Le devoir, 11 mai 1978, jeudi 11 mai 1978
LUNDI.MARDI, MERCRfcDI: de9H.à5H.30 JEUDI, VENDREJl: DE 9H.à9H.SAMEDI: DE9H.à5H.Vol.LXIX - No 109 Pàssages nuageux.Maximum: 20 Montréal, jeudi 11 mai 1978 89b5.BOUt ST LAURENT MONIRf Al.TEL 384 8760 Férié 25 CENTS Selon les études commandées par General Dynamics U Asbestos Corp vaut $300 millions par Michel Vaste! Si le gouvernement du Québec veut payer, à tous les actionnaires d'Asbestos Corp, “le prix que çà vaut", il lui en coûtera au bas mot quelque $300 millions! Le chiffre a été^voqué hier à Montréal, à l'issue de l'assemblée générale des actionnaires, par certains des plus hauts dirigeants de la compagnie.Tout porte à croi’e qu’il ne s’agit pas d’un ballon d'essai mais bel et bien de la demande qui sera mise sur la table de négociation par General Dynamics, “si elle est forcée de négocier".Le vice-président exécutif de General Dynamics, également président du conseil de sa filiale à 54%, M.Guy Fiske, a révélé aux journalistes que les trois études devaluation de l’As-bestos Corp sont assez avancées pour qu’il ait une idée de son prix sur le marché.On sait que General Dynamics a retenu les services de Lazard Frères de New York, de SNC de Montréal et de David S.Robertson and Associates de Toronto, tandis que le gouvernement du Québec fait préparer son dossier par Kidder and Peabody."Nous n'avons pas encore les trois rapports finaux, d'expliquer M.Fiske, mais nous en savons assez pour nous faire une opinion ".Aux livres, l'action d’Asbestos Corporation vaut un peu plus de $50, soit un prix d'achat de $140 millions mais leur valeur réelle surtout dans le cas d’une prise de contrôle, est probablement supérieure.D'ailleurs, le ministre délégué à l’Énergie, lui-méme ancien courtier en Bourse, a lancé le chiffre de $60 l'action à l’Assemblée nationale.On a clairement laissé entendre hier à l'assemblée des actionnaires que ce prix de $50 / $60 est un point de départ et non un maximum, comme l'a souvent avancé le gouvernement.On cite d'ailleurs l'exemple des terrains miniers de la compagnie a Thetford Mines qui sont inscrits, dans les livres d’Asbestos, à une valeur de $3.5 millions.Or, si on tient compte des réserves enfouies dans le sous-sol de Thetford, ce qu’a toujours exigé le vice-président de General Dynamics, le prix va considérablement augmenter.Comme par hasard, la compagnie s'est fébrilement lancée dans un programme d’exploration depuis l’an dernier.programme qui a fait passer les réserves ' prouvées'' de 144.6 millions de tonnes en 1976 à 226.2 millions de tonnes Voir page 6: L'Asbestos Dans le secteur hospitalier Le droit de grève sera soumis au maintien des services essentiels La possibilité d’un scrutin en juillet semble s’amenuiser par Jean-Claude Picard QUEBEC — Tout en conservant le droit de grève dans les secteurs public et parapublic, le gouvernement québécois a décidé d’en assujettir l'exercice au maintien des services essentiels, principalement dans le secteur des hôpitaux.Voilà du moins ce qui se dégage d’une série de nouvelles règles du jeu appli- cables à la prochaine ronde de négociations dans les secteurs public et para-public.Ces règles ont été dévoilées — hier, en conférence de presse, par le ministre du Travail et de la Main-d’oeuvre, M.Pierre-Marc Johnson.Ces propositions gouvernementales, qui feront l’objet d’ici la fin de cette session d’un certain nombre d’amendements au code du travail, reprennent pour l’essen- tiel, en les assouplissant cependant dans certains cas, l’ensemble des recommandations formulées dans le rapport Martin-Bouchard.On se souvient que ce rapport, rendu public en février dernier, proposait un nouveau cadre, selon les auteurs du document, MM.Yves Martin, recteur de l’Université de Sherbrooke et ancien sous-ministre de l’Education et Lucien Bouchard, avocat de Chicoutimi, faisait davantage appel au sens des responsabilités de chacune des parties et mettait en lumière les enjeux publics que pose chaque nouvelle ronde de négociations dans ces secteurs.Plus concrètement, les commissaires demandaient au gouvernement de fixer des échéances précises à ces négociations, d'y soumettre sa politique salariale, d’assurer une meilleure information du public et d'assujettir l’exercice du droit de grève dans les hôpitaux au maintien des services essentiels.Dans l’ensemble, d’affirmer hier le ministre Johnson, le gouvernement accepte la problématique formulée dans le rapport de cette commission et les recommandations qui en découlent.Dans les faits, et après avoir consulté une dernière fois les divers syndicats et associations patronales impliquées dans ces négociations, il soumettra au cours des prochains mois devant l’Assemblée nationale une série d’amendements du iode du travail.Ces amendements devront être adoptés sans trop de délais puisque les échéances indiquent que la plupart des conventions collectives des secteurs public et para-public se termineront en juin 1979.Aussi, le gouvernement, pour qui cette prochaine ronde de négociations représente un test politique de première importance — surtout s’il advenait qu’elle survienne à quelques mois du référendum sur la souveraineté-association — ne veut prendre aucune chance et commence dès a présent à poser les nouvelles règles du jeu.La plus importante de ces règles a trait évidemment au maintien des services essentiels en cas de grève.Sous ce chapitre, le gouvernement accepte d’abroger la loi 253 — adoptée sous le régime Bourassa mais jamais véritablement appliquée — et la remplace par un nouveau mécanisme.tout aussi contraignant à certains égards, qui fait d avantage appel à la responsabilité des parties qu'aux sanctions.Ce mécanisme, a expliqué hier M.Johnson, prévoit que le aroit de grève et de lock-out dans les hôpitaux sera assujetti à la conclusion d'ententes entre les parties sur les services essentiels à maintenir.À défaut d'une telle entente, le syndicat, pour obtenir son droit de grève, devra déposer une liste des services qu’il entend maintenir.Cette liste pourra par la suite être examinée par un comité indépendant nommé par le juge en chef du Triounal du travail et qui aura pour principale fonction de voir si la situation est satisfaisante dans chaque établissement hospitalier.Voir page 6: La droit mmmmm % J *j§ TW Le premier ministre israélien, M.Menachem Begin, a présidé hier à Safed une cérémonie à la mémoire des Israéliens morts au cours des quatre guerres qu'a vécues Israël depuis sa naissance, il y a 30 ans.On a adopté en raison des menaces de mort contre M.Begin des mesures de sécurité exceptionnelles.(Téléphoto AP) Moro, inhumé dans l’intimité, aura des obsèques nationales ROME (d’après AFP et Reuter) — Ni fleurs, ni discours, ni personnalité politique l'homme d'Êtat italien Aldo Moro a été enterre hier dans l’intimité, conformément à ses "dernières volontés", exprimées dans l’une des "lettres de prison” avant d'être assassiné mardi par les Brigades rouges.Les funérailles se sont déroulées dans un petit hameau.Turrita Tiberina (à 50 kilomètres au nord de Rome) où les Moro possèdent une maison de campagne depuis plusieurs années.Seule Mme Eleonora Moro, ses quatre enfants et quelques intimes ont accompagné le président de la Démocratie chrétienne jusqu'à sa dernière demeure.Mme Moro avait refusé toute escorte officielle, confirmant ainsi son différend avec les autorités italiennes."Par votre immobilisme vous avez ratifié la condamnation à mort de mon mari", écrivait Mme Moro, 64 ans, dans un communiqué très dur à la Démocratie chrétienne, le 24 À Rome, l'annonce des funérailles — que l’on prévoyait généralement pour demain — a provoque une grande émotion dans les partis politiques Elle a été amèrement ressentie à la Démocratie chrétienne, où les amis d'Aldo Moro auraient voulu accompagner leur président à sa dernière demeure La décision de la famille d'enterrer Aldo Moro à Torrita Tiberina, semble avoir été prise très rapidement.Le cercueil de M.Moro a en effet été placé provisoirement dans le caveau d'une famille amie des Moro.Le gouvernement a néanmoins décidé de faire des obsèques nationales à l’ancien président du conseil.Elles auront lieu samedi à la basilique Saint-Jean-de-Latran devant laquelle 70,000 personnes, bravant la pluie, se sont rassemblées hier après-midi Aux cris de "Vive Moro", certaines brandissaient d énormes photographies de l'ancien président du conseil et des banderoles hostiles à la violence.Plusieurs discours ont été prononcés, sur un ton passionné, par les dirigeants syndicaux qui avaient appelé les travailleurs du pays a observer des arrêts de travail.Quelque sept millions de personnes ont ainsi débrayé de 10 heures à 12 heures Première conséquence politique de l'assassinat de M.Moro, le ministre de ITntérieur, M.Francesco Cossiga, a remis sa démission qui a été acceptée.M.Cossiga.qui occupait déjà ce poste dans le cinquième des gouvernements formé par M Moro en 1976, a expliqué qu’il assumait l’entière ersponsabilité, politique et morale, de l'attitude du gouvernement Andreotti face au dilemme devant lequel il était placé, attitude de fermeté qui l’avait conduit à refuser tout marchandage avec les ravisseurs qui exigeaient la liberation de 13 extrémistes.L'un d’entre eux.Renato Curcio, fondateur des Brigades rouges, a déclaré hier à son procès, a Turin, que l’assassinat de M.Moro était un “acte de justice révolutionnaire ", "l’acte d'humanité le plus élevé possible dans cette société de classes" Le président du tribunal l'a fait expulser de la salle d’audience.Les autorités et la population craignent que les Brigades rouges ne frappent une nouvelle fois.Des mesures spéciales ont été prises pour protéger les personnalités susceptibles de leur servir de cibles, declare-t-on de source informée.Impuissante, depuis l'enlèvement de M Moro, le 16 mars, la police a lancé son "plan numéro trois" pour tenter de mettre la main sur les ravisseurs.Nombre de journaux réclament des autorités plus d'etficacité dans leur lutte contre les extrémistes."Les Brigades rouges, nous devons le dire franchement, son allées de succès en succès, faisant la preuve de leur supériorité au plan de l’organisation sur un État impuissant”, écrit ainsi "Il Tem- P°" Hier, à Milan, où deux personnes avaient déjà été victimes d'attentats similaires cette semaine, un cadre de la compagnie Montedison M Franco Giaco-mazzi.50 ans.a été blessé par balles aux Voir pog«6: Moro au sommaire ¦ La cause de la maladie de Friedreich serait identi- f'ée —page 2 ¦ Châteauguay lance un ultimatum à Ottawa au sujet du drainage des eaux pluviales _pag03 ¦ Quand les francophones se sentent égaux: un éditorial de Lise Bissonnette —page 4 ¦ L Association des centres d accueil lance un cri d'alarme _p.9#e ¦ Carter propose un compromis pour la vente d a-vionsauM.-O._pag0io ¦ Jean Marchand ne croit pas au remède constitutionnel -page 13 ¦ Le prix de l'électricité changera-t-il suivant les ^saisons?OTTAWA (PC) — Même si le premier ministre Trudeau a laissé hier les libéraux dans l’incertitude, la possibilité d'un scrutin estival a semblé s’amenuiser, alors que le chef du gouvernement s'apprête à annoncer aujourd'hui ses projets électoraux.Le premier ministre n’a fait aucun effort pour annoncer ses intentions au cours d’un entretien privé d’une heure avec les députés liberaux et les sénateurs, ce qui a contribué au maintien du suspense.Déclenchera-t-il des elections pour le 10 juillet ou attendra-t-il plus tard dans la dernière année de son mandat.“Je ne peux absolument pas le deviner", a confié le ministre de l'Emploi, M.Bud Cullen, alors qu’il sortait de la réunion hebdomadaire du caucus libéral, où M.Trudeau a entendu ses députés se prononcer sur la question des élections.“A ce stade-ci, rien ne me surprendrait plus”, a renchéri le député de Windsor West, M.Herb Gray.Entretemps, les stratèges libéraux ont déjà orienté leur attention vers des dates plus lointaines et cherchent des moyens de raviver la popularité de M.Trudeau actuellement à la baisse.Des sources du cabinet du premier ministre envisagent des hypothèses diverses, s'échelonnant du remaniement ministériel aux élections complémentaires en juillet dans quelques-unes des 15 circonscriptions vacantes des Communes, dans un effort de rehausser le moral au sein du parti et de consolider les appuis au gouvernement.“Je pense que cela ne ferait guère de différence’.Et d’ajouter le sénateur Royce Frith président de l’organisation ontarienne: "Je ne vois pas de raz-de-marée électoral ”.M.Trudeau lui-même n’a formulé aucun commentaire et s’est contenté de réitérer qu’il ferait connaître ses intentions réelles avant le week-end.Cependant, des ministres ont affirme que le premier ministre ferait part aujourd’hui de ses projets à ce chapitre.Au cours de la matinée, il devait présider une réunion du cabinet, siéger aux Communes durant l’après-midi et terminer la journée par une conférence de presse."Je suis déjà prêt pour les élections ", a lancé le ministre des Finances, M.Jean Chrétien, qui a toutefois refusé de spéculer sur les intentions du chef du gouvernement.Du côté de l’opposition, on attend avec impatience la décision de M.Trudeau.Des députés conservateurs et néodémocrates ont même envoyé de leurs émissaires faire le pied de grue à l’extérieur de la salle où se tenait le caucus.dans l’espoir que M.Trudeau aurait laissé tomber un indice quelconque de ses intentions.Aux Communes, le député de Leeds, M.Torn Cossitt a demandé au gouvernement de dissoudre le Parlement et de déclencher des élections "pour permettre à la démocratie de fonctionner".La couleur officielle du parti libéral est passée "du rouge au jaune", Le jaune est la couleur qui symbolise le manque de courage et la faiblesse.Si les élections sont retardées davantage.les candidats et les partis politique devront dépenser des milliers de dollars inutilement.Certains candidats ont déjà loué leur QG de campagne et d’autres en ont profité pour éviter les restrictions de dépenses imposées lors des campagnes électorales, restrictions qui n’entrent Voir page 6: La possibilité Lévesque absent du Forum Trudeau fait l’éloge de l’histoire juive Le Forum de Montréal vibrait hier soir aux chants du pays d’Israël, où toute la communauté juive de la métropole fêtait dans l’allégresse le 30e anniversaire de la déclaration d’indépendance.La foule a réservé un accueil chaleureux au premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, accompagné de cinq de ses ministres.L’ahsence du premier ministre du Québec.M René Levesque, remplacé par M Gerald Godin, député de Mercier, et M.Yves Michaud, conseiller, n’a pas semblé importuner la foule, pas plus du reste que l’absence de deux groupes de participants au spectacle.Plus tôt dans la journée, le comité organisateur de la fête avait fait savoir que l’absence de M.Lévesque ne laissait "aucun sentiment de mauvaise volonté".Nous comprenons très bien les motifs de M.Lévesque et nous ne nous en formalisons pas" a dit M.Lyon Heppner, président du comité organisateur Le comité avait invité de la façon la plus simple, par un carton, le premier ministre du Canada, le premier ministre du Québec et le maire de Montréal Un quotidien de Montreal.La Presse, rapportait que cette invitation avait indispose l’entourage du premier ministre québécois et était survenue trop tard pour que M.Lévesque puisse se libérer de ses autres engagements L’incident coiffait un reportage plus élaboré sur les malaises de la communauté juive à 1 egard du Parti québécois Avant de quitter le Forum, à l’intermis-sion.M Trudeau a fait l’éloge de la contribution juive à l’histoire de 1 humanité et des idées."Amputée de la contribution juive, Thistoire des idées se verrait lamentablement appauvrie A cet égard encore, le Juif se mérite une admiration universelle".Depuis 30 ans.les Juifs ont consacré toutes leurs richesses d ame et d’intelli-ence.toutes leurs qualités et leurs vertus ans I édification d une société avancée "En quelques décennies, leur présence, dont la légitimité ne saurait être mise en doute, a littéralement ressuscité un territoire que le désert rongeait; elle a abondamment et généreusement peuplé le pays; elle a mis en valeur des ressources oubliées ou insoupçonnées auparavant; elle s est dotée d’une base industrielle de haute technicité; elle a instauré une nouvelle démocratie; accueillant une diversité inouïe de langues et de traditions et de groupes très inégalement évolués, elle s’est donné deux langues officielles, I hebreu et l’arabe, elle a élaboré en quelques décennies une culture originale et merveilleusement vivante, bref, elle a édifié une des sociétés les plus avancées qui soient".Israël a pu donner à sa population progrès et prospérité, mais le pays n’a pas encore atteint fa paix et la sécurité.Israël vit dans un contexte remuant et complexe "et il comporte des voisinages légitimes et redoutables", note le premier ministre du Canada."C’est pourquoi nous devons attacher tant de prix aux échanges de plus en plus fréquents entre Israël et les pays arabes.Ces démarches, ces gestes qui bousculent volontiers les usages diplomatiques.raniment notre espoir car ils paraissent dénoter un souci croissant de justice." * Montré*! au G§olmar HAUTE CUISINE CLASSIQUE PORTUGAISE Maria Rodrigues Sermano Rocha al autre» artlate» Portugal» 3699.boni Saint Laurent 844 7748 285-9151 stationnement gratuit 2 • Le Devoir, jeudi 11 mai 1978 Effort scientifique inédit et financé par les Québécois La cause de la maladie de Friedreich serait identifiée par Gilles Provost O TTAWA — Après trois ans effort scientifique sans ent dans l’histoire mé-et financé uniquement ie public québécois, les .ercheurs qui se sont attaqués à la maladie de Fiiedreich, une maladie irré-ersible et mortelle dont on ne i innaissant que vaguement symptômes, pensent main-lant en avoir trouvé la cause sis sont confiants d'en obte-la preuve définitive d’ici mois à peine.C’est ce qu’a déclaré hier le urologue André Barbeau, de r Institut de recherches clini-v.jes de Montréal, dans le .dre du 46e congrès annuel ' l’Association canadienne- française pour l’avancement des sciences (ACFAS), à l’université d’Ottawa.Faisant état des développ; ments les plus récents survenus au cours des deux derniers mois, M.Barbeau a expliqué que la véritable cause de cette maladie pourrait bien être un surplus de certains acides gras dans les parois des cellules (notamment l’acide asaquino-mique), puisque cette anomalie a été constatée chez toutes les victimes québécoises de l’ataxie de Friedreich, sans exception, et qu’elle modifie grandement les propriétés et même la rigidité des parois cellulaires.Cette explication est d’autant plus plausible, a-t-il dit, qu’on connaît déjà la “mala- DISCO CLUB CHEZ JACQUELINE & GÉBALD 5018A, boul.Décarie Du mercredi au dimanche 21 h 30 Nouvelle formule de rencontre et divertissements L’endroit par excellence ou les dames libérées invitent les hommes à danser Communication entre gens libérés Couples ou personnes seules S.I.A.F.IMPORTATION D’ANTIQUITÉS FRANÇAISES^ Arrivage d’un container de i meubles antiques français Fauteuil Louis XV - Salon Louis XVI ) Meubles gothiques renaissance Henry II Cuivres rouges - Tables de ferme - Bibelots ' EN VENTE À NOTRE ENTREPÔT -1 DU 9 AU 20 MAI die de Rebson”, qui est aussi liée à un surplus d’acide gras dans les membranes cellulaires et dont les symptômes sont pratiquement identiques à ceux de l’ataxie de Friedreich.Dans le cas de la maladie de Rebson, inconnue au Québec, le déséquilibre cellulaire est plutôt causé par une accumulation d’acide phytanique (presque absent chez les personnes normales) et il provoque des dommages à la rétine et à la peau, en plus de tous les symptômes classiques de l’ataxie de Friedreich.En réponse aux questions du DEVOIR, M.Barbeau a signalé que cette découverte ouvre des perspectives de traitement éventuel, puisque la maladie de Robson a pu être évitée chez de jeunes enfants que l’on avait soumis à une diète appropriée et à des médicaments.Avant de se lancer dans la recherche d’une éventuelle thérapie, les chercheurs québécois embrigadés dans cette recherche sans précèdent par le docteur Barbeau et par Claude Saint-Jean, fondateur de l’association québécoise de l'ataxie de Friedreich (et lui-mème frappé par la maladie), doivent verifier d’abord si le surplus d'acide asaquinonique trouvé dans les cellules des victimes est bien l’acide normal ou plutôt une variante de forme un peu différente.De plus, ils s’attaqueront dès cet été à vérifier si on retrouve le même phénomène parmi les cinq autres formes d’ataxie que l’on connaît au Québec.Il est possible que toutes ces formes d’ataxie soient des variantes de la maladie de Friedreich et qu’elles présentent fondamentalement le même déséquilibre, a expliqué M.Barbeau.Il est aussi possible que ces autres formes d'ataxie soient plutôt causées par le surplus d’un autre type d’acide gras dans les parois cellulaires.Quelle que soit la réponse, on aurait ainsi fait un grand pas dans la compréhension de ces maladies qui avaient été jusqu'à maintenant négligées par la science.M.Barbeau ne cache pas qu’il est extrêmement fier des résultats obtenus dans ce domaine jusqu'à maintenant, soulignant que cela illustre clairement que les Québécois ont le potentiel nécessaire pour réafiser de grandes choses dans le domaine médical.Plusieurs caractéristiques rendent ce projet unique à l'échelle mondiale.D’une part, il a été complètement financé par le public québécois, sans aucune contribution directe des gouvernements (sauf, bien sur, au niveau des coûts d’hospitalisation des victimes.) Deuxièmement, il a été entrepris à un moment où personne ne possédait la moindre piste de recherche ni la moindre hypothèse de travail sur la cause exacte de la maladie.Sans l’insistance de Claude Saint-Jean, qui n’acceptait pas d’être laissé de côté par la science officielle, cette recherche n’aurait jamais vu le jour.Sous la direction du docteur Barbeau, on s’est donc attaqué à une étude systématique de tous les principaux aspects du métabolisme des malades, de façon à identifier exactement ce qui n’allait pas.C’est la première fois qu’un programme de recherche est lancé dans une “obscurité” aussi complète.“On allait vraiment à la pèche sans avoir la moindre idée de ce qu'on attraperait”, dit M.Barbeau.Une équipe de chercheurs bénévoles a donc pris l’affaire en main, recrutant systématiquement toutes les compétences nécessaires dans toutes les institutions québécoises.Ce travail qui implique plus de 60 spécialistes a été fait complètement à partir de contrats de recherche très précis: “On confiait à chacun une tâche particulière, on payait pour le temps nécessaire et on exigeait des résultats au bout”, explique en riant M.Barbeau.Enfin, M.Barbeau souligne que ce projet a été dirigé de bout en bout par des chercheurs et non pas par des fonctionnaires.“Si une nouvelle avenue se dessinait à l’improviste, dit-il, on pouvait modifier toutes nos priorités du jour au lendemain et tout le monde se faisait confiance.On n’avait pas à se demander continuellement si on outrepassait notre mandat!” Comme il estime que ces résultats appartiennent au public qui les a rendus possible, M.Barbeau donne ce soir une conférence à l’Institut de recherches cliniques pour expliquer au “monde ordmai-re la situation actuelle des travaux.Le congrès de l’ACFAS se poursuit jusqu'à la fin de la semaine et on y présentera plus de 900 commun cations scientifiques dans une quarantaine de spécialités, qui constituent autant de sous-congrès simultanés.Cela représente un véritable cauchemar pour les journalistes, d’autant plus que les sujets de présentations peuvent être aussi divers que “la basicité des solvants aprotoni-ques", “l’écologie des moustiques de la région de Sorel”, “les ressemblances entre les discours politiques et religieux”, "la criminalité à Sherbrooke,” etc.La décision de Morin laisse les t enseignants de cégeps perplexes i 354 RUE DE L’INSPECTEUR suite 1109 A 866-0572 Lun., mar., mer., «am.de lOh à 18h Jeu., ven.de 10h à 21 h - OUEST - * rut |354l Dit IHIPUnui S U D ¦°»* U viwuti O • « n UNIVIKSITt S i i ES T - Mrto VKTOaift • par Pauledes Rivières Le conflit au sujet du non-renouvellement des contrats de quelque 305 enseignants, s’il est quasi-terminé — sauf à Saint-Hyacinthe où les débrayages se poursuivent mais où une tierce personne sera envoyée par le gouvernement — laisse la Fédération nationale des enseignants québécois (FNEQ) et la Fédération des enseignants de cégep (FEC) perplexes et indignes.Réagissant hier pour la première fois officiellement depuis “l ultimatum” lancé le 3 mai dernier par le ministre de l'Éducation, M.Jacques-Yvan Morin, les porte-parole des deux organismes soulignent que le fond du litige demeure intact et s'indignent de la manière avec laquelle M.Morin a décidé de valider des sessions écourtées en s’opposant fermement à toute forme de prolongation.“Qu'est-ce qu’on doit penser si le ministre de l’Éducation valide une session qui ne comporte que 55 des 75 jours requis?demandait hier M.Ubald Cloutier, porte-parole de la FNEQ.qui regroupe plus de 7,000 enseignants.De son côté, la FEC a déclaré que “la décision qu’a prise le ministre con ’ernant la récupération des jours perdus par la grève dans plusieurs cégeps ne fait qu amplifier notre inquiétude qu-mt à sa capacité de juger des problèmes qui relèvent de sa juridiction”.Le président de la FEC, M.Pierre-Louis Guertin, rappelle qu’il n’appartient pas au ministre mais à chaque professeur de déterminer si les objectifs de formation et d’apprentissage des cours ont été atteints.Dans un communiqué publié — la semaine derniere, M.Morin indiquait qu'il validerait la session d’hiver des étudiants des cégeps perturbés pourvu que les enseignants retournent au travail lundi.Ce qui fut fait dans quatre des cinq cégeps où les enseignants contestaient.D’autre part, le directeur général de la Fédértion des cé- Vive les vacances Des vacances nouvelles, emballantes, économiques Redécouvrez le confort, l’économie et le plaisir du voyage en train passez des vacances inoubliables à travers le pays.tirez le maximum de votre budget-vacances.grâce aux vacances SUPER ECONO de VIA! 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La cause est d’autant plus étrange qu'il n en coûterait désormais que quel- que mille dollars par année au fédéral uliè pour nettoyer régulièrement le fossé Delorimier! Le député du comté, M.Watson, a finalement obtenu l’automne dernier que Lun des programmes de création d emploi "Canada au travail" soit consacré au nettoyage du fossé Delorimier.Ce fut fait pour une fois depuis 20 ans.Mais pour que Châteauguay obtienne maintenant du ministère québécois de l'Environnement l'autorisation de réutiliser le fossé Delorimier, un protocole d’entente entre les deux parties — Châteauguay et le gouvernement central — est nécessaire, au terme duquel le drainage naturel du territoire se fera désormais à travers un fossé régulièrement entretenu.Aussi.Châteauguay demande-t-elle à Ottawa de s'engager a nettoyer annuellement le fossé dans l'avenir, et à compenser la municipalité pour les dommages qu elle a dû subir (environ $700,000) à cause de la négligence du ministère des Affaires indiennes à s'occuper de nettoyer le fossé dont elle a la responsabilité, suivant un avis juridique que la municipalité obtenait d'une étude d'avocats le 14 novembre dernier.Les demandes d intervention du maire Bonneau au ministre Faulkner depuis l'automne - et qui sont demeurées sans repense.— font presque la douzaine.Le maire a tenté aussi d'autres canaux, dont le ministre du temps responsable du territoire, M.Francis Fox, le ministre des relations fédérales-provinciales, M.Marc Lalonde.le ministre de la Consommation et des Corporations, M.Warren Allmand, etc Le député Watson en a pratiquement conclu qu il était impossible de "réveiller les fonctionnaires d'Ottawa” et qu'il serait peut-être plus expéditif de passer par Québec.Le 25 mai, le ministre québécois de l'Environnement, M.Marcel Léger, sera de passage à Châteauguay.Si la municipalité n'a pas obtenu de réponse favorable d'Ottawa à ses demandes, elle confiera I ensemble du dossier à Québec.La conférence fiscale ajournée par Tardif?Les métallos de Sept-Iles veulent renégocier des clauses acceptées par leurs dirigeants par Louis-Gilles Francoeur La compagnie Iron Ore, Tune des nombreuses compagnies de la Côte nord actuellement touchée par la grève des 10,000 métallos de cette région, s’est dit “absolument étonnée’' d'apprendre que le syndicat de son usine de Sept-Iles voulait renégocier ses récentes propositions, qui avaient été acceptées par les négociateurs syndicaux, il y a deux semaines.La partie patronale a été informée lundi par le syndicat des 1,000 employés de son usine de Sept-Iles que Ton désirait reprendre les négociations sur les principales questions en litige, soit les clauses de santé-sécurité et de sous-traitance.Un représentant syndical des métallos, M.Clément Godbout, a précisé hier au DEVOIR que les métallos de Sept-Iles "avaient rejeté' l'entente de principe entérinée par leurs négociateurs sur les clauses de sécurité-santé et de sous-traitance.Le syndicat a alors décidé de ne pas "considérer" d'autre part les récentes propositions patronales avant d’en être arrivé à une entente globale sur les demandes communes aux 13 syndicats en grève, ainsi que sur les clauses locales encore en suspens.Joint hier au téléphone, le président de Tlron Ore of Canada, M.Brian Mulroney, a vu dans cette stratégie syndicale une sorte de manoeuvre, qui oblige actuellement les syndiqués québécois à faire le “pattern" au profit de leurs collègues américains.M.Mulroney s'est dit convaincu que ses propositions sur la sécurité-santé et dans le domaine de la sous-traitance “sont les meilleures en Amérique du Nord”.Le président de Tlron Ore a ajouté qu’à son avis les syndiqués accepteraient immédiatement les propositions actuellement sur la table si le syndicat se décidait à les soumettre démocratiquement aux membres par voie de scrutin secret.Jusqu'ici, seul le syndicat des métallos de Tlron Ore de Sept-Iles s est prononcé sur les propositions patronales.M.Mulro- ney affirme que le “rejet" décrit par les représentants syndicaux ne s’est pas effectué au scrutin secret.LTron Ore a proposé plusieurs améliorations au régime de securité-santé, notamment le droit pour le syndicat d’assister aux prélèvements de poussières nocives dans les mines et les installations industrielles.Le syndicat demande notamment plus de temps pour le représentant syndical assigné au comité de santé-sécurité.D'autre part, Tlron Ore a offert notamment de régler le problème de la sous-traitance en formant un comité, qui aurait pour tâche d'examiner les secteurs où il serait possible de rapatrier le travail des sous-traitants au profit des membres du syndicat.Au début du conflit, les métallos affirmaient que la compagnie utilisait de plus en plus des sous-traitants et comprimait en même temps son personnel syndiqué.Voir page 6: Métallos Jeune fille coupable d’avoir voulu empoisonner son père par Bernard Morrier Le juge Claude Bisson, de la Cour supérieure, a ordonné hier l'incarcération d une jeune fille de 21 ans, qui venait de se reconnaître coupable d'avoir tenté d'empoisonner son père qui s'opposait à son mariage avec un militaire américain.Lucy Dorris, de Boucherville, connaîtra sa sentence le 29 juin, mais le tribunal lui a refusé toute liberté d’ici là, vu qu’elle ne s’était pas présentée à l'ouverture de son procès et qu'un mandat d'amener avait dû être émis.Se présentant à la barre en compagnie de son avocat, Me Myer Gross, à qui elle s'en était remise, elle a expliqué au juge Bisson qu elle avait omis de se présenter à son procès en septembre dernier tout simplement parce qu elle avait peur.Selon les faits révélés lors de son enquête préliminaire, la jeune fille avait tenté d éliminer son père Jacques, âgé de 50 ans, parce que celui-ci s’opposait a son mariage avec le sergent de marine Edward Hunter, quelle avait rencontré à Hawai" en 1976.Celui-ci avait déclaré avoir cohabité un moment avec l’accusée et que celled lui avait fait parvenir $450 afin qu’il vienne lui rendre visite après son retour au Canada.Par la suite, le militaire est venu partager le gîte avec son amie et ses parents, et c’est au moment où Lucy a fait connaître son intention d'épouser Hunter Voir page 6 : Jaunafille (par Rodolphe Morissette) — Le ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, s'est dit prêt à retarder un peu la conférence provinciale-municipale sur la fisacalité qui doit avoir lieu normalement du 2 au 4 juin, afin de laisser plus de temps aux municipalités pour prendre connaissance de la réforme que son ministère entend y proposer.La précision fait partie d'un télégramme que le ministre a fait parvenir hier au président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Drummondville.M.Philippe Bernier, en réponse à un autre télégramme que ce dernier avait envoyé au ministre lundi, et dans lequel il s’étonnait que le ministère n'ait pas encore fait parvenir aux municipalités la documentation requise sur le projet de réforme fiscale qui doit faire Tobjet de la conférence provinciale-municipale du début de juin.La nervosité paraît dominer en effet chez plusieurs représentants municipaux à quelques semaines de la conférence.Reconstituons la chronologie des événements récents.Le 12 avril, des représentants du ministère de M.Tardif rencontraient avec celui-ci les exécutifs et de l'Union des municipalités et de l'Union des conseils de comté afin de fixer les modalités de la conférence de juin.Or il semble qu'un malentendu se soit produit à cette occasion et que le ministre a voulu lever hier en disant que lors de cette réunion, "personne (des gens du MAM présents à la réunion) n'a souvenance d'un engagement de notre part à faire tenir les propositions gouvernementales en matière de fiscalité au plus tard le 5 mai et encore moins d une quelconque possibilité de retrait de la participation de T Union des municipalités au cas où la documentation ne serait pas disponible à une date convenue".Le ministre rappelle cependant qu'il avait promis à ceux qui assistaient a la même réunion qu'il ferait tout en son possible pour faire parvenir, en tout ou en partie, la documentation de soutien au moins 15 jours avant la conférence, Dans une lettre qu elle envoyait au ministre en date du 15 avril, l’Union des municipalités demandait d’avoir les docu- ments en question “au plus tard le 5 mai".Voilà donc ce qui explique le télégramme de TUnion au ministre, qui demande à ce dernier, le 8 mai, de faire parvenir les documents attendus pour le 12, comme ils n'étaient pas disponibles le 5.M.Tardif explique enfin le retard à envoyer aux municipalités les documents qui sont prêts par le fait que TUMQ, dans sa lettre du 15 avril, a demandé des renseignements supplémentaires — “des questions fort pertinentes", dit le ministre, touchant notamment la nature des sources d'ordre statistique des données expliquant les principes de la réforme fiscale proposée.Aussi M.Tardif essaie-t-il de faire diligence pour en informer le plus tôt possible les municipalités, quitte à décaler un peu la conférence si cela est vraiment nécessaire.Enfin, le ministre propose aux exécutifs de TUMQ et de TUnion des conseils de comté de les rencontrer samedi ou, à défaut, lundi à ses bureaux de Montréal pour en discuter.Dans les milieux de la politique municipale, la question de la participation, ou non, de TUMQ à la conférence de juin fait Tobjet de toutes les spéculations.Mais étant donné le besoin d'argent des municipalités actuellement, il n'est pas évident que c'est le gouvernement qui perdrait le plus à une éventuelle non-participation de TUnion.Le cas du 71, d’Auteui! devant le juge Trahan Des citoyens du Vieux-Québec sont contre la transformation d’un restaurant en bar Caisse d’Entraide Économique de Longueuil 90.boulevard Sainte-Foy.LongueuiL P.Q.91/4% 30 JOURS A 90 JOURS Certificat de dépôt garanti, minimum: $1,000.Téléphone: 670-7030 Ipstitution inscrite à la Régie de l Assurance-Dépôts du Québec par Paul Bennett QUÉBEC — Une douzaine de citoyens du Vieux-Québec ont défilé, hier, devant le président de la Commission de contrôle des permis d'alcool, le juge Jacques Trahan, afin d'exprimer leur opposition à une demande de pennis déposée par le propriétaire du 71 D’Auteuil, M.Michel Poulin, qui désire transformer son restaurant en bar avec salle de danse.Appuyés par le Comité des citoyens du Vieux-Quebee, les témoins ont fait valoir que la conversion du restaurant “Le Café Renoir" pourrait entraîner de nouveaux problèmes pour les résidents du quartier; ils disent avoir déjà suffisamment a souffrir du bruit provenant des autres bars et discothèques qui ont proliféré dans le quartier au cours des dernières années.Il y a plus d'un an, un groupe de résidents du Vieux-Québec s était une première fois opposé à ce que le 71 D Au-teuil, qui abritait alors des logements, soit converti en restaurant avec auberge.Après une lutte épique de plusieurs mois, 3ui avait opposé le Comité des citoyens u Vieux-Québec au propriétaire du 71 D'Auteuil, ce dernier avait finalement obtenu les permis nécessaire* à la fois de la Ville, du ministère des Affaires culturel- les et de la Commission de contrôle des permis d'alcool.D'ailleurs, à la suite de cette affaire, le gouvernement puis la Ville étaient intervenus pour protéger la fonction résidentielle dans le Vieux-Québec, menacée par la multiplication des bars et des restaurants.Le règlement adopté en février dernier par la Ville permet toutefois une cercles taine rotation des usages commerciaux dans les édifices déjà occupés par des commerces; c'est en se prévalant de cette disposition que M.Poulin présentait, en mars dernier, une demande pour transformer son restaurant en bar.Ce dernier a d’ailleurs affirmé, hier, devant le juge Trahan, qu’il n’avait pas l’intention de fermer son restaurant, mais simplement d’offrir un service supplémentaire aux clients de Tauberge attenante en leur permettant de consommer des consommations entre les repas.Pour leur part, les opposants qui, au nombre d’une soixantaine, ont signé une pétition demandant le rejet de la demande de permis, font valoir qu’un bar avec salle de danse engendre beaucoup plus de problèmes (bruit, vandalisme, stationnement) pour les résidents du quartier qu'un simple restaurant, puisque le client peut y consommer jusqu’aux petites heures du matin sans être tenu de prendre un repas.Cela, à leur avis, va à l'encontre de l'esprit et de la lettre du règlement de la Ville sur le Vieux-Québec, qui prévoit qu'un établissement de moindre nuisance ne puisse être remplacé par un établissement qui pourrait causer davantage d’ennuis aux residents du quartier.D’autre part, le procureur de M.Poulin, Me André Thibodeau, a tenté de mettre en doute la crédibilité du prési-Voir page 6 : Vieux Québec SÉMINAIRE INFORMATIQUE POUR NON-INFORMATICIEN • Objectif; Ce séminaire s’adresse aux gestionnaires, cadres, ou usagers de l’informatique qui veulent comprendre quelque chose à l’informatique.Au fond l’informatique c’est simple ! • Durée : 2 jours.28et 29 juin 1978.• Lieu: Hôtel Loews La Cité Avenue du Parc Montréal, Québec • Coût: S210 par personne incluant le repas du midi.• Conférencier Prosper M.Bernard, Ph.D.Vous devez réserver le plus tôt possible.(j PROSPER MANAGEMENT INC.C P 100, Bromont, P Qué JOE 110 Tel (514) 861-3948 aujourd’hui ASSOCIÉ DEMANDÉ (homme ou femme) Af,?Jre établie depuis 20 ans Exigences: • Expérience en relations publiques • Transaction d’oeuvres d’art Adresser curriculum vilae en toute confiance à G.Potvin C.P.14 Succursale Ste-Dorothée Ville de Laval, H7X2T4 A 9 h 30, au restaurant Milano de Saint-Jerôme, le ministre des Communications, M.Louis O'Neill, est l'invité du Cercle de presse.• M Jean Fischer, nouveau directeur de la CKSEAR au Conseil oecuménique des Eglises à Genève, est de passage à Montréal, du 11 au 14, pour prendre contact avec la communauté protestante Pour plus de renseignements, sàdresser à M.Gérard Gautier, tel.486-9213.• Le troisième colloque annuel de l'Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (ACSALF) a lieu aujourd'hui et demain, à l'Université d'Ottawa.11 porte sur les impacts sociaux des choix constitutionnels du Québec.Le public est invité.• lx> 5ième congrès annuel de la Corporation professionnelle des physiothérapeutes du Quebec débuté auiourd hui et se poursuit jusqu'à samedi, à Québec l,c 46ome congrès annuel de 1 Association canadienne-francaise pour l'avancement des sciences (ACFASl se poursuit aujourd'hui et demain, à l'Université d’Ottawa, Quebec tient son i3éme congrès annuel jusqu'à dimanche, à Thôtel Loew s La Cité, à Montréal.• A 12 h.à Thôtel de ville de Laval, lancement de la campagne printemps d'Oxfam-Québec.• A 17 h, au Colisée Jean Béliveau, a Longueuil.lancement du nouveau sigle de la ville.A 19 h 30.à Céglise de Fatima, à Longueuil.l'Association coopérative des consommateurs-jardiniers de Varennes.tient une séance d'information pour les jardiniers amateurs.• A 20 h, à l'auditorium de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, M Claude Saint-Jean et le Dr André Barbeau font rapport au public sur les progrès dans les recherches au suiet de Tataxie du Friedreich.• A 20 h.au Vidéographe de Montréal, TA1-hance Tournesol tient une soirée d'information sur le nucléaire.• Cliniques de la Croix-Rouge: Montréal: Steinberg.5400, Hochelaga, de8 h 30 à 11 h 30, et de 13 n à 16 h 30: à Sherbrooke: au manège Camp De-La-Salle Direction: Frères des Écoles chrétiennes Vacances:garçons: 8-15 ans fillettes: 8-11 ans.En juillet, quelques places libres Nombreuses places libres en AOÛT.Chalets chauffés de 18 campeurs(ses).Activités nombreuses et variées Réservez sans tarder.Demandez le prospectus: Camp De-La-Sa!le, 5714 rue Darlington, Montréal.H3S2H7 Téléphone: (514) 731-5524 Di Société des professeurs de géographie du militaire, de 13 h 30 à 20 h.FORMATION BIBLIQUE ET SPIRITUELLE Quatre sessions d'été ouvertes à tous Juillet — du 3 au 7: Les PSAUMES (Paul-Henri Planmondon) — du 10 au 14: Saint PAUL (Pierre-René Côté) Août — du 6 au 11: Expérience de CONTEMPLATION (Michel Villemure) — du 20 au 25: Expérience de LIBÉRATION (Guy Jalbert-Yvon Poirier) EN PLUS Du 23 au 30 juillet: une retraite pour religieuses (Yvon Philippini) Pour tous renseignements, communiquer avec LA MAISON JÉSUS-OUVRIER 475 Boul.Père-Leliévre, Qué.G1M 1M9 Tél.: (418) 683-2371 t 4 • Le Devoir, jeudi 11 mal 1978 éditorial Quand les francophones se sentent égaux Si toutes les révolutions tranquilles commencent quelque part par un "désormais”, c'est en 1968 que les minorités francophones lors Québec ont entendu le leur."Il n’est que uste que vous viviez aujourd’hui comme tous es membres de nos deux majorités”, disait, dans un discours resté célèbre, le secrétaire d’État de l’époque, M.Gérard Pelletier, en promettant à ses auditeurs oue le Canada était maintenant commis à leur donner les moyens "de ne plus penser à survivre mais à vous épanouir dans des cadres francophones et canadiens.” Une décennie plus tard exactement, il est évident que les promesses sont restées des promesses, comme en témoignent tous les rapports sur une existence qui continue à s’arracher à coup de concessions.Mais le dernier Forum national des francophones hors Québec, tenu à Ottawa en fin de semaine dernière, a révélé qu’il est au moins un endroit où la rhétorique fédérale a germé, et c’est dans la détermination des francophones eux-mêmes à se sentir et à s’affirmer membres d’une majorité, recherchant “l’égalité de partnership” avec l’autre, selon le thème même de la rencontre.Aussi il a été souvent curieux, au cours des derniers mois, de constater que ce sont surtout des rangs du gouvernement fédéral qu’ont surgi la critique et la méfiance à l’égard de l’organisme qui a pris au pied de la lettre le rêve proposé par M.Pelletier.Les hommes politiques fédéraux se sont empressés de dire qu’ils n’avaient rien contre les objectifs de la Fédération des francophones hors Québec (le contraire eût été édifiant) mais qu’ils désapprouvaient son style et ne la croyaient guère représentative de sa base.Les assises des derniers jours, où quelque 400 militants venant des neuf provinces de langue anglaise se sont inscrits avec aisance et enthousiasme dans le type de revendications que leur propose la Fédération, sinon dans ses propositions précises, aura montré une fois de plus que les plus faibles n’ont d’autre façon de se faire entendre ou reconnaître, surtout auprès des gouvernements, qu’en épousant la dureté des tactiques de pression.Cela fut l’histoire du syndicalisme à sa naissance, et les minorités francophones viennent à peine d’y trouver leur vole.Elles ne peuvent se payer le luxe de la modération pour l’instant, à moins qu’on puisse prouver que les objectifs de 1968 sont atteints.Quant à la représentativité de la Fédération, elle ne saurait plus faire de doute.Il faut rappeler qu’il ni s agit pas d’une association prétendant être une ligne directe avec un million de francophones hors Québec, mais bien d’un cadre national qu’ont voulu se donner en 1975 neuf associations provinciales qui avaient besoin d’une coordination.En ce sens, la Fédération représente le milieu actif de la francophonie, ceux qui oeuvrent sur le terrain dans chacune des provinces, qui étaient présents au Forum, et parmi lesquels aucun vent de mutinerie ne soufflait, bien au contraire.D’autres milieux ont reproché à la Fédération d’être aussi illusionniste que les hommes politiques qui, de livre blanc en comité interministériel, se gargarisent de “l’égalité des deux peuples fondateurs” contre la dure réalité dont témoignent les recensements, les politiques provinciales, et l’engouement irréversible du Canada anglais pour un multiculturalisme de bonne conscience.En reconnaissant hier, dans une entrevue publiée en nos pages, que les minorités ont elles-mêmes l’oeil sur “le baromètre de l’assimilation” et qu’elles sauront diagnostiquer les causes perdues là où le poids numérique, sociologique, politique sera venu à bout des communautés trop faibles, le directeur général de la Fédération fait preuve de plus de lucidité que bien des militants de “l’unité canadienne”.Au Québec, d’aucuns auront vite fait de se précipiter sur cette déclaration pour décréter que la Fédération mène une bataille perdue et que, hors le Québec et peut-être un coin d’Acadie, il n’y a pas de salut pour la vie française au Canada.Souvent entendus au cours des dernières années, dans des milieux qui passent leur temps à exalter leurs racines mais imaginent difficilement qu’on puisse en pousser de valables ailleurs que dans leur jardin, ces propos sont aussi insultants pour les francophones des minorités que l’attitude qui veut désormais les utiliser comme ciment de la Confédération, en les découvrant juste à temps pour le référendum.Le message de la Fédération des francopho- nes hors Québec a été simple, depuis sa création, mais difficile à comprendre pour les logiques paternalistes qui tentaient de la piéger de toute part: ce sont aux communautés francophones, et à elles seules, qu’il appartient de définir leurs priorités, de se donner un avenir, ou de décider qu’elles n’en ont plus.Le devoir des autres en est un de soutien.Malgré l'agacement que son style a pu créer, la Fédération peut s’enorgueillir de n’en avoir pas dévié.Après près de trois ans d’existence, la Fédération et les groupes qu’elle représente abordent une ère de révision de leurs objectifs.L’insistance qui s’imposait auprès d’Ottawa pour forcer le respect des promesses de 1968 ne saurait avoir de cesse mais la Fédération, comme le lui rappelaient justement les délégués acadiens lors du Forum, doit éviter de Faire le jeu d’un gouvernement fédéral prompt à s’ingérer dans Tes affaires des provinces sous couvert de protection des droits linguistiques et scolaires des minorités.Plus les associations provinciales s’affermissent, plus elles tendent à exercer les pressions sur leurs gouvernements respectifs, qui attendent passivement qu’Ottawa inscrive les droits d’une minorité dans la constitution, avant de commencer à penser à les respecter d’eux-mêmes.Seule l’Ontario a exprimé récemment des velléités d’agir et il faudra attendre sa réponse à la demande de création de conseils scolaires homogènes de langue française, réclamée en consensus remarquable par l’ensemble de sa communauté francophone, pour en juger.Au lieu de perdre plus de temps avec un secrétariat d’Etat qui semble incapable d’être autre chose qu’un bureaucratique débiteur de subventions, la Fédération devrait plutôt tenter, au niveau fédéral où elle oeuvre, d’obtenir du ministère d’État chargé des relations fédérales-provinciales qu’il fasse son travail de persuasion auprès des provinces, et prenne la suite du dossier.Créé pour s’occuper de “la” relation fédérale-provinciale Ottawa-Québec, ledit ministère aurait suffisamment de travail, avec ce dossier de la francophonie, pour découvrir le reste du Canada et avoir le mérite de son nom.Lise BISSONNETTE L’ACTUALITÉ lettres au DEVOIR A propos des luttes de logement En août 1975, j'ai participé à l'occupation des logements ae la rue Saint-Norbert.Je me rappelle comment ont agi les gens censés être les responsables de cette action J'ai encore en mémoire comment ils se sont essoufflés et, au bout d'une semaine, nous ont laissés nous débrouiller pour continuer l'occupation.Pourtant, nous n'avions rien à dire dans les conférences de presse.C'est ainsi que bien des luttes finissent.quand on met de côté les gens qui ne sont pas aussi intelligents que les dirigeants d'un petit groupe qui veut construire une société de haut en bas, comme cela s est toujours fait dans l'Eglise catholique.Malgré toutes ces erreurs, ceux qu'on considérait comme des ennemis ont quand même accepté dans les logements de la ville, HLM.un locataire de Saint-Norbert.Je crois que, malgré tous les slogans que l'on crie, il faut aller plus loin et dire que les fonctionnaires sont des travailleurs, donc des amis possibles et savoir s en servir.Durant l'hiver 1975-1976, ce fut la lutte des gens des environs de l'école Emile-Nelligan.Comme pour l'occupation des logements de la rue Saint-Norbert, Te RCM prit part à cette action que le Co- mité logement Saint-Louis essaya de récupérer à son actif plutôt que de travailler en coopération avec les gens du RCM.Mais, ces gens sont des réformistes selon le Comité Saint-Louis! Voici encore un esprit de chapelle.Voilà pourquoi je me pose des questions quand je vois de telles manières d'agir.Ca amène la division, et malgré toutes les pressions, cette lutte fit comme celle de la rue Saint-Norbert; mais une locataire, à la fin, fut prise dans un HLM de la ville de Montréal.Maintenant, j'arrive à la lutte de Clermont Motor.C'était au moment des Olympiques 1976.Cette affaire fii beaucoup de bruit.Le RCM y prit part.J'y suis allé souvent faire du piquetage.J ai vécu les problèmes des locataires qui étaient occasionnés par certains membres du Comité de logement Saint-Louis.Certains ont même pleuré bien des fois car on ne tenait pas compte de leurs opinions.Ils étaient consultés, mais on décidait pour eux.C'est ce qu'on appelle de la "démocratie".On a même poussé le ridicule jusqu'à demander à des locataires de se rétracter publiquement car ils avaient osés dénoncer dans un journal de tels procédés qui vien- nent d'intellectuels professionnels de la contestation.Malgré tout, une locataire de Clermont obtint un loyer dans un HLM.à l'encontre des dires du Comité de logement.Si je regarde le résultat de ces luttes, je m'aperçois qu elles furent un éternel recommencement malgré le bruit qu elles firent.Ce que je leur reproche à ces gens, c'est de faire un travail d'intellectuels en vase clos, qui se pensent pour les seuls révolutionnaires.Ainsi, il n est pas nécessaire d'être marxiste à leur manière pour faire des changements en profondeur dans notre société.C’est pourquoi dans ma lutte de la rue Saint-Norbert, je me suis servi des Services juridiques Saint-Louis et des locataires qui m entouraient pour m'aider dans cette guerre d'usure qui ne finira que lorsque nos conditions de logement auront changé, dans une nouvelle manière de vivre, c'est-à-dire.la nouvelle société que nous avons à bâtir.J'ai perdu une bataille, mais la guerre continue tant que notre société ne respectera pas le droit de se loger convenablement.Un locataire de Montréal, Jacques DU HE Montréal, le 9 mai 1978 L’allocution de M.Trudeau pour le “Yom Haatzmaouth” Les lignes de l’Hydro, un non-sens écologique Shalom, cette paix qui est la somme des biens accordés à la justice ¦ On lira ci-après le texte du discours prononcé par le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, aux célébrations du 30e anniversaire de la création d’Israël tenues hier soir à Montréal.Je suis très heureux de me trouver parmi vous à l'occasion du trentième a'niversaire de l’État d’Israël.Je i-’sssocie de tout mon coeur à la g.-i.ie et grave joie qui est la vôtre en ce Yom Haatzmaouth.Et je suis sûr que tous les Canadiens saluent aujourd'hui avec un élan semblable leurs concitoyens juifs.Notre élan de sympathie est teinté de respect, il est empreint d’une révérence très particulière.En effet, à moins d'être d une ignorance crasse, à moins d'ètre dépourvu de toute sensibilité, il est impossible de se comporter avec les Juifs exactement de la même façon qu'avec les autres groupes humains.Quiconque est suffisamment instruit de la réalité juive est toujours conscient d une pointe de crainte révérencielle dans ses relations, même les lus ordinaires, avec les Israélites.oin d'assombrir, pareil sentiment répand une lumière intérieure et, loin de gêner la cordialité, il lui confère un surcroît de chaleur.Car dans notre interlocuteur juif, notre compatriote juif, notre ami juif, nous discernons alors, avec une gratitude qui nous dépasse, lui et nous, le révélateur orial-nel d’un bien absolument Inestimable.Qu'cst-ce A dire?Ceci: la révélation du Dieu personnel que le christianisme et l'islam adorent et confessent, nous la devons à l’Israël de la Loi et des Prophètes qui, A ce titre, est l’alnè de tous les peuples Mais même en se plaçant A un point de vue strictement profane, pour autant que pareille gymnastique soit possible.en la personne de chaque Juif nous serions encore amenés A révérer la Bible, comme pédagogue moral de l’humanité, comme initiatrice des notions de personne et de responsabilité individuelle, et de prochain et de justice, comme vivante assise des libertés et des droits fondamentaux.De toute manière, nous ne pouvons nous empêcher de vénérer la Bible à cause de la fécondité Inouïe des ferments culturels dont elle est porteuse; le monde antique leur doit son renouvellement et la modernité un apport essentiel.Bien plus, même en laïcisant nos perspectives au point de séparer les Juifs du contexte biblique, nous aurions à reconnaître à travers eux une prodigieuse contribution à la conscience et à l'intelligence, nous aurions à rendre hommage à toute une pléiade de génies parmi les plus grands que compte l'humanité.Amputée de la contribution juive, l'histoire des idées se verrait lamentablement appauvrie.A cet égard encore, le Juif mérite une admiration universelle.Mais cela n'épuise pas les titres des Juifs au respect des nations.Leur très longue histoire en fournit d'autres.Il y a d'abord le malheur quasi permanent, jamais longtemps absent, qui les accable depuis le premier Exil jusqu'à la persécution nazie, où leur infortune trouve une démoniaque culmination.Comme on voudrait pouvoir dire, comme on voudrait être sûr que le malheur des Juifs est enfin terminé! Nul autre peuple n'a été victime de pareilles visitations du sort.Et on ne saurait évoquer cette histoire douloureuse et longue entre toutes sans être saisi d une déchirante compassion, ni sans se sentir ébranlé par la culpabilité, car ils sont bien rares en vérité ceux qui oseraient dire face aux Juifs; “Je fais partie, moi, de l'exception innocente.” La survivance juive elle-même tient du prodige, Dépossessions, harassements, persécutions, massacres, déportations, Indigence, misère, insécurité totale, dispersions en petits groupes isolés, Influences de diverses cultures étrangères, prestiges de civilisations souveraines, refus stérilisants des apport* extérieurs, enfermement désespérant dans les ghettos de l’esprit et de la cité, humiliations sécu-iaires, rien n’est venu A bout de la volonté d’être des Juifs.Dès le début, ils l’ont emporté sur le malheur.En effet, c’est pendant l’Exil que le judaïsme s’est constitué et que les Israélites vaincus se sont confirmés dans leur espérance, Et c’est dans la dérclictlon que s’est maintenue la foi d'Israël, rigoureuse, Intransigeante, noyau Indestructible et Infiniment précieux, champ de gravitation qui continue d’assurer jusqu'aux extrémités du monde la cohesion et la permanence juives, Et la pensée si abondante et originale à laquelle je rendais hommage u y a un instant, elle aura été le don LE DEVOIR Sondé par Htnri Sourana lo 10 jonvior 19)0 Diroclourinlénmiirtot rtdoclaur oncSof Mlehol Roy Sédaclour on chol adiC'nt Goorgoi Vigny Dirtctturi do rinfonnot,on, Joan Srancooor Plarra Lorgnon Tréionor Strnord lorocqut IE OEVOIS ott publié par l'Imprimtno Populairt, tociété à roiponiobilité limitbo, dont la tiiga tociol ait titué au numéro 711, rut du Somt-Sacra-mtnt, Montrtol HJY 1X1 II ail rompait tt imprimé par l'Imprimtrit Dumont incorporé* dont lu ottlitri tont iltuét 6 9130.rua Soivin.Villa LoSoll* l’agtnct Pratt* Conodiann* ait autoritb* à tmploytr tt 6 dif-futtr lai informotiont pubi'étt dont LE DEVOIR, ABONNEMENT Edition quolidranno $60 par annta.su mois $33; Iron mois $31 * rttrangtr $65 par «nnta, sis mois $36.trois mois $24 Editions du stmtdi $i9psrtnn*o Edilron quotiditnn*.livré* t domicno par porteur $1 50 par tomome Tint d* l'sbonnamant servi ptr la posta nénann* sur demande Courriar de dausibm* classe' enregistrement numéro 0658 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Oubbec TtlfPHONEi 844-3361 (lignaigroupé*!) du ne insigne pauvreté.A l’occasion de l'anniversaire qui vous rassemble ici ce soir, il convient de célébrer la piété juive à travers la science et la patience de tant de rabbins, à travers l’héroïsme de tant de pères et de mères qui, des siècles durant, n'eurent guère plus à léguer à leurs enfants que le “schema”.On trouvera peut-être que j’insiste trop sur la piété juive et il se peut que d'aucuns me jugent naïf à ce sujet.Eh bien, qu'on me pardonne: c’est plus fort que moi, et ma spontanéité tend à ne voir que des Juifs pieux.Voilà ma façon de vous dire mon amitié.Je me critiquerai une autre fois.Le Yom Haatzmaouth marque une date qui aura été attendue pendant deux millénaires.Fidèles à la déclaration d'attachement et au voeu d'espérance que formule si bellement et si fortement le psaume 137, les Juifs dispersés, différenciés jusqu'à ne plus pouvoir se comprendre n'oubliaient pas Jérusalem.Après s’ètre dit les uns aux autres tant de fois, dans un incomparable mélange d'amertume et de tendresse, d’ironie et de gravité, “l’an prochain à Jérusalem ", ils y sont enfin revenus.Or, ce Retour est à tous égards digne d’une chronique qui occupe quelques-uns des plus hauts lieux de l’histoire, Les Juifs qui se sont rassemblés en Terre sainte pour constituer l’État d ’Israël y ont apporté toutes les richesses d’âme et d Intelligence, toutes les qualités, toutes les vertus, tous les dons, que l’ai tenu A souligner.En quelques décennie», leur présence, dont la légitimité ne saurait être mise en doute, a littéralement ressuscité un territoire que le désert rongeait : elle a abondamment et généreusement peuplé le pays; elle a mis en valeur des ressources oubliées ou insoupçonnées auparavant; elle s’est dotée d une base industrielle de haute technicité; elle a Instauré une nouvelle démocratie accueillant une diversité Inouïe de langues et de traditions et de groupes très inégalement évolués, elle s’est donné deux langues officielles, l’hébreu et l’arabe, elle a élaboré en quelques décennies une culture originale et merveilleusement vivante, bref, elle a édifié une des sociétés les plus avancées qui soient.Pour les Juifs de la Dispersion, Israël accomplit cet ancrage en pleine terre, cet enracinement sans lequel l’existence n’est qu’exil.il représente aussi une puissante confirmation de la réalité juive face aux forces sournoises de l’assimilation.Pour les autres, ceux qui sont retournés.Israël est tout simplement la patrie.Or.toute patrie se veut lieu de paix et de sécurité, de mieux-étre et de progrès.Le mieux-étre et le progrès.Israël les a certes assurés à la population d’une façon exemplaire.Mais la paix et la sécurité, hélas! ne lui ont pas encore été accordées.Le contexte d'Israël est fondamentalement celui qu’a connu l’antiquité hébraïque: il est extrêmement complexe et remuant, et il comporte des voisinages légitimes et redoutables.A l'instar de ses lointains ancêtres, Israël est forcé de tenir compte et de cette complexité et de ces légitimités, si pénible que cela soit après tant d’épreuves et de souffrances.Cela fait qu'en Israël le désir de paix et la volonté d’ètre tendent nécessairement à s'identifier.C’est pourquoi nous devons attacher tant de prix aux échanges de plus en plus fréquents entre Israël et les pays arabes.Ces démarches, ces gestes qui bousculent volontiers les usages diplomatiques, raniment notre espoir, car ils paraissent dénoter un souci croissant de justice.Or, la Bible qui, en des termes d’une extraordinaire actualité, promet tant de fois la paix à Israël, lie indissolublement la paix à la justice.Ainsi le psaume 72 (3): "Que les montagnes portent la paix au peuple, ainsi que les collines, dans la justice.^ Ainsi Isaïe (32; 17-18): "Et le produit de la justice sera la paix, et le fruit de la justice le repos et la securité pour jamais.Mon peuple habitera dans un séjour de paix, dans des habitations sûres, dans des demeures tranquilles." La paix, a-t-on écrit, et spécialement la réalité si dynamique et riche que recouvre le mot hébreu "shalom", est la somme des biens accordés A la Justice.Shalom, telle est la paix promise A Israël et aux nations, el que nous espérons tous connaître, Shalom, telle est la paix que je souhaite très particulièrement et ardemment avec vous aux Juifs d'Israël, en ce trentième anniversaire de leur indépendance, /• paroi* du Jour "Le coeur seul connaît son propre chagrin et nul étranger ne pourra Jamais partager sa Joie" - Proverbes 14,10, "Mieux vaut une portion de légumes avec de l'affection qu'un boeuf gras avec de la haine" — Proverbes 15,17."Qui veille sur sa bouche garde sa vie; qui parle trop se perd" Proverbes 13,3."Le Jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas (ait miséricorde; mais la miséricorde se rit du jugement" — Jacques 2,13."Le Seigneur exultera pour toi d'allé-resse, il te renouvellera par son amour, 11 ansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête" — Sophonie 3,17- 18."C’est l'amour que je veux, et non des sacrifices" — Osée 6,3."Coeur obstiné finira dans le malheur et qui aime le danger y tombera.” — Ecclésiastique 3.26 (deuxième siècle avant JC).t M.le directeur Le tragique accident de Rigaud démontre l'ineptie qui caractérisé tout le projet Chénier-Chàteauguay.L'Hydro-Québec, pour relier le poste Chénier, près de St-Eustache.au poste Chàteau-euay.sur la rive sud.n'a rien trouve de mieux que de faire faire à ses lignes de 735KV un détour de 40 milles (au coût de $500.000 et plus, le mille), de défigurer le versant sud du Mont Rigaud, de pra- tiquer des coupes rases sur 500 pieds de largeur dans des régions boisées et un centre de plein air, d'entamer le dernier ravage de chevreuils dans la région montréalaise.et surtout de porter un préjudice grave à de nombreuses terres de culture (affirmant froidement que les cultivateurs n ont qu'à labourer autour des pylônes et qu'ils peuvent pratiquer l'arrosage aérien en volant sous les lignes!).Des milliers d'arbres ont déjà été abattus et l'Hydro-Québec poursuit son projet; l'opposition 'de la population s est éteinte par épuisement, car ce ne sont pas les modifications dérisoires apportées par LHydro à son trace qui pourraient suffire à la satisfaire.Iæs lignes, telles qu'on est en train dé les ériger, sont un non-sens écologique.Jacqueline GEROLS Sainte-Marthe, le 4 mai 1978 “Quel grand-père!” M.Gilles Constantineau Le Devoir Je ne suis pas un critique d'art mais j'aime la critique d'art.Surtout quand elle est faite avec une touche qui dégage un tant soit peu d'objectivité et de réalisme.C'est pour cette raison que je tiens à vous féliciter pour votre Chronique des ondes' que je lis régulièrement, quelquefois avant meme les nouvelles de la "une ".La toute dernière concernant notamment l'émission “Grand-papa" de Radio-Canada m'est apparue.je dirais, très suave.Comme torchon, cette production a vraiment peu de rivales.Le scénario est effectivement de mauvais goût et atteint le sommet de lïmbecilité; le jeu du personnage central de grand-pére est dégueulasse: Jean Lajeunesse, même maquillé, reste Jean Lajeunesse avec sa voix habituelle, celle du père de "Quelle famille" par exemple Russell DUCASSE Ste-Foy.le 28 avril 1978.L’O.J.I.Q.ou lajeunesse indépendantiste québécoise L'Organisation des Jeunes pour 1 Indépendante du Québec (OJIQ) tenait à l'Université Laval le 30 avril dernier son congrès de fondation.Ce congrès avait essentiellement pour but de tirer les grandes lignes de force, puisqu'à l'automne se tiendra un congrès d'orientation, Des jeunes indépendantistes de diverses régions du Quebec avaient été invités; mais à cause de mauvaises Informations ils n'ont pu participer activement.L’OJIQc'est avant tout une organisation de jeunes dont l'objectif principal est de sensibiliser les jeunes à lïndépendance du Québec Elle veut se tailler une place dans la société québécoise deve-nanl ainsi un groupe de pression porte-parole de la jeunesse québécoise Avant toul mouvement autonome.IOJIQ ne se rattache alun a aucune formation politique même si son idéologie de base est liée à celle du Parti québécois Le M.le directeur, Le 27 avril dernier, deux faits de politique intérieure ont attiré l'attention des médias d’information: l'annonce, pour la nlème fols, d'hypothétiques élections fédérales au cours de l'été prochain et une résolution unanime et historique de l'Assemblée nationale sur la question tant débattue de la "taxe de vente".Comment LE DEVOIR a-t-il choisi de traiter ces deux nouvelles" En accordant le premier titre, en gras et gros caractères, a la date hypothétique des prochaines élections fédérales pour enfouir la resolution historique dans un article au titre aussi peu révélateur que possible: "Un débat passionne s'engage sur la taxe de vente".Si LE DEVOIR veut faire de la politique et décide d'accorder congrès de fondation a donc donné le coup d'envoi à cette nouvelle organisation.Malheureusement, la confusion était de la partie cela à cause d'informations peu claires.Les organisateurs du congrès tenaient à Inviter des jeunes de d'autres régions que la ville de Québec, pour leur faire part de leur nouvelle expérience et de leurs idées quant à l'avenir du Québec.Ils n’avalent nullement l’Intention du moins A ce stade-ci de créer une organisation à l’échelle nationale.Leur raisonnement disait quïl vaut mieux commencer régionalement, sàsxurer des assises solides, SI d'autres Jeunes indépendantiste» en éprouvaient le besoin le mouvement s'étendra mais ne sera pas centralisé, Je pense quïl vaudrait mieux dès le départ instaurer une organi-sation A l'échelle du Québec Ce qui ne signifie pas pour autant une plus d’importance aux actualités (éderales qu'à celles du Québec, c est là son droit le plus itrlct.LE DEVOIR est un journal libre d exprimer ses opinions et son orientation politique.Mais faut-ll, pour autant, que LE DEVOIR pratique du mauvais journalisme'’ M'importe quel observateur de l’actualité, n’importe quel lecteur de votre Journal, quelle que soit son orientation politique.aurait estimé que la deuxieme nouvelle était plus importante que la première.Vous ne l'avez pas fait Y a-t-il une (bonne) raison à cela?Je veux bien croire qu'en journalisme l'objectivité est un leurre.Mais pourquoi tant s'acharner à vouloir le prouver?Pierre MARCHAND Outremont, le 4 mal 1978 organisation centralisée à l'extrême mais une organisation souple ouverte aux quatre coins du Québec.U force de frappe et l'impact seront ainsi multipliés.Les médias de tous genres seront ainsi beaucoup plus a l'écoute, lui accordant plus de crédibilité si elle se situe à un niveau national que régional.L'impulsion qu elle donnera à la jeunesse sera plus umfiee.moins confuse si les grandes orientations sont les memes partout au Québec, SI, naissent un peu partout des organisations parallèle», n'arborant pas le même nom, mais à peu près les mêmes Idées, l'OJIQ est un mouvement voué A l'échec, I.intention des organisateur» était sans doute très bonne mais Ils se sont un peu trop centrés sur eux mêmes Peut-être auraient-il» mieux fait de ne tenir leur congrès de fondation qu'à l'échelle de la région de Québec, et nïnviter de» jeunes d’autre* réglons qu'à l'automne, lors de leur congrès d’orientation Ainsi.Ils auraient été mieux préparé» et plus parés à (aire face A d’autres éventualités comme l'arrivée de jeune» venant de la tiaspèsle, de Montréal, de Granby, On ne gaspille pas ainsi l'enthousiasme et la fougue des autres.Danièle PROULX étudiante, comté de L'Acadie Montréal, mal 1978 ¦ Nous rappelons d nos 1 rteurs que les lettres ssées d celle rubri-nfrent dire stpnées mporter, de mn-ie lisible, les noms, (Uiresse et numéro de téléphone de l'auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d lo publirntion.En journalisme, l’objectivité est-elle vraiment un leurre?j Le Devoir, jeudi 11 mai 1978 • 5 des idées des événements des hommes Deux ans après l’arrivée de Rodrigue Biron La remontée du PC de Joe Clark au pays favorise l’Union nationale au Québec Deux ans après le choix de M.Rodrigue Biron au poste de leader de l'Union nationale, certains journaux ont fait état de sa situation quelque peu instable sur l'échiquier politique québécois à la suite de l arrivée de M.Claude Ryan comme chef du Parti libéral, MM.Biron et Ryan privilégient les mêmes valeurs, conservatrices en matières socio-économiques et fédéralistes renouvelées dans le domaine constitutionnel, pouvait-on lire.Le prestige personnel de M.Ryan attirerait par conséquent les partisans de M.Biron, à un point tel que l'Union nationale risquerait de disparaître de nouveau à la prochaine élection.De telles analyses ne devraient cependant pas faire oublier la situation particulièrement intéressante dans laquelle se trouvent actuellement la majorité des partisans de l'Union nationale: si Joe LIBRE OPINION ____________________par JACQUES BENJAMIN collaboration spéciale Clark devient premier ministre, ils se retrouveront au pouvoir à Ottawa pour la première fois en 15 ans, et le Parti québécois pour sa part recherchera activement leur appui en vue du référendum.La statue de l'ancien premier ministre Duplessis, bien en évidence sur la Grande Allée, témoigne déjà des efforts déployés pour obtenir cet appui.C'est là une évolution assez étonnante en deux ans.Bien peu de gens songeaient en effet à un tel scenario lorsque M.Biron l'emporta le 23 mai 1976 au Centre municipal des congrès de Québec.On croyait que sa seule chance serait de se créer une clientèle électorale bien à lui, plus “biro-niste" qu unioniste.Pourtant, lors de l’élection du 15 novembre, ce sont des circonscriptions identifiées à l’Union nationale rurale qui, de façon générale, ont élu des candidats de ce parti.On aurait pu au contraire penser que les "unionistes” (circonscriptions agricoles propères) avaient changé d’allégeance en 1973 et que des "bironistes” (jeunes hommes d’affaires) domineraient maintenant les structures du parti.Tel ne fut pas le cas.Comme me le rappelait M.Biron en entrevue le 3 mai dernier à son bureau de l’Assemblée nationale, le parti a compté en 1976 sur 70% de francophones, et sur 30% d’anglophones dont l'appui fut éphémère.Actuellement, les députés et les militants se révèlent conservateurs en matières économiques, mais divisés sur la réponse à apporter lors du référendum.On retrouve la la tradition de l'Union nationale bienplus que la position personnelle de M.Biron.Certains présidents d’associations de comté ont déjà fait part au chef de l'Union nationale de leur volonté très assurée de répondre affirmativement, au moment du référendum.Le caucus du parti a été décrit en 1977 comme un “club ferme” du Parti québécois par le leader parlementaire des libéraux, M.Jean-Noël Lavoie.La stratégie du parti est élaborée par un comité d'une dizaine de personnes, elle se veut autonomiste, se fonde sur le nationalisme québécois à l'intérieur du Canada et voudrait qu'une nouvelle constitution redéfinisse des pouvoirs plus nombreux et plus importants aux provinces.Mais, au-delà de l’articulation rationnelle de telles positions constitutionnelles, le parti ressent très bien le besoin qu'éprouvent les stratèges péquistes d’obtenir l’appui des 18% de Québécois qui ont appuyé l'Union nationale.A cet égard, M.Biron note qu’en 1976 il était le seul à préconiser le fédéralisme renouvelé, mais que maintenant MM.Lévesque et Trudeau se rapprochent de ses thèses constitutionnelles.“Nous n'étions pas assis entre deux chaises, il y en a toujours eu trois — indépendance, statu quo et fédéralisme renouvelé — et maintenant, au centre, ce n'est plus une chaise, c’est une causeuse que l’on retrouve.” Il croit que la question sera formulée de façon a inciter la majorité des militants de l’Union nationale à appuyer la thèse affirmative lors du référendum.Depuis le début de 1978, la position personnelle de M.Biron n’a guère été facile.La publicité gratuite accordée par les mé- dias électroniques au Parti libéral lors de la longue course au leadership ne permettait pas à l'Union nationale de rivaliser sur ce terrain avec l'Opposition officielle.M.Biron a plutôt multiplié les visites à ses militants de quatre regions (Mauricie, Cantons de l'Est, Saguenay-Lac Saint-Jean, et région de Québec), soit 40 circonscriptions où l'UN a fait élire un député ou a terminé au second rang en 1976 avec un péquiste élu.Le parti étendra maintenant ses activités, en mettant l’accent sur les 85% de Québécois qui “n'ont pas $10,000 en banque”, et c’est à eux que s’adresse le nouveau thème de M.Biron, "Le Québec des réalités", entendu depuis un mois.Par ailleurs, un événement récent contribuera sans doute à mobiliser les militants qui oeuvrent également au plan fédéral.Les sondages récents révèlent en effet que les conservateurs devancent les libéraux dans toutes les autres provinces et prendraient même le pouvoir à Ottawa sans faire élire de nombreux députés dans des circonscriptions québécoises.Certes, certains candidats conservateurs au Québec — surtout à Montréal — n'entretiennent pas de liens avec l’organisation unioniste mais, dans plusieurs régions rurales ou semi-urbaines, ce sont au contraire les mêmes "bleus’’ qui constituent encore les cadres unionistes auprovincial et conservateurs au fédéral.Chez ces gens, l'espoir de bénéficier du patronage, non pluscelui de l'Union nationale, mais plutôt celui d'Ottawa qu'ils n'ontpas touché depuis 15 longues années, a fait renaître le feu sacré.Ce nouveau militantisme des organisateurs de province redonne actuellement une nouvelle vigueur à beaucoup de structures, et pourrait contribuer indirec-, tement à maintenir en équilibre l’Union nationale.En d’autres circonstances, l’arrivée de Claude Ryan sur la scène politique active aurait pu causer un tort considérable à l’Union nationale, voire tuer tous les tiers partis.Dans le contexte actuel cependant, l'appui que suscite le Parti québécois et les problèmes que traverse le Parti libéral fédéral pourraient aider M.Biron et son caucus à se maintenir en selles.C'est alors la performance de M.Ryan lors des débats télévisés à l’Assemblee nationale qui pourrait, en fin de compte, se révéler décisive; comme le soulignait l’un des collaborateurs immédiats de M.Biron, quand les députés péquistes lui crieront "menteur ”, le tempéramment irlandais de M.Ryan remontera à la surface! Qui sait si l'avenir de l'Union nationale ne repose pas sur la télédiffusion des débats à l'Assemblée Nationale?Une solution de bon sens pour Mirabel ______________par.ROGER J.BÉDARD La desserte de l’aéroport de Mirabel peut être assurée de façon immédiate, efficace et peu coûteuse en prolongeant sur une distance d'environ sept milles le service ferroviaire suburbain Ju C.N.de Deux-Montagnes à l’aérogare.Dans l’immédiat, le nombre très restreint de voyageurs en provenance et à destination de l'aéroport pourraient être accommodés par quelques autobus sur rail du type budd cars.Lorsque le nombre de voyageurs à Mirabel le justifiera, la société qui dirigera désormais les services de banlieue pourra employer un matériel roulant plus élaboré, comme par exemple des trains de type L.R.C.Il sera relativement facile de rentabiliser immédiatement le prolongement de la ligne de Deux-Montagnes à Mirabel.Plus de 25,000 personnes empruntent chaque jour le circuit Deux-Montagnes — Gare Centrale.Le Comité des Transports de la région de Montréal a estimé que le nombre des voyageurs sera de 35,000 par jour en 1981 et de 60,000 par jour en 1991.Autrement dit, un transport rapide entre Mirabel et le centre-ville de Montréal pourra être combiné à relativement peu de frais avec le service suburbain actuel Deux-Montagnes-Gare Centrale.Le prolongement de la ligne du C.N.de Deux-Montagnes à Mirabel coûterait entre $3,000,000 et $4,000,000.Ce projet me parait très sensé en com- paraison avec la proposition du Comité Fullerton de construire à raison de $400 millions un transport rapide via Ste-Thérèse à travers des prés où paissent des vaches laitières.Le projet établi par le Bureau d'aménagement du rapide express métropolitain ( BAREM) me paraît extrêmement farfelu à l'heure où les pouvoirs publics sont affligés d une carence généralisée de moyens financiers.Le prolongement du C.N.de Deux-Montagnes à Mirabel dispose par contre d'appuis très solides.En septembre 1977, huit villes ont adopté une résolution ainsi rédigée pour appuyé ce projet: “Les conseils des villes concernées recommandent à l’honorable ministre des Transports du Québec et au C.N.: a) la construction d’environ sept milles de voies ferrées entre Deux-Montagnes et l'aéroport de Mirabel; b) la mise en service d’autobus sur rail comme matériel roulant entre Mirabel et la Gare Centrale durant les deux premières années de la desserte de l'aéroport par rail.Les autorités compétentes pourront ensuite procéder à la mise en service graduelle de trains légers.Les villes de Saint-Laurent, de Mont-Royal, de Laval, de Pierrefonds, deSaint-Eustache, de Deux-Montagnes, deSainte-Genevière et de Roxboro ont présenté au ministre des Transports, M.Lucien Les- La négociation sectorielle au Québec: Évaluation et perspectives TONSa.Conférence d’une journée organisée par Le Conseil du Patronat du Québec en collaboration avec ses membres affiliés.Vendredi, 26 mai 1978 Hôtel Bonaventure Montréal, Québec Programme 8h30 à 9h15: Inscription Présidents du colloque (A.M.)M.Pierre Des Marais II Président duC.P.Q.(P.M.)M.Roger Charbonneau Président, Anglo & French Drug Co.Liée 9h15: Conférenciers Me Fernand Morin Professeur de droit Université de Montréal et Président du C.C.T.M.M.Léo Roback Professeur en relations industrielles Université de Montréal L'expérience européenne aux frontières du Québec Réflexions et questions sur la négociation sectorielle 10h3ft Pause-café 10h45: Conférenciers M.Guy Dorais Les expériences québécoises: Directeur du personnel Le secteur de la construction Atlas Construction Liée Me Claude Raquette Le secteur de l'enseignement Président Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec Me Réjean'Larouche Le secteur hospitalier Président Larouche & Associés 11 h30: Discussions avec la salle 12h15: Bar et déjeuner M.Pierre Marc Johnson Conférencier Ministre duTravall Le point sur la législation du travail 14h15: Table-ronde M.Fernand Daoust Secrétaire général Fédération des travailleurs du Québec M.Ghlelain Dufour Vice- président exécutif Conseil du Patronat M.Marcel Pepin Conseiller spécial La Confédération des syndicats nationaux Me Roy Heenan Johnston, Heenan & Blaikie La pour St la contre 15h15: Discussions avec la salle 16h0a Synthèse M.Gérard Hébert Professeur en relations Industrielles Université de Montréal et Président du CERLIC Evaluation et psrspsctives Inscription Conseil du Patronat du Québec 2075, rue Université Suite 606 Montréal.Qué Tél : 288-5161 Les textes des principales conférences seront/émis A chaque participant.C out $70 00 (incluant repas et consommation) sard, un mémoire dans lequel est consigné cette résolution.M.Lessard a reçu très favorablement les suggestions des maires de ces municipalités à Saint-Laurent le 21 septembre dernier, Par la suite, le ministre des Transports a annoncé: a) qu'il a entrepris des négociations avec le C.N.pour l’achat du service ferroviaire de la banlieue; b) qu'il a persuadé la direction du C.N.de maintenir le statu quo en 1978 au sujet des tarifs et des cédules; c) que le gouvernement du Québec verserait un octroi au C.N.à peu près égal au déficit du sendee ferroviaire de banlieue.En octobre 1977, la Conférence des maires de la banlieue dé Montréal a appuyé le projet de prolongement du C.N.de Deux-Montagnes à Mirabel.En la même circonstance, la Conférence des maires de la banlieue a rejeté le projet du BAREM.La Conférence a pris une position identique la semaine dernière: oui au prolongement du C.N., non au plan Fullerton.Nous disposons déjà d’un grand troupeau d'éléphants blancs dans la région de Montréal.Pas besoin d'en ajouter de nouveaux.Tous les citoyens qui ont le souci du bien public doivent s'opposer au gaspillage de deniers publics qui est proposé par le B.A.R.E.M.Un service ferroviaire parfaitement adéquat peut être assuré entre l’aéroport de Mirabel et le centre-ville de Montreal à raison d'un centième de la patente insensée de M.Fullerton.Radio-Canada et les tiers partis ___par___________ ROBERT DÉCARY Le congrès au leadership du Crédit social, tenu à Winnipeg la fin de semaine dernière, n’a pas été diffusé en direct par la Société Radio-Canada.Ce qui a valu à cette dernière une violente sortie du député de Bellechasse aux Communes, M.Adrien Lambert.Le mandat de Radio-Canada, de par sa loi constitutive, est, entre autres, de “sauvegarder, enrichir et raffermir la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada." Rien ne la force à diffuser en direct quelque congrès au leadership que ce soit.Rien ne le lui interdit.Rien non plus ne lui impose de distinguer les congrès qui ont lieu au niveau national.des congrès qui ont lieu au niveau provincial.D'ailleurs au cours de cette même fin de semaine se tenait le congrès au leadership du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, et ce congrès n’a pas semblé mériter les faveurs de Raoio-Canada davantage que ne le fit le congrès du Crédit social.Nul ne devrait s'attendre à ce que Radio-Canada diffuse, ailleurs que dans la province concernée, le congrès d'un parti provincial.Le récent congrès du Parti libéral du Québec a fait exception, pour des raisons évidentes: dans la mesure où Radio-Canada se doit quand même de rester au faite de l'actualité et de couvrir les événements qui suscitent l'intérêt de la population, indépendamment de tout critère politique, dans la mesure aussi où Radio-Canada a le mandat de “raffermir la structure politique du Canada", elle se devait de transmettre à tout le pays les images de la naissance de l’alternative québécoise officielle à l'option du Parti québécois.Il est peu probable que des congrès provinciaux revêtent jamais une telle importance, et il ne faudrait pas s'étonner, ni s’offusquer, si Radio-Canada passait à peu près sous silence, à l’échelle du pays en tout cas, les prochains congrès provinciaux.Au niveau fédéral, nul ne mettra en doute la nécessité de diffuser à travers le pays les congrès au leadership des partis libéral et conservateur, même si ces partis ne représentent pas de façon adéquate chacune des régions du pays.Mais les deux autres partis reconnus aux Commu- nes comme partis nationaux, soit le Nouveau Parti Démocratique et le Crédit social, peuvent-ils prétendre avoir droit à un traitement égal?Le NPD compte en ce moment 15 députés, le CS, 8 seulement.Sur un total de 264 sièges.C’est bien peu.Mais si ce nombre suffit à leur valoir une reconnaissance légale ou coutumière en Chambre des Communes, il est permis de se demander si Radio-Canada, corporation de la Couronne, ne devrait pas leur accorder, dans ses reportages, une importance au moins égale à celle que leur accorde le Parlement?Il ne saurait être question, bien sûr, de leur accorder un traitement comparable à celui dont bénéficient les “vieux partis ”, le Parlement lui-mème n’allant pas si loin et ne conférant qu'à un seul parti le statut d'opposition officielle.Mais il ne devrait pas etre permis de les réduire au simple rang de manchettes dans un téléjournal: notre système politique est déjà, en soi, suffisamment oriente vers le bipartisme, sans que les médias viennent par surcroît étouffer toute tentative d’en sortir.Il saute aux yeux que l'intérêt suscité par le Congrès du Crédit social, avec ses 8 députés, n'aurait pas justifié un envahissement du petit écran pendant toute une fin de semaine.Mais il ne s'agissait pas moins du congrès au leadership d'un parti national et à ce titre, indépendamment du nombre de ses députés, indépendamment du manque d'intérêt probable de la majorité de la population, il avait droit à une certaine reconnaissance qui aurait dû se traduire par une diffusion en direct des évènements les plus marquants.Il n'y a quand même pas, dans cette affaire, matière à scandale, et les hauts cris poussés aux Communes étaient hors de proportion.Radio-Canada n’a fait que traduire la réalité canadienne, dans laquelle le Crédit social joue un rôle dont le moins qu'on puisse dire est qu'il est de plus en plus discret.La tentation est grande, pour Radio-Canada, de verser dans le bipartisme, et qui pourrait l’en blâmer quand ses téléspectateurs ont eux-mémes depuis longtemps succombé en grande majorité à cette tentation.Mais elle n'en devrait pas moins s'efforcer, à l'avenir, ne serait-ce que pour donner la chance au coureur et par souci ultime d'information et d’objectivité, d'encourager ceux-là, minoritaires certes mais encore nombreux, pour qui la démocratie n’est ni rouge ni bleue.5 JOURS de VACANCES FAMILIALES au VERMONT •100" — Chambre double incluant enfants de moins de 12 ans.‘ISO00 — Deux chambres pouvant loger 6 personnes.OPTION DE REPAS AVEC SUPPLÉMENT Uc ôlacK ôear VERMONT 05477V Un hôtel enchanteur de 20 chambres situé A 2,000 pieds d’altitude, piscine chauffée, équitation, tennis, marche et visites touristiques.Écrira ou téléphoner pour brochure détaillée.ant% ^ Vos hôtes; Steve A Dabble Riley 802 ~ 434-2126 Le comité québécois de liaison contre le racisme vous invite à un COLLOQUE CONTRE LE RACISME Vendredi 12 mai, 19:30 heures.CONFÉRENCIERS: — Yvon Charbonneau, C.E.Q.— Abraham Doukouré, O.N.U.— Paul Bélanger, Ligue des Droits de l’Homme.TÉMOIGNAGES: Inuits et Amérindiens, Noirs, Asiatiques, Arabes Samedi, 13 mai, 9:00 heures CONFÉRENCIER: — Mme Elisabeth Mathiot.comité français anti-apartheid PANELS: Immigration, éducation, travail, femmes.Michel Chartrand, C.S.N.• Entrée libre • Traduction simultanée HÔTEL DE LA SALLE 1240 Drummond, Montréal (Métro Peel) Barreau du Québec COURS SÉMINAIRES SPÉCIAUX SUR L’ASSURANCE-AUTOMOBILE CONTENU: Précis de droit substantif (blessures corporelles et dommages matériels); Cas pratiques; Loi sur l’assurance-automobile et règlements; lois connexes; règles de preuve, de procédure et de pratique; Police type approuvée par le surintendant des assurances; Convention d'indemnisation directe pour le règlement des sinistres automobiles (dommages aux véhicules automobiles).POUR QUI: S'adresse aux membres du Barreau en priorité et à la population en général suivant les disponibilités.Chaque cours est dispensé à un groupe d'au plus trente (30) participants.Si le nombre d'inscriptions à un cours excède le nombre limite de trente (30), le Barreau du Québec pourra former de nouveaux groupes à qui il offrira le même cours à une date ultérieure.INSCRIPTION: L’inscription formelle doit être reçue au plus tard le 30 mai pour les cours qui se donneront en juin 1978.DATES: Hauterive 10 mai 1978 Sept-lles 11 mai 1978 Montréal 11 mai 1978 Trois-Rivières 13 mai 1978 Montréal 13 mai 1978 Sherbrooke 13 mai 1978 Québec 13 mai 1978 Montréal 15 mai 1978 Hull 16 mai 1978 Montréal 16 mai 1978 Québec 17 mai 1978 St-Jean 17 mai 1978 Montréal 17 mai 1978 Montréal 18 mai 1978 St-Jérôme 18 mai 1978 Montréal 19 mai 1978 Granby 20 mai 1978 Montréal 20 mai 1978 Thetford-Mines 20 mai 1978 Montréal 23 mai 1978 Arthabaska 23 mal 1978 Québec 23 mai 1978 COÛT: Pour les membres du Barreau - $15.00 Pour les non-membres -$75.00 Pour vous Inscrire, remplir et découper la fiche qui se trouve au bas et la retourner â l'adresse mentionnée.FIN DES Le programme des cours séminaires spéciaux sur COURS: l’assurance-automobile se termine à la fin juin 78.Il s'agit de votre dernière chance.INFORMATION A Montréal: ailleurs: ADDITIONNELLE: Me J.William Dufort Le secrétaire du Barreau responsable des cours de section locale.Barreau du Québec 1 est, rue Notre-Dame Bureau 9.80 Montréal, Qué.Tél.: (514) 866-3901 COURS SUR L'ASSURANCE-AUTOMOBILE FICHE D'INSCRIPTION Nom: .Prénom: .Adresse (bureau).Tél.: .Section du Barreau.Je suis membre du Barreau et je joins $15.00 à la présente ( ) Je ne suis pas membre du Barreau et je joins $75.00 à la présente ( ) NOTES: (signature) Prière de compléter cette fiche et faire votre chèque â l’ordre du Barreau du Québec et retourner le tout à: Responsable des cours sur l'assurance-automoblla Barreau du Québec Palais de justice, 9e étage 1 est, rue Notre-Dame Montréal, Qué.H2Y1B6 6 • Le Devoir, jeudi 11 mal 1978 la météo I iiviioiiiiciiMMjt Cunmiu - >L AVtRSES I'lCVlklOlU Poil Hmiivon PLUIE ^PLUIE WWon ^OWOK SoinP Jeon vkotooi IILMKHtt •Ollowo IWmpiprq JT AVERSES »C.t! JUILLET 1,71 SOLEIL LEVANT III ouf il •lo-Cothorino M1-0BIZ M#"o Paca oe» ft’it two jaar-«a Mancti par Jean-Pierre Tadros Retenu à Québec, le ministre des Communications, M.Louis O'Neill, n'aura pu personnellement parapher nier soir l'entente-cadre portant sur les rapports entre la Cinémathèque québécoise et le Gouvernement du Québec.C'est le sous-ministre des Communications, M.Gérard Krigon, qui l’aura remplacé lors d'une réception qui visait surtout à marquer les retrouvailles entre le milieu cinématographique québécois et son gouvernement.Les relations entre les deux s'etaient en effet gravement détériorées depuis l’adoption de la loi-cadre du cinéma au mois de juin 1975.L'élection d'un gouvernement péquiste, un an et quelques mois plus tard, si elle allait redonner confiance à bien du monde, ne changera pas radicalement la situation du cinéma au Québec.Les problèmes en suspend était trop nombreux et trop complexes pour être réglés, semble-t-il, rapidement.Car c’était finalement toute la question des rapports entre la communauté cinématographique et le gouvernement du Québec qu'il fallait régler.Avec les années, ces rapports avaient empiré graduellement.établissant un lourd climat de méfiance entre les deux protagonistes qui ont pourtant besoin l'un de l'autre.La loi du cinéma votée en 1975, et qu'avait réussi à imposer le ministre des Affaires culturelles d'alors, Denis Hardy, n’avait guère arrangé .les cnoses.D’autant plus que la tendance générale de cette loi avait été de nier l’existence de ce qui existait déjà pour le remplacer tout simplement par de nouvelles structures.Ce qui n'avait pas manqué d'é-xacerber la susceptibilité de gens qui ne l'entendaient pas ainsi Et la Cinémathèque québécoise était vite devenue un symbole dans cette lutte entre deux conceptions fort différentes de la place et du rôle de l'État dans le développement d'une cinématographie nationale.• L’accord signé hier entre la Cinémathèque québécoise et le ministère des Communications montre qu'il est possible d'en arriver à des mariages de raison.La loi du cinéma avait créé, imprudemment, une Cinémathèque nationale qui se voyait confier un rôle qui la mettait directement en conflit avec la Cinémathèque québécoise, une corporation sans danse/ Grand Ballet de Tahiti par Angèle Dagenais C'est exactement comme dans les dépliants du Club Med: belles peaux lisses et ambrées, fleurs piquées dans de longs cheveux noirs, petites jupettes de paille, pagnes multicolores,! colliers de coquillages, guirlandes de fleurs, simplicité, sourires charmants et charmeurs, seins nus, jolis bras, etc.Il ne manquait que la mer turquoise, la douce brise, le sable blanc, les c< tiers, les huttes de brarii .es de palmiers et on y était.mais oui.à Tahiti! Les 35 danseurs et musiciens du Grand ballet de Tahiti ont réussi le coup de maitre de nous transporter en tapis volant dans leur beau Pacifique au rythme de douces mélodies qui'font onduler bras et hanches.Si vous n’aviez pas cette gaine qui vous fait mourir, l'odeur Givenchy de votre voisine qui parfume trois rangées à la fois, ces souliers plateforme qui vous rivent au plancher ou ce rhume qui vient à chaque reniflement vous rappeler que l'hiver n’était pas loin, vous y croiriez complètement, n'est-ce pas, au mirage polynésien, à la douceur de vivre près des coraux.des ananas, des pirogues.?Ah, belle évasion que procurent deux heures de spectacle avec de jolis vahinés aux mains gracieuses.On a eu droit à tout le "kit" (charmant "kit" d’ailleurs): légendes traditionnelles mimées et dansées.folklore des différentes iles de l'archipel polynésien, danses presque nues, danses habillées, danse au black-light, danse des mains, danse du feu, voulez-vous-danser-avec-moi, danses des chapeaux, etc.(comme quoi tous les folklores du monde se ressemblent sur une scène!) maix exécutés avec tant de simplicité et de bonne humeur de la part de la compagnie qu'on ne pouvait y résister.Malgré le fla-fla carte postale (et on nous annonçait un spectacle non “frelaté” non "commercial”), le côté très répétitif des mouvements et le manque de conviction que j'entretenais personnellement au départ face à ce genre de spectacle, je dois dire que je me suis bien amusée, principalement de voir à quel point les danseurs ne se prenaient pas au sérieux et se moquaient jusqu’à un certain point du public qui lorgnait le dessous des pagnes et les petits seins qui se promenaient sous leur nez — avec ce sourire malicieux accroché au coin des lèvres.Mais pour goûter le tout il faut évidemment pouvoir cul-' tiver la faculté d’évasion instantanée, avoir quelques propensions au merveilleux et à l'étonnement naturel, n’offrir aucune résistance à l'appel irrésistible au voyage, divaguer un peu, et le tour est joue! Comme chantait Jacques Brel sur son dernier microsillon écrit aux iles Marquises (pas très loin de Tahiti): Ils parlent de la mort comme tu parles d’un fruit Ils repardent la mer comme tu regardes un puits Les femmes sont lascives, au soleil redouté Et s'il n'y a pas d’hiver, cela n’est pas l'été * La pluie est traversière elle bat de grain en grain Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin Et par manque de brise le temps s'immobilise.aux Marquises Du soir montent des feux et des points de silence Qui vont s’élargissant et la lune s’avance Et la mer se déchire infiniment brisée Par des rochers qui prirent des prénoms affolés Le rire est dans le coeur, le mot dans le regard Le coeur est voyageur, l’avenir est au hasard Veux-tu que je te dise: gémir n'est pas de mise.aux Marquises.but lucratif régie par ses membres (165 appartenant au milieu cinématographique).D'où une guerre de juridiction aussi inutile que néfaste; mais comment régler ce différend?Après de longues tractations, le gouvernement québécois et Ta Cinémathèque en sont venus à une entente qui permettra au Gouvernement du Québec de procéder à la nomination de trois personnes comme membres du conseil d'administration de la Cinémathèque (qui sera composé de 13 membres).D'autre part, si la Cinémathèque venait à être dissoute pour quelque raison que ce soit, son patrimoine serait remis au gouvernement québécois pour être affecté à des fins analogues à celles poursuivies actuellement par la Cinémathèque.En contrepartie, le gouvernement reconnaît l'apport très important que la Cinémathèque a joue et joue depuis quinze ans dans le développement de la culture cinématographique.Plus particulièrement, indique un communiqué de presse remis à cette occasion, "le ministre tient à souligner la contribution exceptionnelle de la Cinémathè-que en matière de conserva- tion du patrimoine et, d'une façon encore plus marquante, le rôle que la Cinémathèque a rempli pour sensibiliser les Québécois au cinéma d’ici et d'ailleurs".("était donc reconnaître "la place privilégiée qu’occupe la Cinémathèque dans l'univers cinématographique québécois".D'ailleurs, on se montre très prudent du côté du minis-tère des Communications sur le sujet, puisqu'on prend la peine de préciser que: Cette entente-cadre ne modifie pas les buts et les objectifs, de la Cinémathèque québécoise qui continuera d'utiliser I ensemble des moyens techniques et financiers disponibles pour acquérir et conserver les oeuvres cinéma-lographiques, audiovisuelles et photographiques produites au Quebec ou intéressant le Québec, pour maintenir et développer un musée du cinéma, rendre la culture cinématographique accessible aux Québécois et assurer la conservation des documents acquis." Ainsi, sans perdre de son autonomie, la Cinémathèque québécoise se voit aujourd'hui officiellement reconnue par le gouvernement du Québec.1 _J -> M , - O N BAa-SOSJ cfdü présente un film de FAR0UN FILMS 10.00 7.15 9 5.15 7 1.00 3.10 5.20 7.30 9.45 POUR TOUS POUR TOUS \ VIB5ION FRANCAISI STE-CATHERINE - BLEURY 866-8057 BROSSARD1 BOUL.TASCHEREAU 465 5906 (MAIL CHAMPLAIN) CARREFOUR : 12 30-2.35-4.45-7.05-9.10 BROSSARD: 7.00 9.15 SUJET COURT Le château de sable gagnant d'un Oscar McGill Faculté de musique le vendredi 12 mai.20li30 CHARLES REINER, pianiste Schumann: Scenes from Chilhood Symphonie Studies Debussy: Suite Bergamasque Liszt: Mephisto Waltz Entrée libre Renseignements: Lundi à vendredi: 9h-17h 392-8224 Q r Pollack concert hall LV Salle de concert Pollack Un suspense captivant .sûrement le meilleur film qui nous ait été offert cette année.-David Ansen,Newsweek Fascinant.très beau.un puissant suspense.— Vincent Canby, New York Times T'Arni Américain un des meilleurs suspenses de l'année, il est essentiel de voir ce film.— Terry Curtis Fox, Village Voice Possiblement un des meilleurs films jamais réalises.«.Rob Baker, Weekly News Un suspense hautement original.Le réalisateur Wim Wenders crée un suspense digne d'Alfred Hitchcock.- Kathleen caroii, the N.Y Dayly News Brillant,envoûtant,fascinant un hommage au thriller américain —Charles Michener, Newsweek (fn fJ'fjmfi/wMC ÿtmiaùltque de Mei/irn dirigée par le nouveau directeur artistique W/mï/efr (jtu/oif termine en beauté ia saison 1977-1978 de /WfàAe&Ae bymfihvmyue | de r MemAéeif » r en début de programme: ie concerto pour violon no 1 de Chostakovitch Soliste: Itzhak Perlman les 16 et 17 mai, à 20 h 30 Salle Wiltrid-Pelletier, Place des Arts Billets en vente aux guichets de la Place des Arts: $3.00 à $9.50 Si disponibles à 19 h: 100 billets à $2.50 li I y I Ai",'- mmu AMERICAIN DENIS BRUNO HOPPER’ GANZ un film de WIM WENDERS LISA KREUZER- NICHOLAS RAY GERARD BLAIN-SAMUEL FULLER version originale sous-titres français IUN a VIH 7.15 Y J0 SAM 5 15 7 30 10 00 DiM 100 3 10 S 20 7 J0 cria cuervos Hf Y.AROS D'UNI I Mf ANC I r /{ÿMS - rt/ÿU* a /fanprnÿ A POUR TOUS ( hjfifcn H An* C AiA Cvf*vOS • JC S*» S JC » JC 0 • 1 00 3 JC « JC p'Quc n>oue ie* t JC 7 JC D - J 10 Y JO ?Cinéma 727 0107 y vsri J1SO ru«Brt ANC.I R 16 • Le Devoir, jeudi 11 mal 1978 l’actualité économique toronto Reprise des pétroles Une reprise dans le secteur des pétroles a fait monter d’une fraction la Bourse de Toronto, hier, à l'issue du marché le plus animé depuis six séances L'indice composé avance de 0.11 à 1,091 94 et trois de ses quatre compartiments principaux marquent des gains: les hydrocarbures de 813 à 1,398.66, les services fi nanciers de 2.27 à 1,024.39 et les produits industriels de 1 19 à 899.44.Les mines s'enfoncent de 6.48 a 916.92.Deux cent soixante titres individuels sont à la hausse, 214 à la baisse et 228 conservent leurs positions de la veille.Le volume des affaires comprenait 3.92 millions d'actions et, au marché des options 953 contrats ont été négociés.Canadian Industries a été le titre le plus transigé de la séance, suivi de Simpsons et de Weston Dans le groupe des industrielles, Livingston Industries monte de 2 1-2 à $25, B.C.Packers de 2 à 49 et Bow Valley de 1 5-8 à 29.National Sea Products A progresse de 1 1-2 à $24 et Scott Paper de 1 à 30 Allarco Developments recule de 1 3-8 à $26 3-4, Finning Tractor de 1 1-4 a 20, Great-WesfLife Assurance de 1 1-4 à 90 3-4, General Motors de 1 1-8 à 69 7-8 et Markborough Properties de 1 à 16.Campbell Chibougamau Mines A avance de 5-8 à $61-4, La Luz Mines de 1-2 à 8 et Alton de 3-8 à 8.Roman baisse de 3-4 à $25 1-4 et McIntyre de 1-2 a 21 3-4 Asa niera Oil grimpe de 1 à $14 3-8, Ranger Oil de 3-4 à 331-2 et Nu-mac OU de 3-4 à 33 1-4.Siebens OU baisse de 1-4 à $27 3-4 et Ocelot Industries B de 1-4 à 10 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE I5W + i/4 U'/a —v/i 355 -10 VM + VS !«'/< - Va 27VS + Vi mt + C long 7175 JISVa Cdn Arrow 2000 14Vj CdnCel 200 S7 CC Man A 500 $26 CCurtlj 18500 65 CGE J45 528 C Hidrogas 4200 365 C Homestd 4900 S91/» C Hydro 4500 $946 946 C Hydro pr 100 IHVa 14Va Cl BkCorn 17734 $2746 27Va CIBkr 282172 54 47Va CIL 27670 $I9411* 11 >5* 9* 120* 20 «5* 5* 120* 20* >20 20 17* 7* «76 II >7* 7* 131 31 19* 9* 390 390 16 6 IS* 9* if* 7 155 155 170 49* 626* 26* 09* 9* 300 300 Ter «16* 16* 60 60 16* 6* 44 44 126* 27* 325 315 191 90* 310 160 425 181 300 + 5 + 25 - 9 + 10 $7 Va 7% 7 Va + V» A i’-jw H 100 S8% 8% 8% + % Relchwt 597 $6% 6% 6% + % 62 61 61 » Mc 10 9* 10 + % SlmcoErl 62S «6 5* 125 «22* 22* 22* — % Normick P 100 390 390 390 + 5 Simpsons 42030 «5* 5* 100 «25* 25* 25* + Va NC Oils 1112 S3* 07* 8% SlmpjonS 207 17* 7* 1000 96 90 90 — 1 Nor Tel 3360 «29 20* 29 — % Sklar M 2430 11S 114 100 330 330 330 +15 2500 280 270 270 - 5 300 il 7 7 + * Z86 $22* 22 22 300 «9 Ve 9* 9* 404 «10* 10* 10* 284 «11* 11* 11* + * NTecmBw 8925 Norlhgat 2650 Northld 38500 NWUtlIp 25 Nu-Wst A 400 Nudlama 1100 Nufort Res 5000 «6* 8* 8*-* Sklar * «5 480 5 +20 SkyeReS 19 18Va 10Va + * Skyline H «47* 47* 47* «15* 15* 15* - * 20 20 20 21 21 21-3 new york Stabilité des cours Pied à pied le marehhé des valeurs a réussi à gagner un peu de terrain hier consolidant ses positions après la défaite des deux derniers jours.Selon les courtiers, le marché a tiré profit des achats des joueurs qui avaient attendu de se retirer après le grand boom du mois dernier pour accroître leurs avoirs, L'indice Dow Jones des industrielles, en recul de 7.02 lundi et mardi, a grignoté 0.09 et atteint 822,16.Le volume des affaires comprenait 33.33 millions d'actions.Tard dans la matinée, une vague d’achats avait poussé le Dow Jones en hausse de plus de 3 points.Mais le mouvement n'a pas reçu un appui suffisant et les cours se sont effrités durant la seance de l'apres-midi.Néanmoins, les gains l’emportent sur les pertes par 800 à 596 et 510 autres titres conservent leurs positions.Parmi les titres canadiens cotés à la Bourse de New York, Bell monte de 1-4 à $49 5-8, SEagram de 1-4 à 24 et Dome Mines de 1-4 à 72.McIntyre recule de 3-8 à $19 1-4, Hiram-Walker de 1-4 à 28 3-4 et Inco de 1-8 à 16 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Lee Ent Litton Lockhd Loews Lubrizol 10 65 u30% 29Va 29%' % 13 565 19% 19% 19%+ % 8 882 25% 24% 25%+ % 43 43Va ShipffdP 2000 365 .165 365 + 15 Surfit» A 7583 15% 5 5% 5lib*n* 8% + % 10 + % 5% 5% 7% - % 114 - 1 6 5 5 -2 $7% 7% 7% + % 1000 262 262 262 350 $8% 8% 8% - % 1000 145 141 145 + 7 100 $8% 8% 8% - % 6020 $24 23% 24 900 $6 5% 6 + % 150 $15% 15% 15% - % 41 42+1 May $12% Nov $12% May $30 Aug $30 Aug $32% Nov $27Va Jan $12% Jul $10 Jul $12% Oct 110 Oct $12% Bell Can Aug $55 Brscn A May $15 Brscn A Aug $15 Brscn A Aug $17% Brien A Nov $15 Brien A Nov $17% Bk Mtl May $17% Bk Mtl Aug $20 Bk Mtl Nov $15 Bk Mtl Nov 120 Prov BC Nov $14% CP Ltd May $17% CP Ltd Aug $20 CP Ltd Nov $17% Dom MJul $70 D Pâte Jan $60 8 238 40 $12% 3 329 145 $12% 5 163 100 $30% 30 257 $2% $30% 7 93 130 $30% 2 147 $4% 230% • $3% $14% $4 Va $14% $2% $14% $5% $14% $3% $14% $55% $16% 21 110 24 164 71 521 11 132 145 668 10 117 145 1 226 $2 $19% $19% 114% 118% $18% $18% 10000 1500 SlaterStl Sogepet Sony Corp Southm A Spar Aero Spar Aerop Spooner 1680 Pete Jan $65 Pete Jan $70 Pete Jul $55 Pete Jul $60 Pete Jul $65 Pete Jul $70 Pete Oct $55 Pete Oct $60 Pete Oct $65 Pete Oct $70 4 198 44 13 52 39% 38% 38%- % MCA Inc 9 135 46% 46 46%+ % Mallory 13 15 33% 33% 33%- % MVARATM 7 798 u23% 22% 223/4+' Maratn O 7 54 46'/4 45% 46%+ % Mrsh Mc 14 40 61 Va 61 61%+ % MrshF 11 130 24Va 233/4 24 + % Mart Ma 7 697 28 27Va 28 + V» 11 234 21% 2CKV4 21%+ % 10 10% St Brodcst Stand IA Stelco A Steep R Steetley i Steinbg A Steintron Ster Trust Strathrn A SudCont Sullvanga Superior A Surpasse 42 5600 $11% 11% 11% 270 $12 12 12 12442 $25% 25% 25% + % 2035 249 242 249 100 $11 Va 11 Va 11% 125 $18% 18% 18% z 50 $5 300 $11 1800 93 3500 36 9357 160 5 11 92 35 158 5 11 92 35 160 - % + 4 - 2 Gulf C May $25 Ho OA Jan $45 Husky Jul 125 Husky Oct $30 Husky Oct $27% Husky Oct $32% IOII AMay $20 1011 AMay $17% IOII AAug $20 IOII AAug $22Va IOII ANov $20 IOII ANov $17% IPipe AMay *15 IPipe ANov $15 MB Ltd May $17% MB Ltd Nov $17% Moore 10 724 *2% $16% 45 988 95 $ 6% 25 429 *3 $16V4 40 837 140 116% ! 83 $2% $19% 40 393 60 $19% 1 18 15 8 492 110 10 128 45 3 299 60 2 195 40 1 178 165 3 17 $11% $01 8 117112% 167% ! 32 19% $67% 8 61 $6% $67% 2 77 $12% $67% 1 338 »7% $67% 8 161 $5% $67% 22 313 13 $67% 11 114 115 $67% 26 234 $11% $67% 4 120 $8% $67% 2 163 $4% 167% 2 4 $2 Va 126% 10 21 $2 $41 18 49 $5% $30% 1 158 $2Va $30% 10 150 $3% $30% 10 97 140 $30% 55 805 20 6 107 $2 70 600 110 29 369 40 30 525 170 12 119 $3% $19% 5 203 5 $143/4 7 96 55 $143/4 2 207 165 $19% 2 143 $2% $19V» 5 26 $2% $32% $19% $19% $19% $19% $19% Masco Mass F 251 10% ., Maytag .1 45 20 27% 28 + % Teck Cor A McDnld 14 506 49'/8 48% 403/4- V» Teck Cor B McDnD 9 1509 u33V4 32V» 32%+ % TeleCapA McGr H Mclntyr McKee Merck 10 714 i j23 22% 23 + 3/4 Z 240 193/4 19% 19%- % 8 95 17% 17 Va 17% 14 472 53% 53% 5 3 Va .18 485 19 Va 183/4 183/4 + % 14 87 37% 363/4 36 %— % 8 36 34% 34 V» 34V»- V» 13 502 51 Va 51 51 Va + % 7 271 66'/4 65 65g281 101 2% 2% 2%+ % 9 37 14% 14% 143/4 + V» 7 485 52% 52Va 52% 12 227 44% 44 44% + Va 9 525 51% 51 51 Va + % 8 864 17% 17 V» 17% + % 7 203 23 22+4 22% 6 121 17% 16% 17% + % 11 321 263/4 26 Va 26 Va — % 9 402 26% 25% 26% + % 58 4 Va 4% 4 Va 7 532 34 33 Va 333/4- Va 8 1006 20% 20 20 - V» 275 275 275 -25 Mas 1 gf May $10 10 82 125 $11% $5 5 5 + % Mas F Aug $10 1 94 175 $11% $6% 6 6 - % Mas F Aug$12Va 10 187 40 $11% $53/4 53/4 53/4 - v» INCO AMay $15 4 11 «3* «10* $9% 83/4 83/4 - Va g Inco AMay $17Va 30 151 110 $18% $7 7 7 INCO 1 AAug $20 5 363 65 $18% Vente» Haut Ba» Ferm.Ch.5V» 5% 2525 $25Va 25% 25% + V» 700 $83/4 83/4 83/4 -1 100 $39 Va 39 Va 39 Va + % AGF Group Amer Grwth 5 14 Cdn Gs Egy 18 22 Cdn Sec Gth 6.1 ! 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5.74 Planned Invest Gr Canada Cum 6 99 Pld Resourcs4 80 Taurus 7.74 Prêt Revenu Gr American 10 42 Canadien 6 69 Fonds H 5 03 Retraite 7 09 Principal Gr Collective Growth Venture Prudential Gr Growth 581 Income 5 30 Savings Invest Gr American 10 42 Canadian 6 69 H Fund 5 03 Retiremnt 7 09 Scofiafund Gr Scotiafund 93 Scotiafd Mtg 1 04 United Bond Share yRoyFund 6 46 yRoyFnd Inc 5 08 7 72 5.10 4 58 Universal Group Equity 1004 Income 5 15 Resource 5.12 Non Members Assoc Inv 6.09 yBeaubran 4.10 CSA Mgmt Gr Goldfund 4 27 Goldtrust 258 Canagex Gr yBond 9 54 Fund 1061 Internatnl 8.10 yMortgage 10.27 yCapital Gth 11 57 xChase 6 33 ynComCpMg 10 10 Desjardins Gr yCanadian 7.32 yHypotheq ylnternatnl yObligatns yQuebec yPEP nySpec Dixon Krog Gr Dixon, Krog 7.12 Heritage 2.24 Vanauard 7 54 Dreyfus Group Inc 1194 Internatnl 14 99 yDominCompS 04 nExecutv Can6 47 nExecutv Inti 1 64 xFid Trend 22 31 nFst Cn Mtg 10 41 Fiscon Fund 5 69 nHa^vard 7 64 Industriel Gr Induit Amer 2 75 Indust Div 5 54 indust Eq 8 02 Indust Gth 5 23 Indust lem 1054 Indust Pens 28 40 ynJonesHewrd4 60 Keystone Gr 5 12 17.13 4 65 3.39 14.48 2.58 4 40 7 48 5 19 3 75 2.15 5 43 Cus K-2 Cus S-l Cus S-4 Polaris xLex Rsrch xManhatn yMaritime Eq 2.46 Marlborough 6 06 Natrusco 13.10 NW Group Canadian 4.79 Equity 861 xOne Wm St 14 09 xOppenhmr 5 89 Pemberton Gr 0 nPacific Div 5.92 nPacific Ret 5.09 nPacific US 5.15 PHN Group yBond 10.96 Canadian 9 09 Fund yPooled nRRSP PMF Managmnt nPension Mu 7.01 nXanaduFnd4 50 nPutnam 10 56 Sterling Group Equity 5 88 yMortgage 5.12 xTech 781 Temple Gth 17 12 Trans Canada Gr A 5 24 C 10 84 Special 4 27 United Group yAccumula 3.82 yAccumuiaR4 28 yAmerican 1.73 yCont Mortg 5 19 y Horizon 2 66 ySecurity 4 69 yVenture 2 94 yVenture Ret4 27 Western Grth 5 19 18 53 30 58 13.71 Webb Knp Westcst Wstburne Weston Zellers Mid Ind Nocana Agnico Basic Res Baker Tic Bluewtr Bruneau Cadillac E Cons Imp C Sum Dumgmi Dyn Mn East Mai Kiena Ladubor Lynx CEx Massval Mt Jamie M Pleas Muscoch NA Rare Phoenix 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$25% $25% $25% $14% $143/4 $27Ve $2% $27Ve $2% $27Ve 5 25 $2 36 57 155 $27'/» Rich Mrl 9 975 22% 22% 22% + % Riegel T 5 14 203/4 20 Va 20Va Robins A 10 747 11 Va 11 11 - V» Rockwel 7 237 333/4 33% 33%- Va Rosario 14 27 193/4 19% 193/4 + Va Royl D 5 369 57V» 56% 57 + Va SCMCp 5 78 19% 19 19Vb + Va St RegP 8 177 29 Va 28 Va 28+4- V» Sanders 9706 U 203/4 19% 203/4 + 3/4 SFe Int 8 862 u30% 28 Va 29% +1% ScherPI 10 804 33 Va 33 Va 33% Schlmb 15 704 73 71% 723/4 + % Scott P 9 1254 143/4 14% 14Va + Va Sears 9 3192 24% 23% 24%- % Sedco 8 127 39 38 Va 39 + Va Shell OH 6 164 33% 33 33%- V» Singer Skyline 5 139 21% 21 Va 21%- V» 12 261 15% 15 v0 15Va + % Smith A 5 21 19% 18% 19 - % Sou Pac 8 187 32 31% 31% + % Sparton 8 22 11% 11% 11% + % Sperry R 8 331 40 39 Va 39% + V» St Bra/id 10 203 24% 23% 23% StOil Cl 7 588 44 43% 43Va- % StOil In f 940 49% 48% 48 % — % Ultramar Unican S Unicorp F UnCarbid UGasA U Gas 83/4 UnionOil UCcJnShar UCanso Un Corp UnCorp63 U Keno Un Reef P U Siscoe Un Tire A Univr Gas UppCan VS Serv A VanDer Versatile Versatil A Vespar Vie G A Villcentre 1930 $9 8% 8% - V» 8500 35 33 35 + 1 3550 $7% 7 Va 7% 500 157 157 157 - 8 700 $7 7 7 4925 255 250 250 - 4 500 $6 Va 6 Va 6% + V» 900 435 425 425 + 5 1000 Si4Va 14% 14% - V» 3300 $14% 14% 14% - Va 3500 25 24 24 135 $31% 31% 31% + % 900 440 440 440 -10 Voyager P 4300 $133/4 13% 13%- % Vuîca'n Ind 700 $9% VV» 9% + V» Wafrbord 140 400 400 400 WainocoO 401 $20 19 20 + Va Wajax A 150 $93/4 93/4 9% + % Walk GW A 677 $32% 32% 32% Wardair 1250 470 470 470 Weldwod 2150 $14% 14 14'/» + % Wstburne 18925 $243/4 24% 24% - % WcoastPt 15900 $10% 10% 10% - % W Pet A p 5020 $21 Va 21% 21% WcoastT 26179 $11% 11% 11% WcostSVap 125 $54% 54% 54% - 1 Wcoastw 26826 260 255 255 - 2 West Mine 4500 340 335 340 + 5 les devises Voici les taux des devises tel qu’ils sont fournis par la Banque de Montréal.Les cotes sont en monnaie canadienne.Afrique du Sud Allemagne Ouest Antilles anglaises Argentine .Australie Autriche Bahamas Belgique Bermudes Brésil Danemark Égypte Espagne Finlande France 71 8% 8% 8Va 25 19 V» 19 19% + % 2782 24 23% 23%- % 1 671 62 V» 61 61% + % 114 8 7% 7%— % 1 96 37 36% 363/4 — % 1 72 26% 26% 26% 221 74% 73% 74 + % 1 166 9 Va 9% 9Va + % ' 56 19 Va 19% 19% + % 18 % 10 1014 18% 17% 15 315 34% 34% 34%+ V» 8 561 52% 51 Va 52 + +4 7 804 20% 193/4 20%+ % 7 552 20% 19+4 19% 14 14%+ % 14 Va 14%+ Va 11% 11% 11%- % 24% 24 24 - % 39+4 39+4- % 11+1 16Va- % 10 1457 ul4% 48 10 143/4 12 5.6 171 6 82 40 7 104 11% 11% 15 2428 163/4 16% 10 363 55% 54% 54%- % 11 28 27% 26+4 27 + % 14 744 260 % 259 259+4- % 18 291 24 % 23% 24 - % 5 243 30% 30% 30% 8 607 41% 41 41 %- % 8 682 31% 31% 31%+ % 3 180 7% 7+.7+.34 579 26 24% 25%+ % 6 387 31% 31% 31%- % 13 375 36 35% 35g58 1 10 1121 25 24% 24%+ % 3 301 23% 23% 23%— % 140 315 24% 23% 23-,4 11 332 46% 45% 45%-t- % 8 184 45% 45 45%+ % 17 11 11 11 + % 6 114 19 18% 18%— % Technicr 6 318 13 12 Va 123/4- % Techcolr 10 65 11 10% 10%- V» Teldyn 6 1146 100% 96 97%-' 1 Tenneco 7 357 32% 32Va 323/4 + % Texaco 8 1366 25% 25 25 Tex Inst 14 206 74% 73Va 733/4 Tex Gif 18 179 19 V» 18% 19 Textron 7 150 28 Va 27% 28% + % Thiokol 9 132 33% 32% 32%- 1% Time In 10 708 46 453/4 46 + % Timkn 8 5 52 513/4 52 + % Tran Un 8 69 36% 35 Va 36% + % TWA 4 1094 20 Va 19% 19% + % TWA pf 2 21 21% 21% 21 %— % Tranwy 1 6 57 24% 24% 24%- % UOP 9 222 20% 20% 20% UV Ind 6 142 21+4 21% 21%— % U Camp 9 191 42% 42% 42%— % Un Carb 7 776 40% 39 Va 39%— % US Gyps 6 525 u26% 25% 26 + +4 US Steel 43 919 26% 26% 26% - % Un Tech 0 3020 u45* 43 44%+1% Upjohn 13 278 41% 403/4 40+1- % Varian 11 99 17% 16% 16% — % Walk HA 8 18 28% 283/4 28%— % Warn L 12 911 29% 28% 28 % — % Westg El 6 887 19% 19% 19%- % Weyerhs 10 1386 23% 23% 23% WhitCn 5 198 23% 22% 23%+ 3/4 Wometc 10 42 15'/» U% 15% Wolwth 7 315 19% 19% 19% Xerox Cp 10 1267 48% 47+4 48’4 + % Zenith R 265 15% 15% 153/4- % Zurn Ind 9 149 16% 15% 16%+ % Westfairp Westfield Westnhse Weston Wstn 4%p Wstnôpr Whithorse Whonok A Wilco Willroy Win-Eld Wood reef Woodwd A Wriwid Yk Bear Y Lambtor Yukon C 2V5 $16% 16Va 16% - Va 1000 108 107 107 - 3 100 $28 28 28 - % 20650 $163/4 16Va 16Va - V» 132 $55Va 55% 55% + %/ z30 $74% 74Va 74% 3260 245 235 240 + 5 1000 $10% 10% 10% - % z200 9 9 9 800 220 220 220 - 5 6000 14 11 13 5000 59 58 58 -2 700 $18% 18% 18% - % 1400 $5% 5% 5% 200 475 470 475 + 5 1677 45 45 45 800 245 243 245 - 2 Zellers 2505 $8% 8% 8% + % Trust Units BBC R un 1340 $15+4 15+4 15+4 BBC Rwt 1500 380 380 380 + 5 BM-RTun 8700 $15 14% 15 + % C Perm un 6500 $9 9 9 + % C Realtyu 79852 $7% 7 Va 7Va — % TD Realty 1150 $25% 25+4 25% Grèce Haïti Hollande Hong Kong Indes Israël Italie Jamaïque Japon Mexique Norvège N -Zélande Philippines Porto-Rico Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Tchécos Turquie U R S.S Venezuela Rand Deutsche Mark Dollar Peso Dollar Schilling Dollar Franc Dollar N.Cruzeiro Couronne Livre Peseta Mark Franc étranger Financier Drachme Gourde Florin Dollar Roupie Livre Lire Dollar Yen Peso Couronne Dollar Peso Dollar Escudo £ Sterling Couronne Franc Couronne Livre Rouble Bolivar 1 3028 5445 4400 0016 1 2839 0757 L1618 0350 1.1618 0671 1995 2 9328 0140 2741 2451 0350 2482 5097 2435 1323 0756 001303 8460 005028 0514 2090 11472 1557 1 1280 0268 2 0fc60 • 2444 5800 2143 0473 1 6130 2634 obligations Les cours étaient inchangés et les affaires modérées hier au marché canadien des obligations.L'argent au jour le jour commandait un intérêt de 7.75 pour cent.Le dollar canadien Le dollar des États-Unis a clôturé hier en baisse de 1-2 et cotait $1.1172 par rapport à la devise canadienne La livre sterling a monté de 1-25 et valait $2 0361.Cours de l’or Prix de l'once d'or, en devises américaines hier à la clôture des principaux marchés mondiaux Londres $174.00, Paris $174.52 Francfort $173.27; Zurich $174 125 Hong Kong $169.93. l’actualité économique Le Devoir, jeudi 11 mai 1978 * 17 Le prix de l’électricité changera-t-il suivant les saisons?.L’Hydro met au point une tarification au coût marginal par Michel Vaste) Un groupe de travail à l’intérieur de la Direction de la recherche économique, à l'Hydro-Québec, met actuellement la dernière main à un projet de tarification au coût marginal."Dans la mesure du possible, a déclaré hier au DEVOIR le responsable de ce groupe, nous voudrions arriver à une structure tarifaire qui transmette un meilleur signal de prix à l’abonné”.Les porte-parole de l’Hydro-Quebec voulaient hier effectuer Quelques mises au point, suite à la publication.dans LE DEVOIR de mardi, d’un rapport des professeurs Marcel Boyer et Fernand Martin sur "le coït social de l’énergie électrique au Québec.” L'Hydro-Québec reconnaît qu’il n’y a effectivement pas de lien formel entre la tarification et les coûts marginaux de production et de distribution de l’électricité.Mais, ajontent ils aussitôt, "une tarification au coût marginal ne viendra que formaliser cf que l’intuition et la pratique donnaient déjà".Bin clair, l’Hydro-Québec prétend que ses revenus s’ajustent déjà au coûts réels de production et de distribution de l’électricité."Dans la pratique quotidienne, affirme-t-on à 1 Hydro, les responsables de la tarification, lorsqu'ils négocient un tarif avec un nouvel abonné, tiennent compte des coûts marginaux.” A telle enseigne, ajoute-t-on, qu’il n’y a pas eu cette "perte de revenus' dont parlent les professeurs Boyer et Martin.On nie carrément à l’Hydro-Québec' que les tarifs sous-estiment les coûts et en particulier dans le cas du contrat avec PASNY, pour la fourniture d’électricité à New York au cours des sept mois d’été, on affirme catégoriquement que les négociateurs de l’Hydro-Québec "sont allés chercher mieux que les coûts marginaux”.Boyer et Martin prétendaient pour leur part que ce contrat, négocié à $25.3 millions par année, représenterait un coût social de près de $27 millions La direction de la Recherche economique était en possession du rapport Boyer-Martin depuis deux mois et mips analyse critique.Baie semble être d’accord avec le principe qui soustend le rapport des deux professeurs de l’U de M, à savoir que les tarifs doivent transmettre, le mieux possible, une image du coût réel de l’électricité à l’abonné.Par exemple, en n’ayant qu’un seul tarif moyen annuel, l'aDonné paie son énergie, en hiver comme en été, le même prix.Il ne se rend donc pas compte que l’électricité qu’il consomme en hiver coûte beaucoup plus cher à l’Hydro du fait qu’une partie de ses équipements ne sont construits que pour satisfaire la demande exceptionnelle d'hiver.Ainsi, le consommateur moyen n'est absolument pas incité, par la structure des tarifs, à éco- nomiser son électricité en hiver et,-par exemple, à mieux isoler sa maison.Mais l'application d’un tarif au coût marginal n est pas simple pour les experts de I'Hydro.Un tel tarif devrait, à la limite, changer d’heure en heure et cela demanderait des équipements qui seraient peut-être, à la limite, plus coûteux que ce que l'Hydro en retirerait comme bénéfices En France il existe déjà des compteurs, pour les abonnés industriels, qui enregistrent trois types de tarifs: normal, de pointe et aux heures creuses de la nuit.Il ne semble pas question que, pour l'abonné ordinaire, on en arrive à une structure aussi complexe mais il est cependant acquis que l'Hydro cherche à se rapprocher d'un tel système, par exemple en adoptant divers tarifs moyens suivant les saisons.Les travaux de recherche actuellement en cours sur la tarification au coût marginal seront probablement terminés d’ici deux mois et transmis au ministre délégué à l’Énergie.Le gouvernement les aura donc en sa possession pour prendre une décision sur les prochaines augmentations de tarifs, qui devraient intervenir d'ici le 1er janvier 1979 On doute par ailleurs que le gouvernement les soumette à la commission parlementaire des Richesses naturelles étant donné qu'ils contiendront des informations de nature confidentielle, pouvant influencer des négociations éventuelles de l'Hydro avec ses clients industriels.En épongeant le déficit municipal, on défavorise la copropriété par Marie-Agnès Thellier Les copropriétés et les coopératives d'habitation ne prendront réellement leur essor que lorsque le gouvernement renoncera à subventionner directement et surtout indirectement le développement de maisons unifamiliales, en banlieue de plus en plus lointaine.Ce point a été souligné par M.Claude Chapdelaine vice-président de la Commission des loyers lors du colloque sur les copropriétés et coopératives d'habitation, organisé hier à Montréal par l'université du Québec à Montréal et par l'association des condominiums du Québec."Actuellement le développement unifamilial est largement subventionné.Lorsque l'état éponge les déficits des municipalités, des transports, du transport scolaire ou paie, des équipements sportifs, il finance à long terme l'unifami-lial", a remarqué M.Chapde- INGÉNIEURS ¦ 1 WÊÊÊSÊÊ WMHMi I CLAUDE GAUPEAU & ASSOCIÉS 11905 E Notre-Dame Pointe-aux-Trembles Mil, Quê -H1B2Y4 Tél : 645-9277 — Plans, devis et surveillance.— Mécanique/électricité de bâtiments.— Éclairage de rue — Génie industriel.— Machinerie et équipement.— Études énergétiques — Programme d'entretien préventif.- Expertises légales.Sch arry • Ouimet - Oeliim as - Cuvre au, INGENIEURS ¦ CONSEILS PLANS-DEVIS-SURVEILLANCE-GÉRANCE * CLIMATISATION EXPERTISES * ÉLECTRICITÉ ÉTUDESUÈGALES * PLOMBERIE “ * CHAUFFAGE COMPAGNIES D’ASSURANCES 3400 ouest Jean-Talon — Montréal — 342-4042 TRUDEAU INGÉNIEURS-CONSEILS GASCON LALANCETTE + ASSOCIÉS 861-9431 PLACE DU CANADA.SUITE 2220 MONTRÉAL.H3B2N2 TÉLEX NO:05-24768 3350, La P6rade, Sainte-Foy, QuAbec, G1X 217(418)653-9236 ROCHE Il JM Associés Itee Il V» Groupe conseil 108, Notre-Dame Nord THetford-Mines, Québec G6G1J4 (418)338-8515 GROUPE D'EXPERTS-CONSEILS LAVALIN Études socio-économiques et de factibilité Ingénierie de l'infrastructure publique et industrielle Approvisionnement et Gérance de Projets 1130 OUEST.RUE SHERBROOKE.MONTRÉAL.QUÉBEC.H3A ?R5 TÉL : (514) 288 1740 CABLE: LAVALIN TÉLEX: LAVALIN MTL 055-61250 Sue oi- vent s'autofinancer, la loi du marché fera en sorte que le développement de la copropriété horizontale et verticale en sera très favorisé sans autre intervention”.Cela signifie que les futurs propriétaires devront supporter le coût que représente la desserte de leur pavillon de banlieue.Jusqu'ici, il en coûtait moins chef d'acheter une maison unifamiliale qu'un appartement en copropriété au Québec alors que c’est l’inverse en Ontario.L'architecte Jacques Béique a même estime que l'évaluation foncière trop élevée des condominiums est l'une des raisons de l'échec des copropriétés dans la province depuis la loi de novembre 1969.Pourtant le concept de cor-popriété est un concept bien latin, fortement implanté en Belgique, en France et dans nombre de pays, a souligné l'architecte qui voit trois autres causes à l'échec des condominiums: la gestion défaillante, l'inadéquation de la loi qui rend le financement difficile et dangereux, enfin le manque d'information des Québécois sur la copropriété.Un copropriétaire depuis sept ans, M.Yves Moquin, a souligné pour sa part que les copropriétaires n'avaient pas forcément une mentalité de communauté et qu’ils se comportaient comme des locataires alors qu'ils sont responsables de la gestion de leur immeuble.L'échec des condominiums se traduit en chiffres: alors que la part du Québec dans la copropriété canadienne représentait 10'/r en 1971, elle n’est plus que de 4% actuellement et même de 1%- en 1974.Depuis novembre 1969, il n'y a eu que 57 projets de condominiums soit 6,000 unités de logements.Quant aux coopératives d'habitation, qui ne sont le plus souvent que des coopératives d'habitation locative, elles en sont à leurs premiers balbutiements.Il y a eu environ 600 demandes d'aide gouvernementale ce qui représente 600 expériences lancées ou en préparation depuis 1972.Cependant, l'an dernier, il y a eu 400 logements concernés.Ces cooperatives ont adopté en mars 1977 un manifeste et fondent actuellement une fédération, a précisé M.Jean-Bernard Gagné, trésorier des cooperatives d'habitation des Cantons de l'Est.L'urgence de changer la loi Trois nominations au conseil de la SDI Le gouvernement a rendu publiques hier trois nouvelles nominations au conseil d'administration de la Société de développement industriel: MM.Pierre Arbour, de la Caisse de dépôts et placements du Québec.Florian Bonnier, vice-président de Carter White Lead de Montréal, et Jacques Clermont, sous-ministre adjoint au Ministère de l’Industrie.La rumeur avait également couru — notamment dans la “Lettre de Québec” publiée par le groupe de consultants CDG — que Rosaire Morin; directeur du Conseil d'expansion économique, accéderait également au conseil de la SDI, mais cette nomination n'a pas été confirmée M.Pierre Arbour est actuellement membre du Comité directeur, et directeur conseil en investissements corporatifs à la Caisse de dépôt.Il est également administrateur et membre du comité exécutif des sociétés suivantes: Pro-vigo, Scott-Lasalle, Sodevic, Place Desjardins et Gaz Métropolitain.M.Arbour, de 1959 a 1962, fut responsable des plans de pension de groupes, à la London Life et à l’industrielle.De 1962 à 1966, on le retrouve représentant institutionnel chez Crang et Osti-guy.M.Florian Bonnier est présentement vice-président et directeur général de la compagnie Carter White Lead du Canada Limitée, où il est responsable de la gestion des opérations, de la finance et de l'administration de cette société, qui se spécialise dans la transformation chimique de matériaux tel le plomb.De 1947 à 1950, M.Bonnier travaille aux distilleries Seagram comme chimiste et exécutif de la production.De 1950 à 1966, il fut chimiste et exécutif d’usine à la compagnie Sherwin Williams.M.Jacques Clermont, comptable agréé est actuellement sous-ministre adjoint, responsable des sociétés d'É-tat, au ministère de l’Industrie et du Commerce.La carrière de M.Clermont s’amorce en 1959, alors que jusqu’en 1961, il est stagiaire chez Courtois, Frédette, Charette et Cie, comptables agréés.De 1961 à 1967, il est analyste financier puis directeur adjoint à la Banque Fédérale de Développement, tout en étant chargé de cours en comptabilité à l'Ecole des HEC.De 1968 à 1972, on le retrouve directeur général par interim de la Société de Développement industriel.R fut conseiller à la Banque ivoirienne de Développement industriel, à Abidjan, Côte d'ivoire, de 1972 à 1974.De 1975 à 1977, il fut directeur de l'évaluation à l'Agence d'examen de l'investissement étranger (FIRAI au gouvernement du Canada, avant d'occuper son poste actuel de sous-ministre adjoint au MIC.Ottawa Départs par jet 0730 1245 1630 en semaine N CD RD A Montréal Ottawa Hamilton Péninsule du Niagara Windsor Detroit Pittsburgh A TNi Les bénéfices nets de Québec Téléphone pour les trois premiers mois de 1978 s'élèvent à $2,213,235 comparativement à $1.824,230 pour la période correspondante de 1977 soit une augmentation de 21.3%.Les bénéfices disponibles pour les actions ordinaires du premier trimestre de 1978 ont atteint $1,627,461 comparativement à $1,279, 153 pour le trimestre correspondant de 1977 représentant un accroissement de 27.2%.Le nombre moyen des actions en cours étant de 2,646,017 comparativement à 2,359,746 durant le premier trimestre de 1977, les bénéfices par action ordinaire s'élèvent à 0.62 pour les trois premiers mois de 1978 comparativement à 0.54 pour la période correspondante de 1977.Les revenus d'exploitation du premier trimestre de 1978 ont augmenté de $1.869,963 ou 10.4% pour atteindre $19.815.869 Cet accroissement des revenus est attribuable à une augmentation de 4.6% dans le nomb’ des communications interurbaines au cours du premier trimestre de 1978 par rapport à la période correspondante de 1977 et à l'addition de 14.492 appareils téléphoniques au cours des douze derniers mois.pour favoriser la copropriété a été soulignée par M.Chapdelaine mais il n'est pas question de permettre la conversion des immeubles locatifs anciens en copropriété; cette conversion a été interdite en 1975 surtout à la suite d'évictions de locataires par les nouveaux copropriétaires et parçe que la copropriété échappe au contrôle des loyers.Selon M.Chapdelaine.si la copropriété est maintenant souhaitable parce qu elle répond à des souhaits gouvernementaux tels que l'habitat plus dense, l'accession à la propriété, la promotion des coopératives ou le meilleur entretien des logements, cette copropriété ne devrait être promue que si le taux d'inoccupation des logements est suffisamment élevé et si les précédents locataires ont accès à la copropriété.M.Carreau, vice-président de la Société d'habitation du Québec semble favoriser d'autres solutions que la seule copropriété.Cela pourrait être par exemple la coopérative de location ou la reprise de logements anciens par des organisations sans but lucratif, avec l'aide de la SCHL aussi.Le point le plus inédit est la nouvelle politique, dite “de participation financière graduée', que préconise la SHQ.Les subventions seraient modulées selon le mode de propriété (ou mode tenure), les revenus de la clientèle et l'environnement du projet.“On a hautement aidé la propriété individuelle et certaines formes de propriété collective", a dit M.Carreau "Nous voulons maintenant favoriser le collectif à but non lucratif".Dans ce sens, deux expérienees-pilotes seront annoncées cet été pour montrer que l'on peut attirer les investissements vers le milieu urbain.L'une de ces expériences pourrait par exemple être menée sur le terrain Angus dans l'est de Montréal.Ces expériences ne concerneraient pas le logement public mais bien le "non-lucratif" ou la copropriété.Par ailleurs, selon M.Carreau.le gouvernement pourrait mettre en oeuvre des moyens indirects pour favoriser la copropriété.M.Carreau a cité par exemple la canalisation de l’épargne-loçement vers cette copropriété ou l'aide aux infrastructures pour revitaliser l'environnement urbain et ralentir le dévélop-pement des banlieues.Il espère aussi que le développement prioritaire de l'île de Montreal, la priorité au transport en commun, les espaces verts urbains et, à contrario, la loi sur le zonage agricole viendront favoriser l'investissement en ville.Par ailleurs, M.Carreau a ælé que le fédéral (soit la ) se retirait du financement direct de l'habitation sociale.Les programmes d'aide au logement ont aussi été changes et au lieu de subventionner directement un projet, la SCHL ne fait plus que se porter garante du propriétaire.Enfin, M.Jacques Phaneuf, président de l’association des administrateurs immobiliers, a suggéré quatre réformes à la copropriété actuelle: - qu'un programme d'information explique aux futurs copropriétaires ce qu’est la vie en copropriété.- qu'un amendement à l’acte de copropriété oblige à mandater un gestionnaire indépendant dès la conception du pro- IrVA/U, -écfoôevtut Ok (/n Une fête des mères exceptionnelle dans un décor exceptionnel: Brunch au champagne au Pierre de Coubertin! De llh à 15 h.Pierre de Coubertin LE QUATRE SAISONS 1050, rue Sherbrooke ouest Montréal 284-1110 L’ÉTOILE DES PHOTOCOPIEURS “MITA” Le choix des graphistes! La copie est plus claire que l'original et coûte .04C Une des plus pratiques ! VENTE-LOCATION • LOCATION CANADA DACTYLOGRAPHE INC 7035 av du Parc Mtl 270-1141 Stationnement Ouvert samedi de 9àl2 Brevets d'invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100, rue DRUMMOND Montréal H3G 1X5 288-2152 ANNONCEZ DANS LE DEVOIR.QUELQU'UN VOUS LIRA Bravata d'invantlon MARQUES DE COMMERCE SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARC0UX&SHER 825, Ava du Préaidant Kannady Montréal- 845-7126 Les notaires PELLETIER.POIRIER.KIMMEL.FILION Me.Denys Pelletier .Me.Fernand Poirier Me.A.Earl Kimmel Me.Pierre Filion Étude 500, Place d'Armes, suite 2020, Tél.: 282-1287 Nfont-Royal, 480 esT Mont-Rayal, Suite 12, téL 288-2700 Cèle St-Luc.5568 Ranoan.tel.: aa«-8941 jet, afin que le budget des charges communes soit enfin prévu de manière réaliste! Cet.administrateur serait agréé par l’office de la protection du consommateur, - que l'acte de copropriété oblige la création d’un fonds de réserve suffisant pour les réparations majeures.Ce fonds représenterait par exemple 1% du prix de vente initial et 10% des frais annuels d'opérations.- que 607c des copropriétaires - administrateurs aient une expérience pertinente pour cette fonction.FLORIDE CONDOMINIUM FORT LAUDERDALE / POMPANO à $37,000.00 Complexe de 2 étages.2 chambres à coucher.2 chambres de bains.Centre récréatif, piscine, tennis, etc.15 minutes de (océan, 15 minutes du Pompano Fashion Square Occupation immédiate.Construit et vendu par Jean-Louis Lacerte, constructeur cana-diens-français.établi en Floride depuis 1960 Tél.656-6846 entre 17 et 22h, le Soir Fort Lauderdale/Pompano: 305- 781-6110 / 305- 771-1572 DEPUIS 1908 Assurances Tanguay Inc.Courtiers d 'Assurances Service d'avantages sociaux 4489, Papineau, Montréal Tél.: 527-4161 Crédit fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER Garanti pour 5 ans.Placements à terme avec intérêt versé annuellement (placement minimum $500).Téléphonez-nous (frais virés) pour vous renseigner sur l'intérêt mensuel, semi-annuel ou composé.Echéances de 30 jours à 5 ans.Montréal: 612, rue SKIacques (514) 282-1880 Québec (418) 681-0277 • Ottawa (613) 232-5309 • Halifax • Toronto • London • Winnipeg • Regma • Saskatoon • Edmonton • Calgary • Vernon • White Rock • Vancouver • Victoria INSTITUTION INSCRITE: RÉGIE DE LASSURANCE-DÊPOTS OU QUÉBEC MEMBRE: SOCIÉTÉ D’ASSURANCE-DÉPÔTS DU CANADA .FONDÉ EN 1880 COMPTABLES AGRÉÉS BELZII.E.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables apéés ALAIN BELZILE.C A ROBERT ST-JEAN C A GILLES SPERANO CA JACQUES BRANCHAUD CA 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables a^éés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 PROVOST.LAVOIE.LAROSE & POIRIER Comptablae Agréés Jean Provost.C.A.Jacques Larose, C.A.Henri Lavoie, C.A.Raymond Poirier, C.A SOOOest, Métropolitain 254-7559 samson.Becar s, associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimouaki — Sherbrooke — T rois-Rivières — Ottawa — Sept-ilea Suita 3100, Tour de la Bouraa, Montréal H4Z 1H8 861-5741 18 • Le Devoir, Jeudi 11 mal 1978 I m • *id > MAfia éaa>amanl au* kaaM^aa àâ mitm *”• * .FPPFfw^Ww •! Voir autres Carrières et Professions, en page 19 * BIBLIOTHÉCAIRE I $13,608 à $17,880 C« concours est ouvert également aux hommes et aux femmes.La posta: Il s'agit d'un poste temporaire d’une durée d'un an approximativement.Le bibliothécaire est chargé d'acquérir, de cataloguer, de classifier et de dresser l'Index des livres, des périodiques et d'autres matériels.Il doit, en outre, préparer le matériel de recherche et de référence pour le personnel du Ministère.Qualités requises: Diplôme d'études universitaires en bibliothéconomie ou l'équivalent.Une bonne connaissance des deux langues officielles est essentielle.Lieu de travail: Ministère de l’éducation, Frédéricton.Numéro du concours NB 78-55 Les demandes devront nous parvenir au plus tard le 22 mai 1978.Adresser sa demande à la: Commission de la fonction publique du Nouveau-Brunswick Pièce G-15, Édifice du Centenaire C.P.6000 Frédéricton, N.B., E3B5H1 a Hydro-Québec Bureau d'emploi C.P.6106 Montréal, Qué.CONSEILLER — ÉTUDES ET RECHERCHES TECHNIQUES SERVICE UTILISATION DE L’ÉNERGIE CONCOURS: 78-0097-02-J-1 Fonctions: Dans le domaine de la mécanique du bâtiment:- — Effectuer des études sur les différents systèmes de récupération de chaleur.— Développer des méthodes pour l’analyse énergétique (à l aide de l'ordinateur).— Analyser les différentes méthodes de conservation de l’énergie.— Participer à la conception, l'entretien et l'amélioration de programmes de calcul d'énergie à l'aide de l’ordinateur.Exigences: — Posséder des connaissances techniques en mécanique du bâtiment.— Posséder de l’expérience en conception de systèmes, en mécanique dans le domaine du bâtiment (chauffage, ventilation, air climatisé).— Posséder des connaissances en informatique.— Parler et écrire correctement le français et avoir une connaissance de l’anglais.Lieu de travail: Montréal.INGÉNIEURS EN THERMIQUE ET NUCLÉAIRE CONCOURS: 78-0206-04-J-1 Fonctions: — Lors d'un avant-projet, participer à la conception générale et détaillée avec l'aide de consultants.Ce travail consiste surtout en des études techniques, en l'Intégration des différentes exigences de conception, et inclut aussi une participation dans le domaine des échéanciers et des estimations des coûts.— Lors d'un projet, faire la surveillance de l'ingénierie de détail qui est normalement réalisée par des consultants, apporter son concours pour aider à solutionner des problèmes d'ordre technique ou autre, et participer au processus d’approvisionnement des équipements.— Participer à des études générales dans le domaine des moyens de production d'origine thermique et nucléaire.La nature du travail peut se composer de gestion et de technique, dans les domaines suivants: neutronique, combustible, sûreté, contrôle, hydro-dynamique, fiabilité, maintenabilité, agencements, mécanique, machines tournantes, thermique, procédés, chimie, métallurgie, commande, automatismes et instrumentation.Exigences: — Etre ingénieur, de préférence avec une maîtrise ou un doctorat, dans une discipline pertinente du génie.— Parler et écrire correctement le français et avoir une bpnne connaissance de l'anglais.— Accepter de faire des stages, à l'extérieur de l’entreprise, pour des périodes pouvant varier de 1 à 3 ans environ.— Posséder une expérience pertinente.Lieu de travail: Montréal.ÉVALUATEUR CONCOURS: 78-0220-05-J-1 Fonctions: — Analyser le marché immobilier et établir la valeur réelle des biens loués ou à louer, selon les règles de l'art.Exigences: — Être membre en règle de la Corporation professionnelle des évaluateurs agréés du Québec et détenir un bacc.en administration avec option évaluation.— Posséder de l’expérience en évaluation.— Être bilingue.— Accepter de se déplacer à travers la province.Lieu de travail: Montréal.N.B.: Les candidats(es) Intéressés(es) sont priés(es) de nous faire parvenir leur curriculum vitae le plus complet possible en mentionnant leur NUMÉRO D'ASSURANCE SOCIALE ainsi que le numéro du concours avant le 2 juin 1976.Une carrière dans l’immobilier Aimeriez-vous travailler dans la région de Laval?Poste: Excellente occasion de carrière, bel avenir au sein d'une compagnie d'envergure nationale en plein essor.Quallflcatlona: Personne très ambitieuse pouvant communiquer facilement avec le public, âgée de plus de 21 ans, propriétaire d'une voiture, diplômée de 11e année.Pour fixer une entrevue confidentielle, veuillez appeler: Mme Thérése-C.Losier, Dir.688-8855 Trust Royal Ll MAENBOURQ pRPRicnn SPÉCIALISTE EN RESPONSABILITÉS: Fournir les services d'information en direct, par lot et DSI aux chercheurs de l’In-stitut et au personnel oeuvrant dans l’industrie des pâtes et papiers.Le(la) candidat(e) choisi(e) devra aussi répertorier les rapports et mettre à jour un recueil de mots-clés.QUALITÉS REQUISES: — diplôme en bibliothéconomie ou en sciences de l’information, ou expérience dans ce domaine.— baccalauréat ès Sciences — instruction au clavier ou expérience dans l’utilisation de la méthode en direct de recherche de documentation — l'anglais est essentiel et une connaissance fonctionnelle du français serait très avantageuse.ENDROIT: —section "ouest de l’île” de Montréal Veuillez adresser votre curriculum vitae en citant le no.de dossier 39, à: L’Administrateur du personnel INSTITUT CANADIEN DE RECHERCHE SUR LES PÂTES ET PAPIERS 570 bout.St-Jean Pointe-Claire.P.Q; H9R3J9 Centre d'Aoeuell de réedeptetlon peur 10 enfente (gerpeni et flllei) de • i 11 ene mésadaptée aoolo-affeotlfs recherche un CHEF D’UNITÉ DE RÉADAPTATION Fonctione: — diriger une équipe d'éducateurs — organiser le déroulement de la vie quotidienne des enfants — assurer l'application des programmes de rééducation de l'unité de vie.Exigences: — D.E.C.en éducation spécialisée et 5 ans d’expérience comme éducateur dans une institution pour enfants.Poste cadre dont le salaire est fixé selon les normesduM.A.S.Les candidatures seront acceptées jusqu’au 28 mai 1978.Comité de Sélection C.U.R.Centre d’accueil Le Mainbourg 14135 Prince-Arthur Pointe-aux-Trembles H1A1A8 V 642-1628^ ^ L’HÛTEL-DIEU DE RIVIÉRE-DU-LOUP ^ Le Département de santé communautaire requiert les services d'un: r Documentaliste ^ Poite à Québec Quallfloationi: Formation en bibliothéconomie et en science politique Nature de l’emploi: en charge d'un centre de documentation en relations internationales Rémunération: $ 10,000 et plus selon qualifications Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 20 mai 1978, au Centre Québécois de relations Internationales, Faculté des Sciences sociales, Université Laval, Québec, Q1K7P4 MEDECIN Fonctions: Travailler avec l'équipe de programmation du département à l’élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation de programmes de santé physique et mentale.À l’occasion, exécuter des tâches cliniques en rapport avec l'exécution de certains programmes comme ceux de santé scolaire et de santé maternelle et infantile.Exigences: Être membre en règle avec la corporation professionnelle des médecins du Québec et soumis à l’entente entre le Ministre des Affairdl sociales et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.Préférence sera accordée au candidat ayant des connaissances en santé communautaire et/ou quelques années d’expérience dans la pratique de la médecine.Rémunération: Par la Régie de l’assurance-maladie, à honoraires fixes selon les échelles et les politiques établies contenues dans l'entente entre le Ministre des Affaires sociales et la F.M.O.Q.Pour renseignements: RICHARD BOUDREAU, M.D.Département de santé communautaire L’Hôtel-Dieu de Riviére-du-Loup 75, rue St-Henri Riviére-du-Loup.G5R 2A4 Tél.: 418-862-8261 ext.227 LA SOCIÉTÉ D'AMÉNAGEMENT DE L'OUTAOUAIS demande UN AGENT DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE FONCTIONS: Sous l’autorité du directeur de l'expansion industrielle et commerciale et en collaboration avec la population et les organismes du milieu: — Participe à la préparation du programme d’action économique: — S'occupe de l'aménagement, du développement et de l'administration des parcs industriels et des zones commerciales du territoire desservi par la S.A.O.; — Rencontre les hommes d’affaires, les dirigeants d'industries et les chefs de file de la communauté; — Participe à la préparation des documents de promotion économique; — Visite les industries qui auraient intérêt à s’installer dans le secteur; —S’intéresse à l'activité des industries et des zones commerciales déjà établies.EXIGENCES: Le(la) candidat(e) devra, de préférence, avoir un diplôme universitaire en science économique ou en sciences de l’administration et/ou formation et expérience jugées équivalentes.De plus, le(la) candidat(e) devra avoir fesprit de travail d'équipe et d’organisation communautaire et devra pouvoir s’exprimer couramment en français et en anglais.TRAITEMENT: Selon qualifications et expérience.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur offre par écrit, accompagnée de leur curriculum vitae, au plus tard le 22 mai 1978.au: €1 Directeur de l'administration Société d’aménagement de l'Outaouais 768, boulevard St-Joseph Case postale 1666 Hull (Québec) J8X 3Y5 Gouvernement du Québec Ministère des Affaires intergouvemementales Direction générale de la coopération internationale PROFESSEURS POUR LE MAROC (URGENT) Le Ministère des Affaires Intergouvemementales recrute des professeurs dans les disciplines suivantes: MATHÉMATIQUES - algèbre et analyse (1 POSTE: Safi); PSYCHO-PÉDAGOGIE - mesure-évaluation et méthodes de recherche (1 POSTE: Rabat): PHYSIQUE - didactique, méthodes de recherche (1 POSTE: Rabat).L’Agence canadienne de développement international (ACDI) et le Ministère des Affaires Intergouvemementales du Québec (MAIQ) poursuivent avec le Gouvernement du Maroc une action decoopération dans le domaine de la FORMATION DES MAÎTRES au sein du Centre Pédagogique de Rabat et de Safi.Niveau d’enseignement: Fin collégial, début universitaire.Conditions de candidature: Expérience ou intérêt marqué pour la formation des maîtres; intérêt pour la recherche et le travail d’équipe; minimum de trois (3) années d’enseignement à temps plein dans la discipline de spécialisation; deuxième cycle universitaire ou l’équivalent: grande capacité d’adaptation; excellente santé; citoyenneté canadienne.Conditions de contrat: — Début: 1er septembre 1978; — Durée: 1 an renouvelable; — Traitement: selon les échelles en vigueur au Québec; — Indemnités de vie à l’étranger: selon les normes établies.Pour poser sa candidature: Faire parvenir curriculum vitae et photocopies des diplômes pertinents à: Chargé de programme Ressources humaines Direction des Programmes Multilatéraux Direction Générale de la Coopération internationale Ministère des Affaires Intergouvemementales 1225, Place Georges V, Québec.G1R4Z7 Date limite: 19 mai 1978.Les candidats éligibles seront convoqués pour une entrevue dans la troisième semaine du mois de mai par le Comité de sélection.INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE INDUSTRIE MÉTALLURGIQUE Notre client recherche un jeune cadre spécialisé en génie mécanique, membre de l’OIQ.à titre d’ingénieur de secteur dans une usine métallurgique importante.II devra travailler en étroite collaboration avec la gérance des différents départements reliés aux opérations, au développement technique et autres et coordonner les activités du service de l’entretien, y compris l’obtention des statistiques aptes à aider à formuler des programmes rationnels d’entretien préventif, déterminer les priorités affectant les arrêts majeurs de la machinerie et de l’équipement de production, accorder l’assistance technique requise par les opérations, s’occuper des installations nouvelles s’il y a lieu et des modifications à l’équipement.II aura également, à s’occuper de la planification du travail relié aux réparations, établir les horaires concernant les arrêts majeurs et maintenir des contacts journaliers avec les contremaîtres et vérifier la qualité des services d’entretien à l’intérieur de l’usine.Le poste est au Québec, et le salaire est en fonction de l’expérience des postulants.Si intéressé, veuillez communiquer confidentiellement avec G.Maurice Gilbert, lng„ vous référant au dossier MG-467 G.MAURICE GILBERT & aIIocia^ 400 ouest, boul.Dorchester, Suite 1 204, Montréal, Québec.H2Z 1V5, Tel.(514) 861-9457 Consrillrr* rn Orientation et Revsourt **s Humaines V.INGÉNIEUR EN CHEF RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT INDUSTRIE LOURDE Notre client, une société prospère et dynamique, oeuvrant dans le secteur minier, recherche un ingénieur diplômé en génie chimique ou métallurgique, pour assumer l’entière responsabilité de la division Recherche et Développement à sa principale usine du Québec.Le titulaire sera responsable de l’ensemble des activités reliées à la Recherche et Développement, y compris les nouveaux produits et leurs applications industrielles, des travaux d’expérimentation et de recherche, des essais et études sur l’utilisation de ces produits dans les différents procédés industriels, et de la direction et la coordination d’une équipe technique comptétente composée de plusieurs ingénieurs et techniciens affectés au Développement.Ce mandat comporte également la nécessité de maintenir des contacts fréquents avec les nombreux clients de la socitété tant au Canada, qu’ailleurs à l’étranger et implique des déplacements occasionnels, dans le but d’étudier sur place les plaintes, s’il y en a, concernant les applications des différents produits de la société, II y aura aussi des contacts assez réguliers avec les fournisseurs et les manufacturiers.Le candidat idéal, est ingénieur diplômé, membre de l’OIQ, et possède environ de 5 à 7 ans d’expérience pratique dans le domaine de la Recherche et du Développement dans I industrie.Une préférence sera accordée aux postulants possédant une expérience industrielle dans les plastiques, les pâtes et papiers ou industries connexes.Nous recherchons avant tout, un ingénieur compétent, possédant une bonne expérience générale des affaires et une connaissance des relations de travail.Le salaire sera en fonction de l’expérience pratique des postulants, et le poste est au Québec.Le bilinguisme est nécessaire.Notre client offre une gamme généreuse de bénéfices sociaux.Si intéressé, veuillez communiquer confidentiellement avec G.Maurice Gilbert, lng„ vous référant au dossier MG-488.G.MAURICE GILBERT & aIsociates 400 ouest, boul Dorchester, Suite 902, Montréal, Québec H2Z 1V5.Tel.(514) 861-9457 Conseillers en Orientation et Ressources Humaines gmqj 502826 Le Devoir, jeudi 11 mal 1978 • 19 0i
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