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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 29 mai 1963
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1963-05-29, Collections de BAnQ.

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VOL.LIV — NO 125 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, MERCREDI, 29 MAI 1963 LE 2e RAPPORT DE LA COMMISSION D'ENQUETE VISE IA FAMILLt DIONNi Des directeurs de l’hôpital Fleury se sont alloué des dividendes et profits indirects r Les campagnes de charité : il faut une loi! QUEBEC (par E.G.).— Le deuxième rapport de la Commision d'enquête sur l'hôpital général Fleury recommande l'adoption d'une législation régularisant les campagnes de charité.Le commissaire - enquêteur, M.le juge Jean Tailler, fait remarquer que l'emploi de l'argent recueilli du public doit être surveillé comme s'il s'agissait de deniers et subventions de l'Etat.Le rapport révèle que la souscription publique de l'hôpital Fleury "fut un magistral fiasco": pour recueillir une somme totale de $27,173.07, il en a coûté $54,000, dont $27,000 d'honoraires qui ont été payés è Power & Desrochers, spécialistes en organisation de campagnes de souscription, et le fonds de souscription est maintenant déficitaire.C'est au regard d'une telle situation que le juge Tel-lier recommande une législation qui devrait "exiger la publication du nom des organisateurs professionnels de ces campagnes et la publication du budget de dépenses ainsi que les honoraires que reçoivent ces spécialistes, et enfin, tout autre renseignement que l'on pourrait juger utile et que le public en général a le d'sir et surtout la droit de connaître.A l'occasion de telles campagnes, un rapport devrait être exigé et déposé entre les mains d'un ministère ou département public intéressé.ou toute autre autorité publique désignée." Quant aux experts qui prennent la direction de telles campagnes, il serait juste et raisonnable, selon le juge Tellier, qu'ils "fassent aussi leur quote-part de charité, en étant rémunérés selon le résultat obtenu, et ne soient pas des personnages qui profitent de la générosité publique pour faire de gros émoluments, fixés d'avance, au détriment des bonnes oeuvres pour lesquelles ils organisent des campagnes de souscriptions." Par Evelyn GAGNON QUEBEC.— Le second rapport de la commission d'enquête sur I hôpital Fleury révèle que, si la preuve n’a pu être faite de malversations ou détournements de fonds dans l'administra tion de l'hôpital, les membres de la famille Dionne, en tant que directeurs de l’hôpital, et surtout le docteur Dionne lui même ,se sont alloué des dividendes et profits indirects, en violation de la loi des compagnies.Le commissaire-enquêteur, M.le juge Jean Tellier, affirme que l’hôpital encourrait de la sorte la déchéance des lettres patentes, et recommande qu’on exige des membres de la fa mille Dionne en cause, et du docteur Dionne, le remboursement des sommes qu'ils ont touchées en location de logis, pour les premiers, et en salaire, pour le second.En outre, le juge Tellier recommande qu’on modifie la troisième partie de la loi des compagnies de telle sorte qu’adve-nant une liquidation d’une compagnie à but non lucratif, les sommes recueillies en octrois du gouvernement, ne reviennent pas aux directeurs de la compagnie, mais à l'Etat.Présentement, note le commissaire, “la législation est à ce point précaire qu’elle peut donner ouverture à cette crainte de liquidation prématurée et profitable aux membres de toute association incorporée en vertu de la 3e partie de la loi des compagnies.” Le rapport a été déposé hier en Chambre par le premier ministre.M.Jean Lesage, qui a déclaré par la suite aux journalistes l'avoir soumis aux conseillers juridiques du gouvernement qui étudient l’opportunité de prendre des mesures spéciales à la lumière des révélations qui y sont faites.Le premier rapport a été déposé le 2 mai 1962.Par la suite.le gouvernement avait entamé des procédures pour faire annuler les lettres patentes de l’hôpital.Entre temps, le docteur Dionne avait poursuivi la Corporation de l'hôpital, dont il était le président pour obtenir des remboursements de plusieurs dizaines de milliers de dollars et avait obtenu gain de cause parce que personne n'avait contesté ses demandes C'est alors que le gouvernement avait désigné une admi nistration temporaire, sous la présidence de M Olivier, qui avait contesté le jugement en remboursement obtenu par dé faut.Parrallèlement, le mandat de la commission d’enquête avait été renouvelé pour permettre au gouvernement d'obtenir plus de renseignements sur l'administration de l’hôpital.La deuxième enquête a révélé, notamment, que le docteur Dionne a réclamé, et de façon irrégulière, un salaire comme coordonnateur des travaux de construction rôle qu’il n'a pas rempli et sans avoir la compétence voulue pour accomplir cette tâche.A ce titre il a retiré une somme d'environ $5.000, sujet à être établie exactement par les comptables, et le commissaire juge qu’il devrait la rembourser.En outre, le docteur Dionne, en tant que président de la corporation de l’hôpital, a fourni gratuitement a deux de ses soeurs, Mmes Landry et Bills, ainsi qu’à un de ses frères, Albert-Bernard Dionne, des logements appartenant à l'hôpital, bien que ces personnes n'aient pas occupé, au sein de l'administration.des postes-clef qui auraient pu justifier l'utilisation gratuite de ces locaux.Les directeurs de l'hôpital, scion le juge Tellier.“ont ré-rieusement abusé de leur situation” en privant l'hôpital des revenus de location de la propriété en cause du 18 juin 1960 au mois de décembre de la même année, et ensuite de juin 1962 jusqu'à maintenant, alors même que l'hôpital avait un déficit d'operation.VOIR PAGE 3: DES DIRECTEURS DE L'HOPITAL Les FAUX: Lapalme avoue en Chambre qu’ii ne possède pas encore toute la vérité.Par Marcel THIVIERGE QUEBEC.— "Il y a des choses troublantes dans l’affaire des faux certificats.S’il y en a qui croient qu’ils possèdent toute la vérité ; moi, je suis de ceux qui disent qu’ils ne la possèdent pas encore toute, la vérité ”, a déclaré, hier, le procureur général, lors d'un débat à l’Assemblée législative.Un appel à la prière L« Sainte Eglise catholique romaine vit dans l'angoisse.Tous les yeux de ses enfants sont tournés vers la maison du Père commun.Leur coeur est étreint par une immense tristesse.Ils ont appris que le Vicaire du Seigneur sur la terre était gravement malade.Leur peine est immense car il y a quelques jours tout avaient tressailli d'espérance en lisant le lumineux document "Pacem in terris", et tous l.s hommes de bonne volonté s'étaient unis è la joie des enfants de la maison lorsque leur Père avait reçu le prix de la paix.Mais les lois de la Rédemption sont inexorables et toute grâce est le fruit de la souffrance.Ce n'est pat au nom de notre autorité d'archevêque de Montréal que nous vous commandons de prier aux intentions du pape, mais c'est dans la solidarité d'une affection cor.mune que nous vous exhortons, en cette heure si pénible, de bien vouloir vous conformer aux directives suivantes : 1) Tous les prêtres qui célébreront le Saint-Sacrifice de la messe dans ce diocèse devront, au moins durant la phase aiguë de la maladie du Saint-Père, réciter l'oraison impérée : PRO RE GRAVI -'pro infirme".2) Nous permettons également l'exposition solennelle du Très Saint-Sacrement dans tous les endroits de culte où l'adoration perpétuelle de jour peut être assurée.3) Nous essaierons de faire violence sur le Coeur de Dieu par nos prières, nos jeûnes et nos aumônes de façon à ce qu'il donne à son Serviteur les grâces dont il a besoin en ce moment, soit pour accepter Sa très Sainte Volonté, soit pour recouvrer sa santé.t P.-E.CARDINAL LEGER Archevêque de Montréal ' ' ¦ r 1 Bien que toujours très faible Le pape a repris du mieux en soirée CITE DU VATICAN — Un porte-parole du Vatican a annoncé hier soir qu’une amélioration était intervenue dans l’état de santé du souverain pontife, par rapport à hier matin.Ce même porte-parole a ajouté que le pape faisait preuve de la plus grande sérénité.Il semble cependant que Jean XXIII a subi plusieurs transfusions de sang durant la journée d’hier à la suite d’importantes hémorragies stomacales.De l’avis de plusieurs observateurs, la vie du Saint-Père était, hier matin, extrêmement compromise par ces pertes de sang mais les médecins ont réussi a enrayer l’effusion.Dans les milieux autorisés, on précise que le pape souffre d hétéroplasie gastrique.M.Georges-Emile Lapalme a raconte comment un policier de la Sûreté provinciale, en mentionnant le nom de M.Da niel Johnson, a demandé à Orner Fontaine, en proférant des menaces, de modifier son témoignage en disant que ce n'était pas M.Gaston Archambault qui l’avait envoyé chercher les faux certificats dans un casier à la gare Windsor.Le procureur général a rie plus affirmé son intention d'écrire au ministre de la justice pour lui demander s’il est vrai que les juges Blain et Chevrette lui avaient demandé la libération de Guy Moreau, actuellement en prison pour parjure, et qui doit être un des témoins de la Couronne dans la cause contre Boisjoli et Sauvé.M.Lapalme a affirmé que Fontaine avait toujours maintenu comme vraie la déclaration qu'il a faite à l’officier Dessureaux, le 6 novembre dernier.A cette occasion.Fontaine a raconté comment l'agent Lévesque était venu le voir dans sa cellule pour lui demander de ne pas incriminer Gaston Archambault, ex-officier de ’.a Sûreté provinciale congédié en 1960.Lévesque aurait dit à Fontaine: “Es-tu sûr que c’est bien lui, Gaston Archambault, qui t a envoyé là?Parce que là, ton affaire va bien mal: tous les gars en parlent; ils ont dit: qu’est-ce qu i! a pense de faire ça!” Fontaine , oursuit sa déclaration: “Lévesque a alors mentionné un nom que je ne me rappelle pas, mais je pense bien que c'est un “boss” de club et il m'a dit que ce gars là prendrait soin de ma famille et de mes enfants jusqu'au temps que je témoigné en cour et que si tu dis que c'est Archambault, ta famille va y goûter et toi, tu vsj y goûter en sortant ou en prison.L'agent m'a dit: une fois en prison, un garde que tu connais bien m a dit: je vas te casser les jambes quand je sortirai.mais moi, c’est moi qui l’ai frappé avec mon char quand je l’ai rencontré plus tard.II ajoutait: si c'est pas vrai ce que tu dis, Lu vas avoir la même chose, si c'est pas par moi, ça va être par d autres, parce que Gaston a des bonnes connections, n'importe où.en dedans comme en dehors.il est encore temps de dire que c'est un autre.J’ai ré- Voir page 8 : Las faux Nos éditoriaux • les armes nucléaires risquent de constituer un nouveau facteur de division au pays, selon Paul SAURIOl, a l'edilo-rial.• Au bloc-notes, Claude RYAN livre des réflexions que lui inspirent l'etal de santé de Jean XXIII et les reactions recentes au rapport Parent.f.1.Pépin explique et justifie la nouvelle politique agricole Par Françoise COTÉ (Service français de la PC) OTTAWA.— La réorientation de la politique de stabilisation des prix des produits laitiers a été expliquée aux Communes hier après-midi par le nouveau député liberal de Drummond-Arthabaska, M.Jean-Luc Pépin.Le jeune professeur de sciences politiques de l'université d'Ottawa, a dit “notre but était d'orienter la production, de dé- courager la production du beurre et de stimuler la production du fromage parce qu'il y avait alors des débouchés pour ce produit”.11 a pris la défense de la décision du 29 avril dernier du nouveau gouvernement libé ral d'abolir l’octroi de 25 cents le cent livres de lait allant aux usines de transformation.Il a dit que la décision a été prise “pour combattre les détestables effets de la politique d'octrois du précédent Voir page 8 : M.Pépin Le juge Blain se récuse Le juge Henri Masson-Loranger présidera la pré-enquête sur la "seconde phase de l'affaire des faux certificats".Cette formalité judiciaire, fort peu utilisée jusqu'à ces derniers mois, mais fort populaire depuis la "première phase des faux certificats" devait être menée devant le magistrat Marc-André Blain.Ce dernier s'est récusé de lui-même il y a quelques jours.Il «vait présidé la première pré-enquéte qui a établi, en définitive, l'innocence de l'organisateur de l'Union nationale, André Lagarde et celle de l'ex-policier provincial Gaston Archambault dans l'affaire des faux certificats.Le juge Henri Masson-Loranger a ordonné le huis clos le plus absolu sur sa pré-enquête.Cette pré-enquête étudiera les circonstances dans lesquelles la Sûreté provinciale et le département du procureur général auraient "supposément tendu un piège préalable à l'affaire des faux certificats" à M.André Lagarde au Holiday Inn de la Côte-de-Liesse et à Laval-des-Rapides.Nous avons appris que la Couronne aurait eu recours à une injonction de la Cour supérieure pour empêcher le juge Blain de présider cette seconde pré-enquête si ce dernier n'avait point décidé de se récuser.La CSN commente les mémoires des employés du gouvernement: 'Un document veule’.QUÉBEC.(Par E G ).— M Amédee Daigle, directeur de la CSN pour la région de Québec, a déclaré hier que le mémoire soumis par le Conseil général des employés du gouvernement au premier ministre est “un des documents les plus veules qu'il nous ait été donné de parcourir depuis plusieurs années ‘, AVANT IA TENUE D UNE ENQUETE SUR LE BICULTURALISME Bertrand: le fédéral doit appliquer du rapport Therrien es conclusions Par Real PELLETIER M.Jean-Jacques Bertrand a demandé hier que le gouvernement fédéral "mette immédiatement en oeuvre” les recommandations de M F.-Eugène Therrien concernant l’élargissement de la pratique du bilinguisme et l'accroissement de la représentation canadienne française dans le fonctionnarisme fédéral.I.o principal lieutenant du chef de l'opposition à l'Assemblée législative a déclaré, au cercle Richelieu-Maisonneuve, que le gouvernemenl d’Ottawa ne doit pas attendre la tenue d’une enquête sur le biculturalisme pour redresser "l’état lamenta hle dans lequel est tenue la culture française dans la fonction publique fcdcrale".Dans un discours énergique où il a condamné le terrorisme et exprimé l'espoir de voir un jour le Canada "posséder une constitution canadienne, faite par des Canadiens et pour les Canadiens” le député de Missisquoi a insisté sur la nécessité du rayonnement de la culture française dans le fonctionnarisme federal.“Cette enquête sur le biculturalisme, a-t-il dit, où on va étudier un aspect pratique du rayonnement des deux cultures, ne devrait pas empêcher le gouvernement canadien de mettre immédiatement en oeuvre les recommandations contenues dans l’expose divergent de M.F.-Eugène Therrien.de la commission Glâssco”.Dans son exposé.M Therrien avait affirmé, on s’en souvient.que le bilinguisme n’est pas traité dans l’administration fédérale canadienne comme il devrait Tétre, c’est-à-dire comme un instrument d’administration efficace.Son rapport divergent avait également mis en relief le fait que le nombre de fonctionnaires canadiens-français dans l'administration fédérale, au niveau supérieur, est insuffisant, et que la politique suivie dans l'administration en matière de bilinguisme entraîne un gaspillage d’énergie et de deniers.VOIR PAGE 8 i JEAN-JACQUES BERTRAND En outre M.Raymond Fortin, president du Syndicat des fonctionnaires provinciaux, a affirmé que ce mémoire aura permis aux fonctionnaires de constater à nouveau à quelle enseigne se loge le conseil général.qu'il qualifie d'association de boutique, et déclare que les membres du Syndicat des fonctionnaires 'veulent té moigner de leur volonté totale de refuser le conseil général comme agent négociateur des fonctionnaires provinciaux." M Daigle, pour sa part, re proche au Conseil général de renoncer au droit des fonctionnaires à la convention collective, au moment précis ou l’opinion publique en était ar rivée à exiger ce droit comme fondamental.“Le Conseil suggère, nole-t il, comme solution de rechan ge, la formule des "comités conjoints" dont l'inefficacitc esl notoire et qui n'a servi jus qu'ici qu'à noyer sous des dé luges de mots les réclamations legitimes des travailleurs de la fonction publique." M.Daigle souligne en outre que le Conseil a repoussé sans examen sérieux toute autre expérience, notamment celle de la Saskatchewan, où les fonctionnaires se sont groupes en de véritables syndicats et négocient directement avec les représentants du Cabinet pro vincial.Le mémoire du Conseil général “accorde une confiance aveugle” à une formule ontarienne, et prend un soin jaloux “à masquer le sens véritable des demandes formulées par les fonctionnaires du gouvernement central.Ces derniers ont fait, eux, l'expérience des comités conjoints; ils en sont sortis dégoûtés et.demandent aujourd’hui une formule de négociations directes.” Selon M Daigle, le mémoire du Conseil général est une preuve de l'incapacité totale de celui-ci.“Peut-on demander, a-t-il affirmé, une démonstration plus flagrante de l’inaptitude absolue du Conseil général à défendre les intérêts des fonc-' tionnaires du Québec?Après cette preuve d'un infantilisme dont on ne sait si on doit en rire ou pleurer, on peut du moins conclure que l'organisation syndicale n'est pas un jouet pour amuser les enfants, mais un instrument de lutte pour adultes en pleine possession de leurs facultés.Cet incident met en lumière la sa gesse de l attitude prise par le syndicat Suivant les cas cette tumeur peut être maligne ou non; selon plusieurs dépêches en provenance de Rome, le Saint Père souffrirait en fait d'un cancer et saurait que scs jours sont comptés.Pour la première fois, le Vatican a admis officiellement que le pape souffrait d’une tumeur à l'estomac depuis envi-rnn un an et.de source proche du Vatican, on déclare que le pape est dans un état extrêmement grave Le communiqué officiel du Vatican déclare que c'est cette tumeur à l'estomac qui est 1a cause des hémorragies dont souffre le pape depuis un certain temps Le service de presse du Vatican qualifie sa maladie “d'hétéroplasie", c'est-à-dire croissance anormale de cellules ou formation de tissus anormaux, qui n'est pas obligatoirement cancéreuse Selon l’agence néerlandaise catholique de presse.K\P.qui cite des diplomates très proches du Vatican, le pape souffre d'un cancer de l'estomac non opérable et ajoute: "la fin ne peut être bien loin puisque le coeur du pape commence à montrer des signes de fatigue".De source vaticane, on ajoute que le pape ne peut presque plus absorber de liquider mais qu'il demeure pleinement conscient.Il a reçu h-or deux fois son secrétaire d'Etat, le cardinal Cicognani.Le souverain pontife connaît son état critique et.faisant allusion à sa mort, a déclare "Si Dieu désire le sacrifice de la vie du pape, que ce sacrifice puisse servir a implorer ses faveurs pour le concile oecuménique, la sainte Eglise et l’humanité qui aspire à la paix " Le Collège des cardinaux est entièrement absorbé par ' i maladie du pape Jean XX111.Les 82 princes de l'Lglifa constituent le sénat de la papauté.fis sont les conseillers et les collaborateurs les pi' s intimes du Souverain Pontife.Les cardinaux dirigent ésa1-'-ment les Sacrés Congrégations et voient aux affaires quotidiennes de l'Eglise Ce sont les cardinaux réunis en conclave secret gui diront le prochain chef de l'Eglise.A cause de la grave maladie dont souffre le Saint-Père, les cardinaux auront pour la plupart une tâcha Voir page 8 : Le pape M.Léon Baker déclare aux Communes: l'ultimatum de Lessee esl déplacé.Par Jean-Pierre FOURNIER OTTAWA — En même temps qu'il adjurait hier le parlement fédéral de ne pas sous-estimer le sentiment séparatiste du Canada français, M.Léon Balcer a reproche a deux politiques québécois leurs écarts de langage sur le sujet de la Confédération.L’ex-ministre des transports a jugé “déplacé", en particuliei l'ultimatum de M.Jean Lesage au gouvernenrent d’Otta wa Quelques instants plus toi, un député néo-democrate de i» Colombie Britannique.M Po bert Phittie, avait fait les mêmes réserves au sujet du voca bulaire de M.Lesage qui lui paraissait être celui d'un "ex trémiste".“M Lesage avait le devoir de faire preuve de gros bon sens, a dit M.Balcer.Sans doute Québec a t il besoin de revenus mais il y a mnven de s’asseoir autour d'une table el d'en discuter .Les Canadiens français ont le droit de demander.mais leurs demandes doi vent être pondérées II ne faut pas oublier que la Confederation nous a rendu de grands services et qu elle nous en rend encore aujourd'hui.“Il n'était pas necessaire de lancer un ultimatum et de me naccr de retirer Québec de la * ¦ Confédération si ses demande» n'etaient pas satisfaites." (M.Lesage n’a cependant jamais menacé de retirer Québec de la Confédération, ni pen riant, ni depuis son discour* du 5 avril.Il a demandé qu'on rende à son gouvernement 25 pour cent du fruit des impôts sur le revenu des particuliers et des sociétés et cent pour cent des droits sur le* Voir page 8 : M.Balcer METEOROLOGIE Nuageux, averses en soirée.Moins chaud.Min.: 50 — Max.: 70 THE EXECUTIVE SHOP ! i p&pft • -, - ; » * il I, ' mm S *r U m tmw mmâ mmrn "A ' ' 'dtâm L « w,.' - 4 LA BOUTIQUE “A LA BELLE CHAUSSURE” OÙ LA RÉUNION au SOMMET des PLUS LUXUEUSES CHAUSSURES à MONTRÉAL Une boutique où l'ambiance discrète et raffinée du décor ne cède en rien au luxe et à la distinction des collections pré' ¦RM sentées.Présence des plus remarquables réalisations italiennes, écossaises, anglaises, suisses et canadiennes dans le domaine de la chaussure pour hommes: Birkdale “Custom'' une marque célèbre Eaton, Barker et Brevet, d'Angleterre, Farzinetti d'Italie, Bally de Suisse et Saxone d'Ecosse.Présence d‘un personnel expérimenté, toujours à votre service.Présence de «RM modèles variés: habillé, touualler, sport.Vous êtes cordialement invités à venir visiter cette nouvelle boutique, comme y aussi à choisir parmi notre collection, la paire de chaussures de votre choix.4»-H» SI La Boutique “A la Belle Chaussure” (rayon 237) est située au deuxième, étage, chez Eaton : HEUWS D AFfAHtU (ATOM : 9H.J0 A 6H„ iAMEDi COMPRIS - JEUDI ET VENDREDI 9H.30 A 9H.- LE STANDARD HS COMMANDES TELEPHONIQUES OUVRE A 8H.30 TOUS LES MATINS - VI.2-9211 - POUR UN RAYON DETERMINE - VI.2-9331 ^T.EATO N LE DEVOIR MONTREAL.MERCREDI.29 MAI 1963 MM.Bolduc et Jobin au cours de la conférence de presse qu ils ont données hier après-midi avant leur départ pour I Europe.(Photo Le Devoir) Mission commerciale en vue d'accroître les ventes de pommes du Québec en Europe C'est avec optimisme que deux représentants de la compagnie des distributeurs de pommes du Québec entreprennent une tournée en Europe pour étendre leurs débouchés chez les pays consommateurs de pommes.MM Yves Bolduc, directeur général de la compagnie et André )obm, gérant de la Coopérative des pomiculteurs de Frelighsburg, visiteront neuf pays.Depuis près de quatre ans, les distributeurs de pommes du Québec ont développé en Grande-Bretagne un important marché d'exportation pour les pommes du Québec.Les succès remportés jusqu'ici par les pommes “Prima Donna" ont dépassé tous les espoirs et la compagnie considère que le temps est venu d’étendre son champ d'exportation aux autres pays consommateurs.Après avoir rencontré les principaux importateurs d’Angleterre, d'Irlande et d’Ecosse, MM.Bolduc et Jobin se rendront en Norvège, au Danemark.en Suède et en Finlande.tous intéressés à l’importation de pommes.En Allemagne, ils se familiariseront avec l'équipement de fabrication de sous-produits.Les évaporisateurs à température moyenne seront l'objet d'une attention toute particulière.L'itinéraire du voyage comprend une visite en Italie qui demeure le plus important producteur de pommes de l'Europe.Même si la pomme d’Italie n'a pas la qualité de la pomme du Québec, elle ne réussit pas moins à rencontrer la faveur des pays européens grâce aux méthodes d'emballage en usage.La visite des principaux centres de classification et d’emballage permettra probablement d’améliorer les méthodes canadiennes.Avec l'établissement récent des Maisons du Québec à Paris et à Londres, nos ren^é-sentants auront une porte d'entrée et un pied à ter.e ou les échangés se feront sur une b,se d'amitié.389 bourses attribuées cette année aux diplômés QUEBEC {DNC1 - Le ministère Be le Jeunette e et-tribué, cette année, ttt heurtai de perfectionnement, pour une tomme globale de $711,100, i det étudiante en tciences de l'homme et en humanitét, en tciences de la nature, en médecine et en arts.Let montants de cet bourses varient suivent le durée du court, l'endroit où il sera suivi et le coût det études, mais la plupart atteignent le maximum de M.OOO.Cet bourses sont attribuées par voie de concourt, eux diplômés d'universités et d'écoles de formation artistique, scientifique ou technique, qui désirent parfaire, au Québec, au pays ou é l'étranger, leurs connaissances scientifiques ou leur formation professionnelle et qui ont besoin d'aide financière.Des JW boursiers, HO poursuivront det études dans les sciences de l'Homme et les humanités, 120 dans les sciences de la nature, 79 en médecine et JO en arts.Le ministère a reçu 029 demandes dont 7S ont été rejetées parce qu'elles ne satisfaisaient pas aux exigences de la loi; JéS ont été écartées par le jury.En principe, cet bourses sont renouvelables jusqu'à l'obtention du diplôme, toit environ trois ans pour les disciplines académiques et deux ans pour les disciplines artistiques.H.fHIDOUN SIMARD.EDMINISniATEUB DE IÜP0 : Faire Tinventaire des besoins et des ressources en matière de logement avant l'Expo de 1967 VALLEYFIELD.— Un administrateur de la Compagnie de l'Exposition universelle, M Fridolin Simard, a insisté hier soir sur la nécessité de faire "un inventaire des besoins et des ressources” de la région métropolitaine en matière de logement, pour répondre à la demande considerable prévue en 1967.Le comité touristique auquel je pense, a-t il dit dans une causerie devant le cercle Rotary, devrait tenir simple non seu lement des besoins des visiteurs, mais aussi des intérêts legiti mes de l'hôtellerie.Ce comité, a ajouté M Simard, devra “recommander des decisions en prévision de l'évolution du marché de l'hôtellerie et du restaurant, et prévpir les incidences qu'un événement comme l'expo ne manquera pas de susciter dans l'économie na tionale’’.Le comité proposé devra mettre en oeuvre ses moyens de recensement et suivre leur influence sur la promotion du logement "Quand je parle de promotion du logement, a ajouté le conférencier, je songe aux motels, à des formules de logement économique, aux prix et à leur contrôle .aux mesures spécia les pour l'organisation du logement cher les particuliers, à l’hébergement des membres des diverses institutions qui tiendront des congrès cher nous." M.Simard a signalé qu’à l’Expo de Bruxelles, des centaines de mille personnes ont participé à des congrès en marge de cet événement.Il semble déjà que le nombre de congrès qui se tiendra à Montréal ou dans la province de Québec en 1967 sera très élevé.Il y a une chose très importante, selon M.Simard, que ce comité touristique devra décider — du moins suggérer — à savoir à qui seront confiées les responsabilités dans la création des hôtels et motels temporaires et autres, dans l'établissement des divers congrès et dans la fixation des prix.Il faut disposer de terrains de campisme en nombre suffisant et prévoir la venue de groupes d'étudiants, pour qui les auberges de jeunesse sont tout indiquées.A ce moment-la.l'aménagement des logements dépasse la région métropolitaine et intéresse des régions comme celle de Valleyfield ou encore des Laurcntides Le conférencier a en outre insisté sur la nécessité que les Québécois ne fassent pas figure, aux yeux des etrangers, d'exploiteurs dans le mauvais sens du mot."Toujours et continuellement, a-t-il dit.nous devrons songer à la réputation que nous avons et que nous devons conserver fl faudra notamment prévoir longtemps à l'avance les dangers d'inflation des prix dans tous les domaines." En résumé, nous devons prévoir, organiser, dès maintenant des services d'hôtellerie, des logements chez les particuliers, des logements divers, des possibilités de campisme.des visites organisées.Tout en laissant à l'initiative privée le plus de la titude possible, comme il se doit dans un pays comme le nôtre, il faudra une large mesure de planification, a noté M.Simard.La technique française Montréal du 11 au 27 sera a octobre Entre l'exposition de Bruxelles et l'exposition mondiale qui aura lieu à Montréal en 1967, la France a voulu faire le pont par une foire montréalaise : celle-ci aura lieu au Palais du commerce de la rue Berri du H au 27 octobre prochain.Mme Jean Lesage revient au Québec La femme du premier ministre Jean Lesage a fait une courte escale à Montréal hier, venant d'Europe où elle a accompagne son marj dans la tournée qu'il a faite en Angleterre, en France et en Belgique.Elle est arrivée à Dorval à bord d'un appareil d'Air-Cana-da tard hier après-midi et s'est remise en route vers Québec a bord d'un avion du ministère provincial des transports.Mme Lesage est demeurée en Europe après le départ de son mari, le 15 mai, afin de bénéficier de quelques jours de vacances.L'ambassadeur de France au Canada, M.Raymond Bousquet.a tenu par sa présence à souligner la vive importance que le gouvernement de Gaulle attache à cette exposition de la technique française.Car il s'agit principalement dune foire de l'industrie à laquelle se grefferont diverses manifestations commerciales, gastronomiques, culturelles et artistiques.Le symbole de cette exposition industrielle est le coq.gaulois, un coq rutilant qui, les organisateurs l'espèrent, chantera au Québec les triomphes du génie français.L'industrie mécanique, électrique.électronique, atomique, les transports et le génie civil occuperont des places prépondérantes dans cette exposition.Air-France dépêchera a Montréal, à cette occasion, divers types d’aétobus.notamment une Caravelle classe 10 qui assurera pendant une quinzaine de jours le transport des Hier avait lieu le lancement d'un livre du père Ernest Cagnon, s j., intitulé « L'Homme d'ici ».L'ouvrage est public aux éditions HMH.Limitée, dont M.Claude Hurtubise, ci-haut, est le président (Photo Lo Devoir) ministres fédéraux et provinciaux.de* hautes personnalités de la finance, de l’industrie et du commerce entre les principaux centres canadiens et Montréal.Au coeur du Palais du Commerce, le comité permanent LES 11 POTS - DE - VIN ” DU COMTÉ DE BELLECHASSE Un enquêteur rejette les accusations de Loubier QUEBEC (DNC) — Une en quête faite par un agent spécial du département du procureur général a rejeté, comme fausses et non fondées, les accusations portées, la semaine dernière, par le député de Bel-lechasse relativement à l'octroi de permis de la Régie des alcools à des établissements de et comité.Me Gabriel Loubier avait accuse un ex-candidat libéral.Me Ovide Laflamme, d'avoir reçu d'hôteliers et épicier* des pots-de-vin afin de leur permettre d'obtenir leur permis de vente de boisson alcoolique.Me Georges-Emile I>apalme a déposé hier à l'Assemblée législative le rapport de J’enquête menée par l’agent spécial du département.M.Orner Au-clair.Ce dernier, ex-inspecteur de la Sûreté provinciale, était “un homme de confiance de M Duplessis”, a dit le procureur général.Tous les hôteliers et épiciers que Me Loubier avait mentionnés ont remis à l’agent Auclair une déclaration dans laquelle ils nient avoir versé des pots-de-vin à Me Laflamme.Toutes ces déclarations, sauf une.sont assermentées.L'auteur de celle qui ne *'est pas s'est dit prêt à répéter sa déclaration devant les tribunaux.Le chef de l'opposition s'est vainement opposé à la deposition de ces déclarations.Il a trouvé étrange que M.Lapal-me mette sa confiance dans un ex-rrrembre de la Sûreté provinciale quand il avait déjà des foires et manifestations économiques à l'étranger a prévu un emplacement de 10, 000 pieds carrés, réservé à la Recherche scientifique et médicale en liaison avec le Centre national de la recherche scientifique et le commissariat à l'Energie.Un certain nombre de manifestations périphériques de caractère culturel se dérouleront durant cette "quinzaine française" avec la troupe de Marie Bell qui présentera quelques grands spectacles classiques, les Frères Jacques, quelques spectacles légers.Le Theatre du Nouveau Monde, le Rideau Vert participeront aussi à ces manifestations culturelles de même que les Disciples de Massenet qui.eux.se feront entendre dans un récital de musique sacrée à l'église Notre-Dame.Complement indispens able de cette foire française, il y aura dans cette période une "quinzaine gastronomique" animée par un grand chef parisien.venu spécialement a Montréal pour la irconstance, événement culinaire qui sera présenté dans un grand hôtel de Montréal à être déterminé.Candidatures aux postes de commissaires QUEBEC (DNC) — Les mises en cendideture eux pestes de cemmisseires eu de syndics d'écoles, dent quelque 1.600 commissions scolaires du Québec, doivent avoir lieu le lundi, le I juin 1943, de midi è deux heures de l'après-midi.Les commissions scolaires de Montréal, Québec, St-Leu-rent, Anjou, Sherbrooke, Outr e m o n t (protestante), Westmount (protestante) et LaSalle ne sont pas soumises è cette disposition do la loi, soit parce que les commissaires sont nommés, soit parce que les élections ont lieu è une autre date.Le président d'élection est tenu d'annoncer le date, l'heure et le lieu de le mise en cendideture per avis public eu moins sept jours francs è l'avance.Deux électeurs peuvent proposer par écrit au présidant d'élection le can didature de toute personne apte è remplir ta charga de commissaire ou de syndic.Le document doit indiquer les nom, prénoms, p.j-fession du candidat ainsi que le numéro du siège ou du quartier, s'il y a lieu, être signé électeurs.1 per les deux ! H Le chef Armand Durette a fait connaître l;s grandes lignes du programme des fétej qui marqueront au cours de l'été et jusqu'à Noel, le centenaire du service d incendie de Montréal On remarque entourant M Durette.l aumônier des pompiers le R P.Dollard Morin et M André Plante, président de l Association des pompiers (Photo Lr Devoir) Le centenaire du service d'incendie C es en rendant hommage à ses pensionnaires que le service d incendie da Montréal inaugurera, jeudi soir, les fêtes du centenaire des pompiers qui se poursui* vront |usqu à Noel Le service d'incendie, en collaboration avec les autorités municipales.l'Association des pompiers, et grâce a l'aide fournie par diverses entreprises imbues d'esprit civique et particulièrement intéressées dans la lutte au feu.a organise toute une série de manifestations destinées à rappeler les origines du service d'incendie de Montréal et faire connaître à la population le rôle important i.ue jouent les pompiers dans sa protection Bien que la lutte contre l'incendie ail etc organisée dès les origine.-, de la colonie, ce n'est qu'en 1863 que le conseil de la cité de Montréal, par son règlement no 288, instituait un “département du feu ".Ce corps de pompier comprenait 30 '.mmes logés dans 8 casernes, assistés des pompiers volontaires.Le personnel était en service 24 heures par jour et disposait de pom pes à bras et de voitures d e ! chelles La première pompe a apeur fut achetée en 1871.Jeudi soir prochain marquera le début des têtes du centenaire.f’n grand banquet sera servi, en l'honneur des pensionnaires du service, au restaurant Sambo.A cette occasion on proclamera le "pompier de l'année" Le service d'incendie de Montréal comn-te actuellement environ 8ô0 pensionnaires.J.e 6 juin il y aura pèlerinage des pompiers a la Chapelle Bonsecours et le 12.l'inauguration officielle du nouveau centre d'entrainement, nie Notre-Dame est.A l'occasion de la foie nationale dos Canadiens-Français le service d'incendie par licipera au défilé du 24 juin.Plusieurs anciens et nouveaux véhicules du service apparaîtront dans le défile Le 28 juillet il y aura grand festival organise par l’Association des pompiers à Pile Ste-Hélène.De plus, au cours de l'été, la fanfare des pompiers, donne- ra cinq concerts dans divers parcs publics.Le 7 septembre il y aura danse populaire au manege militaire de la rue Craig, organisée par la Caisse d'Economie des pompiers.Le 15 septembre.41 membres du service sc rendront a leurs frais dans huit capitales de l'Europe où ils fraterniseront avec les sapeurs de ces villes.Ce voyage est organisé par l'aumônier, le R.P.Morin.A l'automne, probablement en novembre, les monuments érigés à la mémoire des pompiers dans les deux cimetières seront rénovés.Ces monuments fuient offerts par des citoyens de Montréal en 1873 pour rendre hommage aux pompiers, serviteurs publics Depuis ia création du service d incendie on compte 90 sa peurs morts en devoir l.es fêtes du centenaire se ront clôturées par la messe de minuit de Noël qui sera célébrée el télédiffusée directement du centre dentraine ment.Hier, au cours d une conférence de presse, le chef du service d incendie.M Armand Durette de même que le président de l'Association de* Pompiers.M.André Plante ont invité la presse et la population à se joindre aux pompiers du a la d.! 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