Le devoir, 5 mars 1968, mardi 5 mars 1968
VOL.LIX - NO 54 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, MARDI, S MARS 1968 météorologie Ensoleille Devenant nuageux Plus (raid.Max.25 LUMBt earer l UMBfn FÊTE DU JOUR Saint Adrien F.Pilon inc.Fournitures de bureau M.Sharp devra marquer le pas OTTAWA M MitcheU Sharp a annoncé hier qu’il ne peut, à l’heure actuelle, assumer ses devoirs comme ministre des finances et poursuivre en même temps une vigoureuse campagne pour le leadership.Aussi, a-t-il décidé, au cours des prochaines semaines, de confier à ses amis et à ses partisans la marche de sa campagne.Aussitôt que les circonstances le lui permettront, dit-il encore, il reprendra activement sa campagne Pour l'heure, M Sharp s’emploiera au maintien de la confiance à l'égard de l’économie et du dollar On précise dans l'entourage du ministre des finances qu'il ne saurait être question pour lui de se retirer de la course au leadership.Pour l’instant, la meilleure manière de servir le pays, c'est de s’employer à résoudre les problèmes économiques et financiers.S’il devait négliger cette tâche, les délégués au congrès d'avril pourraient le lui reprocher.Donc, en définitive, bien qu’il suspende sa campagne, il pourvoir page 8 : M.Sharp I un\ ¦ •• .' r ' '¦ ’' ' • LE PETIT AVOCAT DE POCHE DE L'AUTOMOBILISTE • TOUT SUR L'ACHAT.LES INFRACTIONS.LES ACCIDENTS.LES REPARATIONS.LES ASSURANCES ETC / .; ‘ ’ ¦ ,1 < ’ •• ; , ¦ ^ l.\ .V • " _ / / ¦ „ C ' En vente partout à $1.50.Nouveau distributeur: l'Agence de Distribution Populaire, 1130 est, Lagàuchetière, Montréal - (523-1600) .• • • * * *^ * • « « t ,.EDITIONS DU J O TXJFt, . 4 • LE DEVOIR.MARDI.S MARS 1968 EDITORIAL Montréal doit se serrer la ceinture L'administration montréalaise doit ajourner plusieurs entreprises importantes qui étaient au programme du Parti civique.Cela n a rien d étonnant si l'on songe aux difficultés financières des gouvernements supérieurs Iæs villes ne disposent pas de ressources fiscales suffisantes à leurs besoins et c'est le cas de la métropole même si ses budgets annuels ne cessent d'augmenter Au cours des dernières années.Montréal a dû mettre les bouchées doubles pour rattraper une partie des retards qu elle avait subis, comme tout le Québec, avant 1960 Cet élan a été possible grâce à la période de prospérité qu’a vécue le Canada de 1963 à 1967.De grands travaux ont pu être réalisés, en particulier le métro, et l'Çxpo 67 a aussi entraîné des investissements impor tants qui ont été pleinement justifiés par le succès de cette entreprise prestigieuse.Mais l'expansion remarquable de l’économie canadienne durant les quatre dernières années s’est ralentie en même temps que le marché de l'argent devenait plus difficile et que le taux d'intérêt atteignait un niveau très élevé.Après l’activité débordante qui a précédé et accompagné l’Expo 67 dans la région de Montréal, l’on prévoyait un déclin, et pour franchir convenablement cette période difficile, il aurait fallu pouvoir lancer d'autres travaux d’envergure.Des projets étaient prêts, mais les circonstances ne permettent pas d’y donner suite pour le moment.• La déclaration de M.Saulnier, au sujet du régime d'austérité auquel Montréal doit se soumettre, a été plutôt laconique; nous aurons sans doute plus d’informations et de détails lors de la présentation du prochain budget.Au début de 1967, la dette de Montréal atteignait $700 millions et avait presque doublé depuis 1961 Le service de la dette a augmenté de façon très rapide ces dernières années; pour 1964-65 c’était $36 millions; en 1965-66, $42 millions, l'année suivante, $53 millions, et pour l’année financière qui s’achève le dernier budget prévoyait $65 millions.Cette progression ne peut pas continuer indéfiniment sans de nouvelles ressources, et le loyer actuel de l'argent ne permet pas de nouveaux emprunts pour les grands travaux projetés, malgré leur urgence.Parmi les programmes différés, on retrouve l'usine d épuration qui doit mettre un terme à la pollution de la rivière des Prairies par les égouts de Montréal et de plusieurs villes satellites.Cette entreprise s’impose depuis plus de quarante ans; on a dû modifier les plans a plusieurs reprises à mesure que le versant nord-ouest de nie devenait plus peuplé, et le coût en est estimé à $31 millions.C’est une dépense qu’il faut de nouveau ajourner.Le prolongement du métro devra aussi attendre des temps meilleurs, et plusieurs projets de centres communautaires, de parcs et terrains de jeux, qui devaient contribuer à maintenir l'essor de la métropole après l'Expo sont en panne.Tout cela est extrêmement regrettable, mais le plus grave c'est que l'austérité va compromettre les programmes d’habitation qui sont devenus de plus en plus nécessaires et urgents à mesure que les travaux d’urbanisme entraînaient la démolition de milliers de logements modestes qui n’étaient pas tous des taudis.M.Saulnier a annoncé que la reconstruction des Ilots Saint-Martin dans la Petite Bourgogne ne serait pas affectée par les mesures d’austérité, mais il s'agit seulement de 314 logements; c’est évidemment mieux que la rénovation de ce secteur se poursuive; il faut bien constater cependant que cela est bien insuffisant.Ces logements ne seront d'ailleurs terminés qu’à la fin d'avril 1969.Le président de l'Exécutif avait annoncé que l’on construirait prochainement 300 logements à loyer modique pour constituer une banque de logements afin d’abriter des fa- milles qui sont délogées par des expropriations de la ville ou d’autres corps publics, notamment la commission scolaire, l’on peut craindre que ces 300 logements soient retardés.Le 8 décembre dernier, au retour d'un voyage à Philadelphie, M.Saulnier avait dénoncé les propriétaires de taudis qui ne font rien pour les restaurer ou les remplacer par des habitations plus salubres II avait dit que l’action de la ville tiendrait compte de ce phénomène; il ajoutait que le temps est peut-être venu de procurer des logements salubres aux familles qui vivent dans des taudis et ensuite d'interdire la location de ces taudis de façon rigoureuse à moins que les propriétaires les traasforment pour les rendre conformes au code du logement.De cette façon il serait possible de faire démolir les taudis sans verser d’indemnité aux propriétaires au lieu de les exproprier à prix fort.Cette réforme s’éloigne elle aussi.• On ne peut pas blâmer les administrateurs de Montréal de leur prudénce dans les circonstances actuelles; emprunter quand même à des taux excessifs ne serait pas une solution car on engagerait trop lourdement l’avenir La seule véritable solution serait que les gouvernements supérieurs accordent des ressources plus abondantes aux villes qui doivent porter une grande part du fardeau de l’urbanisation croissante de notre société.Ces gouvernements ont eux-mêmes leurs difficultés budgétaires dms le moment, et doivent réduire leurs dépenses.Le malheur est que l'invitation à se serrer la ceinture va augmenter les difficultés et les souffrances des économiquement faibles.Les pouvoirs publics doivent prendre des mesures d’urgence pour répondre aux besoins les plus aigus, en particulier dans le domaine du logement.Paul SAURIOL L'antinationalisme" de M.Trudeau BLOC NOTES • l4k>VC.'V-v* •.llllÉl C’était dimanche la soirée de M Pierre Elliott Trudeau à la télévision montréalaise de langue française A dix heures, le ministre de la justice était interrogé par Louis Martin et Pierre O’Neil à l’émission “2 plus 1" (canal 2).A Uhl5, il était l’invité de Claude Lapointe et Lisette Gervais à l’émission "Franc Parler" (canal 10).Plus tendu, légèrement plus irascible à la première émission (enregistrée quelques jours plus tôt) qu'a la seconde, M.Trudeau s’en est pris, au cours de chacune des deux émissions, à ses adversaires de choix, ceux qu’il appelle lui même "les nationaleux” et les “archi-nationaleux” Ayant vu les deux émissions, nous nous permettons de soumettre au ministre de la justi ce quelques brèves observations.I M Trudeau a tort de ranger dans le même sac, indistinctement.tous ceux qui s’opposent soit à certaines de ses idées, soit à sa candidature au poste de chef du parti libéral On peut très bien favoriser un statut particulier pour le Québec et désapprouver la candidature de M Trudeau au poste de chef du parti libéral, sans pour cela vouloir s’employer à détruire les hommes politiques canadiens-français qui oeuvrent à Ottawa II y a une manière' superficielle de disposer d’un adversaire qui consiste, sans l avoir consulté, à le ranger dans le camp de ceux qui poussent à leurs aboutissements logiques les plus extrêmes, certaines de ses positioas initiales.Vous pouvez souhaiter un accroissement raisonnable des compétences du Quebec sans être pour cela un séparatiste, mais a la rigueur, on peut vous faire dire, parce que vous n'acceptez pas le monopole du gouvernement central dans tel ou tel domaine, que vous êtes souverainiste.et donc que vous êtes plus pnx'he de M Lévesque que de M Trudeau, et donc que vous êtes, au fond, de tendance séparatisante C’est un art trompeur dans lequel M Trudeau excelle Cet art fait passer la dialectique et la logique avant la réalité, laquelle est toujours, dans le domaine des opinions comme dans les autres, complexe et nuancée Quand on pousse M Trudeau daas ses retranchements au sujet du statut du Québec, il se laisse presque invariablement entraîner dans une dénonciation des séparatistes et des souverainistes.Je ne me sou-vieas pas de l avoir vu discuter patiemment et froidement les propositions précises de certains avocats du statut particulier, par exemple.En procédant de la sorte, en simplifiant à l’extrême, M Trudeau séduit d’assez nombreux esprits, notamment ceux qui voudraient que le problème aboutisse bientôt à un affrontement décisif entre disons M Trudeau et M Lévesque, Le malheur, c'est que la grande majorité des Québécois sensés et pratiques se situent quelque part entre ces deux hommes et sont plus intéressés à chercher des solutions concrètes qu’à se laisser accrocher sans réserve au char de l'un ou de l'autre 2 Plutôt que de s’en prendre systématiquement et souvent bêtement aux nationalistes.M Trudeau devrait s’appliquer à répondre plus rigoureusement à certaines questions qui lui sont posées.A au moins deux reprises pendant l’émission 2 plus 1 (qui aurait peut-être pu s'intituler ce soir là "2 contre 1”), M Trudeau a évité habilement des questions difficiles, notamment une question portant sur la nature des appuis dont il jouit au sein du caucus québécois Pour un homme qui aime se vanter de n a-voir d’autre maître que la vérité toute nue, ces acrobaties laissent songeur.11 est vrai que M.Trudeau reconnaît désormais deux vérités, celle du critique social et celle de l'homme d’action.Peutêtre lui arrive-t-il, à certains moments, de penser qu'il est possible de chevaucher sur les deux?3.M Trudeau a répété dimanche soir que le problème politique entre Québec et Ottawa se ramène à une "rivalité entre un gouvernement fédéral et les gouvernements provin ciaux".Nous estimons que M Trudeau se trompe, mais c'est là un mal mineur Là où le mal prend des proportions plus grandes, c'est quand Taffirma-tion de M.Trudeau est diffusée1 à travers tout le Canada.C'est alors le Canada anglais tout en- -LE DEVOIR- MIS 1)1 I* \K Ml VHI MOI H \SS V I » III J \\\ Il K IQM Claude RYAN Andre LAURENDEAU Directeur Redocteur en chef Redocteur en chef adjoint Paul SAURIOL Directeur de l'information Jeon FRANCOEUR Trésorier Arthur t-CFEBVRE If DEVOIR est publie par l'Imprimerie Populaire Limitée société a responsabilité limitée dont le siege social est ou no 434 est.rue Notre Dame Montreal II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc, o 9130 rue Boivm, Ville LaSalle Seule la Presse canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dons “le Devoir ABONNEMENTS: édition quotidienne.Montreal, Quebec, lévis et bdnlteuej 12 mois $25.00, 6 mois $13 00.3 mois $7 00 Ailleurs au Conada 12 mois $20 00 6 mois $11.00, 3 mois $6.00 A l'étranger: 12 mois $35.00, 6 mois $18 00.Edition du somedti 12 mois $6 00.le ministère des postes o autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de 2e classe de la présente publication.TtllPHONt 844-3 361 tier qui risque d’être induit en erreur par les propos simplificateurs du ministre.Aux Canadiens anglais qui seraient tentés de se laisser séduire par cette argumentation superficielle, nous conseillons de relire attentivement certains passages du rapport Laurendeau-Dunton sur lesquels nous attirions samedi dernier l’attention de M, Trudeau Nous avons l’impression que M.Trudeau n’a pas réussi à surmonter, quand il parle dans des circonstances comme celles qui lui étaient offertes dimanche soir, la tension intérieure que lui cause l’existence du phér amène nationaliste canadien-français Au lieu d’accepter ce phénomène comme une donnée objective dont l’homme politique doit s’accommoder le plus efficacement possible, il semble enclin à le refuser et à le combattre.Cela donne à ses interventions un ton crispé, un style tendu, une raideur à peine contenue, qu’il essaie de dissimuler sous les dehors de l’ironie et d’une indifférence altière, mais qui n’en sont pas moins perceptibles pour l’oeil exercé.Nous comprenons la réaction de M.Trudeau, d’autant plus que nous l’avons maintes fois éprouvée1 nous-même devant certaines mesquineries dont nous fûmes et continuons d’être l’objet de la part de certains éléments de notre milieu Nous ne saurions toutefois l’entériner.car nous considérons que.si elle n’est pas vaincue, elle pourrait être très mau vaise conseillère pour celui qui sera peutêtre demain premier ministre du Canada L’orientation des émissions d'affaires publiques à Radio-Canada S’il faut en croire une information publiée dans La Presse d'hier, les autorités de Radio-Canada s'inquiéteraient d’un certain biaisage politique qui se serait manifesté depuis quelque temps dans les émissions d'information et de conunentaires de Radio-Canada.Elles auraient adressé aux responsables montréalais du reseau français des commentaires et directives qui trahiraient, de leur part, une profonde inquiétude Au risque de scandaliser des âmes pieuses, nous écrivons sans hésitation qu'à la place des autorités de Radio-Canada, nous éprouverions aussi le besoin d'une certaine vérification.A côté de réalisation impeccables tant à la télévision qu'à la radio, il arrive trop souvent en effet, qu'on soit témoin de déséquilibres si marqués, tant dans le choix des sujets que dans celui des invités, qu'on ne peut éviter de se poser assez fréquemment des questions.Certains responsables nous l'avons déjà écrit se comportent sur les ondes de Radio-Canada comme s'ils étaient les véritables proprie-taires des émissions qu’ils dirigent et comme s’il leur était permis, de droit divin, de proférer ou de laisser dire sans contrepartie les sottises les plus monumentales Ce n'est pas ainsi qu’il faut concevoir la véritable liberté des ondes: il y a malheureusement eu à Radio-Canada trop de laisser-aller à cet égard.Constater un problème n’est cependant pas le résoudre.Dans le cas qui nous occupe, nous doutons que des communications comme celles qui viennent d’être divulguées soient la meilleure façon d’aborder le problème.Loin de régler le problème.certaines directives peuvent être de nature à l'envenimer, à le faire dégénérer en querelle politique Comme les esprits ne s’entendent point, autant à l'intérieur qu’à l’extérieur de Radio-Canada, sur l’existence, la nature et l’ampleur du problème, U est évident qu’avant de porter un jugement catégo rique, les autorités devront procéder à des enquêtes rigoureuses.Ne pourraient-elles pas, à cette fin, choisir de suivre avec une attention particulière quelques semaines de programmation et confier à des équipes d'observateurs de très haute qualité (choisis en partie parmi les collaborateurs de la Société Radio-Canada et en partie parmi des observateurs indé-pendants mais reconnus pour leur intégrité intellectuelle), le soin de lui soumettre d’abord des faits et des observations précis.Sur la base de telles observations, il serait plus facile de porter un diagnostic et de définir des orientations pour l’avenir Ce que Radio-Canada doit combattre en tout premier lieu, ce n’est pas l’infiltration séparatiste C’est l'ineptie proverbiale de sa propre direction en face de problèmes qu elle a laissé s'accumuler depuis de nombreuses années, sans prendre à temps les mesures vigoureuses qui eussent été nécessaires.Si les autorités de Radio-Canada veulent maintenant prendre leurs responsabilités, il faudra qu'elles procèdent avec un tact infini, avec prudence et méthode.On devine d’avance les méthodes déloyales auxquelles recourront certains petits empereurs pour empêcher qu'on ne les dérange.Cette question de l'orientation des émissions d'affaires publiques à Radio-Canada est trop vitale, trop complexe aussi pour qu'on la règle encore une fois d'un côté à l’aide de colères sans lendemain et de l’autre à l’aide de pétitions-maison signées surtout par des gens qui ont peut-etre plus intérêt à se justifier qu’à faire éclater toute la vérité Attitude inconcevable du maire de Ville Mont-Royal M.Reginald Dawson, maire de Ville Mont-Royal, aurait laissé entendre samedi matin, lors d’une rencontre avec les dirigeants du syndicat des employés de la viile (présentement en grève), que seul M Arthur Matteau était autorisé à négocier avec le syndicat au nom de la ville et que rien ne pourrait être fait en vue d'accélérer le règlement du conflit actuel tant et aussi longtemps que M.Matteau ne sera pas rentré de vacances.De la part d un homme public aussi expérimenté que M.Dawson, ces propos sont nettement irresponsables.Si M Matteau est vraiment le négociateur exclusivement mandaté par la ville pour transiger avec le syndicat, nous ne comprenons point qu’il ait jugé opportun de partir en vacances pendant que se poursuit une grève très pénible.Nous com-prenoas encore moins que les autorités l'aient laissé partir sans désigner à sa place une personne capable de poursuivre de toute urgence les pourparlers sans lesquels aucun règlement ne pourra intervenir Certaias font aujourd'hui "des relations industrielles” comme on pratique une profession confortablement installée Ils oublient qu'ils jouent avec de la dynamite.Des comportements comme celui que nous venoas de signaler causent un tort considérable à la réputation de la partie patronale auprès de l'opinion publique II est temps que la partie patronale s'en rende compte.C.R.lettres Economie et nationalisme Le rapport Gordon lance un cri d’alarme devant l’ampleur du contrôle étranger sur l'économie du Canada et conclut qu’une politique strictement nationale s'impose dans l'immédiat Les auteurs du rapport sont sans doute des grands rèvëUrs Leur projet manque de réalisme Ce serait la fuite des capitaux et la baisse du niveau de vie Nos Canadiens émigreraient en masse aux Etats-Unis.Ces gens veulent élever un mur de Chine autour du Canada et nous restreindre dans un ghetto alors que tout le continent est à notre portée.Une telle conception du nationalisme est dépassée Nous sommes tous des Américains du Nord Nous parlons tous la même langue Pourquoi désunir ce qui est uni A bas les nationalistes (ce sont des masochistes) qui veulent nous diriger vers la faillite Surtout ne parlons plus de ce rap port de crainte de rendre le climat défavorable aux investissements Vive l'option continent .JOSEPH MANTHA Montréal.15 février 1968 n) Tteiuuia ésharp Et si, cependant, te dollar décrochait?.par Jean Luc P\RIS (Le Monde) Après l’agitation et les vives inquiétudes des mois de novembre et de décembre, la fièvre est tombée sur le front monétaire international.Les Etats-Unis ont laissé dans la bataille, on le sait maintenant.1 milliard de dollars d’or, dont près de la moitié est allée grossir la thésaurisation, et le reste les réserves de quelques banques centrales, la suisse et l’algérienne principalement.L’affaire a donc été rude, mais après quelques fausses manoeuvres elle a finalement bien tourné, et fourni des armes aux économistes de la Maison-Blanche pour presser le Congrès d’abolir la règle désuète de la couverture de la circulation fiduciaire, et d'adopter le programme énoncé par le président Johnson dans son discours du 1er janvier.Ce retour au calme, si précaire qu’il puisse paraître, est favorable pour faire le point et scruter l'avenir Le point A part quelques accès de faiblesse passagers, le dollar s’est mieux tenu, depuis le début de l’année, sur les marchés de change que dans les deux mois précédents.Les achats d’or sont retombés à un niveau '‘nonnal'' à Londres, à Zurich et à Paris.Cependant.à aucun moment, et malgré le soutien actif de certaines banques d'émission, la devise américaine n’a dépassé durablement son cours moyen contre devises européennes, à terme, elle est restée faible, avec des déports relativement importants, jusqu'aux derniers jours de janvier Contrairement aux craintes exprimées en France notamment après le message présidentiel de Nouvel An, l’attrait de rendements élevés n’a donc pas suffi pour provoquer un mouvement de capitaux en direction de New York; et le rapprochement des taux d’intérêt qui se dessine actuellement s’effectue par une baisse aux Etats-Unis et non par une hausse en Europe ce qui.soit dit en passant, constituerait un gros soulagement si le mouvement se confirmait.Certes, des incertitudes subsistent; il est cependant évident que la confiance dans le dollar n’est pas fermement rétablie.Le plan Johnson est parvenu à arrêter la dégradation, il n'a pas provoqué le redressement spectaculaire attendu.Sauf en provenance du Canada ce qui jus tement n’était pas souhaité les capitaux n’ont pas répondu à l’appel.Les filiales européennes de certaines sociétés américaines se sont bien précautionnées de crédits en monnaies locales pour préserver l'avenir, les succursales à l’étranger de banques new-yorkaises ont bien recueilli d importants dépôts, mais jusqu'ici on ne signale pas de transferts massifs.L'Europe, pour l’instant, reste un bon refuge.S’il en est ainsi, c’est que le programme présidentiel, trop soinmaire et peu convaincant, a été immédiatement critiqué pour son imprécision, même aux Etats-Unis.En outre, M Johnson ne paraît pas avoir réussi à persuader le Congrès de la nécessité et de l'urgence des mesures annoncées.Les commissions parlementaires ne mettent aucun empressement, c'est le moins qu’on puisse dire, à adopter le relèvement des impôts, qui fait ainsi figure de pierre de touche de la volonté améri- caine de redresser la situation.Comment, dans ces conditions, les déclarations périodiques du président et du secrétaire au Trésor relatives à la défense de la parité de 35 dollars l’once ne seraient-elles pas accueillies avec scepticisme?En réalité, le feu couve sous la cendre, et le moindre événement ou incident peut le ranimer à tout moment C'est ce qui a failli se produire lors de l'affaire du Pueblo, à laquelle le marché de l’or et le marché des changes ont immédiatement réagi Qu'en serait-il, demain, à la suite d’un grave revers au Vietnam?Il y a deux mois, l’opinion au sujet du dollar se résumait par la formule dont nous nous étions fait l’écho (Le Monde.10-11 décembre 1967.): “H est juste temps." La tendance actuelle, dans certains milieux économiques et financiers, serait plutôt à adopter la forme interrogative: "Est-il encore temps?’ Quant à la réponse ., disons qu’elle est nuancée de réserves.Partant de là.on ne peut pas éviter de se poser d'autres questions, pour ne pas être pris au dépourvu dans le cas où.La première est évidemment: Comment les choses se produiraient-elles?” La seconde: "Que se passerait-il “après"?” Cette dernière est naturellement la plus préoccupante, car l’avenir du monde risque de dépendre de la réponse.Comment se produirai le décrochage?A cette question, on est tenté de répondre sans hésitation: fortuitement, Un beau jour, à propos d’un événement peutêtre secondaire, la , fièvre de l'or peut reprendre.Quand la Trésorerie aura encore perdu 1 milliard d'or ou plus en un mois, que les 12 milliards actuels (dont un ou presque appartient en fait au Fonds monétaire) seront devenus 11, puis approcheront de 10, rien ne permet de dire comment réagiront les responsables de la monnaie américaine, et s’ils continueront vraiment, comme l'a dit M Fowler, à servir de l’or jusqu’à la dernière once des réserves, Tout porte à croire le contraire.Comme le rappelait récemment la revue de la First National City Bank of New York, "les Etats-Unis doivent détenir des réserves d'or compatibles avec l'importance de leurs respoasa-bilités internationales.Ils doivent également en conserver pour le cas d’éventualités graves.Enfin, l’or garde son utilité comme trésor de guerre”.C’est si vrai que la Russie et la Chine elles-mêmes accumulent le métal précieux Dans ces conditions, il arrivera un moment où pour arrêter l’hémorragie, et faute d’avoir pris à temps les mesures de sauvegarde nécessaires, le président devra décider à I improviste de suspendre la cession d’or aux instituts étrangers et l’alimentation du “pool” de Londres.Ce sera l'embargo, que déjà réclame une partie de l'opinion publique américaine, mal informée ou indifférente à l'aventure que cela représente.Tout le monde paraît d'accord sur un second point.Si les Etats-Unis cessent de délivrer du métal, il n’y a aucune chance, contrairement à une croyance encore répandue, pour qu’ils rétablissent aussitôt la convertibilité sur la base d’un doublement du prix de l'or en dollars.Pour plusieurs raisons, dont la plus simple est que seul le Congrès dispose, depuis vingt-sept ans.du pouvoir de changer la teneur du dollar en or.alors que le président peut du jour au lendemain décréter l'embargo.Que se passera-t-il ensuite?C'est seulement au lendemain de la décision rendant le dollar inconvertible que l'on pourra en mesurer les conséquences, compte tenu des événements qui l'auront rendue inévitable.On peut cependant, déjà, choisir quelques points de repère.D'abord, l'or.Celui-ci deviendra un simple métal non monétaire.Son prix montera sur les marchés internationaux, puisque ceux-ci ne seront plus approvisionnés par les Etats-Unis, que la production ne suffit déjà pas à la demande et que celle-ci risque de s’accroître.A quel niveau provoquera-t-elle la mise en exploitation de nouvelles mines ou d'anciennes redevenues rentables, à quel moment l'offre sera-t-elle de ce fait sut fisante pour saturer le marché?Il est malaisé de le prévoir.En tout cas, les incidences monétaires seront limitées.sauf à entraîner une accumulation de moyens de paie ment entre les mains des pays producteurs.Plus importante est l'attitude qu'adopteront les autres pays.Pourront-ils désolidariser leurs monnaies du dollar, rompre avec la parité actuelle'’ A cette question, la réponse est généralement negative Le poids économique des Etats-Unis est tel, et surtout l’excédent de leur balance commerciale est déjà si considérable (4 milliards de dollars en 1967), qu’aucun pays ne pourra se permettre de laisser fléchir sensiblement le dollar par rapport à sa propre devise.Placés dans un régime de changes flottants les divers pays seront donc conduits, paradoxalement, à défendre la parité actuelle du dollar et à lui apporter le soutien qu’ac-tuellement certaias lui refusent, non sans raisons d’ailleurs.Et ainsi, nonobstant la perte de prestige et de confiance qu’entraînerait son inconvertibilité, le dollar continuerait probablement à servir de monnaie-repère, de monnaie de compte, et sans doute de monnaie de réserve faute de solution de rechange Il n’est pas certain que les Américains n’ont pas déjà fait ce raisonnement.Si les choses se passaient ainsi il ne faudrait cependant pas en déduire que rien ne serait changé, et que d’un seul coup les partisans de la monnaie sans or verraient justifiées leurs théories.L’instabilité des changes, le monde en a fait l’expérience il y a trente-cinq ans, n’est pas favorable aux échanges.En dépit du G.A.T.T et des accords Kennedy, il y a gros à parler qu’on s'orienterait rapidement vers un repliement des nations sur elles-mêmes ou sur le bloc économique dont elles font partie La méüan-ce monétaire ne peut engendrer que le chaos dans les transactions commerciales, provoquer le retour à des pratiques protectionnistes et le rétablissement progressif du contrôle des changes.C’est d ailleurs malheureusement cette voie dangereuse que dessine le programme proposé par Suite à la page 9 DES IDEES J DES EVENEMENTS Teî DES HOMMES LE DEVOIR.MARDI, S MARS 1968 • S L'écart grandissant entre pays riches et pays pauvres 1 - L'acuité du "drame du siècle" par Pierre Pradervand • Sociologue suisse, P.Pradervand a travaillé dans diverses organisations internationales avant de faire de la recherche en Algérie, d’abord dans les secteurs industriel et agricole, maintenant dans le domaine socio-démographique.Cet article a paru dans la livraison de septembre 1967 de la Revue Développement et civilisations.La plupart des historiens s’accordent à reconnaître trois "révolutions” fondamentales dans l’histoire de l’existence humaine: a) la révolution paléolithique, qui vit 1'appantion de l’homo sapiens et les premiers embryons de l'organisation sociale (entre 1 et 2 millions d’années avant notre ère: le Zinjanthropus est situé vers 1,750,000 d’années av.J.-C.i.b) la révolution néolithique (5.000-6,000 ans av.J.-C), qui a vu la sédentarisation des premiers groupes humains et l’apparition des premières cités, et par suite le début d’une économie capable d’investissements, aussi minimes fussent-ils (ce que ne rendait pas possible une économie de nomades), d’où l’apparition des premières hiérarchies socio-économiques et de la guerre en tant qu institution sociale.c) la révolution scientifique, dont les apphcations technologiques.(la révolution industrielle et celle de l’automation) ont rendu possible l’étonnant développement matériel des deux derniers siècles.La dernière l'introduction de l'automation - a été accompagnée de deux phénomènes fondamentaux passés beaucoup plus inaperçus mais qui en sont les conséquences, à savoir: Le phénomène de la consommation de masse Pour la première fois dans l’histoire humaine, la plus grande partie de la population des pays industrialisés voit non seulement ses besoins de base couverts, mais peut aspirer à la possession de biens de consommation non essentiels.Ainsi, un pays comme les Etats-Unis a vu sa population doubler depuis 1920 alors que son produit national brut a décuplé, passant de 70 à 700 milliards de dollars.L’essentiel de l’augmentation est représenté par des biens et services qui étaient insignifiants ou entièrement absents en 1920.Le même phénomène s'est produit dans les autres pays industriels depuis les années 50 Le P.Galbraith a.il y a quelques années, décrit les mécanismes économiques de cette société d’abondance, dans son ouvrage devenu fameux, "The Affluent Society” et le sociologue américain Vance Packard a lucidement dénoncé les mécanismes d’une ‘économie du gaspillage”, où la publicité utilise les découvertes de la psychanalyse pour mieux abrutir un consommateur sans cesse insatisfait.Progresse-t-elle vraiment cette société, qui fabrique des manteux de vison pour des poupées qui mouillent leurs lits, des cure-dents en or ou à pointe de diamant, des voitures toujours plus puissantes et rapides pour des routes toujours plus encombrées, qui vous sug- gère subtilement que vous ne pouvez vivre heureux sans posséder tel ou tel gadget?Jean-Marie Domenach dénonçait récemment le même phénomène lorsqu’il écrivait: "Des milliards sont dépensés afin de lancer des repas diététiques pour chiens et chats, des crèmes de beauté au lait, aux oeufs, au placenta, dans des sociétés incapables de loger et d'éduquer une grande partie de leur population.Ainsi l’industrie de l’inutile progresse continuellement au détriment des besoins essentiels.D suffit de üre les magazines en vogue: l’un d’eux consacrait récemment une chronique à la nécessité de se laver les dents alternativement de la main droite et de la main gauche, afin de ne pas les user d’un seul côté.Il s'agit de détourner le souci de tout ce qui touche le destin personnel et collectif, les besoins humains, le sens de la vie; il s’agit d’apaiser Tin-quiétude tout en stimulant Tin-satisfaction ("on nous laisse toutes les libertés, avouait le rédacteur d’un de ces magazines, sauf celle d’inquiéter”) en fixant le public des consommateurs sur l’image idéale de la richesse et de la beauté qui scintille à travers les produits les plus inutiles” (Esprit mars 1967) Que Ton assiste en ce moment à la vague la plus phénoménale d’abrutissement collectif de l’histoire, peu de personnes, je crois, le conteste- raient Mis à part les incidences morales et spirituelles de ce processus que nous ne pouvons traiter ici, il est grave par les incidences psychologi ques qu’il a sur l’individu: “Thomo technieus" (car nous pensons que le phénomène commence à pénétrer même les démocraties socialistes) est atteint d’une apathie mentale grandissante que font ressortir clairement les enquêtes sociologiques sur la participation sociale et l’aliénation.Or, cette apathie mentale est grave parce qu elle a des incidences directes sur les problèmes du développement: a) Elle rend les habitants des pays à haut niveau de vie de plus en plus imperméables au processus de paupérisation en cours dans le Tiers Monde: qu’il faille prendre Thomme occidental aux tripes pour lui soutirer quelques francs pour telle ou telle campagne contre la faim en dit très long sur son sentiment d’indifférence, voire d'irritation face au Tiers Monde Mais, comme le soulignait le professeur indien V.Rao dans un article intitulé: "Quelques réflexions sur Tu-topie économique ", les consommateurs nantis des pays industrialisés ne peuvent plus continuer à vivre dans des “nids isolés d’utopie économique”: la prospérité, tout comme la paix, est à la longue indivisible, et de profondes réformes de structure sont indispensables dans les relations économiques internationales."Les jours sont révolus où les pauvres touchaient leur chapeau devant les riches pour de petits actes de charité stimulés par le scrupule; et dans ce monde qui se rétrécit de plus en plus, il n’y aura pas de nations pauvres contentes d’aller leur petit train - train un peu moins mal qu’aupara-vant tandis que les nations plus fortunées marchent vers leur but chéri de l’utopie économique.Il ne peut pas ÿ avoir de paix mondiale sans une dose raisonnable d’égalité croissante et persistante des niveaux de vie dans les différentes parties du monde (.) Ce qu’il faut, c’est l’utilisation globale de ressources et de techniques sur une base globale (.) U faut un vaste et profond changement dans la psychologie de l’opulence.” (Tiers Monde, tome II, 1961).Or.c’est justement Tapathie mentale provoquée par la société de consommation qui 15e MILLE ÉDITIONS DU JOUR g 'COLLECTIONS DE PERLES (ROUGES ET BLEUES) CUEILLIES DANS LE JOURNAL DES DÉBATS PARLEMENTAIRES DU QUÉBEC (1964 À 1968) PAR RENÉ BUREAU ’’Vieille mémere 1 (30 juillet 1963) TOUE, TAIS- TOUÉ! “Lfs bleus sont plus drâles que les rouges !” "Grosse bouffie !" (3 août 1965) $100 bloque pour l’instant ce changement indispensable Pour éviter tout malentendu, nous tenons à souligner que nous voyons cette apathie comme étant d’abord La conséquence directe du conditionnement publicitaire et idéologique propre aux structures capitalistes, conditionnement qui est voulu, comme le souligne la citation du rédacteur rappor tée par Domenach: les structures économiques vicient les structures mentales.b) Le nationalisme, qui était traditionnellement une reaction à base essentiellement affective et sentimentale, se donne pour la première fols une base matérielle dans toute la population, base liée à l’accroissement du niveau de vie: c’est ce qu’un sociologue américain a appelé le "nationalis ne fonctionnel ainsi, les ouvriers de chez Ford ou General Electric soutiennent La guerre au Vietnam, entre autres, parce que une baisse de?commandes militaires se repercuterait par une baisse des heures supplémentaires et qu’ils dépendent de ces dernières piur couvrir leurs achats à c'?dit Nous verrons plus loin ¦.omment ce phénomène peut jouer contre le Tiers Monde Le fossé s’accroît Face à ces "sociétés d’abondance”, un fossé croissant est en train de se creuser entre les nantis et le reste du monde.Plus personne ne nie la réalité de cet écart, les seules divergences résidant au niveau des modes de calcul.Pour citer un chiffre récent des Nations unies, le revenu par tête augmenterait de 10 francs par an dans le Tiers Monde contre 300 dans les pays industrialisés.Mais ces chiffres sont certainement beaucoup trop optimistes, car, comme toutes les moyennes, ils "cachent” des sous-groupes qui se paupérisent dans des agrégats économiques abstraits Quels que soient les chiffres que Ton prend, aucun n’est très encourageant: l’endettement de pays du Tiers Monde croît sans cesse et représente actuellement plus de 15 p.100 de leur revenu national, et ces pays consacrent près du tiers de Taide qu’ils reçoivent de Té-tranger au remboursement de cette dette.P.Bairoch a souligné dans cette même revue la baisse de la productivité agricole dans le Tiers Monde, et le Directeur de la F.A.O., au cours de ces deux dernières années, a lancé plusieurs cris d’alarme concernant la détérioration de la situation alimentaire mondiale: ainsi, en Extrême-Orient, la production agricole mesurée par tête diminuait de 1.5% de 1959-60 à 1963-64; en Amérique Latine, pendant la même période, la baisse a atteint 4.5%, alors que l’Europe voyait sa production augmenter de 6.6% par tête, ce qui fait une différence absolue de plus de 11%, en quatre années! Et ce qui est particulièrement grave est la baisse du taux de croissance de la production dans le Tiers Monde qui, de 2 8% en 1950-55, passe à 1.5% en 1960-64 Mais c’est dans le domaine de la scolarisation que la situation nous semble particulièrement inquiétante, dans la mesure où l’éducation (au sens large, ce qui inclut aussi la formation professionnelle), conditionne à long terme tout le développement Dans un monde qui se "technifie” et où le revenu est de plus en plus relié au degré d’éducation, c’est condamner une personne à la misère, en faire en quelque sorte un paria social, que de la priver d’éducabon; or, les pays en voie de développement ne peuvent dans bien des cas faire autrement qu’éliminer un nombre croissant de jeunes du circuit scolaire: ainsi, en Algérie par exemple, 30% des enfants n’ont pu être admis en première année primaire lors de la dernière rentrée scolaire.Cette annee, 50% dans la même classe d’âge verront les fiortes de l’école se fermer à leur nez, non pas parce qu’ils sont tarés, ou stupides, mais parce que dans un monde qui dépense 350.000 dollars pour tuer un soldat vietcong.ils sont simplement de trop.Selon de récentes sta tisüques des Nations unies, l’analphabétisme dans le monde s’est accru de 200 millions de personnes dans les six dernières années 70% des enfants d'âge scolaire ne vont pas à Técole dans le Tiers Monde.Parmi ceux qui y vont, une grande proportion est éliminée après quelques années d’étude seulement, beaucoup d’autres n’apprennent presque rien à cause des classes bondées, (50 , 60, 70.enfants par classe; dans bien des écoles de l'Algérie, l’instituteur a 50 enfants le matin et 50 autres Ta-près-midi), car la qualité de l’éducation est souvent alarmante.Seule une infime fraction atteint le niveau du lycée ou du collège (une fraction de 1%, alors qu'aux Etats-Unis ce sont environ 20%, et approximativement La même chose en U.R.S.S.).En Inde, pour citer un cas où l’accroissement de la population prend des proportions de catastrophe, on a dépensé en 1963 (dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles) environ 1,40 NF par élève., à peine suffisamment pour une éducation de qualité, sans parler des 132 milhons de jeunes qiù ne recevaient aucune éducation formelle Ainsi, à moins d’abaisser radicalement le taux de natalité, ce qui sera impossible pendant bien des années à venir, une démographie galopante liée aux structures socioéconomiques de ces pays les oblige à priver nombre de leurs enfants d’un minimum d'éducation, s’ils veulent Tas-surer pour les autres Or, comme le développement est en grande partie fonction du nombre de cadres supérieurs disponibles dans l’économie, ceci rend les pays du Tiers Monde tributaires de l’assistance technique des pays dits développés Mais, comble de l'ironie, si les pays développés envoient des cadres dans le Tiers Monde à grand renfort de publicité, on se garde bien de publier le fait que les besoins techniques des pays dits développes font qu’ils prennent de plus en plus de cadres nouvellement formés dont les pays jeunes ont un si urgent besoin .Ainsi, selon un rapport de TUnesco, 43,000 savants étrangers et ingénieurs dont beaucoup provenant de pays du Tiers Monde émigrèrent aux Etats-Unis entre 1949 et 1961 En Grande-Bretagne, ce serait une catastrophe sur le plan médical si les médecins indiens et pakistanais rentraient chez eux Et aux Etats-Unis toujours, (pays “technicopha-ge” s’il en est), selon un récent article de la très orthodoxe revue “Foreigh Affairs”, (Foreign Aid and the Brain LE LIVRE LE PLUS DRÔLE DE L’ANNÉE En vent» partout à $1 00 OUtribuUur: Agence de Dittribution populaire.1 1 30 est de la Gouchetière, Montréal Tél.523-1600 RESTAURANT SUISSE LA MAISON DES ALPES SALON BAR COCKTAILS EXCENTRIQUES CHAMPAGNES VINS ET HERES IMPORTES ATMOSPHÈRE ALPINE RUSTIQUE LICENCE COMPLÈTE RECOMMANDÉS PAR HELEN ROCHESTER DÎNER D’HOMMES D’AFFAIRES $ | 24 SPENCER STEAK ROESTI CAFÉ et beaucoup d’autre* spécialités suisses à la carte Piano ions les jours de 6.30 p.m.à 11.30 p.m.Accordéoniste suisse les «endredis et samedis de 9 p.m.à 2 a.m.Otnrrf chaquv jour de 12 p.m.à 2 a.m.( «*a dimjn« he% de 12 p.m.à 12 a.m.1279 rue St-Marc ,toto*, I VOS Suites de la première page \ < -Z .v " ; + - .Z , QUATRE CEGEP Le document recommande que le CEGEP Bois-de-Boulogne et celui d'Ahuntsic soient complémentaires quant aux options professionnelles.Les deux collèges desserviraient la population de Montréal-Nord.Ahuntsic, Bordeaux, celle de l'est de Laval et du secteur drainé par les axes boulevard Métropolitain-Samt-Hubert-Saint-De-nis.Le CEGEP de Saint-Laurent hériterait d'un 'campus naturel'' formé des immeubles du collège de Saint-Laurent, du pavillon de philosophie et du séminaire Sainte-Croix, trois propriétés acquises par le ministère de l’éducation il y a quelques mois.Le CEGEP pourrait aussi compter l’immeuble du collège Basile-Moreau, appartenant aux soeurs de Sainte-Croix Ces immeubles ont une capacité de 5,000 élèves Le CEGEP pourrait bénéficier en outre des laboratoires techniques de l'Institut de technologie de Vau-dreuil et de l'Institut aérotechnique de Dorvai Le CEGEP de Saint-Laurent desservirait le bassin suivant: Saint Laurent, Cartiemlle, Ville Mont-Royal, Côtes-des-Neiges.l’ouest de nie et le comté de Vau-dreuil, ainsi que l’ouest et le centre de Laval La chentèle scolaire de 111e Jésus serait dirigée, selon le cas.vers le CEGEP Lionel-G roulx (Sainte-Thérèse), les CEGEP Ahuntsic et Bois-de-Boulogne ou vers celui de Saint-Laurent Suggestion qui vaut dans la mesure où l-aval ne serait pas dotée de CEGEP en septembre prochain.On sait que divers groupes de Tile Jesus et notamment les finissants du cours secondaire mènent campagne pour obte-mr l’ouverture d’un collège d’enseignement général et professionnel dans Laval LES MESSAGES glaises de ( émission matinale qui a succédé à CHEZ MIVILLK.la répétition une fois de BOZO LES CULOTTES chantée par l'indépendantiste notoire Pauline Julien à I emission LES CAILLOUX mercredi soir dernier et on se fait rapidement une idée du climat qui preside aux émissions des réseaux que je considère tou jours comme étant ceux de Radio-Canada et non de Radio-Québec J’en passe mais croyez-moi je ne suis jias sans m'apercevoir avec quelle systématisation dans la conjoncture politique actuelle les Affaires publiques de Mont real et à un certain degré, le Service des nouvelles, s’ingénient à ne refléter que le point de vue québécois II faut être naif pour croire encore le contraire On m'a servi jusqu'ici l'argument de la stupidité, de l’inconscience.ou de l’erreur humaine.J’ai été patient J’ai conseillé.J'ai plaide J'ai même prié Mais, ce matin, je me refuse a accepter plus longtemps des explica lions aussi banales et ne peux que penser qu'une minorité agissante du réseau français s'emploie délibérément a saboter le pacte confédératif II en est de même en matière syndicale à tel point que nous ne jouissons plus de la confiance d'une très grande partie de nos auditeurs On m'objee tera que Radio-Canada s'efforce de coller a la réaüte Devant la désaffection manifestée par une forte partie de notre auditoire à l’endroit de nos émissions, j< suis plutôt porte à croire que nous collons à la pensée d'un groupe minoritaire.Vous me trouverez dur et peut-être intraitable.Mais voila animé par un sentiment d'integri té et d'honnêteté, et fidèle aux principes de la liberté d'information que j'ai défendue avec acharnement tout au long de ma carrière.je ne me résous plus à prêcher dans le désert Que "Option Québec", que les theses must es et souverainistes, que la personnalité de Rene Lévesque dont je ne saurais contester la vitalité, aient captivé les sentiments et l'imagination de certains de nos collaborateurs, je suis assez intelligent pour le comprendre Mais que ces colla borateurs ne puissent eux-mêmes (aire abstraction de leurs opi nions ou de leur option personnelles, que leur émotivité les pousse a vouloir faire triompher une thèse au sujet de laquelle l'unani-mite est loin d’être faite cela dé pisse mon entendement et viole outrageusement le principe de scrupuleuse objectivité qui doit présider à la preparation et à la diffusion de toutes les emissions de Radio Canada sans exception Une forte proportion de nos auditeurs n’a plus que faire de la pléthore d'émissions à problèmes que nous diffusons chaque semai ne depuis les problèmes religieux jusqu à ceux de la sexologie et de la politique Qu'on leur permette donc un peu de se détendre, qu'on leur indique parfois ce que notre société a de bon On me dira sans doute qu un couple heureux n 'a pas d’histoire.Pour en revenir à "Option Québec".Monsieur Lévesque est conscient qu'une telle publicité ne s'achète pas 11 a d'ailleurs remercie Monsieur Baulu et Mon sieur Normand avec effusion samedi soir dernier Qui, avant lui, a bénéficié d'une telle audience'' Le sénateur I-amontagne.au mo ment de la parution de ses ouvra ges sur le fédéralisme canadien.Monsieur Walter Gordon, le chef de l’opposition aujourd'hui premier ministre.Monsieur John son, au moment de la parution de Egalité ou Indépendance" ou plus récemment, Monsieur Kie rans au moment de la publnaüon "Challenge of Confidence"?Je vous le demande Non.en vérité, je suis plus que préoccupé par ce qui se passe sur nos antennes J'ai été assez confiant pour croire que le racisme ne trouverait jamais sa place dans nos emissions, que nos collaborateurs étaient assez liberaux, dans le sens large du mot, pour ne pas se livrer à une propagande orchestrée On nous accuse parfois nous, de la Direction de tenter d'orienter lintormaüon.de vou loir la diriger Je serais le premier a démissionner si on voulait m'imposer un tel régime mais, d'autre part, je ne puis admettre que le dirigisme vienne d’une poignée d'individus dont nous connaissons les buts politiques avoués et qui procèdent la plupart du temps avec subtilité à un lessivage de cerveaux digne des officines de propagande les nueux organi sées Je serai à Montréal mercredi et jeudi Je tiens à discuter cette question une fois de plus avec vous et nos collaborateurs et à envisager les mesures à prendre immédiatement pour que soit sauvegardé te principe de l ap partenance des ondes à tout le monde et non à des minontés aeressives MARCEL OUIMET Le deuxième message Je message du 19 janvier Secret-urgent Je prends connaissance de vos explications au sujet de "La gang à Lévesque" Je suis fort aise que dans votre esprit et dans celui de Marcel Blouin, cette émission devait être diffusée dans une dizaine de jours au plus tôt Mais l’absence de Marc Thibault n'excuse aucunement le superviseur d'AUJOUR D'HUI de ne pas avoir pressenti Marcel Blouin ou vous même quant à l'opportunité de procéder uès mercredi à ce reportage.Monsieur Godin n'est-il pas cons cient de la politique d'équilibre qui doit en tout temps prévaloir dans le contexte de toutes nos émissions et du danger de l'information facile et superficielle, marque des journalistes peu sérieux Il ne suffit pas de l'interroger sur çette aftaire.il importe de lui souligner son manque de jugement.C est à se deman der si les responsables de l'information vivent dans un vase dos et ne savent plus ou feignent de ne pas savoir ce qui se passe Quant à 2 + 1.son inscription à I horaire ne fail qu'aggraver la situation, elle ne se defend pas plus aujourd’hui que mercredi dernier Je comprends que sa suppression soulèverait un toile de la part des forts en gueule qui réclament la liberté d'opinion pour eux mais qui c’est plus que probable la contesteraient à leurs adversaires L'invitation à Lévesque ne se situe aucunement entre Kioraas Mar chand ou Trudeau, que je sache, le chef souverainiste n'est pas candidal à la direction du parti lihéral-federal II n'est même pas chef d un parti provincial reconnu Je regarderai cette émission avec attention.Je demande égale- J S.PORT- ROYAL 1455 ouest, rue Shet^rooke î * J s: SS- Trop loin du Centre de Montreal ^ Port Royal .vous rapproche de tout et vous offre, en plus, les plus beaux appartements Studio^ 1 2 et 3 chambres à coucher, et plus, à partir de $215 $285, $350 $565 et plus.Inclus : électricité, rideaux de so leil, locker pour chaque appartement, etc.DEMANDEZ N05 PRIX MEUBLES Sur rendez-vout leuieman* Angel* Sole F R I Courtier B 10 50Uu 27'; 27 27 13000 17 16 16 - 1 '?1200 11'/ )1=; r 11'-/ + '?310 320 12 84 22 780 130 28 57 20 $11 3rr 12 ï 9-.39 22 89 14v $68 62844 8500 21350 10750 lOeOO 370 3000 21 8300 46 1622 630 350 $1! .• lOlOO 41 2600 28 .5000 7'; 2450 205 200 410 2000 205 9000 i7‘; 113500 10‘> 610 $16’4 1260 $28 185 $58 1200 22'.44624 26 17000 72 100 395 2100 170 5000 29a! 5111 147150 2000 500 1700 305 12005 $17 2300 74 10600 79 3202?16 11000 15 2000 23 62 645 26 315 43 11'^ 84 22 765 125 27'.55 19=.11 29 12 9 .35 V 22 88 14 .68 500 150 84 ^ 15 34 250 655 11^4 11 79 22 335 12?12’x 16 163 63 360 20 45 620 ir-40 28 7'.200 405 200 16 = 7 8 = 7 16 27^4 56'.22'; 24 66 395 165 16 27 34 31 80 68 300 16=; 70 77 15 14 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59X 18 14 14 / IX 195 195 195 5X 530 5)5 520 143X 3X :t25 3X IIX 32 32 32 ?80X 23 ., 21 23 71040 69 55 65 lOX 4 4 4 60X 14 12 13 55X 15 14 .15 i : 13AX 143 13b IJb 5X 20 20 20 5X 149 145 145 55X 10 9 10 lOX 1?'.11, 11 ¦/ - IIOX 27 35 25 i 9'* 315 .13‘.Valeurs minières hors-liste Court fournis por Bon9ard, Leslie 61 Co.Ltd.Suite 1522 Royal Bonk of Conodo Building, Place Ville-Marie Montreol 2, Cfuc.lOX 1132 3X 235 $4?310 42 310 4?310 1 STOCK Oem OH STOCK Oem OH.$6 6 6 ABCTA 12 14 (yiSPE ('OPPER 44 4« $4?43 42 + 'k ALBATROSS 10 20 GIBSON Off 5 $7*4 7*4 7*4 AœNlC 2 5 (;ASPESiA 25 35 $18*» 18*, 18*» - •» ADVANCE RL 6 8 GL NICKEL 400 20 $17'.17'» 17'.' 4 AMAI.MNG $ Bld HIK'AMP 56 66 $26 ^ 36'.26'.?'» AMER CHIB 2 5 IMP MIN 20 25 $28 27S ?7*» + 'B AMERlt' 5 Bld INDEPENDI-ÎST 2 4 $71 71 71 + 3 ARNO RA Off IV» IRDQDOIS 5 10 $39 39 39 ?BALD MTN 2*» 4*» JAfTC WAITE I S $6=4 6=4 6*4 t bI':aik’Hemin Off 40 jUBn,EF: 125 140 $35 / 34 34 1=/ BEADPORT H 1$ 20 JIMA 8 10 $49‘4 48'» 48 » 1=4 BOMA CH'B S 10 KEWAGAMA • 0 $7'/ 7', 7 >4 BURKEX 11 14 KUKATUSH 5 6 $14 13*4 13* - '•J BRACE MA(' 1$ 17 LJ8 HOUSE 1» 22 X X X • 4 CDN JAVE1,IN 11*4 4» IJEEDS MTLS 6 10 $7*4 7'/ 7*4 + '» CASTLE TIN 57 •0 LTITLE TEX OH 10 $31 ?1 21 (MB TOWN 40 5 LUN ECHO 25 30 140 140 140 C1£ARWATER » 5 MADKX 19 24 $5-/ 5'/ 5‘?(u-niü 15 20 MAIN OKA 5 10 $36 = 4 25'z 35*4 = ( COl.DMBIA R 40 45 MARINER 22 25 $43'/ 43’, 43’/ ¦‘4 aiVIER 3 5 MARTIN BIRD H l*k 726 7?5 725 5 DASSON Off 10 MATTAGAMI EX Off 5 $15*4 15', 15'» DEl,èSSEPS 55 «6 MILADO 3 6 $17*i 17 17** DORAI.12 20 MOLYBIA 20 25 $14 ; 14 = 4 14’.DIÎBISSON S 6 M CARTIER 44 54 $X'4 X X • 1 DDC'ROS 60 70 NAGANTA 15 25 $44 44 44 1 hl^MAf' 3 5 NEW BASKA 10 iS $13'/ 13=/ 13*?HS OlA EXPL Off 10 NflMROD 15 25 $6 6 6 (;anda silver 7 10 NM COPPER 4*» 7*» 370 3X 3X 30 GOLD STAR i 8 NEW INS(X> 20 25 3115 39» I SI 9 30 un 1S7D • 52 7 1« 4 51 SOS um 13 03 yn 4 n 4 41 4 e so 44 52 M • 57 7.14 1179 12.91 SM 146 10 06 lie 1Z7 1 41 435 479 9 61 3M 13 31 14 53 17 13 17.30 7 18 7 79 6» 7.Z3 7,33 7 70 5 10 5 57 • 96 7.61 FONDS MUTUELS Covn foornn pOf franen I OuponrtfCo.ACet 1 30 36 U veiile 65 5 878 80 1 892 813 FrCam 50g 326 Sen\ D«t 655 87 8 802 892 811 F>f«t 140 64 Mims I>er 66.6 87.6 000 803 81 3 FMCcp 75 >104 Ann Der 716 940 83 4 921 875 F MC pf2 25 >11 1967-8 Haul 7J0 956 849 92.5 894 Ford 2 40 243 1967-8 Bas 64 6 86 1 780 88.7 784 Frueh 1,70 83 1966 Haut 795 101 4 86 1 93 1 907 Gen Dyn 1 471 1966 Ba.» 70 1 889 792 904 837 (^enEle 2X 322 Cours des changes 93 153 Afrique du Sud Hand 1 53 AUemagne Deutsche Mark 2718 Angleterre LivTe 2 609;i Argentine Peso 0032 Australie Dollar 1 Z251 Autriche Schilling 0422 Belgique Fram 0219 Brésil ('ruaetro Novo 3409 ('hih Escudo 1571 Danemark Couronne .1459 EtpuSW Peseta 0157 FYance FYanc 2211 HoUanth' Florin 3016 Italie Ijre 001741 Japon Yen 003008 Mexique Peso 0671 Etats L=m.s Dollar 1 08 3 4 Norvège Couronne 1523 Nouvelle 7>iande Dollar 1 2883 Pérou Sol 0279 Suede ('ouronne 2106 Suisse FYanc 2503 Tchécoslovaquie ('ouronne IS15 Venexuela Bolivar 2425 GFds 2 40 Genln I XI Gen Mills X 47 GMC 85p 373 GPCem 80 GPrec 90 GTetF 1 40 GT.re X GaPac lb Gdnch 2 40 Gdyr 1 35 GrandU Xh Gt AP 1 30a Gl No Ry 3 GulfO 2X Heinz 1 40 High Volt Honywi 1 10 227 9?*, $6S $6» 1005 $13H 653 $8 6=7 6‘?13'4 6 = .-6*4 13 = 4 8'» 7>y STOCK Dem.Off NEW A D 5 8 NATL MAL 325 40 NEW LORIE 10 IS N BORDl.'LAt 40 5 NOlîVEU.E 42 52 NIPIRON 60 70 NDRgiJE 8 10 OKLEND 1 2 OLYMPUS Off 25 Nl*:W PASCAUS 40 50 PRADO 240 60 PYROTEX 210 20 QDEJO 3 6 RADIO mu.60 70 band MAL 4 7 RAND LUX Off 25 SCANDIA M $ 15 SEAWAY 2 4 SCOTT ('mB 1 2 STARUGHT V4 1*» SDLUCO 5 5*» THUNDER BAY 200 10 TIMROI) 35 45 UNm3) CHIB 34 40 WACO PETE 4 7 WATSON LAKE 2 4 WM LEYS 2 4 YOUNG DAVE 18 19 Bourse de N.Y.(AFP) Le marché a traduit par une forte baisse, attei/inant a peu près tous les compartiments.la crainte d'une nouvelle escalade de la guerre au Vietnam et de graves répercussions du déficit de la balance des paiements sur le système monétaire international, c’est-àour la première fois depuis le 22 janvier, date à laquelle les séances avaient été écourtées de 90 minutes pour permettre aux firmes de briikers d'assurer le surcroît de travail administratif et comptable dû à um- intense spéculation A l'atmosphère de suspense concer nant les nouveaux renforts que le président Johnson décidera d'envoyer au Vietnam s'ajoutent les incertitudes sur les mesures législatives demandées par l'administration au congrès: taxe sur les voyages à l'étranger et surtaxe fiscale.Contrairement à la séance de vendredi, les "blue chips " ont suivi le mouvement général, ce qui s’est répercuté sur l'indice des in-dustriellt-s Les ordinateurs ont, à nouveau, été parmi les plus affectés par les dégagements.Par contre, les métaux non ferreux ont été soutenus, tandm qu'um* (-ertaine résistance se manifestait parmi les chimiques, tandis qu'une certaine résistance se manifestait parmi les chimiques, les papeteries, les tabacs et les alimentaires HouseFin l HBdy 3 40a HlCent 1 X IngRand ?InsNA 2 40 IntIkSt l X IBM 5.20 IntHarv 1 X 102 I Nick 280â intPap 1 35 Int TT 1 70 JnMan 2 20 KaysRo X Koltogg \ 40 Kennec 2 ?9‘» 42 18-; 28*4 26 37'/ 15 4 »*> 58 48 .32*.51 .49 4 35-/ 46 / 84*4 70 » 40 *x 35-.74 H 13*4 36=4 38 < 24 =» 58'.X‘4 48*/ 22*4 29S X*?70*.40-/ ?'» X'/ 32*4 6?-4 54 4 41 52 =?28 -• 5X 33'» 41 104*» 103'?103' 291 27’» 26H 27» 29»» 45', 18 '» »'.27 38*4 15-» 31=, 61 49 33 = 4 51*4 49’» 36*» 48 4 87*4 72 42 35'» 75'» 14 37 = 2 39S 24*» 59*4 61*4 49-, 23'/ 29'» 52'» 7?*» 42 23 33‘, 63': 56 % 4?*/ 53*4 28*.257 573*.33* 41 X*» 17H 23 ='4 12 *y X 75 26 X'y 23=^ 52H 11'» xv« 34?X 31'» 28'.55'» 41 =» 46 *» 56* 40*» 114 40*4 42 62’» 32 29^% 73*» »='* 26 38 67*.12S 23“^ 40’» 157'» 38*4 47 Xt 33*» 8‘4 48S 15 36’» 53‘.62'» 3?51 46S 25', 59*4 127 46-4 33=» 42H 33 28s 47 S 97=4 22'-.37 = 4 47 = 4 42*4 29S 17'.X / 70*4 153 79’* 131 29*4 42'/ 18H 29 26 37 = / 15*4 X*4 58-4 48=.- 33 51H 49-1 35 = 2 47=» 84*4 70*4 40 .35 = 4 74*4 13*4 36*» 38*4 24 =» 58*% X'» 48*» 22*4 29 S 52 71 41 2?=» 9) 32-» 63'»?54 4 41*» 53 28 = 2 56?33 =» McDon 811 164 72H X MIcGrH 60a 116 4?*» 41*» Mclntyr 2X 20 89'.McKe«lX 24 39=^, MGM120b 77 X'4 MidkJR 1 40
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