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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 10 janvier 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1946-01-10, Collections de BAnQ.

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"L# rtiBiift ttrtMh tfMBSGw A ®i Bmit »tm docilité accepter da ia Qraode-Brata-•na.ou daa KtaU-Dnla.ou da qui qua ce aot* d'autre, l'attitude qu’il lui faut prendra enrara la monde La premier devoir de loraUeme d’us Canadien n'ast paa envers la Oommonwealtb britannique das nations, mala envers la Canada at eon roi.at eaux cul contestant ceci rendent, a mon avis, un mauvais service au Oomraonwaalth.'Montréal, jeudi 10 janvier VOLUME XXXVIt - No 7~ REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST NOTRE-DAME.MONTREAL *Vhe le a aoveraure nation and eannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth M (l-X-37) Lan! TweWtmair Directeur i Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS TELEPHONE! BEIcdr 3361* Rédacteur sa chef: Omar HEROUX SOIRS.DIMANCHES R PETES AdmlnlstrotloB • Rédaction i Gérant! B El air 3361 BEIcdr 3664 BEkdr 3331 L’Assemblée générale de TO N.U.siège à Londres aujourd’hui Ce que le gouvernement ontarien propose au Dominion et aux provinces t —-— - En quoi son plan s'écarte des propositions fédérales sur la fiscalité — Simplication et uniformisation des trois impôts Lej provinces canadiennes commencent à jeter leur jeu sur la table.Elles répondent au projet d’un nouveau partage de la fiscalité formulé au mois d’août pat le Dominion.Ontario a ouvert le feu des contre-propositions dans un mémoire élaboré dont les journaux de lundi ont publié un réumé.L’exposé ontarien représente probablement l’attitude de plusieurs provinces, du moins les plus riches en ressources et en sources de revenus (Québec et la Colombie), donc, les plus intéressées à préserver leur autonomie.De ce fait, les propositions venues de Toronto prennent un double intérêt.Voyons un peu comment elles s'écartent ou se rapprochent du plan fédéral.Nous verrons du même coup à quel régime d’impôts nous serions soumis, si le Dominion et les provinces acceptaient la méthode proposée par le gouvernement Drew.En somme, le gouvernement fédéral tenait ce discours aux provinces: Si vous voulez vous mettre de la partie, nous allons nous forger ensemble une destinée heureuse.Je promets d’assurer du travail à tous les Canadiens avec des salaires élevés, selon ma formule d* "embauchage intégral’’ et de “haut niveau de bien-être social’'.Je me transformerai en bon Samaritain pour soulager toutes les misères.Je serai l’Etat-médecin, l’Etat-infirmicr, l’Etat-phi-lanthrope, l’Etat-constructeur.J’assurerai du pain aux chômeurs à défaut de travail; je verrai à hospitaliser les malades.Pour cela, je me propose d’instituer une assurance-santé avec le concours pécuniaire des provinces: j'activerai les travaux publics et j’encouragerai le bâtiment particulier; je m'emploierai à ouvrir de nouveaux marchés.Cette félicité ne serait pas complète, poursuit le Dominion, si j’oubliais les vieillards; aussi ai-je l’intention de pourvoir à leur subsistance; à partir de 65 ans, ceux qui sont dans le besoin recevraient une pension mensuelle de $30, payée moitié au moyen de contributions fédérales et moitié par des contributions provinciales, mais les provinces en auraient l’administration.Quant aux vieux de 70 ans, qu’ils soient riches ou pauvres, le Trésor central se chargerait de leur verser une rente mensuelle également au chiffre de $30.Mais tout cela coûtera de l’argent, énormément d’argent ¦— l’assurance-santé représenterait à elle seule une somme annuelle de $250 millions — et comme je suis plus en mesure de le manier, je me constituerai votre intendant et je vous propose ce marché, dit encore le Dominion aux provinces: — Depuis 1942, pour les besoins de la Guerre, vous m’avez confié la perception et la libre disposition des impôts provinciaux sur les sociétés et le revenu des particuliers; je les ajoutais aux miens établis dans ces domaines et je vous versais en compensation une subvention annuelle fixe (environ $20 millions pour la province de Québec).Nous continuerions ce régime pour une période d’essai que nous fixerions à un minimum de trois années.De plus, les provinces abandonneraient la fructueuse taxation sur les successsions pour laisser le champ libre au Dominion.En retour, le gouvernement canadien assurerait à la caisse provinciale un montant annuel calculé sur une somme de $12 par tête, augmentée ou diminuée en proportion de la valeur de la production annuelle brute per capita comparativement à celle de 1941.(De ce chef, Québec recevrait d’Ottawa un subside annuel d’au moins $40 millions et Ontario serait assuré de toucher environ $45,500,000, pour la cession de ces trois sources d’impôts qui fournissent la moitié des revenus au Trésor québécois et les deux cinquièmes au Trésor ontarien).Dans une grande proportion, les revenus provinciaux flexibles se trouveraient gelés à un certain plafond et les provinces se placeraient dans la situation de rentières à la solde de l’Etat central.Aussi le fisc torontois repoussc-t-il cette transaction; il estime que cette aliénation partielle de sa liberté fiscale lui enlèverait une trentaine de millions sur la base de son budget pour l’année courante.Il se refuse encore plus à plafonner l’avenir.Le gouvernement Drew renonce donc à céder au Fédéral Je droit exclusif d’imposer les individus, les sociétés et les héritages.La cassette de M.Usley continuerait cependant à recueillir les impôts sur les revenus, concuremment avec les percepteurs provinciaux; quant aux droits successoraux, le Fédéral devrait abandonner entièrement la place et laisser le domaine libre aux provinces.Toutefois.Ontario propose un mode de perception uniforme, unique et simplifié qui allégera la tâche du payant, si la multiplicité des taxes vtrsables à plusieurs gouvernements continue à alléger trop facilement son gousset.Voici de quelle manière les contribuables seraient appelés à acquitter leurs impôts sur leur revenu personnel et les successions, de même que les sociétés, si la conférence intergouvemementale qui se rassemblera de nouveau à ia fin de janvier accepte le plan ontarien: Nous continuerons à verser notre impôt sur le revenu (fédéral et provincial) au Receveur général du Canada, sur le modèle instauré avant la Guerre.Une seule formule à remplir.Le Dominion remettra à Québec la part qui lui reviendra.La province contribuera évidemment au fonctionnement de cette machine centrale.L innombrable bureaucratie fédérale se félicitera du système qui lui assurera sa survivance.Les sociétés commerciales acquitteront egalement leurs redevances (fédérales et provinciales) aux guichets fédéraux.Un unique rapport à faire.La cassette centrale se servira, puis distribuera à chaque province sa quote-part, en proportion des affaires transigées chez elle par ces compagnies.On veut aussi éliminer î’injusiiee résultant de la centralisation des "bureaux-chefs a Montreal et à Toronto qui bénéficiaient des revenus récoltés en Nouvelle-Ecosse ou en Alberta.Par ailleurs, les héritiers n’auraient plus affaire à payer tribut à M.Usley sur le moindre legs.Le frère ou le cousin du de cujut s’adressera tout simplement au gouvernement où le défunt avait son domicile; là encore une seule formule à dresser et un seul versement à solder.Ce bureau provincial percevra tous les droits successoraux exigibles comme agent des autres provinces où se trouveront des biens appartenant au^cédé.Le taux devra être uniforme dans tout le Canada.ï* exécuteurs testamentaires applaudiraient cette procédure simplifiée.Mais les argentiers d’Ottawa voudront-ils se départir d’une grasse prébende?Afin de subvenir aux besoins des provinces moins pourvues, on établirait une caisse centrale de compensation formée à même les revenus provinciaux provenant des impôts sur les suçassions, les revenus personnels et les sociétés.I Ce fonds représenterait un prélèvement de 10 pour cent.Le Dominion en serait exempt.L’administration en serait confiée au Comité des dix premiers ministres qui deviendrait permanent.Les Torontois vont plus loin; ils prient Ottawa de déguerpir des domaines de la fiscalité provinciale: l’essence, les amusements, les courses de chevaux, l’électricité, le pari mutuel.Ces taxations directes attribuées en partage aux budgets des provinces en vertu des compromis de 1867 devraient, disent-ils, redevenir le lot exclusif de ces dernières.Le mémoire ontarien, si on se donne la peine de le lire en son entier, constitue un solide plaidoyer en faveur d’une autonomie provinciale bien comprise, sans perdre de vue l'intérêt canadien.On retiendra pour le moment la simplification et l’uniformisation qu’il préconise des trois impôts en débat.10-1-46 1 Louis ROBILLARD Bloc-notes Des remarques de M.Beaudry Leman Le chaos de l’après-guerre est fait, comme l’on pouvait certes s y attendre, de bien des problèmes, de leur accumulation, de leur confusion, de leur aggravation aussi, car plusieurs d’entre eux, parmi les principaux, existaient déjà et se posaient avec acuité avant que le monde ne se fût mis, six longues années durant, avec un acharnement dont il reste lui-même étonné, à l’oeuvre de sa propre ruine: problèmes d’ordres divers, qui se présentent, en un invraisemblable enchevêtrement, à l’intérieur des pays et sur le plan international, parfois sous les deux aspects en même temps, ce qui n’est pas pour les simplifier, non plus que pour faciliter la tâche des hommes d’Etat qui ont à les examiner et, si possi blc, à les résoudre.Le monde poursuivrait-il le procédé de se mettre sens dessus-dessous, à la fin de se transformer?A la cessation des hostilités généralisées n a pas correspondu en tout cas le retour à la paix et encore moins à l’ordre.La misère est partout plus grande qu’elle n’a jamais été; les peuples sont écrasés de dettes et ploient sous le faix des impôts; le chômage menace de reparaître, à la cadence du licenciement des armées, avec une intensité nouvelle et accrue; la production, aux endroits où elle avait le plus de chance de rentrer tôt dans ses voies normales, se voit entravée par des conflits entre patrons et ouvriers: des blocus, sous plusieurs formes, embarrassent, quand ils ne les ferment pas complètement, les avenues du commer-ce.Il faut savoir gré à ceux-là qui, en le* conjectures m pareil dé- sarroi, profitent des occasions qui leur sont faites de formuler de salutaires rappels au bon sens, au sens de l’ordre, à l’esprit de discipline.Ce que le président de la Banque Canadienne Nationale, M.Beaudry Leman, a su faire, dams les remarques, sous forme d’allocution, qu’il vient d’adresser à la réunion annuelle des actionnaires de cette institution, et au cours desquelles il a abordé quelques questions qui sont, pourrait-on dire, d’actualité brûlante, les unes spécifiquement canadiennes, d’autres, de caractère international, mais qui ne concernent pas moins le Canada au premier chef.Ces remarques, adressées aux actionnaires d’une banque, valent d’être signalées à l’attention d’un public moins reslreint.Ce que nos Armées coûtent encore M.Léman parle de la dette du pays, du budget d’Ottawa et des impôts qu’il comporte.Les charges fiscales qui découlent du budget, dit-il en substance, importent plus que la dette, si impressionnant que soit le chiffre de celle-ci: seize milliards de dollars, comparativement à trois milliards, en 1939.Il y a eu des dégrèvements mais le poids des impôts reste excessif.Dans le récent budget de M.Illslcy, un point est particulièrement inquiétant: Le dernier budget de l'armée a tien de surprendre.Les armées de terre, de mer et de l’air du Canada compteront 55,000 hommes.Le coût en est évalué, pour l’exercice Î9M-Ï6, d Si,068,170,000; il sera à peu près te même qu’en 19M-Ï5, la dernière année de la guerre, alors qu’il s’établissait à SI,US,732,000.Pendant la première année de paix, le budget de t’armée sera trente fois et demie plus élevé que pendant la dernière année d’avant-guerre.Il était en t938-39, de 331,731,000.Nous avons appris à jouer au soldat, plus ou moins à notre compte et assez peu.à notre avantage.Cela nous a manifestement coûté, nous coûte encore et continuera de nous coûter très cher.Le contribuable, même celui-là qui se sent des ardeurs à la fois impérialistes et bellicistes, ne pourra manquer de s’en apercevoir.Le coût soute.nu de l’aventure aura-t-il pour effet de déciller des yeux, d’ouvrir certaines compréhensions?» Ottawa et les provinces Tout en reconnaissant que la multiplicité des organismes fiscaux est incommodante et onéreuse, M.Léman indique le danger qu’il y aurait de permettre au ministre des Finances d’Ottawa de devenir comme le grand argentier de tout le pays, par suite de l’abandon définitif que lui feraient les provinces de maintes sources de revenu qu’elles détiennent encore ou qu’elles ont déjà détenues.11 en pourrait résulter, note-t-il, la nationalisation non seulement des services publics, mais aussi — les provinces cherchant à se compenser par ailleurs, pour être en mesure de s’acquitter de leurs responsabilités propres — d’autres sortes d’entreprises.La tendance en ce sens est déjà fortement marquée: plusieurs provinces exploitent, outre des services publics, des sociétés d'assurance, des réseaux ferrés, le commerce des spiritueux et quoi encore.Les événements et la politique ont une logique inéluctable.Qu'on cesse de perler d'enrichissement On parle parfois, dit M.Léman, de l’enrichissement de la nation pendant la guerre.Avant d'insister sur cet enrichissement, fl serait prudent d'établir que les cttogens de ce pans sont pourvus d’habitations conforta- («uü» à la page deux) Les principaux L’actualité Les cadeaux du Jour de TAn Des moralistes grognons dont le principal souci en celte existence se résume à répandre de tristes songeries, clament contre l’habitude qu’ont prise les mortels au premier jour de Vannée, de se présenter de menus cadeaux.Ils crient au dévergondage et à la rtiine des économies.Comme, si te fait d’égayer quelque peu la vie de servage, de nous évader des idées moroses, et de nous donner à tous l’illusion que tes hommes sont bons, généreux, remplis de prévenances, était une grande calamité! Pendant quelques jours de la longue année, les humains ont au moins le sentiment de la fraternité, de la solidarité.Ils sont obligés de penser les uns aux autres, de s’imposer quelques sacrifices pour faire plaisir aux autres, de relâcher pour quelques instants cette lutte âpre, («uita à la Dam deux) oQe cainet du gtinckeux • - n Le Canada fait grand cas d* l'article que le périodique Time a coneacré à eon maître, M.Mackenzie King.C'ect, dit-il, "un témoignage désintéressé’’.K it it "Mackenzie King, dit entre autres choses l'auteur de ce témoignage désintéressé, est véritablement anglo-écossais de tempérament.Il parle un français lamentablement pauvre et U n'aime pae plus que de raison les Canadiens de langue française comme tels." * ?* De quelle rage iconoclaste notre confrère libéral a-t-il été subitement pris pour aller ainsi renverser les idoles qu’il a lui-même dressées?4P V V Que M.King n'aime pas plus que de raison les Canadiens français, cela pourrait bien expliquer la perte du dernier poste de sous-ministre qui nous restait.Quelle influence mystérieuse a bloqué au dernier moment la nomination du colonel Mathieu qui semblait avoir l'appui du ministre de la défense nationale, M.Douglas Abbott, et de son secrétaire parlementaire, M.Hugues Lapointe ?* ?S'il fallait mesurer Tamitié de M.King pour les Canadiens français" au nombre de sous-ministres qu'il nous a donnés.le coefficient serait 0.* ¥ « Si voue parlez des aptitudes administratives d’un officier élevé au poste de eous-minlstre adjoint, vous Insulte* un héros de la guerre.Depuis quand choisit-on les administrateurs du pays d'aprèe le nombre des décoratione conquises sur le champ de bataille ?Depuis quand le troupier qui a mérité par son héroïsme la "Victoria Cross" est -il automatiquement promu à la section de stratégie de l’état-major?¥ * ¥_ C'est bien mal reconnaître les mérites d'un officier qui s'est distingué que de réclamer pour lui le poste de sous-ministre "conjoint" au lieu de celui de sous-ministre "adjoint".?Quand vous parlez d'une assemblée "il y a une douzaine d'années", vous vous reportez nécessairement à une réunion du 13 novembre 1933 et non à une réunion du 19 décembre 1932.Le mot "douzaine" a strictement le même sens que le mot "douze".C’est ainsi que le Canada rétablit victorieusement la vérité historique et revendique pour feu le sénateur Rainville le mérite d’avoir lancé les Jeune-Canada un an après coup.C'est le grand argument du Canada pour défendre son maître, M.Kfng, et la politique qui nous assure dans le haut-fonctionnarisme fédéral la généreuse proportion de 0 sur 20.Le mouvement nationaliste est bleu, comme tout ce qui ne convient pas au Canada.C'est — évidemment renversée — la conception primaire et partisane du ciel bleu et de l’enfer rouge.10-1-46 Le Grincheux -#¦ Chose* d’hiet et d’aujouxd’kui "Une chose folle et qui découvre bien notre petitesse, c’est l'assujettissement aux modes quand on l'étend à ce qui concerne le goût, le vivre, la santé et la conscience." IA BRUYERE Il y « trente-six ans.U y a trente-six ans aujourd’hui que paraissait le premier numéro du Devoir.En certains quartiers, on voulait bien alors nous concéder trois mois de vie; quelques-uns, plus généreux, consentaient mime à doubler ce délai.Grâce à Dieu, grâce à la générosité et au dévouement de nos amis, ces sombres pronostics ont été heureusement démentis.Nous continuons, nous continue-ronq de servir.rouages de la nouvelle société internationale M.Attlee dit aux délégués qu'ils doivent choisir entre la vie et la mort au nom des peuples de la terre La première réunion de l'Assemblée générale de l'O.N.U.s'est ouverte à Londres à 4 heures cet après-midi (11 h.ce matin à Montréal).La nouvelle société internationale compte actuellement 51 membres.Sa première tâche sera de constituer les divers organismes prévus dans la Charte des Nations-Unies et qui doivent servir au maintien de la paix en réalisant les idéaux proclamés à San-Francisco.Les organismes à constituer sont nombreux.D'abord le Conseil de sécurité qui sera en quelque sorte l'arbitre du monde; les Cinq y sont déjà en permanence et il reste à désigner les six autres membres non permanents.La grande faiblesse du Conseil de sécurité, comme de toute l'O.N.U., c'est le droit de veto des Cinq; à cette critique les détenteurs de ce droit répondent que dans l'ancienne Société des Nations chaque membre avait virtuellement un droit de veto, et que de toute façon la paix serait brisée si l'O.N.U.devait sévir contre une grande puissance.Le Conseil de sécurité aura sous sa juridiction immédiate un comité d'état-major et une armée.Le premier sera composé des chefs d'états-majors des Cinq, et aura la direction technique de l'armée internationale sous l'autorité du Conseil.L'armée internationale elle-même sera formée de forces terrestres, navales el aériennes que tous les membres de l'O.N.U.devront fournir sans délai à la demande du Conseil, et selon des quotités qui doivent être déterminées dans un bref délai.Un troisième rouage sera sous la juridiction du Conseil de sécurité, c'est la commission de l'énergie atomique; le projet formulé par MM.Truman, Attlee et King a été ratifié par la conférence de Moscou; cevte commission sera formée des onze membres du Conseil de sécurité plus le Canada.Les recommandations et rapports de cette commission devant être soumis ou Conseil de sécurité, il s'ensuit que le tout sera sujet au droit de veto des Cinq.La commission elle-même n'a comme rôle que d'étudier les moyens à prendre pour promouvoir la réalisation des conditions préliminaires à l'échange des secrets atomiques et autres en vue de leurs utilisations pacifiques.Ce rôle très limité était déjà défini dans la déclaration Truman-Attlee-King et dons le communiqué de Moscou, mais des sénateurs étatsuniens ont obtenu des déclarations e-.core plus formelles en ce sens.M.Byrnes a mis fin hier à Londres à cette controverse en disant que les Etats-Unis ne donneront aucun secret atomique sans l'approbation du Congrès de Washington; il a ajouté que la Russie et l'Angleterre concourent dans ces vues.Le secrétaire d'Etat a précisé qu'à toutes les étapes de ses travaux la commission sera régie par les règlements de sécurité formulés à son sujet, et que toutes ses recommandations devront être ratifiées par le Congrès des Etats-Unis.Voici donc une nouvelle procédure.Les Etuts-Unis ont un droit de veto comme grande puissance, et ce droit est normalement exercé par le délégué du pays au Conseil de sécurité, délégué qui relève du gouvernement, c'est-à-dire du président des Etats-Unis; mois de plus pour ce qui concerne l'énergie atomique, un nouveau droit de veto est attribué au Congrès.C'est u|» développement du principe constitutionnel de la division des pouvoirs que les Etats-Unis ont poussé plus loin que l'Angleterre; le gouvernement anglais étant à la merci du parlement c'est en quelque sorte un veto permanent; mais comme aux Etats-Unis le pouvoir exécutif ne dépend pas du pouvoir législatif, qu'il n'y a pos de responsabilité ministérielle, on comprend que le pouvoir législatif se fasse reconnaître certaines prérogatives dont jouissent les Etats-Unis dons le nouveau droit international.Le problème ne se pose pas pour la Russie qui est une dictature, mais ce principe nouveau pourrait bien influencer les deux grandes puissances qui sont en train de remanier leurs constitutions: la France et la Chine.L'Assemblée générale aura sous son autorité im-médrate deux corps important* de l'O.N.U.D'obord le secrétariat qui groupera tout un fonctionnarisme international, avec des experts et techniciens qui seront en même temps ou service de tous les rouages de cette société des nations.Ce personnel relèvera du secrétaire général, l'un des principaux titulaires à nommer pendant la réunion qui commence.Il faut souligner cependant que tous les rapports du secrétariat iront à lo fois et automatiquement à l'Assemblée et au Conseil de sécurité.L'autre rouage qui relèvera de l'Assemblée, c'est le Conseil des "trusteeships"; cet organisme sera composé des Cinq ex-offkio, et de tous les autres pays qui administrent des domaines coloniaux.Si plus tard des pays qui n'ont pas de colonies en acquièrent ou s'en voient confier par l'O.N.U., ils entreront dans ce conseil.Le statut des colonies est assez mal défini, et les grands empires ne sont pos décidés à permettre a'interventions dans leurs domaines exclusifs; mois les colonies enlevées aux vaincus, et d'autres territoires litigieux que l'O.N.U.confiera à une ou plusieurs puissances seront plocés sous la tutelle des Nations-Unies, et le Conseil des "trusteeships" devra à ce sujet rendre compte à l'Assemblée générale.Après l'Assemblée et le Conseil de sécurité, deux autres organismes occuperont un rôle de premier pion, en ce sens qu'ils ne dépendront pas immédiatement des deux premiers mais jouiront de plus d'autonomie.C'est le Conseil économique et social, et la Cour internationale de justice.Le tribunal mondial sera formé de quinze membres choisis par l'Assemblée; il sera chargé de trancher les litiges entre pays quand il s'agira de litiges justiciables.Le Conseil économique et social sera formé de dix-huit membres élus par l'Assemblée; sa tâche consistera à coordonner le travail de quatre organismes chargés de supprimer les causes économiques et sociales de la guerre.Ces quatre mécanismes internationaux sont; lo, La Banque internationale de reconstruction projetée à Bretton-Woods, et où 35 pays sont déjà entrés; elle fournira des fonds pour la restauration des pays éprouvés par la guerre; lo, Le Fonds monétaire international, qui est aussi une création de Bretton-Woods, et qui aidera les pays membres de ce rouage à stabiliser leur monnaie; 3o, L'Organisation des vivres et de l'agriculture, instituée à la conférence de Hot-Springs, et qui a tenu une réunion récente à Québec; elle o pour but de hausser le niveau de l'alimentation et de la nutrition sur toute la terre, notamment par une meilleure distribution des produits alimentaires; 4o, L'Organisation internationale de l'aviation civile, fondée en 1944, et dont l'objet est de résoudre les problèmes économiques, légaux et techniques qui se posent dons ce domaine, avec les possibilités nouvelles que la guerre a suscitées.Dans ce quadruple programme, c'est celui de l'aviation qui paraît le plus épineux; il oppose d'une part les grandes puissances et les autres; et dans ce conflit il se peut que les grandes puissances se divisent, celles qui sont moins -ien placées penchant vers la décentralisation.C'est l'un des problèmes qui divisent le plui l'Angleterre et les Etats-Unis.Ces deux pays tenteronf d'en venir à un accord |>ar une conférence qui s'ouvrira mardi aux Bermudes.Dès avant la fin de la guerre on prévoyait de sérieuses difficultés entre les deux grands vainqueurs d'Occident; mois depuis les élections anglaises le problème s'est aggravé, et l'on s'attend que la conférence des Bermudes donne lieu au premier choc entre le programme de nationalisation de l'Angleterre et le régime de la libre entreprise des Etats-Unis, car le gouvernement Attlee a mis à son programme la nationalisation de l'aviation commerciale.L'Angleterre veut que les tarifs aériens soient sujets à des minimums fixés par les gouvernements, tandis que les Etats-Unis préconisent pour les lignes aériennes le droit d'établir leurs propres tarifs.L'Assemblée générale qui siège aujourd'hui est composée d'un représentant de chaque pays membre; les nominations qui relèvent d'elles dans les rouages de l'O.N.U.ne sont qu'une partie importante mais secondaire de ses fonctions; sa principale tâche c'est de discuter "toute question" se rapportant à la paix, et de soumettre des recommandations au Conseil de sécurité.Mais son rôle finit là, c'est le Conseil de sécurité qui a le dernier mot.Dans ce Conseil chacun des Cinq peut imposer son veto sur toute décision importante; le seul frein à l'hégémonie des grandes puissances, c'est que les décisions du Coa&eii doivent se prendre à une majorité de-sept voix, de sorte que lorsque cinq des six membres non permanents sont d'accord, ils disposent eux aussi d'un droit de veto collectif.Mais c'est un bien faible contrepoids à la domination des Cinq.Il est vrai que depuis San-Francisco on a cons to ré — nor les conférences de Londres et de Moscou — que l'unanimité des Cinq est plus difficile à faire que celle des Trois.Le premier ministre Attlee o prononcé le discours inaugural de bienvenue au*palais de Westminster.Il a dit aux délégués qu'ils doivent faire leur choix entre la vie et fa mort ou nom des peuples de la terre.L'avènement de la bombe atomique, a-t-il dit, n'a été que le dernier d'une série d'avertissements à l'humanité, qu'à moins que les forces de destruction ne puissent être contrôlées, on verra d'immenses ruines et la presque annihilation des parties les plus civilisées de l'humanité.Après avoir rappelé les principes de liberté et de justice formulés dons le préambule de la Charte de San-Froncisco, le premier ministre anglais a ajouté: Disons bien clairement quel doit être notre objectif ultime.Ce n'est j>as seulement la négation de la guerre, mais la création d'un monde de sécurité et de liberté, d'un monde gouverné par la justice et la loi morale.Nous désirons affirmer lo prééminence du droit sur la force, et du bien général sur les ambitions égoïstes et régionales.On prédit à Londres que le premier président de l'O.N.U.sera M.Paul-Henri Spaak, chef de la délégation belge.C'est la délégation anglaise qui proposerait sa candidature.Cette élection doit se faire dès aujourd'hui.On prévoit l'élection d'un Canadien parmi les 18 membres du Conseil économique et social; il semble bien aussi que le Canada sera l'un des membre» non permanents du Conseil de sécurité.M.Pearson, notre ambassadeur à Washington, reste le candidat dont on parle le plus pour le poste de secrétaire général.Il est entendu qu'un Canadien sera membre de la Commission de l'énergie atomique.Enfin il esf possible qu'un juriste canadien soit nommé à la Cour internationale de Justice; ce serait M.J.-E.Reod, conseiller légal aux Affaires extérieures et qui est membre suppléant de la délégation canadienne à l'Assemblée.Hier soir, le roi Georges VI a reçu à dîner les délégués des Nations-Unies; il y avait 84 invités à ce banquet servi dans de la vaisselle d'or qui date de 1690.Dans son discours le roi a rappelé le principe sur lequel repose tout le droit international: Les droit* des nations et des individus ne peuvent pas exister et se trouver assurés à moins que les nations comme les individus ne soient membres d'une société ordonnée.Il a dit que la croisade de paix ne réussira que si les représentants des peuples font preuve de compréhension, de patience et de tolérance les uns envers les autres; cela est très juste à condition que la tolérance ne serve pas de prétexte aux intérêts pour leur permettre de pactiser avec l'oppression.A l'Assemblée générale aujourd'hui il manque les trois Etats baltes qui ont été victimes de l'agression soviétique et que les outres grandes puissances ont abandonnés; il y a aussi plusieurs peuples qui sont représentés par des gouvernements oppresseurs, à commencer par celui de l'U.R.S.S.Cela limite singulièrement les possibilités de l'O.N.U.; en tout cas, c'est assez pour exiger que ceux qui parlent de la paix internationale le fassent comme d'un idéal encore bien lointain, et non comme d'une conquête de la victoirs alliée qu'il ne s'agirait plus que de défendre.Les oo roles de M.Attlee à ce sujet méritent d'être retenues.Paul SAURIOL LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 10 JANVIER 1946 Avis de décès DESJARDINS.— A Montréal, le 9 janvier 1946, à l’âge de 72 ans, est décédée Mlle Cécile Desjardins, fille du Dr Edouard Desjardins et Bloc-notes (suite de la première page) fille du Ur tnouara uesjarmns subies en nombre suffisant, qu'ils de Zaide Paré, décédés.Les funé- i n éprouvent aucune difficulté à se, railles auront Heu vendredi, le H Pleurer des vêtements et nue la rames aur.uiu * , flinAhre narti- nourriture, surtout celle gui est pro- courant.U1 duite au pays, n'est pas rationnée.ra du ifJL ^ ô a |i Sans doute la population du Canada tel-Dieu, 38 .0, Saint urbain, â • es(.ene beaucoup mieux partagée 30, pour se rendre à l^filise * que ceues (je ia plupart jes pai/s Leon de VVestmount, ou ,e ser ® l’Europe et de l’Asie.Sans doute sera célébré à 9 heures, et ''e 'a au devons-nous porter secours à ceux cimetière de la Côte des Neiges, n}an(]ueni de tout et qui réclu-iieu de sépulture.Parents et anus nient à grands cris ce dont nous sont priés d’y assister sans autre m-1 pouvons nous passer sans de trop vitntion.RJliement angle Western J grands sacrifices.Mais, de grâce! et (îreene à 8 h.45.Direction vie- qu’on cesse de nous parler d’argent tor Dubois.LANGELIER.— A l’Hôtel-Dieu de Montréal, le 8 janvier 1946, à V, -, - ~ ~ ~ .W P qu’on cesse de nous parler d’argent et d'enrichissement.Les Allemands, les Autrichiens, les Hongrois, les Grecs, les Chinois et quantité d’au- de Montreal, le 8 janvier 1946, a jres regorgent de ce qu'on est con-l’âge de 66 ans, est Recede Josepl - venu d’appeler île l’argent, mais ils Georges Langeher,^ l,l,^fial^l{5ilI1I„ meurent de faim.Bretton Woods et l’or propriétaire ‘de f, Üfrng.Boom Furniture.Les funérailles auront lieu vendredi le 11 courant Le convoi partira de sa demeure, ou la I A propos jes accords «lui ont ré-dépomlle mortelle est exposee.No sui,é ()e Bretton \vÜOds, M.Leman 2, rue Laurendeau, Montieal-1-s .ct)i,si(jère qu'ils pourront être 1^.^., o, o.résultat »— .J une d’assainir les diverses monnaies PFRRR\S — A Montréal, le 8 nationales et d’établir une relation • • ICMfi à l’-îu.tlo 9o ans 11 «table entre elles.Il restera a faire Sors6 est décédé Joseîh-A Vila Per- comprendre à tous les pays, ajoute-HIOIS, esi utc-euc ^ k __ ».nu il ne rient u annir il ordre d'ordre volontai- .~ — - ., i ¦«%.%.^.Hv,que fera convoi funèbre partira île a mention de l’absence de toute disci-meure de son fus, le tir l,c yo a pine, monétaire el ce sera la page hu-Perras, 520, avenue Lrosyen , j,e (;ana,ja peut se féliciter à 8 li.15, pour se rendre a la ca- d’avoir échappé à des expériences thédrale, ou le service sera cban- fyjies ailleurs et dont les consé-lé à 9 heures, et de la au qpences ont été tragiques: L'or est cimetière de la Côte des Neiges, h,en loin de constituer la richesse lieu de sépulture.Parents et anus d’une nation, son usage n'est pas sont priés d’y assister sans autre indispensable pour assurer à l’inté-invitation.Ralliement: rues déjà rieur d’un pays l'échange des biens Montagne et Dorchester à 8 h.30.et des services; mais sa possession, dans une mesure suffisante, constitue une discipline monétaire à laquelle on ne peut se soustraire sans .• .2.J - ______ » r * ,aurc .cédés et soeur de 1’- •s Tessier, de 1.arose, Louisiane, iordiale invitation aux parents et mis.Nécrologie ALARiE — a Montréal, le 8, à 71 an*.une mocuucauon récemment no Jean Alarie, née Elodle Alarie, 1275a p0rtée par le Parlement fédéral au 3ASTIBN - a Montréal, le 8, à 24 ans.I «ule criminel a pour effet d’inter-ibert, tua d’Adjutor Baetien et^ d'Alice dire 1 exposition en public, sur les couvertures de livres ou de périodiques, sur les affiches de théâtre, ou ailleurs, de dessins ou d’images représentant des personnages armés ou encore dans le geste de commettre un crime.Mesure sage, qui itviG.ouua ir $ ?Cn(III(jeIII Cl * itiiiiii, jumuis uuuci- ..,no 'yier.d’une congestion pulmonaire.défi à la démocratie" — Réception triomphale dans< LvC ur warnei* rcvicui u une y.Aéoit âa* Hp 7^ nn« ’ On nvnit lo capitale î •régionales.Plusieurs sujets seront ; u^e à 1 Acaaémie traités à ces discussions régiona-.Ottawa, 10 (C.P.).—Faisant l’éloge des relations de bon voisinage qui existent entre le Canada et les Etats-IJnis, le général Eisenhower a dit aujourd’hui qu’une telle collaboration doit se poursuivre et devenir universelle, si l’on désire que la paix règne.Dans un discours de 3,000 mots prononcé à un dîner-causerie du Canadian Club, et radiodiffusé sur tout le réseau de Hadio-Canada, le chef de l’état-major américain a rendu un émouvant hommage a “ses Canadiens”, qui se sont battus sous ses ordres outre-mer.“Il n’est pas un homme, a-t-il dit, qui pourrait commander des troupes qui comptent des Canadiens sans en éprouver une humilité profonde et un orgueil durable.” Le thème de la collaboration internationale a prédominé dans son discours et il s’est à plusieurs reprises servi de l’exemple du Canada et des Etats-Unis.Il n’a pas fait une mention spéciale du “Bureau permanent de défense conjointe”, mais il a fait allusion aux arrangements convenus entre le premier ministre Mackenzie King et feu le président Roosevelt, grâce auxquels des problèmes communs ont pu être résolus par rutili-sation de ressources communes.Il a énuméré diverses mesures de défense nord-américaine dont il a dit qu’elles supposaient de la géné-lositc et maintes concessions de la part du gouvernement canadien.I.a collaboration qui a gagné la guerre a été obtenue par des nations qui se montraient prêtes à sacrifier leurs intérêts étroits au bénéfice de la cause commune.“Un facteur d’espoir pour l’avenir, a t-il dit, réside dans le fait que, depuis la fin des hostilités, il n’y a eu aucun de ces futiles démêlés sur la part que telle ou telle des nations-unies a pu jouer dans la victoire.De la même façon que la collaboration de chacun était nécessaire pour la victoire, de même, tous ensemble, nous devons marcher vers l’établissement de la paix.” Dans ce but, le général Eisenhower a fait l’appel d’une sorte de croisade pour promouvoir une •meilleure compréhension mutuelle entre les mations.“Les nations qui se sont unies pour abattre des ennemis sans merci resteront avec plus de raison encore unies pour résoudre dans la paix les différends qui les séparent, si l’on veut éviter que de nouveaux Hitlers ne surgissent pour plonger le monde dans un chaos encore pire que celui qu’offrent aux regards, aujourd’hui, les malheureux pays ravagés de l’Europe.“Les croix blanches alignées sur des milliers de lieues de sol étran- Îier marquent à jamais la route de a victoire et le prix que votre na- tion et la mienne, de même que nos ; alliés, ont dû payer pour léur sur-Pes tels que: facilités et procédu-i ca^ Pétain^'avaît li viY“nc«(- .f «"Œ Mes Isorni etuï « Ce sont des voix qui crient, qui ; “II!J| P°ur les organisations regio-1 nia;re< | 4 Manifeste appuyé par la société St'Jean'Baptiste Notre société nationale endosse Tattitude de l'Action Nationale — Mise en garde publique — On veut engager le Canada dans une autre guerre réclament la paix, qui lancent au jourd’hui un défi à la démocratie.nales Je demande, et Je croi« fermement, jre ,quer“sd'çonférei?cee régiona?es | 5,é,rïc*l‘j’ jj'j vüli' » * » Kdrom toujours*i 'l'avant-garde ! nes°d intervalle.611* °" “‘"“'lFreneei.de.taire fanion._.tin quel Sydney, (ML.(C.P,).- Les pour soutenir ce défi”.j L’O.P.A.C.I.a demandé _ aux Le général Eisenhower a ensuite 1 89uYernements .niaintenir les énuméré les plus grandes batailles différents services aériens établis : p t_.j j)é Gaulle a été I entente aujourd’hui et la menace de l,vr,.« par l’armee canadienne, : durant ja guerre pour qu ils ser-1 ‘ifif Hp ia p^larève qui pesait sur les Provinces tes membres du local 180 de l’union ,ipv„nou ,.PcfPn, & Je l'orientaLn^: À la dernière grève, en octobre ! communiste, après “v°if louan-dernier, les employés avaient obtenu] ?!’ aUi£fi!YSg ^fs tr01s ^ejnl^r,e,sI?o’ la semaine de travail de 45 heures ^e, FuerFe de 1 U.R.S.et une augmentation de salaire de 5‘e revirement inopiné laisse pré- voir qu on voudra engager le Cana- da dans une autre guerre pour la défense de la civilisation et de la chrétienté.La Ligue d’Action Nationale vient de lancer au cours ____ cents.Cette fois, ils sont mécon En terminant son plaidoyer à la] tents de l’horaire quotidien du tra- Quand où le premier navire put sillonner ! Un autre point qui sera discuté impunément les eaux de l’Escaut.Réception triomphale là ra“confTrenc‘e“ de" Dublin | Etats-Unis, en septembre 1931, il ^sc^h^aPo^oma^Tt I maintien en opération des navi-; terminait un premier mandat corn-j gmes Chesapeake et Potomac ont res météorologiques.Les services i me bâtonnier du Barreau de Pans j Quitte leurs a .| de ces navires qui fournissent Ottawa, 10 — Le général Dwight | continuellement les informations,_ r .Eisenhower, ancien commandant , météorologiques sont maintenus , remplacé.Ils avaient souvent col en chef des armées alliées en Euro- : présentement par le Royaume-Uni laboré dans des travaux juridiques, pe, a ete ovationne hier a son ar-, jes Etats-Unis.C’était la première fois dans toute nvee dans la capitale canadienne, j Le Dr Warner espère qu’environ l’histoire du célèbre Barreau de Pa-Malgré la plme et Je vent Ja fouje j 15 Etats participeront à la con- rjs qU’un bâtonnier visitait offi- ;ime bâtonnier du Barreau de Paris Qurne leurs posies a lu neures ce ; j et c’est M.Raymond Poincaré, an-,[uatin pour assister à une assem-U cien président du conseil, qui l’a Mee.de protestation de 1 union.Le romrvltwvA Ile avaient souvent col- service téléphonique de Washing- était massee aux abords de la gare ; férence de Dublin et 20 autres à et sur tout le parcours pour accla- ; la conférence de Paris, mer “le bon vieux Ike , comme on Les pays qui participeront à la le criait un peu partout.conférence de Dublin compren- Le premier ministre Mackenzie dront.]e Canada, les Etats-Unis, King, le capitaine Edson Sher- j le Royaume-Uni, la France, la Bel.wood, représentant du gouverneur ; j la Hollande, le Portugal, général, M.Ray Athqrton, ambassa-, j-^iande, la Suède, la Norvège, le deur américain au Canada, sont | Danemark et peut-être l’Irlande, montés dans le train special de j e Dr Warner a ajouté que plu-quatre wagons mis à la disposition j sieurs Montréalais participeraient te de Montréal en félicite la Ligue et appuie chaleureusement son attitude”.Telle est la déclaration que faisait ce matin le chef du secrétariat général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, M.Roger Va-rin, à la suite d’une réunion des directeurs généraux de cette Société bien connue.Comme l’on sait, le manifeste de la Ligue d’Action nationale était lancé dans le public, le 12 décembre dernier et se terminait ainsi: le nationalisme est loin d’être essentiellement le facteur de guerre qu’on prétend en certains milieux.ciellement un pays du Nouveau du général.La fanfare du Royal Canadian Regiment a entonné le salut général.Les journalistes et photographes ont barré la route du distingué visiteur et de toute la délégation à sa suite à la sortie de la gare et l’homme qui dirigea les armées alliées à tant de triomphes et à la victoire finale, accompagnée de Mme Eisenhower, et du premier ministre King, se soumit volontiers aux exigences des photographes.A la gare pour accueillir le grand militaire, se trouvaient des membres du cabinet, des diploma- à cette conférence.Soldats mécontents du rapatriement Ordre d'Eisenhower à tous les commandants du théâtre américain Washington, 10 (A.P.) — L’armée des Etats-Unis a réagi aujourd’hui contre le flot des protestâ- tes, l’orateur de la Chambre des lions des soldats outre-mer _ au su- communes, M.Gaspard Fauteux, le maire Stanley Lewis, de la capitale, le chef de l’état-major naval, le jet de la politique de rapatriement, en décrétant que tous les hommes dont on n’a plus besoin doivent être ton a été grandement affecté.* * * New-York, 10 (A.P.) — La compagnie Western Uniorc, dont les employés sont en grève, transmet ses ] Nous, nationalistes, du Canada , - .'messages par téléphone ou par la; français, nous rangeons nettement Monde, et crnPa,t*Yn^erv, Un porte-parole officiel de la Défense nationale a déclaré qu il ne savait pas où le transport de troupes serait utilisé.Il a déclaré aussi qu il ne pouvait pas encore < imaginer combien cet acte affecterait le rapatriement des troupes canadiennes parce qu’il ne sait pas encore si d’autres navires seront alloués au Canada pour remplacer le Mauretania.Le cas des Doukhobors Ottawa, 10 (C.P.) — Les quelque dlx-sept mille Doukhobors du Canada, qui causent un véritable problème depuis leur établissement dans l’ouest du pays en 1899, se-t raient actuellement à discuter de leur retour en Russie, mais certaines sources de la capitale sont portées à croire que ces pourparlers ne résulteront à rien.Depuis qu’ils vinrent au Canada de Caucasie, les Doukhobors parlent de la "Terre Promise” et ont déjà songé à émigrer au Mexique, en Amérique du Sud, puis en Russie.Mais ils sont toujours restés au Canada où la secte radicale de la race a fréquemment attiré l’attention par ses parades nudistes ainsi que les incendies que ces gens ont allumés dans les écoles, les ponts et autres édifices.On rapporte que les Doukhobors veulent l’assurance du gouvernement russe que leurs croyances religieuses et leurs refus de porter les armes seront reconnus.Mais ces demandes n’ont pas encore été agréées.Les Doukhobors ont immigré au Canada à cause des persécutions dont ils étaient victimes sous le régime russe et ils ont alors juré ne plut jamais retourner dans leur pay*« Un journal londonien critique M.Morrison Londres, 10 (C.P., par câble).— Le journal conservateur London Daily Telegraph a critiqué hier dans son éditorial un discours qu’a prononcé à Montréal M.Herbert lord-président du con- Le général Eisenhower , chef d’état-major, a lui-même envoyé cet ordre à tous les commandants du théâtre européen.Il a ajouté cependant que les hommes dont l’on n’a plus besoin et qui sont en service depuis le plus longtemps, doivent avoir la priorité.Le département de la guerre a annoncé plus tôt qu’il était à reviser son programme de rapatriement.Le secrétaire intérimaire, M.Kenneth Royall, a dit que tous les détails du futur programme de dé-mc^rîTisation du département de la guelfe seraient bientôt réglés.Le département de la guerre a aussi déclaré que toutes les démonstrations contre la lenteur du rapatriement n’amèneront pas de punitions, sauf pour les actes de violence et de désordre.A Washington, deux sénateurs ont demandé qu’on institue une enquête au Congrès sur la démobilisation.Le président Truman a dit que le programme de démobilisation fonc- tions.H n’a toutefois jamais pris une part active à la politique.Il a fait partie pendant longtemps du contentieux de la ville de Paris et fut l’avocat d’un grand nombre de compagnies de chemin de fer et d’industries diverses.M.Payen était un nordique, natif des Flandres.Il était grand et d’une activité débordante.Il était né à Lille en 1872 et il avait reçu son baccalauréat ès arts et son diplôme en droit à l’université de cette ville.U n’avait que vingt ans lorsqu’il devint professeur de droit.A vingt et un ans il fut admis au Barreau de Paris, se classant premier sur huit cents candidats, ob- La grève des ouvriers préposés à i succès dans la conquête et Ja domi-l’installation des appareils télépho-j nation.Nous ne tenons à nous as-niques dans 42 Etats américains j socier ni aux uns ni aux autres, parce que nous savons trop, par l'expérience de l’histoire, que les guerres ne sont décidées que par quelques hommes, au profit d’intc rets, qui ne tiennent trop souvent qu’à quelques-uns et, de plus en plus, au détriment de l’humanité moyenne, de l’humanité en général, qu’on écrase sans vergogne et sans pitié sous le prétexte des nécessités En Palestine Les Arabes veulent Findépendance Jérusalem, 10 (Dépêche au New York Times) —• Le dernier espoir d’apporter même un semblant de paix en Palestine a disparu hier au -cours des discussions du comité .d’enquête, lorsque le corps je plus tenant oar le fait même le titre de ; représentatif des Arabes de Pales-premier secrétaire de la Conféren-1 tine, le Haut comité arabe, a refusé ce des avocats.• de faire toute concession aux Juifs Les oeuvres écrites de Me Payen I et a demandé la fin du mandat bri-comprennent des travaux sur les tannique.bre de troupes .Morrison, seil et chef travailliste à la Cham-jhoirne le plus rapidement possi.bre des communes, qui est actuelle- ble mais que la tâche d(J Ro^p,,.m Le journaT éecrit: “S’?i '«e croit tio” exi«e encore un «rand nüri‘-obligé d’expliquer la politique de son gouvernement quand il voyage au delà des mers, qu’il le fasse sans laver le “linge sale” de la Grande-Bretagne en public”.L’éditorial se réfère surtout à la déclaration de M.Morrison que certaines industries britanniques telles que celles du fer, du charbon, de l’acier et du transport se trouvent dans une fort mauvaise position.Le Telegraph dit que précédé de l’affirmation que le gouvernement britannique est résolu à rendre à la propriété publique cer- M.Âsselin ajourne sa déclaration règles et les coutumes de la profession légale et “les avocats français contemporains”.Il était officier de la Légion d’honneur et membre de la Société des gens de lettres.Fin gourmet, Me Payen appartenait à l’académie des gastronomes.Feu Mme Henri de Martigny Nous avons le regret d’apprendre la mort de Mme Henri L.de Martigny, née Laurent, décédée soudainement ce matin à sa demeure du numéro 222, rue McDougall, Outre-mont, à l’âge de 70 ans.Mme de Martigny laisse, outre son mari, une fille, Thérèse.- .Les détails des funérailles seront ;tn-indiqués plus tard.La dépouille ; r » j - mortelle sera exposée à la maison OFOrC UC CCSSCF de famille, rue McDougall.4 Nos respectueuses condoléances à la famille en deuil.Ces Arabes, qui représentent le Conseil suprême musulman, les groupes ouvriers, les organisations professionnelles et religieuses, refusent non seulement d’admettre d’autres Juifs en Palestine, mais ils refusent de négocier avec ceux qui y sont déjà et demandent le boycot militaires.A ces crimes, nous du Canada français, ne voulons plus en aucune façon être associés et nous demandons à tout notre peuple de se dresser contre toute tentative de lier le Canada à une politique de participation aux guerres futures, d’où qu’elles viennent, à moins qu’il ne s’agisse de défendre notre territoire directement et injustement attaqué, et exclusivement à cette fin.A ce sujet, il convient dès maintenant d’organiser et de soutenir un fort mouvement d’opinion en vue: 1.de bloquer toute tentative d’instaurer au Canada un service militaire obligatoire sous quelque forme que ce soit, en temps de paix et, aussi, en temps de guerre; 2.D’amener le gouvernement canadien à demander l’amendement de la Charte des Nations-Unies sur la base du droit et même du devoir de neutralité des petites et moyennes puissances, avec revision appropriée de l’article 43 actuel par lequel le Canada s’est engagé à fournir des troupes et se propose d’entrer, d’ici un an, dans des accords militaires avec les états-majors des grandes puissances.Nous avons conscience que, compte tenu des circonstances du moment, ces principes et ce programme constituent les seules données constructives d’un régime mondial pacifique.Quant au reste, les hommes s’agiteraient vainement; ils n’ont plus qu’à s’en remettre à la Providence.” Ce matin, M.Varin ponctuait sa déclaration des quelques mots suivants qui semblaient résumer l’opinion du Conseil général: “Rien ne m’apparalt plus ridicule que le fait de parler de guerres saintes ou do guerres idéologiques.On ne rentre pas des convictions ou des sentiments à coups de poings; bien au contraire, de cette façon, on pousse les haines au paroxysme et on exaspère les tenants des clans d’opinions divergentes.De toute façon, les Canadiens n’ont pas à payer à chaque quart de siècle, le tribut du sang pour satisfaire aux fantaisies des pays impérialistes et persécuteurs des minorités”.Lourdes “pénalités financières” aux catholiques ontariens Trois documents qui seront présentés à la Commission royale de l'éducation en Ontario — "Non seulement les catholiques romains veulent des écoles catholiques, mais ils sont bien déterminés à les avoir" — La minorité protestante du Québec Toronto, 10 (C.P.) — Trois documents préparés pour être présentés aujourd’hui à la commission royale tage des marchandises juives.De] de l’éducation en Ontario, récla-plus, les Arabes exigent le retour i ment un raiustement des revenus en Palestine de leur Grand Mufti exilé.Le Mufti, qui a quitté le pays durant la guerre et était en disgrâce auprès de la plupart des nations alliées pour son prétendu appui aux Allemands, est le chef incontesté des Arabes de Palestine.Ceux-ci n’ont jamais cru à ses sympathies] germaniques et demandent son retour en ces heures critiques pour présenter un front uni.le feu est donné Tchoung-King, 10 (A.P.) — Une trêve immédiate dans la guerre ci- Pour la deuxième journée consé- Cours spéciot ù Ste-Anne- E™*'* - réal a ajourné la publication du de-la-Pocatière rapport qu il prépare actuellement] _____ sur la police de Montréal.| ste-Anne de la Pocatière, 10 (CJ^hun, représentant des taxes et des gratifications de façon à ce que les écolçs séparées jouissent dans la province de droits et de privilèges égaux à ceux des écoles publiques en matière d’éducation.Ces documents, préparés par le conseil catholique de l’éducation en Ontario par le bureau des écoles séparées de Toronto et de la banlieue et par le bureau des écoles séparées de Windsor, protestent contre les inégalités de traitement du présent système d’allocation des octrois à l’égard des écoles publiques et des écoles séparées.Le conseil catholique de l’éducation, faisant remarquer qu’il s’exprimait au nom des écoles séparées catholiques romaines de l’Ontario, s’est plaint du fait que c’est parce que les catholiques veulent des écoles où la religion de leurs enfants L’ordre de “cesser le feu” a été ] puisse être protégée, qu’ils sont vic- ' .ei fer et de l’acier.Les Churchill ont quitté Southampton Southampton, Angleterre, 10 (C.P.-câblc) — La Grande-Bretagne a dit bonjour pour trois mois hier, à son ancien chef de temps de guerre, M.Winston Churchill, et sa femme qui, joyeux et contents, quittaient le sol anglais pour se rendre à New-York à bofa du paquebot Queen Elizabeth, qui transporte en même temps 12,000 militaires canadiens.M.Churchill, premier ministre d’Angleterre durant la guerre, est en route pour ta Floride où il sera l’invité d’un Canadien de Québec, le colonel Frank W.Clarke.L]an-cien premier ministre a exprimé ses regrets de n’avoir pas 1 occasion de pouvoir visiter le Canada au cours de son voyage.Près de 12,000 militaire» canadiens voyagent avec M.Churchill et sa femme.Ceci comprend 10.075 soldats, dont plusieurs «ont des membres de la 5e division blindée canadienne; 1400 aviateurs et 25 membres de la marine royale canadienne.M.et Mme Churchill occuperont au cours du voyage, la première partie du solarium.émis après que le général Chang-1 times de lourdes “pénalités flnan , .du goUvernc.; cidres”.“Les écoles séparées, qui fournissent les trois cinquième» de l’assis-j tance scolaire aux cours élémentai- annoncer un retard de vingt-quatre 0jnq semaines au collège agricole de] américain en Chine, au cours de la- ! h mil Amp Hn'rpvenn heures.Ce matin les représentants Ste_-Anne.! ?„ueJ!f;,,on Yf™.* «ne enten- i {jesUnés à l’MucaUon Le* profes- Ja reunion seurs des écoles séparées représen-,,, , ., ! tent le cinquième du nombre total ™1Si.Piar f P, ] des professeurs; ils ne reçoivent .C„UIB n ia , Asselin avait d abord promis p j — j >on „ annoncé aujourd’hui! nient, et.que le général Chou En- tames industries de base, il semble i son raPP°rt P°UI' 1)ier IP,!ît.,n’ "î?18, que quelque 80 jeunes gens des dif-i lai.représentant des communistes, hipn nnp i» oonvprnpment est dé-i au cours la matinée d hier,, il a férentes parties de la province sont ont eu une rencontre surprise men que le gouvcrnemvni esi uc | lour____Li__________________________av«j.i« .a cidé à nationaliser les industries du] }** arrivées ici pour suivre un cours de ; a ; i ; 3 [ ?.h V.V* de la presse montréalaise se sont; Ces cours sont donnés sous les] te neuf heures avant présentés de nouveau au bureau du auspices du plan d’aide à la jeunesse ! prevue, président, et M.Asselin leur a fait avec la collaboration du ministère Lordre dire, par sa secrétaire, que le rapport ne serait remis aux journaux que demain après-midi.La secrétaire de M.Asselin n’a pu donner aucune explication pour ce deuxième ajournement.Plusieurs conseillers municipaux fédéral du Travail.Des batailles éclatent en Iran Téhéran.10 (A.P.) — Le sident Tchiang Kal-chek et Mao nou^ni aue i;' séntième du totnj YenaTnUng’ présidcnt communiste à , ^s .ialaires”, fait observer ce rapî Les commandants militaires des P01’*’ .deux parties ont reçu l’ordre d’ar- ' conséquence de cet état de rêter tout mouvement de trouoes 1 choses, c’est que les écoles séparées excepté pour le transport des trou-! sont mal logées, manquent d’équipc-, muni i» 1 Pcs du gouvernement en Mand-' ment et de personnel, leurs ser-étaient à l’hôtel de ville ce matin Téhéran, lu — ^e fi°u;! chourie pour restaurer la «ouve-] v*ces •sont restreints et l’échelle et ils semblaient d’avis que c’est ' Ternement a annoncé aujourdhui rajneté chinoise.L’ordre défend des salaires pour leurs professeurs l’imminence de la démission de M.({u unc bataille a éclaté dans deux , aussj toute destruction des lignes es* inférieure.Ceci en dépit d’un Armand Brodeur, directeur de îa.oes provinces occupées par la mis-, de communication.Les communis- travail et d’un rendement supérieur Sûreté municipale, qui incite M., sie dans le nord üe l Iran.; tes on,t rapporlé hier soir que la à ceux des écoles publiques, en plu- Asselin à retarder la publication de !.communique du ministère de demande du gouverncmenl pour , sieurs endroits.son rapport, afin de pouvoir le re- ‘‘“urTmê^risnien1 1’0.ccu.Pa,1ion de , la Mandchourie, | »Non seulement les catholiques ro- viser si nécessaire.éclate à Çhalus, sur la mer Caspien-, principalement les provinces de : mains vcuient des apoics cntholi- Pte àd KaS7JinPr0VinCe de Mazansaran , Chahar et Jehol, n’etait pas acccp-j rnais d)nt béien déterminés et à Kazvin._ .; table.j a jcs avoir”, dit cette déclaration.,.* on rapporte un mort et deux , - — l ].„ “minorité catholique de l’Onta- blessés à Kazvin dans la province .ri à de ]a ifé (es_ de Kazvin ou le gouvernement rup-; ç i 'tante du Québec iouü rt’un droit porte qu’un groupe d'immigrants a Surplus financier # , ] ^nstitudoVnel di posséder ses écii: OU NOUVeaU-BrunSWICk les séparées et de profiter des mê- - mes pouvoirs, privilèges et devoirs Fredericton, 10 (C.P.) —Le Non- qu’elles détenaient à l’époque de la veau-Brunswick annonce, pour la , Confédération.” Le nouveau système d'octrois scolaires établi par le gouvernement de l’Ontario en décembre Un doctorat au comte de Hauteclocque Québec, 10 (C.P.) — L’on a an noncé aujourd’hui que le comte fait feu sur des.électeurs durant une élection provinciale., , „ ., - .Chalus est à «5 milles au nord de aeaFraL CC '“i?8 Téhéran et l’on rapporte que des u_DrunswiCK BlimjlltC) ((mil de I rance au pajs, recevra un doc- troupes russes y sont en garnison.(je année consécutive, sous l’admi-torat honoris causa en science de ec communiqué du gouvernement nistration libérale du premier mi-1 Université Laval, le 21 janvier.La dR qUe )a bataille règne entre les nistre J.R.McNair, un surplus dans cérémonie sera présidée par Son habitants de la ville et les partisans SOn année fiscale se terminant le Eminence le cardinal Villeneuve, Tudeh (gauchistes).I 31 octobre 1945.Cette année, ce archevêque de Québec, et le docto- Le communiqué dit aussi que le 1 surplus s’élève à $405,305.Il .surrat sera présenté par le nouveau quartier général du parti Tudeh a : passe de beaucoup celui de l’an- recteur de l’Université Laval, Mgr.été incendie ou couj^s de la batail- née dernière qui n’était que de Ferdinand Vandry.Ile.' ’ ' «82.103.1 A *• 1944, a été critiqué par ces trois do' ouments, en particulier en ce qui a trait à son application dans les centres urbains.En demandant une revision des gratifications, cette déclaration no- te: “La racine du mal, c’est cette législation injuste qui fait qu’un enfant qui assiste aux cours d’une école séparée est privé des privilê- f!es et avantages dont il pourrait ui aussi profiter si une juste part des taxes sur les corporations et autres lui était attribués”.Le conseil catholique d’éducation, qui comprend l’association anglo-catholique de l’Ontario et l’association canadienne-françaisc d’éducation d’Ontario, fait remarquer que “certains voudront tenter de justifier cette inégalité de traitement en disant que les école?; séparées ne sont pas vraiment des écoles publiques, mais constituent d’elles-mêmcs un privilège pour les enfants qui les fréquentent.‘Le système des écoles séparées a été adopté par suite de la reconnaissance officielle des droits de toutes les minorités religieuses, et il ne s’agit pas là d’un privilège accordé aux catholiques, répond ce document, qui ajoute: “Essenlielle-ment, ce système a reconnu les droits naturels des parents de choisir la sorte d’èducfttion à donner à leurs enfants.“Pour l’éducation catholique d’enfants catholiques, il est essentiel d’avoir des écoles intégralement catholiques, des écoles qui seront les alliés, non des neutres ou des adversaires, des foyers catholiques et de l’Eglise catholique.La religion doit pénétrer toute l’éduca-lion.” |B ] f M.St-Lourent a prêté serment Londres, 10 (ÏÏ.P.) — M.Louis St-Laurent, ministre canadien de la justice et directeur de la délégation canadienne à la première assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies, a prêté serment aujourd’hui comme membre du conseil privé au Palais de Buckingham., , A aussi prêté serment avec lui, sir Travers Humphrey, juge de la haute cour du Royaume-Uni.Ils ont cependant fait leurs serments séparément parce que M.St-Laurent est catholique romaine et que sir Travers est protestant.Après la prestation du serment.M.St-Laurent a assisté à une réunion du ConseU pnvé.Important vol de fourrures Peterborough, Ont., 10 (C.P.) — Une bande de voleurs se sont introduits à l’arriére du magasin de fourrure Barrie’s Ltd, hier soir et en ont soutiré environ 60 manteaux, tours de cou, manchons pour une valeur approximative d« #10,- 000.*• -.' "V 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 10 JANVIER 1946 VOLUME XXXVII — No 7 Nouvelles de la région trifluvienne Nouveau contrat d'éclairage — Statistiques démographiques — Exposition aux Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 10 (D.N.C.) — La taxe d’eau pour Tannée 1946 sera basée sur le rôle d’évaluation de 1945, sauf pour les nouvelles bâtisses et les nouveaux logements ne figurant pas à ce rôle.Cette décision a été prise par le conseil parce que le rôle de 1946 n’a pas encore été homologué.Le taux de la taxe demeurera le même, soit $0.75 par $100 d’évaluation municipale.* * * Une délégation constituée des membres du conseil et du gérant de la cité, M.J.-H.Lavallée, i.c., se rendra à Montréal rencontrer la Régie de l’électricité au sujet du nouveau contrat d’éclairage et de force motrice qui doit intervenir entre la ville et la Shawinigan Water and Power.La Régie de l’électricité a actuellement en main le contrat soumis par la Shawinigan Water and Power.Ce contrat, valable pour cinq ans, comporterait pour la ville une économie d’au moins $4,000 par année.Ce contrat ne concerne aucunement les autres usagers ordinaires.ÿ ÿ •¥• La population catholique de la paroisse cathédrale est de 10,413 âmes et le chiffre de la population totale s’élève à 10,794.La paroisse comprend 178 catholiques de langue anglaise, 15 catholiques de race syrienne.Les non-catholiques sont au nombre de 381.* * * René Duguay, du rang St.Michel, Almaville, et André Dontigny, du rang Saint-Louis, de Sainte.Flore, ont comparu tous deux devant le juge Edouard Langlois, de la Cour des Sessions de la Paix, et ont plaidé non culpabilité â une accusation de possession d’alambic logée contre eux par le caporal J.-L.-T.Desmarais, de la Gendarmerie royale.Les deux prévenus furent appréhendés à la suite d’une descente.On aurait saisi chez eux un alambic, du moult, de Tal-i cool *tc.* * Ÿ L’a&voissement naturel de la population de la cité et de la paroisse des Trois-Rivières a été de 787 ôwies au cours de Tannée 1945.^ C’est ce que révèlent les statis.tiques des huit paroisses de la ville.Les baptêmes furent au nombre de 1,208 et les sépultures de 422.Il y eut en tout 431 mariages.•F La ville des Trois-Rivières aura son exposition annuelle.Celle-ci avait cessé depuis le début de la guerre.L’exposition aura lieu du Î7 au 25 août.Le conseil a décidé de constituer une commission indépendante et autonome dans ce but.11 a déjà désigné le premier membre de cette commission dans la personne de Téchevin Charles-P.Rocheleau.La Commission sera nommée tout probablement lundi prochain.11 y aura des représentants de l’agriculture, de l’industrie et du commerce.Le conseil adoptera un règlement pour régir i cette commission.Les membre., de j la commission ne recevront aucun salaire et seul le secrétaire sera rémunéré.* # * M.P.-H.Laplante a été élu président de l’Union des employés de The Shawinigan Water and Power Co., affiliée au conseil centre1 des Syndicats nationaux des Trois-Rivières.Les autres officiers élus sont: MM.R.Richard, vice-président; J.-A.Bhérer, secrétaire; E.-R.Giroux, trésorier; Ant.Masse, assistant-trésorier; P.-H.Laplante, R.Richard.P.Soucy et J.-A.Bherer, délégués au conseil central.* * * Les mutations immobilières du mois de décembre contiennent quatre importantes transactions.La plus importante est celle de Thô-[ tel Saint-Maurice, acquis par MM.j O’Learv Mercure et P.Belle-Isle, pour le prix de $200,000.Mozart Limitée a acquis l’édifice W.-E.I Roy, 1448, rue Notre-Dame, pour I le prix de $75,000.L’hôtel Larno.I the a été vendu à M.I.ionel La-Ifond pour le prix de $32,000.J.-A.Collection "L'Hermine" L'art dans saint Augustin par Sr Joseph-Arthur, S.G.C.Docteur en Philosophie Docteur ^ès Lettres Deux volumes : 550 pages.Au comptoir $4.00, par la poste $4.25.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Mongrain a acquis la maison C.-R.YVhitehead pour $20,(KH).I •¥• ^ Mlle Angèle Crête, 14 ans, fille de M.Jean Crête, des Piles, a été transportée à l’hôpital Saint-Joseph de notre ville à la -suite d’un accident du -ski.Elle tomba sur une souche et sous la violence du choc se perfora l’intestin.A la suite d’une intervention chirurgicale elle est en bonne voie de rétablissement.* Ÿ ¥ Claude Bouchard, 8 ans, fils de M.Joseph-Paul Bouchard, 860, rue Haut-Boc, s’est fracturé une jambe en tombant au jeu.Mme Roger Arcand, 63 ans, 1138 rue Ste-Cécile, s’est fracturé elle aussi une jambe au cours d’une chute.& La Fédération des Guides catho-liques du diocèse des Trois-Rivières compte 430 membres répartis dans 28 unités (dont deux en formation) comme suit: Trois-Rivières, 258 membres; Shawinigan, 90 membres; Grand-Mère, G2; Saint-Tite, 40.De plus 126 aspirantes fréquentent ces diverses unités.•r éè L’accroissement naturel de la population de Shawinigan pour Tannée 1945 a été de 759 contre 725 en 1944.En 1945, il y a eu à Shawinigan 982 naissances, 204 mariages et 223 sépultures.La paroisse de Saint-Marc arrive en tête, pour les naissances, avec 353, le même nombre que l’année précédente.Le Christ-Roi suit avec 334, deux de plus qu’en 1944.Il y a eu 154 naissances à Saint-Pierre contre 120 en 1944, et 141 à Saint-Bernard contre 119 l’année précédente.Les statistiques paroissiales indiquent une population de 25,059 âmes.Saint-Marc a une population de 7,904; Christ-Roi suit avec 7,803; Saint-Bernard a 4,900 âmes et Saint-Pierre 4,372.Huit Anglaises attendues ici Un autre groupe de huit jeunes Anglaises mariées à des soldats canadiens est attendu aujourd’hui à l’aéroport de Montréal.A date, 34 de ces jeunes épousées sont arrivées au pays dans cinq avions d’Air-Ca-uada.Six des nouvelles arrivées iront s’établir dans la province d’Ontario, une dans le Manitoba et la huitième, Mme A.J.Hardgadon, habitera à 352, ave Elm, à^ Wcstmount.Le juge Archambault n'a pas démissionné Québec, 10 (D.N.C.).— Le juge Edouard Archambault, président de la Commission des liqueurs, n’a pas donné sa démission.Répondant a une question qui lui était posée hier par un journaliste, au cours d’une conférence de presse, le premier ministre a mis fin à une rumeur voulant que le juge Archambault ait quitté sou poste pour retourner sur le banc.Cependant, M.Duplessis n a pas fait de commentaires.Il s’est contenté de nier la^rumeur.Cours d'espagnol L’Union des Latins d’Amérique, dont le but est de favoriser les échanges culturels, commerciaux ou touristiques entre l’Amérique latine et le -Canada, a décidé d’offrir à ceux qui le désireraient une nouvelle série de cours d’espagnol.Les nouveaux cours de première année sont confiés à Mme Manolita del Vayo.Ils commenceront le jeudi soir, 17 janvier prochain, à l’Ecole des Arts graphiques, 2020, rue Kimberley.Renseignements: HArbour 2710.Le service télégraphique fonctionne normalement Le service du télégraphe entre le Canada et les centres des Etats-Unis, sauf New-York et les environs immédiats, fonctionne normalement .ont déclaré conjointement hier M.W, M.Armstrong, gérant général du service des télégraphes du Canadien National, et M.W.D.Ncil, gérant général du service des télégraphes du Pacifique Canadien.Les messages à destination de New-York et des environs sont acceptés sujets à délai dans la livraison.l es câblogrammes du gouvernement et des membres des forces armées à destination de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud sent expédiés comme à l’ordinaire, mais les messages d’autres catégories destinés à ces pays sont acceptés sujets à délai.Comme les envois de câblogrammes entre le Canada et tous les outres pays se font normalement, les communications avec les troupes canadiennes ne sont aucunement affectées.Tell-Aviv et son développement Touè ce qui se produit en Asie est important car elle est le point de jonction de communications internationales, elle fut le berceau de trois grandes religions: chrétienne, juive et mahométane.Les journaux rapportent souvent ce qui se passe de nos jours dans ce pays et plus particulièrement en Asie Mineure, mais Ton n’est pas suffisamment renseigné sur cette région historique et la National Geographic Society, pour combler cette lacune, consacrait, récemment un article sur Tell-Aviv, ville nouvelle, centre du mouvement d'immigration juive en Palestine.Tell-Aviv (ce qui veut dire >font du printemps), est un ancien faubourg de Jaffa.Cette ville n’existe que depuis quelque 37 ans.Elle a commencé avec Texode des Juifs habitant Jaffa, alors sous la domination des Arabes.Ils se fixèrent dans le faubourg qui s'appelle aujourd'hui Tell-Aviv.Cette ville nouvelle, par ses larges avenues, ses palmiers et autres plantes tropicales, ressemble à une sémillante ville du sud de la Californie.En effet, son climat, ses plages, ses maisons modernes, tout rappelle nos villes d’eau de Californie ou de Florida.Sa population actuelle est formée de quelque 150.000 Juifs.Les industries sont prospères et leur nombre s’accroît constamment.Originaires de toutes les parties du monde, ces Juifs constituent une population particulièrement cosmopolite.L’hé-breux moderne en cette partie de ‘ l’Asie Mineure, est en train de remplacer le yiddish allemand.Mais l'anglais, l’arabe et le turc sont aussi parlés dans Tell-Aviv, Le Jewish National Fund a largement contribué à la fondation et au développement de cette localité juive, qui fut commencée en Tannée 1909.Les débuts furent plutôt lents.Puis le développement fut paralysé durant la première guerre mondiale, et durant quatre années parce que le gouvernement turc avait ordonné l’évacuation de Tell-Aviv et de Jaffa.La population fut éparpillée.Mais en Tannée 1917, la ville connut une renaissance parce que les Turcs en furent chassés.En 1921, Tell-Aviv devint indépendante et véritablement ville.En 1921, sa population se chiffrait à plus de 140,000 habitants, soit presque la population de Jérusalem.Aujourd’hui, Ton estime que la population de Tell-Aviv s’élève à 150,000 habitants et même à 200,000 si Ton tient compte de la banlieue.La question des logis est là aussi épineuse vu le flot continu de l’immigration.Comme les Américains des premiers temps de la colonie, les Juifs de Palestine n’ont pas peur de se livrer à de durs travaux, à des tâches pour lesquelles ils ne furent pas immédiatement préparés quand ii s’agit du développement de Tell-Aviv.Etudiants, commis, hommes et femmes de bureau, jeunes hommes et jeunes filles contribuèrent a l'amélioration de la ville en se faisant maçons, charpentiers, décorateurs, et ainsi de suite.Maisons et édifices sont en style moderne.Déjà, la ville compte un musée, une douzaine de théâtres, un jardin zoologique, des conservatoires de musique et d’arts.De plus, elle compte un stadium pour les athlètes, un aéroport municipal, ainsi que de très belles écoles.Le commerce et l’industrie sont florissants dans Tell-Aviv et cette nouvelle ville est devenue la rivale de Jaffa comme centre de commerce en gros.Elle exporte plus d’oranges et ses variétés que n’importe quelle autre ville de Palestine.Avant la guerre, elle exportait, par millions, des boites d’oranges et de pamplemousses, vers les marchés européens.Elle est une ville industrielle de tout premier ordre dans ce coin du monde.Elle se distingue aussi par ses briqueteries, ses manufactures de meubles, ses filatures, ses manufactures de chaussures, de cigarettes, de bonbons.Toutes ces entreprises commerciales devinrent des entreprises de guerre pour le temps que dura le conflit mondial, comme partout ailleurs.Son Exposition de temps de paix (Exposition du Levant) faisait voir les produits de la population comme ceux de l’étranger.Une jetée fut construite en 1936 pour permettre aux petits bateaux de commerce et de plaisance d’approcher de la ville; les gros navires sont chargés à dis.tance du rivage.Avant la guerre, un grand nombre d’objets étaient exportés vers l’Europe et même vers l’Amérique.Et durant le conflit, Tell-Aviv devint un centre pour les troupes américaines.Nos jeunes gens sous les drapeaux y trouvèrent une foule de divertissements américains tels que natation, réunions aux devantures des cafés, night dabs, et ainsi de suite.La plage de Tell-Aviv fit de cette nouvelle ville un lieu unique dans l’ancien monde.En Janvier 1943, cette ville se Les ravages de l’inondation M: mm '&*WÊÈÀ i* ¦ sSiiilPià ü ïfwSiSll Tel est le spectacle qu'offrait le village de Long Branch, en Ontario, lorsqu'un embâcle a fait sortir la rivière Etobicoke de son lit.traça un programme d’action future qui va la rendre plus moderne encore.Son conseil municipal décida de consacrer la somme de $20,000,000 en constructions diverses.De ce montant, $4,0ÜÜ,(MK) seront consacrés à la construction de maisons; $1,500,060 pour la construction d’écoles, et $1,000,006 pour l’amélioration des parcs municipaux.Tell-Aviv est une ville nouvelle dans un vieux pays.Elle est en train de doter la Palestine d’une ville unique en Asie Mineure et dans le monde entier.(Common Council for American Unity).“Les Cinq Libertés de l’Air” Washington, 10 (A.P.).— Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne briseront probablement bientôt le secret qui couvre depuis 13 mois les “Cinq libertés de l’air”.Ils le feront vraisemblablement à la conférence de l’aviation civile qui doit s’ouvrir aux Bermudes mardi prochain.Des item comme les bases aériennes commerciales et les tarifs des voyages seront soulevés, à cette conférence.Des personnes très renseignées ont cependant laissé entendre que les principaux pourparlers porteront surtout sur les “Cinq libertés de l’air”.On sait que ce point des libertés aériennes avait abouti à une impasse anglo-américaine à la conférence de Pair de Chicago de 1944 où 54 pays étalent représentés.Si l’Angleterre et les Etats-Unis en venaient à une entente au sujet des libertés de Tair, voici les privilèges que chacun de ces deux pays accorderait aux avions de transport de l’autre pays: lo Celui de survoler son territoire sans atterrir; 2o Celui d’atterrir sur son territoire sans visées commerciales; 3o Celui de faire descendre les voyageurs, les colis postaux et les cargaisons recueillis dans l’autre pays; 4o Celui de prendre à son bord des voyageurs, des colis postaux et les cargaisons destinés à l’autre pays; 5o Prendre à son bord des voyageurs, des colis postaux et les cargaisons destinés à un troisième pays et y faire descendre ces voyageurs, colis postaux et cargaisons venant d’un tel pays; La cinquième liberté est le point crucial des différends anglo-américains.D’après cette liberté, par exemple, un appareil américain effectuant le trajet de New-York au Caire pourrait cueillir des passagers et les faire descendre à Londres, à Paris et à Rome.Les autorités britanniques accepteraient cette clause pourvu que le nombre des envolées sur une telle route soit régularisé par des règlements internationaux et que les quotas soient assignés à ces lignes aériennes sur la base du nombre des passagers effectuant le voyage complet de New-York nu Caire, comme dans l’exemple donné.Ainsi, si 12 passagers faisaient quotidiennement Tenvolée de New-York au Caire dans un avion de 48 passagers, cette ligne aérienne pourrait entreprendre le voyage Uine fois seulement tous les quatre jours, avec 48 passagers à son bord au départ.Les Etats-Unis préféreraient un système irrégulier d’après lequel les lignes aériennes pourraient effectuer des envolées aussi souvent que la chose serait possible économiquement.Sheffield est devenu le centre principal de l’industrie de l’alliage et de Tacier spécial en Angleterre.L'Eglise grecque et la Cour d'appel Le plus haut tribunal québécois refuse de sanctionner une loi canonique grecque — Une "hérésie légale" ______________ La Cour d’appel a confirmé hier un jugement du juge J.Duclos, de la Cour supérieure, dans une cause d’annulation de mariage intentée par Claude Yorksie, de la religion grecque orthodoxe, à Mary Chal-pin, catholique, son épouse.Le mariage avait été célébré le 31 août 1935, devant le Rév.R.G.Tuttle, de l’Eglise unie du Canada.Le juge J.-L.St-.Iacques, qui a prononcé l’arrêt au nom des cinq juges de la Cour d’appel, après avoir cité une série de procédures autour de cette union, déclare: “On peut constater que l’appelant ne manque pas de ténacité et tenterait par tous les moyens — et même s’il était nécessaire, il recourrait au mensonge et au parjure — pour mettre fin aux liens qui l’unissent à l’intimée”.Le principal point sur lequel le tribunal avait à se prononcer était le suivant: La Cour doit-elle reconnaître une loi canonique de l’Eglise grecque orthodoxe à l’effet que “si les parties à quelque moment de leur mariage commettent l’adultère ou souffrent de maladies vénériennes, le mariage est par le fait même nul et invalide?” Le juge St-Jacques repousse 1 affirmative à ce problème dans les termes suivants: “Je dois, avec le plus grand respect, mais aussi avec la plus grande énergie, répudier une telle théorie comme étant une hérésie légale.Sans aucun doute l’un ou l’autre de ces allègues peut servir de base à une action en séparation des parties, mais ni 1 un ni l’autre ne serait une raison suffisante pour annuler un mariage .Le juge St-Jacques fait cette remarque en marge de deux observations contenues dans Tarret de pre; mière instance: “En vertu de la loi du sens commun, sous notre juridiction, nous annulons un mariage pour maladies vénériennes — si les deux parties étaient, ou pouvaient être considérées comme étant, des fidèles de l’Eglise grecque orthodoxe, et s’il était péremptoirement établi que lune déliés Cette cause contre les Trois-Rivières Le juge Ferdinand Roy entendra une motion pour faire rouvrir l'enquête Les Trois-Rivières, 10 (D.N.C.) — Le juge Ferdinand Roy, magistrat en chef de la province de Québec, entendra demain après-midi la motion pour réouverture de l’enquête c ans la cause intentée contre la ville des Trois-Rivières par l’international Paper Co.Limited et la St.Lawrence Paper Mills Co.Limited.La requête en demande de réouverture a été soumise au juge Roy à la mi-décembre dernier par Me Léon Lamothe, c.r., chef du contentieux municipal ainsi que Me Léon Méthot, c.r., avocat-conseil.L’audition fut ajournée sine die en raison de l’absence à Londres de Me Aimé Geofrion, c.r., avocat-conseil des deux compagnies intéressées.Tout indique que les compagnies rte présenteront que des objections de principe, laissant au juge de décider si cette motion doit être accordée ou non.La ville allègue des faits nouveaux pour demander la réouverture de l’enquête et plus particulièrement le fait que Ton a annoncé une hausse de $6 la tonne du prix du papier.Les procureurs des compagnies riposteraient que le coût de production s’est élevé de façon proportionnelle.De retour du Brésil Joliette, 10 (D.N.C.).— M.Mart cel Houssin, docteur en sciences politiques, et Mme Roussin sont de retour à Joliette, d’un voyage d’études nu Brésil.M.Roussin, qui était professeur à l’Ecole des sciences politiques de l’Université d’Ottawa, s’était vu décerner la première bourse d’études donnée à un Canadien par le gouvernement brésilien.Il a suivi les cours d’histoire et de littérature des Amériques, à l’Université du Brésil, à Rio de Janeiro.M.et Mme Roussin ont quitté Rio le 1er janvier, dans un avion de la Aerovias Brasil, et sont arrivés à Joliette dimanuche midi.ANNONCES MUNICIPALES AVIS DEMANDE • été faite ft ]R OTTE DE MONTREAL par Ouimet Auto Body, no 1188 rue La-Bauchetlère est, pour permission d’emma-gaslner et vendre gazollne (2 réservoirs 1000 gais chacün), ériger un atelier de réparation d’automobiles et Installer deux moteurs électriques de 5 c.-v.chacun, sur les lots de subdivision nos 179.180.181.182 et 183 du lot no 326 de la division cadastrale du village Incorporé de la Côte St-Louis, Quartier St-Denis, rue St-Hu-bert.côté est.entre Boucher et St-Oré-golre.Toute opposition é cette demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze tours.Le greffier de la Cité, J.-ALPHONSE MONGEAU Montréal, le 10 Janvier 1946.était coupable d’adultère ou souffrait de maladies vénériennes, je n’hésiterais pas à donner effet à la loi canonique de l’Eglise grecque orthodoxe et annulerais le maria- * La Cour souligne en outre que le seul fait que l’appelant n’ait pas démontré à la satisfaction du tribunal qu’il était fidèle de la religion grecque orthodoxe était suffisant pour rejeter l’appel.La Cour note enfin que l’appelant n’a pas prouvé les allégués relatifs aux présumées fausses représentations de 1 inu- Quelques mois après la cérémonie de 1935, le mariage était bénit par un prêtre catholique; le tribunal ecclesiastique, en décembre de la même année déclarait le mariage nul; le 15 février 1938, les parties se mariaient à l’église St-Pa-trice.En septembre 1942, l’appelant s’adressait à la Cour supérieure pour obtenir l’annulation de ce second mariage; cette action était rejetée, et le jugement confirmé nar la Cour d’appel, le 2 octobre 1943.Une nouvelle action fut intentée, pour annuler le mariage contracté devant le rév.Tuttle.La Cour vient de disposer de ccs dernières procédures.L’appelant devra payer les frais de la cause.Assemblée des employés de tramways Une assemblée publique des membres de la Fraternité des employés de tramways de Montréal aura lieu demain soir à 8h.30 en la salle de l’Assistance publique.Elle sera présidée par M.Paul-Emile Marquette, directeur de la fraternité.Les compagnons du spirituel par Gérard de CATALOGNE Souvenirs sur : Mauriac — Massis — Montherlant — Daudet — Proust — Drieu La-rochelle — Giraudoux — Jacques Rivière.Volume de 255 pages.Au comptoir $1.75, par la poste $1.85.AVIS DEMANDE s été faite ft la CITE DE MONTREAL bar Monette St Fila, no 7425 avenue de Chateaubriand, pour permission d’emmagasiner de la gaaollne pour usage personnel (un réservoir de 500 gallons), sur le* lots de subdivision nos 102-B et 103-B du lot no 488 de la division cadastrale de la paroisse du Sault-au-Récollet, Quartier Villeray, rue St-André, côté est, entre Everett et Jean Talon.Toute opposition a cette demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze jours.Le greffier de la Cité.J.-ALPHONSE MONGEAU Montréal, le 10 Janvier 1946.AVIS SERVICE DU DE LIBRAIRIE 'DEVOIR" L’avion à jet P-80 Shooting Star pourrait traverser l’Atlantique dans une seule matinée.DEMANDE a été fait* ft la CITE DE MONTREAL par Canada Cycle St Motor Co.Ltd.no 301 rue Murray, pour permission de garder en place un moteur électrique de 7 c.-v.sur le lot no 1339 de la division cadastrale du quartier Ste-Anne.Quartier Ste-Anne.no 301 rue Murray.Toute opposition & cette demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze Jours.Le greffier de la Cité.J.-ALPONSE MONGEAU Montréal, le 10 Janvier 1946.Contre les dculenrs rhumatismales Arex Compound n* coûte que quelques sous et soulage promptement les douleurs rhumatismales, la goutte, les névralgies, etc Feuillteon du "Devoir" LE TALISMAN DES GUERNIS ROMAN PAR JEAN MAUCLERE 20.(Suite) Denise jugea inutile de dérober à ce familier de la maison une information que, cinq minute» plus tard, Albertine allait lui donner (unis tous ses détails.D’autre part, il plaisait assez à la jeune fille de ’aire acte d’indépendance en face le ce bellâtre plus que douteux qui avait osé jeter les yeux sur elle.Elle dit donc l’invitation reçue et acceptée sans omettre d’ajouter, avec un malin plaisir, tout l’agrément qu’elle se promettait de cette journée.Le mé-tèque entra dans une fu-•>r oui fit pâlir sa face basante: — Vous avez fait cela! Vous.vous avez osé! Les mots sortaient avec effort de sa gorge contractée par la colère.Mlle Brillanges posa sur lui son regard ferme, quelque peu méprisant: — Pourquoi aurais-je refusé?Le lieutenant de Guernis est un parfait galant homme, il ne m’a rien proposé que d’honorable.— Je.Je vous défends de vous exhiber près de cet homme! cria Gonzalez, étranglant de fureur.Sous la blouse légère, les épaules de Denise se crispèrent: — Vous vous oubliez.Monsieur, fit-elle avec hauteur.Je ne vois pas ce qui pourrait m’amener jamais à recevoir un ordre ou une défense de vous.Sur quoi, Ir U te droite, Torphell-ne se dirigea vers la maison.L’Américain n’osa pas la suivre.Il demeura incertain, déconfit et rageur.Voyant venir à lui la femme de Nestor, il se plaignit violemment: — Dites donc, voire pupille: désagréable comme une haie de cactus! Pour un rien, je l’aurais fouettée! Un rire silencieux tira les lèvres d’Albertinc: > ' — Allons, allons, mon petit! Nous ne sommes pas ici dans ton pays sauvage! Qu’esl-ce qu’elle t'a dit de si grave?— Qu’elle n’aura Jamais d’ordres à recevoir (te mol!.Petite aot.te! — Laisse donclElle fait sa ren-chérie; mais moi, je saurai bien la mater.— Il serait temps de vous y mettre! apprécia le mauvais garçon.D’abord, pourquoi avez-vous autorisé cotte absurde m"cpqrjMle de dimanche prochain?Il osait la prendre â partie! Albertine monta sur ses grands chevaux: IX s Le dimanche suivant, dès après les messes matinales qui avaient Jeté, comme des pétales de fleurs, des poignées de carillons au ciel clair, l’agitation s’empara de Royan.A vrai dire, celle-ci ne faisait que renaître après la trêve imposée par la nuit, car depuis deux ou trois jours, dans la ville, dans la campagne, chacun ne parlait que de la Fête des Fleurs dont la préparation était devenue le grand, Tunique souci de tous.Royàn palpitait de brassées fleuries, bruissait de coups de marteaux et vivait dans l’espoir d'une journée féerique.A l’église Notre-Dame, Denise, le matin, s’interrogeait: avait-elle eu raison d accepter un rôle dans le cortège qui sc déroulerait aujourd’hui?N’était-ce pas se, mettre trop en vedette?N'y nvalt-t) pas quelque danger pour l’officier qu’elle aimai! en secret, à passer, elle et tnt."n di de relative intimité, alors qu’elle vivait dans un milieu équivoque où, quoi qu’il en eût, il se verrait entraîné peu ou prou?Cependant, c’était au bénéfice des pauvres que se donnait la fêle: si elle se retirait, qu’adviendrait-il du char où elle devait figurer Am-phitrite?A la pensée d’être cause d’une telle perturbation, la rougeur montait au front de l’orpheline.Et puis elle avait donné sa parole! Que dirait tante Albertine d'un revirement qu'elle ne saurait comprendre?Le sort en était jeté: Denise ne reviendrait pas sur ce qui avait été convenu.Quant à celui que la jeune fille s’effrayait de nommer déjà Hugues à part soi, il n’était que de conserver avec lui une attitude courtoise, mais réservée, ce qui était facile.Ignorant la sollicitude dont il était Tobjet, faisant taire ses sentiments personnels, groupés autour de son Amphitrite, Guernis s’occupait en conscience de bien remplir la mission qu’il avait acceptée.Dans un garage choisi nvrr Trtffiricr “*•••' lieutenant Peyrter, dessinateur du char, Hugues, aidé de deux camarades, encourageait de la parole et du geste une douzaine de marins qui s’affairaient, décorateurs in\-provisés, autour d’un châssis de camion dont il s’agissait de faire une merveille d’élégance.L’édifice devait à la fois se révéler solide et gracieux.Chacun mettant la dernière main à cette oeuvre, se surpassait.Des bouquetières de profession n’eussent pas témoigné d’un goût plus sûr: l’ensemble élevait sur une mer aux flots d’hortensias bleus une conque marine en dahlias blanc et or, qui formerait le cadre le plus exquis à la beauté de la déesse de la mer.Neptune, dont le trident serait enrubanné d’algues véritables, recueillies à l’instant ultime par le scaphandrier du bord, trônerait auprès d’elle sur un rocher dont des cordons de roses mousses souligneraient les arêtes.S’écartant de trois pas, Preneuse apprécia d’un coup d’oeil connaisseur: — Epatant! Digne d’Amphitrite! ^ — Réussi! approuva le président phies destinées à sa fille.Vous êtes des as, mes amis.Le commandant sera satisfait.— Le plus chic, ce sera Guernis orné de sa barbe blanche.Comme père Neptune, il sera un peu là! On rit; l’intéressé ne releva pas le propos: à l’autre bout du camion, il voilait de fleurs les lignes ines.thétiques du capot.Se reculant afin de juger de l’effet produit par son travail, Hugues se heurta à un individu qui, glissant sur ses espadrilles, s’était, sans qu’on Teût entendu, approché tout près des travailleurs.I C’était un être basané à Talluri féline, aux traits fourbes, dont 1< jeune officier avait déjà vu, Il veille, rôder la déplaisante silhouette aux abords du garage.Cette espèce indésirable rappelait quelque chose à Guernis.Quoi?II n’aurait su le dire.Cependant, 11 avait déjà vu cette tête-là, à Royan, sans pouvoir préciser où Quoi qu’il en fût, à le voir tourner autour de lut, mêlé aux travailleurs, mais ne faisant oeuvre de scs dix doigts, Hugues eut l’impression fugitive que ce garnement en voulait au Soleil de Mysore dont la flamme glauque brillait au bottier de sa montre.Le jeune officier marcha droit sur te , personnage: I (A suivre) i "OLUME XXXVII — No 7 LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 10 JANVIER 1946 s Cm» pur !• Murv» •t r«lf(ieu«e dw aAnre humain qu« la Famille aera tewtoam réfénérée «?rÿ^itailléa wTldéal.Caat pur IMn fruit 4i paraon/valité at intaHMtuallt.beaucoup plu» • que par I M marafa da pouvoirs défini» qua la fomma Rédactrice : Germaine BERNIER j La grande pitié de la Moselle Par Jérôme, de l'Académie française, et Jean Tharaud De tous les départements français, celui de la Moselle est le plus pitoya-tle, car au cours des cinq dernières années il a eu tour à tour à souffrir de multiples désastres.Ce fut d’abord, en 1939, les occupations massives de nos propres armées avec toutes les misères qu’entrainent fatalement la présence de milliers ù’homnies (même s’ils sont là pcmr défendre votre sol) et l’évacuation obligatoire de toute la zone par delà la ligne Maginot, soit deux cent mille habitants environ, forcés d’abandonner leur foyer.Puis ce fut, én 40-41, aussitôt après l’armistice, et en violation flagrante des conditions stipulées, l’expulsion par les Allemands de deux cent cinquante mille personnes contraintes de se réfugier dans nos départements du Centre et du Midi, en laissant derrière elles j leurs terres, leur bétail et leurs biens.Ajoutez à cela les déportations dans l’Est de l’Allemagne de soixante mille Mosellans qui avaient j espéré pouvoir rester chez eux, et i l’incorporation par force de trente : mille autres dans la Wehrmacht.Et je ne compte pas les milliers de fem-j nies et d’hommes arrêtés, emprison-.nés, torturés, pendus ou fusillés pour avoir manifesté ou seulement laissé soupçonner leur attachement | à la France.Bref, tandis que, dans] d’autres départements, le taux des| prisonniers, déportés, transférés, re- : quis, fusillés, émigrés, etc.ne dépasse pas huit pour cent, en Moselle j plus de quarante pour cent de la population a souffert de ces malheurs.Avec le temps, la misère en Lorraine n’a fait que changer de visage.En 1944, l’armée américaine de la délivrance fut obligée de s’arrêter pendant trois mois, septembre, octobre et novembre, aux abords de la Moselle.Ce long arrêt a permis aux Allemands, qui occupaient toujours la contrée, de la vider avec méthode de tous ses moyens d’existence, bétail, mobilier, linge, literie, ustensiles de ménage, etc., etc.Etablissements publics, hôpitaux, écoles, fermes, usines, logements privés, rien n'a échappé au pillage.Et quand la marche de l’armée libératrice a repris, les durs combats qui se sont déroulés autour de Metz ont achevé destruction, en ravageant villes et villages.Certains même ont complètement disparu.Sur sept cent soixante-quatorze églises qu’il y avait en Moselle, cent à peine demeurent debout, les autres sont partiellement ou totalement anéanties.Soixante-quinze mille immeubles ne sont plus que des ruines.Le Calva- dos, qui pass" pour être le département le plus sinistré de France, n’a que soixante et onze mille maisons par terre et doit s’effacer devant la Moselle dans le sinistre palmarès.Ce n’est pas tout.Le pays de Metz est toujours occupé par des troupes alliées ou françaises; il continue de subir les dommages qu’entraîne toujours une occupation par la troupe, li n’y a déjà plus de maisons, et le peu qui subsiste est réquisitionné.Lst-ce là, au moins, la fin de ce sinistre bilan?Pas du toutl Comme département frontière, la Moselle -e voit encore privilégiée dans l’infortune.Sans parler des difficultés de toutes sortes où la plonge le retour de ses trois cent mille émigrés, elle doit supporter les conséquences du passage de plus d’un million de prisonniers et déportés en route vers la France.Non seulement ce transit épuise ses moyens de transport et ses ressources d’accueil tant officiel que bénévole, mais son ravitaillement aussi est mis à une dure épreuve.Des milliers de lits, de costumes, de chaussures, de mobiliers, reserves aux autochtones pressés de rentrer chez eux après des années d’exil, ont été affectés d’office à ces “transitants”, et l’on imagine le mécontentement qui s’ensuit.Un tel ensemble de catastrophes, exceptionnellement réunies sur ce malheureux coin de France, n’exigeait-il pas que la Moselle, qui a toujours tenu dans nos coeurs une place éminente, fut traitée d’une façon exceptionnelle aussi dans les secours qu’on apporte aux régions dévastées?Il n’en est rien, hélas! et c’est même le contraire qu’on y voit.Elle est traitée comme un endroit quelconque.La consigne administrative, qui autorise chaque département à garder ce qu’il a pour lui, ne joue même pas en sa faveur, car tandis que ses voisins ne lui apportent rien, la Moselle est obligée de leur envoyer son charbon! “II y a là, m’écrit un ami mosel-lan, une situation qui, si on n’y porte remède, peut conduire à une catastrophe, que certains éléments désirent.Lisez, je vous prie, entre les lignes.Malgré tout, la majorité des gens résistent aux mauvais conseils.Mais qu’on ne nous abandonne pas! Que Paris n’oublie pas Metz! Il n’est pas admissible que le pays, dont l’emblème a été choisi pour symboliser la lutte et la victoire, soit aujourd’hui le plus malheureux de France.” (Voici la France) Variétés Le diplomate dans la tour d'ivoire M.Jusserand, ambassadeur de France aux Etats-Unis, fut prié de quitter Washington.M.Jusserand vivait à Washington trop isolé.11 n’allait guère qu'à la Maison-Blanche.Quand Briand, alors Président du Conseil, vint à la capitale fédérale des Etats-Unis pour la Conférence du désarmement, il voulut aller chez les ambassadeurs étrangers déposer sa carte.M.lusse, rand fut son cicerone.Celui-ci l’emmena d’abord à l'ambassade du Japon.A la grille de l’ambassade, le chauffeur sonna: — Que voulez-vous, lui dil-on?— Mais ouvrez! C’est le premier ministre de France et son ambassadeur.— Qu’est-ce qu’ils veulent?— Voir l’ambassadeur.— Quel ambassadeur?— Du Japon.Alors, dans un formidable éclat de rire, on répondit au chauffeur: — Il a déménagé depuis deux ans! LE TOUR DU LAC LEMAN Sir Eric Drummond, secrétaire néral de la Société des Nations, çut à Genève les délégués des ilssances européennes.Peu (lc mps avant cette nouvelle assein-ée de la Société des Nations, su de Drummond avait écrit au iiivernement polonais une hutre ¦ il exprimait les idées de la ailé sur la suppression de 1 escla- ^arsovie se demanda avec stu-ur si le lac Léman n était pas al à ceux qui habitaient sur ses res; puis d’une plume souriante ironique, répondit à sir Eric linimond que la Pologne avait pprimé l’esclavage depuis le ‘izicmc siècle et qu elle_ ne posse-it même pas de colonies! illcv Ramsden, mairesse de Devonshire, est la premiere n 800 ans à occuper ce pos- PETIT CARNET M.et Mme Jean-Paul Tremblay, de Rimouski.annoncent la naissance de leur fils, Daniel, le 29 décembre.Parrain, M.J.-O.Lebel, notaire, de Matane; marraine, Mme Emile Tremblay, de Luceville, grands parents de l’enfant.Echos et glanes Pendant que Haendel composait son oratorio Le Messie, il avait constamment le sentiment de la présence divine à ses côtés.Plus tard, quelqu’un lui dit que tout le monde admirait et aimait son oeuvre'.“Ce que j’ai voulu, répondit Haendel, ce n’est pas de plaire à mes auditeurs; j’ai voulu les rendre meilleurs”.* * * Dans les “Memories of music” publiés en 1728 par Roger North, on lit que c’est à Londres qu’eurent lieu les premiers concerts où les auditeurs devaient payer.C’est le musicien John Banister (1630-79) qui en eut le premier l’idée.La belle artiste de l’écran américain, Eiissa Landi, est une excellente pianiste.En fait, elle ne trouve rien de plus agréable et reposant que de jouer pendant plus d’une heure lorsqu’elle revient des studios.Ses auteurs préférés sonl ' Bach, Beethoven, Brahms, Schubert et Schumann.* V * Il y a des oeuvres qui semblent porter malheur.L’opéra de Jacques Halévy, Charles VI, a été si redouté des chanteurs qu’il est disparu des répertoires; en tout cas, c’est un prétexte.Le ténor français Eugène Massol le chanta trois soirs de suite et à chaque représentation un spectateur mourut subi-tement dans la salle.En 1858, Napoléon III voulut voir cette oeuvre.On redemanda Mdssol qui n’accepta qu’après de nombreuses instances.Le soir du concert, l’anarchiste Orsini fit exploser, sur le passage dç Napoléon III, une bombe qui tua plusieurs personnes.Sc que vma eu vouteq une âec&ude Moofu pour otage ordinaire at Hi«x.Le foyer moderne Le service de table et ses accessoires Le goût de la maîtresse de maison se manifeste, non seulement dans l’aménagement de la maison, mais aussi dans les moindres détails de l’organisation du home.L’apparence de la table est de toute importance, non seulement aux jours de réception mais dans l’intimité, car rien n’est choquant comme un service de table négligé.La vaisselle La vaisselle de table est en faïence ou en porcelaine.Ce qui fait le luxe du service de table, ce n’est pas seulement sa matière plus ou moins fine, c’est aussi sa nuance et sa décoration.On peut dire que le service élégant et riche par excellence est en fine porcelaine avec filet doré ou même avec filet de couleur et or, chiffré ou non.C’est ce service que l’on emploie pour les réceptions, tandis qu’un service plus simple, en faïence ou même en porcelaine coquettement décorée, ou même pour les repas intimes où sont conviés les amis.L’assiette à fromage; Les compotiers de supplément soit en porcelaine, soit en cristal taillé.Pour le café Indépendamment du service de table, il vous faut au moins; Une cafetière; Un sucrier; Un pot à lait; Douze tasses à café avec soucoupes.Ces différentes pièces «eront, autant que possible, assorties au service.Ajoutez-y: Une théière en porcelaine, en métal ou même en terre; Un pot à lait assorti; Un sucrier; Douze tasses avec soucoupes spéciales pour le thé et les infusions.On ne parle pas du service destiné au petit déjeuner du matin et qui se compose d’un plateau muni de grandes tasses avec soucoupes ou tout simplement du tête-à-tête qui comprend, en même temps que la tasse, le pot à lait, la cafetière, le beurrier et le sucrier.Verreries et cristaux Service ordinaire Le service ordinaire, d’usage journalier, se compose de: Une douzaine d’assiettes creuses, Deux douzaines d’assiettes plates* Une douzaine d’assiettes à dessert, Un plat rond creux, Deux plats ronds plats, Un ou deux plats ovales.Une saucière sur plateau.Deux raviers, Un légumier, , Un saladier, Une soupière, Un ou deux compotiers, Une ou deux assiettes à pied.Ce service est insuffisant, même dans l’intimité, pour un repas de douze convives, car il faudrait alors, au moins quatre douzaines d’assiettes plates et deux douzaines d’assiettes à dessert.D’autre part, où mettrait-on les gâteaux et les diverses friandises dont se complique le moins luxueux des desserts?Modèle courant On trouvera donc difficilement dans le commerce des collections à bon marché comportant assez de pièces pour que la maîtresse de maison ne soit jamais prise au dépourvu.Il faut compter avec la casse et que, chaque année, bien des morceaux devront être remplacés.Aussi est-il indispensable de ne choisir pour l’ordinaire de la table que des modèles courants et de réassortiment facile.Service de luxe Quant au service de luxe, de gala, si vous préférez, la même précaution s’impose.11 n’est pas plus que l’autre à l’abri des accidents et, s’il importe de disposer de quatre douzaines d’assiettes plates pour le service de chaque jour, il en faudra compter au moins cinq douzaines pour les grandes réceptions.On portera à 18 le nombre des assiettes creuses et à 3 ou 4 douzaines celui des assiettes à dessert.Vaisselle ébréchée N’oubliez pas qu’une assiette ébréchée ne doit jamais paraître sur la table et qu’il ne faut pas forcer les invités à manger deux desserts très différents dans la même assiette.De plus, le service ne sera bien fait que si les domestiques n’ont pas besoin de s’occuper, entre les plats, du lavage de la vaisselle qui s’impose lorsque le nombre des assiettes n’est pas suffisant pour celui des plats.On admet, pour le dessert, pour te fromage et les entremets des assiettes dont le modèle diffère du reste du service.Toutefois, dans les dîners de cérémonie, c’est l’uniforme liséré qui s’impose, même pour le dessert.Accessoires Indépendamment des articles que je viens de mentionner, comme fai-sjant partie de la collection classique du service de table, notez également: Les assiettes à asperges séparées en deux ou trois compartiments, l’un réservé à la sauce et les autres aux branches; Les assiettes à huîtres qui comportent une série de godets dont un, au milieu, réservé au citron; Les assiettes à salade ou à légumes de forme elliptique ou en demi-lune, qui sont souvent en cristal ou en porcelaine opaque; Les coquetiers, assortis au service; Les petites timbales, petites casseroles, petites cocottes, que l’on présente à chaque convive pour le service de certains mets, tels que les oeufs, les soufflées et certaines crèmes; ., # Les pots à crème qui forment un service spécial et sont réunis sur leur plateau; Le plat à poisson, de forme ovale et allongée, que l’on remplace parfois par une planche recouverte d’une serviette pour servir les grosses pièces; Le plat aux rôtis, dont une extrémité se termine en godet pour retenir le jus; Le plat à asperges; Le saladier de cristal; Le plat à oeufs; Le plat à gratiner: Les plats à hors-d’oeuvre ou le plat multiple à compartiments; Les timbales; Les terrines; Une ou deux saucières de supplément, pour le cas où l'on aurait à présenter plusieurs sauces; Si l’on doit veiller au rassortiment de la vaisselle, cette précaution s’impose plus impérieusement encore pour la cristallerie, qui est plus fragile que la porcelaine et la faïence.Par conséquent, si vous possédez un service rare et précieux, ne le mettez que rarement sur la table, et seulement lorsque vous recevez des invités de marque.Le reste du temps, contentez-vous de verres et de carafes dont le modèle se retrouve aisément.Service classique Le service classique de verrerie se compose de: Douze grands verres à eau; Douze verres à vin de Bordeaux; Douze verres à vin de Bourgogne; Douze flûtes ou coupes à vin de champagne.Ajoutez: Douze verres à vin de Madère; Douze verres teintés pour le vin de Moselle ou du Rhin; Douze verres pour les vins sucrés Portos, etc.On ne parle pas des verres à liqueurs qui peuvent former, avec les carafons, un service spécial, indépendant.Les carafes Au service des verreries correspond une collection de quatre carafes, dont deux à eau et deux à vin, un peu plus petites.Les carafes ne seront jamais séparées de leur bouchon.Si les convives sont nombreux, il faut multiplier les carafes à vin.Ce sont les verres à pieds qui sont seuls présentés dans les dîners d’invités.Les gobelets ou verres sans pieds sont réservés à la bière, aux sirpos ou aux orangeades.Les verres de luxe, ainsi que les carafes de luxe, sont toujours en cristal fin ou taillé.L'argenferie Le service de la table s’étant simplifié et les plats ne paraissant plus devant les convives avant d’être servis, les grosses pièces d’argenterie n’ont plus guère, dans la salle à manger, qu’un caractère purement ornementa!, par exemple, des “surtouts” de formes très di.verses, que l’on réserve aux grands dîners de cérémonie pour recevoir les fleurs, guirlandes et corbeilles ou fruits.On peut considérer aussi comme grosses pièces d’argenterie la “vaisselle plate”, qui se compose de “plats ronds” et “longs” et de "coupes” d’argent massif, ciselé ou même plaqué.Toutes ces pièces ne sauraient être admises dans l’usage journalier, car le moindre choc les détériore et leur enlève leur élégance.On ne doit jamais rien couper dans de la vaisselle plate, où les morceaux ne sont dépasés qu’a-prs le découpage.Aux jours de réception, certains mets, tels que les rôtis, ne sont servis que dans des plats d’argent.Les coupes d’argent ou de métal argenté sont destinées à recevoir les légumes, les aliments maniables à la cuiller, compotes et marmelades.Certaines gens, pour afficher leur luxe, s’avisent de ne servir leurs invités que dans de la vaisselle plate.Cette habitude n’est pas moins déraisonnable que prétentieuse, ca la vaisselle de métal est mise hors de service à la moindre atteinte au couteau, c’est-à-dire qu’elle n’est pratique en au.cune façon.Les saucières, les huiliers, les sucriers, le plateau à miettes et la brosse courbe, les cafetières, les théières, les gobelets à fruits rafraîchis, les plateaux, les seaux à biscuits et à la glace et toute la série des pots et des coupes, le service à glaces sont, lorsqu’on en surveille rentretien, très économiques en métal argenté ou en ar-gent.Ces objets ne perdent jamais de leur valeur et, alignés dans la vitrine, ils donnent aux visiteurs une impression très favorable de l’élégance et du confort de la maison.Cuillers, fourch.‘?es et couteaux Les cuillers et les fourchettes sont heureusement moins fragiles que la vaisse'le et la verrerie.Leur prix, qu’ils soient en argent ou en métal argenté, est, en effet, assez élevé, 11 faut compter dans une maison bourgeoise ordinaire: douze cuillers à potage, douze fourchettes ordinaires, douze couteaux et douze fourcnpttcs à poisson, douze cuil- lers et douze fourchettes à entremet, douze petites cuillers à café, une cuiller à légumes, une cuiller à sauce, une cuiller à potage ou louche, un service à découper, un service à salade.Ajouter à cette collection indispensable et qui ne doit sortir des écrins qu’au moment du repas: douze fourchettes à huîtres, douze fourchettes à crustacés, douze fourchettes à melon ou petits tridents tranchants, douze cuillers à glace, douze petites pinces ou truelles à bonbons, les petites cuillers en ivoire pour les oeufs à la coque.La plupart de ces ustensiles sont d$ pure fantaisie.Toutefois, on considère comme indispensables: la truelle à poisson, la truelle à glace, la pelle à asperges, le service à hors-d'oeuvre, la cuiller à olive, la pince à sucre, la cuiller à sauce en poudre, le service à bonbons, la louche à punch.* Coutellerie Quant à la coutellerie, son importance correspond à celle de l’argenterie, c’est-à-dire qu’il faut: douze couteaux ordinaires, douze couteaux à fromage, douze couteaux à fruits à lame argentée et généralement accompagnés de fourchettes spéciales, douze couteaux à poisson dont la lame, comme celle, d’ailleurs, des couteaux à fruits, ne coupe pas.Le modèle le plus élégant de couteaux est à manche de métal précieux, argent ou argent doré.Cette partie de l’instrument peut être également en corne, en ivoire, en bois ou en porcelaine.Le service à découper se compose d’une fourchette de grande dimension munie d’un levier, et aussi d’un couteau assorti, pointu.Ces deux instruments sont des objets de luxe, car on ne se sert guère pour découper les viandes de boucherie et les volailles que d’un couteau spécial, moins luxueux assurément, mais dont le fil est soigneusement entretenu.Pour découper le jambon, on emploie un couteau à lame allongée, arrondie et plate.Le couteau à pain a la lame plus épaisse, moins longue et également arrondie à l’extrémité.Les Anglais coupent le pain avec un instrument spécial ressemblant à une lame gaufrée et que l’on manie à la façon d’une scie.Le couteau à fromage est souvent remplacé par un couteau ordinaire ou à dessert.Les accessoires Parmi la multitude de petits objets dont la coquetterie de la maîtresse égaye le couvert, signalons: les plateaux en plus ou moins grand nombre de taille et matière diverses: Les dessous de carafe, en métal, en cristal, en porcelaine ou en lingerie; La corbeille à pain, qui est tantôt en osier, tantôt en métal; L’huilier ou la ménagère, qui se compose de flacons et de récipients maintenus dans des compartiments.Les salières et poivrières munies de pelles.Elles sont en cristal ou en métal, parfois même de fantaisie; le moutardier, le beurrier, le confiturier, les rince-bouches, composés du verre et du gobelet, les ronds de serviettes, généralement en argent, la poudrière à sucre.Ces objets sont, pour la plupart, d’une utilité relative.Us encombrent joliment le service, mais contribuent en quelque sorte à donner aux convives toutes leurs aises.Us sont eux-mêmes l’indice du confortable de la maison.Jean-Sébastien Bach appartenait à une famille comptant plus de 50 musiciens.1 Atoye/t Atsi_ dt préparer DE U CREME CLACEE Sont réfrigérateur) Quand II faH tO au deuui dé téro ou moine, mélangée du Londonderry, du lucre et do la crème do fable (ou loir évaporé ou on poudre) plaçai au dation pour quulauoe minuter, baltot ol congelai.Pat do cule-eon.Oélkloueo, velouté#, earn «rletaui.(Server-voui dn lait ou do lait écrémé pour préparer de déllclauu durrertt golér).Un paquet do 15c contient IA pot-tione.Aloutex l'oreonco.SI verra épicier n'on tlonl par, envoyai-noue Si .00 et voue recevrai 1 paquet! pkri tO famsutoi ta-cutler — porto payée.-10' -20* CO H Oit£2 0 0 O£0022/ roLonDonoeRRy SOS EdHIco du Carré Dominion, Montréal nSeitx qui désirent mets mimm» |V «juj.j-m R\ n ••• i’ U ^ _ “ C-IMNF («57, Activités Féminines, Conférences, Réunions.etc.L'Ecole des loisirs La prochaine conférance gur rh&bltatton.de l'école des loisirs sera donnée par M.Jean-Mario Gauvreau.direct ur de l'Bco-1« du Meuble, Jeudi soir.10 lanvler à 7 h.30 dans la salle de la "Familiale" S03 rue Boucher, angle St-Hubert M.Gauvreau parlera du mobilier en (onction do nos ressources et de notre civilisation.Oeuvre de la soupe Mmes R.-B Bourgeois, H.Drolet et René LaSalle présideront conjointement la réunion mensuelle de l’Oeuvre de la Soupe, lundi 14 Janvier, fc la grande salle de l'hôtel Rltz-Carlton.Pour renseignements: HA.5076.Le premier notaire de la Nouvelle>France , Ln problème se pose qunnd il s agit de donner le nom du premier notaire de la Nouvelle-France.Le sieur Nicolas fut greffier de la juridiction de Québec dès 1621.U ne prend nulle part la qualité de notaire ni même de tabellion, mais il remplit les fonctions de ces charges.Peut-on le considérer comme le premier notaire de la Nouvelle-France?Le deuxième greffier de la juridiction de Québec, le sieur de La Ville, est dans le même cas.Sans prendre la qualité de notaire, il reçut le testament de Champlain.Conséquemment, lui aussi exerça les fonctions de notaire.On sait que le testament de Champlain fut attaqué devant les tribunaux et que la Cour qualifia les dernières volontés de l’illustre fondateur de Québec de “testament hétéroclite”.La faute doil-elle être imputée au testateur ou ut sieur de La Ville qui rédigea le testament?Le troisième greffier de la juridiction de Québec fut Jean de Les-pinasse.Celui-là fut un notaire authentique et rédigea quelques contrats.Trois de scs actes sont conservés aux Archives judiciaires de Québec.Jean de Lespinasse exerçait en même temps la profession do notaire et le métier d’arquebusier.A cette époque où tout homme valide devait avoir dans sa maison une arquebuse pour se défendre des traîtrises des Iroquois le métier d’arquebusier payait plus que la profession de notaire.Aussi M.de Lespinasse laissa bientôt Ja plume pour ne s’occuper que de réparer les arquebuses.De tout ceci, on peut conclure que les sieurs Nicolas et de La Ville, furent des notaires d’occasion et que Jean de Lespinasse.fu4.réellement le premier notaire en titre de la Nouvelle-France.(Bulletin des Recherches Historiques) Le livre de cuisine de l’école de cuisine de Boston par Fannie Merritt FARMER Edition française du livre do cuisine le plus populaire d'Amérique.3235 recettes — 842 pages.Reliure pleine toile.Au comptoir $2.85 par la poste $3.00 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" BRONCHITE RHUMES Soulagez vos souffrances avec le Pour réduire le prix de jcertains vêtements Ottawa, 10 (C.P.) — La commission des prix a annoncé hier *dlr une ordonnance qui doit établir le maximum des prix de détail et dec frais maximums de la coupe des vêtements confectionnés et garnis par un manufacturier pbür un détaillant qui fournit le matériel.L’ordonnance a été établie dans lo but de réduire les prix de détail excessifs.La Commission a déclaré que certains détaillants auraient inclus dans leurs frais du matériel au prix de détail et auraient ensuite fixé des prix aussi hauts que cent pour cent.Soirée au C.E.O.C, u Samedi soir prochain, le 12 janvier, il y aura une soirée à la salle du C.E.O.C.de l’Université de Montréal, 484 est, rue Sherbrooke, organisée par un groupe d’étudiants universitaires.Tous les étudiants et leurs amis seront bienvenus.Pour renseignements, FR 6630.La couleur des vêtements pour hommes en Angleterre celle année sera surtout le gris.2gmg édition Psychologie et Pédagogie par l'abbo Paul LACHAPELLE Préfaça do Mot Philipp* PEKRIEB C* livra a '1a tria grand ni-ft* d'exclure lai hanalltio" L'Ecola canadlaita* t Ran* Gauthier "Pour un profagieur c* n'oot pag un livre de lecture.c'*gt un racugil de méditation".T* Devoir" t Maria Girard Co livra "doit lira ontra las nota* doa éducateurs qui croient è km mission".Orientation : Guy BouHxos Tl est rare do trouver mitant d'idée# an il peu de paqM"."Le Devoir" i Jean-Marie Laurence Volume de 208 paqw.Au comptoir SUS, par la poete $1.28 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Victimes de la sinusite Obteoe» uo Isgamem ni et dégages rom rét* et «rotrs ots.Mtntholttem empêche l'ecqe-muletion d* mucus et dégage les narines embarrassée!.Pou et tubes 30c.v-iy MENTHOLATUM m ( ,m(or fc (ou s /('d and Vint” “George W “Hollywoc ¦ÜLjLîLhAfcJ 9e lemalno “RHAPSODY IN BLUE** Se semaine “DUFFY’S TAVERN” ! AUDITORIUM LE PLATEAU — 24 JANVIER — 8.30 P.M.LA FAMILLE von TRAPP "Chanteurs tyroliens" • ENCHANTEUR • ARTISTIQUE • UNIQUE Prix de» place» : S1.Z5 - *1.50 - 82.00 - 12.50 • 83.00 -, Commande» poctale» acceptée» dè» maintenant GEO.-A.ROBERT.Impreiarlo, 426 Sherbrooke est.HA.9718 Anisl blUet» en vente au CENTRE PAMlLtAL, *423 rue St-Denis, LA.2208 VOLUME XXXV» — H* J Lt DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 10 JANVIER 1946 Notre français sur le vif "Elections complémentaires", "élections partielles" — — Accents et majuscules d'imprimerie — "Citations et guillemets" — "Sa Grandeur" et "Son Excellence" — "Aller à la poste", "aller au bureau de poste" — Quelques abréviations — "Quand et.— La mode, les expressions et les mots — Formules d'adresses \ïc Voici l’euenltel de la causerie danrâe à Radio-Canada le dimanche 0 janvier />ar noire distingué collaborateur, M.Jean-Marie Laurence.Ces causeries, on le sail, /'assent tous les dimanches à une heure.Laurence — Il va nous en falloir aussi de l’ingéniosité pour dépouiller notre courrier en quinze minutes.Ingénie — Oui, car à ce nue je vois, les consultants se sont mis en frais pour la fête des Hois; ifs nous oftt fuit un courrier royal.—Je vous crois.Attaquons le gâteau.Cherchons le pois et la fève, et laissons la petite bête.A vous l’honneur, Ingénie.—Voici le premier morceau.“On parle beaucoup de ce temps-ci d’é-, lections complémentaires.^utre-i fois on disait élections partielles, [antonyme d’élections générales.Les f journaux de France que je reçois disent: élections partielles.Le mot complémentaire me semble impro-rc.D’après Larousse, complémen-aire vient de complément, qui est ainsi défini: “Ce qu’on ajoute à une chose incomplète pour qu’elle soit entière.” Or une élection complémentaire ne complète rien, si elle a lieu dans un nombre de circonscriptions inférieur au nombre de vacances, ce qui est ordinairement le cas des élections.partielles.Que vous en semble?” —Le raisonnement de notre auditeur me semble trop absolq, Dans la langue courante, les mots complément et complémentaire n’ont pas un sens aussi rigoureux.Un complément ne complète pas nécessairement une chose a lui tout seul; il peut contribuer an complètement de la chose, et cela suffit*à justifier son nom.—C’est ainsi qu’en grammaire un j mot peut recevoir plusieurs compléments avant d’avoir un sens précis, c’est-à-dire complet, suffisant; ex.: L'appartement du premier étage de la troisième maison à gauche de celle-ci.—Oui; c’est comme le fils de la fille de l’habitant de Sainte-Barbe.Donc, même si le terme est peu usité en France et si une élection partielle ne complète pas le nombre des sièges vacants, on peut l’appeler complementaire, parce qu’elle ajoute un complément au nombre des.élus et qu elle contribue au complément du nombre réglementaire de représentants.Bien entendu, on peut dire aussi élection partielle.On peut dire encore élection de remplacement, quand il s’agit de remplacer un membre disparu (pour une raison ou pour une autre) de la sacrée phalange des élus.Suivant, Ingénie.—“Auriez-vous l'obligeance de répéter les règles et usages des accents sur les majuscules d’imprimerie?” —L’idéal serait de les mettre sur les majuscules comme sur les minuscules.—Deuxième question: “Quelques renseignements sur les guillemets dans les citations me seraient bien utiles”.— Voici quelques indications qui rendront peut-être quelque service à notre auditeur.On annonce une citation en style direct par deux points, on la commence p31' une majuscule et on l'encadre des guillemets.Ex.: Gdro dit: "On ne dort point iftiand on a tant d’esprit." En style indirert, on ne met pas de majuscule.Ex.: fjoro dit qu’“on ne dort point quand on a tant d’esprit." — Je remarque que vous mettez le point final à l’intérieur des guillemets.—Oui, parce que la citation forme un sens complet.Autrement, on met le point en dehors des guillemets.Ex.: Bossuet fut surnommé V"Aigle de Meaux".— Ce n'est pas toujours aussi clair, niais il serait bien difficile de traiter les cas particuliers à la radio.Ajoutons seulement que dans le dialogue, la plupart des auteurs modernes se servent du tiret au lieu des guillemets pour marquer lo changement d'iiitêrloctltéui*.Si vous voulez apprendre à punchier le dialogue, cher auditeur, étudiez La Fontaine, qui ponctue comme les modernes.Vous y trouverez un modèle parfait.Retenez seulement qu’en prose, il faut aller à la ligne à chaque réplique.Suivant, — “Cher monsieur, hier, comme Je devais écrire à un évêque, j’adressais ainsi nia lettre: A Sa Grandeur Mgr X.Un de mes em* ployés en fut tout surpris et m’affirma qu’il n’avait jamais vu ni entendu une telle expression.Le soir même, il me fit remarquer qu’on disait à la radio Son Excellence, Comment cela se fait-il?Au temps de ma jeunesse, on disait Sa Grandeur.” — Il est bien possible en effet une votre employé n'alt pas connu l’expression Sa Grandeur, puisqu'il y a déjà quinze ans que la Sacrée Congrégation Cérémoniale a rem-nlacè le titre Sa Grandeur par Son Excellence.— “Et pourquoi dit-on aujourd’hui: Aller au bureau de poste?poursuit le même auditeur.Je me rappelle bien qu'autrefois mes parents m’envoyaient à la poste.C’était bien, n’est-ee pas?” — Oui, cher auditeur, c’était très bien.H nous reste cette consolation que le passé lie meurt pas tout entier.On peut fort bien dire aller à ta poste, par ellipse, pour tiler au bureau de poste.L’un et l’autre se dit ou se disent.SulvMt.— “Pourriez-vous nous aider à adresser correctement nos lettres?io Peut-on omettre le mot rue?Faut-il écrire: 520, me Cartier ou si l’on peut écrire: 520 Cartier?" — On met le mot rue.Ce n’est pa» si long et c’est plus clair.— 2o Dolt-on écrire: rue Sainle-i.atherine ou rue Ste-Cathenne?" — Bien entendu, tl est excellent d'écrire nu Inng Sainte-Catherine: mais je ne vois aucun inconvénient à écrire Ste-Catherine dans les sus-criptions.Crftce à Dieu, nos postiers et nos facteurs connaissent les abréviations.— 3o Que faut-il penser de l’abréviation Clé pour comté, et surtout de la plus illustre et de la plus savoureuse de mos abréviations, notre unique et Incomparable P.Q.’l” — Clé pour comté est excellent, nous l’avons (IU il n’y a pas deux lunes.Que voudriez-vous mettre à la place] cher auditeur?6’o.‘?C’est l’abréviation de Compagnie, la moins bonne du reste; la meilleure, c’est Cie (sans le point).Quant à P.Q., je n’y vois rien de scandaleux.Cela choque vos chastes oreilles?Allons donc! il ne^faut pas avoir peur des mots et encore moins des lettres et des sons.Ne soyons pas si puérils.—A ce compte-là, M.Winston Churchill aurait dû renier «on nom, sôus prétexte qu’il s’abrège en W.C.— C’est à croire.Non, non, délaissons la culture du calembour et du topinambour.Soyons sérieux et moins primitifs.J’avoue que je n’aime guère moi-même le P.Q.Non pas à cause du son, mais à cause de la disparate avec les abréviations des autres provinces.Je préfère Qué.(avec le point et l’nc-ceht aigu, par exemple).— On pourrait objecter que Qué.enfreint la règle générale des abréviations qui commande de couper le mot après une consonne, et non pas exactement entre deux syllabes, — Je veux bien, mais il y a des abréviations conventionnelles qui, par nécessité, font exception à cette règle, comme pi.pour pied et pn.pour pouce, etc.Mais enfin, les deux abréviations P.Q.et Que.étant toutes deux bien connues, laissons donc chacun employer celle qui lui plaît davantage.L’intégrité du français n’est, pas en jeu.Suivant.—• “Ce que vous avez dit au sujet de l’expression quand et (il est arrivé quand et moi, quand et lui) m’a rappelé de vieux souvenirs, car je l’ai très souvent entendue sur les lèvres de mon père autrefois.11 nous disait que cette expression quand et était très française, et voilà que je la retrouve aujourd'hui dans le dernier livre de Georges Duhamel Biographie de mes fantômes.A la page 20(f.deuxième paragraphe, on lit: “Nous arrivâmes à Gi-romagny quand et les premières bourrasques de l'arrière-saison” Qu’en dites-vous?” — Que voulez-vous que je dise?Je n’ai pas condamné l’expression quand et.J’ai dit ceci: “L’expression n’est plus reçue dans le français officiel depuis la condamnation de Vaugelas au XVIle siècle”.Au vrai, Vaugelas constate que l’expression n’est pas du bon usage, bien qu’on la trouve encore dans Malherbe.Et les grammairiens postérieurs à Vaugelas corroborent le jugement de Vaugelas.Je n’y puis rien.— D’ailleurs, constater qu’une expression n’est pas du bon usage ne signifie pâs qu’elle soit incorrecte.— Pas du tout.J’en reviens bien n'est nas incorrect.L’expression s’explique très bien et obéit aux règles de la .syntaxe.Mais elle n’est pas du bon usage.Elle fst vulgaire, tandis que l’expression quand et ne l’est pas.— N’arrive-t-il pas d’ailleurs qu’une expression sorte du bon usage puis y revienne?— Souvent.C’est le cas de 1« locution à cause que pour parce que.Elle était tenue pour excellente à l’époque classique.Puis elle est devenue populaire (au sens linguistique du mot).Au XlXc siècle, elle a connu un regain de faveur chez les écrivains, mais cette faveur n'a pas duré.Les mots eux-mêmes ne peuvent échapper à la loutc-puissanec de la mode.— Pas même les mots.Quant à l’ouvrage de Duhamel cité par notre auditrice, je ne l'ai lias sous les yeux.H se peut que l'aittetir y emploie l'expression quand et pour obtenir l’effet pittoresque que ne manquent pas de produire certaines expressions provinciales, tl se peut aussi que l’auteur l’emploie sérieusement dans l’espoir de la réhabiliter.En ce cas, qui vivra verra si la tentative doit réussir.D’autres questions?— “Comment dois-je adresser une lettre à un médecin cl à sa femme, à un notaire et à sa femme, à un avocat et à sa femme?” A un médecin et à sa femme: Monsieur le Docteur et Madame X.Quant au notaire et à l’avocat, ils partagent le sort des ingénieurs, des agronomes, des écrivains, des artistes et des grammairiens.On dit Monsieur (et Madame) tout simplement.— D’où vient donc cc grand prestige de la médecine?— Des nombreux bobos de l'humanité, Ingénie.Mais il y a là une vaste question de psychologie sociale que nous n’avons pas le temps de traiter aujourd’hui.Et puis, avez-vous trouvé la fève.Ingénie?— Vous savez bien que je n’ai pas eu cette chance.— Ni moi le pois.Nous voilà donc Gros-Jean comme devant.Immigration et naturalisation Questions accompagnées de leurs réponses, ayant trait à l’immigration et à la naturalisation Question.—Je désire faire venir mon neveu aux Etats-Unis.Il a 15 ans d’âge et il est orphelin de père et de mère.Je suis maintenant son unique proche parente.On me demande de lui faire parvenir un affidavit of support.Veuillez me renseigner sur la signification de ce document exigé.Réponse.—Cet affidavit est une déclaration sous serinent par laquelle vous vous engagez à voir am?besoins de votre neveu une fois qu’M .«ra admis aux Etats-Unis afin qu'il lu1 devienne point à la charge de l’asLsistance publique.Dans l'af-udavit entrent aussi des rensei-gncmepls à votre sujet, tels que vos nom et prénoms, votre adresse domiciliaire, votre emploi, votre avoir actuel, etc.L’espace manque ici pour vous dire tout ce qui doit entrer dans le document à établir.Vous feriez bien d’écrire, à ce sujet, au Common Council for American Unity, 20 West 40th Street, New York.18, N.Y.Ce Service sera heureux de vous expédier un feuillet, en anglais, où tout ce que vous désirez savoir se trouve.Vous inclurez, dans votre lettre, un timbre poste de 5 cents qui servira à l’affranchissement de ce feuillet qui vous parviendra par la poste.* * * Question.—Je suis membre des forces armées des Etats-Unis.J'ai fiancé une jeune fille quand J’étais outre-mer.Je désire la faire venir aux Etats-Unis.On me dit que les épouses de soldats font la traversée aux frais du gouvernement.En est-il ainsi pour les fiancées?Réponse.—Le gouvernement sc charge des frais de transport d’épouses de soldais mais non des fiancées simplement.Il vous faudra donc payer le prix de passage de votre fiancée ou il faudra qu’elle le paye elle-même.Tout re que vous pouvez faire pour elle c’est d’obtenir de votre commanding officer, un permis de passage pour votre future épouse, et nul doute que cet officier s’y prêtera de bonne grâce.Ÿ * * Question.—Mon frère se prépare à demander la naturalisation américaine.Malheureusement il a commis un délif, il y a deux ans.Il a passé dix mois en prison comme châtiment.Est-ce que cette faute va l’empêcheç d’obtenir la naturalisation désirée?Réponse.—Oui.Il est stipulé dans la loi qu’un aspirant à la naturalisation doit jouir d’une bonne réputation durant les cinq années qui précèdent la demande de naturalisation.Votre frère devra attendre une autre période de cinq années, à partir de la date de sa condamnation, avant de faire une telle demande.* * * Question.—Je me prépare à demander la naturalisation américaine.Mais je ne connais pas beaucoup de personnes qui pourraient me servir de témoins.Est-ce que mon épouse et son frère- peuvent agir comme tels vu qu’ils sont tous deux citoyens.Réponse.—Votre beau-frère peut certainement servir comme témoin; peut-être que votre épouse le pourra également.Cependant, il y a des cours de naturalisation qui n’admettent point les conjoints comme témoins, ni même les enfants et les parents des aspirants.C’est à vous de vous renseigner auprès de la Cour de naturalisation de votre localité, sur ce qu’il faut que vous fassiez dans le choix de vos témoins.Est-cc que votre beau-frère est marié?S’il l'e»t, sa femme pourra certainement vous servir de témoin.* * * Question.—Je me propose d'aller passer quelque temps au Canada, mon pays natal, l'été prochain.Pensez-vous que je pourrais éprouver de la difficulté à revenir aux Etats-Unis?Je suis légalement en ce pays.Je ne suis pas encore citoyen américain mais j’ai fait la declaration d'intention dé le devenir il y a deux ans.Réponse.—Les non citoyens qui sont légalement au pays ont rarement de la difficulté à rentrer au pays après en être sorti.En tout cas, ayez soin de vous munir d’un rcevtrq permit avant de passer la frontière.La demande d’un tel permis doit se faire au moins quatre mois avant le départ, et elle s effec-tue pn remplissâttt la formule ni te __Form 1-131 — que vous oblien- drez du Bureau d'immigration et (je nalnrallsfltlon le plus rapproche (je votre domicile.Un tel permis est valable durant douze mois après son émission; rl pour six mois additionnels au moins si demande en est faile.Il est à remarquer que nus lois sur l'immigration et la naturalisation différent sur la question de l’absence du pays de la part des aspirants n la naturalisation américaine.Si votre absence du pays dure une année entière, vous ne potfrrez obte-1 nir la naturalisation que dans cinq ! ans à partir de votre rentrée aux Etats-Unis, en règle générale du moins Même une absence du pays qui dépasse une durée de six mois, peut vous empêcher de devenir citoyen avant cinq années d attente, toujours à partir de la date de votre rentrée.Common Council for American Unity A l'Institut pédagogique -Samedi prochain, douze janvier, de 9 h.à midi, fl y aura des confé* rences de pédagogie spécialisée par M.l’abbé Irénée Lussier, M.le Di* Alexandre Marcotte et M.Louis Chatel.A deux heures, le même Jour, M.Roland VlnClte parlera de pédagogie générale et M.Roger HéneaUlt, de psyéhologie pédagogique, à 3 heures.Toutes les institutrices, religieuses et laïques, sont cordialement in-yitées à ces cours.Perles de la poésie française (1345-1888) choisies par Pierre Charron Vol.de 280 pages $1.25 $1.35 franco Perles de l'éloquence religieuse S.Fis de Soles — S.Vincent de Paul -> Bossuet —- Bourdo-l«ue — Fléchier — Fénelon — Massillon -> Locordaire.Vol.de 210 pages $1.25 $1.35 franco SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" L'action nationale chez la jeunesse Causerie (fe M.Rosaire Morin, président oes Jeunes Laurentiens Au cours d’une causerie qu’il prononçait à la radio, sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le président dés Jeunes Laurentiens, M.Rosaire Morin, a déclaré que l’action nationale n’a pas d’autre fin que la survivance et l’épanouissement de la nation eanadienne-françaixe.M.Morin avait intitulé sa rauserie: “L’action nationale chez la jeunesse”.Sommes-nous des catholiques croyants et pratiquants?des catholiques vivants et d’action?de-mande le conférencier.Qui sommes-nous?Nous approchons-nous des sacrements?Notre vie individuelle, st-elle imprégnée d’espri! chrétien?Et nos relations dans la famille?Est-ce qu’il serait impossible de nous corriger?Pourquoi ne pas nous améliorer?Et sur Je côté national, savons-nous qui nous sommes?et ce que doit etre un Canadien français?Sommes-nous fiers de notre culture française?Pourquoi, alors, aller chercher ailleurs que chez nous des leçons de fierté?Au fond, ne serait-ce pas que nous ignorons ce que comportent les exigences du patriotisme?Quand songeons-nous à vouloir une race forte?Nous appliquons-nous à respecter, et à vivre nos bonnes traditions canadiennes-faançatses?et à devenir plus patriotes?Parlons-nous français avec noblesse?Pensons-nous, et agissons-nous toujours et partout, en Canadiens français?A qualité, prix et service égaux, où aehètons-nous?Dans nos foyers, les vêlements et les meubles sont-ils de fabrication eanadienne-fran-yaise?Et les assurances?.le sont-elles?Pourquoi pus?Et qqel souci avons-nous de l’épargne?Combien d’économies avons-nous déposées à la caisse populaire?Quel encouragement accordons-nous aux oeuvres coopératives?Quand discutons-nous d’organisation professionnelle?11 me semble que notre cause mérite plus d’appui de chacun d’entre vous.Si.du moins, vous ne travailliez pas contre nos principes, si de plus vous accordiez une collaboration loyale et entière, la victoire des nationalistes serait plus vite gagnée.Vous êtes convaincus, n’est-ee pas, de la valeur de notre foi et de notre culture?Vous voulez prolonger l’épopée des ancêtres?Vous êtes décidés de survivre?Vous refusez de devenir des citoyens n importe quoi, des citoyens sans croyances, sans fierté?Alors, ne vous trompez pas.Ne vous contentez pas de dire que Dieu a voulu que les Canadiens français vivent.Car Dieu ne nous a pas promis de miracle.Si nous voulons mourir.Dieu ne nous sauvera pas malgré nous.Ne restons pas tombés.Relevons-nous.Vivons, et nous vivrons.Nous vivrons jusqu’au bout.Les Jeunesses lourentiennes De tout ce que i’ai dit, il ressort que l’action nationale protege et assure la survivance et l'épanouissement des Canadiens français, qu® la jeunesse devra, demain, continuer et perpétuer le “miracle ®a' nadien”, et que la génération actuelle, a le devoir, de contribuer au rayonnement de l’action nationale, en vivant ses-princlpes et, en encourageant tous les mouvements d’action nationale.Parmi tous ces mouvements, reconnaissons d’abord, l’oeuvre de la Société Saint-Jean-Baptiste, qui groupe les aînés, qui les convie à l’unité de pensée et d’action.Reconnaissons, ensuite, les Jeunesses Laurenliemies, qui rallient des jeunes.Notre association fait de 1 education nationale, et une éducation patriotique profonde, réelle et positive, et non pas une éducation apparente.La formation que nos jeunes reçoivent, elle se continuera toute la vie, elle se transformera en une action, sur son milieu, sur ses problèmes, sur l’état d'âme des siens.Aussi, bien humblement, nous nous croyons des ouvriers indispensables à l’action nationale.En excitant, chez nos jeunes, la fiertc de leur titre de catholique et de canadien-français, en développant leur porsonn.'ité, nous devenons, pour l’action nationale, et en particulier, pour la Société Sainl-Jean-Baptistc et pour toutes les oeuvres auxiliaires, nous devenons une pépinière qui rendra dès services incontestables, en préparant une file de ehefs qui.demain, jusqu’au boni, dans la générosité et la discipline, oseront servir leur Dieu et leur Patrie.Et, notre association a déjà cinq années d'existence.Nous sommes répandus aux quatre coins du Québec et jusque dans l’Untario.Dans près de deux cents paroisses, des jeunes étudient, prient, croient et espèrent.Le mouvement grandit et il progresse sans cesse.En janvier et en février, nous continuerons la tenue de nos congrès régionaux.En mars, nous rendrons, à Montréal, un hommage public à notre maître national, M.le chanoine Groulx.Avril sera le mois de notre semaine de propagande.Mai verra la célébration de la fête de Dollard.A la fin de Juin, nous organisons la semaine de formation pour nos dirigeants.La période (les vacances, elle sera, pour nous, l’occasion de visiter la plupart de nos sections, et nous voilà déjà à septénaire, à la tenue de notre congrès général.Nous comptons sur la collaboration de tous et de chacun pour augmenter cette force montante d’une jeunesse qui s’organise.Le grain de sénevé qu'est notre mouvement, peut devenir un grand arbre, si tous les hommes inspirés des mêmes principes et orientés par le même idéal de vie, si tous ces homines travaillent ensemble, à la même cause: l’éducation nationale de notre peuple nui est à s’endormir.Nous attendons toutes les bonnes volontés.Nous les allen-dons avec Impatience.Elles nous aideraient à mieux voir, à mieux juger nos problèmes de Jeunes, à leur apporter des solutions plus pratiques et plus efficaces.Puisse l’année 1941» nous rendre dignes data lâche qui nous est confiée.L'heure est à l'action, et a l'action Constructive.L’action nationale.cc n'est pas une tendance Le Dr B.P.VIVIAN, de Port-Hope, Ont., qui vient de démissionner comme ministre de la Santé, du gouvernement ontarien.Il se consacrera entièrement au service de la santé et d'hygiène sociale à l'Uiiiversilé McGill.Derniers griefs des instituteurs Un comité spécial verra à résoudre le cas des professeurs spéciaux La Commission des écoles catholiques de Montréal a tenu hier sa première réunion de l'année 1946.M.Léo Guindon, président de l’Alliance des professeurs ca-Iholimies de Montréal, et Mlle Thérèse Thériauli, présidente de la sec.lion féminine, étaient présents à la réunion et ils ont exposé les demandes des professeurs spéciaux (de culture physique, de travaux manuels, etc.) qui, à leur avis, n'ont pas été traités de façon bien équitable dans la convention collective intervenue entre la Commission et l’Alliance.M.Guindon a expliqué que cette classe spéciale de professeurs ne reçoit pas l'augmentation de traitement qu’elle mérite.Après discussion, on a décidé de former un comité qui verra à redresser ces griefs.En feront partie: MM.Alfred Lnrose, J.-P.Perrault et E.J.McManamy, représentants de la Commission, et M.Léo Gtiin-don, Mlle Thériault et un troisième représentant de l’Alliance.Au cours de celte même assemblée les commissaires ont ratifié les règlements déjà ou vigueur quant à certains travaux qui nuiraient au rendement des instituteurs.Quant a la politique, il est toujours défendu d’en faire, niais les instituteurs peuvent tout de même travailler dans les comités électoraux sans violer les règle- contre qui que re soil.Nous ne sommes pas des antianglais, des antijuifs.Nous sommes des pro-Deo, des pro-Canadiens français.Et nous savons que, lorsqu’il s'agit d’atteindre un but, les intentions ne suffisent plus.Il s’agit de faire du bien, et de le faire réellement et efficacement.“Vouloir, c’est beau; réaliser, c’est tout”.Ce devait être en pensant à cette maxime que Louis Veuillot disait un jour: “Les causes qui meurent sont celles pour lesquelles on ne meurt pas”.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Tàléphon* : BElali 3361 1 cent le mot.23o minimum comptant.Annonça facturée llie 1* mot, ?Oc minimum.NAISSANCES.SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND-MESSÈB.REMERCIEMENTS TOUR SYMPATHIES ET AUTRES.2c par mot.minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES.$1.00 par Insertion ACHAT DE CREANCES Apportez-nous vos créances, billets en souffrance.Payons plus haut prix.F.-André Arèea, 57 ouest, rue St-Jacques.PLa-teau 9107.t.n.o.En librairie présentement Dictionnaire Encyclopédique Qulllét.6 volumes: Nouveau Larousse Illustré.8 volumes: Larousse Universel.2 volumes; Pays et Nations; Encyclopédie de la Jeu nesse.édition reliée marocain.12 volumes: MUnault: Droit Civil Canadien, 9 volumes.Librairie P.-A.Ménard, 1564, rue Saint-Déni»19-1-46 Jeune homme demondé Jeune homms ambitieux, ayant une j bonne formation littéraire et scientifique, demandé dans librairie.Ecrire X cas» 79."Le Devoir”, Montréal.16-1-46 OCCASION D'AFFAIRES AttentionI Toute personne désirant organiser un commerce de quelque genre que ce soit et n’ayant point le capital voulu est priée de communiquer avec les détaillante Un animes commerciaux.4050 Saint-André.de 9 A 5 h.p m.tou» le» lour» excepté le dimanche i.n,o Maison à vendre Boulevard Pie IX.2 étage».3 loxl», un 4 pièce» est libre Oarage Pour détails, appeler CL.2173 entre 9 h.et midi et après 7 h.12-1-48 PROPAGANDISTE Situation payante, facile, permanente.OA.1681.S N.P Filière 3420.21M-48 PERDUES Epingle à diamant et montre-bracelet sertie de diamants dans sachet de soie noire, perdues près des magasins Henry Morgan le ou vers le 11 décembre 1945.Généreuse récompense à la personne qui les retournera è M.W.P.Drake, General Accident Assurance Co., 410 rue St-Nicolas.Montréal, P.Q./ * LE CAFÉ G//r’ GRIND EÆÆm SALAD ments.La Comfuissiun a adressé un vote de félicitations au nouveau cardinal canadien, Mgr McGuigan.M.Alfred Larosc présidait cette assemblée à laquelle assistaient MM.J.-P.Perrault, Etnmett-J.McManamy, le chanoine Raoul Drouin, J’abbé P.-E.Coursol, l’abbé Martin-?.Reld, Orner Barrière et V.-E.Lambert, ainsi que MM.Marc Jar-ry, secrétaire; Roméo Delcourt, trésorier, et Trefflé Boulanger, dlrec.leur des études, La publicité est ia mère du succès “Si nous voulons augmenter notre production et en diminuer le coût, il faut de toute nécessité créer un besoin chez le consommateur”, a déclaré hier M.J.-H.vau Deventer devant les membres de ia Technical Association of Montreal, au Rjtz-Càrlton.Pour illustrer celle assertion, le conférencier fait une comparaison entre i’auto ej le piano à queue.“C’est la publicité .dit-il, faite sur la quasi-nécessité d’avoir une auto qui a augmenté les demandes et qui a contribué à en diminuer le coût.“Si nous voulons augmenter no.tre production, continue le conférencier, il faut d’abord faire une large publicité sur l’objet que nous voulons vendre et produire davantage lorsque les demandes affluêiii.Si l’on fait l’inverse, c’est ia banqueroute qui s’ensuit presque toujours.“En faisant la publicité d’une manière intelligente, vous augmen.tez votre champ d’action, tout en produisant à meilleur marché ei de la sorte, vous empêche* l’étranger de vous concurrencer sur votre marché national et vous pouvez lui faire concurrence sur son propre marché”.En terminant, Al.van Deventer déclare que la publicité est la mère dè la prospérité, “Si vous en doutez, dit-il, vous irez le demander à un grand fabricant d’automobiles qui disait un jour: “De mon auto, parlez-en en bien ou en mal, mais parlez.en”.Et nous sommes payés pour affirmer que celte formule lui a porté succès”.-.JF?M.William GÛODFELLOW, dépuU du comté Northumberland, Oni., qui a été assermenté comme ministre dans le cabinet Drew.Les deux autres nouveaux ministre* sont MM.Russell T.Kelly, ministre de la Santé, et le col.Arthur Welsh, ministre d’Etat.Romans de Max du Veuzifr Rien qu'une nuit Mon mari Nuit nuptiale L'automate Sa maman de papier Moineau en cage Un mari de premier choix L'enfant des ruines Mariage doré L'étrange petit comte.Chaque volume $1.25 au comptoir; $1.35 par la poste.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Les Règlements antérieurs du SERVICE SELECTIF NATIONAL sont maintenant mitigés L» rrgim* df permis qui était jusqu’ici en vigueuf, d’après le» Règlements du Service sélectif national à l’egard des civils, est maintenant aboli.Pour maintenir l’efficacité du service de placement, les conditions suivantes, qui ont été réduites au minimum, continue-sont d’être en vigueur: 1 Les employeurs sont tenus d’aviser le Service national de placement lorsqu’ils ont des postes vacants dans leur établissement, 2 Les employeurs sont tenus d'aviser le bureau le plus proche du service national de placement lorsqu'ils augmentent leur personnel.3 Les chômeurs qui cherchent du travail sont tenus de se faire inscrire au bureau du setvice national de placement.4 Toute personne qui donne sa démission, ou tout employeur qui renvoie un employé, doit donner un avis de sept jours.(Toutefois, une exemption de la clause des sept jours antérieurement autorisée par le Service sélectif peut encore s’appliquer).Les annonces par les employeurs ou les personnes qui cherchent du travail ne sont plus soumises à aucune restriction.Les quelques conditions ci-dessus énumérées constituent le strict minimum qui est nécesiaire pour que les Bureaux de Placement de chaque localité soient suffisamment renseignés au sujet des postes vacants et de la main-d'oeuvre disponible pour pouvoir aider, d’une manière efficace, les employeurs et les trava'l-leura.MINISTERE DU TRAVAIL HUMPHREY MITCHELL, A MacNAMARA Ministre du Travait Sous-ministre 8 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 10 JANVIER 1946 VOLUME XXXVII — No 7 BOURSE DE MONTREAL i he total des ventes a été de 180.357 actions et de 332132 actions minières, ’comparaison de 124,290 actions et de 246,004 actions minières mardi dernier.9 JANVIER Haat Bas Oero Mam ru* U^TT* Acadla-Atlantic A 20 y.20% 20% Imp.on .• • • 16% 16% 16% Acadta-Atlantlc pfd., 104 104 104 Imp.Tobacco 14 13% 14 Acme Glove 14% 14% 14% Ind.Acceptance .• .32 Algoma Steel 24% 23 24% Inter.Coal .• * 35% ig 19 Aluminium 139 136% 139 Int.Bronze .• , 19 Argus Corp 9% 9% 9% Int.Nickel , .* , 43 42 43 Argus Warrants ., .2V4 2% 2% Int.Paper • .52% 52 52% Bathurst A .• 22 1, 21 % 22 lut.Paper pfd.• , .132 132 132 Brazilian 29% 26% 29% Int.Pete .• 24% 24% 24% B.C.Power A , .28’» 28% 28% Int.Power pfd.104% 104% 104% Bruck Sllk .23% 23 23% Labatt’s , ., • .25% 25% 25% Blog.Products .24 23% 24 L.of the Woods .31 31 31 Can.Cement .* 15% 15 15 Massey-Harrls 15% 14% 15% Can Cement pfd., , 133 133 133 McColl-Frontenac 19% 17% 19% Can.Nor.Power .12% 12% 12% Molson’s Brewery • 30% 10% 30% Can.Steamship .18 a, 18% 18% Mont.Power 24^, 24% 24' • C.W.& Cable B .26 V, 26% 28% Nat.Breweries .45% 45% 45% Can.Breweries 24% 23% 243,4 Noranda .70 68 70 Can.Car pfd.(nouv.l * 3434 34% 34H Ogilvie 31% 31 31% Can Celanese .60% 59\ 60% Ottawa Car & Air 7% 7% 7% C.Celanese pfd.nouv.40% 40% 40% Ottawa Power 18 17% 17% Can.Cottons .35 35 35 Powell River 31 30% 31 Can.Ind.Alcohol ., 20 19% 19% Price Bros.60% 60 60 Can.loco 37% 37 37 Prov.Transport .# 17 16% 17 Can.Pac.Ry ., • .24% 24 24% Quebec Power 19% 18% 19% Con.Smelting ., , 83% 32% 83 St.Law.Corp.pf( 36% 35% 33% Cons.Glass ., • c 42 St.Law.Flour 37 37 37 Dlst.-Seagrams .¦ • • • 104% 103 104% St.L Paper pfd.92 91% 92 Dom.Bridge .• • 42% 42 42% Shawlnlgan .22% 22 22% Dom.Coal pfd.14 13% 14 Southam Co.19% Dom.Foundries .• 32% 32 32% S.C.Power .# 15 15 is D.Steel & Coal B .• • 15% 14% 15 Standard Chemlca - 13% 13% 13% Dom.Tar .25 25 25 Steel of Can.pfd.81 Dom.Textile .• • 92 92 92 United Steel 8% 8% 8% Dryden .• 15 14% 15 Viau 18 English Electric A .• , 35 Wabasso .75% 75% 75% English Electric B .12 12 12 Walker 124 120 124 Foundation Co., 30 30 30 Weston 28% 28 28 Gatineau 15% 15% 15% Winn.Electric pf< 98 Gatineau pfd., 109 Zellers 6% pfd.30 30 30 Gen Steel Wares .* 20% 20 20% Banques : Gurd • , 9% 9% 9% Dominion ., 25 25 25 Hamilton Bridge .10% 10 10% Montréal ., .23 22% 23 Howard Smith ., .33 32% 33 Nova Scotia ., 34% 34% 34% LE CURB DE MONTREAL ¦sut Bas Oeen Rant Bas Dem Abltlbl .9 8% 8% Mines (cote en cents): Abltlbl 6% pfd.99 98 98 Aldermac .10 9% 9% Bathurst B.6% 6% Arno .8 7% 8 B A.Oil .28 27% 28 Athona .40 38 40 B.C.Packers 39 39 Aubeile .63 63 63 B.C Pulp & Paper .62 Beatrice Red Lake .32 30 30 Brown Company .# .7% 7% 7% Bouscadlllac 15 Brown Co.pfd.88 89% Cent.Cadillac .39 38 38 C.& D.Sugar .27 26% 27 Centremaque .49 49 49 Canada Malting .57% 57% 57% Century Mining 38 37 37 C.W & Cable PfC a .109% 109 Va 109% Cournor .61 60 61 'Can.Dredge ., .25% 25% 25% Dome ( * ) .30 29 30 Can.Int.Inv.c .5 4% 5 East Sullivan .395 390 390 C.Int.Inv.pfd.* .98 Elder .120 120 120 C Marconi .4% 5 Elderldge .30 30 30 C.P.& P.Inv.* .2% 2% 2% Fontana .49 46 48 CP.& P.Inv.pfd , .18% 16 18 Formaque .85 85 85 C Vickers pfd.99 98 99 Found Lake , .43 42 42 C.W.Lumber (cts .310 305 310 God's Lake .80 80 80 C.Westinghouse .57 57 57 Goldbeam t 205 200 205 Cassidy's , .11% 11% 11'-1 Heva Cadillac .54 54 54 Catelll Food , .17 17 17 Holllnger It) .15%, 15% 15% Claude Neon (cts) , .80 80 80 Indian Lake .66 64 66 Com.Alcohol .6% 6 6 Jack Lake 61 62 Con.Dlv.Secs, pfd .15% Klrk Gold Rand 27 22 22 Consolidated Paper .17% 16% 17% Lake Shore (t) .25 Dom.Oilcloth .* .39 38% 39 Llngman Lake 140 138 138 Dom.Sq.Corp.Little Long Lac .285 280 285 Donnacona .18% 17% 18% Macdonald .620 515 620 Eastern Steel ., 55 55 55 Normetal ., 120 120 120 Fairchild .4% 4% O'Brien Gold .365 365 365 Ford A • .31% 31% 31% Omnitrans 26 26 26 Fraser • .57 55% 57 Rochette ., 35 32 32 Int.Paints .16% 16% Senator Rouyn .153 153 153 Lambert .• .10% 10 10% Sherrltt-Gordon 330 310 325 MacLaren P.it P., 37% 35% 37% Stadacona 105 102 102 (Maritime T.As T 17% 17% Standard Gold .42 41 42 Massey-Harrls pfd , .29% 29% 29% Steen Rock .340 340 340 McColl Front, pfd .105% 105 105 Sullivan .300 295 295 Melchers pfd.16% 17 Vlllbona 41 41 41 M St O.Paper .19% 19% Wlltsey-Coghlan 27% 27% 273.4 Mt Royal Hotel .12% 12% Homestead ., 9 Va 9 9 S.C.Power pfd.\ Pacalta , , u n u BOURSE DE TORONTO 500 AJax .165 3500 Ansley .2» 29000 Aldermac .101i 510 Algoma .24 y, 345 Alum.145 1800 Ang.Can.125 31700 Aquarius .65 15000 Area .24 28700 Arjon .54 8700 Alger .48 3800 Aimlstloe .90 3100 Arnt/leld .48 23220 Astoria .73 1200 Atlas .45 47700 Aubeile .64 5800 Aumaque .135 1700 Aunor .460 7500 Bagamac .53 18500 Athona .39 8500 Ba-.e Metals .25 9600 Bear .149 7572 Beattie .160 12030 Beaulieu .61 2200 Beren .135 7600 Bevcourt .77 16700 Bldgood .43 U 12400 Bobjo .27 6121 Bonet .45 500 Boycon .37 480 Braelorne .18 31301 Brazilian .2978 3200 Broulan .68 2100 Buffalo Add.140 1025 Buffalo An le.625 8200 Buffalo Can.40 7250 Buffalo RX.47 2330 Campbell .260 2625 Dan.Malt.112 300 Cariboo .295 1690 Cent.Pat.286 8200 Cent.Por.31 3000 Centrema.50 1000 Ctiestervllle .175 18700 City Malt.28',4 1830 Cochenour .480 1730 Cockshutt .1814 3300 Coin Lake .72 ¦600 Colomac .110 •600 Commonwealth .48 1500 Conlarlum .205 1137 cons.Smedt.8314 1400 Conwest .126 2100 Cournor .61 2900 Orolnor .155 1800 Crows hore .88 5000 Delnlte .235 500 Denison .8 525 Dom.Mag.8 >4 8350 Dlcken .188 47600 Dlv.Int.S0 5300 Duvay .42'4 17100 Donaada .159 4100 Duquesne .150 8000 East Amph.40 3000 Eastcrest .12 7300 Blast Mai.295 6200 Hast Sullivan .405 13600 Elder .125 13500 EUdona .137 2905 Faloonbrldge .615 9000 Fed.Ktrk.20 13400 Franco OU .73 1600 Frobisher .510 789 Otant War.300 •275 Otant .775 5500 Glllles .18'4 Haut Bas Ferm.158 28 9% 24 137 117 74 21 47 45 88 45 61 125 450 48 37 24 143 150 60 130 75 38 25 43 37 17-% 36% 67 135 610 38 45 245 110 295 280 31 46 172 26 475 18 70 103 48 200 82% 125 60 152 87 224 8 8% 180 89 41 152 145 40 12 286 380 118 130 595 19 70 495 300 755 18 165 29 10 24% 145 125 80 22 51 46 88 47 69 45 64 125 460 49% 38 24% 147 158 61 130 75 39 25 45 37 18 29% 68 140 625 40 45 245 112 295 280 31 46 172 28 480 18% 70 110 48 203 83 125 61 155 88 224 8 8% 184 89 42 155 150 40 12 295 400 120 132 615 20 70 510 300 775 18% 2180 Kerr Add.4750 Klrk.Hudson 4900 Kirk.Lake .1425 Labrador 54350 Lake Dufault 1000 Lake Fortune 530 Lake Shore 3600 La Luz 3500 Kayrand .32% 16% 230 208 790 146 17 24% .720 10550 Lapaska .45 10700 Lebel .7 2900 Leltch .155 2000 Lexlndln .25 10500 Llngman .140 8950 Little L.L.285 475 Loblaw B .28 1100 Louvlcourt .146 12500 Lynx .41 1600 Macasaa .455 4600 MacLeod .365 2650 Madsen .470 0700 Malarttc .340 1500 Man Ea.5% 2600 Marcus .100 14400 Marion .40 2900 McKenzie .165 36395 MacDonald .625 6200 Magnet .85 2500 McLelland .7 22688 McMarmac .43 4925 Min.Corp.123% 2500 Martin .26 700 Moneta .75 5100 Negus .156 2700 New Bldlam .53 3400 New Calu.70 75300 Nib.29 600 Nlpls.385 4995 Noranda .71 800 Nor.Malt.100 24580 Normetal .121 18250 Norseman .27 13500 Nohtrland .19 1500 Nor.Can.115 Haut Bas Ferm.32 15% 210 203 765 125 17 24% 655 42 6 145 24 126 280 27 143 35 460 350 450 335 4% 100 38 162 510 82 7 39 12 25 75 150 50 65 26 370 67% 99 117 26 17 115 32: 16% 225 203 790 135 17 24% 720 42 7 155 24 126 280 28 146 39 465 360 465 335 4% 100 38 162 625 85 7 41 12% 26 75 152 50 70 28 385 71 100 121 26 18 115 7600 Glenora 14 14 37400 God's Lake .78 80 3500 Goldale 5800 Goldcreist 29 29 68 68 2000 Goldeagle 8300 Gold Hawk ., .10 9 10 .92 90 92 7500 Gold Arr .70 68 68 12550 Goad en Gate .39 38 38 5000 Gold Man .230 225 230 2500 Goldora .30 29 30 4500 Graham Bous.16 15 15 5400 Gunnar .58 56 58 9500 Hal crow .16 15% 16 15000 Hal It well 7% 8 9020 Hard Rock .110 103 108 23500 Marker .27% 1500 Harrloana .33 32382 Ha saga .270 2200 Heath .62 20050 HedJey .295 8600 Heva .56 11700 Headway .29 1315 Holllnger .16 27050 Hooco .67 7500 Howey .47 60500 Hugh' 600 Inspiration .127 18600 Indian 1295 lut.Nickel 5600 Int.Pete .24% 23400 Int.Uran.4000 Jacknife .38 500 Jack Waite 6000 Jason .2500 J.M.Cons.*0406 JdUSt .26 32 258 60 275 53 27 15% 26 32% 270 62 277 56 27 15% 1450 North Star .8% 8% 8% 749 O'Brien 355 360 12500 Omega 28 28% 1000 Grenada S3 53 " 29500 Omnitra 25 26 55945 Pamour 245 275 2000 Pandora 35 35 3000 Paramaque .35 31 35 5000 Parbec 21 21 2000 Part Mai 8% 8 8% 7625 Paymaster .77% 77% 9600 Pen Rey 30 33 3167 Pickle Poc, .40 :î9 40 745 Pickle Crow .,.465 4M 455 250 Pioneer .665 650 665 5000 Por.Reef .so SO .50 420 Pow.Riv .31 31 31 190 Pow.Corp .17% 17 17% 1500 Premier 240 240 4800 Preston 300 305 10700 Que.Min 144 160 1335 Queenston .115 112 112 4100 Quemont.21 21 5200 Que.Man.81 85 500 Reeves 60 60 1500 Regcourt 34 34 11300 Reno 12 14 2500 Roche , .17 15% 17 5200 Rouyn .60 58 60 1220 San Antonio .560 556 555 1500 Sand River .13 12% 13 46500 Senator 148 150 310 Shawlnlgan .22% 22 22 600 Shawkey .48 48 48 198740 Sherritt 300 325 7116 Siscoe 103 108 3700 Sladen 48 48 2000 Springer 123 123 2900 stadacona 100 102 46205 Steep Rock .310 335 2500 sturgeon 42 43 7800 Sud Oon 15 15 800 Sullivan 285 285 710 Sylvantte .350 345 350 4000 Starra'.t 88 39 4700 Surf .53 50 SO 320 Tamblyn 350 Tock Hughes .23 23 23 .515 510 510 1800 Texas , .125 125 125 2900 Tom Lund.'.63 61 63 865 TobUTO .225 220 225 500 Towagmac .35 35 35 «7 63 66 47 46 47 30 25 29 127 126 127 66 64 65 43 42 42% 24% 24% 24% 172 151 157 38 34 34 31 31 31 46 45% 45 8 8 8 IIS 110 112 30600 Trans Res.145 131 2500 Upper Can.290 285 11719 Venture .15% 14 9300 Vermllsts .14% 14 3500 Vlcourt .70 70 3418 Walt* .475 460 22000 Wasa .161 150 4100 West Mai.57 55 520 W«stool .25 25 635 Weston .28 27% 26600 Wlltsey .30 26% 27 4000 Wlnora .39 38 38 1050 Wr.Hargreaves .520 510 520 1500 Yeaiorex .36 33 39 90300 Ymlr .37 30 36 285 15% 14 70 475 192 55 25 28 Choses et autres Les transports ferroviaires muniraient beaucoup de fermeté ce matin à Walt Street et ce groupe a cn-registré des avances allant jusqu'à J point.Mais ta section des industrielles accusait un peu de faiblesse à ta suite des nombreuses prises de bénéfices qui se sont effectuées au cours de ravant-midi.11 est rumeur que le gouvernement accorde des hausses de prix à d’autres industries alia de pouvoir régler par ce moyeu les différends ouvriers.Comme nous l’avions fait remarquer hier, cela ne changera en rien la situation actuelle, car en plus de favoriser le mouvement int'lationnaire, il est à peu près certain que proenainement tout sera a recommencer dans ce domaine.il est malheureux que le gouvernement semble vouloir recourir a ce moyeu pour faire cesser les grèves et ne puisse pas faire face à ces problèmes, et adopter une attitude plus énergique, car ces hausses de prix ne sont à tout prendre qu’un compromis.11 est certain que les industries concernées approuvent ees hausses qui leur permettront d’accorder des salaires plus élevés à leurs employés, mais en dernier lieu c’est le consommateur qui en souffrira et on pourrait bien connaître une nouvelle poussée inflationnaire semblable à celle qui a suivi la fin de la Grande Guerre, à moins que le gouvernement ne se rende compte du danger qu’entraînent de telles mesures.Le dollar canadien était inchangé à un escompte de 9 3/Hi pour cent liar rapport au dollar américain.En deuxième heure à Toronto, les cours affichaient moins de vigueur mais les gains prédominaient sur la liste.Le virement de la première heure a compté 765,000 actions.A la place locale, presque tous les groupes étaient a la hausse et nombre d industriels ont touché de nouveaux sommets au cours de l’avant-midi.* Ÿ * MacDonald Mines limited b notifié le Curb de Montréal qu’une somme de $62,500 a été reçue de M.E.Burke, sur une entente datée du 22 novembre 1945, en paiement de 25,000 actions du trésor, à $2.50 la part.* * * La production canadienne de pétrole brut et de gazoline naturelle s’établit à 657,239 barils en septembre 1945, à rapprocher de 685,030 le mois précédent et 852,-263 le mois correspondant de 1944.La production des neuf premiers mois de 1945 atteint 6,560,803 barils contre 7,486,445 la même période de 1944.En septembre 1945 l’Alberta en produit 624,615 barils; le Nouveau-Brunswick, 2777; l’Ontario, 9102; la Saskatchewan 4746; les Territoires du Nord-Ouest 15,-599.* * * Le Curb de Montréal a annoncé que les actions de Kirkland Gold Rand Limited ont été enlevées de la section officielle, à la fermeture des affaires aujourd’hui, le 9 janvier 1940, car ces actions seront échangées pour les actions de Hud-son-Rand Gold Mines Limited.* * * Une évaluation revisée met à 14.2 p.c.la teneur en protéine du blé de la récolte canadienne de 1945.La dernière évaluation pour la récolte nu blé en 1944 élait de 13.0 p.c., et la moyenne de 18 ans, de 13.6 p.c.L’Inde s’est vue dans l’obligation d’importer des vivres du Canada en 1945 quoique ses récoltes aient été bonnes cette année-là.* * * La production de Sigma Mines KJbébcc) Limited, en décembre, se monte à $166,119 et provient de l'usinage de 25,418 tonnes de minerai.Le mois précédent, la production s'établissait à $158,830 et en décembre 1944, à $183,963.* * * La Section de la chimie végétale du Service scientifique au Ministère fédéral de l’Agriculture, remplit deux fonctions.Elle pourvoit un service chimique pour les différentes Divisions du Ministère et conduit des recherches sur les problèmes qui se rapportent spécialement à l’horticulture.En ce qui concerne les autres Divisions du Ministère la Section de la chimie végétale leur vient en aide en étudiant les méthodes d’analyse et les facteurs qui affectent la composition des plantes et l’utilisation des récoltes.Encens importés Parmi les résines importées et que l’on brûle comme encens, les plus importantes sont l’oliban, la myrrhe et le benjoin.L’oliban est le produit de diverses espèces d’arbres appartenant au genre Boswel-lia, indigènes en Afrique, au sud de l'Arabie et dans l’Inde.La myrrhe est le produit d’une espèce de bal-samodendron, qui appartient aux mêmes régions, tandis que le benjoin est tiré de l’écorce d’un arbre appelé Styrax Benzoin, qui croit en Indochine et dans l’archipel du Levant.Le benjoin est très employé comme encens dans les eé-rémonies religieuses du inonde entier.Dans Plndc et en Ghinc, on s’en sert également pour la fabrication des cosmétiques, et lus ri- ches l'utilisent pour fumigerTeurs appartements.Au Japon, on le mélange au tabac à fumer.Cours des nuilcs Fourni par CUlron C Croo» »nd Co quét-ec.LUUtfeO Offre Onu Admirai .16 11 Alberta Pacifia .20 21 Anglo Canadian .118 125 Calmont .42 47 Calgary & BJdmontcm .38 — Command .s.J5 Coastal Olla .20 35 Commoll .30 — Commonwealth .49 — Davies .15 18 Bastcrest .'0 13 Foothills .170 — Grease Creek .3% 4 Htghwood Sarcee .9% 11 Home Ol! .M5 400 McDougall Begur .9% 10 McLeod OP .— ^ Mercury OU .9 10 Mill City .8 H Model OU .22 25 National .14 15 Royallte .23 Roxana .Royal Can .Okalta .Spooner .Sunset- .Turner Valley .United .Vulcan .La vie agronomique Production de beurre et de fromage Durant le mois de décembre 1945 (chiffres correspondants de 1944 entre parenthèses) la production de beurre s’est totalisée à 2,295,449 (2,749,964) livres et enregistre une diminution de 16.5 pour cent.La production de fromage Cheddar s’est chiffrée à 1,177,837 (1,320,835) livres et accuse une diminution de 10.8 p.c.sur le mois correspondant de 1944.La production totale de beurre, pendant l’année 1945 a atteint 88,-169,605 (81,977,292) livres et enregistre une augmentation de 7.6 pour cent.La production cumulative de fromage Cheddar se chiffre à 59,814,075 (61.247,193) livres et fait voir une diminution de 2.3 pour cent comparativement à celle de l'année dernière.Trois principaux éléments des engrais chimiques H y a trois éléments qui sont d’une très grande importance dans l’alimentation et la végétation des plantes: ce sont l’azote, le phosphate et la potasse.Ils peuvent se trouver séparément ou en combinaison, deux ou trois à la fois, dans les engrais du commerce.Quand il y a une combinaison des trois éléments, l’engrais est dit complet.Il existe un moyen simple et rapide d’indiquer Je pourcentage de chaque élément contenu dans un engrais complet ou semi-complet; il consiste à énumérer les éléments dans l'ordre suivant: azote, phosphate, potasse, avec leur pourcentage; par exemple, un engrais 4-8-10 contient 4 p.c.d’azote, 8 p.c.de phosphate (exprimé en acide phosphorique any-dride), et 10 p.c.de potasse.Les ingrédients sont toujours énumérés dans le même ordre, savoir azote, phosphate, potasse.Lorsque l’engrais contient de l’azote et du phosphate, mais pas de potasse, la teneur en azote et en phosphate est seule mentionnée.Un engrais qui contient 11 p.c.d’azote et 48 p.c.de phosphate mais pas de potasse est dit engrais 11-48 plutôt que 11-48-0.De même, un engrais contenant 2 p.c.d’azote et 10 p.c.de phosphate mais pas de potasse est dit 2-19, pas 2-19-0.Dans les engrais qui ne contiennent que de l’azote, cet élément se trouve généralement sous forme composée, comme le sulfate d’ammonium, ou le nitrate de soude, mais il y a beaucoup d’autres engrais azotés et, notamment les matières organiques, comme la farine de sang.Le sulfate d’ammonium contient environ 21 p.c.d’azote et le nitrate de soude 15 p.c.Dans les autres engrais azotés, la proportion d’azote peut varier depuis un faible pourcentage jusqu’à 40 p.c.Les superphosphates contiennent de à 20 p.c.de phosphate, et les supersphosphates triples, de 40 à 45 p.c.Les principaux engrais potassiques sont les sulfates et les chlorures (imiriates) de potasse.Prix des fruits et légumes Arrivages — Pommes 14, bananes 24, raisins 3, pamplemousses 8, citrons 5, oranges 17, poires 2, tomates 10, agrumes mélangés 1, carottes 2, céleri 4, laitue 39, oignons 2, pommes de terre 60, légumes mélangés 8, autres légumes 7.— TOTAL 206.Pommes — N.-E., Baldwin, Ben Davis, Gano, b.no 1, $7.92; Dom.$7.23; Hussct, Spy no 1, $9.06; Dom.$8.03; C.C., McIntosh, caisse, très belles.$3.86; belles, $3.56; C., $3.15; Delicious, Stay man Wine sap, très belles $3.74; belles $3.44; “C” $3.05; Delicious, Home Beauty, Comb, belles “C”, $3.05.Atocas — Mass., caisse 24 liv„ $7.85-$8.00.Raisins — Cal.Emperor, Alméria, $4.53.Pamplemousses — Tex.caisse $4.00-$5.00; Pink, $6.00-$7.00; Floride, caisse régulière, $5.00-$5.50.Citrons—Cal., caisse $8.50-$12.00.Oranges — Cal., Navel, caisse, grosseur 220, plus grosses $7.25-$7.-45; petites, moins chères; Floride, caisse $5.00-$5.75; Tex.caisse $5.-50-$6.00.Poires — Wash., D’Anjou, $6.90; Cal., Winter Nellis, D’Anjou, $6.75; Du Comice, $6.90; Wash., Winter Nellis, $6.00-$6.75; Ore., Bose, $6.-$6.75.Ananas—Cuba, cageot, $9.00-$10.Rhubarbe — Que., de serre,- carton 12 liv.110 1, $2.0ü-$2.25; No 2, $L50-$1.75.Tomates — Qué:, de serre, livre no 1, .25; no 2, .15; Bah., lug, $3.75-$4.00.Betteraves — Qué., sac 50 livres, no 1, moyennes $1.10-$1.25; grosses ,90-$l.ü0; Tex., 1-2 cageot, en bottes, $2.12.Choux — Qué., verts, baril $1.90-$2.50.Carottes — Qué., sac 50 liv.no 1, lavées $1.00-11.25; non lavées no 2, .90-$1.00; Tex., Cal., cageot C doz., $4.24.Céleri—Cal., Pascal, $4.25-$5.00; blanc $6.00-$7.50; F’ioride, Pascal $7.00; blanchi, $6.00-17.00.Choux-fleurs — Cal., cageot $3.-25-14.00.Laitue—Qué., de serre, non pommée, cageot, 3 doz., $2.00; Ariz., Cal.Iceberg, cageot $4,00-$6.UU.Oignons — Qué., rouges, jaunes, sac 50 liv., no 1, $1.90-$2.00; no 2, $1.50-$1.60; Ont., jaunes, no 1, $2.-$2.38; sac 75 livres, $3.50; rouges, sac 50 liv.$2.25-$2.40.Panais — Qué., sac 40 livres, no 1, lavés, $L25-$1.50; non lavés no 2, $1.00.Navets — I.P.E., sac 50 liv.no 1, .90-$L10; Qué., lavés, $1.00; no 2, .75-.80; Ont., cirés no 1, $1.15-$1.25.Pommes de terre — I.P.E., N.-B., blanches, sac 75 livres, no î, $1.90; Maine, sac 100 liv.E.-U.no 1, grosseur A.$2.54.Les engrais chimiques Il faut les commander et en prendre livraison immédiatement 87 4% 58 12 8 18% 12% 24 92 4% 15 U) 14 Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les cultivateurs devraient accepter livraison immédiate des engrais chimiques dont ils doivent se servir le printemps prochain.La première, c’est que les fabricants ne peuvent, faute de place dans leur fabrique, emmagasiner des approvisionnements suffisants pour pourvoir aux besoins de tous les cultivateurs à la fois.C’est donc une sage précaution que de prendre livraison des engrais mainte, nant au lieu d’attendre au printemps.Beaucoup de cultivateurs ont pu constater pendant la guerre qu’il est très possible de conserver des engrais chimiques sur la ferme pendant l’hiver, et le nombre de ceux qui le font augmente constamment.Voici les recommandations faites à ce sujet par l’Office agricole du ravitaillement: (1) Mettez les engrais chimimies dans un local sec, et dont le plancher est au-dessus de terre.Ne les placez pas dans une étable, ou pardessus une étable, ni sur un plancher de ciment ou de terre.Des madriers placés sur des 2x4 font une base idéale pour l’empilage des sacs.Recouvrez la pile de sacs de paille et de foin sec si c’est possible.(2) Empilez les sacs bien serrés pour réduire la circulation de l’air, qui apporte de l’humidité aux engrais.(3) Ne mettez pas plus de 8 à 10 sacs de hauteur dans un tas et re-couvrez-les, si cela est nécessaire, avec des matériaux, comme de la paille ou du foin sec.(4) S’il y a des sacs ouverts, to-nez-lcs séparés du las principal, car leur contenu peut absorber de l’humidité et endommager les bons sacs.(5) Faites des tus séparés des engrais composés, et des engrais simples.Il sera plus facile ainsi de ramasser les engrais qui peuvent être 1 répandus et de les tenir sépares.(6) Tenez le nitrate d’ammonium et le nitrate de soude loin du foin, des moulées et des farines or- aniques pour prévenir l’incendie, ’our la même raison, brûlez tous les sacs de papier vides qui contenaient du nitrate de soude et du nitrate d’ammonium.(7) Tenez les animaux de la ferine loin des tas d’engrais.(8) Si l’engrais se prend en masse dure, qui ne se désagrège pas au cours des manutentions, laissez tomber le sac sur chaque bord et sur les deux ’côtés, à partir de la bailleur île la taille, et roulez-le plusieurs fois.Le surplus d’engrais que le cultivateur peut recevoir pour ses récoltes le printemps prochain en prenant livraison de sa commande immédiatement, le dédommagera amplement du surcroît de travail causé par l’emmagasinage en Iqver.The Crown Trust Co.vendu à Trusts and Guarantee Co.Toronto, 10 (C.P.) — L’actif et l'achalandage de The Crown Trust Co.de Montréal a été acheté par Trusts and Guarantee Go.Ltd de Toronto.Le transfert officiel aura // lieu vers le 1er mai et dans la suite les transactions s’effectueront sous la raison sociale de Crown Trust and Guarantee Company.Le prix serait équivalent à $137.-50 par action.If Bourse de Montréal La liste mobilière était de nouveau à la hausse ce matin à la place locale et les opérations se maintenaient à un bon niveau.De nombreux titres ont touché de nouveaux sommets au cours de la matinée, entre autres United Steel, MacLaren, Frascer, Imperial Oil, Noranda, Nickel et Lambert.Dans le même groupe, Asbestos, Canadian Car, Montreal Power, Petroleum, Consolidated Paper, Abitibi, Brown et Molson montraient beaucoup de fermeté.Mais Aigo-ma, International Paper et Donna-cona ont accusé des reculs.Dans le compartiment des mines d’or à bon marché, MacDonald a atteint un nouveau sommet dans ce groupe.Bourse de Toronto Toronto, 10 (C.P.) — Le marché affichait une tendance ferme et à la hanse ce matin à Toronto.Parmi le groupe des mines d’or, Mac-Donald a haussé de 25 cents à 6.50 après avoir enregistré une avance de L15 dans la journée d’hier.Do-nalda, Québec, Pamour, Trans-Be-sources, Hedley-Mascot, God’s Lake et McMurmac, ont aussi marque des avances.Noranda a avancé de IVi à 7214 et des gains de 10 cents sont apparus pour Steep Bock, Sherritt et Golden Manitou, mais Pend Oreille a reculé de 5 cents.Davis Leather A.Brazilian Traction, Dominion Foundries et Winnipeg Electric privilégié se sont légèrement améliorés.Dans les pétroles de l’ouest, C al ga ry-Ed mu n ton et Pacalta se sont quelque peu raffermis.Bourse de New-York Les transenregistré New-York, 10 (C.P.) -ports ferroviaires ont des gains variant d’une fraction à un point ce matin, à Wall Street, malgré que de nombreuses valeurs industrielles aient accusé des reculs à la suite des prises de bénéfices.En deuxième heure, les opérations se sont légèrement contractées mais les gains prédominaient sur la liste.Sears Roebuck, Southern Pacifie, Baltimore & Ohio, Texas Co., Union Carbide, International Nickel, Radio Corporation, et RKU ont progressé, mais U.S.Steel et Bethlehem on taecusé de légers reculs.AVIS PUBLIC Situation mondiale du blé Les Etats-Unis et le Canada pourront en exporter 650,000,000 boisseaux Bien que la récolte de blé devienne générale tant en Argentine qu’en Australie, il ne semble pas y avoir de changement important dans les approvisionnements disponibles pour exportations par les quatre grands pays producteurs.La première estimation officielle de la récolte de blé de l’Argentine est placée à environ 165,700,000 boisseaux, à rapprocher de 150,100,000 boisseaux l’an dernier et d'une moyenne de 240,000,000 de boisseaux pour la période décennale de 1932 à 1941.Il n’y a encore aucune estimation officielle de la production de blé de l’Australie pour cette année; mais, d'après les dernières nouvelles, elle serait d’environ 125,-000,000 de boisseaux.Bien qu’elle excède de plus de deux fois la récolte de 51,900,000 boisseaux en 1944, elle est sensiblement inférieure à la moyenne de 162,000,000 de boisseaux de 1932 à 1941.Bien que les réserves d’humidité aient été suffisantes dans les principales régions à céréales de l’Argentine, la sécheresse dans les parties occidentales a contribué à faire varier les rendements de 3 à 24 boisseaux à l’acre.Il en resuite que la première estimation est un peu inferieure à ce qu’on s’attendait auparavant.Les approvisionnements globaux de vieux et de nouveau blé pour l’an prochain sont couramment estimés à environ 215,-700,000 boisseaux, soit à peu près 110.000.000 de moins que le 1er janvier 1945.La consommation domestique pour l’Argentine en 1946 est estimée à 125.000.000 de boisseaux, ou plus.Tout dépendra, il va sans dire, de la quantité requise pour l’alimentation des animaux et pour fins de combustible.Cependant, en admettant que la consommation domestique soit de 110,000,000 de boisseaux, les approvisionnements disponibles pour exportation et report «lépasseront légèrement 100,000,000 de boisseaux.Jusqu’à la fin de novembre 1945, l’Argentine a exporté environ 90,000,000 de boisseaux de blé; de celte quantité, le Royaume-Uni et le continent européen en ont reçu presque 40,000,000 de boisseaux.Advenant le cas où les autres pays de l'Amérique du Sud auront besoin en 1946 de la même quantité de blé qu’en 1945, on estime que quelque 50,000,000 de boisseaux pourront être mis à la disposition de l’Europe au cours de l’an prochain.L’Australie ne pourra faire Q116 de très faibles exportations à l’Europe en 1946.Par suite des pluies irrégulières et des emblavures peu considérables, la récolte de cette année est inférieure à la moyenne.Les stocks de vieux blé sont presque écoulés en raison de la récolte extrêmement faible de 1944 et de la disparition considérable ?u cours de l'année suivante.Les estimations de la consommation domestique en 1946 varient grandement et dépendront dans une large mesure de l’importance du programme d’alimentation des animaux_ et de l’état des pâturages.Une disparition domestique de 90,000.000 de boisseaux laisserait 45,000,000 de boisseaux pour exportation et report en 1946.On estime que le Canada et les Etats-Unis seront en mesure d exporter environ 650,000,000 de boisseaux de blé durant la saison courante et qu’ils en fourniront des quantités à peu près égales.Les limites imposées au rythme actuel des exportations de l’Amérique du Nord dépendent des moyens de transport et des facilités de chargements et de déchargement.En regard des approvisionnements estimatifs de blé disponibles en chacun des quatre grands pays exportateurs, on peut mettre les besoins mondiaux de 750,000,000 a 800.000.000 de boisseaux, suivant l’estimation du départenient de l’Agriculture des Etats-Unis.Si Ton peut satisfaire aux besoins minimums, on estime que le volume du commerce international sera le plus considérable depuis quinze ans.Toutefois, il est douteux qu’on puisse répondre à tous les besoins.Les nouvelles du continent euro- péen indiquent que les conditions sont très variables.Certaines régions, particulièrement la France, ont un besoin urgent de pluie et le» emblavures d’aulomne ont été sensiblement réduites.Eu conséquence, les semailles de printemps devront être considérables pour réaliser les objectifs de superficie fixés pour 1946.Cependant, les autres régions ont bénéficié de pluies opportunes au cours dos quelques dernières semaines et les cultures commencent l’hiver en bon état.Au Koyaume-L'ni, on exhorte les cultivateurs à semer autant de ble que possible pour l'an prochain, niais jusqu’ici les emblavures n’ont pas répondu à I attente et l’on doute qu’elles atteignent l’objectif désiré Tan prochain.La réduction de la prime sur les emblavures île blé pour 1946 est un facteur qui a apparemment découragé les cultivateurs.Les obligations Dom.du Canada 1951 Dom.du Canada 3% 1952 Utlre ue .L 105% 108 103% 104% Dom.du Canada 3% 1954 __ 104% 105% Dom.du Canada 3% 1903 __ 102 102% Dom.du Canada 3% 1958 .103% 104% Dom.du Canada 3% 1957 .102% 103% Dom.du Canada 3% 1959 __ 102% 100 Dom.du Canada 3% 1960 .102'/* 103 Dom.du Canada 3% 1962 .102 102% Prov.de Québec 3% 1959 .99% 101 Prov.de Québec 3%% 1949 .102% 104 Prov.de Québec 3%% 1953 .102% 104 Prov.de Québec 3%% 195* .104 108 Prov.de Québec 3% 1955 .100 102% Prov.de Québec 3% 1956 .100 103 Cité de Montréal 4%% 1949.109% .Cité de Montréal 4 % % 1967 .119 Cité de Montréal 3%% 1953 .99% 101% Cité de Montréal 4%% 1950 .111% Cité den Tre-Rlvlèree 4% 1955 102% 10» -— — •/U 4.VV/V Gatineau Power “A” 3%% 1969 115% Hr 10» Inter.Hydro 8% 1944 .106 Montreal Power 3%% 1980 101 Montreal Tramways 5% 1951 .109% 111 % Mont.Tramways 5% 1955 .,.102 104 Shawlnlgan Water 4% 1961 .103% 105% Abitibi Paper .117 Brown Co.5% 1959 .108 108 Can.Vickers 6% 1947 .108 110 Price Broe.5% 1957 .103 105 Regent Knitting 4% 1952 .100% .Hors-liste Offre Abenakia .il Albany River .43 Amber O.and M.Amal.Klrk.Amal.Larder .Aita Annamaque .Barber Larder .Benzac .Bouramaque .14 Brock Gold .18 Cayunl .270 Cad.Goldfield .18 Chemlnls .Chlbmaa .Cons.CTilboug.Comet .Courmont .Dorbaska .De SantU .11 Dumlco .Donrand .Electra .Goldvue .80 Fontana .Greenlee .Great Bend .Glencona .14 Gulliet .Harpers .Hoyle .•.Insco .Hugh Pam .15 Kenbay .40 Kanlac .37 Lassie R.L.Lake Expanse .LaSalle .Lasldon .33 Lake Rowan .Laval le .Llngslde .30 Malor .ll McCualg .Martin Bird .16 Nereco .51 Nat.Malartlc .37 New Augerlta .22 New Malartlc .Norbeau .Obalskl .28 Opem.Copper .40 Obalska Lake .41 Orplt .13 Pam.Canadian .Pascalls .Payore .Pershing Man.70 Presdor .Privateer .75 Rand Mai.39 Rainville .Hem.11 13 43 45 20 30 18 22 240 260 30 10 12 6 9 — 23 14 16 18 21 270 290 18 22 29 — 4 6 40 45 — 18 30 5 7 11 13 10 13 14 16 27 30 80 85 19 22 20 22 8 14 18 — 24 9 11 24 26 64 67 15 18 40 45 37 40 55 58 12 14 21 24 33 34 7 8 9 11 30 33 11 12 19 21 16 18 51 — 37 40 22 25 9 11 100 110 28 30 40 42 41 45 13 16 — 13 39 42 13 16 70 80 7 9 75 SO 19 21 23 27 Laurent-ide Acceptance Corporation Ltd Le conseil d'administration a déclaré le vingt-cinquième dividende trimestriel régulier d’un et quart pour cent (l'/4%) sur les actions privilégiées de la compagnie pour le trimestre finissant le 31 janvier 1946.Ce dividende est payable le 31 janvier 1946 aux actionnaires enregistrés à la clôture des affaires le 15 janvier 1946.Par ordre du Conseil d'administration.Le Secrétaire-trésorier, LUCIEN ROUX Obligations du Dominion toutes les échéances ACHAT ET VENTE SAVARD, HODGSON & GIE,INC.VALEURS DE PLACEMENT 276 ouest, rue St-Jocques Téléphone Plateau 9501 MONTRÉAL QUÉBEC • TROIS-RIVIÈRES • SHERBROOKE AVIS PUBLIC est donné que les soussignés ont accepté, sous bénéfloe d’inventaire.la succession de PAUL OALIBERT.en son vivant bourgeois, domicilié au No 847 de la rue Cherrler.à Montréal.MONTREAL, 8 Janvier 1946 PAUL OALIBERT.CASIMIR OALIBERT.FREDERIC OALIBERT CONSUMERS INDUS! RIAL MINERALS LTD Le produit de notre émission, relativement peu élevée, sera utilisé pour augmenter notre capacité de production à 40,000 tonnes par année, en installant une machinerie adéquate, ajoutée à celle que nous possédons actuellement.Notre dépôt de quartz, portant jusqu'à 99.65% de silice, est énorme.II est situé à 35 milles de Montréal Tous les travaux de construction sont terminés à la carrière.Plus de $50,000.00 furent dépensés depuis le commencement des opérations.Plus de 500,000 tqnnes de silice sont importées annuellement.Nous offrons une quantité limitée de nos actions à $1.00 chacune.CONSUMERS INDUSTRIAL MINERALS LTD.8661, Drolet, Montréal ou BARRETT Cr COMPANY, 132, St-Jacques ouest — HA.3151 VOLUME XXXVil — Mo 7 LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 10 JANVIER 1946 LA VIE SPORTIVE Paul Bibeault joue ce soir contre Toronto Paul Bibeault est arrivé en notre ville hier trop tard pour prendre part à la pratique du Canadien mais le cerbère qui remplacera Bill Durnan dans les filets du Canadien ce soir dans la joute contre les I/eafs de Toronto a pu se joindre aux équipiers du McGill et pendant une heure il a bloqué les coups qui étaient dirigés vers ses buts.Bibeault paraissait être en excellente condition; il s’est déclaré enchanté de s’aligner de nouveau avec le Bleu-Blanc-Rouge et il espère contribuer à la victoire du Tricolore ce soir contre les gars de Day dans les séries régulières de la ligue Nationale de hockey.Comme on le sait, Tommy Gorman, gérant général du Forum, a pu décider Arthur Ross de retourner Bibeault à Montréal afin de combler le vide fait samedi dernier à la suite de l’accident survenu à Bill Durnan et les partisans du Bleu-Blanc-Rouge sont d’opinion que Paul saura se montrer à la hauteur de sa position et qu’il fera oublier l’absence de notre cerbère régulier.Il a été révélé qu’Art.Ross avait exigé les services de Mike McMahon ou Frankie Eddolls avant de permettre à Bibeault de revenir aux Canadiens.Mike McMahon a été choisi et est parti hier soir pour rejoindre les Bruins à Détroit ce soir.Il passera la balance de la saison avec les Bruins.McMahon, qui a aussi besoin de beaucoup de travail pour maintenir son poids à la normale, n’en trouvait pas suffisamment à Montréal et était par conséquent mécontent.Ceci fut le facteur principal qui poussa la direction des Canadiens à l’envoyer à Boston pour la balance de la saison.Les Leafs sont arrivés à Montréal ce matin, mais plusieurs rumeurs émanant de la Ville-Reine les ont précédés dans la métropole et celles-ci voulaient que plusieurs vétérans ne soient pas en uniforme pour la joute de ce soir.On mentionnait tout particulièrement Carr et Davidson, qui seraient remplacés par une couple de joueurs rappelés des Hornets de Pittsburgh.Une autre joute est à l’affiche ce soir alors que les Bruins de Boston iront rencontrer les Ailes-Rouges à Détroit.La troisième place sera en jeu lors de cette joute, car il n’y a qu’un point de différence entre les deux clubs.Les Ailes Rouges ont actuellement un point d’avance sur les Bruins et une victoire leur permettrait de se consolider à cette position pendant qu’une victoire pour Je Boston leur permct'rait de supplanter ces rivaux au troisième rang.mm ^ 1 e Vidoriaville l’emporte sur le St-Hyacinthe Vidoriaville, 10 — Les Tigres de Vidoriaville, qui détiennent la 2e position de la Ligue Provinciale de hockey, ont mis une autre victoire à leur crédit hier soir, lorsqu’ils triomphèrent du Saint-Hyacinthe par le compte de 6 à 2, à la patinoire locale.Bouchard, Bourdon et Hébert ont affiché une magnifique tenue à la 1ère période et comptèrent trois le Boston leur jermettrait de sup- j leur club.Petit, Deslongchamps et Dcnault comptèrent ensuite à la 2e période pour porter le compte à 6 à 0, avant que Tony Demers ne compte le premier but un peu plus de trois minutes avant la fin de' celte période pour le St-Hyacinthe.Savary, qui avait fourni la passe à Deniers pour son point dans l’engagement précédent, compta le 2e point de ce club en enregistrant le , seul point de la dernière période.Composition des équipes: ST-HYACINTHE.Buts, Renaud; défenses, Larochelle et Ménard; centre, Despelteau; ailes, R.Deniers et T.Deniers.Subs.: Bastien, Savary, Archambault, Vallières, La-londe, Lajoie, Lauzon.VICTORIAVILLE.Buts, Nadeau; défenses.Tremblay et Dcnault; cen-tiv, R.Hébert; ailes, Hore'ck et Pre-fontaine.Subs.: Abran, halapaka, Petit.Marcotte.Deslongchamps, Bouchard, P.Hébert, Bourdon Arbitres: Leroux et O Donnell.Première période 1 Vidoriaville: Bouchard • • (Bourdon, P.Hébert) 2 Vidoriaville: P.Hebert .1».37 (Bouchard, Bourdon) 3 Vidoriaville: Bourdon .le.dt (P.Hébert, Bouchard) Pun.: R.Deniers.* Deuxième période 4 Vidoriaville: Petit-Denault .LH> 5 Vidoriaville: Delongchump d.oO fi Vidoriaville: Dcnault .7 St-Hyacinthe: Demers .H'dJ (Savary) .Pun.: Tremblay, Valhercs, Archambault, Larochelle.Troisième période 3 St-Hyacinthe: Savary .12.2o (Lauzon, Larochelle) Partie nulle entre les As et le Royal Québec, 10.— Les Royaux de Frank Carlin et les As de Québec se sont rencontrés au Colisée hier soir dans une joute régulière de la Ligue Senior de Québec et après une lutte rapide, intéressante et fort contestée les deux équipes du circuit Slater ont dû se contenter d’un résultat nul de 4 à 4.Cette rencontre dut être retardée de près d’une heure à cause de l’arrivée tardive du club montréalais dans la Vieille Capitale.Denis Casavant, Léo Gravel, Moe White et Howie Riopel comtpèrent les buts des Royaux tandis que Ronnie Nelson, Johns, Bobby Car-ragher et Herman Gruhn furent les compteurs des As.Casavant donna l’avance aux Royaux après 5 minutes dans l’engagement initial mais Nelson égala les chances une minute plus tard.Les As prirent les devants à leur tour dans la 2e période, Johns et Caragher portant le compte à 3 à 1 mais Gravel compta après 14 minutes pour réduire l’avance du club de Cook à 3 à 2.Des buts de Moe White et Riopel égalisèrent le pointage et permirent aux Royaux de prendre les devant» de nouveau, menant par 4 à 3 après 10 minutes dans la 3e période mais Gruhn compta 18 secondes après le but de Riopel pour donner un compte de 4 à 4.Il n’y eut aucun but en supplémentaire.Les Royaux ont aligné Moe White mais durent jouer sans les services d’Ernest Laforce et Gcrry Heffer-nan.Les As, eux, étaient sans les services de Phil Renaud et d’Eddie Emberg, Composition des équipes: ROYAL.— buts, McNeil; défenses, Lamirande, Harvey; centre, Gravelle; ailiers, Riopelle, Curry; subs.: Smart, Heffernan, Raymond, Reardon, Casavant.Morin, Campbell, Stahan.QUEBEC: Bouvrette; Vandaele et Taggart; Imlach; Johns, Gruhn; O’Neil, Charest, Nelson, Weller et Tondreau, Heximer.Arbitres: Paquet et Corriveau.Première période 1.Royal, Casavant (Morin) .5.43 2.Québec, Nelson.6.18 (Tondreau et Carragher) • Punitions: White te Tondreau.Deuxième période 3.Québec, John.47 (Imlach et Gruhn) 4.Québec, Carragher.9.40 (Nelson et Tondreau) 5.Royal, Gravel.14.53 (Riopelle et Campbell) Pun.: Lamirande et Stahan.Troisième période 6.Royal, White (Morin)____ 7.22 7 Royal, Riopelle.10.40 (Meronek et Harvey) 8.Québec, Gruhn (Taggart).10.58 Punition: Vandaele.Période supplémentaire Aucun point.Punition: Aucune.Le hockey professionnel et amateur • HIER Ligue Américaine New Haven 3, Buffalo 3.Hershey 7, Cleveland 4.Indianapolis 4, Pittsburgh 0.Ligue Senior Royal 4, Québec 4.Ottawa 6, Hull 2.Ligue Provinciale Lachine 6, Drummondville 4.Vidoriaville 6, St-Hyacinthe 2.CE SOIR Ligue Nationale Toronto à Canadien.Boston à Détroit.Ligue Américaine Providence à Indianapolis.Buffalo à New* Haven.Ligue Senior Shawinigan à Valleyfield.POSITION DES CLUBS Ligue Nationale J.G.P.N.P.C.P.Canadiens 24 14 7 3 80 61 31 Chicago .25 14 8 3 110 88 31 Détroit .24 11 8 5 74 66 27 Boston .23 10 7 6 81 77 26 Toronto .27 7 17 3 71 100 17 Rangers .25 6 15 4 66 90 16 Ligue Américaine (Division Est) J.G.P.N.P.C.P.HOCKEY FO RU Ce soir, à 8 h.30 TORONTO CANADIEN Plaça* debout.$1.25 Admission général*, 7Sc, entré* nord.7 h.pan.Buffalo .36 18 12 6 160 132 42 Hershey .33 18 12 3 107 96 39 Provi’cc .32 13 17 2 122 138 28 N.Hav.36 6 22 8 121 161 19 (Divion Ouest) J.G.P.N.P.C.P.Tndia’iis .37 19 13 5 264 140 43 Pittsburgh 35 18 13 4 149 119 40 Cleveland.32 14 13 5 124 128 33 St-Louis .34 14 17 3 103 134 31 Ligue Junior J.G.P.N.P.C.P.Concordia 10 5 3 2 55 46 12 Verdun .11 5 4 2 47 46 12 Canadien .11 5 5 1 45 40 11 Royal .9 4 5 n 21 27 8 Nationale .9 3 5 i 34 43 7 Les raquetteurs à Ste-Catherine Dimanche prochain, 13 janvier, aura lieu la messe annuelle des raquetteurs, à dix heures, en l’église Ste-Catherine.Le rassemblement aura lieu au marché St-Jacques, à 9 h.15, et le départ à 9 h.40.Le parcours sera le suivant: rue Amherst jusqu’à l’église, après la messe on prendra la rue Amherst, De-montigny, Maisonneuve, Ontario jusqu’à Panet, où une réception sera servie dans le local des Gais Compagnons.Dans l’après-midi, aura lieu la marche forcée de’ 4 milles pour le trophée Ahémar Tremblay.Le départ «e fera, à 2 h.30, pour «e terminer à la Palestre Nationale.Les athlètes sont priés d’être rendus pour une heure précise.L’union compte sur un grand nombre de marcheurs.Les Sénateurs ont eu raison du club Hull Ottawa, 10 — Les Sénateurs d’Ottawa ont fait un léger gain hier soir, dans la course au championnat de la Ligue Senior de Québec.Les joueurs du gérant McCaffrey ont eu raison des Volants de Hull par 6 à 2.En obtenant cette victoire, le club de la capitale a pu mettre deux points à son crédit pendant que Je Royal n’ajoutait qu’un seul point en faisant partie nulle avec les As de Québec.Johnny McFadden a été la vedette de la victoire des Sénateurs en comptant trois points, Gordie Poirier, Eddie Slowinski et Copp ayant cmoplé les autres pour les vainqueurs.Hal Dewey a compté les deux seuls points des Volants.C’est à la 2e période que les Sénateurs se sont assuré la victoire, alors qu’ils comptèrent cinq points contre Tunique point du premier engagement, mais en un peu plus d’une minute, McFadden égalisa tout d’abord, puis Poirier et Slowinski comptèrent tour à tour avant que McFadden «e compte son 2e point pour porter le compte à 4 à 1.Hal Dewey compta alors son 2e point de la joute puis, afin de ne pas s’en laisser imposer, McFadden compta son 3é point de la joute et de la période deux minutes el demie avant la fin.Les Volants ont travaillé désespérément à la dernière période, mais furent impuissants à prendre Legs Fraser en défaut pendant que Copp complétait le pointage des Sénateurs en enregistrant le seul point de rengagement.Composition des équipes: HULL, buts, Leclerc; défenses, McDonald et Goupille; centre, Webster; ailes, Dewey et Dunlap.Subs.: Singbush, Thibault, Dufault, Dhee-re, Kerr, Love, Ballance.OTTAWA.Buts, Fraser; défenses, Trainor et Copp; centre, McFadden; ailes, Smith et Irvine.Subs.: Graboski, Mathers, Slowinski, In-glis, Hanabery, Poirier, Barnes, Tu-rik.Arbitres: Peterkin et PraW.Première période 1 Hull: Dewey.1.28 Pun.: Hanebery, Barnes.Deuxième période 2 Ottawa: McFadden .1.13 3 Ottaw’a: Poirier.5.25 4 Ottawa: Slowinski .7.23 5 Ottawa: McFadden .Id.fK) 6 Hull: Dewey .13.56 7 Ottawa: McFadden .17.31 Pun.: Hanabery, Irvine, Dheere.Troisième période 8 Ottawa: Copp.16.01 Aucune punition.Ligue Senior ^ Roval .24 18 Ottawa .26 14 10 Québec .21 10 9 Val’field .23 10 12 Sha’gan .24 10 13 Hull .24 4 18 La soirée sportive du National sous la présidence de Léo Dandurand Les sportifs ne manqueront pas d'assister à la fête du 29 janvier, au Forum, alors qu'une équipe d'étoiles de la Ligue Senior sera opposée au Canadien de Dick Irvin Cartes professionnelles ASSURANCES P.N.P.C.P.4 2 218 79 38 2 120 101 30 2 83 70 22 1 99 102 21 1 88 112 21 2 79 123 10 Ils se rapprochent de la première place Hershey, 10.— Les Ours de Hes-shey se sont rapprochés de la première position de la division Est de la ligue Américaine de hockey, lorsqu’ils ont triomphé hier soir des Barons, de Cleveland, par le compte de 7 à 4 en présence de six mille personnes.Les Ours ne sont plus que quatre points en arrière des Bisons de Buffalo, qui ont annulé hier avec le New-Haven.Sommaire: Première période 1 Hershey: Brennan-Rozzi- ni .0.10 Punitions: Trudey, Sprout.Deuxième période 2 Cleveland: Batholmc- Sprout-Kelly .L58 3 Hershey: Gooden-Oneil- Frost .0.00 4 Hershey: Marion-Thomp- son-Buller .13.38 5 Cleveland: Hergesbcimer- Thurier-Brayshaw .15.30 Punitions: S.Robertson, Thu-rier, Gasparini.Troisième période 6 Hershey: Rozzini-Brcn- nan .1-00 7 Hershey: Gooden-Frosl- Oneil .).).).)••)• 4.00 8 Hershey: Thompson-Ma- rio-Coope r.5,37 9 Hershey: S.Robertson-Shewchuk-Jennings .11.42 10 Cleveland: Thurier- Adolph-Hergesheimer .15.23 11 Cleveland: Atanas-Trudel- Cunningham .19.36 Punitions: Milne, Rozzini.Le Buffalo annule avec les Aigles Buffalo, 10 — Les Bisons de Buffalo el les Aigles de New-Haven ont bataillé pendant 60 minutes hier soir, dans les séries de la Ligue Américaine de hockey, sans pouvoir décider dè la victoire.Les deux équipes du circuit Podoloff durent se contenter d’un résultat nul de 3 à 3 après un duel de toute beauté.Bill Summerville a mis les visiteurs à l’avantage, mais lorsque la 1ère période prit fin, les deux clubs étaient égaux car Horeck avait réussi à loger la rondelle dans les filets du club New-Haven.Dans la 2e période, les deux éoui-pes comptèrent deux points de chaque côte pendant qu’au cours dos vingt dernières minutes du jeu, les joueurs furent impuissants à compter.Sommaire: Première période 1 New-Haven: Summerhill .13.14 2 Buffalo: Horeck.17.25 Pun.: Horeck, Summerhill, Lessard.Deuxième période 3 Buffalo: Lewis.3.09 4 New-Haven: Summerhill .6.05 5 Buffalo: Horeck.12.45 6 New-Haven: Desilets .18.54 Pun.: Larson, Field.Troisième période Aucun point.Pun.: Desilets, Lessard, Labric, Cüurteau.Les préparatifs vont déjà bon train dans l’organisation de la grande soirée du National, au Fo-| rum, le 29 janvier prochain.On sait déjà que ce soir-là, à l’amphithéâtre de la rue Sainte-Catherine ouest, les Canadiens de Dick Irvin en viendront aux prises avec une forte équipe d’étoiles de la ligue Sé-nior et les profits entiers de cette joute extraordinaire seront versés au National, l’institution canadien-ne-française de la rue Cherrier est, qui a tant fait dans le passé et qui continue si bien à développer nos jeunes athlètes canadiens-français.Tel qu’annoncé également, ce sera une soirée sportive de gala et en plus de la joute entre les Canadiens et les Etoiles du circuit Slater il y aura des attractions diverses qui intéresseront à un haut point les milliers de spectateurs présents.M.LEO DANDURAND C’est avec plaisir qu’on apprendra que M.Léo Dandurand a accepté la présidence du comité actif de la grande soirée du National.M.Dandurand, qui se dévoue constamment pour les Canadiens français et pour la cause sportive eu général, sera assisté de MM.Cbas-E.Préfontaine et de Roger Martel qui seront vice-présidents du comité actif.Le populaire Jean Barrette sera le secrétaire-trésorier de l’organisation.Ces trois derniers sont des officiers actifs du National, M.Préfontaine étant vice-président du Conseil général et M.Martel étant vice président du Conseil d’administration.M.Barrette est le président de la Commission Athlétique du National.On uc pouvait donc faire un meilleur choix.Quant au comité honoraire, il compte des personnalités et des sportifs très bien connus par toute la province.Ce comité est formé de Son Honneur le Maire de Montréal, M.Camillien Houde, de M.Wilfrid Gagnon, de M.Orner Côté, du sénateur Donat Raymond, de M.Alphonse Raymond, de M.Tommy P.Gorman, gérant-général de la Canadian Arena Co., qui a bien voulu prêter son concours gratuit dans l’organisation de la joute du 29, de M.Pamphile DuTremblay, de M.J.W.McConnell, de M.D.C.Coleman, président du Pacifique Canadien, de Mervyn “Red” Dutton, président de la ligue de hockey Nationale, de AL Romuald Bourque, président général du National, de M.Antoine Desmarais, président du Conseil d’administration du National, de George Slater, président de la ligue Québec Senior, de M.Gé-rald-E.Martineau, président des As de Québec, et M.Gus.T.Ogilvie, de l’équipe de hockey Royal.HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nom In n ton» Ms Ooaununautte Rell-triruse» k «s orév&lolr de no* **rvlo«* tMLrtl cullers 441 St-Françols-Iarlss Montréal Tél MArqnett» n*S-mt COMPTABLES Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cfo ''mutable» urrMs - Chartered Accountant AVOCATS snfltoie Varie, CA Ou» Vanter CA VANIER & VANIER AVOCATS (T ouest, tue Saint-Jacqnsa Tél HArfcou» Cill Maurice Chartré CA A -¦ Beauvais CA B Harrv KnlKbt CA (iérard Marceau CA Luctm-P Bélalî CA lacouee Angers.C A Dollard H not CA Raymond Portier .CA Ou» Bernard CA H Bouraoula OA ’•fmtréat Maurice SanuoujOA J-P Oautbler.OA Léon Côté OA Paui-E rrudal.OA Lionel Rouastn.CA Q -P Laffert» CA Albert CJameau OA Jean Lacroix CA Psrc» Auger OA.J.-Pau» Talbot OA Roger Rot OA.R* BREVETS D'INVENTION BREVETS D’INVENTION MAROt’ES de COMMFnog DESSINS d» 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Capitals d’Indianapolis ont infligé un blanchissage aux Hornets de Pittsburgh hier soir, dans une partie de la Ligue Américaine de hockey, alors que les visiteurs remportèrent les honneurs de la victoire par le compte de 4 à 0.Par ce triomphe, les Capitals ont pris seuls possession de la 1ère position de la division Ouest de ce circuit.Sommaire: Première période Aucun point.Pun.: Rrenigan Wilson Royal — Remington — Underwood — L.C.Smith Corona Silencieux régulier et nortatlf Protecteurs de chèques, duplicateurs, calculateurs et machines à additionner Vente et evrvloe échange.lo atlon achat N.MARTINEAU & FILS IMS rue BLEURY RE.2318 (entre Vitré et Lagancbetlère» BE.2319 LAITERIE O’Flaherty, R.Deuxième période 1 Indianapolis: Douglas .2 Indianapolis: Blake .3 Indianapolis: Douglas .Pun.: Leswick, Branigan.Troisième période 4 Indianapolis: Brown ., Pun.: Seibert.7.47 12.18 18.54 5.01 ASSURANCES 3) ?ipagnit 4 Assurance sur U Vie Saubegarbe CH 49U-258S Holt.ROSEMONT LAITERIE Laiterie 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relevées, un des complices aurait pris l’enfant dans son lit pour la passer à l’autre.A Sa Cour nu cogner L’activité de la Cour du coro-< ner au cours de l’année 1Ü45 a dépassé celle des années antérieures, depuis cinq ans.C’est le coroner lui-même.Me Richard Duckett, qui a communiqué les chiffres suivants.On y constate que les autorités de ce département ont dû disposer de 2,970 cadavres au cours de 1945.| Ces statistiques ont été préparées £ar MM.Félix Suzor et Hormisdas apierre, les deux greffiers de la Cour du coroner.Voici le nombre des cadavres dont on a disposé de.puis les dernières six années: 1910: 2.110; 1941: 2.344; 1942, 2.473; 1943: 2,772; 1944; 2,759; 1945: 2,970.En examinant ces statistiques, on constate que les accidents divers ont causé 227 morts tandis que 832 autres personnes sont mortes de causes naturelles ou autres.Ce sont les mois d’été qui comptent le plus d’activité en Cour à cause des noyés et des divers autres accidents qui sont toujours plus nombreux qu’en d’autres saisons.500 prisonniers de guerre se sont évadés Ottawa, 10 (C.P.) •— Les autorités de l’internement ont déclaré, hier soir, qu’envii'on 5(H) des 35,.OIX) prisonniers de guerre internés au Canada se sont évadés des camps d'internement, mais que seulement neuf d’entre eux sont encore au large.De ces 50(1 évadés, a dit un fonctionnaire, seulement une centaine peuvent être considérés comme de véritables évadés.Les autres ont été repris quelques heures, voire même quelques minutes après leur évasion.On a aussi rapporté deux évasions en masse de prisonniers de guerre; l’une à Peninsula, Ontario, en 1941, l’autre au parc national de Riding Mountain, on 1943.28 prisonniers ont réussi à s’évader au moyen d’un tunnel qu’ils avaient creusé, mais ils ont été repris en moins d'une semaine.Le public coopère Agissant d’après des renseignements donnés par le public, les sergents-détectives Félix Prysky et Adoris Boileau, de l’escouade des homicides de la Sûreté municipale, ont interrogé douze suspects, hier, au sujet de la brutale agression dont Mme Blanche Cavanagh a été la victime.Le cadavre de la victime a été trouvée au matin du Jour de l’An, dans une ruelle.La police dit que les résidents du district où a été commis le meurtre commencent à coopérer à l'enquête en donnant des informations.La cause semble très difficile à résoudre, mais la police est bien décidée à trouver le coupable.Trois Chinois brûlés Trois Chinois ont été brûlés, hier soir, lors d’un incendie qui s’était déclaré dans la buanderie Harry King, 5143, rue Wellington, au coin du boulevard Desmarchais, à Verdun.H s’agit des trois frères Yonrf: Hou, 56 ans; Sin, 08 ans, et Kuen, 51 ans.Les victimes tentaient d’éteindre les flammes lorsqu’elles ont été blessées.Transportés à l'hôpital, l’un des Chinois a dû être hospitalisé tandis que les deux autres pouvaient réintégrer leurs domiciles après avoir été pansés.Les pompiers ont utilisé deux lances durant plus d’une heure avant de maîtriser les flammes.Un magasin voisin ainsi que deux logements situés aux étages supérieurs de l’immeuble ont été endommagés.Les dommages s’élèvent è $3,000 environ.Vol à main armée Un vol à main armée a été commis, à 8h.25, hier soir, dans un restaurant situé à 181 est, rue Prince-Arthur, à l’intersection de l’avenue Hôtel-de-Ville.Le propriétaire, M.Louis Umansky, était seul dans son établissement lorsque deux jeunes ftens sont entrés.A la pointe du revolver, ils l’ont soulagé d’une somme de $55.Ils ont pris la fuite.Enquête sur un incendie c Québec Québec, 10 (C.P ) —La Commission des incendies a annoncé qu’une enquête aura lieu dans le cas de l'incendie de l’Hôtel du Couvent où cinq personnes ont perdu la vie la semaine dernière.L’enquête ne sera toutefois pas publique.Lors d’une enquête précédemment tenue par le coroner, un verdict de mort accidentelle a été rendu pour toutes les victimes.Cause de fraude Frank Ravenda, 191, rue Menai, a été envoyé à son examen volontaire, hier après-midi, par le juge T.-A.Fontaine, après qu’un vétéran des depx guerres eut rendu témoignage, disant qu’il avait été fraudé de $500 au cours d’une transaction pour acheter un restaurant de l’accusé.La plainte n’était toutefois signée qu’au montant de $250, car un seul des deux vétérans qui auraient été joués selon eux, William J Armstrong, a porté plainte.L’autre, Joseph Richard, n en a rien fait.Cautionnement refusé René Arbie, qui subissait son enquête préliminaire, hier, sous une accusation de vol à domicile d’obligations de la victoire au montant de $150, s’est vu refuser tout cautionnement par la Cour.Les obligations étaient la propriété de Mme Lydia Karkow, 4409, avenue Laval.En refusant le cautionnement, le juge Fontaine a fait remarquer que l’accusé venait de terminer une condamnation assez sévère.Son examen volontaire a été fixé au 16 janvier.Boulangerie volée Alors qu’elle était seule dans la boulangerie Levine, 3670, rue St-Laurent, Mlle Ethel Levitt fut victime d’un vol à main armée, vers dix heures, hier soir.Deux jeunes gens, armés de revolvers, lui ont ordonné de leur remettre l’argent de la caisse.Mlle Levitt s’est exécutée et ils sont disparus avec la somme de $40.La route Montréal-Québec Québec, 10 (C.P.).— Le ministère québécois de la Voirie a annoncé aujourd’hui que la route Montréal-Québec, sur la rive nord du St-Laurent, est libérée de la neige à la suite du temps doux dont nous avons bénéficié depuis quelques jours.Voyage raté Lundi soir dernier, un jeune Mexicain, qui se préparait à faire route vers son pays, en automobile, après avoir travaillé durant quelque temps à Montréal, s’est fait voler son automobile.Lors du procès des trois accusés, hier, le plaignant a déclaré que lundi soir, vers 7 heures, il avait laissé son automobile près de la gare Windsor où il dînait avec ses amis avant de partir.A sa sortie de l’hôtel, vers dix heures, il a constaté la disparition de sa voiture.• Accusé de vol de camion Roger Massé, de Ville St-Michel, a été cité à son examen volontaire, hier, par le juge T.-A.Fontaine.Il est accusé du vol d’un camion du Pacifique Canadien, vol commis le 6 décembre dernier.Le camion en question contenait des marchandises évaluées à $3,000.La date _ de l'examen a clé fixée au 16 janvier.Tenanciers condamnés Deux tenanciers de maisons de jeu ainsi que vingt-six joueurs ont été condamnés, hier, par le recorder McManamy, les premiers à des amendes de $100 chacun, les autres à $15 ainsi qu’aux frais des causes.Recherche d'un inconnu Winnipeg, 10 (C.P.) — La police recherche aujourd'hui un homme non identifié pour l'interroger au sujet du meurtre du jeune Roy McGregor, âgé de 13 ans, dont le cadavre a été retrouvé criblé de balles, samedi dernier, dans une cour à charbon.On recherche cet homme depuis que les parents de l’enfant ont déclaré avoir*été accostés à deux reprises par un individu dont ils ont donné la description.Ils avaient été accostés, disent-ils, dans les environs même de l’endroit où le cadavre a été retrouvé.Aveux d'un récidiviste Les Trois-Rivières, 10 (D.N.C.) — Jules Raymond, 34 ans, des Trois-Rivières, un récidiviste notoire, a été condamné hier, ù deux ans de pénitencier pour vol.La sentence a été prononcée par le juge F.-X.Lacoursière, de la Cour du magistral.Raymond était accusé d’avoir, dans la nuit du 3 au 4 janvier, pénétré avec effraction dans le restaurant de Remi Cloutier, 657, rue Saint-Maurice, et d’y avoir volé des articles pour $125; il a été pris en flagrant délit et s’est constitué prisonnier sous la menace du revolver du policier à sa poursuite.Jules Raymond s’est avoué coupable dès l’ouverture de son procès.Histoire de pêche Hinsdale, N.H., 10 (A.P.) — Les histoires de pêche sont courantes.En voici une qui est de John Royce, un bonhomme qui doit bien avoir un peu de sang de la Canne-bière dans les veines: “Lorsque je péchais sur la glace du ruisseau Pisgah, un des pavillons de mes lignes me signala qu’on avait mordu.Je me rendis donc à cette ligne et j’y ai trouvé un poisson de 13 pouces qui y était attaché, en tenant un autre de 21 livres par sa queur”.“Believe it or not!” Le connaissez-vous?La gendarmerie royale recherche actuellement des parents d’une femme argentine.Mme Shevia Lci-berchuk, de nationalité polonaise, demeurant en Argentine, est recherchée afin d’aider la gendarmerie à retracer son cousin, Leon Emir, 43 ans, qui est venu au Canada avec son père en 1923.Il demeurait précédemment à 1155 rue Marke, dit-on, mais on croit mi’il s’agirait plutôt de la rue St-Marc.C’est le gendarme S.M.Raskin qui est en charge de l’affaire.Incendie maîtrisé Saint-Hyacinthe, 10 (D.N.C.) — Les pompiers de St-Pie de Ragot, sous la direction du chef J.-B.Té-treault, ont rapidement maîtrisé ces jours derniers, un incendie qui s’était déclaré aux moulins Yatnas-ka, dans la chambre au goudron.Quand ils sont arrivés sur les lieux, les flammes s’élevaient à quelque 75 pieds au-dessus de l’établisse ment.En dix minutes cependant, grâce à la rapidité de la manoeuvre, tout était rentré dans l’ordre.Tué par un camion Saint-Hyacinthe.10 (D.N.C.) — Jean-Paul Foisy, 6 ans, de Ste-Ro-salie, a été tué par un camion appartenant à M.Charles-Edouard Cyr, de St-Guillaume d’Upton, non loin de la demeure de ses parents, M.et Mme Léonard Cyr.L’enfant jouait dans la rue avec un compagnon de son âge, quand il se jeta soudain devant le lourd véhicule, qu’apparemment il n’avait pas vu venir.Le chauffeur arrêta immédiatement, mais la mort avait été instantanée.Les agents Roland Le-monde, de St-Hyacinthe et Arthème Clouâtre, de St-Jean, du service de la circulation provinciale, se sont rendus sur les lieux.Une enquête a été tenue, sous la présidence du Dr André Bouvier, médecin légiste du comté de Ragot, de St-Hugues, et un verdict de mort accidentelle a été rendu.Deux autres vols à main armée Deux autres vols à main armée viennent d’être commis.Le premier a eu lieu mardi au magasin de M.Viotor Rudâch, 130 est, rue Roy, alors que les voleurs s’emparèrent d’une somme de $40.Us étaient au nombre de deux.Deux autres voleurs sont montés dans l’auto de M.George A.Conlan, 5207 rue Victoria, et l’ont forcé à les conduire dans l’ouest de la ville.Rendus là, ils lui volèrent une somme d’environ $40 et se sauvèrent avec sa voiture.Il ne les avaient pas menacées Jacques Martin a comparu devant le juge Maurice Tétreau, hier malin, accusé du vol de $250 commis avant-hier au restaurant Murray’s, rue Ste-Catherine ouest.L’accusé a avoué sa culpabilité et sa sentence sera prononcée le 17 du courant.Il est à remarquer que Martin n’était pas accusé de vol à main armée, mais de simple vol.C’est, a expliqué l’agent de liaison Noël au juge Tétreau, qu’il n’a pas menacé les caissières de son revolver.Descoeurs acquitté Donat Descoeurs, 2527 rue Lym-burner, accusé de vol avec effraction chez la belle-mère de sa cousine, a été acquitté par le juge René Théberge.Victimes de la grippe D’après le Dr Groulx, directeur du service de la santé pour la cité de Montréal, on accuse une légère diminution des ras de grippe et de pneumonie.Au cours de la journée de mardi, il y eut deux décès causés par la grippe et quatre par la pneumonie.Toutefois, le docteur Groulx recommande au public de continuer à prendre des précautions car, dit-dl, tout danger n’est pas disparu.Vols avec effraction Hughes Campbell, Manuel Fisher et Gérard Poulin, appréhendés par les sergents détectives Dubuc, Bour-dages.Gauthier et Bonneville, sous cinq accusations de vols avec effraction, ont subi leur enquête hier matin, devant le juge T.-A.Fontaine.Les trois individus sont accusés d’avoir volé sept pneu», des moteurs, une automobile ainsi que d’autres vols avec effraction, le toul au montant de $5,900.Leur examen volontaire a été fixé au 16 du courant.Ils étaient armés jusqu'aux dents La police provinciale a mis la main au collet de deux jeunes gens et deux jeunes filles armés jusqu’aux dents, mardi soir, à Vau-dreuil.Les suspects viennent de Toronto.Chaque, membre du groupe avait un revolver de calibre .32 tandis que les jeunes filles avaient chacune un poignard dans leur ceinture.Us voyageaient dans une au-toniobile-taxi portant une plaque d’identification de la province d’Ontario.Ce sont les agents de police B.Théorêt et R.Brisebois qui ont opéré l’arrestation et ils ont ramené le groupe dans les cellules de Montréal avec l’aide des agents D.Thérrien, M.Paré et A.Beau-champ que le capitaine Quenneville leur avait envoyés comme renforts.D’après les déclarations qu'ils auraient faites, ces jeunes gens auraient perpétré une série de vols à main armée en Ontario, et ils venaient à Montréal eu vue de répéter leurs exploits.Ils auraient même eu un projet conçu d’avance, au dire de l’une des femmes.Mais en attendant, ils sont tous le» cinq sous bonne garde.Rito de la Hugaudière en Cour Bien connue de la police, Rita de la Hugaudière, âgée de 29 ans, était traduite devant les tribunaux criminels, hier, accusée de vol à l’étalage d’une robe d’une valeur de $25.00.L’accusée a avoué sa culpabilité e» sa sentence sera prononcée le 15 du courant.La police la détient pour trois jours en attendant.Un échevin devient détective Le conseiller municipal, M.Georges Gucvremont, a mis la main au collet d’un jeune homme d'une vingtaine d’années, Roland Jalbert, qui demeure à 5262, 4ème Avenue, à Rosemont, mardi.Jalbert a comparu devant le juge Maurice Tétreau sous l’accusation d’avoir volé un appareil de radio dans une automobile verrouillée, la propriété de M.Leslie Kennedy.Le vol aurait été commis en face du bureau de M.Guèvremont, à 1200 ouest, rue Sherbrooke.L ac* cusé a choisi un procès expéditif et son enquête préliminaire a été fixée au 16 du courant.Le détective improvisé regardait par la fenêtre de son bureau lorsqu’il vit un jeune homme dans une automobile.Quelques instants plus tard il sortait du véhicule avec un appareil de radio.Descendant en hâte, M.Guèvremont lui donna la chasse et, à l’aide de deux ouvriers, il réussit à appliquer un croc-en-jambe au jeune fuyard qui était ensuite remis entre les mains de la police.^ Le lac Georges s’élève à 2,000 pieds au-dessus des montagne Adi-.rondack.Québec est prêt à coopérer déclare M.Duplessis Mais dans le respect de la constitution et des droits fondamentaux de la province et du pays, ajoute le premier ministre — La province ne pourra mettre fin à l'entente conclue avec le fédéral en 1942, avant le mois de mars 1947 Québec, 10 (D.N.C.) — Ce n’est pas avant le mois de mars 1947 que la province de Québec pourra mettre fin à l’entente conclue avec le fédéral, en 1942, par le gouvernement Godbout, et en vertu de laquelle Québec cédait temporairement à Ottawa ses droits de taxer le revenu et les corporations.Telle est l’opinion exprimée hier par le premier ministre, au cours d’une conférence de presse.La loi Godbout, a précisé M.Duplessis, était un camouflage inqualifiable et qui ne peut tromper personne, surtout après l’élection de la Beauce.Cette loi dit “que la province peut mettre fin à la présente convention le 31 mars de toute année en donnant avis par écrit au ministre de ce faire, trente jours avant ladite date”, mais par le fait même la province cesserait de recevoir des compensations partielles et le fédéral continuerait à percevoir les taxes.Québec, a poursuivi le premier ministre, ne demande pas mieux que de coopérer pour assurer le progrès et la prospérité du Canada, mais dans le respect de la constitution et des droits fondamentaux de la province et du pays.Aux journalistes qui lui posaient des questions au sujet de l’entente fédérale-provinciale et de la conférence des premiers ministres, M.Duplessis a déclaré qu’il venait justement de recevoir une lettre de M.Jlsley.lui apprenant qu’un ordre en conseil portant le no P.C.7409, avait été passé le 21 décembre et qu’en vertu de cet arrêté ministériel, pour les fins de l’entente fédérale-provinciale, la guerre avait pris fin le 2 septembre 1945.La lettre est datée du 4 janvier.Elle a été adressée au trésorier provincial et communiquée au premier ministre le 8 janvier.Je me suis empressé, a dit le premier ministre, d’accuser réception de cette lettre et j’ai profité de la circonstance pour offrir mes félicitations à M.Ilsiey, qui vient d’être honoré par sa majesté le roi.D’après l’arrangement Godbout, a déclaré M.Duplessis, les provinces après avoir donné un avis à Ottawa, ne peuvent reprendre leurs droits qu’à dater de l’année fiscale qui suit.L’accord de 1942 est donc valide jusqu’au 31 mars 1942.C’est ce que M.Ilslev déclare dans sa lettre et sa déclaration qui sont conformes à la loi de 1942, que M.Godbout ne parait pas avoir com-, pris.M.Ilsiey a également interprété la loi de cette façon à la conférence du 26 novembre.Précisant sa pensée, le premier ministre a rappelé que le préam-buie d’une loi fait partie de cette loi.Dans le préambule de la loi 0 George VI Chapitre 27, dit-il — i! s’agit de la loi passée par M.Godbout en 1942, pour autoriser la ces sation temporaire de certains droits de la province au fédéral, en matière de taxation — on lit ce qui suit: “attendu que pour permettre au Canada de fournir, dans la poursuite de la présente gueiYe, un effort maximum, il est nécessaire que le parlement fédéral exerce seul le pouvoir d’imposer des taxes directe» sur le revenu sur les corporations “attendu gue le gouvernemeni fédéral est disposé à verser à la province une compensation adéquate, si, pour la durée de la guer re, elle s’engage à ne pas prélever de taxes.Donc le préambule dit que l’arrangement était conclu pour toute la durée de la guerre et le fédéral t spécifiait que cet arrangement devait exister pendant toute la durée de la guerre.Par l’arrêté ministé-1 riel du 21 septembre pour les fins ! de l’entente, la guerre a pris fin le , 21 septembre et les provinces pourront recouvrer leurs droits à compter de l’année fiscale qui suit, c’est-à-dire à compter du 31 mars 1947.Ceux qui prétendent ou paraissent prétendre que la province peut mettre fin à l’entente avant ce temps-là, sont contredits par la loi Godbout elle-même et par M.Ilsiey lui-même.J’aime mieux croire que M.Godbout n’a pas compris sa loi que de croire qu’il veut sciemment tromper le peuple.H y a bien dans la loi un article qui dit que la province peut mettre fip à l’entente en donnant un mois d’avis, avant le 31 mars, mais c’est du camouflage.Si l’avis avait été donné, Ottawa aurait continué à percevoir les mêmes taxes, sans compensations partielles pour la province.OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 SAMEDI COMPRIf ( ?UPUI5 Quelles jolies lampes ! 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DUPUIS — troisième (Ste-GUherlne) RAYMOND DUPUIS, président A.-J.DUGAL.T.-p.et cér.lin.Le premier ministre C.C.F.de la Saskatchewan consentirait, moyennant certaines conditions, à abandonner ces impôts à Ottawa Regina, 9 (C.P.) — Les contre-propositions par lesquelles le gouvernement de l’Ontario a rejeté dimanche les propositions fédérales d’août dernier pour la répartition des impôts entre les provinces et le Dominion, manquent, selon M.T.C.Douglas, premier ministre C.C.F.de la Saskatchewan, de la moindre notion du Canada comme unité politique et économique.M.Douglas a déclaré que si ces provinces qui recueillent de fortes sommes par les impôts sur le revenu des individus et des corporations refusent d’engager ces sommes dans la partie, elles mettront les autres provinces dans l’obligation de se servir de tous les moyens à leur disposition pour taxer ces entreprises qui jusqu’à présent ont fait leur argent dans une province et ont payé leurs taxes dans une autre”.On se souvient que le gouvernement de la Saskatchewan a annoncé hier qu’il était prêt à accepter les propositions financières du gouvernement d’Ottawa à la conférence fédérale-provinciale à deux conditions: la reconnaissance d’une gratification de rajustement aux provinces, basée sur ce qui serait nécessaire en matière fiscale pour faire l’appoint de l’octroi fédéral que l’on projette d’instituer; et en second Heu, la garantie d’un état de sécurité pour les personnes qui travaillent à leur propre compte, comme les 195,000 entrepreneurs agricoles de la Saskatchewan.“Le principal argument mis de ’’avant par le gouvernement de l’Ontario, a dit M, Douglas hier soir, est celui par lequel il prétend défendre certains droits provinciaux, qu’il présume menacés par le désir du gouvernement fédéral de s’approcher des droits exclusifs d’imposer des taxes, dans certains domaines définis.Une phrase du document ontarien résume cette argumentation: “C’est un truisme, y lit-on, que la capacité de taxer s’identifie au pouvoir de gouverner”.“Pour notre part, continue M.Douglas, nous prétendons que la véritable pierre de touche du pouvoir de gouverner est la possibilité d’alléger de façon adéquate les responsabilités constitutionnelles des provinces.Les actuelles propositions du gouvernement d’Ottawa, demandant la remise par les provinces de certains impôts au gouvernement fédéral en échange d’octrois déterminés, sont le premier pas fait vers l’attribution de cette possibilité à 1a majorité des provinces du Dominion”.“La Saskatchewan ne saurait admettre que l’abandon par les provinces de certains droits de taxation signifierait pour elles une diminution d’autorité; cBe ne saurait non plus se mettre d’accord avec le gouvernement de M.Drew sur la constitution d’un fonds de compensation national.“Non seulement, poursuit M.Douglas, un tel fonds, à notre avis, sc révélerait insuffisant, mais un tel accord placerait certaines provinces dans l’obligation de quémander les fonds nécessaires pour eompen-\ 1er leur mise.?Ottawa nie l'intention qu'on lui prête de faire de nouvelles propositions Ottawa, 10.— La nouvelle parue dans le Soleil, de Québec, hier après-midi, voulant que le gouvernement fédéral soumette à la prochaine conférence fédérale-provinciale des propositions financières entièrement nouvelles, a été catégoriquement niée hier soir par un important fonctionnaire du gouvernement.Il a aussi nié en riant l’affirmation, contenue dans la même nouvelle, que le premier ministre George Drew de l’Ontario était au courant de ces nouvelles propositions à venir lorsqu’il a fait ses déclarations, dimanche soir.Construction d'un hospice à Saint-Lin Me Antonio Allard nous a communiqué ce matin qu’il ne dirigeait pas, non plus que M.Ludger Venne, de Saint-Lin, la délégatioij qui a rencontré le ministre provincial de la Santé, le Dr Albiny Pa.quette, aux bureaux du gouvernement.La délégation demandait un octroi du gouvernement pour la construction d’un hospice à Saint-Lin, dans Je comté de l’Assomption.Me Allard a déclaré que cette délégation était dirigée par le Dr Armand Beaudoin et Mgr Eustache Dugas, P.A.curé de la paroisse de Saint-Lin.M.Victor Ghartrand, député du comté à la Législature, a présenté la délégation au ministre de la Santé.Assemblée du conseil central La prochaine réunion du conseil central aura lieu ce soir, au local habituel, 1231 est, rue De-montigny, à 8 h.15 précises.A celte assemblée, l’on procède, ra à l’élection d’u conseiller municipal en remplacement de M.Roméo Bellemare, démissionnaire.* Apôtres ou pharisiens La mission du médecin par le Dr Adrian BOURCART Dans ce livre l'auteur aborde les problèmes qui se rattachent à la vie du médecin, à l'exercice de sa profession: vie personnelle du praticien et ses relations avec la clientèle; les honoraires; le charlatanisme diplômé, etc.Volume de 245 pages.Au comptoir $1.50, par la poste $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Nouvelle école pour les vétérans Elle s'ouvrira à St-Paul l'Ermite, le 7 février prochain — Administration d hôtels et restaurants A St-Paul l'Ermite, le 7 février prochain, s’ouvrira un collège d’administration d’hôtels et de restaurants.Cette nouvelle institution, destinée exclusivement aux anciens combattants, hommes et femmes, est une initiative du conseil provincial de la Légion canadienne, et elle est unique au pays.Elle vise à former des gérants d’hôtels et de restaurants, des maîtres d’hôtels et, d’une façon générale, des chefs de service dans les hôtels et les restaurants.Le premier terme, c’est-à-dire la série de cours qui commencera le 7 février, portera sur les données générales’ en matière d’administration d’hôtels et de restaurants.Ce cours préliminaire durera quatre mois, et il sera suivi de cours de spécialisation de durées diverses.La Légion canadienne a reçu l'assurance que tous ceux qui recevront un certificat de compétence à l’issue du premier terme trouveront un emploi conforme à leurs aptitude» dans les hôtels ou les restaurants de la province de Québec.Les anciens combattants, hommes et femmes, qui désirent s’inscrire pour le terme qui commencera le 7 février sont priés de le faire avant le 20 janvier.Ils n’ont qu’à s’adresser à leur représentant local du ministère fédéral des anciens combattants.- Pour ce premier terme, on a besoin de 200 élèves, bien qu’il v ait place pour 400.Ceux-ci pourront vivre à St-Paul l’Ermite même, dans un hôtel extrêmement moderne, moyennant $8 par semaine.Cependant, ceux qui préfèrent habiter Montréal pourront le faire, vu que St-Paul l’Ermite n’est qu’à une quarantaine de minutes de la ville.Les anciens combattants qui désirent suivre ces cours d’administration d’hôtels et de restaurants mais qui seront empêchés de s’inscrire pour le premier terme «ont priés de le faire pour le terme suivant et, en attendant de se prévaloir de leur droit aux bénéfices d'assurance-chômage.Chez les Chevaliers de Saint-Henri Ce soir aura lieu, au conseil Saint-Henri des Chevaliers de Colomb, une représentation cinématographique du comité du film.On présentera plusieurs pellicules récréatives et éducatives, L’Office national du film accorde son concours à ces représentations en prêtant quelques films documentaires.M.Marcel Baulu.réalisateur du programme radiophonique: “Moi j'ai dit ça”, sera présent pour enregistrer un programme sur disque durant la représentation.Tous les chevaliers sont invités.L’entrée est libr» Ouverture de la session M.Duplessis l'a fixée au 13 février prochain Québec, 10 (D.N.C.) — Le premier ministre, M.Maurice Duplessis, a fixé hier l’ouverture des Chambres au 13 février prochain.Ce sera la deuxième session de la 22e Législature de Québec.Ceux qui ont des bills à présenter auront donc encore plus d’un mois pour se préparer.C’est un délai très raisonnable.Aucun texte de loi ne 'décrète qu’il faut annoncer un mois à l’avance l’ouverture de la session, mais la coutume veut que le gouvernement donne un avis d’environ un mois.Le premier ministre, comme il l’avait d’ailleurs déclaré au début de la semaine, a tenu à «e conformer à la coutume.En annonçant hier ‘la date de l’ouverture de la session, au cours d’une conférence de presse, M.Duplessis a fait remarquer que les premiers ministres doivent se réunir de nouveau à Ottawa, le 28 janvier et qu’il n’eût nas été opportun de convoquer les Chambres avant cette importante conférence.11 a de plus souligné que les sessions provinciales se sont ouvertes le 20 février, en 1940, le 24 février, en 1942, le 23 février en 1943.L’an dernier, poursuit le premier ministre, nous sommes arrivés dès le début de la session, comme vous avez pu le constater, avec plusieurs projets de loi importants.Nous avons procédé avec le plus de diligence possible et cette année encore, il y aura plusieurs projets de loi importants sur l’ordre du jour, dès les premiers jours de la session.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ’au Service de Librairie du "Devoir" 430 est, rue Notre Dame, Montréal.Les oeuvres de Jules Verne 20.000 U«um tous Im mars U4r» parti»).20.000 U»um mu» Im mtr» (2» parti»), Michel StrogoU Gèr» parti»).Mlcili»! Stroqoii (2» partie).L»a • niants du capitata» Grant
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