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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 28 avril 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1947-04-28, Collections de BAnQ.

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"Le Canada es» un* nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de'la Orande-Breta-gne ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyaüsn.e d'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mala envers le Canada et •on rot, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais service au Commonwealth.’’ "She is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain of from the united States or from anybody else A Canadian’s first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.” (l-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef < Oær HEROUT Directeur i Gérard F1LION Montréal, lundi 28 avril 1947 VOLUME XXXVIII — No~96 REDACTION ET ADMINISTRATION ’ 430 ERT, NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE : *BEIair 3351 SOIRS.DIMANCHES R PETES Administration : Rédaction : Gérant : BEiair 3361 BEIair 3366 BEIair 3363 Les Nations Unies étudient le problème de la Palestine .Pour les Couture.et des centaines de milliers d’autres En marge des prochaines fêtes de la Rive Sud et de quelques autres - Les groupements de famille, leur importance et leurs possibilités Pour un vaste et efficace rapprochement français V L’actualité Kopuskosing n'a pas son régisseur Les Couturé — U quasi innombrable famille des Cou-tute — çélébferont en fin de juin le trois centième anniversaire de l’établissement de leur aïeul Guillaume sur la côif.sud, en face de Québec.Et c’est pourquoi, naturelle-ment.toute la région s’associera à cette fête de famille.’.Le nom de l’ancêtre Guillaume est l’un des tout pre-mîeis'lque les petits Canadiens français apprennent à l'école.Car, avant d’être l’un des pionniers de la coloni-' sation, Guillaume Couture fut le compagnon du Père dogues, l’un de ces donnés qui accompagnaient nos premiers missionnaires dans leurs courses en pays sauvage.Son nom appartient, non seulement à l’héritage d’une famille considérable, mais à l’histoire même de notre pays.Et c’est pourquoi les fêtes de juin prochain prendront un éclat particulier.Mais elles ne sont heureusement ni les premières ni les seules de ce genre.* * * Ce moût vers le passé, cette volonté de renouer avec les anciens, de resserrer les liens entre leurs héritiers actuels est l’uné des choses qui nous font le plus de plaisir.Nous l’avons ‘dit maintes fois déjà, on nous pardonnera d’y revenir.V Tout d’abord il s’agit d’un acte de gratitude, de pieté filiale.Nous ne rappellerons jamais assez ce que nous , devons aux hommes — non seulement aux chefs, mais au* petits, aux humbles, aux sans-grade — qui ont fait i ce pays.On oublie très aisément et l’on incline facilement à croire que ce qui est a toujours été, que ces terres magnifiques eurent toujours l’aspect qu’elles offrent maintenant.II est bon que des manifestations spéciales nous rappellent ce qu’elles étaient jadis, de quels travaux, de quels sacrifices oqt été payés les résultats d’aujourd’hui.— Inci-demmen.cela nous fera mieux comprendre la noblesse, la grandeur de ceux qui poursuivent de nos jours la conquête du sol.Et cela nous incitera à leur donner un plus solide coup de main.Ÿ * * II ne saurait être question dans ces notes hâtivement griffonnées de rappeler toutes les fêtes de famille qui ont marqué ces dernières années.Nous en oublierions trop.Du reste, leur souvenir est présent à des centaines de milliers de mémoires.Toutes attestent qu’outre Lhommage de gratitude envers les anciens et les prises ou les reprises de contact entre les gens d’aujourd’hui, qu’elles comportent essentiellement, elles peuvent être le principe d’actions fécondes.On ne saurait, si l’on prend le moyen d’en prolonger l’effet, exagérer les résultats qui peuvent découler de ces réunions.Les Couture viennent de fonder un journal.Nous espérons qu’il survivra aux fêtes et à leurs travaux préparatoires.Ce serait entre les membres de la famille rapprochés par les fêtes un lien durable et qui transmettrait à tous les nouvelles du dan, les mots d’otdte, etc.Si nous ne nous trompons, l’une de ces familles qui a l’honneur de posséder un évêque en Afrique s’est donne pour mission de l’appuyer dans son oeuvre apostolique.Une autre a entrepris d’aider la colonisation par les siens.Chronique internationale Le problème de Palestine On pourrait presque indéfiniment multiplier ces fraternelles et bienfaisantes initiatives.?* * Cette idée du journal familial, du bulletin, pour parler plus simplement et plus justement, nous paraît l’une des plus fructueuses qu’on ait exprimées dans ce domaine.Elle serait de réalisation relativement facile.Il y suffirait de quelques hommes de bonne volonté pour ramasser la copie et de quelques souscripteurs pour couvrir les déficits possibles et permettre ainsi à tous les parents de le recevoir.Laquelle de nos familles ne pourrait fournir ces deux types de collaborateurs?Il ne s’agirait point de bâtit une grande et coûteuse entreprise.Tout simplement comme, par exemple, l’actuelle gazette des Couture, le Guillaume, un petit quatre pages mensuel et que dévoreraient tous les membres de la famille.* # * Ces fêtes peuvent et doivent avoir d’auttes conséquences que celles que nous venons d’indiquer, partiellement; elles peuvent, elles doivent être un facteur de rapprochement entre tous les Français d’Amérique.Nous sommes effroyablement dispersés, et nous risquons de l’être davantage encore.Les facilités de communication actuelles travaillent dans ce sens.Il faut donc s’acharner à multiplier, à resserrer entre tous les liens d’ordre intellectuel et moral.Et c’est à quoi tendent déjà une partie de nos efforts.Mais les congrès, les réunions de sociétés nationales ne peuvent guère atteindre qu’une partie des nôtres, ceux qui constituent déjà des groupes de quelque importance.L’organisation des familles peut aller beaucoup plus loin, rejoindre des individus isolés ou presque, qui semblent perdus dans des régions lointaines, les rapprocher les uns des autres, leur redonner le sentiment de la communauté ancienne.Même si le malheur des temps, la dureté des circonstances ont fait que certains ne sont plus familiers avec la langue des aïeux, il y a moyen de leur faire reprendre contact avec la tige originelle.Il est souvent arrivé que, même sous des apparences qui paraissaient indiquer une rupture avec le passé, la pensée, les aspirations communes subsistaient.No(rs crotons qü’il v a la un aspect du monvèmcnV.des possibilités qui doivent solliciter, et retenir, l’attention de tous les patriotes, * « * Au fond, des mouvements d’ensemble comme ceux auxquels nous avons applaudi ces dernières années n’exigent, au début, que quelques bonnes volontés.II suffit pour lancer l’entreprise d’une poignée d’hommes énergiques.• Quelle est la famille qui ne possède pas ces hommes?Des fêtes comme cilles des Couture, et tant d’autres qui viennent de se dérouler avec succès, devraient susciter un peu partout des initiatives nouvelles.Qu’on y songe! Nous sommes assurément l’un des rares peuples au monde qui puissent, sur une aussi vaste échelle, tenter une pareille entreprise.28-IV-47 Omtr HEROUX Blocs-notes Un coup de force Le “Victoria Daily Times'’, de Victoria, Colombie canadienne, raconte dans son édition du 24 avril la brève cérémonie qui s’est déroulée ee jour-là quand l'Union Jack fut remplacé par le Red Enscign sur le bureau de poste central de la ville.Kn cette circonstance, M.C.F.Dawson, architecte du Dominion, aurait déclaré que le Red Enscign est maintenant reconnu comme le drapeau officiel du Canada et que tous les édifices publics en Colombie-Britannique devraient l’arborer aussitôt que les Union Jacks actuellement utilisés seraient usés”.Et M.Dawson d’ajouter: “Nous avons reçu îles centaines de Red Enseigns d’Ottawa.Nous avons instructions de remplacer l’Union Jack par le Red Enseign à mesure que les vieux drapeaux deviennent hors d’usage”.En vertu de quelle loi du Parlement fédéral le Red Enseign est-il devenu le drapeau officiel du Canada?Il y a bien eu, l’an passé, un comité du drapeau qui a siégé pendant toute la session, mais tout le monde sait qu’il s’est dispersé sans avoir réussi à s’entendre, les opinion étant violemment partagées entre les partisans du Red Enseign et les tenants du drapeau blanc et rouge avec feuille d’érable.Le Gouvernement aurait-il pris l’initiative de nous imposer un drapeau national sans l’approbation du Parlement et contre la volonté d’une forte minorité, peut-être même d’une majorité de la population?Ce qui s’est produit jeudi dernier à Victoria et les déclarations qui ont accompagné l’événement nous portent à le croire.Il s’agii ait ni plus ni moins d un autre de ces coups de force contre le Parlement, dont M.King détient le peu enviable record.Imposer un drapeau par l’arbitraire, c’est une chose; le faire accepter par la population, c’est une autre chose.Dans Québec, le Red Enseign ne collera "pas.Toujours la centralisation Le ministère de la Santé natiq-* nale et du Bien-btrc social fait actuellem; rt circjitochei les industriels et coronuhflNhts un ques- tionnaire concernant l’hygiène dentaire.“L’objet de ce questionnaire, dit la 'ettre qui l’accompagne et qui porte la signature de M.L.V.Janes, est de faire un relevé qui aidera à l’élaboration de plans pour faire face aux futurs besoins de la profession dentaire, et de conclure des arrangements pour donner une assistance et des conseils à tout établissement qui voudrait instituer un service d'hygiène dentaire.” L’organisation des professions et les problèmes d’hygiène industrielle sont des uestions qui, en vertu de la Gonstitution canadienne, relèvent des provinces.De quel droit Ottawa vient-il se mettre le nez dans les établissements industriels et commerciaux pour s’enquérir des besoins d’hygiène dentaire et pour faire, comme il dit, “un relevé qui aidera à l'élaboration des plans pour faire face aux besoins futurs de la profession dentaire”?Dans ce domaine comme dans cent autres, Otta a n’a qu’à remettre aux provinces les sources de revenus qui leur appartiennent et dont elles ont besoin, et elles s’acquitteront de leurs obligations avec autant de compétence et à meilleur compte que ne peut le faire Ottawa.G.F.Usines d’épuration On annonce que l’administration montréalaise songe résolument à construire une usine d’épuration pour traiter les eaux d’égout qui polluent la Rivière-dcs-Prairies.Il convient d’en féliciter les autorités municipales.Car dans la série des travaux d’édilité, c’est l’un des plus pressants, et à de multiples points de vue.Dans ce siècle de l’hygiène, le régime d’égouts de nos cités et villes, est une étrange contradiction.Nos divers gouvernements se sont ingéniés en effet à promouvoir la santé publique dans les moindres détails.On pasteurise tout et n’importe quoi; des nuées d’inspecteurs pourchassent les microbes et les bactéries dans les moindre recoins; de yastes organisations inondent la presse, la radio et le cinéma d’une propagande incessante, pour éduquer le public, lui signaler les dangers de ceci, puis de cela.Et l’on vaccine à tour de bras, sans jeu de mots.Des milliers de laboratoires entretenus à grands frais, découvrent chaque jour de nouveaux mo- yens pour détruire notre grand ennemi, le microbe.On ne peut qu’admirer et payer.Mais on a peine à comprendre ensuite, qu’après ces soins infinis, quand on a chassé dans les égouts tout ce qu'il peut y avoir de contagion, de saletés et de pourriture, on renvoie tout cela dans les rivières pour en faire de formidables foyers d’infection.Ceux-ci contaminent tout au long de l’été des rives habitées par une population dense; les citadins vont s’y baigner; on y puise l’eau qui sert à l’alimentation urbaine et qu’il faut chlorincr à grands frais.Puisque la technique de l'hygiène moderne vise surtout à supprimer les foyers microbiens, l’élémentaire logique voudrait qu’on stérilise l’énorme flot de sanie que l’on jette sans arrêt dans nos rivières.Montréal se trouve dans l’heureuse situation d’une île baignée de tous les côtés par une sorte d’égout ambiant, tant du côté du fleuve quc de la rivière des Prairies.Avec sa population d’un million d’habitants, cette île n'a même pas une seule plage saine, au point que chaque printemps notre service municipal d’hygiène fait annoncer, et avec raison, dans tous les journaux, e danger de se baigner, et multiplie pour les citoyens en villégiature, d’innombrables conseils sur la nécessité de stérilise!, d’éviter mille sortes de contagion dues à l’eau, soit pour les humains, soit même pour les animaux.Il semble que l’on devrait commencer dans l’ordre du nettoyage, par principe, en empêchant d’abord la réinfection en gros.La prévention de détail en sera beaucoup plus facile, et les millions que l’on dépense chaque année pour combattre la recurrence des maladies auront chance de donner les résultats qu'on en doit attendre logiquement.Un problème plus général Mais la stérilisation des matières d'égout, par la seule ville de Montréal, ne serait pas une solution complète.Evidemment le gros de l’in-lection serait contrôlé, mais il n'en reste pas moins que le fleuve et les rivières continuent à apporter les déchets des autres villes placées en amont.C/cs’ pourquoi le problème ressortit également à l'autorité pro- (boite à la page deuxj Les vieux Romains, qui ne manquaient pas d’un brin de philosophie, ayant été à l’école des Grecs, s’étaient donné une sentence qui, sous une forme non pas seulement laconique mais lapidaire, énonce une bien grande vérité: tempus fugit.Cette sentence s’est traduite en français depuis longtemps, depuis que le français, se dégageant du latin, est devenu langue par lui-même.C’est ainsi qu'au Canada français, pays de langue française, l’on dit couramment: le temps fuit, /’expression latine étant plus particulièrement réservée à Ici classe très instruite de ceux qui, ayant eu les moyens de faire l’emplette de celui des petits Larousse qui a des pages roses, ont eu la curiosité de lire ces mêmes pages et de les apprendre par coeur.Qu’on le dise pourtant en latin ou en français, le fait du temps qui passe n'en reste pas moins très certain, un fait depuis très longtemps avéré.D’aucuns, qui ont le sens de Voir-servation plus aiguisé, se rendent même compte que le temps passe vite.Ceux-là aussi ont raison, parfaitement raison, et le cours ordinaire de beaucoup de choses leur est unJt suffisante démonstration.Prenons, par exemple, cette affaire du régisseur de la ferme d’expérimentation de Kapuskasing.On ne le dirait pas, mais il y a bientôt deux ans, deux années bien comptées, que le poste de régissent à Kapuskasing est vacant; deux ans que le ministre fédéral de l'Agriculture, M.Gardiner, le sous-minis tre, le Dr Barton, le député de Cha-pleau à la Chambre dfcs Comnm-nes, M.David Gourd, le député de Cochrane à cette même Chambre, M.Joseph Bradette, annoncent, déclarent et répètent que le nouveau régisseur sera nommé incessamment, qu’il offrira une compétence hors ligne, qu'il parlera les deux langues officielles du pays.Sauf erreur, le député de Cha-pleau, M.Gourd, a déjà dit que le ministre, M, Gardiner, lui avait dit et affirmé que le nouveau régisseur serait un Canadien français.Il y a déjà une année de cela, peut-être plus qu'une année: le temps passe si vite.Kapuskasing reste sans régisseur, la ferme d’ex-périmentation fédérale est toujours sans régisseur.Le moins que Von puisse croire, de la part du ministère fédéral, du (suite à la page deux) e(je calnet du yxincheux M.Henry Wallace, ancien vice-président des Etats-Unis, lance une grande campagne publicitaire pour la Russie.Non seulement il veut cpie les Elits-Unis communiquent à M.Staline, le secret de la bombe atomique, mais à Paris, devant une assemblée de députés en majorité communistes, il a propçsé un.'jrro-gramme de reconstruction de cin-quante milliards de dollars, dont les Etats-Unis fourniraient la quasi-totalité, e’.dont dix-sept milliards iraient à la Russie.* * * Un simple individu qui aurait proposé 1 même chose serait traité de crétin.Mais il faut avoir plus de respect pour les hommes éminents.K * * Jadis on soulevait le peuple en criant: “No taxation without representation”.Pauvres gens, ils ne savaient pas ce qu’il y avait au bout.Aujourd’hui, plus il y a de représentation et plus il y a de taxes.* ?Un savant en us et en orum suggère que l’on augmente, psychologiquement la ponte des poules, en les amusant.Un loustic suggère que le plus bel agrément serait de les amener à l’épicerie pour leur faire voir le prix élevé de leurs oeufs.* * * Le New York Times rapporte qiFaprès la conférence des ministres le., Affaires étrangères en 1945, à Londres, les discussions furent si alambiquées et inutiles, qu’un diplomate s’écria: “Le monde ne peut absolument pas recommencer une autre guerre, parce qu'il sera certai-nemen’ impossible de venir à bout d’une autre conférence de paix”.L» Grincheux Choses d’hier et d’aujourd'hui Nous ne trouvons guère de gens de bon sens que ceux qui •sont de notre avis.LA ROCHEFOUCAULD Forcément remis Une absence inattendue de l'auteur nous contraint de reporter à mercredi l'article de M.Jacques Perrault sur l'abolition des appels au Conseil Privé.Au moment où s’ouvre à Lake-Success la session spéciale des Nations Unies, le problème de Palestine semble plus insoluble (pie ja^ mais.Les Arabes qui occupent ce pays depuis des siècles veulent l’indépendance immédiate et Us peuvent soutenir qu’ils y ont droit autant que leurs voisins du Liban et de la Syrie, qui ont été émancipés du mandat français.Mais les Anglais qui ont incité le général de Gaulle à proclamer l’indépendance de ces pays ne sont pas disposés à en faire autant pour la Palestine.La colonisation sioniste a fait que les Juifs représentent maintenant plus du tiers de la population — 1,110,000 Arabes et 650,000 Juifs, — mais ce ne serait pas le seul pays souverain ayant une forte minorité tant au point de vue ethnique qu’ay point de vue religieux, il y faudrait probablement un régime spécial de surveillance, et d’ailleurs il vaudrait mieux que les Lieux-Saints soient sous la protection d’un organisme où seraient représentés tous les groupes religieux qui vénèrent la Terre-Sainte.L’indépendance admise en principe, et même mitigée, rassurerait les Arabes, car elle comporterait le maintien des positions respectives des deux races en présence; mais elle mettrait fin au grand rêve sioniste d’une nouvelle conquête de la Palestine.Tant que ce vaste projet n’a donné que des résultats minimes, l’Angleterre pouvait temporiser; avec la persécution naziste qui augmentait le nombre des réfugiés, Londres a en 1939 freiné l’immigration juive, ce qui a valu aux Anglais des protestations d’abord, puis une hostilité croissante, et enfin le terrorisme qui a causé la mort de 236 personnes depuis la fin de la guerre.La solution que réclament les Etats arabes du Proche-Orient est combattue avec d’autant plus de vigueur par les Juifs qu'ils voient dans le sionisme palestinien le seul asile possible pour leurs réfugiés d’Europe.Les Juifs étaient plus de 8,000,000 en Europe en 1938; ils y sont aujourd’hui environ^ 1,850,000; un bon nombre sont déjà des fugitifs, hébergés dans les camps de réfugiés d’Allemagne, d’Autriche et d’Italie, ou qui attendent dans les pays balkaniques l’occasion de passer en Palestine; la plupart des autres veulent aussi quitter le continent qui a été le théâtre d’une telle persécution de leur groupe, et que la victoire alliée n’a pas rendu plus hospitalier à leur égard.Le groupe juif le plus considérable du monde aujourd’hui, tant au point de vue du nombre que de l’influence, c’est celui des Etats-tînis, qui dépasse 5,000,000 d’âmes; c’est aussi ce pays qui appuie le plus énergiquement le mouvement sioniste.Les réfugiés qui se trouvent dans les zones d’Allemagne et d’Autriche occupées par les Etats-Unis espèrent que le Congrès de Washington leur permettra d’immigrer aux Etats-Unis, et le plus fort groupe de ces personnes déplacées c’est celui des Juifs.Néanmoins, les Juifs des Etats-Unis ne font pas campagne pour ouvrir les portes de leur pays d’adoption à leurs frères d’Europe; ils jugent sans doute qu’il n’est pas dans leur intérêt que la minorité juive augmente trop.L’insistance de Washington pour l’admission des réfugiés en Palestine embarrasse beaucoup l'Angleterre, d’autant plus que c’est l’aide financière des organisations juives des Etats-Un il» qui alimente le mouvement sioniste.La semaine dernière, lord Hall disait aux Communes anglaises que les fonds souscrits chez nos voisins, et qui sont de l’ordre de $25,000,1)00 depuis le début de l’année, servent non seulement au transport des réfugiés dans des rondidons d’insalubrité qui rappellent l'ancien trafic des esclaves noirs, mais aussi à l’achat des armes qu’utilisent les terroristes.Depuis (pic l’Angleterre a soumis le problème de Palestine à l’O.N.U., des commentateurs affirment «nie Londres n’a pas l’intention d’abandonner son mandat, mais veut seulement attirer l’attention du monde sur la complexité du problème.Tin porte-parole anglais a fait hier soir à New-York une déclaration qui confirme ce point de vue.Il a dit que l’Angleterre n’entrepren-dra pas d’exécuter seule les recommandations de l’Assemblée générale, qu’il s’agisse d’un partage du pays entre les Juifs et les Arabes ou de toute autre solution; mais que s’il faut fournir des troupes, les qu»-tre grandes puissances devront y contribuer.A la façon dont s’engage ce débat, devant l’hostilité irréductible des parties en présence, l’ampleur des intérêts économiques et stratégiques qui sont en jeu, la rivalité (les grandes puissances et leur inaptitude à s’entendre sur quoi «pie ce soit, le (dus probable c’est peut-être qu’après la discussion du problème par les Nations Unies, l’Angleterre gardera la haute main sur son mandat de Palestine.Il ne faut pas oublier ((ne dans le réaménagement des hases navales anglaises du Proche-Orient.la Palestine et Chypre doivent remplacer les établissements anglais d’Egypte pour la garde des abords de Suez., Paul SAURIOL La séance spéciale a débuté ce matin Le Dr Oswaldo Aranha, ministre des Affaires étrangères du Brésil, a été élu président — L'Agence juive absente officiellement New-York, 28 (P A.) —Le Dr Oswaldo Aranha.ancien ministre des Affaires extérieures du Brésil, a été élu aujourd’hui président de la session spéciale que tient l'Assemblée générale des Nations unies, pour étudier la question de Palestine.Le Brésilien, très grand et grisonnant, a obtenu 45 votes dès le premier ballottage, et a immédiatement occupé le siège présidentiel.Le prince Faïçal, d’Arabie, M.Andrei Gromyko, de Russie, M.Her-i HU Santa Cruz, du Chili, M.L.B.Pearson, du Canada, et M.Herman Eriksson, de Suède, ont eu un vote chacun.La session spéciale s'est réunie à 11 h.14 du malin, et l’Agence juive de Palestine s’est déclarée alors absente si Ton refusait de la reconnaître formellement.Négligeant les formalités habituelles, les délégués des 55 puissances se sont immédiatement occupés de l’élection d’un conseil et de la formation des comités.M.Frank Bi'gley, officier de sécurité des Nations Unies, déclare qu’il n’y a eu aucun rapport d'incidents ou de manifestations.M.Fernand van Langenhove.délégué belge au Conseil de sécurité, a occupé la présidence temporaire.Peu avant l’ouverture de la séance, un porte-parole a dit que l’Agence juive jugeait “inopportun d’assister à la session spéciale” d’ici à ce que les délègues aient pris une décision au sujet de la demande de reconnaissance officielle de l’Agence, qui désire prendre part aux délibérations, même sans y avoir droit de vote.On avait réservé 20 sièges pour les représentants de l’Agence, dsns la section des spectateurs, mais ces fauteuils «ont demeurés vacants.Un porte-parole de la Grande-Bretagne, qui détient un mandat de la S.D.N.sur la Terre sainte, a déclaré que .son pays est prêt à accepter toute décision que pourra faire l’O.N.U.relativement au cas palestinien.Il a cependant ajouté que la Grande-Bretagne insisterait pour que l’Organisme des Nations Unies sanctionne entièrement scs propres recommandations.La Ligue arabe, représentée à l’O.N.U.par cinq pays arabes, a annoncé, à la suite d’un caucus, qu'elle maintiendrait son point de vue antérieur, en vertu duque1 la Grande-Bretagne devrait abandonner son mandat palestinien de sorte que la Terre-Sainte soit déclarée pays indépendant.Pour sp part, l’Agence juive a demandé à la délégation américaine de présenter sa demande d’un “foyer Juif” en Palestine.Le délégué britannique a clairement expliqué que son pays n’entend pas norter seul la responsabilité d’une décision de l’O.N.U., qu'elle soit juste ou injuste.Par exemple, a-t-il dit, si l’O.N.II.décide de diviser L.Palestine, “on ne doit pas espérer que l’Angleterre mettra la décision à exécution et exercera les sanctions qui pourraient s’imposer”.“Il appartiendra alors à l’O.N.U., dit le porte-parole anglais, de faire exécuter ses propres décisions".“S’il faut alors des troupes en Terre sainte, dit-il encore, il faudra qu’elles soient russes, américaines et françaises autant que britanniques et non pas britanniques seulement.** Marshall pariera à la radio ce soil Le secrétaire d'Etat des Etats-Unis croit que Moscou fera des concessions — Le compte rendu d'hier aux chefs politiques du Congrès Washington, 28 (AP ) — Le secrétaire d’Etat Marshall présentera ce soir par la radio, à toute la population «les Etats-Unis, son rapport de la conférence de Moscou; son discours commencera à 9h- 30, heure avancée de l’Est.(Radio-Canada irradiera ce soir, à C.B.M., de 9h.30 à 10h., l’allocution «le M.Marshall.La version française passera à C.B.F.à 10h„ immédiatement après le bulletin de nouvelles).Hier soir.M.Marshall a fait part de ses conclusions aux chefs politiques du Congrès, au cours d’une conférence de deux heures, à la Maison-Blanche, à laquelle assistait aussi le président Truman.Qucl-«jùes-uns «le ceux qui ont pris part à cette réunion en «>nt rapporté l’impression que, selon le secrétaire d’Etat, l’attitude ferme qu’il a prise à la conférence des Quatre a déjà eu pour effet de rendre les Busses moins sûrs d’eux-mêmes dans leurs exigences qui menacent la paix future de l’Europe.M.Marshall aurait conseillé la patience, dans l’espoir «iu«: les Soviets v«»nt méditer au cours des prochains mois les principes formulés par les Etats-Unis, et qu’à la prochaine réunion «lu Conseil des Quatre.à Londres, en novembre, ils seront peut-être plus concilianls quant aux suggestions des autres grand«»s puissances sur les aspects essentiels des traités de paix allemand et autrichien.Pour cette raison, M Marshall i aurait dit aux chefs du Congrès qu’il ne croit pas à propos, pour les Etats-Unis, de décider tout de suite s’il y a lieu de soumettre les clauses les plus controversées de ces traités à l’Assemblée générale des Nations Unies, en vue d’un débat.Selon le secrétaire d’Kitat, le projet des Etats-Unis de protéger la Grèce et la Turquie contre le communisme semble avoir fait une profonde impression sur le peuple russe et sur leurs dirigeants, en dépit du fait que ce programme n’a pas été discuté officiellement à la conférence de Moscou, M.Marshall eslime, toujours d’apres les renseignements fournis par des personnages politiques qui l’ont entendu hier soir, que lorsque tes Soviets auront eu le temps de réfléchir aux déclarations des délégués de^ Washington à Moscou, ainsi qu’au projet de M.Truman, ils seront peut-être plus enclins à accepter des compromis.A ce sujet M Marshall a dit que les demandes d«j réparations des Soviets sont déraisonnables, et que les Etats-Unis ne doivent pas céder sur ce sujet.Après avoir résumé les délibérations «le la conférence, le secrétaire d’Etat a ajouté qu’il a bien clairement exposé le point de vue de Washington à M.Staline, pendant la conversation d’une heure et demie qu’il a eue avec le chef d’Etat soviétique, tandis que M.Staline a.de son côté, rappelé hricveinejrt les demandes de la Russie, sans s’écarter des déclarations de M.Molotov là-dessus.En Pctlesfine Une grenade lancée sur un camion de la police Les terroristes ont refusé de faire trêve pendant la session spéciale des Nations Unies Jérusalem, 28 (Reuters) — Un terroriste a lancé une grenade contre un camion de la police, de bonne heure ce matin, rue des Prophètes.La seule victime serait un Juif de 21 ans, qui u été blessé à la cuisse.Cette grenade a failli atteindre le général G, Macmillan, officier-commandant des troupes anglaises en Palestine, car la voiture «lu général, escortée par des jeeps blindés, a passé à cet endroit trois minutes avant l’attentat.I.a police n’a pas révélé si cetle grenade était destinée au général.De bonne source l’on a appris elislr,* d,.- ! il, mais les transactions entre la ville et le gouvernement doivent sées lorsque 10 wagons du “Gol-; avoir un caractère plus officiel’ poration et ne seront remplies que ; des Ressources nationales, M.C.lcn, d une maniéré generale si les mai-• qUj est en charge de l’immigration, sons de commerce n achètent pas te a déclaré aujourd’hui que le comte materiel a mesure qu il devient dis- Alfred de Marigny serait déporté à i , - .„ .ponible.i l’ile Maurice, dans l’océan Indien, ! trc dc la y,n.e ?c Vcs 1?7 > den Triangle", train de la Pcnnsyl-j vania Railroad, ont quitté la voie j |_g à un passage à niveau dans le cen- 'Becverloke' La sécurité des voyages aériens Les (leux tiers des compagnies de navigation aérienne qui opèrent sur des parcours internationaux, y compris Air-Canada et son nouveau service Montréal-Londres, n’ont pas porté au lieutenant de police A Mareil, qu’un employé de la maison lui a dérobé ee matin de force, une somme de $14,306, la paie des marins.Le voleur, un nouvel employé arrivé ce matin enRa8^ *1 y a environ six semaines.Après le 30 avril, les demandes ; i,mitôt qü^ ï’on pou'rrV obtcn'iV'un'c ! U?**:**"8 Hp,* wiaonf so^mÆs !.L€ “B:'av,e/lakfc”' car«° l0-00n m'a n' a va fr domié1 ^olmne'„ dîesîë prioritaires devront ctre adressées ! piace i bord de navire en partance 1 lllsl1LUrs.es1 .i.u tonnes du Pacifique Canadien, qui 752 5e Avenue, à Verdun.Ce der- ^?n3or„Sa^,ah?iS8 ïî hv ,• .; rît”'™.^ W"*’ '* .!« avril^ieraassailH M.Çol.ins en fui In- Coi poration des biens dc guerre et! On ’ni a demande pourquoi seront remplies par cette succursale! déportait ainsi le comte et le mi si elles ont en mains le matériel : tre a répondu: “Il n’est pas accep requis au moment où la demande | table pom notre pays”.est faite.Si le matériel demandé j M.Glen ne sait pas encore où le ‘-«-.i»*.» j ]e printemps dernier, â Litligow, en fui avec le montant, n’est pas disponible à ce morne là, la requête sera ajoute à la liste! .-»•••»¦- t .j «r.TrrJT i i Iran des acheteurs éventuels de la Cor-i M.King Critique ! "gatien'd”passage à nivëau ____________________r-_____________ - ______ poration et sera remplie d’une ma-j u Wnllnr« dont cabane a été démolie par’! de-Brelagne et le Canada.Le quart ] mere generale si les commercants M.Henry Wallace „“n;vaa „ 1 de la cale du navire est doté d’un | n achètent pas de materiel a mesu-] —- _ ; “ .re qu’il devient disiponible.> Ottawa.28 (C.P.) _—Le premier ; i tourné à0l’ënvearsS HuU dw^'agons i ^ ^arti ,,e Lo.ndrcs- le 16 avril hier a assailli M.Collins en lui in-)i l’on î',*'1: "n wnflnns Rts1 In tnenmo* dernier.est arrivé ce matin dans limant l’ordre de lui remettre l’ai-minis- : Hvè st den.eui'ée sur à voiJ t a 1 Ie ^r' de Montréal.; gent, alors qu’il pointait sur lui un accep-' I o®hj 1 vo/ë fèrrée à été tordue suri Commandé par le capitaine C.L.pistolet.Collins a obtempéré devant ¦ ¦.v ] p,,ul „wnC ,.«,* .distance de nlusieurs centaine ' de H'Be,,’,e >>>>>>»>>>>>>»»»>>>>»>»»>¦»>»>>>>¦>>>>>>>>>-.Des oeufs à tout âge SANG-URINE ANALYSES C0MPLE16S Rapport fourni la journée même.Prise de sang à la pharmacie, Se présenter à jeun.Pharmacie Sarrazin & Choquette 921 Ste-Cathcrine est, prés Dupuis Frères PL.9622 Au dire de certains médecins, “l’oeuf est un aliment très nourrissant qui convient à tous et à presque tous les états de santé”.L’oeuf contient en effet, une grande quantité de protéines, importantes au corps humain.Deux oeufs moyens valent une portion de viande en protéines.Le jaune abonde aussi en vitamines et minéraux.Les Canadiens, selon les mode où chacune puisse trouver ce ! qui la met L mieux en valeur.! Deux lignes sont en conflit: la li-j gne corolle, au buste moulé, à la J taille fine, à la jupe ample, bouf-1 fonnante; et la ligne étroite, qu’on l’appelle tonneau, tige, ou 8, galbée, creusant la taille, accentuant les hanches.La première a l’avantage de dé-guis‘r des hanches un peu fortes; elle flatte les jambes, fait jeune, et les hommes la préfèrent toujours.Mais attenticn: elle exige une taille fine et raccourcit la silhouette.La seconde accuse les hanches minces et affine la ligne.Dans ce combat de silhouettes, laquelle sera victorieuse?Chacune convient à un type de femme dihérent.Chacune aura ses adeptes Et toutes deux plairont.Lunettes pour le soleil diététiciennes, devraient manger au moins trois oeufs par semaine, outre ceux qui servent à remplacer la viande.Point n’est besoin de toujours les consommer sous leur forme naturelle, car les oeufs peuvent entrer dans la préparation de nombreux mets.Cela est particulièrement indiqué pour qui n’en aime pas le goût.Voici quelques recettes tirées du livre de la “Cuisine raisonnée” de la C.N.D.OEUFS A L’ITALIENNE 4 oeufs.% tasse de fromage râpé, 1 oignon, 2 tasses de macaroni cuit, 2 tasses de sauce no 2 moyenne, c’est-à-dire de la sauce bécha-melle préparée avec 2 c.à tab.de beurre, 2 c.à tab.de farine, 1 tasse de liquide, V* c.à t.de sel (15 à 20 m.de cuisson), bel, poivre, panure ou chapelure.Mode de préparation: beurrer un plat à gratin; disposer un rang de macaroni, un rang d’oeufs cuits dur et tranchés, un peu de fromage, du jus d’oignon, de la sauce et ainsi de suite Saupoudrer le dessus du plat de psr.urc ou de chapelure et dorer au four.OEUFS A LA CHATELAINE 8 tasses de pommes de terre en A moins d’avis spscial de l'oculiste, il ne faut porter de lunettes teintéss tout au plus qu'sn cas d'exposition au soleil.Celles-ci.ds style arlequin et ornées de petits bouqusts de fleurs sur les côtés, sont très fantaisistes.purée, 4 c.n tab.de beurre, fi c, à tab.fromage râpé, 1 1b de tomates (de 6 à 8), 2 c.à t.d’oignon haché fin, 2 tasses sauce no 2, 8 à 10 oeufs, sel et poivre au goût.Mode de préparation : blanchir, peler et trancher les tomates.Fondre le beurre, ajouter les tomates, couvrir et laisser mijoter jusqu’à ce que le tout soit épais; passer air tamis, y incorporer la mirée de pomme de terre assaisonnée, l’oignon et la moitié du fromage.Déposer le tout dans un plat en pyrex beurré.Avec le dos d’une cuiller faire des cavités, casser un oeuf dans chacune.Couvrir de sauce blanche, saupoudrer du fromage el gratiner au four.NEIGE AUX OEUFS 5 ou 6 oeufs, 3 tasses de lait — IVa tas de sucre granulé — 2 c.à thé de fécule de maïs — Gelée ou confiture à volonté.Mode de préparation: Séparer les oeufs, monter les blancs très ferme, ajouter la moitié du sucre peu à peu, (1 ou 2 c.à la fois); continuer de fouetter en gardant les blancs très consistants.Faire bouillir de l’eau dans une poêle, y déposer les blancs par cuillerées de manière à garnir toute la surface de la poêle.Cuire sans bouillir, jusqu’à ce que les blancs soient fermes.Chauffer le lait au bain-marie, incorporer le reste du sucre et une pincée de sel.Délayer la fécule de maïs, l’additionner au lait après l’avoir réchauffée; laisser mijoter 8 à 10 minutes.Lier aux jaunes d’oeufs battus dans un peu de lait froid; lorsque la crème s’attache à la cuiller de bois, retirer la préparation; aromatiser au goût.Laisser refroidir; verser la creme aux jaunes d’oeufs dans un plateau; y déposer les blancs de manière à ce qu’ils surnagent.Décorer avec des confitures ou de la gelée à volonté.ivités Féminines A LA S.O.C.DK LACHINE La date de l'expoeltlon des travaux manuels A la section Lachlne a été changée pour celle de mercredi, 30 avril.Bienvenue A tous.LES CROIX D’ARGENT La première réunion des Croix d'argent, chapitre de langue française, aura lieu mercredi, 30 avril, à 8 h.30 du soir, A 75 ouest, rue Sherbrooke, appartement 5, sous la présidence d'honneur de Mme Georges Duncan, présidente provinciale.Toute personne portant la croix d'argent et désireuse de se Joindre A ce mouvement national sera bienvenue.On procédera A l'élection d'un comité directeur.Renseignement», HA.3623.ECOLE MENAGERE PROVINCIALE H y aura demain A 2 h.A l'Ecole ménagère provinciale entrée 3420 Berrl, une démonstration culinaire.Au programme: shower, averse de cristal, punch au rhum et A l’ananas, canapés, gelée de concombre et de poires-avocats, tomates A Tantl-bolse, saumon fumé A la bostonnalse, petits pains garnis, hors-d'oeuvre, les crls-pettes, les meringues au citron, brownies, tartelettes au rhum.La dernière leçon du cours d'allmenta-tlon donné par Mlle Leblanc, directrice de l'Ecole ménagère provinciale, aura Heu mercredi, A 8 h.du soir, La Semaine des Mères CALENDRIER DES COUPONS DE RATIONNEMENT DU CONSOMMATEUR MÀi CALENDRIER DES COUPONS DE RATIONNEMENT DU CONSOMMATEUR DIM.LUN.MAR.MER.JEUDI VEN.SAM.- - 6 4 COUPON DE SUCRE S4* S50 1 Valid* 2 3 4 5 7 A COUPON DE BEURRE B50 Il Valid* 9 10 11 12 13 14 SUCRE POUR CONFITEURES 1C Y1 Y2 Y3 Y4 Y5 In COUPON DE BEURRE BS1 1W Validas 16 17 18 19 20 21 rto COUPON DE BEURRE BS2 1 1 Valide 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Le Comité diocésain d’Action catholique, de concert avec les Amicales féminines de la métropole.E A Heures d atioires du lundi au vendredi, 9 b.30 à 5 h.30.Noue iermon* à 1 heure le samedi.I 1,000 rideaux celanese QUELLE BONNE NOUVELLE ! Malgré la hausse des prix de la Celanese, nous sommes en mesure de vous offrir encore cette fois-ci des rideaux de marquisette de belle qualité pour la modique somme de 4.50.Regar-dez-les.Vous ne pourrez qu'admirer leur coupe et leur fini soigné.Bien bordés, prêts à suspendre.Couleurs : huître et champagne.Notez leurs dimensions : 45" de largeur x 2’/2 verges de longueur.La paire Rideaux, au sixième 4,50 AT.EATON C°u miTED OF MONTREAL s’organisent pour fêter dignement la fete des mères qui, dans chaque paroisse, sera célébrée avec éclat.D’une façon générale la Semaine des Mères sera marquée dans chaque paroisse de conférences, de concerts, de concours, divertissements familiaux de tous genres, qui se termineront samedi soir, le 10 mai, par un grand ralliement au Plateau, alors qu’il y aura un programme artistique clôturé par le couronnement de la Mère de la Jeunesse de Montréal.Le dimanche a été laissé aux familles, où l’on voudra sans doute célébrer intimement au foyer.La messe pontificale par laquelle débutera la semaine de la Fête des Mères et qui sera officiées par Son Excellence Mgr Joseph Charbon-neau, aura un cachet tout spécial, puisque le public prendra part à l’ordinaire et que le sermon sera remplacé par une manifestation dont la nature n’a pas été révélée.A la manifestation du Plateau, on couronnera les gagnants du concours littéraire organisé dans les couvents et collèges^ de Montréal.Mme Hurteau au comité d'étude A une réunion des rédactrices régulières des quotidiens et des hebdbmadaires de la province de Québec, tenue samedi à ia Palestre Nationale, Mme Laure Hurteau a été élue à l’unanimité, membre du comité d’étude permanent chargé de doter d’une charte la profession du journalisme.1 4 - ?/I/Iamahs» Votre Bébé a besoin DES ALIMENTS HEINZ POUR BEBES de Consistance Lisse et Fine RECHERCHEZ LA GAMME COMPLÈTE -11 VARIETES Je* V faute (a • Pour couronner les plus belles fêtes de famille, servez 7-Up, le breuvage sain et pétillant qui “ravigote”.C’est le breuvage frais et savoureux qui s’harmonise le mieux à toutes vos réjouissances.o° * À MF « Feuilleton du "Devoir" MAMIE SOLEIL ROMAN Berthe BERNACE 3(5.(Suite) — Maman n’est pas du tout sortie aujourd’hui.Cela commence à m’inquiéter.Et de toi aussi, je m’inquiète, petite Sylvette.Ne te raidis pas.Je vois bien que tu as du chagrin.Laisse-moi le porter avec toi.Je suis ton grand frère.— Oh! laisse-moi tranquille.Tu ne peux pas comprendre, — Si, je comprends.Tu us cru qu'on t'nimait et puis c’est fini.Je ne sais pas comment, mais je sens que tu souffres tellement, mon petit.Un sanglot réprimé qui essaie d'être un rire: — Il est parti en voyage.Loin.Le Maroc.Pour longtemps.Sans un mot d’adieu.— Ça valait mieux.— Alors, tu l’excuses?Oh! ces hommes.L'accem méridional revenait avec la passion.Non.je n’exeuse pas.Je le blâme sévèrement d’avoir joué avec ton coeur si jeune, si sincère.J'espère qu’il pe t’a pas manqué de respect?— 11 m'a embrassée.Pas comme tu m'embrasses.J’ai trouvé ça merveilleux.je l’avoue.Il a recommencé.'il celle mauvaise peste de Gina nous a vus.elle a couru avertir Fab.Fab lui a demandé des explications.Il a dit.Oh! des choses affreuses.Qu'il n'épouserait jamais qu'une fille de son monde, belle, riche.Pas Sylvette Ladouceur, bien sûr.Et puis, il s’est embarqué.c’est plus commode de disparaître.Mais avant, il a emmené Gina prendre le champagne et danser.Pour moi, pas un mot.— C'est préférable, va.Je ne te dis pas: oublie-le.On n’oublie pas son premier chagrin d’amour.Jamais.— Tu as donc eu un chagrin d a-mour, toi?— Oui.Et je n'oublierai jamais.Ça fait uns blessure qui ne se ferme pas.Seulement, on peut, on doit vivre quand même.François Ville-bois — pauvre petite, tu tressailles quand je prononce ce nom — n’était pas digne de la petite-fille de Mamie Soleil.Dans ton coeur, dans ta vie, il faudra mettre autre chose: de l’art, de Tainilié, quelque chose enfin, en attendant que tu puisses à nouveau aimer: quelqu'un qui le mérite, celte fois.— Tu es bon.Tu es bon.Mais ne me parle plus.Tu me ferais pleurer.C’est trop idiot de pleurer dans la rue.Il la sentit trembler à son bras.— Tu n'en peux plus, mon petit.Veux-» qu'on entre dans un êafé.une pâtisserie, pour te reposer et prendre quelque chose?— Non.Je voudrais.mais voudras-tu?Que tu me conduises chez ta grand-mère.Parce que.— Parce que c’est une grand-mère.Allons-y.Je t’attendrai à la porte.— Pourquoi?Tu entreras.Elle te connaît.Elle vous connaît tous.Le magasin élant fermé.Sylvette frappa à une petite porte sous la voûte.Et Georges la vit se jeter dans les bras d’une vieille darne à qui Madeleine ressemblait et qui dit, d’une voix timbrée comme celle de Lolotte : —Du chagrin, ma petite Sylvette?Pleurez, pleurez.Vous avez, bien fait de venir.Une petite fille sans grand-mère et une grand-mère sans petits-enfants.—Georges est là, murmura Sylvette entre deux sanglots.L’apercevant dans l’ombre de lu porte, la bijoutière devint très rou- ge: —Georges.Mon Dieu! Avance, mon enfant.Georges, tu as bien fait de m’amener ta cousine- Je l'aime beaucoup.Oui.chérie, je vous aime beaucoup.Pleurez.Pleurez tant que vous voudrez.sans rien dire.Pas besoin de dire.Moi aussi, j'ai été jeune.Et mon coeur reste jeune.Georges ne se lassait pas de regarder su grand-mère.U la trouvait belle.Et, sur son visage, il y avait parmi les rides ce qui manquait au frais visage de Madeleine: la paix.Quand Sylvette fut un peu calmée, Mme Aubier demanda — car elle avait un nom, cette Madame Magenta : —Commept va ta mère, Georges?—Pas très bien.Elle, qui était si active, semble tout de suite fatiguée.N'est-ce pas, Sylvette?Sylvette, arrachée ainsi à son propre chagrin, répondit d'une voix mouillée: —Fatiguée, oui.Mais elle a aussi bien des tourments, cette pjiuvrc tante.Votre éloignemeflt, Madame .la surdité d'André.l’humeur morose de Madeleine.la légèreté de Hohert.» les colères de l’oncle Octave.—Seuls Georges et Charlotte lui épargnent les soucis, alors?—Oh! moi.répondit-il avec mélancolie.Sa grand-mère pensa: “Il souffre, ce garçon-là.Et je ne puis rien ] pour lui.Quels beaux veux profonds!” Sylvette cul un pâle sourire pour dire: “Il est si bon!” Pourtant, elle n'aimait pas ce garçon “si bon” et elle pleurait un garçon malfaisant.Car elle recommençait à pleurer en silence, sa tête sur l’épaule de la femme qui avait à donner tant de tendresse accumulée.Et Sylvette, au contact de cette épaule creusée comme un nid, croyait r e t r o u v c r sa Mamie Soleil, tandis que Georges, en face d’eRes d’eux, se sentait bien malheureux.Il n’était libre d’aimer ni l’une ni 1 ».itre, comme il souhaitait de les aimer.Mais Georges, chrétien vrai, offrait sa souffrance pour les ê*res mêmes dont il souffrait.Ainsi la jeune fille recueillait-elle, sans le savoir, toutes les richesses du coeur de Georges.De Georges, ce lourdaud.Mme Aubier soupira; —Reverrai-je ta mère avant de mourir?Crois-tu cela possible.Georges?—Elle le désire autant que von*.Mais comment décider mon père a cette réconciliation?S’il »ne s’agissait que de lui.il oublierait certii.-nement ce qui a pu le peiner.Mais pour sa famille, il montre une telle intransigeance 1 —Je ne le suis que trop.Je reconnais les torts de mou mari.C'était, lui aussi, un violent.Vois-tu, nous avions projeté un autre mariage pour notre fille: quelqu'un du métier, qui appartenait à notre milieu commerçant et parisien, et qui aurait repris la maison, vieille de cent ans.Tout le monde était d’accord, même ta mère.Et puis, à une noce à la campagne, elle a rencontré M.Lamothe, et elle s’est éprise de lui.avec une passion dont os semblait pas capable cette Lt’unv fille timide et dome.Il étail beta, c’est vrai.— Beau, pensa Sylvette.Connut i.n change! M suivreP •A A 4 VOLUME XXXVIII — No 96 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 28 AVRIL 1947 f La Législature proteste auprès d’Ottawa Contre Tinjustice dont est victime la minorité cana-dienne-française dans le fonctionnarisme fédéral — La motion de M.Chaloult— Discours de MM.Leduc, Duplessis, Laurendeau et Godbout Québec, 28 (D.N.C.) — Comme nous l’avons publié samedi dernier, l’Assemblee législative a enregistré un vote de protestation auprès du gouvernement d’Ottawa, contre l’injustice dont est victime la minorité canadienne-française dans le fonctionnarisme fédéral.La motion de blâme et de protestation avait été présentée par M.Chaloult qui a prononcé un vigoureux plaidoyer.MM.François-J.Leduc, député de Laval; Maurice Duplessis, premier ministre de la province; André Laurendeau, député de Laurier, et Adélard Godbout, chef de l’opposition, ont prononcé des discours sur cette question.Voici un résumé de ces discours.M.François Leduc Le député libéral de Laval déclare qu’il n’entend pas contester les chiffres donnés par M.Chaloult.Il souligne simplement qu’on a laissé de côté certains aspects de la question.D’après lui, la proportion des Anglais qui travaillent dans le service civil québécois est plus faible que la proportion des Canadiens français qui travaillent dans le service fédéral.Il ajoute que la capitale fédérale est la maison-mère du fonctionnarisme et que, d’une façon générale, les nôtres, habitués à entendre parler d’Ottawa comme du centre d’un pays ennemi, ne désirent aucunement s’exiler en Ontario.Pour M.Leduc, une autre raison cpii explique le petit nombre des Canadiens français dans le service civil fédéral, c’est que, par tempérament, les nôtres ne sont pas patients.Ils ne veulent pas attendre les promotions.Ils se sentent des capacités et ils tentent leur chance dans d’autres domaines.M.Leduc dit que le même phénomène se manifeste dans l’industrie.Dès que les nôtres ont fait un stage qui leur permet de prendre conscience de leur valeur, “ils partent à leur compte’’.M.Leduc déclare que lorsqu’il était jeune, nos universités formaient surtout des médecins, des avocats et des notaires et qu’il n’y avait pas pour la préparation technique les facilités que l’on rencontre aujourd’hui.C’est pourquoi les nôtres ne nouvaient guère s’orienter vers le service civil.M.King et les nôtres Le député de Laval déclare que M.King est le ministre qui a le plus de Canadiens français à son service.Il ajoute que depuis cinq ans, une quinzaine d’avocats canadiens-français s’entraînent au ministère des Affaires extérieures.Pour la première fois, dit-il, parmi les ambassadeurs, il y a une majorité canadienne-française.Croyez-vous que nous allons obtenir davantage en critiquant de façon désastreuse et en ne donnant jamais crédit à qui de droit?M.Leduc ajoute que la députation libérale actuelle nous a obtenu beaucoup et qu’on n’avancera pas les choses en la considérant comme ennemie de la race.En terminant, le député de Laval déclare que s’il y a si peu des nôtres dans le fonctionnarisme fédéral, c’est qu’ils n’ont pas jugé à propos de se diriger de ce côté-là.M.Duplessis Lors de la dernière guerre, dit d’abord le premier ministre, un petit pays pacifique fut envahi par les armées d’Hitler.L’ennemi de la Norvège, en mettant pied sur le sol de ce pays, a trouvé un partisan légendaire dont le nom est Quisling.C’était un homme dont tous les discours étaient imprégnés de patriotisme.mais dont toutes les actions favorisaient l'envahisseur.Aujourd'hui, quand il s'agit de qualifier quelqu’un qui sacrifie sa patrie, on ne dit plus: C’est un Judas, mais on dit: C’est un Quisling.Le député de Québec-Comté, à ma demande, poursuit M.Duplessis, a bien voulu retrancher de sa motion une expression (le mot véhémentement) qui est la résultante d'une indignation facile à comprendre.Je l’en remercie.Le premier ministre déclare que les statistiques citées par M.Chaloult sont catégoriques et que, depuis 1944, la situation n’a fait que s'aggraver.On compte auourd’hui, dit-il, plus de 16,000 employés fédéraux.Aucun de nos compatriotes, dans un pays ouvert et évangélisé par nos aïeux, n’occupe une pjace uelque peu importante, une place e sous-ministre.C’est inconcevable.Bureaucratie et autocratie M.Duplessis dit qu’il ne saurait V avoir d’unité nationale étayée sur les sacrifices et les droits dès provinces.C’est, dit-il, mon intention de voter la motion, mais je veux en dégager quelques leçons.Tout d’abord.le premier ministre déclare que l’augmentation du nombre des fonctionnaires conduit à la bureaucratie et que la bureaucratie mène à l’autocratie.Ensuite le che du gouvernement insiste sur le danger de la centralisabon fédérale et la nécessité de l’autonomie provinciale.Il cite le cas du Dr Chisholm, un athée, qui affichait ses manières de voir à l’encontre de l’opinion de la majorité et qui a reçu une promotion.En terminant, le premier ministre déclare que la motion Chaloult arrive à son heure et que c’est le devoir de la province de protester pour montrer l’indispensabilité.de nos droits et prérogatives.Il ajoute que ces droits, nous les avions bien avant 1867 et que la Confédération n’a fait que les consacrer.M.Godbout Le chef de l’opposition dit tout d’abord qu’il regrette la tournure de la discussion, sur une motion qui doit faire l’unanimité.M.Godbout dit qu’il votera avec plaisir la motion Chaloult, car depuis longtemps il a fait les mêmes représentations à Ottawa.Il n’y a aucun doute, dit-il, que dans Tad-ministration fédérale les Canadiens français n’ont pas la proportion d’emplois qui leur revient, ni la proportion d’emplois supérieurs.Personne ne le regrette plus que moi.Pendant la guerre nous n’avons pas eu dans les commissions fédérales la proportion de Canadiens français à laquelle nous avions droit.Pourquoi?Premièrement, M.Godbout dit que nous nous sommes désintéressés de ces positions dans le service civil fédéral.D’abord, Ottawa est en dehors de la province et, autrefois, nous n’avions peut-être pas la compétence nécessaire.Notre jeunesse, magnifiquement préparée pour les carrières libérales, ne Tétait pas autant pour les carrières économiques.Aucune université au monde, poursuit M.Godbout, n’a fait autant de progrès depuis 15 ans que l’Université Laval.Je jense bien qu’on doit reconnaître que dans aucune autre université au monde on ne peut trouver un esprit aussi magnifique.Depuis 15 ans, l’université Laval a fait dans le domaine de la préparation des jeunes plus qu’aucune autre université.M.Godbout fait remarquer que ceux qui ont bénéficié de ces progrès dans l’enseignement universitaire ne sont peut-être pas encore prêts à occuper les postes de commande que peut offrir le service civil fédéral.Le chef de l’opposition exprime ensuiteTopininon que les gens de la province de Québec ne sont pas attirés par le service civil.Sans doute, dit-il, nous serions heureux de voir les nôtres occuper les postes auxquels ils ont droit.Mais je doute que le député de Québec-Comté, pour sa part, ambitionne pour ses fils un poste dans le service civil.Je voudrais voir plus de Canadiens français aux poste de commande dans le service civil, mais je n’ambitionne pour mes fils aucune fonction dans le service civil fédéral ou provincial.La situation à Québec M.Godbout dit qu’une autre raison du peu de Canadiens français r A qui la chance ! ! ! 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RENE RAYMOND, 17 rue Uxesque.Chicoutimi.A ' P.-P.PARADIS.302 rue Racine.Chicoutimi._______________________________________________________________> dans le service civil fédéral, c’est que les chefs les éliminent dans la mesure du possible, non par mauvaise volonté, mais par ce qu’ils comprennent mieux leurs compatriotes.Soyons justes, dit M.Godbout.Nous faisons la même chose.A Québec, la proportion d’Anglais dans le service civil est plus faible Sue ne Test la proportion de Cana-iens français à Ottawa.Cependant, personne n’osera croire que le premier ministre et les ministres veulent être injustes envers les Anglais.Le premier ministre accuse alors le chef de l’opposition de vouloir soulever les Anglais contre les Canadiens français.M.Godbout s'en défend énergiquement.Il dit que les Anglais se trouvent éloignés du service civil provincial, sans méchanceté aucune, mais parce qu’ils ne s’y intéressent pas.M.Godbout note encore qu’à Ottawa, la commission du service civil a la responsabilité du choix de ses membres et que le contrôle échappe dans une certaine mesure au ministère.A genoux devant Laurier Le chef de l’opposition insiste sur le fait que depuis que M.King est premier ministre, nous avons toujours eu un Canadien français comme copremier ministre et que M.King nous a donné des hommes de la valeur de MM.Lapointe et St-Laurent.Malgré cela, dit-il, il s’est trouvé des gens pour s’acharner à le “descendre”.King est de Téco-le de Laurier et vous qui vous acharniez à “descendre” Laurier, vous êtes obligés aujourd’hui de vous mettre à genoux devant lui.On disait autrefois de Laurier, ce qu’on dit aujourd’hui de King.Le député du comté de Québec est un excellent orateur, il a déployé aujourd’hui toutes les ressources de son éloquence, mais il n’a peut-être pas encore atteint la virulence de bourassa et de Lavergne contre Laurier.Et longtemps après que les noms de Bourassa et de Lavergne auront disparu, le nom de Laurier vivra et se détachera dans une auréole.M.Godbout ajoute qu’il n'a pas mission de défendre qui que ce soit, mais il souligne qu’après cinq années de guerre, la province de Québec a réélu M.King à cause de sa largeur de vues, de son esprit de justice et parce qu’il était un grand Canadien.Il déclare que M.Bona Arsenault, écoeuré des conservateurs, est devenu libéral.M.Arsenault, dit-il.ne craint pas de mettre une étiquette au front des quislings et ce n’est pas de ce côté-ci qu’il place cette etiquette.La jeune phalange libérale Le chef de l’opposition fait Télo-ge de la jeune phalange libérale que la province de Québec a envoyée à Ottawa, une phalange formée en grande partie d’avocats qui honorent leur profession, dit-il.Traiter ces gens-là de moutons, dit-il, c’cst malheureusement agir comme les Canadiens français agissent trop souvent.Dès que quelqu’un veut percer, ils le “descendent”.Qu’on me cite, dit-il, une période de l’histoire où la province a été mieux représentée qu'avec cette jeune phalange libérale, qui a à sa tête M.St-Laurent Je m’en rapporte, dit en terminant le chef de l'opposition, au jugement du peuple qui, en 1945, a donné aux quislings d’abord et ensuite aux dénonciateurs et aux hypocrites indépendants la leçon qu’ils méritaient.M.André Laurendeau Rien ne me paraît plus détestable et plus méprisable, commence M.Laurendeau, que de faire le plus de mal possible à une cause que Ton prétend défendre.Le chef du Bloc dit que le chef de l’opposition a déjà accusé M.Chaloult de tenir des propos qui pouvaient être retournés contre les siens, mais que M.Godbout vient de prononcer un discours qui ne manquera sûrement pas d’être exploité contre les Ca nadiens français.Il a fourni aux gens d’Ottawa, dit-il, des arguments auxquels ils n’avaient pas songé.Il leur a fourni toutes sortes de raisons mjpuyées de l’autorité d’un ancien'premier ministre.C’est un mauvais service qu’il nous a rendu M.Laurendeau ajoute que le chef de l’opposition n’a rien pu opposer à l’éloquence des chiffres.Les conditions sont loin d’être les mêmes qu’en 1918 et pourtant notre situa tion dans le service civil s’est aggravée.Gratte-papier Le chef du Bloc reproche ensuite vertement à *!.Godbout d’avoir jeté du discrédit sur tout le service ci vil et ce dernier prétend qu’on a dépassé sa pensée.Cette attitude du chef de l’opposition, en face du service civil, poursuit M.Lauren deau, me paraît souverainement in jurieuse.Je ne conçois pas qu’on rabaisse la charge de sous-ministre à une fonction de gratte-papier.Il y a aussi le traitement qui veut dire quelq: > chose.Le député de Laurier ajoute que les fonctions d’ambassadeur et de sous-ministre ne sont certainement pas à dédaigner et que si les nô très étaient plus nombreux dans le service civil, ils pourraient y jouer une influence, M.Laurendeau affirme ensuite qu’on a fut des phrases à propos des “quislings” et qu'en conti nuant dans cette voie, on pourrait bien mettre l’étiquette de “quis lings” sur ceux qui ont lancé notre pays dans une aventure impérialis te, qui ne les regardait pas.Le rôle de Bourassa Le député de Laurier relève en suite avec force les allusions qu’on a faites à M.Bourassa.Il déclare que l’ancien chef nationaliste a appor té toute une doctrine politique dont on continue à s’inspirer et qu’il a joué un rôle qui lui assurera une place de premier rang dans notre histoire.Répondant à une remarque de M.Godbout, le chef du Bloc dit que l’époque de Bourassa, de LaVergne et de Tarte a été une grande époque et qu’elle a laissé des fruits dans Chistcüre.Si la députation actuelle fait son poss’ble, dit-il, cela la juge.Rappelant ce que le parti libéral fédéra! doit à la province de Québec, y Laurendeau déclare que son attitude a< tuclle manifeste une ingratitude cynique et montre le peu d’influence de nos représentents à Ottawa.M.Laurendeau dit qu'il est injuste de comparer situation dca fonctionnaires de langue anglaise à Québec à celle des fonctionnaires de langue française à Ottawa.Il faut comparer la situation de Québec avec celle de Toronto ou des autres provinces et non pas avec c.dle d’Ottawa.L'union sacréa M.Chaloult a fait un éloquent appel à Tunion sacrée, pour vaincre le parti libéral à Ottawa, poursuit M.Laurendeau.C’est assurément là un sentiment spontané, un désir que toute âme généreuse a dans son coeur.Et tout le monde en est.Mais au risque de sembler désenchantant, je dois ajouter que je me méfie des mouvements négatifs, des mouvements contre.Un pareil groupement s’unirait vers quoi?Sous quelle influence réelle?Ne risqueraitil- pas d’y avoir à un moment donné le choc du pot de fer contre le pot de terre?L'essentiel, ce n’est pas tant de jeter bas un régime, même exécré, mais de savoir par quoi on le remplacera, de travailler à le remplacer par quelque chose de mieux.Rien n’a fait plus de mal au na-itionalisme politique dans notre province que les conséquences de la mésaventure de 1911.C’est un argument qui est encore exploit par les rouges contre nous.Le chef avait été magnifique.Mais parmi les lieutenants, trop de bleus s’étaient cachés sous une tunique nationaliste.Le souvenir de ces trahisons n’est pas mort.Il faut craindre de recommencer, fût-ce avec la meilleure foi possible, ur, nouveau 1911.» Réplique de M.Chaloult On comprendra que j’use aujourd’hui de mon droit de réplique, dit M.Chaloult.Je ne parlerai pas du premier député qui a parlé sur ma motion (M.Leduc), car je n’ai pas de temps à perdre.Je souhaite que la présence de son nom à la suite du mien dans le Star et la Gazette lui vaille de nouvelles prébendes-Je lui ai déjà appliqué la fable du chien qui avait le cou pelé par le collier qu’il portait, mais qui.très bien nourri, cherchait son maître.C’est le chef de l’opposition qui m’a étonné.Je n’avais fait aucune allusion à lui.Et voilà qu'après des remarques sereines, il est devenu véhément et même personnel.Il me rappelle des attitudes qu’il m’avait plu d’oublier.Mais je ne le suivrai pas sur le terrain des personnalités.* Eh bien, le chef de l’opposition a voulu se solidariser complètement avec le gouvernement d’Ottawa.J’espère que la province l’aura compris.Cette attitude de sa part lui a valu des échecs électoraux dans le passé et lui en vaudra d’autres à l’avenir.Il nous a parlé de Tincompéten- ce des Canadiens français à devenir fonctionnaires à Ottawa.Il dit qu’il y a eu une transformation, mais que cette transformation ne peut se traduire tout de suite d’une manière effective.S’il est vrai que nous avions moins de gens compétents autrefois, au temps où nous avions 4, 5 et même 6 sous-ministres à Ottawa comment se fait-il que M.King ne trouve personne qui soit compétent aujourd’hui pour occuper ces postes?Il dit que les nôtres ont trop d’ambition pour devenir fonctionnaires, qu’ils visent plus haut que cela.Tout de même, il y a des salaires très appréciables qui se donnent à Ottawa.Est-ce qiTils ne seraient pas suffisants pour nos compatriotes?Est-ce qu’un poste comme celui du Dr Chisholm que M.King a longtemps maintenu en fonction, ne serait pas digne de nos compatriotes?Allons donc, cet argument n’est pas sérieux, Il dit que dans la province de Québec, les fonctionnaires de langue anglaise ne sont pas mieux représentés que les nôtres à Ottawa.C’est une erreur de toujours com parer Québec et Ottawa- Il faut comparer Québec avec Toronto, Halifax, Winnipeg.Quelle est la part des nôtres dans le fonctionnarisme des autres capitales provinciales?et faut-il que ce soit le chef de l’opposition qui vienne fournir des arguments contre nous?pourquoi dire à Toronto de nous attaquer sur ce point-là?et y a-t-il une province où la minorité soit traitée avec plus de justice que dans la province de Québec?Pourquoi cette frénésie à se joindre à nos adversaires contre nous?J’admets que dans le service diplomatique nous sommes mieux représentés.Mais les titulaires de ces postes exercent une influence presque nulle sur la vie canadienne.Nous en avons cinq sur quinze.Ce n’est que normal puisque nous sommes le tiers de la population canadienne.Et on ne pourrait tout de même pas envoyer un Canadien de langue anglaise comme ambassadeur en France.Sur les cinq, d’ailleurs, il y en a un, M.Turgeon, qui n’a de canadien-français que le nom.Cinq sur quinze, M.le Président, et c’est là que nous en avons le plus.Laurier, Bourassa et Lavergne On a parlé de Laurier.C’était assurément un grand homme.Il avait six pieds, seulement, l’Histoire dira que c’est Laurier qui a posé le précédent à la participation aux guerres de l’Empire en nous envoyant combattre les Boers, ce petit peuple qui a commis le péché d’avoir trop de fierté.Laurier allait à Londres et, devant les lords de l’Empire, il disait avec enthousiasme: “Lorsque les trompettes sonneront et que les feux s’allumeront sur les collines, tous les Canadiens se porteront à la défense de l’Empire”, Eh bien! les trompettes ont sonné.Les feux se sont allumés sur les collines.Nous sommes allés défendre l’Empire contre les Boers et nous avons depuis participé à deux autres guerres où les intérêts canadiens n’étaient pas en jeu.Et dans l’affaire des écoles du Manitoba, Laurier n’a certainement pas joué un rôle très glorieux.Le nom de Laurier sera disparu depuis longtemps quand ceux de Lavergne et de Bourassa seront encore bien vivants dans le coeur des Canadiens français.Le chef de l’opposition s’acharne à détruire des gens qui ont tout sacrifié pour les Canadiens français.Il se fait le démolis-seul de ses compatriotes.Il dit que M.King a été élu.On sait comment se font le4 élections.Et il était facile de faire élire M.King quand il était seul et qu’i! n’y avait personne contre lui.Le sentiment de la province de Québec à son égard, c’est un sentiment de réprobation.Comment pourrait-il en être autrement?voilà un homme qui vend notre bien à l’Angleterre, un homme qui veut nous arracher notre souveraineté provinciale de la façon la plus sournoise et la plus hypocrite.Au sujet des députés qui nous représentent à Ottawa, je n’ai rien à retirer de ce que j’ai dit.Il y en a une cinquantaine qui sont disposés au plus entier servilisme et on sait pourquoi ils sont là.Ils sont là pour obtenir des postes de juges, pour obtenir une chaise roulante qui les conduira au Sénat.Ils sont là pour servir leurs intérêts et non ceux du peuple.Je crois que notre infériorité dans le fonctionnarisme dépend en grande partie du caractère seul de notre députation.Le chef de l’opposition a rappelé mes statistiques au sujet de l’arsenal.Si c’était à recommencer, je referais le même discours, dnot il a d’ailleurs cherché à détourner la véritable portée.Les chiffres que j’ai cités ont été repris un mois plus tard par une revue que le chef de l’opposition aime à citer, la revue Relations'.C’étaient des statistiques qui reposaient sur une documentation sérieuse.L'attitude de M.Godbout Le chef de l’opposition s’applique à se solidariser avec le gouvernement fédéral, à approuver ses attitudes mêmes quand elles sont injustifiables.Il dit qu’il votera pour ma motion Mais qu’il vote plutôt contre s’il veut être conséquent avec lui-même.M.Gobdout — J’ai dit pourquoi je voterais pour la motion.J’ai même dit que plusieurs ministres d Ottawa ne méritaient pas la défense 1 que je faisais de leur chef.Me Boger LACOSTE, C.R., sera Tun des principaux conférenciers au deuxième congrès annuel de l’Association du Drive Yourself de Québec en la salle Victoria, West-mount, jeudi prochain, le 1er mai, a annoncé M.Léonard Lau-zon, président de l’association.Il y aura assemblée générale à 3 h.de Taprès-midi et un banquet le soir.Au nombre des autres conférenciers, on mentionne le maire Camillien Houde, M.Charles Gi-rouard et M.Thomas Cabana, de la régie du transport et des communications, M.Lauzon et M.Candide Rochefort qui représentera le ministère provincial du travail.M.Chaloult — 11 vote pour, mai il a parlé contre.il s’est appliqué i défendre M.King.Et pourquo donc?M.King est indcfendabl dans la province de Québec, II agi consciemment contre les intérêt de notre peuple.En terminant M.Chaloult remer cic le gouvernemeent de son appui 58 à 0 M.Duplessis demande le vote et la motion est adoptée par 58 voix contre 0.Il n’y a que 14 députés' libéraux en Chambre au moment du vote.M.Leduc est alors absent de la Chambre.M.Chaloult — Le premier ministre va-t-il envoyer la motion à Ottawa?M.Duplessis — Certainement.J’ai déjà donné instruction de l’envoyer à tous les ministres canadiens-fran-çais et d’en fournir une copie en anglais à M.St-Laurent.Louis ROBILURD mt.RC.un* H n’y a pas de camion au Canada qui, durant sa première année, ait même avoisiné le record établi par les ventes du nouveau camion Mercury .premier à porter cette marque renommée.Dans le fait, les ventes de cette première année furent beaucoup plus nombreuses que celles de la première année de tout autre camion dans notre Dominion.Aujourd’hui, bon nombre de camionneurs de longue expérience voient dans un Mercury l’achat profitable entre tous.Voici 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(New-York).Elle comprend surtout des oeuvres de sculpture sur bois, des meubles d’église et des pièces d’orfèvrerie.Elle se clôturera le 1er juin.1,’exposition des arts du Canada français a également attiré de grandes foules à la Calorie Nationale (Ottawa) et à Montréal, où elle s’est tenue sous les auspices de l’Association montréalaise de l’art.Au nombre des patrons de cette démonstration artistique des oeuvres de la Nouvelle-France, nommons feu Son Eminence le Cardinal Villeneuve, MM.Lester B.Pearson, secrétaire aux Affaires extérieures.Louis St-Laurent, Vincent Massey, le Dr C.-F.Martin, président de la “Arl Association of Montreal’’, Orner Côté, C.R., secrétaire de la province, Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province, Edward J.Jeffries, maire de Détroit, Lodyard Cogswell, président de 1’ “Albany Institute of History and Art”, William C.Mather, président de “The Cleveland Museum of Art”, H.S.Southam, président du comité de direction de la Galerie Nationale du Canada, et Paul Bain-ville, conservateur du Musée de la province de Québec.Le comité consultatif comprend, au nombre de ses membres, M.Marius Barbeau, du Musée National.Parmi les institutions et les églises qui prennent part à cette exposition, mentionnons: l’église St-François-Xavier de Batisean, P.Q., l’église de Charles-1 bourg, l’église de Loretteville et le basilique de Ste-Anne de Beaupré; ! l’archevêché de Québec, les Archives de la province, la Basilique Notre-Dame, la chapelle des Jésuites, l'Elcole des Beaux-Arts, l’Hôtel-Dieu de Québec, le monastère des Ur-sulines de Québec, l'Université Laval, l’Université de Montréal, le Séminaire des Trois-Rivières, etc.Les oeuvres que l’on pourra ad- mirer, le 8 mai prochain, ont été sculptées, fabriquées ou fondues à une époque allant de 1613 à 1870.Les grands sculpteurs sur bois de celle époque sont, au Canada français: Jacques Leblond de Latour (venu de Bordeaux, France, sur l’invitation de Mgr de Laval), Samuel Gcnner, Michel Faucbois et, plus près de nous, François et Thomas Baillargé; chez les orfèvres: Michel Levasseur (arrivé de France en 1(198), Paul Lambert (arrivé d’Arras en 1728), considéré comme le meilleur orfèvre de son époque, Roland Paradis, Michel Cotton (né à Québec), François Landron (aussi né à Québec), Laurent Amiot et surtout François Ranvoyzé, né à Québec en 1739 et considéré à juste titre eom-nic le plus grand des orfèvres canadiens.Les visiteurs de l’exposition des arls du Canada français pourront se rendre compte des méthodes respectives de l'école montréalaise et de l’école québécoise de statuaires et de sculpteurs, car il y a eu lutte et rivalité entre ces deux écoles.Dans le domaine de la statuaire, on pourra voir particulièrement les oeuvres intitulées: “La Vierge et l’enfant”, attribuée à Jacques Leblond de Latour et à l’ecole du Cap Tourmente, fondée par Mgr de Laval; “Le Sauveur”, école du Cap Tourmente; “Saint Pierre”, de Pier.re-Noël Le Vasseur (1684-1747); “Saint F.ne”, attribué à Paul I.abros-se.Parmi les pièces d’orfèvrerie, attirons l’attention du public sur les suivantes: “une aiguiere”, par Laurent Amiot; “un gobelet demi-ro-quille”, fabriqué en 1725 par Samuel Payne; “un gobelet de ro-quille”, que l’on attribue à François Landron; “un plateau de luxe’’, dû à François Ranvoyzé; “un ostensoir et un ciboire”, aussi de François Itanvoyzé: "une navette”, par Pierre Huguet; "une cuillère et une fourchette”, travaillées par Jacques Pagé (1682-1742); “une écuelle”, due à Roland Paradis, et “une écuelle d’enfant”,fabriquée par Paul Lambert.Les pièces exhibées exige, ront, pour leur installation, une des grandes salles du Musée et trois autres petites salles.Les heures de visites seront les suivantes: 9 heures a.m.à 5 heures p.m., la semaine, et de 1 heure à 5 heures p.m.le dimanche.Le concours annuel de solfège Ces jours derniers, un Conservatoire de Musique de la province de Québec, a eu lieu le deuxième concours annuel de solfège.Les candidats à ce concours sont choisis aux examens de fin d'année et ont ensuite un minimum de six mois pour se préparer.Par ce concours annuel le Conservatoire décerne les récompenses officielles qui sont attachées aux classes de solfège.Voici quel a été le résultat de ce concours: Claire Dorval, 1ère médaille; Claire Provost.2ème médaille avec grande distinction; Marcel Lauren-celle, 2ème médaille avec grande distinction; Renée Morisset, 2èmc médaille; ont mérité une 1ère mention: Bernardin Houle, Marie iosch, Réjane Martin.Suzettc Pratte.Ont mérité une 2ème mention: Monique Hébert, Maurice Kronick, Frère Maynard ( Frères des Ecoles chré-tinnes) ; Gisèle Saline.Les membres du jury étaient MM.Claude Champagne, directeur-adjoint du Conservatoire; Jean Valle-rand, secrétaire général du Conservatoire; Jean Beimdct.directeur musical de Radio-Canada; Jean-Papineau Couture, professeur an Con-srevatoire; Albert Chamberland, de Radio-Canada.^ ^ Jean Narrache à Nmmaculée-Conception A l’occasion des fêtes du 60e anniversaire, Jean Narrache sera, ce soir, à la salle paroissiale de l'Im-maculée-Conception.Il jasera de l'histoire de cette paroisse et racontera de savoureuses anecdotes que seuls d’anciens paroissiens connaissent.De son vrai nom.Emile Coderre, Jean Narrache est l’invité de la section immaculée-Conception de la Société Saint-.lenn-Baptiste pour cette soirée historique.Il aura a ses côtés comme autres artistes invités M.et Mme Gustave Longtin.Pour renseignements, communi-quer avec le président, M.H.Bis-sonnette, AM.7217.Jan Kiepura et Marta Eggerth Joseph Joachim eut la réputation d’être l’un des plus grands virtuoses de son temps, ce qui ne l’empêchait pas de jouer faux.Jan Kiepura lui ressemble à ce point de vue, mais je doute fort qu’on puisse le considérer comme un grand chanteur: non seulement il détonne plus souvent qu’à son tour, mais il est cabotin au possible et fait de plus assez mauvais ménage avec la mesure, au point qu’un accompagnateur d’habitude solide comme Otto Herz a semblé souvent complètement perdu.I.cs airs d’opéras qu'il avait semés à profusion dans son programme ont tous été plus ou moins gâtés par son mauvais goût et par une expression froide et compassée, mais il faut mettre à part le Rêve de Des Grieux dont il a bien donné la plus mauvaise interprétation que nous ayons jamais entendue.Il est beaucoup mieux dans les chansons polonaises vivement rythmées, mais pas assez pour justifier les applaudissements frénétiques qui l’ont accueilli.Il eût mieux valu qu’il s’en tint aux airs d’opérettes qui sont plus à sa taille et où ses exagérations ont moins d’importance, d’autant plus que c’est grâce à eux qu’il s’est créé une réputation.De son côté.Marta Eggerth n'a pas une grande voix, mais la qualité est jolie et elle sait s’en servir avec beaucoup de chanye.Très jolie et possédant de plus admirablement le français, elle a été véritablement une oasis de fraîcheur dans un morne et désagréable désert de musique; son interprétation des Violettes de Scarlatti en particulier valait d’être entendue.A mon point de vue, c'est à elle seule que revient le mérite d’avoir pu faire accepter un concert de cette nature.Komoin-Octove PELLETIER CE SOIR CHARLES TRENET ONTRÉAL AINSI QUE DEMAIN SOIR ET 1er MAI Les billets sont actuellement en vente chez: ED.ARCHAMBAULT, rue Ste-Catherine Est — Tel.MA.6201 au MONUMENT NATIONAL, rue St-Laurent — Tel.PL.6404 Impresario pour le Capada: HENRY DEYCLUN.Cinimo SAINT-DENIS: Lu Foire aux Chimères, avec Madeleine Sologne et Eric von Stroheim.CINEMA DE PARIS: La Symphonie Pastorale, avec Michèle Morgan et Fieri e Blanchar.HIS MAJESTY’S: “Dente per Dente”, une production Léo, avec Ca-terina Boratto et Carlo Tamberlani (29 avril au 4 mai inclusivement).LOEVV’S: Till the Clouds It oil By, avec Ven Johnson, Judy Garland, Frank ;> riatra, June Allyson Robert Walker, Kathryn Grayson, Van Heflin.Dinah Shore et une série d’artistes.PALACE-: I’ll be Yours avec Deanna Durbin, Tom Drake et William Bendix.CAPITOL: Sinbad the Sailor, avec Maureen O’Hara et Douglas Fairbanks Jr.PRINCESS: Ladies’ Man, avec Eddie Bracken et Virginia Welles.IMPERIAL: The Westerner, avec Gary Cooper.Strike Me Pink, avec Eddie Cantor, Brian Donlevy.ORPHEUM: San Francisco, avec Clark Gabl - et Jeannette Macdonald.KENT : The Best Years of Our Lives, avec Frederic March, Myrna Loy, Dana Andrews,(Teresa Wright, Virginia Mayo et Hosgy Carmichael.ORPHEUM: Première mondiale de La Forteresse.(2 mai) HOLLYWOOD: The Big Sleep, avec Humphrey Bogart et Laureen Bacall; If I'm Lucky, avec Vivian Blaine et Perry Como.REX: Mission en France, avec Jean-Pierre Aumont et Susan Peters.Abilene Town, avec Randolph Scott et Ann Dvorak.STELLA: Les petites du yuai au fleurs, avec Odette Joyeux et Louis Jourdan.La fille du diable, avec Pierre Fresnav et Andrée Clément.AMHERST: The Time of their Lives, avec Bud Abbott et Lou Costello.My darling Clementine, avec Henry Fonda, Linda Darnelle et Victor Mature.CENTURY: Two Girls and a sailor avec Van Johnson, June Allyson Secret Ennemies, avec Craig Stevens et Faye Emerson.LAVAL: Thrill of Brazil, avec Evelyn Keyes et Ann Miller; Adventures of Marco Polo, avec Gary Grant et Sigrid Gurie.EMPIRE: Two Guys from Mill-waukee; Young Widow.NELSON: White Tie and Tails, avec Don Duryea et Ella Rains; Don’t Fence Men In, avec Roy Rogers.ORLEANS: Margie, en technicolor, avec Jer.nne Crain.Mr Ace, avec George Raft et Sylvia Sidney.PARK AVENUE: Love, Laughs at Handy Hardy, avec Mickey Rooney et Bonita Granville.Dick Tracy vs Cueball, avec Morgan Conway et Ann Jeffreys.5th AVENUE: Undercurrent, avec Katharine Hepburn et Robert Taylor.Blondie Knows Best, avec Penny Singleton.EMPRESS et OUTREMONT: Robert Cummings, Michèle Morgan, Steve Cochran et Peter Lorre dans The Chase; Sharyn Moffet, dans Child of Divorce avec Regis Too-mey, Madge Meredith.SAVOY (Verdun) : John Garfield Geraldine Fitzgerald, dans Nobody Lives Forever avec Walter Brennan, Faye Emerson; Stewart Granger, Patricia Roc et Margaret Lock-wood dans Love Story.CHATEAU et CARTIER: Robert Young, Barbara Hale et Frank Morgan dens Cady Luck; Martha O'Driscoll et Tom Conway dans Criminal Court.En plus Boy Rogers au Château dans Along the Navajo Trail et au Cartier dans Song of Arizona.DOMINION et MAISONNEUVE: Gary Grant et Ingrid Bergman dans Notorius, avec Claude Rains; Wally Brown, Alan Carney dans Genius At Work avec Anne Jeffreys, Lionel Atwill et Bela Lugosi.PASSE-TEMPS: Le grand mensonge, avec Bette Davis et George Brent; Badman’s Territory, avec Randolph Scott et Ann Richai*ds.VILLERAY: Scandal In Paris, avec George Sanders et Signe Has-so, reprise: Time of their Lives, avec Bud Abbott et Lou Costello; Madonna of the Seven Moons avec Stewart Granger et Phyllis Calvert.MIDWaY: Jesse James, avec Tyrone Power et Henry Fonda; Dou-ble Exposure, avec Chester Morris et Nancy Kelly.VERDUN PALACE: Captain Fury avec Victor McLaglen et Brian Ahernc; Thrill of Brazil, avec Evelyn -Keyes et Keenan Wynn.BEAUBIEN: M.Beaucaire, avec Bob Hope et Joan Caulfield; Gypsy Wildcat avec Maria Montez et John Hall.PERRON: Strange Love of Martha Ivers.avec Barbara Stanwyck et Van Heflin: In Old Sacramento, avec William Elliott et Constance I NIoore.Muiiqu* HIS MAJESTY’S - • L’Enlèvement au Sérail, de Mozart, présenté par l'Opera Guild.(8 et 9 mai).HIS MAJESTY’S: La Société Classique présente Tito Schipa (28 avril).PLATEAU: La Symphonie féminine, sous la direction de Ethel Stark.Soliste: Paul Willgenstein, pianiste.(3 mai).ERMITAGE: Récital par Winifred Bantbrick.harpiste (29 avril).PLATEAU: Récital par Jean Dan-sereau, pianiste (28 avril).MONUMENT NATIONAL: Char les Trenet, en personne (28, 29 avril, 1er mai).R1TZ-CARLTON: Récital conjoint Albert Viau, ténor, François Brunet.baryton (5 mai).ARENA DE LACHINE: Concert de gala, par le Choeur mixte de La-chine (7 mai).PLATEAU: Maurice Chevalier en concert, du 22 au 29 mai.COLLEGE L’ASSOMPTION : Concert par l’harmonie du collège.(3 mai, à 8 h., heure avancée).Théfitre MOÏSE HALL: Bornéo et Juliette, de Shakespeare.(1er au 8 mai).AUDITORIUM DU COLLEGE ST-LAURENT: linon de Bordeaux d’Alexandre Arnoux.En matinée: 17, 22, 24, 31 mai; en soirée: 21, 26 || et 30 mai.COLLEGE ST-LAURENT: Les Compagnons présenteront "Les gueux du paradis’’, pièce de Martens, adaptation d’André Obey.(29 avril, soirée).UESU: L’Equipe présente “Les fiancés du Havreï, d’Armand Salacrou.(8, 9, 10, 12, 13.14 mai).SPECTACLE FORUM: Le Cirque Hamid-Mor-ton.(Samedi, 3 mai, au samedi, 1U jT^T M.Charles-Edouard BERTRAND, du Comité d’administration de la souscription des Amis de l’Art, laquelle débutera le 1er mai pour se continuer jusqu’au 10 inclusivement.MM.Charles Monast et René Lagarde font également partie de ce comité.Horaire des spectacles SAINT-DENIS : -La foire aux chimères" 12 h.3 h.13, 6 h 36.9 h.59.“Jeunes (Ules dans 1a nuit” I h.44, 5 h.07 et 8 h.30.CINEMA DE PARIS : “La Symphonie Pastorale” II h.25.1 h.55.4 h.20.6 h.45.9 h.15.LOEW S : “Till The Clouds Roll By” 10 h.17.12 h.58, 3 h.44, < h.30, 9 h.16.PALACE: “I'll Be Yours" 10 h.20.12 h.35.2 h.55.» h.15, 7 1».35, 9 h.55.CAPITOL: “Sinbad The Sailor” 10 h., 12 h.19.2 h.38, 4 h.57, 7 h.16, 9 h.35.PRINCESS,' “Ladles Man" 10 h.05.1 h., 3 h.55.6 h.55.9 h.50.“Seven Were Saved” 11 h.40, 2 h.35, 5 h.30.8 h.30.OMPHEtIM • “San Francisco” 9 h.59, 12 h.19.2 h.39.4 h.5», 7 h.19.9 h.39.IMPERIAL : “The Westerner” 11 h.2 h.36, 6 h.12, » h 48.“StrUce Me Pink”.12 h.47, 4 h.23.7 h.59.mai, en matinées et en soirées).HIS MAJESTY’S: Oklahoma, comédie musicale (26 mai).Au Conservatoire Mme Louise Dyer parle de Couperin Samedi soir, Mme Louise B.M.Dyer, fondatrice et directrice des Editions de l’Oiseau-Lyre, de Paris, donnait une intéressante causerie-concert devant un auditoire d’élèves et d’amis du Conservatoire national de musique, rue Saint-Denis.La façon toute gracieuse avec laquelle Mme Dyer a su s’exprimer dans la langue de l’auditoire, qui n’es’ pas la sienne, a été fort appréciée.Elle a parlé de François Couperin, compositeur du début du XVIIIe siècle, très recherché à la cour de Louis XIV.Bien qu’il ait surtout fait de la musique commandée, Couperin a quand même su s’exprimer, être lui-même.La sonate lui doit sa forme définitive, en France.Quoique ses oeuvres de musique de clavecin soient généralement les plus connues, plusieurs de ses autres compositions, d’orgue, vocales ou de musique de chambre, ont autant de valeur, sinon plus.Pour l’étude du clavecin, Couperin a tenté d’allier la méthode française à l’italienne, pour ne laisser subsister, en définitive, que la française.Bach s’est beaucoup intéressé à son mode d’enseignement du clavecin.Les modernes, tels que Ravel, Debussy, se sont largement inspirés de lui.Mme Dyer a fait entendre d’excellents enregistrements d’oeuvres du grand claveciniste: le 4e Concert royal (1714-15), 4 Versets, Amour (pour clavecin seul).Thérèse de GRANDPRE José Forgues à l'honneur Toronto, 27 (C.P.) — José For gués, jeune artiste bien connue de Montréal, viept de se voir décerner la bourse de 81,000 attribuée par la York Knitting Mills au programme radiophonique Singing Stars of Tomorrow.Deux autres bourses de 8500 chacune ont été remises à Mlle Louise Roy, de Saint-Boniface, et à Mlle Victoria Douglas, (le Toronto.Les disques Victor au Canada la louange à ia vie et l’expansion de dimensions mystiques qui désigne nettement la singulière personnalité de l’auteur.C’est un engagement dans ce sens que révèle, entre autres.Composition.Cette réalisation des plus heureuses durera.J.T.Paul Wittgenstein sera le soliste au concert de la Symphonie Féminine de Montréal, le 3 mai prochain au Plateau.Institut Pédagogique Remarquable concert d*é!èves BILLETS Maintenant en vente pour les concerts en de l'unique Peinture canadienne Au salon du collège Jean-de-Brébeuf Si réservé et si ésotérique que se dise présentement l’art pictural, les peintres n’en continuent pas moins d’inviter le public, tout le public, à goûter le plaisir que leur silence fervent lui a préparé.Les expositions sont une institution assi vi- L’Ecole normale de musique de l’Institut pédagogique donnait vendredi après-midi l’avant-dernier de _____________ ____ ___________ ses concerts pour la saison 1946-47.; vante que jadis, qui durera bien La direction de l’Ecole présentait à cette occasion quatre talents solides dans les personnes de Mlles Andrée Gariépy, Rollande Vachon et Monique Soulard, pianistes, et de Mlle Marie-Marthe Samson, chanteuse.Les deux premières sont des gagnantes du prix Schmitz, et Mlle Gariépy, qui a joué d’abord, a bien démontré la solidité de sa technique dans l’interprétation de la sonate Appasionata de Beethoven.Son jeu, bien en place, ne tombait pas dans cette déformation romantique que Paul Lyonnet, tout récemment, reprochait à nombre d’interprètes professionnels.Donnant tout le rythme voulu à la Grande valse brillante de Chopin.Mlle Gariépy en a aisément dégagé le charme si attachant.Sous ses doigts, la Danse de Debussy prenait ce mouvement caractéristique qui lui manque souvent.C’est dans l’Etude en ré dièse mineur de Scriabine que Mlle Vachon a pu faire preuve le plus complètement de la solidité de ses capacités.Mais son Nocturne (en ré bémol majeur) de Chopin n’était pas moins remarquable à cause de la grande richesse des timbres, de la couleur qu’elle a su y mettre.Sa troisième pièce, The White Peacock, de Griffes, est une musique descriptive brillante, de genre moderne.Suivant l’ordre du programme, Mlle Samson chanta ensuite une mélodie de Bach, Viens près de moi, musique calme et douce, et deux airs de Debussy, Nuit d’étoiles et l’air de Lia, de l'Enfant prodigue.Malgré le désavantage de chanter sur le même niveau que l’auditoire, au milieu même de cet auditoire (de sorte que le moindre souffle est entendu), Mlle Samson impressionna par la sensibilité de sa voix, la sûreté déjà grande de sa technique, sa souplesse et une riche musicalité.aussi longtemps que l’art lui-même.Mais inviter le public c’est aussi lui accorder le droit d’exprimer son contentement — ou son ennui.Exerçons hardiment ce droit devant les toiles que montre depuis quelques jours, et continuera de montrer jusqu’aux premières semaines de mai, le jeune peintre montréalais déjà avantageusement connu, M.Norman Leibovitch, au salon du Collège Jean-de-Brébeuf, 3200 Chemin Ste-Catherine.Les visiteurs d’expositions s’attendent à tout, y compris l’ahurissement.Pourtant, après une première inspection rapide des quatre-vingt-deux toiles de M.Leibovitch, on éprouve une sorte de sécurité engageante: il est clair qu’on ne se moque ni de l’Art ni de l’Homme.Les hardiesses n’y transcendent pas l’orbe humain et le sujet n’y couvre jamais le chant des couleurs.C’est la peinture dans toute sa charnelle condition humaine; elle parle de ce que bon lui semble, on la sent libre comme la nature.Mais c’est toujours dans sa langue à elle qu’elle se plaît à dire.Son vocabulaire est étendu, ses inflexions de large registre.Toutes picturales essentiellement, les manières de M.Leibovitch sont cependant diverses.Quatre accents variés semblent avoir marqué successivement l’évolution de cette oeuvre.Celui du réalisme obvie: Nocturne; celui de l’humour sarcastique: Le Victorien et Les Penseurs; celui de la louange à la vie — le plus fécond, le plus généreux et le plus riche: paysages laurentiens, mexicains, portraits, etc.qui atteint son plus grand bonheur dans Visages: et enfin l’accent qui nous semble le plus fondamental, et le plus personnel à l’au- Monique Soulard, qui fut la fidèle accompagnatrice de Mlle Sam-son, terminait la matinée avec le premier mouvement d’une sonate (en sol mineur) de Schumann, quatre historiettes d’Ibert, et enfin la sombre et troublante Etude op.25 no 12, de Chopin.Pianiste vigoureuse, comme il se devait, sans plus, dans Schumann, et surtout dans l'Etude de Chopin, Mlle Soulard se montra légère, spirituelie, bien maîtresse de ses rythmes, dans Ibert: A giddy girl, La cage de cristal, Le petit âne blanc (remarquablement rendu) et La marchande d'eau fraîche- Cette audition d’élève< révélait non seulement l’excellente formation des interprètes, mais l’audace justifiée dont elles font preuve par le choix de pièces particulièrement difficiles.On ne peut que les louer de cet esprit sérieux indispensable à tout artiste qui veut atteindre aux degrés supérieurs de son art., J.de G.etc.progresse jusqu’à un sommet: Composition.Le talent de M.Leibovitch parait, pour l’heure, sollicité simultané;-'ment par deux pôles d’intérêt: celui de la glorification de la vie d’une part, et l’expression d’un univers mystique d’autre part.Dans ce dernier, le rouge — un rouge très caractérisé et très personnel; mais qui semble tenir à un conditionnement individuel et non encore résolu — joue un rôle qui reviendrait de droit sans doute à la polychromie que le peintre sait déployer ailleurs avec une étonnante volubilité.L’ensemble nous donne, en même temps qu’un plaisir de haute qualité, l’espoir et le gage d’une oeuvre parfaitement intégrée où sc retrouveraient, indissolublement unies, et au PLATEAU du 22 au 29 MAI 9 représentations MATINEE : SAM.24 MAI soirées 51.50.$2.00, S2.50.$3.00.53.50.$4.00 tax* Inclut*./ matinée 51.50.S2.00.$2.50.$2.75.$3.00, $3.50 tax* inclus*.chez Ed.Archambaull.500 St*-Catherin* «st.MA.6201 *1 Harln*y, 1180 St*-Cath*rin* ouest, (entre Stanley et Drummond) Impresario : CANADIAN CONCERTS & ARTISTS, INC.après arrangement ayae National Sporting Club.•UISIKt SIUM peeMata * A tfo PKVMM PRODUCTION «r* COMPLETS MUSH TTTVB Carlo TAMKMJM 'WMKfcrMMr Z représentations per jour, 2 h.30 - 8 h.39 Tous les sièges réservés.Matinées, 60c.- Soirées, $1.00 TAXES INCLUSES C Jours à partir de mardi, 29 avril.HIS MAJESTY'S Billets en vente MAINTENANT.^ 2ème SEMAINE ZI TILLÏHE CLOUDS ROLL BY R.G.A.Victor présente : Symphonie no 41 en do.11 .a 183 ~ 182 182 Malart 173 171 173 99 97 98 McColl 2514 25 25*4 2 Vu 2^i 2\2 Mtl Pow 251 j 247/g 24% Brazil 215b 21% 21% 23*4 23 ’ 23 Drewls .18 16 16 Negue 215 ' 205 205 3r Dom 17 16 y.17 Noranda 45 44% 44% 2al Ed 202 199 199 Nordon.23*4 23 23 284 270 284 Normet 158 154 154 C Car A 17^ 17 Vi 17% Norplck 30 28 28 :pr .131 u uu 13% O’Brien 209 202 202 267 260 260 Ogama 173 171 173 7 6V0 Orlac 43 42 43 ?Beattie .87 85 V, SS'/* Qslsko 129 122 122 J Gas 154 U 154 154 V, Paymast 49 48 49 lonw .101 100 100 Perron 108 106 106 ?ournor Drowsh 30 127 28 125 30 127 Regcrt 350 57 345 55 345 57 Detta .' 45 43 43 Rouyn 37 36 37 Sicken 118 113 118 Royallte 16% 16 16% 75 70 73 Ryanor 9 7 7 Div Int 105 100 105 Steel Co A 39 38 38% 22 Va 22 22 San Ant 400 395 395 t)uquesne 100 95 95 Sherrltt 395 370 375 & Amphl 41 371/2 41 Spring 115 no no E Sull 310 300 310 Steep Ro 210 209 210 Eddy 20 >.i 20 20 Sylvan 215 211 211 Elder 105 100 100 Un Steel 8% 8 8 Sldona 43 40 41 Venture* 930 929 930 4.SO 44S 445 Wekus 42 40 42 Ifi f1 Farm .56 55 55 Wlngalt 16 15 Slant 620 610 615 W Harg 297 296 297 Hod L 140 121 125 1 CURB: 5 Crest 18 16 16 C Ind 22% 22*4 22 3o Man 254 250 252 C Paper 16% 16 16 Boldvue 25 22 23 D Bridge 33 32*1.33 S L Paper 27 25% 27 Int Paper .45*/* 43*/à Junnar 47 451., 46 Teml«k 8% T Car 11’/* U 11% Vente* totale*: 851,000.C'est le temps de détruire l'oestre du boeuf L’oestre du boeuf est un genre d’insecte parasite des bêtes à cornes.Sous sa forme larvaire, il se développe sous la peau des bovidés.t'’e«t un mal répandu dans presque toutes les parties du pays.Présentement, il apparaît sur le dos des bêtes à cornes, sous forme de petites bosses.Ces petites protubérances sont à peine perceptibles au début, mais deviennent très apparentes au bout de quelques semaines.C’est là un stage dans le cycle de la vie de cet insecte qui cause tant de dommage aux bovins et entraîne des pertes considérables au producteur.A l’état adulte, l’oestre se présente sous forme d’une mouche bourdonnante, petite ou plus grosse suivant l’espèce, qui s’attaque aux bestiaux durant les temps chauds.Elle ne les pique pas, mais les énerve et les effraie de son bourdonnement aigu ot criard, et ne s’approche d’eux que pour déposer ses oeufs sur les poils du ventre ou des pattes.Après un certain temps, ces oeufs éclosent, deviennent de petits vers qui ne tardent pas à pénétrer dans la peau, et si plusieurs percent la peau de l’animal en n eme temps, cela peut causer un - Grande irritation.Ces petites larves, iprès s’être introduites dans la peau, y woyagent d’une façon assez bizarre pour venir ensuite.au cours «lu printemps, émerger sur le d< des bêtes à cornes et y forme - les protubérances déjà mentionnées.Une rutre théorie, très plausible, veut que l’oeuf, ou la larve, soit ingéré par l’animal et, une fois introduit dans l’oesophage, pénètre dans les tissu, musculaires en suivant l’épine do-s; le pour se rendre dans la nartie dorso-lombaire.C’est alors que les larves atteignent leu'' plein développement.Arrivées à maturité, elles s’échappent "ar un orifice au centre des bosses et vont se déposer sur le sol.Fuis, elles s’enveloppent d’une sorte de cocon qui devient dur et Ces pe-tes peuvent être réduites dans une large mesure en apportant plus d soin au troupeau.Ainsi, avant qu’elle-, n’aboutissent à la surface de l’animal, les larves (sauvent être détruites par l’application d’une solution de la poudre derris.Pour obtenir de meilleurs résultats, il est recommandable de répéter ce traitement plusieurs fois à environ un moins d’intervalle.Pour plus de sûreté, l’on conseille aussi d’introduire Je remède dans le trou de la bosse avec un biberon ordinaire qui ser* à huiler les machines.La poudre derris, que l’on peut se procurer en s’adressant à la Coopérative de Laine, à Lennoxville, est une préparation dont l’application peut se traduire par les résultats suivants: 1— -Plus de boeufs et de meilleure qualité.2— Plus de beurre et de fromage.3— Du cuir meilleur et en plus grande quantité.(J.-E.Bisson, agronome, gérant de la Coopérative canadienne du bétail de Québec, Limitée.Dividendes déclarés Assemblée annuelle d'Asbestos Corp.Agrandissement prévu du moulin au coût de $2,000,000 i Roland Gold and Copper Mines Limited Rapport des activités entre le 1er et le 15 avril noirâtre, et après avoir passé à peu près un mois dans cet état, reprennent leur cycle vital sous forme de mouche, tel que décrit plus haut.En été, lorsque les bêtes à cornes se mettent à courir dans les pâturage comme si elles étaient prises de panique, il n’y a pas de doute que ces cour affolées sont dues la plupart du temps aux attaques de ces insectes nuisibles.C’est alors qu’au lieu de brouter paisiblement pour accroître leur potentiel en chair ou en lait, les animaux ainsi dérangés et effrayés se trouvent à retarder leur engraissement ou à diminuer leur rendement laitier.L’on ne saurait trop évaluer toutes les pertes occasionnées par ce parasite des bovins.Les peaux, perforées à cinq endroits ou plus par la larve de l’oestre, sont déclassées et subissent en général une déduction de .Ole.la livre.En 1935, dans un abattoir de l’Ouest, on a trouvé tout près d’rn tiers des oeaux endommagées de cette façon et qui ont dû être déclassées et vendues à rabais.Vers 1930, le Conseil national des Hechi rches du Canada évaluait à tout près de $4 millions par année les pertes encourues sur les peaux.Encore récemment, une offi-che émise par le ministère fédéral de l’Agriculture indiquait que les pertes totales pour cet item au Canada se chiffraient à un montant beaucoup plus élevé.L’on ne saurait se faire une idée du nombre de paires de chaussures que l’on pourrait confectionner avec tout Je cuir gaspillé à cause de l’énorme qi antité de peaux ainsi avariées.Mais ;e n’est pas tout.Il y a aussi une nr rte de vigndc.D’abord lorsque les animaux sont poursu.-vis par ce.mouches stridentes, ils engraissent moins bien.Les carcasses de boeuf sérieusement atteintes de larve; doivent être taillées pour être mieux vendables; cela a pour effet de diminuer la quantité est parfois aussi la qualité de la viande.Dans le cas des vaches laitières, il peu* se produire un abaissement assez considérable dans le rendement en lait.Imperial Tobacco.10 cents par action, payable le 30 juin, aux actionnaires inscrits le 13 mai.Southern Canada Power, 1 Vj % par action priv., payable le 15 juillet, aux actionnaires inscrits le 20 juin et 25 cents par action ordinaire, payable le 15 août, aux actionnaires inscrits le 18 juillet.Barber Ellis of Canada, 25 cents par action, payable le 10 juin, aux actionnaires inscrits le 31 mai.Noranda Mines, 50 cents par action, payable le 15 juin, aux actionnaires inscrits le 15 mai.Power Corp.of Canada, $1.50 par action priv., 6% et 75 cents par action priv., non cumulatif 6%, tous deux payables le 15 juillet, aux actionnaires inscrits le 20 juin et 30 cents par action ordinaire, payable le 31 juillet aux actionnaires inscrits le 30 juin.National Drug, 15 cents par action priv., payable le 2 juin, aux actionnaires inscrits le 7 mai.George Weston Limited, $1.12Mi par action privilégiée, payable le 2 juin, aux actionnaires inscrits le 15 mai.Fraser Companies Limited, 50 cents par action, payable le 25 juillet aux actionnaires inscrits le 30 juin.__________ Noranda Mines tient son assemblée M.H.W.Steele, président d’As- j bestos Corporation Limited, a an- j noncé aux actionnaires réunis en ; assemblée annuelle la décision pri-1 se par la compagnie à l’effet de rénover et même d’agrandir son moulin British-Canadian, vu l’importance du gisement qui s’y trouve et les perspectives favorables que présente le marché de cette matière.Le coût de ces travaux est estimé à $2,000,000 et l’exécution de ce programme prendrait environ ' deux ans.L’état des profits et perles publié par la compagnie indique qu’une somme de $91.323 a été dépensé en travaux d’exploration et de prospection sur un dépôt d’amiante à Terre-Neuve, où l’on a fait suffisamment de travaux pour découvrir de l’amiante en plusieurs endroits.On a jugé cependant qu’il serait nécessaire de faire d’autres rechw-ches pour déterminer si l’exploitation de ce gisement serait profitable.M.Steele a déclaré que depuis la fin de 1946 les profits se sont maintenus à un niveau satisfaisant, dépassant même quelque peu ceux de l’an dernier pour la même période._ , Le président a souligné que les craintes que l’on entretenait au sujet de la perte possible de certains marchés du sud-est de l’Europe par suite de l’expansion de l’influence russe sont .maintenant dissipées pour une bonne part.Il a annoncé, en effet que la Tchécoslovaquie vient de donner une forte commande et que les gains enregistrés dans les exportations à la plupart des républiques sud-américaines, au Mexique et au Guatemala ont plus que compensé pour la perte des anciens marchés de l’Allemagne et du Japon.Le rapport géophysique du Dr Hans Lundberg, soumis aux directeurs de la compagnie, par M.J.G.Honsberger, ingénieur consultant, étant favorable, il fut recommandé de procéder aux forage au diamant, afin de pouvoir obtenir certains essais.Le Dr Lundberg recommanda, en outre, qu’une expertise à l’électro magnétomètre soit fait sur le terrain.afin de vérifier à nouveau les réactions magnétiques du terrain.Le 14 avril.M.Honsberger se rendit sur la propriété en compagnie de M.Gus LaKocque et de ses hommes.Un procéda au forage de quatre trous aux endroits rapportés par l’expertise de géophysique.Aussitôt la neige partie, et les ruisseaux dégelés, l’ingénieur procédera à la préparation d’une carie géologique détaillée de la propriété.Hudson Bay Mining Toronto, 28 (C.P.) — Le profit net de Hudson Bay Mining and Smelting durant le 1er trimestre de cette année a été de $2,800,742, suivant la déclaration effectuée hier par «on président, M.H.H.Chan-ning, devant les actionnaires réunis pour la tenue de l’assemblée annuelle.Ce gain, provenant du traitement de 420,235 tonnes, équivaut à $1.02 par action ordinaire.Orange Crush Limited Le Curb de Montréal a été notifié par Orange Crush Limited que 50,-000 actions ordinaires additionnelles ont été émises.Sur ce nombre, 21,116 actions ont été souscrites selon les droits récemment émis aux actionnaires, et 28,884 actions furent achetées privément.Le capital en cours est maintenant de .Oiu,-000 actions, avec 200,000 actions ordinaires dans le trésor.SAC B MmM Mm MT n mm SAIADA crac pis 0 0 0 0 0 1 1 1 0 «s.1 ï I) 0 1 0 (I 1 r.3 2 ô 2 8 2 ï 1 0 27 3 al), pis 2 0 .2 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 6 21 cs, r.0 6 0 0 0 1 0 1 0 0 n u o a.1 | o ! 0 ! 0 1 ! o ! o 0 I 0 LEI.LK I LNl K DK PALICA Dans la seconde joule, «'«' fut K jeune artilleur Krv l’aiica, âge de 10 ans seii’cmenl.qui fut le héros de la rencontre.Il limita ses, adve.saircs a 2 coups sûrs seulement, t«,ul en faisant compter 2 des 3 huis de son équipe.Il fut eonslaminenl le mailre «le la si nation et jamais 11 ne fut en danger.Les Loyaux enregistrèrent tous leurs points dans la 2e manche.Le receveur Dreseher et le 3e but l’hillips furent les seuls équipiers du Newark capables de frapper les bal- ToLmx ./.Courut pour Lay /./.Frappa p«nir Moulerai Newark .Sommaire Lay.Points vYeiaj.l’hilli Laisses sur 23 1 2 21 11 a 6e.Lobinson à la 7e.0300000— 3 .0000001 — 1 Erreurs: Clark et produits pai Palica 2, ps.3-buts: Phillips.— les buts: Montréal 6, Newark 5.Bids sur halles de Rglicu i I, Lay 3.Retirés au bâton: Palica] 7.Lay I- Coups sûrs sur haltes de] Ray, à en 6 manches; Robinson I en 1.Lanceur perdant: Ray.Arbitres: Lohh, Felerski et Aseoli- — Temps: 1.35.Assistance: 10.007.Les résultats dans le circuit des majeures H1ER_ Ciguë Internationale .Newark 4, 1, Montréal 1.3 Jersey City fl.0.Toronto 4, 4 Rochester 3.3.Baltimore 1.4.Buffalo X Syracuse, pluie.Ligue Nationale .• Brooklyn 9, New-York 8 Philadelphie 5, 5.Boston 4, 4 Chicago 3.St-Loul* 0.Cincinnati 8, Pittsburgh 1.Ligue Américaine Washington 1.New-York 0.Philadelphie 6.Boston fl; 2« parti*, pluie._ .St-Louis 4.4.Chicago 3.3.Détroit à Cleveland, plul*.SAMEDI Ligue Internationale Newark 3.Montréal ï.Jersey City fl, Toronto 3.Baltimore 4, Rochester 3 Syracuse 10.Buffalo 8.Seules parties cédulées.Ligue Nationale Brooklyn 7, New-York S.Boston 7.Philadelphie 1.Cincinnati 3.Pittsburgh 2.Chicago 4.St-Louls 1.Ligue Américaine New-York 3.Washington 1.Philadelphie 5.Boston 2.Cleveland 6.Détroit 0.Chicago 2, St-Louls 0 AUJOURD'HUI Ligue Internationale Toronto A Jersey City.Buffalo A Syracuse (seules parties au calendrier) Ligue Nationale Aucune Joute.Ligue Américaine Détroit A Cleveland UE CLASSEMENT Ligue Internationale Montréal.002001)000—2 Newark.OOlOHOOx—3 Sommaire:- Erreurs: Welaj.Phillips.Points produits pur Collins, Lollar, Phillips, Welaj 2.CircuitsbPhillips, Welaj.Double-jeu: Zak à Collins; Campants à Welaj*à Ruchser.Laissés sur les buts: Montréal 4; Newark: 8.Buts sur balles de Russo 3; de Gerheauser 2.Retirés au bâton: par Russo 4 ; par Gerheauser 2.Mauvais lancer: Gerheauser.Arbitres: Felerski, Daseoli, Robb.Assistance: 2,760.Temps: L39.^ Trois buts par Maurice Richard Les parties de simedi dernier LIGUE AMERICAIN! Philadelphie .OUU10ÜÜ04 5 7 2 Bosioi.OOIOIHIIOU— 2 6 0 Fowler, Christopher et Rosar.Guerra; Fine, Murphy et Wagner.Washington 0010000(10 - 1 5 0 New-York 0020l000x— 3 8 Haefwer, Newsom, Masterson Evans; Johnson ei Houk.Chicago 000000100 St-Louis 0U0000000 Lee et Tresh, Dirkej Moss.Détroit 000000000 0 3 Cleveland OlOtOlüSx— 6 10 Newhouscr, Genery, Corsica Slift, Riebe; Feller et Megan.LIGUE NATIONALE Boston 010220002— 7 Philadelphie OOUOOUOOl— 1 Cooper et Masi; Koechcr sehl et Padgett.St-Louis .OQOOO01OO— 1 Chicago .00011Ô20X - 4 Syracuse .Jersey City .Toronto .Montréal .j Newark i Baltimore i Buffalo .I Rochester ., Ligue National* - 1 0 0 2 Potier 1 et 0 I et New-York 020000001 — 3 4 0 Brooklyn 01000231 \— 7 10 0 i- Voiselle, Trimkle, Jamscn, Car- [Brooklyn penter et Cooper; Rigbc, Lombar- \ Chicago .• , , • rMittKin' ili el hdwurits.• Pillslimgh 200000000— 2 3 0 Cincinnati OOOOOlO’Jx— 3 7 0 Slrincevich.Nagy, Herring et Jarvis; Blackwell, Gumbert et Mueller, Lumnnni), LICIT.INTERNATIONALE Toronto 010020000 3 6 1 Jersey City 0U240000x— 6 2 Brown, Carier, Dcutsch et Desautels: Emmerich et Grasso.Buffalo 200011001— 8 14 2 Syracuse llO«3221x 10 12 t Mueller, Silverman, Bush et Y'ounl; Kalz, Connell, Erickson et West, Drews.Montréal 002000(100— 2 4 Newark OOlOtlOOx— 3 10 Pet 750 600 571 550 543 444 375 300 Pittsburgh Boston .Philadelphie Cincinnati New-York .St-Louls .La 2e partie A Cincinnati non comprise Igur Américaine 8 7 6 5 • 6 2 2 Pet 800 636 600 500 500 500 222 222 a P Pet New-York 7 4 636 Cleveland 5 3 625 Chicago 5 4 556 notion 5 5 500 Washington 4 4 500 Detroit .4 5 444 Philadelphie 6 333 A Calgary* samedi soir, les Canadiens de Dick Irvin, ont eu raison des “Etoiles” de la ligue Nationale par 8 à 3 dans la troisième joule d’exhibition disputée entre ces deux clubs dans la Capitale de l’Alberta.Une foule de 3,080 spectateurs seulement fut témoin des hostilités.Maurice Richard et Max Bentley, les deux meilleurs compteurs de la saison régulière, ont été en ve.detto durant la partie.Richard déjoua Broda 3 fois et obtint une assistance, tanclis que Max Bentley enregistra 2 «les 3 huts des perdants.La joute fut dénuée «le rudesse et les arbitres Ken Mosdell et Elmer Lach ne décernèrent f mmummm Quatre hommes à la mer; un survivant Cinq nouveaux évêques espagnols Madrid, 28 (A.P.) — Le généralissime Franco, en vertu d’une entente avec le Vatican, a nommé aujourd’hui cinq évêques espagnols.Ce sont: LL.EE.NN.SS.Alfonso Rodenas Garcia, du diocèse d’A!-meria; Aurelio Del Pino Gomez, de Lerida; Angel Herrera Oria, de Malaga: Manuel Hurtado Garcia, de Tarazona et Tudela; et Domingo Percz Caceras, de Santa Cruz de Tenerife- ¦¦¦¦¦¦¦«-¦¦K ¦¦¦¦¦¦ifï agSI WÜiçpSoag ¦¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦¦) !¦¦¦; !¦¦!¦¦¦¦ Mlle Constance Campeau, affectée à la rénovation de places dans les avions d'Air-Canada, explique ici, aux représentants des journaux, le mode de fonctionnement du tableau indicateur et la signification des disques de couleur qui y sont appose.Les téléphonistes n'ont qu'à jeter un coup d'oeil sur le tableau pour voir le nombre de places inoccupées dons tel ou tel avion transcontinental.— (Photo Air-Canada) V-s.Mort accidentgUë Invalidité totale péîision de retraite Avez-vous entendu parler de la protection quadruple offerte par la Confederation Life G’cst la protection la plu» complète qu’on puisse trouver en une seule police.Cette protection quadruple se compose: 1.d’une rente mensuelle en faveur de votre famille, si vous maures avant de prendre votre retraite.2.d'une double rente mensuelle en faveur de votre famille, si xxttrc mort est accidentelle.3.d'une rente mensuelle en votre propre faveur si vous êtes frappé d’invalidité totale par suite de maladie ou d’accident.4.d'une rente mensuelle en votre faveur lorsque viendra le moment de prendre votre retraite.Confederation Life Cette protection quadruple représente le genre le plus moderne d’assurance sur la vie.I)emandez-en l’explication détaillée soit au représentant de la Confederation Life Association dans votre région, soit en nous écrivant directement.SliOi SOCIAL Association TORONTO Succursales Monlrsal-Sls Catherin* — Edifice Confederation J.-G.LeDROlT, gerant de division Montréal Mont Royal — 354 est, rue Ste-Catherln* J.-T.BOURGEOIS, gérant de division Edifice Transportation Montreal-St-iacques — F.W.BENN, C.L.U.gérant de division Québec-Ouest — J.-A.BEAUSEIOUR.C.L.U., gérant de division Représentants d'Assurancet Collectives — N.-A.HOUSTON, L.-J, BRUNEAU Beaufort, S.C., 28.(A.P.) — M.'.layton Boardman, membre de 'executif d’une importante compa-fiiie d'huile a atterri sain et sauf ,ur le rivage, hier, après avoir lut-é pendant neuf heures contre les agues et l'eau froide.M.Boardman, âgé de 56 ans, de \ugusta, Ga- est l’un des quatre liommcs qui ont été projetés à 1 eau [Kir une vague samedi, alors qu’ils ¦taient à bord d'un petit bateau de pêche de 16 pieds.Agrippé à un tetil coussin.Boardman a atteint la rive hier matin.Le cadavre de un de ses compagnons a été rc-rouvé.Les deux autres ont ete portés disparus.Le rescapé a raconte qu a un certain montent un navire est passe a linéique 125 pieds de lui sans 1 n-perrevoir., „ , La marée qui a conduit Hoard-man à la rive a aussi transporté le ••¦davre tlu Dr Harry (lOodrich.73 uns.do Xugiista.ancien doyen de ki Faculté de médecine de 1 université u-vernement de fournir à lu ('.humble.avec diligence et d'une manière claire, précise cl véridique, tous les renseignements qui lui sont denwn- es Cumul ens français.Date et ges- (/(;s.I)(lr [(,s représentants du peuple te à re.enir.l a veille, par un vote é-jiiiemen'.unanime, les députés dé-eidaie.t de me’.tre fin aux appels au Conseil privé, en ce qui relève de la province de Québec, l'.t le lemle-m-iiii.M.Albert l.cmicux, auteur lui aussi d’un bill d’abolition, conseillait à retirer sa mesure.Saued’ matin, la députation inaugurait les séances du samedi.l.e grouue ministériel se trouvait en g'un le maj''rité à son poste, signe (tes grnn tes éventualités, tandis que l’équitic libérale était clairsemée.Une "messe de minuit" manquée Dans quelques milieux, on prévoyait de délibérer jusqu’aux appro-eh.vs d diniancbe matin; M.Léon Cusgr.ùn a même fait allusion a une “mess de minuit’’ au Parlement.On s’est bien lancé des défis, et elii- | cané un peu, mais on a fini par signer un ar aistiee a la veille du train de 2 heures.Tout le monde était visib’ement fatigué 'd désirait in pedo un peu de répit.Cela fut accordé, l'.t l’on >e retrouvera lundi après-midi, à 3 heures.Alors, M.André I.aurendeau poursuivra sou discours sur le budget, intem npu il > >¦ une quinzaine de jours: M.Ceorge (1.Marier le suivra.On iborderait ensuite rime ou l’autre des cinq ou six mesures gouvernementales oui restent à dis-eulcr.nolniniu''nt le bill 30, la ’’Coi concernant l’t'nion économique d’Hnbitntions et les Cités-Jardins du Québec”, et la loi relative a la Montrent Unht.dont nous avons déjà donné les grandes lignes.Les coopératives agricoles Le premier ministre a annoncé trois nouveaux projets de loi.vendredi matin.Le premier concerne les sociétés coopératives agricoles.Ce n’est lias une loi contentieuse, note M.Duplessis, l u article dit que les membres pourront posséder des actions jusqu’à concurrence d.9500.l’n autre article a pour but de clarifier une situation.I n troisième abroge la clause qui parle d’un état des profits.I ne quatrième met nos sociétés coopératives agricoles sur le même pied que celles de la Colombie canadienne pour le partage de la taxe.Le deuxième projet de loi cou cerne l’Assistance aux mères nécessiteuses.Le troisième a trait à un aqueduc à Notre-I)ame-de-Lourdes, comté de Jolicttc, M.Casgrain — Je constate que le premier ministre est de bonne humeur.Pourrait-il obtenir de l’archevêché que nous ayions une messe à minuit?an sujet de l'administration la situation financière de vinee.et de lu pro- Thés — Cafés Confitures 0^5 LES J.-A.DESY LTEE Montreal Le premier ministre profite de la circonstance pour accuser l’opposition de faire tout .son possible pour retarder les travaux de la session.Il déclare qu’aucun gouvernement n’a procédé avec autant de diligence, manifesté autant de lionne volonté et que tous les documents qu’on a demandés ont été produits.M.Duplessis dii qu’une journée de session coûte à la pro-j vinee une somme de $10,000.Le chef de l’opposition réplique J que c’est le premier ministre qui | a le plus contribué à retarder les I travaux d la session, quand il était i dans l’opposition.Il usait alors d’un droit, comme l’opposition présente use d’un droit.M.Godbout souligne le fait que les membres de la griiclie ont besoin de renseignements pour discuter les crédits de certains départements.L'attitude du "Bloc" M.André I.aurendeau déclare que son groupe peut être favorable à plusieurs “attendus” des motions de confiance de l’opposition, mais qu’il ne peut adopter systématiquement les motions de non-confiance présentées par la gauche.Nous ne sommes pas ici, dit-il, pour faire le jeu de l’opposition.Le problème se trouve mal posé et nous nous abstiendrons de voter.S’il survenait une situation plus grave, nous pourrions cependant adopter une attitude différente.Présentement.je crois que le vote n’a aucune signification.On prend alors le vote et la motion est repoussée par 38 contre 15.M.Itcné C.haloull et les membres du Bloc ne sont pas en C.hambre.On poursuit ensuite l'étude des crédits du Dr Albiny Paquette, ministre de la Santé.La discussion porte tout particulièrement sur les l nités sanitaires et l'organisation du service d’art dentaire.On vote les item 2.9t, 4, 5, 9 et 11.soit un total de 91.994,800.De consentement unanime, on adopte éga-h’nient |es crédits du département des affaires municipales, sauf l’item 9, avec permission de revenir sur tous les item à une séance subséquente, soit un montant total de 9239,700.Le bill des "Cités-Jardins" Les Montréalais seront particulièrement intéressés à connaître les dispositions du bill "concernant l’Union économique d’Habitations et les Cités-Jardins du Québec’’ (pie M.Orner Côté propose à la Législature.La loi ('.ôté créera une corporation sous le nom de Comité de réalisation de la Cité-Jardin.^ Cette corporation se composera , de cinq membres nommés par te | gouvernement provincial, dont deux représenteront les propriétai-I res, un les créanciers préteurs et i un autre, les créanciers fournis-I seurs.Le terme propriétaires désigne | ici toutes.les personnes qui ont i acheté, de l Cnion économique d'Habitations, des maisons à la ] Cité-Jardin et celles qui ont (ait j des mises de fonds dans le but I d'acquérir d'elle des maisons à la PLateau 5151 OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 SAMEDI COMPRIS Profitez de cette offre pour transformer votre chambre V - ¦: yïXKf?:! Mobilier avec sommier, matelas, 2 oreillers DEUX FINIS : l'un en bois fronc fini naturel — l'autre en bois franc fini noyer.Le devant des tiroirs est en bois laminé 7 épaisseurs (plis), poignées fantaisie.Un lit double avec 3 meubles .sommier , .matelas et 2 oreillers .Bureau, surface 33Va" x MYz" Coiffeuse, surface 39Vi" x ]lVz".Miroir ; 28" x 28".Chiffonnier, surface 291/2" x IT'/c".Sommier à cadre d'acier.broches inoxydables ., matelas bien rempli de coton durable.2 oreillers remplis de plumes stérilisées PRIX ORD.179.65, TRES SPECIAL ’ LES g PIECES Paiements faciles si désiré.DUPUIS quatrième (De Monti(BT) RAYMOND DUPUIS, prèildeat A.-J.DUGAL T.-», «t fér.{ta.r luifict NTAaac UiPORTATtU U-'-HAtü Cité-Jardin, mais qui n’en ont pas obtenu possession.Le terme “créanciers prêteurs” désigne tes prêtres, religieux et communautés religieuses qui ont contribué des fonds aux entreprises de l’Union économique d’Habitations et des Cités-Jardins du Québec, Le ternie "créanciers fournisseurs” désigne tous les créanciers autres que tes créanciers préteurs.“L’Union économique d’habitations” est une corporation constituée le 25 octobre 1940 et les “Cités-Jardins du Québec”, un syndicat coopératif organisé le 29 juin 1913.Le bill Côté définit les pouvoirs attribués au “Comité de réalisation de la Cité-Jardin” qui aura son siège social à Montréal.L’article 11 de la loi Côté stipule: “Les pouvoirs corporatifs des sociétés et ceux de la compagnie constituée en corporation le 17 octobre 1941 sous le nom de “Les Cités-Jardins du Québec Incorporées” sont suspendus et leurs directeurs, officiers, employés et serviteurs cessent d’agir.” “Tous les biens meubles et immeubles, droits et créances des sociétés et de ladite Compagnie “Les Cités-Jardins du Québec Incorporées”, sont dévolus au comité de réalisation, qui en a la propriété absolue et la possession légale; le comité est substitué aux sociétés, il en exerce tous les droits et répond, en la manière ci-dessous prévue, de leurs obligations".Evaluation Kt la disposition 16 décrète: “Tout propriétaire qui a acheté de l’Union économique (l'Habitation un immeuble .situe dans la Cité-Jardin et à qui un solde de prix de vente est réclamé en sus
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