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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 12 juillet 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-07-12, Collections de BAnQ.

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la météo: Nuageux avec quelques averses et risque d'un orage.Maximum près de 24.Aperçu pour mardi: ciel variable et possibilité d’averses.Détails page 6.Fais ce que dois Vol.LXVIII - No 160 Montréal, lundi 12 juillet 1976 pour vos déplacements hors-ville.-taxi-aérien 24 hrs par Jour! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Férié 25 CENTS Le CIO “capitule” devant Ottawa Taiwan ne participera pas aux Jeux Le comité exécutif du CIO a finalement décidé, hier soir, de se plier aux exigences canadiennes relativement à Taiwan et de recommander à son assemblée plénière domain de donner le feu vert aux Jeux de Montréal même si la délégation formo-sane ne pourra d'aucune façon se présenter au nom de la République de Chine.Le Canada n'a donc accepté aucun compromis à l'égard de sa politique d'une seule Chine et le président du CÎO, Lord Killanin, a déclaré que le comité exécutif n'avait plus le choix malgré la violation de la promesse canadienne de 1969, et il a accusé le Canada de mettre en péril les principes mêmes de l’olympisme.Devant cette décision, qui parait devoir être acceptée par les 75 délégués des pays ui prendront part à l’assemblée plénière emain, le vice-président du Comité olympique taiwanais, M.Lawrence Ting, a déclaré que son pays se retirerait des Jeux de Montréal si la recommandation de l'exécutif était adoptée demain.M.Ting a accusé le CIO d'avoir capitulé devant le Canada et il a accusé le Canada d’avoir manqué à ses engagements relativement aux statuts du CIO qui prévoient que Taiwan représente la Republique de Chine.On sait que le Canada ne reconnaît pas ce gouvernement et n'entretient des relations qu’avec la République populaire L’Afrique noire menace de se reti rer des Jeux Imitant le geste de la Tanzanie, l’Etat de l’He Maurice a annoncé hier que ses athètes ne participeraient pas aux Jeux de Montréal en raison de la présence des athlètes néo-zélandais.Tout un mouvement de protestation s'est amorcé au sein des délégations africaines qui menacent maintenant de boycotter massivement les Jeux de Montréal.Hier soir, au Reine Elisabeth, des représentants africains se réunissaient avec M.Abraham Ordia, président du Conseil suprême des sports d’Afrique, pour discuter d’une strategie qui consisterait, semble-t-il, à demander au CIO d’exclure la Nouvelle-Zélande des Jeux de Montréal sans quoi les pays d’Afrique suivraient la recommandation formulée la semaine dernière par les délégués de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) réunis à l’He Maurice, et qui vise à demander aux pays membres de boycotter les Jeux de Montréal pour protester contre la présence de la Nouvelle-Zélande dont les joueurs de rugby se trouvent présentement en tournée en Afrique du Slid.Les représentants des pays africains ont donné à entendre néanmoins qu’ils attendaient des directives de leurs gouverne- ments respectifs avant de donner suite aux recommandations de LOUA.Rappelons que depuis plusieurs mois, à cause de la participation des équipes néo-zélandaises à ces compétitions de rugby avec l'Afrique du Sud, les pays d’Afrique menaçaient de s’abstenir de participer aux Olympiques.Mais, la semaine dernière, alors que le conseil de LOUA se réunissait à l’Ile Maurice, une équipe de rugby de Nouvelle-Zélande entreprenait justement une tournée en Afrique du Sud, pays exclu des Jeux par le CIO à cause de sa politique de discrimination à l’égard des Noirs.Les délégués de LOUA adoptaient alors une résolution visant à recommander aux pays membres de ne pas prendre part aux Jeux de Montréal si la Nouvelle-Zelande y était représentée.La Tanzanie était le premier pays à répondre affirmativement à ces recommandation jeudi en faisant savoir son retrait des Jeux, ce qui signifie l’absence du champion mondial du 1,500 mètres, M.Filbert Bayi, qui représentait à lui seul le plus grand intérêt de cette épreuve.Voir page 6: L’Afrique noire .•O"' s\ s n M.Abraham Ordia, président du Conseil suprême des sports d'Afrique, est arrivé à Montréal en fin de semaine où il a annoncé qu’il demanderait au CIO de bannir des Jeux de Montréal la Nouvelle-Zélande pour éviter le retrait de plusieurs pays africains tentés d’imiter le geste de la Tanzanie et de l’île Maurice.(Photo PC) de Chine, c’est-à-dire la Chine continentale de Mao.Il n’y a pas de compromis puisque le Canada n’a pas accepté que les athlètes de Taiwan se présentent au Jeux en se réclamant de quelque manière que ce soit de la République de Chine, mais le comité du CIO a proposé à la délégation taiwanaise d'utiliser le drapeau olympique ce qui a été jugé inacceptable par ïes Taiwanais.Ces derniers avaient du reste déclaré au cours de la journée que leur position était aussi inflexible que celle du Canada et qu'ils participeraient sous la banière de la République de Chine ou s’en iraient tout simplement.M.Lawrence Ting a dit espérer hier que d'autres pays se retirent en guise de signe d'approbation pour le geste de son pays, et il a déclaré que sa délégation attendrait de toute façon la décision qui sera prise en plenière demain avant de se retirer officiellement.Dans leur communiqué émis hier soir les membres du comité exécutif du CIO déclarent qu’ils “condamnent unanimement et fermement la décision canadienne de refuser l’admission au Canada d’une équipe d’un comité national olympique légalement reconnu par le CIO et invité par le Comité organisateur des Jeux à participer ", Les neuf membres de l’exécutif disent qu’ils ont pris cette décision de recommander malgré tout la tenue officielle des Jeux compte tenu du fait que les athlètes de plus de cent pays se sont préparés depuis plusieurs années à prendre part à cet événement.Le CIO réitère son appel au gouvernement canadien pour qu’il revienne sur sa décision et il déclare que les autorités canadiennes “porteront l’entière responsabilité du tort qui pourrait être fait au mouvement olympique si elles persistent dans leur attitude actuelle”.Lord Killanin a d’autre part fait valoir que toute cette affaire ne préjudiciait en rien l’admission éventuelle de la Chine continentale qui est présentement à l’étude par le comité olympique international.Hier, les discussions se sont prolongées durant toute la journée à l’hotel Reine-Elizabeth mais c'est samedi que les représentants du Canada et plus précisément du ministère des Affaires extérieures étaient rentrés à Ottawa après avoir rencontré les dirigeants du CIO à Montréal.Il semble maintenant qu'ils avaient clairement indiqué que le Canada serait intraitable sur la question de Taiwa*.et qu’il ne nierait sur aucun point sa politique à l’égard de la Chine.Hier cependant, Mme Monique Ber-liaux, répétait aux journalistes qui fai-sàient le pied de grue dans les corridors de l'hôtel que le comité exécutif du CIO “attendait une information complémentaire à propos de Taiwan”.On n’a pas su de qui viendrait cette information.Entre-temps, à Boston les 24 athlètes taiwanais, qui attendaient une décision canadienne sur leur sort et qui ne pouvaient entrer au pays avec des passeports que le Canada ne reconnaît pas ont fait du shopping dans les rues de Boston évitant d’émettre le moindre commentaire sur leur situation.Ces athlètes participent à la boxe, au judo, au cyclisme et à la voile.Tout au cours de la journée de samedi les représentants des diverses parties en Voir page 6: le CIO capitule La seule inconnue sur les démocrates: qui sera le co-listier de Jimmy Carter?NEW YORK (d’après AFP et Reuter) — A la veille de l'ouverture de la convention démocrate, M.Jimmy Carter, qui est assuré d'obtenir l'investiture pour l’élection présidentielle, a passé sa journée hier à rencontrer les “possibles” candidats à la vice-présidence sur le ticket démocrate.Le choix du co-listier de M.Carter est en effet la seule inconnue de cette grande réunion qui devrait consacrer l'unité retrouvée du parti démocrate après la de-faite de George McGovern aux présidentielles de 1972.M.Carter a dit hier qu’il ne restait que sept “possibles” sur la liste, soit John Glenn, Walter Mondale, Edmund Muskie, Peter Rodino, Henry Jackson, Frank Church et Adlai Stevenson Jr.Par ailleurs, M.Carter a déclaré qu'une fois élu à la présidence des États-Unis, il lancera un avertissement aux Etats arabes: tout nouvel embargo sur le pétrole entraînera un embargo commercial des Etats-Unis.Cette mesure est la meilleure solution pour prévenir un autre embargo pétrolier, a-t-il dit dans une in- terview télévisée.Un nouvel embargo serait considéré comme une déclaration de guerre économique et nous y répondrions par un embargo sur les livraisons de produits alimentaires, d’armes et de pièces détachées pour le matériel de forage pétrolier, ajoute le candidat à la nominaiton démocrate.L’ancien gouverneur de Géorgie a précisé qu’il ne tenterait pas de faire pression lourdement sur les alliés de Washing- — ¦ La Cour suprême se prononce aujourd’hui sur la loi anti-inflation ¦ De son centre des opéra-tions, la police garde Montréal à l’oeil — pages au sommaire ¦ M.Trudeau et la réalité du pays, un éditorial de Michel Roy ¦ Un bon article de René Lévesque, un bloc-notes de Claude Ryan -page 4 J ton pour qu’ils décrètent un contre-embargo comme les Américains.“Nos alliés comme le Japon, a-t-il dit, ne peuvent se passer du pétrole arabe.” En ce qui concerne les dépenses d’armement, Carter a annoncé qu’en cas de succès aux élections, il réduira de plus de cinq milliards de dollars le budget de la Défense qui atteint plus de cent milliards cette annee.Le candidat à la nomination démocrate a estimé qu’il y avait trop de bases et de soldats américains outre-mer, trop d'armes et trop d’effectifs.Ainsi c’est durant quatre soirées que New York, et des dizaines de millions de téléspectateurs dans toute l’Amérique, vont vivre à l’heure de la convention dé-, mocrate, et de celui qui en est la figure centrale, Jimmy Carter.Tout est en place, à Madison Square Gardens, pour faire de l'intronisation comme candidat démocrate du planteur de cacahuettes de Plains, Géorgie, un spectacle politique Voir page 6: Les démocrates Le Comité international olympique n’avait plus le choix, a déclaré hier soir lord Killanin, annonçant que le comité exécutif du CIO avait décidé de se plier aux exigences canadiennes au sujet relativement à la participation de Taïwan.(Photo CP) Assaut décisif syro-chrétien au Liban-Nord?BEYROUTH (d’après Reuter, AFP et AP) — Les forces palestino-progressistes semblaient sur le point d’être submergées sur plusieurs fronts au Liban, alors que les milices chrétiennes et les troupes syriennes multipliaient les offensives afin de prendre des avantages territoriaux décisifs avant la réunion du conseil de la Ligue arabe, qui se réunit aujourd’hui au Caire pour examiner la détérioration de la situation au Liban.Aussi, M.Yasser Arafat a déclaré hier que la situation au Liban se dégradait à un rythme rapide.Le président de l’OLF.(Organisation de libération de la Palestine) a lancé un appel pour que l’Égypte prenne une initiative le plus vite possible, rapporte l’agence égyptienne MENA.“Nous sommes pris en tenaille.A la suite des pilonnages par les Syriens des raffineries de pétrole de Zaharani, il n'y a plus d’essence, le gas-oil est épuisé et des chars ont été détruits.Nous avons besoin d’urgence d’essence et de gas-oil”, a-t-il dit.Sans ravitaillement en carburant, il sera difficile de fournir du pain à la population, impossible d’opérer dans les nôpi-taux et de continuer les services d’ambulance, a ajouté M.Arafat.En bref, cela signifie une paralysie de tous les services vitaux, a-t-il dit selon MENA.Les combats ont atteint une rare intensité et les versions contradictoires des affrontements rendent assez difficile une exacte vision de l’évolution des fronts.Ainsi, le commandement central des forces palestino-progressistes a démenti hier soir, la chute du camp palestinien de Tall Zaatar annoncée, en tin d’après-midi, par les phalangistes chrétiens.Dans un communiqué diffusé par la Voix de la Palestine le commandement a indiqué que les défenseurs du camp de Tall Zaatar, enclavé dans la zone contrôlée par les forces chrétiennes "avaient repoussé la cinquante-deuxième attaque lancée contre eux par les forces isolationnistes appuyées par les Syriens”.La radio phalangiste avait annoncé, en fin d’après-midi, que la dernière position tenue par les comnattants de Tall Zaatar était tombée peu auparavant aux mains des forces chrétiennes.La chute de cette position, a poursuivi la radio, a été suivie par la “reddition des combattants qui se trouvaient encore dans l’enceinte du camp, qui est désormais sous le contrôle des phalangistes”.‘ En outre, de nouveaux fronts se sont embrasés au nord dans la région et autour de la ville de Baalbeck, dans la partie nord de la Bekaa, la plaine centrale du Liban.Selon la radio contrôlée par les partis progressistes, les troupes syriennes ont lancé, au cours de la journée d’hier, trois attaques contre la localité.La ville elle-même, ainsi qu'un camp palestinien voisin, ont été, selon la meme source, bombardées “aux roquettes incendiaires et aux bombes au phosphore, ce qui a provoqué un grand nombre de victimes parmi la population civile”.“Les combats, a ajouté la radio, se poursuivaient en début de soirée sur les trois accès nord, sud et ouest de la ville”.Des combats extrêmement violents, indique-t-on de bonne source, se déroulent également autour de la ville de Tripoli (nord-Liban) qui serait soumise à un double encerclement: les Syriens au nord et, au sud, les forces chrétiennes qui seraient parvenues à quelques kilomètres de l’entrée de la ville, la deuxième du Li-Voir page 6: Liban-Nord Jlezvrro RISTORANTE Mecca gastronomica Centre Gestronomiqm 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal 9 JUILLET 1976 ^TPERFECTA 6/36 GROS LOT $286,820.60 APPROXIMATIF VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX $173,623.90 5 SUR 6 17 3,897.70 4 SUR 6 1,613 114.10 5 SUR 6+ 0 44,174.30 NO COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + f 28 \ VENTES TOTALES: J 1.00 y { VENTES TOTAL V $766.916.^ ^ TIRAGE 615 H T VENDREDI, 9 JUIUET 76 33 Séries émises- 90,000 chacune 16884 POSSIBILITÉ DE: 33 GAGNANTS DE $5,000.6884 264 GAGNANTS DE $500.884 2673 GAGNANTS DE $100.! 2 • Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 ______carrefour___________________________^ Des confrères jurent avoir vu au parc LA FONTAINE le célèbre terroriste international CARLOS.La chanteuse MADELEINE LACHANCE, qui fit les belles soirées des premières années de la télévision montréalaise, pense à revenir sur la scène.Le peintre JEAN-PAUL RIOPELLE ouvrira bientôt à SAINTE-MARGUERITE-du-LAC-MASSON une boutique d’antiquités québécoises sous le nom de LA SHED.• Plusieurs troupes folkloriques québécoises participeront dans des villes américaines aux fêtes du bicentenaire.LES SORTILEGES, par exemple, à BUFFALO.L’ancien premier ministre québécois JEAN LESAGE avait pensé à fermer touts les magasins de la SAQ pour en donner le commerce à l’entreprise privée.Tout comme aux ETATS-UNIS où les vins français et autres se vendent à meilleur compte qu’ici.• Les responsables de la sécurité du COJO ont demandé au CANADIEN PACIFIQUE de contourner BROMONT jusqu’à la fin des Jeux olympiques pour la simple raison que la reine y séjournera dans une maison privée.Le gros problème, avec la piste de course du MONT-TREMBLANT, c’est que pas mal de spectateurs se pensent eux-mêmes champions , 'and ils en reviennent par l’autoroute des LAURENTIDES! Le premier ministre canadien PIERRE ELLIOTT TRUDEAU avait pensé de faire du gouverneur général du CANADA ROLAND MICHENER le premier ambassadeur itinérant du CANADA à travers le monde.Tout comme un président.Il l’envoya en son nom à travers les pays du BENELUX puis aux fêtes du 2500ième anniversaire de l’empire perse en IRAN.Mais la reine lui fit rapidement savoir que la personne qui pouvait seule, représenter le CANADA à l’étranger, c’elle elle! • Une suggestion à nos éditeurs: pourquoi ne pas rééditer en un volume les meilleures pages des pamphlets de VALDOMBRE de CLAUDE-HENRI GRIGNON?.Il paraît que le gros IDI AMINE, n’a olus le goût de venir aux Jeux olympiques de MONTRÉAL!.La devise commerciale de la LOCKHEED: ORION, c’est l’heure! • Une mauvaise nouvelle: le chef de police DIGNEAULT ne songe pas à démissionner!.Il parait que l’Année de la femme a bien peu changé l’attitude des gens.Tout comme la semaine de la salade!.Le sympathique et jovial animateur JEAN-MAURICE BAILLY fêtera l’an prochain ses vingt-cinq ans de télévision.Des étudiants qui travaillent à LA RONDE sont furieux: un certain BILL MALONEY les paie avec des chèques sans provision.• Vous avez vu la reine ELIZABETH à la télévision?Elle n’avait pas l’air heureux devant la cloche de la liberté à PHILADELPHIE!.Le jeune organiste québécois YVES PREFONT AINE à déjà touché l’orgue dans la cathédrale de HAARLEM en HOLLANDE.Vu en pleine forme un AMBROISE LAFORTUNE courir sur le MONT-ROYAL.MARCEL PAGNOL: “Si les hommes ont tant de mal à être heureux, c’est parce qu’il voient toujours le passé meilleur qu’il n’a été, le présent pire qu’il n’est, l’avenir plus beau qu’il ne sera” Vu le conseiller spécial du COJO JEAN LOISELLE visiter la roulotte-exposition de la PLACE VILLE-MARIE.Parmi les choses à voir au pavillon de l’humour à TERRE DES HOMMES: les fameuses caricatures en papier mâché du grand artiste italien HABELLINI.Vous avez vu LA CHAMBRE NUPTIALE dans le hall central du complexe DESJARDINS.Un autre complexe! • M.GILLES G.CHARETTE devient le gérant de production de la compagnie QUEBEC IRON AND TITANIUM.Merci au voisin de la station de métro BEAUBIEN pour ces pots de fleurs qui font quelque peu oublier la plate-bande infestée de mauvaise herbes de la CTCUM.Le pavillon de l’IRAN à TERRE DES HOMMES reçoit tous les jours par avion son caviar de TEHERAN.• ET LE MOT POUR RIRE.Elle: Si vous essayez de m’embrasser, j’appelle ma mère.Lui: Pourquoi pas votre père?Elle: Il n’est pas aussi sourd qu’elle! TEK___/ Le bilinguisme air-sol Les députés libéraux déplorent l’accord mais n’entendent pas pousser les choses plus loin poi les OTTAWA (PC) — Bien que la presque totalité des députés libéraux fédéraux du Québec déplorent le protocole d’entente intervenu le 28 juin dernier entre le ministère des Trans- rts et les associations nationales des pilotes de ligne (CALPA) et des contrôleurs aériens (CATCA)j peu d’entre eux sont disposés à entreprendre des initiatives concrètes pour en contester la validité.C’est ce qui ressort d’une enquête effectuée par la Presse Canadienne auprès de 38 des 47 députés libéraux du Québec, à l’exclusion des membres du Cabinet, afin de connaître leur position quant à la signature de ce protocole d’entente.Comme il fallait s’y attendre, le sondage révèle un fort taux de mécontentement à l’égard de cette entente (plus de 90 pour cent), moins en raison de la teneur du protocole que du manque total de consultation qui en a précédé la ratification tant auprès des ministres francophones du Cabinet que des gens de l’air du Québec.Toutefois, tout en dénonçant le caractère “anormal” de cette entente, la grande majorité des députés consultés la considèrent comme un “fait acquis” avec lequel il faut bien vivre et n’entendent pas réclamer du gouvernement son abrogation.Peu d’entre eux blâment d’ailleurs le ministre des Transports, M.Otto Lang, pour avoir négocié cette entente puisque celui-ci, dans les circonstances, n’avait peut-être pas le choix, disent-ils.Le gouvernement a cédé pour éviter de mettre en péril la tenue des Jeux olympiques et empêcher le fiasco économique et politique qui s’en serait suivi.N’eût été de l’échéance des Olympiques, l’issue de l’épreuve de force entre le gouvernement et CATCA-CALPA aurait été tout autre, prétendent les députés du Québec.“Attendez la fin des Olympiques, prédit même le député de Mercier, M.Prosper Boulanger.S’ils veulent avoir une bataille, ils vont en avoir une maudite”.Ce n’est que partie remise.La presque totalité de tous les députés interrogs sont d’ailleurs convaincus que la commission d’enquête chargée d’examiner l’incidence sur la sécurité de l’implantation du bilinguisme dans les communications aériennes se prononcera en faveur du bilinguisme.La plupart d’entre eux considèrent que l’argument de la sécurité invoqué par les adversaires de la po-htique de bilinguisme est un argument spécieux, sans fondement.Tous ont une confiance totale en la victoire finale du bilinguisme dans les communications aériennes et même un rapport défavorable de la commission n’ébranlerait pas, selon eux, la détermination du gouvernement d’aller de l’avant avec sa politique de bilinguisme.Certains n’y vont pas de main morte et jugent inacceptable que les Québécois puissent se faire dicter par d’autres quelle langue parler chez eux.Ainsi, le député de Lapointe, M.Gilles Marceau, n’hésite pas à déclarer qu’en cas d’échec, “il faudra aller à Québec, puisque cela aura prouvé qu’on ne peut plus défendre nos droits à Ottawa”.Toutefois, seulement quatre des députés rejoints par la Presse Canadienne ont refusé de livrer leurs commentaires, en invoquant le fait que le caucus des députés était une instance plus appropriée pour faire part de leur position là-dessus.Par ailleurs, tout en admirant le “courage” de M.Jean Marchand qui a démissionné du Cabinet pour protester contre le protocole d’entente, beaucoup d’entre eux estiment que ce dernier aurait dû demeurer à son poste pour poursuivre la lutte.L’enquête a également permis de découvrir que les fran- cophones au sein de la députation libérale sont loin d’être satisfaits de l’appui qu’ils ont reçu de la part de leurs collègues anglophones des autres provinces, les prises de positions en faveur de la politique de bilinguisme du gouvernement.Selon le secrétaire du caucus québécois, M.Claude Tessier (Compton), qui a offet sa démission lors au départ de M.Marchand, ses collègues anglophones au sein du parti devront s’engager beaucoup plus dans la lutte en faveur du bilinguisme, sinon on pourrait assister à une hostilité ouverte entre les francophones et les anglophones au sein du parti.au fil des mots L’UMQ craint l’érosion des pouvoirs municipaux ROUYN (Le Devoir) — Le projet de loi du gouvernement du Québec sur l'urbanisme et l’aménagement du territoire, selon le maire de Québec, M.Gilles Lamontagne, s’inscrit dans une tendance centralisatrice et risque de contribuer à l’érosion des pouvoirs municipaux par un contrôle de plus en plus étroit sur les décisions des municipalités, en matière de zonage, d’utilisation du sol et d’amenagement du territoire, sans pour autant agir efficacement contre la spéculation foncière, l’accroissement des coûts de développement municipal et trouver des solutions aux problèmes du logement de qualité à prix raisonnable et aux transports en commun.S’adressant à Rouyn, samedi, dans le cadre du cinquantenaire de cette ville de l’Abitibi, M.Lamontagne, qui est aussi président de rUnion des municipalités du Québec, a déclaré que ce projet de loi gagnerait peut-être a porter davantage sur l’urbanisme et l’aménagement du territoire et moins sur les aspects techniques et juridiques de nouveaux mécanismes d’interven- tion, tels que les conseils d’agglomération.Le conférencier a exprimé sa confiance de ce côte, étant donné que le ministre des Affaires municipales lui avait fait savoir que ce projet de loi ne serait pas adopté avant que l’UMQ puisse faire entendre son point de vue et que tous les intéressés se soient prononcés devant une commission parlementaire.Précédemment, le maire de Québec avait fait appel à l'unité, la solidarité et la persistance des municipalités québécoises dans la lutte incessante qu’elles doivent mener pour assurer leur autonomie administrative et conserver leurs pouvoirs de décision dans les domaines qui relèvent de leur compétence.Parlant ensuite des problèmes croissants auxquels font face les municipalités, particulièrement celui de la fiscalité, M.Lamontagne a souligné l’urgente nécessité d’en arriver à une revision en profondeur de celle-ci, afin de donner aux municipalités les ressources nécessaires leur permettant de remplir leurs obligations.Le choc des média (3) a1 U' par Louis-Paul Béguin Après cette étude des conséquences sur la langue d’une société de l’utilisation des moyens électroniques et des machines géantes, il est bon de se demander si les média modernes sont capables de transmettre leurs messages codés tout en respectant l’intégralité de la pensée, subtile et évoluée.Peuvent-ils rendre compte de la dialectique d’une oeuvre, d’un texte, qui est forcément toujours structuré selon un raisonnement solide (je parle de bons textes)?La machine ne peut ue suggérer ce texte et cela, cette faiblesse, îeorges Elgozy l’a vien vu dans son livre, le Désordinateur.“La syntaxe, écrit-il, est un bastion qui ne se laisse ni enlever ni contourner”.La machine en effet bute contre les obstacles que représentent pour elle les différentes acceptions d’un mot, la forme si nuancée de la phrase, l’historique de la langue.L’ordinateur ne peut rendre compte du sens global d’un texte.Autrement dit, rien ne peut remplacer l’écriture, le livre, pour l’homme d’aujourd’hui.Il faudrait donc que ce soit l’homme qui change.Si cet homme est effectivement “massé” par ses média, comme nous l’affirme McLuha’n, bien sûr, l’écriture ne lui sera plus nécessaire.La machine aura gagné.Les supports électroniques de la communication peuvent aider, dans certains domaines, la diffusion de l’information brute.Il reste que la phrase écrite, entière, nuancée, ordonnée, est sans égale.L’écriture a permis que s’établissent des rapports entre les hommes qui les éclairent sur leurs semblables, en les rassurant sur les intentions de ceux-ci, et aussi en les éduquant.L’écriture, avec sa syntaxe et sa dialectique est un humanisme.Elle met en effet en valeur l’esprit humain.Simone de Beau- voir a très bien perçu le problème du choc des média lorsqu’elle écrit (Tout compte fait): “L’image oui se borne à voir, si elle suggère plus rapidement n’a pas la place hautement privilégiée de l’écriture, pour ce qui est de transmettre le savoir”.Pour atténuer le choç des média, pour empêcher que s’affaiblisse le miraculeux moyen de communiquer qu’est la langue écrite, nous devons remettre à leur place les média électroniques.La presse écrite est d’ailleurs le miroir idéal de la société et l’oeil braqué sur elle, en même temps.L’onde porteuse qui rayonne et diffuse instantanément le signe “téléporté" est naturellement une merveille de la science.Qu’elle serve à transmettre des messages publicitaires et des émissions médiocres est hélas à déplorer.Jusqu'à maintenant elle ne peut remplacer le livre, le journal.Un équilibre entre les média traditionnels et les média électroniques est à souhaiter.Pour empêcher que le nouveau choc des média ait un impact tragique et destructeur sur notre langue, cet outil incomparable de la communication, nous devons combattre l’hermetisme, le codage exagéré du message, l’adoration sans limites du dieu informatique.Mettre la Bible en bandes dessinées, inculquer aux enfants les connaissances humaines par l'audiovisuel, plaçant ainsi l’accent sur la langue parlée au détriment de l’écriture, ne fera pas progresser notre société.On dirait que l'homme n’est plus au centre de son propre univers, qu’il capitule et s’efface devant sa création, ses machines.Frankenstein matérialiste doté de moyens d’autorégulation, la machine triomphe.L’homme a-t-il vraiment progressé depuis le jour où il traça sur le mur de sa caverne une image maladroite à laquelle, dans un premier éclair de génie, il accorda un sens?aide financière INONEvYHONS 1976 Tricofil prolonge sa campagne Le président de Tricofil a annonce samedi après-midi que la campagne de souscription devrait être prolongée.Les employés de Tricofil ont actuellement réuni la moitié des $400,000 qui leur sont nécessaires pour racheter leur usine de la famille Grover, les anciens propriétaires.Les employés de l’entreprise auto-gérée de Saint-Jérôme sont cependant confiants de remettre, le 15 juillet, à la famille Grover, la somme nécessaire et ils ont profité du premier anniversaire du redémarrage de l’u- sine pour en fêter son “achat”.Toute la population de Saint Jérôme, et en particulier la municipalité, ont participé au succès de cette fête: deux rues avaient été fermées tout l’après-midi du samedi et, dans la soirée, un bal avait été organisé sur le pont voisin de l’usine.Le mauvais temps a cependant obligé tout le monde à se retrouver dans la cafeteria de l’usine.Diverses vedettes, dont Mme Lise Payette, présidente de la campagne de financement, Yvon Deschamps, Jacques Michel, Diane Ficher, ont participé à la fête.Le retard rencontré dans la campagne de souscription vient du fait que certains appuis promis par des syndicats, coopératives et comités de citoyens, tardent à se matérialiser.On est cependant confiant, du côté de Tricofil, d’autant que la rumeur voulant que le gouvernement songe à réviser sa position se précise de plus en plus.On parle même d’une visite éventuelle du Premier ministre Robert Bourassa aux employés de Saint Jérôme.r toute UNE AUBAINE CHEZ BIRKS! j DE RABAIS SUR SACS À MAIN D’ÉTÉ DU 12 AU 17 JUILLET BIRKS JOAILLIERS AUX PROPRIETAIRES DE PETITES ENTREPRISES POUR FAIRE UNE DEMANDE • Être propriétaire d’une entreprise située dans l’une des municipalités désignées.Vous devez communiquer avec le secrétaire-trésorier de votre municipalité pour savoir si votre municipalité est désignée.• Avoir subi des pertes par les inondations entre le 1er janvier et le 30 juin 1976.• Rencontrer la définition de «petiteentreprise ».ÉTAPES À SUIVRE 1.Se procurer le formulaire officiel de demande d’aide pour les petites entreprises à l’Hôtel de Ville ou au bureau du secrétaire-trésorier de votre municipalité.2.Remplir le plus tôt possible ce formulaire en y décrivant soigneusement les dégâts subis par une ou des inondations depuis le 1er janvier 1976.3.Ne pas oublier les signatures obligatoires sur la première page du formulaire.4.Retourner cette formule immédiatement, au plus tard le 31 juillet 1976, à l’adresse suivante: Bureau d’aide financière — inondations 76 Cabinet du Solliciteur Général 945, rue Turnbull Québec G1R 2X6 DÉFINITION La Petite Entreprise est celle qui: • n’emploie pas plus de 30 personnes à l’année.• a un chiffre d’affaires annuel brut n’excédant pas $1,000,000.• est la principale source de revenu du propriétaire.PERTES ADMISSIBLES À L’AIDE FINANCIÈRE Les biens meubles L'aide financière couvre les biens comprenant par exemple, l’ameublement, l’équipement et les accessoires de bureau.La machinerie et l’équipement L’aide financière couvre la machinèrie et l'équipement qui servent directement à la fabrication d'un produit dans le cas d’une entreprise manufacturière.Lorsqu’il s’agit d’une entreprise de service, comme une épicerie ou un restaurant, l'équipement comprend IMPORTANT les comptoirs, les réfrigérateurs, les tables et les accessoires de cuisine, etc.L’immeuble L'aide financière couvre l’immeuble comprenant par exemple, les fondations, la charpente, les planchers, les murs, le système de chauffage ainsi que les coûts encourus pour desUavaux de protection sanitaire requis par l’inspecteur du Bureau sanitaire régional.L’aide couvre aussi les terrains dans le cas seulement où il s’agit d’un équipement contribuant directement à la production de l’entreprise comme un terrain de camping, un terrain de mini-golf, un terrain de location de roulottes, etc.L’aide L’aide versée sera égale au montant des dommages réels admissibles réclamés jusqu’à concurrence d'un montant maximum de $40,000.En appliquant un montant de $1,000.comme déductible de l’aide globale offerte.Pour faire une demande d’aide financière, on doit absolument se procurer le formulaire officiel disponible au bureau de sa municipalité.Toute demande faite antérieurement, par lettre ou sur d’autres formulaires et adressée à l’un ou l’autre des ministères, ne sera pas considérée.Le Bureau d'aide financière — inondations 76 fournit lui-même les évaluateurs.Le requérant n’a pas à payer pour faire évaluer ses pertes.Le Bureau se charge d’établir les dommages subis.RENSEIGNEMENTS À Québec: Dans votre région: Dans votre municipalité: (418) 643-3594 Communication-Québec Hôtel de Ville ou Bureau du Secrétaire-Trésorier La rapidité à compléter le formulaire et le respect de la procédure permettront au Bureau d’aide financière de verser sans tarder les chèques aux bénéficiaires.Gouvernement du Québec Solliciteur Général ri r ! t j 1 LE DEVOIR Page 3 % Montréal, lundi 12 juillet 1976 La loi anti-inflation est-elle valide ?On le saura aujourd’hui OTTAWA (PC) — La Cour suprême du Canada doit statuer aujourd'hui sur la constitutionnalité de la présente loi fédérale contre l’inflation.Elle dira alors si oui ou non les présents contrôles de salaires et de prix sont valides, si oui ou non ils sont conformes à la Constitution.Les neuf juges du plus haut tribunal du pays se prononceront en la matière.L’un d'eux commencera à 10 h 30 ce matin, heure avancée de l’Est, à donner lecture du jugement, un jugement d’une importance capitale.Au fait, de l’avis de juristes, ce sera le plus important jugement constitutionnel depuis 50 ans.La loi sur laquelle portera le jugement est entrée en vigueur l’automne dernier pour une période de trois ans.' Si la Cour suprême statue que cette loi est anti-constitutionnelle, alors devront être considérées comme nulles et non avenues toutes les décisions que la Commission de lutte à l’inflation a prises jus-u’ici et le programme gouvernemental e lutte à l’inflation sera remis en question.Ce sera alors un dur coup pour le gouvernement Trudeau.Que pourrait faire le gouvernement devant un jugement défa- vorable à la présente loi?Il lui faudrait faire voter une nouvelle loi, ce qui pourrait prendre pas mal de temps.D pourrait aussi proclamer que l’inflation représente un danger pour tout le pays, que c’est un cas d’urgence.L’inflation est-elle un cas d’urgence, oui ou non?La question a été posée à plusieurs reprises devant la Cour suprême après que le ministre de la Justice.Ron Bas-ford, eut lui-même demandé à ce tribunal de statuer sur la constitutionnalité de la loi contre l’inflation.M.Basford a fait cette demande à la Cour suprême le 11 mars dernier II l’a faite parce que des enseignants à Renfrew, 70 milles à l’ouest d’Ottawa, avaient commencé à contester devant un tribunal une entente antiinflationniste qui avait été conclue entre le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario.La loi fédérale contre l’inflation touche à des domaines qui, aux termes de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, sont de la competence des gouvernements provinciaux.Mais l'Acte de l’Amérique du Nord bri- tannique dit que le gouvernement fédéral peut légiférer dans ces domaines provinciaux dans les situations d'urgence, quand il est manifeste que ce même gouvernement central doit agir seul pour maintenir la paix, l’ordre et l’efficacité gouvernementale.Au coeur de tout le problème qui a été soumis à la Cour suprême, se trouve la question suivante: l'automne dernier, quand les contrôles ont été imposés, 1 inflation constituait-elle, oui ou non, une affaire urgente à l’étendue du pays?Devant la Cour suprême l’avocat du gouvernement fédéral, J.J.Robinette, de Toronto, a soutenu que l automne dernier l’inflation était effectivement un mal national.L’avocat du gouvernement ontarien a dit la même chose.Mais l’Alberta et le Congrès du Travail du Canada ont soutenu que l'inflation était loin d'être une question d’urgence nationale.L’Ontario a été la seule province à ap-pyuer entièrement Ottawa.Le Québec, la Saskatchewan et la Colombie britannique, les seules autres provinces à intervenir devant la Cour suprême, y ont dit que la loi ne pouvait être constitutionnelle que s’il était prouvé qu’il existait une situation d'urgence.•>.v ¦ '¦ asSsssS^* 3* •>$> : Le maire de Hull, M.Gilles Rocheleau, a quitté la prison samedi après avoir purgé la peine de trois jours qui lui avait été imposée pour avoir refusé de payer une amende de $63 pour excès de vitesse sur le pont qui relie Hull à Ottawa.M.Rocheleau, un parfait bilingue, voulait ainsi protester contre le fait que la sommation qu’on lui avait transmise était rédigée en anglais.(Téléphoto CP) John Munro se porte à la défense des Gens de l’air >'•' .;/ «mrnmmÊ Le parc olympique, déserté par les ouvriers et pas encore envahi par les athlètes qui s’installent au Village olympique, offre un vaste terrain de repos et de détente dont a su profiter, en fin de semaine, cette touriste américaine derrière le grand stade.Le stade commencera à vivre vraiment dimanche prochain avec les premières compétitions.(PhotoPC) De son centre des opérations, la police à l’oeil sur Montréal A moins que les Canadiens ne se montrent raisonnables, équitables et compréhensifs au sujet du différend survenu dans les communications aériennes, la crise majeure annoncée par le premier ministre, M.Trudeau, se produira en effet, a déclaré hier le ministre du Travail, M.Munro, qui prononçait une allocution à l’ouverture du festival national de théâtre multiculturel, à Winnipeg.Après avoir rappelé que M.Trudeau a vu dans le conflit des contrôleurs et des pilotes la menace la plus grave à l’unité nationale depuis la crise de la conscription en 1942, M.Munro a ajouté: “A moins que tous les Canadiens n’usent de la moderation et de la compréhension nécessaires à l’examen de cette question dans un climat de raison et d’équité, je crains que M.Trudeau aura eu raison.” Dans certains milieux du Canada anglais, a encore dit M.Munro, ce problème a déjà provoqué des excès.Il s’est porté à la défense des contrôleurs de CR^NG&OSnGOrisc langue française au sujet desquels il a dit qu’il serait inconcevable qu’ils compromettent la sécurité aérienne du public.“Je pense que c’est de l’arrogance culturelle à l’extrême d’insinuer que les contrôleurs et pilotes de langue française sont moins préoccupés que n’importe qui de la sécurité dans le ciel.” “Si nous ne parvenons pas à faire accepter le bilinguisme, a dit le ministre, comment rendrons-nous le multiculturalisme acceptable?” D’autre part, à Montréal, M.Walter McLeish, directeur adjoint des services aériens du ministère des Transports, a déclaré au cours du week-end que le ministère surveille de près la tournure des événements qui marquent le conflit entre Gens de l’air et syndicats anglophones des contrôleurs et des pilotes.Si les conditions prévalant dans les tours de Montréal présentaient la moindre menace à la sécurité, a-t-il dit, les autorités pourraient fermer en tout temps l’aéroport.Mais, en dépit de la tension qui se manifeste entre anglophones et francophones à Dorval et à Mirabel, rien n’indique que la sécurité aérienne soit le moindrement atteinte.“Nos moniteurs ont signalé que la tension était par moments élevée, mais la sécurité reste totale.” C’est aujourd’hui que M.Jean-Luc Pa-tenaude, airecteur de la section québécoise de la CATCA, comparait devant les dirigeants de son association.Il est passible d’expulsion par suite de la bataille qu’il a entreprise contre les directives de son syndicat dans le différend survenu en juin.Suivant les recommandations de son avocat.Me Clément Richard, M.Pate-naude se propose de présenter une défense, mais il craint que sa cause ne soit déjà entendue et jugee par ses collègues anglophones, toujours opposés à l’implantation du bilinguisme dans les communications aériennes au Québec.D'autre part, M.Patenaude croit que les francophones doivent demeurer dans la CATCA aussi longtemps qu’ils n’auront pas obtenu l’assurance qu’ils peuvent créer une unité syndicale distincte.Les démarches en ce sens auprès de la Commission des relations de travail sont déjà entreprises.les olympiques Document suspect au Village On a trouvé en fin de semaine au Village olympique un formulaire d’une marque d’équipement sportif destiné aux athlètes en vue de la mise au point de contrats publicitaires.Le CIO a aussitôt demandé à sa commission d’admission de faire enquête tout en rappelant aux comités nationaux et aux fédérations sportives les statuts olympiques qui interdisent tout paiement direct ou indirect à des athlètes pour la publicité ou la propagande.Le CIO réaffirme que ces règles devront être suivies strictement à Montréal et que tout concurrent coupable d’une telle infraction sera immédiatement disqualifié.Elisabeth II arrive à Halifax La Reine Elisabeth II arrive aujourd’hui en terre canadienne, à Halifax, à bord du navire royal Britannia.Elle sera accompagnée du prince Philip qui visitera les Maritimes avec elle jusqu'au vendredi 16 juillet, date à laquelle le couple royal est attendu à l’aéroport de Saint-Hubert.Elisabeth et Philip y seront alors accueillis par le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, le lieutenant-gouverneur du Québec, M.Hugues La-pointe, et le maire de Montréal, M.Jean Drapeau.Le 22e Régiment, dont la reine est colonel, fournira la garde d’honneur.Dîner sur le yacht royal pour les représentants du Québec.Le samedi, 17 juillet, déjeuner offert par le maire Drapeau à la reine qui signe le Livre d’or avant de se rendre au stade pour présider la cérémonie d’inauguration des Jeux.Réception à bord du Britannia en l’honneur de Lord Killanin et du secrétaire général du COJO, M.Roger Rousseau.Le dimanche, 18 juillet, la reine déjeune avec les athlètes canadiens au Village olympique avant d’assister aux premières compétitions.Le lundi, elle se rend à Kingston à bord du yacht royal pour assister aux compétitions de voile.On hisse ce matin le drapeau grec Pour la première fois dans le cadre de Jeux olympiques se déroulant au Canada le drapeau de la Grèce sera hissé au Village olympique pour rappeler que la Grèce a été le berceau des Jeux olympiques.La cérémonie se déroule à 10 h ce matin en présence de la délégation des athlètes grecs, du consul général de Grèce au Canada et des personnalités de la communauté hellénique canadienne.Les Soviétiques sont très fâchés Le quotidien soviétique Sovietski Sport a protesté énergiquement contre l’accréditation à Montreal de dix journalistes de Radio Free Europe, une station clandestine américaine qui diffuse vers les pays de l’Est depuis Munich et que Moscou accuse d’être financée directement par la CIA.Le journal demande au CIO d’être conséquent avec lui-même et d’exclure ces “espions empoisonneurs des ondes” comme il l’avait fait à Innsbruck.Rappelons que Radio Free Europe n’avait pu couvrir les Jeux d’hiver à Innsbruck à cause d’un vice de forme, c’est-à-dire son défaut d'avoir préalablement obtenu l’accréditation d’un organisme national.Cette fois, pour Montréal, le comité olympique américain a reconnu et accrédité cette station clandestine de sorte que le CIO n’a eu d’autre choix que de reconnaître ces journalistes au même titre que tous les autres.Les Israéliens sont intouchables Les quelques athlètes et chefs de mission israéliens qui sont déjà arrivés au pays se rassurent du côté de la sécurité.L'un d'eux a déclaré qu’il se trouvait mieux protégé que dans son propre pays et que Kingston, où il se trouve, était mieux gardée que Jérusalem.Au Village olympique, les Israéliens ne vont pas a la cafétéria et leur nourriture est livrée à leurs appartements.Quant à leur arrivée à Montréal elle se fait par petits groupes sur des vols non précisés et à des heures inconnues.Hier, sept athlètes d’Israël sont ainsi descendus a Mirabel.Le souvenir de Munich n’est pas effacé.Ainsi aujourd'hui les athlètes israéliens et les représentants de l’Etat juif assisteront à la synagogue de Montréal à une cérémonie de commémoration à la mémoire des onze athlètes israéliens victimes de la tuerie des Jeux de Munich.Les guichets ne sont pas fermés Au total 2,750.000 billets ont été vendus jusqu'à présent pour les divers événements des Jeux mais cela ne représente que 56% de tous les billets disponibles.Il ne reste aucun billet pour les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux et certaines disciplines sont vendues à 90%.Il restera néanmoins plus de deux millions de billet» en vente aux guichets olympiques durant les Jeux.par Bernard Morrier Dans le but d'éviter la répétition de la tragédie de Munich, aux Olympiades de 1972, le service de police de la Communauté urbaine de Montréal a mis sur pied un service de sécurité prêt à affronter toutes les pires éventualités.Très conscientes du danger qui pourrait menacer certaines personnes et peut-être même la population, les autorités policières se sont immédiatement mises à la tâche, dès le 12 mai 1970, jour où, à la session du Comité international olympique, à Amsterdam, ou désignait Montréal pour organiser les Jeux olympiques de 1976.C’est ainsi, qu’en vue d’assurer toute la protection voulue à la grande famille olympique et la sécurité due au public en général, le service de police de la CUM a participé très activement aux travaux de planification et d’organisation du programme de sécurité, en affectant l’assistant-directeur Guy Toupin, l’inspecteur-chef Lée Plouffe et l’assistant inspecteur chef, Philippe Saint-Maurice au Comité principal de sécurité publique des Jeux olympiques.En présentant à la presse, samedi, le Centre des opérations de la police de la CUM.situé en quartier général du service, le directeur René Daigneault a insisté pour dire que, malgré l’importance donr.ee aux Jeux olympiques en policiers et équipement, la population de l’île de Montréal n’en continuara pas moins à être adéquatement protégée.“Nous continuerons a maintenir Tordre, la paix et la sécurité publique sur le territoire, a-t-il insisté, et de plus, avec la collaboration Pal mont Packers condamné à $500 d’amende La salaison Palmont Packers, accusée d’avoir illégalement appliqué un nom de qualité supérieure à des longes de boeuf, a été condamnée à $500 d’amende, par le juge Jacques Lessard, et toute la viande saisie à cette occasion devra être détruite.En bref, comme disaient nos grand-mères, c’est de la “vache enragée, tout simplement, que cette firme avait livrée à la salaison Big Horn, au lieu de boeuf de qualité.Cette viande était estampillée A-3, alors qu’elle aurait dû être normalement classée comme étant de catégorie C-l ou C-2.Cette différence avait été découverte fortuitement, quand un des employés de Big Horn avait constaté qu’il manquait 92 livres sur la quantité de viande livrée.Un inspecteur sanitaire qui se trouvait sur place, par hasard, constatait pour sa part des signes particuliers sur certaines carcasses, lui permettant de croire qu’il s’agissait de viande “défraîchie”.C’est ainsi qu’il apposa sur les longes de boeuf un avis de “ne pas toucher”.Dès le lendemain, un autre représentant du ministère canadien de l’Agriculture se rendait sur place, à son tour, pour constater que, fort curieusement, les carcasse “douteuses” ne portaient pas l’estampille réglementaire, bien que l'application du sceau rouge, pour en indiquer la marque, ne pouvait faire autrement que de représenter une qualité supérieure a la qualité réelle du produit.assurée de la population, tous les services habituellement rendus aux citoyens seront maintenus durant la période olympique.Le centre en question verra notamment à diriger les operations de sécurité sur le territoire.Fonctionnant 24 heures par jour, il est donc prêt à intervenir à tout moment et très rapidement.La salle des opérations, inaugurée le 29 novembre 1969 — donc bien avant l'intégration des forces policières — est une des plus modernes d’Amérique du Nord.De conception entièrement locale, elle a pu être parachevée en moins d’un mois, grâce à l’assentiment de l’administration Drapeu-Saulnier et aux efforts conjugués des services techniques, pour un coût d’environ $50,000.Ce centre opérationnel est destiné à permettre aux membres de TEtat-major et aux représentants d’autres corps poli- ciers de suivre pas a pas le déroulement d’opérations policières d’envergure dans les rues, sur les sites de competition ou d'entrainement, à la télévision et sur des cartes projetées sur écran, tout en gardant un contact étroit par radio et téléphone avec les forces de Tordre en place.Par ailleurs, rappelant que c’est à la police de la CUM que revient la responsabilité de protéger les 13 lieux de compétition et les 27 centres d’entraînement situés sur Tile de Montréal, Tinspecteur-chef André De Luca, responsable des opérations olympiques, a rappelé que son service devait également assurer le contrôle de la circulation routière, tout en fournissant Taide et l’assistance à la Gendarmerie royale pour la protection des dignitaires, des athlètes et des membres de leurs délégations.Le policier a ajouté qu’il fallait aussi > r, i , n 1 ' 1 fi ri 1 U ri 1 #> Ci» au gré du temps Patience! Une enquête vient de révéler que l’Année internationale de la femme n’a que très peu converti le grand public d l'idée de l'émancipation du deuxième sexe.Les femmes peuvent se désoler, mais elles auraient tort de se décourager.Il y a cent ans, Amiel, le moraliste, remarquait: “Mille choses avancent; neuf cent quatre-vingt-dix-neuf reçu- ' lent: c’est là le progrès’’.La croisade féministe a le désavantage de déranger un ordre millénaire.Le morceau d bouger est un Everest.Il ne faut surtout pas perdre de vue que ce n’est pas dans la nouveauté, mais dans l’habitude que l’immense majorité des gens trouve sa sécurité, cette paralysie infantile de toute idée généreuse et créatrice.Albert BRIE pienuie, dvcc: i cuut uc m \jrr\.Vy, ue id ou- reté du Québec et des Forces canadiennes, des mesures de sécurité lors d’événements d’un jour, tels les cérémonies d’ouverture et de fermeture des Jeux olympiques, les parcours de marathon et de marche, les circuits Mont-Royal et Fair-view et le parcours de la flamme olympique sur le territoire de la CUM.D’autre part, l’arrivée de la reine, cette semaine, et toute la durée de son séjour à Montréal nécessiteront une attention toute particulière, mais le responsable de la sécurité de la souveraine en territoire montréalais, Tinspecteur-chef Fernand Savard, s’est dit convaincu que tout se déroulerait dans Tordre le plus parfait.Enfin, le directeur Daigneault, rappelant que tout ce programme dé sécurité n’aurait pu être réalisé sans le support et la collaboration, tant sur le plan physique que technique, des forces policières et militaires impliquées, soit la GRC, la SQ et l’Armée, a tenu à remercier ces derniers de leur apport et il a souhaité qu’un des buts du baron Pierre de Coubertin, de créer un esprit d'amitié internationale et de bonne volonté, se réalisera à Montréal dans les prochains jours. 4 • Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 éditorial M.Trudeau et la réalité du pays M.Trudeau, au cours de l’entrevue qu’il accordait vendredi soir à la télévision, n’a pas vraiment tenté de “justifier” l’entente intervenue en son absence entre son ministre des Transports et les associations de contrôleurs et de pilotes, encore moins de s’en féliciter.Il ne lui restait qu’à la défendre, ce qu’il & fait sans enthousiasme, et à se solidariser avec M.Otto Lang en qui il veut voir l’un des plus courageux défenseurs du bilinguisme parmi les ministres anglophones, ce qu’il serait difficile de mettre en cloute, compte tenu du silence prudent observé par les non-francophones du Cabinet depuis le début de cette affaire, à l’exception de M.John Munro, plus hardi que ses collègues.Chef du gouvernement, M.Trudeau n’avait guère le choix: il doit assumer et assume la responsabilité entière du pouvoir ainsi qu’il s’en était déjà expliqué en termes sibyllins dans sa lettre à Jean Marchand.Mais pour l’heure, dira-t-il encore, l’essentiel est sauf, le principe de la politique de bilinguisme n’ayant pas été remis en question.En dernière analyse, il.aura eu raison de l’affirmer pour autant que le bilinguisme soit un jour institué dans les communications aériennes au Québec.M.Trudeau veut bien en donner “l’assurance morale”, mais celle-ci prévaudra-t-elle contre l’inépuisable arsenal que recèle la “sécurité aérienne”?• Quant à l’avenir de cette politique, le premier ministre a toujours tendance à reporter sur le Québec une part démesurément lourde de responsabilités.Sans l’adhésion fervente et entière de la province francophone à l’esprit et à la lettre de la politique de bilinguisme, il devient extrêmement difficile d’en assurer le progrès ailleurs, déclare le premier ministre 3ui persiste à voir dans la Loi 22 une volonté ’unilinguisme et un refus du bilinguisme.Ni les intentions ni les faits ne justifient cette interprétation à laquelle les Montréalais, par exemple, ne pourraient souscrire.Ce qui étonne davantage, c’est l’apparente conviction chez lui que cet unilinguisme qu’il redoute est chose acquise au Québec.La Loi 22, pour faire du Québec la province “massivement française” que souhaitent M.Trudeau et ses collègues, est un ensemble de mesures dont certains aspects, particulièrement dans le secteur scolaire, sont hautement discutables et vivement discutés, mais dont la somme, loin de constituer une prétendue charte de l’unilinguisme, est assurément respectueuse du bilinguisme.Au-delà de la loi 22, M.Trudeau signale en le déplorant le “scepticisme” des Québécois envers sa politique de bilinguisme.Ici, il voudra bien reconnaître aux Franco-Québécois le droit au doute à l’égard de l’efficacité du bilinguisme quand ils sont témoins des évènements récents: dans un secteur de pointe, l’aviation, et à l’intérieur d’une province que l’on veut massivement française, voilà que le bilinguisme — non pas le français exclusivement — le bilinguisme facultatif est inapplicable pour l’instant en raison d’obstacles techniques que le ministère des Transports était parfaitement équipé pour surmonter et qu’il avait déjà en bonne partie surmontés.Comment, dans ces conditions, s’étonner que les Québécois osent se montrer “sceptiques” alors que Jean Marchand lui-même croit devoir démissionner! L’acte de foi que M.Trudeau exige des francophones, il ne le demande pas avec une égale insistance aux autres Canadiens.Plus encore: il donne raison à la communauté anglophone de l’aviation — par l’entremise de M.Lang, il est vrai — quand celle-ci multiplie les conditions auxquelles le bilinguisme sera graduellement instituté, non pas a Medecine Hat (pour reprendre son propre exemple) mais dans le ciel du Québec.Le gouvernement donne encore raison aux pilotes et aux contrôleurs quand ceux-ci forcent le Cabinet à revoir trois fois le mandat de la commission d’enquête, quand ils tentent d’imposer aux trois juges un mode de fonctionnement, quand ils exigent l’unanimité, quand ils annoncent qu’ils ne se sentiront pas liés par les conclusions des commissaires-enquêteurs, quand enfin ils obligent le Parlement à recourir au “vote libre”.Il y a là un déséquilibre et une démesure qui ne sont guère propices aux actes de foi.Il est peut-être ridicule d’avoir à le dire, mais ce n’est pas au Québec que le bilinguisme est menacé.• En réalité, le premier ministre, quand il se laint de l’attitude et du scepticisme du Qué-ec, fait référence à la dimension politique.Il s’en prend plutôt aux récentes interventions de M.Bourassa pour qui l’échec éventuel d’Ottawa en matière linguistique, en particulier son inaptitude à faire respecter jusqu’ici le bilinguisme dans les communications aériennes de la province francophone, pourraient obliger son gouvernement à remettre en cause son adhésion aux principes fédéraux du bilinguisme et, par voie de conséquences, à demander que soient modifiées les règles du jeu, c’est-à-dire, au bout du compte, la Constitution elle-même.Autrement dit, le premier ministre du Québec évoque l’hypothese, désormais plausible à ses yeux, où le français serait la langue du Québec, et l’anglais, celle des autres provinces.Et c’est précisément cette perspective qui pousse M.Trudeau à conclure que, sans l’appui agissant du Québec, son grand dessein d’un Canada bilingue sera compromis.Sur ce point, il est évident que le gouvernement fédéral serait contraint, à plus ou moins longue échéance, à renoncer à sa politique des langues, et M.Trudeau à abandonner la mission fondamentale qu’il s’est donnée si M.Bourassa en venait à la conclusion — et il ne paraît pas en être éloigné — que le bilinguisme, objectif généreux certes, est à toutes fins utiles irréaliste et inapplicable.Mais il faut ici distinguer soigneusement entre “le” Québec, les courants qui s’y manifestent dans ce domaine et les velléités politiques ou électorales de M.Bourassa.Personne n’a fait, ces jours derniers, une enquête scientifique qui permettrait de conclure que “le” Quebec, à cause de la crise du bilinguisme dans l’aviation, a renoncé à jamais aux politiques fédérales de bilinguisme.Depuis 10 ans, à Ottawa et ailleurs, nul ne peut prétendre que le bilinguisme n’a pas progresse.Conclure en 1976 à l’échec d’une entreprise lancée en 1968, c’est croire qu’une transformation comme celle qu’envisageaient M.Trudeau et ses collègues serait possible et réalisable en moins d’une génération; c’est penser qu’elle serait accomplie sans heurts, sans difficultés majeures, sans crises.• Toutefois, la crise survenue dans les communications aériennes aura permis de révéler dans l’ensemble du pays des réactions et des résistances très fortes à la politique de bilinguisme.Et quand on lui demande si l’ampleur des manifestations d’hostilité et d’opposition très vives à son projet, au Canada anglais comme au Québec, ne l’obligera pas à revoir les moyens de sa politique, à réviser la stratégie de l’implantation, M.Trudeau répond qu’il lui faudra, lui et les siens, s’armer de courage pour expliquer mieux et davantage ses objectifs.C’est la, naturellement, un facteur important.Mais il y a beaucoup plus: M.Trudeau, ses ministres et ses conseillers doivent s’astreindre à revoir complètement les programmes de bilinguisme et la manière de les appliquer.Dans la fonction publique, par exemple, il serait chimérique d’imposer une deuxieme langue à des milliers de personnes qui, ou bien n’auront pas à s’en servir, ou bien ont atteint un âge auquel il est pratiquement impossible d’en acquérir la maîtrise suffisante.Le gouvernement doit se demander si son plan d’action est réaliste et équitable dans les provinces où les inscriptions bilingues, outre qu’elles sont souvent inutiles, contribuent à irriter les populations.L’application du bilinguisme, au Ûeu d’obéir à des lois horizontales et théoriques, devrait varier selon les régions et les domaines.Le gouvernement, s’il veut éviter d’autres crises — et les prochaines seront peut-être fatales — doit apprendre à voir le Canada tel qu’il est, et non pas tel que ses dirigeants voudraient qu’il fût.Michel ROY bloc-notes Un bon article de René Lévesque dans Foreign Affairs La prestigieuse revue américaine Foreign Affaire — reflet des centres d'intérêt de 1’ “establishment” intellectuel de la côte atlantique qui fut longtemps au coeur de la politique étrangère américaine — ouvre dans son numéro de juillet ses pages au président du Parti québécois, René Lévesque.Dans un article intitulé “For an Independent Québec", M.Lévesque résume la réponse de son parti à la sempiternelle question :“What does Quebec Want?” C’est probablement le meilleur texte en langue anglaise que M.Lévesque ait donné sur le sujet.A la première lecture, on s’irritera de maintes exagérations typiques de l’auteur.René Lévesque écrit par exemple, sans hésitation apparente, que le Canada possède un système fédéral hautement centralisé, “beaucoup plus proche du système unitaire que le fédéralisme américain".Pareille assertion résiste mal à l’examen.Dans plusieurs domaines, notamment dans le secteur du droit criminel, le système canadien est sans doute plus centralisé que le système américain.Dans beaucoup d’autres, il est par contre plus décentralisé.Il est commode pour M.Lévesque de lancer une telle affirmation.Car elle lui permet ensuite de conclure que le Québec possède en quelque sorte le statut d une “colonie intérieure" dans un pays possédé et géré par une autre entite nationale.Mais la réalité est plus complexe que ne veut le reconnaître le chef pé-quiste.M.Lévesque soutient un peu plus loin que le gouvernement fédéral contrôle directement plus de 50% des revenus publics générées au Québec.Ici encore, la réalité est plus nuancée.Il est vrai qu’en 1975, le gouvernement fédérai s’est approprié près de 54% du total des recettes fiscales produites à travers le pays.Mais à moins qu’on ne veuille faire mentir les chiffres, il faut tout de suite ajouter deux nuances importantes.D'abord, la part d'Ottawa dans les recettes fiscales totales du pays, loin d'augmenter depuis vingt ans, a au contraire diminué.Entre 1955 et 1960, cette part dépassait largement 60% ; après avoir baissé sous M.Pearson à 54%, elle a tendu, depuis huit ans que M.Trudeau est au pouvoir.à demeurer au même niveau, accusant à peine une chute de quelques dixièmes pendant cette période.Il faut en outre tenir compte des paiements de transfert inter-gouverneméhtaux pour déterminer la part réelle des recettes fiscales globales dont chaque ordre de gouverne- ment dispose pour ses propres dépenses Or, en 1955, la part des recettes fiscales qui restait entre les mains du gouvernement fédéral après les paiements de transport faits aux provinces et aux municipalités était de 62.7% ; en 1975, soit vingt ans plus tard, elle n’était plus que de 40.2%.Cette évolution est évidemment confirmée par l’évolution de la part des dépenses réelles de chaque ordre de gouvernement.En 1975,57% des dépenses publiques réelles ont été faites par les provinces et les municipalités; en 1955, les dépenses des provinces et des municipalités n'absorbaient que de 38% de l’ensemble des dépenses publiques au Canada.Autre thème au sujet duquel M.Lévesque a l’objectivité difficile: l’épisode de la Loi des Mesures de guerre en octobre 1970.Devant l’invocation des Mesures de guerre, j'eus en 1970 la même réaction que M.Lévesque.Six ans plus tard, je suis toujours convaincu que, devant le problème auquel elles faisaient face, les autorités se laissèrent entraîner par une mauvaise évaluation de la situation à prendre des décisions excessives et hautement déplorables.Mais de là à conclure que les mesures de guerre furent ‘fun grand spectacle produit en vue de forcer par la terreur les Québécois à se replier à jamais dans une attitude de soumission aveugle et de démontrer au monde extérieur, par une propagande épeurante, combien dangereux pouvait néanmoins être cet animal indompté", il y a une marge importante.Rene Lévesque la franchit trop allègrement devant le public de Foreign Affaire.Ces réserves étant faites, l’article de René Lévesque est une présentation généralement positive et sereine de l’idéal souverainiste et social-démocrate du PQ.Les lecteurs de l’article pourront ne pas être d'accord avec le leader péquiste.Ils devront toutefois conclure qu'ils sont en présence d’un leader raisonnable, sérieux, très au fait de l’évolution actuelle du monde, et qui sait donner à sa thèse le maximum de vraisemblance.Les investisseurs étrangers seront particulièrement intéresses par l’article de M.Lévesque.A cette catégorie de lecteurs, M.Levesque leur laissera l'impression d'un homme modéré et responsable.Il prévient tout de suite l’étranger que, dans un Québec souverain, un rôle majeur sera réservé au sein du circuit financier aux Québe-.cois, et particulièrement au secteur coopératif.Il le prévient aussi que le contrôle, dans un certain nombre de secteurs-clé, devra demeurer entre les mains de Québécois.Pour le reste, il prévient le capital étranger qu’il sera bienvenu, mais devra se préparer à vivre sous des règles qui seront logiques et connues à l’avance.Un seul autre défaut dans cet article: M.Lévesque minimise trop facilement le phénomène capital que constitue l’implantation recente au Québec d’une pensée socio-politique d’inspiration radicale.A le lire, M.Trudeau aurait commis en 1970 l’erreur d'accorder trop d’importance à “une couple de douzaines de jeunes terroristes dont l’idéologie était une salade désespérée de nationalisme anarchisant et de marxisme de jardin de l’enfance, sans aucune chance d'influence sérieuse”.On aimerait que M.Lévesque eût raison.Mais si M.Trudeau exagéra dans un sens, le leader péquiste exagère dans l’autre.La vérité, c’est que depuis une quinzaine d'années, le radicalisme politique a planté des racines nombreuses, et pas toujours insignifiantes, au Québec.Les foyers d’activité où peut désormais s'exercer l’influence des éléments radicaux sont assez nombreux et parfois fort importants.Même si on omet de le lui dire, l’observateur étranger, surtout s’il est américain, le sait déjà.Le Dictionnaire des relations du travail : un ouvrage de bénédictin Vu les emprunts très nombreux que l'on a faits au Québec à l’expérience américaine et anglo-canadienne en matière de relations du travail, il était inévitable que nous soyons inondés de' termes anglais pour lesquels il était souvent difficile de trouver un équivalent français.Pour les spécialistes et administrateurs anglophones, la mise en application de la Loi 22 laisse entrevoir par ailleurs la probabilité d’un usage accru du français dans les relations du travail.Or, quoi de plus utile dans cette perspective qu’un bon dictionnaire où i on pourra trouver l’expression exacte dans chacune des deux langues officielles du pays?Après avoir consacré des années de recherche à ce travail, M.Gérard Dion vient de publier aux Presse de l’université Laval le premier "dictionnaire canadien des relations du travail”.Loin d’être un lexique mécanique et impersonnel, ce dictionnaire est au contraire un recueil complet de termes et d’expressions dont chacun semble n’avoir été retenu par l’auteur qu’à la suite de longues recherches et d’abondantes consultations.Ainsi qu’il le raconte lui-même dans la préface de son Dictionnaire, M.Dion puisa d’abosd aux meilleures sources disponibles, au pays et à l'étranger.A l’aide de la documentation ainsi recueuillie, il fit une première ébauche de définitions.Celles-ci furent ensuite soumises au jugement d'une équipe de spécialistes.Le Dictionnaire est le fruit de ce long tamisage qui dura pendant des années et donna forcément lieu à d’innombrables retouches.Oeuvre d'un homme à l’esprit à la fois rigoureux et pratique, qui n’a point cherché à satisfaire d’abord les spécialistes du droit, de la linguistique ou de l’économie mais a voulu répondre plutôt aux milliers de praticiens engagés chaque jour dans les relations du travail, le Dictionnaire de M.Dion ne saurait avoir l’allure définitive que l’on prête volontiers au Robert ou au Larousse.Reflet d’une résiné très mouvante, il offre assez souvent des solutions qui restent discutables, incomplètes ou imparfaites.Plus souvent peut-être, il vous laisse avec une solution qui ne répond pas exactement à une difficulté précise que vous avez éprouvée un jour donné.Mais c'est là un trait inévitable d’un Dictionnaire comme celui-là.“La langue française ne se prête pas aussi facilement que l’anglais à la création de mots imagés et pittoresques comme “featherbedding”, “sweetheart agreement”, “racketeering”, “bumping”, “moonlighting”, etc, observe avec justesse M; Dion.“Dans tout langage en pleine évolution comme c’est le cas en relations du travail”, ajoute-t-il avec non moins de justesse, “il existe un nombre considérable d’expressions nouvelles pour exprimer une réalité toujours changeante.Elles ne sont pas toujours toutes aussi heureuses que les autres”.Face à ces difficultés, M.Dion a dû sans cesse faire des choix.Il les a faits en homme cultivé et compétent, en observateur averti qui connaît à fond les réalités dont il traite.C’est la meilleure présentation qu’on puisse faire d'un Dictionnaire qui devrait figurer dans la bilbliotheque personnelle de tout administrateur, chef du personnel, gérant, responsable de syndicat, représentant de salariés ou fonctionnaire spécialisé qui voudra collaborer dans son domaine à l'implantation sérieuse et durable du français comme langue de travail.Claude R Y AN _______Le mot du silencieux- Impressions en vrac par Albert Brie Prendre des vacances, c’est bien.Se laisser prendre par elles, c’est mieux.• Si vous ne faites rien, faites-le intelligemment.• Les vacances ne sont pas le chômage.Elles sont payées.Gagnez-les.Il y a des jours ouvrables mais il n’y en a pas de fermables.• Les animaux savants sont les plus bêtes.En dehors de leur spécialité, ils ne savent rien faire.• Chez les bétes, la discrimination raciale n’existe pas.• Le voleur n’ayant laissé aucune empreinte digitale, le détective conclut que le crime avait été commis par un manchot.• L’Indépendance américaine, qu’est-ce que ça peut signifier pour ce pays dont tous les autres dépendent?• Trouvez-moi moins hospitalier qu’un service hospitalier.• Tous les journaux sont jaunes au bout d’une journée d’exposition au soleil.• “Cette chanteuse, un vrai rossignol!” — a ne fait aucun doute, elle a une cervelle ’oiseau.• Un peintre installé au bord de la mer peignait les corps étendus sur le sable.Sans doute un peintre de natures mortes.• Ui.hôtel-motel annonce: “Vue sur la mer”.Il oublie de vanter l’essentiel: “Oreille sur les chambres voisines”.Pour beaucoup d’Américains, l’organe de la parole, c’est le ne^ Les Blancs n’aiment pas leur peau.A peu près tous veulent l’avoir brune.“Protégeons les espaces verts, entre autres les nombrils.” • Les Canadiens français ont le sens du toucher beaucoup trop développé par rapport à leur sens du civisme.Une dame entre dans une lingerie pour nudistes et demande à la serveuse une robe.Alors celle-ci: “Vous déshabillez quel âge?” • Ils sont drôles les Américains.Ce que vous leur racontez les étonne toujours.Si vous dites que vous faites comme eux, ils ont peine à le croire.Il y a des moments où je me demande s’ils ne se croient pas les seuls à appartenir au règne animal.• Les Américains n’aiment pas, comme nous, parler argent.Quand ils le font, c’est sans emphase.L’argent leur est naturel comme l’air qu’ils respirent.• Les animaux jouent à travailler; les hommes travaillent à jouer.• 11 y a deux endroits où les hommes acceptent d’observer le silence: à la pêche et devant la télévision.Seulement, leur état change.Devant la télévision, ce sont eux les poissons.• Carte postale: absence de correspondance entre l’image et la’ légende que l’on écrit au verso.lettres au DEVOIR Opus Dei: appellation contrôlée C’est ainsi que Le Monde titrait sa “tribune internationale” du 24 décembre 1969.Et de la même manière que les producteurs de bon vin ne permettent pas que leur éti-uette recouvre une marchandise ifférente, il n’est pas admissible que le nom de l’Opus Dei apparaisse comme recouvrant des réalités qui ne correspondent, sous aucune considération, au message exclusivement spirituel et apostolique de cette association.On ne peut, justement, employer l’appellation Opus Dei que pour référer à l’Association fondée à Madrid le 2 octobre 1928 par Monseigneur Josemaria Escriva de Ba-laguer, dont le 26 juin dernier des dizaines de milliers de personnes de quatre-vingt pays ont commémoré le premier anniversaire de son dies natalis (comme disaient les premiers chrétiens pour indiquer le jour dans lequel le Seigneur appelait à sa présence ses élus).On peut aussi employer le nom Opus Dei pour qualifier les activités apostoliques nombreuses et fort diversifiées que l’Association dirige dans beaucoup de pays, comme l’Université de Navarre, en Espagne, Strathmore College, au Kenya, The Heights aux États-Unis, Centro Elis, en Italie et de centaines d'autres, dont l’Opus Dei, collectivement, en tant qu'Association, assume la pleine responsabilité, parce que c’est l’Association qui les di- rige.Mais il s’agit toujours d’activités apostoliques: d’éducation, d’assistance, de formation chrétienne.' Le seul objectif de l’Opus Dei — affirmait son fondateur en 1967 — a toujours été celui-ci: contribuer à ce qu’il y ait, au milieu du monde, au milieu des réalités et des aspirations séculières, des hommes et des femmes de toutes races et de toutes conditions sociales, qui s'attachent à aimer et à servir Dieu et les autres hommes, dans et à travers leur travail ordinaire" (Entretiens avec Mgr Escriva de Balaguer, Paris, Fayard, 1973, no 10, p.31).Et, la même année, en réponse au correspondant du Time, Mgr Escriva disait: “Toute l’activité des dirigeants de l’Opus Dei se fonde sur un respect absolu de la liberté professionnelle de chacun, c’est là un point dont l’importance est capitale et dont dépend l’existence même de l'Oeuvre.Cette liberté est donc fidèlement sauvegardée.Chaque associé peut exercer la profession qu’il exercerait s’il ne faisait pas partie de l’Opus Dei, de sorte que ni l’O-pus Dei en tant que tel ni aucun des autres associés n’ont rien à voir avec le travail professionnel de chacun en particulier.Tous prennent un engagement, lorsqu’ils adhèrent à l’Oeuvre: celui de s’appliquer à chercher la plénitude de la vie chrétienne à l’occasion et par le moyen de leur travail, et à prendre une conscience plus claire du caractère de service rendu à l’humanité.La mission principale de l’Oeuvre est donc de former chrétiennement ses associés et les autres personnes qui souhaitent recevoir cette formation” (Entretiens, cit., no27,,p.58).Il est, dès lors, tout à fait “illégal” (sous Tangle de l’appellation contrôlée) d’employer le nom Opus Dei lorsqu'on est en train de référer à l’activité professionnelle pleinement libre et également responsable des membres de TOpus Dei.C’est, en outre, une déformation complète de la réalité de vouloir présenter TOpus Dei comme une organisation ou un parti politique (comme Tont fait certaines agences de nouvelles dans leurs dépêches ces derniers jours).Le plus élémentaire sens commun permet de constater qu’il est impossible qu’il soit ainsi, si Ton tient compte du fait que TOpus Dei a plus de 60,000 associés, de toutes les races et de toutes les conditions sociales, de 80 nationalités.Je comprends, enfin, qu’il y ait des gens qui ne veuillent pas accepter l’existence de réalités spirituelles.Heureusement il ne sont pas si nombreux! Mais il arrive que ce soit eux qui transmettent des nouvelles déformées par leurs préjugés.Ernest CAPARROS, Professeur à l’Université Laval.Québec, le 9 juillet 1976 Pourquoi plier au premier obstacle ?M.Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada Suite à l’entente intervenue entre le gouvernement et les associations canadiennes des pilotes et des contrôleurs aériens (CALPA et CATCA), nous tenons à manifester notre surprise et notre indignation face à ce recul inacceptable d’un gouvernement qui a fait voter la Loi sur les langues officielles.Au premier obstacle sérieux dans l’application de cette politique du bilinguisme, votre gouvernement se plie au chantage d'un groupe de fanatiques bornes et racistes pour qui sé- curité aérienne et bilinguisme sont incompatibles.Dans ces circonstances, nous nous interrogeons grandement sur l’utilité de notre travail car notre crédibilité en tant qu’agents de bilinguisme du gouvernement fédéral se trouve sérieusement compromise.Sensibles aux revendications légitimes des Gens de Tair du Québec, nous les appuyons sans réserve dans leur lutte pour l’obtention d’un véritable bilinguisme dans les communications aériennes au Québec.(Cette lettre porte la signature du personnel de TEcole de français des Forces canadiennes à Saint-Jean: Nicole Duval, Pierre St-Onge, Raymond Thibault, J.-Jules Côte, Michel Bouthillier, Gilles Blanchard, Gilles Bertrand, Jean-François Rebours, Guy D’Amours, Jacques Bernier, Josée Gosselin, A.André, Suzanne Rousseau, Yvon D’Amour, Guy Rocan, Jean-Pierre Bélanger, Esther D'Amours, Philippe Lapointe, Nicole Beauchemin, J C.Trudel, N.Couture, M.Cabana, F.Paradis, S.Roy, M.B.Clin, Y.Raymond, Suzanne Fournier, J.Hedges, M.Quesnel) Saint-Jean, juillet 1976.M.Marchand, êtes-vous canadien ou québécois ?Dans la lettre que M.Trudeau adressait à M.Marchand à l’occasion de sa démission, quelques mots m’ont particulièrement frappé: “Tu continueras.à opposer ton authenticité québécoise et canadienne face à toutes ces interprétations mensongères avec lesquelles on tente de subvertir le Québec et de détourner le Canada de sa vocation.Ainsi continuera-tu à servir la cause à laquelle nous nous sommes irrévocablement donnés, celle de l'unité canadienne”.Je remarque d’abord, dans la première phrase, que "québécois et “canadiens" sont juxtaposés et semblent assimilés Tun à l’autre pour composer cette étrange “authenticité" participant à la fois de la réalité québécoise et de la réalité canadienne.Je me demande de quelle nature — ambivalente — peut bien être constituée cette authenticité.C’est la confusion! Vraiment, M.Trudeau n’a pas démêlé encore la différence entre ces deux entités tout à fait distinctes, Tune canadienne, l’autre québécoise.Il a Tair de quelqu’un qui joue avec des termes dont il ne connaît pas la signification réelle et profonde.La suite nous apprend, cependant, que dans son esprit, Tentité québécoise a tôt fait d’être assimilée à celle du Canada, ce que M.Marchand n’a peut-être pas réussi à faire tout à fait.L’assimilation ne serait pas réussie chez lui.M.Marchand serait resté québécois alors que son confrère est irrémédiablement canadien.M.Trudeau dit “subvertir le Québec" et “détourner le Canada de sa vocation”.Il dit encore “servir la cause à laquelle nous nous sommes irrévocablement donnés, celle de l’unité canadienne".Voilà bien un raisonnement de Canadien! On a l’impression que “subvertir le Québec’ signifie, ici, trahir le Canada et sa profonde vocation, ce dont la sensibilité toute canadienne de M.Trudeau s'offusque.Personnellement, je suis québécois et jamais je n’aurais parle de la “vocation du Canada", parce que je ne suis pas canadien.Dans mon esprit, “subvertir le Québec" signifie plutôt faire servir le Québec à une cause étrangère, celle du Canada.Il m’apparaît que, dans la proposition de M.Trudeau, la nation uébécoise est sacrifiée sur Tautel e Tunité canadienne, parce que chez cet homme la réalité cana- dienne prédomine.avant tout! Voilà deux façon tout à fait différentes et même opposées de dire la vérité.Une telle équivoque, une telle imposture, sera possible aussi longtemps qu’on ne verra pas que le Québec forme une nation distincte du Canada et que la poursuite de Tunité canadienne reste un objectif valable mais qui ne regarde pas le Québec.Quand on est Québécois, on parle d’indépendance, d'affranchissement, d'affirmation politique, culturelle, économique et autres.M.Trudeau est sans doute un Canadien mais il n’est sûrement pas un Québécois.C’est peut-être ce qui le distingue essentiellement de M.Marchand.Je penserais que M.Marchand est resté un Québécois qui s’ignore.Il a beau se triturer les méninges, il ne réussit pas à devenir canadien.Peut-être qu’en s'affranchissant de M.Trudeau, il retrouvera l’authenticité de sa veritable nature, qui n’est pas à la fois canadienne et québécoise mais Tune ou l’autre.Paul MARCHAIS Hull, juillet 1976 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeur de l’information : Jean Francoeur LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année, six mois: $28.À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONE: 844*336$ (lignes groupées) Y I des idées des événements des hommes Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 • 5 Loto-Québec et le rapport Gilbert • Clé du système, les concessionnaires bénéficient d’un régime qui favorise la parasitisme et l’inégalité • Rendu public vendredi à Québec, le rapport de la commission Gilbert sur la Société d'exploitation des loteries et courses du Québec n'a pas fait trop de bruit, vu le jour et la période de l’année où on a daigné le sortir des bureaux ministériels.Il est de plus rédigé dans une langue pondérée, voire quelque peu enveloppée, qui n’en laisse pas deviner aux premiers comptes rendus toute la substance.Par-delà la style prudent des auteurs, le document comporte néanmoins une critique très sévère des méthodes administratives en vigueur à Loto-Québec ainsi que du régime actuel des concessions pour la distribution des billets de loterie.Nous extrayons ci-dessous du rapport Gilbert les passages où l'organisme d'enquête traite des revenus des concessionnaires et de la faiblesse des mécanismes de contrôle au sein de la Société d’Êtat.Les commissaires qui ont signé le rapport sont MM.Jacques Gilbert, avocat, président de la commission, Jacques de Broux, ingénieur, et Paul-André Michaud, expert-comptable.Me Marc Portier agissait comme secrétaire de la commission, laquelle doit produire au cours des prochains mois d'autres rapports sur la mise en marché des produits de Loto-Québec, sur la statut juridique et l’organisation interne de la Société d'exploitation des loteries et courses du Québec.Elle compte aussi présenter des recommandations sur les nouveaux domaines susceptibles d’exploitation.Elle promet même, enfin, d'inclure dans son rapport final des développements sur l’aspect social et moral de l’exploitation des jeux et loteries par l’État! Le revenu respectif des concessions de la Société d’Exploitation des Loteries du Québec varie dans des proportions de 1 à 20 et même plus.D’une façon générale, nous avons constaté plus cle problèmes dans les concessions générant des revenus ' trop élevés.Dans plusieurs cas, ces revenus sont non seulement excessifs mais également injustifiés, eu égard au risque financier encouru et à l’effort fourni.Notre «amgn des états financiers des concessions révélé que la majorité des concessionnaires n’ont pratiquement pas .investi d’argent dans leurs concessions pour fins d’opérations.Les sommes investies varient ae $3.00 à $1,000.dans la majorité des cas.On ne peut alors considérer une partie du revenu comme une rétribution à l’investissement.Les concessionnaires doivent fournir à .la Société une garantie de solvabilité sous forme d’une lettre de garantie bancaire de l’ordre de $75,000 à $100,000.Cependant, il faut comprendre que le risque financier est pratiquement nul dans l’exploitation d’un commerce de cette nature.En effet, le concessionnaire bénéficie d’un marché captif et d’une clientèle assurée, son prix de vente est protégé et il peut retourner ses billets invendus.Il ne s’agit pas là d’une opération financière complexe ou risquée.Plusieurs concessionnaires n’avafent au départ aucune connaissance technique dans le domaine de la mise en marché et de la vente.En outre, comme il s’agissait au début d’une nouvelle aventure, aucun ne pouvait prétendre à une expérience particulière dans ce genre de ventes.Il s’ensuit que la seule forme de rémunération acceptable doit être au niveau de l’effort et du rendement.Malheureusement, nous avons constaté que trop souvent l’effort et le niveau de rémunération n’étaient pas proportionnels l’un à l’autre.Et même, dans bien des cas, ils sont en relation inverse.Ainsi, dans certaines concessions, les agents-distributeurs font tout le travail du concessionnaire, ce dernier se contentant de financer l’achat des billets de loteries.Ceci ne signifie pas nécessairement que les agents-distributeurs font adéquatement tout le travail du concessionnaire, tel que l’illustre l’exemple qui suit.Il s’agit d’un concessionnaire M.I.S.(1) dont la concession est formée de quatre " comtés, chacun étant couvert par un agent-distributeur.L’un des agents-distributeurs vend presque autant à lui seul dans son comte que les trois autres réunis dans le reste de la concession et ce, malgré que la population du premier comté ne compte que pour 1/3 de la population totale de la concession.Comment expliquer que ce concessionnaire tolère que trois comtés sur quatre soient mal développés?Qu’il suffise de mentionner que ce concessionnaire en particulier ne consacre même pas la moitié de son temps à sa concession et en tire tout de même, sans aucun effort, un revenu net de l’ordre de $50,000 par an.Quant aux agents-distributeurs, dans plusieurs concessions urbaines, ils retirent des revenus annuels de $20,000 à $50,000 pour des semaines de travail de • l’ordre de 20 heures.Les 74 concessions de la province ne présentent pas toutes de telles anomalies; plusieurs concessions sont bien administrées et font un excellent travail.Cependant les cas cités plus haut ne sont pas des exemples isolés.On les retrouve surtout dans les concessions urbaines ou semi-urbaines qui sont les plus lucratives.Ces phénomènes se sont développés graduellement, la situation a évolue au fur et à mesure des succès de vente de la Société.Les revenus des concessionnaires ont augmenté en relation directe avec les ¦¦ventes de la Société.Ainsi dans les con-' cessions les plus densément peuplées, les revenus générés ont crû jusqu’à des ni-' veaux inacceptables.Assez curieusement, sauf exception, ce sont ces concessions qui sont les moins bien développées, c’est la que l’on note le plus d’inefficacité et que l'on remarque la présence d’intermédiaires inutiles.Il se produit donc un phénomène économique qui semble parodoxal à première vue.En effet, le régime d’intéressement direct à pourcentage est habituellement générateur d’une meilleure productivité! Il apparaît cependant que cette formule incitative cesse d’être efficace dans les cas où il est possible de se faire un revenu très confortable et ce sans effort particulier.Cette possibilité de faire de bons revenus sans effort permet à certains concessionnaires de considérer leur concession comme n’étant qu’une source de revenus d'appoint qui, bien souvent, n’a rien à voir avec leur occupation principale.La productivité et le rendement en souffrent.Après comparaisons avec les conces- sions qui représentent l’activité et la source de revenus principales ou uniques de leurs détenteurs, nous sommes à même de conclure que ces dernières sont généralement mieux exploitées, surtout dans le cas des concessions générant des revenus moyens ou modestes.En somme, ceux dont c’est la principale entreprise et qui en tirent des revenus équitables, sont généralement plus intéressés et plus efficaces dans l’exploitation de leur concession.De toute évidence, ces concessionnaires n’ont pas les moyens de tolérer le gaspillage et us sont en outre intéressés à développer leur territoire et à améliorer leur sort.Les contributions financières diverses Là où les revenus des concessions sont excessifs et injustifiés, la tentation était grande de solliciter les concessionnaires à faire des contributions importantes à différents organismes à but non lucratif, charitable, politique, sportif ou autre.Par ailleurs, nous ne pouvons nous expliquer l’engagement par certains concessionnaires d’individus qui n’exerçaient en réalité que des fonctions accessoires ou pratiquement inutiles à l’intérieur des opérations de la concession.Ces situations ont d ailleurs fait l’objet d'enquêtes et des correctifs ont été appliqués.Notre étude et l’examen des états financiers nous ont de plus permis de constater que certains concessionnaires exerçaient des activités politiques ou contribuaient aux partis politiques.Bien que ces activités n’aient rien d’illégal en soi, ceci ne doit pas dispenser une Société d'Etat à but lucratif, telle Loto-Québec d’exercer un contrôle administratif rigoureux sur la performance et les activités de ses concessionnaires.Ce contrôle doit à notre avis, se doubler d’une révision des structures de revenus des concessions.Le choix des concessionnaires De la création de la Société à ce jour, nous n'avons pu trouver nulle part de règle ni de procédure établies pour l’attribution des concessions.Le processus actuel de la Société pour le choix de ses concessionnaires repose pratiquement sur l’unique décision du présiaent si l’on considère le pouvoir réel des commissaires dans la structure juridique actuelle.Le système de vente de billets par la Société au concessionnaire s’effectuant au comptant, la solvabilité des concessionnaires choisis a été semble-t-il un critère important.De plus, si l’on réfère à l’article XI du contrat “à la bonne conduite du distributeur qui doit se conformer aux normes de sécurité, d'honnêteté, d’intégrité et de bonne administration qui sont émises par la société”.Le choix fut donc subjectif au meilleur jugement des personnes qui ont eu la responsabilité des ventes de la loterie autant que son acceptation par le public nous permettent de constater qu’en pratique, il n’y a pas de corrélation entre cette méthode de choix et le succès financier de la Société.Nous avons vu précédemment que les lacunes se situent maintenant beaucoup plus au niveau de la gestion et du contrle.Nous ne croyons pas que l’attribution d’une concession même en fonction de critères politiques ou subjectifs, ou le fait de nommer les concessionnaires indentifiés au milieu local ou régional, ait tellement influencé la mise en marché des billets de loterie, d’autant plus que le réseau de distribution de la Société a vécu deux régimes politiques différents à ce jour.La tolérance de lacunes au niveau de l’exploitation des concessions et de la performance des concessionnaires se rattache beaucoup plus à la faible gestion de la Société quant au système de distribution., Après avoir étudié les systèmes de distribution tant des loteries d’états européennes que nord-américaines et les ayant comparés à différents systèmes analogues de l’industrie privée, nous n’avons pu y voir d’autre méthode que celle d’un choix subjectif basé sur un jugement humain.Nous verrons pourquoi plus loin.On doit cependant s’assurer que le jugement émis par les responsables de la Société soit orienté et soutenu par des critères de compétence, selon les besoins; nous en traiterons au prochain chapitre.Faiblesse des politiques de contrôle La Société a perçu son rôle comme étant au service des concessionnaires, considérant ces derniers comme le rouage central de tout le système.Cette philosophie de gestion s’est traduite par une politique de laisser-faire à l’égard des concessionnaires.La Société n’a pas de mécanisme et surtout pas de politique de contrôle à cet égard; les exemples sont d’ailleurs nombreux.Il y a peu ou pas de contrôle sur les budgets de promotion, sur les états financiers, sur la disponibilité du produit au consommateur et en général sur le rendement des concessionnaires.‘ Nous savons que les concessionnaires sont obligés de réserver Va de 1% de leurs ventes à titre de budget de promotion et de publicité.Effectivement, ils dépensent une partie de ce budget pour acheter le matériel de promotion mis à leur disposition par la Société mais pour le solde de ce budget, important dans certains cas, la Société n’exerce aucun contrôle sur la façon dont il est dépensé.L’expertise comptable que nous avons faite des états financiers des concessionnaires nous a révélé que ces budgets sont souvent utilisés à des fins autres que celles auxquelles ils sont destinés.Au poste “frais de représentation, de publicité et de promotion” nous avons même retrouvé des frais difficilement admissibles pour fins fiscales, puisqu’ils n’avaient pas toujours été encourus dans le but de gagner au revenu et n’étaient aucunement en relation avec l’exploitation et le développement de la concession.Dans d Autres cas, malgré qu’il y ait une utilisation bona fide de ces argents, il arrive que les promotions locales, n’étant pas coordonnées avec celles de la Société, on constate un dédoublement d’effort voire même une contradiction entre les programmes de promotion et de publicité.Les états financiers des concessionnaires Le contrat type signé par les concessionnaires les oblige a soumettre à la Société leur état financier annuel.Cependant, cette clause comme plusieurs autres n’est pas appliquée avec assez de rigueur.Ainsi lorsque nous avons demandé à la Société les états financiers de tous les concessionnaires, nous n’avons pu obtenir que moins de la moitié de ces états financiers pour l’année 1974 et pratiquement aucun pour les années antérieures.Encore là, certains de ces documents n’avaient “d’états financiers” que le nom, étant une seule feuille de papier contenant des chiffres non vérifies.Quant aux états financiers en bonne et due forme, il était souvent difficile d’en tirer tous les renseignements pertinents, puisque la Société n’impose aucune exigence particulière quant à la forme et la présentation de ces états financiers.Nous avons constaté des lacunes au niveau de la manutention des billets et ces carences sont responsables pour une bonne part, du manque de billets de loteries dans certains cas.Cependant, il arrive également que ce phénomène soit dû à la faute des concessionnaires qui se désintéressent de l’efficacité de leur concession.Il est évidemment difficile de départager les responsabilités, puisque la Société n’utilise aucun moyen sérieux pour évaluer le rendement des concessionnaires.Nous voulons cependant citer un exemple qui nous apparaît signif-catif.L’un des plus importants concessionnaires de la Province a pour politique établie de ramasser les billets invendus de ses détaillants plusieurs jours avant les tirages.D’une façon systématique, un nombre important de ses points de vente manquent de billets avant les tirages, dans les derniers jours, soit durant la meilleure période de vente.Soulignons que dans plusieurs cas, les détaillants de cette concession sont situés à moins d’un mille du bureau principal du concessionnaire; on ne peut donc invoquer l'éloignement dans ce cas.Selon un rapport interne de la Société, ce concessionnaire pourrait très facilement augmenter ses ventes de $500,000 par an en prenant des dispositions pour ue ses points de vente ne manquent pas e billets d’une façon chronique.Rappelons que sur des ventes de $500,000 par an, le revenu net supplémentaire pour la Société.serait de Tordre de $200,000.A notre connaissance, aucune mesure n’a jamais été prise par la Société pour corriger cette situation.Le rendement des concessionnaires Au cours de notre travail, nous avons noté l'inexistence de méthodes visant à contrôler d’une façon systématique et objective le rendement des concessionnaires sur le plan de la pénétration du marché et de la progression de leurs ventes.Aucune comparaison n’est faite entre le rendement des concessions présentant les mê- Maurice Custeau, père de Loto-Québec uiji.'’S-?-* i iiiiiiiimi.ii .©,00* O 00 COOC0O ¦ mes caractéristiques.Le système actuel de statistiques sur les ventes est non seulement inadéquat mais sous-utilisé par les gestionnaires de la Sociétés; celle-ci n’a pas senti le besoin de mesurer le rendement de ses concessionnaires.Mis à part le graphique des ventes totales par tirage et par loterie pour l’ensemble de la province, les seuls rapports de vente produits par le service de la statistique et utilisés par les gestionnaires de la commercialisation ainsi que par les agents de promotion, sont les suivants: a) Pour les loteries Mini, Inter et Super, le service de la statistique publie vers le 20 du mois un rapport de ventes par concessionnaire intitulé “Rapport Comparatif des Ventes” comprenant les données suivantes: le total des ventes de Mini, Inter et Super pour le mois précédant et pour le même mois Tannée antérieure avec indication du pourcentage d’augmentation; le nombre de points de vente per capita et le total des permis en vigueur dans le territoire de la concession; la comparaison de tous ces chiffres avec les moyennes provinciales.Ceci signifie qu’en moyenne, les résultats de vente de la Mini par concessionnaire ne sont disponibles que 5 semaines plus tard et donc beaucoup moins utiles que s’ils étaient disponibles chaque semaine dans les 10 jours suivant la période de vente.D’autre part, le système actuel ne permet pas d’evaluer le rendement d'un concessionnaire en fonction de quotas ou encore en fonction d’autres concessionnaires opérant dans des conditions analogues.b) Pour la Perfecta, la Société publie à chaque semaine les ventes par valideuse et les ventes par concessionnaire de même que le nombre de valideuses par-concessionnaire.Cependant, étant donné que d’une part les valideuses sont appelées à être déplacées d’un point de vente à un autre ou d’un concessionnaire à un autre, et que d’autre part, le système actuel ne fait pas le lien entre le numéro d’une valideuse et le numéro d’un détenteur de permis de Loto-Perfecta, il n’est pas possible de suivre dans le temps l’évolution des ventes pour un point ae vente donné et encore moins de' faire le (rapprochement entre les ventes Perfecta et les ventes M.I.S.pour un territoire donné.Dans le cadre de l'étude économétrique réalisée par le B.S.Q.à Tété de 1975, la Société a créé un fichier sur support magnétique des résultats de ventes M.I.S.par point de vente pour l’ensemble du territoire du Québec.Toutefois, ces données n’ont jamais été tenues à jour par la suite; ainsi elles n’ont pas été utilisées par la Société pour évaluer et suivre le rendement des concessionnaires.D’autre part, dans le but d’effectuer l’adressage du LOTOGRAM, publication destinée aux points de vente, la Société montait un fichier sur support magnétique comprenant les données de base de chacun des 14,000 points de vente du territoire.Toutefois, comme les systèmes administratifs ne permettaient pas la mise à jour systématique de ce fichier, on se retrouve aujourd’hui avec un fichier comprenant quelques 20,000 dossiers dont un important pourcentage concerne des permis périmés si bien que le fichier ne peut pas être utilisé pour recoupement avec les autres données pertinentes sur les points de vente.En août 1975, la Société implantait un système de contrôle des ventes par point de vente au niveau de chaque concessionnaire; ce système prévoyait que chacun d'eux préparerait pour chacun de ses points de vente une feuille de route où seraient inscrits, à chaque semaine, les ventes brutes, les retours et les ventes nettes par type de loterie pour chaque point de vente d'un concessionnaire donné.Cependant, il s’avère que le contrôle exercé par les agents de promotion sur ce travail a été nettement insuffisant et a eu pour résultat la préparation erronée et ’ incomplète des dossiers par les concessionnaires.De ce qui précède, nous devons conclure que les systèmes actuels de statistiques sur les ventes de même que la méthodologie de contrôle du rendement des concessionnaires sont tout à fait inadéquats et insatisfaisants.Le style de gestion La philosophie de la Société peut se résumer en une phrase que nous avons entendue de la bouche de plusieurs membres du personnel du haut au bas de l’échelle: .“Nous sommes au service des concessionnaires.” Des raisons historiques expliquent en partie cette attitude.Loto-Québec a été montée à partir de rien par une poignée d’hommes déterminés, avec l’aide dès concessionnaires qui, eux aussi ont fait oeuvre de pionniers.Avec ce que sorti maintenant les chiffres de vente de la Société et surtout la large acceptation des loteries dans le grand public, les concessionnaires ont cessé d’être la base du système.Ils devraient être considérés comme un rouage de la distribution qui se doit d’être efficace.D'ailleurs le style et la philosophie de gestion #de la Société devraient se rapprocher de ceux des dirigeants de la Ontario Lottery Corporation qui nous apparaissent plus conformes aux objectifs d'une entreprise à but lucratif, tels qu’explicités à la section D de l’Introduction du présent rapport.L’élément rentabilité d'une entreprise commerciale y est prédominant.Le concessionnaire doit répondre à des critères de performance et s’intégrer efficacement aux politiques de pénétration de marché, à titre d’intermédiaire d’un système de livraison du produit au grand public.D’ailleurs, même en faisant la part des choses et en tenant compte d'une densité de population plus grande et d’une configuration différente du territoire, les succès de la loterie ontarienne nous confirment qu'il faut reconsidérer les méthodes de commercialisation et de gestion de la Société.En effet, la Wintario existe depuis moins d'un an, elle n'opère qu'une seule loterie à $1.00 avec tirage à tous les deux semaines et ses ventes dépassent déjà les ventes totales de Loto-Québec qui compte quatre loteries, dont deux hebdomadaires.La Ontario Lottery Corporation réussit ce tour de force avec des moyens plus modestes; ainsi cette corporation compte un total de 46 employés, dont 4 ou 5 seulement s’occupent de la promotion des ventes.(1) Un concessionnaire MIS est un concessionnaire qui détient une franchise, dans un territoire donné, pour Mini-Loto, Inter-Loto et Super-Loto.Un autre réseau de concessionnaires existe pour Loto-Perfecta, même si les agents détaillants sont à peu près partout les mêmes.PARTICIPATION DE M.TRUDEAU À UNE CÉRÉMONIE.Il a été signalé que le Premier Ministre, M.Pierre E.Trudeau, se joindra à l’ancien délégué des États-Unis à l’O.N.U., M.Daniel Moynihan, lors d’une cérémonie commémorative le 12 juillet 1976, en l’honneur des athlètes israéliens tués à Munich en 1972.Nous demandons au nom de la justice des prières pour toutes les victimes du conflit au Moyen-Orient - hommes, femrr^s et enfants - indépendamment de leur race, religion ou pays d’origine-.Nous demandons également des prières et des démarches pour la mise en liberté de l’Archevêque Capucci et les milliers de prisonniers politiques palestiniens souffrant dans les.prisons israéliennes.Nous demandons surtout des prières et des démarches pour le rétablissement des droits de l’homme, de la paix et de la justice au peuple de Palestine.Les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient Le Comité Canada-Palestine La Fédération Arabe-Canadienne < { 6 • Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 la météa lluuuit 'f.mglon p'«( ipilolion houle piekiion g botte pieskion moiie H'oii (ioi» movve d'oif ihoud New 3 Ot loonv* Miorni pQ Hier dimanche le soleil brillait sur le bas St-Laurent mais partout ailleurs la journée fut sombre sans toutefois trop de pluie.Une perturbation venant du nord-ouest québécois séjournera sur la province pour plusieurs jours.Ce système procurera du temps plutôt couvert accompagné de quelques averses.La présence de cette dépression accentuera l’instabilité de l’air et ainsi augmentera le potentiel d'orage pour les prochains jours.Il y aura un léger refroidissement dans les températures pour les prochains jours à cause de la circulation d’air froid en provenance du nord-ouest.Ouaouais, Montréal, Laurentides: Nuageux avec quelques averses et risque d’un orage.Maximum près de 24.Aperçu pour mardi: ciel variable et possibilité d’averses.• Cantons de l’Est, Québec/Trois-Rivières: Nuageux avec quelques aver- ses et risque d’un orage.Maximum 22à 24.Aperçu pour mardi , plutôt nuageux et possibilité d’averses.• Abitibi, Chibougamau: Nuageux et pluie ou bruine passagère en matinée.Plutôt nuageux par la suite et quelques averses.Venteux.Maximum 18 à 20.Aperçu pour mardi: ciel variable.• Pontiac, Témiscamingue, Lac St-Jean, Haute-Mauricie: Nuageux avec quelques averses ou orages.Maximum lundi 20 à 23.Aperçu pour mardi.plutôt nuageux et possibilité d’averses.• Baie Comeau: Ennuagement graduel suivi de quelques averses.Maximum lundi 22.Aperçu pour mardi.plutôt nuageux et possibilité d’averses.• Sept-Iles, Gaspésie: Plutôt nuageux et quelques averses dispersées.’ Maximum lundi près de 22.Aperçu pour mardi.plutôt nuageux et possibilité d’averses.suites de la première page L’AFRIQUE NOIRE , pr du Conseil suprême des sports d’Afrique, est arrivé à Montréal en annonçant qu’il venait faire campagne auprès du CIO, réuni à Montréal, afin que la Nouvelle-Zélande soit exclue des Jeux de Montréal.Cependant le représentant de la Nouvelle-Zélande au Comité international olympique M.Lance Cross, a bien fait savoir que son pays n’avait aucunement l'intention de se retirer des Jeux et qu’il n’avait aucune raison de le faire puisqu’il avait respecté tous les règlements et statuts du CIO.Les Néo-Zélandais ont en général exprimé leur vif regret de cette tournure inattendue et dramatique et ils ont répété que les fédérations sportives néo-zélandaises étaient autonomes et n’étaient commandées ni par le gouvernement ni par le comité national Olympique, de sorte que la fédération du rugby pouvait organiser un tournoi en Afrique du Sud sans engager la politique nationale du pays.Ils s'évertuent aussi à dire que le gouvernement néo-zélandais dénonce officiellement la politique de l’apartheid et que cette politique est partagée par tous mais n’empêche pas la tenue de matches de rugby entre les équipes néo-zélandaises et sud-africaines.M.Cross a même déclaré que la Nouvelle-Zélande demanderait probablement au CIO de bannir les pays qui décideront de boycotter les Jeux de Montréal conformément aux règlements du CIO.Malgré cette menace, les représentants africains se sont réunis à l’hôtel Reine-Elizabeth, dans un salon adjacent de celui occupé par les membres de l’exécutif du CIO qui, eux, se penchaient sur le cas de Taiwan, aux fins de mettre au point leur stratégie.Bien que M.Ordia et les autres aient été fort discrets, il semblait qu’ils se préparaient à soumettre des propositions demain à la réunion des membres du CIO à Montréal.En 72 ils avaient obtenu l’expulsion de la Rhodésie.Entre-temps plusieurs représentants africains ne cachaient pas leur intention d’imiter les deux démissionnaires."J’espère, a dit le chef adjoint de la mission ni-gériene M.Lafteef Adegbite, que beaucoup de pays africains suivront l’exemple .12 juillet.par la Pretia Canadienne Jules César naissait il y a aujourd’hui 2,078 années.11 est né en l’an 102 avant Jésus-Christ.Il a donné son prénom Jules au mois où il est né.D’ou le nom de juillet pour ce mois.Jules César a été assassiné le 15 mars de l’an 44 avant J.-C.1806 — Napoléon établissait la Confédération du Rhin.1844 — Les églises catholiques au Canada se formaient en une province ecclésiastique.1967 — L’Université Columbia annonçait l’invention d’un nouveau genre de filtre pour la cigarette.1973 — Le président Nixon entrait à l’hôpital.de la Tanzanie et se retireront des Jeux olympiques de Montréal pour protester contre la présence de la Nouvelle-Zélande.” Outre le Nigéria, des délégués de Ki ‘ “ l’Ethiopie, du Kenya, du Maroc et de l’Ouganda ont exprimé aussi leur solidarité avec la Tanzanie et ITle Maurice et ils ont déclaré qu’une directive générale de LOUA serait certainement suivie unanimement par les pays membres qui représentent tout le continent africain à l’exception des pays blancs du Sud: Afrique du Sud et Rhodésie.Mais il semble que ce sont les gouvernements individuellement qui prendront les décisions à ce sujet au cours des prochains jours.On craint que le retrait d’un ou deux autres pays n’entraîne tout le mouvement africain, ce qui ferait perdre aux Jeux de Montréal non seulement de très grands athlètes mais aussi toute une partie inestimable de l’image internationale essentielle à la tenue de cet événement.Plusieurs athlètes des pays en cause sont déjà installés au Village olympique de même que les Néo-Zélandais.LES DÉMOCRATES mémorable.Mais il y manque un ingrédient essentiel: le “suspense”.Les deux grandes chaînes de télévision, CBS et NBC, ont décidé de diffuser chacune des quatre séances de la convention d’un bout à l’autre.Mais leurs responsables redoutent que le public, lassé par une ferveur un peu monotone du fait qu'un seul homme, ayant déjà éliminé tous ses rivaux, en sera l’objet, ne se branche sur la troisième chaîne, ABC, celle-ci plus sélective, ne montrera que les meilleurs morceaux, au milieu des matchs de baseball et des feuilletons habituels.L’ordre de parole des ténors est déjà connu : de fait après le coup de marteau d’ouverture donné à 20 h 00 locales par le président du Parti démocrate, M.Robert Strauss, le premier discours “majeur” sera prononcé par le sénateur John Glenn.A ses mérites d’astronaute et d’as aux multiples victoires de l’aviation militaire, il joint ceux de représenter au Sénat un État, l’Ohio, dont les voix électorales peuvent être décisives en novembre.Ce ce fait, beaucoup le considèrent comme le choix le plus logique de Jimmy Carter pour être son coéquipier pour la vice- {résidence, et l’on cherchera dans son al-ocution des “clefs” quant à ses chances.Le programme de la seconde journée, qui commence exceptionnellement dans 1 après-midi, ne fournit guère comme plats de résistance que trois discours de personnalités qui, chacune dans son genre et pour des raisons diverses, retiennent l’intérêt: le représentant Peter Rodino, héros du procès inachevé de destitution de Richard Nixon au Congrès et que ses amis ont mis en avant, parmi d’autres, comme candidat de choix à la vice-présidence; le sénateur George McGovern, qui amena en 1972 le Parti démocrate au pire désastre électoral de son histoire; et enfin le malchanceux sénateur Hubert Humphrey qui a perdu cette année, faute de s’etre décidé à se lancer dans la mêlée des primaires, sa dernière chance d’accéder à la Maison-Blanche.Mais l’on verra encore bien d’autres ténors du parti: le gouverneur George Wallace, éliminé de la vie politique nationale par Carter, dans son fauteuil d’infirme, le sénateur Edward Kennedy, tous les vaincus des primaires.Cnacun viendra montrer, par sa présence que cette année, contrairement à 1968 et a 1972, le Parti démocrate a véritablement retrouvé son unité, et se prépare, avec le maximum de chances de succès, à reconquérir la Maison-Blanche; Le mercredi est, bien sûr, le grand jour: celui de la présentation “des” candidats à la présidence, et de la désignation du vainqueur.Peut-être le jeune gouverneur de Californie Edmund Brown, qui a mené un combat brillant dans la dernière phase des primaires, fera-t-il un baroud d’honneur, s’il trouve, pour le soutenir, des personnalités n’appartenant pas à la délégation de son propre État.Toujours est-il que le “chiffre magique” de la majorité requise de 1,505 pour Carter sera largement dépassé dès le premier tour de scrutin et, à 11 h 30 du soir, heure limite pour les téléspectateurs de la côte est, heure de pointe pour ceux de l’ouest et du Middle West, selon le programme officiel déjà distribué, “la présidence annonce le nom du candidat investi”.Dans ce scénario trop bien réglé, Carter est désigné, par acclamations, dans l’euphorie traditionnelle des hurlements de joie, des lancers de ballons et des sourires des jolies filles bien que l’on ait renoncé.depuis 1968, aux interminables “pandemoniums” des anciennes conventions.Et, tard dans la nuit, sur Time Square illuminé, dans les boîtes à strip tease et dans les bras des call-girls, les délégués célébreront l’événement historique dont ils sont les auteurs anonymes.Le dernier jour, jeudi, non sans que des indiscrétions de couloir n’aient révélé prématurément le nom mystérieux, la convention approuve, pour la vice-présidence, le choix de Jimmy Carter.Et a 22 h 30 locales, le discours d’acceptation, que celui-ci a amené de Plains, où il l’a rédigé avec la collaboration de son principal “speech writer”, Patrick Anderson, et d’un ancien de l’équipe de Johnny Kennedy, Theodore Sorensen, constitue le coup d’envoi de la campagne présidentielle proprement dite.LE CIO CAPITULE de Koura (au nord-est de Tripoli), jusqu’alors tenu par les chrétiens progressistes.Dans le sud di Liban, les Palestiniens ont déclaré que l’artillerie syrienne avait ouvert le feu sur Saida et plusieurs villa- cause entretenaient l’espoir de trouver une solution y compris M.André Bisson-nette, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures du Canada, qui affirmait que jamais le CIO n’avait brandi la menace d’annuler les Jeux relativement au statut de Taiwan.A Munich les athlètes formosans se présentaient sous la bannière de Taiwan puisque le gouvernement allemand reconnaissait leur gouvernement mais à Rome ils avaient porté une banderole disant: "Nous participons mais en protestant”.Il semble qu’à Montréal ils seront carrément absents.LIBAN-NORD ban.Les camps palestiniens de la région, selon des sources dignes de fois, seraient, d’autre part, violemment bombardés.Selon la radio progressiste, les troupes syriennes auraient essayé de pénétrer dans le camp de Nahr Bared (au nord de Tripoli) mais ont été repoussées.“Plusieurs chars et des véhicules blindés, selon la même source, ont été détruits”.Les forces chrétiennes ont annoncé hier matin la chute entre leurs mains des villages d’Enfe et Batroumine, à une dizaine de km.au sud de Tripoli.Selon la radio progressiste, les forces “isolationnistes et syriennes” auraient réussi à faire une percée dans ces villages dont la chute menacerait directement Tripoli (contrôlée par les forces palestino-progressistes).La capitale du Liban-Nord serait, en effet, ainsi encerclée de toutes parts par la coalition chrétiens-Syrie: les troupes syriennes se trouvent déjà dans l’Akkar, à la sortie nord de la ville, ainsi qu’au large de la côte.En outre, les villages de la montagne, à l’est de la ville, sont tenus par les chrétiens qui se sont également assuré la semaine dernière le contrôle du plateau t pli ges des environs, faisant de nombreuses victimes dans la population.En outre, les pompiers tentent toujours de maîtriser l’incendie de la raffinerie de Zahrani, près de Saida, qui, selon les Palestiniens, a été provoqué par l’artillerie syrienne.La nuit fut également chaude sur le front du centre, la vieille ville de Beyrouth, ainsi que dans la banlieue sud et sud-est.Quelques obus sont tombés dans les quartiers résidentiels est et ouest de la capitale, tandis que des incendies continuaient à faire rage dans le port.Une intense fusillade, a éclaté, hier en début de soirée, à Beyrouth-Ouest dont le ciel, dans un vacarme assourdissant, a été sillonné par les balles traçantes des armes de gros calibres.Ces tirs de joie avaient été déclenchés à la suite de la propagation d’une rumeur selon laquelle le chef de l’Etat syrien, le général Hafez Assad, avait été renversé par un coup d’Etat.La nouvelle s’est avérée fausse et, estime-t-on généralement, l’erreur venait d’une mauvaise interprétation de l’annonce, par Radio-Damas, de la mort à la suite d’un attentat à la bombe d’un dirigeant baassiste syrien, M.Ahmad Ezzaoui.Sur le plan politique, l’attention se tournait hier vers Damas où s’est rendue une importante délégation chrétienne libanaise.Forte de six membres, cette délégation a fait avec les dirigeants syriens le point de la situation à la veille de la réunion au Caire des ministres arabes des Affaires étrangères.L’Imam chiite, Moussa Sadr, s’est également rendu samedi dans la capitale syrienne dans le même but.Avant son dé- Çart l’imam Sadr s’est entretenu avec M.asser Arafat, président du comité exécutif de l’organisation de libération de la Palestine.En annonçant, à la veille de la réunion de la ligue arabe, la prise de Tall Zaatar, les forces chrétiennes ont voulu, estime-t-on, couper court à toute discussion sur cette question au Caire.Même si des foyers de résistance continuent à subsister, la droite libanaise soutiendra que cette région est totalement sous son contrôle et qu’il est donc inutile, par exemple, de discuter de l’envoi éventuel de “casques verts” arabes à Tall Zaatar.Menace de débrayage à la CP TORONTO (PC) — Le comité de négociations de la Guilde canadienne du journalisme — Canadian Wire Service Guild — recommande aux syndiqués de la Presse canadienne et de “Nouvelles Télé-Radio” de rejeter le rapoort que le commissaire à la conciliation a fait relativement à la conclusion d’une convention de travail entre ces parties.Et il leur demande de l’autoriser à faire tout ce qui sera opportun, “y compris une grève,” si un accord n’est pas conclu avec la partie patronale.“Nouvelles Télé-Radio” est une filiale de la Presse canadienne.Un représentant de la Guilde, Jerry Macdonald, a déclaré dimanche à Toronto que ce syndicat et la coopérative nationale de nouvelles qu’est la PC ne s’étaient pas entendus jusqu’ici relativement à la securité syndicale.Dans son rapport de 28 pages, le commissaire à la conciliation, George Ferguson, propose une entente patronale-syndicale, où entrent des compromis, et qui porte sur divers sujets, notamment la procédure de griefs et les salaires.Les membres de la Guilde à la PC et à sa filiale sont au nombre d’environ 275.Ils auront acquis le droit à la grève le 14 juillet.La menace de grève persiste à Téléglobe Même si les cadres de Téléglobe pouvaient, techniquement, retransmettre pendant un certain temps les reportages sur les Jeux olympiques, il est possible qu’ils n’aient rien à retransmettre.Le syndicat Nabet a en effet rappelé au président de Radio-Canada qu’une clause de leur contrat de travail empêche les techniciens d’alimenter une compagnie dont l’unité de négociations est en grève légale.Or, tous les techniciens de l’ORTO, organisme chargé des reportages sur les Jeux, sont membres de Nabet et prêtés par la Société Radio-Canada pour la duree des Jeux.Le président de Nabet, M.Jean Benoit, ' entraîner Canada.Dans un tel cas, ce ne seraient Plus seulement les téléspectateurs de Europe et du tiers monde qui seraient privés de la retransmission des jeux, mais également les téléspectateurs canadiens.Cependant, dans la journée de jeudi, à la Chambre des Communes le ministre J.Choquette rencontre les “sinistrés” olympiques M.Jérôme Choquette a demandé à rencontrer, ce midi les “sinistrés olympiques”.La visite du président du PNP, egalement fondateur de la Régie des Loyers, donnera lieu à un débat sur toute la question du logement à Montréal.Les organisateurs précisent que cette rencontre, de 13 à 15 h., sera ouverte au public, à l’Hôtel des sinistrés, 2237 rue Fullum.Le groupe des “sinistrés olympiques” profite de l’organisation des Jeux pour sensibiliser la population de Montréal à la crise du logement.Une trentaine de familles, depuis deux semaines, logent dans les deux ecoles J.B.Meilleur et Gabriel Souart.A ce jour, le PNP est le deuxième parti politique, après le R.C.M., à s’intéresser à cette question du logement pour des familles particulièrement défavorisées.Jeudi dernier, deux députés, le représentant libéral du comté à Québec, m.Jean-Claude Malépart, et le représentant conservateur à Ottawa, M.Jacques Lavoie, participaient à une manifestation devant l’Hôtel de Ville, mais ils ont précisé qu’ils le faisaient à titre personnel.Priorité à la femme enceinte OTTAWA (PC) — Les femmes enceintes devraient bénéficier de la priorité pour être vaccinées contre la grippe porcine.C’est ce qu’a recommande le Comité national sur les agents immunisants dans un rapport destiné au ministre de la Santé, M.Marc Lalonde.Formé de 11 spécialistes médicaux canadiens, ce comité estime que les femmes enceintes courent de plus grands risques de contracter la grippe porcine que les autres femmes.C’est ce qu’a déclaré le directeur général du Laboratoire central pour le contrôle des maladies, le Dr John Abbatt.Le comité a également recommandé qu’on administre d’abord un double vaccin, contre la grippe porcine et l’agent grippal Victoria A, aux personnes atteintes de maux respiratoires chroniques et de maladies du coeur ainsi qu’aux citoyens âgés de plus de 65 ans.Les infirmières: l’impasse est totale Malgré quinze heures de négociations en comité restreint samedi et dans la nuit de dimanche, aucun progrès n’a été fait dans les négociations entre la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec et le comité patronal de négociaitons des affaires sociales (CPNAS) — les deux parties ont maintenant rompu toute négociation.Dans un communiqué d’une rare sévérité, le comité patronal dénonce l’intransigeance de la partie syndicale.Son président, M.Paul Pleau, a lancé un appel aux infirmières, leur demandant de se désolidariser du “commando” qui dirige leur fédération syndicale.De son côté, la FIIQ prétend avoir fait, dans la nuit de samedi à dimanche, des compromis qui la ramènent dans certains cas, en deçà du statu quo de l’ancienne convention, particulièrement sur la question de la mobilité.La Fédération terminait son communiqué, dimanche matin.les atomisés de l’An O.CTO/MPLfcT-EMKJOT ZiNlZi K) (.foiuiE DES «SReiODKciRs/.OUE SE POS- H à IMAÛÎME : CETTE F-Uu* VEUT COAiSTRcri^E UM ST^DE ' Oui / i !.8 S'ÈGES 7 TJ i^ygtggagi des Communications avait admis qu’”il n’existe aucune garantie que les Jeux puissent être retransmis de la façon dont on espérait mais des dispositions ont été prises pour assurer le maintien des services essentiels”.Le syndicat des télécommunications transmarines nie que la retransmission des émissions et des dépêches des agences de presse sur les Jeux olympiques puissent être considérés comme “un service essentiel”.Cependant, le président assure qu’il respecterait un “ordre légal ”.Il ajoute qu’une telle intervention du gouvernement canadien signifierait qu’il “brise une grève légale” ce que, rappelle-t-il, il n’a jamais fait jusqu’ici.Le syndicat ne semble pas tellement tenir à une grève dont les répercussions internationales seraient exceptionnelles.Un porte-parole de Téléglobe a confirmé que le syndicat des 350 techniciens a demandé vendredi matin à rencontrer la compagnie.Le syndicat a alors fait savoir qu’il réduisait ses demandes de 23 à 21% mais, devant la décision de Teleglobe de s'en tenir à 13.9%, les négociations ont immédiatement été rompues quelques heures plus tard, le porte parole des techniciens, M.Raymond Rizos, annonçait que la grève était “imminente”, qu’elle aurait lieu “avant la fin de cette semaine .tout en ajoutant, “s’il n’y a pas de contrat signé”.De son côté, Madame Jeanne Sauvé a rassuré, vendredi, les parlementaires à Ottawa en affirmant qu’un accord était possible “avant le 17 juillet”.Téleglobe maintient sa position qui est de rester dans les limites fixées par la Commission Pepin.En ce qui concerne la question de la prime au bilinguisme, Teleglobe refuse le 10% de prime demandé par le syndicat mais offre, à tous les employés devant traiter avec le public, des cours de langue payés sur le temps du travail.S’il y avait grève cette semaine à Teleglobe, ce serait la première en vingt six ans d’existence de la Compagnie.Accident mortel sur l’autoroute Un accident mortel est survenu, tôt hier matin, sur l’autoroute de l’Estrie, à la hauteur de Saint-Césaire, quand une auto a frappé de plein fouet le pilier d’un via-duc qui enjambe cette voie rapide.La victime, qui était seule dans son véhicule, a été identifiée comme étant M.Jean Lafontaine, âgé de 31 ans, domicilié au 6345, rue Rouge-gorge, à Sainte-Rose-de-Laval.I DÉCÈS Notez s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche : i à 4:30 p.m.ROBIDOUX, Romain.— A Montréal, le 10 juillet 1976, à l’âge de 59 ans est décédé M.Romain Robidoux, président de la Canadian Breeding Lab, St-Constant, époux de Madeleine Prétontaine, père de Louyse, Denis et Monique, ses soeurs Marguerite (Gérard Dubuc), Cécile (Fernand Bellefleur) et Alice, ses frères Paul (Raymonde), Anatole, Gustave (Fleur-Ange), ses belles-soeurs et beaux-frères, M.et Mme R.Roussel, M.et Mme R.Préfontaine, M.et Mme L.Préfontaine, M.et Mme J.Préfontaine, M.et Mme A.Préfontaine.Les funérailles auront lieu mardi le 13 juillet 1976.Le convoi funéraire partira des Salons Poissan & Fils Ltée, 180 St-Pierre, St-Constant, pour se rendre à l'église St-Constant où le service sera célébré à 10 heures et de là au cimetière crématoire Mont-Royal.Au lieu de fleurs, dons à la Société Canadienne du Cancer.en demandant à la partie patronale d’accepter une rencontre en présence de la presse.Parmi les négociateur patronaux, hier soir, on se refusait à dévoiler la teneur exacte de la décision qui sera prise dans la journée, après une analyse de la situation.Il ne fait pas de doute, à entendre leurs commentaires et surtout en voyant le ton de la déclaration du président du CPNAS, que “les chances d’un réglement négocié sont quasi inexistantes”.Certains membres au CPNAS favorables à une intervention dès le début de la grève, dénoncent “la situation cahotique” à laquelle font face les hôpitaux.Ils estiment que le “coût social d’un règlement négocié est devenu trop élevé.” L’Association des hôpitaux, qui avait menacé la semaine dernière de demander la convocation du Parlement aujourd’hui, si les deux parties n’en étaient pas arrivées à une entente, a convoqué, pour ce matin, une réunion spéciale avec “toutes les parties intéressées” La journée sera donc décisive dans le secteur des affaires sociales aujourd’hui, apres cet échec des négociations de la dernière chance.Le CPNAS affirme que ses offres, acceptées par la FTQ et la CSN, sont “acceptables’’ et accuse la Fédération des infirmières de vouloir mener une lutte de prestige “pour faire mieux que la CSN”.Hier soir, les infirmières se disaient toujours prêtes à négocier.L’éventualité d’une loi spéciale ne provoquait aucun énervement.Les porte-parole de la FIIQ estiment cependant qu’après trois semaines de grève, il faut “tenir compte du moral des troupes", suggérant ainsi qu’une loi spéciale ou un Decret ne seraient pas forcement défiés, comme l’ont été la semaine dernière les injonctions signifiées à chacun de leurs membres individuellement.Hier soir à 20 h 30, les urgences de 16 hôpitaux de Montréal étaient toujours fermées incluant celles d'importants hôpitaux comme Sainte-Justine, Notre-Dame, l’Hôtel-Dieu, l’hôpital de Verdun, etc.Décès du Frère Robert Lavlctoire, c.e.v.Le Frère Robert Lavlctoire est décédé au Centre Champagneur, Joüette, samedi le 10, à l’âge de 77 ans.Né à Sainte-Félicité de Clarence Creek, le 25 février 1899, il était le fils de Moïse La-victoire et de Yvonne Asselin.Le défunt, entré chez les Clercs de Saint-Viateur le 1er septembre 1926, avait prononcé ses premiers voeux le 6 janvier 1929 et ses voeux perpétuels le 6 janvier 1932.Le Frère Lavictoire, préposé aux travaux manuels, avait passe toute sa carrière à Juliette soit au Séminaire, au Scolasticat St-Charles et surtout au Noviciat Saint-Viateur, à la Maison provinciale et à la Maison Champagneur où retiré depuis quelques années, il vient de s’éteindre après une assez longue maladie.Il laisse dans le deuil 2 demi-frères: Christophe et Gaétan, une demi-soeur: Mme Armand Boissonneault, des neveux et nièces.La dépouille mortelle du Frère Lavictoire est exposée à la Maison provinciale des Clercs de Saint-Viateur à Jo-liette où les funérailles auront lieu lundi le 12 à 2 h 30 p.m.suivies de l’inhumation dans le cimetière de la communauté.I i Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 • 7 informations Internationales " " ' ' " ' "" i i f Afars et Issas s’affrontent à Djibouti: 13 morts, 49 blessés Le corps du substitut du procureur de Rome gît désarticulé et ensanglanté à la portière de sa voiture, après que deux inconnus aient arrosé sa voiture de rafales de mitraillette samedi.Les assassins ont laissé près des lieux du crime un tract signé Ordre Nouveau, organisation clandestine d’extrême-droite, qui accuse le procureur, M.Vittorio Occorsio, d’avoir ‘‘persécuté’’ Ordre nouveau par opportunisme et ambition personnelle.Les témoins ont déclaré aux policiers qu’une voiture de couleur claire avait contraint le magistrat, qui venait de quitter son domicile, à s’arrêter.Deux hommes en étaient descendus et ils avaient ouvert le feu sur M.Occorsio à travers le pare-brise.Au moins 25 douilles ont été retrouvées sur le sol.Un témoin a indiqué qu’avant de prendre la fuite, les assassins du substitut avaient ouvert la porte arrière de sa voiture et pris quelque chose sur le siège arrière.(Téléphoto AP) Les Espagnols manifestent en faveur de l’amnistie politique MADRID (Reuter) — La police madrilène a fait usage de gaz lacrymogènes et de bombes fumigènes pour disperser une manifestation gauchiste en faveur de l’amnistie politique organisée hier en dépit d’une interdiction gouvernementale.Aux cris d’ “Amnistie, liberté”, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées dans la principale artère commerçante de la capitale, au centre de la ville, avant d’être prises en chasse par les policiers.La câmpagne favorable à l’amnistie des détenus politiques a pris, de l'ampleur à travers le pays depuis la nomination du nouveau premier ministre, M.Adolfo Suarez Gonzalez, il y a une semaine.Selon des sources judiciaires, 17 personnes ont été arrêtées samedi soir dans la banlieue ouvrière de Vallecas, où avait lieu une collecte de signatures pour l’amnistie politique.Une femme a été tuée vendredi soir à Santurce, près de Bilbao, par les balles de deux gardes civils qui avaient ouvert le feu sur des manifestants favorables à l’amnistie.A Séville, une quinzaine de milliers de manifestants ont défilé dans les rues pen- dant une heure en scandant “Amnistie, liberté”.La manifestation avait été autorisée par le gouverneur et les brigades anti-émeutres de la police y ont assisté sans intervenir.L’avocat madrilène Felipe Gonzalez, secrétaire-général du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) avait pris la tête du cortège dans lequel on voyait de nombreuses banderoles des commissions ouvrières.La presse espagnole laisse entendre que le gouvernement pourrait atténuer son attitude rigide à l’égard du parti communiste en légalisant les commissions ouvrières qui jouissent d’un soutien croissant parmi les ouvriers de l’industrie et les mineurs.Cinq membres du PSOE ont cependant été arrêtés à la fin de la manifestation à Séville.Parmi eux figure le journaliste Carlos Zayas, porte-parole du parti.A Pampelune, la police a fait usage de balles en caoutchouc et de grenades lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes qui manifestaient en faveur de l’amnistie.Les manifestants, mêlés aux nombreux touristes venus assister aux fêtes de la Saint-Firmin qui marque l’ouverture de la saison tauromachique, scandaient également des slogans hostiles à la monarchie et protestaient contre la mort d’une femme vendredi à Santurce, près de Bilbao.Les incidents ont été nombreux et violents depuis le début de la semaine; outre divers accrochages avec la police, les manifestants ont brûlé des drapeaux espagnols et interrompu plusieurs courses de taureaux.Enfin, la grève des postiers espagnols, qui durait depuis cinq jours est terminée, indiquait-on de source syndicale samedi à Madrid.L’accord mettant fin au mouvement, conclu à l’issue de négociations qui se sont poursuivies tard dans la nuit, prévoit une augmentation immédiate des salaires mensuels de 3,000 pesetas et une seconde hausse de 18 pour cent en septembre.Plus de 8,000 postiers ont participé à la grève dans 14 grandes villes d’Espagne, des millions de lettres et de paquets se sont empilés ces derniers jours dans les centres de tri postaux et les services télégraphiques ont été paralysés.PARIS (Reuter) — Des renforts de police ont pris position près des cimetières de Djibouti pour prévenir toute explosion de violence aux obsèques des treize personnes tuées samedi au cours d’affrontements entre les deux principales ethnies du territoire français des Afars et des Issas (TFAI) déclarait-on de source autorisée à Paris.Les dirigeants politiques de la dernière enclave française en Afrique, notamment ceux de l’opposition, ont assuré M.Camille d’Ornano, haut-commisaire français du territoire, qu’ils feront leur possible pour assurer le maintien de l’ordre.Un couvre-feu du crépuscule à l’aube sera encore maintenu pendant quelques jours dans le TFAI, ajoute-t-on de source autorisée.Les incidents de samedi ont commencé par une escarmouche entre* partisans de l’Union nationale pour l’indépendance, parti de M.Ali Aref, président du conseil de gouvernement, et militants de la Ligue populaire africaine pour l’indépendance (LPAI).formation d’opposition, dont l'assise politique repose sur la population Issa.Trois personnes ont été tuees dans l’incendie de la maison du frère de M.Aref.De violents combats ont ensuite éclaté entre Afars et Issas.La police a dû charger à l’aide de grenades lacrymogènes pour séparer les adversaires.Après avoir annoncé son intention d’accorder l’indépendance à ce territoire, qui occupe une position stratégique à l’entrée de la Mer Rouge, la France a retiré en partie son soutien à M.Aref en recherchant le contact avec les mouvements d'opposition.} Lorsqu’en décembre dernier, la France a annoncé sa décision, M.Aref, convaincu de la nécessité d’une aide économique et militaire française au nouvel Etat, semblait assez fort pour poursuivre sa politique de coopération avec Paris.La France souhaite opérer un transfert pacifique du pouvoir par le biais d’un référendum sur une constitution et enfin l’indépendance.Mais la LPAI a intensifié sa campagne contre le président du conseil de gouvernement, lui-même un Afar, incitant la France à ouvrir des conversations avec elle.M.Aref a donné alors le sentiment de perdre une partie de son imfluence au sein de sa propre formation qui a signé une déclaration avec les partis d’opposition sur l’accession de Djibouti à l’indépendance.Signée le mois dernier, elle marque l’engagement d’obtenir une réelle indépendance mais de rechercher également la coopération avec la France.De source informée, on souligne que l’atmosphère était tendue à Djibouti de- puis le retour de l’Ile Maurice de M.Ali Aref.Selon le correspondant de la radio française à Djibouti, les affrontements ont commencé après une réunion des dirigeants de l’opposition.Quelques heures plus tard, un groupe d'Issas s’est rassemblé devant la maison de M.Abdallah Aref, frère de M.AU Aref.Ils ont mis le feu à la maison, faisant trois morts et blessant M.Ardallah Aref qui est parvenu à s’échapper, a ajouté le journaüste.Les émeutiers on empêché les pompiers de s'approcher du brasier pendant que d'autres groupes d’Issas attaquaient le quartier Afar.Le correspondant rapporte avoir vu des Issas lapider à mort un vieillard.La police est intervenue avec des grenades lacrymo- gènes pour séparer les Issas et les Afars engages dans une violente bataille.Les forces de l’ordre ont également fait appel à des héücoptères pour leur permettre de contrôler la situation.Les Issas sont environ 60,000 sur une population totale de 125,000 personnes dans le territoire et constituent le principal soutien de la Ligue populaire africaine pour l'indépendance (LPAI) partie d’opposition conduit par M.Hassan Ghouled, adversaire poütique de M.Aref qui appartient à l'ethnie afar.Ces troubles sont les plus graves qui ont jusqu’ici opposé les deux groupes ethniques du territoire et font planer des doutes sur la capacité du territoire de vivre l’indépendance à laquelle il est promis dans (a paix.Panagoulis aurait bien été assassiné ATHENES, (d’après Reuter et AFP) — Le député grec Alexandre Panagoulis, qui a trouvé la mort dans un mystérieux accident de la route le 1er mai dernier près d’Athènes, aurait bien été assassiné.C’est ce qu’à affirmé au magistrat chargé de l'enquête un témoin de la dernière heure qui a imputé le meurtre à une organisation d’extrême-droite appelée “Araignée” (Arachni).Le témoin, M.Georges Leonardos, a déclaré qu’un médecin de Salonique a tenté en janvier dernier de le faire entrer dans l’organisation qui s’est assignée comme objectif “de reagir à la politique de style Gaulliste de M.Constantin Cara-manlis”.La tactique de l’Araignée consiste à intimider certains hommes politiques par des menaces téléphoniques, la destruction de voitures et des attentats à l'explosif.Ces révélations font les grands titres de la presse de l’opposition qui a toujours penché pour la thèse de l’attentat.Elle estimait que M.Panagoulis en savait trop sur les anciens dirigeants de la junte militaire comme sur les hommes politiques du régime actuel.Un membre de l’organisation aurait confié à M.Leonardos le 5 mai qu’elle ne souhaitait pas tuer le député mais simplement lui faire peur.Mais les hommes chargés de l’opération ont raté leur coup et l'ont tué par erreur.Selon le témoin, M.Andreas Pa-pandreou, leader du mouvement panhel-lénique (opposition) serait le prochain sur la liste de l'Araignée.La presse locale fournit des “détails” dont il ressort que le témoin Leonardos avait été impliqué dans le meurtre de Griogrios Lambrakis (affaire Z), en 1963.Il avait été condamné à dix mois de prison.Toujours selon la presse, l'Araignée serait financée par un certain “Antonio” ressortissant italien, néo-fasciste.Elle aurait été fondée en janvier 1975 dans le but de semer le trouble en adressant des menaces anonymes à des personnalités de gauche et d extrême-gauche notamment.Un des principaux membres de l'organisation serait un médecin de Salonique, ancien membre du groupe d’extreme droite de l’EKOF Tors de l'affaire Lambrakis.Ce médecin serait actuellement à Londres .Un autre membre important de l’organisation serait un nommé Antoine Michalopoulos, 45 ans, Chypriote, membre de l'organisation terroriste Eoka-B.Michalopoulos a été dénoncé nommément par le “témoin” Leonardos.M.Leonardos a été placé sous la protection de la police à sa demande.Il poursuivra aujourd'hui sa déposition devant le magistrat.Si les journaux de l’opposition se félicitent de ce témoignage inattendu qui renforce leurs convictions, il n’en va pas de même pour la presse de droite qui estime, c’est le cas de Eleftheros Cosmos, qu’il s'agit d’un complot communiste destiné à créer des désordres et à détourner l'attention de l'opinion publique des activités du parti qui consistent à saper le régime actuel.La Guyana, entre deux voisins aux appétits économiques féroces_ Dans la récente campagne de presse orchestrée contre le gouvernement de Georgetown après l’épisode cubain du conflit de l’Angola, il convient de cerner les motifs possibles de l’hostilité qui se manifeste: a) les convoitises économiques: Dans un monde où ont surgi comme des préoccupations essentielles l’écologie et la raréfaction de nombreuses matières premières, on discerne aisément ce qui a pu attirer sur la Guyana une attention assez inquiétante: son territoire même, vierge dans une large mesure, à peu près indemne de toute pollution et pratiquement dépeuplé (3 habitants au km2!), ses terres disponibles aptes pour presque toutes les cultures tropicales, les richesses du sous-sol, les abondantes réserves forestières, les eaux douces disponibles en quantité et, c’est un aspect à prendre désormais en considération, l’énorme formation d’oxygène.Ainsi apparaît une énumération de produits devenus rares ou dont, de toute façon, les grandes puissances (en fait ou à l’état potentiel) recherchent le contrôle: le bois, la bauxite, le manganèse, les denrées alimentaires et lés terres pouvant les produire.Pour un pays détenteur de richesses convoitées et ne disposant pas de moyens puissants de défense, il va devenir aussi difficile de survivre dans le monde de demain qu’au Moyen-âge pour un homme portant de l’or et se risquant la nuit dans une forêt.Les revendications du Véné-zuéla procèdent de l’histoire an- -par- XAVIER USCATEGUI correspondance particulière «LES DROITS DU FRANÇAIS AU CANADA DOIVENT ETRE CONQUIS MOT PAR MOT.POUR MIEUX COMPRENDRE LES COMPORTEMENTS LINGUISTIQUES DU QUÉBEC D’AUJOURD’HUI.IL EST INDISPENSABLE D’EN CONNAITRE D'ABORD LES DIMENSIONS HISTORIQUES.Un volume de 770 pages $14 50 nijQ Les Presses de ( Université du Quebec |_n_rvj ^ p 250.Surt'trrsale N.NJo.ilrr.tl H:\ 'M4 ^ \ï\ JK2-W4 1465.ftie Dtiroihcr.loc.il 06.Montreal cienne du continent.Elles se sont manifestées comme les plus spectaculaires, visant à l'appropriation des deux tiers de la superficie sous l’autorité de Georgetown.Mais il est probable qu’elles ne sont plus les plus dangereuses.Les prétentions de Caracas sont en voie de se trouver équilibrées par celles du Brésil, pays se montrant, depuis l’époque des “Bandeirantes”, comme un insatiable a valeur de territoires étrangers, à peu près tous ses voisins, et en particulier la Bolivie, ayant payé les frais de ses appétits.On remarquera pourtant que les 232.000 km2 de la Guyana ne représentent pas grand-chose pour son gigantesque voisin de 8.511.000 km2.L’ennemi principal, pour Georgetown, se situera désormais sans doute ailleurs qu’aux détours de la classique géopolitique du Vénézuéla et du Brésil, bien qu’il soit présent de façons diverses dans ces deux pays.L'une de ses manifestations les plus dangereuses se découvre probablement avec les revendications territoriales exprimées par le gouvernement ae Suriname.Ce gouvernement représente-t-il en l’espèce autre chose qu’un porte-parole?b) la politique économique: Le gouvernement de Surinam a exprimé des revendications sur une zone de 15.000 km2, précisément dans la région de l’E-sequibo, là où se concentrent les principales réserves de bauxite qui constituent Tune des sources essentielles des exportations nationales.On peut assurer que ce n’est pas en vertu de droits historiques, même si, bien entendu, les juristes ont été appelés à tisser une argumentation ad hoc.Depuis quelque temps, le régime de Forbes Burnham s’est engagé dans une politique de nationalisations de compagnies étrangères qui a été décrite, dans un entretien avec le Jornal do Brazsil (voir ce journal, 7 mars 1976), par l’ambassadeur de Guyana a Brasilia, Neville Selman.Le journaliste écrit: “Partant de l’observation de son Premier ministre, selon laquelle n’importe qui peut deviner” qui est intéressé à noircir l’image de la Guyana, l’ambassadeur Neville Selman a énuméré les entreprises multinationales qui ont eu leurs biens absorbés par son gouvernement.Les principales de ces entreprises sont les filiales de l’ALCAN (Aluminium du Canada) qui opèrent dans l’exploitation de la bauxite, la Compagnie de bauxite Demerare, expropriée en 1971, une autre qui Ta été Tannée dernière.Dans le même secteur figure la Reynolds Metals, des Etats-Unis, nationalisée en janvier 1975 et qui, comme les autres, a obtenu des indemnités par la voie d’accords négocies avec le gouvernement de Georgetown.L'ambassadeur a cité également Te-xemple de Sprostous Ship Building, chantiers maritimes américains expropriés le 1er janvier dernier, et il a annoncé pour mai le tour de Bookers Brothers Co, une multinationale anglaise qui opère dans le secteur des assurances.” L ambassadeur de la Guyana au Brésil s’est attaché à un autre aspect de la controverse, relatif a la bauxite.“.Les petits pays cherchent à obtenir des prix meilleurs pour leurs produits, ce qui ne plaît nullement aux grands acheteurs internationaux.Nous ne devons pas oublier que la Guyana est Tun des pays fondateurs de l'Association internationale de la bauxite, qui se dispose à lutter pour de meilleurs prix pour ce produit.” (Jornal do Brasil, ido).Selon d’autres sources d’information.on peut citer encore les compagnies suivantes comme ayant subi des nationalisations: — Commonwealth Develop- ment Corporation (bois et sciages) — groupe anglais Jessel Curi-ties (canne à sucre).Les négociations ouvertes en corollaire avec ces mesures ont abouti à des accords pour des indemnités dont le montant, de source brésilienne (pas tellement sûre, en l’espèce), s’élèverait à 200 millions de dollars américains.A ce sujet a fait son apparition un conflit, en principe inattendu, avec l’ancien chef du gouvernement Cheddi Jagan.Ce dernier a condamné la politique des nationalisations: il fait valoir que le pays prend ainsi en charge une dette extérieure relativement très lourde, et que cette circonstance va constituer une hypothèque sur son indépendance économique.Jagan était partisan non de nationalisations avec indemnités, mais d’expropriations pures et simples.Les compagnies en cause n’étaient en faveur, naturellement, ni des nationalisations ni des Elles ont su ma-èxtérieur leur mé- DEUX NOUVEAUTÉS chez dont la parution coïncide avec le Congrès international des sciences de l’activité physique 1976, tenu à Québec, du 11 au 16 juillet Dans la collection ‘‘Héritage et projet” No 17 L'HOMME EN MOUVEMENT Le sport.Le jeu.La fête.En collaboration.$7.00 No 18 LE JEU DES AFFRANCHIS Confrontation Marcuae-Moltmann.par Eric Volant.$10.00 En vente dans toutes les librairies et à la LIBRAIRIE GÉNÉRALE 235 est, boul.Dorchester, MONTRÉAL H2X 1N9 * 861-9621 :propriations.Ê tester à Textér exi ni: contentement, de façons diverses, et elles se trouveraient, pour l’essentiel, à l’origine des campagnes lancées depuis quelque temps contre le gouvernement de Georgetown.On retrouverait là une similitude avec la situation chilienne au temps de Salvador Allende.La difference est que l’autre terme de l’alternative, pour une solution nationale en Guyana, réside dans l’arrivée au pouvoir d’un groupe plus radical; celui de Cheadi Jagan.Ne serait-ce.pas pour cette simple laison que [’on n'a pas telit-mmr vu évoquer l'éventualité d une solution sur le plan national guya-nais, mais Tinvasion, la conquête ou le démembrement du pays?Ces perspectives sombres n’auraient-elles pas exercé également leur influence sur l'attitude des pays socialistes?Ces derniers, ne semblant pas soutenir les critiques de Jagan, ont concédé leur appui économique au gouvernement de Forbes Burnham.Comme, en fin de corny f ï.ils avaient appuyé Salvador Allende contre la gauche socialiste et contre le MIR.Cela, avec le résultat que Ton sait.Disques populaires à très bas prix m ÙAK}X,\TE A- XM/tmiâ r- W KD-907 JEAN LAPOINTE Démaquillé'' SPECIAL Magique ÎOOigj BOULE NOIRE Aimes-tu la vie comme moi?" SPÈCIAL i iiiM i mm T 910 DIANE DUFRESNE "Mon premier show' 2 SPÈCIAL SPÈCIAL 500 tat, ru* Stt-Cath»rin« angle Berri — 849-6201 I i < 8 • Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 Le chalet près d’un lac sauvage, un rêve de plus en plus utopique ?par Gilles Provost “Le rêve et l’idéal que caresse intérieurement tout Canadien français qui se respecte, au Québec, c’est d’avoir un jour un petit bout de terrain sur le bord d’un lac poissonneux, à la campagne, et d’y construire un chalet où il pourra profiter calmement de la nature ”, affirmait récemment au DEVOIR M.Tony LeSau-teur, responsable du programme des lacs, au Service de protection de l’environnement.“Cet idéal est tout à fait caractéristique de la population québécoise, surtout dans les classes moyennes, a-t-il ajouté.Quand on fait un relevé auprès des oropriétaires de chalets, on constate facilement qu’il s'agit la plupart du temps de gens bien ordinaires qui ont économisé de peine et de misère pour acheter le terrain de leur rêve, et qui ont peu à peu construit eux-mêmes leur chalet.” Cette constatation de fonctionnaire est d'ailleurs confirmée par les études scientifiques: en 1971 les recherches de ITNRS-urbanisation ont démontré que la grande majorité des Montréalais qui ont pris des vacances sont tout simplement allés s’établir dans une habitation secondaire et qu’ils y sont demeurés pendant toute la durée des vacances.Seulement 26% ont fait un véritable voyage, et 6% ont fait des excursions en revenant en ville à chaque jour.Les anglophones profitent de leurs vacances pour déserter massivement le Québec et aller se replonger dans un rafraîchissant bain d’anglais, tandis que les francophones s'orientent plutôt vers les Laurentides et des Cantons de l’Est.En 1970, le quart des villégiateurs montréalais se sont dirigés vers les Laurentides et 14% sont plutôt allés dans les Cantons de l’est.La conséquence de cette mentalité, c’est que les Laurentides sont de moins en moins sauvages et que pratiquement tous les lacs faciles d’accès sont déjà ceinturés de chalets tassés les uns sur les autres.Pour satisfaire à la demande, on multiplie les lacs artificiels et on rajoute des rangs successifs de chalets dans les montagnes, tout autour du lac, et on se retrouve en banlieue, avec des pelouses qui font suites à d’autres pelouses, comme en ville.Vous souvenez-vous du temps où il n’y avait que deux ou trois chalets autour de “votre" lac?Vous souvenez-vous à quel point l'eau était pure?Vous souvenez-vous à quel point il était agréable de s’y baigner sans se prendre toujours les pieds dans les algues?Vous souvenez-vous de toutes les espèces de poisson qu’on pouvait attraper à l’endroit précis où on ne capture plus que de la perchaude et du, crapet-soleil?La cause de cette dégradation, ce n’est pas quelque industrie peu soucieuse du bien public.Non, la vraie cause, c’est le villégiateur lui-même.C’est lui qui, par son insouciance, détruit la nature dans la quelle il était venu se plonger.Habituellement, lorsqu’on parle de pollution, les gens pensent surtout aux installations septiques destinées à éliminer les eaux sales.Pourtant, selon M.LeSau-teur, la dégradation des lacs qu’on constate présentement tient bien davantage à la façon dont on aménage les terrains riverains.Le locataire urbain qui n’a jamais possédé d'espace à l'impression d'avoir un véritable domaine lorsqu’il devient propriétaire d’un terrain de 100 pieds sur 100 (10,000 pieds carrés), au bord d'un lac.Son premier réflexe, c’est d'abord “d’a- LOT DE 40,000 pi.' ïW&S.'-ià «¦'Scvx- m* Ux ‘l*.V VT* *•> > •* Vt v.>•»> c».• 'ft C ir 's,- WX'- -LOT DE 20,000 pi2 ( insuffisant ) Pour empêcher la dégradation des lacs de villégiature, les spécialistes de l’environnement préconisent des terrains de 20,000 pieds carrés, c’est-à-dire au moins quatre fois plus grands que les terrains les plus courants, lis préconisent aussi un déboisement minimal et l’interdiction du défrichage à moins de 35 pieds du rivage.Ce dessin donne une idée des chalets de l’avenir.méliorer” un peu le paysage: dégager la vue vers le lac en déboisant, nettoyer les sous-bois broussailleux ppur pouvoir se promener entre les arbres, aménager de la pelouse autour du chalet et jusqu'au bord du lac pour posséder enfin son petit parc personnel.Au bout du compte, il ne reste plus rien de la nature originelle: toute la petite parcelle de terrain se voit bientôt consciencieusement déboisée et “artificialisée”.Comme le terrain n’est pas grand, on finira même par l’agrandir peu à peu en empiétant sur le lac et en se faisant un beau mur de soutènement en pierre ou en béton.Bientôt des voisins viennent s’établir aux environs, et ils refont les mêmes rêves et les mêmes erreurs.Parce que personne ne leur a jamais dit, ces villégiateurs ne réalisent pas que le seul fait de déboiser et d’installer une pelouse qu’on engraissera consciencieusement provoque provoque immenquablement un échauffe-ment rapide des endroits les moins profonds et les plus favorables à la vie aquatique.et aux algues.Les plantes aquatiques, bénéficiant d’un apport régulier de matières nutritives et de chaleur, vont bientôt provoquer une diminution de la quantité d’oxygène dissoute dans l’eau, d’ou une modification des espèces de poissons : les espèces qui avaient besoin d’une eau très froide et bien oxygénée, c’est-à-dire les espèces les plus “sportives”, vont bientôt dépérir et céder la place à des espèces moins intéressantes.Selon M.Lesauteur, la seule façon d’empêcher cette dégradatien est d’imposer une superficie minimale de 40,000 pieds carrés (200 sur 200) sur les rives des lacs, et de conserver une partie du périmètre à l’état sauvage.L'idée d’imposer de grands terrains n'est pas de permettre la constitution de pelouses plus étendues mais, au pluies drainent vers le lac toutes les matières nutritives du sol que la forêt ne retient plus.Ces matières organiques vont bientôt se déposer au fond du lac sous forme de vase fertile et propice au développement des algues.Ha prolifération des algues est encore favorisée par le réchauffement de l’eau du lac: en coupant les arbres qui protégeaient les rives de l'ardeur du soleil, on ABONNEMENT OU CHANGEMENT D’ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR 0 S DESIGNER D’INTÉRIEURS YVON VALLÉE Décorateur-Ensemblier Designer d'intérieurs 336-5877 Intérieur* Vallée Inc.1100, St-Amour, St-Laurent Fabricant de meubléi réiidenliait *1 cemmerciaui sur commande ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-9854 Les architectes LONGPRÈ MARCHAND GOUDREAUDOBUSH STEWART 842-1401 Montreal Ottawa Nos lecteurs dont l'abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances à l'intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d’abonnements-vacances sont les suivants: 2 SEMAINES: CANADA $4.00 ÉTATS-UNIS $5.00 A car tari**, ajoutât $ 5 îCpt ur chaque semaine supplémentaire .S'il-vous-plait remplir ce coupon et nous le taire psnenit ou moins du Jour* d l'avance i JOURNAL LE DEVOIR, Case postale 6033.Montréal H3C 3C9.?Mon abonnement est payé d'avance.Je le reçois par la poste ?par porteur O Pendant les vacances, veuillez me le (aire suivre durant semaines â i adresse mentionnée ci-contre ?Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus $.pour un abonnement vacances de .semaines.O J'achète LE DEVOIR au numéro.Ci-mclus$.pour un abonnement-vacances de semaines N.B.Ne pat oublier d'inecrlre votre adresse actuelle.Nom.Adresse actuelle.Adresse de vacances Période du.au .inclusivement DECORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINEARBOUR BERNARD M0RISSET DÉCORA TEURS-ENSEMBUERS DESIGNERS D'INTÉRIEURS 878-3846 266 est, St-Paul, Vieux Montréal A.DAD0UN Art et architecture d’intérieur Décorateur ensemblier Créations exclusives LE HOME D’AUJOURD’HUI 842-8679 Quand vos idées ressemblent aux nôtres.ni chareau d aujourd hui contraire, de préserver d’une grande proportion du terrain à l’état naturel.On estime en effet qu’un chalet doté d’installations septiques réglementaires et d’un dégagement suffisant exige un déboisement d’au moins 12,000 pieds carrés.Dans ces conditions, les arbres deviennent pratiquement une curiosité lorsque les terrains “normaux” ont à peine 100 pieds sur 100.A plusieurs endroits, les statistiques sont affolantes.Au lac d’Argent, près du mont Orford, par exemple, 65% des terrains riverains ont moins de 10,000 pieds carrés.A peine huit terrains (6%) mesurent plus de 30,000 pieds carrés et trois d’entre eux sont inoccupés, attendant probablement d’être subdivisés.Si ces lots trop petits s’allient à un sol inadéquat, la pollution devient un phénomène inévitable parce qu’il devient impossible, physiquement, de doter les chalets d’installations septiques convenables.C’est le cas notamment des lacs Bromp-ton et Orford, où moins de 10% des cha-1 lets visités par les spécialistes de Québec pourraient matériellement se doter d'une installation septique convenable.Même ailleurs, le problème revêt une ampleur inquiétante.Au lac des Becscies (Saint-Sauveur), au lac Brome, au lac Caché (La Macaza), au lac Mandeville, au lac Nominingue et au lac Wolf, on constate que de 40% à 55% des chalets sont installés sur un terrain incapable de supporter une installation septique satisfaisante.Le pourcentage dépasse les 60% au lac de la Montagne Noire (Saint-Donat), au lac Labeile, au lac Ouimet (Mont-Tremblant) et au lac Faquin.Pour conserver une portion importante des rivages à l’état naturel tout en déboisant 12,000 pieds par chalet environ, et pour permettre en même temps des installations septiques satisfaisantes, les experts du Service de protection de l’environnement préconisent des terrains de 30,000 au même 40,000 pieds carrés qui permettraient de conserver jusqu’à 70% de la superficie à l’état sauvage.Une telle politique aura inévitablement pour effet de limiter grandement le nombre des chalets autour des lacs.Le nombre des heureux villégiateurs risque de diminuer d’autant et les terrains riverains prendront probablement une plus-value qui les mettra hors de portée des classes moins favorisées.Tout en reconnaissant ce problème évident, M.Le Sauteur réplique que le laisser-aller actuel n’est pas davantage fille' wm* Des égouts qui se déversent sur les rives, des excréments qui pendent aux branches des arbres, des plages de vase encombrées de déchets semblables à cette vieille laveuse, tel est l’état actuel de la rivière du Nord, joyau des Laurentides, au coeur de notre plus belle région touristique.(Photo Alain Renaud) une solution, parce qu’il entraîne inévitablement la destruction de la nature, c'est-à-dire de ce qui fait justement le charme et l’intérêt d'un chalet à la campagne.Selon lui, une solution partielle à ce problème serait de multiplier les accès publics et les autres genres d’utilisations des rives.Une autre solution serait de généraliser l’achat ou la construction des chalets par l'État, pour les mettre ensuite à la portée d’autant de citoyens que pos- sible.par la location à la semaine et à prix modique.Cela se fait déjà dans les parcs provinciaux, dit-il, pourquoi ne pourrait-on pas le faire autour des lacs?Quoi qu’il en soit, i! est évident que le développement rapide des villes ne peut pas être perpétuellement compatible avec l'idéal d'un chalet à la campagne toute proche pour chaque citoyen.Les embouteillages hebdomadaires sur l’autoroute viennent d’ailleurs confirmer cette évidence.382-4710 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres “Avis est donné par les présentes que le contrat de vente en date du 8 juin 1976 à C0MCAP FACTORS INC.de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ELSARENE ENTERPRISES LTD.a été enregistré au bureau d'Enreglstrement de Montréal le 2 juillet 1976 sous le no 2705046." "Prenez avis gue Léonard Joseph Shannon, résidant é 1500, rue Stanley, App.831, Montréal.P.Q.a fait application auprès du Ministre de la Justice pour taire changer son nom de Léonard Joseph Shannon i Léonard Joseph.Montréal, ce 30e jour de juin 1976.Stewart, McKenna.Procureurs du Requérant." Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 21 juin, 1976 é LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables â Ell-Jay Dress Company Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal le 2e jour de juillet 1976, sous le numéro 2705126 Ce 5e jour de juillet, 1976 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0: 500-02-037021-750 JEAN DENIS LARIVIERE Partie demanderesse 0.ALAIN VEZINA Partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse Alain Vezlna est par les Présentes, requise de comparaître dans un délai de trente jours suivant la dernière publication.Une copie du bref d’assignation et de la déclaration a été laissée â son Intention au Greffe de la Cour.Montréal, le 5 juillet 1976 CLAUDE DUFOUR, Protonotaire, adjoint, Me Claude Poulin, avocat, 2201 Laplnière, Ville de Brossard, P.Q.Tél;/ 676-5512 Dossier: AP-2486 PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (DIVORCE) N0: 12-061597-765 DAME SIMONE FREMONT, ménagère, domiciliée et résidant au 7655a Montbrun, St-Léonard, district de Montréal, requérante -vs- PIERRE FREDERIC BEAUCHAMP, antérieurement d'Halli, maintenant de lieux inconnus, intimé PAR ORDRE DE LA COUR: L'intimé PIERRE FREDERIC BEAUCHAMP est par les présentes requis de comparaRre dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la division des divorces, palais de justice, 10 Craig est.Montreal, Québec, à son intention.Prenez de plus avis qu'à détaut par l'intimé de signifier et de déposer une comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre l'intimé par défaut un jugement de divorce accompagne de toute ordonnance accueillant les mesures qu'elle sollicite sans autre avis â l'intimé.MONTRÉAL, le 28 juin 1976 Claude Dufour, registraire Me SAM G0L0WATER, 10, rue St-Jacques, Montréal, Qué.Tél : 645-3231 Procureur de la Requérante.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 31 mal 1976 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Arcurl Plumbing & Heating Inc.— Plomberie & Chauffage Arcuri Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 23 jour de juin 1976, sousle numéro 2702774, Ce 2 jour de juillet, 1976.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 21 juin, 1976 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables â Pranx Pants Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montreal le 2e jour de juillet 1976, sous le numéro 2705127 Ce 5e jour de juillet 1976 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0: 500-02-017141-768 PAUL LEB0EUF, résidant et domicilié au L0,535, rue Papineau, dans les cité et district de Montréal, Demandeur -vs- ANDRE LêVEILLE, résidant et domicilié au 2399, rue St-Zotique, dans les cité et district de Montréal, , Défendeur, ORDONNANCE IL EST ORDONNE au défendeur de comparaRre au Greffe de cette Cour dans le mois é compter de la dernière Insertion des présentes.MONTRÉAL, ce 15ième jour de juin 1976.(S) ARMAND BEAULIEU Greffier NANTEL, MERCURE & P0LIQUIN, 507, Place d'Armes Suite 1800, Montréal, Qué.Procureurs de la défenderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL GREFFE DES DIVORCES DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des divorces) N0: 500-12-061817-767 DONAT BRIARD, résidant et domicilié au 3465, rue Dandurand.dans les cité et district de Montréal: Requérant -vs- L0RRAINE G0UDREAU, présentement de beux Inconnus: Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée Lorraine Goudreau est par les présentes requis de comparaRre dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal, à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'a détaut par vpus de signitier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 8 juillet 1976.A BEAULIEU REGISTRAIRE-ADJOINT LABELLE CHARBONNEAU & LAPORTE' 4935, rue Beaubien est Suite 105 Montréal, (QUEBEC) 1 + Travaux publics Public Works Canada Canada AVIS LÉGAL Prenez avis que le niveau du Canal de Lachine sera baissé approximativement de 9 pieds à compter de 00:01 heure, le 16 août 1976 pour une période de 35 jours pour la réfection des canaux de fuite aux déversoirs des écluses nos 3 et 4.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS OU QUEBEC TRANSFERT - REGLEMENT 2C article 2.59.1 PRENEZ AVIS que JACQUES ST-JACQUES Polnte-au-Chene, Prov.Québec permis no 1543-A s'adressera é la Commission des Transports du Québec pour demander la permission en confer-mité de l’article 36 de la Loi sur le transport à céder son système de transport de passager 1543-A, à Les Autobus Caron et Laurin Liée, 500 Robert, Lachute, Cté Argenteuil.Les Autobus Caron et Laurin Liée sont contrôlées comme suit: Jean-Paul Laurin, président, 5000 actions communes, Mme Madeleine Caron, Sanscartier, 200 actions communes, Yvan Caron, seprétalre-trésorler 4800 actions communes.Tout intéressé peut contester cede demande de transfert déposée à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports — 505 est, roe Sherbrooke — Place du Cercle, Montréal.1ère publication: vendredi 9 juillet 1976 2e publication: samedi 10 juillet 1976 3e publication: lundi 12 juillet 1976 SIGNE: ADRIEN R.PAQUETTE, C.R, PAQUETTE, PAQUETTE, PERREAULT & RIVET PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-05-004180-764 COMMISSION DES ACCIDENTS DE TRAVAIL DU QUÉBEC DEMANDERESSE -versus- GASTON F0UCHET, -et- JACINTHE BEAUMIER DEFENDEURS ORDONNANCE La Cour ordonne aux défendeurs Gaston Foucher et Jacinthe Beaumler, de comparaRre dans un délai de 30 jours é compter de la date de la première publicatlpn de la présente ordennance dans "Le Devoir”.Prenez avis qu'une copie du bref et déclaration a été déposée à votre intention au greffier de cette Cour du District de Montréal.Vous êtes de plus avisés qu'à défaut par vous de signitier ou de déposer, votre comparution ou votre contestation dans les délais prévus, la demanderesse pourra obtenir contre vous un jugement par défaut.Montréal, ce 7 juin 1976 (S) CLAUDE DUFOUR ¦ ^ Travaux publics Public Works Canada Canada Canada APPEL D’OFFRES DES SOUMISSIONS CACHErÉES.visahl les enlrepri-ses ou services énumérés ci-après, adressées à l'Administrateur régional des Services financiers et administratifs (Québec), ministère des Travaux publics, 18e étage, 2001, rue Université, Montréal (Québec) H3A 1K3 et portant sur l'enveloppe la désignation et le numéro de l'entreprise, seront reçues jusqu'à 15hOO, à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l'entremise du bureau de distribution des plans.18e étage, 2001, rue Université, Montréal (Québec) H3A 1K3 sur versement du dépôt exigible.ENTREPRISE Appel d’offres no 76M-148P.Travaux de modifications aux déversoirs no 3 et no 4 • Canal Lachine - MONTRÉAL (Québec).On peut aussi consulter les documents de soumissions au bureau de l’Association de la Construction de Montréal (Québec).Datelimi.a: lundi le 9 août 1976 Dépôt: $50.00 INSTRUCTIONS Le dépôt afférent aux plans et devis doit être sous forme d’un chèque bancaire visé établi à l’ordre du Receveur général du Canada.Il sera remboursé sur retour des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des offres.Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le ministère et qui seront accompagnées de la garantie déterminée aux documents de soumission.Le ministère ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.D.B.Norwood Administrateur régional des Services financiers et admlnistn Région du Québec i Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 • 9 L’oléoduc Edmonton-Kitimat, roue de secours pour les USA par Charles Lugassy collaboration spéciale EDMONTON — Déjà silloné par une multitude de canalisations, l’Ouest canadien pourrait bientôt voir son réseau de pipeline se prolonger d’un tronçon supplémentaire.Un groupe de firmes canado-américains a en effet décidé de donner suite à son projet de construction d’un oléoduc devant relier Kitimat dans le nord de la Colombie-Britannique à Edmonton en Alberta.D’ici la fin de l’année, l’Office national de l’énergie sera saisi d’une demande en se sens, afin de raccorder cet oléoduc à celui déjà existant de l’Interprsvincial qui relie Edmonton à l’est canadien.C’est ce que nous a confirmé le président de la Trans-Mountain Pipe-Line M.K.H.Hall, rejoint au téléphone à Vancouver.Mise au point à Laval On désire ainsi assurer l’approvisionnement des marchés du Mid-West américain qui dépendent actuellement du pétrole al-bertain.C’est essentiellement la politique énergétique du gouvernement canadien qui a encouragé le consortium à trouver une nouvelle source d’alimentation des raffineries américaines qui prendra la relève du pétrole canadien.Ottawa a clairement indiqué que le pavs sera tenu de réduire progressivement ses exportations vers les marchés méridionaux, décision accueillie avec peu d'enthousiasme par nos voisins du sud.Dans l’esprit des promoteurs du projet, cet oléoduc s’offrirait comme le seul moyen pour alimenter les raffineries américaines grâce au pétrole de l’Alaska (60%) et de l’or noir provenant de l’Indonésie et du golfe Persique (40%).Ils devront toutefois convaincre les autorités canadiennes de la nécessité de mener à bien un tel projet dans l’intérêt des deux s’il est évident que l’oléoduc de Kitimat se présentera comme une roue de secours pour les Américains, rien ne prouve que le Canada en tirera quelque bénéfice que ce soit.Pourtant, le pays sera tenu d’importer le tiers de ses hydrocarbures à compter de 1985 et cette carte sera jouée avec insistance par les auteurs du projet.Dix sociétés sont a l’origine du projet: trois d’entre elles sont canadiennes.D s’agit de l lnterprovincial Pipeline, la Hudson’s Oil et la Trans-Mountain Pipeline Ltd.Lors de la présentation de leur soumission, les promoteurs de l’oléoduc de Kitimat, souligeneront le caractère bénéfique sur l’économie d’un tel projet: on prévoit que 2,000 emplois seront créés durant toute la période de construction et que sept firmes se partageront les contrats, chacune étant responsable de l’aménagement d’un tronçon de 100 milles.L'oléoduc Kitimat-Edmonton, long de 750 milles, traversera Prince George et Vale-mount et coûtera près d’un demi-milliard de dollars.La pro- vince verra ses coffres renfloués d’une centaine de millions de dollars additionnels chaque année grâce aux droits de transit.Enfin l’environnement ne devrait pas souffrir en raison surtout du tracé emprunté par le pipe-line qui longera des droits de passages existants.Ce corridor est déjà utilisé par des lignes à haute tension, des voies de chemin de fer et des autoroutes.D’autres études sont en cours pour évaluer l’impact écologique.Quant aux appuis politiques, cela demeure la grande inconnue.Si la Colombie-Britannique semble disposée à accepter le projet, le gouvernement de l’Alberta et le fédéral observent leur mutisme dans l’attente d’une étude exhaustive du projet.Les autorités de Washington qui furent également consultées prêteraient leur concours au projet, qui permettrait d’améliorer le climat politique tendu qui règne en matière d’approvisionnements énergétiques, entre Ottawa et l’oncle Sam.Le début des travaux est prévu pour 1977 et le parachèvement de l’oléoduc pour 1979.Une technique révolutionnaire pour éliminer le cholestérol Professeur demandé PROFESSEUR A A POUR LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU BÉNIN (DAHOMEY) par Gilles Provost rassg cju cholestérol va retour- Une équipe de chercheurs de ner dans la veine par le même l’Université Laval vient d’an- chemin qu’il a emprunté pour noncer, dans la prestigieuse re- sortir.Évidemment, on incor-vue médicale The Lancet, la pore dans le circuit un filtre qui mise au point d’une technique empêche les billes microscopi-révolutionnaire qui permet pour ques de sortir du sac.la première fois de retirer en Au besoin, on peut répéter quelques minutes des quantités l’opération plusieurs fois de massives de cholestérol dans le suite pour extraire une plus sang d’un patient.grande quantité de cholesterol.Fait à noter, ce nouveau trai- Lorsque tout est fini, le patient tement ne coûtera que quelques n’a qu’à repartir comme si rien dollars par personne et les véri- n’était.Il sera même moins af-fications les plus minutieuses faibli qu’un donneur de sang or-n’ont pas permis d’identifier le dinaire puisqu’il possédera en-moindre effet biologique indési- core la même quantité de sang rable.qu’à son arrivée.Bien plus, cette technique ne Le docteur Lupien a déclaré nécessite ni hospitalisation, ni au DEVOIR que cette méthode matériel compliqué, ni person- permet d’extraire environ nel spécialisé.Elle peut etre uti- quatre grammes de cholestérol Usée (sous contrôle d’un méde- en deux heures.Cela représente cin) à tous les endroits où il y a 60% de la quantité totale de une infirmière.cholestérol qui circule dans le Le “père” de ce traitement corps d’un adulte bien portant, révolutionnaire, le docteur Paul Les premiers à bénéficier de Lupien (directeur du Centre de cette nouvelle technologie sont recherche sur les maladies lipi- actuellement les patients qui diques de l’Université Laval) souffrent d’un surplus de cho-était tellement convaincu de lestérol de façon congénitale et l’efficacité de son “bébé” qu’il héréditaire, a indiqué M.Lu-fut le premier humain à tenter pien.Par la suite, quand les bil-l’expérience.les microscopiques seront plus La technique, à vrai dire, est facilement disponibles, le d'une simplicité enfantine pour même traitement pourra peut-quiconque est familier avec les être remplacer les médicaments cliniques de sang de la Croix- chez beaucoup de personnes qui Rouge: le patient n’a qu’à “don- souffrent d’un excès de choles-ner” du sang de la meme façon térol pour des raisons diverses qu’un donneur ordinaire, dans et qui sont donc plus sujettes un sac de plastique stérilisé aux maladies cardio-vasculaires, standard, que l’on jette après II y a maintenant cinq ans que usage.l’équipe de M.Lupien travaille La différence, c’est que ce sac sur ce projet.“Au départ, dit-il, ne contient pas les anticoagu- nous voulions réaliser l’équivalants habituels mais une poudre lent d’un rein articiel qui serait formée de billes microscopiques capable d’extraire des produits qui ont la propriété inestimable solubles dans les matières gras-de retenir les protéines respon- ses plutôt que les produits so-sables du transport du cholesté- lubies dans l’eau”, roi tout en n’affectant aucune- Comme on ne pouvait pas ment les autres constituants du avoir recours à la dialyse, on a sang.cherché plutôt du côté des di- Lorsque le sac de sang est vers produits capables de rete-pleïn, il n’est évidemment pas nir sélectivement les molécules question d’aller le ranger dans recherchées.Après d’in-un réfrigérateur comme le fe- nombrables essais dans des rail la Croix-Rouge; de façon éprouvettes, on a finalement re-beaucoup plus simple, on se tenu plus particulièrement les contente de le suspendre à l’en- polysaccharides.Ces produits vers, à quelques pieds au-dessus sont constitués d’immenses mode la tete du patient.Simple- lécules insolubles formées à ment par gravité, le sang débar- l’aide d’un grand nombre de —le bridge_________________________________________________ Quelle habilité! par Charles-A.Durand ?V ?Donneur: Sud Vulnérables: Est-Ouest Nord 4 10952 ¥ 643 ?D 84 4 A 54 Ouest Est ?V 6 473 4 R9752 V V 108 ?A 763 ?R 9 5 2 4 V 3 4 D 1097 Sud 4 A R D84 4 AD * ?V 10 4 T 86 2 Les enchères : Sud Ouest Nord Est 14 passe 2 4 passe 4 4 fin Entame: le Valet de trèfle par Ouest Pour le joueur habile, il est souvent facile de tromper l’adversaire et par ce fait d escamoter une levee qui manquait à l’alimentation de son contrat.Mais pour ce faire, il faut une vision anticipée du jeu qui place la main à l’adversaire qui ne pourra pas faire de mal au déclarant et ce dès les premières cartes.La donne ci-dessus est un bel exemple pour mettre ce procédé en marche donnant le gain d’un contrat qui de prime abord se révélait incertain.Sud a une main formidable et avec l’entente de sonpanenaire qui soutient le pique d'ouverture, il n’hésite pas à demander la manche.Les deux mains contiennent 27 points D-H; beaucoup de joueurs n’accompliront pas leur contrat avec cette main si bien fournie.En effet pour eux la perte de deux carreaux est évidente ainsi que la perte d'un trèfle et celle d’un coeur pour les amateurs d’impasses.L’entame du Valet de trèfle par Ouest fut prise par l’As du mort.Ces coups subtils et psychologiques doivent être élaborés dès les toutes premières cartes du jeu avant que le compte des mains puisse se faire d’une manière définie.A la deuxième levée le mort joua donc un petit carreau, ce qui fit croire au défenseur Ést que le déclarant tentait une impasse dans cette couleur et il ne joua pas son Roi.Mais à la vue de l’As de son partenaire il saisit vite le subterfuge et comprit qu’une faiblesse en coeur existait chez le déclarant.Ouest comprit aussi la carence de coeur du déclarant mais il ne pouvait pas jouer cette couleur puisqu’il en avait le Roi, il joua le 2 de trèfle et Sud prit la main, soutira les atouts adverses, afin de ne pas subir une coupe en trèfle et joua son 10 de carreau qui alla au Roi de Est.Celui-ci joua coeur immédiatement mais il était trop tard.Le déclarant prit la levée de son As, il n’avait plus besoin de tenter l’impasse; il joua un petit atout vers le 8 du mort et sur la Dame de carreau établie il défaussa sa Dame de coeur perdante et le contrat était gagné en évitant l’impasse dangereuse du coeur.Le déclarant ne perdit qu’un autre trèfle le quatrième fut coupé par un atout du mort.Un défenseur très habile en Est aurait soupçonné le subterfuge que voulait faire agir le déclarant; tout de suite, il aurait joué son Roi et aurait gagné la levée.Ayant par le fait même prévu la seule faiblesse en coeur que pouvait contenir ce jeu, il aurait joué cette couleur pour faire chuter le contrat d’une levée.La plupart des mains se gagnent par une course vers rétablissement d’une levée autant chez le défenseur que chez le déclarant.La psychologie joue pour beaucoup dans cet apport et le plus fort joueur mentale ment, remporte presque toujours la victoire, la valeur des As et des Rois passant au second plan.molécules de glucose (sucre).ou la mort.Les billes microscopiques de Les deux moyens tradition-polysaccharides ont un dia- nels pour régulariser le taux de mètre qui varie entre 150 et 200 cholestérol sont la diète et les microns et elles sont enrobées médicaments.Outre le fait que d’une variété très particulière: leur efficacité peuvent varier scies succharides sulfatés.Ce sont Ion les individus, les résultats ces derniers qui sont capables tangibles ne surviennent qu’à de retenir le cholestérol.long terme et, entre-temps, le Plus particulièrement, ce patient court de grands risques, piège retient une catégorie de Si la maladie est héréditaire, la protéines du sang, précisément victime devra prendre des doses celle qui transporte la plus massives de médicaments pen-grande partie du cholestérol (les dant toute sa vie, ce qui lui coû-béta-lipoprotéines).tera environ $8 par semaine.A la grande surprise des Jusqu’à maintenant, le seul chercheurs, aucun autre consti- moyen disponible pour abaisser tuant du sang n’est affecté par le taux de cholestérol impliquait les saccharides sulfatés.Même le recours aux transfusions sanies autres lipoprotéines dont la guides avec tous les risques instructure est très semblable — hérents d’infection, d’incompa-et qui sont chargées d’extraire tibilité, etc.La nouvelle techni-le cholestérol dans les tissus — que mise au point à Laval est ne sont pas touchées par le trai- évidemment beaucoup plus pra-tement.tique.“Une telle spécificité d’extraction est preque inespérée, reconnaît M.Lupien, puis- i t ».que nous pouvons ainsi retirer ( Il IQtrP PV/Pfll IPÇ les protéines qui amènent le ViUCUI C CVGLjUGO cholestérol aux tissus sans , influencer les autres protéines POriQnlPnQ PM qui enlèvent le cholestérol dans OQIIQVJIOIIO QU ces mêmes ’tissus.Ce phéno- mène rend évidemment le nou- Q\/nnnP fl P II veau traitement d’autant plus Oy IIUUU UV/ I I intéressant”.Le docteur Lupien a aussi in- TORONTO (PC) — Le pape diqué au DEVOIR que les billes Paul VI vient de nommer de polysaccharides sont fabri- quatre évêques canadiens à titre quées commercialement depuis de délégués au synode interna-longtemps à l’intention des la- tional des évêques qui aura lieu boratoires de recherche.“Seule à Rome en septembre 1977.l’opération d’enrobage avec un II s'agit de Mgr G.Emmett polysaccharide sulfaté doit être Carter, évêque de London, On-effectuée dans nos laboratoires, tario, et president de la Confé-a-t-il dit.rence catholique canadienne; Et encore, cette opération Mgr Gilles Ouellet, archevêque d’enrobage sera prochainement de Rimouski et vice-président effectuée industriellement, ce de la CCC; Mgr G.-M.Coderre, qui devrait faciliter grandement évêque de Saint-Jean au Qué-la généralisation du nouveau bec; et Mgr W.Emmett Doyle, traitement.évêque de Nelson, Colombie- Le filtre nécessaire pour rete- Britannique, nir les billes microscopique ne L’archevêque J.N.MacNeil, pose pas de problème par- d’Edmonton, et Mgr Bernard ticulier puisque certaines corn- Hubert, évêque de Saint-pagnies européennes fabriquent Jérôme, ont été choisis comme déjà commercialement un filtre substituts, qui convient parfaitement aux Durant ce synode auquel se-besoins.Par mesure de sécu- ront représentés des évêques du rité, ce filtre comporte en réa- monde entier, on discutera de lité trois éléments.Le premier l'éducation religieuse des temps retient théoriquement toutes les modernes, billes puisqu'il ne laisse passer aucun objet qui mesure plus de 140 microns.Les autres éléments ne laissent passer aucun objet dont le diamètre excède 40 et 20 microns respectivement.Il est très important de garder à un niveau normal de taux de cholestérol présent dans le sang d’une personne parce que cette concentration régit directement les dépôts de graisse à l’intérieur des vaisseaux sanguins.Ces dépôts augmentent consi-déablement la tâche du coeur et, à la limite, ils peuvent obstruer complètement les conduits et provoquer la paralysie EMPLOYEURS DU QUEBEC ATTENTION.PIGISTES DISPONIBLES C 'est le temps de taire Ins taller les GOUTTIÈRES (H0-D0) Résidences - industries -institutions Tous matériaux Estimés gratuits 1111:322-4169 Québec: 872-9244 PMMEAU METAL INC.Institution privée de niveau secondaire Région métropolitaine Professeur de sciences religieuses pour le 2e cycle du secondaire.Diplôme universitaire Qualifications légales Expérience pertinente.Faire parvenir curriculum vitae à : DOSSIER 2635 Le Devoir, C.P.6033, Montréal H3C 3C9 y m CEGEP DE SHAWINI6AN C T C t P Postes d’enseignement disponibles pour 1976-77 1- Biologie plein temps 1- Biologie - histologie plein temps .3- Éducation physique plein temps 3- Électrotechnique plein temps 1 - Génie civil plein temps 1 - Physique plein temps 1- Physique plein temps temporaire 1- Physique plein temps temporaire automne 1976.chargé de cours 2 heures/semaine piver 1977 Qualifications: Diulôme de premier cvcle dans la discipline demandée ou l'équivalent.Traitements: Selon la convention eollectiveen vigueur.S.V.P.faire parvenir vos candidatures avant 17 heures le 23 juillet 76 à: Jean-Marie Bédard , Directeur du personnel CÉGEP DESHAWINIGAN C.P.610 Shawinigan ^ PROFESSEUR EN ADMINISTRATION] COLLEGE MILITAIRE ROYAL DE SAINT-JEAN L’ENDROIT: Une institution bilingue située à 20 milles au sud-est de Montréal, au bord de la rivière tlichelieu, qui offre des cours de niveau collégial et universitaire.LE POSTE: L’enseignement en anglais et en français de cours en management et en administration publique offerts principalement aux élèves du baccalauréat en administration.LE CANDIDAT: Détenteur d’au moins une maîtrise en administration (MBA ou MPA) et de préférence d’un doctorat.Prière de faire parvenir sa demande d’emploi à l’aide de la formule PSC 367-4110 de la Commission de la Fonction publique du Canada que l’on peut se procurer à tous les bureaux de poste ainsi que son curriculum vitae, à l’adresse suivante; r Le Principal et directeur des études Collège militaire royal de Saint-Jean Saint-Jean, Québec J0J 1R0 CEGEP DE VICTOMAVILLE J PROFESSEURS DEMANDÉS Le Cegep de Victoriaville sollicite des candidatures à des postes d’enseignement de niveau collégial pour combler les postes suivants: I- BIOLOGIE - 101-301 temps partiel II- PHYSIQUE 203-201 temps partiel III- ÉLECTROTECHNIQUE - temps plein (1) 3 années d’expérience industrielle IV- ÉDUCATION PHYSIQUE - temps plein ( 1 ) V- TECHNIQUES INFIRMIÈRES (3) temps plein 180-301 180-401 180-601 201 VI- HISTOIRE - temps partiel VII- PHILOSOPHIE - temps partiel VIII- CINÉMA - temps partiel IX- ANGLAIS-temps partiel X- TECHNIQUES ADMINISTRATIVES - personnel - temps partiel EXIGENCE: Diplôme universitaire de 1er cycle.Les personnes intéressées sont priées de poser leur candidaturre accompagnée de leur curriculum vitae au bureau du : C ^ SECRÉTAIRE GÉNÉRAL £ CEGEP DE VICTORIAVILLE f w : 475 mL Notre-Dame D T*L: 756-1571 poalo 211 (date limite pour les candidatures 28 juillet) Le ministère des Affaires Intergouvemementales et l’Agence Canadienne de Développement International offrent un poste d’enseignement en TECHNIQUES DE SECRÉTARIAT au Collège Polytechnique Universitaire à Abomey - Calavie, République Populaire du Bénin, AFRIQUE.Ce Collège professionnel nécessite l’engagement de coopérants canadiens pour septembre 1976, ayant de préférence une expérience d’enseignement au niveau collégial en milieu québécois dans la spécialité de TECHNIQUES DE SECRÉTARIAT; Les candidats intéressés peuvent obtenir une formule d’application en signalant le numéro: (418) 643-3630, Coopération Internationale, Ministère des Affaires Intergouvemementales, ou faire parvenir une offre de service sur une formule de la fonction publique.DATE LIMITE D’ENTRÉE DES CURRICULUM VITAE; 20 juillet 1976.Paul PÉPIN Coopération Internationale UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ADJOINT AU VICE-RECTEUR AUX ÉTUDES VICE-RECTORAT AUX ÉTUDES FONCTIONS: Sous la direction du vice-recteur aux études: — Agit comme conseiller auprès du vice-recteur.— Participe à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la politique des études et des services aux étudiants à l'Université.— Analyse les modifications proposées aux programmes d'études ainsi que les projets de nouveaux programmes et suit le cheminement des dossiers.— Assure la coordination avec les autres instances de l'Universilê — Prépare, à l’intention du vice-recteur, des documents de travail concernant toute question relevant des (onctions de ce dernier — Donne suite aux décisions du vice-recteur et en surveille l'exécution.— Représente le vlce-recteur aux commissions et comités où celui-ci le délègue.— Prend connaissance de la correspondance, y répond ou prépare des projets de réponse et donne toute suite requise.— Accomplit toutes les autres lâches que le vice-recteur lui conlie.QUALIFICATIONS: — Diplôme universitaire, un certain nombre d'années d'expérience pertinente (notamment dans l'analyse des programmes) dans une institution d'enseignement supérieur.QUALIFICATIONS: Aptitudes marquées pour l'analyse, la synthèse et la communication.— Aptitudes marquées à bien rédiger et à composer rapidement en français.— Bonne connaissance de la langue anglaise.VEUILLEZ FAIRE PARVENIR VOTRE CURRICULUM VITAE, AVANT LE 19 JUILLET 1976, AU: Service du personnel UNIVERSSITÉ OE MONTRÉAL Case poetale 6128 Montréal, Québec^ 0~” 'I banque prauinciale la banque provinciale du canada requiert tes services d’un VÉRIFICATEUR INTERNE (pour son siège social) Fonctions: membre sénior de notre service de vérification, (e candidat devra superviser et effectuer des vérifications financières et opérationnelles des divers services de la Banque, ainsi que des études spéciales demandées par la Direction.Exigences: — être membre d’une association comptable reconnue; — posséder un minimum de 5 ans d’expérience dans la vérification interne ou publique, dont au moins 3 ans dans des organismes de grande envergure; — posséder une connaissance pratique de la vérification analytique; — avoir de solides notions des systèmes d’informatique; — avoir une bonne connaissance du français et de l’anglais.Nous offrons une gamme complète d’avantages sociaux et le salaire sera établi en fonction des qualifications et de l’expérience.Veuillez taire parvenir votre curriculum vitae à : Madam* Christina MarchHdon Bureau d’emploi La Banque Provinciale du Canada 215 ouest, rue St-Jacqu%« V Montréal, P.Q. 10 • Le Devoir, lundi 12 juillet 1976 arts et spectacles Trois générations d’art L'exposition Trois générations d’art québécois 1940/1950/1960, inaugurée au début du mois, se poursuit jusqu’au 1er septembre au Musée d'art contemporain, à la Cite du Havre.Ainsi que le précise Mme Fernande Saint-Martin, directrice du Musée, cette exposition ne s’offre pas comme un “panorama” de l’art au Quebec pendant 30 ans.Il s’agit plutôt d’expliciter le sens d’une évolution dynamique, de dégager les grandes tendances et orientations qui ont animé ces trois décennies.On y parvient à l’aide d’un certain nombre d’oeuvre caractéristiques.Cette exposition, l’une des plus importantes présentées à Montréal ces dernières années, a été rendue possible grâce à une subvention du programme Arts et Culture du COJO.Ci-haut, une reproduction de “sans titre”, huile sur masonite de Jauran réalisée en 1956.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs 1RS Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS Théâtre Maisonneuve Place des Arts 23 juillet, 20h30 Billets: $6, $5, $4, $3.50, $2.50.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et eux comptoirs TRS Ballet National du Canada National Ballet of Canada Roméo et Juliette Romeo and Juliet
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