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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 mars 1962
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1962-03-27, Collections de BAnQ.

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Un pont entre T.-Rivières et la rive sud Des manifestants ont paisiblement déambulé en face du consulat américain, rue McGregor, à Montréal, pour protester contre la décision du gouvernement des Etats-Unis de reprendre les essais nucléaires.Les manifestations se feront tous les jours de 8 h.à 10 H.le matin et de 4 h.30 à 6 h.le soir, jusqu'à samedi, alors qu'une démonstration monstre sera organisée, à partir du Carré Saint-Louis, où quelques orateurs adresseront la parole.(Pho,0 ^ D„olr) QUEBEC, (DNC).— Après des années de promesses et de négociations.Trois • Rivières aura enfin son pont.Le premier ministre, M Jean Lesage, a reçu, hier, quelques membres de la Corporation du pont de Trois-Rivières, dont le secrétaire, M.François Nobert.M.Lesage leur a demandé de lui fournir d'ici Pâques le plan de financement afin de permettre à la législature d'adopter, dès cette session, la loi nécessaire à la garantie provinciale.Le pont sera construit par la corporation.Cette entreprise privée devra emprunter quelque $25,000,000 pour l'érection de ce pont à péage.Le gouvernement provincial fournira la garantie nécessaire pour obtenir les fonds et parer aux déficits.La corporation a remis au premier ministre le dernier rapport des ingénieurs Beau-chemin et Demers.Le rapport conclut en faveur d'un pont plutôt que d'un tunnel.Le pont sera vraisemblablement construit a un mille en amont de Trois-Rivières et rejoindra la rive sud dans la paroisse St-Grégoire.A cet endroit, le fleuve a une largeur de quelque 5,000 pieds.Avec les approches, le pont aura environ 9,000 pieds de longueur, soit le plus long de la province.Il aura quatre voie.L'arche centrale sera double de façon à assurer la plus grande sécurité possible et composée de deux travées de 672 pieds chacune.Elles seront suspendues selon le principe de Cantilever, comme le pont de Québec.Les travaux qui débuteront l'an prochain, dureront au moins trois ans et fourniront Quant aux ingénieurs, ils so un emploi a quelque 500 hom- mettront a l'oeuvre des ce printemps.VOL.LIN NO 72 MARDI MARS 1962 MONTREAL, Journée sanglante • Le bain de sang est commencé en Algérie.En un peu plus d'une heure, hier, une cinquantaine d Européens — en proie a un véritable délire — «ont tombes sous les balles des forces de l'ordre en plein coeur d'Alger.Près de 200 personnes ont subi des blessures au cours de ce violent accrochage, délibérément provoqué par I OAS qui avait appelé les Européens à “marcher" sur le quartier de Bab-el-Oued afin de porter secours à ceux qui, depuis vendredi, ne peuvent plus sortir, l’armée ayant littéralement verrouillé cette forteresse de I OAS.La nuit dernière, les autorités françaises d'Alger, qualifiant la situation de “tragiquement alarmante", craignaient une emeute générale et une guerre fratricide.La preuve est maintenant faite que l'armée ne craint pas d'affronter les Européens fanatisés.• A Oran, l'ex-gencral (ouhaud a été appréhendé dans la nuit de dimanche à lundi, et aussitôt conduit à la prison de la Santé à Paris avec quelques-uns de ses complices, arretés en même temps que lui dans un immeuble de la ville assiégée par les forces de l'ordre.Son arrestation porte un dur coup à I OAS.Des quatre généraux factieux des “Barricades", condamnés à mort par contumace, un seul est encore en liberté : Salan.• A Paris, le président de Gaulle a lancé hier un nouvel appel aux Français qu'il engage à donner leur approbation aux accords d'Evian lors du référendum d'avril.Parlant de I OAS (sans la nommer), le chef de l'Etat déclare que l'avenir de ces criminels est le "châtiment".• Le maréchal Alphonse Juin a été mis aux arrêts de rigueur.On a découvert en effet l'existence d'une lettre récente adressée par lui à l'ex-général Salan, dans laquelle il qualifie I OAS de “généreux mouvement".r A OP AN L'ex-général iouhaud est appréhendé ALGER.-— Les autorités françaises viennent de porter un coup très dur aux partisans irréductibles de I’ “Algérie française ”, par l'arrestation de l'ex-général Jouhaud, commandant en second de l'Organisation de l’armée secrète.L’ancien général d'aviation qui a été capturé dans la cité portuaire de l'Ouest algérien, a été transféré ce matin à Paris par avion.Il a été écroué à la prison de la Santé.Jouhaud, croit-on, a vécu la plupart du temps à Oran, depuis le coup d’état avorté d’a-Voir page 2 : L'ex-général De Gaulle: l'OAS n’a d'avenir que le châtiment PARIS.— Dans l'allocution radiotélévisée qu'il » prononcée hier soir, le président de Gaulle a instamment prié les Français d'approuver les accords d'Evian ef de lui octroyer les pouvoirs qu'il réclame pour préparer l'accession de l'Algérie à l'indépendance.Répondre par un “oui" massif au référendum du 8 avril, a dit le chef de l'Etat, “c'est faire savoir que les criminels | qui s'efforcent, à coups d'attentats, de forcer la main à l'Etat et d'asservir la nation, n’ont d'avenir que le châtiment".Voici les principaux extraits de son discours : “Que signifie la décision que j même, dès lors que notre armée tous les citoyens sont invités à : s’est assuré la maîtrise du ter-ratifier par leurs suffrages?i rain, dès lors qu’il est acquis “D’abord, cela signifie la | paix.Il n’est pas un homme de I bon sens et de coeur qui ne doive s’en féliciter.“Dès lors que la France veut que l’Algérie dispose d’elle- J*u/née sanglant* ALGER.— Alger a connu hier, sa journée la plus sanglante depuis le cessez-le-feu.On dénombre plus de 50 morts et 186 blessés.Obéissant aux directives de l'OAS.les Européens ont marché sur le centre d'Alger ou les forces de l'ordre, après avoir employé les bombes lacrymogènes, ont dû ouvrir le feu sur les manifestants, en proie à une très vive colère | par suite des perquisitions sys-1 tématiques dans le quartier européen Bab-el-Oued, littéralement verrouillé par l’armée après les désordres de vendredi.L'OAS avait distribué des tracts exhortant tous les Européens à se réunir d’abord au centre de la ville, puis à marcher sur Bab-el-Oued afin de protester contre le bouclage du quartier.Mais, comme on devait s’y attendre.les forces, de l’ordre ont empêché les manifestants d’organiser cette marche.Des hélicoptères de l’armée ont survolé la foule et largué des bombes lacrymogènes.Comme les Européens résistaient, la police a ouvert le feu.Cet accrochage sanglant a duré un peu plus d’une heure.Plus tôt, les 300.- 000 Européens d’Alger avaient paralysé la ville par une grève générale.Comme la nuit tombait sur Alger, les autorités françaises ont déclaré que la situation est "tragiquement alarmante''.On craint surtout une émeute générale et une guerre fratricide.Un porte-parole de l’OAS avait déclaré aux correspondants: "I! nous faut des martyrs”.En soixante minutes, les terroristes avaient une cinquantaine de martyrs.Pris de panique en voyant les soldats ouvrir le feu, les Européens se sont enfuis en désordre dans les rues latérales, en vociférant à l’adresse des soldats: “Assassins! Assassins!” Plusieurs Européens agitaient des tricolores maculés du 1 sang des victimes.Des ambu-qu en contrepartie de notre ai- j lances, à toute allure, venaient de, l’Algérie nouvelle respecte | et partaient dans la cohue.les intérêts de notre pays et ] Au cours d’une conférence de procure les garanties nécessai- presse convoquée hâtivement rgs à la communauté de souche I dans un des grands hôtels d’Al- Le pont sera administré par Tentreprise privée QUEBEC.— La construction et l admmistration du pont de Trois-Rivières seront confites a l'entreprise pn vce On sait qu’en automne 1960.alors qu’il fut question de la Corporation du pont de Trois-Rivières, M René Lévesque, qui était à cette époque ministre des travaux publics, n avait guère prisé qu'un pont de cette importance soit construit par l'entreprise privée II avait declare : “S il doit y avoir un fiont à Trois-Rivières, c'est e gouvernement qui le construira Depuis ce temps, la Corporation du pont de TroU-Ki-vières a sans doute convaincu le cabinet provincial et M Lévesque lui-méme des avantages qu'aurait le gouvernement a laisser construire ce pont par l’entreprise privée Le secrétaire de la Corporation, M.François Nobert.a énuméré, hier, devant les journalistes quelques-uns de ces avantages.Il a soutenu que l experience prouve que de tels travaux coûtent meilleur marche s'ils sont exécutés par l’entreprise privée plutôt que par le gouvernement.P*r Marcel Thivierge Il a cité le cas du pont d Ha'ilax-Dartmoulii dont la construction fut confiée a l entreprise privée el qui est actuellement administré par une commission mixte, formée des représentants du gouvernement et des municipalités.“Cette experience a été un succès”, a dit M Nobert."Comme il s'agira d’un pont a péage a déclaré le secrétaire.il serait peut-être odieux pour le gouvernement d’imposer un tel système, alors qu’il est tout a fait normal dans le cas de l entrc-prise privée".M Nobert a explique que la Corporation, formée en vertu de la troisième partie de la Loi des compagnies, est sans but lucratif."Ses mem bres n auront donc pas le droit de retirer des profits".D’ailleurs comment une telle entreprise pourra-t-elle être rentable l1 M Nobert est presque assuré que le pont, construit au moyen d’emprunts de quelque $25.000,000 loin d être rentable, enregistrera des deficits au moins au cours des dix premieres années.C’est le problème que le gouvernement nous a de- mande d éclaircir a déclare M.Nobert en soulignant que Québec garantira les emprunts et paiera les deficits."D'ailleurs tous les plans devront être soumis au gouvernement”.a dit le secrétaire de la Corporation Un service de traversiers existe actuellement entre Trois-Rivieres et Ste-Angele.Propriété de la cité dcTrois-P.iv,ere3.ce service fait quelque $150.000 de profits par rnnée."I a Corporation, a dit M.Nobert.devra acheter ce service, faire elle-même les approches du pont: mais tout cela est comoris dans la prévision du c ùt total de $25.000.000.’ Actuellement, chaque automobiliste paie un tarif moyen d" $100 pour avoir droit d’accès au traversier.I! en coûtera sensiblement le meme prix pour l’utilisation du Dont.De toute fa^on.les tarifs seront fixés par la régie provinciale des services publics M Nobert s'est dit convaincu oue les automobilistes accepteront volontiers de payer $1.00 pour un ser i-ce plus rapide et plus effi- Veir page 2 : La pont sera Dorion a révélé, dès février, les irrégularités dans Bellechasse OTTAWA.— L* »e«rétair« d’Etat, M.Noel Dorion, a declare hier aux Commune* qu’il avait porté, de* le debut de février, â la connaisiance du président général des élections.M.Nelson Castongusy.les prétendues irrégularités dont on accuse le président des élections du comté de Bellechasse.M.Gérard Labrec-que.Répondant à M Lionel Chevrier, libéra! de Montréal-Laurier, M.Dorion a dit qu’il avait reçu, au debut de février, la vi- L'ex-général JOUHAUD Le maréchal Juin aux arrêts PARIS.— Le maréchal Alphonse Juin a été mis aux arrêts de rigueur par suite d’une lettre qu’il adressait récemment a l’ex-général Salan, dans laquelle il qualifiait l’OAS de "généreux mouvement", mettant cependant son ancien camarade en garde contre le recours â la violence en France.Le gouvernement français n’a pas officiellement confirmé les mesures disciplinaires contre le seul maréchal vivant de France, mais la nouvelle a été- annoncée par "Le Monde", "Paris-Presse”, et partiellement confirmée par l’agence France-Presse.Selon "Paris Presse ", le maréchal aurait écrit à Salan: "Beaucoup parmi nous admirent vos courageux efforts.Dieu vous aide et vous protège".En réalité, le maréchal serait en résidence surveillée dans son domicile parisien qu’il ne peut quitter depuis quelques jours, souffrant de grippe.L'AFFAIRE DES LISTES DANS BELLECHASSE.M.Labrecque a tout nié! L* président d’élactieni dam la comte d* Btllacha»*, M.Gérard Labrecque, a ni* hier l'accusation portéo contre lui, salon laquelle il aurait tanta d* soutirer un* commission d'un imprimeur, an rateur d'un contrat d'imprassian d* listas électorales.Dans un télégramme qu'il a fait parvenir au Devoir, M.Labrecque s'est dit stupéfié des accusations portéos contre lui et réclame une intervention immédiate de la Oen-dsrmerie canadienne.On sait qu* c'tst dé|à chas* fait* at qu* la polie* fédéral*, à la demande du président d'élections fédérales, M.Ces-tonguay, a pris l’affaira an main.site de l’imprimeur des listes électorales du comté de Bellechasse lors des elections de 1958.Il a ajouté qu’il a immédiatement informé M.Castonguay des révélations qui lui avaient été faites.Il avait alors demandé à M.Castonguay de conduire une cnquéie pour établir la véracité des informations reçues."Cependant.ajouta M.Dorion, il y eut incompreher ion entre nous au au jet de l’auicle de la Lo> électorale qui avait été violé.’ "J’ai communiqué avec M.Castonguay par trois fois après cette date, soit en (jn de février, lè 10 mars et jeudi dernier." Il a ajouté qu’après avoir appris qu’une plainte formelle devait être logée, il a cru bon de n>8 rien faire, mais de transmettre a M.Castonguay les information* obtenues.Peron désire retourner sous peu en Argentine MADRID.— Alberto Iturbe.chef du Conseil de coordination du mouvement péromste argentin, » déclaré hier soir à Madrid que le dictateur exilé |uan Peron désire rentrer dans son pays ef qu'il y retournera au moment opportun.Iturbe avait eu auparavant un entretien avec Peron.Johnson - une seule alternative: d'autres taxes ou une élection! METEOROLOGIE Ensoleillé, périodes nuageuses Min.: 35 - Max.: 50 française, la lutte n’a plus au- ; cun sens."Pour le jeune Etat qui va1 naître, i! n’est qu'une alternative : le développement ou le Voir page 2 : De Gaulle: ger, des représentants de l’OAS ont déclaré: “Notre résistance continue".Le haut-commissaire de la France en Algérie, M.Christian Voir p.2 : Journée sanglants Gracieuseté de Shearer Lumber Co.Ltd.MONTREAL Un appel diabolique Par Jean Tainturier FETE DU JOUR Saint Jean Damascène L«s libraire* F.PILON INC.Papeterie • DactTlosraphe* Répondant a une convocation meurtrière de l'OAS, des milliers d’Européens ont voulu hier après-midi défier les mesures d'ordre que le gouvernement avait prises à Alger.Malgré l’interdiction des rassemblements, malgré les mises en garde répétées des autorités locales, malgré les appels au calme du commandant en chef des forces armées et du nouveau haut-commissaire, les Européens ont forcé des barrages dans une tentative de venir porter aide aux 60,000 Français bouclés depuis vendredi soir dans le quartier de Bab-el-Oued.Certains barrages ont cédé, mais devant le Monument aux morts d’Alger (quel triste symbole), les forces de l’ordre, obéissant aux consignes, ont ouvert le feu : 50 morts et près de 200 blessés.L’OAS désirait ses "martyrs".Elle peut en avoir honte.C'est un sentiment de pitié qui vient d’abord â l’esprit de chacun.Ces gens sont morts, parce que.naïvement, bêtement, ils se sont laissés entraîner dans une folle aventure.Voir à U paq« 2i UN APPEL DIABOLIQUE QUEBEC (DNC) — "Il n'y a qu'une seule alternative pour le gouvernement actuel : imposer de nouvelles taxes ou déclencher des élections généra les", a répondu M.Daniel Johnson, chef de l’Union nationale, à une question qui lui était posée, hier soir, è l'émission "Politique provinciale".M.Johnson venait de critiquer sévèrement la politique financière du gouvernement Le-sage."Les prévisions budgétaires de l'administration libérale dépassent $1,200,000,000., soit plus du double du dernier budget du gouvernement de l'Union nationale.Voilà des gens qui avaient promis de réaliser leur programme sens augmentation de taxes.Et pourtant, ils n'ont pas hésité à augmenter radicalement ou à instaurer quinze nouvelles taxes, y compris la plus anti-familiale de toutes, je baisse des exemptions d'impôt", M.Johnson a rappelé que, d'un seul trait de plume, M.Lesage avait fait 250,000 nouveaux payeurs de taxes.En ce qui a trait au nouveau budget qui sera déposé par le ministre des finances, M.Daniel Johnson ne voit pat d'au- tre issue eu gouvernement que d'accroitre encore le fardeau fiscal des contribuables ou de contracter de nouveaux emprunts.Il e signalé à ce sujet que le gouvernement libéral avait déjà doublé la dette de la province en moins de vingt mois de pouvoir et qu'il faudrait de nouveau recourir à des emprunts pour boucler le prochain exercice financier.M.Daniel Johnson •dmeftent la nécessité d'em prunter pour accélérer l'essor de la province, a mis son auditoire en garde contre des abus dans ce domaine."Ce sont les jeunes générations qui devront solder le facture.Il faudra payer les intérêts de ces emprunts pendant vingt-cinq ans, puis rembourser le capital, au moment même où les générations montantes auront elles-mêmes des besoins urgents à affronter et devront trouver de l'argent pour les satisfaire".Le chef de l'Union nationele voit un danger très grave pour la souveraineté nationale dans cette politique financière qui hypothèque l'avenir : "Nous allons nous mettre en position d'être obligés de plier devant les puissances d'argent et devant les subsides du pouvoir central parce que nous serons dans un pressant besoin de revenus".Le député de Bagot a qualifié la politique du gouvernement actuel de "cimetière des promesses libérales".Auparavant, le chef de l'opposition eveit regretté le temps perdu par la Législature à l'étude du bill de Montréel.Voir page 2 : Johnson: une “En Argentine, a dit Iturbe.i mis à l’oeuvre pour appliquer tous les péronistes réclament le 1 de nouveau les mesures d’auste-retour du général Peron.Nous rité qu’il préconise pour redo* j ne pouvons concevoir le péro-1 rer l’économie du pays, j nisme sans Peron”.La maison du gouvernement Iturbé, arrivé de Buenos-Aires ; est sous la protection de gardes ! dimanche, a ajouté que "le pé- en tenue de combat et des mi-ronisme est la seule doctrine ! trailleuscs ont été placées sur ; qui peut combattre avec succès 1 les toits des édifices.Les con-le communisme à la Castro en frôles d’identité ont été rendus Amérique latine".plus sévères dans ce quartier da i « j , ., la capitale, i Quand ym lui a demande quelle action les péronistes pour- Ces précautions ont été prises raient maintenant entreprendre pour empêcher un soudain coup \0,J1 ^ ; dans la présente crise politique.) d’Etat de la part d'amiraux cl.Iturbe a répondu que "les agis- j de generaux de l'armée qui sements anticonstitutionnels du ! sont, rapporte-t-on.determines gouvernement pourraient mener à se débarrasser du president à une situation extrêmement Frondizi.grave, car on nous a fermé tou- général Pero Aramburu, tes les avenues légales .( champion d'un gouvernement On se souvient qu'il y a deux démocratique et dirigeant mi* semaines, les surprenantes vie- litaire du pays après l’expulsion toires électorales des candidats ! du dictateur Peron.s'est gagné pérorristes ont déclenché la cri-1 le soutien d'un bon nombre des se politique dans laquelle se grands chefs militaires en évi-débat le gouvernement Frondizi.itant ur|e manifestation de for* Le président Frondizi a fait £?.aPrè* P'1?la ™ri,}e ^t P.u-assermenter un nouveau cabi.^ blltluement.l3cmanle ,a demis’ net.hier, neuf jours après le début de la crise.Les membres de l'ancien et du nouveau cabinet ont applaudi à la détermination de Frondizi dans ses ma- j noeuvres pour conserver les rênes du gouvernement malgré les pressions des chefs militaires argentins.Les secrétaires à l'armée et à l’aviation étaient présents à la cérémonie d'assermentation.La marine avait délégué un sous-secrétaire.le secrétaire de la marine ayant démissionné la veille.Frondizi a passe outre aux cris de ceux qui réclamaient .sa démission Avec son nouveau cabinet, ü s'est immédiatement sion du président Frondizi.Le général Aramburu.héros de la révolte qui a permis en 1955 de renverser Peron.a plaidé en faveur d’une plus longue période de temps pour établir la paix, après avoir averti les 21,000,000 d'Argentins au cours d'une émission radiotélévisée que "la république est en danger".11 a promis de faire hier soif un rapport au pays sur ses efforts pour obtenir la paix.M.Frondizi de son côté a dit qu'il ne quittera jamais le pouvoir.Mais M Aramburu a souligné que les forces armées pourraient se débarrasser du president quand elles le voudraient.LE RAIL : danger de grève, écarté Une grève qui menaçait le Canadien National et le Canadien Pacifique a été évitée hier, par suite d'un accord conclu entre les représentants de ces deux compagnies et ceux de leurs 4.500 mécaniciens au sujet de nouveaux contrats de travail.Cet accord, réalisé exactement une semsine avant 1* da te prévue pour le début de la grève, a été annoncé par les négociateurs qui ont discuté pendant 23 heures pendant la fin de semaine.On n'a pas révélé les détails rie cette entente.On rapporte cependant qu’elle comprend l’acceptatinn, par le syndical, d’une augmentation des salaires de 6V« pour cent qui avait été recommandée, pour les mécaniciens des deux compagnies.par des commissions d’arbitrage fédérales.M.O.J.Travers, principal négociateur pour le compte d.-la Fraternité des mécaniciens de locomotive, a été le premier a annoncer la bonne nouvelle Tl a déclaré aux journalistes quen raison da l’accord l'ordre de grève avait été immédiatement supprimé.Bien que ce règlement mette fin à une menace de grève, les deux compagnies font encore face à de nombreux ennuis avec le monde du travail.Ils tentent encore de négocier de nouveaux contrats avec leurs cheminots et attendent l'arbitrage avec leurs 110.000 employes sédentaires.PREMIER - MONTREAL la gaucht esHIc encore une option ! Par Gérard Fillon (Lire en page quatre) ^ _ - DEUX LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI.27 MARS 1962 Amendement au règlement de la CMM régissant les heures de Un appel diabolique.L'ex-général Jouhaud est.Johnson: une.(Sutti it l* Ife pagt) commerce \ i, demand, du present du cnmite e*eoutif de Montreal V Lucien Saulmer.la Corpor* tinn de Montreal Métropolitain décidera lors de sa prochaine assemblée si elle doit modifier .on reglement des heures de fermeture des magasins pour pe-meltre aux commerçants de demeurer ouverts les soirs de semaine précédant Piques ft les veilles des cinq fetes juices soit le Nouvel An.le Jour Iis sont morts par" .u'ils entendaient rester Français alors que personne au de ne leur contestait ce droit.Ils sont morts parce ^j'ils ne voulaient pas quitter re’te terre alors que pas un .nstant le GPRA ne les a menaces dexpulsion Ils sont morts en desespérés parc» qu ils n ont pas voulu voir que la France avait compris leur douleur et ears angoisses et que toutes les dispositions avaient été prises pour leur garantir leur avenir.Ils sont morts victimes d une atroce intoxication, d une bande d'assassins et d ambitieux qui n ont.eux.plus rien a perdre et qui veulent entraîner dans leur suicide toute une communauté de pauvres gens.t'est aussi un sentiment de révolté qui cient au coeur de tout homme raisonnable Pourquoi l'OAS.connaissant main tenant sans equivoque 1 attitude de ! armee, a t-elle voulu la defier ?(Suite de la lere past) vri! 1961 à Alger.Il avait été condamne à mort par contumace l'elé dernier.La préfecture de police a fait connaître qu'avec Jouhaud se trouvaient trois homme* et une femme qui ont egalement etc transférés a Paris Un porte-parole des autorités françaises d'Algérie a précise que Jouhaud et sont eiat-major avaient été capturés après 10 heures de combats en plein coeur d Oran.deuxième ville d Algérie par sa population Des commandos de l'armée secréte ont tente de dégager , encore detenu^ ou s'ils ont leur commandant, mais ils ont ' libérés.qu'un gendarme soit tue et que I Il autres subissent de» blessures , Ce n est que six heures plus lard que l'on se rendit compte i de l'importance de la prise.En 1 plus d être muni de fausses piè ces d identité, établies au nom de Gerberd.Jouhaud portait la moustache a\ ait une barb- ios- i tiche.Il était habillé en civiL (Suite de la lere pape) Au moment de son arrestation.| l'ex-géneral était en conférence ' avec 1* autres personnes, dont 10 furent amenées au camp de gendarmerie.Cinq des prisonniers i seulement ont été conduits a Pa ris.On ignore si les autres sont j été "Plus d» ••ixante-quioi» heure» de précieux travail pnt été perdues peur discuter du bill d.Montré»!, perce qu'il était mal préparé.Mais, i* croit, o .jouté Mo Johnson, quo M.Lo-s.po est très b.urtux do CO répit qui lui pormottr.sans douta d.f.irq préparer la» projets d* lois qui n'ont pas en cera été seumii aux députés at parmi lasquolt sa trauvtnt des lait aussi important», qua la Cemmisaion des hôpitaux, la réglementation do.hitolt ot ro.taurant», otc".Un comité catholique de langue anglaise réclamé de Québec HULL.___ Le création d'un Comité catholique de langue anglaiee au »ein du departement de l'instruction publique de la province de Québec a ete reclamee par un groupement de l'ouest du Québec, hier.Une résolution i cette tin a été votée à l'unanimité au 7a congrès annuel du Conseil régional des associations da parents et instituteurs de langue anglaise de I ouest du Québec, tenu à l'Ecole secondaire St.Patrick's high school, è Hull.do l'Expiation, la Pâque, la hè H Ta te des Tabernacles et la Pentecôte.M Saulmer a explique que de nombreux marchands ont fait des representations a ce sujet aix autorités municipales de Montreal II » fait remarquer qur 1» reglenvnt de Montreal prévoyait ces cas jTexce^tion mais que le règlement Corporation étant maintenant en vigueur les marchands s» plaignent de cette omission dans 1» réglement de la CMM LES EMPLOIS D ÉTÉ Aucune demande reçue par la ville apres le 1er avril Après le 1er avril la ville de Montreal ne recevra aucune demande d'emploi d'etf Le president du comité exé rutif, M Lucien Saulmer, a expliqué hier que chaque annee la ville de Montréal offre environ un millier d emplois temporaires d été aux etudiants Cette année res emplois seront reserves exclusivement aux rendants de Montreal.Déjà cependant le nombre des demander a atteint, les 2.300 C'est pourquoi on a fixé la date du 1er avril comme date ultime pour la reception des demandes Conformément aux instrue-t.ons données par le comité executif, le service du personnel verra a distribuer ces emplois aux fils de familles qui en ont le plus besoin II n'y aura qu'un seul emploi d'accordé par famille Le pont sera.(Suite de la Jere page) race que celui qu lia ont actuellement Une fm» 1» pont rayé par la Corporation, qu'arrivera tu- "Il est probable qu'on le remettra a la province', a répondu M Nobert en faisant remarquer qu'en 1936.Duplessis avait rayé du pro-je, de loi concernant le pont de Trois-Rivières, une clause atipulant que le pont, une fois payé, serait remia à la province "Je n ai jamais compris ce geste de M Duplessis", a déclaré le secrétaire de la Corporation'' Un journaliste a demande si le nouveau projet de loi contiendra une clause aemblahle "Nous n'y avons pas pense", a répliqué VL Nobert Pourquoi la province n'a t-elle pas decide de construire elle même ce pont'1" Personne n a encore re pondu avec satisfaction a cette question.La réponse serait elle que !» gouvernement n» dispos* pas actuellement des $23.-000.000 nécessaires'’ Pourrait-il les emprunter sans nuire à d'autres emprunts de nature plus urgente’ Ou tout simplement, la province a-t-elle décide que.même en payant les déficits pendant quelques années r» pont lui aura coûte meilleur marche que $25.000.000 lorsque la Corporation le lui re mettra’ 11 y a aussi le système du Imaginaient-ils, ce* deser leurs, ces fascistes, ces erirai nei.qu» l'Etst sllsit baisser pavillon devant leurs ultima^ turns et leurs mises en gérde’ Pensaient ils vraiment que les forces de l'ordre qui, chaque jour, se font harceler du haut des balcons, qui.a chacune de leurs patrouilles.»e font insulter et accuser de trahison a la cause de Is France qui.enfin.ont leurs chefs sur la liste noire de ; OAS.oui pensaient-ils vraiment que 1 armee n a -lait pas tirer mais, bien au con traire, fraterniser avec les manifestants?Pourquoi ne veulent-ils pas comprendre que par ce teu odieux.— lancer dans les jambes de l’armée femmes et enfants — c'est sur eux que retom be toute 1 opprobe d’une nation et du monde La cause de 1 OAS est entendue depuis vendredi soir dernier.El pourtant ses dirigeants n peuvent pas.ne veulent pas l'admettre.Ils jouent, depuis, un jeu dangereux et démoniaque.Les Salan Susini.Peret.Garde» Godard et Ci» voudraient maintenant accumuler cadavres sur cadavres pour que peut-être en France, la nation * inquiète et demande grâce pour eux.Demander grlc»’ Bien sûr.Mais pour en arriver à quoi’ A reconsidérer 1 avenir de l’Algérie?C'est impossible.Alors?Alors cett* folie furieuse, cette ha ne inhumain* du régime et de la France elle-même ne peut déboucher sur rien sauf la désolation et le néant.Mais peut-être cette théra peutique de choc — qui était nécessaire dans un sens et c'est affreux de se l'admettre — ra-mènera-t elle un semblant de raison et une lueur d'espoir.De Gaulle :.(Suit» de la lere page! Journée sanglante.(Suite de la lere pape) Fmichet.• reuni d urgenr» une conference au Rocher Noir afin d'aviser.A lt morgue ALGER — Le parquet de ciment de la morgue était cou vert d» sang dans lequel de* femme* musulmanes marchaient pieds nus pour verser de !>au sur des cadavres éga lement nus.On en complaît 37 en tout, hommes et femmes, victimes des fusillades de 1s jnurnre d hier Leurs vêtements souilles de sang étaient empiles dans un coin de la mnr gue.organisée h | hhpital Mustapha A l'extérieur de* policiers élaient de faction, tandis que des centaines de parents des victimes sanglotaient ou criaient hyxtoriquemenl Une vieille se frappait la tête con tre un pilier fie boton, » deux pas d'un policier en pleurs.Tout près de là; un vieillard ne cessait de repeter "fis ont tué mon fils; pourtant je me suis battu pour la France!" A ce moment, un camion mi litaire arrivait Des soldats français ayant relevé le canevas qui le rouvrait a l'arriére, un murmure se fit entendre “Us en apportent d'autres", sanglot» une femme.Mon Dieu, pourquoi nous punissez-vous ainsi! “Laissez moi les tuer! Laissez-mm les tuer!" clsms un hom- chaos II ne peut trouver d aide puissante constante ét cohérente que celle qui vient d» chez nous."Pour la France aux moyens grandissants, mais d autre part menacee, il est d interet direct qu en lace d elle et sur l autre bord de 1 étroite Méditerranée, un paj.s qui se situe au centre de Maghreb, lait corps avec le Sahara touche et mène a l'Afrique noire et que tant de contacts relient à notre Métropole, sêlabltsse dans Tordre, le progrès et la prospérité.' Pour Tune et pour Tautre nation, il est donc contorme a la raison que.passant outre aux déchirements récents, elles organisent leur cooperation comme déjà Tont lait, avec la République française et dans les conditions qui leur sont propres, 12 républiques africaines et la République malgache."Celte entreprise de la France remplaçant et transformant partout celle quelle a accomplie par la colonisation, est sans nul doute une des plus grandes et peut-être une des plus féeon des de toutes celles quelle a tentées, depuis quelle parut dans le monde."Je ne doute même pas que les Français d'Algérie, une lois dissipées les suprêmes illusions, instruites les ultimes ignoran ces.liquides les derniers maîtres-chanteurs du terrorisme qui les égarent et les trahissent, ne s y consacrent en fin de compte, quand la nation aura, le 8 avril, irrévocablement fixé sa deci sion"."Devant un tel aboutissement combien paraissent dérisoires les outrages si longtemps prodigué» a notre pays qualifié de colonialiste, soit du côté d'un certain empire totalitaire qui bâillonne 14 nation* et projette ouvertement d'en faire autant a toute* le* autre*, .soit de la part de quelques dictature* qui ne réalisent rien, sinon la misère de leurs peuple*.Au contraire, en un siècle ou l'avènement de deux milliard* d'êtres humains a l'indépendance politique et à l'espoir économique et social commande l’avenir de notre espece.I ce que la France et l'Algérie commencent à faire en commun est un exemple mondial."Par dessu* tout, c'est en nous-mêmes et pour nous-mêmes que notre référendum revêt une importance extrême.Kaire, et justement au sujet de la grave affaire algérienne, la preuve éclatante de notre unite et de notre volonté, c'est marquer gue nous sommes capables ne résoudre délibérément un grand problème de notre temps ("est faire savoir que les criminels qui s'efforcent, à coups d'attentats, de forcer la main à l'Etal et d'asservir la nation, n'ont d'avenir que le châtiment ("est démontrer que tant et tant d'agitations, mises en demeure et malveillances, multipli e* depuis quatre année.» à partir d'horizons très divers, n'expriment pas la réalité française, lucide, sereine et résolue.èfe repousse*.Voici, selon le porte-parole officiel français, comment sesl déroulée l'opération qu: a con duit à la capture de (ex-gené ral et de ses complices.Dimanche après midi, (ver* 1 heure, heure d'Algérie), 10 compagnies de gendarmes, qu appuyaient d» nombreux ha taillons d infanierie.ont investi la ville.Les troupes, dans leur avance, se beurterent a des | tirs de harcèlement de la part 4e conmiandoi de TOAS.qui entreprenaient, avec la complicité de !a population civile, de barrer lea rues au moyen d au-tomobiles et d'autobus.A 4 heures, la force offensive avait atteint tes objectifs, au centre d'Orar, ¦» Jouhaud et son état-major se trouvaient cernes dans un bâtiment, sur quais, qui était surveille depuis quelque temps déjà Des perquisitions v avaient été effectuée.» dans le passe, mai* sans succès.Te; captifs furent conduits Court, trapu, taciturne.Jou-haud avait été mêlé au soulèvement algérois du 13 mai 1953, qui1 avait piuvoque le retour au pouvoir du general de Gaulle L'ex § encrai était a 1 époque l'adjoint u générai Salan.alors commandant en chef en Algérie.En juil let 1958.Jouhaud était rappelé d Algérie et fait chef d'etat-ma jor de larme» de Tair.Il avait fait valoir en I960 ses i droits a la retraite.11 était rer , tré clandestinement en Algérie quelques semaines a ant la fronde des généraux" d'avril dernier.A Paris, les autorités du ministère de la justice confèrent en ce moment sur les procédures a entamer contre f ancien général' condamné a mort par coutuma-ce.On indiquait dans les milieux du ministère que Jouhaud comparaîtrait vraisemblablement devant un tribunal militaire spécial Il a en effet droit a un nouveau procès qui lui permettra de tenter de se disculper des accu- Au court d* cafta émission, ta chef da l'Union natianala a révélé quo la misa an place des structuras du parti était an veia da réalisation."Nous venons d'envoyer aux executifs da» associations da comté un projet dt constitution qu'ils doivent étudier et dans quelques semaines, las associations permanentes seront établies".Il a ajouté que, depuis la début da la session, to caucus du parti était convoqué à chaque semaine à Québec "parce qu'il crayait au travail d'équipe" at quo catte façon d'envisager les problèmes an groupa était conforma à l'esprit démocratiqua du parti et faisait prouva d'efficacité.dans un tarno de gendarmerie.A I salions qui Tont fait condamner peine quelques minutes plus tard, un important commando de TOAS attaquait lé casernement.Les force* françaises repoussèrent l'attaque, non *an* toutefois a mort par coutumace.Mais il devra en plus répondre à de nouvelles accusations du fait de sa participation a l'Organisation de l'armée «ecrèle.Enfin, M.Johnson a déclaré que son parti favorisait la limitation des dépenses électorales, mais qu'il souhaitait, au nom do la liberté d'opinion, que les partit outras que las partit reconnus puissant bénéficier des même* avantages afin qu'ils puissant ta faire an-tondra da l'opinion publiqua.A défaut du comité réclamé, le groupement recommande que le Comité catholique actuel du département soit divise en deux section*.Tune de langue anglai *e et Tautre de langue françai se La résolution avait ete soumise par la section de Gatineau qui justifie ainsi -a démarche.Les catholiques de langue anglaise dans le Québec sont "un groupe minoritaire" qui ne possède aucun droit légal apparent" dans le domaine de Tedu-cation.Le préambule de la resolution soutient que les caractéristiques que possédé actuellement le régime catholique anglais d education ont été obtenues "par suite d'une concession du Comité catholique" du departement de l'instruction publique du Quebec Considérée comme la plus im portante du congrès, cette résolution précise également que les catholiques de langue anglaise sont différents dans bien des cas des catholiques de langue française au point de vue de leur histoire, de leur culture et de leurs façons de penser.Les problèmes d'éducation pour eux sont différents de ceux que doivent résoudre les catholi ques d» langue française II* maintiennent donc qu» Tedura tion catholique pour les gens da langue anglaise dans le - Quebec devrait être leur responsabilité propre.Selon le code scolaire du Québec.actuellement le Département de l'instruction publique comprend deux comités, Tun catholique et Tun protestant, qui onl entière juridiction sur les ecoles publiques rie leur religion respective.Les membres actuels du Comité catholique -ot or".sque tous de langue française.Pendant la mauvaise saison dons un peu d'eau b t'y chaude et sucre* g*-».,*,i poy, |C J Aluté Ou mgl.MAnttgigl » ! NOUVELLES SUR LES VOYAGES D’ÉTÉ, DE LA PART D’AIR CANADA Voyages “ ' '-Paris sans escale à bord des réactés QC-8 Géants d’Air Canada "Enfin, — je puis et je dois 1 le dire — répondre affirmative péage que Québec aurait elq quelques difficultés à faire avaler par les Tnfluviens alors qu'il est question d'a bolir un tel svstcmr sur le* pont* Jacques-Cartier et Victoria.Une infirmière.(5t/51 pro- fou ie d» l'Ftat dans 1* domaine d u - c- ’rit'- sociale.Ce ( lue len inrtlvi idu.A n3 j.ivent se nrocurer individueüemep’.il f.'.ut ne l’Et:.t le Ici ur assàre.I /» Vr;n- v»au Parti dém'Krrat ique n’est plu* à proprement parier un parti cialiute.mai» p’utôt un parti de sécurité Fociaie.1! fait ia part assez lar^f à la îi bre en- tj epri«e.mai* il o-» ¦j% oii^îr tte na* laisser brim er le* petit> ei ie* faible».E*t-ce bien la ia caractéristiq ?e d’un narti de gauche?En France ou en Italie.le Nouveau Parti démocratique siégerait au centre, à ’a droite de« parti* socialistes traditionnel*, quelque part autour du parti radical français, moins son sec* a ri.s me.I! «®-aiT.donc p!u« exact d’aff'rmer ou» ]Y!e torat cnnadrn aura a cho’sir à la prochaine élection en're de bons vieux partis de droite fait* nour des bourgeois, des con-ervateurs.de* gens satisfaits de ce qui exis**.prêts certes à accepter un» certaipe évolution, mais aucun» transformation profonde de la société.cl d’autre part, un narti progressif, prêt à certaine* réformes en é'end.'e.-inon en profondeur.I.a gauche eu Canada, oui fut un Lmps représentée par la CCF, n’a plus d’expre«sion proprement politioue: en devenant 1® Nouveau Parti démocratique, l’ancien parti de gauche a dérivé vers le centre.r »»•*¦ C’est sur > par roc relattor* fe>ra-les-prorincla e* que le Nouveau Par*: démocratique a du mal a tr aver son équilibre.Personne ne se fait d’illusion» sur les sentiments d’une aile importante de ce parti en matière d’autonomie provinciale.Habitués a concevoir la sécurité sociale uniquement en fonction d’immen-*»« organismes inspiré- e* contrôlés d.-r Ottawa, il* admettent difficilement la compétence des provinces à assurer par îles mesures plus proches des réalité* concrètes la sécurité des travailleurs et des citoyens.D’autre part, une pen»*-» nouvelle a fait son chemin rapidement à l’intérieur du parti, par laquelle les province* sont apte- oue le gouvernement central a mettre a la portée des gens de* in-*i-tutions qe .secours contre les risques de la vie et du métier.Le* deux tendance* sont actives: elle* s'affrontent a toute* le* réunions et la discussion *e regie généralement par un compromi*.Il est en tout cas amusant que le parti dont la doctrine même, il n’y a pas plusieurs an-r,ée«.éTaient fortement certrali'atri’e.e*t celui qui compte aujourd’hui des éléments séparatistes dan* ses rangs.!' attire, sur le plan social, des gens qu'il n’a na* réussi à *atisfaire pleinement sur le plan politique.Cette comradic-tion interne n'a pas abouti jusqu’à pré-«ent à de* confrontation* majeures, sur-tout à cause du doigté de ses dirigeant* et de la grande liberté de pensée qui est laissée à ses adhérents.Mais on *e doute bien oue si jamais il prenait le pouvoir.le Nouveau Parti démocratique serait tiraillé par des forces oui pourraient conduire jusqu’à son éclatement.Ciérard FU.ION ¦ss-ubsc*-; ww iMwitimmiu immwmmmmmmmmmmmmmmmKmmammmmmÊm Lettre à quelques lecteurs Il Mf tan» doute atiex ridicule de te traiter toi-méme comme un objet d'histoire.Cependant certaines questions y invitent.|e demande la permission de transformer ce bloc-notes en lettre a quelques lecteurs a ceux qui me demandent, comme M.André Gagnon samedi: ‘ Pourquoi, apres avoir été séparatiste, ne l'êtes vous plus .Serait-ce que.las de lutter .Te crou la queu.on iegit.me et }* eux y rtpood'e au paste.c eat-a-dire qu'e'le devient: ¦'pourquoi, apres avoir été aè-» raute avez-vous cessé de l étre '.La prem.ere forme, as xoeiée à l’idée de lassitude, implique une conversion as-sei récente.On ia pose par-fo.s en termes beaucoup roms objeetifs.La seconde ne préjuge pas du moment ou la conversion a eu lieu.Un# lettre: 1 936 A lete 1933 j'écrivaj une brochure sur .Votre notionaJu-me, c'est-è-dire sur le nationalisme des Jeune-Canada, que te concluais par une adhesion logique au ss-paratisme Apres quoi je quittaia le Canada, pour un séjour d’étude de deux ans à Paris C'est là que j'ai, des l’année suivante, per ou "la foi séparatiste ’; je ne 1 ai jamais retrouvée depu « fl eut facile, après coup, de a m-enter de* sttitudés Le hasard me met en face de ce! e que je commençais a adopter dea le printemps 1936 tn effet un ami e: collaborsteur de e# tempsla m'a remis > texte d’une lettre que je lui ecrna-s alors La forme est évidemment elhpt.que et ta-Liiliere: “Sur le problème national, voyant les choses de l’exté-i .eur.je criae d'étre séparatis-t *; et continuant d une ccr t inr façon de le* voir de l'ex ' -rieur, je continue de l'être.De MrUt que je me sens par- t.2e Tu'»a;s le* | o-ont* pour r - if j -j• oi -rcma.tié* datis ma brochure j, qui ne varient pa* et dont certains prennent de la valeur.Contre, il y a “1) Que la proximité dr* Ktata-Unis reste dangereuse et que la Confédération équilibre.par l’Angleterre, une part:» de l influence vois.ne.Ce point de vue m’a été fortement suggéré par Siegfried i André Siegfried, du nu de» court au College de France, qui ront detenuv “Le Canada, pu usance internationaU").“îi Q u ’ é c ononriquement nous restons un petit pays, incomplet, sans capitaux, sans la moindre organisation.”3) Que culturellement nous somme.» encore une toute petite province.L’expérience de 2’Alsace 'où je renat.* de séjourner et d enquêter deux se naineal m’instruit: j’ai peur que non* ne détenions un système clos.“L effort de nous ele* er au-dessus de nous-mêmes, dans la Confédération, est à lui seul un élargissement, et nos po';-Lquei auraient pu déployer (tant dou'e établir à Ottawa un beau système d’equilibre Je comprends Lafontaine acceptant l’Union.(.') ¦’J’ai l’impression que cette histoire de séparatisme est actuellement un jouet d enfsnts: cela dépend peut-être de ceux qui se sont mis a 1a raconter."Le Canada reste un pays :mpo«*ible.Mais tant que les Etats Unis restent un tout compact, à quoi mènerait un rworcellement (du Canada ?Il y a là quelque chose de physique: le poids des Etats-Unis, entoure de minuscules satellites .¦Et puis, sans sen rendre compte es séparatiste» glissent tous vers le principe des nationalités.Or ce que ce principe a fait de ravage en Europe ten particulier en Europe rewtrole), tu le sauras l’an prochain mieux que moi fai lus ion aux étude» que le destinataire de cette lettre devait entreprendre en histoire Et il est injuste.11 mène à des luttes inextricables.— C’est l’exa-geration du facteur politique (Lettre du 23 mai 1936 Un article: 1 937 Ce texte nous laisse sur une hesitation, qui fut surmontée l’année suivante.Foi septembre 1937.je prenais la direction de la revue l’Action nationale.Des la pre mière livraison, j’y écrivais trois articles: l un con’re i i-deologie hitlérienne, un second contre 1 attitude de Du-pie&s-s devant la gréie du textile, le trois.èroe sur le récent congrès de la langue fran-ça.se C’est durant ce congres que l’abbé Lionel Grouix avait prononcé la phrase devenue célèbre “Qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas.notre Etat français, nous l’aurons’ Etait-ce une déclaration séparatiste’ 4 1 %* Encore la "Voix des femmes ’ du Quebec ! lettres au ?lO i Lrs Monsieur .e redactor.Il semble qu oo ve._.c créer un mp.» esses*, d optoii* ta faveur dit contrôle des *¦ - - -—- -ces et dunaast dea perspecr-ves peu rassrorante* pear un avenir encore lemia.n Si.Fer toad Segoa va .même jusqu a «-.sgrrer ^oe la Croj-PiO-gt internationale soit chargee de diffuser es moyen?^j.per-mettraient d enrayer aerrou-sement demesrre d one pop.-la’ on que a t»-re ne pourra : p’i= rourrir .da** are centaure d années.le ne perse pu q.r** do • créer un mouirme-t d opir -o~ er partant de ç-:"*e* et de do mes d £ -e 'or* scent,f-que; et er fa.tant reposer *c.:te la demontîratioa sur un pr_n-clpe apsoiiuneat faux.Car s la popj.at:uc rr.tod.ale :¦ accrc-.t jusqu a atteinure le csiffre effrayant de quarante mi l.ards ‘tans qua i» ge- rat ons qu.que la production alimeotnbv n aura pas suivi un rythme o accro^semer-î Que riA-oa de ceft- prodtxxioo dans quatre générations?Il existe dt» moyens sciectl-f.qtes pour améliorer le rendement du sol apres avoir mis en obture toutes le?surface?encore incultes .De* laboratoire?cherchent a mettre au point de?formules d er.srra,5 qui grâ ce a des tecbntpues nouvelle* augmenteront le rer.dc-ment actuel de» terres et permettront erreurs scientifiques M.Fernand Séguin Stt î*j ose meme p.âjr.t uæ parue eg-t ü'.è5rns5>5jci!e ec uae »tre aoci^e qü'*3> ypuTG biz, oa sang d-î- cememcTti 1 une et 1 autre.Sa .:-02 cxactemeas le rôle que jouent k-s déments èantique» presents dans es pcodu.tf a • meatairea r-c-u* le métabo isr-* **"£*¦ L .*-.-»nt r* d a-a ; • st-'”?plus précis permettra ,n ctrt-é e plu?strict de ce ~t-?m» ct •-on d au**e pat ce q: faut corner comme e-p-i - a a îctc po - qj e -P'tcjite e?me.Il eu:?fruits’ tonna t-oc le rôle exac’ de?d -verses nactéries dont toutes ne sort certainement pat acceptables* Le fait que non?tirons dans la parue du monde qu; est suralimentée semble nous dispenser de songer a l’autre partie du monde où ie> gens ne mangera pas à leur faim Pour ré-?ou4re le grave problème que pose M.Segu:n sous un aspect scientifique, soyons scientifiques sur tore la ligne, et faisons appel à un organisme in-ternanonal non pour empêcher la proüficatioo de la vie sur le globe, mais pour développer toutes le?ressources du globe afin de frire face aux besoin» de?peup.e?qui selon a ioi la de P -g OilîHtSÜe ÂgiL CTOLg- sent « av+ii.pDezi ; à bié.cd sur èt p-âe ni-*gqiTidi.üt pô?5 .aLih^jv du godYtTŒXitstl.que.çul «il.d e*»ara*xT e: de 5aim„-kr de teües r€
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