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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 octobre 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-10-26, Collections de BAnQ.

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A VOIRIE PORTÉE EN PHARMACIE fais ce que dois ^LfiLCO N°1 pour les , LA MEILLEURE QUALITÉ AU QUÉBEC Vol.I-XIX - No 246 Nuageux avec éclaircies.Maximum 16.Montréal, mercredi 26 octobre 1977 Férié 25 CENTS Ottawa prendrait le leadership cf un commonwealth francophone par Lise Bissonnette OTTAWA — C’est en terre canadienne, d’ici la fin de 1978, que devrait naître un “commonwealth” des pays partiellement ou entièrement de langue française, selon un projet avec lequel Ottawa flirte sérieusement et dont il veut assumer le leadership, a appris hier Le DEVOIR.Il s’agirait de regrouper en une structure semblable au Commonwealth britannique mais peut-être un peu plus souple, les Quelque 25 pays où la langue française est d’usage courant pour les amener à discuter de ^‘problèmes mondiaux, continen- taux et régionaux”.L’idée en était propagée ouvertement depuis longtemps par le président de la république du Sénégal, M.Léopold Sen-ghor, et le premier ministre canadien, M.Pierre Elliott Trudeau, aurait commencé à mijoter de plus près les moyens de la mettre en oeuvre lors de la visite de M.Senghor au Canada, il y a environ six mois.Le Canada, penserait notamment M.Trudeau, pourrait s’offrir comme “terrain neutre”, ou en tout cas moins susceptible de malaise que la France et ses anciennes colonies africaines, pour la créa- Mgr Théodose, à droite, a été nommé hier à Montréal métropolite des États-Unis et du Canada à l’occasion du cinquième concile panaméricain de l’Église orthodoxe.Le nouveau primat est aussi évêque de New York, et devient le premier évêque né aux États-Unis à gouverner une juridiction orthodoxe sur ce continent.(Téléphoto CP) Le non de Victoria: Bourassa s’explique par François Barbeau L’ex-premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a défendu hier la position de son gouvernement lors de la conférence constitutionnelle de Victoria, en juin 1971, en soulignant qu’il avait pris alors une position “conforme aux intérêts du Québec”.Dans la troisième tranche d’une série de cinq entrevues diffusée hier sur les ondes du réseau radiophonique Télémédia, M.Bourassa a rappelé qu’Ottawa savait bien qu’il avait l’appui unanime de tous les Québécois.“Il ne s’agissait pas pour moi de m’enguirlander dans les discussions et d’exprimer mon désaccord à coups de poing sur la table.Le principal était que je dise non quand il fallait que je dise non, et que je aise oui quand il fallait que je dise oui.C’est ça qui comptait finalement: c’était pas de se créer inutilement des adversaires".Comme je ne pouvais obtenir la concession que je demandais sur la priorité législative et les affaires sociales, a rappelé M.Bourassa, il m'était extrêmement difficile d'accepter la charte de Victoria, et c’est pourquoi je ne l’ai pas acceptée.Si M.Trudeau avait su, a laissé entendre l’ex-premier ministre libéral, il aurait peut-être cédé sur cette question, la constitution aurait été rapatriée et il n’y aurait pas eu d'élections le 15 novembre.Pour M.Bourassa, ce n’était pas les hommes politiques qui refusaient a l’épo- 3ue la demande du Québec en matière de roits sociaux, mais le “pouvoir fédéral".Il n'a pas manqué de souligner qu’après Victoria, on avait conclu à Ottawa que le Québec, le gouvernement du Québec et les Québécois étaient hostiles au rapatriement de la constitution aux conditions énoncées lors de cette septième conférence constitutionnelle, et a rappelé que le sujet n’a pas été remis sur le tapis pendant trois ou quatre ans.Voir page 2: Robert Bourassa i Jacques Parizeau tion de ce commenwealth par une première réunion au sommet des chefs d’états ou de gouvernements des j>ays entiè- rement ou partiellement française.de langue Le projet a refait surface hier en termes élégants mais moins précis dans un communiqué émis par le bureau du premier ministre pour souligner les résultats de la visite officielle du président de la république du Gabon, M.El Hadj Omar Bonga, qui a quitté le Canada dimanche dernier.Le président et le premier ministre, y lit-on, “ont convenu de l’importance pour les pays francophones d’établir des mécanismes de dialogue et de concertation en vue de promouvoir la solidarité entre pays qui partagent une langue commune et de rechercher des solutions aux problèmes internatioi-ux.” Ils auraient dès lors évoqué l'idée d’un “sommet” des chefs d’État et de gouvernement des pays francophones, qui devrait se tenir “dans un cadre aussi informel et souple que possible”.C’est le ministre ments et Services, M.Jean qui est également responsable des rela des Approvisionne-i-Pierre Goyer, tions avec les pays francophones, qui a confirmé hier qu’il s’agissait bien là d’un début de “commonwealth”.Éventuellement, a-t-il dit, les pays membres pourraient développer des liens économiques semblables à ceux du commonwealth ori-tannique, mais les échanges seraient au début beaucoup plus libres et les structures moins permanentes.A son avis la création de ce commonwealth ne ferait pas double emploi avec l’Agence de coopération culturelle et technique, qui reunit déjà nombre de pays francophones, parce que le nouvel Voir page 2: Un “commonwealth” au sommaire ¦ Le capitaine Cormier maintient que la perquisition à l’APLQ était légale — pag»3 ¦ Québec et le défi de l’économie: un éditorial de Claude Ryan ¦ Des pouvoirs déjà trop grands: un commentaire de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Le conseil de direction du Parti libéral du Québec: la chronique de Pierre O’Neill -pagez Le référendum fédéral, un projet “irresponsable” (Flora MacDonald) OTTAWA — (par Lise Bissonnette) — S’en prenant quasi violemment au premier ministre lui-même, Mme Flora MacDonald, critique du Parti conservateur en matière constitutionnelle, l’a accusé hier de s’être conduit de façon “irresponsable” et d’avoir même “abusé” de sa fonction en lançant sans plus de précision l’annonce de la possibilité d’un référendum fédéral sur la constitution ou l’unité canadienne.Le député de Kingston-les-Iles exprimait hier la première réaction vraiment officielle de son parti à la proposition faite mercredi dernier par M.Pierre-Elliott Trudeau de faire adopter par le Parlement fédéral une loi-caare du référendum.Selon Mme MacDonald, le premier ministre jette lui-même de l’huile sur le feu en ajoutant à “l’incertitude” ambiante, puisque “il refuse de donner quelque détail que ce soit, il sème l’équivoque” en laissant entendre qu’il y aura un référendum si nécessaire mais pas nécessairement un référendum.“R grimpe sur un cheval appelé Référendum et s’enfuit ensuite dans toutes les directions”, déplore-t-elle.Malgré les dénégations faites par M.Trudeau en Chambre lui-même sur le caractère de cette loi-cadre, le Parti conservateur, ajoute son critique, craint toujours qu’il ne s’agisse d’une mesure pouvant transformer radicalement les institutions parlementaires canadiennes.Mais au total, dit le député, ce n’est peut-être qu’une autre “tactique de diversion pour attirer l’attention du public loin des problèmes économiques du pays.” Mme MacDonald n’allait pas abandonner le premier ministre encore vif.Conformément à l’une des complaintes les plus constantes du Parti conservateur, elle l’a accusé au surplus d’être lui-même un brandon de discorde par la façon insouciante dont il traite ses vis-à-vis parlementaires et ses homologues provinciaux en ignorant leur avis au moment où le Canada traverse un dur moment de crise.Elle s’est surtout scandalisée de la façon dont M.Trudeau a ridiculisé le programme mis au point en septembre dernier à Kingston entre M.Joseph Clark, le leader conservateur fédéral, et les quatre premiers ministres conservateurs de l’Ontario, l’Alberta, Terre-Neuve, et le Nouveau-Brunswick.Leurs propositions économiques et surtout leurs propositions constitutionnelles, en matière de protection des minorités linguistiques, sont semblables à celles que neuf premiers ministres provinciaux ont formulées en août à Saint-Andrews au Nouveau-Brunswick, rappelle-t-elle, et c’est une “honte” que le premier ministre ne cesse de “présenter une image déformée de la position linguistique du Parti Voir page 6: Le référendum Une vingtaine de personnes ont investi hier la statue de la Liberté, dans le port de New York, ont accroché un drapeau porto-ricain à la galerie d'observation et réclamé l’indépendance de cette possession américaine, de même que la libération de quatre nationalistes porto-ricains qui purgent une longue peine d’emprisonnement à la suite d'un attentat commis en 1954 contre des représentants du Congrès.(Téléphoto AP) Le moment est venu de réévaluer les politiques sociales (Parizeau) par Michel Vastel Le ministre des Finances du Québec a clairement laissé entendre hier à Montréal que le moment est venu de procéder à une évaluation des politiques sociales que le gouvernement a adoptées dans les premiers mois de son mandat.Sans remettre en cause les décisions déjà prises, M.Jacques Parizeau a quand même rappelé que “les progrès économiaues, aussi bien que sociaux, naissent de l’alternance”.“R est certain qu’il y a et qu’il y aura toujours des tensions entre les objectifs économiques et sociaux du gouvernement”, a reconnu le ministre des Finances, et ces tensions finissent toujours par avoir un effet sur la façon dont les bud- get fair Le cartel de l’uranium: Stevens réclame une enquête par Patricia Poirier OTTAWA (PC) — Les conservateurs ont réclamé hier aux Communes, une enquête publique sur le cartel de l'uranium, en soutenant que les consommateurs feraient les frais de cette “conspiration”.Le député conservateur de Toronto, M.Sinclair Stevens, a soutenu qu’en 1974, la compagnie Gulf Minerals Ltd.a vendu aue 3.7 millions de livres d’uranium à ro-OnUrio en réalisant des profits de l'ordre de 51 pour cent.M.Stevens a prédit que les consommateurs d’électricité de f Ontario seraient obligés de payer la note parce que le cartel organise par le gouvernement fédéral avait gonflé les prix, sans égard au mar- ché canadien.M.Stevens et son chef, M.Joe Clark, ont soutenu que l’enquête ordonnée en vertu de la loi sur les coalitions, au début du mois, par le ministre de la Consommation et des Corporations, M.Warren All-mand, ne permettrait pas de tirer toute cette affaire au clair.Le député torontois a même remis une copie d'une lettre aux journalistes pour appuyer ses dires.H s’agit d’une lettre que lui a fait parvenir l’ancien directeur adjoint des enquêtes sur la coalition, M.William McKeown, qui affirme que la loi limite la portée d une telle enquête.“Je crois que les limites imposées par la loi au directeur l’empêcheront de mener une enquête complete au sujet de la conduite du gouvernement.dans l’affaire cartel”, peut-on lire dans cette lettre.MM.Stevens et Clark ont sévèrement critiqué le gouvernement.Selon eux, le fédéral s’est soustrait à sa propre loi anti-cartel ce qui a eu pour effet de nuire aux consommateurs canadiens, qui ont dû payer les prix gonflés, tels que fixés par ce cartel international.Pour sa part, le premier ministre Trudeau a soutenu, aux Communes, que ’Tarrangement international” sur l’uranium n’a pénalisé d’uaucune façon le consommateur canadien mais plutôt a sauvé de la disparition, des milliers d’emplois reliés à l'industrie de l’uranium.Voir page 2: L uranium faire trop de besoins à la fois, les déficits explosent”, a prévenu celui dont on sait qu’il s’en tiendra, malgré les pressions, à la ligne d’austérité décrétée en avril.M.Jacques Parizeau prononçait hier, à la Chambre de commerce de Montréal, son premier discours d'importance depuis qu’il a pris la direction des Finances (de larges extraits de sa conférence sont reproduits en page 5).Chaleureusement applaudi par un millier d’hommes d’affaires, le ministre des Finances a brossé un tableau très coloré du “salarié moyen qui en a ras-le-bol”.M.Parizeau affirme que le temps où on acceptait, sans rechigner, des augmentations d’impôt en échange de services complets d’enseignement, de services gratuits de santé et de subventions en tous genres, “ce temps-là est bel et bien révolu”.Évoquant le “dilemne du prochain budget” — qui doit être discuté dans les prochains mois au cabinet — le ministre des Finances affirme qu’il faudra “décider quelle voie on va adopter”.Quelques heures avant lui, le ministre de l'Industrie et du Commerce, devant 200 chefs de petites et moyennes entreprises (PME) québécoises et françaises, avait mis moins de nuance pour s’interroger tout haut sur l’impact des politiques de salaire minimum.R reconnaissait franchement que les PME “sont directement touchées par les changements des politiques gouvernementales en matière de salaire minimum, surtout lorsque ces politiques impliquent des indexations automatiques”.Plus loin dans le même discours, M.Rodrigue Tremblay soulignait également les difficultés des PME ‘à s’ajuster aux effets d’entrainement des politiques salariales des secteurs public et parapu-blic”.Dans la soirée, au cours d’une conférence de presse, M.Tremblay avait laissé entendre que l’indexation automatique du sa'aire minimum pourra faire robjet d’une réévaluation et qu’il “y a encore une réflexion à faire à propos du bill 45”, lequel ne semble pas a l’abri d’amendements.Les ministres, et notamment M.Jacques Parizeau, ne remettent pas en cause les gestes posés, quant à la politique du salaire minimum, il s’agissait d’un rattrapage et il s’inscrit dans la ligne de tous les gouvernements qui, depuis celui de Jean Lesage, ont conspiré pour “assurer un niveau de vie élémentaire aux centaines de milliers de travailleurs qui n’ont que les gouvernements pour les protéger”.Quant au bill 45, si la question est différente, et que “ce sera long et compliqué”, M.Parizeau le justifie en rappelant que “le Québec tout entier aspire à une certaine paix sociale”.Applaudi à plusieurs reprises pendant son discours, M.Parizeau s’est appliqué à raffiner son image de ministre modéré, “soucieux de saine gestion, avec une ouverture sociale regrettable sans doute, mais vénielle”.R a exhorté, après son chef, les Québécois à se libérer de la peur, de la crainte des autres et de la honte d'eux-mêmes.La “crainte des catastrophes”, M.Parizeau dit l’avoir rencontrée à chaque tournant important de la société québécoise depuis 20 ans : la SGF était communiste, la Caisse de Dépôt provoquerait la hargne des marchés financiers, Noranda n’aimerait pas Soquem et Stelco n’aimerait pas Sidbee.Voir page 2: Jacques Parizeau Ottawa critique l’Afrique du Sud OTTAWA (CP - LE DEVOIR) - Le gouvernement canadien condamne la répression policière lancée par l’Afrique du Sud contre les forces de "dissidence légitime" et voit dans cette action "un déni des droits humains fondamentaux”, En l’absence de M.Don Janieson, parti hier matin pour le Proche-Orient, mais sur ses instructions c’est M.P.A.Bissonnette, sous-secrétaire d’État suppléant aux Affaires extérieures, qui a convoque l'ambassadeur sud-africain, M.Norman Best, pour lui faire part de la préoccupation du gouvernement canadien devant la nouvelle situation créée en Afrique du Sud.Voyant dans la fermeture de journaux les arrestations et les interdictions opé^ rées en Afrique du Sud l’“évidence” que le gouvernement sud-africain “tente d’étouffer les voix de ceux qui sont en désaccord avec ses politiques d’apartheid” Ottawa l’a “exhorté de prêter l’oreille à ces voix dissidentes”, “avant qu’il ne soit trop tard”.Faisant valoir que l’apartheid et ses effets sont des “questions qui préoccupent à juste titre la Communauté internationale’’, le porte-parole canadien a affirmé Voir page 6: Afrique du Sud 2 • Le Devoir, mercredi 26 octobre 1977 “On n’ètait pas tellement heureux de l’attitude du fédéral, sauf que ça fait partie de la responsabilité traditionnelle et ils ne pouvaient pas ne pas faire ce qu’ils faisaient dans les autres dossiers parce que c’était la baie James.” M.Bourassa a d’autre part nié qu’il était d’accord avec le favoritisme à la baie James.Cependant, a-t-il déclaré, il est exact que le gouvernement (“ou mon bureau”) ait placé quelques centaines de travailleurs à la baie James.Il a reconnu également qu’il y avait eu des erreurs dans les estimations des coûts, “comme il y en a dans tous les projets de construction de l’Occident”.D’ailleurs, a-t-il souligné, “c’est l’Hydro-Québec qui était responsable de cela avec la Société d’énergie de la baie James, et si cela avait été si mauvais, le nouveau gouvernement n’aurait pas nommé M.Boyd, qui était responsable de cette administration-là”.M.Bourassa a d’autre part défendu l’attitude de son gouvernement en matière de relations ouvrières, notamment durant la période du front commun et de l’emprisonnement des chefs syndicaux.“Il y a eu des poursuites qui ont conduit à l’emprisonnement des trois chefs, a-t-il déclare, mais dans ce sens-là, cela a permis d’arriver au retour à une situation aussi normale que possible.” Interrogé sur les raisons de ses multiples affrontements avec les syndicats, M.Bourassa a fait remarquer qu’en 1972, “ces gens-là voulaient renverser l’ordre établi”.Ils le disaient, a-t-il ajouté, et ils voulaient des augmentations importantes “qui avaient des implications budgétaires”.Il ne faut pas blâmer le gouvernement si les lois ne sont pas respectées ou si les -, ! nensuel _ ! ! LeTtoisième Âge j Dans le No d’octobre: PLUTÔT QUE S’UNIR.POURQUOI SE DIVISER.Éditorial par YVON GUERNON Depuis huit ans au service des gens à la retraite ou de ceux qui s’y préparent.Un journal d'aujourd'hui qui pense à demain.Aidez-nous à le grandir.12 numéros: $4.50 Abonnement de soutien: $6.00 Nom:.Adresse:.Ville:.Province:.Code postal:.Téléphone:.4624 rue GARNIER #12, Montréal, Qué.H2J 3S7 T6I.: 523-4643 suites de la première page ROBERT BOURASSA • M.Bourassa a souligné d’autre part que malgré toutes les pressions qu’auraient pu exercer sur lui la bourgeoisie nationaliste, “même s’ils avaient dit qu’il fallait que j’accepte la charte de Victoria, je crois que j’aurais refusé quand même à cause des conséquences que ça comportait”.L’entrevue d’hier portait sur la conférence de Victoria, le projet de la baie James et les conflits de travail sous le règne de M.Bourassa.Après avoir fait l’éloge de M.John Ciaccia et de son travail “exceptionnel dans les négociahons avec les Indiens de la baie James, M.Bourassa a avoué que l’un des aspects les plus délicats et les plus difficiles de ces négociations avait découlé de l’aide du gouvernement fédéral, par le biais du ministère des Affaires indiennes, aux bandes indiennes de la région qui luttaient farouchement pour obtenir le plus possible.injonctions ne sont pas respectées, a-t-il soutenu.“C’est pas nous qui ne respectons pas les lois, c’est les chefs syndicaux qui décident de ne pas respecter les lois; donc le malaise ne provient pas de l’action du gouvernement.” M.Bourassa a laissé entendre qu’à cette époque les gens avaient même commencé à parler de détention préventive, “mais ça me paraissait quant a moi inadmissible”.Il s’est étonné de ce que les employés des hôpitaux aient pu aller à des extrémités comme la grève, “à pénaliser des malades, des enfants dans certains cas”, puis constaté que la meilleure solution, finalement, “a été que les syndiqués eux-mêmes décident de ne pas suivre leurs dirigeants, comme dans le cas des enseignants.Ça, c’était la solution.” Les grèves, a reconnu M.Bourassa, ont certainement été un facteur de défaite de son gouvernement.Mais les mesures strictes que son gouvernement a dû prendre pendant ces moments tourmentés s’inscrivaient dans les contraintes démocratiques parce que le Québec n’était pas une dictature et “je n’avais pas l’intention de devenir un dictateur pour régler des problèmes comme ceux-la que c’était retomber dans le terrorisme’.S’il a dû intervenir personnellement dans de nombreux conflits de travail qui ne le touchaient pas, c’est parce qu’il lui semblait que seule l’autorité du chef du gouvernement pouvait arriver à bout des forces en présence, a-t-il noté au sujet des grèves de la CTCUM, des pompiers, de la United Aircraft, etc.“Qu’est-ce qu’on fait à ce moment-là, a demande M.Bourassa, est-ce que je joue au Ponce Pilate, je laisse pourrir la situation ou je fais rien, ou je dis bon, bin, il n’y a pas de solution?Je me sentais responsable.si je peut contribuer à régler le problème, parce qu’il n’a pas été réglé aux autres niveaux, c’est ma responsabilité de le faire.” L’URANIUM M.Trudeau a également exhorté les députés de l’opposition à cesser de faire “toutes sortes d’allégations au sujet d’une conspiration secrète”.“B s’agissait d’arrangements connus”, a-t-il précisé en ajoutant: “les personnes bien informées étaient au courant, il est évident que les membres de l’opposition ne le sont pas”.Le premier ministre a affirmé que le gouvernement avait fait preuve de prévoyance en organisant ces arrangements garantissant la santé et l’avenir de l’industrie de l’uranium qui peut maintenant offrir des centaines d’emplois, alors qu’ail-leurs on fait des mises à pied.M.Trudeau a expliqué aux conservateurs qu’ils devraient communiquer les renseignements qu’ils possèdent au sujet de l’affaire du cartel, au directeur intérimaire de la loi relative aux enquêtes sur les coalitions.Il a également tenu à préciser que THydro-Ontario ne s’était pas plaint d’avoir eu à payer le prix demandé dans ses transactions avec la Gulf Minerals.Lors d’une conférence de presse, M.Savoir dénicher un chez-soi.Ce ne sont pas les moyens qui manquent: vous pouvez soit faire la tournée des quartiers qui vous plaisent, soit fouiller les annonces classées, ou soit miser sur un tuyau.Mais pour trouver cette maison rêvée d’une façon aussi rapide qu’infaillible, il vaut mieux vous assurer la collaboration d’un agent du Trust Royal.L’agent connaît les propriétés disponibles dans les secteurs qui vous plaisent.En tenant compte du mode de vie de votre famille, il peut, tout en respectant le prix qui vous convient, réussir à vous satisfaire.En plus de vous proposer une formule de financement à votre mesure, l’agent se chargera de régler une foule de détails qu’entraîne de nos jours une telle transaction.Il n’en tient qu’à vous de puiser au-j o u r d ’ h u i même à cette exceptionnelle source d’expérience.M I % 1 IMMEUBLES Trust Royal L’ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE SERVICES IMMOBILIERS Stevens a soutenu que THydro Ontario et d’autres sociétés de ce genre ne peuvent se permettre le luxe de critiquer leur fournisseur.Ils doivent négocier avec lui le prix de leur prochaine livraison d’uranium, a-t-il ajouté.Les conservateurs ne s’opposent pas à la protection d’une industrie, a-t-il tenu à préciser lor&.fle cette rencontre avec la presse.Toutefois, a-t-il dit, la formation de ce cartel était probablement illégale et visait l’établissement de prix minimums alors qu’il n’y avait aucune directive fixant les prix maximums pour protéger les consommateurs canadiens.“Ni le gouvernement, ni le premier ministre n’est au-dessus de la loi du pays”, a-t-il lancé en expliquant que c’est au gouvernement d’expliquer sa participation au cartel et non aux producteurs d’uranium.M.Stevens a rappelé qu’en 1972, lors de la formation du cartel, une livre d’uranium coûtait entre $5 et $6 puis les prix ont grimpé à $12 et $20 la livre.La livre d’uranium se vend maintenant aux environs de $40 la Uvre.JACQUES PARIZEAU L’ancien sous-ministre des cabinets Lesage et Johnson refuse les révolutions “tranquilles” si cela veut dire “accepter les règles d’un jeu dans lequel nous n’avons pas à intervenir”.Et il appelle tous les Québécois, fédéralistes ou indépendantistes, partisans ou adversaires de la loi 101, de droite ou de gauche, à ne plus s’humilier, à accepter que “la fierté d’être ne compromet pas la prospérité”.“COMMONWEALTH” organisme ne serait aucunement centré sur les questions culturelles et linguistiques, la langue française n’y jouant le rôle que de moyen commode ae communication.Ottawa espère ainsi que certains pays, tel l’Algérie par exemple, qui refusent actuellement de participer a l’Agence de coopération parce que son rôle de promotion de la culture française leur semble véhiculer des relents de leur ancienne situation coloniale, pourront cette fois accepter de se joindre à pareil groupe.On songe même à recruter des états comme le Liban ou le Viêt-Nam.“On y discuterait surtout de politique internationale, de dire M.Goyer, par exemple de la situation en Afrique, du dialogue Nord-Sud entre pays industrialisés et pays en développement, du nouvel ordre economique mondial.” C’est pourquoi Ottawa ne se gêne pas pour affirmer dès à présent que la province de Québec ne saurait rêver “à ce niveau des chefs d’État et de gouvernè-ment” avoir un siège à elle dans ce nouveau commonwealth.“Ce ne serait pas approprié, dit le ministre, puisque c’est le ouvernement fédéral qui est responsable e la politique étrangère du pays, et que ce sont des problèmes de politique étrangère qui y seront discutés.” 11 n’y a pas que le Sénégal et le Gabon qui se soient entretenus de ce projet avec le gouvernement canadien, mais aussi le Cameroun et la Côte d’ivoire.Le président Senghor s’en est au surplus ouvert au gouvernement français lors d’une réunion entre la France et l’Afrique noire tenue à Dakar il y a trois mois et le ministre français des Affaires étrangères, M.Louis de Guiringaud doit faire rapport bientôt à ce sujet.M.de Guiringaud, rappelons-le, vient tout juste de passer lui aussi quelques jours au Canada.Les réactions du gouvernement du Québec n’inquiètent guère M.Goyer.“Les chefs d’Etat des pays intéresses veulent rencontrer d’autres chefs d’Êtat et non des dirigeants provinciaux”, dit-il.On sait qu’une obscure histoire quasi-diplomatique, qui n’a jamais connu la pleine lumière, veut que le Québec ait exploré la possibilité de demander son adhésion au Commonwealth britannique, au printemps dernier, avant une réunion de cet organisme à Londres.Cela lui aurait été froidement refusé.Mais on n’avait jamais évoqué jusqu’ici, dans la capitale provinciale, l’idée d’une participation à un commonwealth de langue française.Au gouvernement fédéral, on se défend bien de jouer avec les allumettes de la discorde.r‘Nous croyons tout simplement fermement à Tutilité de créer des relations personnelles plus fréquentes entre chefs d’État, explique M.Goyer, de leur donner des occasions de se rencontrer au-delà de la lourdeur de l’appareil diplomatique, de “couper” dans la bureaucratie”.4-5 ANS CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI Dépôt minimum de $500 .intérêt verse'anruiellement Nous offrons d autres termes à des conditions infères santés EXEMPLE Pour chaque $500 investi avec nous durant 5 ans vous toucherez $237.50 en intérêts Renseignez-vous auprès de l'une des 106 succursales de la Banque d'Épargne.ou composez Montréal.878-3351: Rosemere.621-0715 * •yidttciaite.i LE TRUST DE LA BANQUE D 'EPARGNE' 1253.av McGill College.Montreal 401.Ooul.Labelle.Place Rosemere Centre-Ville: ¦ Sbb-blbb St.Catherine et Peel.Montréal-Ouest: ^as-b^ Westminster et Sherbrooke.ViblkMM: b8H~b8lO Transccmadienne au chemin des Sources.Rue St.Hubert: 270-3054- k>720 Rue St Hubert près St.Zotique.Pke femre/.bevoibo Labelle Ë>Wd.et.ftoute fctO.Laisser nous vous éclairer qt/gc une Mmpe -STucOq provenant directement de rftngku terre> I Situes ivsns aussis le filage necessaire, app.coût-: ftS00) 22.99 tin abat-jour lèqerl en aluminium dans jtes couleurs varièosJ roiiqe, jaune, 1 ^tnlanc, bruni jü bleu,1 avec d’inlérl neuri bla-l ici 73657208 Page Montréal, mercredi 26 octobre 1977 LE DEVOIR Le capitaine Roger Cormier, du SRCUM, a témoigné toute la journée devant le commissaire Jean Keable.En 1972, il était lieutenant responsable du renseignement.(Photo CP) À la FTQ-Construction Reconnu coupable de l'infraction à l’APLQ Le capitaine Cormier maintient que la perquisition était légale par Alain Duhamel Reconnu coupable d’une infraction à une loi du parlement en rapport avec “l’opération bricole”, le capitaine Roger Cormier, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal a maintenu fermement dans son témoignage devant le commissaire Jean Keable que la perquisition dans les locaux de l’Agence de presse libre du Québec (APLQ) était légale.“Encore aujourd’hui, je maintiens que nous n’avons rien fait d’illégal.” a dit le témoin.“Si l’opération avait été illégale dans mon esprit, je ne l’aurais pas permise.J’étais sous l'impression que nous servions le contre-espionnage.Le contre-espionnage se servait de nous pour faire une perquisition et cela nous servait aussi”.Le capitaine Cormier, qui était lieutenant en octobre 1972, a comparu avec deux autres officiers de police, le printemps dernier, devant le juge Roger Vincent.Ils ont tous admis leur culpabilité à une accusation d’infraction à une loi du parlement lors de la perquisition illégale, dans la nuit du 6 au 7 octobre 1972, dans les locaux de l’APLQ, rue Saint-Hubert à Montréal.Au moment de “l’opération bricole”, le lieutenant Cormier avait le responsabilité du renseignement au sein de l'escouade anti-terroriste.Attaché au service de sécurité depuis 1963, le lieutenant Cormier a indiqué à la Commission que son service surveillait entre 250 et 350 mouvements par des techniques de filature, d’infiltration, d’écoute électronique et de perquisition.Plusieurs fois, le SPCUM a mené des opérations conjointes avec la Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada.A ses yeux, “l’opération bricole” demeurait l’une de ces opérations, parmi tant d’autres.Quelle était son but?“Notre premier but, affirme M.Cormier, était d’empé-cher ces mouvements-là de fonctionner et surtout, dans mon esprit, le MDPPQ (Mouvement pour la défense des prisonniers politiques du Québec, co-locataires de l’APLQ) .La GRC recherchait particulièrement une lettre provenant des felauistes exilés à Cuba.De son côté, le SPCUM s’intéressait surtout aux documents et archives de ces mouvements.Le témoin n’a pu expliquer, cependant compte tenu de cet intérêt, pourquoi il avait laissé les policiers détruire les documents saisis et pourquoi il n’a jamais obtenu copie des microfilms desdits documents.M.Cormier s’en remettait exclusivement aux rapports d’analyse que lui transmettaient ses hommes.Le témoin a affirmé en outre que le problème d’utilisation d’un mandat de perquisition ne s’était pas posé puisqu’il avait toujours eu la conviction que la GRC, dans ses opérations de contre-espionnage, pouvait s’en dispenser.M.Cormier a déclaré qu’il n’avait pas vérifié auprès de ses hommes s’ils détenaient un mandat.“J’avais confiance en eux.” Bien que les rapports de ses hommes l’aient identifié comme un des participants à des réunions préparatoires, M.Cormier affirme n’avoir participé qu’à une seule réunion, quelques heures avant l’opération.Jusqu’au 6 octobre 1972, lui et les sergents Claude Marcotte et Fer- nand Tanguay auraient été les seuls au courant de l’opération.Le lieutenant Cormier n’a informé ses supérieurs des aspects particuliers de cette opération qu a-près son exécution.M.Cormier a aussi nié avoir épuré les dossiers de son service en 1973.Tout au plus, a-t-il détruit son dossier personnel avant d’être affecté à d’autres tâches.En réponse aux requêtes de la Commission, en septembre dernier, le SPCUM affirmait qu’il ne pouvait transmettre tous les dossiers demandés puisqu’ils avaient été détruits par M.Cormier à l’automne 1973, suivant les procédures habituelles.L’épuration aurait incombé à son successeur, selon M.Cormier.Le témoignage du capitaine Cormier, marqué fréquemment de blancs de mémoire, a duré toute la journée et doit se prousuivre aujourd’hui.“La mémoire du témoin sur certains points laisse à désirer”, a déclaré Me Jean-Pierre Lussier, ui l’interrogeait et le confrontait à ses éclarations précédentes durant la préenquête à huis clos devant le juge Roger Vincent.Au cours de la journée, hier, le procureur de la Commission d’enquête, Me Jean-Pierre Lussier, a déposé un document secret de la GRC, lequel constitue la somme des renseignements recueillis au sujet de l’APLQ.Ce document secret recense toutes les personnes que la GRC estimait avoir un rapport quelconque avec ce mouvement sous surveillance policière pendant toute son existence.Après avoir décrit l’activité de l’APLQ et ses dirigeants, le documents de la GRC énumère les sympathisants parmi lesquels se trouvent des hommes politiques, des journalistes, des syndicalistes, des comédiens et des hommes d’affaires, et pour lesquels elle a un dossier À la suite des noms, les procureurs de la Commission d’enquête ont rayé le numéro du dossier de police sur chacune de ces personnes, pour des raisons de sécurité nationale soulevées dans les affidavits du solliciteur général du Canada, M.Francis Fox.La GRC a classé parmi les sympathi-sansts, qu’elle définit comme étant des abonnés au bulletin de TAPLQ, les noms de René Lévesque, Pierre Marois, Claude Morin et Géraid Godin, tous à l’Assemblée nationale aujourd’hui.Elle a fait de même pour Claude Ryan, Jean-Claude Leclerc et Judith Jasmin, journalistes, Michel Chartrand, Fernand Daoust, Michel Bourdon et Yvon Valcin, syndicalistes, pour Charlotte Boisjoly et Pauline Julien, comédiennes et interprètes, et pour Alfred Rouleau, du mouvement des caisses populaires Desjardins.La GRC a constitué ce dossier en novembre 1971 et l’a remis à jour à la fin de juillet 1972, deux mois avant “l’opération bricole”, et en janvier 1973, trois mois après.Bien d’un placard publicitaire du gouvernement du Québec et que j’avais vu tout jeune, encore presqu’un enfant “Invest in the Province of Quebec Where Labour is Cheap and Docile”.Ce genre d’attitude, j’ai eu l’occasion de la rencontrer à chaque tournant important de la société québécoise depuis 20 ans.La S.G.F.était corn-, muniste.Elle découragerait l’investisse- ; ment.La caisse de dépôt provoquerait la hargne et la crogne des marchés financiers.Noranda n’aimerait pas Soquem.Et Stelco n’aimerait pas Sidbec.Depuis des années, on nous répète que Voir page 6: Parizeau POUR L’EUROPE votre St*ttoa (Citroen ACHAT-RACHAT chez le spécialiste de la location BILLETS AVION toutes destinations Tél.; 861-0200/3906 Permis 13868252-0280 Conférence Hôtel Le Reine Elizabeth 31 octobre et 1er novembre 1977 Au Programme Lundi 31 octobre 1977 18.30 hrs M.Pierre-Marc Johnson Ministre du Travail et de la Main-d’Oeuvre Mardi 1er novembre 1977 18.30 hrs Monsieur Le Juge Robert Sauvé Président de la Commission des Accidents du Travail LES SUJETS DÉCRITS CI-DESSOUS SERONT DISCUTÉS LORS DE CETTE CONFÉRENCE: Lundi — Participez en '78 — Maux de dos dans l’industrie — Programme de prévention des accidents — L’hygiène alimentaire dans les supermarchés — Enquête - Accident — Médecine préventive — Les chariots à fourche Pour p/us d'information veuillez contacter l’Association de Prévention des Accidents Industriels de Québec -50 Place Crémazie Suite 812, Montréal.Mardi — Maladies industrielles — Conservation de l'énergie — Contrôle des pertes — Le rôle de l’infirmière dans l'industrie — Sécurité hors le travail — Psycho-pathologie industrielle — Prévention des incendies — L’environnement industriel 389-8295 1-800-1361-4151 « 4391 • • Le Devoir, mercredi 26 octobre 1977 la météo nvironnement Canada XvXvXf a- precipilalions haute pression basse pression masse d'air frais masse d'air chaud Nouvelle Orléans Du temps généralement nuageux avec des possibilités d’averses et du temps très doux pour cette période-ci de l’année.Peu de changement pour jeudi.• Abitibi: dégagement graduel au cours de la journée.Maximum de 14.Aperçu pour jeudi: nuageux avec averses.• Chibougamau, Haute-Mauricie: nuageux avec possibilité d'averses.Maximum de 13.Aperçu pour jeudi: nuageux avec averses.À midi, aujourd’hui Pontiac-Témiscamingue, Laurentides : nuageux avec éclaircies, doux.Maximum de 14.Aperçu pour jeudi: nuageux et doux.• Outaouais, Montréal, Cantons de l'Est, Québec, Trois-Rivières: nuageux avec éclaircies, doux.Maximum 16.Aperçu pour jeudi: nuageux avec averses.• Baie-Comeau, Rimouski, Sept-Iles, Gas-pésie: nuageux avec possibilité d’averses.Maximum de 12.Aperçu pour jeudi: nuageux avec averses.suites de la première page LE RÉFÉRENDUM conservateur".Elle lui a également fait grief de préférer la route solitaire d’une tournée des provinces, les ‘‘négociations bilatérales” a une conférence fedérale-provinciale qui réunirait tous les premiers ministres de façon plus ouverte.Enfin Mme MacDonald est allé chercher un allié inattendu en la personne de l’ex-ministre des Affaires sociales du Québec, M.Claude Castonguay qui, souligne-t-elle, vient de faire une proposition sensée que le Parti conservateur fait depuis le lendemain de la victoire du Parti Québécois.M.Castonguay, rappelons-le, a souhaité il y a dix jours à Toronto, que la responsabilité de la formulation de propositions de réforme soit remise à des ‘‘commissions de parlementaires” au niveau provincial et fédéral.C’est parce qu’il croyait que ce procédé était plus valable qu’il a refusé de faire partie d’un groupe consultatif comme la Commission Pépin-Robarts, estime le député de Kingston, qui redemande à M.Trudeau, mais “sans espir" de se décider à créer pareil groupe à Ottawa.Le député de Joliette, M.Roch LaSalle, qui suivait Mme MacDonald peu après dans ce défilé de réponses des députés au discours du Trône au 18 octobre dernier, est également tombé à bras raccourcis sur le premier ministre dont la “personnalité et le comportement” dit-il, sont à l’origine de nos mésententes depuis son accession au pouvoir en 1968.Et M.LaSalle de se lancer dans une véritable psychanalyse du premier ministre, d’où il ressort que si son humeur fantaisiste est intéressante, ses caprices et son goût pour la bataille s’accordent mal aux tâches de conciliation qui sont les siennes.Les discours se suivent et ne se ressemblent pas, aux Communes, depuis le dis- DÉCÈS Notez t.v.p.que tes avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche : 2 o 4:30 p.m.GIROUX, Liliane.— À l’Hôpital Notre-Dame de Montréal, le 24 octobre 1977 à l’âge de 61 ans, est décédée.Liliane Giroux de Sf-Lambert.Elle laisse 2 soeurs Juliette et Yvette et 2 frères Jean-Louis et Michel.Les funérailles auront lieu jeudi 27 octobre.Le convoi funèbre partira du Résidence funéraire Clarke, MacGillivray & White no 307 me Riverside Drive, coin Argyle à St-Lambert, pour se rendre à l'église St-Lambert où le service sera célébré à 10 h 00, et de là au cimetière de St-Lambert, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Visites de 2 à 5 p.m.et de 7 à 9 p.m.Au lieu de fleurs, don à une oeuvre de charité de votre choix.NECROLOGIE P.Alfred Lamontagne, O.F.M.A Montréal, est décédé à l’Infirmerie provinciale des Franciscains, le 24 octobre 1977, le P.Alfred LAMONTAGNE.Né à Joliette le 15 décembre 1913, il fit ses études classiques au Séminaire de Joliette.Entré chez les Franciscains le 12 août 1932, il y poursuivit ses études philosophiques et théologiques et fut ordonne prêtre à Montreal le 29 juin 1940.Apres quelques années consacrées à l'enseignement des lettres et de la philosophie au Séminaire Saint-Antoine, à Trois-Rivières et à Québec, il fut vice-postulateur de la cause du Bon Père Frédéric, vice-commissaire de Terre Sainte à Ottav'a.prédicateur de retraites religieuses et de retraites fermées à Châteauguay, vicaire à la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses de Trois-Rivières et cure de la paroisse de Baker Brook, au Nouveau-Brunswick.Terrassé par la paralysie, il fut hospitalisé près de 15 ans à'ITnfirmerie de Rosemont.Écrivain prolifique, homme de lettres, fin causeur, travailleur infatigable et plein d’initiative, doué d’un grand amour de la vie franciscaine dont il fut toujours un apôtre rayonnant par l’écrit et la parole, il fut un prêtre zélé et généreux que la souffrance a longuement travaillé Il laisse dans le deuil ses frères et soeurs: Albert et Victor LAMONTAGNE, Berthe BERUBE, Gertrude BREAULT, Clara et Blanche LAMONTAGNE BAYARD, Arthur.— À Montréal, le 24 octobre 1977 à l’âge de 75 ans, est décédé, Arthur Bayard.Il laisse sa femme Jeanne Landry, sa fille Louise (Lucien Ledair, ing ), 2 petites filles Geneviève et Daphné et sa soeur Germaine (Cyril Costley).Le service sera chanté le vendredi 28 octobre vers 15 heures à l’église Notre-Dame-des-Neiges.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LEBLANC, Éveline.— À Québec, le 25 octobre 1977 à l’âge de 79 ans, est décédée.Mlle Evebne Leblanc, fille de feu M.et Mme Robert Nap Leblanc, elle demeurait au 1645 chemin St-Louis à Silleiy.Elle laisse dans le deuil ses 2 soeurs: Mlles Estelle et Eva Leblanc, son frère et ses belles-soeurs M.et Mme Alphonse Leblanc (Eileen Powers) Mmes James Jessop ainsi que ses neveux et nièces Les funérailles auront lieu vendredi le 28 octobre.Le convoi funèbre partira du Funérarium Lépine Cloutier Ltée.No 1584 Chemin St-Louis à 2 heures 15, pour se rendre à l’église St-Patrick où le service sera célébré à 2:30 heures.Et de là au cimetière Belmont lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d’y assister dans autre invitation.LEDUC Louis-Philippe, O.P.— Le Père Louis-Philippe Leduc est décédé subitement à Montréal le 23 octobre 1977.Fils de feu François-Xavier Leduc et de feu Rose-de-Lima Boursier.Père Leduc est né à Valleyfield le 21 août 1902.Après ses études secondaires au Séminaire de Valleyfield (1915-1923) il entra chez les domitûcains en 1923, et fut ordonné prêtre le 15 avril 1928.Il fut missionnaire au Japon de 1930 à 1938, procureur de l’Oeuvre des Missions Dominicaines de 1938-1963.supérieur de la Maison Ste-Catherine de Sienne de Trois-Rivières de 1963-1964; assistant du Provincial des Dominicains de 1964 à 1972 et Prieur du Couvent Notre-Dame-de-Grâce de Montréal de 1972 à 1975.Il sera exposé au Couvent des Dominicains (5375 avenue Notre-Dame-de-Gràcel à partir de lundi le 24 octobre de 15 à 17 heures et de 19 hres à 21:30 hres.Les funérailles auront lieu mercredi le 26 octobre à 11:00 A.M.à l’église Notre-Dame de Grâce et l’inhumation se fera à 14 heures au cimetière des Dominicains à St-Hyacinthe.Direction: Urgel Bourgie Ltée.LUSSIER, Régine.— À Montréal, le 24 octobre 1977, est décédée Mme Armand Lussier, née Régina Duquette.Outre son époux, elle laisse dans le deuil une soeur Églantine (Mme Ludger Côté! ainsi que plusieurs neveux et nièces, les funérailles auront heu vendredi le 28 octobre.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers No 4780 rue DeSalaberry, pour se rendre à l'église Notre-Dame des Anges où le service sera célébré à 10 h 00, et de là au cimetière Côte-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.MARCOUX, Marie Laura Lamontagne.— À l’Hôtel-Dieu de Lévis, le 25 octobre 1977 à l'âge de 74 ans, est décédée.Dame Marie Laura Lamontagne, épouse de feu Georges Marcoux, directeur de funérailles.Elle demeurait au 85 de la Fabrique, St-Romuald, Comte Lévis.Elle laisse dans le deuil ses enfants, gendres.belle-fille: M.Claude Marcoux, thanatologue, M.et Mme Jacques Laflamme (Georgette), M.et Mme André Marcoux (Lucille Sauvél M.et Mme Roland Fraser (Yvettei et M.et Mme Daniel Marchand (Jacqueline).Les funérailles auront lieu vendredi le 28 octobre.Le convoi funèbre partira du Funérarium Claude Marcoux Ltée no 96 rue de la Fabrique, St-Romuald à 1 heure 50, pour se rendre à l'église de St-Romuald où le service sera célébré a 2:00 heures, et de là au cimetière paroissial heu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.NADEAU — Le 25 octobre à Chicoutimi au 927 Jacques-Cartier est décédé l’abbé Bernard Nadeau ancien professeur aux collèges Sainte-Marie et Jean-de-Brébeuf.R laisse dans le deuil ses soeurs Claire et Marthe Nadeau ; une nièce, Michelle Tremblay; deux neveux.Denis et Jean-Claude Tremblay, ainsi que plusieurs cousins et cousines.cours du Trône, et dureront jusqu’à vendredi soir, la majorité libérale défaisant facilement en chemin les motions de blâme de l’opposition.Parmi les interventions libérales, on a nôté hier celle du ministre des Communications, Mme Jeanne Sauvé, qui a presque farouchement défendu la stratégie fédérale actuelle, en demandant aux observateurs de tempérer leur impatience en se remémorant “certaines règles élémentaires de sagesse politique”, ne serait-ce que parce que le gouvernement est pris entre un Québec que n’intéressent guère les discussions constitutionnelles, et les attentes du Canada anglais.Mme Sauvé n’a pas été tendre pour le gouvernement québécois qu’elle accuse de “sectarisme , le décrivant comme “une équipe sans expérience, des intellectuels et des professeurs passablement éloignés des réalités économiques, industrielles et techniques, tentés au aurplus par des solutions dogmatiques”.Tout en se disant en désaccord avec la loi 101 sur la langue au Québec, Mme Sauvé s’est cependant portée à la défense de la décision fédérale de ne pas en contester la constitutionnalité auprès de la Cour suprême, ou de ne pas utiliser son droit de désaveu.“Comment oser intervenir au nom du pouvoir de désaveu alors qu’on n'a pas levé le petit doigt pour défendre les francophones qui étaient objets de négligence voire d’hostilité de la part des pouvoirs publics des autres provinces?”, de dire Mme Sauvé, elle-même d’origine franco-ontarienne, avant de passer en revue les problèmes linguistiques et même économiques des minorités francophones.Selon Mme Sauvé, le gouvernement fédéral doit conserver son leadership dans le débat constitutionnel et “faire preuve d’imagination dans l’invention de nouvelles façons d’exercer les pouvoirs entre le fédéral et les provinces”.AFRIQUE DU SUD que les tactiques “employées n’engendrent que plus d’aigreur, de violence et accroissent rinsécurité".Pour le Canada, l’Afrique du Sud ne “trouvera de sécurité réelle que quand une plus grande justice sociale sera accordée à la majorité des habitants de ce pays”.Ôn sait qu’un débat est actuellement en cours aux Nations unies sur la dernière vague de répression qui s’est abattue en Afrique du Sud sur les voix de la conscience africaine.Des sanctions sont envisagées et tout indique que Washington a déjà mis au point sa position au Conseil de sécurité (voir nos imformations internationales).L’initiative du Canada n’est pas isolée: les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne fédérale et la Hollande ont déjà rappellé en consultations leurs ambassadeurs, en signe de réprobation.Les mesures policières dénoncées sont celles qui ont la semaine dernière frappé d'interdiction 18 organisations noires et interraciales suivies de près de 150 arrestations.Les États-Unis et la Grande-Bretagne respectent un embargo volontaire sur les fournitures militaires à l’Afrique du sud, comme d’ailleurs le Canada.À ce propos, M.Jamisson estime qu'Ottawa ne peut pas étendre le respect de cet embargo à d’autres compagnies que canadiennes.L’ambassade sud-africaine à Ottawa a fait savoir que M.Best avait simplement pris note des vues canadiennes et qu’il ignorait si le gouvernement sud-africam y répondra.FTQ-C0NSTRUCTI0N Suite de la page 3 sormais deux têtes dirigeantes” à la FTQ-Construction.En réalité, comme l’ont signalé d’autres congressistes, la force du nouveau secrétaire général rend “purement nominale” la fonction de président, occupée depuis hier par M.Guy Dumoulin.l’ancien directeur général.Appelé à commenter l'importance stratégique détenue par la famille Pouliot sur les principaux portefeuilles de la construction.le nouveau secrétaire général de la FTQ-Construction a répondu: “S’ils sont là (les Pouliot), c’est peut-être parce qu’ils ont les compétences voulues pour etre là.J’imagine, a-t-il poursuivi, que ça doit être ça.Je ne pense pas que l’OCQ engage des gens incompétents et que les délégués auraient élu un incompétent ici.’’ Cette réponse de M.Maurice Pouliot lui a valu les applaudissements d’une partie du congrès, visiblement fort agacée par les questions des journalistes.Le secrétaire général de la FTQ-Construction a par ailleurs évoqué la “démocratie" et la “volonté des membres" pour expliquer l’élection à ce poste d’un agent d affaires du 144, un syndicat qui a littéralement “scabbé” la dernière grève de la construction en portant un coup mortel à son efficacité et qui a tenté, tout au long de la dernière année, de se désaffilier du Conseil provincial.M.Pouliot s’est par ailleurs fait plus menaçant à 1 endroit des initiatives que pourrait prendre le gouvernement du Québec pour renforcer les tutelles en cours chez quatre affiliés de la FTQ-Construction, notamment chez les plombiers, dont il est issu."Le Conseil provincial, a dit M.Pouliot, s’est toujours prononcé contre les tutelles.Ce qu’on demande, c’est des élections dans les locaux visés.Les tuteurs après tout se sont aperçus que ce n’était pas si pire que la commission Cliche l’avait montré dans les médias d’information.Il est donc temps qu’ils laissent les élections se faire.” En faisant ce commentaire, M.Pouliot tranchait avec la ligne de neutralité bienveillante affichée depuis deux ans par la FTQ-Construction à l’endroit des tutelles.REMERCIEMENTS Remerciements à Jean XXIII pour faveur obtenue.P.B.Lévesque entend profiter de Paris, tribune internationale par Bernard Descôteaux QUEBEC — Reléguant au second plan le traditionnel thème de la coopération franco-québécoise, le gouvernement québécois profitera de la visite officielle du premier ministre René Lévesque à Paris la semaine prochaine comme d’une tribune internationale pour exposer les progrès du Québec dans sa marche vers l’autodétermination.Rendant public hier le programme officiel de cette visite, le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, a affirmé que tout en expliquant au gouvernement français les objectifs et la situation politique du Québec, l’on chercherait à rejoindre par une intense couverture de presse l’ensemble de la France, comme plusieurs autres pays européens et africains.A cet égard, le moment-clé du voyage de M.Lévesque pourra être lors de la première journée de son séjour à Paris alors qu’il sera invité à rencontrer les parlementaires français.A cette occasion, il prononcera un discours devant les députés français réunis en dehors de l’Assemblée nationale qui aura suspendu ses travaux pour la circonstance, et l’on compte sur une large diffusion de ce discours, tout comme ce fut le cas à New York devant l’Economie Club.Incidemment ce discours de M.Lévesque sera diffusé en direct ici par Radio-Québec.De façon générale, M.Lévesque fera des apparitions nombreuses à la télévision française qui seront diffusées à certains moments dans plusieurs pays fran- cophones d’Afrique, et M.Morin souligne ue déjà le premier ministre a accordé es entrevues nombreuses à la presse français et européenne en prévision de son voyage.Certaines de ces entrevues ont déjà été diffusées alors que d’autres le seront la semaine prochaine.En outre, à la fin de sa visite officielle, M.Lévesque donnera une conférence de presse et recevra à dîner la presse française.Le gouvernement québécois compte d’ailleurs que l’ensemble de la visite du premier ministre sera bien accueillie par la presse française.Notons tout d’abord que les entretiens qu’aura M.Lévesque avec des membres du gouvernement français se feront avec les trois premiers personnages de l’État français.La deuxième journée de sa visite officielle, il sera reçu à déjeuner à l’Élysée et s’entretiendra ensuite avec le président de la république, M.Valéry Giscard d’Estaing.Il aura par ailleurs de nombreuses rencontres et activités officielles avec le premier ministre, M.Raymond Barre, et avec le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, M.Alain Peyrefitte.Il faut mentionner que M.Lévesque sera reçu aussi à l’hôtel de ville de Paris, par le maire de Paris, M.Jacques Chirac, qui même s’il ne siège plus au gouvernement garde comme chef du RPR une influence politique très grande.Rappelons que lors de la visite à Paris de M.Claude Morin au printemps dernier, M.Chirac avait appuyé sans équivoque la thèse de l’indépendance du Québec.La visite de M.Lévesque à l’Assemblée nationale ne passera pas inaperçue même si l’on a écarté l’hypothèse que M.Léves- que s’adresse aux députés français dans l’enceinte même de cette assemblée.Il aura quand même droit à un traitement de faveur puisque les travaux de l’assemblée seront suspendus pour permettre aux parlementaires de rencontrer M.Lévesque, ce qui semble être un privilège fort rare accordé qu’aux grands amis de la France.En dehors du programme officiel, le premier ministre aura l’occasion de rappeler le souvenir du général de Gaulle et de son “Vive le Québec libre” puisqu’il se rendra mardi assister à une cérémonie sur la tombe de l’ancien président à Colombey-les-deux-Églises en compagnie de l’Amiral Philippe de Gaulle.Il assistera aussi à une cérémonie à Metz où pendant la guerre il a séjourné comme correspondant de guerre.La coopération franco^québécoise ne sera évoquée que trois fois durant le séjour de M.Lévesque.Une première fois avec le premier ministre avec qui il discutera de la signature de nouveaux accords, et une deuxième fois lors d’une cérémonie marquant le dixième anniversaire prochain de l’Office franco-québécois pour la jeunesse dont le conseil d’administration sera réuni à Paris.Il rencontrera aussi les membres du conseil d’administration de l’Association Érance-Québec.Comme si on avait voulu bien marquer que ce voyage avait avant tout un caractère politique, aucune rencontre avec les milieux d’affaires n'aura lieu pendant la visite officielle qui se termine le 5 novembre.Ce sera le lendemain que le premier ministre participera à un déjeuner où seront conviés des hommes d affaires.De plus, en requérant des élections dans les syndicats sous tutelle, il transformait une demande du 144 en une position officielle du secrétaire général de la FTQ-Construction.Jusqu’ici, la posibilité d’élections au 144 a été écartée par la tutelle, qui a semblé se ranger à l'avis d’un important groupe de plombiers contestataires.Ces derniers ont soutenu, dans un mémoire au ministre du Travail, que le processus démocratique ne pouvait être mis en branle dans un syndicat toujours dominié par les éléments dénoncés par la commission Cliche.Le congrès de la FTQ-Construction a par ailleurs décidé d’accroître ses services dans le domaine de l’information, de la recherche et des relations industrielles.Fort différent des autres congrès syndicaux, celui de la FTQ-Construction est essentiellement composé non pas de membres de la base mais surtout d’agents d’affaires, qui sont les employés des diffé; rents syndicats de la construction.Appelé à commenter, un délégué du 144 a dit à ce sujet: “Qu’est-ce qu’un membre ordinaire, qui ne connaît rien aux lois et aux politiques, pourrait décider de bon dans un congrès comme ça?” Comme quoi dans la construction, aurait peut-être redit le juge Cliche, plus ça change, plus c’est pareil.PARIZEAU Suite de la page 5 nous ne sommes jamais aussi bien que quand nous sommes tranquilles.Et être tranquilles, cela veut dire accepter les règles du jeu dans lequel nous n’avons pas à intervenir.Sans doute avec l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement indépendantiste, la peur n'en devient que plus forte.Le bill 101 fait fuir les affaires.L'indépendance est acceptable pour les multinationales, partout, sauf au Québec où elle est anathème.Le déplacement des sièges sociaux vers Toronto n’a commencé vraiment qu’après le 15 novembre! A la limite, certains cherchent les signes de la débandade économique, de la catastrophe financière, un peu comme, depuis Trotsky, les communistes de stricte obédience attendent chaque année la grande crise qui fera disparaître le capitalisme, victime de ses contradictions internes.Il faudrait que tous les Québécois s’entendent ou, en tous cas, cherchent à s’entendre sur au moins une idée.Qu’ils soient fédéralistes ou indépendantistes, en faveur du bill 101 ou contre ce bill, de droite ou de gauche, l’important c’est que tous, ils acceptent que la fierté d’être ne compromet pas la prospérité.Il y a sans doute bien des façons d’être fiers de l’acquis et fiers de l’avenir.Essayons au moins, à travers le grand débat qui est maintenant amorçé, de ne pas nous humilier.Tentons de ne pas aborder l’avenir dans la peur, la crainte des autres et la honte de nous-mêmes.Que les meilleurs gagnent.Et que nous sortions de ce débat plus forts et plus confiants.NOUS de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, • dénonçons l’attitude répressive de l’administration de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal à l’endroit du groupe “La Maîtresse d’École” • demandons le réengagement de tous les membres de ce groupe, de même que le maintien intégral du projet de pédagogie progressiste.Aimée Leduc Yves Poisson Clermont Simard André Paré Roméo Miville Jean-Claude Mondor Antoine Baby Paul Goulet MarielleTousignant G.Raymond Laliberté Jocelyne Lachance Jean Jobin Yvon Sirois Justine Lamontagne Gaston Godin Rolland Beaudoin Yolande Gagnon-Matte Angelo Tremblay Jean-Pierre Masson Judith Levasseur Charles Thiffault Claude Simard Lise Lépine Lizotte Jean Brunelle Irène Belleau Jean Claude Gallant Georges-André Nadeau Daniel Poulin Jocelyne Bergeron Pierre Bathman René Lesage Simone Herry Paul Godbout Nicole T.Morin Marc Herry Benoit Roy Jean-Guy Bernard Martine Lavoie-Grondines Yvon Pépin Louisette Bergeron Choquette Jean-Claude Morin Pauline F.Pomerleau Denise Cyr Jean-Marie Perron Jean-Réal Nadeau Denyse Bourneuf Denise Dupont Lucie Ranger Michèle Gosselin Catalina Ferrare Michelle Dubé Roger Saucier Richard Tremblay François Mercier Christian Laville Jacqueline Thériault Pitre Jean Claveau Jean-Claude Gagnon Suzanne Nolin B.Marchand Gilles Lemire Françoise Moreau Patrick Guillemet Patrice Turcotte Gilberte Roy Gilles Larin Claude Deblois Paul Nederveen Maurice Fleury Renée Cloutier Jean-Claude Huot J.Rhéaume Antoine Ambroise Jacques Turgeon Jacques Lapointe Madeleine Baillargeon-Gauthier Claude Langevin Pauline Desrosiers René Larouche Jacques Ste-Marie Cet espace est réservé par un groupe de professeurs de la Faculté des Sciences de l’éducation de l’Université Laval.Le 24 octobre 1977. Le Devoir, mercredi 26 octobre 1977 • 7 Le conseil du PLQ à Jonquière pro- Plu- Les dirigeants libéraux ont du pain sur la planche pour la fin de semaine.Le conseil de direction de Jonquière adoptera le programme définitif du congrès aorientation qui se tiendra les 18,19 et 20 novembre à l’hotel Bonaventure de Montréal.Au départ, le congrès d’orientation devait durer cinq jours mais le conseil général de Sherbrooke, jugeant cette proposition excessive, a demandé à la commission politique de réduire le gramme à trois jours, sieurs des personnes-ressources qui ont accepté de participer aux ateliers de travail sont considérées comme des aspirants à la succession de M.Robert Bourassa.Le congrès d’orientation permettra aux militants libéraux de se faire un premier jugement sur la valeur des présumés candidats à la direction du parti et dans ce sens se présente comme les préliminaires du congrès de leadership.Certains membres du conseil de direction entendent d’ailleurs réclamer des règlements pour éviter que le congrès d’orientation prenne l’allure d’une foire publicitaire et soit noyé dans la campagne au leadership.Dans un second temps, les dirigeants libéraux étudieront la manière de préparer les prochaines campagnes de financement du parti et le budget de fonctionnement du prochain exercice en fonction de la loi numéro 2 du gouvernement Lévesque régissant le financement des partis politiques.En vertu de cette loi, seul un électeur peut verser une contribution et il doit le faire lui-même et à même ses pro- Devenez un participant à la Croix-Rouge Pierre O’Neill pres biens.Jadis, le financement du Parti libéral reposait pour une bonne part sur les contributions financières des compagnies.L’ordre du jour du conseil de direction prévoit en outre l’étude d’un plan d’action visant à neutrahser l’offensive du Parti québécois dans la campagne référendaire.Le conseil recevra enfin les bulletins de présentation des candidats à présidence du parti: M.Guy Morin, ex-président de la région de Québec Me Larry Wilson, un avocat d’Outremont, et M.Paul Phaneuf, exministre au sein du gouvernement Bourassa et candidat défait aux élection du 15 novembre 1976.0 Un autre caucus créditiste tumultueux — Les créditistes fédéraux demeurent fondamentalement divisés sur la question constitutionnelle.À cet égard, le congrès que l’aile québécoise du Crédit social a tenu en fin de semaine à Drummondville n’a rien réglé.Ces discussions n’ont fait que retarder l’affrontement décisif entre ultra-nationalistes et tenants du statu quo.Aujourd'hui à Ottawa, les députés créditistes tiennent un caucus qui permettra au député de Richmond, Léonel Beaudoin, de croiser le fer à nouveau avec son collègue à René Matte du comté de Champlain.Les préparatifs et les conclusions du congrès ont intrigué M.Beaudoin, conscient que les jeunes fonctionnaires du parti, chargés d'organiser le congrès et de rédiger la documentation d’appui, ont orienté les discussions de manière à favoriser les velléités souverainistes du député René Matte.En suscitant* la reprise au débat au caucus d’aujourd’hui, M.Beaudoin pourrait bien parvenir à convaincre les fédéralis- le français, je le parle par ¥ JO.L/IL r\r\i ir\ a\/r~/^ 07 \/L_Z_ L.I V I /-1VX.O à SPLITKEIN Æ Certificats d’épargne fixes Sans dépôt minimum $500 un avantage de plus que nous vous offrons.Profitez-en! LA BANQUE D’ÉRARGNE Charte fédérale.Membre: Société d'assurance-dépôts du Canada.tes orthodoxes qu’ils se sont fait “avoir”.La position constitutionnelle adoptée à Drummondville propose des négociations inter-provinciales d’où le fédéral serait complètement exclu et dont les résultats seraient soumis à un référendum dans chacune des dix provinces.Le congrès a reconnu en outre le droit des provinces à l’autodétermination.Cette formule ouvre la porte aux velléités souverainistes de M.Matte et lui déblaie le terrain en vue de sa candidature au leadership.• Exit: Boulanger et Cyr — Le Parti libéral du Canada poursuit le programme de renouvellement de son personnel politique.La direction du parti entend libérer, de gré ou de force, une vingtaine de sièges à la Chambre des communes pour faire places à des éléments plus jeunes et intellectuellement mieux équipés pour la fonction de députés et l’action parlementaire.Au nombre de ceux qui ne seront plus reconnus comme candidats officiels aux prochaines élections générales, on connaît déjà les noms de MM.Gérard Loiselle (ancien Saint-Henri); Jacques Trudel (Bourassa) et Albert Béchard (Bonaventure).Les noms de deux autres députés sont venus depuis s’ajouter à la liste des comtés que le Parti libéral entend libérer et pour lesquels d’ailleurs il a déjà entrepris de recruter des candidats: MM.Prospèr Boulanger (Mercier) et Alexandre Cyr (Gaspé).Dans le cas du comté d’Hochelaga, la situation apparaît singulièrement plus complexe: l’ex-député provincial de Sainte-Marie, M.Jean-Claude Malé-part, se propose d’affronter le transfuge conservateur, Jacques Lavoie, lors de la convention pour le choix officiel du candidat du comté.Et tout permet de croire qu’il y parviendra.• La place du Québec au sein du PC — Dès son élection à la direction du Parti conservateur, M.Joe Clark avait déclaré qu’il ne pouvait ni ne souhaitait former un gouvernement sans une forte représentation du Québec.Dans le sens de cette préoccupation, il avait clairement indiqué son intention de réserver un rôle et une place de choix aux Québécois dans la réorganisation de son parti.M.Clark vient cependant de faire quatre nominations importantes qui laissent croire qu’il a changé son fusil d’épaule et qui tendent à confirmer l’hypothèse que la nouvelle strategie du PC ne repose plus sur le Québec: M.Rick Willis, de Kitchener (Ontario), devient chef des opérations; M.Peter Swain de Toronto est nommé directeur de la campagne électorale auprès des médias d’information; M.Rykes de Darmouth (Nouvelle-Ecosse) assumera la direction du service national de la formation; Me Don Oliver de Halifax prend la direction des services juridiques.M.Lowen Murray, ex-sous-ministre dans le gouvernement de Richard Hatfield, assume déjà les fonctions de président de la campagne nationale.• Bleus, rouges et jaunes dans Verdun — Les candidats en lice pour l’élection à la mairie de Verdun représentent toutes les couleurs politiques.Le maire sortant, M.Albert Ga-riépy, est connu pour ses sympathies envers le Parti conservateur, ainsi que l’un de ses adversaires, M.Eddy Vi-gneault, qui avait vainement tenté d’être choisi candidat du PC aux élections partielles.D’autre part, le député libéral à l’Assemblée nationale, M.Lucien Caron, s’efforce de faire ressortir que le président du Parti verdunois, M.Gilles Proulx, n’est en réalité que le candidat déguisé du Parti québécois.Quoiqu’il ait été candi- dat aux élections de 1973, M.Proulx n’aime pas le rapprochement et soutient regrouper en son mouvement municipal toutes les tendances politi- aues, y compris des liberaux.a en outre reçu l’appui public de Philip Edmonston, candidat défait du NPD aux élections partielles.1 Rencontre Coature-Cuüen — Le ministre québécois de l’Immigration, M.Jacques Couture, et son homologue fédéral, M.Bud Cullen, se sont donné rendez-vous à la mi-novembre.En mai dernier déjà, les représentants des deux niveaux de gouvernement étaient venus a une entente de principe visant à per- mettre au Québec d’assumer des pouvoirs plus étendus en matière d’immigration.Depuis, ce contentieux a fait l’objet de multiples réunions au niveau des hauts fonctionnaires des gouvernements Trudeau et Lévesque.Ces négociations ont conduit à un projet d’entente finale dont les termes feront du gouverne- ment Lévesque le maître-d’oeuvre de la politique québécoise d’immigration.D lui reviendra de recruter et filtrer son immigration.À cette fin, le gouvernement a déjà pris les dispositions pour Couverture de nombreux bureaux du Québec à l'étranger et l’engagement de nouveaux agents de l’immigration.L ies bons vins français qui séduisent les connaisseurs sont loin d'être toujours les marques les plus connues.Le sage—qui aime et connaît vraiment les meilleurs crus, préfère le plus souvent des vins français mis en bouteilles par des petits viticulteurs.Ces vins sont élevés avec le plus grand soin par des artisans qui y mettent tout le temps qu’il faut.C’est souvent plus long.Mais c’est plus vrai.En voici quatre, et des meilleurs.De véritables trouvailles.Et, chose curieuse, leur prix est plus qu’abordable.Beaujolais Boussion.SAQ no 435B $4.95 Muscadet d'Anjou k Pm 'H RI Lie m* LES TROUVAILLES DUSAGE G, ^ •*«* »i £s§ * < f > : * ’>«> t , 3e SEMAINE TRIOMPHALE ! “Jonathan Livingston le goéland" LaCité 1 iPOURTOUSl 3575, AV DU PARC 844-2829 Harold et Maude ISABELLE HUPPERT YVES BENEYTON POUR TOUS 3,000,000 de personne* frappées par une effroyable catastrophe L’EAU EST EMPOISONNÉE ! POUR TOUS a.JEAN«CLAUDE LORD 6e SEMAINE! LE PATRIOTE EN HAUT présente Les fiances Rose Latuhpe Du 5 octobre au 27 novembre Réservations: 523-1131 ou 521-6666 un film de CLAUDE GORETTA Sem.: 7.30 -9.30 Sam.-Dim; 1.30 - 3.30 -5.30 - 7.30 - 9.30 Le PARISIEN 4 LAVAL 4 C'eff- un film de PHILIPPE DE BROCA Marlène JOBERT O Jean-Claude BRIALY 1.15-3.15-5.20-7.30-9.30 CARREFOUR 4B6S1E CATHERIN! 0 866 3856 CENTRE IAVAE 668 7716 'STE-CATHERINE - BLEURY 866-8057 « VERSAILLES 3 m PAPINEAU 1 PEACE VERSAILLES 353-7880 Misson PAPINEAU ET MT ROYAL 527 8635 FESTIVAL de CANNES/^" GRAND PRIX DE LA MISE EN SCENE 16 DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721-6060 UN CHEF D’OEUVRE NOMME “FEMME” ET SIGNE AGNES VARDA On ne naît pas femme .u On le devient.£Tf Simone de Beauvoir WM4A U4l£ Vouvrage est superbe, un des plus divertissants, des plus raffinés, des plus enrichissants, que nous ayons rus cette année.VnMole$ceritàTfaû§fi UN FILM DE LUIGI COMENCINI AUX 2 CINEMAS TEL 288 3141 12 30 2 40 4 50 7 00 9 10 Le PARISIEN 1 LAVAL 3 486 SI CATHERINE W 866 3856 CENTRE LAVAL 688 7776 Parisien: 1.00, 3.10, 5.20, 7.30, Laval: Semaine à 7.25, 9.30.9.40, THERESE LIOTARD • VALERIE MAIRESSE SCENARIO ET DIALOGUES AGNES VARDA IMAGES C VANDAMME MUSIQUE F WERTHEIMER ET ORCHIDEE DÉCORS f OlAGO ,12.20, 2.25, 4.50, 7.05, 9.20 Le PARISIEN 3 486 ST CATHERINE W 866-3856 pour v GILLES BCRIAULT PRESENTE UNE SELECTION PRIM 4 FILM j TOUS H “'Tout sonne juste dans cette épopée domestique.Mais plus importante, plus attachante que cette exactitude est la tendresse qui imprègne le récit.” - le monde ¦ H un film de LA RENE FERET SOLENNELLE SALLE H TEL 288 3141 1 45 3 40 5 40 7 40 9 40 impérial 1430, RUE BLEURY [£3 PLACE DES ARTS, SORTIE RUE BLEURY Elles sont superbes, soumises, initiées et très expérimentées.on les appelle \ JgJ \ jjS FILLES DE jP \ Kîadame Claude après'Emntflfiue/Ie, le nouveau grand Hlm de Just Jaeckin 3e semaine LAVAL 1 CFNTRf IAVAI 688 7 //6 Le PARISIEN 2 RIVOLI 2 486 STE CATHERINi 0 866 3866 ST Of NIS ET BELANGER 27 7 31 25 VERSAILLES 2 K£1 GREENFIELD PARK 2 PLACE VERSAILLES 3b3 7880,('' PI GREENFIELD PARK 6/16129 Aussi: Georges, Ste-Thôrèse — Maska, St-Hyacinthe Jusqu'au 5 novembre Itiiraqes m.trfo bourdon angèle coutu y von du mont franco levac renée girard son qer.ird souvay FERNAND DERY Jacques rossi mireille thibault ghyslain tremblay decor .* MARC ST JEAN Le LUNDI 31 OCTOBRE, 20H30 Billets-.$5.50, $6, $7, $7.50, $8 En vente au Montreal Trust (OVM) et chez Sauvé & Frères._______________ CAI IP Guichets: du lundi au WILFRID-PELLETIER * PLACE DES ARTS réservations téléphoniques Montréal (Québec) H2X 1Z9 Renseignements: 842-2112 de JEAN FRIGON a aisi i tnm 861 0563 84 ouest rue ste - catherme V®yA
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