Le devoir, 13 juin 1978, mardi 13 juin 1978
CE 152^^3 a P**'** f hok JttttâDtau jw oit Ion mancje « Lien.au 2063 rue Victoria (Métro McGill) 844-1624.( Vol.LXIX- No 136 Nuageux avec averses.Max.23 Montréal, mardi 13 juin 1978 Saint Antoine de Padoue 25 CENTS Dès après la première phase de la réforme constitutionnelle Ottawa aura besoin des provinces par Lise Bissonnette OTTAWA — Même si le gouvernement fédéral a décidé de jouer seul d’ici juillet 1979 le premier acte de la réforme constitutionnelle, le scénario qu’on a dévoilé hier ligne à ligne aux Communes indique qu’Ottawa ne pourra atteindre ses objec- tifs fondamentaux sans s'assurer rapidement du concours des provinces.Immédiatement après le dépôt au Parlement du livre blanc contenant ses propositions constitutionnelles, le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, a informé la Chambre qu’il la saisirait d’ici la fin du mois d’un projet de loi précisant tout ce que son gouvernement peut faire de sa propre autorité, dans une première phase de révision constitutionnelle.Cette action unilatérale se résumera à la transformation du Sénat en une Chambre de la Fédération, à la réforme de la Cour suprême, à la définition constitutionnelle des pouvoirs “exécutifs”, c'est-à-dire des pouvoirs du cabinet fédéral.Mais la pièce majeure de l’ensemble, l’insertion dans la constitution d’une Charte des droits garantissant notamment l’égalité des deux grands groupes linguistiques, n’obligera que le gouvernement fédéral, à moins que les gouvernements provinciaux ne décident volontairement Je même, M.Trudeau aurait bien voulu regler dans la première phase le problème du rapatriement de la constitution et de la définition de sa formule d’amendement mais il y renoncera pour le moment, a-t-il indiqué, s’il n’obtient pas l’accord, des provinces, requis tradition- nellement en pratique sinon en théorie.Intitulé "Le temps d’agir, jalons du renouvellement de la fédération canadienne”, le livre blanc rendu public hier avait un arrière-goût d'évente à la lecture, après la fuite qui avait permis vendredi dernier au quotidien montréalais La Voir page 2: Ottawa aura Le temps d’agir Jalons du renouvellement delà fédération canadienne Clark traite Trudeau de paternaliste MLe premier ministre, M.Trudeau, a déposé hier aux Communes un livre blanc dans lequel le gouvernement annonce sa décision de doter le Canada d’une nouvelle constitution.On en lira le texte intégral aux pages 5, 6, 7 et 24.OTTAWA (Par Lise Bissonnette) — Dûment rivé à son image de champion des provinces, le chef de l’opposition conservatrice aux Communes, M.Joseph Clark, en a collé une de centralisateur impénitent à son vis-à-vis, M.Trudeau, hier aux Communes, dès après le dépôt des propositions constitutionnelles.M.Clark s’est vertement indigné de la décision du premier ministre de procéder unilatéralement, dans un premier temps, à la réforme constitutionnelle.“C'est ce ton même, dit-il, celui qui refuse de considérer les provinces comme des partenaires, qui a le plus fait pour gâcher les relations entre gouvernements dans ce pays au cours de la dernière décennie”, a-t-il déclaré.Toute tentative de modification unilatérale du régime constitutionnel canadien ne saurait être une façon acceptable de passer aux actes, selon le leader conservateur, qui traite M.Trudeau de “paternaliste”, partisan somme toute d'un “fédéralisme unitaire”.Quant aux propositions constitutionnelles elles-mêmes, M.Clark trouve qu’elles ne sont rien de plus qu’un “semblant d'action”, d'autant qu’elles ne touchent pas encore à la répartition des pouvoirs entre Ottawa et les provinces.Celles qui ont trait au Sénat et à la Cour suprême ressemblent à du “déjà vu”, selon lui, et il va jusqu’à laisser entendre que le premier ministre a fait du plagiat à partir de documents issus des penseurs conservateurs, publiés récemment alors que le pays se croyait en période préélectorale.Les provinces, prédit M.Clark, ne collaboreront pas si on leur impose des échéanciers aussi corsés, et il incite M.Trudeau à le plagier complètement, en tentant plutôt d’atteindre avec elles des consensus, sur le mode de celui qu’il avait obtenu avec les premiers ministres provinciaux conservateurs, à Kingston, en septembre dernier.Du côté des néo-démocrates, la réac- tion a été nettement plus prudente.Au lieu de commenter le texte même du livre blanc, le leader, M.Edward Broadbent, a plutôt rappelé aux Communes les grandes lignes du programme constitutionnel de son parti.La priorité, dit-il, doit toujours être l'atteinte d une plus grande justice entre citoyens de ce pays.11 deplore que le livre blanc ne dise mot des inégalités qui affligent toujours le Ca- nada, et s'il "accepte et appuie” l’idée d’une charte des droits fondamentaux, il trouve la démarche du premier ministre, trop "légaliste”, manquant d’imagination et d élan qui puisse lui gagner les esprits et les coeurs des Canadiens.Le porte-parole du Crédit social du Canada, M.Charles-Arthur Gauthier, a repris les critiques formulées par son * Voir page 8: Clark traite Les provinces se concertent sur les projets de Ouellet Chrétien versera les $85 OTTAWA (PC) — Après deux semaines d’hésitations, le ministre fédéral des Finances, M.Jean Chrétien, a décidé de verser aux contribuables québécois un remboursement de $85 sur les impôts de 1977, pour remplacer la réduction de la taxe de vente.Le ministre a annoncé la nouvelle aux Communes en réponse aux questions de l’opposition.Pourtant, plusieurs heures durant, il avait refusé de révéler, comme le lui demandait l’opposition, de faire connaître sa décision à ce sujet.Finalement, il a fait sa déclaration juste au moment où les Communes s’ajournaient.Il est douteux que les Québécois puissent jouir longtemps de cette remise.Le ministre des Finances du Québec.M.Jacques Parizeau, a déjà déclaré qu’il récupérerait cette somme d’une manière ou d'une autre, afin qu’elle serve les objectifs de la province.M.Chrétien avait dit que les chèques seraient expédiés aussitôt que les Communes auraient entérime le projet.Ce que revient à dire que les Québécois recevront leur remise au cours de l'été.par Rodolphe Morissette TORONTO — A la veille de la conférence fédérale-provinciale qui portera aujourd'hui sur le programme d’aide aux municipalités proposé par le ministre d'Etat aux Affaires urbaines, M.André Ouellet, les ministres des provinces canadiennes délégués aux Affaires municipales, réunis à Toronto pour la circonstance, mettaient au point hier une stratégie commune quant a la formule de financement du programme Ouellet.Dès le mois de mars, le ministre des Affaires urbaines du Manitoba, M.Gerry Mercier, indiquait à M.Ouellet qu’il n’e-tait pas question que les provinces acceptent définitivement son projet avant de s’être consultées entre elles à l’échelle des ministres responsables.Cinq jours plus tard, le 28 mars, le ministre de l’Habitation de l’Ontario, M.Claude F.Bennett, faisait la même observation à M.Ouellet.Enfin, le 18 mai, le ministre des Affaires municipales du Québec, M.Guy Tardif, exigeait qu’une rencontre in-terprovinciaie des ministres responsables ait lieu au plus tôt et avant toute conférence fédérale-provinciale sur la question.L’ex-ministre du Logement de l’Alberta, M.William Yurko, avait tenté, mais en vain de convoquer pour la mi-avril une conférence féderale-provinciale sur la question, afin de poursuivre les travaux qui avaient été amorcés au cours de celle au 1er févriér à Edmonton.Finalement le sommet aura lieu aujourd’hui, à Toronto.Rien n’a filtré de la réunion d’hier des ministres provinciaux, sinon qu’ils tentaient de s’entendre sur les modalités de financement du nouveau programme fédéral d’aide aux municipalités.Certaines provinces, dont en première ligne le Québec, puis le Manitoba et la Colombie-Britannique, s’inquiètent en effet de l’insistance avec laquelle M.André Ouellet veut qu’Ottawa subventionne directement les municipalités, pour toutes sortes de services communautaires possibles dont la juridiction est d’emblée provinciale (garderies, bibliothèques, patinoires, etc.) et surtout en confiant aux provinces le rôle, déplaisant pour elles, de décider quelles municipalités ont droit, ou non, à cette nouvelle manne fédérale dont le montant total s’élève à $150 millions en 1978 et à $250 millions en 1979.Pour le Québec, voilà qui représente des sommes respectivement de $47 millions de de $78.5 millions pour l’une et l’autre année.La position du Québec en l’occurrence — et qui paraît être de négociation — consiste a exiger le “block funding”, soit un chèque global de gouvernement à gouvernement.M.Andre Ouellet s’y oppose, car il veut avoir des garanties que l’argent sera dépensé suivant des modalités qui auront été précisées au préalable et il tient à s’assurer que les municipalités comprendront clairement d’où vient T argent.Sur ce point, M.Tardif se dit prêt à fournir tous Tes comptes-rendus nécessaires.La formule d’aide aux municipalités suggérée par M.Ouellet à la mi-avril a ceci de particulier qu'elle réunit trois programmes (il s’agit d’une "approche globale”): celui de l’amélioration des Voir pag«8: Le» province» ,:****> \ Des femmes et des enfants se retrouvent en sécurité dans les limites de Sendai, ville de 600,000 habitants à 180 milles au nord-est de Tokyo dévastée hier par un séisme d’une rare intensité.Un bilan provisoire fait état de 19 morts, 340 blessés et deux disparus, toutes les victimes étant de Sendai à l’exception de 20 bléssés.A Tokyo, les grands immeubles se sont mis à osciller et il y a eu des dégâts importants.(Laserphoto AP) Services essentiels: les “patrons” n’ont pas confiance aux syndicats par Jean- Claude Picard QUÉBEC — Peu enclins à se fier “au sens des responsabilités des syndicats”, les médecins et représentants patronaux du milieu hospitalier jugent nettement insuffisantes les mesures envisagées par le gouvernement pour assurer le maintien des services essentiels lors de la prochaine ronde de négociations du sec- teur public et parapublic.Aussi ont-ils suggéré hier au ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, au moment de l’examen en commission parlementaire du projet de loi no 59 modifiant le Code du Travail, de revoir à la hausse les dispositions prévues pour le maintien de ces services en cas de conflit de travail dans les hôpitaux.Pour l’instant, ces dispositions, qui s’inspirent en partie des recommanda- tions du rapport Martin-Bouchard, sont les suivantes.Les parties doivent s'entendre sur les services à maintenir en cas de conflit.À défaut d’une telle entente, le syndicat établit une liste des services qu’il entend assurer.Si cette liste n’est pas jugée satisfaisante par le gouvernement, ce dernier peut alors suspendre pour 30 jours l’exercice du droit de grève.De plus, le juge en chef du Tribunal du travail formera un conseil sur le maintien des services de santé, lequel conseil sera chargé d’informer le public sur la situation qui prévaut dans tel établissement particulier.L’Association des hôpitaux du Québec qui, avec le ministère des Affaires sociales, constitue l’essentiel de la partie patronale dans le milieu hospitalier, n’est pas très heureuse de ces nouvelles règles du jeu.Voir page 2: Service» CAFÉ TERRASSE Ouvert de 10 A.M à 5 A.M.7 jours par semaine 1723 ST-DENIS Montréal.Une excursion tourne à la tragédie: 13 noyés dans le lac Témiscamingue Ce qui devait être une simple excursion en canot sur le lac Témiscamingue a tourné à la tragédie dimanche et coûté la vie à 13 personnes dont 12 adolescents et un jeune homme.Partis dimanche matin de Témiscamingue, dans le Nord-ouest québécois, les 32 excursionnistes se dirigeaient vers le nord.Ils avaient franchi une trentaine de kilomètres dans quatre embarcations contenant de l'équipement de camping léger quand ils ont été surpris par de forts vents, non loin de Laniel, a mi-chemin entre Témiscamingue et Ville-Marie.Naviguant à faible distance de la rive à un endroit où le lac, large de 2 km, se confond avec la rivière Outaouais, les excur- sionnistes, canadiens selon la police, ont commencé à essuyer des vagues de plus en plus violentes.Un premier canot aurait alors chaviré, puis un second, en tentant de venir au secours du premier, enfin, le troisième dans les mêmes circonstances.Seule la quatrième embarcation aurait eu le temps de ramener ses occupants à terre et réussi à repécher quelques naufragés, avant de chavirer elle-meme.Le lac est assez profond à cet endroit et le courant assez rapide.Si au total 18 des membres de l’excursion ont réussi à s'en tirer indemnes, un autre manque à l'appel, tandis que l'on a déjà repêché 13 cadavres sur une distance de près de 30 km.Voir p»g»2: Excursion HORAIRE D’ÉTÉ du lundi au vendredi DE 9H.A 5H.30 la grande Librairie du 8955 saint-laurent I I Le Devoir, mardi 13 juin 1978 U 2 IfclMâliM Prévisions Environnement Canada tenorse Port Harrison Churchill II s Edmonton » 19 c » Vancouver ;So»talo° Saint-Jean hunder Bo 'peg.It un.owov 1; I /f L Calgary, , 'A iW 20.Great Falls 23 «Monlrea ¦^-•Ortowa ’ TToronlo t Minneapolis ondon :New York- -v, // Chicago B~4m 'A AVERSES Salt lake Francisco Kansas City Chorlesto precipitations haute pression g basse pression ngeles Nouvelle masse d'air Irais Orléans masse d'air chaud| Miami; Chibougamau.Nord de l'Abitibi: nuageux avec averses et vents modérés.Frais.Maximum 12.Aperçu pour mercredi: ensoleillé et moins frais.• ;sud de l’Abitibi, Nord de Pontiac-Témiscamingue, Nord de la Haute-Mauricie: nuageux avec averses et vents modérés.Frais.Maximum 12 à 15.Aperçu pour mercredi: ensoleillé et moins frais.• Sud de Pontiac-Témiscamingue, Laurentides: nuageux avec averses.Frais.Maximum 22.Aperçu pour mercredi: ensoleillé et moins frais.• Sud de la Haute Mauricie: nuageux avec averses.Plus frais.Maximum 22.Aperçu pour mercredi: ensoleillé et moins frais.• Montréal, Outaouais: nuageux avec averses et possiblement quelques orages, surtout en matinée.Plus frais.Maximum 23.Aperçu pour mercredi: ensoleillé avec passages nuageux.Québec, Trois-Rivières.1 nuageux avec averses et possiblement quelques orages, surtout en matinée.Plus frais Maximum 23.Aperçu pour mercredi: dégagement.Cantons de l’Est: nuageux avec averses et orages.Plus frais.Maximum 23.Aperçu pour mercredi: dégagement et moins frais.• Saguenay-Lac Saint-Jean: nuageux avec averses et vents modérés.Frais.Maximum 18.Aperçu pour mercredi : dégagement.Baie Comeau, Sept-Iles: pluie intermittente.Vents modérés.Maximum 14 à 17.Aperçu pour mercredi: nuageux avec averses.• Rimouski.Gaspésie: nuageux avec-averses et orages.Maximum 18 à 20.Aperçu pour mercredi: nuageux avec averses.?Ottawa aura Presse d’en publier le sommaire.Si l’on excepte des ajouts poétiques sur la grandeur du pays, et des réflexions plus larges sur chacune des têtes de chapitre, le texte, que Le DEVOIR publie aujourd’hui intégralement, n’en dit pas plus long sur la nature des réformes des institutions fédérales.Tant MM.Trudeau que Marc Lalonde, le ministre d'Etat chargé des relations fédérales-provinciales, ont prié les questionneurs de patienter jusqu'au dépôt du projet de loi, qui en est au stade des corrections finales.Il sera très “substantiel”, assure le premier ministre.Selon certaines sources, il sera rendu public d’ici une dizaine de jours.Comme on le sait il ne contiendra aucun programme de nouvelle répartition des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les provinces, opération qu'Ottawa réserve pour une deuxième phase de la réforme, entre juillet 1979 et juillet 1981.Les mécanismes de négociation de cette deuxième phase ne sont pas encore définis et feront l’objet de consultations en temps et lieu, a-t-on indiqué.Meme le projet de loi de la première phase sera lui-même soumis à un échéancier en deux parties.Il sera d’abord déposé pour étude, avant la fin de la présente session, puis rédigé à nouveau après amples consultations pour ne revenir au Parlement qu’au début de 1979, selon toutes probabilités.Sa version finale, explique-t-on, pourra ainsi tirer bénéfice de plusieurs sources de conseils.D’ici la fin du mois, a assuré le premier ministre en réponse à une question de l’opposition, le Parlement pourra décider de la création d'un comité mixte de la Chambre des Communes ou du Sénat, ou de deux comités séparés, si tel est le voeu des parlementaires, pour en faire l’étude.Les premiers ministres des provinces, auxquels M.Trudeau avait envoyé hier en émissaires des membres de son cabinet, le livre blanc sous le bras, pourront faire connaître leurs réactions et en auront particulièrement l’occasion lors de la conférence constitutionnelle fédérale-provinciale, à laquelle il les a conviés pour septembre.Enfin le projet final s’inspirera du rapport de la commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne, créée en juillet 1977, dont plusieurs s’inquiétaient hier du sort de ses travaux à la suite de la publication des intentions du gouvernement.Celui-ci aurait bien aimé recevoir le rapport des commissaires avant d’aller de l’avant, dit M.Trudeau, mais c’est la commission qui a pris du retard et Ottawa ne pouvait attendre plus longtemps.Les travaux de la commission viendront donc rejoindre les “opinions éclairées qui refléteront des opinions diverses” au stade de la révision automnale du projet de loi.L’innovation majeure du projet, si l’on en croit le livre blanc, sera l’inscription dans la constitution d’une “Charte des droits et libertés” qui aura dès lors préséance sur toute autre loi fédérale.La Charte reprendra fondamentalement les dispositions déjà contenue dans la loi fédérale actuelle sur les droits de la personne, et y ajoutera les garanties linguistiques de la loi sur les langues officielles.Elle proposera que tous les Canadiens, de langue anglaise ou française, aient accès “la où le nombrele nombre le justifie, à des services publics dispensés dans leur langue officielle” et puissent “faire instruire leurs enfants dans cette langue".Comme ces dispositions touchent à des domaines de compétence provinciale, l'éducation et la santé par exemple, c’est ici qu'Ottawa a recours au système dit “d’op-ting in", que le premier ministre proposait déjà aux provinces à leur conference de Saint-Andrews, en août 1977.Chaque gouvernement provincial demeurerait libre d’adhérer a ces principes et de se déclarer constitutionnellement liée à la charte.Il n’y aura pas d’opting in partiel, a précisé hier M.Trudeau au cours d’une conférence de presse, il faudra “prendre ou laisser” le tout.Il espère que la pression de l’opinion publique influera sur les choix provinciaux pour obtenir rapidement les ralliements nécessaires.Le projet de loi proposera vraisemblablement dès maintenant le futur préambule de la constitution canadienne, cette “déclaration des objectifs” qui devrait mieux émouvoir les Canadiens que ne le fait le texte" peu inspirant” de l'Acte de l’Amérique au nord britannique.C’est vainement qu’on a tenté hier d’amener MM.Trudeau et Lalonde à épilo-guer sur le futur sort du Sénat ou de la Cour suprême.Le livre blanc indique simplement que la nouvelle Chambre de la Fédération permettra une représentation accrue des régions de l’ouest et de l’est du pays, et que les provinces auront un mot à dire dans le choix de ses membres.On ne sait rien encore du rôle de la Chambre haute revue et corrigée.Quant à la Cour suprême, elle acquerra surtout un nouveau statut, puisqu’elle se retrouvera en quelque sorte “constitu-tionnalisée", alors qu’elle n’existe actuellement qu’en vertu d’une loi du Parlement.On ne sait si son rôle sera modifié mais il semble que les provinces auront là aussi un mot à dire dans sa composition.Pas plus que le résumé publié vendredi, le livre blanc n’éclaire la future répartition des pouvoirs.Il annonce qu’il ne s’agira pas de “transferts massifs” en faveur des provinces, mais bien d’échanges réciproques, guidés par des principes d'administration fonctionnelle.On tendra à “supprimer les chevauchements” mais aussi à étendre des “domaines de compê-tenc* réciproque", dit le livre presque dans le meme souffle.Devant l'étonnement de quelques uns, M.Marc Lalonde a expliqué hier qu’il s'agissait là de réformes administratives surtout.Selon lui, il faut oublier à tout jamais le temps où les compétences des divers niveaux de gouvernements pouvaient faire l’objet de définitions “étanches".Elles ne cesseront plus de s’entrechoquer, dit-il en donnant en exemple les pêcheries.Même dans l’hypothèse d’un statu quo constitutionnel, il faudrait consentir à cette révision administrative, dit-il.Pour ce faire, on songe à des mécanismes d’études conjoints, entre Ottawa et les provinces, qui seront eux aussi définis plus tard.Si l’on comprend bien M.Trudeau, le Québec ne fera pas l’objet d’un traitement particulier quand viendra la phase des négociations sur le partage des pouvoirs.Il n’exclut pas la possibilité de pourparlers bilatéraux telles les rencontres qu’il a déjà eues avec les autorités provinciales lors de son pèlerinage de la fin de 1977, mais ne semble envisager rien de plus.“Tout est négociable, ajoute-t-il cepen- dant comme toujours, à partir du moment où nous en arrivons a une véritable fédération, où le gouvernement fédéral a des juridictions bien précises ayant une portée générale pour le pays et où les différentes provinces ont des juridictions bien précises s’appliquant à l’ensemble de leurs citoyens”.Plus brutal, M.Lalonde, qui commentait les premières réactions de M.René Lévesque, laisse pointer un autre scénario.“Si nos propositions sont aussi insignifiantes qu’il le dit, qu’il les laisse aller, dit-il.Avant 1981, il tiendra son référendum, qu’il perdra je l’espère, et il faudra bien alors qu’il négocie une forme quelconque de fédéralisme”.Dans son discours de présentation aux Communes, M.Trudeau a fait une allusion voilée à la province-problème, en invitant ceux qui ne partagent pas sa “foi profonde” en un Canada uni, à ouvrir tout de même “leurs yeux et leurs coeurs” à ses propositions.?Services Elle admet évidemment qu’il serait préférable que les parties en viennent à une entente sur les services essentiels à maintenir, mais refuse carrément qu’à défaut de cette entente, il appartienne au syndicat d'établir la liste de ces services.Ce droit devrait, selon elle, revenir à l’employeur.“Laissons aux administrations hospitalières le soin de décider des services à rendre et de la façon de les rendre.Nous ne pouvons voir, ni au niveau des principes ni au niveau de l’expérience passée, quelque justification que ce soit pour retirer aux employeurs le droit de decider ces matières, même en période de conflit de travail”, affirme le mémoire qu’a lu hier devant les parlementaires le vice-président de cette association, M.Florian Brissette.En fait, l’Association suggère que la liste syndicale ne porte que sur le nombre de syndiqués renaus disponibles pendant les arrêts de travail et non sur les services à maintenir, affirmant que la définition Me ces services appartient en propre à la direction de même qu’au corps médical de l’établissement hospitalier visé.Sans cependant aller aussi loin que ces représentants patronaux, l’Association des conseils de médecins et dentistes du Québec estime elle aussi que les professionnels de la santé ne sont guère consultés dans la définition des services à maintenir, et souhaiterait à la fois participer de plus près à la formation du Conseil sur, le maintien des services de santé et voir élargir le rôle de ce conseil.Plus concrètement, cette association, qui est responsable de la qualité des services médicaux en milieu hospitalier, souhaiterait que ce Conseil, en plus d'informer le public, ait un véritable rôle de recommandation auprès du gouvernement en vue du retrait du droit de grève lorsque la liste des services essentiels est jugée insatisfaisante.De son côté, la Corporation des médecins du Québec va encore plus loin et estime qu’il est “illogique et dangeureux " de confier à la seule responsabilité syndi- cale le soin d’établir une liste de services essentiels.Selon le président de cette Corporation, le Dr Augustin Roy, il appartient aux seuls médecins de dresser pareille liste.Aussi, demande-t-il au gouvernement que le Conseil des médecins et dentistes, qui siège dans chaque hôpital, soit intimement lié au processus de négociation entre les parties et puisse même agir à titre de médiateur à défaut d’entente.Enfin, le Dr Roy estime que le gouvernement fait preuve de naïveté en fondant toutes ses nouvelles règles du jeu sur la bonne foi de la partie syndicale; il demande que le projet de loi soit amende de telle sorte que les syndicats ne disposent pas à eux seuls du pouvoir d’établir la liste des services essentiels à maintenir en cas de conflit.Jusqu’ici, ces arguments n’qnt guere semble impressionner le ministre, M.Johnson, qui s’en tient au libellé original de son projet de loi.Selon lui, les syndicats vont faire preuve de sens des responsabilités, ne serait-ce que parce que la population ne leur pardonnerait pas de nouveau le même type d’écarts que ceux qui se sont produits lors des conflits de 1972 et de 1976.Quant aux médecins, qui, on s’en souviendra, avaientvfait la grève en 1970, il semble bien qu’on n’aura plus à revivre ce genre de situation puisque, aux dires du Dr Roy, ils ont été traumatisés par cet arrêt de travail et ne sont plus du tout intéressés à revivre cette expérience.Cette commission parlementaire se poursuit aujourd’hui alors que les députés entendront les représentants syndicaux.Le gouvernement a promis l’adoption de ce projet de loi avant l’ajournement du 23 juin, si bien qu’il ne peut pas consacrer plus de temps à la commission parlementaire, ce qui a fait dire au critique libéral, M.Claude Forget, que les jeux étaient déjà faits et qu au fond, ces séances de commission ne servent pas à grand’chose.?Excursion C’est un pilote des hélicoptères Trans-Québec, qui survolait le lac, lundi matin, se dirigeant vers Ottawa, qui a aperçu les premieres victimes.M.Gary Smith a d’abord aperçu deux canots renversés à la dérive, puis a repréré deux victimes accrochées à Tune des épaves.Il a ensuite aperçu d’autres corps et les deux autres canots.Il a immédiatement prévenu la police de Ville-Marie, qui a organisé une expédition de secours.Hier soir, selon un porte-parole de la Sûreté du Québec, l’agent Pierre Rochefort, on n’avait toujoürs pas retrouvé la 32ème personne du groupe.Les 13 cadavres retrouvés avaient cependant été transportés à l’hôpital de Ville-Marie pour iaentification et afin de permettre les vérifications d’usage.Quant aux 18 survivants, ils ont passé la nuit chez un pourvoyeur de Laniel, Tob-bing Outfitters, d’où ils devront être rapatriés aujourd’hui.La police n’était pas en mesure de fournir l’identité des victimes hier, les familles n’ayant pas été prévenues.i * - ¦ lamafc i#* rw» tVii ihl if»rai 99 JdAXftCXflSP IIv5 1» Clft*«* “Ce n’était pas nécessaire qu’il me donne une bague pour me le dire- Ces choses-là, ça se sent.A chaque fois que je la regarde, j’ai l’impression que ie monde ^ est merveilleux et que le bonheur est à portée de la main.Ça me rassure aussi de savoir que c’est un diamant Birks.Tous les deux, nous avons confiance en leur jugement et nous connaissons leur réputation d’intégrité touchant la , qualité des diamants.Lorsque vous faites un placement aussi important, il faut bien y penser, n’est-ce pas?” aman • ont féclat de l’amotir i.Prenez-en un.Chez vous pour la première fois Après avoir pris la décision d’acheter votre première maison, quelle a été votre réaction?Vous étiez sans doute enthousiasmé.Tout en ressentant une certaine inquiétude.Car une foule de variantes vont entrer en ligne de compte.Le voisinage est-il à votre goût?Les écoles sont-elles assez près?Et les magasins?Le transport?Cette maison qui vous plaît, le prix en est-il conforme à la réalité?De telles questions pourraient fort bien entraîner l’insomnie.Mais vous f pourriez éviter ces inconvénients en consultant un agepL immobilier du Trust 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Le Mas des OLIVIERS Le frère André est reconnu vénérable, première étape vers sa sanctification 1216, rue Biahop, Mil Rés.: 861-6733 PIERRE GODARD JACQUES MILLER VATICAN (d'après AFP et CP) - Le Canada aura bientôt un nouveau bienheureux né dans le pays.Il s’agit d’Alfred Bessette, le populaire frère André, de la congrégation de Sainte-Croix.Le Vatican a en effet annoncé hier que le pape Paul VI avait promulgué un décret reconnaissant les vertus héroïques du frère André, ce qui lui confère le titre de vénérable.Il faudra maintenant attendre la phase de la béatitude avant la proclamation de sainteté, ce qui pourrait prendre encore plusieurs années.Alfred Bessette est le fondateur de l'oratoire Saint-Joseph du mont Royal, l'un A Rouyn, au palais de justice, audiences publiques' de la Commission des transports du Québec concernant les postes d'affectation de courtage en camionnage en vrac.De 9 h 30 à 18 h 10, à l'immeuble Hall de l’Université Concordia, audiences publiques de la Commission d'étude sur les universités.• Le ministre des Terres et Forêts et des Richesses naturelles, M.Yves Bérubé, effectue une visite dans les Cantons de l’Est, à East-Angus et à Sherbrooke.• De 10 h à 18 h, aujourd'hui et demain, au 3585, rue Saint-Urbain, bazar du Centre d’information et de référence pour femmes.• Le ministre des Affaires culturelles.M, Denis Vaugeois.visite la région de Chicoutimi, dans le contexte de la tournée concernant le livre blanc sur la culture.• A 12 h, à l'hôtel Sheraton-Mont-Royal, le ministre des Transports, M.Lucien Lessard, s'adresse aux membres de l’Association canadienne du transport urbain, lors de son 73ème congrès annuel.A 15 h, au motel Le Champlain, à Brossard, le ministre des Transports, M.Lucien Lessard, signe le protocole d'entente portant sur l'amélioration du réseau routier avec le maire de Ri-gaud.A 16 h, M.Lessard préside l’inauguration des voies réservées aux autobus sur le pont Champlain.Cliniques de la Croix-Rouge: à Contrecoeur: Ecole Marie-Rose, de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h; à Sainte-Thérèse: General Motors, de 9 h à 11 h 30, et de 13 h à 16 h 30.p 'flnstitul ' * , enseignement cJ^DfrnarJ c*e culture — personnelle Cours de Fine Cuisine familiale PROFESSEUR Henri bernard Technique et recettes de base en 9 semaines débutant en Septembre PROSPECTUS 843-6481 2015, de la montagne, montréal des centres universellement connus, consacré au culte de saint Joseph et où plusieurs dizaines de milliers de pèlerins se rendent chaque année.Né à Saint-Grégoire d’Iberville, à quelque 50 kilomètres à l’est de Montréal, le 9 août 1845, le frère André est mort dans la métropole le 6 janvier 1937 à l’âge de 91 ans.Issu d'une famille très pauvre, il était le sixième de 10 enfants, et il a exercé de nombreux métiers dont celui de cordonnier.A l’âge de 25 ans, il se joignit à la congrégation de Sainte-Croix, et il fut portier au collège Notre-Dame durant 40 ans.Lorsque ses miracles auront été recon- nus par la Congrégation pour les causes des saints il pourra être béatifié par le chef de l’Eglise.Il deviendra alors le premier bienheureux de sa congrégation, fondée en 1855 et qui compte actuellement environ 3,000 prêtres et frères se consacrant en particulier à l’enseignement.André Bessette pourrait également devenir le premier saint né au Canada.Avant lui, il y a eu les Saint Martyrs, mais il s’agissait de missionnaires nés en France et venus évangéliser les Indiens d’Amérique il y a plus de trois siècles.Selon le père Bernard Lafrenière, c.s.c., Conférence en Nouvelle-Angleterre Lévesque offre des surplus d’énergie Mgr Gérard Drainville Mgr Drainville est consacré évêque d’Amos AMDS — Mgr Gérard Drainville, âgé de 48 ans, a été consacré évêque d'Amos, en Abitibi, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée hier soir à l’aréna de cette municipalité.Le Cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec, présidait la cérémonie, accompagné de Mgr René Audet.évêque de Joliette, et de Mgr Gaston Hains, ancien évêque d’Amos.Ne le 20 mai 1930 à l’île Dupas, dans le comté de Berthier, Mgr Drainville a été ordonné prêtre à Joliette par Mgr Edouard Jetté le 30 mai 1953.Il fut professeur au Séminaire de Joliette, missionnaire à Madagascar et curé à Mascouche-ouest avant sa nomination à Amos.WHITEFIELD, New-Hampshire (PC) — Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, a offert la collaboration du gouvernement québécois aux six États américains de la Nouvelle-Angleterre dans deux secteurs: l’approvisionnement en énergie hydro-électrique et en pétrole raffiné.L'offre a été faite hier au cours de la 6e conférence conjointe des États de la Nouvelle-Angleterre et des cinq provinces de l’Est du Canada, dont le Québec.M.Lévesque, qui prenait la parole au cours de la conférence, a rappelé que le Québec allait avoir, en 1983, un surplus d’électricité de 10 milliards de kilowatts par jour, surplus qui pourrait satisfaire les six États américains du nord-est.Ces États sont le Maine, le New-Hampshire, le Vermont, le Connecticut, le Rhode Island et le Massachusetts.M.Lévesque a rappelé que l’Hydro-Québec fournissait déjà une partie de son surplus d’électricité à un autre État américain, celui de New York, par une ligne de haute tension de 735 kv.C’est surtout pendant l’été que l’Hydro-Québec dispose de surplus d’électricité, alors que c’est au cours de la même saison que les États américains en manquent, notamment à cause de la prolifération de systèmes de climatisation dans les édifices publics.M.Lévesque a rappelé que l’Ontario et le Labrador étaient egalement intéressés à un développement des échanges hydroélectriques avec le Québec, M.Lévesque a également suggéré aux États de la Nouvelle-Angleterre de se procurer au Québec une partie du pétrole raffiné dont ils ont besoin.Les raffineries québécoises ne fonctionnent qu’à 75 pour cent actuellement et pourraient raffiner 100,000 barils supplémentaires par jour.Il y a une opposition croissante à la construction de nouvelles raffineries en Nouvelle-Angleterre.Aussi, le premier ministre québécois a suggéré aux États américains de se procurer au Québec le pétrole raffiné qui leur manque.L’offre est tout aussi valable pour les provinces Maritimes qui, elles aussi, possèdent des raffineries n’opérant qu’à capacité réduite.Le président de la Conférence, le gouverneur du New-Hampshire, M.Mel-drim Thompson, a pris note des propositions de M.Lévesque, et a expliqué que lui et ses collègues des autres États allaient les étudier.Le gouvernement du Québec a profité de cette réunion pour intensifier ses contacts avec les Etats de la Nouvelle-Angleterre dans deux autres secteurs: le tourisme et l’assurance-automobile.Dans le premier cas, le Québec a mené un véritable blitz publicitaire destiné à attirer le touriste américain dans "la Belle province’’ cette année.La campagne publicitaire québécoise est axée sur le thème "Venez voir où l’Amérique est née.Come back to where it all began”.On y met en évidence le 370e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, plus de 25 ans avant Boston.On rappelle que 31 des 50 États américains ont été découverts et habités originellement par des Français: Louis Jolliet, Cavelier de la Salle, Étienne Brûlé, Jacques Marquette.M.Lévesque a signalé, d’autre part, que des discussions se poursuivaient entre des officiels américains et québécois sur le régime d’assurance-automobile en vigueur au Québec.l'apéro de l’êtê québécois midi.5 heures l'heure du PASTIS 80*0* BOT* 1 V I JS-.,?, I S.A.Q No.213i $9.20 BERGER Des touristes américains se seraient plaints de ne pas être traités avec équité lorsqu’ils sont impliqués dans des accidents de la route pendant leur séjour au Québec.“L’échange considérable de touristes entre nos États respectifs souligne la nécessité de prendre des mesures pour concilier les systèmes d’assurance-auto, a dit M.Lévesque.Nos représentants sont en pourparlers avec les vôtres pour des discussions ouvertes sur le sujet”.Enfin, la 7e Conférence conjointe entre les premiers ministres des provinces de l’Est du Canada et les six gouverneurs des États américains de la Nouvelle-Angleterre aura lieu au Québec en 1979, a annoncé M.Lévesque.qui fut à l’origine des démarches entreprises en 1940 en vue de la canonisation, la vénérabilité a été conférée après un procès pour l’authentification de trois miracles.Trois autres miracles devront être prouvés avant que le titre de bienheureux ne puisse être conféré.Par la suite, le procès précédant la sanctification sera une revue exhaustive des faits cités précédemment.Il croit qu'avec un peu de veine, le frère André sera béatifié d’ici trois ou cinq ans, mais il ajoute qu’il pourrait s’écouler plusieurs années avant la proclamation finale.André Bessette aspirait à la prêtrise, mais un piètre état de santé et un manque d’instruction l’en empêchèrent.C’est sur la recommandation du curé de sa paroisse qu’il devint frère de Sainte-Croix, occupant plusieurs humbles tâches, dont celle de portier à Notre-Dame un collège pour 200 garçons.Plus tard, on découvrit que peu après son arrivée, des faits exceptionnels commencèrent à s’y produire.L’économe d’alors, le frère Aldéric, s’étant plaint un jour de douleurs persistantes à une jambe, le frère Andre lui suggéra de prier saint Joseph.Le jour de la fête de ce dernier, le frère Aldéric constata soudain qu’il était guéri.Par la suite, après d’autres interventions du même genre, sa réputation commença à croître dans la métropole, et plusieurs malades vinrent le consulter, certains se déclarant guéris par après.En 1904, André Bessette commença à s'occuper d’une chapelle nouvellement construite de l’autre côté de l’avenue de la Reine-Marie, au pied du mont Royal.Cinq ans plus tard, il en prenait la responsabilité complète.Entretemps, une controverse éclata au sein de l’Eglise montréalaise sur les acti- Voir page 8 : Vénérable Le pape Paul VI a proclamé hier le frère André Bessette vénérable, première de trois phases menant à la sainteté.Le vérificateur général serait lui-même en conflit d’intérêt La CSN veut un grand ménage à l’OCQ par Gilles Provost La “liste d’horreurs" publiée par LE DEVOIR sur l’Office de la Construction du Québec (OCQ) a miné irrémédiablement la confiance que les travailleurs de la construction doivent avoir dans cet organisme qui gère des centaines de $ millions en leur nom, a affirmé hier le président de la CSN-Construction, M.Michel Bourdon.Au nom de ses 33,500 membres, la CSN-Construction demande donc au gouvernement de nommer rapidement des enquêteurs qui auraient en même temps le pouvoir de faire le nettoyage nécessaire à l'OCQ."Il est inconcevable qu’on demande au vérificateur général, lui-même en conflit d'intérêt, de faire une enquêté qui exigerait la collaboration des personnes directement soupçonnées d'irrégularités ou de gestes illégaux ”, a affirme M.Bourdon, président de la Fédération nationale des syndicats du bâtiment et du bois (CSN).M.Bourdon a évité de demander officiellement la mise en tutelle de cet organisme, parce que le gouvernement n'a pas le pouvoir d’imposer une telle tutelle ou de limoger les trois commissaires de l'OCQ, nommés pour dix ans en vertu des lois actuelles.Pressé de questions, il a cependant indiqué qu’il pourrait etre utile de voter une loi spéciale pour crever cet abcès.Il a refusé de s'avancer plus avant, soulignant qu’il rencontrera bientôt le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, pour discuter de la situation.“Une chose est claire, a dit M.Bourdon : chaque jour nous apprend de nouvelles irrégularités et, dans certains cas, cela semble bien être du vol pur et simple.On ne peut pas continuer comme cela indéfiniment ni prétexter d’enquêtes interminables pour ne rien faire.“Lorsqu'un employé commet un vol dans le port de Montréal, explique-t-il, il est congédié aussitôt qu'on rapprend ou, au moins, mis en conge sans solde jusqu’à ce que les tribunaux aient tranché la question.Il faudrait appliquer les mêmes normes à l'OCQ.” M.Bourdon a bien précisé qu’il ne met pas en doute l'honnêteté de tous les employés de l’OCQ; au contraire, la grande majorité d’entre eux font selon lui un excellent travail.Par contre, il a déploré que les employés honnêtes soient obligés de risquer leur emploi pour faire connaître au public les irrégularités qu'ils constatent chez eux.M.Bourdon a aussi précisé qu'il n’a lui-même guère plus d'intormation sur ce qui se passe réellement à l’OCQ parce que cet organisme n'a de compte à rendre à personne et que ni les syndicats ni les employeurs^ ne peuvent y exercer un contrôle, même s’ils fournissent les fonds.Affaire cfextorsion à Montréal La cause de Cotroni est en Cour suprême OTTAWA (PC) — Des avocats de la Couronne se sont présentés en Cour suprême du Canada nier pour tenter de faire appliquer une peine de six ans de prison contre Vincenzo (Vic) Cotroni.En 1976, Cotroni, ainsi que John Papa-lia de Hamilton, Sheldon Swartz de Toronto et feu Paolo Violi avaient été trouvés coupables d'extorsion et condamnés à l’emprisonnement.Cotroni et Violi, ayant porte la cause en Cour d’appel de l'Ontario, avaient par la suite obtenu un acquittement.Puis, Paolo Violi s’est fait assassiner.En Cour, les avocats ont produit des documents tentant d'établir le système d’extorsion qui avqit été mis sur pied.En 1973, Swartz et Stanley Bader empruntaient de l’argent à faiole taux d’intérêt de Sydney Rosen, qui était propriétaire de Valutrend Management Ltd; et ils prêtaient eux-mêmes cet argent à fort taux d’intérêt à des individus.Swartz, qui contrôlait l’argent, dit un jour à son associé que $125,000, sur une somme de $140,000, n’avaient pas été prêtés, six semaines après leur réception.Selon Swartz, certaines personnes à Montréal avaient perdu des placements à la suite d'une baisse de valeur d'actions d'Irving Kott; ces personnes accusaient Rosen d’avoir provoqué cette chute des valeurs, mais il était cependant trop important pour être attaqué.C’est ainsi que Bader, à cause de son association avec Rosen, fut choisi comme cible par ces personnes de Montréal.Swartz croyait savoir par ailleurs qu'on consentirait a ne pas tuer Bader si on leur trouvait $300,000 et il avait pris sur lui de prendre $120,000 du fonds des prêts pour le donner en acompte.Badér crut fhis-toire et accepta de fournir le reste de l’argent.Mais huit mois plus tard, Swartz montrait des signes d’une nouvelle richesse et Bader devint soupçonneux.Il rencontra Kott, qui nia toute Vnistoire racontée par Swartz.Un associé de Cotroni, Angelo Lanza, nia également cette histoire.et Bader comprit qu’il avait été et Papalia.: pa La Couronne a soutenu en Cour, en s'appuyant sur des conversations enregistrées, que Cotroni et Violi auraient comploté avec Papalia pour recevoir une partie des $300,000.La Cour a entendu aussi un appel de la part de Papalia, mais il est pratiquement assuré que les sept juges vont réserver leur décision dans les deux cas.La CSN a aussi apporté un nouveau cas “d'irrégularité" en soulignant que la firme Wallcrete ot Canada doit $320,000 à l’OCQ depuis un an, et que l’OCQ n’a pas encore pris les moyens requis pour obtenir cet argent.Dans ce secteur concurrentiel à l’extrême, cette industrie se trouve à bénéficier au moins temporairement d’un “cadeau” de $320,000 de la part de l’OCQ, a dit M.Bourdon.Les employés de cette compagnie n’auront pas de paie de vacance le mois prochain à cause de l’inertie de l’OCQ, soutient-il.Par contre, si l’Office mettait la compagnie Wallcrete en faillitte comme la loi le lui permet, ces travailleurs obtiendrait automatiquement leurs bénéfices sociaux grâce au montant d’assurance déjà prévu à cette fin.D’autre compagnies placées dans la même situation que la Wallcrete seraient sans doute prêtes à payer des pots-de-vin importants pour que l'OCQ soit lente, et c’est pourquoi les travailleurs doivent avoir une confiance absolue envers les personnes chargées d’administrer cet argent qui leur appartient, a lancé M.Bourdon.Le public ne se rend pas assez compte de l’importance des montants que gere l’OCQ, souligne aussi le président de la CSN-Construction: envirion 60,000 travailleurs (ou leur employeur) paient en moyenne quelque $70 par semaine pour leurs vacances et leurs bénéfices sociaux.Cela représente bien des $ millions.C’est pourquoi la CSN estime que l’attentisme a trop duré et qu’il est urgent de faire vraiment le ménage.“On ne tolérera pas une enquête qui durera deux ans sans que personne n’ait le pouvoir de faire le ménage d’ici là", a conclu le leader syndical.Pas de libération avant 30 ans Le fils de Sam est condamné à 315 ans d’emprisonnement NEW YORK (AFP) - David Berko: witz, “le fils de Sam”, a été condamné hier à New York à 315 années de prison pour le meurtre de six personnes.Aux termes de la législation de l’État de New York, il pourrait être mis en liberté surveillée dans 30 ans.Le verdict du tribunal met un terme à la tragique saga du “tueur au calibre 44” qui, de juillet 1976 à août 1977, terrorisa la grande banlieue new-yorkaise.Six morts, dont cinq jeunes femmes et un homme et sept blesses, dont deux paralysés à vie et un aveugle: tel aura été le triste tableau de chasse de cet ancien postier de 25 ans qui disait recevoir ses instructions d’un individu mort il y a 6,000 ans qui communiquait avec lui par l’intermédiaire du chien de son voisin, Sam Carr.Pendant un an, la police new-yorkaise avait été sur les dents pour tenter de retrouver ce mystérieux assassin qui s’attaquait aux couples d’amoureux dans les quartiers du Queens, du Bronx et de Brooklyn.Reconnu mentalement compétent par les psychiatres, Berkowitz avait plaidé cou- pable pour les six meurtres.Impassible et apparemment résigné, “le fils de Sam” a écouté sans broncher la lecture du verdict.Lorsque le juge prononça le nom de sa dernière victime, Stacy Moskowitz, un ami de cette dernière se précipita sur l’accusé en hurlant: “Tu vas brûler en enfer”.Il fut aussitôt maîtrisé par les gardiens.Après avoir entendu le verdict, la mère de la jeune femme, Mme Moskowitz, a vivement regretté que la peine de mort ait été abolie dans l’Etat de New York “Je le veux mort”, a-t-elle déclaré en sortant du tribunal.D’autre part, un avocat de David Berkowitz a indiqué qu’il ferait appel dans les trente jours de la condamnation de son client.L’avocat, Me Ira Jultak, a déclaré qu’il ferait appel en arguant du fait que son client n était pas mentalement compétent et ne pouvait donc pas être jugé.En avril dernier, le tribunal de New York avait décrété, à la suite de deux expertises psychiatriques, que “le fils de Sam" était sain d’esprit.Avant de prononcer la sentence, lundi, l’un des juges avait demandé à l’accusé s’il avait décidé de plaider coupable de son plein gré ou s’il y avait été poussé par ses démons”.“Ils ont eu une influence.C’est ce que les démons veulent” a répondu Berkowitz.p,0e,SIwrta'"s vous avez \o% de réduction sur tous les volumes à l’exception des livres marqués Prix Net Sur présentation de carte seulement.librairie.flammanon 1243.rue Université (Angle Cathcarti BOLTON VALLEY, VERMONT 05477 FORFAIT DE FIN DE SEMAINE au VERMONT s38.00 par para, occ.double (taxaa al pourbolraa) Tt)e ôlacK jftcar Inclus: chambre pour 2 nuits, 2 déjeuners et un dîner.Un hôtel enchanteur de 20 chambres situé à 2000 pieds d’altitude en montagne.Piscine chauffée, tennis et équitation à seulement 2 hrs de Montréal.Écrire ou téléphoner pour brochure détaillée.on4 ._ ._ .Vo* hôte»: Le* Stavrend 002 434*21 26 r ! Fond» ptr H»nn Bouruu Dlracttur Intérlmalra »t i» iOj»nvi«r mo rédacttur an chai: Rédaotaur an ehaf adjoint Dlracteura da l'information: Trasorier: Barnard Larocque Jean Francoaur Montréal, mardi 13 Juin 1978 ¦ 4 Michal Roy Qaorgaa Vigny Pierre Loignon .V- Le temps d’agir de M.Trudeau Il y a plus de 50 ans que les meilleurs esprits du pavs discutent de la réforme constitutionnelle mais ne parviennent Jamais à l’accomplir.De I960 à 1971, les efforts engagés dans le processus de la révision n'ont produit aucun résultat.Et, depuis le 16 novembre 1976, M.Trudeau et ses collègues ont relancé l'idée d'une remise en question.On se souvient encore du célèbre discours que prononçait le premier ministre du Canada à Québec en février 1977 : il était prêt à renouveler la Constitution, à refaire le pays, à repartir de zéro.Il n’y mettait que deux conditions, à savoir que le Canada reste une véritable fédération et qu’une charte des droits et libertés fondamentales soit inscrite dans la Loi fondamentale.M.Trudeau vient de publier le document que laissait prévoir ce discours de Québec il y a 17 mois et qu’annonçait le Discours du trône l’automne dernier.On discute depuis un demi-siècle, davantage depuis une decennie, .plus encore depuis deux ans.Cette fois, M.Trudeau veut passer à l'action.D’où le titre des pages déposées hier aux Communes: “Le temps d’agir’’.Beaucoup de Canadiens commençaient à s’impatienter, surtout au Québec.Toute sa vie, dans ses livres, ses discours, son action sociale, son enseignement et depuis qu’il gouverne, cet homme a parlé d’une société plus juste et plus heureuse, plus équitable pour ses habitants et ses régions, mieux accordée aux aspirations de ses communautés.De lui, on attendait donc au plan constitutionnel, plus que des discours, des paroles et des livres blancs.Dans un an — un peu moins ou un peu plus — le Québec sera appelé à se prononcer par voie de référendum sur son avenir politique.Or beaucoup de Québécois, la majorité sans doute, ont suspendu leur jugement en attendant de connaître les intentions concrètes et le programme précis du gouvernement fédéral quant à l’aménagement futur du Canada.Nous en savons un peu plus maintenant, encore que ce texte, malgré son inspiration bien française (au sens cartésien du mot) et son lyrisme un peu factice, ne soit pas d’abord destiné aux Québécois.Ces derniers, après avoir lu ces pages (que nous reproduisons intégralement ce matin) éprouveront le besoin d’en savoir plus, en particulier sur la deuxième phase de l’opération, celle qui a trait à une nouvelle répartition des pouvoirs dans la constitution.• Du moins sommes-nous mieux fixés à présent quant à la volonté de changement exprimée par le gouvernement qui ne se borne pas à suggérer une nouvelle constitution, ce qui serait déjà capital.Le gouvernement s'engage dans un processus de renouvellement qui postule en outre une nouvelle affirmation de l’identité canadienne et une nouvelle pratique du fédéralisme.Dans son document, Ottawa insiste également sur les trois volets de ce projet ambitieux: renouvellement de la constitution, affirmation de l’identité et changements dans la pratique du fédéralisme.Mais, alors que les questions relatives à l’identité et à la nature des rapports entre les ordres de gouvernement dans un régime fédéral relèvent des mentalités, de l’évolution des esprits, du comportement plus ou moins raisonnable des citoyens et des hommes politiques, le problème de la constitution fait appel à un aménagement nouveau qui sera défini par des textes et ne sera résolu que si les institutions dont la création est envisagée répondent aux besoins réels du peuple canadien.Pour la première fois, le gouvernement énonce clairement, plus que son intention, sa décision de changer la constitution et d’amorcer dès maintenant le processus des transformations.C’est une action extrêmement importante dont on ne doit pas sous-estimer la portée historique.Certes, il faut y insister, la majorité des Québécois ne trouvera pas dans ce fascicule les solutions de rechange et les formules idéales qu’elle souhaiterait.Ceu: qui ont déjà opté pour la souveraineté politique du Québec ne seront pas vivement impressionnés par le document.Ils reconnaîtront la continuité de la pensée de M.Trudeau, le souci d’ordre, de logique.de clarté, de justice, une certaine élévation de la pensée, une recherche incessante des qualités humaines et spirituelles qui font les grandes civilisations, un profond respect envers les valeurs de liberté individuelle, des droits de l’homme, de l’égalité des majorités linguistiques.Mais, aussi longtemps que le Québec ne saura pas jusqu’où la société francophone du Canada peut acquérir, dans la répartition des pouvoirs, des compétences législatives qui correspondent à ses aspirations et besoins d’ordre culturel et social, tant qu’il ne se représentera pas clairement comment les institutions fédérales peuvent exprimer l’égalité entre les deux “peuples fondateurs”, il ne sera pas pleinement rassuré quant au processus qui s’engage.A quoi M.Trudeau répond déjà que le Québec, ou toute autre province, n’a qu’à participer à la phase no 1 (qui porte sur les dispositions constitutionnelles que le Parlement fédéral peut modifier de sa propre autorité).Au cours de cette première ronde, les provinces seront “consultées”, certes, mais il appartiendra quand même à l'autorité fédérale de procéder aux changements constitutionnels si tes consultations ne produisent pas les résultats espérés.Or pourquoi faut-il que cette première phase soit limitée à 12 mois?Après 60 années d’attente, ne peut-on pas s’accorder un délai additionnel?Car il est évident que les changements envisagés à la Cour suprême, au Sénat et à l'Exécutif fédéral, de même que la charte des droits et la déclaration des objectifs, intéressent vitalement les provinces qui voudront participer aux discussions.Il faut penser que le délai d’un an est plus théorique que réel et qu’il serait au besoin prolongé.• Quant à la deuxième phase, qui s’étend sur deux années, il est difficile à ce stade-ci d’en imaginer le déroulement.Le document dépose hier, on l’a dit, s’adresse à l’ensemble du pays.Mais, au chapitre de la répartition des compétences législatives, comme au sujet de certains pouvoirs fédéraux, le Québec est vitalement intéressé.C’est d’abord à cause du Québec, est-il besoin de le rappeler, que l’infructueux processus de la révision constitutionnelle a été mis en route il y a 10 ans.C’est encore aujourd’hui en raison de la situation particulière du Québec dans l’ensemble canadien que le gouvernement fédéral s’engage à nouveau dans cet exercice délicat et difficile.On se félicite de constater qu’il le fait avec un texte qui témoigne d’une meilleure volonté de changement.Mais, quant aux méthodes d’action, Ottawa devra se montrer plus souple, plus patient.Car la conjoncture politique est difficile.Le gouvernement indépendantiste de M.Lévesque, à moins de renier ses objectifs, ne peut sérieusement accepter l’opération constitutionnelle qui lui est proposée.Il faudrait donc, en bonne logique, lui laisser le temps d’organiser son référendum, ce qui n’interdit pas au gouvernement fédéral de faire connaître aux Québécois toutes ses propositions de changement.Mais avec qui, au Québec, Ottawa peut-il négocier?Répondre à cette question, c’est dire que l’échéancier envisagé par le gouvernement fédéral est irréaliste et que, pour l’heure, les propositions constitutionnelles de M.Trudeau s’adressent aux autres provinces: si elles acceptaient des changements substantiels, si elles consentaient à la transformation des institutions fédérales, il est certain que les Québécois en prendraient acte.Michel ROY Une réforme bien engagée à Québec Les maires du Québec sont des hommes politiques prudents.Ils n'allaient pas applaudir la réforme fiscale proposée par MM.Guy Tardif et Jacques Parizeau, sans d'abord en mesurer l'impact sur leurs contribuables et sur leur propre réélection.Ils n'allaient pas davantage tourner le dos aux ministres des Finances et des Affaires municipales, pour une fois qu'à Québec un gouvernement entreprend avec eux non du simple replâtrage mais des changements substantiels.Bref, ils ont donné un accord de principe quant à ce qu'ils gagnaient; et ils ont confié à un comité le soin de vérifier ce qu'ils risquent de perdre au troc fiscal.Québec s'est empressé d'emboîter le pas.Voilà une réforme bien engagée.La conférence de Québec est un net succès pour le gouvernement provincial.Les premiers contacts entre lé nouveau pouvoir péquiste et les routiers libéraux et unionistes des municipalités avaient donné lieu à une spectaculaire flambée d'étincelles.Les deux partenaires ont cependant vite compris leur mutuel intérêt.Le présent gouvernement a beau être souverainiste, force est de reconnaître qu'il a pris au sérieux les problèmes des municipalités Cet effort est à la fols plus profond et plus large que celui qui a pu être fourni par les gouvernements antérieurs, La coopération qui vient de s'engager devrait être fructueuse dans cette période délicate que sont appelées à vivre les administrations locales, La défaite des commissions scolaires est d'autant plus triste que les commissaires d'écoles se l'ont infligée eux-mêmes.C'était faire montre de bien peu de réalisme politique que de songer à une alliance avec les maires contre la principale proposition de Québec.Le gouvernement provincial sait maintenant qu’il a eu la trouille pour rien en laissant les commissaires venir bien préside compromettre sa réforme.Même si les commissions scolaires avaient joui d'un plus grand pouvoir politique, le gouvernement aurait commis une erreur impardonnable en leur laissant l'impôt foncier.Au reste, avant de donner plus d'autonomie aux commissions, le gouvernement devra les faire passer a leur tour par une authentique démocratisation.Le débat à leur sujet a été singulièrement réduit.Les maires ne veulent pas simplenent qu'on transfère au trésor municipal l impôt scolaire “normalisé" que Québec remplacera par des subventions aux commissions.Ils veulent également que le gouvernement retire aux commissaires le pouvoir que les autorités provinciales étaient prêtes à leur laisser de financer par une taxe sur les propriétés les dépenses d'éducation “inadmissibles” à l'aide provinciale, La question se pose en effet, tant pour éviter la concurrence que pour empêcher que l'écart s'agrandisse entre les écoles riches et les pauvres.Plus grave est le problème posé par les municipalités qui se sont endettées pour agrandir leur parc Industriel ou commercial et qui seraient privées des revenus qu'elles en escomptaient, Les villes "industrielles” ont profité d'une situation municipale anarchique, mais un correctif a été apporté, à Montréal en tout cas, par la création des communautés urbaines 11 ne devrait point, certes, y avoir de privilèges acquis; mais le gouvernement ferait un choix peu judicieux en pénalisant les admi nlstratlons prévoyantes pour subventionner les dépensières, De toutes manières, il ne pouvait être question pour les maires de s’engager à Québec sans d'abord calculer les effets fiscaux pratiques de la réforme dans chacune de leurs municipalités.Le gouvernement a soumis des projections détaillées.Chaque administration sera à même de les étudier à loisir durant les mois d’été.Il ne serait pas interdit que les édiles fassent connaître à leurs contribuables ce qu'il en est dans le cas de leur ville.Les citoyens seraient à même de critiquer la réforme ou d’appuyer la “ligne” qui sera finalement celle de leurs représentants auprès du comité d'experts créé à Québec.Si la nouvelle fiscalité doit en effet concourir à restaurer l’autonomie et la démocratie dans les villes, maires et ministres ne devraient pas, dans des cas particuliers, s’en tenir à des discussions privées dans les bureaux de la colline parlementaire ou des hôtels de ville, Les taxes n'intéressent pas seulement le peuple quand vient le temps d’acquitter (es factures.Comme on vient de le voir de si spectaculaire façon en Californie, la population ne dédaigne pas se prononcer sur les formes et les limites que le pouvoir de taxer doit respecter ou privilégier, On n’en est pas encore rendu là chez nous.C’est déjà beaucoup que le gouvernement de Québec ait consulte les municipalités et entrepris d'étudier de concert avec elles les formes et les modalités de la réforme fiscale envisagée, Le débat sur l’Impôt municipal devrait reprendre dans peu d’années s'il est vrai que les effets bénéfiques des mesures proposées n'auront dans le temps qu’une générosité limitée.Ce débat sera plus populaire si, entre- temps, Québec voit fleurir la réforme des institutions proprement politiques qu'il propose.Comme il fallait s’y attendre, plusieurs maires voudraient bien que le ministre des Affaires municipales repousse à plus tard le projet de loi sur les élections municipales.Même ceux qui n’ont pas à affronter l’électorat et qui peuvent se prévaloir d'un délai de grâce n’ont pas mis de temps à redouter les effets du principe démocratique que M.Tardif veut inscrire dans les lois du Québec.Leur tergiversation part d'un bon naturel, mais c'est justement contre cette “nature des choses” locales que Québec à bon droit a décidé d’intervenir.Tant de municipalités n’auraient pas succombé à la corruption et au gaspillage si la démocratie avait prévalu sur les clubs de promoteurs de tout acabit qui hantent maints hôtels de ville.Ces réformes ont déjà trop tardé, Mieux vaut une loi qu’on peuf amender au besoin, que le vieux système qui prévaut présentement, Les notables en place auront toujours de bonnes raisons à faire valoir à Québec pour obtenir du législateur, d’une année à l’autre, qu’il tienne les électeurs loin de leurs affaires municipales.Avant d’accroître le pouvoir de taxer, Québec doit accroître la représentation des citoyens des municipalités, La réforme fiscale n’entrera pas en vigueur avant 1980.Nous n’aurons pas trop d’années, d’ici là, non seulement pour juger les bons administrateurs municipaux, mais pour laisser la population dire quels services municipaux elles veut d’abord payer avec ses propres taxes, Jean-Claude LECLERC ïlWiWWS&MI* L’admission des étudiants au cégep par Raymond Qaudreau LE DEVOIR annonçait que le directeur général du Cégep du Vieux-Montreal se plaignait devant la Commission d'étude sur les Universités du ' secret” dont s'entourent les universités touchant les critères d’admission qui varient selon les départements universitaires Si ce n’était du “pauvre" étudiant qui écope au bout de la ligne, il y aurait matière à “pouffer de rire”, car les cégeps jouent le même sale tour aùx étudiants du cours secondaire qui font une demande d'admission au cégep Eux aussi, du moins ceux de notre région, font peu connaître ou de façon incomplète leurs critères d'admission et d’évaluation des dossiers On le sait: n'entre pas au cégep qui veut La plupart des "options” (spécialités) du cégep professionnel sont contingentées, Le.le nombre de places disponibles est limité.Non plus, n’entre pas au cégep qui peut.Tous les étudiants du Sec V savent que l'admission au Cégep est conditionnée principalement par l’excellence du dossier, puis le test, l’entrevue, selon les cégeps et selon les spécialités et enfin par le lieu géographique II y a même un cégep de la région de Qué- bec qui, sous couleur de démocratisation, a cru bon d’ajouter un autre critère d’admission, le “hasard pondéré".L’espace accordé Ici manque pour examiner de près chacun de ces critères.Reconnaissons tout de même qu'il y a grand risque d’apprécier de façon subjective un candidat par une entrevue.Tout le monde encore a certaines Idées sur la valeur, prédictive ou autre, d’admettre un candidat sur la foi d’un test,., Quant au “hasard pondéré", c'est la plus belle “marmite à illusions” que l'on a Inventée Je voudrais plutôt considérer pour le moment le critère d’admission au cégep le plus fondamental et le plus susceptible, supposément, d’être objectif: l'excellence du dossier.Qu’en est-il au juste?Avec ce critère de l’excellence, on devrait s'attendre à ce que les meilleurs étudiants entrent au cégep, à cause de la qualité de leurs antécédents scolaires et de leur rendement scolaire actuel.Erreur.Beaucoup d’étudiants qui sont parmi les meilleurs aux examens uniformes (i.e.le même examen à travers la province) du ministère de l’Éducation risquent grandement de se retrouver dans le groupe des étudiants refusés au cégep à cause de leur rendement scolaire, Comment cela se peut-il?U est que le cégep fait reposer dans la plupart des cas, son verdict d'admission sur la présentation du 2ème bulletin du Sec.V alors que les examens uniformes du Ministère se passent à la fin de l’année.Comme l'examen uniforme du ministère de l'Éducation est le même qui se passe partout à "l'échelle de la province", que les notes obtenues à 1 école Secondaire sont pondérées et que les notes obtenues à l'examen uniforme du ministère sont modérées, il devient évident que la note finale de l'année provenant du MEQ est beaucoup plus révélatrice de la valeur réelle de relève et représente une meilleure garantie de fiabilité que la note du 2ème bulletin produite par l'école.D’un groupe d’élèves à l’autre, d'une école polyvalente à l’autre, il peut exister aes écarts de 5, 10 et de 15% entre les moyennes de groupes, qu'il s’agisse de MAT 522, CHM 562 ou ERA 522, peu importe la matière.Quand un élève fait application au cégep le 1er mars, il a beaucoup plus de chance d'être admis au cégep si la moyenne de son groupe est haute.Par contre, si un étudiant a la malchance d’appartenir à un groupe dont la moyenne de groupe est plutôt basse, le risque est beaucoup plus grand d'étre refusé, Cette année encore, beaucoup d'étudiants (40$ environ dans la région de Québec) ont été refusés au cégep au 1er tour, dans leur premier choix, à cause du contingentement ou à cause de notes Insuffisantes.Dans son appréciation des demandes d’admission, le Cégep prend pour acquis au point de départ que la note-sommaire du 2ème bulletin, présentée par l'élève révèle la force réelle de l'étudiant.Ensuite, son centre de mécanographie établit un ordre de classement à partir d'une cote finale accordée à chaque dossier selon une formule mathématique.Cette cote finale comprend une moyenne pondérée (selon la vole allégée, régulière ou enrichie, l'écart à la moyenne et la matière), une cote préliminaire basée sur le poids accordé à chaque matière et une moyenne générale accolée à tout le dossier.On s'aperçoit vite que c’est un système très développé, sophistiqué même, qui, au premier coup d’oeil, présente toutes les garanties d’objectivité et de respect envers la valeur réelle de l’élève.Ce n’est là qu’appa-rence trompeuse.La mécanique, la tuyauterie, est peut-être valable, mais Voir pago 8 : L’admiMlon IMIMM WXm ¦ Les palliatifs en A la Commission des Écoles Catholiques de Montréal et au ministère de l’Éducation de la province de Québec.Encore une fois (comme elle le fait tous les ans) la C.E.C.M.publie un rapport de recherche concernant l'abandon scolaire.Encore une fois, ce rapport est suivi de recommandations.les mêmes, ou presque, qui paraissent tous les ans et qui ne sont jamais appliquées.Chaque année, il y a de bonnes recommandations et des moins bonnes.Cette fois-ci, la C.E.C.M.semble décidée à en appliquer quelques-unes, malheureusement (je devrais dire "comme toujours dans le domaine de l'éducation"), ce éducation sont les moins bonnes, les moins onéreuses, celles qui demandent le moins d’efforts physiques et intellectuels; les solutions de "patchage”.Selon la C.E.C.M., un des motifs les plus fréquents d’abandon scolaire serait le goût du travail ou le fait de s’en être trouvé un.De telles conclusions sont la preuve d'un myopie intellectuelle aigue.L’abandon scolaire est à son plus fort chez les 14 et 15 ans (étudiants du secondaire III); je sais, pour avoir tra-vailié avec eux, qu'ils ne désirent pas réellement travailler.Les emplois qui s’offrent à unie) étudiant(e) de 15 ans sont, premièrement, rares, deuxièmement, peu intéres- ¦ Gel des loyers et associations de locataires Aux locataires, Nous tenons par la présente à informer la population de Montréal de l'existence de notre regroupement et ainsi préciser certains faits qui mettront fin aux ambiguïtés qui existent entre le “Regroupement pour le gel des loyers” et le “Front Commun des associations de locataires”.À l’automne 1977, les comités logement Centre-Sud et Saint-Louis invitent tous les groupes et associations de locataires, coop d’habitation, anglophones et francophones qui leur étaient connus à travers la province, à étudier la possibilité de participer à une campagne commune contre les hausses de loyers.Après trois rencontres, une dizaine de groupes se sont associés pour revendiquer “le gel des loyers” et inciter les locataires à devenir membres de leur association de locataires ou comité logement de leur quartier.Ces groupes se sont donné un calendrier d'actions et ont élu quatre représentants pour coordonner ces activités.Durant toutes ces rencontres, certaines associations du Front Commun (L'Association de locataires de Côte-des-Neiges, l'Association de locataires de Notre-Dame-de-Grâce) se sont prononcées avec des réserves en faveur des actions du Regroupement pour le gel des loyers.Elles ont aussi participé le 12 avril à la manifestation devant la Régie des loyers.Cependant ces associations de locataire;' sont demeurées membres du Fi ont Commun et se sont dernièrement dissociées de la campagne pour le gel des loyers.Nous évaluons leur participation comme positive (entre autres la mobilisation des locataires pour la manifestation devant la Régie des loyers le 12 avril), mais il n’en reste pas moins que nous n’appuvons pas la démarche du Front Commun des associations de locataires.Nous contestons qu’il s’auto-proclame le représentant de “tous les locataires de la région métropolitaine de Montréal”, (cf.LE DEVOIR, 2 mai 1978 et La Presse, 29 mai 1978).Le Front Commun nie par le fait même l’existence du Regroupement pour le gel des loyers.Nous critiquons, aussi le cheminement du Front Commun des associations de locataires qui croit faire pression sur les ministres en place, en leur présentant des mémoires qui visent à faire changer les lois.Au sein du Regroupement pour le gel des loyers, nombreux sont les groupes qui ont expérimenté cette tactique soit face au gouvernement municipal, soit face au gouvernement provincial et qui se sont aperçus de l'inefficacité de leur geste.C'est pourquoi le Regroupement pour le gel des loyers vise davantage la mobilisation des locataires pour que nous soyons de plus en plus nombreux à revendiquer “le el des loyers" et à descendre ans la rue pour l’exiger.Depuis le début de la campagne pour le gel des loyers, il existe une confusion entre le Regroupement pour le gel des loyers et le Front Commun dés associations de locataires.Nous demandons à votre journal de publier cette courte mise au point et nous vous in-vitons a participer à la prochaine activité du Regroupement pour le gel des loyers: !‘La fête des locataires” à la Polyvalente Émile Nelligan, 4750 rue Henri-Julien, le samedi 17 juin 1978 à 7 h 30 p.m.Lise BÉLAND pour le Comité de coordination pour le Regroupement pour le gel des loyers Montréal, le 31 mai 1978 ¦ Un document qui humilie les francophones M.le directeur des Programmes internationaux Association des Universités et Collèges du Canada Je reçois communication de votre prospectus intitulé “Bourse offerte (sic) - Accord culturel France-Canada - Bourses d’études universitaires offertes (sic) par le gouvernement français (sic) et daté de "Septembre/1977 (sic)"; La présente a pour objet de vous manifester mon Indigna-tlon devant l’incroyable Incurie dont fait preuve le rédacteur du document en question, Il malmène la langue française au point qu'on est en droit de se demander s’il ne le fait pas de propos délibéré.Jugez-en plutôt, (Suit Ici la liste des 40 fautes - vous Usez bien, cher lecteur: QUARANTE FAUTES - relevées par le signataire dans un texte qui, titre et sous-titre compris, ne contient que CINQUANTE-CINQ lignesJ Ne croyez surtout pas, M, le directeur, que j'aie épuisé toutes les possibilités d'exégèse que m'otfralt ce texte scandaleux, Je n’ai relevé ici que les Inepties les plus grossières, dont une bonne moitié saute- raient aux yeux d'un enfant de sixième année, et j’aurais pu ajouter encore plusieurs remarques relatives à l’Infidélité de la traduction et à la gaucherie du style, Mais il faut bien se limiter et en venir aux conclusions.J'ai souvent eu l’occasion d’apprécier la façon, pas toujours parfaite, mais souvent très honorable, dont notre langue est pratiquée à l'étranger, Mais 11 faut décidément venir à Ottawa pour découvrir l'ablme d'incompétence où peut, dès qu'il s'agit de la langue française, patauger une Institution pancanadlenne ayant le prestige de la vôtre, Le texte barbare que vous avez diffusé avec tant de désinvolture aux quatre coins du B semble avoir été fabriqué exprès pour humilier les francopnones, et je frémis en pensant à la réputation d'analphabètes débiles que vous nous faites auprès des étrangers civilisés qui en auront pris connaissance, Bref, votre texte nous fait honte d'étre Canadiens et il déshonore l'association qui vous emploie, Pierre COLLINGE Professeur Université de Sherbrooke Sherbrooke, le 19 mal 1978, ¦ Les cendres qui ne sont pas enfouies M.le directeur, Avec mes associés, je vous félicite de la belle présentation qui a paru dans votre journal à propos du recyclage des déchets organiques Cependant, un point important semble avoir échappé à votre journaliste.M.Gilles Provost.Le système de compostage Dano élimine effectivement ses résidus dans un incinérateur mais les cendres ainsi produites, contrairement à ce qu'affirmait l’article, n'ont aucunement besoin d'étre entouies dans un site d'enfouissement sanitaire.Bien au contraire, elles sont simplement intégrées au terreau (compost) fabriqué par l’usine, En espérant que ces quelques précisions vous seront utiles, je vous prie d'agréer, cher monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.Léo CHARLEBOIS, président de la Société de recyclage et de compost du Canada Ltée.Montréal, le 31 mai 1978.sants, troisièmement, sans possibilité d'avancement, quatrièmement, peu rémunérateurs.Ceci, les étudiants le savent très bien et jamais de présumés experts en éducation ne me feront croire que les étudiants sont assez idiots pour désirer réellement travailler dans de telles conditions.La raison d'un tel taux d’abandon scolaire est toute autre: les étudiants sont prêts à accepter n'importe quoi plutôt que de poursuivre une education qui n'a aucun sens dans un milieu qui en a encore moins.Ouvrir une école spéciale pour élèves désirant occuper un travail à temps partiel ne réglera pas le problème, ce n’est qu’une façon de se débarrasser, à temps partiel, des élèves pour lesquels on refuse d’appliquer des solutions concrètes correspondant à la réalité.Cette réalité la voilà: notre système d’éducation est pourri, dépassé, sans aucun rapport avec la société actuelle.On y fabrique des conformistes.on y decourage l’initiative personnelle et on y véhicule les valeurs les plus bourgeoises de notre société.Ceci a évidemment pour effet de défavoriser les enfants issus de la classe ouvrière qui ne vivent pas selon ces valeurs bourgeoises.En éliminant (subtilement) les marginaux, en défavorisant l’initiative personnelle, on perpétue et favorise le maintien d'une classe bien connue de notre société; la majorité silencieuse.Les élèves ne sont pas inconscients, ils se rendent compte de la pression de plus en plus forte qui s'exerce sur eux.Le message de l’école d'aujourd’hui est clair: fais comme les autres, tais-toi, ne discutes pas, tu n'es pas un être humain complet, nous (les “experts" en éducation) savons ce qui est bon pour toi et nous seuls, tu suis ou tu abandonnes.La C.E.C.M.me fait rire (et pourtant c’est triste) avec ses études sur le milieu socioéconomiquement faible et les besoins des jeunes qui en sont issus.Je vois cela comme une preuve que les “experts" considèrent ces jeunes comme des enfants spéciaux qui nécessitent des mesures spéciales.Plusieurs de ces mesures spéciales ont été appliquées jusqu'à maintenant dans le seul but (non-avoué) de perpétuer une classe ouvrière non-informée, défavorisée et je ne crois pas que les mesures spéciales actuelles soient différentes.C’est le système d'éducation en entier qui doit être remis en question, de la structure administrative jusqu’aux matières enseignées en passant par les moyens d'enseignement.Il serait bon aussi de se poser de sérieuses questions sur la présence actuelle d’un lien entre l'école et la société, sur les services socio-psychologiques (presqu’inexis-tants) offerts aux étudiants et sur l’utilité et la compétence des commissaires que nous devons endurer actuellement.Cessons de mettre tous les torts sur le dos des élèves.Yves Lanctôt, M,A.(Psychologie) P,S, ; Je me rends compte que mon opinion est passablement extrémiste.Pour ceux qui auraient besoin d'être convaincus, je conseille la lecture de ceà quelques ouvrages; D'abord, deux thèses de maîtrise que vous pouvez consulter au département de psychologie de l'ÜQAM, "L’estime de soi et le drop-in au secondaire" de Marcel Emend et “L’estime de sol et la réussite scolaire chez les étudiants de niveau secondaire” de Yves Lanctôt.Une recherche de Lise Dunnl* gan que vous pouvez vous procurer chez l’éditeur officiel du Québec; "Stéréotypes masculins et féminins dans les manuels scolaires au Quebec", Un livre disponible dans toutes les bonnes librairies, "Le quotient Intellectuel" de Michel Tort, publié par la Petite collection Maspero, Je vous conseille aussi la lecture du journal "La maîtresse d'école" publié par des professeurs en éducation de l’Université de Montréal.St.Lambert, le 2 juin 1978 '¦ N LF.DEVOIP •*! publié pur l’Impri-m«r.« Popu'U't »ociM S r«8poiv ••biht# limitée dont te «ège eoc'ii eit iitut lu numéro 211 rue du Sunt-Sicrement, Montréal H2Y 1X1 II en compoié et imprimé pir l'Imprimerie Dumont incorporée dont lei ateliers «ont situes i 9130 rue Boivm.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition'quoti* dienne $60 par année six mois *33 «rois mois $21 A l’etranger $65 par année six mois $36.trois mois $24 Editions du samedi $19 par année Édition quotidienne, livrée A domicile par porteur $1 50 par semaine Tant de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) v.___________________________________ Le Devoir, mardi 13 juin 1978 ¦ 5 Le temps d’agir Jalons du renouvellement delà fédération canadienne \ Le très honorable Pierre Elliott Trudeau premier ministre Gouvernement Government du Canada of Canada Chapitre I Le temps de l’engagement Un mouvement anime ce pays comme aucun autre ne l’a'jamais fait, se manifeste sourdement dans les rainures les plus profonde^ de sa conscience collective, mais l’entratne impérieusement vers le destin qu’il se connatt.Tantôt rationnellement, le plus souvent intuitivement, les Canadiens sont en voie d’accomplir l’ultime découverte: la découverte d’eux-mémes.(Bruce Hutchison) Introduction Avec ce document, le Gouvernement engage le renouvellement de la fédération canadienne.Le Canada s’est mis à repenser ces derniers temps.Les Canadiens ont senti que le moment était venu de faire l’inventaire de ce qu’ils sont et de décider de ce qu'ils seront.De l’Atlantique au Pacifique, nous nous sommes mis à nous parler d’histoire et d’avenir.C’est de ces deux versants de nous-mêmes que traite ce document.Nous avons fait d’un continent un pays.Ce fut une grande aventure que de le bâtir, à force de bras, de l’île de Terre-Neuve à l’tle de Vancouver, de la Pointe Pelée aux confins de l’archipel Arctique.Il nous a fallu pour cela un laps de temps à peine plus long qu'une vie humaine.Plusieurs d’entre nous se souviennent encore des colonisations, des défrichements, des grands commencements, du temps où nous étions cinq millions, où nos grandes villes — nous en avions une douzaine — comptaient plus de vingt mille habitants, du temps où, d’une region à l’autre, nous n’avions que des gazettes pour nous raconter et que le rail pour nous voir.Nous sommes venus de partout.Nous avons pénétré dans ce pays par le détroit de Béring, depuis les rives lointaines d’Europe, d’Asie et d’Afrique, des terres voisines d’Amérique.Nos premier immigrants sont venus de toutes les provinces de France et de Grande-Bretagne: les autres vinrent plus tard de tous les coins du monde.Pour s'acclimater au nouveau continent, en découvrir l’esprit et apprendre à y survivre, nos ancêtres ont du assimiler les us et coutumes des autochtones: premier métissage qui s'est reproduit chaque fois qu'une nouvelle ethnie est débarquée chez nous.Rassemblées au hasard des pistes, des routes et des portages, nos familles ont associé leurs labeurs, leurs peines et leurs joies, leurs traditions et surtout leur courage, pour que progresse la construction sociale, économique et politique du pays.Nous avons pris possession d’un territoire immense, presque insondable: “L’âme, ou l’être, y trouve un espace sans limite pour prendre son essor”, a dit le poète Rupert Brooke.Un territoire qui pourrait loger les trente-trois pays du continent européen, l’Union Soviétique y compris jusqu’à l’Oural.Un pays si grand que ses habitants découvrent souvent les cités étrangères qui les avoisinent — Seattle, Minneapolis, Detroit, New York ou Boston — bien avant leurs propres métropoles régionales.Un pays si démesuré que nombre d'entre nous n’en toiserons jamais les dimensions, du nord au sud et d'est en ouest, que par la lunette — grossissante ou rapetissante — de nos moyens de communication.Encore si ce pays se ressemblait d'un coin à l’autre:,qui en a vu un aurait vu les autres.Mais entre les échancrures de Terre-Neuve, les jardins du Niagara, les flatlands de la Saskatchewan, la vallée du Saint-Laurent et les pics des Rocheuses, où sont les ressemblances?Et la diversité des paysages entraîne une diversité de gens.Nous sommes autres et pourtant pa- reils.Le pâys de l’hiver n’est pas seulement celui de Vigneault, mais celui de tous les Canadiens.L’Indien et l'Inuit ne sont pas seuls à ressentir l’envoûtement boréal.L’étrange vertige des espaces sans horizon n'émeut pas seulement les gens de l’Ouest, ni la sourde mouvance des glaciers éternels les seuls gens de Colombie.Ce que l'oeil ne peut percevoir, dans ce pays, l’esprit doit Temorasser.C’est laventure canadienne.Elle est sans précédent et sans analogue.Elle est difficile mais combien exaltante! Pour qu’elle continue de susciter en nous la ferveur, il faut en renouveler les formes et les manifestations.L’Histoire nous y convie et nous presse de nous y appliquer avec la détermination et la volonté de dépassement de ceux de la première aventure.C’est de nouveau le temps de l’engagement.Le pari canadien Combien de fois nous a-t-on dit que ce pays tenait de l’impossible?Les voix dissonantes de collectivités s'égrenant en chapelet entre deux océans, affirmant chacune sa volonté de survivance et son vouloir-vivre régional, auraient pu en faire le pays de Babel.L'Intendant Talon, le premier de nos gouvernants à mesurer l’immensité du chantier ouvert par la Nouvelle-France, s’en inquiétait déjà il y a trois siècles: “Je travaille autant que je puis”, écrivait-il à Colbert, “à réunir et raprocher Les habitations esbignées”, notait que les humeurs de ces derniers ne s’accordaient pas toujours et se félicitait que le peuple ait paru “assez uny dans tout le temps de mon séjour”.L’unité n'a jamais cessé depuis d’être objet de souci pour les gouvernements du Canada.Car les préjugés et les chicanes que nous avions traînes depuis nos vieux pays, grossis des querelles que nous avons cherchées sur place, nous ont longtemps obsédés.Nombre d’entre nous en sont encore marqués, car certaines blessures étaient profondes.Ainsi, les régions de l’Ouest, que nous avons mis près d'un siècle à occuper et à développer, ont souvent désespéré et peut-être désespèrent encore de rattraper l’Est “où tout a commencé”.Bien des coins du Québec, de l’Ontario et surtout de l’Atlantique se sont sentis négligés et se sentent encore négligés.Pourtant, ce pays s’est construit.Des complémentarités utiles, des aspirations conciliables et des valeurs communes sont apparues dans ce territoire démesuré.Sur ces affleurements nous avons fondé notre vouloir-vivre collectif.Nous avons établi sur ces fondations un équilibre entre les régions du pays qui est encore fragile et que nous devons mieux assurer.Il est un autre équilibre qu’il faut aussi consolider pour de bon: c’est celui, toujours précaire, qui s’est établi entre nos deux grandes collectivités linguistiques, celle de langue française et celle de langue anglaise.Pendant de longues années, la présence d’une collectivité de langue française fortement enracinée au sein d'un pays qui se croyait essentiellement britannique a été perçue comme une source de complications et d'inconfort avec laquelle il fallait composer encore pour un temps.Or, il est devenu évident que cette collectivité n’a rien de temporaire: elle a survécu, elle s'est développée et elle est installée à demeure en terre canadienne.Mais cette collectivité se souvient des avantages qu'elle n’a pas eus, des espoirs qui ont été déçus et du respect qu’on lui a refusé.Elle est déterminée à ce que les inégalités de l’histoire ne se répètent plus, ni dans l’ensemble du pays, ni surtout dans cètte partie du territoire canadien où elle est concentrée, le Québec.Les sociétés humaines succombent facilement à l'inconscience: trop souvent, elles ne consentent le respect qu'aux forts.Et trop souvent, les Canadiens de langue française ont appris que les promesses sent respectées lorsque celui qui les a reçues peut forcer la main de celui qui les a faites.C’est une leçon qu’ont également apprise les Canadiens d’autres origines ethniques qui se sont établis chez nous depuis un siècle.Il a souvent fallu bien des années, bien des efforts, bien des patiences pour que cessent les avanies et les inégalités de traitement qui ont fait que tant de Canadiens d’ascenaance autre que britannique et française se sont sentis des citoyens de seconde zone dans un pays auquel ils avaient pourtant donné toute leur loyauté.Plus pénible encore est la leçon qu’ont dû apprendre les autochtones du Canada, plus pressant le rappel qu’ils doivent encore faire de leur dignitié fondamentale et de leur droit à l’égalité des chances.Nous devons donc consolider, pour les générations à venir, cet équilibre entre régions et cette convivance entre collectivités linguistiques, groupes ethniques et autochtones, afin qu’ils ne soient jamais plus compromis.Dans cette entreprise s’éprouveront notre coeur et notre raison: c’est une épreuve de sagesse.Nous refaire Cette épreuve doit commencer par un exorcisme.D'un bout à l’autre du pays subsistent des mythes étriqués et des vieux complexes que nous traînons comme des boulets.Il faut briser les chaînes qui nous y attachent.Tournons une fois pour toutes la page des Plaines d’Abraham: les vainqueurs et les vaincus sont morts.Décolonisons, dans notre esprit, le Québec: le Québec est en pleine renaissance.Reconnaissons la vitalité des provinces de l’Atlantique et cessons de croire qu’elles ne sont plus capables du rôle de premier plan qu’elles ont joué dans le premier développement du pays.Voyons l’Ontario pour ce qu’elle est — un chantier ouvert à tous, qui profite à tous, et non pas un bastion de la mesquinerie.Célébrons le succès des provinces de l’Ouest dans la liquidation de leur dépendance vis-à-vis de l’Est.Il faut que notre mythologie nationale soit à l'image du temps présent.Ce tournant de l’histoire canadienne nous fournit l’occasion de nous refaire une âme et de la refaire à notre façon.Cette entreprise engage toute la nation, toutes les régions et tous les citoyens.Elle requiert un cadre politique: c’est ce dont traitent les chapitres qui suivent.Elle exige au surplus une ouverture des esprits et des coeurs: c'est ce qui remue aujourd’hui dans l’âme de tous ces Canadiens.Car c’est au bout du compte la volonté collective de ses citoyens qui fera que le Canada continuera d’être.Ce vouloir-vivre ne s’affirmera que dans la mesure où.le peuple canadien assumera pleinement son identité et comprendra ce qui lui vaut l’appartenance au Cgnada, comme on l’y invite au chapitre deuxième.Il faut pour cela que les Canadiens, curieux d’horizons et des visages, partent à la découverte de leur pays, comme ceux et celles de la première aventure.La phrase admirable de Bruce Hutchison placée en exergue à ce chapitre a valeur prophétique puisqu’elle date de 1957.Dans la foulée des Cabot, des Cartier, des Mackenzie et des Fraser, nous devons achever l’uitime découverte.Il appartient à chacun de le faire à sa manière, dans son milieu.Aussi ce document s’adresse-t-il pareillement et sans défiance à tous les Canadiens, sans chercher à flatter la bonne conscience des uns ou à éveiller quelque sentiment de culpabilité chez les autres.C’est au présent qu’il parle de notre avenir.Le peuple canadien a acquis au cours de son histoire une personnalité, une conception de l’État et de la société ainsi qu’une vision du monde qui lui sont propres.C’est de cette personnalité, de cette conception et de cette vision que procèdent les principes du ressourcement que le Gouvernement engage.Ces principes sont énoncés au chapitre troisième., S’inspirant de ces principes, le Gouvernement s’engage dans les chapitres suivants à améliorer le fonctionnement de notre fédéralisme et à renouveler notre constitution.Dans cette entreprise essentielle et capitale, il compte sur la coopération des gouvernements provinciaux.Il a d’ores et déjà fixé le calendrier des étapes à franchir.Il est décidé à ne pas laisser les tergiversations et les faux-fuyants paralyser ce qui lui paraît un impératif pour le pays.Le renouvellement envisagé par le Gouvernement est à la mesure de nos ambitions.Il mobilisera les énergies des deux ordres de gouvernement et de tous les citoyens.C’est une entreprise dont le Canada est maintenant capable et dont tous les Canadiens retireront des avantages considérables sur le plan culturel, économique, politique et social.Nous mènerons cette entreprise à terme et nous le ferons sans détour, pour que nous puissions au plus tôt nous employer aux mille autres choses qui concernent notre bien-être et qui requièrent notre attention et nos ressources.Chapitre II L'affirmation de l'identité canadienne Notre pays est d l’dge des premiers jours du monde.La vie ici est d découvrir et d nommer; ce visage obscur que nous avons, ce coeur silencieux qui est le nôtre, tous ces paysages d’avant l’homme, qui attendent d’étre habités et possédés par nous, et cette parole confuse qui s'ébauche dans la nuit, tout cela appelle le jour et la lumière.(Anne Hébert) Le renouvellement de la fédération n’exige nullement quelque métamorphose ou quelque mutation au peuple canadien.• Pour l’accomplir, il suffira que nous devenions davantage ce que nous sommes déjà, que nous soyons plus assidûment fidèles a nous-mêmes.En un mot, la crise de confiance qui nous éprouve est une crise de maturation.Elle fera de nous un peuple adulte, plus sûr de lui, plus conscient de ce qu'il est et de ce qu’il peut devenir.Cette crise ne nous contraint nullement à renoncer à notre personnalité nationale, ou à nos caractères régionaux, ou aux traits culturels qui nous sont propres — qui que nous soyons et où que nous vivions en ce pays.Au contraire, cette crise nous oblige à assumer pleinement l'identité canadienne, à fixer enfin et pour de bon ce qu’elle a d'essentiel, à l'illustrer avec plus d’éclat dans notre vie personnelle et dans nos comportements collectifs.La recherche de cette identité nous ob- sède depuis longtemps.“L’avenir du Canada, à mon avis, depend du développement d'un esprit national”, proclamait le parlementaire Edward Blake à peine six ans après la Confédération; “nous devons fonder notre unité sur des valeurs communes, des aspirations que nous partageons, et il me semble que nous y parviendrons seulement si l'esprit national dont je viens de parler se développe”.Mais pendant longtemps, la dualité linguistique et la diversité régionale du pays ont été perçues comme des obstacles quasi insurmontables à la constitution “d’un tempérament et d’une tournure d’esprit qui nous soient propres”, selon l'expression d’un Archibald Lampman, au siècle dernier.Bien avant que Hugh McLennan n’explore nos deux solitudes, Pierre Chauveau déplorait que nous, Canadiens, “montons comme par une double rampe vers les destinées qui nous sont réservées sur ce continent, sans nous connaître, nous rencontrer, ni même nous voir ailleurs que sur le palier, de la politique.Socialement et littérairement parlant, nous sommes plus étrangers les uns aux autres de beaucoup que ne le sont les Anglais et les Français de l’Europe”.Et Henri Bourassa de constater qu’il y avait chez nous “le patriotisme des gens de l’Ontario, le patriotisme des gens du Québec et le patriotisme de ceux de l’Ouest; mais il n’y a pas de patriotisme canadien, et il n’y aura pas de nation canadienne tant que nous n’aurons pas de patriotisme canadien”.’ .À maints égards, Blake, Lampman, Chauveau et Bourassa avaient raison.Plus que jamais, l’existence du pays dépend aujourd’hui de l’esprit qui anime les Canadiens.C’est la conception de l’État et de la société qui nous est propre et nulle autre qui devra déterminer le renouvellement de notre fédération.Entre les deux rampes où évoluent nos deux majorités linguistiques, nous avons dû construire bien des "passerelles, et nous devrons en construire encore bien d’autres.Mais il y avait un vice fondamental dans la conception de l’identité nationale que se faisaient ces premières générations de Canadiens: c’est qu’elles cherchaient à couler cette identité dans le moule forées ment plus homogène des nationalités européennes.Or, cela n’était guère possible, meme au temps où les ascendances françaises et britannique étaient seules à coexister avec les autochtones.Il a fallu que d’autres groupes ethniques s’installent par millions chez nous pour nous faire prendre conscience qlie le Canada ne pouvait qu’être irrévocablement voué à la diversité.C’est la première, peut-être la plus grande, des leçons que nous devons tirer de notre histoire.Car l’affirmation de Ti-dentité canadienne doit commencer par un ressourcement.“Une nation est une collectivité de personnes qui ont fait de grandes choses ensemble oans le passé et qui espèrent faire de grandes choses ensemble à l’avenir,” a dit l’historien Frank Underhill, paraphrasant Michelet.De grandes choses, l’histoire de nos premiers cent dix ans en fourmille: il y en avait tant à faire que nous avons rarement pris le temps d’en illustrer notre mythologie nationale, ou de nous dire d’un bout à l’autre du pays — car il s’en faisait autant à l’ouest qu’à Test — combien grandes elles étaient.Bien sûr que le pays est jeune, mais sa jeunesse ne nous empêche nullement de cristalliser l’identité canadienne, puisque celle-ci procède de filiations bien plus anciennes.Nous avons commémoré bien avant 1967 Te premier siècle d’enracinement des premières colonies de l’Ouest, des premiers débarquements sur la côte du Pacifique, de la fondation de Vancouver.Il y a déjà deux siècles, commençaient d’arriver en pays ontarien et darts les Maritimes les premiers Loyalistes, qu’un attachement profond aux valeurs britanniques poussait vers le nord du continent.Nous célébrons cette année le trois cent soixante-dixième anniversaire de la fondation de Québec, capitale d’une Nouvelle-France qui déjà avait une envergure continentale, foyer d’une longue survivance puis d’une remarquable renaissance.Plus ancien encore est le premier établissement de TAcadie, presque contemporain des premiers essaimages de highlanders en Nouvelle-Écosse, mais bien postérieur aux hivernages de toutes nationalités à Terre-Neuve.Dans tous les coins du pays, ces immigrants ont trouvé des populations autochtones installées depuis des millénaires, sans leur reconnaître, hélas, la place et le rôle qui leur revenaient dans l’aménagement du pays.Le modèle canadien Ces migrations successives ont transplanté en terre canadienne les valeurs de haute civilisations.Nous partageons donc avec les sociétés dont nous sommes issus ou avec lesquelles nous sommes en interaction, notamment les États-Unis, des valeurs universelles et d’autres qui sont plus particulières.Mais la synthèse que nous avons entrepris de faire de ces valeurs est tout à fait originale: à force d’accoutumance, d’entrechoquement et d’application aux réalités qui nous sont propres, ces valeurs ont pris chez nous des formes spécifiques.Ces valeurs animent nos comportements personnels et fixent notre personnalité collective.Elles règlent les rapports entre les collectivites du pays et prescrivent le caractère de ses institutions sociales.Elles définissent la forme de notre gouvernement et régissent le fonctionnement de nos organes politiques.El- • les fondent nos aspirations, forgent notre idéal et cernent notre devenir.Bref, ces valeurs déterminent ce que nous pouvons appeler, sans vaine gloire mais aussi sans modestie, le modèle canadien.Cette synthèse des valeurs canadiennes n'est pas achevée et, espérons-le, ne le sera jamais.Car le Canada n’est pas une société bloquée.Le dynamisme qu’il doit à son ouverture et à sa diversité, le développement et les progrès qui en procèdent.obügent au contraire le peuple canadien à un perpétuel renouvellement.Il est des temps où notre système de valeurs évolue presque imperceptiblement, grâce à la taille, à Témondage, et au greffage qu’v font spontanément les Canadiens.Mais il est d’autres temps où la mise à jour du modèle canadien doit être plus radicale et requiert des efforts conscients et persistants: le temps présent est de ceux-là, comme en était, au siècle dernier, l’époque troublée qui a conduit à la Confédération.Les valeurs que nous partageons Le renouvellement de la fédération exige d’abord que nous prenions cons- cience des valeurs que nous partageons ou que nous devons partager, a quelque collectivité que nous appartenions et dans quelque region que nous habitions.Ce pays, que déjà il y a plus de trois siècle Jean Talon nommait le Canada, nous a faits ce que nous sommes et nous a faits plus semblables que nous ne le croyons.C’est souvent l’étranger de passage qui doit nous le rappeler, tant nous sommes portés à mettre l’accent sur nos indéniables particularismes.Car nous avons tendance à réduire le phénomène culturel à ses dimensions linguistique et ethnique et par conséquent à sous-estimer les valeurs culturelles que nous avons en commun — francophones et anglophones, gens de Test comme gens de Touest.Qui d’entre nous, par exemple, n’est pas marqué par des espaces qu’on croirait infinis — le grand large des régions océaniques, les nozirons sans borne de nos prairies, les vallonnements interminables du pays laurentien, le miroir indiscernable de nos Grands lacs?Nous ressentons tous l’attrait du Grand Nord, "fenêtre ouverte sur l’infini, sur le possible, sur l’avenir”, disait il y a plus de quarante ans, l’académicien français André Siegfried.Nous avons tous une conception semblable de la nature et des rapports entre l’homme et son milieu, car la force de la nature se manifeste chez nous plus brutalement qu’ailleurs et sa.domination par l’homme y est plus difficile.De • tout cela, nos arts et nos lettres témoignent abondamment, qu’elles qu’en soient la langue véhiculaire ou la region d’origine.Notre fonds commun est également considérable en ce qui touche les valeurs économiques et sociales.Notre éthique est nord-américaine: nous souscrivons tous à la primauté et à la liberté fondamentale du citoyen, à l’égalité des chances, aux valeurs démocratiques, au respect da l’autorité des lois, tout comme à la dynamique de l’initiative personnelle, à la mise à contribution des institutions gouvernementales aux fins du développement de la collectivité, et au partage entre individus et régions des ressources et des revenus.De nouveaux efforts sont constamment requis pour mieux incarner ces valeurs dans la vie canadienne.Le renouvellement de la fédération nous fournit l’occasion de progresser dans cette voie.Nous pourrons être d’avis différents sur les moyens à employer.Mais nous nous entendrons sans difficulté sur les grands objectifs, puisqu'un consensus national existe bel et bien sur ces valeurs fondamentales.D’autres valeurs doivent cependant être intégrées à ce consensus.Elles ont trait à l’égalité linguistique, à la diversité des cultures, à la dignité des autochtones et à l’autonomie des régions.La crise nous commande de faire les efforts requis pour les y insérer, et aussi pour en accepter les conséquences pratiques.Au fond, tout ce qui nous est demarydé, en ces domaines, c’est d’accepter que soit accordé aux autres ce que nous réclamons pour nous-mêmes.Nous revendiquons tous le droit de vivre dans la langue officielle qui nous a été donnée par la naissance ou que nous avons adoptée, et de traiter dans cette langue avec nos autorités gouvernementales.Nous réclamons tous aussi le droit de préserver notre patrimoine culturel et d’obtenir, pour ce faire, la bienveillance de l’Etat.Nous souhaitons tous que notre région se développe à sa manière et que nous puissions y choisir, avec ceux de nos concitoyens qui nous sont les plus proches, le mode d’existence qui nous convient le mieux ou que nous préférons.Le renouvellement de la fédération exige que nous reconnaissions que les autres Canadiens ont, à tous ces égards, les mêmes aspirations que nous.Au nom de la diversité dont nous nous réclamons pour jouir pleinement des libertés individuelles et collectives, nous devons donc accepter que ces libertés soient étendues à tous les autres Canadiens et que leur soient donnés les moyens de les exercer.Nous devons aller un peu plus loin: non pas seulement accepter que les autres collectivités canadiennes puissent être différentes des nôtres et vouloir le demeurer, mais aussi les respecter pour ce qu’elles sont.Au Canada, le temps du mépris, de l’arrogance, des avanies doit être révolu.L’amitié, la solidarité et le respect entre collectivités qui se veulent différentes .sont des valeurs essentielles de l’identité canadienne.C’est en les faisant nôtres que nous parviendrons, non plus seulement à survivre, comme voudraient nous y condamner les plus pessimistes parmi nos penseurs, mais à croître, à nous développer, à nous illustrer.Les valeurs que nous pouvons choisir res et des citoyens de second ordre.Ainsi comprise, l’unité est la dimension transcendante qui exhausse le sentiment d’appartenance jusqu’à l’humanité authentique”.Apprivoiser noa différences Pourquoi donc avons-nous tendance à reprocher leurs différences aux autres Canadiens, alors que nous tenons si farouchement aux nôtres?Pourquoi nous est-il souvent difficile d’accepter que les institutions et les symboles de la fédération respectent et illustrent les différences des autres, alors que nous réclamons le même respect et la même illustration des nôtres?En se racontant à l’ethnologue de passage, TInuit de Povungnituk nous en donne la raison : “Malgré tous nos chamans, nous ignorons tant de choses que nous craignons tout ce que nous ne connaissons pas bien.Nous craignons ce que nous voyons autour de nous, nous craignons toutes les choses invisibles qui sont également autour de nous, tout ce dont nous avons entendu parler dans les histoires et les mvthes de nos aïeux".Nous sommes tous un peu cet Inuit de Povungnituk.À maints égards, le Canada est un pays qui s'ignore; c’est donc, à maints égards, un pays qui se craint.Malgré tous nos cnamans — nos gouvernants, nos intellectuels, nos journalistes — nous ignorons trop souvent ce que nous avons en commun; nous craignons donc d'être trop différents pour demeurer unis et pour continuer de former un pays.Différents nous le sommes, et nous le savons bien, mais nous ignorons précisément comment et par quoi nous le sommes.Nous craignons donc le préjudice imaginaire que pourraient nous causer les differences des autres, mais nous ne croyons guère à la crainte que les nôtres pourraient leur inspirer; car, connaissant bien ce que ces autres ignorent, nous nous croyons inoffensifs.Nos aïeux nous ont laissé bien des histoires et bien des mythe '• sur les choses invisibles de ce pays — entendez, celles qui concernent des régions autres que celle où nous vivons.Mais nous ignorons encore trop souvent que ces choses ont changé et que ces mythes sont faux.Comment dissiper ces vieilles histoires et exorciser ces vieux mythes’ Comment prendre conscience de toutes les valeurs et de toutes les expériences que nous avons en commun’ Comment apprivoiser nos différences et fixer l’identité canadienne?Les chemins de la découverte Nous disposons, pour ce faire, de moyens autrement plus puissants et efficaces que ceux des premiers Canadiens.Ce sont Tavion, le train, l’automobile, l’éducation.la presse, l'édition, la radio, la té-lévisio i, le cinéma — tout ce qui véhicule les hommes, leurs idées, leurs images et leurs espoirs.La Vérendrye a mis des mois pour atteindre les Rocheuses, mais le Montréalais peut aujourd’hui se rendre à Calgary en quelques heures.La nouvelle prenait jadis autant de temps pour circuler de Halifax à Winnipeg; la radio ou la télévision la rapportent aujourd’hui en quelques se' oncles.Le livre é'ait, hier encore, bien de luxe, réservé aux élites; l’édition à grand tirage Ta mis à h portée de tous.L'image ne se trouvait naguère qu’en peinture, dans les salons des riches, ou dans la mémoire de ceux qui avaient l’occasion d'aller la recueillir sur place; la télévision, la photographie et le cinéma Tont mise dans tous les foyers.Nos grands-pères se souvenaient avec émotion du jour où ils avaient entendu John A.Macdonald ou Wilfrid Laurier; la radio et les techniques d’enregistrement nous permettent de réécouter a volonté nos hommes politiques — pour mieux les comprendre et aussi mieux les critiquer.Nous avons donc tous les moyens requis pour rendre moins confuse la parole entendue par le poète Anne Hébert et faire éclater le jour et la lumière entrevus par elle.Mais aucun gouvernement ne pourra jamais, par ses édits, fixer et illustrer Ti-dentité canadienne.Les gouvernements du pays peuvent aider, soutenir, faciliter les découvertes des Canadiens; mais cette dimension capitale du renouvellement de la fédération est l’affaire de tous.En démocratie, les citoyens décident eux-mêmes de leurs allées et venues, et de ce qu’ils lisent, voient ou entendent.C’est donc aux Canadiens eux-u s qu’il revient de prendre conscier.*s convergences qui les rassemblent et aes différences qu’ils se reconnaissent mutuellement et acceptent de préserver ensemble.Une fois que ces valeurs auront été solidement intégrées au consensus national, nous pourrons enfin nous employer, sereinement et sans arrière-pensée, à faire fructifier le grand jardin de la diversité canadienne.Nous pourrons, chacun pour soi, mais aussi un peu pour les autres, illustrer notre langue, développer notre culture et affermir notre régionalisme — quels qu’ils soient.Nous pourrons choisir à tous autres égards les valeurs qui déterminent nos attitudes, nos aspirations et ''notre mode d’existence, et résister en toute bonne conscience aux pressions de ceux qui, au nom de l’unité, voudront nous imposer une uniformité aussi futile que stérile.Car si certains Canadiens se sont contentés jusqu’ici d’un consensus national trop restreint qui excluait des valeurs pourtant fondamentales à l’unité, à la stabilité et à la prospérité de la fédération, d’autres ont cnercné à étendre ce consensus à l’excès.L’identité canadienne n’est pas un rouleau-compresseur et la structure fédérative de notre système de gouvernement vise précisément à préserver et à promouvoir la diversité.Nous pouvons donc être Canadiens de bien des façons et être, bien que différents, d’une égale loyauté envers le pays.Uniforme, le Canada serait sans interet; et parce que sans intérêt, il ne serait pas.Mieux que tout autre, peut-être, l’essayiste Northrop Frye a exprimé la distinctien essentielle entre Tuniformité et l’unité: "L’uniformité, qui prescrit que chacun soit “à sa place'’, utilise les mêmes clichés que tout le monde, pense et se comporte comme tout le monde, engendre une société qui paraît confortable au premier abord mais qui dépouille Thomme de toute sa dignité.L'unité véritable s’accommode au contraire de la dissidence et célèbre la variété des traditions et des conceptions.Elle reconnaît que le destin de Thomme en société est de s’unir plutôt que de se diviser.Elle souligne qu’il est mesquin et méprisable de constituer des proletariats et des boucs émissai- Chapitre III Les principes du renouvellement La force et la raison d’étre du Canada reposent sur la complémentarité des différentes régions et sur l'éouilibre de leurs forces et de leurs faiblesses respectives.Leur situation évolue continuellement et il nous faut parfois consentir d des sacrifices.Mais nous devons nous attacher au principe de l’unité du pays si nous voulons voir les avantages de la Confédération durer toujours et malgré tout.(Déclaration de Brandon des premiers ministres de l’Ouest) L’évolution du grand débat sur l’unité du pays démontre que l’immense majorité des Candiens a compris que le renouvellement de la fédération s’impose et quelle est décidée à l’effectuer."Chaque énération de Canadiens doit accomplir e nouveau le miracle de son existence politique", a dit Arthur Lower.Jamais mieux qu’en temps de crise ce pays manifeste-t-il sa capacité de rebondissement: il est en train de rebondir.Pour réussir, ce renouvellement doit être fondé sur des principes capables d’englober les réalités fondamentales d’une société complexe, diversifiée et changeante.Notre reflexion collective est loin d’être complétée, mais elle est bien amorcée Le Gouvernement s’en est inspiré pour formuler les principes suivants.Il propose que ces principes orientent le renouvellement de la fédération.La primauté daa cltoyans al da (aura llbartéa Le renouvellement de la fédération doit consacrer la primauté des d-Suite à la page suivante Le Devoir, mardi 13 juin 1978 ¦ 6 Le temps d’agir : i Suite de la page 5 toyens sur les institutions, garantir leurs droits et libertés, et assurer que ces droits et libertés sont inaltérables.ii i C’est l’esprit oui anime les Canadiens, leur volonté collective, leurs besoins et leurs aspirations qui doivent déterminer, le renouvellement de la pratique du fédéralisme, des institutions, de la Constitution du Canada.Aucune loi d’aucun parlement ne peut renforcer la solidarité ou développer la sympathie et l’amitié entre les collectivités canadiennes.C’est aux citoyens eux-mêmes qu’il appartient d’assumer pleinement l’identite canadienne et de [’exprimer pair leurs actions et leurs comportements individuels et collectifs.Les Canadiens progresseront d’autant plus dans cette voie si leurs gouvernements reconnaissent la primauté de leurs droits et libertés en les inscrivant dans la Constitution.Peut-être cela n’est-il pas essentiel en régime unitaire, où la suprématie d’un Parlement représentant les citoyens à tous égards peut garantir les droits des citoyens.Mais il en va autrement en régime fédéral où différents ordres de gouvernement représentent les citoyens à différents égards et peuvent donc s’opposer.En consequence, la Constitution et les droits qu'elle proclame doivent fonder l'unité des États à forme fédérative.Le Canada ne saurait faire exception.La suprématie de la constitution est un corollaire nécessaire de ce premier principe, dans la mesure où y sont inscrits les règles de la vie démocratique, les droits et libertés fondamentales, le partage des pouvoirs et l’indépendance du pouvoir judiciaire qui est le garant et des uns et des autres.Le plein respect des droits des autochtones Le renouvellement de la fédération doit conduire au plein respect des droits légitimes des autochtones, reconnaître la place qui leur revient dans la mosaïque canadienne à titre de premiers occupants du pays, et leur donner les moyens de jouir pleinement de l'égalité des chances.La justice nous commande le plein respect de la dignité et des droits des autochtones.Nous n’avons pas reconnu comme il se doit, par le passe, l’antériorité du droit de cité des populations indiennes et inuit et,l’apport de ces collectivités au développement du Canada.Le peuplement et l’aménagement des territoires qu’ils ont été les premiers à occuper se sont souvent faits à leurs dépens.Plus que toute autre collectivité canadienne, les autochtones ont souffert dans leur dignité et ont été privés du respect de leurs concitoyens.Les programmes de soutien conçus pour eux les ont souvent maintenus dans un état de dépendance qui a réduit leur autonomie comme citoyens.Depuis des années, les Indiens et les Inuit revendiquent leurs droits particuliers et la place qui leur revient au sein de la- société canadienne.Ils savent qu’au nom de la même diversité dont se réclament les autres Canadiens, ils doivent pduvoir préserver leur culture et leur mode d’existence.Le renouvellement de la fédération doit favoriser la coopération entre Indiens, Inuit et autres Canadiens pour que ces descendants des premiers occupants du pays puissent contribuer, dans l égalité des droits et des chances, à la consolidation de l'unité canadienne et se voient reconnaître, eux aussi, la qualité de fondateurs du Canada de l’avenir.L’épanoultMmenl des deux majorités linguistiques Le renouvellement de la fédération doit garantir l'égalité linguistique de ses deux ?;randes collectivités, l'anglophone et la rancophone, et assurer que les instituions < anadlennes existent pour favoriser l'épanouissement de chacune.; Nous devons reconnaître qu'il y a bel et bien au Canada, deux grandes collectivités linguistiques et que chacune, étant aoncentrée sur une partie du territoire na-Qonal, a le sentiment de former une ma- Set réclame par conséquent pour ses bres un statut et des droits égaux.La collectivité de la langue française est Numériquement majoritaire dans cette Rartie du territoire qui va des "pays d'en aut” ontariens en englobant tout le Québec, jusqu’aux confins du pays acadien.La collectivité de langue anglaise est numériquement majoritaire dans l’extrême est du pays et dans cette partie du territoire qui va des basses terres ontariennes jusqu ci la côte du Pacifique.Ainsi, la collectivité de langue française fait le pont entre les populations anglophones de l’Atlantique et celles des cinq provinces les plus à l’ouest du pays.Dans l'aire géographique de chaque collectivité sont enclavees des minorités anglophones ou francophones.Ni l’une ni l’autre de ces deux collectivités linguistiques ne saurait imposer sa volonté a l’autre ou tenter de la mettre en état de subordination sans provoquer l'éclatement de la fédération.Cette réalité politique commande à tous les Canadiens, qu’ils soient anglophones ou francophones, de développer les uns envers les autres le respect, la sympathie, l'esprit d'ouverture et d'accueil qui sont absolument nécessaires pour que les deux majorités puissent coexister harmonieu- sement Cette réalité n’oblige pas chacun de nous à devenir bilingue.Elle exige cependant que l’égalité de nos deux langues officielles soit reconnue et garantie.Elle requiert aussi que les conséquences pratiques de cette égalité soient acceptées.Elle prescrit que l'instauration de l’égalité linguistique au sein des institutions fédérales soit complétée, et que les services publics provinciaux soient dispensés dans leur langue aux minorités de langue officielle, partout où le nombre le justifie.Elle doit enfin conduire les institutions du secteur privé à reconnaître qu'il est fonctionnel et même nécessaire, dans plusieurs régions du pavs, du recourir aux deux langues officielles dans leur fonctionnement La miM an valeur de la mosaïque dee culturee Le renouvellement de la fédération doit mieux reconnaître le principe de la diversité des cultures, et le droit de tout citoyen, quelle que soit son origine ethnique, à l'égalité des chances.Toutes les collectivités culturelles doivent pouvoir compter sur la bienveillance des deux ordres de gouvernement pour préserver leur patrimoine culturel et pour découvrir et apprécier celui des autres.Aux Français et aux Britanniques des premières colonisations sont venus s'ajouter depuis un siècle, des citoyens d’autres origines ethniques.Un grand nombre ont rallié la majorité anglophone, d’autres — souvent de la même origine ethnique — la majorité francophone, sans pour autant perdre leurs particularités, Même si par la loi des nombres, il est naturel que les cultures anglaise et française prédominent, il ne saurait y avoir au pays ni une, ni deux cultures officielles.La société canadienne doit avoir clairement et spécifiquement comme objectif de favoriser la diversité.Par conséquent, nous devons mieux assurer l’égalité des chances pour tous les Canadiens et mieux les prémunir contre toutes formes d’inégalité de traitement.Nos traditions françaises et britanniques n’ont pas été diminuées par ces apports multiculturels.Au contraire, leur rivalité séculaire s'en est trouvée heureusement atténuée.Elles en ont tiré aussi une vitalité et une richesse inestimables en tous domaines — arts, lettres, sciences, économie et politique.L’éclat de nos deux cultures principales ne sera pas davantage terni par la volonté des nouvelles collectivités de préserver leur patrimoine culturel.Nous devons donc faire davantage pour le développement et la mise en valeur de tous les éléments de la mosaïque canadienne.Nous devons aussi développer considérablement les échanges interculturels, pour que chacun, en ce pays, puisse découvrir, apprécier et respecter le patrimoine de ses concitoyens.Le développement autonome des régions Le renouvellement de la fédération doit favoriser en tous domaines le développement autonome des régions, en évitant la centralisation excessive.Le Canada a toujours été et demeure aujourd’hui un pays de régions.Notre géographie nous l’impose et notre population le réclame.La structure fédérative de notre régime a permis aux identités régionales de se développer et de marquer, bien plus que dans la plupart des sociétés parvenues au même stade de développement, l’organisation et le fonctionnement des institutions sociales.Mais nous n’avons pas toujours su résister, même dans le secteur privé, à certaines tendances inutilement ou excessivement centralisatrices de la technique et des méthodes d’organisation économique ou sociale.Dans le secteur public, les guerres et les crises ont provoqué une ascendance temporaire du pouvoir fédéral qui s’est toutefois résorbée par la suite, souvent en faveur du pouvoir provincial.La fédération est ainsi plus décentralisée aujourd'hui qu’elle ne l’était il y a un siècle.Le renouvellement de la fédération, tout en consolidant son unité politique, doit donc favoriser le développement autonome des régions.Nous y parviendrons en rendant plus fonctionnelle la répartition des pouvoirs entre les deux ordres de gouvernement.Nous devrons aussi nous engager à nouveau à réduire les disparités interrégionales afin que toutes les régions, et non pas seulement les plus prospères, puissent se développer de manière autonome et préserver les modes de vie et les traditions culturelles qui sont propres à chacune.La poursuite de l’Intégration économique Le renouvellement de la fédération doit conduire à une Intégration économique plus poussée entre les réglons du pays et permettre à toutes d'en profiter plus egalement.La fédération donne à ses régions un accès privilégié à un marché national de Elus de vingt-trôis millions d’habitants.'accès au marché national permet à chaque région d'accroître la productivité de ses industries, la rentabilité de ses entreprises, les assises financières de son secteur public et la prospérité de ses citoyens.Mais l’intégration de l’économie canadienne demeure incomplète et imparfaite.La libre circulation des biens, des services, des capitaux et des travailleurs n'y est pas toujours adéquatement assurée.Les deux ordres de gouvernement n'ont pas encore réussi à réconcilier de manière satisfaisante les impératifs de l’intégration économique et ceux du développement régional, il devra être tenu compte de ces facteurs dans la révision du partage des compétences législatives.Au surplus, toutes les régions n’ont pas profité également de l’accès au marché national, parce que les distances, la taille, la dotation en ressources, l'infrastructure et l’organisation économiques avantageaient ou désavantageaient, selon les cas, l'une ou l'autre région.Les politiques fédérales et provinciales qui ont cherché à corriger ces déséquilibres n’ont pas toujours eu l'efficacité souhaitable et doivent être révisées.L’extension de la solidarité nationale Le renouvellement de la fédération doit accroître et approfondir la solidarité entre citoyens de toutes les régions et de toutes les collectivités du pays.Une chaîne n’est jamais plus forte, dit un vieil adage, que le plus faible de ses maillons.Il en va ainsi ae toutes les sociétés et.singulièrement, la nôtre.Aussi, la saine émulation entre les régions canadiennes devra-t-elle être tempéree par l’extension et l’approfondissement de la solidarité nationale.Pour atteindre le plus haut degré de liberté et d’autonomie, les citoyens, les réions et les autres collectivités ont tous esoin.à divers moments de leur existence.de l'appui des autres.Cette réalité fondamentale, que les premiers ministres des provinces de l’Ouest nous ont rappelée avec éloquence dans leur déclaration de Brandon, est un autre fondement et une autre raison d être de la fédération.Notre histoire fourmille d’illustrations de cette solidarité nationale et des avantages que tous en ont tirés.La Confédéra- tion, en provoquant le décollage économique du Québec, a stoppé l’immigration francophone vers les Etats-Unis.Le Québec, en finançant, pour une large part, par le truchement de la fiscalité fédérale, la construction de nos grands réseaux ferroviaires, a facilité le peuplement et le développement des régions de l’Ouest.L’Ontario, en portant jusqu’à récemment le gros du fardeau de la péréquation interprovinciale, a assuré le relèvement des services publics dans les provinces moins riches.Elle a pu le faire parce que les autres régions avaient auparavant accepté de faciliter, grâce à la protection douanière, l’essor de ses industries manufacturières.Nous savons tous que la Colombie-Britannique et l’Alberta ont porté une partie du fardeau de la péréquation dès que la prospérité de leurs économies régionales leur a permis de le faire.Ainsi, tous les citoyens du pays profitent plus également de bénéfices sociaux et de services publics dont les citoyens des régions plus prospères défrayent, par l’entremise de la fiscalité fédérale, une plus large part que les autres.Nous savons aussi que les provinces pétrolières de l’Ouest ont accepté d’échelonner sur plusieurs années le renchérissement du pétrole chez nous, pour que les autres économies régionales ne soient pas trop disloquées.Elles l’ont accepté d’autant plus volontiers que des politiques fondées sur la solidarité nationale avaient favorisé antérieurement la mise en valeur de leurs gisements pétroliers.Cette solidarité est fondamentale pour l’unité du pays et il faut la renforcer.Il faut aussi l’étendre à d’autres domaines que l’économie et les finances publiques, comme la langue et la culture.L’interdépendance dee deux ordres de gouvernement Le renouvellement de la fédération doit mieux établir l’autorité et les fonctions de ses deux pouvoirs, le pouvoir fédéral et le pouvoir provincial, qui sont interdépendants, bien qu’éga-lement assujettis à la Constitution, et se partagent la souveraineté interne.La fédération canadienne est fondée par définition sur deux pouvoirs qui doivent être également assujettis à la Constitution et se partager la souveraineté interne.La plupart des provinces existaient comme entités politiques avant d’adhérer à la fédération et, bien que le pays ait suscité une allégeance englobante et prééminente, toutes ont développé une forte identité provinciale.Chacune doit donc être libre de déterminer elle-même son évolution politique, à condition de ne pas affaiblir l’unité canadienne.Les tribunaux, en interprétant la Constitution, et la population, manifestant démocratiquement sa volonté, ont circonscrit le caractère centralisé de certaines dispositions de nos lois organiques et préservé l’autonomie des provinces.Ils ont également reconnu au pouvoir fédéral la plupart des compétences nécessaires au gouvernement de (’ensemble de la fédération.Tel est l’esprit du fédéralisme canadien.Certaines de nos dispositions constitutionnelles y dérogent et doivent être modifiées.La répartition des compétences législatives entre les deux pouvoirs doit en outre être clarifiée et rendue plus fonctionnelle.Quelques-unes de nos pratiques gouvernementales réduisent la portée de la souveraineté interne des (feux ordres de gouvernement et doivent être renouvelées.Bien que souverains dans leurs sphères respectives, les deux pouvoirs de la fédération sont interdépendants et doivent agir de concert.L’intérêt de tous les citoyens et de toutes les collectivités, plus qu’aucune disposition constitutionnelle, l exige en tout temps.Le renforcement de l’unité d’un Canada au aervice de toue sea citoyens Le renouvellement de la fédération doit faire du Canada un pays auquel tous ses citoyens pourront donner sans réserve leur allégeance et leur loyauté.Fort de cette allégeance et de cette loyauté, un Canada renouvelé pourra servir au mieux les intérêts de tous les Canadiens.Le Canada est bien plus que la somme de ses parties.Qu’il s agisse de négociations commerciales, de la délimitation des frontières maritimes et des territoires de pêche, de la défense ou plus généralement de l’influence que le pays exerce sur la scène internationale, Tumté politique d'un Canada qui parle au nom de tous est un bien inestimable pour tous les Canadiens.Dans le concert des nations, le Canada doit donc parler et agir à l’unisson.Sa souveraineté internationale est indivisible.et le pouvoir fédéral en est investi.Les pouvoirs provinciaux peuvent user de cette souveraineté, mais toujours dans le cadre de la fédération.A l’intérieur, un Canada uni et qui agit comme une seule collectivité politique est en mesure d’assurer, à l’avantage de tous les Canadiens, l’encadrement et le financement de programmes qui réduisent les risques de la vie quotidienne, comme l assurance-chômage, les allocations familiales, les pensions de vieillesse, la péréquation, raide au développement régional et les subventions pétrolières, pour ne signaler que les plus importants.L’unité politique du pays permet aussi de mobiliser les forces vives de toutes les régions lorsque le besoin s’en fait sentir.Elle fournit aux collectivités culturelles, et singulièrement à notre collectivité de langue française, un milieu hautement propice au développement et à l’innovation, ainsi qu'une aire plus vaste où se manifester et s’illustrer.L’unité canadienne permet aussi d'entreprendre les efforts concertés que requiert l'avancement de la recherche scientifique, des techniques, de la protection de l’environnement et des mille autres activités qu'exige l'évolution d’une société avancée.A ces fins et pour toute autre action collective qu'un grand ensemble permet d'entreprendre, les régions et les autres collectivités que rassemble le Canada doivent être unies.Cette unité doit avoir un cadre et des organes politiques.Ce cadre, c'est la fédération et ces organes, ceux qui forment le pouvoir fédéral.C’est la Constitution qui définit ce cadre et qui établit ces organes.L'unité canadienne doit transcender les appartenances provinciales, régionales, linguistiques et autres des Canadiens.Mais pour mériter cette allégeance plus englobante qui procède de son unité politique, le Canada doit persuader tous ses citoyens et toutes ses collectivités qu’il est capable, comme pays, de satisfaire à leurs besoins fondamentaux.Chacun, en ce pays, doit avoir la conviction que le Canada, le Parlement et le Gouvernement fédéral qui agissent pour lui, sont les meilleurs garants de la sécurité, du progrès et de l’épanouissement qu’engendre en démocratie l’action collective de citoyens libres.C’est ce Canada — uni et fort — que le renouvellement de la fédération doit mieux établir.C'est cette conviction que le renouvellement doit inspirer à tous les Canadiens.Chapitre IV Le renouvellement de la pratique du fédéralisme ".Le problème est sans doute difficile d résoudre du fait de la multitude des relations nécessaires entre les trois niveaux de gouvernement dans un pays aussi divers et aussi vaste que le Canada.Nous estimons, toutefois, qu'il est possible défaire en sorte que les relations tn-tergouvernementales deviennent plus significatives, plus directes, plus efficaces et plus pertinentes aux yeux de tous les Canadiens.” (Rapport final du Comité spécial mixte du Sénat et de la Chambre des communes sur la Constitution du Canada, 1972.Le fédéralisme peut être un régime de gouvernement inefficace, complexe et exigeant, mais il n’est pas nécessaire qu'il en soit ainsi.Au Canada, c’est le seul régime qui puisse bien répondre aux besoins des citoyens et servir leurs intérêts.Les débuts Les Pères de la Confédération auraient pu, en 1867, créer un État unitaire, doté d'un seul gouvernement chargé de tous les aspects de la vie collective.Ils auraient pu aussi établir une confédération d’États souverains, associés dans la poursuite d’objectifs communs.S’ils ne l’ont point fait, c’est parce que, pour des raisons d’ordre politique, économique et culturel, ni l’une ni l’autre de ces solutions n’était acceptable.Le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick n’auraient jamais accepté un État unitaire, et l'expérience des États-Unis avait démontré qu’il fallait éviter l’option confédérale.On a donc opté pour un régime politique où chaque citoyen serait directement représenté à la fois par un Parlement central et par une Législature provinciale, un régime où il y aurait deux ordres de gouvernement, soit une autorité fédérale et des autorités provinciales, chacune occupant des domaines de compétence distincts et assez bien définis.Ce nouveau pays allait donc se donner un régime fédéral plutôt qu’unitaire, pour permettre aux habitants des diverses provinces de continuer d’avoir la main haute sur les affaires qui les touchaient plus particulièrerr nt, et d’être ainsi mieux servis que si ces affaires avaient été confiées à une autorité centrale plus ou moins distante.En revanche, tous les citoyens et toutes les régions allaient être mieux servis par un régime fédéral que par une confédération incapable d’offrir la stabilité que Ton recherchait et de rendre effective la solidarité qui devait fonder l’unité du pays.Le partage des compétences législatives prescrit par l’Acte de l’Amérique du Nord oritannique avait donc pour objet d’assurer que les gouvernements provinciaux seraient compétents dans les domaines d’intérêt surtout local, alors que le Gouvernement fédéral serait chargé des questions de portée nationale.Il est vrai qu’en 1867, et pendant bien des années par la suite, les gouvernements provinciaux n’avaient pas de responsabilités très importantes, si on les considère dans le contexte de cette période.Les services de santé, l’éducation, les routes et les institutions municipales étaient les secteurs qui touchaient le plus les collectivités locales et où ces gouvernements pouvaient incontestablement agir; mais ils en étaient encore au premier stade de leur développement.En outre, les provinces n’avaient pas accès aux principales sources de revenus de Té-poque, soit les droits de douane et les impôts indirects.Le Cabinet fédéral, pour sa part, n'avait guère de scrupule à recourir aux pouvoirs que lui conférait la Constitution pour désavouer des mesures législatives provinciales, ou pour empêcher qu’elles ne deviennent lois en ordonnant aux lieutenants-gouverneurs de refuser de les sanctionner.Ainsi, ces pouvoirs ont été utilisés cent quarante-neuf fois pendant les quarante années qui ont suivi 1867, contre trente-deux fois seulement depuis lors.Deux phénomènes, dont l'un est particulier au Canada et l’autre mondial, ont aidé à façonner la fédération telle que nous la connaissons aujourd'hui et ont forcé les gouvernements du pays à devenir, bon gré mal gré, des partenaires.Il y eut d’abord les nombreux arrêts de cour, notamment vers la fin du siècle dernier, qui ont élargi et précisé la compétence des législatures provinciales aux termes de l'article 92 ae TA.A.N.B., réduisant ainsi Tétendue des pouvoirs du Parlement fédéral.L’autre phénomène a été, bien entendu, l’expansion de l’appareil gouvernemental amorcée partout dans le monde pendant la Première Guerre mondiale et qui s’est poursuivie allègrement dans les années quarante et cinquante.Au cours des premières décennies de la Confédération, donc, l’activité et l’intervention de TÉtat ont été relativement limitées.Les gouvernements du Canada n'étaient guère interdépendants et ne se considéraient pas comme tels.Ils avaient très peu à faire les uns avec les autres, puisqu’il n’y avait pas de programmes à frais partagés, pas d'accords sur la perception des impôts (l’impôt sur le revenu n'existait pas), pas de route transcanadienne (il n’y avait pas d'automobiles) et naturellement pas de controverse au sujet de l'emplacement des aéroports! Aujourd’hui Évidemment, les choses ont bien changé.Il faudrait disserter longuement Eour rendre compte de ces changements.e plus important, peut-être, c'est qu’au-jourd'hui tous les gouvernements du pays estiment non seulement qu'ils sont touchés par les actions des autres, mais aussi qu'ils dépendent les uns des autres pour des avis et des appuis techniques, les finances publiques, l'accès aux marchés ou aux ressources, l’administration de programmes, l’information.Inutile d'insister sur l'ampleur de cette interdépendance.Soulignons toutefois qu’en intervenant davantage dans la vie et l’activité des citoyens, les gouvernements n’ont pas seulement rajouté à la complexité du régime fédératif: ils ont considérablement accru les avantages que nous pouvons en attendre.Peu de Canadiens savent à quel rythme s'est accentuée l’interdépendance entre le Gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.Il a fallu que quarante ans s’écoulent avant que ne soit convoquée la première conférence des premiers ministres fédéral et provinciaux, en 1906; et pourtant, vingt de ces conférences ont eu lieu au cours des dix dernières années seulement (1968-1978).Les ministres et hauts fonctionnaires fédéraux et provinciaux participent en moyenne à cinq cents rencontres officielles par année.Les programmes fédéraux-provinciaux portent sur toutes les questions imaginables, depuis la cueillette de la mousse d’Irlande dans les provinces de l’Atlantique jusqu’à la sécurité routière, en passant par le traitement des eaux usées, les soins médicaux et d'innombrables autres objets.Cette année, la contribution du Gouvernement fédéral aux initiatives fédérales-provinciales atteindra, à elle seule, près de quatone milliards de dollars, sur un budget global de $48.5 milliards, compte tenu des programmes à frais partagés et des transferts directs de fonds fédéraux aux trésoreries provinciales.Le fédéralisme, au Canada, est donc une grande affaire.Il lui arrive, comme à toute grande affaire, d'être inefficace et de donner lieu à des chevauchements.Il n’est pas toujours clair quel gouvernement doit assumer la responsabilité de telle initiative ou de telle situation.Reste que tous les habitants du Canada sont touchés quotidiennement, d’une façon ou d'une autre, par le fonctionnement de notre régime fédéral-provincial.Qu’une société demande un permis de prospection des gisements de gaz au large des côtes du Labrador, par exemple, ou qu’un particulier aille chez le médecin, fasse ap-el aux services d’assistance judiciaire, oive un verre d’eau, achète de la bière ou n’importe quoi d’autre, il subit l’influence du regime fédéral-provincial et influe en retour sur ce régime.Les deux ordres de gouvernement taxent presque tous les articles de consommation.Ces taxes servent notamment à financer notre régime d'assurance-santé et nos services d’assistance sociale, deux programmes nés de l’interdépendance des gouvernements et administres par les provinces parce qu’ils sont de compétence provinciale.De même, les gouvernements fédéral et provinciaux ont établi conjointement des normes d'épuration des eaux et assurent ensemble un très large éventail de services publics.Sans qu’on ait apporté des changements importants à la Constitution, mais grâce à d’innombrables échanges de vues, arrangements et compromis entre gouvernements, le fédéralisme canadien a fait bien plus que de simplement subsister et croître en complexité.Il a fourni à chaque Canadien de toutes les provinces des services gouvernementaux de haute qualité.II.a contribué à réduire les disparités entre les provinces, entre les régions et entre les classes sociales.La pratique du fédârallsme On peut envisager le fédéralisme canadien de diverses façons, selon que Ton met l’accent sur Tune ou l’autre de ses dimensions — culturelle, linguistique, sociale, économique ou politique.Que Ton perçoive sous des jours aussi différents ce qui est essentiellement un régime de gouvernement visant à partager l’autorite législative ne va pas sans inconvénient.En effet, on peut ainsi attribuer le blâme ou le mérite de certaines situations au fédéralisme, alors que ce régime n’en est que partiellement et parfois même aucunement responsable.En d’autres cas, les mérites du régime ne sont pas appréciés à leur juste valeur.Ainsi, il n’est pas toujours reconnu que le fédéralisme fonctionne comme il se doit .quand un gouvernement conteste une mesure législative proposée par un autre gouvernement, mais se répercutant sur ses propres programmes, et réussit à la faire modifier par la suppression de quelque disposition préjudiciable ou outrancière.L’expérience des quinze ou vingt dernières années montre que lorsqu’un gouvernement invite les autres à formuler des observations sur les mesures législatives, les orientations politiques et les programmes qu’il se propose de mettre en oeuvre, et tient compte de leurs observations sans nécessairement les accepter intégralement, son action a des chances d’être plus efficace qu’elle ne l’aurait été autrement.S’il ne lance pas cette invitation, il risque au contraire de se retrouver devant des difficultés plus grandes, d’encourir des frais plus élevés, et d'aboutir à des services et des règlements qui font double emploi avec d’autres.D’une certaine manière, notre système de gouvernement offre ainsi aux citoyens un avantage que ne comportent pas ceux des Etats unitaires: lorsqu’une autorité propose ou adopte quelque mesure, dix autres gouvernements, c’est-à-dire dix autres entités ayant comme lui la vocation de gouverner, sont souvent là pour l’examiner et le critiquer.Il va sans dire que les gouvernements ne considèrent pas toujours cet état de choses comme un bienfait.Ils préfèrent souvent satisfaire rapidement à ce qu’ils tiennent pour une exigence de leurs commettants, ou résoudre sans délai un problème qui semble requérir d’urgence leur attention.Néanmoins, ils se consultent abondamment et, dans l'ensemble, la chose publique ne s'en porte que mieux.Le fédéralisme combine au surplus une large mesure d’autonomie pour les provinces avec l’impératif de la mise en commun et du partage; mise en commun de l’expertise et de l'expérience des gouvernements, jouissance commune des biens et des valeurs culturelles des collectivités linguistiques et régionales, partage des richesses et des possibilités économiques des provinces.Nous avons tendance à mettre l’accent sur le partage des richesses économiques, sans doute parce qu’elles sont plus tangibles.Mais cette tendance peut être pernicieuse, puisqu’elle laisse souvent l'impression que, telle région ne fait que recevoir et que telle autre ne cesse de donner, comme si les transferts financiers étaient la seule humeur vitale de la fédération.A n'en point douter, la solidarité économique et financière est un des fondements de notre existence collective; mais ce n’est pas le seul.Notre fédéralisme serait une bien pâle image de lui-même s'il fallait en abstraire l’interaction politique entre ses deux ordres de gouvernement et la convi-vance, parfois aifficile, entre ses collectivités linguistiques et culturelles.Il importe certes de mesurer les avantages et les désavantages d’un régime intergouvememental aussi complexe, ne serait-ce que pour permettre aux contribuables de voir ce que Ton fait de leurs impôts; car les contribuables sont en droit d’attendre qu’on leur rende régulièrement des comptes.Mais le fédéralisme n’est pas seulement une affaire de gros sous.En ramenant tout aux questions pécuniaires, nous.passerions à côté de l’essentiel : soit que le fédéralisme canadien assure le gouvernement du peuple, pour le peuple, par le truchement de onze juridictions politiques ayant chacune ses • propres responsabilités et sa propre sphere de compétence, étant chacune chargée de satisfaire aux besoins de ses commettants.Il serait téméraire d’affirmer que nos gouvernements n'ont jamais perdu de vue cette perspective.L’émulation partisane, l’ambition politique et les intérêts particuliers ont sans doute relégué au second plan, parfois, le principe qui veut que toute action gouvernementale soit jugée en fonction de la qualité des résultats qu’elle offre aux citoyens.Mais si des difficultés ont surgi entre gouvernements, c’est le plus souvent parce que, sans cesser d’être de bonne foi, ceux-ci ne s’entendaient pas sur le champ de compétence auquel se rattachait tel ou tel service, ou sur les meilleurs moyens d’assurer la prestation de ce service, ou sur l’adéquation entre celui-ci et le besoin qu'il visait à satisfaire.Il faut dire que les moyens de communication ont tendance à amplifier les divergences de vues et les controverses politiques.En vérité, les désaccords ont de tout temps été beaucoup moins nombreux que les zones d’accord.Le fédéralisme est si intimement lié à notre conception du Canada que nous Ta-vons pris pour acquis jusqu’à en perdre de vue la véritable nature.Une fédération où il n’y aurait pas de tensions intergouvernementales ne serait pas une véritable fédération: si jamais notre fédéralisme devait en arriver là, c’est qu’il aurait atteint le stade ultime de sa désintégration.On a dit avec beaucoup d’à-propos que le plus grand bienfait, peut-être, du fédéralisme est d’éviter que le gouvernement central et les gouvernements régionaux puissent jamais décider de faire tous en même temps la même bêtise! Depuis environ dix ans, la pratique et le fonctionnement ont beaucoup évolué, ainsi que le démontrent la coexistence du Régime de pensions du Canada et du Régime des rentes du Québec (1966), l’extension du régime de la péréquation (1967), le nouveau mode de financement des allocations familiales (1973) et des programmes à frais partagés dans les domaines de la santé et de l’enseignement (1977).Ces programmes fédéraux-provinciaux et nien d’autres, qui ont été l’objet de maintes conférences et rencontres fédérales-provinciales, et qui coûtent ensemble plusieurs milliards de dollars, témoignent éloquemment de la capacité d’adaptation du système.Mais cette capacité d’adaptation n’est pas illimitée: au-delà d'un certain seuil il faut donc envisager des changements de structure.Il est probable qu’en raison de certains vices de structure de notre fédération, les relations et les négociations intergouvemementales ont pris au Canada plus d’importance qu’il n’est nécessaire ou qu’il n'est sage de leur donner.D'autres fédérations semblent d’ailleurs s’en remettre moins que nous à ces mécanismes pour maintenir l’équilibre politique entre leur gouvernement central et ceux de leurs États ou provinces.Si nous assurions la libre expression, au sein d’une seconde chambre du Parlement fédéral, de perspectives régionales qui ne seraient pas assujetties à la discipline partisane ou à la question de confiance, nous pourrions vraisemblablement procéder au rajustement des politiques et des programmes fédéraux plus efficacement et sans recourir autant que présentement aux négociations fédérales-provinciales.Nous pourrions aussi faire participer les provinces à la nomination des membres du tribunal chargé de trancher en dernière instance les conflits de compétence, ce qui pourrait atténuer la tendance que nous avons à substituer des arrangements politiques aux interprétations juridiques.Ainsi, certains changements de structure sont-ils souhaitables.La plupart exigent des modifications constitutionnelles et seront abordés dans le prochain chapitre.L’optlqu* du gouvernement À la lumière des observations qui précèdent et des principes énoncés au chapitre III, le gouvernement fédéral a jugé utile d’exposer dans ce document sa conception des objectifs du fédéralisme canadien.Les deux ordres de gouvernement, le fédéral et le provincial, se distinguent Tun de l'autre par les fins qui leur sont propres et par les moyens que met à leur disposition la Constitution.Toutefois, ils ont une responsabilité commune, dont ils doivent s’acquitter chacun dans sa sphère de compétence: c’est celle de servir les contribuables et les autres citoyens.Le partage des pouvoirs entre les deux ordres de gouvernement devrait permettre à chacun de s’acquitter de ses devoirs dans un contexte où sa responsabilité est claire et nette.Par suite de la croissance de l’appareil gouvernemental et.des exigences auxquelles il a dû satisfaire ces dernières années, les lignes de partage se sont progressivement estompées, de sorte que les citoyens et même les gouvernements éprouvent de plus en plus de difficultés à déterminer de qui relève tel problème ou tel domaine.Le gouvernement fédéral estime que les gouvernements du pays doivent se concerter pour clarifier leurs responsabilités.Ils pourront ainsi planifier leur action de façon à mieux s'acquitter de ces responsabilités et à permettre à leurs électeurs de juger de la manière dont leurs élus servent l’intérêt public.Lors-ue la situation est si complexe qu’une élimitation précise de leurs responsabilités est impossible, les deux ordres de gouvernement devront mettre au point des mécanismes capables d’assurer entre eux une consultation valable, afin de résoudre les problèmes à mesure qu’ils se présentent et d’harmoniser au mieux les programmes fédéraux et provinciaux.Le gouvernement fédéral estime que pour atteindre l'objectif commun — soit de desservir au mieux les contribuables et les autres citoyens —, les gouvernements du pays devraient chercher à réaliser ensemble les objectifs suivants: Suite à la page suivante Le Devoir, mardi 13 juin 1978 ¦ 7 Le temps d’agir Suite de la page 6 (1) réduire le caractère antagoniste des relations fédéraies-provlnciales; (2) accélérer le processus de consultation, et le rendre pluS efficace à tous égards; (3) assurer la plus grande liberté d'action possible à chaque gouvernement pour qu’il puisse s'acquitter de ses obligations constitutionnelles, y compris l'accès aux ressources financières requises, par le truchement de ses propres pouvoirs d'imposition ou de paiements de péréquation; (4) accroître la ‘responsabilité de chaque gouvernement devant sa législature et son électorat; (5) permettre aux contribuables et aux autres citoyens de mieux comprendre le processus intergouvernemental; (6) éliminer le chevauchement inutile des lois, règlements, politiques, programmes ou services et, de façon générale, rendre moins coûteuse la prestation des services gouvernementaux.Le plan d’action Le gouvernement fédéral s’engage à collaborer avec les gouvernements provinciaux à la réalisation de ces objectifs.Il propose en particulier ce qui suit.A.Dans le cadre d'un effort d’envergure pour améliorer les rapports entre les gouvernements: (1) Que les mesures voulues soient prises pour que le gouvernement fédéral tienne pleinement compte des responsabilités constitutionnelles et des priorités des gouvernements provinciaux.On y parviendra notamment en consultant les provinces au moment de la préparation d’un projet de loi, de la formulation d'une politique ou de la conception d’un programme qui se rattache à un domaine où les responsabilités sont partagées, ou qui pourrait avoir des répercussions considérables (financières ou autres) sur un secteur ou un programme de compétence provinciale.En pratique, il ne sera pas toujours possible de consulter les provinces à leur satisfaction.Par exemple, il arrivera que des mesures législatives ou des programmes doivent être élaborés rapidement et mis en application avant que aes consultations puissent avoir lieu.Le gouvernement tentera de réduire ces situations au ' strict minimum.Il faudra voir dans cette intention la norme selon laquelle les gouvernements provinciaux et le public pourront évaluer le comportement du gouvernement fédéral.Le temps et [’experience nous aideront à préciser la portée de l'expression répercussions considérables.(2) Que les provinces, dans le même esprit, consultent le gouvernement fédéral lorsqu’elles préparent des projets de loi, formulent des politiques ou conçoivent des programmes qui touchent à un domaine où les responsabilités sont partagées, ou qui pourraient avoir des répercussions considérables (financières ou autres) sur un secteur ou un programme de compétence fédérale.(3) Que le gouvernement recherche avec les provinces les moyens de rendre plus expéditif et plus efficace le processus de consultation fédérale-provinciale.B.Dans le cadre d'un effort d’envergure pour éliminer tout chevauchement inutile et accroître la collaboration entre les gouvernements: (1) Que soient précisées dans toute la mesure du possible, avec le concours des provinces et secteur par secteur, les responsabilités de chaque autorité gouvernementale, afin que les gouvernements, les législateurs, les fonctionnaires et, ce qui importe le plus, le public, sachent mieux comment ces responsabilités sont partagées.(2) Que soient examinés avec les provinces, à titre prioritaire, les moyens de supprimer ou d'éviter le chevauchement inutile des Initiatives des deux ordres de gouvernement, y compris la possibilité, le cas échéant, d'administrer des programmes ou de fournir des services par l'entremise d'organismes conjoints.Plusieurs gouvernements provinciaux se sont déjà montrés fortement intéressés à réduire le chevauchement de services et de programmes, et ont signalé qu’ils seraient disposés à coopérer a cette fin avec le Gouvernement fédéral.Nous estimons que cette entreprise de première importance pourrait être menée cônjointement, selon des modalités à mettre au point ensemble.Le Gouvernement estime que ces modalités devraient prévoir la participation de membres du secteur privé à cette entreprise.Certains d’entre eux seraient choisis à cause de leur expertise dans l’élimination du gaspillage et des doubles emplois; d'autres représenteraient ceux que touchent les programmes gouvernementaux, surtout dans les secteurs où les deux ordres de gouvernement sont présents.Les personnes qui mèneront ces études devraient tenir des audiences publiques.Les conclusions des études, après avoir été communiquées aux premiers ministres, devraient être publiées intégralement.Le Gouvernement a la conviction profonde que le régime fédéral, de par sa souplesse et sa capacité de renouvellement, est le seul qui puisse assurer aux Canadiens les avantages de faire partie d’un grand pays tout en favorisant fa réalisation de leurs aspirations provinciales et régionales.Mais aucun régime fédéral ne saurait fonctionner harmonieusement sans l’attention constante des hommes qu'il rassemble.L’état présent du Canada exige donc que nous rénovions minutieusement les rouages de notre régime fédératif, sans quoi nous risquons d’étre privés de certains de ses avantages.Les objectifs énoncés dans ce chapitre, ainsi que les mesures proposées pour les atteindre, constituent a la fois un engagement et une invitation.Le Gouvernement fédéral s'engage à tout mettre en oeuvre pour atteinare ces objectifs et apporter à notre régime politique les améliorations qui découleraient de ces propositions.Il s'engage aussi à collaborer sans réserve avec les gouvernements provinciaux.Il invite ces autres gouvernements à rechercher, dans llntérêt des contribuables et des autres citoyens, les moyens de porter au plus haut niveau d'excellence la science et l’art du gouvernement au Canada.Chapitre V Une nouvelle constitution pour le Canada ".La Constitution actuelle doit être remaniée de fond en comble.Elle doit être repensée et reformulée en des termes qui aient un sens pour les Canadiens d'aujourd’hui.Voild pourquoi nous demandons une constitution qui soit nouvelle dans son ensemble, tout en reprenant une bonne partie de la Constitution actuelle.Mais nous tenons d adopter de nouvelles perspectives qui grouperont tous les éléments en un ensemble oui soit proprement canadien et dont le fonctionnement soit adapté aux besoins actuels.Les opinions que nous ont exprimées tant de Canadiens de toutes les régions, de même que notre propre analyse des idées et des événements, nous ont convaincus que le Canada a besoin dès maintenant d'une nouvelle Constitution.” (Rapport final du Comité spécial mixte du Sénat et de la Chambre des communes sur la Constitution du Canada, 1972) Le renouvellement de la fédération canadienne exige, disions-nous, que nous réaffirmions vigoureusement, tous et chacun d’entre nous,.notre volonté de vivre ensemble, notre adhésion aux valeurs qui fondent l’existence même du pays, notre acceptation des objectifs et des principes oui devront inspirer nos efforts et exalter 1 action de nos gouvernements.Ce renouvellement exige aussi que des mesures soient prises sans délai par le Gouvernement fédéral et ceux des-provinces pour améliorer le fonctionnement du fédéralisme canadien et réduire les frictions et tensions intergouvemementales.Tout cela ne rend que plus impérieux le renouvellement de notre constitution.La Constitution n’est pas le document abstrait que certains imaginent.Elle établit notre Gouvernement fédéral et nos gouvernements provinciaux et définit les pouvoirs ou responsabilités de chacun.Elle éclaire le citoyen et lui permet d'user de ses droits démocratiques en déterminant de quel ordre de gouvernement il doit exiger les services publics dont il a besoin et à quelle trésorerie il doit verser des impôts pour en défrayer le coût.Elle prescrit également la manière dont les citoyens des diverses régnons du pays sont représentés au sein du Parlement fédéral et des institutions qui en émanent.En un mot, la Constitution décrit le régime de gouvernement que les Canadiens ont librement choisi pour veiller à leurs destinées et à celles du pays.Elle est donc le fondement juridique de l’unité canadienne.Par conséquent, lorsque nous décidons, pour consolider l’unité du pays, de renouveler notre régime de gouvernement, nous devons, par le fait même, renouveler notre constitution.De nombreux Canadiens, par exemple, considèrent qu’il faudrait accroître la représentation de leur région au sein du Parlement fédéral, ou ne sont plus satisfaits du partage des pouvoirs entre leurs gouvernements.Mais pour établir un meilleur système de représentation et un meilleur partage des pouvoirs, nous devons modifier la Constitution.Et plus généralement encore, l’esprit nouveau qui doit aujourd’hui animer les Canadiens, le renforcement de la solidarité qui nous rassemble, le consensus politique plus large que nous devons impérieusement forger, tout cela doit se traduire par une nouvelle constitution.Le Gouvernement vise à doter le Canada d'une nouvelle constitution avant la fin de 1981.Il usera, pour ce faire, de tous les pouvoirs dont il dispose et consultera, ce faisant, les gouvernements des provinces.Il presse les provinces de coopérer avec lui pour renouveler les dispositions constitutionnelles qui ne peuvent être modifiées sans leur coopération.Let défauts de notre constitution Sans faire aucunement injure aux Pères de la Confédération, il faut bien constater qu’après cent dix ans d’usage, le régime de gouvernement mis en place en 1867 pour les quatre provinces d’origine n’est plus en accord, a maints égards, avec les oesoins du Canada d’aujourd’hui.Ce cadre constitutionnel nous a généralement bien servis.Il a permis à la fédération de s’élargir et d’assumer sa vocation continentale,, en admettant ou en constituant six nouvelles provinces.Il a favorisé l’essor démographique, la croissance économique, le développement social et la maturation culturelle de toutes les régions.Cette évolution n’ayant pas eu partout la même cadence, il en est résulté des disparités interrégionales, mais la Constitution de 1867 nous a permis de contenir ces disparités et d'en corriger les effets les plus inéquitables, en attendant d’y remédier d'une façon durable.Nous devons cependant inventorier sans complaisance les défauts de la constitution actuelle, en apprécier la gravité et déterminer l'urgence a’y remédier.Nous avons, pour ce faire, l'embarras du choix des inventaires, puisque l'exégèse constitutionnelle est, au Canada, une science bien développée et un art abondamment pratiqué.Le rapport conjoint des deux Chambres fédérales cité en exergue de ce chapitre n’est que le plus prestigieux des nombreux documents qui nous ont éclairés, ces dernières années, sur les défauts et les lacunes de notre constitution.De l’avis du Gouvernement, le renouvellement constitutionnel devra remédier aux défauts suivants de nos lois organiques.(1) Notre constitution écrite est formée en grande partie d'actes du Parlement britannique, lesquels nous n’avons pas encore réussi à domicilier et à moderniser, et qui portent toujours par conséquent la marque d'un passé colonial depuis longtemps révolu.(2) Les différentes disposition _c i.constitution sont éparpillées dans un grand nombre de statuts distincts dont plusieurs, et des plus importants, sont à peu près inconnus de la population canadienne.C’eJLncUmment le cas du Statut dit de Westminster, qui, il y aura bientôt cinquante ans, a pourtant investi le Canada de la pleine souveraineté internationale et formellement sanctionné son accession à l'indépendance, sauf en ce qui a trait à l'amendement de certaines dispositions de sa constitution.(3) L’actuelle constitution ne contient ni préambule, ni énoncé de principes.Nulle part en résume-t-on l’esprit et en précise-t-on la nature et les objectifs, ce qui en faciliterait grandement la compréhension et l’interprétation.Sa langue est obscure et anachronique, son style lourd et peu inspirant.Elle contient aussi des dispositions désuètes ou incompatibles avec l’esprit authentique du fédéralisme canadien.(4) Pour ces raisons, nos actes constitutionnels ont une piètre valeur éducative.Les Canadiens y trouvent peu de choses 3ui puissent leur inspirer la fierté, la soli-arité, la générosité çt l’engagement qu’exige la poursuite d’un idéal commun.Le développement de l’identité et du patriotisme canadien s’en est trouvé freiné.(5) On décèle dans la constitution actuelle une grave carence: c’est l’absence de toute déclaration des droits et libertés fondamentales des citoyens.Aussi grave est l’insuffisance des droits linguistiques garantis par la Constitution, puisqu'elle a compromis l’essor de la collectivité canadienne de langue française, entraîné le repli de cette collectivite sur le Québec, et attisé le mouvement séparatiste qui se manifeste dans cette province.(6) La répartition des pouvoirs et compétences legislatives entre le Parlement fédéral et les législatures provinciales, qui est inscrite dans l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867, n’est ni aussi précise, fonctionnelle ou explicite qu’on le souhaiterait.(7) Les préoccupations régionales et provinciales ne peuvent s’exprimer aussi vigoureusement qu’on pourrait le souhaiter à la Chambre Haute, tous ses membres étant nommés par le Gouvernement fédéral et aucune autre disposition ne permettant que s’y exprime un plus large éventail de points de vue sur l’évolution des grandes politiques nationales.(8) Le statut de la Cour Suprême n’est pas inscrit dans la Constitution et n’est défini que par une loi ordinaire du Parlement fédéral, laquelle confie en exclusivité à l'administration fédérale la désignation des juges de cette cour.Ce statut juridique et cette procédure de désignation sont épisodiquement et publiquement remis en cause, ce qui porte atteinte au prestige du tribunal qui interprète en dernière instance la Constitution et qui est l’arbitre suprême des différends constitutionnels entre les deux ordres de gouvernement.(9) La procédure d’amendement de la Constitution n’est pas adéquatement définie dans nos actes constitutionnels, et-exige toujours, pour certains titres, l’intervention du Parlement britannique.La nouvelle constitution du Canada devra être un document moderne qui corrigera les défauts et comblera les lacunes de la constitution actuelle.Elle devra définir la forme de gouvernement et les structures politiques choisies librement par les Canadiens.Elle devra commander le respect de tous les citoyens et éclairer leur patriotisme.Elle devra réaffirmer l'indépendance et h pleine souveraineté du Canada.Le cheminement de la réforme constitutionnelle Les dispositions les plus importantes de la Constitution du Canada sont contenues dans l’Acte de l’Amérique du Nord britannique promulgué par le Parlement de Westminster en 1867.Cet acte a été rarement modifié et subsiste aujourd’hui, à quelques détails près, dans sa forme et sa conception originales.Pourtant, il est devenu evident que l’Acte de l’Amérique du Nord britannique n’a pas la valeur d’inspiration que les Canadiens attendent désormais de leurs documents constitutionnels.En outrg, cet acte ne peut plus encadrer efficacement les actions qu’impo.sent à notre Gouvernement fédéral et à nos gouvernements provinciaux les exigences complexes du monde moderne, voilà pourquoi le renouvellement de notre constitution est une dimension essentielle du renouvellement de la fédération canadienne.Le Goûvernement déploie de sérieux efforts pour modifier la Constitution depuis plus de dix ans.Tous ceux qui ont participé aux conférences constitutionnelles qui ont eu lieu de 1968 à 1971 ont investi beaucoup de temps et d’énergies pour faire avancer la réforme.Le Gouvernement a publié une série de documents d'orientation sur divers aspects de la Constitution, parmi lesquels il convient de signaler le plus important, "La Constitution canadienne et le citoyen”.Ces travaux ont conduit à la formulation, en 1971, de la Charte de Victoria qui aurait assuré la protection des droits et libertés des Canadiens, fondé plus solidement notre Cour Suprême, permis la modification de notre constitution sans devoir recourir au Parlement britannique, et amélioré à maints autres égards le cadre constitutionnel de la fédération.Mais le gouvernement du Québec, tout en souscrivant en principe aux changements proposés, avait la ferme conviction qu'il était nécessaire d'en apporter d’autres simultanément.Il a par copséquent refusé de consentir à l’adoption de la Charte de Victoria.En 1975, le Premier ministre du Canada a invité ses collègues des provinces à participer à une nouvelle tentative pour domicilier au Canada l’Acte de l’Amérique du Nord britannique et pour convenir d’une nouvelle procédure d'amendement devant s'appliquer à cette loi après qu elle aurait été domiciliée.En octobre 1976, les premiers ministres ont répondu en suggérant que soient abordées des questions additionnelles.Le Gouvernement fédéral leur a donc fait parvenir une nouvelle série de propositions en janvier 1977.Il était alors devenu évident que la situation au Québec rendait le renouvellement de la Constitution plus nécessaire et plus urgent que jamais.Au debut de 1977, le Gouvernement en est venu à la conclusion que la meilleure chose à faire, devant l'ampleur du problème, était d'encourager tous les Canadiens à participer au grand débat sur l’unité canadienne et de surseoir à la présentation de ses nouvelles propositions afin de ne pas clore prématurément le débat public.Il a donc suivi, avec lt plus vif intérêt, la formation et le développement au pays d'un grand nombre de mouvements intéressé au renouvellement de la Constitution.Il a aussi analysé les propositions de changement avancées lors de nombreux colloques organisés par ces mouvements.Pour sa part, le Gouvernement a créé le Groupe de travail Pepin-Robarts sur l’unité canadienne.Depuis près d'un an, ce Groupe s’est mis à l’écoute des citoyens de toutes les régions et a recueilli leurs propositions en ce qui touche le renouvellement de notre régime politique.Toutefois, le Gouvernement en est venu à la conclusion qu’il ne pouvait pas rester indéfiniment en marge de ce grand débat et s’abstenir plus longtemps de contribuer à notre réflexion collective sur le devenir canadien.De très nombreux Canadiens estiment avec raison qu'ils se doivent de contribuer personnellement à la définition d’un nouveau consensus national.De même, le Gouvernement est d’avis qu’il incombe à toute autorité gouvernementale, dans l’ordre fédéral aussi bien que provincial, de participer à un débat dont nous espérons tirer la sagesse essentielle au renouvellement de la tedération.Voilà .Pourquoi il annonçait dans le Discours du rône d’octobre dernier qu’il reprendrait l’initiative en matière constitutionnelle au cours de la session.Voilà aussi pourquoi il s’est appliqué, ces derniers mois, a formuler les principes et les propositions qu'il entend soumettre aux Canadiens.Le Gouvernement ne pose que deux préalables au renouvellement de la Constitution.Le premier, c’est que le Canada continue d'être une véritable fédération, soit un État dont la constitution établit un Parlement fédéral avec des pouvoirs réels s'appliquant dans (’ensemble du pays, et des parlements provinciaux avec des pouvoirs non moins réels s’appliquant sur le territoire de chaque province.Le second, c’est qu’une charte des droits et libertés fondamentales soit insérée dans la nouvelle constitution et qu’elle s'applique également aux deux ordres de gouvernement.Lm grandes orientations du renouvellement Le troisième chapitre du présent document énonce les principes qui devront fonder, de l’avis du gouvernement, le renouvellement de la fédération.Ces mêmes principes devront aussi servir de fondement à une refonte de la Constitution pour que celle-ci incarne les aspirations des Canadiens.La nouvelle constitution devra contenir une déclaration des objectifs de la fédération qui exprimera ce que le Canada signifie pour nous tous — autochtones, membres de nos deux grandes collectivités linguistiques, citoyens de diverses ascendances et cultures — qui avons choisi de faire du Canada notre patrie.Le Gouvernement entend donc publier bientôt un projet de déclaration afin d'orienter la recherche, par les citoyens et les gouvernements du pays, d’un texte exprimant au mieux l’esprit et les objectifs qui animent les Canadiens et digne d’être inséré dans notre nouvelle constitution.Il est au surplus essentiel, pour que les principes énoncés précédemment mar- quent le renouvellement de la Constitution.que celle-ci garantisse les droits fondamentaux et les libertés des citoyens, y compris leurs droits linguistiques.Le Gouvernement entend donc dévoiler bientôt un projet de Charte des droits et libertés.Non seulement ce document inclura-t-il les principaux droits politiques et juridiques des citoyens, lesquels sont déjà reconnus dans diverses lois fédérales et provinciales, mais il innovera en fondant le droit de tous les citoyens de résider et de travailler là où bon leur semble au pays, et en instaurant de nouvelles garanties pour les minorités de langue officielle.Le Gouvernement est profondément convaincu — il Ta réitéré à maintes reprises — que tous les Canadiens, qu'ils soient de langue française ou de langue anglaise, doivent avoir accès, là où le nombre le justifie, à des services publics dispensés dans leur langue officielle et pouvoir faire instruire leurs enfants dans cette langue.À ce chapitre, la Charte des droits et libertés visera à garantir de manière permanente, par voie constitutionnelle, que tous soient traités à l’avenir de façon juste et raisonnable.Le Gouvernement reconnaît que l’insertion d’une telle charte dans la nouvelle constitution lui laissera par la suite moins de possibilité d'influer sur la vie des citoyens.Mais il est tout à fait disposé à voir ses pouvoirs restreints et entend agir pour s'imposer lui-même pareilles restrictions.Il espère que les gouvernements des provinces se joindront a lui dans cette entreprise, pour le plus grand bien de tous (es Canadiens.Les principes du renouvellement exigent aussi que la répartition des pouvoirs législatifs prescrite par la nouvelle constitution mette le plus efficacement possible les deux ordres de gouvernement au service de la population.Si Ton veut que tous bénéficient des pleins avantages oe la fédération, il faut que le Gouvernement du Canada puisse user efficacement de certains pouvoirs.D'autres devront cependant etre exercés par les gouvernementaux provinciaux pour que la population de chaque province ait toutes les chances de réaliser ses aspirations et de maintenir le mode de vie qui lui est propre.Si l’on compare le Canada aux autres fédérations, force nous est de constater que notre régime de gouvernement est run des plus décentralisés qui soit.On ne saurait donc résoudre les problèmes qui nous assaillent par un transfert massif de pouvoirs du Gouvernement fédéral aux provinces.Nous les résoudrons plutôt par une combinaison judicieuse de modifications constitutionnelles.L’expérience des derniers cent dix ans a établi que le Parlement fédéral jouit de certaines compétences dont il n’a pas absolument besoin pour assurer l'essor et le bon fonctionnement de l’ensemble de la fédération, ou dont les législatures provinciales pourraient user d’une maniéré mieux adaptée à la diversité des besoins et des aspirations régionales.Inversement, les législatures provinciales ont des pouvoirs qu’elles ne peuvent exercer effectivement.Dans d’autres cas, des objets de législation d’une importance capitale aujourd’hui, mais qui ne sont pas énumérés dans les articles pertinents de l’Acte de l'Amé- rique clu Nord britannique de 1867, ont dü être répartis par les tribunaux, puisque la Constitution ne contenait pas de disposition autorisant les gouvernements a déterminer quel ordre pouvait en mieux user.Il devra être tenu co’mpte, dans la révision du partage des pouvoirs, du caractère fortement urbanisé de la fédération.En un siècle, un pays massivement rural s’est urbanisé: la population de plusieurs de nos villes dépasse maintenant celle de bien des provinces.La pratique du fédéralisme canadien s'est adaptée en partie seulement à cette situation nouvelle, et ces adaptations ont elles-mêmes engendré de nouveaux problèmes.Cette réalité nouvelle requiert notre attention.Peut-être est-ce la un des nombreux domaines où l’interprétation judiciaire, pour éviter l’effritement des compétences d’un ordre de gouvernement, a excessivement restreint celles de l’autre.Enfin, certaines compétences instrumentales du Parlement fédéral, tel le pouvoir général de dépenser, ont une portée très large et pourraient être définies plus rigoureusement afin de mieux assurer la souveraineté interne des deux ordres de gouvernement.Nous avons pu, jusqu’ici, nous accommoder de ces défauts de nos actes constitutionnels, mais souvent avec difficulté.Dès lors que nous avons entrepris de nous doter d'une nouvelle constitution, nous devons donc moderniser et rendre plus ef-fiace le partage des pouvoirs.C’est bien en vain, toutefois, que nous chercherions à des diviser en compartiments étanches.La complexité des fonctions gouvernementales est aujourd’hui telle que, même dans les compartiments que l’on croyait les plus exclusifs à l’un ou à l’autre ordre de gouvernement, ils ont dû agir de concert et devront davantage le faire à l’avenir.Il est néanmoins possible de clarifier le partage des pouvoirs, pour que les citoyens sachent mieux qui doit faire quoi, sans pour autant emprisonner l’un ou l'autre ordre de gouvernement dans quelque carcan constitutionnel.Dans cette perspective, il faudra donc chercher à supprimer les chevauchements et les doubles emplois qui n’ont pas leur raison d’être.Certains échanges ou transferts réciproques de pouvoirs pourront aussi être envisagés, afin de permettre à chaque ordre de gouvernement de légiférer ou d’agir d’une manière plus cohérente dans certains secteurs.En outre, le Gouvernement est disposé à examiner avec les provinces l'extension des domaines de compétence concurrente et la reconnaissance a l’un ou à l’autre ordre de gouvernement d’un pouvoir prépondérant dans des secteurs précis.Dans tous les cas, il faudra accorder beaucoup plus d’importance que les Pères de la Confédération ne l’ont fait en 1867 à l’agencement des compétences respectives des deux ordres ae gouvernement.En d’autres mots, ce n’est pas seulement la charpente du partage des pouvoirs qu’il faudra examiner et adapter aux besoins de l’heure, mais aussi les tenons et les mortaises qui assurent l’imbricatiôn des pouvoirs fédéraux et des pouvoirs Suite à la page 24 Ceriums accessoires illustres sont olterts en option.Le'ChncK (a s'attrape! Indéfini, mais pourtant réel, contagieux, mais inoffensif, le «Chnac» se répand au Québec comme une traînée de poudre.Mais qu’est-ce donc, au juste, que ce fameux «'Chnac»?Une chose est certaine.par la maniabilité ou par la logeabilité.le ««Chnac», c’est croyons-nous, la sensation unique et excitante que l’on éprouve au volant de la 5.(A en croire ceux qui l’ont déjà attrapé).Pour savoir vraiment ce qu’est le la Renault 5 est la cause de cette épidémie.«Chnac», le mieux c'est encore de vous Et les raisons et les laçons de l'attraper rendre chez votre concessionnaire sont aussi nombreuses que diversifiées Renault et d’essayer la 5 Résultat d'une séduction par le confort, par la ligne, par la robustesse, r Les concessionnaires Renault sont présent* dans tout le Quebec Acton Vale.Alma.Brome.Chicoutimi.Drummondville.Granbv.Grand'Mère,Greenfield Park.Johette.Laval.Longueuil.Magog.Montréal.Ottawa-Hull P*^refonds.Portneut, Quebec.Repentie'!' 9im«'nsi< L tCic .-Noi tc-Agathe, Si-Antoifk St-David.St-Prançoi*.St-Jean, Ste-Methode.St-Nicolas.Ste-1 herese.Sept-lles.Sherbrooke.Trois-Rivières.Valleyfield.Victonaville RENAULT 5 Le Devoir, mardi 13 juin 1978 ¦ 8 ?Les provinces quartiers, celui de l’infrastructure municipale et celui des subventions aux municipalités.L’un des points du programme sur lequel le gouvernement québécois oppose une fin de non-recevoir touche les modes de financement prévus pour l'acquisition et la restauration de logements pour familles à faible revenu.Et là-dessus, les coopératives d’habitation québécoises et canadiennes ont aussi fait savoir leur désaccord.Le nouveau programme propose que les locataires-coopérateurs paient à l’avenir “au moins 25%” de leur revenu brut pour le loyer et les charges afférentes.M.Guy Tardif a encore signifié dimanche dernier son opposition à cette mesure.Il estime en effet que si, en d’autres provinces l’on accorde une plus grande partie du budget familial a l’habitation, le problème est différent au Québec, où les familles ont tendance à n’y engager que 10 ou 20% du revenu brut! En ce qui concerne le prix des hypothèques consenties aux coopératives de logement pour les titulaires à revenus modiques, M.Ouellet a dit la semaine dernière, en Chambre, ou’on comprendrait parfaitement aujourd’hui (au terme de la conférence fédérale-provinciale) les incidences de son programme à ce chapitre.Le taux de prêts est actuellement de 8%.On avait compris que désormais ils seraient ceux du marché et que, via la Société centrale d’hypothèque et de logement, le fédéral serait prêt à verser 1% sur un prêt représentant 90% du coût total de la propriété.Mercredi dernier, et au grand étonnement du chef du NPD, M.Ed Broasbent, M.Ouellet a indiqué que ces emprunteurs ne paieraient plus un intérêt de 8%, mais bien de 1% et pendant 35 ans (la durée du prêt).On aura plus d’explications au terme de la conférence d’aujourd’hui.?Clark traite parti dès la parution du résumé des propositions, vendredi dernier.A son avis, les provinces devraient être les premières responsables de la réforme constitutionnelle, via des conférences interprovinciales, où Ottawa ne devrait pas mettre le nez à moins d'y avoir été invité.Si le gouvernement fédéral ne suit pas cette recette, et M.Gauthier prévoit déjà que tel sera son entêtement, nous nous dirigerons vers un régime de “fédéralisme rentable, où les provinces ne seront plus que des régions administratives, avec un gouvernement central trop fort.” ?Vénérable Suite de la page 3 vités du frère André.Après enquête, Mgr Bruchési, l’archevêque d’alors, ordonna aux autorités de le laisser tranouille, expliquant que s’il travaillait pour Dieu, son oeuvre ne pourrait que prospérer.En 1915, la construction d’une crypte fut entreprise près de la chapelle, et neuf ans plus tard, André Bessette assista à la pose de la pierre angulaire de ce oui allait devenir la basilioue actuelle.Le aôme de l’Oratoire, complété en 1966, est depuis devenu un centre d’attraction dans la métropole, autant à la gloire de son fondateur qu’à celle du saint qu’il vénérait.On y retrouve une salle pleine d’ex-votos qu’y ont laissé des malades se déclarant guéris.^13 juin parla PC at TAP ' 11 y a trois ans aujourd'hui, le 13 juin 1975, les adversaires du premier ministre de l’Inde Indira Gandhi demandaient sa démission après l’annonce de fraudes électorales dans la circonscription où elle avait été élue.Mme Gandhi devait répliquer en proclamant l’état d'urgence et en faisant emprisonner ses adversaires politiques.1974 — Coup d’Etat au Yemen du Nord: l’armée prend le pouvoir; 1970 — Le gouvernement du Brésil libère 40 détenus politiques en échange de la libération de l’ambassadeur ouest-allemand enlevé; 1969 — Un marine de 15 ans, Dan Bullock, est le plus jeune Américain à être tué lors de la Guerre du Vietnam; V____________________________________ Treize jours après le décès du frère André, son coeur fut exposé dans l'Oratoire.Mais en 1973, il était dérobé par des inconnus réclamant une rançon de $50,000.Deux ans plus tard, un appel téléphonique anonyme permettait de retrouver le coeur en parfait état, au sous-sol d’une conciergerie du centre de la ville., ?L’admission Suit* delà page 4 le matériel de base, la note du 2ème bulletin envoyée par le candidat est trop sujette a causion, comme elle ne peut être mise en comparaision avec aucune autre norme objective.Une autre déficience à souligner dans cette aventure de l’admission au cégep, car cela en constitue une, c’est ceci: quelle proportion est accordée à la moyenne pondérée, .à la cote préliminaire et à la moyenne générale du dossier?Il n’est pas possible à l’étudiant qui fait une demande d’admission au cégep de le savoir, ou encore de connaître comment il a été évalué de façon précise.Décidément, le même système entoure à ja fois l’admission au cégep et l'admission à l’université.Du bas jus-u’en haut de la pyramide, du secon-aire au cégep et du cégep à l'université, le mystère règne sur l’évaluation du dossier de l’étudiant en instance d’admission.Le sérieux des critères d’admission apparaît donc plus illusoire que réel.Devant cette situation, de plus en plus de gens avertis croient que le contingentement tel que pratiqué n’a pas sa raison d’être au cégep.Il semble malheureusement qu'il est là beaucoup plus pour permettre au cégep de se donner un certain prestige en contingentant ses entrées, à moins que ce soit pour .les directions, un excellent moyen de maintenir une certaine stabilité dans le corps professoral.Quand on pense à l'étudiant, cependant, la comédie est loin d’être drôle.Ce qui est souhaitable pour que les étudiants soient traités équitablement, c’est d’une part, que le contingente-, ment des spécialités soit aboli puisqu'il est si difficile d’application, qu’on l'applique mal et qu’on ne réussit pas à le justifier raisonnablement, et d’autre part, que seul le certificat d'études secondaires (CES) soit considéré comme condition nécessaire d’admission au cégep, étant donné que les notes présentées après le 2ème bulletin du Sec.V offrent trop peu de garantie de révéler la valeur réelle de l’étudiant.On éviterait alors beaucoup de mécontentement et de frustration chez les étudiants comme cela se passe actuellement.Au train où vont les choses, leur déception deviendrait encore plus grande s’ils apprenaient avec exactitude confinent leur dossier a été évalué et pourquoi il y a tant d’étudiants qui ont été refusés dans leur premier choix au cégep.Cap Rouge, le 5 juin 1978 Le français § imagé des rockers par Louis-Paul Béguin J’entendais encore l’autre jour quelqu'un assurer le journaliste qui l’interviewait que l’anglais était plus imagé que le français, langue trop classique (sic), trop bourgeoise (resic).A son avis, l’anglais était plus vivant et c’est pour cela que la musique populaire était anglaise.Ce monsieur était un chanteur connu.Vraiment, quand on ne “sait” pas, on en dit des bêtises.Mais comment contredire les partisans de l’anglais, langue vivante, moderne, et tout et tout?Ce mythe est bien installé au Québec et ses rite3 sont partout célébrés: on chante en jouai, proche du langage américain, ou en anglais, parce que c'est une langue mieux adaptée au milieu rapide du continent nord-américain (sic), I Pour essayer de prouver que le français connaît aussi, en ce moment des formes linguistiques modernes, souvent issues de l'argot, mais aussi émanant de cet esprit “rock”, jouisseur, sensuel, violent, avec ses mouvements, contre-mouvements, voyons un peu le langage des jeunes rockers français, particulier et très imagé.Les rockers se divisent, à Paris, en plusieurs groupes, reconnaissables à leur accoutrement Le gégène s'habille rétro vieux costume, chaussures pointues.Le teddy-boy (britannique d’origine, ce mot est passé dans la langue rock) aime le blouson de couleurs bariolées, le jean (éternel symbole des rockers) et porte même la “bola tie", c’est-à-dire une cravate Ils ne vont plus en larges groupes et viennent de tous les milieux.En musique ces gomineux (rockers), n’aiment que le rock dur.Ils parlent “varlan ”, c’est-à-dire “à l'envers”.Une meffe, c’est une femme, par exemple.Les rockers français adorent bottes et blousons qu'ils appellent dépouilles, car ils les “prennent” à ceux qu’il» attaquent.Les bottes des gomineux doivent être américaines, mexicaines, et avoir des embouts en ailes de papillon, ou des éperons.Autre caractéristiques des rockers, ou gomineux: la coiffure.Là aussi des images.La banane signifie que les cheveux sont ramenés sur le front en grosse touffe.La licorne est une coiffure formant un gros rouleau sur le haut de la tête et le remorqueur est la coiffure de Lucky Luke.Si le gomineux a des cheveux crépus, il se coiffe en falaise.Bon, vous voyez que le français a ses images.Les bourges n’ont qu’à bien se tenir.Remarquez la tendance à abréger: bourge pour bourgeois,' deps pour homosexuels.Les symboles sexuels sont en effet comme en Amérique, fort importants.Un 'cran', c'est l’arme, le couteau à cran d'arrêt.Voilà tout un jargon typique des milieux marginaux comme il y à un jargon du jazz, en Black English.Les images sont souvent drôles: le mille-femlle est le jeune minet qui joue au dur (au teuff, dirait Lucien Fran-coeur).Pauvres de nous, la jeunesse d’aujourd'hui n’est guère rassurante! Ce fut d’ailleurs toujours la même chose, depuis le gilet rouge de Théophile Gauthier jusqu’à la musique de Robert Charlebois des années ae "Lindberg ", Accoutrement, symboles, langage particulier très imagé.Les .bousingots de 1840 sont devenus des gomineux en 1978.Ce n’est pas le langage rock d'Aut'Chose, bien sur.Au Quebec, trop proche des Etats-Unis, la langue de la musique est anglicisée, dans sa syntaxe et son vocabulaire.Le vocabulaire des rockers français aussi, mais moins: rock, rocky, teddy-boy.Gard (C'est hard).Beaucoup de français imagé: les santiags (bottes mexicaines), le baston (bagarre), les nanas (jeunes filles "disponibles").Les rockers sont un peu ringards (dépassés).Nous, les bourges, les gens ordinaires.sommes des pèlerins.Ne me demandez pas pourquoi Collision de deux navires dans le détroit de Gibraltar: cinq morts LONDRES (AFP) — Cinq personnes ont été tuées et deux grièvement blessées, selon un bilan établi hier soir, dans une collision survenue en fin de matinée entre le minéralier américain “Yellowstone” et 1g cargo algérien “Ibn Batouta” dans le détroit de Gibraltar.Les circonstances de l’accident sont encore mal connues, mais il semble, selon certaines sources britanniques, que ce soit le navire algérien qui ait aborde le bâtiment américain, au niveau de la chambre des machines.Un brouillard épais régnait sur toute la zone lorsque les deux bateaux se sont télescopés, a 11 h 35 GMT, à une douzaine de miles nautiques environ au sud-est de Gibraltar.L’information est parvenue à Londres par l’intermédiaire du sous-marin britannique “HMS Finwhale” qui se trouvait en manoeuvres dans le secteur avec d’autres vaisseaux de la “Royal Navy”.Aussitôt après avoir reçu le “SOS” du “Yellowstone”, le “Finwhale” s’est rendu sur les lieux, et a déposé une équipe de sauvetage sur chacun des deux navires.Les blessés ont pu être évacués rapidement vers des hôpitaux de Gibraltar, seuls des équipages réduits demeurant à bord du “Yellowstone” et de l’“Ibn Batouta”.Bien qu’encastrés l’un dans l’autre, les deux navires ne menacent pas de couler, a déclaré l’amirauté britannique à Londres.Sur place, la direction des opérations a été prise par la frégate “Aurora” et les marins des deux bateaux ont été recueillis par le navire auxiliaire militaire “Olna.” Aucune décision ne semble pourtant avoir été prise en ce qui concerne les deux co- 3ues, qui dérivent lentement dans le étroit.Un remorquage n’est cependant as à exclure et quatre remorqueurs de aute mer, deux civils et deux de la “Royal Navy”, se trouvent à proximité.Une certaine confusion a entouré cette collision dans les premières heures qui ont suivi son annonce par les services de l'amirauté britannique, notamment en ce OTTAWA — C’est au Québec qu’il appartient de prendre toutes les mesures requises pour régler l’affaire de Dalila Maschino séquestrée par sa famille en Algérie après avoir été kidnappée à Montréal le 24 avril, a déclaré nier aux Communes M.Maurice Dupras, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires extérieures, M.Don Jamieson.M.Dupras a aussi indiqué que le ministère des Affaires extérieures et l’ambassade canadienne à Alger ont apporté toute l'aide requise par les enquêteurs du gouvernement québécois.Il répondait ainsi à des questions du député de Laprairie, M.Ian Watson.En somme, il semble maintenant que le gouvernement fédéral, d’habituae si pressé d'affirmer sa juridiction sur les qui concerne la nationalité et le type de r'Ibn Batouta”.On a cru un moment qu'il s’agissait d’un car feny espagnol faisant la Haison entre Algesiras (Espagne) et Merilla (enclave espagnole sur la côte marocaine).Le nombre de victimes aurait alors pu être beaucoup plus élevé, ces bateaux étant traditionnellement bondés en période estivale.problèmes à répercussions internationales, préfère se laver les mains de cette histoire et refiler la patate chaude au gouvernement du Québec.Le problème vient du fait que le responsable de ce kidnapping présumé, M.Messouad Zeghar, est un important homme d'affaires qui a déjà de torts investissements au Québec et qui est même propriétaire de l’immeuble de l’ambassade algérienne à Ottawa.L’affaire a donc des ramifications diplomatiques et économiques complexes.M.et Mme Maschino, tous deux immigrants reçus qui attendent encore leur citoyenneté canadienne, étaient mariés depuis trois ans.Il semble que ce soit ce mariage qui a irrité sa parenté: elle était venue au Canada, paraît-il, sans l’accord 11 existe en fait deux “Ibn Batouta”, tous deux répertoriés par le "Lloyds Register of Shipping” de Londres.Il devait s'avérer en lin d'après-midi que le navire en cause était en aéfinitive un cargo algérien de 4,800 tonnes de jauge brute lancé en 1973 à Lubeck (Allemagne de l’Est) et naviguant sous les couleurs de la Compagnie nationale algérienne de navigation (CLAN).de son frère et son mariage avec un non-musulman aurait scandalisé son milieu d’origine attaché aux structures partiar-cales et à l’Islam.Comme M.Maschino l’expliquait dimanche au DEVOIR, il est diffi-’cile de trouver le meilleur moyen d’arriver à une solution à l’àmiable.Des poursuites juridiques contre les auteurs du kidnapping pourraient évidemment mettre une forte pression sur la famille et nuire aux affaires commerciales du M.Zeghar.Par contre, cela peut aussi compromettre toute chance d’une entente permettant à chacun de sauver la face.Selon Ottawa, c’est au gouvernement du Québec de décider.L’affaire Maschino: c’est au gouvernement du Québec de décider Et si chi prenait l’habitude des produits canadiens! 1 En vous procurant des produits canadiens, vous stimulez de la meilleure façon la création d'emplois au pays.Vous permettez aussi le développement de notre industrie, développement essentiel à la croissance économique de chacune de nos régions.Sur le plan international.nos produits deviennent d'emblée plus compétitifs ce qui engendre un essor économique d'un océan à l'autre.Évidemment, les bienfaits de cette participation à notre économie profitent à chacun d'entre nous.Par de simples gestes quotidiens, vous améliorez ainsi le bien-être des Canadiens, votre bien-être.Pour cela, il faut tout simplement que l'on prenne l'habitude des produits canadiens.De plus en plus, vous verrez apparaître cette étiquette attachée aux produits canadiens.Recherchez-la: elle représente le gage de notre prospérité.!?Gouvernement du Canada Industrie et Commerce Jack Homer, ministre Jack'Horner.minister Government of Canada Industry, Trade and Commerce Magasinons à la canadienne Shop Canadian Prenons-en l’habitude. Enquête publique de la Commission de police par Barnard Morrlar ¦ Deux gretHen de le municipale patient jretflert de le Cour aux aveux Aux accusations de conspiration, faux et corruption, deux greffiers de la Cour municipale de Montréal ont reconnu leur culpabilité et connaîtront leur sentence le 13 septembre, Le juge Maurice Allard, qui présidait la comparution de Gaston Pigeon et Lucien Dlckey, a remis les deux hommes en liberté d’ici là, en attendant le rapport d'officiers de probation, Un troisième accusé dans cette affaire, le sergent Georges Cardinal, a nié sa culpabilité aux memes accusations et subira son procès à l’automne.Agé de 57 ans, le sergent Cardinal compte 30 années de service pour la police de la Communauté urbaine de Montréal.Quant à Pigeon, âgé de 32 ans et demeurant à Laval, et Dlckey, âgé de 42 ans, leurs présumés crimes auraient été commis en rapport avec des causes de conduite dangereuse, pendant l'été 1976.Tous deux sont soupçonnés «ravoir encaissé des centaines de dollars en omettant, après avoir recueilli des aveux de culpabilité de la part d'accusés, de transmettre les dossiers au Bureau des véhicules-automobiles du Québec, ce qui évitait aux prévenus la suspension de leur permis de conduire.¦ Deux patrons coupables d'entrave à un syndicat Deux patrons de la compagnie Sani-Mobile et leur conseiller, reconnus coupables d’avoir entravé les activités du syndicat de leurs employés, connaîtront leur sentence le 22 juin.Leonard et Louis Larivière, de même que Robert Paquet, a-t-on révélé devant le Tribunal du travail, étalent en négociations avec le syndicat de leurs employés, le 18 mai 1976; incapables de s’entendre avec le comité de négociations, ils auraient passé par dessus la tête du syndicat et convoqué directement une assemblée des employés, durant les heures régulières de travail, pour soumettre leurs plus récentes propositions.C’est par un vote serré de 14 à 12 que les employés avaient accepté ce jour-là ies propositions de l’employeur; ce dernier s’était empressé de faire signer la convention et de la déposer ensuite au ministère du Travail.Niant la valeur de cet accord, le syndicat a réussi par la suite à négocier une autre convention, et des plaintes furent portées pour le geste posé antérieurement.Après avoir examiné la preuve soumise, M.Louis Morin, du Tribunal du travail, s’est dit convaincu que l’assemblée convoquée par l'employeur était arrangée d’avance, et que meme le procès-verbal des discussions était écrit.¦ Habitat 67: la SCHL pas tenue de protéger l’entrée La Société centrale d’hypothèques et de logement n’a pas à fournir les services d agents de sécurité pour protéger les trois entrées du complexe “Habitat 67’\ vu, comme on sait, par des millions de visiteurs lors de l’Exposition universelle de Montréal.Telle est la décision rendue hier par la Cour supérieure, à la suite d'une requête de 56 locataires de cet ensemble d’habitation de la cité du Havre.Ceux-ci s’étaient adressés au tribunal après que la SCHL eut coupé, le 20 février dernier, les services de surveillance aux trois entrées.Nombre de locataires eux avaient prétendu que ce service faisait partie du bail mais la SCHL ne l’entendait pas ainsi.Lors du débat, la société de la Couronne a démontré que les neuf gardes de sécurité qu’elle avait postés à cet endroit ne faisaient rien d’autre que du travail de portier.De plus, aucun des 56 locataires réclamant ce genre de protection n’a pu prouver que, depuis le 20 février 1978, étaient survenus des événements pouvant rendre nécessaire la remise en place du service de sécurité.Bien que le juge André Savoie ait rejeté la requête, il n'en a pas moins recommandé aux locataires “d’Habitat 67’' de faire résilier leurs baux, si besoin est, ou encore d'inscrire des poursuites en dommages et intérêts.¦ Sursis pour avoir publié des annonces trompeuses Reconnu coupable d’avoir fait publier certaines annonces fausses et trompeuses, par lesquelles il annonçait la vente d'appareils à tricoter avec promesse de gains intéressants, Marcel Lépine a eu droit hier à un sursis de sentence, devant le juge Redmond Roche, de la Cour des sessions.Opérant sous la raison sociale “Les entreprises MCL Enr.“, Lépine avait mis sur pied une industrie de tricotage.À Laide de petites annonces publiées dans le “Montréal-Matin” et le “Journal de Montréal", il recrutait ses “travailleuses”, pour leur vendre ensuite des appareils à tricoter, au prix de $850, tout en leur promettant de se faire un revenu de $80 par semaine, grâce à leur travail à domicile, Lors du procès de Lépine, une de ces “recrutées” a déclaré qu'un travail assidu de 15 Jours ne lui avait Jamais rapporté plus de $25 par semaine.Un ex-assoclé de Lépine, qui avait investi quelque $8,500 dans l’entreprise, est venu dire de son côté que le système imaginé par Lépine n'était pas très rentable, Le tricotage proposé consistait essentiellement à fabriquer des signes du zodiaque à raison de .50 cents pièce.Mais pour encaisser les $80 hebdomadaires promis par les petites annonces, l'ouvrière aurait dû utiliser cinq balles de laine.Mais Lépine n'en fournissait qu'une seule, faisant valoir que la compagnie Dupont aurait mis un embargo sur le fil acrylique nécessaire pour retenir les brins de mine ensemble.Il aurait donc été impossible à quiconque de pouvoir réaliser le chiffre d'affaires promis par raccusé, Enfin, un enquêteur au ministère de la Consommation et des Corporations du Canada, M.Robert Basinet, a déclaré que, lors d'une visite aux locaux occupés par Lé-Laeordalre, à Montréal-Nord, il avait pine, au 8144, boul.découvert quelque 70 formulaires de personnes qui auraient acheté des appareils à tricoter, et aucune n aurait réussi à gagner plus de $31 en une semaine.SAINT-JEAN-PORT-JOLI (PC) — Un ex-candidat du Parti québécois dans la circonscription de Montmagny-LTslet.M.J.-Maurlce Choui-nard, 58 ans, est au nombre des trois victimes de l’accident d'avion survenu vendredi dernier, au lac Trols-Saumons, près de Saint-Jean-Port-Joli.Ancien prèsldént de la Chambre de Commerce de Saint-Jean-Port-Joli et maire de cette municipalité de 1960 et 1965, M.Chouinard avait brigué les suffrages sans succès sous la bannière péquiste lors des élections de 1970 et 1976.Les deux autres victimes ont été identifiées comme étant MM Jean Paré.43 ans, et Claude Laurendeau.36 ans, pilote et propriétaire de l’appareil.Tous trois demeuraient à Saint-Jean-Port-Joll, L'avion, un Cessna muni de flotteurs, s'est écrasé dans la forêt peu de temps après le décollage, vers 17 heures, vendredi, mais ce n’est que dimanche que ies cadavres ont pu.être retirés des débris, A l'Assemblée nationale, les députés ont adopté à l’unanimité une motion de sympathie envers la famille du disparu 3ui avait été candidat du PQ ans Montmagny-LTslet en 1970 et en 1978.M.Julien Giasson, député libéral de Montmagny-LTslet, a déclaré qu'il connaissait M.Chouinard depuis 25 ans, et le fait qu’ils avaient été adversaires au cours de deux campagnes électorales n'avait pas diminué l’amitié qui les unissait depuis plusieurs années.Le maire de Mascouche aœuse le directeur de police d’indiscipline et d’absentéisme (par Bernard Monter) — Bien qu'il fût réticent hier à donner des exemples précis, devant le Juge Guy Tremblay, de la Commission de police du Québec, le maire de Mascouche, M.Gilles Forest, a accusé M.Jean Bourgeois, directeur adjoint de la police de cette municipalité, de manquer de discipline et de respect envers ses hommes, et d’être souvent absent du poste de police.Affirmant recevoir plusieurs plaintes de citoyens sur l’inef-hcacité du corps de police local, M.Forest a soutenu que M.Bourgeois, qui commande un corps policier de 11 hommes, faisait preuve de trop de tolérance dans l'application des règlements municipaux, tels ceux régissant le stationnement et Tarrosage des pelouses.M.Forest a ajouté que, personnellement, il ne pouvait plus tolérer M.Bourgeois depuis environ un an et demi et que, très souvent, de simples policiers de sa municipalité venaient sc plaindre à lui du comportement de leur directeur.Il a de plus précisé que même les policiers de la Sûreté du Québec, en poste à l'Assomption, ne voulaient plus travailler avec M.Bourgeois.Au procureur de la CPQ, Me Jean Belleau, qui désirait avoir des exemples précis sur toutes ces accusations, M.Forest a cité deux cas.Dans un premier temps, deux policiers auraient été obligés de reprendre un rapport écrit, parce que celui-ci aurait été illisible."Ce qui n'était pas le cas”, a dit M.Forest.De plus, un de ces policiers aurait été obligé d’écrire que l’origine d’un incendie était dûe à une cause naturelle plutôt qu’à une main criminelle.Enfin, M.Forest souligne u’il avait ouï-dire que M.ourgeois entretenait des relations avec des amis peu recommandables et que sa présence au rang de directeur-adjoint empêchait la municipalité de se trouver un direc- Demande rejetée par Richard Tricofil: pas de débat d’urgence QUÉBEC (PC) - L’Opposition officielle à l'Assemblée nationale a tenté hier d’obtenir un débat d'urgence sur la situation financière de la société Tricofil, de Saint-Jérôme.Par ce débat, que le président, M.Clément Richard, a refusé sous prétexte qu’il n’y avait pas matière à urgence, le parti libéral voulait convaincre la Chambre de l’utilité de convoquer une commission parlementaire d’ici la fin de la session pour faire la lumière sur ce dossier.“On voudrait bien savoir où vont les quelque $4,5 millions que le gouvernement a versés en subventions depuis le début à cette société”, a déclaré le leader parlementaire libéral, M.Jean-Noël Lavoie.Selon lui, différents rapports indiquent que les chances de succès de cette entreprise sont très minimes; pourtant, le conseil des ministres a accepté la semaine dernière de verser une nouvelle subvention de $1,1 million.M.Lavoie n’a pas manqué de rappeler les discussions “viriles” qui ont eu lieu récemment entre le ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, Mme Lise Payette, et.les autres membres du cabinet Lévesque.Mme Payette aurait même menacé de démissionner si le conseil des ministres refusait une nouvelle aide financière à la société."On veut aussi savoir, a poursuivi M.Lavoie, si les tonds publics de la province sont administrés par le ministre des Finances ou par une ex-spéakerine de la télévision’’.Le chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, a appuyé la motion libérale, dénonçant lui aussi la mauvaise administration de Tricofil.Le président Richard a suggéré a l'opposition d'utiliser le débat en réponse au discours du budget pour soulever la question.Ce débat se poursuivra au cours des prochaines heures.leur pour son service policier.Déjà, a-t-il noté, l'actuel directeur par intérim de la police de Laval et l’ex-dlrigeant des "incorruptibles du nord”, M.Fernand Côté, de la Sûreté du Québec, auraient décliné une offre d'assumer la direction du service, "parce qu'on ne voyait pas la nécessite d’avoir un directeur et un directeur-adjoint pour un si petit corps de police”.Précédemment, M.Forest avait rappelé qu'en 1965, M.Bourgeois avait été le premier policier à être engage par la municipalité de Mascouche.Mais il semble qu'il fut démis de ses fonctions en 1967, "pour des raisons politiques”.Il fut réembauche plus tard, pour servir sous un directeur qui ne fut jamais nommé.Mais M.Bourgeois devint directeur en 1969, pour être destitué de ses fonctions en 1972.Cependant, la Commission de police du Québec lui accordait, en 1973, le statut de directeur-adjoint, tout en lui faisant certains reproches sur sa conduite personnelle en dehors des heures de travail.M.Forest mentionne qu'à la suite de ce jugement, il avait demandé à M.Bourgeois de laisser son poste pour faire place à un directeur permanent, mais il avait refusé.Enfin, le maire de Mascouche affirme avoir demandé à M.Bourgeois un rapport sur certains actes de vandalisme commis dans sa municipalité, en mars 1978, lors d’un différend avec les cols bleus.Selon ses dires, ce rapport ne serait jamais venu.Le maire s’en se- rait alors remis à la Sûreté du Québec et celle-ci aurait produit un rapport au bout de huit jours, tout en portant des accusations contre les présumés auteurs de ces actes.Pour sa part, le gérant municipal de Mascouche, M.André Demarbre, a confirmé l'affirmation du maire quant à l'application des règlements municipaux, tout en soutenant qu .il n'était pas en mauvais termes avec M.Bourgeois sur le plan administratif.M.Bourgeois touche un sa- laire hebdomadaire de $300 sans avoir droit au temps supplémentaire, alors que ses subalternes touchent $310 et ont droit au surtemps L'enquête de, la CPQ se poursuit aujourd hui avec l'audition d’autres témoins.Le système électronique Watchdog ADT la solution aux problèmes de sécurité pour toutes les entreprises.(Y compris les édifices a bureaux) Appelez sans frais à: 800-261-4888, poste 630 ADT, 125 rue Gagnon, Saint-Laurent, Quebec H4N IT1.Al, Canada D nu, m Electric C •Re,ll, Lock H m.on.BC District Telegr0 d) Montre de poche Elgin avec chaîne 79.95 La bijoutene par excellence 1,000, ouest, rue Ste-Catherine et Place Vertu Le Devoir, mardi 13 juin 1978 111 résil: peut-on parler d’élections présidentielles?Depuis longtemps le général Ernesto Geisel s est montré préoccupé par sa succession.C'est l'un des inconvénients de la procédure instituée depuis le coup d'État de 1964.À défaut d authentiques élections, la tâche incombe au général-président de faire élection du général qui le remplacera à la présidence.Le choix d'Ernesto Geisel s'était fixé, on le sait, sur le chef du S.N.l.(Service national d'information), le général Joao Baptista de Figueiredo.Divers oostacles ont dû être surmontés, parfois non sans mal, comme lorsque la résistance de l'aile dite “dure’' de l’armée a été éliminée, il y a quelques mois, un jour férié, au milieu de fiévreux déplacements de troupes, en la personne du général Silvio Frota, alors ministre de l'Armée, B'n-suite s’avéra l’inconsistance de la candidature “opposition-nelle" de l’un des heraults du coup d’État de 1964, Magal-haes Pinto, en ces temps lointains gouverneur de Minas Ge-raes.Magalhaes Pinto a fourni des preuves indiscutables de sa condition de bien-pensant, et il est inscrit au parti officiel du régime, l’ARENA.Il est même pourvu d’un passé militaire.Mais ce passé est passablement perdu de vue, et terni par la nuance infamante de postérieures activités politiques.Cette même nuance fit s’ouvrir une trappe inexorable sous les pieds de Carlos La-cerda.Et puis, on le sait, il est toujours inutile de présenter sa candidature, le choix dépendant du prédécesseur.En dépend-il toujours abso-lumenf’ Bien entendu, c’est une question de force.L’éventuel résultat des déplacements des troupes, ou même pas, du simple calcul des troupes à déplacer, pour et contre.Un choix judicieux aura su tenir compte de ce facteur primordial.Le général Euler Bentes Monteiro aurait-il estimé que cette délicate appréciation lui ouvre une perspective encourageante?Ce serait bien difficile à présumer, bien que divers indices puissent inciter à ne pas répondre d’une façon absolument négative.Euler Bentes Monteiro ne bénéficierait pas simplement des sympathies du militarisme “dur” qui se rangeait derrière Silvio Frota.mais d’une large convergence de mécontents incluant les nationalistes au sens de l’économie, les libéraux au sens de la politique, et ceux des militaires, qu’on dit nombreux, qui désireraient retirer l’institution armée de l’avant-scène politique où son discrédit s'accroît d'une manière selon eux périlleuse^ Mais, bien entendu, ce ne sont pas des considératiens de ce genre que les partisans du général Euler Bentes Monteiro agitent publiquement.D’abord, c’est de bonne guerre, on s'applique à disqualifier le candidat d’Ernesto Geisel.Se trouver au commandement du S.N.L.cela revient à constituer une bonne cible.Surtout si on possède la tête de l'emploi, ce que l’on ne saurait contester serieusement au général Figueiredo.On a encore entendu parler de documents, paraît-il divulgués aux Etats-Unis, selon lesquels le S.N.l.aurait pris part à des _______________par______ XAVIER USCATEGUI correspondance particulière opérations "illégales’’ peu recommandables avec la D.I.N.A.,, le service secret chilien.De quelles opérations s’agit-il?Nous n’en Savons rien.Mais ce que sait parfaitement toute personne qui ne se refuse pas à le savoir, c’est que le S.N.L brésilien, dès septembre 1973, sans attendre l’assassinat de Letellier, se trouve mêlé aux opérations de sauvages représailles et de tortures au Chili.Il apparut même, grâce au savoir-faire acquis par une longue expérience, comme le professeur de la D.I.N.A., si l’on peut dire.Il s’acharna impitoyablement sur las exilés brésiliens au Chili.Depuis lors, il a laissé son empreinte dans la chasse aux exilés en Europe, notamment en France.Il est seulement regrettable que certains, pour déterrer ce noir passé, aient attendu une competition pour la succession présidentielle.Cela ne semble d’ailleurs pas avoir été prévu pour servir Euler Bentes Monteiro: le candidat des compagnies américaines et assimilées n’est pas Bentes, mais Magalhaes Pinto.Fils d'un général lié aux éternels conspirateurs de la vieille U.D.B.(le parti oligarchique de Lacerda et Magalhaes Pinto), issu des rangs des militaires groupés autour de feu le maréchal Castelo Branco (libéraux en économie, autoritaires en politique), Figueiredo, homme renfermé et a l’esprit intrigant et dominateur.a donné, pour son entrée dans l’action publique, sans doute ébloui par un éclairage indiscret auquel ne l’avaient pas accoutumé ses anciennes fonctions, quelques pas malencontreux.Il a fermé la porte à diverses espérances d’une reprise de la “détente” et d’une évolution rapide vers un cours nouveau des institutions.En politique étrangère, il a établi entre le degré de démocratie dans la vie publique en France et au Brésil des comparaisons qui ont semblé entraîner le renvoi à une date plus opportune d’une visite présidentielle française.Que signifie, en de telles circonstances, la candidature, qui n’est encore qu'une hypothèse.du général Euler Bentes Monteiro?I) s’est fait connaître à la tête du "SUDENE”, l'agence de “développement” du Nord-Est.Si le “SÜDENE" n’a pas constitué une incontestable réussite, il a du moins servi à conférer au général l’auréole d'un militaire défenseur des ressources nationales, donc enclin à secouer l'emprise des multinationales sur le Brésil et à élargir le contrôle recteur de l’Etat sur l’économie.Donc une orientation rappelant la ligne suivie (ou, du moins, prônée) par Getulio Vargas, susceptible de séduire les responsables d’une industrie nationale réduite à la portion congrue et de s'attirer le soutien d'une opposition protestant depuis longtemps contre la politique de réduction du pouvoir d’achat des salariés.Typique se montre à cet égard 50 pays sont menacés par le criquet (FAO) ROME (Reuter) — Le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l’Agriculture (FAO), M.Edouard Saouma, a invité hier la Somalie et l’Ethiopie à prendre des mesures d’urgence contre l'invasion de criquets pèlerins qui les touche actuellement.La situation est si grave en certaines régions de la corne de l’Afrique déjà ravagées par la guerre et la sécheresse que l'Éthiopie et la Somalie devraient envisager d’instaurer l’état d’urgence, a-t-il estimé.51 les deux pays ne réagissent pas avec vigueur, le fléau pourrait s’étendre à une cinquantaine de pays de l’Atlantique (Maroc) à l’Hymalaya (Pakistan) à la faveur des vents saisonniers, a-t-il dit.“Tout le monde doit participer à la lutte contre le fléau, des soldats aux petits fermiers”, a souligné M.Saouma.La veille, le ministre tanzanien de l'Agriculture et président de l'Organisation de lutte anti-acridienne pour l'Afrique de l’Est et du Centre.M.John Malecela.avait lancé un appel à la communauté internationale.Il a souligné que si les nuages de criquets n’étaient pas détruits avant deux mois les ravages qu’ils provoqueront parmi les récoltes pourraient créer une famine non seulement en Éthiopie et en Somalie mais également en Tanzanie et au Kenya.NATIONS UNIES (AFP) - Le spectre de la famine s'éloigne de certains pays d’Afrique, mais d’autres restent menacés, indique le rapport du programme de l’ONU pour le développement (PNUD) qui a été publié hier à Genève.Voici les informations disponibles sur la sécheresse en Ethiopie, Somalie, Tanzanie, au Ghana, en Guinée, Guinée-Bissau, et au Togo: — Ethiopie: les perspectives de récolte pour 1977-1978 ont ete encourageantes malgré des pluies tardives.Le facteur principal de la situation d’urgence n’est plus directement lié à la seche-resse mais au système inadéquat des transports et de la distribution des vivres., , .— Somalie: la pluviométrie a été supérieure a la normale et la situation alimentaire et celle du bétail se sont améliorées de façon notable., — Tanzanie: malgré quelques poches desecheresse.la production agricole a atteint son niveau normal.Outre 1 aide alimentaire de plusieurs pays, le gouvernement a pris diverses mesures qui permettront sans difficulté de faire face à toute sécheresse a l’avenir.l'adhésion apportée à Bentes Monteiro par Severe Gomes, l’ancien ministre de l’Industrie qui a rompu avec Gei- sel, prenant fait et cause pour le “patronat national” et pour le relèvement de la consommation populaire.Donc Euler Bentes Monteiro, si les foudres militaires ne fondent pas brusquement sur ses projets, et si les pourparlers en cours aboutissaient, serait le candidat du M.D.B.(le “second parti”, fondé par le pouvoir mais qui s’est peuplé d’opposants) et devrait, pour l’emporter dans le college électoral très restreint remanié et contrôlé de près par Ernesto Geisel, recevoir l’appui du nombre appréciable d’hommes de l’ARENA qui ont révélé dernièrement leur lassitude de la sévère tutelle militaire.Cela supposerait donc l’effacement de Magalhaes Pinto, qui travaillait en direction de la même clientèle électorale.Cela supposerait aussi, et surtout, un résultat positif dans le recrutement des chefs militaires.Une brusque secousse préventive et le retour aux pires moments de la dictature ne sauraient être exclus.Euler Bentes Monteiro doit surtout miser sur la lassitude des cadres épouvantés des responsabilités revenant à l’armée du fait des difficultés économiques.Des milliers de grévistes ont paralysé les entreprises étrangères de la métallurgie à Sao Paulo, recevant entre autres adhésions celles de l’archevêque Arns.Et l’on ne sait trop bien à combien de dizaines de millions de dollars s’élève une dette extérieure dont l'augmentation, selon l’argumentation d’un article de Luciano Martins dans le Jornal do Brasil du 21 mai, se produit “en fonction de la li- Juidité internationale et non e la solidité de l’économie du pays".ALLEZ-Y GAIEMENT! «ViïmVi —WW Tbyota a une Liftback capable de vous mettre le 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opérationnelle dans des semaines?KINSHASA (d'après AFP et Reuter) — La force d’intervention inter-africaine au Shaba qui compte maintenant, outre le contingent marocain, des éléments gabonais et togolais, ne sera véritablement “o-pérationnelle" que d'ici quelques semaines, estimaient hier certains observateurs militaires occidentaux à Kinshasa.Jusqu’à présent, seul le contingent marocain avec ses 1,500 hommes est au complet.Des éléments des détachements gabonais et togolais, dont on ignorait hier soir l’importance, les avaient rejoints, mais on ne possédait aucun détail quant à l'arrivée des détachements sénégalais, centre-africains, égyptiens et ivoiriens.L’acheminement du matériel de transport, de transmission nécessaire au contingent marocain se poursuit à Lu-bumbashi tandis que la com- pagnie renforcée dé la Légion étrangère stationne toujours à Kolwezi.La mission de ce dernier détachement français s'achèvera lorsque les forces marocaines seront prêtes à assurer “la relève" dans la ville minière.La force marocaine pourrait prendre position d'ici quelques jours, précisait-on de même source nier soir dans la capitale zaïroise, ce qui permettra alors le dégagement complet des forces françaises.Ces observateurs soulignent principalement les problèmes de maintenance que pose la mise en place de cette force inter-africaine forte de plus de 2,500 hommes et qui, disent-ils, expliquent dans une large mesure le fait oue cette force ne sera véritablement opérationnelle que “dans quelques semaines”.Par ailleurs, la majorité des ays de la CEE sounaite lier de économique au Zaïre à K SPÉCIAL FÊTE DES PÈRES Joncs pour hommes modè- Bagues pour hommes moles assortis 10K.Valeurs : dèles assortis.Valeurs $75 $35 à $125.à $400.En vente pour: En vente pour $17.50 à $62.50 $37.50 à $200.OMPONfJOÏÏë BIJOUTIER 2S« STE-CATHERINE EST Droits de l’homme Le Paraguay et rUruguay sur la liste noire WASHINGTON (AFP) — Le Paraguay et TUruguay ont “commis de constantes et graves violations des droits de l’homme", selon deux rapports encore confidentiels de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), apprend-on à Washington de sources diplomatiques.Ces rapports, qui seront présentés à la prochaine assemblée générale cfe l'Organisation des États américains (OEA), sont datés de janvier 1978 et portent sur les cinq dernières années.Leurs conclusions se basent sur “une analyse objective” de données en provenance des deux pays, d’organismes internationaux sur place et des réponses ou des “silences" des gouvernements dénoncés.Les gouvernements d’Asuncion et de Montevideo ont repoussé jusqu'à présent les demandes répétées du CIDH de pouvoir enquêter directement sur place, precise-t-on de sources diplomatiques.Sur le Paraguay, révéle-t-on de mêmes sources, le document du CIDH signale'notamment que: — “Durant Tétat de siège plusieurs personnes sont mortes dans des circonstances non-éclairées"; — “Des contraintes physiques et psychologiques, et toutes formes de cruauté ont été utilisées pour obtenir des confessions des prisonniers, les intimider et les humilier”; — “Des centaines de personnes de toutes tendances politiques ont été arrêtées sans accusation et sans jugement”; — “L'Église catholique et d’autres institutions religieuses ont été l’objet de persécution ": En ce qui concerne l'Uruguay, révèle-t-on de sources diplomatiques, le CIDH signale des abus semblables, y compris des “tortures sexuelles” sur les prisonniers politiques.Le CIDH.parmi les cas concrets signalés, continue d’enquêter sur la découverte en Uruguay de cadavres.mutilés en 1976.Dans une réponse au CIDH, indique-t-on toujours de sources diplomatiques, les autorités uruguayennes ont affirmé que certains noms cités par le CIDH ne figuraient pas sur les listes de prisonniers et que 3 personnes avaient été arrêtées après qu’on ait trouvé ces cadavres mutilés.Franz Wagner a tenté de se suicider BRASILIA (AFP) — Gustav Franz Wagner, ancien commandant en second du camp de la mort de Sobidor, en Pologne, a tents hier matin de se suicider dans sa prison de Brasilia en avalant des morceaux de verre de ses lunettes qu'il avait brisées avec ses chaussures, a annoncé hier soir un communiqué de la police fédérale brésilienne.Un policier qui montait la garde devant sa cellule est immédiatement intervenu alors que Gustav Franz Wagner commençait à avaler les morceaux de verre.Son état n’inspirait aucune crainte en fin d'après-midi, a ajouté la police fédérale.Le communiqué a précisé que Gustav Wagner qui souffre de troubles cardio-vasculaires est l’objet, depuis le debut de sa détention à Brasilia il y a une dizaine de jours, de soins médicaux quotidiens et d'une surveillance de tous les instants.En outre, un garde est placé en permanence en face de sa cellule afin d'empècher tout acte “d'autodestruction”.Gustav Wagner, arrêté le 30 mai près de Sao Paulo, avait été transféré quatre jours plus tard à Brasilia où il attend que soit statué sur son sort, plusieurs pays ayant demandé son extradition pour juger ses crimes de guerre.Après avoir été reconnu à Sao Paulo par un survivant de Sobi-bor, il avait paru résigné à son sort, exprimant même le souhait d'être extradé vers l’Allemagne pour y être jugé.Selon les policiers qui le gardaient à Brasilia, il ne semblait pas être dans un état dépressif.Il avait cependant subi un malaise au début de la semaine dernière, peu après son transfert à Brasilia, quand la police lui avait annoncé qu’il allait devoir donner une conférence de presse.Toute rencontre avec les journalistes lui avait été alors interdite Ses problèmes cardio-vasculaires lui interdisent en effet toute "émotion forte" selon la police fédérale l’acceptation par ce pays des conditions de politique économique définies par le Fonds monétaire international (FMI).Tel est, apprend-on de bonne source, le principal résultat d’une discussion de deux heures sur lé Zaïre qu’ont eue hier les chefs de diplomatie des Neuf au château de Christianborg au Danemark dans le cadre d’une réunion de coopération politique de la CEE.Les neuf pays de la Communauté européenne n'ont toutefois pas défini de position commune sur le Zaïre.En effet, le Danemark, l’Irlande et le Luxembourg ne participent pas aujourd'hui à Bruxelles à la réunion de hauts fonctionnaires qui doit examiner le plan de relance et de redressement économique du Zaïre.Certains pays européens (Grande-Bretagne et Allemagne de l'Ouest notamment) ont insisté à Copenhague pour que l’aide économique au Zaïre soit liée à des conditions très strictes (réforme administrative et structurelle).M.David Owen, le ministre britannique des Affaires étrangères, indique-t-on de source informée, souhaite même que le général Mobutu donne des assurances sur la libéralisation sociale et politique au Zaïre.Les ministres des Affaires étrangères de la Communauté européenne ont marqué une forte opposition, apprend-on de bonne source, contre le Armes françaises a pour Ryad PARIS (Reuter) — Les informations de l’hebdomadaire égyptien Octobre comme quoi l’Arabie séoudite aurait conclu avec la France un contrat de fournitures d’armes de vingt-quatre miliiards de dollars sont “exagérées” mais les marchés passés sont importants, indiquait-t-on hier de sources autorisée et industrielle françaises.Selon Octobre, le marché a été conclu lors de la visite en Frande du roi Khaled, il y a deux semaines, et porte sur la fourniture à l'Arabie de chars, d'hélicoptères et d’un système de surveillance radar pour toute la zone de la Mer Rouge.De source française autorisée, on dément catégoriquement toutefois que le roi ait parlé d'armes avec le président Giscard d’Estaing.L’Arabie a déjà acheté à la France trois cents chars AMX, une douzaine de Mirage F-l et une trentaine d’hélicoptères.Le royaume a entrepris de moderniser rapidement son armée et cherche à diversifier ses sources d'armements.Dé-pendafit assentiellement des Etats-Unis dans ce domaine, l'Arabie s’est tournée vers la Grande-Bretagne et la France.recrutement de mercenaires blancs pour assurer la sécurité au Zaïre.Une telle chose, a dit notamment M.Owen, compromettrait gravement le règlement de nombreux problèmes africains en cours.En revanche, les chefs de diplomatie des Neuf n’ont pas abordé à Copenhague la question de la creation d’une force inter-africaine qui a fait l’ob-iet de discussions détaillées à la récente conférence de Paris sur l’Afrique.Le plan Mobutu se concrétisera dans l’immédiat par l'envoi de vivres et de médicaments au Zaïre.Cependant il soulève dès maintenant certaines inquiétudes à propos de l’accroissement de l’engagement de l’Occident en Afrique.Un haut fonctionnaire belge a récemment précisé qu’il paraissait difficile de remettre sur pied une économie vacillante au Zaïre sans aborder franchement les problèmes de sécurité, tant des Noirs que des Occidentaux.La présence armée de près de 2,700 hommes venus de 7 pays africains au Zaïre ne peut masquer la réalité désastreuse d'un pays dont une bonne partie cfe la population vit d’expédients.Selon les experts occidentaux, la dette extérieure du Zaïre se monte à 2,5 milliards de dollars, qu’il doit en majeure partie aux participants à la conférence de Bruxelles.Toutefois, certains diplomates belges haut-placés font remarquer que cette conférence ne disposera d’aucun pouvoir de décision.De source autorisée, on ajoute que les principaux oints à l’ordre du jour seront ’amélioration de la gestion interne de l’économie zaïroise, le plan de redressement du president Mobutu et la recherche de moyens de développer la production industrielle du pays après la chute brutale des cours du cuivre ces deux dernières années.L’arrivée de nouveaux experts occidentaux conditionnera l’octroi au Zaïre d’un nouveau prêt du FMI.Du résultat de ces négociations entre le Zaïre et le FMI dépendra la décision de 60 banques occidentales d’accorder un prêt de 220 millions de dollars au Zaïre qui doit déjà 400 millions de dollars à des banques privées.Moscou a expulsé une diplomate-espionne US MOSCOU (AFP) — Une diplomate américaine a été arrêtée le 15 juillet 1977 et expulsée d’URSS pour “espionnage”, ont révélé hier les Izvestia alors que deux citoyens soviétiques sont inculpés depuis mai dernier d’espionnage aux États-Unis.Le quotidien du gouvernement soviétique ne précise pas la date du départ d’URSS de Mlle Martha Peterson, ancien vice-consul des Etats-Unis en URSS.Les Izvestia indiquent seulement que celle-ci a été déclarée persona non grata après avoir été arrêtée alors qu’elle déposait “sur un pont de Moscou” une “pierre” qui était en fait, affirme le quotidien, “un container contenant des instructions, un appareil photo miniature, des ampoules de poison, une somme en argent soviétique et des bijoux".Les Izvestia ajoutent que l’URSS avait officiellement protesté auprès de l’ambassadeur des États-Unis, M.Malcolm Toon, et affirment que celui-ci aurait demandé aux autorités soviétiques de garder le silence sur cette affaire.p: Pour Papa Pendentif pour hommes avec lapis, en or 18 c.$325.00 & LUCAS 1476 o.rue Sherbrooke Westmount Square Fairview Pointe Claire Quand mon client de Bruxelles vient à Montréal, je lui réserve le Quatre Saisons.Rien de moins.C’est un voyageur blasé, familier avec la classe exceptionnelle de quelques très grands ^hôtels à travers le monde.Il aime le confort du Quatre Saisons.Son élégance raffinée.Le service attentif et discret de tout son personnel.T^Ti-nT—î— N aime être à quelques minutes de marche du Tout-Montréal-plaisir-et-affaires.1 Bonne fourchette, il apprécie particulièrement le restaurant Pierre de Coubertin, classé quatre étoiles et demie.Une des trois meilleures tables de la ville.Quand il vient à Montréal, je lui réserve son hôtel: le Quatre Saisons ') / * Angle Sherbrooke et Peel Montréal, Québec, H3A 2R6 Réservations, à frais virés: (514) 284-1110 Four Seasons F-lofel Le Quatre Saisons MONTREAL Le très grand hôtel de Montréal.voire permis de conduire Mesures expéditives qui écartent de la route les conducteurs en état d’ébriété Des amendements à l’article 22 de la loi de l’indemnisation des victimes d’accidents d'automobiles en vigueur depuis le 1 ” mars 1978, visent à éliminer de la route les automobilistes trouvés coupables d'offenses criminelles au volant d'une voiture Inc.TÉL.: 288-3628 -3629 Suspension immédiate du permis de conduire pour trois mois Une suspension automatique du permis de conduire pour trois (3) mois sera imposée à tout conducteur trouvé coupable devant un juge, de l’une des infractions suivantes: • conduite ou garde d’un véhicule automobile: — avec facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue, ou — avec, dans le sang, plus de .08 milligramme d’alcool; • refus de subir le test de l’ivressomètre; • délit de fuite; • conduite dangereuse; • négligence, au volant d’une automobile, entraînant la mort ou une lésion corporelle: • négligence criminelle dans la mise en service d’un véhicule automobile; • homicide involontaire suite à une infraction commise au volant d une automobile Ces modifications sur les points de démérite sont en vigueur depuis le 1" mars 1978 Émission d’un permis de conduire spécial pour le travail S’il est prouvé devant le tribunal que le conducteur, trouvé coupable de l’une de ces infractions, doit utiliser son véhicule pour gagner sa vie, le juge peut recommander au Directeur du Bureau des véhicules automobiles de lui émettre un permis de conduire pour les seules fins de son travail.Cependant la suspension du permis de conduire régulier passera alors de trois (3) à six (6) mois Aujourd’hui, donc, la procédure est changée Pour les infractions déjà mentionnées ci-dessus, il n’y a plus de points de démérite inscrits au dossier du contrevenant, mais son permis de conduire est suspendu sur-le-champ pour une période d’au moins trois (3) mois I Gouvememen: du QueDec Ministère de* Transports I Un raid palestinien manqué en Cisjordanie TEL AVIV (Reuter) -Quatre fedayine ont attaqué dans la nuit de dimanche à lundi une colonie religieuse juive en Cisjordanie, mais ils ont été repoussés et l’un d’eux a été tué.Un porte-parole militaire a déclare que les trois autres — l’un d’eux était croit-on blessé — ont pris la fuite.Leurs traces ont été repérées par la suite traversant la frontière jordanielle.L’attaque, qui a eu lieu vers 0200 du matin heure locale avait pour objectif la colonie de Mehula, près de Beit Shean, dans le secteur nord de la vallée du Jourdain.Le commando espérait manifestement s'emparer d’une maison et d’otages, a affirmé le porte-parole.Le général Mosha Levy, commandant israélien de la région, a déclaré aux journalistes que les Palestiniens avaient fait irruption dans la colonie, frappé à la porte d'une maison et ouvert le feu avec des fusils automatiques Kalachnikov.Mais à l'intérieur, les occupants — qui comme les autres habitants de la colonie dorment toujours des armes à portée de la main — bondirent aux fenêtres et ripostèrent à coups de feu.L’un des fedayine s’est écroulé, mort, les autres ont pris la fuite dans l'obscurité.L'agence palestinienne Wafa a confirmé qu’un commando de fedayine avait attaqué la colonie juive et avait perdu un homme.Un communiqué militaire publié par l’agence palestinienne d’information précise ou’un commando du nom au “Martyr Abou Ali lyad” a lancé une attaque contre “des objectifs militaires et des entreprises israéliennes dans la vallée du Jourdain".Selon le général Lévy, deux drapeaux de l’organisation Fatah ont été trouvés sur la clôture entourant la colonie.Un troisième drapeau se trouvait dans le sac du Palestinien tué.Dans ce sac ont été également trouvés quatre grenades à main et clés vêtaments civils encore mouillés: ceci indique que le commando avait traversé le Jourdain pendant la nuit.Mehula est situé à environ 800 mètres de la frontière jordanielle.La région était autrefois une cible favorite pour les fedayine infiltrés depuis la Jordanie.Mais depuis 1970, les raids y étaient relativement rares: la dernière attaque dans la région a eu lieu il y a dix mois.Mehula est l’un des premiers points de peuplement juif installé sur la rive occidentale du Jourdain après la guerre de 1967.Le général Ezer Weizman, ministre de la Défense, et le général Rafael Eitan, chef l’état-major israélien, se sont rendus sur les lieux après l’attaque du commando.I ’ s .Le cabinet Begin tergiversant, Peres présente un plan de paix Selon l’Evening Standard de Londres, le premier ministre Menahem Begin serait "trop malade pour rester en fonctions".Le bureau de la présidence du conseil à Jérusalem a aussitôt démenti cette information, ajoutant que M.Begin accomplit ses fonctions et que sa santé donne satisfaction à ses médecins.La FINUL ne sait si elle pourra contrôler totalement le Sud-Liban BEYROUTH (d’après Reuter et AFP) — Des responsables de TONU étaient hier en contact avec le gouvernement libanais pour tenter de régler d’urgence le problème posé par l’abandon aux mains de milices chrétiennes de positions évacuées par les troupes israéliennes au Sud-Liban.Le retrait israélien doit s’achever aujourd’hui et “jusqu'à présent il n’est absolument pas sûr oue la force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) pourra prendre le contrôle complet du Sud”, dit-on de source diplomatique.Le problème a été évoqué par ailleurs au cours d’une rencontre entre le ministre libanais des Affaires étrangères et de la Défense, M.Fouad Boutros, et le chargé d’affaires des États-Unis, M.George Lane.De source diplomati- que, on croit savoir que les Etats-Unis sont en contact étroit avec Israël à propos de sa décision de remettre ses positions à des miliciens chrétiens plutôt qu’aux Casques bleus.Le général Emmanuel Ers-kine, commandant de la FINUL, s’est plaint, dans une interview diffusée par la télévision israélienne, de l’intention des Israéliens de laisser leurs positions aux forces chrétiennes.Selon des sources diplomatiques à Beyrouth, “la remise des bases est déjà un fait accompli.Les principales unités de combat israéliennes ont quitté les lieux et leurs positions ont été prises par les milices chrétiennes.En Israël, où on se refuse à commenter officiellement les propos du général Erskine, certains hauts-fonctionnaires déclarent en privé que, Tar- Nous Guérissons Le “chnac” ! CONSULTEZ NOS GUÉRISSEURS POUR UN RENDEZ-VOUS APPELEZ À 259-6981 AU PA/ILLON CSM C O R P O R £ 7665 Lacordaire, Montréal HIS 2A7 - Québec mée n’ayant jamais occupé les enclaves chrétiennes au Sud-Liban.il n’est pas question de les remettre aux soldats de la FINUL.L’annonce de l’envoi imminent au Sud-Liban de troupes libanaises régulières est vue d'un bon oeil dans les milieux israéliens, qui ont toujours demandé qu’une telle décision soit prise.Mais étant donné l’influence de la Syrie sur le gouvernement de ’ Beyrouth, elle pourrait être selon Tel-Aviv le signe préliminaire d’une fermeture de “la bonne frontière”, que ne souhaitent ni Israël, ni les chrétiens libanais.Les Israéliens se demandent également si les forces régulières ne chercheront pas à intégrer les milices chrétiennes du commandant Saad Haddad et, en ce cas, à déplacer ce dernier.En cas de refus, l’officier chrétien deviendrait un rebelle non reconnu par les forces de TONU, et dans tous les cas la question des relations des chrétiens avec Israël serait à revoir.On craint également, en Israël, qu’une partie des forces de TONU ne soit postée sur la frontière israélo-libanaise.En ce cas.estime-ton à Tel Aviv, l’effectif de 6.000 hommes, déjà insuffisant pour s’opposer à un retour des fedayine.le sera encore plus — surtout si TONU décide de poster sur la frontière les Français, qui se sont montrés les plus efficaces contre le retour des Palestiniens au Sud-Liban.Israël est convaincu qu’à plus ou moins long terme, les fedayine reviendront dans la région en nombre important.La question se pose alors de savoir comment réagira Israël, si des attaques sont lancées par-dessus la tête des Casques bleus ou à travers leurs lignes.On espère, dans les milieux israéliens, que la réactivation de la commission d’armistice israélo-libanaise permettra de résoudre nombre de ces nouveaux problèmes.Les milices chrétiennes du Sud, qui coopèrent depuis longtemps avec Israël dans la lutte contre les fedayine, n’ont pas vu d’un très bon oeil l’arrivée des forces de TONU au Sud-Liban.Elles les accusent d’être incapables d’empêcher les infiltrations de Palestiniens.De la réponse du gouvernement dépend le déploiement de la FINUL dans ces enclaves chrétiennes.JERUSALEM (d’après AFP et Reuter) — Un "projet de paix” travailliste fondé sur des “concessions territoriales sur les trois fronts” (Sinai, Golan, Cisjordanie) et une “solution jordanienne" du problème palestinien a été exposé hier à fa presse par le député Shimon Peres, leader de l’opposition travailliste.M.Peres a déclaré qu’à son avis, un tel projet pourrait recevoir l'appui des Etats-Unis, obtenir Tapprobation de la majorité à la Knesseth (parlement israélien) et servir de “fondement raisonnable à des négociations avec l’Egypte”.Le leader travailliste a déclaré que son parti "excluait l’éventualité d’un Etat palestinien indépendant”.Les Palestiniens pourraient participer auprès des Jordaniens à une solution “jordanienne” de leur problème, a-t-il ajouté, en excluant cependant toute participation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à la recherche d’une telle solution.“De toùtes manières, je ne vois pas la nécessité” d’une telle participation, a-t-il dit.M.Peres estime que “tout règlement prévoirait une Jérusalem unifiée, la présence militaire israélienne sur le Jourdain et le désarmement de la Cinordanie”.Pour sa part, le gouvernement Begin a différé une nouvelle fois hier sa réponse aux deux questions auxquelles les Etats-Unis Tont invité à répondre: quel statut pour la Cir-jordanie et Gaza après la période d’autonomie limitée de cinq ans proposée par M.Begin et comment les Palestiniens de ces territoires devraient-ils être cohsultés sur leur avenir?Le cabinet s'était réuni une première fois il y a huit jours pour étudier la réponse a apporter à Washington et avait décidé de prolonger son débat jusqu’à ce lundi.Cette deuxième réunion a duré cinq heures et M.Begin n’a pas eu le temps d’exprimer son opinion.Il devra le faire lors d’une troisième et dernière réunion dans le courant de cette semaine.Trois ministres se sont exprimés lors de cette deuxième réunion: M.Haim Landau, ministre sans portefeuille, nationaliste de droite, le général Ezer Weizman, ministre de la Défense, favorable à une initiative permettant de reprendre le dialogue avec l'Egypte, et M.Moshe Dayan, ministre des Affaires étrangères, en favaur d’arrangements associant plus étroitement la Jordanie à l'administration d'une Cisjordanie autonome.Rien n'a transpiré des interventions des trois ministres.Les questions posées par les États-Unis, pour simples qu’elles soient, paraissent diviser les membres du gouvernement.M.Begin et plusieurs de ses partisans répugnent à tout engagement en ce qui concerne un retrait futur de Cisjordanie.Mais d’autres ministres estiment que si la réponse israélienne n'est pas satisfaisante, les États-Unis avanceront leur propre solu- tion de compromis, qui pourrait être encore plus difficile à accepter par Israël.Les observateurs soulignent que le choix, par les Américains, du mot “statut", de préférence à celui de "souveraineté", en ce qui concerne Ta-venir de la Cisjordanie et de Gaza, vise essentiellement à faciliter la réponse israélienne — à condition certes que le gouvernement Begin accepte de laisser de côté son idéologie, la Cisjordanie faisant pour le Likoud et les religieux partie intégrante du patrimoine historico-biblique d’Israël.En ce qui concerne la seconde question, on se souvient qu’Israël avait rejeté la proposition d’un référendum en trois volets avancée par les Américains, et qui aurait posé la triple question suivante: “Souhaitez-vous la prolongation un statu quo?une union étroite, sous forme de confédération ou autre, avec la Jordanie9 Ou avec Israël?”.M.Begin avait fondé son refus sur l’idée qu’un tel référendum, par une abondance de bulletins blancs, mènerait de façon détournée à un vote pour un État indépendant, ce qu’Israël ne peut admettre.Les Américains ont alors suggéré de résoudre ce problème par des discussions entre représentants de TÊgypte, de la Jordanie, d’Israël, et des Palestiniens de Cisjordanie et Gaza.Israël accepterait, mais à condition qu’il y ait accord unanime — ce qui lui donnerait, implicitement, droit de veto sur le mécanisme de la discussion.M.Dayan a récemment affirmé la volonté de progresser d’Israël en déclarant que, qu’il y ait ou non réglement de paix, il faudra supprimer bientôt le gouvernement militaire impose, depuis juin 1967, sur la Cisjordanie et Gaza.Si cette mesure est prise avant la conclusion de tout accord, ce sera l’entrée pour les résidents de ces territoires, un million en tout, dans l’autonomie administrative.Les contacts devraient cependant, dit-on à Jérusalem, rester étroits avec Israël.La cinq et le "Chirac"! ça s'attrape plus vite chei i Lareau Centre-Ville 1824 Ste-Catherine O.937-9551 Cours autodidactique de français écrit Écrire sans faute Lettres, rapports, procès-verbaux, mémos, notes Sans 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U! vdY-: \i IKI ARTISANAT QUF.BF.COIS 1.Les bois et les textiles f* ARTISANAT QUEBECOIS dr Sot rsan ARTISANAT QUEBECOIS Cyril Stmard 3, Indiens et Esquimaux LÂRT TRADmONNEL .= AU QUEBEC Construction Tros 9ièdes dtomements populaires inventaire Restauration _ , -.-Æv ' ENCYCLOPÉDIE Dt LA MAISON QUÉBÉCOISE î SltCLES PHUWTATIONS Mktld Ltssml I Quelle \touur, L'architecture traditionnelle au Québec la mahon aux 17e «t 19* tfècki Y**i ENOOJOPÉDE DES; Ducy MüirilttVMi HuqjcUtttKuè les objets familiers de nos ancêtres I.AMLSIQT Al ÜjjjTC KV'ITT» VOUS POUVEZ I ES RECEVOIR CHEZ VOUS! ^ Edition, de l’homme* REMPLISSEZ SEULEMENT CE COUPON ET RETOURNEZ-LE A ^ 955, rue Amheret, Montréal, H2L 3M S | | AfflMtttl québécois —tom* 1.C Stmard S12JS | | L’ArchHactura tradHionnalla au Ouébac, Y Lafram&oisa 110.00 ^ | | Artisanat québécois — torn# 2, C Simard 112 95 l : Incydopédla «as anbqulléa du Ouébsc.M Lsssa'd al NOM.O { ) Artisanal québécois — loma 3, C Simard !l2.tS H Marquis I 7.00 *»%»*••* — | J La Maison tradtttonnollo au Ouébac.M Lessard et Q Vilandré $10.00 I I 0bl*»* lOinl la somme de S .Finale du groupa Sogidea Ltee ccalcmcnt en vcntc chu voter rouHNisscun mnnl i J 4 Le Devoir, mardi 13 Juin 1978 ¦ 14 leDAUPHin 2 MUl I I I K Hl.M DE I.ANNF.K.Dt7 DIANE "ü iALLEN/KEATON "ANNIE HALL VIISION fHANCAISI Lun.à sam.: 7.20 - 9.20 Dimanche: 1.10 ¦ 3.10-5.10-7.20-9.20 , BEAUBIEN PRES OIBERVIILE 721 6060 Une quadraphonie imaginative deGropus?55 MiLTON i 842 ©Oft3 Un meurtre noue une amitié mystérieuse lAIM AMERICAIN «ertion oiiqmale tout titres tiantais unlilm de WIM WENOfRS DENIS HOPPER BRUNO GANZ 35 MlLT ON f 842-6053 PftX K LA CHITOUt AU FESTIVAL •mAVATWHAl D'AVOAIAZ.i nlri1 Id vie et Id mort —L'Amour icfinof fiifi ffrtttb urnni UN FIIM DE GILLES CARI ( UN FILM DE ETTORE SCOLA aussi JxX Mou Dieu, comment v f suis-ie \ ^ tombée si bas~ film de LUIGI C0MENCIN1 NOUS 9,15 MON DIEU 7.30 par Françoy Roberge Gropus 7, un ensemble instrumental montréalais créé en 1975, donnait samedi et dimanche à la Bibliothèque nationale à Montréal un concert consacré à José Evangélisa, George Crumb et Cristobal Hallfter.Formé de Nicolas Desjar-dins, clarinette, Marcelle Guertin, piano, Anne Jalbert, flûte, et Pauline Vaillancourt, soprano, gropus poursuit sa démarche exemplaire en présentant au public montréalais des oeuvres contemporaines peu connues.On peut constater avec regret que ce genre de recherche musicale n’attire pas même le public moyen auquel il aurait aroit.Ce n’est pas assez facile pour attirer le jeune public qui recherche l’événement pop chaud et spectaculaire, ni assez “chic” pour attirer un public qui va au concert Nos horaires en page 20 -1 * t Coéncdlc musicale de George» Dot Loult-George» Carrier et Léon Bemler „ g avec Jean-Louis Millette 4 g Carole Chatel, Mireille Deyglun ^ Normand Lévesque, Robert Marten Alain Fournier, Robert Daviau Æé Josée La Bossière à moitié par plaisir et à moitié pour se taire voir.C’est le drame de la jeune musique du Québec dont le circuit demeure limité et dont le lieu change constamment.Tout cela n’avait pas empêché Gropus 7 de monter un concert généralement poli et méticuleusement préparé.Va et vient de Jose Evangelista pour clarinette, voix pianica, flûte et amplification est une courte oeuvre concertante d’inspiration minimaliste rehaussée par la grande habileté de ce compositeur montréalais dans Tutilisation des voix.L’instrumentation de la pièce semble toutefois flottante, et l’on se demande si l’utilisation du “pianica" était véritablement indiquée.Ce modeste instrument demeure assez peu châtoyant et sa présence renvoyait à certaines oeuvres mineures comme le concerto pour accordéon du soviétique Tchaikin créant un climat légèrement folklorique contrastant largement avec le ton général de l’oeuvre.Au programme également, ?ÎDans le cadre des Soirées du MADRIER fi-f.; * * Le Théâtre de Marjolaine ’ ¦ Eastman 78 * j» >• /JM pmplL \[ ynMu^do4^2.i; -Kjv.V) CHARLOTTE RAMPLING : PHILIPPE NOIRET PETER USTINOV AGOSTINA BELLI FRED ASTAIRE POUR TOUS PH» S».NTC Ui\Tard ]V(auVê * un film d YVES BOISSET ^ 12 30 2 35 4 45 6 55 9 05 1590 RUE ST-DENIS 845 3222 CKVL présenté un film de PROSPIC W & Mise en scène Daniel Simard Dès le 17 juin Billets Téléréserve, Montreal Trust 861 8267-8 ^ Sherbrooke: 567 0046 * - Eastman.297 2862 { et Ed Archambault L’Office des Tournées du Conseil des Arts du Canada présente la première montréalaise du spectaculaire opéra canadien de Derek Healy et Norman Newton.Islan avec (ENSEMBLE STRATFORD sous la direction de NICHOLAS GOLDSCHMIDT UNE NOUVELLE FORME DE THÉÂTRE MUSICAL.DES VOIX MERVEILLEUSES.DÉCORS ET COSTUMES D'UN GOÛT PARFAIT.” Le Devoir LUNDI, 19 JUIN 20h30 ! Billets $8 - Étudiants et \ Âge d'Or $4.EN VENTE: Salle Pollack.555 ouest Sherbrooke Montréal Trust P.V.M Ed.Archambault m COMMANDES POSTALES: Concerts & Artistes Canadiens Inc., 2090 ouest Sherbrooke.Suite 5.Montréal H3H 1G5.CHARGEX & MASTERCHARGE 935-0678 SALLE DE CONCERT POLLACK Claude Berri présenté En amour, U n'y a rien commet __ fRUNCt -B.—»' Le PARISIEN 1 486 ST CATHERINE W 866 3856 À L'AFFICHE DU 7 AU 17 JÜIN COMPLET MERCREDI Une pièce très drôle qui m'a apporté une bonne détente.C'esf une pièce pleine d ingéniosité, bien construite, et surtout très bien jouée.André Boudreau une comédie d’Alan Ayckbourn ieudl21li vendredi 21h samedi 21N30 Avec: Béatrice Picard Roger Garand Catherine Colvey Daniel Tremblay M ise en scène: Jeanine Beaubien Décors: Guy Beauregard Billets en vente: Sheraton Mt-Royal, 1455 Peel, suite G-20; Mtl Trust, P.V.M.; Roy's Drugstore, Beaconsfield.RÉSERVATIONS : 526-0821 la Compagnie Internationale de Papier du Canada.Commandité par ¦-‘h «^ISABELLE barg/HlPPERT I4 ANS ‘Encore plus étonnante que dans La Dentellière'.'' SELECTION OffICIEEEE OE EA f RANCE 1C1NNES DE EAfKANCE HCiNNES Qui est Violette Nozière?Est elle monstre ou victime ?A vous de trancher.un MmdeCLAUDE CHABROL LAVAL 4 i 486 ST CATHFRINT 0 866 38S6 Cf NTRf lAVAL 688 /776 Les cinémas du Complexe Desjardins desaAMs© ISO ouest.Ste-Catherine, Basilaire 1 tél.:zea-aiai L’EVENEMENT LE PLUS IMPORTANT DEPUIS QUE LHOMME A MARCHE SUR LA LUNE POUR TOUS Dili UUIIDImI Kfi ¦oy| ¥>m SALLE l] 12:4^ 2:45 - 4:50 Une Star d’aujourd'hui NOUREEV 2 Grands Prix au estival de Cannes 1977 l‘yluitmjraphr (Grand Prix OtAumOntuuf VALENT!NO | , une Star ér de légende avec Monique Mercun et Marcel Sabourin _.Un film Hayes DA 548 $8 Va 8'* 8 Va + 'k Highmont z425 88 88 88 Holinger A 565 $33 33 33 - V, HomeA 1975 $39 Va 39 39 Va + V, Home B 1250 $39 Va 37* 37* + 00 H Bramor 1000 325 310 325 +15 HowdnDH 400 $11'* 11 Va 11 Va Hud Bay A 20497 $17 Va 17 17 H BayCo 22761 $20+4 20'* 20* + '/B HBOIIGaS 12734 $42'* 4 2 Va 4 2 Va + Vé Hydra Ex 1000 44 44 44 - 1 IAC 12284 $19Va 19 19'* + '/e ITLInd 1400 380 375 380 IU Intl 2752 $13'* 13 13 + '* Imasco A 1271 $337* 333/a 333/4 1 ma sco A p 330 360 360 340 + 5 ImpGen 150 $17 Va 17 Va 17 Va ImpOil A 17746 $19* 19'* 19 Va + '* INCO A 17170 $19* 19* 19* - '/B Inco 7.85 1200 $25 25 25 Indal 3900 $127* 123/a 12* + '/8 Inglis 100 $11 11 11 + '/8 Inland Gas 1500 $11 107* 10* - '/8 Inland G p 525 $13 127* 12* - '/e Inter-City 1600 $67* 63/a 63/a Intrmetco 400 $8'* 8 Va 8 Va IBM 451 $302'* 299 300 + 3/4 NOMINATION Banque Provinciale 400 VtntM Haut Bai F*rm.Ch, Ventea Haul InduBtriellei Bomac A 100 17 A GF M 2435 230 230 230 - 5 BomDdler z38 0700 Aby Gin w 8300 225 210 225 + 15 BovliCor 12200 63 Abitibi 6640 Il 2K.1200 12+, Bow Valy 4810 13100 Abitbl 7'*p 200 ISO 50 50 Bow Vlypr 400 014'/) Abitbi 10 609 155 V) 55'0 SS',0 Bowatar 167 365 Alton Min 200 II+.100 80, Bralor Rat 1373 I6VI Agnlco E 1900 475 465 475 + 5 Bramalea 2870 01000 AuraInd A 500 16 VI 600 600 Bramada 4350 143 Akaitcho 2500 96 93 93 - 3 BraicanA 7501 116*0 Albany 13300 ai 76 76 - 4 BrendaM 4000 lll'A Alt Energy 5933 114 '0 15*0 15*0 Bright A 225 IIIV4 Ai»a Gai A 26H8 015V) IS'A 15'* + '* BCFP SID 129 Bat Farm 7 7 7*0 60 Ch.300 $35*4 21*4 25*4 120 $29*4 29*4 29+* 400 129Va 29Va 29Va + *4 500 »26Va 26 26 100 $42Va 42VJ 42** " “ 31*4 31(4 19 4434 $32 1300 “ Alla O C p Alla G F Alla G 9 76 Alla G 7 60 Alla Nat Alcan AlgoCent 1300 919 19 19 Alaoma SI 1622 *21*0 21 21*4 + Va AII.CanB 2800 485 480 485 + 5 AllarcoDv 740 12510 2510 2510 + *4 Alliances 200 390 390 390 + 5 Almlnea 100 |IO'/a 10'/a 10** - '/a Alumln4pr 153 *16*4 l6'/a 16*4 Almin 4Va p H23 *38*4 38Va 38Va AJum3rdp 300 *29 29 29 Am Borna Am Lecluc 13000 23 AndresW 3200 *16*4 Any CT 4'/a 175 »27Va Any CT 290 150 *36 Any U Dey 28700 265 AnfhesC p (40 *63 Aquitaine 375 *1614 ArborC 125 74 Aryu* 150' *34 Asamera 32810 *1534 15 BC Phone BCPn 4*0 p BCPh 4Va p BCPh 1956 BCPh4 84 BCPh 5*4 R BCPh6pr BCPh6 80 BCP 7 04p 7*0 62 + 2 31 31 - Va 14*4 I4V0 + Va 365 365 6 6*0 + '/0 IO'/0 10*4 - *0 137 142 - 2 16*4 1610 + V4 11*4 11 Va - 14 Il 11 21*4 28*4 - Va 9780 *16*4 16*0 !6'4 + V4 100 *55*4 55'/* 55*4 • 25 555*4 55*4 55*4 115 558'A 59'A 51*4 200 515*4 15*4 15*0 >15 569 69 69 110 574 74 74 500 »2IV| 21*1 21'ri - *4 400 523Va 23Va 23Va - Va Cralymt Comlnco Corn Cap C Holiday I 2650 CHInsAp ' Comtech ConBethA C Bath 68 w Con Bldo ConFardy C Durham C Marban C Morl*n Cons Prot C Remper ConDis I ConsGai CpnGatD ConGlass Conlrol F Conwest 4465 $28Va 27*0 28 150 $6 Va 6'/a 6'-1 + Va SB'/a 8*4 8*4 110 $ 2634 2 63/a 26*4 + Va 1600 2 60 2 60 2 60 - 20 760 52714 27*4 27*4 - V4 115 $7*4 4400 410 8252 345 9250 79 1060 68 2500 150 500 2! 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S 9 7 A 7A + 1 6A 6A - 1 IA 100 + 7 A 7 A - 1 21 21 - î 85 as 76 76 A + 1 SA 5A 47 47 700 7 A + ' 1 S'/4 SA - ' 85 85 - 1 1 6140 6240 + : 1 24*0 25A + 1 900 9 A 23 23 + M.Roger Larose Les membres du conseil d’administration de la compagnie Yvon Fournier Ltée sont heureux d’annoncer à la population, la nomination de Monsieur Roger Larose au poste de président de son conseil d’administration.Monsieur Larose avantageusement connu dans le domaine des affaires, apporte avec lui une vaste expérience étant actuellement vice-recteur à l'administration de l'Université de Montréal depuis 1969.Nommé dernièrement président du conseil d'administration de CIBA-GEIGY CANADA LIMITÉE, Il •lège également au posta de vice-président et membre du conseil d'admlnletratlon de la Banque Canadienne Nationale, il fut de plus décoré an 1973 Officier de l'Ordre du Canada La compagnie Yvon Fournier Ltée dispense depuis plus de 25 ans tous les services d'arboriculture et de traitements chl-mlques é travers l'est du Canada et son expansion va en s'accroissant chaque année, Int Mogul Int Pipe A 12869 $15 Ipsco InvGrp A Inv Grp5p Irwin T A Island Tel ISO IvacoA IvacoS 85 Jannock A Jannock B Jannock8 Jannock w 337 Jorex Ltd 16000 Joutel 5000 Kaiser Re SS'/e 5'/0 5 Ve 147/a 15 + '/a 1350 $15 15 15 350 $12Va 12Va 12'/3 150 $21 21 21 3000 345 340 345 - 5 100 $14'/2 14Va 14Va 9200 150 148 148 +1 600 $10^ 10*» 10* + Va 450 $50* 50* 50* - * 18 18 - Vé 18 18* - Vé 410 $143/4 143/4 143/4 - '/4 $83/4 03/4 83/4 - 70 69 69 7 7 7 Précâblé Preston Price Co Provloo Prov B Can QMGHIdg Qasar Pet QueSturg QueTel Que Tel rt RadiolWC Ram Ranger RankOrg Rayrock Realty A Redpath A Redstone ReedPapA 6100 R Sth A 15680 100 1000 3395 700 140 800 600 708 250 9206 350 800 1350 100 21700 100 700 5000 Reichhold Reich 7'/4p Reichwt Reitman Resservie Revelstk 1600 700 198 100 4200 100 10* 173/4 + Vé 14 - Vé 183/é + Vé 15* 39 11* - Vé 137 + 4 223/é + Vé 60+4 6Vé - Vé 12 Va + * 343/4 + Vb 5 Ve - Va 159 + 8 355 + 10 153/4 - Vé 47 + 2 8 Va 10 - Va 8* + Va 12Vé + Vé 5 Va 16 Va + Vé 250 - 2 7* + Va 90 + 4 553/4 1500 $33 33 33 - A 150 150 150 150 200 405 405 405 + 5 4300 310 285 300 + 15 1065 $18Vé 900 Sl8'/e 1000 260 Keen Ind Kelsey H Kerr A A Koffltr A p LabettA labatt Ap LabMIn 225 133 Lacana 26650 $8 Lacanaw 9400 $14*0 14+4 14*4 + * 130 127 130 154 148 148 — 6 65 65 65 — 2 620 19* 20 + Va $11A 11 Va 11A + Va $100 8+4 840 Claude Primeau Le vice-président et directeur général, monsieur Gilles Roch, annonce la nomination de monsieur Claude Primeau au poste de vice-président.Ressources Humaines.Monsieur Primeau était auparavant directeur général adjoint, Ressources Humaines.6341 $22Va 22* 22* - '/Il 780 $22* 22* 22* - * 33 33 - y* 7* 8 + * $6* 5* 6 + * 250 $13* 13V* 13* 2500 375 365 375 +10 Mt Wright MuItlAcc 775 1200 Murphy 15356 NBUMIne 2000 15 15 390 385 $9* 8* N York Oil 3225 NtldLPA 900 Nick Rim 500 Noble M 4000 150 $17* 17* 17* - * Norbaska 20800 Fed Diver 100 Fed Ind A 600 Fed Oion 325 Fidelity Tr 300 F Idelty Trp 100 Finning T 2900 F itting» A Foodex S FordCnda 100 7300 195 Francana 6850 C Cablew CdnCel CC Man A C Curtis CGE 7'/4 157/b 157/b + 3/4 14 15+1 10 V8 10* + Vb 370 370 83/4 8* - Vb 50 7* + Vb 273/4 28 + Vé 70 70 +2 29 29 C Hidrogas32365 415 400 405 +15 C Homestd 10700 $8* 8V4 0* + Vb C Hydro 2500 $10'9 10 10 C Hydro pr 200 $14'/4 14'/4 UV» - Vb Cl Bk Corn 59857 $28* 28Va 203/4 CIBkr 480794 65 62 63 -1 D Bridge DCItrsA 1500 59 Va DExplor 3000 23 23 23 +1 Dofasco A 2846 $26* 26Vb 26V» - Vb Dom Store 1000 $16'/4 16Vb 16Vb - Vb DTextieA 3170 $11 +0* 10*- * Domtar 4205 $103/4 18’/a 103/4 + * 700 $13 Va 13'/é 13Va + Vé 300 430 430 430 + 5 500 35 35 35 1150 $15Vé 143/4 143/4 - Vé 200 $15 15 15 + Va 1900 $12Vs 12 12 - Vb 2100 1 40 1 38 138 - 2 1200 $11* 113/4 113/4 - Vb 1722 120 115 119 - 1 200 330 330 330 -10 125 $32 32 32 +23/4 360 365 1025 500 1300 1000 700 Domtar pr Douglas L Ûunde Pal Du Pont Dylex Ltd Dylex L A Dynamar E-LFin E-LFInw EastMal Econ Inv p Electro A 1466 375 370 365 + 25 -15 Marché indécis Les cours de la Bourse de Montréal ont terminé la séance hier sur • ;une note irrégulière.Le marché a été modéré, 493.541 titres ayant • .changé de mains.I * L'indice composé monte de 0 20 à 193.23, les industrielles de 0.32 à • ;183.93 et les services publics de 0.14 à 175.16.Les banques perdent !o,56 à 177.76 et les papeteries 0.14 à 116.54.| ¦ Les pertes l'emportent tout juste sur les gains: 56 à 54 et 50 autres .Titres conservent leurs positions de vendredi dernier.Westcoast Transmission, valeur industrielle la plus recherchée de la journée, termine inchangée à $11 3-8 dans un volume d’échanges de 17,200 actions.Stanford Mines A, titre minier le plus convoité, monte de un cent à 59 cents et 13,500 actions ont été brassées.Dans les pétroles, Imperial Oil A progresse de 1-4 à $19 1-4 et Ashland de 3-4 à 21.Gulf cède 1-8 à $26 5-8.Genstar progresse de 5-8 à $30 5-8.Alberta Gas de 1-8 à 15 3-8, Carling O'Keefe de cinq cents à $4.30 et Hawker Siddeley A de 3-8 à 8 5-8.Alcan recule de 1-8 à $32.Seagram de 3-8 à 28 3-8, la Banque royale de 3-8 à 33 et Moore de 1-4 à 37 14.' Dans les titres de spéculation, Dumont Nickel Mines reste ) -inchangé à sept cents au terme d’un brassage de 13,000 papiers.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Emco 400 $7 Va 7'* 7'* + '* Emco w 400 180 180 180 +10 Exquite pr 100 $6'/a 6 Va 6 Va Extd wt Z6000 Falcon C 3022 $5* 5* 53/a FlbrgNik A 3080 $24 233/a 24 + Va Domtar pr 175 $13 Va 13 Va 13 Va + Va FCA Inter 2000 280 280 280 -5 Foodex 1400 $7'* 7'* 7'* + Vb Gaz Metr 150 $5* 5* 5* + Va Genstar L 12991 $30* 30 Ve 30* + * Gulf Can 1780 $263/4 26* 26* - '* Hawker A 3700 $8* 8’/4 8* + * Home A 100 $39 Va 39 Va 39 Va + * HudsBaya29 0 $17 17 17 H Bay Co 1257 $203/4 20* 203/4 + Va IAC 100 $19’* 19’* 19'* + '* lmp O a 11750 $19'/4 19'* 19 Va + Va Imasco A 150 $33* 33* 33* + Vb Inco a 1670 $19* 19 Va 19 Va IU Int 1600 $13 13 13 1 PL a 500 $15 15 15 + Ve Inv Grp A 200 $12'* 12'* 12'* Jnock a 800 $18 18 18 - '* Jnock b 100 $18’* 18'* 18'* - '* Labatt a 1337 $22* 22* 22* - '* Lau Fin 400 $9 Ve 9 9 La Veren -00 $93/4 93/a 9+4 + '* Madarn A 100 $40+4 403/a 403/a MB Ltd 750 $19* 19 Va 19* + '* Mass Fer 1200 $12* 12 Va 12* + Vb Mas F a 400 $20* 20* 20* + Vb Mas F b 100 $20 Va 20 Va 20Va Mercantl 1304 $14* 14 Va 14 Va - Vb Mice Inv 1200 $10'* 10'* 10 Va + Vb Molson B 200 $17'* 17'* 17'* Moore 4450 $37* 37* 3 7 Va - Va Nfl cl a 615 $163/4 163/a 163/4 - Va Noran a 2250 $27 26'* 27 + * Norcen 2000 $15* 15* 15* NCG pr e 100 $26 Va 26'/a 26 Va + 3/4 Nor Tel 400 $323/a 32* 323/a + * Nor T w 1500 $11'* 10* 11'* + * Oshawa A 900 $6* 63/4 67* + Va Pac Pete 200 $35'* 35’* 35'* Fraser A Fruehauf GM Res GaitacoA Gen Baker G DIstrbA 2000 G Dlstrbw 300 GMC 1294 GensterL 16685 Gibraltar 5310 Glendale ilOO GoldundM 640 Goodyear 1000 Goodyearp 249 Granduc 4000 GtOHSds 400 GLNIckl ilOO GL Paper 600 GLPapw !1000 GN Fin 700 GtWestS 3400 G Goose A Greyhnd C Greyhnd GuarTrst Gulf Can Gultstrem 26776 HCIHIdy 900 HCIHIdw 500 HambroC 2004 200 700 200 436 8615 Laldliw A LOnt Cem L Shore 813 26 5 26 5 265 LambdM 1500 241 241 241 + I LauFIn 1766 I9V0 9 9 Leigh Inst 7650 55'/a 5Vb 5'/.+ 'A LeonsFrn 600 112 11*0 12 + *0 Levy Apr 500 $5*0 5'/« 5** + 'A Liberian 3100 59'/0 «v.9Vi + *6 LL Lac 585 230 210 J30 +10 Lob Cp A 1469 425 420 420 ~5 Lob Çb B 729 415 415 415 +5 opr Lob LtoAp LobLtd Bp Lochiel 22SOO LoebM 100 Lost River 13500 MDSHelth 725 MICC 12700 MICC850 1600 220 220 220 - 5 Modern A 200 15'/.5V0 5V, Melon H A 1750 $30 29*0 30 + *0 MB Ltd 10030 440 440 440 Madeline 1507 519'/, l9'/4 19V, - '/0 Modsen 6750 52IV0 2!V) 21*0 Magne Int 100 133 33 33 Magna A 100 57Va 7V» 7'-0 Magnason 900 577*4 77*4 77*4 - V, Magnates 8881 58'/, 8 8'4 Malslin I 1000 $33 33 33 + '4 MalstcWII 300 59V0 9V4 9V4 — M, ManBar 4135 375 370 375 +10 Maple» M 100 Marcana 500 Maritime 607 Mar T 860 ;97 Mar T 940 00 Mar T 765 5100 Markboro 13400 MarkelF 248 Mass Fer 6550 Mas F A 1345 Mas F B 2700 MatgmIA 400 McGraw H 1900 McIntyre 300 McLghl9p 400 McLghlw 400 Melcor 650 Mentor 500 Mercantll 1016 Merland E 13700 Met Trust 125 Mindustrl 200 MinrIRes 1500 MolsonA 9955 Molson B 5005 MonencoA 420 Mtl Trust 1050 Moore 13233 NaChr» I NaiPete Nat Sea A NatTruit Nemco Neomar NBTel NB Tel A o N Kelore N Senator 7100 3700 700 600 16700 616 13 240 5333 2000 115 62 15 529 517 239 140 115 59 90 28 16*0 230 140 - 2 -10 + *0 + 5 - 3 + 2V) 121'4 21'4 tm is1/» 14 14 9'4 9V0 221 220 116*4 16*4 15 10 527 S3 15 10 36'4 50 15 385 9V« 115 60 80 29 16*0 235 140 21'4 - *0 18'/) + '4 14 9V> - '4 220 16*4 - '4 510V4 lO'/i 517*4 17*4 514'/, 14 SISV, I8'4 $15*0 15*0 39 39 511*4 11*4 137 132 $22*4 22*4 60 58 S6'4 6 $!2'4 12'4 535 34'4 55'/a 5'/a 160 159 355 355 515'/e 15*4 47 45'4 58*0 8'4 510'/, 10 58 Ta m 512V, 12V, S5'4 5'4 S!6'/j !6'4 250 250 57*0 7*0 RevnuPrp 17140 90 84 Reynold p 210 555*4 55*4 RioAlgom Riv Yarn RivYarnA R Little Rolland 100 57 7 7 Roman 3925 S27Ta 27'/, 2730 - *0 Ronyx Cor 5580 159 150 159 + 9 Rothman 375 522*4 22'4 22*4 + Ve Rothm2p 2100 519 18*4 18*4 -'/, Royal Bnk 18181 533*0 3230 33'4 - *0 Royal Tr A 7314 519*0 19'/, 19*0 Russel H 2400 Sll'/a 1030 1030 - % Russel 9*4 1000 S 2240 2 2*0 2 2*0 + '4 Sceptre 1300 S8'/j 8*0 8*0 SchneidpB 300 510'/, !0'4 10V, Sdntrex 750 189 185 189 + 9 ScotLasal 2590 265 265 265 - 5 Scot Paper 300 529*0 29*0 29*0 - '4 Scot York 21200 56 530 530 ScottsA 28 0 0 510 9 30 10 + '4 Scurry Rn 100 522*0 22*0 22*0 Seagram 6811 528*0 28'/, 28'/,-** Seawaypr SecoCam ShawPlpe ShalICan Shirrltt A Sllbtm Sigma Sllvmq 1000 SlmcoErl 700 Slmpioni 13619 Simpson S 697 SklirM SklarW SkyeRot SkyliniH SlatorStl >50 65 5 5 400 6900 900 900 + ’* 400 6100 8'/) 800 — '* 6333 61300 1300 13 V, + '* T 700 6500 500 540 10500 637V.27'/, 27'/0 + Va 100 63400 34V, 3400 SonyCorp ‘ ulh ‘ S9* 9'* 9'* S7+4 7+4 73/a + '* $6* 6* 6* + Va 165 165 165 $683/4 683/4 683/a - Va $30* 30 30* + 3/4 $5* 5* 5* - Va 88 88 88 29 29 29 - 1 $16 16 16 $33 33 33 - 1 65 65 65 $6’* 6'* 6'* 63 63 63 $313/4 31'* 31'* 165 165 165 225 215 215 - 5 $9 Va 9 9 Va + Va 13 130 130 - 13 $19* 19* 19* $8 8 8 + Va $263/4 26'* 26* 64 60 61 + 1 $5'* 5'* 5'* 250 250 250 $6 6 6 • 19 19 19 Ngrcen 19111 «1510 15* 288 275 275 -10 Norcn 150 325 025'/) 25'* $7 7 7 NorCI270p !I0 13200 32+» 42 30 40 - 1 NorCI765p 300 tm 26'* 480 470 470 +20 NorTol 18277 03200 32* $10'* 10* 10'* + * NTecm B w22190 11100 10* $25 25 25 Ndrthgat 3370 «6 5* $40+» 40+4 40+a + * North'd 0900 15'/) 15 $16 16 16 Ndwsco W 1600 001'/, 41’* $19'* 19 Va 19'* + Va Nu-Wst A 525 «1000 14* 59 58 58 - 1 Nudlama 2513 23 23 82 80 82 + 4 Nufort Rd0 500 21 21 $24* 24* 24* + Vé Numac 1570 »35'/) 35'* $27 27 27 + Va Oakwood P 14739 025 405 26 255 260 + 5 Obrlen 3700 156 153 128 120 120 - 8 Ocelot B 16225 vr/t ID/a 325 325 325 Okanagan z50 «7'/) 7'* 265 265 265 + 3 Orchan A 2000 275 275 106 102 106 + 4 0$hawa A 41755 >7 6'* $6'* 6 Va 6* - '* Oslsko 23500 32 30 19 19 19 -l'/a PacCoper 2500 197 190 $233/4 233/4 23 Pac Nth 6+a z!5 «19 19 $10* 10* 10* Pac Pete 4368 «3530 35'* $11'j ll'a 11’* - V| Pamour A 700 «6 5* $10* 10* 10* Pan Centr 1133 31 31 $17 Va 17 17 PanCan P 1100 «32'/) 32'* $5* 5* 5* PangoGld 2000 50 45 $12* 12 Va 12Vé PatinoN V 110 SIS)/, 153/4 $203/4 20'* 20* + ’/• Pe BenO 500 315 310 $20'* 20 Ve 20'* + Vé Peerless 100 350 350 $10 10 10 Pembina 13275 S 5 0/4 5* $8'* 8 Va 8'* Penningtn 1000 «120/.12+4 $23'* 23'* 23'* - Va P Dept S 17350 080 460 $23* 233/4 233/é P Jewl A 1600 «1000 10* 400 400 400 Petrofina 303 SI8’/b 18* $11 Va 10* ll'/é + * Petrol 4075 000 390 261 261 261 - 9 PeytoOils 3800 S8'/S 8 $143/4 14'* 14'* Phillips Cb 200 S9 9 $6 53/4 5* Pine Point 104 S 23'/) 23'* $3 D* 3 D* 31'* + Va PittsC 1300 «9'/, 9'/B $6 Va 6 Va 6'/4 Place G 26950 103 100 170 164 164 - 3 Placer 25200 «20 233/a $19* 19* 193/a + Ve Plysr 840 300 S27'/0 2 7 Va $18 173/4 18 + * Pominex 15400 79 76 $103/4 10* 10* - Va Pop Shops 19210 S7V) 7* $17’* 16* 16* — 1 Vb Pow CorpÆ > 4867 S1600 16* $37Va 3 7 Ve 3 7 Va - Ve Precamb 3000 237 234 Southm A SparAero SparAerop 780 Spooner 20825 StBrodcit 15 StelcoA 10 - 1 Steep R 26*4 + '4 Steetley I 50 - I StelnbgA 1530 + '4 SudCont 25'4 + '4 SullvonA 32*4 - 26'4 32'4 + 11V, + 530 + 15 - 41'4 -14*0 + 23 21 +2'4 Teledyne 2Î5 35V0 + '4 Tex Con 1723 425 +15 Txsglf 7369 155 Txg'fp 100 )2'4 + *t Thoms N T 500 7 Va Thom N A 2000 275 + 5 Thom N pr 100 6*4 + '4 Tomblll 2500 31 + 1 ToneCratt 2100 195 Toromont 914 19 TorOmBk 5026 35*0 + '4 Torstar B 1140 530 - V, Total Pet 1508 31 + 1 Total P Ap 100 32Va + V, Traders A 1207 Traders B 100 Trade 7'/ap 330 Trader69w 200 27 27 27 56*4 6*0 6*4 55*0 5'4 5*6 57'4 7*0 7H - '4 3600 1 70 1 61 164 -10 15000 230 V/1 2 Va 3600 5 730 7'4 730 + '4 3300 320 315 115 - 5 3200 59*0 9*0 9 Va + '4 >105 51*0 8*0 1*0 3875 524 24 24 4625 $7 7 7 ¦“ 516'4 16 16'A + '4 41 404 404 - 4 1550 5124 124 124 7678 626*4 26*0 26*0 - 4 275 214 280 284 + 4 100 6124 124 124 300 1 20 1910 20 + *0 6000 3 7 37 37 -1 2500 155 154 154 - 1 SunbrUE 7200 5'/) 5'/) 5'/0 * Superiors 1300 52 52 52 * TalcorpA 200 »9'/0 9'A 9'/, '* Tara 100 116 16 16 - 1 '* Teck Cor A 920 «60» 600 6«0 ~ '01 '* Teck Cor B 1066 «6', 6'/0 6’0 '* Tele CapA 30 19'/0 9'/i 900 TelMetr B 100 »IO’/0 1010 10*0 + '01 $630 630 630 50 + 5 15*4 + '4 310 + 5 350 -10 5*4 12*4 + Va 465 -10 10*0 - '4 18*4 + '4 390 8 + 4 9 23Va - V, 9'4 + '/.100 23*4 - Va 27'4 79 7 Va 16*0 + '4 234 - 4 TrCanRes 10400 TrnsMtA 1486 Transalr TrCanPL TrCanBpr Travlway Trimac A Trc 9.12 140 5221 100 2400 1300 240 538 4 18V, 524 23*0 1454 454 ISO 150 514 1330 145 45 58 55 87*0 74 325 325 S 20'4 1930 $174 !7'4 511 Va 11*0 523 23 518*4 18*0 $I8'4 18V.546 45V, $64 64 205 195 S9'4 94 Trinity Res 4166 340 330 335 600 zlOO 100 339 * .Vente# Haut Bas Ferni.Ch.Ventes Haut Bas Farm.Ch.A^lte Gas T 3800 $15'a 15’ 4 15* + Vb CTrst a 1100 $25'a 25'* 2 5 Va A*loan 13825 $32'* 32 32 — Vb C Im 1157 $28* 28’* 28* + Vb A*lgoma St A’shland 131 $21 '* 21'4 21 Va + Va 1 Bk r 140821 64 61 62 — 2 2000 $21 20* 21 + 3/4 CIL 100 $20 20 20 + Va tfank Mtl 5701 $21* 21 3 4 213/4 C Marcon i 500 $7'* 7 Va 7 Va tfank NS 1537 $21'a 20* 21 + Vb CP Inv 275 $203'4 203/4 203/4 — Vb fîa/iq CN 1069 $1 7' 4 1 7' 4 17’4 Canron a 1500 $27 27 27 EfCdnNat r 34182 74 73 73 — 2 CPLtd 296 5 $19* 19 Va 19* ‘BEM 2775 $19* 19>4 19' 4 Cari Ok 3745 430 425 430 + 5 Banque Pro 1515 $15* 15* 15' 2 — Va Celanese 450 360 360 360 Bell Canad 4404 $57* 57'/e 5 7 Va — Va Chieftain 700 $19* 19 19* + * BM RT u 775 $15* 15' 2 15* Con Bath 200 $27* 273/4 27* — * Peopl St ¦ 500 460 460 460 + 60 Petrofina 100 518*4 18*/, 18*4 + '4 Pow C a 776 $16*0 16*0 16*0 Préfaça 500 105 .105 105 Moins deux points La Bourse a fait preuve d’irrégularité hier après un début de séance assez ferme.L'indice Dow Jones des industrielles, qui avait gagné plus de quatre points en milieu de séance, perdait finalement près de deux points peu avant la clôture.Les cours, d'abord fermes en début de séance, se sont effrités lors- 3ue le secrétaire au Trésor Michael Blumenthal a prévu que le taux ’inflation global pour l'année en cours serait proche de sept pour cent.La Bethlehem Steel a annoncé, pour sa part, une augmentation de trois pour cent de ses aciers et précise qu’elle ne prévoyait pas d’autre hausse cette année.Cette décision a été considérée comme une mesure importante dans la lutte contre l’inflation.Au terme de la séance, l'indice Dow Jonea des industrielles recule de 2.51 à 856.72.Parmi les titres canadiens cotés à la Bourse de New York, Dome Mines monte de 3-8 à 76 1-2.Canadian Pacific reste sur ses positions à 17 3-8 et Seagram à 25 1-4.Par contre, Alcan baisse de 1-4 à 28 3-8, Bell de 1-8 à 51 1-8 et Inco de 1-8 à 17 1-4, Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Lockhd 8 412 25*0 25'4 Loews 4 287 464 44*4 MCA Inc 10 x 214 54*0 5 3'4 Mallory 14 70 364 36 Marat M 8 147 24*0 24 Maratn O 7 195 48*0 47*4 Mrsh Mc 16 195 u674 66*0 13 565 2230 22’4 8 1053 32 31*0 TrizecCrp Tru-Wall Tundra TurboCI A Turbo Cl B Ulster Pet 22450 Ultramar 100 UnicanS 100 UnicorpF 2700 UnCarbid UGasA UGasôpr 8+4 UGas83 UnionOII UCdnShar Mrsh F Mart Ma Masco Mass F Maytag McDnld McDn D McGr H Mclntyr McKee Merck 12 313 23V» 22*» 23 + * 25 Va .44+4 — Vé 533/4 36Va+ 3/4 UCanso 24Va- * y Keno 473/4- Va U S'scoe 66M»+ Va UnJreA 22*»+ ^ Un Tire 7p 31*»- 7/b 107/b 263/a 56*» 164 11 11 49 27 16 550 57Va 10 541 34'/b 34 1 1 201 2 4 Va 24Vb Z1610 21 55 18* 20 Va 18 15 551 597/b 58* Un Wburn Univr Gas 1 j U Sections 2636+ '4 HPP£an 56*0- V0 VanDer 34 _ y.Venpower 241/0_ 1/0 Versatil A 20'4— 4 Vestgron 18- y.Vie G A 58V?- 4 Villcentre 3200 285 280 283 - 2 1200 430 420 420 - 5 600 80 80 80 - 5 700 $14* 143/4 143/4 - Vb 500 $11'* 11'* 11'* z15 $31* 31* 31* 400 450 450 450 Merr Lyn 20 325 20*4 20'4 20*0- 4 Voyager P 2650 $124 12'/, 124+ Ve __ _ .- .V/, i r-a r\ nH O7V0 C1 mI/a ÛV.01/._ /« MGM 13 67 35Va 34Va 343/a- Va Midi Ros 8 x21 38Va 38 38Ve- Ve Min MM 14 471 56Va 55Va 55Va- * Mobil 7 315 657/b 65Va 657/b+ Va Mobil H 23 3Ve 27/b 27/b- Vb Mo ha S 9 90 147/a 14 Va 143/a+ Vb Monsant 7 264 53* 52Va 523/a- Va Motrola 13 272 487/b 47 47 -l'/a NCR 10 x761 58 563/a 563/a- Va NL Ind 9 240 19 Ve 18* 18*- Vf» Nat Gyp 7 93 18* 18* 18*- * (#11 Norflk W 11 215 26 25* 253/4- Ve Nor Tel 10 602 29'* 28* 29’/0 + Vb Norgte 11 5'* 5 Va 5'* + Vb Northrp 7 76 37'* 36 Va 363/a- Va Aug $10 Nor Sim 8 238 193/4 19* 19* Alcan Occ Pet 8 914 24 23* 233/a Alcan Out Mar 13 24 21 Va 21'* 21* Asama PPG lin 10 218 30 Vb 293/a 30Vb + Va Asama Pac Pet 8 25 31* 3 l'/a 3 IVa- Va Asama Ventes Haut Bas Fsrm.Ch.Vantes Haut Bas Fsrm.Ch.PanAm Penney 7 2024 7Va Bomb Mlw 414 $77/b 7ja 73-4 — Vé BP Can 140 $14* 14* 14* -f Va Brcana 1614 $167b 1 j 16* Brcan Pr d 1000 $28'a 28'a 28’a - * BC Phone B C T rt Cal P a CCemL a Can Devlp C Pack c South ConGas 1150 $18* IS'/b 18''a + Ve Crush Int 100 $15'/2 15'/a 15Va + 'a Dalmy a 280 $7Va 7'/a 7Va Dalmy c 100 $63/a 6+a 6+a + Va 1075 $16' j 16' 2 16 Va Denison 310 S76'/e 76V8 -1* 23490 49 48 48 -1 1 Dome Pete 1200 $63'/a 62 Va 63 Ve +1* 2465 $38V9 38 38'/B D Bridge 300 $25 25 25 808 SU 11 11 - Ve Dofasco a 100 $26* 26* 26* - * 150 $106 106 106 - Va Dom Store 317 Si 6* 16* 16 Ve - Va 100 $2)* 21* 21* D Tex a 330 $11 10* 11 150 $41 41 41 + Va Domtar 1428 $18* 18 Va 18 Va - * Québécor 100 $8 3 4 83/4 83/4 + * Que Tel 335 S 22 Va 22 Va 2 2 Va - Ve Que T rts 4190 60 56 60 +4 Royal Bank 4598 $33'* 32* 33 - * Ry T rt a 200 $19* 19* 19* + Ve Seagram c 4800 S 28'a 28* 28* - * Shell Can 1225 $133/4 133/4 133/4 + Va Simpsons 100 $5'* 5'/4 5 Va Stham a 260 $24 233/4 24 Stelco a 1334 $263/4 26* 26* Steinbg A 650 $20 20 20 Tele Met b 100 $10* 10* 10* Tor Dm Bk 2924 $20 19* 19* - * Tôt Pet A 1525 $1 IVa 11 Va 11 Va Tr Can PL 1812 $15* 15 Va 15* + Vb Trans Mt a 700 $9''4 9 V4 9 Va Tr G C 183 $20 Va 20Va 20Va Unigesco a 100 230 230 230 +10 Unigescob 833 230 225 225 Union G a 250 $11 Va 11'/4 II'/a + Vb Velcro 200 $10Va 10Va lOVa Walk a 700 $33* 33Va 33Va - Va ACF In 9 33 3 5 Va 35 35 - Va Deere 8 1616 u34'* 33'* 33*+ * Penzoil 9 356 29'* 283/a ASA Ltd 125 20 Va 19* 20'* + Va Den Mf 8 10 34* 33* 34 - ' a PepsiCo 14 623 32 31* Alcan 5 239 283/a 28* 28*- Va Dexter 9 58 30 29* 29*+ Ve Perk Elm 16 x884 2 5 Va 25'* Alleg Cp 7 80 u19 '* 18* 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Rdg Bat 8 67 2 5 Va 25 AHome 15 902 31 Ve 30Va K*-Va Esmark 9 x146 31* 3 T* 31Va+ Va Rein El 10 100 373/4 37* Am Mot 73 558 6 53/a 5* Ethyl 5 x247 23* 22* 23'/b+ Vb Rein Gp 5 717 34 32 Va A Stand 8 83 47* 47 4 7 Va ExCelO 8 67 29* 29 Vb 29*- * Rep Stl 7 43 25* 2 5 Va Am TT 9 1815 61* 61* 61* + Vb Exxon 9 2902 4 7 Ve 46'/a 46*- Va Revlon 15 235 50'* 49 Va Ampex 14 419 16 Va 15* 16 - * FMC Cp 7 236 26 Va 24 Va 26'/8+ Ve Rich MU 10 56 25'* 243/4 Armco St 7 159 30 Ve 29* 30 Fairch 13 55 34* 34'/b 34'*- * Riegel T 5 10 193/a 19 Va Armst Ck 11 347 19 18* 18*- Va Fireston 10 750 15'/b 143/4 15 + Ve Robins A 11 208 12 113/4 Nov S32Va Jan $10 Jan $15 Jan $12Va Jul $10 Jul $15 Jul $ 12Va Oct $10 Oct $15 Oct $12Va ‘ Asarco Atl Rich (ItiBieXfAllIlliaiH AGF Group Amer Grth 5 38 Cdn GasEnr 18 63 Cdn SecGrth 6 41 Cdn Trustd 4.63 Corp Invest 6 23 Corp InvStk 6 16 Grwth Eqty 9 15 Japan 1257 nMony Mrk 10 00 Special 5.03 All Canadian Gr.Compound 6 71 Dividend 7 14 North Enrgy 4 24 Revenu Grth 4 19 4000 4 72 Bolton Tremblay ynEquity 6.11 nylneome 10 00 n Inter natl 8 11 Calvin Bullock Gr Acrofund 147 Banner Fund 5 30 CIF 4 60 Cambridge Gr.Int I Enrgy 2 81 Intl Grth 5 04 Int'l Income 3 74 Nat ResGrth4 44 Univest 6 08 Growth 7 66 Cl AG Inv Gr.ynCo-opert 10 60 ynLndmrk 1106 Confed Group Dolphin Eqty 5 12 yDolph inc **6 15 Guaranty Tr Gr.yn Inv Eqty 8 07 yn Inv Incm 4 34 yn Mortgg 10.10 Guardian Gr.Enterprise 97 GISComp 12 65 GIS Income 3.56 yGrwth Fnd 11 99 NOr Amer 4 76 Mutl Acum 5 99 Mutl Inc 4 91 Sec Incme 9 48 World Eqty 6 22 Investors Gr.yDividend yGrowth ylnterntl yjapan yMortge ^Mutual fyProvid Stck 5 42 vRetiremt 6 04 Planned Invest Gr CanadCum 7 46 yPld Resour 4 91 yTaurus 8 29 Prêt et RevenuGr yAmehcn 11 12 yCanadien 7 08 yFonds H 4 99 yRetraite 7 36 Principal Gr.yColiective 8 17 yGrowth 5 26 yVenture 4 73 Prudential Gr.yGrowth 6 16 y Income 5 32 7 11 11 30 6 88 12 22 4 97 5 49 yRoyfnd Inc 5.11 Universal Gr.Equity 10 34 Income 5.14 Resource 5.22 Non- Members yAssoc Inv 6 32 yBeaubran 4 32 CSA Mgmt Gr.Goldfund 4 38 Goldtrust 270 Canagex Gr.yBond 9 56 Fund 11 14 Internatl 8 70 yMortgge 10 27 Capitl Grwth 11 96 xChase 6 55 ynCom Cp M 10.10 Desjardins Gr.yCanadian 7 32 yHypotheq 4 40 ylnterntl 7 48 yOblitftns 5 19 Quebec 3.75 PEP 2.15 nySpec 5 43 Dixon Krog Gr.Dixon, Krog 7 37 Heritage 2 30 Vanquard 7 83 Dreyfus Gr.Inc 12 70 Internatl 1594 nExecuCan 6 73 ynExecu Inti 1.65 xFid Trend 24 07 nFrst CdnM 10 42 Keystone Gr.Cus K-2 Cus S-1 Cus S-' yPolaris xLex Rsrch xManhatn yMari Eqty Marlboro Natrusco 5 27 17.98 5.03 3 51 15.14 2 73 2 55 6 25 13 82 Weldwod 230 $16 16 16 — Vb Avco Cp 3 West Pet 400 $11 11 11 + * Avco Pf Westcst 17200 $11* 11 Va 11* Avnet Inc 8 Wstburne 850 $26 25 26 + 2 Avon 16 Zellers 300 $8 Va 8 Va 8 Va BaxtTr 18 Junior Beckmn 16 Industrielles Bel How 10 Crawfd Al 300 350 350 350 -5 Bell Can 8 Nocana 2100 164 160 160 -1 BenfICp 6 Mines et pétrole* Beth Stl Aldona 1649 74 72 74 + 4 Black D 14 Basic Res 1820 $5 5 5 Boeing 11 171 10 451 216 1 16* 16* 16*- Va 52 51 Va 51*+ * 2600 335 6450 210 13000 3500 119 600 184 NW Group Canadian 5 08 Equity 9 05 xOne Wm St 14 90 xOppenhmr 6 15 Pemberton Gr, nPacif Div 6 22 nPacif Ret 5.21 nPacif US 5 34 PHN Group yBond yCanadian Fund y Poo led NYRRSP PMF Managt Ltd nPensn Mut 7 41 nXanad Fnd 5 06 Sterling Group Equity 6.11 yMortgag 5.11 xTech 8 38 Temple Gth 17.72 Trns Can Gr.A Fund 5 29 C Fund * 10 94 Special 4 30 United Group Cadillac Ex 7500 Conuco Dumgmi Dumont Dyn Mn Kiena Labrador Massval Mt Jamie Newrich NA Asb Phoenix Phoenix rt 11183 Queen stn 3000 Sil Stack 3600 132 Stafrd 13500 59 Viking Res 2000 24 73 66 66 —9 BoisCas 325 330 +20 Borden 206 206 - 3 Borg W 7 7 7 Bos Ed 119 119 -1 BristM 180 180 Brit Pet 500 $33Va 33Va 33'7a + Va Brnswk 10 26* 26 66 66 19* 26Vb-66 19* 19Va Va * Rockwel Rosario Royl D Fisher Sc 8 116 19Va 18* 19 Fluor Cp 9 227 38Va 373/a 38 + Va Ford 3 909 49Va 48 * 48*- Va Foxbro 11 x569 u40 38 * 39*+* SCM Cp Fruehf 6 132 u32Va 313/a 32 Safeway Gard Dn 14 455 21 Va 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IB3*- Va Ho OA Oct $40 61 4l'/a 41 Va 41Va- * Ho OA Oct $45 29 29 - '* (Oil AFeb SSO 20Ve 21 Va +1 * lOil jaAug $20 ?9 60 $57'* 15 248 80 2 119 120 1 663 195 101168 45 51224 85 20 132 65 20 95 130 W i-va 5 184 $11 $623 a 9 119 $6 $623/4 NOMINATION Imasco Limitée Murray B.Koffler Le Conseil d'administration d'Imasco Limitée annonce la nomination de Murray B.Koffler, CM, B.Pharm., C.Ph., Ph D.(honorifique), au poste d'administrateur à partir du 1er juin 1978, La nomination fait suite à la récente acquisition par Imasco Limitée de Koffler Stores Ltd, qui exploite le plus grande chaîne canadienne de pharmacies de détail connues sous lai nome de Shoppers Drue M*rt et Pharmeprlx et une chaîne ontarienne de boutique* de nettoyage à sec appelées Embassy Cleaners.M.Koffler set président et chef de la direction de Koffler Stores Ltd, membre du comité de direction de la Corporation de développement du Canada, fondateur at préaident honoraire du Council on Drug Abuae et administrateur du Weizmann Institute ot Science.Il est aussi très actif au sein d'organismes philanthropiques et communautaires canadiens et Internationaux, 36'/, - '/, 2300 - 00 45'/) + '/, ISO 1310 43 • Si + 1 7V0 - V) 325 19’/0 - '/i \r/t - v, 11'/) + V0 23 - '/j 18V, - V0 18'/, + '/, 45 V, - '/, 6'/) - V0 199 - 4 9'/, + '/« 180 180 180 + 5 $1500 15'/) 1500 $39Vs 39'/0 39'/e $9'/: S’/s 9'/) + V, $17 16V, 17 - V0 $26V, 26V, 26V, $13'/b 13 13 92 92 92 12 12 12-4 $5'/0 5V0 5 Va $5'/b 5'/a 5'/s + Va 115 109 111 + 2 $5 5 5 -00 260 260 260 -15 153 145 150 - 3 2600 $18'/) 18'/) 18'/) 4353 $1100 11'/b 11 '/b — '/B z5 $37'/) 37V) 37'/) 450 $24V, 24V, 24»/, + V, 1200 $15'/8 15 IS'/a + '/b 100 $18 18 18 + V, 8250 $10'/) 1000 1 000 600 $10 9V, 10 + '/, 1750 $7'/) 7V, 7'/,-'/, 4200 200 200 2 00 + 1 900 240 240 240 + 20 401 $12 12 12 2300 $7'/) 7'/) 7'/) 150 $ 700 700 700 - '/b W$tburne Wco«$t Pt W Pet Ap ’WcoaitT Wcoastw Westeel WestMIne W suppli Westfield Weston WhitePA Whonok A Willroy Woodreef Woodwd A Wrlwid Wr Harg Yk Bear York Cons Zellers BBC R un BBC Rwt BM-Rtun C Perm un TD Realty 2350 $11 260 $21+4 22765 $11* 14547 248 Z50 $ 183/a 2800 395 1620 $14'/a 2000 130 5790 $17 140 $ 183/a 555 $10* 3700 245 2500 56 1246 $18 4300 $5* 53/a zlO 95 95 3500 495 480 1165 '75 75 4375 $8* 8 Va Trust Units 1070 $16* 16Va 600 380 380 1950 $15* 15Va 2143 $8'* 8'* 945 $263/a 26* 24+a 25* + * 10* 10* - * 213/4 21+4 + +A 11'* 11* 242 246 - 2 183/4 183/4 390 395 13 Va 14’* + Va 130 130 + 1 16* 17 + Va 183/4 183/4 10* 10* - Va 240 245 + 4 56 56 + 1 18 18 5* + Va 95 490 +10 75 + 2 8 Va - Va 16 Va - Va 380 + 5 15* + Vb 8'* 263/a + Va Vulcan Ind 900 $10’* 93/a 93/a - Va WClCan 200 $16 16 16 + 3/4 Wajax A 1300 $10 9* 93/a Walk GW A10160 $333/a 33* 33*- Va Wardair 400 485 480 480 Warn Can 1400 $8 7* 8 + Ve Wrintn 3100 148 140 148 +8 Weldwod 600 $16'* 15* 16 - Va 61 $2* $123/a Feb S32Va 10 53 $23/a$31* 1 165 $2 $31* 2 29 $6Va $15* 1 168 $2 $15* 15 143 $4'* $15* 93 257 $5'/2$15* 10 349 125 $15* 38 432 $3'* $15* 1 119 $5* $15* 19 503 $2 Va $15* 6 643 $3* $15* 2 2 $33/a $57'* \fri(|iHMlu Sud AlUmijjru’OiH'st XnlilloN .mtfl.ïises Arnontmi’ Austr.ilio A ut r i* Clark Eq Clark Oil Clorox Cundill Valu S.SO yAmencn 11.12 Fiscon Fnd 5.81 yAccumulat 3 99 Eaton Bay Gr.yCanadian 7 08 nHarvard 8 82 yAccumu R 4 46 Comnwlth 18 16 yH Fund 4 99 Industrial Gr.yAmerican 1 77 Grwth 11 43 y Retiremnt 7 36 Indust Amer 2 86 yCont Mortge5.19 income 4 61 Scotiafund Gr.Indust Div 5 83 yHorizon 3 80 Internatl 11 72 Scotiafund 98 indust Eq 8 00 ySecurity 0 71 Leverage 5 58 Scotiaf Mfg 1 05 Indust Gth 5 37 yVenture 3 00 Venture 5 58 Untd Bond ShrGr indus IndustPen* yVenture Rt 0 57 Viking 5 45 yRoyFund 6 77 ynjpnes Hew 4 97 West Grth 5 27 laâsiaawM Chryslr Greyhound lines of Canada: tri- c'i!iesBSv mestre clos le 31 mars: 1978.$1.809.954.39 cents par action; 1977.$1,638,606.35 cents.Home and Pitfield Foods: exercice clos le 28 janv.: 1978.$3.979.000.$2 01 par action; 1977, $3.210,000.$1 63 House of Braemore Furniture: trimestre clos le 31 mars: 1978.$385.000, 25 cents par action; 1977.$30.000.deux cents National Hees Enterprises: trimestre clos le 31 mars: 1978.$214.000.14 cents par action; 1977.$181.000.neuf cents Celanese 8 90 Chase M 8 201 Chessie 34 52 32* '* 32Va + '* ChrisCft 28 601 ull'* 10* 1034-'* 41* 41* 41* 32'* 31+4 32 32 Homestk 16 96 Honywl 9 807 Houdle 8 392 Househ F 6 301 Hwd Jn 545 11* 8 1103 75 11* 11* 24* 2434 + 7 146 52Va 51 Va 51 Va- 3/„ 8 41 36* 36* 36*+ '* 12* 12Va 12'* 13+a 13+4— Va 7 26 9 292 1 4 Coca Col 15 x524 43* 42Va 42*-F* CoIgPal 11 551 23'* 22* 22*- Va Col PIC 4 886 22 21 21'4- Va Corn En Comsat Congolm 8 x24 Con Ed ContCp Con Gp Con Dat 7 9 9 8 10 12 65 6 86 6 100 7 116 16 299 11 61 16 10 x45 42* 42* 42*+ * 13 55 42* 42’* 42’* 27+a 27'* 27'* 5 164 22* 22* 22+4+ '* 3 479 26* 25+a 26 + '* 7 137 31 Va 30+4 31 + '* 10 673 35* 34+a 34*- * 11 21* 21* 21*+ ’* 33 30’* 30'* 30*4- '* 81 32'* 32 32’*+ '* 80 32* 32* 32+4+ Va 61 17* 17'4 17 Va— '* 8 384 Copw Cp Crane Crn Ck CrZell Curt W 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UV Ind 6 264 u38* 37'* 373/4+ 3/a U Camp 9 24 43’* 42* 43 + Va Un Carb 7 927 32 Va 32 32 - V4 US Steel 45 1236 8 7+a 8 - Va Un Tech 8 273 u293/a 28* 28*- * ' Upjohn 14 240 3 IVa 303- 30* + * Varian 12 167 357* 35* 35+4+ Va Walk HA 8 61 $4* 233/a 24 Vé — * Warn L 13 479 Kraftco Kroehlr Lear S Lee Ent Litton 11* 28* 34'* 82'* 34* 423/a 52 363/a 20 Va 20* 20* 42 927 40* 39* 28 17* 30 31 22Va 22*+* Westg El 7 1743 u23+a 23’* 23* 233/4 weyerhs 11 834 25 24'* 47* 47*- Va WhitCn 5 110 23'* 23'* 48Va 48'* Wometc 10 112 15'* 14’* — 19»,* 55* 15* 17* 11'* 11'*- Va Wolwth 6 206 19* 20Va 20'*- '* Xerox Cp 11 2 2 79 u56'/a 34* 34’*+ '* Zenith R 299 16Va 12 799 2D* 20* 20*+ * Zurn Ind 9 93 17* 571 50Va 49* 50'*+ '* 'NCO AAug $15 15* 15* INCO AAug $20 151/4 151/4 INCO AAug $17'* 67+4 68 Va —P* 'NCO A Nov $20 41* 413/4+ '/e NorcnFeb $17Va 12 12 NorcnAug $15 423/a 433/4+ IVa NorcnAug $20 IP/a 1V*+ Vb NorcnAug $12Va 11* 11*-'* NorcnAug $17'* 114'* 114Va— 3/a NorcnNov $15 31* 32 NorcnNov S17Va 25 25Ve Noran A Feb $27'* 83’/a + Va Noran A Aug $25 2it/e— * Noran A wnov $27Va 28+a- Va Nor TeUan $30 34* Nor TeUan $32'* 43*+ +a Nor Tel Jul $30 52*+ * Nor TelJul $27'* 363/a- '* Nor TelOct $32'* 20'*- Va Pai P Aug $35 21'/4+ * Roy Bk Jan $30 29Va + IVa Roy Bk Jan $35 36'*—2* Roy Bk Jul $30 21 - * Roy Bk Jul $27'* 42Va-1 Roy Bk Oct $30 40'*- Va Roy Bk Oct $32'* 28'*— '* Shell C Feb $15 453/4+ '* Shell C Nov $15 43*- * Shell C Nov $12'* 177*— '* Stlco AFeb $25 30 - '* Stlco AFeb $27'* 31 - '* Stlco AAug $25 23*+ Va Stlco AAug $22’* 24'*- '* Stlco AAug $27'* 23'*- '* Stlco ANov $25 15'*+ * TrC PLFeb $15 19*+ t* TrC PLAugSIS 55*- '* Segrmjui $30 15*- * SegrmJul *27’* 17’*-* SegrmOct $25 10 115 $9**623/4 58 442 $5 $623/a 11 228 *2Ve $623/a 25 508 65 $623/a 6 325 $8 $623/a 5 219 $57* $623/a 2 222 $33/a $623/a 1 21 160 $26* 2 114 125 $39 Va 1 85 $23/4 $39Va 1116135 $39 V4 8 172 185 $19'* 7 897 75 $19'/a 11003 140 $19 Va 2 169 $27* $19 Va 40 50 75 $15 32 270 135 $19'* 10 31 $4Va $37Va 11 31 $2 $37 Va 5 28 $7 Va $3 7Va 9 126 $23/a $37Va 4 128 $3'* $37Va 50 1 22 1 40 $37 Va 5 17 90 $12* 15 36 175 $12* 5 258 115 $12* 16 147 $2Va $19* 1 46 $4* $19* 8 515 100 $19* 3 263 $2'* $19* 8 374 170 $19* 12 185 125 $157/e 61192 135 $157* 351995 15 $157/e 15 184 $3'* $15* 533664 40 $157* 30 779 $2 $15* 851552 80 $157/b 7 59 $23/a $263/a I 58 $2Va $26+4 5 42 $2 $263/a 10 83 $33/a$32'* 1 32 $2Va $3 2'* 5 26 $23/a $32Va 4 15 $5 $32'* 12 24 165 $32’* 5 116 $2Va $35* 6 99 $4'* $33'* 3 1 80 1 50 $33'* 10 63 $3Va $33'* 2 35 $53/a$33'* 10 291 $37* $33’* II 77 $2 $33'* 2 199 105 $133/a 22 296 60 $13+a 1 16 $2'/a $133/a 1 60 $2+a $26* 9 21 125 $26* 11 324 175 $26* 3 44 $4 Va $26* 15 30 40 $26* 3 262 $2'* $26* 3 11135 $15* 5 97 65 $15* 4 4 35 $28 Va 2 55 1 15 $28 Va 1 92 $3* $28'/a - mm M.Conrad M.Black Le Conseil d’administration de Carling O’Keefe Limitée annonce la nomination de M.Conrad M.Black, LL.L., M.A., au Conseil d’administration de la Compagnie en qualité d’administrateur.M.Black est le président du Conseil d’administration de Sterling Newspapers Ltd.et de Dominion Malting Limited et est l’un des administrateurs et est membre du comité exécutif de Argus Corporation Limited.Il est aussi administrateur de plusieurs compagnies de première importance au Canada, telles que la Banque Canadienne Impériale de Commerce, Eatons of Canada Limited et Massey-Ferguson Limited.Il est également membre du Conseil d’administration de York University.I JtliULI M il I'SBKMJiJWJi! m Le Devoir, mardi 13 juin 1978 ¦ 17 L’Europe distance les marchés de NY BALE (AFP) — Les marchés financiers internationaux ont connu en 1977 une forte croissance, malgré un fléchissement du rythme de la reprise économique dans le monde, indique le rapport annuel de la Banque aes Règlements Internationaux (BRI) publié hier à Bâte.Le montant total net des crédits bancaires internationaux a augmenté l’année dernière d’environ $75 milliards environ, pour s’établir à $405 milliards, contre une progression de 70 milliards en 1976, estime la BRI qui chiffre à $10 milliards l’incidence des variations de change sur cet accroissement (contre 5 milliards en 1976).Les marchés européens qui s’étaient laissé distancer notamment par la place de New York, se sont retrouvés au premier rang en 1977, souligne le rapport.Les banques européennes ont représenté l’année dernière 74% de l’augmentation totale des créances extérieures de l’ensemble des ban-, ques donnant des renseignements à la BRI, contre 53% en 1976.La valeur en dollars des avoirs extérieurs des banques du groupe des 10 et de la Suisse s’est renforcée de $80.6 milliards l’année dernière pour atteindre $433.6 milliards.Les monnaies nationales sont intervenues pour $12.1 milliards dans cet accroissement, le dollar pour $38.4 milliards et les autres devises pour $30.1 milliards.En 1976, les chiffres correspondants étaient respectivement de 8.5 milliards, 33.8 milliards et 13.4 milliards.Une transaction de plus de $500 millions PetroCanada veut acheter Husky Oil AES Si, comme elle en a l’intention, la société d’état canadienne Pétro-Canada réussit à acheter entièrement la compagnie pétrolière Husky Oil, il s'agirait sans doute d'une des plus importantes prises de contrôle de l’histoire du Canada.Les milieux financiers parlaient en effet d’une transaction de $500 à $550 millions,.après que le président de Pétro-Canada, M.W.H.Hopper, ait confirmé hier qu’il négociait actuellement avec le conseil d’administration d’Hysky Oil en vue de cette offre publique d'achat.Le conseil d’administration de la compagnie pétrolière de Calgary devait se réunir hier pour étudier la proposition de Pétro-Canada, apres que les dirigeants des deux sociétés se soient rencontrés sarne-’i.On s’attend à ce que soit connue ce matin la décision finale.Les transactions boursières sur les titres Husky Oil avaient été suspendues jeudi dernier pour deux semaines, alors que le prix des actions avait monté de $4.75 en une heure pour atteindre $35.75, tandis que circulaient des rumeurs de rachat par Pétro-Canada.La société d’état n’a pas communiqué le montant de l’offre pour acquérir la totalité du capital actions de Husky Oil, mais les rumeurs venant de milieux boursiers font état d'un prix d'environ $50 par action, ce qui porteait la transaction à plus de $500 millions pour les 10.9 millions d’actions en circulation.Certains spécialistes ont même parlé de “bargain": ce serait en effet une belle occasion pour Pétro-Canada qui, d’un coup, contrôlerait les deux filiales à part entière de Husky Oil, c’est-à-dire Husky Oil Operations Ltd.au Canada et Husky Oil Company aux États-Unis.Elle serait à la tête de nouvelles activités pétrolières allant de l’exploration à la production au raffinage et à la commercialisation.Husky Oil possède en ef- fet deux raffineries, à Lloyd-minster (Alberta) et à Prince George (Colombie Britannique), ainsi que 379 stations-service du Canada.L’an dernier, le chiffre d’affaires de Husky Oil avait progressé de 19%, passant de $522.3 millions à $620.3 millions, tandis que le bénéfice net faisait un bond de 43% pour atteindre $42.8 millions, soit $3.80 par action contre $2.71 en 1976.La production de pétrole et de gaz naturel a atteint l’an dernier un niveau record, en augmentation de 7 à 10% en quantité.C’était la quatrième année consécutive au cours de laquelle la compagnie enregistrait des Le CM aura besoin de $2.5 milliards CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI Intérêts payables annuellement ou intérêts réinvestis annuellement au même taux Intérêts trimestriels Institution inscrite â la Régie de l assurance-dépôts du Québec et à la Société d assurance-dépôts du Canada 'Taux sujet à changement sans préavis.Pour renseignements, écrivez ou téléphonez à: (514) 527-9257 HDUnE NORD-AMÉRIQUE Une compagnie du groupe Prénor • 801 est.Sherbrooke, Montréal H2L 1K8 WINNIPEG — L’équipe de direction du CN aura à faire face au cours des prochaines années à un défi de taille.Rad Latimer, vice-président et directeur général de CN Rail, a déclare hier devant un séminaire sur les transports au Canada que sa division aura besoin de quelque $2.5 milliards d’investissements au cours des cinq prochaines années et que la seule façon de mobiliser ces fonds était d'augmenter substantiellement les revenus nets de l’entreprise.“Les modestes profits des deux dernières années ne suffiront plus”, à indiqué M.Latimer, faisant allusion aux profits de $12 millions réalisées par le CN en 1976 et de $28 millions en 1977.Le bill C-l — le projet de loi sur la recapitalisation du CN — aura pour effet, s’il est adopté, de priver le CN des achats d’actions effectués chaque année par le gouvernement fédéral.Du meme coup, il dotera le CN d’une structure permettra de soutenir la concurrence sur les marchés de capitaux.“La loi marquera réellement le début d’une ère nouvelle, a souligné le conférencier.Dorénavant, le CN ne devra plus compter que sur ses propres moyens, ne pouvant investir que des fonds provenant soit de bénéfices non distribuées, soit d’emprunts”.Mais pour qu’il soit possible de gérer le chemin de fer de cette manière, bien des attitudes et des façons de penser devront changer.chiffres d'affaires et des bénéfices en progression.On comprend qu’une telle compagnie puisse intéresser Pétro-Canada dont les activités ont débuté début 1976.La compagnie veut devenir une entreprisè internationale totalement intégrée pour rendre le Canada moins dépendant de l’étranger pour l’exploitation de ses propres ressources pétrolières jusque-là contrôlées à 90% par des non-Canadiens.Pétro-Canada est fortement engagée dans des recherches et des forages, une des activités de Husky Oil, en tarticulier en Alberta et aux :tats-Unis.Les actifs de Pétro-Canada sont de $878 millions quand ceux de Husky Oil sont oe $603 millions.Par ailleurs Pétro-Canada a priorité pour acquérir le quart des réserves de la Couronne existantes et futures, pendant sept ans, ainsi que pour acquérir des droits sur certaines concessions.Louis Archambault nommé président du Trüst Général Le conseil d’administration du Trust Général du Canada a annoncé hier la nomination de Me Louis Archambault, LL.B.Gestion de Placements Montréal Montreal Investment Management inc Conseiller en Placements Investment Counsel C.H.Otto L.D.Avant M.O.Burpee R.H.Gibson M.Davidson S.Blanchard J.Casey B.G.Lafleur J.H.Armstrong L.Boisvert Suite 600,1130, rue Sherbrooke ouest Montréal, H3A 2S7.(514) 281-1616 A.I.C.F.au poste de président et chef de la direction.Me Archambault, auparavant vice-président exécutif et directeur jénéral du Trust Général du Canada, succède à M.Robert Jussaume décédé récemment.Le nouveau président du Trust Général du Canada est également président de l’Association des compagnies de fiducie du Canada, section Québec.Le Trust Général du Canada, qui célèbre cette année son SOième anniversaire de fondation a des actifs de plus de $540 millions et gère des biens d’une valeur de $1.7 milliard pour le compte de milliers d’individus, ae familles, de corps publics et privés, de caisses de retraite et d’organismes de bienfaisance.Le montant total des dépôts garantis atteint plus de $510 millions alors que son portefeuille d’hypothèques se chiffre à $325 millions au regard de $167 millions cinq ans auparavant.Au 31 décembre 1977, le Trust Général du Canada réalisait des bénéfices d'exploitation de $2.3 millions, une augmentation de 9.3% sur les résultats obtenus au cours de l’année précédente.Le Trust Général du Canada et sa filiale Sherbrooke Trust opèrent au Québec et en Ontario un réseau de 25 succursales.VU LA FORTE DEMANDE NOUS PROLONGEONS NOTRE OFFRE DE Chèque de Voyages SANS FRAIS de commission jusqu’à la fin de juin 1978 Profitez de cette offre d’épargne unique sur vos dépenses de voyages, tout en bénéficiant des avantages que vous apporteront les chèques de voyages quel que soit le montant convenant à vos besoins.Deak Canada Limitée vous offre ces chèques de voyages sans frais sur chacune des devises suivantes.Dollars Canadiens Dollars Américains Livres Anglaises Yens Japonais Francs Français Francs Suisses Dollars Australiens Dollars de Hong-Kong Peseta Espagnol Guilders Hollandais Escudos Portugais Marks Allemands Deak Canada Ltéa 1155 Sherbrooke Ouest, Métro Peel Montréal, Tél.285-1307 Ouvart, du Lundi au Vtndrtdi de ah 117h.Le Samedi de 10h à 14h.JE AVU.M DE BCMITAH M.Solomon B Matthews, vice-président à la planification et l’ingénierie, AES Data Liée, a le plaisir d'annoncer la promotion de M.Jean-Claude Bénitah au rang de directeur de division de l’ingénierie.Affeeté aubureaude Montréal.M.Bénitah dirigera la division des produits de dimension intermédiaire au département de l’ingénierie Diplômé de l’Université McGill et de l'Université du Michigan, il apporte à son nouveau poste plus de 14 ans d’expérience dans des postes-cadres en ingénierie.Avant de se joindre à la compagnie à titre de directeur-assistance technique, il détenait un poste-cadre d’ingénieur chez un fabricant canadien de systèmes électroniques à écran de visualisation AES fabrique des éditeurs automatiques de textes et d'autres systèmes de communications pour bureaux.AES est également un important fournisseur d'appareils à dicter.Au cours destroisdernièresannées.les ventes de la compagnie ont connu une expansion plus rapide que celles de la moyenne de l’industrie et les exportations des produits AES ont enregistré une croissance plus forte que celles des autres marchés.AES.dont le siège social est à Montréal et qui compte 13 bureaux au Canada, en Suisse et en Angleterre, a signé des ententes de commercialisation avec des associés aux U.S.A.et dans8 pays europiens.— Cette annonce ne constitue pus une offre publique de ces voleurs duns quelque province du Canada à moins qu'au prospectus n'ait été repu et accepté par la coin mission de valeurs mobilières ou autre organisme similaire de telle province.Coffre n'est faite que par ledit prospectus.Des copies du prospectus peuvent être obtenues des soussignés et autres courtiers qui seront légalement qualifiés pour offrir ces valeurs dans telle province.Émission additionnelle QUÉBEC-TÉLÉPHONE 478,500 Actions ordinaires (sans valeur nominale ou au pair) Québec-Téléphone a offert aux détenteurs de ses actions ordinaires, inscrits le 2 juin 1978, des droits, attestés par des certificats de souscription cessibles, de souscrire à un nombre maximum de 478,500 actions ordinaires additionnelles sur une base d’une action ordinaire pour chaque six actions ordinaires détenues par eux.II est prévu que les droits de souscription seront négociables à la Bourse de Montréal et à la Bourse de Toronto jusqu’à peu avant la date d’expiration desdits droits de souscription.Les soussignés ont convenu d’acheter jusqu'à un maximum de 222,365 actions ordinaires offertes, à déduire de ce total le nombre global d'actions ordinaires qui seront émises suite à l'exércice des droits de souscription et excluant les 256,135 actions ordinaires qu’Anglo-Canadian Telephone Company a convenu d'acheter.Prix de souscription: $19.50 par action Les droits de souscription expireront à 16 heures, heure locale, le 26 juin 1978.Lévesque, Beaubien Inc.Wood Gundy Limitée Nesbitt Thomson Valeurs Limitée Tassé & Associés Limitée Geoffrion, Robert & Gélinas Liée Maison Placements Canada inc.Walwyn Stodgell Cochran Murray Limitée Pitfield Mackay Ross Limitée Greenshields Incorporée A.E.Ames & Cie Limitée Dominion Securities Limitée Molson, Rousseau & Cie Limitée Grenier, Ruel & Cie Inc.Brault, Guy, O’Brien Inc.McNeil, Mantha, Inc.' Scotia Bond Company Limited McLeod Young Weir Limitée Merrill Lynch, Royal Securities Limitée René T.Leclerc Incorporée Casgrain & Compagnie Limitée Gendron, Norris, Osler Pemberton Securities Limitée Houston Willoughby Limited juin, 1978.—i.Une force nouvelle dans le domaine du traitement de l'information.la Cie MICOM 'if mationaie: la Ci , .t Issue de l’acquisition «.Jùiyfâcturière reconnue au L .Ides mots, par Philips Electron!' mondialement connue.Ctée, une .itèmesde ! compagnie an marché du Micom 2000, sophistiqués sur Cette nouvelle compagnie s’occ , l’un des systèmes de traitement & le marché.V " - la vaste expérience qu'a acquise Philips dans la fabrication d’équipement électronique de toute première qualité ainsi que sa réputation enviable au point de vue du service favoriseront grandement la production et ia mise en marché des produits Micom.Les produits Micom seront vendus sous le nom Philips en dehors du Canada et des Etats-Unis.¦ micom Au-delà des mots, la technique.Cie Micom est une société en nom collectif rte Micom Data Systems Ltee (une thiale a part entière rte F’hiiipsEiectronioue Lfee'et rte DB Technology Corporation Siege Social: 447 rue Ste-Hélène Montréal, Québec H2Y 2K9 (514) 288-8373 4 Le Devoir, mardi 13 juin 1978 118 V Dans l’attente de l’union monétaire européenne Woods, Gordon & Cie Quatre moyens pour resserrer la cohésion • BALE (AFP) — Il semble peu probable qu'une décision sur la relance de l’union mo-fiétaire entre les “Neuf” puisse être prise lors du sommet européen de Brême, les 6 et 7juillet prochains, estime-ton dans les milieux financiers internationaux à l’issue de l’assemblée générale de la Banque des Reglements Internationaux (BRI), hier à Bâle.Certes, la volonté politique de parvenir à une meilleure stabilisation des devises européennes entre elles paraît aujourd'hui plus forte que dans le passé, mais sa réalisation pratique semble pour l’instant se heurter à de nombreuses difficultés, indique-t-on.Quatre hypothèses de res- serrement de la cohésion monétaire des “Neuf” ont été retenues par les experts, a-t-on appris de bonnes sources à Bâle: • Premièrement, création d’un serpent monétaire élargi, • Deuxièmement, maintien du serpent, à l’intérieur duquel flottent de concert le mark, le florin, le franc belge et la couronne danoise, en l’état avec une stabilisation des autres devises européennes par rapport à un “panier” de monnaies, • Troisièmement, suppression du serpent et creation d’un mécanisme de stabilisation de chaque devise européenne par rapport à un panier composé ne l’ensemble des monnaies européennes.ire ¦ I • Quatrièmement, création d’un Fonds monétaire européen.Mais de l’avis même de certains experts présents à Bâle, ces differents schémas, qui apparaissent trop théoriques, comportent chacun des difficultés d’application.“La rationalité économique de ces différentes formules techniques n’apparaît pas clairement", a pu dire à cet égard une personnalité monétaire.Les observateurs ont d’autre part remarqué que le rapport annuel de la Banque des Règlements Internationaux, publié hier, ne faisait pas la moindre allusion à la nécessité d’une quelconque relance de l’union monétaire européenne et ne préconisait aucun moyen pour y parvenir.On souligne cependant, dans les milieux financiers, que d’ici le 6 juillet prochain, les experts peuvent encore éliminer de nombreux obstacles pratiques et, ajoute-t-on, en supposant que les discussions techniques ne soient pas suffisamment avancées pour qu'une décision soit prise à Brême, cette décision pourra intervenir ultérieurement, si la volonté politique des “neuf” se confirme.“On peut donc espérer que l’objectif d’une meilleure stabilisation monétaire européenne se concrétise avant la fin de l’année", a ainsi affirmé un spécialiste financier.Stephen C.Kuhn Lawrence P.Phillips Michael D.Wood Claude Vé/.ina 1 .es associés de Woods, Gordon et Cie sont heureux d'annoncer sont associés de notre service de conseil en gestion des ressources que Stephen C.Kuhn de Toronto, Lawrence P.Phillips de humaines, tandis que MM.Phillips et Woods sont associés de Victoria, Michael D.Wood d’Ottawa et Claude Vézina de notre service de conseil en informatique.Montréal viennent d’être nommés associés.MM.Kuhn et Vézina La B.R.I.demande une relance concertée de l’économie mondiale par Françoise Rey BALE (AFP) — M.René Larre, directeur général de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) a lancé hier à Bâle un appel aux gouvernements pour qu’ils "coordonnent efficacement leurs actions en vue d'inverser le sens des forces dépressives qui influencent l'économie mondiale”.“Si aucun changement n’intervient dans les politiques suivies présentement, il y a de fortes chances pour que l’activité économique et le commerce mondial continuent de se développer à une allure fort réduite”, a-t-il déclaré dans le rapport qu’il a présenté devant l’assemblée générale an- nuelle de la banque.Pour M.Larre, la poursuite d’objectifs ambitieux en matière d’expansion tel que le retour à des taux de croissance comparables à ceux des années soixante serait vouée à l'échec.Mais le directeur général de la BRI estime qu’“il existe certainement une voie médiane entre la progression probablement très lente que laisse présumer l’évolution actuelle et les risques inhérents à des objectifs de croissance irréalistes”.Cette voie médiane passe, selon M.Larre, par l’adoption d’une série de mesures de politique économique qui permettrait de lutter contre les facteurs dépressifs qui caractérisent la conjoncture inter- UNIQUE i l i i r mi s i Le mieux-être en milieu urbain.TOURNESOL 205, Chemin de la Côte Ste-Catherine Outremont, Oué.Le Tournesol vous offre d une part l activite des boutiques avoisinantes et d autre part le calme résidentiel d Outremont Le Tournesol vous promet une vie de propriétaire sans tracas, en toute sécurité.Le Tournesol, grâce â un nouveau concept d architecture, vous assure un confort exceptionnel dans un site recherche 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COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE LIGNERY (La Prairie) - 7 8-9-10 ans datées du 12 |uin 1978 10% PRIX S100 00 t LES INTÉRÊTS COURUS MOLSON, ROUSSEAU & CIE LIMITÉE MONTRÉAL 866-1551 Maurice Dupont QUÉBEC 683-2965 Georges Lamothe nationale: notamment l’excédent pétrolier, les déséquilibres des paiements entre les pays industriels avec pour corollaire, les remous sur les marchés des changes et l’inflation persistante des coûts et des prix.• L’excédent pétrolier: pour M.Larre, le recyclage ne demeure qu’un palliatif car, c’est le déséquilibre lui-même ui exerce une influence épressive sur l'activité économique.Mais, a-t-il souligné, la réalisation de l’ajustement réel, soit l’absorption de biens et services par les pays producteurs de pétrole, devra être étalée sur une longue période.“La charge d’un nouvel effort dans ce domaine devra donc être supportée par les pays consommateurs qui n’ont guère d'autres choix que de réduire le montant total de leur facture pétrolière, a-t-il indiqué.• Le déséquilibre des balan- ces des paiements, notamment entre les États-Unis d’une part et le Japon, la RFA et la Suisse d’autre part.Ce déséquilibre “a engendré des modifications excessives des taux de change qui ont accéléré la hausse des prix aux États-Unis et mis en péril les investissements et la reprise dans les pays dont les monnaies s'appréciaient”, a souligné M.Larre.Pour réduire ce déséquilibre, le directeur général de la BRI préconise des mesures d’ajustement tant de la part des États-Unis que des pays excédentaires.Il a estimé cependant que ce serait manquer de réalisme que de recommander aux États-Unis de soumettre leur économie à une cure générale d’austérité et de prôner inversement pour la RFA et le Japon une relance vigoureuse.Pour M.Larre, il importe surtout que les États-Unis rédui- sent leurs importations de pétrole et qu’un certain nombre d’autres pays, outre le Japon et la RFA stimulent leur demande interne.Il a souligné à cet égard que cette relance de l'expansion ne devrait pas s’opérer par le biais d’un assouplissement de la politique monétaire génératrice d’inflation mais par des mesures budgétaires de relance notamment des allégements fiscaux.“Si l'expansion budgétaire est assurée à un rythme modéré en tenant dûment compte de la solidité de la position extérieure et du taux d’inflation de chaque pays, il est peu probable au elle déelenene une recru-escence de l’inflation par la demande", a-t-il estimé.• L’inflation, sur ce chapitre, M.Larre n’a pas avancé de remède miracle et a souligné que c’est à chaque pays de mettre en oeuvre les moyens d’action qui corres- pondent à sa propre situation.Cet ensemble de propositions pourrait contribuer à réactiver la croissance et à ramener les déséquilibres des paiements courants à un niveau supportable, a insisté M.Larre pour qui “les déséquilibres restants ne constitueraient plus une source importante d’agitation montéraire et n'engendreraient plus de politiques d'ajustement exerçant des effets dépressifs asymétriques”.Selon lui, les politiques d’ajustement appliquées en 1977 ont influencé de façon négative l’activité économique.“Si la gestion restrictive de la demande dans les pays déficitaires s'est révélée hautement efficace, il n’en a pas été de même des politiques qui devaient en contrepartie favoriser l’expansion dans les pays excédentaires”, a-t-il indiqué.“Cinq années après l’ef- fondrement du système de Bretton Woods, a-t-il conclu, il semble que nous nous retrouvions au même point qu'à l’époque des parités fixes: nous nous apercevons que l’approvisionnement en réserves par l'intermédiaire d'un déficit élevé de la balance des paiements des États-Unis est de nature à exercer de dangereux effets déstabilisateurs sur la croissance de l’activité mondiale”,.MOBILIERS DE BUREAU IMPERIAL INC.628 St Jacques.Montréal.CARRÉ VICTORIA Pour un service complet Appelez MBI 288-7147 Demandez Adrien Robert • PLANIFICATION • DÉCORATION • RECYCLAGE • INSTALLATION • LIVRAISON RAPIDE Visitez notre salle de montre entièrement réaménagée L J Operation Solidarité Economique L’Opération de Solidarité Économique du Gouvernement du Québec vise à développer notre économie.Alors que le Gouvernement et l’industrie consacrent des sommes importantes à cette opération, il est essentiel que chacun de nous fasse un effort maximum pour en assurer le succès.C’est ça la solidarité économique.OSE près d’un demi-milliard Dans une première étape, l'apport du Gouvernement est de $259 millions, le reste provenant des autres partenaires économiques du Québec.C'est cette solidarité qui nous permettra de développer notre économie.L’industrie manufacturière rr- Les petites et moyennes entreprises manufacturières disposeront de $50 millions pour les aider à prendre de l’expansion.L’agriculture Il est évident que le Québec doit devenir plus autonome en ce qui concerne ses besoins de céréales fourragères.Le Gouvernement a donc prévu plus de $12 millions afin d’aider nos agriculteurs dans la construction de silos coopératifs et privés.L’habitation En vue d’enrayer la destruction systématique de nos vieilles maisons, le Gouvernement prévoit restaurer 8 000 logements d’ici un an.Ce ne sont ici que quelques exemples de l’effort consenti par le Gouvernement afin de stimuler au maximum nos différents secteurs économiques.La solidarité économique La solidarité économique, cela veut dire choisir d'abord des produits de chez nous, donner l’effort maximum au travail et surtout développer le ejart d'entreprendre, en un mot, Le développement de notre économie s'effectuera d'autant plus rapidement qu'il répondra à nos aspirations et à nos besoins.OSE aide les secteurs qui connaissent des difficultés temporaires ou qui ont besoin d’un coup de pouce pour prendre de l’expansion.Avec l'aide de OSE, nous pouvons ainsi passer à l'exécution de nombreux projets créateurs d'emplois dans nos différentes régions.Envoyons! yrÛjlWcfmJ fnowe’nshé Gouvernement du Québec Opération Solidarité Economique Veuillez me faire parvenir des renseignements supplémentaires sur les activités de OSE dans le secteur suivant (cochez la case appropriée): ( ) L amiante ( ) Programme concernant la petite et moyenne entreprise ( ) Aide au secteur agricole ( ) Aide aux industries culturelles ( ) Habitation ( ) Travaux gouvernementaux ( ) Projets communautaires ( ) Institut national de productivité ( ) Service des Conférences socio-économiques Nom Adresse ________________________________________________• App Ville __________________________ Postez à Communication-Québec C.P.691 Succursale Desjardins Montréal H58 1B3 ŒÜÜJ} Code postal A ¦r 443771 Le Devoir, mardi 13 juin 1978 ¦ 19 Bossy et Potvin ramassent les trophées Calder et Norris Lafleur obtient le trophée Hart et Gainey, le Frank Selke La Ligne nationale de hockey a procédé hier soir à la distribution de ses trophées Cour la saison 1977-78 et l’ai-er droit Guy Lafleur, du Canadien de Montréal, qui s’était déjà assuré le trophée Art-Ross en enlevant le championnat des marqueurs, a été proclamé joueur par excellence du circuit et a mérité à ce titre le trophée Hart.Lafleur, dont la conquête du Art Ross était sa troisième consécutive, devient le deuxième joueur de l’histoire du Canadien, après Howie Mo-renz en 1930-31 et 1931-32, a remporter le trophée Hart deux années de suite.Il est en outre le seul membre du Canadien à avoir gagné trois fois le championnat des marqueurs.Le dernier joueur de Montréal à avoir enlevé le trophée Hart est Jean Béliveau, qui réussit l’exploit à deux reprises, soit en 1955-56 et 1963-64.Morenz l'avait aussi gagné en 1927-28.Bob Gainey, un autre membre du Canadien, est devenu de son côté le premier gagnant du trophée Frank-J ;-Selke, remis au meilleur avant défensif.Les trophées Calder, remis à la recrue par excellence de la saison, et James-Norris, au meilleur défenseur, sont allés à deux joueurs des Islanders de New York, soit Mike Bossy et Denis Potvin.Butch Goring, des Kings de Los Angeles, qui avait déjà mérité le trophée Bill-Masterton, allant au joueur conjuguant le mieux l'esprit sportif à la persévérance et la combativité, s’est vu attribuer le trophée Lady-Bing, remis au joueur conjuguant le mieux la gentilhommerie et l’habileté.Le scrutin a été tenu parmi les membres de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel des 18 villes du circuit.Cinq points étaient attribuées pour un premier choix, trois pour un deuxième et un pour un troisième.Lafleur, qui a récolté 132 points, dont 65 buts, en saison régulière, a recueilli 145 points au scrutin, 46 de plus que Bryan Trottier, des islanders, au deuxième rang.Le capitaine des Maple Leafs de Toronto, Darryl Sittler, s’est classé troisième avec 67 points.Gainey a obtenu 139 points, contre 79 à Craig Ramsay, des Sabres de Buffalo, et 60 a Don Marcotte, des Bruins de Boston.Bossy, qui avait été réclamé au 16ème rang au repêchage amateur de 1977, est devenu le troisième joueur des Islanders, après Potvin en 1973-74 et Trottier en 1975-76, à être proclamé recrue par excellence de la Ligue nationale.Les Maple Leafs sont la seule autre équipe à avoir compté dans ses rangs trois titulaires du trophée Calder en moins de cinq ans.L’exploit avait été réalisé entre 1943 et 1947 par Gaye Stewart, en 1942-43, Frank McCool, en 1944-45, et Howie Meeker, en 1946-47.Bossy, auteur de 53 buts, dont 23 avec aventage numéri- que, a récolté 232 points sur un total possible de 272.Le défenseur Barry Beck, des Rockies du Colorado, a obtenu 113 points, et Don Edwards, des Sabres, 91.Potvin a recueilli 155 points pour le trophée James Morris, qu’il conquiert pour la deuxieme fois en trois ans, contre 135 à Brad Park, des Bruins, de 85 à Larry Robinson, du Canadien.Potvin est le troisième joueur de l'histoire de la LNH à avoir gagné au moins une fois le trophée Morris après avoir mérité le trophée Calder Les deux autres sont Jacques Laperrière, qui dans l'uniforme du Canadien avait enlevé le trophée Calder en 1963-64 et le trophée Norris en 1965-66, et Bobby Orr, qui a été proclamé recrue par excellence en 1966-67 avant de K le trophée Norris les isons subséquentes.Goring, qui n’a écopé que d’une pénalité mineure en 80 matches, a récolté 145 points, contre 79 à Peter McNab, des Bruins.Chacun de ces gagnants touchera $1,500 de la LNH.Les joueurs s'étant classés deuxiemes recevront $750.Voici les résultats du scrutin tenu parmi les membres de l'Association des chroniqueurs de hockey professionnel pour la distribution des trophées individuels de la Ligue nationale de hockey, saison 1977-78.Trophée Bart: Guy Lafleur (Montréal) .145; Bryan Trottier, (Islanders) 99; Darryl Sittler (Toronto) 67; Don Ed- wards (Buffalo) 34; Brad Park (Boston) 31; Bobby Clark (Philadelphie 27; Denis Potvin (Islanders) 24.Parmi les autres joueurs du Canadien Ken Dryden, 5 et Larry Robinson, 5.Trophée Frank-J.-Selke: Bob Gainey (Montréal) 139; Craig Ramsay (Buffalo) 79; Don Marcotte (Boston) 45; Bobby Clarke (Philadelphie) 28; Don Luce (Buffalo) 25; Walt Tkaczuk (Rangers) 19; Doug Jarvis (Montréal) 16.Parmi les autres joueurs du Canadien Doug Risebrough, 2 et Jacques Lemaire, 1.Trophée Calder: Mike Bossy, Islanders, 232; Barry Beck, Colorado, 113; Don Edwards, Buffalo, 91; Dale McCourt; Detroit, 28; Reed Larson, Detroit, 20; Dave Taylor, Los Angeles, 1; Stefan Persson, Islanders 1.Trophée James-Norris: Denis Potvin, Islanders, 155; Brad Park, Boston, 135; Larry Robinson, Montréal, 85; Borje Salming, Toronto, 54 Guy Lapointe, Montréal, 8; Barry Beck, Colorado, 6; Jim Schoenfeld, Buffalo, 5; Serge Savard, Montréal, 4.Trophée Lady-Bing: Butch Goring, Los Angeles, 145; Peter McNab, Boston, 79; Jean Râtelle, Boston, 51; Mike Bossy, Islanders, 41; Jacques Lemaire, Montréal, 36; Gilbert Perreault, Buffalo, 35; Guy Lafleur, Montréal, 29.Parmi les autres joueurs du Canadien Ken Dryden, 1.- Gretsky signe un contrat de $1.75 million avec les Racers EDMONTON (CP) — Wayne Gretzky est entré hier dans le club sélect des millionnaires du hockey à l’âge relativement tendre de 17 ans.Gretzky, dont le talent est fréquemment comparé à celui du défenseur Bobby Orr, a en effet signé un contrat de $1.75 million le liant pour sept ans à Nelson Skalbania de Edmonton, propriétaire des Racers d’In-dianapolis de l’Association mondiale de hockey.L’Association canadienne de hockey amateur tente depuis quelques années de conclure une entente avec les deux circuits professionnels afin que les joueurs ne soient pas repêchés avant la fin de leur stage junior.L'entente a été conclue à bord de l’avion personnel de Skalbania durant un vol entre Edmonton et Vancouver.“Je crois que le plan a fort bien marché.c’est un rêve enfin réalisé”, a dit Gretzky au cours d’une interview à l’aéroport d’Edmonton.Gretzky a chaussé les patins pour la première fois à l’âge de deux ans sur une patinoire aménagée derrière la maison de ses parents à Brantford, Ontario.Sa carrière a par la suite connu une rapide ascension.À l'age de cinq ans, il fut sélectionné au sein d’une équipe d’étoiles composée de joueurs de 10 et 11 ans.À 16 ans, il évoluait déjà au hockey junior.La saison dernière, il a terminé deuxième au classement des pointeurs de la Ligue majeure de l’Ontario derrière Doug Smith des 67’s d’Ottawa, récoltant 182 points avec les Greyhounds de Sault Ste.Marie.Gretzky a reçu un chèque de $50,000 au moment de la signature du contrat.Il était accompagné de ses parents, Walter et Phyllis Gretzky, et de son agent Gus Badali.Walter Gretzky est à l’emploi de Bell Canada.Skalbania, un homme d’affaires qui a déjà été propriétaire des Oilers d'Edmonton de l’AMH, a refusé de dévoiler 4e détail de l’entente, se bornant à dire qu’il s’agissait d’une très grosse somme ".au moins $1 million au cours des quatre prochaines années”.Selon les termes du contrat, Gretzky devient l’employé de Skalbania, ce qui a fait dire à celui-ci que le jeune prodige ou hockey “pourrait être matelot sur mon bateau amarré en Méditerranée ”.Skalbania a expliqué sa décision d’embaucher Gretzky en disant que l'AMH n'avait pas été dédommagée à la suite du passage des Suédois Anders Hedberg, Ulf Nilsson et Dan Labraaten des Jets de Winnipeg à la Ligue nationale.Les deux premiers porteront l’an prochain les couleurs des Rangers de New York, tandis que le troisième s’alignera avec les Red Wings de Detroit.“Nous n’avons d'autre choix que d’engager des joueurs d’âge junior.” a oit Skalbania.J'ignore par ailleurs si notre décision mettra un point final à la possibilité d'une fusion des deux circuits.Je sais cependant que la perspective de me mettre a genoux devant les gouverneurs de la LNH ne m’a jamais souri.Le passage de Gretzky chez les professionnels risque d'ébranler la Ligue majeure de l’Ontario et particulièrement les Greyhounds de Sault-Ste-Marie.L’un des directeurs de l’équipe, Jim McAuley envisage même de mettre la clef dans la porte.Certes l’équipe recevra $20,000 de Skalbania, mais cela reste bien peu en regard des revenus obtenus par la seule présence de Gretzky dans l’alignement.La LNH permettra un arrêt du jeu de 30 secondes par match À l’instar du football et du basketball, la Ligue nationale de hockey a accepté un changement a ses règlements qui ermettra des arrêts du jeu, ier lors de la première journée des assises annuelles du circuit.Plusieurs autres changements ont été acceptés par le comité des règlements, lesquels permettront d'accélérer le jeu.Par exemple, un gardien sera pénalisé pour deux minutes sll quitte sa cage pour saisir la rondelle et arrêter le jeu.Tout joueur sera pénalisé pour deux minutes également s’il retarde le jeu en gelant la ron- delle le long de la clôture s'il n’est pas mis en échec par un adversaire.Chaque équipe n’aura droit qu'à un seul arrêt du jeu par match et c’est l'instructeur qui en donnera le signal à l’arbitre du match.Ces arrêts du jeu ne seront que d’une durée de 30 secondes.•Un autre changement important a été accepté.En effet, on ajoutera deux lignes rouges à l’extérieur des cercles dans chacune des zones pour limiter les incidents disgrâcieux lors des mises en jeu.Ainsi les ailiers seront séparés de trois pieds et après un seul avertissement, l’ar- bitre pourra sévir contre tout joueur qui ne respectera pas cette zone neutre.“Ce changement a été conçu pour éviter les incidents disgrâcieux comme ceux survenus lors de la finale de la coupe Stanley, a mentionné Scotty Morrison, arbitre-en-chef de la LNH.qui a fait part des changements aux journalistes.Vous vous souvenez sans doute des incidents entre Bob Gainey et Gary Doak lors des finales.Avec ce règlement nous tenterons d’éviter de tels incidents”.Le comité des règlements a également proposé qu’on en revienne à la présentation du temps supplémentaire dans le cas de matches nuis.Aucune décision n’a été prise dans ce cas et ce sont les gouverneurs qui devront se prononcer quant à ce changement au cours de la semaine.Morrison a mentionné que le comité avait proposé une période supplémentaire de cinq minutes, qui suivrait immédiatement la présentation de la troisième période.“Ce sont les gouverneurs qui accepteront ou rejetteront cette proposition, a-t-il mentionné.Nous croyons qu’une période supplémentaire de cinq minutes est amplement suffisante.Au cours des séries, une dizaine de matches sont allés en prolongation et dans la majorité des cas, un but a été marqué au cours des cinq premières minutes.C’est la proposition que nous avons faite aux gouverneurs”.Quelques autres changements mineurs ont été acceptés.Par exemple quand un joueur brise son bâton et u’un autre bâton lui est lancé u banc, une pénalité mineure de banc est décernée immédiatement et le joueur écope également d’une pénalité mineure s’il récupère le bâton lancé sur la glace.Auparavant, le joueur concerné écopait en plus d’une pénalité d’inconduite.Par ailleurs, quand un joueur quitte le banc des pénalités, il n’y aura pas de dégagement refusé à son équipe si le dégagement s'est effectué avant qu’il ne quitte le banc.Auparavant, le dégagement était refusé si un joueur de l’équipe adverse touchait au disque après que le joueur eut quitté le banc des pénalités.“Ces changements aideront à réduire les arrêts du jeu, a poursuivi Morrison.La Fédération internationale de hockey sur glace a modifié plusieurs de ses règlements et je puis dire que nos règlements se rapprochent plus que jamais dans le passé”.Morrison a révélé que c’est Max McNab, directeur-gérant des Capitals de Washington, qui avait proposé les arrêts du jeu de 30 secondes.“McNab a fait cette proposition, a mentionné Morrison.Le hockey était le seul sport majeur qui ne permettait pas aux instructeurs de conférer avec leurs joueurs.On y discutera alors de stratégie dans des moments critiques.On voyait souvent des instructeurs crier les instructions du banc, instructions qui étaient souvent mal interprétées par leurs joueurs.Ces arrêts du jeu réglementaires permettront également de réduire les arrêts officieux qui surviennent trop souvent.Un joueur va changer de bâton au banc et s'y attarde et revient faire part des instructions de son patron aux autres joueurs.Ces arrêts retardent beaucoup le jeu et les arbitres seront plus sévères dans ces cas-là”.Par ailleurs, Morrison a révélé que plusieurs Américains seraient invités au camp des arbitres de la LNH, qui aimerait compter certains de nos voisins du sud parmi ses officiels.Ligue Nationale Dlmanch* Los Angeles 11, Montréal 4 Atlanta 4, Philadelphie 0 San Francisco 7, New York 5 Chicago 7, San Diego 4 St-Louls 5, Houston 3 Pittsburgh 3, Cincinnati 1 Hier San Francisco 1, Montréal 0 Chicago 3, Cincinnati 2 Los Angeles 6, Philadelphie 5 Atlanta 2, St.Louis 1 Philadelphie à Los Angeles New York à San Diego Aujourd’hui St-Louls, Martinez (2-0) à Atlanta, Hanna (4-1), 19 h 35 Chicago, Lamp (2-5) à Cincinnati, Norman (6-3), 20 h 05 Pittsburgh, Blbby (4-2) à Houston, Bannister (2-3), 20 h 35 New York, Swan (1-3) ou Koos-man (2-7) à San Diego, Rasmussen (2-7), 22 h Philadelphie, Lerch (3-5) à Los Angeles, Sutton (4-6), 22 h 30 Montréal, May (6-5) à San Francisco, Knepper (7-3), 22 h 35 Les meneurs (Partiel d’hier non comprleei) pb ce moy.Qriffey, Cln.241 80 .332 Monday, LA.144 47 .326 Buckner, Chl.135 44 .326 Simmons, Stl- 202 65 .322 Foster, Cln.237 76 .321 Burroughs,Atl.182 58 .319 Puhl, Hou.213 67.315 Smith, LA.195 61 .313 Madlock, SF.179 56.313 Clark, SF.210 65.310 Circuits Kingman, Chicago, 14; Foster, Cincinnati, 13.Points produite Foster, 47; Montanez, New York, 42.Ligue Américaine Dimanche Milwaukee 2-5, Toronto 1-4 Detroit 5, Kansas City 2 Cleveland 2, Minnesota 1 Californie 9, New York 6 Baltimore 3, Oakland 0 Boston 5, Seattle 3 Chicago 2, Texas 1 Hier Minnesota à Toronto (remis) Baltimore 5, Seattle 4 New York 2, Oakland 0 Chicago 1, Cleveland 0 Texas 6, Kansas City 5 Boston 10, Californie 9 Milwaukee 7, Détroit 4 Aujourd'hui Minnesota, Zahn (5-4) à Toronto, Clancy (4-4), 19 h 30 -Seattle, Abbott (1 -4) à Baltimore, Flanagan (8-4), 19 h 30 Californie, Knapp (6-4) à Boston, Wright (2-0), 19 h 30 Milwaukee, Caldwell (6-3) à Detroit, Slatow (6-2), 20 h Oakland, Johnson (4-3) à New York, Figueroa (6-4), 20 h Cleveland, Monge (2-1) ou Paxton (3-3) à Chicago, Wood (6-5), 20 h 30 Texas, Alexander (5-3) à Kansas city, Gale (5-1), 20 h 30 Les meneurs (Parti** d'hl*r non comprit*») pb ce moy.Carew, Min.193 69 .358 RoJackson, Cle.140 50 .357 Reynolds, Sea.189 62 .328 Sundberg Tex.178 58 .328 Rica, 60S.243 78.321 Lynn.Bos.193 61 .316 Cooper, MH.195 61.313 Plnlella, NY.148 56.311 Molltor, Mil.195 60.309 Circuits Rice, Boston, 19; Baylor, Californie, 15; Evans, Boston, 13; JT-hompson, Detroit, 13; LMay, Baltimore.12.LIGUE NATIONALE Section Est S P moy.ditf.CHICAGO 33 22 600 PHILADELPHIE MONTREAL .30 23 .586 2 27 .534 3 PITTSBURGH 25 29 .463 7W NEW YORK .27 32 .458 7W ST LOUIS 23 38 .377 13 Section Ouoit SAN FRANCISCO 35 21 .825 — CINCINNATI .35 25 .583 2 LOS ANGELES 31 27 .534 5 HOUSTON 24 30 .444 9Vi SAN DIEGO 24 32 .429 10Vi ATLANTA 22 34 .393 13 LIGUE AMÉRICAINE \ Section Eit dm.S P moy.ROSTON 40 19 .878 — NEW YORK 24 .579 6 BALTIMORE 33 25 .569 6Vk DETROIT : si 25 .554 7Vi MU WAUKEE 26 .544 8 Cl E\/EI AND 26 29 .473 12 TORONTO 19 36 .345 19 Section Oueet OAKLAND 27 .545 TEXAS 30 26 .536 -Vk CALIEORNIA 30 28 .517 1V4 KANSAS CITY 28 27 .509 2 CHICAGO 26 30 .464 4Vk MINNESOTA 21 35 .375 9Vi SEATTLE 19 42 .311 14 Coupe du Monde: le sourire de l’Italie par Charles Bietry BUENOS AIRES (AFP) -On attendait l’Allemagne ou la Hollande, le Brésil ou l’Argentine, et, à l’issue du premier tour du Mundial 78, une équipe émerge, une seule a le sourire, une seule a enlevé ses trois premiers matches, ITta-lie, que l’on n’avait pas vue aussi impressionnante depuis 1970.France, Hongrie, Tunisie, Mexique, Espagne, Suède, Écosse et Iran disparaissent de la compétition mais l’enseignement majeur de ces dix premières journées est que les "grands” ou prétendus tels, sont en difficulté.On va donc revoir dans un deuxième tour que l’on espère de meilleure qualité trois équipes sud-américaines, Argentine, Brésil, Pérou, et cinq européennes, Italie, Autriche, Allemagne de l’Ouest, • Hollande et Pologne.La plupart d'entre elles vivent dans Tin-quiétude et seuls l’Italie et le Pérou affichent une totale sérénité.On disait Tltalie minée par des problèmes internes et fatiguée par un long championnat.C’était une énorme erreur et les hommes de Enzo Bear-zot n’ont cessé de faire une très grande impression.Ils étaient dans un groupe très difficile, le plus difficile, et ils ont domine tour à tour la France (2/1), la Hongrie (3/1) et surtout l’Argentine (1/0) dans son antre de River Plate.À chacune de leurs sorties, ce sont surtout les attaquants qui ont donné le ton, le subtil Franco Causio, le dynamique Paolo Rossi et le puissant Roberto Bettega.Avec un demi inépuisable comme Romeo Benetti, les Italiens ont donné une leçon de réalisme et d’ef- ficacité et chacun redoute maintenant de les affronter au second tour, où Us vont jouer à River Plate puisqu'ils en ont “expulsé” les Argentins.Une autre équipe a beaucoup séduit, et c’est la plus grande des surprises, le Pérou.Leurs résultats cette saison les condamnaient dans un groupe où ils devaient se frotter aux ambitieux Écossais et aux favoris hollandais.Ils ont étonné tout leur monde, les Écossais d’abord qu’ils ont battus le premier jour 3/1, les Hollandais qu’ils ont contraints au nul (0/0), et même les Iraniens qui ont encaissé contre eux leur Sème but (4/1).Leur fraîcheur et leur vivacité, qui ne sont pas sans rappeler celles des Brésiliens d’autrefois, ont fait souffler un vent d’enthousiasme et Ton a découvert ou redécouvert deux ailiers déroutants, Juan Oblitas et Juan Munante, un avant-centre, Teofilo Cubillas, qui est tout simplement en tête du classement des buteurs (5 buts) et un défenseur central, Hector Chumpitaz, qui semble être né sur un terrain de football.Halicki gagne son duel contre Rogers 1-0 SAN FRANCISCO (d'après AP) — Le lanceur droitier Ed Halicki a lancé un match d’un coup sùr et Jack Clark a produit Tunique point du match avec un double à la sixième manche, menant les Giants de San Francisco à une victoire de 1-0 sur les Expos de Montréal, hier après-midi devant 7,231 spectateurs au Candlestick Park.Seul Ellis Valentine, avec un solide simple dans la gauche à la deuxième manche, a privé Halicki d’une seconde partie sans point ni coup sûr en car- rière.Halicki a toutefois été maître de la situation par la suite puisque seulement trois balles ont été frappées au champ extérieur.Il a d’ailleurs retiré les 14 derniers frappeurs à lui faire face.Si cette victoire a été fort goûtée de Halicki, 3-1, on ne peut en dire autant de Steve Rogers, encore une fois victime de l’anémie offensive de ses coéquipiers.Rogers, 7-6, a de nouveau signé une magnifique performance, limitant les Giants à seulement trois coups sûrs.Il a commis deux buts sur balles et a retiré cinq frappeurs sur des prises.La contre-performance des frappeurs des Expos, sans rien enlever à Halicki, est difficile à comprendre.Chaque fois que Rogers lance, l'offensive montréalaise reste muette, ou presque.Est-ce la façon de lancer de Rogers qui endort ses coéquipiers?Il est permis d’en douter puisque le match d'hier n’a duré qu'une heure et 55 minutes.Cette situation perdure déjà depuis quelques saisons.Ét Rogers, comme pour se dé- fendre, démontre preuve à l'appui que ses matchs durent en moyenne deux heures et vingt minutes, soit légèrement moins que la moyenne des rencontres des majeures.Alors pourquoi cette anémie offensive?Personne n’a de réponse et Ton se perd en conjectures.Quoi qu’il en soit, les Expos ont subi hier un troisième défaite consécutive et ont ainsi entrepris ce long périple de 13 parties sur une note discordante.Lés Expos jouent un dernier match à San Francisco Vadnais signe avec les Rangers Le défenseur Carol Vadnais a signé un contrat de plusieurs saisons avec les Rangers de New York.Un vétéran de 11 saisons, Vadnais a marqué six buts et amassé 40 passes en 80 matchs Tan dernier.Les Rangers ont également confirmé Ta nomination de Mike Nykoluk comme entraîneur-adjoint, puis celle de Mickey Keating à titre de directeur général adjoint.Les deux hommes seront sous les ordres de Fred Shero, qui cumulera les fonctions d'entraîneur et de directeur-général avec les Rangers.• BLOOMINGTON, Minn.(AP) — Le président des Twins du Minnesota, Calvin Griffith a dit hier qu’il était fort probable que le champion frappeur de la Ligue américaine, Rod Carew, soit échangé avant la date limite des transactions, jeudi.Griffith a indiqué qu'il négociait présentement avec plusieurs équipés dont les Yankees de New York, les Red Sox de Boston, les Angels de la Californie, les Rangers du Texas et les Royals de Kansas City, formations avec lesquelles Carew accepterait de jouer.Celui-ci peut en effet apposer son veto à tout échange puisqu'il est un vétéran de 10 saisons ayant joué cinq années consécutives avec la même formation.ST-LOUIS (AFP) - Le champion du monde des poids lourds Leon Spinks (version W.B.A), vainqueur de Mohamed Ali, et son frère Michael, champion olympique des poids moyens, continuent à défrayer la chronique aux États-Unis.Jeudi dernier, le champion du monde a de nouveau enfreint le code de la route en empruntant un sens interdit à St.Louis.Il avait été récemment arrêté pour conduite sans permis.Le lendemain, son frère cadet Michael a été appréhendé à l'aéroport de St Louis à la suite d'un pugilat avec deux agents de police.L’un des policiers avait découvert de la marihuana dans la voiture de Spinks interpellé pour stationnement interdit.Furieux, le boxeur s'était rué sur les agents de la loi, blessant Tun à la main et l’autre aux côtes.Michael Spinks s'est cassé un doigt et a été coupé à la tête dans la bagarre.Arrêté la nuit même après avoir été soigné à l’hôpital, Michael Spinks fut libéré sous caution de 1.500 dollars.Il sera jugé le 29 juin.Leon, le champion du monde, avait récemment été accusé de détention de marijuana et Cocaïne."Blanchi” par le tribunal, il avait fait valoir que la drogue avait été cachée dans son chapeau à son insu.• MOSCOU (AFP) - Le boxeur Mohammed Ali est arrivé hier à Moscou pour un séjour de douze jours en URSS.L’ancien champion du monde des poids lourds vient en URSS pour “faire connaissance avec les Soviétiques, voir comment ils vivent”, selon ses déclarations faites à l’aéroport de Moscou.Mohammed Ali, qui est accompagné de sa femme Veronica, se rendra au court de son séjour à Tachkent et à Samarcande, deux villes d'Asie centrale soviétique fortement marquées par la tradition islamique.L'ancien champion du monde participera aussi à des rencontres de démonstration avec des boxeurs soviétiques.Avant de quitter New York, Mohammed Ali avait exprimer l'espoir d’être reçu par “les dirigeants soviétiques”, mais cette éventualité n’est nullement mentionnée par l'Agence Tass.Depuis plusieurs jours la presse soviétique publié des articles présentant sous ûn jour favorable l'ancien Cassius Clay, qui selon la “Pravda”, n'est pas le “braillard” dont l’image a été créée” par la presse et le sport business américains”.aujourd’hui avant de s'envoler vers San Diego où ils disputeront une série de deux parties aux Padres.Puis les Expos visiteront successivement les Dodgers de Los Angeles, les Mets de New York et les Cards de St-Louis.Le gérant Dick Williams a apporté quelques changements à son alignement hier.Ainsi Wayne Garrett a pris la place de Larry Parrish au troisième-but, celui-ci s'étant légèrement blessé samedi contre les Dodgers de Los Angeles.Del Unser a relevé le vétéran Tony Perez qui méritait ce repos après un excellent séjour a domicile.Enfin le nouveau venu Ed Herrmann a remplacé Gary Carter derrière le marbre.Carter semble très fatigué comme en témoigne sa faible production de circuits.L’arrivée de Herrmann des Astros de Houston tombe à point nommé.L'unique point de la rencontre a été marqué à la sixième manche.Après un retrait, Rob Andrews a soutiré un but sur balles puis a mar- 3ué sur le double de Clark ans la gauche.Montréal (0) •O B Pé Cash.2b.4 0 0 0 Sixltr.ac .2 0 0 0 Cromart .et 3 0 0 0 Evalntn.cd 4 010 Garrett.3b 3 0 0 0 Dawson cc 4 0 0 0 Unser.1b 2 0 0 0 Herrman, r .3 0 0 0 Rooers, l .3 0 0 0 Totau* 28 0 1 0 MOnTiM! San Francisco San Franclaco (1) abpape Wblttlld cg 4 010 Andrwa.2b 2 10 0 Clark, cd .3 011 Evans.3b 3 0 0 0 Ivle.lb.*.2010 James, 1b .00 0 0 Herndn.cc .3 0 0 0 Hlll.r 3 0 0 0 laMsir ac 3 0 0 0 Halicki,I .3 0 0 0 Totau» 28 1 3 1 000 000 000-0 000 001 00X-1 E—HUI LS8—Montreal 8.San Francisco 3 28—Clark ml es p pm bbrto Rogers p.7-6 8 3 1 1 2 5 Halicki t, 3-1 9 1 0 0 4 4 T.—11l55 A-7,231 Les autres, tous les autres, n’ont guère été dignes de cç qu’on attendait d'eux.L’Allemagne, par exemple, tenant^ du titre, qui frôle 1 élimination devant la Tunisie et qui n’a pas remplacé Franz Becketv oauer et Gerd Mueller.La Hollande, qui ne marque pas un but au Pérou, et, pire encore, s’incline devant TÊcossè et ne se sauve que grâce à une meilleure différence de buts (4 buts de Robbie Rensenbrink dont trois pénalties).Le Brésil, qui ne se sauve in extremis que par un but de Roberto et qui lui aussi court après son passé.La Pologne, dont les attaquants Grzegorz Lato, Andrzej Szarmach ou Kazimierz Deyna n'ont plus les jambes de 1974, et meme l’Argentine.Sur leur sol, devant un public passionné, les Argentins n’ont pas justifié toutes leurs ambitions.Ils se sont sortis du cauchemar contre les Hongrois par un but de Daniel Bertoni à huit minutes de la fin et contre les Français par un but de leur meilleur attaquant, Leopoldo Luque, à seize minutes de ce qui a failli être leur élimination.Auparavant ùn arbitre généreux, M.Jean Dubach, leur avait offert un penalty dont on a beaucoup pané.L'Autriche, en revanche, a bien mérité sa qualification obtenue aux dépens de la Suède et de l'Espagne grâce à une solide organisation défensive autour de Bruno Pezzey et grâce aussi au talent de son avant-centre Hans Krankl.Ce sont ces huit éouipes qui vont s’affronter en aeux poules demi-finales pour désigner les deux géants qui disputeront la finale du 25 juin.Jusqu’à présente, elles n’ont pas offert encore de grands spectacles.Les joueurs des équipes battues vont se transformer en téléspectateurs, mais le public argentin va peut-être regretter les arrêts acrobatiques du gar-dien suédois Ronnie Hellstroem, les coups de reins de son coéquipier barbu Thomas Sjoeberg.les gestes rageurs de T Ecossais Archie Gemmill plus en vue que son camarade dopé Willie Johnston, la vitesse de Tailler Termine symbole de la superbe montée tunisienne, l’activité du Français Henri Michel, les débordements d'un autre Français, Didier Six, le courage de l'Espagnol Juan Manuel Asenai ou encore lea dribblea de ce malheureux Hongrois Andras Torocsyk, un des deux seuls expulsés de ce Mundial.4 Beaucoup d’étudiants, mais peu de travail M.Bellemarefait (d'après PC) — Les étudiants à la recherche d’un emploi d’été trouvent peu de réconfort dans les recentes statistiques montrant pour la première fois en six mois un déclin dans le taux de chômage.Bien que les estimations de Statistiques Canada indiquent que le taux global de chômage est descendu à 9.3 pour cent en avril, ce taux est en réalité monté à 16.1 pour les hommes entre 15 et 24 ans.Pour les femmes du même âge, le taux de chômage est un peu moindre, mais il n'en est pas moins de 13.4 pour cent.Un relevé transcanadien effectué par la Presse Cana- dienne auprès des centres d’embauche à travers le Canada a permis de constater que la situation n’est guère encourageante cet été pour les étudiants.M.Michel Brouillard, directeur du Service de placement étudiant au Québec, dit que 250,000 étudiants, dans cette province, sont sortis de l'école secondaire ou ont atteint l’âge de 18 ans cette année."Il est impossible de savoir combien d’entre eux sont à la recherche d'emplois d’été”.M.Brouillard dit que plus de 100,000 étudiants se sont déjà enregistrés à son service, et gagneront probablement le salaire minimum de $3.27 l’heure.Une étude de la situation indiquait que 81 pour cent des étudiants d’université qui ont fait une demande, l'an dernier, ont trouvé des emplois, par comparaison avec 85 pour cent en 1976.Aucune statistique n’était disponible sur les étudiants d'école secondaire, où le taux d'embauche est nécessairement plus bas parce que les étudiants arrivent plus tard sur le marché du travail.En Ontario, les bureaux d’embauche fédéraux et provinciaux pour les jeunes auront des statistiques seulement au milieu de l’été.Ce- Q C B F T 9.lu Ouverture Pt horaire 9.45 Kn mouvement 10.00 Hou-Hou 10.15 Au jardin de Pierrot 10.30 Magazine-Express 11.00 Les trouvailles de Clémence 11.30 Erreurs judiciaires 12.00 Le monde en liberté 12.30 Les coqueluches 1.30 Téléjournal 1.35 Femme d'aujourd'hui 2.30 Cinéma ’L'enfance nue" (Drame — Français 1967 > 4.00 Bobmo 4.30 rtcotine 5.00 L heure de pointe 6.00 Ce soir 7 00 Le monde merveilleux de Disney "Les Hors-la-loi de Colossal Cave" 8.00 Grand-papa 8.30 Vedettes en direct Christine Chartrand 9 00 Les As 9.30 Premiore page 10.30 Téléjournal 11.00 Nouvelles du sport 11.10 Rencontres Xavier Léon*Dufour.historien 11.40 Propos et confidences Robert Debré 12.10 Cinéma I.Astragale (Drame — Franco-Allemand 19681 12.00 The Flintstones 12.30 Art of Cooking 1.00 Definition 1.30 The Joyce Davidson'Show 2.00 The Alan Hamel Show Another World Match Game 78 It s Your move The Price is Right Pulse * Stars on Ice 3.00 4.00 4.30 500 6.00 7.00 7.30 Search and Rescue 8.00 Operation Petticoat 8.30 Laverne and Shirley 9.00 Carter country 9.30 Dean Martin celebrity roast 11.00 CTV National News 11.21 Pulse 12.00 Cinègia "The best house in London" (comédie 19691 0 C F T M 9.55 10.00 10.30 11 00 11.30 11.40 1200 2 00 2.30 4.30 5.30 6.t)0 7.00 730 8.00 8.30 9.00 9.30 10.30 11 00 11 05 11.15 11.15 1.30 Horaire bienvenue Fanfan Dedé La famille Stone Papa a raison Les p tits bonshommes Midi-nouvelles Y a du soleil Pour vous mesdames Ciné-quiz: "Laventuriére de Gibraltar" d'espionnage Italien l%7i Les nouveaux tannants Parle, parle, jase, jase Le dix vous informe Les saintes chéries Ma sorcière bien-aimée Nos lauréats Qui dit vrai Symphorien en rappel Les grands reportages "Sibérie, horizon sans fin" Les nouvelles TVA Les sports au 10 La couleur du temps Brigade criminelle Cinéma Trois heures Dix pour Yama" Américain 1956) ¦ Dernière edition O CBMT 8.45 Regional News 9.00 In Touch 10.00 The Friendly Giant 10.15 Bonjour Bon jour 10.30 Mr Dressup 11.00 Sesame Street 12.00 CBC Good Afternoon 12.04 Tattletales 12.30 Ryan's Hope 1.00 The Bob McLean Show 2.00 Hoe.Hoe.Hoe 2.30 The Edge of Night 300 High Hopes 3.30 Take 30 4.00 Nic and Pic 4.30 The Young Chiefs 5.00 Celebrity Cooks 5.30 All in the family 6.00 The City at Six 7.00 The Mary Tyler Moore Show 7.*30 Ryan's Fancy 8V00 Science magazine 8.30 The return of Captain Nemo 9.30 Romance 10,30 Cross Canada 11.00 The National 11,22 The City Tonight 11.04 Poldark 12.40 Station closing ATW ATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 The greek tycoon" 1 10.3 10, 5.15.7 20.9 25, ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 "Star war" 7.15.9 25 AVENUE: 1225 Ave Greene Westmount 937-2747 " A different story" 7 00.9 00 BEAVER: 5517 Avenue du Parc 844-1932 Swinging High" 12 00.2 50.5 40 , 8 30, Mondo erotica" 1 10, 4 00.6 50, 9 40 BERRI: 1280 St-Denis 288-2115 "Les survivants de la fin du monde" 2 50, 6 20.9 40 et "On m'appelle dollar" 1 05.4 30.8 00 BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure 861-2725 (Salle I) it s alive" 100.3 00.5 00.7 00.9 00 (Salle ID Sexy school work" et "Bed spreads des 10 30 ODÉON BROSSARD: 6600 boul Taschereau Brossard 465-5906 (Salle Ii 13 femmes pour Casanova" 6 00.9 30 "Blondy 7 45 (SalleII) Deux super flics" 6.00, 9 35 "Pour Pâques ou à la Trinité" 7 50 (Salle III) "Les survivants de la fin du monde 6 20.9 40 et "On m'appelle Dollar 8 00 CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine E.524-1685 (Salle 1) "13 femmes pour Casanova" 2 45.6 20.9 55 "Blondy" 12 55.4 25.8 00.(Salle II) La rencontre du troisième type" 1 45.4 20.7 00.9 30 CARREFOUR: 318 Ste-Catherine O 866-8057 "Les derniers jours de Mussolini" 2 20.4 40.7 00.9.30 CUREMONT: 5038 Sherbrooke O.436-7395 "Un married Woman" 7 05.9 20 CINÉMA 7e ART: 3180 Belanger E.722-0302 "Nous nous sommes tant aimés" 9 15 et Mon Dieu comment suis-je tombée si bas‘>" 7 30 / CRÉMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 "Julia" 7 20.9 25 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 St-Laurent 843-3725 NOUVEAU CINÉMA ALLEMAND: "Alice down wonderland" Dre Reise" 8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS: (Salle I> "L'événement le plus important" 12 45.2 45.4 50.6 55.9 05 (Salle II) "J A Martin photographe" 12 40.2 40.4 40.6 45.8 50 (Salle III) "Le train" 1 00.3 00.5 05 .7 10.9 10 (Salle IV» "Valentino" 12 10.2 25.4 40.7 00.9 15 COTE-DES-NEIGES: 6800 Cote-des-Neiges.735-5528 (Salle I) "The greek tycoon" 1 00.3 00.5 00.7 00.9 00 (Salle II) Coma" 1 00.3 00.5 00.7 00.9 00 DAUPHIN: 2396 Beaubien E 721-6060.(Salle I) "La part du feu" 7 30.9 30 (Salle II) "Annie Hall 7 20.9 30 ELYSÉE: 35 Milliîn O «42-6053 (Salle II: "L'ami américain 7 15.9 30 (Salle II) "L'ange et la femme 7 30, 9 30 KENT: 8100 Sherbrooke O 489-9707 "High Ballin" 7 05 .9 05 LOEWS: 954 Ste-Catherine O 861-7437 (Salle II "Last Waltz" 12 20.2 30, 4 40.6 50.9 00 -Salle II- The End" 1 20.3 20.5 20.7 20.9 20 (Salle III) "Saturday night Fever" 12 40.2 50.5 05.7 15.9 30 (Salle IV) Jennifer" 12 20 2 10.4 00.5 50, 7 40, 9 30 .(Salle V) "High Bailin'' 1 00 , 3 00.5 00.7 00.9 00 LONGUEUIL: 1 Place Longueuil 677-7933 "Julia" 6 00.9 35 "La dernière folie" 8 00 MAJESTIC: 3166 Henri-Bourassa E 321-6116 "Orca" 9 20 "La chouette équipe" 7.30 MERCIER: 4260 Ste-Catherine E.255-6224 "Les commandos des morts-vivants" 6 30.9 45 et Arrête ton char" 8 15.MONKLAND: 5505 Monkland 481-2579 "Goodbye girls" 7 15.920 OUIMETOSCOPE: 1204 Ste-Catherine 525-8600 (Salle li "Nuit d'or" 7 30.9 30 (Salle II) "On' s est trompé d'histoire d'amour" 7.15.9 15.OUTREMONT: 1248 Bernard 277-4145 "François et le chemin du soleil" 7 00 "le vieux pavs ou Rimbaud est mort" 9 30 PARISIEN: 400 Ste-Catherine O 866-3856 -Salle I- "La première fois" 1 30.3 25, 5 20.7.15.9 15 'Salle II) "Violette Noziere" 1.40.3 40.5 40.7 40.9 40 (Salle III) Padre Padrone" 1 00 .3 05.5 10.7 15.9 20 (Salle IV) "La fièvre du samedi soir" 12 20.2.35, 4 45.6 55.9 10 (Salle V) "L'oeuf de serpent" 12.40.2 55.5 05.7 15.9 30 PLACE VILLE-MARIE: 866-2644 (Grand cinéma) "Pretty Babv" 12 45, 2 50.5 00.7 05.9 15 PLACE VILLE-MARIE: 86^2644 (Petit cinéma» "Violette Nozière" 12 35.2.35.4 40.6 45.8 50 PUSSYCAT: 4015 SfLaurent 845-5215 "Désires with young girls '' 12 00.2 50.5 40 .8 30 et The affairs of Janice" 1 40.4.30, 7 20.10 00 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine 932-1139 "Petifield forest" 7 30 "Choirboys 9.30.ST DENTS: 1593 St-Denis 840-4211 (Salle D "Le dernier arrêt du train de nuit" 12 30.4 00.7 40 ; Le massacre à la scie" 2 05.5 40.9 20.(Salle II) "Les Robinsons dans les Rocheuses" 1.55.5 40.9 20 La grande casse" 12.15.3 55.7 35 (Salle III) Taxi mauve" 12.30.2 35.4 45.6 55.9 05.VAN HORNE: 6150 Cote-des-Neiges 731-8243 "A hero am t nothin but a sandwich" 7 00.9 00.VERDUN: 3841 rue Wellington 768-2092 "Les survivants de la fin du monde" 8.00 "On m'appelle Dollars" 6 20.9 45 VIDÉOGRAPHIE: 1604 St-Denis 844-7619 "Pea soup" de P Falardeau de J Poulin 7 30.9.30 VTLLERAY : 8052 St-Denis 388-5577 "Les commandos des morts-vivants 6 30.9 55.Arrête ton char" 8 15 WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-1477 "Corning home" 12 25.2 35.4 50.7 00.9 20.YORK: 1487 Ste-Catherine 937-8978 "F I S T " 1 10.3 50.6 30.9 10 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 1700 St-Denis 844-8734 Relâche CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 1700 St-Denis 844-8734 "The Patsy" (de J Lewis — U S A 1966- 7 30 "Deux femmes en or" (deC Fournier — Canada 1970) 9ihi309 30 CONSERVATOIRE DART CINÉMATOGRAPHIQUE: 1455 boul de Maisonneuve 879-4349 "Les noces" (de A Wajda — Polonais 1972) 8 00 0 CFCF 6.00 6.30 7 00 9.00 9.30 1100 II 30 University of the Air Morning Exercices Canada A M Romper Room 100 Huntley Street Ed Allen Montreal summer unraattia CENTAUR: 5453 St-François-Xavier 288-1229 "The island" de A Fugard Du mardi au samedi 20 h 00 Dimanche 19 h 00 matinées samedi.14 h 00 Relâche lundi CENTRE D'ESSAI IJl CONVENTUM: 1237 Sanguine! 288-0352 Relâche CENTRE D'ESSAI DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Édouard-Montpetit -343-6524 Relâche LA CHACONE: 338 Ontario E.843-8620 Relâche THÉÂTRE DENISE PELLETIER: N 1'.) 453 Ste-Catherine E.253-8974 Relâche PATRIOTE: 1474 Ste-Catherine E.523 1131 Relâche PATRIOTE EN HAUT: 1474 Ste-Catherine E 523-1131 Relâche LA POUDRIÈRE: Ile Ste-jlelene 526-0821 Relatively speaking" et Pantoufles" de A Avckbourh.du mardi au vendrai 19 h 00 et 21 h 00 Samedi 18 h 30 et 21 h 30 ! hSi chaque minute compte fiez-vous à corp.L',! L’expert-conseil en cons- accessible, truction doit passer n ., presque toute la journée P°ur P^s de renseigne- sur le chantier.Il est l^ ePhonez au difficile à atteindre.C’est J80’/773- Grace a dans un cas semblable Scotpag0.vous etes touque le téléchasseur entre Jours en contact, en ligne de compte.Que ce soit au son d’une voix ou d’un appel, vous êtes , corp.L',! 4643 boul Samson, Chomedey, Laval, Québec 1 pendant, le bureau de placement de l’Université de Toronto a signalé que 3,000 étudiants se sont enregistrés! année — soit 30 pour cer plus qu’en 1977 - pour les emplois offerts par 740 employeurs.Le salaire minimum, de $2.65, sera haussé à $2.85 le 1er août.Mlle Eve Paley, coordi-natrice des programmes au centre, dit que l’informatique, la géologie et l’ingénierie sont les branches où les emplois sont les plus nombreux.Les Centres de Main-d’oeuvre pour les étudiants ont déclaré que les demandes étaient de 25 pour cent plus élevées qu’à la même époque l’an dernier, mais Mlle Anna Sagripanti, de l'Université York, a dit que ces chiffres sont trompeurs, parce que les étudiants s’enregistrent souvent à plus d’un endroit.Dans les provinces de l’Atlantique, les étudiants devront être persévérants s’ils veulent obtenir des emplois.Un porte-parole fédéral à Halifax a dit que le centre de main-d’oeuvre a placé l’an dernier 11,000 des 24,000 étudiants enregistrés, et que cet été les emplois d’été iront à ceux qui continuent de chercher et Êrendre ce 'e nombre oui sont prêts à Su’on leur offre, étudiants bénéficieront dèlïndustrie du tou-jisme qui Jlit-on, sera plus ac-cetto année à cause de la VaîMÉion du dollar.La plupart des étudiants gagneront $2.75 l’heure, le salaire minimum dans cette province.Au Nouveau-Brunswick, où le taux de chômage en janvier, parmi les jeunes entre 15 et 24 ans, était de 22.3 pour cent, un grand nombre d’étudiants seront probablement chômeurs cet été.Un porte-parole fédéral a dit que l’industrie du bâtiment, qui emploie habituellement un grand nombre d’étudiants, a étp plutôt inactive ces derniers temps, et ne reprendra probablement pas beaucoup de vigueur cette année.Les perspectives d’emploi pour les etudiants en foresterie sont bonnes, a déclaré Mlle Sally Vaughan, co-directrice du Centre de la Main-d'oeuvre du Canada à Fredericton.Le taux des salaires va du minimum provincial de $2.80 l'heure, à environ $140 par semaine pour les projets Jeunesse Canada au travail, financés par le gouvernement fédéral.une crise cardiaque TROIS-RIVIÈRES (PC) -M.Maurice Bellemare, député de Johnson à l’Assemblée nationale, demeure hospitalisé à l'unité des soins intensifs d'un hôpital de Trois-Rivières, où il a été admis dimanche, après avoir subi une crise cardiaque.Âgé de 66 ans et doyen de l’Assemblée nationale, M.Bellemare fut frappé d’une crise cardiaque alors qu'il se rendait à une assemblée politique dans les Laurentides.Les autorités hospitalières se refu- sent à tout commentaire sur son état.M.Bellemare, oui fut chef intérimaire de l’Linion nationale, fut ministre sous le ré-ime Duplessis et a siégé à ’Assemblée nationale durant 34 années.Il est actuellement leader de l’UN à l’Assemblée nationale.Le chef de l’UN, M.Rodrigue Biron, a révélé hier matin a l’Assemblée Nationale que l'état de santé M.Bellemare était satisfaisant.M.Biron s’était entretenu le matin même avec le directeur général de l’hôpital où est hospitalisé M.Bellemare.Le médecin lui avait révélé que le député souffrait d’un affaissement général dû à une faiblesse cardiaque et d’un affaissement diabétique dû surtout à la fatigue et au surménage.Les députés ont adopté à l'unanimité une molion lui proposant des voeux de prompt rétablissement et lui souhaitant un retour en santé à la session d’automne.L’Acadie doit rajeunir.Médecins de l’hôpital Laval en journée d’étude Les 60 médecins affectés aux soins généraux de l’hôpital Laval de Sainte-Foy tiennent aujourd’hui une journée d’étude afin de se pencher sur les problèmes qui les confrontent au ministère des Affaires sociales.Forts dé l’appui du conseil d'administration de l'hôpital Laval et du conseil municipal de Sainte-Foy, les médecins entendent convaincre le minis- tère de la nécessité de continuer à dispenser à la fois les soins généraux et les soins spécialises dans cette institution.Or, un réaménagement décrété par le ministère tend à privilégier les deux superspécialités de l’hôpital, à savoir la cardiologie et la pneumologie, et cela, soutiennent les médecins, au détriment de l’accessibilité et de la qualité de tous les autres soins.CARAQUET (PC) - Il est impossible que l’Acadie demeure à l’image et à la ressemblance de ses compatriotes déjà chevronnés et il ne faut pas qu’elle meure avec eux, mais au contraire qu'elle continue avec les jeunes.C’est ainsi que s’est exprimé le père Armand Plourde, l’un des conférenciers au colloque d’information du Parti acadien qui s’est tenu à Caraquet en présence de plus de 200 personnes.Il a déclaré qu’il était lui-même énormément tiraillé par l’affronterhent entre l’élite qui est composée des plus âgés et les jeunes nationalistes enflammés.“C’est de votre faute si les jeunes sont si fringants et nationalistes, a-t-il dit, en s’adressant aux plus vieux, mais vous avez bien fait.” Aux jeunes, il a demandé de ne pas être trop durs envers les “patriotes plus âgés”.Parmi les cinq conférenciers qui ont parlé sur le thème “l’Acadie aux Acadiens”.M.Léon Thériault, historien et professeur à l’Université de Moncton, a retracé l’histoire des Acadiens et expliqué comment la création d’une province acadienne ne serait pas un précédent au Canada, ni même au Nouveau-Brunswick.M.Thériault opte à long terme pour la création d’une province acadienne, et à court terme, pour l’élection de candidats au Parti acadien à la lé-gislature du Nouveau-Brunswick.Pour sa part, le président du Parti acadien, le Dr Jean-Pierre Lanteigne a répété que les Acadiens sont coincés Au Québec, faut se tenir, en santé entre les Québécois qui s’organisent en travaillant à l’indépendance du Québec et les anglophones des provinces Maritimes qui, eux aussi, s’organisent en préparant l’Union des provinces Maritimes, où les Acadiens seront encore plus minoritaires qu’ils ne le sont actuellement en librairie Le Zonage au Québec, Un mort en sursis Réjane Charles évaluation d’un instrument juridique nlESPRESSESOE L UNIVERSITE DE MONTRÉAL rlllii r,i ]
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