Le devoir, 15 mars 1966, mardi 15 mars 1966
¦ l- Ej VOL LVII — NO 61 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, MARDI 15 MARS 1966 MÉTÉOROLOGIE Entel«illé, quelques périodes nuageuses.Maximum : 35 GracitustU dt SHEARER LUMBER (0.LTD MONTRÉAL TÊTE DU JOUR St» Loui»« d* M»rill»c Las librairie* F.PILON INC.Paprt*rlei - Daclylofraphei f l Accesioiret d« bureau i'* m^r 4 Nouvelle impasse aux Communes Le cabinet confie un large mandat au juge Spence pour enquêter sur l’affaire Munsinger mais les conservateurs veulent davantage "Quelque pari en Bavière" Gerda dicte ses mémoires MUNICH — Gerda Munsinger s'est réfugiée “quelque part en Bavière avec des amis,” a révélé hier le fils de l’homme qui a acheté les droits exclusifs de reproduction des mémoires de la blonde Allemande, impliquée dans une prétendue affaire d'espionnage au Canada.Son agent littéraire, M.Josef von Kerenczy, père, a de son côté fait savoir que Gerda avait toujours l’intention de se rendre au Canada "pour y laver son nom", mais qu'elle devra auparavant demeurer a l'écart, deux ou trois jours, afin de dicter ses souvenirs a Matheson: Dief en guerre contre les ministres de langue française OTTAWA — M.John Ma theson, secrétaire parlementai re du premier ministre Pearson, a indiqué en fin de semaine dans une entrevue téléphn-niaue avec un reporter du "Whig-Standard”, de Kingston, que l'affaire Munsinger est la résultante d’une campagne délibérée de dénigrement entreprise par un petit groupe de députés conservateurs contre les ministres canadiens-fran-cais du cabinet libéral.Dans une entrevue avec le même journal, le ministre du revenu.M Benson, a dit que M Diefenbaker avait "couru après ce qui lui arrive; il a sûrement dirigé ses attaques contre les ministres canadiens-francais".Selon M Matheson, député libéral de l.eeds, ce qui a fait déborder la mesure, ce fut "l'attaque insupportable du chef de l'opposition, M.John Diefenbaker, contre le ministre de la justice.M.Lucien Cardin, à propos de l'affaire Spencer”.Nous ne pouvons plus tolérer cette forme "d'avilissement", a ajouté le secrétaire parle menlaire du premier ministre.Il a signalé que si l'affaire Munsinger n'avail pas éclaté, plusieurs députés libéraux Voir pag» 2 : Matheson des journalistes chargés décrire une série de huit articles exclusifs que distribuera la Ferenczy Presse Agentur.Dimanche soir, les allées et venues du principal personnage du drame qui secoue actuellement le Canada étaient entourées d'un certain mystère, Mme Munsinger, que des .voisins ont décrite comme étant aimable et respectacle, avait alors quitté précipitant ment son modeste logis du quartier latin de Munich et était montée en voiture en compagnie de deux inconnus.Les deux hommes ont eu fort à faire pour franchir le barrage des journalistes qui les attendaient à la porte.Celle que les agences commencent à désigner sous le nom de 1' "espionne qui vient du frnid ", est demeurée cachée tandr que ses agenls débattaient les contrats avec différentes entreprises désireuses de publier les détails de sa prétendue liaison avec d'an ciens ministres canadiens.M.von Kerenczy, agent littéraire d'origine hongroise, a distribué hier des copies d une déclaration énigmatique, en langue allemande, et signée du nom de Mme Munsinger.Cette déclaration se lit comme suit ; "Je déclare par les présentes que, moi, Gerda Munsinger.suis née le 10 septembre 1920.à Koenigsberg, Prusse de l'Est, et que je ne suis pas, comme l’ont rapporté des journaux.morte de leucémie.J'ai habité le Canada de 19Ô5 à 1961 et je suis la meme personne qui a été mentionnée dans des rapports con cernant le gouvernement canadien".La signature paraissait tremblante et à peine lisible.Toute la journée, à la somptueuse résidence de la famille Kerenczy, située dans un quartier chic de Munich, l'agent de Mme Munsinger et ses deux fils ont reçu une procession de Canadiens et d’autres visi leurs cherchant à acheter les Voir pag» 2 : Bavière par Jean-Pierre FOURNIER OTTAWA — La crise précipitée par l'affaire Munsinger ne s'est pas dissipée hier.Quand elle s’est réunie au début de l'après-midi, la Chambre des communes était dans une impasse totale et, lorsqu'elle sest dissoute dans la soirée au bout de six heures de débat passionné, elle n’avait pas fait une ligne de progrès.Les conservateurs ont dénoncé le mandat de la commission instituée par le gouvernement pour éclairer l'affaire Munsinger et il apparait qu'ils prolongeront indéfiniment le débat sur le mérite de la question de privilège soulevée jeudi par M.Douglas Harkness, ex-ministre de la défense dans le cabinet Diefenbaker, à la suite des révélations du ministre de la justice.M.Lucien Cardin Le gouvernement a chargé M.le juge Wishart Slett Spence, de la Cour suprême du Canada, de faire enquête sur l'affaire.Il lui a donné pour mission de faire la lumière complète sur: • Une déclaration contenue dans une lettre adressée par le ministre de la justice au premier ministre le 11 mars 1966, accusant le chef de l'opposition, M.John Diefenbaker, d'avoir disposé légèrement d'une affaire mettant en cause une certaine Gerda Munsinger du temps qu'il était premier ministre; • Toutes les declarations faites à la Chambre des communes le 4 et 7 mars 1966 au sujet de cette affaire; • Toutes les declarations faites par le ministre de la justice a sa conférence de presse du 10 mars 1966, entre autres que plus d'un ministre conservateur avait été compromis dans l’affaire, qu'on avait omis de déférer le dossier aux conseillers juridiques du ministère de la justice, que la sécurité de l'Etat avait clé menacée, etc.M.Davie Fulton, ministre de la justice à l'époque de l'affaire Munsinger, a établi clairement à l'ouverture de la séance d’hier les quatre points que devait avérer la commission riènquctr ou le ministre de la justice afin de laver l'injure faite à l’ancien gouvernement, dont une dizaine de membres siègent encore à la Chambre, par les révélations rie M.Cardin.Le ministre de la justice, a dit M- Fulton, devra faire la preuve 1.Que deux ministres ou plus de l'ancien gouvernement conservateur ont eu des relations inconvenantes avec Mme Munsinger et que leur comportement a compromis la sécurité de l’Etat; 2.Que le dossier déféré au ministre de la justice en 1961 par la gendarmerie renfermait les éléments d'une affaire menaçant réellement la sécurité de l’Etat; 3.Que la sécurité de l’Etat a été troublée ou que quelque autre infraction a été commise imposant au ministre de la justice l'obligation de solliciter l'opinion de ses conseillers juridiques sur l’affaire; 4.Que Mme Munsinger avait fait de l'espionnage avant son arrivée au Canada.Une fois que le mandat de la commission a été connu.M Fulton a de nouveau insisté pour que le juge fasse porter son enquête sur ces points précis.Il a suggéré qu’un comité corn posé de représentants de tous les partis soit chargé d'arrêter le mandat de la commission, mais le premier ministre a promp tement rejeté cette proposition “Le mandat est assez vaste pour couvrir tous les aspects de l'affaire, a dit M Pearson.Il me semble fort raisonnable et nous n'avons nullement l'intention de le modifier." Il a encore une fois défié l’opposition de renverser le gouvernement au cours du débat sur les crédits permanents qui seront vraisemblablement présentés cette se maine à la Chambre si les termes du mandat ne la satisfont pas Ia>s conservateurs avaient espéré qu'en faisant trainer le débat hier soir, ils amèneraient le gouvernement a se raviser et a leur presenter aujourd’hui un mandat plus conforme a leurs exigences Mais le gouvernement semble bien déterminé cette fois à ne pas reculer.M Fulton a soutenu que le ministre serait bien incapable de prouver l’un quelconque ries quatre points qu'il avait énumérés."Pour autan» que je me rappelle son contenu, a-t il dit.le rapport qu'on m'a transmis en 1961 ne faisait mention d'aucune atteinte a la sécurité de l’Etat.11 ne suggérait nullement que Mme Munsinger avait cherché è soutirer des secrets ou qu'on lui en avait communiqués.Il ne prétendait pas qu'une offense avait été commise contre la sécurité de l'Etat ou contre toute autre lot relevant de la compétence fédérale.Il n'alléguait aucune offense de la part de quiconque dans le gouvernement, 11 n'indiquait pas que Mme Munsinger était ou avait été engagée dans l'espionnage II n'intimait nullement que Mme Munsinger courtisait dans l'espoir d'obtenir des informations secrètes.Voir pag» 2 : L» mandat du jug» Spenc» X Cardin défie Diefenbaker de mettre son siège en jeu Dief: on a voulu se venger de nous pour l’affaire Spencer.OTTAWA — Le chef de l'opposition a accusé les liberaux d’utiliser l’affaire Munsinger comme vengeance, apres leur retraite sur l’affaire Spencer.Le chef de l'opposition a même affirmé avoir entendu lui-méme M.Guy Favreau.ancien ministre de la justice, suggérer à M.Cardin d'utiliser le mot magique.On a voulu utiliser le mot Munsinger comme une epee de Damocles au-dessus de ma tète, s est écrié M.Diefenbaker, qui affirme que les libéraux ont délibérément sorti l’affaire en son absence."Le premier ministre est-il d'avis que toutes les maladres ses de ses ministres qui n'ont pas trait il la sécurité de l'Etat doivent être référées au ministère de la Justice" a de mandé l'ancien premier ministre.S'appuyant sur le discours précédent de M.Davie Fulton, le leader tory a affirmé qu'il n'y avait aucune question rte sécurité dans cette affaire Munsinger.et qu'en eonséquen ce le gouvernement salissait actuellement des membres du Conseil privé sans raisons valables.Voir page 2 : Di»f Le juge Dorion accède M.Hees quitte rhôpital et va s'expliquer aux Communes à la requcle de Oucbec: injonction contre SP KO QUEBEC — Sur une requête du gouvernement, le juge en chef Frédéric Dorion de la Cour supérieure a cmis hier après-midi une injonction intérimaire, valable jusqu'au 28 mars, interdisant aux professeurs des ecoles du gouvernement de déclencher la grève.OTTAWA — ministre de la justice, M Lucien Cardin, a mis hier au défi le chef de l'opposition, M John Diefenbaker.de mettre son siège en jeu sur les résultats de l'en-uêle judiciaire qui sera tenue ans l'affaire Munsinger."Nous saurons alors qui a du rourage et qui en manque.'’ a dit M.Cardin, dans son premier discours aux Communes sur le sujet, depuis jeudi dernier.Le ministre a ajouté qu'il donnait sa parole d'honneur que c'est à la suite d'une provocation qu'il a fait éclater l'affaire Munsinger aux Communes, le 4 mars dernier."Je n'avais pas l inlention de faire mention de cette af- Voir pag» 2 : Cardin L'injonction a été émise contre le Syndicat des professeurs de l’Etat du Québec (CSN) et son exécutif Comme le permet la loi.le syndicat n'a pas été avisé de la requête gouvernementale et le juge n'a pas entendu les procureurs du syndicat avant de rendre sa décision.Le SPEQ.qui groupe quelque 2,300 professeurs de renseignement spécialisé, dos écoles normales, des écoles d'arts et conservatoires et des écoles d’agriculture, avait annoncé son intention de déclencher la grève demain II doit v avoir Voir pag» 2 : SPEO OTTAWA —-M.Georges Hees a déclaré hier aux communes que Gerda Munsinger peut très bien dire la vérité” lorsqu'elle soutient qu’il l'a deux fois amenée diner.L'ancien ministre de l'industrie et du commerce dans le cabinet de \l Diefenbaker a cependant nié avec énergie qu'il y eut en cela danger pour la sécurité de l'Etat M Hees.qui subit actuellement des examens qui détermineront s'il perdra l'usage de son oeil droit, a voulu se rendre personnellement à Ottawa pour faire une déclaration sur le rôle qu'il a tenu dans cette présumée affaire d'espionnage".Voir p«g» 2 : H«e» Texte de l'arrêté ministériel créant l'enquête judiciaire OTTAWA, (DNC).— Voici le text* rie l'arrêt* ministériel établissant une commission d'enquête judiciaire, sous la direction de M.I# iuge Wishart Spenca, da la Cour suprême du Canada, sur l'affaira Munsinger.Sur avis conforme du premier ministre, le comité du Conseil privé recommande que l'honorable Wishart Flett Spence, d'Ottawa (Ontario), soit nomme commissaire en vertu de la partit 1 de la Loi des enquêtes en vue de faire une enquête complète sur une déclaration du ministra de la justice au premier ministre, dans une lettre du 11 mars 1966, à propos d'un* affaire mettant en cause une certain* Gerda Munsinger, laquelle lettre a été lue a la Chambre des communes le 11 mars 1966; sur toutes les déclarations faites à la Chambre des communes les 4 mars et 7 mers 1966 concernant cetta affaira; et sur toutes les déclarations du ministre de la justice lors d'une conférence de press* le 10 mars 1966, lesquelles, entre autres, comprenaient des déclarations au sujet de personnes impliquées dans cette affaire, du défaut de demander l'avis des conseillers juridiques du ministère de la justice, ainsi que de circonstances qui peuvent avoir constitué un danger pour la sécurité du Canada, et suivant lesquelles déclarations l'on na s est pas occupé de cett* affaire comme il se devait; de s'enquérir si l'on e traité cette affaire selon les règles et principes qui s'appliquent normalement aux personnes ayant accès aux renseignements confidentiels, et de faire enquête sur toutes les circonstances pertinentes qui y ont trait et, en particulier mais sans restreindra la généralité de ce qui précède, d'examiner complètement tous les rapports soumis au gouvernement ou à tout membre du gouvernement de l'époque et toute preuve déposée devant eux à cat égard ainsi que toute autre preuve découverte par le corn missaira ou à lui soumis# et d'examiner toutes autres questions pouvant sembler pertinentes eu commissaira, et de présenter un rapport en l'espece.Le comité recommande de plus r 1) que le commissaire se prévale de son pouvoir absolu d'appréciation quant à la procédure à suivre, y compris la faculté de tenir des séances à hui* clos et d'adopter les mesures qu'il peut juger propres à garantir la securité du Canada; 2) qua la commissaire soit autorisé à exercer tous les pouvoirs que lui confer* l'article 11 de la Loi sur las enquêtes; 3) que le commissaire soit autorise à sieger aux dates et endroits dont il pourra décider a l'occasion; 4) que la commissaire soit autorisé à retenir las services d'avocats, da conseillers techniques et du personnel requis, à des taux da rémunération et de remboursement approuvés par le Conseil du trésor; et 5) que le commissaire fasse rapport au gouvernement en conseil dans les meilleurs oélais.________________________________________________________ Alexis Johnson: Washington ne minimise pas l'importance des épreuves au Sud-Vietnam T.e sou5 secrétaire d'Etat ad joint des Etats-Unis, M.Alexis .lohn.son, s'est longuement employé, dans un discours prononcé à Montréal devant le Canadian Club, à justifier la présence des forces americai nés.au Sud-Vietnam et les activités militaires des Etats-Unis dans cette région du monde.Pour l'ancien ambassadeur adjoint à Saigon, l'histoire même du conflit vietnamien.tout comme le.s engagements américains dans le cadre de l'OTASE et à la conférence de Genève sont ample ment suffisants pour expliquer l'action de Washington au Vietnam et pour confirmer la volonté inébranlable des Etats-Unis de ne pas abandonner le peuple sud vietnamien.M Johnson ne mininrise ce pendant pas “l'importance des épreuves qui nous attendent peut-être’', mais il estime que les événements ont commen cé à prendre une nouvelle tournure et.avec une résolution et une persévérance non moins grandes que celles de l'adversaire, nous pouvons at teindre les objectifs qui nous sont propres et ceux du peu- ple libre du Sud-Vietnam, sans déclencher une guerre plui étendue”.Affirmant par ailleurs qu' “aucun membre du gouvernement américain ne croit que la vraie victoire au Vietnam doive être principalement une victoire militaire”.M.Johnson a longuement évoqué les efforts economiques et sociaux entrepris par le gouvernement de Saigon depuis quelques nrois, ainsi que les décisions prises dans ces domaines à la reunion d’Honolulu.Au cours d'une conférence de presse qui a precede son allocution, le sous secrétaire d Etat adjoint a répondu qu'un régime communiste au Vietnam adoptant une attitude neutraliste dans ses relations internationales, comme le fait par exemple la Yougoslavie, n'est pas impossible mais que personnellement il avait det difficultés à l'imaginer.11 a egalement affirmé que le peuple sud-vietnamien était de toute évidence anti-communiste et que le Vietcong ne représentait qu’une i n f m • partie de la population de ce pays.L'UCC réclame: rente spéciale pour les cultivateurs de 50 ans qui doivent laisser leur ferme QUEBEC — L'Union catholique des cultivateurs a demandé lundi au gouvernement québécois d'accorder une "pension spéciale" aux cultivateurs âgés de 50 ans ou davantage qui doivent quitter leurs terres parce qu elles ne sont pas viables L'UCC présentait au premier ministre, M.Jean Lesage, et à quelques membres de son cabinet, son mémoire annuel."Le monlant de celte pension, déclare le mémoire de l’UCC, devrait être supérieur à ce que recevra normalrmrnt le travailleur moyen du Québec par le régime de rentes et la pension de vieillesse parce qu'il s'agit de personnes delà vorisées qui n'ont pas pu préparer d'aucune façon leur retraite”.Ce mémnire annuel de l'UCC, qui résulte de congrès de cet organisme, traite de toutes les catégories de personnes travaillant dans des fermes qui doivent les quitter parce qu’elles ne sont pas ren tables.Le mémoire suggère en faveur des agriculteurs de moins de 49 ans qui doivent quitter leur* terres un mode de réorientation profession nelle favorisé par "des allocations à tous les cultivateurs qui désirent ou aeccptcnt de poursuivre des études en vue dr leur réorientation professinn-nellr”.L'UCC par ailleurs formule de nouveau ses demandes en vue "d'une reconnaissance du syndicalisme agricole" et propose les cléments d'un projet de loi dans ce sens que, selon cet organisme, le gouvernement devrait adopter dans le courant de l'année.La réunion entre la direction de l’UCC, pilotée par M Lionel Sorel.président, et le premier ministre, accompagné des ministres Alcide Courcy, ministre de l'agriculture, Gérard liévesque.ministre de l’industrie et du commerce, a eu lieu à huis clos et a duré plus de deux heures.Fonction .1 ".: les négociations entrent dans une phase décisive * par Evelyn DUMAS-GAGNON Le* négociations dans la fonction publique s'engagent aujourd'hui dans une phase décisive.Les professeurs des écoles du gouvernement tiennent une séance de négociations a la veille du jour fixé pour leur grève, cor.tre laquelle pèse désormais une injonction.Du côté des fonctionnaires et des ouvriers du gouvernement, les négociateurs s'attaqueront au cours des prochains jours aux problèmes centraux en litige, soit le statut des ouvriers, le régime syndical et les salaires.Il leur reste encore dix jours avant l'heure léro, sept heures du matin la 25 mars, moment où le syndicat compte déclencher l'arrêt de travail s'il n'y a pas eu entente.Depuis le 2 mars, lorsque Me Yves Pratt# a reçu le mandat de négocier au nom du gouvernement et que le president de la CSN, M.Marcel Pepin, s'est associe à l'équipe de négociation syndicale, un nombre considérable de clauses du projet de contrat collectif ont été paraphées par les deux parties.Beaucoup de ces clauses touchaient des détails, mais quelques unes avaient plus d'importance, par exemple celles qui concernent les recours des employés contre les mesures disciplinaire*.Un travail considérable de défrichaqe a été fait sur tout ce que, dans l'entreprise privée, on appelle les droits de le direction.Néanmoins, des deux côtés de la table de négociations on semble être conscient que l'essentiel, les trois points mentionné* plu* haut, n'est pas encore réglé, même s'il a été évoqué dans les discussions depuis quinxe jours.Du côté gouvernemental, on a bon espoir d'aplanir assex rapidement les difficultés que soulève le statut des ouvriers.L'équipe des ministres et de conseillers qui a pris an main les négociations depuis un# quinxaina a été elle-même interdite det découvertes qu'elle a faites dans ce court laps da temps sur le situation qui régnait chat les ouvriers.C'est à ce niveau, semble-t-il, que l'expression "fouillis absolument invraisemblable", appliquée par le premier ministre aux structures admi- nistratives du gouvernement, trouve sa plut éclatant# illustration.Rappelons que la loi de la fonction publique, reprenant les termes de l'ancienne loi du service civil, distingue entre les "fonctionnaires", personnel de bureau rémunéré sur une base annuelle, et les "ouvriers".Même si la situation des dix-huit à vingt mille fonctionnaires, répartit en quelque 1,100 classes d'emploi, est loin d'être simple, elle semble lumineuse à côté de celle des ouvriers, dont le nombre total varie considérablement au cours de l'année et d'une année à l'autre, qui n'ont jamais été recensés, encor# moins répartis dans des classes d'emploi uniformes.Le gouvernement emploie trois grandes catégories d'ouvriers : les réguliers,, qui travaillent pour un minister# douxe mois par année; les saisonniers; les occasionnels embauchés pour une tâche et une période bien délimitées.Il y a environ 9,000 ouvriers réguliers pour lesquels on n'a jamais établi de classes d'emploi ni de taux de salaires uniformes.Les conditions offertes à chaque individu étaient laissées à la discretion du ministre concerné qui les fixait, selon l'expression d'un informateur proche du gouvernement, "à le tète du client".Pour en arriver a circonscrire leur situation, le* service* gouvernementaux en sont maintenant réduits à recenser individuellement chaque nom qui parait eux listes de paies.Ils découvrent des variations considérables entre les salaires et les heures de travail pour une même fonction, et les plus longues heures ne correspondent pas nécessairement aux salaires les plus élevés.Enfin, environ le moitié de ces ouvriers régu liers reconnus comms tels ont le statut de "temporaires" eux termes de le Loi de le fonction publique, et ne bénéficiant d'aucune protection ni d'aucun avantage social.Il semble déjà acquis toutefois que leur situation sera régularisée.Accorder des augmentations da salaires a des employés cachés dans un tel labyrinthe n'est pas un mince problème.C'est ce qui e amené le gouvernement, dent son offre monétaire du 25 février, à établir la moyenne ponderee des augmentations offertes aux fonctionnaires et, en le multipliant par le nombra d'ouvriers, à créer un "pool" d'augmentation d'une valeur da $2 à S2.5 millions à étra réparti entra les ouvriers réguliers da manière à hausser les salaires trop bas, réduira les heures trop longues, et créer une certaine uniformité.L'offre gouvernementale prévoit la création d'un comité paritaire qui étudiera la repartition du "pool" apres la signature du contrat, étant entendu que toute augmentation individuelle sera rétroactive et que les droits acquis seront proteges.Il t'agit maintenant essentiellement de fixer des bornes, ce qu'on appelle an (argon da négociations des "benchmarks", qui serviront da guidas à la normalisation des taux d* salaires, et de fixer aussi le montant global è répartir.Les saisonniers posent un autre problème.Le gouvernement a appris la semaine dernier* qua de trois à quatre mille d'entra eux étaient des "quatra-saisonniers", c'est-à-dire qu'ils passaient d'un emploi saisonnier à l'autre de manier# a être en fait des ouvriers réguliers, parfois depuis longtemps.Ils n'avaient jus-qu'ici aucune protection.On songe a les intégrer au corps de* ouvriers réguliers.Quant aux autres, les "saisonniers" véritables, il s'agit de savoir s'ils auront un droit de rappel et dee avantages sociaux proportionnels à ceux des ouvriers permanents.Restant enfin las "occasionnais", ceux qu'on embauche pour une tâcha brève, et dont la nombra sa multiplia traditionnalla-ment an période électorale.A leur sujet, ni les informateurs gouvernementaux ni les informateurs syndicaux n'ont d'explications claires à offrir.On ne semble pas savoir, par exemple, quelles tâches susceptibles d# requérir des "occasionnels" sont dirigées per le gouvernement et lesquelles sont confiées à des contracteurs.La débat portera ici essentiellement sur les taux horaires, la semaine da travail et l'assurance chômage La loi da ('assurance-chômage rappelons la, exclut la* employés d'un gouvernement.4 9747 DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 15 MARS 1966 Matheson (Suite a la paye 2) ei cela doit majore! le prix de revient il est inadmis sible que ces usines puissent contaminer impunément une richesse qui appartient a tou te la population.D'autre part, le problème de* eaux menageix's s’est ag grave au cours de* dernière* années par suite de l'utilisa Don des detergents qui ne sont pa* dissous aussi compte temen' dans les cours d'eau que les autres decbets domes tique* Au début, le* detei yents restaient a la surface des eaux, mai* a mesure que leur usage a augmente on a constate une contamination en profondeur II semble que le* traces de détergent qu'on peut trouver dans le* eaux des aqueducs ne sont pa* directe ment dommageable* mais de.* spécialistes estiment que ces produit* même en quantité* minime» accentuent dan* l'or gamsiné le* etfet* cancrriye ne» d'autres produit» toxi que* qu'on peut difficilement é\ iter tels ceux qui contain! nent l'air dos villes et qui pro viennent de ia fumée des asi ne» et de* habitation» ainsi que de' gaz d échappement de* automobile* Les eaux de surface ( e problème complexe n a pa> encore atteint chez non» 1 acuité qu'il présente ailleurs.Aux Ltats Uma, par exemple, les pouvoirs publie* doivent envisager de* remède* énergi que* L'automne dernier, lors d'une conférence inter Liât» au sujet de la contamination du lac Kné.les experts ont conclu que le* Grands-Lac» d'une façon generale sont en tram de devenir des eaux mortes a cause de* d gout s qui y sont déverses de façon massive sans aucun traite ment \ la longue, cela peut menacer tout le cour* du St-Laurent et rendre en partie inutiles le* dépenses conside râble* qui seraient faite* dans le Québec pi notamment dans la région de Montreal pour assainir le cour» du grand fleuve \ ce congre* tenu a Dayton.Ohio les expert» ont reeom mande qu'a l'avenir aucune municipalité n'amenage de* egouts combines, c’est à-dire des canalisations qui recoi vent à la foi* le* eaux mena gérés ou egouts proprement dit* et le- eaux de surface La raison de cette propos) lion c'est que durant une tempête ou de» pluie» prolongée*.le volume d'eau que re voivviit ces egouts combine* dépassé 1a capacité normale lie toute usine dépuration Si le* eaux de surface sont eva euees pai de» canalisation» séparée» on peut les jeter di rectement dans le cours d'eau *ant danger alors le volume de* eaux usees est bien moins considerable et l'on peut con* truire de* usines pour le» traiter convenablement Si les U.-mes doivent être construite» en vue du volume maximum de* orage* leur coût est pro hibitif et elles sont en partie inutiles la plupart du temp* .*i on le* construit en fonction de* seule» eaux usee» La campagne électorale débute dans l'apathie De notre correspondant, Paul GINE5TIER lettres au DEVOIR M.Buii in n\i pus été délogé Dans votre numéro du 4 mars 1966, vous faites un reportage sur la situation politique dans le comté de Shefford en généra] et a Granby en particulier Dans votre article, il y a une regrettable erreur dont la rec tification s'impose •1 ai cru d'abord à une erreur de reportage, mais de plu* en plus les journaux le lancent en grandes manchettes la télévision le gobe a chaque occasion, et partout on persiste a appe le; Mont Sainte-Anne la nouvelle piste de ski située a Ste-Anne-des-Monis, Mont Sainte-Annt appartient xans contredit a Percé, comme le Rocher de l'IIe Bonaventure Il est connu non seulement pour sa situation géographique, mais par ^e* pèlerinages, son “Signei» des temps", Radiol an ad a.Montréal.Que Monsieur le réalisateur.Voici quelques questions qui nous sont venue* a la suite de votre émission de diman che sur la situation de la femme dans l’Eglise Ces questions proviennent d t* grands .séminaristes, “donc de gars qui.par définition, ont pas ma! de défauts et ont besoin d'etre ouverts aux rea lites de leur temps Une émission comme celle de dimanche, aide t elle vrai ment a la construction d'une Kglise post-conciliaire renou velee Suscite t elle Lent hou siasme lace aux tâches urgentes qui attendent les jeune* chrétiens et chrétienne* de M .lean Jacques Pelletier, Séminaire de Nicolet La resolution acceptée a la Fédération des étudiants libe raux du Québec pour l'étatisa lion du corps professoral sous la seule autorité du ministère de l'Education et pour l'aboli lion du droit de grève des en lignants fut proposée par l'Association liberale de runi vetsité de Sherbrooke Avant de présenter une telle resolution a la Federation des étudiants libéraux nous avons étudié le problème sou* tous ses angle* Conscients île* réalisations apportées h Lédu cation par l’entremise du mi nistère de l'Education, cons cients de la nécessité d’un ap port continu du ministère de l’Education à la présente évolution.du Québec, conscients aussi que le nombre excessif de grever de professeurs et de menaces de grèves est néfaste pour les étudiants, non* voyons Vous prétendez que ce sont le- créditisten qui ont déloge l’illustre maire Horace Boivin.C'est faux âpres avoir occupé le poste de maire de Granby, pendant .15 ans.M Horace Boivin s'est le Mont-Sai ut e- An ne histoire, sa littérature, sa géologie,, On n'a pas le droit de s’emparer de son nom.Pourquoi le sacrifierait-il a tm sport, je vous le demande: ce sport multiple qu'il s'appelle ski.crosse, base nu foot ball, saut, voltige courses de chevaux, d autos, de bicyclettes, de dan -es hélas' qui sont en voie d’envahir le Canada et de re tarder d'autant ia culture des nôtres Car inutile de s'illusion ner ou ne peut etre a deux endroits a la fois, lire, se rensei Un non t el intégrisme notre generation ’ 1.'heure est-elle venue de remplacer l'intégrisme désuet de droite par un integrisme de gauche tout aussi détestable " Nous sommes vraiment de çns pur une certaine façon negative de voir le Concile.Ou est l'esprit évangélique dans une émission comme celle de dimanche'' Le respect des personnes, des opinions '' Nous ne sommes pas assurés que ce soit pur quel ques plaisanteries gratuites, que des animateurs servent lu cause de la vérité et tie la fraternité entre les hommes.Ces lignes ne sont pas celles de grands séminaristes refoulés et misogynes: nous ne sommes pas opposés a l'idée d'une promotion du rô- dans celte resolution le ncu! remède pour régler le problè me.Ces grèves, nombreuses et insignifiantes pour la plupart, risquent de porter un préju dice grave à la mise en oeuvre des reventes innovations édu rationnelles Les professeurs se servent du droit de grève comme moyen de faire du chantage Kn général, ils semblent ne gliger toute conciliation au profit d'un moyen qui doit être considère comme extrême la grèv e Monsieur Pelletier a ce que ic puis constater vous aimez vous gargariser de termes Abandonnez votre beau vocabu laire de rhétoricien et médite/ ce que je viens de vous dire Laissez derrière vous vos idées de syndicalisme à l’eau de rose ci songez a tout le tort que ces grèves causent à des milliers d'étudiants à travers toute la province Ht puis, de grâce, mettez-vous bien dans la tête retire de la politique rmmici pale.C’est donc taux de prétendre que ce sont les créditistes qui l'ont déloge Votre tout dévoué.Thomas TOTH gnfr.réfléchir, quand ou fié quente le dehors à tous ses loisirs.Que le gouvernement ne souffle pas trop fort dans nos voiles: yue la Gaspe.sie continue d'être simple et saine, sans danses ébourilfees sans cabarets a culbute, sans chansons mal chantées et mal taites.mais qu'on rende a Perce ce qm appartient a Perce, le titre glorieux de Mont Sainÿe-Anno qu'il reclame' Euqenio-L Ranger le de in femme dans 1 Eglise.Loin de la.avec vous, itou* souhaitons une étude toujours plus sérieuse des possibilités d’intégration de la femme daus les structures ecclésia les Cependant, il faut le cons tater, ces question* méritent une lout autre considéra (ton que celle que vous lui av ez accordée ' Nous voulons seulement etre la voix de beaucoup de .jeunes de notre âge pour dire notre désaccord avec une façon discutable et rétrogra de de présenter le Concile, par des gens qui.déjà, n'ont pins notre âge, Koland LANDRY pire, Président des Séminaristes des Missions-Etrangères que réclamer l'étatisation du corps professoral, ce n'est pas du conservatisme.Peut-être de vrais-je a ce stage vous expli quer clairement la différence entre la droite et la gauche Mais, je présume que i'on sau ra vous renseigner au séminaire Je liens a vous souligner que le ne suis pas le pantin de cer tains hommes politiques Cette idee a été mijotée en vase clos au sein de notre association, et c'est moi-méme qui l'ai pro posée pour étude 11 n'y a eu.malheureusement pour vous, aucune machination d'hommes politiques, ni aucun "traque nard suave " t ous pouvez en etre assuré Nous n'avons lait la qu'exprimer le désir de toute une population qui en a marre, qui est franchement écoeurée de faire rire d'elle par un groupe de professeurs, plus grévis tes qu'enseignants Jexn-A Ren«, président l.es journalistes anglais, dont le jugement s'est parfoi-révélé hâtif, ont déjà appelé cette campagne électorale “la plus insipide du siècle" fl est manifeste que.jusqu'à main tenant, l'opinion publique ne - est emue que d'une chose, la refonte des programmes de TV dura lez.sea lex —via suppression de toutes ies émis sions susceptibles d'influencer par la bande le choix de.- ele< leurs.Or certaines de ces émis sions.comme le programme satirique de chansonniers BBC le feuilleton télévisé ••the Power Game" et la fantaisie "Pinky et Perky", étaient vrai ment populaires.Les hauts .ris furent d'ailleurs si tonitruants que Pinky el Perky, émission destinée aux enfants et mon trant comment les deux célèbres cochon» se lançaient dans la politique, a été rétablie, l'auteur avait montré qu'il ne pouvait s'agir que d'une coïncidence.puisqu'il avait dépose son scenario il y a plusieurs mois, et que le plus nul de« chefs politiques ne pourrait s'identifier ni a Pinky, ni à Perky! Acceptons-en l'augu re.Les jeux sont-iis faits?En tout cas.le manque ap parent d'interét a une cause certaine a tort ou a raison, le public croit connaitre les résultats du scrutin — telle est la foi.que certains qualifient d'aveugle, dans les sondages d'opinion.Les pronostics don nent aux travaillistes une ma jorité de 4.5 p.c.des voix, soit une centaine de sièges de plu» que l'opposition aux Communes.Ces sondages sont detail lés.Par exemple, ils nous ap prennent que l'Angleterre est conservatrice A toute heure, l atroosphère est raffinée, le spe< tarie de la ville fascinant.Nous vous invitons, au 21ome etage du Reine Llizabelli au REINE ELIZABETH Un hutel du CAJ adinumtr» p«r Hiltuo of Canada presumee m Par suite de la hausse des prix du papier-journal OTAN: Ottawa M.John enquête pâtes et M.FULTON Munsrngci aux Communes si les conservateurs ne cessaient de réclamer une enquête judi ciairc dans l'affaire Spencer et que cette menace lui avait été laite au bureau même du president du Conseil privé.Il n'a toutefois pas precise si celait M.Favreau lui-méme oui lui avait annoncé la nouvelle \1 Fav reau a dit qu i! avait bel et bien rencontre M Fulton il v a 15 jours environ, afin de taire appel à son sens de la justice et de l'equite et le convaincre d'intervenir auprès du chef de l'opposition pour qu'il cesse ses tactiques de dénigration du gouverne ment Le ministre a rappelé que M Fulton lui avait dit qu'il en parlerait à M Diefenbaker, s’il croyait que cela pouvait aider H a ajouté que M Cai din n otait même pas au cou rant de sa tentative d intei vention auprès de l'ancien ministre de la justice, pour montrer qu'il nv avait eu aucune intention de forcer la main de l'opposition 'Si J ai vu le depute de Kamloops, a-t-il dit.ce fut pour taire appel a son sens de la justice, impression que J ai gardée jusqu'à ce jour.Et jé suis bouleversé d'apprendre qu'il ait dit que je l'avais menacé de chantage au cours d'une entrevue.Effectivement, cette rencontre a eu lieu il y a 15 jours environ parce que l'ancien ministre de la justice est le seul députe de l'opposi lion que je consente a recevoir à cause de son sens de la justice.Mais, il vient de faire appel à des tactiques qui me rappellent celles d'un autre de pute qui siège en lace de moi, M Erik Nielsen, député du Yukon qui a fait éclater Taf-taire Rivard aux Communes” M.Favreau a accusé M Fui ton d'avoir trahi son serinent fie membre du Conseil privé en déclarant qu'il v avait eu ren-contrc entre les deux hommes.R.-Canada n'a pu interviewer Gerda à Munich TORONTO La Société Radio-Canada a fait savoir hier qu elle n'a pas encore obtenu une interview à Munich avec Gerda Munsinger.l.a Société avait tait savoir plus tôt qu'une interview fil mec devait être réalisée hier a midi et transmise sur les on des de la télévision dans la soi réc L'n porte parole de la Socié te a ajoute qu'il demeure encore possible qu'une interview d une heure pourra peut-être etre réalisée a temps pour transmission mardi soir.li'iWtWïzGtt NOUVEAUX DISQUES "PATHE" MONO REC.S4.45 SPECIAL 3 29 12" LONC-IEU STEREO REC S5.45 SPECIAL: S4.29 Gilberl Becaud • P.A.O.67.165 >lr« nuiri* — quand tu dAflur* — l e* C roix — Alors raconte — l etali mou copain — Kt maintenant — l.a ( ornda — I.c Jour on la pluie viendra - l.f pianiste de Varsovie -i r* marche* de Presence — le veux • » dire adieu — la ballade de* baladin*.Adamo a l'Olympia P.A.O.67.183 4 vol'kion coeur Sien* ma brour l.e* fille* du bord de mer — l'ai-me — Chanson en rondelle* — quand le* rose* 'le* main* sur le* hanches - Comme toujours le Harbu sans barbe — Ceux nue l'aime - l.a nul! — Von* permette/ monsieur \ u mw t.iisqtAi :n MAR b Carantie Ire qualité Scelle de la manufacture COMMANDES POSTALES 50< P*r 3 disqud* pour frais de poste et d'emballage Taxe en plus Signifier *i Mono ou Stéréo CENTRE DU DISQUE 3162 est.Belanger — RA 9 2833 0UVER1 JEUDI El VENDREDI JUSOU A 9H.30 P.M.Bassett propose une sur Tindustrie des papier du Canada TORONTO — M.John Bassett, éditeur du ‘ Telegram de Toronto souhaite que le gouvernement entreprenne une enquête sur l'industrie des pates et papiers par suite de la hausse des prix du papier-journal.Dans un éditorial, il decla re que la nouvelle augmenta tion de SIC la tonne annoncée récemment "sera un lourd fardeau sur les journaux ca nadiens" et que si l’on se ba se sur les profits publiés par les principales compagnies de papier, "rien ne justifie la hausse" M Bassett a poursuivi en disant que bien peu d'indus tries avaient pu depuis la guerre assommer leurs clients avec de telles augmentation-du prix de leurs produits, il a révélé que le papier-journal, qui se vend aujourd’hui S144 la tonne, se vendait en 1Î445 S60 la tonne.Le "Telegram publie un graphique décrivant les aug mentations de 1945 a 1958 qui ont etc suivies d'une période de stabilité jusqu'à cette année "Comment se fait-il que les cuinoagnies de papier n'aient jamais subi d’enquêtes sous la loi relalive aux enquêtes sous la loi relative aux enquêtes sur les coalitions ?s'est de mande l’auteur qui poursuit 1 examen en se demandant egalement pourquoi les guu vernements successifs n'ont jamais enquêté pour savoir si les journaux canadiens sont trades équitablement." D'autres divisions de Fin dustrie du papier dont i'indtis trie de la boite de carton et relie du papier fin.ont pointant subi la curiosité gouver nementale.souligne-t-il.\ Montréal, hier, la compagnie International Paper Sales a informé ses clients do l'Est des Etats-Unis et du Canada que le prix de son papier journal sera augmenté de S7 la tonne à compter du 16 mai 1966.Cette compagnie e>t charge des ventes du papier journal de la Compagnie Internationa le de papier du Canada et de ilnternational Paper Company Apres l’annonce de cette augmentation, le président de la International Paper Sales Company a déclaré : "La coin pagnic croit fermement que cette augmentation ne devrait pas etre plus élevée pour le moment, tant dans l'intérêt a longue échéance de l'industrie de •l'édition que dans celui de l’industrie du papier journal" Yvon Dupuis en procès, défendu par Martineau SHERBROOKE — Lt procès de Yvon Dupuis est en marche, le tribunal ayant rejeté lundi une requête de la défense de mandant un nouvel ajourne ment.La journée d'hier a ete consacrée au choix des 12 jures, et l'instruction de l'affaire commencera ce matin.C'est Me Paul Martineau, ancien ministre des mines et des relevés techniques, au sein du cabinet Diefenbaker, qui assurera la defense de l'ex-minis tre d'Etat liberal.Il remplace au pied-levé M Raymond Daoust.Le procès, qui a lieu aux assises criminelles de la Cour du banc de la reine a Sherbrooke, par suite d'un changement de venue demande en septembre par la couronne, a débuté hier matin sous la présidence du juge Evender VeiUeux par un plaidoyer de non-culpabilité re- poussant l'accusation de trafic d'influence qui pese sur l'ancien depute de Saint-Jean-lber-ville-Napierville.Sitôt apres ce plaidoyer, Me Martineau a demandé la remise du procès, alléguant qu'il n'avait été mandate que diman che pour représenter l'accuse et qu'il avait besoin d'un delai pour prendre connaissance du volumineux dossier.Me Martineau a aiouté que son client avait egalement sollicité les services de Me Rémi Paul, ex depute conservateur de Ber thier-DeLanaudiere-Maskinonge, mais que celui-ci n'était pas en mesure de s'occuper de l'affaire avant une ou deux semaines.En consequence, il a deman de au tribunal d'accorder une remise de 10 jours ou deux semaines afin de permettre à l'accuse de jouir d'une defense juste et entière.n a pas encore pris position Tandis qiw* les 14 pa>s mem bres de l’Alliance atlantique >e reunissaient a Pans en l ab sence de la France et tentaient de s’entendre sur le bien-fondé dune réponse commune au gouvernement de Gaulle.!e ministre des affaires extérieu res du Canada M Paul Mar tin.répondait en Chambre quüttawa n’était pas dispose a .signer des ententes bilatera les de défense avec la France ajoutant que son gouverne ment était partisan d’une int** gration des forces militaires de l’OTAN.Le ministre a toute fois précisé que le Canada étudiait toujours le texte du message du general de Gaulle et que des discussions .se pour suivaient au Conseil de LAI-hance sur cette question.Malgré les pressions des Ktats-L’nis et de la Grande Bretagne qui souhaitent une réponse commune des mem bres de l’Alliance afin de bien indiquer la determination de.* 14’ de conserver a l’OTAN sa forme actuelle, le Conseil n est pas parvenu hier à une conclusion, les pays scandina ves.les Grecs et les Turcs vou lant éviter tout geste qui pour rait aggraver le climat actuel.Selon certaines informations eu provenance de Paris, le Canada se serait egalement eleve avec vigueur contre l’initiative française.Il semble cependant que la position officielle du Canada soit plus nuancée: et M Martin devait d’ailleurs dire samedi dernier que son gou vernement n’avait encore pris aucune decision sur cette ‘’déclaration commune" souhaitée par Londres et Washington On se souviendra par ailleurs que le ministre canadien a fait de nombreuses declarations ces derniers temps sur l’importance de la partici pat ion française a L Alliance atlantique, ce qui laisserait prévoir qu’Ottawa n’acceptera pas volontiers une situation qui isolerait la France dans l'Alliance avant que tous le* efforts aient été sérieusement tentés CINQ Laporte menace de fermer le Conservatoire i n porte-parole du Counte central de grève do etudiants en arts a déclaré hier au DEVOIR que le ministre des af-faires municipales.M.Pierre Laporte a menace les etudiants du Conservatoire d art dramatique de la province de fermer les portes de celte ins titution de façon définitive m les étudiants donnent suite a leur projet de se mettre en grève aujourd’hui.Selon ce porte-parole.M.Laporte est intervenu hier après-midi alors que les étudiants du conservatoire étaient en réunion générale.Les etudiants ont alors décidé à Tuna-ni mité : l) de *e mettre en grève cet après midi ; 21 de.rencontrer M Laporte hier soir afin de discuter de l'affaire avec lui ; 3) de se réunir de nouveau à 11 h.ce matin et de determiner l'action qu iN entreprendront à la lumière de la rencontre avec le ministre.fe tlk’ rtimcju rrr» pour une HtANCAl# ni KJ F F?Al I LE MARTINIQUE MOTO* INN Comment se fait-il que des millions de gens ehoisissent I .a Métropolitaine et qu'aucune autre compagnie n'assure plus de Canadiens?Vous pouvez obtenir de fassurance-vie de deui maniérés fondamentales: par l’entremise d un groupe à votre lieu de travail, par exemple —ou par choix particulier Des millions de Canadiens nous ont choisis—aucune autre compagnie n'assure autant de personnes, hn outre, plus île 3.800 entreprises canadiennes se sont adressées a nous pour assurer leurs employés.Comment cela se fait-il ?Il y a une foule de raisons: Votre assurance-vie de I41 Métropolitaine pourrait vous rapporter 20p.100 de plus en espèces, selon la manière dont les paiements sont versés.Nos représentants expérimentés, travaillant à plein temps —ils sont plus de 2,100—ont reçu une formation leur permettant de s’occuper vraiment de vous La réputée \ érification de la Sécurité Familiale que pratique La Métropolitaine, et qui consiste en un releve confidentiel, effectué gratuitement, vous permet d avoit au sujet de la sécurité pécuniaire de votre famille, une idée plus précise que vous en ayez jamais eue auparavant.(Cette vérification vous fera peut-être découvrir des biens dont vous ne soupçonniez même (tas l'existence.Voyez le conseiller de La Métropolitaine.Il n'y a aucune obligation .«tuf enters /es êtres qui roua sont chera.Des millions de gens choisissent La Métropolitaine — Aucune autre compagnie n’assure plus de Canadiens. Johnson propose des réformes pour que les députés conlrôlenl les dépenses -Les députés n'exercent qu'un ployé de l’Assemblée légis LE DEVOIR.MONTREAL.VARDI 15 MARS 1966 30 mois de prison à l'ex-maire Roy, de St-Georges QUEBEC — Un individu qui a acquis plus de notoriété ces derniers temps a la suite de divers procès que lorsqu'il présidait aux destinées de St-Georges Ouest, dans le comté de Beauee, a été condamne a 31) mois de prison par le juge Gérard Lacroix de la Cour supérieure.il s’agit d'Armand Roy, 45 ans, qui avait été trouvé le 3 mars dernier coupable de conspiration en rapport avec un incendie qui a détruit en H)6I un camp de bûcherons qu’il possédait le long de la rivière l’icoba dans le parc national des Laurentides, En rendant sa sentence, le juge Lacroix a rappelé a Roy qu'il "avait dans le passé' obtenu la confiance de ses concitoyens en étant élu a des charges publiques.Mais, de dire le juge, c'est sous le couvert de cette honorabilité que vous avez commis le crime qui vous a amené devant le tribunal.” Les députés n'exercent qu'un contrôle théorique sur les dépenses du gouvernement.On leur demande de voter des sommes considérables sans leur donner aucun détail sur la façon dont ces sommes vont être dépensées et ce n’est qu'un an et demi apres la dépense qu'ils pourront recevoir des comptes et encore d'une façon beaucoup trop sommaire, a déclaré dimanche au cours d'une émission de télévision le chef de l'opposition a l'Assemblée législative.M.Daniel Johnson a ajouté que dans le domaine des finances de l'Etat, les députés ne peuvent que pratiquer une autopsie des dépenses alors qu'ils devraient faire de la médecine préventive.Les dépenses que les députés sont appelés à voter cette année ne pourront être contrôlées qu’en janvier 1968.c’est à dire lorsque le mal aura été fait, si mal il y a.Pour remédier à la situation actuelle.M Johnson a préconisé trois importantes réformes: 1.Que le contrôleur de la trésorerie devienne un em- ployé de l'Assemblée législative tout comme l'auditeur de la province et qu’on lui donne tous les moyens modernes d’administrer notre plus grande et notre plus importante entreprise.2 Que les députés reçoivent régulièrement une liste complète des engagements que le conseil de la trésorerie a approuvés et une liste détaillée des paiements effectués afin que les dépenses soient contrôlées au moment où elles sont effectuées.3 Que l’on mette en place un comité de surveillance des achats, contrats et autres transactions, ce comité devant comprendre des représentants de l’opposition.Rappelant que l’IJnion nationale établira un régime présidentiel lorsqu'elle reprendra le pouvoir, M.Johnson a dit qu'un tel système permettrait un meilleur contrôle des finances parce que tous les députés pourraient critiquer l’emploi des fonds du Québec, au-dessus des lignes de partis”, contrairement à la pratique actuelle.-, I | Le projet de Rivière-au-Renard I F~~~.' 71 ; TÉLÉGRAMMES fe.• - 3 DE QUÉBEC M.Kierans: Ottawa doit garder la suprématie dans les domaines monétaire, fiscal et commercial Le gouvernement provincial a nommé un coordonnateur pour la construction dune usine de transformation du poisson, d’une rampe de lancement et d un brise-lames à Rivière-au-Renard.Les travaux, qui doivent durer deux ans, sont déjà commencés.Ils fourniront du travail a 600 hommes et coûteront S3 aoo.000 La nomination d'un coordonnateur était nécessaire à cause du grand nombre d’organismes qui sont impliqués dans la réalisation du projet, explique le gouvernement : le ministère fédéral des travaux publics, l'administration AR-DA.le ministère de l'industrie et du commerce et celui de la voirie du Québec, les pécheurs unis, la municipalité de Rivière-au-Renard.Les honoraires du coordonnateur seront de $30,000, payés à part égale par Québec et Ottawa selon les dispositions du programme fédéral-provincial AR-DA.Il s’agit du bureau d'ingénieurs et arpenteurs Marc Dancose et Associés, de Montréal.$293,889,300 pour la voirie Garigue: l'avenir du Québec réside dans l'adaptation des valeurs, des institutions non leur destruction Le ministre de la voirie, M.Bernard Pinard, a annoncé durant l’examen des prévisions budgétaires de son ministère, que le gouvernemen* consacrera $11,500.000 en 1966 pour prolonger la route trans-cana-dienne depuis St-Nicolas, près de Québec, jusqu’à la frontière du Nouveau-Brunswick.Le ministre a dit que la transcanadienne au Québec devrait être terminée d’ici 1970.Il a précisé que si les travaux n’é- taient pas terminés dans ce délai, il faudrait qu’une nouvelle entente intervienne entre Québec et Ottawa quant au financement des travaux Des montants totalisant $54 millions ont été engagés dans la transcanadienne l’an dernier et cette année, le ministère prévoit y consacrer $28,400,000.Les demandes totales de crédits du ministères de la voirie atteignent cette année $293,-889,300.GRfcNON A Montréal, le 13 mars 1966 À l'&ge de 28 ans.est décédé ; Clément Orenon.fUs de Olivier Orenon et de Geneviève Lachapelle, demeurant a 5205.rue St-Ambrolsc Les funérailles auront Heu mercredi le 16 mars Le convoi funèbre partira du salon Urgel Bourgle Liée | no 4505 rue Notre-Dame ouest a : 7h 45.pour se rendre a l’église btc-Clotllde ou le service sera célébré a 8 heures Et de là au cimetière de l'Est, lieu de sépulture Parents et.amis sont prié» d'y assister sans autre invitation.401 K OKI R A Montréal !e 13 mars 1966 a l'aye de 35 ans.est décédé.Maurice Jollcoeur vice-président de la Buanderie Nouvelle Me- | thode époux de Monique Poulin, i Les funérailles auront Heu Jeudi le ! 17 Le convoi funèbre partira du \ aalon Roland Bisaon Inc., no 130 | c t rue Henri-Bourassa à 9h.45.pour i sr rendre à realise St-Antoine Ma-rle-Claret ou le service sera célébré s lOh.Et de là au cimetière de bte-Dorothée.Heu de sépulture Parents et amis sont priés d'y assis- : ter sans autre Invitation.REMERCIEMENTS Madame Paul E.Fleury et la fa- ! mille remercient sincèrement tou - | tes les personnes qui ont bien voulu j leur témoigner des marques de sym- ( Paihle à l'occasion du décès de M ^ aul E Fleury survenu le 7 février 1966, soir par offrandes de fleurs, messes, télégrammes visites ou assistance aux funérailles.Le» personnes avant omis d'inscrire leur nom ou adresse sont priées de considérer ces remerciement.* comme personnels.“Les revendications des Que bécois et la recherche de l'objectivité qu'apporte la pratique des sciences sociales, font partie du même mouvement historique”.C'est ce qu’a déclaré M.Phi-lipoe Garigue, doyen de la faculté des sciences sociales de l’université de Montréal devant la Société royale du Canada dont il devenait membre en fin de semaine.Choix de trois candidats libéraux LACHUTE — Le Dr Zoel Saindon.maire de Lachute,, sera candidat libéral dans la circonscription d’Argenteuil pour les prochaines élections provinciales.Dans le comté de Papineau, le candidat libéral sera le Dr Bernard Desrosiers.A Grand'Mèrc, c'est M.Pier re André Larocque qui a été choisi candidat libéral dans le comté de Laviolette.C'est M.Romulus Ducharme, de l'Union nationale, qui représente ae-tuellement ce comté à l’Assemblée législative."Les sciences sociales joueront un rôle important dans l’évolution fuèure du Quebec en démontrant qu'il est possible de bâtir la société nouvelle à partir des éléments de l’ordre social actuel, a ajouté M.Garigue.qui établissait un parallèle entre le développement rapide des sciences sociales au Québec et les transformations profondes, qui marquent depuis quelques années, l’évolution de la province."C'esè à l’examen de la réalité que l’on découvre que bâtir l'avenir n'exclut pas le passé et le présent, mais se fait à nartir de ce passé et de ce présent.“L’avenir du Quebec, a-t-il poursuivi, est dans l'adaptation des valeurs et des institutions olutôt que dans leur destruction systématique.Le professeur a soutenu que dans ses efforts d’émancipation le Québec ne devait pas tenir compte seulement du caractère technioue e* industriel de la société moderne "("est dans la mesure où les Québécois garderont leurs racines dans une culture, feront partie d’une tradition culturelle spécifique, qu’ils peuvent devenir sans danger les hommes de la société nouvelle.Gérin-Lajoie critique les hebdos Le ministre de l’éducation, M, Paul Gérin-Lajoie, a laissé entendre que les hebdomadaires n’atteignent pas véritablement leur but et qu’en conséquence, leur rôle devrait être repensé de sorte qu’ils puissent devenir vraiment représentatifs d’une grande région.Les horizons des hebdos, dit-il.doivent dépasser le cadre de la municipalité.Le ministre, qui prenait la parole au diner de clôture de congrès des hebdo- madaires.a dit qu'il attachait une très grande importance aux hebdomadaires régionaux même si leur rôle est fondamentalement différent de celui de la grande presse.Dans l’optique de M.Gérin-Lajoie, les hebdos doivent jouer le rôle de tremplin dans la vie d'une région.Le ministre s’est aussi dit d’avis que la société québécoise est encore imparfaitement structurée dans le domaine de l’information.les.et la pauvreté Le directeur du service technique de la Corporation des instituteurs catholiques de Québec, M.Laval Grondines, a expliqué les difficultés que rencontrent présentement les professeurs sur le plan syndical en affirmant qu’elles découlaient du fait que l'éducateur avait été jusqu’ici “un homme de caste ! et un isolé qui n'a pas su se ; mêler à la société ".Prononçant une causerie à i Sainte-Foy en banlieue de Québec, M.Grondines a déclaré "qu'historiquement parlant les instituteurs s'étaient repliés sur leur pauvreté avec des salaires de $1,000 et $1,200, tandis que les institutrices gagnaient $500 et $600, et que du haut de leur pauvreté ils avaient regardé la société qu'ils avaient à servir sans cependant accepter de s'y intégrer”.TORONTO — Il est impensable que nos politiques monétaires, fiscales et commerciales puissent être déterminées ailleurs qu'à Ottawa, a déclaré vendredi soir M.Eric Kierans, au banquet de l’Institut des comptables agréés de l'Ontario.Le ministre a partagé son discours entre l'explication des phénomènes qui se produisent au Québec ces années-ci et la description des conditions nécessaires au développement d’une économie canadienne forte, cette “re-canadianisation" de l’économie étant la condition de l’unité nationale.Ce que nous voulons dans le Québec, dit-il, c’est avoir un Canada fort et indépendant, ainsi qu'un parlement canadien qui, seul, soit res ponsable de l'établissement des buts et politiques qui dirigent et influencent notre croissance économique et notre mise en valeur.Nous ne pouvons pas, ajoute M.Kierans, être le satellite ou l’accessoire d’une autre nation, quelle qu’elle soit, quand bien même celle-ci serait amicale, généreuse et compréhensive.Le slogan “Maîtres chez nous” s'applique avec autant de vigueur au Canada, en ce qui concerne ses relations internationales, qu’au Quebec en ce qui concerne ses relations avec les provinces soeurs et le pouvoir fédéral.La souveraineté politique canadienne, poursuit le ministre.doit être réelle, pleine et entière si nous voulons vraiment triompher de nos divisions actuelles et présenter au monde qui nous observe un front uni, déterminé, vigoureux et indépendant.Or, telle n’est pas l image que nous offrons à l’heure actuelle.M.Kierans a dit que toutes les provinces dépensent à l’heure actuelle des sommes énormes en vue de former et d'entrainer nos jeunes gens.Nous ne pouvons pas fournir à nos jeunes gens formation, habileté, capacité, connaissances de toutes sortes et nous imaginer en même temps qu’ils seront satisfaits s’ils détiennent des fonctions subalternes et autres positions d'importan ce secondaire que leur offrent les organisations internationales Les jeunes gens veulent avoir la possibilité de jouer un rôle décisif et créateur afin de promouvoir l’essor de leur propre pays.Selon M.Kierans, les gouvernements doivent donc créer l’atmosphere a p p r o p riée et leur offrir ces possibilités, ou bien faire fae?aux conséquen-res que ne manqueront pas d'entrainer les déceptions et les frustrations d’une génération dont l’excellence n’aura jamais été mise à l’essai.Nous ne pouvons donc pas accepter la proposition en vertu de laquelle des décisions importantes pour notre croissance et pour notre développement peuvent être prises à Washington sans qu’il y ait consultation avec les gouvernements et conseils d’administration du Canada et du Québec.M.Cliche cite Beaupré comme exemple d'aménagement régional réalisé par la population ST-HYAC1NTHE — "On dit que nous sommes à 1ère des technocrates, mais comment pourrions-nous prendre collectivement la direction de l’économie du pays si nous n’apprenons pas à nous administrer nous-mêmes au niveau local et régional ?” C’est la question que le leader du NPD du Québec, M.Robert Cliche, a posé dimanche soir dans une allocution qu’il consacrait à la ouestion de l'aménagement régional et adressait aux membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de la région de St-Hyacinthe.L'aménagement intéresse tout le monde, a soutenu M.Cliche.Qui ne voit l’importance de la protection des richesses naturelles?Qui ne voit l’importance des grands réseaux d'utilité publique?Et qui ne comprend la nécessité de prévoir et de satisfaire les besoins de son milieu en équipements productifs et en équipements sociaux ?” "Mats plus encore qu’une teechnique qui fait appel aux mêmes spécialités que la planification, l’aménagement est un résultat : celui de l’effort, rie l'initiative, coordonné ou non.bien inspiré ou non, des particuliers, des municipalités, des gouvernements,” a ajouté le leader tout en rappelant que le NPD ne propose pas l’accaparement de tous les pouvoirs par l’Etat.Tout le monde est prêt à s'occuper d’aménagement, de promotion et d'expansion.Mais règle générale, notre action dans ce domaine ne va pas au-delà des revendications ou des voeux sans coordination.“Nous vivons, a poursuivi M, Cliche, dans un monde où le champ de l’action individuelle est trop étroit .Nous devons dépasser le niveau de la revendication gratuite et de Faction dispersée pour atteindre ceux de l’enquête pousse* et de la stratégie collective ’.C’est, selon lui, aux sociétés ou aux corps intermédiaires existants qu’il appartient peut-être de rechercher cette action concertée et de se regrouper de façon à former et asseoir solidement les comités conjoints de recherche et d'action de façon également à trouver sur place une parti» des fonds qui sont nécessaires, sans que rien s’oppose par ailleurs au subventionnement par les municipalités ou même le gouvernement.“La ville de Beaupré, a repris M, Cliche, vient de nous donner un bel exemple.L» carburant vient en partie de l'Etat, mais le moteur est local.L'administration demeure locale” 11 faisait allusion au centre de ski qui en quelques mois a atteint une réputation mondiale."C'est ainsi, a-t-il encore déclaré, que peuvent se former les administrateurs capables rie partager éventuellement 1« pouvoir économique avec le* grands commis de l'Etat et le» magnats des grandes sociétés industrielles ou financières.Qui veut voler à 2000 m/h?NOUVEAU SERVICE ’ DIRECT" EN 1966 A compter du 4 avril 4 VOIS MONTREAL ROME PAR SEMAINE: l«s lundi*, mardi, jeudi ni «nmadi A compter du lar juin 6 VOLS MONTREAL ROME PAR SEMAINE: las lundi* mardi marcredi*.jeudi, samedi et dimanche 'MontrSal-Roma sans escale Tous las autres vols comprennent une escale S Milan Nous connaissons au moins 63 personnes que cela tente.Ce sont celles qui ont déjà réservé leur place pour le vol inaugural de l'avion à réaction supersonique d'Alitalia, actuellement en construction aux Etats-Unis.Il n'est pas encore prêt, bien sur.mais cela n'empêche pas Alitalia d être la première compagnie aérienne non américaine A commander un tel avion.En attendant, vous pouvez toujours utiliser nos réseaux de DC-8 et de Caravelles pour atteindre 84 villes dans 49 pays Leur contort et I agrément du voyage sont tels que vous direz peut-être: "500 milles à l'heure, c'est trop rapide!" Adressez-vous i une agence de voyage C est facile et c'est gratuit.Protitez-en pour vous renseigner sur le système de paiements différés "Credilaire Alitalia.7AIRLINES AUX CAMIONNEURS ET AUX PROPRIÉTAIRES D’AUTOBUS Classification des chemins publics et pesanteurs totales permises, y compris la charge durant la période du dégel — printemps 1966.Avis important: Tous les permis spéciaux ou généraux sont annulés pour la période du dégel.Chemins publics— Chemins de la classe 1 (Pesanteurs totales permises y compris le véhicule et sa charge) Camions à 2 essieux.Camions à 3 essieux.Tracteur et semi-remorque à 3 essieux Tracteur et semi-remorque à 4 essieux Tracteur et semi-remorque à 5 essieux Autobus .28.000 livres 40.000 livres 46.000 livres 60.000 livres 70.000 livres 28.000 livres Grandes routes Li;S PLIS BEAUX la grande agence Du CANADA FRANÇAIS VOYAGES DE NOCES VACANCES SERVICE GRATUIT V A M.A 9 P.M.VOYAGES VOYAGES À MEILLEURS PRIX- v I M L» C J ÏRAVUÂlDf: 1010 OUEST, STE CATHERINE.MONTREAL 2 LS PASSEPORT PARFAIT POUR LE PLAISIR DE VOYAGER B A.TURCOTTE.PRESIDENT JULES DESMARAIS.S EU.GEN.UN.1-7272 Route 2: Route 2B: Route 2C: Route 3: Route 3A: Route 4: Route 5: Route 6: Route 7: Route 8: Route 9: Route 9B: Route 9C: Route 10: Route 11 : Route 11A Route 15: Route 16: Route 16A Route 17: Route 18: Route 19: Route 29: Route 32: Frontière d’Ontario à Frontière du Nouveau-Brunswick; Dorval — Boulevard Décarie; Québec — Champigny; Sorel — Valleyfield ; De la route 3 (St-Timothée paroisse) à la route 17 (Ste-Madeleine-de-Rigaud) via Pont Mgr Langlois; Ville St-Pierre — Pont Honoré-Mercier — Huntingdon — Trout River; Sherbrooke — Rock Island; Matane — Ste-Flavie — Mont-Joli; Pont Victoria—Boulevard Taschereau (route 9); Montréal—Pont de St-Eustache—Hull—Aylmer; État de New-York — Montréal — Québec; Laprairie — Notre-Dame-du-Mont-Carmel — Frontière des États-Unis; Candiac (route 9)—Caughnawaga (route 4); Rivière-du-Loup — Ste-Flavie; Pont-Viau — Ste-Rose — St-Jérôme — Mont-Laurier — Grand Remous; : Pont de Cartierville — Pont de Ste-Rose; Québec — Tadoussac — Baie-Comeau — Sept-lles — Moisie ; St-SIméon — Grande-Baie — Chicoutimi — St-Bruno; Bagotville-Jonquière via rond point (route 54); Dorion — Pointe-Fortune; Montréal — Pont de Terrebonne; Trois-Rivières — Grard’Mère - La Tuque; Oka — Ste-Marthe-sur-le-Lac (raccordement à l’autoroute des Laurentides); St-Dominique — St-Hyacinthe (route 9); Route 37: Tour de Plie de Montréal; Route 38: Tour de Plie Jésus ; Route 48: Charlemagne —l’Assomption— Joliettaj Route 48A: St-Sulpice —l’Assomption; Route 54: Québec —Chicoutimi; Route 54 A : Lac Jacques-Cartier — Hébertville; Route 54C: Québec — Charlesbourg (1ère avenue); Route 55: Hébertville — St-Bruno — Alma; Route 58: Mont-Laurier — Senneterre; Route 59: Cheminis — Rouyn — Louvicourt; Route 60: Amos — Vai d’Or; Route Transcanadienne: St-Hilaire (jonction route 9) h Stft-Rosalie (jonction route 9)-Bouievard Métropolitain (St* Laurent) à Como (jonction route 17); Chemins importants Tous les chemins secondaires de Plie Jésus (cilé de Laval).Chemin Petite-Côte — de la route 11A à la route 8.Chemin Bas St-Martin — de la route 11A à la route 11.Route Ste-Claire (villes de Québec-Ouest et Charlesbourg-Ouest).Boulevard Hamel (ville de Québec-Ouest).Boulevard Henri IV (ville Ste-Foy).Boulevard Charest (du Boul.St-Sacrement, Québec à la route 2).Chemin de descente de la Butte dans Varennes.Chemins publics— Chemins de la classe 2 (Pesanteurs totales permises y compris le véhicule ef sa charge).Camions à 2 essieux.23,000 livres Camions à 3 essieux.32,000 livres Tracteur et semi-remorque à 3 essieux .37,000 livres Tracteur et semi-remorque à 4 essieux .48,000 livres Tracteur et semi-remorque à 5 essieux .• • • 56,000 livres Autobus.28,000 livres Ces pesanteurs sont permises sur tous les autres chemina publics.Pour le transport des matières périssables, des animaux da boucherie, des engrais, des graines de semence, de l’huile, de la gazoline, du charbon et pour les déménagements, les pesanteurs permises sur les chemins de la classe 2 peuvent être augmentées de dix (10%) pour cent.Le département de la Voirie pourra en tout temps modifier les pesanteurs totales permises.P.S.Lê date d'entrée en vigueur des restrictions sur la circulation routière pour la période du ûegel sera annoncée par les médiums d'information.MINISTÈRE DE LA VOIRIE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC m 77 LE DEVOIR, MONTRÉAL.MARDI 15 MARS 1966 SEPT Les créditistes réclament l'indépendance par les États associés de notre envoyé spécial, Jean V.DUFRESNE QUEBEC — Une nouvelle formation politique qui ne possédé encore aucune appellation est née dimanche a Québec.Le Ralliement des créditistes et le Regroupement national ont décidé de se fusionner, et le communiqué remis à la presse ne laisse aucun doute sur les visées carrément indépendantistes du nouveau parti qui s'apprête à revendiquer le pouvoir aux prochaines élections, malgré le refus du député fédéral de Lapointe, M.Gilles Grégoire, d'en prendre la direction.La fusion fait suite à plusieurs rencontres dont les plus importantes ont eu lieu samedi et dimanche dans la vieille capitale.La nouvelle déjà pressentie par le DEVOIR a été annoncée dimanche après-midi à l'hôtel Victoria, au cours d'un conference de presse a laquelle assistaient le chef du Ralliement des créditistes M.Réal Caouette, le leader intérimaire du mouvement créditiste provincial, M.Laurent Legault, M.Gilles Grégoire lui-même, le Dr René Jutras, leader du Regroupement national, qui se trouve disparaitre du fait de la fusion, le président du Ralliement des créditistes, M.Fernand Bourret, de même que la plupart des vice-présidents régionaux et des militants des deux partis qui ont pris part aux négociations.Tandis que M.Grégoire préfère continuer la lutte au fédéral, au moins jusqu'au terme de son mandat — "Je ne saurais voir plus loin dans l'avenir", a-t-i| dit — M.Real Caouette, qui a pris la parole, a déclaré cependant qu'il n'en- dossait pas le nouveau mouvement et que ses occupations fédérales lui interdiraient de faire campagne en sa faveur aux prochaines élections provinciales.On sait que M.Caouette ne favorise pas une initiative provinciale chez les créditistes à l'heure actuelle, mais d'autre part, il a laissé aux créditistes québécois la liberté d'y participer ou non.La nouvelle formation, suivant un communiqué remis à la presse, "reprend l'esprit du Parti canadien de Pierre Bedard, du Parti canadien-francais de Lafontaine, de l'Action libérale nationale et du Bloc populaire mais adapté aux nouvelles exigences du Québec, qui entend désormais être véritablement et pleinement maitre chez lui".Gilles Grégoire résiste aux séductions d'une conjoncture électorale qui lui était favorable QUEBEC — (Par Je.n-V.Dufresne) — Si 1 Ralliement parvenait a se hisser jusqu’au pouvoir, la moitié de la population canadienne, au Québec, en Alberta el en Colombie-Britannique, se trouverait gouvernée par un régime créditiste.I-a perspective est souriante, utopique aussi, et les objectifs actuels du Ralliement des créditistes sont d'ailleurs plus modestes.Ayant bataillé durant quatre ans sur les bancs des communes sans trop de succès, les députés créditistes qui hésitaient d'abord a envahir le champ provincial, reconnaissent maintenant la nécessité d'ouvrir un “deuxième front" politique !,e député de l.apoin-le cependant.M Cilles Grégoire.estime que l'initiative est prématurée.A ceux qui opposent à cette initiative l'idéologie même du parti, tout axée sur la réforme monétaire, le Ralliement des créditistes rappelle que le Crédit social n’est pas que cela: il est aussi une conception de la liberté de l'homme et de l’entreprise, de la dignité de la personne, une conception aussi de la chose publique.M Caouette signale, en exemple l'expérience des régimes créditistes en Colombie-Britannique et en Alberta, qui n'ont jamais réussi à appliquer les réformes monétaires du Crédit social dans leurs provinces, et pour cause.Néanmoins, ces régimes, dit-il, ont maximise le rendement de leurs richesses naturelles, laiurisé l’épanouissement de la libre entreprise, et allégé considérablement, la fardeau fiscal qui pesait sur les épaules ries moins fortunés.Ces rovinces n’empruntent pas, el-es prêtent.Un parti créditiste provincial ne pourrait il pas réaliser ces mêmes objectifs dans le Québec ?M.Caouette s'est d'abord ca tégnriquement opposé à la création d’une nouvelle formation, et s'il seat rallié ensuite à la majorité, il frémit à la pensée que cette initiative pourrait engendrer une equivoque politique, ce dont il a si souvent accusé ses adver saires.“l-c Ralliement ries creditis-les.dit-il, est un parti fédéral.Je reconnaîtrais un parti pro-vincial qui porterait un nom distinct, et qui ne vienne sur-loul pas jouer dans nos affaires.Je suis convaincu que nous avons, comme Québécois, encore un bon vingt-cinq ans de Irai ail à accomplir à Ottawa" Dimanche, tandis que les conseils exécutifs des deux partis examinaient les modalités d’une alliance, à cette dernière aussi cherchait-on un nom.Pc Le “Ralliement national”, auquel on revient sans cesse, est mal vu par les députés créditistes.Le Ralliement, c'est a eux.Cette susceptibilité illustre assez bien le souci d’éviter la confusion chez les électeurs.I! serait possible, donc, de jeter les bases d’une organisation provinciale possédant des objectifs distincts, mais sur la permanence de laquelle le parti fédéral lui-même pourrait compter.Le trésorier du Ralliement, le président du conseil exécutif de Terrebonne.M.Jean Marc Fontaine, l'explique ainsi : “Chaque fois qu'un parti fédéral s'est emparé du pouvoir, au Québec, c'est qu'il possédait une organisation provinciale existante Diefenbaker a pris le pouvoir en 1958 par une majorité écrasante, parce que l'Union nationale lui avait prêté son appareil.Si l'on veut que les créditistes soient forts à Ottawa, il leur faut une organisation provinciale.Puisque l’Union nationale refuse rie nous appuyer, nous allons en bâtir une nous-mêmes’’.Il est évident que si les créditistes s'engagent maintenant dans le champ provincial, ils doivent faire leur deuil de l'appui que l'Union nationale leur a accordé aux élections fédérales.Les organisateurs du parti de \t.Johnson dans le Ralliement supposent d'ailleurs à une action provinciale avec plus de vigueur encore que les "doctrinaires” créditistes qui y voient une trahison.Les créditistes ne peuvent pas compter sur les cadres du Regroupement national, le mouvement indépendantiste du docteur Jutras.qui sont inexistants.Le RN amène dans l'alliance bien peu de choses, un nom assez peu connu dans la province, une philosophie que le mouvement lui-même se voit obligé de dissimuler derrière la formule plus rassurante des Etats associés, mais l'espoir tout de même que.grâce à lui.les créditistes provinciaux verront dans leurs rangs un plus grand nombre dp partisans recrutés dans la bourgeoisie et l'élite des petites villes.A quelques semaines des élections peut-être — on parle même maintenant de diman che 29 mai — on comprend l'hésitation du député fédéral de Lapointe, M.Gilles Grégoire, que les partisans souhaitent voir hériter du leadership provincial.I.a succession s’est beaucoup discutée, en fin rie semaine, officieusement en tous cas, mais l’on doute fort que M.Grégoire revienne sur sa décision Le député de Lapointe est convaincu de pouvoir l’emporter dans son comté au scrutin provincial, s'il briguait les suffrages.Plus réaliste peut-être que ceux qui lui proposent la succession.M.Grégoire s'interroge à bon droit cependant sur la qualité des candidats créditistes qui seront en lice aux prochaines élections.Il constate également que le parti, ayant toujours oeuvré dans le champ fédéral, ne possédé par de programme politique provincial et fort peu de renseignements, à vrai dire, sur la nature exacte des problèmes québécois A moins d’être bien préparée, une opposition créditiste a l'assemblée législative, même minoritaire, risquerait de faire rire d'elle en prétendant remplacer éventuellement l'Union nationale.Il faut reconnaître que les créditistes les plus militants sont eux-mêmes insuffisamment préparés.L’éducation politique du Crédit social a surtout été de caractère évangélique.pour ainsi dire Elle a visé, essentiellement, à propager quelques données faciles a saisir, à fournir quelques ex plications miraculeuses du système économique, et il suffit de causer quelques minutes avec les partisans pour constater que leurs connaissances politiques sont assez restreintes, pour tout dire presque essentiellement axées sur la notion de la réforme monétaire Un pharmacien de Trois Ki vières, M.Philippe Daviault, qui obtint 2,5tH) voix au scrutin fédéral de novembre dernier contre le candidat victorieux, M J.A.Mongrain, résume la situation assez brutalement : “L'enthousiasme nous fait perdre la tête.Lesage a dit que nous sommes des non instruits.Il n’y a pas lieu de s'en offusquer, c’est la vérité.Nous ne sommes pas des gens mtirs.Avant de s'embarquer, il faut y penser.Si l'on change d'idée comme on change de chemise, on devient des opportunistes.Le comté, ici, s'est prononcé contre un mouvement provincial dès le lendemain des elections Aller chercher des votes, ca n'éduque personne.” Les vice-présidents régionaux du Ralliement ont tout tenté, samedi el dimanche, pour obtenir l'adhésion de M Grégoire, mais ce fut vain “A moins de faits nouveaux, c'est non ' a-t-il dit.évoquant peut-être la chute possible du gouvernement, après l’affaire Munsinger.Et pourtant la tentation est forte.Les partisans ont fait valoir à M.Grégoire qu'il doit courir le risque d'un échec ni plus ni moins grand que celui rie 1962.lorsque vingt-six députés créditistes du Québec furent élus aux communes.1 ir/i/ de pnrnitre aux Editions du Lévrier “L’ACCEPTATION INCONDITIONNELLE D’AUTRUI” par BERNARD MAILHIOT, O.P.Ph.D.de riinlvcrsile Harvard Professeur titulaire de Psychologie sociale Institut de Psychologie Université de Montreal Ce livre constitue, une si/uthcsr des données scientifiques, acquises par la psncholopir sur les thèmes suivants : 1."LA COMMUNICATION HUMAINE: LES CONDITIONS DE SON AUTHENTICITE ’ 2 "LES DISTANCES SOCIALES ET LES BARRIERES PSYCHOLOGIQUES QUI FAUSSENT NOS RAPPORTS AVEC AUTRUI" 3."LA DYNAMIQUE ET LA GENESE DES PREjUCES D’ACE.DE SEXE, DE CLASSE.DE RACE ET DE RELIGION" 4."LES MYSTERES PSYCHOLOGIQUES DE LA FEMME LES MYTHES, LES CLICHES ET LES STEREOTYPES DES HOMMES" "LA TRANSPARENCE ET L'EMPATHIE COMME ATTITUDES PSYCHOLOGIQUES PRE-REQUISES A L'APPRENTISSAGE DU DIALOGUE AVEC AUTRUI" j- en vente nu prix de SI.ôO à MOSTREAL : Librairie de la Cité Universitaire, 271.Ï, chemin de la cède Ste-Catherine, Montréal 2(1 à QUEHEC : Secrétariat de l'A.I.C.C., 12.i, bout.Hennit AT - Quebec 2 On lui a rappelé qu'il peut non seulement gruger dans les suffrages de l’Union nationale, mais recueillir une part du "vote méconlent” que risquent de perdre les libéraux dans les régions rurales On lui a signalé aussi qu'un nombre grandissant d’électeurs.non engagés vis à vis le créditisme, irrités par l’esprit d’indécision du chef de l’Union nationale, ne verraient pas d’un mauvais oeil une opposition ferme et cohérente à Rassemblée législative, fût-elle créditiste.La doctrine, lui rappelle t on, ne serait pas trahie.M Gré gmre pourrait réclamer une banque du Québec avec autant d’ardeur et de légitimité à Rassemblée qu'il ne l a fait aux communes.Il pourrait réclamer avec autant d'insistance Rétablissement d’un taux d'in-terét réduit sur les prêts aux municipalités.Rien ne lui interdirait — et peut-être trouverait-il appui chez M.Kierans — de réclamer que les provinces puissent participer a l’élaboration de la politique monétaire el fiscale du gouvernement d'Ottawa On a insisté, enfin, sur l'opportunité de s’approprier le thème des Etats associes, avant que l'Union nationale ne le fasse elle-même.En 1970 — la date à laquelle M Grégoire a choisi de "passer " au provincial — il sera peut-être trop tard.Tout compte fait, la conjoncture électorale, autant qu’on puisse l’examiner objectivement.lui semble être favorable : cinq députés créditistes à Rassemblée législative pourraient constituer le noyau d'une opposition future, si une victoire écrasante des liberaux venait décimer les rangs de l’Union nationale.Mais les occasions séduisantes sont celles que l'on redoute, et en refit sant d'y succomber.M Gregni re a peut-être fait preuve d un bon jugement politique.Le programme est lui-même un agglomérat des principales politiques que préconisent de part et d'autre les deux partis de la nomelie formation Ils rejettent la formule Kulton-Ka-vreau, rejettent le fédéralisme coopératif, réclament pour le Québec le statut des Etats associés et désirent nantir le nouvel Etat québécois des pouvons souverains suivants, contrôle absolu du crédit et du numéraire et création d’une Banque du Québec, chargee de Rémission et du contrôle de la monnaie contrôle absolu de l'immigration, des importations et des exportations, de la fiscalité directe et indirecte, des affaires extérieures, du sol et du sous-sol du Québec.I-es modalités du programme seront publiées bientôt.En réalisant celle fusion, la nouvelle formation espère conquérir les suffrages créditistes et indépendantistes dans les régions rurales et les centres régionaux urbanisés en faisant appel a la classe ouvrière et agricole, et a la petite bourgeoisie professionnelle.Bien que le refus de M.Grégoire de prendre la direction du mouvement ait suscité un désappointement général, M.Legault qui a évité d en faire mention, la question n'ayant pas été étudiée officiellement.a exprime l'espoir de pouvoir livrer une lutte sérieuse aux vieux partis, et quant au nombre de comics qu’il veut leur enlever, c'est par une répliqué bien eredi tisfe qu'un participant a lancé a celui qui l'interrogeait : “L« Québec en compte 108 ", M.Grégoire cependant participera a la campagne provinciale, même s'il estime qu'il est prématuré pour lut oe briguer les suffrages avant le» élections provinciales de 1970.Il est évident que s'il ne prêtait pas son concours, scs chances d'enleser le leadership au congrès de nomination que M Legault a promis de convoquer dès le lendemain du scrutin, pourraient se trouver compromises.En réalisant l'alliance et en acceptant un concept des Etats associes qui va jusqu’à réclamer le contrôle absolu sur Remission de la monnaie, les c.'cditiaies du Québec, pour la première fois, renversent complèlement leurs priorités , Rindcpendancc devient essentielle a Rétablissement dune nouvelle politique monétaire.M.Caouette, pour sa part, a dit ne rien trouver qui soit équivoque dans la décision de réclamer simultanément une réforme monétaire aussi radicale tant à Québec qu'à Ottawa.i ho.se assez amusante, le R a 11 i e m ent des créditistes avan: choisi de revendiquer [ indépendance nationale par le truchement des Etats associes.M Caouette.qui représente un comte fédéral a la Chambre des communes, se trouve prive de sa citoyenneté québécoise, virtuellement en tout cas.U, Jn vent de jeunesse et de renouveau souffle sur la Première Banque au Canada depuis la mise en vigueur du “Service Bancaire de Base”.Le Service Bancaire de Base a supprimé les méthodes désuètes et mis l’accent sur l’essentiel: l’exécution rapide et efficace des trois services fondamentaux que vous utilisez pour vos opérations bancaires habituelles.En effet, quand vous entrez dans une banque, c’est neuf fois sur dix pour effectuer des opérations sur (1) un compte d'épargne, (2) un compte courant ou (3) un compte de chèques.En adoptant le Service Bancaire de Base, nous n’avons fait qu’organiser nos succursales de manière à vous offrir le meilleur service qui puisse exister dans ces trois domaines essentiels.Bien entendu, le Service Bancaire de Base ne nuit en rien à nos autres services .at voua continuerez à trouver à la Banque de Montréal un éventail de services financiers plus large que dans tout autre genre d’institution financière.Passez donc très bientôt i la plus proche succursale de la Banque de Montréal.On est "dans le vent” à la Première Banque au Canada Banque de Montreal 'MIIF njiîi HUIT LE DEVOIR.MONTRÉAL.MARDI 15 MARS 1966 SHON U PR0P0SEU8 Dt IA DtSAfHUATION DE U C.S.l Il en coûterait moins cher aux fonctionnaires municipaux de Montréal de s'affilier à la FTQ M.Yvon Picard, proposaur d'un avis da motion visant à désaffilier la Syndicat national das fonctionnaires municipaux da Montréal da la Confédération das syndicats nationaux à una récente assemblée générale du syndicat, a fait savoir Hier qu'une affiliation à la Fédération des travailleurs du Québec coûterait moins cher aux membres.M.Picard a pris l'initiative de communiquer avec le DEVOIR pour expliquer que c'est lui qui a présenté l'avis de motion concernant la désaffiliation à la CSN, avis présenté à l'assemblée du 1er mars dernier à un moment ou, d'une part, les dirigeants du syndicat refusaient à l'assemblée générale le droit d'étudier le detail des prévisions budgétaires et ou d'autre part, les syndiqués refusaient de se rendre à la demande des dirigeants pour hausser la cotisation syndicale, compte tenu du déficit des prévisions budgétaires pour 1966.Contrairement aux soupçons entretenus par les porte-parole syndicaux : du service du bien-être social ~ qui réclament avec le plus de vigueur le droit des syndiqués à étudier les prévisions en détail — M.Picard affirme qu'il n'est pas solidaire des dirigeants actuels.Il les accuse, au contraire, de n'avoir "aucune philosophie syndicale" et de n'avoir "que des intérêts", alors que le syndicalisme "existe justement pour combattre les intérêts".M.Picard affirme que son avis de motion a pour but fondamentalement de remettre en cause l'utilité de l'affiliation à la CSN, qui coûte présentement $92,000 au syndicat, soit environ $2.00 par membre.Il ajoute avoir contacté M.André Thibodeau, directeur du Syndicat canadien de la fonction publique, qui l'aurait assuré que l'affiliation à la FTQ, pour les mêmes services, ne coûterait que $1.65 par membre par année.ARCHITECTES Dans la grande salle de l’E-eole d'architecture, 3450 St-Urbain, le comité des exposi-tions de l’Ecole d'architecture de 1 université de Montréal présente à partir d'aujourd’hui une exposition d'oeuvres réalisées au Canada par des archi-lectes en collaboration avec des artistes.Tous les jours, de 9h du matin à lOh.du soir.Samedi et dimanche, de fl a 5.EN RESPECT A LA MEMOIRE DE MAURICE JOLICOEUR Vice président de BUANDERIE NOUVELLE METHODE LIEE directeur da HECTOR JOLICOEUR INC.nos bureaux, notre service de livraison et l'atclicr seront fermés jeudi avant midi durant les funérailles Convention libérale dans Lafontaine Le secrétaire de la province, M.Bona Arsenault, agira comme orateur principal lors de la convention qui se tiendra ce soir en vue du choix du candidat officiel du parti libéral du Québec, pour le comté de Lafontaine La convention sera présidée par M.Claude Desrosiers.président de la commission juridique de la fédération libérale.Le comté comprend Pointeaux-Trembles, Anjou et Montréal-Est.Conférences à l’U.de M.M.André Naud.p.s.s.prononcera une conférence intitulée ' Presence de l’Eglise au monde de la pensée”, à l’université de Montréal, salle M-415, ce soir, à 20h.15.L’événement est présenté sous les auspices de l’Institut supérieur de sciences religieuses.Le lendemain, à llh.30, en la salle P-310, M Roger Duhamel, imprimeur de la reine, dressera le ' bilan de la cinquantaine” sous les auspices du département d'études françaises de la faculté des lettres.Conférence de M.Thibon L'écrivain français Gustave Thibon prononcera deux conférences dans la métropole ces jours prochains Mercredi, le l« mars, à la salle du Gésu, il donnera la deuxième d une série de conférences présentées sous les auspices d'un groupe d'étudiants et de professeurs du collège Saint-Ignace Elle portera sur la civilisation des loisirs.Mardi, le 22 mars, M.Thibon traitera du sujet "Sénèque et le XXe siècle", devant l'Alliance française de Montréal, à l'hôtel Rit?.-Carlton.I.a séance débute à 20 heures 45.Conférences Royal Vie L’Institut psychiatrique Allan Memorial, de l'hôpital Royal Victoria, présente une série de quatre causeries sur la vie, qui se tiendront les 16 et 30 mars et les 6 et 13 avril à 20 heures.Par ces conférences auxquelles le grand public comme les patients les auxiliaires et le personnel médical sont invités, l’institut entend donner un aperçu du travail qui se fait chez lui.Congrès du MLF le 15 avril Le Mouvement laïque de langue française tiendra son con gros annuel vendredi, le 15 avril, à R tires 30 du soir, au salon Doré de l'hôlel Queen's.Ce congrès marquera le cinquième anniversaire du mouvement MM.Marcel Rioux et Raymond Grenier prononceront des conférences à cette occasion, qui marquera aussi le lancement d'un manifeste vous ne savez plus trop comment ÉPARGNER?Tas étonnant.On annonce de nos jours tant de plans d'épargne: comment s’y retrouver?Pour y voir clair, passez à la Banque Royale, qui vous offre le moyen d'épargner qui vous convient exactement, à vous: compte ou autre formule de dépôt.Chaque «uccursale offre des services complets.C onsultez cette list*.Puis passe?vite à votre succursale de la Banque Royale.Pour votre compte en banque, comptez sur la Banque Royale.tj ( ompte* d'épargné pour épargner régulièrement et accumuler les intérêts Avec un compte d epargne à la Banque Royale, vous êtes en securité, et vos fonds sont toujours disponibles: vous êtes sûr de vous.D ( ompte* de chèques perumnefs -pour acquitter vos factures sans toucher t vos economies, ce compte peut vous économiser jusqu'à un tiers des frais d'administration.D ( ompte* cornants la façon simple et logique d’établir nne comptabilité; vos chèque* endossé» von» aont retourné* chaque mois.C ! erttfk-ats d'épargne—dépêit à long terme e* à revenu élevé, entièrement rachetable 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cana-dienne-françatse, la Fédération catholique anglaise, la Plume Rouge et la Allied Jewish Services s’uniront dans un appel Le Conseil des ports nationaux lance aujourd'hui à Ottawa un appel d'offres pour la construction de la troisième et dernière section de la route Bo-naventure, nouvelle artère à circulation rapide allant du centre de la ville au pont Champlain et la rive sud du fleuve.Celte section sera formée de deux embranchements, d’une longueur d'environ 2,500 pieds chacun, et de quatre voies de circulation, soit deux dans chaque direction.Les appels d'offres précédents portaient, le premier, sur conjoint pour répondre aux besoins financiers de toutes les oeuvres.” Il ajoute que l'objectif prin-cipal de la S O S.— qui groupe 19 oeuvres et la Croix-Rouge — semble donc prêt d'être atteint puisque sa fond?tion avait pour but d'unifier en une seule campagne annuelle le grand nombre de souscriptions indépendantes et distinctes.La campagne des Oeuvres de santé et de la Croix-Rouge se déroulera du 9 au 25 avril; son objectif est de $2.087,111.la construction allant de la section de la rue University à la Place d'accueil de l’Expo, le second, sur la construction de la section allant de la Place d’accueil à la rive du fleuve, en (ace du parc Marguerite-Bour-geoys.La troisième section comportera une bifurcation vers l'échangeur Turcot, et l'autre vers le pont Champlain et la rive sud.Les offres seront ouvertes le 14 avril à Ottawa.Les travaux devront être terminés le 27 avril 1967, soit à temps pour l'ouverture de l’Exposition universelle.L’association des artisans du Canada, un organisme qui a son siège social à Ottauxi, se pique de bilinguisme et de biculturalisme.Elle nous l’apprend en toutes lettres, et dans “deux" langues, dans l'un des bulletins qu elle adresse périodiquement à ses membres.Qu'on en juge plutôt.“La Réunion des Arts du Canada a fait récemment un examen afin de donner son appui à un exposé qui a été soumis à la commission Bilingualism et Biculturalism.Le but de ce rapport était de démontrer que les arts pourraient jouer un grand rôle dans la concorde du Canada."Sur demande nous avons soumis des propositions, qui pourraient rire implimentées quand des fonds seront disponibles.Les recommendations renfermeront ia Viijection d’un échange d’artisans entre les provinces l’établissement d'une agence de traduction centrale, disponible aux organisations nationales, l’aide envers une conférence internationale d’artisans dans l’Est du Canada en 1967 pendant que l'Expo 67 est en cours.Il est fort regrettable que cette agence de traduction centrale n’ait pas encore vu le jour.L'association aurait pu avec grand profit lui faire par-venir ses textes.Nous avons sous les yeux quelques échantillons du “bilingualism" de l’AAC.Nous apprenons ainsi qu'elle a : "commencé un index d'artisans; commencé un index de débouchés de métiers, lequel nous espérons évaluer en temps et lieu; consulté et né-Botté avec l’Expo 67 ainsi que le concessionnaire possible "Sogeart Ltée".etc.Une association aussi noble nourrit sûrement des projets.Lisons encore : “Dans le futur nous espérons : pouvoir aider à réaliser l espotr de tous les artisans, à obtenir un statu professionnel.” De plus, “quand les membres demandent un service ou veullent lancer un projet re-commendable, nous tâcherons d’obtenir l’argent des conseils d’art déjà établis .’’ Dans un autre bulletin, nous apprenons que "l’enthousiasme des Artisans envers l’expo-sitions à la galerie national du Canada a été des plus encouragent.Plessieurs dessina leurs de renom ont envoyé des ouvrages, et il-y-a une promesse de talents vivaces et Frais permis les nouveaux noms".Un peu plus loin, dans ce même bulletin, il est question de “l’inhérent des valeurs signifiantes" et des “accomplis se ment s du Canada", le tout ayant trait à des activités préparatoires au centenaire de ce Le conseil de l’Organisation de l’aviation civile internatio nale se réunira le 4 avril pour discuter de l'opportunité de convoquer une conférence diplomatique au sujet de la responsabilité des compagnies aériennes concernant les passagers en cas d’accidents ou de morts et, en cas affirmatif, fixer à quelle date cette conférence devrait être convoquée.Pour commencer, le conseil passera en revue le rapport final de la réunion spéciale pays bilingue ! Vous serez sûrement ravit d'apprendre avec nous que “APAQ” (association professionnelle d’artisans du Québec) ont eu une assemblée annuelle très animée en novembre.M.George Shaw et Mlle Sheila Stiven étaient invités à cette assemblée et les membres étaient très attentifs aux informations données sur le CCA/AAC".Saviez-vous qu’en "Newfoundland" (on n'a pas encore trouvé le moyen de .traduire les noms des provinces) on compte douze écoles de "vocations''.Heureusement, à l’endos.la version originale nous assure que ces pépinières sont tout simplement des "vocational schools".Mais en voilà assez “Bilingualism", que de crimes commis en ton nom .' L'adresse de /'association est : casier postal 2431, station "D", Ottawa ou au soin de "Canada Foundation", 34 rue Sparks, toujours dans !« capitale.qui s'est tenue à Montréal du 1er au 15 février.Ce rapport contenait, entre autres, un» recommandation demandant de convoquer une conférence diplomatique ayant comme but de relever le montant des limites de responsabilités originalement établi par la convention de Varsovie en 1929, puis modifié par le protocole d» La Haye en 1955.Le montant spécifié à la convention d* Varsovie se chiffrait par $8,-300, celui de La Haye à $18,-000.Dernière section de la nouvelle voie Bonaventure Réunion le 4 avril à TOACI Voici comment faire la charité p 12 mois par année Vos dons par versements feront des prodiges OBJECTIF: $2,825,000.Payer son loyer une fois par année déséquilibrerait le budget personnel ou familial.Comme l'on paie son loyer tout au cours de l'année, on doit faire la charité pendant 12 mois.Il suffit d'avoir recours aux versements répartis sur plusieurs mois de l'année.Le don minimum requis est de $12 par foyer pour atteindre l'objectif, soit $12 comptant ou 4 chèques postdatés de $3 chacun.Vos dons par versements feront des prodiges.Parlez-en à l'auxiliaire qui frappera à votre porte.P/us que des miettes .des dons substantiels! ~i tt*i.Du 6 au 21 mars 1966 FÉDÉRATION DES OEUVRES DE CHARITÉ CANADIENNES-FRANÇAISES DU DIOCÈSE DE MONTRÉAL LE DEVOIR Tmœ.ï!æjiæjyaMaiemmgMmœ%WK!imM MONTREAL, MARDI 15 MARS 1966 WÊtÊÊtMÊtÊÊÊKÊÊÊÊM CAHIER 2 / Page» 9-16 L'EXP 4^ ^ 4 4^4 Lévesque demande aux agences privées de s’intégrer au programme public d’assistance Discrétion et campagne de publicité M.René Lévesque ne tolérera pat que l'assistance aux économiquement faibles soit compartimentée selon la langue ou la religion.Ce qui veut dire, à Montréèl plus particulièrement, qu'il ne devra y avoir qu'une seule campagne de charité dont les recettes devront être redistribuées aux agences de bien-être selon les besoins de chacune.Ce qui veut dire aussi que les agences devront repenser leur action et leurs structures pour s'intégrer dans U plan d'assistance du ministère de la famille et du bien-être.Car il n'y a qu'un seul problème d'assistance, a dit le ministre, découlant du fait que le fossé entre les nantis et les pauvres s'élargit chaque jour.C'est devant une agence de langue anglaise, la "Family Service Association of Montréal," que M.René Lévesque a fait ces déclarations hier.Il a précisé qu'il ne suffisait pas au gouvernement d'avoir un droit de regard sur les budgets des agences privées, mais qu'il devait aussi contrôler leur action pour éviter le dédoublement et le gaspillage de ressources humaines.Il a repris à son compte l'idée de collaboration entre le gouvernement et les agences privées exprimée plus tôt par le président de la "Family Service Association," M.James Doyle, mais en en dégageant toute la signification.M.Lévesque a annoncé son intention de décentraliser l'as-sistance-sociale le plus vite possible, pour la rendre plus accessible à la ^population et faire disparaître les tracasseries adml-nistratiyes* qui obligent à remonter à Québec à tout moment.Selon ce projet, les bureaux régionaux d'assistance jouiront d'une large autonomie qui permettra d'accélérer et d'humani-ser les services.(A ce sujet, le ministre a précisé que la nouvelle carte administrative de la province n'a pas été conçue dans un but de décentralisation économique et industrielle ; qu'elle pourra favoriser sans doute cette décentralisation, mais que fondamen- talement elle a été conçue pour décentraliser l'administration gouvernementale.) M.Lévesque a aussi annoncé son intention de faire un budget séparé pour l'assistance sociale dans son ministère, et d'instituer un comité pour préparer la refonte des nombreuses lois d'assistance en un seul programme intégré de lutte contre la pauvreté, dont le coût social en argent et en gaspillage de ressources humaines augmente de jour en jour à mesure que s'élargit le fossé entre les nantis et les économiquement faibles.Une autre de ses préoccupations, celle en fait qu'il considère prioritaire à ce moment-ci, est de former du personnel compétent pour administrer le programme d'assistance.Car il dit que le ministère de la famille et du bien-être est un des deux ministères les plus incroyablement mal pourvus en personnel actuellement à Québec.On peut refaire une loi unique d'assistance, a-t-il dit, mais elle ne vaudra pas le papier sur lequel elle sera écrite si nous n'avons pas le personnel pour ('administrer.f LES ALLOCATIONS FAMILIALES M.Lévesque a réitéré son intention de récupérer les allocations familiales d'Ottawa, pour les intégrer au programme québécois, cette fois non plus d'assistance, mais de sécurité sociale.Imaginez ce qu'on pourrait faire avec les $175 millions par année que représentent les allocations familiales au Québec, a-t-il dit.Cette somme fantastique est en grande partie gaspillée depuis 20 ans, parce qu'on n'a pas repensé le système des allocations familiales conçu à l'origine comme un moyen de redistribuer le revenu national.Dans la plupart des pays où les allocations familiales existent, on les organise pour qu'elles *ouent vraiment ce rôle-là.Ici, on les a laissé dormir ! depuis 20 ans.Si le Québec insiste tant pour récupérer les allocations familiales, c'est, d'une part, pour des raisons constitutionnelles, mais surtout pour des raisons d'efficacité.Pour des raisons culturelles aussi.M.Lévesque explique que l'esprit de la constitution reconnaît que le Québec n'est pas une province comme les autres, parce qu'il est français, et qu'en conséquence il doit administrer lui-même ce qui touche de si près la population.Le Québec, a-t-il dit, a institué ('assistance-vieillesse a 65 ans parce qu'il y avait un besoin.Et voici maintenant que le gouvernement fédéral décide d'abaisser graduellement l'âge de la pension de vieillesse de 70 a 65 ans.Peut-on trouver plus bel exemple de complication st d'inefficacité administrative ?De la même façon, le Québec a institué en 1961 les allocations scolaires pour répondre à ses besoins particuliers.Et le 1er avril, l'assistance médicale aux économiquement faibles entrera en vigueur.Quelle différence est-ce que ça peut faire que le Québec veuille récupérer les pouvoirs qui lui permettront d'instituer son propre programme intégré de sécurité sociale pour répondre à ses besoins particuliers, une question que l'on pose souvent même au Québec dans des groupements comme le vôtre, par exemple.Et si ça ne fait aucune différence, pourquoi tant de résistance ?La qualité des civilisations est reliée aux progrès qu'elles font dans des domaines comme ceux-la, a conclu M.Lévesque, et dans le traitement qu'elles accordent à leurs minorités, quelles qu'elles soient (en l'occurrence, la minorité des écono miquement faibles).On le sait déjà : la compagnie de l'Expo est entree récemment dans une période de discrétion qui coincide curieusement, ou a peu près, avec le lancement de sa campagne in tensive de publicité et de pro pagande au Canada et à l’étranger.Ixîs responsables avaient dit aux chroniqueurs il appert que vous êtes parfois déçus du peu de ‘‘révélât ions" qu’on vous fait aux séances quotidiennes d’inforrnation.Dorénavant.ces séances seront hebdomadaires." Dans l’ensemble, le nouvel horaire semblait convenir aux iournalistcs chargés de suivre les préparatifs.Ils so sentaient ainsi plus libres d aller fouiner eux-mémes dans les couloirs de l’Expo et de faire montre ainsi d’initiative.Mais on leur avait promis, en annonçant le nouveau régime, que les conférences hebdomadaires seraient données par des hauts fonctionnaires de l'Expo, dûment autorisés à prendre position sur des questions importantes.(La différence essentielle entre les nouvelles “de couloirs” et celles que l’on recueille aux conférences de Le prix des médicaments et la concurrence En marge du projet d'as-siiranee-santé du Québec, l’Association des fabricants du Québec de produits pharmaceutiques a préparé un mémoire à l'intention du comité conjoint de l’Assemblée législative chargé d’étudier cette question.Elle préconise diverses mesures visant à protéger le public aux points de vue de sa sécurité dans l'emploi des produits pharmaceutiques et de la diminution des prix de certains médicaments.Au nombre de ces mesures.l'Association recommande l’abolition pure et simple de la taxe de vente fédérale qui frappe des produits considérés "essentiels à la santé”.L'Association groupe 13 entreprises du Québec qui adhèrent à un code d'éthique pro- fessionnellé et “encouragent le maintien et le respect de nor mes de fabrication de produits pharmaceutiques”.Dans son mémoire soumis il y a quelques jours, elle précise que “les drogues soumises à une concurrence véritable se vendent à des prix raisonnables et accessibles à la majorité des acheteurs canadiens ", , mais elle ajoute oue certaines drogues sont “fabriquées par des entreprises ' piratex'' qui ne possèdent pas les caractéristiques d'une entreprise pharmaceutique véritable".Un peu plus loin, elle mentionne qye “de chaque dollar payé par" le consommateur, le pharmacien détaillant reçoit entre 33 3 et 40 cents; le grossiste, entre 6 et 10.8 cents; le fabricant, entre 38 1 et 39.8 cents, et le gouvernement fédéral, entre 9 et 11 cents.Le mémoire demande de “modifier la loi des brevets et de briser l’état de monopole”.11 précise que l’expression "prix élevés et parfois prohibitifs” s'applique à une catégorie de drogues dont le procédé de fabrication est breveté et qui ne subissent aune concurrence.“Létat actuel dos choses favorise la conquête du marché mondial” au point que “depuis 20 ans, s'est organisé un véritable reseau international fermé de distribution, un véritable monopole international qui exclut toute concurrence et impose au consommateur son prix de vente”, souligne le mémoire.L’Association s'attaque à un mythe auquel on a souvent recours pour expliquer les hauts prix de certains médicaments : les sommes consacrées aux recherches Un ta bleau du mémoire démontre que ces sommes ont constitué en réalité des placements profitables au cours de la période rie 195fi à 1964."Il faut tenir compte du fait que 80 p c.de l'industrie pharmaceutique canadienne est entre les mains de filiales de maisons américaines ou eu- j ropéennes, et que ces maisons i détiennent la majorité des i procédés de drogues nouvelles , brevetées à Ottawa , souligne l’Association, qui réclame des î conditions permettant a l’in-.dustrie pharmaceutique au- | thentiquement canadienne du Québec de se développer.tt) under b or! 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Ouimet (Fernande Caille).Roland Ouimet (Simone SI Denis), Mm* Harris Ouimet (Evelina Thibodeau): ses filles et beaux-fils : MM cl Mmes Alfred Messier (Aldora).Pierre Moreau (Jeanne).Roger Latour (Cécile).Guy Lorrain (Pauline), Jean Loun Hamel (Reine), une soeur; Mme Hervé Gagnon (Marie Rose); â8 petits-enfants.58 arrière petits-enfants; ses beau frères et belles-soeurs M et Mmes Egild» Brault, Philippe Brault, MM.Euclide Brault Hector Brault, Hervé Chalifoux.Mme Ann» Desmarais Les funérailles ont eu lieu lundi le 14 mars à la cathédrale d» St-Jean et l’inhumation au cimetière paroissial. DIX théâtre U DEVOIR, MONTRÉAL, MARDI 15 MARS 1966 musique * cinema variétés le bruit , ^ de V ; la ville ^ POESIE Suzanne Paradis, auteur de “LES HAUTS CRIS ' et de LA M ALEBETE'.vient de publier aux Editions Garneau, un re cueil de poèmes.“LE VISAGE OFFF'.NSE'.L’ouvrage sera présente au Salon du livre de Montréal.TOURNEE Le 22 avril.l’Orchestre de Chambre McGill, sous la direction de Alexander Brott.partira pour une tournée en Russie a l’invitation du ministre des affaires culturelles de l’Union soviétique et dans le cadre de l’échange culturel Le premier concert aura lieu a Moscou le 24 avril.11 sera suivi par 2 concerts à Riga le 26 et 27.2 concerts a Tallin le 29 et 30.2 concerts à Leningrad le 3 et 4.un concert a la télévision et un autre concert à Pietroza-vot.sk le 5 et 6 mai Les deux programmes que l’Orchestre de Chambre McGill sous la direction de Alexander Brott pre gentera en Russie comprendront des oeuvres de Vivaldi, Corelli, Handel, Mozart, Dvorak.Schoenberg, Pierre Mer cure et Alexander Brott.CHANSONS Le collège St Viateur présente le samedi 19 mars a 20 heu res le chansonnier Pierre Le tourneau.Il y aura danse apres le spectacle.Renee Claude se ra a la Butte a Mathieu ce mê me samedi 19, à 21 et 23 heures.La semaine suivante, a la Butte, Pauline Julien et Pierre Lauzon.BREVES RENCONTRES THEATRE PI \( K DI S ARTS — Orrhrslre R.vmphnnique dr Montréal.— Phl-lippr Kntn*ninnt, planiste.8.10 COMKDII-CANADIBNNI- — Pétilla Clark.H 10 1 III*.Ai Ht lit I \ IM \» K - l>a belle" de Pierre UapenaiK" 8.10 Hint U -VT.H T — Mh.il en poche’' 8 .10 MI TIMHVNqtTS I r« Troven- nev" d turipide.Jm.ven.sam.el dim.— M5 TH» \rm DK ut AT SOI s — “Ciel de Ilf" 8.10 I V POt UH H H t Ou» s peur de Virginia Woolf" 8 J0 TNM (Orpljeum) ’Tes Sorcières de Salem" 8 30 - Dim.: Î.10 - ReU-« lie lundi fi K s L — "‘Dun luan I.’FOKEtiORE t a Balançoire" 1.30 » Relâche lundi.CINEMA C IN t MA TII till 1 — Tlnlinelir ’ (Bek • N.i/uruv, I H S S, 0.10 ¦|.a Mer»*" (Pudovktne, I KSS, 10 î.) !»,U0 Hi lui — te Tonnerre de Dieu" n ui - :i n - j.:»« - 8.si — "tes l.orilleV 1.17 - tli ¦ 7.21 - 10 18 CANADIEN "Junrnal d’une femme en hlanr" l ’.OO 1.10 8.fi - 10.20 ‘ i l.spionn* de Madrid" 1 l .V 5.15 - 8 4 5 C \ IM TOI.“Our Man tint" 10 05 - 12.Î0 - 115 - 4 55 - 7 10 - 0.15 CH VMIM.AIN — "( harade" 3.10 - n ol ü.58 ••Retidez-vniis en •eptPtnhre" 12 10 - 1.04 - 7.58 CIIVTKVl Me diable dans la chair" 1.00 - 3.55 - 8.50 - ».50 — •Ma diablesse aux rheveui roui": ?25 - 5.20 8.20 Cl\t WtTKTSD — hualdan" Sam el nim 8.00 — ••Vanco”.dim.I 00 3 00 OINT MA t ESTIVAL — ‘Onlbaba" tem 7.10 !* H».Jim .130 • 3.30 5.30 - 7 J0 - 9.30 ClMTtA.MV IVIPKRIAI — Baille ni the Bulge" Tous les noirs 8.10 Mere fl sam 2.OU — Dim : 1.00 4.45 8.10 DU PHIN — "1 n monsieur de rotn-pasnie" Sam et dirn 1.15 - 3 20 5.35 - 7.30 - 9.35 — Semaine 7 10 - ft.15 El Et TR A — "1 Amour en le vitesse" — 12.00 - 2 53 5.45 8.17 \ l’Ouent du Montana" — 1 ?7 - 4 IH - 7.11 - 10.03 M 5 si I Resnais "! a vieille da- me indigne" Sam 1.30 - 5.30 -7 oo |0 00 — Dim : 1 10 - 3.30 -5.30 - 7 50 - o 10 — Klsensteln : "la Passagère" mere horaire — Resnais film pour enfants, sam.: 10 30 .1.30 R Mi* IKK • "tes parapluies de Cher-bnurc" — i.io - loon — "Blark Orpheus" - 8.15.Sam et dim a partir de 1.00 EMINÇAIS — “Us sont nus" 12 00 -! 10 - 8.20 - 9.15 "OtH" Desti-naiion Jamaïque" 1 10 - 4 40 - 8.00 RADIO "Jeannine Sutto, une comédienne d'une qualité rare", dit Jean Dalmain qui l'a dirigée dans "Croque-Monsieur" (première ce soir au Stella) par Alain PONTAUT JEUNES Le dernier concert de la 26r saison des Concerts Sarah Fis cher aura lieu lundi prochain, i 21 mars, à 20h.l5.a l’hôtel Ritz-Car Ron.Suivant la politi- i que de ces concerts, on y en- ; tendra quatre jeunes artistes canadiens qui paraîtront pour la première fois en public.Ce sont Frances Gray, pianiste, Li se Claudel et Laurette Blan chard, sopranos, et Kristine Bogyo, violoncelliste.PAUL DAVIS Paul Davis profitera de son récita! à la Comédie-Canadien ne.le dimanche 3 avril en matinee, pour créer seize nouvelles chansons qu’il a compo sée.s et dont plusieurs seront ensuite enregistrées.Parmi ces nouvelles chan sons, mentionnons "L’Incon- j nu".“Au petit café du coin ”.| "Toi .seule’’."Tu peux partir”, j “Les Snobs".“Comme une | chanson”, "Ce n’est pas sa : faute”.M MIDI 15 M \ K S • 5 « heures, (.he/ Mlvllle.• A !>h l! Pretie* la route.Interview d un groups de maire* guadeloupéen*.* l'auberge de la Vieille Tour a Gosier.Guadeloupe • A lOh 30 l n chansonnier m ^ muse \ntmatrtre Suzanne Valéry.Invite Sylvain Lelievre ar-rompagné par le Trîo d'Arma* Malate a A o 30 Plai e aux femmes.Animateurs lise Payette et Guy Provost Enquête ' l.e* lunettes Chassent-elle* les amoureux ?" Invité Jacques Thierry • A 4 heure* a CRF-FM et à 11 heures à CBF-AM.l es t hefs- GRANADA — "Ils sont nus" 3 00 -6.25 - 9.45 _ "OOI Destination Ja- | maique" 1.20 - 4.45 8.05 JUAN TAI.ON — "Journal d’une femme en blanc" 6.45 - 10.20 — Dim 12.00 - 3.30 - 6.45 - 10.20 — "I.Espion ne de Madrid" 8.45 — Dim.1.45 - 5 15 - 8.45 Kl SI - Répulsion": 1.00 3.00 - 5.00 - 7.00 9 00 I \ V\I __ •*|.p diabolique Dr Mahn- ; se’ 12.20 - 1.15 - 9.30 — "l/Enler ¦ veri” l,5o - 6,3.» — "l es monstres i de rile en feu" 3.15 - 8.05 I.OfW’S - "Judilh" 10 10 - 1225 - ! 2.10 .1.55 - 7.15 - 9.30 LA S< M 5 - 'T’arlez-moi d amour" 12 30 - 5 10 — "Les Souteneurs" ; 2 oo - 7 00 _ "St-Tropez Blues" MO - 8 30 MI Kt li U — Madame t roqur-Ma-ns" - 2.28 - s 10 - 9 52 — "La Rancune" - 12.36 - 4.18 - 8.oo.MONKLAND — "My Fair Lady" 1.15 - 4.30 - 8 15 MONTCALM — "A l’Ouest du Montana" - 5.44 8.36 Sam.et j dim - 12.00 • 2.52 - 5.44 - 8.36.| — ¦ l \nutur en 4e vitesse" - 7.11 10.03 - Sam el dtm.: 1.27 - 4.19 - 7.11 - 10 03.oi TTil .MON f Mv Fair Lady" 1.15 - 4.30 - 8.15 I* \ L A ( F.— "THIMM K H ALL" 10.30 - 1.05 - 3.45 - 6.25 - 9.05 P % P l NT \ I — "Ils s»»nt nus" 1.25 -4.45 - 8 ou _ -OOI Destination Jamaïque" 3 00 - H.20 - 9.40 PAKIMLN ‘Le Corniaud" 10.10 -1 : 2.- 2.35 4.50 - 7-OS 9.25 pLA/ \ — "Journal d’une femme en blanc” 12.00 - 3.30 - 6.15 - 10.20 — L’espionne de Madrid” 1.45 - 5.15 - 8.45 PLACE VILLE MARIK - Grande salle : "Love in Four Dimensions” 12.40 - 2.50 - 5.00 - 7.15 - 9 25 — Petite Salle : "Zorba the Greek** 12.15 - 3.15 - 5.55 - 8.33 RIALTO KrankeMeln meets the Space Monster" 1.10 - 4.05 - 7.00 - 9.55 — "Curse of the Voodoo" 2.25 - 5 20 - 8.15 Rl \ 01.1 — "Ils sont nus ’ 2.55 - 6.70 - 9.45 — "OOI Destination Jamaïque" LIS - 4.40 - 8.05 SAINT-DENIS — "Les Gorilles” 12.30 - 3.77 - 6.04 - 9 01 — "Le Tonnerre de Dieu" 1.40 - 4.37 - 7.14 -10 11 SAVOY — Mv tair Lady" 1.13 - 4.30 - 8.15 SNOWDON — "The Enol Killer" 1.10 3.10 - 5.10 - 7.15 .9.70 STTMM» "Erankesteln meets the Space Monster" 12.00 - 3.15 - 6 30 9 15 — ¦ ( urse of the Voodoo” 10.20 - 1.35 - 4.55 - 8.1» V\N IIOHM — "My lair Lady" 1.15 I 30 - 8.15 VENOOMI - "Par un heati matin d’été" 12.45 - 2.50 - 5.00 - 7.15 - 9.30 NT It 111 — "A Soldier’s Father" 1.15 - 3.70 - 7.35 - 9.45 — "Carpathian Concert" 2.15 4.53 7 00 - 9 10 — Ouverture sur semaine à 5.30 YORK - "Thai Dam Cat" 125 -WESTMOCNT — •Darling" 12.30 -! 10 4 55 7.10 - 9.23 3.55 - 6.35 - 9.05 ![L[i©ro®ra d’oeuvres de la musique.Divertissement en mi bémol majeur pour : rit) a cordes, K 563.de Mozart : Trio à cordes français "Vi- sions fugitives" de Prokofiev : dlr.; Rudolf Bftrchft! • \ Rh 30.À C-BF-AM et CBF-FM Concert symphonique Orchestre aymphontque de Toronto, dit.Sel-ji O/awa Sollate Jesae GreRal.timbalier Symphonie no 1 en ré majeur de Hahler.Atmoaphé-re" de Ltget.t • A lOli 30 l.e monde est mon pavs.De Toronto Animatrice Chantal Beauregard.Chansona «t folklore du monde.• A II heure.'- a CBF-FM, Du blues et des hommes.HORAIRES DE LA TELEVISION MARDI 15 MARS C B F T O *.oo Mira 10 00 Musiqua 1100 Taiavmon tcoiair* Géographie 11.30 innq metraga ’Vowragan” »r>exic*>n I oo raiaioornai 1.04 long mOtrags Le triminei ¦se s echapoara pa- ’ • ooiicie» - fussa S 00 Fammat d'aujourd’hui 4,00 Bob.ne 4.J0 La Bella » turpnta I 00 Bob Moran* ».I0 Ti-Jaan Cartbeu a 00 Jeunes»» abhga * JO Teieieurnat é 40 Nouvtllas du sport 7 00 Auiourd'hui • 00 Sent»*me Nord • 30 Rnwta »* ?30 Da * a I 10 oo La sal da la sam a ma II 00 TaiOjeurnal 41 JO Supolament ragionai 11 J! Nouvaliat du »t*ort 11.JO Fas»iv«i du emarna polonais L aH dtt’9 a mê d^ama • oo'eea.s C F T M © I oo Mira Mutigua I il Blan rbonmur * CO la 14 la a u rata bonbon a JO Toast af café 10 JO C ma matin 'La vit racommanca' 11 00 Première édition 11.U Ciné midi ' Meurtr* au mus c hall’’ pohciar • êlkmend 1 00 Supar bingo 130 L'Eternel amour 3.00 Bon après midi 4 00 Dessins animés 4.J0 2oo du capitaine Bonhomme 5.30 Dernier recoure * 00 Télé Mttro 4 SO Sport image» 7 00 Darméra heure 7.15 Cmé-roman 7.30 Destination danger Le Fétiche" I 10 Cre Basile a oo Tentai votre chance f J0 Nous les amoureu* 10 00 Prix Plara 10 45 En première page •I metéo 14 00 La rond# des «port» 14 10 Cinéma Les Peoees font la loi" - policier humoristique -français 41 40 Dernière édition 41 45 Earmoturo C B M T O 9 oo Test Pattern and music • 54 Today on C BMT 40 00 Canadian School» 10.JI Fnandlv Giant 10 44 Chat Hélène 44.70 Acrn»» Canada 44 50 CBC TV News 41 oo Calendar 41 M (rareh lor Tomorrow II 49 The Guiding Light t oo Calendar 1 30 A» the World Turns 7 oo Password 1.30 Girl Talk J 00 To Tall tha Trufli 5.15 Happenings 3.30 Taka Thirty 4 00 World m Contrast 4.31 Rattle Dattie 5 00 Passport to Adventure } Jo Music Hop 4 00 Tween Sef 4 JO Across C anode 7 00 CBC TV New* 7.15 Sparta with w BIENTOT A LA PLACE DES ARTS La Belle Hélène'' : entre Homère et l'opérette.Cr soir, sur la scène du Stella, Jeanninp Sutto et Ul-ric Guttinguer.Robert Rivard.Arlette Sanders.Michelle Moris.Françoise Lemieux et .lose Bario créeront la comédie de Marcel Mithois, "Croque Monsieur”.qui eut à Paris, avec Jacqueline Maillan, le succès que l'on sait et qui est ici mise en scène par Jean Dalmain Celui ci y tient aussi un pe tit rôle.Pas celui qu’il aurait aimé jouer."Mais tout d* même dit-il on riant je mt distribue!" Ft il redistribue aussi .lean Perraud et Réjean Roy."deux jeunes pleins d« talent grâce a qui j'ai monté "L'Etourdi" (le mois dernier au Rideau Vert : avec toute la fantaisie que jd souhaitais y mettre".lean Dalmain, qui sera pour la première fois cette année au nombre des “professeurs invités” de l’Ecole nationale de théâtre, évoque quelques souvenirs des téléthéâtres qu i! a tournés cette saison, le mari de “La Parisienne”, le grand-père dans son grenier du “Canard sauvage 11 nous parle aussi du Mexique : il vient d’y prendre quelques jours de vacances avec sa femme.Monique Leyrac, dont il ne pourra "je joue." assister au récital à New York le 25 mars prochain Jean Dalmain a tant de souvenirs de théâtre, ici et à Paris il est intarissable sur le TNP et Gérard Philippe avec qui il joua “Le Cid à l’Hôtel de Soubise en remplacement de «lean Vilar qu’il faut le ramener à ‘ (.’roque Monsieur” et à son auteur.Qui est Marcel Mithois ?— Un Homme de 40 «ns, dent c'est, je crois, la premiere pièce.Une oeuvre qui a de la verve, de l'esprit, ries situa-tioni, des personnages.Un auteur dramatique, quoi ! Sa pièce est une fantaisie bien ! faite, facile, boulevard, mais en mime temps assez âpre, assez dure.Un comique allusif, J elliptique, qui est un peu ce- Pour l'Oscar 1966 Rex Harrison présentera l'Oscar au gagnant de la section interprétation lors de la ! remise des prix de l'Academie ! américaine du cinéma, le 18 avril prochain.M Harrison, qui avait rem-i porté l'Oscar 1965 pour son rôle dans “My Fair Lady", a été choisi par Joe Pasternak, réalisateur du programme de !a 38e présentation annuelle des récompenses cinématogra phiques.A L'AFFICHE «tu CINEMA VERDI Première à Montréal Jj film russe v.o.s.t.anglais SOLDIER'S 2205 A la riftnamle populaire •ver ce film nous répétons CARPATHIAN CONCERT 454 3v* Ogitvy av«* inf 274 4521 13e SEMAINE Proposé à 4 prix dt l'Académie "les Parapluies de Cherbourg" En couleurs avec Catherine Deneuve Aussi "BLACK ORIMIELS" Version intégrale - S.-titres ang Lundi au vendredi ETUDIANTS ?rn,x Z*"" Le soir a fih.70 el 8h.l5 Sam.et dim des 1 heure Doua Smith 7.3é Montréal 47 ' Je te cherche" t 00 Dec! Skelton Hour » 00 Front Page Challenge 0 JO Dick van Dyke 40 01 CBC News Maqatme 40.30 The Public Eye 11.00 CBC TV News 44 70 Final Edition 41 30 Sports Final 44.17 Tuesday Showtime "Too many Lover»'' C F C F (D • 0ft Sound al 17 • 45 Coffee Break 4 30 The James Board Show 9 00 Liberal Arts *.J0 Romper Room 40 00 Burns and Allen 10 JO Father Knows Besl 11 00 Ed Allen Time 11.30 Mr And Mrs 13 00 Lunchtime Little Theatre 17 40 Kids ts People L00 Channel 42 Theatre "The Big LHt" Hi ama 7.30 Penple In Cnnfliet 4 00 Fractured Phrase» 3 «0 lit » Vnur Move 4 00 Surprise Porty 4 10 Rgmily Theatre ¦ Iron Mistress 4.00 The Pierre iertnn Show 4.30 Pulse 7 00 *he Littles! Hobo 7 30 Musical Showcase • 00 Gomer Pylo, U S M C 0 30 Pe iicoaf Junction 9 00 T.Troop 9 30 Sunset Theatre The Old Man and the Sea drama 14 00 National News 41 15 Puls»- 11 (0 Spolluiht 17.10 The Saint 1.10 Newsroom It • Meditation IT THÉÂTRE DU if.RIDEAU VERT CE SOIR a 8h.30 DIM.à 2K.30 «t 7H.30 croque monsieur de marcel mithois Mine en «cène Jean Dalmain • roc Janine Sutto Robert Rivard l’trlc Guttinguer Françoise Lemieux Vlettr Sanders •lean Perrault R eiran Rnv Michelle Morice José Barrio Roland Gananirt Jean Dalmain StELLA4664 rue Saint-Denis RÉSERVATION 844-1793 ^ .J Ûf' m.lui de "L'Echappée belle", d'une génération plus jeune que Roussin, passée un peu par Ionesco."De "Croque-Monsieur", on va jouer les personnages, sans ajouter de gags, d'astuces superflus, jouer les situations.r' sort automatiquement comique, assez énorme.Jouer oa.'s un tuI décor.Simplifier au maximum, ce qui fait l'inté- Samedi 19 mars rêt et aussi le danger de la formule.La pièce, en fait, pose surtout un problème de distribution.Son personnage cen- tral, c'est un rôle qui ne peut pas ne pas tenter une comédienne-meneuse de jeu, quelqu'un du style Popesco, si vous voulez, une dévoreuse, un volcan, un personnage qui ne laisse pratiquement à personne le loisir d'ouvrir la bouche, qui tourne, fonce, fulmine et naturellement croque les maris.Ce que je peux vous dire de Jeannine Sutto, avant que vous en jugiez ce soir, c'est qu elle m'apporte énormément, qu'elle est une comédienne d'une qualité rare et que, si la pièce marche, sa carrière devrait faire un grand pas en avant.Outre son talent, elle est modeste, tout entière au service de son métier et de la pièce.Comme on doit l'être, et comme on l'est rarement.Vous savez ce que disait Jouvet : la modestie, qualité "obligée" du comédien.Mais c'est un rôle où elle ne doit pas être modeste puisqu'elle y rayonne et y règne, qu'elle y tire tout à elle.Disons qu'elle doit pouser la modestie au point de réusir parfaitement à ne pas être modeste." Jean Dalmain conclura sur la situation du théâtre a Montréal.Le jour, nous dit il, où il y aura ici un theatre qui fonctionne normalement, c'est-à-dire sans conditions locatives ahurissantes, comme le Rideau-Vert, sans être constamment aux abois, comme le TNM, et d'autre part avec des plateaux assez larges, des moyens suffisants, des salles qui, comme la Place des arts, sont des endroits où on aime être, etc.Oui, ce jour-là, ça changera tout!" Lionel Daunais et Samuel Gesser.du Théâtre Lyrique de Montréal, ont choisi, pour leur première production à la Place des Arts, l’oeuvre d’Offen-bach.La Belle Hélène, pour ses grandes qualités musicales et lyriques d’abord, mais aussi pour la fantaisie de ses personnages.Vos connaissances mythologiques ne seront pas soumises a trop rude épreuve.Les dieux grecs sont descendus de leur piédestal et ramenés au niveau des personnages de “La Vie Parisienne” du même auteur.La Belle Hélène est une fantaisie qui.prenant à partie les héros d’Homère, donne une version inattendue des évènements qui ont précédé la guerre de Troie.Paris se présente à Hélène costumé en berger el sort vainqueur des concours de jeux d’esprit.Par un Oracle, le Grand Augure de Jupiter, qui est complice, envoie le mari en Crète pour un mois.Pendant ce temps, Hélène résiste à Paris, jusqu'au jour où elle croit le voir en rêve et s'abandonne à lui.Ménélas est furieux, mais comme il ne veut pas se retirer, le Grand Augura de Vénus emmène Hélène sacrifier à la déesse du lieu .Trop tard.Ménélas s’aperçoit que le soi-disant Augure n’était autre que Paris' déguisé.Agamenon mobilise alors les Grecs pour partir en guerra contre Troie.Il semble bien que les exabonnés des Variétés Lyriques et tout un nouveau public enthousiaste qui découvre l’oné* rette se retrouveront aver plaisir à la Place des Arts du 20 au 27 avril prochain pour applaudir cette production entièrement canadienne.L.CHEF D’OEUVRE du tri* gr4»»d ei**i« 3S MILTON «4Ü OOS» SAUL RESNAIS ANDRZEJ acclamé par le public accueilli par la critique primé dans les festivals nun •tt «FNE AL1IO LA **4 0179 Freeman Wholesalers s * Gen.Trust, Pfd 26’ .28 2196 Mafner Fabrics .2-‘4 .2973 Income Life la a 13 .industrial L'fe P5 T85 .001722 La Prévoyance '4 15 .002974 London Life 76 77 N B Telephone 18 i8' .• 0861 North Telph.5 » Pfd 18 19'.1.07 17 32 Pac Gas Transmission 14’ .15 Pace .50 2.75 1505 Permeator orp C 9 10 '2 / 2.9974 Quebec Savings Bank 7j4 84 Stability Life 6’x 6*4 .0403 Stedman Ind J 2’ , Tmec Union Can Vnic* VHoN nifi Joo-Sf VICE PRESIDENT DE I AICAN M.M.WILLIAMSON M.Fraser W.Bruce, président de l'Aluminium du Ca nada Ltée, annonce la nomination de M.Melvin William son, directeur de la division de la transformation de l'Alcan, a la vice-présidence de cette compagnie.Après avoir travaille pour la compagnie a Kingston, Shawinigan, Arvi-da et Montreal, M.William son a été, pendant plusieurs années, directeur de l'importante usine de transformation que l'Alcan possède a Kings ton.Il est ingénieur diplôme de l'université Queen's, mais il a fait ses deux premières années d'études de génie a l'université du Manitoba.Cours du dollar Le dollar américain en monnaie canadienne a baisse hier (le I 32 a $1.07 19 32.La livre slerlinn a baisse d» 3 16 à $3.00 13/16 NEW YORK Le dollar canadien était en hausse hier de 3 64 à 92 15/16 en monnaie américaine La semaine dernière: 92 61 64.La Inrr sterling était -a haïsse de 1 16 a $2 79 n 16 LES PRÉVOYANTS DU CANADA Fruits el légumes MONTREAL Prix pa>és aux producteurs et aux gros sistes en fruit» et légume» jusqu’à 9h.ce matin au mar ché central métropolitain.Ce* prix sont fournis par la divi •sion des productions horticole».section de l’inspection du ministère de l’agriculture et de la colonisation.201 est, hou levard Crémazie.a Montréal.Pommes McIntosh $2.25 a $2.50 les 8 cellos de 5 livres de fantaisie.Greening et Cort land $1.75 a $2.00.C $1 a $1.25.Rnsset et Délicieuses $4 a $4.50 la boite a verger.Betteraves $1 a $1.25 le» 50 livres.Carottes no 1 $2.50 à $2.75 les 50 livres.$3.75 a $4.00 les 24 cellos de 2 livres, ou 10 cellos de 5 livre» Choux $1.35 a $1.65 le sac de 50 livres.Navets no 1 en minot.lave» $2.50.en sac de 50 livre* $2.00 à $2.25.no 2 $1.25 Oignons jaunes $1.35 a $1.50.gros $1.75 a $2.00 les 50 livres.30 a .35 le* 10 livres.$2.25 le» 24 cello» de 2 livres.Panai» $2 50 le» 12 cellos de 24 onces.S3.00 le minot Pommes de terre $1.40 a $1.50 les 50 livres.Radis .90 a $1.00 la dou /aine Sirop d erable $6.00 le gai Ion Bourse de loronlo L'atmosphere «tait bien morose hier sur le marché minier TORONTO.Les prix 4r plusieurs groupes ont fléchi brusquement lundi a la Bour sc de Toronto, imitant le mai ché de New York ou un grand nombre d'actions ont été nu ses en vente ln expert a déclare que I augmentation du taux d’inle rot au Canada et aux Etats-l uis semblait avoir déclenche les fléchissement.'*.L'index industriel a cede de 176 pour s établir a 163 75.le record le plus bas de Lan nec Les pertes dans la liste principale dépassaient 1 e « gains par 174 à 53.L'lmperial Oil menait les pertes, cédant de 1 pour s'ôta nlir à 52 et •* Shell el West coast Transmission ont baisse chacun de ;li ;»• 20'* et 25;T respective ment tandis qu'ln glis et Aluminium cédaient $ chacun et passaient a 9U et ;t«7* et Abitibi perdait U pour passer à 12’* Noranda \cnait en tetr du groupe des métaux perdant I-v» pour passer a 50N -Nu nombre des pétroles de 1 Ouest Dome Petroleum a perdu 1 pour * établir a 6 Dans les aurifères.Coehenour William* a perdu 30 cents pour passer a 4.40 l undi.657 emissions ont etc échangées.152 ont avance.318 ont cédé et 205 sont demon ices stables.Bourse de New York Wall $tr*ct degringol.pour d.bon NEW YORK La Bourse de New York a connu hier un nouv eau déclin tendance qui se maintient depuis cinq se maines — alors que les titres ont connu des baisses spectacu laires qui constituent des records pour 1966 L’indice Dow .lunes a baisse de 10 86 à 917.09.Le» rapports de presse parue en fin de semaine où de nom breux économistes se déclaraient en faveur d'une augmentation des taxes afin de tempérer la marche desordon nee de l'économie, semblent avoir eu un effet démoralisant chez les acheteurs.Ces nouvel les s ajoutant à la decision de hausser le» taux d’intérêt et de restreindre le crédit ont vrai nient jette un effet de peu chez les courtier».Le déclin fui général et pa» un secteur ne fut épargne • -chemins de fer, pétroles, aciers construction* mécaniques, métaux, équipement électrique caoutchouc, électroniques ae ro-spatiales équipement de bu reau et compagnies d’aviation.f.es tabacs ont connu une certaine hausse mais ont ter mine en position incertaine.International Nickel a perdu V Hudson Bay Mining et Ca nadian Pacific de W: Macln Ivre Porcupine et Aluminium de Bourse de Montreal Les banques onf bien commence la semaine Le* banquo.s etaieni en c\ eellente posture hier a la Bour >e de Montreal el la Bourse canadienne et les autres sec leurs, en dépit de quelques poussées localisées, ont évolué à un niveau inférieur A la fermeture, les fléchis sements s> ablissaient a 13U et le.- hausses à 61.D’un point de vue général, le marche était terne.Les papeteries ont pris la tête des perdants Consolidated a baisse de i a 39: Macmil ian BWdel and Bower River de ’•.* a 27’ p'-’-v IV o> e» Do'm tar ont toi’t*»s deux baissé rie •v a 45Tx et 20'$ Dominion Textile a baisse de un nmrv à 35 et Dunont de :{\ a 42 Asbestos a baissé de a 22 et Chemcell de U à 13*4 Les services publies ont ba;> se ei’\ aussi Intrm’oxincial l’ioc Line a ba'ssr de l’a a 83: Bel! et B C Telephone de 1 v ri 56’4 et 74 resoect nement.CPR a bai««o de U a 60'- et Man time Telephone de à 211-.T u-onto-Dominion a monte de ' - a B?1- m R ovale de : s à 7',:ti Impériale dp < omnier ce 1 monté de ’•* à 631 - International Nickel a baissé de un point a 97U et Noranda de P» à 50*4.i Faits saillants de 1965 LES PREVOYANTS DO CANADA lAssurance-Vie) Nouvelles affaires Assurance en vigueur Revenus Excédent des revenus sur les dépenses Actif Taux de rendement net sur les placements $ 81.402,324 480,000,000 8.080,580 374,677 23,990,293 5.95% LES PREVOYANTS DU CANADA Actif Nombre de sociétaires LES PREVOYANTS DU CANADA Primes souscrites Actif Bénéfice de l'année Capital et Surplus Contrats en vigueur I Fonds de Pension) S 10,964,691 48,333 ASSURANCE GENERALE $ 13,435,764 11,186,167 648.941 2.328.077 124,500 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI IS MARS 1966 TREIZE BOURSE DE TORONTO Court fournit p»r la PRESSE CANADIENNE Valeur* Ventes Haut Sas Fer Cgm Net Valeurs Ventes Haut Sa» Abitib' 2765 $;2'5 121 a 12’ « Rap-G i Robertsn 100 $8 x 8 Acklnû 150 $5** 5*a 5*9 — a too $24 26 Alt* Cas 1053 $3* 35'.j 35' a Rockowr p 100 $’8 18 Alt* Gd* w 1365 915 850 850 • 70 Rolland a CO $HiS Ils Alg Cen 240 $10' .10'» 10’j — 4» Romfieig 1200 17© m Algoma 1212 $68 67 67 — J4 Rothman 1745 127’ 27 Aiiiancp a 650 230 230 230 - 5 Royal Bnk 493 $74'a 74 Aigmlnl 4610 $37** 36M 36ra —- -H Rovallte 710 $10 10 Atum 4 4 o 450 $43 4 42*4 42*4 — ' v Russai H 100 $18’ 4 18 4 Aim 2p 4 .40 $454* 45*8 45 a Stl Cem A 725 $34*4 34 4 4 Anthes A 725 $26J4 26 26 Sîl Cp A pr 150 $99 , 99 .Anthes C b 30 $100' 4 lOO’a 100’a — ' a Selada 6'0 $97 a 9J* Argus 745 $'9Jè 19.I9^e Sayvette 450 450 440 Arg B pi 50 S48 48 48 Shell Car 3164 $20'* 20’4 'rP Asbes»o6 C Ati Sugai AH Sijfl A A'i Sug d' Bank Wonl Bank Nb Bartaco Bath P or Beattv n Bail Phona Bow Val v» Bowas Bramâtea Bra.'ü 99S S1?>« 457 $22 1175 *26>< 715 $22 Z10 $95 567 $6O4» 83?$70'« 100 165 100 $!8j4 750 $11’ T 3716 $56» n 56’« 56 225 $" O'* • 10’• 10 « Z55 $11 9 9 200 $9 4 94 9>4 5810 $9-i 9 * 9*8 12'î 21ï 26’ P 95 60’ .70 165 18J 12s« ?26 2?95 60»» 70 165 > '83< B.1.i/-.300 $6‘ .A'-.A ba on 2601 $30’.• 30 30 BC Forest 575 $23 ?2J4 22^4 BC Phont 247 $74 .74’4 74' BCPh 6 or 10 $107 107 107 BCPh 534P 40 $105* 105'4 105'4 BCPh 4 2 Z5 $89 89 89 Bruck B 725 $1! ¦ U» 3 nia Buloio 200 $10’a 10 '0 Burnt 1659 $13- .13 13’'2 CAE Ind 665 $9' - 9 , 9G Cal Pow 925 $27’ 2 7A’r 2768 Calvrt Dit C Bread A Can Cem Can Cem o CD Sus Can Iron Can Iron p Can Mall Can Perm CSL C Brew C Brew a C Brew B CB Aim A CB Al A w f.8 Ai B w Cdn Can a C Chem w C Curt W C Dredge C Found C Found d Cdn G Inv CG Sec a C Hydro Clmo BkC Clnd G O Cind GO p CIL 200 200 200 $49 200 49 277 $43 42 4?36 $25 .25'J 25 ”2 475 $23 G 23 23’4 1250 522 - 22» 3 22’, 50 $91'a 91’ « 91 .7100 $2?21*4 22 595 $12Vî 12*1 12*a 250 $37’ - 37'4 37'î 5700 $7*8 7'3 Vu 1-25 $42’ 4 4?’4 42’4 '00 $49’ 49 49- Shell t pr Shop Save Shell I w Shopper Cl Silverwd A Silverwd B Slmpsonb Simpson S SKD Mfq Slate, bli Slat Stel p Slater B pr Sogemine Slater A w Southern St Pav Si Radio Steel Can Steinog A Suptest od Suptest p, Tamblyn Texaco Thom N P Tor Dm Bk Tor Iron A T Fin A T Fin A o Transair Tr Can PL T rans Ml Tru-Wali 20’4 605 S26:*» 26’4 26»« 222 $15'4 15’4 I5’4 2210 670 665 665 J00 475 450 450 Z25 $17 749 $16 .16 16’ S?7*a 27'a 27'a $17' 2 17*s 17*.$9 9 y 514*e 14 4 14-a $18*4 18*4 18*4 $19 19 19 $12-4 12*4 12*4 900 900 900 $39 -, 39 , 39 .¦ $14 4 14 14 $2 r g 211 î 21 3 $24*4 4 24^8 S?4»a 24 .24 .$21’3 21’ ; 21’.$99 99 99 $27 26 .26 4 $57 57 57 $l5;a 15-4 15*4 $62’ 62 .62’ $34 34 34 $107-8 10*a 10*a $24 24 24 490 *85 485 $35*4 35*a 35*i! $17' 3 17 4 17** 420 415 415 Trans PPL 175 $9-4 9*4 9*4 Turnbull 165 $57a S'a 57a Turnbl A p 220 $16’ : 16’?16 .Un Carbid 800 $25*- 25! 4 25:4 Un Gas 615 $32-4 32 32 U Sections 300 450 450 450 L'hon.George C Morler LA BANyl K ItK « OMMhK< K 225 $39 38'/ 39 Fl C Ult 5 pr 720 $99 98 98'.Acad Urtn 18000 5 CWN Ga« 7100 $19 .19' t ' 0 ' .Accra 25CO 18 17 17 CWN Gpr 200 $16 16 16 Acme Gds 170CO 30 27 28 CWN G 5 7100 $21'e 20*4 21 Advocate 13C0 460 450 455 C Weslng 710 $85' ?85 85' .Aetna Inv 9C0 125 125 125 Cap Bido 300 70 70 70 4 Agnico 500 133 133 133 Chemcell 2315 $13'-/ 13'4 13 4 Akaitcho 500 60 60 60 Chemc' p 740 $20 20 20 All Prtct 3000 18 18 8 Chrysler 223 $56*4 563 4 56*4 4 Am Lordtr 5000 30 29 30 Ciairte>‘>e 1741 %A^ 6' .6*« AAm Moiy 8550 155 150 150 Ciairlort a 900 310 305 305 5 Ang Ruyn 2600 24tt 240 240 Codvllle D 350 $5 ' * 5'4 5'4 Ang U Oev 7700 8' 81 81 C Savings 100 $13*4 13*4 13*4 Ansil 6000 14 ’3 13 Col Coll 785 $7’4 7 7! a -f ¦'.Area 1250 94 94 94 Col Cell pr 300 $23’a 23 -.23’a » Armor* 4000 27 25 26 Conduits 400 $6» 6: : 6 A Arced 4 70300 30 28 29 Con B'do ?J0O 225 225 725 A Arcci 8 9C0& 2 .?' or- V S 477?$44 43 .43 .Aigosv 1040 i* 38 J8 Con Gas Con Ga.> B Coby vt Coronatn Coron 120p Crastbik Crow Nest Crush Int Cygnus A C/qnus 8 Dale-Ros' Dale R A d Distl Seag D Bridge Dom Elect Dotasco Dofasco p Dom Glass D Magnes Dom Scot Qosco Domtar Dom Stora Dom Text Ou Pont Fast Ch Tr Eton Inv E con I A o rddv ’itch Emco Emp Life Falcon Fam Play Fanny F Fed Farm Fleet Mfa Fleetwood Ford US Ford Cda FPE-Pion FPE-Pn pr Fraser Fntr Atep* Fruehaut G Develop GMC Goodyear G Bahama GL Pape' GL Power Gt West L Gr Wpg G Greyhnd Guar Tr Hardee Hawker S Hard CrpA Hawker pr Hayes S»i H Dauch Holden a Home A Horne p* Home B Husky Hur Erie Husky Am Husky Bpr Ht’sky D w HBC HB Oil G imbre* Imp L'6»r 16*8 2C0 $9 v 9*« 9s « 1625 $37 36 36 195 $26’.26 26 260 $17 16’a '67* 2600 $26’4 25*4 25*4 75 $97’ ; 97’3 W Z5 $i4-.14 14 >00 $8 8' : 8'.100 $13 13 Vi 13’î 1775 SlSVg >3 13 2008 $40*8 20 a 20 4 ’30 $?3,a 23*4 23 4 400 $35 .34 34 120 $42*a 42 a 42*e 75 $45 7 a 45'» 45" » 300 $13'4 13’ 4 13'4 55 $47 47 47 50 $34 33 34 175 $14 4 l4’-4 14’ 4 102 v ro i60 165 *430 : I1C0*.100 100’• >20 $26'a 26’ - 26 v 27 $50 50 50 300 210 200 200 400 72 7?72 50 $28 28 78 '00 $56 56 56 34 1 $156 156 156 100 $16 16 16 710 $67 67 67 479 $28*.28 28’ «• 725 470 470 470 IOC $11 11 '00 $5'a 5’ a 5' a 786 $105 102 104 40 ! $166*a 166*8 '66'» '00 185 185 IBS 1230 $26'a 25*4 26 635 $30’ 3 30 30 29 $77 77 77 /6 $31*4 SW- 31*4 1385 $15’a 13' a 15 740 V 12’?12' 1 4450 75 73 75 1579 $5'-/ S 5V* 85 $38'* 38’ a 38’• 725 $94’ .94 94 775 $28^8 28 78 710 $58’ 58 58 ?100 $11 11 11 4623 $19*4 I9*s !93g 2175 310 300 300 ’120 $20 20 4 20' j 1225 $11*.13'S '3*8 1370 $11*8 11 11 100 $52 5?52 240 $51’ï 51’« 51’v 775 765 665 665 1130 $'5-a 15 15 1290 $20 19’« 20 SOO 380 380 380 75 $240 740 240 1987 $53 4 52* a 52‘a 930 $14*.14‘ 14S» 4900 $57a 5'a 5ra Au nor Bankeno Sankfield Ba'ex Barnat Bary Exp! 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