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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 18 janvier 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-01-18, Collections de BAnQ.

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"Z* Canada «at un* nation aoimratn* «t n» Mut avec docilité accepter de la Grmnde-Breta-Kne.ou des Etats-Unis ou de qui due ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envere le monde Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'eat pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais enven le Canada st aon roi.st ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais servies au Commonwealth.** "She la a sovereign nation and eannot take her attitude to tho world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.' I1-X-47) Lord Tweedamolr DEVOIR Montréal, jeudi 18 janvier 1945 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i REIair 536I* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Directeur : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef i Orner HEROUX Administra tien t Rédaction j Gérant > B Clair 33CI B Clair 2984 BEIair i 3361 Les Russes auraient pénétré en Silésie allemande Que peut faire un parti québécois?A la prochaine élection fédérale, les électeurs de la pro-1 ceux qui tenaient les cordons de la bourse, vince de Québec vont voter en grand nombre et probable- Il nous faut un parti québécois dont les nôtres soient ment en grande majorité pour des groupes québécois à les chefs et les bailleurs de fond si nous voulons avoir des tendances plus ou moins nationalistes plutôt que pour les députés qui soient nos serviteurs à nous et non ceux des deux grands partis traditionnels.Il ne faudrait pas que ce fût une simple explosion de mauvaise humeur, que ce fût un simple vote de protestation contre les conservateurs et les libéraux qui nous ont trahis à tour de rôle.L’argument le plus efficace contre un mouvement politique québécois comme le Bloc popubire sur le terrain fédéral, c’est qu’il est voué à l’impuissance parce qu’il ne pourra jamais s'emparer du pouvoir.Nos gens se sont malheureusement habitués à considérer le pouvoir comme le seul objectif possible de toute action politique.Ils ne paraissent pas se douter de l’influence décisive que peuvent exercer une opposition éclairée et agressive, un tiers parti qui détient la “balance du pouvoir”, un groupe parlementaire qui participe à l’exercice du pouvoir dans une série de gouvernements de coalition successifs.Ils ne paraissent pas se douter que la participation au pouvoir peut être aussi efficace que la possession même du pouvoir et qu’un parti d’opposition peut participer à l’exercice du pouvoir s’il en a la volonté.Il est des partis qui ont longtemps occupé le pouvoir, des hommes qui ont dirigé pendant des années les affaires publiques, sans laisser la moindre trace, tandis que des hommes qui ont passé toute leur vie dans l’opposition ont réussi à instaurer des réformes profondes et à exercer une influence heureuse sur les destinées de leur pays.Que peut faire un parti québécois?Beaucoup, indiscuta-hlem>ent.L’étendue de son action ne sera limitée que par la compétence, l’habileté et la fermeté de ses chefs.?* ¥ Les députés d'un parti québécois nous rendront d’abord le service de faire connaître à nos coassociés nos aspirations et nos revendications véritables.Ils ne se contenteront pas de signaler timidement nos principaux griefs en les réduisant: ils formuleront des réclamations nettes et précises, ils demanderont plus pour obtenir moins.Ils ne se contenteront pas de-faire vaguement écho à nos sentiments en les excusant: ils exprimeront nos opinions avec franchise et dignité.Il n’est rien de mieux qu’une explication courageuse pour préparer un compromis honorable.Nous avons vu à l’occasion de cette guerre à quels résultats désastreux peut conduire cette timidité de langage de nos hommes publics.Tandis qu’il existait dans la province une opposition de fond à toute guerre extérieure, de nos hommes publics se sont évertués à répéter que nous étions disposés autres.* * * La puissance d’un groupe parlementaire québécois résidera dans le fait que l’on aura souvent besoin de son vote.Sous l’ancien système des deux grands partis, il détiendrait déjà la balance du pouvoir.La multiplication des partis qui est en train de s’opérer accroît encore les possibilités de manoeuvre et augmente d’autant la puissance du groupe québécois que peut nous donner la prochaine élection.On a vu tout ce que les progressistes ont pu obtenir pour l’Ouest en exigeant la reconnaissance de leur appui en Chambre.Cette politique de marchandage est singulièrement fructueuse lorsqu’elle est poursuivie avec patience et ténacité.Il suffit d’obtenir une petite concession à chaque occasion favorable, de faire redresser un grief chaque fois qu’il est possible.Ces petits gains additionnés finissent par représenter quelque chose d’imposant au bout de quelques années.II ne faudrait peut-être pas bien longtemps de ce travail persévérant pour redonner aux Canadiens français dans la Confédération la place qui leur revient de droit en raison de leur nombre et de leur culture.* * ¥ Cette politique de marchandage peut se poursuivre dans l’gpposition, elle peut se pratiquer encore plus efficacement au sein d’un gouvernement de coalition dont le programme limité est fondé sur un compromis entre plusieurs partis.Le jeu des alliances exige cependant de la part des chefs québécois qui seraient chargés de le mener de l’envergure, de la souplesse dans la manoeuvre, de l’esprit de continuité et de la force de caractère.L’écueil du système, c’est que le groupe parlementaire de la minorité — le groupe québécois dans le cas qui nous intéresse — se laisse absorber par le groupe anglais auquel il s’allie, comme la chose s’est vue chez les Irlandais après Parnell et chez nous au début dans les dernières années de l’Union, ce qui finirait par nous ramener au point de départ, au régime que nous déplorons aujourd’hui.Le système des alliances a déjà été pour nous un instrument de salut, même si nous sommes trop portés à l’oublier.LaFontaine nous a montré tout le parti que nous pouvons en tirer en renversant en notre faveur une situation qui paraissait désespérée au lendemain de 1937, en La politique de l’Angleterre en pays libérés notre siècle de sans-gène, je suis certaine qu’à l’arrivée d'un visiteur ils imposeraient silence à la voix radiophonique plutôt qu’à l’autre.Gare à nous donc, de ne frapper chez nos amis qu'à heure fixe et soyons au courant des programmes qu’ils écoutent.EVE 18-1-45 _ M.Churchill expose les vues de son gouvernement au sujet de l'Italie, de la Yougoslavie et de la Grèce — Armes secrètes du Japon —Au front de l'ouest à participer de tout coeur à l’effort de guerre pourvu que nous assurant pour quelques années une influence que les l’on n’imposât pas la conscription: nous avons ainsi sacri- Anglais jugea.ent preponderant* a la direction des Cana-fié no.principes et notre dignité sans éviter la conscrip- das-Unis.Pourquo.ne nous vaudrait-.I pa, aujourd bu.tien • Il ne faut pas que le vote que nous accorderons à un parti québécois soit un vote de représailles contre le parti libéral qui nous a trompés: il faut que ce soit un vote constructif pour confier à des représentants en qui nous aurons confiance un mandat qui réponde à nos aspirations et à nos besoins véritables.Si nos députés, conservateurs et libéraux, nous ont généralement mal servis dans le passé, les réformes qui assureront le plein épanouissement de notre groupe français et catholique et une influence réelle au sein de la Confédération canadienne?¥ ¥ ¥ Que peut faire un parti québécois à Ottawa?Il peut tout ce que nous demanderons de légitime pourvu que nous sachions ce que nous voulons, que nous nous entendions sur un programme essentiel, que nous nous rendions ’est qu’ils n’étaient pas maîtres de leurs décisions, compte des possibilités qu’offre le régime parlementaire à Is étaient liés par les décisions d’un caucus où dominait un groupe minoritaire, que nous choisissions avec soin le c Us étaient liés par l’élément de langue anglaise et asservis à une caisse alimentée par les autres.Us ne pouvaient guère prononcer une parole ou poser un acte safts l'assentiment de ceux dont ils avaient reconnu l’autorité en entrant dans le parti et de groupe auquel nous confierons le soin de nous représen ter et que nous suivions ensuite son travail en le soutenant de notre argent et de notre dévouement.Pierre VIGEANT 18-1-45 Nos entrevues Une coopérative de distribution rurale de l’électricité Les paroissiens de Saint-Jean-Baptiste de Rouville sont en train de l'organiser— Le secrétaire-trésorier, M.Guy Daigneault, nous expose comment elle est en bonne voie d'accomplissement L’électrification rurale est une lue^lion de grande importance, demis longtemps étudiée et debat-ne.Voici quelle donne lieu à une uiïiative fort heureuse.Los cultivateurs habitant les angs de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Rouville sont en train l’organiser une coopérative de listribufion de l’électricité dont ions entretenait hier M.Guy Dai-{neault, qui est l’un des promoeurs de l’entreprise.M.Dal-(neaull est passé aux bureaux dè lotie journal et c’est l’essentiel de ia conversation, intéressante et mène passionnante à plus d’un point te vue pour tout Canadien consom-uatour d’élecîricité, que nous pre-ientons ù nos lecteurs.La coopérative nouvelle se donne un double but: la distribution même du courant électrique et l’a-nénagenient électrique chez ses tnembrés.‘‘I.’électricité est encore moins in iuxe pour “l’habitant” que pour le citadin, nous dit M.Daigneault.ît c’est le cultivateur résidant dans le rang qui en a beioin plus encore 3 uc l’habitant du village.Elle nous est nécessaire durant les longues journées d’automne et d’hiver, r>ù la lumière est rare mais ou le travail doit se poursuivre quand meme.Elle peut faire fonctionner non seulement toutes les machines existant sur une ferme mais encore tous les appareils domestiques, depuis la machine à laver jusqu au fer ù repasser, dont l’usage ne devrait pas être l’apanage de la ménagère citadine, dotée d’ordinaire d’une famille moins nombreuse que la ménagère campagnarde.Enfin, la radio permettrait de retenir l'enfant nu foyer.M.Daigneault nous a aussi longuement expliqué comment l’électricité permettrait au cultivateur de trouver chez lui l’eau courante, chaude ou froide à volonté.M.Daigneault est le secrétaire-gérant de cette coopérative dont le président est M.Calixte.Bienvenu.“Notre coopérative dispose déjà d’un capital de $11,000, dont 70 parts ordinaires de membres, à $100 chacune, soit $7,000, et un certain nombre de parts de priorité, de $50 et plus, pour un total de $4,000.Aussi avons-nous pu nous tracer un programme de construction dont une partie est déjà réalisée.Les poteaux sont déjà en place et le fil à haute tension posé sur cinq des quinze milles de distance, ce qui était au programme de cet hiver.Quinze autres milles de trajet se verront à leur tour desservis au printemps.La coopérative ne se contente pas de l’installation d’une ligne de distribution locale, elle pratiquera aussi la pose des fils, des fiches de contact et des moteurs dans les maisons et bâtiments de ferme; 90% de scs membres ont en effet demandé ce service.Elle fera aussi la vente de lampes et appareils électriques et possède un permis à cette fin, de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.La coopérative est même prete à avancer, si nécessaire, lés fonds suffisants pour ces *nstal*ftL0Jlrt’ qui peuvent coûter de $100 à $300 chacune.Tout le travail de mise en place des fils et des poteaux est fait sous la surveillance d’un électricien diplômé et en collaboration avec la maison Bédard et Girard, de Montréal, entrepreneurs-électri-ciens.Les habitants de l’endroit, membres de la coopérative, trouvent (suite à la dernière page) L'actualité Ces progrommes Comme l’hiver est dur et que rendus à un certain âge les sports nous intéressent plus ou moins, nous nous réfugions donc près de notre radio.Cet instrument renferme, à lui seul, il vous offre ce qu’il y a de pire el ce qu’il y a de mieux.Ce qu’il y a de pire: évidemment je n’apprendrai rien à personne en disant que nous sommes parfois au point de ne pouvoir trouver un programme sensé, même en essayant tous les postes; c’est que la radio, comme les humains, sans doute, a ses mauvaises heures.Par contre, il y a des moments heureux de la journée, surtout de la soirée, où l'on peut enfin quitter ta besogne, respirer tranquille, et refaire scs nerfs fatigués en écoutant un programme de son choix.Quelques-uns s’attachent à la musique classique, d’autres tentent sur le jazz, enfin chacun son époque et nous n’avons rien à redire là-dcs-sus.Tout ce que nous pouvons affirmer c’est que les programmes de la radio jouent un rôle de plus en plus importants dans la vie des mortels de ce monde et s’ils nous font vivre des heures agréables, ils nous mettent aussi quelquefois dans l’eau bouillante.U’abord, n’arrivez jamais chez des amis à l’heure de Un homme et son péché, premièrement ce n’est nas fheure de pécher puisque c’est l’heure de souper, c’est donc aussi trop tôt pour commencer la veillée.On vous ouvrira peut-être la porte, mais on vous chuchottera tout au plus Enlevez donc votre manteau, et ce sera tout pour un bon quart d’heure, parce que le maître de céans et la maîtresse aussi, écoutent Séraphin, mot à mot, pour ne pas dire cent à cent.Vous aurez donc le temps de préparer voire prochaine phrase, même si vous êtes gêné ou si vous bégayez.St vous êtes invité à luncher, laissez aussi passer le programme de Quelle nouvelle, autrement ce sera la même chose, on vous recevra un doigt sur la bouche en vous désignant, de l’autre main, le radio, où des voix sans visage ont sans doute plu davantage que les êtres ordinaires que nous sommes.Evidemment, il serait regrettable que les plus intéressants et les plus spirituels de nos programmes ne soient pas écoutés par toute la po-pulaih ' de chez nous, mais si les gens d autrefois qui étalent si polis apparaissaient soudainement dans Bloc-notes (par Alexis GagnonL Us “jobs” du gouvernement Si l’on en croit le Bureau du recensement à Washington, il y avait à la fin de l’année 1944, 6,503,000 “employés du gouvernement” aux Etats-Unis.Si l’on exclut les employés des gouvernements des Etats, des villes, etc., il en reste 3,355,000 pour le gouvernement fédéral.Comme dit l’Ottawa Citizen, qui rapporte le fait, cela paraît un chiffre impressionnant, même pour un pays comme celui de l’Oncle Sam.Cela fait un “employé” du gouvernement par 41 citoyens, et en comprenant les enfants, les infirmes, les vieillards, etc.Calculée sur une base électorale, la proportion est ’ d’un employé gouvernemental par | quatorze voteurs.Le Canada est, paraît-il, plus modeste, malgré qu’il suive de près nos illustres voisins.Il n’est pas étonnant, conclut le journal, que les observateurs parlent de “bureaucratie” avec quelque alarme, et fassent observer que l’heure prédite s’approche où les employés de gouvernement seront plus nombreux que le reste des citoyens”.Heureux siècle où tout le monde travaillera pour le gouvernement.Déjà, comme le disait M.Beaudry-Léman, n’est-il pas noire principal créancier et notre héritier?A propos de Salazar Une des curiosités du monde politique actuel, c’est assurément la haine furieuse de certains publicistes québécois contre Salazar.Et j l’on se demande avec ahurissement ce que le premier ministre portugais a bien pu faire à ce monsieur qui demeure rue Wolfe, ou ailleurs, en la bonne ville de Montréal.Car ils y apportent une violence d’invective, une colère rageuse surprenantes.On s’expliquerait que ceux qui, depuis quatre ans, gagnent la guerre à la radio ou dans les articles de revue, le pourfendent, s’il était l’ennemi des Alliés.Or il s’est révélé jusqu’ici une aide utile à notre cause.Cette stupide hostilité a fini par agacer le rédacteur en chef de l’Ottawa Journal: “La plus récente propagande qui soit venue à nos bureaux, et dont l’origine n’est pas claire, tend à dénoncer le Portugal comme un ennemi des Alliés, et le premier ministre Salazar comme “dictateur fasciste”.Ce serait une bonne chose, croyons-nous, si une telle propagande était tenue en suspicion.Le Portugal a un traité d’alliance ancien avec la Grande-Bretagne et il n’y a pas de preuve que ce traité n’ait pas été observé.Bien plus, lorsque M.Churchill a demandé au Portugal des bases aux (suite à la dernière nage) aQe caxnet du gxinckeux On vient d’aménager un patinoir sur le Champ-de-Mars, en arrière de l’hôtel de ville.On y verra sans doute paraître et évoluer le "patineur inconnu”.* ?* La glace du patinoir en question, à cause de la pent», du terrain, n’est pas de niveau, Montréal avait déjà son pont croche: voici qu’il iui est donné un patinoir de même style.A cause du voisinage de l’hôtel municipal, des malins y chercheront peut-être une allusion.* » * Les quatre-vingt dix-neuf conseillers oui se plaignent de n’avoir pas de local suffisant sous le toit de Concordia pourraient tenir sur ce patinoir-là des caucus qui auraient la forme d Icecapadt.Mais le terrain serait un peu glissant, ?* * Un quotidien libéral de Québec reproduit un entrefilet du Canadien.Il y a donc quelqu’un qui a vu cat organe official et confidentiel du parti de M.Cod-bout.?* Le Droit d’Ottawa se demande si le conseil supérieur que M.Godbout veut donner au parti libéral n’équivaut pas à une tutelle, à une sorte de curatelle.Mais non, voyons, les chefs du parti libéral ont bien trop le sens de la liberté démocratique pour agir de même.Le Grincheux 18-1-45 Choses d’hier et d’aujourd’hui "Celui qui dit un mensonge ne sent point le travail qu’il entreprend, car il faut qu’il en invente milia autre* pour soutenir le er*nv*r.M rori Trois ormées russes dont les effectifs seraient d'auj moins deux millions d'hommes poursuivent leur offensive au front de l'est.Précédées de chars d'assaut d'une grande puissance, les colonnes soviétiques sont arrivées à la frontière de la Silésie allemande.Moscou affirme que les armées russes ont comme objectif la destruction complète des armées allemandes dans l'est, et la radio de Berlin admet qu'H sera impossible aux Allemands d'arrêter l'offensive avant la frontière aile- j mande.Des commentateurs allemands disent que jamais jusqu'ici l'on n'a pu voir à l'oeuvre une masse aussi considérable de matériel de guerre que celle que les Russes ont lancée à l'assaut, que la situation du front de l'est est très confuse et que les Allemands n'ont aucune chance d'opposer une résistance frontale à ta supériorité des Russes.La stratégie des ennemis en Pologne serait d'éviter à tout prix la rupture de leurs lignes et de garder des réserves pour les contre-mesures qui s'imposeront afin de parer aux menaces prévues.Ainsi les Allemands reculent sur un front de 250 milles.Dans le sud-ouest de la Pologne, l'armée rouge a pris hier la ville de Czestochowa; le gouvernement de Lublin o même annoncé la prise de Cracovie et ce matin une dépêche de Moscou dit que les troupes de la première armée ukrainienne du maréchal Konev commencent à pénétrer en territoire allemand.Cela signifie que cette partie du front de l'est est à moins de 250 milles de Berlin.C'est le point le plus proche de la capitale allemande; sur le front de l'ouest, c'est près de Duren que les troupes alliées sont le plus près de Berlin, à 301 milles; sur le front de Hongrie, à la rivière Hron, la distance de Berlin est de 364 milles, et sur le front italien, q la rivière Reno, c'est 544 milles.Dans un des trois ordres du jour qu'il o publiés hier, le maréchal Staline a annoncé que la le armée russe-blanche du maréchal Rokossovsky est aussi entrée dans l'offensive, sur un front de 62 milles au nord-est de Varsovie, et a avancé de 25 milles des têtes de pont de la rive ouest de la rivière Narew, prenant 500 villes et villages depuis dimanche.Deux autres armées russes continuent d'avancer en Hongrie, et Budapest serait sur le point de tomber.La prise de Varsovie fait rebondir le problème politique polonais.Le gouvernement polonais de Londres a hier soir indiqué son intention de retourner dans la capitale d'où l'invasion allemande l'avait chassé il y a cinq ans et demi.D'autre part, on croit que le gouvernement provisoire de Lublin, reconnu par la Russie, va se transporter immédiatement à Varsovie.Le pro-bième va donc se poser sur le plan international sans qu'on puisse l'éluder davantage.A la toute prochaine conférence des trois grands chefs alliés, il faudra opter.Il semble probable, étant donné la situation militaire, que l'Angleterre et les Etats-Unis ne pourront pas faire rentrer en Pologne le gouvernement exilé à Londres.Mais comment la population du pays acceptera-t-elle le groupe de Lublin que lui impose son libérateur?A la lumière de l'histoire et lorsqu'on songe aux partages et aux persécutions dont la Pologne a été victime et auxquels les Russes ont pris part autant que les autres pays oppresseurs, on peut bien se poser la question.Les Alliés peuvent se demander aussi dans quelle mesure cela peut avoir des conséquences sur la durée de la guerre.UNE ENTENTE ANGLO-RUSSE Le premier ministre Churchill a commencé ce matin aux Communes anglaises un exposé de la situation de l'Angleterre en matière de politique extérieure, à l'ouverture d'un débat de deux jours sur ce sujet.Il a annoncé que lui-même et le premier ministre Staline ont conclu une entente en vue d'une politique conjointe dans ies Balkans.Cette entente, a-t-il dit, n'implique aucune division de sphères ou de territoires d'intérêts après la guerre.Il s'agit de prévenir des guerres futures.Le président Roosevelt a été tenu constamment au courant de ces développements.M.Churchill a d’abord parlé de l'Italie, de la Yougoslavie et de la Grèce.L'Angleterre, a-t-il dit, doit assumer de grandes responsabilités en Méditerranée.En Italie, et plus encore si on prend toute la Méditerranée, la Grande-Bretagne a sous son autorité trois fois autant de troupes que les Etats-Unis.L'Italie est en proie à de grondes difficultés économiques et politiques.Mais prochainement, dans quelques mois ou plus tôt, les Allemands seront chassés d'Italie ou peut-être se retireront-ils eux-mêmes de ce front.La région populeuse du nord, que les Allemands laisseront probablement dénuée de ressources alimentaires et qui o vécu dans des conditions difficiles et dans la guérilla, posera peut-être des problèmes politiques épineux pour le fragile gouvernement italien.Il est donc nécessaire que l'Angleterre et les Etats-Unis demeurent unis pour résoudre ces nouveaux problèmes.Nous n'avons, a ajouté le premier ministre, aucun projet en Europe ou ailleurs, pour lequel nous ayons besoin de l'Italie comme associée.Nous n'avons pas plus besoin de l'Italie que de l'Espagne.Nous devons seulement prendre garde que tout le blâme ne tombe pas sur nous pour les choses qui tournent mal.Au sujet de la Yougoslavie, M.Churchill a dit que le conflit entre le roi Pierre et le groupe Tito-Subasic devra être réglé d'ici quelques jours.Il a ajouté qu'il comprend le point de vue du roi, mais qu'on ne pourra pas en tenir compte indéfiniment en dépit de la marche des événements.Il a affirmé que l'Angleterre n'a pas d'intérêt spécial dans le choix du régime qui prévaudra en Yougoslavie, mois qu'elle doit voir à ce que la question soit résolue correctement par un plébiscite.Il o rappelé qu'il o été l'un des premiers à apporter un appui de l'extérieur au maréchal Tito, et a dit qu'il espère que Tito sera le sauveur de son peuple et pourra unifier le pays "dont il est incontestablement le maître en ce moment".Il o fait l'éloge du projet de régence à l'étude et a dit que si le roi Pierre n'y consent pas, il faudra aller de l'avant en présumant de son consentement.Quant à la Grèce, M.Churchill a dit que l'Angleterre est guidée par une politique de victoire contra l'Allemagne, et qu'elle a opupuyé le meilleur gouvernement qu'elle pouvait y trouver.Elle veut maintenir l'ordre et la loi, il y aura ensuite un plébiscite et une élection honnêtes, puis l'Angleterre se retirera le plus tôt possible.Il a affirmé que le mouvement E.L.À.S., dirigé par des communistes, s'est contenté de prendre les armes des Alliés, n'a pas fait grand chose contre les Allemands et a attendu le moment de s'emparer du pouvoir et de faire de la Grèce un pays communiste, en opérant une liquidation totalitaire de tous les adversaires.Il a proclamé ensuite qu'il s'inspire du principe suivant, pour les pays libérés et pour les pays satellites repentants: "Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, établi sur des élections au suffrage universel libre, avec le bulletin secret et sans intimidation".Cela, dit-il, a toujours été la politique de ce gouvernement dans tous les pays; c'est non seulement notre but, mais c'est notre intérêt et notre seul souci: donner aux gens une chance de décider de leur destinée.Il convient de constater que ce souci de démocratie dont parle M.Churchill se porte vers certaines zones, comme la Méditerranée, où l'Angleterre a un intérêt direct à ce qu’aucune grande puissance ne vienne lut barrer la route des Indes.DANS LE PACIFIQUE Les troupes étatsuniennes débarquées sur l’île de Luçon ont élargi leur tête de pont du golfe de Lingayen et les colonnes qui s'avancent vers Manille approchent de la ville de Tariac.Une autre colonne est à un demi-mille de Rosario, sur le flanc gauche de la 6e armée, et sur l'aile droite, les troupes ont avancé de 17 milles et pris la ville de Bolinao.L'agence japonaise Dome! prétend que les Japonais ont opéré un débarquement en arrière des positions ^lu golfe de Lingayen mardi soir et que ces unités sont en train de pénétrer dans les positions étatsuniennes; la nouvelle ajoute que les troupes étatsuniennes sont soumises à un fort bombardement d'artillerie et d'aviation Au lieu d'attaquer seulement de front devant Manille, les Japonais vont donc tenter un assaut près de la base même des opérations alliées sur Luçon; ce n'est probablement d'ailleurs qu'une manoeuvre préliminaire.Mais on peut être sûr que la bataille sur l'iie qui est de beaucoup la plus importante des Philippines, sera très dure, car l'enjeu est considérable.Un poste de radio japonais a parlé des armes secrètes du Japon; la nouvelle paraît hautement fantaisiste, au moins dans sa forme.On annonce: un avion trois fois aussi gros que la forteresse B-29, capable de diriger des avions sans pilotes et chargés d'explosifs, ainsi que des navires-torpilles aussi sans pilotes; un rayon mystérieux qui peut faire sauter la ville entière de Washington en un instant; un appareil de radio qu peut repérer exactement les mouvements des B-29 c Saïpan, et les mouvements des sous-marins; une substance chimique qui peut être répandue dans l'oii comme protection contre les B-29 et qui forme avec lo gazoline un mélange visqueux qui paralyse les moteurs des avions ennemis.Il reste à savoir si, en faisant lo part du stvle oriental dons la description, ces armes ne se révéleront pas plus efficaces qu'elles le paraissent dans ce communiqué d'allure futuriste.On a tant dit que les bombes volantes des Allemands ne pourraient donner aucun résultat.FRONT DE L'OUEST Au nord du front, des troupes britanniques ont pénétré en Allemagne sur quelques points nouveaux aujourd'hui, et ont avancé de deux milles et demi de le Hollande vers la Roer, en prenant quatre villages.Dons le saillant des Ardennes, la 1ère armée états-unienne est à moins de quatre milles de Soint-Vith La 3e armée a liquidé quelques unités ennemies encerclées en territoire allemand, en avant de la ligne Siegfried, près de Nenning, à 12 milles au sud de Luxembourg.Mais au nord de Strasbourg, la tète de pont que les Allemands ont établie sur le Rhin a maintenant neuf milles de longueur; l'ennemi a pris Stattmatten et Dengoisheim, à 15 milles au nord-est de Strasbourg.Cependant la 7e armée étatsunienne a pris Sesseheim.Dans son discours aux Communes aujourd'hui, M.Churchill a rendu hommage aux armées étatsuniennes pour leur victoire du saillant des Ardennes.Il a dit que depuis le 16 décembre, les Etatsuniens ont livré presque toute la bataille du front de l'ouest et qu ils ont perdu entre 60 et 80 hommes pour choque soldat britannique pendant cette période.Sur tout le front les Etatsuniens sont plus de deux fois aussi nombreux que les troupes britanniques, et ont perdu deux fois autant d'hommes.Toutefois dons la bataille de l'estuaire de l'Escaut, les forces anglaises et canadiennes ont subi des pertes proportionnellement plus élevées que celles des Etatsuniens dons les Ardennes.De cette bataille, M.Churchill a dit que c'est la plus grande bataille étatsunienne de la guerre; et que ces armées y ont subi des pertes presque égales à celles des deux côtés réunis à la bataille de Gettysburg.Le premier ministre a aussi acclamé la grand* offensive russe qui se livre au front de l'est et a dit que le moréchal Staline exécute très ponctuellement so port dans les combinaisons alliées.M.Churchill a réitéré l'objectif de la "reddition sans conditions", et il a déclaré: "Je puis dire à l'Allemagne au nom des Nations-Unies: Si vous vous rendez maintenant, rien de ce que vous devrez endurer après la guerre ne sera comparable à ce qui vous allez autrement souffrir pendant 1945".Le débot sur les conséquences de r"unconditional surrender" n'est pas près de finir, mats les historiens qui étudieront la question ne pourront pas se plaindre que les positions prises chez les Alliés pour et contre cette formule n'etoient pat tranchées,.-^ Paul SAURIOL 18-1-48 IE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 1g JANVIER 1945 Conférence de M.Louis Rougier Comment la France a perdu la garantie, offerte par Lloyd George et le président Roosevelt d'une alliance militaire défensive anglaise et américaine Dans sa seconde conférence à l’Institut scientifique franco-canadien, le mardi soir, 16 janvier, le professeur Rougier explique comment la France a perdu la garantie, offerte par Lloyd George et le président Wilson, d’une alliance militaire anglaise et américaine défensive, en compensation du renoncement à la garantie naturelle, réclamée par Foch, constituée par la formation d’une Rhénanie indépendante et l’occupation permanente du Rhin sous le contrôle de la Société des Nations.Les deux Traités de garantie furent signés le même jour que le Traité de Versailles dont ils constituent une annexe, le 28 juin 1919.Ils devaient être soumis, en même temps que le Traité de Versailles, à la ratification du Sénat américain et du Parlement britannique, et ils ne devaient entrer en vigueur que quand tous deux seraient ratifiés.La Constitution fédérale des Etats-Unis a cela de particulier qu’elle faisait obligation aux Alliés de traiter avec le président Wilson et que la parole du président n’engageait pas le Sénat américain qui seul a qualité pour ratifier les traités à une majorité des deux tiers des voix.Le colonel House, envoyé personnel du président Wilson, avait fait accepter, à Paris, les 14 points par les Alliés, le 4 novembre 1918, comme préliminaires des conditions d’armistice, contre leur volonté et sous la menace d’une paix séparée entre les Etats-Unis et l’Allemagne.Or, le lendemain, le scrutin populaire, aux élections de renouvellement par tiers des Chambres américaines, condamnait la politique étrangère du président Wilson, en envoyant dans les deux Chambres une majorité républicaine.Les républicains étaient d’avis qu’il fallait disjoindre le Traité de Paris et le Covenant de la Société des Nations, et que le Traité devait imposer a l’Allemagne "la paix de sécurité des Alliés et non “la paix sans victoire’’ de Wilson.L’est la leçon que le chef du parti républicain, Theodore Roosevelt, dégageait comme moralité du scrutin.Le président Wilson n était pas de cet avis.Il voulait que le Traité et le Covenant soient si inextricablement mélangés l’un à l’autre que Ton ne pût accepter l’un et rejeter l’autre.Contrairement à la Consti- Avis de décès REED — A Montréal, le 16 janvier 1945, à Tâge de 76 ans, Walter Reed, ancien député provincial, epoux de Léa Champagne.Les funérailles au-rent lieu samedi, le 20 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre.M.Ernest Archambault, no 73, boul.1 Ange-Gardien, à 9 lires 30.pour se rendre a l’église paroissiale de l Assomption, où le service sera célébré à 10 hres, et de là au cimetière du meme endroit, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Un service sera chante vendredi le 19 courant, à 8 h.30, à l’eglise Saint-Louis de France.Nécrologie «SfîarAtSS^d!.V &SS PecHAMPAGNE — A Montréal, le i 67 ans.Dama* Champagne, epoux de Blanche aOYETTE — A Montréal, le 16.à 65 ans.Mme veuve Oscar Goyette.née Valérie Desrochers.„ .GRENIER — A Montréal, le 16.k 24 ans, Mme Roland Grenier, née Gertrude Bruyé- HUARD — A Montréal, le 16.k 86 ans.Louts Huard.époux de leu Marie Dussault.LEPAGE — A Montréal, le 16.fi il ans.Mme Hormlsdas Lepage, née Marguerite T1mTcHAUD — A Montréal, le 16, k 31 ans.Jean-Clément Michaud, époux de Lucille Bourgeois.t NADON — A Ste-Rose.le 16.à 77 ans, Théotlne Nadon.époux de feu V.rRlnle Cloutier.„ , PICARD — A Montréal, le .6, h 24 ans.Mme Roland Picard, née Rlta Levasseur.ROBILLARD — A Montréal, le 17.k 68 ans.Rosario RoblUard.époux de Marie-Louise Lafleur.A L’ETRANGER A New-York.Z.Zimmerman, assistant vice-président de l’American Telephone and Telegraph Co.A Melbourne, le colonel Jonkheer J.N R.Sandberg, chef d état-malor des Pays Bas pour les armées de l'Est de l’Inde.A Tokyo, l'amiral Suetsugu, ancien commandant en chef de la grande flotte lapon aise.A Stockholm.Gustav Cassel.Time des plus grandes personnalités en matière de finance et d'économie.Il fut consulté par plusieurs grandes puissances après l'ébranlement de la première grande guerre.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés on gravé* Pris» at spécimens sur demande L’Imprimerie Populaire.Limitée 430, Notre-Dame est.Montrée* Téi.BEIair 3361 DRIER tution fédérale qui lui prescrivait de négocier en prenant avis et conseil du Sénat, il n’écouta pas les avertissements multiples qui lui en venaient.Il ne tient pas compte du round-robbin par lequel 39 sénateurs républicains lui signifiaient, le 3 mars 1919, que le Traité ne serait pas ratifié s’il y amalgamait le Çovenant.C’est seulement le 10 juillet 1919 qu’il dépose le Traité de Versailles sur le bureau du Sénat, et, le 29 juillet, qu’il dépose le Facte de garantie en le présentant, non comme une annexe des clauses politiques du Traité, mais comme une application particulière de l’article X du Pacte sociétaire.L’inévitable se produit alors.Le Sénat veut américaniser le Pacte sociétaire en l’adaptant à la Constitution des Etats-Unis; le président repousse tout amendement.Le 19 mars 1920, le Traité de Versailles fut rejeté, et, avec lui, le Pacte sociétaire et le Pacte de garantie.Lloyd George en prit immédiatement prétexte pour déclarer que, dans ces conditions, le pacte de garantie franco-britannique, voté en seconde et en troisième lectures par le Parlement anglais, ne jouait pas.Le président Harding négocia une paix séparée avec l’Allemagne qui fut signée, le 25 août 1921, à Berlin.L’abus de confiance fait au préjudice de la France était complet.Un des meilleurs observateurs américains à la conférence de la paix et un très grand historien, M.Frank-H.Simonds, dans son ouvrage How Europe made peace without America (p.98), a pu écrire: ."Pour obtenir la garantie anglo-américaine, Clemenceau avait abandonné d’avance, dans le Traité de Versailles, chaque article du programme de Foch.Maintenant, cct abandon était sans retour."Pour chaque Français, le traite de Versailles devint une gigantesque fraude.Le rejet des Traités de garantie fut identifié à une colossale trahison.Clemenceau a etc dupé et la France désertée.Le qui avait été gagné à Verdun a ete perdu par le Traité de Paris.Le qui avait été sauvé à la Marne et a Verdun a été sacrifié à Versailles.Ln million et demi de soldats français sont morts en vain, et Ja France est toujours en danger .Les cours de M.Halecki Vendredi et samedi, les 26 et 27 janvier, M.Oscar Halecki continuera son cours sur ‘ La place des Slaves dans l’histoire de lEuro- pe’*.Les deux conférences de vendredi soir termineront la série de leçons concernant les rapports entre le monde slave et ses voisyis.La première traitera des problèmes de colonisation dans l’histoire des Slaves, notamment de la colonisation allemande en Bohème et en Pologne, et de la colonisation russe aux confins orientaux de 1 Europe, en Asie et jusqu’en Amérique.I.a deuxième, consacrée aux relations entre Slaves et Latins, ne se limitera pas aux rapports de voisinage entre Slaves du sud et des Italiens mais étudiera aussi les relations que la plupart des Slaves, et pus particulièrement les Polonais ont eu, indépendamment de la situation géographique, avec les pays h;tins et surtout avec la France.Los conférences de samedi commenceront la série de leçons sur le rôle que les différents Etats s ayes indépendants ont joué dans 1 histoire diplomatique de 1 Europe jusqu’à la fin du XVHIèroe siecle.La première insistera sur la place considérable que les Empires créés par les Bulgares et par les Serties occupent dans l’histoire des Balkans avant la conquête ottomane, cl qui explique la survie de ces peuples à travers l’époque turque.La deuxième retracera 1 histoire du royaume de Bohème jusqu a la perle de son indépendance sous le ràgime des Habsbourg,tenant compte de son rôle spécial dans le cadre de l’Empire romain germanique et de ses relations internationales.m m Habeas corpus porté en appel M.John Ahcrn, c.r., au nom de Mme Maric-Eorette Lessard, femme de M.Garnet Napier Coyle, a inscrit en appel le jugement de la Cour supérieure de Montréal, rendu pai le juge Pierre-F.Casgrain, et ren vovant un bref d’habeas corpus demandé jiou'' obtenir la liberation de M.Covie, i’ai)sence d’opposition de la que Souri et Hakim j parce que, si le Parlement doit as-¦ ment d’une puissante armée natio- rhr( ‘d’e ]a ville, istruments des chefs : surer le maintien effectif de notre , nale italienne, afin de nous aider à i or ie nrésiden cat qui a dit étaient les instruments terroristes “sternistes”, des jeunes i effort nationaj de guerre, il impor-, gagner la guerre et “d’effacer la gens influençables qui exécutent ;e qUe ie ministre de la Défense na-; honte du fascisme des ordres sans se préoccuper du | tionale ait son siège au Parlement.” v „ „ véritable but du groupe.] ^ ^ ^ ^ La dernière hypothèse semble la; Owen-Sound, Ont., 18 (P.C.) — plus probable, par suite de la dé-; Déjà de nombreux journalistes de duration de Souri, avant le pronon-[ l'extérieur ont commencé d’arriver cé de la sentence de mort; “Je veux ! dans cette localité, qui est le chef-qu’il soit bien compris que chaque | lieu du comté de Grey-Nord, afin Rome, 18 (P.A.) — Les Allemands maintiennent encore la petite tête de pont qu’ils avaient réussi à établir samedi sur la rivière Se- Or le président de l’Exécutif municipal a adressé mardi une lettre __________ ___________ ________r à M.D.Gordon, président de la, p0rteri ^ cause de ia rapidité du Commission des prix, dans laquelle j ni0l]vcrnpn( je pinces des Busses ii déclare que le Comité, exécutif gU(OUr (je ja vii]e.t mais toute la “n a pas 1 intention de s opposer a maci1inerie des usines de chars la nomination d un régisseur du lo-1 (j>assai]j ej (|es avionneriCS) ainsi ShcUer /dmiSm/o^’- En "d’an- j 1ue celIe t,es boulangeries et fabri-tres mots, l’Exécutif consent, mais !- ques d’aliments a été dérobée par les nazis, déclare le correspondant de la Pravda.Durant les derniers jours, des dizaines de milliers d’habitants de la capitale furent expédiés vers l’ouest par train et ce qui restait de la population dut passer des journées à creuser des tranchées et des pièges à chars de combat, même les femmes et les enfants étaient forcés par les nazis d’y travailler.Les Allemands ont poursuivi leur politique d’exécutions capitales jusqu’à la toute dernière heure de leur occupation de la villç.Les premiers soldats russes qui aient traversé la Vistule et pénétré dans Varsovie étaient des vétérans de la bataille de Stalingrad, vil’e sise sur la Volga qui vit la plus grande avance des Allemands vers l’est, en novembre 1941, 1)1111 .-lull nil.1 ._yi.iHi«o Hi.v 1'11“1*-'' 111-u uu i.wuiic ur; uic.y-ixui u, ami; .jii-_ i p * j-.ij UCS mois, 1 CiXCOUlll cuiisvm.Hints: action faite par les membres de no-j de faire rapport à leurs lecteurs : ni0\ a .l,c 1 ^orauque,, (]e mauvaise grâce, à cette nomina | ire organisation (“Sternistes”) l’est! sur la campagne électorale et le vote a£r^s 1,11 troisième assaut as’ec des [lon> la défense avait gagnées pour lui même et pour Hakim., O 1.1» ICA [ J tA 1 » V.IV.V.Vl/1 HIV.V » » X.' * v* _ VvB » 1 J â**Ar 1 i dont dépendra probablement l’ave- ! chars de combat,, et 1 activité de D’autre part, les six membres de ê-!nir rip In I.éiïislntiirp iietiielle le leurs patrouilles s est accrue aujour-; Qq moins deux d’en-.tre eux, MM.Asselin et Marier, nei sont pas d’accord à ce sujet.M.As- sur réception des ordres.” ______________ _____________ ____ Quoi qu’il ait voulu dire, il a dé-lnir de la Législature actuelle, le ; leurs patrouilles s'est accrue aujour liberément perdu les chances que ! premier ministre King ayant décla- d’hui notamment en ce secteur.In défense avait aagnées pour lui- • rô mi’il ne convomiera nas de non- - ! Funérailles de Nouvelles de guerre Service militaire en temps de paix L'amiral Percy Nelles préconise l'entraînement d'une année "sur les côtes, dans les airs et dans les régions ré qu’il ne convoquera pas de non velie session avant de connaîti'e le résultat de l’élection de Grey-Nord.Aussi, à mesure que se rapproche le jour du vote, qui est le 5 février, les orateurs politiques se font-ils puis nombreux dans le comté qu’ils ne l’ont jamais été auparavant et, l selon l’un d’entre eux, M.Boland 1 Patterson, député de Grey-Nord au Parlement provincial dé l’Ontario, venu appuyer le candidat libéral Fin prochaine de la grève Le vote sera retour au M.J.-Philias Morin pris ce selin croit que 1a question est si im Ancien député de l'Union nationale portante qu’on devrait la soumettre d Champlain aux conseillers municipaux réunis u* en assemblée spéciale afin de prendre une décision.Mais de son côte, M.Marier, vice-président de l’Exé-soir pour le cutif, argue que le Comité exécutif _ — - _ I _ _.?_ l _ y* /11 • 111 in t* i * I i r» i i st n enffi.Les Trois-Rivières, 18 (D.N.C.) Les funérailles de M.J.-Phi- l’élection de Grey prend de plus .y- y i en P'us Usure d’une élection géné- éloignées"— La nomination du lieutenant-general Æie au petit pied Sansom — Le major Hamel succède au major Bigaouette travail des emolovés de revêtu d’une juridiction suffi-! lias Morin, ancien député (Union f-mmwnvc L CAip ' «ante pour autoriser la nomination nationale) de 1939 à 1Ô43, du com- tramways de la Cote du Pacifique t,.un r'Pgisseur sans passer par les té de Champlain, ont eu lieu en Vancouver 18~(C.P.) — 2 700 i lüü' .i Sainte-Madeleine du Cap- fédéral, le général McNaughton, I mcmv)res de ’l’Union des emnlôvés ' leur côté, plusieurs conseil- de-la-Madeleine, ville dont le défunt
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