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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 25 octobre 1966
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1966-10-25, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR VOL LVM — NO 248 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL MARDI 25 OCTOBRE 1966 MÉTÉOROLOGIE Ensoleillé et doux.Maximum aujourd'hui : tt Maximum hier : SI Gracieuseté it SHEARER LUMBER CO.LTD.MONTRÉAL FETE DU JOUR SS CHRYSANTHE ET F.PILON INC.Fournitures de bureau Les provinces réagissent avec prudence et réserve au mémoire fédéral, trop complexe et soumis trop tard Confusion quant aux chiffres et aux formules; incertitude quant aux effets réels; très grande réserve du Quebec quant au partage et attitude négative quant au principe de certaines propositions.Tels sont les sentiments et les réactions qui ont dominé la première journée de la grande rencontre fédérale-provinciale, première journée consacrée aux problèmes de l'éducation et de la formation de la main-d'oeuvre.Dans la mesure ou ils voient clair, les premiers ministres estiment que le gouvernement central donne d une main des sommes qu'il retire de l'autre pour financer l'éducation.La plupart d'entre eux s'élèvent contre la décision d’Ottawa qui.en retour de sa nouvelle formule de partage, veut éliminer les programmes de subventions aux écoles techniques et professionnelles.Le cas du Québec est particulier ; d'une part M.johnson reconnaît l'avantage d’un transfert d'impôt qui serait substitué au programme actuel; d'autre part, il déplore l'insuffisance du transfert.Quant aux principes, la position du Quebec est formelle : l'ingérence du pouvoir central dans les domaines de la compétence provinciale est inadmissible.En somme, souligne le premier ministre, tout en reconnaissant l'exclusive juridiction des provinces à cet égard.Ottawa emprunte la “porte arrière" en proposant ce qu'il ne peut faire en passant par la porte d'en avant.Pour dissiper la confusion qui entoure la position fédérale, il a été décidé hier soir de creer deux comités spéciaux qiii s'emploieront à définir les termes et à établir les données de base sans lesquelles les propositions centrales ne seront pas pleinement comprises.Une fois clarifiées les positions d'Ottawa, le ministre des finances.M.Sharp s'entretiendra d'abord avec les ministres de l'éducation.Ensuite, les fonctionnaires supérieurs des deux ordres de gouvernements s'appliqueront à préciser les modalités et les dispositions des formules soumises.C'est à 10 heures ce matin, devant l'assemblée plénière de la conférence que seront déposées les conclusions des travaux poursuivis en comités au cours de la nuit.Un porte-parole du gouvernement fédéral, après avoir entendu les commentaires des délégations provinciales.considère que celles ci n'ont pas encore réussi à trouver les S90 millions de plus que M.Pearson avait promis dans sa déclaration générale à l'égard du prochain exercice fiscal au titre de l'éducation.Comme on lui demandait si.à son avis, les delègues provinciaux ont bien compris le sens des propositions fédérales touchant l'éducation supérieure et le recyclage de la main-d'oeu vre, M.Jean Marchand a répondu en souriant : “|e ne sais pas si c'est nous ou bien les provinces qui ont compris." Voici quelques réactions de premiers ministres provinciaux : M.Roberts (Ontario) : “L'Ontario perdrait beaucoup trop — quelque chose comme $12 millions — si les propositions fédérales étaient acceptées”.M.Ro-blin i Manitoba i : “Il ne suffit pas qu Ottawa, à la manière d'un administrateur fiscal, se préoccupe d'abord de ses besoins et oppose ensuite un mur de résistance aux provinces dont les besoins fiscaux, comme ceux des municipalités d'ailleurs, grandissent considérablement”.M.Bennett (Colombie britannique) : “Ottawa doit se rendre compte qu'il doit traiter toutes les régions egalement et justement.Les cas de discrimination contre la Colombie britannique doivent être immédiatement corriges".M.Manning iAlberta' s'est gardé d'ètre optimiste et a suggéré la création d'un fonds federal-provincial de revenus pour assurer une aide financière adequate a I education, à la santé et au bien-être.M.Thatcher 'Saskatchewan1 sest dit heureux et reconnaissant au gouvernement federal d avoir tait les propositions qu'il a faites.Des provinces, la réaction a été assez confuse.M.Stanfield 'Nouvelle-Ecosse' a dit que le plan fédéral semblait être une amelioration sur la situation passée mais a déploré qu'on n’y trouve aucune disposition particulière pour les Maritimes.M.lan Campbell ( Ile-du-Prince-Edouard) a tenu des propos à peu près semblables.M.Rcbichaud (Nouveau-Brunswick) croit pour sa part que le plan fédéral constitue “une bon approche du problème mais qu'il n'est peut-être pas la solution finale”.Selon lui.le plan est un pas dans la bonne direction.Enfin M.Smallwood Terre-Neuve' a dit ne pas être très heureux de la nouvelle formule.“Nous bouchons un trou mais en ouvrons un autre" a-t-il dit.Johnson accuse Ottawa • de vouloir centraliser le domaine de Téd ucation • d'avoir présenté trop tard un mémoire indéchiffrable par Marcel THIVIERGE OTTAWA — Le premier ministre du Québec a dénoncé, hier soir, le mémoire que le gouvernement fédéral a présenté à l'ouverture de la coulé rence fédérale-provinciale sur l'aide à l'enseignement supérieur et accusé Ottawa de menées centralisatrices dans le domaine de l'éducation.Entouré de quatre collègues de son cabinet.M.Jean-Jacques Bertrand.Marcel Masse, Paul Doznis et Jean-Noël Tremblay, le premier ministre du Québec a été le seul de tous ses collègues fédéral et provinciaux â accorder aux journalistes une conférence de presse en bonne et due forme.l.a délégation québécoise a même émis un communiqué officiel (que l’on trouvera dans cette page) établissant fermement.face aux propositions fédérales, la juridiction de la province en matière d'enseignement post-secondaire, d'éducation des adultes, de la recherche, des bourses et de la culture.Quelque secondes avant la conférence de presse, M.Paul Dozois a posé un geste qu'il voulait discret, mais que quelques-uns ont remarqué: le ministre des finances a fait enlever de la table où se tenaient M.Johnson et ses collègues deux affiches où se lisait le mot “Canada” pour les remplacer par une autre au nom du "Qué-bee”.M.Johnson n'a pas été tendre envers la façon dont le fédéral a traité les provinces même avant l'ouverture de la conférence."Habituellement, a-t-il dit, ?uand il s’agit de conférences édéralcs-provinciales sur la fiscalité, par exemple, elles sont préparées par des réunions de fonctionnaires d’Ottawa et des provinces.Cette fois, il s'agit dune conférence sur l'éducation, domaine qui relève strictement des provinces.Et voici que le.gouvernement fédeta) nous a fait parvenir :es propositions après les avoir remises aux journalistes.” Le premier ministre a explique que ce n'est que dimanche soir, vers dix heures, qu'il a reçu le texte du me-(Ttoire fédéral.La délégation québécoise a du étudier les propositions d'Ottawa au cours de la nuit de dimanche à lundi.“Le moins qu'on puisse dire, a ajouté M.Johnson, c'est que le gouvernement central vient de prouver qu'il manque de délicatesse et qu’il n'a sûrement pas d'éducation à revendre”.Le premier ministre du Québec a soutenu que ce geste faisait partie de la politique paternaliste d’Ottawa envers les provinces.“On nous dit ni plus ni moins, a affirmé M.Johnson: “Nous, nous avons de l'argent.Nous pouvons nous occuper de l'éducation à votre place.Si vous n ètes pas contents des propositions que nous vous faisons, vous n'aurez qu'à taxer chez vous".Le premier ministre a reproché au fédéral d'avoir préparé un mémoire qu'aucune délégation provinciale n'a pu déchiffrer."Tout le monde est si mêlé, a-t-il expliqué, qu'on a dû décider de faire siéger, ce soir, deux comités afin de savoir réellement ce que veut dire Ottawa: l'un sur les statisti-oues.l'autre sur les définitions des termes.” Voir page 7 : Johnson Le Québec dit NON aux propositions fédérales C’est par un mémoire, rédigé dans la nuit de lundi à mardi, que le gouvernement du Québec a rejeté hier les propositions fédérales concernant l'éducation.11 devait ensuite rendre public un communiqué dont voici le texte intégral : Le mémoire du gouvernement fédéral appelle un certain nombre de commentaires qui ne peuvent cependant être très détaillés, le mémoire n'ayant été connu qu’à la dernière minute.1.Enseignement post-secondaire : l.a première question soulevée par ce mémoire a trait au financement de l'enseignement supérieur.Le gouvernement du Québec rcconnait qu'il y a un avantage certain à simplifier le régime de sub- ventions ou de transferts fiscaux pour les programmes d’aide à l’éducation que des gouvernements fédéraux successifs ont élabora depuis un certain nombre d'années.Une consolidation de ce régime qui prend la forme d’un transfert de points d'impôt est sûrement un moyen acceptable de liquider le désordre des formules antérieures et marque, à cet égard, un retour du gouvernement federal à l'esprit de la constitution.11 est regrettable, cependant.que la formule proposée n'ait pas été discutée au niveau des fonctionnaires avant de nous être soumise, de manière à ce que les ministres provinciaux en soient informés à l'avance.Un examen rapide révèle que.pour ce qui Le mémoire fédéral: un chargé de statistiques document complexe, et de pourcentages par Jean-V.DUFRESNE OTTAWA —.A peint *mor« cés, les entretiens d'hier sur le financement de l'enseignement supérieur se sont embourbes dans un marécage de statist!* ques et de pourcentages, et cependant que le Quebec opposait une ferme fin de non recevoir à l'ensemble des propositions fédérales, deux comités créés à la hâte et constitués par les délégué* des onze gouvernements s'apprêtaient à siéger fort tard la nuit dernière dans l'espoir de déterminer exactement la portée des offres pécuniaires d'Ottawa.Ce n'est que vendredi après-midi à quatre heures semble-t-il que les technocrates de la Tour de la paix eurent enfin mis leur document au point et ce n'est que dimanche soir que les délégués des provinces prirent possession d'un document si complexe qu'aucun des premiers ministres interrogés au sortir de la première séance d'hier après-midi ne fut en mesure d'établir exactement si oui ou non la nouvelle formule fédérale était avantageuse pour ton gouvernement.La déléagtion québécoise, pour sa part, a passé la nuit claire à l'analyser, sans succès.Aussi dès l'ouverture de la première séance il fut convenu de créer deux comités, U premier devant trouver une définition à peu près uniforme de la terminologie du mémoira Pearson, le deuxième pour dégager quelque sens des impli- cations pécuniaires du long document.Au poste des trensferts fiscaux que le gouvernement fédéral est dispose à accorder pour venir en aide à l'enseignement post-secondaire, le Québec devrait toucher $127,054,-000, soit: 4 p.c.de l'impôt fédéral sur le revenu des particuliers ($47,756,000); 1 p.c.de l'impôt sur le revenu des sociétés apres péréquation ($17,-077,000), donc au total $64,-833,000.A cela, il faut ajouter une péréquation spéciale par le truchemen» de laquelle le transfert équivaudra, pour les provinces qui le désirent, à un octroi per capita de $14 qui représente pour le Québec $82,054,000.A cette somme s'ajoute enfin une subvention décroissante pour compenser l'é- limination, ces cinq prochaines années, du programme des subventions pour les immobilisations à l'enseignement professionnel, soit, globalement, en tout et partout, $127,054,* 000.En effet, les propositions fédérales ne font plus de distinction entre le financement do l'enseignement supérieur et celui du palier immédiatement post-secondaire, mais afin do ne rien brusquer, le programme conjoint à la formation professionnelle sera "déphasé'* graduellement.Il faut noter de plus quo l'ensemble des nouvelles subventions à l'enseignement post-secondaire que propose cette semaine le gouvernement fédéral est assujetti aux mécams- Voir page 7 : Lo mémoire D’importants renforts américains seront envoyés ces prochains mois au Sud-Vietnam est du Québec, l’option en vertu de laquelle nous recevrions, en points d'impôt et en ajustements financiers, S14 per capita, offre sans doute une certaine amélioration d’ordre monétaire par rapport aux formules actuelles Cependant, toujours en vertu de calculs rapides, la formule qui consisterait pour le gouvernement fédéral a financer à peu près 50 pour cent du coût de l’enseignement supérieur rapporterait bien davantage.alors que le gouvernement fédéral sait, comme nous savons, que le Québec ne peut l'accepter, parce qu’elle implique un droit de regard sur les dépenses et donc l'administration des institutions d'enseignement post-secondaire.Voir pago 7 : Québec dit MANILLE — A l'issue de la première journée des entretiens au sommet, qui ont réuni pour la première fois hier à Manille les représentants des sept pays militairement engagés au Vietnam, on apprend de source sûre, qu'en raison de l’affaiblissement du potentiel militaire sud-vietnamien, d’importants renforts américains en hommes et en matériel vont être envoyés au Vietnam au cours des prochains mois.On s'attend d'autre part à une offensive nord-vietnamienne dans la région de la zone démilitarisée, en raison de la présence constatée de trois divisions communistes.On indique par ailleurs que le chef du gouvernement de Saigon, le général Cao Ky serait maintenant disposé à admettre la partic'pa-tion du Vietcong dans un gouvernement.sans accepter pour autant que le front national de libération soit officiellement reconnu.Fin tout état de cause, en raison de l’attitude de la Chine, on pense que le conflit durera encore longtemps.L’accord qui parait s’ètre dégagé au cours de cette première journée, porte sur des principes très généraux l pas de capitulation devant les communistes, pacification et développement économique du Vietnam), les Fltal.s-Unis se réservant de garder 1rs mains libres.Manifestations anti-américaines Les coups de feu ont éclaté au cours d'une manifestation anti-américaine sous les fené très mêmes du président Johnson.à l'hôtel “Manila" où logent les chefs de délégation des sept pays qui participent à la conférence sur le Vietnam.Au moins deux personnes ont été blessées, dont, l'une au eou.Les témoins ont affirmé avoir vu un policier ouvrir le feu.Avant les coups de feu, des policiers et des militaires casqués avaient fonce, en brandissant la crosse de leur fusil, sur environ 3.000 étudiants, qui ripostèrent en lançant des pierres et d’autres projectiles.Les manifestants, munis de haut-parleurs, criaient des slogans tels que : Hé, Hé, L.B.J.: Combien d'enfants as-tu tués aujourd'hui ?” Ils portaient également des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: “Johnson, vous êtes un nazi".La police les a finalement refoulés à coups de pied et de matraques, mais les étudiants ont continué de manifester derrière les grilles de l'hOtel, Les matraques ont fait cinq blessés et il y a eu 15 arrestations.Ia>s étudiants avaient auparavant participé a une manifestation pacifique, groupant quelque 1,500 personnes, qui s'était déroulée devant l'ambassade des Etats-Unis.Le Barreau de Montréal tient M.Wagner coupable d'avoir indûment blâmé un juge de R.-du-Loup L’épiscopat réorganiser canadien sursoit à sa décision de les structures de LA.catholique A la page 4, les commentaires de Claude Ryan POUR SATISFAIRE LES DIRIGEANTS Les évêques auraient dû affecter 45 p.c.du budget de la pastorale à l'A.C.Les évêques canadiens sont conscients de leurs response-bilités financières à l'endroit des organismes qui accomplissent la tâche missionnaire de l'Eglise et affirment qu'ils n'ont jamais manqué de s'acquitter de ce devoir.Pourquoi alors l'épiscopat n'a-t-il pas accédé à la demande des dirigeants de l'Action catholique de porter de $113,* 000 à $162,000 le montant d'une subvention destinée A les tirer d'une grave difficulté financière ?Les évêques s'expliquent IA-dessus dans une "note" adoptée par l'assemblée plénière de la Conférence catholique canadienne A sa réunion d'Ottawa, du 10 au 14 octobre dernier.Cette "note" n'avait pas été immédiatement remise A la presse A l'issue de l'assemblée, Voir page 7 : Les évêques par Jean FRANCOEUR Devant l'opposition unanime des dirigeants laïcs et des aumônier» conocrnés, la commission épiscopale de l'action catholique et de l'apostolat des laïcs a décide rie surseoir à l’application des recommandations'' de lassemléc plénière de l'épiscopat canadien touchant la réorganisation des structures de l'action catholique à l'échelle nationale.Les mouvement» nationaux concernes, ainsi que les organismes diocésains d'apostolat, ont jusqu'au 10 novembre pour soumettre, sous forme eente, leurs commentaires sur les decisions prises par l'épiscopal.La commission épiscopale préparera alors un dossier à l’intention de tous les évêques, lesquels pourront reconsidérer leurs décisions.C'est ce qu'a révélé, hier, au DEVOIR.Mgr Paul-Emile Charbonneau, president de la commission concernée, au cours d'une conversation téléphonique.Le délai accordé par la commission fait suite à deux journées d’intensives consultations entre les trois membres de la commission (Mgr Charbonneau.de Hull.Mgr Hains, de Saint-Hyacinthe, et Mgr Audet, d'Ottawa) et une vingtaine de dirigeants des six mouvements principalement concernés.Mgr Charbonneau, que nous avons rejoint dans un petit village de son diocèse où il effectue une visite pastorale, a déclaré que la réaction des dirigeants d'action catholique l'avait grandement surprix.Il ne s'attendait pas du tout à une opposition aussi systématique.autant de la part des dirigeants laïcs que des aumôniers qui.en fin de semaine, ont fait front commun contre les mesures proposées par l'épiscopat Ces mesures.Mgr Charbonneau les juge pour sa part tout à fait normales Il s'agit, selon lui.d élargir la notion d'apostolat des laïcs, en y situant le rôle de l'Action catholique au sens strict.11 s'agit également de mettre l'accent sur les structures dioce-saines des mouvements qui ont parfois souffert d'une certaine hypertrophie des organismes nationaux, On sait que cinq des mouvements d'Action catholique concernes tiendront simultanément leurs conseils nationaux respectifs, les 5 et 6 novembre prochain, afin de prendre définitivement position sur les recommandations de l’épiscopal.Au sujet du congédiement de quatre dirigeants à l'emploi du secrétariat national de l'A.C.C, Mgr Charbonneau a expliqué que ces renvois découlaient logiquement de la recommandation suspendant le fonctionnement de cet organisme.Rien n'empêche cependant que les personnes qui ont été nommément confirmées dans leurs fonctions, en l'occurrence l'aumônier national, Mgr Roland Potvin, et le président national.Me Renaud Chapdelaine, puissent "rappeler" l'un ou l’autre des dirigeants mis à pied leur demandant de collaborer à la mise à execution de la réorganisation décrétée par l'épiscopat, laquelle doit s'échelonner »ur une année environ.par Michel ROY — Est-il normal- Me Wagner, que le ministre de la justice soit cité devant le Barreau pour des paroles qu’il a prononcées en sa qualité de ministre de Ja justice?— Non.Le ministre de la justice avait lancé ec NON au cours d'une conference de presse qu’il donnait à Radio-Canada en avril dernier.La question lui avait été posée par notre confrère Vincent Prince.C'était une question d'actualité puisque l’ensemble de la presse avait fait état d'une plainte portée contre M.Wagner et dont le Barreau de Québec était alors saisi.C'est finalement le Barreau de Montréal qui examina la plainte.Hier, on apprenait que Je comité de discipline avait rendu jugement: Me Wagner est tenu “coupable” d'avoir indûment blâmé le juge Jean-Paul Bérubé de Rivière-du-Loup.La “sanction” sera connue le 4 novembre: réprimande.amende ou suspension, Mais il se peut que “l'accusé en appelle au Conseil général du Barreau de la province.On reprochait au ministre de la justice d’avoir publiquement déploré à Drummnndvil-le, en 1965.la manière dont un juge avait disposé d une affaire de délit de fuite à Ri-vière-du-Loup Le juge n'avait pas etc identifié par le ministre.mais il s'était reconnu et avait porté plainte Aujourd'hui, Me Wagner n’est plus ministre de la justice.U est revenu a la pratique du droit et exerce dans une grande étude montréalaise.Mais la publicité qui entoure la plainte portée contre lui est évidemment attribuable a l’importance des fonctions qu'assumait alors “l'accusé".Dans presque tous les cas, c'est dans le plus grand secret que se déroulent les procédures de cette sorte au comité de discipline du Barreau.Le» conclusions ne sont communiquées — et avec discrétion — qu'aux avocat».Elles ne sont jamais, sauf de très rares exceptions, portées à la connaissance du public.Ainsi le veut la loi du Barreau.Cette loi du Barreau est rigoureuse : elle interdit aux avocats de communiquer à quiconque les résultats de ce» enquêtes.Interrogé hier soir.Me Wagner ne s'est pas soustrait à cette loi : "Je suis tenu au secret, a t-il dit C'est une procédure à huis clos.Tous ceux qui témoignent y sont également tenus.Mais le sais qu'il y a eu du coulage.C'est curieux quand on sait que des centaines d’avocats ont comparu devant le Barreau et que nul n'en a entendu parler.J'ai toujours pensé que le Barreau était au service de la société.Mais d'autres ne pensent peut-être pas ainsi." Me Wagner, qui ne paraissait pas autre-ment perturbé par cette affaire, n'a pas voulu en dire davantage.A son avocat.Me Jules Des-chcsne.nous avons demandé s’il n'estimait pas que son "client" subissait un préjudice excessif en raison de la publicité qui entoure la procédure secrète.“J'ai bien, dit-il, une opinion personnelle là-dessus, mais la loi du Barreau m’impose le silence." Et c’est Me Des-chesne qui pose la question suivante : “Si vous savez, dit-il.qui a laissé couler le renseignement au sujet de cette affaire, peut - être pourriez-vous .?" Par cette réflexion, l'avocat voulift-il dire qu’il demandera au Barreau de faire enquête sur les indiscrétion» commises à l'encontre des régies de la Corporation ?Prié de dire s'il compte en appeler au Conseil général du Barreau, Me Deschesne a expliqué qu'il ne pouvait répondre à cette question Me A.-J.Campbell, bâtonnier général, a invoqué, lui aussi, la Loi du Barreau et souligné qu'il était tenu au secret.Oui, nrrais n'est-il pas vrai que l'affaire est maintenant connue, publiée dans la presse, el que nul en autorité au Barreau ne l'a démentie?N'y a-t-il pas, dans ce cas précis.Voir paga 7 ; L* Barraau » t DEUX LE DEVOIR, MONTRÉAL, MARDI 25 OCTOBRE 1966 Le plan de développement du Bas St - Laurent - Gaspésie Les décisions du gouvernement sont accueillies avec un optimisme modéré CARRIÈRES et PROFESSIONS De notre envoie special, Paul CUCH! RIVIKRK DU-LOCP — Le» milliem de personnes vouée» i U cause du develonpement planifie dans la région du Bas St-Laurent/Gaspéme ont accueilli avec satisfaction la décision du gouvemem^nt du Québec, annoncée par !c ministre de 1 agncul-turc M l'Icmeni Vincent dimanche dans te cadre du congres conjoint de« conseils économiques régionaux du Bas St Laurent el de la Gaspésie Iles de la-Madeleine, d'entreprendre immédiatement la realisation du plan de développement soumis par le Bureau d aménagement de l'est du Québec en juillet dernier après trois ann< es d eludes intensives auxquelles la population avait ete assonee.O n est pas tellement l'importanee financière des protêts annoncés par M Vincent qui a soulevé 1 enthousiasme Quand l'on songe en effet aux sommes astronomiques qu'exigera la realisation intégrale du plan d'ici MWtl ou même d'ici 1971.le montant de SH million* n'en eonslttue qu’une fraetion assez mmime (Il faut pre isrr g ce sujet cependant que le gouvernement annoncera probablement d’ici la fin de 1 exécution d'un» deuxième tranche de projets prioritaire») 1* contentement des gens de ta région est motivé par d'autre» raisons Voici les trots principales : Il Les projets qui seront réalisés même s'ils sont plutôt modestes en apparence coïncident exactement avec la liste de priorités urgentes établie par 1» plan, l-eur réalisation aura des effels décuolés parc» qu ils s’intégrent dans la toile de fond, la logique de développement du plan dont le respect à tontes les phase» de I exécution peut seul garantir l'atteinte ultime de* grands objectif».n convient de souligner i ce propos que ce qu’on jieut reprocher aux gouvernements jusqu'ici ce n'est pas tellement d'avoir été trop parcimonieux dans la distribution des fonds pour a'der le* regions sous développées a sortir du marasme.On peut citer, au contraire, maints exemples de projets "israo tevques réalisé* à coups de millions.Mai» parce que ces projets n'etaient pas intégrés dans une logique de développement, pu its ne constituaient assez souvent qu'un “saupoudrage” destine avant tout a éblouir et à taire élire des politiciens ils n» pro duisaient pas en termes de développement le centième de ce qu'on était en droit d'attendre de réalisations aussi coûteuses Même multipliés et par.-emés sur tout un territoire ils n'étaient pas plus utiles ("était une perte d’argent mire et.simple l a construction d’un euai en eau profonde a Gro- Cacouna prés de Rivière-du Loup au coût de quelque *12 millions est l'exemple le plus recent de ce genre de gaspillage qui n'aide pas telle-meut la région et qui a comme effet le plus clair d'assurer la réélection du denu" On peut donc dire que les medesl»s Sti millions de Québec pane qu’utilisés de façon vraiment efficace auront des effet» bénéfiques plusieurs fois plus grands que ces derniers $1'.’ rod-lions dépensés par Ottawa sur le relèvement de l'économie de la région 2) t ne aulre raison pour laquelle les gens du Bas St-Laurent et de la Gaspésie -e réjouissent des décisions annoncées Far M Vincenl rest que la nomination d'un coordonnateur dp exérution des projets, qui fera le lien entre les différents ministères pour que le tout ne ' s'éternise pas dans de multiples comités," »»ion l'expression même du ministre, et qui sera responsable directement au cabinet, constitue un premier pa» vers i» creation cventuelle d'un organisme unique qui.dans l'esprit des planificateur^ et d'un» majorité de la population, semble-t-il, pourra mener à bien ide façon coordonnée et décentralisée en assurant la participation de la population) l'exécution du pian.Ht Autre raison d'etre optimiste : le gouvernement a dévoile son plan d’action pour plusieurs mois à venir en établissant trois étape, one M rincent a rendues publique».La première dérision d'exécuter un certain nombre de travaux prioritaire* inscrits au budget 10117 68.est déjà partiellement franchie Le reste devrait venir bientôt.Dans la seconde étape il x'agira jiour le gouvernement d'évaluer les grands objectifs du plan et les grandes politiques qui v sont proposées et de les confronter avec Te* politiques actuelles du gouvernement et le* politiques à venir.A cette étajie, le gouvernement devra répondre à des questions comme celle-ci : la région pilnlo doit-elle être vraiment considérée comme la région touristique numéro 1 du Quebec 7 Dan» quelle mesure l'établissement.dans des rentres prioritaire», de petites et de moyennes industries, est il réalisable i Quels lypes d’organisme» faut il mettre en place pour accomplir les tâche» prévues par le plan?I es résultats de cette seconde étape a précise M.Vinrent, devraient commencer à «e concrétiser d'ici quelques mois fl existe en effet un comité au sein du conseil économique d'orien-lation qui effectue présentement res éludes.Les résultat» de cette seconde étape devront être traduit» en gestes concrets.T elle mit» »n sppliration constituera donc une troisième étape au roui» d» laquelle le gouvernement présentera des législations nouvelles procédera à des investissements supplémentaires, créer» des organismes nouveaux et prévoira de nouvelles orien latinns administratives UN OPTIMISME MODERE Les décisions annoncées par M.Vincent dimanche ont été prises mercredi dernier lors d une séance du cabinet où les ministres ont étudié les recommandations fades par les experts dn Conseil d'orientation économique Kites ont mis fin au climat d'incertitude, de pessimisme même chez certains, qui régnait depuis l'avenement de LCnion nationale pour le remplacer par un optimisme modéré.Non pss que le BAKQ ail été particuliérement choyé par le gouvernement libéral au cours dé ses derniers mois d'exercice du pouvoir Au contraire, un document publié par le comité de liaison à l'occasion du congrès de fin de semaine (le rapport de ses activités el sa programmation) dévoile que le gouvernement Lesage avait dissipé rie façon assez brutale les espoirs du BABQ de voir réaliser son pian de façon prioritaire dans un avenir immédiat Le rapport révèle en effet que 'contrairement aux espoirs soulevés à la fin de Tannée 1965, le gouvernement n'avait pas donné suite au projet de formation, dès la session de 1966 d'un office régional de développement'.Le document poursuit: '( est devant l'échec de démarches répétée*, en décembre I96S, janvier et février 1966, en vue d'obtenir la rré»!ion immédiate d'un organisme d'exécution du plan que pnt graduellement naissance Tidce de metre sur pied un organisme qui effectuerait la transition entre le BAKQ et l'Office régional de développement'’.Le BAKQ ne sciait cependant pas encore résigné à l’idée et le 1er mars dernier il soumettait au premier rmnistre Lesage un mémoire nu il recommandait la création d'un office regional de développement Mais il s’avéra, au cours de demarches ultérieures qui mirent en présence les représentants de» conseils économiques du territoire pilote et des hauts-fnnriiomtaire* du gouvernement, qu'on ne pouvait pas compter sur la création immédiate d'un organisme d'exécution du plan et que Ton devrait envisager un "interrègne'' entre le BAKQ et TORD La raison majeure, invoquée du côté gouvernemental, pour retarder la création de TORD tenait à ce que le gouvernement ne pouvait pas prendre de décision concernant l’execution du plan, y compris la décision de créer un organisme d'exécution du plan niant d’avoir pris connaissance du plan el d’avoir avisa- globalement en ce qui concerne son execution Les gens du BAKQ se rendirent finalement a cet argument et, le 24 murs 1966, le premier ministre Lesage annonçait la formation d un comité de liaison après presentation du plan el la remise de ce dernier, pour éludes, au COE.I n des exports qm a participe à la préparation du plan explique en termes familiers qu'à ce moment crucial les technocrates, conseillers du gouvernement en la matière, ont “tout simplement renonce à l'idée de vendre tout le paquet au gouvernrment préférant le lui faire digérer par morceaux." L’arrivée au pouvoir du gouvernement de 1 L'nion nationale n etait pas pour améliorer la situation dans l'esprit des principaux Intéressés.On croyait en effet que le départ de ministres-moleurs comme MM.Génn-Lajoie.Levesque et Kic ran», laisserait les technocrates désemparés et impuissants devant le cabinet Johnson.Toutefois, le nouveau premier ministre confirma au moins les decisions annoncées par l'ancien, en mars, lors de la remise du plan a la im juillet Mais entretemps, le comité du COE chargé d'étudier le plan ne semblait pas progresser avec beaucoup de célérité en août et septembre.Fuis subitement, ce- dernières semaines, il se produisit un déblocage qui a première vue semble un peu miraculeux.Four expliquer la tournure des derniers événements il faut tenir compte de plusieurs fadeurs.D'abord, la présentation du plan du BAEQ a produit un effet extrêmement favorable au niveau du haut fonctionna ris.me.Jusque la les fonctionnaires étaient plutôt sceptiques à l'égard de l'expérience de planification du BAKQ.On suivait avec intérêt les travaux de la jeune èquijje de chercheurs mais on se faisait lorl de souligner son inexpérience et certaines maladresses, La déposition du plan renversa le courant il constitue la preuve palpable de la possibilité de se lancer avec des chances de succès dans une expérience globale de planification régionalisée dans l'ensemble du Québec.Au niveau politique, il faut souligner que l'attitude des trois ministres de la région au sein du gouvernement Lesage était loin d'aider le BAKQ L’hostilité déclarée d'un Bons Arsenault, sourde d'ur, Alphonse Couturier ou la neutralité prudente d’un Gérard-D Lévesque contrebalançaient amplement dans ce domaine l’attitude positive de ministres influents mais débordes comme MM Gérin-Lajoie.Rene Lévesque et Kicrans et meme dans une certaine mesure Lucien Cliche.D'autre part, le gouvernement Johnson semble vouloir assumer en bonne partie la continuation de la “révolution tranquille des libéraux.Il est vrai qu'il ne compte pas actuellement de ministres moteurs de la trempe des trois principales vedettes du gouvernement Lesage (Gérin-Lajqic.Levé que et Kieransl mais il existe peut-être moins de décalage lorsqu’on descend d'un cran et il présente peut-être plus de consistance au niveau intermédiaire (Masse, Vincent.Allard, etc).D'autant plus que M.Johnson s’il ne veut pas verser dans un négatif et stérile autonomisme duplessiste avec ses reven-dilation- nationalistes, devra donner un contenu socio-éeono-inique d ii'-ez forte teneur progressiste à sa politique generale.Il serait sans doute trop prématuré d'affirmer que le gouvernement Johnson deviendra le champion de la planification démocratique comme le gouvernement Lesage fut, si l’on peut dire le champion de la réforme scolaire.Il est trop tût même pour croire, selon le témoignage d observateurs impartiaux mais prés dea affaires, qu’il songe même à s orienter décisivement dans ce sens.Tout ce qu'on peut constater actuellement e e.'t une certaine sympathie envers Tidce d une planification qui ferait participer la population Cette ideoln-gie du consensus populaire, quoique axée sur le conservatisme sous Duplessis, a toujours été d'ailleurs une des caractéristiques rinnrinantes de TL'nion nationale par opposition jusqu’ici au penchant un peu aristocratique de plusieurs dm grants libéraux, qui, en general, élaient cependant plus ouverts aux réformes et plus tolérants.Quoi qu’il en soit, r» n'est pas avant plusieurs mois que Ton pourra déceler l’orientation décisive du gouvernement Johnson dans c» domaine.D ici là les technocrates ont le feu vert pour faire valoir leurs projets et tenter de convertir les principaux ministres intéresses.C’est une campagne d animation sociale qui se déroule présentement, non plus dans les paroisses de la Gaspésie et du Bas St Laurent mais cette fois-ci au niveau du cabinet.LES RELATIONS F E DE R ALE S-PROVINCIALES Vu autre facteur qui rend Tissue incertaine est Tétât plutôt tendu des relations fedérales-provinriales.I.amenagement régional étant un domaine où les juridictions ne sont pas clairement délmies 11 faut que Québec s'entende Avec Ottawa pour entreprendre des travaux nù les coûts seront partages, du moins dans l'avenir immédiat.M Johnson » déclaré en juillet que son gouvernement considérait ie développement régional comme une responsabilité provinciale Mai» comme Ottawa a déjà occupe le champ avec \RDA.Québec doit s'entendre avec le gouvernement rentrai sur les modalité» et le contenu de cette reapnnsabilité.Le ministre fédéral des forêts et du développement rural, M Maurice Sauve, a d'ailleurs révélé dimanche au congres de Rivicre-du-Loup qu'Ottawa avait proposé à Québec de pro céder en commun “dans les plus brefs délais à 1 etude des projets et des recommandations formulces dans le plan du U \KQ L'ancien sous ministre de Tagriculture.M Ernest Mer eier.doit d'ailleurs, a l on su, être délégué par Quebec pour diriger le groupe provincial lors de cette étude commune.On n'en sait pas plus pour l’instant.VENDEUR D AMEUBLEMENT BILINGUE Possédant de Texpenence dans Tamcublcment Scandinave.Les vendredis : de 6h.p m.à 9h p m.I.*s samedis : de 10b.a.m.à 5h.p.m.Envoyez résumé complet confidentiellement à : CASE 467, LE DEVOIR.MTL.DEMANDE D'EMPLOI Ofian* copropriétaire d'une emr**priæ de construction (répara-ttorv* générais*» dcpuia US au*, bilingue, en parlait* tante, àae 57 an* a namiqur pour la promotion de l’Afrique.L'Institut social africain a été créé à l'initiative des pères blancs.Il a déjà fondé trois centres dont l'un est installé à Bobo Dioulasso, en Haute Voila.Ce centre d'études sociales d'Afrique de TOuest (CESAO) recrute chu que année une cinquantaine de stagiaires Pour entrer dan» ce centre, il faut avoir atteint un certain niveau d’instruction avoir déjà une profession et militer dans un secteur de la vie sociale: syndicat, parti politique, coopérative.Le but du CESAO n'est pas de donner une situalion à des désoeuvrés, mais de valoriser des militants déjà engagés Ces militants peinent être des célibataires, garçons et filles ou des ménages Ils passent unp année scolaire entière au centre, et reçoivent une formation très complète en économie politique, sociologie, droit, etc.Certains se spécia lisent dans les techniques de l’Information.Les meilleur» continuent souvent les années suivantes, grâce à des bourses d'études.Vers une veritable communauté nationale S'il fallait résumer en une phrase le rôle que l'Eglise ambitionne de jouer dans le développement de l’Afrique, on pourrait dire qu’elle cher che à faire passer les Africains de la collectivite à la communauté En effet tout le monde sait que les Africains vivent en groupe, dont les membres sont liés entre eux par une très grande solidarité Chacun respecte les règles de la collée fixité à laquelle il appartient, car il en a besoin seul en face d'une nature hostile, dans de.» conditions de vie difficiles, il serait désarmé ci vite vain eu.Il sait queii collaborant de toute» ses forces à la vie de son groupe, il ne sera ja mais abandonné et tirera des avantages indispensables de sa solidarité.Mais si l’on fait réfléchir de.» militant» africains sur leur attitude profonde à I égard de ce groupe, on s’aperçoit vite qu’ils sont intéressés.Et si l'un d’entre eux Irouve une voie rapide pour une promu lion individuelle, il ne se préoccupera plus guère de ses frères.dans la mesure du moins où ceux-ci ne viendront pas lui reclamer ses avantages La mision de l'Eglise est de transformer cette sotidan té intéressée en une véritable charité Ainsi ces groupes d’in tèrèt deviendront de verita ble» communautés, dans les queties chacun n'a en vue que le bien de tous ses frères Au lieu d'une société anarchique où chacun cherche à tirer avantage du pouvoir poli tique ou de I argent facilement gagné, les nouveaux Etats africains deviendraient des société» harmonieusement développées ou chacun trouve rail ses chances d'épanouissement matériel et spirituel.semble puisqu’il date de 195», il demeure, sans aucun doute, une nécessité.Nécessité dan* le sen* de liberté de presse et protection du public en général.L’on sait que des conseils de presse existe aujourd'hui dans 9 pays du globe.Ils ont vu le jour pour la plupart durant la période rie l'apres-guer-re.soit vers 1945.exception laite de la Suède ou une cour d'honneur existe depuis 191b La majorité de cos conseils dt» presse sont des institutions volontaires nées d'un désir d'au-lo-contrôle de la presse, ter-tains de ces organismes sont né» dans le but avoué de faire échec aux tentatives de contrôle extérieur, surtout de contrôle gouvernemental.Il est très intéressant dans l’étude du document présenté au dernier congrès de l'UCJLF, d'observer, que la plupart des tâches que se sont fixées les divers conseil* de presse mondiaux, sont identiques.Si on en jug# par les discussions tors de ce congrès, le Conseil de presse britannique (British Press Council) est le plus susceptible d’être employé pour modeler le nôtre ici au Québec.On peut alnr* se demander, pourquoi prendre l’exemple sur la Grande-Bretagne plutôt qu'ailleurs ?C’est tout simplement parce qu’il est le plus approprié pour une adaptation rapide dans le contexte de nos lois qui sont, bien malgré nous, d’origine britan-nique.Comme se plaît à le souligner le document en question.“il ressort des discussions qui ont eu lieu lors des rencontres publiques ou privées avec des journalistes et certains directeurs de journaux que les tâches qui pour-laienl etre dévolues à noir* conseil de presse sont : l'établissement d’un tribunal d'honneur pour examiner les critiques adressée.* à des journaux, des journalistes par des institution# et des particulier* qui »• croient lésés ; — remission d’une carte d# presse par une commission du conseil de presse : l'élaboration d uu code d'éthique qui liera également journalistes et entreprise» de presse : — la présentation d'un mémoire annuel aux autorités publiques sur les problème* de l’information en général.Quoi qu’il en soit, il faudra en venir à la création d’on organisme qui fera échec, tout en rendant iustic», aux attaques que subissent continuelle, ment les journalistes.Comme le souligne “Le Journaliste", publication de l’ÜCJI.F, “le but du conseil de la presse est d# sauvegarder la liberté de la presse et de combattre Tahu» de cette liberté.Sa fonction principale est de dévoiler et rie condamner toute pratique qui ne pourrait que je::> pour de* montants en argent Seulea le* bourses U étude* ne pourront être échange*».XII.Bien que ceci ne devrait offrir au* cime difficulté aux gagnants, on leur demandera de passer avec succès les examen.» rée d E.C P.T, lesquels un# aptitude marquée pour les mathématiques, un esprit rationnel et le sens de la comnm-ntoatUm, conditions de base pour réussir en programmation électronique et dans la* pro* fessions analogue* XIII.Le concours a ouvrira officiellement, le jeudi, 23 Juin.1966 et chaque texte soumis devra porter une oblitération postale jusqu'à minuit du 30 Janvier.1967 Les noms des lauréat* seront annoTicéa le 28 iivriL 1967.premier .tour de Fxpy **" La Société Canadienne de l'Informatiqu* fait état de ce que les programmeur*, comme tour autre professionnel versé en automation ne •Auffisent pas * la demande Eu tant que chef de file dans la formation des gradue» préparés à faire un sucré* de leur carrière.LC,IM.e*ti particulièrement Hère de celle occasion qtll lui est offerte rie contribuer a U («rende Fête du ( anadu POSTEZ MAINTENANT A Concours National das Boursier» du Centenaire (Automation et son râle) a s LE DEVOIR.434 est.rue Notre Dame, Montreal, Quebec.Cened» SV.P mè aflr* parvenir une formule 6e participation et dt* renseignements uir 1 automation — i titre gratuit Nom .Adre%*e .Ville Prov.Age flaw SIX LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 25 OCTOBRE 1966 CANADA Provint* d* Ouèbvc District de Montréal COUR SUPÉRIEURE No.721,187 JOSEPH P METRAS, cultivateur, résidant et domicilié a BrosNJird, comté de Laprai-ne, district de Montréal, Demandeur AVIS MesafeST» ALFRED KLEIN FELD.LEON KLEINFELD.HARRY SHARE & ROBERT} on Plan- \ te; jeudi, même heure, projet i tion de film Enfin, l'exposi lion “Dante à la Renaissance'' ; f qui comporte des illustrations de la “Divine comédie*’ > par des artiste* italiens con- ; temporal ns ainsi que des re- j productions de dessins de la | Galleria degli t’ffizi de Fio- ; rence) est ouverte au public * de lOh à Î8H.du lundi au j vendredi.L'entrée pour toute* j ces manifestations e*t libre.; ÜEMfNO "l* monde sont drnlf* '.le i livre de Clémence Dcsrochcrs i (aux Kdition» Parti Pria) vient | d avoir un socond tirage.BUJOID Geneviève Bujold tourne beaucoup en France.Après j “La guerre cn .dtm .me»tr»dl : 2.00 IttH — »».OKI I CS#I «h» vrottg mimhrr" 0.30 —» O lui.»*.- S 35 - S.At — * t a»l a Cilant ImiImm *»m.: 7.25 —* Dim 3.10 _ "Thp Rus*iatta arc 12 45 - 2 50 .4.55 • 7 00 KM K nmmK1 1» *5 HH — “la de Mtinra’’ î.oo - 3.27 * 0 34 - l« wi — foi» art ref U» - V**0 .* 33 s SOIKN — ‘'Ant#R Red «talion Mou» (Cl » 00 Drama woiaeb’ 10 »1 COC New* Masatine C) 10.30 PraeMxv '4* 11 00 CPC rv New» il 1* Vitwpotnt H té N»eni Reoor* Il 35 Sport* Pma! 11 4i Shoe*trin« Thaatre » 'He;v
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