Le devoir, 16 juin 1979, samedi 16 juin 1979
¦ ¦» D«ltnl*ur d'un purmn du Ouébuc US 1460 avenue Union Montréal H3A ?B8 Ooé V 845-822) j/ie'eiaùjfej 4*4 en STfTROPS c Vol.LXX — No 140 Ciel variable.Maximum 28.Montréal, samedi 16 juin 1979 Férié 25 CENTS CULTURE ET J7TI7 Dorothée Berryman Comédienne, chanteuse.Dorothée Berryman aime «changer de personnage.» avoue-t-elle.Après avoir créé les premières pièces de Jean Barbeau à Québec, la comédienne se retrouve à Montréal, à la télévision et sur les grandes scènes.Dorothée Berryman raconte son itinéraire à Natalie Petrowski.— page 15 Allen Ginsberg Le poète américain Allen Ginsberg était de passage à Paris la semaine dernière pour participer à diverses manifestations.Dans une entrevue accordée à son premier traducteur français.Jean-Jacques Lebel.Ginsberg définit sa vision de la poésie, se rappelle la «beat generation» et parle d’écologie.— page 15 La Malaisie renverra en mer 76,000 réfugiés vietnamiens W1' ÊSÊêÉ:' v HP* •«s**»''' üt m m * %! & » SM w* -J mm* ^ ¦¦ ¦ mm ¦ Les présidents Carter et Brejnev ont brièvement fait connaissance hier au Palais Hofburg de Vienne à l’invitation du gouvernement autrichien.Par la suite ils ont tous deux assisté à la représentation de l’Enlèvement au sérail de Mozart qu’ils ont vivement apprécié.Voir information page 7.(Photolaser AP) SINGAPOUR (d’après AFP et Reuter) — Les dispositions déjà prises par plusieurs pays de l’Asie du Sud-Est pour lutter contre l’afflux de réfugiés vietnamiens ont pris des proportions alarmantes avec l’annonce hier par le gouvernement ma-laisien de mesures sans précédent qui devraient secouer l’opinion internationale.Par la voix de son vice-premier ministre, Datuk Mahathir Mohamed, le gouvernement de Kuala Lumpur vient d’indiquer qu’il allait renvoyer hors de ses eaux territoriales les quelque 76.000 réfugiés vietnamiens qui s'entassent dans ses camps.La marine malaisienne va, au surplus, recevoir l’ordre de tirer à vue sur les « réfugiés de la mer » pénétrant dans les eaux territoriales de la Malaisie.La déportation des réfugiés est imminente et sera effectuée aussi rapidement que le permettra la construction de bateaux pour les transporter, a-t-il dit aux journalistes.« S’ils tentent de faire couler leurs bateaux, ils ne seront pas secourus et se noieront », a-t-il poursuivi.Le vice-premier ministre malaisien a indiqué que cette décision serait communiquée aux autres membres de l’Association des pays du Sud-Est asiatique (ASEAN) — Indonésie, Thaïlande, Singapour et Philippines.« Comme les pays tiers n’acceptent pas autant de réfugiés qu’il n’en arrive, nous allons commencer à renvoyer par bateaux tous les immigrants illégaux vietnamiens du pays dans les eaux internationales », a déclaré le Datuk Mahathir.Reconnaissant que l'exécution de ce projet prendrait du temps, il a déclaré que des fonds spéciaux seraient affectés à la construction de bateaux et a déclaré que d’autres mesures visant à expulser les Vietnamiens de Malaisie seraient prises.Les patrouilles côtières seront renforcées, ainsi que les deux bataillons chargés de refouler les nouveaux arrivants.Ces décisions, qui ont surpris les observateurs les plus pessimistes, donnent la mesure de l’exaspération d’un pays placé sur la route des réfugiés qui fuient le Vietnam.Pendant le seul mois de mai, Voir page 6: Réfugiés réveil des Kurdes 3) Le double jeu du pouvoir Dix kilomètres avant Nagadeh, nous fûmes contrôlés une dernière fois par des peshmergas qui occupaient un ancien poste de gendarmerie.Ils nous conseillèrent de faire très attention, d’éviter la route principale et indiquèrent à notre chauffeur une piste plus sûre.Celui-ci, entêté, refusa de s'aventurer sur cet itinéraire inconnu de lui, et nous fit pénétrer dans la ville par la voie royale: parfaitement à découvert, légèrement en pente, sur laquelle notre jeep constituait une cible de choix.Et, de fait, une grêle de balles nous accueillit, crevant le cas des portières et le capot avant.Nous pensions ê-tre arrêtés à l'entrée de Nagadeh par des vigiles kurdes qui nous auraient fait remiser la voiture a l’intérieur d’une cour et terminer le chemin à pied.Rien, absolument rien ne vint faire obstacle à la progression de la jeep, qui s’enfila dans l’avenue principale, entre les deux quartiers ennemis, lesquels se canardaient allègrement au-dessus de nos têtes.Les rideaux de fer des boutiques étaient tirés, les façades défoncées et criblées, les fenêtres crevées, les trottoirs jonchés de gravats et par Jean Bertolino Sur 37 millions d'habitants en Iran, on ne compte que de 12 millions de Persans.Le reste de la population est constitué par les Turcs d’Azerbaidjans.les Kurdes, les Arabes du Khusistan.les Turkmènes, les Baloutches.les Bakhtiares.La situation au Kurdistan d'Iran est suivie de très près par les autres minorités du pays.Car.depuis la chute du chah, c’est la mobilisation autour du chiisme qui a sauvé le pays de l’éclatement.Les 5.5 millions de Kurdes d’Iran représentent la plus forte minorité sunnite.Journaliste français Jean Bertolino a fait sur ce problème des reportages récents pour la télévision française.Il expose la situation dans cette série d’articles pour les lecteurs du DEVOIR.de bris de verre.Notre approche déclencha en face de nous un tir de mortier et un staccato de 12,7.Pas le moindre combattant en vue.Nous fîmes reculer notre voiture dans une impasse transversale, relativement protégée par de hauts murs de torchis, puis nous demandâmes à notre vieux chauffeur kamikaze de lancer un appel en kurde.Il s'exécuta.Aussitôt, une réponse nous parvint, et nous vîmes apparaître dans une ruelle située de l’autre côté de l’avenue trois peshmergas.Se collant contre les murs pour se protéger, ils nous firent signe de remonter dans la jeep et de traverser.À toute allure, nous changeâmes de camp, car nous nous étions effectivement, sans le savoir, fourvoyés dans un secteur plus ou moins désaffecté du quartier turc.Notre véhicule fut remisé dans la cour supérieure d’une maison particulière.En traversant par bonds rapides les ruelles longitudinales, nous nous dirigeâmes vers la demeure de Mollah Salleh.Les balles sifflaient autour de nous, ricochaient contre les façades, faisaient voler en éclats de grands pans de torchis.Engoncés, inquiets, nous avancions à la queue leu leu, persuadés d’être dans la ligne de mire de quelques snipers isolés.Le mollah nous reçut avec magnificence.Il avait la barbe épaisse, le geste onctueux et le ventre rond.Le docteur Ghassemlou et les autres membres du bureau politique du PDK venaient de le quitter pour retourner à Mahabad.Après le thé de l’accueil, ponctué de déflagrations, nous partîmes toujours sous une fusillade nourrie, voir les morts, allongés dans la cour de la mosquée: affligeant et cruel tableau de femmes violentées et égorgées, d’enfants et de vieillards mutiles, de dépouilles sanglantes, méconnaissables.Un peu plus loin, dans une autre maison, des peshmergas nous montrèrent deux gendarmes iraniens et cinq civils turcs qu’ils gardaient prisonniers.Voir page 2: Kurdes N.de Valois, fondatrice du Ballet Royal — page 15 Les artistes font un tour de piste — page 19 John Wayne, héros de TAmérique — page 21 Les négociations progressent Lazure maintient le droit de grève V.par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Signe d une amélioration certaine du climat sur le front des hôpitaux, le gouvernement Lévesque et le Syndicat professionnel des infirmiers et infirmières du Québec ont convenu tacitement d’une trêve pour les prochains jours.La présidente du SPIQ, Mme Patricia Gauthier, annonçait en effet en dé- but de soirée hier une diminution sensible des débrayages pour les prochains jours en raison notamment de l'amélioration du climat à la table de négociations où, semble-t-il, on se dirige vers une entente.Elle évoquait même la possibilité d’un moratoire des débrayages au cours du week-end.Cette décision des syndiqués avait été précédée de quelques heures par Voir page 6: Lazure Les libéraux fédéraux se rangent derrière Claude Ryan par Miche! Vaste! OTTAWA — Pour les libéraux fédéraux, « la prochaine échéance, ce ne sont pas les élections.C'est le référendum ».Même si le mot est de M.Marcel Prud-homme, président du caucus des libéraux du Québec, il vaut tout autant pour les conservateurs.Maintenant que la question du pouvoir à Ottawa est réglée, et que tout le monde s’est convaincu que le premier ministre Joe Clark « en a au moins pour deux ans », la capitale fédérale a commencé le grand compte à rebours.Et on s’agite parce qu’on sait que le temps presse: « on prend pour acquis que le référendum aura lieu à l’automne », disent les libéraux.Quant au gouvernement, il tente de bâtir à la hâte une stratégie, ou plutôt de déterminer s’il y a lieu d’en avoir une.Le ministre de la Justice, le sénateur Jacques Flynn, et le ministre d’Etat aux relations fedérales-provinciales, M.William Jarvis, achèvent de faire le tour de l’héritage libéral — groupe Tellier et centre d’information sur l’unité canadienne — et feront, sans doute la semaine prochaine, des recommandations au cabinet.Hier, le caucus des libéraux du Québec a décidé de créer un « comité de stratégie ».M.Trudeau, bien sûr, en fera partie et devrait même en devenir le président mais il sera élargi à d'autres personnes que les simples députés et sénateurs du Québec.La question du référendum aurait d’ailleurs pris la majorité des deux heures que ce mini-caucus a duré.Les libéraux — qui se présentent maintenant comme « les lobbyistes du Québec à Ottawa — ont bien l’intention d'utiliser leur force stratégique: 67 députés qui couvrent pas moins d'une centaine de comtés provinciaux.Ils ont toutefois sagement décidé de se ranger sous la houlette de M.Claude Ryan.Leur résolution précise en effet que le comité de leur caucus « devra tenir compte de la position très privilégiée du Parti libéral provincial ».Qui plus est, le président du caucus à Ottawa, M.Marcel Prudhomme, et le président du Parti libéral du Canada (Québec), le sénateur Jean Marchand, iront, dès la semaine prochaine, faire une petite visite de courtoisie à M.Claude Ryan.II y sera sûrement question du rôle des Voir page 6: Libéraux Lemaire en Suisse Jacques Lemaire a confirmé hier qu’il; poursuivra sa carrière en Suisse en qualité et directeur-gérant, d’instructeur et de joueur pour le HC Sierre.Lemaire met ainsi fin à une carrière de 12 saisons avec le Canadien de Montréal, qui perd ainsi l’un de ses meilleurs éléments.Lemaire a décidé de quitter le Tricolore afin de parfaire ses connaissances en hockey et de permettre à sa famille de vivre une expérience unique au cours des trois prochaines années.— page 14 Référendum: pas avant le printemps 80 La chronique de Pierre O’Neill — page 2 pour tous De l’innocence à la révolte, de la nuit au jour En format de poche dans la collection Québec | Marie'Claire Blais Le Jour est noir suivi de L Insoumise m 2 ¦ Le Devoir, samedi 16 juin 1979 Le référendum: printemps 1980 Les exigences de l’organisation politique, les préalables à une animation populaire efficace, les impondérables de la conjoncture socio-politique et le consensus qui se dégage nettement des consultations menées par le premier ministre Lévesque commandent au gouvernement de tenir le référendum au printemps de 1980 de préférence au l’automne prochain.A cet égard, les discussions prévues à l’ordre du jour au conseil national du PQ, en fin de semaine à Saint-Jean, ne sont que formalité et visent davantage à désamorcer les manifestations de susceptibilité de la base militanta Les jeux sont faits pour le printemps 1380 et il est pratiquement impossible qu’il en soit autrement.Le gouvernement entretient artificiellement un suspense qui prendra fin la semaine prochaine lorsque M.Lévesque informera l’Assemblée nationale en primeur de sa décision et de l’échéancier de la campagne référendaire.Au cours des dernières semaines, M.Lévesque a consulté ses proches conseillers, hauts stratèges, ministres et députés, pendant ce temps, du côté du parti, des sondages d’opinions étaient conduits auprès de l’exécutif- national, des groupements régionaux et des associations de comtés.Il en ressort clairement que les ministres optent majoritairement pour le printemps 1980 et que les députes partagent généralement le même avis.Quant aux militants de la base, d'abord réticents et sceptiques, ils se sont finalement rangés à l’hypothèse du printemps, voilà pour le consensus.Les mêmes conclusions s’imposent, à l’analyse des arguments invoqués de part et d’autre.Les tenants de l’hypothèse automne font notamment valoir la conjoncture politique idéale que représente l'état fragile du gouvernement central dirigé par les conservateurs minoritaires de Joe Clark; ils soulignent encore que l’avenir de Pierre Trudeau est loin d’être fixé et craignent qu’il puisse revenir au pouvoir plus fort qu'avant, à la faveur de nouvelles élections générales.Les tenants de l'hypothèse automne allèguent enfin que la machine du parti est prête, que les ! militants en alerte ne demandent qu'à engager le combat et qu’il faut battre le fer pendant qu’il est chaud plutôt que d’attendre au printemps 1980 alors que la mobilisation des troupes risque d’être plus laborieuse.Les arguments en faveur d’un référendum au printemps 1980 sont par ailleurs plus nombreux et convaincants; les délais prévus par la loi 92 ne permettraient pas de tenir le référendum avant la mi-novembre, une saison où la pénétration populaire est difficile et imprévisible.Le PM s’est engagé à tenir des partielles dans Prévost et Beauce-Sud dans un délai maximal de six mois; la morosité qui s’est emparées du parti après les échecs des partielles dans Argenteuil et Jean-Talon n’est pas encore dissipée: les séquelles de la campagne à la vice-présidence du parti entre Louise Harel et Pierre Renaud risquent de persister encore durant quelques mois; la conjoncture syndicale est malsaine et menace de s’aggraver dans les hôpitaux, la fonction publique et l’enseignement; la bonne gestion des affaires publiques exige un remaniement ministériel d’ici l’automne et le premier ministre entend bien y procéder; les militants réclament plus de temps pour expliquer l’option, la diffuser convenablement et convaincre les indécis qu’il faudra répondre OUI.¦ Sujets de litige À moins d’imprévus, le débat sur la date du référendum ne durera pas longtemps.C’est davantage le rôle du parti dans la campagne référendaire qui risque de susciter de vives discussions au conseil national de Saint-Jean.Louise Harel a été élue à la vice-présidence sur la promesse quelle verrait à associer étroitement le parti à la démarche du gouvernement.Et elle pourrait bien se mettre en tête de tenir parole.Il y a par ailleurs ses partisans qui sont mécontents de la décision de l’exécutif national de confier la coordination de la permanence à Pierre Harvey.Ils profiteront de l’étude du plan d’action demain après-midi pour soulever la question et exiger que Mme Harel soit rémunérée pour assumer ses fonctions de vice-présidente.¦ La couleur de la corruption Au cours de la campagne électorale de 1976, LE DEVOIR avait devancé la publication des conclusions de la CECO, mettant en lumière l'existence d’un système de pots-de-vin aux plus hauts niveaux de la Société des alcools du Québec.Ces révélations, qui impliquaient des amis du régime Bourassa, avaient grandement aide le PQ à détruire la reputation des libéraux.Puis, le 15 novembre, les Québécois, avides d’intégrité, ont voté pour un changement de gouvernement.Plus tard, en 1977, des limiers de la Sûreté du Québec recueillaient de nouveaux témoignages d’importateurs de vins, indiquant que des agents cor- rupteurs continuent à faire la loi au sein de la SAQ.Ces témoignages indiquaient l’identité des présumés coupables ainsi que les circonstances permettant au réseau de fonctionner sans la moindre interférence.Pourquoi donc, cette enquête amorcée par la SQ n’a-t-elle pas été menée à terme?A quelle fin et au profit de qui, ces pots-de-vin sont-ils sollicités?Le gouvernement a-t-il été informe de cette pratique et connaît-il les noms des personnages soupçonnés?Mystère et boule de gomme.¦ De Jérusalem à Salisbury Joe, Flora et Dlel Il est heureux pour le nouveau premier ministre du Canada que les parlementaires soient en vacances jusqu’à l’automne.Et il a été sage de recommander à ses minsitres de s’enfermer dans leur bureau et de ne pas en ressortir sans avoir appris par coeur leurs dossiers.Autrement, Joe Clark eut sans doute risqué d’assister à un puissant feu d’artifices entre sa droite et sa gauche.John Diefenbaker est le plus illustre de ces faucons qui rodent dans les jardins du gouvernement conservateur mais if n’est pas seul.Le vieux Diet est entouré de disciples déterminés à remettre dans le droit chemin une nation que les libéraux ont poussé au bord du précipice socialiste.Les Coates, Crouse, Dins-•dale, Nowlan, Hamilton, Woolliams et compagnie, sont entrés en action.Ils ne réclament rien de moins que la levée du blocus contre le gouvernement de la Rhodésie.Ce fut l’occasion pour M.Diefenbaker de proposer un marché à Joe Clark: renvoyer les faucons à leur nied à la condition que le PM tienne sa promesse de déménager l’ambassade du Canada de Tel-Aviv à Jérusalem.Mais, aussitôt informée des manigances du vieux Dief, Flora MacDonald a prévenu son chef que s’il cédait aux pressions, elle n’aurait d’autre choix que de remettre sa démission.¦ Canada-Québec un premier test Avec la même sincérité et la même naïveté qui lui avaient fait romettre de déménager l’ambassade du Canada à Jérusalem, oe Clark s’était engagé à prouver à Québec qu’il pouvait s’assumer pleinement à l’intérieur de la Confédération.En prévision de la première conférence constitutionnelle de son régne, il a déjà posé des jalons et amorcé le processus de rapprochement.Ottawa vient de convoquer pour juillet une réunion du comité des ministres provinciaux chargés du dossier constitutionnel.Le comité est présidé conjointement par le procureur général de la Saskatchewan, M.Roy Romanow, et le ministre fédéral de la Justice, M.Jacques Flynn, qui y prend la relève de M.Marc La-londe.Le Québec sera représenté par son ministre étapiste des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin.Sous le régime libéral de Pierre Trudeau, le comité ministériel avait tenu des rencontres semblables au Mont Sainte-Marie et à Toronto en 1978, ainsi qu’à Vancouver en février 1979.Avec des fonctionnaires, les ministres y préparaient des propositions pour les conférences constitutionnelles des premiers ministres.On avait cru un instant, après le 22 mai, que le comité suspendrait ses activi- tés.Mais des pressions provinciales, notamment celles du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan, ont poussé M.Clark à aller de l’avant.¦ Elisabeth II perd la lace Le restaurant que fréquentent les parlementaires de la Chambre des communes à Ottawa est surtout décoré de tableaux gracieusement fournis par la Galerie nationale des arts.Avec l’arrivée des conserv ‘surs au pouvoir, de nouvelles scènes canadiennes, des natures mortes et même des abstractions ornent les murs des salons de la colline parlementaire.Un bon midi, les députés libéraux du Québec ont constaté, avec étonnement, que la Reine Elisabeth II venait d’apparaître dans le paysage, tout juste au-dessus de leur table.D’abord intimidés, ils se sont vite ressaisis.Un sentiment de méfiance envers la Couronne que l’on attribue à leur inaptitude à rapatrier la constitution les a poussés à réclamer la descente du tableau auprès des plus hautes autorités de ce nouveau gouvernement monarchiste.L’assurance a été donnée aux députés du Québec que la reine serait détrônée et remisée dans les caves de la Galerie nationale des Arts.M.Diefenbaker avait bien raison de se méfier des libéraux.Il avait vu juste.¦ L’ayatolla Prud’homme Les manifestations de stupeur qui ont accueilli l’annonce par Joe Clark du déménagement de l’ambassade du Canada de Tel-Aviv à Jérusalem, ont beaucoup préoccupé le député libéral de Saint-Denis, Marcel Prud’homme.L’autre jour à Ottawa, en conversation avec un groupe d’amis, M.Prud’homme faisait état des nombreuses lettres, des appels téléphoniques et des demandes d’entrevues que lui a valu la maladresse du nouveau premier ministre.Et comme il indiquait sa détermination à veiller de plus près aux relations avec les pays du Moyen-Orient, le député de Saint-Denis a entendu un collègue député lui suggérer, dans le meilleur intérêt du parti, de laisser Joe Clark s’en occuper.Que tout allait très bien comme ça.| ¦ Bleu-blanc-rouge Le milieu politique est d’un cynisme infini.À preuve, ce récent gag qui prétend que l’élection de Joe Clark est la plus belle contribution du Québec à l’année internationale de l’enfant.Ou encore cette autre impertinence à propos de Louise Harel, l’épouse de Michel Bourdon de la CSN-Construction.On prétend ue Pierre-Marc Johnson, ministre du Travail, aurait tenté de issuader les délégués du congrès de voter pour Mme Harel à la vice-présidence parce que le PQ risquait de perdre l’appui de la FTQ-Construction.L’argument est apparemment repris aujourd'hui alors que la rumeur veut que Michel Bourdon songe à la candidature péquiste dans Maisonneuve.Enfin, mettant sa « grosse machine bleue » au service des conservateurs, Rodrigue Biron a fait naître l’idée que Joe Clark le récompenserait en nommant Maurice Bellemare ambassadeur du Canada à Jérusalem.Le réveil des Kurdes / Le double jeu du pouvoir Suite de la première page À 16 h précises, des blindés qui avaient pris position à ¦1 autre bout de la ville traversèrent en trombe le quartier kurde, en tirant de toutes leurs bouches à feu.Leur passage eut l’air de calmer un peu les protagonistes de ce combat insensé.Les tirs, effectivement, s'espacèrent.Il y eut même un temps indéterminé où plus une seule détonation ne vint troubler l’insouciant pépiement des oiseaux, visiblement indifférents à la folie meurtrière des hommes.; Un médecin qui avait transformé sa demeure en hôpital nous demanda de transporter à Mahabad un blessé grave, sous perfusion, qui râlait sur le tapis de son salon, à côté de deux jeunes gens aux fesses criblées de projectiles.On l’installa à l'arrière de la jeep.Une jeune fille se plaça près de lui pour le tenir.Elle accrocha le bocal de serum à l'une des armatures soutenant la bâche.Les tirs avaient Lepris lorsque nous quittâmes Naga-deh, par une piste boueuse, légèrement à couvert, qui noüs conduisit dans un village où nous vîmes des grappes de peshmergas en armes, agglutinés sur d'énormes tracteurs, qui se repliaient vers les hauteurs.En roulant à travers champs, nous rejoignîmes la bonne route, à l’emplacement de l’ancien poste de gendarmerie occupe par les Kurdes.Ceux-ci nous recommandèrent d’éviter de passer par les casernes de Passvah et de Djal-diane pour retourner à Mahabad, mais notre vieux chauffeur, décidément très entêté, ni tint aucun compte de ce conseil de prudence, et fonça, sans nous informer de sa résolution téméraire, droit sur les positions militaires.La nuit était tombée, et il pleuvait.L’oeil rivé sur la route, nous nous brûlions les yeux à essayer d'en distinguer les contours au delà des phares fatigués qui éclairaient à peine.Soudain, la lumière explosa tout autour de nous.Le chauffeur freina brutalement.Un barrage obstruait la voie, et une dizaine de phares braquaient sur notre jeepleurs faisceaux éblouissants.Il y eut quelques secondes de silence, où nous nous attendîmes à être anéantis.Puis notre casse-cou sexagénaire, qui avait le don de nous précipiter dans des situations impossibles, sortit de la voiture et procéda aux présentations.Dès qu’il eût spécifié le contenu de sa cargaison, des journalistes français, plusieurs silhouettes apparurent, dans un cliquetis inquiétant de culasses que l’on arme.— Dehord tout le monde, vite! Nous nous extirpâmes de notre véhicule péniblement.Un sergent nous fouilla, tandis 3u’un sous-lieutenant, muni un talkie-walkie, informait un supérieur de notre présence.Comme la belle au bois dormant visitée par le prince charmant, la caserne de Passvah qui dormait lors de notre précèdent passage, connaissait une activité grouillante.Les projecteurs de ses mirador balayaient les ténèbres.Seo .nks tournaient au ralenti, et la troupe, sur le pied de guerre, occupait les postes de combat.Un capitaine s’approcha de nous, nous salua poliment, tandis que deux soldats ouvraient sans ménagement les deux portes arriéré de la jeep.La découverte du blessé kurde les rendit neveux.Ils s'approchèrent de lui.— N’y touchez pas! Notre ton les fit sursauter.Le capitaine s’avança à son tour, vit le peshmerga sous perfusion et la jeune fille qui le gardait.— Qui est-ce, demanda-t-il en anglais?— Un civil.Il n’a rien à voir avec cette affaire.Il a été touché en traversant une rue.L’officier fronça un instant les sourcils, dut penser, après avoir pesé le pour et le contre, qu’il était préférable de nous laisser partir.— Ça va, lâcha-t-il.Nous allons informer la caserne de Djaldiane pour qu elle vous laisse passer.Ouf! À peine arrivés à Mahabad, nous apprîmes que plusieurs véhicules sanitaires kurdes qui transportaient des blessés avaient été arrêtés exactement au même endroit et délestés de leurs patients, dont on était depuis sans nouvelles.s pri la direction d'Ourmiah, jus- Prends la barre! ?COURS DE CROISIÈRE ?INITIATION À LA VOILE ?INITIATION À LA RÉGATE LOCATION DE BATEAU CARTE OE MEMBRE 697-3267 À seulement 20minutes du centre-ville ÉCOLE DE VOILE ' Stefan Marshall qu’à l’embranchement de la grand’route asphaltée de Na-gadeh, dont l’armée avait pris le contrôle.Des soldats bivouaquaient autour d’une dizaine de chars.L’officier responsable de cette position, dès qu’il sut qui nous étions nous laissa nous engager dans la bifurcation.No.us longeâmes la fameuse base militaire de campagne, installée sur un vaste terrain plat.Un carrousel incessant d’hélicoptères tournoyait autour des blindés, des camions et des tentes, se posait, refaisait le plein de carburant et de munitions repartait en trombe.Peu après, l’on entendait le hoquet lointain de leurs mitrailleuses, les détonations creuses de leurs rockets.Des Phantoms passèrent en rase-mottes au-dessus de nos têtes, filèrent comme des flèches dans le ciel, piquèrent sur la ville, rasèrent les toits des quartiers kurdes, remontèrent en chandelle puis s’amusèrent à faire des loopings.Etait-ce des vols d’intimidation?Les pilotes s’entraînaient-ils-à blanc, pour le cas où ils auraient, un jour, à intervenir réellement?En exigeant un cessez-le-feu pour le 21 avril, à 16 heures, le gouvernement avait également demandé aux responsables des deux communautés d’éloigner provisoirement de la ville la plupart de leurs ressortissants respectifs, afin que le calme put être rétabli sans trop de problèmes.Kurdes et Azerbaïdjanais devaient se replier, les premiers sur Mahabad, les seconds sur Ourmiah.Dans la soirée du 21 au 22, peu après notre départ de Naga-deh, le PDK fit procéder à l'évacuation de la population kurde, ne laissant sur place que quelques franc-tireurs pour garder le secteur dépeuplé et le préserver du pillage.Visiblement, les Turcs n'avaient pas suivi la consigne, car le 22 au matin, lorsque nous arrivâmes dans leur quartier, celui-ci était grouillant de monde.Deux Phalangistes nous escortèrent, sans prononcer une parole, jusqu'au siège du comité Kho-meiny local, installé dans une villa, juste à l’entrée de l'avenue que nous avions prise la veille par l’autre bout.A partir de là, la foule n’était plus admise à circuler.Les bâtisses aux façades criblées d'impacts avaient leurs volets clos.Tous les rideaux métalliques des boutiques étaient encore tirés.Se dissimulant derrière les arbres, des miliciens en patrouille, l’arme à la hanche, scrutaient les toits et les terrasses d'un oeil inquiet.Une centaine de mètres plus bas, des blindés disposés autour d’un rond-point taisaient tourner leurs tourelles et lâchaient de temps en temps de courtes rafales.Deux jeeps et un halftrack, bondés de militaires, s'enfilèrent lentement sur la voie déserte et rejoignirent les Phalangistes.Nous comprîmes que l'armée et les comités Khomeiny étaient en train de liquider les dernières poches de résistance adverse, ue les kurdes avaient perdu agadeh.On nous fit entrer dans un bureau où un colosse turc tonitruant, portant les favoris et les moustaches d’un major écossais du temps de l’armée des Indes, des cheveux assez longs et bouclés, une tenue léopard impeccable, un colt et des grenades à la ceinture, nous toisa avec suffisance.Le cabotin se distinguait nettement dans ce séide qui se faisait appeler colonel.Lorsque nous nous fûmes présentés, nous lui demandâmes de bien vouloir venir avec ses hommes faire une petite reconnaissance en ville, pour les besoins de la photo.Il acquiesça, mais nous fit attendre, à grand renfort de verres de thé, une bonne heure, le temps que la ville soit entièrement nettoyée.Puis encadré de tous ses sbires il sortit.Roulant des épaules, il s’avança dans l’avenue, et se mit à lancer à pleine voix des « Allah akbar » (Allah est grand), aussitôt repris par son entourage, et qui ameutèrent les gens.Par petits groupes, des civils s’approchaient.« Allah akbar, Allah akbar! », répétèrent-ils derrière le pseudo-colonel.Très vite, un attroupement important se forma, qui dévala à la suite des Phalangistes la rue, jusqu'alors dépeuplée, en direction du quartier kurde.« Allah akbar, Allah akbar.Sus.sus aux infidèles.» scanda la populace, qui braquait sur nous ses milliers de regards luisants, ses milliers de visages convulsés.Certains yeux étaient extraordinairement injectés, comme les yeux des insomniaques ou des drogués.Nous eûmes beaucoup plus peur, qu’au moment de la bataille, de cette foule sauvagement exaltée qui fonçait droit devant elle, avec l’envie de tuer.La tension devint si forte que le chef des phalanges et ses acolytes durent pointer leurs armes sur elle et ordonner aux gens de s’asseoir, pour pouvoir les contrôler.Puis ils les haranguèrent de plus belle, tandis qu’à cent mètres de là de gros camions chargés de tapis et de meubles tournaient autour du rond-point.L’argent n’a pas d’odeur.avez-vous déjà flairé le gros lot de 6/36?Au 6/36, on peut aussi gagner avec 5 et même 4 bons numéros! ((((€Œ9 %* Le gouvernement envoya à Nagadeh des phalangistes chiites recrutés à Meshed ou à Qom.les deux villes saintes les plus fanatiques de l’Iran.Le pillage des maisons kurdes venait de commencer.De retour à Mahabad, nous demandâmes au docteur Ghassemlou pourquoi, presque vainqueurs le 20 et le 21 avril au matin, ses guérilleros s’étaient ensuite retirés de Nagadeh.— Nous devions respecter l’ultimatum du gouvernement, ou affronter directement l'armée iranienne, qui dispose d'une aviation restée intacte et de divisions blindées très équipées.Et puis, nous voulons éviter un conflit ouvert avec le pouvoir.Tant que les négociations restent possibles, nous y aurons recours.— Reste à savoir si les nouveaux maîtres de l’Iran sont disposés à régler le problème kurde de cette façon, lui avons-nous fait remarquer.-r Nous verrons bien.De notre côté, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter l’épreuve de force.Cependant, si on ne nous laisse pas d’autre choix, si nous sommes sans cesse contraints de nous défendre, alors nous finirons par combattre réellement.Le secrétaire général du PDK prononça cette dernière phrase avec une certaine hésitation, comme s’il avait craint qu’envisager l'hypothèse de la lutte armée allait la rendre inéluctable.Homme de dialogue, et pacifique avant tout, il ne veut concevoir cette solution, aux conséquences impré- visible, qu en ultime recours Le leader spirituel de Mahabad, Mamosta Husseini, souhaite aussi que la lutte pour l’autonomie reste cantonnée sur le terrain politique, et que les Kurdes et les non-Kurdes vivant au Kurdistan cessent de s’entre-tuer.— Leur intérêt, nous affirma-t-il, est d’être unis, de se dresser ensemble contre la tyrannie et l’absolutisme.Il ajouta, après un temps de réflexion: — Malheureusement, des éléments réactionnaires gravitant autour du gouvernement, cherchent à semer la discorde et à dresser les minorités du Kurdistan contre les Kurdes, afin de les empêcher d’obtenir leurs droits.Ne fallait-il pas quand même se battre pour Nagadeh, s’accrocher jusqu'au bout, tenir, résister, le plus longtemps possible pour faire apparaître au grand jour la duplicité du nouveau régime iranien, et affirmer la détermination de ne pas se laisser manoeuvrer.Les risques étaient peut-être grands, mais ne le seront-ils pas plus encore demain, lorsque l'armée aura recouvré son unité, lorsque, sous la houlette des mollahs chiites, les peuples d’Iran, de plus en plus électrisés, crieront massivement haro sur les Kurdes sunnites, comme ils l’ont déjà fait à l’échelle réduite de Nagadeh.Le dilemme est cornélien.Les Kurdes auraient pu effectivement résister jusqu’au bout pour Nagadeh, mais sans avoir été au préalable préparés à un tel affrontement, sans s’être véritablement organisés et structurés.Bien qu’étant très écouté de la population, le PDK est encore un parti sans grande ossature, qui a besoin de former des militants de base, pour se ramifier profondément dans la masse et exercer sur elle une influence réelle.— Il nous faudrait une année, une année de tranquillité, nous avouait le docteur Ghassemlou.Alors, nous serions prêts à faire face à n’importe quelle éventualité.Cette année de paix, le nouveau régime iranien n’est pas prêt, semble-t-il, à l’accorder aux Kurdes.Mais lui-même a besoin d’encore un peu de temps avant de s’engager directement.Il lui faut restructurer efficacement son armée, neutraliser les organisations marxistes, qui représentent une certaine force et asseoir le pouvoir de ses phalanges.C’est donc bien une course contre la montre qui est engagée, une course que les maîtres de l’Iran croient pouvoir Sagner, en ne laissant pas aux irigeants du PDK cette tranquillité qu’ils escomptent.Il existe encore d’autres agglomérations comme Nagadeh au Kurdistan, où chiites et sunnites, Azerbaidjanais et Kurdes, sous la poussée du fanatisme religieux et de la haine raciale, peuvent à nouveau s’entredéchirer.— Nous aurions dû sans doute rentrer il y a trois ou quatre ans, révélait Selim, un membre du Comité central du Parti Démocratique kurde, qui a vécu plus de quinze ans en exil.Les risques eussent été grands, mais aujourd’hui, nous posséderions peut-être les militants qui nous font tant défaut.Bien qu’ils se soient âpre-ment battus pour ne pas etre chassés de leur quartier, il n’y a plus un seul Kurde à Nagadeh.Les morts ont été enterrés dans le cimetière de Mahabad, et les rescapés, contraints de vivre sous des tentes, se demandent avec amertume s’ils pourront un jour retourner chez eux.Pendant ce temps, l’armée iranienne et les phalanges intégristes de Khomeiny resserrent leur étreinte autour de Mahabad, cette nef du nationalisme kurde, qui ne réclame au fond, pour les siens, qu’un peu de liberté.Prochain article: Irak, le temps de la souffrance James A.Michener Chesapeake Dans l’immense baie de Chesapeake, quelques familles américaines vivent, de générations en générations, toute l’histoire des Etats-Unis.Traduit de l’américain 780» pages > 19,95 S.I.A.F.ANTIQUITÉS Importations d’antiquités françaises POUR VOUS ÊTRE AGRÉABLES NOUS AVONS DÉMÉNAGÉ AU 430 RUE ST-PIERRE TÉL: 842-5975 Meubles rustiques anciens importés de France meubles, bibelots, bronzes, cuivres, tables de ferme, tableaux, etc.ouvert tous les jours de 11 h A 18h NOUVEL ARRIVAGE 1 0 K J Montréal, samedi 16 juin 1979 LE DEVOIR Ryan: Québec fait des sondages partisans aux frais du public par Bernard Descéteaux QUÉBEC — Le gouvernement Lévesque en commandant un sondage sur la « dualité canadienne » juste avant le référendum a-t-il procédé à une utilisation arbitraire des fonds publics à des fins partisanes dans le cadre de la campagne référendaire?Voilà le débat qui pendant de longues minutes a passionne hier matin l’Assemblée nationale, où le chef de l’opposition officielle, M.Claude Ryan, a longuement interrogé à propos de ce sondage, le premier ministre Lévesque et son ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin.Bien évidemment M.Ryan condamne violemment l’attitude du gouvernement dans cette affaire alors que ce dernier se défend d’avoir quoique ce soit à se reprocher.Cette affaire a commencé jeudi: en réponse a une question de M.Ryan, M.Mo- rin reconnaissait avoir commandé un sondage sur la dualité canadienne, sondage qui est en voie d'être administré sur interview par la maison CROP et qui coûtera $57,000 en fonds publics.Ce sondage cherche, a expliqué M.Lévesque hier à l’Assemblée nationale, à vérifier certaines perceptions que laissent flotter dans l’air des groupes fédéralistes.A cet égard le premier ministre croit qu’il est « parfaitement normal devant les décisions qu’il va falloir prendre dans une question de mois qu'au moins une fois le gouvernement vérifie les perceptions qu'on fait flotter un peu partout dans les rumeurs ».Selon M.Lévesque, c’est la première fois que le gouvernement fait un sondage sur des thèmes généraux de nature politique autour du référendum.Il n’y aurait là rien de mal d’autant plus qu’aucune question de nature partisane, telle la popularité des chefs de partis et autres questions du genre, ne fait partie de ce sondage.Au contraire on fait valoir que c’est d'autant plus normal que de tout temps les gouvernements font de tels sondages sur des thèmes politiques généraux.M.Morin a souligne, à l’extérieur de l’Assemblée, qu’à sa connaissance le gouvernement du Québec en fait depuis au moins 1965 et que l’actuel gouvernement en a fait sur rassurance-automobile, le zonage agricole et les soins de santé.Il cite le cas du gouvernement de l’Ontario qui l’an passé aurait dépensé près d’un demi-million de dollars pour de tels sondages sur toutes sortes de sujets, y compris l’unité canadienne.M.Morin comme M.Lévesque ont aussi couligné avec force que le gouvernement fédéral et de nombreux groupes usaient des fonds publics sur des sondages sur l’unité canadienne sans que personne y trouve à redire.D’ailleurs le sondage en cours a pour but de vérifier un de ces récents sondages et reprend une partie du questionnaire.M.Ryan ne l’entend pas ainsi et il a dit devant l’Assemblée nationale qu'il réprouvait ce genre de sondage, peu importe qu’il soit fait par le Centre d’information sur l’unité canadienne ou par le ministère des Affaires intergouvemementales.En dejors de l’Assemblée, il a expliqué que l’argument « parce que l’autre l’a fait » ne saurait tenir longtemps tant la grossièreté de l’argument saute aux yeux.Pour lui c’est là une utilisation nettement partisane car le questionnaire, qu'il a eu en main, est à son avis nettement orienté pour permettre au gouvernement de manipuler l’opinion publique au moment de formuler la question.Pour M.Morin, l’opposition, en faisant tout un plat de cette histoire, ne fait que chercher à empêcher d’agir le gouvernement alors que les libéraux ont tout le matériel d'information nécessaire de la part de leurs collègues fédéralistes d’Ottawa! Et d’ailleurs il reproche à M.Ryan qui a donné copie aux journalistes du uestionnaire du sondage de tenter ainsi e faire avorter le sondage du fait que les questions étant publiques les résultats peuvent être faussés.D’autre part, M.Ryan a soulevé une autre question, celle du droit à la vérité qu’ont ou non les députés de l'Assemblée nationale.Car dans toute cette histoire, M.Ryan a l’impression de ne pas avoir eu droit à toute la vérité.A l’occasion de l’étude des crédits du ministère des Affaires intergouvemementales le 25 mai, puis du Conseil exécutif le 30 mai.M.Ryan et de ses collègues avaient tenté de s’informer auprès de M.Morin et de M.Lévesque pour savoir si un tel sondage était en cours.Toutes les réponses furent négatives, et M.Ryan s’en étonné d’autant plus maintenant que par hasard justement le 30 mai il recevait copie du questionnaire d’un sondage dont il ne savait pas trop à l’épo-ue qui l’avait commandé.Une drôle ’impression lui est resté car il n’a pu non filus obtenir de réponses trop précises sur ’engagement d’un spécialiste en sondage par les Affaires intergouvemementales, soit M.Edouard Clouuer.M.Lévesque a affirmé hier en Chambre qu’au moment où les crédits furent discutés il n’était pas au courant de ce sondage.M.Morin de son côté signale que si les libéraux lui avaient demandé s’il avait l’intention de faire faire un tel sondage il aurait répondu par l’affirmative, mais qu’on lui a demandé si déjà on en avait fait un.La réponse ne pouvait alors qu’être négative.M.Morin explique que le questionnaire était prêt à la fin mai, mais qu’on n'avait pas encore décidé s’il serait administré en juin ou en septembre.La décision ne fut arrêtée qu’au début de juin d’aller immédiatement de l’avant.Selon lui le sondage n’a lieu qu’à partir du moment où on l’administre , Pour M.Ryan, lors de la commission parlementaire sur les crédits, M.Morin lui avait répondu comme un renard avec toute la jésuitique qui le caractérise.Selon le chef libéral, il n’est plus possible de faire confiance aux paroles de cet homme.a Ü » L’Atlantique en dinghy HALIFAX, Nouvelle-Ecosse (Reuter) — Muni de deux bouteilles de whiskey et de canettes de bière pour se remonter le moral, un marin amateur gallois, Paul Parsons, 30 ans, a quitte Halifax hier pour tenter de réussir la premièrê traversée de l’Atlantique en dinghy.Porteur à l’aéroport londonien d^Heathrow, Paul Parsons a entassé dans son canot de caoutchouc de 5.30 mètres de long, outre ses provisions d'alcool, des vivres pour 80 jours, une pipe et du tabac, des médicaments, des fusées éclairantes et une radio à ondes courtes en cas d’urgence.Le navigateur solitaire a été tiré par un remorqueur jusqu’à une vingtaine de milles au large, pour profiter du Gulf Stream et des vents d’ouest dominants.Il espère toucher la côté anglais dans une soixantaine de jours, après un voyage de 3,000 milles environ.(Photolaser CP) Drapeau souhaite que Montréal prenne la relève de Hollywood par Angèle Dagenais Au cours d’une conférence fort animée au congrès de l’Association des oroducteurs de films du Québec qui se rient présentement dans la métropole, le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a émis le souhait que Montréal prenne la relève de Hollywood comme capitale nord-américaine du cinéma.Le maire de Montréal a en effet avoué pour la première fois sa fascination pour le septième art en disant que s’il n’avait pas « mal tourné il serait peut-être devenu producteur », il a par la suite présenté à l'assemblée des producteurs de films, M.Maurice Saint-Pierre qui deviendra premier commissaire au cinéma de la ville de Montréal.C’est lundi que le Conseil adoptera, « à l’unaminité », d’ajouter M.Dràpeau, les règlements créant ce nouveau service municipal, qui comme on le sait déjà, est l’un des six commissariats qui verront le jour grâce à la CIDEM (commission d’initiative et de développement économique de Montréal).Le commissariat du cinéma verra à donner tout l'appui qu’une administration municipale peut apporter à l’industrie cinématographique pour faciliter la production de tous les films possibles, aussi bien de courts que de longs métrages.Avant que le cinéma ne devienne une industrie, a rappelé Jean Drapeau, les « demandes de fermetures de rues » pour les fins de tournage représentaient plutôt un « embarras ».Le maire a même rappelé un cas où le secrétaire administratif avait été appelé à lire le scénario du film et faire rapport au Conseil, qui n’avait Êas jugé la demande très « sérieuse ».•ans ce temps-là le cinéma se limitait pour la Ville de Montréal à des demandes de fermetures de rues.Mais maintenant que le cinéma est.en voie de devenir une « grande industrie », le maire veut que Montréal puisse goûter à sa juste part du gâteau.« Lundi sera un grand soir », a déclaré le maire de Montréal, visiblement satisfait de l’effet qu’il produisait sur son auditoire, suspendu à ses lèvres.Personne n’a réussi à savoir toutefois comment la Ville entendait stimuler l’industrie cinématographique et avec quels budgets.Le maire de Montréal a rappelé aux producteurs qu’ils étaient « condamnés à la qualité » et qu’il n’y avait pas de place dans le cinéma à Montréal pour la médiocrité.Il a aussi ajouté que l’art ne doit pas être façonné én fonction des profits qu’un gouvernement peut en tirer mais en fonction d’un humanisme et d’une meilleure qualité de vie.Se moquant à peine du nouveau I sous-secrétaire d’Etat dans le gouver- nement Clark, M.Pierre Juneau, qui a pris la parole juste avant lui, M Drapeau a indique ou il était venu annoncer « les nouvelles idées d'un vieux ouvernement » et non, comme M.uneau, rassurer les financiers et administrateurs de l'industrie du cinéma des intentions du « nouveau » gouvernement.M.Juneau ne s est d'ailleurs pas contenté que de vanter les mérites Ju secrétaire d'Etat et ministre des Communications fédérales.M.David MacDonald, en spécifiant qu'il y au-rait des lendemains faciles pour l’in-iustrie du cinéma au Canada car le nouveau gouvernement entendait respecter toutes les ententes élaborées par l'ancienne administration libérale.MM.Parizeau et O'Neill pour leurs parts ne se sont pas présentes hier soir et ont été « excusés » par nul autre que le président du conseil d'administration de l’Institut québécois du cinéma, M.Guy Fournier, qui a précisé que contrairement à M Juneau, il avait été mandaté par les ministériels pour précisément « ne rien dire » aux producteurs, en leur nom ou autrement! M.Fournier se voit peut-être déjà sous-ministre.?Cette journée de séminaires, précédant le congrès proprement dit qui se tient aujourd'hui, a été consacre à la question du financement des productions cinématographiques Différentes conférences sur la fiscalité, la contribution des institutions gouvernementales, le rôle des courtiers, le problème des ventes internationales et des co-productions ont occupé hier les congressistes.M.Michel Vennat, président de la SDICC (Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne) en a profité pour annoncer une nouvelle mesure propre à aider spécifiquement le financement du cinéma québécois.Il a en effet, expliqué qu'a compter de maintenant, les productions francophones que la SDICC acceptait de financer à 50% et qui étaient financées à 50% par les investisseurs privés ne seraient pas tenues de rembourser également et concurremment l'investisseur public.Dans le système actuel, le recouvrement des investissements privés et publics d'une production doit se faire simultanément sur la base SOSO.Avec les nouvelles mesures touchant les productions francophones, les investisseurs privés pourront recouvrer leurs mises intégralement avant que le gouvernement n'exige de recouvrer la sienne.Les productions anglophones ne seront pas affectées par ces règlements car elles jouissent présentement des investisseurs privés qui ont plus confiance en leurs chances de réussite sur le marché nord-américain notamment, à tenu a préciser M.Vennat.CSD: le projet de création de cinq fédérations aboutit à un compromis par Louis-Gilles Francoeur La réforme des structures de la CSD, par laquelle le nombre des fédérations de cette centrale aurait été porté de trois à huit, a été écarté hier par le 4e congrès de cette centrale et sera discuté l’âutomne prochain après consultation de la « base » sur le sujet.Le projet, que l’exécutif croyait « dans la poche », a rencontré une vive opposition, notamment celle de certains permanents qui préfèrent être rattaches à la centrale plutôt qu’à de nouvelles fédérations.La CSD a somme toute poursuivi à sa façon un débat qu’elle avait amorcée alors que ses syndicats étaient encore à la CSN.Il existe en effet, à la CSD comme à la CSN, deux tendances: l’une propose un regroupement des travailleurs dans des structures moulées sur le type d’occupation professionnelle et l'autre opte pour le regroupement sans cloison entre les groupes professionnels en partant du principe que les problèmes sont les mêmes devant le patronat.A la CSD, on reconnaît d’autre part qu’il est inutile de multiplier les fédérations ou d’en faire naître qui ne seraient pas viables en raison du petit nombre de syndicats qu elles regrouperaient.C’est pourquoi la proposition de l’exécutif, mise à l’écart pour l’instant, proposait une série de critères devant présider à la naissance d’une fédération.En dépit des précautions prises par l’exécutif dans ce domaine, le débat devait donner raison aux adversaires de la proposition.Un compromis temporaire a toutefois été trouvé.Les syndicats pourront se regrouper en « secteurs », ce qui implique qu’il n’y aura pas d’instances formelle entre eux et la centrale.Ces secteurs constitueront des regroupements relativement homogènes, calqués en quelque sorte sur le projet des cinq fédérations, mais ces memes secteurs n’auront pas les pouvoirs et l’autonomie administrative des fédérations envisagées.Les syndicats regroupés en secteurs devront néanmoins se réunir une fois l’an, aux frais de la CSD, afin de discuter de leurs problèmes communs, a décidé hier le congrès.En somme, on préfère procéder par étapes et voir dans les faits si les rapprochements envisagés sont viables et stimulent les syndicats en vue d’un regroupement plus formel, qui ne pourra survenir avant le prochain congrès.Le congrès de la CSD a d’autre part institué cinq régions administratives dans lesquelles les syndicats locaux apprendront à se parler et à faire l'examen en commun de leur problèmes et, notamment, la critique des services de la centrale.Il ne s’agit pas d'une copie des Conseils centraux de la CSN, véritables Les débardeurs de la Côte ouest rentrent après 11 jours de grève VANCOUVER — Le nouveau gouvernement conservateur a passé avec succès sa première épreuve sur le front des relations du travail.Le syndicat des débardeurs de la Côte pacifique a en effet renoncé à son mouvement de grève 11 jours après son déclenchement sans que M.Clark soit obligé de recourir, comme M.Trudeau avait dû le faire en 1975, à une solution législative du conflit.Le premier ministre sera donc probablement soulagé de ne pas avoir dû con- voquer les députés pendant la période de rodage de la nouvelle administration.Les débardeurs se sont prononcé jeudi soir en faveur d’une ratification de l’entente intervenue dimanche dernier avec l’aide du négociateur en chef du ministère fédéral du Travail, M.William Kelly, et le travail devait reprendre hier dans la soirée.Les débardeurs n’ont pourtant pas obtenu grand-chose après 11 jours de grève.Tout comme les propositions qu’ils avaient rejetées par une seule voix de ma- jorité avant le déclenchement du débrayage, le nouveau contrat prévoit une hausse annuelle de 90 cents du taux de base horaire de $9.10, et ce dans le cadre d’une entente de trois ans.Pour répondre aux inquiétudes que soulevaient la durée du contrat et les incertitudes de l’inflation, le médiateur fédéral a obtenu l’inclusion d’une clause de réouverture du contrat la troisième année au cas où la hausse du coût de la vie dépasserait 20% dans le courant des 24 premiers mois.organes décisionnels qui représentent les syndiqués au plan politique local et qui dispensent des services aussi importants que celui des grèves.À la CSD, il s’agit d'un pas plus modeste qui pose néanmoins les jalons d’une vie syndicale régionale plus articulée.Les syndicats d’une même région devront se réunir en effet au moins une fois l’an.Dans un autre ordre d’idées, la CSD tente de décentraliser ses services en acceptant le principe d’un remboursement de cotisation aux syndicats qui se doteront des services de permanents syndicaux.De la sorte, les permanents de la centrale pourront consacrer plus de temps aux autres syndicats qui n’ont pas les moyens de s’offrir de tels services.Les syndicats pourront aussi se regrouper pour se donner « leurs » permanents.Dans de tels cas, ces « agents d’affaires » seront techniauement les employés de la centrale et celle-ci ainsi que les syndicats négocieront le partage des coûts et des services rendus.Le 4e congrès de la CSD, qui se termine aujourd'hui à Québec, a d’autre part décidé de se doter d’une équipe autonome de recruteurs.Il est un petit fait banal, survenu hier au congrès de la CSD, qui constitue toutefois un précédent digne de mention.En effet, des métallos de la FTQ, employés de la compagbie Les Câbles Industriels, ont obtenu hier la permission d’ériger un kiosque dans les couloirs du congrès de la CSD pour vendfe divers objets fabriqués par les grévistes pour garnir leur fonds de grève.Ces métallos de la FTQ ont d’autre part obtenu la permission de s'adresser aux délégués dans le corridor adjacent à la salle du congrès et, comme l'a souligné le vice-président, M.Jean-Paul Hétu, « la réaction des délégués fut très positive par rapport à ce précèdent.» rAWTIfliUail À 7 h 30, tournoi annuel des chauffeurs routiers de l'Association du camionnage du Québec, à Notre-Dame-des-Laurentides ¦ De 9 h à 15 h, inspection et vente publique de véhicules excédentaires du gouvernement fédéral, au garage de la Corporation de disposition des biens de la Couronne, à Ville Saint-Pierre ¦ À 10 h, colloque sur le dialogue entre les groupes minoritaires des Cantons de l'Est et le gouvernement du Québec, à la polyvalente Alexander-Galt de Lennoxville.Le colloque sera présidé par M.Camille Laurin, ministre d'Etat au Développement culturel.¦ De 10 h à 17 h, ainsi que demain, visite publique du jardin Van Den Hende et des serres, au pavillon Comtois de l'Université Laval.¦ De 13 h à 19 h, kermesse traditionnelle de l'Association mexicaine du Canada, à la polyvalente Lucien-Pagé, 8,200 boul.Saint-Laurent.¦ À 13 h, journée pour les anciens élèves de l'Institut des sourds de Montréal, qui célèbre son 130e anniversaire, au 7400 boul.Saint-Laurent.¦ À 14 h, assemblée de fondation d’un mouvement québécois voué à la solidarité multiforme avec les peuples qui luttent contre l'apartheid en Afrique australe, à l'Union française, 429 rue Viger.¦ À 14 h, départ d une manifestation des gais et lesbiennes de la métropole, du carré Saint-Louis, jusqu’au parc Lafontaine.¦ À 15 h, inauguration de l'abattoir de Ferme-Neuve par M.Jean Garon, ministre de l'Agriculture, suivie d’une fête champêtre.¦ À 20 h, assemblée générale annuelle d'Am-nistie internationale, section francophone du Canada, à la maison de Jeunesse Canada Monde de la Cité du havre Invité: M Jacques Couture, ministre de l'Immigration du Quéfeec ¦ À 20 h, spectacle de la troupe Théâtre à l’ouvrage, à la polyvalente Jeanne-Mance, angle Rachel et Bordeaux ¦ À 20 h, spectacle gratuit d'airs d'opéra et d'opérette par le choeur Arts et Gaieté, à la mai- son Saint-Antoine, 6240 de Lanaudière •fi Le congrès des professionnels en formation scolaire se poursuit jusqu'à demain, au Holiday Inn de Longueuil.¦ L'Association québécoise des photographes amateurs tient son assemblée annuelle jusqu'à demain, à l'hôtel Le Baron de Trois-Rivières Exposition d'environ 500 photos.¦ Le 4e congrès biennal de la Centrale des syndicats démocratiques prend fin au Centre municipal des congres, à Québec ¦ Début du congrès de médecine de laboratoire, jusqu’à mercredi prochain, a l’Université Laval.Demain A 9 h 30, session de clôture du 29e congrès annuel de la Chambre de commerce du district de Montréal, à l’hôtel Mont Tremblant ¦ A 11 h, messe en l église Notre-Dame, avec la Rarticipation d’une cnorale mixte dirigée par larcel Laurencelle et de l'organiste Pierre Grandmaison ¦ A 12 h 30 et 15 h 30, démonstrations de dressage dé chiens, au parc Safari de Hemming-ford.a A 14 h 30, assemblée mensuelle de TAssocia-tion des femmes célibataires, au centre Saint-Pierre, 1205 rue Visitation ¦ A 15 h, récital de Garnet Menger au grand-orgue, suivi à 17 h d'une célébration selon le rite arménien catholique, en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde ¦ A 20 h 30, causerie de M.Keith Spicer marquant l'inauguration du congrès annuel de l'Association des services aux étudiants des universités du Canada, à l’Université de Sherbrooke.Le congrès se poursuit jusqu'au 20 juin.¦ L'Association pour le jeune cinéma tient son assemblée générale annuelle à l'Institut d'hôtellerie du Québec, carré Saint-Louis ¦ Fête de toutes les familles Turcotte-Turcot du Canada français, à Sainte-Famille, ile d'Or-! iéans.t r a.^ Domino X* 4V Pipe et pipes Ce livre est un résumé de l’histoire de la pipe et de son usage.Le non fumeur y découvrira des faits cocaces tandis que le fumeur y trouvera des renseignements utiles qui lui permettront de mieux apprécier et de mieux choisir ses pipes.Les bricoleurs y découvriront la manière de fabriquer soi-méme une pipe ou un calumet à la façon des Amérindiens.163 pages ' $4.00 Les Editions Domino 3465 Côte-des-Neiges Suite 50 Nom:.Adresse .Ville.Province.Code postal Signature.Ci-|omt ?Mandat ?Chèque ?Master Charge Pipt tt Pipes.$4 00 N D 16-6-79 Mtl Qué H3H 1T7 ?Charge* 4 ¦ Montréal, samedi 16 Juin 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Rédacteur eri chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Trésorier: le 10 janvier 1910 Michel Roy Jean Francoeur Pierre Loignon' Bernard Larocque ’ Lise Bissonnette La responsabilité du chef libéral LE nouveau Parti libéral de M.Claude Ryan est plongé dans le plus grand embarras.La commission d’enquête sur le coût de la 21e Olympiade a mis en preuve que des entrepreneurs olympiques avaient versé des sommes importantes à l’ancienne caisse libérale ou à l’un de ses fiduciaires reconnus.D’après les témoignages et les documents rendus publics par le juge, M.Albert Malouf, plus de $700,000 auraient ainsi été versés à titre de contributions politiques.Il est possible que certaines de ces souscriptions aient été faites non pas en considération de contrats ou de faveurs olympiques, mais en raison d'autres travaux accordés par le gouvernement Bourassa à l’époque.Par contre, il serait bien surprenant que les firmes Régis Trudeau et Associés et Desjardins et Sau-riol aient été les seuls entrepreneurs olympiques à verser des contributions de cette nature.Aussi, même si le nouveau chef libéral tente de minimiser l’importance ou d’ignorer la destination de toutes ces sommes, le public reste avec raison sceptique et méfiant.M.Claude Ryan commettrait une grave erreur politique en se retranchant derrière le rapport à venir de la commission Malouf.¦ En effet, le juge Albert Malouf et ses collègues n’avaient pas pour mandat d’enquêter sur la caisse électorale du Parti libéral du Québec (ou du Canada).C’est en quelque sorte par ricochet que la vieille caisse occulte a été mise en cause.C’est par accident que la commission a fait quelques révélations explosives.À moins qu elle nous ait réservé des surprises pour'son rapport final, rien ne nous autorise à croire que la commission d’enquête a pu vérifier les contributions politiques de tous les entrepreneurs olympiques.En conséquence, nous ne pouvons présumer que la commission d’enquête a eu en mains tous les éléments de preuve pour faire, au sujet de versements répréhensibles à la caisse libérale, des recommandations pertinentes ou complètes.La logique du chef libéral manque de traspa-rence.Va-t-il tirer d’une absence de recommandation à ce sujet dans le rapport Malouf un certificat de virginité pour la caisse dont il a hérité?De même, dans ses déclarations à la presse et à la télévision, M.Claude Ryan incite le public à se demander si les $700,000 sont bien allés dans les coffres libéraux ou, au contraire, n’ont pas été détournés à d’autres fins.Ces distinctions sont peut-être opportunes, mais elles ne sauraient faire oublier l’essentiel du problème qui se pose au chef et au « nouveau » parti libéral.D’après les éléments de preuve — tantôt probants tantôt encore contradictoires — révélés par la commission Malouf, en plus de la caisse électorale proprement dite, une petite caisse était à la disposition du chef du parti (et chef du gouvernement), comptes auxquels se serait ajoutée une « enveloppe » renfermant quelques milliers de dollars à la disposition de M.Robert Bourassa pour certaines dépenses « sociales ».Il est arrivé, d’après des documents bancaires tombés entre les mains des enquêteurs, que la deuxième caisse ait été alimentée par la première.Il ne sera jamais possible de faire toute la lumière sur ces contributions occultes qu’à bon droit M.Claude Ryan fustigeait dans le passé.Toutes les souscriptions n’étaient pas faites par chèque ou autre instrument bancaire.Certaines ont été remises de main à main en espèces sonnantes et trébuchantes.Depuis le temps où, en 1959, M.Lesage et cinq autres dirigeants du Parti-libéral s’associaient en Cour supérieure « en association de bonne foi, sans but lucratif ou commercial, sous la raison sociale de Fonds de la libération », bien des libérateurs ont pu tirer au passage des avantages fort lucratifs de la caisse libérale et des souscriptions qui passaient entre leurs mains.Mais il devrait bien rester de la fiducie d’après 1970 suffisamment de documents pour établir qui a versé quoi au trésor du parti.Or, ce n’est pas le juge Malouf mais M.Claude Ryan qui est désormais en possession des archives au parti, qui détient l’autorité voulue pour confesser les fiduciaires survivants, pour établir l’origine et la destination des fonds ainsi recueillis avant qu’il devienne chef du PLQ et responsable de son financement « propre ».Il n’a pas à attendre qu’une cour fasse la preuve d’un versement illégal ou d’une consideration immorale pour vérifier la' provenance des sommes qui, sous la nouvelle loi, ont été vidées de la caisse occulte à la caisse légitime.Il n’a pas non plus à attendre que preuve soit faite que certains personnages ont pu se graisser au passage, pour vérifier si les sommes encaissées par le parti étaient dignes de passer dans la succession sans bénéfice d’inventaire.Les tripotages présumés ou appréhendés de certaines vedettes de l’ancien regime ne sauraient être une marque de l’intégrité du nouveau PLQ.Encore moins la nouvelle loi qui régit désormais le financement du parti peut-elle blanchir des sommes qui n’ont pas été démocratiquement et moralement sollicitées ou reçues.Certes, on ne saurait refaire l’histoire ni demander aux vieux partis de rembourser rétroactivement les sommes occultes qui leur ont permis de prendre le pouvoir avec un avantage malhonnête sur leurs adversaires.Généreuse, la loi a permis aux partis de garder à leur disposition les fonds non dépensés de leurs anciennes caisses.Mais on croyait que le chef libéral avait pour son parti d’adopùon des exigences morales et politiques plus élevées.M.Claude Ryan s’est abstenu ostensiblement de toute- contribution « corporative » dans sa course contre M.Raymond Garneau.Fort bien.Mais alors en vertu de quel accommodement avec le ciel l’ancien mammon d’iniquité serait-il devenu un honnête serviteur?¦ S’il est un calcul qu’il importe au chef libéral de faire, c’est bien de mesurer les lourds intérêts politiques qu’il perd avec le capital financier conservé de l’ancien régime.L’actif principal qu’a apporté M.Claude Ryan au parti libéral n’est pas d’abord son leadership ni sa compétence en matière constitutionnelle, mais l’intégrité indiscutable à laquelle aspiraient désespérément les militants du parti.Certes, les manipulateurs de la vieille garde ne détesteraient pas que le successeur de Robert Bourassa apprécie mieux certaines pratiques du passé; mais sûrement en va-t-il tout autrement des simples militants et électeurs libéraux.Les symboles ne sauraient se substituer à la réalité, mais s’il est une image avec laquelle le PLQ doit rompre, s’il est un lien avec le passé qui doit être coupé impitoyablement, c’est celui-là.Autrement, le chef libéral donnera en cadeau, sur un plateau d’argent, à ses adversaires du Parti québécois une cause et un crédit moral qu’ils ne manqueront pas de monopoliser à nouveau, même si à l’usage du pouvoir, il leur arrivait, et plus tôt qu’on ne le croit, d’en être indignes.C’est pourquoi, au lieu de tergiverser, M.Ryan devrait non seulement vérifier lui-même ce qu’il en est de l’ancienne caisse, mais, publiquement, disposer du reliquat.Jean-Claude LECLERC L’axe Québec-Manitoba parTom Sloan Un des plus tristes spectacles à voir durant ces derniers jours a sûrement été celui de l’entente, plus ou moins tacite mais réelle, entre les gouvernements du Québec et du Manitoba sur la question des droits linguistiques.Ce n’est certainement pas la première fois que ces deux étranges alliés se donnent la main.Quand la question des droits minoritaires s’est posée récemment à une conférence fédérale-provinciale, ils ont aussi fait front commun.La semaine dernière, cette alliance de fait a été, pour ainsi dire, consacrée par l’intervention du gouvernement du Manitoba devant la Cour suprême du Canada pour appuyer le gouvernement du Québec dans sa determination de restreindre l’usage de l’anglais devant les tribunaux et à l’Assemblée nationale.Une seule autre province, le Nouveau-Brunswick, s’est intéressée activement à la cause mais, dans son cas, pour défendre les droits minoritaires.Venant de la seule province au Canada qui est actuellement officiellement bilingue, cette décision n’est guère étonnante.Sans aucun doute la situation de la population acadienne du Nouveau-Brunswick est loin d’être idéale; il reste beaucoup à faire.Mais au moins, au-delà d’un geste symbolique qui est en soi important, ces dernières années, ont été témoins de progrès réels.Et le fait que tous les partis politiques sont d’accord sur les buts est de bon augure pour l’avenir.Quant au gouvernement du Manitoba, il n’est pas difficile de trouver ses raisons.Sous peu, en effet, ce même gouvernement comparaîtra devant cette même cour pour essayer d’expliquer pourquoi il ne lui incombe pas de reconnaître pleinement les droits du français tels qu’ils sont énumérés dans l’Acte du Manitoba, qui réglait l’entrée de cette province dans la Confédération en 1870.Vingt ans plus tard, on le sait, ces droits ont été brimés par un gouvernement provincial résolument antifrançais.Voilà qu’un autre gouvernement, certainement le- plus antifrancophone du Canada à l’heure actuelle, lutte désespérément pour ne pas avoir à céder devant un citoyen intrépide de Saint-Boniface, M.Georges Forest, et sa croisade pour redonner à la langue française les droits qu’elle devrait avoir dans cette province.En soutenant le gouvernement du Québec, le premier ministre Stirling Lyon n’a donc rien à perdre, et beaucoup à gagner.Si le cynisme du gouvernement ma-nitobain est facilement perçu — surtout par les deux minorités concernées, francophone au Manitoba et anglophone au Québec, que dire du gouvernement québécois?Tout indique que M.René Lévesque et ses collègues ont été gênés par la présence devant la cour de cet ami de circonstance qu’est le Manitoba.Le gouvernement du Québec n’est peut- être pas tellement moins cynique que les autres; mais il n’est pas plus cyni-ue non plus.Dans cette galère, celui u Manitoba est sûrement unique.Il reste qu’en matière linguistique, c’est précisément le seul gouvernement au Canada sur lequel celui du Québec peut compter pour « comprendre » certaines de ses mesures.Le Québec, à son tour, est-il censé « comprendre » la philosophie linguistique de M.Lyon?La question peut légitimement se poser.Il existe, certes, d’autres alliances de fait dans d’autres domaines qui pourraient, de prime abord, sembler plutôt étranges.Les gouvernements du Québec et de l’Alberta, par exemple, font souvent route ensemble lorsqu’il s’agit de contester le droit du gouvernement central de prendre certaines initiatives économiques à l’échelle du pays.Il y a néanmoins une différence énorme entre une telle alliance et la filière manitobaine d’aujourd’hui.En dépit de leurs autres désaccords idéologiques, le Québec et l’Alberta ont au moins une chose vraiment en commun: une détermination profonde de protéger leur autonomie et de lutter contre ce qu’ils perçoivent comme une ingérence fédérale indue dans des domaines qui, ils en sont convaincus, leur appartiennent.Qu’ils aient tort ou raison de former cette sorte d’alliance, on ne peut accuser le Québec ni l’Alberta d’adopter une attitude cynique.Au contraire, ils suivent tous les deux une tradition anti-centraliste qui est bien ancrée dans les traditions fédérales au Canada.Et une telle entente contre le gouvernement fédéral ne pourrait etre qualifiée de honteuse, comme pourrait l’être, par exemple, une alliance faite sur le dos de deux minorités.Il est clair que les situations des deux minorités en question sont bien différentes.Au Manitoba, il s’agit d’un groupe qui souffre depuis presque un siècle d’une politique éhontee de discrimination, mais qui a maintenant le vent dans les voiles dans sa croisade pour retrouver une mesure de cette justice qui pendant trop longtemps lui a échappé.Au Québec, il s'agit d’une minorité qui a toujours été très bien traitée, qui reste puissante, mais qui, par la force des choses, s’affaiblit de jour en jour.Sa lutte à elle vise à garder certains droits acquis, à la fois collectifs et individuels.Les situations sont différentes, mais le principe est fondamentalement le même: jusqu’où va le sens de la justice et de la générosité d’une majorité bien implantée, et du gouvernement qui la représente, envers une minorité qui demande à gagner, ou à garder des droits?Les gouvernements actuels du Manitoba et du Québec, par leurs plaidoiries plus ou moins conjointes devant la Cour suprême, nous ont donné leurs réponses: pas loin.Ni l’un ni l’autre, peut-on espérer, ne représente vraiment l’attitude de sa majorité respective.La nouvelle assemblée de l’Europe par Jacques Fauvet directeur du MONDE Élue au suffrage universel direct, la nouvelle Assemblée des Communautés européennes sera plus légitime, plus responsable, plus attentive peut-etre aux courants qui traversent le monde en cette fin du vingtième siècle.En majorité de centre droit, naturellement plus soucieuse de sécurité que de justice, la nouvelle Assemblée ne saurait orienter la Communauté dans un sens plus social, moins encore socialiste L’« Europe des travailleurs » n’est pas pour demain.Plus conservatrice, la nouvelle Assemblée sera plus méfiante, plus exigeante à l’égard de l’Est.Et ce caractère, comme le précédent, sera plus accentué si, comme il est désormais possible, les démocrates-chrétiens de la C.D.U.-C.S.U.succèdent l’an prochain aux sociaux-démocrates du chancelier Schmidt.¦ En dépit — ou à cause — de la crise économique, les quatre principaux pays de la Communauté s'éloignent de la gauche.Est-ce parce que la crise est finale- ment moins générale, plus sporadique, ne frappant que certaines régions ou certaines professions?Est-ce parce qu’elle est moins profondément ressentie, parce que ses effets sont amoindris par les solidarités ou les aides publiques?Est-ce, plus vraisemblablement, parce que, face à l’inquiétude du lendemain, les salariés sont, comme les États, plus soucieux de sécurité et de stabilité,que d’agitation ou même de changement?Toujours est-il que dans aucun pays la crise n’avantage plus la gauche, et que, là où elle est au pouvoir, elle en subit l’usure, même si, comme le soutiennent les communistes, les sociaux-démocrates y font la politique de la droite.Pour la France, il y a plusieurs lectures à faire et plusieurs leçons à tirer du scrutin du 10 juin.Le langage qui passe le mieux, surtout à travers 1 audio-visuel, est le plus simple et le plus direct, même s'il n'est pas toujours le plus sincère ou le plus exact.Etre « pour » ou « contre » est compris.Etre à la fois « pour » et « contre » qu'à certaines conditions est mal compris.Les gaullistes et, dans une moindre mesure, les socialistes ont paru l’oublier.Les uns et les autres ont également pâti de leurs divisions.Mal remis d’un congrès qui aurait dû être celui de l’unité et ne l’a pas été, le parti socialiste n’a pu mobiliser tous ses adhérents ni tous ses électeurs.Empêtrés dans ses contradictions, soit internes, soit à l’égard du pouvoir, le mouvement gaulliste a cru pouvoir y échapper par des éclats et des « sorties » qui ont inquiété.Peut-on impunément condamner toute une politique, non seulement européenne, mais economique, sociale, monétaire, et refuser obstinément de censurer le gouvernement et, à travers lui, le président?Une des lectures du scrutin permet, il est vrai, de conclure au rejet de cette politique par les trois quarts du pays puisque seule la liste de Mme Veil la défendue contre les gaullistes, les socialistes, les communistes et les autres.On le savait déjà à travers tous les sondages; on le sait mieux encore: en ce domaine, le premier ministre n'a pas la confiance de la majorité de l'opinion, encore qu’il soit injuste de distinguer sa politique de celle du président pour épargner ce dernier.Une lecture purement européenne du scrutin est plus satisfaisante pour le pouvoir dans la mesure où, en théorie, giscardiens et socialistes pourraient se retrouver autour d’une même politique; ils disposent ensemble de la majorité absolue.le temps d’un scrutin.Pour qu’ils se rejoignent à Strasbourg, à défaut de pouvoir le faire à Paris, il faudrait que le président de la République ressorte de ses tiroirs les innombrables rapports économiques et sociaux qu’il a demandés et accumulés depuis 1974.Et d'où rien, ou presque, n'est sorti.Les progrès des centristes et des conservateurs dans les neuf pays, les écologistes, souvent inclassables, faisant ici et là, et notamment en France, la balance entre la gauche et la droite, rendent peu probable une évolution politique et culturelle de la Communauté.Face à la crise et à la violence, les « petites classes moyennes » se tournent plus vers la droite que vers la gauche.Or ce sont elles qui font la balance entre les deux camps, notamment en France.(Le Monde) mm ¦ Retour à Notre-Dame-des-Neiges (Lettre adressée d Gilles Provost, journaliste au DEVOIR).À la lecture de votre article, intitulé « Notre-Dame des Neiges — Une décision entachée de nombreuses irrégularités », paru dans LE DEVOIR du 8 juin 1979, je constate à regret, que les faits et les paroles, que vous avez pourtant la tâche de rapporter fidèlement et exactement, ont été interprétés et incorrectement compris si je m’en remets à ce que je lis: En effet, vous écrivez: « Quoi qu’il en soit, les commissions scolaires, selon Me Pomminville, ne peuvent gérer que des écoles de leur propre confession religieuse et n'ont pas reçu le pouvoir délégué de gérer d'autres écoles.A l’appui de cette prétention, il soulignait que seuls des catholiques peuvent être commissaires dans une commission scolaire catholique.» Devenant juriste, vous poursuivez en invoquant l’article 40 de la Loi de l’instruction publique qui dirait, selon vous, exactement le contraire.M.Provost, si un tel article de la Loi de l’instruction publique dit le contraire de ce que vous avez compris de mon ¦ Jérusalem, ville Dans son article du 8 juin 1979, le professeur Antoine Ayoub n’a rien oublié — même la menace n'est guère étrangère dans ses propos.Son article contient plusieurs arguments fallacieux qu’il faut rectifier.Rappelons certains faits déjà oubliés.1- Jamais la liberté du culte n’a-t-elle été mieux assurée à Jérusalem que depuis la réunification de la ville en 1967.Le mur occidental (nommé mur des Lamentations par le général Allenby en 1917) avait été transformé en latrines par les autorités jordaniennes, les pierres tombales de cimetiè- rapport, ce n’est certes pas l’article 40, mais l’article 49.Mais davantage, vous avez mal interprété mes propos.Et pour votre bénéfice, je vous rappelle les paroles que j’ai effectivement prononcées.La Loi qe l’instruction publique, par son article 49, consacre le caractère confessionnel, catholique ou protestant, des commissions scolaires de toute la province de Québec.Pour les Commissions des écoles catholiques de Montréal et de Quebec ainsi que pour les Commissions des ecoles protestantes de Montréal et Québec, ce caractère confessionnel trouve sa source, non seulement à la Loi de l’instruction publique, mais davantage, à l article 93 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui a garanti définitivement les droits et les obligations que l’article 130 de l’Acte de 1861 (S.R.B.C., ch.15) leur avait conférés d’être confessionnelles, protestantes ou catholiques.Or, ce n est qu’à l’égard de ces quatre corporations scolaires que les commissaires ne peuvent être que ou catholiques ou protestants, selon le cas.ouverte res juifs étaient saccagées, alors que l’accès aux Lieux Saints était interdit aux Israélites; la haine avait atteint son paroxisme lorsqu’on interdit aux musulmans citoyens d’Israël de se rendre à la Mecque pour le Hajj (pèlerinage).2- Les États arabes disposent de territoires immenses et d’un lieu religieux central à l’Islam — la Mecque.Par contre, si l’Arabie Séoudite est Judenrein, rien n’empêche ui que se soit de venir prier à érusalem à l’heure et au jour qu’il veut.3- Alors que le Saint Siège entretient des relations avec Vous vous rappellerez, sans doute, m’avoir entendu rapporter une décision du Conseil Privé, rendue dans l’affaire Hirsch (Hirsch et al vs Protestant Boards of School Commissioners of Montreal et als — 1930 — vol.48, C.B.R.115) qui confirmait mon affirmation, à mon avis.En conséquence, Monsieur, lorsque vous affirmiez que j’ai souligné « que seuls des catholiques peuvent être commissaires dans une commission scolaire catholique », il me semble que vous ayez omis une nuance importante qui rend votre « commentaire juridique » moins à propos.Jean POMMINVILLE.Montréal, 8 juin Dans un sujet aussi compliqué, notre correspondant se serait évité une telle méprise s’il avait consenti à remettre par écrit au représentant du DEVOIR le texte exact de son avis juridique plutôt que de se limiter à de simples commentaires oraux.LE DEVOIR serait heureux de le publier s'il daignait nous le taire parvenir.G.D.Israël, les raisons pour lesquelles le Vatican refuse de reconnaître l’Etat d’Israël sont des plus obscures.Le prétexte officiel est que cela pourrait nuire aux minorités chrétiennes d’Orient.Or, l’on sait très bien qui a protégé ces minorités (maronites et autres) lorsqu’elles ont été opprimées.Dans le même ordre d’idées, pourrait-on savoir si le Vatican est gêné que l'Irak massacre depuis des années ses minorités ethno-religieuses tels que les Kurdes, les Bahaïs, ou les Assyriens?Albert DERHEM Montréal, 12 juin ¦ Le premier ministre et Jérusalem « Les peuples ont le gouvernement qu’ils méritent.» Nous avons au Canada, un premier ministre qui pose déjà des gestes remarquables et sans consulter qui que ce soit.Il en a donc tout le crédit.Ainsi le Canada, à la face du monde va.consacrer par la voix de son chef politique et peut-être par le geste également du transfert de l’ambassade à Jérusalem, que le Canada se « fout » de tout le monde et de tout.On a des principes ou non!.Que •diable! À moins de se croire très « réaliste »?Que Jérusalem ne doit pas être considérée comme la « Ville Sainte » des croyants mais que c’est une capitale tout simplement.Et que l’on peut renvoyer aux calendres grecques les résolutions des Nations unies notamment celles qui ont trait au statut de Jérusalem.C’est magnifique comme premier geste et cela promet pour l’avenir.Le premier ministre juge que Jérusalem vaut bien 100,000 votes juifs à Toronto.Pourtant la question de Jérusalem est l’une des plus délicate et l’une des plus épineuse qui soit.C’est une question qui intéresse non seulement Juifs et Arabes mais aussi les chrétiens à travers le monde de même que les musulmans.Le premier ministre ose la régler sans plus.Félicitons-nous donc d’être canadiens! En somme, tout s’achète, tout se vend.Ce semble bien la moralité de cette histoire.Henriette BOURQUE Ottawa, 14 juin ¦ Les courbettes doivent cesser L’impasse dans laquelle les grandes entreprises placent les Québécois, en menaçant de déménager leurs sièges sociaux, nous oblige à réévaluer les règles du jeu du système capitaliste.Ces règles permettent que le cinquième supérieur de la population (selon un rapport de Statistique Canada) s’accapare annuellement 42.6% du revenu national au Canada alors que le cinquième inférieur ae la population n’obtient que 4%.L’écart entre les riches et les pauvres se traduit concrètement par des châteaux avec Mercedez à la porte dans des ghettos pour riches et en contrepartie, par des taudis dans les quartiers pauvres.Faut-il accepter qu'un Canadien sur cinq vive sous le niveau de la pauvreté?Pour le Parti québécois, qui imite timidement plusieurs pays européens sociaux-démocrates, le temps est venu de corriger un tant soit peu cette situation immorale.Ainsi, le salaire minimum a été augmenté jusqu'à $3.47 au grand déplaisir des magnats de l'économie capitaliste.Mais bon Dieu!, $3.47 l’heure, c’est pas la mer à boire.Allez y voir, ceux qui dénoncent de telles politiques reçoivent souvent des salaires exorbitants qui leur permettent de se la couler douce.M.Groome, par exemple, qui est président de Hilton Canada et directeur général de l’hôtel Reine-Elizabeth (celui-là ne doit pas gagner $3.47 l’heure!) prétend ue les grandes entreprises éménageront leurs sièges sociaux de Montréal si on continue à les maltraiter.On n’y gagne pas en jouant avec ces calculateurs de profits.Un jour, ils quitteront aussi l’Ontario (c'est déjà fait dans le cas de certaines multinationales) pour aller s’installer dans des pays dictatoriaux où les ouvriers travaillent comme des esclaves.Ça suffit! Le temps est venu pour les Québécois de tenir tête à ces bandits de grands chemins.Raymond JOLICOEUR Montréal, 31 mai LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le 9ége social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par rimpnmerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivln, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT; Édition quotidienne.$65 par année; six mois: $36; trois mois: $24 A l'étranger ' $70.par année, six mois: $38; trois mois: $27.Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne livrée à domicile par porteur $150 par semaine Tarif de l a-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TËLÊPHONE: *44-3361 (lignes groupées) _____________________________> » -r Le Devoir, samedi 16 juin 1979 ¦ 5 J acques DUFRESNE Le mensonge inflationniste LKS économistes ont beau lui répéter que son $15,000 d'aujourd'hui ne vaut pas son $7,000 d'il y a 10 ans, le brave homme moyen demeure plus sensible à l’illusion du gros chiffre qu’à la réalité de son pouvoir d’achat.C’est pour-quoi, à court terme du moins, l’inflation est rentable pour les pouvoirs établis.Il en va de même pour les diplômes.Vous avez beau démontrer qu’ils se dévaluent, on continuera d’être plus impressionné par les titres ronflants que désireux d’en mesurer le contenu reel.L’inflation ne se limite pas à ces deux domaines.Elle est un syndrome, c’est-à-dire le signe d’un mal complexe et généralisé.Elle existe dans le langage, par exemple Marcel Aymé a écrit des pages inoubliables à ce sujet dans le Confort intellectuel.Voyez, disait-il, comment on use et abuse de mots qui ne veulent plus rien dire à force de vouloir trop dire : fantastique, extraordinaire, sensationnel, formidable, épatant, inouï et superbe Ils sont tous synonymes.L’ivrogne en train de vomir et le chef-d’oeuvre sont des choses également inouïes et superbes.« Quand les mots se mettent à enfler, quand leur sens devient ambigu, incertain, et que le vocabulaire se charge de flou, d’obscurité et le néant péremptoire, il n’y a plus de recours pour l’esprit.On ne pèse pas avec des faux poids ni avec de fausses balances.Est-ce que la plupart des mots sur lesquels nous vivons aujourd’hui, ceux qui nous servent à expri mer notre position d’hpmme par rapport aux autres hommes, ne sont pas faussés, dénaturés?» Dans le monde des sentiments, l'inflation prend le nom de suréchère affective ou plus communément d’hystérie.On soupire alors par indifférence.On meurt et on ressuscite pour un rien On compense par des manifestations extérieures exagérées l’absence de réactions intérieures authentiques.Un savant psychologue allemand, Klages, a défini ce mimétisme: « Il est, dit-il, la réaction du besoin de représentation sur le sentiment de l’impuissance à vivre ».Les gens qui parlent souvent du vécu ne sont pas nécessaire- ment ceux qui vivent le plus.Le besoin de consommer est lui aussi inflationniste.Acheter c’est parler.Acheter beaucoup c'est crier; pour rien le plus souvent, pour dire son ennui, son vide, son'désespoir parfois.L’inflation est aujourd'hui si répandue ue la plupart tie nos idéaux, sont, sous es noms divers, un même remède contre ce mal unique et fondamental.L’authenticité, par exemple, est la capacité de mettre l’expression au diapason des sentiments, de supporter le silence et le vide jusqu’à ce qu une émotion réelle apparaisse.La simplicité volontaire c’est l’authenticité dans nos rapports avec les objets; c’est le remède spécifique contre la manie de la consommation Notre désir de protéger les derniers ilôts de verdure et de vie sauvage provient sans doute de l’intuition d’un lien mystérieux entre les réserves de la nature et celles de l'âme humaine.La personne hystérique, inauthentique est celle qui est toute entière en spectacle, toute entière étalée, donc sans réserve, aux deux sens du mot.L'analogie avec l'épuisement des ressources de la planète est frappante.Pour échapper à l’inflation verbale, il faut revenir au classicisme, à la pudeur, qui est aussi une forme de réserve, à « Vénus toute entière à sa proie attachée », aux demi-teintes, aux allusions discrètes qui en disent plus que les provocations choquantes.Conservateur par le fond, le discours du budget de Jacques Parizeau l'était aussi par la forme.C'est un signe Que cela plaise ou non, le remède contre l’inflation en économie est nécessairement conservateur Même une révolution ne permettrait pas de reconstituer des réserves tout en accroissant le revenu moyen d'une façon significative.Ce conservatisme forcé constitue une raison supplémentaire d’être juste.Le ministre de l'Education a décidé à son tour de ramener les faux-monnayeurs à la mesure.11 se heurte à une résistance étonnante.Ses homologues dans le monde occidentel connaissent les mêmes difficultés Je me suis souvent demandé pourquoi on provoque toujours un psychodrame quand on soulève le problème de l'évaluation en éducation Au Québec la résistance est encore plus forte qu'ailleurs.Pourquoi?Serait-ce aree qu'une succession de ministres à la onne volonté inopérante a permis aux professeurs et aux administrateurs de prendre les plus douces habitudes du monde’' Il est bien agréable en effet d’être à la fois juge et partie, et de n’avoir de comptes à rendre ni à ses patrons ni à ses pairs.La vraie cause est sans doute ailleurs Les professeurs et les administrateurs se sentent menacés d’extinction dès qu'on leur parle d évaluation Ils se comportent comme des Californiens privés d'essence On touche alors au noyau du syndrome inflationniste.Evaluer, c'est rationner C’est revenir à la mesure et, qui plus est.à une mesure commune C’est limiter l'expansion naturelle du moi Sur le plan intellectuel c'est reconnaître le primai de la pensée claire sur les pulsions et les infrastructures, c’est sortir de la caverne, passer de Calliclès à Socrate C’est là un vocabulaire périme Pourquoi’' Parce uuïl est incompatible avec 1 enflure et la démesure qui sont la marque du temps présent Nous continuerons donc pendant un certain temps de distribuer des diplômes dont nous ignorons la valeur Pour les mêmes raisons, nous continuerons à abuser de la planche à billets Les démagogues de leur côté continueront de confirmer les gens dans leur illusion Mais cette dernière n’est pas éternelle.Elle finit tou jours par se transformer en un dépit d’au tant plus profond qu’il a été plus longtemps retardé.Et alors, par-delà les partis, qui tous ont été complices du mensonge, ce sont les institutions elles-mêmes qui sont menacées.C’est par ce biais que sont réhabilités les mécanismes implacables du marché.On ne se moque pas impunément des sacrifices que les gens font pour obtenir des biens réels 4r Nationalisme et classes sociales The Land of Cain ; Class and Nationalism in English Canada 1945-75, Philip Resnick, New'Star Books, Vancouver, 1977, 297 pages.DE Vancouver nous arrive un essai d un professeur de l’Université de la Colombie-Britannique qui fut, à l’origine, une thèse de doctorat et qui, comme l’indique clairement son titre se veut une analyse du nationalisme anglo-canadien depuis 1945, une analyse du nationalisme véhiculé par les diverses classes sociales ou groupes sociaux constituant le Canada anglophone.La référence aux classes sociales est très importante.L’auteur se propose d’étudier le nationalisme à partir d’une méthode d’analyse marxiste; et il lui est tout naturel de n’envisager le nationalisme anglo-canadien qu’à travers les classes sociales (plutôt que les partis politiques ou tout autre type de groupement social) Ce genre d’étude ne manque pas d’intérêt: pour les marxistes — comme, d’ailleurs, pour les libéraux — le nationalisme est un phénomène socio-politique et culturel foncièrement ambigu et ambivalent Le nationalisme peut, selon le contexte, s’avérer progressiste ou réactionnaire, le nationalisme peut être cette force qui enclenche, à travers un processus de libération nationale, un mouvement de trans- par Claude Corbo /Vf.Corbo est doyen de la gestion des ressources à l'Université du Québec à Montréal formation sociale, comme ce peut être une force d’inertie créant un consensus social artificiel ou, plus clairement, dé-sarmorçant, au profit du maintien du statu quo et de la consolidation des intérêts dominants, toute entreprise de transformation sociale.Les observateurs dè la vie politique québécoise depuis le début des années 1960 sont fort habitués a ce type de débat politique.Resnick est évidemment bien conscient de ce débat et l ambiguïté et l’ambivalence foncières du nationalisme habitent constamment son analyse C est la période de 1945 a 1975 qui retient l’attention de Philip Resnick et dans le cadre de cette période, il distin gue trois phases successives trois décen mes qui marquent le recul puis la renaissance du nationalisme anglo-canadien de 1945 à 1955.une décennie au cours de la- quelle le Canada passe résolument sous I influence multiforme des États-Unis; de 1955 à 1965, une décennie au cours de laquelle on assiste à un' rejet du nationalisme, et, enfin, de 1965 à 1975, la décennie de l’« éruption du nationalisme ».La thèse fondamentale de Resnick est que l’évolution du nationalisme anglo-canadien s’explique d’abord par l’évolution de l’impérialisme américain et de son hégémonie.A la fin de la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis atteignent le faite de leur puissance et exercent une hégémonie incontestée à travers un monde majoritairement ruiné par la guerre.Cette hégémonie s’exerce évidemment sur le Canada qui devient une véritable colonie américaine (colonialisme d’autant mieux réussi qu’il laisse intactes les apparences de la souveraineté politique) et s'exprime à travers le conti-nentalisme économique, politique, militaire Les années 1945-1965 voient le nationalisme canadien atteindre son nadir, tant est puissante l’hégémonie améri caine et tant la guerre froide renforce, devant l'ennemi communiste, les liens innombrables et de toute nature entre les deux pays.Depuis 1965.l’affaiblissement de la puissance américaine (guerre du Vietnam, conflits sociaux et politiques intérieurs, difficultés economiques, hausse des prix du pétrole, etc.), le recul même de l’impérialisme états-unien expliquent l’éruption du nationalisme anglo-canadien.Donc, pour Resnick, le destin du nationalisme canadien est très étroitement lié aux avatars de l'impérialisme américain, plus qu’une toile de fond, cet état de choses constitue la dynamique propre du nationalisme canadien.Ceci dit, le nationalisme canadien s’exprime au Canada même et à travers l’action des classes sociales.Pour chacune des trois périodes histori-ues en cause.Resnick analyse l'attitude es classes sociales la grande bourgeoisie, qui assure, au Canada, l’intendance des intérêts économiques américains et qui s'avère la plus réfractaire à toute forme de nationalisme, la petite bourgeoisie traditionnelle (petits entrepreneurs, fermiers, professeionnels), dont le nationalisme évolue en dents de scie la nouvelle petite bourgeoisie (fonctionnaires moyens et supérieurs, universitaires, cadres du secteur public et para-public, chercheurs), qui connaît une expansion considérable par suite du développement du rôle de l’Etat, des services publics et para-publics et du secteur tertiaire et qui jouera un rôle décisif dans l’éruption du nationalisme canadien à compter des années 1960, et, enfin, la classe ouvrière.dont les syndicats sont, pour l’essentiel, des prolongements de syndicats américains.Le nationalisme canadien actuel, conclut Resnick.est d'abord le fait de la nouvelle petite bourgeoisie, situation fort semblable à celle du Québec où la montée du Parti québécois n’a pas peu profité d’un large développement du secteur public et para-public Ce nationalisme, s’il attire certains éléments de la classe ouvrière, demeure ambigu, parce qu’il est véhiculé par une classe sociale ambigtie.la nouvelle petite bourgeoisie, installée au coeur de l’appareil étatique et para-étatique.s'appropriant, aux dires de l’auteur.une partie de la plus-value, n’a pas tout à gagner d’une transformation sociale radicale, au contraire, et profite passablement du statu quo ou d'un statu quo amélioré ivg.croissance accrue du secteur public et parapublic) C’est pourquoi le nationalisme de la nouvelle petite bourgeoisie peut s’orienter vers le renforcement du capitalisme canadien ou vers une économie mixte et la social-démocratie aussi bien (sinon plus) que vers l’anti-imperialisme et le socialisme militants Pour Resnick, le nationalisme anglo canadien est entré dans une phase d ex pansion.il jouera un rôle accru au Canada et se renforcera assurément si le Québec opte pour l’indépendance, car il s’agira alors de la survie même du Canada Et Reswick conclut « It will be the task of the first generation of English Canadians (to found) a new nation side by side with Quebec and with the 1 Inited Sta tes.on the North American Continent English Canada will be socialist, or it will have no reason to exist » (p 217) La thèse (aux divers sens du terme) de Philip Resnick est d’une lecture instrue live Son analyse rappelle des études analogues publiées au Québec sur le même type de problèmes (vg (J Bouroue.etc ) Mais, malgré l’appareil scientifique important, la démarche de Reswick est sou vent schématique et superficielle: Finie raction entre les nationalismes anglo canadien et québécois est fort peu exami née.l’analyse des expressions culturelles du nationalisme anglo-canadien (exprès sions si importantes dans le contexte nue bécois) inexistante ou presque l'analyse même du rôle des diverses classes sociales procède par touches impressionnistes multipliées et parcellaires et donne sou vent l'impression d’être très sélective L'essai de P Reswick merited être lu et même traduit mais, maigre les mien lions théoriques de Fauteur cet ouvrage demeure descriptif et répété a propos du cas anglo-canadien, un type d'analyse connu «Les maîtres et leurs hommes» dans l’histoire du Canada Capitalisme et confédération, aux sources du conflit Canada-Québec, Stanley — Bréhaut Ryerson, version refondue et augmentée de Unequal Union, traduit de l’anglais par André d’Allemagne, Éditions Parti Pris, collection Aspects #16, Montréal, 1978, 364 pages.« Un siècle s’écoule, ou plus, et voilà que les rapports nationaux, le système social, dont nous avons examiné la genèse, sont en pleine crise.Question nationale, démocratie, État, classes sociales, autodétermination : tout est enjeu, tout (ou presque) exige toujours d'être démystifié.» .Stanley-B.Ryerson' Postface polémique LA version française, refondue et augmentée de UnequahUnion de Stanley-Bréhaut Ryerson, à travers l'excellente traduction d’André d'Allemagne, n'est certes pas destinée à calmer les esprits.Dix ans après sa parution, le contenu de cet essai soulève un grand nombre de questions que l'Histoire officielle semble avoir eu pour fonction d'occulter.Il n’est pas si loin en effet le temps des idéalisations sur notre passé: « Sous l’oeil de Dieu, près du fleuve géant Le Canadien heureux grandit en espérant.» Qui ne se souvient des beaux vers du poète.Images faciles, qui prêtent à sourire, mais qui ne recèlent pas moins un sous-entendu lourd de signification.La déposession, le « containment » des Français dans la vallée du Saint-Laurent, la spiritualisation des maux d’ici-bas, ne sont-ils pas des thèmes de toujours?On évoquait surtout nos premiers colons pétris de renoncement et s'agenouillant sur la terre vierge pour y offrir leur tribut de sueurs salutaires, alors que dans une conception gradualiste, l’élite inspirée débordait le cadre étroit des nationalités fondatrices pour établir ex nihilo et perpétuer une Confédération dont le modèle devait s'imposer au même titre que la confédération helvétique ou quelque autre prestigieux exemple.Voici pour l’histoire connue.Une fréquentation assidue des Classiques, des archives et des personnages de par Michel Duquette M.Duquette est inscrit au programme de maîtrise en science de l’Université du Québec à Montréal notre histoire, dans leurs écrits et leur correspondance, fait de Ryerson un observateur lucide et sans préjugé de nos lauriers domestiques.Loin des compromissions et des voiles pudiques jetés sur les faits, l’historien fait revivre en termes virils les époques de lutte qui ont marqué les débuts de l’Union canadienne en germe depuis 1815 et dont il relève la chronique jusqu'en 1873, concurremment avec la révolution industrielle qui lui est étroitement associée.Pour Ryerson, il ne s’en cache guère l'histoire est le théâtre où s’affrontent un consortium de classes dominantes et possédantes, en équilibre instable pour le pouvoir, et un agrégat de classes en devenir ou en voie de formation: les dépossédés, les ouvriers, les paysans, les dominés et les colonisés, quelles qu’en soient la race, la langue ou l’origine.Bien entendu, la notion de classe colonisée recouvre dans les faits celle de nation-prolétaire, dans le contexte du développement du sous-développement au Bas-Canada.Mais sont aussi dominés, de cent façons différentes, les Irlandais jetés sur les rives du fleuve lors de la grande famine en Irlande (1842-1848), les misérables colons des débuts du Haut-Canada en provenance d’une métropole surpeuplée, et exploités par une oligarchie cupide et bornée.Qu'il s'agisse d’un côté de ces artisans du Canada, tour à tour les indiens, les colons français, les manoeuvres irlandais, les ouvriers québécois, les métis du Manitoba,les immigrants de toutes origines qui ont façonne la véritable « identité » canadienne, ou de l’autre, de ses maîtres successifs, les grands aristocrates métropolitains après 1760, le Family Compact du Haut-Canada au début dû XIXe siècle, le haut-clergé catholique nourri par ses droits féodaux sur les paroisses du Bas-Canada, les seigneurs opposés à toute modernisation sur leurs immenses terres, le clergé anglican, les agents de l’Empire britannique, la grande bourgeoisie: tous gardiens d'un Ordre autoritaire et mercantiliste, la fresque peinte par Ryerson ne manque ni de couleur ni de vérité.S’y greffe une analyse de conjoncture à la fois vivante et brutale; conjoncture nationale, lutte pour Fiden tité dans la rébellion de 1837-1838, puis avec le soulèvement métis de 1869; conjoncture politique; la lutte pour le gouvernement responsable dans les deux Canadas.pour Femergence du mouvement populaire sous le régime de l'Union ( 1840-1867), premières grèves, premières bannières socialistes.On découvre aussi un John A.Macdonald cynique et fin négociateur, qui appelle de tous ses voeux un Etat unitaire, et qui conçoit la Confédération comme une « étape transitoire ».En face de lui, un Canadien français conservateur et bien-intentionné, quoique totalement inconscient, G.-E.Cartier.Entre les deux, un pacte et derrière ce pacte, une volonté, celle de créer un Empire, en quelque sorte une réplique de la métropole qui en soit aussi le prolongement vers le Pacifique et les richesses de l’Orient, avec son train, ses manufactures et ses masses de travailleurs disponibles.Comme toutes les parties de l’Empire, celle-ci superposerait les inégalités, les races et les cultures, pour les mieux dominer chacune, Mais la question nationale demeure toujours vivace.Bien plus lourde de sens que le souvenir du drapeau bleu et blanc tombé au champ d’honneur des Plaines d’Abraham: « Et notre vieux drapeau, trempé de pleurs amers Ferma son aile blanche, et repasse les mers » car il ne s'agit pas seulement de quelques chevaliers français acculés à la défaite sous les remparts presque médiévaux de Québec, mais d'un peuple tout entier condamné dès lors « à une longue et interminable conquête » étape par étape.À cet égard, les événements de 1837-1838 sanctionnent 1760.L’ombre tragique des Patriotes, le coeur arraché de Chenier suspendu par les Habits Rouges à une fenêtre, Saint-Eustache livré aux flammes, Papineau en exil, l'Acte d’Union, tous les artifices de Fart de la guerre et le capitalisme montant mis au service de l'industrialisation moderne au bénéfice d’une minorité, pour finalement expliquer l’émergence d'une conscience canadienne-française inaliénable et inaltérable: la conscience colonisée.On saura gré à Ryerson d’avoir battu en brèche un certain chauvinisme autant français qu’anglais, et qui porte un nom tout simple pourtant: le racisme.Du Doric Club de 1837 aux Orangistes qui sonnent la charge contre les metis en 1870, la réaction au service de l’oligarchie puis de la grande bourgeoisie industrielle ne réussit pas à éteindre l’écho des Fils de la Li berté, où ce sont encore les innocents qui sont sacrifiés.Cardinal, Daunais.lie coigne, Duquette, Hamelin, etc ni à sceller le destin d’une nationalité que tout concourt pourtant a étouffer, celle des francophones et métis de l’Ouest.La lutte pour la démocratie dans le cadre canadien passe donc par la reconnaissance d’un mouvement populaire dont Ryerson nous rappelle qu’il fut, à travers des en constances particulièrement pénibles, vigoureux, tenace et fécond Cette lecture décloisonnée, au demeurant peu conformiste, d’un grand historien invite par conséquent à un rapprochement ainsi qu’à l’établissement de liens durables entre les mouvements populaires des deux sociétés canadiennes, dans une pers pective internationaliste.rH»ur«td'ouv*rtur«; du lun; au aam; de 5h30 à minuit Fermé le dimanche U càiq gastronomie italienne 2040, St-Denis, Montréal ^réservations: 844-5083 ¦ Le «silence» de l’Institut du cinéma (Lettre adressée d M.Guy Fournier, président du conseil d'administration de l’Institut québécois dù cinéma).Nous avons appris avec stupéfaction la démission-mise à pied de M.Rock Demers.11 nous est permis de nous interroger sur le silence de l'Institut québécois du cinéma dans cette affaire.L’Institut est un organisme public relevant du ministre des Communications et, de ce fait, chaque citoyen a le droit de se demander et d'obtenir des réponses sur le fonctionnement d'un organisme comme celui-ci.Pour nous, travailleurs du cinéma, nous croyons qu’il est de notre devoir d’exiger qu’on fasse la lu- mière sur les récentes décisions prises par le Conseil de l’Institut.Nous voulons savoir de quel droit et au nom de quel principe l’Institut peut garder ses agissements dans le secret le plus absolu?Pour une société publique, cette façon de fonctionner est anti-démocratique.Les récents événements laissent présager, à tout le moins, un certain doute sur l'intégrité de l’Institut.On peut se demander, à juste titre, si des événements comme ceux qui entourent le cas de M.Rock Demers, ne pourront se répéter à l’infini.Le risque est serieux.La situation présente nous invite à cette réflexion.Nous exigons dorénavant de connaître la teneur de toutes les décisions qui affectent le fonctionnement de l’Institut.C’est notre droit le plus élémentaire.Denis GODIN.Jacques CLAIROUX.Pierre GOUPIL, Roger CANTIN, Danyèle Cette lettre s'adresse a tous les chrétiens qui travaillent dans les hôpitaux du Québec.Dans l'Évangile de ce matin, le Seigneur dit ceci: « Si vous ne dépassez pas en sainteté les scribes et les pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux.Vous savez ce qui a été dit à vos ancêtres: Tu ne tueras point: tout meurtrier passera en jugement.Mais moi je vous dis: Quiconque se mettra en colère contre ses frères, passera en jugement.» Comment ceux qui croient en Jésus-Christ peuvent-ils accepter que l'on fasse tort à nos PATENAUDE, Fulvia SPADAR1, Claude MARCHAND, Michel La VEAUX, Bruno CARRIÈRE, Richard BOUTET.Michel LAMOTHE, Jean 8AULNIER, Serge GIGUERE et Jacques AUGUSTIN Montréal, 7 juin frères hospitalisés, eux qui ne nous ont rien fait, en leur retirant des soins et des services, et que l'on force des malades qui ne sont pas encore guéris à rentrer chez eux, ajoutant ainsi à leurs souffrances et à leurs angoisses?Vous, qui vous dites chrétiens, affirmez-vous auprès de ceux qui sont moins bien éclairés que vous.Prenez position POUR les malades, pour qu'ils soient traités avec bonté et avec amour.Ayez ce courage que les autorités en place n'ont pas.Lucie FORGET Outremont, 14 juin ¦ Prenez position pour les malades Qyiiug- i o ^ Lire Uumze eVst mieux LE QUÉBEC SANS LECANADA Québec sans le Canada Pour la première fors, un grand journaliste Canadien-anglais admet que la séparation du Québec est inévitable.Il montre qu’une république du Québec ne serait un désastre ni pour les Québécois ni pour les Canadiens-anglais.John D.Harbron était collaborateur à Cité Libre lorsque Pierre Elliott Trudeau en était le directeur.157 pages.$6.95 / I I i l • I I l I l I I I I I D16-6-79 Les Editions Quinze 3465 Côte-des-Neiges Suite 50, Mil., Qué H3H 1T7 Nom ' .Adresse: .Ville Province.Code postal Signature.?Mandai O Chèque Q Master Charge ?Charge» Nn Québec sans le Canada $6.95" « 6 M Le Devoir, samedi 16 Juin 1979 Prévi»ion$ Envifonn#m»nt .¦vWhilel ellowkmlo' rafales^; CKurcKill1 Edm/4- % 18%- % 24%+ Vb 21 %- % 21 %- Ve 43 Vb 32 %- Va 26 30 Vb + % 22% Gen Mills Gn Mot Gn Port GTelEI Gn Tire Ga Pac Gillette Goodrch Goodyr Gould Gulf Oil Halbrtn Hart SM Hecla Heinz HJ Heublin 9 1454 7 298 10 509 9 428 4 2307 99 968 129 482 220 64 447 250 6 1272 10 349 6 93 35 484 8 129 9 124 Hew Pck 16 328 33%-’% High Vit 14 1097 23 %- Va 13'%+ % 22%+ '% 17%— Va 71 - Va 47'% + ! 50% - % 33%+ Ve 27%+ Va 40 54’%- % 43% 36'/»- Va Hobart Hldy In Homestk Honywl Househ F Hwd Jn Hunt Ch IC Ind I NA Cp IU Int INCO Inger R Intrlk In 7 135 9 942 10 107 7 883 5 131 9 6274 10 69 5 95 32% 31*8 32% Pitney B 7 72 25*b 25% 25%- Mb 573+ 56*8 57 Vb- '+ Pittstn 14 1171 25 Mb 24 243/4 + % 39 38'+ 38*b+ Vb Polaroid 9 332 323+ 32% 32'% - '+ 19*0 19% 193+ ProctG 12 3X 79 783+ 78%- Mb 4% 4’+ 4% Pullmn 8 704 31'+ 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Noran Ag X 20 105 50 «44'+ 1 18 $33/4 $28 Noran Nv 40 20 420 $6 '% «44 '+ 5 67 185 $13 Noran Nv 45 24 322 $3 '% «44 '+ Oc 143/4 14'/4 28’/4 13% 13% 28 14'%+ % 14 - Vb 28Vb- % Sun Oil Suns M Techcolr 7 218 u 54% 17 214 13'% 6 82 13'/ë 54% 13 V8 12% 54%+ % 13% 13'/b+ Va 29’%+ % IBM 12%- Va 8’/4+ % 23% 673/4+ '% 38 - Va »% —I'/b 10% In FlaF Int Har Int Pap Int TT Ipco Hsp Itek C Jhn Man 39 - % JoyMfg 16%— % K Mart 22'/4+1’/4 41%+ % 44% 44%- '% 23 24'/4 26% 28% 38 19% 29% 31 36% 35% 16% 15 DataGen 15 112 Deere 7 530 Den Mf 8 16 44% 72% 35% 19% 43% 71% 35 19% 23'/4- % 24%+ % 27%+ % 29'/4+ Va 38% 19%— '% 30 - % 31 %- % 36 + % 16 +1 44%+ % 72 + % 35 %- % 19'% Kellogg Kenecot Kerr M Kraftco Kroehlr Lear S Lee Ent Litton Lockhd Loews Lubrizol Lucky St 9 MCA Inc 8 Mrsh Mc 12 Mrsh F 8 Mart M 6 Masco 10 5 101 453+ 45 45'% + '+ Teldyn 6 207 123% 121’% 121%- % 35 140 13 12*8 12*8 + Ve Tenneco 7 559 u34% 34 34'% + '+ 55 196 20% 20 v8 20% + % Texaco 7 1668 26% 26'+ 26'% 7 99 51% 51% 51 %- '% Tex Inst 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Gulf C Nv X 3 251 $12'+ SX'+ TrC PL Gulf C Nv 55 36 203 $8'+ $60’+ TrC PL Gulf C Nv X X 162 $6’% $60'+ TrC PL Gnstar Ja 25 2 47 IX $23 TrC PL Gnstar Jv 20 2 98 $3% $23 TrC PL Gnstar Oc 22’% 5 191 185 $23 Segrm Husky Jy X 25 135 $10 $59 Va Segrm Husky Jy 55 15 102 $3% $59'% Wcoast Husky Jy X 5 54 70 $59’% Wcoast Husky Oc 55 1 107 $4 $59'% Wcoast Husky Oc X 19 80 $3 $59'% Wcoast (Oil A Fb 77’^ 4 36 $9 $34% Wcoast 6 5 2 3 6 38 10 85 1 20 3 25 3 10 3 17 28 60 3 12 7 10 20 2 25 9 3 1 16 84 73 10 15 6 73 10 17 10 38 5 4 21 3 9 3 8 7 72 90 946 79 $8 % 930 % 44 $63/4 980% 52 $5 Va 930% 189 $7’/4 930 % 205 $6% 930% 45 150 980% 447 $4% 980% 1 $2 Va 930% , 25 $2% 939% 372 50 939’/4 227 135 939'/» 138 45 939’/4 65 $2 Va 923% 157 $6% 983% 331 $2'a 923% 256 150 9(3% 85 $9% 983% 427 $43/4 923% 234 $3% 923% 229 $2'% 923% 102 $2 929% 184 $2 929% 182 $3 129% 239 50 929% 61 $43/4 931 21 $12 931 232 $93/4 «1 188 $7'% 931 414 $5’% 931 120 $3'% 931 20 75 181 99 $10 «31 110 $8% «91 417 $6'% 981 80 100 NI 323 $4 % NI 36 $2 NI 292 $4 NI 152 $3'/» W4 27 $4 N4 62 65 »24 231 $2'% 524 19 110 914 «7% 4 $6'/4 159 150 43 65 30 1390 150 45 60 85 90 1244 180 43 83 85 17% 5% _.5% $ 5% 05% $ 5% Le Devoir, samedi 16 juin 1979 ¦ 9 Forte hausse en mai des prix des alcools et des tabacs La hausse des aliments ralentit et l’inflation recule à 9.3% OTTAWA (CP) - Un fléchissement de la montée du prix des aliments a ralenti le taux de croissance annuel du coût de la vie à 9.3% le mois dernier, en comparaison de 9.8% pour le mois d’avril.Des statistiques publiées Tiier à Ottawa indiquent que le prix des aliments a connu une croissance annuelle de 13.4% en mai, alors que cette croissance était de 16,5%.en avril.L’indice du coût de la vie a toutefois augmenté de un pour cent durant cette période, révèle Statistique Canada, qui attribue une part importante de cette hausse à des augmentations des prix dans les transports, les alcools et les tabacs.Même si le taux de croissance de l’inflation pour le mois de mai est le deuxième plus important de Tannée, on signale que les prix des aliments, en ce mois, n’ont augmenté que de 0.6% soit la plus faible augmentation mensuelle depuis décembre.L’agence fédérale affirme que cet affaiblissement de la croissance des coûts dans l’alimentation est du aux prix modérés des légumes, du boeuf et du porc.L’indice des prix à la consommation, le mois dernier, s’établissait à 189.7 en comparaison de 187.9 en avril.L'indice, qui est établi à partir d’un regroupement de servi- Bell demande de surseoir à la décision du CRTC Bell Canada et huit autres cette décision soit suspendue entreprises de téléphone canadiennes, Alberta Government téléphone, British Columbia telephone, Island telephone, Manitoba telephone system.Maritime telephone & telegraph, New-Brunswick telephone, Newfoundland telephone et Saskatchewan telecommunications ont demandé au cabinet fédéral de surseoir à la décision du CRTC du 17 mai dernier assurant l’accès de CN/CP au réseau téléphonique canadien.\ Les compagnies du réseau trans-Canada demandent que jusqu’à çe oue les responsables des politiques du Gouvernement aient eu l’occasion de déterminer les conséquences de cette décision.Elles décrivent la décision comme étant un précédent qui « aura des consequences importantes et irréversibles du point de vue de la politique publique autant à Técnelle nationale que pour les provinces.» Les compagnies soulignent que si elle est appliquée, la décision du CRTC aura des conséquences telles que toutes les compagnies de téléphone du Canada et toutes les commissions provinciales de réglementation seront touchées.La décision du CRTC autorisait le tandem CN/CP à utiliser le réseau téléphonique de Bell Canada pour acheminer la voix, des données ou des images.Le procureur de Bell Canada estimait alors que cette décision coûterait $235 millions à Bell Canada en 1982.Le CRTC pour sa part évalue la perte de Bell à $42 millions pour cette même année.ces et de biens à la consommation, avait été arbitrairement établi à 100 en 1971.Depuis lors, les prix ont donc augmenté de près de 90%.Durant cette même période, la valeur d’achat du dollar canadien a baissé à 53 cents.Malgré le fléchissement des hausses de prix au chapitre de l’alimentation le mois dernier, les denrées comestibles continuent à subir la plus forte poussée inflationniste parmi les biens et services inscrits dans l’indice des prix à la consommation.En ce sens, le Canada subit un facteur inflationniste différent de celui des États-Unis où c’est sur l’énergie qu’on rejette la responsabilité de l’inflation.Les statistiques publiées par Washington indiquent que l’inflation a atteint un taux annualisé de 13% durant le premier trimestre de Tannée.Les performances du Canada se comparent donc à celles des autres pays industrialisés.Les derniers chiffres disponibles font état d’un taux d’inflation de 10% en France et en Grande-Bretagne, et de huit pour cent en Australie.Le Japon et l’Allemagne de l’ouest, qui ont constamment réussi à maintenir leur taux annuel d’inflation plus bas que le niveau des autres nations in- dustrialisées, ont signalé respectivement des taux d’inflation de 2.5% et de 4% au début de la présente année.Au Canada, en mai, le coût du logement augmentait à un taux annuel de sept pour cent, le même qu’en avril.Statistique Canada rapporte toutefois que les coûts pour le logement, en propriété ou en location, sont en hausse.Le coût du transport a pour sa part augmenté de 10%, sur une base annuelle, en comparaison de 8.3% en avril.Plu- sieurs compagnies aeriennes annoncent en mai des hausses de leurs tarifs.Le taux d'inflation au chapitre du vêtement a connu un taux annualisé de 9.7% en mai en comparaison de 9.2% en avril.On a connu une hausse de 0.2% du coût des soins médicaux, qui sont passés de neuf à 9.2%.C’est pour les alcools et les tabacs que les consommateurs ont du consentir malgré eux à la hausse la plus importante.Cette hausse annualisée a at- teint 7.1% en mai en comparaison de 5.5% en avril, à cause surtout de taxes nouvelles imposées par les gouvernements provinciaux sur la bière, les vins et les spiritueux.Statistique Canada publie chaque mois un relevé de la hausse du coût de la vie dans chacun de 15 grandes villes du Canada.Pour ce mois, ce sont les consommateurs de Regina qui ont connu la moins forte hausse, 7.5%;, et ceux de Saint-Jean, à Terre-Neuve, qui ont connu la plus forte, 10.4%,.Entre ces deux extrêmes se situent en ordre décroissant Saint-Jean, au Nouveau-Brunr.' ick, ou le taux d’inflation a été de 10%, Winnipeg et Halifax avec respectivement 9.8 et 9.7%, Toronto, avec 9.7% également, Montréal et Québec avec 9.2%, Ottawa avec 9.1% puis Edmonton avec 8.9%', Charlottetown avec 8.7%., Thunder Bay avec 8.6%', Saskatoon 8.5%, Calgary 8.4% et enfin Vancouver avec 7.8%.Vers une fusion Simpsons-La Baie La Compagnie de la Baie d’Hudson, propriétaire des magasins la Baie, Simpsons, Zellers, Shop Rite et partenaire important de plusieurs entreprises du secteur financier et énergétique a annoncé hier qu’elle avait entamé des pourparlers avec Simpsons en vue de fusionner les actifs.Acquise de haute lutte en avril dernier par le financier torontois Kenneth Thomson, la Compagnie de la Baie d’Hudson détient depuis la fin de 1978, 88%, des actifs de Simpsons et 30% de Simpsons Sears (filiale de Sears Ros-buck de Chicago).Au moment où les administrateurs de la Baie avaient réussi à prendre le contrôle de Simpsons Tan dernier, ils avaient promis que les deux chaînes garderaient leur identité propre, leurs noms respectifs, leur style, leur réseau et leurs acheteurs.La Baie s’était d’ailleurs contentés de nommer ses propres représentants au conseil de Simpsons.On ignore toutefois si l’offre de fusion transmise hier porte uniquement sur un échange de titres ou si elle aura des répercussions sur l'organisation concrète des entreprises de distribution.Les transactions ont été suspendues sur les titres de Simpsons hier après-midi, à la bourse de Toronto où ils s’échangeaient à $3.05.Simpsons a annoncé récemment des résultats négatifs lors du premier trimestre de 1979, ayant subi des pertes de $1 million, en dépit de ventes en hausse de $13 millions (à $157 millions) sur le premier trimestre de 1978.Quant à la Baie, elle publiait cette semaine ses résultats consolidés i Zellers et Simpsons l montrant des gains de $2.9 millions avant postes extraordinaires pour le premier trimestre de 1979.Les bénéfices de la période correspondante de 1978 n’étaient que de $907.000.Les ventes se sont chiffrées à $702 millions soit plus du double de Tannée précédente.Premier rapport du Surintendant sur la tarification Les automobilistes ont tout intérêt à magasiner avant de s’assurer QUÉBEC (Le Devoir) — Les automobiliste du Québec ont tout intérêt "à « magasiner » avant de renouveler leur contrat d’assurance automobile même si dans l'ensemble les compagnies d’assurance ont demandé en 1978 des primes qui reflétaient assez bien leurs frais d'administration et le coût des sinistes.Le Surintendant des assurances, M.Jacques Roy, dans un rapport déposé hier à TAs-semblee nationale par le ministre des Consommateurs, Mme Lise Payette, note qu’il existe en effet des écarts parfois importants entre les primes demandées par les diffé- BRIST0L-MYERS PHARMACEUTICAL GROUP Nominations .¦"ï" 0^ n •¦'S?**** ix : >xv* En des termes simples, clair et précis, un traité complet de la Direction participative par objectifs (DP0), système global de direction qui est l’objet d’un intérêt sans cesse accru dans le monde du management moderne.Chaque section de l’ouvrage comporte un objectif d’apprentissage bien défini, un exposé des concepts à l’étude et un exercice pratique.Dans cette nouvelle édition, le dossier traitant de la mission et des objectifs de l’organisation a été entièrement revu.Un manuel de base pour les managers et tous ceux qui désirent développer les habiletés nécessaires à l’application concrète de la DP0.240 pages, $15.BON DECOMMANDE D Veuillez m'envoyer.exemplaire(s) de LA DIRECTION PARTICIPATIVE PAR OBJECTIFS L'exemplaire $ 15.O Paiement ci-joint (chèque ou mandat) $.?À percevoir sur mon crédit CHARGEXNO MASTER CHARGE NO Signature.Nom (en majuscules).Adresse.LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL C.P.2447, QUÉBEC G1K 7R4 10 B Le Devoir, samedi 16 juin 1979 / Dimanche 17 Juin Un précédent sera établi a Lachine, où la Cour de la citoyenneté va conférer la citoyenneté canadienne à plus de 40 personnes à l'hôtel de ville de cette municipalité La cérémonie aura lieu à 14 h.¦ Le Parc Safari, situé a Hem-rriingford, invite le public à assister a deux démonstrations de dressage de chiens présen tées par le üroupe Sécurité NAC, à 12 h 30 et à 15 h 30.¦ Une fête commemorative organisée par les familles Tui cotte et Turcot en 1 honneur de leur ancêtre arrivé au Canada il y a plus de 300 ans aura lieu a Sainte-Famille, Ile d'Orléans On peut se renseigner auprès de M Georges M Turcotte, 401 ouest, rue Saint Cyrille, Québec.¦ L'Association des Femmes célibataires tiendra son assemblée mensuelle au Centre Saint-Pierre, 1205 rue Visitation.Mme Suzanne Piuse sera conférencière.Rendez-vous, 14 h 30.¦ Dans le cadre des fêtes de son 25e anniversaire de fonda-tion.l’Université de Sherbrooke accueille le congres annuel de l’Association des services aux étudiants des universités et collèges du Canada.¦ Deuxième et dernière journée de l'assemblée annuelle de l'Association québécoise des photographes amateurs du Québec, à l’hôtel Le Baron, de Trois-Rivières.Exposition d'environ 500 photos avec remise des prix aux gagnants du concours de l’Association.Présence d’Antoine Désilets et Armour Landry.¦ Le Congrès de médecine de laboratoire se tient à Québec.Le programme comporte des cours et ateliers de synthèse qui se tiendront au pavillon de Koninck de l’Université Laval et des symposiums et réunions qui se dérouleront à Thôtel Hilton de Québec.Lundi 18 Juin La ville de Québec sera le site des assises mondiales de l'Ordre rosicrucien AMORC (Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix), détenteur de la tradition rosicrucienne.Les activités se tiendront au Centre municipal des congrès, à l'Auberge des Gouverneurs du centre-ville, à l’hôtel Hilton de Québec et au pavillon de 1 éducation physique et des sports de l’Université Laval.¦ Le Centre de méditation et de yoga Le Lotus vous invite à une seance d’information gratuite à 19 h.On y parlera du Hatha-Yoga, source de relaxation, et de bien-être physique et mental.C’est au 7373 Lajeu- nesse.¦ Il y aura mini-bazar de 9 h 30 à 16 h au Beth Aaron Hall, 8125 avenue Stuart, Parc Extension.¦ Le ministre d’Etat à la réforme électorale et parlementaire, M.Robert Bums, sera l’invité spécial de la Société gour le Progrès de la Rive-ud, à l’occasion d’un souper-causerie qui se tiendra à Thôtel Sheraton Le Saint-Laurent de File Charron, à Longueuil, à 19 h.¦ Dans le cadre de ses colloques, le Cercle Finance et Placement du Québec vous invite à une session d’étude sur les abris fiscaux sur immeubles, à 16 h 30 à Thôtel Bonaventure, Salon Saint-Laurent.Mardi 19 juin Sous le haut patronage du maire de Montréal, M.Jean Drapeau, la Fondation des amis de l’art culinaire présentera en première nord-américaine, au Jardin botanique de Montréal, le film « La vie et la passion de Dodin-Bouffant » d’après l’oeuvre de Marcel Rouff.Une réception, canapés, champagne et fraises, suivra.Les bénéfices de cette soirée seront entièrement versés à la fondation, qui a pour but d’envoyer de jeunes cuisiniers en stages culinaires à l’étranger.Souscription pour la soirée-gala: $31.On reserve à 341-1150 ou 256-1694.¦ Tourbec organise une soirée d’information sur ses programmes au Québec, pour toute personne intéressé, à 20 h, au 1440 rue Saint-Denis, à Montréal.¦ Le ministre délégué à TE-nergie, M.Guy Joron, sera conférencier au congrès annuel de l’Association des distributeurs indépendants de produits pétroliers à Thôtel Gray Rocks de Saint-Jovite.Mercredi 20 Juin Les diplômés de l’Université de Montréal invitent le public à venir les rejoindre et passer une soirée agréable, au cours de laquelle sera jouée la comédie d’Elisabeth Bourget « Le Bonheur d’Henri ».Cette soirée aura lieu au bateau-théâtre L’Escale, à Saint-Marc-sur-Richelieu, à 20 h 30.Après la pièce, il y aura une dégustation de vins et fromages et le public pourra rencontrer les comédiens.Le prix de la soirée est de $15.Les réservations se font à 343-6230.¦ Au Centre hospitalier Douglas, boul.LaSalle, Verdun, à 14 h, il y aura séance d’information à laquelle toute la population est invitée.Les membres du conseil d’administration répondront par la suite aux questions qui leur seront posées.¦ À la cathédrale Christ Church, angle Université et Sainte-Catherine, Andrew Collier, flûtiste, et Gerald Wheeler, claveciniste, interpréteront des oeuvres de J.S.Bach et C.P.E.Bach à 12 h 30.Entrée libre.Jeudi 21 Juin La clé de Timmortalité sera le thème de la conférence donnée par l’Association gnosti-que internationale de recherche anthropologique, à 19 h 30, 8010 rue Saint-Denis.¦ Il y aura procession aux flambeaux en Thonneur de Sacré-Cœur au Sanctuaire de La Réparation de Pointe-aux-Trembles.Vendredi 22 juin Plusieurs amateurs d’astronomie du Québec ont parcouru des centaines de milles pour assister aux péripéties de l’éclipse totale de soleil du 26 février et présenteront les ré sultats de leurs expériences au congrès de leur association gé nérale, à Saint-Hyacinthe.Samedi 23 Juin Dans le cadre de la semaine internationale des Gai(e)s, il y aura fête dans la rue Duluth, entre Saint-André et Mentana toute la journée: kiosques, musique, spectacles, danse, tables d’information.¦ La Coopérative des citoyens d’Olier organise un marché aux puces en plein air, dans la cour de l’école Jean Jacques Olier, angle Roy et Drolet, dans le cadre des festivités de la Saint-Je?n-Baptiste.Les Erofits iront au Camp familial es Cèdres, camp organisé par la Coop à chaque année.¦ Le ministre des Affaires culturelles invite toute la population de Tile Perrot à participer aux deux jours de festivités entourant l’ouverture de Pointe du Moulin et spécialement à la cérémonie d’inauguration du parc historique qui aura lieu a 17 h.¦ À 20 h, au sous-sol de l’église Saint-Jean Berch-mans, 5940 Chabot, le choeur Arts et Gaieté offrira un concert composé d’airs d’opéra, d’opérette et de musique légère sous la direction musicale du professeur Paul Du Bois.Tous sont bienvenus, plus particulièrement les gens du troisième âge du comté de Gouin.¦ M.Marcel Léger, ministre délégué à l’Environnement et député de Lafontaine, invite les Montréalais à venir fêter avec lui dans Tile Sainte-Thérèse.Des bateaux partiront du Parc Richelieu, rue Notre-Dame, à comter de 10 h et ce jusqu’au dimanche, 18 h.Peines de prison à trois syndicalistes Le juge Jean-Paul Bérubé de Rimouski a condamné hier le président du syndicat de la Coop du Bas Saint-Laurent, M.Jean-Yves Beaulieu, à une peine d’emprisonnement de 15 mois apres que ce dernier se fut reconnu coupable de méfait public.Le magistrat a en outre condamné deux autres membres du même syndicat à 12 mois de prison et trois autres à six mois.Tous les syndiqués en cause ont été incarcère sur-le-champ.Les accusations portées contre ces personnes sont reliées à des accrochages survenus pendant la grève à la Coop du Bas Saint-Laurent, qui a commencé en juillet 78 pour se terminer en novembre de la même année.Le procureur de la Couronne avait demandé au juge de ne pas condamner les accusés à la prison mais de les contraindre seulement à garder la paix pendant une période déterminée.Le représentant du ministère de la Justice a ÿinsi invoqué l'absence de dossier judiciaire des travailleurs en cause, a invoqué le climat social rétabli à la suite du règlement de cette grève, et parlé du climat qui prévalait entre les deux par- ties au moment des offenses.Les travailleurs syndiqués pour leur part, avaient reconnu leur culpabilité à l’accusation de méfaits public et la Couronne avait laissé tomber les accusations de possession d’armes offensives et d’avoir participé à un acte criminel.Trois coups de feu avaient été tirés par des syndiqués sur des camions appartenant à des sous-traitants qui ravitaillaient l’usine en lait en dépit du conflit de travail.Personne n'avait été blessé.La CSN a annoncé hier qu’elle portera toute cette affaire en appel et qu elle espérait que les accusés seraient en liberté dès mercredi.Selon la vice-présidente de la CSN, Mme Gisèle Cartier, « cette justice est une justice de classe où les fiers-à-bras comme à la Robin Hood, sont innocentés alors que des travailleurs qui sont accusés de méfait public, une accusation moindre que celle portée contre les bouncers, sont condamnés comme de vulgaires criminels ».Pour la vice-présidente de la CSN, cette sentence aura pour effet de «pourrir le climat social dans la région et dans tout le Québec ».Caughnawaga: injonction?La carrière Rivermont Construction Company Limited s’est adressée à la Cour supérieure hier, en vue d'obtenir une injonction interlocutoire contre le Conseil de la bande indienne Mohawk, de Caughnawaga.son chef Andrew De-hsle et 13 autres conseillers et ouvriers, qui, depuis mardi dernier, bloquent par des automobiles et leur présence physique le seul accès à la carrière, située dans cette réserve indienne.Ce geste empêche,la carrière de poursuivre normale- ment ses activités et prive le salaire de 38 ouvriers qui y sont employés.L'entreprise demande au tribunal d'enjoindre les manifestants de quitter les lieux, de cesser leur piquetage illégal, tout en permettant le libre accès à la carrière, de cesser les menaces et les indimidations et de condamner les intimés à verser $15,000 pour les pertes subies par la compagnie depuis mardi dernier.C'est mardi que la Cour supérieure entendra les parties pour statuer dans cette cause.L'ÉDUCATION DES ADULTES CEGEP DU VIEUX MONTRÉAL SESSION AUTOMNE 1979 Prospectus et liste de cours.284-7300 csgep ^ du vieux montréal 255 est, rue Ontario Montréal, Québec, H2X 3M8 centre des arts visuels * DIPLOME EN ARTS APPLIQUÉS ET DESIGN Programme de trois ans conduisant à l’obtention d’un Diplôme en Arts Appliqués et Design avec spécialisation en céramique ou textiles.Ce diplôme certifie que l'étudiant a complété avec succès un programme d'études d'au moins 1,170 heures et obtenu 39 crédits ( 13 crédits par année).INSCRIPTION DÉS MAINTENANT Pour de plus amples renseignements: (514) 488-9558 350 ave.Victoria, Montréal, Québec H3Z 2N4 MAISONS D’ENSEIONEMENT wwraw I# K 1^1 « Diffusion: Messageries Littéraires.S585 rue SI Denis.Montréal (Québec) H2S 2S1 GUY CLOUTIER la mai il mue .< Jean Dallaire 1916-1965 Détirons acheter peintures dé qualité GÉRARD GORCE BEAUX ARTS inc.1535 ouest, rue Sherbrooke (côté Nord) 934-0413 Du lundi «u dt lOh A 17h et «ur r«nd«z-vout parmi 1,700 soumissions.Cette année, le jury, ne voulant pas accentuer le caractère compétitif de l’événement, n'a pas accordé de prix.Des mentions ont été décernées aux artistes « les plus méritants ».Les voici, par ordre alphabétique: Dean Eilertson, Torn Hopkins, Michel Lagacé, Raymond Lavoie, Suzelle Levasseur, Jean-François L'Homme, Louise Pagé, Denis Rousseau, Jean-Pierre Séguin.Malgré ses lacunes et ses faiblesses monumentales, la Biennale II du Québec reste malgré tout une manifestation utile, importante.Il y a bien sûr l’accrochage déplorable et le manque d’espace disponible pour 'es pièces; ne les mettant guère en valeur.Du reste, celles-ci sont inégales, voire dans l’ensemble assez pauvres.La tâche du jury, il va sans dire, était loin d’être facile.Est-ce le jugement qui a fait défaut ou le manque de qualité générale des envois?Beaucoup de pièces n’apportent pas grand’chose si ce n'est qu’une provocation vaine qui dissimule mal leurs aspects les plus superficiels.Pourtant des artistes s’imposent.La visite est sympathique.On y fait, ma foi, de belles découvertes.¦ Parmi les pièces exposées FLELKIMOND Ü3P1 CONSTANTINE AU jusqu'au 29 juin Scène des laurentides * GALERIE MORENCY 1564.rué Saint-Dénis.Montréal 845-6442 lundiausamédidé tOè 17hauret 845-6894 CATAPULT de Robert Saucier Photo Jacques Grenier qui dénotent une bonne qualité d’ensemble, mentionnons le travail de Pierre Blanchette avec une toile où le peintre explore à nouveau le thème des triangles ou des chevrons.Ceux-ci ne sont plus flottants dans l’espace mais constituent une rupture dans des surfaces solidement architecturées.Esquissé chez Blanchette, le travail de débalancement du sup- Eort est, chez Jean-François ’Homme, déterminant.Dés caches sont attachées grâce à du « masking tape » au papier qui sert de support.Elles sont recouvertes d’une matrice colorée faites de traces aussi diagonales concourrant à créer un jeu subtil de mouvement et de repère.Le dessin à l’huile pulvérisée, tout en vibrato de Michel Lagacé, d’une grande musicalité suggère des ondes se déplaçant entre des espaces inscrits et privilègiés.On retrouve, d'une certaine façon ce mouvement ondulatoire dans les remarquables dessins à l’aquarelle de Raymond Lavoie.Référence-souvenir de Bournemouth, — c’est le titre!.— représente une planche de bois tendu par des fils semblant émerger d’un film nuageux d'aquarelle dont on voit la trace gestuelle.Le tout nous fait percevoir une conception toute particulière de l'espace, ainsi décrit.À noter le travail effacé de De-mers, les toiles vigoureuses de Sylvie Guimond où l’ambi- guïté fond-surface étonne le spectateur.Il faudrait aussi parler de l’émouvante Géométrisation solaire de Serge Tousignant qui fait ici figure de vieux routier.Chez les figuratifs, les études de clair-obscurs végétaux au dessin précis de Maryse Saint-Jean, bien que tout-à-fait orthodoxes, étonnent.Ugo di Palma et Jacques Payette ne proposent quant à eux rien de neuf si ce n’est l'harmonie des gris et la lumière très « télévision » dans laquelle baigne la composition très honnête de Payette.Dans Ciel de chien, Andrée Pagé, sans même aller jusqu'au bout de cette imagerie facile, nous propose une composition brouillonne, criante de complaisance.Un mot sur le travail hilarant et débordant de vitalité de Suzelle Levasseur.Avec conviction, elle sait faire passer au travers d’une expression directe; d’une certaine façon tributaire de la bande dessinée et du dessin d'enfant, une vision empreinte de fraîcheur.La sculpture à la Biennale oscille entre une monotonie persistante malgré des efforts débordants (Catapult de Robert Saucier) et une complexité mal desservie par l'environnement immédiat: Dean Eilertson, Stephen Schofield et surtout Michel Goulet.Un Sculpteur à surveiller.(Jusqu’au 17 juillet) ¦ Assez semblable à la Biennale par son caractère de regroupement et de confron talion, le Concour d'estampe et de dessin québécois qui se tient actuellement au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke permet toutefois, de par la qualité des oeuvres exposées, un « constat périodique de la situation des arts graphiques au Québec ».Cette exposition vaut, à elle seule, le déplacement jusqu'à Sherbrooke.Du reste, il convient de se demander, si ces deux manifestations ne font pas double Suite page 20 Gravures originales de LEONOR FINI Choix de plus de 50 sujets À partir de $150.00 (encadrés) Fermé pour Vacances annuelles du 23 juin au 6 août éÉTÊ) LE CLUB DES ARTS Peintures par Sydney Berne Photographies par Normand Achim jusqu’au 22 juin 1410 RUE GUY, SUITE 15-16.933-6405 Tous les jours de 12 h à 18 h Galerie d’Art le/ Deux D Rusdi Genest SAINT-ANTOINE-SUR-RICHELIEU (514)787-3459 Ouvert du mercredi au dimanche inclusivement de 14h à 22h EXPOSITION D’ART INUIT LA GALERIE DE LA CENTRALE D’ARTISANAT 1450 rue St-Denis lun.mar.mere.9.30h - 17.30h jeu.ven.9.30 - 21 h sam.9.30b - 17h Galerie d'Rrt le/ Deux R SCULPTURES MOORE-NÇGRI-RODIN lun.au ven de9hà 17 h30 NOUS ACHETONS PEINTURES DE OUALITt Jean-Pierre Vielfaure i galerie dominion SAINT-ANTOINE-SUR-RICHELIEU (514)787-3459 Ouvert du mercredi au dimanche inclusivement de 14h à 22h galerie laurent tremblay II IRENE BELLEY jusqu’au 29 juin Démonstration — Initiation à ITmpression lithographique le 19 juin à 19 tires — le 26 juin A 13 hres VENTE.30 juin pour financement d un stage à l'étranger “Café Maison” 500 est.rue Rachel tét.: 521-5027 mar., mere.'jeu., ven.de 8 h à 21 h.Sam.de 9 h à 17 h.Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d'art au Canada 1438 ouisl.rue Skertrooke 845-7471 et 845-7833 CLAUDE LE SAUTEUR là MONTRÉAL—“MA VILLE” EXPOSITION PHOTOGRAVURE 4-23 JUIN 1979 Mardi au vendredi 12h à 17h samedi 10h à 17h BERCOVITH COLTON HANDMAN HELFIELD KATZ LAVOIE LIEBERMAN LINDSAY MYERS-NAIMER RUSK SEGAL GALERIE POWERHOUSE 3738 ST-DOMINIQUE MONTRÉAL 844-3489 TABLEAUX RÉCENTS Nouvelles acquisitions: , Archambeault.Contant, Durocher, Fecteau, Gransow.L'Archevêque, Surrey, Vogel.Tableaux importants d'artistes du début du siècle.GALERIE MICHEL BIGUÉ 315 RUE PRINCIPALE, ST-SAUVEUR DES MONTS P Q TEL.227-5409 LUN; MAR; MER; SUR RENDEZ-VOUS JEU; DIM; DE 10H À 18H VEN; SAM; DE 10H A 22H VENEZ VOIR CE QU’ON A A DIRE! Suite aux ateliers rencontre-ctêation de la galene "Le Gueul’art", des enfants de l'Institut des Sourds, de la section orthopédagogique de l’école St-Pierre-Claver et de l'école élémentaire Champlain VOUS INVITENT A VOIR CE QU'ILS ONT A DIRE ! du 17 au 24 juin, de 15 00 à 2000 au Gueul'art, 1671 rue St-Hubert, Montréal, 526-2936 * * t Oeuvres récentes par Boulanger et Donald Saff ELCA LONDON ¦ 770 Lucerné Villa Mont-Royal Québec H3R 2H6 La PmmfcK ûakrif Populaire Tél.: 731-2537 GRAVURES RÉCENTES DE ROLAND PICHET 809 rue lauritr 6St 271-2001 G R A VU RES ET PEINTURES D’ARTISTES CANADIENS ET EUROPÉENS Joanna Soltan — "family group" huile sur canevas — 31 x 47" Galerie Lauze 4935 oueal, rue Sherbrooke — Weslmounl (514) 483-1318 Réduction de 10% «ur tout les encadrements •ur meeure.jusqu’au 15 juillet 1979 20 U Le Devoir, samedi 16 juin 1979 CULTURE ET SOCIÉTÉ IUN FILM CHOC.COURONNE DE 12 GRANDS PRIX INTERNATIONAUX ! Nino Manfredi La W allonie indifférente au cinéma québécois.PAIN ET CHOCOLAT le DAUPHIN 2 Lun.è Mm.: 7.20 -9 30 _________________________________ Dimanch*: 1.10-3.10 BEAUBIEN PRES D IBERVILLE 721-6060 - 5-20 - 7.20 - ».Ï0 par Michel Houle collaboration spéciale N AMUR.Le cinéma québécois voyage beaucoup cette année.Sur son propre territoire où la Se-fhaine du cinéma québécois, festival itinérant qui présente l'essentiel de la production cinématographique de l'année, a connu le plus long périple de son histoire.A l’étranger également, notamment en Europe où par monts et par vaux le cinéma d'ici fait son chemin.Par monts: les Journées cinématographiques de f^oitiers, 80 films, 53 séances, plus de 10,000 spectateurs; par vaux: la Semaine québécoise d Namur, 20 films, 12 séances, à peine quelques centaines de spectateurs.La comparaison, bien sûr, est odieuse.Les Journées de Poitiers existent depuis 17 ans et ont acquis depuis belle lurette leur vitesse de croisière et un prestige certain.A Namur, à 30 kilomètres au sud-est de Bruxelles, il s'agissait d'une première tentative d’envergure pour implanter le cinéma québécois en Belgique.Tentative qui, en dépit des efforts investis tant par les organismes hôtes ( Présence et action culturelles, Fédération socialiste des ciné-clubs) que gar la délégation du Québec à Bruxelles, s’est à l'évidence avérée peu fructueuse.Insuccès de public imputable non pas à des raisons techniques ou eirconstantielles (lieu, mo- mentum, sélection, organisation-publicité, sectarisme politique des milieux culturels wallons, etc.) que nous avons soupesées, retournées, disséquées, ruminées tout au long de cette semaine, mais le plus simplement du monde à l'indifférence du public belge à l'endroit du fait québécois.Je n’en voudrai pour preuve que le succès du seul film belge présenté en soirée au cours de cette semaine, Le rendez-vous d'Anna de Chantal Ackerman, film pourtant aride et difficile qui fit plus d’entrées en une seule seance que les films québécois en une journée (4 projections).Si en France aujourd’hui la culture « made in Québec" au sens large (de la chanson à la politique, en passant par le théâtre, le cinéma, l’accent, la musique, etc.) a acquis droit de cité et suscite l’intérêt de couches de plus en plus larges de la société française, c’est rappelons-le suite à 15 ans d'une présence qui, en un certain temps, a pris l'allure de traversée du desert.On aurait tort de croire, au nom d’une francophonie qui n’est encore et ne sera peut-être jamais qu’une vue de l'esprit, que cet engouement a tout « naturellement » traversé la frontière.Pour le public namurois, bruxellois ou belge en son ensemble, le mot Québec n’évoque rien que de très nébuleux.,.et la curiosité n’était pas au rendez-vous.Un constat donc: en Wallonie il nous faudra démarer à zéro.C’est d’ailleurs ce qu’a permis le colloque de fermeture qui réunissait de nombreux spécialistes du cinéma belge, cinéastes (Benoit Lamy, Boris Lehman, Jean-Jacques Andrien) critiques et fonctionnaires (Jacqueline Aubenas, Micheline Créteur, Henri Roanne et d’autres): d’abord de faire connaissance, d’échanger des informations sur la situation générale de nos cinématographies respectives, d’analyser sommairement les problèmes et solutions esquissées de part et d’autre.Les rencontres doivent d'ailleurs se poursuivre, menées par Michel Bouchard, président de l’Association des réalisateurs de film du Québec et Pierre Jutras de la Cinémathèque québécoise; de nouvelles projections des Servantes de bon Dieu de Diane Létourneau et de La fiction nucléaire de Jean Chabot sont déjà prévues à Bruxelles cette fois; la Fédération socialiste des ciné-clubs s’est montrée intéressée à la diffusion non-commerciale de Comme les six doigts de la main d’André Melançon, de Réjeanne Padovani de Denys Arcand, du Soleil se lève en retard d’André Brassard.Bref la machine est en branle et il y a fort à parier que la Semaine québécoise à Namur n’aura pafs été qu’un coup d’épée dans l’eau.Reste que compte tenu des énergies et des argents investis, compte tenu peut-être des illusions que nous chérissions quant à l’impact sur le public belge de la présence culturelle québécoise en France, la déception fut grande.Déception que la delegation québécoise (composée de Diane Létourneau, Michel Bouchard, Jean-Guy Noël — dont le film TU BRULES, TU BRULES fut sans doute le plus apprécié avec RÉJEANNE PADOVANI -, Julien Poulin, cinéastes; Pierre Jutras et moi-mème) n’a pas tenté de cacher.Et si à l’instar de Charlebois nous avons parfois lançé la « grosse caisse » dans l’assistance, on ose espérer — celle-ci étant si clairsemée — que nos amis wallons et flamands ne nous en tiendront pas rigueur.À la mémoire de Bory par Francine Laurendeau CEUX qui comme moi, en dépliant leur Nouvel Observateur, cherchaient la chronique de Jean-Louis Bory avant même la page de Claire Brétécher auront eu l’impression de perdre un ami.Il avait donné à la critique de films un ton nouveau, une dimension nouvelle, en abordant le cinéma non pas en tant que spécialiste de la technique et de l’histoire, non pas non plus à travers une grille idéologique, mais en nous donnant ce que j’appellerai, faute de mieux, le point de vue de l’honnête homme du XXe siècle.C’est-à-dire le point de vue d’un homme à la fois intuitif et cultivé, engagé mais sans partisannerie (surtout depuis Mai 68), attentif et respectueux devant la sincérité d’une oeuvre, sans pitié devant sa roublardise.Son style personnel, mordant et raffiné, cinglant au besoin, était au service d’une sensibilité qu’on devinait aiguë et d’une sincérité totale qui faisait pardonner des emballements parfois excessifs.Il ne craignait pas de se porter à la défense d’oeuvres difficiles.Il aimait mieux défendre qu’attaquer mais quand il attaquait, son humour feroce était irrésistible.Je le lisais avec un plaisir intense, au point que parfois le souvenir de ses critiques éclipsait celui des films critiqués.J’ai encore en mémoire mon émerveillement à la lecture de son texte sur Rendez-vous d Bray et ma déception devant le pourtant très beau film d’André Delvaux qui avait le tort de ne pas être à la hauteur des espoirs suscités par le trop enthousiaste Bory.Sans vraiment le connaître, je l’ai côtoyé à quelques occasions, notamment au Festival de Cannes.Son incorrigible enthousiasme et sa générosité désarmante m’étonnaient chaque fois dans ce milieu où il sied d’ètre blasé.Cet homme lucide et intelligent était avant tout un passionné qui se passionnait également, et depuis toujours, pour la littérature, celle des autres et la sienne.Il croyait à l’a-mitié.La vie ne lui était pas facile, il avait le courage d'assumer son homosexualité.Depuis un an, il ne se remettait pas d’une dépression.Une amie commune qui l’avait vu récemment me décrivait son angoisse croissante devant la souffrance du coeur, la solitude, la vieillesse.Il se sera donné la mort exactement deux semaines avant d’avoir soixante ans, lui qui avait écrit: « J’ai peur que ma vieillesse ne soit laide.D’une laideur interne.Que l’usure causée par l’intensité même de ma quête, jointe au tourment d'un isolement definitif — l’île déserte jusqu’à la fin de mon temps — ne me ronge comme une lèpre.» (Mo moitié d’orange).1 Gagnant de 2 Oscars Un film D’ALAN PARKER le DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 606» Lun.à sam.: 7.30 - 9.40 Dimanche: 1.00 - 3.10 - 5.20 -7.30 - 9.40 Gagnant de 3 Oscars Meilleur acteur Meilleure actrice 12.15-2.25-4.45-7.10-9.30 CHAMPLAIN 2 SIFCATHLRINf PAPINtAU 5?4 1685 ROBERT DE NIRO VOYAGED® AU BOUT UNE SUPER-PRODUCTION DE 3 HEURESI ¦h'ITiÎjiji“omamp "i1 nn BE L ENI EU C4H*o -8.Î50 m deer hunter rominniMH Bros‘“rd7445aval: Sam.-Dim.: 1.00 BR0SSARD1 milll CHAIÏIPLAIN bOUL TASCHEREAU 46'jE>906 bOUL SI MAHIIN MAR0IS 687 b?07 4.15-7.45.• < i La Biennalle II et le Concours.Suite de la page 19 emploi.On retrouve à Sherbrooke, souvent les mêmes artistes qu’à Montréal, représentés par des oeuvres qui sont très proches.En se chargeant exclusivement du dessin, de l’estampe.des pe- tits formats pour lesquels il bénéficie d’un espace convenable et aéré, le Concours de Sherbrooke pourrait ainsi libérer la Biennale d’une partie des oeuvres qui y sont présentées.La Biennale y gagnerait en se consacrant à des oeuvres d’envergure à deux où à trois dimensions sans toutefois trancher aux contenu la frontière entre les disciplines.Le concours d'estampe pourrait puiser à des oeuvres plus aventureuses réaffirmant son caractère actuel.La Biennale, pour sa part, en sélectionnant toutefois les artistes d’une façon plus rigoureuse, hause-rait le niveau de qualité de l’é- vénement ce qui lui permettrait aussi d'établir des constats.Il faudrait toutefois que cette manifestation, du moins son volet montréalais, puisse se servir de locaux plus adéquats à la présentation d’oeuvres de grand format afin de mériter tout l’éclat qu’elle dessert; tout en fai- sant, au maximum, porter à ses organisateurs les fruits de leur travail acharné.À noter, à Sherbrooke, parmi les 48 artistes présents, l’excellente participation de Miljenko Horvat, de Robert Savoie, d’Anke Van Ginho-ven.de plusieurs autres dont Jean-Pierre Séguin.Par ces compositions à l’émulsion et au crayon dans lesquelles l’alternance sérielle de formes semblables met en évidence une zone graphique, une texture.Séguin, à un second niveau, va au coeur même des problèmes du vécu du créateur.La Biennale lui a décerné une mention.Le Concours de Sherbrooke, un prix.(Jusqu’au 26 août).\J\|0 00^ i POUR TOUS INI PKOOlH iMNIAt K Kl HUNS ( Il Mt| ISM K II 11 INTERIEURS" DIANE KEATON MAUREEN STAPLETON CREIYIAZIE SI DENIS CHIMAZIL 388-4210 SEM.: 7.20-9.20 SAM.-DIM.: 1.20-3.20-5.20 - 7.20 - 9.20 SAMEDI 23 21 The city tonight 23.37 Saturday night movie l ive easv pieces (Drame 1970) 9 c B F T 1 15 Station closing 8 "25 9.00 9 30 .Le petil l’aslor L;i princesse lumière 0 CFCF Dessins animés Ill INI Ornowei ou 1 enf.ini de l.i forêt 6 INI Cmversitv of the Air 10 10 Les héros du samedi 7.(NI Morning exercices Mini soccer 'Garçons1 Hockev sur ga/on 7 30 Circle square • Filles' .8 00 Barbapapa 11 30 Teléjeans 8.30 Kum kum 12 00 Cinema d n i 9.00 Rocket Robinhood 13 INI Sporthèque 10 INI Let 's go tennis de Wimbledon 10.30 Kidstuff 14.00 Mvsteros »*t se»'rot s 11 30 George «le» profondeurs sous-mannes 12 00 Bugs Bunnv Boadrunner Show 14 15 Baseball du sam»*di 13 INI Saturday at the Movie* Baltimore à Minnesota Bell boats (Drame 1970' 17 (NI Bagatelle 15.90 Oceans alive 18 INI Hebdo samedi 15 30 You tell us Maga/inc d'information 16.00 Wide World ot sporb 19 INI Le pape en Pologne 18.00 Kell like dancing Reportage sur la visite du Pape dans son pavs natal 18 30 BJ and the bear :o oo Academy Performance 19 30 Baseball des Expos Jams' i Biographie de Jams Joplin1 Au Stade Olympique de Montreal, les 22.90 Musiqueb»*» Astros de Houston rencontrent l»*» Expos Anne Joval »»! Guy Trepanier de Montreal 22.30 The Editors 22 (Ht Le festival de jazz de Montreux 23 (Ni ( TV National News 22 30 Le telejournal 23 21 Pulse 22 45 Nouvell»*» du sp»»rt 24 (NI The Twelve Midnight Movie 23110 Cinqma Sole survivor < Drame l%9» la» fauve" lAmern .iin 1972' Drame po-ln*u*r realise par Bu// Kulik.avec Burt 2 (NI Emergency 24 45 Reynolds »*t Dyan Canon Ciné-nuit DIMANCHE 14.00 L or et l'argent Sujet Les problèmes de l'inflation ' Invité M Patrick Robert, directeur exécutif adjoint.Commission nationale de l'inflation 14.30 Les ennuis de Marie 13.00 L'air de voler 13.30 Les débats de rassemblée nationale 16.30 Infor mations-voyages L Auvergne et les gorges du Tarn " 17 00 Le meilleur des tannants IH.üO Au royaume des animaux 18.30 Nos lauréats 19 00 Les Momoes 20.00 Entrée libre Meurtre chez une star' (Américain 1973) Drame policier avec James Stewart.Cameron Mitchell.Sheree North et Maggie Wellman 21.30 Shirley Invite Paolo Noël Participation de Yolande Circe.Michel Noël.Claude Michaud et Roger Uiguère 22.30 Les chemins de ( inconnu (.Observatoire du Mont MegantK- ' 11.00 Today from Quebec 12.00 Meeting place 13.00 Summer country Canada 13.30 Hymn sing 14.00 Access 1400 Gallery 15.00 The wonderfulworld of Disney 16.00 Sports weekend “U S.Open golf championship ’ "The Queen city race from Greenwood raceway in Toronto" 18.30 Sunday news 19.00 The beachcombers 19.30 Happy days 20.00 It's your first kiss Charlie Brown 20.30 Throe's company 21.00 For the record 22.00 Ml creatures great and small 23.00 The National 2a.15 The City Tonight 23.35 Sunday Best "Trapped Beneath the sea" (Drame I974i S«m.7 h 15 - 9 h 30 Sam.5 h 15 - 7 h 30 • lOhOO Dim.: 1 h 00 - 3 h 10 • 5 h 20 • 7 h 30 • 9 h40 it as MiLTON Drame avec Alex Dreier Pal Hingle et Brenda Scott I.ARC du bricolage Cme-jeunes belle et le cavalier" (Italien 1968) Conte realise par Francesco Rosi aver* Sophia Loren et Omar Sharif S5.Les sports equesires Le meilleur des tannants Soiree canadienne F.ndroil St Francois-de la nviére-du sud comte Montmagny Et ça tourne l.es grands spectacles Fleur de cactus (Américain 1989' Co medie réalisée par G Saks avec Ingrid Bergman Walter Matlhau et Goldie Hawn Operation S Q Secunle routière l es nouvelles TVA U couleur du temps Fermeture 0 Vtn vl »»m M M (Po» spécial pouf groupes) Billets en vente au guichet Tél.(819) 377-3223 Trois-Rivières-Ouest Lea Concerts Premiers Ltée et National Variety Promotions présentent LIZA MINNELLI «In concert» VEN .SAM .DIM : 22.23.24 JUIN Ven.et dim.A 20h30 Sam.A18h30 et 22h Billets: S12.50-$15.00-S17.00-S20 00 En vente eu» guichets de la PdA SAUF f.un
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