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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 8 avril 1967
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1967-04-08, Collections de BAnQ.

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FAIS CE QUE DOIS VOL LVIII — NO 82 MONTRÉAL, SAMEDI, 8 AVRIL 1967 i * f ü ! ; f f MÉTÉOROLOGIE Ensoleillé et plus doux Maximum : 45 Dim.: doux, nuageux en fin de journée.Gracieuseté de SHEARER LUMBER (0.LTD.MONTRÉAL FÊTE DU JOUR S.ALBERT LES EMISSIONS TEMOIGNAGE sur 50 postes du lundi au samedi i '0mm Humphrey à Paris: violentes manifestations contre la politique des E.-U.au Vietnam PARIS — Quarante-six policiers ont été blessés et une vingtaine d'entre eux ont dù être hospitalisés, et 160 personnes ont été appréhendées à la suite des heurts qui se sont produits hier après-midi prés de la place de la Concorde entre forces de l'ordre et manifestants qui protestaient contre la visite à Paris de M, Hubert Humphrey, vice-président des Etats-Unis.On ignore le nombre des blessés parmi les manifestants.t!np grande banderole portant 1 inscription "U.S Go Home'' avait été déployée au premier élage de la tour Eiffel par des manifestants protestant contre la visite à Paris de \1 Hubert Humphrey, vice-vrésident îles Etats-Unis.Au même moment, les vitrines de l'American Express, près de l’Opera ont ele brisées Les entretiens entre le pape et U Thant ont surtout porté sur le Vietnam CITE DU VATICAN — La paix, surtout la situation au Vietnam, a cté le sujet dominant de l'entretien de trois quarts d'heure que le pape a eu hier soir avec M.Thant, secretaire général des Nations unies, indique-t-on de source autorisée.On ajoute de même source que Paul VI et M.Thant poursuivront leurs efforts en vue du rétablissement de la paix dans le Sud-Est asiatique.I.e pape, déclare-t-on, a formé des voeux fervents pour l'aboutissement de ces efforts, conformement, à l'attitude constante du St-Siégc.et en dehors de toute considération politique, car l'Eglise oeuvre pour le mieux-être de l'humanité tout entière.M.Thant a remercié le souverain pontife de l’exemplaire signé de l'encyclique "Populo-rum Progressio" que le pape lui a fait parvenir, en soulignant que tous les repivsen-tant-s accrédités auprès des Nations fuies et les diverses agences de cette organisation ont été profondément impressionnés par ce document.Déclaration U Thant “La guerre du Vietnam sera.à mon avis, encore longue et sanglante.Les perspectives de paix ne me paraissent pas meilleures aujourd'hui qu'il y a un an ".Telles sont les déclarations que M Thant a faites par la suite à la presse au montent de quitter l’aérodrome romain de Fiumictno.Voir page 18 : Paul VI par un aulrp groupe de manifestants, scandant "Humphrey Go Home", K NE Vaincra", ic cortège a provoqué un formidable embouteillage.fn important service d’ordre a interdit l'accès de l liôtel où réside le vice-président qui arrivait de Berlin ou son passage avait également été marqué de manifestations.Depuis l’arrivée de M.Humphrey en fin de matinée hier a Paris, plus de deux cents personnes ont été interpellées et au moins 8 d'entre elles étaient encore en etai d arrcstalion.C'est surtout dans l'après-midi, après le dejeuner a l’Elysée que les manifestations ont pris une certaine ampleur.Place de l’Etoile, tandis que le vice-président Humphrey déposait une gerbe de fleurs sur la Tombe du soldat inconnu, quelques manifestants scandaient ie slogan : "US assassins f S nazis" et déployaient des banderoles ponant l'inscription "paix au Vietnam ".M Humphrey a passé un* journée extrêmement i bargee qu’il a lui même qualifiée rie "fructueuse et constructive".Les observateurs ont cependant l'impression que la conversation qu’il a eue à l'Elysée avec le général de Gaulle n'a pu cire que très générale.Il est en effet difficile d'approfondir les sujets en trois quarts d'heure, en realite 20 minutes si l'on tient compte des traductions.f.e Vietnam a certes été évoqué, mais l'on connaît les positions en présence.Le général de Gaulle n’a pas manqué, du reste, d’y faire allusion dans le toast qu'il a prononcé à Tissue du déjeuner de l'Elysée, lorsqu'il a parlé d'un “monde inquiet et, hélas, ensanglanté”.Avec MM.Pompidou et Couve de Murville, la conversation a revêtu un caractère plus technique.C'est ainsi que Ton a discuté des difficultés que rencontrent les négociateurs du Kennedy Round, du traité de non-prolifération que la France ne signera pas car elle le considère comme un faux semblant et estime qu'il ne conslilue aucunement une mesure de désarmement, et que de toute manière elle n'a aucune intention de céder un armement nucléaire à quiconque.On a également parlé du problème concernant l'océanographie qui relève particuliérement de la compétence du \ice président des Etat* Cms.I.'on apprend môme que les experts qui accompagnent M.Humphrey ont rencontré hier M.Yves de Ea Prairie, directeur général du Centre national d exploitation des océans.Le calme est revenu à la frontière israélo-syrienne TEL AVIV — Le calme est revenu a la frontière Israclo-syricnne où se sont déroules de violents combats terrestres et aeriens dans la journée d'hier Dans une lettre adressée dans la soirée au president du conseil de securité de TONU, le gouvernement israélien a accusé la Syrie non seulement de provoquer des incidents, mais de lancer également des commandos de terroristes contre Israël et de prêcher la guerre, a annonce le president du conseil israélien, M.Levi Eshkol, au cours d'une conférence de presse.Voir (Me* fl t (trail Tout coûte plus cher! OTTAWA — L'indice des prix a la consommation est passe de 146.1 a 146.5 au mois de mars malgré le cinquième recul des prix des produits alimentaires au cours des sept derniers mois.L'indice au chapitre de l'alimentation avait recule a 143.3, de 144.1 en février.Les prix inferieurs a v a i e n t été enregistres pour les denrees suivantes: le pain, quelques cereales, le café, le thé, la margarine, les oeufs, les oranges, les jus d'orange frais et congelés, les raisins, les poires en conserve et le jus de pomme.D'autres denrées ont aussi connu une baisse de prix : les pommes de terre, les choux, le céleri, la laitue, diverses parties de boeuf, le bacon, le jambon roulé, et d'autres viandes tels que l'agneau, ie veau, les saucisses fumees et le pain de viande.Cependant les prix ont augmenté pour la plupart des produits laitiers, la farine, les biscuits et les préparations a gâteaux, le sucre, la plupart des fruits frais, les tubereux, les tomates, le mais en conserve, les côtelettes de porc et les rôtis d'épaule, et ia volaille.L'indice dont le chiffre 100 est établi sur les prix en vigueur en 1949 a grimpe surtout a cause d'une augmentation dans le loge ment et les vêtements.L'indice des prix du logement a monté de 147.7 à 148.4 a la suite d'une hausse dans le coût du gite et de l'entretien.Les vêtements ont augmenté de 129.1 en février a 130.8 a la suite de la montée des articles vestimentaires pour homme, femme et enfant, ainsi que des étoffes et de l'entretien des vêtements.Les transports ont aussi augmenté : les voitures, les réparations et les pneus.Le prix de la course en taxi a augmenté a Montréal.Au compartiment des loisirs, on a note une hausse du prix des bicyclettes et des reparations aux appareils de TV, ainsi que les articles pour l'hygiène a la suite d'une augmentation du prix de détails des savons de toilette et autres articles.Le tabac et l'alcool étaient à la hausse reflétant ainsi des augmentations du prix des cigarettes et des tabacs dans certaines villes et de la bière et des boissons alcooliques en Saskatchewan.Elections dans cinq comtés en mai ou en juin OTTAWA —- Ee premier ministre.M.Eester Pearson, a laissé entendre hier aux Communes que des élections partielles dans les cinq comtés rendus vacants par des décès et le récent remaniement ministériel auront lieu fin mai ou début de juin.M.Pearson a déclaré qu'il compte annoncer la tenue de ces élections dans "un jour ou doux".Outre Sudbury et Hull, rendus vacants par les décès des députés liberaux Rodger Mitchell et Alexis Caron, les circonscriptions fédérales qui sont actuellement sans représentation sont celles de Riche-lieu-Verebère.s, qui etail représentée par Pcx ministre de la justice.M Lucien Cardin, de Montréal - Papineau, représentée jusqu’au récent remaniement ministériel par M Guy Favreau, et de Montréal Outremont, représentée par M.Maurice Eamontagne jusqu'à sa nomination au Sénat jeudi.En abandonnant cette semaine son ministère et son siège aux Communes.M Cardin est retourné à la pratique privée du droit et M Favreau a été nommé iuao de la Cour supérieure du Québec.On a.par ailleurs, appris vendredi do bonnes sources que M Maurice Sauvé, député des Iles de la Madeleine et ministre des forêts et de l'aménagement rural, est désireux de participer aux prochaines élections partielles comme candidat dans Outremont St-Jean l'n informateur a déclaré que M.Sauvé s'appuie sur le fait qu’il habite depuis longtemps le comté d'Outre mont St Jean e! que le comté des lles-de la Madeleine disparaît dans la refonte de la carte électorale qui entre en vigueur aux prochaines élections générales Ea candidature de M Sauvé dans Outremoni-Saint-.tean créerait une nouvelle vacance pour le siège de* Ilesde la Madeleine Aucune décision à l'égard de la candidature possible de M Sauvé dans Outremont St-Jean n'a encor* été prise, a t-on apprl*.Voir pae* 181 Elastiont Lettre collective sur le “malaise” canadien : Les évêques lancent un appel à l’engagement politique “éclairé” et désapprouvent toute violence OTTAWA — L’épiscopat canadien a lamé hier un appel à "l'engagement politique éclairé” des personnes et des organismes compétents, les pressant de se mettre "en état de recherche" pour trouver une solution au "problème canadien” (On trouvera, à la page 5.la première tranche du texte intégral de la lettre collective dont la deuxième partie sera publiée lundi.) Dans une lettre collective dp plus de 4.000 mots, publiée à Tissue de leur assemblée plénière, les évêques reconnaissent que le problème le plus grave et le plus délicat qui préoccupe actuellement les Canadiens est celui de trouver une solution aux malaises engendres par la coexistence au Canada de deux principaux groupes linguistiques et culturels, formant deux majorités qui s'affrontent.Cette lettre, qui porte la signature de 85 cardinaux, archevêques et évêques, désireux d'apporter leur contribution aux "grandes interrogations du présent”, est entièrement consacrée aux exigences positives de la paix.La sauvegarde de la paix au Canada, disent entre autres les évêques, repose sur la reconnaissance effective de la réalité canadienne française e! de ses droits.Ils soulignent cependant que le premier 'devoir des Canadiens est "rie renoncer de fat,-on absolue a la v iolence’' comme moyen de faire valoir leurs droits.“Il est impossible de contester le droit de la communauté canadienne-française du Quebec à l'existence icti à [ épanouissement dans tous les ordres de réalité”, affirme le document episcopal qui s'empresse d'ajouter que "cette recherche par la communauté canadienne française du Quebec' ne saurait cire légitimement poursuivie que dans le respect du bien général le plus grand dont il faudra toujours tenir compte, en tmne hypothèse, et dans le respect des droits inviolables des autres"."Le malaise principal ' dont souffre la société canadienne, pensent les évêques, reside d une part "dans le sentiment d'insatisfaction" qu'éprouvent un nombre grandissant de Canadiens français et, d'autre part, "dans les inquiétudes que su.sci lent dans les autres régions du Canada leurs revendications \ 1.épiscopat ne veut "préconiser aucun régime politique particulier” et engage plutôt personnes et organismes compétents a se mettre en état de recherche "Et d'ailleurs, disent les évêques, l'un des buts de cette lettre est précisément de susciter chez tous le désir d'un engagement politique éclairé ” En effet, ajoutent-ils.le "problème canadien” n'est pas purement politique ou technique 11 s'agit également d’un problème humain très profond qui engage des valeurs impnrlan tes.Voilà pourquoi les evèques ont cru qu'il était de leur "devoir de pasteurs” de “définir l'esprit qui doit animer les Canadiens s'ils veulent s'inspirer de l'Evangile”.Cet esprit relève d'un idéal de paix, une paix fondée sur la justice et la fraternité.Au nom de la justice qui signifie principalement "égalité des chances pour tous", l'épiscopat invite les Canadiens a faire disparaître les "inégalités excessives" qui subsistent entre les classes sociales et d’une region a 1 autre."Les mieux pourvus, disent ils, qu'il s’agisse de personnes, de groupes nationaux, de peuples ou de régions, doivent être prêts à une revision de leur situation privilégiée, même si cela doit signifier I acceptation de sacrifices réels." t elle même justice, poursuit le document, doit amener les Canadiens a assurer a chacune des minorités du pays "un traitement equftablc et savoir accepter les saerilices que ee traitement impose dans le coût de certains services, comme l'éducation par exemple" VOIR PAGE 18: LETTRE COLLECTIVE Enquête sur la crise de l'Action catholique : Le comité déplore le manque de communications et propose une autre étude sur l’avenir du mouvement par Real PELLETIER OTTAWA.(De notre envoyé spécial) - - Suite aux perturbations de l'automne dernier dans l’Action catholique, notamment le congédiement de l’aumônier national de la JEC, l'abbé Dominique Grave!.et la "démission" des permanents de TAC, le comité de liaison créé par les évêques pour faire enquête sur ces événements a publie hier son rapport d'ou il ressort que : I ) Les membre du personnel de secrétariat de 1 AC "étaient pleinement justifies de considérer que la suspension du fonctionnement du secretariat signifiait qu'on les avait congédiés" On se souvient que les évêques avaient laissé entendre que les permanents avaient quitté leur poste de leur gré.2) Les dirigeants d'un mouvement d'action catholique devraient être informés avant que la commission épiscopale relève l'aumônier de son mandat.Dans le cas de l'abbé Gravel, le comité ne recommande pas sa réinstallation à la JEC parce qu'un "aumônier doit avoir la confiance de la commission épiscopale et des dirigeants du mouvement pour accomplir son rôle".3) L'épiscopat français du Canada devrait créer une commission d'étude avec mandat d’étudier l’avenir rie TAC au Canada français de même que les modes d’insertion et de participation du laïcat dans la vie de 1 Eglise Ce ne sont la que quelques-unes des recommandations du comité de liaison, que les évêques ont commencé d'étudier et sur lesquels iis donneront leur avis d'ici quelques jours, a déclaré hier soir en conférence de presse Mgr Louis Levesque, président d'assemblée de la conférence des évêques canadiens qui vient de prendre fin dans la capitale.Parlant dit départ des qtta-tres permanents du secrétariat de l’Action catholique, survenu après que les évêques eurent suspendu la constitution du mouvement et que l'exécutif eut été dissous, le comité de liaison exprime l'avis que les permanents en question étaient pleinement justifiés de considérer que la suspension du fonctionnement du secretarial signifiait qu'on les avait con- gédiés.Ee comité ajoute que "cette conclusion n'implique aucun jugement sur les intentions de T épiscopal” et quelle "se fonde sur des faits véritables el vérifiés".Comme dans le cas de l’abbé Grave!, le comité ne recommande pas la léinsl.'illation des qua.tie permanents, mais pour tier raisons spécifiques.Dans un autre chapitre en effet, il recommande la création d'un comité provisoire de 1 Action catholique canadienne, dote d’uu par Paul CLICHE QUKBKC Invoquant la constitution et une encyclique de Pie XI, la fédération des commissions scolaires catholiques du Québec s’oppose formellement au projet du gouvernement d’obliger les commissions scolaires locales à se retirer du champ de la taxa lion foncière résidentielle pour le remettre entièrement aux municipalités.Affirmant parler au nom de 1.300 commissions scolaires, le président de l’organisme, M Maurice Lavallée a déclaré hier dans un communique, en faisant allusion a la déclaration faite jeudi par le premier ministre Johnson lors de l’élu- seul secrétaire, et à temps partiel encore.Les aumôniers Au chapitre des aumôniers, le comité de liaison, formé incidemment d’un préire el de deux laïques < l'abbé Jean Marie l^ifontaine et MM.Louis Lamontagne et Chai les Lebrun1, fait la distinction, dans le cas de Pabbe Gravel, entre ia signification du geste posé par la Commission épis< opale et la procédure qui a ele sui-\ ie.de du l)ill de Montréal: *'La contradiction flagrante entre cette déclaration du premier ministre et les affirmations antérieures du gouvernement, quant aux droits exclusifs des parents en éducation, crée Lin climat d’inquiétude a travers toute la province”.M Lavallée soutient qu’en se faisant enlever leur pouvoir de taxation scolaire les parents perdront par le fait même leurs droits de contrôle de tout le système d’éducation La fédération estime done que le projet gouvernemental remet en cause le principe même des droits des parents en éducation.Voir pag« 18 : Corn, scolaires S'il est regrettable (pie la JKC n’ait pas été prévenue de la décision de la Commission épiscopale concernant, l’abbe Gravel, le comité de liaison doit, cependant souligner qu’il a etc vérifié que la Commission épiscopale a fait une démarche pour communiquer ( elle décision aux intéressés.Pour des raison* qui ne dependent ni de ia Commission épiscopale ni de la J LC, la rencontre prévue entre la CommisMou épiscopale et la JKC n’a pas eu >i Le comité de liaison croit utile d'insister de nouveau sur la nécessité d’informer les dirigeants du mouvement concerne avant de relever un aumônier de ses fonct ions Le comité de liaison dit constater, a ce sujet “deux situations paradoxales” qu’il décrit comme suit “La commission épiscopale n’a pas offert a l ab-he Grave! !a possibilité de .s’exprimer suffisamment; par ailleurs, celui ci n'a pas suffisamment Utilisé le*-' écrasions qu'il a eues de se faire entendre” .Commission d'étude Sur la question plus générale de la vocation de l’Action catholique et de la participation du laïcat a la vie de l’Lglise.le comité de liaison propose la formation d’une commission d étude Le comité recommande qu’un membre de l'épiscopat préside cette commission et que la commission épiscopale canadienne lui adjoigne un secrétaire a temps plein Cette commission d'elude, dans l’esprit du comité de liaison, devrait demander des études particulières a des théologiens et i i des 'Oeiolo- gucs.Kl U* dovT« rit inviter les catholiques ios mouvements apostoliques oî fous 1c*n groupes de catholiques., a participer a cette étude par la presentation de mémoires ou par tout autre moyen jugé valable.Ia* comité de liaison croit g lue la commis- sion devrait enti cer eu contact avec les élémoi lits représenta- tifs des diverses catégories so- claies et des div< ws milieux.Ce qui amène le comité de liaison a préconise! celte corn* mission ce sont “les interraga-tion.s de l'épiscopat, les interrogations des mouvements d action catholique, les preoccupations des clercs et des laïques, les changements qui affectent notre société et les lendemains a donner a Vatican 11".L’épiscopat participera à la conférence sur la pauvreté OTTAWA — L'épiscopat catholique canadien a décidé hier de participer, conjointement avec cinq Eglises protestantes, a l'organisation d'une conférence nationale sur la pauvreté au Canada et à l'étranger qui se tiendra l'an prochain a Montréal.La Conférence catholique canadienne, qui groupe tous les évêques du Canada, défrayera la moitié du coût de cette rencontre dont le budqet total est de $32,000.Quelque 500 a 800 chefs religieux et laïcs se réuniront sur le site de l'Expo en mai 1968.Cette conférence aura pour but d'eveiller la conscience des chrétiens quant a leurs responsabilités à l’endroit des pauvres et d'encourager le gouvernement à se montrer plus généreux dans son aide a la lutte contre la pauvreté au Canada aussi bien que dans les pays en voie de développement.Les commissions scolaires ne veulent pas se retirer du champ de la taxation foncière France Remaniement profond mais sans surprise PARIS.— Malgré un remaniement important, le quatrième gouvernement de Georges Pompidou nomme hier par I» général de Gaulle poursuivra dans ses grandes lignes la politique suivie depuis l'avene-ment de la Ve Republique.Constitué moins d'une semaine apres la démission du precedent gouvernement et après 24 heures de conversations, le nouveau gouvernement groupe une majorité do personnalités connues pour leur “gaullisme ", Le maintien aux postes principaux des titulaires anciens la confiance re nouvelée pour la quatrième fois à M, Georges Pompidou démontrent selon tous les observateurs que le president de la république a procédé à une refonte tactique plutôt que politique de son équipe ministerielle.La démission de l'ancien gouvernement de M.Pompidou avait en effet été rendue nécessaire par le fait que les gaullistes et leurs alliés, arithmétiquement minoritaire» a l'Assemblée nationale depute les élections du 12 mars avaient du disooser de l'ensemble de leurs voix - y compris celles des vingt deux ministres élus députes - pour les premiers votes de la législature qui s'est ouverte le 3 avril.La continuité politique qui découle de l'examen de la nouvelle formation gouvernementale est notamment illustrée par le fait que pour les affaires étrangères, M.Couve do Murville a été confirmé dan» ses fonctions de chef de la diplomatie française qu’il occupe personnellement depuift le premier gouvernement du general de Gaulle en janvier 1959.Il en est de même pour la defense nationale dont M.Pierre Messmer reste titulaire et pour les finances et l'econo* mie dont le responsable est a nouveau M.Michel Debre, ancien premier ministre du général de Gaulle.Des changements relativement nombreux sont intervenu» dans l'articulation des divers*5» responsabilités techniques du cinquième qouvernement du général de Gaulle depuis son retour au pouvoir en 1958.Si l'importance meme du remaniement a surpris la plupart des observateurs, elle ne devrait pas, selon les milieux politiques, masquer le fart que le général de Gaulle, qui est constitutionnellement chef de l'Exécutif maintient dans la plupart des domaines les grandes orientations de sa politique.Les intentions prêtées au president de la république de procéder ulerieurement à un nouveau remaniement ministériel ne sont pas officiellement confirmees.Il est vraisemblable, decU-re-t-on de bonne source a ce propos, que le general de Gaulle qui reste maître de modifier a tout moment son equip# ministerielle ne se résoudrait h une telle modification que dane le cas d'une evolution marque# de la conionctura inferieur# ou internationale.Voir page 18 : Franc# Acerbe, le débat sur l’intégration ne progresse pas OTTAWA.— Les Communes ont terminé hier une semaine complète des débats sur le projet d’intégration des fur ces armées sans avoir fail le moindre progrès.Le projet en est à sa dernière étape, celle de l etude en comité plénier de la Chambre nui est suivie automatiquement de l’adop lion (nu du rejet), et les de bats y son! aussi acerbes qu’ils l'ont été pendant les longs mois au comité parlementaire de la défense.l es conservateurs sappu-yant sur des témoignages d'officiers retraités, font une lutte sans merci au projet et a aon parrain, le ministre Hell-yer t.e député conservateur de Halifax.M.Michael Foire-«'ail, est allé hier en Cham- bre jusqu à comparer le ministre a Hitler Les porte parole conservateurs ont longuement critiqué "l’intransigeance" du ministre, dénonçant son refus d'un compromis qui retarderait l'intégration ou en ralentirait le rythme.Ils lui ont imputé le désir de bien manifester sx fermoir de maniéré a se rendre plus acceptable cornirre éventuel successeur de M.Pearson a la direction du parti.Ils l'ont parfois accusé rie mentir.Certains ont fait valoir qu'un principe fondamental est en jeu dans tout ee débat, le principe de la primauté de la politique sur le militaire.Ee ministre des transporta.M.Pickersgill, a abordé re sujet hier, notant que les députés invoquent des témoignages contradictoires d'officiers pour appuyer leurs dires L'intégration n'est pas vraiment une question d'expertise militaire, a t-il dit.Il n'y a pas d’experts parce qu'aucun pays moderne n'a tenté l'cxperience de l’Intégration, ("est une question qui doit être réglée non pas par des généraux ou ries amiraux niais par des hommes politiques.Si des officiers relrailés ont combattu le prniet devant le comité de défense de la Chambre.les officiers en activité l’oni appuyé dans l'ensemble.T.e député conservateur d'Edmonton Strathcona M Terry Nugent, a algnalé hier en Chambre que des officiers en fonction »* devaient d appuyer les politiques du ministre, et que leur témoignage était bien moins libre que celui d'officiers retraites.Relevant l’opposition des officiers retraités, M.Hiekersgill a déclaré pour sa part qu'une bonne partie de ces témoignages n'est en fait que (’expression d’opinions personnelles.Pendant la guerre, a Ml dit, il arrive souvent que de jeunes officiers soienl rapidement promus a des giades supérieurs a cause du besoin d idces neuves el vigoureuses On a peut être présentement plus besoin d idées de ce genre que des idees d’hommes qui persistent k mener les combats du passé, M Gordon Churchill (PC, Winnipeg sud-centre) a rapidement inlerjeté que le» princi- paux stmieyc- de la seconde guerre mondiale ont été de» hommes qui avaient combattu dans la guerre de 1914 18 M.Pickersgill a rétorque que M.Churchill el lui-mème pouvaient tous riotix être classes parmi les “anciens", tendant tous deux à ralentir, niais que M Churchill semblait parfois reculer, cherchant a faire les guerres du temps des canon» à traction animale \ la fin du débat le député indépendant de Trois-Rivières M J.A Mongrain, notant qii* de toutes manières lopmiori de chaque depute clad faite, a suggéré qu'on accélère les débats et passe le plus rapidement à l’adoption de la loi SI le gouvernement se trompe, 1» population pourra le juger au* prochaines élections, a-t-il dit. DEUX Il DEVOIR MONTREAL, SAMEDI, 8 AVRIL 1967 Rocher: un syndicat provincial des professeurs d’université "Noui «lion» nous aussi vers noir» bill 25 (.) O qui m in-quiète, c e*t que nous ne 'sommes aucunement prépuces a enga ger un dialogue efficace asec l'Etat Aucune table de dialogue n est préparée.Des décisions se prennent sans nous et au-dessus de nous.Ia-s professeurs universitaires seront le- seuls a se faire imposer sans discuter les normes des conditions de travail 11 est urgent d'avoir un syndicat provincial et bilingue des professeurs universitaires du Québec en relation organique avec les autres syndicats d'enseignants et le> centrales syndicales " Telle est la declaration choc formulée par M.Guy Rocher lors du colloque organise jeudi dernier par l'Association des professeurs de Tuniversite de Montréal sur le role du professeur d université dans le Québec d'aujourd'hui.I.es autres par ticipants étaient les professeurs Michel Brunet.Jacques Dofnv et Jacques St Pierre.Arrivant en pleine période où un syndicat des professeurs est en voie de formation a l’t de M .la décla ration de M Rocher a suscité dans l'auditoire nombreux un très vif intérêt et n'a pas manqué de soulever plusieurs questions.Après avoir signalé la persistance ries professeurs universitaires a se percevoir comme des enseignants différents des autres.comme une caste tenant pour inférieurs les enseignants des autres niveaux, et après avoir déploré dans les événements que traversent depuis quelques années les enseignants du secteur public.l'ancien membre de la Commission Parent a soutenu que le problème de l’évolution du statut des enseignants était clairement engagé pour les universitaires et encore de la meme façon que pour les enseignanls du secteur public.Ces normes concernant les traitements, les heures de travail, le nombre d etudiants par professeur, dont on disait en 19ti4 qu’elles n’étaient élaborées que "pour le calcul des subventions aux commissions scolaires.Il est dans la logique du système, a souligne M Rocher, qu elles ne demeurent pas théoriques dans le cas des universités.D'où la suggestion d'un syndicat provincial groupant tous les professeur* d’université.Sitôt établie une table de négocia (ton prévue, les professeurs contribueraient ainsi à l'élaboration d’une politique de développement des universités du Québec.Mais pourquoi un syndicat ?Répondant a un collègue qui lui demandait en quoi le Québec est il si singulier qu’il lui faille recourir à des modèles qui n'existent pas dans les universités nord américaines, le sociologue a explttitié que le Québec constitue en Amérique du Nord un milieu plus mûr au point de vue syndical.On y trouve, dit-il, un syndicalisme de caractère plus européen qui remet davantage en question les structures sociales, contrairement aux syndicats américains, qui s'inscrivent dans les structures capitalistes.Définissant pour sa part la contribution du professeur d’université dans la construction de la société, M Jacques Dofnv lui attribue trois fonctions : l'invention scientifique dans tous les domaines, la transmission des inventions scientifiques par les cours et les autres moyens de diffusion, enfin le contrôle rie ces inventions I n lel contrôle peut s'exercer soil par intervention directe, soit seulement par l’enregistrement de ce qui se pas-e quand on applique ces inventions, soit enfin par le contrôle des effets d’une invention.D’une façon plu* îointaine, l'historien contribuera A partir du passe a refaire la conscience collective d'un peuplé.A moyen terme l'economiste, par exemple, participera à l’élaboration d'un plan.Plus immédiatement, le médecin essaie un séruip nouveau.Cette contribution de l'universitaire touche non seulement l’existence meme de la société ipensons a 1 atome et aux recherches bactériologiques) mais aussi son fonctionnement et son orientation.f.e criminologue contribuera à la réhabilitation ; le psychologue a l’assouplissement des mentalités devant i’intro duelion des changements; le juriste proposera une nouvelle constitution.D’ou la nécessité pour les universitaires de se sentir responsables des conditions dans lesquelles s'effectueront les inventions scientifiques, leur transmission et leur contrôle.Des savants comme Oppenheimer se sont sentis responsables de l’usage de l’atome.Dans d'autres domaines la responsabilité est moins claire, mais l'invention des modèles économiques ou mathématiques a des effets aussi importants.C'est plus clair pour le pédagogue, ie juriste ou le criminologue.Aux universitaires d'exercer une influence sur les usages.Ils doivent être capables d'intervenir, se comportant en citoyens a part entière."Notre échec serait celui de toute une collectivité", a dé claré de son coté M Michel Brunet au terme d’un bref rappel historique au cours duquel il évoqua l'arrêt de mort de H.de M durant la crise des années trente, son sauvetage par le cardinal Villeneuve eu 19.14, son nouveau sursis en 193ti grâce aux subventions de l’Union nationale arrivant au pouvoir, puis la réunion de 1951 à 1959 du cléricalisme et de l'anti Duplessisme où les universitaires se coupèrent de la collectivité et du Québec dans la lulte pour l’autonomie fiscale.Enfin, le professeur Jacques St-Pierre a -itué dans la recherche l'engagement primordial de l'universitaire.Des représentants du CTC rencontrent des députés fédéraux en fin de semaine OTTAWA, — Des représentants de syndicats attuies au Congres du travail du C anada se réuniront a Ottawa en un de semaine pour taire connai tre aux deputes ledêraux leurs vues a regard de la négociation collective a leeneue canadienne.Des dingeanls du CTC s'attendent a ce que 2UU syndicalistes prennent part a ce "lobby qui se tiendra lundi et mardi.la»s délègues participeront a une première seance d inlormation dimanche soir et tous les partis politiques ont ete invites a envoyer un ponc- Monlréal renonce à la carle fl'nleiilHe avec pholo mais elle mainlicnl ndenlificalioii obligatoire QUEBEC — Tout électeur qui »e présentera dorénavant pour voter fors d'une élection municipale ou d'un référendum a Montreal devra claire* ment s'identifier, que ce soit au moyen d'une carte émise par ta ville, son certificat de citoyenneté, son passeport canadien, sa carta d'assurance sociale ou encore, son permis de conduire.Cette mesure a été adoptée à l'unanimité par la comité des bills privés de l'Assemblée législative lors de l'étude du bill de la ville de Montreal, étude qui a pris fin hier.Après I adoption du bill 100, le premier ministre Daniel Johnson a assuré les autorités municipales de Montréal que son gouvernement est bien conscient des difficultés finan* parole a la reunion de cloture qui sera tenue mercredi ma tin.Celte initiative lait suite a “des tentatives de la centrale québécoise CSM en vue de Iractionner les unîtes nationales dt négociation', note un communiqué du CIC.Le president du congres, M.Claude Jodoin, a explique que “depuis longtemps les employés de plusieurs industries nationales, tels les chemins de 1er, les services de communication et ae transbordement et le transport aerien, par exemple, négocient collectivement, sans égard a la ré- cièras da la matropola at qu'en consequence, il n'hesite-rait pas a lui venir en aide le plus possible."Nous voulons prévoir le développement de Montréal de telle façon que cette métropole ne répétera pas les erreurs si coûteuses des autres métropoles," a dit M.Johnson.Les autorités de Montréal ont décidé de retirer un paragraphe de l'article 16 du bill qui permettait a la villa d'adopter un système d'identification comportant la photo de la personne.Le maire Jean Drapeau a expliqué que la carta d'identification avec photo ne semble pas ètra désirée par les Canadiens de langue anglaise et les Néo Canadiens vivant dans la métropole.gion du Canada qu'H* habitent, et sans distinction ne langue ou d héritage culturel.Les instances qui ont ete laites au gouvernement avaient pour but de taire abolir cette pratique”.lÿelon M.Jodoin, semblable suggestion, s'il lailait qu eue soit adoptee, donnerait lieu a un désordre indescriptible dans beaucoup d industries.Ce serait le régné de la contusion dans la tonction publique te-déraie ou L'on vient d accorder la négociation collective.Les inégalités régionales qui sont déjà une source de grave inquietude ne feraient que s'accentuer.Il » rappelé que lors du référendum qui a eu lieu en 1963 sur cette question, la population a voté a 75 p.c.en faveur de ce système d'identification, mais les Néo-Canadiens et les Canadiens d'expression anglaise se sont prononcés en forte proportion contre la mise en vigueur d'une telle mesure, parce que cela leur rappelle "une autre carte".M.Drapeau a souligné que, même en n'imposant pas "la carte avec photo", le principe de l'identification obligatoire est conservé et qu'il y a toute une série de cartes qui permettent l'identification des électeurs.Le maire de Montréal a ajouté que si l'on adoptait la carte obligatoire, il est probable que plusieurs personnes s'abstiendraient tout simplement de voter à l'avenir.Pour sa part, le député liberal de Gouin, M.Yves Mi-chaud, a laissé entendre qu'il faudrait peut-être respecter la décision de la majorité des électeurs de la ville de Montréal qui s'est déjà prononcée en faveur de la carte réglementaire avec photo.Le premier ministre Daniel Johnson a répliqué qu'il faut quand même garantir les droits des minorités et que la justice ne dépend pas seulement d'une question de nombre.M.Johnson s'est toutefois dit très intéresse au problème de l'identification.Il a dit que son gouvernement songe ac- tuellement a émettre une car* te d'identité qui pourrait être utilisée, par exemple, par les citoyens qui désirent entrer dans les endroits ou l'on vend des boissons alcooliques.Pour sa part, le président du comité exécutif de la ville de Montreal, M.Lucien Saul-nier, tout en se déclarant en faveur du principe de la carte d'identification avec photo, a dit qu'il ne pensait pas que ce système puisse être imposé dans le moment.Toutefois, en vertu d'un amendement apporté à la charte de la ville de Montréal, toute personne qui se rendra coupable de "supposition de personne" sera passible d'une amende allant de $500 a $1000 et d'un emprisonnement de 6 a 12 mois, et è défaut de paiement de cette amende, d'un emprisonnement addi* tionnel de six mois, avec ou sans travaux forcés.Le maire Drapeau * expliqué que si le montant de l'amende est élevé, c'est pour permettre a la justice de "remonter à la source du système".Il a ajouté que les "suppositions de personne" ne sont habituellement pas l'oeuvre d'un particulier, mais d'un système qui tente de fausser la volonté populaire lors d'une élection ou un référendum.En imposant des amendes aussi lourdes, le coupable ne pourra pas payer et au risque de voir sa peine d'emprisonnement prolongée, il dénoncera ceux qu'il a servis, a expliqué an substance M.Drapeau.CARRIERES ET PROFESSIONS CARRIERES ET PROFESSIONS CARRIERES ET PROFESSIONS CARRIERES ET PROFESSIONS CARRIERES ET PROFESSIONS CARRIERES ET PROFESSIONS L'ADMINISTRATION DE LA VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT demanda « St-Lambert, P.Q.DES SECRETAIRES BILINGUES avec un diplôme deludes commerciales rt un minimum de deux ans d experience H un COMMIS Oü PERSONNEL BILINGUE ayant de l’expérience dans les domaines du renseignement des employés.du classement, de l'administration de plans de pension et de bien-être, et dans la préparation de correspondance reliée au domaine du personnel, t es positions offrent des salaires et des bénéfice* maigmaux excellent* et des avantage* de promotion.Képondre par écrit h M.\ t hare» te.idminishateur Adjoint am àlOhpm enswnaine Ihpm.atOhp.m ie riimaneh* Prêtmlt / An*»/#r/a* Ctamtimn* éti Dhmnl »cntntri tf Aalomotiiln fin lant 190m à aux po/wàuke% marabout- La Fondation B’nai B rith Hillel de Montréal a inauguré une nouvelle section de sa bibliotFièque “Judaica" qui sera composée d’ouvrages de langue française Cette section française comprend plus de 200 livres sur le judaïsme et aidera les étudiants des universités montréalaises.Ces livres sont dédiés à la mémoire de Marie-Louise Pérez, fille d’un membre de la loge d'expression française de la B'nai B rith qui a offert ces livres.Le secrétaire général de l'université de Montréal, M Léon Lortie (à droite), était l'invité d’honneur lors de la cérémonie d'ouverture.Décès juridiquement confirmes m v&tfe pa/ttoat L’Assemblée legislative du Québec a adopté hier a l'unanimité un projet de loi qui confirme juridiquement le décès des cinq marins portes disparus à la suite du naufrage du navire Marie-Carole dans une tempête au large du Cap-Breton vers le 2 décembre 1964.Les cinq marins étaient tous des Iles-de-la-Madeleine.I/C ministre de l'industrie et du commeree, M.Maurice Bellemare, qui a parrainé ce hill, soit la “Loi concernant, le naufrage du navire Marie Carole’’, a expliqué que la nouvelle loi permettra aux héritiers des victimes d’obtenir des certificats de décès de leurs parents décrétés urorts dans ce naufrage.Jusqu'à présent, les légataL-es et héritiers des victimes ne pouvaient procéder à la vérification des testaments non plus qu’au règlement des successions.GUIDE MARABOUT DE LA FEMME marabout service 2 volumes de 432 pages comprenant 46 pages de hors-texte en couleurs et plus de 400 photos en noir.PRIX SUGGÉRÉ: $1.95 lepkk ma'ralwtii ,* de l,i teininc I A BEAI i r n I K»ÂMT I A VII: SJiM I U I I A FAMILU USC ARIL II K F> EN VENTE PARTOUT CATALOGUE GRATUIT SUW D fc M A N LM- eri Marabout Knsan 226 est.Christophe Colomb Quebec P 0 s * EDITORIAL La hiérarchie devant le malaise canadien I,» lettre collective que les évêques canadiens viennent de publier a l’occasion du centenaire de la Confédération n’est ni un traité théolojjique, ni un exposé de science politique.Ceux qui voudraient y trouver une présentation complète de la doctrine catholique en matière de nationalisme seront déçus.Seront de même frustrés ceux qui souhaitaient se servir de ce document a des fins politiques.L’intérêt du document se situe à un autre niveau.Il exprime une prise de conscience réaliste de certains problèmes dont l'évidence crève les yeux mais qui n’ont pas encore retenu l’attention d’un grand nombre rie citoyens.11 rappelle certains éléments de sagesse chrétienne qui paraîtront banals aux esprits raffinés mais qu’on a tendance a perdre de vue quand on est noyé dans l’action.Les évêques du Québec sont naturellement attachés a leur peuple et à leur province, l/es évêques de l'Ouest et des provinces atlantiques sont de même attachés a leur coin respectif de pays, l/es évêques de langue anglaise ne sont, pas moins anglophones parce qu’ils sont membres rie la hiérarchie.Les évêques de langue française ne sont pas moins attachés à leur culture parce qu’ils occupent des postes de commande dans l’Eglise.Quand tous ces hommes, issus de cultures et de milieux différents s'entendent pour porter certains problèmes à l’attention de leurs concitoyens, leur intervention revêt une signification spéciale.Or, un élément frappe quand on examine la présentation que font les évêques des grandes données du problème canadien : e est le souci du réalisme et, de l’exactitude dans la formulation.La majorité des (’anadiens admettent aujourd’hui l’existence d’un malaise entre Canadiens anglais et Canadiens français.Très peu cependant veulent reconnaître que ce problème comporte une deuxième dimension non moins capitale que la première, à savoir l’existence au Canada non seulement d’une majorité et d’une minorité, mais de deux majorités ou, si l'on veut, de deux sociétés distinctes.11 ne revenait certes pas aux évêques de trancher le difficile débat de sémantique qtie soulève le concept de "nation" formulé dans deux langues différentes.On leur saura quand même gré d’avoir reconnu clairement l’existence de deux communautés et le fait additionnel que l'une de ces communautés, celle où a pris naissance le sentiment de crise qu'on constate présentement, possède dans Quebec une base qui sert de plus en plus de point d’appui à des aspirations distinctes.On notera également le souci très vif qu'expriment les évêques au sujet des autres groupes minoritaires qui peuplent le Canada.Le réalisme chrétien n’établit pas de frontière mathématique au-delà desquelles les diversités deviendraient tout à coup secondaires et contingentes.Ce qui l’intéresse au premier chef, c'est la vie, c'est l’homme.11 ne choisit pas les formes sous lesquelles la vie se manifeste.11 se limite à accueillir ces diverses formes, à les recevoir avec respect, comme autant, de marques de la volonté multiforme du Créateur de toute vie.Au chapitre des solutions s, les évêques n'ayant à cette fin ni science infuse ni autorité particulière.n’offrent guère de propositions précises.Ils rappellent cependant, avec un calme dont la gravité ne doit pas nous échapper, qu'aucune solution ne pourra être efficace si elle ne repose, en définitive, sur les fondements moraux de la justice et de la fraternité.Certains veulent conserver à tout prix le Canada qu’ils ont connu.Ils seraient pins sages de chercher a comprendre davantage les problèmes qui se posent à ce pays.Ils serviraient mieux leur idéal en acceptant de le fonder sans équivoque sur l’acceptation inconditionnelle des exigences de la justice.P'autres veulent à tout prix travailler a l’affirmation d'un groupe particulier.Mais certains le font parfois avec une telle passion, avec un tel exclusivisme, qu’ils en arrivent à ignorer totalement les autres groupes, à porter sur eux des jugements partiaux et inexacts, à vouloir leur nier à toutes fins pratiques les droits qu’ils revendiquent pour leur propre groupe.Un certain égoïsme qui s'abrite derrière des vocables à la mode n’a rien de commun avec la conception chrétienne de l’homme et de la société.Certains se sont étonnés, ces dernières années, de manifos!at ion mu.-itee1 He viofence qui se sont produites dans notre pays : ils n’avaient pas remarqué que ces actes furent engendrés par des situations d'injustice et par la culture irresponsable d’un sens intérieur de la violence qui était la négation du véritable humanisme.Face à ces excès, la conscience chrétienne se situe à un tout autre niveau.Elle n’est pas soucieuse, au premier chef, de puissance ou d’orthodoxie politique.Elle est soucieuse d'abord et avant tout rie dignité, de liberté et.de justice.Elle cherche a connaître et à comprendre l’autre, à l’accepter pour ce qu'il est, à reconnaître sans détour sa liberté de choisir lui-même son destin.Elle cherche aussi, devant des problèmes difficiles, a les résoudre par le dialogue et la conversation plutôt que par la rupture et la violence.On aurait aimé, pour être franc, que cette partie du document épiscopal fût une invitation encore plus pressante à l’engagement concret, un encouragement plus net à ceux qui se sont donné pour tâche de trouver des solutions acceptables aux problèmes actuels de ce pays.On aurait aimé que-la lettre fût encore plus vigoureuse dans la dénonciation de l’injustice, surtout là où celle-ci dure depuis des générations.On aurait aimé enfin que la hiérarchie de toutes les parties du pays définisse avec, clarté la politique qu'elle entend suivre elle-même en matière de diversité culturelle dans la conduite des affaires et: de In vie de l’Eglise.Mais cos carences ne sauraient faire oublier la valeur fondamentale de la lettre collective des évêques.Celle-ci constitue, à l'intention de fous les Canadiens.une invitation à un loyal examen de conscience.Seuls les fanatiques et les sots prétendront qu’ils n’en avaient pas besoin.Cet appel à la conscience est dans la ligne des grandes invitations que l'Eglise adresse périodiquement aux peuples dont elle partage le destin.H ne viole en rien la liberté d’option des citoyens.11 ne consacre aucune option politique particulière.Mais il rappelle à ceux qui devront choisir que s’ils veulent faire oeuvre rie civilisation et non de barbarie, ils devront asseoir leur option sur des fondemen t s spirituels.Claude KYAN mffliirwilM-Tfnr1.¦ ••• yc’.-x^> Les municipalités et la taxe foncière En annonçant jeudi que la taxe foncière résidentielle sera graduellement enlevée aux commissions scolaires et transferee aux municipalités, M.Johnson a répondu aux voeux souvent exprimes par des administrateurs municipaux dans toute la province, et aux demandes répétées de l'Union des municipalités du Québec.Ottc réforme importante mira été attendue asser long-temps, mais ce retard ta rendra plus facile, car la decision du KOilvememrnt rencontre ra, selon toute probabilité, une approbation unanime, n'apres la nature même des deux fonc (ions, il va de soi que la taxe prélevée sur les biens immobiliers est liée plus directement aux services urbains qu’à l’en-seicnement l.es services d'aqueduc.de voirie d'égouts, de police et d'incendie ont un rapport étroit avec la mise en valeur et l’utilisation des habitations et des immeubles taxés.Tant que tes commissions scolaires jouissaient d'une large autonomie sur le plan local, leur recours à la taxe foncière était justifié, l.n système remontait d'ailleurs il une époque où les immeubles représentaient la principale forme de richesse de la population.Tes choses ont bien changé et l'éducation a pris une importance et un développement tels que la taxe foncière a perdu peu k peu le réle dominant qu'elle exerçait dans le financement de l’éducation.D’autre part la régionalisation de l’enseignement et rumformtsation au plan provincial des échelles de salaires des enseignants atténuent le rdle des commissions scolaires locales, Les besoins urbains Les budgets municipaux n'ont cessé d’augmenter, comme les budgets scolaires d'ailleurs.Il est normal que le trésor provincial assume une proportion de plus en plus élevée du coût rie l'éducation ; le mémo phénomène ne serait pas acceptable sur le plan de l'administration municipale, car le gouvernement local conserve sa raison délre, même avec le progrès de l’urbanisation.Les villes ont besoin de sources rie revenus plus diversifiées qu'autrefois, mais c'est assez logique qu'on leur réserve l’exclusivité, ou du moins une forte priorité dans l’impôt foncier.Or.c’est le contraire qui s'est produit ees dernières années.A Montreal, pour l annee fiscale en cours, les commissions scolaires retirent de la taxe foncière $8t millions, ce qui représente une augmenta tion de 110 p.c.par rapport aux SsîR millions d'il y a six âns ; la ville de son rôté re-tire/de cet impôt $05 millions, enmparativement a $50 millions il y a six anx, une augmentation d'un peu plus de 20 p c.Malgré l'aide accrue du trésor provincial à l'éducation, les taxes foncières scolaires ont augmenté beaucoup plus que celles que perçoit la mé tropole de la même source.sia BLOCS NOTES Pour ne pas alourdir démesurément le fardeau de la taxe foncière, qui pèse sur tous les citadins puisque cet impôt prélevé des propriétaires est tout de même reparti sur les loyers, l'administration montréalaise hésitait à recourir à cette source de revenu pour équilibrer le prochain budget; c’est pourquoi M.Saulnior a demandé que Montréal puisse augmenter la taxe de vente.Mais il est bien plus logique que la (axe de vente majorée serve à l’éducation et que la municipalité obtienne une plus forte part de la taxe foncière.Une réforme graduelle L’on comprend que le gouvernement provincial procède par étapes dans l'exécution d’une réforme aussi radicale.Le premier ministre a dit que ce réaménagement fiscal sera établi dans ses grandes lignes lors du budget de IPfififiP.et que le changement sera réparti sirr une période de quelques années.C’est une attitude sage, car on pourra ainsi apporter les modifleatiobs e( les adaptations nécessaires è mesure que l'expérience se déroutera.f.e trésor provincial n’aura pas ainsi '» combler tout d'un enun l’écart que représenterait le retrait complet immédiat de la taxe foncière résidentielle dans le financement de l'éducation.Comme l’objectif ultime est tout de même annoncé, les vil* A propos du naufrage du Torrey-Ca nyon Les gros tonnages et les pavillons dits de complaisance par J.F.SIMON Les conséquence» et les circonstances de l'échouage du Torrey-Canyon conduisent a poser un certain nombre de questions d’ordre généra! Chacun ri abord est frappé par l’importance des dommages causés par le déversement rie tout ou partie du pétrole que le bateau transportait il s'agira bientôt - il s'agit riria — d'une catastrophe non seulement nationale mais interna lionale, d’autant plus redoutable quelle est plus inhabt-luelle et qu’on est plus mal armé pour la combattre.la- Torrey-t anyon transportait.estime t on J 10.000 tonnes de pétrole.Que se passerait-il demain st le même accident survenait a un navire de plus rie 200.000, de 500.000.peut-être d'un million de tonnes ?De tels "monstres'' existent déjà sur la table des dessinateurs et.pour les moins grands, dans les earnets de commande- de« chantiers.Le dernier recense in e n t du l.loyri's indique ainsi qu'au 1er décembre 1006 il y avau en commande dans le monde onze, pétroliers rie 00.000 à 100,000 tonnes, trente-six de 100,000 à 110.000 tonnes, sept de plus a même lieu d’affirmer que les mieux pourvus, qu'il s’agisse de personnes, de groupes nationaux, de peuples ou de régions, doivent être prêts à une révision de leur situation privilégiée, même si cela doit signifier l'acceptation de sacrifices réels.Nous avons évoqué ces principes, il y a quelques années, alors que nous rappelions aux Canadiens leurs devoirs envers les pays moins favorisés et notamment l’obligation morale qu’ils ont d’ouvrir généreusement leurs frontières à l'immigration, sans égoïsme et sans distinction de race, de langue ou de religion (3).Depuis, nous avons pu observer avec joie, dans les mentalités et dans la législation, d’importants progrès.Mais ce que nous voulons souligner surtout aujourd’hui, e’est que les Canadiens doivent s’efforcer aussi d’appliquer ces principes de solidarité humaine à l'intérieur même de leur pays, dans cette société qui est leur et ou subsistent des inégalités excessives entre les classes sociales et d’une région à l'autre.Le malaise principal de la société canadienne Il faut le reconnaître, le malaise principal dont souffre actuellement la société cana dienne réside, d'une part, dans le sentiment d’insatisfaction qu’éprouvent un nonfbre grandissant de Canadiens français devant les difficultés que rencontre leur communauté nationale dans la recherche de son épanouissement et, d’autre part, dans les inquiétudes que suscitent dans les autres ré gions du Canada leurs revendications.Nous voudrions aider les Canadiens aux prises avec ce malaise à surmonter une tentation qui pourrait être commune à l’un et à l'autre groupe ; celle de ne pas comprendre les droits et les aspirations de l’autre et de s T ns taller dans un égoïsme de caste La communauté canadienne-française constitue un groupe linguistique et culturel enracine depuis trois siècles en terre canadienne ou il a trouvé comme un "berceau de vie, de travail, de souffrance et de rêves”.Ce groupe est attache a ce qu'il est et justement fier de sa condition d’héritier en Amérique du Nord de l’une des plus grandes cultures de l'hi.stoire II est conscient du fait qu’il constitue une communauté ayant son unité, son individualité et son génie pro pres et quTl possède, à ces titres, un droit inaliénable et indiscutable à l’existence et a l’épanouissement.Si cette communauté canadienne française représente une minorité nu mer K) ue par rapport a l’eu semble du Canada, elle est majoritaire et forme un groupe humain compact et important dans le vaste territoire du Québec.Les traits que nous venons d'énumérer expliquent que la communauté canadienne-fran çaise se considère volontiers comme une nation, et l’on sait que l’emploi de ce terme en gendre souvent de graves in compréhensions entre les deux principales communautés du Canada.Il ne nous appartient pas de trancher ici une que.s tion de vocabulaire assez de lieate et qui l’est notamment quand on passe d’une langue à l’autre.11 faut reconnaître, toutefois, que la sauvegarde et le progrès de la paix au Canada reposent sur la reconnaissance effective de la réa lité sociologique que constitue la communauté canadienne française et sur la reconnais sance effective des droits de cette dernière.Certes, il est impossible de contester le droit de la communauté canadienno-française du Québec à l’existence, à l'épanouissement dans tous les ordres de réalités, à dns ins titutions civiles et politiques adaptées à son gonie et à ses besoins propres, à cette auto nomie sans laquelle son exis tence, sa prospérité, son essor économique et culturel ne seraient pas bien assurés.On ne peut pas omettre de rappe- LETTRE DE NEW YORK de noire correipondant louis WI/HITZIR Est-ce la fin de la longue période d’expansion aux E.-U.?COURS DE PROSPECTION du 24 AVRIL au 31 MAI 1967 COURS (150 heures) donnés le jour A I’Eeole Polytechnique, sous les auspices du Ministère des Richesses Naturelles de Québec, par les professeurs du département de Oénle Géologique.PROGRAMME : Minéralogie, géologie, élude au laboratoire des minéraux et dès roches, loi des mines, prospection, excursions sur le terrain, etc.FRAIS D'INSCRIPTION : $15,00.Aucun diplôme requis.DATE LIMITE D'INSCRIPTION le SI avril 1%;.CERTIFICAT D'ETUDES : à ceux qui, le désirant, passent Te.xamen : requis.Pour renseignements supplémentaires et Inscription, s'adresser le plus tôt possible aux bureaux rie l'Ecole Polytechnique, 2500.avenue Marie-Guyard, Montréal 26.739-2451, poste 253.-—— ETUDIEZ L'ANGLilS Programme d'anglais pour étranger* — quatre sections — élémentaire, intermédiaire, avancé et institut pour professeurs, du 20 juin au 12 août.St.Michael's College, dirigé par les Pères AUX ETATS-UNIS de St-Edmond.Pension pour religieux ainsi que pour PENDANT l'ETE laïques.Classes formelles et laboratoire linguistique.Ces Intéressés peuvent cours sont répétés quatre fois pendant l'année scolaire.écrire au Director, Program of English for Foreign Students, Box 2, Sf.Michael’s College Winooski, Vermont, U.S.A.T,p thème dominant de la campagne électorale de 19fi8 sera certainement l’état de l'économie nationale.Après cinq ans de "boom” ininterrompu et sans précédent dans ï'histoiré du pays, l’économie américaine commença a donner au début de lfH)6 des signes de "surchauffe” et l'inflation menaçait de partir en flèche.Le président Johnson posa le pied sur Je frein et mit fin à l’exemption de 7% sur les impôts prélevés sur l’expansion industrielle: il resserra la vis du crédit et laissa prévoir pour le printemps de 1967 une augmentation de 6rf des impôts.1! réussit ainsi à freiner l’inflation mais du mémo coup accéléra l’avènement d'une récession, dont tous les économistes s’accordent actuellement pour dire qu’elle est "ante portas".Des 12 ' indicateurs" principaux de l’état de l’économie, un seul pointe dans le sens d’une continuation du “boom”.Les autres se partagent entre ceux qui détectent une stagnation et ceux qui crient à la récession.La semaine moyenne de travail a diminué de 41.5 a 41 heures Le nombre de faillites a augmenté de 100 millions de dollars par mois en juillet 1966.à 200 millions en janvier 1967.En janvier, la vente des automobiles fut de 17ri> au-dessous de la vente de janvier 1966.Au cours de février et de mars elle tomba de 24”: et 22%.En 1966, les investissements industriels augmentèrent de 17”, par rapport à l’année précédente.On prévoit qu’ils diminueront en 1967 par rapport à 1966 ‘‘Le silence est d’or" demeure la règle de la Maison-Blanche en cette question, mais les actes du gouvernement sont plus éloquents que des paroles.Non seulement le crédit, a été desserre de 0.5% et l’exemption de 7% sur les investissements industriels accordée de nouveau, mais déjà on a cessé de parler de l’augmentation de 6% des impôts et le gouvernement a “stimulé” l’in- M Marcel Soucy, a s Le Devoir Ayant moi-même enseigné 38 ans, dont 23 comme religieux, je viens répondre à votre lettre parue dans Le Devoir du 25 mars.Vos idées ont du bon et du moins bon.Certaines écoles confessionnelles ont pu faillir à leur devoir, par le passé, mais la faute on revenait à quelques maîtres qui comprenaient mal leur devoir d’éducateurs.L’école doit être le cotnplé-ment de la famille, pour ne pas dire son perfectionnement.Cn professeur catholique sait imprégner, sans exagération, tout son enseignement de sa foi.ce que les écoles normales laïques n’ont Comment se fait-il que notre ministre des affaires culturelles.monsieur Jean-Noël Tremblay, ait tant de loisirs qu’il puisse se prolasser et jouer à la petite guerre avec scs soldats de plomb?Quand un ministre du gouvernement rie Québec se permet des remarques aussi puériles que celle-ci 1 “Ottawa est en train d’organiser attaque contre vous; derrière un mur de silence ils préparent un assaut”, il est évident qu’il cherche un bouc émissaire pour toutes les crises provoquées par le gouvernement de l’Union nationale! Quand monsieur.Tremblay ajoute : “nous pouvons deviner qu’ils ont l’intention de placer le Québec dans une position inférieure", j’aimerais lui rappeler que c’est son gouvernement qui a présenté et dustrie de la construolion qui depuis quelques années somnolait, Ce sont là toutes le» pas su faire comprendre aux futurs maîtres.J’ai pris les grands moyens pour que l’école, dans notre province, reste confessionnelle La prise de position de l’épiscopat québécois, dernièrement, ne me surprend aucunement après ma lettre du 6 janvier 1966 à S.Em.le cardinal Léger.Ce n’est pas aux athées et agnostiques à faire la loi au Québec, après y avoir trop réussi en France et.en d’autres pays d’Europe et, d’Amérique.Je tiens cependant à vous féliciter de vos convictions si évidemment profondes .C.POULIOT, Montréal promulgué le projet de loi 25, loi qui n’offre à nos professeurs qualifiés aucun autre choix que le départ de la province, pour aller enseigner dans des régions qui apprécient et reconnaissent les services rendus par les bons enseignants.C’est le jjouverne-ment de l’Union nationale et personne d’autre qui sera responsable de l’infériorité du Québec.Si les remarques attribuées à monsieur Tremblay reflètent l’état d’esprit du gouvernement actuel à Québec, nous autres Québécois, qui aimons notre province et voulons contribuer à son avancement, désirons avoir la possibilité d’élire de nouveaux représentants qui soient enfin des gens capables.E.W, AYRE mesures que le gouvernement peut prendre sans risquer de provoquer un sérieux déficit budgétaire ei de prêter ainsi un flanc politique particulièrement vulnerable aux républicains en 1968.Ver* une victoire des républicain* Déjà les républicains ne se privent pas d’accuser les conseillers économiques du président d’“incompétence”, Wall Street est d’avis qu’un allégement du crédit peut résoudre tous les problèmes.A l’extrc-me-gauche on parle de "fin du capitalisme".En vérité, c’est la guerre vietnamienne qui provoque ces “ratages” de l’économie américaine Son effet n’est pas aisé à définir mais son coût — 25 milliards de dollars par an — fausse à n en pas douter le fonctionnement de la machine.S’il ne constitue que 3% du revenu brut national, il représente près rie 20", du budget, national et a empêché le gouvernement de "lutter" sérieusement contre la pauvreté, de jeter les bases économiques d’une “intégration" des noirs, rie faire face aux pressantes exigences en matière d’éducation, de renouveau urbain, de lutter contre le chômage et d’aider les pays développés comme il conviendrait (dans l’intérêt môme des Etats-Unis).Etant donné qu’il est peu probable que le conflit vietnamien aboutisse cette année à une solution, on peut prédire d’une part, que la "récession” ne pourra pas être évitée et que d’autre part les républicains infligeront à Johnson en 1968 une défaite comparable seulement a celle que lui même in fligea à Barry Goldwater.Dans la mesure où les républicains ne sont en matière d’économie, keynesiens ou même néo-keynesiens, les sept “vaches" plus ou moins grasses de 1960 à 1967 seront suivies par des "vaches" plutôt maigres de 1968 jusqu’en 1972 .lettres au DEVOIR U é ducat ion religieuse Sur des propos de M.Jean-Noël Tremblay 1er, cependant, que cette recherche par la communauté canadienne française du Quebec, do son avancement et de son épanouissement, ne saurait être légitimement poursuivie que dans le respect du bien général plus grand dont il faudra toujours tenir compte, en toute hypothèse, et dans le respect des droits inviolables des autres.Le problzme des minorité* A ce problème de l'existence de la communauté canadienne-française du Québec, s’ajoute celui des minorités au Canada.Quel que soit le régime politique qu'ils se donnent, les Canadiens ne pourront jamais éviter chez eux le phénomène des minorités, que ce soit au Québec ou dans le reste du pays, quïl s’agisse des minorités de langue anglaise, de langue française ou des au très.C’est pourquoi nous croyons opportun de rappeler la très ferme déclaration rie Jean XXIII a ce propos ''Nous devons déclarer de la façon la plus explicite, écrivait le pape, que toute politique ten riant à contrarier la vitalité et l’expansion des minorités eons titue une faute grave contre la justice, plus grave encore quand ecs manoeuvres visent à les faire disparaître.Par con Ire.rien de plus conforme à la justice que l’action menée par les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie des minorités ethniques, notamment en ce qui concerne leur langue, leur culture, leurs coutumes, leurs ressources el leurs entreprises économiques (4).’’ Les minorités vivant au Canada ne sont pas toutes dans la même .situation.On doit veiller à assurer à chacune un traitement équitable et .savoir accepter les sacrifices que re.traitement impose dans le coût de certains services, comme l’éducation, par exemple.Plusieurs reconnaissent aujourd'hui volontiers que les Indiens et les Esquimaux ont souvent eu à souffrir et parfois souffrent encore des effets de certains préjugés, de l’ignorance, do l’indifférence ou même de l’injustice Parce que ces communautés indiennes et esquimaudes rassemblent les descendants des premiers occupants de l'Amérique, elles ont des droits très particuliers au respect de tous, à la comprehension des autres groupes et à cette action positive des pouvoirs publics envers les minorités dont parlait Jean XX1TI.Les principes de justice évoqués par le Pape s’appliquent aussi avec une évidence et des exigences spéciales dans le cas de certaines rom munautés minoritaires parti- culièrement denses et importantes.Il faut savoir reconnaître de manière positive l’apport précieux de ces communautés a la vie canadienne.Quant aux minorités d’expression française et d’expression anglaise, on ne peut négliger le fait qu'elles se rattachent.par suite de leur situation sociologique aussi bien que par le lien d'une disposition politique, a des commu-nautés qui ont, dans certaines parties du pays, la consistance d'une véritable communauté nationale Quand on réfléchit au problème des minorités au Canada, U faut admettre qu’on peut à bon droit juger intolérable le régime politique qui.dans des situations analogues, n’assure pas le même traitement aux minorités de langue française qu'a celles de langue anglaise.Réalisme et compréhension Très difficile est la recherche du statut et des structures qui permettront a la communauté canadienne française du Québec, de plus en plus consciente de sa situation propre, d'obtenir Ica conditions favorables a son épanouissement.tout en respectant le bien et les droits de ceux qui l'entourent, ainsi que le bien et les droits des autres communautés de culture française du Canada, Aussi notre réflexion n'entend-elle pas, à elle seule, éclairer tout le problème canadien, encore moins le résoudre.Nos paroles ne peuvent éliminer les conflits qui, par suite de circonstances inéluctables, opposent naturellement les droits ou le bien do certains groupes à ceux rie certains autres.Nous jugeons nécessaire, cependant, d’invi-tvr les uns et les autres a une prise de conscience très réaliste ries faits sociologiques caractéristiques de la situation canadienne, de raviver dans les coeurs le respect le plus tola! du droit, des personnes et des groupes, le sens de la priorité du bien commun la plus général Pour le resle, nous engageons nos compatriotes à régler les différends qui les opposent, selon le voeu (la Jean XXIII "comn.e il convient à des hommes grâce à la compréhension mutuelle, par une estimation objective des données et moyennant un compromis équitable.” ià suivre) (il Cf Rnppori préliminaire eu\re qui ne cesse par .sa pei fertion de proviKjtier ' «aid.iii.ment de nouveaux tummentui res ei de n eclaire: de i'inte rieur."On ne prend pas un bdiet pour Racine au quiche* d un theatre, écrit ,|;i< qtiêv ictif l«m on te prend a Centrée en sixième", H ;! aioute "Racin* est un auteur de lycee, le som r»»et de la culture qu'on y pro pose, ou proposait, le nec plus ultra" de toute littérature, dans la perspective det etudes '.las ftiquet puni c t éddt tcuf vu chH de h revue, Pouîc Vinatiam ii ,1 "trois portes d'accès a la tra qedie racmienne l'apencement de l'intrigue, la psychologie des personnages, la langue ellt mé me.(.) La tragédie de Ra cmt est un opera avec musique et sans orchestre".Kn plu}» de> études «n tragedies, on trouvçii» dons • p numéro des «•oiiuneutaires ^uj Racine n} Israël *ur a re iigion dp R Heine »M ,ui te chan mcinien .lean Duhu présente dans v p nuninro une ciu f>iin|f»i, ;v e*s (J lexte*- drmt: '.ixtunaup du numéro trouve le iioui dudimi i*on- cous de lean I de Mon td ht’.i i H I1 beri Btrol d* oot i'** t que I on ii m m and k m p y, it tnliluli La ii-ppt üOfiiUiKP p( iH- W‘ inxiic t;i KBI < ou i'«*ri re prodml un cct taîn noiribue a des aidn irv sur d**> su ici- liciuu ,iux rpducatiou.ta politique, raipricwltvire et» dé iiuMtip tfiip Qes ebroiiiqu»*- su; , e{ i»’*» ieltrp'y et r*< «j immie.On peul iinaUHO’t' que •
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