Le devoir, 10 septembre 1976, vendredi 10 septembre 1976
Fais ce que dois la météos Ciel dégagé devenant plutôt nuageux.Quelques averses.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour samedi: plutôt nuageux.votre temps est prêclaux.voyagez par avion nollaé ! MÉTRO AVIATION INC Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 211 Montréal, vendredi 10 septembre 1976 Saint Grégoire le Grand 25 CENTS La Chine pleure Mao PEKIN (d’après Reuter et AFP) — Le président Mao Tsétoung, le fondateur de la Chine moderne, est mort hier matin à l’âge de 82 ans.La disparition d’une des plus grandes figures de l’histoire moderne a été accueillie avec une tristesse immense par le peuple chinois et ressentie dans le monde comme un événement aux portées incalculables.“Mao Tsétoung est décédé à Pékin le 9 septembre à minuit 10 en raison de l’aggravation de sa maladie et malgré tous les traitements, bien que des soins médicaux méticuleux à tous égards lui aient été prodigués depuis qu’il était tombé malade”, précise un message diffusé sur les ondes de Radio Pékin.Emanant du comité central du parti communiste, du comité permanent du congrès national populaire et de la commission militaire du comité central du parti communiste, ce message est adressé “au parti tout entier, à l’armée tout entière et aux peuples de toutes les nationalités à travers le monde”.Le président Mao, qui devait avoir 83 ans le 26 décembre prochain, était atteint depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.Son état ayant empiré ces derniers mois, le comité central du parti avait décidé qu’il ne recevrait plus aucune visite de personnalités étrangères.Le premier ministre pakistanais, M.Zulfikar Ali Bhutto, avait été le dernier homme d’Etat à le rencontrer, le 27 mai dernier.Le message du comité central du PC indique que “aucun gouvernement étranger, aucun parti frère et aucune personnalité amie ne sera invité à assister aux cérémonies de deuil en Chine”.Des services à la mémoire de Mab seront organisés du 11 au 17 septembre suivis, le 18, par une Des Chinois en pleurs se recueillent sur la place Tien An Mien de Pékin, où les drapeaux sont en berne après la mort du“grand Timonier”.(Téléphoto AP) ¦ La difficile succession de Mao Tsétoung, voir en page 11 grande réunion solennelle radio-télédiffusée qui se déroulera sur la place Tien An Men.A 15 heures, tous les militaires du pays se mettront au garde-à-vous: partout en Chine sera observé un silence de trois minutes tandis que retentiront les sirènes.Entre-temps, des cérémonies de deuil auront lieu chaque jour au palais du Peuple de Pékin.Tous les drapeaux seront en berne dans les pays, les ambassades et les représentations à l'étranger.Tous les spectacles-pièces, films, opéras, ballets — et toutes les manifestations sportives seront annulés pendant le deuil officiel.Même si l’événement était prévu depuis quelque temps, l’annonce de la mort de Mao a fait l’effet d une bombe dans tous les milieux de Pékin.Immédiatement; des drapeaux rouges frappés des cinq étoiles d’or ont été mis en berne dans la capitale.Des haut-parleurs diffusent des marches funèbres ainsi que “l’Internationale”.Beaucoup, une personne sur trois environ, portent déjà un brassard noir, en signe de deuil, qui tranche sur le blanc des chemisettes d’été, les vareuses des soldats en uniforme vert ou les vestes de toile des ouvriers.Place Tien An Men, théâtre d’émeutes le 5 avril dernier après l'interruption d’un hommage à Chou En-lai, décédé trois mois plus tôt, des groupes d’hommes, jeunes pour la plupart, quelques femmes, sont venus rendre un hommage spontané au grand leader disparu, face à son portrait géant placé à la porte Tien An Men, l’entrée principale de la cité ihter-dite.Visages en larmes ou profondément graves, ils se recueillent longuement, la tête baissée, devant les murs ocres de la cité, le portrait en couleurs de Mao, et la tribune officielle surplombant la porte où, tant de fois, le président du Parti communiste s’était adressé à une foule de centaines de milliers de Chinois, depuis la proclamation de la république populaire en 1949.Certains, des jeunes, gens et des jeunes filles, ont épinglé un petit chrysanthème blanc — la couleur du deuil en Chine — au revers de leur veste de toile ou leur chemisier.La rapidité exceptionnelle de la réaction, le port immédiat de brassards de deuil en particulier, pourrait laisser pen- ser que les autorités avaient entamé certains préparatifs en vue du décès de Mao Tsétoung.La population en tout cas semble avoir été totalement surprise par la nouvelle annoncée cet aprèstmidi.Reouis pour traduire un “importante nouvelle” attendue à la radio de Pékin pour seize heures — et annoncée une heure avant — un interprète de l’AFP a indiqué n’être au courant de rien et il ne s’attendait visiblement pas à l'annonce de cet événement.Quand l’information est tombée, pronon-Volr page 6: Mao TaAtoung COUPE CANADA Æ Le fédéral dépensera $1.1 million pour “vendre” ses mesures d’austérité par Lise Bissonnette OTTAWA — Le premier ministre du Canada ne voit pas pourquoi on se scandaliserait de voir le gouvernement dépenser 11 million dans une campagne publicitaire pour “vendre” les mesures antiinflation au moment où le parti qu’il dirige est tombé très bas dans les graces de l’opinion publique.Selon lui, la conjoncture est analogue à celle de la dernière guerre alors que le au sommaire^ ¦ Le taux d’inflation en août dernier: 6.2 pour cent ¦ Le Parti national populaire convoque son congrès de fondation ¦ Trudeau refuse de condamner l’appel d’Air Canada page 2 ®La Régie accepte la hausse du traitement des juges mais dit non aux po-licers - page 3 ¦ La Chine sans Mao: un éditorial de Georges Vigny ¦ Une affaire qui a assez duré: une analyse de Claude Ryan ¦ Deux raisons parmi cent: un commentaire de J.-C.Leclerc - page 4 ¦ C’est le putsch des journalistes qui a précipité la chute du Jour (Yves Mi-chaud) ¦ Le Conseil de presse du Québec constate un certain boycottage contre Le Jour - Parti libéral était au pouvoir et que le gouvernement multipliait les incitations à l’effort de guerre.“C’est le gouvernement, et non le parti, qui défrayait la publicité", rappelle-t-il.Le programme anti-inflationniste adopté par le Parlement fait désormais partie de la “loi de ce pays”, dit-il, et c’est du devoir du gouvernement de se défendre contre ceux qui cherchent à le combattre, tel le Congrès du travail du Canada, qui organise le 14 octobre prochain une “journée de protestation nationale” contre les “mesures Trudeau”.Encore un peu et M.Trudeau, s’il n’était en période de réconciliation avec la presse, irait jusqu’à déplorer que celle-ci ait fait pencher la “balance du doute” en faveur de ceux qui combattent les mesures.Il n’insiste pas mais il remarque que c'est le “devoir des media de transmettre le message à la population”.Quoi qu’il en soit, le gouvernement est déjà lancé d”is son intense “blitz” publicitaire commencé hier dans les quotidiens; il se terminera le 11 octobre, pres- 3ue à la veille de la journée d’action syn-icale à travers le pays.L’opération est d’envergure mais, en tout honneur, elle est conforme à l’esprit d’austérité prêché à Ottawa.“Ce programme est financé à même les budgets d’information des ministères fédéraux, de sorte qu’il n’en résultera aucune augmentation nette des dépenses gouvernementales”, peut-on lire dans un dossier de présentation remis hier aux députés libéraux avant qu'ils n’entreprennent une deuxième journée d’un caucus préparatoire à la session parlementaire d’octobre.Seule la télévision ne sera pas de la partie.Le calendrier publicitaire du prochain mois prévoit sept insertions dans 94 quoti- in- lan- diens de langue anglaise, six insertions dans 13 quotidiens de langue française, deux insertions dans 786 hebdomadaires de langue anglaise, et de deux à cinq ’ sériions dans 150 hebdomadaires de 1 gue française, d’un message expliquant essentiellement aux Canadiens que leurs gains réels sont passés de 3% à 3.6% de 1975 à 1976, même si leurs augmentations de salaire ont été moins fortes.88 publications ethniques en 22 langues, de l’allemand à l’islandais en passant par le croate, auront également droit à deux insertions.A compter de lundi prochain, 147 postes radiophoniques anglophones et 73 francophones diffuseront des plages de 60 secondes conçues sur le mode de la conversation.un avocat qui révèle à un interviewer qu’il trouve très raisonnable de voir son augmentation de revenus plafonner à 10% cette année, “temporairement.” Ou encore, en un français fami-Voir page 6: Austérité Le Canada blanchi par les Tchèques par Guy Deshaies Les Tchécoslovaques ont réussi à infliger le premier revers à l’équipe du Canada depuis le début du tournoi, hier soir au Forum, en blanchissant les joueurs canadiens par un compte de 1 à 0.Les sympathiques Tchèques et en Ëarticuher le gardien de but Vladimir •zurilla, ont récolté l’ovation générale de la foule qui n’a pas pu déserrer les dents un seul instant durant ce match époustouflant, magistral dont le dénouement s’est annoncé à 5 minutes seulement de la fin du match lorsque Nilson Nevy a déjoué le gardien du Canada, Rogatien Vachon, à Tissue d’un subtil jeu de passes dans le territoire des demifoliés.Mais l’équipe du Canada a légèrement dominé le jeu en première et deuxième période.La malchance s’est acharnée sur elle de spectaculaire façon lorsque Phil Esposito, Reg Leach, Bobby Orr, Lanny McDonald entre autres ont raté des filets carrément ouverts au cours de certains embouteillages dramatiques devant les filets de la Tchécoslovaquie.Les cinq punitions imposées au cours du match dont deux aux Tchèques et trois aux Canadiens n’ont profité à personne.En réalité le match d’hier soir, avec ses descentes constantes de part et d’autre, ses solides mises en échec, son beau jeu défensif et la tenue merveilleuse des deux gardiens qui ont du reste mérité les honneurs du match, a été et de loin le plus beau, le plitë enlevant et le plus parfait de la série de la Coupe Canada.A Philadelphie les Soviétiques ont battu les Américains 5 à 0 tandis qu’à Winnipeg les étonnants Finlandais se sont payés la tête des Suédois par un compte de 8 à 6 éliminant ces derniers de la finale.Mais au Forum, hier soir, c’était le hockey à son meilleur avec un nombre de lancers assez partagé entre les deux équipes, des Tchécoslovaques qui ont montré qu’ils pouvaient jouer d’une façon défensive en temps voulu mais qui n’ont pas cessé de foncer avec une aétermination et une agressivité incomparables vers le territoire ennemi.Les Canadiens avec Sittler, Gainey et McDonald ainsi que Clarke, Marber et Leach n’ont presque jamais cessé d’être menaçants surtout devant les Tchèques qui se retrouvaient trop souvent par terre sous les dures mises en échec canadiennes.Mais la vitesse de part et d’autre n’a pas manqué de sorte qu’on a assisté à du jeu relativement ouvert et par conséquent spectaculaire.Disons tout de suite que le Dr Jan Starsi, l’entraîneur tchèque, nous avait bien roulé en annonçant mercredi que les joueurs Pospisil, Klinda et Chalupe ne joueraient pas à cause de blessures.Ils étaient là hier soir et ils ont joué de telle manière qu’il faut conclure sans crainte qu’il n’étaient pas blessés du ,0^n revanche le gardien Dzurilla a bel et bien remplacé Holecek et on n’est pas près de l’oublier avec ses arrêts miracles en particulier contre Bobby Hull à la première période.Les Tchèques ont tenté souventes fois la longue passe au centre pour l’échappée et Novak, Martinec et Ebermann ont réussi à s’amener seuls devant un Rogatien Vachon fort vigilant.A la fin de la première période les Tchèques, jouant serré et paraissant nerveux n’ont pas eu vraiment de bon-Voir page 6: Coupe Canada La décision de la cour d’appel Un nouveau procès pour Laberge Louis Laberge par Clément Trudel Le président de la FTQ, M.Louis Laberge, aura un nouveau procès pour “mé-fait , d’après la décision que viennent de rendre les juges G.Montgomery et Y.Bernier de la Cour d’appel du Québec.Ayant à statuer sur le même appel du leader syndical, à la suite d’un verdict de culpabilité et d'une sentence de trois ans de prison imposée par le juge Marcel Nichols, le juge Antoine Lacourcière accueillerait Tappel, casserait le verdict de culpabilité mais libérerait tout simplement l’appelant Laberge.L’accusation sous laquelle M.Laberge avait subi son procès était reliée, selon le ministère public, à des paroles du chef syndical prononcées devant les grévistes de la Hupp Canada Ltd, à l'Assomption, le 29 mai 1974.Au bureau de Me Phil Cutler, avocat de M.Laberge, on étudiait hier la possibilité de porter la cause en Cour suprême.M.Laberge, d’après la preuve qui avait été présentée au jury en mai 1975, aurait incité des travailleurs syndiqués à saboter leur travail plutôt qu’à déclarer une grève qui, dans.le contexte d’alors, n’aurait pas été légale.Ce sera le troisième procès pour M.Laberge, à partir du même dossier d’accusation.Un premier procès présidé par M.Jacques Ducros à Joliette s’était abruptement terminé par un “mistrial”.Le deuxième procès fut présidé par le juge Marcel Nicnols qui, après le prononcé du verdict de culpabilité touchant M.Laberge, avait, le 20 juin 1975, imposé une sentence de trois ans.Verdict et sentence furent frappés d’appel, La décision de la Cour d’appel du Qué- bec se fonde, d après le juge Lacourcière, sur “un défaut fondamental” qui entachait l’acte d’accusation et qui enlevait au juge Nichols sa juridiction dans cette affaire; c’est-à-dire que l’acte d’accusation ne comportait pas une mise en accusation valable et n’etait signé que par Me Gérard Girouard, non pas par le procureur général.M.Jérôme Choquette, procureur général du Québec au temps de la première mise en accusation, avait procédé par mise en accusation privilégiée^ ce qui privait M.Laberge d'une enquete préliminaire.Les avocats de M.Laberge ont fait valoir en appel que le procureur général lui-méme aurait dû déposer l’acte d’accusation privilégiée au procès mais aucun des juges du banc ne retient cette prétention; Voir pag* 6: Louis Labsrgs Spicer attend toujours la réaction d’Air Canada à son rapport intérimaire “J’attends toujours une réaction officielle de la société Air Canada.” Ce sont là les derniers mots que prononce le Commissaire aux langues officielles, M.Keith Spicer, à la fin d’un communiqué par lequel il a annoncé hier la publication d’un rapport “intérimaire” sur Tétat du français comme langue de travail au sein de cette entreprise, et plus spécialement dans deux services de la région métropolitaine: le bureau des reservations de Montréal, et la direction de la maintenance à Dorval.Entreprise “au mois de juin dernier, à la suite d’une série de plaintes” venant des employés eux-mêmes, l’étude du Commissaire s'est faite avec célérité: dès le 8 juillet dernier, M.Spicer faisait parvenir au président d’Air Canada, M.Claude Taylor, ce rapport intérimaire qu’il a diffusé hier, et qui propose à l'attention de la société 26 recommandations dont l’adoption permettrait “aux francophones de travailler en français dans les secteurs qui, tout en ne mettant pas en cause la securité aérienne, étaient et sont surtout réservés à la langue anglaise”.M.Spicer avait eu avec M.Taylor, le 8 juillet, une première consultation “des plus encourageantes” à propos de l'application des 26 recommandations.Mais l'entretien n’a pas eu de suite, et M.Spicer "attend toujours”.Dans la conjoncture aéronautico-politique actuelle, et compte tenu de l’envergure du champ couvert par les mesures qu’il propose, il ne serait pas étonnant que M.Spicer passe encore quelque temps à attendre.Il faut cependant savoir que le rapport, ainsi que l’indique M.Spicer, “n’aborde pas les questions techniques complexes qui pourraient avoir des répercussions sur la sécurité aérienne, Voir pago 6: Koith Spicor 4 2 • Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 ; •f’f^^-V.NNV.ssv - 'ss: r Le taux d’inflation en août: 6.2% OTTAWA (d’après CP) — Depuis plus de trois ans, le taux annuel d’accroissement de l’indice des prix à la consommation, qui est mensuellement vérifié, n’a jamais été si peu élevé que celui du mois d’août dernier, a annoncé hier Statistique Canada selon qui le ralentissement est en grande partie attribuable à la diminution du prix des denrées alimentaires durant le même mois.On sait que l’indice des prix à la consommation se confond fréquemment avec le taux d’inflation.Le rythme annuel de l’élévation des prix s’est chiffré en août par 6.2%, et l’indice du coût de la vie s’est haussé de 0.5% du mois de juillet au mois d’août.D’autre part les données publiées par Statistique Canada indiquent que la hausse du prix des denrées non alimentaires ainsi que des services n’a guère varié en août dernier, par rapport à celle du même mois des années 1974 et 1975.Statistique Canada précise que du mois de juillet au mois d’août, cette année, dans le domaine alimentaire, le prix des denrées a décru de 0.5%, contrairement à la tendance habituelle à cette époque de l’année.11 a également marqué une légère décroissance, le mois dernier, par comparaison avec le chiffre du mois d’août antérieur.Les denrées non-périssables et les services, par contre, ont accusé une élévation de 0.8%, du mois de juillet au mois d’août.Les éléments les plus marquants de la hausse sont ceux du logement et de l’assurance.Peu après que Statistique Canada eut publié le nouvel indice, la Commission anti-inflation a diffusé un communiqué déclarant qu’on pouvait prévoir, à la lumière de ces dernières données, que le gouvernement fédéral atteindrait dès cette année l’objectif qu’il s’était fixé, celui de contenir l’inflation à un taux de 8%.Le leader du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, a cependant prété à ces mêmes données une interprétation différente.Il a souligné le fait — reconnu par la Commission elle-même — que le contrôle des prix, dans le domaine alimentaire, échappe au programme antiinflation.Si les données de Statistique Canada indiquent quelque chose, c’est qu’effectivement le programme anti-inflation est inefficace, a ajouté M.Broadbent, donnant comme exemple le bond de 13.5% qu’a effectué le coût de propriété d’unt habitation domiciliaire, du mois d’août 1975 au mois d’août dernier.M.Broadbent a d’autre part prévu que l’in- dice des prix éprouvera des majorations appréciables dtci la fin de l’année.En fait les spécialistes du marché alimentaire s’attendent tous que le prix du boeuf, à la décroissance duquel on s'accorde à attribuer largement le faible taux de croissance du dernier indice, augmentera dans le cours de l’automne.Il est également prévu, de façon presque générale, que l’élévation récente du prix du pétrole et de l’essence aura pour effet de rehausser appréciablement l’indice des prix du mois de septembre.Par ailleurs le Congrès du travail du Canada, Êar l’entremise de son secrétaire-trésorier, M.•onald Montgomery, a reproché au gouvernement fédéral d’abuser de l'indice des prix à la consommation pour “essayer de rendre le programme anti-inflation plus acceptable aux yeux du public canadien”.“À part les prix des denrées alimentaires qui ne sont pas contrôlés à la sortie de la ferme, déclare notamment M.Montgomery dans son communiqué, la hausse mensuelle de l’indice des prix.a été de 0.8%, soit à peu près la même qu’en août 1974 et en août 1975.Autrement dit, il est clair que les contrôles n’ont eu aucun effet réel sur les prix.” Les autorités de la Régie des installations olympiques ont fait droit au désir des Montréalais de visiter le Village olympique.Dès hier, les portes du village étaient ouvertes, et elles le seront à tous les jours au cours des prochaines semaines, de 10 à 16 heures.Pour la modique somme de$1.50 ou de $0.50, selon que l’on est âgé de plus ou de moins de 12 ans, on acquiert le droit de s’exclamer devant la beauté des pyramides des architectes D’Astous et Durand, ou à votre choix sur l’exiguité des chambres des athlètes, ou encore sur l’avenir du Village olympique.Tout cela pendant quelque 30 minutes.(Photo Alain Renaud) Le PNP convoque un congrès de fondation par André Bellemare QUÉBEC (PC) - Maintenant que les fiançailles entre l’Union nationale et le Parti national populaire sont rompues à tout jamais, la formation de M.Jérôme Choquette se met en marche en vue de rallier le plus de Québécois possible à sa cause.Malgré l’insistance de Joyal Trudeau refuse de condamner Air Canada par Lise Bissonnette OTTAWA — Malgré l'insistance du député de Rosemont et procureur des Gens de l'air du Québec, M.Serge Joyal, le premier ministre a refusé hier de se commettre plus avant à Œs de l'appel logé par Air la contre la decision du juge Jules Deschênes, rendue mardi dernier.Il s’est simplement dit surpris de ce qu’Air Canada ait été “aussi vite sur ses patins” pour faire appel du jugement moins de 24 heures après sa publication.“Mais je ne les en blâme pas, a-t-il ajouté, Air Canada est une compagnie de la couronne entièrement autonome dans son administration." Alors que plusieurs se sont indignés et ont même vu dans le geste d’Air Canada une contestation ouverte de la loi sur les langues officielles, M.Trudeau préfère donner à la compagnie aérienne le bénéfice du doute.“L’annulation par le juge d’un règlement qui interdisait le français dans les cabines de pilotage a créé un vacuum, dit-il, et probablement la compagnie a-t-elle voulu par cet appel se donner du temps pour faire un nouveau règlement." Le premier ministre s’est même permis de blaguer un peu là-dessus, se mettant à la place d’un passager qui serait plutôt insécurisé s’il savait que les pilotes sont en train de se chicaner pour savoir s’ils se demanderont de tourner une “switch” en anglais ou en français.Même s'il dit “respecter” l’interprétation de M.Trudeau, le député de Rosemont s’impatiente assez de cette désinvolture, et dispose rapidement de l’argumentation du premier ministre.“S’ils ont rédigé deux règlements depuis avril, ils doivent commencer à se faire la main ”, lance-t-il, indigné de ce qu’Air Canada n'aie même pas consulté le ministère des Transports avant de faire appel, et aie procédé en deçà de 24 heures alors que la loi lui donnait encore 30 jours pour étudier le jugement Deschênes et décider de sa stratégie.“Personne ne peut dissocier un tel geste de l'ensemble du conflit”, commente M.Joyal.A son avis, dont il a fait part au chef du gouvernement au début du caucus hier matin, le ministère fédéral de la Justice devrait au moins se préparer à comparaître en Cour d’appel en se disant “tout à fait satisfait du jugement Deschênes et en l’affirmant conforme à l’esprit et à la lettre de la Loi sur les langues officielles.” Le croise du français dans les airs croit en effet que le gouvernement canadien joue un jeu dangereux en ne stigmatisant pas un peu plus l’outrecuidance d’Air Canada.“Pour l’opinion publique, dit-il, Air Canada c’est le gouvernement, c’est Ottawa, et on ne s’embarrasse pas de nos subtilités juridiques à l’égard d'une compagnie de la Couronne.Alors les gens se disent, c'est quoi ce gouvernement?” Une autre manche de la partie serrée qui se joue devant les tribunaux aura lieu dès mardi prochain, alors qu’Air Canada plaidera devant l’ensemble des juges de la Cour d’appel sa requête en suspension de l’injonction qui l’oblige à traduire d’ici deux ans les manuels de bord de ses appareils.Air Canada a en effet fait appel du jugement Deschênes quant à l'annulation de son règlement prohibant le français dans les cabines de pilotage, mais requis au surplus de ne pas avoir à se plier immédiatement à l’injonction ac- Le Conseil de presse constate que Le Jour a été l’objet d’un boycottage Le Conseil de presse du Québec constate que le quotidien Le Jour a effectivement été l’objet d’un certain boycottage en matière de publicité gouvernementale.Mais il n’a pu obtenir la preuve que la perte financière résultant de cette pratique suffisait a mettre en péril l’existence du journal.Dans un avis publié hier (et dont le texte est reproduit à la page 8), le Conseil déclare avoir fait la preuve et acquis la conviction que “dans plusieurs cas, il y a eu effectivement, pour des motifs de politique partisane, interventions tant directes qu'indirectes de la part de ministres (.) ainsi que ae responsables à divers autres niveaux de l’administration gouvernementale à l’effet d exclure Le Jour de la liste des organes d’information appelés à Une étude de l’APA diffuser l’information ou la publicité provenant du gouvernement ou d’agences gouvernementales ou para-gou vernementales ' ’.Présidé par M.Jean-Marie Martin^ le Conseil est un organisme non-gouvernemental, a caractère tripartite (public, entreprises de presse et journalistes), sans pouvoir contraignant et dont les avis ou conclusions ont valeur morale.Il avait été saisi, en début d’année, d’une plainte de la société des rédacteurs du Jour concernant la publicité gouvernementale.Le Conseil juge que les interventions constatées, bien quelles ne soient pas l’expression d’une politique systématique ou d’une volonté générale de l’ensemble du gouvernement, portent atteinte au droit du public à l’information et constituent une menace à la liberté de la presse.Il recommande fortement au gouvernement de définir et mettre en oeuvre une politique en matière de publicité gouvernementale “qui se traduirait par des normes et critères propres à répondre plus adéquatement aux exigences aune gestion efficace des deniers publics en cette matière, de même qu’à renseigner pleinement la population sur tops les sujets d’intérêt public qu’il choisit de leur transmettre par voie de messages publicitaires”.Dans plusieurs cas où Le Jour invoquait des cas de boycottage à son endroit, le Conseil a constaté que d'autres quotidiens n’avaient pas non plus été choisis pour véhiculer des messages publicitaires du gouvernement.Les autos Ford rouillent plus vite par Gérald LeBlanc Une enquête de la firme d'ingénieurs Delplace Ltd vient de donner raison à Philippe Edmonston, qui dénonce depuis trois ans la rouille prématurée des voitures Ford.En réponse aux attaques répétées au président de l’Association pour la protection des automonilistes (APA), les dirigeants de Ford Canada alléguaient que toutes les voitures étaient atteintes de ce mal terrible de la rouille.L’étude de la firme Delplace vient toutefois de démontrer que les Ford, notamment celles produites de 1970 à 1973, rouillent plus vite que les autres.Entre mai et juillet 1976, les ingénieurs de Delplace ont examiné 460 véhicules dans la région de Montréal, 226 de marque Ford et 234 de marque General Motors.Les conclusions démontrent que les Ford rouillent deux fois plus vite que les autres, du moins pour les années 1970 à 1973.Les modèles de 1974 se couvrent moins facilement de rouille, selon les auteurs du rapport.Commandité par l’APA au coût de $5,000, ce rapport a été remis mercredi au président de Ford Canada, M.Roy Bennett, par M.Edmonston, au siège social de la compagnie à Oakville près de Toronto.Le protecteur des automobilistes s'est entretenu pendant plus d’une heure avec M.Bennett, dont il a admiré la franchise et l’ouverture d'esprit.M.Edmonston a cependant promis de garder confidentiels les propos tenus par le président de Ford Canada.De retour à Montréal, hier, M.Edmonston a dit qu’il attendait de voir les résultats pour savoir si l'optimisme engendré par la conversation avec M.Bennett était justifié.Par ailleurs, M.Edmonston a été expulsé d'une rencontre organisée par Ford Canada, à Toronto, au coût de $24,000 pour la présentation à la presse des modèles de 1977.A titre de chroniqueur au défunt Quotidien Le Jour et à l’heb-omadaire Allô Police, M.Ed- monston voulait participer à la période de questions de la presse.On a finalement justifié le refus de l’admettre a la conférence de presse en alléguant le tort qui serait causé aux autres journalistes de Montréal, où se tiendra plus tard une rencontre similaire à celle de Toronto.M.Edmonston n’en a pas moins discuté dans les corridors avec les dirigeants de Ford avant d’aller rencontrer le président à Oakville, à bord du camion Ford (1972) de M.Torn Beeney, président de l'Association des propriétaires de Ford rouillées en Ontario.M.Edmonston est convaincu que Ford continuera à dégringoler dans le marché ca- naaien — pour la première fois de son histoire elle vient d’être devancée en deuxième place par la firme Chrysler, GM demeurant bonne première — si l’on n’offre pas de compensations adéquates aux propriétaires de voitures des années 1970 à 1975 pour la rouille prématurée de leur véhicule.L’APA entend d’ailleurs affecter un stagiaire de l’Université de Montréal entièrement à ce dossier des Ford rouillées et elle organisera des manifestations des Maritimes à l’Ontario pour dramatiser ce problème.“S’il le faut nous mettrons les concessionnaires Ford en faillite”, conclut M.Edmonston.cordee a maître Joyal et aux Gens de l’air quant aux travaux de traduction.La requête avait immédiatement étéjirise en délibéré par les juges Casey et Mayrand qui, devant la gravité du sujet, l’ont référée à l’ensemble de la Cour d’appel.Toute cette guerre judiciaire entretient un climat assez insoutenable, reconnaît M.Joyal, commentant à son tour, au' cours d'une conversation téléphonique, le ressac contre le français qui se manifeste de plus en plus ouvertement dans le reste du pays.“La lutte que nous menons est nécessaire mais elle a certes pour effet d’entretenir les préjugés au Canada anglais.” M.Trudeau avait aussi déploré le matin même que les réactions anglophones (notamment le chahut antifrançais au Garden de Toronto mardi soir) “nous ramènent à des légendes qui datent du temps de la crise de la conscription” et au célèbre “speak white”.Les 23 et 24 octobre, de 500 à 600 partisans seront conviés au congrès de fondation du PNP, à Québec, où ils éliront un chef, un exécutif et définiront la constitution du parti et un manifeste politique.C'est ce qu’a annoncé, hier au Parlement, le leader du PNP, M.Choquette, qui a confirmé qu’il n’existe plus aucun espoir de fusion avec l’UN et qu’il appartient désormais à son groupement politique de tenter de démontrer qu’il constitue la seule alternative valable au gouvernement Bou-rassa.Avant les assises du mois prochain, une vaste campagne de recrutement, “Opération 10,000 ”, aura cours au Québec entre le 15 septembre et le 15 octobre en vue de faire passer le nombre de membres en règle du parti de 4,500 actuellement à 10,000.Ces deux initiatives ont été décidées mercredi au cours d’une réunion de l’exécutif, à Drummondville, où les participants ont fait le point sur la situation, suite à la rupture des pourparlers avec TUN.Il a également été convenu de mettre sur pied un comité directeur de huit membres au sein de l’exécutif, dont la tâche principale consistera à suivre de très près l’actualité politique et à prendre position sur les divers sujets.Cet organisme, dirigé par M.Choquette lui-même, sera compose de MM.Fabien Roy, député de Beauce-Sud, Réjean Gélinas, de Grand-Mère, Gaétan Grenier, de Sherbrooke, Jean-Marc Gignac, de Québec, Jean Canone, de Québec, Henri Dessaules, de Montréal, et Hyman Brock, également de Montréal.Plus optimiste que jamais, détendu, M.Choquette demeure toujours convaincu que seul son parti représente l’espoir d’un renouveau dans le ciel politique québécois et le véhicule capable d’attirer bon nombre de mécontents, de quelqu’autre formation politique, d’où ils viennent.Lui qui s’est fait traiter de “déchet de la société politique” par l’ex-chef de l’UN, M.Maurice Bellemare, il n’a pas voulu répondre à ces insultes.M.Choquette n’a pas parlé de l’UN, sauf pour préciser, en réponse à une question d’un journaliste, que jamais les représentants de son parti sur le comité paritaire formé pour discuter des modalités d’une fusion éventuelle n’ont signé ou accepté le document politique présenté par TUN.Il a ajouté que le PNP ne s’était pas compromis pendant les négociations puisque le projet de manifeste politique ne constituait qu’une base de discussions entre les deux groupes.Dans l’esprit de l’ancien ministre libéral, la tentative de rapprochement avec TUN est classée dans le tiroir des mauvais souvenirs et l’objectif premier du PNP est de sensibiliser la population à ses idées.Une douzième augmentation des pensions OTTAWA (PC) — Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé hier une douzième augmentation trimestrielle des prestations de la sécurité de la vieillesse et du supplément de revenu garanti a compter d’octobre 1976.Basée sur le coût de la vie, l’augmentation portera ainsi la prestation de base de la sécurité de la vieillesse de $137.06 à $139.39.Le nouveau total mensuel pour une personne seule qui reçoit la prestation de base de la sécurité de la vieillesse et le supplément maximal s’établit à $237.15.Pour un couple marié dont les deux conjoints sont pensionnés, la prestation de base ajoutée au supplément de revenu portera leur revenu mensuel global à $452.40.Le supplément de revenu garanti maximal pour une personne seule ou pour une personne mariée, dont le conjoint n’est pas pensionné et ne reçoit pas d’allocation au conjoint, passera en octobre de $96.13 a $97.76.Le supplément maximale pour les conjoints bénéficiaires de la pension sera porté de $85.36 à $86.81.L’allocation maximale au conjoint passera par ailleurs de $222.42 à $226.20.COURT- de perfectionnement en CONFIANCE EN SOI Ce ceun ion A aide ta à cultiver : La vraie confiance en soi (Pour mieux réaliser foutes vos ambitions!) L’Enthousiasme (Pour vivre pleinement votre vie) L’Esprit de décision (Pour prendre plus d'initiatives, assumer plus de responsabilités et devenir meilleur chef) L’Art des relations humaines (P our mieux comprendre les gens et les rendre plus heureux) l'art de persuader par la parole (Pour mieux communiquer vos idées, vendre vos produits et même porter en public).Mémoire — Imagination —Subsconscient — Autosuggestion — Détente — Vo'onté Depuis 19S4, plus de 20,000 gradués en prouvent l'efficacité.VOUS AUSSI Quels que soient votre âge, votre occupation ou votre degré d’instruction, vous pouvez en tirer profit.Ce n'est pas un cours théorique, mais un cours pratique de J 5 semaines UN SEUL SOIR PAR SEMAINE 1 Venez assister à une DÉMONSTRATION GRATUITE • Hôtel Reine Elizabeth • Angle Mansfield & Dorchester (métro Bonaventure) • Samedi matin 11 sept, à 9:30 a.m.Salon St-Charles • Lundi 13 septembre à 7:30 q.m.Salon 353,3ème étage ds> Pour devenir plus dynomrqut en pensées, en poroles, ef en octions fiMtrirur 0i piffsoMNAiir* Ht «eus demande! pas si «oui osret le fsaipi tl bs meftes d* s«nrr« et men, demandtz-treus si «eus am b bmps «t bs meyeni de «eus M passer.JEAN-GUY «BOEUF I.A.ISC M ED L^L 334:8702 A LE DEVOIR Page 3 Montréal, vendredi 10 septembre 1976 Crise de parking à cause du métro En prolongeant le métro vers l’est de Montréal, les autorités fnunicipales pensaient bien faciliter.la vie à des milliers de Montréalais et de banlieusards.Du moins pour ces derniers, la réalité est toute différente puisque les automobilistes venant soit de la rive-sud par le pont-tunnel Hyppolite-Lafontaine, soit de la rive-nord ne trouvent nulle part de place pour stationner.Le seul endroit qui leur était accessible c’était le terrain de stationnement du centre commercial Place Versailles près de la station Radisson.Mais comme en fait foi notre photo, c’est déjà du passé.Ceux qui insistent pour prendre quand même le métro peuvent se rabbattre sur le stationnement dans les rues avoisinantes des stations, mais souvent au risque de devoir acquitter par la suite une contravention.Dernière solution pour les mordus du métro, avoir un chauffeur privé pour qui on a prévu des stationnements dit d’attente.Au bout du compte, on est loin du billet de métro à $0.50.(Photos Alain Renaud)."N mmm WUfôfS : »**~*Lz '11 fl* 'WW*?' .sj.! wzm Leur traitement porté à $42,240 La Régie autorise une hausse de 28% aux juges.QUÉBEC (PC) — Conscients du remous que sa décision va créer dans l’opinion publique, la Régie québécoise des mesures anti-inflationnistes a rendu un avis favorable en ce qui concerne l’augmentation de traitement de 26% consentis aux juges de la cour provinciale le 30 juin dernier par l’Assemblée nationale.Cette hausse de salaires, rétroactive au premier janvier 1976, portera la rémunération de ces juges de $33,000 qu’elle était au premier juillet 1973 à $42,240.En annonçant leur décision hier à Québec, les membres de la Régie ont souligné que “tout avis contraire aurait perpétué une injustice notoire”.L’augmentation proposée de 28%, a précisé le président de la Régie, M.Robert De Coster, a uniquement pour effet de compenser approximativement l’augmentation de 28.6% du coût de la vie, depuis le premier juillet 1973 à la valeur du dollar au 31 décembre 1976.La Régie note d’autre part que cet avis favorable ne déroge pas à un des objectifs fondamentaux du programme antiinflationniste qui associe généralement l’évolution de la rémunération à celle de l’indice des prix à la consommation.M.De Coster reproche cependant au législateur d’avoir attendu si longtemps, de ne pas avoir réglé cette question avant cette année où tout le monde est pris dans le “contexte émotif”.Mais ce que la Régie anti-inflationniste déplore avant tout c est d’avoir eu à statuer sur cette épineuse question de la hausse de traitement des juges dans le contexte et le climat actuels.“Il est anormal que la Régie ait été requise de se prononcer sur cette question.C’est une tache qui ne doit appartenir qu’à l’Assemblée nationale”, a fait valoir M.De Coster.Il ne cache pas que la Régie a alors été utilisée comme bouc émissaire.M.Claude Mérineau, vice-président de l’organisme, y est allé encore plus carrément en déclarant que "le gouvernement avait une patate chaude et il nous l’a lancée”.Dans l’avis officiel qu’elle a fait parvenir au Conseil exécutif, en date du 7 septembre, la Régie souligne clairement d’ailleurs que l’avis qui lui a été requis par l’Assemblée nationale lui a causé ’‘certaines difficultés dans la conciliation de ce mandat spécifique avec le mandat général qu’elle assume en vertu de sa loi organique”.M.Mérineau a expliqué que les membres de la Régie ont bien cherché les moyens légaux de repousser ce mandat, mais qu’ils se sont trouvés dans l’impossibilité de le contester.Ne voulant plus revivre une situation aussi difficile, la Régie a formulé dans son avis au gouvernement une recommandation qui vise en même temps à mettre les juges à l’abri d’interventions partisanes.Elle recommande donc au gouvernement d’instituer, par législation, un mécanisme d’ajustement périodique de la rémunération des juges.Comme pour ce qui est du traitement des députés, celui des juges pourrait être révisé périodiquement afin d’éviter que ne se créent des écarts importants avec le coût de la vie.Dans le présent cas, la hausse du coût de la vie avait entraîné une dégradation marquée du salaire des juges.Leur traitement de $33,000 en 1973 n’équivalait plus qu’à environ $23,500 au 31 décembre dernier.et refuse celle des policiers La Régie des mesures antiinflationnistes du Québec a refusé de renverser sa décision concernant les salaires des policiers municipaux, en dépit des réactions sérieuses qui pourraient emaner de la Fédération des policiers du Québec.Dans un communiqué émis hier matin, la Régie soutient en premier lieu que la Fédération n’a aucun mandat pour discuter des cas individuels des policiers des différentes municipalités et que les directives anti-inflationnistes doivent être appliquées d’une façon uniforme à tous les groupes soumis à l’autorité de la Régie québécoise.On se souvient que la semaine dernière la Fédération, qui groupe plus de 160 syn: dicats policiers du Quebec, avait déclaré que si fa Régie ne revenait pas sur sa décision avant le 13 septembre, tous les policiers n’étant pas en service convergeraient vers Québec ce jour-là, afin de protester contre les réductions de salaire dont ils sont victimes et élaborer une stratégie pour intensifier les mesures de pression.Le directeur de la Fédération, M.Guy Marcil, avait précisé à la même occasion qu’au moins 15 corps policiers étaient touchés par la décision de la Régie, qui réduisait ainsi leurs salaires de 12%, et que cinq au dix autres pourraient etre touchés de la même façon.M.Marcil avait ajouté que certaines entantes, gagnant beaucoup moins que ue même si tous les policiers du Quebec evaient avoir la même formation, plusieurs de ceux-ci, dans des villes importantes, gagnaient beaucoup moins que leurs confrères des granaes villes.A titre d’exemple, il avait fait remarquer que les policiers de la Communauté urbaine de Montréal recevaient un salaire de $18,000, alors que des agents, dans des petites agglomérations, ne gagnaient que $13,500.La Régie croit que la demande de la Fédération voulant que les sentences arbitrales tenant lieu de convention collective ne soient pas revisées par l’organisme gouvernemental, équivaudrait à accorder aux policiers un privilège qui les aurait places à l’abri des directives antiinflationnistes.Par ailleurs la Fédération souhaitait ue la Régie adopte comme politique ’accorder systématiquement aux corps policiers des dépassements aux normes permises par les directives gouvernementales.Le président de la Regie a déclaré que celle-ci n’avait pas l’autorité pour soustraire aux exigences des directives anti-inflationnistes les groupes qui y ont été assujettis par arrêté ministériel.D’autre part, pour des motifs de justice et d’efficacité, elle ne saurait non plus recommander ou agréer que les policiers municipaux en soient exclus.Enfin, suivant sa politique habituelle, la Régie fait savoir qu’elle est toujours disposée, dans tous les cas où des faits nouveaux sont invoqués, à examiner avec les parties concernées (employeurs et employés) les décisions rendues.Cet examen, précise-t-on, porte sur l’exactitude des données fournies par l’employeur, sur les motifs de dépassement invoqués, et sur les modalités d’application des décisions, c’est-à-dire la possibilité d’échelonner les remboursements exigés.Dans ce cas, la Régie souligne qu’il appartient à l’employeur de fournir un plan de remboursement oue celle-ci acceptera d’examiner favorablement.Les vétérinaires veulent étendre leur juridiction aux médicaments par Gilles Provost La viande mise en marché au Canada contient souvent des quantités appréciables de médicaments dangereux (antibiotiques et autres) parce que les éleveurs sont encore complètement libres d’administrer des doses massives des médicaments de leur choix à leurs animaux, sans être soumis à la moindre surveillance.Plusieurs vétérinaires ont affirmé au DEVOIR que les tests destinés à détecter les antibiotiques et les médicaments dangereux dans la viande de boucherie sont par Louis-Gilles Francoeur La FTQ-Construction a finalement rendu publics hier les résultats détaillés des votes tenus au cours des deux dernières semaines parmi ses 34 syndicats affiliés, qui avaient donné une majorité de 71.4% en faveur de la grève.Selon ces résultats, 22,203 membres de la FTQ-Construction se sont prononcés par voie de scrutin secret, soit une participation d’environ 40% des effectifs “réels” de 55,000 cotisants.La FTQ-Construction affirmait antérieurement avoir près de 100,000 très compliqués et ne sont pratiquement jamais effectués au Canada.Pour évaluer la gravité de la situation, des vétérinaires fédéraux ont soumis récemment à des analyses poussées une cinquantaine de carcasses “suspectes" dans un important abattoir montréalais.Avec effarement, ils ont constaté que 45% des animaux inspectés contenaient des quantités détectables d’antibiotiques.Le gouvernement québécois ne peut plaider ignorance dans ce dossier qu’on a soigneusement caché à la population “pour ne pas l’inquiéter inutilement”: membres dans cette industrie, mais a ramené ce chiffre hier à des proportions plus modestes.Elle explique qu’il faut calculer la participation des travailleurs en prenant pour population totale “les véritables travailleurs” de la construction, soit ceux qui étaient au travail au cours des derniers mois.Pour la FTQ-Construction, l’importance de la participation constitue un précédent qui a surpris tous les organisateurs.Un dirigeant de ce groupe déclarait récemment que cette participation triplait tout au moins le nombre de syndiqués qui dans l’ancien régime dictatorial Tan dernier, les spécialistes du gouvernement québécois ont découvert que les problèmes des producteurs de fromage québécois provenaient justement de ces résidus de médicaments.Les antibiotiques présents dans le lait entravaient la croissance des bactéries nécessaires à la transformation du lait en fromage.Le problème est à ce point grave que l’Ordre des médecins-vétérinaires a récemment demandé à l’Office des professions de restreindre aux seuls pharmaciens et vétérinaires le droit de vendre des médicaments dangereux, pour le trai- d’André Des jardins se sont jamais prononcés à propos d’un arrêt de travail ”.Selon les chiffres fournis, 15.904 membres ont voté en faveur de la greve, soit 74% des syndiqués ayant utilise leur droit de vote.Les offres patronales ont été rejetées par 18,677 syndiqués de la FTQ, soit 84%.La FTQ-Construction n’a toutefois pas donné de liste précise des résultats du vote dirigé par chacun de ses 34 syndicats affiliés.Un certain nombre de locaux ont rejeté le recours à la grève tout en refusant les offres patronales: il s’agit des peintres, des briquetiers, des chaudronniers et des calonfugeurs.Seuls les plombiers du local 144 n’ont pas été invités à se prononcer par leur négociateur-conseil, André Desjardins.Ce faisant, le 144 a rompu définitivement avec la stratégie générale de la FTQ-Construction.Les syndiqués de la CSN n’ont pas été appelés à se prononcer formellement, du fait que leur groupe ne joue aucun rôle dans la présente négociation.En affiliant plus de 50% de l’effectif total de la construction à l’occasion de la dernière campagne de maraudage, la FTQ-Construction a obtenu, en vertu de la loi, le privilège de négocier en exclusivité le futur décret de la construction.tement des animaux.Ce sujet est d’ailleurs à Tordre du jour aujourd’hui au congrès des vétérinaires, à Sherbrooke.Le vice-président de l’Office des professions, le docteur Jean-Marie Dionne, lui-même vétérinaire, a confirmé hier au DEVOIR qu’il est urgent de prendre des mesures pour mettre fin à la situation actuelle.Il a aussi indiqué que de 350 à 400 meuniers et coopératives vendent illégalement des médicaments dangereux, pour usage animal, sans que le gouvernement ne réagisse.“Cela aurait dû être réglementé, et la loi de la pharmacie aurait dû être appliquée intégralement, a-t-il dit, mais il y avait tellement à faire pour réorganiser les pharmacies que cet aspect particulier a été négligé jusqu’à maintenant”.Le docteur Dionne a aussi reconnu que Ton a déjà mis au point une liste de 1,500 produits médicamentaux (antibiotiques, suifamidés et oestrogènes entre autres) pour usage animal, qui ne devraient être administrés que sur ordonnance d’un vétérinaire.L’éléboration de cette liste, incidemment, a suscité des protestations très vives de la part des vendeurs actuels ainsi que de la part des éleveurs et des propriétaires de “Pet shops” qui prévoient une diminution de leurs profits.Quoi qu’il en soit, l’Office des professions a décidé de ne pas recommander la mise en vigueur de cette liste de médicaments animaux aussi longtemps qu’il ne sera pas en mesure de proposer en même temps ’in système cohérent de distribution des medicaments.“A quoi cela servirait-il, demande M.Dionne, d’exiger un ordonnance médicale pour administrer des médicaments, si ces mêmes produits continuent à circuler tout à fait librement et en quantités massives comme c’est le cas actuellement?” Selon M.Dionne, il serait sans doute abusif de restreindre la vente aux seuls vétérinaires et pharmaciens, parce que cela rendrait souvent difficile Taccès aux médicaments nécessaires.L’Office a donc entrepris des consultations pour étudier la possibilité de conserver un certain nombre de distributeurs présentement illégaux en émettant des permis et en imposant un certain recyclage.Quoi qu’il en soit de la solution qui sera finalement adoptée, M.Dionne se dit d’accord avec les vétérinaires qui exigent un système de contrôle capable de garantir aux consommateurs une viande libre de médicaments dangereux.Cela n’est pas le cas présentement.Selon plusieurs vétérinaires, il est fréquent que des producteurs laitiers, par exemple, bourrent de médicaments une vache qui tombe malade, pour maquiller les symptômes.Ils se pressent alors de vendre l’animal malade à l’abattoir, si bien que les inspecteurs n’y verront que du feu.Le consommateur, au bout de la ligne, est le dindon de la farce: non seulement il mange la viande d’un animal malade, mais il se gave de médicaments sans le savoir.Beaucoup d’éleveurs, paraît-il, ont aussi pris l’habitude d’ajouter régulièrement des médicaments à l’alimentation de leur bétail, à titre “préventif”, pour le garder en santé.A court terme, l’effet est généralement bon mais sur une plus longue période, cela conduit à une baisse des défenses naturelles des animaux parce que ces mécanismes servent beaucoup moins.En même temps, on favorise l’apparition des souches microbiennes plus résistantes aux médicaments.C’est ainsi qu’on explique par exemple l’épidémie de maladie respiratoire chronique de la volaille qui a oé- aujourd’hui Le mini congrès sous la tente des jeunes Libéraux fédéraux de TOutaouais débute au mont Cascades, à Cantley.Le ministre de la Santé et du Bien-être Marc Lalonde, leader de l’aile parlementaire du Québec, participe à ce congres qui se poursuit jusqu’à dimanche.• A 11 h commence le congrès de la Chambre de commerce du Québec, en Thôtel Reine-Elisabeth, par un discours de Marcel Lessard, ministre de l’Expansion régionale.A 19 h, discours du ministre Raymond Garneau, ministre des Finances du Quebec.• A 15 h, lancement de huit publications du Centre de recherche en développement économique de l’Université de Montreal, au pavillon Marguerite-d’Youville, salle 2041, au 2375, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.• A 16 h.inauguration officielle des nouveaux locaux de la Fédération pour le planning des naissances du Canada, 1226-A, rue Wellington, à Ottawa.• Début du 25e congrès annuel des Alcooliques Anonymes de TEst ontarien, au Château Laurier d’Ottawa, sous le thème "la joie de vivre".cimé les poulaillers québécois, récemment.L’effet est évidemment similaire dans la population humaine, qui absorbe ainsi des antibiotiques ou d’autres produits à son insu.On favorise par exemple l’apparition de cas d’hypersensibilité aux medicaments, ce qui rend beaucoup plus difficile le traitement de maladies courantes.On multiplie aussi les risques d’infection par des microbes d’animaux résistants aux médicaments, et on entretient la possibilité que des microbes d’animaux puissent léguer cette résistance à des microbes semblables de Têtre humain.Certains antibiotiques sont facilement éliminés par la cuisson de la viande, comme Toxytétracycline qui est complètement détruite après 12 minutes a la température de l’eau bouillante.Par contre, d’autres sont particulièrement résistants à la chaleur.La streptomycine, par exemple, résiste sans problème à deux heures dans Teau bouillante.COURS DE POTERIE (jour, soir, samedi) Initiation à la céramique tournage, façonnage, glaçures COURS DE BATIK pmi.:André Gauvnau COURS DE MACRAMË prol.: Luc Deschamps COURS DE DESSIN perspective, modèle, observation.Début des cours: semaine du 20 sept.Inscription immédiate à la: POTERIE B0NSEC0URS 433, est Notre-Dame, Vieux-Montréal 844-6253,844-6165 permis culture personnelle no 749885 erroir I INC.STE-MADELEINE, QUÉ.795-3315 Ste-Madeleine (St-Hyacinthe) Pour habiller vos fenêtres de tentures vraiment "Québécoises” En faveur de la grève 40% des effectifs “réels” de la FTQ-Construction ont voté g CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS q LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” S EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 moi» 6 moi» CANADA: 152.00 $28.00 ÉTRANGER*1 $57.00 $31.00 ( *par courrier ordinaire) S.V.P.remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre chèque ou mandat-poste payable à l’ordre de: Le Devoir, C.P.6033, MV H3C 3C9.Nom.Adresse .492249 4 • Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 éditorial La Chine sans Mao Huit cent millions de Chinois sont aujourd’hui orphelins de Mao.A 83 ans (il était né le 26 décembre 1893 à Chao Chan, dans le Hunan, en Chine centrale), le grand timonier est mort jeudi, apparemment des suites de l’atherma-tose cérébrale dont il était atteint depuis plusieurs années.C’est cette maladie, dont on ne connaît pas le remède précis, qui susciterait le syndrome parkinsonsien que certains visiteurs ont signalé, ravivant à chaque fois les rumeurs vite dementies sur l’état de santé vacillant du président.Mais peut-on dire du “géant de l’histoire mondiale du 20e siècle’’ — l’expression est de M.Trudeau — qu’il est mort alors qu’entré dans sa légende de son vivant même, il était devenu une omniprésence?Dans un système social de gouvernement par la pensée, dès lors que cette pensée a, plus que force de loi, valeur de credo, que signifie la mort?C’est là précisément qu’on saisit toute l’importance de la succession.Mao, mort sans continuateur autorisé, n’a pu voir s’achever ce Ïrocessus de relève qui, depuis l’éviction de èng et jusque dans 1 angoisse du séisme menaçant, a jeté dans une lutte implacable pour la succession des factions à la recherche de deux définitions contradictoires d’une même légitimité.“Naviguer en haute mer dépend du timonier”: est-ce à dire que sans le timonier la Chine ira un temps à la dérive?Si oui, qu’est-ce que cette dérive risque d’entraîner dans son sillage, c’est-à-dire sous nos cieux?Si non, de quoi sera faite la Chine maoïste sans Mao?“Tous les hommes doivent mourir, mais la signification de la mort varie”.C’est de Mao lui-même.• “Destructeur et créateur révolutionnaire", disait de lui Edgar Snow.Cette contradiction, mieux, cette fusion des deux contraires faite dans un même caractère et dans une même personne, c’est un peu la “pensée Mao Tsé-toung”, à l’image d un couple de forces dont la résultante serait le progrès.A l’opposé du déterminisme et a fortiori de la fatalité, cette marche nécessite, un peu comme les corrections de trajectoire d’une fusée ou d’un satellite à la recherche de l’orbite idéale, des campagnes périodiques afin de rejoindre la bonne direction.Ces campagnes, étant entendu que laTorce motrice se situe dans les masses populaires, passeront par celles-ci, “rectifiant’' la marche en ayant fait pénétrer en toutes ces collectivités le sens de la concomitance: vérité et erreur qui coexistent et qu’il faudra distinguer avant d’agir.C’est la conscience de la concomitance et de la contradiction qui permet de comprendre, qu’il s'agisse du Grand bond en avant ou de la frénésie des Gardes rouges, les soubresauts agitant la Chine.S’appliquant aussi bien au plan idéologique qu’au plan politique, économique ou militaire, cette philosophie, dont la clé de voûte est une confiance infinie en les masses, entraîne la permanence de la lutte des classes, et.par sa puissance mobilisatrice, permet de surmonter les handicaps technologiques aussi bien en matière d’industrialisation que militaire, par un véritable gouvernement par la volonté.C’est également là qu’on comprend, en même temps que la contradiction “destructeur et créateur”, les dimensions effarantes que peuvent connaître les soubresauts et on frémit de penser au nombre des laissés pour compte, des victimes, des irrécupérables et des réhabilitables des camps de travail; c’est par millions qu’on doit dénombrer les inadaptés que laisse dans son sillage une nation de 800 millions d’hommes en marche.La force triomphe bien de la faiblesse, la vérité de l’erreur, le progrès de la stagnation, la dignité de l’opprobre, enfin la conscience sociale de Ta-social, mais à quel prix?Bien sûr, la pensée “Mao Tsétoung,” foncièrement chinoise, nourrie de siècles de traditions et ambitionnant le rayonnement, est hétérodoxe par rapport au marxisme-léninisme “classique” — au fond, lequel l’est vraiment?— mais il en a aussi la caractéristique du laminoir de l’individu; de ce fait, connaissant les goulags du frère aîné et “révisionniste” soviétique, on peut imaginer les proportions de ces cohortes de miséreux si, comme le laisse supposer un Soljenistyne, ce totalitarisme ne peut se survivre sans goulag: la population chinoise est trois fois plus grande que celle de l’URSS.A la nuance près, pourtant, que le phénomène maoïste, qui a transformé la face du monde et qui, vis-à-vis du tiers monde, a valeur d’exemple, passe par la conscience sociale qu’il n’est pas question de forger de toute pièce mais ae canaliser vers des objectifs communs concrets.Et, contrairement à ce qu’en pensent les Soviétiques, Mao lui-même avait conscience que s’arrêtant dans sa marche en avant, la Chine risque à tout instant et tout aussi aisément qu’elle poursuivrait sa progression, de revenir à un système de type capitaliste.D’où le double défi qui se pose à ses continuateurs présumés.• Tout indique que Mao n’aura pas de successeur.De successeur comme un dauphin accédant au trône ou un "fils spirituel” aésigné du vivant du maître qui, déjà, serait à la barre.Ni même une personnalité s’imposant aux autres par son audience, ses qualités exceptionnelles et reconnues, ou ayant joué avec brio les deuxièmes violons de Mao depuis ce fameux 1er octobre 1949 qui vit la Chine devenir République populaire.Quelques noms sortent du lot, les mêmes qu’on a cités à la mort de Chou En lai ou à l’éviction de Teng.Il s’agit, en premier lieu, du premier ministre en place, Hua Kuo-feng, qui est en même temps premier vice-président du Parti.Présumé modéré ayant apparemment le contrôle de Tappareil administratif et du Parti, son principal handicap est d’être (presque) aussi méconnu des masses qu’il l’était à rextérieur à son accession au poste No 2 de la hiérarchie chinoise.L’autre personnalité qui ne manquera pas de faire parler d’elle est le jeune radical de Shanghai, Wang Hung wen, second vice-président du Parti et âge de 39 ans.On peut imaginer que pour un temps indéterminé la hiérarchie ne sera pas “chambardée” et que tant les modérés que les radicaux collaboreront dans une collégialité grinçante.La lutte de succession ayant été ouverte avant la mort de Mao, la disparition physique du timonier n’est pas de nature à changer le cours des événements dans un avenir immédiat.Pour le moment, la Chine, en deuil pour la deuxième fois en un an, devra se remettre du choc un peu comme si, ayant craint que le ciel ne s’écroule, on assistait vraiment à cet écroulement.Durant cet intervalle, où chacun aura conscience ou fera semblant que Mao est irremplaçable, on peut imaginer que même les plus ambitieux prétendants prendront leur mal en patience, si l’on se réfère aux suites de la disparition de l’autre “père du peuple Staline, des accidents de parcours avec des Malenkov chinois sont à craindre, avant que surgisse un Khrouchtchev local.Mais il faut se garder de ces comparaisons que rejette le contexte chinois lui-même.En attendant, rien n’interdit de penser que la réserve et la discrétion d’une première période ne seront suivies d’une période de déchirements, les implacables rivalités internes risquant de se régler dans la rue.Durant ce répit, et compte tenu du fait que Mao, tout au long des derniers mois cruciaux, n’avait probablement aucun lien réel et à plus forte raison aucun contrôle sur la marche des affaires, peu de changements sont à prévoir dans les relations de la Chine avec le monde extérieur, principalement vis-à-vis de Washington et ae Moscou.Mais à plus long terme?Les Chinois à leur tour apprendront peut-être que le grand tort des “géants” venant marquer leur siècle est de faire le vide autour d’eux, forçant même le plus doué des prétendants à vouloir rivaliser avec le prédécesseur mythique dont le souvenir même est un fardeau.Des bottes de sept lieues sont là pour accomplir le prochain Grand bond; mais ce bona sera-t-il en avant, à côté, ou en arrière?Georges VIGNY > bloc-notes Une affaire qui a assez duré Malgré tout le mal qu’on en dit depuis quelques années, l’appareil judiciaire a démontré à maintes reprises son aptitude à s’élever au-dessus des fiassions du moment et à ne considérer es droits et responsabilités d’un ae-¦ cusé qu’à la lumière des prérogatives que lui reconnaît la loi.Souvent, le motif invoqué pour annuler un procès ou un verdict paraît mineur par rapport à la preuve qui avait été accumulée contre une personne.Le dédale des technicalités légales dans lequel se complaisent maints avocats et magistrats semble même parfois.de l’extérieur, avoir été conçu pour contourner la justice plutôt que pour la servir.Chaque pièce de l’appareil, pour qui l’a étudié de près, est néanmoins le produit d’une longue expérience.Au surplus, toutes les pièces — ou du moins la plupart — forment un tout qu'on ne saurait amputer d’une partie sans compromettre l'équilibre de l’ensemble.Que des individus réussissent, à la faveur de technicalités savamment exploitées, à sortir indemnes d’affaires où ils étaient loin d’être innocents de toute faute, c’est l’évidence même.Mais c’est là un risque inhérent à notre système de justice criminelle.Il est compensé par un contre-poids non moins important: les risques de voir ' un innocent condamné sans raison sont réduits au strict minimum.Pareilles erreurs peuvent au surplus être corrigées, lorsqu’elles se produisent, par 1 intervention rédemptrice des tri-ounaux supérieurs.Devant la décision que vient de rendre la Cour d’Appel du Québec-dans la cause qui avait valu à Louis La-berge, en première instance, une condamnation à trois ans de réclusion, comment ne pas rappeler ces vérités qu'on est trop souvent enclin à prendre à la légère?Accusé d'avoir en mai 1974, à l’occasion d’une réunion syndicale tenue à L'Assomption, prononcé des paroles qui incitaient directement des travailleurs à saccager la ____propos d'actualité La normalisation n'est pas capitulation.jus ne cédons en rien vis-à-vis de l'Eglise, le n'a le droit d’exercer son culte que ns l’enceinte du sanctuaire, disons dans sacristie.Admettons comme exceptions i processions de la Fête-Dieu ou bien ec l'Icône.Mais nous n'admettrais ja-ais l’évangélisation en dehors de l'Eglise, aus ne permettrons jamais l'éducation re-ieuse des enfants, de la jeunesse.Nous souffrirons pas d'influence quelconque l'Église sur la vie culturelle et sociale.Kazimir Kadol, ministre des cultes polonais, devant des journalistes et des militants du parti communiste le S mai 1976, propos rapportés par Le Monde, 27 août 1976.propriété de leur employeur, Louis La-berge était trouvé coupale par un jury, un an plus tard, d’avoir participé à un complot en vue de commettre un acte criminel.Voulant rendre une sentence exemplaire, le juge Marcel Nichols condamnait un mois plus tard le bouillant leader syndical à trois ans d’emprisonnement.Pour qui a été témoin ces dernières années de l’abus qu’on a fait un peu partout de la parole et de l’écrit, la peine imposée par le juge Nichols était apparue excessive.Notre coutume juridique réprime les actes directs qui enfreignent les lois criminelles.Elle a toujours hésité, par- contre, à s’en prendre aux déclarations et aux propos publics pouvant découler davantage de l'emportement ou de la démagogie que de la malice ou de la volonté arrêtée de mal faire.La décision du juge Nichols innovait dangereusement a cet égard.Plus d'un observateur qui n approuve en aucune manière le style démagogique trop souvent emprunté par certains leaders syndicaux souhaitait, pour cette raison, la voir atténuée sensiblement en Cour d’Appel.En démocratie libérale, les excès de langage dans la discussion des affaires publiques trouvent leur sanction la plus efficace devant le tribunal de l’opinion plutôt que devant les Cours.Il y avait lieu de craindre, à la suite de l’affaire de L’Assomption, que l’on ne vienne à trop compter sur le pouvoir judiciaire pour ce processus de lubrification qui doit normalement se dérouler à un niveau tout différent.Mais une fois encore, un tribunal supérieur aura déjoué les attentes des observateurs et donné raison à ceux qui voient dans les mille et une précautions techniques dont est assortie la procédure criminelle, autant de mécanismes de protection contre les abus ou erreurs toujours possibles de l’appareil judiciaire.Louis Laberge voit son deuxième procès annulé non pas parce qu’il aurait été innocent de toute faute ou qu’il aurait été puni trop sévèrement par le magistrat de première instance, mais tout simplement parce que des règles élémentaires auraient été enfreintes d'abord au niveau de l’inscription de la plainte portée contre lui, puis lors ae l’adresse du juge Nichols au jury.Deux résultats sont ainsi obtenus du même coup: a) Louis Laberge, au même titre que tout autre citoyen qui eût été placé dans une situation semblable, obtient l’annulation du procès où il fut trouvé coupable; b) la sentence sévère portée contre lui pan le juge Nichols est automatiquement annulée.M.Laberge, on ne saurait l'oublier, avait été trouvé coupable par douze de ses concitoyens du délit dont il était accusé.Que grâce à des fautes techniques qui doivent maintenant jouer en sa faveur, il bénéficie aujourd'hui d’une annulation de totue la procédure instruite en 1975, cela montre jusqu’à quel point notre système a été conçu et fonctionne de manière à faire bénéficier de tout doute raisonnable le citoyen accusé d’un délit, quels que soient son nom ou ses fonctions dans la société.Plusieurs qui se réjouiront de ce fait cette fois-ci auront profit à s'en souvenir quand ils seront appelés à juger de causes impliquant des personnes qu’ils aiment moins! Devant la décision de la Cour d’appel, Québec devra maintenant décider s'il y a lieu d'instruire un troisième procès contre le président de la FTQ.Un premier procès avait, on s’en souvient, été annulé pour cause de “mistrial”.Le deuxième procès vient à son tour d etre annulé.Dans ce contexte, Québec aura intérêt à se demander si la justice ne serait pas mieux servie par l’abandon de toute procédure que par l’institution d’un troisième procès.A la lumière des derniers développements et du prix très élevé que Louis Laberge a déjà payé pour ses propos de mai 1974, on est enclin à conclure que cette affaire a assez duré et que mieux vaudrait maintenant la clore une fois pour toutes.Claude RYAN Deux raisons parmi cent S’il était donné à M.Pierre Elliott Trudeau de choisir lui-mème les humeurs massacrantes de l’électorat canadien et de lui appliquer les calmants correspondants, son gouvernement n’aurait aucune misère a remonter allègrement la pente des Gallup les plus abrupts, rassurant du coup un caucus démoralisé par la chute de popularité du parti.Rien n’est plus aisé, en effet, que de vaincre ces adversaires fictifs qu'on brandit d'une main et qu’on abat de l’autre.Malheureusement pour les ministériels, les problèmes dont ils souffrent ne sauraient guère être guéris avec pareil théâtre de marionnettes.Non sans quelque surprise, en effet, l'on apprend que parmi les cent bonnes raisons qu’a l’opinion publique de maugréer contre le gouvernement libéral, deux grandes secousses expliqueraient surtout l’ébranlement de la confiance: le contre-coup des mesures anti-inflationnistes et le ressac des programmes de bilinguisme.Or de ces deux crises, la première était jusqu’à tout récemment inexistante en raison même du succès populaire de M.Jean-Luc Pépin; et la deuxième devait être tenue pour mineure justement en vue d’éviter qu elle n’aille en s’aggravant et ne déchire le pays après avoir décousu le cabinet.Voilà qui prêtera fort peu de secours aux stratèges dont aime a s’entourer le chef du gouvernement dans les grands moments dramatiques et sur qui M.Trudeau et son parti doivent compter pour enfin découvrir ces voies et moyens par lesquels ils réussiront, sinon à gagner leur réélection, du moins à gouverner jusque là avec quelque autorité.Jusqu'au départ du chef libéral pour la Méditerranée, l’on croyait en effet que le programme de lutte contre l’inflation, réclamé par la majorité, avait encore l’appui de la majorité.Au printemps, Gallup n’avait-il pas enregistré en faveur des mesures Trudeau une bonne réaction chez 58% des citoyens interrogés à la grandeur du pays, et une mauvaise chez seulement 30% ?Le gouvernement lui-mème n’invoquait-iï pas cet appui populaire pour repondre aux critiques que certains milieux lui adressaient, spécialement ces “gros" de la.finance et des syndicats contre qui l’État avait le devoir de défendre les gagne-petits?Même chez les travailleurs, favorables à 52% alors, la cote gouvernementale était bonne.Le mauvais esprit des Joe Morris, l’appétit des requins du profit auraient-ils, pendant les vacances du premier ministre, gagné les coeurs d'une aussi forte proportion de Canadiens?Bien au cqntraire, et Gallup qui donna à la confiance libérale le coup mortel du 29% enregistré en août dernier, vient justement de tourner le fer dans la plaie en divulguant, avec un sondage réalisé dans le même mois, que plus de 60% des gens trouvent que les affaires vont bien et qu’elles n'iront pas plus mal dans six mois.L’humeur des électeurs, c’est bien connu, suit la courbe de la situation économique; le sondage de Gallup, qui révèle une forte satisfaction à ce chapitre dans les provinces qui boudent les libéraux, annonce donc une exception à la règle voulant que l’état des affaires, non la sagesse du gouvernement, scelle le sort des ministériels aux urnes.Aucun marasme économique ne pousse donc les citoyens à tourner le dos aux ministériels.A moins donc de persuader les électeurs qu'ils souffrent sans le savoir de réactions aux mesures anti-inflationnistes et qu'ils doivent toujours faire confiance à la même médecine et aux mêmes docteurs, le chef du gouvernement risque de faire courir en pure pertes ses ministres pour vendre des mesures que la plupart ont déjà achetées et, somme toute, digérées.Si entre-temps le bilinguisme doit rester sub judice, le premier ministre devrait plutôt s'employer à rajeunir son cabinet et ses politiques; cela, certes, n’est pas une recette assurée pour rester au pouvoir, mais n’est pas chose négligeable pour ceux qui demandent surtout, entre deux élections, que le gouvernement gouverne.Jean-Claude LECLERC .Le mot du silencieux.L’éducation: à faire ou affaire par ALBERT BRIE La rentrée scolaire se fait’ Tout s’est enfin calmé’ Le monde de l’enseignement peut maintenant respirer, aller son petit bonhomme de chemin des écoliers, libre de somnoler jusqu’au prochain conflit de travail, qui nous fera redécouvrir qu’au Québec, l’éducation ça bouge.• La bien nommée “matière grise”, toujours titubante.• Québec a perdu une belle occasion de laisser les écoles fermées, pour une année au moins, n a préféré remettre la bagnole en marche coûte que coûte.L’important pour un tacot, ce n’est pas, semble-t-il, qu’il mène quelque part, c’est de faire du “millage”.• Quand je vois ces immenses bâtiments de nos congrégations des Polyvalistes et de nos communautés de Cégépieux, je ne trouve plus si triste mon temps de captivité dans ces citadelles d’obédience janséniste.On s’y ennuyait assurément mais sainement.• La jeunesse actuelle ne connaît plus le bourrage de crâne.Il y a eu progrès: elle est soumise au bousillage.• Si vous avez à la maison un jeune enfant intelligent, expédiez-le d’urgence à l’école.Elle aura tôt fait de le guérir.• Il faut être à bout d’arguments en faveur de l’école pour soutenir aux enfants qu’ils vivent là les plus belles années de leur vie.Us peuvent nous répondre — et il y en a qui le font: “Les plus belles années de ma vie, oui; mais pourquoi faut-il absolument que j’aille les gâcher là?” • L’éducation de nos enfants donne des résultats assez décourageants.Plus souvent qu’autrement, ces petits démons ne nous continuent pas, ils nous recommencent.• Un autre exemple de la mysoginie du vocabulaire: un paternel, c’est un père; une ma- ternelle, une école.La femme-objet jusque-là.• Si l’on naissait adulte pour mourir enfant, peut-être pourrait-on espérer une amélioration de l’espèce.• La plupart des parents d’élèves n’ont pas l’air oe répondre a l’objurgation des “cons-cientiseurs” qui leur clament: “L’éducation, c’est votre affaire.” Risquons une explication.Sans doute que voyant le budget de l’État, ils croient plutôt, que c’est l’affaire de milliardaires.• Une curiosité d’enfant vite satisfaite est très tôt une curiosité morte.• Il y a quelque chose de téméraire à ne pas vouloir cesser de s’interroger.On veut voir jusqu’où peut aller sa résistance au vertige, en plongeant toujours plus loin ses yeux dans l’abime.• De nos jours, un enfant peut poser à l’adulte toutes les questions qu’il veut.Si ce dernier n’arrive pas à y répondre, il est tout aussi content que si l’autre y réussissait.Savoir que l’adulte ne sait pas le comble d’aise.f Se reposer sur les enseignants pour assurer l’éducation des enfants équivaut à peu près à compter sur les géologues pour éteindre les volcans.^ L’enseignement ne fait pas plus pour la masse ignorante que ne fait la médecine pour l’humanité souffrante.• La médecine est un sacerdoce; l’enseignement ne l’est plus.En partie, ceci explique l’écart de leurs revenus.• Il y a de jeunes parents qui n’ont aucun secret pour leurs enfants, que ceux-ci aient envie de savoir ou pas.Ils croient quel’éten-due de l’intelligence de leurs rejetons se mesure au nombre de leurs illusions perdues.lettres au DEVOIR Mgr Paré est loyal à Paul VI M.l’abbé Normandin, Montréal.Dans son édition du 27 août 1976, “Le Devoir” a publié un résumé de l’interview que vous avez accordée à l’un de ses journalistes.Parlant de la crise de contestation qui sévit présentement dans l’Eglise, vous dites:“A Chicoutimi où il y a un bon évêque, nous n’avons eu aucune réaction défavorable.” Si vous et les vôtres, vous vous étiez bornés à blâmer énergiquement la conduite des prêtres aventuriers qui depuis le Concile prennent des initiatives personnelles, J’ai eu l’occasion de visiter la semaine dernière un édifice que son propriétaire, l’Université McGill, entretient d’une façon pour le moins curieuse.Mon collè-ue et moi étions à inventorier les aliments d’époques victorienne et édouardienne situés dans le “Mille Carré” lorsque nous passâmes devant la Maison Duagan, sise au 3724 rue McTavish.Nous décidant à en explorer l'intérieur, à notre surprise nous découvrîmes que la porte d’entrée n’était pas fermée à clé.Un triste spectacle nous attendait une fois le seuil franchi: le hall d'entrée encombré de meubles inutilisés, la rampe de l’escalier endommagée par des vandales, les lambris de bois égratignés, le papier-tenture arraché Le projet ADICO M.Jean Cournoyer, ministre des Richesses naturelles, Québec.La Société Sauvons Montréal ne saurait rester indifférente aux démarches de plusieurs groupes de citoyens de Valleyfiela qui cherchent à conserver la Pointeaux-Anglais et la Baie St-François, menacees par un projet de centre commercial.Comme ils le réclament depuis dix ans, selon nos informations, ils désirent que cet espace soit conservé et associé, en un grand parc urbain, au Parc Sauvé et au vieux canal de Beau-harnois.Par la présente nous désirons vous faire connaître notre Slus entier appui à ces revendica-ons.En juillet je vous ai prié de féliciter votre journaliste, Gilles Provost, pour la qualité de ses articles sur la protection de l'environnement et ceux qui y contribuent.La présente n’a d autre but que de lui rendre un hommage bien mérité.Je ne connais pas M.Provost, mais je travaille avec ces fonctionnaires peu orthodoxes dont il parle dans son article du 20 juillet dernier.C’est pourquoi je dois signaler la rigueur des renseignements qu'il donne dans ses articles.Lorsqu’il cite les succès de frisant le sacrilège, tant dans l’administration des sacrements que dans la célébration de la messe, — vous auriez sûrement suscité une profonde sympathie chez bon nombre de fidèles.Mais le jour où vous avez rejeté l’autorité du Souverain Pontife dans l’Église, vous avez joué votre finale sans gagnerla coupe.Alors, de grâce, veuillez vous abstenir à l’avenir d’associer le nom de Mgr Marius Paré à celui de Mgr Lefebvre.La rébellion de ce dernier contre Paul VI est suffisamment pénible pour nous, catholiques, sans que vous cherchiez à discréditer Mgr Paré et plusieurs fenêtres ouvertes aux quatre vents.Nous aventurant à l’étage, nous fûmes accueillis par une famille de pigeons et dûmes nous frayer un chemin à travers les débris jonchant le plancher.Dans plusieurs pièces, nous avons trouvé des ensembles d’animaux empaillés abandonnés dans un état lamentable.Le spectacle était pour le moins accablant.Quittant la Maison Duggan, nous nous rendîmes à la Maison Meredith.La merveille qu’on en a fait rend encore plus scandaleuse la négligence de l’Université McGill à l’égard de la Maison Duggan, Nous sommes consternés par le fait qu’une “institution de haut savoir ' puisse montrer un tel est inadmissible Car le problème du remblayage des rives du fleuve et des rivières et leur accaparement par des entreprises privées lucratives et généralement polluantes est aussi le problème de Montréal, dénoncé depuis plusieurs années par les media et par les groupes de pression.Aucune politique n'a pourtant émergé de toutes ces revendications des dernières années.Le cas de Valleyfield nous apparaît d’autant plus grave qu’à première vue, le site choisi est l’un des plus beaux de toute la ville et le plus susceptible d'offrir une halte attrayante aux touristes canadiens et américains qui arrivent par la route de Toronto.Par ailleurs il est très probable selon nos obser- l’association des résidents du No-miningue, j'en suis très fier en tant que president de ce groupe de citadins, qui croient au dialogue.Mais ne lui dites pas.Avec des journalistes de cette trempe, même la cause de la protection de notre environnement peut devenir rentable.Guy LALANDE, président, Fédération des Associations pour la protection de l'environnement des lacs Montréal, le 24 août 1976 dont la fidélité au Pape et au Saint-Siège est inattaquable.Sachez que “le bon évêque” de Chicoutimi a toujours transmis à son clergé et à ses diocésains les directives de Paul VI et de Vatican II.Pour vous en convaincre, il vous suffira de lire les circulaires de cet évêque.Ceci est écrit par souci de la vérité, et j’ajoute, sans flagornerie de ma part puisque je ne suis pas un prêtre diocésain.Henri GAUTHIER, capucin Lac Bouchette, le 3 septembre 1976.mépris envers un de ses bâtiments, surtout lorsque celui-ci est d’une aussi grande valeur architecturale et historique et qu’il à: été légué à l’Université.Nous suggérons que l’Université McGill rénove la Maison Duggan pour la transformer en une residence pour étudiants, gérée en coopérative.McGill ne possède pas suffisamment de chambres et n'offre pas une grande variété de types d hébergement.Rénovef% Maison Duggan en résidence permettrait l'utilisation du bâtiment à des fins économiquement, écologiquement et sociologiquement fort valables.Priscilla MENDENHALL Montréal, le 31 août 1976.valions que la destruction de ce site entraînera une spéculation commerciale incontrôlable qui Îieut détruire des quartiers popu-aires typiques de même que les autres espaces verts publics qui sont le charme de cette ville.Nous trouvons d’ailleurs curieux que des conseillers municipaux veuillent attirer les touristes en détruisant ce qui peut les attirer! C’est pourquoi nous voudrions, M.le ministre, que ce projet Adico soit rejete et que votre refus d’émettre un permis de remblayage soit l’occasion de jeter les bases d’une politique cohérente rattachée à l’intérêt public en matière d’aménagement des berges de nos lacs et rivières.Priscilla MENDENHALL Directrice Sauvons Montréal Montréal, le 27 août 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.Un site historique honteusement négligé par l’université McGill Un journaliste dont les articles sont appréciés LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georges Vigny Directeur de l’information : Jean Francoeur LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville laSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi; $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de Tobonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONE: •44-3361 (lignes groupées) Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 • 5 * i i ties idées des événements des hommes Les deux questions de principe qu’a tranchées le juge Deschênes Même si elle prévoit l’existence d’un Commissaire aux langues 1 ) La Loi des Langues officiel les n’exclut pas le recours aux tribunaux ¦Dans la cause qu'avaient instituée devant la Cour supérieure le député Serge Joyal et 41 employés d'Air Canada, le juge en chef Jules Deschênes devait trancher au départ une question capitale.Les demandeurs, invoquant la Loi des Langues officielles du Canada, se réclamaient de leur droit de porter plainte devant les tribunaux, au nom des règles fondamentales de la justice dans ce pays.Air Canada soutenait au contraire que la Loi des Langues officielles, en cas de violation présumée, ne souffre qu’un genre de recours, soit la plainte auprès du Commissaire aux Langues officiel- : les.Le juge Deschênes a tranché la question en faveur des employés d'Air Canada.Pour les fins du présent litige, on peut résumer la Loi des Langues officielles comme suit: le Commissaire reçoit les plaintes concernant la non-reconnaissance du statut d'une langue officielle ou le non-respect de l’esprit de la loi et de l’intention du législateur; le Commissaire instruit ces plaintes à huis-clos ( “l’instruction sera secrète”, dit l’article 28), mais il doit donner possibilité de réponse aux critiques; s’il trouve la plainte fondée, le Commissaire fait rapport au Greffier du Conseil privé ainsi qu’au Chef administratif du service concerné et peut formuler des recommandations; si celles-ci ne sont'pas suivies d’une action appropriée dans un délai raisonnable, le Commissaire peut transmettre un exemplaire de son rapport au Gouverneur en Conseil “et il peut, par la suite, faire à ce sujet au Parlement le rapport qu’il juge approprié” (art.33).On constate que le Parlement a refusé de donner force exécutoire aux recommandations du Commissaire des langues officielles: elles tireront leurs valeur et effet de l’autorité morale du Commissaire et, le cas échéant, de la pression de l’opinion publique.C’est ainsi d’ailleurs oue le Commissaire l’a lui-même compris dès le départ, suivant qu’il s’en est exprimé dans son premier rapport, en novembre.1971, à la page 5, dans le passage intitulé: “Une diplomate détendue” (P.6).Le silence de la loi D’autre part, le chapitre 0-2 des Statuts Révisés du Canada demeure silencieux sur le rôle des tribunaux: il ne leur en attribue expressément aucun — nous avons vu plus haut que cela n’était pas nécessaire, vu que le droit commun s’en charge — mais il ne leur enlève expressément aucune de leurs prérogatives non plus.Pour faire droit à la prétention d’Air Canada, il faudrait donc lire dans le chapitre 0-2 une clause privative implicite.A la faveur de l’institution du poste de Commissaire des langues officielles, il faudrait conclure à l’abrogation du pouvoir traditionnel de surveillance des cours supérieures et à l’abolition pure et simple de tous recours de droit commun auxquels pourrait donner ouverture une violation du chapitre 0-2 et, plus particulièrement, de son article 2.La Cour ne saurait se rendre à cette conclusion; elle ne saurait abdiquer ses responsabilités; elle ne saurait refuser de considérer à son mérite un recours qui relève de sa compétence, en l’absence d’une indication claire de la volonté du Parlement en ce sens.Comme l’enseigne Driedger.“The courts are jealous of their jurisdiction and require indication beyond doubt that the legislature intended to take jurisdiction from them.” (The Construction of Statutes, 1974, p.166).C’est d’ailleurs l’attitude du Commissaire lui-même, selon que son procureur l’a exposée au début du procès (9 août 1976): “.le commissaire aux langues officielles veut indiquer à la Cour qu’il a reçu une série de plaintes déposées aux termes de la Loi sur les langues officielles portant sur certains des problèmes que soulèvent les demandeurs dans la présente cause.Le Commissaire veut indi-uer à la Cour que dans son avis les points de roit tombent sous la juridiction de l’Hono-rable Cour, mais le commissaire a décidé de ne pas participer au procès, c’est-à-dire ne va pas faire de plaidoirie orale, mais il a demandé à un des agents de son bureau d’assister au procès à titre d’observateur.” Il est vrai qu’il ne manque pas d’exemples où le Parlement, ayant créé un organisme de régie ou de surveillance, a décidé de l’investir de pouvoirs exécutoires et d’exclure les recours aux tribunaux judiciaires: mais le Parlement l’a toujours dit clairement.Ainsi, la Loi sur les allocations aux anciens combattants prévoit l’établissement de diverses autorités régionales dont chacune “jouit d’une faculté et d’un pouvoir absolus et illimités, ainsi que d’une juridiction exclusive, pour étudier et décider toutes matières et questions découlant de la présente loi” (art.23) et peut même reviser ses propres décisions (art.24).La Loi sur les pensions établit la Commission canadienne des pensions qui “possède un pouvoir illimité, une pleine autorité et une exclusive juridiction pour étudier et juger toutes matières et questions concernant l’attribution, l’augmentation, la diminution, la suspension ou l’annulation de toute pension prévue par la présente loi et le recouvrement de tout paiement en trop qui a pu être effectué; et le ministère et le receveur général doivent assurer l’exécution des jugements de la Commission” (art.5).La Loi sur les relations de travail dans la Fonction publique établit la Commission des relations du travail dans la Fonction publique et décrète que toute décision de sa part “est définitive et ne peut être ni remise en question ni examinée devant un tribunal quelconque” (art.100).Un recours qui n’exclut pas les autres Il serait possible d’ajouter à cette énumération, mais la chose n’est pas nécessaire.Chaque fois qu’il l’a voulu, le Parlement s’est epxrimé clairement et a énoncé expressément son intention de réserver aux citoyens certains recours, à l’exclusion de certains autres.Pour des raisons qui le concernent, le Parlement ne l’a pas fait dans le chapitre 0-2.La Cour n’écrira pas la disposition absente que la défenderesse voudrait lui faire lire dans le chapitre 0-2.La C8ur ira même plus loin: s’il faut considérer le recours au Commissaire des langues officielles comme un remède spécifique offert aux citoyens par le chapitre 0-2, l’application à celui-ci de la technique suggérée par la jurisprudence conduit néanmoins à la conclusion que ce recours n’exclut pas les voies ordinaires de droit dont celle que les demandeurs ont empruntée.La Cour d’Appel d’Angleterre a considéré la question dans Atkinson -vs- The Newcastle and Gateshead Water Works Company.Elle l’a, il est vrai, résolue dans la negative, mais parce qu’il s’agissait, dans le cas donné, d’une loi que Lord Cairns décrit comme suit: “.the Act with which the Court have to deal is not an Act of public and general policy, but is rather in the nature of a private legislative bargain with a body of undertakers qs to the manner in which they will keep up certain public works.” Cependant Lord Cairns avait auparavant posé le principe général qu’il y a lieu de retenir quand il s’agit de savoir si une loi donne ouverture à un recours civil indépendant du recours pénal ou autre qu'elle peut avoir par ailleurs prévu (i-bid): “I cannot but think that must, to a great extent, depend on the purview of the legislature in the particular statute, and the language which they have there employed.”.La Chambre des Lords étudia également la question dans Pasmore -vs- the Oswaldtwistle Urban District Council.Encore ici, elle résolut la question dans la négative, mais encore ici parce qu’il s’agissait d’un statut dont les dispositions ne permettaient absolument aucune autre conclusion.Toutefois Lord Hals-bury rappela le principe qu’il faut s’attacher à '‘the whole purview, object and purpose of the statute” et Lord Macnagh-ten ajouta significativement: "Whether the general rule is to prevail, or an exception to the general rule is to be admitted must depend on the scope and language of the Act which creates the obligation and on considerations of policy and convenience.” La jurisprudence canadienne La Cour Suprême du Canada adopta le même critère en 1924 dans Orpen -vs- Roberts et al.Monsieur le Juge Duff écrit (1925, R.C.S., 364) “But the object and provisions of the statute as a whole must be examined with a view to determining whether it is a part of the scheme of the legislation to create, for the benefit of individuals, rights enforceable by action; or whether the remedies provided by the statute are intended to be the sole remedies available by way of guarantees to the public for the observance of the statutory duty, or by way of compensation to individuals who have suffered by reason of the non-performance of that duty.” C’est ainsi que l’on arrive en 1967 à une application intéressante et positive de ces principes par la Cour d’Appel d’Ontario (Schroeder, Kelly et Laskin JJ.A.) dans Stewart -vs- Park Manor Motors Ltd.Il s’agissait de savoir si la loi d’Ontario relative aux paies de vacances, qui prévoyait une pénalité pour l’employeur en défaut, épuisait ainsi les recours de l’employé ou lui laissait l’option de l’exercice additionnel d’un recours civil.La Cour d’Appel a unanimement conclu que le statut n’excluait ni expressément ni implicitement le recours civil.Monsieur le Juge Schroeder, parlant au nom de la cour, dit en particulier: 2) La langue des communications internes relève, dans le cas d’Air Canada d’Ottawa, non de Québec Le domaine des relations de travail se partage lui aussi entre les compétences fédérale et provinciale, suivant que l’entreprise relève de l’une ou de l’autre autorités.Dans le cas d’Air Canada, tout ce qui concerne les conditions de travail tomoe en dehors du champ de compétence du Québec et ne peut être régi que par le Canada : Reference as to the validity of the industrial relations and disputes Investigation Act (27); Commission du salaire minimum • vs - The Bell Telephone Company of Canada (28).Il s’agit donc de décider si la langue des communications d’un employeur à ses employés fait partie des conditions de travail Le législateur n’a pas défini l’expression “conditions de travail”.Plusieurs cependant s’y sont essayés, avec des fortunes diverses.Quelques exemples permettront peut-être de mieux cerner cette notion.ou de mieux saisir l’ampleur de la difficulté d’une définition.Le 17 mai 1947, Me Philippe Rousseau, c.r., conseiller juridique à la Commission du salaire minimum, prononçait une causerie devant les membres de la Société d’études juridiques de Québec sous le titre: “Vices généraux de la convention collective (29).Me Rousseau proposa la description suivante: “Or, qu’est-ce qu’une "condition de travail”?Aucun texte ne nous en donne une définition et une énumération précise ou limitative, mais il semble bien que l’on pourrait s’arrêter à l’énumération suivante en disant que “condition de travail” comprend: la nature du travail, sa durée, dans une journée, une se- maine, le mode de l'exécuter, les conditions hygiéniques dans lesquelles il est exécuté, le répit entre telle ou telle phase d’exécution, la rémunération pour la qualité, la quantité, les heures de la production, la sécurité dans l’exploitation, le surtemps et la rémunération pour celui-ci, les vacances payées qui sont un repos à la machine humaine.La jurisprudence Les tribunaux ont examiné à plusieurs reprises cette notion des conditions de travail.Dans Association catholique des institutrices du district no.16 inc.— vs — Commissaires d’écoles pour la municipalité de la paroisse de St-Athanase (30), Monsieur le Juge Pratte s’exprimait comme suit: "Ainsi donc, ce n’est pas dans la Loi des différends ouvriers (ch.167) qu’il faut chercher ce que le ch.169 entend par “tout différend concernant les conditions de travail”, mais uniquement dans ce ch.169 et dans le ch.162A qui le complète.Or, ni l’une ni l’autre de ces deux lois ne définit l'expression.Il faut donc dire que celle-ci signifie ce que veulent dire les mots dont elle est formée, eu égard à la matière à laquelle elle se rapporte.Dans Price Brothers -vs- Letarte (31), Monsieur le Juge Barclay, bien que dissident sur le fond, donne une définition intéressante à la page 323: “Unfortunately I have been unable to find any legal definition of “working conditions” and no authority on the matter has been sug-ested.I have, therefore, to take the responsi-ility of defining what I consider is the meaning of the term “working conditions”.I take the phrase to mean the conditions which an employee must fulfill in order to earn his wages and the conditions which an employer must fulfill in order to reap the benefit of the work of his employee”.Dans le Syndicat Catholique des employés de magasins de Québec Inc.-vs-La Compagnie Paquet Liée.(32), la Cour Suprême du Canada a prononcé la légalité de la Formule Rand dans le droit du Québec.Il s’agissait de savoir si cette clause constituait une “condition de travail”.Au nom de la majorité de la Cour, Monsieur le Juge Judson écrit: (p.211) “A term either is or is not a “condition de travail”.The test must be its real connection with the contract of labour.”.(p.212) “I have already indicated that in my opinion, it (the Rand Formula) is directly concerned with the regulation of employer-employee relations.This, I think, prevents any judicial inference that it is outside the scope of the collective agreement as not being a ’‘condition de travail”.Au nom de la minorité, Monsieur le Juge Taschereau a inscrit sa dissidence en des termes qui, cependant, éclairent aussi la difficulté qui nous retient (p.217): “Je suis bien d’avis que la détermination des heures de travail, des congés, des vacances, des salaires, des droits d’ancienneté ou des congédiements, comporte essentiellement des conditions de travail, pour lesquelles le syndicat, en vertu de la loi, peut stipuler pour le bénéfice des employés, et lier ainsi l’employeur qui signe la convention.Mais je ne puis admettre ue la retenue hebdomadaire par l’employeur une partie du salaire d’un employé protestataire, pour remise au syndicat, soit une condition de travail au sens de la loi”.Enfin en 1960, la Cour d’Appel étudiait de nouveau la question dans Building Service Employee International Union, Local 298, -vs- Hôpital St-Luc et Jewish General Hospital (33) que la Cour Suprême du Canada devait confirmer (34).Se référant à l’arrêt Paquet ci-dessus, Monsieur le Juge Pratte écrit (p.883): “Ainsi donc, pour la Cour suprême, la “condition de travail” est celle qui peut être intégrée dans le contrat de travail comme condition de celui-ci.En d’autres termes, ce qui caractérise la “condition de travail”, c’est qu’elle affecte le contrat entre l’employeur et l’employé.D’aucuns peuvent penser qu’en adoptant ce critère, la Cour supreme a élargi plus qu’il n’était nécessaire le sens des mots ’‘condition de Voir pag* 6: Quibac /tteêcend St-/tidne Cours de Tapisserie (technique haute-lisse) Cours de Macramé Inscription: Du 20 »u 24 sepitembro 1976 Renseignements: 523-5540 Le juge en chef était aussi saisi par ailleurs d’un argument des demandeurs voulant que l'article 24 de la Loi 22 (de l'Assemblée nationale du Québec) trouve application en ce qui touche la langue utilisée par une société fédérale pour communiquer avec ses employés québécois.C’était la première fois, sauf erreur, que les tribunaux étaient ainsi saisis d’une affaire pouvant impliquer un conflit entre la Loi fédérale des Langues officielles et la Loi québécoise instituant !e français comme langue officielle du Québec.Le juge Deschênes a refusé d’accueillir les prétentions que lui faisaient valoir à ce sujet les Gens de l’Air et le député Serge Joyal.Il a d’abord invoqué la juridiction exclusive du Parlement fédéral en matière d’aéronautique, refusant de retenir la distinction “de haute voltige" que lui proposaient à cet égard les Gens de l'Air.Il a ensuite invoqué le fait que la langue des communications au sein d'une entreprise fait partie à ses yeux des “conditions de travail" et qu’à ce titre, elle relève dans le cas d’une entreprise dont l’activité tombe sous l’autorité du Parlement fédéral, de la même compétence.On trouvera dans cette page les principaux passages que le juge Deschênes consacre à ces deux importantes questions juridiques.p.146: "The major ground of appeal advanced by the appellant was that the plaintiff’s claim in respect of vacation pay was not properly the subject of a civil cause of action having regard to the provisions of the statute as amended, and in particular ss.11 and 12.The appellant contented that inasmuch as the statute created a right not recognized at common law and at the same time provided a remedy for its enforcement, it enacted and defined a procedure which was summary and exclusive and ousted the jurisdiction of the established civil Courts.p.148: An examination of the authorities makes it clear that in the determination of this question it ought to be considered whether the action is brought in respect of the kind of harm which the statute was intended to prevent, if the person bringing the action is one of the class which the statute was designed to protect, and if the special remedy provided by the statute is adequate for the protection of the person injured.p.150: Notwithstanding Mr.Borden’s able and persuasive argument I have come to the conclusion that upon its true construction it was the intention of the statute, as disclosed by its scope and wording, that remedies infor-ceable in civil Courts should not be excluded.It is abundantly plain that the Act does not purport to take away that jurisdiction either by express words or by necessary implication.It provides a summary remedy on a prosecution under s.11 to enable the employee to recover an amount equal to vacation pay but that summary remedy was provided as a matter of convenience or, perhaps, policy, but in my view it was at most an optional remedy which was never intended to replace the ancient remedy available in the Superior, District or County Courts.” Conclusions de la Cour L’application du principe ainsi sanctionne de longue date par les tribunaux amène la Cour, dans la présente espèce, à la même conclusion que celle qu’a retenue la Cour d’Appel d’Ontario dans l’affaire Stewart.La Cour est d’avis que: a) Le but de l’action des demandeurs est certes de remédier à une situation que le chapitre 0-2 vise à empêcher ou à corriger; b) Les quarante et un pilotes demandeurs font partie d’un groupe de citoyens que le chapitre 0-2 vise, parmi d’autres et avec d’autres, à protéger; c) Personne ne peut affirmer que le seul remède prévu par le chapitre 0-2: une plainte auprès du Commissaire des langues officielles, soit une mesure.d’une entière efficacité pour assurer la protection des droits des demandeurs.Dans ces circonstances: VU l’absence d’une clause privative expresse dans le chapitre 0-2; VU l’absence d’une intention privative implicite qui se dégage avec persuasion du texte du chapitre 0-2; VU la politique générale exposée par le chapitre 0-2, les droits et obligations qu’il entérine et l’aspect quasi-constitutionnel qu’il revêt; VU l’intérêt primordial des citoyens à la protection des tribunaux et la précarité du seul remède extra judiciaire que leur offre le chapitre 0-2; VU, au surplus, l’absence d’incompatibilité entre le recours judiciaire et le recours au Commissaire des langues officielles; VU que, théoriquement, ces deux recours pourraient s’exercer parallèlement, d'autant plus que les sanctions auxquelles ils peuvent conduire participent d’une nature différente: La COUR est d’opinion que la possibilité d’une plainte auprès du Commissaire des langues officielles n’exclut pas le recours judiciaire que les demandeurs ont choisi d’exercer.Dépenser une petite fortune pour vos meubles.Si vous avez une fortune quelconque a dépenser.)}/! r " 1 Bondipréfère la qualité supérieure aux prix gonflés.' y.I Des meubles dispendieux sont souvent associés à des meubles de haute qualité.Mais cette haute qualité correspond-elle toujours à des prix gonflés?Si vos meubles sont importés, le prix inclue nécessairement les frais de douane et de transport 40%, sans compter les frais d’emballage et de manutention.Ce qui revient à dire que vous payez probablement un meuble deux fois son prix.Si vous tenez à des meubles uniques, originaux sinon numérotés, vous payerez non seulement le meuble mais surtout la signature qui s’y rattache.Chez Bondi, nous importons.Nous allons chercher des maîtres artisans dont la renommée est le gage d’une qualité sans égale.Nous importons aussi les matériaux de par le monde.Les meilleurs bois qui se puissent trouver, des cuirs souples et soigneusement tannés, des métaux exotiques.Oui, nous importons.Car tout ce qui nous importe vraiment c’est vous.La différence se mesure donc dans le prix et non dans la qualité.Notre mobilier de chambre “Waldorf” en est un parfait exemple.Son thème, combinant l’effet dramatique d’orme "Carpatien” marbré en “book-match" aux nuances ombrées du "Wenge” un bois rare d'Afrique, en fait une pièce de collection d’une valeur inestimable.Et ce thème trouve son prolongement dans chaque morceau individuel de notre ensemble “Waldorf": le socle de cette commode triple, la tête massive du lit, ainsi que les deux immenses tables de chevet.Et vous pourrez toujours choisir un coffre à deux portes, trois tiroirs se rangeant côte-à-côte ou l'un sur l’autre.La touche finale du “Waldorf" tient à notre magnifique mirroir plaqué, soigneusement encadré de “Wenge" et subtilement rehaussé d'une garniture d orme “Carpatien" marbré.Faites de votre visite chez Bondi, une fortune retrouvée.Lundi-jeudi — 9h00 — 17h00 Vendredi — 9h00 — 21h00 Samedi — 9h30 — 17h00 Bondi L UNIQUE DU MEUBLE 5610 rue Paré à l'ouest de Décarie 735-6122.v 6 • Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 Ti-TOÎNE suites de la première page AUSTÉRITÉ lier sinon joualisant ( “ça y coûte cher pour vivre”), une voix qui calme les craintes du monde ouvrier.Des dépliants et brochures plus explicites encore sont livrés à environ cinq millions de domiciles avec les chèques d'allocation familiale de septembre, et les chèques de sécurité de la vieillesse.Et pour ne rien oublier, les députés libéraux ont eux-mémes reçu cinq "précis d'allocution” utiles à emailler leurs discours a l’adresse de partisans ou d’adversaires.Au moment même où le caucus prenait connaissance des détails du blitz publicitaire, plusieurs ministres s’affairaient à enregistrer des messages pour le compte du Parti libéral du Canada, qui s’apprête à lancer une campagne de souscription.Hier comme la veille, le premier ministre a d’ailleurs reconnu que les récents sondages préoccupent ses troupes."Ils savent que le parti et le pays sont en difficulté, dit-il mais ils savent aussi que les perspectives seront bien meilleures après la période de contrôles.” “Je croyais trouver les députés moroses, je les ai trouvés relativement enthousiastes" a déclaré M.Trudeau au sortir d’un caucus qui a fait beaucoup de bruit mais qui, selon lui, n’a pas été différent des autres.Le chef du gouvernement n’écarte pas la possibilité d’un remaniement ministériel, dont la rumeur court avec persistance, mais ne veut évidemment pas en donner l’échéance.Il a également évité de donner le menu de la prochaine session, écartant toute idée d'augmenter le nombre de mesures législatives comme il en avait été vaguement question la veille; tout au plus a-t-il indique que le Parlement se pencherait surtout sur l’inflation et la création d'emplois.Chaudement applaudi par ses troupes à la sortie du caucus, M.Trudeau semble avoir effacé du moins pour le moment les velléités de contestation de son leadership.“Il va opérer une remontée de constater avec quelque suprise un observateur anglophone devant les mines plutôt réjouies de l’assemblée; trop de personnes sur cette colline parlementaire le donnaient pour battu.La faune qui gravite autour du Parlement attend avec une impatience très vive le début de la prochaine session, normalement prévue pour le 12 octobre, mais que certains croient plus rapprochée.Si on annonce en effét ici et là que la période du “déclin de Pierre Trudeau” sera passionnante à vivre et qu’elle commence à être vraiment observable cet automne, d’autres font remarquer que la lune de miel de M.Joe Clark est terminée et qu’il subira sans pitié sa première session parlementraire complete à titre de chef de l’opposition.10 septembre^ par la PC «t r AP H y a 221 ans aujourd’hui, le 10 septembre 1755, les Britanniques commençaient à déporter les Acadiens, chassés de ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick., 1964 — Les ministres des Affaires étrangères de l’OUA approuvent, à Addis Abeba, un plan pour régler la situation congolaise.1945 — Fidkun Quisling est condamné à mort en Norvège pour collaboration avec l’occupant nazi.1940 — Des avions allemands bombardent le palais de Buckingham.1937 — Plus de 1,500 cas de paralysie infantile dont 58 décès sont signalés au Canada lors d’une épidémie qui avait commencé en juin.1898 — Le centre de New Westminster (C.-B.) est dévasté par les flammes.Les dégâts s’élèvent à *2 millions.1898 — Assassinat d’Elizabeth, impératrice d’Autriche-Hongrie, par un anarchiste italien.1844 — Le traité de Tanger met fin à la guerre du Maroc.1813 — Victoire navale américaine du lac Erié dans la guerre de 1812 contre les Britanniques.Ils sont nés un 10 septembre: Franz Werfel, écrivain autrichien 1890-1945; Arnold Palmer, champion de golf né en 1929.MAO TSÉT0UNG cée d’une voix grave et lente par un speaker chinois, il s’est effondré en sanglots, comme quelques instants plus tard les autres membres du personnel.A l’annonce de la mort du président Mao Tsétoung, des milliers de personnes sont sorties dans les rues de Taïpeh, la capitale de Taïwan, en applaudissant spontanément.Les Chinois nationalistes se sont félicités de la mort de Mao dans les boutiques comme dans les transports en commun.“Vive la république de Chine” (nationaliste), ont crie des etudiants.La radio et la télévision nationalistes ont interrompu leurs programmes pour rendre compte longuement de la mort du chef du parti communiste et le dénoncer comme un dictateur despotique et le plus grand criminel de l’histoire de la Chine.L'Union soviétique a présenté ses “vives condoléances” aux dirigeants chinois après la mort du président Mao mais elle s’est efforcée en même temps de minimiser la portée de l’événement.Alors que de tous les points du globe affluent a Pékin des messages louant le "Grand Timonier” chinois, le bref télégramme de Moscou — adressé par le comité central du PC soviétique a son homologue chinois — s’abstient de tout hommage ou critique.Le message déclare simplement: à l’occasion de la mort du président du comité central du parti communiste de Chine, Mao Tsétoung, acceptez nos vives condoléances.Nous exprimons également notre sympathie à la famille du défunt et à ses proches”.L’annonce, en une phrase, de la mort de Mao et le message du comité central du PCUS ont été lus dans le principal bulletin d’informations de la télévision soviétique hier soir par le présentateur de service sans la moindre solennité — contraif rement à l’habitude dans des circonstances similaires.Dans une déclaration officielle qu’il a la méteo ¦^Whilehgrse'/^^ ) m v/Porf Horfugn AVERSES 6.PLUIE.Sü1"' ,,,ani Edmonlonj ^Vancouver! aucouveri Tlu/nder '-Winnipeg ireor Fall» M imlçnpoliv ChicogoF .Salt Lake City ion Froncnco Ko mm City tyfâgjt précipitation j-| haute pretjion g basse pression -y-y masse d’air frais -•"•¦ masse d’air chaud Une zone frontale à la frontière du Québec et de l’Ontario se déplace très lentement vers Test et sera près de Montréal ce soir.La bande de nuages associé avec cette zone frontale se déplacera jusqu'à Test de Québec et du Lac St-Jean.Quelques averses seront associées avec cette bande de nuages qui ira même jusqu’au nord du Lac St-Jean et dans le haut du Québec.Ailleurs le ciel sera plutôt dégagé.Les températures seront près des normales saisonnières.L’aperçu pour samedi s’annonce comme une journée plutôt nuageuse sur la plupart de nos régions.Aussi des averses sont probables pour les régions à Test de Montréal.Abitibi, Pontiac-Témiscamingue: Plutôt nuageux avec quelques averses.Maximum prèS'de 18.Aperçu pour samedi: plutôt nuageux.Chibougamau, Haute-Mauricie: Plutôt nuageux avec quelques averses.Maximum près de 18.Aperçu pour samedi: plutôt nuageux.• Outaouais, Montréal, Laurentides: Ciel dégagé devenant plutôt nuageux.Quelques averses.Maximum 20 a 22.Aperçu pour samedi: plutôt nuageux.• Cantons de TEst, Québec, Trois-Rivières, Lac St-Jean: Ensoleillé avec ennuagement suivie d'averses en après-midi et en soirée.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour samedi: nuageux avec averses.• Baie-Comeau, Sept-Iles, Rimouski, Gaspésie: Généralement ensoleillé.Maximum de 16 à 18.Aperçu pour samedi: plutôt nuageux avec averses.lue personnellement à la Maison-Blanche — fait inhabituel dans une telle circonstance — le président Gerald Ford a rendu hommage a la mémoire de Mao Tsétoung.”un géant de l’histoire de la Chine moderne”, a-t-il dit.Il s’est déclaré confiant que cette disparition n’aura pas de conséquence néfaste sur les relations sino-américaines.“Le président Mao a par ses actes profondément influencé le développement de son pays.Son influence sur le cours de l’histoire s’étendra bien au delà des frontières de la Chine”, a dit le président Ford.Le Premier ministre Trudeau s’est dit personnellement affecté par la mort du président Mao qu’il a qualifié de "géant de l’histoire mondiale du 20e siècle” et de “oère de la nouvelle Chine”.Dans un message de sympathie adressé à la République populaire de Chine, M.Trudeau reconnaît “l’esprit communautaire qui, sous la direction du président Mao, a contribué à la modernisation de la Chine”, même s’il note que “nos systèmes politiques et sociaux diffèrent”.Le Premier ministre rappelle que le Canada et la Chine ont noue des relations diplomatiques il y a déjà six ans et il souligne que le president Mao a travaillé constamment a les améliorer.Les liens solides qui unissent les deux peuples, a dit M.Trudeau, sont basés sur “l’égalité et le respect mutuel”.LOUIS LABERGE les juges ne s’estiment pas liés par la jurisprudence étayant l’argument de la défense, il s’agit en l’occurrence de causes plaidées en Ontario et au Nouveau-Brunswick.Les faits que Ton reproche à M.La-berge tiennent dans les propos qu’il aurait tenus lors d’une assemblée syndicale le 29 mai 1974, à L’Assomption.La Cour souligne que l’adresse du juge Niçois au jury fut en général limpide et équitable (fair) mais, est-on justifié de prétendre que le juge Niçois aurait dû mettre en garde ce jury contre le témoignage de “complices” non corroborés?C’est le juge Montgomery qui s’attache à étudier la portée d’un tel grief.M.Montgomery voit dans l’affaire La-berge une forte analogie avec l’affaire du pasteur Horsburg (pasteur ontarien auquel la Cour suprême du Canada majoritairement, avait accordé un nouveau procès après qu’il eut été condamné sur la foi de témoignage de “complices”, soit des jeunes qu’il aurait encouragés à avoir des relations prémaritales).M.Montgomery écrit notamment: “J’estime que les raisons pour exiger une mise en garde du juge dans la présenté affaire sont beaucoup plus fortes que dans l’affaire Horsburh.Les témoins au procès Laberge auraient pu être accusés de la même chose que l’appelant.ces témoins n’étaient pas mineurs et lé procès se déroulait devant jury.A mon avis, ils étaient des complices, que Ton adopte le point de vue des quatre juges majoritaires ou des trois juges minoritaires dans l’arrêt Hors-burgh”.C’est ainsi que le juge Montgomery conclut, en l’absence d’une mise en garde du juge Niçois au jury sur la non corroboration des témoignages de complices, que “l’accusation ne saurait subsister".D'après le juge Lacourcière, l’amendement apporte par Me Girouard à l’acte d’accusation originel aurait dû être inscrit sur le premier document signé par M.Choquette.Commentant la décision de la Cour d’appel le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), M.Fernand Daoust, a déclaré: "Nous avons toujours été convaincus que Louis Laberge avait été condamné injustement à la suite d’un simulacre de procès.Nous nous réjouissons du fait que cette parodie de justice soit aujourd’hui annulée.” Le secrétaire général de la FTQ s’est dit cependant déçu du fait que deux des trois juges de la Cour d’appel aient décidé , quand même d’ordonner un'nouveau procès.“C’est le troisième procès que Louis Laberge devra subir pour une accusation dont le fondement est pour le moins douteux.Le procureur de la couronne a délibérément fait avorter un premier procès, alors que tout laissait croire que l’accusé serait acquitté.Le deuxième procès a été marqué de nombreux vices de procédures et de l’acharnement du juge à faire condamner l’accusé.Ordonner un troisième procès, avec tout ce que cela signifie de dépenses d’argent et de temps, frôle l’acharnement , a affirmé M.Daoust.KEITH SPICER comme les manuels d'entretien préparés par les constructeurs d’aéronefs”.Ces aspects techniques, déclare le Commissaire, font à l’heure actuelle “l’objet d’un examen approfondi dont les résultats seront inclus dans le rapport final que je compte envoyer aux autorités concernées cet automne”.Les recommandations intérimaires portent sur trois aspects particulièrement lacunaires des services étudiés: celui des instruments de travail, celui de la formation et du perfectionnement des effectifs, et celui enfin des communications internes, orales ou écrites.Elles tendent toutes, comme on peut s’en douter, vers un même objectif, et arborent ainsi plusieurs traits communs.M.Spicer invite Air Canada notamment: • À rendre bilingues ou à traduire, parfois “dans les plus brefs délais ”, parfois “dorénavant”, tous les formulaires, manuels et bulletins administratifs unilingues, c’est-à-dire la majorité de ces documents; • A présenter dans les deux langues officielles, sur les écrans TV des préposés aux billets, tous les renseignements utiles à ces employés, entre autres les ren- seignements d’envergure “nationale” qui ne sont jamais affichés sur les petits écrans en d'autre langue que l’anglais.M.Spicer somme Air Canada de procéder à cette correction “au plus tard à la fin de 1976'’; • A exiger des fournisseurs extérieurs de textes de réclame, de promotion ou d’autre documentation passant dans les mains des préposés aux voyageurs, qu’ils produisent ces documents dans les deux langues, “en deux versions de qualité égaie”; • A “offrir dans les deux langues.dans les plus brefs délais” certains manuels encore exclusivement anglais, servant à la formation et au perfectionnement du personnel, en particulier un manuel traitant de “la prévention des incendies” et de l’application des premiers soins; • A faire en sorte que les services “de réception téléphonique et d’accueil” soient “assurés en tout temps dans les deux langues”, qu’il se trouve au sein des effectifs réguliers un nombre suffisant de commis-sténos bilingues et qu’il y ait quelques “titulaires bilingues” aux postes de contremaître général, dans ce dernier cas "d’ici au 1er juillet 1981”; et au besoin, à fournir aux employés qui la demandent une formation linguistique gratuite.à même les heures régulières de travail; • A donner, de façon générale, préséance au français, en territoire québécois, “sur tous les panneaux ou écriteaux”, de même que “sur tous les nouveaux bulletins, formulaires, manuels et autres documents à usage interne”; • Enfin, ultime recommandation, à “encourager, par tous les moyens possibles.les francophones à utiliser leur langue” dans l’exercice de leurs fonctions.A ce dernier sujet, M.Spicer invite la direction de la compagnie à donner “le bon exemple”.Il attend toujours.COUPE CANADA nés chances de compter et la deuxième période ne leur a pas fourni d’occasions tellement plus nombreuses.Mais à la troisième période, devant l’espoir de battre les Canadiens et voyant que leur résistance ne flanchait pas ils ont soudainement acquis une assurance qui leur a conféré encore plus de vitesse, de cohésion et de perspicacité.Ils étaient partout devant des Canadiens victimes à leur tour d’une certaine nervosité et qui ont donné un effort suprême après le but de Novy mais trop tard.Claude Mouton qui s’était fait huer à Toronto pour avoir donné ses messages en français s’est fait chaleureusement applaudir en parlant français au Forum en guise de réplique montréalaise.En battant le Canada les Tchèques peuvent désormais entretenir de légitimes espoirs de terminer la série au premier rang surtout s’ils réussissent à vaincre la Suède à Québec samedi.Ils sont au moins certains d’être en finale.Pour la première fois depuis le début de ce tournoi, la pression sera du côté de l’équipe du Canada qui doit absolument battre l’URSS samedi à Toronto pour accéder à la finale et tenter de venger son échec d’hier soir.Bref, un match qu’on attendait depuis longtemps dans ce tournoi qui jusqu’à présent était plutôt terne par ses joutes inégales et lentes.Les Tchèques sont sortis de la patinoire l’air joyeux hier soir après avoir entendu leur hymne national et reçu les applaudissements généreux des montréalais qui avaient hâte de voir enfin l'équipe du Canada rencontrer chaussure à son pied.• Rosaire Rogatien Vachon, né le 8 septembre 1945 dans la belle et grande paroisse de Palmarolle, juste entre Roquemaure et Poulariès, dans le comté d’Abitibi, n’a pas entendu les huées anti-françaises a Toronto mardi soir alors qu’il gardait les buts de Té-quipe du Canada.“C’est vous dire combien j’étais concentré sur la partie”, a déclaré diplomatiquement le sympathique petit gardien moustachu.Mais le président du tournoi, Me Allan Eagleson, qui connaît au moins une bonne vingtaine de mots français, a été très ferme sur le chapitre."Les messages du tournoi, a-t-il dit, seront bilingues jusqu’à la fin quelque soit l’endroit où nous jouerons.Nous sommes dans un pays bilingue, a-t-il cru bon de rappeler, et notre équipe est bilingue.” Me Eagleson a trouvé cependant que toute cette affaire avait été inutilement montée en épingle et qu’elle avait pris une dimension hors de proportion.Serait-il superflu de lire au moins le premier paragraphe de la lettre en français adressée aux journalistes francophones dans le cahier de presse de Coupe Canada.Je cite: “R.Allan Eagleson, directeur général du tournoi de la Coupe Canada de Hockey ‘76 aussi bien que directeur exécutif de TA.J.L.N.H.a récemment annonçé que Licensing Corporation of America (LCA) a commandé avec succès aux droits d’authorisation pour le tournoi.La connaissance de LCA avec TA.J.L.N.H.nous a éprouvé la viabilité et la vente potentielle d’authorisation à ce sujet ce qui suggère notre réaction enthousiaste à cette occasion." Et je vous remercie.QUÉBEC Suit* de la page S travail” ; mais il n’y a pas lieu de nous arrêter à cet aspect de la question.Tout ce qu'il importe de retenir, pour la décision du présent litige, c’est que, d après l’arrêt précité, on reconnaît la “condition de travail”, a ce qu’elle peut être imposée comme Tune des conditions du contrat entre le patron et le salarié.” Quelle conclusion faut-il tirer de ce pèlerinage dans la doctrine et la jurisprudence?La langue des communications constitue-t-elle une condition de travail?Il est sûr, dans l’opinion de la Cour, que la langue des communications entre employés constitue Tune de leurs conditions de travail: cela va de soi et, comme certains postulats, brille d’une évidence qui défie la démonstration.Poussons plus loin.La langue dans laquelle l’employé demandera des instructions ou des renseignements à son employeur constitue certes encore une de ses conditions de travail; l’employé pourra même la trouver pénible, en cas de différence de langues.Dès lors, sur la base de quelle logique pourrait-on nier que constitue aussi une condition de travail la langue dans la- Les cadres hospitaliers attendent en vain la réponse du Cabinet QUEBEC — En raison de l’absence du premier ministre, M.Robert Bourassa, le cabinet ne s’est pas réuni hier, de sorte que les recommandations du Conseil du trésor, quant à la nouvelle échelle salariale des cadres hospitaliers proposée par le ministère des Affaires sociales, si toutefois elles ont été formulées, n’ont tout simplement pu être étudiées, et que les 400 infirmières venues de tous les coins du Québec manifester contre les lenteurs administratives ont déambulé en vain devant les immeubles parlementaires.La directrice de l’Association des cadres infirmiers unis du Québec, Mme Joan Porcheron, a déclaré que ce groupe luttera jusqu’au bout contre les mesures anti-inflation du gouvernement fédéral, auxquelles elle attribue la situation actuelle.Le Conseil du trésor craint en effet, semble-t-il, de mettre son sceau sur l’entente conclue le 30 août.L’élévation salariale consécutive à cet accord pourrait, dans certains cas, s’élever à 38%, et excéderait ainsi largement les limites imposées entre autres par la Commission antiinflation.Mme Porcheron a précisé que la convention des cadres se terminait en juillet 1975, donc avant l’entrée en vigueur de la législation anti-inflationniste.Elle a ajouté que plusieurs infirmières avaient leur lettre oe démission dans leur sac à main, et l’utiliseraient si le gouvernement faisait marche arrière.Les cadres ne peuvent avoir recours à la grève et ils ont déjà menacé de démissionner en bloc, adve-nant l’impasse quant aux rehaussement de leurs salaires, inférieurs à ceux des infirmières qu’ils dirigent.De leur côté, les 4,000 cadres intermédiaires du réseau des affaires sociales pourraient bien se joindre au mouvement de protestation des infirmières-chefs.Ainsi en a-t-on décidé mardi soir dernier, au cours d’une assemblée mouvementée regroupant quelque 250 cadres intermédiaires, membres ou non d’associations professionnelles.Ils ont exprimé leur mécontentement face au peu d’information précise que fournit le ministère des Affaires sociale?, concernant la complexité des facteurs qui déterminent leur salaire.Les cadres se sont prononcés majoritairement en faveur de la tenue d’une journée d’étude le vendredi 17 septembre, si le Conseil du trésor n’a pas encore accepté les offres du MAS ou même s’il les a modifiées.D’autres réunions se tiendront d’ici lundi, dans les autres sections professionnelles du Québec; on y examinera l’emploi de divers autres moyens de pression.quelle l’employeur communiquera ses instructions à ses préposés?H s’agit clairement là d’une stipulation que Tune des parties peut vouloir insérer ' au contrat de travail et qui affecte les relations entre le patron et le salarié: pour tout dire, il s’agit clairement là d’une “condition de travail”.Faut-il tourner le fer dans la plaie?— Au paragraphe 20 de leur déclaration, les demandeurs allèguent que “l’obligation qui est imposée a tout pilote de parler exclusivement dans la langue anglaise dans les circonstances ci-haut décrites, constitue une condition de travail abusive.”.Au paragraphe 21 de leur déclaration, les demandeurs ajoutent que “cette condition de travail est nulle,.” La Cour conclut — et sans hésitation, cette fois-ci — que la réglementation de la langue des communications entre Air Canada et ses pilotes porte sur une condition de travail et relève, à ce titre, du pouvoir exclusif du Parlement.L’article 24 de la Loi 22 ne saurait s’y appliquer: Kellogg’s Company of Canada et al.-vs- Le Procureur Général de la Province de Québec.La Cour est d’opinion que l’article 24 de la Loi 22 ne s’applique pas à Air Canada dans ses relations avec les pilotes à son emploi, en tout ce qui concerne l’aéronautique et les conditions de travail.Spécifiquement, il ne s’applique pas à la forme ni au contenu du Règlement 14A d’Air Canada.Ce n’est donc pas dans la Loi 22 que les demandeurs peuvent puiser réconfort: elle ne saurait servir de fondement juridique à leur recours.Il n’est pas inutile d’observer, cependant, que la loi du Canada sur les langues officielles, si elle est observée, donnera aux demandeurs d'aussi bonnes garanties que celles qu’ils auraient voulu obtenir sur la foi de la Loi du Québec sur la langue officielle.PUTSCH Suite de la page 8 hostiles au Parti québécois, entretiennent la vision maladive et simpliste d’un monde où il n’y a de vertueux que leurs pareils et de suspects, que ceux qui sont en exercice de la responsabilité.L’histoire du JOUR est quand même riche de leçons à tirer pour les événements politiques à venir.Car il fut, à certains égards, un banc d’essai, une sorte de théâtre expérimental des tendances qui s’expriment dans la société québécoise.L’avertissement qui nous est servi aujourd'hui est de taille.J’ai la conviction que le grand projet d’indépendance porté par le Parti québécois arrive à son terme et à sa maturité.Mais aussi, qu’il pourrait être ou compromis ou fausse par des éléments tordus de notre société pour qui rien n’est jamais assez révolutionnaire, rien n’est jamais assez à Textrême-gauche, rien n’est jamais conforme à leur vision totalitaire de la société bloquée à laquelle ils rêvent, entraînant dans la foulée de leurs divagations, un certain nombre de cerveaux influençables.Ceux-là auront à s’interroger sur leur comportement ou sur ce qu’ils qualifient dans leur vocabulaire de chapelle, de “stratégie d’affrontement”.Ils auront à mesurer jusqu’où ils peuvent aller trop loin.Dans le cas du JOUR, ils ont dépassé les bornes avec le résultat que Ton connaît.Il ont peut-être tué le journal mais ils ne Tont pas possédé.De la même façon que nous devrions nous interroger nous-mêmes sur les marges extrêmement fines et ténues qui existent entre la tolérance et la faiblesse, entre le compromis et la démission.Ces réflexions, j’en conviens, dépassent ce que M.Ryan appellerait les “données techniques" de la disparition du quotidien LE JOUR.Elles me semblent, par ailleurs, aller plus au fond de la question que les analyses superficielles qui ont été faites jusqu rici.Lorsque j’entends, par exemple, M.Robert Bourassa, parler de l’administration du JOUR dans les termes que l’on sait, j’aurais bien aimé le voir aux commandes de cette difficile entreprise, sans la fortune des Simard et sans le patronage de l’État.Impuissant à prévoir et à contre -1er les coûts d’un stade olympique qui a dépassé le milliard de dollars, hagard et désemparé devant l’hémorragie de milliards qui giclent des travaux de la beie James, pilote affolé au gouvernail du navire fou des finances du Québec, le public aurait peut-être pu vérifier ses dons "-concrets", ’de gestionnaire et d’administrateur.En attendant que M.Bourassa fournisse la preuve de ses capacités autrement qu’en “garrochant les fonds publics dans toutes les directions, il n’a de leçon à donner à personne en matière de gestion financière et d’administration d’une entreprise.Mais c’est là une question que nous réglerons en son temps sur le terrain de la politique.Pour l’heure, la cessation de publication du quotidien LE JOUR représente pour tous ses artisans, de quelque côté qu’ils se trouvent, à l’exception d’une poignée de fanatiques, un moment de tristesse et de désenchantement.S’estimant sans doute dans leur bon droit, les journalistes du JOUR, face à la fermeture du journal, dans la traînée de M.Bourassa, ont proféré à l’égard du soussigné, de M.Jacques Parizeau, du président du Parti québécois, un nombre délirant d’injures, d’accusations, et de procès d’intention.Si certains d’entre eux, soit dit en passant, avaient mis autant d’énergies à exécuter leurs tâches quotidiennes au journal qu’ils en prodiguent aujourd’hui à dénoncer la direction, noiis n’en serions peut-être pas rendus là.Cela dit, je mets ici le point final à Tune des périodes les plus difficiles de ma vie.Comme d’autres, je sors blessé de cette extraordinaire entreprise ne regrettant toutefois que sillage de haines et de querelles qui accompagne sa conclusion.Aux actionnaires du JOUR, dont le soutien financier a rendu possible pendant deux ans et demi la diffusion quotidienne de la pensée indépendantiste au Québec, je ne trouve pas les mots pour traduire ma reconnaissance.Aux lecteurs, qui sont venus prêter main forte au journal à deux reprises pendant des moments de grandes difficultés, il faut rendre témoignage de leur générosité et de leur fidélité.Enfin, à ceux-là qui m’ont accompagné ou loyalement contesté pendant ces années difficiles, je dis mon plus profond merci.Une fois les querelles éteintes et les oppositions dissoutes, nous nous rendrons peut-être compte que tout ce travail n’aura pas été fait en vain.I DÉCÈS LACROIX, Monseigneur Marc, O.M.I.— A l’Hôpital St-Jean de Québec, le 9 septembre 1976 à Tâge de 70 ans, est décédé, Son Excellence Mgr, Marc Lacroix, missionnaire Oblat de Marie-Immaculée et ancien évêque missionnaire de la Baie d’Hudson.La dépouille mortelle est exposée au Petit Séminaire de St-Hyacinthe, 450 rue Girouard, St-Hyacinthe, Qué.Les funérailles auront lieu samedi le 11 septembre en la cathédrale de St-Hyacinthe, Québec où le service sera célébré à 20:00 heures, et de là au cimetière Richelieu, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.MALLETTE (Frère Eugène), F.E.C.— A Ste-Dorothée le 9 septemnre 1976 à Tâee de 82 ans, est décédé Frère Eugène Mallette, F.E.C., autrefois Frère Mathieu Jean.Fils de feu John Mallette et de feu Agnès Villeneuve.Les funérailles auront lieu samedi le 11 septembre à la Chapelle du Foyer de LaSalle, 300 Bord de TEau, Ste-Dorothée où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NÉCROLOGIE LaSalle, Laval le Frère Eugène MAI e.ç.(Mathieu-Jean), âgé de 82 ans.Ne à Wendover (Ont.) le 19 juin 1894 John MALETTE et de feu VILLENEUVE il revêtit Thabit relieu les Frères des Ecoles chrétiennes, a neuve, le 28 août 1910 et s’engagea pl definitivement, dans la Congregatior juillet 1921.6 8 Pendant 45 ans, il se dévoua à Téducati tienne de la jeunesse, soit comme pro soit comme directeur ou inspeci Montréal, à Longueuil, à Hull et à Van rendit ensuite service à Compton et si Val-Morin.En 1969, il prenait définiti sa retraite.Outre sa famille religieuse, il laisse deuil, son frère, Hector, de Windsor Oi soeur, Azilda, d’Ottawa Dorothée), où les funérailles auront 1 -«V* septembre, à 10 heures.1 üon au lot des F.E.C., au cimetière Dame-des-Neiges, à Montréal.» h Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 • 7 Biron incite les Québécois anglophones à arrêter “le débat émotif et raciste” Le chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, a demandé hier aux Québécois anglophones de comprendre, “une fois pour toutes* qu'être québécois n’est pas uniquement une question de langue, mais réside bien dans ce sentiment d’appartenance au Québec, dans cette capacité de s’émouvoir à tous les événements heureux ou malheureux que vit L’UQAM trouve injustifiées les réclamations des 29 étudiants L’Université du Québec à Montréal qui a reçu mercredi la réclamation en dommages et intérêts de $500,000 intentée par 29 étudiants du module des Sciences économiques en raison de huit cours annulés à la dernière session, trouve totalement injustifiées les allégations des étudiants.Ces derniers réclament une somme de $17,750 chacun pour la perte d’une session universitaire, le retard occasionné aux finissants à l’accès au marché du travail en plus des dépenses encourues inutilement au cours du semestre d’hiver 1976.Les étudiants prétendent que l’université a décidé arbitrairement de l’annulation de huit cours au module d’économie malgré le respect de la procédure administrative qu’elle réclamait pour autoriser la validation le Québec.S’adressant aux militants unionistes du West Island.M.Biron s’est efforcé d’expliquer que le défi des Québécois anglophones c’est encore de comprendre que l’épanouissement de la vie française au Québec ne se fera pas dans l'irrespect et qu’ils doivent être fiers, comme Québécois, de cet épanouissement.“En des cours de la dernière session qui avait été amputée de huit semaines sur un total de uinze en raison de la grève es employés de soutien de l’UQAIVl L’Université soutient pour sa part qu’au-delà de la querelle des formulaires qui avait eu cours l’an dernier à ce sujet, les cours du module d’éco-.nomie ont été annulés par la direction parce que le projet de consolidation et de rattrapage soumis par les étudiants ne présentait aucune crédibilité pédagogique.La direction de rUQAM affirme en outre que les professeurs du module d’économie et d’autres départements où des cours ont été annulés parce qu’il était impossible de trouver une formule valable de récupération, n’étaient pas d’accord avec les clair, c’est se réjouir autant de la croissance des Caisses populaires que de celle de la Banque royale” Parce que vous agissez comme une minorité et n’osez as vous intégrer à la vie qué-écoise, a déclaré M.Biron à son auditoire, vous laissez souvent à penser à des Québécois francophones que votre présence au Québec n’est qu op- proiets des étudiants soumis à la direction.L’UQAM étudiait hier ce problème ainsi que celui beaucoup plus pressant de la négociation du contrat de travail de ses professeurs.Une première séance de conciliation a eu lieu hier matin en présence du conciliateur M.Jean Meloche nommé par le ministère du travail et qui a recommandé aux parties de poursuivre les négociations puisqu'elles n’ont pas encore été rompues comme telles même si elles s'avèrent extrêmement laborieuses.Les professeurs de l’UQAM ainsi que ceux des autres constituantes de l’Université du Québec pourront se mettre en rêve à la mi-octobre à l’instar e leurs collègues de l’Université Laval qui ont déclenché l’arrêt de travail mardi der- portuniste et ne poursuit qu’un but économique.C’est en traitant de “l’insidieuse” loi 22 que le chef de l’UN s’est fait apprécier davantage.Il a réitéré que la loi devait être retirée pour permettre la proclamation du français comme langue nationale du Québec et de sorte que le français et l’anglais soient toutes deux déclarées “lan- nier paralysant ainsi l’inscription des 23,000 étudiants de ce campus québécois.Le syndicat des professeurs de l’Université Laval (SPUL) a reçu hier l’appui total et inconditionnel de la Fédération des associations de professeurs d’université du Québec ainsi que de l’Association canadienne des professeurs d’université qui fourniront un soutien financier aux grévistes.Cette dernière association appuie “vigoureusement” les principes de liberté universitaire que défendent les professeurs de Laval.Les négociations sont toujours suspendues à Laval et le syndicat attend une démarche de l’administration de l’Université pour reprendre le débat entamé il y a plus de dix mois.gués officielles du Québec ”.En conclusion, le chef unioniste a demandé aux Québécois anglophones de se battre avec leurs compatriotes francophones pour faire du Québec un lieu de vie économiquement prospère, culturellement enrichissant et socialement épanoui.Le plus grand danger pour la survie du Canada, a dit par ailleurs M.Biron aux partisans unionistes du West Island, c’est la volonté centralisatrice du gouvernement fédéral.“On assiste présentement à l’intrusion deraisonnée du fédéral dans tous les secteurs et à l’écrasement des originalités régionales qui ne demandent que les moyens de s’épanouir.” Ce à quoi il ajoutait: “Autant je crois qu'il faut redonner ici (nême au Québec de plus grandes responsabilités aux régions québécoises, autant je crois que l'épanouissement du Canada passe par le respect des priorités des états constituants du pays, les provinces." Alors qu’auparavant les Québécois anglophones prenaient un malin plaisir à traiter d’économie, M.Biron ne les entend plus aujourd’hui que parler de l’avenir de la langue anglaise au Québec.Il en conclut qu’ils sont devenus plus émotifs que des Latins.Aussi les presse-t-il d’arrêter “le débat émotif, parfois raciste pour certains” et qui bloque notre compréhension et nous empêche de nous attaquer ensemble aux vrais problèmes du Québec.” œgs gj.¦&J, y 11® de» Soeurs te Sainte-Catherine r ?i PROJET PILOTE ¦¦¦¦ piste actuelle • entree REALISATION A COURT TERME piste actuelle prolongement de la piste entree secondaire entrée principale O 1 2 milles 0 1 2 3 km Le nouveau procès du Dr Morgentaler débute aujourd’hui Le procès fait au Dr Henry Morgentaler pour avortement commencera véritablement aujourd'hui devant le juge Jacques Ducros.La journée d’hier a été consacrée au choix des jurés.La sélection des candidats-jurés s’est terminée en fin d’après-midi.C’est à Me Claude-Armand Sheppard que l’accusé a confié sa défense tandis que le ministère public est représenté par Me René Domin-gue.L’accusation portée contre le Dr Morgentaler mentionne que le médecin aurait illégalement pratiqué un avortement sur la personne de Mlle “X" le 15 août 1974.Autre intervention de Cournoyer dans le dossier de l’Hydro Les trois syndicats représentant les 9,500 employés de l'Hydro-Québec ont décidé hier de suspendre leurs arrêts de travail sporadiques parce qu’ils ont obtenu une rencontre, lundi prochain, avec le ministre des Richesses naturelles, M.Jean Cournoyer.La trêve a été décidée par le comité de négociations qui re-uérait une autre intervention uministre dans le dossier.Jusqu'ici, les interventions de M.Cournoyer ont semblé braquer la direction de l’Hydro, jalouse de son autonomie à l’endroit du ministre responsable en dernier ressort de la société d'Etat.M.Cournoyer est intervenu pour la premiere fois dans le dossier le 22 juillet dernier.Le syndicat a demandé la rencontre de lundi bien avant que le ministre ne dépose ses propositions aux deux parties afin de dégager une base de règlement.M.Cournoyer a déclaré récemment que son offre globale constituerait “une proposition que les syndiqués ne pourraient pas refuser”.Le syndicat a tenu à rencontrer le ministre pour insister sur certains points et préciser sa pensée sur les priorités de sa négociation.Les stratè-es pensent que le ministre oit déposer son rapport au début de la semaine prochaine.Des grèves tournantes ont continue de perturber les services del’Hydro-Québec jusqu'à hier.Chez Ski roule La police a procédé à de nombreuses perquisitions Poursuivant son enquête entreprise depuis plusieurs mois à la suite de la découverte de certaines activités frauduleuses à la compagnie Skiroule Limitée, la Sûrete du Québec a procédé hier à une série de perquisitions aussi bien dans divers endroits de là région de Montréal qu’au siège social de cette compagnie, situé au 1,000, rue Principale, à Wickham, comté de Drummond.Ces perquisitions ont donné lieu à la saisie de plusieurs documents importants et tout indique que des accusations très precises seront portées sous peu contre un certain nombre de personnes à l’emploi de cette société.L’enquête dans cette affaire est menée par le caporal Harold Beaudoin, de l’Unité des crimes économiques de la SQ, à Montréal, conjointement avec l’Unité d’urgence et le Bureau des enquêtes criminelles du district de la Mauricie, ainsi que des agents du poste de la SQ, à Drummondville.La compagnie Skiroule, détenue par des intérêts américains, est présidée par M.J.C.Minson, alors que le vice-président à la mise en marché est M.P.Hill.C’est au cours des quatre prochains weekends que sera réalisé le projet de la piste “cyclo-loisir" sur la jetée de la voie maritime du Saint-Laurent.La piste sera ouverte au public de 9 h à 17 h, les 18 et 19 septembre, ies 25 et 26 septembre, les 2 et 3 octobre, ainsi que les 9 et 10 octobre.La piste, d’une longueur d’environ 13 milles, va de la côte Sainte-Catherine à Laprairie, jusqu'à Saint-Lambert.Les cyclistes pourront y accéder en empruntant soit le pont de la Concorde et l’île Notre-Dame, soit l’estacade des glaces du pont Champlain qui relie l’ile des Soeurs à la jetée.On peut aussi y accéder par les écluses de la Cote Sainte-Catherine.Ce projet réalisé en collaboration avec divers corps publics dont Parcs Canada est coordonné par le Service régional des Loisirs de Montreal.Celui-ci aura sur place des animateurs qui notamment offriront des stages d’initiation à la bicyclette.En principe, l’expérience sera reprise sur une base permanente l’an prochain.La vente de Télé-presse à la chaîne Les journalistes demanderont une injonction contre la Presse Il a été impossible de savoir hier la nature des accusations qui seront portées, ni le nombre de personnes impliquées, ainsi que le montant de la fraude.Tout indique cependant que cette dernière serait de l'ordre de plusieurs milliers de dollars.La SQ n’a également pas précisé si cette 'fraude touchait le fisc ou la clientèle de l’entreprise.par Gérald LeBlanc Le Syndicat des journalistes du quotidien La Presse demandera une injonction à la Cour supérieure dans le but de forcer la compagnie à cesser la vente de son guide hebdomadaire de télévision “Télé-Presse” aux autres quotidiens de la chaîne Power Corporation.Cette décision unanime du bureau exécutif du Syndicat général des communications (SGC— CSN), section La Presse, fait suite au refus de la direction de se conformer à la sentence rendue le 16 août par Me Roland Tremblay, c.r., arbitre d’un grief déposé par le syndicat.A l’issue de la réunion de son bureau exécutif, M.Jules Béliveau, président du syndicat, a déclaré au DEVOIR que la réquête en injonction serait déposée dans les meilleurs délais.En début d’après-midi, M.Fernand Roy.directeur du personnel au quotidien de la rue Saint-Jacques, avait confirmé la continuation de la vente de “Télé-Presse” à trois journaux de la chaîne du groupe Desmarais (Le Nouvelliste, La Voix de l’Est et La Tribune).M.Roy a cependant refusé de commenter le refus de La Presse de se soumettre à la sentence de l’arbitre avant d’avoir rencontré le syndicat.“Avec l’intégration du Montréal-Matin (un autre quotidien de la chaîne Power Corporation qui emménagera bientôt dans un édifice voisin de celui de La Presse), a-t-il ajouté, tout le monde est très affairé et il n'a pas encore été possible de tenir une rencontre au sujet de Télé-Presse.” C’est justement cette perspective d’une intégration toujours plus grande que cinq quotidiens de Paul Desmarais qui a amené le syndicat des journalistes de La Presse a déposé un grief contre l’exten- sion de “Télé-Presse” à l’été 1975.Désireux d’étendre le rayonnement de son guide de télévision et d’en accroître la rentabilité, M.Roger Lemelin, éditeur de la presse, avait procédé malgré le refus formel du syndicat, dont le consentement était requis pour une telle opération.“Les textes et illustrations ne peuvent être vendus ni cédés par l'Employeur pour fins de jjublication dans un autre quotidien du Québec, y compris “Le Droit” d’Ottawa, sans l’autorisation écrite de l’employé et du syndicat”, stipule en effet le paragraphe !‘D” de l’article 7.14 de la convention collective.Négociée dans le climat de l’acquisition du “Montréal-Matin” et d'une promesse d’achat du “Soleil” par le groupe Desmarais, cette précaution syndicale figurait parmi une série de “clauses anti-corcentration” inscrites dans la convention.Les dirigeants de La Presse n’ont jamais contesté ouvertement la portée de cette clause et le president du quotidien, M.Roger Lemelin, a même offert, à la fin de 1975, une somme de $2,500 pour que le syndicat passe l’éponge sur cet accroc à la convention.MM.Lemelin et Sisto soutiennent en effet que la vente de “Télé-Presse” ne touche en rien l'autonomie des diverses salles de rédaction des journaux de la chaîne, n’enlève aucun emploi et permet à d’autres régions de bénéficier d'un guide de télévision que seule La Presse peut produire.Tout au long de cette affaire, MM.Lemelin et Sisto ont clairement indiqué, lors des conversations et même par lettre, leur intention de continuer l’opération.En raison des sommes impliquées.La Presse est en effet prête à tout les recours judiciaires pour faire mourir l’affaire à petit feu.Du côté syndical, on sou- tient (jue la vente de “Télé-Presse'' n’est que la pointe du iceberg de la concentration de propriété de 70% de la presse francophone entre les mains de Power Corporation.Les dirigeants synaicaux y voient donc un cas-témoin qu’ils tiennent à gagner, surtout à l’approche d’une nouvelle ronde de négociation, où l’employeur pourrait tenter de se debarasser des clauses anticoncentration.Le PCB cause la stérilité chez le phoque STOCKHOLM (AFP) - Un produit chimique, le PCB notamment utilisé dans les transformateurs pour ses qualités de résistance à la chaleur, est responsable de la stérilité des phoques dans la Baltique.Le boycottage des produits Canadian Tire est étendu Le Conseil provincial de l’Union des employés de commerce et la FTQ ont décidé hier d’étendre à toute la province le boycottage des pro-v duits Canadian Tire déjà en vigueur dans la région de Sherbrooke.Les représentants syndicaux ont justifié le recours à cette arme, qui fait appel aux syndiqués de toute la province et à la population en général, en alléguant les difficultés rencontrées par la nouvelle unité de négociation de Sherbrooke, qui ne parvient pas à négocier son premier contrat de travail.Selon le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, la chaîne de magasins Canadian Tire a utilisé le harcèlement, les congédiements et le favoritisme pour décourager ses employés de Sherbrooke de se syndiquer.Ils ont néanmoins obtenu leur accréditation.Selon M.Daoust, “les travailleurs de Canadian Tire n’étaient pas au bout de leurs peines.Depuis sept mois, la compagnie refuse systématiquement de négocier et elle a même congédie un des deux négociateurs syndicaux”.m 8 • Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 _Deux nouvelles pièces au dossier du Jour_____________________________________________________________________________________________________________________ •k ¦ Deux pièces sont venues s’ajouter ces derniers semaine dernière par M.Jacques Parizeau, ex- à l'endroit du Jour par des autorités gouvernemen- .sages d’intérêt public.Mais le boycottage, constate jours au dossier controversé du quotidien Le Jour président du Conseil d’administration de SODEP, taies.Le Conseil conclut qu’il y a eu effectivement aussi le Conseil de presse, n’a pas été général.Le qui a dû ces derniers temps renoncer à continuer voulant que la mort du Jour soit attribuable à l’in- boycottage inadmissible dans plusieurs cas.Et il en Conseil n'a pas non plus eu la preuve que la perte de paraître comme quotidien.Une première pièce transigeance extrême de ses journalistes.Une blâme sévèrement le gouvernement, à qui il recom- financière subie par Le Jour aurait été suffisante émane du directeur-fondateur de la publication, seconde intervention émane du Conseil de Presse mande avec insistance de se doter le plus tôt pour mettre en péril l'existence du quotidien.On Yves Michaud.Dans une lettre aux actionnaires de du Québec, qui avait été saisi plus tôt cette année possible d’une politique rationnelle en matière de trouvera dans cette page le texte intégral de ces SODEP, société éditrice du Jour, M.Michaud d’une plainte de la Société des rédacteurs du Jour réclame publicitaire et de diffusion de ses mes- deux interventions, reprend susbtantiellement la version diffusée la au sujet de présumés actes de boycottage commis Le putsch des journalistes a précipité la chute du Jour par Yves Michaud Dans le débat passionné qui entoure la cessation de publication du quotidien LE JOUR, la vérité est fuyante.Artisan de ce journal, dès les premières heures, ayant vécu chaque minute de cette difficile et exigeante entreprise, j’avoue qu’il me reste encore des coins d’oritbre à éclaircir, des questions auxquelles je ne puis apporter des réponses absolues-.Aussi j admire au plus haut point, ceux-là qui, à forte distance des données du problème, nous honorent de leurs puissantes certitudes sur ce qui fut à la fois, l’un des moments les plus exaltants et les plus pénibles de la presse québécoise.A ceux qui l’ont fait, LE JOUR a donné des joies et causé des peines.Ce journal fragile, sans moyen, pauvre, déchiré de l’intérieur et attaqué à l’extérieur sur tous ses flancs, a quand même porté pendant trente mois une partie de nos espérances collectives.Deux ans et demi dans de telles conditions, c'est long.Le Nouveau Journal de M.Jean-Louis Gagnon, assis sur la fortune de Mme Du Tremblay, a duré neuf mois, tandis que les millions de la famille Brillant ont donné à Métro-Express dans les années soixante, une vie plus courte que celle du JOUR.M.Claude Ryan, par exemple, dans l’analyse triomphante qu’il fait des difficultés du JOUR, se garde bien de ce genre de rapprochements.Comme il escamote avec une tranquille impudeur, les pratiques discriminatoires des gouvernements ae Québec et d’Ottawa à l’égard des lecteurs du JOUR.Pieusement aligné sur tous les conformismes politiques depuis son arrivée au DEVOIR, rouge à Québec, et à Ottawa, M.Ryan, contrairement à ses prédécesseurs,n’a jamais dirigé un journal d’opposition.Le Jour où le journal LE DEVOIR aura le courage d’entrer en résistance contre les maîtres du moment au lieu que de recommander servilement leur reconduction à la direction des affaires de l’État, ce jour-là, M.Ryan changera peut-être d’avis sur l’exercice du leadership intellectuel, politique et moral d’une entreprise de presse.C’est là une donnée du problème, mais il y en a d'autres, plus fondamentales et d’un intérêt supérieur aux raccourcis indécents dont le directeur du DEVOIR a l’habitude.Je n’aurai pas la prétention d’affirmer que j’ai dirige LE JOUR à la perfection.Je connais mes lacunes et mes faiblesses.Elles sont, entre autres: une indécrottable confiance en l'homme et ses possibilités et un goût assez peu prononcé pour l’exercice de l’autorité et l’imposition de sanctions disciplinaires.Ces travers expliquent une partie des tribulations du JOUR.Les choses étant dans l’état qu’elles sont, je me rends compte que i’aurais dû, et j'en avais les pouvoirs, bloquer l’entrée de certaines personnes au JOUR.Pas toutes, loin de là.Trois ou quatre qui ont systématiquement mené, à partir de leur entrée en fonctions au journal, une entreprise de démoralisation des artisans de ce quotidien.L’ont-elles fait volontairement ou involontairement, au nom d’une quelconque pureté dogmatique ou en fonction d'un objectif lucide d’hy-pothéquer les moindres chances de survie du journal, j’avoue qu’il m’est impossible de répondre avec certitude à ces troublantes questions.Mais il est une chose qui me paraît se dégager avec une triste évidence.De toutes les entreprises de presse au Québec, LE JOUR a été au cours des derniers mois, le lieu fiévreux d'une contestation échevelée, frivole, désordonnée, sans aucune mesure avec les problèmes qui pouvaient découler du partage des pouvoirs entre la direction, responsable des éditoriaux et des commentaires, et les journalistes, responsables des informations véhiculées dans le journal.Car après l’assemblée des actionnaires du 10 août, les journalistes du JOUR conservaient un ensemble de pouvoirs sur la rédaction du journal qu’aucune entreprise de presse au Québec, au Canada, en Amérique du Nord, n’accorde à ses professionnels de l’information.Je mets quiconque au défi de prouver le contraire.Cqla, les journalistes du Jour eux-mêmes et leurs confrères de la presse écrite, parlée ou télévisée, ont soigneusement évité de le souligner au cours des dernières semaines.Le discours htanique d’un Jacques Keable et le déferlement collectif d’injures à l’endroit de M.Jacques Parizeau et du soussigné, font sans aucun doute de la “meilleure copie” qu’une analyse rigoureuse des faits et de leurs conséquences.Il est par ailleurs véridique que les actionnaires du JOUR, à leur réunion du 10 août, ont donné au directeur du journal le pouvoir final de décision sur les commentaires des journalistes.La raison est simple.Ils ont voulu éviter, à proximité d’une élection générale et pour l’avenir, que des éléments de la salle de rédaction du JOUR, manifestement hostiles au Parti québécois et à ses objectifs, se servent du quotidien indépendantiste pour tirer à boulets rouges sur les troupes pé-quistes en pleine bagarre électorale.Car il y avait péril en la demeure.Un exemple suffira: chef du "module” politique au JOUR, c’est-à-dire p emier responsable des informations caractère politique publiées dans le journal, M.Jacques Keable donnait le 30 juillet sous sa signature le compte rendu d’une information portant sur une dizaine de démissions de militants péquistes dans la région de l’Ou-taouais.Jusque-là, rien que de très normal.Mais M.Keable, le sachant et en toute connaissance de cause, a caché une information essentielle à l’intelligence de la nouvelle, à l’effet que l’un des démissionnaires et non le moindre, s’était fait battre quelques semaines auparavant à un congrès d’investiture du Parti québécois dans le comté de Papineau.Lorsque l’on sait le genre d’amertumes et de rancoeurs qui découlent d’une défaite à une “Convention” d’un parti politique, il y a des démissions qui prennent un tout autre sens.La gravité d’une telle omission saute aux yeux.M.Keable n’est pas à ses premières armes dans le métier de journaliste.Il est, par surcroît, président de la Société des rédacteurs du JOUR, donc susceptible d’exercer une quelconque influence sur ses confrères.Je n’irai pas jusqu’à dire, dans le cas évoqué plus haut, qu’il s’est rendu coupable de “fraude intellectuelle”, mais il est certain qu’une telle manipulation de l’information en provenance des milieux du Parti québécois nous faisait appréhender le pire.Des remarques de cette nature ont fait dire à certains journalistes du JOUR que la direction voulait exercer une “censure politique” sur le contenu des informations.Belle façon de triturer les faits et de se réfugier dans l’incantation injurieuse au lieu de regarder la vérité en face.Cette question et bien d’autres n’ont jamais pu etre discutées de sang froid après l’assemblée des actionnaires du 10 août.Le surlendemain de la réunion, le 12 août 1976, j’écrivis au président de la Société des rédacteurs lui demandant de me faire connaître les noms des deux journalistes habiles à siéger au Conseil de rédaction afin que l’on dispose des questions afférentes à la fabrication quotidienne du journal.Ainsi en avaient décidé les actionnaires par votre majoritaire.Je reçus une note le lendemain, suite à une reunion des journalistes, m’indiquant que la Société des rédacteurs “n’était pas en mesure pour le moment de proposer qui que ce soit au Conseil de rédaction,” note assortie d’un avis de suspension des groupes de travail responsables du traitement de l’information.Il s’agissait, à toutes fins utiles, d’un refus des journalistes de se conformer à la volonté des actionnaires du journal.Dès lors, l’on s’installait dans l’impasse pour ne plus jamais en sortir.Ce que les journalistes nièrent et ce qu’ils nient encore, c’est le droit fondamental des actionnaires du JOUR, de décider du partage des pouvoirs au sein d’une entreprise de presse dont ils sont les propriétaires.Là est le fond de la question.LE JOUR n’est ni la propriété de sa direction, ni de son président du conseil d'administration, ni des journalistes, mais de ceux qui le financent et le font vivre.Plusieurs des journalistes du JOUR, et il me semble hélas! que c’est l’attitude qui prévaut, ont le plus profond mépris pour les sociétaires du journal qu’ils souhaiteraient reléguer au rôle de dociles pourvoyeurs de fonds, sans pouvoirs réels sur l’entreprise.Or, la semaine précédant le putsch des journalistes, les actionnaires avaient contribué pour plus de vingt mille dollars ($20,000) au capital-actions de la société éditrice.En dehors des campagnes de financement, cette somme fut la plus importante jamais amassée en une seule semaine.Elle nous permettait, ajoutée au financement antérieur, de traverser la période creuse de Tété, de nous rendre à la campagne de financement populaire de l’automne et de mettre en chantier un projet d’hebdomadaire qui aurait peut-etre sorti LE JOUR de ses déficits endémiques.Les journalistes se sont référés à ce projet comme une “solution-miracle” aux problèmes financiers du JOUR.Comme si le journal n’avait pas vécu depuis sa fondation de “solutions-miracles”, grâce à l’appui indéfectible de ses actionnaires et de ses lecteurs.Or, en titrant en première page du journal le mardi 24 août, “qu’ils allaient eux-mêmes diriger la rédaction, en créant leur Yves Michaud I propre conseil de rédaction et en s’octroyant l’autorité sur les commentaires, toutes dispositions contraires à la volonté des actionnaires, les journalistes signaient et publiaient à trente mille exemplaires l’arrêt de mort du journal.Plusieurs d’entre eux, au reste, étaient conscients en agissant de la sorte, qu’ils provoqueraient la cessation immédiate de la publication.Consciente ou non, délibérée ou pas, une telle attitude constituait à sa face même un acte de sabordage.Je n’avais d’autre choix, devant une telle déclaration de guerre et un refus aussi évident de respecter les décisions des actionnaires que de suspendre sur-le-champ la publication du journal.Toute autre solution eût laissé à une poignée d’émeutiers la direction et le contrôle du JOUR.On ne publie pas un journal dans de telles conditions.Ce point capital est rarement évoqué dans les nombreux commentaires qui ont ponctué la crise du JOUR.Comme s’il s’agissait d’un incident secondaire alors qu’il constituait de la part de plusieurs journalistes, le point tournant d’upe stratégie visant à déposséder la direction de ses pouvoirs et les actionnaires de leur légitimité.En somme, les journalistes mettaient le feu à la maison, faisaient tout sauter, et ils larmoyaient le lendemain matin sur la disparition du journal.Et pour mieux se déculpabiliser, ils imputaient à la direction le tort de ne pas rouvrir les portes alors que l’immeuble était calciné.Il est à peu près temps que certains se rendent compte de la gravité des gestes qu’ils posent dans la nerveuse euphorie des “revisions stratégiques” et dans la surenchère des moyens de pression.Arrive un moment ou trop, c’est trop.Avec le résultat que les lendemains sont parfois cruels et tout autres que ceux que Ton a imaginés dans l’atmosphère empestée des dénonciations à gogo.Le journal n’avait simplement pas les moyens de se payer cette dernière crise.Les journalistes le savaient qui réclamaient de l’argent, encore de l’argent, toujours plus d’argent, soit pour la mise en route de projets valables, soit pour l’engagement de personnel qui aurait, semble-t-il, allégé le lourd fardeau de travail de certains.Rendons justice ici que plusieurs ont assumé plus que leur part de responsabilités.Comme il faut hélas! constater que d'autres, parmi les plus criards d’aujourd’hui, étaient devenus des pensionnés du JOUR, qui ne gagnaient tout bonnement pas leur salaire.C’est ainsi que dans la période la plus difficile de Tannée, soit le 19 août 1976, le syndicat des journalistes du Jour, réclamait de la direction qu’elle procède dans un délai de quinze jours à l’engagement de plusieurs journalistes en prenant comme référence les postes existant au 31 décembre 1975, période la plus faste de Tannée pour un quotidien.Cette demande venait après l’adoption par le conseil d’administration, le 15 juillet 1976, d’un budget révisé de fonctionnement dans lequel les dépenses furent comprimées pour faire face aux creux de Teté.La direction et le conseil d’administration eurent donc, aux yeux des journalistes, l’incompétence (sic) de s’y opposer.Peut-être n’avons-nous pas recueilli autant d’argent que l’auraient souhaité les “autogestionnaires” du journal, ce qui nous vaut de leur part de grosses accusations d’incompétence et de mauvaise gestion.En résumé, les pompes à fric sauraient pas fonctionné à leur gré.Si c’est cela notre honte et notre erreur, confessons jugement.Nos efforts, il est vrai, ne furent pas à la mesure de leurs appétits, Tous ces problèmes tiraient-ils leur origine de la création d’une Société des rédacteurs, idée neuve qui accompagna la naissance du journal?Encore là, il faut se méfier des absolus.Je me rends compte, après usage, que pour généreuse et emballante qu’elle fut, elle collait mal à la réalité de l’heure et aux exigences d’un quotidien fragile comme LE JOUR le fut toujours.Avec cette réserve que tout au long de l’histoire du journal, plusieurs journalistes ont su faire preuve de maturité et d’un sens peu commun des responsabilités dans cette structure inédite et novatrice de fonctionnement.D’autres, en revanche, s’en servirent pour paralyser le journal et pour lancer des sous-sols de notre culture des cris hystériques contre toute forme d’autorité et de responsabilité.Ceux-là, que Ton retrouve curieusement parmi les plus paresseux et les plus Voir page 6: Putsch Le Conseil de presse s’interroge Le boycottage a-t-il suffi à tuer Le Jour?¦ Avis du Conseil de presse du Québec sur la plainte de la Société des rédacteurs du journal Le Jour concernant la publicité gouvernementale.La Société des rédacteurs du journal “Le Jour” a dénoncé auprès du Conseil de presse du Québec ce qu’elle appelait le boycottage de ce journal en ce qui concerne la publicité gouvernementale et, en particulier, la publicité provenant du gouvernement du Québec et des organismes qui en dépendent directement.La plaignante attribuait ce boycottage à des motifs de partisannerie politique et soutenait qu’en conséquence les lecteurs du Jour étaient privés d’informations d’intérêt public auxquelles, à l’instar de tous les les citoyens québécois, ils ont droit et au coût desquelles ils participent comme tous les autres contribuables du Québec.En outre, la Société des rédacteurs du Jour considérait qu’il s’agissait là non seulement d’une violation flagrante du droit du citoyen à l’information transmise par les pouvoirs publics mais également d’une atteinte aux libertés démocratiques fondamentales de la presse et du droit à la libre d’expression des idées.A Tappui de sa plainte, la Société des rédacteurs soutenait qu’en plusieurs occasions Le Jour avait été le seul quotidien a être rayé de la liste des organes d’information chargés de diffuser les messages publicitaires d'intérêt public du gouvernement du Québec.Elle attribuait cette exclusion à l’existence de directives formelles à cette fin de la part de certains ministres, notamment du ministres des Finances, ou à l’intervention d’autorités responsables, à divers niveaux, de l’administration de certains ministères et agences gouvernementales et para-gouvernementales, La Société des rédacteurs du Jour faisait, de plus, grief aux autorités gouvernementales du Québec de confier à des agences de publicité considérées comme partisanes le soin de gérer et d’administrer une importante partie des fonds destinés à l’information gouvernementale et elle accusait ces agences d’exclure systématiquement ce journal de la liste des quotidiens appelés à fournir au public l’information publicitaire gouvernementale, et ce pour des considerations politiques et non en fonction de critères professionnels reconnus.Le Conseil de presse, après examen du dossier porté à son attention et après avoir entendu le témoignage de nombreuses personnes venant tant des milieux administratifs gouvernementaux et de plusieurs agences de publicité que du personnel du journal Le Jour, en est arrivé aux conclusions suivantes: Le Conseil a eu la preuve, et a acquis la conviction que dans plusieurs des cas invoqués par la société des rédacteurs du Jour, il y a eu effectivement, pour des motifs de politique partisane, interventions tant directes qu’indirectes de la part de ministres (par exemples, deux directives écrites du ministre des Finances adressées aux autorités de deux sociétés d’Etat relevant de ce ministère) ainsi que de responsables à divers autres niveaux de l’administration gouvernementale à l’effet d’exclure Le Jour de la liste des organes d’information appelés à diffuser l'information ou la publicité provenant du gouvernement ou d’agences gouvernemental ou para-gouvernementales.Le Conseil de presse juge que de telles interventions dans les cas où il s'agit de communications d'intérêt public consti- tuent une atteinte au droit du public à l'information et une menace à la liberté de la presse.Aussi le conseil en blâme-t-il les auteurs.Le Conseil est d’avis que la diffusion de l’information gouvernementale, y compris les textes publicitaires qui sont d’intérêt public, doit se faire non en considération d’options politiques mais en vertu de critères çonnus et visant principalement à respecter le droit des citoyens a être adéquatement informés.2) Le Conseil reconnaît que le journal Le Jour est un organe d’information générale destiné au public, au même titre que tous les autres quotidiens, et, nobobstant son orientation politique et idéologique déclarée, non un organe d’information et de propagande politique s'adressant aux seuls membres d’un parti politique.Le Conseil a aussi pu vérifier qu’au moment de son enquête le Parti québécois en tant que tel, ne détenait qu’une faible part des titres de propriété de la société éditrice du journal et qu’ainsi il ne détenait pas suffisamment d'actions pour être en mesure de contrôler le journal.Le Conseil a aussi pu vérifier que des membres du conseil d’administration du journal occupaient des postes importants au sein du Parti québécois et que le Parti uébécois avait contribué au financement u Jour sous d’autres formes que par sa participation comme actionnaire.Ces faits, au sens du conseil, ne sont pas suffisants pour faire de ce journal un journal de parti.Le Conseil est dès lors d’avis que ce quotidien avait le droit, en matière de publicité gouvernementale et para-gouvernementale, de jouir de la part des pouvoirs publics, des organismes qui en dépendent ou des agences de publicité au service du gouvernement, du même traitement que celui qui est accordé aux autres journaux.Le Conseil ne peut que reprouver toute pratique visant a exclure un journal pour le seul motif de son orientation politique ou idéologique.Il n’appartient pas au pouvoir public et à ceux qui l’exercent de récompenser ou de punir un organe d’information générale à cause de sa politique éditoriale ou des idées politiques de sa rédaction.Agir autrement constitue une négation de la liberté d'expression et du droit du public à être informé et une intrusion dans la conduite éditoriale de cet organe d’information, en violation flagrante de la liberté de presse.Pour cette raison fondamentale, on ne peut admettre que les fonds publics servant à acquitter le coût de la publicité relevant du gouvernement soient considérés comme Tequivalent de faveurs gouvernementales ou comme de simples octrois, déguisés ou non.Ces observations s’appliquent aussi bien à la publicité gouvernementale de caractère commercial qu’à celle à caractère d’information publique d’intérêt général.Dans le premier cas, la publicité doit surtout se faire en fonction de critères d’ordre commercial inspirés d’une gestion adéquate des fonds publics.Quant au second cas, il ne fait aucun doute que la publicité doit correspondre à l’obligation qu’ont les pouvoirs publics d’informer adéquatement tous les citoyens et cela d’une façon qui respecte intégralement le droit de ces derniers d’être renseignés sur la chose publique.3) Le Conseil de presse a constaté, que la principale cause de l’état de choses dénoncé par la société des rédacteurs du jour est l’absence, en matière d’information, et de publicité gouvernementales, de normes administratives, étrangères à toute considération politique, publiquement connues et fidèlement observées.Un tel état de chose donne facilement ouverture à l’expression de favoritisme en ce qui concerne le choix par le gouvernement des agences de publicité aussi bien que le choix des organes d’information comme véhicules publicitaires.Le Conseil juge aussi inadmissible et contraire à l’éthique des pouvoirs que des personnes en autorités chargées de l’administration de la chose publique puissent, à cause précisément de cette absence de normes, se servir de leur pouvoir pour exercer une telle discrimination à l’endroit d’un organe d’information générale.Le Conseil de presse ne saurait trop insister sur l’urgence et l’importance pour le gouvernement de définir et de mettre en oeuvre une politique en matière de publicité gouvernementale qui se traduirait par des normes et critères propres à répondre plus adéquatement aux exigences d'une gestion efficace des deniers publics en cette matière de même qu’à renseigner pleinement la population sur tous sujets d’intérêt public qu’il choisit de leur transmettre par voie de messages publicitaires.D’autre part: 4) Le Conseil est d’avis que la discrimination politique exercée a l’endroit du journal Le Jour n’est pas l’expression d’une politique systématique ou d’une volonté générale de l’ensemble des membres du gouvernement du Québec mais est due à l’initiative de personnes en autorité laissées libres d’agir à leur discrétion.5) Le Conseil, en outre, n’a pu obtenir la preuve que la perte financière subie par Le Jour, comme conséquence directe ou indirecte des interventions que la Société des rédacteurs a dénoncées, était suffisante pour mettre en péril, à elle seule, l’existence du journal.6) Sans mitiger le blâme qu’il adresse aux auteurs de telles interventions, il a été démontré au conseil que dans plusieurs des cafe où Le Jour invoquait des pratiques de boycottage à son seul endroit, d’autres quotidiens n'avaient pas non plus été choisis pour véhiculer les messages publicitaires gouvernementaux et cela pour des raisons d’ordre commercial et concurrentiel auxquelles Le Jour est confronté comme toute entreprise de presse québécoise.Il faut admettre, en effet, que le fait qu’un organe d’information existe ne crée pas aux pouvoirs publics, pour cette seule raison, l’obligation d’y faire paraître leur publicité.-S* •& A ‘K ¦ Hz JP Souple IVIUCMCUA bad) tait- AsOarti Uralt est disiHie de vins soigneusement sélectionnes C est un brandy issu d un coupage tait avec tout te secret de l’arl-et rie la tradition, puis amené lentement à malunte afin d’en développer runique cachet moeileuv Asbach lirait, un brandy-de fin connaisseur, tire des vastes Celliers sittïes à Rôdeshetm su»ie Rhin Uralt: mot allemand signifiant "très vieux".Le Baron Otard i L’aristocrate des cognacs I Vendu partout au Canada par Les Distilleries Schcniev du Canada Liée COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN C A GILLES SPERANO CA 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226T PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST CA ROLAND PROVOST CA 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 116 845-4194 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D Viau C A Armand H Viau C A J Serge Gervais C A Waqu'h Boulos C A H Lionel Robin C A Jean-Jacques Ouellette CA Jacques R Chadtllon C A JacquesJoyai C A Richard De Beiiefeuiiie C A Louis Baril CA 4S2é »• Vordun.Varpun, H40 INI 770S rut Édouard, Latallo.HSP ITS SSA, Biâlnvillo Est, St*.Thértoo J7E 1L4 789*3171 - 43S-4S91 samson.aeLair s, associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-lles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 # Informations internationales Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 • 9 état d’urgence en cas de grève des gens de mer demain LONDRES (d’après AFP et Reuter) — Le cabinet travailliste de M.James Callaghan s’est réuni hier matin pour envisager de décréter l’état d’urgence au cas où les 38,000 gens de mer de Grande-Bretagne se mettraient en grève demain soir comme ils l'ont décidé.“Folie”, “Stupidité”, “Irresponsabilité”, “Suicide'’.Ce sont quelques-uns des termes les moins violents que la presse, les hommes politiques et les hommes d’affaires emploient pour condamner une décision qui a déjà précipité la chute de la livre sterling et qui compromet le redressement economique du pays.Hier matin le conseil général des Trades Union a tenu une reunion d’urgence à Brighton et a décidé d’exercer immédiatement tous les efforts de persuasion possibles sur le syndicat des marins pour éviter la grève.La décision de grève est en effet le plus grave défi lancé par un syndicat à l’accord sur la limitation des salaires conclu entre le gouvernement travailliste et le TUC.La marine marchande britannique effectue environ la moitié du commerce extérieur du pays.Sa paralysie affectera immédiatement les approvisionnements alimentaires et industriels nécessaires à la vie de la Grande-Bretagne.Les marins de commerce réclament une augmentation immédiate de six livres la semaine qui va au-delà de ce qui est prévu par le “contrat social” en vigueur.M.Callaghan, a annoncé qu’il retardait le début de sa visite officielle au Canada en raison de la décision du syndicat de la marine marchande de se mettre en grève.M.Callaghan aurait dû partir aujourd'hui pour Vancouver, première étape d'un voyage de neuf jours au Canada.M.Callaghan a informé M.Trudeau qu'il retardait son départ et que le maintien de sa visite, qui pourrait être écourtée de quelques jours, dépendrait du succès ou de l’échec des négociations entreprises pour éviter cette grève.M.Callaghan, tout en restant ferme sur les principes, se tient prêt à effectuer si nécessaire une intervention personnelle de dernière minute.Pour le moment, il laisse les dirigeants du mouvement syndical britannique essayer de persuader le syndicat des gens de mer de renoncer à leur action.La livre sterling a déjà sérieusement accusé le coup.Elle a perdu hier matin trois cents par rapport au dollar.Après s’être légèrement redressée, elte était cotée à midi 1,7450 dollars, soit 2,7 cents de moins que la veille au soir.C’est le cours le plus bas du sterling depuis juin dernier.On avait alors vu les banques internationales accorder des crédits pour le soutenir.Le gouvernement place maintenant ses derniers espoirs dans les talents de persuasion du secrétaire général du TUC, M.Len Murray, personnalité respectée et influente, qui s’est montré l'un de ses partisans les plus loyaux durant la crise économique.Comme d’autres dirigeants du TUC, M.Murray a condamné le projet de grève.Le TUC tient en ce moment sa conférence annuelle à Brighton où un millier de délégués ont promis de continuer à coopérer avec le gouvernement pour maintenir les augmentations salariales à une moyenne de 4,5 pour cent.La péninsule du Cap est ravagée par les émeutes raciales : plus de 20 morts LE CAP (d’après Reuter et AFP) — Au moins vingt personnes ont trouvé la mort dans les manifestations contre l’apartheid qui agitent le Cap depuis deux jours et qui se sont étendues hier aux faubourgs et townships environnants, déclarait-on de source officieuse.Les manifestations métisses se poursuivaient hier soir.Des groupes de jeunes gens attaquaient des voitures à coups de pierres, pillaient les magasins et incendiaient des immeubles, a déclaré la police qui, elle, fait état de onze morts depuis mardi.Pour la première fois depuis l’ouverture, le 12 août dernier du “second front” des émeutes raciales autour de la ville du Cap, les incidents — accompagnés de jets de cocktails Molotov, d’attentats incendiaires, de lapidation de voitures — ont fait tache d'huile, gagnant l’ensemble d'une vaste banlieue au nord, à l’est et même au sud du massif de Table Mountain.Même de paisibles endroits de villégiature au bord de la mer, comme la petite ville de Fishhoek — à 15 km de la base navale de Simonstown — et où abondent les villas de couples retraités, n’ont pas échappé à cette vague de violence à laquelle les brigades spéciales anti-emeutes, menacées de se trouver débordées, ripostent désormais de plus en plus fréquemment par des tirs de balle, après avoir initialement choisi de disperser à la chevrotine et au gaz lacrymogène, des foules d’autant plus menaçantes qu’on ne peut pas aisément les “verrouiller”, au Cap, à l’intérieur de villes-dortoirs, comme on peut le faire à Johannesbourg pour la grande cité satellite de Soweto.Les émeutes ont fait tache d’huile pour la première fois dans un quartier résidentiel blanc du Cap, à Retreat.Des résidents du quartier indiquent que la police a ouvert le feu sur des pillards.Une trentaine de boutiques ont eu leurs vitrines brisées.Trois écoles et deux boutiques ont reçu des cocktails Molotov.La police a organisé des convois armés pour les automobilistes de Stellenbosch passant par le col de Helshoogte où des jets de pierres ont été signalés.Les routes menant à plusieurs townships métis ont été interdites aux Blancs.La police a lancé un avertissement aux journalistes en leur demandant de ne pas pénétrer dans les zones métisses parce que la situation était grave.A plusieurs centaines de kilomètres du Cap, dans le township noir d’Alexandra, la police a ouvert le feu et blessé un garçon de seize ans.Il faisait partie d’un groupe armé de couteaux et de gourdins qui empêchait les écoliers d’aller aux cours, rapporte la police.Selon certaines informations, un poids lourd et une camionnette ont été incendiés à Alexandra dans la journée.A Soweto, la cité-dortoir qui a servi de détonateur aux manifestations le 16 juin dernier, on craint une nouvelle flambée de violences de la part des Zoulous dont le foyer de travailleurs a été incendié mardi à coup de cocktails molotov.Deux hommes avaient péri dans le sinistre.Des journalistes noirs rapportent que les Zoulous sont en train d’affûter leurs coutelas, machettes, et haches pour se venger.La situation qui se détériore dans une région qui apparaissait comme devant être l’ultime navre de paix de l’Afrique australe “blanche”, a rejeté au second plan les perspectives de solutions diplomatiques ouvertes par la récente rencontre Vorster — Kissinger à Zurich: une consultation Vorster — Smith annoncée pour la semaine prochaine et une nouvelle série d’entretiens du premier sud-africain avec le secrétaire d'Etat américain probablement dans le cadre d’une “navette” de M.Kissinger entre les diverses capitales d’Afrique australe.Pour cette raison, le résultat le plus spectaculaire du discours prononcé mercredi soir au congrès de Bloemfontein par M.Vorster a été l’avertissement donné aux émeutiers du Cap: les incidents doivent cesser sur le champ, a dit le premier ministre, sinon les grands moyens seront mis en oeuvre.Discours d’autant plus décevant sur les plans de la et de la diplomatie, able per- politique intérieure qu’on en attendait une véritab cée”.M.Vorster s’est contenté en fait de rassurer la fraction partisane du nationalisme blanc la plus réfractaire à toute évolution de la politique d’apartheid.Durcissement de ton aussi en Rhodé-sie: le premier ministre lan Smith, a interrompu hier le déroulement normal des travaux du Parlement pour annoncer la formation d’un “conseil de guerre” à la suite de l’escalade des activités de la guerilla nationaliste.Autre décision-surprise, M.Reginald Cowper devient ministre de la Défense.Il remplace M.Pieter Van Der Byl qui détient également le portefeuille des Affaires étrangères.M.Smith a expliqué que ce dernier avait un programme de travail de plus en plus chargé.On estime que le premier ministre faisait allusion aux intenses consultations diplomatiques liées à la mission Kissinger qui vont avoir lieu prochainement.Liban: combats sur tous les fronts sans gain territorial Carter mène encore 14 points devant un Ford plus agressif WASHINGTON (AFP) -Le candidat démocrate, M.Jimmy Carter, mène de 14 points devant son adversaire républicain, le président Gerald Ford pour les élections présidentielles, indique un sondage de l’institut Louis Harris publié hier.Selon cette étude réalisée à la fin du mois d’août, M.Carter remporterait 53 pour cent des voix contre 39 pour cent pour M.Ford si les élections avaient lieu maintenant.Au début du mois d’août, soit avant la convention du parti républicain, un autre sondage Harris donnait M.Carter gagnant avec 61 pour cent des suffrages contre 32 pour cent à M.Ford.Le plus récent sondage Gallup, debut septembre, indiquait un avantage de quinze points pour M.Carter (52 contre 37 pour cent).Dans le cas où l’ancien sénateur Eugene McCarthy maintiendrait sa candidature, M.Carter, selon le dernier sondage Harris, ne mènerait plus que de onze points sur M.Ford.Il remporterait en effet 49 pour cent des voix, M.Ford 38 pour cent et M.McCarthy 6 pour cent.Par ailleurs, le président Ford a accusé hier son rival démocrate de vouloir réduire la défense américaine jusqu’au point où les États-Unis ne seraient plus capable de protéger leur liberté ou celle de leurs alliés.Répondant à un discours que M.Carter avait prononcé la veille, M.Ford, qui parlait à Washington devant la convention de l’organisation juive B’Nai B’Rith, s’est livré à la plus violente attaque qu’il ait lancée contre son adversaire démocrate depuis le début de la campagne électorale.“Le gentleman”, a dit M.Ford en parlant de M.Carter, propose de retirer des troupes américaines d’Europe et de Corée et préconise une stratégie de représailles nucléaires massives au risque de provoquer une “crise grave avec nos alliés".“Le gentleman”, a poursuivi M.Ford, propose encore de réduire de sept milliards de dollars le budget de la défense, de retarder la construction du bombardier B-l et de supprimer l’aide militaire à “nos alliés essentiels”.“Si nous faisions toutes ces choses, a noté le président, il nous serait impossible d’avoir une défense nationale suffisante pour maintenir notre liberté”.M.Carter a qualifié les ventes d’armes américaines à l’étranger de “cyniques et dangereuses", a ajouté M.Ford.La plupart de ces ventes d’armes vont à des pays-clefs comme Israël et l’Iran, a dit le président et “Je pense qu’il ne propose pas de couper les fournitures d’armes à Israël”.“Est-ce que le gentleman (M.Carter) veut donner aux Soviétiques le monopole des fournitures d’armes dans le monde?”, a demandé M.Ford.“Est-ce que M.Carter peut sincèrement considérer que la politique bipartisane de son pays est plus cynique et moins morale que celle de l’Union soviétique”?”.Répondant à l’affirmation du candidat démocrate que s’il était élu président, il resserrerait les liens des États-Unis avec leurs alliés traditionnels et avec Israël, M.Ford a affirmé: “Je tiens à vous le dire, Israël est l’un de nos alliés traditionnels, et nos liens n’ont jamais été plus étroits ou plus forts”.Si vous avez vu Paris et son Louvre, Grenade et son Alhambra, Venise et sa place Saint-Marc, yous devez voir Montréal et ses appartements LaCité.Vous aurez tout vu.Un nouveau concept Quelques pas de votre appariement et vous êtes à l’hôtel ou sur la Promenade; centre commercial intérieur par excellence, composé de quatre-vingt cinq boutiques, cinq restaurants, trois cinémas, saunas et salles d’exercice physique, piscines, courts de tennis et de squash, stationnement souterrain.Quelques pas de plus.et vous serez sur le Mont-Royal.Seul ou avec d’autres LaCité vous offre en plusieurs répartitions; garçonnières, studios-alcôves et appartements d'une, deux, trois ou quatre chambres à coucher, dont plusieurs avec terrasses.Pour le sommet du confort Autres bénéfices: planchers recouverts de moquettes, contrôle individuel du chauffage et de la climatisation, service de sécurité jour et nuit.Appart Entrée aux appartements modèles à l'angle de la rue Prince Arthur et de l’avenue du Parc.845-4173 S’adressant plus directement à son auditoire, M.Ford a réaffirmé que les Etats-Unis n’entendaient pas imposer de solution au Proche-Orient, mais que des accords éventuels seraient réalisés entre les parties comme dans le cas du Sinai.Il n’y aura pas non nlus de concessions unilatérales, a souligné M.Ford, mais un “quid pro quo politique”.Comme toujours, a ajouté le président, les États-Unis resteront en consultations étroites et constantes avec Israël avant, durant et après toutes négociations.Et le président a conclu en réaffirmant l’engagement des États-Unis de défendre l’indépendance de l’État juif.Aujourd’hui, M.Ford recevra une délégation d’évêques catholiques a Iq Maison-Blanche.Cette rencontre lui donnera l’occasion de réaffirmer sa position sur la question de l’avortement et d’attaquer M.Carter sur l’un des points les plus sensibles de sa campagne.Le président Ford est en faveur d’un amendement à la constitution qui permettrait à chacun des 50 Etats américains de décider indépendamment s’il était pour ou contre la liberté de l’avortement.M.Carter a adopté jusqu’ici une position imprécise qui lui a valu l’opposition des milieux catholiques américains.C’est une situation que M.Ford ne manquera pas d'exploiter comme il a déjà exploité les ambiguïtés de la politique militaire du candidat démocrate.BEYROUTH (d’après AFP et Reuter) — Les combats se sont poursuivis hier sur tous les fronts au Liban et comme les jours précédents aucune des parties au conflit n’a annoncé s’être assurée un quelconque gain territorial.Des échanges de tirs à l’arme lourde ont été signalés tout au long de la ligne de démarcation qui traverse Beyrouth.Dans la montagne libanaise, La voix du Liban, contrôlée par les phalangistes a ’ fait état de bombardements de plusieurs localités du Metn (30 km à l’est de Beyrouth).Les combats, indique-t-on de même source, se sont également poursuivis “sur tous les axes” du front Tripoli-Zghorta.Selon les journaux progressistes libanais, plusieurs cas de choléra ont été signales parmi la population de Tripoli assiégée depuis plusieurs mois par les forces syro-chrétiennes.Selon le journal Al Safir,” plusieurs dizaines de personnes seraient atteintes et cinq seraient déjà décédées.Pour la troisième journée consécutive, l’intensité des échanges de tirs a rendu quasiment impossible le passage entre Beyrouth-Ouest et Beyrouth-Est par le Carrefour du Musée, seule “porte” entre les deux secteurs de la capitale libanaise.Un responsable de la “force de paix” a toutefois démenti que les “casques verts” se soient retirés du carrefour du Musée, seul endroit du front où jusqu’à présent, ils stationnent entre les belligérants.D’autre part la question de la réouverture des routes entre Beyrouth-Ouest et Bevrouth-Est a fait l’objet d’un entretien entre MM.Abou Hassan, chef des services de sécurité du Fatah et Joseph Abou Charaf, membre du bureau politique des phalanges.Selon la radio contrôlée par les forces progressistes, les deux responsables ont décidé d’ouvrir à la circulation, un itinéraire qui passerait à proximité du port et à travers le centre commercial de la veille ville.Cela sera fait, a affirmé la radio, dès aujourd’hui.Enfin, M.Hassan Sabri Kholi, émissaire au Liban de la Ligue arabe, est attendu à Beyrouth demain, a annoncé le bureau de presse de la Ligue.M.Kholi, indique-t-on de même source, a retardé son retour prévu initialement pour le dé- but de la semaine, afin de poursuivre au Caire, des “consultations urgentes” avec les responsables de la Ligue arabe.Sur le chemin de Beyrouth l’émissaire de l’organisation pan-arabe doit s’arrêter à Damas, où il aura, indique le bureau de presse, des entretiens avec les dirigeants syriens.D’autre part, selon la presse libanaise la Syrie fait actuellement tous ses efforts pour qu’un réglement politique intervienne au Liban avant l’entrée en fonction du président-élu Elias Sarkis dans deux semaines.Dans un article consacré à la visite faite la veille à Damas par le ministre de l’Intérieur Camille Chamoun, chef du parti national libéral, An-Nahar (indépendant) écrit que la Syrie espère parvenir à une “solution politique qui fera l’économie d’une action militaire”.En cas d’échec des moyens politiques cependant, poursuit le journal, les Syriens “auraient alors recours à d’autres méthodes de façon que M.Sarkis ne tombe pas dans les sables mouvants de la crise liba- naise”.D’après Al Moharrer (propalestinien) deux représentants du Fatah, principale organisation de la résistance palestinienne, se sont rendus à Damas avec des propositions en faveur d’une trêve qui précéderait l’intronisation de M.Sarkis.Enfin, plusieurs dirigeants libanais sont attendus dans les prochains jours au Caire pour s’entretenir de la crise libanaise avec les dirigeants égyptiens, rapporte l’agence du Moyen-Orient.L’agence explique que ces contacts doivent etre considérés dans le cadre des efforts entrepris pour créer un climat propice en vue du “sommet” arabe, prévu pour la seconde moitié d'octobre.Effectueront le déplacement du Caire: MM.Kamal Journblatt, dirigeant socialiste progressiste, Pierre Gemayel, chef des phalangistes, Sheikh Hassan Khaled, mufti de la république libanaise.L’Imam Moussa Sadr, dirigeant de la communauté chiite du Liban se trouve actuellement au Caire.Le pilote duMIG-25 est arrivé aux USA TOKYO (Reuter) — Un VIP (very important passenger) a pris place hier à l’aéroport de Tokyo dans la cabine de première classe du vol 22 des Northwest Airlines à destination des États-Unis.Il s’agissait de Viktor Ivanovich Belenko, l’officier pilote soviétique de vingt-neuf ans qui est passé à l’Ouest en faisant atterrir lundi son MIG-25, l’avion de combat le plus rapide du monde, à Hakodate, dans le nord du Japon.Tant du côté japonais que du côté américain, on a déclaré ignorer quelle serait la destination finale de Belenko aux États-Unis où le transfuge a demandé et obtenu l’asile politique.L’avion des Northwest Airlines se rend à Minneapolis via Honolulu et Los Angeles.De source proche de la police nipponne, on indique que des représentants des am- bassades soviétique et américaine ont été autorisés à s’entretenir brièvement avec lui avant son départ.L’Union soviétique a fait remettre hier au ministère des Affaires étrangères japonais une note de protestation pour se plaindre que le Japon n'ait pas donné droit à ses demandes répétées en faveur de la restitution du MIG-25 et de son pilote.La note qualifie d’affabulation les affirmations selon lesquelles Belenko a demandé l’asile politique et déclare que l’attitude du gouvernement japonais dans cette affaire doit être considérée comme “inamicale”.M.Yanagiya a déclaré que le Japon n’avait communiqué à aucun autre pays les informations relatives à l’appareil recueillies par les experts japonais.Soljénitsyne à Cavendish CAVENDISH, Vermont (AFP) — Un ami intime de l’écrivain soviétique en exil Alexandre Soljenytsine a acheté et fait rénover une maison à Cavendish (Vermont) où selon des rumeurs persistantes l’auteur de l’Archipel du Goulag s’installerait ces jours prochains.QUINZAINE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE CHILIEN 9 il 10 stptmbre : 20:30 heures > Pièce de théâtre de Pablo Neruda, présentée par le “Teatro del Ande"! "Splendeur et mort de Joaquin Murieta" L'histoire d'un immigrant chilien en Californie.Texte en français, acteurs chiliens.Représentations à: L'École Émille Nelligan, 4750 rue Henri-Julien.11 septembre: Journée anti-impérialiste et anti-fasciste.17:00 heures Manifestation devant le Consulat du Chili.2100 rue Saint-Marc y 19:30 heures ' Soirée politico-artistique" Première partie: artistique Deuxième partie: allocution de M.René Lévesque, président du Parti Québécois, et M.Jacques Chonchol,ancien ministre de l'Agriculture du gouvernement de Salvador Allende École Émile Nelligan 4750 rue Henri-Julien 12 septembre: 19:30 heures Liturgie Oecuménique Église St-Pierre-Apôtre 1212 rue Panel 14 «IlSsiptwnbrt 19:00 heures Festival de Cinéma Auditorium Collège Maisonneuve, 2700 rue Bourbon nière 18 septembre: 19:30 heures Première partie: artistique Deuxième partie: allocution d'un dirigeant québécois.Journée de solidarité avec les militaires patriotes École Émile Nelligan 4750 rue Henri-Julien 19 septembre: 19:30 heures Festival tolklorique avec la participation de plusieurs groupes ethniques, chiliens et québécois.Ecole Émile Nelligan 4750 rue Henri-Julien ASSOCIA TION DES CHILIENS DE MONTRÉAL Prêts et bourses Etudiants, dans quelques jours, Usera trop tard! La date limite pour faire votre demande est le 30 septembre.Les formulaires sont disponibles dans tous les collèges et toutes les universités du Québec ainsi que dans les bureaux régionaux du ministère de l'Éducation.Complétez-le et retournez-le dès maintenant.Ça I Gouvernement Ou Québec Ministère de l Education Servie* des prit* et bourses eux étudlents Edifice G.22e étage Québec G1R5A5 Tél 643-3750 10 • Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 - ¦-ir— Disponible en format Régulier et King Size.Player's layer s 11 POP Player's CIGARETTES FILTRE ¦ : Player's Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger croît avec l’usage-éviter d’inhaler.Moyenne par cigarette-Format King Size: "goudron"-17 mg, nicotine 1.3 mg.Format régulier: "goudron” 14 mg, nicotine 0.9 mg. 1E DEVOIR Cahier 2 ÊÊÊÊÊ Montréal, vendredi 10 septembre 1976 Mao fut un des plus obstinés rebelles de l’histoire (Par Serge Romensky de l’AFP) — Mao Tsétoung, le “Soleil rouge” de la Chine, le “Grand timonier” de 800 millions d'êtres humains, a aussi été l’un des plus obstinés rebelles de l’histoire.A treize ans, au fond de sa province natale du Hunan, il se révoltait contre l’autorité d’un père avare et cruel Adolescent, il n’attendit pas la chute de l’empire en 1911, pour couper sa natte, ce symbole de sujétion imposé aux Chinois par le conquérant mandchou.Lorsqu’après la première guerre mondiale, les jeunes intellectuels libéraux ou révolutionnaires quittèrent la Chine pour aller étudier en Occident ou à Moscou, Mao-Tsétoung refusa de suivre ce courant et resta en Chine.Quand, en 1927, la direction du parti ordonna la révolte urbaine, Mao se dressa contre cette tactique sanglante et vaine, en préconisant, puis en organisant la guérilla paysanne.En 1935, pendant la Longue marche, Mao est, non sans oppositions, devenu le chef incontesté du Parti.A 43 ans, dans son quartier général de Yenan, il n’est lus le jeune homme émacié, au regard rûlant de “l’insurrection d’automne.E est déjà le “président Mao”.Sa silhouette commence a s’empâter, l’expression se fait autoritaire, le geste didactique, mais l’épais accent du Sud demeure, et le verbe est souvent truculent.De ce moment, Mao Tsétoung est devenu “le grand instructeur”.De tous les titres qui lui ont été donnés, c’est celui qu’il a toujours préféré.Poète et philosophe, soldat et homme d’action, Mao a toujours mis la pensée à l'origine du geste; la pensée, pour lui, est l’action qui commence.Elle est efficace par elle-même et invincible dès que “les masses” l’ont assimilée et comme transformée en leur conviction propre.La guerre sino-japonaise et la seconde guerre mondiale, les dernières batailles contre Tchang Kai-shek avant la victoire de 1949, sont pour Mao l’affrontement de deux pensées, autant que de millions d’hommes d’une part, il y a une pensée craintive et rétrograde, traditionnelle, qui veut que la Chine reste immuable, ou, tout au moins, ne change que lentement.D’autre part, il y a la pensée rebelle, révolutionnaire, qui est le “maoïsme” par excellence, et qui affirme que, pour la Chine séculairement paralysée dans l’inertie d’immenses foules paysannes, tout changement est meilleur que la stagnation.C’est cette “pensée de Mao”, décrétée boussole du militant, qui déclenche le “grand bond en avant" oe 1958, cette tentative forcenée de changer les lois économiques, de pousser la Chine au premier rang par des raccourcis ignorés tant du monde capitaliste, que du modèle soviétique.Cette rébellion faillira coûter à Mao son pouvoir.Les graves difficultés économiques entraînées par le “grand bond en avant” donnent l’avantage, pour un temps, aux pragmatiques, conduits par le “Khrouchtchev chinois”, Liu Shao-slü.Mais à partir de la fin de 1965, Mao provoque, par vagues successives où la Chine manquera de chavirer, une gigantesque révolte des jeunes contre les vieux, des administres contre les administrateurs, la “grande Révolution culturelle”.Le parti est disloqué, l’État presque démantelé, seule reste à peu près intacte l’armée, qui finira par rétablir l’ordre, progressivement et en souplesse.Mao n’a-t-il pas dit d’ailleurs, que “le pouvoir est au bout du fusil”.La Révolution culturelle, avec ses défilés de millions de gardes rouges hurlant leur dévotion à Mao porte le culte du “Grand timonier” à des paroxysmes sans précédent.Grâce au président Mao, des sourds entendent, des aveugles retrouvent la vue, la Chine entière est illuminée par le “soleil rouge” de sa pensée pour ainsi dire miraculeuse.Dès lors, le portrait, devenu hiératique et solennel, de Mao Tsétoung, s’entoure de rais de lumière.Omniprésent, du portail de la Cité interdite jusque dans la plus modeste chaumière, il veille en effigie à la grandeur de la Chine.Car c’est en image seulement que le “grand instructeur ”, dans les dernières années de sa vie, sera présent au sein de son peuple.-Et c’est en de rares citations, parfois énigmatiques, que s’exprimera désormais sa pensee, pour dénoncer l’antique philosophe Confucius ou le moderne “révisionniste” Teng Hsiao-ping.Depuis 1971, année du complot manque de Lin-Piao (son “proche compagnon d’armes de la Révolution culturelle), le président Mao, en effet n’est plus apparu en personne devant les masses.C’est seulement dans les journaux, au cinéma, à la télévison, que les Chinois ont continué de l’apercevoir, de plus en plus visiblement frappé par la vieillesse.Dans le même temps, des études historiques sur la fin des grandes dynasties chinoises préparaient l’opinion a l’idée que Mao, lui-méme, un jour ne serait plus.A mesure que se rapprochait cet instant inéluctable, Mao Tsétoung s’est comme désincarné progressivement, effacé physiquement.Sa “pensée”, en revanche, était, de façon toujours plus insistante, présentée comme l’inexpugnable rempart pour tous les temps, contre les “monstres et démons” qui guettent la Chine.Mao n’est plus, mais sa pensée demeure.Et ce n’est pas un mince paradoxe, que cette pensee.qui est celle d’un rebelle, soit devenue un dogme.Une succession difficile réglée par une direction collégiale?HONG KONG (pour AFP et Reuter) -L’avenir politique de la Chine après Mao a été implicitement tracé par le communiqué commun publié hier par le comité central du parti communiste chinois, le congrès national du peuple, le conseil d’Etat et la commission militaire centrale.La direction politique de la Chine de demain sera assurée en fonction du principe maoiste de la collaboration de toutes les jgénérations, principe qui avait été précise par l’ancien premier ministre Chou En-lai.Une direction collégiale au sein de laquelle les anciens, les jeunes et les gens d’age mûr apportent chacun leur expérience, leur capacité et leur vitalité pourrait ainsi présider demain aux destinées de la Chine populaire.L’actuelle direction, telle qu’on l’a vue, lors de la grande manifestation en l’honneur des héros du tremblement de terre, le premier septembre à Pékin, restera très probablement au pouvoir jusqu’au prochain congrès du parti, qui décidera de sa réorganisation.C’est là ce que semble annoncer le communiqué commun.Dans les années qui viennent, les noms qui ont le plus de cnance de revenir souvent dans les compte-rendus de la politique chinoise, sont ceux du premier ministre Hua Kuo-feng, de Wang Hung-wen, Yeh Chien-ying, Chiang Chine, Yao Wen-yuan, Wang Tung-hsing et Wu Teh, qui avec quelques autres formeront le noyau du politburo et exerceront collectivement le pouvoir.La Chine commence désormais à vivre sans Mao et il lui faudra du temps pour se rendre compte de ce qui vient de lui arriver, aussi est-il peu probable que l’on assiste immédiatement au déclenchement d’une lutte pour le pouvoir.Pourtant, les années qui viennent verront sans doute s'affirmer les rivalités, d’autant que l’actuel politburo est favorable aux “radicaux” tandis que la majo- Le “grand schisme” Mao-Khrouchtchev PARIS (AFP) — Mao Tsétoung avait fait de “l’antisoviétisme” sa profession de foi politique: tel est le jugement, porté à Moscou, sur celui qui fut à l’origine du “grand schisme” sino-soviétique.La “modicité” de l’aide économique de l’URSS (qui poussa Mao Tsétoung, en 1958, à la politique du “grand bond en avant”), le refus soviétique de lui donner le modèle de la bombe atomique (alors qu’un accord en ce sens avait été signé en octobre 1957), le refus de restituer les territoires chinois occupés par la Russie entre 1860 et 1906 (alors que la Chine avait obtenu, après la seconde guerre mondiale, l’annulation des concessions occidentales), la volonté de Moscou, enfin, de maintenir son rôle dirigeant dans le mouvement communiste mondial, ont été autant de facteurs qui ont forgé “l’antisoviétisme” du président chinois.Dès le début des années 60, la scission entre les deux pôles du communisme devient patente et les insultes commencent à fuser de part et d’autre.Khrouchtchev ayant traité Mao de “vieille galoche usée”, le chef du PC chinois réplique en vouant ce “chauve” et ce “bouffon” aux “poubelles de l’histoire”.En avril 1960, Mao Tsétoung déclenche la querelle idéologique avec Moscou, en faisant publier une série de documents doctrinaux sous le titre de “Vive le léninisme”.La même année voit les premiers départs massifs de Chine des spécialistes et techniciens soviétiques.Le conflit idéologique rebondit en 1963 lorsque la presse de Pékin publie une nouvelle série d’articles (de plus de 10.000 idéogrammes chacun) éclairant pour la première fois les divergences qui étaient apparues entre Mao Tsétoung et Khrouchtchev depuis 1956.En effet, les Chinois ont toujours situé l’origine du conflit idéologique dans les décisions du XXème congrès du PC soviétique, début de la “déstalinisation”.La “grande révolution culturelle prolétarienne”, déclenchée en Chine en 1966, offre la possibilité au président Mao de relancer la lutte contre le “révisionnisme” et d’épurer le parti des éléments “khrouchtcheviens”.Mao utilisera la campagne quasi-permanente contre le “révisionnisme” (soviétique) tant pour saper le prestige et l’influence de Moscou au sein du mouvement communiste que pour combattre les factions dans son propre parti: Liu Shao-chi (le “Khrouchtchev chinois”), Lin-Piao et Teng Hsiao-ping seront chargés des mêmes défauts et assimilés aux “renégats révisionnistes soviétiques”.L’intervention des troupes du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie en août 1968 fournira l’occasion aux Cninois de forger un nouveau qualificatif: “le social-impérialisme soviétique” qui sera bientôt désigné comme “l’ennemi numéro un”.L’année suivante, en 1969, le conflit idéologique va même dégénérer en incidents frontaliers armés sur l’Oussouri.L’ouverture chinoise au monde extérieur élargit l’arène de la rivalité entre Pékin et Moscou qui se traduit par une compétition politique dans leurs relations respectives avec l’Occident et le tiers monde.Par ailleurs, Mao Tsétoung repousse systématiquement les propositions successives de Moscou en faveur d’une “normalisation” des relations d’État entre les deux pays, et souligne «a volonté de réviser les “traites inégaux” relatifs aux frontières communes.Accusé d’avoir “élevé l’anti-soviétisme au niveau d’une politique d’État”, le président Mao Tsétoung a toujours été, aux yeux des dirigeants soviétiques, l’obstacle majeur, sinon le seul, sur la voie d’une réconciliation.rité des cadres, des militaires et de la population est, dit-on, plus tentée par la modération et le “pragmatisme”.Le communiqué conjoint indique également que la ligne révolutionnaire tracée par le président Mao sera “résolument suivie” de même que sera respectée l’orientation qu’il a donnée à la politique étrangère de la Chine.Ce qui semble indiquer que l’on verra se poursuivre les efforts des dirigeants chinois pour susciter une sorte de front uni pour faire face à la menace de ce qu’ils appellent le “social impérialisme” et le “révisionnisme” de l’Union soviétique.La Chine d’après Mao verra donc probablement se poursuivre sa politique d’ouverture vers l’Ouest pour se prémunir contre l’URSS.C’est pourtant bien la fin d’une époque, dans ce pays qui va chercher à puiser sa force dans une direction collégiale, privée désormais du souffle que lui communiquait le président Mao.Les prédictions de ceux qui n'excluent pas des luttes factionnelles sont fondées sur le danger de voir de vieilles et acerbes rivalités déchirer le comité central du Parti, comme cela s’est presque produit après la mort de Chou En-lai, en janvier dernier.La lutte pour le pouvoir à laquelle on a alors assisté a porté un sérieux coup à l’idée que l’on se faisait d’une direction collective.Campagne politique, campagne d’affiches et aussi la violence avec quelques morts.Cette lutte a montré jusqu’à quel point certains membres de la hiérarchie étaient prêts à aller pour imposer leurs vues.Finalement, les “militants” et les “modérés” sont parvenus à un compromis difficile.* Tenant de la ligne modérée, le vice-premier ministre Teng Hsiao-Ping a été limogé.M.Hua Kuo-Feng a été nommé premier ministre et premier vice-président du parti.Il passe généralement pour un centriste mais certainement pas pour un extrémiste.M.Hua, qui venait en deuxième position dans la hiérarchie du parti, paraît bien placé sur le papier, mais l’ascension du premier ministre a été si rapide qu’il s’est à peine imposé aux yeux des masses.Exception faite d’une conférence sur l’agriculture l’an dernier, il n’a présidé aucun rassemblement national, aucun congrès du parti où aurait pu s’exercer son autorité.Derrière M.Hua, on trouve Wang Hung-Wen, deuxième vice-président du parti, le plus jeune des dirigeants chinois.Il a une quarantaine d’années et, il y a deux ans, certains voyaient dans cet homme de Changai le successeur de Mao.“Radical” ou “militant”, Wang a fait son apprentissage politique dans la révolution culturelle mais, quelque peu retiré de la scène publique ces derniers temps, il fait actuellement figure d' “outsider ”.Autre membre du “clan de Changai”, le vice-premier ministre Chang Chun-chiao pourrait être un sérieux candidat à la succession.Il dispose d’une audience au sein du parti, de l’État et de l’armée et d’une grande expérience d'administrateur.Il était autrefois classé parmi les “radicaux”, mais certains sinologues assurent qu’il se tient maintenant à fécart des diverses factions.Sur la tribune d’honneur, lors des défilés de la Révolution culturelle de 1966, trois des artisans de la Chine moderne : Mao Tsétoung, Lin Piao son "dauphin” qui devait le trahir, et Chou En-lai mort en janvier.(Téléphoto DPI) La “longue marche” (AFP) — La Longue marche (octobre 1934 — octobre 1935), épisode aujourd’hui quasi-légendaire de la revolution chinoise, restera dans l’histoire étroitement liée à l’ascension politique et au triomphe des idées de Mao.Dans les faits, cette fantastique retraite a conduit les troupes communistes des bases du Kiangsi, encerclées par les nationalistes, jusqu'au nord Shensi, après leur avoir fait parcourir 12.000 km, franchir dix-huit chaînes de montagnes et traverser douze provinces.Sur les 130,000 hommes au départ, à peine 30,000 ont survécu, au terme de leur terrible effort.Les quatre premières campagnes d’encerclement et d’anéantissement lancées par Tchang Kai-Chek contre la “république soviétique du Kiangsi” de 1931 à 1934, avaient toutes échoué.Mais au cours de l’été 1934, une cinquième campagne est lancée, qui, par l’ampleur des moyens mis en oeuvre (plus d’un million de soldats nationalistes), oblige finalement les communistes à se retirer.C’est le début de la Longue marche.Suite de batailles et d’escarmouches, d’actions de propagande et d’aide à la population, cette marche héroïque marque le triomphe de la ligne maoiste au sein du bureau politique du PCC.Mao, qui croit au potentiel révolutionnaire des payaans pauvres et qui défend la tactique de la guérilla, devient président du bureau politique, lors de la conférence qui se tient à Tsun Yi, une des étapes de la Longue marche (janvier 1935).La Longue marche se termine à l’automne 1935 par la création d’une nouvelle base rouge a Yenan, dans les montagnes de Shensi.C’est là que l’armée communiste va expérimenter et développer la pratique de la guérilla, en l’utilisant d’a-oord contre les Japonais, pour la retour-ensuite contre le Kuomingtang en ner 1945 et aboutir en 1949 à la fondation de la république populaire de Chine.Le maoïsme : unité des contraires et universalité de la contradiction PARIS (AFP) — Citée pour la première fois en avril 1945 dans les statuts du parti communiste chinois, la “pensée Mao Tsétoung” inspire les actes de 800 millions de Chinois et prétend s’adresser à tous les peuples du tiers monde.Profondément sinisée, la dialectique marxiste s’y trouve associée à la “technique du dialogue” des sectes taoïstes.Formulée dans un essai “de la contradiction” (1937), la dialectique de Mao est fondée sur “l’unité des contraires” et sur ‘Tuni’-ersalité de la contradiction” considérées comme “forces motrices de l’histoire”.De cette vision dialectique du monde, qui privilégie le déséquilibre, la lutte et la tension, découlé la pensée politique, économique et militaire de Mao Tsétoung.Politiquement, Mao rejette le “déterminisme marxiste” et “la fatalité historique du communisme”.Pour lui, l’Union soviétique et la Chine peuvent aussi faci- lement revenir au capitalisme que passer au communisme.D'où la nécessité de poursuivre la “lutte des classes” et d’organiser régulièrement des “campagnes de rectification” (Cheng-Feng), permettant de faire pénétrer au plus profond des masses, grâce, d’ailleurs à l’extrême malléabilité de l’homme, la conscience aiguë que deux “lignes”, deux courants adverses sont à l’oeuvre dans le monde, qu’ils s’imbriquent au point de rendre parfois la vérité difficilement discernable de l’erreur, faire trouver et comprendre la “direction correcte” qui commande l’action efficace.Telle est la philosophie des grandes campagnes lancées par Mao comme “le Grand bond en avant” (1958) ou la “Révolution culturelle” (1966).C’est le souci d’éliminer les “trois contradictions” opposant les villes aux villages, les ouvriers aux paysans, le travail intellectuel au travail manuel, qui est De Yang Kai-hui à Chang Chin Quatre épouses et sept enfants PEKIN, (Reuter) — La vie privée de Mao Tsétoung n’a pas été moins agitée que la grande révolution qu’il a inspirée.Il s’est marié quatre fois, a eu au moins sept enfants, mais seuls quelques proches parents lui survivent.Ses mariages reflètent les changements gigantesques qu’a connus la Chine durant son existence.Le premier était traditionnel, il fut arrangé par ses parents contre sa volonté.Mao n’avait que 14 ans, la jeune fille choisie pour lui était de quatre ans son aînée.Le mariage ne fut jamais consommé, Mao le répudia rapidement et refusa ultérieurement d'en discuter.Par contraste, la quatrième épquse de Mao, celle qui lui survit, est une ancienne actrice de cinéma, bien émancipée, qui répondait au nom de Li Chung-chin.fl lui en donna un nouveau, Chiang ching, c’est-à-dire “Verte rivière”, et elle devint une ardente dirigeante révolutionnaire, indépendamment de Mao.La femme que Mao considéra toujours comme sa première épouse était Yang Kai-hui, fille de son instituteur et communiste fidèle.Es se marièrent en 1920, alors qu’il était âgé de 27 ans, et ils eurent deux fils.En 1930, Yang Kai-hui et la soeur de Mao, Tsé-hung, furent exécutées par un chef militaire pro-nationaliste pour leur refus de répudier leur foi communiste.La douleur de Mao s’exprima bien des années après dans un poème, adressé à un camarade dont la femme venait également de mourir.Il y compare Yang Kai-hui à un fier peuplier, la femme de son ami à un saule.Saule et peuplier s’élèveront jusqu’aux extrémités du ciel.La troisième femme de Mao, Ho Tzu-chen, demeura à ses côtés de 1930 à 1937, à travers la période la plus difficile de la révolution.Elle l’accompagna dans la Longue marche, laissant en chemin leurs enfants à des paysans.Blessée par des éclats de bombe, elle était minée dans sa santé, lorsque l’armée rouge en haillons atteignit le Yenan, dans le nord-ouest de la Chine.Leur dernier enfant y naquit, mais peu après, le couple divorça.Selon certaines versions, Ho Tzu-chen se rendit en URSS pour y suivre un traitement médical.En 1939, Mao épousa Chiang Ching, une divorcée d’apparence élancée et élégante qui avait travaillé dans l'industrie cinématographique naissante de Changhai, sous le nom de Lan Ping, c’est-à-dire “Pomme bleue”.Durant les premières années du mariage, elle ne déploya pas une grande activité politique, mais un quart de siècle plus tard, en 1966, elle joua le rôle le plus important de sa vie en contribuant à lancer la tumultueuse Révolution culturelle.Agitant le petit livre rouge de Mao, elle invitait les militants des gardes rouges à suivre la ligne révolutionnaire de son mari.Plus tard, alors que le bouleversement révolutionnaire avait plongé la Chine dans le chaos, elle contribua à calmer la tempête.Chiang Ching représente enocre une force politique importante, elle est située au septième rang de la hiérarchie du parti.Mais on se demande si sa position ne va pas être affectée, d’une manière ou d’une autre, par la mort de Mao.Mme Mao a eu deux filles, qui se seraient toutes deux mariées.Le premier fils de Mao, Mao An-ying, combattit dans les forces chinoises qui intervinrent en Corée.Il y fut tué en 1950 Le sort des enfants de Ho Tzu-chen — selon certains il y en aurait eu jusqu'à cinq — n’g jamais été révélé.En 1965, Mao déclara à l’écrivain américain Edgar Snow que les deux filles qu'il a eues de Chiang Ching et un fils de Yang Kai-hui étaient les seuls enfants qui lui survivaient.Ils vivent dans l’anonymat et il y a peu de chances qu’ils marchent sur les traces de leur père.à l’origine de l’organisation par Mao du mouvement Hsia-Feng (envoi de cadres et de jeunes à la campagne).Au plan économique, Mao a tenté de résoudre la contradiction “main-d’œuvre-capital” en transformant la main-d’oeuvre chinoise surabondante en capital industriel (création des aciéries d’arrière-cour et de petites usines rurales).D a retiré aux forces du marché et à la planification économique, le rôle essentiel que leur attribuent le capitalisme et le socialisme, préférant résoudre les problèmes de croissance par une vaste mobilisation idéologique de ses compatriotes.Enfin, conscient de la nécessité à long terme d’une révolution technologique, Mao n’a cessé d’exprimer sa confiance illimitée dans le pouvoir de création des masses.Au plan militaire, comme le démontra Mao durant la “Longue marche” ou la “campagne de libération”, offensive et défensive, force et faiblesse, victoire et défaite, sont autant de couples de phénomènes contradictoires pouvant se transformer l'un en l’autre.Il en résulte qu'une guerre n’est jamais perdue tant que le peuple a la volonté oe se battre.Car, selon Mao, c’est le peuple et non les armes qui constitue dans un conflit le facteur décisif (théorie des tigres de papier).Extraordinaire école de volonté, de courage et de patriotisme, la pensée Mao Tsétoung a imposé à la Chine des changements d'une ampleur sans précédent dans l’histoire mondiale.Mais elle a soumis le pays à une tension et à des changements incessants.• PÉKIN (Reuter) — Le petit livre rouge des “citations du président Mao tsé Toung” fut pendant plusieurs années l’ouvrage de référencé des masses chinoises, une sorte de “bible”, du marxisme-léninisme vu par Mao, et aussi un “tahs-man magique’’ propre à effrayer et à défaire les “ennemis de classe”.Les Chinois gardent depuis quelques années le petit livre sur leurs étagères car ces extraits des discours et des écrits du “grand timonier” avaient été compilés et présentés par Lin Piao, lui-même tombé en disgrace et démasqué comme “traître”.La révolution, la politique comme base de l'action et la guerre populaire ont été les leitmotiv de la pensée de Mao.Elles apparaissent à chaque page des citations.A propos de la révolutiqp définie comme “une insurrection, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre”, Mao dit: “Tous les réactionnaires sont les mêmes.Si vous ne les frappez pas, ils ne tomberont pas”, 12 • Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 arts et spectacles CHAmPLAIH 2 m-CATHlRlM PAPINEAU b24 JACK NICHOLSON , un fümdc MILOS FORMAN "VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU” CREN1AZIE 3841 WELLINGTON 768 2092 $T DENIS CREMAZIE 381 4210 AUSSI: REXAST-JÉRÔME, CAPITOL A ST-JEAN UN fUM DE MARCO FERRERI GÉRARD DEPARDIEU ORNELLA MUTI 18ans Adultes r * À VOIR ET k REVOIR ENCORE! variétés V'HAROLD ET MAUDE* représente une joie de I vivre indescriptible pour tous.Une satire ¦ incroyable sur le militarisme, les psychia- ¦ très, la programmation sur ordinateurs et I beaucoup plus It POUR TOUS La dernière Femme Harold et Maude P *wc BUDCORT RUTH GORDON Musique de CAT STEVENS COULEUR UN FILM DE HAL ASHBV 4e SEMAINE •V I O* VvV0- q- - .e.6'°' a?rT)oi?Ur dp Musique de Neil Diamond «nathan Livingston^Wj le goéland \ UN FILM DE UN FILM DE HKOULEU^ha^art^™ Vendredi seulement dernier spectacle complet à 9h.35 Salle climatisée Harold et Maude Sem: 9.35 Sam.5.25-9.35 Dlfrt.: 1.50 • Jonathan Sem : 7.30 Sam.: 7.30 Dim.: 3.50- 7.45 Je le considère comme étant le meilleur et le plus professionnel des films erotiques produits aujourd hui .HughHetner playboy Interdit pendant 75 ans, ce bipu de la littérature victorienne est devenu un film somptueux".— grove press /.! m LE CHEF-D'OEUVRE DF LA LITTÉRATURE ÉROTIQUE DU XVIIIe SIÈCLE EST ENFIN UN FILM gMLM ! ¥l€IC Bw KARIM PRODUCTIONS accompagne de la musique de GILBERT et SULLIVAN SI SAN SLO \N1 -Bl I RBOHM I RI I mise en scene ROBI R I KINC.I R producteur JOHN BU II RWORTH RIVOLI O | PAPINEAU O St Denis A Bélanger 277-3125 |J Papineau A Mt Royal 527-8635 GREENFIELD Pk.PI Greenfield Park 671(129 SEMAINE 480 Si! CATHERIN! 0 866 3866 CENTRE LAVAI 688 Wi AUSSI: GALERIES DE GRANBY & BOITE A FILMS (ST.JEAN) PARISIEN : 1.40.3.40.3.40.7.40.9.40, SAMEDI DERNIER SPECTACLE 11.40 - RIVOLI & PAPINEAU : 1.30.3.20.5.10.7.05.8.55 - LAVAL : SUR SEMAINE DÉS S.OO, SAMEDI, DIMANCHE 12.40, 2.15, 4.05, 5.55, 7.45, 9.35, SAMEDI.DERNIER SPECTACLE 11.15 - GREENFIELD: SUR SEMAINE 7.00 * 9.00.SAMEDI, DIMANCHE 1.00, 3.00, 5.00.7.00, 9.00.Julie Are! ; deux pierres, un coup par Christine L’Heureux Le vent tourne: et pour la chanson québécoise et pour Julie Arel.E y a quelques années, des chanteuses étrangères comme Nana Mouskouri ou Dalida remportaient un gros succès ici et tout le monde se disait, plus ou moins, que le Québec était incapable de produire ce genre d’artiste.C’est fait.Après Diane Juster, Julie Arel présentera son spectacle à la salle Wilfrid-Pelletier, le 24 et 25 septembre et le Québec pourra dire, à son tour, que les grands sentiments et les belles voix font maintenant partie du patrimoine.Le chemin a été parcouru à pas de tortue, avec beaucoup de retard, mais il s’est fait.Et comme le Québec a toujours été un grand consommateur de ce style musical, il est probable que Julie Arel fera salle comble et que son tout nouveau long-jeu connaîtra des records de vente.A moins que le public québécois ne préfère encore l’exotisme d’outre-mer.Julie Arel qui présentait justement ce tout dernier disque intitulé Merci d toi, mercredi après-midi dans un restaurant du boulevard Saint-Joseph, semblait nourrir de grands espoirs, refoulés depuis longtemps à ce qu’on disait.Un long-jeu donc où elle propose des chansons de Claude Leveillée, Calvé, Guy Malouin et de façon étonnante, une chanson de Raoul Duguay, Le chemin.Tout cela chanté d’une voix vibrante, capable de faire frisson- ner les auditoires les, plus endurcis.Reste à savoir si le propre de la chanson est de travailler au niveau de la colonne vertébrale des gens.Et quand elle parlait du disque, de ses chansons préférées, la conversation déviait invariablement sur le spectacle de la Place des Arts, insistant sur le fait que sa présence en scène était un de ses plus grands atouts.A cet effet, le mime Claude Saint-Denis a travaillé en rapport très étroit avec Julie Arel et le spectacle devrait nécessairement apporter des éléments nouveaux.Julie Arel, une nouvelle Diane Dufresne?La comparaison sera peut-être à faire puisque Julie Arel se déguiserait en Pierrot.déguisement emprunté ar Diane Dufresne à son spectacle de a Place des Nations, cet été.Fa Des soirées de l’OSM consacrées au compositeur espagnol Manuel de Falla SALLE RESNAIS 35 MILTON H4«?-6053 SEMAINE: 7.30-9.30 SAM.: 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 -10 H.DIM.: 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 -9.30 tnm Léte PourTous "Un film d'une telle limpidité, d une telle subtilité, seule une femme pouvait en être l'auteur.Une oeuvre d'une qualité rare" de victor lanou LE MONDE "Yannick Bellon, avec un talent plein de nostalgie, nous offre une rêverie douce-amère.Un film précieux.y von descltiimpi; _ FRANCE-SOIR "Un poème cinématographique, une très belle, très simple méditation qui nous rappelle que l'auteur de "La Femme de Jean" est la plus sensible des réalisatrices françaises"._ LE NOUVEL OBSERVATEUR "Yannick Bellon recherche notre attentior^et notre intelligence avec obstination, mais nous atteint au coeur" _ FICHES DU CINEMA "Ne manquez pas ce film, c'est sublime"._ PARISCOP 2 DERNIERES -.mv Billets en vente aux guichets du TNM BULLE OGIER LOLEH BELLON JEAN-MARC BORY dans un film de YANNICK BELLON Théâtre du Nouveau Monde 84 ouest, rue Sainte-Catherine Une Critique Unanime ! POUR TOUSl • J AI RAREMENT VU UN FILM AUSSI INTELLIGEMMENT AMUSANT AUSSI AISEMENT GAI — Le Devoir • “UN FILM RARE .— Jour de France • "UN FILM A VOIR - Paria Match • "RICHE EN GAGS' -LeFigaro • UN VÉRITABLE REGAL- - Le Quotidien d« Paris e -A NE PAS MANQUER - Bon Dimenche .ROGER BLIN MARIANNE EPIN BERNARD GIRAUDEAU SALLE EISENSTEIN 'AMUSANT ET EMOUVANT ?U DEBUT A LA FIN NEW YORK TIMES YVES*ROBERT CARREFOUR 1.15.3.15-5.15-7 30-9.30 SH CATHERINE-BIEURY 86S-80S7 L’Orchestre symphonique de Montréal ouvre sa nouvelle saison de concerts en célébrant le 100e Anniversaire de la naissance de Manuel de Falla.Lors de ces soirées entièrement consacrées au compositeur espagnol, l’OSM présentera La Vida Breve, opéra avec lequel de Falla fit ses véritables débuts en France, puis en Espagne, vers les années 1913-1915.“Avec une simplicité de moyens qui va presque jusqu’à la sécheresse (ce qui est au fond très espagnol), de Falla a su faire pleurer, dans une musique en apparence impassible, toute la nostalgie d'une humble vie écrasée.” (Emile Vuillermoz).L’opéra, dont le livret a été écrit par le poète gatidan Carlos Fernandez Shaw à la demande du compositeur, sera présenté en version de concert, les 21 et 22 septembre à 20 h 30, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Rafael Frünbeck de Burgos sera au pupitre de l’OSM et la distribution réunira de grands spécialistes du répertoire espagnol, le soprano Enriqueta Tarres, le ténor Julian Molina, la danseuse Lucero Tena et le can-taor Manolo Mairena.On retrouvera également au nombre des solistes le soprano Muriel Barrette, le mezzo-soprano montréalais Gabrielle Lavigne, déjà connue autant dans le domaine de l’oratorio que dans celui de l’opéra, le ténor Jean-Louis Pellerin, qui a chanté à plusieurs reprises à l’Opéra du Québec, au Théâtre lyrique de la Nouvelle-France et au Festival de Stratford, ainsi que la basse Pierre Char-bonneau, invité à participer à des productions de plusieurs compagnies d’opéra, dont celles de la Nouvelle-Orléans, de Miami, de Washington, de Providence et de Pittsburgh.Au programme de la première partie de la soirée, “El Retablo de Maese Pedro”, adaptation musicale et scénique du célèbre chapitre de Don Quichotte, que de Falla a composée “en hommage dévot” à la gloire de Miguel de Cervantès.Cette oeuvre sera également présentée en version de concert et les trois per- ATELIERS MC-CM AUTOMNE 1976 • Ballet jazz • Auto-défense • Exploration vocale • Expression corporelle • Tai Chi Chuan • Mime corporel • Improvisation dramatique • Expression dramatique et pratique théâtrale Début des ateliers: 16 septembre Inscription au: Mouvement Communication-Culture de Montréal 4828, St-Denis (métro Laurier) les 10,13,14,15,16 et 17 septembre de 17:00 à 20:30 heures Renseignements (aux jours et heures d’inscription): Téléphone 849-8224 frank f urtado présente 7 r 3 SEMAINES SEULEMENT ¦ tnm 84 ouest, rue Ste-Catherine, angle St-Urbain ^RESIRVEZ MAINTENANT 8610543 Jrbain I J BEAU BEC PRÉSENTE EN SPECTACLE OUTREMONT 1248 Bernard 277-4145 FÉLIX LECLERC K W 7h.30 ’ et lOh.OO JEAN LUC P0NTY LARRY CORYELL lOh.OO et 12h.00 Wf 1920 ^ # N0V.Jkioh-o° LES SÉGUIN sonnages principaux — à l’origine représentés par de grosses marionnettes, les solistes étant dans la fosse d’orchestre — seront interprétés par la basse canadienne Roland Richard, le ténor Julian Molina et l’enfant soprano Javier Ecay.D'autre part, la toute nouvelle série des Concerts du Maurier débutera par une oeuvre canadienne, présentée pour la première fois à Montréal, Diallèle du compositeur André Prévost; cette oeuvre remplacera “Fantasmes” précédemment inscrite au programme.Diallèle est un mouvement symphonique pour grand orchestre composé en 1968.L’oeuvre avait été commandée par le réseau anglais de Radio-Canada à Toronto, à l’occasion du Festival de musique du Québec organisé par la CBC.Les Concerts du Maurier des 28 et 29 septembre auront lieu à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, à 20 h 30.L’Orchestre symphonique de Montréal sera sous la direction de Rafael Frühbeck de Burgos, et le soprano américain Jessye Norman sera l’artiste invitée.Madame Norman a chanté autant en récital que sur les scènes d’opéra du monde, et partout elle a remporté le meme succès.Elle a effectué de nombreuses tournées au Mexique en Amérique du sud, aux Etats-Unis et en Europe, et la saison dernière, elle faisait ses débuts avec l’Orchestre philharmonique de New York sous la direction de James Levine.Lors de ces concerts du Maurier qui marqueront ses débuts avec l’OSM, Jessye Norman interprétera six Lieder de Gustav Mahler, dont trois des “Rückert Lieder” et trois autres tirés du cycle “Des Kna-ben Wunderhorn”.En seconde partie du concert, TOSM interprétera la Symphonie no 1 en do mineur, opus 68, de Johannes Brahms.la boite à échos Radio-Québec présentera le samedi 11 septembre à 19 h un documentaire spécial de trois heures retraçant les grands moments du président Mao.L’histoire de la Chine de Mao Tsé-toung est constituée de deux émissions produites et réalisées par Roger Pic pour le compte de l’Office de la radio télévision française, diffusées en France, au printemps dernier.• L’Apogée à Saint-Sauveur-des-Monts présente les toiles de Roland Giguère du 9 septembre au 14 octobre.Ouvert tous les jours.Pour renseignements: (514) 227-3229.• L’artiste québécois d’origine hollando-américaine, Ger Lin vient de lancer une exposition dite “sexiste”, au 358 est, rue Notre-Dame.Pour Ger Lin qui ne se qualifie pas de mysogine, “la recherche des paradis perdus.est le lot des âmes faibles”.• L’organiste maskoutain Jean Morissette donnera un récital le lundi 13 septembre à 21 h 30, diffusé en direct à CBF-FM, 100,7 au cadran.Il interprétera des oeuvres de Waltner, Bach, Hindemith ainsi qu’une page rare de la Toccate en si mineur de Gigout.Il jouera de l’église Saint-Bonaventure, k Montréal sur un orgue à traction à deux claviers fabriqué * LeS ^ \ w Colettes ) & Pont-àutfu en 1967 par Cari Whilhelm de Saint-Hyacinthe.• Le cinéma Outremont de Montréal présentera vendredi soir le 10 septembre et samedi: Hustle à 19 h et Délivrance à 21 h 30 ainsi que Death race 2000 à minuit.Dimanche il y aura, comme à l’accoutumée Harold et Maude à 14 h et 16 h ainsi que.On s’est trompé d’histoire d'amour à 19 h 15 et Docteur Françoise Gailland à 21 h 30.Ces deux derniers films seront par ailleurs repris lundi soir.• L’Association canadienne des auberges de jeunesse organise durant le week-end du 18 septembre une excursion dans les Laurentides.Coût: $20.Pour renseignements: Richard Desrosiers, à 842-9048.• L’artiste canadien Armand Tatossian exposera 80 toiles à Yerevan, capitale de l’Arménie, république d’Union soviétique, en octobre.L’artiste est membre de l’Académie royale du Canada.•v*c JEAN-PIERRE MARIELLE •(JEANNE GOUPIL SEM.: 7.30-9.30 SAM.-OIM.: 1.30-3.30-5.30-7.30-9.30 le DAUPHin 8E4UBIEN 8R(S 0 IIEftVIllf 111 PÜ La cantatrice Colette Boky Joseph Rouleau ont enregist pour la télévision de Rad: Canada au nouveau Cégep 1 Vieux Montréal jeudi derni des airs de Thais, des mélodi de Gershwin ainsi que d extraits de Don Carlos Verdi et d’opéra russe.1 Concert populaire d’une heu sera retransmis ultérieui ment au cours de la saison BILLETS EN VENTE (SIÈGES RÉSERVÉS) AU CINÉMA 277-4145 • (AUSSI EN VENTE À L'ALTERNATIF) À L’AFFICHE “ALPHA BETA” d* E.A.Whitehead adaptation québécoise de Gaby Déziel-Hu A MC RÉJEAN lefrançois •t MADELEINE ARSENAULT Mise en scène.Gilles Provost Décors: Guy Beauregard Production générale: Jeanine Beaubier ITWCMIK JUSQU’AU 15 L______________ Pour vous rendre à Le Poudrière, protitez du parcours scénique via Cité du Havre et le pont de la Concorde ouvert jusqu'au 15 septembre.Billet* en vent* A l’hôtel Sheraton Mt-Royal, Q-20,526-0S21 Guichet ouvert d* 12 h é 18 h.Montreal Truet P.V.M.I r 1331 arts at spectacles Le Devoir, vendredi 10 septembre 1976 • 13 Une soixantaine de pièces seront jouées cette saison par les 12 troupes de théâtre C’est une production globale d’une soixantaine de pièces que nous réservent ces quelques troupes de théâtre de la métropole, de Québec et d’Ottawa, cette année.A Montréal, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) dirigé par Jean-Louis Roux, maintenant installé à l’ex-Comédie-Canadienne, en face de la Place des Arts, présentera: Les rivaux de Sheridan, du 8 .au 30 octobre; Coup de sang, de Jean Daigle du 12 novembre au 4 décembre; Pygmalion de Bernard Shaw du 17 décembre au 22 janvier 77; Le réformiste du dramaturge Marcel Dubé, du 4 au 26 février; Mangeront-ils de Victor Hugo, du 11 mars au 2 avril; Je ne veux pas mourir idiot des humonstes Deschamps et Confortés puis Girerd et Wolinski, du 15 avril au 7 mai et, enfin, une pièce de Genêt, Le balcon, jouée du 20 mai au 11 juin prochain.Le Théâtre du rideau-vert, rue Saint-Denis, dirigé par Yvette Brind'Amour et Mercedes Palomino présentera pour sa part: Le lion en hiver de James Goldman, du 14 octobre au 20 novembre; Gapi d’Antonine Maillet, du 25 novembre au 8 janvier; Les jeux de la nuit de Frank D.Gilroy du 13 janvier au 12 février; Une lune pour les déshérités d’Eugène O’Neill du 17 février au 26 mars; Cher menteur de Jérôme Kilty du 31 mars au 30 avril et L’Impressario de smyrne de Goldini, du 5 mai au 7 juin.La Nouvelle compagnie théâtrale de la rue Bleury sous la direction artistique de Gilles Pelletier et Françoise Gratton offrira: Inès pérée et inat tendue du romancier Réiean Ducharme, d’octobre à décembre; Mademoiselle Julie de Strindberg, de janvier à mars et Arlequin va- “L’ouvre-boîte” présentée dans 20 centres du Québec La compagnie pétrolière Impériale est heureuse d’annoncer, conjointement avec le Théâtre du Nouveau-Monde, la présentation de “L’ouvre-boîte”, pièce en deux actes de Victor Lanoux, dans vingt centres importants du Québec.Cette “tournée Esso du TNM’’, qui met en vedette Yvon Deschamps et Jean- Louis Roux, débutera le 24 septembre à Trois-Rivières.Elle visitera les villes de Jon-quière, Chicoutimi, Sept-Iles, Matane, Rivière-du-Loup, Québec, Rimouski, Gaspé, Ot-tawa/Hull, St-Jérôme, Ste-Thérèse, Sherbrooke, Granby, Val d’Or, Rouyn, St-Jean, Jo-liette, Drummondville et Vic-toriaville.La subvention de la compagnie pétrolière Impériale s’appliquera principalement aux frais de transport de la pièce; elle rend possible la résentation de “L’ouvre-oite” à des prix comparables à ceux de Montréal, et favorise, ainsi l’accession d’un plus grand nombre de citoyens à la vie artistique québécoise.Le film le plus beau, le plus riche, le plus accompli, le plus passionnant de Lelouch.Mise en scène stupéfiante de brio et d’intelligence.Un maitre film qui mérite un triomphe.PARIS MATCH Une course belle et forte, remarquablement interprétée par Dutronc et Jobert.EUROPE NO.1 Un film vif et réussi dans le style policier avec suspense et poursuite, émotions et tremblements.selon les meilleurs principes d’un "thriller".Ce diable de Lelouch a le talent rare de faire vivre ses personnages sur l’écran.TELERAMA Un "thriller" bondissant et excellent.Des images toujours inventives et surprenantes.Lelouch au mieux de sa forme et de son fond.ELLE Son film intrigue, amuse, touche, émeut, retient.Un divertissement total, qui fait du spectateur un complice, raconté avec le sens du spectacle et le brio habituel de Lelouch.PARISCOPE m Les richesses de ce film sont si grandes qu’on ne sait sur quel aspect insister.Un chef-d’oeuvre.LE JOURNAL DU DIMANCHE Lelouch triomphe! Une technique fabuleuse, une maitrise totale dans la direction d’acteurs, une interprétation fabuleuse.PANORAMA Une des meilleures oeuvres de Claude Lelouch.AGENCE FRANCE PRESSE Un film tout à fait réussi, grâce à la virtuosité, au savoir-faire, au sens inné du récit, à la complicité qui l’unit à ses comédiens, de Lelouch.LE MONDE Le film le plus intéressant, le plus prenant de Claude Lelouch.Bons ou Méchants, ils sont tous excellents.FRANCE SOIR A cent à l’heure dans l’aventure, Lelouch continue de jouer au chat et à la souris avec le public.LE POINT Une odyssée tendre, un conte drolatique, un "thriller" passionnant.L’EXPRESS PIERRE DAVID présente POUR TOUS ET LES MECHANTS de CLAUDE LELOUCH jjm .SL ' mW! m *¦¦¦• iSÉk:: W/r L 1 «fl sf / DEVeNE2 I COMPLICES oelelouch mmu Lli-BONS?gysoxjj- ° A MS lTeASU,HoEURE ït^™ïEse m MARLENE JOBERT JACQUES DUTRONC SERGE REGGiANI BRUNO CREMER BRIGITTE FOSSEY MUSIQUE DE FRANCIS CAI DÈS VENDREDI LE 17 SEPTEMBRE le DAUPHIN BEAUBIEN PRÉS D'IBERVILLE 721-6060 let de deux moftres de Goldini, de mars à mai.Elle présentera également, pour le bénéfice des étudiants du secondaire 1 et II.Pourquoi tu dis ça, un collectif de quatre auteurs, d’octobre à décembre, Impromptu chez monsieur pantalon de Louise Lahaie, de mars à mai ainsi que trois ateliers organisés au théâtre-minuit.La Compagnie Jean Du-ceppe montera pour sa part Le dernier des Don Juan de Neil Simon, en septembre et Qui a peur de Virginia Woolf en fin de saison.Le Théâtre d’aujourd’hui, rue Papineau, sous la direction de Jean-Claude Germain produira.Ma Corriveau de Victor-Levy Beaulieu du 16 septembre au 30 octobre; les Faux-brillants de Félix-Gabriel Marchand du 11 novembre au 19 décembre; une pièce non encore choisie, entre janvier et mars ainsi qu’une nouvelle pièe encore sans titre, de Jean-Claude Germain, de mars à mai.Le théâtre populaire du Québec rue Sainte-Catherine est, dirigé par Jean-Yves Gaudreault, jouera Bousille et les justes de Gratien Gélinas, d’octobre à décembre (la première sera donnée au Cercle Molière, au Manitoba); Le temps d’une vie de Roland Lepage, jusqu’en janvier; Le médecin malgré lui et Le médecin volant, montées par Jean Gascon, du 25 janvier au 6 mars ainsi qu’une création québécoise de 44 minutes non encore choisie, commandée à dix auteurs différents.La Poudrière ou le Théâtre international de Montréal de Tile Saint-Hélène, sous la direction de Jeanine Beaulieu, montera la pièce Alpha beta dans une adaptation de Gaby-Déziel Huppé jusqu’au 25 septembre et le classique Misanthrope de Molière, du 5 au 30 octobre.La Gloire et les prunes de Georges Dor a été décommandée.Au théâtre de Quat’sous, avenue des Pins, dirigé par Paul Buissonneau, le programme saisonnier n’était pas encore disponible.Au nouveau théâtre des Galeries situé au centre d’achat de ville de Laval et dirigé par Pierre Racicot, l’on mettra à l’affiche huit spectacles: Croque monsieur de Marcel Mithois, du 16 septembre au 17 octobre; l’Amour propre de Marc Canoletti, du 21 octobre au 14 novembre; une pièce non encore choisie, jusqu’au 12 décembre; Revue de Noël de Denise Guénette durant un mois à partir du 16 décembre; Drôle de couple de Neil Simon Combattons la lèpre en Afrique, tendons une main généreuse à Fame peneo à compter du 20 janvier pour un autre mois; Te rappelles-tu des chips à une cent de Serge Langlois durant le mois de mars; Un jeu de fous de René-Claude Leclerc, du 7 avril au 1er mai et, enfin, Sex shop, une comédie musicale qui tiendra l’affiche pour un mois à compter du 12 mai.Deux organismes culturels montréalais monteront également des pièces cette année.Le Centre d’essai de l’Université de Montréal sous la direction de Michel Demers présentera Les célébrations de Michel Garneau jusqu’au 27 septembre; Marie Pontonnier de François Beaulieu par le groupe de la Manufacture, du 14 octobre au 6 novembre; un montage de textes de Gurik par les étudiants de l’U.de M.du 25 novembre au 12 décembre; Galilée de Bertolt Brecht, par le groupe des Pichous, en janvier et Février; L’Hiver de force de Réjean Ducharme montée par les étudiants, en février en mars et, finalement deux productions de Michel- Beaulieu non encore déterminées, jouées par les groupes Les Pichous et de la Manufacture.À la Bibliothèque nationale, dont la responsable aux manifestations culturelles est Colette Fortier, le public montréalais pourra aussi voir une Trilogie de Jean Pierre Wilsey les 18, 19 et 20 septembre, le mime Claude Saint-Denis, les 23, 24 et 25 septembre et un spectacle du théâtre sans nom par Denis Chouinard, en octobre.Par ailleurs, le Théâtre de la grande République, anciennement le TAQ.offrira Chile Vincera de Juan Fondon ainsi que deux autres spectacles, cet automne.Dans la Vieille Capitale, le théâtre du Trident animé par Paul Hébert montera La folle du quartier latin, une adaptation de Roland Lepage, à partir du 14 octobre.Le théâtre du Vieux Québec dirigé pat1 Jean Guy produira tout d’abord une création collective vers la mi-octobre puis un canevas de Rémy Girard, vers la mi-février.Il y aura possiblement un échange de spectacle avec le théâtre d’aujourd’hui.À Ottawa, la section française de théâtre du Centre national des arts sous la direction de Jean Herbiet présentera Bousille et les justes de Gratien Gélinas, du 17 au 25 septembre; Noyzeck de Georg Buchner du 4 au 30 octobre; l’Ouvre-boîte de Victor Lanoux du 12 au 20 novembre; Gapi d’Antonine Maillet du 14 au 22 janvier; Don Juan de Molière du 14 février au 12 mars, Pygmalion de Bernard Shaw du 1 au 9 avril ainsi que le Lion en hiver de James Goldman, du 13 au 21 mai.Quant au Patriote en haut, dans ses Laurentides et animé par Percival Bromfield et Yves Blais, il présentera Métamorphose du poète Claude Gauvreau, du 22 septembre au 16 octobre.télévision s Kmissions en noir et blanr C B FT O 9.40 Ouverture et horaire 9.45 En mouvement 10.00 Clak 10.15 Les Chiboukis 10.30 Conseil-express 11.00 Les trouvailles de Clémence 11.30 Les aventures de Torn Sawyer 12.00 Tournai 12.30 Les coqueluches 1.30 Téléjournal 1.35 Femme d'aujourd'hui 2.30 Cinéma: "Les jeunes maris'' (Drame — Franco — Italien 1958) 4.00 Bobino 4.30 Picolo 5.00 Madame et son fantôme 5.30 Cinéastes de la faune 6.00 Ce soir 7.00 Les Pierrafeu 7.30 Marcus Welby, m.d.8.30 Contes de campagne 9.30 Tu as vu ce qu'il a dit 10.15 Calangues 10.30 Téléjournal 10.55 Nouvelles du sport 11.05 Cinéma "La dixième victime" (Drame — Franco-Italien 1967) 12.30 Ciné-nuit: "Que la bête meure" (Drame de Claude Chabrol — Franco — Italien 2.00 Téléjournal cftm
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.