Le devoir, 28 mai 1946, mardi 28 mai 1946
p*ut *T*c doclllt* ««Mp{n*S {•‘on^a-Breta-(n«.ou dw CUta-CoU ou de oui que ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envera le monde Le premier devoir de lovaiieme d'un Canadien n'eet naa envera le Commonwealth britannique daa nations, mais envers le Canada et eon roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mots avis, un mauvais service au Commonwealth ** * "She le a sovereign nation and oannot take ber attitude to the world docilely tram Britain or tram the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kina and them who deny this are doing, to my mind, e Brest disservice to the Common wealth." I1-X-37) Lord Twoedtntnir frEVOIR Won trio!, monfl 28 mo! T94$ VOLUME XXXVII — No 12ÎT REDACTION ET ADMINISTRATION 4M EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE i *BEioir 3351 ¦oms.DIMANCHES IT FETES Administration t Directeur i Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédaction s Rédacteur en chef t Orner HEROUX Gérant X BF.Iair 3361 BEIoir 2984 BEIair 2239 Jffensive des unions ouvrières contre le président Truman En marge d’un incident de la campagne d’Italie “Radio Saint-Boniface” fait ses débuts e premier ministre du Manitoba y parle en français, uniquement en français- Le bel exemple que donnent les chefs civils de langue anglaise — Les Franco-Manitobains ont toutes les raisons d'être fiers de leur succès — Jeunes gens, soyez optimistes, soyez confiants ! E TRIOMPHE DE L'ENERGIE, DU DEVOUEMENT, DE L'ESPRIT DE METHODE — LA SOLIDARITE FRATERNELLE Radio-Saint-Bonifaet a fait hier soir srs débuts.Lrs irèvrs dépêches que nous recevons indiquent que le succès été considérable.L’événement est d’une telle portée, il est gros de telles onséquences qu’il y faudrait consacrer de longs commen-aires.Nous n’avons le temps ce matin que de griffonner [uelques notes hâtives.Mais nous autons l’occasion d’y evenir.* ¥ * Marquons d’abord, d’un trait rapide, un fait particuliè-ement significatif.Radio-Saint-Bonifaet est une oeuvre française, et qui t’en fait pas mystère.C’est le premier anneau de la chaîne ladio-Ouest-Française, qui couvrira, avec le temps, toute a région des Plaines.Radio-Ouest-F rançaise est un instrument de conserva-ion catholique et française.Il s’est trouvé dans certaines ;ions de l’Ouest des gens pour s’offusquer et, semble-t-il nême, s’effrayer de ce dessein.Or, que s’est-il passé hier à Saint-Boniface?Le lieute-iant-gouverneur et le premier ministre de la province, le naire de la ville, tous trois anglophones, voisinaient à la ration radiophonique avec les chefs de la minorité fran-aise.Deux d’entre eux, le maire de la ville et le premier ninistre, n’ont même parlé que français.M.Garson a pro-ité de l'occasion pour rendre à la minorité franco-manito-iaine un hommage qui aura du retentissement.Il faut féliciter de leur attitude ces hommes publics de angue anglaise.Ils ont donné un grand exemple qui, nous isons l’espérer, portera ses fruits même au delà de leurs rentières.Ils ont travaillé de façon pratique au maintien t au développement de l’esprit canadien et de l’unité utional*.¥ ¥ ¥ Les Franeo-Manitobains ont d’abondantes raisons Titre fiers de leur succès, — plus considérable probable-nent.1 certains égards, qu’ils n’osaient l’espérer.Bâtir ce poste de radio, en organiser l’exploitation mé-hodîque.c’était déjà beaucoup.Mais grouper autour de eut entreprise les sympathies qui viennent de se manifes-«r avec un tel éçlat, c’est peut-être, d’un certain point de rue, quelque chose de plus remarquable encore.Les Franco-Manitobains ont travaillé, ils ont souffert, 1* ont prodigué sans compter leur temps et leurs modestes essources; ils sont aujourd'hui glorieusement récompen-és.Ils ont entre les mains un puissant moyen d’action reli-(ieuse et nationale; ils reçoivent l’hommage public de hefs civils, étrangers à leur Foi et à leur sang.Il y a trente ans, exactement, le gouvernement du Ma- nitoba entreprenait de supprimer dans cette province tout enseignement français.Hier, le premier ministre du Manitoba présidait, en français, à l’inauguration du premier poste de Radio-Ouest-Française.Jeunes gens, soyez optimistes.Ayez confiance en l’avenir.Radio-Saint-Boniface vous donne à tous, d’où que vous soyez, une grande leçon d’espérance.¥ ¥ ¥ Certes, les difficultés auxquelles se heurtent nos frères de là-bas ne sont pas du coup abolies.Il reste la pression de l’atmosphère du continent, il reste des textes embarrassants, il reste de nombreux préjuges et beaucoup d'ignorance.Mais la preuve est faite qu’on peut, en dépit de tout cela, vivre et grandir.La preuve est faite qu’avec suffisamment d’énergie, d’esprit de sacrifice et de méthode, on peut réaliser de grandes choses, renverser d’inquiétants obstacles, conquérir d’efficaces sympathies.L’effort continuera, avec toutes ses modalités anciennes, appuyé par cette formidable force qu’est la radio.Voyez-vous ce que vont représenter pour cette population éparse, qui n’entendait à peu près que de l’anglais, les paroles françaises qui, pendant des heures et des heures chaque jour, sillonneront Tair?¥ ¥ ¥ La journée d'hier marque un autre triomphe, celui de la solidarité fraternelle.Avant de s’adresser à leurs frères des provinces-soeurs, les Canadiens français de l’Ouest, déjà surchargés par tant d'autres oeuvres, ont voulu largement se saigner.Ils ont versé l’équivalent, et peut-être plus, de $1 par tête de leur population, hommes, femmes et enfants.Les Français des autres provintes, et même d’au delà des frontières canadiennes, ont su répondre à l’appel qui venait des plaines de l’Ouest.On a souscrit dans la vieille province de Québec, dans l’Ontario, dans les Maritimes, en Colombie.Des groupes de la Nouvelle-Angleterre ont voulu s’associer à la campagne, et je sais une petite Canadienne, mariée en Californie, qui envoyait son offrande avec cette note: Les petits C.et leur Maman.¥ ¥ ¥ Le secours matériel n’est pas à dédaigner; mais le sentiment de solidarité qui l’a provoqué est plus considérable encore.Car il agira demain, le besoin se présentant, comme il a agi hier en Acadie et dans l’Ouest.Une force est éveillée qu’il ne faudra plus jamais lais ser s’assoupir.^ m-v-m Om«r HEROUX lettre d’Ottawa e Conseil National des Recherches exploitera ses t revets d’invention Multiplication des laboratoires et des compagnies de la couronne — Violent débat entre M.Howe et M.Murphy — “Niveau du tas de rebuts" et "disciple de Shylock" — L'administration de la “Polymer Corporation" — M.Arthur Smith défie M.Alistair Stewart en combat singulier par Pierre VIGEANT Ottawa, 27.— La Chambre des immunes a étudié aujourd’hui les solutions introductives de deux •ojels de loi du ministre de la Hc-mstruetion, M.l>.Howe, tou-jumt l'organisation de compagnies ¦ la couronne, La plus importante M deux a pour .nit de permettre i Louse il National des Recherches ¦ constituer des corporations nour toiler ses déco vertes.La se-ude a simple.nent pour but de irfaire l'organisation des campa-des de la couronne existantes nomment en ce qui a trait à leur catalisation et au fonds le pension > leurs employés.Le débat a porté la fois sur l'importance des re-lerehes scientifiques et sur le incipc de l’étatisation.En présentant la première réso-lioii, M.('.I).Howe, a déclaré le le gouvernement se propose de u’mettre au Conseil National des ‘cherches de poursuivre son tra-dl sur une aussi grande échelle i temps de paix qu'en temps de lerre afin de répondre aux besoins li Canada à notre époque où la chnologie revêt une si grande im-irtance.Il a annoncé que le conseil sposcra d'un budget de £0,378,000 Til dirige 10 laboratoires et qu'il propose de décentraliser les re-Jierches afin de répondre aux begins des diverses régions du pays.(?conseil aura bientôt un person-bl de 1,500.Il se peut que l'KIdora-p Mining Corporation, qui produit radium et l'uranium devienne me des filiales du conseil.D’au-rs corporations seront constituées lîür exploiter commercialement èrtains brevets d’invention du ron-|il.Il créera des laboratoires pour loeéder à des expériences tou-iiant la construction, les pavages, radio et le radar.J Les chefs d.s partis d'opposition, [M.Bracken, Coldxvell et Blaekmo-sc sont tous déclarés favorables à l'encouragement des recherches scientifiques.M.Coldxvell, pour sa part.a.insisté sur l’importance de relever les traitements de nos savants et techniciens afin de prévenir leur exode vers les Etats-Unis et la (irande-Bretagne.En réponse à une question de M.Howard Creen.M.Howe a précisé que les employés du conseil national des recherches ne tomberaient pas sous la juridiction de la Commission du Service Civil.En réponse à une question de ’ .John H.MacN’icol, il a déclaré que le conseil collaborerait avec les universités et les instituts provinciaux de recherches et qu'il ne prévoyait pas de conflits de juridiction ou de concurrence inutile.Débat sur le principe Il s'est élevé tout un débat sur le principe mime de l'intervention de l'Etat dans les affaires et la multiplication des compagnies de la couronne.M.MacNicoj a déclaré que ces compagnies de la couronne avaient rendu de grands services pendant la guerre, mais que le gouvernement devrait maintenant se retirer des affaires parce que son administration est moins efficace que celle de particuliers, M.Harry Jackman.a exprimé la crainte de voir M.Howe s’ériger en dictateur économique cl il a suggéré le création d’un comité parlementaire pour surveiller les compagnies de la couronne M.Russell Boucher a déclaré que la législation soumise par le gouvernement était trop floue parce qu'elle ne limitait pas le nombre de corporations que le conseil des recherches pourrait constituer.M.Howe a répondu que Ton n’avait pas l’intention de limiter le nombre de ces compagnies de la L.ouronne, que si Top devait en créer 20 on en créerait 20.I^c minis- Uuita à ta oaut deux) L’acfrualifré Pie XII o so dactylotype Dans une certaine façon de travailler, les journalistes et les dactylographes s’honorent de posséder un émule illustrissime.Un magazine publie l’image de Pie XII en train d’écrire à la machine.Sa Sainteté est photographiée dans sa bibliothèque.Une daclylotype tonte blanche est posée sur sa table.A portée de la main, un téléphone, également de couleur blanche, met l’auguste travailleur tn communication avec le monde extérieur.Soutane, appareil à écrire et à téléphoner composent une symphonie d’une harmonieuse blancheur.Une légende donne celle indication: "Celte photographie, redevable à /’Associated Press, a été prise dans la bibliothèque où le Pape dactylotypie une grosse partie de son travail personnel; il écrit à une vitesse modérée, mais avec une.lelle aisance qu’il ne commet jamais d’erreurs de transcription.C’est le premier Pape qui se serve d'une dactylotype''.D’une autre source, on apprend que l'appareil très moderne à tracer des lettres est de fabrication américaine.Le Souverain Pontife l’a emportée d’Amérique lors de son voyage effectué peu avant son élection an suprême pontifical.A le voir à l’oenvre, l’illustre dartylotypiste semble posséder la méthode des dix doigts.Il ne se contente pas d'utiliser les deux index, comme la plupart des typistes qui se sont familiarisés avec l’instrument aux lettres mécaniques, sans prendre de leçons; — les journaliste^ appartiennent généralement à cette dernière catégorie.Ses deux mains s'étendent sur le clavier à la manière des professionnels.Ce recours a l'écriture mécanique constitue-t-il une vieille habitude chez Sa Sainteté?Sons ne savons pas.Mous savons pourtant que celle manière de confier ses idées an papier nous devient, éi la longue, si familière et si aisée qu’on ne peut facilement s'en départir sans éprouver une impression de lenteur et de fatigue.t.e retour à lu plume ancienne devient pénible.Chez nos confrères du journalisme, l’usage de la daclylotype est devenu général.Du l'impose presque, à cause de sa production plus rapide et pins lisible, t.es typographes appelés éi transformer notre copie en lignes de plomb éprouvent plus de facilité ux un télégramme où il dit que "dans un moment d'hystérie Ton tente de faire adopter en vitesse par le Congrès une loi dont le seul but est la destruction de tout le mouvement ouvrier en ce pays".M.Green, président de TA.F.L., a dit que le bill amènerait "le travail servile du fascisme".M.Whitney, le chef d'une des deux unions ferro-viebes qui ont dù céder samedi, a dit que son union est prête à jeter des millions dans la prochaine campagne électorale non seulement afin de battre les membres du Congrès qui voteront en faveur du programme présidentiel contre les grèves, mais aussi pour battre M.Truman en 1948.PROJET DE COMPROMIS Le sénateur James E.Murray a proposé aujourd'hui un compromis où chacun sauverait la face.Il suggère que les organisations ouvrières offrent au président Truman une trêve de six mois dans les grèves, pourvu que le président mette son veto sur le bill de contrôle des grèves et retire le projet de loi qu'il vient de soumettre au Congrès.Le bill mentionné dans cette proposition limiterait les privilèges conférés aux unions par la loi Wagner et les rendrait passibles de poursuites pour violation de contrat.Pendant cette trêve de six mois, le Congrès étudierait tout le problème des conflits du travail.Le sénateur a fait cette proposition pendant le débat qui se poursuit sur le projet de loi qui autoriserait le gouvernement à saisir les entreprises affectées par des grèves, qui rendrait passibles de prison les chefs qui refuseraient de contremonder ces grèves, et qui permettrait de conscrire dans l'armée les ouvriers récalcitrants.La méthode énergique que M.Truman veut employer n est pas sans précédent.Elle a déjà servi en Fronce.Au mois d'octobre 1910, une grève générale avait paralysé tous les chemins de fer français, et il y avait eu des actes de sabotage.Le gouvernement Briand fit arrêter les chefs des grévistes, et ordonna la mobilisation des employés afin de les forcer à reprendre leur travail.Les unions protestèrent que c'était un usage illégal de la mobilisation, mais le grand nombre des employés répondirent à Tordre de mobilisation et la grève prit fin après quelques jours.Cette méthode était possible en France car le régime du service militaire permet de conscrire à peu près toute la population masculine.C'est le même pouvoir que réclame M.Trumon.Samedi il a pris un moyen analogue mais beaucoup moins- efficace.Comme l'armée en pleine démobilisation dispose encore d'effectifs importants, on a fait le relevé des soldats capables de faire fonctionner les trains; ces ouvriers ainsi que les grévistes qui auraient répondu à l'appel du président curaient eu la protection des troupes.Avec cei moyens de fortune, les chemins de fer auraient pu fonctionner au moins partiellement.Cette solution n'était pas sons danger; elle aurait pu provoqueV des bagarres, peut-être des accidents ferroviaires graves.Les unions ont préféré ne pas tenter cette épreuve de force, ne pas risquer que le Congrès adapte en toute hâte une solution plus énergique.La législation demandée par M.Trumon donnerait au gouvernement la maîtrise de la situation, tandis ^'aujourd'hui l'autorité nationale peut être tenue en échec par un homme qui n'est pas le choix d'une élection démocratique populaire, mais qui en mettant les choses ou mieux n'a qu'un mandat corporatif.Cela limite singulièrement la souveraineté nationale de la première puissance du monde, et dans le débat qui oppose M, Trumon et les unions la menace de dictature est bien plus le fait des chefs ouvriers que du gouvernement.LA GRANDE GUERRE II Les chefs et les experts militaires ont commencé les débats qui suivent chaque guerre, et vu l'ampleur des opérations du dernier conflit.Ton peut prévoir pour les prochaines années une avalanche d'ouvrages techniques et de mémoires.Le maréchal Montgomery vient de distribuer une édition limitée d'un ouvrage qui porte sur les opérations du 21e groupe d'armées, et qui a pour titre: "Normandy to Baltic".Il y apporte son témoignage dons lo discussion qui se livre autour de la bataille de Normandie.Le lieutenant-colonel Ralph Ingersoll, rédacteur au journal "P.M." de New-York, et qui était officier de liaison pendant la compagne de l'ouest, a prétendu que lo bataille de Caen fut un échec et il critique Montgomery.Ce dernier affirme au contraire que l'invasion de Normandie a été conduite exactement selon les pions antérieurs; qu'il s'agissait de tenir et de battre I ennemi à Caen, afin d'enfoncer son aile ouest après lavoir attiré à Test.Ce débat intéresse les Canadiens car la 1ère armée canadienne eut avec la 2e armée cnglaise la tâche d'exécuter cette opération particulièrement dure.Un autre débat sur une operation à laquelle les Canadiens devaient prendre part par la suite, c'est celui qui se poursuit à propos de la tentative de passage de lo rivière Rapido en Italie.Un correspondant du "Saturday Evening Post" écrit que cette tentative est le plus mauvais souvenir des soldats de la 36e division de l'armée des Etats-Unis, et qu'ils y voient l'une des plus graves erreurs de la Grande Guerre II: 2,900 hommes y périrent en vingt heures, sans aucun résultat.Quatre mois plus tard la 8e armée anglaise termina cette opération de la Rapido et de Cassino; mois il y fallut cinq divisions dont deux divisions canadiennes.Et la première opération avait été tentée à un moment où l'ennemi était bien mieux retranché sur ce front.De plus, I opération de la 8e armée a été préparée pat l'attaque livrée par la brigade polonaise à Tabbaye du Mont-Cassin, et où les Polonais furent décimés.Le plus grave, c'est que l'auteur de l'article affirme que lo tentative futile et meurtrière de la 36e division avait été ordonnée non seulement par le général Clark qui commandait la 5e armée des Etats-Unis, mais d'abord par M.Churchill et par le maréchal sir Harold Alexander.Il est peut-être inévitable que dans la guerre totale les chefs politiques prennent, au moins dans les grandes lignes, les principales décisions quant aux opérations militaires, avec Tassistonce des chefs militaires.Mais que, dans une opération tactique, comme le passage d'une rivière, M.,Churchill oit tenu un rôle immédiat, c'est plus difficile à accepter.Peut-on parler de guerre démocratique, si le chef politique d'un pays belligérant peut disposer des troupes de pays alliés mais étrangers?Ces troupes sont ainsi privées de la protection normale que donne la campé-fence des chefs, et soumises à une autorité civile sur laquelle ils ne possèdent aucun contrôle électoral.C'est un problème qui vaut d'ètre élucidé cor il aggrave singulièrement l'impérialisme de nos gouvernants.Paul SAUfUOL 2 it DEVOIR, MONTREAL, MARDI 28 MAI 1946 VOLUME XXXVII — No 122 La voix du Pape Un radio-message de S.S.Pie Xil sur l’importance du catéchisme Le dimanche 7 avril 1946, S.S.Tie XII adressa un radio-messapc siu Congrès caléchistique de Barcelone qui, ce jour-là, terminait ses séances par une messe solennelle célébrée en plein air, en présence de 50.000 enfants.“L’ardente sollicitude pour le salut des âmes, que le Père des miséricordes a déposée dans Notre coeur de Pasteur universel.Nous a porté à condescendre à votre désir dès qu’il Nous fut manifesté et à clôturer par quelques paroles votre grand Congrès catéchistique.' Ce qui induit le Souverain Pontife à cette décision, c’es* e iieu, ! ampleur et surtout le sujet ou Congres: le catéchisme, le droit et m devoir de renseigner dans les écoles privées et publiques et dans les salles paroissiales.“Benoit XIV.l’ie X et Pie XI ont tracé les nonnes définitives pour 1 enseignement de la doctrine chrétienne.et Nous-même avons en temps opportun lait les exhortations nécessaires.La Catalogne de Hayrnont Lulle.auteur d'un des premiers catéchismes connus.l'Espagne de itipalda et d’Asletç, d'Ignace de Loyola, de Joseph Calasanz et d'Antoine Claret, catéchistes et formateurs de légions de eatéchiste-i, surent, au cours des siècles, ens i-gner notre sainte religion, siirlo .t aux temps heureux ou le peuple avait une eulture suffisante pour s'élever jusqu’aux hauteurs théologiques des Autos sac rame ulalea, applaudis et goûtés par tous les tidèlcs devant les églises, dans les cours et sur les places publiques.Crande éducation religieuse d’un peuple ou ces representations pouvaient être populaires!” Le temps passera.Viendront les siècles funestes du laïcisme qui produiront une douloureuse séparation entre la vie du citoyen et celle du chrétien.L'Eglise se verra disputer le champ ue I enseignement.La civilisation moderne présumera de n’y a pas «le connaissance de Dieu dans le pays” (Osée, IV, 1) et qu'on ignore sa loi.comment pourrait-on l'observer?Si Jésus-Christ et_ son Eglise sont pour beaucoup des êtres absolument inconnus, sinon malicieusement déformés, comment pourront-ils être connus et aimés?Et si en ne connaît pas Dieu et qu’on n’observe pas sa loi.pourquoi nous étonner que l’histoire marque ses dates avec des catastrophes?” Ces conséquences sont inévitables, notait déjà Pic X dans son Encyclique Ace.rbo nimis: ubi crassa’ içtiioran-tiæ tenebris est mens circumfiisa.nullatenus passant tint recta volnn-tus esse aat mures huai: là où l’esprit est enveloppe «les ténèbres d'une épaisse ignorance, il est impossible que subsistent une volonté droite ou de bonnes moeurs.Le monde souffre de maux très graves; mais aucun n’a.dans toutes les classes de la société, des con'se-«luences plus graves que l'ignoran-se religieuse.La société a un besoin urgent de remèdes énergiques; mais peu de choses lui font si urgem-ment besoin que la diffusion du ca léchisme.Les parents dans I int1-mité du foyer domestique, les mai très dans les écoles, les prêtres dans le sanctuaue.tous doivent ouvrir aux nouvelles générations les trésors de la doctrine catholique et enseigner le catéchisme à la jeuness' I énétrées de l’esprit du Christ, reprises de la vérité, «le la justice et ue la charité de l’Evangile, enflammées «l'amour pour le Christ, les nouvelles générations seront le fondement de l'unique paix vraiment digne de ce nom: la paix chrétienne.S.S.Pie Xtl sait tout ce qui s’accomplit en Espagne pour la forma Bon «les catéchistes, et il nignoie pas combien les auteurs de la législation scolaire actuelle ont conscience de leur haute responsabilité de chefs d'une nation catholique dans le domaine de l’instruction religieuse.Mais il a voulu saisir t’oc catéchistique pouvoir sc passer de la religion.| casion du Congrès •\mm mw-u résultats ! N'avcz i pour exhorter les catholiques e.x- Avis de décès PAB1EN — A Montréal, le ‘JS mai 194(1, à l’âge de 71 ans, 10 mois, esl décédé .1.-A.-Wilfrid Fabien, ancien .secrélaire-trésorjer de la Cie «Je («la- cièri_-.Benoit, décédée.La dépouille mortelle esl exposée aux salons funéraires Patrick Proveucher, 4’224, rue Adam.Les funérailles auront lieu vendredi, le 31 mai, à 9 lires 30.à l'église du Très Saint Nom «le Jésus de Maisonneuve, et de ià au cimetière «Je la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sonl priés d’> assister sans autre invitation.(.IBAUD — A Montréal, te 26 mai Ifltii, à l’âge «Je 79 ans, 11 mois, est décédé Pierre-Michel Girard, époux de feu Maria Lagacé.Les funérailles auront lieu le mercredi, 29 mai.Le d’efforts et de sacrifices, ils travail lent aussi à la diffusion de la doctrine chrétienne.A la fin de son radio-message, ic Souverain Pontife s’adressa directement aux 50.000 enfants du Congrès.“Et vous, mille et mille petits en- .- -, fants qui, en ce moment, les yeux es C.-P.b a bien, epoux d Albina gramjs ouverts, écoutez votre Père, i un père qui voudrait pouvoir vous embrasser tous, un à un; espoir sûr de l’Eglise et de la patrie, âmes candides où se reflète encore pure la douce lumière de l’innocence, accourez à l'enseignement religieux, ne quittez pas le catéchisme; écoulez sans perdre une seule parole ceux qui vous l’expliquent.Appre-nez-le bien et essayez de la comprendre autant que possible.N’ou-bliez jamais cet enseignement.Un jour peut-être, dans des circonstan-« es que maintenant vous ne pouvez même pas prévoir, il sera votre .—; : i planche de salut dans la tempête de convoi funèbre partira «le son domj-1 |a vje> j e pape veut que, dans le cile.no tu, rue Prospect, , 'u"s catéchisme, vous appreniez a met-15.popr se rendre a 1 église M-Geon- t|.e L)jeu au ct.ntre de votre vie, à (!c-W’cslmounl, ou le service sera ce-1 connaître et aimer Jésus-Christ, à lébré à 9 lieiu'cs, et «te la au cime- V(Vre (je sa giace et dans la fidèle 11ère de la Côte-des-Neiges, lieu .(!1' observance de ses commandements, sépulture.Parents et anus sont pries ^|re [)0,,S) obéissants, appliqués et assister sans autre invitation.'^rioyi pieux.*1 Prière de ne pas envoyer de fleurs, i lc Saint-Père termina son radio- message en bénissant la cité de Barcelone, les autorités qui, pai leur présence, avaient voulu cojjlribuei i.rehausser la splendeur de celte heure solennelle, enfin toute la catholique Espagne, objet toujours , I «l'une affection particulière de la babin a Montréal, le 26.à 69 ano |)ar[ vicaue de Jesus-Christ.y, , .veuve Joseph Babln.nee Donaldi /• ti MontpetU.6609 Louls-Hémon Rt'.AUOH.AMP A Montréal, le 26.à 79 ¦».» an.- Jc-eph Beauclvamp.epoux de teu Phl-lotnéue Roy.BOURBOMNA1S —• A 111e Perrot, le 2b.à 32 nn.-:.Paul Bourbonnat>, fils d Bddy Bourbonnais e', de Marie-Jeanne Marcoî-Le.CARDINAL A Strathmore, le 28.à 3! ans.Israël Cardinal, époux de feu Alexioa *GAIJVREAU — A Montréal, le 25.A 16 ans Paul Oauvteau, fils de phlilas Qau-vréau et d'Allee Poirier.264 Bt-Remt.GIRARD — A Montréai.le 26.a 79 ans.Pierre-Michel Girard.45 Prospect.BOSQUET - A Montréal, le 26, à 10 ans.Marcelle Bosquet.MOODY — A Montréal, le 26.à 71 ans, Mme veuve Sherman Moody, née Esther Latnèori.___ MORAND — A Montréal, le 26.A 62 ans.ïnore Crevier.épouse de Rodrigue Morand.7346 Berrt.ROCHON - A Montréal, le 26.a 53 ans.Alphonse Rochon, fils de feu Henri Rochon et de feu Octavie Charbonneau.SAURIOL — A Montréal, le 26.à 54 ans, Nécrologie Lettre d'Ottawa (suite de la première page) ire de la reconstruction a ajouté que le gouvernement tendait à suppri- L'actualité (suite de la première page) Quetqnes-uns de nos aînés ont .-.i.pourtant conservé l'antique méthode mer les compagnies de la - .i t/u manuscrit.Ils n'ont pas voulu créées pendant la guerre comme le , s’astreindre à l'apprentissage de réclament certains deputes.On, /apcr leurs arUcU.s u coups de comptait, il y a un an, 31 ne ces ; (j0iyts Ilne pdiie machine, si compagnies, il y en a maintenant j0CJ;e (ù(.ene% i;ràce ù eux, on 18 de dissoutes et 8 en dissolution, i maintient chez les ouvriers de l'inice qui veut dire qu’il n'en reste que | primerie la tradition des grimoires 5 (|iii continuent de fonctionner.| „ déchiffrer gai faisaient autrefois Dernier cours et distribution des prix à l'Eveil Le dernier cours pour 1945-46 sera donné a l’Ecole de l'Eveil, au Jardin botanique, le mercredi 29 mai, à 10 h.du matin, en présence de M.l'abbé Ovila Fournier, sous-secrétaire de la Faculté des sciences de l’Université de Montréal et sous-directeur de l'Institut «le biologie générale et de zoologie.Le président d'honneur jugera les travaux de tous les enfants qui ont suivi les cours cette année, après quoi on distribuera des prix aux Mme^’îienri saiirToi' ^née' Doîor軓Beau- petits élèves.Les mamans sont cor-champ, 4349a Rouen.i dialement invitées.CALENDRIER On retrouve le canot mais non les occupants 5e mois MAI ïl tour» Demain : MERCREDI 29 MAI 1946 ROGATIONS.S.Cyrille, martyr.Lever du soleil.4 h.18.Coucher du soleil.7 h.37.| l ever de la lune.3 h.41.Coucher de la lune.6 h.12.Nouvelle Lune, le 30.à 3 h.19 du soir.MAI 1946 Pembroke.Ont., 28 (C.P.) — La découverte d’un canot aux Rapides des Joachims, à 30 milles de Pem-| broke, sur la rivière Ottawa, laisse croire qu’un homme et deux en- ______ fants, portés disparus depuis le 18 Premier Quartier, le s, à O h.lîm.du mat.j raa{ dernier, se sont noyés.La dé- Iiern'i'erVtuartler.'le 23, a U h 2m.du voir couverte du canot a été faite par ' ‘ ' un groupe de bûcherons tandis | qu’une équipe de secours est à la I recherche des disparus dans la ré-| gion de Mackey’s Station.De toute part l’on fouille la rivière afin de trouver les corps de M.Joseph Lavoie, 42 ans, de Cha-pleau, Qué., son neveu, Télesphore Lavoie, 13 ans, et sa nièce, Jeannette.12 ans.Ce n’est que samedi der-! nier que l’on s’est apeèçu de la disparition des Lavoie, lorsque le père des deux enfants s’est rendu à Pembroke pour leur rendre visite.M.Louis Lavoie a déclaré que ses ! deux enfants et son frère avaient quitté la rive québécoise le 18 mai dernier pour se rendre à Mackey’s Station, en route pour Pembroke.Cinquième cadavre repéché On a repêché hier soir, vers 6 h., un 5e cadavre près de Verchères.dette fois-ci il s’agit de M.John Palocka., âgé d’environ 45 ans.qui demeurait à 3546 avenue Colonial.M.Palocka, un Tchécoslovaque, sans parents connus à Montréal, était disparu depuis le 5 mai dernier, Le cadavre a élé transporté à !a morgue pour fin d’enquête.Le détective Albert Oggier, de la sûreté orovincinle.a fait rnquêlc.Le plus violent débat de la journée s’est livré autour île la “Polymer Rubber Corporation” qui fabrique du caoutchouc synthétique à Sarnia, en Ontario.M.Howe a manifesté beaucoup de répugnance à fournir des précisions sur le fonctionnement de cette entreprise et sur Je coût de fabrication du caoutchouc aux députés conservateurs qui l’interrogeaient à ce sujet et notamment à M.J.W.Murphy qui représente la circonscription de Lamb-ton-Ouest où -se trouve la ville de Sarnia.Le débat s’est rapidement envenimé, et MM.Murphy et Howe en sont venus aux gras mots.M.Murphy a déclaré que les employés de la “Polymer” se demandaient si le gouvernement était en mesure d’administrer l’entreprise en voyant les camions quitter l’usine chargés d’excellentes pièces d’outillage jetées au rebut.Il a ajouté que c’était un disciple de Shyloek qui avait obtenu cet outillage et qu’il s’en trouvait plusieurs autres dans le pays qui avaient bénéfieié de pareilles aubaines.M.llowp a interrompu le député pour lui demander de dire carrément s’il visait les Juifs.M.Murphy lui a répondu de s’asseoir.M.Howe a protesté que c’était une accusation de malhonnêteté et que le député avait la responsabilité de le prouver.M.Murphy a rétorqué qu’il allait assumer ses responsabilités et faire sa preuve d’après les chiffres mêmes du ministre.Il a soutenu que l’on avait vendu pour $35,602 de l'outillage qui en avait coûté $775,815.Il a parlé d’un condensateur qui aurait coûté $325 et qui aurait été vend i à “ce disciple de Shyloek” pour $1.34.En réponse à M.Murphy, M, Howe a déclaré que la fabrique de caoutchouc synthétique de Sarnia était l'une des meilleures du continent.M.Murphy l’a interrompu pour déclarer qu’il y était déjà allé de tous ces éloges.M.Howe lui a dit de s'asseoir puisqu’il avait terminé son discours.Et le ministre a poursuivi en disant que si M.Murphy avait commencé par faire l’éloge de l’usine il avait vite descendu à son niveau ordinaire du tas de rebuts.M.Howe a ensuite protesté avec indignation contre l’attaque dont il venait d’être l’objet en disant qu’il avait dépensé douze milliards de l’argent de l’Etat au cours de la guerre et que c’était la première fois qu’il était accusé de malhonnêteté.M.Murphy a interjeté qu’il n’avait pas accusé le ministre personnellement de malhonnêteté.M.Howe a repris que M.Murphy devrait prouver ses accusations devant le comité des dépenses de guerre.Il s’est produit une autre scène assez violente un peu plus tard lorsque le député coopératisle Alistair Stewart a accusé M.Murphÿ de "lâcheté”, M.Arthur Smith, député conservateur de Calgary-ouest, est intervenu dans le débat pour demander à M.Stewart de retirer ses paroles s’il en avait le courage.MM.Smith et Stewart ont tous deux retiré leurs paroles avec quelques réticences, mais l’incident n’était pas encore clos.M.Smith a invité M.Stewart à le rencontrer derrière les rideaux du “lobby” pour régler l’affaire par la force.Le Kév.E.G.Hansell, dépulé cré-ditiste de Macl^od, s’est levé pour dire que le défi de M.Smith l’avait fort intéressé et qu’il se préparait à se rendre dans le “lobby” pour assister au combat.Il s’est demandé si M.Stewart ne traverserait pas le parquet de la Chambre pour se jeter au cou de M.Howe et chanter; “Hail, hail, the gang's all here”.Les choses en sont restées là.L’incident montre bien que l’accord est loin d’être parfait entre les partis d’opposition.La C.C.F.appuie avec conviction toutes les tentatives d’élatisalion ou de socialisation du gouvernement, tandis que conservateur* et créditisles sont ordinairement d'accord pour j les combattre.L’incident démontre encore que le ministre de la reconstruction.M.C.D.Howe, sort de ses gonds toutes le* fois que l’opposition l’attaque un peu rudement.M.Howe est aussi faible comme parlementaire qu'il est puissant comme administrateur.C’est le type du grand capitaine d’industrie qui est habitué a commander et qui ne peut souffrir la contradiction.Pitrrt VIGEANT Charles Prévost, 4 ans, a’est blessé gravement en faisant une chute dans l’escalier du domicile de scs parents, à 4739 rue Lafontaine.Le bébé a été transporté à l’hô- Çital Sainte-Justine souffrant de lessures à la tête et de contusions généralisées.partie importante de leur metier; elle est en grand danger de se perdre.Ecrire soi-tnéme à la dactylolype dispense d’un intermédiaire pour la dictée.Cette operation qui consiste ii confier ses phrases a la transcription, comme dans un discours, paralyse plusieurs.En se dictant à soi-tnéme, on suit mieux le mouvement de sa pensée; on en surveille l'expression de plus prés.Mais il y aura toujours des adeptes du manuscrit et de la transcription directe, et d'autres qui resteront des habitués de la dictée.L.R.28-V-48 Bloc-notes Dim.Lun Mar.Mer.Jeu.Ven Sam.¦ •© N L 1 ï> PQ* © PLIS I 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 G DOIS (suite de la première cage) viation?Ces messieurs anglophones du pilotag*et de la navigation ont-ils absolument besoin pour leur servir d'auxiliaires sédentaires de gens capables de parler et «l’écrire, en prose et en vers, en anglais comme en français?' A noter encore ce fait que la C.A.H.C.n’entretient qu’un seul poste de recrutement dans la province de Québec, que ce poste n’est pas confié à un officier de langue françair se et qu’en fait de recrutement il ne s’en fait ici que pour Je service sédentaire ou auxiliaire de la force aérienne.On a déjà dit.pendant la guerre et depuis la guerre, que l’aviation, dans ses services supérieurs, était réservée aux gens de langue anglaise; air 6.50 Causerie.Rév.P -E Ratln., 7.00 Un homme et son pê et S.7 15 Métropole 7.30 Doris Veale, planiste 7.45 La fiancée du commandos.8 00 Ceux qu'on aime 8.30 Mosaïque musicale.9 00 Radio-Carabins.•0 00 Radio Journal.LO IS L?traitement et la réhabilitation des Jeunes délinquants — Causerie.10.30 Musique Immortelle 11 uü Jazz 11.10 Musique de danse.11.30 Orchestre.12.00 Nouvelles et fin des ! émissions CBM-960 kilocycles 7 29 Ouverture.7.30 Nouvelles.7.30 Heure du réveil 8.00 Radio-Journal 8.15 Prières.8 30 Marches eu musique 9.00 Nouvelles.9 05 Honeymoon In New- York 9 30 Les classiques de la musique.9 45 Musique en travaillant.10.00 Musique militaire.10.30 F.thelwyn Hobbea.10.35 Piano, 10.45 Concert.Il .00.Orchestre 11.30 George's Wife.11.4.5 Lucy Llnton.12X7 Ncuvelles de la BBC 2 15 Road of life.12.30 La ferme et ses produits.12.59 b.gnal-horalre l.Ot) The happy gang.1.30 They tell m".1.45 La ferme et ses produits.2.15 Big Sister.2.30 Concert Pop.3.60 Woman of America 3.15 Ma Perkins.3 30 Pepper Young's 3-’â Right to haoptness 4 00 Revue de chansons.4.15 Nouvelles pour la femme canadienne.‘ 18 L'art d'etre mère.4.30 Thé dansant.4.45 Orchestre a corde» 5.00 Musique classique 5.15 Intermède.5 30 Un betu .conte pour les enfante 5.45 Bourse 6 00 Programme» de la »otrée 6.15 Nouvelle».6.25 Chrontcme sportlv».6.30 Sérénade.6 45 Nouvelles de le BBC 7 00 Jack Allison et *es Invité».7.15 Ensemble musical.7.30 Doris Veale planiste 7.45 Revue des événement de la semaine 8 00 Programme musical 8 30 Orçh.4 cordas d'Ot- tawa »no Let There be music.9 30 Curtain time 1C 00 Radio-Journal.10.15 Revue de l’actua.lté.10.30 Musique Immortelle.11.80 Charades.11.30 Orch.de danse, organiste.12.00 Nouveilee.12.03 Fin des émissions CKAC 730 kilocycle» 6.25 Ouverture, nouvelle», température, pronostics.6.30 Réveil provincial 7.00 L'écho des prairies.7.20 Pot pourri matinal.7.35 Intermède musical.7.39 Orgue.7.44 Oratoire.8.00 Nouvelles.8.10 Les chanson» de Louise.8.15 Bulletin des sport* 8.20 Déjeuner musical.9.00 Nouvelles mondiales.9.10 Au rythme de la val-te.9.15 bans tambour ni trompette.9.25 Mélodie-vedette.9.30 La caravane du rire.10.00 Radio-variétés.10.30 Chansons française» 10.45 Casa Loma Time.11.00 Coftret musical 11.30 Club de la gaieté.12.00 Nouvelles et musique 12.10 Température, pronostics.I 12.15 Radlo-avicoie.j 12.30 Grande-Soeur.! 12.45 Histoires d'amour j 1.10 Betty Bee-Hlve.i 1.15 Rêverie musicale.1.30 Carnet de la ménagère 1.45 Métairie Rancourt.2.00 Capsules mélodique® 2.15 Récital de chant.2.30 Un peu de tout.2.45 Les nouvelles de l'heure 2.50 Le Journal féminin.2.55 Potins.3 00 Discothèque.4.00 Evénements so-iaux.4.20 Orch.de concert.4 30 Variétés du crépuscu- le.4.45 Nouvelles.4.55 Nos chanteurs canadiens.5.00 Dave Rose et son orch.5 1» Pierre et Pierrette.5.30 Appéritif musical 5.45 Madeleine et Pierre.6.00 Orchestre.6 15 Bureau d'assistance aux familles.6 20 Inst, des sourdes-muettes.6.25 Variétés musicales 6.30 Sports.6 40 La pièce du Jour 6 45 Nouvelles 7 00 Au music-hall.7.30 Mol.J'ai dit ça?7.45 Chansons françaises 8 00 Jean Rlvard 8.30 Ma tendre moitié.8.55 Choses du temps.9.00 Musique à la carte 9.30 Inner sanctum.10.00 Great moment In music.10 30 Paul-Emile CorbeU 10.45 Nouvelles 10.55 Vox Popull.11 00 Bonsoir les sportifs.11 15 Musique de danse.11.30 invitation to music 12 00 Nouvelle» 12.05 Orch.de dans».1 00 Nouvelles 1.05 Fin des émission» CFCF-690 kilocycle».7.00 Nouvelles.7.45 Musique 8.00 Nouvelles.8.15 e> (A.P.).— La reine Wilhelmine a invité hier le Dr Louis-Joseph-Maria Reel, un chef du parti catholique populaire, à former un nouveau gouvernement hollandais, à la suite des récentes élections.Le Dr Reel était ministre de l'Intérieur dans le dernier cabinet du premier ministre démissionnaire Willem Schermerhorn.On s’attend à ce qu’il forme un cabinet de coalition, en combinant l’influence parlementaire des catholiques et celle du parti travailliste, le second parti le plus puissant.Les catholiques ont 32 sièges et les travaillistes 29.Un ouvrage magistral Les profondeurs de l'âme Etudes de Psychologie et de Marole par le chanoine I.Klug, professeur de théologie Vaste aperçu des questions si délicates de la, vie de l'âme.Philosophes et théologiens, médecins et moralistes, pédagogues et biologistes trouveront intérêt et profit à parcourir un ouvrage qui traite de presque tous les grands problèmes de la morale.Volume de 494 pages.Au comptoir : $2.50 Por la poste : $2.65 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" musiciennes se sont succédé au piano; Mlle Madeleine Gareau a interprété avec une remarquable précision de touche le Prélude et Fu-U'Ue en fa mineur de Bach, et Scherzo-Valse, de Chabrier.Mlle J.Lé-pine joue dans un style plus vigoureux, il y a du reste celte animation et cette force dans la Rhapsodie en si mineur de Brahms.La vingtaine d’élèves qui constituent l’ensemble vocal sont très bien exercées: leurs voix s’harmonisent fort agréablement et de ce point de vue, Le Vrai Bonheur, de Haendel, fut une réussite parfaite.Dans la même noble inspiration, on a aussi entendu Sursum corda, de Bach, et God of ali nature, de l’An-dante de la Vème symphonie de Tschaikowsky.Le programme s’est terminé par une série de pièces pleines d’un joyeux mouvement; Soleil et Far o’er the Ran, de Franck,,et le très animé Marins d'Islande, de Fourdrain, très agréablement rendu par ce choeur de jeunes filles qui y a montré de nouvelles qualités d’humour et de vigueur.Ges chanteuses et ces pianistes font honneur à l’Ecole Normale de Musique, qui rivalise, pour l’excellente formation qu’elle donne à scs élèves, avec l’Ecole supérieure de Musique d’Outremont.Le Festival des fanfares au Stade le 14 juillet es ferveids do la musique d’orgue, habitues’, si l’on peut dire, | des grandes heures musicales grâ-! ce auxquelles on a pu, l’an dernier apprécier le talent d’une Marcelle Martin et d’un Clarence Watters se sont rendus en foule hier soir, à , église Saint-Viateur d’Outremont, i pour y entendre l’organiste et com-I positeur belge, Flor Peelers, dont les oeuvres sont connues et esti-inecs aussi bien en Amérique qu’en j Europe.Le programme a débuté par une sene de trois oeuvres anciennes, j curieuses et intéressantes, mais assez peu connues, entourées de deux j grands ouvrages de Bach et de i Franck; et il s’est terminé par quel-j ques oeuvres de Peeters lui-même, | illustrant divers aspects de sa personnalité d’artiste, et par deux ! courtes pièces de compositeurs mo-| denies.Entre ces deux groupes, un | mternicde de musique chorale re-| produisait le même souci d’illustrer j la continuité d’inspiration de la | musique d’orgue et de la musique sacrée à quelques siècles d’interval-! le.j Programme évidemment choisi et i équilibré avec soin.Mais le specta-j leur moyen, toujours difficile à i rassasier, eût sans doute volontiers j sacrifié cet éclectisme à la joie j d’entendre le maître qu’est M.Pee-! fers, organiste à la cathédrale de : Malines depuis le temps du cardi-I nal Mercier et héritier de l'cstima-ble école flamande de musique d’orgue, dans un plus grand nombre d’oeuvres éclatantes et fortes de compositeurs de la catégorie de Bach ou de Franck.De Bach on a entendu le Prélude et Fugue en re majeur, fort brillant début à la soirée, mais qui laissait en appétit pour quelque grand ouvrage de la maturité du maître, ("est le Troisième Choral, de César Franck, avec son grand mouvement animé, chaleureux et pathétique, qui a, si l'on veut bien excuser eet à peu près, trompé cet appétit.L’Aria, de Loeillet.et VAdagio, de Fiocco, sont de vieilles pièces du répertoire néerlandais où il y a beaucoup de grâce, de mélancolie et de simplicité.Ils conviennent aux dons particuliers d’exécution qui sont ceux de M.Peeters, De même la pièce de Buxtehude qui a été mise au programme, Fugue Modale, ainsi que la Fileuse, de la Suite bretonne, de Marcel Dupré, une délicieuse oeuvrette imitative où l’on entend le joyeux déroulement de la quenouille, sont parfaitement dans les cordes de ce musicien, qui doit être un délicat interprète de la musique française.De Peeters lui-même, Elégie nous a paru l'oeuvre la plus touchante: c'est une sorte de complainte haletante et pressée par l’émotion; tandis que la Rhapsodie Flamande, brillante, forte, nerveuse, est sans doute la plus riche.Il a aussi interprété, dans le dernier groupe, de lui-même, un court Noël; Pâtres, Il vient de naître, et une toceate; Fugue et Hymne sur “Ave Maris Stella”.L’Association Chorale Saint-Via-teur d’Outreraont, sous la direction de M.Auguste Descarries, qui réunit de très belles voix, a chanté avec éclat O sacrum e.onvivium, de Th.L.a Viadana; avec plus de recueillement Tibi l.uus, d’Orlando Lassus, et avec une admirable plénitude et beaucoup de mouvement le Hodie Christas de Palestrina.Enfin.il faut souligner la richesse, la splendeur et la puissance joyeuse du Magnificat à 4 voix égales de M.Auguste Descarries, présenté hier soir en primeur.A LA SCENE, AU CÜNCER ET A L'ECRAN / UNS AVENTURE 06 L’OUEST ^ RANDOLPH SCOTT- 6l£HN FORD CUIRE TDEyQII-EVrLYN KEfES-EDtAU BUCHANAN MA/HTewr CINEMA^PARIS SALLE CLIMATISEE B#jSlraimu P tenu » kl nn j ^VlafEle ^PUiSHTiER lïIwher TOV* ““’“K01""* //tti'ÀfJ 3 - I affiche Horaire des spectacles 6T-UENIS : ‘‘L'enfant de l'amour'’ 11 h.55.3 h.05, 6 h.30, 9 h.50.“Le Merle blanc" 1 h.40.5 h .8 h.15.CINEMA DE PARIS : “La Fille du Puisatier” 12 h.2 h 50.5 h 50 8 h 50 LOEWS : “Leave Her To Heaven’’ 10 h., 12 h.20, 2 h.45.5 h 05.7 h.30.9 h.50 PALACE : “Bandit of Sherwood Forest” 10 h.12 h.25.2 h, 50, 5 h 10, 7 h.50.lOh.ORPHEUM : “Les Desperadoes" 10 h .12 h 25, 2 h.50, 5 h 15, 7 h.40.10 h.PRINCESS : “Diary of » Chambermaid”' 2 h .4 h.40.7 h 20, 2 h.50, 5 h 10, 11 h.20, 10 h.05.CAPITOL : “The Blue DahU»' 11 h.10.12 h.30.7 h.30, 9 h.50.IMPERIAL : “Perilous Holiday” 11 h., 1 h.45, 4 h.30, 7 h 15, 10 h “Hit lhe Hav” 12 h.40, 3 h 25.6 h.10, 8 h 55, La gazette artistique ffrry »(«««« .nv» V CORNEL WJLDE M ^cBANDITo/ smimooi) FOREST Aux Cinémas Confédération L’ensemble de 2.000 instrumen tisles au grand festival des fanfa-l res.au Stadium des Royaux, le 11 juillet, sera une exhibition des plus spectaculaires.Os 2,000 musiciens i recrutés parmi 40 fanfares «le notre ! province, seront dirigés par quatre : chefs de musique.Ils joueront i quatre marches militaires; la pre- ! mière au programme sera la marche des Cadets du Mont Saint-Louis, à l’occasion du 100c anniversaire de! ce factieux collège de Montréal.Fini le Prévost, de l’Union Musicale de Joliette, et doyen des chefs de musique de notre province, ; sera le conducteur.L’ensemble i jouera ensuite la marche “Teddy Boy”, dirigé par G.S.Thiele, président de la “Band Master Association of Canada” et fameux chef musicien et compositeur de Waterloo, Ont.La Iroisième marche intitulée “Jean j de Ringuette” sera dirigée par M.George Suffer), directeur de la “3rd F.S.A.Marine Band” et directeur de la Souza Post Band de la Légion Afnéricaine à New-York.La qua-! Irième marche, la “Philarmoniquc de Ringuette”, aura comme grand chef conducteur.M.Giu.seppj Agostini.musicien réputé de Montréal et chef de la fanfare C.P.C.de Montréal.Le groupement de 40 fanfares donnera aux spectateurs un étalage de 100 différents instruments*musi-.eaux; des basses, clarinettes, piccolos, trombones, tambours, tambourines, etc.EMPRESS Mercredi â VEmpress: Belle I)a-vis dans “The Corn is Green”, avec John Dali; Fred MacMurray.Joan Leslie et June Haver dans “Where do me go from here”, en couleurs.OUTREMONT Mercredi à l’Outremont: Rita Hayworth dans “Tonight and Every Night”, en couleurs, avec Janet Rlair, Lee Bowman; Allyn Joslyn.Fvelyn Keyes, Anita Louise dans “Dangerous Blondes'’.SAVOY (Verdun) Mercredi au Savoy: “The House of Dracula” avec Lon Ghaney, Ma«-tha O'Driscoll, John Carradine.Lionel Alwill; “If I Had a Million' avec Gary Cooper, George Bait.Clis Laughton, Charlie Buggies et Mary Boland.CHATEAU Mercredi au flans “Une Vic selinc Gwel; Mireille Balin Château : de Chien’ Fcrnan del avec Jos- Cinéma CINEMA DE PARIS: “La fille du puisalier” avec linirnn ct Fernan-del.(Du 24 au 30 mai inclusivement).SAINT-DENIS: f.’enfant de l'amour avec Gaby Moriay.Aussi Le Merle blanc avec Michèle Gérard cl Georges Bollin.(Du 25 au 3! mai inclusivement).LOF.W'S: Leave.Her to Heaven avec Gene Tierney rl Cornel Wilde.(Du 24 au 30 mai inclusivement).CAPIIOL: The Blue Dahlia avec veronika Lake ct William tiendix.(Du 24 au 30 mal inclusivement).PALACE: lhe Bondis of Sherwood Forest avec Cornel Wilde et Anita Louise.(Du 24 an 30 niai inclusivement).PRINT,ESS: Diary of a Chamber-\ maid avec Paulette Goddard et Bur-i gess Meredith.(Du 21 an 30 mai I inclusivement).OIîPHEl M: Les Desperadoes avec I Randolph Scolt et Claire Trevor.(Du 24 au 30 mai inclusivement).IMPERIAL: “Perilous Holiday” i avec Pat O’Brien et Ruth Warrick.(Du 24 au 30 mai inclusivement).Théâtre GESU: Les Compagnons présen- o«nt,4n'X7,c’ ,,e Jc>a" Anouilh, les 28, 30 et 31 mai.Musique COLLEGE ST LATIUM : Les Festivals de Montréal présentent j \La Passion selon saint Matthieu, de I Jean-Sebastien Barh, sous la direr-j Bon de sir Fi nest MacMillan, le uj TtcWCOi Q/&f\ 2ème semaine PHLHEE ALAN LADD ) VERONICA LAKE WILLIAM BEN0IX 'll/E *£2aW-Ia \ l'affiche 'Pn C a A -E H 'autrain C A Léon (’ôté CA j -p o«iitn1
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