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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 6 décembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-12-06, Collections de BAnQ.

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I un# Mutwala* « a* »*ut avec docilité accepter de ut Qrande-Brete-en» ou dee Kt*u-Unl*.ou de qui que ce aolt «’autre, l'attitude qu'il lui laut prendre enrere le monde.Le premier devoir de loyalUme d'un Canadien n'eet pas envers >e Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth."She 1s a «overeijm nation and cannot taire her attitude to the world docilely from Britain or from the Onlted States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kins and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth " (I-X-37) Lerd Twsedimuiv Jj Montréal, jeudi 6 décembre 1945 , VOLUME XXXVI — No~28Q ^ REDACTION ET ADMINISTRATION r 430 EST NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE» BEIair 3331* Directeur i George# PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en cheit Orner HEROUX SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration t ‘ BEIair 3331 Rédaction t , J BElalr 2934 ®*raB* * BElalr 3331 Les Etats-Unis prêteront $4,400,0Q0,00Q à l’Angleterre Une campagne de diffamation contre l’Allemagne ?Ces messieurs de Toronto A propos de ce mémoire contre les "empiétements'' des catholiques et des Canadiens français — Qui représentent les auteurs du mémoire?— Le problème qui reste vraiment à régler en Ontario-Une déclaration qui serait peut-être opportune- Nous suivrons l'affaire Certaines parolus prononcées ces jours derniers à Toronto font quelque bruit.On ne peut les laisser passer sans mot dire.Soucieux de ne point envenimer un débat qui s’engage mal, nous ferons nos commentaires aussi brefs, et nous leur donnerons une allure aussi objective que possible.Situons d’abord l’incident, mettons-le dans son cadre.* * * Il ne s’agit point du fait d’un groupe politique, encore moins d’un acte législatif ou administratif.Mais bien d’un simple mémoire, présenté à une commission d’enquête provinciale, que préside un magistrat, M.Hope, par un groupe dont l’importance réelle reste à déterminer.En Ontario comme ailleurs, la question de l’enseignement public, si elle s’y complique en plus de questions Je langue et de religion, soulève une abondante série de problèmes.On pourrait dire qu'il est de l’essence d’un régime scolaire d’être perfectible et de susciter les opinions les plus diverses.Car, dans la pratique, la question de la perception des ressources qu’exige le maintien du régime et celle du caractère de ce régime voisinent de fort près.Pour s’éclairer, peut-être aussi pour gagner du temps et se donner le moyen d’examiner de plus près certains aspects du problème, le gouvernement ontarien a institué la présente enqüetc.(La commission entendra prochainement, croyons-nous, des représentants des écoles confessionnelles dites séparées).?Un groupe qui prétend parler au nom de plusieurs corps protestants: la Fédération baptiste canadienne, les Eglises du Christ (Disciples), l’Eglise d’Angleterre en Canada, l’Eglise évangélique, l’Eglise presbytérienne au Canada, l’Armée du Salut (qu’on s’attendait moins que toute autre à voir en cette affaire) et l’Eglise unie du Canada, a profité de l’occasion pour présenter à la commission d’enquête un mémoire de plus d’une centaine de pages, paraît-il.D'après ce que l’on en peut juger par les analyses et les extraits, forcément assez brefs, que nous apportent les dépêches et les journaux de Toronto, les auteurs du mémoire, protestant, cela va de soi, de leurs bonnes intentions, s’en prennent à la fois à l’enseignement confessionnel et à l’enseignement bilingue.Ils prétendent que, dans les deux cas, la minorité catholique et la minorité française ont indûment étendu leur champ d’action.Ils voudraient, en bref, ramener la situation de l’école confessionnelle à ce que, prétendent-ils, prévoyait la loi de 1863.Quant à l’enseignement bilingue, ils lui feraient, semble-t-il, un sort qui ressemblerait à celui que prétendait instituer le Règlement XVII, de peu regrettée mémoire.(Pour le noter, en passant, il »’est peut-être pas sans signification que ce groupe, qui se donne comme spécifiquement protestant, s’attaque aussi vivement à l’enseigne-nent bilingue.Ces gens-là aussi seraient-ils d’avis que a langue e$t gardienne de la Foi?) La passion des auteurs du mémoire paraît grande, et leurs inquiétudes fort vives.Ils vont jusqu’à dire qu’rï n’est pat impossible qu'on voie se former dans l’Ontario nord un Etat français catholique indépendant (Citation du Globe and Mail, 4 décembre, page 7).» » ¥ Nous ne croyons pas que l’intervention de ce groupe ait de graves conséquences.L’opinion publique en Ontario a heureusement depuis une vingtaine d’années évolué dans un sens beaucoup plus favorable à la liberté.Il est un fait qui peut ne pas manquer de sens.Jusqu’ici nous ne connaissons aucun grand journal de langue anglaise qui ait fait à ces réclamations un écho favorable.Le Globe and Mail, que l’on pourrait peut-être compter comme un organe officieux du ministère Drew, donne un sec résumé du mémoire, le classe dans un coin, sans titre saillant, et n’en dit pas un mot en rédaction.Il le traite comme l’une de ces choses qu’un journal d’information ne peut écarter, mais qu’il ne tient pas à souligner.Et l’on a l’impression que les hommes qui comptent dans la province ne tiennent pas à soulever une nouvelle tempête.Le mémoire garde tout de même une certaine importance, Il atteste l’existence d’un état d'esprit et d'une volonté d'action.Nous n’avons le droit d’ignorer ni l’un ni l’autre.S’ils ne sont probablement pas de nature à provoquer un mouvement en arrière, ils peuvent dans une certaine mesure gêner l’essor vers plus de justice et de liberté.Or, et bon nombre d’Ontariens sont tout prêts à l’avouer, il reste en Ontario un problème capital à résoudre, celui de la répartition de l’impôt scolaire.Nous avons plusieurs fois donné les chiffres qui établissent que maintes commissions scolaires catholiques, celle d’Ottawa en particulier, souffrent de ce point de vue de conditions déplorables.L’injustice est patente et la réparation s’impose.Il n'y a vraiment, entre gens sérieux, de discussion que sur le choix du remède.* ¥ # Autre point, qu’il faut tout de suite souligner.Que représente vraiment le comité qui s’intitule Inter-church Committtee on Protestant-Roman Catholic relations et qui a présenté le mémoire dont s’occupent les journaux?La couverture est flamboyante, que recouvre-t-elle?Il y a dans l’histoire d’Angleterre un texte qui revient forcément à la mémoire en de pareilles circonstances.C’est la fameuse pétition des sept tailleurs de la rue Tooley qui disaient tranquillement: We, the people of England, nous le peuple d’Angleterre, Ne serions-nous pas en présence d’un phénomène analogue?Il paraît bien difficile de croire que ce mémoire représente vraiment l’esprit et la volonté des corps religieux sous le patronage desquels il prétend s’abriter.Les intéressés, et parmi eux il y a des hommes de haute valeur, feraient peut-être bien de mettre tranquillement les choses au point.* * # Nous nous en tiendrons là pour aujourd’hui.Si l’affaire prend des développements, nous les suivrons avec tout le soin qu’ils pourront mériter.La question est de celles avec lesquelles, malheureusement, nous sommes depuis trop longtemps familiers, e-xn-43 Orner HEROUX Lettre d'Ottawa Le 15 adopté en principe sans qu’on prenne le vote L'opposition conservatrice faiblit après deux jours de lutte acharnée — La motion Dorion — Discours combatif de M.St-Laurent — Les chèques d'allocations familiales et le bilinguisme (par Pierre Vigeont) Ottawa, 0 — La Chambre des mmunes a accepté hier après-mile bill 15 en deuxième lecture iis'prendre le vote.Le débat ar-nt qui se déroulait depuis deux irs s’est en somme termine en eue de poisson.La seule opposi->n logique au bill des pouvoirs traordinaire est venue des dépu* i québécois qui siègent à gauche.C.C.F.était favorable à la mesu-duns son ensemble, les créditis-! étaient apparemment hésitants divisés.Quant aux conservateurs, irs attitudes sont de plus en plus concertantes et ils ne mentent as le nom d’opposition.Apres oir combattu le projet de mi de St-Laurent, avec acharnement ndant deux Jours, ils n’ont même s réclamé un vote enregistre sur deuxième lecture.Leur chef, M.aekeji, a déclaré que son parti lit hostile au bill, tuais il n a pas ugé lorsque le président a rnis ta ;sure aux voix, et ceux de ses par-ans qui s’étaient levés pour ré-imer le vote se sont aussitôt rassis.M.Frédéric Dorion, député in-ipentlant de Cliarlevoix-Saguenay, proposé un amendement qui au-it eu pour effet de renvoyer le Il à six mois.Lorsque le président > la Chambre a mis la mesure aux >ix, il s’est levé pour réclamer un jte enregistré et il a été suivi de .Paul-Edmond Gagnon, député dépendant de Chicoutimi, de M.rorges Héon, député conservateur dépendant d’Argenteuil, de M.Re-i Hamel, député du bloc populai-, (je Sainl-Maurice-Laflèche, et de .Liguori Lacombe, député indé-smlant de Laval-Deux-Montaanes.[.Héon a cru au’U suffisait de se lever un moment pour manifester son intention et il s’est rassis au bout de quelques instants.Le président de la Chambre, le Dr Gaspard Fauteux, a décidé de ne pas ‘‘voir’’ officiellement M.Héon et il n déclaré l'amendement rejeté parce qu’il n’y avait pas eu cinq députés à réclamer le vote.Quinze orateurs ont participé au débat sur la deuxième lecture du bill 15 au cours de la journée.M.E.D.Fulton, député conservateur de Kamloops, a déclaré qu’il ne pouvait accepter le projet de loi parce qu’il constituait une aPaque contre la constitution et qu’il interdisait à certains individus l’accès aux tribunaux.M.Liguori Lacombe a affirmé que la mesure n'était pas nécessaire et il a invoqué le témoignage de M.Churchill qui a dénoncé la lemtcur de la démobilisation et les contrôles en Angleterre.MM.Victor Quclch, député créditiste d’Acadie, et E.G.Hansell, député créditiste de MacI,eod, ont admis la nécessité des contrôles en faisant observer que le bill va très loin.M.Ludger Dionne, député libéral de Beauce, a dit qu'il appuierait la mesure même si elle est contraire à ses intérêts commerciaux parce que les contrôles sont nécessaires et que les provinces ne peuvent pas les exercer efficacement.M.Frédéric Dorion a soutenu en présentant son amendement que le projet est inconstitutionnel.H a ajouté que le moyen de pourvoir aux contrôles qui peuvent s’avérer nécessaires est de demander aux provinces de voter des lois concurrentes dans le domaine de leur juridiction et de demander au Parlement fédéral la délégation de pou- ft la pane deux) lent de ce dérivatif déambulatoire.Il U a aussi le bon vieux patinage sur la glace vive que pratique à ses heures libres le premier citoyen de lu Cité.Mais la récréation hivernale la plus saine, la plus utile, la moins coûteuse, à la portée de tous, puisqu’elle se trouve à la porte, c’est encore la joie de déplacer de la neige; le pelletage serein et salubre sous les étoiles claires.Talleyrand, s’il avait connu nos hivers et ce passe-temps, aurait tourné le dos au ivhist.FRANCHEVILLE 6-XII-4S L’acfruaîité Passe-temps’ A propos de l'innocente et intéressante manie philatélique, un confrère écrit: “Un des meilleurs remèdes pour reposer l’esprit est de s'occuper de choses différentes de son travail, comme la collection des timbres, de papillons, la construction de bateaux miniatures, aéroplanes, ou encore l’élevage de crocodiles et de serpents".Nous écarterons, si vous le voulez, l’élevage des serpents et des crocodiles; cet amusement n'est pas encore acclimaté à nos usages.Nos gens ont le choix entre une gamme variée d’autres distractions Je nature a détendre leurs nerfs exacerbés par le surmenage et la comptabilité que leur impose le fisc.Les uns poursuivent de gentilles boules blanches sur les pelouses, d’autres se livrent au mélancolique boulingrin.Nous connaissons de savantes personnes et d’âge très mûr qui sont restées abonnées à la bicyclette de leur jeunesse; elles y trouvent un magnifique dégourdissement à leurs vieux muscles^ Un de mes voisins râcle du vio- j Ion pour harmoniser ses heures de délente et peut-être son ménage.L’autre s’adonne au silencieux plaisir du sarclage parmi ses choux et son blè-d’Inde.Je sais que de doctes hommes de loi adorent les travaux manuels.Us ne croient pas nuire à leur dignité auprès de leur entourage en se métamorphosant le samedi sous un accoutrement de charpentier.Les cartes rencontrent le plus d’adorateurs.La plupart croiraient perdre leurs veillées s’ils ne se livraient pas au jeu des carions coloriés.Ils y mettent de la passion et une grande contention d'esprit.Ils se retirent fatigués, trop souvent dépochés, et, s’ils sont mauvais perdants, en brouille avec leurs partenaires.Ceux-là croient au mot de Talleyrand: Vous ne jouez pas aux cartes?Quelle triste vieillesse vous vous prèparezl Pendant ce temps, la conversation se meurt; conférer.qui est un art selon Montaigne, recrute de moins en moins de disciples.Les plus taciturnes ont toujours la ressource de mener leur chien à une promenade de santé; on volt de ScJenrtmlm wtinr.ninni* nui tt> ürévci- Bloc - notes Las désignations en noms collectifs Le comité parlementaire de la banque et du commerce à la Chambre des Communes vient d’approuver, après modification qui n’est pas sans importance, un projet de loi constituant une nouvelle société de fiducie, dont les promoteurs sont un groupe de financiers montréalais de langue française.Ceux-ci avaient d’abord choisi de donner à leur entreprise une désignation double et bilingue: Compagnie de Fiducie du Canada et Trust Company of Canada.Le Sénat a été le premier à s’occuper du projet de loi en question et un comité sénatorial n’a pas voulu permettre la forme anglaise de la désignation: Trust Company of Canada, sous prétexte que cela pourrait pfêter à malentendu, qu’une telle désignation pourrait mettre des gens sous l’impression que la nouvelle société est un organisme de l’Etat canadien.Le motif invoqué par le comité sénatorial ne manquait certes pas de valeur, mais le même motif valait tout autant contre la fbrmc française que contre la forme anglaise de la désignation.Le projet de loi a poursuivi ^n tout cas, après ablation, son processus législatif et c’est ainsi qu’il est parvenu ft la Chambre des Communes, qui l’a aussitôt référé à son comité de la banque et du commerce.Ce dernier a reçu immédiatement des représentations de la part d’une .société de fiducie de la province d’Ontario, la Canada Trust Company, ayant son siège social à London, qui craignait de se voir confondre avec la nouvelle société montréalaise même dans le cas où celle-ci ne serait connue que sous une désignation française.Compagnie de fiducie du Canada et Canada Trust Company sont en effet des désignations assez similaires, l’une pouvant passer pour la traduction de l’autre.En définitive la nouvelle société montréalaise, ainsi en a décidé le comité des Communes et de l’acquiescement des intéressés, sera constituée sous (suite à la page neuf) \e caxnet du gxincheux Le général Crerar bb promène comme un dieu de la guerre.De toutes parts, or.s'incline devant lui, on lui baise les mains, on le charge de compliments, on recueille chacune de ses paroles comme d’un oracle.?Il semble investi d’une mission.Il lance cette prophétie: l’humanité n’est pas encore mûre pour la paix et les démocraties devront ee tenir armées pour défendre leurs droits par l'épée.?Le héraut des batailles nous prépare à la vieille formule: St ris pacem, para bel-lum; prépare la conscription.* * * Incidemment, cela aidera la multitude des brass hats à garder des emplois intéressants.?* Viendra peut-être un jour où nous répondrons assez fidèlement à cette définition d'un humoriste sur le peuple américain: "Les Etats-Unis ont trente millions de sujets dont la plupart sont colonels ou généraux”.?La ville de Newark, N.J., a treize grands magasins à rayons et, à cette époque-ci de l'année, autant de Santa Claus.Les autorités du service municipal d’hygiène interdisent aux treize Santa Claus d'embrasser les enfants.Treize est un chiffre vraiment malchanceux; par ailleurs, rien ne démontre que les treize Santa Claus se soient fait pasteuriser; et somme toute, il ne doit pas y avoir, au jour d'aujourd'hui, tant d'enfants qui croient à Santa Claus.Le Grincheux 6-XII-45 Ce qu'on ne dit pas à Nuremberg-Le sort d'une enquête sur la résistance des catholiques et des protestants ou nazisme — L'immoralité - a Berlin et les attentats des soldats russes Choie i d h let et d’aujouxd hui "Veux-tu que les lectures te laissent des Impressions durables?Borne-toi à un petit nombre d'auteurs animés d'un sage esprit, et nourrls-tol de leur substance.La multitude des livres dissipe les forces de l'esprit,” 'CHEQUE I Les journaux de ce matin à Londres annoncent la conclusion d'un accord en vertu duquel les Etats-Unis prêteront $4,400,000,000 à l'Angleterre.L'entente est sujette à ratification par le Congrès et le Parlement.La nouvelle sera annoncée officiellement dans les deux capitales au cours de la journée.Ce prêt serait remboursable en 50 ans, et porterait intérêt au taux de 2%, ce qui représenterait environ $88,000,000 par année.Sur le montant total du prêt, une somme de $650,-000,000 serait affectée au paiement des marchandises qui étaient en cours de livraison à l'Angleterre lorsque le prêt-bail a pris fin.Tous les journaux anglais acclament la nouvelle de cet accord financier; le "Daily Sketch" dit que c'est la Grande Charte du commerce international.Il ajoute que ce que les Etats-Unis prêtent en réalité, ce sont de nouvelles maisons, de nouvelles usines et du nouvel outillage.L'on peut s'attendre maintenant à ce que Londres ratifie les accords de Bretton-Woods pour l'institution du fonds international monétaire et de la Banque internationale.Ce sera sans doute aussi le signal pour Ottawa d'en faire autant.A NUREMBERG Les procureurs britanniques au procès de Nuremberg ont mis en preuve aujourd'hui que Hitler avait fixé la date du 1er septembre 1939 pour l'invasion de la Pologne cinq mois auparavant, alors qu'il proclamait au monde qu'il n'avait aucune intention de recourir à une nouvelle agression.La poursuite a produit une directive à la Wehrmacht, datée du 3 avril 1939, ordonnant que l'armée soit prête à l'invasion polonaise à n'importe quel moment à partir du 1er septembre 1939.Trois semaines plus tard, le 28 avril, Hitler disait au Reichstag qu'il n'avait aucune intention d'agir de quelque façon que ce fût contre la Pologne.A la demande des avocats des accusés le président du tribunal, le juge Lawrence, a annoncé que la Cour suspendra ses séances du 20 décembre au 2 janvier.Le principal procureur des Etats-Unis, M.Jackson, a fait noter son objection à cet ajournement après que la décision eut été annoncée.La poursuite britannique a soumis hier des documents pour établir que depuis 1933 les Allemands ont violé 69 traités, accords et promesses, tout en essayant de tromper le monde sur leurs projets, et que dès mai 1938 les nazistes se proposaient de conquérir six pays voisins de l'Allemagne.Des documents saisis dans les archives de la Luftwaffe démontrent que le Reich prévoyait avoir pour 1942 des bases aériennes en Estonie, en Lituanie, en Lettonie, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Hongrie et en Autriche; ces documents portent la date du 2 mai 1938, et à ce moment-là l'Allemagne avait déjà annexé l'Autriche.Le nombre des traités et promesses violés est fort impressionnant; mais il serait curieux de faire le même travail pour los Alliés.L'enquête qui se poursuit au sujet de l'attaque de Pearl-Harbor vient de mettre à jour un cas particulièrement flagrant de mauvaise foi.Les Alliés font remonter l'agression japonaise à la guerre contre la Chine, et même à l'invasion de la Mandchourie en 1931.C'est pourquoi l'équivalent japonais du procès de Nuremberg atteindra une forte partie des«chefs politiques de ce pays.Le général MacArthur a ordonné aujourd'hui l'arrestation du prince Fumimaro Konoyé et du marquis Koichi Kido, ainsi que de six autres hommes dont les actes incriminés remontent aux préliminaires de la guerre du Pacifique.Les Alliés vont se trouver en face J'une surenchère embarrassante; les communistes japonais annoncent que leur propre liste de "criminels de guerre" comporte mille noms, y compris ceux de l'empereur et de l'impératrice.Or l'enquête sénatoriale de Washington vient de mettre à jour une attitude assez peu glorieuse des Etats-Unis envers la Chine.Un document secret des archives de l'armée étatsunienne révèle que dès octobre 1941, soit deux mois avant l'attaque de Pearl-Harbor, le service de renseignements se fondant sur ce qu'il estimait de la plus haute nécessité militaire pour le bien commun, a recommandé que les Etats-Unis "cessent immédiatement toutes tentatives ayant pour objet le retrait des armées japonaises de la Chine".La raison c'était que si les puissantes armées japonaises avaient alors évacué la Chine elles auraient été disponibles pour attaquer la Russie, qui se trouvait en assez mauvaise posture sur son front européen.On peut trouver des prétextes pour tout justifier; les nazistes et les soviets en ont invoqué pour leurs agressions; mais cette recommandation envoyée à l'armée étatsunienne sera sans doute difficile à foire "comprendre" aux Chinois, comme à beaucoup d'autres.Si l'on pouvait faire enquête sur le respect des traités et des promesses par les Alliés, il n'en est peut-être pas un seul qui pourrait jeter la première pierre aux autres à ce sujet.CAMPAGNE DE CALOMNIE La déclaration du général Hurley sur l'attitude des diplomates de Washington à l'égard des communistes chinois continue d'avoir un grand retentissement, mais il s'est produit un incident analogue au sujet de l'occupation allemande; on en a peu parlé jusqu'ici; c'est cependant le plus dur coup porté à date au procès de ’’Nuremberg.L'on sait depuis longtemps que les catholiques et les protestants d'Allemagne ont livré au nazisme une résistance énergique.Le périodique "Tablet", de Brooklyn, a publié une lettre d'un officier étatsunien de haut rang qui avait été chargé de faire enquête sur les crimes nazistes et sur l'ampleur de la résistance opposée au régime hitlérien.Nous avons été profondément impressionné, éciit cet officier, par l'ampleur du mouvement clandestin allemand dirigé contre les nazistes et leurs persécutions; rien de ce qui s'est fait du point de vue de la résistance clandestine en France, en Belgique, en Hollande, ne peut se comparer à ce mouvement antinaziste allemand quant a l'ampleur, à l'intensité et aux sacrifices.Cet officier qui est lui-même protestant dit que la résistance des Eglises protestante et catholique à Hitler et à la Gestapo mérite l'admiration et que la persécution de la Gestapo contre ces deux groupes et spécialement contre les catholiques, a été l'une des oppressions les plus cruelles et les plus sadiques de l'histoire.La conclusion de son enquête ce fut que la masse des catholiques et protestants d'Allemagne ne se sont pas inclinas devant Hitler, préférant les camps de concentration et même la mort la plus brutale.Les Juifs allemands qui ont péri dans les camps de concentration nazistes ont été au nombre de 500,000, tandis que les catholiques et protestants assassinés par la Gestapo atteignent le chiffre de 2,000,000.Cet officier ajoute que le plus grand nombre de ces victimes étaient des catholiques.Or, ajoute l'officier, nous étions prêts à coordonner et classer nos statistiques et nos constatations lorsque soudain, à la fin du mois d'août, un ordre venu de haut nous a enjoint d'arrêter immédiatement toutes enquêtes sur le mouvement clandestin allemand et sur la persécution des nazistes contre les deux Eglises.Un nouvel ordre encore plus strict est venu ensuite interdisant de publier quoi que ce soit de ces statistiques et ordonnent de dissoudre immédiatement ce service d'enquête.Les enquêteurs, profondément scandalisés par ces instructions, ont demandé les motifs de cette attitude des autorités, et par une indiscrétion d'un des personnages qui préparaient le procès de Nuremberg, ils ont appris la vraie raison.L'officier continue: "A Nuremberg, on est censé prouver que tous les Allemands et chacun d'entre eux individuellement, sont des criminels de guerre et sont en conséquence coupables des crimes nazistes.Pour cela il faut que rien ns soit publié de l'immense et étonnant mouvement clandestin dirigé contre Hitler et le nazisme.Pour cette raison le monde n'est pas censé connaître la résistance héroïque des protestants comme des catholiques en Allemagne, contre leurs persécuteurs.Non, le monde ne doit pas apprendre ni connaître que des centaines de milliers, même des millions de courageux et intrépides Allemands ont été enfermés et brutalement assassinés dans des camps de concentration, pour la seule raison qu'ils avaient osé résister au dogme athée du nazisme".Si de telles accusations ne font pas l'objet d'une enquête officielle, si on fait là-dessus la conspiration du silence, ce n'est vraiment pas la peine de parler de la liberté de la presse ni des autres libertés.Ce n'est pas le seul domaine où la propagande se donne libre cours.A Berlin on vient d'annoncer que les quatre puissances occupantes mènent une campagne énergique contre le vice et qu'on arrête ainsi chaque semaine environ 2,500 femmes et jeunes filles de la capitale allemande.La nouvelle ajoute que la moitié des personnes examinées jusqu'à la semaine dernière étaient atteintes de maladies vénériennes, mais que le traitement obligatoire o réduit le traitement à 25%.L'officier médical qui a fait cette déclaration dit qu'il s'agit du plus grand problème moral au monde; il estime qu'il y o à Berlin 250,000 femmes de vertu facile, dont 60,000 classées comme prostituées.Or Berlin, zone mixte, est tout de même enclavé dans la zone russe.Nous avons cité il y a quelques jours la lettre d'un soldat étatsunien sur la conduite déplorable de ses camarades.Mais c'est bien autre chose dans la zone soviétique.Un prêtre qui a quitté Breslau il y a quelques semaines rapporte que dans plusieurs villes de cette région toutes les femmes, même les fillettes de 12 ans et moins, ont été violées pendant des semaines par les soldats russes.Les maladies vénériennes sont répandues dans toute la population, et il n'y avait pas, du moins à la fin d'août, de médicaments pour combattre cette contamination.A Neisse, le jour de la prise de la ville, 182 religieuses ont été violées et des otficiers russes ont participé à ces attentats.La revue anglaise 'The Nineteenth Century and After" raconte le récit d'un témoin sur ce qui s'est passé dans la région de Dantzig.Il y a évidemment les vols et dilapidations de toutes sortes.Ce témoin ajoute que dans cette ville où la population est allemande presque toutes les femmes ont été l'objet d'attentats, depuis les vieilles jusqu'aux fillettes de douze ans; plusieurs ont été violées dix, vingt ou trente fois, et un grand nombre ont contracté des maladies vénériennes.Des garçonnets qui tentaient de protéger leurs mères, ont été abattus.Le principal hôpital de Dantzig a été saccagé et les infirmières et les femmes-médecins ont subi les outrages des soldats.Si l'on rapproche ces documents, on peut croir4 qu'il s'agit d'une véritable campagne de diffamation.À Nuremberg on veut prouver la culpabilité de toute l'Allemagne et pour cela on cache systématiquement la persécution comme la résistance de millions de catholiques et de protestants; à Berlin on dénonce l'immoralité pour masquer les crimes des soldats soviétiques.Un publiciste demandait récemment si ce n'est pas Hitler qui a gagné la guerre, car tout se passe comme si sa doctrine raciste avait conquis les vainqueurs et inspirait leur politique de vengeance.Paul SAURIOL S-X1X-# 2 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 6 DECEMBRE m5 VOLUME XXXVI — No 280 Avis de décès McDOUGALL, — A Montréal, le 5 décembre 1945, à l’âge de 78 ans, est décédée Mme Vve Albert Mc-, Dougall, née Gagnon (Lumina), mère des abbés Henri et Georges McDougall.Les funérailles auront lieu lundi le 10 courant.Le convoi funèbre partira du presbytère Is'otre-Dame-Auxiliatrice, de Verdun, till rue Ballantyne, pour se rendre à l’église Notre-Dame-Auxlliatrice où le service sera célébré à 9 h.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.La défunte était dame de Sainte-Anne.Nécrologie BARRY.— A Montréal, le 4, à â9 ans, Bella Ouellette, épouse de Fred Barry BENOIT.— A Montreal, à 70 ans, Arthur Benoit époux d'Alma Bourassa, de Knowlton, P.Q.BERUBE.— A Montréal, le 4, à 50 ans, M.orner Bérubé, époux d'Aurore Germain., _ BOUCHER.— A Montréal, le 2, à 75 ans, Mme veuve Louis Boucher, née Clément, Anna., ne BOUDRIAS.— A l'ile Perrot, le 4 à 85 ans et 7 mots.M.Jérémie Boudrlas, époux d'OUvlne de Chantal.BRISINDI.— A Montréal, le 4 à 59 ans, Alphonse Brlslndl, époux de Thérèse Plas- tlIDUCHARME.— A Tolland, Conn.E.-U., le 1er déc.à 70 ans, Joseph Ducharme, fils de feu Alfred Ducharme et de feu Marie Gulik&ult.GAGNON.— A Montréal, le 5, à 69 ans, Mme veuve Hector Gagnon, née Dufour, Blvlne.^ , , , , ÜENDRON-DUUAC.— A Montréal, le 5, Mme veuve Adélard Gendron, née Dulac.Ombéllnel , .GRENIER.— A Québec, le 4, é 62 ans.le llout.-cot, Thomas Grenier .HETU.— A Repentlgny, le 4, à 35 ans, René-Jules Rétu.# ^ LAVALLEE.- A Montréal, le 4 é 24 ans.Mlle Marie-Berthe Lavallée, fille de M.Adélard Lavallée et d'Aurélie Capiette.LEGARE.—• A Montréal, le 4, à 57 ans et 7 mois, Mme veuve David Légaré, née Râtelle Adrienne., , I.EPINE.— A Québec, le 4, a 74 ans et 3 mois.G.-Adélard Lépine., .MONTREUIL.— A Boucherville, le 4, a 63 ans.Joseph Montreuil.NADEAU.— Le 1er, à 57 ans, Arthur Nad.’au, époux d'Alexina Baulne .SEGUIN.— A L Avenir, le 2, à 45 ans.Mme Antonio Séguin, née Lebrun, Jeanne.THIBAULT.— A Montréal, le 4 a lu ans.Mme veuve Pierre-Dollard Thibault, en premières noces de feu Moïse VANIER — A Montréal, le 5, é ans, Mme Alphonse Vanler, née Bouthllller, Altda.A L'ETRANGER New-Yorlc, 29 nov.— A l’hôpital St.Luke de New-York, à l'ftge de 73 ans.est décédé M Pierre van Rensselaer Key, bien connu comme éditeur et critique musical.Durant ces dernières années, M.Key s occupa, en tant qu'éditeur, de la publication du Musical Digest, A la fondation duquel 11 aida en 1920 et qui célébrait son vingt-cinquième anniversaire cette saison-cl.Né a Grand-Haven, Midi., M.Key.apres avoir étudié dans des écoles privées et au collège de musique de Chicago, devint, en 1008, assistant-critique musical au Chlca-go Times-Herald.De là, 11 passa au Chl-cago Américain et plus tard au Chicago Lxl.mlner où 11 fut employé comme chef d'information de jour puis de nuit.En 1907, M.Key vint A New-York ou le New York World l'engagea comme critique musical, poste qu'il occupa jusqu'en 1919 alors qu'il commença ses activités comme rédacteur du Musical Digest.M.Key écrivit plusieurs biographies de chanteurs, entre autres, celles de John MacCormack et d'Enrlco Caruso et, en 1937, 11 publia un livre Intitulé This Business of Singing.Il fut aussi le rédacteur de Pierre Key's ‘ Music Year Book qui était publié annuellement.de Pierre Key’s Musical Who's Who, qui paraissait tous les quatre ans et de Pierre Key’s Radio Annual.New-York, 29 nov.— A l'hôpital de New-York, A l'Age de 54 ans, est décédé M.George A.Carlin, de Garden City, rédac-;eur et directeur général de l'Unlted Fea-;urcs Syndicate.Pittsburgh, 28 nov.(dépêche du New York Times) — A l’âge de 75 ans, est déridé M.Clyde R.Farmer, pionnier du léveloppement des freins A air du chemin le fer qui s'étalt retiré en 1940 alors qu’il Hait le directeur du département des In-jénleurs de la compagnie .Westinghouse Air Brake Company.Hillside, 28 nov.(dépêche du New York Times) — A l’âge de 51 ans.est décédé M.Salvatore F.La Corte, ancien Juge de la Cour du district Elizabeth, N.-J., et chef républicain.Washington, 29 nov.— A l'âge de 70 ans, r ,t décédé Mme Marie Manning Gasch, qui autrefois pendant de nombreuses années, tint une rubrique féminine et sentimentale dans le New York Evening Journal sous le nom de Beatrice Fairfax.Elle était la femm ede Herman E.Gasch, figure bien connue de Washington qui s’occupait de propriétés Immobilières, et fut elle-même membre d'une ancienne famille de Washington.Mme Gasch fut la fondatrice du Women's National Press Club et membre du Women’s City Club et du National Arts Club de New-York.Lui survivent outre son mari, deux fils, le major Oliver Gasch et Manning Gasch.Poughkeepsie, N.-Y., 29 nov.(dépêche spéciale au N.Y.T.) — A l'Age dq 78 ans, est décédée Mme Grace Walton Roosevelt, qui était la cousine germaine de feu le président Franklin Delano Roosevelt et qui, avec sa soeur, Mlle Ellen C.Roosevelt.en 1890.gagna le premier champion- i nat double de tennis féminin des Etats-Unis.Elle était la veuve de M.Appleton L.Clark, éminent avocat de New-York.Mme Clark était la fille de feu John A.Roosevelt, frère de James Roosevelt, père du président Delano et de feu Mme Ellen M.Crosby Roosevelt.Washington, 28 nov.(A.P.) — A l’âge de 66 ans, est décédé M.Dwlght F.Davis, secrétaire A la Guerre dans l'administration Coolldge.Le major-général Dwlght Fllley Davis, qui fut décoré pour bravoure dans la première guerre mondiale, fut le premier soldat A devenir secrétaire A la Guerre depuis 1869 alors que le général William T.Sherman qui avait servi dans le cabinet du président Grant avait tenu ce poste.Davis lut nommé par Coolldge en 1925 après avoir remplacé le secrétaire John W.Weeks durant un congé.Sous le président Hoover.11 fut gouverneur général des Philippines de 1929 A 1932 alors qu’il démissionna et fut remplacé par le colonel Théodore Roosevelt.M.Davis s'occupa beaucoup des sports et gagna le championnat double de tennis avec Holcombe Ward en 1899, 1900 et 1901.Il fut aussi le donateur d’une coupe qui fut appelée la Coupe Davis et qui fut donnée comme trophée International du tennis.Faits divers 2,000 personnes impliquées dans le “racket” des pneus 30 accusations seront portées contre autant de personnes — Un Russe est accusé de fraude au montant de $100,000 — Un incendie ravage un immeuble de buandier Trente Montréalais et résidents horloges, ouvre-bouteilles, ensei-de divers centres de la province gnes diverses, etc.On y voit éga-seront traduits devant les tribu- lenient figurer les verres, naux, le 20 décembre, apprend-on Lettre d’Ottawa (suite de la première page) voirs spécifiques.Comme le bill original a été modifié à la suite des objections des premiers ministres des provinces, dit-il, la Chambre a le droit de savoir si la nouvelle rédaction a été approuvée par les premiers ministres des provinces.M.Georges Héon a dit qu’il ne peut appuyer la mesure même s’il est disposé à accorder au gouvernement des pouvoirs spécifiques.Aucune province n’est plus disposée à collaborer avec le gouvernement fédéral que le Québec, dit-il, mais elle est jalouse de son autonomie en raison de son particularisme culturel et social.M.Fred Rose député communiste de Montréal-Cartier, s’est déclaré favorable à la mesure qui combattra les excès des profiteurs.M, Park Manross, député conservateur vision u euqueu» y1 “ “’T j’;,Vr,.«ütin,7"hir obtenu' avec1 de London,( qui est un remarqua-1 dure que les plaintes ont ete «i- ( | AC-“?.d_01i.ble humoriste, s’est moqué des contrôles qui tuent l’initiative.M.Nm- aujourd’hui de source officielle.Il s’agit d’accusations portées au sujet du marché noir des pneus d’automobiles et de camions, Froude de $100,000 Arkadi Rapelski, âgé de 50 ans, président d’Inter-British Co.Incor.rabat- L’inspecteur Noël Courtois, de la Plated, que 1 on pretend elle en .M.Gendarmerie royale, chef de la di- failli.e, a ete traduit devant le ateur vision d’enquêtes criminelles, a dé- Jf'B6 Arnaud Cloutier, hier, sous I _i • _________ i„.ait, raccusation d’avoir obtenu, avec man Jacques, député créditiste de VVetaskiwin, s’est déclaré hostile an projet de loi parce qu’il est hostile à l’étatisme.M.William Irvine, de- gnées et que les mandats sont prêts intention de frauder, une somme depuis samedi dernier.{ ^ 8100,000 de 1 Industrial 1 ac- On sait que la Gendarmerie en-.tors Corp.e ¦ • ’ 1 Le prévenu, un Russe, a protes- quête depuis plusieurs mois dans Le .t „ aia cette affaire qui a été qualifiée de te de son innocence et a ete re- “gigantesque racket”.Plus do 2,000 nus en liberté provisoire inoyen- J ^ .fd®: personnes y seraient impliquées nant un cautionnement de $15,000.puté cooperatiste de Caribou, a fait ajors qUe i>ün cn a jéjà interrogé Son enquete aura luu it 12 de- observer que l’on pourrait toujours retirer au gouvernement ses pouvoirs extraordinaires au bout de l’année s’il en fait un mauvais usage.M.Thomas Reid, député libéral de New-Westminsfer, a dit qu’il aurait voté contre la première rédaction du bill 15, mais qu il accepte la seconde.M.Wilfrid Lacroix M.Wilfrid Lacroix, député libéral de Québec-Montmorency, a défendu le projet de loi en disant qu’il est nécessaire pour empêcher le monopole de tout accaparer et de réduire la population en esclavage.M.Lacroix, qui était l’allié de M-Dorion dans le groupe des indépendants il n’y a pas un an, s’est chargé du soin de démolir son amendement.De la même viox de stentor qui faisait trembler les voûtes lorsqu’il dénonçait les reniements du premier ministre et du parti libéral R y a exactement un an, M.Lacroix a dénoncé les capitalistes tories et loué la politique courageuse du gouvernement et la conduite courageuse du ministre de la Justice.808.Il s’agirait surtout de la ven.cembre.te au détail de pneus réchappés.Rertes é|eyées Nouvelle mesure en Ontario Des dommages t.vaiués a piu.Toronto, t> (L.P.) — A compter sieurs mji]iers de dollars ont été du 1er janvier, tous les hotels et causés un feu ^ s>cst dé_ appartements ou Ion consomme de c]ar, d^n$ 1>édifice de trois étala boisson devront etre débarras- occupé par Lachine Dyers and ses de toute annonce de liqueurs ^ry 0£1^Pneer^rhier soir, à 120, 7e alcooliques ainsi que de toute ima- “ larhinr ge ou figurine fournie par ces j e un pan (}e mur de l’é.compagnies.»i j difice se sont écroulés et des cen- Cest le i ° ‘ .rôp so^t taines de dollars de lingerie ont iqueurs qui a émis cet ordre, sont ja»-,,,-*- VOYEZ UN EXPERT Avant de taire l’achat de votre bague de fiançaillei, n'oubllex pas de venir voir notre assortiment trèe à point.$25.00 à $500.00 ^\ROY BIJOUTIER-DIAMANTAIRE 6725 ST-HUBERT CA.2622 » « • • • LES MEDECINS RECOMMANDENT NOS ' BAIIDIS MinniAiRit tfn AftutfA# 46-Au PL ARIViACIE MONTREAL Charles Dnqnette oropiiétalre tè rtm* «r—J.mtmrmmmi, dm dJtmil mm mmmém.Portes le bande «a! convient 4 votre ssslslso.Nona avons nn assortiment complet de bandes herniaires, bandes médicales, bas élaattquea.«apporte, vestas en chamois an an San elle ronge pour cous qui sealtrent de bronchite, bsarage è domicile en dans nos salon# privée sans traie additionnels.Exporta M exportas è votre service a|n» tant selon l'ordonnance de votre médecin.lOt/K BT NUIT W?hh.7251 liqueurs qui _ compris dans les objets qui devront disparaître: les cendriers, les M.Maxime Raymond a demande au ministre de la Justice s’ii estimait que les pouvoirs demandés par le gouvernement en vertu du second bill 15 étaient moins étendus qu’en vertu du premier et, sur sa réponse affirmative, il a demandé s’il n’était pas vrai alors que le gouvernement avait çomnicncé par demander des pouvoirs plus étendus que ceux dont il avait besoin.M.Raymond a posé ses questions en français.M.Louis Stephen été détruit.s Amende de $1,000 Le juge Orner Legrand a condamné, hier après-midi, Anatole Toupin à $1,000 d’amende et aux frais de la cause, après qu’il eut été trouvé coupable d’infraction aux règlements de la Commission des Prix.L’offense est en relation avec le rationnement du sucre.Le canal dans l'obscurité Le canal Lachine est maintenant plongé dags l’obscurité depuis minuit, hier soir, ce qui est le signe 1 1.lôl - - C Ci — J ^ I 1 , I vié î « • « I .k Saint-Laurent lui a répondu aussi ! de la clôture officielle de l’activité m •.- J _ *1 Vvl a î 4 w-k /-vîwc -1 __i -1- A f 4 •./•xi I rk i ¦ I c mirai- M.Join Bracken Le chef de l’opposition, M.Bracken, a déclaré que le gouvernement aurait dû retirer le premier bill 15 et présenter une nouvelle mesure.Il a formulé toute une série d’objections contre la première version du projet en ajoutant que les amendements annoncés n’étaient pas parfaitement satisfaisants et il se prononcerait contre le projet en deuxième lecture.C’était quelques minutes seulement avant l’adoption du bill 15 sans vote enregistré.M.John Blackmore, député pré-ditiste de Lethbridge, a demandé au gouvernement de préciser la position prise par les premiers ministres des provinces .sur le bill 15.M.Louis-Stephen Saint-Laurent, qui avait ignoré une semblable question de M.Dorion, s’est empressé de répondre à M.Blackmo-re.II a déclaré qu’il a été question du bill 15 au cours de la conférence fédérale provinciale, mais que le gouvernement n’a pas soumis son projet.Il a encore déclaré que le gouvernement fédéral a tenu compte dans une certaine mesure des objections des premiers ministres provinciaux niais qu’il assume seul la responsabilité de la nouvelle rédaction du projet de loi.Après la deuxième lecture, sur la fin de l’après-midi, la Chambre s’est formée en comité général pour étudier le bill 15 clause par clause.Ce débat qui s’est poursuivi pendant toute la soirée, a fourni aux avocats de la Chambre et pjus particulièrement à M.John Diefenbaker, député conservateur de Lake Centre, et au ministre de la Justice, M.Louis Stephen Saint-Laurent, l’occasion de se mettre en vedette.M.Diefenbaker a soutenu que la deuxième version du bill accorde au gouvernement des pouvoirs encore plus étendus que la première.11 a ajouté que le • gouvernement n’avait pas exposé clairement à la Chambre la politique qu’il entend suivre pour combattre les problèmes de l’heure en réclamant ces pouvoirs exlraordinaires.Il a demandé que le projet de loi fut refé ré à un comité parlementaire extraordinaire qui pourrait entendre des témoins et interroger les contrôleurs.M.St.Laurent M.St-Laurent lui a répondu par un discours de 45 minutes qui lui a permis de déployer toutes ses qualités de grand avocat.Il est regrettable, dit-il, que ces pouvoirs extraordinaires soient nécessaires, mais ils le sont et le gouvernement aura le courage de maintenir les en français, mais il semblait moins à i’aise qu’en anglais et il a manifesté de l’humeur.Le députe de Beauharnois-Laprairie, dit-il, aime à poser des questions qu il croit embarrassantes, mais il ne m'embarrasse pas du tout.Deux amendements En plus des nombreuses modifications prévues dans la seconde redaction du bill, M.St-Laurent a accepté au nom du gouvernement deux autres amendements.L un d’eux exige l’intervention des deux Chambres et non de l’une ou de l’autre Chambre pour annuler un arrêté ministériel adopté en vertu du port de Montréal.Seuls quel ques remorqueurs y sont encore et doivent se rendre sous peu à Sorel où ils hiverneront.Hier, le remorqueur Rockwift propriété de la Corporation des biens de guerre, a quitté le port à destination de Halifax.Plusieurs navires des Grands Lacs sont arrivés ici où ils hiverneront.Ils jetteront l ancre près du carré Youville, Battu par un vieillard Milton, Ont„ 6 — Edmund Scarr, âgé de 29 ans,’est actuellement de-tenu dans la prison locale.On l’accuse d’avoir commis un vol à main armée sur la personne d’un vieil- 50 du projet de loi.Cet amendement- .avait été suggéré par M.Jean Le- cuse d’avoir commis un vol a main sage, député libéral de Montmagny-LTslet, mais c’est M.Frank Jaenic-ke, député coclbératif de Kinders-ley, qui l’a fait accepter à M.St-Laurent.Le second amendement exige la publication de tous les arrêtés ministériels ainsi adoptés.Le commerce anglais Avant la reprise du débat, le ministre du Commerce, M.MacKinnon, a fait une importante déclaration en réponse à des questions de M.Gordon Fraser, député conservateur de Peterboro-Ouest.Il s’agit des licences d’exportation exigées par le gouvernement de Grande-Bretagne qui auraient pour effet de fermer le marché anglais aux industriels canadiens.Certains de ces industriels, dit M.Fraser, songeraient à établir des succursales en Grande-Bretagne afin de pouvoir faire des affaires.M.MacKinnon a répondu que la* Grande-Bretagne croit devoir restreindre ses importations aux vivres et aùx matières premières afin de refaire son économie.11 espère que ces restrictions ne seront que temporaires et il peut annoncer que le gouvernement canadien qui accorde toute son attention à ce grave problème a pu obtenir l’entrée en Grande-Bretagne de nouvelles quantités de papier à journal ainsi que des instruments aratoires d’une valeur de $1,600,000.En réponse à une question de M.Paul-Edmond Gagnon, député indépendant de Chicoutimi, le gouvernement a confirmé sa politique d’utiliser des chèques d’allocations familiales bilingues dans la province de Québec et des chèques unilingues en anglais dans les autres provinces.M.Gagnon avait posé la question suivante: “Combien de chèques d’allocations familiales, imprimés en français ont été distribués aux bénéficiaires résidant dans chacune des provinces du Canada, (a) en juillet, (b) en août, (c) en septembre, (d) en octobre, (e) en novembre?” La réponse officielle se lit com- lard de 73 ans, M.C.K.Brown qui l’a battu lorsque le jeune homme a tenté de s’emparer de son argent.Tué par un tramway Le maire de Charlemagne, M.Armand Rivet, est mort à la suite d’un accident survenu à un passage a niveau de la Montreal and Southern Counties Railway, hier après-midi, boulevard Taschereau.M.Ri, vet était âgé de 51 ans et H conduisait sa voiture vers Laprairie au moment de l’accident.Sa mort a été instantanée.29 autres arrestations Poursuivant sa campagne contre le vice, l’escouade de la moralité dirigée par le capitaine Taché a effectué, hier soir, 29 arrestations.Ces personnes devront comparaître aujourd’hui en Cour du recorder sous diverses accusations.Il s’agirait de trois descentes effectuées dans des maisons de preneurs aux livres et dans des établissements de jeux de cartes.Les trois opérateurs de ces établissements ont été conduits en prison.Poux cadeaux deâ 3êteâ, donnez deà Uvxeâ Magnifiques volumes en vente à la librairie du "Devoir" Le conte des sept glaives" par Ruth LaiUui-Hitu "Toi qui tiarenai la avec ton coeur on fardeau.Prends et Us".Ouvrage de luxe, numéroté, doux couleurs, qui sera apprécié comme cadeau aux prêtres, religieux et religieuses ainsi qu'aux âmes chrétiennes.PRIX > $1.25; $1.35 franco.En Tsnte au Service de Librairie du "Devoir".430 est rue Notre-Dame.Montréal.ACHETEZ VOS rucuRs ici La Patrie Fleuriste 168 est.S.-GATHERINI Livraison osrtout directement de notre «erre-chaude PL.1786-1787 Ecoute» le lenfti C.H.L.P 1> h 11 » h.30 v—* 'ïfmweËM dt ttamil Les occasions suivantes d'emploi ne sont qu'une liste partielle des situations offertes ici par lé bureau local du Service national de Placement et, ailleurs au Canada, par 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seulement au détriment de l’unité nationale, mais encore au .u-i • > détriment du recouvrement de nos son aulom°lJ1le 51 vous men aviez coupable d’homicide par les jurés.!., .___, .___• .Vous vous êtes fait entendre vous-i ?tre u".1 ^me Alfred Giroux, est venu] sont utiles, particulièrement les «rir aviez,.d.lt dans la boite d11.6 j lui-même, hier, témoigner sous ser-i abeilles.Williams était votre meilleur aini>jrnent dans sa propre cause.Il entra! Voilà pourquoi dans ces régions, votre ami de coeur.j dans ia boîte aux témoins à l’ouver- ; producteurs de fruits et apiculteurs v ous possédez un dossier cri- : ture de ja séance d’hier matin et ! doivent absolument travailler en minel, vous lavez admis dans la| ri’en sortit qu’à 4 heures moins dix,! coopération boite aux témoins.Je crois que | aprés trois heures et dix minutes de1 Le vicomte Wavell, vice-roi des | sous des dehors sympathiques, ! té^1o‘îonaBes annoncé a^oTft^-PU.-î3.011—sarc°n2 ; ^ H a déclaré qu’en, arrivant à 3, èl dans les cercles poli7’ — prédit qu’il rencontrera Un autre problème est celui des graines essentielles d’autres récoltes comme les légumineuses.Ce problème cause beaucoup d’anxiété.Bien qu’il y ait plusieurs facteurs ma Gandhi, chef spirituel du parti ratTr^bans^ou^^r^ his^Te ! S rëmis'ürcoute^ët^ne clé r“P°nsaWe* de insuffisance a nationaliste du Congres.np trnnvp Hon pn vntrp fnvpnr Pt couteau ei une cie, djt Caron, on prétend que le Il est également probable qu’il y ne vois pas d-autre sentence à pro- * d^rriverquJlquffhose0^ terribte ; manfl.ue d’insectes fécondateurs est C r.1Vun.*9ei de X**e Ixip2- la (Üiè)l£ d&p^ MANNES A LINGE t|_, ^ 2 En libre de papier tiisé — Couver- 9 cle en pyralin — Couleurs assorties.1 5.95 “ 6.45 SfùH PHARMACIES En métal — Avec miroir biseauté — Grandeur 16 x 24.qq lYmer Re^erreç f)T USWtÉl fb ÇA nONTOHIAL 1406 ST-DENIS — 6793 ST-HUBERT IL= Zème étage — LA.0251 I C^(USm* , f nie DE fraîcheur «.* ««'EnlL' - CADEAU UTILE — FAITES INSTALLER CHEZ VOUS DES FIXTURES FLUORESCERTES MANUFACTURÉE A R NU-DAY FIXTURESMCo.Ltd.No* bo* prix DEFIENT loufo concurrence.Cirtulaire* «t rcDteigncacoli iw demande tant •Ui{aliea de aetre *aiL 4148 «*l# me Ste-Calherin« • ¦ » Montréal RENDEZ-LES HEUREUX Le Papa — le Frère — l’Ami Rien de plu» apprécié qu'un cadeau de provenance Sainte Marie.• Chemise» • Chandail» • Parka» • Cravate» * Chau»»»tte» * Robe» de chambre * Soua vêtemenU.Assortiment complet de tissus anglais pour paletots et habit» C.Bernard Ste-Marie Représentant des chapeaux KENSINGTON — BROCK — BILTMORR 169, rue Ste-Cotherine est HA.7679 (prêt ave de l’Rdtel-de-ville) % m Le codeau par excellence pour vos amis qui aiment la musique au point de s'être procuré un radio-phonographe ou un reproducteur de disques pour en écouter à loisir.Le choix que nous vous offrons est le plus intéressant et le plus varié que vous puissiez trouver à Montréal.500, Rue Ste-Catherin* Est MArquttt* 6201 ’TE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA" MAGNIFIQUE CROIX DE COLLETS DE FOURRURE POUR MANTEAUX DE DRAP Il n’y a paa de cadeau qui fasse plu» plaisir à celle que vous aime» qu’une FOURRURE Faifres-lui ce plaisir pour les Fête».Faites réparer votre manteau de fourrure par nos experts > SPECIALISTES EN FOURRURE 1107 est, SAINTE-CATHERINE près d'AMHERST CI'- v«ov- TV F0'1* ^°a» ^ vVe** - > \a .qW® «O** ° v .*o'5.Les petits meubles sont toujours bien accueillis comme ETRENNES Pensez à fui ’donner l'un de ces cadeaux : SUGGESTIONS : Tables de fantaisie — Lampes-torchères — Collerettes — Miroirs — Cendriers — Fauteuils, etc.4020 est, rue Ste-Catherine, près bout.PIE IX On vont juge sur les cadeaux que vous faites.Abonnez deâ liv'iei histoire de la • Palntur» mod»™., par MaaL Gaqnom PROVMŒ DE QUEBEC 48 pa«M dTlhutratlon».81.50 D , pa' .• Antholoqt» d» la peé.I» Irançal.- _ , 7°bert Rumil,y 5 voL.15.00 S" '° ^ralr* , 18 volume* broche».$20.00 • Chronique de» «altorui amiral, par — ch*i l'éditeur Gaorq»» Duhamel.$1.25 16 volume» rallé».$27.75 EDITIONS BERNARD VAUQUETTE 1420, RUE ST-URBAIN Tél.: MA.1102 LA MAISON DU CADEAU edu Petit VetâaiUeâ 930, Ste-Catherine (est) Grand choix d» cadeaux pour Noël »t Tour de l'An à.Tél.ï PL.8219 $4 .00 •» ™ plu» Le Cadeau Toulour» bien accueilli Donnex-lul un Chapeau ADAM Prlm» par la qualité A l'enseigne de la mis» élégante.JOS FUOCO "MON TAILLEUR" 271, rue Sainte-Catherine, dans l'Est • • ^ codec" ^ ' \eüf t *nn\0^TS' ﻫ* Su****rt0n, .W» cHois\«tz CH —1 .o«i *** " ^^ .v.f2 is Poux celle que voui chéxiàâez ; : : Un cadeau somptueux qui la comblera de bonheur.Donnex-lul c» Noïl-c! de» FOURRURES DESJARDINS Quell» femme ne rlv» d» porter de belles fourrures ! 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Si la comparaison leur fait peur, que tous ensemble, ils modifient leur opinion.1 La campagne qu’ils viennent d’entreprendre viole notre volonté de survivre.C’est la lutte de la haine contre la justice, de la dictature contre la liberté des Franco-Ontariens, de l’oppression contre le droit.Qu’on ne s’étonne pas si, dans ce combat, nous soutenons nos frères! Nous les soutiendrons parce que leur cause est juste et sacrée.Nous les soutiendrons parce que nous respectons, aimons et servons la langue française qui a apporté sur ce continent la clarté de la culture fisamment f française et la lumière de la civili semblables.Les termes posiüon of, ^ion chrétienne.ACHAT DE CREANCES Apportcs-nou» to» ortanoe».Mllot» * rrutfrone» P»Ton» Plu» haut ort* »• André Art», n ouest, rut SWaeauea FIA taau 9107 EDUCATION Professeur btllnfçuô demand® emploi.Diplôme®, références.*na d’expérience.Case postale 1015 Place
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