Le devoir, 19 septembre 1970, samedi 19 septembre 1970
nation ¦ la météo Généralement ensoleillé avec un maximum de 65 é 70.S Janvier LE DEVOIR Fais ce que dois VOL LXI NO 2 1 8 Montréal, samedi 1 9 septembre 1970 15 CENTS L'armée royale pilonne Amman La 6e flotte est prête à intervenir Les mouvements de troupes, de navires et d'avions américains en direction de la Méditerranée orientale et les déclarations du Département d’Etat et de la Maison-Blanche, hier, à Washington, ne laissent plus de doutes sur l’intention des Etats-Unis de faire intervenir leurs forces en Jordanie “dans certaines circonstances” ce qui donnerait une dimension nouvelle à la guer- re qui oppose depuis deux jours les fedayine à l’armée royale jordanienne.Ces “circonstances” qui nécessiteraient l'engagement des forces américaines se ramèneraient en fait à trois possibilités: • empêcher la chute du régime “modéré” du roi Hussein, s’il menaçait réellement de chanceler.• s’opposer à l’internationalisa- tion du conflit si les troupes irakiennes ou syriennes participaient aux combats; • protéger “in extremis” les ressortissants américains, y compris les otages du FPLP, cette dernière raison pouvant servir “d’excuse" aux deux autres, aux dires mêmes du président Nixon, selon certaines sources américaines.A la suite de ce développement, le Front populaire a fait savoir que si les Américains débarquent en Jordanie, “aucun citoyen américain ne sera plus en sécurité" et a menacé de transformer la région ' en un véritable enfer' '.La Grande-Bretagne, de son côté, se tient prête à évacuer, en cé cas.les ressortissants britanniques de Jordanie.mais Londres a tenu à préciser que, contrairement aux Etats-Unis, elle n'envisage pas de soutenir militairement les avions de transport qu’elle prépare à cette éventualité.Dans cet ordre d'idée Londres a démenti la nouvelle voulant que ses troupes à Chypre soient en état d’alerte.D’autre part.Sir Alec Douglas-Home, secrétaire au Foreign Office, s’est entretenu hier avec M.Abba Eban.ministre israélien des Affaires étrangères.On souhaite dans les milieux anglais, que le gouvernement israélien assouplisse sa position relative aux demandes du Front populaire, afin de faciliter le règlement du problème des otages.La Suisse a demandé officiellement, hier, que les otages soient transportés dans d’autres Etats ara- Voir page 2 : La Jordanie Z 'épiscopat dénonce les tortures au Brésil OTTAWA "Quels que soient les pays où des formes de violence se produisent et sur ce point, le nôtre n’en est peut-être pas exempt! - elles doivent être déplorées, réprouvées et dénoncées au nom des droits de l'homme et de l’enseignement de l’Evangile." C’est en invoquant ces motifs que les membres du conseil d’administration de la Conférence catholique canadienne (CCC) manifestent leur solidarité "avec leurs frères évêques" du Brésil pour dénoncer les tortures subies dans ce pays.Dans une courte lettre qu’ils ont adressée à l’épiscopat brésilien, les évêques du Canada affirment ne plus douter de la véracité des tortures pratiquées au Brésil et font leur un paragraphe de la lettre collective de l’épiscopat brésilien se lisant comme suit: “Nous ne pouvons admettre les lamentables manifestations de violence qui se traduisent par des hold-up, des enlèvements, des morts ou toute autre modalité de terreur.” Les évêques canadiens partagent en outre l’angoisse de l’épiscopat brésilien quand ce dernier estime que l’exercice de la justice est "fréquemment violé par des procès indûment prolongés, par des détentions effectuées sur la base de simples suspicions ou d’accusations précipitées, par des enquêtes Voir page 6: Les tortures Le premier ministre d’Israël, Mme Golda Meir, et le président des Etats-Unis, M.Richard Nixon, ont eu hier un entretien de 80 minutes portant sur l’aide économique et militaire de Washington à Tel-Aviv ainsi que sur la reprise éventuelle de pourparlers de paix au Moyen-Orient.(Téléphoto AP) i ÊÈËÊ Préalables aux pourparlers de paix Mme Meir exige le retrait des missiles et le respect de la trêve WASHINGTON (d’après l’AFP) -Mme Golda Meir, premier ministre d’Israël, a répété à satiété hier que son pays ne participerait pas à des pourparlers de paix tant que ne serait pas acquis le retrait des missiles Sam 2 et Sam 3 le long de la rive orientale du canal de Suez et tant que continueraient les viola- Le conseil de l'Organisation de l’aviation civile internationale a reporté au 29 septembre la discussion des propositions des Etats-Unis et du Canada qui ont demandé aux nations de prendre comme sanction contre la piraterie aérienne la suspension de tout service aérien avec les pays qui offrent asile aux pirates.Parlant à la réunion extraordinaire du lions du cessez-le-feu au Moyen-Orient.Aux journalistes, lors d’une conférence de presse de 40 minutes, au président Nixon, dans un entretien de plus d’une heure et dans ses discussions, à deux reprises, avec le, secrétaire d’Etat M, William Rogers, le chef d’Etat israélien a répété qu’elle souhaitait que l’Egypte conseil de l’OACI, à Montréal, le secrétaire américain aux transports, M.John Volpe, a qualifié la piraterie aérienne de menace internationale et a réclamé le boycottage international de tout pays qui: retient “à des fins de chantage international” les passagers et l’équipage de tout avion saisi illégalement; ou refuse d’extrader ou de poursuivre les Voir pago 2: L’OACI fût aussi amoureuse du cessez-le-feu que l’est Israël et que le but de sa visite aux Etats-Unis était d'exposer, notamment, les besoins (étendus) d’armements de son pays.Mme Meir voit une concordance d’opinion entre Tel-Aviv et Washington quant à la plupart des points touchœ au cours des entretiens officiels, auxquels assistait notamment l’ambassadeur israélien à Washington, le général Yitzhak Rabin; les seules divergences de vues entre les deux pays auraient trait à la formule qui mènerait à la reprise de la mission Jarring au Moyen-Orient.On note que les déplacements de Mme Meir et de son groupe n’étaient connus qu’à la dernière minute et qu’une véritable petite armée d’agents américains et israéliens s'attachait à ses pas, le service d'ordre américain étant visiblement nerveux à l'occasion de cette visite qui coincide avec une aggravation de la situation en Jordanie et avec des mouvements de la 6e flotte en Méditerranée.La rencontre Nixon-Meir, que la presse américaine décrit comme la plus importante dans l'histoire des 22 ans de relations entre Israël et les Etats-Unis, Voir pago 2: Mme Meir Le taux du dollar reste flottant BRUXEXLES (PC) - Le ministre canadien des Finances.M.Ed-ar Benson, arrivé du Canada ven-redi, pour assister à la réunion la semaine prochaine des ban- auiers mondiaux à Copenhague, a éclaré que le gouvernement canadien ne songe pas à limiter de nouveau le dollar canadien à son niveau élevé actuel sur le marché international des changes.M.Benson a déclaré aux journalistes que le Canada se conformera pour le moment à sa Voir page 2: Dollar ¦ Un éditorial de Claude Le-melin: le dollar flottant et la constellation des monnaies (Page 4) ¦ L'avenir de TDH: le comité exécutif de Montréal hésite entre deux formules (Page 3) La piraterie aérienne: l'OACI ajourne ses discussions au 29 Le français, langue de travail La Chambre de commerce du Québec s'oppose à une intervention législative de notre envoyé spéciel, André Cherbonneau SHERBROOKE - La Chambre de commerce de la province de Québec s’oppose à une intervention législative du gouvernement québécois en faveur du français comme langue de travail.Ce n’est qu’aujourd’hui que l’Assemblée générale aura à se prononcer sur une résolution traitant de cette question mais, d’ores et déjà, il est prévisible qu’elle rejettera la résolution présentée par la Chambre de Montmorency à l’effet que “le gouvernement du Québec adopte une loi pour rendre le français langue de travail et langue d’usage au Québec”.Déjà le comité des résolutions, le nouveau président de la Chambre provinciale, M.DonLd Myers, et le comité sur l’administration gouvernementale ont recommandé de rejeter cette proposition.Le comité des résolutions, pour sa part, demande de la rejeter “parce qu’en cette matière, les mesures législatives ou coercitives seraient extrêmement difficiles de conception et d’application particulièrement pour toutes les sociétés le moindrement élaborées”.Quant au président, M.Myers, il a expliqué au cours d une conférence de presse donnée hier à midi, que son opposition à l’adoption de mesures législatives en faveur du français comme langue de travail ne tenait pas au fait qu’il était anglophone ni à quelconque objection au français comme langue de travail dans les industries, a-t-u précisé, où les employés sont majoritairement de langue française.Selon M.Myers, l’adoption du fran- çais comme langue de travail est déjà une chose acquise dans l’esprit des chefs d’entreprise, à quelques exceptions près Le problème ne se situe donc pas.à son avis, au niveau des buts mais au niveau des moyens.A ce dernier niveau, l’intervention gouvernementale ne devrait pas.dit-u.être d’ordre législatif.Livre blanc, pressions du premier ministre auprès des chefs d’entreprise, voilà, d’après le nouveau président de la Chambre provinciale.le genre de moyens efficaces pour parvenir aux mêmes fins.M Myers se dit cependant prêt à se rallier à la volonté des chambres locales.“En tant que président, dit-il.le suis comme un avocat: je représente le client, en l’occurrence la politique de la Chambre.A ce titre, conclut-il.je suis un francophone." Il est cependant douteux que l’assemblée générale se prononce aujourd’hui contre son opinion, celle du comité des résolutions et celle du comité sur l’administration gouvernementale ui avait hier à étudier la résolution e la Chambre de Montmorency.Ce dernier comité ainsi que ceux des ressources humaines, des richesses naturelles, de la vie économique, et de la vie de la Chambre, avaient pour rôle de passer au crible non seulement les 196 résolutions qui constituent les politiques d’action "70” de la Chambre, mais également les 64 nouvelles recommandations présentées par les chambres locales en vue de leur adoption par l’assemblée générale qui se tiendra aujourd'hui.Dispersés aux quatre coins de la ville Voir pogo • : La Chambra La guerre psychologique des spécialistes Grève tournante et menace d'exode massif par Jean-Luc Duguay Une grève tournante des anesthésistes.des radiologistes et des chirurgiens ainsi que l’arme psychologique de la menace d’un exode massif vers l’Ontario de quelque 800 spécialistes: tels sont les principaux aspects de la stratégie qu’entend suivre la Fédération des médecins spécialistes du Québec afin de forcer la main du gouvernement sur l’assurance-maladie, révèlent des sources dignes de foi.Mis au courant de ces informations, un attaché de presse de la FMSQ.après consultation avec les dirigeants de la Fédération, a ainsi transmis au Devoir la réaction officielle des médecins spécialistes.‘Pas de commentaires." La grève, baptisée par les stratèges de la FMSQ “Opération ARC" (Anesthésistes - Radiologistes - Chirurgiens), semble considérée par les dirigeants de la Fédération comme l’arme ultime afin de convaincre le gouvernement d’amender la loi sur l’assurance-maladie (bill 8).“ARC” aurait pour effet d’immobiliser, à toutes fins utiles, les services dans un hôpital donné, seuls les services d’urgence étant maintenus.Cependant, apprend-on d’autre part, la grève serait tournante, ce qui signifie que tous les hôpitaux ne seraient pas paralysés en même temps.Avant d’appliquer “l’Opération ARC”, les dirigeants de la FMSQ attendent les résultats de la conciliation du juge André Montpetit, entreprise mardi.Le conciliateur s’est fixé un délai “raisonnable, qui peut être de plus de dix jours” pour tenter de faire cdincider les vues des parties.Il apparaît cependant que des médecins spécialistes de plus en plus nombreux pressent leur Fédération de passer à l’action immédiatement en déclenchant une grève tournante, appuyés en cela par un nombre croissant d’omnipraticiens dont la Fédération démontre une attitude plus conciliante.En plus de “l’Opération ARC”, la FMSQ aurait mis au point, de concert avec les spécialistes de la province voi-sine, un système d’exode vers l’Ontario, en vertu duquel, disent les sources, quelque 800 postes médicaux seraient présentement ouverts aux spécialistes québécois.Il est difficile de déterminer dans quelle mesure cet “exode" sera réel, c’est-à-dire permanent.Interrogé à ce sujet, le registraire du Collège des médecins, le Dr Augustin Roy, a déclaré qu’il avait examiné, depuis sut semaines, quelque 260 demandes de certificats de compétence de la part de médecins désireux de s’établir a l’extérieur de la province et que d’autres demandes s’accumulaient sur son bureau.Cependant, le Dr Roy craint moins la possibilité d’un exode massif des cerveaux, que le départ de certaines sommités dans certames disciplines déterminées.En outre, la demande d’un certificat de compétence du Collège n’implique pas nécessairement le départ du médecin, pas plus que le fait de se procurer un passeport n’implique nécessairement un voyage à l’étranger.Finalement, un médecin muni de sa seule carte de compétence, qui est en réalité une sorte de lettre de recommandation du Collège des médecins, ne ut pratiquer dans d’autres provinces, lui faut auparavant passer les examens du Conseil médical du Canada qui lui confère une licence de pratique pan-canadienne.Actuellement, 25 p.c.environ des médecins québécois auraient une telle licence.La plupart des médecins anglophones, dont la mobilité, pour des raisons linguLstiques et culturelles, est plus grande, ont déjà passé les examens du onseil de médecine.D’autre part, depuis plusieurs semaines, les médecins spécialistes s'efforcent d'expliquer leur point de vue aux patients qui les consultent.Les uns le font avec bienveillance et objectivité.D'autres n'hésitent pas à brandir la menace d'un arrêt de travail, d’un exode ou de la désoigamsation des services de santé.Ces entretiens avec les patients constituent donc une phase importante de la campagne des spécialis- tes auprès de l’opinion publique.C’est le sentiment que la loi sur l’as-surance-maladie consacre la main-mise de l’Etat sur l'activité des professionnels de la santé qui pousserait principalement les spécialistes a quitter la province.Une illustration en a été donnée jeudi soir, lorsque le Dr Fraser Gurd un chirurgien, a accusé la Régie de l’assurance-maladie de vouloir “soviéti-ser” la médecine dans la province "Vous êtes l’objet d’une supercherie qui dépasse de loin tout ce que l’on connaît en-deçà du rideau de fer”, a-t-il dit à un auditoire réuni à l’hôtel de ville Je Ville Mont-Royal.Un neuro-chirurgien, le Dr Claude Bertrand, a déclaré de son côté que les médecins veulent avoir le droit de ne pas adhérer au régime tout en étant remboursés par le gouvernement pour les services rendus à leurs clients.“Vous n’aurez plus le droit de choi- Voir page 6: Les spécialistes Douglas prédit une chute de la popularité des libéraux OTTAWA (PC) - “La réaction est encore à venir”, a déclaré hier, le chef du Nouveau parti démocratigue, M.T.C.Douglas, commentant le fait que le gouvernement demeure populaire, selon les récents sondages, en dépit de ce qu’il a appelé “le bourbier” où se trouve le pays.Les récents sondages selon lesquels l’équipe libérale d’Ottawa est plus populaire gue lors des dernières élections générales n’étaient pas sans préoccuper les membres du conseil fédéral du NPD qui a entrepris, vendredi, dans la capitale canadienne, une réunion de deux jours.M.Douglas reste tout de même enthousiaste.Il a fait remarquer aux délégués que les Canadiens sont habituellement lents à réagir, dans le domaine de la politique."Pour ma part, a-t-il dit, je constate que le gouvernement commence à recueilli de la désillusion, même si U trudeaumanie continue à se manifester dans certaines parties du pays.” En conséquence, il a indiqué à ses troupes la voie à suivre: "prendre l’initiative et montrer au public que ce Voir pago 6 : Douglaa M autyé du temps La séminarite Le Québec propose à Ottawa de créer une caisse d’aide "conjoDcturelle".M.Pierre Klliott Trudeau est convaincu “existentiellement" de la nécessité d'une nouvelle constitution.Il se parle, on le voit, un langage bien étrange au cours des conférences, comités et commissions généralement ad hoc, créés un peu partout.Le bulletin d’une Chambre de commerce montréalaise décrivait récemment cette maladie à la mode: la “conférenclte": affection épidémique, contagieuse des directions générales déclenchant périodiquement des réunions de cadres de l’entreprise.Elles Inhibent totalement les éléments dirigeants pendant les heures ouvrables.Les formes suraiguës en sont la conférence uottdienne et la séminarite, organisation e réunions étalées sur plusieurs jours et plusieurs nuits".Il conviendrait, estime la revue, d'examiner les prolromes, la thérapeutique et les mesures prophylactiques afin de juguler cette terrible Infection des cadres "ronférenclteux”.Nous le souhaitons aussi, car finalement nous n'aurons plus autour de nous que des dirigeants qui pensent et parlent trop pour daigner agir.Louis-Martin TARD *1* ’ 2 • Le Devoir, samedi 1 9 septembre 1 970 suites de la première page LA JORDANIE bes où l’échange pourrait avoir lieu en toute sécurité.Entre-temps, les combats font toujours rage en Jordanie où l'armée royale a donné l’artillerie lourde pour tenter de réduire les positions palestiniennes.Le Comité international de la Croix-Rouge, à la demande du Croissant-Rouge palestinien, a décidé d’envoyer en Jordanie une équipe médicale composée de sept personnes, ainsi qu’un avion emportant sept tonnes de secours.“Pour le moment, aucune décision n’a été prise dans un sens ou dans l'autre sur l’intervention de troupes américaines dans la région”, a déclaré hier M.Ronald Ziegler, le porte-parole présidentiel.M.Ziegler a toutefois insisté poi f’Ii Jimmi Hendrix est décédé hier à Londres LONDRES - Le jeune chanteur “pop'' américain J uni Hendrix est mort hier à Londres, a annoncé un porte-parole de l’hôpital St.Mary Abbott.Le chanteur était déjà mort à son arrivée’a l’hôpital, a précisé le porte-parole.On ignore encore les causes du décès.Jimi Hendrix avait passé la nuit chez une amie, à Netting Hill, a indiqué un ami du guitariste, le chanteur “pop” Eric Surdon.Celle-ci, ajoute Burdon, avait trouvé Hendrix dans le coma et a aussitôt appelé une ambulance.Récemment, Hendrix avait écrit lui-même son épitaphe qui a été publiée dans un journal britannique: “Lorsque je mourrai, je veux que l'on joue ma musique, que l'on se dechàine et que l’on fasse tout ce dont on a envie”.Sur scène.Jimi, qui portait une moustache et une longue chevelure frisées, aimait se “déchaîner”: il jouait de la guitare avec ses dents, cassait souvent son instrument ou y mettait le feu.Le mois dernier, Jimi avait eu sa dernière grande heure de gloire: il était l’une des grandes idoles du festival “pop” de l’He de Wight.“Noble Savage", selon les uns.“San Francisco Acid Freak”, selon les autres, ou encore “Swinging London Dandy", Jimi Hendrix fut surtout un des meilleurs musiciens non seulement de sa génération mais aussi de l’histoire du Rythm and Blues.Sa guitare est légendaire; il en tirait aussi Dien des sons déchirants que des caresses, avec une intensité et une sensualité furieuse.Né à Seattle, il apparut sur la scène internationale de la musique rock vers 1968 et c’est l’Angleterre qui fit de lui une vedette.à plusieurs reprises sur le fait que le president Nixon est “très conscient de son obligation de protéger les citoyens américains”.Ces déclarations du porte-parole font suite à la publication par plusieurs journaux américains, en particulier le “Philadelphia Enquirer” et le “Miami Herald’* d’informations selon lesquelles le président Nixon avait déclaré jeudi à Chicago devant des directeurs de journaux que les Etats-Unis étaient prêts à intervenir en Jordanie pour empêcher la chute du régime “modéré” du roi Hussein.Selon ces journaux, le président avait ajouté que la présence de ressortissants américains en Jordanie et la détention de 38 otages américains par les commandos palestiniens fourniraient une “excuse” à cette intervention.Le “Chicago Sun Times”, dont les représentants assistaient au briefing confidentiel tenu à Chicago par M.Nixon et plusieurs de ses conseillers, avait lui aussi publié une information semblable dans ses premières éditions de la nuit.Mais elle fut supprimée par la suite à la demande de la Maison Blanche.La possibilité d’une intervention militaire des Etats-Unis en Jordanie s’est trouvée renforcée hier lorsque le Pentagone a annoncé que des unités de la flotte atlantique, ayant des "marines” à leur bord, faisaient mouvement pour renforcer les unités de la Sixième flotte qui se trouvent déjà au large des côtes libanaises et israéliennes.M.Ziegler a répété à plusieurs reprises que la préoccupation principale du gouvernement était la sécurité des citoyens américains.Mais, comme on lui demandait si les Etats-Unis pourraient décider d’intervenir en Jordanie ur répondre à une intervention de ’Irak et de la Syrie contre le roi Hussein, il a répondu: "La sécurité des citoyens américains dépend dans une grande mesure de la stabilité dans la région”.M.Ziegler a ajouté que les Rats-Un is ne s’étaient pas engagés "directement” envers le roi Hussein à le soutenir au cas où son régime serait menacé par les commandos palestiniens.Le porte-parole a toutefois refusé de commenter l'existence d’engagements “indirects”.De son côté le porte-parole du Département d'Rat, M.Robert McCloskey a insisté sur "la surveillance approfondie” que fait le gouvernement américain au sujet de la présence dans le royaume hachemite des forces irakiennes, syriennes et séoudiennes."Nous ne disposons d’aucune information confirmant que ces unités fassent mouvement pour participer aux combats”.Le porte-parole a également déclaré que "toute forme d’intervention aurait de sérieuses conséquences”.D’autre part, les “Izvestia” organe du gouvernement soviétique ont lancé une sévère mise en garde centre “toute tentative d’intervention extérieure” dans les affaires intérieures de la Jordanie.L’organe du gouvernement soviétique attire l’attention sur “la concentration des navires de guerre de la 6ème flotte américaine au large des côtes de la Syrie et du Liban!’ et sur les “préparatifs militaires sur les bases aériennes britanniques à Chypre” - qui constituent, dit-il.“ des symptômes inquiétants et qui tie contribuent pas à la détente dans le monde”.A Amman, selon un porte-parole du Fatah, les canons de l’armée royale ont concentré leurs tirs sur le Cap de Wa-hadat, bastion du FPLP où sont détenus les otages des avions détournés, et le camp de Hussein, ainsi que sur les positions fedayine du Djebel Achrafieh.de Marka et Djebel Taj sur le pourtour de la ville.Des formations de chars encerclent le Djebel Hussein et tentent de le réduire.Selon Radio-Assifa, les Jordaniens bombardent ces camps avec des bombes incendiaires.A la fin de l’après-midi les canons jordaniens continuaient à pilonner plusieurs quartiers de la capitale.A Zarka.aussi, les positions des commandos ont été soumises pendant plusieurs heures à de violents bombardements d’artillerie.On annonçait, hier soir de violents combats de mitrailleuse lourde à Sait, à 20 milles au sud d’Amman.Les combats se sont également étendus à la ligne du cessez-le-feu jordano-is-raélienne, où un violent accrochage a mis aux prises dans l’après-midi, en un lieu que Radio-Amman n’a pas indiqué.des unités de l’artillerie lourde et plusieurs groupes de fedayine.La bataille a continué aussi toute la journée dans le nord du pays.La localité de Rhamta, à la frontière jordano-syrienne.est depuis le matin le théâtre de violents combats.La route qui y passe conduit à la Syrie, et à quelques milles de là se trouve la bifurcation vers Irbid, la deuxième ville de Jordanie.Cette ville elle-même a été soumise dans l’après-midi à un violent bombardement de l’artillerie royale.MME ME!R s’est déroulée au moment où les spéculations s’accroissent sur la possibilité d’une intervention américaine en Jordanie.A la suite de l’entretien, M.Ronald Ziegler, le porte-parole de la Maison Blanche, a reconnu que la situation dans le royaume hachémite avait occupé une grande part des conversations entre le président et le premier ministre d’Israël.Pendant la majeure partie de l'entretien, le président Nixon était assisté par le secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires du Proche-Orient.M.Joseph Sisco, et par le général Alexander Haig, spécialiste des affaires moyen-orientales au Conseil national de sécurité.M.Ziegler a déclaré qu’à l’occasion de la discussion sur les otages encore détenus par les commandos palestiniens, le président avait réaffirme sa volonté d’obtenir la libération de tous les otages sans aucune distinction.M.Ziegler a ajouté que le président et Madame Meir avaient par ailleurs passé en revue tous les aspects du conflit israélo-arabe.Cela implique en premier lieu la réalisation du "Plan Rogers” et la poursuite de la mission de conciliation de l'ambassadeur Jarring à laquelle les Etats-Unis veulent voir Israël participer malgré les violations du cessez-le-feu dont l'Egypte se serait rendue coupable.En ce qui concerne l’aide accrue que les Etats-Unis seraient amenés à accorder à Israël pour compenser l’avantage militaire pris par l'Egypte depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le porte-parole n’a pas voulu confirmer les informations selon lesquelles 32 "Phantom” et des missiles antimissiles étaient en cours de livraison à l’armée israélienne.Le porte-parole s’est borné à dire que le président Nixon avait profité de la visite de Madame Meir pour réaffir- -mer la volonté des Rats-Unis de poursuivre leur programme d’aide économique et militaire a Israël.Conférence de presse Mme Meir n’a pas voulu fournir la moindre précision sur la nature et le nombre des armes qu’attend Israël, en se contentant de répondre à chacun des journalistes qui la pressaient de questions: “Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai discuté du problème des armements et les interlocuteurs ont parfaitement compris l'étendue de nos besoins.J’ai discuté de tous les aspects des problèmes qui sont les nôtres et j’espère qu’ ils ont été très bien compris”.Mme Meir a tenu à souligner “qu’Is-raël ne cherche pas à obtenir des armes dans le but de s’installer indéfiniment le long du canal de Suez.Tout ce que mon pays demande, c’est de pouvoir se défendre aussi longtemps que nos voisins ne seront pas disposés à parler de paix.Pour notre part, nous estimons qu’il ne peut y avoir de solution de force mais uniquement une solution pacifique.L’avenir dépendra de l’attitude de nos voisins et la seule solution viable, c'est qu’Israël soit assuré une fois pour toutes d'avoir des frontières sûres et garanties.Nous allons faire l’impossible pour mettre fin aux hostilités mais si nous sommes attaqués à nouveau, nos voisins et nous-mêmes seront une fois de plus les victimes d’un triste cortège de souffrances.Je le répète.Israël ne reprendra pas les combats si l’autre camp sait taire ses canons et pour ma part j’espère que l’Egypte tombera aussi amoureuse du cessez-le-feu que nous le sommes." Après avoir réitéré qu’Israël avait absolument besoin d’armements modernes, et avant d’aborder le problème des négociations, Mme Meir s’est félicitée de la cordialité de ses entretiens à Washington, de la pleine compré- COURS DE LECTURE RAPIDE ENCORE 3 JOURS POUR S'INSCRIRE Si vous continuez vos études et que vous ne pouvez lire 1000* mots 6 la minute vous perdez votre temps, votre argent, et vous n'arriverez jamais à tout lire au cours d'une semaine.L'institut de Lecture Dynamique vous invite à assister à une séance d'information gratuite.Apprenez comment étudier deux fois plus vite avec une meilleure compréhension et une meilleure rétention.* La plupart dei gens na lisant que 250 mot» à la minute.LE COURS DURE HUIT SEMAINES.Commençant Heures Finissant samedi le 19 sept.9h.30 à 12 h.30 7 nov.lundi le 21 sept.18 h.30 à 21 h.30 9 nov.mardi le 22 sept.9 h.30 à 12 h.30 10 nov.mardi le 22 sept 18 h.30 à 21 h.30 10 nov.mercredi le 23 sept.18 h.30 à 21 h.30 11 nov.jeudi le 24 sept.18 h.30 à 21 h.30 12 nov.Frais de seolarité réduits pour étudiants, enseignants et groupes de 30 administrateurs INSTITUT DE LECTURE DYNAMIQUE 20S OUEST, RUE SHERBROOKE (Fate au CEGEP du Vieux Montréal) 844-1941 PROSPECTUS SUR DEMANDE (JOUR ET NUIT) »» COW***"* propos DOLLAR politique de laisser libre le dollar qui évolue ainsi depuis le 1er ijuin dernier, au-dessus de sa limite de 92.5 cents US.Le dollar canadien a atteint 99.375 cents, par rapport aux devises américaines sur les marchés internationaux vendredi.Le dollar sera de nouveau limité quand il atteindra son niveau approprié, a dit M.Ben-son, mais nous ne pouvons pour le moment dire ce qu’il sera.Interrogé pour savoir si ce niveau approprié pourrait être moindre que sa valeur actuelle, M.Benson a répondu: “Assurément”.Il a laissé entendre, à sa conférence de presse au profit des journalistes canadiens, qu’il n’approuve pas ce niveau élevé et que l’idee de le voir atteindre ce niveau ne lui souriait pas quand le gouvernement a outre passé le précédent du Fonds monétaire international le printemps dernier en libérant le dollar.Certains milieux dans le monde financier sont d’avis que le gouvernement canadien s’apprêterait à limiter le dollar au cours du week-end, soit avant la tenue la semaine prochaine de la réunion du Fonds à Copenhague, alors que le Canada serait l’objet de fortes critiques.M.Benson a nié que le gouvernement canadien ait de telles intentions, et a précisé qu’il n’est pas question de limiter le dollar au cours du week-end ou même dans un proche avenir.“Aucune décision n’a encore été prise”, a-t-il ajouté.Pour le ministère de Marchand "A ttention particulière ’ à la région de Montréal SHERBROOKE (de notre envoyé) -Même si le gouvernement a décide d’exclure les grandes métropoles des régions désignées et des zones spéciales confiées au ministère de l’aménagement régional, il n’est pas exclu que la région administrative de Montréal, qui comprend un territoire beaucoup plus vaste que le Montréal métropolitain, fasse l’objet d’une attention particulière de la part du ministère de M.Jean Marchand, dans un avenir rapproché.C’est ce que celui-ci a révélé hier, au cours du banquet du conseil d’administration sortant de charge de la Chambre de commerce de la province de Québec, qui avait lieu à Sherbrooke.M.Marchand a expliqué ce traitement exceptionnel que son ministère compte accorder à la région de Montréal par la sjtuation particulière de celle-ci dans l'économie du Québec.“Une étude récente.a-t-il dit, a mis l’accent sur certaines faiblesses dans la structure économique de Montréal par rapport à d’autres grands centres canadiens et étrangers et sur les conséquences de ces faiblesses sur les efforts de développement économique de la province”.Cette situation particulière, jointe au fait que "le gouvernement fédéral s’est engagé par une action résolue et cohérente à promouvoir le développement économique du Québec, justifient le gouvernement fédéral, selon lui.à adop- ter “des mesures également exceptionnelles”.M.Marchand s’était efforcé auparavant d’expliquer la "stratégie globale de développement économique du pays” qui consiste à utiliser “une législation discriminatoire” par essence.Rappelant qu’au début, son ministère avait cherché à semer dans les régions les plus pauvres sans prendre suffisamment conscience qu’on ne doit pas semer en vain dans un sol impropice, M.Marchand poursuivit en disant que son ministère avait corrigé cette politique trop partielle en s’efforçant d’encourager dans un deuxième temps les régions susceptibles de se développer.C’est ainsi que des régions comme Sept-Iles, Trois-Rivières, Québec et le Lac St-Jean ont été déclarées zones spéciales.Ce plan posait certains problèmes de juridiction car l’infrastructure économique des villes que l’on cherchait ainsi à consolider relève de la juridiction provinciale.D’où la collaboration qu’il importait d’établir avec le gouvernement du Québec.C’est alors qu’il expliqua que si l’action entreprise jusqu’ici ne suffisait pas à régler le problème du développement économique du Québec, son ministère n’hésiterait pas à établir “de nouvelles avoir comme pôle la région entourant la métropole.hension qu’elle y a rencontrée et du “désir sincère de nous aider dans toute la mesure des moyens”.Mme Meir a reconnu qu’il existait certaines divergences de vues entre Washington et Tel-Aviv sur le problème de la négociation et c’est alors qu’elle a affirmé de la façon la plus catégorique que le retrait des missiles et la cessation des violations de la trêve étaient une condition sine qua non pour une participation d’Israël aux négociations Jarring.Israël, a-t-elle dit, n’a jamais donne son accord à un cessez-le-feu unilatéral mais son gouvernement, a-t-elle rappelé, a immédiatement réservé un accueil très favorable au principe d’un cessez-ie-feu général.D est donc impossible de participer à des négociations lorsque l’une des deux parties en cause viole ses engagements.Il faut d’abord rectifier la situation.Israël espère un jour vivre en paix et en harmonie avec les Arabes mais un mauvais départ semble avoir été pris en raison précisément de ces violations unilatérales.L'OACI personnes responsables d’actes de saisie illégale, comprenant la détention de passagers, d’un equipage ou d’un avion à des fins de chantage international.M.André Bissonnette.sous-secrétai-re adjoint aux affames extérieures du Canada, a réclamé les mêmes sanctions, mais par suite d’ententes bilatérales entre divers gouvernements plutôt que par Des professeurs de physique réclament l'abolition des émissions d'astrologie “Quand nous parlons de pluralisme culturel, noua faisoni un choix, une option fondamentale pour le présent et l’avenir du Canada, à savoir le développement cher nous d’une société multl-culturelle.Le gouvernement refuie de sacrifier, au profit de l’unité dans le conformisme, aucune des cultures qui sont représentées au sein de sa population, qu’il s'agisse de cultures européennes Importées sur notre sol ou de cultures autochtones comme celles des Indiens ou des Esqulmauds.Le Canada n'est pas un “melting pot" et le gouvernement s'oppose à toute mesure qui vise à l'assimilation: U encourage au contraire toutes les Initiatives, qui, autour de ses deux cultures principales, l'anglaise et la française.visent à l'épanouissement des autres courants culturels et en favorisent la diffusion.” Allocution prononcée par M.Gérard Pelletier, secrétaire d’Etat, k la Conférence canadienne des arts, Toronto, le 12 spetembre 1970.BATIK Cours et atelier Jacqueline Duplessis 272-0308 LIMONADE “H est inacceptable que, pour des raisons d’écoute, on encourage le public à croire à un mythe comme celui de l’astrologie”, déclarent les professeurs de physique de l’Université de Montréal en demandant au Conseil de la radio-télévision canadienne de prendre “des mesures pour abolir les emissions d'astrologie”.A l’appui de leur demande, les professeurs du département de physique de l’U.de M.ont adressé au chef du contentieux du CRTC un court mémoire rédigé par un des leurs, M.Gilles Beaudet, mémoire dont la conclusion se lit comme suit: “Il est inconcevable que la télévision et la radio contribuent à répandre dans une société des théories reconnues comme fausses par tous ceux qui ont une connaissance scientifique des phénomènes astronomiques.Il est depuis longtemps démontré que les massmedia ont sur la population un impact psychologique qui n’est pas toujours en rapport avec la qualité ou la vraisemblance des messages qu’ils véhiculent.Il est donc du devoir de l’Etat de veiller à ce que cette puissance énorme de persuasion ne soit pas mise au service des charlatans”.Dans la lettre qui accompagne le mémoire, M.René J.A.Lévesque, directeur du département, fait remarquer, au nom des professeurs de physique, “la carence d’émissions scientifiques qui auraient pur but de rendre accessibles au public les connaissances du monde matériel qui sont l’héritage de notre civilisation”.traité liant plusieurs nations.Après la remise au 29 des délibérations.M.Volpe a déclaré que les Etats-Unis étaient satisfaits de l’empressement de l’OACI à réunir son conseil, mais qu’ils se réservaient le droit de prendre des mesures unilatéralement, si cela est nécessaire.Le conseil de OACI, qui groupe 27 pays, pays, s’est réuni à la demande expresse du président Nixon qui avait qualifié les actes de pirateries aérienne de “menace internationale”, la semaine dernière.M.Volpe a été l'un des premiers orateurs à prendre la parole peu après l’ouverture de la séance.Le plus grand nom dons lo domain* d* l'habitation au Canada, combat TinHotlon pour ET FRÈRES INC.NOUS POUVONS CONSTRUIRE SBLON VOS PROPRES PLANS ASEPTA EMBELLIl par l’éclat du taint fcf* OU fût LAXATIVE-PURGATIVE Maison unifamiliale "Modèle Le PRINCE SI VOUS AVIEZ ACHETE UN DUPLEX VOUS AURIEZ ETE LOGE GRATUITEMENT •t réaliMrisz un profit d« oo 7,800 SALARIES MOYENS BIAINVIUE maitoni dliponlbl» Cia N’IST PAS UNI 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Tél.: 526-6655 PSYCHOLOGIE ET TECHNIQUE DE LA COMMUNICATION MONASTÈRE ST-ALBERT-LE-GRAND 2715, Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal 250 TROIS GROUPES EN FORMATION Inscription du premier groupe: LUNDI, 28 septembre, 19 h 30 Inscription du deuxième groupe: MARDI, 29 septembre, 19 h 30 Inscription du troisième groupe: MERCREDI, 30 septembre, 19 h 30 INSCRIPTIONS LIMITÉES À 15 PARTICIPANTS PAR CLASSE Durée des cours: De septembre à décembre Dépliants sur demande: Tél.739-9797 (de 9 h.à 17 h.) 739-1507 Ç UNIVERSITÉ QUÉBEC & montréal COURS DU SOIR TECHNIQUES THEATRALES Ce programme de 3 ans, offert en collaboration avec les professeurs d'art dramatique de l'Université du Québec a Montréal, a été élaboré à l'intention des personnes qui désirent approfondir leurs connaissances sur le théâtre et plus particulièrement à l'intention des professeurs et des animateurs des centres de loisirs et des centres culturels.DÉBUT DES COURS 5 octobre 1970 SERVICE DE FORMATION CULTURELLE ET PROFESSIONNELLE DEPLIANTS SUR DEMANDE 1180, rue de Bleury Montréal 111 Tél: 866-1571 les renforts furent finalement dépêchés sur le théâtre de l’émeute, à 22hl5.Selon le témoignage du capitaine Simard, ce dernier fut envoyé sur les lieux en compagnie de huit agents, vers 20hl5.après que l’inspecteur Arsenault lui eût expliqué qu’il s’agissait simplement d’aller “faire la circulation" et que "tout était fini à Murray Hill”.En arrivant sur la rue Barré, aux garages de la compagnie, Simard constate l’ampleur de l’émeute, tient prudemment ses huit agents à l’écart et communique tout de suite avec l’inspecteur Arsenault pour demander immédiatement 75 hommes casqués et munis de bâtons pour disperser la foule.L’inspecteur Arsenault lui dit d’attendre sa réponse.A 21h, soit 30 minutes plus tard.Simard, qui est toujours sans nouvelles et qui constate qu’il y a maintenant échange de coups de feu devant les garages de Murray Hill, communique de nouveau au quartier général pour savoir ce que fait l’inspecteur Arsenault.On lui répond qu’il est en conférence! L’émeute fait rage.Simard rappelle le quartier général à 21hl5 pour réitérer sa demande de renforts.Cette fois, il parle à M.DeMiffonis.directeur de la division de Montréal et en charge de toutes les opérations avec le directeur adjoint Paul Dessureault qui.lui.est trop pris au téléphone pour s’occuper de Murray Hill, selon son propre témoignage.Simard décrit la situation à M.DeMiffonis et lui fait part qu’il y a des coups de feu qui se perdent.DeMiffonis, intéressé, lui demande d’aller voir de plus près qui sont ces personnes qui font impunément usage d’armes à feu.Simard tente de faire comprendre à son supérieur qu’il est impossible d’approcher et qu’il faut tout de suite 75 hommes armés.DeMiffonis lui dit d’attendre de ses nouvelles.A 22h, DeMiffonis fait savoir que les renforts demandés avec tant de persévérance sont en route.En effet, à 22hl5, Simard constate avec soulagement que les hommes demandés arrivent en autobus.Les hommes s'avancent en ordre sur la rue Barré."Immédiatement, dit le capitaine Simard, la foule s’est dispersée en courant dans les rues adjacentes.Les policiers ratissent les rues durant quelques minutes et l’ordre est rétabli.” MM.DeMiffonis et Dessureault ont déjà témoigné devant la Commission pour dire que la Sûreté du Québec n’avait pas été capable de mettre à exécution un plan qui avait été élaboré le 10 janvier 69 par la SQ.la police de Montréal, la Gendarmerie et l’Armée pour faire face à une éventuelle grève des policiers de Montréal, grève qui était fort appréhendée et même anticipée par les autorités provinciales et municipales.A ce propos, le président de l’agence Phillips a déclaré hier que le directeur de la police de Montréal de l’époque.M.Jean-Paul Gilbert, lui avait téléphoné à 4h30 le matin du 7 octobre pour lui demander s’il pouvait fournir 50 hommes armés le plus tôt possible.Ce témoignage signifie que M.Gilbert, le matin du 7 octobre 69, a alerté l’agence Phillips avant d’alerter la Sûreté du Québec car M.Gilbert a affirmé devant la Commission qu’il avait communiqué avec le directeur-adjoint Dessureault de ia SQ vers 5h25 le matin du 7 octobre.M.DeMiffonis doit revenir, pour sa part, devant la Commission la semaine prochaine.C’est la semaine prochaine également, semble-t-il.que les commissaires Laperrière et Courtemanche entendront le témoignage de M.Lucien Saulnier, président du comité exécutif de la ville de Montréal.MINI- LOTO 39923 Les numéros 39923 gagnent 5.000 dollars, les numéros se terminant par 9923 gagnent 500 dollars; les numéros se terminant par 923 gagnent 100 dollars.GOUTTIÈRES HO-DO Installées par, PRIMEAU MÉTAL Émaillé, Galvanisé, Cuivre.Sans joint.Estimation gratuite Montréal et Banlieue 322-4160 Québec et Banlieue.872-9244 Julien Déiiel, O.F.M.MÉDAILLONS d'ancêtres vingt-huit monographies de fondateurs de nos familles canadiennes, au 17e siecle.Textes mis en ondes sur le réseau national de Radio-Canada: “Du St-Laurent aux Sources françaises".En vente dans les grandes librairies.Ce premier volume d'une série présente les Archambault, Baril, Campeau, Déziel, Labrèche, Gervais, Houde, Marsolais, Poirier, Simard, Tremblay, Gagnon, Tardif, etc.Éditions du S.-Laurent 2010 Dorchester O., Montréal, 108 $2.00 le vol.- plus poste: 1 5' L’affaire du cinéma Jean-Talon L'appel de Gagnon est rejeté La Cour d’appel maintient le verdict de culpabilité prononcé contre Charles Gagnon dans l’affaire du vol raté au cinéma Jean-Talon, le 27 août 1966.Membre du Front de libération du Québec, version 1966.Charles Gagnon avait été accusé d’avoir conspiré, pour commettre un vol qualifié au cinéma Jean-Talon à St-Léonard.Le jury a rendu son verdict le 8 octobre 1968 et la Cour d’appel composée des juges Casey.Hyde et Choquette, ne voit aucun motif qui la justifierait de casser ce verdict.Après avoir relaté les circonstances qui ont précédé la tentative de vol.le juge Choquette ajoute: ’Je ne vois pas comment nous pourrions reprocher à douze hommes raisonnables, libres de croire ou de ne pas croire les témoins qu’on leur présente, de ne pas avoir cru la version de l’appelant (Charles Gagnoni voulant qu’il ait tout ignore du complot.Le juge souligne d’autre part que le produit du vol.s’il avait réussi, devait aller au FLQ L’appartenance de Charles Gagnon au FLQ n’est qu’une circonstance du complot, souligne le juge Choquette."ce n’est pas pour cette appartenance qu il a été condamné” Comme on sait.Charles Gagnon jouit présentement d’une liberté sous cautionnement.D’autres accusations pèsent sur lui relativement à des complots pour déposer des bombes.11 a déjà été acquitté d’une accusation d’homicide dans l’affaire La Grenade et d’homicide involontaire dans l’affaire Corbo L’explosion d’une bombe à l’usine La Grenade Shoe, de Montréal, avait causé la mort de Mlle Thérèse Morin Dans la seconde affaire.Jean Corbo a trouvé la mort, la bombe qu’il allait déposer à l’usine Dominion Textile, de St-Henri, lui ayant explosé dans les mains.L'avenir de TdH Le comité exécutif de Montréal hésite encore entre 2 formules par Pierre Richard Les Montréalais connaîtront à la fin de septembre ce qui pourrait fort bien constituer les deux pièces maîtresses de la campagne électorale de l’administration Drapeau-Saulnier et du Parti civique; le projet de prolongement du métro et une nouvelle forme d’exploitation permanente de Terre des Hommes.Mardi, le 29 septembre, le comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal fera rapport au Conseil de cet organisme sur toutes les questions relatives au transport en commun sur le territoire de la CUM et présentera une proposition quant au prolongement du métro.Le lendemain, le Conseil municipal de la ville de Montréal, au cours de ce qui sera probablement sa dernière réunion avant les élections du 25 octobre, étudiera une recommandation du comité exécutif de la ville sur l’exploitation permanente de Terre des Hommes.Ce sont, là, les deux principales nouvelles annoncées par M.Lucien Saulnier.président du comité exécutif, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.Sur la question du prolongement du métro, il n’a pas voulu donner plus de précisions; quant à la forme d’exploitation future de Terre des Hommes, il a déclaré que le comité exécutif hésitait entre deux formules.Sans préciser quelles sont ces deux possibilités, M Saulnier a déclaré que toutes deux prévoient une participation importante de l’entreprise privée à l’exploitation de Terre des Hommes.Il est.d’autre part, exclu que Terre des Hommes soit ouverte douze mois Tan; de même, l’administration actuelle n’a pas l’intention de convertir une partie de Terre des Hommes en un genre d’université populaire comme le préconise le Front d’action politique des salariés de Montréal (FRAP), principal adversaire du Parti civique lors de la prochaine élection municipale.M.Saulnier a aussi révélé que l’administration municipale avait reçu l’assurance du premier ministre Bourassa que le gouvernement du Québec continuera à appuyer financièrement, l’an prochain Terre des Hommes comme au cours des deux dernières années: cet appui financier se chiffre à plus de 5 millions de dollars.Quant au projet Cité Concordia qui soulève depuis plus de deux ans de vives protestations dans le milieu des comités de citoyens et qui.ces derniers jours, a été violemment critiqué par le FRAP.M.Saulnier a déclaré que ce projet prend forme dans la légalité la plus totale et que son administration n’a aucune objection à formuler contre ce projet.Pour leur part, le FRAP et le comité des citoyens de Milton-Parc, quartier qui sera démoli pour faire place à Cite Concordia.soutiennent que seule l’administration municipale, par un règlement de zonage ou sous une autre forme, pourrait empêcher la réalisation de ce projet qu’ils jugent anti-social.Dans un autre domaine.M.Saulnier a soutenu qu’il n’est absolument pas question que la Ville de Montréal accorde un permis pour l’exploitation d’un casino.Il a formellement démenti une affirmation qu’avait faite, au début de la semaine, le Dr Claude Longtin.candidat à la mairie et président du Parti réaliste ouvrier, selon laquelle l’administration actuelle s’apprête- Suite à la page 6 ¦ aujourd'hui Réunion de jeunes militants de ITnion nationale de 12 comtés de la région de Québec, au Club Renaissance, pour étude des causes de la défaite de M.Jean-Jacques Bertrand.• De 09h30 à 16h30.au CEGEP Maisonneuve.3800 est.rue Sherbrooke, première rencontre du conseil métropolitain de Montréal organisée par le Parti libéral du Canada (Québec).Demain, première réunion du conseil de la région de Québec.• De 15h30 à 23h30.à Caréna de Westmount.foire du Y MCA au profit du Centre pour les jeunes situé au 4424 ouest Sainte-Catherine.Renseignements: 937-3916 • A 18h30, à l’Union nationale belge.452 est.rue Notre-Dame, souper dansant de l’Association des vétérans belges à l’occasion du 50ème anniversaire de sa fondation.UNIVERSITE .DU QUEBEC constituante de montréal COURS DU SOIR Administration Arts et Techniques Civilisation Droit Français Géographie Histoire Langues vivantes Lecture rapide Littérature Philosophie Psychologie Sciences Science politique Sciences religieuses Sociologie A 20h00.inauguration officielle de la caisse populaire St-FTançois d’Assise.8025 est, rue Notre-Dame.• MM.René Lévesque.Jacques Parizeau et Doris Lussier seront présents à la soirée dansante de l’association péquiste du comté de Laurier qui se déroulera au centre de loisirs Notre-Dame-du-Rosai-re.995.rue Villeray • A 18h30, au Manoir du Rocher, à Alma, le ministre de l’expansion économique régionale.M.Jean Marchand, est conférencier au banquet de la Fédération des caisses d’épargne et d’entraide économique.Le congrès se termine demain.Horaire ministériel Aujourd’hui.Mme Claire Kirk-land-Casgrain assiste au festival Western de Saint-Tite, à lOhOO; M.Jean-Paul L’Allier assiste à l’ouverture du Manoir Grand Moulin, Deux-Montagnes, à midi; M.Gilles Massé préside l’ouverture de la semaine de l’habitation à Arthabas-ka.à 14h00; M.Robert Bourassa rencontre les dirigeants de la John Mansville, Asbestos, à 16h00; M.Gérald Harvey prend la parole au congrès de la Fédération des caisses d’épargne et d’entraide économique a Alma, à 18h00; M.Maurice Tessier est conférencier au banquet de clôture du congrès de l’Union des conseils de comtés au Reine Elizabeth, à 20h30 Demain.MM.Bourassa et L’Allier assistent au départ de la course pour le grand prix Player s au circuit du Mont Tremblant, à 14h00; M.Normand Toupin participe à '.’inauguration du Foyer Père Frédéric au Cap-de-la-Madeleine et rencontre les membres de la Jeune Chambre de commerce régionale, à 14h00 et 16h30.M.Guy Saint-Pierre participe au congrès des ministres de l’éducation du Canada, à Edmonton, Alberta Dimanche Collecte pour l’Eglise canadienne et les oeuvres du pape, dans toutes les églises du Canada, à la demande des évêques • A lOhOO, depuis les rues Metcalfe et Sherbrooke, à Westmount.défilé militaire jusqu'à l'église anglicane St.Matthias, 10 Church Hill et Côte St-Antoine.où aura lieu un service religieux commémorant le 30ème anniversaire de la bataille d’Angleterre.DÉBUT DES COURS 5 OCTOBRE 1970 SERVICE DE FORMATION CULTURELLE ET PROFESSIONNELLE DÉPLIANTS SUR DEMANDE 1180, rue de Bleury Montréal 111 Tél: 876 3030 COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPETIT cours du soir pour adultes enseignement professionnel ANGLAIS - Langue anglaise BIBLIOTICHNIQUE - Catalogage.- Acquisitions, périodiques, documents officiels.- Classification Dewey.- Ouvrages de référence.- Audio-visuel - Initiation aux méthodes de travail en biliothèque.DESSIN INDUSTRIEL - Sciences Graphiques I INFORMATIQUE - Initiation à l'informatique.• Systèmes d'exploitation.TECHNIQUES ADMINISTRATIVES - Comptabilité 101, 401.- Approvisionnement et contrôle des inventaires.- Droit des Affaires.- Droit du Travail.- Éléments de production I.• Fonction et organisation du personnel I, III.- Marketing I.- Organisation de l'Entreprise.- Mathématiques financières.- Comptabilité pour la petite entreprise.TECHNOLOGIE AERONAUTIQUE - Cellules d'avions.- Propulseurs d'avions I, II.- Électricité appliquée.• Ajustage et machine-outils.- Technologie des matériaux.Date limite pour les inscriptions 25 septembre.Début des cours: semaine du 27 septembre.Inscrivez-vous le plus tôt possible.Pour plus de renseignements adressez-vous au: Service de l'Éducation Permanente Collège Édouard-Montpetit 945 Chemin Chambly Longueuil (Québec) 679-2630 poste 146.« «A -H ~t- éditorial Le Devoir, samedi 1 9 septembre 1 970 Le dollar flottant et la constellation des monnaies Pour la première fois depuis nombre d’années, c'est dans une sérénité relative que les gouverneurs du Fonds monétaire international se réuniront demain à Copenhague en assemblée annuelle.Bien sûr.l’année monétaire qui s’achève n’a pas été sans histoire.En août 1969, la monnaie française était dévaluée.Deux mois plus tard, après quelques jours de flottaison, le mark allemand devait au contraire être réévalué.En décembre, le FMI concluait un accord avec l’Afrique du Sud lui permettant désormais d’accroître régulièrement ses réserves-or.Le premier janvier 1970.le Fonds émettait pour $3.4 milliards de droits de tirage spéciaux, cette nouvelle forme de réserves qui.selon les experts, jouera un rôle sans cesse croissant dans le financement des échanges internationaux.Le 31 mai enfin, le Canada dénonçait la parité convenue par lui huit ans plus tôt avec le FMI et décidait de laisser fluctuer librement le cours de sa monnaie.Toutefois, comme le signale le directeur général du Fonds dans son rapport annuel, le système monétaire international traverse depuis le dernier trimestre de l’année dernière une période d'accalmie.Non que les nuages se soient entièrement dispersés.Une inflation pernicieuse continue de miner la plupart des grandes monnaies: le déficit chronique des paiements extérieurs des Etats-Unis a atteint des proportions telles que le dollar américain en a été affaibli; et le sterling, la “monnaie malade” du système, est en perte de vitesse depuis mai dernier, après un rétablissement dont on espérait qu’il serait durable.• Malgré tout cela, les instances monétaires internationales peuvent s’offrir cette année un répit mérité après trois années harassantes au cours desquelles crises et états d’urgence se sont succédé sans interruption.Il n’est pas inutile de rappeler les événements qui ont entouré les trois dernières assemblées annuelles du FMI: • Septembre 1967: le sterling battait de l’aile depuis trois ans.Le Fonds comme le groupe des dix.comme la Banque des règlements internationaux, concevait diverses opérations de sauvetage - toutes vouées à l’échec d'ailleurs puisque, deux mois plus tard, la livre était dévaluée.• Septembre 1968: La fièvre spéculative du printemps avait fait bondir le prix de l’or et obligé le groupe des Dix à segmenter le marché du métal précieux en un marché monétaire.restreint aux banques centrales, et un marché commercial, accessible aux usagers et aux spéculateurs.La crise de mai avait terrassé le franc, dont la Banque de France ne pouvait maintenir le cours qu’en se départissant de ses réserves-or.Malgré la dévaluation de la livre, le déficit des paiements extérieurs de la Grande-Bretagne persistait.• Septembre 1969: MM.Pompidou et Giscard D’Estaing venaient de dévaluer le franc: les capitaux spéculatifs se ruaient sur le mark allemand au détriment du dollar américain et du sterling - un mark que le gouvernement Kissinger refusait de réévaluer a la veille d’élections qui devaient lui faire mordre la poussière.“Même s’il n’eut pas été prudent de le reconnaître officiellement alors, révélait en juin dernier le sous-ministre adjoint des finances du Canada, le système monétaire international était probablement en déséquilibre à la fin des années soixante.” L’équilibre nécessaire a-t-il été durablement rétabli?Il serait tout aussi imprudent de l'affirmer aujourd’hui.Mais cette année, le FMI n’a pas de crises à pallier.Après avoir résolu - temporairement - le problème de l’accroissement des réserves internationales en émettant des droits de tirage spéciaux, le Fonds osera donc remettre en cause, à Copenhague.le fondement même du système mis en place par les accords de Bretton Woods: c'est la fixité des taux de change entre les monnaies nationales.Jusqu’ici, ces taux ne devaient être modifiés qu’épisodiquement et avec l’agrément du FMI, lorsqu’on aurait constaté un déséquilibre fondamental des paiements extérieurs d’une économie.Encore, aucune norme précise n’était-elle proposée pour distinguer entre déséquilibres fondamentaux et déséquilibres passagers.Dans ce débat, le Canada jouera un rôle tout à fait particulier.En libérant au printemps son taux de change, il s’est en quelque sorte placé en marge des accords de Bretton Woods.C’est la seule puissance monétaire qui a eu cette audace.Qui plus est.Ottawa n’a fait que renouer avec une tradition déjà ancienne, car le dollar canadien a été en cours libre de 1949 à 1962 - jusqu’à ce que les inepties de MM.Donald Fleming et James Coyne, alors respectivement ministre des finances et gouverneur de la Banque du Canada, obligent Ottawa à réclamer le soutien financier du FMI.qui a exigé en contrepartie la convention d’une parité fixe.Mais en libérant son taux de change, le Canada n’a fait qu'épouser les thèses des monétaristes les plus éclairés.Il n’a fait qu’agir en conformité des intérêts de ses nationaux, car étant donnée la structure de ses paiements extérieurs, une parité fixe ne peut être pour lui autre chose qu’un carcan ^-obligeant à des acrobaties macro-économiques aussi délicates qu’inefficaces.Il l’a fait, enfin, avec un rare désintéressement, puisque la libération d’une monnaie dont le cours est en hausse ne saurait porter préjudice à ses partenaires commerciaux et paradoxalement, son propre commerce ne s'en porte pas plus maL M.Benson prononcera donc mardi à Copenhague un discours attendu.On prévoit qu’ü optera prudemment pour un assouplissement des parités monétaires.On doit souhaiter qu’il prenne des options plus spécifiques.En premier lieu, le ministre fédéral des finances devrait annoncer que le gouvernement du Canada a ajourné indéfiniment l’établissement d’une nouvelle parité fixe pour sa monnaie.Cela lui permettrait de résister plus efficacement aux pressions de la communauté monétaire internationale, lorsque le cours du dollar canadien glissera - ce qui doit inévitablement se produire un jour - à l’avantage des exportateurs du Î>ays qui ont dû depuis le printemps porter e fardeau d’un cours en hausse.En deuxième lieu.M.Benson devrait se déclarer favorable à la libération de la monnaie de tout pays qui juge à propos de le faire, en particulier ceux dont l’économie est dans une position comparable à celle du Canada.On songe à la Hollande, dont les relations commerciales et financières avec l’Allemagne sont très intenses: on songe aussi à l’Italie, à la Suisse, à la Suède, au Danemark, à la Norvège - et même à la Grande-Bretagne, pour qui un taux de change fluctuant pourrait bien être le seul recours efficace contre les aléas de son commerce extérieur.En troisième lieu, le ministre des finances devrait préconiser la mise au rancart graduelle du dollar américain et du sterling comme réserves internationales, c’est-à-dire comme instrument de financement des échanges internationaux.Les puissances monétaires européennes et au premier chef la France soutiennent avec raison que le rôle du dollar comme monnaie de réserve permet aux Etats-Unis d’exercer une sorte d'hégémonie monétaire et de faire perdurer un déficit de paiements extérieurs que tout autre pays aurait été tenu de combler dans des délais raisonnables.C’est d’ailleurs parce qu’elles y voient un moyen de perpétuer les privilèges monétaires des Etats-Unis que ces puissances ont manifesté jusqu’ici une extrême réticence devant la perspective d’un assouplissement véritable des parités monétaires.En allant au-delà des Etats-Unis en ce qui a trait à la flexibilité des taux de change, en se rangeant du côté des Européens en ce qui a trait aux monnaies de reserve, le Canada parviendra peut-être à persuader les uns et les autres des avantages d’un système où.pour paraphraser le mot de M.Valery Giscard d’Estaing, la valeur d’une monnaie n’est pas décidée arbitrairement, mais est plutôt constatée sur la place financière.Claude LEMELIN bloc-notes La réforme fiscale Au cours de la conférence fédéra-le-provinciale tenue mfercredi, à la suite de la conférence constitutionnelle, les premiers ministres ont discuté entre autres sujets les propositions formulées par le gouvernement fédéral dans le Livre blanc publié l'an dernier.Ce document a fait l'objet de nombreux débats, les provinces ont formulé des commentaires et présenté des propositions, mais le communiqué final de la réunion de mercredi indique que la situation demeure fort confuse et que les gouvernements provinciaux ne savent guère quelle réforme le gouvernement central entend proposer.Le ministre fédéral des finances a annoncé récemment des modifications au Livre blanc quant aux charges fiscales de l’industrie minière, et on note que la plupart des premiers ministres provinciaux ont exprimé leur satisfaction à ce sujet.Mais certains d’entre eux ont réclamé d'autres changements, et ont insisté sur la nécessité de consultations entre les gouvernements.L'attitude adoptée par le gouvernement fédéral, c’est qu’il entend tenir compte des mémoires et pnposi-tions soumis par les provinces et des demandes formulées durant la réunion de mercredi.Il a du reste publié le Livre blanc pour obtenir "Si la présence de juges au sein des commissions de police diminue de quelque façon de la foi du public en l’impartialité des tribunaux de juridiction pénale, tribunaux qui doivent être des forums où l’on peut obtenir la vérité et la Justice, alors j’affirme que nous ne pouvons nous permettre de conserver cette pratique “La justice doit non seulement être rendue, mais on doit pouvoir effectivement se rendre compte qu’elle est rendue”, c’est un proverbe banal mais le fait qu’il soit si connu prouve qu'il se fonde sur une vérité évidente.’’ Discours prononcé par l'honorable John Turner, ministre de la Justice devant l'Association canadienne des chefs de police, London, le 4 septembre 1970.“Je suis troublé, et Je suis certain ue vous l'êtes aussi, par la tendance e notre société à la violence, en particulier à la violence dirigée contre les policiers Je remarque que le président de la Commission de police de l'agglomération de Toronto a té- lés réactions des provinces et du public.Mais les changements qu'on apportera au Livre blanc, sauf ceux qui ont été annoncés récemment sur des points limités, ne seront apparemment connus que lors de la présentation du projet de loi sur la réforme fiscale le printemps prochain.Exigences du fédéralisme Même s’il doit y avoir d’autres discussions à l'automne après que les comités parlementaires auront présenté leurs rapports, il semble que les vues du gouvernement fédéral ne seront connues que lorsque le projet de loi sera présenté au Parlement canadien.Les premiers ministres provinciaux auront l’occasion de discuter ce projet de loi, mais ils se trouveront en quelque sorte devant un fait accompli, car le gouvernement central pourra difficilement reculer sur des points importants après avoir présenté son projet de loi.Il est sans douté normal que les députés du Parlement canadien soient les premiers à connaître les projets de loi du gouvernement fédéral, mais lorsqu’il s'agit d’une question comme la réforme fiscale qui intéresse directement les provinces, on peut se demander si la méthode annoncée par Ottawa est la bonne.Sans soumettre le projet de loi sur la fiscalité aux premiers ministres provinciaux dans sa forme officielle, il conviendrait que le gouvernement central leur indique à l’avance l’essentiel des changements qu’il entend apporter au Livre blanc.cemment donné des chiffres qui indiquent que.au cours des sept premiers mois de cette année, plus de 200 attaques contre des policiers ont été perpétrées dans cette seule ville.Le policier d’aujourd’hui doit, comme précédemment, faire face au criminel violent.Mais il est également devenu un symbole de l'autorité, une cible pour la frustration, l'impatience et la mauvaise logique de ceux qui.dans notre société, refusent de traiter d'une question à son mérite, Il est important que nous reconnaissions que.lorsqu'un policier est attaqué, cela constitue plus qu’une violation de sa sécurité personnelle, aussi importante que puisse être cette dernière L'attaque d'un policier est un coup porté aux fondements même de notre société; l’attaque devient une manifestation physique du manque de respect pour le droit établi d’un commun accord dans une société libre." Discours prononcé par l'honorable John Tumer, ministre de la Justice devant l'Association canadienne des chefs de police.London, le 4 septembre 1970.Une telle consultation permettrait aux provinces de faire connaître leurs objections à telle ou telle proposition avant que le cabinet fédéral se soit engage officiellement.En prenant seul l’initiative de formuler un projet de loi sur la fiscalité, sans consulter les provinces sur les dispositions proposées, le gouvernement fédéral agit comme s'il était un gouvernement supérieur aux autres dans la fédération canadienne, alors que les provinces sont souveraines dans leurs domaines.Lors de la conférence constitutionnelle on a demandé que l’accessibilité des deux ordres de gouvernements à la plupart des impôts soit coordonnée de façon que les provinces disposent de ressources suffisantes.Le même problème se pose dans la réforme fiscale.La fiscalité forme un tout qui intéresse directement les provinces; le gouvernement et le parlement canadiens devraient négocier ce problème avec les provinces; la consultation est insuffisante si c'est Ottawa qui s’arroge le droit de décider seul en dernier ressort.P.SAURlOl La publicité des films dans les journaux M.André Guérin, président du Bureau de surveillance du cinéma du Québec, propose l'épuration de la publicité faite aux films dans les journaux.Il juge que trop souvent cette publicité est outrancière.vulgaire et de mauvais goût, particulièrement dans les journaux de langue française.M.Guérin a raison.Mais il convient de lui rappeler que l'organisme qu’il préside n’est pas sans reproche à cet égard.La Loi du cinéma, à l’article 30, dit textuellement qu’aucune représentation de films cinématographiques ne peut faire l’objet dans un journal.d'une annonce dans laquelle on se sert de vignettes, dessins ou gravures, à moins que ces vignettes, dessins ou gravures, ne fassent partie d'une affiche ou d'un film préalablement approuvé par le Bureau ou, si ces vignettes, dessins ou gravures n’en font pas partie, qu’ils aient été approuvés spécialement par le dit Bureau conformément à des règlements adoptés par le lieutenant-gouverneur en conseil.Il apparaît donc évident que le mauvais goût des annonces, du moins en ce qui touche leur illustration, relève en premier lieu du Bureau de surveillance du cinéma lui-même.S’il ne remplit pas son rôle, il ne devrait pas attendre que les journaux le fassent à sa place.Par ailleurs, il ne fait pas de doute que la loi est ici inadéquate.D'abord, elle ne couvre pas les textes ou slogans publicitaires.Et c’est peut-être là que nichent avant tout la vulgarité et la provocation.Il importerait que même ces textes soient approuves par le Bureau de surveillance.Mais il y a plus.La loi permet aux promoteurs de films d’utiliser n'importe quelle image pour annoncer son produit, pourvu que cette image provienne d’un film bénéficiant d’un visa.Or.on sait que le Bureau de surveillance n’est pas très chatouilleux sur le côté des images, surtout quand il s'agit de films réservés aux plus de quatorze ans ou aux plus de dix-huit ans.Le producteur de films n'a pas de difficultés à en trouver d’assez salées pour ses annonces dans les journaux.Ce qu'on oublie, en donnant une autorisation aussi large dans le domaine de la publicité, c’est que les journaux ne s’adressent pas à des catégories d'âges déterminéçs.Surtout depuis que les tout jeunes peuvent assister aux séances de cinéma, Us sont intéressés aux films qu’on annonce.Ils ne peuvent pas ne pas être frappés par ces images, vignettes ou dessins et ces textes affriolants dont M.Guérin réprouve le mauvais goût et la vulgarité.Il faudrait que les règlements touchant la publicité dans les journaux tiennent compte du fait que ceUe-ci atteint les publics de tous âges.Il y a trois catégories de films; il ne saurait y avoir qu’une catégorie de messages ou placards publicitaires.Lorsqu’un cinéma présente des films de plus d’une catégorie, il est tenu d’afficher la catégorie la plus restrictive; de même devrait-on exiger de la publicité dans les journaux qu’elle respecte les exigences de la plus large catégorie, soit la catégorie pour tous.Ceci dit, nous ne voulons pas exonérer les journaux de tout blâme.Le Devoir a déjà refusé un certain nombre de placards publicitaires justement pour les raisons qu’invoque M.Guérin.Il continuera à le faire.Mais c’est une responsabilité ui doit d'abord incomber au Bureau e surveillance que le gouvernement a créé et que le public soutient de ses taxes.Il y a assez longtemps qu’on peut observer les fautes de goût dans la publicité cinématographique.Le Bureau de surveillance aurait certes eu le temps d’exercer son autorité ou de recommander au gouvernement les modifications qui s’imposent à la Loi du cinéma.Quand les promoteurs de films ont perdu tout sens de la mesure.U faut malheureusement leur placer des garde-fous.Vincent PRINCE I propos d'actualité 30BrXi'o L'éveil de la paternité LIBRE OPINION 'Haïr'est-H le défoulement dont nous avons besoin ?Il y a actuellement un tel engouement pour "Hair”, à Montréal, qu’il est difficile de ne pas y participer d’une certaine façon.La publicité, même en dehors de la métropole, en parle comme étant “l’événement musical du siècle”.Et tout le monde attend “l’événement” avec impatience: il faut voir "Hair” ! Les articles dans les journaux, les nouvelles couleurs de la Comédie Canadienne, les conversations de coquetels et tout le reste nous mènent vers “l’événement”.Et tout cela me laisse songeur.Même que ça m’irrite.Je me dis qu’il y a sûrement des gens qui ont vu la pièce ailleurs, qui vont se lever et poser des bémols à l'exaltation actuelle.Personnellement j’attends encore que quelqu’un me dise qu'il veut voir “Hair" pour la valeur de son contenu.Mais non: on veut voir “Hair” parce qu’il faut voir “Hair” ! Qui l’a dit?Le “producer”.A cause de l’emballement actuel excessif, alimenté par les mass-media et une publicité bien orchestrée, à cause de tout ce que j’entends et de tout ce qui se prépare, à cause de la fonction que j’occupe et de la nécessité d’une réflexion commune valable, j’ai décidé d’aller aux sources.Aux sources J’ai vu Hair, à New York.J’en ai admiré la “production”, c’est-à-dire la mise en scène, le mouvement, le décor, le jeu des acteurs.J’ai aimé, bien sûr.“Aquarius”, “Good morning starshine”, et quelques autres pièces musicales.J’ai suivi avec intérêt l’élan de ce groupe de “hippies” du dimanche vers une liberté d’expression et une libération totale.La musique est bonne, par JEAN-GUY DUBUC • L'abbé Jean-Guy Du-buc est directeur de l'Office des communications sociales du diocèse de Montréal.Dans cette libre opinion, il commente l'engouement qui marquerait.à son avis, l’arrivée de "Haïr” à Montréal.Les sous-titres sont du Devoir.quoique le rythme soit dépassé.même par nos musiciens canadiens: Charlebois, par exemple, va beaucoup plus loin.Quelques bons “gags" m'ont fait rire.Mais j’ai été plus souvent déçu et mal à l’aise pour plusieurs raisons.D’abord, la contestation de la société de consommation américaine est aujourd’hui un lieu commun facile à exploiter.Reconnaissons que “Hair" en est le plus authentique produit! Comme tous ces films qui veulent “dénoncer la prostitution" et qui de fait l’encouragent - du moins celle de l’esprit -, “Hair” invite les bourgeois à payer un très gros prix pour se faire dire qu’ils sont caves de le faire! A l’apparition de la pièce, en 1967, l’idée était amusante.Aujourd’hui, elle n’est gue pécuniairement rémunératrice pour des producteurs étrangers.Cette contestation ne nous touche, d’ailleurs, qu’en partie.Malgré toute la préoccupation sincère que l'on peut avoir au sujet de l’engagement militaire américain au Vietnam et au Cambodge, les attaques contre le service militaire obligatoire nous laissent assez froids.Celles contre la civilisation du Rock, illustrée par des pseudo-Supremes.ne peuvent que nous faire rire.“Hair” ne risque pas de nous “désinstaller”.Le théâtre-participation?Déjà utilisé, et plus poussé, chez nous.Sexe et religion Reste le plus facile: le sexe et la religion."Hair" veut dé-mythiser les deux, semble-t-il.Il m’apparaît plutôt que l’on veuille simplement se faire un succès en ridiculisant les valeurs d’amour et de religion, parce que c’est aujourd’hui la mode.Une parodie de la consécration eucharistique et autres choses semblables ne peut que heurter les convictions profondes d’une bonne partie de la population.Et qui que l’on soit, on ne peut trouver que vulgaires les gestes de celui qui tire un chapelet de son cache-sexe ou qui mime la masturbation avec frénésie cinq ou six fois.Ajoutons que le dialogue demeure souvent à ce niveau.Si c'est ça le défoulement dont on a besoin, je perds mes illusions sur ce que nous sommes.Pourquoi l’engouement de “Hair”?Parce qu’on a dit que c’était un “événement”.Il l’était peut-être en ‘67.Il en reste surtout une vulgarité calculée.On fausse le débat en parlant des scènes de nu du spectacle: elles n’ont rien de scandaleux ni même d’érotique, surtout après tout ce qu’on nous a servi au cinéma depuis quelque temps.La vulgarité est dans tout le reste.On veut voir “Hair”?Je me demande ce qu’on veut y voir.Je me demande si un jour chacun de nous sera assez libre pour choisir lui-même les valeurs qui le font vivre.Je me demande qui nous sommes.Et si nous serons mieux, après Hair.La culture est une chose.La mode, une autre.¦ lettres au DEVOIR La contribution portugaise au Canada (.) Les milliers de Portugais qui vivent au Canada, ne sont pas que les fils spirituels, mais les héritiers directs de la plus ancienne civilisation d’Europe, vieille de 40,000 ans avant Jésus-Christ.Etablie dans le sud du continent européen, elle est issue de plusieurs et différentes cultures, dont la culture "gréco-latine”, d’où est tirée la magnifique langue portugaise parlée aujourd’hui par plus de 150 millions d'hommes dans le monde Savons-nous assez que ce brave peuple portugais a contribué à la découverte du monde tant par ses navigateurs, ses explorateurs et même ses aviateurs, puisque l'histoire de l'aviation nous enseigne qu'au début du XVIIe siècle, un célèbre Jésuite portugais nommé Gusmâo du Marquès de baqueville essaya de mettre au point une machine imitant l'oiseau.Plus près de nous, vers les années 1917, la première traversée' de l'Atlantique nord fut réussie par l’Anglais "Read" de Terre-Neuve aux Açores et Lisbonne.1922 marque la première traversée de l'Atlantique Sud, depuis Lisbonne iusou’à Rio de Janeiro par les deux Portugais Cago Coutinho et Sacadura Cabri.Le Canada est peuplé d'immigrants et de leurs descendants.Aux Français, nous rendons hommage pour l’avoir colonisé, peuplé et lui avoir donné la richesse de son étincellante culture.A toutes les autres races et particulièrement à la race portugaise.dont le pays d'origine célèbre cette année son 825e anniversaire d'existence, ce qui est une raison de plus pour notre prise de position et notre fête, nous devons, dis-je, d'avoir fait de cette terre canadienne un rameau de choix et un pays respectable partout dans le monde.L’immigration portugaise au Canada remonte à 1570.La plupart de nos ancêtres se sont fixés à Terre-Neuve et sur les rives du Groenland pour y faire la pêche.On retrace même des explorateurs et explorations antérieures à 1570 puisque Manuel Fernandes de Labrador a longé la côte du Labrador vers les années 1400, Caspar Corte-Real était à Terre-Neuve en 1495 et son frère Miguel a remonté le Saint-Laurent jusqu’à la hauteur des Trois-Rivières vers la même époque, Le climat plus tempéré de la vallée du Saint-Laurent, a attiré plusieun Portugais qui s'étalent d'abord fixés a Terre-Neuve en compagnie de colons français dont plusieurs noms de ces familles nous sont aujourd'hui très chers et bien familiers, tels les Portugal, les Portugais, les da Silva etc.D'ailleurs, nous sommes particulièrement fiers du célèbre Pedro da Silva qui faisait la navette entre Montréal et Québec vers les années 1692 afin d'acheminer le courrier.Fait qui vous étonnera sans doute, le nom “Canada” est très certainement d’origine portugaise puisque les navigateurs portugais, en face des côtes glaciales et froides du Labrador disaient souvent: “Ca-Nada - Ici Rien".En terminant, je tiens à dire, que le Canada peut être fier d'avoir des immigrants portugais dont certains techniciens nous conseillent l’intégration à la culture anglaise, d’autres à la culture française.Eli bien, nous disons et sans jouer les experts, que nous devons nous intégrer à tout et à tous, pour une paix durable; une justice accessible à tous; le respect des droits de chacun; et pour que la bonne compréhension règne dans ce pays riche et prospère.(.) Manuel TE1XEI RA Montréal, 23-8-70 LE DEVOIR Fondé par H«nri Bouratia !• 10 janvitr 1910 Dirtcteur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint! Michel Roy Directeur de ('information! Jean Francoeur Trésorier: Arthur Lefebvre LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est au no 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc., à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.Seule la Presse canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans "Le Devoir".ABONNEMENTS: édition quotidienne, Canada: 12 mois: $28.00; 6 mois: $15.00; 3 mois: $8.00.À l'étranger: 12 mois: $40.00; 6 mois: $22.00; 3 mois: $12.00.Édition du samedi! 12 mois: $10.00.Courrier de la deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec.TtLÊPHONE: 844-3361 Le Devoir, samedi 1 9 septembre 1 970 • 5 homines événements LIBRE OPINION Québec investit trop dans des universités sclérosées pa GÉRARD MARIER • M.Marier est directeur du Centre de recherche prospective en éducation de l'Université du Québec é Trois-Rivières.Dans cette libre opinion, il tente de répondre à la question: "L'Ecole est-elle nécessairement l'école du conservatisme?" Le» sous-titres sont du Devoir.Malgré les efforts les plus imposants jamais faits jus- 3u ici en éducation, l’école emeure l’une des institutions les plus conservatrices qui soient.Les professeurs sont rémunérés d’autant mieux que leurs études et leurs habitudes d’enseignement remontent à plus loin.Identiques à leurs prédécesseurs, les maîtres occupent toujours les lieux, et les quelques réaménagements dans les recherches d’étudiants ne changent rien à l'affaire puisqu’elles sont paralysées en fait par le cours magistral qu’elles tentent de prolonger.Du reste, l’enseignement et les recherches ramènent invariablement la réflexion à des années en arrière, sur les antécédents de notre culture, particulièrement en philosophie où l’on s'emploie en vain à trouver dans Platon, Hegel.Heidegger les ferments d'une critique de notre époque, comme si cette dernière n’était pas leur fruit.Le bluff des innovations Quant à l’impact, dans l’école des innovations technologiques, comme la T.V.en circuit fermé ou encore des programmations sur bandes ou sur disques, c’est du bluff.Ajoutant des instruments ultra-modernes à l’école traditionnelle, on la rend plus coûteuse, sans la rendre plus fonctionnelle: il fallait mettre de côté l’établissement classique si l’on voulait y faire une révolution authentique, sans quoi, les moeurs académiques séculaires viendraient à bout des nouveautés quelles qu’elles soient.Le signe le plus certain de la fonction intégrative de l’école et de sa puissance conservatrice vient de l’intérêt que les gouvernements lui oor-tent.Soucieux avant tout d’empêcher les problèmes de s’aggraver.absorbés tout à fait par les conséquences du passé, les administrateurs n’ont guère l’habitude de créer ni de s’intéresser aux dynamismes créateurs.En consacrant le tiers de son budget à l’éducation.l’Etat du Québec, pour un, fait la preuve que l’éducation plus que toute autre activité.concerne ses politiques pour combattre les déviants et les marginaux qui précipitent les crises, quand ils n’en créent pas.L’école ne provoque pas de changements dans la société: elle peut tout au plus y entrer, poussée par des éléments exogènes: inégalités sociales.pollution, guerre, maladresse de la police, perspectives de chômage.Les événements de mai - qui n’auraient pas eu lieu sans les grèves d’ouvriers - ne marquent pas une initiative de l’Université française dans l’évolution du pays.mais, au contraire.son inaptitude à suivre les événements."Je suis un vieil universitaire.disait un ancien doyen de faculté en mai 68, aussi n’est- ce pas de gaité de coeur que je vais porter en terre la cinquième Université de Paris.Oui, pour la cinquième fois depuis sa naissance, l’Alma Mater est contestée globalement pour n’avoir pas voulu s’intégrer à la vie de son époque et pour s’être obstinée a maintenir envers et contre tout les conventions d’un monde irréel.Elle a été réformée au XVème siècle, elle a été relevée de ses ruines au début du XVIIème siècle, supprimée pendant la révolution, elle est de nouveau tombée avec le Second Empire.L’Université restaurée sous la IHème République vient de mourir sur les barricades.Cette institution porte en elle une tare: elle a toujours été en retard d’un siècle.’’ Institutions en retard Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’Université retarde sur l’ensemble du milieu.John Stuart Mill se plaignait il y a un siècle que l’Université britannique était largement en marge du progrès du genre de vie de la nation.Et vers 1930, Flexner, pour sa part, rappelait que les universités dans leur ensemble étaient considérées comme conservatrices, et même souvent comme réactionnaires.“Pour des raisons tout à fait évidentes, ajoutait-il, les institutions comme telles tendent à prendre du retard sur la vie dont elles sont une expression et un prolongement” (1) L’Ecole est déphasée avec une telle constance à travers les siècles que cela semble appartenir à sa nature même, de sorte qu’elle serait incapable d’être ailleurs où elle est présentement, c’est-à-dire “à la fin du cortège” (2).L’on a pensé que la société industrielle avancée projetterait l’Université à l’avant-scène et qu’elle lui conférerait le premier rôle dans le développement socio-économique de la nation.C’était une vue de l’esprit.Si les diplômes, monopole de l’Université, prennent une importance sans cesse plus grande, ils suffisent par contre de moins en moins à donner par eux-mêmes travail et pouvoir.Ils ont besoin d’être complétés par des qualités et des expériences que l’Université ne peut donner.Quant à l’information, une autre quasi exclusivité de l’Université, elle se développe aujourd’hui plus rapidement au-dehors qu’ au-de-dans.“80% de ce que savent les jeunes Européens n’est plus appris à l’ecole, mais dans les journaux, devant la télévision, dans la rue”, (L’Express, no.969, 2-8, février 1970) C’est pourquoi, en dépit des besoins envahissants de diplômes et d'informations, et malgré des réaménagements dans les programmes.Tes méthodes, les objectifs, l’Université n’est pas encore le fer de lance des changements.Les réformes dont on parle tant l’ont simplement empêchée de prendre trop de retard.L’Université critique ou révolutionnaire est une simple mise à jour.Si l’Université a toujours été conservatrice par sa puissance d’intégration, et si rien ne permet aujourd'hui d’attendre de ce côté-là une évolution quelconque, il s’opère cependant une authentique révolution qui ne laissera plus personne en place: les jeunes et les adultes vont y intervertir leur rôle spécifique.Le modèle des jeunes Pour la première fois, en effet, les jeunes sont devenus le modèle culturel, les citoyens par excellence: dynamiques, changeants, créateurs, idéalistes, remplis de désirs, débordants de sexualité, attirés par la vie commune, vite dégoûtés, violents, indignés à Ta moindre injustice, nàifs, brillants, tranchants, railleurs.Jadis, ils se rendaient à l'école pour apprendent à devenir des citoyens adultes Mais aujourd’hui?Alors qu’ils sont l’expression la plus parfaite de notre société, à quoi pourraient-ils se préparer?Est-ce que ce ne seront pas les adultes qui auront besoin de fréquenter l’école des jeunes pour se rendre aptes à affronter les années à venir.(3).Déjà, souvent à leur insu, les adultes plus près des jeunes.comme les responsables des divers services aux étudiants, apprennent sous la conduite des nouveaux maîtres, l’humanisme approprié à la prochaine décennie.A l’occasion du colloque qui réunissait, à la fin d'août, pour la première fois, les responsables des Services aux étudiants de tous les niveaux, j’ai été frappé par le nouveau type d’adultes-apprentis.Indépendamment des qualités particulières pour lesquelles ils ont été nommés à ces postes, les responsables dans leur ensemble en sont venus dans un laps de temps infime, souvent t en quelques mois, à penser e d’une manière tout à fait différente, même après des années d’enseignement et d’administration qui les avaient très peu marqués.En terme de futurologie, le lettres au DEVOIR Samuel de Champlain et M.Jean Lévesque Carrefour des étudiants du Québec a donc fait preuve de discernement en disant ceci de l’école traditionnelle: • Une institution qui perdra de son importance, et c’est tant mieux.Telle est l’opinion de plusieurs participants, notamment d’adultes.• L’étudiant de l’avenir ira peu à l’école.• La scolarité n’est plus la voie unique de l’avenu- de la civilisation.• Il faut sortir les jeunes de l’Université.• Les étudiants seront de plus en plus autodidactes • I! importe de démystifier l’école et cesser de lui accorder une importance qu’elle n’a pas.• Devenir adulte ne signifiera plus aller à l’école (4).Abus des investissements En clair, les observations historiques comme les prévisions qui viennent d’être faites veulent dire ceci: L’Université, trop complaisante envers ses efforts de renouvellement, abuse des investissements fantastiques qui lui sont consacrés.Je ne donne qu’un exemple qui concerne l’enseignement.Les étudiants, candidats à un cours, ont une formation commune de plus en plus mince et leurs besoins sont de plus en .plus diversifiés.Il n’est plus possible ni souhaitable de faire comme si tout le monde, à partir d’une initiation identique, devait arriver au même résultat final.Le système d’options n’est pas une réponse au problème de l’éventail de la clientèle, parce que les étudiants sont guidés dans leurs choix plus par les contraintes des horaires que par leurs désirs et leur préparation.Et quelle est la signification d'un cours et de la transmission de telles et telles connaissances dans un monde en Dans ses Antipropos sur Champlain, publiés dans le Devoir du 1er septembre.M.Jean Lévesque, animateur sur les ondes de CKAC.a commis nombre d'erreurs et d'inexactitudes.Je trouve qu'il a abusé du public, autant sur la personnalité historique de Champlain lui-même que sur la commémoration du quatrième centenaire de naissance du Fondateur du Canada, premier gouverneur et héros national (1570-1970).M.Lévesque déclare que Champlain appréhendait "les adversités naturelles de l'Amérique '.C'est une fausseté! D’abord, Champlain a toujours songé au Canda qu’il fondait et non pas à l'Amérique.Ensuite, il n’y trouvait pas d adversités naturelles.Au contraire, il en proclamait la nature agréable, le climat salubre, le sol prometteur.Il trouvait le pays “beau en toute perfection”.Il a déclaré qu ‘une famille de dix enfants, avec une terre de trente arpents, un peu de chasse et de pêche, y vivrait plus heureuse qu'en France avec une rente de dix à quinze mille livres”.M.Lévesque dit que c'est grâce à Champlain que la Nouvelle-France a pris forme ".C’est inexact! Champlain a pris la peine de préciser qu’il s'agissait du Canada, dont il posait les fondements.Le terme “Nouvelle-France ’ s'apparentait à celui de “Nouvelle-Angleterre’' d'alors et d’aujourd'hui, qui ne désigne rien de précis sur le continent.C'était une dénomination de l'esprit.On appelait alors “Nouvelle-France’' tout pays lointain où émigraient des Français, par réaction contre la "vieille”.Ainsi, il y eut plusieurs Nouvelle-France dans le monde, en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, mais rien de spécifique.M.Lévesque affirme que l'oeuvre de Champlain consiste dans "1 enracinement de la civilisation française dans un monde nouveau”.Voilà une erreur! L’oeuvre de Champlain s'incarne exclusivement dans la fondation d'un pouvoir politique dans le monde, c'est-à-dire le Canada.Il l a fondé et l'a doté de tous les organismes de développement et de progrès: gouvernement, religion, défense, enseignement, industries, commerces, agriculture, sciences.Une action de si haute importance et d’envergure pour la civilisation du genre humain mérite l’exaltation et la reconnaissance de la part de la population canadienne envers Champlain.Cependant, M.Jean Lévesque déplore “l’absence complète d’intérêt que le 400 ème anniversaire de naissance de Champlain suscite au Canada en général”.Cette affir- mation est d une fausseté absolue.Ne sait-il pas que l’organisation de cette commémoration comprend des patrons d Honneur qui sont les lieutenants-gouverneurs et les premiers ministres des provinces; des dépôts de couronnes de fleurs aux monuments Champlair au Canada; l'édition d'un écusson-souvenir; la distribution de trois mille circulaires à travers le Canada; la réédition des Oeuvres de Champlain en anglais et en français par l’Université de Toronto; une Exposition historique Champlain au Musée de Quebec qui a attiré plus de 50,000 visiteurs ; un rapport-souvenir qui sera publié durant l’hiver 1971 ; etc., etc.Se faisant l’homme-écho d’une modeste commémoration à Broua- ges, en France, M.Lévesque, qui est français, a profité de l'occasion pour louanger ses compatriotes et abaisser les Canadiens en leur faisant des reproches immérités et contraires à la vérité et à l’équité, et en laissant croire que les Canadiens sont insensibles à la reconnaissance du coeur envers Champlain.N'étant pas suffisamment informé sur l’organisation de ce 400ème anniversaire au Canada, M.Jean Lévesque aurait été mieux inspiré de n en pas parler plutôt que d’induire le public en erreur.C'est dommage! Sincèrement.Georges BOULANGER, président Institut national Champlain.Case postale 211, Québec.3-9-70 Appui à la population d'Orford contre la Régie des eaux EXPOSITION Commerciale allemande I _ _ 4"7 de6h p.m.1 Q d« 10 h a.m.ICS î I à 10 h p.m 10 à 1 i 10 h p.m.19 r;, O h a.m.OH d* 1 hPm à 101 10 h p.m.i 10 h p.m.sept.ENTRÉE GRATUITE • Vous pourrez acheter des produits d'importation des pays de langue germanique: Allemagne, Autriche, Suisse.Meubles bijoux - articles de cadeaux - vêtements - chaussures -boissons • produits d'alimentation * appareils techniques -enregistreuses - voitures, etc.• Menu spécial de "cuisine allemande'' tous les jours de l'exposition.• Musique à partir de midi au "BIERGARTEN" • Danse à compter de 3 h p.m.toutes les après-midis Facilités de stationnement 20 Crémazie est — coin boul.St>Laurent Pour renseignements: 381-7606 Les organisations soussignées veulent témoigner de leur appui à la population d’Orford dans les Cantons de l'Est qui est présentement en train de lutter contre la Régie des eaux du Québec et le comté de Valcourt sur la question de l'utilisation de leur eau.La Régie des eaux a décidé d’accorder à Valcourt la permission de tirer un peu plus oe 2 millions de gallons d'eau par jour du lac Bowker dans le comté d’Orford pour les besoins industriels et civiques de Valcourt.Cette quantité dépasse de beaucoup ce que le lac Bowker peut fournir.Le bassin habituel de Valcourt est la rivière Noire qui est polluée, tandis que les citoyens d'Orford ont travaillé fort afin de conserver leurs lacs, particulièrement le lac Bowker, dans une condition relativement propre.Si le niveau du lac était grandement réduit, comme ça serait le cas si on permettait à Valcourt de firendre l’eau, il est certain que le ac deviendra pollué parce qu'il a une capacité d'absorption de déchets limitée.Il est particulièrement troublant de savoir que la Régie des eaux n’a jamais officiellement avisé le conseil d'Orford de ses projets et qu’elle n'a jamais tenu d’assemblées pu- bliques pour discuter de cette question.Une des conséquences de ce projet sera l'effet qu'aura sur l’économie locale qui est dépendante du tourisme la pollution des lacs d'Orford.Mais peut-être que l'aspect le plus grave de cette question sont les implications possibles à long terme.Le gouvernement du Quebec par l'entremise de la Régie des eaux est en train de continuer sa vieille tactique d’une destruction de plus en plus grande.Lorsque la population de la terre était beaucoup moindre, l’homme pouvait vivre sur un lopin de terre jusqu'à ce que celui-ci devienne infertile et trop pollué pour qu’on puisse encore l'utiliser; apres quoi, il était facile de trouver une autre région encore inviolée par l’homme Cette habitude n'est plus possible parce que les terres disponibles et les ressources telle que l'eau sont en train de disparaître rapidement.Nous craignons que si la ville de Valcourt avait le droit de prendre l'eau relativement propre du lac Bowker, un précédent dangereux aura été crée et permettra à ce type d'action irresponsable de se répéter continuellement jusqu'à ce que toute notre eau soit polluée, et tou- tes nos ressources disparues Nous demandons à la Régie des Eaux d'étudier le problème d'une façon plus moderne et plus responsable, en trouvant une autre source d'eau, qu'on pourrait obtenir de plusieurs façons tel que l’endi-guement et le nettoyage des eaux de la Rivière Noire beaucoup plus grande que le lac Bowker.F.H.Knelman, chairman, Citizens for Social Responsibility in Science (CSRS) Richard Nelson (MD), président du Mouvement de Résistance à la Pollution et vice-président de la Fédération Québécoise de la Faune Mme Hélène Lajambe, présidente Société pour Vaincre la Pollution (SVP) Mrs Sally Bochner, vice-présidente, Society to Overcome Pollution (STOP) 28-8-70 prol elle éducatif et à faire en sorte qu’il tire information et préparation à l’avenir des événements qu’il vit, peu importe qu’il les suscite plus ou moins.2) Le “cours” ne s’intéresse pas à la distance qui sépare l’information finale de l’information initiale, mais plutôt au processus et à la quantité du chemin parcouru.Puisque, d’une part, on n’a jamais cessé d’approfondir ce qu’est l’éducation et.puisque, d’autre part, les niveaux de préparation et d’aspiration ne sont pas les mêmes pour beaucoup de personnes, la nature des démarches est plus importante que leur aboutissement après un temps précis, c’est-à-dire une session.3) Les recherches sont du type opérationnel: c’est dire qu’elles sont intermédiaires par rapport à des recherches tout à fait théoriques et des recherches tout à fait pratiques.Pédagogie 1) Le professeur, en deux cours, situe approximativement l’état des recherches actuelles en philosophie de l’éducation.2) Chaque étudiant, après avoir écrit son curriculum vitae, verbalise avec le professeur, sa recherche prioritaire.3) A la fin de la session, chaque étudiant rend compte au professeur des étapes qu’il a suivies: calendrier, objectifs particuliers à chaque étape.sources d’informations consultées, articulation de celles-ci dans une dynamique d'ensemble (5).4) Chaque étudiant fait le choix des moyens pour établir la biographie culturelle de la session, en tout une centaine d’heures de travail.5) Trois fois dans la session, tout le groupe se réunit afin de faire connaître l’état des recherches de tous pour que chacun puisse : sentir un minimum de sécurité.prendre n’est-elle pas une activité disfonctionnelle, comme du reste apprendre à apprendre qui a pris la relève?Quelle est.en effet, la valeur d'un entraînement qui conduit à apprendre?Du reste, le cours magistral est la pire des formules pour stimuler l’apprentissage, et ce ne sont pas les recherches individuelles ou collectives qui en changent la nature, puisqu’elles n’en sont que la rallonge.Il faut penser à quelque chose de tout à fait différent dans les objectifs et dans la pédagogie.Par exemple une session - 45 périodes - de philosophie de l’éducation fixe les buts et les cheminements suivants: Objectif 1) Aider chaque étudiant à secréter son propre milieu (1) Clark Kerr.Métamorphose de l’IIniversité, Editions ouvrières, Paris, 1967, page 102.(2) “En tête de notre colonne disloquée par sa propre vitesse, deux éléments galopent allègrement en tête, sans se soucier du reste, avons-nous dit, l’art et l'innovation technique.Derrière, c’est la débandade; les véhicules suivent péniblement, selon leurs moyens, l’Université fermant la marche”.Alfred Sauvy, La révolte des jeunes, Editions Cal-mann-Levy, Paris, 1970, page 247.(3) Time du 17 août consacrait plusieurs pages à l’art d’éduquer les parents.(4) L’avenir des étudiants et les étudiants de l’avenir, Université du Québec à Trois-Rivières, 1970, tome 1, page 70.Paul HAMEL S.J.invite choque jour, des témoins du monde chrétien.à l'émission Témoignage du 2 1 au 26 septembre 1970 LUNDI: Un détenu.Je chante derrière mes barreaux MARDI: Claire VaHlancourt: Pourquoi je suis allée travailler en Inde MERCREDI: Jean Vanier: La vie cochée du Général Vomer JEUDI: B.Chevalier: les mass media ou service de la cotechese VENDREDI: L.Poirier, O.F.M.: Pourquoi ces conflits entre clans SAMEDI: Chan.de Locht: l'éducateur: un homme d'espérance À 50 postes au Canada À Montréal syntoniser: CFLV Valleyfield 1370 13 h 45 CJSOSorel 1320 8 h 40 CKBS Saint-Hycinthe 1240 14 h 05 Hommage à Mauriac Éditions HMH, Ltée 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 849-6381 Chapltrt vingt-troisième: LES GRÈVES 1- La grève: moyen de pression.2- La grève et ses formes.3- Détermination du coût de la grève.4- La solution des conflits.Vous trouverez réponse à ces questions dans l'ouvrage Les ROUAGES de l'économie de Émile Bouvier docteur en sciences économiques, professeur à l'université de Sherbrooke.Volume qui se vend $8.95, 516 pages, illustré, 33 graphiques, 77 tableaux, un lexique, que vous pouvez vous procurer à notre centre de distribution: 4440 rue St-Denis, Mtl.Tél: 843-6241.(Demandez notre circulaire.) GUÉRIN, éditeur C’est avec une profonde émotion que nous avons appris la mort de l'illustre académicien François Mauriac.Nous laisserons à d'autres le soin de faire l’éloge du grand écrivain, prix Nobel de littérature.Quant à nous, nous voudrions parler de l'homme Mauriac et de cette vie si pleine consacrée à la défense des plus nobles causes.D'aucuns se souviendront de cette phrase sublime qu'il prononçait lors des jours sombres de juin 1940, alors que les hordes nazies déferlaient sur le sol de sa patrie: "Toute l’histoire de France ne tient pas dans l'été de 1940.Montaigne est toujours là.et Biaise Pascal, et Jean Racine”.Mauriac fut, à ce moment-là, l’un des premiers à faire partie de la résistance française, et U adhéra dès le début au mouvement de la France libre.Cet esprit foncièrement bon et généreux sut, au moment de la libération, faire la part des choses, alors que commençaient les procès politiques dans une atmosphère trouble de haine et de rancoeur, et U devait Intercéder en faveur de l'écrivain français Robert Brasillach condamné à mort pour collaboration avec l'ennemi.Et quelques années plus tard, en 1958.il donnait son entier appui au général de Gaulle dont 11 avait reconnu la grandeur, comme Malraux d'ailleurs, et le défendit sans relâche contre ses détracteurs.Car Mauriac fut toute sa vie fidèle à son idéal de justice et de liberté, Qui ne se rappelle ses admirables chroniques du "Figaro littéraire”, où il mettait son immense talent au service de valeurs de plus en plus menacées.Devant cette tombe toute fraîche, nous voulons dire toute notre admiration.Nous voulons rendre un ultime hommage à ce grand Français, à ce chrétien authentique dont le souvenir demeurera à jamais dans nos coeurs.Edouard GARNEAU Montréal, 8-9-1970 CUISIHt EXOTIQUE DU PAKISTAN Currltt, Kabob t Tlkko (Permit de la Régie) •***+*& 2149 rut Mockay 844-4005 Un des plus beaux essais de ces dernières années.La somme de la pensée toujours lucide - et actuelle - de André Laurendeau Cos C*ll«SOS * fur k réclamer $1 750 $1.500 BOURSE $1.800 2 Brave Diver D Beckon 5-2 5-Sylron J O'Shea 3-1 1 Round Dice M Lapensée 4-1 7 My Fatrsad R Plon 5-1 4 Support Yourself R Stewart 8-1 6 -Captive Witch K Robinson 8-1 3 Kalhambra B Willoughby KM 8 Wyn Wyd Twydd Pu nommé 20-1 NETTOYEUR P.M.Service d’une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 jQ * Le Devoir, samedi 19 septembre 1970 ini La préférence va à un consortium international Le Congo rejette un projet de l'Union minière pour le Katanga Londres est intéressée à améliorer ses relations avec la Chine de Mao KINSHASA (AFP) - Le conseil des ministres congolais a rejeté hier un dossier présenté par l’Union minière pour l’exploitation de nouveaux gisements (cuivre, cobalt, etc.- ) au Katanga.Il a confié cette exploitation à un consortium international.Le consortium international choisi à la place de l’Union minière est composé de quatre sociétés: la Standard Oil (Etats-Unis), la Mitsui Company (Japon).l’Anglo American Corporation (Grande-Bretagne) et le Bureau de recherche géologique et minière (France).Dans son dossier.l’Union minière avait posé certaines conditions, notamment la modification des lois fiscales et minières en vigueur au Congo.Elle exigeait egalement que le cuivre soit affiné en Belgique.La Standard Oil au contraire, déclare-t-on de sources dignes de foi, n’aurait posé aucune condition.Cette société envisagerait même de créer sur place les usines nécessaires à l’affinage du cuivre.D’autre part, le conseil des ministres a décidé de placer toutes les activités du groupe “Comminière” au Congo sous l’autorité du ministère congolais de l’économie nationale.Cette décision met fin à une affaire compliquée, mettant en jeu des capitaux considérables et qui constituait, selon les autorités congolaises, “une escroquerie et une atteinte grave à la sécurité économique du pays”.En prenant cette décision.le gouvernement congolais entend contrôler la gestion de toutes les filiales de la “Comminière” installées au Congo.LONDRES (AFP) - Un haut fonctionnaire du Foreign Office effectuera prochainement une visite à Pékin qui constituera le prélude à une amélioration des relations sino-britanniques.apprend-on à Whitehall.Il s'agit de M.John Morgan, chef de la section d’Extrême-Orient, qui se rendra le 25 septembre dans la capitale chinoise, où il séjournera pendant une semaine et assistera le premier octobre prochain aux cérémonies marquant l’anniversaire de l’instauration du régime populaire en Chine, à l’invitation du gouvernement chinois.M.Morgan se rendra ensuite à Tokyo, à Hong-Kong et à Séoul.De source anglaise bien informée.on précise que le projet de visite de M.Morgan a été précédé de certaines indications sur un changement de l’attitude de la Chine à l’égard de la Grande-Bretagne.Le désir d’améliorer les relations entre Londres et Pékin, a été déjà exprimé, en juin dernier, par l’un des vice-ministres chinois des Affaires étrangères au cours d’un entretien à l'occasion d’une réception offerte par le chargé d'affaires britannique en Chine pour r anniversaire officiel de la reine.Cette attitude a été confirmée par la suite au cours des contacts entre la mission chinoise à Londres et le Foreign Office.Il a été question, entre autres, de La France fera des distinctions quant aux armes livrées à Prétoria Nixon crée un Conseil d'urgence sur la menace de grève du rai! NATIONS UNIES, (N.Y.) (AFP) - Le gouvernement français étudie actuellement des mesures destinées à rendre “plus précises et plus ri- goureuses” la distinction dans les livraisons d’armes à l'Afrique du Sud, entre le matériel qui ne peut servir qu’à protéger la sécurité d’un pays Assassinat d'un policier et bagarre, à Toledo TOLEDO.Ohio (PA) - Une fusillade a éclaté hier dans le quartier noir de Toledo, en Ohio, après qu’un policier, William Miscannon, qui patrouillait le quartier, ait été tué d’une balle tirée à bout portant par un Noir.Aussitôt après, des tireurs postés sur le bâtiment qui abrite le siège des Panthères noires, déclenchaient une fusillade et la police encerclait l’édifice.Un homme a été arrêté et formellement inculpé du meurtre du policier.Le drame a commencé quand un groupe de Noirs est venu au poste de police exiger la libération d’un prisonnier.La discussion a dégénéré en bagarre au cours de laquelle cinq policiers ont été blessés et six Noirs arrêtés.L’agent William Miscannon a été tué un peu plus tard par un Noir qui s’est approché de sa voiture en lui disant.“Hey, baby, j’ai quelque chose pour toi”; sortant alors un revolver, il fit feu à bout portant sur l’agent qui s'écroula, mortellement touché à la tête.L'assassin a pris la fuite en voiture tandis que l’agent Walter Shaw, qui patrouillait avec Miscannon, était conduit à l'hôpital, souffrant d’un choc nerveux.Il a eu le temps de lancer un appel-radio qui amena une trentaine de policiers sur les lieux.C’est alors que des francs-tireurs ont ouvert le feu sur l'ambulance qui venait chercher le corps du policier abattu.DÉCÈS Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes afin de forcer les assiégés à se rendre, mais quand ils pénétrèrent dans la maison, il n’y avait plus personne.et celui pouvant être utilisé pour des actions policières ou répressives, a annoncé hier soir le ministre français des affaires étrangères.M.Maurice Schumann, au cours d’une conférence de presse.Voici le texte de la déclaration faite à ce sujet par M.Schumann : “L’attitude du gouvernement français à l’égard du problème de livraison d’armes a été défini dès 1962 par M.Pompidou, alors premier ministre.Elle repose sur une distinction fondamentale entre les armes qui ne peuvent servir qu’à protéger la sécurité d’un pays et celles qui sont susceptibles d’être utilisées pour des actions de police ou de répression.Cette doctrine ne saurait être remise en cause.Le 14 juillet dernier, le représentant de la France au Conseil de sécurité a évoqué la possibilité de “mesures complémentaires”, destinées à rendre l’application plus précise et plus rigoureuse.Ces mesures sont à l'étude et seront prochainement mises au point”.WASHINGTON (AFP) - Le président Richard Nixon a imposé hier un nouveau délai de deux mois à la grève générale des chemins de fer dont sont toujours menacés les Etats-Unis en constituant un “conseil d’urgence” char gé d’étudier le conflit entre les compagnies et quatre syndicats représentant près de 500,000 cheminots.Ce conseil d’urgence dispose d’un délai d’un mois pour faire un rapport au président sur le conflit du travail dans les chemins de fer, mais l’ordre exécutif signé par le président stipule que les syndicats ne pourront lancer un ordre de grève pendant un autre délai d’un mois apr^s la soumission du rapport d’enquête.La grève des cheminots américains devait en principle intervenir dans la nuit de lundi à mardi dernier mais un juge fédéral avait impiosé un premier delai d’une semaine pxiur la poursuite des négociations.“Ce conflit menace d'interrompre le commerce entre les Etats au point de priver le pays d’un service essentiel de transpiort”, a déclaré le président Nixon en annonçant la création du conseil d'urgence.Le conflit porte sur le renouvellement de la convention collective triennale d’environ 70 pur cent de tout le personnel employé par les compagnies de chemins de fer aux Etats-Unis.normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays, soit par la nomination dans les deux capitales de chargés d’affaires “en titre", soit par un échange d’ambassadeurs.Toujours le problème de Berlin BONN (AFP) - Des hauts fonctionnaires des trois gouvernements occidentaux (France, Etats-Unis, Grande-Bretagne) et du gouvernement fédéral allemand, se sont réunis hier matin à Bonn pur tenter de mettre au point une psition commune sur Berlin.Cette réunion, prévue piour deux jours, est destinée à préparer le prochain tour des négociations quaripartites (les alliés occidentaux plus l’URSS) qui se tiendront le 30 septembre à Berlin-Ouest au niveau des ambassadeurs.Ce sera là 7ème conférence quadripartite sur Berlin mais la première depuis qu'a été signé le 12 août à Moscou le traité R.F.A./U.R.S.S.L’attitude de Bonn en ce qui concerne la ratification de ce traité dépendra du résultat de la réunion du 30 septembre.Accord commercial KHABAROVSK (AFP) - “Les négociations qui se poursuivaient depuis quelque temps à Khabarovsk entre, d’une part, les représentants des coopératives de consommation des régions de Khabarovsk, de Primorie et de l’Amour, et d’autre part par ceux de la société commerciale de la province de Heilungkiang de la Chine sur le règlement des opérations commerciales ont pris fin avec la signature d’un protocole”, annonce l’agence Tass.Note* s.v.p que les avis de décès doivent nous parvenir avant 6 OO p.m.heure de tombée GAUVREAU Jean-Marie A Outremont.le 18 septembre 1970 à l’âge de 67 ans, est décédé, M.Jean-Marie Gauvreau.fondateur de l'Ecole du Meuble (Institut des Arts Appliqués), époux de Marguerite Roux.Père de Mme Gilles Lefèbvre (Hélène) Pierre.Mme Marc Tremblay (Jacqueline), Révérend Père Michel Gauvreau,.Mme Dessaules Beaudry (Martine) Paul.Marc et Jules Les funérailles auront lieu lundi le 21 septembre.Le convoi funèbre partira du Salon J.S.Vallée No 1111 rue Laurier ouest à 9 heures 45.pour se rendre à l’église St-Viateur où le service sera célébré à 10 00.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs, des dons à une oeuvre de Charité, seraient appréciés.LA COUTURE CHEZ-SOI Le "Jumper" tera le favori de toutet pour l’automne.Voyex ee foil modèle.Patron no: A 786 U patron imprimé no A 786 est effort pour los taillfi 8-16.(Nou-volle classification dos taillos).Co patron oit on vonto au prix do $1.00 au torvico dot patrons, Lo Devoir, 434 est, ruo Notre-Dame, Montréal.Los commandos doivent être faites par écrit, très lisiblement avec taillos et numéros exacts, on ayant soin d'inclure un bon do poste.Lo patron commandé vous parviendra dans une quimaino do jours environ IliSilll 'eSîcoi&§(S °ficE mm?m ¦ y ¦ essences de force .votre voiture en aime une! 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J’ai eu honte.Alors, j’ai souri, et avec un clin-d’oeil: “Je n'ai pas encore les moyens de dire la vérité sur mes tirages".Un souffle: “Vous êtes adorable”.Une telle joie enfantine l'il- lumina, l’agita, qu'il me donna un coup de coupe de solidarité.J’avais l’impression d’être encore à l’école à côté d’un cher camarade, complotant des coups pendables.Nous nous mimes a faire des échanges.Je trouvais ses dédicaces et lui les miennes.La porte était ouverte.Faisant les cent pas dans une antichambre, un très vieux monsieur en uniforme couvert de médailles lissait ses longues moustaches blanches.De sa voix qui par sa nature nous mettait dans la confidence complice, Mauriac ricana presque.“Le Maréchal Juin.Son livre ne se vendra pas.La bravoure de ‘14 n’intéresse plus les gens”.Et de sa plume levée il fit signe à l’illustre vieillard: “Mes hommages, Maréchal!’’.Ce dut être avant cette rencontre que le Père Maydieu m’emmena chez Mauriac dans son appartement du seizième arrondissement.Le père Maydieu, Dominicain célèbre, ami personnel du Père Dominique Dubarle, jouait un grand role à la revue La Vie Intellectuelle et manifestait pour les jeunes écrivains qu’U connaissait un peu partout dans le monde une sympathie vibrante et chaleureuse.Animateur incomparable.il “servait” ses amis à ’“son Mauriac”.Le Père Maydieu était, par amitié, un véritable pique-assiette du temps précieux de Mauriac quand il s'agissait de lui présenter un Canadien français catholique.Si Mauriac pouvait difficilement refuser, étant l’idole d’un grand nombre de jeunes intellectuels chrétiens, il pouvait encore moins dire non pour une raison plus importante encore.Le Père Maydieu faisait partie d’une grande famille bordelaise.A cette hauteur, entre Bordelais, on se tient.L'ascenseur nous déposa au sixième.Il était onze heures et demie le matin.On nous fit attendre au salon, “le maître” devant d’abord terminer un article pour le FIGARO LITTERAIRE.La pièce était joliment décorée.Pas étonnant, m’expliqua le père Maydieu.François était décorateur à Paris, au début de sa carrière, à l’époque de L'ENFANT CHARGE DE CHAINES.Il apparut, grand, mince, élégant, félin, presqu'une tête d’oiseau, la dent coupante entre les lèvres minces fendues d’un sourire, un peu comme entre deux pages, et posa Nouveauté L'essor de la culture Ensemble de textes qui constituent un instrument de travail sur la culture et ses rapports avec l'Évangile.Table des matières • Présentation • Préface, par l'abbé Norbert Lacoste.• Culture: Définitions et distinctions, par le P.Pierre Angers.• Extraits de la constitution pastorale ”Gau-dium et Spes" de Vatican II sur l'Église dans le monde de ce temps.• Autres textes extraits de documents de Vatican Il et de l'encyclique "Populorum progressio" sur le développement des peuples.1 26 pages.Format livre de poche.$ 1.50 S'adresser à son libraire ou aux Éditions Bellarmin 8100, boulevard Saint-Laurent Montréal 351 sur mol le regard lourd d une lassitude un peu jouée, car avec le Père Maydieu il avait été parfait.En dépit de tout le bien que Maydieu lui avait dit de moi et dans lequel je me sentais à l’aise comme dans le pagne du géant Goliath, Bougonnant, je répondis très vite et à peu près ceci: “Toutes proportions gardées, on lit autant Delly et Mauriac en France que chez nous, où d’abord vous devriez venir avant de oorter un pareil jugement.(Juant à moi, l’flé- leur chemise.Après tout, en France, il y a tellement d’écrivains que.pour réussir, chacun doit avoir sa spécialité.Vous en avez choisi une bonne, le péché mortel.” Comme dirait Charlebois, j’étais en crisse.Mauriac, désireux de m’exécuter au plus vite - et, le sentant, j’étais déjà tout tendu -me lança: “Ah! la Province de Québec, il paraît qu’on y lit surtout du Delly et qu’on y proscrit presque mes livres parce qu’on y sent trop le péché”.L’oeil du voyeur amuse m’épiait.ment péché dans vos romans m’est assez indifférent.Celui que j’aime et admire en vous, c’est le grand écrivain.D’ailleurs, ne vous plaignez pas.Le péché mortel, c’est votre marque de commerce, et vous la contrôlez tellement bien que les autres écrivains qui veulent s’y frotter perdent Pas pour longtemps.Mauriac m’ouvrit littéralement les bras.“Je vous invite à déceuner tous les deux ’.Comme il était différent de ce que j’avais imaginé! Fin, sensible, tour à tour cynique et tendre, inquiet et sûr de lui, à l’affût puis presque indifférent, un peu jeune fille co- quette et soudain spadassin au regard d’acier, calculateur et généreux, il semblait tout à la volupté de vivre cette gamme infinie d’états d’âme que sa langue magnifique tenait en laisse.Ce fut déjeuner en famille, avec ses deux fils, dont Claude, l’aîné, et Madame Mauriac.Ce qui me reste de ce déjeuner, c’est la monstrueuse présence du “maître” au repas familial.On retrouve cette pénible impression de cruelle inconscience chez Tolstoi, et probablement chez la plupart des grands hommes.Le grand artiste n’est pas fait pour être père.Les deux fils m’ont semblé écrasés et il m’a paru que Mauriac prenait un malin plaisir à se servir de ses invités pour les mettre en boite.Quant à Madame Mauriac, très grande, très belle, elle obéissait au moindre désir du maître en souriant comme si c’eût été pour elle un heureux devoir.J’ai retrouvé le même rapport mari-femme chez Georges Duhamel.A un certain moment, Claude Mauriac, intelligent, vif, et qui se défendait le mieux contre le géant, manifestait un courageux enthousiasme en exposant à son père un projet de scénario de film, car à l’époque, Claude Mauriac signait une chronique de cinéma.Il s’agissait de raconter le séjour des papes à Avignon.MAU RIAC çCOUTA ATTENTIVEME DIT: “Mon cher Claude, écris le scénario, confie-le à Roger, il le placera moyennant 20% dont il me remettra 15%”.Claude piqua du nez dans sa soupe.Le magicien m’emmena ensuite dans sa magnifique bibliothèque et me dit que ma visite lui avait fait beaucoup de bien (il avait l’air de dire “j’aime bien les barbares”), contre quoi il me permit de me choisir trois de ses livres.Je pris trois éditions de luxe.“Aie! Aie! Aie!” protesta-t-il.Il y avait parmi ceux-ci, l’exemplaire numéro 4 de son JOURNAL publié à La Table Ronde.Il me l’enleva, le remit sur l’étagère, m’en donna un autre.Cétait le numéro 2.Je viens de vérifier ce précieux volume et le coeur me saute.Il y a d’écrit: “A Roger Lemelin, de François”.Il y avait réception de Fernand Gregh à l’Académie Française dans l’après-midi.Mauriac me pria d’accompagner sa femme en ville où elle devait faire quelques courses.Dans Paris du mois de mai, parfumé par les maron-niers en fleurs, nous étions comme deux collégiens.Cette princesse de soixante ans s'extasiait comme une jeune fille aux vitrines des grands magasins.Après avoir pris une bière à la Brasserie Lipp.nous nous sommes rendus au Palais de l’Institut.La salle était remplie.Un tout Paris amusé et condescendant venait au spectacle du poète vieillard de 80 ans, Fernand Gregh qui, depuis vingt ans.sollicitait la faveur d’un fauteuil.Il paraît que des démarches, il en fit! Nous étions très mal assis.Madame Mauriac et moi avions les jambes longues et nous nous tordions littéralement dans nos fauteuils pour trouver une place à nos genoux.Mauriac, espiègle comme un gamin, assis derrière Maurice Garçon sur la scène, nous faisait des bye-bye.Il voulait sans doute farder la réalité morbide de ce tribu- nal d'hommes vieux, rassurés par la prudente charité ou'ils manifestaient en offrant 1 Académie à Gregh pour lui rendre plus agréable la courte route vers la tombe.Ensuite, dans la cour pavée du Palais, Fernand Gregh.l’épée au côté, reçut les fé- licitations et les accolades de tout ce beau monde.Il y eut un incident.Sur le trottoir passait un clochard très vieux, tenant dans sa main droite un filet rempli de légumes et de poissons.Il se mit à crier: “Fernand Gregh, ach! Il doit sa célébrité à un vers de lui ou'on a attribué à Verlaine”.Un gendarme le fit circuler.C’était Paul Léautaud.Plus jeune.Gregh et lui avaient été amis.Vint mon tour devant le héros.Je suais à grosses gouttes.Que lui dire?“Je représente ici la Société Royale du Canada qui m’a délégué”.Il me tombe dans les bras en pleurant: “Ah! mon enfant, an! mon enfant! Quel beau jour!” Et je -tenais mes lèvres serrées dans sa longue barbe grise.Et tout à coup j’entends: ‘‘Qu’est-ce que tu fais là, Roger Lemelin?” C’était Marie Raymond, aujourd’hui femme de Guy Roberge, qui passait sur le trottoir.Il y a quelques jours j’ai relu ce merveilleux roman LE DESERT DE L’AMOUR.Que j’étais stupide de ne voir en Mauriac que le romancier du péché! Mais dans mon enfance, on ne m’a parlé que de fautes vénielles ou mortelles.Je ne rencontrerai plus François Mauriac.Roger Lemelin La chronique de Pierre Saint-Martin L'importance de la sociologie pour l'église Que de Questions nous nose entre la sociologie de la reli- il la bonne Question?Théologie W.Godiien: “Le théologien moins ou’on ne narle rie nasto- Que de questions nous pose un titre comme La sociologie contre la foi?! Veut-on éclairer des chrétiens perplexes?S’agit-il d’une recherche épistémologique qui voudrait élucider les rapports entre la théologie et la sociologie?Veut-on ouvrir de nouvelles avenues de réflexion sur l'homme religieux d'aujour-d’hui?L'auteur, M.Michel Emard, nous semble vouloir répondre à toutes ces questions.Mais, ce qui le préoccupe le plus, nous semble-t-il, c’est de proposer un bilan des recherches autour des trois problèmes suivants: le statut épistémologique de la sociologie de la religion, les rapports de la théologie avec la sociologie de la religion, de même oue les relations de la pastorale et de la sociologie de la religion.Dès les premières pages, M.Emard signale son intention: il désire dresser un bilan plutôt que de “fournir quelque grande contribution originale”, (p.18) Il trace donc “un bilan préliminaire de l’état actuel des recherches concernant les connexions épistémologiques Le Varna reviendra Plus que satisfait du succès des croisières du SS Varna dans le golfe du Saint-Laurent, le président de l’agence de voyages Ville-Marie, M.Ray Saumier, grand organisateur de ces croisières, a annoncé cette semaine qu’elles reprendraient l’an prochain, et que la saison serait prolongée de quelques semaines.La saison, a annoncé M.Saumier, débutera l’an prochain à la mi-juin pour se terminer à la mi-septembre.M.Saumier a d’autre part annoncé qu'en plus du SS Varna, un autre navire, le SS Sofia, sera affrété pour recevoir les voyageurs dans le Saint-Laurent.Le SS Sofia, autrefois le Moledet de la compagnie israélienne de navigation Zim, peut accommoder 516 passagers, en comparaison de 482 pour le Varna.entre la sociologie de la religion, la théologie, la pastorale et l’ecclésiologie” (p.19) des vingt dernières années.Bien construit, en plus d’être clair, l’ouvrage dénote un réel sou-.ci d’exactitude.Voyons-en le contenu de plus près.En premier lieu, l’auteur analyse le statut épistémologique de la sociologie de la religion, ce qui lui permet de faire dimaraitre certaines ambiguités; il n’y a pas lieu en effet de nommer sociologie religieuse une étude des actes religieux conduite par des chrétiens en vue d’une meilleure intelligence de la foi et sociologie de la religion, une étude des mêmes phénomènes pour mieux comprendre l’homme, par curiosité intellectuelle.L’auteur préfère nommer "théologie du social” le premier type d’activité intellectuelle laissant le vocable sociologie religieuse ou sociologie de la religion nommer la science qui étudie toute manifestation sociale de la religion.La sociologie de la religion doit donc jouir d’une autonomie totale.Mais, dans ce contexte, que signifie au juste "théologie du social”?Cette question est abordée au chapitre “Théologie et sociologie de la religion”.L’auteur y démontre la nécessité de l’étude sociologique pour une compréhension de l’acte de foi; en effet, en même temps qu'irréductiblement personnel et transcendant, l’acte de foi se pose dans un milieu social: l’étude de ses conditionements sociaux, comme évidemment de son arrière plan historique et de ses présupposés psychologiques, sont essentiels: la foi ne peut se vivre autrement qu’insérée dans l’expérience humaine.Cette expérience de l’homme, diverses approches philosophiques, scientifiques, esthétiques se chargent de l’éclairer.L’auteur veut faire se confronter deux d'entre elles, sociologie et-théologie ; il recherche également “le pont entre les dieux”?Mais pose-t- il la bonne question?Théologie et sociologie sont-elles comparables?Il est indubitable que la sociologie est une science autonome, mais n’emprunte-t-elle, du fait de sa généralité même, à de multiples autres sciences?En fait, le sociologue formule une hypothèse qu'il cherche à vérifier, comme on dit, sur le terrain.Le théologien ne rencontre pas le même problème; son travail consiste à récapituler et à rendre signifiant dans l’économie du salut l'expérience humaine.Ainsi donc, il est peu éclairant d'affirmer que la théologie est une science autonome, à mois que ce ne soit que pour souügner le caractère propre de la Révélation qui la nourrit.En outre.qu'on s’en reporte à Thomas d'Aquin; le théologien soucieux de comprendre l'homme dans ses relations à Dieu et à l’univers, ne pourra faire autrement que d'utiliser les catégories qui répondent le mieux aux attentes de la raison contemporaine.Il y a une profonde raison théologique à tout cela: Dieu s'adresse àl'homme, parle pour l’homme.Dans la mesure où ce dernier se connaît, s'approfondit et de découvre, on peut espérer qu’il progressera dans sa recherche du divin.Cette recherche, indéfinie en son élan même, nécessite entre autres choses, l’emploi des catégories sociologiques dans l’élaboration du discours théologique.En outre, celui qui veut faire la théologie du social, des signes des temps, des réalités terrestres, ne peut omettre, à moins de se confiner à l’abstrait in - signifiant, de rechercher les composantes de l’événement lui-même.Ainsi le discours théologique pourra introduire au sein de lliis-toire de salut, et aussi leur donner un sens particulier, les réalités vécues par chacun de nous.Peut-on dès lors qualifier la méthode théologique d’abstraitement dogmatique et déductive comme le fait l’auteur en reprenant l’opinion de H.et W.Godjign: “Le théologien pense donc de manière plus universelle, idéaliste, normative.intrinsèque et par raisonnements déductifs”, (p.80) Il ne faudrait pas identifier la scolastique décadente avec la théologie.En effet, ce qu’on appelle aujourd’hui “discours théologique'' doit pouvoir s’assimiler les catégories contemporaines autant que les découvertes en histoire et en exégèse: c’est à ces conditions que la théologie parviendra à son identité: exprimer Jésus- Christ pour aujourd'hui.Nous pouvons maintenant à la suite de l’auteur, examiner le thème “Pastorale et sociologie”.Une première question.A moins qu'on ne parle de pastorale comme pédagogie, peut-on en réalité distinguer théologie et pastorale?En effet, l’essence de la théologie n’est-elle pas d’ordre pastoral; la théologie n’introduit-elle pas à l’agir ecclésial?Sinon, on pourrait aisément mettre en question son existence même.D'autre part, il est évident qu’au niveau de la pastorale d’ensemble, la sociologie est nécessaire: on doit en effet connaître la population à qui on s’adresse.A ce sujet, il nous semble mal à propos de parler de “sociologie pastorale”; la sociologie, exercée scientifiquement, n’est pas plus pastorale qu’autre chose: les résultats d’un sondage, d’une enquête, d’une monographie peuvent être utilisés par divers clients, chacun suivant ses effectifs propres.La sociologie contre la foi?sera sans doute très utile aux étudiants en pastorale: la précision, la clarté et la charpente même de l’ouvrage en font un instrument de travail intéressant.Les nombreuses et abondantes bibliographies devraient aider l’étudiant dans l’orientation de ses recherches.(1) Michel Emard, La sociologie contre la foi?, Sherbrooke, éd.Paulines, 1970.Éditions HMH, Ltée 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 849-6381 Jean Basile Les voyages d’Irkoutsk Roman - $2.60 Qui est Judith ?C'est ce que Jean Basile essaie de dire dans le troisième et dernier tome de sa trilogie commencée avec La jument des Mongols et Le Grand Khan.”.on voudra connaître le point de départ.seulement un accident, survenu un jour dans la conscience d’un puissant écrivain.” (Réginald Martel.La Presse) VIENT DE PARAITRE Fï DE LUC RACINE AUX EDITIONS DU JOUR • Un recueil de poesies^qtii c4t la confirmation d’un talent exceptionnel.e Une poésie déchirée par les themes du temps et de la repossession d’une langue et d’une culture.In vente partout à $2.00 - Distribue par le Service des Messageries des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montreal 129 - Tel.: 849-8328.(si la ligne est occupée: 849-2228) EDITIONS DU sTOTT JE*, Président et directeur général Jacques Hébert I 12 • Le Devoir, samedi 19 septembre 1970 TOUS LES AUTEURS CLASSIQUES FRANÇAIS et ETRANGERS En vente, à prix populaires, dans toutes les librairies.TEXTE INTEGRAL GARNIER FLAMMARION L'OEIL SUR LES LIVRES GARNIER FLAMMARION TEXTE INTEGRAL HMrr DISHONIHlf jk* r>ir.FLAMMARION-QUEBEC 475, boul.Pete lelievteOuebet 8, P.Q.La chronique de Jean Ethier-Blais "Kamouraska" d'Anne Hébert: à lire avec les yeux de l'âme Disons tout de suite qu’il s’agit d’un très beau roman, fivre de vie et de fébrilité, livre de passion qui ne réussit pas à se contenir, d’amour et de haine, dans le style de nos anciennes légendes, avec maltresses et servantes, fioles de poison, chevaux qui fendent la nuit en faisant jaillir des étincelles sur la neige.C’est, remises à la mode du jour, par l’utilisation (parfois abusive) du monologue intérieur, la chasse-galerie, la Corri-veau (mais une Corriveau pseudo-aristocratique) et les légendes nordiques.Ajoutez-y des relents de la Rébellion de 1837, le fantôme de la Reine Victoria, la présence anglaise, le snobisme québécois, et l’impression générale se dégage.Nous sommes dans le veritable univers d’Anne Hébert.Il est fait de meurtres longuement ourdis, de haine, de robes de taffetas qui bruissent lorsque “ces dames’’ montent et descendent les escaliers, d’épingles à cheveux qui sont comme un nuage lorsque les cheveux se déroulent, de vieilles filles aux gants de chevreau, mais alors du plus fin, de manoirs perdus au fond de la brume et des glaces avec des belles-mères raides qui sacrifient tout au bon renom de la famille; un univers diablement romantique, rêve d’une jeune fille cruelle dont le sang s’échauffe et veut faire éclater les veines D’une part, il y a les fem- mes.Elisabeth, la première, la Petite, la belle jeune fille qui veut vivre l’Amour jusoue dans ses dernières profondeurs, la couventine québécoise comme on n’en fait plus.On la voit aujourd’hui sur les écrans, notre jeune fille de la bonne bourgeoisie, élève des Soeurs, toute nue, qui se fait tromboner dans les coins par le premier petit professeur venu (mais il faut, symboliquement, qu’il soit Français et professeur de sociologie ou de nouvelle critique).C’est Elisabeth; mais vers 1830, il faut de la retenue.La petite grandit, orpheline, élevée par ses tantes vieilles filles, aux gants de chevreau fin, ourlant, faisant son “tatting” quotidien, brodant, rêvassant.Il n’est pas question de musique.Ce n’est pas le grand monde; c’est la toute petite bourgeoisie avec ses prétentions, celle qui délaisse son nom patronymique pour utiliser la particule, croyant que cela fera “chic”.Anne Hébert décrit ce climat à la fois vieillot et tendu avec une maîtrise consommée.Rien n'échappe à son oeil, ni l'attitude des vieilles tantes, ni leurs intonations, on les voit (sans qu’elle ait à nous les décrire i froufroutant dans les couloirs de la maison de So-rel, recouvrant de cire les pots de confitures, transportant dès la première gelée, les délicates fleurs du dehors dans la maison.Elles butinent, ces abeilles vierges, mais il y a, en elles, de la noirceur.Cette noirceur, c’est la Petite.Elles l’élèvent bien: révérences et tout le tralala.Mais aussi, elles ne l’élèvent qu’en fonction de sa beauté et de l’homme qui, un jour, viendra.Kamouraska (1) est un livre de sexualité lourde et un peu écoeurante.Toutes ces femmes pieuses qui ne sont, dans la réalité, que des instruments precis de réflexion phallique ont quelque chose de malsain.Plus tard, lorsque la Petite trompera son mari, les tantes acquiesceront.Elles supputent l’amour légitime et rêvent de lui; mais toutes les amours fleurent la lavande.La Petite, si belle, danse avec le Gouverneur, un vieil Anglais aux favoris teints; elle se laisse aller dans ses bras, elle entrouvre même légèrement son corsage.Cette Elisabeth est vulgaire.Les tantes gloussent.On la mariera au jeune seigneur de Kamouraska.monstre libidineux mais riche, qui traite Elisabeth avec bestialité; et puis, le groin ronfle.Du reste.Elisabeth n’aime pas les grands blonds grassouillets au poil fade.Le seigneur de Kamouraska ne suscite que mépris, haine ; devant sa femme, sans doute se voit-il tel qu’il est.En réalité, leur compagnonnage est parfait; deux êtres vils qui, ayant pris la mesure F un de l’autre, s’amusent à se torturer.Il faut, selon les lois de la tragédie, qu’intervienne un troisième personnage.Ce sera le docteur George Nelson, un grand noir, un doux à la violence profonde.un sain qui guprit par amour, qui parle à ses malades comme le père de Victor Hugo à ses hussards.Il aimera Elisabeth et elle lui rendra cet amour.En face du groupe des femmes, ces deux hommes, ces deux chasseurs dominés par leur proie.Dans l’entourage immédiat d’Elisabeth, et servant ses desseins, une jeune domestique, qui sera la victime complaisante de toute cette passion, mi-aimante.mi-jalouse.Nelson tout à son désir, tuera le seigneur de Kamouraska; faute de poison, le sang coule.Et puis, la fin, le procès qui mène à un non-lieu (les bonnes familles se protègent entre elles); la veuve qui se remarie (un brave notaire, lui aussi grassouillet et blond, pauvre Elisabeth), le notaire qui agonise et la notairesse qui revit son aventure d’autrefois entre deux potions.Heureusement, il y a toujours le bruit des robes, le reflet des lames d’aciers dans les escaliers, des domestiques, la certitude d’appartenir à une bonne famille, les dentelles, les deux fils à Oxford, les portes cochères, les volets les rideaux, l’Argent.C’est notre passé.Voyons-le tel qu’il fut.Cela a existé Ces maisons mauracien-nes, Mauriac ne les a pas inventées.On les trouve aussi dans la littérature nordique.Lisez Karen Blix-en (“Le diner de Babette”); voyez Les fraises sauvages de Bergman.Anne Hébert a, tout simplement, découvert que la mesure de la passion au Québec était à la mesure de celle du monde.C’est cela le talent.Elle a pris une situation parfaitement régionaliste et l’a obligée à se transcender Même pour le lecteur québécois, ce livre constituera un dépaysement total.Il ne connaît d’habitude rien de son histoire et Anne Hébert a écrit un roman qui a comme trame cette histoire elle-même.D’une certaine façon, tout au long de ma lec- Ure, je me fichais d’Elisabeth, de Tassy, de Nelson; j’étais comme poussé en avant par quelque chose de beaucoup plus fondamental, qui a nom la possession historique du sol et du temps.Le vrai roman, c’est la description d'un cheval; mieux encore, c’est la description de ce que signifie un cheval au galop, au début du dix-neuvième siècle, pour un homme qui aime et qui va retrouver sa maîtresse ou tuer son rival.Un roman, c’est l’histoire des ornières qui défoncent la route entre Montréal et Sorel.c’est le don de saisir les rapports qui pouvaient exister entre les maîtres et les domestiques à cette époque.Lorsque George et Elisabeth séduisent la femme de chambre, la transforment, pour quelques instants, en “dame”, nous sommes en plein Strindberg.J'admire Anne Hébert d’avoir réussi le tour de force de replacer notre histoire, la vie de nos ancêtres dans cette perspective universelle, qui fait qu’Elisabeth est un monstre, mais non pas un monstre canadien-français.C’est l’horreur de la condition humaine qui est décrite ici, et non pas celle (comme toujours, si éreintante) de la condition québécoise.C'est merveilleusement, par le talent d’une grande artiste, nous arracher à no tre situation de troglodytes de l’histoire.Je me suis senti aussi près du roman d'Anne Hébert que de l’oeu- * vre de Selma Lagerloef ou de Sigrid Undset.Si paradoxal que cela puisse paraître, c’est dire à quel point il est québécois.Mais québécois dans le sens de l’universel et non dans celui des violoneux et de la diminution de notre être.Il y a là une grande leçon esthétique, que l'on va naturellement passer sous licence au profit de l’aliénation et autres “valeurs” sociologiques.Mais elle fera son chemin et dans vingt ans.: >sq’on ne parlera plus de sociologie de la littérature, on reviendra à ce livre comme à l’expression première de ce que nous sommes dans le temps littéraire (esthétique); et c’est ce qui compte.C’est pour cela que de grands écrivains, comme Anne Hé- i bert, écrivent.Comme le démontre toute l’oeuvre de Konczewski, on ne peut évoquer véritablement le réel que par l’intuition créatrice, qui est une forme'de souvenir.Anne Hébert a écrit une très belle oeuvre qui mérite qu’on la lise avec les yeux de l’âme, ajoutant sa propre intuition à la sienne.Elle y fait revivre le passé et c'est tout naturellement, le présent qui prend forme, qui pleure, qui tue, qui va et vient, qui se perd et se retrouve et nous avec lui dans une sorte de merveilleuse aspiration.\ t c i c I J i \ C i (1) Anne Hébert: “Kamou- s raska”.Paris, Editions du \ Seuil, lü'O, i _________________________________________ i La chronique de Nairn Kattan Julio Cortazar: pour vaincre l'espace et le temps Julio Cortazar est l’un des écrivains les plus marquants de l’Amérique latine.Né en 1914 à Bruxelles de parents argentins, il a passé son enfance et sa jeunesse en Argentine.Il s’est consacré à la traduction de poètes et de ro- manciers de langue anglaise et française.Il habite Paris depuis 1951 où il exerce le métier de traducteur.Il est l’auteur de trois romans ainsi que de nouvelles et de poèmes.On connâlt de lui en français: “Les armes secrè- tes’ ’, “ M arelle' ’, “ Gîtes’ ’.Cortazar échappe h toute clas-aUication.Exilé volontaire U ne cesse üe rappeler une réalité qu’il ne vit plus, celle de l’Argentine.D’ailleurs comment ferait-U autrement lui qui écrit en espagnol?Détaché de son milieu, mais non déraciné, Cortazar décrit avec précision des faits réels et des phénomènes magiques sans jamais accepter le rôle d’un simple spectateur.La distance qui le sépare des lieux et des hommes n’aboutit pas h l’objectivité, h l’Indifférence, mais au détachement nécessaire h l’artiste qui s’engage, d’où l’émotion sourde qui traverse des pages où la description minutieuse ne laisse aucune apparence i la subjectivité.Celle-ci n’en est que plus présente.Dans ce recueil de huit nouvelles l’on fait la connaissance avec un écrivain dont l’horizon s’étend très loin qui embrasse les espaces et les siècles dans une même interrogation.La première nouvelle se passe en France, sur l’autoroute du Sud.Nous avons tous vécu des embouteillages.Cortazar laisse courir son imagination; l’embouteillage dure des Jours, des semaines, des mois.Une société se forme.Des amitiés se nouent.Des transactions se font.On Imagine une ville dans un état de siège, et puis un jour les voitures se mettent normalement en marche.Personne ne reconnaît plus la voiture voisine.Elle n’est déjà plus là.Ce qui était déjà une société apparaît comme l’effet du hasard.Tout est éphémère, aléatoire.Et si c’était vraiment cela la ville?Dans “Mademoiselle Cora” nous suivons les péripéties d’une relation entre une infirmière et un adolescent qui voudrait être autre chose qu’un gamin pour une femme qui n’accepte de lui aucune familiarité.Cette relation anodine devient l’essentiel pour un garçon qui veut par le regard que pose sur lui une femme gagner la dignité du mâle.Et Cora n’est pas insensible; elle est elle-même émue.Si elle refuse une Intimité c’est qu’elle la craint.Dans “Directives pour John Howell” Cortazar met en lumière T angoisse qui saisit l’homme divisé.Rice est un simple spectateur qui assiste à une pièic dans un théâtre de Londres.Deux personnages Indéfinissables lui demandent de les suivre.Il se volt projeté sur scène; U joue sans qu’U sache comment, ni pourquoi, ni comment s’en défendre Vun des principaux rôles de la pièce.Après l’entracte il reçoit les félicitations de ceux qui lui ont forcé la main: il s’en est bien tiré.Maintenant ils lui donnent les directives pour Jouer le troisième acte.Il est heureux et 11 se prend à son propre jeu, mais U n’accepte pas les directives.A la fin du troisième acte U est bousculé et chassé du théâtre.Il retrouve sa place parmi les spectateurs.L’acteur qui a Joué son rôle au premier acte revient.Certains spectateurs s’aperçoivent du changement de l’interprète mais peu s’en choquent et protestent.A la fin de la pièce, Rice se précipite.Il court à travers les rues et les tionts de Londres pour retrouver e personnage qu’U a Interprété ou plutôt l’acteur qui a interprété le même personnage que lui.L’un d’eux aura une chance de s’échap- Per, Rarement a-t-on pénétré angoisse que saisit le personnage en présence de son double avec autant de force et d’émotion.Le personnage de la nouvelle “L’autre ciel” brise les barrières de l’espace et du temps.Il se trouve à la fois dans un passage de Buenos Aires à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans une galerie à Paris à la fin de la guerre de 1870.Il est avec sa fiancée qu’il quitte en Argentine et une prostituée qu’il retrouve à Paris.On retrouve le même parallélisme dans “Tous les feux le feu” entre deux époques et deux lieux, mais ces brisures de l’espace et du temps ne sont pas chez Cortazar des Jeux littéraires.Ce ne sont pas non plus des commodités pour dépasser la narration réaliste ou psychologique.Cortazar explore la condition de l’homme divisé.Peut-on vivre dans deux espaces et deux temps à la fois?Comment faire autrement si, ainsi que tout artiste découvre un jour ou l’autre, la distance est essentielle à l’enracinement.Pour vivre pleinement un lieu et une époque U faut avoir la capacité de s’en détacher.Chez Cortazar le fantastique ne conduit pas à l’évasion.Cest le lieu choisi et créé par l’artiste pour délimiter les frontières du réel et prendre conscience du vécu épuisé dans l’Instantané et la spontanéité du moment.On songe parfois au nouveau roman en France en lisant Cortazar.Chez lui pourtant II n’y a ni méthode ni système.L’écrivain trace les limites pour que tout ne soit pas perdu dans le flou.Il nous propose de revivre une seconde fols ce que l’on a épuisé dans l’Instantané.Cest un moyen d’atteindre la conscience comme si l’enfant devenait soudain miraculeusement et par magie un adulte.Sans nul doute Cortazar est l’un des écrivains les plus riches qui nous viennent d’Amérique latine.Pour lui l’exil ne fut pas une perte de substance mais, au contraire, une possession d’une substance qui aurait été autrement perdue, une victoire sur le flou et l’incohérent.“Tous les feux le feu" par Julio Cortazar (nouvelles traduites de l’espagnol par Laure GuÜle-Bataillon) EDITIONS GALLIMARD Paris.ÉDITIONS GARNiAU Histoire— Biographie Barbeau, (Victor) Le français du Canada $6.95 CREVEL, (Jacques et Maryvonne) Honguedo ou l’Histoire des premiers Gaspésiens $6.00 PARISE, (Robert) Visages des lies (Les Madelinots) $2.95 ROBERT, (Guy) Jean-Paul Lemieux ou la poétique de la souvenance, (relié) $6.95 BOISSONNAULT, (Chs.M.) Histoire Politico-Militaire des Canadiens français $5.75 LIZOTTE (Juge L.P.) La vieille Rivière-du-Loup ses vieilles gens, ses vieilles choses $4.50 COMEAU, (Napoléon A.) La vie et le sport sur la Côte Nord $3.00 CIMON, (Hector) Un siècle de yatching sur le Saint-Laurent $4.75 relié $6.25 ALLAIRE (Emilia B.) Profils féminins (Trente figures canadiennes) $4.50 ROY, (Pierre-Georges) Les mots qui restent (2 vols) $3.00 ROY, (Pierre-Georges) À propos de Crémazie $2.00 -1 Librairie Carneau Ltée 47, rue Buade, Québec 4e W' Le Catalogue de l’Edition au Canada français 1970-71 La cinquième édition du Catalogue de l'Edition au Canada français vient de paraître en librairie.Initiative du Conseil Supérieur du Livre, réalisé avec le concours du Ministère des Affaires culturelles du Québec et la collaboration de l’Association des Editeurs Canadiens et de la Société des Editeurs de manuels scolaires du Québec, le catalogue 1970-71 est un instrument de travail non seulement nécessaire mais indispensable aux bibliothécaires, libraires, éditeurs, enseignants, éducateurs et à toutes les personnes intéressées à la production littéraire du Québec Il contient environ 7000 titres en librairie au 30 juin 1970, classés par ordre de sujets, une section de manuels scolaires, quelques subdivisions importantes, trois index: index des titres, index alphabétique des auteurs, index alphabétique des éditeurs canadiens-français.(565 pages).Le Catalogue est publié et distribué en exclusivité par le Conseil supérieur du Livre.HMH Éditions HMH, Liée 380 ouest, rue Craig, Montréal 126.849-6381 Berthelot Brunet Histoire de la littérature française Collection Reconnaissances - $3.50 Seul Berthelot Brunet pouvait avoir l’audace d’écrire ce livre.Avec aisance, irrespect, et humour.Ses immenses lectures lui permettent les rapprochements les plus inattendus que sa culture et son intelligence justifient.Toujours avec finesse.“Les grands écrivains français de la France ne sont pas les grands écrivains français de l’étranger.Un Canadien peut donc se permettre, ne fut-ce qu’à titre d’expérience curieuse, d’affirmer ses préférences de Canadien".(Préface de l’auteur) L’ACTUELLE VIENT DE PARAITRE: Le dernier Et puis tout havre est silence Roman inédit de Yves Thériault Roman de Claude Jasmin m mm «oman wl* l Avrsu* EN VENTE PARTOUT DISTRIBUTEUR EXCLUSIF : f fir Distribution l>o|)ul,iiM;.,lni 1130 rst,’riiç dr In (jiûichçtn'Mv Mnntns'il I3Î?(Oilu.j loi .'»?3 1600 D'AOAQUR .Jfcu» Lt «OM AN MOWW* ET PUIS TOI T EST iRrM; Le Devoir, samedi 1 9 septembre 1 970 • 13 L'OEIL SUR LES FORMES la chronique de Christian Allègre Beaux Arts: la saison 1970/71 (suite et fin) Des retards dans les subventions ont empêché Andrée Paradis.directrice de Vie des Arts, de poursuivre sa grande enquête sur les Musées du Canada.Il faudra attendre le printemps prochain pour voir la suite de cette série qui avait débuté au printemps dernier avec les Musées d’Ottawa.En principe, le numéro de printemps 1971 sera consacré aux Musées de la Province du Québec: Musée d’art contemporain, Musée des Beaux-Arts de Montréal.Musée de Québec On se souvient qu’il s’agissait d’une remise en question globale des Musées en tant qu’organisations de gestion culturelle, et d’une tentative de redéfinition de leur rôle, leur place et leur but dans la société canadienne de 1970.Par une description minutieuse, l’enquête visait une analyse du fonctionnement des Musées, de leurs problèmes, de leur apport réel à la vie culturelle nationale, pour s'élargir sur une vision anthropologique et sociologique des Musées de l’avenir.Le Musée doit-il être une école, un lieu de rencontre, sa mission est-elle de réunir et de conserver, pour et à l’usage de tous les membres de la société, une masse de documents visuels témoignages de différentes époques?Vie des Arts semble être le lieu parfait pour des investigations de ce genre; toutes ces questions se posent en effet avec une acuité particulière, à l’heure où le monde des Arts Plastiques se pose lui-même toutes sortes de questions sur l'art en général et sur son existence en particulier Il faudrait être aveugle, lorsqu’on a un contact régulier avec ce monde des créateurs et des animateurs traditionnels de la culture.pour ne pas se rendre compte de cet état de crise généralisée qui remet toutes choses en question.qui oblige chacun à réinventer la vie tous les jours, lui.les autres, l’environnement et le système que fait tout cela, auquel.inconsciemment, il ne croit déjà plus Malaise qui fait des ravages.disent les uns.situation de révolution, disent les autres La deuxième est plus optimiste En attendant.Andrée Paradis prévoit un numéro dans l’esprit de la nouvelle critique et un numé- ro sur l’art primitif dans le monde en rapport avec notre art esquimau ou indien.Il faut que ce soient des étrangers qui s’intéressent à ces choses-là: René de Sober, l’écrivain et critique d'art belge, venu au Canada pour le Congrès de l’AICA.s’est rendu au Nouveau-Québec dans le but de voir de ses yeux l’art esquimau; on a essayé de le dissuader de se rendre dans le Nord à cette époque de l’année, et de fait les conditions du voyage ont été difficiles Mais le voyage lui-même a été merveilleux et René de Sober a vu l’art que les Esquimaux font: quand on leur demande de “créer” (comme si ce mot voulait dire quelque chose pour eux), ils répondent que seul le sexe les intéresse.Alors ils sculptent des objets qui parlent de sexe; dans un style pratiquement surréaliste.paraît-il! Ce n’est pas le genre de sculptures que l’on voit dans les vitrines de la Centrale d'artisanat du Québec! Le numéro d’automne, à paraître prochainement, sera consacré à l’art traditionel.Vie des Arts entend s’en tenir à sa politi- que d'information plutôt massive et variée que fouillée et donc moins fournie II y aura en tout 19 articles, plus les rubriques habituelles (Arts-Actualités, Les Galeries, les livres d’art).On y parlera de Cosgrove, de McAllister, de Fernand Toupin, de Lardera (sculpture, architecture), de Marc Lepage et de son “Colab”, de Pichet, de Voyer et de Girard, de David Sa-nila, de Juneau et Montpetit, de Louis Contois, de Peter Gnass.de Binning: on y reparlera de “Réalisme 70’’.René de Sober y racontera la Biennale de Venise L’éditorial d’Andrée Paradis portera sur les résultats du Congrès de l’AICA.Culture vivante Culture Vivante, qui avait fait un bon numéro sur la publicité dans l’avant-dernier numéro, propose en Septembre à ses lecteurs un article sur la bibliothèque nationale.quelque chose sur la généalogie au Québec.“Naissance d’une sculnture" de Charles Daudelin.un peu avant l'exposition du même nom au Musée d’art contemporain.des textes sur l’archéologie sous-marine et préhistorique au Québec.Le numéro de novembre fera le point sur les symposiums de sculpture (Schefferville.Québec.Hauterives), parlera de restauration de maisons anciennes, de la poésie québécoise de 1950 à 1970, de “l’art dans la rue” sujet où il est aussi facile de dire les pires bêtises que les idées les plus passionnantes Les jeunes photographes québécois y seront présentés, ainsi que les jouets de Pierre Bourgault D’après Bernard Béliard.secrétaire de la rédaction, la tendance 1971 de Culture Vivante serait de toucher à tous les secteurs de la vie artistique et culturelle québécoise Rien de bien nouveau.Tout dépend de la façon dont on les aborde, car on ne peut pas dire qu'un seul numéro nous ait laissé béats d’admiration devant l’originalité ou l’intérêt des textes ou de la présentation.Le numéro de février 1971 sera conçu comme un rapport annuel de Ministère et d’ailleurs il sera consacré aux réalisations du Ministère des Affaires Culturelles, ce qui ferait dire aux mauvaises langues que s'il n’y avait que ce sujet dans ce numéro.il serait fort mince.En principe.pas de numéros spéciaux cette année, ce qui pour moi signifie pas de grands problèmes traités et train-train d’une “culture” qu’on s’acharne à administrer sans l’avoir définie nettement La Maison des Arts — La Sauvegarde Cette jolie maison du Vieux-Montréal s'occupe activement de la jeune peinture et de la jeune sculpture québécoises.Il fut un temps ou les peintres du dimanche y trouvaient un bon refuge et une publicité gratuite: Us P y trouvent toujours de temps en temps, mais, sous l’action de son directeur Jacques Toupin.cette tare s’efface et la Maison des Arts s’oriente vers une illustration des nouvelles tendances de l’art.Son statut d'organisme philanthropique l’y menait tout naturellement.Et c’est un bien, puisque non seulement les galeries d’art de Montréal refusent de prendre le moindre risque, mais aussi les jeunes n’ont pas d'argent pour s’offrir une exposition ou réaliser un projet II y a mille choses à faire à La Maison des Arts; toutes sortes de manifestations culturelles peuvent y trouver un beu idéal, toutes les formes d’expression peuvent y trouver un champ d’application, attendu que désormais les arts ont tendance à se mêler sous l’influence des ar- tistes qui ne s’en tiennent plus à une seule discipline L'art total à La Maison des Arts, ce serait la pige faite aux Galeries, la santé contre la sclérose, les joies du cinéma, du son.de l’oeil mélangées contre les mornes vernissages où il y a belle lurette u’on a cessé de vernir et même e parler d’art Jusqu'au 27 septembre, la Maison des Arts présente "Radio-Québec’.une exposition sur le rôle éducatif du poste gouvernemental.Du 1er au 26 octobre, deux jeunes artistes y montreront leurs créations; Guy Labberté des collages et Barry Smyhe des Imo et lithogravures Du 30 octobre au 16 novembre, de jeunes “designers" québécois exposeront leurs oeuvres en même temps que l’Association des décorateurs-ensembliers et certains fabricants du meubles.Espérons que ce ne sera pas un autre salon du meuble avec son faux style colonial espagnol Du 20 novembre au 31 décembre.Roland Poulain et Macot - sculptures en plastique, lumière dans l’épaisseur d’une part et photos de grand format, lumière et ombres sur le corps féminin d’autre part En 1971, la Maison des Arts espère pouvoir réaliser un ou deux environnements, montrer des photographies.des sculptures mani-pulables et prévoit une exposition sur le "design" des emballages commerciaux Cette dernière exposition est importante (outre d'etre originale), c’est la premiè- re fois qu’on s'intéressera extérieurement à une Plastique à laquelle nous avons affaire tous les jours II faut s’intéresser au “Design", c'est l’art et la science de l’avenir Les formes de ma machine à écrire, le format et la composition du journal que vous lisez peuvent être agréables ou l'inverse à la vue ou au toucher; l’un et l'autre ont été dessinés par des snéciabstes qui nous imposent (nous proposent) un style, un goût Cela ne peut pas ne pas avoir d'effet (que! qu’il soit) sur nous Les livres d'art Quels livres d’art, en fait?La plupart des livres d'art que nous trouvons à Montréal viennent de France ou des Etats-Unis La production québécoise dans ce domaine reste livrée à l'initiative privée.Des éditions de luxe, oui, et fort belles généralement, mais il n’existe aucune maison spécialisée dans les livres SUR l’art Les artistes eux-mêmes, tels Lacroix, Giguère, Pichet, réalisent de fort beaux volumes Beauchemin De Jouvancourt ont produit des choses, mais pas avec le systématisme d'une maison de commerce.En fait, les livres d'art sont du domaine de 1’Editeur Officiel du Québec ou de l'imprimeur de la Reine à Ottawa.Il faut reconnaître qu'envahis comme nous sommes par le livre français, il reste bien peu du gâteau du marché du livre au Québec pour des éditeurs québécois Au Musée d'Art Contemporain Les Concours Artistiques du Québec et ' Grégoire Non.Rien, vraiment, de révolutionnaire dans l’exposition des Concours artistiques de la province (ouverte de-ouis jeudi dernier).Mais beaucoup de réussites.Peter Gnass Deux demi-sphères en plastique transparent, suspendues à hauteur des yeux, l'une devant l’autre, la convexité de de l’une dans la concavité de l’autre, que l'on voi/ du côté concave.Devant ces deux demi-sphères incolores, se trouvent, habilement placées, suspendues également, deux autres demi-sphères de dimensions différentes et toutes les deux plus petites que les deux premières, qui sont égales.La petite est rose-orangé.la grosse est verte fluorescente.L’ensemble est animé de légers mouvements dus à l’instabilité de leur suspension.Par un jeu de réflexions, d’autres demi-sphères apparaissent, virtuelles, semblant se détacher du système physique matériel et onduler comme des anneaux de fumeur dans l’espace.Les auréoles de couleurs, vertes, roses, se mêlent, se fondent et reviennent: la matière crée.Par la main d’un artiste, l’immatériel s'ajoute au matériel, la réalité s’avère bien une hallucination, puisque toute hallucination est la réalité.la réalité n’existant pas.Une oeuvre où règne la source de tout art.la subjectivité.Un art pour la joie des yeux et l’émerveillement de l’intelligence.Serge Lemoyne: Une obélisque en lattes de bois recouvertes de tissu blanc, cousu de laine rouge, le tout tenant debout grâce à du scotch-tape blanc ou bleu, une obélisque dressée à la Nouvelle Culture et qui porte en plein centre le signe de la paix des hippies, un mo- nument bancal, “mal foutu”, dressé (comme) à la hâte à un rêve, une utopie, un “monde meilleur".Un monument révolutionnaire, qui a la vie et le bâclé des champs de bataille parce qu’on a plus important à faire ailleurs.Un monument élevé à une étape sur la route, un souvenir déjà.Techniquement, par les couleurs, ce monument rappelle le Poster dessiné par Serge Lemoyne pour la nuit de la Poésie, au printemps dernier.Roger Vilder: Bloc qui, de loin, a l’apparence d’un énorme cristal FOYER DES ARTS EATON 9e ÉTAGE EN VILLE Notre exposition et vente de lithographies importées signées par des artistes de réputation tels que Picasso, Chagafl et Dali se poursuivra jusqu'au samedi 26 septembre Foyer des Arts EATON FOYER DES ARTS EATON 9e ÉTAGE EN VILLE WERNER IIIRSIC DESTIN DE l‘HOMME NOUVELLE RÉÉDITION HIRSIG "Ce livre rompt résolument avec tout ce qui a été publié en matière de vulgarisation astrologique." EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ L'ÉDITEUR ÉDITIONS DE L'ARC 1335 - CHARLES-HUOT SILLERY QUÉBEC Pli - ¦ : A.** Peter Gnass "Amerik" de Serge Lemoyne.Le premier monument à la nouvelle culture.éclairé en bleu par en-dessous.Le choc se produit lorsqu'on touche l’objet: il s’agit, en fait, d'une masse gélatineuse de matière plastique molle, épouvantable au toucher.Les grimaces des visiteurs curieux sont à mourir de rire.Gilles Mihalce an: “Méningite tranquille”, un assemblage absolument insensé de pushpins, de pastilles de couleur, de petits tubes de verre sous une calotte en plastique transparent posée sur un tronc en bois peint et piqueté d’étranges fleurs, des pushpins, placé au milieu d'un parterre de “sabliers” en bois peint piquetés de pushpins, posé sur une plaque de verre circulai- re.elle-même posée sur d’autres pieds de bois peint et piquetés reposant sur un miroir circulaire.C’est trop, c'est dément, il y a Seurat et Pellan et toute l’ironie de la pièce.“Méningite tranquille ”.Et puis il y a le visiteur qui n'en revient pas.Sur ces trois artistes, un seul a été primé aux Concours.Serge Lemoyne.Les neufs autres sont: Jacques Cleary.Gary Coward.Tom Dean, Jacques Huet.Jacques Hurtu-bise.Guido Molinari.Guy Montpetit.Jean Noël et Claude Tousignant.10 lauréats, 30 exposants.136 inscriptions dont 62 en peinture.45 en sculpture.20 en arts graphiques.9 en objets cinétiques.Un jury de sept membres: MM.Pierre Mercier, architecte.Henry Strub.ingénieur en “design” architectural.Michel Leblanc, architecte.Normand Thériault, critique d’art, Gilles Hénault, poète et directeur de Musée.André Jarry.“designer", Marc-André Gagné, photographe d’art.On remarque que peu d'artistes ont participé à ce concours et qu’ils sont tous ou presque de Montréal.Après l'annonce qu’il n’y aurait plus de concours artistiques de la Province, après l’improvisation rapide d’un concours quand même parce qu’il fallait bien montrer quelque chose aux congressistes de l'AICA.après le premier règlement de ce concours qui a soulevé un tollé de protestations.après le deuxième règlement qui amendait le premier, après quelques mois seulement de préparation pour ce concours, après tout cela, il n’est pas étonnant de ne pas y voir figurer COLLECTION quelques autres noms.Certains avaient décidé de bouder le concours, d’autres avaient décidé qu’ils avaient besoin d'argent.Le concours doit être supprimé, certes, sous sa forme actuelle et remplacé par un concours ouvert à tous, où l'on verrait peut-être quelques talents émerger; quant aux artistes professsionnels.nul n’est besoin de leur imposer une compétition idote et stérile.Il s'agit plutôt de leur donner du travail, de les faire vivre, leur acheter leur travail, leur talent et leurs idées pour réaliser des choses concrètes qui resteront, des choses utiles et agréa- bles à l’usage de tous.• Conjointement à cette exposition se tenait celle d'un photographe de grand talent, un photographe d'art: Normand Grégoire.En marchant rapidement devant ses photos, on a l'impression de voir un film d'avant-garde Mais surtout chaque photo a son atmosphère.son obscurité intellectuelle et physique, sa lumière, son cadrage, son flou ou non.ses effets de blanchi, sa poésie de situation.sa composition, et son noir et blanc merveilleusement austère; enfin toute la maîtrise technique d’un photographe chevronné.DÉSIRONS ACHETER: PEINTURES SCULPTURES CANADIENNES LIVRES PÉRIODIQUES ANCIENS ET MODERNES R.Deslauriers 6251 rue d'Iberville AAtl, 331 727-7390 RELIURE D'ART * Cours du jour * Cours du soir SIMONE B.ROY RELIEUR 844-1831 45 1, rue St-Sulpice, 738-1797 VIEUX MONTRÉAL Le Rideau-Vert en marche Une question de style "SANTÉ ET SÉCURITÉ LES AVENTURES DE SMS PACEM ET DE PARA BELLUM LOUIS GAUTHIER EN VENTE À $2.50 DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES par Michel Bélair Ca recommence! Alors que, par suite des caprices de ta grève des postes, nos lecteurs sont encore susceptibles de recevoir des nouvelles toutes “fraîches'’ du Festival d'Avignon, la saison théâtrale elle n'accuse pas de retard.Le coup d’envoi est déjà donné depuis près d'une semaine Le style.Dans la plus pure tradition de ce que l'on peut appeler, avec de plus en plus de certitude, le style Rideau-vert, la salle de la rue St-Denis met à l'affiche "La dame de chez Maxim’s” de Feydeau, Mis en scène par Guy Hoffman, le spectacle devrait faire salle comble sans difficultés aucunes.Certains s'amuseront sans doute du rythme extrêmement échevelé de la mise en scène ou de certaines particularités de la distribution.Outre Andrée La- Records d’Air France Air France a battu des records de trafic passagers durant la fin de semaine du 31 juillet au 2 août.Dans la première journée de cette fin de semaine, le 31 juillet la compagnie a embarqué 13,902 passagers à Orly et 644 autres au Bourget.Le 1er août, 16,293 passagers ont été embarqués au total.Le lendemain, ce chiffre passait à 15,340.Au cours de et s trois jours, 403 vols ont été assurés au départ de Paris.Les retours, légèrement moms importants, se sont chiffrés par 11,928 passagers durant cette même période.L’an dernier, le record dq départs avait été établi le 1er août également avec 14,980.chappelle qui m’a semblé aborder bien en surface son personnage et qui ne ménage aucunement ses effets, on y remarquera un Guy Hoffman un peu gratuit et un Yves Létoumeau toujours extrè-ment présent II faudrait parler aussi de Janine Sutto égale à elle-même et de la quinzaine d’autres comédiens qui “occupent " (et le mot n’est pas trop fort) la petite scène du Rideau-Vert déjà investie par un décor flamboyant; mais cela est peut-être la caractéristique la plus essentielle du "style Rideau-Vert.” Inutile d’y revenir: sa réputation est déjà faite.Au-delà des qualités et des défauts du théâtre de boulevard, c'est plutôt sur la mise en scène de Guy Hoffman que je voudrais revenir Le public y décèlera facilement quelques tendances au cabotinage et aux gags un peu faciles: que l’on se souvienne de la scène des poignées de mains au troisième acte pour réaliser toute la gratuité à laquelle on en arrive LA LIBRAIRIE QULBECOISE 1567A, St-Denis 842-3604 parfois.On dira que cela est question de détails.Mais, dans un genre où tout est déjà donné à l’avance, tout n’est que question de détails: précisément! Et le metteur en scène le sait bien, lui qui n’a qu’à fignoler sur des "questions de détails" afin dedonner un rythme à sa production.Enfin.Le style est là.C’est peut-être ce qui compte avant tout.Pour certains.OFFRE SPÉCIALE (p^vr un ttmpt limité) ACHAT LIVRES USAGÉS VENTE Litt.française et canadienne 40 a 60% DE REDUCTION SUR LA MAJORITE A’ nouvel OBSKRVAIKUR Abonnement d’un an avion $20.00 (52 nos) (coupon à retourner à LIBRAIRIE FERRON.1456, 4* la Montoçn*.Montréal).NOM: ADRES: VILLE: ?)• joins un chèque de $20.00 ?Je désire recevoir un numéro spécimen gratuit LD -12-9-70 (J.-G.Pépin, directeur) Une nouvelle collection destinée aux écoliers canadiens, présentant un programme complet d'éducation sanitaire.Six manuels abondamment illustrés en couleurs.Étude du corps humain et de son fonctionnement, de la santé physique, mentale et sociale, de la sécurité familiale, scolaire et routière.En plus des manuels pour chaque année du cours primaire, la méthode proposée prévoit des "messages" pour l'élève et pour l'ensemble de la classe.Chaque volume s'accompagne de fiches méthodologiques pour le professeur.#, __ _____ TON LIVRE DE SANTÉ (1er année) (J.-G.Pépin et G.D'Amour) Auxiliaire pédagogique du Livre I Matériel didactique pour l'éleve Matériel didactique pour la classe UNE BONNE JOURNÉE (2e année), (Yvonne Roger) Auxiliaire pédagogique du Livre 2 AU GRAND AIR (3e année) (Dr Orvoiqe et Y.Delval) LES BONNES HABITUDES (4e année) (Y.Dufour et G.Primeau) $3.95 $1.60 $4.00 $0.25 $2.50 $2.00 $4.00 $2.60 A PARAITRE: • AUXILAIRE PÉDAGOGIQUE LIVRE 3 • AUXILAIRE PÉDAGOGIQUE LIVRE 4 • AUXILIAIRE PÉDAGOGIQUE LIVRE 5 274-6521 UUMIIMf i_.oe VOUS GRANDISSEZ (5e année) (par J.-G.Pépin, J.Plante et Yvonne Roger) $3.95 POUR VOTRE SANTÉ (6e et 7e années) (J.-P.Pépin) $3.95 1083 AVE VAN HORNE, MONTREAL 154, QUE EDITEUR • PAPETERIE ' - - T .-J» 5982 41 388 fl m ill nt: 14 • Le Devoir, samedi 19 septembre 1970 ^Blue Bonnets CE SOIR À 7H.45 Dimanche: 2h.OO Pas de courses le jeudi V' théâtre du rideau vert FESTIVAL '70 O A* TOUJOURS et ^ en tout temps CHAQUE FILM SU VERDI Prè» d* 200 Wm» à voir.Demandez votre liste complète ou cinéma.verdi S380 St-Laurent 277-4145 Version Française 2o*'ce «ruer -FOX BARBRA STREISAND WALTER MATTHAU MICHAQ CRAWFORD .\sur «ran géant tons » MPERIAL faminrprl iîthîes: Sam Dim t Merc, à 2.00 p m.PGUP TOUS 1430 BLEURY 288-7102 4-5603 J- DU MARDI AU SAMEDI à 20 h 30 DIMANCHE 19 h 30 ta dam de chez maxims Comédie de G FEYDEAU mnt te set et Guy Hoffmann décors : R Prévost costumes: F.Barbeau «a veéettt ANDRÉE LACHAPELLE JANINE SUTTO GUY HOFFMANN YVES LETOURNEAU et une pléiade de comédiens VOYEZ GRATUITEMENT "LA DAME DE CHEZ MAXIM S'' En prenant un abonnement de saison.Les mardis, mercredis, jeudis ou dimanches.Renseignement: 844-1793 4664 rue ST-DENIS .(METRO LAURIER) Réservation : 844-1793 LE MONDE DE WALT DISNEY! 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THÉÂTRE PORT-ROYAL PLAtE DES ARTS, Montréal 129 (Québec ) Tél: 842-2112 Caligula d'Albert Camus mmi PARRDE ^ •INI Walt Olsnsy Production» ^ |f •••#••••••••••••• Six jours seulement ! du 6 au 11 octobre En soirée - à 7 h 30 mardi à samedi incl.— MATINÉES— 1 samedi à 1 1 h a.m.et 2 h 30 p.m.^ dimanche à 1 h 30 et • S h 30 p.m.Billets: 2.50 3.50, 4.50, 5.00 AUX JEUNES de 16 ans et moins: Si.00^.d'escompte, tous les prix, tous les soirs et aussi samedi i a 11 h a.m.Tl Bittets maintenant en v*nte FORUM L-jf «t Mort Ville Mari* L’hommage du Festival de Cannes à Sharon Tate." Un feu d'ariifices de gags " "Allez rire, allez applaudir ce film' À L'AFFICHE! CINEMA >».» LES GALERIES D’ANJOU MITOOPOUTAlN IT MONTH >T IIO«**»0 Paris-AAatch .FRANÇOIS CHALAIS Eur Présenté par Le Tréteau de Paris Jean-Pierre Leroux dans le rôle-titre ’"Wise ën scène de Georges Vitaly Production de la Place des Arts en collaboration avec Jean de Rigault Du 25 septembre au 3 octobre Billets: S4.50, S3 50, S2 50 ANJOU Sam.1.30 p.m.•t Dim.à 7.00 et continuel 9 00 depuis WF CINEMA Arlequin** 1004 1ST EUE STI.CATHIIINI 2M-2943 Station* Barri, Beaudry ¦h*.-^1 I ARLEQUIN: Horaires: 1.25.3.25.5.25.7.25.9.25 p.m.Derniere représentation complete à 9.10 p.m.JOANNA SHIMKUS MICHEL PICCOLI e SEM l’iNVim Productions du Théâtre International de Montréal LA PUCE AMOUREUSE adaptation musicale de "L'École des Femmes" de Moliere, avec Edgar FRUITIER.Ginette CHAMPAGNE.Jeannine BEAUBIEN jr.Thomas DONOHUE Au piano: Dick McLaughlin mise en scène de Jeanine Beaubien Mar.au vend.: 8.30 P.M., samedi: 6.30-9.30 P.M.Information: 526-0821 Toux spéciaux pour les étudiants Jusqu'au 20 sept.incl.THE PRICE d'Arthur Miller, avec mise en scene de Jeanine Beaubien GÉRARD PARKES EILEEN CLIFFORD LEN WATT E.M.MARGOLESE M * Di acrcrtdi a SJSKlt J ! k 30 leuaedi à S k 30 tt 9 k 30 RdnjKkc mis THEATRE PORT-ROYAL PLACE DES ARTS V/ vJ Montréal 129, Tél: 842-21 12 B diets jossi es reste a Moitre il Trust i U Place Vdb Msne cfta THÉÂTRE PORT-ROYAL PLACE DES ARTS.Montréal 129 (Québec) Tél: 842-2112 .On assiste à un numéro surprenant d'excellents acteurs .Luc Perreault La Presse CINÉMAS GRIMCO AMUSEMENT Orchestre de Chambre McGill chef d'orchestre: Alexander Brait Soliste MAUREEN FORRESTER Concerto grosso op.é.No.S Handel "Salvt Regina" Scarlatti Cantata No.S3 Bach "Ertkarmé dlch" Bach "Funf Stuck#" Hindemith Danse» de folk lore.Bartok Lundi soir, le 21 sept, à 20 h 30 Abonnement pour 8 concerts Adultes $25.- Étudiants $12.Réservations et renseignements: 935-4955 BiRet: Adultes $4.00 - Étudiants $2.00 ou cft> THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACE DES ARIS.Montréal 129 (Québoc )T»4 842-2 I 12 FESTIVAL “Préludem aLextase ” EN COULEUR 1206.E.STE CATHERINE 525 8600 “(UIUOE CHRBROI EST ER PIEIRE FORRIE !” " Mené de main de Maître - COMBAT 'Claude Chabrol est le meilleur directeur de tout le cinéma français d'aujourd'hui " - CINEMA ro "D'une grande intensité dramatique " -C'NCMA ET TClCCINCMA ' IC est le spectateur qui est mis K O 7 ¦ EXPOSITION ¦ PEINTURES A L'HUILE MAURICE GUENANCIA Jusqu'au 3 octobre 1970 WHITNEY GALLERY 2125, rue Crexent Lundi au samedi de 10 h.à 6 h.p.m.844-8121 JEAN VANNE 14 ANS JEAN-PAUL ANNIE BELMONDO GIRARDOT CLAUDE LELOUCH SALLE RENOIR /-y y E" COULEURS ^n^Homme qui me plait ^_________ SALLE MCLAREN SAM OIM : |t 30 3.30 5.30 7.30 9.30 4e mois leDAUPHIN WM BEAUBIEN PRÉS DTBERVILLÉ 7?I 6060 ^ BUTCH CflSSIDV ET LE SUNDANCE KID 3E MICHEL DUCHAUSSOV-CAROUNE CELLIER un rilmd* CLAUDE CHABROL 2e $8.SÉRIE AU CHOIX Choisissez 9 des concerts et spectacles décrits ci-haut tout en ajoutant à ce choix LE CIRQUE DE MOSCOU SUR GLACE (17 sept.) et L'ORCHESTRE DE PAUL MAURIAT (24 nov.) Prix pour lee neuf: $62.- $52.- $40.- $29.- $22.Le Cirque de Moscou sur glace: ARÉNA MAURICE RICHARD.Tous les autres concerts et spectacles: Salle Wilfrid-Pelletier de la PLACE DES ARTS.EN VENTE seulement à Canadian Concerts and Artists (CCA), 1822 ouest, Sherbrooke (sous-sol).932-2171 CHARGEX I Le Devoir, samedi 19 septembre 1970 • 15 L'OEIL SUR LES DISQUES r • m Qui parle encore de "miroirs déformants"?^ par Jacques Thériault Certains continuent de prétendre qu’il s'agit de miroirs déformants, en arborant aux coins des lèvres un petit sourire qui en dit assez long sur leur ouverture d’esprit, mais ces détracteurs se font heureusement de plus en plus rares.La musique contemporaine, grâce aux efforts conjugués des sociétés musicales des maisons de disques et des postes de radio qui la diffusent, s’est installée en maître dans la plupart des foyers.Bach, Mozart.Beethoven et Chopin ne s’en portent pas plus mal et, répétons-le, l’audition des musiques d'aujourd’hui ne vous empêche pas plus de goûter celle des groupes ’ pop” dont Pénélope vous parle chaque semaine.Oui, l'escalade se poursuit.Les princi-f pales maisons de disques sont désormais gagnées à la cause de ce qu'on appelle parfois “la jeune musique”.Elles produisent sans relâche, pas toujours parce qu’elles sont d’accord avec les créateurs, mais bien parce que le public a soif de nouveauté et qu'il convient d’abord de remplir ses goussets.C'est aberrant, bien sûr, mais consolez-vous en vous disant qu'il est préférable de “souscrire” à la diffusion de la musique contemporaine que de payer un nouveau complet à Liberace et compagnie.Les cinq disques qui sont portés à votre attention, dans le cadre de cette chronique, sont présentés par Heliodor sur étiquette Wergo.Les oeuvres qu'on y trouve sont loin d’être négligeables - de Chosta-kovitch à Ligeti en passant par Schoenberg, Yun, Kagel, Cage.et Henze.CHOSTAKOVITCH: "From Jewish Fold Poetry Op.” (1948), pour soprano, contralto, ténor et orchestre; Blacher-Dessau-Hartmann-Henze-Wagner-Regeny: "Chro- nique juive" (1960), pour contralto, baryton, petit choeur, petit orchestre et deux récitants; Kurt Sanderling dirige TOrch.Symph.de la Municipalité de Berlin et Herbert Kegel dirige l’Orch.Symph.et le coeur de la radio de Leipzig; 2549 007 WERGO.A l’audition de ces pages, vous ne vous exclamerez peut-être pas.mais vous serez certainement chamés.Le cycle de chansons (onze) de Chostakovitch nous rappelle que le chant synagonal et la chanson populaire juive, qui connurent en Russie un développement considérable, se présentent sous de nombreuses facettes: berceuses, chansons d'enfants, chansons d’amour, de famille, romances, ballades, etc.Chostakovitch en fait revivre quelques-unes qui ne manquent ni de verve, ni de pittoresque.Les solistes Maria Croo-nen, soprano, Anneliese Burmeister, contralto, et Peter Schreier, ténor, participent étroitement à cette fête en musique.“Chronique juive” (Judische Chronik) est une oeuvre collective, écrite par cinq compositeurs allemands qui ont senti le besoin de protester contre l’inhumanité de l’homme en certaines circonstances.Séparément et sans même se consulter au cours de la rédaction, les compositeurs sont arrivés à produire une oeuvre (sur un texte à polémique de Jens Gerlach) étonnante par son unité musicale.On se sait attendu à plus de discontinuité d’ensemble de la part de créateurs aux personnalités auss différentes.SCHOENBERG: "Variatloni tur un récitatif Op.40", avec l’organiita Gard Za-char, atiiaté par Juan Allande-Blin at Yng-va Jan Trade; "Variation* pour orchestra Op.31", avec l’Orch.Symph.de la radio de Baden-Baden dirigé par Han* Rotbaud; 2549 006 WERGO Le compositeur, au cours des années ‘20, a utilisé abondamment l’art de la variation et je pense, notamment, à un mouvement de la "Sérénade Op.24" et au troisième Quatuor à cordes qui contient aussi une série de variations.L’Opus 31 (1926-28), l’oeuvre orchestrale essentielle de Schoenberg (et sans doute aussi l’un des plus accessibles), nous est offert sous la baguette du réputé Hans Rosbaud.Incontestablement, Heliodor a publié un document essentiel, le chef ayant été l’un des premiers défenseurs de cet ouvrage et dirigeant avec une autorité incontestable.La retranscription en stéréo n’est cependant pas exempte de distorsion, mais c’est une version que je préfère à celles de Mehta et Robert Craft.Les “Variations sur un récitatif pour orgue Op.40” (1941) contituent un ouvrage moins important et le jeu de Gerd Zacher est honnête, sinon idéal.On aurait, en effet, souhaité un peu plus de clarté, même si c’est la meilleure version qui soit actuellement disponible.KAGEL: "Improvisation ajoutée" (1961-62); CAGE: "Variations 1” (1958); HANS OTTE: Touches” (1965); JUAN ALLEN-DE-BLiN: "Sons brisés à la mémoire de Lotar Schreyer" (1); par l’organiste Gerb Zacher; 2549 009 WERGO Depuis un certain temps, la maison Po-lydor (qui distribue les étiquettes Deutsche Grammophon et Wergo, entre autres) a beaucoup fait pour la diffusion du répertoire contemporain pour orgue.L’organiste Gerd Zacher est le champion incontesté de cette escalade, ayant enregistré jusqu'ici deux autres microsillons réunissant des pages de Ligeti (“Volumina” et "Etude No.1”), Kagel (“Fantaisie pour orgue’").Allende-Blin (“Sonorités”), Cage (“Variations III”), Zacher (“Ré"), Englert (“Vagans Animula") et Feldman (“Intersection 3”).Vous les trouverez dans la série Avant-garde (137 003 et 139 442), lancée il y a deux ans par Deutsche Grammophon et celui qui comprend les deux pages de Ligeti est certainement le plus intéressant que vous puissiez acheter.Le présent programme est, à ma connaissance, constitué de premières phonographiques.Il nous amène du théâtre musical de Kagel à l’euphorie cosmique d’un Allende-Blin.en passant par les “Variations 1” (pour n’importe quelle sorte et n'importe quel nombre d’orgues) de Cage et l’ironie d’Hans Otte.Excellentes prises de son.ISANG YUN: "Loyang" pour ensemble de chambre (1962), par des membres de l’Orch.Symph.de la radio de Cologne dirigés par Hans Zender; "Gasa" pour violon et piano (1963), avec Saschko Gawri-loff et Bernhard Kontarsky; "Réak" pour orchestre (1966), par l’Orch.Symph.de la radio de Baden-Baden dirigé par Ernest Bour; "Tuyaux sonores" pour orgue (1967), par l’organisation Gerd Zacher; 2549 010 WERGO Peu ou pas connu.Isang Yun est né en 1917 en Corée du sud.I) a fait ses études musicales au Japon sous la férule de Tomo-jiro Ikenouchi, puis à Paris sous la direction de Tony Aubin; il est maintenant un familier des cours qui se donnent à Darmstadt sur la nouvelle musique et s'impose déjà comme un créateur original.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, sa musique n'a rien à voir avec le folklore de son pays natal: elle ouvre une porte sur l’avenir et, de par sa construction qu'on pourrait appeler “moléculaire" s’avère extrêmement colorée.On aimera particulièrement cette version de “Loyang” (et il en existe une qui est beaucoup plus longue) où les tempos et les sonorités font de Yun un créateur qui ne manque pas d'imagination.LIGETI; "Requiem" pour loprano, mezzo-soprano, deux choeurs mixtes et orchestre (1965), avec Liliana Poli, soprano, Barbro Erlcson, mezzo, choeurs de la radio bavaroise et orch.Symph.de la radio d'Hessiaen sous la direction de Michael G le Ion: "Lontano" pour orchestre (1967), par l’Orch.Symph.de la radio de Baden-Baden dirigé par Ernest Bour; "Continuum" pour clavecin, avec la participation d’Antoinette Vlscher; 2549011 WERGO Cest le deuxième disque qu'on consacre à Ligeti dans le cadre de cette série; le premier comprenait “Aventures", “Nouvelles aventures”, “Atmosphères" et “Volumina” (2549 003).Ce sont là des programmes que tout amateur de musique contemporaine devrait connaître, Ligeti s’affirmant comme un créateur dont l’originalité n’est plus à démontrer.Avec lui, on a l'impression de déboucher directement dans l’art fantastique.Et, il est intéressant de rappeler que c’est à ce “démon de la musique" qu’on doit un mystérieux (et farfelu) “ Poème symphonique pour cent métronomes” - ouvrage qui fut créé au cours des dernières Journées de Musique Contemporaine de Paris.Ici.l'humour et l’invention sont toujours de rigueur.On pensera, bien sûr, que son “Lux Aetema" (disponible dans la série Avant-garde: 137 004) est plus intéressant que son très long "Requiem” (“Lux Aeter-naT est un arrangement pour choeur a cappella de la Communion du “Requienr), que “Lontano” rappelle les idées déjà émises dans “Atmospheres”, et que son “Continuum" est une page un peu brutale pour notre pauvre et fragile clavecin.Mais, à coup sur, Ligeti est à l’origine de moments qui retiennent l’attention et qui prouvent qu’il reste encore beaucoup de choses à dire, sans outrepasser les limites du bon sens.Ligeti demande, certes, beaucoup à ses interprètes (écoutez la claveciniste dans “Continuum”), mais pourquoi devrait-on toujours demander à l'auditeur moyen de faire, lui, tous les efforts ?Horaires Le sigle c marque une émission en couleur SAMEDI C B F T O 10.25 Aujourd'hui à CBFT 10.30 L agent Sans-Secret.c 11.00 Robin-Fusée c 11.30 Lassie c 12.00 Tour de terre.c 12.30 Les aventures du Seaspray c 13.00 Les quatre saisons .c 13.15 Invitation au loisir.c 14.00 Football Canadien Calgary à Ottawa.c 16.30 Echos du sport 17.00 L'heure des quilles .c 18.00 T Séjournai 18.05 Si jeunesse pouvait 18.30 Tarzan c 19.30 Jinny.c 20.00 Billet de faveur "Les grands espaces 22.30 Pierre.Jean.Jacques.c 23.06 Téléjournal 23.15 Nouvelles du sport 23.30 Cinéma iJn homme change son destin 1.15 Ciné-Nuit Le judoka, agent secret 10.19 Rocky and hk thends 11.00 Tween Set 11.30 The Adventures of Champion 12.00 Sam Etcheverry Show 12.30 Three Star Bowling 1.00 Hi-Diddle Day 1.30 Klahanie 2.00 CFL Football Calgarv at Ottawa 4.00 Saturday s Heroes sam dim lun LW 3 10 5.30 7 30 10 00 et Salle Eisenstein "Z" même horaire.FESTIVAL - "Prélude à l'extase" sur semaine 7 30 9.30 Dimanche 1 30 3 30 5 30 7 30 9 30 FLEUR DE LYS - Voir Cinéma de Paris GRANADA - "Red" et "Le Chevalier de Maupln" IMPERIAL - "Hello Dolly" 8 30 dim 7 30 matinées sam dim mere à 2 00 JEAN TALON - "L'Eperon brûlant" 7.00 - 10 15 dim 1 00 4 Ô5 7.00 10 15 et "La Honte de la famille' 8 25 Dim.2.15 5.20 8 25 MAISONNEUVE - Voir Jean Talon MERCIER - "L'Affaire Thomas Crown' et "La Bataille de la vallée du diable'' MIDI MINUIT - "Les cousines et ’ Perverti sslma" PALACE - "Patton" 10 30 - 12 40 2 50 4.55 7.10 9 25 PAPINEAU - Voir Granada PLAZA - Voir Canadien PARISIEN - "Viens, mon amour 9 50 11.30 1 20 - 3 25 5 25 7.35 9 45 PIGALLE - VoirMidi-Minuit RIVOLI - "L'Initiation 2 45 6 10 9 35 et Pour une poignée de diamants ST-DENIS "Deux femmes en or et Marie-Christine et "L'Hiver en froid mineur VENDOME- Que la bête meure 12 45 3 00 5 15 7 30 9 45 EN LANGUE ANGLAISE AVENUE - "Darling Lili" 1.30 - 3.30 -6 25 8 50 ALOUETTE - How To Succeed With Sex ART - "West Side Story" A TWA FER 1 "Getting Straight 3 10 5 25 7 30 9 40 ATWATER 2 - Butch Cassidv and the Sundance Kid" 12 55 3 10 - 5 15 7 20 9 30 (Lun.à ven 5 15 - 7 20 9 301 Me Mister Tibbs" FRANÇAIS - Hells Belles gives Don't" et ' DeSade' GUY - "Going Down the Road" 1 30 - 3 30 5 20 7 30 9 30 KENT - "Oliver" 12.30 3 15 6.00 8 35 LOEW’S "Beyond the Valley of the Dolls" SAM.et DIM.3-7 et 9 h p.m.ENRNan WANLÛJS __________ oan\ CO****** *«u\ , MlMO"" SALLE STtTIONNlMEIir CUTUIT BREBEUF 1COLLIQIJEAN-OEBREBEUF MSB, IV.DcmIIm LE DIMANCHE 20 SEPTEMBRE A20H30 EN COULEUR A l’occasion du 20e anniversaire de la liaison aérienne Paris-Montréal En direct du Forum de Montréal Laissez-passer disponibles à Radio-Canada 1425 ouest, boul.Dorchester SUR LES^DE FRANCE 8f)H FES ^ DE tUVI/ICE % Animateur: Guy Mauffette.Réalisation: Jean-Yves Landry.Concert de gala avec Louise Lebrun Fernande Chiocchio, Renée Claude Pierre Duval, Joseph Rouleau Robert Savoie, Neil Chotem et Claude Léveillée; l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Wilfrid Pelletier.REGARDEZ BIEN REGARDEZ RADIO-CANADA AU CANAL 2 MM Conduit par Tibor Rudas, ce spectacle vrombit de musique, étincelle de vedettes et de danseuses bien carrossées.Dîner à partir de 19 h.Représentations à 20h.45 et 23h.15; le samedi, à 20h.30, 22h.30 et 24h.30.Réservations: 878-1688.?FREDDIE SALES ?La famille royale, les Australiens, les Japonais, les Américains, les Corses .autant de publics que Freddie a fait rire.C’est une sorte de Danny Kaye britannique qui vous plaira.ZAZIEVARNEL Être, à vingt ans, la vedette principale du Casino de Paris, chanter comme un ange, danser comme feuille au vent: c'est beaucoup, femme jolie! Si belles promesses méritent qu'on vienne voir qui les personnifie.RUDI SCHWEITZER Certains croient que tous les jongleurs se ressemblent.Ceux-là n'ont jamais vu le numéro de Rudi Schweitzer, celui qu’on considère un des 3 meilleurs du monde.Son succès au Lido et au Radio City Music Hall le prouve.BSStoc LE CHATEAU CHAM PLAIN SAISON 1970-1971 theatre ^ rideau vert 10 septembre — 25 octobre • LA DAME DE CHEZ MAXIM’S il Feydeiu 29 octobre — 29 novembre • LA CERISAIE de Tchékhov 3 décembre — 17 janvier • TREIZE A TABLE do M.6.Smvijon -FORMULE M Mme.Mlle No et rue.Ville .Tél Abor.n»m»m par corraipondanoa: Ciinciui chêqu# ou m«r>dit-poat« • i ordr* du THIATRâ DU MDIAU VIRT pour % VeuiIIm porter • mon compt» Chargea No la aommo oe S .Echéance dé la céM# Siganture .S V F iO'nd'a un# enveloppa affranchie pour l'envoi de lé carte d'abonnement 21 janvier — 28 février • LA CÉLESTINEdiF ! IX 170 180 + 10 275 265 275 > 410 30 410 + 3 X X X -1 Atl C Cop zl5 X X X Pick Crow Aunor 5X IX IX IX -10 Pina Point Avoca M 3300 1(P , 106 108 Placer Bankeno 14X 43 4» 43 +3 Prado Exp Benkfield 2000 5 5 5 + 1 Preston Barex 10X 42 42 42 Pure Silv Betlm 22X $15* 15* 15* - * Pyramid Suptst com 2000 $11 Suptest pr z20 $70 Suptest od Tamblyn Teledyne Texaco Texas Gu S Thd CGInv Thom Net Thom N pr Tone Craft Toro mont 190 $20 350 $5* 2280 $24 IX $18 IX $46* IX $16 21X 91 Vé 35X 40X 10X Tor Dm Bk 2542 $19* 19* 19* - * Tor Star B IX $13* 13* 13* - * Traders A 1760 $10* 10 10 Trade 4* p z25 $50* 50* 50* Traders 5 p z25 $21 21 21 Trader A p 1120 $19 19 19 - * Trader Bp 75 $25* 25* 25* Trader 66 w 8X 106 IX IX - 5 Trader 66 w 21X 215 210 215 +10 Trader 69 w 550 240 2» 240 +10 Transair 404 340.336 340 +15 Tr Can PL 1620 $29* 29* 29* - * Tr Can PI p 50 $40* 40* 40* Tr Can A pr 366 $58* 57* 58* + * Tr Can P w 285 950 950 950 - 25 Trans Mt 9070 $18* 18* 18* + * Trans PPL z20 $11* 11* 11* Trizec Crp 33X 146 140 140 Trizec w Tru-Wall Un Carbid Un Gas U Corp B UWbn 6*p U Sections Van Der Van Ness Versafd Venpower Versatile Versât il A Vic G Tr Vulcan Wainoco O Walk GW Weldwod Wstburne Wbur A p Westc'st Westfair Westfair p Black Bay Bl Hawk Brmda Brunswk Cam Mine Camflo Ccm Chib C Tung C Jamiesn C Lencour C Malart Cdn Nisto Candore Captain Cassiar Cent Pat Chemaloy Chestrvlle Chib Kay Chib M Chlmo Chrom Coch Will Columb M Con la Conlgo C Call in an Con Fardy C Marben C Mrsn Con Negus 25X C Nichl 142X 10X 7* 7* 7* 130X 57 55 57 +2 22562 370 336 366 +15 14X 475 466 475 +10 35X 22 * 22 22* + * 13X 275 275 275 +10 650 860 846 846 - 5 82X 222 215 220 +5 1040 200 198 198 +3 15X 17* 17* 17* 55X 27 25 27 + 2 12* 12* 12* -1* 9* 9* 9* - 1 7 7 7 2230 $22 * 22 * 22V« + * 10X 258 250 250 - 5 133-2 14 - 1 8* 8* - * 42 92X 22X 2000 4000 10X 47X 4750 21X 105X 51X 136 132 14 14 9 42 126 126 193 180 66 40 27 13* 20X 8* 8* C Rambler 10X C Red Pop 70X 5X 144 144 5X 360 360 11400 209 204 11 14 42 126 180 66 42 27 14 8* - + 1 + 10 - 1 + 2 - 3 Con west Coprcorp Cop F Cop Man Coulee Craigmt D'Aragon Deer Horn 10* 12 86 7 6X $11* 11* 3000 42* 42* 12324 210 204 60X 8* 8 10X 33* 33* 550 $10* 10* 10X 19 19 25X 8 8 144 360 207 11 13 86 7 6IX 46 43 46 D’Elda 71200 119 107 2400 23 210 23 + 36c Denison 1152 $23* 23 790 $14* 14* 14* + * Dicknsn 300 IX IX 2840 $14* 14* 14* + * Dlscovry 200 13 13 53 $14* 14* 14* Dome 113 X7* 57 46 $3 3 3 D Explo 342X 141 13 13 X* 6* 6* + * Donal 3273 24 23* 33 470 465 470 — 5 Done) r 220000 1* * 10X 74 71 71 + 4 Dunraie 103 24 24 13 X 6 6 Dynasty 113 73 73 z3 X X X East Sull 22X 5X 540 600 285 280 30 — 5 Endako 840 $13* 13* 1500 200 200 200 + 5 F Mar 33 105 13 13 $16 16 16 Fort Rel 1003 55 53 240 275 7650 $5* 5 2X 390 390 600 $7 7 W Cdn Seed 57X 275 W Elec E 56X 286 W Pacific W Realty WSuppIs A Weston Wstn 4*p Wstn 6pr White Pas White P w Woodwd A YR Prop 150 $8* 8* 8* + * IX 385 385 385 +15 1960 $41 V« 41* 41* + * 389 $15* 15* 15*+ * 6X $7* 7* 7* + * 160 $25 25 25 5475 $19* 19 19* - * zlO $25* 25* 25* z50 $17* 17* 17* 260 - 20 285 +15 5* + * 390 -10 7 1151 $22* 22* c22* - * z5 $61 61 61 25 $83 83 83 -2 1750 $17* 17* 17* + * 1025 435 425 436 - 5 1240 $16* 16* 16* + * 3X $6* 6* 6* Zellers 213 $11 10* 11 + * Zenith 63 1 IX mnm IX IX Accra 503 12 11 12 - 1 Acme Gas 303 9 9 9 + 1* Advocate 13 215 215 215 + 5 Agnico 311 270 253 24 -16 Akaitcho 903 49 '1*1 W-^WiU ^W», '•tMiiiwrfijlaiiliitfa.20 • Le Devoir, samedi 19 septembre 1970 Découvrir Voici 4 découvertes signées CIP.Elles valent des millions de dollars.Elles témoignent de notre volonté d’utiliser la recherche pour vous servir et résoudre vos problèmes quotidiens.i ’ï“ -C.-.*: < i .ï WSM ¦Æ i , ; • ¦ ¦ ’Wmm ¦ • t H 3 EH — 1 mm .&4Ti:: '/
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