Le devoir, 11 avril 1947, vendredi 11 avril 1947
"I* Ouia4i «al un* n»Moo »0UT*r»!n* «t n« peut »v»c docilité tccapUt de I» Grande-Bret»-¦n« ou dec Ktata-Unis ou d* qui qua ca tell d'autre, l'attitude qu'li ml faut prendre envere le monde L>e premier devoir de lovallame d’un Canadien n'eet pas envers le Commonwealth britannique dM nations, mais envers le Canada et •on roi.et eeui qui contestent eeei rendent, t mon avis un mauvais service au Commonwealth " She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s kins and those who deny this are dolns.to my mind, a great dluervlce to the Commonwealth." (l-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Rédacteur en chef : Orner HEROUX Directeur : Gérard FILION 'Montréal, vndfdi 11 avril 1947 VOLUME XXXVIII — No 82 ^ REDACTION ET ADMINISTRATION 4M EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE : *BEIoir 33i1 SOIRS.DIMANCHES R PETES Administration : BEIair 3361 Rédaction : BEIair 3366 Gérant : BEIair 3363 ^es Etats-Unis veulent inviter 50 pays à la conférence de paix -w * ^ -¦¦ -W»- - — - La “Canadian Health League 55 ne outre entreprise de colonisation ontarienne en terre médico-sociale québécoise — Pourquoi bénéficie-t-elle d'un octroi d'assistance publique en marge de la loi?L’aide à la Grèce et l’arbitrage international Avez-vous déjà entendu parler de la Canadian Health ^ .eague?Il s’agit d’une autre entreprise anglo-canadienne i lut est venue faire de la colonisation en terre médico-so iale québécoise.Elle se consacre à l’éducation et à la | iropagande en matière d’bygiènc et surtout d’hygiène iréventive.Elle a été fondée en 1919 par le Dr Gordon ( lates.de Toronto, qui en demeure le directeur général et t e grand animateur.Pour s'établir dans le Québec, elle a suivi les mêmes irocédés que toutes les autres associations anglo-cana-liennes.Elle a fait appel aux Anglo-Québécois pour for-ner un noyau, mais elle a recruté des Canadiens français I |ui avaient un nom et une réputation.Elle s’est ainsi onstitué un conseil reluisant où les deux groupes possè-lent une représentation à peu près égale dans une province iux quatre cinquièmes française.Le nouveau conseil d'administration de la section qué-îécoirc élu au mois de novembre est constitué comme suit: jr.'sidcnt, M.Norman J.Dawes: vice-président, le vice-narécha) de l’air Adélard Raymond: président du comité îxécutif, M.De Gaspé Beaubien: trésorier honoraire, VI.T.Taggart-Smyth; directrice.Mme Paul Hamel; .onseillers, Mme J.-O.Asselin, MM.le Dr J.-A.Baudouin, le Dr David Beaulieu, le Dr C.C.Birchard.Vie Roger Brossard, MM.Roy Campbell, le major-géné-•al C.P.Fenwick, Mlle E.Flanagan, M.le Dr Armand Frappicr.M.le Dr Jules Gilbert, Mlle Suzanne Giroux, M.le Dr Adélard Groulx, MM.William Harrison, J.C.Kelly, le Dr Raymond Labrecque, le Dr Albert LeSagr, le lieutenant-colonel G.C.Machum, M.K.J.1 McArdle, M.le Dr I.J.Patton.Mme J.-E.Perrault.! M.le Dr Graham Ro:s.MM.Gerald Ryan et Léo-E.Thi-^ult, M.le Dr Marc Trudel, M.le Dr F.-J.Touran .eau.MM.George Walsh et P.W.Ward et Mlle Marga- provinciaux et municipaux d’hygiène ont souvent employées.Elle ne poursuit pas un objectif précis comme la Ligue antituberculeuse, une fondation québécoise, qui s’est vouée à la lutte contre la tuberculose et qui poursuit sa tâche de façon méthodique et concrète.Elle donne plutôt l’impression de se chercher du travail à faire pour justifier son existence.La Canadian Health League apparaît comme une sorte de mouche du coche.Elle se charge de seconder toutes les initiatives des services publics de santé comme l'immuni-satioi) et elle en réclame ensuite tout le mérite.Elle fait beaucoup de bruit et sans doute un peu de bien.Elle se présente surtout comme le conseiller et le censeur du gouvernement en matière d’hygiène et nombre de ses campagnes ont pour but d’amener l’opinion à réclamer telle ou celle législation comme dans le cas de la pasteurisation obligatoire du lait.Il est amusant de voir les gouvernements verser des octrois à une association qui les dépense en bonne partie pour amener l’opinion à leur forcer la main et à leur dicter leur législation en matière d’hygiène.Comme toutes les associations anglo-canadiennes, U Canadian Health League exerce surtout son activité à Montréal où la minorité anglaise est fortement représentée, mais elle a fondé un groupe à Québec et son propagandiste s'emploie diligemment à en faire surgir dans les diverses villes de la province — Sherbrooke, Joliette, Granby, etc.* * ¥ Il semble bien que plusieurs des Canadiens français qui ont accepté de faire partie du conseil d’administration de la Canadian Health League songeaient à la provincialiser et à la franciser 8ans une certaine mesure.Ils se sont effor- S cés d’assurer à la section québécoise de la ligue une certaine autonomie en la dotant d’une charte provinciale.Tous , mettre, pour ainsi dire, à l’ordre du jour un certain nombre de ceux qui ont participé à ce grand effort.La liste est émouvante, elle évoque pour ceux qui ont suivi d’un peu près la vie franco-ontarienne bien des souvenirs.Du point de vue de l’ensemble de lu population française de la province, le gros événement de la Semaine, c’est la finale du Concours de français.Les champions qui se sont affrontés l'autre jour dans la Capitale venaient de toutes les parties de la province.Ils étaient les lauréats de concours régionaux.Ajoutons qu’à part leurs parchemins, un certain nombre des candi-dats heureux bénéficient d'avantages matériels d’une réelle importan-ce.Nous l’avons dit bien des fois, les Concours de français sont l’un des plus puissants moyens d’action française qui soient employés au pays.Us stimulent le goût du français, en font saisir à tous l'importance et, incidemment, créent entre beaucoup de ces jeunes qui viennent de toutes les parties françaises de la province des relations qui pourront être fort utiles dans l’avenir.L’étonnant, et l’admirable, pour ceux dont les souvenirs remontent un peu loin, c’est que ces Concours se poursuivent avec la collaboration (Suite à la page deux) M.Marshall soulève le problème de Corée — Echec de M.Gromyko au sujet de la bombe atomique «POSITIONS *0 Une série d'articles M.Gérard Filion de ret Wherry.On voit que l’égalité entre le* deux groupes leurs efforts ont échoué devant la résistance sourde du •st fort bien observée.Contrairement à la plupart des autres groupements où > ’on cherche ainri à nous embrigader, le postc-clcf — ce-ui de directeur rémunéré de l’oeuvre — a été confié à une Canadienne de langue française.Mme Paul Hamel, qui a ‘i’aillcurs comme adjoini ou propagandiste le capitaine L.-M.Poitras.Cela s'explique sans doute du fait que le iravail essentiel de la ligue est la propagande et que la nasso des gens à ratéchiser dans le Québec sont de langue rançaisc.Cela peut aussi s'expliquer du fait que le bureau j arinc’pal de Toronto a su conserver un contrôle absolu i mr les affaires de la section québécoise.Comme toutes les autres associations similaires, la Ca- ( tadian Health League a traduit son nom en pénétrant fans la province de Québec et s'intitule chez nous la Ligue -canadienne de Sanié.Cela n'empêche pas que toutes les Jélibérations de la section québécoise de la Canadian Health League se poursuivent exclusivement en anglais, que les proe.s-verbaux sont' rédigés exclusivement en anglais, que toute la correspondance officielle s; fait exclusivement en anglais.Il en va tout autrement de la propagande.Les innombrables tracts qui arrivent par ballots de Toronto sont diligemment traduits en français peur être ‘i disséminés à travers la province.¥ ¥ ¥ Nous avons déjà dit et nous tenons à répéter qu’un peuple qui veut progresser ne doit pas se refuser à profiter j des expériences faites à l’étranger, de pratique! de temps ' à autre des emprunts judicieux.De là à copier tout ce qui sc fait à l'étranger, il y a une marge.U ne faudrait pas .poser en principe qu'il ne peut rien sortir de bon de Toronto, mais de là à se coloniser par toutes les sociétés qui pcuvjpt voir le jour à Toronto, encore une fois il y a une marge.La Canadian Health League ne paraît pas avoir imaginé de formules particulièrement originales ou heureuses pour faire l’éducation de la population en matière d’hy-gicne.1 Elle se sert de recettes de propagande arcbiconnues j?— conférences publiques, causeries à la radio, distribution de tracts, semaines de santé, etc.— et que nos services Dr Gordon Bates et de ses amis de Toronto qui n’ont jamais voulu renoncer au contrôle financier et administratif de la société.On a discuté divers projets de charte provinciale, mais le projet est toujours resté en plan et il est souvent arrivé que les officiers qui s’étaient fait les champions de l'incorporation provinciale étaient mis à l’écart à l'élection suivante.La section québécoise ne possède d'existence propre qu’en autant que le conseil central de Toronto veut bien lui en laisser.C’est Toronto qui tient les cordons de la bourse et qui rémunère la directrice et le propagandiste de la section québécoise.La Canadian Health League a été reconnue d'assistance publique par un arrêté ministériel en date du 11 juillet 1940 et touche par conséquent un octroi du gouvernement provincial de Québec.La Canadian Health League se trouve ainsi à bénéficier d’une faveur à laquelle elle n’a aucun droit.Si nous ne nous abusons, la loi provinciale oblige les sociétés de bienfaisance ou d’assistance qui veulent être reconnues d'assistance publique à se faire incorporer en vertu de la troisième partie de la loi des compagnies.Or la Canadian Health League a toujours négligé ou plus exactement refuse de se faire octroyer une charte provin- | ciale.Comment se fait-il alors qu’elle ait pu bénéficier , depuis 1940 d'un octroi en vertu de la loi de l'assistance i publique?¥ ¥ ¥ L’article que publiera le Devoir de demain, sous la signature de M.Gérard Filion, est le premier d’une série où notre directeur exposera l’ensemble d’un programme d’action.Ces articles seront publiés de jour en jour, à partir de demain et au cours de la semaine prochaine.Celui de lundi traitera de la politique nationale (indépendance du Canada, égalité des races); celui de mardi, de politique provinciale (autonomie).?em 4je carnet du ytîncktux Les Américains parlent du “désastre” de la grève dans les communications téléphoniques.Faut-il qu’ils soient désespérément gâtés par la civilisation! Dire que chaque été, les millionnaires, les chefs d’Etat, les grands capitaines d’industrie et du commerce dépensent des sommes fabuleuses pour fuir le téléphone, n’importe où, au bout de la terre s’il le faut, dans la brousse, La politique d'autonomie suivie par le gouvernement ïa .illnf>le.et 'es marais.Us s en vont en proférant les menaces les plus provincial actuel ne’ paraît donc pas inspirer le ministère de la Santé.Tous les mouvements de colonisation anglo-saxons dans le domaine social paraissent trouver un accueil des plus encourageants au ministère de la Santé.Ainsi le ministère provincial de la Santé a fait des démarches pour décider le comité catholique du Conseil de l'Instruction publique à admettre la Junior Red Cross dans nos écoles françaises.Et il fait un accroc à la loi de l’assistance publique pour favoriser la Canadian Health League qui tient à conserver son caractère anglais et qui dédaigne de sc pourvoir d'une charte provinciale.Voilà une étrange façon de comprendre et de défendre l’autonomie provinciale.n-iv-«7 Fiarrt VIGEANT l’actualité "Et ils engendrèrent des monstres.Depuis que le monde existe et 't'il g a des hommes, mie reste-t-il ix générations nouvelles qui nail i exploré, étudié, sinon épuisé?ittérateurs, peintres et mphiloso-hes ressassent les nymes thèmes les idées anciennes.Leurs plus idacieuses nouveautés se retrouent dans les grimoires, mais telle-ent oubliées an'eUes réupparais-nt avec un éclat renouvelé.La civilisation antique en soin-rant avait englouti livres, porche-\lns, monuments, oeuvres d'art.Il est produit une complète rupture, omme si le monde s'èloil éveille n jour dans l'oubli tolnl d'une vie ntérieure.Seule- l’Eglise et les dot-•es gardaient comme une veilleuse souvenir de la grandeur des jours nfuis.Les humanistes ont déplore ces erles inouïes et voué .le - calife mar à la vindicte des hommes, arce qu'il a brûlé la bibliothèque 'Alexandrie aux 700,000 volumes.Pourtant c'est ce qui a permis û humanité de se refaire à neuf, de ^Inventer avec la passion de la vé-•table découverte, d'imaginer des irmes censées inédites.Considérez • triste lot des artistes contempo-lins, torturés dans la recherche es rares choses qui n'ont pas en-ore été pensées ou faites.Ils s'exci-;nt dans une fièvre presque dédéchirent leur flanc sle- des quelques éléments idéologiques qui lui donnaient quelque relief.Cn humoriste a dit que tes nouait urs acluels devraient bien s'appliquer à l'étude tlq» anciennes hérésies, quand ce ne serait que pour ne les point recommencer inutilement.Les modes fugitives du surréalisme, de l’impressionnisme, du cubisme, de l'abstractionnisme sont de très vieilles choses que le curieux d'histoire retrouve aux époques primaires ou décadentes, les plus reculées.Et pins grâce à l'éducation ils sont maintenant des centaines dt mille qui foui de la littérature comme nos grand-mères tricotaient des bas, pour manger trois fois par jour, à In poursuite non plus de la gloire, mais d'un brin de notoriété banale et navrante.Aussi voit-on les jeunes gens, déjà blasés de tout, dans l'abominable certitude que tout ne servira de rien, qu’à cueillir quelques brins où tlaulres avant eux, et peut-être avec moins de talent, ont déjà largement moissonné.Peut-être qu’aprèsiout, les grands cataclysmes qui ont marqué la fin des empires ont-ils été moins désas.treux qu'on le dit pour l'humanité.L'ère atomique nient d’y ajouter une sanglante preuve.Car la science pour la science nous conduit à ce dilemme: changer la nature des hommes, ou voir la fin de la présente civilisation.Un savant vient d'évoquer dans quelque un article qui fait son tour de presse un monde humain effroyable.On a expérimenté que les insectes bombardes de rayons X voyaient pas des monstres, des enfants avec plusieurs jambes ou sans yeux, aux couleurs invraisemblables.La science sans Dieu, en marge de la morale et du bien, comme l’art pour l’art, indépendant du bon et de tutile, finissent par produire des êtres malfaisants et monstrueux.MIC ll-IV-47 Blocs-notes La Semaine française en Ontario He!maïs pour découvrir en fin de .„ - .impie que trois ou quatre siècles leurs générations successives défor-assét quelqu'un avait déjà dit ou \ niées.Le professeur Herman Muller crit la même chose.! a même reçu un prix Nobel pour Ainsi l’existentialisme qui fait sc • cette remarquable expérience.Et àmer tant de jeunes ignorants est un journal se demande si l'humani- tut simplement la vieille doctrine latérialiste, mais racornie, videe té, ou ce qui en resterait, après une guerre atomique, n’engendrerait On appelle la semaine Hrluellc en Ontario la Semaine française parce qu’on y a conoentré toute une série de manifestations d’ordre proprement français: séance finale des Concours de français, avec couronnement des lauréats, réunion des diverses sociétés qui s'intéressent à l'enseignement français, banquet de la Solidarité française, qui grou.pe les principaux représentants de ces sociétés.Pendant plusieurs jours, Ottawa se trouve ainsi vivre d'une vie française intense, tandis que les champions de l'activité française, venus de tous les coins de la province, peuvent prendre contact, échanger leurs idées, leurs observations, faire des projets d’avenir, etc.Gette Semaine française, est en sorte l’aboutissement du travail ardent, méthodique, qui se poursuit chez les Franco-Ontariens depuis plus d’un tiers de siècle.Elle est en même temps un moyen de préparer l’avenir.La Semaine cette année u été marquée par un événement nouveau: la fondation d'un Ordre du mérite scolaire franco-ontarien.Après tant d’années de lutte, les Canadiens français de l’Ontario ont décidé de menaces les terribles contre les sténos, si elles osent les déranger.Aujourd’hui tout le monde peut se payer le même luxe, sans bourse délier.O Fortuna-tos nimium .* * * Le gouvernement provincial édicte des peines sévères contre les gens qui chaque semaine vous inon-! (tent de prospectus sur les compa-! gnies sublunaires à gros rende-j ment.La lune est évidemment moins I nocive laissée aux poètes, qu'aux courtiers.* A * Le gouvernement fédéral a réglé la question des lo>ers, de la façon la plus traditionnelle.Tout le monde est traité impartialement, autrement dit proprios et locataires sont également furieux.¦k h + Mais il vie.'t de trouver un moyen excellent de résoudre la difficulté.Maintenant que le problème est électoralemcnt insolube, on va le remettre généreusement aux provinces.C’est d’ailleurs la technique fédérale: il fourre les gens dans les pires guêpiers, puis quand il n’en peut sortir.U se souvient subitement de l'autonomie des provinces.Un citoyen est allé demander un renseignement au bureau de la Commission des prix, à Ottawa, sur les règlements des loyers.Le fonctionnaire lui a remis une formule: “Voici, dit-il.une copie des règlements.Vous n’y comprendrez rien, ni moi non plus!” C’est d'ailleurs ce que tous les contribuables ont constate depuis longtemps.¥ ¥ ¥ C’est d'ailleurs une des principales forces du bureaucrate.A l’exemple de cet avocat d'une grande ville, à qui l'on reprochait l’effroyable charabias de ses lois municipales: — C'est fait exprès, dit-il.Si ja mais quelque conseiller ou député s'avise d'y comprendre ou changer quoi que ce soit, faut qu’ils viennent me voir, parce que seul j’y comprends quelque chose.’’ I* Grincheux Choses d’hier et d’aujourd hui Au Conseil des suppléants pour le traité allemand, les Etats-Unis ont proposé aujourd'hui que plus de cinquante pays participent à la conférence de la paix allemande; cela comprendrait évidemment le Canada, de même que les pays de l'Amérique latine.Les représentants des trois autres puissances ne se sont pas prononcées sur ce projet.Chez les Quatre, on attend une réponse de M.Molotov à la demande de M.Bidault au sujet de la Sarre.Hier, M.Marshall a approuvé la séparation de la Sarre de l'Allemagne et son intégration économique et financière à la France sans délai.M.Bevin a réitéré l'attitude favorable de l'Angleterre là-dessus.Le ministre soviétique n'a pas abordé cette question, mais il s'est déjà prononcé en principe contre tout démembrement de l'Allemagne, et en faveur d'un régime politique centralisé.M.Marshall s'est opposé à l'internationalisation de la Ruhr que préconisent la Russie et la Fronce.Il a proposé que la production de cette région industrielle soit distribuée aux pays qui s'y approvisionnaient avant la guerre.Le thème général adopté par le représentant des Etats-Unis, pour la Ruhr comme pour la Haute-Silésie, c'est que les ressources de ces régions doivent être mises au service de l'économie euro- péenne.Le sort de la Corée Le secrétaire d'Etat de Washington a rendu publique aujourd'hui une lettre qu'il a adressée à M.Molotov, et dans laquelle il demande à la Russie de coopérer avec les Etats-Unis pour restaurer l'indépendance de ia Corée le plus Vôt possible; il ajoute que dans l'intervalle les Etats-Unis entendent adopter dans leur propre zone d'occupation des mesures destinées à réaliser cette indépendance.Cette demande est fondée sur l'accord conclu à Moscou en décembre 1945, et qui établissait une commission pour l'institution d'un gouvernement coréen provisoire, comme première étape vers l'indépendance.La commission a mis fin à ses délibérations en mai 1946, parcq que les délégués de l'U.R.S.S.et des Etats-Unis ne pouvaient pas s'entendre sur la définition des "partis démocratiques et des organisations sociales" qui devaient être consultés sur les problèmes politiques.Le cas de la Corée est important du point de vue des principes puisque c'est un pays libéré du joug japonais et qui est menacé de tomber pour moitié sous le joug soviétique; c'est, aussi avec la Hongrie, un pays que Washington songe à aider comme la Grèce et la Turquie, et contre le méine danger.La commission de l'énergie atomique, à Lake-Success, a pris hier une décision qui se rapporte directement au conflit général qui oppose Moscou et Washington.Par un vote de 10 à 0, la Russie s'abstenant de voter, fa commission a rejeté la proposition soviétique de préparer immédiatement un traité pour l'interdiction de la bombe atomique.Au lieu de ce projet, le comité des contrôles de la commission a décidé, selon une proposition des Etats-Unis, de faire porter son travail sur l'organisation et les fonctions de l'autorité qui verra au développement de l'industrie atomique, en remettant à plus tard la question d'interdire lo bombe.C'est une défaite pour M.Gromyko, et bien que lo séance fût secrète, l'on o appris que lo discussion a été assez vive.L'offensive de Grèce L'offensive de l'ormee grecque contre les rebelles est bien engagée, et les premiers résultats dépassent les prévisions les plus optimistes.Les troupes sont en train d'encercler des bandes de 10,000 à 12,000 hommes dans les montagnes du Pinde, entre la Thessalie et l'Epire.Les autorités disent avoir capté un message envoyé par radio, où les rebelles demandent de l'aide et laissent entendre qu'ils devront se rendre s'ils ne sont pas secourus.Le journal conservateur "Embros", d'Athènes, rapporte que 150 insurgés se sont rendus avec leurs chefs, près de Kalabaka, ef que 43 autres, dont huit femmes, ont été faits prisonniers près de Neirodo; ces deux villages sont situés près de Trikkala.Il semble que l'aviation de combat dont dispose l'armée contribue beaucoup à miner le moral des insurgés.Les troupes nationales ont pfis leurs premiers objectifs; les 2e et 3e corps d'armées ont occupé Nevrou-polis, à 15 milles à l'ouest de Karditso, en Thessalie, et Agrafa, plus au sud; à l'ouest, d'autres troupes ont franchi le fleuve Aspropotamo O'Achéloüs de l'ancienne Grèce).C'est cette dernière manoeuvre qui menace les rebelles d'encerclement.Le nouveau roi Paul 1er a exposé dans une interview son programme de gouvernement.Il projette de réparer les routes, notamment entre Athènes et Salonique, de reconstruire 1,800 villages dévastés par la guerre; il veut aussi pousser l'orientation professionnelle ef l'apprentissage ainsi que le sport dans les écoles; il préconise un enseignement pour les adultes au moyen de conférences, de bibliothèques et par le cinéma, et l'organisation de fermes modèles dirigées par les paysans selon la formule coopérative.Droit de contrôle de rO.N.U.En attendant que ces projets puissent voir le jour à la faveur de la pacification, il faut rétablir l'ordre dans le pays; et comme le désordre actuel est principalement d'origine étrangère, l'aide doit aussi venir du dehors dans une bonne mesure.Le Sénat de Washington, qui est l'autorité suprême aux Etats-Unis en matière de politique étrangère, et qui est en train d'adopter le programme Truman pour l'aide à la Grèce et à la Turquie, a approuvé hier l'amendement au bill qui donne aux Nations Unies ^'autorité de mettre fin à cette assistance; il faudra pour cela un vote,des deux tiers de l'Assemblée générale, ou un vote de sept membres du Conseil de Sécurité.Au Conseil de Sécurité, hier, M.Austin e répondu aux critiques formulées par M.Gromyko.Le délégué soviétique avait prétendu que le projet Truman constituerait une intervention dans les affaires intérieures de Grèce et de Turquie.M.Austin a soutenu qu'au contraire l'aide projetée est compatible avec la Charte des Nations Unies, puisque les deux pays ont demandé l'aide des Etats-Unis.Comme d'habitude le délégué polonais, M.Lange, s'est rangé du côté dt M.Gromyko Le représentant de la Grèce, l'ambassadeur Den-dramis, a appuyé M.Austin et a affirmé que la Russii et ses satellites balkaniques encouraqtnt et appuien! les rebelles.La cause des difficultés qu'éprouve la Grèce, a-t-il dit, c'cst l'appui que reçoivent d'au delè de la frontière nord, une très petite minorité qui veut par des moyens coercitifs imposer au pays une dictature communiste.Il a ajouté que l'immense majorité des Grecs sont loyaux à leur pays.L'orbitrogR internotional L'amendement adopté par le Sénat de Washington pour subordonner l'aide des Etats-Unis à l'autorité de l'O.N.U.ne comporte pas de danger pour le projet, puisque de plus en plus les agressions soviétiques opposent l'U.R.S.S.et ses satellites à une forte majorité des Notions Unies.Mais il est excellent parce qu'il exclut en quelque sorte toute crainte d'impérialisme, et qu'il est de nature à promouvoir et à réaliser dans les faits le régime si salutaire de l'arbitrage international.Le même principe va s'affirmer en Palestine.Jusqu'ici dix-neuf pays ont approuvé la convocation d'une réunion spéciale de l'Assemblée générale pour étudier ce problème, les votes affirmatifs de l'Ukraine, du Danemark, de l'Equateur et du Luxembourg ayant été enregistrés hier.Il en faut encore neuf pour la majorité absolue requise.L'Angleterre a été amenée à soumettre ce cas à l'O.N.U.bien malgré elle, et c'est une tâche qui n'est pas sans danger pour la jeune société internationale.Mais c'est la seule voie qui ne mène pas à la guerre.Ainsi que Sa Sainteté Pic XII le disait à ('"Associated Press" le 11 mars dernier, la veille du huitième anniversaire de son couronnement, les nations doivent abandonner une partie de leurs droits souverains pour au'une paix juste et durable puisse être établie.En renonçant formellement au droit de veto quant au contrôle de l'O.N.U.sur l'oide à la Grèce, les Etats-Unis accentuent le caractère pacifique de leur intervention en Méditerranée, et posent un précédent qui apporte aux petits pays l'espoir que le principe de l'arbitrage finira par l'emporter sur le veto.— Paul SAURIOL Le travail du corps délivre des peines de l’esprit, et c’est ce qui rend les pauvres lieureux.LA ROCHEFOUCAULD La session provmciole La loi Beaulieu réglementant les ventes à tempérament Une grande expérience dans le domaine commerciale d'une préparation de deux années — Les approbations reçues — Objections soulevées par la gauche — Un essai Domicile d'au moins deux ans dans Québec pour avoir le droit de suffrage à une élection provinciale ?— La gauche libérale voulait réduire le délai à un an — Dix projets de lois franchissent leurs étapes principales Par Louis Robillard Québec.11.— Dix projets de lois du gouvernement ont franchi leur» principales étapes au cour* des deux séance* d’hier à l’Assemblée Législative.C’est l’une des journées les plus productives de ta session.Parmi ces dix mesures, il faut surtout en retenir une: La loi Beau-lieu qui réglemente les ventes à tempérament.Elle constitue mu-grande nouveauté et une grande expérience législative dans le domai- ne commercial.Une autre loi a soulevé une vive opposition fie la par! de la gauche libérale.Il s’agissait particulièrement d’une disposition modifiant la loi électorale par laquelle le gou* vei'nenient fixe à deux ans le domicile dans la province de Québec pour avoir le droit de vote à une election provinciale.Le texte original portait “cinq ans”, mais le (fébut de la discussion qu’i! rédui-premier ministre a annoncé tout au sait le délai à deux ans.L’opposition libérale se préparait à livrer une grosse bataille contre les cinq années.Tout de même, elle n'était pas satisfaite des deux années de domicile et a réclamé la réduction du délai à un an.(Rappelons qu’avant 1945, il n’existait aucun délai de domicile pour avoir le droit de suffrage dans Québec.La loi Duplessis de 1915 a fixé le délai de résidence à au moins douze mois).“Pour être électeur, il faut être domicilié dans la province au moins deux ans avant la date de l'énumération”, stipule ta loi Duplessis de 1947.Nous voulons que les affaires du Québec soienl conduites par des gens qui sont au courant de nos problèmes et de notre mentalité.Il faut aussi prendre le* moyens voulus pour connaître les gens qui sc foni inscrire pour les listes et empêcher qu’on n’y accumule des noms fictifs.Deux ans, ce n’est pas trop pour pouvoir choisir en connais; sance de cause l’administration qui devra nous régir pendant cinq ans, a dit M.Duplessis.Deux ans de préparation I.e bill Beaulieu qui réglemente les ventes à tempérament constitue peut-être In j ièce législative la plus neuve de la session.Elle est le résultat de deux années d’études et de consultations, a expliqué le parrain de la mesure.Elle a reçu l’approbation des chambres de commerça, (suit* à la page six) LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 11 AVRIL 1947 ir r «n "' .v WSÊBêT^ -il ¦ ¦ ¦ v ê2& s tà.S t \ VOLUME XXXVIII — No 82 PRESCRIPTIONS s chimisiu \ vomi Dispysinoii 'f# SERVICE JOUR cl NUIT Awme.napma WQRiïlRŒ mOOTREfil «A Ütt» «*J»noc »maAh*Ci« D* o^iail au C harles Duquel te.proprietaire HA.7251 OUVERT JOUR & HUIT JLÜ La température Voici les prévisions atnioi^ihéri-ques transmises à Hh.3U cet avant-midi par le bureau météorologique de Dorval: Régions de Montréal, (JUawa et des Laurentides: Couvert jusqu'à minuit, ce .soir, averses eet après-midi, Nuageux demain matin, puis plus clair.Couvert dans la soirée et plus frais.Vents du sud aujourd’hui.du nord-ouest demain.Minimum ce soir et maximum demain à Montréal: H7 et 51; à Ottawa: 33 et 51; dans les Laurentides: 3U et 47.Régions de (.Hiébec et des Cantons de l’Est: Couvert aujourd’hui avec averses ce soil-.Beau et plus frais demain.Vents légers du sud aujourd'hui, du nord-ouest demain Minimum ee soir et maximum demain à Ouebcc: 2G et 50; à Sherbrooke: 35 et 5'J.I Région du Saint-Maurice: pluie aujourd’hui.Neige demain.Plus clair dans l’après-midi demain et plus frais.Vents du sud aujourd'hui, et du nord-est demain Slini-mum ee soir et maximum demain: 28 et 38.* * * Région du Eue Saint-Jean: Plum aujourd'hui, neige demain.Plus clair dans l’après-midi et plus froid.Vents du sud-est aujourd’hui et du nord-eat demain.Minimum ee soir et maximum demain à Chicou-| timi: 30 et 40.* * Ÿ Des milliers de fidèles, vêtus d'habits modernes, ou de vêtements arabes, ont parcouru au cours de la Semaine Sainte le trajet qu'a accompli Jésus-Christ, dans sa montée au Calvaire Région de Baie Comeau: pluie à Jérusalem.Des messes solennelles ont été aussi célébrées dans l'éqlise du St- Sépulcre, où un autel a été élevé à l'endroit du crucifiement.La photo ci-dessus, montre la procession ; aujourd’hui, couvert avec averses des Rameoux, qui a marqué le début de la Semaine Sainte, à Jérusalem.so'r- Nuageux demain.Peu de * changement dans la température.Vents de l est aujourd'hui, du sud-, ouest demain.'t> & "IJ Raie des Chaleurs, Gaspc: Pluiea intermittente Plus clair demain, r Côte nord: pluie aujourd'hui, plus* clair dentaih.Sévère sentence imposée « à un récidiviste 1 Marcel Charlrund, 29 ans, sans adresse connue, coupable de vol par effraction dans un garage de! Urownsburg, a écopé hier de 14 années de péiiileucier, devant le ju-î gc Armand Cloutier.I.c président | du tribunal- s’est montré sévère ' parce que l'inculpé*'est un récidi-i.'isle.Ee compagnon de Chartrand dans celle affaire, Georges Larose, -8 ans, avait déjà écopé de 4 ans de pénitencier, ces jours derniers.Devant le juge Edouard Tellier, Lilies l liibau.lt, 18 ans, a été condamne à 2 ans de pénitencier pour avoir, avec d’autres personnes inconnues, attaqué M.Yves pupras au cours d’une tentative Je vol a main armée au domicile de ce dernier, 2388 est, rue Beaubien.Edward Pryma.21 ans, 518 avenue Strathmore, Verdun, a été condamné à 15 mois de prison pour effraction dans un logement situe à ;>G06 rue Laurendeau.Paul Archambault, 35 ans, qui, au cours d’une altercation avec une fille de table dans un restaurant du houl.St-Laurcni, avait tenté de se faire passer pour un agent de la gendarmerie royale en montrant sa carte d’assurance-chômage, a écopé d’une sentenee de trois mois di*] prison.|g Stephen Szezepanik, 20 ans, a été^ condamné lui aussi à trois mois de prison pour avoir volé environ $IGil de marchandises chez Mme Adélard Delorme, de Laprairie.N Nos entrevues Progrès énormes à la Bibliothèque municipale % "1 Déjà riche de 120,000 volumes, la Bibliothèque en a acquis 67,000 autres en un an — Ouverture prochaine de cinq succursales de quartiers: ' trois pour adultes et deux pour entants Rencontré hier matin, M.Léo-Paul Dcsrosicrs, conservateur de ta Bibliothèque, municipale, nous apprenait que de mai 19 IG à mai 1917, malgré les inje.vcriplibles difficultés que créent les conditions actuelles du commerce; la Bibliothèque de la rue Sherbrooke, que nous appellerons la 'Centrale, s'est procuré quelque 10,000 vôlumcs, grâce à l’art roi de *50.000 que ta ville lui avait accordé pour cette année fiscale.Succursales dans trois quartiers I rj second octroi, de #22,000 cn- bord, puis pour leur manipulation ft leur classement.On ne peut imaginer tout ce que nous avons dû faire pour trouver la marchandise que nous voulions.Ce n’est plus comme autrefois, alors que Von pouvait commander au moyeu du catalogue et attendre- tranquillement i'arrivée des volumes.Il a fallu éplucher littéralement les librairies et boutiques d’occasion.Et puisque, à cette époque, l’acheteur doit y, mettre du sien autant que le vendeur, il fallait monter dans les escabeaux pour explorer les rayons supérieurs des librairies, fouiller dans les piles de livres poussiéreuses, examiner des centaines de volumes un par un, juger, tirer, compter et recompter.Naturellement, quand il s’agit d'acheter les meubles qui devront servir aux succursales, des mêmes difficultés de nié viron, était destiné à l'achat de livres pour les trois succursales d'adultes qui s'ouvriront dans quelque temps.“Après avoir couru les librairies de livres neufs et de livres d’occasions, explique M.Dcsrosicrs,1 me ordre ont surgi.Mais nous avons après avoir trouvé plusieurs aubai- à —i- -*- nés au cours de ces patientes recherches, nous sommes parvenus à réunir, pour cet argent, 23.000 volumes, qui sont actuellement entreposes ici, à la Bibliothèque centrale.'’ L«s succursales —Trois succursales eotfipren-dront trois salles d'adultes et deux salles d’enfants.L’une des succursales s’installera dans Pancien hôtel de ville de Ste-C.unégomle et desservira cette populeuse paroisse et les environs.Ellè comprendra une salle d'adultes et une salle d’enfants.Une autre succursale occupera une parlie de l’édifice du service du Bien-êtrè social de la Ville, angle des rues.Horhelaga et Chambly, et desservira l'extrême est de Montréal- Elle ne contiendra d'abord que des livres pour les adultes.Une section pour enfants y sera aménagée aussitôt que les circonstances le permettront.La troisième succursale, enfin, pour le nord de la ville, sera située rue Shamrock, près du marché Jean-Talon, dans un autre édifice Avis de décès LOUAS.- \ l'hospice Stc-Thérè se, le 10 avril 1947.à l'âge de 94 1 ans, est décédée ’Dame Mygine Lu : cas.•uce Goindoii (Adeline), autre-1 lois de Ste-Rose.Les funérailles au j ront lieu lundi le I t courant.Le convoi funèbre partira des salons j J.-M.-D.Uyr no IG1 Blvd Ste-Rose, ! pour se rendre à l'église paroissiale.| où le service scr* célébré à 9 h.,30.ivl de là au cimetière du même lieu.1 Parents cl amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Nous avons de plus acquis l.oOil volumes environ, grâce à un troisième octroi, pour les deux succursales d’enfants.Vous voyez donc le pas de géant qu'a fait la Bibliothèque en l'espace d'un an.Ucs 67,- municipal.Elle aura deux sections: peu près les trois quarts de ce I pour adultes el pour enfants.L’aménagement de ces trois suc- mobilier actuellement.Nous espérons le compléter bientôt.Reliure et catalogage — Mais acheter les volumes n'est pas tout, dit le conservateur de la Bibliothèque.La plus grande partie des livres sont brochés, et un bon nombre étaient d’occasion.Il a donc fallu envoyer des milliers et des milliers de livres à la reliure.Les relieur* sont débordés de Ira 1)00 volumes nouveaux achetés ces , yail; ils ne sont pas assez nombreux derniers mois représentent plus de à Montréal.De noire côté, il fallait la moitié du total antérieur des li- inscrire tous ces livres, en tenir re-vros de l'inslilution.La Bibliolhc-' gistre, avant de nous en séparer ‘ pour la reliure.Au retour d'une quantité de volumes de chez le relieur, nouveau pointage.Nécrologie AM£i>SE — A Montréal, le B.à 08 .m!», Üernelges Legault, épouse de feu Alphonse Am esse.ARCHAMBAULT — A Montréal, le B, A 58 ans.Hector Archambault, époux en 1res noces de feu Dlonora Laplerre et en zes, tl Alexlna Marin.LBA Ut .T — A Montréal, le 10.J.Dodo BrîtulL époux en lcres tiocc.s n Eva Ua-rcau; eu 2os.d'Emérande Laplerre.BROUILLETTB — A Montréal, le 9.a 83 ans.Alexis Broulllette, époux de feu Marte Provost, - CLEROUX-GRAVEL — A St-Martin de Laval, le 9.A 80 ans.Mme veuve Cléo-phée Qravel.épouse de fçu Lucien Clé-roux.COUILLARD - A Montréal, le' 9.à 54 ans.Cyrille Coulllard, époux de Jeanne Végiard DECARIE — A Montréal, le 10, à 77 ans.Mme veuve Pierre Décarie, née Elisabeth Gougeon.• DELORME — A MontréaJ-Nord.le 9.à Joseph Dclornif.époux d'Auréllne Joly.DUBUC A Montreal, lé 9.k 44 an».Harry Dubuc, époux de feu Adrtenne Des-patle.DUHAÎME — A Montréal, le 9, a 7 ans, André Duhalme, enfant d'Elaéar Duhal-mç «t de Jeannette Joly., ntiiON — A Outremont, le 9.à 77 ans.Louis-Joseph FUlon, fils de feu Hertor Fyion.FLEURY — A St-Léon de Masklnopgé.te 9, à 80 ans.Mlle Marie-Louise Fleury.OAGNON-LAPOINTE — A Montréal, le 9, à 78 ans.Mme veuve Charles Gagnon, née Mathilda Lapointe.GRENIER — A Montréal, le 9, A 67 ans.Godfrey Grenier, époux de Bernadette Gu Indon.• HOUDe — A Montréal, le 9.à 83 ans, Mlle Orlngea Houde.MARCOGLOOSE - A Montréal, le 9.A 53 arm, Congetta Battista, épouse de Joseph MarcogUesr.MON1ER — A Montréal, le 9 A 25 an».Rlta Monler.fille de Joseph-Adélard Monter et.d'EUsabet.h Cloutier PATRY — A Montréal, le 9.A 82 ans.Mm veeuve Oscar Pa try, née Auéslme Lespérance.ROBERGE — a Montréal, le 9 .A 47 ans.Joseph-Albert Robe-g e, époux de Marle-Ttœe Valois.que ne comptait en effet auparavant qu'à peu près 120,000 ouvrages.Les tribulations de l'acheteur Il n’est peut-être pas inutile que le public bibliophile sache, ajoute M.Dcsrosicrs, quels efforts a fait le personnel de la Bibliothèque municipale pour l’achat des livres d’a- ; i tirsales est près d'être terminé.Là encore, les raretés de la main-! d’oeuvre cl des matériaux ont ame-: né délai sur délai.On étudie actuellement des projets pour la multiplication future des succursales.— La situation, eu somme, est bien en main actuellement, résumé M.Dcsrosicrs.Nous pouvons dire que grâce à la coopération de tout notre personnel, nous réussirons ce lour de force d'organiser cin013 1 2 3 4 S é 7 8 9 10 11 12 13 14 1S lé 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 2é 27 28 29 30 «7 .1 20 » P02Î ! sion pour remercier tous ceux qui ! ont collaboré et collaborent avec la Toutes ces opérations sont néces-1 direction, dc^la Bibliothèque dans -saires.Dans un tel çnrombremenl, Ce Journal est Imprimé au_ no 430 rue Notre-Dame rat.A Montréal, 'par l'Imprimerie Populaire (A responsabilité limitée) édltrlce-proprlétalre — Gérard FUlon, directeur-gérant.La Canadian Press est seule autorisée A faire emploi poAr réimpression de toutes les dépêches attribuées A la Canadian Press A t'Assoelated Press ou A l’agence Reuter ainsi que de toutes les Informations locales que le "De(olr” publie Tous droits de reproduction des dépêche» particulières du« "Devoir" sont également réservés Autorisé comme envol postal d» deuxième classe Ministère des Postes, Ot.awa la il faut de l’ordre pour se retrouver.Mais nous pouvons dire, présentement, que ce travail se poursuit de façon très satisfaisante.—Lorsque les volumes sont revenus de la reliure, ils doivent encore faire l’objet de 37 opérations avant d'ètre prêts à la mise en circulation, Ces opérations, nécessitées par le système moderne que nous avons créé en nous inspirant d’éléments de plusieurs autres systèmes connus et éprouvés depuis quelques dé.cades, comportent les inscriptions, vérifications, estampillages, catalogage, etc.Notre service du catalogue a fail un travail magnifique.Aujourd’hui, plus de 15,000 des volumes destinés aux succursales sont catalogués.Et cela sans compter les milliers de volumes catalogués pour la Centrale.Je mentionne que le personnel de la Bibliothèque a été augmenté d’une douzaine d’employés pour cette année de lourd travail, qui a été.comme vous pouvez voir, une année exceptionnellement fructueuse.Système de Tétolage On a décidé d’ouvrir, ce qui se fera très probablement rot automne, à la Bibliothèque (le la rue Sherbrooke, nue salle spéciale où le public aura accès directement aux rayons et aux livres.De cette façon, les gens pourront faire im choix avec les livres en main.Us pourront feuilleter, consulter les titres de chapitres, bouquiner.C’est ce que le public aime, el c’est le système qui a le plus de succès, dans toutes les cette tâche- Il est significatif qu’en une année la bibliothèque se suit enrichie de plus de la moitié de ce qu elle possédait déjà.Avec le budget qui nous sera vote pour Tan prochain, le travail se continuera clans un progrès constant.” Jacques de Grandpre Blocs-notes la semaine prochaine.Les 14, 16, 18, 21 et 25 avril, le P.Jean Delanglez, j S«L.donnera sous ses auspices, à j l'Université de Montréal, cinq conférences sur Louis Jolliét.Le P.Delanglez, qui est d'origine belge, est unanimement considéré comme l'un des maîtres de la science historique, en Amérique du Nord.Il a publié toute une série de livres sur l’histoire Je l'Amérique, notamment The French Jesuits in Lower Louisiana, 1700-1763; Some La Salle Joarnei/s; Frontenac ami the Jesuits; The Journal of Jean Cavelier; Hennepin's Discover!) of Louisiana: El Kio del Espiritu Santo, etc.A la fin dc 1946, il a mis en oeuvre la publication du volumineux traité de recherche historique, iulilulc A (laide to Historical Method.Professeur à l’Université Loyola de Chicago, le P.Delanglez est de plus codirecteur de la revue Mid-America, Les circonstances out amené le P.Delanglez à publier ses livre* en anglais, mais il va de soi cpi'à Montréal, il parlera en français.M.Guy Frégault, qui fut l'élève du P.Delanglez.lui rendait, dans le Hullctin des Recherches historiques de janvier-février 1945, ce témoignage: Le P.Delanglez est an savant d'une envergure peu commune.C'est le cerveau le plus méthodique qui soit.Et personne ne cannait mieux que lui l'histoire dc TAméritjuc française.Auteur de plusieurs études de.grand stglc, il a écrit une oeuvre qui demeure un modèle achevé de travail scientifique.Je t'ai très bien coimu.C’est une joie que dc travailler avec lai; il a lr culte de l’histoire, le culte de l'ouvrage bien fait.Il tant ajouter que le savant historien est en-même temps un orateur j agréable.Détail d'ordre pratique: les con-; férences du P.Delanglez auront lieu à l'amphithéâtre H-404 de l'Uni, versité de Montréal, à 8 h.30 du soir.Il y aura service d’autobus.En.liée libre.Les auditeurs voudront bien entrer par les portes centrales.l'ami î Savez-vous que les petites annonces du v 'Devoir" sont payantes 1 VENTES, ACHATS, ECHANGES, DEMANDES D'EMPLOI, ETC.SIGNALEZ: BE.3361 (Demand*! M.OuetUtte) AUTOMOBILISTES Attention camionneurs Nous avons actuellement en mains pourl installation immédiate : MOTEURS REBA-’j TIS POUR CAMIONS FORD DE TOUTES I CAPACITES.Généreux Motor Co.Ltd 21Bleury — LA 6241 • 23-4-47 ¦ A VENDRE, DIVERS Appareil auditif, n'a Jamais servi.Condition» modérée*, models récent Jem.V.4 4265 Saint-Denis, appt C, Montréal.17-4-4/1 COMPTABILITE (Suite de ta première paqel publique dCs inspecteurs officiels et.tout particulièrement, d'un liant fonctionnaire de l'Instruction publique de Toronto, le directeur de TEnseignenienf du français.M.Robert Gauthier.Nous sommes loin des jours où les institutrices étaient menacées de la prison et privées de leur trai-menl.L’hisloire de la lutte scolaire ontarienne est une grande leçon d'optimisme, en même temps que de cou-cage et d’énergie.Nous nous souvenons encore du temps où des esprits chagrins prédisaient la faillite du travail poursuivi de l’autre côté de TOutoouais.Il reste certes beaucoup de besogne à faire, mais les succès obtenus autorisent toutes les espérances.Et les bons ouvriers de cette lutte.les morts comme les vivants, mé- : nieront à jamais la gratitude des J leurs.Celle aussi de l’ensemble du pays, car ils auront aidé à y faire pénétrer un peu plus de justice el de liberté.L'Institut d'Histoire de l'Amérique française O H.11-1V-47 ACHETE/.VOS CLEARS ICI La Patrie Fleuriste 168 STE CATHERINE Livraison partout directement de notre aerre-rhaude PL.1786 1787 Ecouler le Jeudi C H .L I* 12 h 25 12 h 311 10% d'escompte aux communautéi religieuses.A VENDRE — DIVERS CARTONS ONDULES 50,000 x 20Vi x-18 x 24 Vi 50,000 x 18 x 15 x il Pour prompt acheteur M.T.CARTONS REG'D 1191, rue St Dominique / MA.7439 15-4-47 A VENDRE - DIVERS STORES^VENI TIENS Faits sur mesures, bols et métal, de qualité supérieure.Livraison dune semaine.Aucun dépôt requis.Goudreault et Le-febvr#, propriétaires.WI.5008.1-5-47 -:-a-tTTÜ CONVERSATION ANGLAISE Cours particuliers et cercle* d’étude* Méthode pratique et rapide Professeur pourvu d'un diplôme pédagogique bilingue de l'Ontario.Mlle M.-A Lemaire MA 1886 J N O DOMESTIqUES DEMANDES Couple demandé, environ 45 ans.pour cuisine, dans une communauté religieuse.Appelez de 5 heures A 9 heures.CL.6437.15-4-47 EDUCATION ECOLE ALICE YEON Sténographie ultra-rapide, cours en 5 semaines, 2 soirs par semaine, système moderne exempt de symoole, facile, rapide.582 Dufour, près 7401 Boul.Lajeunesse.Montréal.10-7-47 F EM M ES,T ILLES~DEMA ND E ES Dames, demoiselles sérieuses, bonne éducation; pour un mouvement artistique.Travail paisible TA.1168 14-4-47 HENRI BRASSARD.A P.A.Auditeur public accrédité Comptabilité, Impôt sur le revenu 3711 Saint-Hubert _ CR.0938 de 7 à 10 tous les soirs.19-4-47| AVIS l Nous sommes toujours A votre disposition pour la préparation de votre rapport sur le revent» Consultez CHAR-BONNEAU.4388 rue St-Hubert.FA 1620.18-4-47 Rapports Impôts sur revenu, comptabilité a domicile pour professionnels.Industriels.commerçants, sur contrat, au molt préparés par comptable licencié Quinze ans d'expérience.CL.8458.1-5-47 TERRAINS à VENDRE TERRAINS A VENDRE Subdivision nouvelle A DORI ON, VAUDREUIL, P.Q Site idéal, environ 20 mille* d* Montréal, sur la rivière Ottawa, detservii par deux chemins de fer et autobus.Terrain* résidentiels sur le Boulevard, avec espace pour Jardin, seratse de ville,' aqueduc, égouts, trottoirs et électricité.AUSSI TERRAINt), commentai et industriel * vendre situés sur les routes 2 et 17.Pour Informations s'adresser A L.-P Chl-colnc.Tél 316.Dorlon.Quê.TAPISSAGE, PEINTURE 1 -0 POUR VOS TRAVAUX DE PEINTURE] INTERIEURE et décorations, spécialité : travaux faits au fusil, pour caves, entrepôts.garage, manufacture, pour estima-1 ttons, CK.1911.E.Germain, 799 Foucher.J 18-4-47 MODISTES AVEZ-VOUS pensé A vos toilettes du printemps ?Hâtez,-vous Prompte livraison, et surtout, ouvrage garanti FR 9762, 2778 Parc LaFnntalnc 14-4-47 M SOLLICITEUR DEMANDE \illoN où si* trouvent des bibliothè-i ques publiques.C'est beaucoup phis j l,'Institut d'Histoire de / .Irurn-j efficace et beaucoup plus Mdisfai-j i/i/c/rq/p-q/xr, cpie M.le chanoine! sant que le \v .lome du comptoir.Le ! 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Par un , Détroit, 11 ( A.P.) • me lecture le bill Beaulieu concer-, repose aujourd'hui prés ¦ „Qn» lo à *nmr,nrnn,nn* , morc> suj.]a fermC OÙ M.Pierre Gaxotte, historien fran- Le moire Houde Le maire lloudc s'est dit heureux modifications du projet.Elle a de mandé qu'on en retarde au moins .__.l’adoption rfin de permettre aux de participer a 1 inauguration de économistes d’exprimer leurs opi-Nous avons nom- i ^ cette campagne.Nous avons nom-i ^“s." M.'^P ül^Beaulieu, ministre bre de gens de talent, nous sommes | du Commerce, a répondu que le cousus de talents , mais nous projet ^tajt a j’étude depuis deux manquons de facilites pour les pro-! ans et que tous Ics gens intéressés duire, R-t-il dit.M.Houde a cite en | a |a qUCSti0n avaient eu l’occasion exemple M.Pierre Beaucbemin, le ¦ dc sc prononcer, président de plusieurs compagnies Devant les critiques de la gauche, de mines.Le dernier a utilise a son - - - service vingt-cinq plômés de Polytechnique, il lui en ; |es membres de* l’opposition ont inique.___ _______________ ______________ ____ f faudrait cent autres.Il a aussi té- -, Volc avec le gouvernement pour la ! H’nniomobiles* moigne du cas de M.Levesque, ce i troisième lecture, sauf M.J.-A.i Canadien français, qui a su avun- i Francoeur.député libéral de Mer ccr trente-quatre millions de dol-1 cier, qui au cours du débat, avait! lars au refinancement de la VHle ! dénoncé la vente à tempérament} Détroit, 10 (A.P.) —Un continue de_ Montreal.C’est la première fois : comme un mal national.; aujourd'hui à se demander M.Roger Duhamel en expose les motifs — Le maire ; vote de 67 a ,, rAssembiée légisia-Houde encourage cette oeuvre iuvc a adopté ce matin en troisic-| .3 • me lecture le bill Beaulieu c , .nant la vente à tempérament.L ouverture officielle de la cam- ~ — - pagne du Prêt d’Honneur a eu lieu nier soir, au Manoir des Oliviers, sous les auspices de la section Du-vernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dont le Dr Lionel Patoine est le president actuel.M.Bernard Couvrctte, de la maison Couvrette-Sauriol, président d’honneur de la campagne, a pré-•idé à la réunion.Le maire de Montréal, M.Camilüen Houde, assistait •t est venu prêter main-forte à la réussite de cette souscription en faveur des talents de chez nous.On remarquait aussi parmi les dignitaires, M.Roger Duhamel, le président de la campagne; M.Arthur Tremblay, le president de la société nationale; le Dr Lionel Patoine; le R.P.Lévy Côté, O.M.I.; M.Emile Pigeon, organisateur général de la campagne, et M.Roger Varin, secrétaire général de la société.L’Ordre de Bon Temps y est allé de ses rondes gaies.Un buffet a été servi aux invités.Le Dr Patoine a présenté les orateurs de la circonstance.M.Roger Duhamel M.Roger Duhamel a d’abord in-*isléi sur le point de vue charitable de Toeuvre.Il en a distingué trois êortes: la charité spirituelle qui concerne le salut de l’âme, la çhari-té matérielle qui consiste à donner du pain à ceux qui ont faim, et la charité intellectuelle, qui aide a nourrir l'intelligence.Nous n’avons pas beaucoup songé à celle-ci.Or il faut assurer le mieux-être des Canadiens français.Aussi la Socié-1é St-Jean-Baptiste, à l’unanimité de son conseil d’administration, et h celle de ses sections, invitées à y participer, a institué il y a quelques années le Prêt d’honneur.Le but consiste à recueillir au mois $50.-O'JO pour venir en aide à 50,000 jeunes gens, dont un grand nombre décrochent de bonnes notes académiques, mais que des raisons économiques empêchent de se parla ire.Ceux-ri peuvent devenir de bons hommes, mais sont privés d'un rôle prépondérant dans la vie.IV plus, des dispositions ont élé l'i'Vx pour que l’argent avancé à U étudiant retourne au fonds du Pré! d'honneur et serve aussi aux generations futures.M.Duhamel de- I "Le mal de notre époque est de Une fdule de plusieurs milliers de n'avoir pas découvert le mode de :vic qui lui convient et qui permettrait de rétablir l’équilibre des esprits; il faudrait que nous trou- Terre-Neuve au Canada ou aux Etats-Unis ?personnes ou service funèbre Saint-Jean, Terre-Neuve, 11.(P.C.) — La Convention nationale de H p , ! vions le type de,l'homme du XXe ! Terre-Neuve, élue pour discuter d'une future forme de gouvernement •S .nîn svrn ?À?lc’.co!,nme, ,c)i,ps ! Pour ''«l*» ° premier pas don* le but de déterminer à quelles .1 , M' est né celui du Grand Siècle”.! u, cf.,fc_ll-;.___________________t -a_____ t______- ____ vu le i personnes age et ; conditions les Etats-Unis pourraient éventuellement admettre Terre-Neuve avec les automois, à propos une Commission unir ou Canada } comme line dixième province.Il faut dire que la motion concernant les démarches à faire auprès des Etats-Unis n'est pas encore adoptée.On a simplement saisi la Con- l’homme policé” du XVIIe ! vention.usines ont cessé la production, lesice Lvpe d homme du XXe eiècle?voitures ont fait un arrêt, et les cio-• Evidemment, j espere bien que i elles des églises ont rompu le silen-1 5c_*e1ra 'a Eeance.Deux fois déjà r a utilise a son ; m, Duplessis a demandé lui-même le | ce quj régnait sur la ville oui pieu- i d“ns le passé nous avons au donner ! ingénieurs, ni-.vote sur la troisième lecture.Tous .rajt sun plus célèbre citoyen, leiau monde le mode de vie qui lui’ nique, h lui en |ps membres de l’onnosihnn ont 1 a~ i- r.K*;,'rn série i convenait; ces de%x moments'«e; j confondent avec les deux sommets i .„ , ., r j ! df‘ no,re histoire.Il y eut d’abord! Quelle est w fortune de rord ¦ : l'époque de l’Europe chrétienne, ce j fut celle de «aint Louis, où la Fran-, uni * i ce brilla d’un vif éclat par sa piété, UvllL I a-rvet nt*t «• A 1 À rVt n a • «r m * - .anif* A «J •• .1 • 1 peut bien être la foHunrd’llenry | Ylor^nÆ ! U.a ! Eord et quel est le montant d'impôt ¦ î-fif/p a°.népH I’Kibln" Vi I DfOCCS de 1s qui devra revenir au gouvernement?; ‘ P pu *’I JFA VWV0 U*.A» ! Des calculs non officiels estiment ! «>>« de 1 Europe française aux | femme Duck arme rette fortune entre 200 et 500 mil- x'n® «t xv ,n* ou la Fran-, Avllllllv IFIBLIlAalIlCi a*.,ir.nQi« i ce obtint une situation préponde-! sa 1s 'liions de dollars.i ce obtint une situation Il est généralement accepté, ce-jran'e nar bon aft.par langue Une association montréalaise, qui nom “Quebec Federation of Ho- Sherbrooke, 11 (D.N.C.).—L’en-' pendan» quP pord avec sa femme I et Par ««s manières de vivre qui;8 non,.Uuebec reoeraiion of Hoqueté préliminaire de Dome^ Cy-|avait gardé ie contrôle de son ira- ; furent adoptées dans toute l’Europe.,tiüfrô 'Jînl qu'un Canadien français inanifes te une telle réussite.Puis, considé rant l’ensemble de notre nation, le maire de Montréal s'apitoie sur le.sort de tellement de talents, qui aient si peu d’opportunité pour témoigner de leur habileté.Il félicite de leur courage les gens présents à la réunion.La tâche semble-t-elle ik-—-.dure?Il s’est écrié: “Plus on n’nr- i Prlen Ducharme, 46 ans.nee Desro-I mense empire industriel quoiqu’il ! Remarquons d’ailleurs que d’autres j len.^erreèommandeouelM éw radie, plus j’aime c H O r ’ f* U H P 4* Ull • —^ ______»_______Ouïr» 1* premi*r-Montr*ol d* M.rilion.' Pofilion»" *1 i*« aill: rubrlqu** ordlnalr** du ïamtdl : chronlqu* d* MU* G*rmalr4 MMmmm m am* B#r>1#r .y1# mu,icait” d* M.RomoiivOciaT* P*U*U*r."A travM* 1m Utim .av*c 4* Bdnt Vloicur du Frèr* du P*r* J.LoUb*H*.prMM Mt*ri*ur*.arec d*t la Chambra traaçoU* 4m Mlssioas d'AfHqus •» d'Aslt.chroniqus économiqut dt M.Marcsl Oulmtt.chro* clctneurant Place JacQues-Car* I Hmlpire de ce.s nlqu* dM T*UDM naluralUtM.arte un "*nlr*ll*n dlaloqu*" d* M.Stéphen Vincent,1 -,f" J’- -A - — ' n-— ' eut te reveil des temence* potaqèrei.etc., plueleur* article* *p*claux.nolamment 1* Ceurrier fronçai* d* M.Pierre de Grandpré (récll d'une riille à Caen, vue de» dssastfM d* la querre).bloc* noie» de M.Pierre Vlqeant."Actualité” d'Alfred Alain.Canot du Grincheux, un article sur lo contonaire de» Clerc* d* Sainte Croix, oie., ntnti «,• l«o deretére» noureUM du pav* *t «i* rétranqer.^-_ IflgtfiZ BA VANCE VOTRE NUMERO.L'instruction fie cette enquête sc France, où sc fera une bonne! , , ______ j continue.i partie du travail de généalogie.Tois autres médecins ont aussi A titre documentaire, M.Drouin i p;i| |.f ornvomrtnt klmccmm été appréhendés sous des chefs d'ae- la donné certains chiffres sur le!*”’®»'® 9r® Cmenr DlCSSie (.|lsatjon semblables.Tous trois nombre d’immigrants français qui j dans une chute ! ont comparu hier, devant le juge G.-E.(iuérin.et leur enmiête pre- Une fillette de 6 ans, Aimée Guil- liminaire » été fixée au 17 du p*u connu* 4** ortqlnM 4* Montréal, ratlaeh*** ans pr*ml*r*» ¦sure** 4* la ten4attan.Dan* lout* l'o*uvr* 4u (on4al*ur, 4* raradèr* «tranq*.aptllqu* m* m*.U y a au**l un a*p*ct pr*»*n-d*ra*nl humain, 4‘où U n* 4*qaq* un# grand* l*çen 4‘*n*rql*.4* t*-naetté 4ani I* 4*vau*aiMl *t 1* •acftHc*.Ouvraq* 1Uu*tr* 4* IB Vohun* 4* 110 paqM.An c*mp(«
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