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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 22 juin 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1946-06-22, Collections de BAnQ.

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S'il est grave d’attaquer injustement l’individu, à plus forte raison cela I est-il de la patrie.“Soyez donc soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme souverain, soit aux gouverneurs, comme délégués par lui pour faire justice des malfaiteurs et approuver les gens de bien.(honorez le roi” (I Pet.2.13-17).“Si les sujets sont une fois bien convaincus que l’autorité des souverains vient de )ieu.ils se sentiront obligés en justice à accueillir docilement les ordres des princes et à leur accorder obéissance et fidélité, par un sentiment semblable- à la piété qu’ont les enfants pour leurs parents" (Léon XIII, Encyd.Immot-lale Dei, 1er novembre 1 885).— “Parce que l'Eglise fait un très grave précepte de pratiquer la piété qui est la justice envers Dieu, par là même, elle appelle à la justice envers les princes” (Encyd.Sapientiae Christianat, 10 janvier 1890).— “Aussi les chrétiens entourent-ils d'un | respect religieux la notion du pouvoir, même quand il -éside en un mandataire indigne” (Encyd.Sapientiae).,?ie X censure la “licence effrénée d’opinions et de moeurs 8qui ne respecte aucune autorité ni divine ni humaine.-'Eglise la condamne” (Alloc.Consist., 9 novembre fil 903).i Piété, respect, amour de prédilection envers la Patrie.Ztt amour de prédilection est justice, car la patrie nous a ait* pour une large part, et elle tend à nous parfaire.De dus, notre prédilection pour notre patrie lui donne le , noyen d'accomplir les devoirs que lui impose la Provi-lence, de jouer le rôle qu’elle lui a confié.La vision de dotre-Seigneur pleurant sur la ville de Jérusalem, ville lourtant ingrate, est parmi les plus touchantes de l’Evan-îile.La prédilection de l’homme pour sa patrie est une • ffection sainte.“La loi naturelle nous ordonne' d’aimer l’un amour de prédilection et de dévouement le pays où lious sommes nés et où nous avons été élevés, à tel point |ue le bon citoyen n'hésite pas à affronter la mort pour ui.Il faut aimer la patrie terrestre qui nous a donné de patrie dans laquelle nous somnies nés et nous avons été nourris, sont les causes secondes de notre vie.Après avoir rendu à Dieu, par la vertu de religion, le culte qui lui est dû, il faut rendre nos devoirs aux parents et à la patrie par la vertu de piété.De même que dans la nature les êtres inférieurs sont mus et portés à leurs actions par les êtres supérieurs qui ont reçu de Dieu la puissance de les mouvoir, ainsi dans les choses humaines, ceux qui détiennent l'autorité ont reçu de Dieu la puissance de faire agir les inférieurs en leur commandant.C’est pourquoi les inférieurs doivent leur être sounqis et obéissants par ordre de Dieu, qui veut que le monde soit régi ainsi.Cette obéissance est due de droit et en justice dans tout ce qu’ils commandent.pourvu qu’ils ne dépassent pas les limites de leur pouvoir et que ce qu’ils commandent ne soit pas défendu par une autorité supérieure.Car le pouvoir des hommes est limité.De là la maxime qu’ “il faut obéir plutôt à Dieu qu’aux hommes” (Act.4.19).Néanmoins, s’il n'est pas évident que l’autorité outrepasse son pouvoir et que ce qu’elle commande est opposé à la loi de Dieu, le sujet ne doit pas examiner la chose de tris près; comme l’autorité est en possession du droit de commander, dans le cas de doute, son droit d’être obéi doit être respecté.L’amour de la patrie est, d’une certaine manière, inné i l’homme, mais il se fortifie avec le développement de l’intelligence.L’animal tient à un climat, l’homme, à une patrie.La patrie, ce n’est pas seulement un coin de terre, c’est avant tout un ensemble de réalités morales.Une langue, une littérature, des luttes, des souffrances, des gloires communes comptent pins que des avantages matériels.Le sol peut manquer à la nation sans que pour cela elle cesse d’être.La valeur d’un peuple doit se placer dans un lieu de communion où les individus puissent se rencontrer en ce qu’ils ont de meilleur, en ce qui fait qu’ils sont des hommes et non de simples animaux, l’esprit.Sa civilisation doit être d’ordre qualitatif, ce qui veut dire qu’elle doit être fortement différenciée et particularisée en ce qui concerne la langue, la forme du gouvernement, la sensibilité, l’art, les usages, les coutumes, toutes choses auxquelles la matière participe, mais pour déboucher dans le ciel de l’esprit.Un sain réalisme n’est pas ennemi d’un légitime idéalisme, pas plus que le corps n’est ennemi de Tâme.Et de même qu’un certain équilibre est nécessaire entre le corps et l’âme pour l’épanouissement de la personnalité, une hiérarchie des valeurs et non une suppression, serait-ce de valeurs moindres, ast indispensable i la prospérité de la patrie.On a fait remarquer avec raison que, chez nous, c'est un mal que les valeurs économiques nous échappent.Il est d’un sain patriotisme de chercher à les récupérer tout comme il est normal qu’un grabataire s'efforce par les moyens appropriés à reprendre l’usage de scs facultés locomotrices.La vue de nos gains ne doit pas nous faire oublier nos pertes.Un peuple est d’autant plus fort qu il se suffit a lui-meme.Toute dépendance, voire économique, est une servitude.De la condition serve, il n’y a en soi aucune gloire à tirer.“Nous voulons vivre dans un pays propre et digne où le bien commun soit la règle qui prime les intérêts individuels.sans intrigues, sans manoeuvres”.Ces belles paroles que les Jeunes de France adressaient naguère l l’illustre Maréchal Pétain sont évidemment utopiques; elles restent un bel idéal.L idéal ne se place pas en bas, mais en haut.Mais le plus urgent est peut-être_de créer un esprit natio- Sous ce titre, dans ses Letters from readers, la Gazette d’hier malin, vendredi, a publié une lettre signée: (Miss) A.Clare Barkley, U.E.Les deux lettres après le nom signifient manifestement United Empire, et en les inscrivant ainsi, au lieu d’indiquer U.E.L., pour United Empire Loyalist, Mlle Barkley indique qu’elle a véritablement droit au titre, qu’elle sait ce qu’il signifie et ce qu’il représente.Les deux initiales: U.E„ après le nom d’une personne canadienne de langue anglaise, représentent en effet véritablement un titre, une distinction décernée à une famille et à tous ses membres, par le roi d’Angleterre, à la fin du XVIIe siècle ou au commencement du XIXe.C’est ainsi que le titre U.E.est bien plus ancien que cet autre: O.B, E.(pour Order of the British Empire), et en fait tout aussi appréciable, sinon plus.Le droit de mettre U.E.après un nom de famille à été accordé par ie roi d’Angleterre, dans les années qui ont suivi la révolution des Etats de Nouvelle-Angleterre et la guerre de 1812-13, à ceux et celles de ces Etats qui ne voulurent pas devenir sujets de la nouvelle république et qui, abandonnant parfois des biens de valeur, passèrent au Canada et s’y établirent.Descendante de Loyalists, de vrais Loyalists, ayant droit au titre et ne se 1 attribuant pas gratuitement, Mlle Barkley reste Loyalist, très loyale à son sentiment envers la Grande-Bretagne, mais il ne lui reste manifestement pas un brin de colonialisme.Sa lettre à la Gazette, sur la question du drapeau, en fait foi.Une certaine partie de l’opinion publique canadienne, expose-t-elle, semble partager l’illogique façon de raisonner de la majorité, à ce qu’on dit, du comité parlementaire du Le capitaine E.$.Brand est nommé régisseur M.Mitchell o annoncé cette mesure à la Chambre des Communes aujourd'hui.- Le juge Richards, de Winnipeg, a été nommé conciliateur pour mettre fin au différend drapeau, quand ce comité propose Je maintien d’un drapeau que l'on ne peut, en aucune langue du monde, tenir pour un drapeau canadien.La prétendue décision majoritaU r* que l on indique, écrit-elle, est tellement Insensée et si eomplite-me.nt*n contradiction avec le but spécifique que Von a donné an co- OTTAWA, 22.(C.P.) — Comme l'on s'y attendait, le gouvernement s'est emparé aujourd'hui des cargos des Grands lacs pour mettre fin à la grève des marins qui dure depuis 27 jours.Le capitaine E.S.Brand, d'Ottawa, a été nommé régisseur avec autorité complète sur les compagnies.Cet ordre en conseil sera •n vigueur à partir de 9 heures, lundi.C'est le ministre du travail, M.Mitchell, qui a annoncé cette décision du gouvernement fédéral, aux Communes, hier après-midi.L'on s'attend à ce qu'en fin de semaine, les préparatifs soient terminés pour permettre aux quelque cent cargos retenus dans les eaux intérieures du Canada, par cette grève, de reprendre leurs opérations.L'on attache surtout une grande importance la reprise des opérations par les pétroliers et les navires transportant du charboi\,et du grain.Le capitaine Brand établira son quartier général à Toronto et sera aidé de M.J.S.McCullagh, assistant-directeur des relations industrielles au ministère du travail.M.Mitchell, dans sa déclaratin aux Communes, a exprimé l'espoir que la compagnie et l'union coopéreront avec le régisseur dons la reprise du trafic maritime sur les Grands Lacs.Les personnes qui résisteront au régisseur seront passibles d'une amende n’excédant pas $5,000 ou cinq ans d'emprisonnement ou des deux peines concuremment.OTTAWA, 22.— M.Humphey Mitchell, ministre du travail, a annoncé hier après-midi à la Chambre des Communes, devant l'évidence du fait que les armateurs des Grands Lacs et leurs marins en grève ne veulent plus se rencontrer dans le but de régler le différend qui désorganise depuis quelques semaines tout le système de la navigation intérieu- re au Canada, le gouvernement a décidé de prendre en main la direction de 29 compagnies de navigation à compter de 9 h.le lundi matin 24 juin.Le travail devra reprendre alorf sur les vaisseaux des Grands-Lacs et du St-Laurent.On aura la journée de 8 h.et de trois équipes à la place de celle de 12 heures et de deux équipes.Les salaires payés aux marins pour la semaine de 56 heures seront les mêmes que ceux qu'ils recevaient mensuellement pour la semaine de 84 heures et cela tant qu'armateurs et union n'en seront pas arrivés à un accord sous la directive des arbitres du ministère da travail.le capitaine E.S.Brand, O.B.E., R.C.K agira comme régisseur.La ~.E.Richards, de Winnipeg- luge S.Membre de la Cour d'appel du Manitoba, s'entremettra comme conciliateur.^opposition à Finclusion de JJ» MW /’Union Jack dans un drapeau national canadien vient des seuls Canadiens d’origine française, comme tant de gens aiment à le croire cl à l’affirmer.Il y a des Canadiens d origine britannique, aussi (Vautres races, qui sont tout aussi fortement en faveur d’un drapeau national canadien qui ne comprendra pas le British Union Jack.” (ouite à la page deux)’ •Çê catnêt du grincheux mf/é, que l'on peut jus*esnent accu-déilbépémeni en- ouir de cette vie mortelle.Oui, en vérité, nous pou- naI* car que vaut l’émancipation à qui conserve un esprit ons et nous devons nous aimer nous-mêmes, être bons de servitude?Cet esprit, ce sont de* actes qui le créeront.>our le prochain, aimer la chose publique et le pouvoir Le milieu de choix est l’école et la famille; le sujet le plus lui la gouverne”(Encyd.Sqpientiae Christianae).—“Oui, s Ht rst digne non seulement d’amour, mais de prédilection, a patrie dont le nom sacré éveille les plus chers souve-| tirs et fait tressaillir toutes les fibres de votre âme.cette erre commune, ou vous avez votre berceau, à laquelle vous attachent lés liens du sang et cette autre communauté plus loble des affections et des traditions” (Pie X, discours.-.— sujet le plus apte, I enfant.Celui-ci se forme plus par des exercices appropriés que par des théories.Quels sont les exercices d’entraînement national au Canada?Y en a-t-il?Le salut au drapeau ne peut certes encore exister et pour cause.Que ceux-là que ça regarde voient à nous former des patriotes, oeuvre salutaire par excellence.33-VI-44 Dont Raoul HAMEL, O.S.B.l’actualité Les taxes ou temps jadis iLe chef-d’oeuvre de notre siècle L‘ d’avoir poussé l’art de la taxu-l'/i à tint excellente perfection.\dis les gouvernements se canton-[ient dans la fiscalité indirecte on «Ait le monde était frappé, mais lis le savoir.La seule que redou-11 te citoyen était la taxe directe.^Lorsqu’un politicien voulait de-iu're son adversaire, U commen-m par lancer des rumeurs sour-lises dans les campagnes.Un tel lit ,un homme intègre, disait-on, j iis "on entend dire qu’il veut im->; ser la taxe directe”.Üès lors le \uvre homme était assailli d'inter-tlations pur les électeurs et it de-7 protester solennellement dc-it Dieu et devant les hommes, e jamais une idée aussi horrible lui était venue, et qu’il combatif jusqu’au dernier soupir, si ja-ds quelque gouvernement malfai-it osait la proposer.‘’iiis un jour les hommes potiti-s aux abois y recourent et l’on perçoit que c était en somme ta illeure façon de taxer les gens, au moins on savait ce qu’on ait et qui l’exigeait, e fut d’ailleurs de tout temps un et de tribulations.Babeau, dans études sur l’ancien régime fran-s, raconte que "le roi ayant be-d’argent, marchandait avec villes, pour obtenir cadeaux, s.subsides, à l’occasion de tout "’importe quoi, mariags, funé- railles, avènements.Il y avait par exemple le don de ceinture de la reine, des abonnements aux impôts”.Les maires avaient la tâche de lever les impôts, mais ils semblent y avoir mis une belle désinvolture, et une partialité qu’e,lieraient les partis politiques d'aujourd’hui."Il paraît dangereux, écrit l’intendant d’Auvergne, d'accorder cette prérogative aux maires qui font décharger leurs parents et amis”.En fait les privilégiés exempts de ta taxe, dit Babeau, pullulaient."Auxerre en compte 137, y compris un laupier et trois valets de chiens.Le clergé, les nobles, les officiers de l'armée étaient exempts ainsi que les officiers de chez le roi.Ces derniers qui sont nombreux n'ont qu’à mettre sur leur porte Vindication de leur titre, pour être déchargés."Ils n’ont acheté leurs charges sans service que pour s affranchir des impôts”, dit le corns municipal d’Auxerre qui se fait l’organe de “l’horreur’’ que leurs pèétentions inspirent au "pauvre peuple".A Marseille les nobles qui se qualifiaient d’écuyers fourmillent.Un seul notaire en a 900 dans ses registres et l’intendant écrit: "Je n'ay jamais va tant d’écuyers et si peu de chevaux”.Mais les maires et échevint n’étaient pas non plus sur un lit de roses, car dans certaines villes ils étaient tenus solidairement responsables des comptes arriérés et des impôts non payés Cette responsabilité s’étendait meme jusqu'aux habitants.Babeau note que les habitants de Béthune, notamment, vers 166i, n’osaient point se montrer an dehors de peur d'étre arrêtés par les créanciers de ta ville."Deux bourgeois de Bayonne sont incarcérés parce qu’il est dû au roi dix mille livres sur un don gratuit.En 16U, les èche-vins de Mâcon sont emmenés â Chaton.Le maire d’Auxerre est emori-sonné à Paris en 1637 par les fermiers généraux, parce que la ville doit encore 9,500 livres." Même les familles des maires et echevins étaient tenues responsables.En nombre de cas, ils n'osaient plus sortir de leur cité.Babeau raconte la lamentable aventure du maire de Chatellerault qui parti à Paris pour protester contre une taxe se fit mettre en prison par les fermiers généraux jusqu’à ce qu’il eut payé ladite taxe.Ce après quoi ils le laissèrent libre de dégoiir.r contre ledit impôt.On plaçait même des huissiers chez les êchevins.Certes, ces procédés peuvent paraître sauvages.Mais l’inspiration en était excellente.Ainsi si le maire et ses êchevins imposaient des taxes trop lourdes et qu’ils ne pussent les récolter, on les mettait en prison jusqu’à ce qu’ils eussent eux-mêmes comblé la différence, en qu’on eût vendu leurs biens.C’est une coutume qu’il faudrait rétablir au plus tôt au Canada.Mors et 'seulement o.i verra dinâ-nuer les impôts avec une louable célérité.ROUK ser celui-ci d’avoir___^„.CKI cir.freint Vinstruction spécifique qu’ils ont reçu de choisir *t de recommander pour le Canada un projet de drapeau distinctement nationaV’.L P/î rapporte maintenant que le comité va recommander l’adoption de ce drapeau-là même qu’on leur a aemandè de déplacer en lui en substituant un autre qui serait "distinctement nationaV’.jflrPrélezJe ?ue le remplacement du blason de toutes les provinces par une feuille d’érable dans le champ rouge du pavillon de la manne marchande britannique en fe-drapeau canadien distinctement national” peut sembler raisonnable logique et convenable dans t opinion du comité, mais sû-dautresdant l’°Pinion de bien peu Je suis incapable de saisir le sens tUn Iiîm/Jcation de la déclaration faite à l effet que “l’autre drapeau” (le second choix du comité) n’est conforme à aucun modèle standard reconnu, parce qu’il élimine complètement /’Union Jack.Est-ce que les drapeaux des nations du monde- se conforment à un modèle standard reconnu?Est-ce que / Lnion Jack est "le modèle standard reconnu”?C’est étrange à dire, mais il y a un assez bon nombre de nations qui ne l’incluent pas dans leur drapeau.Le British Empire est formé du Boyaume-Um d’Angleterre, d’Ecosse, du pays de Galles, de VfrlanJe du Aord et des colonies éparpillées au loin, qui sont possédées et gouvernées par ta Bretagne.Le Ca-HUda est membre d’un Commonwealth de nations qui comprend la Grande-Bretagne.Le Canada n’est pus britannique mais canadien.Etre British, c’est être de Grande-Bretagne ou possédé par la Grande-Bretagne.La destinée du Canada n’est pas nécessairement et “inextricablement” liée à celle de la Grande-Bretagne, quoique j’espère qu’il partagera sa destinée pour plusieurs années à venir avec celle de ta Gran-ae-Bretagne et des autres membres du Commonwealth.J’entretiens aussi l’espoir et la foi que le partage de cette destinée soit "inextricablement lié” A quelque chose de plus profond et de plus fort que le fait de l'inclusion du British Union Jack dans un drapeau canadien qui, en lui-même alors serait la négation complète de la prétention que le Canada est une nation.L’on a prétendu que les efforts que Von fait pour exclure le British Union Jack du drapeau canadien "produiront un esprit de désunion”.La désunion existe déjà au Canada entre les forces d’un idéal national louable et les forces d un colonialisme représenté par quelques-uns des Britishers qui habitent le Canada et par ceux des Canadiens dans l’âme desquels fesprit colonial a été depuis longtemps insufflé fermement: ceux-là qui tiennent l’Empire britannique, au lieu du Canada, comme leur nation.Il n’y aura pas d'unité tant que nous ne serons pas devenus des Canadiens dans nos idées et dans notre idéal.Le refus d’un “drapeau distinctement national” pour le Canada ne sera pas de nature A renforcer les liens du Commonwealth; et que Von Une organisation fondée pour la protection du public contre les aigrefins, cite un caa assez rare de crédulité.Le magazine Pageant, Ji vraiaon d’avril, raconte qu’un citoyen de Memphis, état du Tennes see, curteux de savoir jusqu’où peut aller la crédulité publique, lança une grande souscription au bénéfice de la “veuve du soldat inconnu”.Et il reçut nombre de souscription».* * * Ce qui rappélle la aouscription lancée en France pour élever un monument i Hégésippe Simon.Sénateurs, ministres, députés, ducs, marquis, financiers donnèrent publiquement leur adhésion et célébrèrent cet homme admirable, grand patriote, Hégésippe Simon, qu’ils avaient eu l’honneur de connaître et d’estimer.U n’y avait qu’une petit ennui que l’auteur de la galéjade expliqua lors d'une grande séance.C’est qu’Hégésippe n’existait pas.?Au fond beaucoup de “grands hommes” à part le fait matériel qu’ils vivent, sont aussi inexistants que Hégésippe.* * * Les trois journalistes russes qui s’étonnent de l’attitude froide des Canadiens, n’ont peut-être pas lu l'article 133 de la constitution de l’U.R.S.S.qui dit: “C’est le devoir sacré de tout citoyen de l’U.R.S.S.de défendre la patrie.La trahison envers le pays — violation du serment d’allégeance, désertion à l’en- Lettre d'Oxford L’indépendance éconoi que de l’Irlande il II Perspectives d'avenir Oxford, le 12 juin 1948 Les différents domaines où l’activité économique de l’Irlande a’était manifestée avant la guerre sont appelés à des développements croissants.Qu’il s’agisse d’équilibrer et de rendre plus efficace la production agricole; qu’il s’agisse de répandre davantage les industries du vêtement, du cuir, du métal, de la brique et de la poterie, etc.; qu’il s’agisse de reprendre activement la construction d’habitations, la determination et les projets ne manquent pas pour avancer dans les voies ouvertes depuis quelques années.Mais, en même temps, il y a place pour de nombreuses initiatives dans ce système economique qui dépasse à peine le stage de l’embryon.Déjà, des projets importants sont en vote ou sur le point d’exécution._ J’ai menUonné, dans un autre article, que i’Iriande se suffisait très E eu à elle-même en matière de coin- i ‘ nerai, la mise en danger de la puis- .* l’E' ' " ’ «ance militaire de l’Etat, l’espion-nage — est punissable avec toute la aévérité de la loi comme le plus abominable des crimes”.* * * Ainsi que VOttawa Journal le leur fait observer, nos visiteurs vont et viennent librement au Canada, disent et écrivent ce qui leur plaît, câblent à leur pays ce qui leur convient.“Mais aucun journaliste canadien ne peut aller en Russie comme M.Ehrenburg vient au Canada.Si demain, un journaliste canadien cherchait à pénétrer en Russie, cela lui prendrait six mois s’il est assez chanceux pour y être admis, car les chances r.nt qu’on le lui refusera.Ej s’il est assez heureux d’être admis à Moscou, il n’aura pas la liberté de circuler en Russie comme M.Ehrenburg a eu la facilité de je faire au Canada.Mais 11 sérail parqué dans l’hôtel Métropole de Moscou et on ne lui permettrait d’envoyer au Canada que ce que les censeurs russes l.ii permettraient ’.La Grincheux 33-VI-46 ustible et d’électricité.Cette déficience lui a fait ressentir vivement la damier conflit Pendant les années d’avant-guerre, les possibilités de 1a rivière Shannon et d’autres cours d’eau avaient été développées à capacité; mais lea forces hydrauliques du pays ne suffisaient pas à la demande d’électricité.Par ailleurs, tout le charbon que le pays ffage consommait — pour le chauf et pour le supplement d’électricité — provenait de Grande-Bretagne.La guerre a réduit ces importations à un minimum qui a été affecté au fonctionnement de certains trains et de quelques Industries.Partout ailleurs — sur certaines voles fer» rées, dans la plupart des industries, â la maison — on ne pouvait obtenir que la tourbe.Ce combustible — très Inférieur au charbon — est inutilisé ches nous.Il est formé de matières végétales plus ou moins comprimées et carbonisées.L’Irlande n’en a coma mencé la production — plus proprement dit: l’extraction — sur une base nationale, qu’en 1933.Mais jus- (aulte â le pas» deux) Le bel été .CftoJeA d hiet et d’aujouxd’hui Souviens-toi que tu es homme et ne te laisse pas avilir.imaxime antiqhec LA SAINT-JEAN-BAPTISTE Lundi prochain, fête de la Saint-Jean-Baptiste, le “De- voir' ne paraîtra pas et les bureaux seront fermés toute j ne suppose pas pour un Instant oue la journée.Le bel été, le cher été va revenlk* Par quels mots assez doux, par quels mois Vaecueiülrl Est-il phrase assez belle, est-il chant assez tendre Pour l'hôte bien-aitné qui se faisait attendre.Et qui parait, soudain, avec les papillons.Les mains pleines de fleurs, les yeux pleins de ragontl.Comment décrire un peu cette profonde joie Qui nous vient à revoir la tige qui rougeole.L’aile qui bal, l’essor des bourgeons entrouverte, La source murmurant au fond des buissons périt, La mousse qui décore un tronc noueux et torse.Les petites fourmis qui rôdent sur l'écorce.Les marais allongeant la taille du bouleau.Et près de nous, le bleu du ciel, le bleu de Veau, r.Ce sera donc encor la paix et la lumière.Les chants du moissonneur autour de la chaumière.Et les clairs angélus dans te midi brûlant.Le soir, l’homme du sol reviendra d’un pas lent.Tandis que, par la main des femmes, ranimée.Dans l'azur montera l’odorante fumée.Et là-bas sur le fleuve aux remous incessante Le bel été mettra ses feux éblouissante.Les bateaux passeront dans la brise et la brume.Sur les coteaux mouvants naîtront les fleurs d’écume, Lorsque le flot sera limpide et langoureux.Sur fonde flotteront les voix des amoureux.Et nos rêves seront bercés, au clair d’étoiles.Par des échos de.rame et des doux bruits de voiles.II Pour ces jours rayonnants, pour ces beaux fours d’été, Pour tous ces jours de charme auguste et de beauté.Pour ces instants semeurs de vie et d’abondance, Recevez, à mon Dieu, notre reconnaissance.Et donnez-nous encor notre pain quotidien.Donnez l'orge à ta hache et ie grain au moulin* Que le foin pousse dru, que l’avoine fleurisse.Comme un flot ruisselant que la gerbe mûrisse; Qu’en la glèbe nos graihs soient tendres à germer Pour nourrir d foison les êtres affamés.Et faites qu’elle soit toujours bonne et féconde La terre dont les blés sont les plus beaux du monde!.Blanche LAMONTAGNE-BEAUREGARD - LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 72 JUIN 1946 VOLUME XXXVH — Wi Lettre ci*Ox(ord (suite de la première paie) qu'a la guerre et même pendant les premières années du conflit, la tourbe était encore extraite du sol a main d’homme.C’est la production agricole de la tourbe, par opposition à la px-oduction industrielle instaurée ces toutes dernières années.Grèce à ce combustible, que l'Irlande possédait sur son propre territoire, la population du pays ojorit'üne part,“mais le chiffre d'af-nii se chauffer pendant les anrucs | fajres avec ces pays est sensible-Ir'guerre; mais ce chauffage était ment plus bas qu’avec les autres, îfés limité (par le rationnement) et par ailleui's, il est intéressant de la fin de la guerre — les importations d'origine britannique ne constituaient plus que 46 p.c.de l’ensemble est un indice dans ce sens.Les importations d’Argentine — importantes avant la guerre — ont subi des fluctuations en ces dernières années où les activités maritimes de l’Irlande ont été restreintes; mais aujourd’hui, elles semblent reprendre définitivement.Le Brésil et les Indes Néerlandaises jouent aussi un rôle appréciable dans le commerce extérieur du pays.Le Portugal, l’Afrique Occidentale Portugaise et l’Espagne y La Federation M.Adélard Raymond présidera la prochaine campagne I1 succède à M.Eugène Thérien, président de Tannée dernière frfûléit quatre fois plus cher que lé' charbon.Le développement de la tourbe est maintenant l’objet d’un vaste projet national nui est déjà en voie de réalisation.Tout d’abord, l’extraction mécanique sera générali-frf.En plus de diminuer le coût de Ut.production, on obtiendra ainsi U né qualité supérieure de combustible.Puis, dans les différents cen-tétp* d’extraction, on installera des naines génératrices d’électricité nui tpnrtionneront à la tourbe._ Gette liqnsformafion sur place évitera irs frais de tranxnort et.surtout.s p’ertes considérables causées «L-tfis ce trimsport par l'effritement du produit.Ainsi, l’électricité remplacera de plus en plus le combus-nble dans l'industrie et au fover.T'à’dû rette substitution ne pourra éf* faire avec avantage, une tourbe de" bonne qualité prendra partiet-LuYü&nMa.dilace dy-charbon impor-lc ,.pareil développement rendra 1 Irlande Me plus en plus indépen-«Lmtc de l'extérieur pour son com-Igjstible et.dans une large mesure, préviendra la répétition des .djffi-(AiHés éprouvées en ces dernières années.Mais, de plus, il fera profiler -dev richesses naturelles prati-qpenwnt inexploitées jusqu’ici et constituera une nouvelle' source d’emploi pour la population.Ce projet est probablement le plus vaste' et le plus révolutionnaire (économiquement) que l’Irlande ait jamais entrepris.Il ne s’agit pas d’un rajustement dans^ la production d«dà existante; c’est la création de tqftte Pièce d’une industrie sur une base nationale; et le domaine affecte est aussi essentiel que celui de Dé (laitage et du chauffage où le pays dépendait, jusqu’ici, presque entièrement des importations de Grande-Bretagne.L’Irlande a de nombreux autres projets de moindre envergure mais qui jettent néanmoins une lumière intéressante sur l’avenir économique du pays.J’ai visité, par exemple; ie port de Dublin où les acti-vités ont été considérablement réduites pendant la guerre.Aujourd’hui.entre autres initiatives, on y entreprend la construction d’une nouvelle cale-sèche 50% plus considérable que celle présentement en usage.Dublin n’a pas de chantier pqur la construction maritime; 11$is on veut être en état d’y pourvoir à l’entretien et à la réparation rips ngvires de fort tonnage.C’est remarquer que les importations du Canada, de 4 p.c.avant la guerre, étaient montées l’an dernier a 16 p.c.de toutes les importations irlandaises, tandis que celles de provenance américaine (des Etats-Unis) ont fluctué autour de 10 p.c.depuis 1938.Les importations jusqu’ici croissantes du Canada seront peut-être a la baisse dans les prochaines années; elles sont constituées en grande partie tie blé — ce dont l’Irlande cherche à augmenter sa production domestique.Mais dans l’ensemble ie commerce extérieur irlandais (dans les deux sens) se fait de plus en plus en direction du continent américain.Les produits naturels ou semi-maiiufaqtu-rés du Canada et des Etats-Unis ont en Irlande, un marché appelé à îles développements.Mais les pays d’Amérique du Sud s’imposent de plus en plus .à l’attention du gouvernement et des commerçants.Au Canada, nous sommés témoins de ccs perspectives nouvelles qu’offre le continent sud-américain dans le domaine économique.En Irlande le phénomène est le même.La guerre — à cause des difficultés des communications maritimes — a faussé plusieurs tendances dans le commerce extérieur.Mais il serait étonnant que l’Argentine, le Brésil et peut-être d’autres pays d’Amérique du Sud ne iouent pas, dans les années à venir, un rôle prépondérant dans les relations commerciales de l’Irlande comme de plusieurs autres pays.Paul GERIN-LAJOIE M.A.-Stewart McNichols, président du conseil d’administration de la Fédération des Oeuvres dè charité canadiennes-françaises, annonce que le vice-maréchal de l’air, Adélard Raymond, C.B.E., vient d’accepter la présidence de la prochaine (’atnpagne de la Fédération.Il succède à M.Eugène Thérien, du Trust Général du Canada.Le nouveau président avait dirigé le travail de la section des Noms réser- Bloc-notes (suite de la première page) La citation est longue.Nos lecteurs auront compris qu’il valait la peine de traduire la majeure partie de la lettre de Mlle Barkley à la Gazelle et de la porter à leur connaissance.Il est temps plus que jamais que les Canadiens d’origine et de langue françaises, Canadiens qui le sont depuis trois cents ans, sachent qu’il est des Canadiens, de langue anglaise, d’origine britannique ou d’autres origines, en beaucoup plus grand nombre qu’on ne le serait porté à le croire, qui pensent exactement comme eux à propos de la m ti?ADELARD RAYMOND vés au cours de la dernière campagne.En acceptant sa nomination, le vice-maréchal de l’air Raymond a déclaré: “Dans la période troublée que nous traversons, les problèmes d’un organisme comme la Fédération sont nombreux et graves.C’est pourquoi il importe de préparer dès maintenant le succès de la prochaine campagne.Nous nous mettons à l’oeuvre immédiatement et j’espère être en mesure d’annoncer sous peu les noms de ceux qui dirigeront les différents comités de la campagne”.Notes biographiques Le vice-maréchal de l’air Raymond est.né à Valleyfield où il a poursuivi ses études.Son intérêt dans l’aviation date de la première grande guerre alors qu’il servit comme lieutenant dans le Corps d’aviation royale de 1915 a la fin du conflit.En 1939, le vice-maréchal Raymond revêtit de nouveau l’unifor-me comme chef d’escadrille de l’escadrille numéro 118, sur la côte est.En 1940, il s’embarqua avec un détachement du C.A.R.C.à bord du porte-avion Bearn.Sa mission était d’enseigner aux aviateurs français à se servir d’appareils américains.Alors qu’il était en route, la France capitula.Survint alors une grande aventure qui reste Lune des plus remarquables épopées de la guerre.Le Bearn fut dirigé vers Bordeaux et une journée seulement avant son arrivée ce centre tomba aux mains de l'ennemi.Le navire mit alors cap sur Casablanca.Puis, soudainement.l’ordre fut donné d’atteindre la Martinique.A cet endroit, 175 appareils et cinq cent millions de dollars en lingots d’or furent déchargés.Le chef d’escadrille Raymond revint à Montréal en trouvant place sur 15 navires différents.A son retour, il fut nommé officier commandant du centre d’entrainement à Québec, et pendant qu’il était là, il fut nommé aide-de-camp honoraire du lieutenant-gouverneur.Plus tard il devint le premier officier commandant du centre de Lachine, par où sont passés des dizaines de milliers d’aviateurs.Au début de 1943, il fut nommé officier commandant de l’école d’entrainement de Uplands, avec le rang de capitaine de groupe.En novembre de la même année, il était promu au rang de commodore de l'air au moment où il était nommé officier commandant du centre d’entrainement numéro 3, à Montréal.Il fut nommé vice-maréchal de l’air en janvier 1944 puis reçut plus tard le commandement du district numéro 1 avec quartiers généraux à Trenton.Il est aussi aide-de-camp honoraire de Son Excellence le gouverneur général.En octobre 1944, il se vit décerné l’Air Efficiency Award, et rfur la liste des honneurs royaux de la nouvelle année, il fut décoré dü titre de commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique.chose canadienne.-TT.-.„ Le cas de Mile Barkley, ILE., est nfrpojSe de'DabTin comme cen-tfè'inffrniitie.'On es! aussi sur le point d’entre-' pivmlré.'au port de Dublin, la cons- i i : .1 * .— A ».f L ¦ *, r.* • • e\ V i iiii A truetion d'une raffinerie d’huile.JUMiir’à maintenant toute l'huile im-portéeiaii pays était déjà raffinée.Celle nouvelle industrie, en pins d'employer un grand nombre d'ou-vr4*rs à sa mise sur pied, cqnstitue-rà'ihié source permanente d’emploi.1.1 le donnera aussi au pays l’usage de.sous-produits dont la valeur n est pa;S négligeable, el elle contribuera à Vârièr la production nationale qui éfait.jusqu’à ces dernières années, totalement agricole.Ce sont là des cas particuliers.M^iS "iis constituent des exemples du mouvement économique qui se p'otirmùt a travers tout le pays.La guerre -a interrompu ou fait obstacle temporairement à divers projets; mais depuis plusieurs mois, le mouvement a repris.Il ne serait pas- étonnant que l’Irlande soit le pajh»à subir la transformation économique la plus considérable dans les-tu m’hains dix à vingt ans.Quelle que soit l’étendue de sa production domestique, l'Irlande dpvca évidemment entretenir des reHations commerciales avec l'étranger* La proximité de la Grande-Bretagne favorise les échanges avec cej pays et explique qu'avant la guerre, 50 à 55 pour cent des importations irlandaises étaient de provenance britannique.Mais à mesure que l’Irlande s'industrialise e( que croit son besoin de matières premières — ce que la Grande-Bretagne ne peut donner — son coni-ntàrcç extérieur est appelé à se détacher des lies Britanniques et à se faire en direction de la péninsule ibérique, de l’Orient et, surtout, dès-deux Amériques.(Gette évolution est déjà commencée.Le fait que dès 1944 — avant A la dure école de l'expérience La voix du Pape L’éducation et la mission de la femme m.4 CRMcrat 5700 ' MAGNUS POIRIER Entrepreneur tPompos Funèbre* Expert Embaumeui 6603 rue ST-LAURENT Le président Truman ' vient de faire entrer un tout jeune homme, M, James J.Reynolds, Jr., 39 ans, dans son administration, à titre de représentant ouvrier au Xationcl Labor Relations Board.Né à New-York et issu d’une famille en vue, M.Reynolds fils est maître ès arts de Columbia College, il a été membre de la Bourse de New-York.En 1939, il,quittait Wall Street et s’engageait comme simple ouvrier dans l’incliistrie sidérurgique, aux iisinrs de VVnited Pige and Foundry Com-gany, r Bessemer, Alabama.Peu après, il devenait assistant-c ntre-maitre puis contremàître, directeur du service des relations industrielles de la compagnie et enfin, assistant du président de la compagnie.11 est certain que si ce jeune homme, tout maître ès arts qu’il fut, ne s’était décidé à quitter les comptoirs de Wall Street pour revêtir les salopettes de l’ouvrier et se mettre à la dure école de l’expérience, ses chances de participer à l a direction nationale des relations industrieHes eussent été minces.La compétence s’acquiert, encore faut-il prendre les moyens de l'acquérir.“Miss Montreal" Un journal local de langue anglaise annonçait récemment qu’une agence de publicité — qui n’est d'ailleurs pas du groupe des agences de publicité connues et reconnues de réputation — organisait un concours de beauté pour le choix d’une candidate qui irait, avec le titre de Miss Montreal que lui décernerait l’agence en question, participer à un concours de plus grande envergure, dans une ville de l’Ontario, en vue du choix d’une Miss Canada.La nouvelle du Journal disait que les deux associes de la X.et Y .Model Agency passaient leurs journées à recevoir des candidates à leurs bureaux, à les mesurer dans tous les sens.De quel droit une telle agence peut-elle se réclamer pour instituer un concours de ce genre?Puisque le titre que l’on vent attribuer est celui de Miss Montreal, tous les Montréalais et toutes les Montréalaises sont concernés et il peut y avoir un certain nombre d’entre Le dimanche 19 mai.Sa Sainteté Pie XII reçut en audience solennelle les religieuses, élèves et institutrices de l’Institiit de l'Assomption à Borne, maison duns laquelle, alors qu’il était minutante à la secretaire-rie d’Etat, le Pape actuel avait exercé le ministère sacerdotal.U fit à son auditoire un discours en langue italienne dont voici la traduction: Une grande joie Nous remplit le' coeur, chères filles, et de très doux souvenirs se présentent en foule à Notre esprit, lorsque Nous vous voyons, religieuses, écolières et anciennes élèves de l'Assomption, réunies, avec votre vénérée et-bien-ai-mée Mère Générale, autour de Nous, pour Nous témoigner votre dévotion et votre amour envers la sainte Eglise et son Chef visible.Un spectacle si réconfortant Nous rappelle la mémorable audience du 27 mars 1893, au cours de laquelle Notre immortel prédécesseur Léon XIII, accueillant avec bienveillance votre Fondatrice et ses compagnes, leur demanda avec une paternelle eux et d'entre elles, probablement la très, très grande majorité, à qui l’idée du concours, et pour cause valable, n’agrée pas.Une campagne d’épuration de l’affiche et de i’étalage se poursuit présentement à Montréal.L’autorité municipale a décidé d’y prendre part.Pourquoi permettrait-elle un concours comme celui qui s’annonce et auquel le nom même de la ville se trouverait attaché?De ‘Miss Montreal, choisie et couronnée par des entrepreneurs en sensation publicitaire, Montréal n a vraiment pas besoin.Emile BENOIST affabilité: "Vous aime?clone le Pâpe, et vos élèves l’aiment-elles égafement?” Comme d’une seule voix, qui semblait monter d’un seul coeur, elles lui en donnèrent la fervente assùrance: “Très bien, s’écria-t-il ; Nctys les bénissons toutes;'faites-leur .connaître l’Eglise, faites-la leur àimer.Et vous, crois-sei dan$ f’èsprit de dévouement et de sacrifice.” Pareille question de Notre part setait aujourd’hui parfaitement superflue.Déjà un siècle de dévouement au Pape et à l’Eglise donne pour vous un témoignage plus éloquent que toutes les paroles.Mais, en outre, Nous avons eu Nous-mè-me, personnellement, des occasions innombrables de connaître votre activité et votre esprit, dès les loin; taines années oÿ il Nous fut donné d’exercer auprès de vous le rainis-i tère sacerdotal.Notre pensée retourne volontiers à ce temps et votre présence, qui fait revivre en Nous les chers souvenirs du Corsa d’ita-lia, doit vous donner l’impression d’etre ici vraiment dans la maison de votre Protecteur et Père.Marie-Eugénie de Jésus, votre fondatrice! Une femme forte, mulier fortis, dans toute l’acceptation du terme: toujours prête à accomplir la volonté de Dieu, profondément pieuse, au coeur débordant d’amour pour le Christ, à l’intelligence puissante, lumineuse, vaste, au caractère ferme, résolu, toujours tendu vers le but qu’elle s’était proposé.Telle se profile à nos yeux sa grande figure, tandis que vous attendez avec un ardent désir le jour où le Vicaire du Christ, s’il plait à Dieu, l’élèvera aux honneurs des autels.Aussi pourrions-nous, zélées religieuses qui poursuivez son oeuvre, donner un conseil Iplus opportun que celui de vous appliquer a impri- CALENDRI ER S* note mot 10 Jour* Demain: DIMANCHE.» JUIN 194» n PENTECOTE.STE AGGRIPPINE.mart.Lever du «olell.4 h.U-Coucher du soleil.7 h.52.Lever de la lune.0 h.52.Coucher de U lune.s.1 h.11.Premier Quartier, le 6.a 11 h.«> m du tu.Pleine Lune, le 14.» 1 h.42 m.du soir.Nouveau Quartier, le 22.à Sh.12 m du m.Nouvelle Lune, le 2* à 11 h « m du soir M Derniers devoirs .Laissez-noua vous assister dans vos derniers devoirs, envers ceux qui partent.Noe conseils sont basés sur l'expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1*90 LIMITEE G.Vandelac Ir.— Alex.Gour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — BEIair 1717 Arthur Landry Enr’g.ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE G.GODIN, piop., conselllei municipal.Salons : Bureau t SIS.RACHEL EST S28.RACHEL EST FAlklA 3571 Ce tournai est imprime au no 430 rue Notre-Dame est S Montréal jar l’imprimerie populaire ié responsabilité limitée> édltrlee-oroorlètalre - Oeonre* Pelletier 1|pecteur-eérant La Canadian Press est seule autorisée é taire emploi pour réimpression de toutes les dépêches attribuées » m Canadian Press ê l'Associa led Press ou » l’aaence Reuter ainsi oue de toutes :es Informations locales ou» le '‘D-volr” oublie Tous Iroîts de reproduction des dèo.Vh-s parti-ullêres du "Devoir" «nni éealemept réservés Autorisé comme envol postal de deuxième classe Ministère cwtmrm EN VACANCES Faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 semaine .*.2(3 2 semaines .**-**,.,r *35 B semaines.50 1 mois .-.65 2 mois .1*15 3 mois .1.1-65 Etats-Unis 1 semaine .25 I mois .3 mois .r.2-25 Strictement payable d'avance DQf mandat-pOite ou chèque ou Doir, sinon ajouter !5j>ous pour frais d'échange, au ' Devoir" Boîte Postale 500.(Place d'Armes), Montrée! Nul abonnement accepté par téléphone.mer .toujours plus profondément dans’votre propre vie ses linéaments et de vous enraciner toujours plus fortement dans la fidélité à son esprit?Jamais peut-Mre cet esprit n’a été plus adapté t plus approprié aux circonstances des temps que dans les années, les mois, les semaines même où ’ous vivons, puisque jamais peut-être ces circonstances n’ont paru, sous plusieurs aspects, plus semblables ‘à celles au milieu desquelles et pour lesquelles Marie-Eugénie de Jésus conçut et réalisa son admirable dessein.Faut-il peut-être reconnaître dans cette surprenante coïncidence à un siècle de distance, un signe révélateur du génie de votre fondatrice, ou plutô* une inspiration providentielle d’en-baut?Nous n’hésiterions pas à admettre Fur et l’autre.La société contemporaine, nonobstant les progrès dont elle est justement fière, et les transformations profondes, plus ou moins heureuses, qui s’ensuivirent, ressemble à la société d’il y a cent ans, en tant qu’elle court vers les mêmes abîmes, qu'elle frôle déjà dangereusement.Nous n’entendons pas parler de la foule trop nombreuse qui ne songea!* qu’au plaisir et qui ne pensait qu'à s’abandonner aveuglément aux divertissements frivoles et licencieux.Nous la voyons, cette foule, s’agiter aujourd’hui comme alors, comme toujours et partout, quand vient à s’affaiblir, avec la foi et la pratique religieuse, le sentiment religieux.Mais à ne considérer que les personnes qui, à la veille des bouleversements de 1848, formaient la majeure partie de la classe sociale, à laquelle appartenait Eugénie Mille-ret, nous voyons se dessiner deux courants bien distincts l’un de l’autre.L’un, auquel on a appliqué, à tort ou à raison en mauvaise part, le nom d’esprit bourgeois, suivait tranquillement la douce pente, soucieux avant tout d’un bien-être commode, tandis qu’avec des gestes souvent formels et distraits il ne consacrait à la religion que le temps strictement requis par les préceptes de l’Eglise.L’autre courant entraînait des âmes ardentes et enthousiastes qui, indignées par les injustices qui ne régnaient que trop dans le monde et opprimaient les corps, les coeurs et les consciences, se jetaient dans la lutte en vue d’une réforme sociale, sans réfléchir ni faire aucun cas de ce qui était raisonnable et possible.Comme l’attestent ses lettres et ses confidences qui semblent dater d’aujourd’hui, Marie-Eugénie de Jésus sut dans ces deux courants discerner le bien et le mal, les valeurs et les dangers.Son regard, riche d’une vigueur virile en même temps que d’une pénétration féminine, avait découvert la cause du mal et relevé que, dans l’une et l’autre partie, le péril provenait d’une origine commune: l'insuffisance, ou plutôt le déséquilibre, le manque d’une base solide, dans l’éducation intellectuelle, morale et religieuse de la jeunesse, même féminine, et par conséquent le défaut presque complet d’une vraie formation sociale de la femme.Le remède lui parut bien vite évident: compléter, équilibrer sur son fondement essentiel toute cette éducation.Elle en traça le programme dans un exposé succinct dédié au grand éducateur de ce temps-là, Mgr Du-panloup, évêque d’Orléans.Elle voulait pour ses filles une large culture qui, avec la langue maternelle et l’histoire de la littérature, avec l’arithmétique et la géographie, avec l’histoire des peuples et les sciences naturelles, unisse l’histoire de l’Eglise, la lumière de la philosophie, les beautés de l’art, et, point capital, l’instruction religieuse; culture qui devait pénétrer de vérité et de foi l’intelligence plus encore que l’imagination et le sentiment, et guider la volonté vers le bien, le renoncement et le sacrifice, pour modeler le caractère de la femme chrétienne, tout à la fois sage et forte, courtoise et franche, honorée et active.C’est à réaliser cette haute idée de l’éducation et de l'instruction que Marie-Eugénie de Jésus préparait ses filles; ei telle est, chères élèves d’hier et d'aujourd’hui, la formation dont vous êtes redevables à elle et à l’Institut de l’Assomption, resté constamment fidèle à des principes et des méthodes si élevés.Tout l’édifice pédagogique de votre Fondatrice repose, en effet, sur deux colonnes.La première est l’union de la religion et de la vie, union qui règne là, où la pensée et l’action, là où toute la vie humaine, même publique, ne présente aucune difformité ou dissonance avec les vérités de la foi et de la morale, où elle est en parfaite harmonie avec elles et se laisse intimement pénétrer de leur esprit.L’autre colonne est la foi, une foi consciente et vive, et non pas une vague religiosité de pure habitude ou de tradition.Les Habitudes religieuses et les pieuses coutumes sont, sans doute, de grande valeur, mais seulement lorsquet de génération en génération, elles éveillent, stimulent, soutiennent et développent la vie religieuse personnelle.Quelle valeur pourrait avoir toute la splendeur de la maison de Dieu, quelle raison l'habitation même de Dieu parmi les hommes, s’ils ne son-gaient Vins à édifier en eux-mêmes, dans leur for intérieur, le temple du Seigneur, s'ils ne croyaient plus en lui?Avec une clairovyance extraordinaire, Marie-Eugénie de Jésus a-vait prévu que de la stabilité de ces deux colonnes dépendrait l’avenir du monde, non moins pour la fetn-me que pour l’homme.Cent ans ont passe, et Nous avons sous les yeux la confirmation de ses prévisions.Ce siècle orgueilleux, qui a surpassé tous les precedents par la multiplicité, la rapidité, l’exten-tion.l’ampleur du progrès matériel, ce siècle des découvertes scientifiques et techniques, des développements économiques, ce siècle des commodités et de la haute culture, dans quelle catastrophe est-il tombé et dans quel abime a-t-il précipité l’humanité?On pourra, autant qu'on voudra, rechercher l’importance et l’efficacité des différentes causes de ce malheur: les vrais coupables en définitive sont ceux qui.avec obstination, sans trêve, dans tous les domaines de la vie et sous toutes les formes, ont travaillé à séparer lu religion de la vie et à l’écarter toujours davantage de l’activité et de la pensée des hommes.Dans la lutte spirituelle, qui en est résultée, les âmes d’une religiosité purement formelle ont complètement failli.Seuls les hommes et les femmes d'une foi vive et profonde ont opposé une forte résistance.Hommes et femmes: car LES MEDECINS RECOMMANDENT NOS ¦Artois HIM1IAIRM.ifa Ji.hr PHARMACIE MONTREAL Charte* Duquette, propriétaire Perte* 1* bead# qui cocTient à votre metelee.Noos avons un aasomment complet de bandes herniaire», bande* médical**, b»» étatique*, (apport*, veate* en shemoi* o* en flanelle rouqe pour ceux qui «oulirenl de bronchite.Estayeqe à domicile ou dent no* t*lone privé* tant irai* additionnel*.Expert* et expertes à votre terri ce «luttent selon l'ordonnance de votre médecin.iot/« er nuit I Décédé M Albert Bourqie, président de la maison Urge! 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