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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 avril 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-04-14, Collections de BAnQ.

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/fl nétéOS généralement ensoleillé Minimum la nuit dernière 0.Maximum 15.Aperçu pour demain beau et chaud.Détails en page 6.Fais ce que dois 25CENTS Vol.LXVIII - No 88 Montréal, mercredi 14 avril 1976 Saint Maxime Pour éponger le déficit olympique Hausse de la taxe foncière générale ¦ Augmentation d’au moins 25 cents par Gilles Lesage QUÉBEC — Pour éponger sa partie du déficit olympique — évaluée pour l'heure à quelque $200 millions, la majeure partie étant assumée par Québec — la ville de Montréal haussera la taxe foncière générale.C'est ce qui ressort d'un projet de loi, anodin en apparence, présenté hier à l’Assemblée nationale par le ministre des Affaires municipales.Ce projet, lit-on dans la courte note explicative au bill 26 inscrit au nom du Dr Victor Goldbloom, a pour objet de permettre à la ville de Montréal d’imposer la taxe foncière générale sur les immeubles de son territoire selon un taux non assujetti à un maximum.Le projet de loi, qui modifie la charte de la ville de Montreal, ne comporte que trois articles: • le premier stipule que, sous réserve de la loi sur l’évaluation foncière de 1971, le ville de Montréal peut, par reglement, imposer et prélever annuellement, sur les immeubles imposables situés dans les limites de son territoire, une taxe foncière basée sur la valeur réelle de ces im- -—- page 3 meubles telle que portée au rôle d’éva-luation; • le second article décrète que le premier article prend effet, tout comme celui qui concernait le Village olympique, la semaine dernière, à compter de la présentation du projet, c’est-à-dire qu’il est en force depuis 15 heures hier; • enfin, assez curieusement, le dernier article dit que la loi entre en vigueur le jour de sa sanction.Devant les députés, M.Goidbloom s’est contenté de souligner que “c’est une chose que nous avons faite l’an dernier pour les autres villes de la province ”.La loi a été adoptée en première lecture par tous les députés présents, soit 88, et elle devrait être adoptée avant le congé pascal, quoique son élément rétroactif, tout comme pour les Pyramides, enlève toute urgence.Le maximum prévu par la loi était de $2.00 par $100.00 d’évaluation.Ce plafond , a été supprimé l’an dernier pour les cités et villes, a expliqué le ministre hors de la (’hambre.lorsque l’on s’est aperçu que Voir page 6: Taxe foncière Poursuites contre une centaine de syndicats par Lise Bissonnette QUEBEC — Une centaine de poursuites sont tombées en pluie hier sur les syndicats d’enseignants du Québec qui ont massivement défié la loi 23, dans toutes les régions de la province.Dès midi, avec une rapidité qui en a étonné plusieurs, le ministère de la Justice en faisait l’annonce, avant même que ces poursuites aient été signifiées aux intéressés.Les syndicats, aux termes de la loi spéciale votée la semaine dernière par l’Assemblée nationale, encourent des amendes de $5,000 à $50,000 par jour d'infraction.Pour la seule journée de débrayage à laquelle ils se sont livrés hier, la somme minimum due s’élèverait donc à environ un demi-million, A ceux qui s’inquiétaient auprès du premier ministre de cet empressement peu commun à faire appliquer les sanctions, M.Bourassa a répondu en paraphrasant les leaders syndicaux: “Le respect de la loi n’est pas négociable”.Selon lui, si les poursuites s’adressent aux seuls syndicats, et non aux syndiqués individuels comme le permettrait également la loi 23, c’est que l’enquête serait plus longue dans ce dernier cas, et qu’il faut aussi s’interroger sur “le degré de responsabilité réelle des individus" dans les circonstances.Mais pour les syndicats et les centrales auxquelles ils sont affiliés, répète-t-il comme il le faisait déjà la veille, avare de détails sur les moyens, “la loi va s’appliquer”.Et pour le moment, son application signifie des sanctions.C’est donc l’escalade.En pratique, reconnaît-on dans l’entourage de M.Bourassa, la formule signifie u on n’hésitera pas à aller jusqu’au bout es seules punitions que prévoit la loi, qui sont financières.S’il le faut, ce pourrait même être la saisie des biens meubles et immeubles des syndicats et des centrales, donc leur ruine.Du côté syndical, cette hypothèse fait carrément rigoler les porte-parole.“Les bâtisses sont hypothéquées jusqu’au toit, dit l’un, et ils peuvent bien saisir jusqu’à la dernière chaise berçante; ils nous enlèvent peut-être nos tabourets, mais ils n’empècheront jamais les gens de se parler.” Les syndicats ont d’ailleurs beau jeu de prendre à la légère les sanctions financières.Le Front commun, version 1972, doit encore quelque $400,000 d’amendes pour avoir alors été reconnu coupable de viols d’injonctions pour le retour au travail et il a obtenu l’échelonnement des paiements.Les syndicats d’enseignants n’ont pas encore versé un sou à la suite des condamnations dont ils ont fait l’objet au même moment, sous la loi 19, et les causés sont en appel.Reste l’emprisonnement possible des leaders syndicaux ou de leurs commettants.Là-dessus, les opinions juridiques divergent.D’une source proche de M.Bourassa, on assure que les peines de prison ne sont pas possibles, puisque non prévues dans la nouvelle loi.Au ministère de la Justice, hier soir, on affirmait à première vue le contraire puisque l’article 23 de la loi prévoit que les peines seront “imposées sur poursuite sommaire”.Et la loi des poursuites sommaires peut aboutir à emprisonnement pour defaut de paiement.Quoi qu’il en soit, les leaders syndicaux ne semblent pas effrayés par la perspective de retourner derrière les barreaux.Voir page 6: Poursuites C’est au sommet du Mont-Royal que 2,500 enseignants anglophones, membres de la Provincial Association of Catholic Teachers, se sont retrouvés hier, pour protester contre la loi 23 et prêter conventionnellement l’oreille à leur président, M.Steve Kirby.(Téléphoto CP) BMI < **• -% s «M • ** - i > V' %: ! Un premier décès imputé aux services essentiels réduits par Marie Laurier et Angèle Dagenais Le débrayage qu’a vécu le Québec hier < peut être vu d’un côté comme le plus im- : portant des quatre dernières années: 144,000 syndiqués se sont en effet mis en i grève, pour protester contre la loi 23 i qu’ils défiaient ainsi.Mais il se révélera i peut-être aussi, d’un autre côté, comme i le plus tragique de l’histoire syndicale i québécoise: à l’heure du midi, pendant i son repas, faute de surveillance conve- | nable, un jeune débile mental est mort suffoqué dans un hôpital de la région de i Baie-Saint-Paul.i 1 Dans le secteur de l’éducation, la grève j de 95,000 enseignants, francophones et anglophones, a paralysé l’ensemble du réseau scolaire, cependant que le secteur i hospitalier éprouvait une autre journée i de grave malaise, la pire probablement depuis le début du conflit, marquée cette fois par la mort d’un patient.Un déficient mental âgé d’une vingtaine d'années est mort étouffé, à 15 heures, à l’hôpital général Charlevois, de Baie Saint-Paul, faute d'avoir eu la surveillance requise pendant qu’il prenait son repas du midi.Cet établissement touché comme bien d’autres par la grève de ses employés a dû recourir au personnel-cadre pour assurer les soins le plus urgents; l’accident se serait produit en raison de la méconnaissance du dossier du jeune homme.Le personnel de l’hôpital était réduit à moins que son strict minimum, un syndiqué pour 70 malades, selon l’administrateur, soeur Gisèle Fortier.“Les services essentiels n’ont pas été respectés en vertu de la loi 253, a-t-elle déclaré au DEVOIR, et nous avons à déplorer un mort.Les personnes préposées aux soins n’ont pu surveiller que de loin l’ensemble de la situation, débordées qu’elles étaient à assurer au mieux les traitement les plus urgents.” , A Montréal, les malades chroniques de l’hôpital Saint-Charles-Borromée ont décidé d'entreprendre une grève de la faim de 24 heures pour protester contre leur statut d’otages dans le conflit.De toute manière, les négociations concernant les Affaires sociales, à la table centrale, sont rompues, à l’exception de la table sectorielle de la Corporation des organismes professionnels de la santé (COPS) qui regroupe 20,000 employés.Un porte-parole du Comité des négociateurs patronaux des Affaires sociales (CNPAS) a révélé au DEVOIR que l’on pouvait s’attendre à un règlement de ce côté “a- Voir page 6: Premier décès au sommaire ¦ La banlieue oppose son veto au RCM au sujet des parcs régionaux — page 3 ¦ Quand M.Bourassa se fait dur: un éditorial de Michel Roy ¦ La course à la mer; L'envers de de Gaulle: les blocs-notes de Georges Vigny — page 4 ¦ Le plan de récupération scolaire prévoit des examens à la mi-août — page 7 ¦ Victoire palestinienne en Cisjordanie j — page 9 ¦Jean Vanne, qui a fait trembler 800 millions de Chinois.— page 11 À ses conditions préalables La CEQ est prête à négocier pendant tout le congé pascal par Lise Bissonnette QUEBEC — Au moment même où le ministre de la Justice annonçait des poursuites contre une centaine de syndicats, le président de la CEQ, revigoré par l'ampleur sans précédent des débrayages dans les écoles du Québec, a annonce hier que sa Centrale était “prête à reprendre les négociations et à y consacrer toute la période des vacances de Pâques." Elle pose toujours ses conditions préalables: le règlement dès lock-out et le dépôt rapide de contre-propositions patronales.M.Charbonneau refuse toujours d'indiquer si les enseignants sont prêts à ralen- tir le harcèlement et les débrayages, devenus illégaux, si jamais les négociations reprennent.“Nous avons reconquis nos moyens de pression malgré la loi 23, dit-il; le droit de grève des enseignants est un droit fondamental qui ne souffre pas Voir page 6: La CEQ CSN et FTQ exigent d’abord le rappel de la loi spéciale par Louis-Gilles Francoeur ¦ Keith Spicer promet de continuer de “taper” sur les ministères — page 13 Alors que 144,000 syndiqués bravaient les rigueurs de la loi 23, les présidents de la CSN et de la FTQ, MM.Marcel Pepin et Louis Laberge, ont lancé hier un appel dramatique au gouvernement en vue du retrait de cette loi et en faveur d’un retour à de véritables négociations.Les deux présidents ont par ailleurs in- diqué que l’allure des événements donnait de plus en plus l’impression d’une charge gouvernementale à fond de train contre les organisations syndicales elles-mêmes.Les trois centrales doivent d’ailleurs se réunir aujourd’hui-même dans la métropole pour décider, s’il y a lieu, de convoquer “les états généraux" du mou- vement syndical.La mesure indiquerait que l’action gouvernementale des derniers mois est jugée comme une menace directe à la survie des institutions syndicales."On essaie présentement d’empêcher le libre exercice du droit d’association Voir pag« 6: CSN-FTQ §§ le/£e/*/s y-m~'aEnoLHrLTtiu Faites du chemin à bon compte Dans une voiture de location du RELAIS CHEVROLET Angle Jarry et Lajeunesse 276-2541 Nouvelle politique laitière: beurre et lait en poudre augmentent de S" et 4® par Michel Guénard OTTAWA — Le prix de deux importants produits laitiers augmentera incessamment de façon appréciable, sous l'empire de la nouvelle politique laitière qu’a fait connaître aux Communes hier le ministre de l’Agriculture, M.Eugene Whelan: le coût du beurre s'élèvera de 5 cents la livre, et celui du lait en poudre, de 4 cents la livre.L’augmentation est consécutive à la décision fédérale de hausser de 4 pour cent le prix de soutien du lait industriel destine aux fabricants de beurre, de fromage et de lait en poudre, ce qui le porte de $11.02 à $11.45 les cent livres.Le ministre de l’Agriculture exige toutefois des producteurs de lait qu’ils restreignent cette année à 9.5 milliards de livres leurs livraisons aux usines de transformation, qui l'an dernier s’étalent chiffrées par 11.1 milliards de livres.Et d’autre part il leur annonce que pour "minimiser le plus possible l’augmentation du prix des produits laitiers”, il garde à $2.66 les cent livres la subvention directe donnée aux producteurs de lait industriel.Voir page 6: Bourre La Fête Pascale au Ritz Fleurs printanières, musique et paniers remplis de friandises pour les enfants vous attendent pour le déjeuner ou le dîner dans la Salle Ovale.HÔTEL RITZ-CARLTON 1228 o.rue Sherbrooke 842-4212 i > J, 1 2 • Le Devoir, mercredi 14 avril 1976 es olympiques.Bromont est paré 'N qu’à Il ne reste plus mettre en place gradins, à clôturer l'emplacement et à parachever l’a-rena.La petite ville de Bromont sera alors prête à accueillir les 317 athlètes des sports équestres, les 200 palefreniers et les 200,000 spectateurs qui seront chez elle durant les Jeux.Dès la troisième semaine de juin les premiers athlètes emménageront dans le Village olympique, une construction de 52 logements destinés à servir d’habitations à loyer modique après les Jeux.A cette date commenceront a arriver les premiers chevaux dont certains peuvent valoir jusqu'à $200,000.11 n'y aura pas de quarantaine comme telle pour ces bétes.Déjà les pays ont fait pàr-venir au ministère de l’Agriculture du Canada des échantillons de sang des chevaux qu’ils enverront à Bromont.À leur descente d’avion à Mirabel, avant d’être acheminés au site olympique ces animaux subiront une seconde analyse de sang pour que la preuve soit faite qu'il s’agit bien du même cheval dont on aura déjà un prélèvement sanguin.Et c’est tout.On sait qu’à Melbourne en 1956 les épreuves équestres n’avaient pu être tenues dans le cadre des Jeux olympiques à cause de la rigidité des lois de quarantaine en vertu desquelles il aurait fallu faire entrer au pays les chevaux trois mois avant les compétitions.Les sports équestres avaient donc été présentés à Stockholm cette année-là.Dans le Village olympique, où pour la première fois dans l'histoire des Jeux les femmes et les hommes ne seront pas séparés, il n’y aura pas plus de deux athlètes par pieces.Les mobiliers fournis par le Coio sont les mêmes qu’au Village olympique de Montréal mais dans l'ensemble ce sera plus confortable à cause de l’espace moins restreint pour chaque athlète.Les 200 palefreniers habiteront un pavillon près des 10 écuries préfabriquées logeant de 24 à 42 chevaux chacune dans des stalles de 10 pieds par douze pieds.Les 300 chevaux attendus consommeront 105 tonnes de foin, 50 tonnes d’avoine, 35 tonnes d’aliments concentrés, 12 tonnes de son, 250 livres de sel, 100 gallons de mélasse et cinq tonnes de carottes.Ces produits sont fournis par la maison Ralston-Purina en plus des cinq tonnes de glaces concassées et des 185 tonnes de sciure et de paille.Un entomologiste est sur place déjà depuis quelque temps pour étudier le développement des insectes dans cette région magnifique des Cantons de l’Est aux fins de prévenir tout danger de maladie et d’épidémie au sein, de la population chevaline.On prévoit des vaporisations d’insecticides au mois de juin.Quant à l’aréna municipal dont la construction est presque terminée il logera tes cuisines et les salles de presse de même que diverses installations de loisirs et d'administration.Un pont pour piétons enjambera la voie ferrée pour permettre l'accès entre le VO et l’a-réna.Les aires d’entraînement, le stade, le Village olympique, les écuries et toutes ces installations implantées dans un paysage enchanteur deviendront, espèrent les autorités de Bromont et les responsables des compétitions équestres le premier centre équestre canadien comme l'est aux États-Unis la ville de Gladstone au New Jersey.L arena construit au coût de $1.4 million par la ville est loué au Cojo au prix de $54.000 pour les Jeux.Le Village olympique, qui a coûté $1.3 million à la Société d’habitation du Québec c’est-à-dire au gouvernement d’Ottawa et à celui de Québec sauf pour une portion de 10% payée par la ville est loué egalement au Cojo au prix de $100,000 jusqu’au mois d’août.Les écuries seront enlevées et revendues, croit-on, à 75% du prix après les Jeux mais deux ou trois bâtiments, nécessaires pour le centre équestre permanent seront maintenus et aménagés en permanence.Les sports équestres, en plus de la grande valeur des bêtes, seront un lieu que les services de sécurité ne devront pas négliger.La Reine Elisabeth II s’y rendra de même que plusieurs dignitaires de divers pays.Il y aura 300 membres des forces armées sur place de même que 200 policiers de la SQ.Bromont, première unité d’opération mise sur pied pour les Jeux, est prête.—Guy DESHAIES Le taux de chômage a légèrement fléchi OTTAWA (PC) — La situation du chômage s’est légèrement améliorée en mars, sur le plan national.bien que la proportion des sans-emploi ait augmenté dans six des dix provinces, par rapport au mois de février, selon les données que Statistique Canada a publiées hier.Dans l’ensemble du pays, le nombre des sans-travail est tombé en mars à 759,000; il avait été de 800,000 en janvier et février.En tenant compte des variations saisonnières, le taux de chômage a été de 6.9 pour cent contre 7.0 et 6.6 pour cent les deux mois précédents.A l’échelle provinciale, c’est le Québec, avec un chiffre effectif de 221,000 chômeurs, qui a enregistré en mars la plus forte diminution du taux ce chômage, soit un taux désaisonnalisé de 7.7 pour cent, au regard de 8.5 pour cent le mois précédent et de 8.2 pour cent en mars J975.On note en outre des diminutions de 0.2 pour cent en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, où le taux de chômage était respectivement de 4.0 et 8.7 pour cent en mars.Par contre, le taux de chômage s’est élevé dans les six autres provinces; de 0.6 pour cent en Nouvelle-Ecosse (8.2 au total), de 0.3 à Terre-Neuve (13.4), de 0.3 au Nouveau-Brunswick (11.5), de 0.3 en Ontario (6.2) de 0.2 en Alberta (3.8), et de 0.1 au Manitoba (4.9).C’est au Québec que s'est signalée l’amélioration la plus sensible: le taux des sans-emploi y est tombé à 7.7 pour cent, de 8.5 pour cent qu’il était en février.Dans le même laps de temps, le taux est tombé de 4.2 à 4 pour cent en Saslcatchewan.et il est passé de 8.9 à 8.7 pour cent en Colombie-Britannique.Le chômage a augmenté dans trois provinces des Maritimes.A Terre-Neuve, où il est fréquent qu’on relève la plus forte proportion de chômeurs au Canada, le pourcentage a encore grimpé en mars, passant de 13.1 (en février) à 13.4 pour cent.En Nouvelle-Écosse, le taux a augmenté sen- siblement, et de 7.6 est passé à 8.2 pour cent.Au Nouveau-Brunswick, le taux de mars était de 11.5 pour cent; il était de 11.2 pour cent un mois plus tôt.L'Ontario, la province canadienne la plus industrialisée.a vu son taux de chômage passer de 5.9 à 6.2 pour cent, de février à mars.Au Manitoba, il est passé de 4.8 à 4.9 pour cent.En Alberta, où on retrouve le taux le plus bas du pays, ce même taux a pourtant augmenté, passant de 3.6 à 3.8 pour cent.Le nombre de personnes occupant un emploi est passé de 9,180.000, en février, à 9,260,000 au mois de mars.Chez les hommes de 15 à 24 ans, le taux de chômage a baissé de 0.2 pour cent et s’est fixé à 13.9 pour cent; chez les femmes du même âge, il a diminué de 0.4 pour cent et s’est fixé à 11.6 pour cent.Vers une loteriepost-olympique?OTTAWA (CP) — Le gouvernement fédéral vient de mettre au point les grandes lignes d'une nouvelle législation en vertu de laquelle les provinces pourraient instituer les loteries nationales, c’est-à-dire dont les billets pourraient se vendre à travers tout le pays.Mais Ottawa souhaiterait que les provinces se groupent pour instituter une seule loterie nationale dont les profits se partageraient selon le nombre de billets vendus dans chaque province.Au surplus le gouvernement fédéral voudrait pousser les provinces à s’entendre pour qu’une partie de ces profits évalués à $50 millions par année puisse servir à combler le déficit olympique de Montréal.A l’heure actuelle seulement la Loterie olympique, en vertu d'une loi fédérale adoptée en 1973 et qui expire au mois d’août prochain, peut exploiter une loterie sur le plan national.Les provinces ne peuvent qu'instituer des loteries provinciales, c’est-à-dire à l’intérieur de leurs frontières.C’est le cas pour l’Ontario, le Québec et les provinces de l’Ouest.Une partie des bénéfices doit être consacrée aux sports, aux loisirs et à la récréation.Il semble que les provinces, selon des pourparlers préliminaires, seraient assez d’accord pour créer une seule loterie nationale conjointe mais on ne sait pas si elles seraient toutes disposées à offrir une partie des profits pour combler le déficit olympique évalué à près d’un milliard de dollars.Quoiqu’il en soit le projet de loi sera déposé au cours de la présente session si les provinces arrivent à s’entendre.Autre- ment, les experts fédéraux estiment que plusieurs loteries nationales lançées séparément par les provinces satureraient le marché national et seraient vouées à l’échec.On croit aussi que la province de Québec serait la première à lancer sa loterie nationale pour combler le déficit des Jeux.Dans le cas d'une loterie nationale unique et conjointe, autrement dit inter-provinciale, elle serait administrée par un comité directeur composé de représentants des provinces de l’Ouest, de l’Ontario, du Québec vent déjà $20 et des Maritimes.D'après des renseignements obtenus le système ressemblerait assez à celui de la présente loterie olympique, c’est-à-dire des billets à $10 pour un gain maximal d’un million de dollars.Si une loterie nationale est ainsi créée par les provinces le montant accordé aux programmes nationaux serait administré par Sport-Canada comme l'a dit M.Marc Lalonde et la moitié de cet argent serait destiné aux Fédérations sportives qui reçoi-millions d’Ottawa.b J.Normand présidera la St-Jean La présidence des Fêtes nationales de la Saint-Jean est confiée cette année au réputé comédien Jacques Normand, a annoncé hier la société du Comité des Fêtes, dans un communiqué laconique.La société.a également fait savoir quelle donnerait au- jourd’hui, en présence de Jacques Normand lui-même, une conférence de presse au cours de laquelle son président, M.Marcel Couture, dévoilerait les détails de l’organisation générale des Fêtes.Celles-ci, dit encore le communiqué, se dérouleront encore une fois sur le Mont Royal.CÉGEP DE • SAINT-LAURENT Secrétariat des cours d’été, 625 boul.Ste-Croix, Saint-Laurent, Montréal, H4L 3X7 ÉTÉ 76 Le Service des cours d'été du C.E.G.E.P.de Saint-Laurent organise durant les mois de mal, luln et lulllet des sessions de cours dans les disciplines suivantes : SISSION DI MAI-SOIR COURS DE45 HEURES: Du 19 mai au 8 juin, du lundi au jeudi, de 18h00 à22h00.— Anthropologie 901 - Arts 101,105,301,403 — Économie 924 — Cinéma 902 - Français 902, 402, 202,302, 231, 331 — Géographie 216 — Histoire 951,983 — Philosophie 101,201.301,401 — Politique 951 — Psychologie 901,205 — Sociologie 964 — Sc.graphiques 242-101 COURS DE 60HEURES: Du 19 mai au 15 juin, du lundi au jeudi, de 18h00 à22h'v).— Biologie 94 - Audio 984 COURS DE 75 HEURES: Du 19 mai au 22 juin, du lundi au jeudi, de 18h00 à22h00 - Biologie 921.301.401 - Chimie 101, 201.202.302,111 — Mathématique 101.105, 103, 203.211, 307 - Physique 101, 201,301, 102,202.302.111 SISSION DI JUIN - SOIR COURS DE45 HEURES: Du 28 juin au 26 juillet, du lundi au jeudi, de 18h30à21h30.— Anthropologie 902 - Arts 102,302 — Économie 931 - Français 902, 402, 202, 302, 231, 331 — Cinéma 940 — Géographie 948 — Histoire 972 - Philosophie 101,201,301,401 — Politique 942 — Psychologie 903, 305 — Sociologie 982 — Sc.graphiques 242-201 COURS DE60HEURES: Du 28 juin au 28 juillet, du lundi au jeudi, de 18h30à22h00.— Biologie 943 COURS DE75 HEURES: Du 28 juin au 29 juillet, du lundi au jeudi, de 18h00 à 22h00.— Biologie 931, 301,401 - Chimie 101, 201,202, 302.111 — Mathématique 101,105, 103, 203, 311, 307 — Physique 101, 201,301,102, 202,302,111 SISSION DI JUIN — JOUR COURS DE45 HEURES: Du 28 juin au 30 juillet, du lundi au vendredi de 8h30 à10h25.— Français 902, 202 — Philosophie 101,301 COURS DE45HEURES: Du 28 juin au 30 juillet, du lundi au vendredi, de 10h30 à12h25.— Français 302,402 — Philosophie 201,401 COURS DE 75HEURES: Du 28 juin au 26 juillet, du lundi au vendredi.de8h30à 12h30.- Biologie 921, 931,301,401 - Chimie 101, 201,202, 302,111 — Mathématique 101,105, 103,203,211, 311,307 - Physique 101, 201,301, 102.202,302,111 DATE LIMITE D’INSCRIPTION Pour la session de mai (soir) : 5 mai 1976, à 16.00 h Pour les 2 sessions de juin : 11 juin 1976, à 16.00 h RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES Pour tout renseignement supplémentaire, adressez-vous au Service des cours d’été, en composant le numéro 747-6521, poste, 281, Clou.Il y a déjà longtemps, nous avons pris une profonde inspiration et nous nous sommes plongés dans les problèmes de télécommunications sous-marines.Téléglobe Canada (autrefois la Société Canadienne des télécommunications transmarines), s'occupe depuis plus d'un quart de siècle de télécommunications sous-marines.En fait, nous sommes associés à des systèmes de câblage sous-marins et à des satellites à travers le monde.Et nous pensons que beaucoup de compagnies -pouiïaient faire un meilleur usage des systèmes de télécommunication.Téléglobe Canada, de concert avec les autres organismes de télécommunications du Canada, ajoute la dimension internationale aux services de télécommunications que vous connaissez déjà, comme le téléphone, les services de Télex et de TWX, les circuits loués pour Ja transmission de la voix ou des données, et les achemine n'importe où à travers le monde.Notre spécialité—nbtre seule spécialité—c'est la télécommuni cation internationale.Et puisqu'en tant que spécialistes nous pouvons I ^ adapter l'un ou plusieurs' ^ de ces services à vos r besoins, nous pouvons vous aider de plusieurs manières.Appelez-nous d'abord sans frais au 800-361 -6170.entre 9h et 17h, heure normale de l'Est.Nous pourrons analyser ensemble vos besoins en télécommunications sous-marines et vous conseiller plus précisément sur l'utilisation de notre technologie.Bien sûr, il y a des êtres marins qui communiquent mieux que nous sous l'eau.Mais vous pouvez difficilement compter sur eux! jjjj ^ m rapproche les gens et les continents.*** 3L: % ^ ^ 4# * JËT -» * 4 1E DEVOIR Page 3 Montréal, mercredi 14 avril 1976 [LE NORD ?Bien sûr .mais aussi'^i j 23 vols par semaine pour — OTTAWA, HAMILTON, PITTSBURGH, Æ\ WINDSOR/DETROIT l NORDAm ÆÊM I % Le vol aux heures d’affaires M J.Tétreault candidat au leadership de l’UN f ^ Les murs ont-ils des oreilles chez Lawrence Hanigan?L'ex-maire de la ville de Laval, Me Jacques Tétreault, sera candidat à la direction de l’Union nationale.Les membres de la tribune de la presse de l'Assemblée nationale sont convoqués pour ce matin à une conférence de presse où l’avocat lavallois déclarera ses intentions de succéder au chef intérimaire, M.Maurice Bellemare.Il devient le second candidat en lice dans la course au leadership des unionistes.L’industriel de Lotbiniere, M.Rodrigue Biron, avait été le premier, la semaine dernière, à inscrire sa candidature.Kntre-temps, le député de Joliette aux Communes, M.Roch LaSalle, faisait savoir qu’il entendait poursuivre sa carrière politique sous la bannière du Parti conservateur fédéral de M.Joe Clark.Jadis président de l’Union des municipalités du Québec, Me Tétreault a “analysé” la situation socio-économique du Québec et il précisera aujourd’hui aux Québécois comment il “entend personnellement contribuer à son redressement ".En vue du congrès qui se tiendra les 22 et 23 mai à Québec, le nombre des candidats désireux de briguer les suffrages des délégués unionistes demeure à ce jour relativement restreint.Il est encore question de MM.Michel Côté, Marcel Masse, Marcel Côté et Daniel Johnson (fils) mais ce ne sont là qu’hypothèses peu vraisemblables.La dernière rumeur veut que M.Bellemare, à la constatation de cette pénurie d’aspirants logiques, est en train de succomber à la tentation de se faire plébisciter.Le président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, M.Lawrence Hanigan, aurait été victime, tout comme son homologue du Conseil de sécurité publique de la CUM, de pratiques d’espionnage électronique.C’est ce qui ressort d’une question posée par le conseiller Nick Auf der Maur (BCM — Côte-des-Neiges) à M.Hanigan lors d’une assemblée spéciale du conseil de la communauté hier soir.Tout comme au conseiller Auf der Maur, M.Hanigan, lorsque interrogé par des journalistes n'a pas voulu ni démentir ni confirmer le fait que la police ait découvert dans ses bureaux de la communauté urbaine, rue Sherbrooke, des appareils servant à de l’écoute électronique.Selon les informations recueillies par le conseiller Auf der Maur, des enquêteurs de la police de la CUM se seraient rendus au bureau de M.Hani- Çan pour effectuer un balayage électronique.Il semble en effet que les policiers aient eu .des soupçons et ils auraient conseillé à M.Hanigan d'avoir des appareils diffusant de la musique dans ses bureaux pour rendre inopérant tout appareil d’écoute électronique.Effectivement, les trois bureaux qu’il occupe à l’hôtel de ville de Montreal, à la CUM et à la CTCUM sont munis de tels appareils diffusant en sourdine de la musique.Personne: ne semble savoir si effectivement des appareils d'écoute électronique avaient été découverts par les policiers.M.Hanigan renvoie les journalistes et le conseiller Auf der Maur à la police pour de plus amples informations.Et de source policière on confirme que récemment les bureaux de M.Hanigan furent inspectés.Sans toutefois confirmer la presence d’un dispositif quelconque, on précise qu’une enquête est toutefois en cours.Les parcs régionaux La banlieue oppose son veto au RCM aujourd’hui Le Jardin botanique de Montréal inaugure aujourd'hui son exposition de Pâques.• Il v a collecte de sang de la Croix-Rouge à l’édifice du CN, 935 ouest Lagauchetière, aux bureaux du Reader's Digest, 215 avenue Red-fern.et au Collège de l’Assomption.• A midi, au Holiday Inn de la rue Sherbrooke, le vice-président de Schockbéton Québec prendra la parole à un diner-causerie où il commentera la construction du stade olympique en béton précontraint.• A 20 h.les membres de la Société généalogique canadienne-française entendront M.Lorenzo Pouliot parler de la famille Pouliot à l’école Laurier, angle Laurier et Berri.• A 20 h, à la Cathédrale de Montréal, un grand nombre de prêtres de Montréal célébreront la messe chrismale avec l’évêque catholique de Montréal, M.Paul Grégoire.• A.20 h.l'association des artisans de la ceinture fléchée organise une soirée culturelle au cégep Ahuntsic.9155 rue Saint-Hubert.On y assistera à deux films de Marius Barbeau et a une conférence de M.Robert Séguin sur “l’évolution et le port de la ceinture à travers les âges".au gré du temps Les écoles mal-aimées Il y a des traditions qui se maintiennent.Hélas! ce ne sont pas toujours les plus gratifiantes pour l’esprit.Par exemple, les écoliers nourrissent, comme leurs aînés, une impudente aversion pour l'école, malgré les soins de nounou des pédagogues de pointe qui ont vainement tenté de réconcilier le jeu et l’étude.Veut-on une preuve de cette répugnance?Par exemple, la joie irrépressible des petits quand leur arrivait la "bonne nouvelle" des débrayages soudains des enseignants.Il fallait les entendre en apprenant que leur école décidait de ne pas ouvrir: "Youpee!" "C’est cool au boutte!" J'en passe et de plus subtiles expressions de leur joie.Comment empêcher les parents de sourire en entendant les voix émues du ministère de l’Education s’indigner du sort de ces élèves, les comparant d des otages, des boucs émissaires, des victimes, qui risquaient de perdre leur année scolaire.Si ce sont Id nos martyrs, nous n’en aurons jamais connus de si joyeux.Albert BRIE par Bernard Descôteaux C'est à toutes fins utiles un veto qu’ont opposé les maires de banlieue à une proposition du Rassemblement des citoyens de Montréal, appuyés par les conseillers du Parti civique, et demandant la préparation d’un reglement visant à donner à la Communauté urbaine de Montréal juridiction en matière de parcs régionaux.Tout en ne se disant pas opposés à la création de parcs régionaux sur le territoire de l’île de Montréal, les maires de banlieue ont invoqué le fait que cette question ne serait pas de competence de la CUM pour s'opposer à la motion du RCM.Pour la majorité des maires présents, cette question est de compétence municipale.Ce débat s’est déroulé au cours d’une assemblée spéciale de la communauté, hier soir, assemblée convoquée par une uinzaine de conseillers du RCM qui ont it voir l’urgence pour le CUM d’occuper la juridiction qui est prévue à sa charte en matière de parcs alors que de toutes parts les espaces verts prévus au schéma d'aménagement sont menacés par la spéculation foncière.Ils ont cité les cas du parc projeté du Bois-de-Liesse, du parc du Cap Saint-Jacques menacé par le projet de la compagnie Campeau à l’île Bi-zard, et le cas du golf Beaurepaire à Bea-consfield qui devait être une zone protégée et qui sera consacré à un projet domiciliaire.Techniquement le RCM demandait, selon la procédure des avis de motion, que l'on fasse en sorte que les démarches soient entreprises pour exercer cette juridiction.Le processus veut que le conseil adopte un reglement, puis que le conseil des ministres l’approuve, et enfin que l'on identifie les parcs régionaux existants ou à créer.Après que les maires de banlieue eurent annoncé leur intention de s’opposer à la motion du RCM, le président de l’exécutif de la CUM, M.Lawrence Hanigan, devait préciser que ce sujet était bien de compétence de la communauté, au contraire de ce que prétendaient les maires.Et pour être logique avec les votes déjà pris par le passe, M.Hanigan annonçait son intention d’appuyer les conseillers du RCM.De son côté, le défenseur de la motion, le conseiller Robert Keaton, a accusé les maires de la banlieue d’être incohérents.Vous avez peur que la CUM usurpe le pouvoir municipal et vous annoncez que vous demanderez au gouvernement provincial d’usurper ce pouvoir, de dire M.Keaton.Se demandant par ailleurs si cette attitude était justifiée par des questions financières, M.Keaton a soumis que dans un premier temps la communauté pourrait se limiter à homologuer le territoire prévu pour les quatre parcs régionaux que l’on veut aménager, ceci pour une période de cinq ans.L’homologation aurait pour effet de geler à son niveau ac- tuel le prix des terrains, environ $40 millions, et selon le conseiller il s’agirait de profiter de ce laps de temps pour planifier le financement de ces projets.Les arguments du conseiller n’ont réussi qu'à convaincre trois maires de banlieue, soit ceux de Saint-Laurent, Baie-d’Urfé et Roxboro.Cela n’était pas assez pour faire adopter la motion.Rappelons que lors de chaque vote, les maires de banlieue comme la Ville de Montréal disposent d’un véritable veto puisque une proposition doit recueillir une majorité dans chaque camp, même si dans l’absolu il y a une majorité de voix ¦ pour.L’assemblée convoquée par le RCM a failli tourner court lorsque le président des débats, le maire Drapeau, a fait remarquer que la première proposition du Voir page 6: Véto rendement à l’échéance OBLIGATIONS municipales scolaires hôpitaux cégeps demandez notre LISTE Mcneil .antha Fondée en 1930 210 St-Jacques 845-8201 Membre de la Bourse de Montréal et de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières | Nom.| Adresse I Tél.: .I L’impôt foncier à Montréal : une hausse de $0.25 et plus par Bernard Descôteaux C’est aujourd'hui, ou demain au plus tard, que les contribuables montréalais sauront quelle sera l’importance exacte des augmentations de taxe qu’ils subiront au cours du prochain exercice financier de leur ville.Demain matin, les membres du comité exécutif doivent se réunir pour mettre le point final au budget 1976-1977, lequel doit être déposé au plus tard le 15 avril à minuit.Selon toute vraisemblance, il ne reste aux administrateurs qu’à fixer définitivement le nouveau taux de taxe.Celui-ci.comme l’indique le projet de loi déposé par le ministre des Affaires municipales à l’Assemblée nationale hier (voir page 1), pourra dorénavant être supérieur a $2.00 le $100 d’évaluation.En pratique cela signifie que le taux de taxe foncière générale actuellement de $1.74 pourra être augmenté d’au moins $0.25, sinon plus.Théoriquement, les contribuables pourraient toujours éviter de voir grimper leur compte de taxe si cette augmentation était annulée par une diminution correspondante du taux de la taxe foncière générale scolaire.Mais tout indique que ce ne sera pas le cas puisque le gouvernement provincial a déjà annoncé son intention de n’accorder cette année aucune aide financière spéciale à la métropole pour l’aider à équilibrer son budget.Une augmentation du taux de la taxe viendrait doublement alourdir le fardeau financier des contribuables montréalais qui de toute façon se voyaient frappés d’une augmentation de taxe indirecte résultant de la hausse de la valeur foncière des propriétés.Rappelons que cette année les autorités municipales ont vu les obligations financières de leur ville s’accroître dangereusement alors que Québec leur imposait de prendre à leur charge une part du déficit olympique représentant $200 millions.À cela s’ajoutait l’accroissement naturel des dépenses, provoqué notamment par le renouvellement de l’ensemble des conventions collectives des employés municipaux et les divers préparatifs èn vue de la tenue des Jeux olympiques cet été.On peut prévoir que cette année encore, les dépenses augmenteront de $80 millions au moins, et cela même si on sabre généreusement dans les dépenses.\ D’année en année, les dépenses de la Ville de Montréal n’ont cessé de s'accroître pour dépasser l’an dernier le cap du demi milliard de dollars.Comparativement à l'exercice financier de 1974-1975, il s’agissait d’une augmentation de 18.77r- alors que les dépenses passaient de $424.2 millions à $503.7 millions.Malgré cet accroissement des dépenses, les autorités municipales avaient réussi à éviter une augmentation du taux combiné des taxes foncières et scolaires.Voir page 6: Budget Fusion Maclean-Actualité Un nouveau magazine naîtra en septembre prochain de la fusion des publications Actualité et Maclean.Les ressources professionnelles et matérielles des deux magazines seront regroupées pour l’édition d’un mensuel qui paraîtra sous le nom de “L’actualité".Les éditeurs actuels d’Actualité et de Maclean, MM.Claude Martin et Loyd Hodgkinson, en annonçant hier la fusion, ont indiqué que cela permettrait de produire une publication plus vigoureuse et plus complète."Le Québec, ont-ils déclaré, a besoin de magazines dynamiques et de grande qualité en cette période de mutation, où les problèmes sont de plus en plus complexes, et où les modes de vie évoluent si rapidement.” Le nouveau magazine sera la propriété exclusive de Maclean-Hunter de Toronto.Le regroupement des lecteurs devrait donner un tirage d'environ 225,000 au nouveau magazine "L'Actualité”.Le premier numéro paraîtra en septembre et les bureaux se trouveront aux éditions Maclean-Hunter de Montréal, boulevard Président-Kennedy.Le rédacteur en chel actuel de Maclean.Jean Paré, dirigera l'Actualité.r Avril au Portugal à Montréal au c§a/mar 60 spécialités de cuisine classique portugaise Et A tous l«s couplet venant dinar durant avril, noua offrons una pièce cfar-tisanat portugaise an terre cuite ou la disque “une nuit au Solmar’1.En plus d’une chance de gagner un voyage pour deux au Portugal via T.A.P.dont le tirage aura Heu le 30 avril.Ouvert tous les jours de midi à 2 h a.m.Stationnement gratuit du 1er au 30 avril ^ Fado, guitares, danse et folklore tous les soirs avec Maria Rodrigues, Guilherme Mendes, Lino Texeira et le grand accordéoniste, Rui Mateus.JOUR de PAQUES TMLE D'HOTE SPÉCIALE 3699.bout Saint Laurent, Reservations:844-7748,285 9151 HJÜiiWi Mit] mm La montre Mappins à lecture directe.Extra-plate.Université du Québec à Montréal AVIS AUX ETUDIANTS Dans le cadre des opérations de consolidation de la session d’hiver 1976, la direction de l’UQAM avise les étudiants que les activités d’enseignement normalement cédulées les vendredi et samedi auront lieu les vendredi 16 avril et samedi 17 avril, selon les horaires réguliers prévus à la session d’hiver 1976.Les bibliothèques et le service de l’informatique seront également accessibles les vendredi, samedi et lundi prochains les 16,17 et 19 avril.Plate, oui.Ennuyante, sûrement pas.Pour homme, un nouveau modèle d’une élégance raffinée.Au bout du doigt, cinq renseignements pratiques: l’heure, la minute, la seconde, le mois et la date.Son secret: une diode à lueurs.Une précision irréprochable.Boîtier jaune, bracelet intégré.$99.95 Quel que soit votre choix.Vous trouverez un magasin Mappins dans les principales villes du Canada.1000 ouest, nw Sainte-Catherine 866-7431 3131, chemin COte-Vertu, VIHe Saint-Laurent LES TERRASSES MONTRÉAL ^ * Le Devoir, mercredi 14 avril 1976 éditorial Quand M.Bourassa se fait dur En décidant de poursuivre en justice les syndicats de la CEQ qui ont hier défié la Loi 23, le gouvernement s’est engagé précipitamment et tête baissée dans une voie sans issue.A tous ceux qui disent que les syndiqués, comme tous les autres citoyens, sont tenus de respecter la loi, il faut répondre ceci: certes la loi doit être respectée et, sur ce point, on ne saurait négocier un principe aussi fondamental.Mais encore faut-il savoir appliquer une loi, surtout la Loi 23 dont il a été dit, ici même et partout ailleurs, qu’elle comporte d’évidentes erreurs et de fâcheux exces au chapitre des sanctions.Le gouvernement s’est fourvoyé en déclenchant trop tôt le processus de la répression; il a voulu impressionner les badauds mais il risque d’envenimer la situation; ses conseillers ont fait une analyse superficielle et incomplète des conditions réelles dans lesquelles s’inscrit le conflit en cours.Les plus “durs” des ministres du gouvernement ont apparemment gagné une première manche; en réalité, ils ont rendu le dossier un peu plus complexe.De la part de M.Bourassa, d’ordinaire plus souple dans des crises semblables, cette stratégie reste inexpliquée.Les rodomontades entendues hier à l’Assemblée nationale ne contribuent qu’à en aggraver les conséquences possibles.• Rappelons quelques faits essentiels.Il était prévu depuis quelques jours que le Front commun, et en particulier la CEQ, vivement irrités par la Loi 23 — comme le serait n’importe quelle centrale syndicale dans toute société démocratique — manifesterait avec une certaine ampleur son inévitable mécontentement dès l’adoption de la mesure.Au cours du week-end, tout le monde savait, et le gouvernement comme les autres, que les syndicats ne pouvaient pas ne pas réagir à cette Loi.Des exemples de cas analogues ont déjà été cités: les cheminots, contraints naguère de reprendre le travail par une loi du Parlement fédéral, avaient mis un certain temps avant d’obéir au législateur.De même, enjoints de retourner sur les quais, les débardeurs s'étaient laissé tirer l’oreille l’an dernier.Qui donc aujourd’hui se scandalisera des quelques délais d’exécution qui sont inhérents dans notre société à des operations de cette mesure.Les législateurs, et surtout le gouvernement appelé à appliquer la loi, doivent savoir distinguer entre une manifestation de mécontentement et de mauvaise humeur et une campagne systématiquement organisée en vue de défier le Parlement et de rendre inopérante une loi aussi contraignante qui constitue — il faut le comprendre — un coup très dur porté au mouvement syndical.Prise à la lettre et interprétée rigoureusement, la journée de mardi est en effet, théori- 3uement, un défi à la Loi 23.Mais il importe ’y voir surtout une protestation politique contre une mesure qui attente à des libertés fondamentales.Mais le gouvernement n’a pas fait cette distinction.Des le milieu du jour, il lançait dans la mêlée ses batteries d'avocats et, en fin d’après-midi, annonçait des poursuites contre une centaine de syndicats.Ses porte-parole auraient pu se borner à ouvrir des enquetes, à examiner de plus près la situation, à étudier diverses hypothèses.Non.Pour satisfaire une vaste clientele qui réclame des ripostes draconiennes au nom de l’autorité, de l’ordre et de la loi, le gouvernement a voulu jouer “dur”.Encore heureux que M.Yvon Charbon-neau, malgré le déferlement des poursuites, ait déclare hier soir que sa centrale est toujours désireuse de reprendre les négociations et que celles-ci pourraient s’engager dès que possible.Bref, avant d’ouvrir les hostilités, et songeant aux vacances pascales qui vont commencer ce soir ou demain, le gouvernement devait prévoir un sursis grâce auquel le dialogue aurait pu reprendre dans un chmat plus sain.Car, au bout du compte, quelle que soit la violence des affrontements, sans égard à la rigueur exemplaire des lois d’excepuon, l’Etat devra bien un jour se mettre d’acord avec ses enseignants.Toute mesure, toute action tendant à braquer les syndicats ne peuvent qu’empoisonner l’atmosphère sociale et retarder l’échéance, à moins que le gouvernement — et c’est une hypothèse absurde — n’ait tout bêtement décidé d’écraser la CEQ, à la manière d’un char d’assaut qui pulvérise l’obstacle en travers de sa route.• Par conséquent, il est faux de prétendre que le gouvernement aurait “perdu la face” s’il n’avait pas, dès hier, ouvert toutes grandes les portes de son arsenal juridique.Un gouvernement ne perd pas la face quand il s’abstient, même en temps de crise, de recourir à la force brutale et totale que lui offre une loi, surtout cette Loi 23.conçue rapidement et votée précipitamment.On espérait qû’il s’accorderait quelques jours de réflêxion, jusqu’au terme du congé de Pâques, durant lesquels il aurait pu, avec l’aide des trois commissaires aux différends scolaires, préparer la reprise des négociations.Réflexion d’autant plus indispensable que MM.Gilles Poirier, Aimé Nault et Alex Paterson, «à peine entrés en fonction, n’ont pas encore eu l’occasion de s’entretenir avec les représéntants du gouvernement et des syndicats.Or, voilà que ces messieurs, auxquels la Loi 23 assigne un rôle vital dans les futures discussions, sont placés devant un fait accompli avant même d’avoir prêté le serment d’office.On leur demande d’éteindre un incendie et, en même temps, on jette un peu d’huile sur le feu! On applique la loi, de façon étroite et littérale, sans que les trois commissaires n’aient pu donner à cette mesure, par une action opportune, toutes ses chances d’efficacité et de succès.Que peut faire à présent le gouvernement?L'action entreprise hier est-elle irréversible?Il pourrait, conformément à la “ligne dure” qui prévaut ces jours-ci, accentuer sa politique répressive, multiplier les poursuites, retarder indéfiniment la reprise des négociations, aggraver la crise et précipiter de nouveaux affrontements qui, a la limite, pourraient le conduire à se tourner vers le peuple Gur solliciter un nouveau mandat électoral.cas échéant, il aurait tort, bien sûr.Le citoyen-électeur pourrait à juste titre faire observer a me ministériels que le mandat octroyé en 1973 était assez net et vaste pour lui permettre de résoudre des problèmes comme celui des négociations dans le secteur public.Le peuple a donné à ce gouvernement les moyens et la majorité pour gouverner.On ne voit pas ce que M.Bourassa viendrait demander en surplus.Écartons cette hypothèse peu vraisemblable, et retenons plutôt une deuxième possibilité, plus réaliste.M.Bourassa, mesurant les conséquences de l’erreur commise hier, pourrait dans les jours qui viennent transformer les conditions de ce conflit et en faciliter l’heureux dénouement.En premier lieu, son gouvernement doit rappeler à leur base les chasseurs juridiques qui peuvent réclamer des amendes à la cadence d’un demi million de dollars par jour; en second lieu, s’efforcer, pour favoriser la relance du dialogue avec les Syndicats, prévoir l’octroi immédiat de certains avantages que revendique la CEQ.Par exemple, le gouvernement peut régler le cas des quelque 6,000 enseignants victimes de lock-out et qui demandent l’assurance d’une compensation pour le rattrapage obligatoire.C’est là, du reste, une condition que pose la CEQ et qui n’est certainement pas excessive.Il pourrait en outre accorder dès à présent aux enseignants une partie de l’augmentation salariale demandée, égale à l’indexation de 17% que touchaient déjà les enseignants en vertu du précédent régime de travail et qu’ils ont perdue à l’expiration de celui-ci, l’eté dernier.Ils pourraient encore, sinon retirer la Loi 23, tout au moins modifier les dispositions du chapitre IV touchant les infractions, les peines et la preuve, dont plusieurs sont manifestement inéquitables.Pour le reste, s’il est toujours soucieux d’aboutir à un règlement satisfaisant avant la Trinité, le gouvernement pourrait laisser aux commissaires enquêteurs une grande latitude.Leur président le juge Poirier, a indiqué publiquement qu’il se faisait une conception dynamique et très large de la mission qui est la leur.S’il renonce à la ligne dure et provocante pour s’engager dans la voie plus réaliste du dialogue et des négociations véritables, le gouvernement parviendra à “sauver l’année scolaire” et à satisfaire ses enseignants.Michel ROY bloc-notes La course à la mer Plutôt que de chercher à rassurer le gouvernement italien sur l’absence de volonté de puissance d’Ottawa vis-à-vis de Rome, plutôt que de mettre en doute le bien-tondé de campagnes d’opinion en faveur des prisonniers de conscience — campagnes sans lesquelles lui-même n’aurait probablement pas senti toute l’ampleur des pratiques répressives de certains de nos amis privilégiés —, M.MacEachen devrait plus souvent tenir le langage qu'il a tenu lundi.Le sujet s’y prêtait, dira-t-on, puisque le secrétaire d'État aux Affaires extérieures avait à traiter du droit de la mer et des priorités canadiennes.Mais voilà, M.MacEachen n’avait pas à en traiter, ayant déjà dit ce qu’il avait à dire sur cette question cruciale.En d'autres termes, l’intérêt réside aussi bien dans ce qu’il a dit que dans le fait qu’il ait cru bon de le dire.Et cette fois-ci, parlant assez curieusement peu de jours après M.Kissinger sur cette même question, son message était clair.Ainsi, donnant un précieux indice quant à la stagnation appréhendée des travaux en commissions de la session en cours à New York, M.MacEachen, après un préambule asséné à Halifax, a déclaré que pour le Canada, l’ONU livrait en fait une épreuve de vérité.On a eu trop tendance par le passé à identifier le Canada à un simple pays pourvoyeur de casques bleus et d’impuissants contingents de surveillance de cessez-le-feu.La déclaration de M.MacEachen, en ce sens, est la bienvenue: en trente ans, dit-il, les Nations unies n’ont pu encore faire progresser l'humanité dans la voie des règlements des conflits sans recours à la force.C’est éloquent quant au fait qu’Ot-tawa commence à perdre patience devant des tribunes et des pratiques où l'on excelle à couper les cheveux en quatre et où, pour ce faire, on subit la règle dite de la majorité.Ne nous méjprenons pas: Ottawa n'est pas emballé à l’idée d'avoir tôt ou tard à recourir à des mesures unilatérales.Le gouvernement canadien, traumatisé par la guerre de la morue mettant aux prises l'Islande et la Grande-Bretagne, a cherché, cherche la parole du Jour Tl n’y a qu'un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous" — Ephésiens 4,6.et cherchera à éviter les décisions qui mettent les autres au pied du mur.Mais le fait est qu’il y a urgence en la matière, qu’on a trop perdu de temps, et Ottawa vient enfin de fixer à son tour l’échéance au-delà de laquelle il ne peut plus patienter: fin 1976.On notera qu’il y a comme une relation de cause à effet entre cette prise de position et celle qui l’a précédée aux États-Unis.Ce n’est pas un secret ue dès l’instant où Washington aura écidé de porter à 200 milles marins sa zone économique, Ottawa ne peut attendre longtemps avant de l’imiter.Il est impossible de dire dans quelle mesure l’une ou l’autre des deux capitales a donné l’impulsion, mais le fait est qu’en dépit de divergences dont M.MacEachen ne fait plus de secret, et en dépit même de leurs différences de priorités en matière de droit maritime, Ottawa et Washington sont embarqués sur le même bateau et, de ce fait, ont à se soutenir mutuellement pour obtenir une convention internationale conforme aux objectifs qu’ils ont en commun.Ce qu’il y a de curieux à relever dans la prise de position de M.MacEachen est le fait que le monde extérieur ignore tant l’état des travaux en commissions que la perspective dans laquelle ceux-ci se déroulent.C’est donc à travers la mise en garde et l’impatience exprimées par le ministre canadien — c’était un peu le cas avec M.Kissinger, la semaine dernière — que l’on devine les tiraillements à la conférence elle-même.C’est encore à travers les déclarations de M.MacEachen, qui, en fait, sont prioritairement adressées aux participants à la conférence, que l’on découvre toute l’ampleur de la distance qui sépare les tenants de telle ou telle option.Ce qui est clair, c’est qu’Ot-tawa, retournant en quelque sorte l’argument cher à certain tiers monde à l'envoyeur, place le succès — ou l'échec! — de ces travaux dans la perspective de la consolidation "des fondations d'un ordre mondial stable et équitable dans la paix".A relire cette phrase, on découvre que M.MacEachen n'est jamais aile aussi loin.Tout est certes relatif, notre ministre n'ayant pas une propension pour les formules à l’emporte-pièce; c'est plutôt le style résolument en retrait qui le caractérise.Ce qui ne rend que plus important — et plus inquiétant perçu à l’autre bout — son avertissement: "à un moment donné, lui font dire les dépêches d'agence, tout retard supplémentaire et toute temporisation constituent en réalité un echec"; l'air de dire que le temps où on se contentait de nomenclature de sujets de désaccord en guise de conclusion est révolu.Et, ajoute M.MacEachen, “ce moment approche rapidement"., Pour le Canada, le fait que la Conférence échoue ou réussisse, — nous préférons un succès mais nous nous accommoderions d’un échec — ne change rien à l'objectif dont “le mécanisme est en marche”: 200 milles, et qu’on n’en parle plus.“Il est non seulement probable, il est même certain que la conférence nous accordera cette zone”, a dit M.MacEachen.Mais ce n’est pas de cette manière qu’il faut lire cette phrase.Il faut lire: “La conférence n’a pas d’autre choix que de nous accorder cette zone”.Car ce que dit M.MacEachen n’est pas un souhait, c’est déjà le premier pas concret vers l’unilatéralité.L’envers de de Gaulle Il est des mots qui restent, bien après que leur auteur ait disparu, de ces mots qui n’étaient peut-etre pas conçus pour rester mais qui, de par leur texture, attirent l’oeil puis se gravent dans les mémoires.M.Kissinger vient d’en faire un, peut-être même était-ce, dans le contexte, un mot de trop, de ces lapsus impossibles à rattraper et qu’on fait semblant d’avoir vraiment voulu dire.Ainsi, reprenant hier son obsessif dossier atlantique et la menace de l'accession de partis communistes au pouvoir en Europe occidentale, le secrétaire d’État a raconté en clair son cauchemar: un personnage qui rappelle de Gaulle, et qui, de surcroît, est un peu comme le négatif de sa photo.C’est un de Gaulle à l’envers que j'appréhende, a déclaré M.Kissinger; voici en une image ramassée toute sa théorie longuement et péniblement exposée tous ces derniers mois.Première précision: ce n'est pas le communisme pour lui-même que M.Kissinger combat que le relâchement du lien atlantique, lien érigé en absolu, qu'il suppose.Car si de Gaulle parlait d'une Europe de l’Oural à l'Atlantique, il ne cherchait au fond qu’à rabattre le caquet aux Etats-Unis.La mythique troisième voie de de Gaulle, si elle voulait prendre ses distances vis-à-vis de Washington, n’en était pas moins équidistante de l'un et l'autre leaderships.Le mot hégémonisme n'existait pas encore.Deuxième précision: l'anti-matière existe comme existe la matière.On peut supposer qu’un de Gaulle à l’envers peut exister dans la mesure où un de Gaulle à l’endroit existait.Qu’est-ce que ça signifie en clair que ce négatif gaullien?C’est M.Kissinger qui répond à la question: il n’a jamais fait de doute, pour les dirigeants américains — il y a là de quoi surprendre de Gaulle lui-même —, qu’en cas de crise, le Général se serait rangé dans le camp que M.Kissinger qualifie — pudeur?— non pas d atlantique ou d’américain, mais d’occidental.Le négatif de cette présumée évidence est donc un de Gaulle qui, en temps de paix, se maintiendrait à égale distance de Moscou et de Washington, qui ne quitterait pas nécessairement l’Alliance, mais qui, en cas de crise, s’alignerait sur 1 ennemi.Au moment où se précise la mission de M.Hartman, adjoint de M.Kissinger, en Italie, en vue, pense-t-on en à Rome, de repenser toute la Démocratie-chrétienne, au moment où l’Italie s’enfonce dans sa crise et se rapproche d’élections anticipées, la déclaration du secrétaire d’État prend des proportions qu’elle n'aurait pas eues en d’autres circonstances.Il est clair, dans la perspective précisée par M.Kissinger, que la présumée indépendance a’un parti communiste d’Europe occidentale vis-à-vis de Moscou est pure chinoiserie.De toute manière, cette prétendue indépendance étant invérifiable, elle ne peut donc pas servir d’élément fixe dans l’équation de M.Kissinger.C’est pourquoi, et c’est dit en toute franchise, l’avènement d’un gouvernement totalement ou partiellement communiste sera évalue en fonction du seul et impitoyable maintien de l’é- Îuilibre des forces atlantiques et du acte de Varsovie.Déterrant avec une allègre constance la vieille théorie des dominos — ce qui découle directement de l’évidence que la stratégie américaine est toujours le “containment” —, M.Kissinger dit craindre l’effet d’entrainement de l'accession au pouvoir des communistes dans un pays déterminé sur les voisins.Le négatif de de Gaulle manipulant les pièces d’un jeu de dominos.Abstraction faite du côté skahespearien de la scène, on est porté à se rassurer: on cherche en vain, dans les pays concernés, un homme ayant l’envergure de l’autre de Gaulle.Partant, sa mégalomanie.M.Kissinger a-t-il voulu dire que la menace est réelle mais qu’il manque encore l’instrument par lequel elle sera véhiculée?Georges VIGNY ( Une loi illégitime?"La loi de nos consciences prime la loi du gouvernement" (The law of our consciences is higher than government law); cette opinion d’un professeur anglophone du F.E.S.C.T.résume et entame le vrai débat sur la loi 23 qui prive les travailleurs de l’enseignement du droit de grève légalement accordé par le code du travail en période de négociation de convention collective, serait-ce au nom d’une préservation de l’année scolaire des enfants de ces mêmes travailleurs.Le Front Commun n’a certainement pas tort de répéter et de préciser ses objectifs de négociation, par exemple de réitérer sa volonté de signer des conventions collectives satisfaisantes ce printemps et de ne signer que si tous les secteurs sont satisfaits.Comment ne pas comprendre, d’autre part, que le Front Commun considère qu'une négociation excluant tout moyen de pression ne soit autre que purement nominale?Pourtant ce ne sont pas là des décisions qui s'attaquent au coeur du problème.La question que soulève la loi 23 en est une de fond : la légitimité des lois (surtout spéciales) qui restreignent ou annulent des droits fondamentaux.Posée ainsi, la question de la loi 23 dépasse très largement le cadre du secteur de l'enseignement et même celui des négociations actuelles du Front Commun, cette question concerne au premier chef tous les travailleurs.somme toute le peuple entier.Nous savons, pour avoir quelque connaissance de l'histoire, que toute loi n'est pas forcément juste parce qu'elle est loi, ni forcément respectable.Quel rire secouerait les penseurs du libéralisme et de la république, les Voltaire, les Rousseau, les Danton et tous les précurseurs actifs du régime politique "libéral" sous lequel nous vivons de- lettres vant cet argument supposément irréfutable que les porte-parole du gouvernement et certains journalistes ont voulu nous servir ces derniers jours: une loi se conteste mais se respecte! Ont-ils respecté la loi de la monarchie ceux qui au 18e siècle nous ont acquis le droit à la démocratie?Notion de démocratie sur laquelle nous serions depuis longtemps fixés si nous croyons ces dirigeants actuels du Quebec en être les seuls protagonistes.Le gouvernement, les représentants du peuple, peuvent toujours décréter; c'est le peuple, la grande masse, qui, en dernière instance, décide si le décret est juste ou injuste, s'il faut le maintenir ou le retirer: tout au moins idéalement.Nous nous estimons en droit de nous payer, dans la conjoncture et tout à fait provisoirement, une parcelle d'optimisme.Nous croyons ne plus vivre au temps des lettres de cachet où le souverain sur avis de la cour pouvait décider pour le "bien" du peuple sans le peuple et souvent contre le peuple.Le droit de grève est un droit fondamental du travailleur.Le droit de retirer ses services par démission est un droit fondamental de celui qui travaille.Le droit d'expression est un droit fondamental du citoyen, particulièrement dans une société ou dans un type de société qui, dans son opposition à d'autres, fait reposer la légitimité de son existence, en principe s’entend, sur le respect intégral de ce droit.Seule une dictature avouée peut tenter de restreindre ou de supprimer ces droits.Or la loi 23 supprime ces droits pour une partie importante des salariés du Front Commun.D'après la logique et les principes mêmes du libéralisme (on voit mal, au DEVOIR le sophisme ayant lui aussi ses limites, de quels autres principes et de quelle autre logique saurait se réclamer le gouvernement actuel), la loi 23, paradoxe strictement apparent.est illégale.C'est, bien sur, au niveau de la pertinence et de la légalité de la dite loi que devrait porter le débat; au niveau de la conséquence et du sens des responsabilités des thuriféraires, à tout prix, au prix qu'on sait, de "la paix sociale." Mais pour le Front Commun, le temps n'est pas vraiment à la controverse, le temps est à la réponse en acte.D'ailleurs puisque le Front Commun, à travers ce qui pourtant le touche immédiatement n est pas le seul visé, le droit de répondre ne lui appartient pas exclusivement.Par leur opposition aux lois 253, 23 et autres, les 175,000 salariés du secteur public, non seulement prennent les moyens qu'il faut pour négocier leurs conventions collectives mais surtout posent à la population du Québec, la question de la légitimité.On ne peut pas appuyer les syndiqués du Front Commun sans prendre position sur l'illégalité de la loi 23, sans exiger son retrait immédiat et sans conditions.Rêvons : Seules des élections anticipées et non la publication de sondages peuvent trancher le débat de foncT Ou le gouvernement Bourassa retire sa "loi” et négocie sérieusement ou il la maintient (donc organise la répression contre 175,000 salariés), mais alors il lui faudra demander au peuple de trancher, par des élections.Bernard LABROUSSE et Pierre BACRIE Professeurs de philosophie au Cégep du Vieux-Montréal Montréal, avril 1976 peuples et la diplomatie La solidarité des M.Claude Ryan, La présente concerne la lettre de M.Yvon Langlois sur SUCO et les Saharouis (parue dans LE DEVOIR du 1-4-76).Je ne peux dire si M.Langlois assistait à la réunion qui a eu lieu à Hull, mais moi j’y ai trouvé les renseignements donnés très intéressants.Le but du SUCO es., je crois, d'informer les Canadiens, les Québécois et les Acadiens de ce qui se passe dans le tiers-monde.Les seuls renseignements que je possédais sur la décolonisation au Sahara Occidental provenaient de la presse officielle qui, on le sait, ne dit pas toujours tout.Et même si le gouvernement canadien n'avait pas intérêt à inviter les saharaouis a venir donner leur point de vue et s’attirer ainsi les Foudres du Maroc (et peut-être aussi des États-Unis qui sont certainement fort intéressés aux phosphates qui se trouvent au Sahara occidental) les citoyens eux peuvent apprendre beaucoup en discutant directement avec des représentants d'un peuple qui lutte pour sa survie.En conclusion, je crois que les Saharouis ont, au contraire, rétabli certains faits diffusés par la presse officielle.La solidarité entre les peuples est bien différente des règles diploma-tiçiues entre gouvernements.; et il n y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.Paul VERRAU Hull, le 8 avril 1976.Un mot de reconnaissance au ministre des Affaires sociales Nous tenons à être parmi les premiers à venir vous exprimer personnellement ainsi qu'à tous les vaillants collaborateurs de votre Ministère, qui s'occupent avant tout des intérêts humains de notre population québécoise, notre très vive satisfaction et notre immense gratitude, à l’égard de la politique de la vieillesse que vous avez dévoilée officiellement à Montréal à l'occasion d’une conférence de presse.Elle correspond, d'après les données statistiques que nous possédons, aux pressants besoins des personnes du troisième et du quatrième âges, et j'imagine aussi, à ceux des milliers d’autres qui viendront s'ajouter à elles d’ici quelques années, pour porter leur nombre au chiffre impressionnant d'un million (1,000,000) ce qui représentera près de 9.1% de la population globale selon Henripin et Martin.Merci M.le ministre d’avoir songé à développer un réseau de fa- milles d’accueil sous forme d’agences gouvernementales! Merci d’avoir prévu 34,473 places-lits dans des (’entres d’hébergement! Merci d'avoir entrepris l’intégration de centaines de foyers clandestins ruineux à tous points de vue! Merci enfin M.le ministre d’avoir “déniché" des crédits de près de $300,000,000 en faveur des doyens actuels et futurs de la société québécoise! Tout cela est à la fois réaliste et sage.Maintenant, nous tenons à vous dire M.le ministre, que nous avons pjeinement confiance en vous, pour réaliser rapidement ces projets mirobolants en faveur des personnes âgées réparties dans les dix régions économiques du Québec.Car, toutes et chacune d'elles ont des droits égaux, qui sont bel et bien inscrits dans la "Charte internationale des personnes âgées” ainsi que dans la nôtre, promulguée par votre propre Gouvernement, le 30 juin 1975 et ui s'intitule à bon droit: "Charte es droits et libertés de la person- ne" Au nom donc des milliers de bénéficiaires d'une politique aussi sage que réahste attendue depuis 1970 à peu près, à la suite de la parution du Rapport Jean-Marie-Martin, veuillez agréer le ministre, notre sincère gratitude.'Ta: Club Victor Paré” DESORMEAUX, Roli Aurore DION, Emile Madeleine GAGNOl PERIGNY, Fleurette Henri LAMBION, LAMBION, J.-Médard Lucienne NAULT I ROBILLARD, C ROBILLARD, Maurice Louise SAVARD, HÉBERT, Thérèse PA PARÉ (président), HÉBERT (secrétaire).Montréal, le 12 avril H LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur : Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l’information : Jean Francoeur Pierre lafrance Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés 6 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.r r • * ”“ " r • ¦ wi9 siiw# ¦ I 7• CQITIOn] samedi: $15 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la p aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrer numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtLÉPHONI: 844-3361 (lignes groupées). ties idées des événements Le Devoir, mercredi 14 avril 1976 S des hommes -.Une situation “qui commence à sentir mauvais” Libres réflexions d’un étudiant à temps partiel sur les implications d’une récente grève à l’UQAM Si on vous demandait quelle est la question la plus idiote qu'on puisse poser à un étudiant de l’UQAM, on vous répondrait sans doute que c’est celle-ci: “Es-tu capable de contester?” Et cet étudiant répondrait: "N’importe yéou, n’importé quand, n’importé comment, pour n’importé quoi pis avec n’importé qui’.” Certes, il ne s'agit que d’une blague de mauvais goût car je me refuse à croire ue les treize ou quatorze mille étudiants e l’UQAM répondraient tous ainsi.Il n’en demeure pas moins que dans toute blague, il y a un fond de vérité.Quoi qu’il en soit, la situation actuelle à l’UQAM commence à sentir mauvais et une purge s’impose.Si seulement chacun prenait ses responsabilités, les étudiants, les professeurs et l’administration! Il va de soi que les plus grandes responsabilités à prendre se situent d’abord du côté des administrateurs, puis des professeurs et ensuite des étudiants.Car après tout, on ne peut demander à un bambin d’avoir plus de responsabilités que son père.Mais voilà, grand Dieu, c’est à croire qu’il n’y a plus de père.Rappelons brièvement les faits.Suite à un conflit opposant 600 employés de soutien à l’UQAM, ces derniers se mettent en grève.“L’UQAM ferme ses portes le 2 mars, dès le premier jour de la grève.” (U et selon un porte-parole du syndicat des professeurs de l’UQAM, affilié à la fédération nationale des enseignants québécois (CSN), celui-ci rappelle “que les professeurs de l’UQAM, tout comme les dirigeants étudiants d’ailleurs, appuyaient inconditionnellement les employés de soutien et que, par conséquent, il n’était pas question pour eux de jouer les “scabb” (2) et de franchir les piquets de grève.” (3) Bref, le conflit concerne 600 employés de soutien, paralyse l’enseignement de 1500 professeurs et empêche 13,000 étudiants de suivre les cours auxquels ils ont droit.Un protocole de retour au travail proposé par la direction de l’université est rejete massivement par les employés de soutien et en dépit d’une injonction limitant le nombre de piqueteurs aux abords de ses pavillons, les cours n’ont pas repris à l’UQAM.En effet, les étudiants d’un côté, et les professeurs de l’autre, se refusent à prolonger la session au-delà du 8 mai.Bien sûr, tant et aussi longtemps qu’on bénéficie d’une pause, on ne se plaint pas trop.On espère même que ça ne reprendra pas trop vite même si on dit tout haut qu’on a hâte de reprendre le collier.Mais voilà, aujourd’hui, on demande aux uns et aux autres de reprendre le chemin de l’université, on propose même une prolongation d'environ trois semaines.Là.on réagit, car il n’est pas question de faire un effort spécial.Mais moi, je veux faire un effort spécial et non seulement je me pose des exigences, c’est mon droit, je veux aussi que les professeurs se posent des exigences compatibles avec celles de leurs etudiants.Nous vivons dans une démocratie et peu m’importe que je fasse partie de la majorité ou de la minorité.Retenons cette excellente définition de la démocratie donnée par Paul Gérin-Lajoie (pourquoi le bill 60, page 85): “La démocratie n’est pas l’application dure et implacable des droits d’une majorité: ce ne serait là que l’application des droits du plus fort.La démocratie, c’est le respect des voeux de tous les secteurs de la population, même des minorités, grâce à des mécanismes de correction.” Si le ridicule tuait “Tentative de sauvetage de la session d’hiver à l’UQAM” (4) c'est une far-ce.“Fort inquiets de l'avenir de la session académique, professeurs, étudiants et employés de l’université du Québec à Montréal se demandent si le recteur tient davantage à abattre le syndicat qu’à sauver l’institution.” (5) De la foutaise, combien parmi les six cents employés de soutien s’intéressant au sort des 13,000 étudiants?Inscrit personnellement à trois cours, j’en suis a la situation que résume le tableau 1.Prenons le cours A dont parle le Tableau 1.Du 5 février au 8 avril, j’ai eu -par______ PIERRE CHAGN0N ¦ Étudiant à temps partiel à l’UQAM, l’auteur de cet article nous informe qu’il s’est inscrit à cette institution parce que les cours qu’il y suit ne sont pas disponibles pour un étudiant à temps partiel à l’Université de Montréal.M.Chagnon a déjà fréquenté l’Université de Montréal, où il dit avoir obtenu plusieurs diplômes.Il se définit simplement “comme quelqu'un qui aime les études”.exactement deux heures et cinquante minutes de cours sur un total théorique de trente heures.Si la session prenait fin le 8 mai.je pourrais théoriquement avoir reçu quatorze heures et cinquante minutes de cours en supposant que les quatre derniers cours durent chacun trois heures.Si la session se prolongeait jusqu’au 31 mai, cela pourrait théoriquement donner neuf heures de plus, soit vingt-trois heures et cinquante minutes au total.Rappelons que ces deux dernière hypotheses ne valent que dans la mesure où tous les cours seront donnés dès maintenant jusqu'au 8 mai ou au 31 mai, selon le cas et que dans la mesure où chacun des cours durera trois heures pause-café incluse.Lorsqu’on lit maintenant: “A l’UQAM: pas de cours en dépit d’une injonction” (6), on est en droit de se demander ce qui se passera dans les prochains jours et de s'interroger sérieusement sur la valeur de cette session, des cours donnés (?) à TUQAM et des diplômes qu elle décerne.“Ecourter une session académique d’un tiers, dans une université, est le maximum admissible tant pour la crédibilité de l'institution que pour la sauvegarde de la session subséquente.” (7) Certes, c’est déjà un truisme que d’affirmer que TUQAM se démène comme un diable dans un bénitier pour croire ou faire croire qu’elle est l’égale de l’autre., qu’elle n’a rien à lui envier, etc.En réalité, c’est à se demander si elle ne se fait pas hara-kiri à son insu?Quoique à l’autre université, ce n’est guère toujours mieux et là-aussi, ce n’est pas constamment la lune de miel entre l'administration, les professeurs et les étudiants.Est-ce à cause du fameux triangle?Pourtant, à Dawson College, à McGill ou à Concordia, il y en a des triangles.Mais chez eux, à moins d’avis contraire, ça ne contestent pas.Bref, il n'est pas dit que la méfiance des employeurs se dissipera d’un seul coup face à un diplômé canadien-français de TUQAM en quête d’un emploi.Il faut reconnaître tout de même qu’il y a des exceptions chez les étudiants.Chassés-croisés de méfiance et de paresse S’il est une chose oue je n’aime pas dire, c'est bien ceci: “les etudiants d'aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier.” Et après tout, pourquoi le seraient-ils?Ne faut-il pas évoluer,“vivre avec son temps”?Les professeurs eux-mêmes n'ont-ils pas changé, et les institutions?U y a plus de 13,000 étudiants inscrits à TUQAM.De ce total, un bon nombre étudient à temps partiel et dans cette dernière catégorie, on peut présumer qu’il y a beaucoup de fonctionnaires qui travaillent à temps plein, le jour, et également beaucoup de professeurs qui sont désireux de se perfectionner et qui sont surtout à l’emploi de commissions scolaires.Inutile de dire que ces derniers ont beaucoup de courage pour vouloir poursuivre leurs études à temps partiel, et que parmi les autres qui sont inscrits à temps plein, il s’en trouve sûrement plusieurs qui font beaucoup d’efforts pour subvenir a leurs besoins tout en étudiant car on sait que l’éducation au Québec, (les prêts, les bourses, .) ce n’est vraiment pas une priorité, hélas! Ceci dit, je voulais évi- Nouvel Ordre Économique International : UN NOUVEAU DÉFI POUR LES CHRÉTIENS?• Que signifie le N.O.E.I.(Nouvel Ordre Économique International) pour les Chrétiens?Ces principes sont-ils étrangers à l’évangile?Les Chrétiens peuvent-ils contribuer à son instauration ?• Pour éclairer ces questions le C.E.C.I.offre du 7 mai au 14 juin, cinq semaines de cours et réflexion.Renseignements : C.E.C.I.Centre d’Étude et de Coopération Internationale, 4824, Côte-des-Neiges, Montréal, Té!.: 735-4561 MESSAGE D’INTÉRftTGÉNÉRAL SEA de la régionale Duvernay organise pour la 3ième année consécutive un salon pour autodidacte.De tout pour tous Jeux éducatifs audio-visuel et nouveautés pédagogiques et littéraire.Plus de 40 exposants.J Date: 14 «t 19 avril 1976 ENDROIT : POLYVALENTE VANIER 3995 SOUL.LÉVESQUE ST-VINCENT de PAUL Heure: de 13 à 21 heure* Pour Informations : 324-6420 BIENVENUE A TOUS demment nuancer mon paragraphe précédent et i’en conclus: primo, qu’un petit nombre n a pas sa place à Tuniversite; secundo.que les trouble-fête sont peu nombreux; tertio, que les contestataires sont encore moins nombreux; quarto, qu'il y a peu de leaders; quinto.mais qu’ils sont très actifs et très bruyants.Et voilà! on a beau dire, on a beau faire.l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Montréal (AGEUQAM) n’est pas représentative des 13,013; d’abord, parce que pour un, je n’y ai jamais adhère, ensuite parce qu’il n'v a pas de carte de membre et que ni l’Association (?), ni les autorités de TUni-versité ne perçoivent de contribution financière auprès des 13,000.(Où l’Association prend-elle son argent pour financer ses activités?C’est probablement un secret de polichinelle.) En ce qui concerne la représentativité, c’est un fait notoire qu elle est contestée.(8) D’ailleurs, je ne crois pas que TUQAM reconnaisse officiellement l’Association des étudiants.Surtout, n’allez pas dire que les étudiants n’ont qu’à se rendre aux réunions convoquées par un petit nombre.(D'abord, il y en a 10 qui veulent une réunion pour 140 qui n’en veulent pas.Ensuite, les étudiants à temps partiel n’ont pas de temps à perdre auprès d’une association qui n’est pas officielle ni obligatoire.) La démocratie, c’est le respect des minorités mais celles-ci n’ont pas le droit de s'exprimer au nom des majorités.Elles doivent être reconnues pour ce qu’elles sont et pour ce qu elles représentent.Ceux qui ne veulent pas de cours à l’université, ceux qui ne veulent pas travailler sont peu nombreux et ce sont ceux-là qui embêtent tout le monde (9) (professeurs.étudiants et autorités de l’université).C'est pourquoi d’ailleurs certains professeurs se méfient d’eux comme de la peste, en ont plein les bras et en viennent a abdiquer trop facilement, malheureusement.Ces memes étudiants ne veulent pas d’examens, ne désirent pas faire de recherche.On préfère, même à l'université, remettre des résumés de livres et surtout avoir des notes collectives pour éliminer la compétivité.(J’ai bien entendu, et j’ai bien dit compétivité.) On n’a qu’à se rappeler les écrits de Lysiane Gagnon dans le journal La Presse.C’est à croire que les deux mamelles de ces étudiants sont la paresse et l’ignorance.Mais le même malaise existe aussi à l’université de Montréal.(10) A ce sujet d’ailleurs.les Anglais ne sont pas des exceptions: “However, what bothers Brother Crane most about the school system today is the decline in academic standards.No one cares about academic excellence anymore.In the past, students had to work hard to pass and good marks were rewarded.(.) We’re living in a permissive society where anything goes.(11) Et si ça peut nous consoler, l’Ontario itou se plaint.(12) Il est temps que l’université (L'UQAM) exige de ses étudiants et de ses professeurs des standards raisonnables.Mais parlons-en de ses professeurs! Quand on joue à l’autruche Us sont, dit-on, au nombre de 1500.C’est beaucoup pour une université qui n’offre pas de cours.Bien sûr, ce ne sont pas tous des Gilles Bibeau, des Gilles Marcotte, des Dubuc, Rioux, Beugnot, Dupriez ou Gérard Ethier, (excellents professeurs que j’ai connus à l’université de Montréal), mais on peut affirmer sans se tromper qu’il v en a des bons et des moins bons a TUQAM.Mais voilà, comment séparer le bon grain de Tivraie?Comment se débarrasser des incompétents, des médiocres et des paresseux car la compétence n’est pas un passeport pour un cours d’une heure ou deux sur trois qu’il faudrait donner.C’est inimaginable comme touk les prétextes sont bons pour ne pas donner un cours de trois heures (mauvais temps, fatigue, rendez-vous, conférence, etc.) Malheureusement, les étudiants ne se plaignent pas de ces situations, est-ce par peur, par insouciance, par paresse?J’aamets qu’ils sont dans Tableau I Bilan d’un trimestre à TUQAM Cours A (3 crédits, durée normale de 45 heures) Durée du cours Séance Date Début Fin Pause-café Début Fin Sans pause-café A»ec pause-café 1 5-2-76 5 h.20 6 h.10 — 50 min.— 2 12-2-76 cours annulé — 3 19-2-76 cours annulé — — — 4 26-2-76 5 h.05 6 h.10 25 6 h.35 7 h.05 1 h.35 2 h.S 4-3-76 grève 6 11-3-76 grève 7 18-3-76 grève 8 25-3-76 grève 9 1-4-76 grève 10 8-4-76 grève TOTAL: 2 h.50 minutes Cours B 1 5-2-76 1 h.40 2 h.40 15 2 h.55 3 h.50 1 h.55 2 h.10 2 12-2-76 cours annulé 3 19-2-76 cours annulé 4 26-2-76 1 h.40 2 h.55 3 h.25 4 h.05 1 h.55 2 h.25 5 4-3-76 grève 6 11-3-76 grève 7 18-33-76 grève I 8 ' 25-3-76 grève 9 1-4-76 grève 10 8-4-76 grève TOTAL: 4 h.35 minutes Cours C 1 2-2-76 cours annulé à cause de la tempête de neige 2 9-2-76 “ “ “ 3 16-2-76 5 h.15 6 h, 15 — 1 h.15 — 4 23-2-76 5 h.05 6 h.40 20 7 h.8 h.2 h.35 2 h.55 5 1-3-76 5 h.10 6 h.30 30 7 h.7 h.45 2 h.05 2 h.35 6 8-3-76 grève 7 15-3-76 grève 8 22-3-76 grève 9 29-3-76 grève 10 5-4-76 grève TOTAL: 6 h.45 minutes une situation délicate d'autant plus que la délation a quelque chose de péjoratif dans ses entrailles.Quand un cours est annulé ou amputé, il n’est surtout pas question de le reprendre un peu plus tard.Ou bien on joue à l’autruche, ou bien la pause-café durera cinq minutes de moins pour récupérer un cours de trois heures.Sur ce terrain, on est loin de TU-njversité de Montréal.Il y aurait avantage à faire une purge.J’aimerais savoir, un jour, quelle sorte de supervision on exerce sur les professeurs, sur leur enseignement bien que pour certains d’entre eux, ce soit tout à fait superflu.Le polyméssianisme, pourquoi pas?On a déjà eu un gouvernement|qui nous a sauvés du F.L.Q., il a sauve aussi le grand festival organisé par le maire de Montréal et plus récemment, c’était Tannée scolaire qu’il venait sauver.Par osmose, l’injonction à TUQAM “doit permettre de mettre en oeuvre la procédure de sauvetage de la session d’hiver 1976 adoptée par le conseil d’administration de L'UQAM à sa réunion spéciale de 5 avril.” (13) Bien sûr, les administrateurs n’ont pas la tâche facile, mais les professeurs et les étudiants n’ont pas le monopole de la paresse et de l'incompétence.Que chacun prenne ses responsabilités, non?L'université, en acceptant mon inscription et mon argent ($257.50) s'engageait à me donner 105 heures de cours.Elle ne s'engageait pas à me voir réussir, ça, je m’en charge.Quelles que soient les décisions prises par L’UQAM, celle-ci se verra certainement entraîner dans des poursuites.On prolongera la session, on annulera des cours, on renverra les étudiants chez eux, on leur aura occasionné des dépenses inutiles, on aura tué leur motivation, ils.auront perdu leur temps, mais qu’importe?Vive le machiavélisme! L’éducation au Québec, c’est comme une éclipse.Sous un certain gouvernement, on a déjà eu la grande noirceur; sous un autre, ça commence à s'embrouiller et à s’obscurcir.Le 15 décembre 1972, il y a eu un décret; hier, il y a eu la loi 23.Entre-temps, il y a un ministre empreint de chauvinisme et de sectarisme qui nous dit que la défense devrait être une priorité absolue au pays.Moi.je lui dis “mon oeil” car il faut vivre selon nos moyens (14) mais on me demande si c’est vrai que les députés les mieux payés au pays sont ceux du Québec?Mais on me demande aussi si c’est au Québec qu’on retrouve les professeurs les moins bien payés au Canada.N’étant pas professeur, je ne le sais pas.Il n’en demeure pas moins que j’ai beaucoup de sympathie pour eux et pour les six cents employés de soutien de TUQAM.Références (1) La session est en danger à TUQAM, La Presse, 25 mars 1976.(2) Scab: A workman who refuses to join a strike, or who takes the place abandoned by a striker.Il faudra bien qu'un jour ou l’autre, quelqu’un nous définisse véritablement ce qu’est un scab, ou encore.qu’on nous trouve un équivalent français, Pierre Beaudry m’entendez-vous?(3) Grève ou pas, les portes de TUQAM rouvriront demain, Pierre Vennat, La Presse, 5 av il 1976.(4) Tentative de sauvetage de la session d’hiver à TUQAM, LE DEVOIR.3 avril 1976.(5) L’UQAM DEMANDE UN CONCILIATEUR, Mariane Favreau, La Presse.1er avril 1976.(6) UQAM: pas de cours en dépit d’une injonction, Mariane Favreau.La Presse.7 avril 1976.(7) Voir note 1.(8) Voir la représentativité de l’association étudiante de TUQAM, Monique Atnbroisy, LPi DEVOIR.12 mars 1976 et La démocratie à la manière de TAGEUQAM, Georges Lafontaine.LE DEVOIR.23 mars 1976.(9) Voir l’accueil fait à Han Suyin par les étudiants de TU.du Q., Michèle Hur-tubise.26 février 1976.(10) Voir Malaise à l’Université de Montréal, Mariane Favreau.La Presse.15 et 16 mars 1976.(11) Teacher Laments Standards, Sheila Arnopoulos, The Montreal Star, 2 avril 1976.(12) With best of motives, schools produce mediocrities, Douglas Fullerton, The Gazette, 1er mars 1976.(13) Grâce à une injonction, TUQAM pense reprendre vie aujourd’hui, Angèle Dagenais, Le Devoir, 7 avril 1976.(14) Holà aux dépenses d’éducation, Lise Bissonnette.LE DEVOIR.5 mars 1976.lettres au DEVOIR ECRIVAINS QUEBECOIS À LA L’irV'fider ChachaCharlebois Paul Dupuis en son temps m’avait confié que pour travailler en Europe soit au cinéma à la scène ou à la Télé, il fallait appartenir au parti communiste.En voyant Charlebois avec son bouton rouge du parti communiste français à la chemise dans l’édition du Montréal-Matin, 7 avril, se dirigeant vers Cuba avec un membre du gouvernement Castro, j’ai tout de suite pensé que souvent pour réussir dans notre métier des Zarts artistiques il n’est pas nécessaire d’avoir bien du talent.Charlebois flagorneur devant la presse, vaniteux face à un puolic ésotérique et franchemnt fat devant nous, étale r suffisance à tour de mots savants puremen .^a-lomane du genre sauveur: “Je ne vais pas à Cuba en tant que capitaliste mais en tant qu’humain voir si les gens sont heureux là-bas! Après ajoute-t-il je déciderai si on doit s’américaniser".Lé tout cité et signé par Gilbert Moore.Sous aucun régime les gens ne sont heureux, encore moins sous le régime d’influence communiste.Depuis 1960 au Québec les communistes travaillent à saper nos institutions, à briser notre moral, à éliminer les véritables leaders.Quand à la fin le troupeau se retrouvera sans berger la solution émanera d’eux.Mais pour se réaliser le communisme international a besoin de cequ’onappelle lecapitalisme.Au Québec la situation étant si confuse et ambiguë, on arrive mal à déterminer avec précision lequel est leqùel.Il faut dire que l’ignorance dans laquelle nous sommes tenus n’aide pas un ceveau, même moyen! à comprendre ce qui se passe vraiment autour.Une blague me revient en mémoire: “Papa quelle est la différence entre le communisme et le capitalisme?Vois-tu fiston, le communisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme.et le Capitalisme, c’est le contraire.Claude LANDRÉ, Artiste de variétés.Montréal, avril 1976 SETA VOYAGES Vols ÉCONAIR N0LIFRANCE Prix: $279 à $369.BILLETS AVION toutes destinations dans le monde entier Tél.: 861-3906 Permis no 50291 Hibrairie Carneau Utée complexe Des jardins venez rencontrer Aujourd’hui de midi à 14 heures L.?/V ¦ Jean-Marie Poupart auteur de "Btarri eirillé” André Major auteur de “MtirviRtiM" Gilles Archambault auteur de ”Ui pins pinsols” Tél.: 286-4844 6 • Le Devoir, mercredi 14 avril 1976 la météo .wWlioi ; RAFALES ?' Bf C llUIttl /ÿ.PLUIE J o m ch i Von \ Mb\ Voncouvei 1L .\ -r.'.L*A' » ^leotv luwo Woihinolon H 2! Choi levloii Soh (oie Cily AVERSES / 2i 17 / ^ V^/ L n Froiwi*.(o K*n" orages] /" VOS City / l>ieci|>i!ntion ^ hnutfi pieision g bos>« pienion mou»
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