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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 16 décembre 1966
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1966-12-16, Collections de BAnQ.

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VOL.LVII — NO 292 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, VENDREDI, 16 DÉCEMBRE 1966 MÉTÉOROLOGIE Nuageux, neige légère dent l'après-midi et la soirée.Min.: 10 — Max.: 32 Gracieuseté de SHEARER LUMBER (0.LTD.MONTREAL FETE DU JOUR QUATRE TEMPS F.P"ON ll.s.Fournitures 4e bureau i La Compagnie prochainement de Jésus du collège se départira Ste - Marie par Gilles GARIÉPY T,a compagnie de Jésus a pris la décision ferme de re-mettre prochainement a une corporation laïque distincte la responsabilité de l'une de ses plus importantes et de ses plus anciennes institutions au Canada, le Collège Sainte-Marie de Montréal.Le préposé général de la compagnie à Rome, le père Pedro Arrupe, s.j.,'vient en effet d'autoriser expressément le recteur du Collège Sainte-Marie, le père Florian Lari-vière, à conduire toutes les démarches nécessaires en ce sens.S'il ne fait plus maintenant aucun doute que les Jésuites sont résolus à sé départir de la propriété et de la direction du collège, il n'est pas encore établi de quelle manière cette cession sera effectuée, et quelle sera la nature de la corporation nouvelle qui héritera de la responsabilité de l'institution.Cette question est l’objet d'une préoccupation générale au collège et il parait clair que les prochaines semaines seront décisives à cet égard.Le recteur du collège, aux ternies du message qui lui a été adressé la semaine dernière de Rome, doit travailler de concert avec les autorités civiles et religieuses canadiennes, et avec les principaux intéressés à l'avenir du collège (notamment les professeurs) à définir les nouvelles structures administratives de l'institution.La décision de principe des autorités supérieures de la compagnie de Jésus a été communiquée eette semaine aux professeurs du Collège Sainte-Marie; la rumeur publique en faisait état depuis le début du mois déjà.Le recteur du collège, le père Larivière, a confirmé au DEVOIR la teneur de cette décision, mais il a estimé prématuré de soupeser les orientations qui s'offrent présentement aux responsables du collège.Chose certaine, l’annonce des intentions de la compagnie de Jésus a répondu à une attente très précise du corps professoral de l’institution, qui avait pressé instamment le provincial des jésuites de Montréal, le père Irénée Desrochers, d'informer les professeurs de la réponse de la compagnie à un voeu déjà ancien: que le collège soit confié aux laïcs.Effort grève recours Le syndicat des professeurs, avons-nous appris, a en effet adressé au père Desrochers une lettre en ce sens à la mi-octobre.Il parait tout aussi évident que l'autorisation donnée au recteur du collège ne fait que traduire concrètement une politique générale énoncée par la Commission de revision des ministères, chargée par les autorités de la compagnie d'étudier le rôle actuel et futur des jésuites au Canada français.Cette commission a déjà soumis une partie de son rapport, soit un fascicule de 75 pages portant sur l'apostolat des collèges.Le contenu de ce rapport, préparé sous la direction du père Hervé Carrier, S.J., recteur de l’université grégorienne à Rome, a été résumé dans Le DEVOIR du 17 novembre dernier.Rapportons ici un passage particulièrement significatif de ce résumé: “.La commission de révision des ministères propose aux deux provinciaux qui dirigent la compagnie de Jésus au Canada français quelques principes directeurs pour orienler désormais l'apostolat des Jésuites canadiens-français dans le domaine de l'enseignement."La Commission estime, par exemple, que la Compagnie doit demeurer présente dans le secteur de l’éducation au Canada français; elle considère toujours l’éducation comme un ministère prioritaire, mais elle reconnait d'autres urgences apostoliques.Les Jésuites chercheront donc à être présents dans le monde des éducateurs, moins par l'expansion de leur réseau d’institutions que par le rayonnement d’individus ou d'équipes spécialisés, tant dans les sciences religieuses et la pastorale que dans les disciplines profanes.‘‘Selon la Commission, les Jésuites, sans renoncer à toute initiative dans le domaine de l'éducation, sont appelés à s’insérer dans la planification scolaire des provinces où ils exercent leur ministère d’enseignement.Pour faire oeuvre éducative, la Compagnie de Jésus se doit, au surplus, de partager avec d’autres collaborateurs les responsabilités de la direction pédagogique et de l’administration financière des établissements où elle travaille et qu'elle a fondés; elle envisage même de se départir de toute responsabilité administrative."On peut s'attendre à ce que au cours des prochaines années.les collèges Sainte-Marie, Brébeuf et Saint-Ignace, de Montréal, et le collège des Jésuites de Québec, ainsi que les institutions de la Compagnie de Jésus à Sudbury et à Saint-Boniface, soient fortement influencés dans leur évolution par ces nouveaux principes directeurs qui viennent d'etre proposés aux autorités provinciales de la Compagnie de Jésus au Canada français." Depuis la publication de ce texte, les pères jésuites ont déjà fait savoir qu’ils abandonnaient la direction de leur collège de Saint-Boniface, au Manitoba.Exception faite de l'avis communiqué aux professeurs du collège, la Compagnie n’a pas encore fait d'annonce officielle concernant l’avenir du Collège Saint-Marie.Cependant, on connaît au moins les principaux éléments de la situation.En particulier, on sait qu'une commission formée l’année dernière par le père Yves La-bonté, alors recteur du collège, et comprenant entre autres des représentants des professeurs, a i oduit un rapport Voir page 12: Ste-Marie ultime pour éviter la des contrôleurs sans à la loi d’urgence Daniel Johnson indique qu’il de base aux fins de l’impôt doublera les exemptions sur le revenu du citoyen QUEBEC (LED) - Le premier ministre Daniel Johnson a laissé entendre hier en Chambre que dès son premier budget le gouvernement de l'Union nationale porterait de $1,000 à *2,000 pour les célibataires et de $2,000 à $4,0011 pour les personnes mariées le montant du revenu qui ne peut être sujet à l’impôt provincial.M.Johnson répondait ainsi à une critique du chef de l'opposition, M.Jean Lesage qui.mercredi, avait accusé l’Union nationale de violer une de ses principales promesses en ne haussant pas dès maintenant les montants d'exemptions.Parlant au cours du débat sur la deuxième lecture du bill no 11, le premier ministre a déclaré à ce sujet: "Tout ce que nous avons promis, qu'on appelle ça dégrèvement, abattement ou exemption, ce que nous avons promis, c’est que les célibataires ne gagnant pas $2.000 et les personnes mariées ne gagnant pas $4,000 n'auraient rien 'à payer) au chapitre de l'impôt provincial sur le revenu.Et c'est là une promesse que nous allons tenir.(.) Dans ce domaine comme dans tous les autres, ce que nous avons promis, nous l’avons promis de façon sérieuse et dès que nous serons maîtres de notre budget, celui que nous allons faire, c'est là que nous pourrons prendre la décision (.) Collés avec le budget de nos prédécesseurs, dans l’état où se trouvaient les finances et les conditions du marché financier, le chef de l’opposition sait bien qu'il ne nous était pas possible de le faire avant le 31 décembre 119t>6).Il nous connait maintenant; il sait que nous allons tenir cette promesse et c'est sa dernière chance de pouvoir nous critiquer de ne l’avoir pas encore tenue".Le premier ministre a aussi répondu aux attaques de M.L'URSS augmente son budget militaire d'environ 10 p.c.MOSCOU Les dépenses mililaires soviétiques pour 1967, justifiées par l'aide ac-’ cordée au Vietnam et l'inten-sificaiion du “danger impérialiste".font un bon de plus d'un milliard de roubles (environ un milliard de dollars).Voilà en substance l’événement de cette première journée de Soviet Suprême qui a eu lieu hier à Moscou.C'est M.Vassili Garbouzov, ministre des finances de rUfiSS.(pù a annoncé cette augmentation de près de 10 p.c.qui porte le budget mili-Uirc soviétique, à 14.5 milliards de roubles pour 1967.soit 13,2 pour cent du budget total (contre 13,4 milliards en 196fi, soit 12,8 p.c.du budget Inlal.A litre d'indication, les experts présents ont tout de suite comparé ce budget record avec celui d'une autre année record.1963, l'année de la crise de Berlin : celui de 1967 lui est cependant supérieur de 600 millions de roubles.Les observateurs n’en concluent pas pour autant que l'on soit à la veille d'une crise aussi grave que celle qui mit aux prises Khrouchtchev et Kennedy.Pour les experts celle augmentation sensible souligne en parlie les efforts déployés par l’URSS pour aider le Nord-Vietnam en guerre.Ces efforts seront encore intensifiés.C’est ce qu’a souligné le gouvernement soviéti- que dans une protestation contre les derniers bnmbarde-ments américains à Hanoï, diffusée hier par la radio et l'agence Tass, au moment où M.Garbouzov donnait lecture du budget.La deuxième session de la septième législature soviétique avait débuté hier matin à 10 heures au palais du Kremlin par l’adoption de l’ordre du jour par les deux chambres séparées (Soviet de l'Union et Soviet des Nationalités).A l’ordre du jour : ] ) examen du plan rie développement économique pour 1967; 2) examen du budget 1967 et bilan de celui de 1965; 3) vote des décrets du Soviet Suprême.Voir page 12: L’URSS Lesage qui l’avait accusé de ne pas avoir fait preuve d’assez de ténacité lors de la dernière conférence fédérale-pro-vinciale : “Nous ne sommes pas allés à Ottawa demander la permission d’imposer des taxes mais les avertir de nos obligations.C’est là la différence; nous sommes disposés à coopérer avec l’autorité fédérale pour qu’il n'y ail pas de double imposition, disposés à coopérer avec les autres provinces afin d’assurer, par exemple, la mobilité des citoyens et l’égalité des services à travers tout le Canada pour chacun des Canadiens.” Au sujet de la demande de 100 pour cent des trois impôts directs.M.Johnson a dit que le Québec ne peut tout de même pas sortir de la constitution pour réclamer 1rs droits de taxation nécessaires au paiemenl de toutes les obligations qu'il est prêt à assumer.Si on a jeté les hauts cris à travers le reste du Canada, c'est, exp'ique-t-il, qu'on a oublié de lire au complet le mémoire du Québec.“On a oublié d’abord que nous étions logiques en nous servant du même document au chapilre des obligations et au chapitre ¦des sources de taxation et on a oublié, deuxièmement, de lire le paragraphe où nous nous déclarions prêts à étudier tonie autre méthode qui serait juste et raisonnable pour en ariver au même résultat”.Le premier ministre a aussi soutenu qu'à la suite de calculs faits par les ailleurs du programme de l’Union nationale (non par hasard) il arrive que la somme de la récupération des programmes conjoints encore à frais partagés et de la récupération de toutes les juridictions que son gouvernement considère être du domaine provincial égale à peu près, avec une certaine péréquation, 100 pour cent de chacun des trois impôts directs, M.Johnson a établi dans les termes suivants la différence des attitudes du gouvernement Lesage et du sien.Avec les libéraux, la province allait mendier en disant : “Donnez-nous-en, nous en avons besoin”.Le gouvernement de l’Union nationale di-t ; “Nous avons droit à ça ; nous allons Voir page 12: Daniel Johnson OTTAWA - Malgré l'insis lance de l'opposition, craignant le compromettre les négociations entre les contrôleurs de la circulation aérienne et le gouvernement, le président du conseil du trésor M.Benson a catégoriquement refusé hier de faire état des propositions patronales.Des négociations se sont poursuivies hier après-midi cl devaient continuer encore toute la nuit dans l'espoir d'un règlement à la veille du débrayage qui mardi paralysera toutes les opérations aériennes en territoire canadien, cependant que le gouvernement dans un avis de motion aux Communes a invité la Chambre à étudier l’opportunité d'une mesure législative d'urgence qui réaffirme d'une part l’obligation des contrôleurs de ne pas déserter leurs postes, et formulé d'autre part la nécessité d’une hausse provisoire et indéterminée des salaires provisoires.On ignore qu'elle sera la portée de l'augmentation, mais l’on est certain qu'elle sera inférieure aux 40 p.c.auxquels M.Benson estime aujourd'hui l’ampleur des revendications des quelque 750 employés du .ministère des transports responsables des mouvements aériens.En effet, M.Benson estime à 24 p.c.la hausse rétroactive que réclament les contrôleurs, depuis leur dernière augmentation provisoire jusqu'au 1er juillet 1967.Ces employés en effet, ayant déjà bénéficié d'une hausse intérimaire de 15 p.c., affirme-t-il, c'est à près de 40 p.c.que s’élève l’augmentation, et le gouvernement ne saurait l’accorder sans déséquilibrer complètement les échelles de traitements dans la fonction publique.Les contrôleurs, a-t-il dit, loucheraient même ainsi des émoluments supérieurs à ceux de leurs chefs.Les répercussions de la hausse se feraient sentir également dans tous les secteurs de la fonction publique.Les recommandations du juge Robinson, chargé en mai dernier par le ministre des transports M.Pickersgill d'enquê- Bourassa propose de hausser les allocations familiales QUEBEC (LED) - Le députe libéral de Mercier.M.Robert Bourassa, a réussi hier, malgré plusieurs rappels à l'ordre par le président et invocations du règlement par le premier ministre Johnson, à faire part à l’Assemblée législative d’une proposition fiscale qui permettrait d’augmenter les allocations familiales de 20 pour cent à 25 pour cent.Essentiellement, il s'agirait pour le gouvernement québécois d’abolir les exemptions qui sont accordées pour les enfants qui sont éligibles aux allocations familiales, Le montant épargné au trésor public serait alors redistribué sous forme d'allocations familiales.M.Bourassa.un expert en questions fiscales et constitutionnelles, n’a pu fournir le montant exact que représenterait pour le gouvernement l’abolition de ces exemptions.En tenanl compte de certaines données, il évalue cependant à quelque $30 ou $35 millions l'augmentation qui pnurrail en résulter avec les allocations familiales.Or, le Québec recevrait $166 millions sous forme d’allocations familiales.On peut conclure des explications qu’il a données que son système équivaudrait à Thecire actuelle, c’est-à-dire en tenant compte du fait que le Québec perçoit 50 pour cent de l’impôt sur le revenu, à une augmentation des allocations familiales rie l’ordre de 20 à 25 pour cent.Selon M.Bourassa, les principaux avantages du système qu'il propose sont les suivants: 1) il ne coulerait rien au trésor public; Voir page 12 : Bourassa JÊMl ém M.Kierans dit comment ('existentialisme a éclaté sur la scène québécoise, un jour.?par Michel ROY M.Eric Kierans a expliqué hier au Club RiehelieiiJMont-réal comment "l’existentialisme a éclaté sur la scène québécoise".Iæ président de la Fédération libérale du Québec, ayant été prié par ses hôtes de ne “pas faire de politique" à la tribune hebdomadaire de ce cercle, a opté pour la philosophie el la science politique.("e.st donc le professeur Kierans qui a propose à -son auditoire une explication de la situation québécoise; non pas le professeur grave et austère, mais plutôt le vulgarisateur, l'exégète, l'analyste qui cite Heidegger, Sartre, Camus, André Langevin, si bien et si clairement que plusieurs de ses auditeurs sont venus lui dire, apres a ronferenee, qiïils "comprenaient mainle-nani ce qu’est l'existeotlalii me".A d'autres, qui lui demandaient depuis quand, lui, Eric Kierans.“of all people”, s'intéressait à la philosophie et, au surplus, à celle des existentialistes, le conférencier a répondu, presque surpris de la question : “Mais .depuis toujours.’’ L'homme québécoie Pourtant, ces réferences aux philosophes ne visaient qu'à illustrer sa pensée sur le Québec contemporain.Voici com- ment : après une cris* qui a ébranlé les assises mêmes dune société traditionnelle, l'homme québécois est engagé dans un processus de recherche, vers la réalisation de son auto-développement; c'est la recherche, non pas seulement du pain et du travail, mais rie l'exercice de ses possibilités, de la réalisation de ses capacités dans un monde dur, souvent hostile.“Notre recherche vise à une existence plus fructueuse et plus significative qui lient compte du déploiement des capacités de l'intelligence humaine et de ses efforts dans le but d’atteindre des niveaux toujours plus élevés d'activité individuelle.” Pour M.Kierans, ni le .séparatisme "résultat niargi nal d'un Malaise plus nrn-fond" —, ni un nation,ili:.me étroit — "appel malveillant aux pires emotions" ne re flétent la véritable nature des changements qui secouent le Québec.“L'agitation dans le Québec est causée par le caractère concret de notre réponse à la réalité actuelle ainsi que par notre engagement dans les changements qui nous sont propres."Une philosophie nouvelle règle et dirige les énergies d'un groupe homogène de presque 6 millions de personnes.Cela suffit.” Après avoir rappelé comment, pour le philosophe allemand Heidegger, la philosophie ne peut jamais engendrer directement les énergies et proposer les méthodes qui entraînent les grands changements historiques, qu’elle n'agira sur l'histoire qu'une fois devenue “lieu commun”, une fois oubliée, M.Kierans montre que la démarche de Sartre et des existentialistes qui l'ont suivi est à l’opposé de celle de Heidegger qui fut pourtant le fondateur de l'existentialisme.L’homme et son exigence En effet, Sartre et les siens “agissent à l’aide de leur philosophie et, pour eux, la philosophie doit fournir la base de leur action ci de leur en gagemenl ; elle doit créer une fondation sur laquelle un pays peut édifier son existence et sa culture historique "L'homme se définit par une exigence, affirme encore Sartre, et si l’homme est intelligent et accepte la possibilité du changement, alors il prendra toute son ampleur : 1) en décrivant la réalité dans sa laideur el son absurdité ; 2) en rejelant tonies ces formes qui restreignent sa liberté ; et 3) en s'engageant."La signification de l'existentialisme, souligne M, Kierans, réside dans le fait qu'il implique non seulement l'étr# et l'essence dans l’abstrait, 1» nalure de l'existence, les modes et les propriétés de l’êlre, 1* possible et le présent, etc,, mais également dans le fait qu’il devient une étude de 1 être en devenir, c'est-à-dire de l’existence, du développement et de la réponse rie l'homme à son milieu.L’homme est intelligent, l’homme peut examiner et analyser son milieu et l'homme peut s’engager vis-à-vis du changement.L’homme peut créer des changements, peut changer la vie.L’expérience de la liberté “L'existentialisme a éclaté sur la scène québécoise, poursuit le président de la FLQ, à un moment où les philosophes, les historiens et les spé-çialistcs en sciences sociales élaient en train de se demander si la seienre politique n'était qu'une apologie des institutions existantes et une description du statu quo.“La question rie Sarlre à P'opos de quelle situation privilégié* avez-vous fait l’expérience de votre liberté?semblait s'adresser spécifiquement à la situation québécoise, ‘‘Certes, l’époque élait marquée par rapproche d’une crise dans la province, à un moment où toute l'existence historique du Canada français était soumise à l’examen et à l'analyse.Et soudainement, l’intellectuel québécois se sen-Voir page 12 : Kierans par Jean-V.DUFRESNE ter sur les conditions de travail exceptionnellement exigeantes auxquelles sont soumis les contrôleurs de la circulation aérienne, s'élèvent entre 14 et 17 p.c., mais ne tiennent pas compte de la hausse de 15 p.c.accordée en deux étapes Tannée dernière pour élever le traitement de ces employés au niveau de celui que le gouvernement accorde en moyenne à la fonction publique.En outre, M.Benson évalue à 24 p.e., et non à 17 p.c., la portée réelle des recommandations du juge Robinson.Dans une étude comparative, le commissaire associe les fondions du contrôleur de la circulation aérienne à celles des "air dispatchers” de la société Air Canada.Pour ces derniers, les règle-ments du ministère dos transports exigent une expérience de deux années, il en découle, selon le juge, que les contrôleurs devraient pouvoir toucher un salaire à peu prés semblable à celui des "air dispatchers” au terme d'une expérience semblable.Cependant, Air Canada, semble-t-il, et M.Lewis, député NPI) de York-South, Ta souligné aux Communes, ne respecte pas les réglements du ministère et il n'accorde son certificat de compétence aux "air dispatchers” qu’après cinq, parfois neuf années d’expérience.Les critères du juge Robinson obligeraient donc le ministère à accorder des salaires plus élevés à un plus grand nombre de contrôleurs en regard de leurs années d’expérience ; de là l’écart d'appréciation qu'a souligné en Chambre M.Benson et qui porte à 24 p.e., non à 17 p.c.les réclamations des employés.Il est certain que le gouvernement nhésilera pas a s'autoriser de la loi d'urgence si les négociations échouent, et si tactiquement la menace de débrayer à la veille des Fêtes n'élail pas mal conçue, vu l’importance considérable du tratic aérien ees deux pro.chaines semaines, ses conséquences stratégiques sent tout autres et le gouvernement peut justement s'autoriser de la crise (pie le débrayage entraînerai! pour imposer la loi d’urgence.il convient de rappeler cependant que les contrôleur* désiraient d'abord débrayer le 3 janvier, au lendemain du premier de l’An, mais c'est la me neaedu menace du recours à cette lot, a déclaré hier au "Devoir M.Réal Bérubé, porte-parole de l'association, (pii a contraint les contrôleurs à précipiter leur décision.Les contrôleurs touchent actuellement de $4,800 à 9.528.Selon M.Benson, la hausse proposée par M.Robinson porterait l’échelle de $5,288 à $11.820, soit, à l'échelon supérieur, une hausse rie $2,292.L'un croit savoir que le ministère a offert aux contrôleurs une hausse qui se rapproche de la moitié, soit environ 9 pour cent.Ajoutée aux 15 p.e.déjà accordés l'augmentation global» rie 23 p.c.serait inférieur» aux notoires 30 p.c.consenti* aux employés de la voie maritime eette année, et contra laquelle l'opposition s’opposa violemment.Ayant déjà suscité un débat d’urgence mardi, le conflit de» contrôleurs n'a occupé qu» quelques minutes des travaux de la Chambre hier après midi.Marfin propose que l'Est et l'Ouest réduisent peu à peu leurs troupes en Allemagne PARIS.— Réduction réciproque, graduelle et équilibrée des forces stationnées en Allemagne respectivement par les puissances de TEst el de l’Ouest, telle a été la proposition qu’a formulée hier le ministre des affaires extérieures du Canada, M.Paul Mar-lin, devant le conseil ministériel de l’OTAN.Le ministre considère en effet, dil-on de source autorisée, que l’évolution des rapports Est-Ouest, comme il a pu le constater lors de son récent voyage à Varsovie et Moscou, justifiait “un optimisme prudent”.L’heure e.st venue, estime M.Martin, de prendre des initiatives et développer les relations bilatérales avec le monde communiste, sans pour autant exclure les initiatives multilatérales.Les perspectives semblent notamment favorables au ministre pour la signature d’un traité contre la prolifération des armes nucléaires que i’URSS verrait semble-t-il avec faveur.M.Martin a insisté sur la nécessité que la Fiance demeure dans l’Alliance atlantique et ne soit pas Tobjet d'une sorte d'ostracisme.Concernant le conflit du Vietnam, l’effort, estime le ministre ne doit surtout pas être abandonné pour transférer 1* problème du plan militaire au plan politique.Au cours de la journée, M.Paul Martin, a «U des entretiens avec les ministres des affaires étrangères de la Gré ce et de la Turquie (on sait que le Canada fournit un contingent de casques bleus à Chypre) et avec le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, M.Dean Rusk.Le ministre canadien doit avoir une entrevue aujourd’hui avec M.Willy Brandt, nouveau ministre des affaires étrangères de la République fédérale allemande.M.Brandt M.Willy Brandt, ministre allemand des affaires étrangères, s’est prononcé 'hier au Conseil atlantique pour la re-cherche de 1» riclentr mais pour le maintien de liens etroils au sein d'une Alliance améliorée.“L'unité de l'Europe, 1» développement de l'Alliance atlantique, l'établissement de rapports meilleurs avec nos voisins de TEst et une détente dans l'Allemagne divisée”, tels sont les buts que se propose, selon M.Brandt, la diplomatie allemande.Le ministre a évoqué l’importance que Tespoir d'entrer dans une communauté européenne a représentée pour le peuple allemand pendant la difficile période de reconstruction.Il a souligné que l’Allemagne avait lié son destin à l'Alliance at- lantique et à l’organisation européenne “édifiée sous sa protection”.Aujourd’hui, poursuit M.Brandi, de nom h veux Allemands s?demandent ce qu'a apporté eette politique Elle a assuré la paix, répond il, et enregistré a Berlin ries surcè* “relatifs” qui toutefois, n'ont pas empêché la construction du "mur”.Couve de Murvllle Les relations Est-Ouest sont, un problème à la mode, ( erl marque une évolution profonde, a notamment déclaré M.Couve de Murville à la séance d’hier après-midi du Conseil atlantique.II y a quelques années, a ajouté le ministre français des affaires étrangères, trailer de ees problèmes eût été une inconséquence, un pé.ché.La façon dont nn en parle aujourd’hui est la preuve que ce problème est enlré dans le domaine ries réalilés premières, Celle constatation vaut pour les relations Est-Ouest en Europe.Selon le ministre français, depuis quelques années, il y a eu dos changements important* résultant de l’équilibre nucléaire confirmé par Texpérienc» de Berlin et de Cuba.Gérin-Lajoie propose que les régionales puissent taxer directement QUEBEC (LoD).— L'ancien ministre de l’éducation, ,M.Paul Gérin-Lajoie, a proposé en Chambre hier soir que la loi accorde aux commissions scolaires régionales le pouvoir de taxer directement les contribuables sans passer par l’intermédiaire des commissions scolaires locales, En faisant sa suggestion, 1« député de Vaudreuil-Soulan-ges a admis que les commissions locales sont bien jalouses de leur autorité et que la taxation direete de la part des commissions régionales sur les contribuables fonciers soulèverait divers problèmes d'ordre administratif.Mais il avait lui-méme commencé l'étude du problème alors qu'il était ministre.La solution en serait urgente.selon lui, car le systems actuel a pour effet d'appor-lor des retards considérable* dans le paiemenl des dus des commissions locales aux commissions régionales.Voir page 121 6érln L»|eU DEUX LE DEVOIR.MONTRÉAL, VENDREDI.16 DECEMBRE 1966 Walt Disney, le plus grand amuseur au monde, victime d’une crise cardiaque BURBANK (Californie! — Walt Disney est mort, jeudi, d’une attaque cardiaque, à l’hô-pital St-Joseph de Burbank, en Californie.Il avait fêté ses 65 ans le 5 décembre.Le père de “Mickey Mouse’* avait subi, le mois dernier, l’a-hlation d'une partie de son poumon gauche où une lésion avait été repérée.HUILE D OLIVE VIERGE I mas iPUR JUS DE FRUIT HUILE / \nit ï MfÏJ Aq#nf pov* l« Conad j Alfr*W Ouim«t.Montreal ÎHIHE Arrosé de bon vin ¦•:-v repas de vieil I les t in l’OTS BKALMOl.AIS (1833) Va bouteille $2.10 VIX FOÜ Blanc brut (1964) la bouteille $4.25 ABBOTS Rosé , (1967) la bouteille S2.25 lAÿJ 1 JM PRODUIT DE FRANCE Office General des Grandes Marques, limitée Marié depuis 1925 a\ec une de ses assistantes, Lillian Bounds, il laisse deux filles.En plus de 30 ans de carrière.Walt Disney produisit prés de BOO films, dessins animés, reportages sur la nature, films d’aventures, dont 13 occupent la première place sur la liste des 100 films ayant eu le plus gros succès jamais atteint aux Etats-Lnis et au Canada, il remporta 39 Oscars du cinéma et se bâtit un véritable empire du cinéma et de la télévision.Walt Disney créa également un gigantesque parc d'attractions pour enfants: Disneyland, qui depuis son ouverture au public en juillet 1955 eut près de 60 millions de visiteurs.Au moment de sa mort, Walt Disney s'apprêtait à ouvrir un nouveau Disneyland en Floride, deux fois plus grand que le parc d'attraction californien."Je ne fais pas de films pour enfants, aimait-il à dire.Je fais des films qui peuvent plaire aux enfants.La seule chose que j’aie jamais faite pour eux est le “Club Mickey Mouse”.Je n en veux pas à ceux qui disent que Walt Disney fait du mauvais travail.Tout ce que je sais c’est que des centaines de millions de personnes pensent que Disney fait du bon travail”.Walt Disney avait raison : il était bien le plus grand amuseur du monde, l’amuseur des petits et des grands, des gens de la ville et des gens de la campagne.Il était universel.en somme, comme Tétaient ses personnages les plus célèbres depuis "Blanche Neige” à "Pinocchio”.Un sourire aux lèvres, une lueur malicieuse dans les yeux et dans le coeur, comme un rêve qui palpite de sons, de couleurs et d'un immense amour pour les hommes et les bétes, il n'était pourtant pas le dessinateur que Ton imaginait généralement.“Je n'ai pas dessiné depuis des années”, disait-il récemment."Si j’avais passé tout ce temps à dessiner, installé à mon bureau, j'y serais sans doute encore.La clé du succès.c’est l’organisation.J’ai donc organisé.” L’organisateur, après avoir fait vivre les dessins sur l’écran, après leur avoir donné les voix et les teintes de la fantaisie, sut mêler la fiction à la réalité.Ce fut "Disneyland".pays fantastique et non pas parc d’attractions, sans doute le site touristique le plus visité du monde.En une dizaine d’années, plus de 60 millions de person- nes, parmi lesquelles 11 rois et reines et 23 présidents, premiers ministres et autres chefs d’Etat et de gouvernement.se sont succédé à "Disneyland” à la recherche du merveilleux de carton-pâte.De cette oeuvre Walt Disney était très fier, mais il était également très fier d’avoir autour de lui une équipe de 3,000 fidèles collaborateurs sans lesquels son génie n’aurait pu s’exprimer et les mystères de la nature qu’il s’était attaché à percer depuis quelques années être traduits en de poétiques images.Il admettait volontiers que son rôle était comparable à celui de l'abeille qui récolte, le pollen et assure la récon-ditc.Sous un abord bourgeois, Walt Disney était indéniablement un artiste.De taille moyenne, ce qui frappait chez lui, c'étaient les mains et les yeux.Des mains sans cesse en mouvement et des yeux qui semblaient chercher une vérité inaccessible aux autres.Ces yeux-là avaient animé des objets inanimés et humanisé les bêtes.Ces mains-là.mortes maintenant, figées dans une immobilité qu’elles n'avaient jamais connue, devaient probablement ressembler à celles d’Andersen ou des frères Grimm, conteurs, comme lui.de multiples fééries et sortilèges.A la mesure exacte de son siècle, maître de la technique qu’il lui offrait, Walt Disney s’était mu en un nouveau Merlin l’enchanteur que son public de familles endimanchées était prêt à défendre contre les attaques de ces mo- dernes.jalouses et sournoises fées Viviane qu’étaient ses adversaires.Le message du pape sera diffusé le 22 CITE DU VATICAN — Le message de Noël du pape sera diffusé le 22 décembre par la radio du Vatican, relayée, comme de coutume par plusieurs postes étrangers.L'émetteur du Vatican diffusera en outre la messe de Mi nuit, que Paul VI célébrera à la cathédrale de Florence et qui sera vraisemblablement donnée aussi en Eurovision.Le jour de Noël, la radio du Vatican diffusera enfin la messe que le pape célébrera sur le parvis de la basilique vaticane et qui sera suivie de la bénédiction "urbi et orbi" à midi.Nordair acquiert un Boeing 727C pour l'Arctique Nordair Limitée s’est porté acquéreur d’un Boeing 727C, au coût approximatif de quelque $7.750,000.pour le transport mixte de fret et de passagers.C’est ce qu’a annoncé le président de la compagnie, M.Roland-G.Lefrançois.L’avion tri-réacté, qui sera utilisé pour les vols arctiques, devrait être livré en février 1968.M.Lefrançois a révélé dans un communiqué que l’appareil sera d’abord affecté à des vols réguliers vers Fort Chi-mo, au nord du Québec et Resolute Bay, dans les Territoires du Nord-Ouest.Le Boeing 727C est appelé à prendre la place des appareils Super-Constellation présentement en usage sur ces lignes.CARRIÈRES OFFERTES au Ministère de la main-d'oeuvre et de l'immigration COMME ANALYSTE DE LA MAIN-D'OEUVRE TRAITEMENTS: JUSQU’À $14,000 On met sur pied actuellement une agence nationale d'information et d'analyse pour consolider le nouveau programme du gouvernement en matière de main-d'oeuvre.Nous avons besoin d'employés ingénieux, rompus à l’utilisation des données statistiques, et capables de comprendre et d'expliquer clairement les faits nouveaux dans le domaine de la main-d'oeuvre.Ce travail exige de l'initiative et du jugement.Les occasions d’avancement sont excellentes.Surveillant régional Vancouver — Winnipeg — Toronto — Montréal — Halifax $12,400 - $14,000 Le surveillant chargé de Tanalyse de la main-d'oeuvre dans chaque région organisera un service général pour les Centres de main-d'oeuvre du Canada, les bureaux de l’Immigration du Canada outre-mer, et d’autres organismes privés et publics.Il doit avoir l’expérience nécessaire pour diriger judicieusement un personnel professionnel et donner des conseils de tout repos à la direction du ministère.Il doit pouvoir établir des relations de travail harmonieuses avec les autres fonctionnaires supérieurs.Postes à l’administration centrale Ottawa 57,000 - 514,000 On a besoin de chefs de section et de personnel auxiliaire pour deux sections à l’administration centrale.L'une s’occupera des conceptions, des méthodes et des aspects techniques du système d’information pour Tanalyse de la main-d'oeuvre.L’au-re sera chargée de réunir, de mettre au point et d'analyser des données sur les offres d’emplois et sur d’autres questions.Analystes régionaux adjoints et analystes de secteur adjoints Saint-|ean iT.-N.) — Halifax — Moncton — Fredericton Quebec — Montréal — Sherbrooke — Rouvn Toronto — Hamilton — Ottawa — London — Sudbury Winnipeg — Regina — Edmonton — Vancouver — Victoria 58,300 - 59,500 Faire une analyse générale de la main-d’oeuvre pour diverses régions du Canada.Les personnes qui souhaitent poser leur candidature doivent savoir écrire clairement, mettre au point de nouvelles sources d’information et pouvoir travailler sans directives.Pour tous ces postes, il faut avoir un diplôme universitaire et assez d’expérience en analyse économique ou statistique, de préférence apparentée à Tanalvse du marché du travail.Pour certains postes, la connaissance des deux langues officielles pourra être nécessaire.Pour obtenir des renseignements ou des détails supplémentaires, s'adresser au gérant du Centre de main-d'oeuvre du Canada le plus proche ou à la Commission du service civil du Canada, Ottawa 4 lOntario).Veuillez mentionner le numéro de concours 66-430-37 dans toute correspondance concernant ces postes.Analystes régionaux Montréal — Toronto Winnipeg — Vancouver 510,300 - $12,100 Etablir et faire fonctionner un service métropolitain d’analyse de la main d’oeuvre pour le ministère, les employeurs et le public.Les candidats devraient savoir rédiger des rapports analytiques, de préférence sur les tendances générales et l’évolution de la main-d'oeuvre.5URVEIIUNIE DU SERVICE INFIRMIER DANS UN HOPITAL SPÉCIALISÉ Qualités requises : la candidate doit avoir un baccalauréat ès sciences infirmières et de Texpérience en administration.De plus, accepter de faire les stages nécessaires la qualifiant dans la spécialité.Fonctions : surveiller la qualité des soins, voir à maintenir le personnel nécessaire, aider la directrice dans l’administration du service.Toute demande demeurera confidentielle Ecrire a: CASE 497, LE DEVOIR, MONTRÉAL TECHNICIENS DE LABORATOIRE H0PI1AI GENERAL DU (HRIST-ROI, VERDUN demand* 3 techniciens de laboratoire possédant cart* d'enregistrement de la Société canadienne ries techniciens de laboratoire.Conditions de travail avantageuses.Salaire selon l'expérience.Postes vacants a la banque de sang en biochimie et en pathologie.S’adresser au bureau du personnel : 4000, bout.LaSalle, Verdun Tel.: 766-3551, poste 35 ou 36 LA CITÉ DE SAINTE-FOY RECHERCHE UN COMPTABLE EN CHEF au service de la trésorerie Le poste: sous la responsabilité du trésorier de la Cité, dirige les opérations comptables; prépare les états financiers annuels et périodiques; assiste le trésorier dans toutes les fonctions d'ordre comptable: dirige le personnel du département de la comptabilité.^ Le candidat: formation universitaire en sciences commerciales ou comptable ou l’équivalent et, de préférence, possesseur d'un titre comptable d une association reconnue (C A., C.G.A., R.I A ), 3 ans d’expérience en comptabilité publique ou 5 ans d’expérience en comptabilité commerciale, industrielle ou gouvernementale, dont au moins 2 années dans l'opération d'un système comptable élaboré et dans la préparation d’états financiers.Initiative, souci de la précision mathématique, esprit méthodique, habileté à distribuer le travail et à diriger du personnel, Salaire: à discuter suivant l’expérience.Demande d’emploi: jusqu’au 31 décembre 1966.La Directeur du personnel Cifé de Sainfe-Foy 1000, route de l’Eglise Sainte-Foy, Québec 10 COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE DES MILLE ISLES RECHERCHE UN PROFESSEUR SPECIALISE (masculin ou féminin) pour Tenfance exceptionnelle — Qualifications: minimum brevet B spécialisé — Expérience au moins 1 an S’adresser à: M.J.-Raymond Ccndron 216, boul.Laval Sainte-Rose de Laval CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE HULL CITE DE HULL OFFRE D’EMPLOI ÉVALUATEUR ADJOINT POSTE : L’adjoint assiste l'évaluateur de la Cité et le remplace eu son absence.La partie technique du service relève de sa compétence et de son autorité.Le titulaire à ce poste s'occupe particulièrement de la préparation du rôle d'évaluation; il y exerce une surveillance constante et fait la vérification du travail de tout le service.LE CANDIDAT : L'homme que nous recherchons devra être bilingue; être âgé de 25 à 45 ans; diplômé du cours supérieur ou l'équivalent avec une connaissance complémentaire acquise comme estimateur, fl doit également avoir une connaissance pratique des principes, lois et méthodes d’estimation.Il doit posséder les qualités necessaires pour diriger le travail des employés du service.AVANTAGES : Le salaire sera établi selon les qualifications des postulants; de plus, le titulaire jouira des bénéfices sociaux généraux tels que fonds de retraite, assurance-groupe, vacances annuelles, congés de maladie, etc.Toute personne intéressée peut obtenir une formule de demande d'emploi au bureau du greffier de la cité a THôlel de Ville.I.es postulants devront remettre leurs demandes d'emploi dûment remplies et accompagnées de leur "curriculum vitae" au bureau du greffier le nu avant le 28 décembre 1966.Toutes les demandes d’emploi demeureront confidentielles.Roland STEVENS, Greffier HULL, le 12 décembre 1966.INGENIEURS CIVILS — Un ingénieur civil spécialisé en travaux municipaux, possédant une expérience suffisante pour prendre charge de projets d'aqueduc, d’égout, d'usine d'épuration .et de filtration.— Un ingénieur civil possédant une expérience générale, administration, charpente, génie municipal, etc.Toutes les demandes pour ces positions seront traitées avec discrétion.Les conditions de salaire seront basées sur l’expérience.t Les candidats devront faire parvenir leur ‘‘curriculum vitae” à; Régent Pelletier Ingcnicur-conscil C.P.516 Riviere-du-Loup COMPTABLES AGREES DEMANDES Etes-vous désireux d’une position permanente vuus permettant d'augmenter et varier votre expérience.Vos capacités détermineront vos responsabilités.Bureau de comptables agréés de 20 employés (objectif 25).Ecrire à Case 498, Le Devoir, Montréal, en mentionnant curriculum vitae LE BUREAU DE MONTREAL DE Thorne, Gunn, Helliwell 5?Christenson REQUIERT : Coni pin hies Agréés 6 stagiaires additionnels en comptabilité pour son personnel permanent de vérification, dont; 5 intermédiaires bilingues, 1 junior bilingue (2e année).Pour rendez-vous, Téléphoner ou écrire à : M.Ai mé Calarneau, C.A.Suite 2604, Tour de la Bourse 8(10, Place Victoria Montréal 3 Téléphone: 878-3011 COMMIS ET AGENTS DE BUREAU JUSQU’A $4,500 pour divers ministères à Montréal Scolarité minimum : 10e année pour les commis et lie année dans le cas des agents.Des examens écrits seront tenus à l’édifice du ministère du revenu au 107 Craig ouest mardi le 20 décembre à 7 heures P.M.Les candidats intéressés sont invités à s'y présenter sans autre formalité.Pour être admis à l’examen, ils devront présenter une attestation officielle d’études.?e-tHé**-*-*-* * é-tHHHr* *•************¦**«•*•*¦**•**¦** (Ht *-* * * ?BIBLIOTHECAIRES * * î MINISTERE DE LA SANIE NATIONALE ET DU BIEN-ETRE SOCIAL * * * J OTTAWA J * Jusqu'à $7,354 * * * * * J La bibliothèque du ministère de la Santé nationale et * * du Bien-être social joue principalement un rôle de soutien * * auprès du personnel des services de recherche, de consulta * J tinn ci de réglementation du ministère ; elle aide aussi à J * fournir de l’inlormation a des groupe du Canada et de * J l’étranger qui s’occupent d’hygiène et de sciences sociales.* î Deux postes de bibliothécaires professionnels sont pré- J * aentement vacants, dont l’un à la Section des services tech- * J niques, et l aulre.a la Sfrtinn des services aux lecteurs.Au J « début, on encouragera la mutation d’un service à l’autre » * Après cette période initiale, une promotion à un poste de » J surveillance aux responsabilités plus lourdes serait à prévoir.J * l.cs candidats doivent être diplômes universitaires et * * être bacheliers en bibliothéconomie et, de preference, cnn- * J naître les sciences biologiques ou sociales.JJ * ., , .* « Faifei parvenir votre inscription à le * COMMISSION DU SERVICE CIVIL OTTAWA 4 (ONTARIO! » ?4 On peut obtenir dos rensciuriements sur d>e\ elt rie voulut jamais denrordre de ce BIEN MIEUX QUE LE CADEAU-1PE SRSS’ C-.iN - GROS GIN MARCHAND LES DISTILLERIES MARCHAND LIMITÉE Lg dùygn des rgstauranti frggnt i qu’ii considérait coniine un# nécessité la capitulation iti conditionnelle des forces na ries, et cela maigre le> nom breux appels a la moderation de -es allié* \ compris de# Su v iétique* I.Allemagne ne comprend qu'un >eul langage ecrp it il j j»on sen etaiiV d Fiat l ordell Hull, en avril 1944 11 répondit dans ce sen< egalement, a un message de \1 Vvacheslav Molotov, ministre des affaires étrangère# dT RSS qui lui avait été transmis par \verell llarriman.alors ambassadeur a Moscou il mon tra ta même intransigeance en ce qui concerne les satellite.-allemands d’Kurope orientale ("est a mon avis une erreur de faire des exceptions ", écrivit il a Hull quand celui ci lui faisait renfarquer que ces pays n'étaient entrés en guer re qu’a cause de* pressions allemandes et italienne* et lui communiquait le* inquiétudes britanniques et soviétiques a propos des consequences d une telle politique de fermet»* 11 agit de même devant les sondages d antiiia/is allemands opposant a toutes leurs propositions une seule condition capitulation inconditionnelle et ceIa notamment à ta suite d'un sondage effectue par l eu tremise de la legation américaine a Stockholm par un di plomate allemand.Friedrich van Troll, exécuté par te* na /i* apres l'échec du complut contre Hitler en millet 1944 Même intransigeance en ce qui concerne le traitement de* Yl lent and s par le* militaires américains en Yllemagne “fl est extrêmement important que tous les Vllemaiids sa .«•lient que 1 Allemagne e.*t } maintenant vaincue'.écrivit j il au département de la de tense .le ne veux pas les al i lamer mais qu'ils sachent que ! s'il* ont besoin de nourriture supplémentaire pour se maintenir en vie.ils auront droit, vtniquement aux rations de soupe de l'arn.ee américaine.Cela suffira et ils se souvien dront ainsi toujours de eette expérience Par ailleurs.ie president Roosevelt affirma toujours sa terme determination de ren voyer le* soldats américains chez eux dé* que la guerre se rail finie.Lu février 1944.il avertit Winston Churchill qu'il était inutile de hù de mander de maintenir une force armée *n France, que ! aoldats américain# quit ferai ant ] l'Europe dès que » guerre ! aérait terminée i Le sdmliittire de la i raie raisiné française , Dîners j d'affaires $2.00 ( T a blés d'hôtes $3.50 Carte.* de «redit aiaiiuMoeiueni acceptées gratuit T.icceclé Air climatisé 2149, ru« Macka», Montreal Ouvert jusqu'à 1h.a.m.VI.2-9139 .I , /y '., çpSjpjppqB I f (l>l O 4 â y- aeiu'Mmaa» ¦^porte OITAWA .ollKileur £
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