Le devoir, 10 juillet 1978, lundi 10 juillet 1978
500 mises à pied en novembre DEv(i Vol LXIX - No 157 Montréal, lundi 10 juillet 1978 Nuageux avec averses, possibilité d'or ages il t.uit lire."Un été près de la mer" de Anne Khilipe Un roman tout en sentiment peut-être le plus beau roman d’Anne Philipe.Renée Rowan (Le Devoir) O (jutluAAïud 25 CENTS -ç- Cadbury ferme sa confiserie de Montréal par Rodolphe Morissette Dans ouatre mois, soit vers le 15 novembre, la compagnie Cadbury Schweppes Powell, qui fabrique des tablettes de chocolat, fermera son usine de Montréal, ce qui représentera la perte de 500 emplois.L’entreprise a émis samedi un communiqué presque sibyllin à ce sujet et dimanche, aucun membre de la direction ne pouvait être joint par téléphone.Le prési-dent de la compagnie, M, Timothy C.Powell, a signé ce texte de huit lignes qui explique que la diminution dû marché des tablettes de chocolat et la surcapacité de production de Cadbury sont les raisons qui ont motivé la fermeture de l'usine’ L'entreprise a pour l’heure deux confiseries au Canada à Montréal, rue Bordeaux, et à Whitby, en Ontario.Elle fabrique, entre autres, les tablettes de chocolat Snack Bar, Caramilk, Dairy Milk, Bar Six et Crunchie.La compagnie a des bureaux à Dartmouth, (en Nouvelle-Écosse).Québec, Toronto, Winnipeg, Edmonton et Vancouver.Son siège social, qui est à Montréal, y restera, ajoute le communiqué.C'est la compagnie Cadbury Schweppes Ltd qui administre, par l'intermédiaire lg£f ¦ A l’Institut Armand-Frappier, tout est prêt pour contrer une épidémie d’influenza ¦ La CTCUM propose un réseau de transport pour la banlieue ouest — page 3 ¦ Les évêques et l'avortement; un éditorial de Lise Bissonnette ¦ Ce Brême à Bonn: les bloc-notes de Georges Vigny — page 4 U Bjorn remporte son troisième titre à Wimbledon — page 9 ¦ La lutte des femmes n'est pas une priorité pour laCSN — page 11 Firestone invitée à retirer le radial 500 TORONTO (CP) — Un porte parole du ministère fédéral des Transports a déclaré que si une agence américaine ordonne le rappel des pneus radiaux 500 de Firestone, ce rappel s'appliquera automatiquement au Canada M.Gordon Campbell, directeur de la division de la ¦'sécurité des véhicules-moteurs au ministère a indiqué que le gouvernement canadien a fait des expériences sur ces pneus récemment mais que rien d'irrégulier n'a été trouvé.Aux États-Unis cependant, un organisme gouvernemental a mené une enquête et a conclu que le pneu défectueux aurait, à la suite d'éclatements et de décollements de la carcasse radiale, provoqué la mort de 29 personnes, en aurait blessé plus de 50 autres et serait la cause de centaines d'accidents En conséquence, le département américain des Transports a invité la société Firestone à retirer de la circulation une quinzaine de millions de pneus à carcasse radiale et ceinture d'acier.Au cas où la compagnie refuserait de donner suite à la requête gouvernementale, le département des Transports devrait décider s'il Voir pageS: Firestone de C.S.Overseas, l’entreprise qui a pignon sur rue à Montréal, laquelle a, à son tour, des compagnies associées, dont Uaspo Food Ltd, Berryland Canning et Powell Foods 1972 Ltd Cette dernière, située à St.Catharines, Ontario, fabrique du cacao et du chocolat.Le président de Cadbury Schweppes a fait savoir que les employés qui seraient mis à pied a Montréal, obtiendraient une indemnisation de séparation, ainsi que le prévoit leur convention collective.M.Powell précise que 'la compagnie les aidera à se trouver un nouvel emploi".Le syndicat des employés de l'entreprise, qui a appris la nouvelle au cours du week-end en a été "absolument estomaqué".Personne ne s’y attendait.Les syndiqués sont affiliés à la Fédération du commerce (CSN).Le vice-président de la centrale, M.André L'Heureux, qui a appris la nouvelle vendredi, a tenté, tout comme le représentant du DEVOIR, de savoir des autorités du ministère de l'Industrie et du Commerce si celles-ci s'attendaient à ce départ.Mais tard hier soir, les vérifications d'usage se poursuivaient toujours, au ministère.D'autre part.LE DEVOIR a pu apprendre de source sûre que la compagnie Cadbury parle privément de fermer sa confiserie de Montréal depuis bientôt deux ans.Mais on n'aura pas avant aujourd’hui les raisons détaillées.Au Conseil de patronat du Québec, on ne s'attendait pas à ce mouvement, pas plus qu'on en avait entendu parler.Le communiqué signé par M.Powell et daté du 8 juillet se lit: "Cadbury Schweppes Powell Limitée a annoncé aujourd'hui qu elle fermera sa confiserie de Montréal le ou vers le 15 novembre 1978."L'usine de Montréal compte environ cinquante employés.Ces employés recevront une paie de séparation selon les dispositions des conventions collectives ou les politiques de la compagnie et la compagnie les aidera à se trouver un nouvel emploi Voir page 6: Cadbury terme Une vingtaine de nazis américains avec a leur tête leur chef, Frank Collins, ont d éfilé hier dans Marquette Park à Chicago Collins a parle de la revolution blanche de 1978 .qui vise à supprimer de la surface de la terre les Noirs et leurs collaborateurs (les Juifs) De nombreux contre-manifestants ont crié des slogans hostiles aux nazis, des bouteilles et des pierres ont été lancées, mais aucun incident nen a découlé La manifestation sest déroulée sous la surveillance étroite de la police, qui a évacué les nazis dans des véhicules tout de suite après.Cette manifestation met fin a une querelle |udiciaire qui avait abouti devant laCour suprême.(Téléphoto AP) Les procès Chtcharansky et Guinzbourg en décideront Carter réexamine les relations avec Moscou WASHINGTON (d'après AFP et Reuter) — Alors que se déroulaient dans plusieurs capitales occidentales des manifestations de soutien, l’administration Carter adressait à l'Union soviétique une sévère mise en garde à la veille des procès des dissidents Anatoly Chtcharansky et Alexandre Guizbourg.qui s'ouvrent ce matin à Moscou.Le président Carter a décidé d'annuler la visite que devait effectuer en URSS deux délégations scientifiques américaines de haut rang En outre, un réexamen de plusieurs aspects des relations soviéto-américaines est en cours à Washington, notamment dans les domaines concernant l'élargissement de ces relations, indique-t-on de source autorisée.Le secrétaire d'État Cyrus Vance remettra mercredi au ministre soviétique des Affaires étrangères un message personnel du président Carter à M.Leonid Brejnev évoquant les procès des dissidents.MM.Vance et Gromyko se retrouveront à Genève lors de la reprise des négociations sur la limitation des armes stratégiques (SALT), qui elles ne semblent pas compromises par l'offensive soviétique contre les milieux dissidents."Un nouvel accord SALT, a expliqué M.Vance, est dans l intérét national des Etats-Unis et dans celui de la paix mondiale ".Mais "les procès (de dissidents sovièti-ues) violent les principes fondamentaux e la justice.Ces hommes et ces femmes au courage hors du commun sont jugés parce qu'ils font valoir les droits de l'homme fondamentaux, garantis par des accords internationaux auxquels ont adhéré leur gouvernement", a souligné M.Vance.Ces procès "nuiront inévitablement au climat des relations américano-soviétiques et ils créent des obstacles â l’établissement.de la confiance et de la coopération entre les deux pays", a ajouté le secrétaire d'État.La délégation scientifique qui comptait se rendre à Moscou le 17 août devait être dirigée par M.Frank Press, conseiller scientifique du président Carter.Elle devait examiner l'état des échanges scientifiques américano-soviétiques, depuis les accords conclus par MM.Nixon et Brejnev.Le département d'État avait déjà annulé vendredi la visite à Moscou d'une délégation spécialisée dans les problèmes de l'environnement.Les procès Chtcharansky et Guinzbourg ont été condamnés également par M.Arthur Goldberg, chef de la délégation américaine à la conférence d'Helsinki, ainsi que par M.Don Jamieson, ministre canadien des affaires extérieures qui a souligné que leur tenue "contredit l’acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe ".D'autre part, en Israël, MM.Menahem Begin et Yitzhak Shamir envisagent de faire des démarches auprès des gouvernements du "monde libre" pour leur demander d'intervenir auprès des autorités soviétiques.Une séance spéciale de la JERUSALEM (D’après AFP et Reuter) — Alors que le président Sadate et le leader de l’opposition travailliste Shimon Peres se rencontraient à Vienne sans parvenir à réduire leurs divergences, le gouvernement israélien a accepté hier de reprendre les discussions avec l'Egypte et les États-Unis, tout en déclarant que le dernier plan de paix égyptien était inacceptable.Le premier ministre, M.Menahem Begin.a déclaré à la presse, à l'issue d’une réunion de cabinet d une durée de cinq par Pauledes Rivières L'Association nationale des étudiants du Québec (ANEQ) ne sera pas officiellement représentée au Ilème Festival de la Jeunesse qui débute le 28 juillet à Cuba, et les 15 places qui lui étaient réservées seront offertes à des individus étudiants.Telle est en effet la décision qu'ont prise hier soir les délégués à la deuxième partie du neuvième congrès annuel de Knessett se tiendra aujourd’hui sur ce sujet.Mme Avital Chtcharans’ .**>• a» du mathématicien soviétte je.«Vt arrivée hier à Paris pour ‘‘enïiepretKbe une campagne de mobilisation ae l'opinion publique et des gouvernements occidentaux" en faveur de son mari.Anatoly Chtcharansky, militant juif et membre du "groupe d’Helsinki", arrêté le 13 mars 1977, est accusé de “trahison et d'espionnage” au profit de la CIA.Son heures, que le ministre des Affaires étran-ères, M.Moshe Dayan, rencontrerait son omologue égyptien, M.Ibrahim Kamel, et le secrétaire d’Etat américain, M.Cyrus Vance, à Londres les 18 et 19 juillet prochains Toutefois, le cabinet a diffusé un communiqué qui déclare que les dernières propositions égyptiennes “sont inacceptables pour Israel et ne peuvent par nature.amener la paix au Proche-Orient.” Il semble que certains ministres étaient tout à fait opposés à la rencontre de l'association, à la suite de la discussion la plus animée de ces deux jours de débats dans la métropole.C’est par un vote serré de 13 contre sept et une abstention que les représentants des institutions postsecondaires ont décidé qu’il serait prématuré et hasardeux d'aller défendre des positions sur le plan international qui sont encore trop imprécises pour l'association, qui regroupe environ 100,000 étudiants québécois procès aura lieu en même temps que celui du dissident Alexandre Guinzbourg.gérant — jusqu'à son arrestation en février 1977 — du "fonds d'aide aux prisonniers politiques", créé par Alexandre Soljénitsyne.Mme Chtcharansky.à son arrivée à Paris.a qualifié le procès de son mari de "nouvelle parodie de justice" visant à "liquider le mouvement des Juifs soviétiques en faveur de l'émigration" L'épouse du mathématicien envisage de se rendre Londres.Le fait même de discuter les propositions égyptiennes a suscité de fortes réserves chez certains d'entre eux.dit-on de source autorisée.Ces propositions prévoient le retrait d'Israël de la Cisjordanie, qui passerait sous contrôle jordanien, et de la bande de Gaza, qui reviendrait à l’Egypte.Ces deux Etats les administreraient pendant cinq ans.au bout desquels le peuple palesti nien se gouvernerait lui-même Le communiqué précise que M.Davan présentera à Londres le plan de paix En choisissant de ne pas envoyer de délégation officielle à ce Festival, auquel doivent participer 16,000 jeunes venant des cinq continents, les délégués qui avaient le droit de vote ont endossé la position du conseil central de l'ANEQ.Ce dernier, qui discute de cette participation depuis plusieurs semaines a finalement fait savoir hier qu'il estimait que l'ANEQ n'était pas prête à participer activement a Voir page 6: L'ANEQ egalement a Washington pour s entretenir avec M.Walter Mondale.vice-président américain.Des manifestations de soutien ont également eu lieu à Paris sur le parvis de Notre-Dame, à Bonn devant l’ambassade soviétique et à Bruxelles D'autres sont prévues pour les jours à venir un peu partout en Europe La réaction de Moscou n'a pas tardé, l'agence Tass a accusé hier Tadministra- Voir page 6: Carter conçu par les Israéliens.Il sera accompagne de deux hauts-fonctionnaires.M.Aharon Barak et Meir Rosen.Ce plan prévoit une autonomie limitée sous contrôle militaire israélien pour les populations de Cisjordanie et de la bande de Gaza.Cette proposition a été rejetée par le président Sadate Le président égyptien et le chef de l'opposition travailliste israélienne, M.Shimon Pérès, ne semblent pas d'ailleurs, après 90 minutes d'entretien en tête à tete, être parvenus à réduire les divergences qui les séparent Contrairement a leur précédente rencontre du mois de février dernier à Salzburg, ils n ont pu rédiger un communiqué commun et n ont pas annoncé qu'ils allaient se revoir.Auparavant, à l'issue de leur séance de travail de deux heures avec le chancelier Kreisky et M Willy Brandt, organisateur de la rencontre, les deux hommes avaient pourtant semblé assez optimistes.Le président Sadate avait déclaré "C'est une très heureuse rencontre, ce qui ne signifie pas que nous sommes tombés d'accord sur tout", alors que M Pérès affirmait que les discussions "avaient été construe tives, bien que des divergences subsistent" La journée s'est terminée par une séance d'une heure réunissant une nouvelle fois les quatre hommes, a la fin de laquelle seul le chancelier Kreisky s'est présenté devant les journalistes Les traits tirés, le chancelier autrichien a écarté les questions sur les résultats de la rencontre Sadate-Pérès, refusant no-Voir page 6: Israël ira Les divergences demeurent entre Sadate et Peres Israël ira au sommet de Londres L’ANEQ ne participera pas au Festival de la jeunesse TIRAGE TIRAGE: 863 7/7/78 1,262,492 10,094 J1,081,400.billets vendus gagnants en prix 2 5 7 O 1 7 2^ GAGNE $250,000 1 C BILLETS SE I U TERMINANT PAR 7 0 1 7 GAGNENT $1,000 1 OC J BILLETS SE 1104 TERMINANT par 7, GAGNENT $50 7 «T 7 7 7 T GAGNE *100,000 1 Â BILLETS SE 1 H terminant PAR S 2 5 5 GAGNENT $1.000 1 9AA B,LLETS SE 1 £44 terminant par 5 5 O GAGNENT *50 T 7 7 7 2 4 0 GAGNE *50.000 7 7 7 7 3 7 GAGNE s 5,000 1 C BILLETS SE 1 J TERMINANT PAR 0 o 2 4 0 GAGNENT $1,000 1 C BILLETS SE I 1 OtFRMINANT PAR i 2 8 3 i GAGNENT $1,000 1 OC Jj BILLETS SE £04.TERMINANT PAR £ 4 £ GAGNENT *50 1 19CQbillets se 1 £00 TERMINANT PAR £ i GAGNENT $50 T 7 T T 7 7 7 GAGNE *25.000 7 7 0 7 7 7 GAGNE $5,000 J C BILLETS SE 1 0 TERMINANT PAR 7 i £ 4 8 GAGNENT $1,000 1 R B' 1 0 TERMINANT par 0 i 9 GAGNENT $1,000 0,LLETS SE 1 £44 TERMINANT PAR £ £ GAGNENT $50 1 1 909 BILLETS SE | 1 £00 TERMINANT PAR 9^ GAGNENT $50 T 7 7 7 7 7 7 GAGNE $25.000 T 7 7 7 7 GAGNE $5.000 1 A 0,u 1 4 TERMINANT PAR A 0 2 0 i GAGNENT $1,000 1 R B'L 1 0 tERM!NANT PAR JL 8 5 2 GAGNENT $1.000 1 990 billets se 1 ££0 terminant par 2 0 i GAGNENT !50 1 19Æ9BIUE 1 £40' terminant par 0 2 GAGNENT $50 Tous les billets gagnants de $1,000.et $50.de l’Inter sont encaissables à toute succursale de la BCN Le Devoir, lundi 10 juillet 1978 ¦ 2 Au Festival d’été de Québec Les enfants dans la fête! par Ginette Stanton QUÉBEC Soit que les grands manitous qui font la pluie et le beau temps, aient remisé leurs machines à pluie, soit que le Bon Dieu se soit découvert une âme de festiva-leux", toujours est-il qu’a Québec, le soleil brille sur le Festival d'été où depuis le début des réjouissances, un seul spectacle seulement a dû être reporté en raison d’une ondée de fin de soirée Et, c’est à pied ou sur les épaules de papa, dans les bras de maman ou callés au fond de leurs poussettes quand ce n’est pas tout bonnement dans le sac à dos, bercés par le rythme du porteur-marcheur, que les enfants viennent au festival! Ils étaient prés de 2,000 à participer à la fête des Grosses tètes ”, qui avait lieu dans la journée de samedi et quand je dis 'participer ”, çà veut jotre participer! C’était de tfiute beauté que de les voir émboiter le pas aux fanfares et «bx clowns colorés et défiler le long de la rue Saint-Jean jusqu’au Parc des Gouverneurs où se tient la majeure partie des événements qui leur sont consacrés.- C’était de toute beauté aussi de les voir se presser, attentifs et impatients, contre les tables des maquilleurs pour se faire dpssiner "une bouche en Coeur et des yeux rouges", des fleurs et des oiseaux sur les joues et de se regarder, en suite, dans le miroir, béats d’admiration pour ces nouveaux personnages que le peintre Marius Dubois, le maquilleur du Trident Bernard Duchesne et quelques membres de la troupe "La Bordée " venaient de créer.Dans le castelet monté à leur intention, ils ont joué les manipulateurs de marionnettes; ils ont sauté, dansé, grimpé sur les énormes et superbes têtes de papier mâché, qui faisaient ressembler le parc a une chambre d’enfants.Ils ont aussi mangé et but, qui, ’ ?lait, sont biberon de lait, qui, son thermos de jus de raisin (celui qui laisse de si belles moustaches!), Les organisateurs avaient mis au programme de la journée deux spectacles de théâtre.Aux dires de plusieurs parents, ils auraient dû être présentés plus tôt ; il y avait un trop long moment d'attente entre les activités du début de l’après-midi et ces spectacles dont le dernier a eu lieu à 19 h.Le renard et les oursons, offert par le Théâtre Soleil (Montréal) et Les clowns d la fête, de la troupe Dézo et le cirque Alexander (Nouvelles Ecosse) ont été montrés au jeune public.Si la première pièce — comedie musicale pour enfants de 5 à 10 ans — appartient à un certain théâtre éducatif, la seconde cependant, n’est qu’un simple divertissement où l’improvisation un peu quelconque essaie de pallier à l'inexistence d'une thématique autre que celle de COINS D’après la Presse canadienne ¦ Il faut maintenir des barrières tarifaires Selon un rapport préparé par un groupe de travail et divulgué par le Toronto Star, le Canada doit maintenir ses barrières tarifaires sur l’importation de textiles et de vêtements.sinon il y aura 250,000 chômeurs de plus.Commandée par la conférence des premiers ministres provinciaux en février, cette étude dit que toute hausse des importations va entraîner une augmentation du déficit de la balance commerciale et que les compagnies canadiennes sont menacées par les importations, qui comptent déjà pour 65'7f du marché domestique dans le textile et de 45% du marché du vêtement.Le rapport ne propose pas de barrières tarifaires avec les pays qui ont des structures de coûts comparables aux nôtres.Il suggère même le marché libre avec les Etats-Unis.Enfin il propose une hausse de 15% de la production canadienne, ce qui injecterait $1 milliard par année dans l’économie et créerait 140,000 nouveaux emplois.mPour les jeux d’Edmonton, grève toujours possible M.Al Johnson, président de Radio-Canada, a mentionné que les techniciens de la CBC à Edmonton ont rejeté son appel de ne pas faire la grève pendant les Jeux du Commonwealth à Edmonton.Le président du local 86 de Nabet, Phil Laplante, a expliqué que le patriotisme est une chose et ce qui arrivera après les Jeux en est une autre.Le syndicat attend maintenant une proposition de la partie patronale.¦ Une autre recherche de débris soviétiques et nucléaires.Une autre recherche pour trouver des debris radioactifs provenant d’un satellite soviétique aura lieu à la suite de ta découverte de plusieurs petits morceaux dans le nord de la Saskatchewan par des prospecteurs.Le Dr Roger Eaton a dit ne pas s'attendre a ce que l’on trouve de gros morceaux, mais c’est tout simplement par mesure de grande prudence qu’on enverra sur les lieux une équipe de 20 scientifiques.¦ Menaces de grève dans sept hôtels d’Ottawa Au moment où les activités touristiques connaissent leur sommet, sept hôtels d’Ottawa doivent faire face à une menace de grève à la suite d’une rupture des négociations avec leurs employés, qui se proposent de prendre un vote de grève cette semaine.L'unité de négociation regroupe 1.100 membres, femmes de chambre, cuisiniers, serveurs, électriciens, etc.Les hôtels visés sont le Skyline, le Holiday Inn (rue Kent), le Four Seasons, le Delta Inn des provinces, le Lord Elgin, le Talison Seaway et le El Mirador.Découvrez le goût d’un vrai scotch A IViHontii' de beaucoup cco'Niis a la mode, le mou 11 L< whiskics ng John ne s'est pas donne un goût plus léger pour etendre son man he.I e Long John ri a don, pas le meme goût que les autres s, on he- Il a le goût d un vrai s, ou h.Si vous n’en ave: pas goûte reee,liment (ou jamais), pourquoi ne pas vous otlnr la surprise d'un veritable \i 111sk\ eiossais.t haine lois, essaye: don, un la rigolade.On n'appelle pas cela du théâtre pour enfants!,.histoire de rendre à César ce qui est à César! Il est étrange de remarquer que l’âge des petits participants des "activités pour entants’’ du festival, se situe entre deux et huit ans.Où donc sont les autres?Est-ce que de nos jours, on quitte déjà le pays de l’enfance à ses dix ans’’ On avait annoncée un envol de montgolfières pour clôturer cette journée mais lorsque je me suis rendue au Manège militaire, les toiles de l’énorme ballon gisaient à terre et les À /’Iron Ore techniciens attendaient que cessent les pertubations du vent qui commençait à s'élever, pour gonfler leur joujou.Peut-être que les heureux qui sont passés par là, vers les IR h 30, ont-ils pu apprécier ce spectacle — tout a fait inusité dans un centre-ville — que devait être les montgolfières au garde-à-vous face au parlement! Le "Festival de cinéma pour enfants qui à lieu tous les jours à ITnstitus canadien, de 14 h à 17 h est fort couru.On y présente de très bons films généralement peu connus ou peu montrés, ici.Et, lorsque s’allument les lumières de la salle, qu'on aurait cru vide tellement peu de tètes dépassent les sièges, il est fort amusant de voir des centaines d'enfants venir se dégourdir les jambes avant d'assister à la prochaine projection.traînant derrière eux, les parents déconcertés par l'endurance de leurs rejetons! Cependant, le programme m’a paru un peu trop diversifie on aurait dû présenter certains très bons films, deux fois comme les six doigts de la main (André Malangon) ou Le château de sable (Code-man).A Et que la fête continue! QUEBEC (Par Ginette Stanton) -• Il en est pour dire que les Québécois n'ont pas le sens de la fête, qu ils jettent leurs négots de cigarettes dans les rues, pilent sur les fleurs des parterres, lancent leurs cannettes de bière vides un peu partout, prennent les entrées de maisons pour des pissotières, enfin qu'ils envahissent le Quartier latin comme Attila, l’Italie! Peut-être n'ont-ils pas tout à fait tort, ces défenseurs écologiques qui se promènent, l’air sérieux et maussade, dans la foule en liesse, les yeux à l’affût du moindre papier gras laisse dans le parc par les pique-niqueurs de la veille, peut-être que leurs comparaisons défavorables avec le festival de Rio ou leurs louanges de telle ou telle fête européenne - “où j'avais honte de secouer la cendre de ma cigarette dans les rues, tellement ces gens-là sont civilisés!" - ne sont- elles pas dépourvues d’une certaine justesse et que les Québécois ont encore beaucoup à apprendre sur le respect de la propriété., mais est-ce une raison de se trainer les pieds sur la fête des autres en espérant qu’une “• tornade blanche” vienne laver tout le Quartier Latin ou encore de lever le nez sur les réjouissances du festival d été qui en majeure partie se déroulent dans un espnt de coude-a coude et de fraternité joyeuse, même si elles se font un peu plus bruyantes, en fin de semaine où, en bon Gaulois qu'ils sont les habitants de la Vieille Capitale s’en donnent à coeur joie, tard dans la nuit?Il en est pour dire aussi que le Festival d’été de Québec est à la frontière du faseillement et que ses parti-cipants doivent être vigilants s ils veulent lui conserver sa bonne réputation.Ceux-là n’ont pas tort Et que la fête continue! La grève pourrait durer encore longtemps SEPT-ILES (PC) - Même si les négociateurs des deux parties viennent d’entreprendre un sprint qu’on dit final, en présence des conciliateurs, les 700 métallos à l’emploi de ITron Ore, en grève depuis quatre mois, sont prêts à tenir la compagnie fermée tant qu’ils n’ob tiendront pas gain de cause.Pourtant, le rapport de force dans ce conflit n'est pas entièrement favorable au syndicat des métallos.Car, bien que la compagnie ait perdu entre $210 et $350 millions, depuis le printemps dernier, cette somme reviendra probablement dans ses coffres après la grève, d'autant plus que le fer, denrée non peris sable, demeure toujours "vendable," Mais l’iron Ore est dans une position inconfortable, liée qu’elle est, d’une part, avec les échelles de salaire consenties par sa concurrente, Quebec (’artier Mining, et ayant à encourir, d'autre part, des déboursés supplémentaires en raison d’une technologie Le Soleil commente la grève en première page QUEBEC (PC) - Le quotidien québécois Le Soleil qui a repris sa publication samedi, après 10 mois d’absence causes par la grève de ses journalistes et employés de soutien à la rédaction, consacrait deux articles de sa première page à des commentaires de la direction de l’entreprise.Dans le premier, le président et directeur général, M.Paul-A.Audet.indique que la grève du Soleil a coûté trop cher en tensions, frustrations et en argent pour que des leçons n’en soient pas tirées.“Mais, poursuit-il, la réflexion qui s’impose n’est pas nécessairement du domaine public.Qu'il suffise de dire que cette grève de 10 mois aurait pu mettre en péril l’existence même d’un de nos organes de presse les plus solides et les plus prestigieux”.M.Audet exprime ensuite l'espoir que les lecteurs e( ; annonceurs du Soleil ne bou deront pas le retour de leur quotidien De son côté, le rédacteur en chef et éditeur adjoint du journal, M.Claude Beauchamp, brosse un tableau nostalgique des événements de l’actualité qui n’ont pu être rapportés dans Le Soleil pendant les 10 mois de grève, puis il affirme que le lecteur constatera sans peine, que Le Soleil est revenu plus fort que jamais avec un tirage de 146.000 exemplaires dès sa premiere édition.M.Beauchamp estime que la reprise de la publication du Soleil se fait dans un esprit positif."Dès les premières semaines dùn arrêt de travail qui devait finalement en durer quarante-deux, la direction du journal, poursuit-il, avait décidé de ne pas ressasser, à la rentrée, le conflit.C’est pourquoi il fut aisé de confirmer cette politique au président du syndicat des journalistes de Québec lorsqu’il a demandé au rédacteur en chef, dans les rencontres sur le protocole de retour au travail, de lui donner quelque chose à présenter à son assemblée générale." Le rédacteur en chef du Sole, eaffirme ensuite la politi-iut (formation de ce quotidien de ’ Vieille Capitale Puis, il remercie ceux qui par “leur intervention intelligente et efficace" ont contribué directement à la solution du conflit; M.Raymond Le-boeuf, médiateur gouvernemental ainsi que les députés péquistes Guy Bisaillon et Guy Chevrette.La direction du Soleil a fait savoir que le prix de vente de l’édition de son journal demeurerait à .25 cents du lundi au vendredi.Quant à l’édition du samedi, elle passe de .40 à .50 cents.Enfin, le prix de l’abonnement hebdomadaire avec livraison par porteur passe de $1.20 à $1.35.Ces hausses sont rendues nécessaires, selon la direction, par l'augmentation générale des coûts de production.plus complexe.D’autre part, les grévistes peuvent tenir le coup longtemps encore, puisqu'ils ne sont pas exclusivement dépendants, comme les travailleurs des villes, de leurs prestations de grève.“Si j’avais pas mon huit heures de piquetage à faire, je serais à la pêche au saumon aujourd’hui." Cette phrase lancée par un gréviste illustre bien le climat différent qui règne sur la Côte Nord, surtout en cette saison où les eaux regorgent de morues, de crevettes et de saumons Egalement.plusieurs des travail leurs de la Côte Nord viennent de la Gaspésie, du Bas Saint-Laurent ou de la région de Québec, et il est relativement facile pour eux de retourner dans leurs familles, où ils trouvent à s'héberger gratuitement.Mais surtout, comme les travailleurs de tous les chantiers éloignés, ils disposent souvent de substantielles économies qui leur permettent de rester en grève pendant plusieurs mois, maintenant ainsi un rapport de force à la d’mension de celle de l'employeur.Un indicateur intéressant de la situation est d'ailleurs le marché de l immobiliei après la panique de la qui premiere semaine, s’est maintenu à son rythme normal depuis.Un agent unmobilier a même affirmé vendre et acheter des maisons à Sept-Iles comme s’il n’y avait aucun problème d'argent.Si, avec le règlement du conflit a la Quebec Cartier Mi ning.la question des salaires n est plus un obstat le majcui.il en va tout autrement, cependant, des articles concernant la sécurité, la santé et la question des sous-contrats Quant aux clauses dites locales vêtements de travail, vestiaires, outillage, éclairage, ventilation, etc., qui représentent des coûts très eleves pour I employeur, il a fallu quatre mois de grève et des centaines d’heures de négociation pour tenter d'en venu à une en tente, ce qui n’est d’ailleurs pas fait Four le syndicat, ces clauses locales revêtent une grande importance Plusieurs points a ce chapitre faisaient 1 objet d'une entente à l’amiable au cours de la dernière convention, entente qui n'a pas été respectée par la compagnie de la façon dont on l’espérait.Cette année les travailleurs exigent donc que ces clauses soient définies dans le prochain contrat de travail 1) autre part, c’est la semaine prochaine qu’on doit entreprendre les pourparlers sur la sécurite-santé et sur les sous-contrats, distribués sou vent par I Iron Ore pour éviter de rappeler des ouvriers au travail “On ne peut quand même pas garder une centaine de poseurs de brique en per manence ici, quand on ne les utilise que deux mois par an née.Il faut bien faire appel à l’extérieur”, allègue le responsable des relations publiques de la compagnie.M.Jean-Pierre Maltais.“Les poseurs de brique, on leur concède, nous sommes des métallos après tout, répond à cela le président du syndical local.M Gerald Doi ton Mais quand ils font faire des travaux de soudure dans des petits ateliers privés pendant que nous avons des sou deurs mis a pied, c’est ça le problème de la sous-traitance'' Le langage de la convention collective des métallos de 11-ron Oie apparait donc comme une embûche majeure dans le litige, et.comme seule la question des salaires semble destinée a un règlement rapide, il faut penser que le retour au travail n'est pas pour demain.Songez-vous à vendre votre maison?Les familles à faible revenu dépensent plus i pn’ nj* John Lcwhi^kv uo*'Sii‘* .iu .n wout vie whi'kv cv o"*.n*' j OTTAWA (PC) - Les familles à faible revenu consacrent à la nourriture et au logement une part beaucoup plus grande de leurs dépenses que les autres consommateurs, estime une étude faite par Statistique Canada.L'étude révèle que les familles à faible revenu dépensent environ 31,6%) de leur argent pour l’achat de nourriture-, comparativement à 26,3% pour les consommateurs à revenu moyen Les familles pauvres consacrent en outre 33.7%) de leur revenu à l'habitation, alors que les gens à revenu moyen y allouent 32,5%.Ces derniers, cependant, dépensent davantage pour l’habillement, le transport, la santé et les soins personnels, les loisirs, le tabac et l’alcool.Les familles à faible revenu désignées dans le rapport comprennent les familles gagnant en 1969 moins de $5,000 par année dans des villes de 30,000 habitants ou plus.Le prix des aliments, cause première de l’inflation, s’est élévé d’environ 25% au cours des derniers 18 mois.Une statisticien du gouvernement fédéral, M.Gordon Walford, conclut dans un article paru dans le numéro d’avril de la Revue canadienne de statistiques que les hausses du prix des aliments affectent davantage les familles pauvres que celles à revenu moyen.La plupart des gens qui possèdent une maison songent de temps à autre à la vendre.Quelles que soient les raisons qui puissent motiver cette vente.changements dans la famille.évolution de situation financière.ou simple caprice.nous vous recommandons d’inscrire votre propriété chez nous.Un détail important: les services immobiliers du Trust Royal ontpignonsur rue dans 33 bureaux du Grand Montréal.Chaque Moi un pollueur?JAMAIS! 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À l’institut même, 500,000 doses pourront être disponibles vers la mi-août pour être ensuite distribuées dans les différents services de santé au Canada qui en feront la demande.Ces précautions ne visent nullement à alarmer la population, bien au contraire, mais à prévenir une épidémie d’influenza car selon les statistiques, ce fléau apparaît mystérieusement chaque 10 ou 11 ans.Il s'agit donc pour les épidémiologistes et les biologistes de mettre au point le vaccin le plus efficace pour combattre les méfaits de l'infection grippale chez les citoyens les plus vulnérables, notamment les enfants et les personnes âgées Car, comme on s’est plu à le souligner avec insistance lors d’une journée d’étude sur l’influenza qui s’est déroulée ces jours derniers à l’Institut Armand-Frappier (1AF), un programme d'immunisation massive se prépare de longue haleine et exige des délais précis dans sa mise au point "À l’heure actuelle, explique le Dr Maurice Brossard, directeur de l’exploitation à 1TAF, notre échéancier est rigoureusement respecté, si bien que les doses seront prêtes à être livrées au mois d’août pour être inoculées au mois d’octobre." L’Institut fut créé en 1938 sous l’impulsion du Dr Armand Frappier et d'un petit groupe de scientifiques pour doter le Québec d'un "foyer de recherche et de production orienté vers la prévention des maladies infectieuses Il portera d’abord le nom d'institut de microbiologie et d’hy-giéne de l’Université de Montréal et en 1972 il est intégré au réseau de l’Université du Québec.Le 1er juin 1975, il devient l'Institut Armand-Frappier, en hommage à son fondateur et directeur pendant 37 ans.Ce centre unique au Québec célèbre donc cette année son 40ème anniversaire et des manifestations d'ordre scientifique surtout souligneront l'événement cet automne.L'année 1978 marquera aussi un virage important pour l'avenir de ce campus de Laval-des-Rapides qui s'est acquis une renommée internationale.Ainsi, nous apprenait le Dr Beaulnes, le Conseil d'administration vient d’entériner le projet de créer la Fondation publique Armand-Frappier, premier jalon de ce 3 ui deviendra en septembre une société 'exploitation à but lucratif.Ces nouvelles structures permettront à l’institut de voler de ses propres ailes, de rentabiliser I ensemble de ses activités de production de biens et services par un accroissement judicieux de certains types de production et par une couverture plus grande des marchés disponibles.Outre ses programmes de recherche et en guise de complément logique à sa vocation, ITAF produit 20 vaccins ou sérums humains ou vétérinaires, et 300 produits diagnostiques: milieux de culture bactériologiques, cultures cellulaires et réactifs biologiques.La clientèle desservie se retrouve surtout au Québec — gouvernement, hôpitaux, médecins, industries — mais elle s'étend aussi à d’autres provinces et à certains pays étrangers.L’institut est aussi un centre important de formation et il offre des programmes de maîtrise ou de doctorat en bactériologie, épidémiologie, immunologie et virologie.Plusieurs centaines de stagiaires viennent y recevoir un complément de formation professionnelle ou technique.Certes, les projets d’expansion dont nous parlait le Dr Beaulnes s’imposent et dans cette perspective ITAF est appelé à générer des emplois et à se tailler une place encore plus intéressante sur le marché nord-américain.Commentant les nombreuses commissions d’étude qui se font présentement sur l’avenir oe la recherche au Québec, le Dr Beaulnes se fait catégorique: "J’ai bon espoir que les décisions qui seront prises dans le sens d'une meilleure rationalisation du déve- loppement de la recherche au Québec iront dans le sens de nos représentations Nous avons tenté de démontrer dans nos mémoires que la haute technologie que l’on maintient ici ne peut aller qu en progressant et que le Québec ne peut pas se permettre de la laisser stagner.” Le Dr Beaulnes ne veut pas entretenir des idées pessimistes mais la vie à l’institut lui prouve chaque jour combien il est difficile, onéreux, voire même précaire de maintenir justement cette haute technologie en dépit de sévères contraintes budgétaires.Dans le domaine de la recherche orientée et appliquée telle qu’elle se vit avec une ferveur édifiante dans ce milieu — d'autres instituts de recherche sont exactement dans la même situation — si le personnel consent à travailler 12 à 15 heures par jour, il ne peut se permettre de sacrifier à l’idéal d’excellence pour de vulgaires motifs d’argent."Jusqu'à un certain point, constate le Dr Beaulnes, la conjoncture économique actuelle nous force a nous dépasser mais nous arrivons à une période charnière où le possible devient l'impossible.D’où notre détermination à prendre tous les moyens requis et à faire pression pour sortir vainqueur de ces difficultés," Les 22 édifices de l’institut s'étendent sur 143 acres de terrain à Laval-des-Rapides.Quatre cents employés y travaillent à temps complet et l'orientation nouvelle de l’automne pourrait créer de nombreux autres emplois dans ce que le Dr Beaulnes appelle cette "grande cité bio-industrielle ’.convaincu qu'il est que le 21ème siècle sera celui de la "révolution scientifique".I M Maurice Brossard, directeur de l'exploitation.(Photo Jacques Grenier) Delon et Laure à Montréal en août Alain Delon et Carole Laure se retrouveront côte à côte à Montréal du 25 août au 3 septembre alors qu'ils seront appelés à juger les films de la sélection officielle du Deuxième Festival des films du monde.Les noms des huit membres du jury de ce festival viennent en effet d'être révélés par son directeur, M.Serge Lo-sique.En plus des comédiens Alain Delon et Carole Laure, on trouve ainsi les réalisateurs Sergei Bondartchuk (URSS), Alberto Lattuada (latlie) et Susumu Hani (Japon); le producteur américain Allan Carr Saturday Night Fever et Grease); les critiques B.Adbou (Algérie) et Charles Champlin (Los Angeles Times).Dans le communiqué de presse annonçant la composition de ce premier jury international du Festival des films du monde, il est signalé que “la sélection de ce jury s'est faite en fonction de toutes les'perspectives du cinéma mondial".Le jury aura à décerner le Grand Prix des Amériques au meilleur des longs métrages participant à la compétition officielle, ainsi que des prix d'interprétation au meilleur acteur et à la meilleure actrice, et deux prix spéciaux qu’il lui reviendra de déterminer.En plus de cette selection otticielle qui retiendra exclusivement l'attention du jury, le Festival comptera quatre autres categories non compétitives: Hors concours (regroupant des longs métrages n'ayant pu satisfaire aux réglements de là compétition officielle), cinéma d'Amérique latine, Nouveau cinéma français, et Hommages aux cinémas d’hier, d'aujourd’hui et de demain.Il a d’autre part été annoncé que le prix des billets pour la sélection officielle des 20 films en compétition avait été fixé à $5.Pour les autres films, le prix d'entrée sera de $4.Toutes les représentations auront lieu du cinéma Le Parisien; et les billets d'admission du Festival seront disponibles à partir du 21 août aux guichets du cinéma., LaCTCUM propose un réseau de transport pour la banlieue ouest par Rodolphe Morissette La Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) vient de proposer un réseau de transport en commun dans la région ouest de la CUM, qui comprendra 12 lignes d'autobus, dont 11 nouvelles.Il s'agit d’une étude réalisée par le Service de planification de la CTCUM à la suite de la demande, exprimée en décembre dernière par le conseil des ministres du gouvernement Lévesque, que l'organisme montréalais prenne les mesures qui s’imposent pour etendre ses services aux banlieues ouest de Montréal et réponde ainsi à des besoins exprimés depuis fort longtemps par ces banlieusards.Le réseau proposé offre des autobus qui fonctionneront de 6 h du matin à minuit du lundi au samedi inclusivement et de 10 h à minuit le dimanche.On a retenu des intervalles de 15 minutes entre les autobus au heures de pointe et de 30 minutes en tout autre temps.Les 12 lignes suggérées sont intégrées entre elles ou à celles du réseau existant de la CTCUM.La structure de tarification sera la même que celle qui est en vigueur dans le réseau CTCUM actuel et les 12 nouvelles lignes seront intégrées à ce point de vue également.La direction de la CTCUM prévoit un taux d'achalandage annuel pour l'ensemble du réseau proposé de 5.5 millions de voyageurs adultes, ce qui représenterait des revenus annuels d'exploitation de $2,125,200.alors que le coût du service d elèverait à quelque $8.314,898, accusant un déficit de $6,189,698.Les études entreprises par les fonctionnaires de la CTCUM depuis l’automne 1974, y compris les consultations effectuées auprès des 12 municipalités impliquées, auraient apparemment établi que non seulement on juge indispensable un réseau exploité à longueur de journée et durant le week-end, mais encore que les points que voici doivent être desservis en priorité: les centres médicaux ou hospitaliers et les centres socio-culturels, les collèges et les complexes récréatifs ou sportifs; le raccord avec les gares du CN au nord-ouest et du CP au sud; enfin, les parcs industriels de l’ouest de la CUM.de 13 grévistes de Mutuel mettent fin à une grève de la faim de 13 jours par Marie Laurier Même s’ils ont mis un terme à leur grève de la faim qui durait depuis près de deux semaines, les grévistes de Radio-Mutuel n'en continueront pas moins de lutter contre les injustices dont ils sont l'objet.C'est du moins le sens des propos qu'ils tenaient hier au cours d une conférence de presse durant laquelle ils ont fait le point sur leur situation.Us ont expliqué que les grévistes de CJMS n'ont pas participé au vote de la semaine derniere puisqu'il en était un d’allégeance syndicale et décrété par le Conseil canadien des relations de travail (CCRT).Ce scrutin était ouvert également aux employés actuels de CJMS que les syndiqués considèrent comme des "scabs”, ce qui ajoute encore à la déception des grévistes.Rappelons que trois autres stations sont aussi frappées par cette grève, soit CJRP-Québec, CJRT-Trois-Rivières.CJRS-Sherbrooke.Pour ce qui est de la grève de la faim qui aura duré 13 jours, elle a été entreprise par 13 grévistes tous membres des exécutifs des quatre syndicats concernés.Elle a pris fin vendredi, les intéressés croyant être plus utiles et efficaces parmi leurs troupes.Aussi croient-ils avoir sensibilisé par ce geste l'opinion publique qui Lancement de la "pause-exercice commanditée par le ministère de la Santé et du bien-être social à la galerie des boutiques de la Place Bonaventure.entre midi et 13 h: ces démonstrations auront lieu chaque semaine à la même heure ¦ À 13h30.M René Lévesque, premier ministre du Quebec, procédera à 1 inauguration des travaux de construction de la bibliothèque Claude-Henri Grignon à Longueuil.À 19h30.au Prince-Charles, rue Liège, les locataires de Villeray viennent témoigner de leurs problèmes devant la Régie des loyers.¦ À 20h.séance publique du Conseil de la cité de Verdun, à l'hôtel de ville de l'endroit.¦ Cliniques de la Croix-Rouge: Montréal, hôpital Marie-Enfant, de 9h30 à 16h; Sainte-Julienne, au Club optimiste, de 15h à 21h: Val d’Or, sous-sol de l'église Saint-Sauveur, de 14h à 21h comprend mieux maintenant jusqu'à quel point ces travailleurs sont lèses dans leurs droits et soumis aux diktats d’une drôle de loi qui permet l’accréditation d’un syndicat formé de briseurs de grève.Le Syndicat général de la radio CJMS (CSN) a souligné que c’est le code fédéral du travail qui impose au Conseil canadien des relations de travail de déterminer la liste de ceux ayant le droit de vote, et cela avant le scrutin.C’est également le code qui prévoit que le conseil doit mener une enquête sur l'association requérante avant d'ordonner un vote d'allégeance syndicale.Selon les grévistes, le conseil lui-même n’a pas suivi les procédures prévues par son propre code, ce qui explique qu'ils n’aient pas participé au scrutin.Ils demanderont aujourd’hui même au conseil d’annuler ce vote.Les porte-parole des quatre syndicats du réseau Radiomutuel soulignent qu’ils ne sont pas les seuls à contester les dernières decisions du conseil.Ils ont d’une part repu l'appui des trois centrales syndicales québécoises CSN-FTQ-CEQ, et ils ont également reçu l’appui de la presse dans son ensemble.Rappelons que les événements des deux aernières semaines découlent de la décision du CCRT de ne pas tenir compte l’article 138.2 du code et d’entreprendre la requête en accréditation présentée par les employés engagés par CJMS et que les grévistes qualifient de "scabs”.Les intéressés en ont appelé jeudi de cette décision dès la réception du jugement écrit du conseil voulant créer un syndicat de boutique connu sous le nom de l’Association des employés de CJMS."En manipulant ses scabs de façoni ce qu’ils présentent une requête en acccrédition syndicale, ont fait valoir les grévistes, Radio-Mutuel est parvenue à se faire oublier depuis quelques semaines.Et la lutte “syndicat-CJMS s’est transformée en affrontement entre les grévistes d une part, les scabs et le CCRT.d'autre part.” Ce qu il ne faut pas perdre de vue, poursuit-on.c'est que 35 grévistes à Montréal se battent non seulement contre un employeur qui refuse toute négociation mais également contre un employeur qui favorise la création d'un syndicat de "scabs".En levant leur grève de la faim, les syndiqués de Radio-Mutuel se sont dits amers et déçus du refus du ministère du Travail de référer le dossier de CJRP-Québec au Conseil canadien des relations de travail pour l'imposition d'une première convention collective.Les exécutifs des quatre syndicats se réuniront en début de cette semaine pour étudier les actions à prendre manière à rendre les emplois plus accessibles, sinon à favoriser la venue de nouvelles industries.Une étude récente du ministère de l'Industrie et du Commerce indique que les six parcs industriels de l'ouest de l'île, dont la plupart sont relativement peu développés à ce jour, offrent en tout quelque 22.460 emplois.Pour exploiter les 12 lignes nouvelles, il faudra 66 autobus aux heures de pointe et 32 aux périodes creuses, comme durant les fins de semaine.Le réseau proposé ne tient pas compte des lignes actuelles des deux compagnies privées Métropolitain Provincial et Trans-Urbain.La première a une ligne au nord de ce territoire, qui couvre le boulevard Gouin jusqu’à Sainte-Geneviève et une autre au sud en direction de Rigaud, Vaudreuil et Dorion.Elle dessert également en partie la ville de Dorval.La CTCUM s’apprête, depuis la fin de l’année 1977, à acquérir ces deux compagnies privées, ainsi que le gouvernement lui en a donné le pouvoir.L’avant-projet déposé en fin de semaine constitue la justification offerte par la CTCUM au projet d’acquistition de Métropolitain Provincial et de Trans-Urbain, comme l’indiquait hier au DEVOIR le président de la Commission, M.Lawrence Hanigan, En février 1977, soit au terme du conflit de travail qui avait opposé pendant sept mois les quelque 160 chauffeurs et mécaniciens de Métropolitain et la direction de celle-ci, un groupe de travail formé par le ministère des Transports avait recommandé l’acquisition de la compagnie par la CTCUM.Les experts du ministère avaient évalué à environ $1,5 million la valeur du matériel roulant de la compagnie, qui comprend un peu plus de 80 autobus.Le groupe de travail en question, présidé par M.Robert Jodoin, avait aussi re- Six morts dans un accident SAINT-BARNABE (PC) — Six personnes ont trouvé la mort hier dans un accident de la route survenu près de Saint-Barnabé, à 60 km à l'est de Montréal.Selon la Sûreté du Québec, la voiture qu’occupaient les victimes a fait une embardée.Voici les noms des victimes : Cécile Lepage, Anna Anger, Yvonne Viau, Adrien Brosseau et Jeannette Cloutier-Lemaire, tous de Saint-Jude; et Cécilia Morin qui.d'après des renseignements de police, est domiciliée en Arizona.commandé l'acquisition de Trans-Urbain Inc.en vue de rationaliser le transport en commun dans la banlieue ouest de Montréal Le budget annuel d'exploitation de Trans-Urbain est de $1,5 million.Il parait acquis que lorsque la CUM aura approuvé le projet des nouvelles lignes déposé par la Commission de transport, on procédera à l'acquisition des deux compagnies privées.Le réseau de l'ouest y aura deux points stratégiques: la gare du'CN de Roxboro et le centre commercial Fairview.La première sert en effet à drainer la portion nord du territoire par train vers le centre-ville, tandis que le second forme un centre d'attraction régional et constitue le centre du territoire.Au nord, via le boulevard Gouin, l'un des nouveaux circuits reliera le territoire aux autres lignes actuelles de la CTCUM au nord de Ville Saint-Laurent.Au sud du territoire, les nouveaux circuits rejoindront les existants aux intersections Montée de Liesse et Côte de Liesse et, à Lachine, Victoria et 55e Avenue.La Conférence des maires de banlieue n’a pas encore réagi au projet de la CTCUM.Elle vient tout juste d’en être saisie.Représailles diplomatiques OTTAWA (PC) — Le premier secrétaire et chargé d’affaires à l’ambassade canadienne à Baghdad, M.A.Mckenzie, a été expulsé de l’Irak par le gouvernement irakien, apparemment en guise de représailles contre l’expulsion d’un fonctionnaire irakien chassé du Canada le mois dernier, a annoncé hier le ministère canadien des Affaires extérieures.Le Canada a émis une note de protestation énergique à l'ambassadeur irakien à Ottawa en rapport avec ce "geste arbitraire et injustifié", précise un communiqué du ministère.Le Canada avait expulsé le mois dernier M.Al Niaimi parce qu’il était impliqué dans des “activités de renseignement discutables”.semblables à celles qui avaient entraîné l'expulsion d'un autre fonctionnaire irakien le mois d'août l’an dernier.Le ministère des Affaires extérieures a fait savoir que M.Al Niaimi avait versé des sommes d'argent pour obtenir des renseignements sur des personnes appartenant à la communauté kurde canadienne.Les Kurdes forment un groupe ethnique qui, au Moyen-Orient, est considéré comme un groupe ennemi par le gouvernement irakien La note diplomatique rendue publique vendredi soutient que ni M.McKenzie ni aucun membre du personnel de ('ambassade canadienne n était engagé dans des activités répréhensibles, et qu'il n’y a en conséquence aucune justification au geste posé par les autorités irakiennes.6/36 mcm GROS LOT $315,000.00 APPROXIMATIF VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 4 | 10 1 17 1 20 | 34 | 35 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS O PRIX *202,691.80 5 SUR 6 95 1,116.80 4 SUR 6 4045 72.80 5 SUR 6+ 3 23,578.30 NO COMPLÉMENTAIRE S APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 ?(8) VENTES TOTALES s1,228,040.NUMERO £ ^ Tirage 814 ^ T Vendredi 07-07-78 39 Séries émises- 90,000 chacune 34|31221 1 GAGNANT DE $50,000.NUMERO COMPLET CHIFFRES 31221 POSSIBILITÉ DE: $ C 38 GAGNANTS DE 1221 312 GAGNANTS DE s500.CHIFFRES 221 3159 GAGNANTS DE^100, Tous les billets gagnants de $500.et $100.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN LE DEVOIR Fondé par Hann Bouraaia la lOianviar 1910 Diraclaur intérimalraat rédactaur an chaf: Michal Roy Rédactaur an chat adjoint Qaorgaa Vigny Dlractaun do l'information: Tréiorlar: Barnard Larocqua Jaan Francoaur Piarra Loignon Montréal, lundi lOJulllat 1078 ¦ 4 Les evêques et l’avortement LE ton est moins cinglant et indigné (]ue celui du Vatican qui, le mois dernier, s'opposait à toute forme d'avortement provoqué comme à un "crime abominable" et à une chose "ignoble”.Mais le message que l’Assemblée des évêques du Québec vient de transmettre au premier ministre, M.Lévesque, est tout aussi radical."Inquiète" de l'annonce de la création d'un réseau de cliniques de planification familiale qui pourront aussi offrir des services d’avortements thérapeutiques, l'autorité ecclésiastique réitère son rejet de cet acte médical, même aux conditions restrictives qu’impose la loi fédérale qui le permet.D’aucuns s'indignent de voir les évêques intervenir aussi directement auprès du premier ministre.Il faut rappeler que la rédaction de telles lettres ouvertes est la prérogative de tout citoyen et de tout groupe ae pression.Le message signé par le cardinal Maurice Roy n'a pas le ton d'un ultimatum ni l'assurance d'un associé dans un concordat.Son retentissement est toutefois important à cause de la tradition chrétienne du Québec et de l’influence de cette assemblée qui en interprète les règles.¦ Dans ce débat passionné, les arguments des évêques du Québec sont de deux ordres.Les uns sont irréductibles, tout comme ceux des partisans de l'avortement, et seule peut en trancher la conscience de chacun.Les autres opposent une analyse sociale à une autre, et souffrent certes discussion.Contre ceux qui affirment le droit de la femme à disposer de son corps, les évêques se font les défenseurs d'un "droit naturel' et allèguent que la conscience de "tout homme" l'appelle à respecter la vie, même celle embryonnaire, a'un foetus." Cest là un rappel de la position officielle de l’Église, qui a parfaitement droit de cité dans ce débat.Mais ils reprennent à leur compte de nombreux arguments, généralement semblables à ceux des groupes "pro-vie”, qui relèvent de l'interprétation des faits et ne sont pas nécessairement concluants.Ainsi ils insistent sur la hausse considérable du nombre des avortements légaux, qui aurait presque décuplé au Québec au cours de la dernière décennie.D'autres y voient en bonne part la traduction légale, depuis l'adoption delà loi fédérale en 1970, d’actes commis illégalement ou en recourant aux services américains jusque la.Ils affirment que l'accessibilité plus grande à l'avortement mène fatalement à l'escalade.D'autres soutiennent comme eux que seule la planification et une véritable politique familiale pourront arrêter cette escalade mais que rien ne sert, d’ici là, d'opposer un non ferme à la volonté des femmes qui, de toute façon, se "débrouilleront" pour obtenir un avortement.Ils font même appel, en termes voilés, à la foi des "'hommes publics d’ici" en "l’avenir de notre peuple" pour les inciter à refuser de "sacrifier des milliers de vie".Encore là, nombreux sont les groupes d’hommes et de fenunes qui récusent cette opposition entre choix individuels et collectifs et qui ne croient pas que la conscience nationale doive imposer de telles obligations.Ces deux thèses qui s’affrontent, nul ne les a plus minutieusement étudiées que le Comité sur l'application des dispositions législatives sur l'avortement (comité Badgley) mandaté par Ottawa en 1976, dont le rapport a été publié l'an dernier.Après avoir mené des enquêtes d'un océan à l'autre auprès des institutions, des médecins, des femmes ayant subi un avortement et d'un vaste échantillon de la population en général, il concluait que les positions étaient “aussi fermes l’une que l'autre" mais que les tendances ne changeraient pas.Le nombre des avortements augmentera si l’effort de contraception n’est pas mieux coordonne, ajoutait-il, mais d’ici là, la justice sociale exige que les Canadiennes aient un accès égal à des services reconnus par une loi du Parlement canadien, ce qui est loin d'être le cas.Les recherches du comité Badgley ont démontré que le Québec est l’une des régions au pays où l'avortement thérapeutique légal est le plus difficilement accessible.La moitié des hôpitaux pouvant se doter d'un comité d'avortement.comme le prévoit la loi, l'ont fait.Et la moitié de cette moitié s’était donné un comité inopérant, selon un relevé de 1974.Cest au Québec que les conditions requises pour procéder à l'avortement sont les plus nombreuses.Toujours en 1974, près de la moitié des Québécoises obtenaient un avortement aux Etats-Unis plutôt qu'au Canada, soit la proportion la plus élevee au pays.Plus que d'autres, les Québécoises ignoraient l’existence de la loi et croyaient tout avortement illégal.A cela s’ajoutent les inégalités régionales, puisque près de 100% des avortements ont lieu à Montréal, dont la vaste majorité dans les hôpitaux de langue anglaise, comme on le sait.Ce que ces enquêtes démontrent et que le comité Badgley souligne abondamment, c’est la résistance passive qu'ont opposée les hôpitaux québécois de langue française à l'esprit de la loi fédérale sinon à la lettre, puisqu'elle ne leur imposait pas de fournir les services.S’ils avaient véritablement voulu combattre l'avortement, ils auraient pu le faire par le seul moyen qui fait consensus dans les deux camps, une politique dynamique de planification familiale.Or le ministre québécois des Affaires sociales, M.Denis Lazure, vient justement de rappeler que seules huit institutions se sont dotees de tels services intégrés, dont trois de langue anglaise.C’est sans doute là ce qui a pousse le gouvernement à préparer le projet de réseau de cliniques spécialisées.Il est possible, comme le craignent sans doute les evêques et avec eux les groupes opposés à l’avortement, que se libéralisent avec ces cliniques les conditions d’accès à l’avortement thérapeutique au point d’arriver un jour ou l'autre, plus près de l’avortement sur demande, Décentralisées et conçues selon le mode des services communautaires, celles-ci pourront être plus sensibles aux pressions aes usagers.C’est l’évolution du corps médical et des citoyens qui en décidera sans doute.Les évêques affirment, pour leur part, que leur opinion est celle de la "grande majorité des citoyens du Québec".Mais encore là, à moins d’un référendum qui réussirait à polariser les opinions et à trancher la question, rien n est certain.La vaste enquête menée en 1976 par l’Institut canadien d’opinion publique pout le compte du comité Badgley conclut que la "position modérée" prévaut généralement en faveur du statu quo et qu’à chaque extrême, plus nombreux sont les Canadiens qui aimeraient une libéralisation de la loi plutôt que de nouvelles restrictions.Plus encore, on notait peu de différence entre l'opinion des catholiques et des protestants, les premiers étant légèrement plus restrictifs que les seconds, et on ne trouvait aucune différence significative entre l’est et l'ouest du pays, entre francophones et anglophones.L'Eglise du Québec peut certes rappeler aux siens sa position fondamentale et leur demander de travailler activement pour que ce dernier ressort des femmes ne soit plus nécessaire au bout d'un long travail d'éducation et de soutien.Mais elle ne peut imputer faute au gouvernement du Québec si, prenant acte du pluralisme des convictions et des résistances rencontrées, il s'apprête à accorder aux Québécoises l’égalité devant une loi.Lise BISSONNETTE Vacances, quand vous nous tenez.par Albert Brie Certains travailleurs seraient en droit d'exiger double salaire pendant leurs vacances, tellement le travail — quand ils n'y sont pas — se fait mieux.¦ La prohibition est la mère acariâtre de l'inhibition ¦ L'éducation, même mauvaise, que nous donnons à nos enfants, a ce mérite d'être personnelle et originale.Celle qu'ils attrapent du milieu et de l’époque est, par contre, tout ce qu'il y a de plus conventionnel et de plus retardataire.¦ Chez le récipiendaire, la collation de ses diplômes coïncide ordinairement avec la décollation de sa culture.¦ Une personne sans défaut aucun compense d'habitude cette lacune par des qualités absolument insupportables.¦ Dans toute école idéologique, académie ou conservatoire, pour un maître à penser, il y a vingt pions de discipline, d'orthodoxie et de conservatisme.¦ Je connais un fonctionnaire qui a apporté en villégiature le plus important de ses instruments de travail: le percolateur de ses pause-café.¦ Un agent de police, c'est notre mauvaise conscience en uniforme.¦ Si vous voulez comprendre le français de Monsieur Broadbent.la méthode est simple: traduisez en anglais.¦ Même lavée de tout soupçon, une reputation.après un procès, en sort toujours quelque peu rétrécie.¦ Connaissez-vous la triste fin de ce marin- gouin qui se cherchait une alimentation saine'" Il est mort de faim, parce qu'il n'a pas trouvé de sang neuf.¦ Les vacances profitent toujours à quelqu'un.Si ce n'est pas à vous qui êtes parti, c'est à votre entourage qui est resté sans vous ¦ Vieillir en gardant sa jeunesse de coeur peut nous rendre aimable aux autres; mais il importe plus de conserver sa vigueur d'esprit qui nous fait agréable à nous-méme.Le matin, quand on est vache, pas de discussion: faut aller brouter.¦ Un chef a beau prétendre qu'il exerce son empire sur tous ses subordonnés, il en reste toujours un qui échappe à sa domination, et c'est son courtisan le plus flatteur, en même temps que son ennemi le plus implacable: lui-méme.¦ Quand il a vu une fois un squelette, le plus désespéré des hommes se sent bien dans sa peau.¦ Il est de mode d'effectuer un retour aux sources en s'encombrant du bric-à-bric de ses embouchures.¦ Le fanatique a ceci de touchant dans sa naïve cruauté qu'il se fâchera contre son public qui n'aura pas admiré la fermeté de son coeur, alors qu'il coupait sa victime en menus morceaux ¦ Tôt le matin, la plage prend l'aspect d'une basse-cour, avec ces troupes de promeneurs picorant des coquillages, aux accents des petits qui caquettent et des grands qui gloussent.¦ Un automobiliste m a fait cette géniale observation: "Le kilométrage, c'est pas une avance, mais un recul.Avec le millage, on n "avait pas besoin de monter aussi haut pour aller plus vite!" ¦ 11 a beau être ce brillant soleil, quand on voit les chairs qu'il rôtit, il n'a pas de quoi être fier de sa cuisine.¦ Qui ne connaît pas de ces vacanciers qui roulent des centaines et des centaines de milles, avant de dénicher un petit coin tranquille.et qui, à peine arrives à destination, n'ayant meme pas encore posé leur derrière sur une chaise, s'informent avec impatience: "Maintenant, où est-ce qu'on va?" ¦ Ce grand et vieux nageur aux articulations noueuses, à la surface de l'onde, il faisait si bien la planche que je faillis le prendre pour un bois d'épave.laiHtiatniKa De Brême à Bonn Eln prélude au "sommet" économique des Sept (États-Unis, Canada.Grande-Bretagne, Allemagne fédérale.Japon, France, Italie) qui doit se tenir dimanche et lundi prochains à Bonn, les Neuf de la Communauté économique européenne viennent de tenir à Brème l'un des plus fructueux de leurs conseils.Cette fois, les neuf chefs d’Etat et de gouvernement ne se sont pas contentés de livrer à leurs administrés respectifs l image rassurante de leurs sourires de circonstance fleurissant sous l'oeil des caméras autour du tapis vert II est sans doute trop tôt pour parler au présent de la zone de stabilité monétaire qui sera mise en oeuvre, mais il faut retenir d une part que le SME (Système monétaire européen) a pu être défini et que, d'autre part, pour y parvenir, la CEE a pu relever dans une large mesure le défi de sa cohésion interne.Ces cinquante milliards de dollars qui constitueront les réserves de ce fonds - "tronc" a quelque chose de faussement modeste même s’il dit la nature "volontaire" de la contribution — sont constitués pour moitié de la mise en commun ae l'équivalent du cinquième des réserves en or et en dollars des neuf pays, l’autre moitié étant l'appui fourni par les devises concernées elles-mêmes.La seule voix discordante a été celle du premier ministre britannique, M.Calfaghan, qui a exprimé ses réserves publiquement et attendra le prochain conseil des 4 et 5 décembre pour une évaluation de la formule retenue.Cest plus qu’anecdotique de relever que c’est Roy Jenkins, président de la Commission européenne, qui lui a tenu la drapée haute la mettant en garde contre l’erreur -la troisième - de rater aussi le coche de "l’Europe des monnaies” Le principal avantage escompté, en attenoant que ce SMË, dont M Jenkins dit qu’il est plus important que le FMI, prenne forme concrète et s elar gisse a d'autres devises européennes, est de dissuader les spéculateurs qui jouent contre le dollar Le chancelier allemand, M.Helmut Schmidt, l'a d'ailleurs souligné en toutes lettres, lui qui aura probablement à faire face à grosse pression dimanche prochain au "sommet" de Bonn.Car, au fond, ce beau succès encore "technique" enregistré à Neuf camoufle d’une part les divergences inter-CEE sur d'autres questions capitales, et trouve son plein sens une fois mis dans son contexte à Sept! Dissuader les spéculateurs s'acharnant à rogner le dollar est une chose, prétendre régler une fois pour toutes la question du dollar en est une autre, et rien ne dit que Washington est intéressé à voir sa monnaie remonter brusquement Peut-on parler de cadeau empoisonné9 Peut-etre pas.mais on ne peut envisager la question du dollar hors du contexte du pétrole Au moment où les Neuf tenaient leur conseil européen, l'Administration américaine, elle, refaisait sa toilette en vue du "sommet" de Bonn, cherchant a désarmer ses critiques les plus acerbes Le président Carter a vu voler en éclats sa politique énergétique ambitieuse, celle qui demandait au peuple américain de fournir un effort devant être "l'équivalent moral d une guerre"! Entre-temps.l'Amérique a manifesté sa soif inextinguible de pétrole importé, faisant monter le ton en Allemagne principalement où ce gaspillage d'énergie est jugé inadmissible.D'autant plus que dans le cadre des Sept, les mêmes États-Unis demandent à Bonn de donner un coup d'accélérateur à l'économie allemande pour augmenter de près d'un pour cent le taux de croissance du pays.Et à mesure que s'aggrave le déficit de la balance américaine, des voix autorisées en Allemagne manifestent un refus net d'avoir à payer la facture pétrolière des États-Unis vis-à-vis de rÔPEP.Que les derniers chiffres publiés indiquent une baisse dans les importations pétrolières américaines, chacun outre-Atlantique et au Japon est convaincu qu'il s'agit là d'un phénomène insignifiant, limité dans le temps en l'absence d'une politique énergétique cohérente.Bien plus, dans un contexte international qui ressemble à un système de vases communicants, le négociateur en chef américain, M.Robert Strauss, vient d'envoyer une nouvelle pression dans le plus fragile des vases: a défaut de concessions européennes substantielles aux fermiers américains, a-t-il menacé, les négociations de Genève sont condamnées.Pour qui donc espérait un accord de principe à Geneve venant en quelque sorte épauler le "sommet" de Bonn, c’est une véritable douche froide d'apprendre qu’au mieux, et encore sur le seul plan des principes, il n'y a rien à attenare avant l’automne.Alors qu’à Ottawa, les Affaires extérieures et les services du premier ministre travaillent au dossier de Bonn, il y a donc lieu de se demander si les préliminaires à succès de Brème auront un effet bénéfique hors du contexte européen.Qui plus est, devrait-on même s’estimer heureux si les Sept se séparaient sans trop se chicaner, Et là surgit la question déjà posée ici même: vaut-il mieux un "sommet” risquant d'exacerber les différends entre partenaires en ce moment-ci, que pas de "sommet"?Au fond, ça revient à se demander si ces "sommets" valent par eux-mêmes, c’est-à-dire, si c'est une structure institutionnalisée devant coûte que coûte se tenir à intervalle déterminé, ou c’est une structure de recours ultime qui, se tenant lorsque les circonstances l'exigent, est de nature à dynamiser la coopération entre les Sept.Le cas Chtcharansky et le piège Aujourd'hui s’ouvre à Moscou le procès d'Anatoly Chtcharanski et.à une centaine de milles plus au sud, celui d'Alexandre Guinzbourg.La presse étrangère n'est pas admise mais l'État soviétique a poussé la courtoisie jusqu'à "informer" les correspondants de la presse mondiale à distance, dans une salle du tribunal de Moscou.Manière de les parquer tous là.procédé plus pratique et plus efficace que de prenare l'appel des présences à travers toute la ville Depuis seize mois.Chtcharansky.membre fondateur du Groupe de surveillance de l'application des accords d'Helsinki, est détenu au secret, n'a pu choisir un avocat et l'entrée de l'Union soviétique a été refusée aux juristes français choisis par la famille de l'accusé.Non seulement Chtcharansky est-il accusé d"espionnage" et risque de ce fait la peine capitale, mais encore l’agence Tass s’est livrée à son endroit a une campagne d'information qu’ailleurs dans le monde on appelle salissage.Comme la jeune Mme ChtcharansTry — qui.elle, a pu émigrer — ameutait l'opinion publique mondiale, l'agence de propagande officielle a découvert que le mariage des époux Chtcharansky était "blanc" et qu’il est canoniquement invalide pour la loi hébraïque.Pour lui refuser le bénéfice de la disposition portant réunification des familles, voilà que Tass devient interprète de la loi hébraïque et même, d'un certain côté, défenseur de l'orthodoxie canonique juive.Cc*te sinistre mascarade durera tant que les gouvernants soviétiques n’auront pas donné le spectacle de leur mise en scène réglée dans ses moindres détails, avec figuration de juges et autres mouvements de foules de décors hollywoodiens.Nous ne reviendrons pas sur des péripéties qui relèvent du déjà vu et du déjà entendu, sur des simulacres qui disent bien plus, par leur allure d’inexorable scénario, le désarroi du Kremlin et sa soif maladive de légitimation de ses abus! Ce qu’il y a lieu de relever, en attendant que se déroule le spectacle jusqu'à la sentence, c’est la manière dont Washington et Moscou manient cette affaire soudain devenue le test d’une présumée "détente”.Officiellement, Washington verra dans le sort réservé aux deux contestataires "Une indication importante de l'attitude de l’URSS face au respect de l’acte final d'Helsinki et de sa volonté de promouvoir une atmosphère saine pour le développement constructif des relations américano-soviétiques".On sait, par exemple, que l'ouverture du procès de Chatcharansky précède de quarante-huit heures la rencontre à Genève entre MM.Vance et Gromyko cherchant à empêcher que la peau de chagrin des SALT ne rétrécisse à chaque lavage.La position ferme adoptée par Washington part sans doute d'une bonne intention et elle est exprimée en toute bonne foi.Mais tout se déroule dans un climat absurde.Ce que chacun dit n'a aucun sens dans la mesure où chaque acteur sait ce que l’autre va dire et il est condamné à faire comme s'il né l'avait pas entendu.Le président Carter, après avoir fait de la promotion des droits de l'homme la marque de son mandat, ne peut pas ne pas reagir et dans ces termes précis.Tout en sachant fort bien que les dirigeants soviétiques savent qu'il va dire ce qu’il a dit.Tout en sachant aussi que quoiqu'il dise.Chtcharansky devra souffrir jusqu'au bout du scénario qui a été minutieusement préparé pendant seize mois.Pour qui cherche “une indication importante de l'attidude de l'URSS face au respect de l'acte final d'Helsinki".le cas Chtcharansky n'apporte rien d'autre qu'une reconfirmation et, en aucune manière, "une indication"! Une formule de sauvetage sera peut- être trouvée in extrémis, qui fera sortir Chtcharansky des geôles soviétiques, mais après sa condamnation exemplaire.Les Américains savent, comme d'ailleurs tout le monde le sait, que Moscou ne peut reculer: si jamais, par le plus grand des hasards, le Kremlin consentait à arrêter le cours inexorable de la machine, ce serait la preuve, pour les Soviétiques d’abord, que l'URSS obéit à d’autres considérations que la légitimité idéologique officielle, qu'elle est perméable à une forme précise de pression.Ceci pour dire non pas qu’il faut laisser se perpétrer sans réagir de flagrants dénis de justice mais qu’il faut savoir ce qu'on dit et pourquoi on le dit.Ainsi, il faudra comprendre que ce "développement constructif des relations américano-soviétiques” est une manière de dire "détente” sans prononcer le mot lui-même.Auquel cas, l’Union soviétique, ayant depuis des décennies, dans une continuité en ligne directe, fait la preuve de sa capacité à créer de toutes pièces n’importe quel genre de procès, n’a vraiment plus a donner une nouvelle "indication".Il y a lieu de dénoncer le geste pour lui-même, sans le lier à un autre concept étranger qu'il ne peut conditionner et dont il ne relève pas! En d'autres mots, la manière dont Washington réagit n’aide pas Chtcharansky — et c’est là le paradoxe — mais au contraire motive tes Soviétiques à aller jusqu’au bout de leur sinistre farce pour la simple raison qu'il leur faut donner la preuve que la "coopération soviéto-américaine,' est une chose et la répression de la contestation intérieure en est une autre! Si, plus tard, Chtcharansky sera sauvé du peloton d'exécution, ce ne sera ni en vertu de l’accord d’Helsinki ni dans son cadre: il y a gros à parier qu’il s'agira d'un troc, ou de toute autre formule strictement bilatérale! Georges VIGNY ¦ Propos d’actualité L’essence même d’une loi, quelle qu'elle soit, at de régir la conduite humaine en déterminant des normes qui s’appliquent dans tel ou tel cas, dans telle ou telle situation.Il est trop facile de dire, quand cela ne fait pas notre affaire, que la loi limite la liberté.C’est la définition même de la loi, son caractère intrinsèque, de déterminer justement de quelle façon une chose doit être faite ou ne doit pas être faite et d'en préciser la conditions d'exercice.Ce qui rate asentiel, c est qu'une loi ne déroge pas aux libertés fondamentales.C at le seul tat qui permet de juger de la santé démocratique d'une société et tout autre pseudo-tat que suscitent ou suggèrent les intérêts, la pressions, n'aboutit tout simplement qu'à la démagogie pure et simple, même enrobée dans la plus nobla propos.Et pourtant, plusieurs assimilent à une liberté fondamentale la liberté qu'ils avaient jusqu'à tout récemment.jusqu'à hier ou jusqu'à demain.de faire une chose avant qu'une loi soit adoptée pour régir la situation.René Levaque.extrait d'un discours au congrès annuel du Barreau, le 25 mai 1978 .mm ¦ La fête des autres M.le rédacteur, Nous voudrions dans ces quelques lignes faire un bref retour sur un événement qui s'est produit lors des fêtes de la St-Jean au parc Pierre Laporte à St-Hubert.Grâce à la collaboration de Jean Rossignol du Service des loisirs de la ville de Saint-Hubert que nous tenons à remercier.un petit groupe de citoyens de notre municipalité (en fauteuils roulants) s'est vu offrir un moyen de transports qui seul pouvait permettre de participer à cette soiree de festivités.Ce transport fut bénévolement assure par un club de radio-amateur (club d’urgence Aigle bleu) dont la bonne volonté ne saurait être mise en doute.À eux aussi, nous disons encore merci.Nous regrettons cependant l'allure qui fut donnée — par ce que je qualifierais de charitables maladresses — à un événement qui n’aurait en fait dû n’en être même pas un Primo, l’arrivée de notre groupe aurait pu dans les con- ditions où elle se fit provoquer une quasi émeute.En effet, tous phares allumés, sans omettre les clignotants, l'entrée des véhicules au parc Pierre Laporte portant à croire que le couvre-feu venait d'être sonné.Heureusement que les sirènes se tinrent muettes.Sans doute pour ajouter à tant de discrétion et aussi pour rassurer la joyeuse assemblée qu'un pareil assaut aurait pu troubler, on fit entendre au micro un message annonçant l'arrivée d'infirmes cueillis dans les hôpitaux" (ce qui est faux).Le message ne laissa en tout cas pas indifférent un membre du clergé qui plus tard vint vers nous pour une poignée de main condescendante (etait-ce une subtile imposition des mains pour nous guérir?) Malheureusement pour lui tout cela ne changea rien à notre triste sort.,, puisqu'il faut bien admettre qu'en 1978, il est encore ainsi perçu, En vérité nous voulons le dire les personnes qualifiées ’’d'infirmes" qui étaient ce soir-là le 24 juin, au parc Pierre Laporte n'étaient pas en permission accordée par des autorités institutionnelles.Il s'agissait plutôt de citoyens comme tous les autres citoyens ayant pignon sur rue.vivant soit dans leurs familles, avec leurs parents ou encore seuls, et le croiriez-vous d'autres avec leurs enfants.Et c'est ainsi que nous aurions dû être accueillis lors de cette soirée tout comme en n'importe quelle autre occasion où des gens n’ayant pas tout à fait les mêmes moyens que tout le monde, veulent à bon droit vivre en citoyens à part entière.Est-ce trop demander?Nous voudrions croire que non.Pierrette Laperle D.J.P.Bouchard René Daoust Pierre Nadeau St-Hubert, le .l juillet 1978.¦ La permission de fumer dans les hôpitaux A la direction de l’hôpital du Sacré-Coeur, J’ai récemmment visité un patient qui séjournait dans votre hôpital.A mon entrée dans votre établissement, j’ai remarqué avec plaisir que des annonces bien visibles et d’une publicité fort originale demandaient aux gens de ne pas fumer Quelle ne fut pas ma surprise de constater ce- ¦ Ainsi Madame sera servie M.le directeur, Le gouvernement fédéral a publié un Formulaire de demande de consultation de dossier.Les femmes y peuvent cocher, à leur choix, Mme, Mlle ou Mad, Francisation que ce dernier du Ms.américain.Comme d’habitude, notre francophonie fait parade de son "indépendance culturelle" en se faisant le singe des anglophones Les féministes américaines ont encombre leur langue de Ms.et leurs soeurs francophones se hâtent de propager l’usage de Mad., titre dont la langue française, à mon avis, ne peut se défaire assez vite.Attendez un peu.Avant que vous me coupiez la gorge en porc phallocrate, laissez moi m'expliquer.Je ne veux point discuter de la rationalité ou de l'irrationalité du désir féministe de se débarrasser d'une manière d'adresser les femmes qui les dénonce immédiatement comme "encore disponible” ou “vendue”.Seulement, je consatate, entre parenthèses.qu'en maint endroit, en effet presque partout où l'on porte encore un costume local ou traditionnel, que les femmes mariées se distinguent des jeunes filles par leur habillement ou leur coiffure.De toute façon, beaucoup de femmes modernes ne veulent pas de telle distinction, et elles ont le droit de leur opinion, ça va sans dire, et a’en convaincre le monde, Mais je crois qu’il y a un remède plus simple, plus efficace, moins coûteux que de nous embaras-ser d’un troisième titre féminin en sus de Madame et de Mademoiselle.Rejetons Mademoiselle, donnons à toute femme adulte le titre de Madame.Originalement, Madame était un titre honorifique qu'on ne donnait qu’aux femmes, mariées ou non, des hautes classes de la société.Son emploi s est étendu jusqu'à ce que, de nos jours, toute femme mariée, c.à.d.toute femme maîtresse de maison, s’appelle Madame.Maintenant, qu'on voit de plus en plus les femmes fonctionner dans la société, à côté des hommes comme leurs égales, qu elles soient mariées ou non.maintenant on pourrait très bien leur donner à toutes le titre de Madame.H D Vos Montréal, le 1er juillet 1978 pendant qu'on laissait les patients fumer dans les chambres! je conçois qu'il soit difficile de demander a des patients qui fument depuis très longtemps de cesser de fumer pour un séjour parfois assez long à l'hôpital, cependant i'entrevois très bien la possibilité de leur réserver un endroit spécial ou même certaines chambres où ils pourraient fumer à leur aise sans déranger ceux qui désirent respirer un air pur On peut en temps normal être indisposé par la fumée mais lorsqu'on est déjà souffrant il me semble qu’on a d’autant plus le droit d’exiger un air respirable.En espérant que l’hôpital Sacré-Coeur suivra bientôt l’exemple d’autres hôpitaux montréalais.Danielle GAUVREAU Montréal, le 2 juillet 1978 f-^ LE DEVOIR publie par l'imprimerie Populaire société a responsabilité limitée dont le aege social est situé au numéro 211.rue du Samt-Sacrement Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés é 9130 rue Boivm Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée S employer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $60 par année six mois $33; trois mois $21 À l'étranger $65 par année six mois $36 trois mois $24 Editions du samedi $19 par année Edition quotidienne livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de i a-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt tégai Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) _______________________________> H isat Le Devoir, lundi 10 juillet 1978 ¦ 5 ÜUSWkWil» La révision du Code civil au Québec par Robert Décary L'Office de révision du Code civil du Québec a déposé, ces jours derniers, son rapport Oeuvre monumentale, s’il en est, qui est passée presqu’inapercue.Réaction prévisible quand on sait que tout ce qui a des allures juridiques est prima facie rébarbatif.Réaction, néanmoins, un peu malheureuse, quand on sait que le Code civil régit, à son insu, la vie Quotidienne de la population, parfois même jusque dans ses détails les plus intimes.Réaction, aussi, un peu désolante, quand on sait à quel point le droit civil participe de la culture et de l’histoire québécoises et à quel point il fut, depuis le début de la colonie et au-delà de la Conquête, le point de rattachement par excellence avec la France et un des plus importants symboles de la résistance des Canadiens français face aux tentatives d'assimilation de Lord Durham et de ses associés passés et présents.À l’heure où le Québec en fleurs fête sa culture, il oublie d’en fêter un de ses plus précieux fleurons.Si c'est par coincidence, bien sûr, que l Office de révision dépose son rapport en pleine période d'effervescence nationaliste, et si c'est par coincidence aussi que la réforme d'un Code promulgué en 1866.un un avant la formation de la Confédération canadienne, s’apprête à précéder, peut-être encore d'une année, la constitution d'un nouveau Canada, il faut convenir que cette période sied fort bien à la publication d’un tel rapport.L'interdépendance des lois et des sociétés est telle qu'on ne sait plus trop laquelle des deux façonne davantage l’autre, et il eût été regrettable que la révision du (.’ode civil fut achevée en dehors du contexte politique et social actuel.Le rapport contient un projet de code civil qui s’étend sur au-delà de six cents pages, ainsi que des commentaires qui s'étendent sur au-delà de mille pages.Il ne sera donc pas question d’en faire ici l’exégèse.Dans la préface, le Président de l’Office, le professeur Paul-A.Crépeau, expose ainsi les objectifs du projet: "Il fallait en somme faire du nouveau Code civil le reflet des réalités sociales, morales et économiques de la société québécoise d'aujourd'hui: un corps de lois vivant, moderne, sensible aux préoccupations, attentif aux besoins, accordé aux exigences d'une société en pleine mutation, d la recherche d'un équilibre nouveau.” et formule ainsi ses critiques à l'endroit d’un code vieux de 112 ans: "Il était devenu un sumbole non plus de permanence, mais d'immobilisme, la manifestation d'une conception statique, voire stagnante, d'un certain ordre social Ainsi se creusait progressivement un fossé entre le droit et la vie." • La réforme proposée cherche principalement à protéger les droits de la personne humaine, aussi bien sur le plan individuel que sur le plan familial, et à mo derniser des dispositions désuètes ou qui s'accommoderaient aisément d'un dépoussiérage.En matière de droits de la personne, le projet propose, entre autres réformes, les suivantes: abolition des différences entre l’enfant légitime et l'enfant naturel; remplacement de la puissance paternelle pur l'autorité parentale en vertu de laquelle les parents concourent, en toute égalité, à l’éducation et à l’entretien de la famille; nécessité de consulter l’enfant avant qu’un tribunal ne prenne quelque décision qui le concerne; conservation, par la femme mariée, de son nom patronymique; élévation a dix-huit ans de 1 age requis pour contracter mariage (qui est actuellement de 12 ans pour la femme et de 14 ans pour l’homme); restriction à la liberté de tester de façon à assurer au conjoint survivant une part de l'héritage; réglementation de l’union des personnes non mariées, dans le but d'assurer la protection des conjoints, des enfants et des biens; modification des regies de liberté contractuelle, particulièrement dans les contrats de vente, de bail résidentiel et d'assurance, de façon à assurer une meilleure protection à la partie qui est en position (l'infériorité; accroissement du pouvoir des tribunaux d’intervenir dans les contrat1 'nnir rétablir l'équité; réintroduction la notion de lésion entre majeurs; et prohibition de toutes les clauses exclusives ou limitatives de responsabilité en matière de dommages à la personne Kn matière de modernisation du droit, le projet propose, entre autres, ce qui suit : élargissement de la conception de la fiducie; introduction de l’hypothèque mobilière; suppression des privilèges; remplacement du contrat unique de louage d'ouvrage par les contrats de louage de travail, de services et d’entreprise; reconnaissance de la convention d'arbitrage; simplification du droit de la prescription; simplification et centralisation du régime d'enregistrement des droits réels; codification, en cent articles, des règles jurisprudentielles du droit international privé; et assujettissement au Code civil des organismes, sociétés, agents ou mandataires de la Couronne.Les habitués du Code s'étonneront de l'ampleur de la réforme, qui va jusqu'à inclure, dans le premier livre, une véritable Charte du respect de la vie privée; des dispositions relatives aux donations d'organes, aux expérimentations non thérapeutiques et au changement de sexe; des dispositions en vertu desquelles la Couronne est tenue d'exécuter ses obligations légales et contractuelles comme toute autre personne, et des dispositions en vertu desquelles la Couronne est responsable même des actes illégaux ou non autorisés commis par un de ses préposes (ministre, fonctionnaire ou employé).Les causes de séparation de corps et de divorce sont rendues moins odieuses ; il suffira de démontrer qu'un époux a manque gravement à une obligation résultant du mariage; le divorce de consentement sera lermis après une séparation d une année ,e chapitre relatif au contrat de travail impose à l'employeur l'obligation de prendre les mesures appropriées en vue de protéger la vie.l'intégrité physique, la santé et Ta dignité de l’employé, et donne droit à un congé sans solde d’une duree de quatre mois en cas de grossesse et d'accouchement Le chapitre relatif aux obligations prévoit que le fabricant d'un objet et toute personne qui en fait la distribution sous son nom répond du dommage causé par un vice de conception ou de fabrication.Chaque page ou presque apporte soit des éclaircissements sur ce qui existait déjà, soit une codification de principes qui ont été reconnus depuis 1866, soit, carrément, un principe nouveau Et tout cela dans un langage limpide qui relègue partiellement aux oubliettes le jargon juridique auquel seuls les initiés se sont habitues.11 serait évidemment prématuré déporter un jugement définitif tant sur le contenu que sur le contenant Certaines propositions se heurteront sans doute à des oppositions parfois farouches.Ainsi d'aucuns s'opposeront à ce que l'enfant porte le nom patronymique de son père; certains refuseront de reconnaître le transsexualisme et n'aecepteront pas qu'un divorce puisse être obtenu de consentement après une seule année de séparation, d autres se plaindront que le pouvoir d'intervention des tribunaux compromettra la stabilité traditionnelle des contrats; plusieurs déploreront l'abolition des privilèges, notamment en matière de construction Par ailleurs la qualité et l’efficacité de la langue utilisée ne pourront être jaugées qu'à l'expérience.Les textes législatifs ne sont souvent limpides que jusqu'au moment où l'on doit les interpréter en fonction de cas qui n'étaient pas spécifiquement prévus Le rapport sur le Code civil du Quebec sera étudié par l’Assemblée nationale au cours des prochaines années.Ce ne sera pas une tâche facile Les citoyens devront se montrer à la fois critiques et patients Les partis politiques devront faire fi de leurs rivalités partisanes Les avocats et les notaires, pour qui un tel projet signifie un retour à l’école, devront contrôler leurs réactions quand celles-ci tiendront davantage d'un besoin de sécurité et de conservatisme que d'une saine critique.Chacun, a sa façon, devra faire preuve de dépassement et d'objectivité de façon a bien achever ce qui semble avoir été si bien commencé par l’Office de révision C'est la première fois, depuis un siècle, que le peuple québécois à la chance de contribuer a l'élaboration de ses lois et de faire du droit sans être membre du Barreau.Autant en profiter.L’enseignement de la philosophie: trois aspects d’une crise par Paul Inchauspé ¦ L auteur est directeur des services pédagogiques au Cégep du Vieux-Montréal.Il a lui-méme enseigne la philosophie durant dix ans.mais sattarde à analyser ici la "crise" du point de vue d'un administrateur Ce texte a été rédigé pour un colloque sur renseignement de la philosophie, au Cégep du Vieux-Montréal, au début de juin.Ce dont il est question dans ce colloque, ce n est pas de l'activité philosophique, de son rôle, de son importance, de la place qu'elle a prise dans le Québec.Ce dont il est question, c'est d une institution qui se nomme, l'enseignement de la philosophie.L'activité philosophique qui se déroule dans ce cadre n'est pas une activité pratiquée par des individus, isolés ou regroupés en association comme pour la balle-molle ou le ieu de go, c’est une institution voulue, organisée et contrôlée par le pouvoir politique, ("est parce que l'Etat a fait ce choix culturel, que le ministère de l'Éducation consacre des millions pour financer une activité academique par Pierre Mackay B Professeur en congé du département des sciences juridiques de I Université du Québec à Montreal, l'auteur poursuit des recherches à San Francisco et à Berkeley.Un groupe de parents californiens de race noire dont les enfants ont été placés dans des classes dites pour retardés mentaux éducables (RME) ont obtenu en 1974 une injonction interdisant provisoirement l'usage de tests de quotient intellectuel iQ.l.) dans les écoles de Californie aux fins de placement d'élèves dans ces classes allégées.L'utilisation discriminatoire des tests de Q.I.est une question aux implications éducationnelles et politiques multiples sur laquelle la cour fédérale de première instance de Californie a été appelée à se pencher.Les résultats de cette bataille judiciaire paraissent à première vue surprenants et méritent d'être analysés plus longuement Les faits La situation du placement des enfants dans les classes allégées ou dans des classes dites pour "retardés mentaux edu-cables".en Californie, ne diffère pas beaucoup de celle qui prévaut au Québec.Les enfants placés dans ces classes viennent de milieux ouvriers et de parents assistés sociaux dans une proportion largement supérieure à leur représentation reelle dans la population en général (1).Mais la situation américaine a ceci de particulier.c'est qu'aux disparités économiques, se surimposent des disparités raciales qui rendent le phénomène à la fois plus visible et plus complexe.De plus s'il n'existe pas dans le droit américain, ni dans le droit québécois d'ailleurs, de lois et de règles qui interdisent la discrimination sur là base des origines de classe ou sur la base du statut économique, il existe par ailleurs des lois qui interdisent la discrimination sur une base raciale Se prévalant de cette contradiction apparente dans les lois américaines un groupe de parents d'enfants noirs, places pour laquelle même certains intellectuels ne cachent pas leur mépris.Dans ces circonstances.il est évident que le statut politico-administratif de l'enseignement de la philosophie ne peut pas ne pas peser sur cet enseignement.C'est le premier fait que je voulais rappeler.Un autre fait.Depuis 10 ans l'enseignement de la philosophie dans les cégeps est une institution dont on ne trouve pas de correspondant dans les pays occidentaux, sinon en France.Tous les étudiants de cégeps.(soit près de 30% de la population scolaire du secondaire) qu’ils aillent ensuite directement à l'université ou sur le marché du travail, quels que soient les programmes auxquels ils sont inscrits, sont en "service commandé’’ et fournissent un public à l'enseignement de la philosophie.à raison de trois heures par semaine pendant deux ans.Dans la plupart des pays, l'enseignement de la philosophie malgré la vocation (ou la prétention) de cette discipline à la généralité, apparait conune une spécialisation postérieurement au niveau d'études, que nous appelons ici, collegial En Allemagne, aux Etats-Unis, on decide d’être philosophe, au Québec, l’étudiant qui entre dans la machine cégep le sera, nécessairement, peu ou beaucoup.Or ceci qui a été un choix culturel fait par l etat lors de la fondation des cégeps est un choix que bien du monde n'a jamais accepté.Et depuis 10 ans on assiste à la remise en question du statut obligatoire de la philo.Les professeurs des autres disciplines, les administrateurs, les dans des classes de retardés mentaux éducables, a donc demandé à la cour fédérale de première instance de Californie d’é-mettre une injonction interdisant l'usage des test de Q.I.dans la classification des enfants Dans l'affaire Larry P.c.Wilson Riles, surintendant général des écoles et les conseils scolaires de Californie et de San Francisco, les parents allèguent que les tests ne sont pas des indicateurs valides des habilités réelles des enfants noirs parce qu'il ne tiennent aucun compte du "background" culturel noir, et qu'ils sont entièrement orientés et pensés en fonction de la culture blanche petite-bourgeoise (white middle-class cultural background).Ce groupe de parents base ses arguments sur un certain nombre de faits assez troublants.En premier lieu une étude faite par le professeur Hillabrant de l'Université Howard à Washington D.C., pour le compte de la Commission américaine des droits civils (U S.office for-civil rights) démontre que le nombre des etudiants noirs dans les classes pour retardés mentaux éducables est proportionnellement plus élevé que le nombre dans la population en général, de façon statistiquement significative, et ce pour l'ensemble des écoles de Californie, qu elles soient urbaines ou rurales, que le nombre total de noirs y soit élevé ou non.Cette étude démontré que la probabilité que la race ne soit pas un facteur déterminant est dans ce cas inférieur à un millionième.C'est dans ce contexte que les enfants des six familles demanderesses ont été placés dans des classes allégées, souvent sans même que les parents n'en aient été informés adequatement.Des témoignages ont démontré que les explications données aux parents par les autorités scolaires lors au transfert laissaient entendre une amélioration de leurs conditions d'études.mais ne faisaient aucune référence au caractère allégé des classes, encore moins à leur désignation de classes pour retardés mentaux éducables.En aucun cas les procédures d'évaluation des élèves n étaient expliquées aux parents et jamais les conséquences de ce placement sur leur avenir n'étaient de quelque façon abordées avec les parents.C’est un groupe de psychologues noirs qui fut le premier à mettre en doute la validité des tests de Q.I.dans le cas de ces enfants.Dans le cadre d'une étude entreprise en 1970, des psychologues membres de l'Association des psycholo- “décideurs" de la UGEC, participent sinon à la liquidation de l'enseignement de la philosophie au cégep, du moins à la limitation de la place qui lui est consacrée (cf.Rapport Roquet.GTX, Position?de la Commission des D S P ).J'ai parfois l'impression que l'affaire est déjà jugée et comme allant de soi et que si on la règle lentement, c'est pour ménager les corporations remuantes.Un troisième fait.La liquidation de l’enseignement de la philosophie au cégep adopte certes parfois les thèmes réactionnaires connus de détour philosophique est mauvais car il pose des questions alors que les réponses sont déjà la.il est inutile et doit s'effacer devant des disciplines plus directement “rentables", il est un lieu de perdition où se forment des contestataires chez les enseignants et les enseignés), mais, je suis frappé du fait que ce discours n est ni général ni généralisé.Comme s’il allait de soi, aux yeux de beaucoup que l'enseignement de la philosophie au cégep est déjà mort et que tout compte fait, le meurtre ou la mort, ont moins d’importance que la cérémonie funéraire qui sans doute est toujours longue.mais finira par finir.Par contre, dès que les thèmes réactionnaires classiques de la liquidation de la philosophie montrent le bout de l'oreille (voir les réactions à l'intervention du Conseil supérieur de l’éducation), on sent dans le groupe des professeurs de philosophie, l'effervescence et l’alacrité des matins de combat.Sans doute parce que on se sent sur un terrain où les mè- gues américains noirs entreprirent de tester à nouveau de nombreux enfants noirs placés dans des classes RME.Ils découvrirent qu'un très grand nombre de ces écoliers, lorsqu’ils étaient interrogés dans un contexte familier et avec vocabulaire comprehensible augmentaient très substantiellement leur score au test.Dans le cas des enfants impliqués dans la poursuite, le résultat des tests passés par les écoles se situait entre 59 et 73 tandis que les nouveaux résultats variaient de 79 et 104, c’est-à-dire qu’il les plaçait tous au dessus du seuil de 75 utilise par les écoles de Californie pour le classement dans les classes RME.En 1974.après que ces résultats furent connus, un groupe de parents noirs obtint de la cour fédérale de première instance une injonction provisoire interdisant dans toute la Californie l'usage de tests qui ne tiendraient pas compte de façon appropriée du background culturel et de l'expérience des enfants testés.Cette injonction doit demeurer en vigueur jusqu'à ce que la question soit décidée au fond par la cour fédérale.Le contexte Avant de regarder de plus près les arguments des parties dans cette affaire, regardons brièvement le contexte général dans lequel elle s'inscrit.Des études américaines faites sur les résultats de tests de Q.I.démontrent que de façon générale les noirs obtiennent un score moyen de 15 points inférieur aux blancs (score moyen des noirs 88, blancs 103 (2).Une étude faite par le professeur Kamin.du département de psychologie de Princeton démontré aussi que ces tests discriminent les femmes qui, même si elles obtiennent des résultats scolaires moyens supérieurs aux hommes, obtiennent des résultats inférieurs aux tests de QI De là à conclure à quelque infériorité génétique ou raciale, il n'y a qu'un pas et le soi-disant homme de science tel Sir Cyril Burt de Grande Bretagne et le professeur Jensen de L’Université de Californie n'ont pas hésité à attribuer jusqu'à 80% de l'intelligence à des facteurs héréditaires et génétiques.Et pourtant il a été démontre que les données actuelles sur les-uelles ces soi-disant théories étaient fon-ées avaient été falsifiées par les auteurs 13).Qu est-ce à dire?S'il n'existe pas de fac-eurs génétiques et/ou héréditaires qui expliquent de façon satisfaisante les diffé- mes attaques sont revenues périodiquement, depuis plus de 2000 ans.Mais je me demande si cela ne viendrait pas aussi parce qu’on voudrait bien que la liquidation de l’enseignement de la philosophie dans les cégeps soit le fruit des attaques des Autres (le Conseil du patronat, la Commission des D.S.P., la DGEC, le Conseil supérieur de l'éducation.) etqu'ainsi on oublie pour un instant ce qui pour moi est l'essentiel: la situation de crise de l'enseignement de la philosophie au cégep et ce depuis 10 ans.En tout cas, quant à moi, il me semble que la position des administrateurs (et plus particulièrement des administrateurs pédagogiques) en ce qui concerne l'enseignement de la philosophie (exclusion ou réduction) s'alimente moins de thèmes réactionnaires que d'un constat de crise.Ce sont trois aspects de cette crise que je voudrais esquisser.Crise autour du rapport pédagogique Je pense qu’il faut le dire, les professeurs de philosophie ont été les premiers, dès la constitution des cégeps, à se préoccuper d'innovation pédagogique.Ils ont été souvent les artisans inventifs d’une pédagogie qui réponde aux besoins de nouvelles générations d'étudiants.Ils ont découvert que les étudiants avaient une parole et qu’ils n ont pas attendu les discours des professeurs pour réfléchir.Ils ont aussi découvert que les cegepiens avaient le souci du concret et une certaine rences pourtant réelles dans les résultats des tests de Q.I., c'est que ces différences doivent être fondées sur d'autres facteurs et que ce sont ces facteurs qu'il faut s'attarder à rechercher.C'est ce qu'ont tenté de faire à la fois les demandeurs et les défendeurs dans l'affaire des tests de Q.I.californien Les arguments des parties Les demandeurs et les défendeurs ont fait entendre nombre de témoins experts pour étayer leurs prétentions et les experts des demandeurs ont fait valoir les faits suivants.Lorsque les tests sont passés par les mêmes enfants dans des conditions familières et dans un langage qu'ils comprennent, leur score s’élève de façon significative, généralement au dessus du seuil accepté pour les placer dans les classes spéciales.De plus lorsque des enfants sont placés dans des classes normales il est primordial, en cas d'échec, de ne pas attribuer d'emblée l’échec éventuel d'un élève à quelque déficience mentale; il faut d’abord enquêter sur les autres causes possibles qui sont de beaucoup plus fréquentes tels des problèmes visuels ou auditifs, des problèmes émotionnels et affectifs, de piètres méthodes d'enseignement, ou encore une incompatibilité ou des difficultés d'adaptation de l'élève à un professeur donné ou l'inverse.Il arrive aussi très souvent dans le cas d'enfant de milieux défavorisés que des problèmes de malnutrition, ou des problèmes généraux de santé,, soient la cause de difficultés considérables d'apprentissage qui ne disparaîtront pas par le placement en classe pour RME.De plus le fait de placer un élève dans une telle classe stigmatise l'enfant et peut lui causer un tort irréparable, Tout enfant placé dans un tel groupe aura tendance à agir de la manière dont on s'attend à voir un enfant retardé agir.Au lieu de Taider dans son apprentissage, le placement en classe allégée aura bien souvent pour effet de causer le retard chez l'enfant.Voir page 6: Lee T este (1) Pour un aperçu de la situation au Québec, voir l'article de l'Equipe-Ecole.CEQ Les inégalités sociales ne doivent être traduites en inégalités scolaires.LE DEVOIR 25 lévrier 78.(2i Posash c A Lardlook IQ Tests: Ele-mentarv schools’ Bakke case’’ The San Francisco Examiner.Février 78 (3) Voir par exemple à ce sujet "Sciences et Avenir", No 20.numéro special hors série.Enseignement et société.méfiance envers le discours et l’abstrait.Mais tout ce grand mouvement n'est pas allé, comme c'est souvent le cas, chez les professeurs de philosogphie sans questions et actions radicales, ébranlant parfois l’institution scolaire, dans ce champ qu est le rapport professeur-étudiant et leur rapport réciproque au savoir et à la culture.Et on a vu fleurir une pédagogie sponta-néiste accordant à l'individu le pouvoir de trouver en lui-méme le principe de son épanouissement.On a vu.et on voit encore, des professeurs qui tout en restant dans le métier fuient le métier On connaît le cycle.Qui dit "Je '' quand je parle?La raison?Ce pantin désarticulé?Et qui me donne le droit de parler?Qu'est cette culture d'où et dont je parle?Je ne sais plus qui enseigne.Je leur laisse la parole.Je leur laisse faire ce qu'ils veulent.Sans doute cette situation de crise autour du rapport pédagogique n'est pas le are de l'enseignement de la philo-ie.On pourrait citer aussi d autres disciplines.Mais n'est-ce pas en philosophie qu elle a été vécue de façon la plus aigue?N'a-t-elle pas atteint, ici ou là, des proportions assez grandes, pour que des mécanismes d'auto-contrôle se mettent en place dans certains départements?Crise autour de l’objet de l’enseignement Quel doit être le programme de philosophie9 Peut-on dans le cadre d'un même programme arriver à un minimum de consensus auprès des professeurs par souci de cohérence?Vous savez la source d'énergie, de temps, d'argumentation, de remise en question, de justification, d'analyse, d'invectives qui sont dépensés, depuis 9 ans.autour de ces questions Et chaque changement suscite chaque fois des guerres entre les anciens et les modernes, la gauche et la droite, des renversements d'alliance, des changements de camp.Ce bouillonnement continuel, cette recherche obstinée du consensus sont-ils sains?Et au bout du compte le profane n’y comprend rien, car les plans de cours révèlent que rien n’est plus malléable que l'objet de l'enseignement de la philosophie et que c'est une matière qui peut servir de fourre-tout.C'est l'auberge espagnole où l'on mange ce que l'on apporte.Ceci est connu Je voudrais plutôt signaler deux autres symptômes de cette crise portant sur l'objet de l’enseignement de la philosophie: ¦ Une crise rentrée tout d’abord, car elle est rarement étalée comme si on en avait honte: c'est celle du rapport de l'objet de l'enseignement de la philosophie et de celui des sciences humaines.C’est un contentieux dont le règlement n'a pas progressé depuis 10 ans.On ne sait trop que faire de ces disciplines qui s'appellent la psychologie, la sociologie, la politique, l'ethnologie, la linguistique.On sent bien d une part qu’on ne peut les éliminer, car elles constituent une des matières importantes de la culture diffusée par les mass média et que par ailleurs la réflexion sur l'homme et la société, l'homme et le langage sont des thèmes philosophiques privilégiés d’une initiation à la philosophie pour des jeunes de 17 ans Mais d’autre part, on voit clairement que cette alliance est dangereuse, qu a lui céder trop on fait un aveu évident de son inutilité.Alors on campe, mais avec un peu de honte, sur le terrain des sciences humaines.Cette cohabitation ferait moins problème si, comme dans certains pays, la philosophie et les sciences humaines étaient enseignées conjointement par le même professeur.Ce qui n'est pas le cas ici, puisqu'il existe au cégep des professeurs de chacune des disciplines des sciences humaines qui se demandent et qui demandent pourquoi, ils n'occuperaient pas (ou ne partageraient pas) le terrain occupé par l'enseignement de la philosophie puisque ce sont des sujets portant sur l'objet de leurs disciplines qui y sont raités ¦ à cette crise rentrée, il faut ajouter une crise aigue qui agite périodiquement la philosophie et qui est la question sur ce qu'est son objet.L'époque contemporaine vit particulièrement cette crise.S'agit-il de la mort de la pensée spéculative9 Quoiqu'il en soit cette crise transparait dans renseignement même de la philosophie en ce sens que pour certains 1 objet de cette crise devient l'objet même de leur cours et que les étudiants ne comprennent rien dans ce questionnement au second degré, si loin du questionnement qui les amene à philosopher Crise autour de la fonction sociale de l’enseignement de la philosophie Cette crise n est pas nouvelle, mais elle semble entrer dans une phase aiguë Et elle ébranlera peut-être plus profondément encore l'institution de l'enseignement de la philosophie, car elle suscite des réactions radicales et utilise la technique de la terre brûlée.Une chose est certaine Au delà des objectifs de formation visés et réalisés par l'enseignement de la philosophie, cette institution a une fonction socio-politique On peut dire pour aller vite (et tant pis si aux yeux de quelques-uns d'entre vous, je mets les choses au pire) qu elle a pour but de maintenir l'ordre social existant même si (ou parce que) on forme le jugement, on développe l'esprit critique et on pousse à des actions réformistes.Certains sont allés jusqu'à dire que l'académisme philosophique dans nos institutions d’enseignement est de fait le substitut laïque de la religion Une autre chose est certaine aussi c'est que les professeurs qui enseignent à l'intérieur de cette institution sont de fait des fonctionnaires payés par l'état (philosophe-fonctionnaire cela sonne mal.mais c’est ainsi), ayant en leurs mains des instruments de persuasion très puissants.C'est cette situation de fait, le statut politico-administratif de cet enseignement qui établit une sorte de code non écrit régissant l'exercice de cette profession.code portant sur les sujets traités et surtout sur la manière de les traiter.Et c'est ainsi, par exemple, que si la neutralité est illusoire on n'imposera cependant pas son point de vue.Or cette espèce de code est transgressé par ce que j appelerai les militants.Cette crise autour de la fonction socio-politique de l’enseignement de la philosophie n est pas pour moi dans la place que prend le marxisme dans l’enseignement de la philosophie, elle est dans la destruction des règles du jeu du fonctionnement de l’enseignement obligatoire de la philosophie dans un système appelé (ou dit) démocratie libérale.Car en fait de quoi s'agit-il dans certains cas9 Il s'agit pour quelques-uns (m, mt-ils nombreux9) de constituer une oase rouge à l'intérieur de l'enseignement de la philosophie Pas tant d'ailleurs pour se servir de cette base pour fin de propagande, mais plus radicalement parce que la lutte des classes impose qu'un secteur privilégié, l'enseignement, et sa "pointe" l'enseignement de la philosophie, soient objet de subversion et de lutte.Et ce faisant.ils scient la branche sur laquelle ils reposent.Il s'agit aussi, ici ou la, de la réapparition dans l'exercice de la fonction enseignante de l'abus de pouvoir, de l'intolérance, du totalitarisme.Le totalitarisme des partis, des états, des administrations, des pouvoirs et de leur police, on voit assez bien Mais celui qui vient d'en bas.d'un profond en nous-méme! Et cela n'a rien a voir avec l'enseignement du marxisme.Car même si le marxisme nous conduisait naturellement à l'intolérance, je pose la question: qu'est-ce donc qui nous conduisait au marxisme9 Comment conclure?Ce bilan est partial.Peut-être trop sombre.Et on pourra dire “qui veut noyer son chien l'accuse de la rage" Mais j'ai essayé de traduire de façon abrupte la perception, que d'après moi, les administrateurs se font, non de la nécessité de la philosophie au collégial, mais du fonctionnement de cette institution qui s'appelle l’enseignement de la philosophie Cependant, j avoue que souvent, trop souvent à mon gré.le passage d'un objet à l’autre, se fait vite: du fait que l institu-tion est perçue en crise, on infère rapide ment qu'elle n est pas nécessaire.Sans doute, parce que pour un administrateur, la crise est un "trouble ", un problème de plus.Mais aussi parce que travaillant au niveau des institutions, des structures et des organismes, l'administrateur développe une perception physiologique de la crise.Une institution en crise continuelle se détruit: les convulsions précèdent ou suivent la mort Mais le philosophe, lui sait, qu'il y a aussi des crises de salut C'est MERLÉAU-PONTY qui écrivait: “Les discussions de notre temps ne sont si convulsives que parce qu'il résiste à une vérité toute proche" (Signes”, p 308: Peut-être’ Les tests de quotients intellectuels: discrimination raciste ou économique i Le Devoir, lundi 10 Juillet 1978 ¦ 6 J in ! i I qfl H ?Cadbury ferme La diminution du marché des tablettes de chocolat et la surcapacité de production de Cadbury sont les raisons qui ont motivé la fermeture de l'usine "Cadbury Powell Limitée a l'intention de maintenir son siège social à Montréal.TC Powell ?Firestone serait justifié d'obliger le fabricant à obtempérer Firestone pourrait alors porter l'affaire en justice Pour l'instant la compagnie pneumatique n'accepte pas les conclusions de l'enquête gouvernementale et déclare que le pneu "Firestone 500" est utilisé en toute sécurité depuis de nombreuses années par des millions d'automobilistes; elle soutient que le public n’a pas à s'inquiéter de la sécurité du pneu Firestone 500 ou de tout autre pneu Firestone si proprement entretenu.La décision d 'ordonner le rappel de ces pneus viendra à la suite d'une audience prevue pour le 7 août.M.Ralph Nader, représentant des sociétés de consommateurs qui avaient demandé l'enquête sur le "Firestone 500” a indiqué qu après trois ou quatre ans de procedure, ce type de pneu, dont la production a été interrompue, ne sera pratiquement plus en circulation.Firestone a confirmé en effet que le "Firestone 500" n'est plus fabriqué depuis l'an dernier, et qu il a été remplacé par un autre numéroté 72I ?Carter tion américaine de "chercher à faire pression sur le déroulement des procès ' de Chtcharansky et Guinzbourg.Certains cercles de l'administration des États-Unis tentent, selon l'agence soviétique, "coûte que coûte d'imposer leur point de vue déformé à l'opinion publique mondiale" et “d'exercer une pression" sur le cours de ces procès avant même qu'ils ne commencent”, s'ingérant ainsi dans les affaires intérieures Je l'URSS"."Visiblement, poursuit le commentateur de Tass, ces messieurs oublient les règles élémentaires du droit international Est-ce qu'en Occident, il est permis d'influencer les tribunaux avant qu'ils aient prononcé leur jugement?" “Il s'agit là.rappelle Tass, de procès dans lesquels les accusés sont poursuivis pour espionnage au profit d une puissance étrangère".A ce sujet, il semble que Anatoly Chtcharanskv avait, indirectement et a son insu, des liens avec les services secrets américains, a affirmé hier le Sunday Times, de Londres.L'hebdomadaire britannique, qui cite les conclusions d une enquête menée par un journaliste américain, M.Edward Jay Epstein, à paraître dans le numéro d'août du magazine américain "Commentary", précise que le dissident soviétique a été en fait victime d'un agent double.La CTA, écrit l'hebdomadaire britanni-qeu, recruta en 1975 un chirugien soviétique d'origine juive, Sanva Lipavsky, qui partageait un appartement avec Cntcha-ransky et était lié avec les milieux juifs dissidents.Contre la promesse des autorités soviétiques de libérer son père emprisonné, Lipavsky accepta de jouer le rôle d'agent double au profit du KGB (services secrets soviétiques) et réussit en deux ans à compromettre de nombreux dissidents, dont Chtcharansky.Vladimir Slepak, Vitaly Rubin et Alexandre Lerner Le chirurgien soviétique dénonça par la suite ses “contacts" avant de décrier ses liens avec la CIA dans un article des Izves-tia.Les États-Unis, ajoute le Sunday Times citant toujours l'enquête du journaliste américain, durent entamer des négociations secrètes avec l'URSS pour tenter de sauver la face et d'obtenir des Soviétiques une clémence relative vis-à-vis des dissidents compromis.Quel que soit le dénouement de cette affaire, conclut le journal, le recrutement du chirurgien soviétique s’avère être l’une des plus grosses erreurs commise par la CIA, d'autant plus que ce dernier n’avait aucun accès à des secrets importants.On n est pas loin d'estimer à Washington que l'ouverture des procès des dissidents, vingt-quatre heures avant le nouveau tête-à-tete Vance-Gromyko à Genève, constitue un véritable affront pour une administration américaine que le président Jimmy Carter entend justement mobiliser, dans le monde entier, pour la défense des droits de l’homme.D'autre part, le département d'Etat dispose de renseignements selon lesquels le Kremlin aurait décidé une offensive capitale, voire décisive, contre les dissidents, Mais si M.Vance a bien prévenu les dirigeants soviétiques que "le climat des relations serait inévitablement affecté" et que les procès détruisaient la confiance, il s'est bien gardé de lier cet aspect des divergences croissantes entre les deux pays aux pourparlers sur la limitation des armements stratégiques (SALT-2).C’est une politique constante au département d’Etat et la question s’était aéjà posée quand les interventions soviétiques en Afrique aggravaient la tension entre les deux pays.La thèse américaine reste que les Sait sont trop importants — et les alliés de Washington ne cessent de le répéter — pour être conditionnés par d'autres facteurs.Mais les observateurs se demandent où se situera la limite de la dose de tolérance" que les Etats-Unis pourront admettre Les analystes américains sont divisés et si, pour l’instant, c'est la diplomatie raisonnable de M.Vance qui l'emporte, on sait qu'un autre conseiller du président, M.Zbigniew Brzezinski, souhaiterait une ligne plus dure.L'avertissement de M.Vance, pourrait aussi être une perche tendue à Moscou.Nouvelles brèves par Louis-Paul Béguin Un grand ami, un grand défenseur de la langue française, n est plus.En effet, le 13 mars 1978.s'est éteint René Georgin, linguiste et grammairien.Il a publie de nombreux ouvrages sur la langue française, qui sont indispensables pour tout rédacteur, tout écrivain M Michel Roy, rédacteur en chef et directeur intérimaire de ce journal, me montrait l'autre jour un ouvrage de René Georgin qu'il estimait fort, et qui a pour titre; L'Inflation du stule H a raison de l'avoir à sa portée, car les conseils, les remarques de M Georgin sont sérieuses, en plus d'être modérées.Je coirs qu'il est bon de citer trois ouvrages de René Georgin qui.d'après moi.resteront longtemps parmi les plus importants; Problèmes quotidiens au lan- gage (Edit, sociales française — Paris 1966); Guide de langue française (Livre de poche — Paris 1952); Le langage de l’administration et des affaires (Edit, sociales françaises — Paris 1966).On me demande assez souvent d'indiquer aux lecteurs des ouvrages spécialisés sur la langue française En voilà trois qu'il faut posséder.Ajoutons, pour les rédacteurs, L’Inflation du style (Edition sociales françaises — Paris).¦ J'aurais mieux aimé que Régine, reine des discothèques, enregistrât un nouveau disque au lieu d'ouvrir une nouvelle boîte à Montréal.Pour pénétrer dans l'antre de la créatrice des discothèques (c'est elle en effet qui commença cette mode avec son "Whisky-a-gogo ", terme qui donna les gogo girls en anglais), il faut être de la "société des réacteurs" (jet society).Un est vraiment trie sur le volet avant d'être admis' Mais je me rappelle avec joie les deux “33 tours" de Régine, avec les textes merveilleux de ses chansons Connaissez-vous Les Petits Papiers, La Grande Zoa, Qu'est-ce que vous voulez que j’y fasse?Chansons pleines d'humour.textes modernes et subtils Allez, Régine, travaillez donc vos chansons et donnez-nous un nouveau microssillon1 Les procès étant inévitables, Washington portera désormais son attention sur la gravité des peines Les accusations portées contre Chtcharansky le rendent passible de la peine mort et une telle sentence aurait des conséquences très graves.Les analystes américains sont perplexes sur les buts de l'Union soviétique, L’ouverture des procès, à la veille d'un rencontre entre le secrétaire d’Etat américain et le ministre soviétique des affaires étrangères, que l'on estime capitale pour l'avenir des SALT, ne saurait être, pour eux, fortuite Pour certains, les Soviétiques, profondément irrités par les interventions en faveur dos dissidents, veulent démontrer la vanité de celles-ci, voir même leurs effets contraires, et en même temps, sonder la fermeté américaine Pour d'autres, les dirigeants du Kremlin ne se font plus guere d'illusion sur la possiblitité de parvenir cet été à un accord et à la rencontre Carter-Brejney qui devrait le sceller ?L’ANEQ ce genre d évenement et qu elle risquait donc de voir ses fragiles positions diluées, transformée et récupérées par le Festival.D'autres intervenants en faveur de la non-participation officielle de l’ANEQ à ce Festival, dont le thème est la paix, l'amitié et la solidarité anti-impérialiste, ont émis l opinion que les étudiants québécois se verraient au bout du compte cautionner malgré eux l'impérialisme soviétique qui, croit-on ne sera pas décrié avec autant de vigueur que le système américain.Le résultat du vote sur cette question en aura néanmoins déçu plus d'un.En effet, plusieurs délégués, qui ont dit comprendre plus ou moins bien la position du conseil central de LANEQ, ont argué qu'il n'était que normal que l'association soit présente à Cuba, autant pour s'informer que pour informer les autres délégations des problèmes étudiants au Québec.Les partisans de la participation ont en outre fait remarquer que bien faible et bien enfantine était l'association qui craignait d aller défendre ses idées au cours d’un événement semblable.Si cette question a suscité quelque remous, c'est dans le calme que s'est déroulé la majeure partie de ce congrès qui a réuni près de 150 personnes.Et plutôt que de se lancer dans de nouvelles directions, LANEQ a adopté une série de propositions visant à consolider son action dans trois domaines précis, doit la pédagogie, la situation financière de l’etudiant et enfin la répression à laquelle il est subtilement ou non confronte au cégep.Sur ce dernier point, LANEQ y a vu une excellence occasion de déborder un peu le cadre de ses propres revendications, et a endossé une proposition du représentant de l'association générale des étudiants de l'Université du Québec à Montréal voulant que LANEQ fasse partie de l'opération liberté et assure un appui massif à la manifestation anti-répression qui doit avoir lieu en octobre.Les délégués au congrès ont une fois de plus dénoncé les règles budgétaires imposées aux cégeps et ont la ferme intention de s’opposer à toute hausse des prix des différents services auxiliaires.Ils entendent également faire des pressions pour que ces services, dont les principaux sont la cafétéria et les résidences, soient au moins partiellement subventionnés par Létat.Les différentes propositions adoptées au cours du week-end traduisent enfin une volonté de décentraliser le mouvement étudiant en informant davantage et en respectant les positions que peuvent prendre tels ou tels cégeps sur divers sujets.Le secrétaire général de LANEQ, M.François Couture, qui admet qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour "mobiliser" l'ensemble des étudiants, s'est dit satisfait du congrès qui a pris fin hier soir.Il estime que LANEQ se dirige de plus en plus vers des actions concrètes et il a dit espérer que les efforts d’information qui seront faits permettront aux étudiants (l'être mieux renseignés sur ce qui se fait dans les autres coins de la province, et partant d'être plus à même de lutter.+ Israël ira tamment de dire si les entretiens avaient favorisé un rapprochement.Pesant ses mots, il a ensuite annoncé que Lex-chancelier allemand et lui-même rédigeront aujourd'hui un rapport sur les entretiens, présentant des recommandations pour un règlement du conflit du Procne-Orient et notamment du problème palestinien.Il a signalé que ces recommandations pourraient s'appuyer sur la "formule d’Assouan" établie au mois de janvier dernier par le président Carter et le président Sauate.Celle-ci exposait la nécessité d'un foyer palestinien et de la participation de ceux-ci à la détermination de leur avenir.À l'époque le gouvernement israélien Lavait rejetée après avoir dans un premier temps, déclaré qu'il pourrait “vivre avec elle ”.Cette semaine, lors de la présentation du plan de paix égyptien, certains observateurs avaient considéré que la demande de retrait israélien et l'affirmation du droit à Lauto-détermination des Palestiniens étaient un rejet de la “formule d Assouan" à la terminologie plus vague.Le président Sadate a cependant affirmé samedi que, pour lui, son plan de paix n'en est qu'une "confirmation".La décision du gouvernement israélien de participer avec les Égyptiens à la réunion de Londres a été accueillie "avec satisfaction” à Washington, a indiqué un porte-parole du département d'état."Nous sommes heureux de voir que les deux gouvernements ont accepté de reprendre le dialogue" a ajouté le porte-parole qui s'est toutefois abstenu de commenter le rejet des propositions égyptiennes par M.Begin La rencontre de Londres résulte d'une initiative américaine, présentée par le vice-président Walter Mondale lors de sa venue à Jérusalem et à Alexandrie la semaine dernière La mission Mondale illustrait l'inquiétude des États-Unis soucieux de recréer un climat de paix considérablement détérioré depuis la visite du président Sadate à Jerusalem en novembre dernier Malgré les incessants efforts de persuasion des États-Unis, — les diplomates américains étant allergiques au mot “pression " — M Begin n'a jamais voulu envisager un éventuel retrait des forces israéliennes de la Cisjordanie et de la Maschino cherche le repos dans la lecture du Coran TORONTO (AFP) - "Je ne croyais pas que ceux qui détiennent ma femme auraient recours à des méthodes aussi viles", a déclaré samedi matin M Denis Maschino, ce ressortissant français établi au Canada, qui affirme que son épousé algérienne, Dalila Zeghar, a été enlevée en avril dernier.Pour M.Maschino, le frère de Dalila, M Messaoud Zeghar, tente actuellement de "maquiller" un enlèvement et une séquestration., , Le riche homme d'affaires algérien, ue la police canadienne persiste à consi-érer comme l'organisateur d'un enlèvement, a offert en début de semaine à un journaliste suisse la possibilité de réaliser une interview exclusive de lui-même et de sa soeur Dalila.Il a fait, par la même occasion, de celui-ci (selon les propres termes du reporter) "le porte parole officiel de la famille".M.Maschino estime qu’il s agit-là d'une situation identique à celle devant laquelle Lopinion publique avait été placée il y a un mois et demi, lorsque l'avocat de M.Zeghar, Me Michel Proulx, avait produit une lettre dans laquelle Dalila affirmait être rentrée en Algérie de son plein gré.Un long entretien téléphonique et une autre lettre avaient par la suite démenti les termes de ce document, souligne M.Maschino."C’est avec une profonde tristesse que j'ai pris connaissance de cette sinistre machination, a déclaré le jeune Français.Après avoir été arrachée à moi-même et à la vie, à laquelle elle était attachée, ma femme est maintenant séquestrée, battue, menacée et forcée de dire des choses qu elle ne pense pas.N’est-ce pas une torture permanente pour elle que d'être obligée de calomnier Lètre qu elle aime » Je relis tous les soirs, a-t-il ajouté, la lettre qu elle m'a écrite du fond du coeur le 31 mai.Dans sa detresse, elle va jusqu'à me demander de ne pas lui en vouloir pour les propos qu’elle est et sera forcée de tenir.Je voudrais, a-t-il ajouté, qu elle sache que je ne peux lui en vouloir, que je pense a elle sans arrêt et que je ne cesserai jamais de l’aimer “ Denis Maschino consacre tout son temps et toute son énergie à effectuer les démarches susceptibles de permettre la libération de Dalila.Parfois, il cherche le repos dans la lecture du Coran: c'est une démarche qui répond à un souhait profond de Dalila qui désirait le voir accéder tout naturellement à l'Islam.D'autre part, le DC-8 dans lequel Dalila Maschino a été, le 25 avril, ramenée contre son gré en Algérie, a été remis en état à la hâte, spécialement en prévision de la traversée de l'Atlantique, a déclaré à LAFP M Bernard John Walker, président de la compagnie Ohio Air Center, une filiale de la société Intercontinental Airways, que contrôle M.Messaoud Zeghar, le frère de Dalila.fi est maintenant immobilisé à l'aéro- Cort de Wilmington Ohio, une ancienne ase militaire située au sud de Columbus C'est un vieil appareil, qui porte de grandes pièces qui trahissent son âge Début avril, on nous a demandé de le remettre rapidement en état de vol pour une longue course mais, lorsqu'il a décollé deux semaines plus tard, il y avait quelques trucs qui n étaient pas au point, a indiqué un mécanicien de la compagnie, précisant après quelques hésitations: On craignait qu'il n'y ail encore des fuites de carburant Un vol d'essai s'est donc avéré nécessaire avant la traversée de l'Atlantique et, le 20 avril, le commandant américain Louis Furlong, 65 ans, a conduit l'appareil à Los Angeles Retraité, le commandant Furlong ne reprend du service que pour, dit-il, effectuer des vols spéciaux en dehors des États-Unis.De Los Angeles, l'appareil est allé à Montréal, où il est reste un peu plus de deux jours, puis s'est envolé directement dans la nuit du 24 au 25 avril pour Alger, d'où il a rapidement rédécolle pour Wilmington.Interrogé sur Létat de santé de Dalila Maschino à bord de l'appareil, il affirme qu'il ne La pas vue durant les neuf heures ou vol.Le commandant Furlong a refusé d’indiquer s'il avait pris des passagers à Los Angeles.Pourtant, M.Allan Hamilton, président des compagnies Arze Petroleum et Intercontinental Airways, dans lesquelles M Zeghar a des intérêts, ne cache pas que ce dernier s est rendu, quelque temps avant l'enlèvement, en Californie avec Mme Nefissa Taleb, soeur du mari algérien de Dalila, et belle-soeur du ministre-conseiller algérien.M.Ahmed Taleb Ibrahami.Enfin, hier la police canadienne conti-nauit de douter que Dalila Maschino soit rentrée en Algérie de son propre gré et se demandait pourquoi, dans ce cas, la jeune Algérienne n'aurait-elle pas tout normalement pris un vol sûr et régulier.bande de Gaza.Jérusalem estime que les propositions du rais font preuve d'autant d'obstination et que ce dernier n'a en rien modifié son exigence initiale: le retrait des forces israéliennes des territoires arabes occupés depuis 1967.Bien que peu d'Israéliens soient prêts à accepter les propositions de M.Sadate, la possibilité d un compromis sur la Cisjordanie est envisagée de plus en plus sérieusement par le parti travailliste et certains autres partis de l'opposition.Certains observateurs vont jusqu a dire que plus de la moitié de 120 députés de fa Knesset (parlement) seraient disposes a un compromis Un éventuel échec à Londres inquiète les partisans de la ligne dure de M.Begin.Cela pourrait amener les Etats-Unis à proposer leur propre plan, et l'Egypte l'accepterait, pensent-ils.Le cas échéant, ils seraient minoritaires face à un parti travailliste plus souple.Autre source d'inquiétude pour le gouvernement: les conversations entre le président Sadate et M.Shimon Peres, chef de l'opposition travailliste.M.Peres a assuré qu'il ne cherchait pas à négocier avec M.Sadate mais uniquement à exposer au président égyptien les vues du parti travailliste sur le conflit.Toutefois, et malgré l’approbation de cette rencontre par M.Begin, M.Peres a été condamné par M.Dayan et vivement critiqué par certains ministres qui y voient une façon de saper la politique du gouvernement, a dit un porte-parole du cabinet.?Les tests Suit* d* la paga 5 autres opprimés’.Pour confirmer ces dires, Riles, cite une étude, déjà vieille de douze ans, qui a déterminé que les enfants blancs d'une zone très défavorisée des Appalaches avaient les plus bas résultats de Q.I.de tous les Etats-Unis.Il ajoute qu'un noir de milieu bourgeois (affluent non-ghetto black) réussira aux tests de Q.I.tout aussi bien qu'un enfant blanc de même milieu, et qu'un fils d'ouvrier ou de chômeur blanc, ne réussira pas mieux qu'un noir de la même origine sociale.Les résultats différents aux tests de Q.I ne sont pas attribuables à des motifs raciaux, mais à des questions de classes sociales (socio-éeonomic status).Riles a conclu son témoignage par une affirmation dont la candeur et les implications sont renversantes pour un fonctionnaire de son rang.Tous les instruments qui sont utilisés dans les écoles sont biaisés.La totalité du système scolaire lui-mème est biaisé, si on veut regarder jusque là.Et si l'on veut se débarrasser de tout ce qui est biaisé, eh bien! il ne restera plus rien.Si on se débarrasse des tests Q.I.sous ce prétexte, de quoi devra-t-on se débarrasser ensuite?" Le juge Peck ha m qui préside le tribunal, s’est dit étonné du fait que, malgré l'injonction émise en 1974, il y avait toujours un plus grand nombre de noirs dans les casses pour RME que dans la population générale.Le témoignage des parties et en particulier celui de la défense, n’avait pas réussi à fournir d'explication satisfaisante.Le juge a donc prévenu le conseil scolaire de Californie que ses méthodes de classement recelaient des imperfections si sérieuses qu'elles mettaient en cause la constitutionnalité de tous le processus.On sait en effet qu'aux États-Unis, le 14ème amendement à la constitution garantit à tous, quelle que soit leur race, une protection égale devant la loi.Les tri- bunaux ont graduellement interprété et étendu cette garantie de protection égale à l'ensemble des gestes de l'administration publique De plus, la Loi sur les libertés civiles (Civil Rights Act), interdit toute lorme de discrimination fondée sur la race, la couleur, les croyances religieuses et le sexe.Cette affaire soulève donc par le biais de la discrimination raciale, la question plus vaste et plus fondamentale encore qui est celle de l'oppression et de l'exploitation politique et économique.En démontrant qu'il existe un haut taux de corrélation entre l'appartenance à un groupe racial minoritaire et la situation de défavorisé dans le système scolaire, cette affaire fait apparaître le racisme dans une perspective plus large: celle d'une forme particulièrement visible de domination et d'exploitation.Il ne faudrait pas en conclure pour au tant que la discrimination raciale (ou les autres formes de discrimination, tel le sexisme) n ont pas une existence bien réelle et ne sont que l'appendice ou la manifestation d'un plus vaste phénomène, au contraire.Mais une analyse poussée des causes et des effets de la discrimination est un puissant révélateur des contradictions sociales qui les produisent et qui sont aussi à l'origine des autres formes d’exploitation.On nous permettra en guise de conclusion de paraphraser ainsi les propos que le surintendant des écoles de Californie tenait à la fin de son témoignage: “Remettre en cause la neutralité des tests de Q.I et admettre qu'ils servent les intérêts de la classe dominante, c’est remettre en cause toute l’école et le système de privilèges qu'il reproduit.Même s'il est prouvé que les tests sont biaisés, il ne faut pas s’attendre à cette remise en cause de la part des fonctionnaires de l'Etat".Un des témoignages importants, celui de l’ancien directeur du departement de psychologie à l'Université de Princeton, cette Université qui a été la première à utiliser les tests d'intelligence sur une base pour ainsi dire industrielle, a démontré qu'il était impossible de mesurer adéquatement les capacités d’apprentissage d'un enfant à Laide des tests de Q.I.Selon son témoignage, les tests de Q.I.ne sont en mesure d'evaluer qu'une seule chose: le degré d’exposition d’une personne à des expériences et des milieux et une culture donnée.Le principal témoin de la défense a été le surintendant des écoles de Californie, contre qui, entre autre, l’action est dirigée.Wilson Riles, qui est le plus haut Fonctionnaire élu de race noire de Californie a affirmé que toute cette question n’était pas une question de race ni de couleur, et que les tests avaient tous tendances à favoriser des enfants de bourgeois et de petits bourgeois (middle and upper-class children) et à discriminer culturellement contre les enfants de personnes pauvres et opprimées: "Que vous soyez de la majorité ou de la minorité (raciale), si vous êtes pauvres et opprimés, vous vous retrouvez au "petit bout du bâton”, comme tous les autres pauvres et tous les 10 juillet par la PC 1977 — Des pirates de l’air obligent un avion des lignes intérieures soviétiques.à bord duquel se trouvent 72 personnes, à se poser à Helsinki; 1973 — Après trois siècles d'administration britannique, les Bahamas accèdent à l'indépendance; 1968 — Après la démission de Georges Pompidou, le général de Gaule désigne M Couve de Murville comme premier ministre; 1962 — Lancement, au Cap Carnave-ral du satellite Telstar, destiné à relayer les émissions de télévision entre les Etats-Unis et l'Europe; 1953 — En Union soviétique, Béria est limogé de ses fonctions de ministre de l'Intérieur; 1943 — Les alliés débarquent en Sicile; 1553 — Francis, duc de Guise, et son frère, le cardinal de Lorraine, s'emparent du pouvoir en France Ils sont nés un 10 juillet Jean Calvin, réformateur religieux français (1509-1564i; l'écrivain français Marcel Proust (1871-1922t; le romancier américain Saul Bellow — 1915.V J Notai i.v.p.qua laa avia
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