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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 1 mars 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1946-03-01, Collections de BAnQ.

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d’évacuer l’Iran Projet qui est susceptible de pallier la crise des loyers 'Série de 350 et même de 500 maisons qui seraient bientôt construites à Montréal -Des propriétaires sont également affectés par la double crise du logement et des loyers j ; Le Conseil municipal doit être saisi, à une session qui s’oüvre aujourd’hui même, d’un projet qui lui est recom-* mandé par le comité exécutif, projet relatif à la construc-fmn de quelques centaines de maisons d’habitation, pour le logement d’autant de familles de vétéran* de la récente guerre, dans divers quartiers: Ahuntsic, Mercier, Montcalm, Saint-Paul et Saint-Jean, peut-être aussi Rosemont.II s’agit d’un projet de cet organisme fédéral qui a nom Wartime Housing, Limited, et qui est prêt à entreprendre incessamment la construction de 350 maisons modestes, destinées à abriter 3,50 familles, voire la construction de 500 de ces mêmes maisons, si les conseillers muni-.cipaux de Rosemont peuvent s’entendre sur le choix «le 150 lots à bâtir convenables dans leur quartier et que la ville serait disposée à céder au prix nominal d’un dollar.Ces maisons seraient en bois, sur fondation en béton, de quatre à six pièces chacune, et le prix de location en serait de $22 à $30 par mois.Une entente est déjà conclue entre Wartime Housing, Limited, et le comité exécutif, quant à la construction de 350 maisons, il ne reste plu* qu’à la faire ratifier par le Conseil municipal.Ce dernier ne se fera pas, semble-t-il, firer l’oreille.Dans les circonstances présentes, une entreprise de cette sorte dans Montréal, même si les maisons de la Wartime ^ Housing, Limited, peuvent laisser à désirer par certains , côtés, n’est pas chose à dédaigner.On a dit de ces maisons qu’elles seront construites à si bon marché et d’un type tellement inférieur que, d ici peu d’années, elles seront devenues des taudis.Les autorités municipales ne peuvent-elles, quant à cela, avoir l’oeil ouvert et ne pas permettre, sous couvert de pallier la crise du logement, l’établissement d’un état de choses susceptible de devenir déplorable?Ça n’est certes pas parce qu’une maison d’habitation est construite en bois qu’elle doit être fatalement destinée à devenir taudis.Des gens de l’industrie du bâtiment ont meme exposé déjà que le bois vaudrait d’être plus souvent utilisé comme matériau d'extérieur pour les maisons d ha- bitation* .u- .j Le projet de bâtiment dont il est question a 1 hotel de ville, toutes précautions prises et gardées, pourrait en tout cas se présenter comme un début de soulagement à la double crise dont Montréal souffre, du logement et du loyer.En effet, les deux vont de pair, logement et loyer.C’est la déficience du logement, sous toutes ses formes: logement d’habitation, logement de commerce et logement d’industrie, qui détermine la crise du loyer.Double crise, résultant des circonstances de la guerre, dont le gouvernement fédéral est principalement le responsable, et qui touche présentement un point de grande acuité.On a pu s en rendre compte, dans les premiers jours de février, alors que s’est posée pour un grand nombre de locataires et de propriétaires d'immeubles dits commerciaux, sous les auspices de la Commission fédérale des loyers, la question d’un choix entre le bai! à long terme et le bail de mois en mois.Dans la presse, on a alors cité de nombreux cas de propriétaires qui ont profité d’une ordonnance nouvelle de la I Commission fédérale pour faire l’offre à leurs locataires de baux de cinq ans.tel que stipulé par l’ordonnance, mais à des loyers très fortement et parfois outrancièrement haussés.11 est incontestable que des propriétaires, à la faveur de l’ordonnance nouvelle, ont exagéré et que le sort de beaucoup de locataires — principalement chez les petits industriels et les petits marchands — fait maintenant pitié.Mais l'on doit ajouter qu’il est pareillement incontestable que, dans certains cas, très divers, et beaucoup plus nombreux que l’on ne serait porté à croire, le sort du propriétaire est pitoyable aussi.A la suite d’un article paru ici même, un propriétaire est venu nous exposer qu’il s’était prévalu de l’ordonnance qui permet la hausse d’un loyer à la condition qu’elle s’accompagne de l’offre d’un bail de cinq années, et qu’il avait proposé un loyer plus que triplé à son locataire, de façon, non pas à lui faire accepter le loyer plu* que triplé, mais à lui faire comprendre que le propriétaire ne veut plus de locataire, à le faire consentir en définitive à l’évacuation.Ce propriétaire, marchand lui-même et occupant une boutique voisine, voulait agrandir celle-ci en lui annexant l’espace présentement loué.Il ne lui a pas été loisible de le faire, ces dernières années, à cause du régime établi par Ottawa.La Commission fédérale autorise parfois I évacuation forcée, mais à certaines conditions qui paraissent à la portée surtout des grands, des très grands propriétaires.Le premier moyen qui s’est offert à ce propriétaire de pouvoir rentrer pleinement en possession de sa propriété, en 1 utilisant lui-même, a été de mettre son locataire, comme la Commission fédérale l’y autorisait depuis décembre dernier, dans l’alternative d’un bail de mois en mois, ce qui n est guère acceptable pour quelqu’un dans les affaires, ou d’un bail de cinq ans, mais à loyer très forte^ment augmenté.II s est servi de ce moyen, qui n apparaît pas élégant, parce que c’était le seul que les circonstances mettaient à sa disposition.Dans une lettre, un petit, tout petit propriétaire, nous expose à son tour, par écrit, la situation où il se trouve: “Depuis trois ans, je logeais avec ma femme derrière une Les communistes et l’intervention de Paris contre Franco Feu le P.Joseph Lalande * Avec le P.Joseph Lalande, décidé la nuit dernière, disparaît l’une des plus hautes figures de la Compagnie de Jésgf et du clergé canadien.Nous avons, comme beaucoup d’autres, de particulière;; raisons de vénérer la mémoire du défunt.Nous prions sa double famille, spirituelle et temporelle, d’agréer dans leur deuil l’hommage de notre profonde et respectueuse sympathie.Bloc-notes Pour Jeanne Lajoie Le nom de Jeanne Lajoie, Phéroï-que maîtresse d’école dont le nom est indissolublement lié aux luttes scolaires de Pembroke, est familier à nos lecteurs, particulièrement aux anciens, lis apprendront donc avec plaisir qu’un nouvel hommage sera rendu à la mémoire de l’admirable et modeste jeune fille.Et, comme il convenait suprêmement, cet hommage viendra des écoles catholiques de Montréal., Lundi donc, — ce sera presque l’anniversaire de la mort de Jeanne, — dans toutes les écoles on donnera comme thème d’étude aux enfants des textes relatifs à la vie et à a» a_____ ( ¦ j .l’oeuvre de la jeune institutrice.Di- boutique de cordonnerie.Ayant fait des economies, j ai manche> à ia rJadio.è rémission de acheté une petite maison en bois, construite depuis soixan- ~ ~ ~ te-quinze ans.Ça n’est pas du neuf; je l’ai payée deux fois son prix, dans l’espoir de pouvoir m’y loger.Après n*r l’héroïne.avoir placé huit cents dollars comptant sur cette proprié- , Ainsi les enfants, et le grand pu- te, je dois verser le reste du prix d achat par mensualités.- - - La Commission des prix est survenue presque tout de suite la Société, du Bon Parler français, on évoquera pareillement le souve- avec son ordonnance qui interdit à un locateur de prendre possession de sa maison.Comme je ne pourrai habiter la mienne, si le gonvernement maintient son ordonnance dans sa forme actuelle, je suis exposé à tout perdre.Le loyer que je touche pour la maison q&e j’ai achetée est loin d'équivaloir au loyer que je paie pour la maison que j’occupe.Dans les conditions présentes, il ne m’est pour ainsi dire pas possible de vendre la maison dont je suis le propriétaire, il ne m'est pas non plus possible de la garder.Mes créanciers s’en empareront probablement vers la mi-été.J’ai eu le malheur de placer sur une propriété quelques dollars que j’avais économisés.Mon locataire, logé à bon marché et protégé par le gouvernement, peut se permettre des dépenses qui me sont forcément interdites.’* Deux cas, qui sont deux problèmes et que la Commission des loyers paraît incapable de résoudre selon la justice et l’équité.Il s’en trouve d’autres, en grand nombre, qui sont, avec des variantes dans les faits, aussi pénibles.Le régime des contrôles, en s’établissant très souvent à l’encontre des prescriptions du droit civil, ne peut pas faire qu’il n’en soit ainsi.Régime qui n’est pas plus équitable pour les locataires que pour les propriétaires.La construction de nouveaux logements, pour fins d’habitation et pour fins d’industrie ou de commerce, s/ra certes de nature à améliorer la situation, à rendre possible le retour au régime normal.C’est pourquoi les autorités encore avec l’une des plus belles figures de notre temps.Ce sont les institutrices qui ont, croyons-nous, eu l’idée de*ce beau geste, mais la direction des études s’est fait l’honneur de le couvrir de son approbation.Si nous ne nous trompons, les institutrices entendent faire davantage: créer une Bourse Jeanne-La-ioie qui permettra à une jeune fille qui n’en aurait pas autrement le moyen d’accéder à la profession.Les intéressés voudront bien nous permettre de leur offrir à ce double propos nos meilleures félicitations.Hommage Le Slar de la semaine dernière, vendredi exactement, publiait la note suivante: Le Dr Emile Jacques, du Jardin botanique municipal, remplacera pour une couple de mois le direo leur du Déparlement de Pathologie du Collège Macdonald, celui-ci étant absent pour cause de maladie.Nous ne savons si, effectivement, M.Jacques pourra accepter ce poste, mais le seul fait que la demande ait été faite par les autorités du Col municipales ont raison de considérer favorablement les j”oeCMacdonald atteste la haute esti- tatr, *4 mm » -J * ~ • ?*« ~ .» ».« __ill 1 _ I .projets de bâtiment d'Ottawa, tout en ayant l’oeil ouvert cependant pour que la mise en exécution de ces projets ne s’accompagne pas d’erreurs si graves qu’elles ne posent de nouveaux problèmes dans un avenir plus ou moins rapproché.i-in-4fl Rmfft BENOIST La session provinciale Des habitations pour les employés de l’Hydro-Québec et de la Beauharnois Modalités de prêts calquées sur le crédit agricole — Une grande initiative gouvernementale — Réserves au sujet du délai de remboursement en cas de congédiement — Le débat sur la mesure Bourque — L'amendement Casgrain sur les "slot-machines" défait par une majorité de 12 Ajournement à mardi prochain — Ce que comporte le bill Duplessis instituant un ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse me dont jouit dans ce milieu le jeune savant.(suite à la dernière page) (par Louis Robillard) Québec, le 1er mars.— Les députés ont accompli une bonne semaine de travail, de mardi à hier soir.Us obtiennent congé législatif jusqu’à mardi — mardi-gras.Ils se réuniront alors dans la matinée au comité des bills publics qui tiendra sa première séance; le comité des bills privés siégera pour la première fois le lendemain.Les conseillers législatifs observeront le mercredi des Cendres; ils se rassembleront le jeudi.Si l'on fait la somme des travaux législatifs de la semaine écoulée on arrive à ce bilan imposant: l’adoption de neuf bills ministériels et d’au moins trois motions opposi-üqnnistes.On connaît maintenant la tenure du projet ministériel sur le nouvlau “département” ou “ministère du Bien-Etre social et de la jeunesse”.On pourra en lire plus bas les données principales.Cette mesure Duplessis qui porte le numéro 18 accroîtra au chiffre de seize le nombre des ministres avec portefeuille.La juridiction du nouveau titulaire est étendue; d’une manière générale, il assumera l'administration et la direction des lois ayant pour objets particuliers le bien-être social, l’aide à la jeunesse et la préparation de son avenir.Il est stipulé expressément: “Le programme d'étude dans toute école ou institution relevant du département du (auit* à la D**e deux) L’actualité Louis Jolliet et le Labrador L Archiviste de la province de Québec, qui public chaque année dans un volumineux rapport de vieux documents qui font les délices des spécialistes de l’histoire, n’a ims perdu à ce contact quotidien avec les vieux papiers poussiéreux le sens de l'actualité.C’est ainsi que le dernier rapport de M.Antoine Boy, celui de 19i3-44, ren ferme entre autres choses la relation inédite du voyage d’exploration accompli en 1691 par Jolliet le long de la côte du Labrador.Telle est la contribution de notre archiviste à la célébration du troisième centenaire de Jolliet et la publication de ce précieux document vient souligner opportunément nos titres historiques à la possession du Labrador qui est à la veille de s’ouvrir à la civilisation.Les notes qui présentent et accompagnent ce journal de voyage de Jolliet sont en anglais car c’est à un hiÿorien des Etats-Unis, le B.P.Jean Dclanglez, S.J., professeur à l’Université Loyola de Chicago, que nous le devons.Le document est extrait des Archives du Service Hydrographique de la marine fmn-çaise et son histoire est assez amusante.S’il est demeuré si longtemps inaccessible aux chercheurs, c’esl en raison des préventions de l’archiviste français Margry qui en a eu la garde pendant une bonne partie du XIXe siècle.Margry avait voué un culte à La Salle qu’il voulait faire reconnaître comme, ie véritable découvreur du Mississipi et Jtaüte à la dernière page).M.Byrnes affirme que les Etats-Unis recourront à la farce contre l'agression —* Est-ce la fin de la politique d'apaisement?aÇe caxnet du grincheux Les grandes puissances qui veulent absolument dicter à l'Espagne son mode de gouvernement, vont sans doute faire les mêmes représentations à la Russie et lui imposer les mêmes conditions.?La Charte de l’Atlantique lancée par MM.Roosevelt et Churchill, reconnaissait à chaque peuple le droit de se gouverner comme il l’entend.C’était peut-être une galéjade dans l’esprit de ceux qui l'ont préconisée.Tout de même! ?11 est vrai que le fabuliste a dit: Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.?* ?On pourrait aussi ajouter cette autre morale de La Fontaine: Hélas! on voit que de tout temps Les petits ont pâli des sottises des grands.* * ?Lyncher, assommer, persécuter les gens, c’est •?# la barbarie, du fascisme, du nazisme.Mais faire la même chose chez les nations balka-niquea sous l’empire de Moscou, voilà au moins de bonne démocratie! L* Grincheux i-m-4« ___ ____________ Choieâ d kiet et d’aujourd’hui U n’y a réellement qu’une sorte d'égalité qui dépende de l’hom-in> : c’est celle des vertus.MALHERBES La frontière franco-espagnole est fermée depuis hier soir; toutes les communications entre les deux pays — chemins de fer, routes, postes et télégraphe — sont interrompues.Hier des “républicains" espagnols et des Français de gauche ont pris d'assaut quelques consulats espagnols en France.A Sète, au cours d'une manifestation qui groupait 5,000 personnes, on a occupé le consulat espagnol et hissé le drapeau républicain espagnol.A Auch, une bande est entrée au consulat et l'a saccagé.Un porte-parole des Affaires étrangères à Paris a dit que le gouvernement français est résolu à soumettre à la prochaine réunion du Conseil de Sécurité une plainte accusant l'Espagne de mettre la paix en danger; que la note étatsunienne n'a pas modifié l'attitude de la France; les Etats-Unis, a-t-il ajouté, disent aux Espagnols: Aide-toi et le Ciel t'oidero, mais lo proposition française implique une action plus énergique.La note du gouvernement français demandant l'aide de l'Angleterre, des Etats-Unis et de la Russie, contre le régime Franco a été remise mercredi aux diplomates représentant ces trois puissances à Paris.Le différend franco-espagnol ne prend toute sa signification que lorsqu'on l'examine en fonction de ce qui se passe dans le reste de l'Europe.Depuis la reddition de l'Allemagne, quinze élections ont eu lieu en Europe; sur ce nombre il faut en enlever plusieurs qui ne sont que des caricatures d'élections, comme celle que vient de tenir l'U.R.S.S., celles aussi des trois pays balkaniques dominés par l'armée rouge: Bulgarie, Yougoslavie et Albanie; les coalitions du “front national" dans les deux premiers pays, et celle du "front démocratique" en Albanie masquent assez mal des régimes terroristes.?Ailleurs les élections n'ont pas été aussi favorables aux communistes que maints observateurs le prévoyaient.Il n'y a qu'en France que ce parti est passé au premier plan mais en restant loin de la majorité de l'Assemblée constituante.Au Luxembourg les communistes qui n'ovaient aucun député avant la guerre en ont maintenant cinq, tandis que les conservateurs et les socialistes gardent leurs positions respectives antérieures.En Autriche, les communistes n’ont obtenu que quatre sièges.Les élections de Belgique, tenues ces deux derniers dimanches, ont failli porter les catholiques au pouvoir, et on espère qu'en France les prochaines élections, qui se tiendront dans deux ou trois mois, indiqueront que le communisme a passé son sommet.Tout de même par rapport à la situation d'avant-guerre, les communistes ont gagné du terrain.La misère qui se prolonge travaille pour eux, mais la politique soviétique et les atrocités de l'armée rouge leur nuisent considérablement.Dans l'ensemble on doit admettre un glissement à gauche, même si dans les pays catholiques apparaissent des signes réconfortants.MANOEUVRE COMMUNISTE Il n'est pas surprenant que dans ces conditions, les communistes tentent de provoquer une réaction contre une tendance qui ne leur est guère favorable.Les socialistes s'efforcent d'exploiter la situation pour consolider leur position entre l'extrême-gauche communiste et les groupes d'inspiration chrétienne; ils veulent jouer une aile contre l'autre, et tentent de faire l'union des gauches à l'exclusion des communistes, tout en forçant ce groupe à les soutenir; c'est donc une modification de la formule française en vogue sous la Troisième République: "Pas d'ennemis à gauche".Mais le cran d'arrêt tiendra-t-il?Une formule humoristique de la politique française décrit assez bien ce programme: 'Toujours à gauche, mais pas plus loin"; c'est une aventure fort risquée.Les dépêches d'aujourd'hui donnent un exemple de la solidarité des gauches contre un rétablissement catholique.En Belgique, où le parti catholique — social-chrétien — est de beaucoup le plus fort, le chef de cé groupe, M.Auguste de Schryver, n'a pas pu réussir à former un cabinet, de sorte que le régent vient de confier à M.Paul-Henri Spaak, socialiste et ministre des Affaires étrangères dons le gouvernement Von Acker, la tâche de former un ministère.Cela veut dire que les libéraux restent dons la coalition avec les socialistes et les communistes.La seule explication de l'attitude présente du gouvernement de Paris au sujet de l'Espagne, c'est que les communistes forcent la main à leurs associés.Il paraît qu'avant le déport du général de Gaulle les communistes avaient dressé un plan en vue d'obtenir d'abord le ministère de l'Intérieur, puis ensuite d'autres portefeuilles importants, le tout avant les prochaines élections.S'ils font marcher Londres et Washington, si peu que ce soit, s'ils réussissent à soulever un débat au Conseil de Sécurité, ils espèrent peut-être capitaliser ces succès pour s'emparer de postes-clés dans le gouvernement avant les élections qui ne s'annoncent guère favorables pour eux.L'HERITAGE GAULLISTE De tout cela, le principal responsable c'est après le gouvernement anglais le général de Gaulle.L'Angleterre a grandement fortifié le communisme en France comme en d'autres pays en confiant à ce parti le principal rôle dans la résistance.Puis les Gaullistes ont pris la même arme pour contraindre Washington et Londres à écarter le général Giraud à leur profit; car c'est en se tournant vers Moscou que de Gaulle a réussi cette opération politique, livrant ainsi son parti à la merci des communistes français.Aujourd'hui le gouvernement de Paris toit le même jeu; il n'a pas réussi en décembre dernier à obtenir une intervention franco-anglo-étatsunienne contrç Madrid; la note de cette semaine a été envoyée à la Russie en même temps qu'à l'Angleterre et aux Etats-Unis .Le gouvernement de Londres, qui est particulièrement intéressé à une réaction de l'ouest de l'Europe j contre le communisme, et qui ne voudrait pas d'un régime rouge dans le voisinage de Gibraltar, est obligé de modifier son point de vue antérieur.Aujourd'hui un porte-parole autorisé du Foreign Office a dit que le projet d'une attitude commune de la France, de ('Angleterre et des Etats-Unis au sujet de l'Espagne, progresse, mais qu'il reste à décider jusqu'où ira la déclaration conjointe.Le gouvernement britannique, a-t-il dit, estime que les trois pays doivent adopter la mémo ligne de conduite.Le Gaullisme a donné à la France une orientation qui s'avère de plus en plus néfaste.*' L'IMPERIALISME ET L'AGRESSION Le secrétaire d'Etat de Washington, M.Byrnes, a déclaré hier soir, dans un discours devant ("Overseas Press Club", de New-York, discours qui était irradié, que les Etats-Unis sont prêts à employer la force, si cela est nécessaire, pour empêcher l'agression.Il a exprimé sa conviction "qu'il n'existe aucune raison de guerre entre les grandes puissances", que seule une "inexcusable tragédie d'erreurs pourrait causer un conflit sérieux entre cr pays et la Russie".Puis il a ajouté: "Nous devons affirmer clairement d'avance que nous entendons agir afin d'empêcher l'agression, et dire clairement en même temps que nous n'emploierons la force pour aucune autre fin".M.Byrnes, précisant la portée de ces remarques, a dit que l'organisation actuelle du monde n'a rien d'intangible ni de sacré, mais que d'autre part les Etats-Unis ne peuvent pas permettre que par action unilatérale la situation actuelle soit graduellement modifiée.Il a demandé aux puissances de mettre fin aux manoeuvres qui ont pour but de prendre des postes stratégiques à travers le monde, et d'utiliser un règlement de compromis comme un coin pour de nouvelles pénétrations.Il a dit que la Charte des Nations Unies interdu l'agression et que les Etats-Unis ne permettront pas d'agression par coercition ou pression, ou par des subterfuges comme les infiltrations politiques.Ces déclarations, M.Byrnes les a faites dans le but de dissiper les soupçons et la méfiance qui existent actuellement; il a précisé la politique des Etats-Unis par une liste d'interdictions en sept points; il n'a nommé personne et ces prohibitions formulées à la première personne s'appliquent à tous les Etats.la.Nous ne resterons pas indifférents si la force ou la menace de la force est employée contrairement aux buts et principes de la charte; 2o.Nous n'avons pas le droit de maintenir nos troupes dans les territoires des autres Etats souverains sans leur approbation et consentement librement donné; 3o.Nous ne devons pas prolonger indûment la conclusion de lo paix et continuer à imposer nos troupes à des petits pays oppouvris; 4o.Aucune puissance n'a le droit de s'approprier des biens ennemis dans des pays libérés ou d'anciens satellites, avant qu'un règlement des réparations n'ait été conclu par les Alliés; 5o.Nous ne devons pas livrer une guerre des nerfs pour des fins stratégiques; 6o.Nous ne voulons pas provoquer de situations où aucune puissance ne veut la guerre, mais où aucune puissance ne pourra éviter la guerre; 7o.Nous ne devons pas considérer le fait de signaler des situations susceptibles de compromettre la paix comme un affront au pays ou aux pays responsables de ces situations.LA DOUCHE ECOSSAISE Ce discours énergique est reçu dans tout l'Occident avec la même joie qui a accueilli tant de discours antérieurs du même genre.Car ce n'est pas la première fois que Washington et Londres prennent cette attitude conforme aux principes formulés dans tant de documents alliés.Le malheur c'est que ces proclamations sont toujours demeurées jusqu'ici sans résultats.Ou plutôt elles ont eu le résultat de susciter une réaction de la Russie qui en a pris prétexte pour adopter des attitudes hostiles et pousser un peu plus loin ses empiètements et ses agressions.Chaque fois, pour apaiser les Soviets les chefs alliés ont fait des conférences à trois, d'où sont sortis des compromis con-ç damnobles.Ces accords fragiles et éphémères, payés si cher à même la liberté des peuples qu'on avait promis de sauver, étaient tout de suite remis en question; quand la mauvaise foi soviétique ne permettait pas d'avaler le morceau, Washington et Londres parlaient avec plus d'énergie et le cycle recommençait vers une nouvelle concession.L'alternance de ces douches froides et chaudes a tellement compromis la paix que les Etats-Unis doivent maintenant menacer clairement de recourir à la force.Sommes-nous arrivés au vrai tournant?Il fout l'espérer pour la survivance de la civilisation occidentale.Ce matin le sous-secrétaire d'Etat de l'Iran, le prince Firouz, annonce que les troupes russes ont reçu l'ordre de commencer leur évacuation du pays; que demain, jour limite de l'occupation, elfes quitteraient Semman, 100 milles à l'est de Téhéran.Les derniers soldats britanniques sont partis de Téhéran hier et franchissent aujourd'hui la frontière sud pour passer en Iraq.Il semble bien que les préparatifs soviétiques sont trop peu avancés pour que ces troupes quittent toutes demain le territoire iranien; mais si l'évacuation se produit vraiment, même avec quelques jours de retard, ce sera un grand soulagement.Il reste malheureusement des millions d'humains que la victoire devait libérer et qui sont plus opprimés que jamais.Une chose paraît certaine à la lumière des événements récents, c'est que le discours de M.Byrnes ne saurait demeurer sons résultat; s'il n'est pas efficace comme cran d'arrêt, il provoquera une nouvelle tension, puis ce sera un nouveau compromis; à moins qu'on soit déjà arrivé à la conséquence fatale de cette alternance d'agressions et d'aoaisements et que ce soit la guerre.— Paul SAURIOL i-xu-se LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 1er MARS 1946 A l'Institut Pie XI Le cercle d’études de l’Institut Pie XI, l’école d’action catholique et de doctrine sociale du diocèse et de l’Univensitu de Montréal, ee réunira samedi le 2 mars, à 2 h.15, en l’Institution des Sourdes-Muettes, 3725 rue St-Denis, pour étudier “l’alliance avec l’U.R.S.S.”.Les questions seront posées dans l’or- dre suivant: a) Est-elle sûre .étant donné les principes et les ambitions des communistes?b) N’est-elle pas dangereuse étant donné le fait qu'on ne sait pas ce qui se passe et se prépare chez les Soviets, tandis qu’eux connaissent ce qui se passe dans les autres pays?c) Sa collaboration aux traités de paix n’est-elle pas néfaste?d) Depuis la cessation des hostilités la Russie soviétique n’a-t-elle pas une attitude belliqueuse vis-à-,vis des autres nations?Tous ceux qui s’intéressent aux questions sociales .sont cordialement invités à se joindre aux membres du cercle ainsi qu’aux élèves de l’Institut Pie XI, pour avec eux étudier ces questions d’actualité., L’entrée est libre.De» habitations pour les l’Hydro'Québec et de la VOLUME XXXVII — Ho 50 Avis de décès HURTUBISE.— A Montréal, le 28 février 1940, à l’âge de 73 ans, est décédé Joseph-Ferdinand Hur-tubise, époux de Delphine Lépine, demeurant à 802 boul.St-Joseph est.Les funérailles auront lieu lundi le 4 mars.Le convoi funèbre partira des salons J.-S.Vallée Liée, 6821 St-Hubert, à 8 h.30, pour se rendre à l’église St-Denis, ^où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Ralliement à la demeure du défunt à 8 h.45.LALANDE.— A Montréal, le 1er mars 1940, à l’âge de 82 ans, est décédé le Rév.Père Joseph Lalande, S.J., ancien recteur du collège Sainte-Marie.La dépouille mortelle est exposée au collège.Les funérailles auront lieu mardi le 4 courant, au Gesù, à 8 h.30.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.PARENT.— A Saint-Jérôme, le 27 février, est décédé subitement, à l’âge de 57 ans, 6 mois, M.Henri Parent, libraire, époux de Ceorgi-ne Fournier.Les funérailles auront lieu le samedi, 2 mars, à 10 h.30, en l’église paroissiale de Saint-Jérôme, Inhumation au cimetière de l’endroit.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Nécrologie BARRETTE — A Montréal, le 27, à 22 als, Gilbert, enfant de Georges Barrette et de Jeannette Cotnolr.520 des Voltigeurs.BELANGER — A Montréal, le 27, A 73 ans, Dr M.-O.Bélanger, époux de Charlotte Gastouguay, 3508 Rouen.BOIVIN — A Montréal, le 27.A 50 ans.Louis Bolvln, époux d'Emma üluchereau, 4099 Delorlmier.CHAGNON — A Varenncs, le 28.A 87 ans, Mlle Marle-Anno Chagnon.CHARLEBOI3 — A l'Ile Perrot-Nord, le 28, A 78 ans, Mme veuve Fortunat Char-lebois.née Georglanna Oroulx.CHEVRIER — A Montreal, le 27.A 54 ans, Mme Joseph Chevrier, née Anna Ménard, de Dorion-Vaudreull.CROTEAU — A Montreal, le 26.A 47 ans.Mme Donat Croteau, née Marie-Jeanne Dagenals.7736 Berrl.DESCHENES — A Montréal, le 28, a 41 «ns, Henri Deschènes, époux de ClotUde Gerard.DESJARDINS — A Montréal, le 27, a 45 ans, Mme Théophile Des.artllns, née Alice Clément, 7636 Berrl.FAUBERT — A l'Ile Perrot, le 27, à 66 ans, John Faubert.epoux d'Alexiua Ther-nen.GAGNON — A St-Lambert Annexe, le 27, à 65 ans, Josepa Gagnon, epoux de Rosc-de-Llma Martin.GENDREAU — A Montréal, le 28, à 21 ans, Mme Cnarles Gendreau, Une Lucille Jodoulu.6317 sr-Denis GODIN — A Montreal, le 27, A 66 ans, François-Xavier Uodin, epoux de leu Antoinette Belalr, 5042 Mentana.GOH1ER — A Montreal, le 27, à 65 ans.Mme veuve Antoine Goluer, née Médérlse IjCCl&Ljr GU1MONT — A St-Laurent, le 27, Mlle Marie-Louise Ouimout.LABONTE — A Montréal, le 27, A 85 ans, Mlle Rose-Anna Labontê, tante du R.P.Avila Favreau, S.J.LAMON1AONE — A Québec, le 27.à 74 ans, Mme Marie-Louise Lamontagne, e.ou-se d'AUred.Ulaekmeyer.LLOOURs — A Montreal, le 27, u uo „, louis-Georges Lot-ours.LEVAC — A Montreal, le 28, A 63 ans.Alice '1 urgeon, épousé d'AUred Lcvac, 1220 Labelle.PARENT — A St-Jerôme, le 27, A 57 ans, Henri Parent, epoux de Georglne Fournier’.PAYETTE — A Montréal, le 28, A 78 ans, WUbrod Fayette, époux de Sarah Guérrad.Ï419 Chftteaubrland.PLOUFFE — A Verdun, le 26, A 81 ans.Mme veuve Thomas Plouffe, née Rosanna Hëtu, 1135, 2e avenue.POLIQUIN — A Montréal, le 26, A 50 ans, Albert Pollquln, époux d'Anita Thémcns.PONCELET — A Montréal, le 27, A 79 ans, Eugène Poncelet, époux de feu Mathilde Bagot, 4785 St-Jacques ouest.3e mois MARS 31 Jours Demain: SAMEDI 2 MARS 1946 S.S1MPLICE, pape et confesseur.Lever du soleil, 6 h.39.Coucher du soleil, 5 h.48.Lever de la lune, 6 h.3S.Coucher de la lune.4 h.26.Nouvelle Lune, le 3, à 1 h.01 m.du soir.Premier quartier, le 10, A 7 h.03 m.du m.Pleine Lune, le 17, à 2 h.11 m.du soir.Dernier Quartier, le 25, à S h.37 m.du soir.MARS 1946 Dim.Lun Mar.Mer.Jeu.Ven.Sam.» NX 3 » POtO ® PI.17 6 DO J» 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Ce tournai est Imprimé au no 430 rue Notre-Dame est.A Montréal, jar l'Imprimerie populaire là responsabilité limitée» éditrice-propriétaire — Georges Pelletier directeur-gérant La Canadian Press est seule autorisée à faire emploi pour réimpression de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press.A l'Associated Press ou A l'agence Reuter ainsi que de toutes les Informations locales que le "Devoir” nubile Tous droits de reproduction des déoêch-s particulières du "Devoir" sont également réservée Autorisé comme envol postal da la deuxième classe Ministère aeu Postes.Ottawa («uite de la première, page) Bien-Etre social et de la jeunesse sont préparés sous l'autorité et la surveillance du Conseil de l’instruction publique”.Les officiers de police pourront confisquer les “slot-machines”, en vertu du bill 10 ratifié hier par la majorité de la Chambre.On a cependant rejeté un amendement libéral qui imposait la destruction de ces machines automatiques* après saisie.M.Laurendeau avait antérieurement suggéré une telle disposition.Par une loi de M.Laurent Barré, adoptée hier, le gouvernement est autorisé à dépenser une somme de $5 millions pour augmenter ie domaine' cultivable de la province (l’égouttement des terres), à la suite d’une entente avec le Dominion sur ce point.La mesure la plus novatrice Mais la mesure la plus novatrice se trouve au bill 3.Elle autorise Hydro-Québec et Beauharnois Light, Heat & Power à favoriser la diffusion de la petite propriété parmi les employés.“La Commission Hydro-électri-aue de Québec et Beauharnois Light, Heat & Power sont autorisés à prêter à leurs employés respectifs, la première jusqu’à concurrence d’un million de dollars et la seconde jusqu’à concurrence de cent mille dollars, pour leur permettre de sc construire ou d’acquérir des maisons d’habitation pour eux et leurs familles, ou d’y faire des améliorations, ou d’acquitter les hypothèques qui les grèvent”.“Ces prêts ne devront, en aucun cas, excéder 85% de la valeur, telle qu’établie par la créancière, de la propriété qui en garantit le remboursement.“Ces prêts porteront intérêt au taux de trois pour cent par année, payable mensuellement et seront remboursables en 240 versements mensuels, égaux et consécutifs d’un montant suffisant pour acquitter en vingt ans le principal et l’intérêt de l’emprunt.L’emprunteur pourra toutefois rembourser son prêt, en totalité ou en partie, par anticipation.“Les créanciers pourront, au cas de maladie ou de toute autre circonstance qui empêchent temporairement un emprunteur de faire ses paiements à échéance, lui accorder les délais qu’ils jugeront raisonnables.“Tous les prêts devront être garantis par première hypothèque, sur la ma^on d’habitation de l’em-prunteurRcs dépendances et le terrain sur Teque] elles sont situées, “Les prêts prévus par la présente loi sont personnels aux employés de VHydro et de ia Beauharnois.Ils deviendront immédiatement remboursables, par exemple, lorsque l'emprunteur cessera de travailler pour le compte de la créancière”.(Cette dernière disposition est contenue à l’article 8.Elle fait l’objet d’observations inlércssantes, notamment de la part de MM.André Laurendeau et David Côté, qui notent que la stipulation rend l’employé prisonnier de la compagnie, que le délai de remboursement n’est pas fixé et qu’en cas de congédiement d’un employé de l’une de ces compagnies, il pourrait se,' trouver sans salaire, donc sans moyen de remboursement et qu’il serait exposé à perdre’sa maison.Il faudra prévoir un délai raisonnable pour le remboursement des prêts, afin de ne pas prendre l’employé à la gorge.M.Duplessis estime ces observations dignes de considération.Il suspend l’adoption de l’article à une séance ultérieure afin de fixer un délai raisonnable.Le délai actuel est de trente jours).Sur le type du Crédit agricole M.John Bourque, ministre des Ressources hydrauliques, explique la mesure dont il est le parrain.Il expose les données principales énumérées ci-haut.Il dit que l’on applique dans le cas des employés iYHydro-Quèbec et de Beauharnois, la même méthode que pour le crédit agricole.M.Bourque vante l'exrellence de la mesure et son caractère vsocial qui est d'encourager la dissémination de la propriété immobilière, facteur de progrès et d’ordre social.Des mesures de ce genre contribueront au règlement des problèmes économiques et sociaux de l’après-guerre.Le bill 3 contribuera à assurer un chez-soi à des centaines d’employés; en fait, ces employés sont au nombre de 1.400 à Hydro-Québec et d’environ 100 à la Beauharnois.On le sait, ces deux compagnies sont devenues propriétés de la province.Si toutes les compagnies agissaient de la sorte, note M.Bourque, on pourrait facilement construire 10,000 à 12,000 maisons nouvelles à Montréal.A ce moment.M.Camille Côté, de Sainte-Marie, dit qu’il a proposé un système semblable de prêt devant le conseil municipal de Montréal au bénéfice des employés municipaux de la métropole, M.Valmorc Bienvenue se demande pourquoi les quatorze mille employés civils de la province ne bénéficieraient pas d’un régime de prêt immobilier que l’on accorde à ceux de VHydro et de la Beauharnois.M.Duplessis dit que par ce bill, on tente une expérience, on pose un jalon dans le domaine de la dissémination de la propriété ACHETEZ VOS ELEURS ICI La Patrie Fleuriste 181 ml STE-CATHERINT Livraison omrtout directe ment de notre eerre-chaude PL.1788-1787 Ecoute» le Jeudi C.H L.P 12 h.15 12 h.30 immobilière; toutefois, l’expérience tentée est entourée de toutes les garanties de réussite.Notre politique, précise le premier ministre, en est une de réformes, mais de réformes progressives et graduelles.L’inspirateur du projet M.Duplessis note que l’inspirateur du projet est M.le notaire J.-A.Savoie, commissaire de VHydro québécoise, et il lui en rend témoignage.On entend mettre en pratique la collaboration entre employeurs et employés et en donner un exemple Qui, espère-t-il, sera suivi par d’autres.M.Duplessis reproche à M.Bienvenue de soulever les employés civils contre une autre catégorie d’employés de la province.Il fait observer que les employés de l’Hy-dro et de la Beauharnois sont disséminés un peu partout, ils ne se confinent pas à Montréal; il y en a à Longueuil, à Chambly et ailleurs.M.François Leduc fait l’éloge de la mesure d'étatisation de la Montreal Light de M.Godbout, qui permet la présente mesure.M.Jacques Dumoulin se demande pourquoi les quatorze mille anciens employés civils de la province ne bénéficieraient pas des mêmes avantages que les nouveaux employés provinciaux A’Hydro-Québec.Le bill 3 est un premier pas dans la bonne voie, note M.Laurendeau, mais il ne réglera pas le problème.Par ee moyen, on n’arrivera à construire qu’une couple de cents maisons et à un loyer de $45 à $50 par mois, ce qui est un prix trop élevé, il faudrait toutefois étendre ce principe de prêt à tout le bâtiment urbain au bénéfice des gagne-petit.Le député de Laurier estime qu’en vertu de la loi, l’employé de VHydro se trouve prisonnier de l’employeur et qu’il doit rester à son service s’il ne veut pas perdre les avantages accordés par son patron.Les Anglais à l'Hydro M.ChalouU aborde la question de la domination anglo-saxonne à la direction (VHydro-Québec.Tl dit par exemple, que M.McCammon y tient les leviers de commande, M.Duplessis nie catégoriquement cette dernière affirmation.Il mentionne les Canadiens français à la tête de VHydro ainsi que les Canadiens français qui font partie de la régie de l’électrification et de l’Office de l’électrification Yurale.Le premier ministre dit que l’on commence par VHydro ce système de prêts aux employés, parce que le commissaire Savoie y a pensé le premier; il insiste sur le but de collaboration entre employeurs et employés et sur le facteur santé, optimisme et progrès social.Autrement, le système se ramènerait à un bureau de placement.M.Dumaine est d’avis que le gouvernement est trop généreux dans le montant du prêt.On ne devrait pas se rendre à 85% de la valeur de la propriété.Les garanties du cré-dit agricole sont meilleures que celles que l’on exige des employés de 1 Hydro.M.Duplessis réplique que le fait que l’emprunteur est un employé constitue une garantie additionnelle.Le député de Bagot est d’avis contraire, car l’employé peut etre congédié et cette garantie cessera par le fait même.M.Dumaine ajoute que pas une compagnie de prêt ne fait des placements dans les mêmes conditions.Finalement, le bill B, l’un des plus intéressants présentés jusqu’à maintenant, subit son étape finale, avec la réserve d’un amendement probable à l’article 8 sur le délai pour remboursement en cas de eongédie-ment de l’employé emprunteur.Vote de 46 à 34 M.Maurice Duplessis a fait voter en troisième lecture son projet de loi qui tend à faire disparaître les appareils de jeu communément aii-peles “slot-machines” ou “gobe- vSOIIS”.Va Chambre a précédemment re-jetc par 48 voix contre 34 un amendement à la mesure et le bill lui-înèine a subi aussitôt après sa dernière lecture par le même vote mais en sens inverse.C’est M.Léon Casgrain (lib.Rivière du Loup), ex-procureur général de la province, qui a présente 1 amendement.Le député de Rivière Mu Loup fait observer qu’un article amendé du projet mIc loi impose un fardeau trop lourd aux juges devant qui comparaîtront les propriétaires des appareils de jeu.en disant que ces juges décideront de la façon dont il faudra disposer des appareils.Il propose donc, appuyé par M.Lionel Ross (lib.Verdun), un amendement qui stipule one les appareils de jeu seront “obligatoirement détruits”.Le premier ministre Duplessis répond que l’amendement ne veut rien dire, parce qu’immédiatement après leur saisie, le*» appareils tombent sous le contrôle de la Couronne.Il ne peut y avoir de saisie plus complète que celle-là, a-t-il ajouté.M.Duplessis demande le vote sur l’amendement, qui est rejeté par 48 voix contre 34.M.Rene Chaloult, les trois députés du Bloc populaire et M.David Côté, (C.C.F., ind.Rouyn-Noranda), votent avec l’opposition pour l'amendement.Le bill 17 Un autre projet de loi du premier ministre, le bill 17, qui a trait au mode d’enregistrement de certains documents, passe également en troisième lecture.Dans l’état actuel des choses, les bordereaux présentés pour enregistrement en vertu de la loi des pouvoirs spéciaux de certaines corporations et de la loi du crédit agricole du Québec, ainsi que les rapports en vertu de la^oi des dettes et des emprunts municipaux et les règlements prévus par l'article 775 du code municipal, sont transcrits dans quatre registres spéciaux affectés ù chacune de ces fins particulières.Le présent projet de loi a pour objet de décréter la transcription de ces bordereaux, rapports et rè- employés de Beauharnois glements dans le registre général de transcription, pour fins d’économie, de simplification et d’uniformisation du système d’enregis-tfeinent.Un ministre du Bien-Etre et de la Jeunesse Québec, 28.— M.Maurice Duplessis fait connaître la teneur de son projet de loi "Constituant le département du Bien-Etre social et de la Jeunesse”.Cette mesure donnera lieu à la nomination d’un seizième ministre.Toutefois, la loi n’entrera en vigueur qu’à la date qu’il plaira au gouvernement de fixer par proclamation.Le bill Quplessis mentionne le terme “département” et non ministère, parce que nos statuts ne reconnaissent pas l’appellation “ministère”; il est toujours question de “départements”.Il est entendu toutefois qu’on nommera un ministère titulaire du Bien-Etre Social et de la Jeunesse, car le bill parle à plusieurs endroits du “ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse”.Un sous-ministre sera attaché au nouveau “département”.Juridiction L’article 1 définit la juridiction du ministère nouvellement institué.' “Le ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse est chargé: “A) de l’administration et de la direction du département du Bien-Etre social et de la Jeunesse; ”B) de l’application des lois ayant pour objets particuliers le bien-etre social, l’aide à la jeunesse et la préparation de son avenir;’ “C) d’étudier les problèmes concernant le bien-être social, l’enfance négligée ou délaissée, la délinquance juvénile, la réforme de ses victimes, la ségrégation et le traitement des jeunes détenus et tous autres problèmes concernant l’enfance et ia jeunesse malheureuses, d’en chercher 4es solutions appropriées et de proposer les mesures qui s’imposent; “D) généralement, de veiller au bien-être social de la population et d'aider la jeunesse dans la préparation et l’orientation de son avenir”.Ici, le projet de loi stipule: “Les programmes d’étude dans toute école ou institution relevant du département du Bien-Etre social et de la Jeunesse sont préparés sous l’autorité et la surveillance du Conseil de l’Instruction publique”.Iæ département du Bien-Etre social confié jusqu’ici au titulaire de la Santé, passe au nouveau département du Bien-Etre social et de la Jeunesse, qui assume aussi plusieurs juridictions attribuées au secrétaire-provincial.Une loi de 1941 autorisait l’institution d'une ferme pour les prisonniers ou les jeunes délinquants; le bill Duplessis donne uermission au procureur général “à organiser une ferme pour recevoir des prisonniers et le ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse à en organiser une autre pour recevoir des jeunes délinquants”.Le ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse aura compétence sur l’application des lois relatives aux prisons de réforme, aux écoles de réforme, aux écoles d’industrie, au travail dans les écoles de réforme, à l’enseignement spécialisé, aux bourses pour des cours additionnels, eu bien-être de la jeunesse, aux pensions de vieillesse, à l’assistance aux mères nécessiteuses, au conseil provincial des sports, à la protection des enfants immigrants, à l’aide à i’A.C.J.C., aux facilités pour l’établissement des jeunes.Fins du bill Le préambule du bill en indique l’objet; “Attendu que l’avenir de la province et la survivance de ses institutions, de ses idéaux et de son caractère propre dépendent étroitement du bien-être social de sa population et du sort réservé à sa jeunesse; “Attendu que les conditions nées de la guerre font surgir de nombreux et graves problèmes intéressant le bien-être social de la population et l’avenir de Ja jeunesse; “Attendu que les pouvoirs publics ont le devoir d’accorder à ces problèmes une attention spéciale et à la jeunesse toute la protection et l’aide possibles pour assurer son avenir; “Attendu qu’il y a lieu de constituer un département pour la poursuite de ces fins”.• Pour augmenter le domaine cultivable L’Assemblée législative a été unanime, hier après-midi, à autoriser le ministre de l’Agriculture à conclure une entente avec le gouvernement fédéral pour l’exécution d'un programme de travaux de drainages propres à augmenter le domaine cultivable de la province.Le ministre pourra dépenser, à cette fin, une somme de $5,000,000 qui sera portée à $10,000,000 par la contribution financière du pouvoir central.M.Adélard Godbout, chef de l’Opposition, félicite le ministre de présenter ce projet de loi mais il l’avertit, en même temps, qu’il lui faut des projets bien définis, des plans bien préparés s’il veut que l’entente ait des résultats pratiques.Car, déclare M.Godbout, le ministère de l’Agriculture est de-tous les ministères de l’administration provinciale celui qui peut contribuer davantage à la préparation de l’avenir de nos jeunes, dans la province, en facilitant l’établissement sur les terres de tous ceux qui se trouvent momentanément désemparés par la fin de la guerre.Le ministre présente son projet de loi en disant qu’il répond au désir du gouvernement d’accroître ie domaine cultivable de la province et de collaborer avec tous les pouvoirs publics qui sont prêts à nous aider.M.Godbout formule aussitôt l'espoir que le ministre consacrera beaucoup d’activité à la dépense bien préparée et bien effective du montant de $5,000,000.Tout de suite, le chef de l’Opposition ajoute que shl lui arrive souvent de dénoncer la tendance du gouverne-ment à se faire autoriser par des lois à dépenser les deniers publics au lieu d’inscrire des montants spécifiques dans Je budget, cette pratique n’a plus sa raison d’être dans le cas présent.Car, explique M.Godbout, le ministre a besoin de beaucoup de latitude , pour préparer les projets qu’il veut faire accepter par le pouvoir central dont il réclamera l’aide.M.Godbout demande au ministre de l’Agriculture s’il a une idée des entreprises de drainage qu’il a l’intention de lancer.Il profite de l’occasion pour rappeler que dans une seule paroisse de la région de Montréal, il y a des milliers et des milliers d’acres qui peuvent être rendues à la culture, et de façon très profitable pour les cultivateurs, par de bons travaux d’égouttement ou d’assainissement.Projets de M.Barré Le ministre répond qu’il n’est pas en mesure d’énumérer dans le détail tous les projets qu’il a en vue.Dans les comtés de Chambly et de Yamaska, par exemple, il y a des milliers et des milliers d’adres de terre à assécher.Cela représente une dépense de plusieurs centaines de mille dollars.Depuis un an, dit M.Barré, des projets ont été préparés pour plus d’un million._ “Nous sommes prêts à travailler si le fédéral veut collaborer avec nous, ajoute le ministre.J’ai déjà eu l’occasion de dire que nous sommes disposés à collaborer avec tous les gouvernements, quels qu’ils soient, du moment que l’on respectera les droits de ia province de Québec”.M.André Laurendeau (B.P.Laurier), approuve le principe du projet mais il trouve singulier que les provinces soient obligees de s’adresser à Ottawa afin d’obtenir l’argent dont elles ont besoin pour l’exécution de travaux qui sont de leur ressort.M.René Chaloult (Ind.Québec-comté), demande si le ministre a préparé des pians pour les travaux projetés.« “Nous avons actuellement des plans pour dépenser plus que la somme que nous voulons être autorisés à dépenser”, répond le ministre.M.Barré relève, ensuite, la remarque de M.Laurendeau au sujet de l’obligation pour les provinces de rechecher l’argent d’Ottawa.“Quand j’étais jeune, dit le ministre, je me figurais que le monde devait être façonné à mon goût.Mais j’ai appris, depuis, qu’il faut prendre le monde tel qu’il est.Nous vivons dans des conditions dont nous ne sommes pas responsables.11 existe, chez nous, un gouvernement central qui a de l’argent.Qu’il ait pris cet argent dans la poche du contribuable du Québec ou d’ailleurs, cela ne fait pas de différence.Mon devoir, à moi, c’est de vojr à ce que ma province ait la meilleure part de cet argent”, v Réclamations de l'Abitibi M.Henri Drouin (lib.Abitibi-est), fait observer qu’à son avis, le ministre de l’Agriculture doit s’adjoindre le ministre de la colonisation dans l’exécution du programme projeté.11 suggère à M.Barré de lire le mémoire de M.Hector Authier, présenté au comité de reconstruction, à Ottawa, et dans lequel il passait en revue les territoires où l’on peut accroître le domaine Cultivable dans la province.“La région par excellence pour accroître le domaine cultivable de la province, c’est l’Abitibi”, conclut M.Drouin.La résolution relative au bill Barré est alors adoptée sans amendement et le projet de loi lui-même subit sa troisième lecture à l’unanimité de la Chambre._______ Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le man quer — 3 sous le numéro.t" « f LJ.I Pour vous, messieurs les vétérans ! Aux vétérans qui ont l'intention d’acheter des meubles avec leur crédit de l'armée, nous nous ferons un devoir de les aider à faire un choix judicieux.4 ETAGES I'D'ARTICLES D AMEOBLEMENT LÛUPONÎlîÜ 4020 EST.RUE STE-CAI du boul.PI» IX AMhurst 2111 PRESCRIPTIONS S CHIISIIS \ tint ty Atnmte.ITAJilCl.fi SERVICE JOUR et NUIT rouvcRT JOMUIHIIT WflRfflflCIE ipiTREPL ChAfles Duquette, propriétaire HA.7251 Réunions-Conférences VENDREDI, 1er MARS FACULTE DES LETTRES (Université de Montréal) — A 8 b.30 à l'Université, 2900 boul.Mont-Royal, conférence de M.Gaston Berger, professeur à la Faculté de» lettres de l’Université d'Alx et président de la Société philosophique de Marseille sur le mouvement social et littéraire en France; Influences spirituelle» et réalisations pratique».Sous les auspices de TAcfas et de la Faculté des lettres.MONUMENT NATIONAL — A 7 h.45, salle 11.Cours sur la comptabilité coopérative.M.Roger Charbonneau.Sous les auspices de la Société 8t-Jean-Baptlste., JARDIN BOTANIQUE DE MONTREAL — A 8 h.30, sous les auspices de TAcfas, M.Robert Lacour-Oayet, économiste et historien, ancien directeur de la Banque de France, donnera une conférence sur les Antilles françaises au temps des corsaires.Entrée libre.CONFERENCE DE CHEFS OUVRIERS — A la salle de l'Union des ouvriers de la confection pour dames, 395 ouest, rue Ste-Catherlne, ouverture du congrès des membres du conseil d'administration de la Fédération provinciale du travail et des chefs des unions Internationales.Sujet à l'étude; la loi des relations ouvrières de la province de Québec.Après le congrès, les délégués feront parvenir leurs suggestions au ministre provincial du travail, M.Barrette.SOCIETE DES TRADUCTEURS DE MONTREAL — A 8 h.30 à l'hôtel Windsor.Conférencier: M.J.A.Darbelnet.CANADIAN AS3SOCIATION OF SCIENTIFIC WORKERS — A 8 h.15 p.m.au Montreal High School, 3449 rue Université, conférence du lieutenant-colonel K R.Swlnton.Sujet : Television, now and tomorrow.SAMEDI, 2 MARS BAL ANNUEL DU CERCLE UNIVERSITAIRE — 15e samedi gras.2 mars.Sous la présidence d'honneur de M.Thlbau-deau Rlnfret, Juge en chef de la Cour Suprême du Canada, et de Mme T.Rlnfret.La foire suisse d'échantillons à Bâle La foire suisse d’échantillons, à Bâle, qui aura lieu pour la 30e an] nee consécutive, se tiendra du 4 ail 14 mai 1946.Les premiers préparai tifs font prévoir une démonstratior1 industrielle grandiose.Grâce ai trè-s grand nombre d’exposants, li.foire de Bâle présentera une vérital ble coupe de l’ensemble des produits de qualité que fabrique la Suisse.Les industries et métierlj du pays rivaliseront à l’étalage pour prouver qu’ils peuvent offrit à l’acheteur étranger, tout comimj auparavant, des produits suisses dé la plus haute qualité et qu’ils sont prêts à contribuer ainsi à la réoN ganisation du commerce internatioj nal.Les consulats de Suisse au Cana] da (Montréal, Toronto, Winniped et Vancouver), de même que l’OffU ce suisse d’expansion commerciale! à Toronto, sont en mesure de four! nir tous renseignements utiles aux intéressés, en vue de leur permettra de préparer à l’avance leur visite à la Foire.Revue: “Grands Lacs” La revue missionnaire: GRANDS LACS, qui a connu un si grand succès avant la guerre reprend sa pu-blioatiori en Belgique, Périodicité: 6 nos ordinaires de 64 à 96 pages; 2 nos spéciaux de 200 pages (32 pages de photoè).Abonnement pour le Canada, 1 an, $3.00.Représentant au Canada : Rér.P.-E.BELISLE, P.B.Pont de Québec.P.Q.Professeurs demandés 1 PRINCIPAL BILINGUE, pour école de garçons, au moins S ans d'expérience, céllbatairi, bon salaire.t PROFESSEUR BILINGUE, célibataire, pour école de garçons, 3 ou 4 ans d'expérience, bon salaire.Communiques avec :— M.le Gérant.Ville de Baie Comeau, comté de Saguenay, P.Q.JR n C V QU'EST-CE QU LA SURDITE?SAVEZ-VOUS QUE — Une personne sur huit n’entend pas bien ?La plupart des sourds sont âgés dix à quarante ans.La surdité survient après un rhume, une sinusite après de maladies telles que la rougeole, la fièvre scarlatine, etc., de même qu’elle peut êtr* le résultat d’occupations bruyantes.Une personne souffrant de surdité oublie lentement comment écouter.La personnalité de même que la voix changent avec la surdité.Les spécialistes de l'ouïe recommandent des appareils acoustiques quand la surdlt est encore 6 son début.Un appareil acoustique aide à ganier l'ouïe vivante.Le,, laboratoires du Téléphone Bell, qui produisent l'appareil acoustique Western Electric sont les plus vastes et les plus perfectionnés au monde.Le Western Electric Modèle 63 est l'appareil acoustique de première qualité au! 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VENDREDI, Itr MARS 194S, Demain : BEAU ET DOUX., MAXIMUM et MINIMUM ; Aujourd’hui maximum.K.Même date l’an dernier.1*.Minimum aujourd’hui.14.' Même date l’an dernier, if.BAROMETRE : 10 h.ajn-, 19.90; 11 h.Xltl., 2995; midi, 30.00.La Fédération Chez Concordia Augmentation générale dans les la séance du budget commence souscriptions individuelles I cet apres.mK|i au Conseil Le retrait des troupes russes Un montant total de $255,739, recueilli à date, soit 30 pour cent de l'objectif — Des souscriptions arrivent de l'extérieur “Quoique les rentrées soient encore plus élevées que l’an dernier h pareille date, dans les paroisses, cette avance a diminuée de 40% dans la journée d’hier, a déclaré ce matin, M.Eugène Thérien, prési-j dent général de la campagne de la Fédération des oeuvres de charité I canadiennes-françaises, et le retard considérable chez les noms réservés, à date, n’a pas encore été comblé.Malgré les rentrées plus lentes, toutefois, il y a augmentation générale dans les souscriptions individuelles.C’est l’un des aspects les plus consolants de la campagne que de constater que le public se rend compte des besoins plus grands des oeuvres et fait preuve d’une générosité égale à ces besoins”.Souscriptions de l'extérieur De différentes parties de la province des dons sont parvenus à la Fédération.Entre autres, des résidents du Cap de la Madeleine, de Ste-Sophie de la Corne (Terrebonne), St-Georges est (Bcauce), Grand-Mère, Beauharnois, Notre-Dame de la Dore (Roberyal), ont adressé aux quartiers généraux de (a campagne, 445 rue St-François-! Xavier, de généreuses souscrip-| lions.Chez les employés D’intéressants rapports ont été transmis à M.Thérien par le pre- sident de la section des employés, j M.Jean Guimond.Chez les em- ! Cet après-midi à quatre heures ployés de la maison Alfred Lambert, Inc., la souscription moyenne est j de 2.35 par tête.A la National Cash Register, tous les employés sans ex- j ._ ception, se sont enrôlés sous le i commence la seance statutaire du plan de cinq cents par semaine et I printemps (?) du Conseil munici-ont souscrit chacun $2.60.A la So- ! pal.Le principal item à l’ordre du ciété Nationale de fiducie, la sous-i jour, qui comprend 100 articles criptio nest de $5.50 par employé, ! exactement, c’est la discussion et la plus haute moyenne constaté jus- l’adoption des prévisions budgétai-qu’à présent.res de l’année fiscale 1946-1947.Le total des souscriptions reçues se chiffre maintenant à $255.739, soit 30% de l’objectif de $850,000, , J 1 *.1 « j vj lumpici UC ucmuin.»-c iciiuu ac L agenda de cette séance comprend IUU item, dont fer0 cependant dans les seules par-plusieurs sont de première importance — Une séance ties de l'lron, "où il n'existe pas de de trois semaines?— Le budget placé en plein milieu de l'agenda — Les principaux points de cet agenda Principales souscriptions res La séance sera longue (on parle de deux ou trois semaines), car en plus du budget, il y a plusieurs item susceptibles de provoquer des débats d’envergure., au moins par Banque Provinciale du Canada, le nombre des orateurs qui pren-$1,250; Champlain OU Products, 1 dront la parole.Ce sera sans doute Dominion Oilcloth &j e cas de 1 article 44.qui prévoit • de -iOO autres mai- Mont-du Ltd, $1,000; I Linoleum, $1,000; Meagher Bros.&jla construction deJ>00 autres ir Lo„ Ltd, $400; Caisse Nationale ; sons de Wartime Uousimj a Mc l’Economie, $375; Société Natio- e‘ 1 Co d___________ .nale de Fiducie, $375; Bank of Toronto, $300; J.-Roméo Gauvreau, $300; Fashion-Craft Mfrs, Limited.$200; Anonvme, $150; Gédéon Denis, $150; Norman Holland & Bran-rîram Henderson, Ltd, $150; Geo.Courey & Sons Ltd, $125; Eddy Match Co., Ltd, $125; Hervé Nadeau, $125.Ont donné $100.00: MM.Albert Chapdelaine, Joseph Leccmpte, rapport de l’auditeur de la cité et des vérificateurs nommés en vertu du règlement municipal no 1735, sur les états financiers de la ville au 30 avril 1945.On se souvient encore que M.Lactance Roberge, directeur municipal des finances avait fixé à $4,000,000 le surplus de Concordia, tandis que MM.Buzzle et Courtois, vérificateurs, avaient diminué ce çon pour réduire au minimum la longueur du débat autour de cet ’ important item.* “Il suffit, nous a dit un conseiller, de placer avant le budget quelques item “contentieux” et les conseillers les plus fougueux s’esquintent sur ces troinpe-l’oeil.Quand arrive ensuite le débat sur le budget ils sont fatigues et ont hâte de retourner à la maison.Ils sont alors plus disposés à accepter des choses qu’ils auraient violemment combattues quelques jours plus tôt”.(Dernière heure 1 LONDRES, 1er (C.P.) — Selon la i radio de Moscou, le gouvernement ! Un religieux éminent, le R.P.i soviétique a informé les négociateurs Joseph Lalande.S.J., vient de disiraniens du rctroit des troupes russes, paraître.Quelqu’un qui Ta bien i J- Jsmotn la ra»raP ca COnilU HOUS adrCSSC à SOH pPOpOS a compter de demom.Le retrait se Jes notes suivan?eS; I.e P.Joseph Lalande est décédé dans la nuit du 28 février au 1er troubles" ¦ mars, à Page de quatre-vingt et un ’- (an et demi, après plus de soixante- ! deux ans de vie religieuse.11 était ! le frère des Pères Louis et Hermas Lalande, dont le souvenir , est en-icore bien vivant.Le P.Joseph Lalande est né à j Saint-Hermas, le 22 septembre (1864, et fit ses études classiques ’ au collège Bourget de Rigaud.A ., , , .• dix-neuf ans, le 14 août 1883, il en- mointemr le plafond des prix sur tra au novicjat du Sault-au-Récol-le blé ilet.Sauf les douze années que tout - Jésuite consacre à sa formation, et La Législature de l’Alberta a [un séjour de quatre ans à la Rési-adopté à l’unanimité hier une mo- dence de Québec, où il fut supé-tion demandant au gouvernement rieur de 1913 à 1916, toute la vie Mort du Père Joseph Lalande L'éminent Jésuite est décédé ou cours de la nuit dernière de 1914 fait Les Législatures provinciales Ouverture lundi de la session en Ontario — L'Alberta demande de L'agenda Les 23 premiers item fédéral de maintenir le plafond des du P.Joseph Lalande.s’est écoulée prix sur le blé de Fort-William, à au Collège Sainte-Marie.Il y a ré-$1.25 le boisseau pour les cinq pro- ,sidé près de quarante-sept ans.chaînes années ! Dans un premier stage, de 189(4 A la même Législature, la Cham-! à 1895, il enseigne, tour à tour une i bre a adopté une motion deman-1 classe de syntaxe, les belles-lettres, .dant au gouvernement fédéral de;!®* mathématiques, ® I.es £ù premiers iicm sont de , , * , crunrt nourcen-: sclences naturelles.Apres quatre routine.On y parle d’expropria- ! ,frr ,^aiC nl^p e» moin- années d’études théologiques au lions pour ouvrir des rues nouvel-i ,1agePaur1Ia*?'"ePuff.,‘1’a .scolasticat de Tlmmaculée-Concep-les, de crédits pour la construe- i ?re P°ur,la Ia.lne d effHochage dans Uon> et sa troisièmc année de pro_ tion d’égouts et le pavage de rues, i ,es marc*iapdises de lame.Farlan| bation à Angers (France), il rede la nomination du maire-supplé-1 ®nr sa ' L.-C.Haimrast a , vionj au Collège Sainte-Marie pour ant pour le prochain trimestre, tou- j dit que 1 Alberta compte trois mu-[y pren(]re charge de la préfecture tes choses que l’on trouve, à quel- j le producteurs de laine et il a affir- de djscip]ine; quatre ans plus tard, ques modifications près, sur tous i me que les approvisionnements de 1 en 1904, jj succède au R.P.Adrien Absalon Thouin, Neil C.Poison, J.-j chiffre à $298,000.«Cette divergen-G.Trudeau.Policiers et unionistes en viennent aux prises séances du conseil laine du monde entier sont consi-[ rpurgeon comme recteur.Le collège dérables.jest alors en pleine réorganisation., .j Par suite de la migration du cours ¦Momtobo j ang|ais au Collège Loyola, fondé en 1896, le nombre des élèves a fortement diminué et les finances sont ce de vues a fait couler bien de l’encre il y a six mois.Il en sera question au conseil et il est probable que le débat sera animé autour de ces rapports financiers.Le budget Le comité exécutif, comme c’est la coutume, a placé l’étude du budget au milieu de l’agenda de la De violentes rencontres ont eu lieu, hier, à Philadelphie 1 paragraphe E, qu’apparaît le rapport du comité exécutif “soumettant les prévisions budgétaires pour l’exercice 1946-47”.Pourquoi ne pas placer l’étude du budget au tout début de la séan- ontCréussi ï'fa^rejSdr^^ ^ Pour respecte/TnT tradiUon déjà à N^V'Srk dlmmchr,! vieillCi entre l’American Telephone 3t sans doute, prétendent que e co-(Telles ont chassé les piqueteurs des1 Tunion, mais ces mêmes négocia-: rnlté executif pioc ce e .lions ont par la suite été de nouveau; ¦ - les agenda des municipal.Les articles suivants demandent aux conseillers de ratifier des concessions de restaurants faites par vcSrsaparcseet terrains deljeux!1 C’est i Churchill, dans le débat sur le dis- j dans un état précaire.Par sa férir ras notamment de l’ile Sainte-: cours du trône, s est fait le cham-,me,té et sa sage administration, le Hélène, du parc La Fontaine, du ! Plon des.logements pour les vete- : p.Lalande rétablit si bien la situa-parc Jarry.A Winnipeg, le It.-col.Gordon1 Churchill, dans le débat sur le dis- — Le C.I.O.projette de continuer ses manifestations malgré une injonction de Cour— Les pourparlers se poursuivent à Détroit New-York, 1er (C.P.).— L’une les plus violentes rencontres a eu lieu hier à Philadelphie alors que ues policiers à cheval et en motocy-•lettes ont chassé les piqueteurs des usines de General Electric.A la sui-| te de c es échauffourées, une menac e de grève de tous les membres du j C.I.O.de Philadelphie plane sur la ! vide.Violant une injonction de cour contre le piquetage en masse, les grévistes ont circulé depuis deux jours devant les usines.Hier, c’était la deuxième fois que les policiers les dispersaient.17 ouvriers ont été appréhendés et seront accusés d’avoir incité leurs compagnons de travail à la révolte.ün estime à 5,000 le nombre des ouvriers qui, après avoir été dispersés, ont cerné Thôtel de ville afin de “protester contre la brutalité du* la police”, a dit Tunion.Les rencontres d’hier ont suivi de peu d’autres échauffourées qui avaient eu lieu le jour précédent mais qui avaient été moins sérieuses.Peter Besch, représentant international des unions d’ouvriers en électricité, avait alors, dit: “Nous reviendrons faire la même chose demain”.Il avait aussi lancé un appel aux ouvriers de s’y rendre.A Harrisburg, le gouverneur Edward Martin a déclaré que la police et les gardes de l’Etat de Pennsyl-mainic étaient prêts à maintenir i l’ordre s’ils étaient appelés et “si ne ssaire, a-t-il ajouté, j'appellerai gouvernement fédral pour des troupes”.Somme toute, la situation ouvrière n’est pas très encourageante cans le pays, surtout après que les auto-rits eurent échoué dans leur projet d’éviter une grève nationale des employés du téléphone H y a ensuite à l'article 44 un projet de règlement pour autoriser Wartime Housing à construire 500 rutres maisons à Montréal; puis à] l’article suivant, une demande de I crédits de plus de $50,000 pour faire des ameliorations au Chalet du golf municipal.Le contrat de construction d’une nouvelle aile au chalet sera accordé, s’il est ratifié, à la compagnie Alphonse Gratton, qui a soumissionné pour $22,410, soit plus bas que tous les autres.Viennent ensuite le rapport du directeur des finances et des vérificateurs, le budget avec les taxes qu'il prévoit.Et la séance se terminera par la discussion des 49 motions des conseillers.rans, problème a-t-il dit, qui “trans- iion que, au terme de ses six ans cende tous les autres”.Le colonel ; de rectorat, le collège est en mesu-a dit que les vétérans qui ont can- j re de songer à la construction d’un tonné en Hollande se sont aperçus ; pensionnat à la Cote-des-Nciges, qu’H n’y avait pas de bouges dans j sur un terrain qu'il a acquis en ce pays, et d’autres, qui ont vécu j______________________________ ____ en Angleterre, ont vu que le gou-! vernement conservateur a été dé-J fait parce qu’il ne présentait pas ' un programme convenable pour ré-1 duire le manque de logements.Ils savent ce que le Canada a accompli dans la production de guerre, quoique 1,000,000 des leurs fussent absents.Saskatchewan 1907.Seule la guerre ajourner le projet.Les qualités d’administrateur que le P.Lalande a manifestées comme recteur, attirent sur lui l’attention des supérieurs, qui lui confient la procure du collège Sainte-Marie d’abord, puis bientôt celle de toute la province canadienne.Il gardera ce poste de 1917 à 1930.C’est au cours de ces années, en 1927, qu’il se voit confier l’exécution du projet qu’il avait conçu comme recteur, la construction du pensionnat qui s’ouvrira en septembre 1928, sous le nom de collège Jean-de-Brébeuf.Vers 1930, un assez grave ' cri-dent met ses jours en danger, .ais sa forte constitution et surtout son énergie lui permettent de «e rétablir.Depuis lors, et jusqu’à quelques mois avant sa mort, il s’emploie activement, malgré son âge avancé et digne émule en cela de son frère, le P.Louis, au ministère des retraites dans les communautés Son solide jugement, sa longue expérience et son esprit de decision, font de lui un directeur et un conseiller recherchés IJ avait déjà manifesté ces qualités pendant son séjour à Québec En 1942, un haut témoignage de la compétence qu’on lui reconnaissait lui est donné: il est délégué par le Saint-Siège pour diriger les Frères de la Charité, privés de la direction de leurs supérieurs généraux par les hostilités.Ce n’est qu’au mois de juillet dernier qu’il dut cesser tout ministère actif.Sa dépouille mortelle est expose® au collège Sainte-Marie.Les funérailles auront lieu lundi prochain, 4 mars, à 8 h.et demie, en l’église du Gesù.Le Devoir prie les RR.PP.Jésuites et la famille Lalande d’agréer dans leur grand deuil ses très respectueuses condoléances.suspendues., _ .: En Argentin# A Détroil, on a continue les pour-:- parlera d’hier dans la maison de M.j | mainritp tIp Pprnn C.E.Wilson, le président de la LjU IllajOrilC üv I CTOIl corporation General Motors, qui est; malade.On n’a cependant pas corn-; UUElHCIltC tOUjOUrS menté la signification de ce gesle.; - Un représentant des ouvriers en Qne nouvelle élection sera tenue électricité du C./.O.a déclaré qu’on j (jans ^ provjnce double des voix de son adversai-j re, comme le compte des résultats le 15 janvier, alors que le C.I.O.a *«• * 1 • I _ 4 'y.% î I ;'•*>*-* *îil < vx'-'r - Î *,4 :-4 ^ lia ¦Vf-x':'1''' X* é: t.\ M M .Im# Ms t y* - ,,3 mmmam “La forma la plut pure sous laquelle le tabac peut être fumé"- CIGARETTES SWEET CAPORAL A«PINK»Æ PKS DESJARDINS.Ofésldent Les grstnds spécialistes en fourrures 1170.ST-DENIS PARTAGEONS.’ C'EST UN DEVOIR A l'exèmple de nos paies, donnons qénéreus OMS L GABRIEL DROUIN Archiviste et généalogiste L’INSTITUT GENEALOGIQUE DROUIN 4184.St-Denis • LA.8151 • Montréal PARTAGEONS ! 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Quatorzième campagne annuelle Objectif $850,000.Les sommes nécessaires à nos 38 oeuvres sont supérieures à l’objectif IL FAUT DONC DEPASSER L’OBJECTIF Cette page est publiée grâce eu bienveillent concours des commanditaires ci-contre ; F E DE RAT ION dis OEUVRES de CHARITE canadiennes-françaises ^ Siège de la campagne: 445, rue St*François*Xavier « Montréal * Tel: MA.8101 PARTAGEONS ! C EST UN DEVOIR Adoucisse n» leur sort par nss a.mène».SPECIALISTES EN KO ELKS SEPT MAGASINS A VOTRE SERVICE PARTAGEONS ! C EST UN DEVOIR CUMMINGS ^ PURS LTD Où la qualité prime 284 Notra-Dame ouest — PL.8861 PARTAGEONS ! C'EST UN DEVOIR Adoucissons le tort de no» frétés en donnant généreusement.Cie Mutuelle d’immeubles Lfét 1308, Ste-Catherine e»t PARTAGEONS ! C EST UN DEVOIR Us verre d'eau donné en mon h»m ne reetera nas un» récompense J.A.DÉS Y Limitée Thé — Codé — Cenfltuie» 1459, AVENUE DELORIMIEK PARTAGEONS ! C EST UN DEVOIR !1 4020, Ste-Catherine est, près Pie IX TéL: AM.2111 PARTAGEONS ! 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C'EST UN DEVOIR Aidons tous les éprourés de otw» neu».LUCIEN VIAU C.G.C P A.Comoteblé publie Ueeaeté Spécialité : IrnPèt sur to trwu.158 ouest, rue Crolg MA.1888 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 1er MARS 1946 VOLUME XXXVII — No 5t> “Le chanoine Groulx a abordé Thistoire par ses sommets'* M.Guy Frégault dit que les trente ans d'enseignement à l'Université de cet 'interprète de la psychologie d'une notion" ont marqué une renaissance des études historiques-Banquet offert à l'historien par les Jeunesses Laurentiennes, au Cercle Universitaire Tl y a trente ans, l’abbé Lionel Ciroulx inaugurait son enseignement à la chaire d’histoire du Canada de l’Université de Montréal.Pour célébrer cet anniversaire, les Jeunesses Laurentiennes ont voulu rendre un éclatant hommage au professeur d’énergie nationale, leur maître et leur inspirateur.Le successeur du chanoine Groulx dans renseignement de Thistoire du Canada à l’Université, M.Guy Frégault, a présenté, sous le titre “Une renaissance historique”, une splendide conférence dont on trouvera plus bas le texte intégral.Les Jeunesses Laurentiennes a-vaient demandé au chanoine Groulx de leur donner des directives.Il Ta fait avec la maîtrise et passe tout en se mêlant à eux et I exactement, Thistoire de la civilisa-qui les transforme sans être trans- tion.formé.Cet élément complexe d’un maniement délicat, le maître lui donne un nom; il l’appelle la “race”: Nous n’avons pas à démontrer cette vérité.La vie des peuples l’atteste: la race est, de tous les éléments historiques.le plus actif et le plus irréductible.Quand on croyait l’avoir noyée, étouffée, elle surgit après des siècles pour revendiquer son droit immortel.Elle transforme sans être transformée; plus que toutes les influences réunies, sauf l’influence religieuse, elle détermine la vie politique, écono-mique, sociale, intellectuelle, d’une nation.Parce qu’il tient compte du fac-., ., ., , I Ifur racial, est-ce à dire que M.la hauteur de vues qui lui sont ha-[ Groulx soit raciste?Pas plus, à bituelles.Faute d’espace, il nous faut remettre à plus tard la publication de ce document.“Notre groupement compte des jeunes sincères et ennemis de toute tyrannie, a dit M.Rosaire Morin, le président général des Jeunesses Laurentiennes.A l’école du grand historien que nous fêtons ce soir, nous avons appris que quand on veut vraiment gagner, on gagne.Pour sauver le Canada français de demain, nous nous formerons tous les jours des âmes de vainqueurs”.Le trésorier du groupement.M.Maurice Savaria, a présenté M.Guy Frégault, et c’est M.J.-P.Cloutier, vice-président général, qui Ta remercié.Le chanoine Groulx a été présenté par M.Paul-Emile Robert et remercié par M.Rosaire Morin.M.Guy Frégault Ypici le texte intégral de la conférence de M.Frégault: U aurait été inconcevable que la jeunesse laurentienne ne profitât pas de la circonstance que lui offre le 30e anniversaire de M.Groulx à l’Université pour lui présenter l’hommage de son admira-jtion et de sa reconnaissance.Car |M.Groulx.s’il fut Partisan d’une renaissance de la culture historique, c’est parce qu’il s’est fait de notre histoire •’»*“ '-onception originale, à la fois précise et audacieuse, et qu’à cette conception, élaborée durant plus d’un quart de siècle d’efforts méthodiques, il s’est attache avec une constance inébranlable.L'Histoire: une résurrection du passé lit d’abord, comment le chanoine Groulx comprend-il Thistoire?11 s’en est expliqué avec suffisamment de force et de clarté.Pour lui, Thistoire n’est vas une discipline dont la seule utilité serait de permettre à un savant d’établir des faits et des dates; elle n’est même pas un exereiee qui mettrait un penseur en état de discerner des causes.Tout cela est bel et bon.Mais, de Thistoire.M.Groulx exige devantage: il veut qu’elle ressaisisse le passé, qu’elle le refasse dans sa totalité et qu’elle lui donne une vie renouvelée.Dans ses ches d’historien, il se laisse condui re par une volonté de recqnstruc-tion; il va même jusqu’à déclarer, comme Michelet, que Thistoire est une résurrection: Ne serait-ce qu’une illusion?En remontant dc.s faits aux états d’âme qui les ont préparés, nous avons conscience d’embrasser plus parfai-temenl la complexité de la vie et de l’atteindre dans ses causes profondes.L’histoire se doit de faire un effort vers ces nobles reconstructions.Elle ne saurait demeurer le spectacle inférieur d’une exposition archéologique, le musée des grands noms et des dates célèbres, simples ossements de Thistoire.La tâche de l’historien, c’est d'assembler ces débris, c'est dp les ajuster pour leur infuser leur vie ancienne; c’est de ressusciter du passé ce qui en demeure Télément le plus élevé, celui par lequel Thistoire vaut d’être écrite, je veux dire: la psychologie des époques, Tâme des générations successives, toute la poussière humaine qui demande à revivra Retrocer l'évolution d'une vie collective Ainsi, en s’appliquant à remon-icr des faits aux états d’âme, M.Groulx ne serait pas éloigné de Jacques Rainville qui a écrit, d’une ma* nière plus ramassée, que Thistoire, c’est de la psychologie.Mais ces faits psychologiques mêmes, auxquels l’historien veut aboutir, après avoir analysé les évènements à la lumière des intentions, il ne veut pas qu’ils demeurent isolés, inertes et fragiles comme des papillons morts; il sait qu’ils se rattachaient à d’autres états d’esprit et qu’ils ont aussi déterminé d’autres courants de vie.Il faut les relier les uns aux autres, dans leurs principes et dans leurs aboutissements.En somme, il s’agit pour lui de retracer l’évolution d’une vie collective.Du reste, il prononce lui-même ce mot d’évolution: Nous avons tâché de découvrir, sops l’amoncellement des faits, Dévolution de la jeune race, les états sociaux manifestés par elle.Ce genre d’études, nous le confessons, nous attire fortement.Les moindres révélations des vieilles formes du passé, de la petite histoire des aïeux, nous apportent de plus hautes satisfactions que toute autre découverte.mon avis, qu’il n’est évolutionniste parce qu’il étudie l’évolution du Canada français.S’il ne prend pas le parti d’ignorer les phénomènes raciaux, il ne prend nas davantage celui de se soumettre au déterminisme biologique.Il ne croit pe du tout Thistoire dominée par les forces aveugles et élémentaires des instincts; tout matérialisme lui répugne — souvenons-nous qu’il est en quête d’états d’âme — et le matérialisme biologique autant et peut-être plus que d’autres.On a tenté de le faire passer pour raciste.Mais c’est évidemment une erreur, quand ce n’est pas un vulgaire mensonge volontairement articulé par les fanatiques qui se sont donné la triste mission d’abattre notre historien.Celui-ci Ta dit en toutes lettres: “Nous n’entendons nullement parler ici de celte chose à peu près inexistante qu’est une race anthropologique”.Déclaration qui me semble assez catégorique.L’esprit de M.Groulx est trop épris de clarté pour s’enfoncer à plaisir dans l’obscurité des instincts, et surtout trop élevé pour souhaiter d’y demeurer.Sa méthode, au contraire, est d’aborder la réalité historique par les sommets.Il faut suivre toute sa pensée sur ce point capital, ne pas refuser de noter les distinctions qu’il pose et prendre noie des nuances qu’il apporte à sa thèse: Adversaire du matérialisme biologique Chercher à mieux connaître l'âme d'une race, n’est-ce pas, en définitive, s'en aller par la route peut-être la plus longue, mais la plus sûre, vers les causes historiques souveraines?De Thistoire, on a pu dire, avec beaucoup de vérité, que, “dans ses grandes lignes, elle peut-être considérée comme le simple exposé des résultats engendrés par la constitution psychologique de la race”.Au-dessus de ce déterminisme un peu sommaire, une philosophie mieux éclairée admettra un aptre agent, l’agent divin.Dieu intervient dans la vie des nations, selon des lois à lui seul connues, le plus souvent par une communication de son activité à Tarmée innombrable des agents inférieurs, appelés par les philosophes “causes secondes”.Or de toutes ces causes subordonnées et d’ordre naturel, la ne une p]us chargée de puissance et d’ac-démar- tjon par Tagçnt supérieur, n’est-ce Le concept de "race" Cependant ces états sociaux pour qu’ils constituent une véritable évolution — évolution qui peut comporter des retours en arrière et se traduire par des régressions occasionnelles — doivent être reliés entre eux par une réalité transcen- pas cet élément mystérieux qui fait l’âme collective des groupe^ humains et qui s’appelle la “race”?On voit par là où le chanoine Groulx place Télément racial dans sa svnihèse des causes; on constate qu'il lui assigne, après tout, un rung et un rôle tout a fait subor-donnés.Y a-»-H jusqu'ici un certain flottement terminologique?Peut-être.Mais, même aux yeux des plus vétilleuse, cette imprécision momentanée fait place à la plus limpide clarté, à partir du moment ou 1 historien applique ses principes de recherche à un fait précis.^,eHe réalité raciale, dont il nous a prévenus qu’elle ne sc rattache pas à “cette chose à peu près inexistante qu’est une race anthropologique , apparaît, dans notre histoire concrète, de la façon suivante: Un type français d’une physionomie originale s’est formé ici au cours du dix-septième et du dix-huitième siècles.Tl prend place dans la catégorie des types humains appelés par les ethnologues “races historiques”.Mieux noua apprendrons à connaître ce type, à le suivre dans ses évolutions psychologiques, comme à déterminer exactement dans leur rôle, les facteurs de ces évolutions, plus vite .«•’éclaireront beaucoup des problèmes de notre histoire.Stériles querelles de mots Voilà à quoi se résume la pensée de l’abbé Groulx.Elle s’appuie sur des faiij d’une solidité indéniable.Sa notion de race, si discutée —¦ “ laquelle je préfère, à vrai dire, celle de civilisation — ne peut donner lieu qu’à de stériles querelles de langage, j’entends chez les polémistes aveuglés par les intérêts d’une cause difficile sinon impossible à défendre, et non pas chez les gens qui cherchent à comprendre avant de condamner.Gomme on le voit, il s’agit d’une philosophie de Thistoire, d'nne théorie d’interprétation qui n’est peut-être pas encore une loi scientifique, parce qu’en histoire les lois ne peuvent se dégager que d’une multitude d'expériences concordantes, niais qui, en attendant d’être confirmée ou infirmée — j'incline pour la première hypothèse — demeure tout ensemble simple et vigoureuse, féconde et bien équilibrée.Même «i Ton a, de Thistoire, une conception partiellement différente, quelque peu plus intellectuelle, on ne peut pas se défendre d’admirer la belle ordonnance et l'harmonieuse robustesse de ce système.En un mot, sans mépriser l’érudition — ses livres en sont bourrés — et sans négliger d’établir scientifiquement les faits, M Groulx cultive la discipline que les Allemands appellent Kulturgeschi- dante.par un élément qui les dé- chté: Thistoire culturel! Héroïsme et poésie Une telle position implique certaines conséquences.S’appliquant à mettre en lumière l’âme d'une “race historique”, M.Groulx ne niem pas systématiquement les élans qui tiennent le plus à une âme.Il en cherchera plutôt les manifestations.Parmi celles-ci, il sera heureux de souligner, lorsqu’il les rencontrera, l'héroïsme et la poésie.L’héroïsme ne court pas les rues.C’est entendu.L’intérêt ou “Tamour propre”, comme disait cet aristocrate désabusé la Rochefoueault, est un motif d’action courant.Il en est ainsi aujourd’hui.I] en allait de même dans le passé.Il en est ainsi partout.Il en allait de même dans notre pays.Je crois qu’on peut l’admettre.Mais il existe aussi, et il a toujours existé, des hommes et des femmes d’une qualité supérieure qui, haussés peut-être par les circonstances, j’ajouterai animés par la grâce de Dieu, s’élèvent au-dessus de la médiocrité habituelle et dépassent ceux qui les entourent de la tête et des épaules.Ce sont les héros et les saints.Et de même que les saints ne sont pas les produits de l’imagination pieuse, de même les héros ne sauraient être les produits de l’enthousiasme nationaliste.Le héros, cette personnalité qui s'élève tellement au-dessus'(le Thu-manité moyenne que les anciens l’assimilaient au demi-dieu, existe en toute vérité et il s’est montré dans notre histoire, comme du reste dans celle de tous les pays.M.Groulx n’a fait preuve que de lucidité lorsqu’il Ta reconnu.Diminuer Thistoire, il Ta vu, c’est manquer de réalisme tout autant que de créer de* mythes.Il est aussi erroné de concevoir trop petit que de concevoir trop grand.Il exprime avec beauté une vérité qui est belle 11 reste que Thistoire, qui a ses mythes, a aussi ses rongeurs dont c’est le métier de s’essayer à la gruger.Tout de même que les rationalistes récusent a priori le surnaturel, ces gens sont d’ordinaire en méfiance contre tout héroïsme.Us n’aiment point que l’humanité dépasse un certain niveau moral: le leur.Les uns ont fait de Jeanne d’Arc une quelconque gourgandine.D’autres voudraient faire de Dollard un magnifique aventurier, mais un aventurier en quête de peaux de castors plus que de la toison d’Or, une sorte de Don Quichotte attardé qui aurait réussi, depuis trois cents ans, à se faire gober par les historiens, et par la foule, et d’abord par tous ses contemporains.Admettre l’héroïsme et admettre la poésie, c’est tout un.Le chanoine Groulx s’en est aperçu.Relisez cette page, moins faite, il est erai, pour être lue que pour être entendue.Vous verrez comment le maître accepte que la poésie soit dans l’histoire.Et pourquoi pas, après tout, puisque la poésie est bien dans le monde et dans l’homme?11 y a quelque vingt ans, à l’heure de mes premiers contacts avec l’Histoire, j’esquissais de Ville-Marie un tableau dont j’extrais ces quelques lignes: “Ville-Marie! Mot qui évoque une page d’histoire héroïque où flotte une atmosphère de légende.En aucun point de notre pays on ne vit pareille floraison d’héroïsme dans un décor aussi surnaturel.Jamais réalité ne ressembla plus à de la fiction”.“.La petite cité grandit dans un décor militaire.De temps à autre, une alerte survient; dans la forêt prochaine des coups de feu retentissent, de sanglants corps-à-corps s’engagent.Le soir, un, deux, trois noms manquent à l’appel; le deuil maintient les âmes dans les habitudes tragiques.” Dans le temps, cette page d’histoire parut à beaucoup d’un lyrisme un peu juvénile.Aujourd’hui, plus familier avec la technique de mon métier et plus soucieux d’objectivité historique, je n’enlèverais lien à ce tableau, pas même son cadre doré.D’ailleurs, à ceux qui Tont entendu,’il n’est pas besoin d’apprendre que M.Groulx a lui-même bien des traits d’un poète.S’il dit tristement la vérité triste, comme le voulait Péguy — je n’ajouterais pas qu’il dit ennuyeusement la vérité ennuyeuse; il possède au contraire l’art de traiter avec rigueur des questions arides sans jamais devenir fastidieux — il sait exprimer la beauté d’une vérité qui est belle.Combat du nain et du géant Notre histoire, c’est, d’un bout à I autre, le combat singulier d'un petit peuple, d’abord contre une nature immense qu’il lui faut juguler, puis contre un colosse étranger — vous savez lequel.Un de nos critiques les plus pénétrants et les plus objectifs, Mgr Emile Chartier, Ta reconnu en toute sincérité: “Ce duel du nain et du géant, alors que M.Chapais le raconte en orateur, l’abbé Groulx le chante en poète ” Remarque aussi juste que révélatrice.A cette histoire qui, dans sa conception, veut être Cinterprétatiou ae la psychologie d’une, na+ion, il serait anormal que Thistorien ne demandât pas des leçons de vie.Voilà Tune des choses que Ton a le plus vivement reprochées au chanoine Grouix.J’estime que ce reproche ne tient pas debout.Puisque le premier venu, le dernier ignorantin et le moindre barbouil-Uur peuvent, à leur convenance, philosopher sur le passé, pourquoi un maître de Thistoire n’aurait-il pas le droit de réfléchir et de faire réfléchir sur des faits qu’il a lui-même établis?M.Groulx attache un sens culturel, plus précisément, il attribue un rôle formateur aux disciplines historiques.En quoi, à mon avis, il a parfaitement raison.Pour lui, une telle démarche intellectuelle ne consiste pas à faire découler, de faits connus de tous, des lapalissades ou des paradoxes.De l'histoire, de la recherche histori-quje elle-même, il tend à faire le pivot de notre culture.L'Histoire, maîtresse de vie Quelle erreur — pour ne pas dire quelle sottise — ce serait.que de négliger la culture historique ou de la considérer comme une culture de luxe.Bien au contraire, dirions-nous, lu.Québec, le plus vieux pays d’Amérique après TAcadie et la Virginie, et le plus lié.par son passé, à tout le sol de l’Amérique du nord, et l’une des sources de la première histoire de ce continent, le Québec devrait posséder la plus grande école d’Histoire canadienne.L’histoire, du reste, ma-gistra vitae, maîtresse de vie par définition, conduira, de façon toute naturelle, notre enseignement à nous axer sur nous-mêmes, sur notre pays, dans notre ambiance.Entendez par là cet autre devoir de notre enseignement, qui consisterait à nous situer dans notre réalité terrestre.A lui de nous Rapprendre, avec ses ressources, ses grandeurs, avec ses servitudes aussi, ses réalités tragiques; à lui de nous ddapter à notre milieu; à lui de nous préparer aux luttes qu’il exige, à l’assistance qu’il peut nous promettre pour le plein accomplissement de notre destinée d’hommes et de notre mission de Canadiens français.fission française Si, dans tout ce qu’a écrit le chanoine Groulx, j’avais à choisir la page la plus dense, la plus lucide, la plus courageuse et la plus chargée de sens, c’est probablement à celle-là que je m’arrêterais.Et j’y verrais, en même temps qu’une prunter l’expression peu banale d’un archiviste qui enfonce, sans le savori.Monsieur Prud’homme, d’avoir détruit Tharmonie entre les deux grandes• branches de Tarbre canadien, comme si, à l’harmonie des sphères, se substituait maintenant Tharmonie des branches! On est allé passablement dans ce do-mainp qui n’est plus celui de Thistoire, mais plutôt celui du roman policier.Il y a deux ans, le «Aroni-queur d’un magazine ‘.orontois à fort tirage écrivait textuellement: “Le chanoine Lionel Groulx est une figure étrange, sans doute sincère, niais, au point de vue canadien, sinistre.C’est un raciste convaincu, jadis disciple à Fribourg (Suisse), de Gonzague de Reynold qui, à son tour, fut disciple du comte de Gobineau, initiateur de toute la philosophie et de toutes les théories modernes du racisme, y compris celles de Hitler”.Mais n’allons pas nous récrier, l’auteur de ces lignes avait probablement appris sa leçon ailleurs qu’à Toronto.La réforme de l'Histoire Le chanoine Groulx a lui-même répondu, avec esprit et avec dignité, à tous ceux — politiciens de carrière et politiciens d’occasion — qui lui reprochent d’attiser des haines.Sa “réponse” a été saisissante: Certes, je ne veux pas ‘d’une histoire haineuse, inutilement passionnée.Mais il n’existe pas deux sortes d’histoire; je n’en connais qu’une: Thistoire objective, véridique.Je ne connais que Thistoire qui dit, non pas ce qui aurait pu être, ni ce qui aurait dû être, mais ce qui a été, rien que ce qui a été, mais tout ce qui a été; Thistoire qui dit bien ce qui est bien, qui dit mal ce qui est mal; qui tient compte, emps qu'une i assurément, des idées de chaque Pre,,ve la haute^ valeur de la J époque, de l’ambiance des person- .nes et des faits, voire des aspects accidentels de la morale, mais qui ne se connaît pas le droit d’altérer en rien la vérité, encore moins de tout absoudre, parce qu’il y aurait la morale des vainqueurs et des forts, la morale des amoraux et la morale des immoraux.culture historique, un raccourci vi goureux et original de la situation intellectuelle du Canada français.Il est beau et il est nécessaire de parler de noire mission française, de notre culture française, de nos fidélités françaises et de nos sentiments français; mais il est encore plus juste, plus nécessaire et même plus beau de rappeler que toutes ces données françaises, que tous ces éléments de vie française ont reçu ici, au Canada et pas ailleurs, des Canadiens et de nul autre que des Canadiens, une élaboration historique qui a bien duré trois cents ans.Trois cents ans d’histoire américaine ont passé sur nos in-néites françaises pour en faire une civilisation canadienne.Cet enseignement, que je trouve implicite — ai-je tort?— dans l’oeuvre du chanoine Groulx vient de recevoir ce que je considère être une corroboration très forte de la part d’un ami des Canadiens français qui a la supériorité de n’être_ point un parasite et qui a en même temps l’honneur d’etre un représentant des plus autorisés de l’intelligence française, M.Etienne Gilson: 11 existe, sur les bords du Saint-Laurent, un peuple de culture française, mais ce peuple ne nous la doit pas, elle est à lui, et si elle circule en lui comme une sève, ce n’est pas notre sève, c’est la sienne.Lorsque nos ancêtres se sont établis au Canada, ils possédaient Corneille, Racine, Molière et Bossuet, comme nous les> possédons nous-mêmes; nous n’avons pas changé cette possession en dette pour les avoir laissés seuls en possession de ces biens sur le vaste continent où ils les ont seuls fait valoir.La langue qu’ils parlent n’est pas une langue que nous leur ayons apportée, mais celle qu’ils ont eux-inèmes emportée, gardee, sauvée du désastre au prix d une lutte magnifique, menée par eux seuls pour le plus précieux de leurs biens.La culture intellectuel^ ca-nadienne-française ne doit qu'aux Canadiens de survivre et de fructifier.Interpretation de la psychologie d'une nation Que le chanoine Groulx, professeur d’histoire, et d’une histoire qui veut, à juste titre, définir, pour sa part, la psychologie de la nation, soit, par le fait même, professeur de morale nationale, rien n’est plus normal ni plus raisonnable.Ce rôle délicat et périlleux, destiné par la force des choses et la faiblesse des hommes, à faire de lui Tobiel de jalousies mesquines, de rancunes tenaces et d’ingratitudes peu honorables, sans parler d’dne peur parfois inspiratrice de réactions violentes, ce rôle de chef, Thistorien ne Ta pas recherché.Il s’est imposé à lui.Pourquoi?Parce que M.Groulx, éclairé par Tétudc des faits, a saisi mieux que tout autre la vertu de l’enseignement du passé.Et il Ta dit.Et il a fait mieux que de le dire: il a agi.De même que Ferlant!.dont il est, du reste, le successeur en ligne directe, il a requis cette idée très simple et extrêmement féconde: écrire et enseigner en Canadien français Thistoire du Canada.Loin de s’en défendre — et pourquoi s’en défeu-drait-il?Tant d’autres parlent et agissent comme s’ils n’avaient d’attache qu’au Zoulouland, et ils ne s’en défendent pas! ¦— le chanoine Groulx l’admet le plus franchement du inonde: “L’histoire, décla-re-t-il.est un acte moral, non affranchi par conséquent des finalités suprêmes.Notre ambition et notre droit sont de l’écrire et de l’enseigner comme doivent le faire un catholique et un Canadien français”.Les adversaires du chanoine Groulx H y a longtemps qu’on débité des sottises au sujet de M.Groulx.Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on lui reproche d’être partial et même de prendre une “position plus que compromettante”.Dès 1923.Oli-var Asselin essuyait d’un coup de torchon assez preste une critique poussiéreuse de M.Gustave Lanc-r tôt.C’était, peut-on croire, fort diJ vertissant.On pourrait compilei une anthologie des aménités lanj cées à Tauteur de la Naissant d'une race, de Vers Vèmancipalitn et de Notre maitre, le passé; n^hi-rcllemenf, je ne mentionne #as L'appel de la race, qui aurait voqué, parait-il.meme chez doux et les bénins, une petite demie de rage.Ces dernières, nées, il est parfois arrivé qu’o] fait un beau tapage.On ne nas contenté de taxer M.Grou] fanatisme; on Ta accusé, criim minable, de fomenter la difision entre les Canadiens ou.pour eni- ACTES PONTIFICAUX La Tract No 2 conttant t ACTION FEMININE — S.S.PIE XH (1945).LA JEUNE FILLE : Son opoatolot.L'épreuve Québec Kandakar aura lieu dimanche Quelques notes historiques sur cette course — Au lac Beauport et ici et là — Leçon de ski Une oeuvre de haul style Dans celte conception renouve* lée, mais, au fond, si naturelle de Thistoire se trouve sans doute la cause de la puissance d’une oeuvre comme celle de Tabbé Groulx, oeuvre unique chez nous faite de travaux qui marquent une renaissance de la culture historique.A cette oeuvre difficile, le maître s’est donné tout entier.Dans toute l’acception du mot, il s’y est dévoué.Il y a consacré ses énergies et Tin-domptable force de sa volonté.S’il nous a révélé les grandeurs de Thistoire, c’est après avoir éprouvé et surmonté les misères de Thistorien.Pit ces misères, qu’il a connues dans toute leur dureté, il n’est pas besoin d'avoir tâché trente ans dans le métier pour en avoir une idée.Il lui a fallu travailler dans l’incompréhension, se créer des outils qu’il aurait dû trouver tout faits; mais il a persévéré quand même, et sa victoire est la nôtre.Parce qu’il a orienté ses recherches dans une certaine direction, qu’il décrivait, au début de sa carrière, comme “la route peut-être la plus longue, mais la plus sûre, vers les causes historiques souveraines”, notre maître, le chanoine Groulx, a produit une oeuvre grandiose, contemplée avec audace, édifiée avec science; une oeuvre de haut style et de grande droiture, dont les lignes élégantes et sévères, se profilent nettement au-dessus de notre littérature, comme la croix blanche sur le bleu royal de notre ^Irageau.Epopée des cargos du Pacifique Canadien Liverpool, Angleterre, 1er.— Le Beayerdell, nouveau supercargo rapide du Pacifique Canadien, qui a levé Tancre hier, pour sa pre-mière traversée de l’Atlantique, a destination de Saint-Jean, N.-B., est le premier navire de la catégorie des Beaver à sillonner de nouveau les eaux de TAtlantique depuis la guerre.L’ancienne flotte des cinq Beaver du Pacifique Canadien a, en effet, été totalement perdue durant les hostilités, après avoir cependant participé glorieusement à Tef-fort de guerre, c’est-à-dire après avoir vogué sur une distance de 406,234 milles, pour le ravitaillement du Royaume-Uni et de l’Europe continentale.L’un d’eux, le Beaverford, a livré une lutte glorieuse, mais cependant sans espoir, alors qu’il a pris part à la fameuse bataille navale dirigée par le captaine Fogarty-Fegen, V.C.sur le Jervis Bap, contre le croiseur de poche Admirai Scheer.Au début de la guerre, le Pacifique Canadien a mis à la disposition de l’Amirauté britannique les 22 navires de sa flotte océanique, y compris ceux du service côtier de la Colombie canadienne et de la Canadian Australasian Line, Quatre Beaver, le Beaverford, le Beaverburn, le Bcavercove et le Beayerdale sont au nombre des 12 navires du Pacifique Canadien coules par l’ennemi, tandis que le Beaverhill fut victime d’un accident.Assemblées syndicales L’Association des briqueteurs et maçons tiendra son assemblée mensuelle ce soir, à 8 h.30, à l’édifice (Jes syndicats, 1231 est, rue Demon-tigny.M.Edouard Lamoureux, agent d'affaires de l'Association des plâtriers, invite tous les membres à venir assister â une importante réunion qui aura lieu ce soir, à 8 h.30.ressuscité le plus important combi-1 né de slalom et de descente d’Amérique, le Québec-Kandahar.Et c'est au Mont-Tremblant que les épreuves seront disputées.C’est en 1932 que cette épreuve internationale fut inaugurée, contribuant largement à notre publicité à l’étranger.Puis, après 1941, on cessa d’organiser ce tournoi à cause de la guerre mais aujourd’hui il nous revient avec nos meilleurs skieurs comme vedettes.C’est d’ailleurs en participant à cette épreuve que des skieurs comme Louis Cochant, Viateur Cousineau, Roger Trottier et autres devinrent universellement célèbres du jour au lendemain.Le Kandahar débuta en Suisse, à Murren.Son nom vient de celui de lord Roberts of Kandahar, maréchal anglais en l’honneur duquel un groupe de sportifs qui avaient fondé cette sorte de club donnèrent son nom.Puis, l’organisation s’amplifia pour venir jusque dans nos Lauren-tides, c’est-à-dire en 1932, huit ans après sa fondation en Suisse.Le premier Québec-Kandahar fut Tune des plus aventureuses courses en ski que Ton avait vues jusqu’à date.Herman Johannsen dirigeait le groupe des concurrents qui avaient quitté Montréal pour se rendre au lac Mercier.Au matin, après deux heures d’efforts pour escalader le mont Tremblant, la troupe arrivait à la Tour, endroit de départ.Les concurrents partaient à une minute d’intervalle.Au milieu de mille et un obstacles, les skieurs parvinrent cependant à destination et ils décrivirent la course comme merveilleuse.Le gagnant de la premèire descente avait été Harry Pangman secondé par Peter Gillespie et Georges Jost.Au lac Placid Ceux qui ont le plus contribué à nous honorer lors de l’épreuve du lac Placid, qui a eu lieu en fin de semaine dernière, sont trois Triflu-viens: Lucien Laferté, Léo Miette et Fernand Latour.Sans compter Laurent Bernier, de Québec.Ces trois jeunes se sont révélés non seulement dans les principales épreuves rie saut disputées à Montréal et aux Trois-Rivières mais aussi aux Etats-Unis.Epreuve de sauts Le dimanche 10 mars il y aura concours pour les championnats nationaux américains de sauts à Laconia, dans le New-Hampshirc.Les Etats-Unis seront représentés par Art.Devlin, champion défendant son titre, Charles Blum ainsi que nombre de leurs meilleurs athlètes.Au lac Beauport Le trio collégien composé de Jac-quelin Saucier, Julien Chouinard et Yvan Mignault ont remporté le trophée de saut intercollégien au cours du concours organisé par le cil Voirie, dimanche dernier.Il s’ai du trophée “Jacques-Taché”.Julien Chouinard a sauté 82 et ^ pieds, remportant un total de lîl points.Plusieurs visiteurs araérl cains et canadiens assistaient af concours qui a eu lieu au lac Beau port.Leçon de ski simplifié Avec la popularité sans cesd grandissante du ski dans notre rl gion et le nombre toujours croissaïf de skieurs et skieuses de St-Jean i d’Iberville qui se livrent à ce bea sport d’hiver, soit sur les pistes d Mont St-Grégoire, soit sur les penttj de nos belles montagnes de Test du nord, il nous a paçp opportun résumer ici, en quelques courts ai tides, la technique au moins élç mentaire du ski.S’il désire jouir pleinement de sport hivernal si sain et si vivifiar tout en réduisant le plus possibl les chances d’accidents, il est e| effet très important pour le skiei novice de consacrer d’abord ur partie de son temps à la pratiq des virages élémentaires et Tétuil des méthodes de contrôle sous la dl rection d’instructeurs, si possibl! ou au moins de skieurs plus expi rimentés.Quoi qu'on dise, le ski n’est pal à proprement parler, un sport darf gereux.Il exige cependant certaine notions essentielles si Ton veut pratiquer avec agrément et sai4 s’exposer à des chutes parofis pénl blés.Il est évident, d’autre part, qui pour apprendre et comprendre pal faitement le ski, il faut en avoir un] explication scientifique et détaillci C’est pour répondre à cette demai| de de la part d’un grand nombre membres du Club de Ski St-Jea| que nous essaierons de vous donne dans les prochains articles, al moyen d’un texte explicatif réduf au minimum, la technique en rést mé des meilleures méthodes de grandes écoles de ski d’Euroj: adaptées aux conditions du ski dati notre province.D’abord l’explication de quelques) uns des termes les plus employés: Amont: Le côté du haut de l| pente.Aval: Le côté du bas de la pentd Yorlage: Inclination du corps e] avant des chevilles.Laglauf: Course de fond.Slalom: Course de descente cotj trôlée, effectuée à travers des fa nions.Kandahar: Concours annuel d| descente et slalom combiné.Schuss: Descente directe à grand| vitesse.Qucersprung: Saut tournant à 91 degrés se terminant par un arrè| complet.Cross-country: Marche ou coursl sur distances variées, avec rnontéc| et descentes.Pour la patrouille du Saguenay Québec, 1er — A une question de M.David Côté, député de Rouyn-Noranda, le Dr Camille Pouliot, ministre de la chasse et des pêcheries, répond que depuis le 1er janvier 1945 jusqu’au 15 février 1946, le gouvernement de la province a loue, non acheté, un yatch de 200 c.v., au coût de $20 par jour, pour continuer la patrouille de la rivière Saguenay commencée il y a quelques années contre le braconnage et la pêche illégale et l’effectuer d’une façon plus effective et aussi économique que possible, afin de protéger le saumon et la truite de mer.Ce yatch loué de la raison sociale: “Maitre Voilier”, a coûté en fait de salaire du pilote la somme de $135 et comme dépenses d’essence, huile, etc., la somme de $469.16.Deux motions de M.J.-A.Froncoeur Québec, 1er (D.N.C.) — M.J.A.Francoeur, député de Mercier, inscrit deux motions au feuilleton de l’Assemblée législative, Tune a trait à l’amélioration des moyens de transport à Montréal et la seconde concerne la moralité et les moeurs dans la métropole.Voici le texte de ces motions: “Qu’il soit produit et déposé sur le bureau de cette Chambre copie de tous documents, correspondances, télégrammes échangés entre le gouvernement de cette province, aucun de ses membres ou officiers et le comité exécutif de la ville de Montréal, ou aucun des membres ou officiers de l’administration de la ville de Montréal relativement: a) A l’élaboration d’un programme de travaux d’après-guerre dans la métropole, notamment pour Ta- mélioration des moyens de trans| port; b) A la contribution du gouverl nenient provincial pour assurer If réalisation desdits travaux”.“Qu’il soit produit et déposé suj le bureau de cette Chambre copil de toute correspondance échangé^ entre le gouvernement de cette prol vince, aucun de ses membres ou ol'ï ficiers et tout membre du clergél de corps publics, d’associations, oïl individus relativement à la publil cation et à la vente dans la inétroj pole de littérature immorale et obi scène, aux maisons de jeux et à 1;| violation de façon générale de h] moralité et des moeurs”.Dîner aux membres de la galerie de la presse Québec, 1er (D.N.C.) —Hier soit] au café du Parlement, M.Horniisdas Langlais, député des Iles de la Mal deleine et whip en chef de TUnioil Nationale, a offert un dîner auJ Tnembres de la galerie de la pressel Le dîner Langlais est devenu tral ditionnel: M.Langlais Ta inauguré Tannée dernière.Le plat principal consiste en une bouillabaise que Mal ri us sc plairait à savourer et que les hôtes du député des lies de la Mal deleine ne manquent pas d'gpprc] oier à sa juste saveur.Grand connétable décédé! Les Trois-Rivières, 1er (D.N.C.) — M.Joseph Doyon, grand connél blc pour le district judiciaire des Trois-Rivières, est décédé hier après une longue maladie.Il étail âgé de 75 ans.11 laisse son épouscj née Maria Arscneault; ses fils.Loi renzo, photographe, et Jean-Mau] rice, chimiste; ses filles, Mlles Ma] rie et Yvonne, Mme Cyrille Larosel Mine Maurice Leclerc, Mlle Germai] ne: un frère.Charles Doyon.Les funérailles auront lieu lundlj le 4 mars, à la cathédrale.Allocutions do L'OUVRIERE : Sa* devoirs è l'heure présente.LA FEMME : See obligations dans la vis sociale et politique.Au comptoir i $0.15, par la posto i S0.1T.SERVICE DI LIBRE DUE DU “DEVOIR'' Il fait tout.sauf harnacher vos skis! ?état de la neige et des pentes * rapports atmosphériques de dernière heure * horaires des trains * état des grandes routes ?nouvelles des concours et réunions * intervious avec les as du ski Voilà ce que donne entre autre» le BULLETIN DU SKI DE LA BRASSERIE FRONTENAC.Soyez un skieur bien renseigné I Ecoutez le BULLETIN DU SKI, par Marcel Baulu, POSTE C K AC t.$0 * $.3$ o.m.—9.30 è 9.43 p.m.Buffle^* du Su de la BRASSERIE FRONTENAC VOLUME XXXVil — No 50 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI lcr MARS 1946 Lo toxe scolaire La région du Saguenay a envoyé un mémoire au premier ministre L'Association d'expansion industrielle du Saguenay proteste contre la zone scolaire provinciale et contre la taxe uniforme sur le kilowatt-heure d'électricité — Les régions éloignées et l'industrie — Deux suggestions pour améliorer la situation actuelle L’Association d’expansion industrielle du Saguenay, qui groupe “des personnes, des compagnies et des municipalités de la région du Saguenay”, a fait parvenir au premier ministre de la province un mémoire sur la “taxation scolaire dans la province de Québec”.Dès le début du mémoire, cette association déclare que certaines suggestions faites par le comité d’enquête sur la taxe scolaire "sont discriminatoires et injustes pour le Saguenay et définitivement préjudiciables à toute la province”.Québec et l'industrie T L’avenir de la province, poursuit le mémoire, dépend de son développement industriel.L’agri-(cuiture est et sera toujours considérée comme le rempart de Québec, mais ne sera jamais l’atout principal pour atteindre à la prospérité, parce que sa saison de culture est trop courte comparativement à celle des autres provinces avec lesquelles elle doit concurrencer”.Le mémoire dit ensuite que “l’expansion industrielle du Québec progresse d’abord dans les régions isolées de hi province, et la prospérité croissante de ces régions se reflète dans la prospérité des centres urbains”.Alors, si l’expansion industrielle de ces régions est retardée ou entravée, la prospérité de toute la province en souffrira grandement”.Faisant ensuite allusion au rapport du comité d’enquête sur la taxe scolaire, le mémoire dit qu’une de ses principales suggestions “est la création d’une seule-zone scolaire comprenant toute la province et que, dans cette zone, une base uniforme d’évaluation et de taxation de la propriété foncière des sociétés soit instituée”.Les montants perçus dans toute la province seraient ensuit° distribues selon les besoins par le gouvernement.“L’Association d’expansion industrielle du Saguenay, dit le iné: moire, prétend qu’un tel procédé serait injuste et discriminant.Cela signifierait que les districts ruraux et éloignés, qui ont toujours été privés 'des facilités supérieures d’enseignement que l’on ne trouve que dans les grands centres, seraient maintenant appelés à aidei ces mêmes grands centres a defrayer le coût de leur propre enseignement.Cette thèse serait une version nouvelle de la politique démodée qui consistait à dépouiller les provinces pour le bénéfice delà mère-patrie.La fausseté d un tel procédé est connue depuis longtemps”.Le mémoire explique ensuite que les industries des régions éloignées se sont établies dans ces endroits reculés malgré des difficultés de toutes sortes, dans l’espoir d’en retirer certains avantages.“Tous savent, lit-on plus loin, que ies villes n'enrichissent pas le pays.Les gens des villes sont censés vivre les uns des autres; en réalité ils vivent de ce que les gens de l’extérieur leur apportent et qu’ils distribuent.L’avenir de la province repose sur ces régions éloignées.Est-il juste alors de diminuer les avantages pour lesquels ces pionniers se son! établis?Toute législation discriminante dirigée contre eux portera un coup direct, non seulement aux sociétés dans ces régions, mais aussi indirectement à tout homme, femme et enfant qui vivent dans ces endroits et éventuellement, à .ceux mêmes qui vivent dans les grandes villes”.Taxe sur l'électricité Dans uu ‘2e chapitre* l'Association d’expansion industrielle du Saguenay parle de la “suggestion qui a été faite à l’effet que choque kilowatt-heure d’électricité vendue dans la province soit taxé, et que cette taxe soit payée sur chaque kilowatt-heure à un tarif uniforme”.Le mémoire dit que cette suggestion “est complètement irraisonna-ble”.Comment en effet, défendre une telle suggestion, précise le mémoire, quand on sait que le kilowatt-heure se vend plus cher dans les villes et moins cher dans les centres ruraux?Comment imaginer “un système de taxation où tout homme, qu’il soit journalier ou chef, paie le meme montant de taxes”?Il ajoute qu’une telle taxe causerait la ruine des industries du Saguenay, et “elle dirigerait vers d’autres districts toutes les industries en perspective”.Notre politique commerciale Elle doit1 être plus générale, déclare M.Robert Cousineau, à la Chambre de commerce Conférencier hier au déjeuner hebdomadaire de la Chambre de Commerce de Montréal, servi en rhôtel Windsor, M.Robert Cousineau, secrétaire conjoint du tarif et du commerce, a déclaré que le Canada doit avoir une politique commerciale extérieure plus générale et d’une envergure mondiale, puisqu’il a atteint, aujourd’hui, un tel niveau de production industrielle qu’il peut se passer d’une bonne partie des marchandises que l’Angleterre et les Etats-Unis lui fournissent.Les prochains mois nous diront, a-t-il ajouté, si “le Canada aura réellement la courage de suivre une politique commerciale conforme à ses intérêts.Il ne faut pas oublier, toutefois, que ceux qui établissent ta politique commerciale extérieure du Canada suivent les directives du gouvernement élu et que, partant, l’opinion peut faire sentir son influence.Ce qui est certain, c’est qu’il ne sert pas à grand-chose de négocier une foule de traités de commerce avec les pays étrangers, si la part qu’on leur réserve doit demeurer aussi peu considérable qu’en 1939”.M.Cousineau a ensuite parlé du rôle du comité dont il fait partie à titre de secrétaire conjoint — celui du commerce et du tarif — comité formé le 2 jam jar dernier.“Ce comité a pour fonctions, a-t-il expliqué, de recevoir les vues de l’industrie et du commerce canadiens quant aux concessions tarifaires et autres que le Canada devrait chercher à obtenir des pays étrangers et, d’autre part, quant aux concessions tarifaires que le Canada pourrait accorder ou devrait refuser aux pays étrangers.” Les gens du commerce et de l’industrie peuvent donc exprimer leur opinion dans des mémoires qu’ils fixé, afin que celui-ci puisse en faire des “livres noirs” (ainsi appelés à cause de leur couverture).Ces documents constitueront un instrument précieux entre les mains des délégués canadiens, tant au conférences internationales, du commerce extérieur qu’aux négociations bilatérales subséquentes avec les divers pays.En terminant, M.Cousineau a formulé le souhait que le “Canada français s’intéresse davantage à ces grandes questions de politique commerciale extérieure ’.- - Les marins en veulent maintenant à l'Espagne Les délégués à la convention nationale de l’union des mariné canadiens (T.L.C.), ont envisagé la mauvaise situation politique qui servit dans toutes les parties du inonde et ils ont exprimé leurs vues dans des résolutions qui attaquent le gouvernement Franco et félicitent les débardeurs australiens de leurs efforts pour empêcher les cargos d’atteindre les forces britanniques, hollandaises et autres en Inaonésie.Ces deux résolutions offrent un contraste avec les sujets d’affaires qui ont trait à la constitution de l’union et aux amendements à y apporter.On a décidé d’augmenter le tarif d’initiation de l’union de à flO, et les cotisations mensuelles de $1.50 à $2.M.Conrad Sauris, de Montreal, né en Espagne, a soumis la résolution qui avait trait à la situation politique d’Espagne.Il a demandé au gouvernement canadien de cesser ses relations avec Franco et de reconnaître le gouvernement provisoire.Journée de$ étudiants à Québec Des félicitations de M.DesMarais Vernissage jusqu a sbumctîront au comité dans un délai sivement Le vernissage du Salon de la Women’s Art Society a eu lieu à 3 heures cet api^ès-midi à la Galerie des Arts de la rue Sherbrooke.Cette exposition se continuera dimanche le 10 mars inclu- IIs paradent à travers les rues de lo ville — Visite à l'hôtel de ville et ou parlement Québec, 1er (C.P.) — Les etudiants de l’Université Laval ont célébré leur journée annuelle hier, par des parades à travers la ville et à l’iiôtel du gouvernement, interrompant ta circulation de plusieurs grandes artères.Au cours de leur visite à l’iiôtel de ville, les étudiants ont reçu les clefs de la ville, du maire Lucien Horne, et ils sont sortis pour eu faire usage le plus complet.La police a tout fait pour ne pas intervenir, bien qu’un nombre de vitres aient été brisées, pendant la manifestation.On rapporte qu’un groupe s’est introduit dans une maison de la haute ville, sur la rue St-Louis, et qu’après avoir brisé les vitres, ils ont jeté des meubles dans la rue.Environ 250 du groupe ont bloqué la circulation au coin des rues de la Couronne et St-Vallier.L’un d’eux est monté sur le marche-pied d’une automobile en marche et tomba à la renverse sous le coup de l’élan.Ses compagnons se précipitèrent sur l’automobile et la frappèrent de leurs cannes.Cinquième anniversaire d'une lettre pastorale T.c 9 juin prochain, le comité diocésain d’action catholique célébrera le cinquième anniversaire de la publication de la lettre pastorale de S.E.Mgr .foseph Charbonneau, archevêque de Montréal, sur l’Action catholique.Une grand-messe sera chantée à cette occasion en l’église Notre-Dame et le sermon de circonstance sera donné par Mgr J\-E.Léger, P.D., vicaire général de Valleyfield.L’ilc de Cuba compte plus de bêtes vivant dans des cavernes que dans tout le Nouveau-Monde.M.Pierre DesMarais, chef du conseil municipal, a félicité hier les autorités du département de la voirie pour l’enlèvement rapide de la neige dans les rues de son district.“Je suis enchanté, a dit M.DesMarais, de constater avec quelle rapidité et quelle efficacité la division de la voirie publique a procédé au déneigement ces jours de niers, notamment dans le district que je représente à l’hôtel de ville, et qui englobe la majeure partie du bas de la ville.“Autant on avait lieu de se plaindre jadis, autant maintenant il y a lieu de se réjouir de cette amélioration du service, et je tiens à rendre hommage au colonel J.Brosseau et à ses assistants pour l’habileté avec laquelle ils s’acquittent de leurs fonctions”.Un hommage d'Alexander A la Société des traducteurs Ce soir, à 8 h.30, au salon E de l’hôtel Windsor, le professeur Jean Darbclnet, directeur des études françaises à l’Université McGill, donnera une causerie sur les embûches de la traduction précise et idiomatique, en s’inspirant de traductions d’ouvrages contemporains bien connus pour illustrer ses observations.Le public est cordialement invité à cette causerie présentée par la Société des Traducteurs de Montréal.Entrée libre.Londres.1er (C.P.-câble) — Le feld-maréchal Alexander, parlant hier soir, au cours d’un dîner en son honneur donné par le Canada Clul).a déclaré que la ligne Hitler en Italie, s’effondra devant la force du 1er corps d’armée canadien qui ouvrit la route de Rome.Le maréchal a parlé longuement de la “magnifique” réputation que se font faite nos soldats en Italie et surtout de leur courage lors de la bataille de Cassino, qui marqua la trouée dans la ligne Hitler.“Si le général allemand Kessel-ring avait été en mesure d’opposer des forces plus grandes, la situation eût été très sérieuse, dit le maréchal.Ce dernier déclara ensuite qu’il avait hâte d’occuper son nouveau poste de gouverneur général du Canada qu’il s’attend à prendre dès le printemps.M.Vincent Massey, haut-commissaire canadien à Londres, a présenté le maréchal à l’auditoire.Les deux derniers Brigitte de Berthe BERNAGE Brigitte aux champs La guerre n'a pas passé inaperçue au foyer de Brigitte.L'époux est sous les armes et Brigitte quitte Paris où la vie est devenue trop pénible."Brigitte aux champs" nous raconte sa vie à la campagne pendant la guerre.Brigitte sous le ciel gris La guerre est finie; l'époux de Brigitte est libéré et il revient au foyer.Quel rôle va jouer Brigitte dans le retour Tt 1 fi»** i» r"', >i>*‘ Votf* h.a jollioU t»< it c9*' ctlui i' froR1 dt ' et»’* u socW UvT ÏMiSWNELS.POUR TOUT MOTIF RAISONNABLE Seulement !’ 27* Ran out de Mon tri al m st rt /< f /1 \( unuihens dans ton tt > Jt‘s ' dr 'a lit dtpnU I s ! " PAR MOIS POUR EMPRUNT icnteunatta m 12 nrnmi (Squtvotoiît d un /nlEriJ onrax/ d* 6%) UN $100 U II T fOMPRU nXTÉ Vtftt Uglrgnl me U compuill d* l* nto esrule d» U B J* M proeb* dé chez vous.• 50 75 too t 0.48 12.7* 18.96 5 S.69 8.54 U 39 * 4.30 6.45 8.60 — •MP ISO MO 3S.44 50.08 17.08 54.17 12.90 25.81 8 8.75 17.46 *1S2* AD21F OBJECTIF $850,000 mm mm QUATORZIÈME CAMPAGNE: du 22 FEVRIER au 7 MARS FEDERATION « OEUVRES « CHARITE CANADIENNES-FRANÇAISES DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 1er MARS 1946 VOLUME XXXVII — No 30 COMMERCE ET FINANCE BOURSE PE MONTREAL Cho*.«1 .I,., I* total da* rrr, ;*» • »t* Or 44 901 ar Mon» *t de ,î38 o«9 actions minières, en •omparalson de 52.400 actions et de 244.192 actions minières mercredi dernier.Cotes à la fermeiure des cours le 28 février.Valeur* 55 Aigoma 10 Aluminium 2 Do pfd 8 Anglo Te! pfd 220 Argus pfd.500 BA Note 135 Bath 48 Bell .105 Bruck 100 Bulolo 435 C.Cement ., 65 Do Pfd .105 Can.SS .38 Do p U23 Oan Bre» ., 825 C Car .65 Oelanese .1 Orts B ., 28 Al co A .65 Do B .776 C.P.R .75 Cockshutl .350 C.Smelting .10 Con Ois .60 Da via A .75 Seagram .850 Dom Bridge .60 Dom.Coal P .50 Dom.Fnd.8160 Dom.S C B .80 Dryden .140 Foundation .185 Oatlneau .115 O.S.Ware .25 Ham.Bridge .450 H.Smith ., 9 Hud.Bay .565 Imp.Oil .176 Imp.Tobacco .210 Nickel.1270 Int.Paper .Haut Baa 21 21 108 55 100% 100% 100% 23% 23% 33% 20 19% 20 192 1*1% 191% 21% 21% 31% 22 22 22 145 144% 145 20 20 20 51% r » 51 % 23% 22% 18 ] « ®Hg 18 «4 64 64 10% 18 18 is 15 15 15 22 % 22 22 16% 16% 16% 84% 84 84 43 31% 31% 31% 97 87 97 42% 41% 42% 14% 14% 14% 32% 32% 32% 14% 14 14% 14% 14% 14% 31 31 31 16% 16 16% 19 19 19 10% 10% 10% 31% 31% 31% 41 16 154; 157» 14% 14% 14% 42 41% 41% 46% 46 46% Valeurs 815 lut.Pete 501 Int.Util.154 Lake Woods 3 Do pfd.70 Laura Second 70 Labatt .1537 Massey-Harrls 25 Mitchell R.40 Molson 1495 Mont.Power .5 Mont Ln 10 Mont.Tram.215 Nat.Brew 545 Nat.Steel Car 35 Niagara Wire .390 Noranda 25 Ottawa Kiev.75 Ottawa Car ., 100 Page Hersey .115 Power Rlv.970 Price .435 Power Corp., 35 Que.Power 10 Saguenay Power 781 Shawlnlgan .305 Sicks Br.2911 Do rto .15 Steel .50 Southam .10 Steel p.86 2235 Un.Steel .38 Walker .5 Do p.116 Winnipeg EH.50 Do 6 p.Banques : 280 Commerce .435 Montréal .655 Royale .Obligations : 350 Motl Pow Notes Haut Bas Vente 22s» 2222sâ 42»i 424» 30 Vj 31 .42si .31 .157 .2134 .25% .18% .29!a .ao3» 24 32 .47 .45% 27*4 25 Va 66 Va 55 7>,i 33 30% 58 15 20 105'-.105% 105% 23% 23% 23% 42 42 < 95 95 Le mois qui vient de se terminer n’a pas été très favorable au marché américain puisque la moyenne Progrès remarquables de la Coopérative Fédérée Les ventes ont augmenté de $650,000 — Le nombre des sociétés affiliées s'élève à 436 contre 393 en 1944 — M.J.-A.Pinsonneault, président, souhaite la bienvenue aux sociétaires r i~u« SætærJSSi&Sï; iiist une baisse de 0.8 points du- assemblée annuelle à l’hotel Mont 21% 213« 25% 25% 18 18 30% 30'% 23% 24 45% 27 % 25% 66% Relations entre employés et employeurs L'un des plus sérieux et des plus ‘ nls problèmes de l’après-î! déclaré M.Pinsonneault, rant ce mois soit le recul le plus 1 Royal et M.J.-A.Pinsonneault, pré-accentue vu depuis près de six ans.jsident, a souhaité la bienvenue toutefois durant les deux dernières aux sociétaires, aux coopérateurs seances de février, les cours se sont et amis du mouvement qui étaient.sucllc, H aeciare m umsonneanit légèrement raffermis ce qui porte a venus nombreux assister aux déli-| semble être celui îles relation* en’ croire que peut-etre le mois de beration*.Il a déclaré que l’année ' tre employés emnïnve.ir« Pn mars sera plus favorable à la Hour- *945 avait été marquée par de (an# au'aurirnltpnr* ^ \ S‘ c.Ce matin le marché affichait de ffronds événements; ce fut d’abord i au„ ips ‘J?, , savons louveau un ton ferme .sur presque.u f,.n.de la guerre en Europe et ! ,n j-»: < Ç agriculture sont oute la liste, mais de nombreuses *a Vls*tc, en octobre dernier, dans! „ ’ dans une économie valeurs montraient de la lourdeur; I "0,re Province, des représentants Proportionnés au pouvoir toutefois, vers l’heure du midi les ^c?quarante-quatre nations qui ,„1t_ at ,,c ,a inasse des consomma-gains prédominaient sur le marché |Pnrent,Part à la Conférence inter- \‘frs’ Far nos cooperatives agri-H se peut que Wall Street connais- j1a,lona,e des vivres et de l’agricul- ”’;JÎ,«U1L™fK.“ns tous les i°u|;s se des hausses et des baisses assez a6,’, , ,, , .Au cours de l’année, a-t-il ajouté, ¦12% 100 82% 19% 19% 19% .1.2 11% 12% .114 112 114 .14% 14% 14% .28% 28% 28% .32 33 32 .25% 25 25 «i .24% 23% 341, 49% LE CURB DE MONTREAL Cotu à U fermeture des cours le 28 fésner.accentuées au cours de ces prochaines semaines, car les comptes doivent être ajustés d’ici la fin d’avril, ce qui donnera probablement lieu à de nombreuses liquidations.Selon les dernières nouvelles, la fermeture du marché de New-York le samedi durant les mois d’été, semble chose décidée et il est rumeur que la semaine de cinq jours soit adoptée de façon permanente.Le dollar canadien était inchan-gc à un escompte de 9'4325 Un.Steel 932 Venture* .17MX) Vermllat* BOO Waite .370 Weston .7500 wm.co.579 Win.Elec.1500 Winora .3400 Ymrr .CURB 1100 C.W Lbr 1745 Cons.Pap.3503 Tcmlsk.Ventes totales: 1,970000, Haut Bat Perm 33% 23 23% 56 52 56 140 132 136 310 300 305 160 150 150 555 530 530 556 530 530 400 470 480 88 75 80 340 335 335 12% 12 12 15% 15 is% 145 141 141 35 30 33 50 45 47 18 17% 18 39 37 39 33 32 32 14% 14 14% 11% 11 11 73% 73% 73% 27% 27 27% 248 245 247 66% 66 06% 195 160 164 29 26 27 15% 13 14 62 59 59 119 113 119 8 7% 8 200 194 195 60 59 60 15% 14 14 110 102 102 26 24% 25 98 37 98 170 165 166 46 43 44 4(25 415 415 «0 55 56 31 y>\ 31 150 143 145 2S4 285 290 76 73 7* 115 110 113 59% 19 19 64 66 64 .46 64 122 118 122 24% 24 24 M 52 54 39 38 38 128 123 125 93 .58 62 193 181 182 26% 26 26 123 100 120 89 85 85 121 118 118 37 32 36% 100 80 80 300 385 385 99 97 99 390 380 380 500 495 495 88 85 87 150 140 142 12»,4 11% 12% 14% 14% 14% 10% 10 10% 4(75 470 475 28 27% 27% 25 24 24% 14% 14 14% 40 37 37 27 27 27 13% 15 15 320 310 310 16% 16 16 19% 19% 19% 15 15 15 Recettes accrues de Fraser Co.passées, les revenus de 1945 com-! prennent $1,000.000 de primes sur j le change américain, ou 18 p.c.des | revenus d’exploitation et Ü8 p.c.de nrofit avant la provision pour les impôts.Les obligation' Dom du Canada 3% 195! Dom.du Canada 3% 1952 Dom du Canada 3'.1954 Dom.du Canada 3% 1963 1956 1957 Dom.du Canada 3% 1950 Dom.du Canada 3‘% 1960 Dom du Canada 3% 1962 Prov.de Québec 3% 1969 Prov.de Québec 3%'3> 1949 Prov de Québec 3%‘3> 1953 L’état financier de Eraser Companies Limited, pour l’exercice terminé le 31 décembre 1945, indique un profit net sans précèdent au total de $1,763,628 et qui équivaut à $4.75 par action ordinaire, de même qu’une situation financière encore maehoree.Le profit net nom.du canada 3 pour 1944 s’était établi à $1,457,751 pom.du Canada 3 on à $3.93 par action ordinaire.Kn cette année 1944, la compagnie comptait sur une portion remboursable d’impôts au montant de $259,- „ ^ 000 ou 70 cents par action ordinal- d' Québw,33%-% ?9M re.Il n’y avait nas de portion rem- .prov, de Québec 3% 1955 bonrsablo en 1945.I Prov.de Québec 3% 1956 La compagnie a maintenu ses ^ Monl^îî î%% dividendes au cours «le 194o et qua- cue de Montreal 3%*% 1953 tre versements trimestriels de 50 , eue de Montreal 4%% 1950 cents chacun ont été servis, ce qui des ^ î™ 1i représente $2 par action annuelle- toWr'afyd^o^V- m?4 " M im 3 ma ment.En 1944 la compagnie avait Montreal Power 3%'''c i960 un% — versé $1.05 par action, soit trois di- j Montreal Tramway* 5% 1951 viflcn(ics ^ fwg»*-vfc /«ly•*#* 11•* ^ Mont TrRinwfty# 5,-,o 3P55 A i.a 2 ?CÏ\i c.na.cun- .4 , I ShAWlnlgan Wat^r Vo 1961 A cause du prix eleve du coût de Abitibi Paper .revient, tes revenus d’exploitation Brown Co.S'*.1959 rmr 194E ont baissé de $6,129.187 $5,542,523.Comme par les années 1 r05 Bravo .Brlfçht RL .17 Calllnan .3g Carrlcona .it Cons.Chtboug.jj Cuvunt ." ’ " las Con.Copper .54 Craible .Daragon .43 .:: 385 Fontana (ancien) .Greenlee .,4 Hayes-Cad.!!!!!*.’!!.7c.Hlghrldge .14 ~ Kam'.ac .i”.! 35 Insco .77 L Rowan ianc.) _____!!!!!!!! 9 Do.(nouv.) .34 Ob-tfeltl .' 30 Payore Con.12 Red Wood .’ )4 Rich Group .18 Tiffany .îo Thornhill .44 Scott Chlb.’ 15 Sepha .u Wendell .24 Wesley .5 Wlngalt .16 Walcoro .21 Dem 14 215 9 19 41 13 54 200 36 45 50 395 23 26 9 16 38 79 11 37 32 15 16 20 12 46 17 13 26 7 18 23 Elder Gold Mines Le creusage du puits sur la propriété de E.lder Gold Mines progresse rapidement à une moyenne de 5 pieds par jour.Le puits atteint présentement une profondeur de 200 pieds et un accrochage sera établi à ce niveau.A 150 pieds on a répéré une dérivation d’une des veines connues.Un second compresseur a été acheté en vue de hâter les travaux de production.Projets d expansion du Téléphone Bell La compagnie dépensera en 1946 et 1947 $60 millions en vue d'améliorer son service Les recettes globales d'exploitation se sont élevées à $69.425,000, une augmentation de $6,000,OOO, sur .UM4.Four plus de la moitié, cette un déboursé global de augmentation est attribuable au ser- ,T vice inlcrurbain dont la demande s'est maintenue à des niveaux sans cesse plus élevés, singulièrement depuis la fin des hostilités dans le Pacifique, a déclaré M.F.Johnson, président, aux actionnaires lors de l'assemblée annuelle tenue hier après-midi.Les dépenses d’exploitation ont atteint $43,498,000, une progression oc $3,297,000 sur 1944.résultant en majeure partie de révisions à la hausse du barème des salaires et de l’addition de quelque 2,700 employés, y compris ceux qui, licenciés des services de guerre, ont repris leur emploi avec la compagnie.Le total de tous les impôts pour 1945, y compris la partie remboursable de l’impôt sur les bénéfices exceptionnels, se chiffrent par $17,-059,000, soit 19 pour cent de plus qu'en 1944, et l’équivalent de $16.85 pour chaque téléphone en service, ou de $19.78 pour chaque action du capital — près de deux fois et demie le montant versé en dividendes aux actionnaires.La partie remboursable de l’impôt sur les bénéfices exceptionnels pour 1945 ressort à $2,301.000.ou $2,67 l’action, et le total maintenant porté aux livres comme remboursable par le gouvernement du Dominion s’élève à $6,453,000.Après avoir pourvu aux intérêts sur la dette obligataire et autres frais fixes, le solde disponible pour le dividende s'établit à $6,003,000, nu $6.96 l’action.Il fut nécessaire de prélever sur le surplus une somme de $895.000 pour payer le dividende de $8 l’action.nous avons fait des progrès encourageants, et avec une provision croissante d’appareils et un personnel d installation beaucoup plus nombreux, nous avons fait plus de progrès dans les quatre derniers mois de l’année que dans les huit mois précédents.ProjeEs d'avenir Nos projets pour les deux prochaines années (1946-47) exigeront un déboursé global de $60,000,000.Une bonne partie de cette somme sera affectee à l’addition d’équipement de postes centraux et de câ-,.ans- *es Srandes villes pour hate! 1 execution des commandes différées.On transformera cer-ta.ns réseaux au service à cadran dans les petits centres où les be-spins immédiats fournissent Tcrcca-sion d’introduire ce type plus moderne de service.Nos projets comportent également des additions importantes aux facilités interurbaines.La radio promet de jouer un rôle de plus en plus important comme complément du service téléphonique interurbain par fils.Les tra-vrux d’aménagement d’un canal radiophonique entre Sorel sur la rive sud du Saint-Laurent, et Joliette sur la rive nord, sont en cours.Cette liaison directe, quand elle sera mise en service, atténuera l’encombre-ment tant .sur la rive nord que la rive sud, en évitant le circuit détourné par voie de Montréal.Dans certaines grandes villes on se propose d’établir le service téléphonique mobile en équipant les véhicules moteurs de radiotéléphones.Le véhicule moteur en marche peut être relié au réseau téléphonique ordinaire, de sorte que le chauffeur puisse communiquer avec d’autres téléphones à travers le secteur.On poursuit actuellement des expériences à Montréal et à Toronto pour éprouver la praticabilité de ce service.Expansion rurale Comparaison de 1945 et 1939 Notre programme d’extension du service téléphonique aux cultivateurs progresse bien.Nous avons ajouté quelque 5,400 postes ruraux en 1945, et notre premier objectif Il serait a propos en ce moment j d’apporter le service à 20,000 fer-de comparer les résultats financiers ! mes du Québec et de l’Ontario au de 1945 a ceux de 1939, Tannée ou : cours des cinq prochaines années la guerre fut déclarée.La recette du | est déjà en si bonne voie de réali-réseau interurbain en 1945, au total i salion «jue nous l’atteindrons en e $23,876,000, fut de (Unix fois et, beaucoup moins de temps, pourvu ¦ • • 1 _ * _ .4 I .• I I O f < a i O r * I I rt 1 «t t* w» i r* .1 * # t sa a a • • a-> saè demie le montant enregistré en 1039.Par contre, la recette du réseau urbain pour 1945 n'accuse qu’une augmentation «le 37 pour cent sur 1939.augmentation beaucoup plus faible que celle que nous aurions enregistrée, si la rareté des matériaux et de la niain-d'ocuvre ne nous avait pas imposé la stricte conservation des facilités téléphoniques pour répondre aux exigences de la guerre.Cela se reflète dans le nombre considérable des commandes arriérées.Bien que les recettes totales excèdent de $27,000,000 celles de 1939, le revenu net applicable au dividende a diminué de $500,000.La raison de eefa est que les impôts ont augmenté de $14,000,000.Le poste des salaires, avec 6,106 employés de plus, marque une hausse de $8,600,-000.Les frais de dépréciation sur un plus fort montant d'outillage dé-préciable accusent une progression de près de $2,000,000.Tous les autres frais, y compris des contributions accrues au fonds de pension m sont relevés d’environ $4,000,000.Par ailleurs, l’intérêt sur la dette obligataire cl autres frais fixes pour 1945 marquent une régression de toutefois que la main-d’ocuvfe et les matériaux suffisant soient disponibles.Conodion Breweries Ltd f.es profits nets consolidés de Canadian Breweries Ltd se «ont chiffrés à $1,024,932, la partie remboursable de l’excédent sur les bénéfices compris, pour le trimestre terminé le 31 janvier 1946, comparativement à $377.978 pour la même période en 1945.Les profits des opérations se sont élevés à $2,-716,292, de $2,198.632 rapportés l’an dernier.Les disponibilités s'établissent à $16,502,548 et les exigibilités à $7.839,925 faisant ressortir un fonds de roulement de $8.662,-623, comparativement à $5.768,836 pour 1945, soit une augmentation de $2,893.7877.Avis légal Prorlnre de Québec.District de Montré*;.Cour Supérieure No 24194» ALBERT1NE FÏLION’,, épouse commune Ragent Knitting 4% 1952 iW!* — g i* vent* de 1939., .,, , , 1 Les comparaisons soulignent le Ottawa.1er ((.I .!.— La (>oni- fajj q,u.votre compagnie n’a pas mission de contrôle du change con- bénéficié de In guerre, serve les taux suivants pour le «loi- Il y a une année, je vous faisais lar américain I pour cent «le Dri- rapport que les commandes arrié-mea lâchât et 10'/, pour cent cles.;,écs totalisaient par 70,000.Les oropte a la vente.j nouvelle* demandes ont continué La livre sterling cote en foonnaic | «jVfluer uendant l’année et le total «••rwnandcs t»n .souffrance attei- jwm .i** * -i,,- „ i .’’vuziJB.rw une r iioiurr- evousç commune / «a.dépenses similaires i en blena de Roméo DesJardins: des cité et ' district de Montréal 110% 112% 101 103 101% !- L'actualité (suite de la première page) il ne perdait pus une occasion de discréditer Joiliet qu’il considérait comme son indigne concurrent.Et cet archiviste passionné gardait au secret les documents qui pouvaient contredire ses thèses favorites.Le journal de voyage de Joiliet, qui s'accompagne de nombreux croquis pour marquer les anfractuosités de la côte, les innombrables lies et les montagnes qui bornent la mer, sc contente de décrire sobrement le littoral du Labrador a partir de Mingan qui constituait avec Anticosti le domaine seigneu-rénl de l’explorateur, jusqu’à Zoar, qui est plus qu’à mi-chemin entre le détroit de Belle-lsle et le détroit d’Hudson.Il comporte cependant plusieurs notes sur les Esquimaux qui étaient jusqu’alors assez mal connus.Le P.Delanglez souligne que les latitudes notées par celui qui devait devenir peu après hydrographe du Roi sont remarquablement exactes en dépit des moyens imparfaits dont il devait se servir, notamment de l’astrolabe qui était loin de valoir le sextant."Né à Québec’’ comme l'a si justement souligné Alain Grandbois dans le livre remarquable qu'il lui a consacré, Joiliet apparaît comme l'un des 'plus grands explorateurs de l’Amérique du Nord.Joules les expéditions qu’on lui a confiées, il les a menées à bien avec les moyens dont il disposait.Que ses voyages de découverte du Mississipi et du Labrador li aient pas été marqués des vicissitudes et des malheurs qui leur auraient conféré une auréole romantique, c'est un hommage indirect à son jugement, à sa sagacité et aux connaissances qu’il avait réussi à acquérir dans les institutions de la colonie.Au moment où l’industrie minière s’apprête à envahir les solitudes du Labrador pour en extraire les richesses, H est bon de se rappeler que c’est un Canadien et un Québécois de naissance qui a été le premier à exploiter les richesses de ce pays en fondant des établissements dans sa seigneurie de Mingan et l'un des explorateurs les plus consciencieux de la côte du pays attribué à Terre-Neuve par un jugement du Conseil prive.Le Labrador est une terre québécoise autant par l'histoire que par la géographie.L'année du troisième centenaire de Joiliet s’est terminée sans avoir été marquée de l'hommage suprême dé In rétrocession du Labrador, mais il faut espérer que nous finirons par recouvrer dans son entier le pays où il a dépensé les dernières années de sa vie et où il est mort à 55 ans après avoir si brillamment illustré la Nouvelle-France.P.V.l-IU-M Bloc-notes (suite de la première page) C’est l’un des bons travailleurs qu’avait su grouper autour de lui le regretté Frère Marie-Victorin.Elle commence Elle commence, ou plutôt elle recommence.Nous entendons parler de la grande campagne en faveur de l’immigration que l’on pouvait deviner depuis longtemps.Première question: pourquoi ne pas songer d’abord à réinstaller dans la vie normale les gens de chez nous qui ciierchent encore où se placer?O.H.i-m-4«_____ Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 3 MARS Dim.de la Quinquagésime.— Semi-double (VIOLET).Messe: Eslo mi hi, sans Gl.avec Cr.; 2e or.A cunctis, 3e au choix du célébrant, 4e pour le Pape (5e M.commandée pro re gravi, nisi sit imperala pro Papa); préface de la Trinité.—Aux Vêpres du dim.de la Quinquagési-me, sans Allel.: méin.1o de saint Casimir C.(1 Vp.), 2e de saint Lucius I P.m.(I Vp.: or.Gregen), 3e Suffrage.N.B.— Demain — le lundi 4 mars — si l’on célèbre la messe de saint Casimir ou de saint Lucius: ou bien si Ton célèbre une votive qui n’a pas de préface propre ou une messe de mariage: il faut prendre la préface des Apôtres.LE MERCREDI 6 MARS Les Cendres — Simple privilégié (VIOLET).Messe: Mi sere ris sans Gl.ni Cr.; 2c or.des saintes Perpétue et Félicité Mro.(sans 3e or.: cependant 3c M.); commandée pro re gravi)préface du carême; à la postcommunion, on ajoute l’oraison sur le peuple; Humiliate, capita ves-tra l)eo.Vingt-cinq chemins de croix par le R.P.Bertrand SAINT-PIERRE.O.F.M.Ce volume est une heureuse compilation de 25 exercices du Chemin de la Croix dédiée aux pasteurs et aux fidèles des paroisses, aux communauté» religieuses, aux membres de l’Association du Chemin de la Croix perpétuel, aux Tertiaires de saint François.Il contient, dans l’introduction une étude, élaborée d’après Jes plus récents décrets du Saint-Siège, sur le Chemin de la Croix, sur les indulgences accordées à cet exercice, sur le Crucifix indulgeucié, sur l’Association du Chemin de la Croix perpétuel.On y trouvera de plus un Rituel pour l’Exercice du Chemin de la Croix, comprenant prières avant, pendant et après l’exercice, ainsi que chants appropriés.De ces 25 Exercices du Chemin de la Croix, la plupart peuvent être suivis en tout temps de l’année; d’autres s’adaptent davantage à cer-taines circonstances, telles le Carême.le Vendredi-Saint, le mois de mai.le mois de juin, etc.Brothure de 272 pages.Au comptoir 70c, par la poste 75c.Service de Librairie du DEVOIR.PLateau 5151 OUVERTS DE ?H.& 5 H.30 SAMEDI COMPRIS PLateau 5151 ACHÈTE BIEN OUI ACHÈTE CHEZ DUPUIS Occasions du premier samedi de mars en vue des jours gras Chapeaux de printemps "Crean Imperial" pour hommes, jeunes gens 7.50 Il est temps d adopîer i» chapeau plu» léger, très nouveau en télé .de la mode .Ce modèle CREAN IMPERIAL sera porté par Thçmme au goût averti .Le bord baissé ou relevé .est de largeur pratique.Nuances en vogue.„, DUPUIS — m-de-chaussé# f f (Ste-Cstherlne) / Nouveaux souliers pour hommes, jeunes gens Nouveaux souliers de fabrication suf i rieur# en chevreau noir, en veau noir, en veau brun .modèles récents dans le genre Blucher ou Balmoral.Semelles épaisses en cuir de première qualité.Formes à bout de pied moyen ou large.Largeurs variées.Pointures : iC.OO 6 à 12.LA PAIRE ° » .DUPUIS — rez-de-chaussée (Centre) AU SERVICE DE LA JEUNESSE qui rêve du printemps.Complets à deux pantalons (15 à 20 ans) 33-75 Elégants complets de printemps en worsted Ün et tout laine.Marine, brun, bleu moyen.Nouvelles rayures dans la texture.Veston droit ou croisé avec un gilet et deux pantalons.Paletots en gabardine (15 à 20 ans) 32.5° Gabardine tout laine en beige foncé .une étoffe importée d'Angleterre.Paletots de coupe ample très nouvelle pour le printemps.Collet militaire.Poches de biais, le devant avec empiècement cachant boutons et boutonnières.« V âV 'mm 1 tn m M .'f mm Complets trois pièces (10 à 15 ans) Un paletot r avec une coiffure Complets de printemps en tweed fantaisie plus léger .ou en tweed DonegaL Beige, brun, gris, gris bleu.Veston droit avec un pantalon et une culotte Breeches (ou deux culottes Breeches).91.00 Les 3 pièces Pour les bambins de 1 à 6x ans.Paletot de tweed Donegal ou de tweed fantaisie en belge, gris, brun, gris bleu.Coupe ample sans ceinture, poches de biais, collet militaire.Une coiffure pour appareiller.Ces paletots sont bien dou- 0.39 à 11.65 blés.O 11 Pas de commandes postales ni téléphoniques s.v.p.DUPUIS — rez-de-chaussée (De Montliny) Ensembles printaniers pour bambins de 2, 3, 4 ans 3-79 Chaque ensemble est formé d'un chandail à manches longues en TRICOT 100% LAINE.Se boutonne à l'épaule.La culotte est de même tricot.Rouge clair ou bleu poudre.Ils sont jolis et durables.DUPUIS — rez-de-chaussée * (De Montliny) 1 AU SOUS-SOL D’ÉCONOMIES Elégants paletots de printemps Pour hommes, jeunes gens, lailiés.à 42.Nouvelle coupe BALMACAN, aussi pivot à manches larges, Slip-On .ces paletots sont bien confectionnés de tweed anglais, de lainage fin en gris pâle, gris moyen, gris bleu, brun pâle, i Q.95 brun médium, brun foncé.Chacun ^ Paletots imperméables légers et pratiques En popeline rayonne ou en cravenette do coton pour hommes, jeunes gens, failles : 34 à 46.Coupe ample Balmacan ou Raglan avec ceinture.Tons de belge, sable, marine.Le paletot idéal pour 1 9*95 les intempéries.Jé Complets d'étoffes nouvelles pour hommes, jeunes gens : 34 à »u Elégants complets de tweed, de lainage fantaisie en gris bleu, gns moyen, bleu vert, brun pâle, brun médium.Veston droit 23’^** avec un gilet et un pantalon.v.le» 3 pieces Complets à deux pantalons Pour garçons de 10 à 15 ans.Veston croisé ou droit avec deux pantalons.Tweed printanier fantaisie en gris pâle, gris moyen, brun, bleu royal.Aussi en chôviole marine.Tailles: 28 à 33.IO.00 Chandails pour garçons, adolescents Tricot laine et coton ou tout laine, poitrine: tour petit, moyen, grand Encolure ronde, en pointe ou à chaînette éclair.Manches longues.Choix de bleu, rouge, gris, brun .aussi en tricot fantaisie.1.49 CHACUN *¦ DUPUIS — au sous-sol d'économies RAYMOND DUPUIS, président A~-J.DUGAL, V.-P.et *4r.rtn.AV / TF i PARTAGEONS donnons généreusement à Î3 Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaisai.
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