Le devoir, 19 août 1946, lundi 19 août 1946
"IA OkauU «»t un» nation louveralne «t n» peut av»c docilité accepter de la Orande-Breu-sue ou dea Etata-Unia ou de oui que ce aol» d'autre, l’attltud» qu 11 ml faut prendre envers le monde Le premiei devoir de loyalisme d'un , Canadien n'eat pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envera 'e Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais service au Commonwealth." She is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely trom Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.' (l-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Rid odeur ea chef i Omet HEBOUX Directeur i Georgee PELLETTES Montréal, fundi 19 aofit VOLUME XXXVI l — No 190 REDACTION ET ADMINISTRATION 4M EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE : “ ?BEIair 3361 SOOIR.DIMANCHES ET FETES Administration : BE.3361 Rédaction : BE.3366 Gérant : BE.3363 Projet d’une Cour internationale des droits humains l’est le temps de travailler, et il le faut èonseils et observations de fin de vacances - Vérités anciennes et toujours actuelles — L'avenir sera rude-Le sage avis qui peut arracher un jeune à sa flânerie, à son inconscient gaspillage La bombe atomique et le problème de la sécurité collective Est-il besoin de le rappeler aux jeunes, et même aux moins jeunes?Les vacances s'achèvent.Dans quinze jours, ce sera la rentrée des classes.On nous pardonnera de redire brièvement à ce propos quelques vérités anciennes et qui gardent toujours une poignante actualité.C’est au temps de la jeunesse que se prépare l’avenir.De l'emploi qui sera fait des années actuelles et prochaines dépend pour tous, ou à peu près, le succès de demain.Cela veut dire qu’il faut faire donner à ces années le rendement maximum.A l'école primaire d'abord.La tentation peut être forte pour un certain nombre d’enfants, et même pour leurs parents.de sacrifier l'avenir au présent, de sacrifier aux quelques piastres que peut rapporter un emploi immédiat Us chances de se préparer à un travail plus fructueux.Partout où c’est possible, il faut, au contraire, tirer de l'école primaire, puis de l'école d'apprentissage, quel que soit le nom qu’elle porte, tout le possible.Il y aura toujours assez, hélas! de manoeuvres ou de journaliers.A l'heure actuelle, les possibilités dî travail, de formation.dans une ville comme »Montréal, particulièrement, sont très considérables.^ ÿ ÿ Cela est vrai dans tous les domaines.On dit qu’un peu partout les élèves se précipitent vers les collèges classiques.Cela est fort bien.Le collège classique est le champ de recrutement naturel, non seulement du sacerdoce, mais des professions libérales, du génie, etc.; c'est, surtout, une école de formation générale.Mais il ne faut pas oublier que le collège classique ne peut être que le lot d'une minorité, qu'il y a tout à côté une série d’autres institutions où les jeunes peuvent se préparer un avenir fructueux; écoles techniques, écoles d'agriculture, etc.11 ne faut pas oublier non plus que, près des vieilles écoles de formation professionnelle; droit, médecine, etc.il existe aujourd'hui toute une série de maisons qui répondent aux besoins variés d’une société en pleine croissance.Elles obtiennent déjà un succès considérable.Il faut que ce succès grandisse.Il faut que nous puissions répondre à tous les besoins de notre peuple.* Ÿ * Ceci concerne d’abord ceux qui peuvent suivre des cours réguliers.Les autres, qui sont déjà contraints pour vivre de consacrer à un travail précis la majeure partie de leurs journées, ne restent pas pour cela dépourvus.11 y a des écoles du soir, qui permettent de compléter une formation, de se fortifier dans telle ou telle matière restée faible.Combien d’hommes dont le succès est aujourd’hui considérable doivent à ces écoles leur complément de formation! Il y a de multiples cours, il y a d’abondantes conférences qui permettent à tous d’élargir leurs horizons.Il n’y a qu’à jeter un coup d'oeil sur les journaux pour deviner la richesse de ce domaine.Sf.if.* Personne ne conteste que l’avenir pour ceux qui grandissent a toute chance d’être assez rude.Cela est vrai pour tous; ce l'est particulièrement pour ceux qui appartiennent à une minorité.Raison de plus de porter au plus haut point nos moyens d’action.Il est douloureux de voir combien d'heures (et les heures font rapidement des journées) se gaspillent qui pourraient être si utilement employées.Une réaction, une vigoureuse réaction s’impose: chez les intéressés immédiats d’abord, cela va de soi; mais chez ceux aussi qui peuvent exercer sur ceux-ci une utile influence.Souventes fois un bon conseil, une observation amicale pourrait arracher à sa paresse, à son gaspillage inconscient un jeune qui, sans s’en rendre compte, sans y penser même, gâche son avenir.Ne laissons point passer l’occasion de rendre ce service.19-VIXI-44 Orner HEROUX Notas de voyage Vancouver, les Rocheuses, etc.Vancouver, 30 mai.Ascension, fête d'obligation.Après la inesse, nous entendons parler français pour la première fois depuis notre départ de Montréal, du moins publiquement.Cela fait plaisir.Vancouver est une ville ~ typiquement anglaise, beaucoup plus anglaise que Toronto, à notre humble point , de vue.Ainsi nous remarquons que les garçons d'hôtels portent des collets très hauts en toile empesée, genre anglais On ne prend pas l'épouvante dans ce pays, 1 heure et quart pour déjeuner, mais comme la plupart des gens sont des rentiers et sont rendus à un âge qui tes met sur le bord de la tombe, on jouit bien tranquillement de ses derniers moments .Peu d’enfants, par contre beaucoup de chiens et beaucoup d’Austin (le bébé Austin est populaire dans cette province) et la grosseur de ces voitures va très bien à certaines de ces gens, grands de corps mais petits d’esprit! Tons les malheurs qui arrivent en Colombie canadienne semblent être la faute du Québec et d'Ontario (pour une fois nous sommes dans le même sac).En effet ces '‘pauvres” rentiers ne reçoivent pratiquement rien du fédéral, pas d'argent pour faire leurs routes ou pour paver ou tout simplement pour entretenir celles déjà construites et enfin pas meme assez de sous pour pouvoir ériger au bon endroit une planche indiquant le nom du village, prochain, la courbe à venir, le numéro de la route, etc., etc.C’est vraiment triste d’être si pauvre A Vancouver, nous avons eu notre première crevaison mais à cause de.l’état des routes ce ne devait pas être la dernière.Dans l’hôtel, genre anglais, impossible de se raser le soir car le lavabo en marbre (nous : étions dans un très grand hôtel) disparaissait sous les nombreuses coquerelles "anglaises ou britanniques”.Le malin les petites bestioles étant relournées dans leur nid, nous pûmes enfin nous laver sans risque d’êlre incommodés par les bébittps anglaises.Dans l'après-midi, visite chez de braves gens, de nos connaissances, qui nous annoncent comme une nouvelle qu’ils soûl maltraités- par Ottawa.On devrait avoir deux capitales, une pour T Est et une.autre pour l’Ouest, et celle-là bien près de Vancouver.Le soir, mitre visite et encore une fois même suiet de conversation.Apparcm-mènt tout céci est une vieille chanson mais pour nous qui ne In connaissions pas.elle est à la fois nouvelle et surprenante.De Vancouver, nous nous dirigeons vers Kamloops, puis vers Ec-•
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