publions le texte intégral de ces deux documents, qui soulèvent un cas à la fois intéressant et grave de conflit entre le devoir d’obéissance aux lois et le devoir de solidarité syndicale.1)Le président du syndicat: Une exclusion pénible mais nécessaire Madame, Le Conseil d’administration du Syndicat de l’Enseignement de Pascal-Tache, à sa réunion du 15 mars 1976 a pris connaissance, via le rapport produit par le chef de secteur de St-Pamphile, des situations vécues dans votre école lors des journées d’études tenues dernièrement.Le Conseil d’administration considère de telles situations pénibles et ne peut que procéder à votre exclusion du Syndicat de renseignement de Pascal-Taché.La position du Conseil d’administration est basée sur l’article 14 paragraphe a des règlements adoptés le 4 décembre 1974.“Les membres peuvent être exclus du Syndicat pour manquement grave à la solidarité syndicale”.Le Conseil d’administration demeure à votre disposition pour clarifier cette situation.Bien à vous, le Conseil d'administration du Syndicat de l’Enseignement du Pascal-Taché, Denis LECLERC, président.2) Mme Chouinard: Le citoyen ne peut-il plus obéir aux lois ?Le 18 mars après-midi, le Syndicat de l’enseignement de Pascal-Taché convoquait une assemblée générale à Montmagny, pour inviter ses membres à se prononcer, dans un premier vote sur les offres patronales et dans un deuxième vote sur l’acceptation de journées de grève limitée.Au moment de la remise des bulletins de votation, trois professeurs et moi-même, tous du secteur St-Pamphile, nous nous sommes vus refuser le droit de vote par le Président du Syndicat, sans que nous ayons reçu d’avertissement officiel de notre exclusion du Syndicat.Le Président alléguant qu’un manquement grave à la solidarité syndicale était cause de notre exclusion.Situation illégale, puisque les professeurs concernés n’avaient pas été invités à se faire entendre auparavant.Est-ce cela la justice d’un Syndicat?.Empêcher ses membres de s’exprimer, alors que leur opinion diffère de l’idéologie syndicale?Une association a-t-elle le droit d’exclure des membres qui refusent de participer aux demi-journées d’étude tenues dans les écoles depuis quelques semaines?Nous ne pouvions accepter ces moyens de pression, considérant le non respect de 1 article 99 du Code du travail.Si ca demi-journées avaient été légales, nous aurions certainement appuyé les autres enseignants.Où donc est la liberté de l’individu conscient de ses devoirs de citoyen en cette période de négociations?Les dirigeants, d’après nous, visent davantage à atteindre leur fin: dominer, qu’à promouvoir la vraie solidarité entre les travailleurs.Un appel téléphonique du chef de secteur à la déléguée de l’école de St-Marcel appuie notre pensée.Voici une partie de la teneur de cet appel: ".Si vous ne suivez pas nos directives, vous et vos professeurs, je ne réponds pas de ce qui vous arrivera cet après-midi à l’école de St-Marcel.” Dans le conflit actuel, nous souhaiterions que la population ne jette pas trop le blâme sur les enseignants, car beaucoup d’entre eux partagent la même opinion que moi.Mais ils s’inclinent devant les pressions da chefs syndicaux; ils ont peur, ils suivent leur dictature car ils sont impuissants face aux menaces.Vraiment les individus sont mutilés dans leur droit.Espérons qu'une situation aussi pénible se réglera bientôt pour le plus grand bien da jeunes dont nous avons la responsabilité.Mme Anne-Marie CHOUINARD, déléguée syndicale depuis 6 ans, professeur a l’école de St-Marcel.! lettres au DEVOIR VI.Parizeau n’a pas émis d’avis défavorable sur Tricofil Monsieur le directeur, A la suite d'un article publié par M.O’Neil sur Tricofil, j’ai été amené à nier ce qu'il disait à mon sujet.A la suite de ma mise au point, M.O’Neil ajoute: “on notera que M.Parizeau ne nie point: a) qu'il ait été mêlé au dossier Tricofil b) qu'il ait émis à ce sujet une opinion défavorable c) qu'il ne soit plus mélé au dossier”.Il me faut donc être plus clair quant à mon rôle dans le dossier Tricofil, en espérant que M.O'Neil puisse apprécier à leur juste valeur ce qu'il appelle des “sources très bien informées”.Je n'ai pas à nier avoir été mêlé au dossier Tricofil.Ma participation n’a été ni cachée, m secrète.Bien des gens sont au courant.Que dans ce travail de consultant je ne claque pas habituellement mes bretelles, est de ma part une attitude délibérée.Chacun son style.Je n'ai pas émis d'opinion défavorable au sujei de Tricofil.Si l'affaire m'était apparue dès le départ saugrenue ou non rentable, je ne m'en serais pas occupé.Une fois l’affaire lancée, j’ai cessé graduellement de m'en occuper, bien que mon assistant continue d'en suivre le cheminement.Il s'agit là encore d’uni' façon normale pour moi de procéder.C’est ainsi, par exemple, que je n’ai à eu près plus de contact avec Tem-ec bien que j’aie été associé directement à sa création.Dans cette prolifération d'expériences qui se manifeste actuellement au Québec, j'essaie de donner un coup de main au cours da premiers stades, chaque fois que je le peux.J'espère que ces explications suffisent et que l'on cesse de me chercher des poux dans la tête.Jacqua PARIZEAU Montréal, le 24 mars 1976.$150 par tête Les derniers chiffra publiés à propos des finances olympiqua indiquent un déficit net de 900 millions.A qui la faute?Québec, Montréal, Ottawa?A un peu tout le monde, direz-vous.Quant aux pots cassés, il en faudra de la colle pour les réparer: un bref calcul de division (900 millions de dollars divisé par 6 millions de Québécois) nous révèle que chacun de nous devra débourser $150 pour combler ce déficit, même la enfants.Autrement dit, chaque nouveau-né québécois arrive sur terre avec une dette de $150! Cré nous autra! Evidemment, le rapprochement est ironique puisque personne ne devra payer directement ce $150.Par contre, l'argent doit être trouvé quelque part et on nous rattrape dans le tournant en coupant les budgets aux hôpitaux, à l'éducation et en augmentant la taxe foncière etc.Jusqu'à maintenant, les Jeux olympiques n'ont été pour nous qu'un arrache-coeur où la mots amateurisme, fraternité et bonne entente ont perdu toute vraisemblance et ont bien fait rigoler jusqu'aux plus bébètes.Les athlèta ne pourront toucher d'argent de leur participation tandis qu une pléiade de gros bonnets se seront graissés de plus d'un milliard; comme non-sens, ça vaut bien une médaille d'or.Pour ce qui est de la fraternité et de la bonne entente, c’est à pleurer aussi: les Jeux olympiqua de Montréal représentent le Canada et le gouvernement fédéral de M.Trudeau refuse de donner cinq sous de peur de salir son image déjà pas très propre au Canada anglophone.Donc, la Jeux profiteront à tout le pays mats ce n’est que le Québec qui paiera.Et de deux pour la non-sens; décidément, on devrait proposer cette discipline au C.I.O.Par conséquent, si le sentiment anti-Québec at à ce point puissant au Canada que le Fédéral refuse de payer, et bien moi, je dis que la Confédération canadienne at elle aussi un non-sens.Je ne suis pas in-dépendentiste et ne souhaite pas le devenir mais s'il-vous-plait, Ma-sieurs, un peu de tenue! Jean-François DUGAS étudiant en biologie Joliette, mars 1976 Une amie de notre culture vient de disparaître Madame T.C.Bowen, native de l'Ontario qui fit de Montréal sa patrie d'adoption, voulant prendre contact avec l’élément canadien-français de la Province, se met à l'étude de notre langue.Cette première étape franchie, elle se joint au Cercle de Lamothe-Foumelle de la Société d'étude et de conférenca où l'attendent de précieux échanges de vues sur le plan culturel en compagnie de personna à même de l ’apprécier pour sa hauta qualités.La pièca de théâtre du répertoire de nos meilleures troupa suscitaient aussi son intérêt.Toutefois après la mort de son mari, elle jugea à propos d'aller terminer sa jours sous un plus doux climat et s'établit à Victoria où des membra de sa parenté s'étaient également retirés.Mais après avoir baigné dans l'atmosphère de notre culture, Madame Éowen désirait encore suivre la événements intellectuels et artistiqua de notre langue et elle s’abonna à l'Alliance française dans sa nouvelle ville d'adoption.Elle profita de sa relations auprès de l'élément canadlen-anglais pour discrètement faire apprécier l'apport da nôtra au pays.Dans une lettre reçue tout récemment, elle nous parlait du plaisir qu elle avait eu à recevoir le premier cahier de la Société d'étude et de conférenca: “Personnalités fé-minina", ouvrage publié à l’occasion de l'Année internationale de la Femme.A Montréal de nombreusa amia garderont longtemps un pieux souvenir de Madame Bowen, cette femme au-dessus de la moyenne.Madeleine B.GELLY Montréal, mars 1976.LE DEVOIR Fondé par Honri Bouroua U 10 janvier 1910 Directeur-.Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint i Georges Vigny Directeurs de l'information ¦.Jean Francoeur Pierre lafrance LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle, l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année: six mois: $28.A l'étranger: $57 par année: six mois: $31: trois moil: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée 6 domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TtliPHONI: 844-3361 (lignes groupées). m m ¦ ¦ mm des Idées I des événements Le Devoir, jeudi 25 mars 1976 • g des homines Le Parti québécois et les négociations dans le secteur public NON à la loi d’exception, OUI à la médiation Pour la seconde fois en moins de cinq ans, le gouvernement Bourassa et le Front commun des employés du secteur public et para-public sont dressés l’un contre l’autre dans un affrontement où l’on s’éloigne chaque jour davantage d’une solution normale du conflit.Pour la deuxième fois, donc, sous ce même gouvernement, nos services publics les plus essentiels, l’éducation et la santé, sont chambardés, sinon paralysés, à un point qui frise le chaos.A notre avis, même si les responsabilités sont comme toujours partagées, c’est d’abord et avant tout la faute de ce gouvernement.Il a commencé par escamoter à nouveau la table centrale, seul mécanisme permettant d’évaluer les choix et les priorités de l’Êtat et de fixer les limites nécessaires des revendications syndicales par une explication convaincante du budget tout entier — et pas seulement de la masse salariale.C’est ainsi que, dès le dé- Rart, et il ne cesse de le répéter depuis, I.Bourassa a pu soutenir, sans jamais la justifier, que 1 offre salariale du gouvernement était finale et la masse monétaire immuable.Puis le gouvernement s’est empressé de déployer ses caractéristiques les plus déplorables, depuis son ignorance totale des relations humaines jusqu’à sa manie du “marketing” truqué.Tout comme en 1972, il tente depuis des mois, avec un art consommé, de se faire du capital politique et de redorer son blason sur le dos de ses.employés.Après s’être longtemps refusé à renseigner adéquatement les citoyens, le voilà maintenant qui s’est lancé dans une coûteuse campagne de publicité, dont le ton démagogique est d'une honnêteté pour le moins douteuse.Il y prétend, par exemple, consentir pour 1976 certaines hausses de 26 à 30% alors qu’il s’agit en réalité de 8%, si on ajoute aux échelles de traitement de 74-75 l’indexation acquise depuis trois ans.Ou encore, il s’abaisse jusqu’à des trucs de propagande contre les impôts qu’il prélève lui-même, en présentant ses employés non pas comme des collaborateurs responsables de l’armature de l’État, mais comme des ennemis publics qui n’hésiteraient pas à arracher au contribuable le dernier dollar qui lui reste.De la part de gens qui ont toujours refusé d’indexer les impôts et ont démesurément gonflé les revenus à même l’inflation, c'est vraiment le bouquet! L’imprévoyance érigée en système Cette incapacité chronique du gouvernement Bourassa de mener avec tact et franchise ses relations de travail n’a d’égale que son imprévoyance.C’est tout particulièrement le cas en ce qui touche les services essentiels dans les hôpitaux, qu’on retrouve au coeur de ces négociatons depuis douze ans.En improvisant comme d’habitude, à la toute fin de la dernière session, on a passé à la vapeur la loi 253.Après quoi quoi l’on a attendu plus d'un mois avant de nommer les commissaires chargés de définir les services essentiels.Et ceux-ci par une foule de décisions hâtives, qui se trouvaient à endosser l’évidente mauvaise foi de certaines administrations hospitalières, ont souvent donné aux syndiqués l'impression très nette qu’on cherchait à toutes fins utiles à abolir leur droit de grève.S'il y a eu des ententes dans bon nombre de cas, ailleurs, par suite des décisions rendues, l’employeur disposerait de plus de personnel qu’il n’en a normalement la nuit ou en fin de semaine.Dans certains établissements, on aurait même plus de travailleurs en temps de grève qu’on ne compte actuellement d’employés! Ce qui a fatalement provoqué, dans certains syndicats, une réaction qui est allée jusqu'au refus d'assurer les services ainsi definis, et a enfin conduit à des poursuites judiciaires qu'on a intentées avec une célérité qui ajoute encore à la provocation.C'est au point, sur ce front vital du conflit, où I on se voit réduit à demander aux syndiqués, au nom de leurs concitoyens malades, de montrer plus de maturité et de sens social que le gouvernement.Bref, à ce point où l'on en est, deux choses sautent aux yeux.Premièrement, la situation devient de jour en jour plus invivable.En cette veille de Pâques, on achève de ruiner une année entière d’études et de formation pour la plus grande partie des étudiants du Québec, peu importe les expédients administratifs ou académiques par lesquels on prétendrait camoufler les dégâts.De même, tout le secteur hospitalier est dans un tel état de tension, de démoralisation et d'émiettement quasi quotidien des services, que les gens en sont réduits à prier le ciel de pouvoir s'en passer.Dans une société civilisée, il est évident que ça ne peut plus durer indéfiniment.Or deuxièmement, après six mois de faillite constante qui ont abouti à une rupture à peu près totale des communications, il est non moins clair que des négociations normales sont devenues impossibles.Le spectacle est celui de deux camps retranchés entre lesquels il n'est plus question sérieusement de pourparlers, mais de guerre, partielle ou totale.Éik: -«S' Éminemment responsable de cette détérioration, le gouvernement Bourassa ne semble pas avoir ressenti un seul instant l’étendue de cette responsabilité ni le moindre désir de sauver la situation.Sachant qu’il dispose de l’arme suprême, dont il peut user et abuser à volonté, il peut et doit être soupçonné d’avoir très sciemment laissé les choses se gâter jusqu’au point de non-retour.La crise financière dans laquelle l’ont plongé six ans de gestion désastreuse ne tait qu’étayer ce soupçon, puisque seule la plus dramatique et arbitraire des conclusions lui permettrait de masquer le fait que s’il n’a pas vraiment négocié, c’est aussi qu’il en avait largement gaspillé les moyens.Nous voici donc, pour la seconde fois de suite sous ce même gouvernement, au bord du drame et de l’arbitraire.C’est-à-dire au bord de la “loi spéciale”.Nos fossoyeurs libéraux de la paix sociale tâcheraient, bien sûr, de la déguiser en instrument de salut collectif.Plus que jamais, cependant, les dizaines de milliers d’employés, sans compter bon nombre d’administrateurs scolaires et hospitaliers, auraient raison de la considérer comme un coup de matraque aussi insultant qu’injustifié.Et par conséquent, loin de rétablir la paix ou l’ordre social, c’est une mesure qui, plus dangereusement encore qu’il y a quatre ans, ne pourrait qu'empoisonner non seulement les relations de travail, mais aussi l'atmosphère même du travail quotidien dans les plus essentielles de nos institutions publiques.C’est pourquoi nous tenons à prier, à supplier littéralement le gouvernement, s’il en est encore capable, de résister à cette dernière tentation.La seule issue acceptable: la médiation Or, la seule autre issue qui reste, dans les circonstances, c’est la médiation.Elle a été évoquée à plusieurs reprises.Le Conseil supérieur de l’éducation favorise cette solution.Les enseignants et un grand nombre d’associations et de comités de parents l’ont demandée.Les commissions scolaires étaient d’accord.Le Parti Québécois a repris cette demande à son compte.Le député de Lafontaine, M.Léger, la réitérait encore à l’Assemblée Nationale, la semaine dernière.Des éditorialistes reviennent sur le sujet, ces jours-ci.C’est effectivement la seule alternative: ou bien la "loi spéciale” avec toutes ses conséquences néfastes, ou bien la nomination immédiate d’un médiateur dans chacun des deux grands secteurs de l’éducation et de la santé.Il n’est sûrement pas plus malaisé de faire les efforts requis pour trouver et nommer ces deux “sages" que pour mobiliser en catastrophe l’arsenal des derniers recours législatifs.Ou bien le parlement se transforme encore une fois en exécuteur passif et foncièrement irresponsable d'une volonté gouvernementale qui prendrait en ce moment une allure betement totalitaire.Ou bien l'on donne à une tierce partie, dont la compétence et le désintéressement seraient reconnus depart et d'autre, le loisir d'amener peut-etre ce déblocage que les deux-camps sont visiblement incapables de trouver.Il faut là-dessus répéter après bien d’autres qu’une telle médiation, contrairement à ce que le gouvernement fait semblant de croire, n'est pas un arbitrage.Le poids que peuvent avoir ses recommandations éventuelles n’a rien d'obligatoire pour les parties, si ce n’est l’obligation morale a’en tenir compte et d'expliquer clairement, le cas échéant, les raisons pour lesquelles on ne peut les appliquer au complet.Nous sommes persuadés que, chez les syndiqués comme chez les administrateurs, une telle mesure permettrait d’obtenir, pendant quelques semaines, l’arrêt nécessaire des harcèlements aussi bien que des lock-outs, et d’espérer qu’on puisse déboucher enfin sur un terrain d'entente.Nul besoin d’ajouter que la médiation aurait d'autant plus de cnances de sortir les négociations de l’impasse si le gouver- ¦Par la voix de MM.Robert Burns, Claude Charron et Marcel Léger représentant l'aile parlementaire, et de MM.nsné Lévesque, Camille Laurin et Pierre Marois représentant le Comité exécutif de cette formation politique, le Parti québécois a fait connaître hier sa position sur l'état actuel des négociations entre le gouvernement et les syndicats membres du Front commun.Le PQ s’oppose à l’adoption de toute loi spéciale visant à régler d’autorité le litige qui oppose le gouvernement au Front commun.Il réclame par contre la nomination immédiate de deux médiateurs, un pour le secteur de l'enseignement, un autre pour le secteur des Affaires sociales.Dans sa déclaration dont on trouvera le texte Intégral ci-dessous le PQ prend également position sur plusieurs questions qui sont au coeur du litige.nement commençait par modifier ses offres, trop souvent marquées au coin de l’arbitraire et de la mesquinerie, en acceptant d’y incorporer certains principes fondamentaux qui les rendraient plus conformes aux besoins de la société québécoise.Hausse minimum de 32% pour chaque groupe de salariés En ce qui concerne les offres salariales, elles sont, dans le cas de plusieurs groupes, nettement inférieures à ce qu’autorisent les normes anti-inflation d’Ottawa.Une étude faite par le Parti Québécois et rendue publique le 17 décembre dernier conclut qu’un strict respect de ces normes oblige le gouvernement à accorder pour 75-76 une hausse minimum de 32.5 pour cent par rapport aux échelles précédentes, et ce pour tous et chacun des salariés concernés.Ce pourcentage ne doit pas faire illusion car il inclut les montants forfaitaires reçus au cours des dernières années à titre de dédommagement pour la hausse du coût de la vie.M.Bourassa ayant fait du plan Trudeau son évangile personnel, on comprend mal les offres scandaleusement inférieures à 30% faites par exemple à certains groupes d’enseignants, de professionnels et d’em-; ployés non-spécialisés des hôpitaux.Cela équivaut à leur refuser toute progression de leur revenu réel et représente même une diminution de leur pouvoir d'achat.Certes, ce plancher minimum de 32.5% n’exclut pas, bien au contraire, des augmentations plus substantielles de rattrapage à certains groupes tels les infirmières, les ouvriers et cette nombreuse main-d'œuvre féminine qui touche à peine plus que le salaire minimum.A cela, il faut ajouter que les mesures Trudeau, auxquelles le gouvernement Bourassa n’est pas obligé de se plier, comportent des iniquités remarquables.Il en est ainsi du pourcentage d’enrichissement de 2% par an pendant trois ans.A supposer que l'économie connaisse d’ici 1978 une expansion qui atteigne 3,4% ou davantage, la progression du revenu réel des travailleurs, donc des salaires, devrait être proportionnelle à cet enrichissement collectif.Le congé de maternité Le secteur public compte un grand nombre d’employés féminins.Par exemple, 74.7% des salariés du secteur des Affaires sociales sont des femmes.C’est donc dire qu’une politique adéquate de congé de maternité est d’une importance primordiale.La situation devient particulièrement dramatique pour les techniciennes en radiologie qui, à cause des dangers de radiation, doivent cesser leur emploi dès les premiers mois de la grossesse.L’absence de congé de maternité payé les force à cacher leur état, ce qui représente un danger grave pour la santé de leur enfant.Les clauses actuelles des conventions sont inacceptables.Elles stipulent que “la salariée enceinte a droit a un congé sans solde pour maternité” et aucune garantie de retrouver son emploi ne lui est accordée.illiSi - mm Le gouvernement a le devoir évident d’offrir ce qui devrait faire partie des conditions minimales de travail dans toutes les entreprises, c’est-à-dire un congé de maternité payé avec garantie de retrouver son poste sans perdre ses droits acquis.La parité de salaire pour une formation équivalente Tous les diplômés du CEGEP ont une formation équivalente.Tous ne reçoivent pas, cependant, les mêmes offres salariales de la part du gouvernement.L’infirmière, par exemple, débutera à un taux horaire de $5.56, tandis que différentes catégories de technologistes et de techniciennes auraient un taux horaire de $4.86, soit une différence de $0.70 l’heure (ou $24.50 pour semaine de 35 heures).Le gouvernement devrait réajuster ses offres pour traiter de la même façon tous ceux qui ont une formation équivalente.La priorité à la qualité de renseignement Depuis 1968, le nombre d’élèves par classe et la charge de l’enseignement est déterminé à partir d’une norme purement administrative qui s’appelle le “ratio maître-élèves”, dont l’objet principal est de fixer le montant des subventions gouvernementales.Il n’a aucune relation irecte avec ce qui se passe concrètement dans les classes et les salles de cours.Avec la conséquence que, dans un très grand nombre de cas, les classes dépassent 35 et même 40 élèves.Nous croyons que, si l’on veut vraiment améliorer la qualité de l’enseignement, il faut définir de façon précise la tâche de l’enseignant.Cela peut se faire au moyen de la négociation d’un maximum d’élèves par classe et d’un maximum de périodes d’enseignement par semaine.D’ailleurs ce point de vue n'est pas seulement celui des enseignants, mais également celui de M.Hubert Lavigne, le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques.Pour compléter cette réforme, le gouvernement devrait augmenter le nombre d’éducateurs spécialistes comme le lui ont recommandé tous les comités d’experts qui ont étudié cette question (Rapport Beauregard sur l'éducation physi-ue, Rapport du Conseil supérieur de l’é-ucation sur les ressources humaines à l’élémentaire, Comité d’étude sur les disparités régionales dans les commissions scolaires).A l’heure actuelle, les éducateurs spécialistes sont engagés à même les “ratio maître-élèves”, ce qui en fait les parents pauvres du système et crée de multiples occasions de conflits.En effet, l’augmentation du nombre de spécialistes ne peut se faire qu’en augmentant la charge de Voir page 6: Parti québécois By Appointment 0(Champa9ne *0 P'>rVw~ CHAMPAGNE Charles Heidsieck RBXM PRODUCE OP PRANCE FINEST EXTRA Q EXTRA DRY N M J 027 «H Égalité de traitement entre les hommes et les femmes Le 12 septembre 1974, M.Robert Bourassa déclarait que le gouvernement endossait pleinement l’objectif de l’égalité des chances pour tous, au sein de la Fonction publique québécoise.Son gouvernement, précisait-il, allait même assumer le leadership dans ce domaine en adoptant pour son propre personnel des programmes d’administration qui consacreraient cet objectif dans les faits.Pourtant, les offres du gouvernement à ses employés maintiennent et, dans certains cas, augmentent l’écart salarial entre les hommes et les femmes pour des fonctions similaires.Par exemple, dans le secteur des Affaires sociales, l’aide buandière, l’aide féminine à la cuisine et à la lingerie, l’employée de restaurant, l’aide infirmière et l’aide féminine de service reçoivent actuellement $2.32 de moins par semaine que les hommes qui remplissent les mêmes fonctions.Mais suivant l’offre gouvernementale, cet écart, au lieu de disparaître, sera multiplié par cinq, en atteignant $11.21 à la tin de la prochaine convention.La plupart des emplois qui sont l’objet d’une telle discrimination entre les hommes et les femmes, sont parmi les moins bien rémunérés de tout le secteur public.En haussant l’offre faite aux femmes au même niveau que celle faite aux hommes, on atteindrait, en fait, deux objectifs: d’abord reconnaître dans les faits le principe d’un salaire égal pour un travail égal, et, ensuite, celui de faire un effort particulier pour hausser à un niveau plus la rémunération minimale au sein du secteur public.Toute perxomie qu i boit mou ch am paque s'embellit cor fn m ni is beau coup ~ de plaisir et de joie” • , j - , i • Charles v- < Ch.imp.Kjm-' Ch.iflcS HuifiMcf k .|mi 1 i ( i fnp.Hjfu,.J M ! Jn!-"> ,t».in,,| g CE QU’IL FAUT SAVOIR - g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS A LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR’’ « EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT r ’ .‘ 4 CANADA: ETRANGER** TARIFS D’ABONNEMENT 12 moi» IsOô $57.00 (•par courrier ordinaire) lOO $31.00 S.V.P., nmplir ce coupon et noua la taira-parvenir avec votre chèque ou mandat de poate payable à l’ordre de LE DEVOIR, C.P.6033, Mtl H3C 3C0.Nom Adresse f B 0 6 • Le Devoir, jeudi 25 mars 1976 la météo NEIGE Hcmiîsoh RAF bits iX^CKuulùl RAFALES cimoiiluii NEIGE “¦ ,v 9\ Cal()ti :lo :New York:':-: PLUIE Lhic Sahylokc Cily ZI 'Koniiw Crty n liuncisro ORAGES.ChnileU piéopilolion |-j howl* pmvion g hou» pieuion matl» (i'air liuil xXvXlAngolai NewZH Ot le ans mou.» d'air (haud Un régime très printanier dominera une très grande partie du Québec pour les deux prochains jours.Seule la présence d'un front actuellement stationnaire entre Chibougamau et la Baie des Chaleurs procure des nuages sur les secteurs nord et sud et les régions estuaires du St-Laurent.Ce front poussera vers le nord-est et toutes les régions sauf celle de Schefferville pénétreront dans l’air chaud.Quoique les températures demeureront très douces, des nuages recouvriront nos régions et apporteront quelques averses dispersées.On maintient à nouveau pour demain des températures saisonnières et cette fois accompagnées de soleil.• Régions de Chibougamau, de l’Abitibi, de la Haute-Mauricie: généralement nuageux.Venteux.Minimum la nuit dernière de 4.Maximum de 8 à 10.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé.Régions de Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides, de l’Outaouais, de Québec, Trois-Rivières, de Montréal, des Cantons de l’Est: plutôt nuageux sées.Ven-dernière de 5.Maximum de 10 à 12.Aperçu pour demain: ensoleillé.et quelques averses dispersée: teux.Minimum la nuit dernièr Régions du Lac St-Jean, de Rimous-ki: plutôt nuageux et des averses dispersées en journée.Venteux.Minimum la nuit dernière de zéro.Maximum de 8.Aperçu pour demain: ensoleillé Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles, de la Gaspésie: plutôt nuageux et des averses dispersées en journée.Venteux.Températures à la hausse atteignant zéro.Maximum de 6.Aperçu pour demain: ensoleillé.suites de la première page LES DÉPENSES Ainsi, la part relative des salaires dans l’ensemble des dépenses est passée de 42% en 1972-73 à 45% en 1975-76."Une marque le président du Conseil du trésor.L'austérité, que M.Garneau souhaite productive, frappe surtout les ministères qui avaient connu une croissance exceptionnelle au cours des trois dernières années, et six subissent une réduction nette de leurs crédits, la plus spectaculaire étant probablement celle du Tourisme, avec 29.7%.Les coupes sombres sont aussi flagrantes dans la diminution de 9% par rapport aux immobilisations probables de 1975-76: à même les crédits prévus, le gouvernement ne prévoit consacrer que $649 millions à des dépenses en capital en 1976-77.Quant aux réductions d’effectifs, elles touchent dans l’ordre les Affaires sociales, les Finances, les Communications, l'Agriculture et les Affaires culturelles, et varient de 10.8 à 0.3%.M.Garneau se fixe comme objectif de maintenir la hausse des crédits entre 8 et 11%.ce qui est nettement moins élevé qu'au cours des six dernières années.Il estime que les contribuables, qui demandent au gouvernement d'être plus sobre et même parcimonieux dans ses dépenses.feront bon accueil à ce régime d austérité, surtout en période inflationniste.De toute façon, il vaut mieux dire la vérité, et le rythme de croissance des dépenses publiques ne peut être maintenu à 20 ou 22% sans risque grave pour l’économie québécoise."Je n'imprime pas d'argent et il faut vivre selon ses moyens”, conclut le ministre.Mais le chef de l'Opposition ne l'entend pas de cette oreille.Dans un premier commentaire à la presse, peu après le dépôt du volumineux document à l'Assemblée nationale.M.Jacques-Yvan Morin dit que tout ce qui importe à l'heure actuelle, c’est la relance économique.Or les prévisions de dépenses indiquent une baisse des crédits au développement économique, alors qu'il faudrait y mettre le paquet pour rattraper le retard, surtout à l'égard de l'Ontario.Mais M.Garneau n'avait-il pas de .25 mars.par la PC et l’AP 1975 — Le roi Fayçal d'Arabie séou-dite est assassiné à Riad par un neveu qui ne jouit pas de toutes ses facultés.Son frère, le prince héritier Khaled, lui succède sur le trône.1974 — M.Kissinger s'entretient à Moscou avec les dirigeants soviétiques de l'impasse dans les négociations sur la limitation des armements stratégiques.1973 — La Pieta de Michel-Ange, endommagée 10 mois auparavant par un vandale armé d'un marteau, est de nouveau exposée au public, à Saint-Pierre de Rome.1962 — La France rappelle son ambassadeur à Moscou, en signe de protestation contre une reconnaissance soviétique du gouvernement rebelle algérien.1957 — La France, la Belgique, l'Allemagne de l'Ouest.l'Italie, la Hollande et le Luxembourg signent le Traité de Rome qui institue le Marché commun et l'Euratom.1957 — Explosion dans une mine de charbon à Centralia, Illinois! 111 morts.choix?A cette question, le chef de l’aile parlementaire du PQ répond que le gouvernement a fait des choix, et qu’ils ne sont pas en faveur de la relance économique.Pas de hausse des impôts et taxes?M.Morin estime qu’il n’y en aura pas dans l'immédiat, mais il se méfie des crédits initiaux qui, en cours d’année, sont largement défoncés.Si tel devait être le cas cette année encore, les effets pourraient être sérieux pour le portefeuille des Québécois, sinon cette année, du moins l’an prochain, conclut-il.TRÊVE ET MÉDIATION Comment expliquer, a dit M.Lévesque, que le gouvernement n'offre pas un minimum de 32.5% à tous les travailleurs du front commun.Ce pourcentage, une fois amputé des montants forfaitaires déjà versés aux syndiqués au titre de l'indexation, leur accorderait des augmentations réelles en deçà des normes antiinflation, dont M.Bourassa a fait son “é-vangile personnel”.De plus, notent les péquistes, le gouvernement n’est pas tenu, dans le cas de ses employés, de respecter les normes fédérales s'il juge essentiel de maintenir des parités et d’accorder du rattrapage en vue de conserver leur qualité aux services existants.Par ailleurs, les péquistes reprochent au gouvernement Bourassa d'avoir présenté des offres qui font fi des droits de la femme, en dépit des lois adoptées l’an dernier pour mettre fin à ce type de discrimination.Comment un gouvernement qui prend ses responsabilités dans ce domaine, peut-il refuser l'établissement des congés de maternité payés, a souligné M.Lévesque, qui a évoqué par ailleurs les carences des offres gouvernementales à propos des parités de salaires pour des formations égales, l’absence de priorité gouvernementale en matière de qualité de l’enseignement, et l’incompréhensible refus d’accorder des primes d’éloignement, comme le font les autres gouvernements à leurs employés.DÉBLOCAGE ?hôpitaux seront réaffectés au nouveau service.En échange, le cartel syndical a abandonné sa revendication pour une sécurité d’emploi intersectorielle.Par ailleurs, les négociateurs patronaux ont abandonné leur plan de "mobilité verticale” qui aurait empêché, par exemple, un cuisinier ayant 25 ans d’ancienneté de postuler un poste d’infirmier s’il avait été en lice avec un brancardier ayant un an d’expérience.Devant cet assouplissement de la partie patronale, le cartel a abandonné de son côté l'idée d’une ancienneté transférable dans les hôpitaux, quitte à permettre cependant aux travailleurs des services sociaux et des CLSC de continuer d’accumuler leurs privilèges en cas de mises à pied.Le cartel voit dans l’apparition de cette “lueur” dans les ténèbres de la négociation en cours depuis neuf mois un résultat du débrayage généralisé de lundi dernier.Du côté de la FTQ, qui compte 20,000 membres dans le même secteur, aucun progrès du genre n’a été réalisé hier même si par extension, les mêmes clauses devraient s’y appliquer éventuellement.La FTQ a réclame des réponses à ses nouvelles propositions qui touchent six clauses du futur contrat de travail.INONDATIONS saient aucun cas d’évacuation forcée hier soir.Tels ont été les principaux événements de la journée d’hier à l’occasion de la premiere manche de la bataille annuelle contre les inondations dans la région de Montréal.Présentement, c’est le long du Richelieu que la situation semble la plus grave parce que le niveau de la rivière atteint déjà une hauteur exceptionnelle alors que le couvert de glaces n'est même pas encore brisé sur une longueur de plus de vingt milles, entre Beloeil et Sorel.Le problème du Richelieu vient du fait que cette rivière coule du sud au nord et que le lac Champlain est déjà très gonflé.Par contre, l'embouchure, plus au nord, est encore dans des conditions hivernales.A bien des endroits, la glace mesure encore plus de trois pieds d’épaisseur.Hier, la route qui longe le Richelieu entre Chambly et Beloeil était complètement coupée par la crue des eaux: La nappe d’eau avait jusqu’à six pieds d’épaisseur sur la route à certains endroits.En d’autres points, les automobilistes devaient aussi traverser de grandes mares où l’eau montait facilement jusqu'au pare-chocs et où il fallait tenir les portes de la voiture bien fermées pour ne pas se faire mouiller les pieds.L’équipe de reportage du DEVOIR, montée sur un véhiculé tout-terrain a meme dépanné les collègues du journal Le Jour immobilisés dans quinze pouces d'eau.Leur moteur, parait-il, a calé lorsque le tuyau d'échappement s’est rempli d’eau.Sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, seul l’embâcle de Roxboro inspirait certaines inquiétudes hier mais le coordonnateur adjoint des mesures d’urgence de cette municipalité, M.Georges Alarie, a affirmé au DEVOIR que les travaux de protection effectués l'an dernier s’avèrent efficaces et qu’on ne constate certains problèmes que sur une seule rue où les égouts de surface refoulent.Il y aurait aussi deux résidences dont le sous-sol aurait été inondé à cause de pannes dans le système de pompage.La municipalité est aussitôt intervenue pour rétablir la situation.A l’Hydro-Québec, on faisait savoir hier que le débit de la rivière des Prairies, en aval de Roxboro, a brusquement baissé de 12% environ vers 15 h hier, passant de 43,000 pieds cubes par seconde à 39,000 pcs.On attribuait cette baisse à l’embâcle survenu plus haut.A la hauteur de Carillon, toutefois, le débit de VOutaouais commence à peine à augmenter et on ne prévoit pas de débits records avant une ou deux semaines.Il en va de même dans la rivière des Prairies.Si inondation il v a, il sera donc provoqué non pas d abord par un débit trop élevé mais plutôt par des embâcles qui obstrueraient le lit de la rivière.Pour éviter cette situation, on a tenté à plusieurs reprises d'accélérer le bris du couvert de glaces depuis quelques jours.A cette lin, on a surtout eu recours à un hydroglisseur du gouvernement canadien qui fonctionne à titre expérimental.Le temps chaud des prochains jours et les pluies probables pourraient cependant compliquer la situation en accélérant la fonte des neiges, d'autant plus que la quantité de neige au sol est jusqu à 50% plus grande qu'à l'ordinaire, selon les relevés faits par l'Hydro-Québec.La situation semble particulière- Pas de loi spéciale aujourd’hui, assure le ministre du Travail par Lise Bissonnette QUEBEC — Le ministre du Travail, M.Gérald Harvey, a formellement démenti hier à l’Assemblée nationale que le gouvernement s’apprête à déposer une loi spéciale aujourd’hui, comme l’avait prédit mardi le député de Johnson, M.Maurice Bellemare.Devant quelques journalistes, il devait par la suite éviter les questions ayant trait à la préparation éventuelle de cette législation.“Le dossier peut prendre de drôles de chemins”, dit-il en maniant l’énigme et en renvoyant les curieux pour le reste à son collègue de la Fonction publique, M.Oswald Parent, qui doit annoncer aujourd’hui quelles sont les mesures "fermes et catégoriques” que le gouvernement entend prendre pour accélérer le dénouement du conflit.L’annonce du projet de loi n’apparaissait pas au feuilleton hier, ce qui confirme de toute façon qu’il ne saurait être déposé aujourd’hui.Mais la rumeur d’une législation spéciale est loin d’être écartée pour autant.Deux autres voies sont ouvertes au gouvernement, et les stratèges syndicaux s’affairaient déjà hier à les soupeser.Il pourrait en effet présenter dès maintenant des offres vraiment“finales” assorties d’un délai pour la fin des négociations, forçant rapidement un vote général des syndiqués.Il pourrait également sauver la mise en trouvant un moyen détourné de nommer son “observateur” à la table de négociations, en utilisant l’article 99 du Code du travail.Si la "santé ou la sécurité publique” sont menacées de l’avis du gouvernement, cet article permet la constitution d’une "commission d’enquête qui est investie du pouvoir d’un conseil d’arbitrage pour faire enquête et rapport sur le différend, sauf qu’elle ne peut rendre une décision ni formuler de recommandations, mais seulement constater les faits".Pendant ce temps, toute grève peut ê-tre interdite par injonction, mais celle-ci doit prendre fin au plus tard 20 jours après le délai de 60 jours accordé à la commission d’enquête pour faire rapport.La formule aurait l’avantage, pour le gouvernement, d’étirer les délais presque jusqu'à la fin de l’année scolaire, enlevant ainsi aux enseignants l’essentiel de leurs moyens de pression.C’est à eux seulement que s’adresserait d’ailleurs cette stratégie.Une certaine assurance, qui transpire des rangs ministériels, semble en tout cas confirmer que l’on s’apprête à serrer la vis.Sans meme qu’on l’aie questionné à ce sujet, le ministre des Affaires sociales M.Claude Forget, a tenu hier à “faire taire des rumeurs” et à promettre qu’au- cune poursuite intentée en vertu de la loi spéciale sur les services essentiels dans le secteur hospitalier ne sera abandonnée “quelle que soit l’issue des discussions et des négociations, quelles que soient les mesures prise: par le gouvernement ultérieurement dans le règlement des conflits en cours.” Il est très difficile de faire le compte exact de ces poursuites, tant le dossier bouge chaque jour.Les syndicats des affaires sociales affiliés à la CSN n’ont pour leur part relevé qu’une centaine de cas qui aient été portes devant les tribunaux.Il y a trois semaines, M.Oswald Parent parlait plutôt de 1,700 plaintes dont on sait maintenant qu'elles n'étaient qu'à l'étude, pour la plupart, chez les procureurs spéciaux nommés par le gouvernement dans chacune des régions administratives du Québec.M.Harvey doit déposer des statistiques plus récentes en Chambre aujourd’hui.D’autres poursuites pourraient être intentées pour débrayage illégal à l'égard des syndicats qui ont fait grève lundi et qui n'avaient pas expédié d’avis de huit jours au ministère du Travail.M.Harvey a affirmé hier que ses services n’avaient reçu que 237 avis dans le secteur de l’enseignement, et 18 dans celui des affaires sociales, alors que ce secteur comprend au moins 1,000 groupes syndicaux accrédités au sens du Code du travail.ment alarmante pour les 125 familles de l’île Goyer, située près de Chambly, au confluent du Richelieu et de la petite rivière l’Acadie.Les spécialistes des Richesses naturelles ont entrepris de dynamiter la glace de la rivière l’Acadie sur près d’un mille de longueur dans l’espoir de faire baisser le niveau de l’eau.Présentement, le pont qui mène sur l’île est appuyé sur la glace et on craint qu’il ne soit emporté par les éléments si le niveau devait monter encore.De plus, il ne suffit pas de traverser le pont pour être à pied sec puisque la route est coupée d’un côté et, de l’autre, les véhicules doivent traverser des passages où l'eau atteint environ vingt pouces d’épaisseur.FAITS SAILLANTS • Diminution de 3% du budget de Radio-Québec; • Diminution de 1.7% du budget des Terres et Forêts; • La Sûreté du Québec aura un nouvel immeuble à Québec, mais le ministère des Affaires sociales devra attendre pour le regroupement de ses services dans la capitale; • Le gouvernement prévoit dépenser $649 millions pour des dépenses en capital, à même ses crédits, soit une baisse de 9% par rapport aux immobilisations de 1975-76; • $5.5 millions de plus en prêts et bourses aux étudiants; • Le ministère du Tourisme subit une baisse de 29.7%, soit de plus de $10 millions; • Les crédits de l’Assemblée nationale sont de $22.9 millions, soit 16.9% de plus que l’an dernier, dont $1 million de plus pour l’indexation des régimes de retraite et de certaines dépenses et allocations accordées aux députés.¦ L’ARGENTINE de gouvernement et l’élimination de la subversion "de façon à permettre l’établissement d'une démocratie réelle et représentative”.Au cours de la prestation de serment, ils ont proclamé leur loyauté à la moralité chrétienne et à la justice sociale et ils se sont engagés à éliminer les causes de la subversion aussi bien que le terrorisme lui-même.En assumant le contrôle de tous les rouages de la république, les militaires ont précisé que leur “décision patriotique' n'est “dirigée contre aucun secteur politique ou social” et qu’ils "combattraient, de manière égale, tous les extrémismes et les effets corrupteurs de toute démagogie quelle qu’elle soit”./ Un des premiers objectifs de la junte est la lutte contre la guérilla d’extrême-gauche.Sa première decision dans ce domaine: le rétablissement de la peine de mort et la création de conseils de guerre sur toute l'étendue du pays.Seront sanctionnés par la peine de mort, les attentats contre le personnel militaire, les forces de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions.Par ailleurs, il est prévu que les forces armées, ou la police, pourront faire usage de leurs armes contre quiconque sera pris en flagrant délit d'attentat contre les moyens de transports ou de communication, les usines ou tout service public de fourniture d'eau, de gaz ou d'électricité.les atomisés de l’An O.T'es CO/HPRiS.HCiiO ?.CKTTSt FiLkE,C'EST A|Oi
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