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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 25 octobre 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-10-25, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois la météo: généralement nuageux Maximum près de 5 Aperçu pour mardi: ensoleillé et froid.votre temps est précieux.voyages par avion nolisé ! MÉTRO AVIATION INC Aéroport de St-Hubert 514 678-5610 Vol.LXVIII - No 248 Montréal, lundi 25 octobre 1976 Férié 25 CENTS En cas de grève dans le secteur public Un pouvoir de réquisition remplacerait l’injonction par Bernard Descôteaux Le contrat social de 1964 entre les syndicats et le gouvernement n’étant plus respecté, le chef du Parti libéral du Québec, M.Robert Bourassa, propose d’introduire des amendements qui donneront au gouvernement des pouvoirs de réquisition lorsque la santé et l’ordre public seront en cause, pouvoirs qui viendront remplacer la formule de l'injonction.C’est là le principal élément d’informa- tion qui ressort du débat de deux heures qu’ont eu hier midi les chefs du Parti libéral et du Parti québécois, MM.Robert Bourassa et René Lévesque, sur les ondes du réseau radiophonique Télémédia, le reste n’étant qu'une longue confrontation des idées et des positions des deux hommes qui vient éclairer le débat électoral en cours.C’est ainsi que dans la première partie de ce débat consacré aux relations de travail et à l’économie, M.Bourassa fut amené par M.Lévesque à défendre les politiques de son gouvernement alors que le chef péquiste l’accuse d'avoir joue à l’incendiaire dans le domaine des relations de travail puis d’avoir créé une crise financière et sociale en parlant des finances publiques et du chômage.Suivant les règles du jeu établies d’un commun accord, le premier ministre Bourassa, grâce au hasard, fut amené à ouvrir les débats sur la question des relations de travail.D’entrée, il parle du contrat social de 1964 qui n'est plus respecté.Rappelant qu’en 1972, son gouvernement avait adopté une attitude radicale en emprisonnant les trois chefs syndicaux, qu’en 1975 il avait fait adopter la Loi sur les services essentiels qui fut plus ou moins observée, le chef libéral dit vouloir dorénavant éviter que les citoyens démunis ne soient pénalisés de nouveau.La solution que retient son parti, c’est Voir page 6: La réquisition r la campagne ¦ L’Alliance cfémocrati-que se défend d’être un parti anglophone ¦ Camil Samson inaugure sa campagne en critiquant la politique agricole ¦ Raymond Carneau renvoie Rodrigue Tremblay à ses propres questions ¦ Les libéraux veulent reconquérir Johnson en luttant pouce par pouce — page 2 ¦ Le PQ somme les libéraux de dévoiler les sour- ces de leur caisse électorale ¦ Jean Marchand revient au Québec parce que “le danger est là” — page 3 ¦ Un débat correct mais sans surprise, un éditorial de Michel Roy — page 4 ¦ L’élection a été déclenchée sous de faux prétextes, soutient Rodrigue Biron — page 6 Sortons de ce régime et démocratiquement (Lévesque) par François Barbeau On le savait déjà: M.Bourassa est fédéraliste et M.Lévesque indépendantiste.Ni l’un ni l’autre des deux hommes politiques n’ont apporté de nouveaux éléments à cette partie du débat qui portait sur la constitution hier sur les ondes du réseau Télémédia.Les deux hommes se sont accusés mutuellement d’être assis entre deux chaises, M.Bourassa d’abord en reprochant à M.Lévesque de créer dans la population un climat d’incertitude en parlant d’un second référendum sur l’indépendance du Québec advenant que le premier ne reflète pas la volonté des Québécois d’opter pour cette solution.M.Lévesque, quant à lui, a accusé le “chef du gouvernement sortant’’, comme il a appelé M.Bourassa tout au long du débat, de s'asseoir entre plusieurs chaises en vantant les mérites du fédéralisme sans tenir compte des calculs de péréquation, interrompus depuis 1970.M.Lévesque a promis qu’il aurait en main sous peu des chiffres permettant de prouver hors de tout doute que le Québec a versé depuis six ans plus à Ottawa qu’il n’en a retiré.Les autres chaises, pour lui, sont celles de la politique agricole fédérale, qui va à l’encontre de celle du Québec, les projets de vente d’uranium enrichi à l’Europe, auxquels le fédéral a opposé son veto, et les projets de super-port et de super-aciérie, qui se sont concrétisés dans les Maritimes, selon le voeu d’Ottawa, et non au Québec, comme l’aurait souhaité et comme l’avait annoncé le gouvernement libéral de Québec.Mon gouvernement, avait souligné M.Bourassa dès les premières secondes de cette tranche du débat, se situe à mi-chemin entre le fédéralisme orthodoxe Voir page 6: René Lévesque Donnez-moi un seul exemple de scandale ! lance Bourassa De son propre aveu, M.Lévesque n’est pas un journal à potins.Pressé de préciser les accusations générales qu’il portait contre l’intégrité du gouvernement Bourassa, il n’a pu que parler de “cancer généralisé” et M.Robert Bourassa a bien su tirer parti de cette conclusion en clamant bien haut que si on ne pouvait rien reprocher à son gouvernement à ce sujet, c’était le fait de la probité et de l’intégrité de ce gouvernement.Telle a été la dernière partie de l’affrontement radiophonique d’hier entre MM.Bourassa et Lévesque, dernière partie qui portait sur l'administration.M.Lévesque avait ouvert le dernier round en portant toute une série d'accusations contre l’administration Bourassa: le déficit olympique, l'assurance-automobile, le logement, la santé, l’instruction, tous des secteurs qui vont de mal en pis, au dire de M.Levesque, à cause de l’incurie du gouvernement libéral.Il devait conclure sa diatribe en sommant M.Bourassa de révéler les sources • de financement de la caisse électorale libérale.M.Bourassa a répliqué en exposant les réalisations de son parti, dans le secteur social, économique, et lui a à son tour lancé un défi, celui de donner un exemple concret de scandale, impliquant des membres du gouvernement.Le débat, qui avait été marqué jusque là par un calme remarquable des deux participants, s’est animé.Après presque deux heures en onde, il est vrai que MM.Bourassa et Lévesque devaient ressentir les effets de la tension.Les scandales dont M.Lévesque a parlé hier, il les avait déjà dénoncés dans le passé: les intermédiaires libéraux qui “siphonnent" une bonne partie des revenus de la Société des alcools, l’extorsion dont sont victimes les concessionnaires de Loto-Québec, les contrats à des favoris du parti, la caisse électorale, etc.Mais de précisions que lui demandait M.Bourassa, aucune.Le premier ministre lui a fait remarquer à un moment donné que la chose la plus importante en politique, c’était l’intégrité.“Vous avez fait toutes sortes d’affirmations directes ou indirectes”.Et M.Lévesque de revenir avec ses accusations de “cancer général”, de “corruption générale”, de “scandale avec un S.majuscule dans lequel flotte malheureusement l'administration sortante”.“Quand on veut éliminer un climat de suspicion, de dire encore M.Lévesque, on s’arrange justement pour éliminer ce qui entoure le gouvernement Bourassa depuis toujours.On pourrait donner des noms, si vous voulez, des contrats de publicité”.A un moment donné, M.Levesque a dit à M.Bourassa qu’il “déraillait”, pour se faire dire un peu plus tard qu’il “dérapait".Le premier ministre a finalement souligné que les règlements du parti libéral sur les conflits d’intérêts étaient plus sévères que ceux du PQ et conclu que M.Lévesque avait été absolument incapable de donner un seul “exemple concret appuyant toutes les accusations démagogiques qu’il fait depuis des années”.Plus tard, après le débat, M.Bourassa devait faire remarquer que les “masques étaient tombés et que l’on voyait maintenant le visage du chef séparatiste.Il a été incapable de prouver ses accusations”.Voir page 6: Robert Bourassa mm?René Lévesque et Robert Bourassa ont rarement l’occasion de se côtoyer.A peine arrivé dans le studio où durant deux heures les deux hommes débattront, le chef péquiste semble déjà vouloir prendre ses distances en indiquant à son homologue libéral les places respectives qu'ils occuperont.(Photo Alain Renaud) Jérôme Choquette confirmé leader du PNR par Gilles Lesage QUÉBEC — M.Jérôme Choquette, qui sera candidat dans Outremont, a été 'facilement confirmé hier chef du Parti national populaire (PNP).Le nouveau-né politique s’est par ailleurs donné une constitution interne et un programme électoral axé sur l’ordre et l’honnêteté, tout en annonçant une trentaine de candidats.De ce nombre, seuls l’ex-ministre de la Justice et de l’Éducation dans le Cabinet Bourassa, et M.Fabien Roy, ex-député créditiste.candidat dans Beauce-Sud, sont connus du grand public.Dans la salle, il y avait également MM.Fernand Alie et Hyman Brock, deux anciens conseillers municipaux de Montréal.Souffrant d’ennuis respiratoires causés par une mauvaise grippe, M.Roy est retenu à l’hôpital et ne participait pas aux assises du week-end à Québec.Mais sa femme est venue saluer les congressistes, démentant que son mari songe a passer à l'Union nationale.Sa brève intervention, marquée d’émotion et de simplicité, fut l’un des meilleurs moments d’un congrès à la bonne franquette, où les règles de procédures étaient sans cesse bousculées, où les retards étaient énormes, où l’organisation faisait défaut.Mais les membres de la famille pénépiste, heureux de se S retrouver, attendaient en souriant, heureux, et applaudissaient à propos de tout et de rien, comme chez les créditistes.M.Choquette n’a eu aucune difficulté à vaincre son seul adversaire, M.Réiean Gélinas, qui n’a obtenu que 29 voix, l’ex-ministre libéral en récoltant 291.Il y eut 339 voleurs et 19 bulletins ont été rejetés.Les organisateurs attendaient entre 500 et 600 personnes, il y en eut au plus 350, ce qui n’est certes pas de bon augure à trois semaines des élections générales.Le chef du PNP a, à plusieurs reprises, repris son plaidoyer voulant que le gouvernement Bourassa, soumis aux puissances de l’argent, ait failli à la tâche en ne donnant pas au Québec le leadership moral et politique dont il a besoin, tandis que l'avènement du PQ et de son programme socialiste ne réglerait pas “la difficulté d’être du Québec".C’est une erreur fa-Voir page 6: Jérôme Choquette La Chine consacre Hua successeur de Mao PEKIN — La Chine a proclamé son soutien à son nouveau timonier Hua Kuo-feng au cours d’une manifestation monstre qui s’est déroulée hier sur la place Tien A Men et a constitué le point • Vous avez manqué des documents importants ?• Vous voulez avoir à portée de la main des statistiques sûres ?• Vous voulez monter votre propre documentation d’un format pratique sur les sujets d'actualité ?LES DOSSIERS DU DEVOIR En vente chez votre dépoeitaire et chez votre libraire culminant des grands bouleversements politiques que vient de connaître le pays.Ce meeting a consacré la victoire des modérés sur la gauche radicale dont l’un des chefs de file était la propre veuve de Mao Tsé toung, Chang Cning.Souriant vêtu de l’uniforme vert de l’armée du peuple, l’homme fort de la Chine de l’apres-Mao, M.Hua Kuo-feng, a répondu de la main aux acclamations d’une foule estimée à un million de personnes qui a défilé devant les murs rouges de la cité interdite, le poing tendu.Contrairement à ce qui était attendu avec un intérêt évident par les experts occidentaux, M.Hua n’a pas pris la parole.Le soin de fustiger la veuve du “Grand timonier" et ses alliés gauchistes a été laissé au maire de Pékin, M.Wu Teh, et à quatre représentants de la classe ouvrière, du paysannat, de l’armée et des gardes rouges.Ils n’y ont d’ailleurs pas été de main morte.L’un des orateurs les a comparés à des “rats qui détalent dans les rues., quelque chose de sale et de méprisable, semblable à des crottes de chien”.Les discours ont d’autre part permis d’en savoir davantage sur ce qui est reproché au “groupe des quatre ’: 1 ancien vice-président du parti Wang Hung-Wen, l’ancien vice-premier ministre Chang Chun-chia, l'ancien chef de la propagande Yao-Yuan et Chiang Ching.vient de paraître Prix de la revue Études françaises 1976 UN DIEU CHASSEUR = JEAN-YVES SOUCY JL romon w LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ',Tél : 343-6321 À Ainsi le maire de Pékin a déclaré que les actes et les paroles des quatre montraient bien qu’ils étaient des archétypes de la bourgeoisie au sein du parti, des tenants non-repentis de la voie capitaliste, des conspirateurs et des carriéristes.Quand Mao est mort, a-t-il ajouté, chacun en Chine et à l’étranger nourrissait des inquiétudes pour l'avenir de la nation chinoise.“Cette inquiétude n’était pas de mise ”, C'était une période très difficile et les “quatre” en ont profité pour tenter d’usurper le pouvoir, Mais le parti a organisé la “lutte a mort” et avec le prolétariat et le peuple il a fini par l’emporter.L’ensemble du peuple chinois soutient chaleureusement M.Hua Kuo-feng, a-t-il proclamé avant de révéler que le 30 avril 1976, Mao avait adressé à M.Hua une lettre personnelle dans laquelle il lui disait: “Avec vous au pouvoir, mon esprit sera tranquille”.M.Wu a fait à ce propos une autre révélation intéressante: c’est le 7 octobre que le comité central a voté sa résolution taisant de M.Hua le président du parti.C’est à cette date que l’on situe l’assignation à résidence de Chiang Ching et de ses alliés.Un cheminot de Pékin, M.Ch en Fu-han, a ensuite pris la parole au nom des ouvriers de la capitale.A son tour, il a Voir page 6: La Chine cfiezvrro RISTORANTE Mecca gastronomica Cenit* Gastronomie** 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal SUPER&OTO ü^— 4 719,916 billets vendus 7,297 gagnants $1,673,400.00 en prix 6 8 7 4 1 1 9 s500,000 6 6 2 3 3 2 3 GAGNE «200,000 6 5 0 5 3 1 4 “gne*100,000 e NUMÉRO COMPLET ie NUMERO I COMPLET 6 6 8 4 0 7 8 GAGNE “ MO,000 6 7 7 1 2 7 t GAGNE $ 10,000 7 1 4 2 0 6 4 m 6 5 4 6 1 4 6 gagne *10,000 6 8 3 3 0 2 3 GAGNE 7 2 7 0 2 0 5 G,GNE MO,000 7 0 8 6 2 1 7 GAGNE MO^KK) BILLETS SE TERMINANT PAR 7 3 4 0 GAGNENT S J£00 7 2 6 0 4 2 6 TÂgnP BILLETS SE TERMINANT PAR 2 8 GAGNENT *100 ?y 1' I 2 • Le Devoir, lundi 25 octobre 1976 L’Alliance démocratique se défend d’être un parti “anglophone” P1 par Clément Trudel L’Alliance démocratique (AD) n’est pas le parti des anglophones, déclare son chef Nick Auf der Maur; nous sommes là pour représenter les aspirations des “gens ordinaires" et il est bien triste qu’il faille former un parti politique pour ne pas toujours se buter à des enjeux de plusieurs milliards de dollars.Pour M.Auf der Maur, la langue et la question constitutionnelle sont des abstractions dont les libéraux veulent se servir pour faire peur aux gens et conserver le pouvoir quelques années encore.L AD a déjà neuf candidats confirmés par l’exécutif du parti et l’on s’attend que le parti dévoile cet après-midi l’identité de quatre ou cinq autres candidats, ce qui fera une équipe de 14 candidats qui entend “gagner des sièges" et ne pas se contenter d’une victoire morale, rappellent les stratèges.M.Auf des Maur se présente dans le comté de West-mount et son collègue du RCM, Bob Keaton, défendra le programme de l’AD dans Notre-Dame-de-Grâce.Dans Mont-Royal, Mme Johan Sar-razin; dans Laurier, Christos Syros; dans Robert-Baldwin, Georges Boutilier et dans Saint-Laurent (contre le ministre sortant Claude Forget), l’AD a désigné Ghislain Cayouette.Autres candidats présentés hier aux journalistes: Seymour Small (Verdun); Diane Poirier (L’Acadie) et Graham Weeks (Jacques-Cartier).Ce dernier, négociateur pour les enseignants protestants, et résident de l'exécutif de ’AD, a dit qu’il y avait “manipulation cynique" des conflits de travail par les libéraux ces jours-ci: construction, Hydro et enseignants.On veut nous laisser croire que tout est réglé pour les enseignants protestants mais j’estime que certains enjeux n'ont pas été réglés et qu'il ne faut pas reprendre (e même combat tous les quatre ans.Pour le chef de l'AD, il ne fait aucun doute que ce parti est bien structuré dans six comtés où l'AD serait même mieux implantée que le Parti libéral.Nous faisons du porte à porte, ce sont des bénévoles, des militants convaincus qui font notre force et si le parti n’est pas mieux structuré que maintenant, avec des cartes de membres par exemple, c’est que les élections ont été décidées trop vite, plus vite qu’il Électrocuté SOREL (PC) — Un employé de l'Hydro-Québec est mort instantanément, en fin de se^ maine, alors qu'il a été électrocuté en travaillant à l'installation de compteurs et de transformateurs dans une école de Sorel.M.Laurent Beaudoin, âgé de 59 ans, travaillait avec son gendre au moment où l'accident est survenu et, selon un contremaître de la société de la Couronne, un court-circuit pourrait en avoir été la cause.L'enquête du coroner sera présidée par M.Romuald Cloutier.; Un permis ! pour fumer?- TORONTO (PC) - Les fu-l meurs de cigarettes devraient ' être tenus de se procurer un " permis et de payer des impôts ; supplémentaires afin de » contribuer au financement ; d'examens obligatoires pour - dépister tôt les cancers du 1 poumon.C'est ce que déclare ‘ un médecin de Toronto I Le Dr R.J.Ginsberg, direc-; teur du service de chirurgie à * l'hôpital Western de Toronto, ; s'adressant au congrès annuel de la Société thoracique de l l'Ontario, en fin de semaine, a l rappelé que le cancer du poumon tue plus de 100,000 per-« sonnes par année en Amérique * du Nord, dont 2,000 en Onta-« rio.* Néanmoins, a-t-il souligné, * la plupart des types de cancer * du poumon peuvent être gué-j ris si on les dépiste assez tôt.Il * propose notamment que les * fumeurs subissent régulièrement un examen sur écran.* Et comme ce genre d’exa- * men à tous les six mois pour tous les fumeurs âgés de 45 ; ans et plus serait coûteux, on * devrait forcer les fumeurs à payer cette dépense.* Une autre des suggestions faites par le Dr Ginsberg: tout > fumeur devrait subir un exa- * men avant de recevoir un per-\ mis lui permettant l'achat de '; cigarettes durant six mois.Le ' coût des permis, disons $2 par v.fumeur, et une taxe supplé- - mentaire d'un cent sur tout I paquet de cigarettes, voilà qui Kurrait servir à couvrir les iis des examens.ne faut calculer pou.obtenir une véritable charte.L’Alliance démocratique a déjà la sympathie de quelques maires de banlieue qui, selon M.Auf der Maur, ont laissé savoir mercredi à Bob Keaton et à moi-même qu'ils appréciaient notre intention de porter à l’Assemblée nationale le débat sur la réforme urbaine, sur l’organisation de la Communauté urbaine de Montréal et sur les modes de taxation.L AD ne parle pas d’un appui actif de ces maires de l’ouest de l’île mais se sent en terrain amical chaque fois qu elle expose les points centraux de son programme à ces maires.Le leader de l’Alliance démocratique, qui s’adressera ce midi à un auditoire d’étudiants et de professeurs à Concordia, a commenté brièvement hier le rôle éventuel de M.Bryce Mackasey dans les élections du 15 novembre: “Je respecte M.Mackasey avec qui j'ai des relations amicales.11 a un “record" meilleur que les libéraux moyens mais, selon M.Auf der Maur, Mackasey erre en croyant pouvoir ré- former le Parti libéral du Québec.On aimerait avoir des contacts avec lui.” Le déblocage politique souhaité au Quebec ne se produira, selon l'AD, que si Von s'attaque aux vrais problèmes, sans planer trop au-dessus des préoccupations de l'électorat.Le votant ordinaire, souligne M.Auf der Maur, se rend bien compte d’un énorme appareil administratif qui étranglé le budget québécois.Il souhaiterait aussi envoyer à l’Assemblée nationale des députés qui, si l’on se fie aux priorités rappelées par quelques candidats de LAD hier, tenteraient d’améliorer: le transport en commun, l’environnement, l’accès au secteur anglophone de l’enseignement et 1 amélioration de l'enseignement des langues secondes.Il y a trois enseignants parmi les huit candidats déjà connus et il est probable que Mme Mier Verthuy, professeur de littérature française à Concordia, veuille défendre le Raymond Garneau renvoie Rodrigue Tremblay à ses propres questions programme Saint-Louis ou dans Mercier.Njck Auf der Maur (Photo Alain Renaud) QUEBEC (par Gilles Lesage) — A.M Rodrigue Tremblay, qui le somme de rendre publique la véritable situation financière du Québec, le ministre des Finances réplique par une série de questions tirées d’une étude de l’économiste montréalais.Intervenant vendredi dans le débat sur le déficit budgétaire estimé à un milliard par des observateurs, M.Tremblay, directeur du département des sciences économiques à l'Université de Montréal et candidat du PQ dans le comté montréalais de Gouin, a prétendu que la situation des finances publiques était dramatique et sommé MM.Bourassa et Garneau de faire la lumière.Le ministre a répondu que la situation est difficile, certes, mais que ce n’est pas le temps de la confier à ceux qui ont démontré leur incompétence avec le journal Le Jour.M.Garneau a profité de la réunion où M.Marchand fut choisi candidat, samedi, pour ajouter que son discours du budget de mai dernier est complet et clair, mais qu'il y faut y ajouter les “corrections" récentes, qui portent le déficit budgétaire de $630 à $855 millions.Il s'en tient à ce dernier chiffre.Plutôt que d’élaborer sur ce sujet, qui faisait la manchette partout samedi, le ministre s’en prend à ce qu'il appelle “l'attitude chancelante du Çseudo séparatiste Rodrigue remblay".Puis il lit de larges extraits du livre “Indépendance et marché commun Québec-Etats-Unis", dans lequel l’économiste écrivait il y a quelques années: "Le projet d'indépendance du Quebec.constitue, à notre avis, l’exemple patent d'un projet politique dont les modalités d'application sont les plus incertaines et les conséquences les plus nébuleuses.Or, il saute aux yeux de tous que ce sont les modalités économiques, monétaires et financières de l'indépendance qui soulèvent les plus grandes craintes et les résistances les plus farouches.” M.Garneau reprend ensuite une série de questions de M.Tremblay concernant l’indépendance, et qui portent sur Dénonçant l’inertie libérale Samson inaugure sa campagne à Donnacona par Norman Delisle DONNACONA (PC) - M.Camil Samson a lancé officiellement la campagne électorale créditiste hier en attaquant les politiques agricoles du gouvernement Bourassa.Prenant la parole dans le comté foncièrement agricole de Donnacona, M.Samson a dénoncé l'inertie du gouvernement provincial devant la politique laitière d'Ottawa.Il a produit un chèque de $340 adressé à un producteur laitier des Cantons de l'Est, mais qui a été annulé par le gouvernement parce que ce producteur avait dépassé les quotas de production de lait qui lui avaient été imposés.“C’est ça la performance des libéraux en matière agricole, a dit M.Samson.Si les producteurs laitiers ont assez souffert, ils vont voter pour le Crédit social." Devant quelque 500 partisans entassés dans une salle d une école secondaire, M.Samson a soutenu qu'avec un gouvernement créditiste, de telles anomalies ne se produiraient pas.Le Ralliement créditiste propose en effet une série de mesures qui, une fois adoptées, rendront rentable l'agriculture québécoise, croit M.Samson: — distribution gratuite de lait dans les écoles, au lieu d'imposer des quotas aux producteurs laitiers; — mise sur pied d'une banque de produits agricoles, pour assurer l'entreposage et la mise en marché des denrées; — instauration- d’un système d'escomptes pour assurer aux producteurs agricoles des revenus suffisants sur leur production; — financement à 95 p.c.de la valeur réelle d une ferme pour un jeune agriculteur de moins de 30 ans qui compte s'établir; — abolition de la taxe foncière sur les terres agricoles et sur les bâtiments de ferme: — inspection rotative des petits abattoirs, afin d'en assurer la survie.Avec de telles mesures, nous ne serons plus obligés d'importer des patates du Nouveau-Brunswick, de la viande du Manitoba et des oeufs de l'Ontario, estime M.Samson.En pleine forme devant ses partisans enthousiastes, M.Samson a également dressé un bilan sévère de l'administration Bourassa en matière de travail."Dans les relations de tra- vail, nous détenons le championnat mondial des grèves avec Bourassa, a-t-il dit: grèves dans le secteur public, grève dans les hôpitaux, grèves dans le domaine de l'éducation, grève dans la construction, grève à l’Hydro-Québec”.Mais un gouvernement créditiste abolira le droit de grève dans le secteur public, et réglementera celui-ci dans le secteur privé, a promis le député de Rouyn-Noranda.Dans le secteur public, il y aura création d'un Tribunal du travail, avec mandat de déterminer les conditions de travail si les négociations n'ont rien donné 30 jours après l'expiration de la convention collective.Dans le secteur privé, le vote pris à l'occasion de grèves sera contrôlé et surveillé par le gouvernement.Une grève ne sera légale que si 61 p.c.des syndiqués l'ont approuvée.Le chef créditiste a rappelé qu'en vertu de statistiques compilées par le Conseil international du travail, le Canada venait de dépasser Tltalie pour s'accaparer le premier rang mondial dans le nombre d'heures perdues par ouvrier pour une grève.Au niveau du financement, le chef Samson est revenu aux vieux principes créditistes du major Douglas: les prêts sans intérêts aux municipalités.Documents en niains, il a établi que la taxe foncière de la ville de Québec s’élevait en 1976-77 à $19,950,000, mais que le paiement des intérêts sur les dettes antérieures engloutissait les revenus de la taxe foncière puisqu'il coûtait $20,520,000.“Ça n'a plus de bon sens Les libéraux veulent reconquérir Johnson en luttant pouce par pouce par Bernard Descoteaux WINDSOR - “Johnson, c'est le seul comté de la province qui va fêter Noël le 15 novembre.Tout un cadeau à faire au premier ministre Bourassa.’’ Fier de sa trouvaille, le maître de cérémonie ouvre en ces termes l’assemblée qui réunit, ce samedi après-midi un peu terne d'automne, dans le gymnase de l’école Saint Philippe à Windsor, quelque 150 personnes qui dans quelques instants vont entendre le premier ministre qui leur rend visite.Tout un honneur, puisque Robert Bourassa commence sa tournée électorale par leur comté qui, faut-il le rappeler, est passe, ô déshonneur, aux mains du “bleu" Maurice Bellemare en 1974.Sans qu'il s'en doute un seul instant, ce maître de cérémonie, visiblement mal Taise dans son rôle, donne le pouls de cette campagne électorale qui cette fin de semaine s'amorce véritablement après une semaine de valse-hésitation: une campagne qui s'annonce difficile, une élection qui “va se gagner non pas poll par poil, mais vote par vote", comme le signale le maître de cérémonie.“Noël", c'est pour le comté de Johnson le candidat Marcel Noël, mais ce sera aussi une sacrée fête le 15 novembre au soir alors que les résultats an- nonceront une victoire qui si elle ne fait pas de doute sera gagnée durement.Bien sûr les “rouges" ont des raisons pour être sur la défensive.Les derniers sondages officiels les donnaient en perte de vitesse.Depuis, d’autres sondages commandés par les Paul Desrochers, Jean Prieur et autres grands maîtres libéraux de cette campagne les ont sans nul doute convaincus de la nécessité d'ajuster le style de la campagne: il n'y a pas lieu de faire preuve d’optimisme.Au contraire, il faut convaincre les militants de travailler plus fort que jamais.L'entourage du premier ministre ne cacne pas que les ministres resteront dans la mesure du possible dans leurs comtés pour s’occuper de leurs affaires, tandis que M.Bourassa tentera de visiter tous les comtés pour prêter main-forte à ses candidats.Théoriquement, il ne faut en négliger aucun puisque nous avons des chances partout, dit-on, laissant malgré tout supposer que partout Tes adversaires ont aussi quelques chances.C'est donc le premier ministre qui est chargé sur le plan national, un peu comme le cowboy solitaire, de vendre le Parti libéral et ses politiques.A première vue, les méthodes de travail demeurent inchangées.Le chef libéral saute d'un avion à un hélicoptère pour aller soit enregistrer des messages publicitaires, soit participer a une ligne ouverte sur les ondes d'une station radiophonique locale, soit aller dire à un groupe de militants qu'il a besoin d'un Marcel Noël ou d'un Georges Vail-lancourt dans son équipe de députés.Puis il y a les organisateurs qui font leur travail dans les comtés, dans les régions.Bref pourquoi changer des méthodes qui ont donné de si bons résultats en 70 puis en 73.Mais en regardant bien ce qui se passe, en écoutant bien ce que disent les orateurs sur l'estrade ou les organisateurs en coulisse, il y a des inquiétudes qui finalement font surface.Il y a celle que trahit M.Bourassa lui-même qui en revenant de Mont-Joli la semaine dernière évoque sa crainte de voir un faible taux de participation au scrutin.Il y a celle oe ce maître de cérémonie qui un peu gauche n’en finit plus d’inviter ses militants a téléphoner ou à venir faire un tour au comité du comté au restaurant “Chez Bi-dou”.Il ne faut pas oublier Tancien député de Johnson, Jean-Claude Boutin, qui lui parle de l'adversaire unioniste Maurice Bellemare en l’attaquant avec une virulence assez rare.“L’importé du Cap-de-la-Madeleine ", dit-il, ou encore “fini le bois mort" en reprochant à M.Bellemare ses 64 ans, oubliant probablement que le doyen des libéraux, le député Bona Arseneault, n’est guere plus jeune.Il v a aussi des choses, peut-être insignifiantes, mais qui indiquent que certains aspects ont été négligés.Les affiches présentant les candidats ne sont guère étudiées, ce qui semble grave pour un parti qui mise tant sur les moyens modernes de communications, sans compter les banderoles posées à la hâte, ni le manque de synchronisme qui oblige Torateur à couper court à son discours quand M.Bourassa arrive.Sans oublier les affiches de 1970 qui sont reprises où Ton voit le chef libéral Tair un peu plus jeune, une mèche de cheveux dans Je vent.Enfin, il y a M.Bourassa lui-même.Malgré son air toujours aussi jeune administrateur bien mis, bien coiffé, reluisant de partout, on le sent ce samedi sur la défensive.A sa décharge, il faut dire qu’il est grippé au point qu'il manque d’entrain, trébuchant sur certaines syllabes.Il n’en sent pas moins le besoin de dire à cette dame, sur les ondes de CHLT alors qu’il participe à une émission ae ligne ouverte, que la loi 22 garantit toujours la liberté de choix de la langue d'enseignement, oubliant volontairement de dire, ce qu’il corrigera plus tard avec les journalistes, que les tests d'aptitudes linguistiques et les taux de contingentement restreignent ce libre choix à toutes fins utiles aboli par la loi 22.Il paraît encore plus mal à Taise quand il est obligé de parler du déficit de plus de $1 milliard prévu pour le présent exercice financier de la province.Il n'y a rien de nouveau là-dedans, dit-il.Pourtant il continue, "herche à s’expliquer sur ce déficit, accuse le PQ de tenter de créer des épouvantails, compare avec TOntario, et surtout jure qu’il n'y a surtout pas eu d'erreurs au niveau des prévisions de revenus.Au retour, on souffle que le comté étant bien vaste, le premier ministre reviendra peut-être faire une seconde visite dans la partie nord de Johnson pour appuyer son ami Noël.sous le régime actuel, et tout le monde est d’accord là-dessus, a poursuivi M.Sam-son.C’est d'ailleurs pourquoi nous aurons de grosses surprises le soir du 16 novembre prochain.” M.Samson prévoit l’élection d'un gouvernement minoritaire et une Assemblée nationale où le Ralliement créditiste détiendrait la balance du pouvoir.Le Ralliement créditiste a enligné sa stratégie électorale en ce sens, et misé sur un certain nombre de comtés-clés où il peut effectuer des percées.Le district électoral de Port-neuf est un de ceux-là.et c’est la raison pour laquelle M.Samson a décidé d’y ouvrir sa campagne électorale.Il a appuyé son candidat, Tex-députe fédéral de Port-neuf, M.Roland Godin.Il a fustigé le député sortant de Portneuf à l'Assemblée nationale, le libéral Michel Pagé; “un gars qui est toujours reste assis en Chambre et qui ne s'est pas levé deux fois pour parler en faveur de ses électeurs".Enfin, évitant de retomber dans Terreur commise par Yvon Dupuis en octobre 1973, M.Samson n'a presque pas parlé des autres formations politiques, se contentent de diriger ses traits contre le parti libéral et le gouvernement Bourassa.Il n'a consacré qu'une phrase à chacune des autres formations politiques pour les ridiculiser.“Un gouvernement péquiste ne pourrait travailler que la nuit, puisqu'il ne sait pas administrer le Jour", a-t-il dit.“Quant à l’Union nationale, c'est le parti des fonderies, qui fait que tout corps solide passe à l'état liquide.” C'était une allusion à la Fonderie Sainte-Croix, une compagnie propriété de M.Rodrigue Biron, chef de TUN.“Enfin, le PNP, c’est le Parti-Nulle-Part, en congrès de fonderie eux aussi", a conclu le leader créditiste.l'emploi, le pouvoir d'achat, l'épargne, la propriété, le dollar, les représailles économiques et la fuite des capitaux, advenant l'élection d un gouvernement souverainiste.Le nouveau candidat pé- 3uiste dans Gouin se deman-ait alors si "un Québec indépendant ne deviendrait pas un petit ghetto économique, ap-pauvii et isolé, sur les bords du Saint-Laurent".M.Tremblay ajoutait que “ce projet de réintégration économique après l'indépendance, avec les anciens partenaires, sous-estimé gravement les consequences psychologiques de la séparation du Québec.et la formule proposée d'indépendance et association au mieux n'améliore nullement la situation économique présente du Québec sur ce continent".L'économiste montréalais était alors partisan d'un marché commun Québec-Canada-États-Unis, thèse que M.Mario Beaulieu, candidat au leadership de l'Union natio-; nale en juin 1971, avait faite sienne, sous l'inspiration,, semble-t-il.de M.Tremblay lui-même.Le ministre Garneau demande à M.Tremblay d'expliquer les raisons fondamentales qui Tont fait changer d’idée depuis 1971 : “Est-ce qu'aujourd'hui la situation du Quebec est meilleure, est-ce que l'indépendance est plus viable, à lui de nous le prouver?" Le député liberal de Jean-Talon a d'autre part établi un parallèle entre MM.Claude Morin et Marcel Masse: ^ premier, “avec son histoire de référendum, est en train de.disloquer le Parti québécois et tente par toutes sortes de moyens de voiler l’option fondamentale du PQ le second “faisait la promotion du séparatisme dans un parti fédéraliste.ce qui a détruit l'Union nationale en 1970”.M.Garneau oublie ou ignore que M.Masse a rencontré M.Bourassa, il y a deux semaines à peine, et que ce dernier aurait été heureux de compter Tex-ministre UN parmi ses candidats.M.Garneau conclut que “les contradictions de M.Morin sont tout simplement indécentes et reflètent une hypocrisie peu commune qui sent l'électoralisme à plein nez.une soif de pouvoir sans respect aucun pour la vérité".Les Trudeau à Kanazawa TOKYO (AFP) - Le premier ministre canadien et Mme Pierre Trudeau, actuellement en visite au Japon, ont visité dimanche les environs de la ville de Kanazawa, à 230 km au nord-est de Kobe.Kanazawa est Tune des rares villes japonaises à n’avoir pas souffert de la Deuxième Guerre mondiale.M.Pierre Elliott Trudeau avait souhaité visiter cette ville qui a gardé l'aspect du Japon féodal.M.et Mme Trudeau se sont rendus après le déjeuner à Ha-kui, à 40 km au nord-est de Kanazawa, où une grande sépulture, dédiée à Okuni-Nushi-No-Mikito, le dieu de la médecine, s’élève à l’entrée d’une forêt vierge.Après avoir visité le monument, le premier ministre et Mme Trudeau ont flâné dans la forêt où ils ont pu admirer les magnifiques érables aux feuilles flamboyantes qui la composent.en bref.Le chef du Parti libéral du Québec et premier ministre sortant doit, au cours d une conférence de presse ce matin (11 h) à la permanence de la rue Gilford, a Montréal, expliquer le programme de son parti qui couvre 80 pages environ et dont le titre est “plateforme 76".M.Robert Bourassa doit en outre se rendre à Laval dans Taprès-midi où il participera, en compagnie du Dr.Victor Goldbloom, au dévoilement d'une maquette sur le “Carré Laval”.A 15 h, M.Bourassa est invité sur les ondes de CKLM où il sera interrogé par deux journalistes.à midi.Ce parti a déjà neuf candidats en lice dans autant de comtés de l'agglomération montréalaise et doit faire savoir cet après-midi les noms de cinq autres candidats ainsi que les comtes où ils défendront les couleurs de TAD.M.MONSIEUR L’ADMINISTRATEUR.TAPIS MÉTROPOLITAIN C’EST VOTRE SOLUTION I • spécialiste, consultant • installation sur toutes surfaces et superficies • tous nos tapis sont garantis par les manufacturiers • tous genres de produits • service rapide Rodrigue Biron, il sera 16 h, Quant au chef de l'Union nationale, M.au restaurant La Barre 500 pour présenter, à 16 h.le candidat unioniste pour le comté de Taillon.A 20 h, TUN tient une grande assemblée publique à Saint-Césaire où M.Biron se rendra en compagnie du candidat de TUN dans d'Iberville, M.Urbain Morin._________________________________________liqi Nick Auf der Maur, participe à un débat à l'université Concordia portera candidat René Lévesque exposera à midi au Canadian Club (hôtel I «estimation gratuite I I I ROBERTBOUR6EOYS I dinctuir division-contrits ee: “De la question nationale".Ce parti vient de faire savoir J _ _ .Mmr%A que dans Bourget, M.Maurice Gohier se présentera pour le PTQ | 294*4524 et que dans Joïiette-Montcalm, c'est M.Jacques Trudeau qui se rte Windsor à Montréal) le programme du Parti Québécois et ses incidences sur la minorité anglophone au Québec si le PQ prend le pouvoir.Le déjeuner commence à 12h30 et le Canadian Club doit profiter des prochains déjeuners pour faire entendre les sons de cloche d’autres chefs de partis avant le scrutin du 15 novembre.• La campagne du Parti des travailleurs du Québec s'ouvre officiellement au 3828 rue Saint-Denis (Montréal) ce soir.Ce parti prône l’indépendance socialiste; il lancera une plaquette intitu le .pour de plus amples informations appelez-moi OMEGA LOCATION Les spécialistes en location de voitures TOUTES MARQUES «TOUS MODÈLES Taux concurrentiels fournis sur demande Appelez GÉRARD SEYMOUR 7325.AV.HARLEY.MONTREAL 481-7753 © Vous pouvez faire quelque chose.Souscrivez à la caisse propre.Envoyez votre contribution au Parti Québécois C.R 540, station Youville, Montréal, Québec.Ann on» payé* par Robart Sl-Jaan, aptra official du Paru QuéMcora 0700 a.anua du Parc, Montreal. LE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 25 octobre 1976 ¦|05i le' *5^ “Nos poumons en prennent un coup”, clament les manifestants conviés par le Rassemblement des citoyens de Montréal du quartier Saint-Michel à protester contre les poussières provenant des carrières et des cimenteries de ce district.Les corporations cumulent les profits, dit le RCM, et laissent pourtant subsister les problèmes qui, dès 1913.commençaient à inquiéter les citoyens.(Photo Alain Renaud) Un groupe de professeurs de rUqam lance un appel Empêchés de donner leurs cours réguliers par une grève à laquelle ils sont entièrement opposés, les professeurs du secteur des sciences de l’administration à l'Université du Québec à Montréal ont décidé de mettre au point, pendant la grève qui sévit présentement à cette institution, un plan d’action destiné à permettre la poursuite de la session par les étudiants.Agissant de concert avec les dirigeants de 1 association des étudiants en sciences administratives, les professeurs ont conçu un système d’apprentissage spécial qui vise a permettre a la session en cours de se poursuivre normalement en dehors des lieux de l’UQAM.Les grandes lignes de ce projet doivent être communiquées aux étudiants ce soir même à l'occasion d’une assemblée générale à laquelle ces derniers ont été convoqués par leur association.Afin de mettre leur projet à exécution, les professeurs de sciences administratives de l’UQAM communiquent qu’ils auront besoin de toute forme d’aide qu’on voudra leur apporter.Aussi lancent-ils un appel à toutes les autorités, personnes ou institutions susceptibles de s’intéresser à leur prdjet et d’en favoriser la réalisation.Les chefs d’entreprises, officiers gouver- La Chambre de commerce de Montréal Reprise des déjeuners-causeries hebdomadaires SAISON 1976-1977 LE MARDI, 26 OCTOBRE M.MARC LALONDE ministre de la Santé et du Bien-être social SS Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h30 Le public est admis Billets à l’entrée: $8 Pour les membres, des livrets d’abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 nementaux, responsables d’éducation, dirigeants d'associations diverses, parents et professeurs intéressés à prêter leur concours aux professeurs en sciences administratives de l’UQAM sont priés de communiquer avec le secrétariat qu’ils ont mis sur pied en dehors des lieux de l’Université, au numéro 935-5983.aujourd’hui Une exposition de textes, photographies et dessins de Cari Jung, “l’un des pères de la psychanalyse" se tient à compter d'aujourd’hui et jusqu'au 29 octobre au pavillon Jésus-Marie de 1 Université de Montreal (90 Vincent d'indy.salon B-328).• A 20 h, la Société catholique de la Bible présente à la paroisse Saint-Viateur d'Outremont une conférence par M.Roland Proulx sur le thème "Comment les gens de la Bible priaient- ils?" • Une séance publique du Conseil de ville de Verdun a lieu ce soir à 20 h à l’hôtel de ville de cette municipalité.• A 20 h.le pasteur Roland de Pury donne une conférence publique à l'Université de Montréal sur "L'Évangile et la qualité de la vie".(Immeuble principal, salle P 312).• A 20 h 30.à la salle Saint-Sulpice de la Bibliothèque nationale (1700 Saint-Denis), Mme Eliane Labastrou prononcera une conférence sur “I histoire de l’île Bizard”.Cette conférence s'inscrit dans le cadre des activités de la Société historique de Montréal et l'entrée est libre.• La Société canadienne de la Croix-Rouge tient une collecte de sang au Cégep Edouard-Montpetit (945 ch.Chambly, Loiigueuil) de 10 h à 16 h.Faites installer des GOUTTIÈRES Émaillées (sans Joints) par les experts de QUÉBEC MÉTAL Estimation gratuité ni 324-8106 Gouttières pour tous genres de construction.s REVETEMENTS • RÉPARATIONS DES TOITS Le PQ somme les libéraux de dévoiler les sources de leur caisse électorale par François Barbeau La caisse électorale du Parti québécois est propre, mais elle n’est pas pleine, et c’est pour remédier à cette situation que le parti a lancé samedi une campagne apeciale de financement, avec comme objectif la somme d’un demi-million de dollars et comme échéancier le tout début du mois de novembre.“Le PQ s’est condamné à être pauvre, c’est sa fierté", a rappelé le président du parti, M.Ren’é Lévesque, en annonçant la tenue de cette campagne spéciale.Il est cependant un peu moins pauvre qu'a la veille des élections de 1973, avec une réserve d'environ $200,000 au niveau national.Mais comme les libéraux vont “mettre le paquet”, il faut d'ici une dizaine de jours avoir assez en caisse pour contrer l’avalanche de propagande électorale libérale et nous permettre de travailler convenablement, de noter M.Lévesque.Soulignant la facilité avec laquelle le parti libéral remplissait sa caisse électo- Marchand raie, avec l’aide de la haute finance, des grosses entreprises et des petits amis parasites qui pullulent autour du gouvernement et qui sont l’image même du patronage et de la corruption, M.Lévesque a mis M.Bourassa au défi de dévoiler publiquement les sources de financement de sa caisse électorale.M.Lévesque est plus particulièrement intéressé aux contributions qu’auraient faites depuis 1970 au parti libéral une compagnie connue sous le nom d Entreprises Renald Liée qui serait reliée directement au clan des frères Dubois.Il ne lui déplairait pas non plus d'entendre M.Bourassa dire si la Sûreté du Québec a remis son rapport sur l’enquête quelle a faite au sujet des contributions versées à la caisse électorale libérale par les concessionnaires de Loto-Québec.Le président du parti en avait long à dire sur le financement des partis, qu’il s’agisse au niveau fédéral du parti liberal ou du parti conservateur, ou du parti libéral québécois.Ce sujet lui tient tant à coeur qu’il a pris l'engagement formel d'abolir les caisses électorales "occultes" dès son arrivée au pouvoir.M.Bourassa promet une réforme du financement des partis depuis 1970, et il n'a rien fait, pas plus qu’il n’a pu réformer la carte électorale.La conclusion est facile à tirer, de dire M Lévesque: “Le passé est garant de l’avenir ”.La campagne spéciale de financement annoncée samedi ne s’adresse pas qu'aux membres du parti, mais à tous les Québécois.Dans les jours prochains, un dépliant sera distribué à toutes les portes du Québec invitant des contributions à la "caisse propre" du Parti québécois.“Nous faisons un effort spécial pour rejoindre tous ceux qui croient à la nécessite d un financement démocratique des partis politiques.Il n’y aura de gouvernements propres que s'ils sont dirigés par des partis propres.Et pour cela, il faut que tous les citoyens, qu’ils soient membres pu non du parti, fassent leur part".revient au Québec parce que “le danger est là” par Gilles Lesage QUEBEC — C’est d’abord pour faire échec au Parti québécois et pour éviter un désastre au Québec que M.Jean Marchand quitte la scène fédérale et se joint à l’équipe libérale de M.Robert Bourassa.Choisi à l’unanimité candidat de Louis-Hébert, samedi, l’ex-compagnon d’armes de MM.Trudeau et Pelletier s’est lancé dans une virulente diatribe contre les tenants de la thèse indépendantiste, brandissant le spectre d’une chute dramatique du niveau de vie et un climat d’instabilité qui pourrait durer vingt ans.“Si on ne fait pas attention, dit-il, le Québec sera sur le bord de la faillite totale.On dit qu’il y aura cette année un déficit d’un milliard; c’est possible, mais avec un gouvernement péquiste, ce déficit serait de $2 à $3 milliards." M.Marchand se défend avec vigueur d’être un “naufragé d’Ottawa, un parachuté, un étranger, un matelot qui quitte le navire en perdition, un gars mal pris qui se cherche une job.” Il pourrait être encore ministre fédéral, s’il le voulait, ou sénateur; il est député d’un comté de la ville de Québec à Ottawa.“Mais il y a une bataille de fond qui se livre sur l’avenir et le rôle du Québec.Je viens à Québec pour la même raison qui m’a amené à Ottawa en 1965.Il y avait alors danger là-bas.A l’heure actuelle, c’est ici qu’il faut faire la bataille.Ce n'est pas à Claude Morin que je viens faire la bataille, mais à ses idées, et pour sauver des principes fondamentaux et essentiels.C'est la seule et unique raison." L’ex-ministre assure qu’il ne cherche ni le repos, ni la sécurité, qu’il n’a fixé aucune condition ni posé d’ultimatum à M.Bourassa, à qui il n’a même pas demandé d'être ministre.“Je ne dois rien à personne, y compris à Trudeau.” Selon M.Marchand, l'élection d’un gou- vernement péquiste, avec référendum ultérieur ou pas, lancerait le Québec dans une période d’instabilité de dix à vingt ans.Pour le Québec, dit-il, il n’y a pas de formule facile pour s'épanouir.“La seule façon, c’est de se battre et d’être plus fins que les autres, comme les Hongrois ont résisté aux Russes en étant plus tenaces et courageux.Que voulez-vous, sans être assujettis aux autres, il y a des choses qu’on ne peut pas faire, parce qu'on n’a pas le Voir page 6: Marchand Le trésorier du parti.M.Pierre Renaud, qui venait d’expliquer les modalités de cette campagne aux membres du Conseil national du parti réunis pour la journée dans une école du comte de Taillon, le comté où M Lévesque briguera les suffrages le 15 novembre, a donné quelques précisions sur le budget électoral.On espère pouvoir compter sur quelque $800.000, répartis ainsi: $200,000 en caisse à l’heure actuelle, $500,000 objectif de la campagne spéciale et $100,000 qui pourraient etre versés au chapitre de la campagne nationale par ces comtés qui pourraient avoir des excédents budgetaires.M Renaud a souligné qu’il était important que les Québécois réagissent promptement à l’appel du PQ, puisque la campagne en cours était plus courte que les campagnes précédentes.Après avoir annoncé cette campagne spéciale et lancé ses défis à M.Bourassa, le président du PQ s’est rendu à son QG dans Taillon donner quelques mots d’encouragement aux nombreux partisans qui s'affairent déjà au téléphone aux multiples tâches d’organisation et de mise sur pied d’une campagne.Là, il a fait une autre promesse électorale: celle de voir à l’amenagement physique de ce local rectangulaire, au plafond bas et au plancher de béton, enfumé et chaud.Les cinq premiers jours de la campagne nous ont donné un avantage général dans tout le Québec, a-t-il fait remarquer à ses travailleurs d'élection, tandis que c'est la panique du côté de chez Robert Bourassa.pour ne pas dire la décomposition avec l'arrivée de MM.Marchand et Mac-kasey.poterie bonsecours CENTRE DE CÉRAMIQUE COURS DE POTERIE Initiation à la Céramique Début des cours: samedi, 6 novembre Cours de MACRAMÉ Débutant et intermédiaire Début des cours, jeudi 4 novembre Inscription immédiate à la POTERIE BONSECOURS 433, rue Notre-Dame ect, Vieux-Montréal 844-6253-844-6165 Permis Culture Personnelle 749885 Certificats de dépôts garantis de 5 ans Intérêts payables annuellement Dépôt minimum: $1,000.Autres depots disponibles a taux varies Pour de plus amples renseignements appelez votre courtier ou— La Compagnie de Fiducie Morgan au service des Canadiens depuis 1916 Institution inscrite à la Régie de l’assurance-dépôts du Québec Montréal—1 Place Ville Marie.Suite 1440 Cari Fecteau.Richard 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gagnants de ^SjOOO.3 6 21 26 32 35 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX 196.439.60 NO COMPLÉMENTAIRE S'APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + 27 97796 5 SUR 6 80 1.084.90 4 SUR 6 2.859 84.30 Z'VENTES TOTALEsTN ^$1,004,579.00^ 7796 280 GAGNANTS DE $ SQQ.5 SUR 6+ 1 57.863.70 796 2835 gagnants de $10Q. 4 • Le Devoir, lundi 25 octobre 1976 éditorial Un débat correct et sans surprise Ni éclat ni surprise n'auront marqué le grand débat radiophonique au cours duouel, durant deux heures un peu longues, Rooert Bourassa et René Lévesque ont été au total fidèles à eux-mêmçs.Le premier, pragmatique et concret, toujours prêt à lancer des chiffres et à réclamer des preuves, a certainement réussi à impressionner son auditoire chaque fois que ses qualités particulières servaient sa cause.Le second, humaniste généreux dont la vision de la collectivité québécoise transcende les contradictions quotidiennes de la société, aura su transmettre le message de son Parti.Un débat correct,, dépourvu d’incidents fâcheux et de coups bas, mais qui, au plan des politiques, des faits et des orientations, n’aura rien appris au peuple qu’il ne savait déjà.Quelques questions vitales, par exemple aux chapitres des relations de travail et de la constitution, sont restées sans réponses.On avait prévu que le président du PQ obligerait le premier ministre à préciser davantage ses positions constitutionnelles et à dénouer l’évidente contradiction entre, d’une part, les revendications auxquelles il a souscrit dans la lettre de M.Lougheed et, d'autre part, les renforts fédéraux qu’il reçoit et qui ressemblent à une sorte de mise en tutelle; contradiction également entre les convictions exprimées par MM.Bryce Mackasey et Jean Marchand au sujet de la langue d'enseignement au Québec" et l’affirmation de M.Bourassa suivant laquelle il ne fera aucune concession sur le principe de la loi 22.De même, dans le domaine des relations de travail, M.Lévesque ne dit pas précisément quelle formule il envisagerait d’appliquer s'il était porté au pouvoir, se bornant à répéter que le problème de fond relève moins des lois que du “climat”.• Il faut dire que le premier ministre, en acceptant de participer à cet affrontement, courait beaucoup plus de risques que son adversaire.C’est M.Bourassa qui préside aux destinées de ce gouvernement depuis six ans et demi; c'est lui qui doit’rendre des comptes, justifier ses politiques, expliquer ses échecs.Il était donc, au départ, plus vulnérable, plus exposé aux critiques et aux attaques.Il est pourtant parvenu, durant ces deux heures d’antenne, à mettre M.Lévesque sur la défensive à quelques reprises, à le harceler notamment au sujet des “cas concrets de scandales”, du ou des référendums sur l'indépendance que prévoit le programme du PQ.De sorte que, au plan tactique tout au moins, le premier ministre a remporté la dernière manche de ce débat, celle qui portait sur son administration, lorsqu'il est revenu à la charge quatre ou cinq fois pour exiger de son vis-a-vis des preuves concrètes d’irrégularités qui mettraient en cause des membres du gouvernement.M.Bourassa, en revanche, n’a pas su répondre une seule fois aux interpellations de M.Lévesque concernant les fonds électoraux, la fameuse “caisse occulte” du Parti libéral.D’autant que les réformes réclamées par le Parti québécois dans ce domaine étaient inscrites dans les projets de M.Bourassa dès 1970, qu elles ont été par la suite remises à l’ordre du jour des programmes législatifs, que les Libéraux fédéraux ont résolu en bonne partie ce problème à Ottawa depuis lors.D’autre part, l’insistance que met le premier ministre à réclamer du Parti québécois des explications et des bilans sur l’affaire du quotidien Le Jour relève plus du divertissement que de l'économie.La seule réponse qu’il convenait d’apporter à cette question — et c’est celle que M.Lévesque a du reste donnée mais sans beaucoup insister — tient au caractère privé de l’entreprise que dirigeaient des hommes en vue du Parti québécois.Le bilan du Jour est naturellement un constat d’échec; mais il ne s’agit pas en l’occurrence des fonds publics.C’est pourquoi l’affaire du Club de Réforme, encore qu’elle ne soit pas comparable à celle du Jour, est une bonne riposte, au moins dans la mesure où M.Bourassa, s’il veut à nouveau parler en public du journal indépendantiste, sera désormais contraint de donner quelques explications sur la faillite de l’ancien cercle liberal de la rue Sherbrooke.Ce ne sont pas là des problèmes qui intéressent les électeurs.C’est pourquoi il était beaucoup plus opportun d’éclairer les auditeurs sur le déficit appréhendé, lequel atteindra ou dépassera le milliard.• La désinvolture avec laquelle le premier ministre explique à ce sujet que ce déficit “n’est pas une grosse nouvelle” justifiait largement M.Lévesque d’accabler le gouvernement quant aux dépenses aberrantes des Jeux olympiques et au dépassement vertigineux des coûts de construction des installations de la baie James.Faudra-t-il pour M.Garneau, s’il est toujours aux Finances dans quelques mois, augmenter les emprunts du gouvernement, majorer les impôts déjà très lourds des contribuables québécois, ou restreindre sensiblement des programmes coûteux afin de pratiquer d’urgentes coupures?Nous n’en savons pas plus à ce sujet ce matin.Au cours des échanges sur les relations de travail, le premier ministre a révélé à ses auditeurs ce qu'il avait déjà indiqué la veille dans un discours, à savoir qu’il aurait recours aux pouvoirs de réquisition, le cas échéant, pour remettre au travail le personnel des services publics vitaux lorsque ceux-ci font grève.Voilà une formulé nouvelle qui est déjà en usage en France et en Colombie-Britannique, mais qu’on lance au dernier moment, qui n’a pas fait l'objet de longues études connues dans le milieu, qui n’a pas été débattue.Il se peut qu’elle soit valable et efficace.M.Lévesque ne l’a pas contestée au cours de la rencontre d'hier.Mais le gouvernement aurait pu sortir ce lapin-là du chapeau un peu plus tôt.Toutefois, en matière de relations de travail, M.Bourassa peut au moins répondre à son interlocuteur du PQ que les conflits nombreux, sources de perturbations, d’inquiétudes et d’énormes pertes dans la société, ont quand même été réglés.Comment un gouvernement péquiste aurait-il fait?Quelles modifications proposerait-il d’apporter au Code du travail?Quand M.Lévesque explique à cé propos que le climat social, sous son règne, serait meilleur, il n’a pas tort d’invoquer cet argument qui a son importance.Mais la démonstration est un peu courte.• Curieusement, c’est dans le secteur des questions constitutionnelles que M.Lévesque n’a pas réussi à confondre son adversaire.Et c’est pourtant dans celui-là que les faits récents lui offraient les meilleures occasions.On aurait dit que le chef du PQ, ébranlé par les critiques fondées que lui adresse M.Bourassa au sujet de l'inévitable incertitude résultant de la politique des référendums, incertitude d'ordre économique et social, ne voulait plus insister sur le flottement qui caractérise la position actuelle du premier ministre à cet égard.Qu’attend M.Bourassa pour définir en termes clairs les revendications de son gouvernement touchant les pouvoirs fédéraux et la souveraineté culturelle?Sous les pressions de MM.Marchand et Raynauld, a-t-il décidé d’infléchir ses positions, de renoncer au consensus qui s’est dégagé de la conférence des premiers ministres des provinces?Est-il vrai que les Libéraux fédéraux l’ont forcé à opérer un redressement qui le rapprochera des thèses plus orthodoxes qui prevalent à Ottawa?Dans ces conditions, quelle est la valeur du “rendez-vous historique” au nom duquel les élections ont été déclenchées?M.Lévesque, il est vrai, a indiqué au cours du débat que la direction du gouvernement québécois risquait de passer à des hommes venant d’Ottawa.Est-ce pour faire oublier l’option de la souveraineté politique que M.Lévesque s’abstient de relever les contradictions politico-constitutionnelles avec lesquelles M.Bourassa est aux prises?Car il est évident que M.Bourassa veut de nouveau enfermer l’électorat dans l’étroite alternative “séparation ou lien fédéral” au moment où M.Lévesque et ses troupes s'emploient à faire le procès de son administration.Il eût été tellement plus simple pour le PQ de s’engager à reporter le référendum au terme du mandat qu’il sollicite, de le faire coïncider avec les prochaines élections s’il était porté au pouvoir.Mais alors le PQ perdrait sa raison d’être.Si bien que le scrutin du 15 novembre, pour beaucoup de Québécois, ne sera plus seulement une alternative, mais un dilemme.Le débat d’hier n'a rien changé à cela.Michel ROY .Le mot du silencieux.Le cirque électoral par ALBERT BRIE Les hommes qui demandent à gouverner le peuple sont rarement du peuple, fréquemment au-dessus et, plus souvent qu’on ne croit, au-dessous.• Dans l'esprit des citoyens, il existe deux sortes de politiciens: ceux qui sont honnêtes et les autres qui font parler d’eux.• Au lieu de nous engager à voter selon notre conscience, dont les marques distinctives sont l'instabilité et l’élasticité, les bons apôtres feraient mieux d’en appeler à notre clairvoyance.On peut être maladivement consciencieux et faire preuve de la plus grande inconscience.• Ce n'est pas parce qu’un homme public se croit un représentant du peuple qu il se dispensera de faire de la fausse representation.• L’apparente prospérité d’un pays capitaliste, qui se dit démocratique, se voit a ce signe: elle est d'autant plus grande qu’est firofond l’abîme entre la fortune du riche et a misère du pauvre.• Étant donné la fréquence des appels au peuple, voter cesse d’être un devoir pour devenir un pensum.• “Des élections, ça ne se fait pas avec des pneres .— Allez-yvoir! Comment appelez-vous alors les exhortations, les supplications, les embrassades et les génuflexions faites par les politiciens au premier venu des électeurs?• A votre prochain jour de lessive, amusez-vous à résoudre ce petit problème: combien faut-il de serviettes de toilette à un chef politique pour qu’il redevienne sec au sortir d’un bain de foule?• Ces dernières années ont vu une profonde transformation du rituel de nos fêtes sacrées et profanes.Au nom de la participation, avec plus ou moins de bonheur, nous avons chambardé et parfois aboli les signes et les gestes des agapes auxquelles le peuple était convoqué.Le carnaval des élections, lui, a échappé à la mode réformatrice.C’est toujours le même scénario, repris d’élection en élection, et rejoué sans raffinement sur une place publique élargie.Le vent du changement a épargné au Québec des modifications à ses traditions les plus factices et les plus grossières: le bingo, le hockey professionnel, la lutte au Forum et la foire électorale.• Tous ceux qui gémissent sur la saleté de nos moeurs politiques sont les premiers à s’en laver les mains.• Une politique du bon sens, le plus insensé des faiseurs est encore le plus apte pour en parler.Le cas du bon sens est le même que celui de l’intelligence: le plus imbécile des hommes est toujours le plus assuré de ne pas en manquer.• Une certaine indigence d’esprit est assez compatible avec le métier de la politique.Mais il en est de cette compétence comme des autres: il ne faut pas en abuser.• Le fallacieux prétexte que la femme n'a pas la résistance voulue pour entrer dans la carrière politique a été réduit à néant.On voit mieux maintenant le véritable motif qui l’en écarte: son peu de propension ou d’aptitude à sauter dans l’arène, dans le cirque électoral, là où il est de notoriété publique que les hommes sont sans rivaux pour exécuter les plus adroites pitreries de clown.• La plupart des gens qui se passionnent pour les luttes électorales ne portent ordinairement aucun intérêt à la vie politique dans son cours normal.En cela, ils suivent l’exemple de bon nombre de politiciens.En effet, ceux-ci s'agitent avec une telle fureur durant un ou deux mois pour se faire élire, qu’il est normal de les trouver abîmés ensuite dans un sommeil comateux, pendant les trois ou quatre ans qui les séparent de l’élection suivante.• Le nombre d’inepties que peut lâcher un politicien au cours d’une campagne électorale est incalculable.Si le coeur vous en dit, faites-en la comptabilité.Mais je vous pré viens: ayez la précaution de vous munir d’abord d’un calculateur électronique.lettres au DEVOIR Un beau sujet de reportage pour Le Devoir Madame Christine L’Heureux, Le Devoir.Si vos commentaires (“The Ice Show et André Gagnon", édition du 12 octobre) sur les “secrétaires de la Place Ville-Marie et les commis de la Banque Provinciale" semblent soulever tant de colère chez vos lecteurs, la raison en est bien simple, c’est que vous avez visé juste.Non vraiment, on ne saurait nier que nous sommes “des gens gavés de murs beiges et d’espace sans fenêtre." Pour ma part, je ne vois aucun mépris dans vos propos mais plutôt la simple constatation d’une triste réalité.Malheureusement, il faut bien gagner sa vie d’une façon ou d’une autre et ce n’est pas toujours par choix, croyez-moi, qu’on accepte de s’écraser derrière un bureau entre neuf et cinq.Moi-même commis de bureau depuis plusieurs années (pas dans une banque mais dans une maison de courtage, ce qui revient au mê- me) je dois avouer qu’il me faut chaque jour une bonne dose de courage et de volonté pour réagir contre la grisaille d’un milieu où fleurissent la bêtise et l’insignifiance.J’ose espérer que vos propos (une fois le premier choc passé) en amèneront plusieurs à prendre au moins conscience de l’abrutissement qu’ils subissent.Voilà d’ailleurs un beau sujet de reportage pour “Le Devoir”.Gilbert POULIN Montréal, le 21 octobre 1976 Ford-Carter: le dernier mille par GEORGES VIGNY Du dernier des trois débats Carter-Ford, vendredi soir, il n’y a pas grand’chose à dire sinon que, aboutissant à un match nul, il ne devrait pas modifier la position respective des deux candidats à la présidence des Etats-Unis.Il n’est pas question, à huit jours des élections du 2 novembre, de revenir point par point sur le face-à-face de Williamsburg somme toute dépassé par les développements subséquents; il a bien sûr été question encore de chômage et de défense, mais aussi d’environnement, de contrôle d’armes à feu et de Watergate; pour un qui a pris pour une gaffe le refus de Carter d envoyer la troupe défendre la Yougoslavie en cas d’invasion soviétique,- deux autres ont peut-être pris cette décision comme un rassurant garde-fou empêchant des aventures à la vietnamienne; pour un qui a cru à la défense de Gerald Ford sur son rôle dans l’affaire Watergate, deux ont probablement pensé qu’il était en dehors de la question en clamant tout bonnement son innocence.Dans l’ensemble, ce débat a été utile par toute autre chose que le contenu, l’impression qui s’en dégagé étant qué les deux hommes voulaient éviter de commettre une bévue en fin de parcours électoral.Le débat étant ouvert à tous les thèmes, il est évident que la pression était mise aussi sur les journalistes, l’intérêt de la confrontation dépendant non du thème imposé mais des questions àpo-ser par ces professionnels de l’information.Ils ont été à la hauteur.Peut-on en dire des deux candidats?Se présentant dans des costumes identiques et de même couleur, ils semblaient porter tous deux l’uniforme présidentiel.L’attitude aidant, ce n’etait plus un président contre un rival, mais deux candidats aussi présidentiel l’un que l’autre.Et si une mince majorité s’est dégagée apparemment en faveur de Jimmy Carter c’est parce que ce “présidentiel-ci” était plus chaleureux.D’un débat égal, c’est sans doute ce qui restera, et qu’a souligné à l’envi l’ultime message de clôture: l’image d’un homme qui ne cherche pas à vous vendre une camelote, l’image — Sans doute enjolivée — d’un homme qui vous demande de l’aider à accomplir un rêve commun, celui qui ___propos d'actualité Un système démocratique repose sur la délégation de confiance Le système ne peut fonctionner que si cette confiance est sauvegardée Le premier ministre den Uyl, des Pays-Bas, à l’occasion du rapport d’une commission parlementaire sur la conduite du Prince Bernhard.26 août 1976.dort au fond de vous et que lui, Carter, croit pouvoir incarner.Le choisir, c’est peut-être opter pour l’inconnu, mais c’est l’esprit d’entreprise et le goût de l’aventure qui ont fait l’Amérique.< Pourtant, s’en tenant à des générali-téç, c’est étrange combien à certains moments cet homme fait penser à Ronald Reagan! Mais c’est un Reagan dont le rêve de puissance est tempéré par le souci de l’humain, par l’accent qui est tout autant mis sur la grandeur de l'Amérique que sur l’autre, ce partenaire, cet ami et cet allié en fonction desquels l’Amérique est appelée à se surpasser.Orf notera au passage que le président Ford, dans le grand “blitz” qu’il vient de lancer pour imposer son image de marque à la radio et à la télévision par des messages d’un coût total de quatre millions — le reliquat de sa caisse électorale —, ne pourra pas bénéficier du concours de Reagan pour conquérir l’électorat de Californie: l’Ange Blanc s’est dit trop occupé pour y aller.N'est-ce pas précisément parce que du républicain et du démocrate, c’est ce dernier qui lui est le plus proche et qu’il a indirectement aidé en imposant à Ford une plate-forme pleine de contradictions qui le mettent dans l’incapacité de se rendre crédible?• A quelques jours des élections présidentielles, on doit se poser la question de savoir si Gerald Ford est capable de se rendre crédible, si la voie qu’il a choisie pour asseioir son présumé leadership mondial n'est pas une impasse, si, au cours des deux ans passés a la Maison-Blanche, il n’a pas fait la preuve de son incompétence?Quelques points précis sont à décortiquer.L’un d eux est non pas la perception que M.Ford et son administration ont du monde extérieur, mais la perception qu’a le monde extérieur de l’Amérique “kissingéro-fordienne”.Il est effarant d'apprendre, grâce à un sondage patronné par la United States Information Agency, que le “prestige” des États-Unis est au plus bas des 22 dernières années.Ce sondage, commandité par l'Administration et mené par l’Institut Gallup, couvre la Grande-Bretagne.l’Allemagne fédérale, l Italie et la France.C'est le New York Times qui l’a “sorti” en primeur, et contrairement à ceux qui mettent l’accent sur le bas niveau de confiance, il faudrait plutôt souligner l’élément capital que constitue le nombre grandissant des sans-opinion, de ceux qui expriment une neutralité de désaffectation vis-à-vis des États-Unis, de ce que cette puissance représente ou pourrait représenter.Les gouvernements de ces pays, eux, semblent vouloir nier l'évidence en assurant qu’ils sont bien disposés vis-à-vis de la présente Administration, mais quel est le gouvernement ami qui a fait part de ses mauvaises dispositions envers Nixon pris dans son bourbier du Watergate ou le chef d'État ami ayai*t appris que ses conversations privées étaient enregistrées?Au demeurant, cette perte de confiance envers les États-Unis va de pair avec celle envers l’Alliance atlantique, clé de voûte de la politique étrangère américaine, dont la nécessité vitale n’est pas remise en question mais qui perd néanmoins de sa crédibilité.Un ne peut certes pas tenir responsable Gerald Ford de ce qui précède son accession accidentelle à la Maison-Blanche, de la guerre du Vietnam par exemple, ou de la déconfiture monétaire internationale.Mais comme soulignait l’autre, l’évidence est que cet homme est resté à la Maison-Blanche autant que John Kennedy, et qu’il est donc trop facile de se réfugier dans l’argument temps.Ford n’est pas responsable du glissement intervenu au cours des vingt des 22 dernières années, mais il est entièrement, totalement, responsable de la poursuite du mouvement descendant des deux années subséquentes du fait qu’il est prisonnier d’un système de pensée et de gouvernement aujourd’hui désuet.S’étant introduit à la Maison-Blanche par la déchirure du Watergate, il lui appartenait de redresser le cours des événements, défi surhumain sans doute, qui réclamait une personnalité hors de pair que n’est justement pas Gerald Ford.Il a failli, tapant du poing quand il fallait rassurer, menaçant quand il fallait convaincre, envoyant l’armada sans discernement pour se convaincre d’être le plus fort, et il réclame aujourd’hui d’être réélu sur sa contre-performance qui a été celle d’un simple continuateur de la déconfiture.Nous n'entrerons pas dans le détail de toutes les improvisations tragiques, d’une politique de surenchère et de tactiques électorales au rabais, ce serait généraliser le particulier, même si l'entreprise est tentante.Nous n’entrerons pas dans les considérations personnelles, tenant à une maladresse éléphantesque dont M.Ford n’est pas responsable.Mais il restera encore le déficit intellectuel de son Administration, la petitesse d’une politique étrangère passant par la mégalomanie d'un Kissinger ou les outrecuidances d’un George Brown, les abus du “secret”, la distorsion du langage.Il restera encore le fait que le ticket républicain n’est autre que la réédition du ticket Nixon-Agnew; que l’innocence de M.Ford soit techniquement établie ne cache pas l'évidence que tout son entourage sent à plein nez le récent passé affligeant du Watergate, jusqu’à son colistier, Robert Dole, défenseur acharné de Nixon; les uns promus, les autres maintenus, et MM.Ehrliehman et Haldeman et Mitchell servant de repoussoirs.Les pratiques électorales disgracieuses, ces tameux “dirty tricks" qui avaient valu à Nixon son sobriquet de “Tricky Dick" n’ont pas cessé, avec, par exemple, ces pleines pages payées confrontant la couverture de Playboy et celle de Newsweek où plastronne un Gerald Ford placide- ment présidentiel.Peut-on rêver et crqire> avec des hommes qui vous ont mené une première fois au désenchantement et à la stagnation?• De l’affligeant spectacle donné par l’Administration au sujet du boycottage arabe d’Israël jusqu’à la “decouverte" de l’Afrique australe par le département d’Etat, depuis les fournitures massives d’armes à l’Iran et à l’Arabie compensées au dernier instant par des livraisons à Israël — ce qui ne fait pas moins mais plus “marchand de canons” encore —, depuis les relations avec l’Union soviétique jusqu’aux négociations SALT, depuis le dialogue Nord-Sud jusqu’à la tentation de l'agropuissance et du mythe de fertiliser le Sahara jusqu’aux pratiques de “déstabilisation , qu'est-ce qui autoriserait un électeur à croire que cette Administration sera meilleure demain qu’elle ne l'a été hier?En fait, a t-on même le droit d’espérer — encore que l’espoir soit aveugle — qu’un appareil défectueux, programmé pour d’autres temps, fonctionnera bien et mieux pour répondre aux problèmes nouveaux?Un Kissinger a beau jongler avec morale et moralisateur, moralité et “moralisme”, ce n'est certainement pas à ce fanatique de la Realpolitik qu’on demandera la bonne définition.Pour courir le dernier mille, Jimmy Carter a une courte avance sur Gerald Ford.Dans huit jours, l’Américain nous aura donné un nouveau leader du monde occidental et alors que cet électeur a encore un choix, ce monde occidental, lui, n’en a pas.La dernière révélation du Washington Post sur tout un scandale politique américano-sud-coréen aura-t-elle quelque impact sur la campagne finissante?Ou peut-être demain, des révélations possibles à La Havane contribueront-elles à établir qu'avec cette Administration présente, il n’y a pas grande amélioration à espérer?Peut-être.Mais le grand défi de Jimmy Carter sera d’amener le plus d’électeurs à se rendre aux urnes.Aux dernières nouvelles, à peine 50% des Américains iraient voter ce 2 novembre fatidique.Ce détachement vis-à-vis de la chose politique tient peut-être à la qualité de la campagne électorale, à l’absence de thèmes dramatiques, à une sorte de saturation.Mais s’est-on demandé si ce n’est pas aussi l’une des retombées de la crise de conscience suscitée par le Watergate et ses horreurs, une suite logique dé la "désacralisation" de la magistrature suprême naguère idolâtrée par l’Américain et que Richard Nixon a éclaboussée0 Et que Gerald Ford, en dépit de sa bonne volonté, n’a pas su redorer?A une fraction de pourcentage près, l’Amérique a failli ne pas avoir JFK et la législation sur les droits civiques.Ça dit aussi la nature de la menace qui pèse sur Carter: se faire battre par.abstention! Quel but l’émission Second regard poursuit-elle ?M.le réalisateur, Emission Second Regard, Radio-Canada.Je viens d'écouter, et non pour la première fois, votre émission du dimanche.5 heures.Second Regard.Permettez-moi de vous poser une question claire et directe.Votre émission se veut-elle chrétienne?A-t-elle pour but l’évangélisation de notre peuple québécois ou tout au moins la présentation de différentes expressions de foi en Jésus-Christ?MM.Jean-Marie Lapointe et Louis Martin, Société Radio-Canada, Montréal.Par la présente, je vous félicite de votre attitude vis-à-vis le Parti libéral qui a tenté encore une fois de vous passer un “Kébec".Comme bien d’autres citoyens, je considère que ces fameuses cassettes, d’où qu’elles proviennent, ne constituent que de la pure propagande "en- boîte".Comme vous, je crois qu’il est normal que nos politiciens empruntent la voie normale et logique lorsqu’ils ont quelque chose à dire ou à annoncer.Cette tentative du Parti libéral, (d’autres partis auraient pu faire de même) est de toute évidence "un manque de respect” envers non seulement les journalistes, mais aussi envers la population entière À la suite de cet événement, nos politiciens tenteront probablement de poursuivre leur intimida- Si vous me répondez non, nous ne poursuivons ni regard chrétien, ni annonce de Jésus-Christ, par cette émission, je respecte votre but et les propos qui y sont tenus.Si vous me répondez oui, Second Regard se veut une diffusion évangélique et authentiquement chrétienne, je ne comprends vraiment pas alors comment vous avez pu nous présenter aujourd’hui cette demi-heure sur Khrishna.Cher monsieur, depuis un an et demi seulement, je suis chrétienne, c'est-à-dire “née de nou- tion et je vous incite a ne pas plier.Si jamais vous offrez la moindre excuse, c’est la liberté d’information et l’autonomie des média qui en souffriront.J’ai moi-même connu une telle expérience lors de la dernière élection québécoise, alors que des organisations politiques annonçaient que de “l'information en boîte" était disponible par téléphone.Au tout début, nous étions tombés dans le piège, mais nous avons vite rétabli la situation en refusant de diffuser une “telle propagande politique".Il est extrêmement malheureux que Télé-Métropole ait accepté cette façon d'agir des politiciens.De votre côté, soyez fermes et continuez d 'agir dans l 'intérêt de la collectivité québécoise.Richard NOEL, Journaliste St-Basile-le-Grand, le 19 octobre 1976.veau".Depuis ce jour, Jésus-Christ est vraiment pour moi personnellement ce qu’H proclame lui-même dans sa parole: "Le chemin, la vérité, la vie”.(Jean 14,6).Oui, je crois qu'il est le seul vrai libérateur, le seul sauveur pour tous les hommes et pour tous les peuples: lui seul peut changer vraiment les coeurs.Ma foi nouvelle me fait accueillir tout le message de Jésus y compris “Allez et faites de toutes les nations des disciples et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit." (Math.28,18,20) Aussi, depuis que Jésus-Christ est pour moi une personne vivante qui a changé toute ma vie, mes pensées, mes désirs, mes préoccupations, mon travail, mes loisirs et surtout mon coeur, oui, depuis ce jour, je proclame avec joie et douceur a tout Québécois qui se sent perdu ou qui cherche encore la vérité: "Crois en Jésus” Il est le même hier, aujourd'hui et éternellement.(Hébr.13,8) Oui, arrête-toi et demande-lui sincèrement de se révéler à toi personnellement.Puis nourris-toi de sa Parole, véritable pain de vie.Et tu verras, “Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie".Oui, tes pensées deviendront claires, positives et pacifiantes.Tu seras un homme nouveau, une femme nouvelle.Et à ton tour, tu auras le goût et le besoin de le dire, l'écrire ou le chanter au Québec."Jésus est vivant, Il a changé ma vie, il a changé tout mon être, croyez-en lui”.Cher M.le réalisateur, vous voyez que ma foi chrétienne me rend absolument incapable de présenter les Krishna ou tout autre philosophie orientale ou occidentale, ancienne ou moderne comme vérité aux “gens de mon pays” qui cherchent la vérité.“Le aernier jour, le grand jour de la fête.Jésus se tenant debout s’écria: si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu’il boive".Agathe OUELLETTE Sherbrooke, le 10 octobre 1976.Le lecteur a droit à une critique constructive Radio-Canada a raison de refuser l’information en boîte Mlle Christine L’Heureux, Suite à votre article du 12 octobre 1976 intitulé “The Ice Show et André Gagnon", c’est avec fierté que j affirme être au nombre des spectateurs qui.selon vous, se sont soumis à la "crétinisation" orchestrée par M.Gagnon (soit dit en passant, il faut beaucoup de crétins pour remplir 13 fois en 11 jours la salle Maisonneuve!).Je reconnais qu'il vous est permis de ne pas apprécier ce que fait André Gagnon, mais lorsque vous qualifiez d’abrutis et d’esprits pollués ceux qui applaudissent au génie d une telle oeuvre, alors ta je proteste! C’est un manque de respect inacceptable! Inacceptables aussi sont vos attaques du genre ".Regardant la médiocrité de ce bas monde, qu'il travaille à bien faire germer’1 ou encore "Comme les succès donnent tous les droits, André Gagnon s'offre quelques petits plaisirs de "parvenu .’’: il est vrai que le succès, ça fait mal, sur- tout quand c'est le succès des autres.De plus, la musique de M.Gaenon vous fait penser “à ce qu'on entend dans le métro, tant c’est toujours pareil"; soyez plus ouverte et laissez cette musique parler à votre intelligence, à votre coeur et à votre âme et vous en découvrirez toutes les nuances et toute la richesse.Le lecteur est en droit d’espérer une critique constructive; c’est une exigence légitime qui devrait toujours être satisfaite.Johanne BÉRARD Boucherville, le 15 octobre 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées â cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.[.'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Pondé par H#nri Sourotto It lOjorwitr 1910 Dirtcltur Claude Ryon Rédacteur en cNef Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny Directeur» de l’information Jean Froncoeur P»éfr* lognor Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire société 6 responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211, rue du Soint-Socre-ment.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9’30 rue Bcivin Ville LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a dif ?user les informations publiées don» LE DEVOIR ABONNEMENT édition quotidienne $52 par année su mois $28 A l'étranger $57 por année si» mois $31 trois mon $19 Éditions du samedi $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile por porteur $1 35 par semaine Tarif de l'abonnement servi par lo poste oénenne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal B bliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE : 144.33*1 lignes groupers' V c Le Devoir, lundi 25 octobre 1976 5 desidées des événements des hommes Au Vile Colloque des Relations industrielles de l’U.de M.Les foyers probables de conflit dans le monde du travail québécois au cours des prochaines années A la süite de ces développements, on entrevoit une conjoncture du marché du travail qui annonce, pour les années à venir.les tendances suivantes: 1) l'offre pour les emplois à statut élevé (professions, emplois de bureau et de laboratoire) accusera une forte hausse, supérieure à la demande; 2) l'offre pour les emplois "au bas de l'échelle" accusera une baisse, d'où une pénurie de main-d oeuvre disponible pour ces catégories d emplois.Ces prévisions, qui s'appliquent aux Etats-Unis peuvent ne pas s'avérer valables au Québec, mais en l'absence de données québécoises, peuvent être utilisées à titre indicatif, au moins pour le premier point (l'immigration peut fort bien infirmer les prévisions du point 2 en ce qui concerne le Québec).A titre d'illustration, on prévoit une forte diminution dans la population d'âge scolaire (5 à 19 ans) au Québec d'ici 1986.Cette baisse, de l'ordre de 307f, avec l'essor des écoles privées, se traduirait par une chute dans la demande d'enseignants des niveaux primaire et secondaire.L’impact des mesures anti-inflation Bien qu'ils soient indissociables dans la réalité, on peut distinguer au moins trois aspects de cette question des salaires.D'abord, il y a la situation unique, inédite des "mesures anti-inflation", notamment l'existence de normes maximales sur les augmentations de salaires et de leur application par la régie fédérale (la C.L.I.creée en vertu de la Loi C-73) ou par la Régie provinciale (créée en vertu de la Loi 64).L une des données qui retiennent l'attention dans tous les pays industrialisés (y compris l'U.R.S.S.) est la "révolte des jeunes".11 ne s'agit pas nécessairement d une "révolte" ouverte, organisée, mais plutôt d une désaffection chez beaucoup de jeunes travailleurs, envers certains modèles de comportement et systèmes de valeurs consacrés dans la société.En France et dans d'autres pays européens on constate une désaffection marquee des jeunes pour le travail industriel'.Pour certains sociologues, comme Marc Maurice, ce phénomène trouve son origine dans la conjonction d'une double évolution: l'élévation relative du niveau d'aspiration (grâce à la fois à une éducation plus poussée et à l’influence de la consommation de masse) et la détérioration des conditions de travail, cette dernière comprise au sens large, incluant les problèmes de transport et du logement.Au Québec, on constate aussi, sous des formés diverses, la "révolte des jeunes", c'est-à-dire la remise en question des rapports d'autorité et de l'idée que la croissance économique apporte la solution à tous les problèmes.Chez les jeunes travailleurs on s'aperçoit par exemple, que la notion de la "securité d'emploi" n a pas nécessairement la même importance que pour leurs parents, à cause d une plus forte mobilité sur le marché du travail, et.d'après certains, l ' éthique du travail" chez les jeunes s'insère dans un pluralisme de "styles de vie" et de "projets" personnels.Il faut se garder, bien sûr.de trop généraliser.L'irqportant, c'est de constater ue les jeunes travailleurs véhiculent une iversité d'attitudes et de comportements.d'où un facteur d'incertitude et d'imprévisibilité pour l'employeur comme pour le syndicat.Parmi les foyers de conflit reliés directement au phénomène des jeunes salariés mentionnons les droits d'ancienneté et le problème (autonome mais rattaché aux droits d'ancienneté) des jeunes salariés qui sont (ou se considèrent) "sur-qualifés' pour l'emploi u'ils occupent.Dans certaines catégories emplois, et pour certaines personnes, une telle situation sera perçue comme inhérente au cheminement de la carrière et acceptée comme telle.Mais pour bien d'autres, surtout lorsqu'il s'agit d'un emploi sans perspective d'avancement, une telle situation risque de provoquer un mécontentement et un malaise généralisés.L’entrée en scène des femmes mariées Un autre problème de taille résulte de la croissance rapide du taux de participation sur le marché du travail féminin, en particulier celui des femmes mariées, même si ce taux au Québec est encore sensiblement inférieur à celui de l'Ontario (31% au Québec par rapport à 42% en Ontario en 1974 chez les femmes mariées; 28% au Québec et 36% en Ontario chez les mères dont le benjamin a de 2 à 5 ans et 33% vs 48% chez celles dont le benjamin a 6 ans et plus).L'absence de réglementation efficace pour assurer aux femmes l’accès à tous les emplois sur un pied d'égalité avec les hommes, et le nombre croissant de femmes se présentant sur le marché du travail, et la prise de conscience chez les femmes de leurs propres intérêts et doléances, en tant que salariés féminins, autant de facteurs susceptibles de créer un lettres au DEVOIR Une identité à affirmer Un étrange malaise s'empare de moi; une sorte de vertige.Un combat intérieur se livre entre deux forces : d'une part, le fait que je suis Québécoise, d'autre part, que je ne puis affirmer cette identité.De quelle origine suis-je?Voila une question saugrenue et pourtant je ne puis y trouver une réponse.Je patauge entre le 'jouai ", le “bon” français, l’anglais et le franglais, Je cherche à m’affirmer dans une société dite “colonisée" dominée par des “co- loniaux .Non! Vraiment un cri perçant doit percer au-delà de la raison et atteindre le coeur du peuple québécois.Assez de concessions; assez de toujours dire oui à l'idéologie dominante; assez de toujours avoir honte de soi-même.Le théâtre bilingue et ses pompeux personnages doit mourir! Thérèse CHRETIEN Pointe-aux-Trembles, octobre 1976.“O Riches de la terre ! Les pauvres sont un dépôt que Je vous ai confié: prenez bien soin de mon dépôt, et ne soyez pas occupés uniquement de votre confort”.Réf.: écrits de Baha’u'llah.Tél.: 670-8555 .AUJOURD'HUI CREDO EST HEUREUX D'ANNONCER UNE CONFÉRENCE PUBLIQUE sur Evangile et qualité de la vie par ROLAND DE PURY écrivain et pasteur de l’Eglise Réformée de France ENTRÉE LIBRE - lundi 25 octobre à 19H30 Salle P 312 (immeuble Principal) Université de Montréal autre foyer de conflit.Ceci pourra se manifester sous diverses formes telles, par exemple, des revendications particulières (conge de maternité; clauses d'égalité de traitement ("à travail égal, salaire égal "); mise sur pied de garderie par l'employeur; horaires particuliers, etc.).De telles revendications, adressées à l'employeur, présupposent des pressions sur les syndicats pour faire leurs demandes.En même temps on voit déjà des réajustements importants qui s'imposent, pas toujours sans heurt, tant au texte qu'à l'application, des conventions collectives lorsque certains emplois cessent d'être exclusivement "féminins" ou "masculins".Il ne sera pas question d'analyser le pour et le contre de ces mesures.Ce qui nous intéresse, c'est leur impact sur le processus même de la négociation collective et sur les rapports entre les acteurs en présence, à savoir, le syndicalisme, le patronat et l'Etat, ou plutôt le gouvernement.Il semble évident que le regime des mesures anti-inflation bouleverse radicalement les règles du jeu qui caractérisent notre système de "libre négociation collective".le Canada mais pour tout le continent nord-américain.C'est probablement la première fois aussi que l'on voit les syndicats avoir recours a 1 arme économique pour une fin politique (le retrait d une loi).A moins d'un changement imprévisible dans le climat des relations du travail, il faut prévoir qu'à la levée des mesures anti-inflation, le "couvercle va sauter" à la faveur des mouvements de rattrapage de toutes sortes, surtout dans le secteur privé.Les structures salariales Un deuxième aspect de la négociation salariale porte sur les foyers de conflit que constituent les structures salariales, que ce soit à l'intérieur d'une même entreprise ou secteur ou autrement.On réfère ici au "fameux salaire relatif" cher aux économistes, ou comme on l'appelle dans le milieu, aux "comparaisons de salaires".Plusieurs ont pu remarquer que la corrélation traditionnelle "scolarité-revenu-statut social" est battue en brèche un peu partout.L'Etat québécois qui.en 1968 et -par- LÉO ROBACK • ¦ Les 21 et 22 octobre derniers, avait lieu à Montréal le Vile Colloque annuel de l'École des Relations industrielles de l'Université de Montréal, sous le thème général "Les conflits en milieux de travail ".Au début de la journée de vendredi.M.Léo Roback.professeur à l’École des Relations industrielles de l'U.de M.avait été invité à donner un exposé sur les foyers probables de conflit dans le secteur du travail au Québec pendant les années à venir.Il a brossé à cette occasion un tableau impressionnant de certains changements structurels qui permettent d'entrevoir avec assez de clarté des foyers très probables de tension au cours des prochaines années.Voici de larges extraits de l’exposé de M.Roback.L'analyse théorique de ce processus insiste sur l'élément d'incertitude qui existe chez les deux parties quant aux paramètres du règlement.En d'autres termes, ce n'est qu'à la fin de la négociation que chaque partie peut savoir avec certitude à quel point l'autre partie est prête à conclure une entente ou à accepter le coût d une grève.Et même si une fraction infime (environ 5%) des négociations aboutit à la grève ou au lock-out, cette possibilité ou menace sous-tend le processus de toute négociation particulière.Or, depuis octobre 1975, ce processus ne fonctionne plus.La menace de grève perd de sa crédibilité et l'un des paramètres inconnus — celui du maximum — est maintenant imposé d’office par un organisme gouvernemental doté de larges pouvoirs de réglementation et de sanction, ces dernières étant imposées aux travailleurs, au syndicat et à l’employeur! L’une des retombées du nouveau régime est qu’il est très difficile our le syndicat de mettre à profit la mo-ilisation de ses membres.Contre qui mobiliser les travailleurs?L'employeur a signé la convention collective; il n'y a donc pas lieu de faire la grève contre lui.Contre la Régie ou la Commission?Mais alors la lutte se fait dans un contexte de rapport de forces très différent, et pas du tout en faveur du syndicat.L’enieu à ce moment embrasse la crédibilité de la Régie, de ses règlements et de sa loi.L’expérience démontre jusqu’à maintenant qu'une augmentation négociée, une fois rabaissée par les fonctionnaires ne sera rétablie que dans une situation tout à fait extraordinaire, telle celle de l'International Nickel à Thompson au Manitoba où l’entreprise (et donc la ville) ris-uait de perdre le gros de ses effectifs, one de fermer pour une période indéterminée.On a vu dernièrement que les fonctionnaires n’épargnent même pas un gouvernement provincial (La “Commission des liqueurs" du Manitoba doit verser une amende et ses employés doivent rembourser une partie de leur augmentation; pour ce qui est de la Société des Alcools du Québec, la Régie québécoise a décidé de couper l’augmentation qu'avaient négociée le gouvernement et le syndicat dans le cadre du règlement global entre le Front commun et l’Etat).Il importe de rappeler que les normes sur les salaires portent aussi sur les avantages sociaux, ce qui empêche les parties non seulement de “contourner" les normes par cette voie, mais aussi de négocier, par exemple, un régime de retraite dont le coût (en pourcentage du salaire) dépasse les normes.Sans discuter des événements du 14 octobre dernier, il convient de signaler qu’il s’agit d’une première non seulement pour 1969 avait créé un schéma savant pour une "échelle intégrée" de salaires applicable à tous les emplois du secteur public et parapublic, basee sur la scolarité et l’expérience, a renié son "enfant" lors des négociations de 1976 en multipliant des offres différentes non seulement entre les secteurs de l'enseignement, affaires sociales, etc., mais même entre diverses catégories à l'intérieur du même secteur (nursing vs techniciens) et pour le même niveau de scolarité.Cette nouvelle politique salariale était motivée, peut-être, par l'évolution du marché du travail, mais n'en aura pas moins des répercussions sur les négociations ultérieures et sur le syndicalisme, comme nous le verrons un peu plus loin.Le cadre de la négociation sera-t-il modifié?Le troisième aspect de la négociation salariale que j'aimerais aborder est celui de la structure des négociations.Dans le -secteur public et para-public au Québec la structure qui prévaut depuis 1971 (consacrée dans les lois 46 de 1971 et 295 de 1975) est celle de la “table centrale" où le gouvernement rencontre les trois centrales syndicales pour régler, du moins dans les grandes lignes, le(s) taux de progression des salaires.Il est vrai que la structure hautement centralisée fut assouplie quelque peu en 1975-1976 à cause, à la fois de la nouvelle “politique salariale" du gouvernement et d’un certain nombre de “départs" du Front commun.Mais le principe fondamental y était et pour le même objectif — à savoir contrer la tactique syndicale de la “surenchère”, laquelle tactique viserait à profiter d’un rapport de forces favorables dans un tel établissement hospitalier ou telle commission scolaire pour établir un “pattern" qui servirait de tremplin ailleurs.Comme nous l’avons vu, le principe d'une échelle intégrée et des conditions uniformes a subi des entorses importantes en 1976 lors des négociations et pourrait encore en subir davantage si la Régie décide de continuer à sabrer dans les ententes (après les élections, bien ententu!).Cette structure centralisée comporte bien des avantages pour un gouvernement qui entend exercer un contrôle très sévère sur les coûts de la main-d’oeuvre qui émarge à son budget.Mais cette centralisation va à l’encontre des pratiques consacrées, modifie les rapports de forces au détriment de la partie syndicale donc l’incite à chercher des moyens de rétablir un nouveau rapport de forces.De toute façon, les négociations de 1976 signifient, à mons sens, un certain assouplissement et, qui sait?peut-être un pas vers un mode plus décentralisé de nature à enlever de ces négociations le climat de "guerre civile" que le gouvernement a bien voulu lui imprimer.La qualité de la vie au travail L une des caractéristiques de notre système de relations de travail est l'ajout de nouveaux sujets aux cahiers de revendications et l'importance croissante de certaines de celles-ci.Depuis quelques années on insiste de plus en plus sur des questions portant sur la "qualité de la vie de travail ".Il ne fait pas de doute que certaines de ces revendications constituent des foyers de conflit riches de potentiel explosif.Parmi ces points, signalons la sécurité au travail (accidents et hygiène professionnelle); une redistribution du pouvoir au niveau de l'organisation du travail, voire même du fonctionnement de l'entreprise: un assouplissement important dans la discipline du travail, notamment en ce qui touche les horaires, en particulier le travail supplémentaire.La question de la sécurité au travail, et par prolongement, celle de la pollution de l'habitat environnant les lieux de travail n est pas que le sujet d'une revendication.Elle pose, de façon assez crue, la problématique d une option fondamentale: le coût economique par rapport à l'avantage humain et social (de sauver une vie ou de prévenir une invalidité par intoxication ou accident).Jusqu'à une date assez récente.les syndicats ont accepté la notion du "risque inhérent" à certains genres d'emploi, quitte, à la limite, à revendiquer des primes pour certains risques considérés comme exceptionnels (travail dans un endroit malpropre, travail en hauteur, travail de nuit.etc.).Bref, il s'agissait d'accepter l'impératif de la production comme donnée de base, et de "troquer" certaines conditions de travail dangereuses ou malsaines contre une rétribution supplémentaire.Il s en faut de beaucoup que nos syndicats aient adopté le mot d’ordre de leurs semblables d'Italie: "La santé n’est pas à vendre!" Depuis quelques années des syndicats au Québec comme au Canada tout entier accordent une préséance jusqu'ici inconnue à la sécurité au travail, traduisant cette préoccupation dans des clauses contractuelles, telles celles constituant des comités conjoints sur la sécurité et sur le droit du travailleur de refuser un travail qu'il estime préjudiciable à sa vie ou à sa santé.Depuis douze mois on a vu deux orientations divergentes dans le mouvement syndical québécois.Dans un cas (celui de l'industrie de l'amiante) la CSN accepte que la question de la sécurité au travail soit confiée en priorité à l'État.Dans l’autre, la FTQ continue à insister sur la nécessité impérieuse de l’intervention syndicale sur les lieux de travail, même si cette centrale a dû se résigner à voir l'État prendre en main le contrôle de la sécurité dans l’industrie de la construction.La prise de conscience des travailleurs et l'action syndicale sur cette question varient énormément d’un secteur, d'une entreprise à l’autre.Tout ce que l’on peut dire, en ce moment, c'est que ce sujet est en passe de devenir un point de ralliement et un tremplin de la contestation de l’autorité patronale comme de l’insouciance des pouvoirs publics.Le pouvoir dans les milieux de travail En quoi consiste le nouveau partage du pouvoir au niveau des lieux de travail?A l'heure actuelle, en Amérique du Nbrd.c'est encore le patronat qui prend l'initiative par des expériences visant à laisser plus d'autonomie aux travailleurs à la production (des équipes autonomes dans lesquelles les travailleurs polyvalents peuvent se relayer sur divers postes de travail) Ces initiatives visant a "humaniser le travail" placent les syndicats dans un dilemme stratégique, et ils cherchent encore une nouvelle "stratégie d'influence" pour contrer celle de l'employeur qui risque de "récuDérer" les travailleurs et ainsi les détacher de leur allégeance syndicale.Cette nouvelle stratégie syndicale, d'après un auteur, consisterait à insérer la revendication pour l'amélioration des conditions de travail dans la perspective d'un plus tfrand contrôle ouvrier à la base, de façon a assurer une action collective, encadrée par le syndicat.Chez les professionnels salariés (enseignants.ingénieurs, etc.) le question du pouvoir au niveau du travail se pose avec une grande acuité, et ceci généralement de deux façons.D'abord, il s'agit de l'au-tomie du salarié dans son travail, de la possibilité de faire valoir sa formation et sa déontologie professionnelles, même, au besoin, s'il doit se heurter aux directives de son employeur.En deuxième lieu, les salariés professionnels désirent "participer" au processus décisionnel, encore au nom de l'intérêt des "clients" ou de la "société globale ".On a vu au Québec, des débats impliquant les enseignants (pour la diminution du nombre d'élèves par classe en vue d une meilleure qualité de l'enseignement) ainsi que les ingénieurs de THydro-Québec.Dans les conflits à l'Université Laval et à l'Université du Québec, l'un des principaux enjeux porte sur le pouvoir de l'assemblée départementale des professeurs sur des questions qui les touchent de près.Dans le long conflit qui opposait les enseignants du secteur public (CEQ) au gouvernement.la question de la "tâche' de l'enseignant était cruciale.Par un tour de force, les parties ont pu régler leur différend en donnant à une question "qualitative" (la qualité de l’enseignement) une dimension “quantitative" (ratio, nombre de minutes, nombre maximal d’élèves par classe).Voilà un exemple frappant, quoique non concluant, de la capacité de notre système des relations du travail de "résorber" même des situations conflictuelles qui semblent insolubles.Un type inédit de redistribution du pouvoir est celui que prône le Congrès du Travail du Canada.Il s'agit, bien sûr, du pouvoir au niveau "macro", au niveau des grandes politiques économiques et sociales que devra promouvoir le gouvernement du Canada.Dans un sens, cette demande du CTC en faveur du “tripartisme" est une forme (ou une contre-proposition?) d'une politique de “concentration" tri-partite qui existe, ou a existé, dans plusieurs pays européens, et que MM.Trudeau et Turner avaient essayé de faire accepter par le CTC au mois de juin 1975.Or, ce que cherche le CTC, c’est une veritable “participation" au processus décisionnel, par opposition à la “consultation" qu'avait proposée le gouvernement.En fait, le CTC, dans son “Manifeste" adopté en mai 1976, assimile explicitement le “tri-partisme" à la négociation collective! Or, le ministre des affaires sociales, M.Claude Forget, a “convié" les centrales à une “négociation" semblable qui devrait aboutir à la détermination d’une nouvelle “politique salariale”.ASSEfflDlEE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN PUDIIOUC D mFORfïlATIOn MERCREDI SOIR LE 24 NOVEMBRE À 20 HEURES AUDITORIUM CENTRE HOSPITALIER HÔTEL DIEU 3840 RUE ST URBAIN BIENVENUE A TOUS éfJRs-tu ten i i chance TIRAGE: S NOVEMBRE la météo HPXI K?X -# irt Hotrivo' ^.1^' i>?Soint J»on lWmmp#Q • 4 H Vjit^ I \ fl —¦ ¦ n_f: -.1_.r_y [Son Fi onei .orleilor?/ p icipitotion ngolès |-| haute pretiion fil g ban» preition ."?'T'n'0»ie d'oir Irait mo**» d'air chaud Une dépression qui nous vient des Grands Lacs va passer au sud de la province aujourdnui.Une bande de précipitation sous forme de pluie ou de neige mouillée accompagne cette dépression.Le temps froid et plutôt nuageux va persister aujourd’hui sur toutes les régions.• Outaouais: généralement nuageux.Maximum près de 5.Aperçu pour mardi: ensoleillé.• Montréal, Cantons de l'Est: généralement nuageux.Maximum près de 5 Aperçu pour mardi : ensoleillé et froid • Laurentides : généralement nuageux.Maximum près de 3.Aperçu pour mardi : ensoleillé et froid Québec, Trois-Rivières: généralement nuageux.Maximum près de 5 Aperçu pour mardi : ensoleillé et froid ' • Abitibi, Pontiac, Témiscamingue, Haute Mauricie, Chibougamau, Lac St-Jean.Plutôt nuageux avec quelques flocons de neige.Maximum près de zéro excepté près de 3 au Lac St Jean.Aperçu pour mardi: généralement ensoleillé et froid.• Baie-Comeau, Sept-Iles: nuageux.Maximum près de 4.Aperçu pour mardi : ciel variable et froid.• Rimouski, Gaspésie: plutôt nuageux avec quelques averses de neige fondante.Maximum lundi près de 4.Aperçu pour mardi: ciel variable et froid.suites de la première page LA RÉQUISITION l'introduction dans la législation d’un pouvoir de réquisition pour le gouvernement, comme cela existe notamment en France.Samedi, M.Bourassa avait évoqué rapidement cette solution lors de son passage dans les Cantons de l’Est.Il s'agit ni plus ni moins de donner au gouvernement, par la voie d’arrêtés en conseil, le pouvoir d’ordonner dans le cas de grève ou de ! lock-out lorsque la santé et l’ordre public sont en cause un retour au travail.Bref de réquisitionner le personnel nécessaire pour assurer les services essentiels.Si on compare cette formule à celle de l’injonction, on se rend compte qu’il s'agit en quelque sorte d’inverser les rôles.Alors qu actuellement le gouvernement peut avoir recours à des injonctions, ou même à des lois spéciales, il est obligé d'avoir aussi recours au pouvoir judiciaire pour faire re’specter les injonctions ou lois spéciales.Dana le cas de la réquisition, le gouvernement ordonne le retour au travail, et les personnes visées ont par la suite le droit de recourir au pouvoir judiciaire pour faire casser l’ordonnance de , réquisition.Pour M.Bouraasa, il s'agit d'une formule plus efficace, conciliant les ' pouvoirs judiciaires et politiques.Dans les Cantons de l’Est, M.Bourassa avait précisé qu'une telle formule était d’abord conçue pour répondre aux problèmes qui s’étaient présentés notamment dans le secteur hospitalier.Rapidement, il a ajouté hier que son parti préconisait également l'obligation de recourir au vote secret dans les cas de grève et un contrôle financier à l’endroit des syndicats.A cela, le chef péquiste réplique qu’il 25 octobre par la Presse Canadienne 1974 — Les ministres des Affaires étrangères de 19 pays arabes réunis à Rabat décident de soutenir vigoureusement l’OLP.1971 — Les Nations unies accueillent la Chine populaire et excluent la Chine nationaliste.1962 — Les Etats-Unis diffusent des documents secrets montrant qu’un dispositif militaire soviétique important est mis en place à Cuba.1941 — Echec de la première offensive allemande contre Moscou.1938 — La Libye est déclarée partie de l'IJalie.1936 — L'Allemagne et l'Italie constituent 1’"Axe’’.1854 — Pendant la guerre de Crimée: charge héroïque de la brigade légère britannique.1794 — La Russie retire ses troupes de la guerre contre la France.1587 — Marie Stuart est condamnée à mort.Ils sont nés un 25 octobre: Pablo Picasso.peintre espagnol (1881-1973); Georges Bizet, compositeur français (1838-1875) s’agit encore une fois de “trucs" employés par M.Bourassa.L’argument de fond de M.Lévesque consiste a tenter de démontrer que c’est le gouvernement Bourassa qui a dégradé le climat des relations de travail.Le gouvernement libéral joue à l’incendiaire, mettant le feu pour mieux jouer au pompier, affirme M.Lévesque, c’est que Robert Bourassa et le gouvernement sont brûlés.La paix sociale est une question d’équité et de confiance, une affaire d’hommes avant d’être une affaire de papier, dit-il.Pour M.Bourassa qui réplique à son tour, les problèmes de relations de travail n’ont pas débuté avec son gouvernement, et il accuse le PQ d’être de collusion avec les chefs syndicaux.Ceci fera glisser le débat sur les travaux de la Commission Cliche, puis sur les travailleurs d’élection, M.Lévesque citant le rapport Cliche à propos de collusion entre le Parti libéral et des hommes de main recrutés dans certains milieux syndicaux.Enfin M.Lévesque signale qua son avis les pouvoirs de réquisition ne changeront rien à la situation, il faut changer le gouvernement dit-il.M.Bourassa de son côté dit voir des changements importants dans la mentalité des syndiques qui refusent de suivre leurs chefs, et affirme vouloir redonner les syndicats aux syndiqués.Cette discussion sur la dégradation du climat social s’est poursuivie lorsque les deux chefs de parti ont abordé le deuxième thème de ce débat, les questions économiques.Le chef péquiste attaque en rappelant la célèbre promesse que fit M.Bourassa à Sorel en 1970 alors qu’il avait promis de créer 100,000 emplois ou de quitter la vie politique.On les cherche encore ces 100,000 emplois, de dire M.Lévesque qui, additionnant les emplois créés, les nouveaux venus sur le marché du travail, conclut que ce sont 100,000 chômeurs que le gouvernement libéral a plutôt créés.La réplique du chef libéral se voudra agressive.Avant de dresser son propre bilan, des emplois créés; 63,600 par année en moyenne, M.Bourassa reprend son thème favori, l’échec du Jour.Félicitant M.Lévesque de son courage de venir lui faire face après avoir présidé à la faillite du Jour, il lance que le Parti québécois est le premier parti en Occident à avoir créé des chômeurs avant d’avoir pris le pouvoir.La réponse de M.Lévesque sera inattendue et surprendra M.Bourassa.Soulignant que le Jour n'a pas fait faillite, il rappelle que le Parti Libéral a eu aussi ses échecs.Il cite la faillite du Club de réforme qui en 1972 a fait perdre de l’argent à des dizaines de créanciers.M.Bourassa ne reviendra que brièvement sur le sujet, tentant de désamorcer l’impact de la réponse de son adversaire en soulignant que des deux situations ne peuvent se comparer puisque Le Jour impliquait les dirigeants pequistes alors que le Club de réforme de simples militants libéraux.En ouvrant le débat sur l’économie, M.Lévesque avait accusé le gouvernement libéral de détenir la triple couronne du plus haut taux de chômage, un Québécois sur dix en chômage; de la plus forte hausse de taxe, $200 par contribuable; et du plus gros déficit budgétaire de toute l’histoire du Québec, plus de $1 milliard, pour enfin dire que toutes les autres provinces avaient un bilan plus positif à présenter.M.Bourassa se servira d’indicateurs tels la cote du Québec sur les marchés financiers, ou la partie du budget consacré au service de la dette qui est en six ans passé de 4.8% à 4.6%, pour tirer avantage de la situation.Particulièrement sur le déficit budgétaire, il insistera pour dire que cela était connu puisque le budget présenté en mai 1 dernier prévoyait un déficit de $630 millions auquel sont venus s'ajouter $225 millions tout récemment.Tentant d’amener le débat sur le budget de l’An I présenté par le PQ en 1973, le premier ministre se voit ramener à l’ordre par son adversaire qui lui rappelle que M.Raymond Carneau dans’ son propre budget soulignai^ que le programme d’emprunts du gouvernement était trop élevé en 1976.Le débat se concluera sur un énoncé de politique générale de M.Lévesque qui croit que le gouvernement doit pour assurer le développement économique faire appel aux entreprises de chez nous, les coopératives, et les entreprises d’Etat, alors que M.Bourassa dira que son gouvernement, malgré un contexte difficile depuis six ans, a réalisé des performances supérieures à celles de ses prédécesseurs.JÉRÔME CHOQUETTE taie, dit-il, que de croire que l’individu peut se réaliser à travers l’État, qui est rarement créateur.Regardez ce qu’on fait avec les sociétés publiques et parapubliques, dit-il à un auditoire conquis.Il en a autant contre l’étatisme que de syndicalisme et le nationalisme chauvin.Selon M.Choquette, son parti fournit aux Québécois l’occasion de se desserrer de l'étau dans lequel les libéraux et les pé-quistes tentent de l’enfermer, comme s’ils étaient deux danseurs qui se détestent mais qui ont besoin l’un de l’autre pour danser.Le PNP, dit-il, veut retrouver “l’âme québécoisé” trahie par les deux grands partis qui s’affrontent, il veut faire appel à la conscience, à la fierté, et redonner au Québec son “fil conducteur”.Affichant beaucoup d'optimisme, M.Choquette se dit heureux de ce qu’il a pu faire en dix mois seulement estimant avoir posé des gestes importants en vue du “renouveau politique’’ qui en surprendra plusieurs dès le 15 novembre.L’ex-ministre libéral a énuméré dix raisons pour lesquelles M.Bourassa ne mérite plus la confiance des Québécois.Au premier rang, il place les dossiers des Jeux olympiques et de la baie James (contrat de surveillance de Bechtel International).Il demande deux enquêtes publiques, mais il ne dit pas précisément pourquoi, sauf que, pour Bechtel, “le gouvernement a obéi à des préoccupations de caisse électorale" en écartant les firmes d’ingénieurs québécois.Il s’en prend également à M.Jean Marchand, "naufragé d’Ottawa”, sur qui M.Bourassa compte pour mettre en oeuvre ses deux “prétextes" électoraux: une nouvelle constitution et la mise au pas des syndicats.Selon M.Choquette, le passé de M.Marchand sur ces deux points ne contribuera en rien à rétablir la crédibilité du gouvernement.Le chef du PNP demande le retrait de la loi 22, le retour au libre choix de la langue d’enseignement et l’enseignement de la langue seconde dès la première année dans les deux secteurs.En moins de cinq heures, les militants se sont donnés un programme qui les situe nettement à la droite du centre de l’échiquier politique, un programme à la fois simple et clair, qui répond à des inquiétudes sourdes.Le PNP affirme sa croyance indéfectible en: • la liberté et la propriété individuelles; • une large distribution de la propriété privée; • de justes récompenses de l’énergie et du sens de l’économie individuels; • le maintien de l’ordre et de la paix sociale; • la protection des droits des collectivités locales et professionnelles.Pour ce qui a trait à l’État, le PNP veut: • restaurer l’honnêteté dans la gestion des affaires publiques et appliquer pleinement le principe de la séparation des pouvoirs; • remplacer le gouvernement des technocrates par celui des élus du peuple; • mettre fin au gaspillage des deniers publics en ne dépensant pas au-delà des revenus de l’État; • restaurer sans faiblesse et contre le centralisme dévastateur, les pouvoirs des provinces, des municipalités et commissions scolaires, ainsi que des corporations professionnelles.En économie, le PNP se préoccuperait surtout de l’agriculture, de la petite et moyenne entreprise, du textile, de la chaussure et du meuble, et de la transformation des ressources naturelles sur place.Il veut de plus rétablir la démocratie syndicale en réglementant de façon sévère les principaux votes syndicaux, et en remplaçant le droit de grève dans les secteurs public et parapubïic, par la négociation et l’arbitrage obligatoire.Le PNP veut encourager la participation des employés au capital des entreprises et refaire ainsi au travail sa fierte et son but.Le parti de MM.Choquette et Roy se propose en outre d’améliorer le sort des familles nombreuses; de redonner aux hôpitaux une large autonomie par la création d’un ministère de la santé publique; d'instituer le carnet individuel de santé; et de loger décemment les vieillards et les handicapés.Le PNP propose diverses mesures pour encourager l’accession à la propriété et pour favoriser l’habitation.Finalement, M.Choquette préconise une réforme radicale du système d’éducation : • en le fondant à nouveau sur la responsabilité et l'ordre; • en définissant avec précision les exigences pédagogiques des cours; • et en laissant s’exercer la liberté de choix pour la langue d’enseignement, tout en mettant en place un système sérieux d’enseignement de la langue seconde dès la première année.LA CHINE cloué au pilori la veuve de Mao et ses complices.Il les a accusés d’avoir calomnié "notre bien aimé Chou En-lai” et d’avoir voulu se hisser au dessus du président Mao Tsétoung et du parti communiste.“Tandis qu'ils dénonçaient du bout des lèvres la bourgeoise, ils se livraient à la goinfrérie et à la débauche”, a encore affirmé le cheminot.Le discours le plus dur a été celui du soldat Hsu Heng-lu qui a repris à son compte les accusations formulées par les autres orateurs.Il a notamment affirmé que les “quatre” vénéraient tout ce qui venait de l’étranger et entretenaient des liens illicites avec des pays étrangers.Il les a accusés d’avoir exercé une dictature fasciste et les a qualifiés de termites et de “tumeurs sur le corps de notre Etat”.Si leur complot avait réussi, les têtes de millions de personnes seraient tombées.Sous les acclamations de la foule, il a conclu en affirmant que les quatre avaient joué un double-jeu.constitué leur propre gang et saboté les grands desseins stratégiques de Mao.Résumant les discours, un sinologue a estimé que les orateurs ont accusé le groupe antiparti de “tous les crimes con- L’élection a été déclenchée sous de faux prétextes, soutient Biron ;par Bernard Morrier ’ LAURIER-STATION - Le chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, a affirmé hier que le premier ministre Bourassa avait déclenché des élections générales sous deux faux thèmes: le rapatrie-,ment de la constitution et le règlement •des conflits de travail dans les secteurs ’publics et para-publics.• Parlant oevant plus de 2,000 personnes !qui assistaient à l'inauguration de sa cam-Ipagne à Laurier Station, dans le comté de • Lotbinière, où il est candidat, M.Biron a Jdéclaré que, dans un premier temps, il n’y •avait aucune urgence à rapatrier la consti-Itution.; “Que celle-ci soit à Londres ou a Ottawa, a-t-il dit, ce n’est pas ça qui va régler nos problèmes dans l’immédiat.Ce u il faut régler en priorité, ce sont nos ettes, notre déficit d’un milliard de dol-,lars, et donner du travail au Québécois, 'dont le nombre des chômeurs atteint Ipresque 10%.’’ Abordant par ailleurs les conflits dans Je secteur public, M.Biron a rappelé que îl’Union nationale préconisait de remplacer le droit de grève par l’arbitrage obli-•gatoire.J “Quand l'Union nationale sera au pouvoir c’est pas Charbonneau, ni Laberge, 'ni pépin qui vont gouverner le Québec, Vest moi”, a-t-il déclaré sous les applaudissements d’une foule très chaleureuse, en notant encore que ce n'était pas d'aujourd’hui que les chefs syndicaux prenaient la population en otage en déclenchant des grèves dans les hôpitaux et les écoles.Aussi, selon lui, le gouvernement Bourassa n'avait pas besoin d’une élection pour y voir.Dans un autre ordre d’idée, M.Biron .< promis qu'un gouvernement unioniste donnera la priorité aux petites entreprises, contrairement à M.Bourassa “qui favorise les grosses entreprises pour avoir sa photo en première page des journaux”, tout en oubliant de dire aux Québécois comment ils peuvent devenir propriétaires de leurs entreprises.“Un gouvernement de l’Union nationale, a-t-il affirmé, viendra en aide aura petites entreprises en leur fournissant des spécialistes en administration et en mise en marché”.En promettant d'autre part aux agriculteurs de leur donner un gouvernement ui leur garantirait la vente de leurs pro-uits pour au moins trois ans, M.Biron a soutenu que la population du Québec avait probablement la dernière chance, par la présente élection, de se donner un gouvernement qui réponde à ses aspirations.H a rappelé que.présentement, le Québec devait importer annuellement 45% de toute sa consommation de produits agricoles, ce qui fait qu’une foule de produc- teurs restent avec des stocks sur les bras quand on ne les force pas à réduire leur production.“Cette politique en est une de non-sens et ce qu’il faut c’est revenir au bon sens grâce à un gouvernement UN”, a dit l’homme d'affaires de Sainte-Croix, qui a souligné que le premier ministre Bourassa s’était moqué des cultivateurs en leur donnant un ministre de l’Agriculture, M.Kevin Drummond, venant de West-mount, où il n’y a même pas une ferme dans le comté.D'après M.Biron, depuis 1970, les impôts sont passés de $1 milliard à $3 milliards tandis que les salaires ont à peine doublé, “ce qui fait, a-t-il noté, une augmentation des impôts de plus de 33% sur les salaires réels .De son côté, le député sortant et can-diadat de l’UN dans Johnson, M.Maurice Bellemarre, y est allé d’une attaque virulente contre les rpuges “quil faut battre”, a-t-il répété a maintes reprises.Présenté notamment comme le deuxième fondateur de l’UN, M.Bellemare s’est permis de répondre au premier ministre Bourassa qui défiait hier après-midi, le chef du PQ, M.René Lévesque, de nommer un seul scandale où les libéraux ont été impliqués.“Je vais lui en donner, moi, une liste de scandales; tenez-vous bien ”.Il a cité entre autres le cas du député Gérard Shanks, de Saint-Henri, cité à son procès dans l’affaire de l’urbaniste Roger Gagnon; le scandale de la Place Royale, à Quebec, où plus de $5 millions de contrats ont été accordés sans soumission à des "rouges” (Antonio Sévigny, Léo Nadeau, Mathieu Sylvain et Beaurivage Construction); Kirwin Drummond, impliqué dans un scandale de l'asphalte, et qui s’est fait offrir $100,000 pour faire changer les lois régissant les agences de voyages qui, d’ailleurs, ont changé; le noyautage des lignes téléphoniques monté par Jean Prieur et André Corbeil; la “charogne", le député de Taillon, M.Guv Leduc, cités par la CECO: le sapin de Bourassa à Paris: $20,000; une bâtisse à Saint-Jean, où le député libéral Veilleux est intervenu pour qu elle soit louée au gouvernement du Québec.“Nous, a rappelé M.Bellemare, nous avons bien eu l'enquête Salvas, mais qu'est-ce que c’était à côté de tous ces scandales des libéraux?” Enfin, l’Union nationale a révélé hier qu'elle avait maintenant 68 candidats de choisi, en vue de l'élection du 15 novembre prochain.Six femmes figurent sur cette liste et l'une d'elles, Mme Rose Duguay-Brossard, qui affrontera le ministre du Travail, M.Gérard Harvey, dans le comté de Jonquière a promis, au cours de l'assemblée de M.Biron, de verser un revenu à la femme qui demeure au foyer.“Un revenu, a-t-elle dit, qui sera basé sur le nombre d’enfants.cevables dans le catalogue du communisme chinois”.M.Hua était entouré des membres du bureau politique et, pendant les discours, échangeait fréquemment des propos avec certains d’entre eux, notamment le ministre de la Défense Yeh Chie-nying.Pour les observateurs, la disposition des membres du bureau politique autour du president du parti confirme 1 importance de quatre modérés: Yeh et le vice-premier ministre Li Hsien-Nien, Chen Shi-lien et Chi Teng-Kuei.Yeh, l’actuel ministre de la Défense, est considéré comme le prochain président du congrès du peuple et Li comme le successeur de Hua à la tête du gouvernement.Proche collaborateur de Chou En-lai, Li Hsien-nien est le principal expert financier du pays et celui des dirigeants chinois qui connaît le mieux le monde extérieur.Quant à Chen Hsi-lien, le commandant de la garnison de Pékin, la plupart des experts voient en lui le prochain ministre de la Défense.De son côté, Chi Teng-Kuei deviendrait premier vice-premier ministre.Les quatre hommes sont également considérés comme candidats probables au comité permanent du parti qui est chargé des affaires courantes.La grande manifestation d’hier n’a en tout cas apporte aucun indice en ce qui concerne la date à laquelle les changements les plus attendus à la tête du gouvernement et du parti pourraient être rendus publics.Elle a permis en revanche au maire de Pékin d’assurer ses 800 millions de compatriotes que le complot anti-parti a été déjoué et que le président Mao a désormais un successeur capable en la personne du président Hua Kuo-feng.La place Tien An Men n'était qu’une immense mer colorée de drapeaux rouges, de banderoles portant des slogans à la gloire de Hua Kuo-feng et du parti ou de condamnations du “gang des quatre”, de milliers de portraits de Mao et de Hua Kuo-feng réunis et de centaines de milliers de petits fanions multicolores agités par les participants.Ceux-ci couvraient chaque centimètre carré de l’immense place et l’avenue avoisinante de Chang An, mais d’une façon organisée et ordonnée, par unité, et l ar-mee populaire était particulièrement visible en uniforme vert.Ouvrières d’usines textiles, paysans à serviette blanche sur la tête, ouvriers en salopettes bleues, enfants des écoles agitant des bouquets de fleurs, gardes rpuges à brassards, infirmières, métallos des aciéries lunettes protectrices sur le front, médecins aux pieds nus, employés des ministères, tous ont communié dans la même ferveur pour glorifier d’une façon impressionnante l’homme en qui Mao plaçait sa “confiance totale”.La manifestation s’est achevée sur l’immense et impressionnante clameur d’un million de personnes hurlant d'une seule voix: “Da Dao (à bas), Wang Hung-Wen, Chang Chung Chiao, Chiang Ching, Yao Wen-Yuan”.La clameur a été entendue a lusieurs kilomètres à la ronde.A la triune, Hua Kuo-feng a crié en même temps que les autres, en brandissant le poing.nutes, et les deux hommes avaient ensuite une minute chacun pour tirer leurs conclusions.Le modérateur du débat, M.Jacques Morency, a dû rétablir à plusieurs reprises l’equilibre en ajoutant à l’un ou l’autre des participants quelques minutes à ses interventions.Du studio de CKAC, le débat était diffusé dans 28 stations du réseau Télémédia, avec un potentiel de trois millions d’auditeurs.Le débat sera retransmis ce soir à 19 h sur le réseau Télémédia.MARCHAND Suite de la page 3 nombre, la force, la technologie.C’est se raconter des histoires que de penser être indépendants et garder un niveau de vie comparable à celui des Etats-Unis.Avec l'indépendance, il faudra sacrifier la deuxième voiture, le voyage à Old Orchard ou en Floride, et accepter des sacrifices comme Castro en a imposé à son peuple.” M.Marchand se défend bien d'être pessimiste; il ne se veut que réaliste.“Il faut être plus forts et plus fins, faire preuve de génie inventif, comme la Suisse.Les séparatistes sont peut-être honnêtes et sincères, mais ils rêvent en couleurs et leur arrivée au pouvoir conduirait le Québec à un désastre peut-être irréparable.” Il avait été rumeur que Me Auguste Choquette postule la candidature dans Louis-Hébert contre M.Marchand, qu’il déteste cordialement.Il ne l’a pas fait, mais il est possible qu'il soit candidat indépendant.estimant que son ex-collègue fédéral n'est pas un "vrai libéral" et ne cherche que ses intérêts personnels.M.Marchand a dit là-dessus, en haussant les épaules, que M.Choquette est “obsédé par le show business", en allusion au role d'animateur que joue l’avocat à TVA, aux côtés de Réal Giguère.M.Marchand s’est bien défendu d’entrer dans la vie privée des gens, de dire qu'ils ont des maîtresses ou défendent des prostituées, promettant que, si les autres le font dans son cas, il répliquera par des poursuites en libelle diffamatoire.La campagne de Louis-Hébert, où M.Marchand prend la relève de l’avocat Gaston Desjardins, qui retourne à sa profession, sera des plus passionnantes.Car M.Claude Morin, considéré comme “le père de l’étapisme" est l’un des gros canons du PQ, tandis que M.Bourassa compte sur M.Marchand pour en faire son leader parlementaire et son principal debater contre les péquistes à l’Assemblée nationale.Gargantua new-yorkais RENÉ LÉVESQUE d’Ottawa et l’attitude indépendantiste du PQ.Le Québec existe déjà, possède des pouvoirs qui lui sont propres, et partage les autres avec le gouvernement central.Il serait inutile à la fois sur le plan économique et politique de modifier cette situation, à cause des avantages évidents qui en découlent.M.Lévesque n’a pas prisé le ton et le choix de mots de M.Bourassa pour dépeindre ces avantages, et Ta accusé d’être négatif, masochiste et déprimant, “attitude étonnante de la part d’un homme qui était chef d’État”.Puis il a amené sur le tapis la candidature de M.Jean Marchand pour noter que le parti libéral devait être en bien mauvaise posture pour être forcé d’accepter des candidats qui ont manifesté dans le passé leur mépris évident du Québec.“Les libéraux devraient être plus en mesure de constater le cancer généralisé dans leur propre maison que de re-manquer les égratignures dans la figure des autres”.Piqué au vif, M.Bourassa s’est défendu d’être négatif, et a donné en exemple la façon dont il faisait partout l’éloge du ûébec et mettait ses atouts en relief, tes-vous, oui ou non, séparatiste?a-t-il demandé alors à M.Rene Lévesque.“Oui, je suis très profondément pour l’indépendance du Québec”, de répondre le président du PQ, à cause de la moitié de nos impôts “fricotés” à Ottawa, de l'immigration sur laquelle nous n'avons plus de contrôle, du phénomène de rejet du Canada anglais qui se manifeste clairement tes jours-ci par les déclarations de MM.Richardson et Clark.Il faut sortir de ce régime, et le faire démocratiquement.Mais il n’a jamais été question de séparer le Québec du reste de l’Amérique du nord.On a parlé d’association.Quand on fera l’indépendance, on la fera sans bousculade.Elle sera préparée par le gouvernement de la province qui dira aux Québécois qu’ils peuvent mettre en valeur ce qu'ils ont de mieux, et qu’ils peuvent avoir confiance en eux.C'est là que M.Bourassa a accusé son rival de créer un climat d’incertitude pour les années à venir, advenant un référendum négatif et la possibilité d’un second référendum sur le même sujet.Pressé par le temps, M.Bourassa a enfin réitéré sa foi en un fédéralisme qui assurera le bien-être aux Québécois.M.Lévesque, pour conclure, est revenu sur l’entrée en scène de M.Jean Marchand, avec le commentaire suivant: “Je ne connais pas un général qui irait recruter des colonels dans l'armee d’en face, parce que les Québécois, ils n’ont rien qu'un instrument qui leur appartient vraiment pour se défendre contre la mer anglo-saxonne qui les entoure, c’est le gouvernement du Québec”.ROBERT BOURASSA M.Lévesque, de son côté, devait souligner que M.Bourassa était très habile à passer a côté des questions qu’on lui posait et qu’il s’arrangeait pour glisser autour du sujet.Le débat avait duré un peu moins de deux heures, et M.Lévesque semblait vidé.Quatre sujets avaient été inscrits à l'ordre du jour: les relations de travail, l'économie, la constitution et l'administration.L’ordre des interventions avait été tiré au sort avant le début de la rencontre.Ainsi, pour le premier quart, M.Bourassa avait trois minutes pour faire son entrée en matière sur la question des relations de travail, et M.Lévesque de même.Le débat sur ce sujet a duré 20 mi- NEW YORK (Reuter) — Vingt-cinq personnes ont péri et une dizaine d'autres ont été blessées, lors d’un incendie qui a ravagé, dans les premières heures de la matinée d’hier, un club privé du quartier du Bronx, à New York.Des témoins ont rapporté avoir vu un homme jeter quelque chose vers l’entrée du club, quelques secondes avant que l’incendie n’eclate.La police a ouvert une enquête pour déterminer s’il s'agit bien, comme ces témoignages le donnent à penser, d’un incendie criminel.Dix des victimes ont été retrouvées, entassées dans une salle de bain du club.Plusieurs des rescapés se sont blessés en se jetant des fenêtres avant que les pompiers n’aient eu le temps de mettre en place des filets pour les recevoir.Quand les pompiers sont arrivés sur les lieux, l’immeuble de deux étages dans lequel se trouve le club était entièrement la proie des flammes.DÉCÈS Notez *.v,p.que le< ovls de décèt doivent nous parvenir ovont 4:30 p.m.pour publUotion du fende* main.Le dimanche : 7 à 4:30 p.m.LALONDE.— À l’ile Perrot, le 24 octobre 1976 à l’âge de 89 ans, est décédée, Mme J.A.Lalonde, née Laura St-Aubin, demeurant à 1477 boul.Perreault.Outre son époux, elle laisse ses enfants Marcel époux d'Aline Tur-bide, Yolande, Claude époux de Madeleine Pa-renteau, l’honorable Me Marc Lalonde, époux de Claire Tétreault, Mme Jacques Denis, Hélène, et de nombreux petits-entants.Les funérailles auront lieu mercredi le 27 courant.Le convoi funèbre partira du Salon Aubry et Trudeau no 96 boul.Perreault à 2 heures, pour se rendre à l’église Ste-Jeanne-de-Chantal où le service sera célébré à 2:30 heures, et de là au cimetière du même endroit lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Salon fermé entre 5 h et 7 h Prière de ne pas envoyer de fleur, des dons à la Société de recherche sur le Cancer Inc.6333 boul.Décarie, Suite 12, Montréal OU OXFAM Eux + vous= nous Solidarité au tiers monde informations internationales Le Devoir, lundi 25 octobre 1976 •?Devancé, Ford tente un “blitz” de dernière heure WASHINGTON (d'après AFP) — A huit jours de la date fatidique du 2 novembre, les milieux politiques améri-eàins conviennent en général que M.Jimmy Carter est en tête dans la course à la Maison-Blanche mais que son avance sur le président Ford est insuffisante pour lui garantir la victoire.Aussi, le président Ford entend mener ces jours prochains une campagne inlassable dans les Etats-clé, lançant surtout un “blitz” télévisé avec lequel il espère submerger son rival démocrate.Le président a appelé Facteur John Wayne et son ancien rival l’exgouverneur Ronald Reagan à la rescousse pour essayer de battre M.Carter en Californie le 2 novembre.John Wayne a accepté, mais Ronald Reagan a fait savoir qu’il était trop occupé.Maintenant qu’il parait probable que M.Ford perdra l’Etat de New York, comme l’indiquent des sondages publiés dimanche, une victoire en Californie est devenue indispensable s'il veut encore espérer être élu.La Californie et New York sont des deux États les plus peuplés des Etats-Unis et la Californie à elle seule peut faire la décision comme ce fut le cas en 1960 entre John Kennedy et Richard Nixon.En arrivant à Pasadena, samedi soir, M.Ford a appris qu’un sondage (effectué par le parti républicain) lui donnait deux points d’avance sur M.Carter.Après avoir participé hier à une série de rallyes dans le sud de l’Etat, où les Répubücains sont en force, M.Ford va lancer le “blitz” télévisé avec lequel il espère submerger M.Carter: un programme d’une demi-heure avec le concours de son fils Steve, de Facteur John Wayne, d'hommes politiques et de vedettes de Hollywood.Le programme sera diffusé en Californie et dans les Etats voisins.Le président est décidé à jouer son va-tout sur la télévision: il va consacrer les quatre millions de dollars qui restent dans son fonds de campagne à une série de programmes, du même genre que celui de Californie, concentrés sur les grands Etats —, les plus peuplés, qu’il va visiter dans les huit jours qui restent d’ici l’élection.Les débats télévisés qui ont opposé les deux hommes se sont terminés vendredi soir et appartiennent désormais à l'histoire.Le candidat démocrate, après avoir perdu le premier puis remporté le second, semble avoir arraché une courte victoire dans le troisième.En outre, selon une enquête publiée par l’hebdomadaire US News and World Report, M.Carter a actuellement la victoire à portée de la main dans la course à la présidence.A la date du 22 octobre, c'est-à-dire avant le dernier débat télévisé, le candidat démocrate était en tête dans 19 états et dans le district de Columbia, totalisant 244 votes de grands électeurs sur un total de 270 nécessaire pour être élu, déclare le magazine.M.Des représentants US auraient reçu des pots-de-vin de Séoul Washington (afp» - La Corée du Sud aurait versé d’importants pots-de-vins à des membres de la Chambre des représentants et à de hauts fonctionnaires américains, révèle le “Washington Post”, dans sa livraison d’hier.Le journal précise que des sommes de l'ordre d’un demi million à un million de dollars auraient été distribuées annuellement.depuis 1970, par l’entremise de M.Tong Sun Park, homme d'affaires sud-coréen établi à Washington.Toujours selon le Pôst, le président sud-coréen M.Park Chung Hee, aurait été personnellement à la tête d’un réseau d’agents chargés de remettre des fonds à diverses personnalités, afin de “créer un climat législatif favorable” à la Corée du Sud, à Washington.Citant des “sources proches d’une investigation ouverte par le département de la Justice”, le quotidien indique qu’une vingtaine de membres siégeant ou ayant siégé à la Chambre des représentants font actuellement l’objet d’une enquête.Le “Post" cite également un rapport fait par M.Donald Ranard, ancien fonctionnaire du Département d'Etat chargé du Bureau des Affaires coréennes de 1970 à 1974.M.Ranard aurait déclaré que l’homme d’affaires Tong Sun Park avait offert, en 1970, de contribuer à la campagne électorale d’un représentant qui faisait partie de la Commission des Relations internationales.Le représentant, aurait ajouté M.Ranard, “s’était rendu compte de la nature de l’offre et l avait rejetée”.: M.Ranard aurait également indiqué que la secretaire de M.Cari Albert, speaker de la Chambre, maintenait des contacts avec les services d’espionnage sud-coréens.La secrétaire, Mme Suzy Thompson, était née en Corée.Le journal précise que les fonds dont disposait M.Tong Sun Park provenaient de commissions annuelles de millions de dollars sur des ventes de riz américain à la Corée du Sud, dans le cadre du programme “denrées pour la paix”.M.Tong Sun Park, ajoute le “Post”, a démenti qu’il avait effectué des paiements illicites à des parlementaires.Il a toutefois reconnu qu'il avait 1 remis de l’argent a l’ancien représentant Cornelius Gallagher (démocrate du New Jersey), M.Gallagher a récemment purgé une peine de prison pour fraude fiscale.L’homme d’affaires sud-coréen a également indiqué qu’il avait versé des fonds aux représentants Richard Hanna (démocrate — Californie), William Broomfield (républicain — Michigan) et Edwin Edwards (démocrate — Louisiane), M.Edwards est devenu, depuis, gouverneur de Louisiane.En 1971, M.Edwards avait réussi à faire obtenir des prêts fédéraux à la Corée du Sud, pour qu’elle puisse acheter une grande partie de la récolte de riz de Louisiane restée invendue.En 1975, écrit le "Post", M.L’IRA s’en prend à des femmes de la paix ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1 253 ave McGill College Suite 800 MONTREAL - 866-9854 LONGPRÉ MARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART HEIN été atteinte par une brique.les manifestants DÉCORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD MÛRISSE! DtCORA TEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS D INTERIEURS 878-3846 266 est, St-Psul.Vieux Montréal LALTtltNTKNJE ChSTEBU d aujourd hui M.Serge Lafrance, sa, 382 4710 BELFAST (Reuter et AFP) — De jeunes sympathisants de l’Armée républicaine irlandaise ont attaqué, à coups de tessons de bouteilles et de briques, des partisans du Mouvement des femmes pour la paix, qui participaient a un défilé, samedi, dans le quartier de Falls Park, à Belfast.La plupart des manifestants étaient des femmes accompagnées de leurs enfants et il y a eu plusieurs blessés.Mme Betty Williams, l’une des cofondatrices du Mouvement, a pa Lorsque le: ont atteint le parc dans Ouest-Belfast, les partisans de 1TRA, pour la plupart de très jeunes gens, en ont fermé les grilles pour les empêcher d'entrer.Certains d’entre eux ont ensuite entrepris de lapider les femmes qui se sont éparpillées.Plusieurs ont été rejointes, jetées à terre et piétinées.Les incidents se sont produits près d’un commissariat de police protégé par l’armée britannique, mais les soldats ne sont pas intervenus.Des pierres ont également atteint Ciaran McKeown, autre responsable du Mouvement des femmes pour la paix.Seize personnes, (font dix femmes, ont été transportées par ambulances à l'hôpital.Un prêtre catholique, qui a reçu une brique sur la tête, est grièvement blessé.Après s’en être pris au défilé des femmes, les jeunes sympathisants de 1TRA ont attaqué des soldats qui, jusqu’alors, n'étaient pas intervenus.Les militaires s'étant formés en ligne pour marcher sur les assaillants, ceux-ci se sont enfuis.Dans la soirée, un communiqué publié par les responsables du Sinn Fein, à Belfast, a déclaré que Faction des jeunes était “la réponse des nationalistes à la brigade de ceux qui veulent la paix à n’importe quel prix.” Mme Williams a toutefois qualifié de “grande victoire” la manifestation pacifique de 15.000 personnes des deux communautés organisée par son mouvement pour protester contre sept ans de guerre civile en Ulster.“Les provos ont montré leur véritable visage.Ils ont fait faire leur sale besogne par des enfants”, a déclaré Mme Williams.Par ailleurs, une autre manifestation en faveur de la paix en Ulster s’est déroulée samedi à Cardiff, principale ville du Pays de Galles.Un millier de personnes ont défilé sous la pluie, avant de se rendre devant l'hôtel de ville, où M.Ralph Williams, le mari de la militante de Belfast, a présidé une cérémonie.Quelques manifestants ont tenté de troubler la réunion par des cris hostiles à la présence des troupes britanniques en Ulster.C’est la première fois qu’une manifestation pour la paix en Ulster a lieu au Pays de Galles.Enfin, hier cinq soldats britanniques ont été blessés par balles, à Belfast, par des tireurs embusqués qui ont réussi à prendre la fuite.L’incident s’est produit au moment où les militaires aidaient la police à enlever une voiture abandonnée.Une trentaine de coups de feu ont été tirés par les terroristes.C’est la deuxième fois en moins de vingt-quatre heures qu’un groupe de soldats britanniques est victime d’une embuscade.Samedi soir, cinq militaires avaient été blessés par une rafale de pistolet mitrailleur tirée contre le véhicule à bord duquel ils patrouillaient, à quelques kilomètres de la frontière entre les deux Mandes.BILINGUISME FONCTIONNEL H Nouvelle façon d’apprendre l’anglaia ou le françaie.Méthode “audio-visuelle’ SESSION D’AUTOMNE II 1976 Commençant lee 1,2 et 6 novembre 76 7 semaine* — 42h — $78.Frais d’inscription $5.ProfriMais : l'ipiis-elii.Il soir il II tiédi.Ni mu : iikitiils.itreitiiire K imcii.(01-06) 07 (Cirriiiir) il einli wImirI 7«*iiim —21 k—$39 Fnis OlascriptiM 65.TESTS DE CLASSEMENT ls jeudi 28 octobre 1978 de 18.30 è Uh.Hnnsliffiini : LimH ¦ mirdi.il 9k i 9k — Sasiil il 9k i 5k CENTRE-VILLE 1441.niOniBeoii 849-5331.Posti 723 Edwards avait confirmé que M.Tong Sun Park avait, semble-t-il, offert de contribuer à sa campagne en tant que candidat au poste de gouverneur de Louisiane.M.Edwards avait ajouté que les directeurs de sa campagne n'avaient pas accepte de tels fonds.Ford menait pour sa part dans 14 états comptant 90 votes électoraux, dans 7 états élisant 204 grand électeurs la course était trop serrée pour qu’un favori puisse être donné.“A moins de bouleversements de dernière minute.Carter a la victoire presque dans la main", estime l’hebdomadaire.Il souligne cependant qu'en raison du grand nombre d’états indécis un succès de justesse du président Ford demeure possible, d'autant que dans plusieurs des états ou M.Carter mène, son avance est mince.Un sondage effeptué par le New York Daily News donnait hier M.Carter gagnant sur le président Ford dans l'état de New York par 53 pour cent contre 44 pour cent.Les trois pour cent restants vont à l’ancien sénateur Eugene McCarthy, candidat indépendant.Traditionnellement, les sondages du News, tabloïd conservateur, se révèlent corrects au moment des élections.Le journal a interrogé 4,364 personnes qui ont rempli des bulletins de vote fictifs.Dans la ville de New York proprement dite, M.Carter mène par plus de 2 contre 1 avec 67 pour cent des voix contre 31 pour cent pour M.Ford.Parmi les électeurs de confession juive, M.Carter bat M.Ford par une marge de 3 contre 1.Chez les noirs, le candidat démocrate recueille 91 pour cent des suffrages.Il mène nettement également parmi les jeunes, les nécessiteux et les personnes les moins éduquées.M.Ford a le soutien des protestants, des personnes âgées et des individus dont le revenu annuel dépasse 15,000 dollars.Le New York Times publie également un sondage dans son édition dominicale où M.Carter est nettement vainqueur dans l’état de New York.Les chiffres sur des suggestions posées à 1,335 électeurs sont presque identiques à ceux du Daily News.En outre, le New York Times a annoncé hier qu'il a décidé de soutenir la candidature de M.Carter à la Maison-Blanche.De nombreux autres journaux à travers les États-Unis ont décidé de prendre position, et se divisent apparemment également entre M.Carter et le président Ford.Le New York Times écrit qu’il a pris sa décision malgré l’ambivalence de M.Carter dans certains domaines et son imprécision dans d’autres.Le journal explique son choix par “le sens du leadership basé sur une approche humanitaire, sociale et essentiellement libérale de la plupart des problèmes intérieurs et de la politique étrangère” dont fait preuve le "ticket" démocrate.Le quoditien new-yorkais ajoute que sur toutes les questions de politique intérieure, “M.Carter a montré qu’il était beaucoup plus conscient des vrais besoins du pays”.Il reproche en outre à M.Ford le choix de son vice-président, le sénateur Robert Dole, à propos duquel il estime que le contraste qu’il présente avec M.Walter Mondale, co-listier de M.Carter, est si pénible qu’il "vaut mieux ne pas en parler".L’autre grand quotidien new yorkais du matin, le Daily News, a décidé d'apporter son soutien à M.Ford, de même que le Chicago Tribune, le Philadelphia Inquirer et le Boston Herald American.En Floride, plusieurs éditoriaux se prononcent en faveur de M.Carter,.C’est le cas du Miami News et du St.Petersburg Times.Plusieurs journaux du sud cependant, comme le Chronicle Herald de Augusta en Géorgie, l’état natal de M.Carter, indiquent qu’ils préfèrent M.Ford malgré la fierté qu'ils auraient ressentie à voir un homme du sud à la Maison-Blanche.mm & Vous pouvez faire quelque chose.Souscrivez à la caisse propre.Envoyez votre contribution au Parti Québécois C.R 540, station Youville, Montréal, Québec.Annonce payée par Robert St-Jean, agent officiel du Parti Québécois.8765 avenue du Parc, Montréal.Cest le temps de décider! «Le gouvernement libéral na pas encore trouvé les vraies solutions aux nombreux problèmes qui assaillent les Québécois dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'administration publique, du logement, du travail et de la culture.Le gouvernement de Robert Bourassa s'est ainsi coupé complètement du peuple québécois qui s'était fié à sa fausse image de froide efficacité.Les Québécois ont un urgent besoin d'un gouvernement dans lequel ils puissent se retrouver.Un gouvernement pour eux, capable d'identifier rapidement leur vrais problèmes et d'y apporter des solutions efficaces parce que répondant aux aspirations profondes de toute la population.Les Québécois ont besoin d'un gouvernement qui accepte la responsabilité de gouverner.Les Québécois ont besoin d'un gouvernement véritable.C'est le temps de décider!®* Rodrigue Biron / Devant l'état d'urgence actuel, c'est le temps de l'Union Nationale C'est le temps de simplifier et de décentraliser les différents programmes de santé et de services sociaux du ministère des Affaires Sociales en permettant à chacune des régions économiques du Québec de les adapter à ses besoins propres.C'est le terrms de faire du français la langue nationale du Québec, d'en reconnaître la prééminence, notamment dans le milieu de travail, et de reconnaître la culture de la majorité, dans le respect des autres cultures.C'est le temps de limiter l'autonomie abusive de l'Hydro-Québec en confiant d'une part à la Régie de l'électricité et du gaz le soin de réexaminer et d'approuver les tarifs d'électricité établis par l'Hydro-Québec ainsi qu'en réévaluant d'autre part les factures de l'Hydro-Québec en fonction d'une consommation réelle et non simplement estimée.C'est le temps de démocratiser le syndicalisme dans le secteur privé en soumettant le droit de grève, à l'intérieur d'une unité de négociation, à un vote secret exercé sous la surveillance d'un organisme indépendant, un vote auquel devront participer la majorité de tous les employés faisant partie de l'unité de négociation pour qu'il soit valide.C'est le temps, dans le secteur public, de remplacer le droit de grève par la négociation permanente.C'est le temps de redéfinir la structure politique de la Confédération à partir du principe que les dix États membres sont souverains dans les domaines relevant de leur juridiction et à partir d'une conception fortement décentralisée du fédéralisme qui, entre autres, accorderait aux États membres les pouvoirs qui ne seraient pas expressément attribués au gouvernement central par la Constitution.C'est le temps de faire de l'éducation un service permanent et gratuit pour tous les Québécois et d'inclure dans les programmes d'enseignement des stages d'apprentissage pour les étudiants afin qu'ils puissent accéder au marché du travail avec une expérience reconnue.C'est le temps de valoriser le rôle de la femme en versant d'une part à la femme au foyer un revenu proportionnel à son rôle économique et en mettant sur pied d'autre part un réseau complet et adéquat de garderies pour venir en aide à la femme qui travaille à l'extérieur.C'est le temps d'assurer aux personnes du troisième âge la considération et la quiétude qui leur sont dues en s'assurant que le réseau de centres d'accueil du Québec maintienne ces personnes dans leur milieu de vie normale.C'est le temps de fournir à l'agriculteur québécois les moyens de bénéficier d'un niveau de vie à la hauteur de son travail grâce à des mesures comme celles-ci: • Etablir une politique d'égouttement des terres et de conservation des eaux en collaboration avec les conseils de comté.• Renégocier l'application des quotas de production de lait sur une base régionale et adopter un plan pour rendre la production laitière rentable au maximum.C'est le temps d'intégrer vraiment les travailleurs à leur entreprise en leur permettant d'avoir accès aux profits de celle-ci et même d'en devenir propriétaires grâce à la mise sur pied de plans de participation aux bénéfices et d'octroi de privilèges fiscaux au travailleur lorsqu'il achète des actions de compagnies québécoises.H C'est le temps de l'Union Nationale Cette annonce est autorisée et pavée par Me lean Blanchard, agent officiel du parti de l'Union Nationale 33 ouest, rue Blamville.Sainte-Thérèse, Québec.1 V s 8 • Le Devoir, lundi 25 octobre 1976 informations internationales Le club de Rome et le nouvel ordre mondial ALGER (Reuter) — Le Club de Rome se réunit du 25 au 28 octobre à Alger pour examiner les moyens de contrôler le développement international de manière à éliminer le spectre de la guerre et de la famine et à rendre notre planète plus habitable aux générations futures.Quelque 300 économistes, écrivains, hommes politiques, industriels et journalistes se réunissent à Alger à titre privé pour examiner le rapport élaboré par vingt et un spécialistes sous la conduite du professeur néerlandais Jan Tinbergen, prix Nobel d’économie.Il a fallu deux ans à la fondation Reviewing the International Order (RIO) pour rédiger son rapport.Celui-ci préconise un certain nombre de mesures susceptibles d’éviter les catastrophes que prédisait un précédent rapport du Club de Rome intitulé “Les limites de la croissance”.Celui-ci estimait qu’une croissance effrénée conduirait à une surpopulation, une production alimentaire insuffisante, et l'épuisement des matières premières de la planète en l’espace d’un siècle.Le professeur Tinbergen et ses collaborateurs émettent une centaine de propositions à moyen et long terme.Ils préconisent notamment une centralisation accrue dans la planification et le contrôle de la production, de préférence à l’économie de marché.Ils proposent l’institution d’impôts internationaux, d’une agence internationale des ressources minérales, une trésorerie internationale, une organisation mondiale du commerce et du développement, une autorité mondiale en matière de denrées alimentaires et une agence du désarmement.Le président du club, M.Aurelio Peccei, qui a fondé l'association en 1968 et présidera la réunion d’Alger, avait demandé au gouvernement algérien d’abriter la conférence en raison du rôle joué par l’Algérie lors de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au nouvel ordre économique mondial en 1974.Le choix d’Alger reflète également la volonté du club de faire entendre la voix du tiers monde, le laissé pour compte de Tordre établi.Des délégués des pays communistes seront également présents.Les auteurs da rapport, auxquels on avait demandé d’être “pratiques", avaient à répondre à la question suivante: “Quel nouvel ordre international devrait être recommandé aux hommes d’Etat du monde de façon a satisfaire, dans la mesure réaliste et pratique du possible, les besoins de la population d’aujourd’hui et ceux probables des générations futures”.Les recommandations, qui seront approfondies à Alger et ultérieurement publiées, concernent Tordre monétaire internatonal, l’alimentation, la population, l’énergie, la réduction des armements, les compagnies multinationales, Tecologie, l’industrie, l’agriculture, la recherche scientifique, la technologie et l’exploitation des océans, trie, l’agriculture, la recherche scientifique, la technologie et l’exploitation des océans.L'objectif principal réside en la définition d’un développement planétaire équilibré capable de supprimer la famine dans les pays sous-développés et ae faire admettre aux pays riches le principe d'un certain degré de restriction dans la satisfaction de leurs besoins matériels.Les auteurs du rapport demandent à tous les pays développés de consacrer 0.7 pour cent de leur produit national brut à 1 aide aux pays du tiers monde d’ici à 1980.Ce chiffre devrait atteindre un pour cent au moins après cette date.Ils préconisent des investissements de Tordre de dix à douze milliards de dollars par an dans des programmes de lutte contre la misère au cours des dix prochaines années.La moitié au moins de tous les transferts de technologie vers les pays pauvres devraient se faire automatiquement en 1985.Le rapport propose aussi la consolidation des dettes du tiers monde et une part accrue de celui-ci dans la production industrielle.De sept pour cent actuellement, elle devrait atteindre vingt-cinq pour cent en Tan 2,000.Une partie de l’argent destiné à nourrir les pays les plus déshérités devrait provenir d’impôt sur la production de ressources non-renouvelables telles que le pétrole, le charbon et les minerais “qui doivent être considérées comme un héritage commun à l’humanité tout entière”.Les auteurs du rapport estiment qu'un tel système contribuerait à stabiliser le marché au bénéfice des pays en voie de développement et à réduire une consommation qu’ils jugent excessive.De même, il faciliterait la recherche dans le domaine des sources énergétiques de remplacement: énergie solaire, géothermique et marémotrice ainsi que fusion nucléaire.Un second axe de réflexion et de discussion de la conférence du club de Rome, sera l’objet de La réunion conjointe “Pacem in maribus VII (Paix dans les mers)" èt portera sur l’évolution de la conférence des Nations unies sur le de la tuer et de son lien avec le nouvel ordre international.M.Driss Diazairi, conseiller à la présidence d’Algérie a évoqué, au cours d'une conférence de presse les points sur lesquels butent actuellement les travaux sur le droit de la mer.Parlant du procédé d’application unilatérale de l’extension des eaux territoriales à 200 milles, M.Djazairi a souligné “qu’un grand nombre de pays en voie de développement n’ont pas suffisamment mesuré la portée de ce procède unilatéral d’extension des eaux territoriales”.Après avoir noté les difficultés d’application d’un tel procédé pour un grand nombre d’Etats côtiers, M.Djazairi a relevé que ’’dans ce cas, seuls quelque 20 pays (industrialisés et en voie de développement), pourraient bénéficier de l’extension des eaux territoriales à 200 milles sans problème, alors que la majeure partie des pays en voie de développement, dont l’Algérie, seront défavorisés par cette pratique qui leur occasionnerait de grands problèmes”.C.E.S.A.- U.Q.A.M.INC.Corporation des Étudiants des Sciences de l’Administration ASSEMBLÉE GÉNÉRALE De tous les étudiants du module d’administration, de l’Université du Québec à Montréal Salle St-Louis de France 750, Roy est entre rue Berri et St-Hubert (métro Sherbrooke) LUNDI: 25 OCTOBRE HEURE: 7:30 (19:30) RAISON: But et position actuelle et future de la CESA-UQAM.PUBLICITÉ MNMMOS CLASStlS ItUHItHS 844-3361 * Chaqu* parution coûta $2.00, maximum 25 mota • Tout mot additionnai coûts 0.0S chacun o L'haurs da tombés sst midi pour la landamain ACHATS ACHETERAIS disques, livres (science-fiction, policier, bandes dessinées) 3706 St-Denis (métro Sherbrooke) L'Echange Ènrg.849-1913 26-10-76 AIDES DOMESTIQUES DEMANDEES AIDE FAMILIALE demandée pour légers travaux domestiques, 3 jours par semaine, 2 enfants (2Vr ans et 3 mois).Tél: 342-3986.29-10-76 COUPLE PROFESSIONNELS, cherche personne responsable avec expérience, pour garder bébé, 5 jours par semaine, de 8.30 a.m.à 6.00 p.m plus légers travaux ménagers.Lon-gueuil.Tél: 651-2655 27-10-76 AMEUBLEMENTS À VENDRE MEUBLES NON PEINTS: Vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèque, mobiliers de cuisine, etc.) Avons aussi matelas toutes 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carte jouée qu’il ne pourra jamais affranchir de levee profitable dans cette suite.Alors, c’est de son ressort d’arrêter le jeu de cette suite au bon moment pour diriger son attaque vers une autre couleur qui peut lui procurer beaucoup d’avantages et cette décision raisonnee lui donnera souvent le bénéfice de faire chuter le contrat.Le stratagème du joueur Ouest est admirable et il fut récompensé.Avant qu’il ne vit le mort, Ouest entama du 4 de trèfle et son partenaire joua le Valet et garda la levée.Le cas était bien clair, il possédait aussi la Dame et Sud, TAs.La Dame fut jouée et Sud la laissa passer.Si un autre trèfle se joue, jamais plus Ouest ne pourra prendre la main pour encaisser 2 trèfles lui restant affranchis.C’est alors que celui-ci fit un raisonnement profond.S’il avait la main, peut être pourrait-il profiter de sa séquence de coeur pour jouer vers la suite brisée du mort et rencontrer les cartes complémentaires dans la main d’Est?Dans ce cas il ferait beaucoup de mal aux adversaires, voire même provoquer la chute si Est possédait une entrée accessoire, soit le Roi de carreau ou l’As de pique.Ces déductions poussèrent Ouest à s'emparer de la Dame de trèfle de son partenaire et à jouer son 10 de coeur; le mort joua le Valet, Est prit la levée avec sa Dame et revint du 2 de coeur; la force de la séquence fit tomber TAs du mort.C’est après ce beau maniement que Sud.tentant l'impasse en carreau, la perdit au Roi d’Est.L’équipe Est-Ouest avait fait 2 trèfles, le Roi de carreau et fit 3 coeurs.Voici comment 2 mains très fortes pour le jeu de 3 sans-atout chutèrent de deux levées par le bon travail des défenseurs.A la deuxième carte jouée si le trèfle est continué, Sud gagne la levée avec son As et perd immédiatement l’impasse en carreau.Cependant il accomplit les 9 levees nécessaires a son contrat car Est ne peut plus correspondre avec son co-équipier qui a dans ses mains deux trèfles affranchis qui n’ont plus de valeur.ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Avt«: Lm annonceur» •ont prié* d* »értH*r I* première parution d* teura annonça*.La Devoir aa rend responsable d’une aaida Insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement.S.V.P.téléphoner è «44-3361.OFFRES D’EMPLOIS SECRÉTAIRE JURIDIQUE • 2 ans ou plus d'expérience • Bilingue Étude située Place Du Canada Tél 878-9381 29-10-76 PERDUS UNE BOUCLE D’OREILLE, or, genre anneau, perdue vendredi le 22 octobre, entre le métro Place d'Armes et coin St-Francois-Xavier.Hôpital.Récompense.Appelez Micheline 844-3361 entre 9 et 5 p.m.26-10-76 PERSONNEL AMAS0: Service de rencontres.Sérieux.822 est Sherbrooke, suite 5, Marthe Gaudette, b.a., b.pédagogie, b.philosophie, licence es lettres.Tél; 524-3852, et à Québec: 843-7037.J.N.0.SERVICES DIVERS Impression de T-Shirts de tous genres, chandails de sport, d'autocollants et d'affiches en sérigraphie.Desing souvent gratuit.Appeler André Beaulieu, à 484-3479 ou 343-7790.Le T-Shirt fait un cadeau de Noël original.J.N.0.TRANSPORT A BAS PRIX 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construction.— Fruit à pulpe sucrée et savoureuse.9— Horrible à supporter.— Disent qu'une chose n’est pas vraie.10— Qui n’offre pas d'aspérités.— Métal d'un gris bleuâtre.11— Perçois par le moyen des yeux.— Note de la gamme.— Mèche de cheveux rebelle.12— Qui cause de l'ennui.— Plante herbacée annuelle.Verticalement 1—Atmosphère morale, milieu.— Chacune des deux parties d'une coquille bivalves.2— Action d'humaniser.3— Relative à l'anus.— Animal marin.4— Maladie transmissible des animaux à l'homme.— Cadmium.— Qui a de gros os.5— Savoir-vivre.6— Métal précieux.— De bonne heure.— Petit cube.7— Fils du frère.— Renforce l’affirmation.— Insensé.8— De l'Inde.9— Rongea.— Exécuter.10— Aniline dérivée du toluène.— Plomb.11— Ote la vie.— Friandise, dans le langage des entants.1 12— Favorable aux idées extrêmes.Solution de Samedi 9 10 11 12 HELÏÙG A.G A & ER / LE N.OLTUE.L.LEUë' I mmomfc GOUVERNEUR EM.E.U ElLiEWTiE £ CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS q LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” S EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 mois 6 mois CANADA: $52.00 $28.00 ÉTRANGER*- $57.00 $31.00 ( *par courrier ordinaire) S.V.P.remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre cheque ou mandat-poste payable à l’ordre de: Le Devoir, C.P.6033, Mtl H3C 3C9.Nom.".Adresse.• I « I U H il I Le Devoir, lundi 25 octobre 1976 »9 informations internationales Soweto: nouveaux incidents graves JOHANNESBOURG (Reuter-AFP) — La police sud-africaine a ouvert le feu avec des mitraillettes et des fusils sur une foule de Noirs qui assistaient à un enterrement, hier dans la ville-dortoir de Soweto, a annoncé un porte-parole de la police.Trois Noirs ont été tués et cinquante et un blessés, a-t-il dit.Les journalistes présents lors des affrontements indiquent que le bilan est de six morts.Les violences du week-end sont les plus graves à Soweto depuis la grève générale de la mi-septembre.Les observateurs estiment que les jeunes militants ont décidé d’attirer l’attention sur les décès de leurs camarades morts en prison.Ils rejettent les explications officielles faisant état de suicides ou de morts naturelles.Hier, les jeunes Noirs s’étaient réunis au cimetière de Doorn-kop pour rendre un dernier hommage à Jackie Mashabane, un étudiant mort en prison à Johannesbourg le mois dernier.Le général David Kriel, chef des brigades anti-émeutes, a expliqué que ses hommes avaient ouvert le feu sur une foule d’environ quatre mille Noirs qui criaient des mots d’ordre, levaient le poing — signe de ralliement du “Black Power” — et lapidaient la police.Selon le général, certains des blessés ont peut-être été écrasés par une voiture conduite par un Noir qui a foncé sur la foule.Samedi, la police a tué un Noir et arrêté 115 personnes qui s'étaient réunies pour l’enterrement d’une jeune femme.Il y a une semaine, sept cents écoliers avaient manifesté violemment après l'enterrement d’un garçon de seize ans mort en prison.Hier après-midi, comme la veille, les policiers en uniforme léopard des unités anti-émeutes ont ouvert le feu sur les manifestants lorsque ceux-ci passèrent à l’attaque du service d’ordre.Depuis juin dernier plus de 370 personnes — présque tous Africains ou Métis — ont trouvé la mort au cours des émeutes dans les villes satellites noires ou métisses du Transvaal et de la province du Cap.Robert Mugabe, entouré de sa délégation à son arrivée à Genève.(Téléphoto AP) “La guérilla s’intensifiera” en Rhodésie, avertit Mugabe GENËVE (Reuter et AFP) — La guérilla se poursuivra en Rhodésie tant que le pouvoir ne sera pas totalement transféré à fa majorité noire, ont fermement souligné, hier à Genève, deux des principaux chefs nationalistes africains rhodésiens, MM.Joshua Nkomo et Robert Mugabe.M.Nkomo, un modéré traditionnel, président de l’aile interne du Conseil national africain ainsi que de l’Union populaire africaine du Zimbabwe (ZAPU) et M.Robert Mugabe, secrétaire général de l’Union nationale des Africains du Zimbabwe (ZANU) et porte-parole des maquisards de la ZIPA (Armée populaire du Zimbabwe), représentant la tendance dure du nationa-lismç rhodésien, ont aussi tous deux réaffirmé leur alliance au sein d’un “front patriotique”, formé ces dernières semaines, et ont présenté des exigences quasiment identiques, à leur arrivée à Genève, hier matin.Leurs délégations ont été les remières des nationalistes du imbabwe (Rhodésie) à gagner les bords du lac Léman, où, le 28 octobre, au palais des Nations, doit s’ouvrir formellement la conférence sur la Rhodésie, sous la prési- dence de l’ambassadeur britannique, Ivor Richard et avec la participation du premier ministre rhodésien M.lan Smith.“Nous ne sommes pas venus à Genève pour élaborer ce que certains appellent un règlement de paix, mais pour former un gouvernement de transition qui rédigera une constitution", a dit M.Nkomo.Cette constitution devra faire disparaître les causes de la guerre et, en attendant, “elle continuera et s’intensifiera”, a ajouté M.Nkomo, qui est présenté comme le commandant en chef de la ZAPU.Les deux dirigeants ont par ailleurs lancé séparément un appel à la Grande-Bretagne, en tant que puissance coloniale, pour qu'elle assume toutes ses responsabilités en vue de l'octroi de l’indépendance à la “Rhodésie du Sud”.M.Nkomo a même laissé entendre que la conférence devrait être présidée par le secrétaire au Foreign Office en personne, M.Anthony Crosfand.M.Nkomo et M.Mugabe ont une nouvelle fois rejeté le plan Kissinger, tel qu’il a été présenté par M.Smith comme la base de la négociation pour la conférence.ANGLAIS cours de CONVERSATION Cours temps plein (de 1 à 6 mois) Cours jour, soir ou samedi (12 semaines et plus) LPS LANGUAGE POWER SYSTEMS Reconnue par le ministère de l'éducation "culture personnelle" ÉTAGE F PUCE BMAVENTURE TEL.|S14)878-2S21 Pcrmil no 749766 QUEBEC TEL.(418)529-0331 Pormit no 669S52 PEUGEOT MODÈLES: 504 GL et SL 1976 choix de couleurs VENTE DE DEMONSTRATEURS 504 GL Mg- Vente sedan, transmission manuelle.$6,595.00 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constitue une formule non négociable de solution du problème rhodésien, comme l’affirme le premier ministre de Rhodésie, M.lan Smith.Au contraire, il a af- firmé que le but de sa mission en Afrique, le mois dernier, avait été “d'établir le cadre des négociations".Le secrétaire d’Etat s’est montré optimiste sur l’avenir de la conférence de Genève.Il a estimé que les chances de succès des négociations sont meilleures que jamais, “à moins que des éléments radicaux présentent des demandes qui ne peuvent être satisfaites".La première phase des entretiens préliminaires de la conférence de Genève s'est achevée, samedi, sur un désaccord flagrant entre les positions britanniques et celles du gouvernement rhodésien.Ces divergences de vues portent sur le plan Kissinger, dont le gouvernement de Salisbury, en se fondant sur des promesses faites par le secrétaire d’Etat américain, affirme qu'il s’agit d'un plan non-négociable constituant un tout indivisible.De son côté, la délégation britannique, comme les nationalistes noirs, maintient que ce plan n’est simplement qu'une base de négociations.Ralentissement de l’économie russe WASHINGTON (Reuter et AFP) — L’économie soviétique connaît actuellement une phase de ralentissement, et les Soviétiques doivent s’attendre à la continuation de la pénurie et à des marchandises de mauvaise qualité dans les années à venir, affirme un rapport de la Commission économique du Congrès américain.Fondé en partie sur des informations recueillies par la CIA (Central Intelligence Agency), le rapport considère que la situation de l'économie soviétique pourrait s'aggraver à long terme.Le taux de croissance de l'URSS ne risque pas de rattraper celui des Etats-Unis, ajoute-t-il.M.John Hardt, chercheur spécialiste de l’économie soviétique pour le Congrès, a déclaré que l'étude de 821 pages démontrait que l’URSS doit décider de réduire ses dépenses militaires, si elle veut devenir une superpuissance économique.Le rapport indique que les Soviétiques produisent plus de biens de consommation que jadis, mais leur qualité est mauvaise et il y a de nombreuses pénuries.Les auteurs travaillant pour la CIA ou y ayant travaillé, ajoutent qu’il y a “pléthore d'appareils photo, mais une grave pénurie de pellicules, des magnétophones mais pas de bandes magnétiques, des verres mais pas de montures de lunettes, des postes à transistors et des rasoirs électriques mais pas de piles." Par ailleurs, les conclusions de la commission sénatoriale ont été corroborées par le journal officiel du gouvernement soviétique, la “Pravda qui, dans son édition d’hier, fait état du ralentissement ressenti au cours du troisième trimestre de cette année.Le taux d’expansion pour les neuf premiers mois de l’année est de 4.8 pour cent, contre 5 pour cent durant les six premiers mois.Ce taux est encore supérieur aux prévisions du plan.4.3 pour cent, objectif modeste que les Occidentaux attribuaient aux conséquences de la mauvaise production agricole de l’an dernier.Cependant, certains secteurs de l’industrie lourde accusent aussi un ralentissement.La croissance de la production d’acier est inférieure de un pour cent aux chiffres de la fin juin et celle des tuyaux d'acier, de deux pour cent.M LES MEILLEURS FRUITS DE MER MOBBY DICK’S BAR-LOI 1MGE C'EST MAINTENANT LA SAISON DES HUÎTRES MALPlQUE Lunches tous In jours ^eTavilloii de l’atlantique 1454 A rue PEEL, MONTRÉAL Réservation! __ , Tous las |awrs, i compter de midi.285-1636 Dimanches, è compter de S heures.Les chrétiens contrôleraient la majeure partie du Liban-sud BEYROUTH (d’après AFP et Reuter) — A la veille de l’ouverture d’un sommet arabe extraordinaire dont on attend des décisions capitales pour l’avenir du Liban, le cessez-le-feu a été généralement mieux respecté hier que les jours précédents dans le pays.Un porte-parole des 2,300 “casques verts" arabes qui se trouvent au Liban a déclaré que l’arrêt des hostilités flvait été respecté hier à quatre-vingt-dix pour cent ce qui constitue une nette amélioration de la situation.L’arrêt des hostilités est intervenu jeudi dernier.A l’exception de quelques obus tirés en moins grand nombre que samedi sur les quartiers résidentiels de Beyrouth, des échanges de tirs sporadiques ont eu lieu sur les “fronts traditionnels" de la guerre.Un porte-parole des “forces libanaises” (chrétiennes) n’a fait état que de dix violations du cessez-le-feu dans le centre commercial de Beyrouth où les combats ne s'arrêtaient généralement jamais.Au Sud-Liban, la situation était apparemment stationnaire — selon les porte-parole militaires des parties en conflit — mais selon des sources proches des forces chrétiennes, ces dernières, après avoir refoulé les Palestiniens.contrôleraient désormais les secteurs central et occidental du Sud-Liban.Les correspondants en Israël déclarent que l’on a vu du côté israélien de la frontière d’importants mouvements de blindés chrétiens.Selon ces correspondants.les forces chrétiennes auraient l’intention de créer avant la réunion dü “sommet" arabe, une enclave chrétienne d'une cinquantaine de km le long de la frontière israélienne.Quant à l’attitude des forces armées israéliennes.un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a affirmé hier qu’aucun soldat israélien ne participe aux combats du Liban.Les progressistes ont déjà déclaré qu’ils pourraient être contraints de reprendre la guerre dans l'ensemble du Liban si les combats se poursuivaient au sud et les mourabi-toun (nassériens indépen- dants) ont dénonce le cessez-le-feu hier en déclarant qu’il s'agissait d'une farce.Ils ont demandé de poursuivre la lutte “par tous les moyens.” Dans une note envoyée hier soir aux chefs d'Etat arabes, le mouvement progressiste affirme que le cinquante-cinquième cessez-le-feu est sur le point de s’effondrer.Lors d'une conférence de presse à Beyrouth, M.Kamal Joumblatt, dirigeant du parti progressiste socialiste, a précisé que la note invite aux dirigeants arabes à agir immédiatement pour contrer le danger croissant représenté par les Israéliens dans le Sud-Liban.Israël aidera les habitants du Sud-Liban à se défendre s’ils en font la demande, mais les soldats israéliens ne traverseront pas la frontière, a déclaré M.Shimon Peres.Le ministre israélien de la Défense n'a pas dit si une telle aide avait déjà été requise et accordée.Cependant, l’Armée israélienne a accordé une aide considérable aux forces chrétiennes au Liban dans leur lutte contre les Palestiniens, affirme Time dans son dernier numéro.Selon l’hebdomadaire américain, Israël qui avait déjà fourni aux chrétiens des armes légères et des chars — 38 Sherman américains et 33T-54 capturés — a encore augmenté son aide à la veille du dernier cessez-le-feu.Des hélicoptères israéliens ont approvisionné en munitions les chrétiens attaquant la ville de Marjayoun et transporté leurs blessés dans des hôpitaux à l'intérieur d'Israël.Des parachutistes israéliens ont pris position à des points stratégiques autour de la ville pour empêcher l’arrivée de renforts palestiniens pendant que l’artillerie israélienne appuyait de ses tirs l'attaque des chrétiens.Time ajoute qu’Israël a fourni aux chrétiens une véritable petite marine pour bloquer le port de Sidon.Il s'agit, précise l’hebdomadaire, de 5 cannonières de la classe Dabur et de 3 bâtiments plus petits de la classe Yatush.Une centaine de Libanais ont suivi un entraînement en Israël pour servir sur ces bateaux.Par ailleurs, quarante- quatre personnes au moins ont été tuées dans le village’chré-tien de Aichieh (Sud-Liban), lorsqu'il a été pris par les forces palestino-progressistes mercredi dernier, a indiqué le curé du village, le père Boulos Anid.à la presse libanaise.Le père Anid a indiqué que, jusqu'à présent, le nombre des tués s'élève à quarante quatre, "Tous des innocents ", a-t-il dit.Le curé de Aichieh a ajouté que "des cadavres sont découverts tous les jours".Le prêtre a d’autre part indiqué que quelque trois cents habitants sur une population de mille personnes sont encore au village et que vingt pour cent des maisons ont été incendiées.L’église de Aichieh ri a pas été touchée, seules des vitres ont volé en éclats.D'autre part, le président libanais Elias Sarkis, qui s'est rendu hier au Caire pour participer au sommet arabe,, a emporté avec lui a-t-on appris de source bien informée, une étude détaillée concernant la force arabe de 30,000 hommes dont l’envoi au Liban a été décidé lundi dernier par la réunion au sommet à six de Ryad.Cette étude, réalisée par des experts militaires libanais, porte sur l'aspect juridique de la présence au Liban de 30.000 soldats étrangers qui seront placés sous le commandement personnel du président Sarkis, sur la nationalité de ces soldats et l'importance des divers contingents, sur leurs lieux de stationnement et d'hébergement, ainsi que sur l'armement dont ils disposeront.Les forces progressistes, dans deux documents adressés hier au sommet, ont demandé qu'aucun veto ne soit mis à la participation d’un pays arabe uelconque à cette force qui evra aller, ont-elles souligné, dans toutes les régions du Liban.Pour leur part, les forces chrétiennes ont annoncé qu'elles n’accepteraient pas la présence au Liban de certains contingents (notamment libyen et irakien) et elles ont jusqu'à présent, interdit l’entrée dans leurs’zones des "casques verts".Selon la presse égyptienne, le président Sadate abordera dans son discours d'ouverture du sommet non seulement le problème libanais, mais toutes les questions qui concernent la “solidarité arabe", à savoir les relations inter-arabes et celles qui ont trait à l'attitude envers Israël.Le "sommet ” dans la capitale égyptienne pourrait être l’amorce d’une première approche “globale" de l’ensemble des problèmes du Proche-Orient.Vous pouvez faire quelque chose.Annonce payée par Robert St-Jean, agent officiel du Parti Québécois, 8785 avenue du Parc, Montréal.Souscrivez à la caisse propre._ Envoyez votre contribution au [ i Parti Québécois vv C.R 540, station Youville, Montréal, Québec.\ Tout est affaire de synchronisme Au bon endroit au bon moment Air Canada dessert les destinations canadiennes avec une ponctualité et une fréquence exemplaires.Il y a, par exemple, six vols quotidiens Montréal-vancouver.Bien répartis à travers la 'journée, ces vols se font parfois sans escale, parfois en 727 ou en L1011 avec cinéma.Le service de réservations de vingt-quatre heures 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Votre agent de voyage connaît tous les détails des tarifs excursion.Edmonton • Deux vols quotidiens: un le matin, un le soir en 727 Winnipeg • Six vols quotidiens: trois le matin dont un sans escale, deux l’après-midi, un le soir sans escale en 727 Horaires en vigueur le 31 octobre 1976 (4m Al R CANADA lus explosif du cinéma Jean-Paul Belmondo Geneviève Bujold comed ie de Philippe De Broca SALIE EISENSTEIN POUR TOUS UN FILM DE WERNER HSRZOG AVEC BRUNO S l{ llciiijujinc tic KASPAK IIAI SI K recherche théâtrale La Veillée au Theatre Workshop Festival qui aura lieu à l'Université McMaster d’Hamilton du 29 au 31 octobre.Le groupe animera trois ateliers.• A l'Evêché de l’hôtel Nelson jusqu’au 31 octobre, Roger Gravel et ses 13 musiciens et chanteurs; ils seront suivis du 2 au 7 novembre par le groupe Aut’chose.Deux spectacles par soir en semaine, a 21h30et 23h30 et à 21h, 23h et Ih les samedi et dimanche.• Une sérié de huit concerts classiques se déroulera à i’église Notre-Dame de la Sa-lette, 3535 avenue du Parc, sous les auspices du module de musigue de l'Université du Québec a Montréal.Abonnement à $20.PARLEZ-NOUS D’AMOUR (IN ill M 1)1 JEAN-CLAUDE LORD Le PARISIEN 3 486 STE CATHfRINf 0 866 3866 LAVAL 2 CENTRE LAVAL 688 77/6 RIVOLI 2 ST OEMS ET BELANGER 27 7 312b RIO(soreil) CENTRALE D’ARTISANAT DU QUÉBEC 1450 rue Saint-Déni*, Montréal * Ives: Variations on America Gershwin: Concerto en fa * Copland: Symphonie no 3 Salle Wilfrid-Pelletier Mardi et mercredi 26 et 27 octobre.20h30 Billets: $3 00 à $9 00 Si disponibles, à 19 heures, 100 billets à $2 50 * Première exécution .à l'OSM VENTE de fin octobre du 25 au 30 octobre .aur un bon nombre d* pièce* regroupée* pour voue OSM Directeur artistique Rafael FruhbecK de Burgos 2* étage (ht 1450 Saint-Denie, Montréal Station Borri-Damontigny - téléphona: 849-9415 V- / Le Devoir, lundi 25 octobre 1976 * 11 L’AQJT accuse d’usurpation de nom le Théâtre des Pissenlits Une union des écrivains québécois verra bientôt le jour par Claude Gauthier L’Associatioff québécoise du jeune théâtre (AQJT), dans un communiqué de presse, s’en prend à l'usurpation de nom qu’aurait faite le Théâtre des Pissenlits, qui s’appelle maintenant le “Théâtre national pour enfants des Pissenlits.” L’AQJT, qui regroupe notamment une dizaine de troupes de théâtre pour enfants nie “la prétention” du théâtre des Pissenlits de s’afficher comme “la" troupe nationale de théâtre pour enfants du Québec.Mais derrière cette querelle de nom, il y a le problème de la reconnaissance des jeunes troupes de théâtre pour enfants par l’État québécois et leur financement par des fonds publics.On se rappellera en effet ue le fondateur du théâtre es Pissenlits, M.Jean-Yves Gaudreault, suggérait dans le Livre Vert du ministère des Affaires culturelles “de favoriser la création d’une com- pagnie nationale de théâtre ayant d’ici trois ans son propre théâtre", critère auquel répondraient les Pissenlits.“On apprend mal, à trente ans, à aller au théâtre comme on n’apprend pas facilement à lire a cet âge, poursuit le Livre Vert.Par le théâtre, il est possible de faciliter chez les jeunes et les enfants le choix de nouvelles valeurs.” Le théâtre des Pissenlits, fondé en 1968, bénéficie depuis deux ans seulement des subventions du ministère des Affaires culturelles: $50,000 l’an dernier et $100,000 cette année, somme à laquelle il faut ajouter $20,000 du Conseil des arts du Canada pour l’organisation d’une tournée dans les Maritimes.Pour le directeur artistique du théâtre des Pissenlits, M.Joseph Saint-Gelais, cette prétention à être reconnu par les autorités gouvernementales se fonde sur l’immense travail rofessionnel entrepris depuis ientôt dix ans par la troupe — une moyenne de 300 représentations par année à travers le Québec, le Canada et les États-Unis.Cette troupe entreprend d’ailleurs cet automne une série de spectacles à la Place des Arts, une première pour la Maison culturelle dé la rue Sainte-Catherine.“Pendant que d’autres parlent de théâtre, nous nous en faisons," devait-il commen^r." Quant au porte-parole de l’Association québécoise du jeune théâtre, M.Remy Boucher, il est d’avis que le ministère des Affaires culturelles ne devrait pas former une troupe nationale de théâtre pour enfants entièrement subventionnée et logée dans un édifice particulier mais bien plutôt aider les jeunes troupes à aller donner leurs spectacles là où sont les ’ enfants, c’est-à-dire dans les écoles.Cette prise de position est d’ailleurs incluse dans le mémoire que l’AQJT a fait parvenir récemment au mi- Henri Brassard récidive et obtient un beau succès par Gilles Potvin Lors d’un premier récital la saison dernière, le jeune pianiste Henri Brassard avait montré d’indéniables qualités techniques et stylistiques.Le Ladies’ Morning Musical Club, où sont passés tant de jeunes artistes devenus plus tard célèbres, l’accueillait ces jours derniers au théâtre Port-Royal, pour son deuxième concert de sa saison.De nouveau, Henri Brassard a ouvert son programme avec Schubert, un compositeur qu’il semble affectionner particulièrement.C’était cette fois le très bel Impromptu à variations qu’il a détaillé avec beaucoup d’élégance dans le phrasé et avec une vision très juste de cette musique qui, même sous des dehors un peu légers, est en réalité profonde.Devant l’excellence de cette exécution, l’on souhaiterait qu’Henri Brassard s’attaque à ces chefs-d’oeuvre que sont les 15 sonates.Il y a là tout un monde à explorer, un monde infiniment plus intéressant que celui de Prokofieff dont Brassard avait choisi cette fois la Sonate no 6, alors que l’an dernier, il interprétait la deuxième.Brillant virtuose, Prokofieff écrivait des oeuvres à sa mesure et c’est cet aspect de son oeuvre pianistique qui vaut qu’on s’y arrête.Mais ce motif descendant de trois notes qui sert de base à l’oeuvre est plutôt banal et il se plaît à répéter des poncifs d’écrire comme ces accords ostinato avec question à l'aigu puis réponse à la basse.Cette sonate, comme les autres, est avant tout un véhicule propre à démontrer la maîtrise de l’instrument et Henri Brassard a su en tirer le maximum.Son succès dans cette oeuvre fut amplement mérité.Pour terminer, il avait télévision C B F T O 9.05 Ouverture et horaire 9.10 The Sunrunners 9.:10 Les Oraliens 9.45 Kn mouvement 10.00 Ou soleil à 5 cents 10.15 Au jardin de Pierrot 10.'
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