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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 10 septembre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1947-09-10, Collections de BAnQ.

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"L* Canada tat un* nation souverain* et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou det Etatt-Unie ou de qui que ce toit d’autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envett le monde." Votd TWEEDSMUIR Dir»ct»ui i Girard FILION FAIS CE QUE DOIS Ridaclaiu «a chai : Omar HERO U S Volume XXXVIII — No 208 S.Nicolas do Toloattoo, TEMPS PROBABLE DEMAIN: BEAU, CHAUD ET HUMIDE Maximum aujourd’hui S0 Maximum l'an dernier.,.,.60 Minimum aujourd'hui.6b Minimum l’an dernier.50 Baromètre: 29.95, 30.00, 30.05.MONTREAL, MERCREDI, 10 SEPTEMBRE 1947 Trois cents le numéro Le centenaire du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec 1847-1947 Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec a été fondé en 1847.Jusqu'à cette époque, la pratique de la médecine était libre.Celui qui se trouvait des aptitudes de guérisseur prenait le titre de médecin, après avoir servi comme clerc chez un praticien.Cependant, tout change à partir de 1847 et nous lisons dans “Les Statuts, Règles et Règlements du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada” que dorénavant “les Candidats pour Licence Provinciale, qui commenceront ou ont commencé leurs études subséquemment à la passation de l’Acte d’incorporation de ce Collège (sic) 28 juillet 1847), seront tenus de subir un Examen Littéraire et Classique, en commençant leurs études, et un Examen Professionnel, en les finissant.” Il y a maintenant (1847) une barrière qui em-pêelv parvenir à l'exercice de la médecine les sujets Indésirables.Désormais, le candidat doit avoir une connaissance suffisante "du Latin, de l’Histoire, de la Géographie, des Mathématiques, de la Physique: et à partir de 1850, une connaissance générale des Langues Française et Anglaise sera indispensable.” Et on exige “des études sans interruption durant une période de pas moins de quatre années et durant ce (sic) période de quatre années un brevet d’apprentissage ou de déricature, avec un ou plusieurs praticiens duement licenciés.” Voici la liste des matières étudiées: Anatomie et Physiologie, Anatomie Pratique, Chirurgie, Théorie et Pratique de la Médecine.Accouchements et Maladies des Femmes et des Enfans (sic), Chimie Matière Médicale et Pharmacie (deux cours de six mois de chacune).Institutes (sic) de Médecine (un cours de six mois).Jurisprudence Médicale et Botanique, (un cours de trois mois de chacune)".* # * 11 faut regarder le passé pour constater les progrès accomplis.En 1847, l’anesthésie était aux débuts de son action bienfaisante et salutaire; Louis Pasteur commençait seulement à entrevoir le rôle des microbes et des bacilles: Joseph Lister n’avait pas encore introduit la méthode antiseptique en chirurgie, et l'asepsie était inconnue: Claude Bernard effectuait des recherches qui allaient lui permettre de publier, en 1865, “l’Introduction à la médecine expérimentale”: les principes d'hygiène n'étaient guère connus ou du moins peu répandus; la médecine préventive n'existait que par la vaccination contre la variole, de Jenner, mais on n’appliquait pas cette méthode: le laboratoire était inexistant: quant aux rayons X.ils ne seront découverts par Roentgen qu'en 1895; c’est vers la même époque que le sérum antidiphtérique de Roux a fait son apparition; 'e radium a été trouvé par Pierre et Marie Curie, en 1898; Funk découvre la première vitamine en 1912;' la prévention de la diphtérie ne sera possible qu’en 1923 (anatoxine de Ramon).Ces quelques éclairs jettent de la lumière sur les faibles moyens que les médecins de 1847 avaient à leur disposition et, malgré cela, comme le rappelle le Dr Roger Dufresne, meme avant 1847 “les plus dégourdis et les plus curieux devenaient à la longue d'honnêtes et même d’excellents médecins”.* * ¥ Peu à peu, avec l’esprit de recherche qui anime les savants, les sciences médicales vont laisser l’empirisme dans l'ombre; les méthodes de diagnostic s’améliorent grâce aux analyses des laboratoires et à la radiographie; de nouveaux remèdes vont permettre à la thérapeutique de réaliser des cures qui autrefois eussent paru miraculeuses: la sérothérapie, la vaccination et l’immunisation, autant de moyens pour guérir ou prévenir certaines maladies; les vitamines ont transformé la diététique et l’alimentation rationnelle est devenue presque une science.En 1847, on soulageait, on pansait, on traitait, an guérissait.En 1947, le médecin reste toujours relui qui s’applique à soigner et à sauver ses malades: de plus, à cause de l’orientation prise par la médecine contemporaine, on s’occupe de l’homme sain, de la santé, et le praticien seconde les efforts des hygiénistes qui travaillent à barrer la route aux maladies.A telles enseignes que si l’homme avait le bon esprit de se soumettre aux directives du médecin de famille et du médecin hygiéniste, le pourcentage des cas de maladies baisserait encore considérablement! ¥ ¥ ¥ La politique turque et le La France offre l'indépendance à pétrole du Proche-Orient l'Indochine; elle veut garder le contrôle de la politique étrangère La médecine est, reste et demeurera une des professions les plus utiles, les plus bienfaisantes et les plus secourables, parce qu’elle se dévoue à alléger la souffrance physique et souvent la détresse morale; parce que la médecine lutte aussi pour prévenir la maladie elle-même.La médecine est une profession qui a un caractère auguste.Si nous ouvrons l’Histoire des anciennes corporations d’arts et métiers et det confréries religieuses de la capitale de la Normandie, publiée, en 1851, par Charles Ouin-La-croix, trois ans après la fondation de notre Collège des Médecins, nous pouvons lire la description du Sceau du Collège des Médecins de Rouen en 1605: “Dieu lui-même, vêtu d’une longue toge, les bras étendus, dans une attitude majestueuse et méditative, occupe le centre du collège médical.Au-dessus de sa tête brille le soleil dont les rayons vivificateurs élaborent dans les plantes et les fleurs ces sucs précieux avec lesquels l’art de la médecine compose ses remèdes; quelques tiges paraissent çà et là sur le sol.Sous les pieds de la statue se trouvent la date de 1605 et un agneau aux armes de Rouen, comme l’atteste d’ailleurs une inscription latine: Sigil.Colleg.Medicor.Rotho-mag (Sceau du Collège des Médecins de Rouen).Afin de relever davantage leur profession, les médecins en faisaient remonter l’origine à Dieu même: Medicinam creavit Altissimus (Le Dieu Très-Haut a créé la médecine." Si on jette un regard à vol d’oiseau sur les progrès accomplis par les sciences médicales depuis cent ans, il est bien permis de croire ce qu’affirmait avec une naïveté charmante le cachet des Médecins de Rouen en 1605.Dieu n’a pas été étranger aux trouvailles géniales qui ont permis à des savants d’asservir la matière et de servir l’humanité.D’aptès Hippocrate, le médecin idéal est l’un des plus beaux types humains: “Tout ce que renferme la philosophie, disait le grand médecin de Cos, se trouve dans la médecine et le médecin doit avoir toutes les qualités qu'elle réclame: désintéressement, modération, modestie, pudeur, attachement au devoir, jugement sain, obligeance, pureté, sérénité, science, notion des choses utiles à la vie et des purifications nécessaires du corps et de l'esprit, intégrité, piété profonde.” Ce portrait du médecin idéal a été esquissé par Hippocrate, quatre cents ans avant Jésus-Christ, et si on le met en regard du Sceau des Médecins de Rouen en 1605, ne peut-on pas croire en effet que la médecine a été créée pat le Très-Haut?Cependant, pour que le médecin reste à la hauteur de sa tâche, il ne faut pas que des réformes socialisantes lui enlèvent le courage de pratiquer les belles qualités énoncées par le plus grand médecin de l’antiquité.Sans doute, le pauvre a droit à tous les avantages que peuvent procurer à l’homme les progrès de la science médicale contemporaine, mais on ne doit jamais toucher au libre exercice de la médecine, et cewc \ qui habitent la basse-ville, tout comme ceux qui ha-1 biient la haute-ville, doivent toujours avoir le droit i de choisir leur médecin.Ce sont là deux principes que le Collège des Médecins considère comme sacrés — et donc intangibles.Pour terminer, rappelons que le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec groupe près de quatre mille médecins des deux langues et si la majorité de ses membres sont catholiques, il y a une minorité qui appartient à d’autres religions.A ce sujet, il convient de mentionner que le procès-verbal de (a première séance du Collège des Médecins, en 1847, a été signé par les docteurs Arnold!, Bibaud et Von Iffland, un Anglais, un Français et un Allemand.Ce fait devrait nous donner! une leçon utile à l’unité Rationale et à la concorde entre les races, chez nous et ailleurs.Il y a une magnifique union entre tous les membres du Collège des Médecins et Chirurgiens de notre” province.Cet esprit de solidarité devrait servir de modèle à tous les gens de bonne volonté qui, au Canada et dans le monde, travaillent à instaurer le règne de la paix universelle.io-ix-47 Adrien FLOU FFE Changement de gouvernement à Ankara — Le problème des Dardanelles — La doctrine Truman est-elle une police d'assurance sur les gisements d'Arabie ?Au milieu de tant de problè-1 contrôle vraiment international! Blocs-notes Départ Apparemment, c’est un événement d’assez minime importance que ce départ pour le Chili du R.P.Albert Sanschagrin, que nous soulignions hier.Mais si l’on y regarde d’un peu plus près, c’est bien autre chose.Ce voyage du jeune religieux est la conséquence d’un mouvement déjà considérable et l’amorce d’un autre plus important encore.Le Père Sanschagrin ne va pas rejoindre des confrères.Il n’y a pas d’Oblats dan* cette partie de l’Amérique et il y sera le seul de sa congrégation.Si on l’appelle là.si on a beaucoup insisté pour qu’il s’y rende, c’est que non seulement au Chili, mais dans toute l’Amé-rique latine, on attache une singulière importance aux mouvements jociste et lociste du Ca-¦ada.Cela est particulièrement notable depuis deux ou trois ans.Au congrès de Costa-Rica, où il y avait des aumôniers d’un peu partout, on a beaucoup insisté sur le rôle que les catholiques canadiens-français peuvent jouer dans l’ensemble du mouvement catholique social en Amérique latine.De nombreux ecclésiastiques sont venus à -Hontréal même, étudier sur place le mécanisme du mouvement et les résultats qu’il a déjà obte- nus.Pour des raisons fort intéressantes, on s’adresse plus volontiers dans ce domaine au Canada français qu’à nos voisins des Etats-Unis, et même aux catholiques d’Espagne.L’appel du Pere Sanschagrin au Chili, où il tiendra pennant une couple d’années le rôle de conseiller de l’action catholique dans le pays, est une nouvelle preuve de cet exceptionnel intérêt que portent à nos oeuvres les catholiques de l’Amérique latine.Il présage probablement un mouvement nouveau, et qui aura tôt fait de franchir les frontières du Chili.De vastes domaines paraissent s’ouvrir à l’action de nos missionnaires.Il ne serait pas étonnant d’ailleurs que le passage dans le pays de cet Oblat canadien fût le prélude de l’installation au Chili d’une mission oblate de chez nous.On sait qu’il y a une centaine d’années tout près, quelques religieuses canadiennes de la Providence, arrêtées au Chili par suite d’un accident de voyage, y firent souche et y fondèrent une communauté qui est déjà considérable.Tout un livre, d’ailleurs publié au Devoir, a été consacré à l’histoire de cette branche des Soeurs de 1« Providence.Ceux dont on n« parle pas Le Père Albert Sanschagrin est le frère du Père P.-E.Sanschagrin, que nos lecteurs con- naissent déjà et qui est présentement missionnaire en Colombie canadienne.C’est ce bon religieux qui habite au milieu de gens dont la langue est si difficile, sans dictionnaire ni grammaire, qu’il a dû travailler des années pour réussir à prononcer dans ce dialecte son premier sermon.Ainsi les deux frères seront à des milliers de milles de distance, l’un au milieu des sauvages, l’autre au milieu de blancs, mais de blancs qui parlent une langue différente de la sienne, travaillant l’un et l’autre dans des conditions extrêmement diverses; mais pour la même cause.Au risque de paraître indiscret, nous nous permettrons de joindre au souvenir de celui qui vient de partir et de celui qui, depuis des années déjà, vit dans l’Extrème-Nord.celui de leurs chers parents, de leur vénérable père et de leur douce maman.Je n’imagine pas que ces braves gens de Saint-Tite aient fait l’un ou l’autre de profondes études scientifiques, ni qu’ils puissent savamment disserter de sociologie; mais leur pays ne saura jamais assez les remercier du royal cadeau qu’ils lui ont fait en lui donnant ces deux prêtres.Si le grand-père .Me Poignard, bâtonnier de Paris, a remis, ce matin, à Me Yves Pratte.avocat au Barreau de Québec, le prix de droit civil mes de grande envergure qui soulèvent à juste titre d’abondants commentaires — la crise anglaise, les débats sur l’avenir de l'Allemagne, les litiges dont sera saisie la prochaine Assemblée générale de l’O.N.U., le programme Marshall — le changement de gouvernement qui vient de se produire en Turquie est traité par les agences comme une nouvelle de deuxième ordre, et cela s’explique.Pourtant, c’est un incident qui mérite de retenir l'attention, car ce pays est l’un des premiers bénéficiaires de la doctrine Truman.Dans le débat qui a entouré le vote de crédits de #400,000,000 pour la lutte des Etats-Unis .contre l’agression communiste, c’est la Grèce qui occupait le premier plan, d’abord parce qu’on lui attribuait les trois quarts de la somme, et que ce pays, qui a déjà tant souffert, est victime d’une guérilla suscitée par ses voisins soviétiques.Toutefois, l’aide à la Turquie est probablement plus importante du point de vue de la politique internationale.La Turquie n’a pas fait la guerre, elle reste assez solide au triple point de vue politique, économique et militaire, et normalement elle aurait dû pendant la période de rajustement de l’apres-guerre jouir d’une prospérité marquée.Mais la Russie veut s’installer aux Dardanelles, et réclame en outre des provinces que la Turquie est résolue à défendre.A cause de ces menaces, Ankara a gardé une armée de 750,000 hommes, lourd fardeau pour un peuple de 19,000,000 d’âmes.Aussi le budget est déficitaire, l’armée absorbe 20 p.c.des dépenses, et la proportion atteint 50 p.c.si l’on compte comme élément de défense le programme de voirie et de construction ferroviaire qui s’inspire de besoins stratégiques.Alliance virtuelle Jusqu’à ces derniers mois l’attitude Jerme de la Turquie venait de son alliance avec l’Angleterre; l’aide financière des Etats-Unis comporte l’équivalent d’une alliance défensive; facteur important car quelles que soient les précautions militaires turques, elles permettraient tout au plus, devant une attaque soviétique, d’attendre des secours étrangers.Le programme Truman consolide les positions turques d’une autre façon.Par rapport à la défense des Dardanelles, le territoire grec représente un élément stratégique de première im-portance.Même si la Turquie n’était pas du tout menacée dans son territoire, l’avènement des communistes en Grèce et le rattachement de ce pays à la zone soviétique rendraient bien plus précaire la garde des Détroits par la Turquie.Ainsi l’aide à la Grèce pourrait etre interprétée comme une annexe de l’aide à la Turquie, et le tout comme un moyen d’empêcher la Russie de s’installer aux Dardanelles.Si donc Washington exigeait le maintien de la convention de Montreux, la 'octrine Truman pourrait être onsldérée comme de i’impéria-Usme pur et simple.Mais les Etats-Unis comme l’Angleterre sont prêts à reviser le régime des Détrpits pour y établir un iCette offre est finale: elle est à prendre ou à laisser, dit le haut-commissaire français — Le gouvernement français veut aussi garder des postes militaires stratégiques auquel participeraient tous les; pays géographiquement inléres-! ses, dont la Russie, et aussi les ' autres grandes puissances.! Pans, 10.(A P.) — L’Agence Au contraire, la Russie fait France-Presse rapporte que la preuve d’impérialisme puis- France a offert aujourd’hui à qu’elle exige de partager seule- l'Indochine de remettre l'admi-ment avec la Turquie la garde n,slration de ce pays aux mains de cette zone, en accordant un ^es autorités du Viêt-Nam à la rôle secondaire aux autres Etats > con“1!10n due le pays demeure de la région dont la majorité au,*e,n de l’Union française et sont ses satellites.jquon permette aux Français de II reste tout de même qu’en Jf?rd£,r les P°stes militaires stra-attendant un accord, les Etats- ; e^3UüS‘ ¦, n ,i , .Unis exercent en Turquie une in.; aer ’ ^^Lcorn- fluence prépondérante et qui111**?, ,fanunc conférence de presse, si dangereux.L« plupart des Juifs une teIle session aurait |jeu> du camp de Poppendorf sont,! „ ., , , paralt-il, d'origine polonaise.! ?• déclaration vient à la Les soldats anglais ont dû cm- j sulle d "n aPPp> de Londres déployer la force pour obliger les;n,andant aux Etals-l nis d assu-passagers israélites du paquebot ; nier une grande partie des feais Runnymede Park à quitter le j d'oecupation de la Grandc-Brc-navire.La sortie dans les deux jPn Allemagne.Un croit autres navires s’est effectuée i savoir que les Etats-Unis se pré-d'une façon plus paisible.j parent à acquiescer à cette de- Des correspondants de jour- j roande.naux on» été témoins du fait que 1 M.Marshall croit que la ses-deux camions de la police trans-i sion spéciale du Congrès aura portaient des passagers juifs ve-!lieu à la fin d’octobre ou au dénus à bord du Ruhnymede Pork i but dc novembre, mais aucune et débarqués à Hambourg.La [décision, n'a encore été prise police allemande a fait sasmir j quant à la date, par la suite que quelques-uns ! • des chefs des voyageurs récalci- i trants ont dû être conduits à la | i __ A mJ prison de Hambourg.Des con-, AfODCS SUT U fl pi6G vois de chemins de fer ont transporté les autres arrivants dans des camps.Des officiers britanniques rapportent qu’au moins 33 Juifs et de guerre Damase, Syrie, 10 (A.P.) h soldats"onf reçu des blessures j Cinquante deux sheiks et chef*, au cours de la résistance à bord représentant tous les partis «.ra-du Runnymede Park.Des Israé- [ hes de Syrie, ont envoyé un lites se sont servis de bouteilles ) message aujourd hui aux nations brisées et de lames de rasoir | unies, déclarant que le partage contre les matraques et les d# la F’alesfine stimulerait les ! boyaux d’arrosage utilisés par Arabes à libérer ce pays par 'es •les soldats anglais.armes et le sang”.Inde Mohandas K.Gandhi, grand ennemi de la violence aux Indes, mettra probablement une fois de plus sa vie en péril pour obtenir le retour de relations pacifiques entre Hindous et Mahometans qui se massacrent mutuellement de plus belle, dans les nouveaux dominion* d’Inde et de Pakistan, Le chef hindou, âgé de 78 ans.a jeûné durant trois jours, la semaine dernière, afin d'inciter, les éléments fanatiques de Calcutta à cesser leurs manifestations de violence.Ce jeûne pro-duisit l'effet attendu dans la ville de Gandhi, mais bientôt des émeutes éclataient à Delhi et à Nouvelle-Delhi, la capitale hindoue.L'agence Reuters rapportait hier que le mahatma se propose de jeûner maintenant “jusqu’à la mort” afin d'obien1’ la pacification dans le Pendjab et dans Nouvelle-Delhi particulièrement.On estime officiellement que les morts se sont élevées à 1,000 durant les trois derniers jours, à Nouvelle-Delhi.Mais les relevés sont incomplets et l’on crainl que le bilan ne soit porté n 10,000 morts et blessés.Les Sikhs et leurs alliés les Hindous, dans les régions en majorité hindoue, oni massacré les Musulmans par mesure de représailles pour le massacre d’un grand nombre de leurs coreligionnaires dans le dominion du Pakistan, en grande partie ma-hométan.Les Juifs La situation des réfugiés juifs de l'Exode 1957 semble plus calme aujourd'hui, bien que l’on rapporte que certains auraient m duils dans des z’atnps de personnes déplacées de la zone britannique d’Allemagne, après leur débarquement forcé de trois transports anglais, dans le port tir Hambourg, hier et lundi.A Berlin, un porte-parole de la communauté juive a annoncé que tous les bureaux juifs de la ville seraient fermés jeudi pour manifester la protestation Israélite contre le retour des réfugiés en Allemagne après leur infructueuse tentative d’entrée clandestine dans la nouvelle Terre Promise.Indonésie | Aux Indes néerlandaises, on I rapporte que les violations de ! la trêve ordonnée par l’ONU le I août se chiffrent actuellement, selon un relevé hollandais, à plus d’un millier.Les forces hol-! landaises continuent toutefois la bataille elles aussi, et elles viennent de s’emparer d'une ville [javanaise.Un communiqué hollandais annonce aussi la prise de ircnle tonnes de munitions “dc fabrication étrangère”, Chine Les forces du gouvernement chinois continuent leur avance, annonçant la capitulation de l’importante forteresse communiste de Pington et leur poussée menaçante contre Laïang.un centre rouge encore plus important.Nicaragua On a tué trois soldats, lundi soir, à Managua, au Nicaragua, lors d'une attaque contre une mine.Certains croiçnt que les assaillants sont des révolution- ________ ^____________ __________naires dont le but ultime serait conTmencé’ïme grève de la faim | le renversement du régime établi contre leurs gardien* britanni- ! à la suite d'un coup d Etat pad-ques.Les réfugiés ont été con-Hique, en mai dernier. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 SEPTEMBRE 1947 LE DEVOIR •X» Devoir" m« Imprimé eu no 430 eet.rue Notre-Dame * Montreal, par l'Imprimerie populaire, compajnle à responeebUité limitée, qui en eet l'édltrlce-proprlétalre.Directeur-gérant.Gérard Fillon "Le Devoir" eet membre de U Canadian Preae.de l'Audit Bureau of Circulation» et de U Canadian Dally Newspaper.Aeeociatlon La Près» eet seule autorisée à faire remploi pour réimpressions de toute» le» dépêche» attribuée» à la Canadian Press A ' Associated Press et A l'agence Reuter, ainsi que de toute» le» Information» locales que "Le Devoir" publie.Tou» droit» de reproduction des dépêches particulière» eu "Devoir" eont également réservé» Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) - I R 00 Montréal et banlieue .Etats-Unis et Empire britannique ."•Ojl Union postale .10.00 EDITION DU SAMEDI Canada .^ Etats-Unis et Union postale .^ uu Le» abonnement» sont payables d avanee par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone : *BElair 3361.On veut créer un nouveau centre touristique dans les Laurentides Un groupe de Canadiens français a acheté des terrains au lac Papineau — Un immense hôtel en voie de construction que la Gazelle sait mettre de souplesse en son austérité! Cet homme, cet officiel, cet élu de la démocratie, contre lequel elle se ; ruait en tigresse affamée, —voici quelle lui accorde ce matin sa plus onctueuse bénédiction municipale.Elle sacre M- lloude candidat imbattable, reconnaît que nul ne saurait sérieusement se présenter contre lui, aux élections de décembre prochain, et du coin de l’oeil lui glisse une oeillade prometteuse.Que la démocratie britannique est chose commode et comme on peut aisément la mettre dans sa poche quand il convient! Comme notrè régime est delicieuse-‘ ‘ lui qui passe de la dictature L’actualité M.Houde, la "Gazette" et la pudeur C’était en pleine guerre.M.King utilisait en’maître la stupeur que nous avait causée le sort de la France, pour décréter la conscription.Les figures étaient longues, les coeurs, transis; l'impérialisme coulait a plein bord et la Gazette était son prophète le plus autorisé.C’est alors que M.Canitllien Houde, maire de Montréal, émit sa déclaration fameuse.Pour de- .v - .terminer son arrestation, la Ga- ment amphibie, zette bouscula les règlements rie sans révolution " - aux dents serre—, - -y , .molle apparence du libéralisme M.Houde, qui est fin, méditera certainement sur l étrange retour des choses.Mais cette fois l'on imagine qu il gardera ** '’°“r CANDIDE \a censure "fît rebondir l’affaire aux dents serrées, à l'agréable^ et en Chambre et entreprit, en bète furieuse, d’avoir son homme, Elle l’eut., .Ce fut un déchaînement indescriptible.La haine cette fois coulait à plein bord.Des vandales cherchaient un peu partout des traces de celui que les Montréalais avaient élu comme maire — aux seules fins de les effacer.U fallait détruire jusqu'au souvenir de cet homme-là.Au rond-point de la montagne, une plaque commémorative de la visite du Foi et de la Heine, en 1939, avait été installée; le nom au maire Houde u était: nos fanatiques le firent disparaître au moyen d’un ciseau à froid.On le rétablit, il fut rayé de nouveau.Que les temps ont changé-, et Un groupe d’hommes d’affaires canadiens-français a conçu le projet de créer dans les Laurentides un centre sportif et touristique des plus modernes.Si l’on tient compte de l’attrait extraordinaire qu’exercent nos Laurentides sur les touristes venant de Montréal, de la province et de l’étranger et des possibilités qu’offre la continuité du mouvement touristique durant .les douze mois de l’année, il est | droit évident que pour répondre d’une façon simplement convenable aux besoins actuels et futurs de l’industrie touristique dans cette région, il existe un grand besoin d’hôtels de premier ordre, pourvus des services les plus modernes et offrant tous les avantages que recherchent les touristes.Pour donner suite à ce projet une compagnie a été formée sous le nom de Papineau Lodge Liée, au capital de $525,000.00 Cette compagnie a acheté un magnifique domaine de 250 acres de terrain en bordure du Lac Papineau (appelé aussi Petit Lac Long), situé à 6 milles de Ste-Agathe-des-Monts sur la route reliant Ste-Agathe à St-Donat.La route est ouverte toute l’année et un service d’autobus y circulent régulièrement.En même temps que le doma:-ne, la compagnie a acheté un groupe de bâtisses auxquelles s’ajoutera un vaste hôtel moderne de 118 chambres ainsi qu’une piscine couverte qui pourra servir en tout temps de l’année.La construction de l’hôtel principal atteint présentement le deuxième étage et l’on anticipe qu’elle sera complètement terminée le printemps prochain Cet hôtel et les bâtisses existantes pourront loger plus de 600 personnes à la fois.Pour la villégiature, les sports et le tourisme, ce rentre sera le plus beau de toute la province à cause de son site, de sa facilité d’accès.du confort et des services et avantages nombreux et variés qu’il offrira.Ce sera aussi l’endroit idéal pour la tenue des conventions de groupements commerciaux, professionnels et sportifs.Pour favoriser le financement de cet important projet, les promoteurs de la compagnie ont décidé d’intéresser les hommes d’affaires de chez nous en leur offrant une action privilégiée de $100,00 portant intérêt à 5% et payable par versements mensuels de $10.00.Chaque actionnaire deviendra membre à vie du club Papineau Lodge, ce qui lui donnera l’avantage, en plus de l’intérêt sur sa mise, de bénéficier d’un rabais sur le prix des services lorsqu’il séjournera à cet endroit.Comme le nombre des membres du club est limité, nous vous invitons à y adhérer le plus tôt possible.Il reste aussi quelques places dans le bureau de direction et ceux qui voudraient s’intéresser de plus près à cette entreprise sont priés fie communiquer avec les autorités de la compagnie.Pour ceux qui voudraient se procurer un terrain sur le domaine, afin de se construire une maison, ils sont priés de faire diligence car le nombre des terrains est très limité.Chronique ouvrier» Grève imminente à Louiseville Les ouvriers de l'Associated Textiles of Can., ont voté la grève — Les employés de la Premier Paper Box demandent la reconnaissance syndicale — Assemblée ce soir Avis de décès LEMIRE _ Le 10 septembre 1947, à l’âge de 48 ans.est décédé à son domicile.4765.avenue Grosvenor, M.Gerard Lemire, mari d’Alice O’Comell.Avis des funérailles plus tard.ACHETEZ VOS FLEURS ici La Patrie Fleuriste 1S8 eet.STE-CATHEHIKE Ecoute» Livraison partout directe- c.H.L.P.ruent de notre aer rechaude.PL.178S-1787 U h.zb 12 h.30 10% d'escompte eux communautés religieuses.HOPITAL MICHAUD DRUMMONDVJHE Feu M.C.-E.Boivin M.C.-E.Boivin.industriel bien connu, est décédé hier, apres quelques semaines de maladie, a sa résidence de Québec.U e,ai* natif de la vieille capitale et âge de 76 ans.M.Boivin était president de plusieurs compagnies importantes, notamment de la Compagnie de Biscuit Aetna, de Montreal, de la maison Boivin et Grenier, de la manufacture de vinaigre Aetna, de la Universal Petroleum Regd et de la Quebec Novelty Shoe, toutes entreprises de Québec., ., , , | M.Boivin était egalement membre de la Chambre de commerce de Montréal et gouverneur a vie de l’hôpital Notre-Dame.U était le mari d’Alice Grenier, di- Lui survivent : ses fils, Edouard, vice-président de la Compagnie de Biscuit Aetna; Gabriel, secrétaire de la même confpa-gnie, de Québec; ses filles: Mme M.-P.Boivin (Marie-Paule), Mme ,L-A.Boutet (Germaine), et Mme Robert Prémont (Simone); son gendre.M.Robert Prémont, gérant général de la Brasserie Champlain, de Québec*; ses brus, Mme Edouard Boivin, de Mont-réal; Mme Gabriel Boivin, ne Québec- M.Boivin laisse également dans le deuil: ses frères, Me Henri Boivin, c.r., Adjutor Boivin; ses soeurs: Mlle Antoinette Boivin, Mme Charles Nadeau (Céline) et Mlle Alice Boivin; ses pelits enfants; Claude Boutet, e.e.m., Jean-Louis Boutet.e.e.d .Jacques Prémont.e.e.d.: et Louise Prémont; André, Nicole, Lucie.Francine, Hélène et Pierre Boivin, de Montréal; Michel et Jean Boivin, de Québec.L’avis de* funérailles sera communiqué plus tard.Les discussions entre le Canada et Terre-Neuve Elles se poursuivraient quand même malgré le télégramme de protestations reçu hier dp Terre-Neuve Ottawa, 10.(C.P.) — Les dis-oussions entre le Canada et Terre-Neuve, sur la possibilité de l’admission de l’île dans la Confédération canadienne, en qualité de 10e province, sc poursuivront probablement, en dépit du télégramme de protestations reçu hier de St-Jean.Terre-Neuve.Dans ce télégramme les autorités terre-neuviennes’ se plaignent de la lenteur des pourparlers.Tandis que M.F.-Gordon Brad-lev, président de la délégation dé sept membres de Terre-Neuve.s'intéressait à répondre au télégramme, les autorités canadiennes ne disaient mot.Une copie du télégramme a été adressée au premier ministre, M.Mackenzie King, en visite dans sa ville natale de Kitchener, Ontario.Un porte-parole canadien a déclaré qu’il croyait que gouvernement ici considérerait la question comme une dispute domestique qui ne peut être réglée que par les factions rivales de la convention de 45 membres, élue l’an dernier, pour recommander un nouveau mode 8pu-vernemental pour l’île, actuellement sous le contrôle d une Commission.Le télégramme a accusé les membres de la délégation terre-neuvienne de "négocier ouvertement avec le gouvernement canadien’’.ce qui n’est pas “conforme aux instructions reçues .Nominations provinciales Québec 10.(D-N.C.) — M.R -bert Côté, c.r., membre du Barreau de Québec depuis 1925, a été nommé protonotaire de la Cour supérieure, à Québec, en remplacement du juge Wilfrid Edge, de la Cour vsupéfrieure-Cette nomination a été faite hier après-midi par le cabinet provincial.Elle a été annoncée par le premier ministre, après avoir été sanctionnée par le lieutenant-général.Le cabinet a aussi nommé hier.M.Dominique Giroux, notaire de Berthierville, président d’élection pour le district électoral de Berthier.La séance du cabinet qui, habituellement a lieu le mercredi, avait été avancée d’une journée pour permettre à sir Eugène Fi-set d’assister aujourd’hui à l’ouverture du congrès qui marque le centenaire du collège des chirurgiens et médecins de la province, “dont il est l’un des membres les plus éminents, sinon, le plus éminent”, a fait remarquer le premier ministre.Les Trois-Rivières, 9 (Spécial au Devoir).— La grève est imminente à l’Associated Textiles of Can.de Louiseville.Elle a été votée à l’unanimité quasi absolue par les employés.Le Syndicat national catholique des employés du textile de Louisevifie a suivi toutes les procédures prescrites par la loi des relations ouvrières du Québec: certification gouvernementale, négociations, conciliation, arbitrage, négociations postarbitrales, assemblée spéciale régulièrement convoquée et vote de grève aux termes de la constitution de la Fédération nationale du textile à laquelle ce Syndicat est affilié.Le Syndicat détient aussi les affiliations du conseil central des Syndicat O.N.C.des Trois-Rivières et de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (C.T.C.C.) Ces trois organismes ont promis leur appui aux tisserands de Louiseville, sur le point d’entrer en grève.Samedi soir dernier, les employés de l’Association ont manifesté leur désir d’entrer en grève immédiatement.Le vote pris sous l’autorité du président de la Fédération, M.Gaston Ledoux, au scrutin secret, donna l’unani-mité quasi absolue pour la grève, deux dissidents seulement votèrent contre.Les orateurs ont fait un appel en faveur du respect de l’ordre et de la paix publique avant comme pendant la grève qui s’annonce.Après l’assemblée les représentants des syndicats ont rendu visite aux autorités religieuses locales de même qu’au député provincial, M.Germain Caron, pour les mettre au courant des derniers développements dans cette affaire.tüi® Une dernière démarche Les représentants du syndicat tenteront une dernière fois d’en arriver à une entente avec la compagnie avant que la grève n’ait lieu.Le syndicat va réitérer sa demande à savoir: 0.05 l’heure de plus que les taux de la sentence arbitrale, rétroactif au 13 janvier, date du début des négociations.Le rapport arbitral recommande une augmentation moyenne de salaire de 0.06 et une fraction, rétroactive au 1er mai, alors que la demande initiale du syndicat était de 0.15.Le Syndicat aurait cependant accepté une augmentation moyenne de 0.10 l’heure, rétroactive au 13 janvier.Le salaire actuel du journalier est de 0.40 l’heures, celui de l’arrangeur de métiers est de 0.72 l’heure.La dernière augmentation date d’un an et demi.Participèrent à cette assemblée.MM.Gaston Ledoux et René Gosselin, président et aviseur de la Fédération nationale catholique du Textile; MM.René Har-mégnies et Jean Marchand, res- pectivement organisateur et aviseur technique de la C.T.C.S.; M.R.-J.Lemire, secrétaire du conseil central des S.O.N.C.des Trois-Rivières, et M.René Boucher, président local.Les employés de la Premier Paper Box Une demande de reconnais- 1 sance syndicale a été adressée dernièrement à la Commission des relations ouvrières par l’Union des travailleurs du carton et du papier façonnés au nom des employés de la -Premiev Paper Box Limited.La grande majorité des ouvriers de cette compagnie ont maintenant adhéré aux Syndicats nationaux et leurs officiers ouvriront les négociations dès que leur demande aura été acceptée.Le contrat de travail couvrira tous les salariés rémunérés sur une base horaire ou à la pièce.Ce premier succès marque le début d’une vaste campagne d’organisation dans l’industrie de la boîte de carton et l’on s’attend à l’adhésion de plusieurs autres manufactures d’ici quelques semaines.Les ouvriers sont très enthousiastes et semblent bien déterminés à améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires.M.Jean Marchand, aviseur technique de la C.T.C.C.et organisateur des ouvriers de cette industrie, prie tous les employés de la Premier Paper Box et de la Standard Paper Box d’être présents à la grande assemblée qui aura lieu ce soir à 1231 est, rue Demontigny.salle des Syndicats nationaux.Des orateurs invités y adresseront la parole et des décisions importantes y seront prises en vue d’intensifier l’organisation et d’accélérer la marche des négocations.“Nous savons que les ouvriers et ouvrières de cette industrie s’intéressent de plus en plus au syndicalisme, car ils y voient un moyen d’améliorer leur sort, de le rendre plus humain et plus viable.Nous sommes donc convaincus qu’ils sauront nous tendre la main et nous seconder dans notre travail”, a déclaré M.Marchand.i cMMism \ vomi O AtWUÛÊ wGp Rapide SERVICE JOUR et IMUIT WQRmflciE fltonm Ml MRS AA*nCC FMLMlAttf « MT&»b AU «rmru Chai les Duquette propriétaire HA.7251 De Marigny en appel Condamnés à la prison et à l'amende Les Trois-Rivières, 10 (D.N.! C.) — Deux citoyens ont été con- ; damnés hier, par le juge Léon Lajoie, de la Cour du magistrat, | pour avoir conduit des camions j en état d’ivresse.Dans les deux j cas, la plainte a été portée par le , constable Uldéric Contre, de la police de la route de Louiseville.I Aldréas Leclerc, de Montréal, a été condamné à sept jours de prison.L’autre accusé, Henri Ar-visais, de Saint-Sévère, a été condamné à $50 d’amende et aux frais ou à deux mois de prison et son permis de conduire a été annulé.La première arrestation a eu lieu à Louiseville et la seconde à Yamachiche.Me Lucien Comeau, cr., représentait la Couronne dans les deux causes._________ Dépôt d'armes trouvé à Jérusalem Jérusalem, 10 (A.P.) — La police a découvert, hier, à quelque distance du centre de Jérusalem, une cache d’armes, de munitions et, d’uniformes britanniques.On a aussi trouvé au même endroit une forte quantité de feuillets de propagande de la OUVCRT jouft&nuir •ewflu ip; motiTMi.I-O bande Stern, groupe clandestin juif extrémiste.Certains affirment que ce sont des membres de l’Hagana, organisation juive modérée, qui auraient révélé a la police l’emplacement du dépôt, Lun des plus importants qu’on ait trouves dans la région de Jérusalem.On a soigneusement fouillé les alentours et interrogé les Juifs habitant dans le voisinage.__ Le Dr J.-A.Tardif au Club Richelieu Le Dr J.-A.Tardif, président de la compagnie d’Assurances La Laurentienne, sera le conférencier invité au prochain de-jeuner-causerie du Club Richelieu, Montréal, qui aura lieu en l’hôtel Queen’s jeudi le .12 courant.Le Dr Tardif a intitule sa conférence “Pourquoi vendre de î’Assurance-vie”.Il sera présenté par M.Paul Guertin et remercié par M.Marcel Lafaille, conseiller municipal et président dé la Chambre de Commerce des Jeunes du district de Montréal._ Le Dr Horace Viaû, gouverneur de la Société Richelieu, qui est au nombre des invités d'honneur, adressera également la pa role aux convives.REFRIGERATEURS ELECTRIQUES NEUFS Livraison immédiate 1266, rue MA ST-URBAIN 9420 LIVRES Trente années de la "Revue des Deux Mondes", de 1909 è 1939, formant 185 volumes reliés de 960 pages chacun.Toutes les questions politiques, économiques, sociales, historiques, musicales, y sont traitées de mains de maîtres.A vendre pour 1*500.00 S’adresser è Hôpital Généra! de Verdun, chambre 229, Fl.5282 Les résultats du baccalauréat français Après un congé de trois mois la Cour du banc du roi reprendra ses séances lundi prochain.Elle aura dès le premier mois bien du pain sur la planche, car plus de 100 causes sont inscrites au rôle de septembre.La lie sur cet ordre du jour est celle du comte Alfred de Marigny, qui tente frénétiquement de faire annuler un ordre de déportation émis contre lui par les autorités du département fédéral de l’immigration.De Marigny s'est pourvu en première instance contre cet ordre par voie d’habeas corpus, mais son bref a été cassé et annulé par le juge Lazure, de la Cour supérieure.C’est contre ce jugement qu’ap-pel a été interjeté.Me Marcel Gaboury, c.r., représente le com' ! te, et Me Gustave Adam, c.r., ! avec Me Guy Favreau, le dépar-* tement de l’immigration.ps PREPARATION AUX ECOLES DE PHARMACIE LE GRAND FESTIVAL en favetu da la Paroisse Saint-Philippe Apôtre PARC RICHELIEU - BOUT DE LTLE.MONTREAL, cura lieu samedi le 27 septembre Alltaetlona diverse» tout» la tourné» COURSES DE PONEY Peux d artifice le tolr.BOURSE: $300 $1,100.00 en PRIX de PRESENCE Achetez vos billets dès maintenant au Presbytère St-Phi!ippe : 711)9 rue Fabre ou réservez par tél.: UO.2423.Admission : Adultes St.00 — Enfants : 35c.LES DETENTEURS DE BILLETS SERONT ’(.OMIS.et d» M.Pierre Gabard, consul de France à Montréal, a rendu publics hier les résultats définitifs de la deuxième session du bac* calauréat français.Les voici; Ont été admis définitivement à la 2ème partie du baccalauréat français (série philosopliie) lus candidats suivants: Côté, Million (mention assez bien); Du- ?e de Bernonville, Chantal; de ùniers, Amaury; Bérard, Michel; Garneau, Vincent; Bertrand, Pierre; Clerk, Françoise.Ont été admis définitivement h la 1ère partie du baccalauréat français les candidats suivants: Série classique A (latin-grec): Gosselin.Raymond (mention bien), Berthiaume, Jogues (mention assez bien), Gilles Lortie, Marielle Francoeur, François Repolt, Fernande Benoit, Bernard Longpré, Jean Saucier.Série classique B (latin-langues).— Jules Tremblay (mention assez bien), Jacqueline Champagne, Louise Mathieu, J.-Christian Morinaud, Ludger Beauregard.„ „ Série classique C.(latin-ès-sciences).— Camille Du Cap.Série Moderne (sciences-lan- GARDES-MALADES AehUIe ROUSSEAU, D.En».Sup.E.I.M.P.Lie.•• Sc.A.EL.484S ¦ MA.7198 StCRÉTARIAT DI IA PROVINCE DI QUÉBEC ÉCOLE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL 1450, nie Sol ni-Urbain COURS DU JOUR Inscriptions reçues A compter du 8 septembre, de 10 heure» i midi eCde 2 heures i 5 heures.Concours d admission le lundi 15 septembre i 9 heure».ENSEIGNEMENT GRATUIT - FRAIS D'INSCRIPTION $1 CaurnP srt: Peinture—Des»in—Sculpture—Modelage—Gnvure— Art décontif—Publicité.Cours d’orebittetun: Le concours de pliee » lieu *u moi» de juin de chaque année; l’ouverture des cours, le mercredi 1er octobre.MensraMe OMIR CÔTÉ, «AN BRUCHÉSI.Ministre.î»w»-mlnl*tre.rAtf* f PRIX DE VOYAGES DE MONTREAL Xg A Passage Simple Aller et Retour Lochute $1.10 $2.00 Magog 2.20 4.00 Rigoud * 1.05 1.90 St-Hyacinthe 1.00 1.80 (Taxe de Transport en plus) Pour tous renseignements, veuillez consulter votre Agent Local, ou téléphoner à PL 7141 1188 ouest, rue Dorchester, Montréal Feuilleton du “Devoir” LE MONDE A L’ENVERS Roman par H.LAUVERNIERE lllpp (Suite) Et ce fut par rapport à Aline, a Aline seule, que tout d'abord la pensée monstrueuse s’empara de lui.Seulement plus tard, elle projeta son ombre empoisonnée sur les enfants.Du moment où il quitta Mme Aivinet, de fugitive elle devint maîtresse.Ce fut alors qu il la réalisa pleinement, qu'il la regarda sous toutes ses faces, l’analysant et la disséquant.Il s'en grisa, car la douleur grise comme le bonheur, il s'en tortura et trouva dans cette torture même un relent du plaisir malsain de ses nuits aux Halles.Il promena son tourment dans tous les quartiers de Paris, — il ne pouvait tenir entre quatre murs.— il alla l'exaspérer en face de son ancien appartement du Champ-de-Mars, a la porte des théâtres, des restaurants de luxe.partout où il s'était pare d’Aline comme d'un joyau sans prix, alors qu’il portait avec orgueil son titre de mari auprès de la gracile jeune femme.,.Puis il avait affronté son idée en faisant les cent pas devant la banque où il avait été tant d'années le maître; il l’avait traînée dans les faubourgs qui lui rappelaient sa misère, dans les avenues qui semblaient, sous la pluie, «ans fin comme son cau- chemar, et dans le brouillard qui l’étouffait comme sa douleur.Il se réfugia enfin dans les églises sans qu’elle le quittât sous le porche; mais dans la demi-obscurité des bas-côtés, derrière les piliers gothiques, clic perdait son acuité.Devant l'au-lel et la lampe clignotante, il retrouva la foi de sa jeunesse et.là.put enfin prononcer le “Fiat” qui donne la paix sans supprimer la douleur.Dès lors il vit clairement où' était le devoir.C’était le seulj point chez cet homme qui ne varillât pas.Maintes fois, il avait cru le saisir et, la minute] i d’après, l'avait rejeté dans scs ] ! perplexités; tantôt la ri volte | I grondant, tantôt une indifféren-i i ce singulière l'engourdissant d’une lassitude Infinie.Maintenant, la lutte était finie! et M.de Valquemar écrivait à sa mère.Ses lettres étaient rares .Trop de choses lui répugnaient à dire.Elle ne se plaignait pas.sachant que ce silence était fait de douleur.Au fond, dès le permler jour, il savait quelle serait sa décision.De la soumettre â sa mère, y mettait le sceau final el la rendait irrévocable.Du reste, elle avait aussi son assentiment à donner, car le projet de son fils était de se retirer seul auprès d’elle.Mais la mère ne trouva pas.dans ces lignes sèches et précises, l’expansion d’autrefois.La violence de la lutte avait tari l’émotivité.La lettre était un rapport d’affaires; le bonheur de Ginette, hésitante toujours à le laisser, serait assuré.Aline retrouverait chez Mme Moulormin un bien-être apréciable.Lily l’y suivrait.L’avenir de l'enfant était de toute façon réglé, grâce à Mme Sidonie qui continuerait à lui enseigner le dessin.“C’est, il est vrai, continuait M.de Valquemar, la désagrégation de mon foyer.Nombre de familles sont dans une situation semblable par suile de la mort du père Ginette partie aux colonies, Gaétan installé au Tonkin.Restent Aline et Lily.Elles viendront nous voir.C’est la vie que mènent Mmes l.elargr, et Aline a souvent envié ces déplacements fréquents.” Tout en écrivant, une honte l** prenait.Il lui devenait évident que la simple raison aurait dû imposer cette solution sans conteste.11 ne sacrifiait, après tout.oui, rien.que son bonheur personnel.* * * On était «u 31 décembre.M.de Valquemar descendait de Mont-souris.Pour la dernière fois il allait rendre son paquet d’enve loppes.On l’avait prévenu quej ce travail serait supprimé aveej la nouvelle année et peut-être ceci avait-il déclenché sa décision comme le minuscule grain de sable enraye subrepticement une grosse machine.Un mois que cette décision était prise.11 la savait définitive.H sentait que jamais plus il n’habiterait ce Paris auquel on tient par tant de fibres, lorsqu’on y a vécu toute une vie.Sa mère cependant l’avait supplié de faire un essai, de ne pas rompre sans possibilité de retour.Elle s’effrayait pour son fils de ce changement absolu, de la rupture de! tant d’habitudes, surtout de ce qu’il n'avait pas dit: la séparation d’avec Aline.Même d avec celle petite Lily, tendre et expansive.,.Aux siens, il n avait parle qu'une fois sa résolution arrêtée et n'avait pas voulu de témoin entre lui cl Aline.Peut-être avait-il espéré, sans se le dire, une explosion de chagrin et que serait-il devenu?Mais Aline n’avait pas dit la seule parole qui pût l’ébranler.Elle avait seulement exprimé la crainte qu il s'ennuyât dans la petite ville.et elle avait promu dy aller souvent., .M.de Valquemar pensa qu elle- nième avait auparavant envisage cette solution.Et rien, à partir de ce moment, n’aurait pu changer ses projets.Le passé était fini pour lui, Ginette comprit aussitôt le sacrifice.Elle s’écria: — C'est le prix dont vous i payez mon bonheur! Pierre était là.M.de Valquemar la poussa dans les bras de son fiancé, sans répondre.Et elle ne sut plus rien dire, comprenant elle aussi l'inéluctable raison du sacrifice.Maintenant le mariage allait avoir lieu.Les jeunes gens partiraient aussitôt et le 25 janvier, M.de Valquemar quitterait le logement qui avait été son miséra-; ble el dernier foyer.11 pensait à tout cela en se ga-! rant machinalement des P*IS* ) sants.Les trottoirs étaient déjà encombrés, la plupart des bureaux avant fermé avant l'heure habituelle.Il ne l’avait pas nré-j venu et trouva porte close à la i maison pour laquelle il travaillait.La concierge se chargeait ! bien du paquet, mais non pas de paver le travail.11 eut un mouvement de colère.! Il avait caressé l’idée de rappor-terter “un rien” à Aline pour ce premier janvier qu’il s’imaginait le dernier.Tout à coup, comme hbere par cette contrariété, le chagrin qu’il étouffait sans cesse l’assaillit avec une telle violence qu’il eut un éblouissement; le coeur eut des ratés.H dut s'appuyer nu mur, sous la porte cochère.A ce moment, du ciel noir et bas, de gros flocons de neige se mirent à tomber.Drus et tourbillonnants dans une rafale de vent, ils obstruèrent la lumière déjà diffuse de ee jour d’hiver.Un homme aveuglé par la tourmente, se jeta à enté de M.de Valquemar.écarquillant les yeux les frottant de sa main calleuse.— Tiens! dit-il Bonjour.M.de Valquemar reconnut un de ses compagnons de misère avec qui il avait travaillé aux ! Halles, l’été précédent.— Bonjour, dit-il distraitc-| ment.— Et bien, v’Ià du travail, si I t'en veux.— Quel travail?-—D'ici un quart d'heure, y vont embaucher rapport à la i neige.Il détailla d’un coup d’oeil la 1 toilelte de son ancien compa-I gnou et remarqua: j — T'es trop beau, ce jourd’hui, sans quoi on aurai! fait, équipe ensemble.— Combien g?gne-t-on?demanda brusquement M.de Yal- quemar.— Ça dépend.Si ea tombe bien et qu'on travaille juxquVu soir, on peut attraper dans les cinquante balles.tu parles.— Allons-y! Il n’avait réfléchi à rien.La douleur l’avait cinglé au point de lui faire désirer un mal physique, un travail de brute, abolissant la vie du cerveau, pour n'occuper que les muscles.* Vr * Dix-huit heures sonnaient comme les hommes, après avoir remisé les brouettes et nelles, i\-" revalent leur salaire.M.de Vrl-quemar tendit la main à sml tour et enfouit un billel de cinquante francs dans sa poche.11 avait retiré son manteau : pour ne pas le salir.Il le ren i! 1 sur son veston trempé.De s s souliers rémolis d’eau, une boue ; noirâtre iaillisr.ait à chacun 1 c ol Inc rl/\ i Nos ventes de valeurs Cours des huiles Cours tournis par Gulf Securities nu puiauoti Lomueu, OUre uem.J o la 9 i—o i >.«.New-York: Angletene: livre cable France: trane Belgique: frano .Suisse: trano .Hollande: florin .Norvège: couronne .Danemark: couronna — Suède: couronne .Tchécoslovaquie: cour .Brésil: mtlrels Tair* de la Commission du contrèle du change étranter: Achat Venta £ sterling 4.02 4.04 * américain Pair P* .3810 .2035 .2110 .2803 0202 0547 Une cité du textile La deuxième Grande Guerre a marqué un changement dans l’orientation industrielle du Ga-nada.Auparavant, it y avait plus de Ganadiens qui gagnaient leur vie dans les métiers agricoles que dans les industries manufacturières.Aujourd’hui, la situation est renversée.Prenons le cas de Drumtnond-ville, dans la province de Québec- Avant la première (irande Guerre, c’était un gros village de moins de 2.000 âmes.En 1931.le chiffre de sa population avait atteint 6,521, et il est aujourd'hui d’environ 27,000.Get accroissement, Drummond-ville en est redevable â son industrie textile.Elle compte sans doute un certain nombre d'autres établissements industriels, mais le tissage, la filature, le tricotage et la teinture, pour diverses étoffes, emploient plus de 6,000 salariés de Drummond-ville.Les ventes de véhicules-moteurs PLUS GONSIDEHABLES EN JUILLET DE GETTE ANNEE QUE PRECEDEMMENT Les ventes de véhicules-moteurs neufs augmentent de nouveau en juillet ; le total du mois s'établit â 20,145 unités d’une valeur globale de $35,352,307 contre 19.965 ($34.557,484) le mois précédent et 13,000 ($19,878,756) le mois correspondant de l'an dernier, d’après les chiffres publiés par le Bureau fédéral de la statistique.Durant les sept premiers mois cette année, 121.764 unités sont vendues au détail pour $210,891.923 contre 62,489 unités et $96,262,511 la période semblable de 1946.Les ventes de voitures de tourisme diminuent quelque peu en juillet auprès du niveau Je juin; 14,620 unités sont vendues d’une valeur au détail de $25,151,-437 contre 14,802 et $25,265,625 en juin et 7,837 ($11,451,333) en juillet 1946.Les ventes de camions et d’autobus augmentent; le total de juilet atteint 5,525 d’une valeur de $10,200,870 contre 5,163 ($9,921,859) en juin et 5,163 et $8,427,423 en juillet 1946.Les ventes de voitures de tourisme durant la période janvier-juillet en 1947 touchent 84,148 unités dont la valeur totale de détail est de $142,409,574, dépassant le volume de ventes de l’année entière en 1946, alors que 77,742 voitures de tourisme ont rapporté $120,325.496.Progrès industriel D’après un relevé du ministère de la reconstruction, les textiles canadiens dépensent en 1947 près de $70,000,000 pour agrandir leurs fabriques et augmenter leur outillage et leur machinerie.Cette industrie consacre cette année $17,713,000 à la construction d’ateliers et $51,-818,000 à l’achat de machines et d’équipement.Les importations de mécanique textile au Canada se sont chiffrées.en»1946, par $13,034,-803.Avant la guerre, elles s’élevaient en moyenne à $4,000,000 par an.Otfr* Dam Abcnakls .3 *•,.AmaJ, Kirk K Annan aque 4 5 9 Bright R L S Bar.Lan.25 21 Brown McDade .14 18 Candego 33 Carr Icon» .3 3 Circle Yellow .u 14 Claremont 14 Cont.Chlboug .» 23 Com.Copper .10 12 Conimbl-re e • • • 3 3 Courtmont • • » • 10 Cuyunl .70 80 De Santis .3 1 Demand .4 7 Dorbaska .3 Dumleo .s 7 Duntord 4 Duparquet 3 Gaymont ee ».1® 20 Gordon Lebel ® 10 Greenlee 9 12 Gulf Lead 260 220 Harpers .2 3 Hoyle, ane .1® Hugh Pam .7 10 Insco .22 24 Kamlac .13 13 Kenbay 11 17 Lake Expanse .9 12 Lake Geneva ,, ., 3 La Salle .12 IS Lasldon .13 Lassie R L .n 14 Lavalle .5 6 Lencourt 21 23 Lorrie 15 Major , .5 7 Martin Bud .® 8 Marbenor , .15 17 McCualg .5 7 Natl.Malartlc .15 18 New Augurlta .9 n New Malartlc .3 5 Newport .7 Norbcau .60 70 Norcourt 8 Obaska Lake .15 18 Obalski .7 10 Obalskl 1945 16 Ont Nickel (vieux) .1% 2% Opem.Copper 15 Orplt .2 4 Pan Canadian .7 Pascalls .21 23 Pay ore Cons .2% Pershing Man 15 Pinnacle .2 4 Presdor 5 Privateer .35 40 Rainville 22 Rand Mai.8 Renfort 5 Rugged R.L 9 Scott Chib .7 9 Sovereign .5 8 Vauze Dufault .8 10 Starlight .10 12 Wendell .!S Young Dave .21 24 Fort production d'huile aux Etats-Unis New-York, 10 (P.A.) — La production d’huile bruie aux Etats-Unis a atteint 5,189,100 barils par jour au cours de la semaine terminée le 6 septembre, soit une augmentation de 16,610 barils en regard de la semaine précédente, selon un rapport d’Oil and Gas Journal.La production d'aluminiurr Ottawa, (S.I.F.) — Les derniers chiffres connus sont ceux du mois de mai, où la production a atteint 8,160 tonnes, soit près du double de la moyenne mensuelle de 1938.Pendant le même mois, les exportations on! été de 421 tonnes alors qu’en 1938, la moyenne mensuelle sc situait aux environs de 1300 tonnes.A l’heure actuelle, la oro.duction de l'aluminium en France est très satisfaisante pu'‘.-qu’elle approche de très près le niveau maximum de productio i des usines françaises qui est de l’ordre de 90,000 tonnes par an.ACHAT DE CREANCES Apportez-noua vos créances, billet* en souffrance Payona plus haut prix F-André Aré*.57 ouest, rue St-Jacques PLateau 9107 J.n.o.ACCORDEUR Accordeur réparation générale, clavier, polissage, accord.*3 00 Ouvrage garanti.A.Cyr, FR 4142 1 n o A LOUER - DIVERS POUR TOUTES OCCASIONS.CHAISES PLIANTES.TABLES A HUITRES, VAISSELLE.VERRES, NAPPES, ETC.BENCH & TABLE SERVICE REG'D, 3878 ST-URBAIN, PL.7032.1-1-48 BOIS - CHARBCN - HUILE APPRENEZ À CONDUIRE AUTO - DOUBLE CONTROLE DAMES ET MESSIEURS Cours pratique et théorique ECOLE FEDERALE Vingt-cinq ans d'expérience au service du public.1621, St-Denis, Montréal • HA 561! de 8 a.m.à 9 p.m.CHARBON, stove, chestnut, huile a chauffage, bols franc Bols d allumage 23 sacs $5.15 sacs *3 Chauffe-eau spécial; 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God’s Lake, de 5 cents, et Beaulieu, de 8 et les achats à $12,200.000, soit i cents.Dome a cédé H à 2.4, Braies plus bas chiffres encore vus 1 zilian Traction cl Bcattv ont depuis septembre 1943 et août haussé respectivement de ’s ci v~uiiiuimnu .w.uuwnwufrU.n UiVuM/ifcne .U .ujooe kjil ., UU'gkSj ortvk .AléguwOvU C%U'Cf* statistique.________ainsi que Standard Chemicals.EXTERMINATEUR LE NOUVEAU MEURTRIER Détruit la vermine d* toute* aorte» Spécialité : poison * rat* Ue tue.le tait lécher, ne lalaae aucune odeur.OUVRAGE PAIT PAR EXPERT Produite avec D.D.T vendu» è notre laboratoire GROS ou DETAIL 4166 ST-DENIS MA 2597 £ XUsillU \JA Jut.vuorkige .au.ii.4i son DHdv» lukuclmicn .aVLCaXell^lkas oegor .iViClAOu oil .Miu cu,y i aviodej o.l ., , » .iNatiouti 3o,, * * 1 2 j 5 [ Okalta Pacalta PhUUjki Princes* 9\ Richfield 4 Roxana Royal Can 7 Roy elite 17 South Brnr.rau .9 Southwest 20 Spooner ., 16 -Sunset ,, .Turner Valley .20* United Vulcan Wellington *j 42 9 M 12 2'1 w 11 « 10 35 26 4 12 5 40 » 1* * 40 9% 30 S crits le 16 septembre.-^,,T*- | Hendershot Paper Products, , ., .; 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niicre assemblée publique pour ; Sinon, leur impression restera Brébeuf, fils du Dr J.-Avila Vi- protester contre la chose.Les' favorable.Il est possible que l’é- daL professeur à la faculté de citoyens de l’ouest prétendent ! tudiant canadien ait déjà eu te médecine de TUniversité de (pie cette gare occasionnera i temps de perfectionner son fran- Montréal, directeur général de la beaucoup de bruit et enfumera ; çais comme il est possible qu’il ; ligue antituberculeuse de la pro- ; tout le district, ce qui dévalori- ; ne Tait pas eu, ou que ses mau- vince de Québec, président na- sera les propriétés de la région, vaises habitudes soient trop au- tional d’Action catholique.i Hampstead a donné à Côte St- ; La cérémonie de profession Luc Tassuvance qu’elle ferait la j monastioue se déroula dans tou- j lulte avec elle, l'ne autre asseoir i te l’ampleur de ses rites si ri- j Idée aura lieu jeudi soir pro- j chcs de sens, au cours du St-Sa- chain.orifice de la messe.Selon les plans dressés par le ! Son Excellence Monseigneur PC, la cour en question pourrait | TArehevèque de Montréal a bien j recevoir jusqu’à 2.500 wagons J voulu prendre le dîner avec les par jour, mais ces opérations ! moines de St-Benoit du Lac et n'occasionneraient aucun bruit | chanter les prières du rituel mo- ; aucune fumée à cause d’un nou 1 nastique._ __ _____ ciennes pour pouvoir être facilement déracinées.Il faut donc que le nerfection.nement de la langue ait commencé au Canada.Si l’étudiant ou Tétudiante a été dans un milieu où Ton parle incorrectement ou dans un milieu où Ton est porté à se moquer de ceux qui cherchent à “parler en termes”, il est bien possible qu’il soit descendu au niveau de ce milieu et y demeure.Il est donc du devoir de ceux qui demeurent ici d’encourager autour d’eux la correction du langage.La Société du bon parler français a fait des merveilles dans ce sens; mais elle a besoin que ses efforts soient secondés de tous côtés.Par quels moyens?D’autres vous le diront.“Moi, c’est l’ardeur que je voudrais vous rendre.Je ne suis moi.qu’un sonneur de clairon M.King revoit sa ville natale .! s’est dit heureux ne - Voila, conclut le conférencier.lant cK.vit.ux ainis, a ia fois quelques-unes de* réflexions que | parlanl ensuite sur les ondes m’inspire un récent seiour au dc Radio-Canada, le premier mi- pays des ancêtres.veau système assez compliqué.De plus les locomotives ne serviraient pas à ces opérations et on les laisserait s’éteindre afin d’éviter la sure dans les villes Kitchener, Ont.10 (C.P.)-~Le j environnantes.Elles seraient en-premier ministre du Canada.M.1 suite rallumées à l'aide d'un four Mackenzie King, est en visite à | à charbon central qui produira sa ville natale.Kitchener, en On- la vapeur nécessaire, tario.Le premier ministre a paru ému.de la réception qu’on lui a faite lundi.Dans une allocution qu’il a prononcée, M.King a rappelé des souvenirs d’enfance, et de rencontrer La taxe de vente en 1946-1947 Assemblée de protestation _ Au cours de Ccxercice finan-1 cier 1946-1947 la taxe de vente | municipale a rapporté, dans le district de Montréal, la somme de 89.572.765.15, d'après un rapport soumis au comité exécutif 0»4«US l* , J.-A.DESY 1!'*, MONTRÉAL Sourds Le NOUVEAU et Ultra-Mince APPAREIL ACOUSTIQUE PARAYOX UNE SEULE riECE Avant d* (airs l'achat l’un uppareU acouitl-' ,ue essayez le nouveau PARAVOX.qui ne pèse que 3% onces (sans batterie).D’usage très facile.LE PLUS SIMPLE -LE plus solide — LE PLUS ECONOMIQUE — INCASSABLE -GARANTI.On»! 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B LE DEVOlK, MUNI REAL, MERCREDI 10 SEPTEMBRE 1947 LE CENTENAIRE DU COLLÈGE DES MÊDECIHS 1847 Le médecin de campagne par Cécile CHABOT.L’oeuvre de vie étant accom-e.le docteur, penché sur le .enfin, se redretaa: —“Un petit ears dépareillé iî nous a donné du fil à retor- dre.hein, Marie?Mais ça vaut la peine.Regardez-moi ça! Le filus beau futur pêcheur de toute a Gaspésie!” Comme un filet de pêche levé 1847-1947 Nos voeux les plus cordiaux B au Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Retraite Saint-Benoit (Les Frères de lo Charité) Hommage et reconnaissance aux membres de la profession médicale à l'occasion des fêtes qui marqueront le centenaire de leur association.Hôpital Saint-Charles SAINT-HYACINTHE, P.Q au-dessus de la mer et dont chaque maille porte sa goutte d’eau et sa goutte de soleil, les paupières baissées, lentement, se levèrent.Au bout des cils pendaient de grosses larmes, dures et rondes.Mais la joie des yeux qui flambaient derrière y mêlait des larmes de Ipmière.| Et la femme du pêcheur, à travers ce rideau de brume et d’arc-en-ciel, regarda l’enfant nu, posé tel un petit goéland sans plumes et sans duvet dans le nid de ses bras arrondis.Elle regarda son homme plus bouleversé par la tempête imprévue qu’elle venait de subir en son corps que par toutes les tempêtes qu il avait lui-même subies quand il sortait au large, la nuit.Le mystère d’amour avait, en elle, créé le mystère de vie.Et durant neuf mois il avait accoutumé de dire, en pensant au jour de la délivrance et du fruit mûri qui se détache de la branche: “La femme?Elle est si solidement bâtie et si adroite aussi qu’elle saura, le temps venu, aborder toute seule comme une barque, Chargée à plein, qui connaît son chemin, et qui peut quasiment accoster sur la grève, sans rames ni gouvernail.” Mais au moment de livrer sa richesse au monde, la barque trop lourde avait failli chavirer.Et si le vieux docteur de la côte, appelé à leurs secours, ne l’avait solidement amarrée à la vie avec toute sa science et toute son expérience, tout son dévouement et tout son coeur, la barque et le trésor auraient été emportés par la vague de fond, cette vague qui ne laisse jamais remonter à la surface les êtres entraînés en son mystère éternel et profond.Le grain maintenant était passé.Et le dur abordage se terminait dans la joie du soleil levant.La femme en fut soudain toute submergée.Elle regarda avec une gratitude mêlée de respect le médecin qui se préparait à partir vers un autre appel, un autre cri de détresse, une autre lutte pour distraire la mort ou appeler la vie.Qu’il était grand cet homme qui avait consacré sa jeunesse et son âge mûr, la force de son corps, la lumière de son intelligence et la richesse de son coeur, qui avait consacré toute sa vie aux pêcheurs de Gaspé-| sie! Ceux-ci le considéraient un peu comme une espèce de bon géant, pitoyable, infatigable et savant, moitié prêtre et moitié magicien, ayant reçu pouvoir de chasser la souffrance tel un vol noir de cormorans, de présenter mieux que personne la grande tassée qu’il faut boire quand le temps est fixé, comme de faire surgir l’accalmie du corps et la sérénité de l’âme, â l’instar de ces trouées que le soleil vient à bout de percer dans les brouillards couleur de rouille et de cendre.Seulement le miracle d’être à tous et partout au bon moment; de soulager et de guérir leur souffrance; d’illuminer les mystères nouveaux; d’envelopper les angles de leur misère; de I continuellement les servir sans se plaindre et sans se lasser, cela n’était pas dû à un simple don des dieux, mais surtout et plutôt au don perpétuel et complet qu'il faisait de lui-même.La femme qu’il venait de sauver le comprenait soudain.—“C’est bien plus difficile, ça fait que c’est bien plus beau et Tue e'est bien plus grand aussi, s?dit-elle, en le regardant comme elle aurait regardé un être humain s’animer tout A coup derrière une belle image de conte de fée ou de saint.—“C’est-il possible qu’un docteur comme lui soit du monde comme nous autres, continua-t-elle à penser tout bas.Quand est-ce qu’il prend le temps de manger?Quand est-ce qu’il prend le temps de dormir?Va | ici.Va là.D’une marée à l’autre, i il n’arrête pas.Doux temps.Gros temps.Il part tout d’une ! brise quand on l’appelle d’un | village à l’autre, en haut, en bas, i tout le long de la côte.Si con-! naissant dans son métier et si ; peu fier avec les gen»! Si riche de coeur et de bonll» pensée! Presque aussi pauvretargent, à | force de donner ses remèdes et i puis son temps, sans rien de-I mander, qu’un filet démaillé j qui laisse couler tout son poisson! On dirait même nue ça le i gêne de se faire payer.C’est com-! me si foutes les familles du pays qu'il soigne à coeur d’année, c’était sa famille â lui! Tous les petits qu'il met au monde, ses pro-| près petits! Et tous les vieux qu'il peut pas guérir parce que le Bon Dieu s’ennuie d’eux, c’est I comme si c’était tous ses parents, tellement ça le rend chagrin de i les voir prendre le large, sans lendemain! Toujours un bon sourire devant notre joie, un mot de réconfort devant notre peine! Toujours un coup d’épaule dans les marées trop fortes à traverser, une gaule tendue au moment des dures passées! Et quand la barque manque de chavirer, comme moi tgntôt, c’est lui qui nous ramène sur la grève et qui nous met dans les bras des trésors en chair et en os comme mon petit gars!" La femme sourit.Elle voudrait savoir comment on dit merci quand la terre semble plus belle que le paradis.Le vieux médecin ému.recueille ce sourire.Mais quand il ! voit le pêcheur, qui n’a Jamais pu rejoindre les deux bouls avec lin mot du piéâident du Collège de à .HédecinJ On me demande, à la derniere miaule, un article pcmr un numéro spécial aue le journal le Devoir publie, à l’occasion du Centenaire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.Je n’ai pas l’habitude de reculer devant une lâche et je n'aurai pas la mauvaise grâce de refuser.Le Devoir compte de nombreux médecins parmi ses lecteurs et il a toujours accordé une place de choix à toutes les nouvelles concernant le progrès des sciences médicales et, depuis une quinzaine d’années, il accorde, chaque semaine, une colonne spéciale à l’hygiène et à la médecine préventive.Actuellement, aucun journal ne peut oublier les services que la profession médicale a rendus à notre population, depuis les débuts de la colonie et surtout depuis cent ans.Que ce soit le praticien qui exerce à la ville, le chirurgien, le clinicien, le spécialiste, le professeur, l'hygiéniste ou le médecin de campagne, le disciple d’Esculape doit déployer des qualités de désintéressement, de jugement sain, d'attachement au devoir, de sagesse, de patience, de sciences et de conscience, quand il se penche sur la souffrance humaine ou quand il travaille à prévenir la maladie ou à arrêter la marche d'une aggravation de la maladie.Le Centenaire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec nous permet de faire le point et de regarder les progrès accomplis en cent ans.Le médecin de 18ï7 n’avait que des connaissances rudimentaires; le médecin de 1947 possède tout un monde de connaissances et, s’il veut être à la page, il doit se tenir constamment au courant des nouvelles découvertes.Les sulphamidis, la pénicilline, l’insuline et bien d'autres remèdes donnent à la thérapeutique des moyens inédits de soulager et de guérir.Et chaque jour nous apporte des nouveautés et des promesses merveilleuses.Brûlant les étapes, la médecine contemporaine s’oriente vers la prévention des maladies.Prévenir des maladies aurait semblé un rêve impossible en 1847; en 1947, c’est une possibilité, un fait indéniable.Et le médecin de l’avenir aura peut-être autant de clients à son bureau, mais il s'agira d’hommes, de femmes et d’enfants qui voudront le consulter afin d’obtenir les directives pour rester en bonne santé.Notre confrère Adrien Plouffe commentait encore récemment le mot du Dr Winter: “Le monde a autant besoin aujourd'hui de médecins éducateurs que de médecins guérisseurs’’.Il y a là une grande vérité et qui prendra plus d’ampleur à mesure que la science de la santé s'avancera dans la voie du progrès véritable.A titre de président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province, je remercie Le Devoir d’avoir bien voulu apporter sa contribution aux fêtes du Centenaire, en publiant un numéro spécial et je souhaite que ce journal continue à donner toute la publicité possible aux efforts de ceux qui travaillent à la sauvegarde de la santé publique.Marc T RU DEL, Président du Collège des Médecins, Ministre d'Etat.1947 La santé à la portée du peuple Causerie su poste CBF psr le Dr Jean Faquin, registraire Cotfèfe des Médecins.151* x«-: ;.r>W î - Le maire de Montréal, M.Camil-lien BOUDE, qui recevra les congressistes à une réception et à un buffet froid, A l'hôtel de ville, ce soir.son petit bateau sans mât et ses filets pleins de trous, chercher des sous au fond de sa vareuse, il part comme un vent du nor-det et en disant: “La première morue que votre fils pêchera, il me l’apportera.” —“Un homme comme ça, murmura la femme, c’est meilleur que du pain avec dedans du su- cre et des raisins! C'est plus grand que le phare qu’il y a au bout de la pointe et qui éclaire, en même temps, la cote, la mer et le firmamentj” ____ LA SANTE DANS LES VILLES /tes villes offrent bien des avantages, en matière de confort, de récréation, et même d’hygiène sanitaire.Et cepen-dant, la vie urbaine n’est pas favorable à la santé si l’on ne va de temps à autre respirer le grand air pur de la campagne.C’est que la fumée et la poussière souillent l’air de la ville.Le Dr Marc TRUDEL, piinislre d’Etat, président du Collège des médecins et chirurgiens de la province.Nos voeux au Collège des Médecins et Chirurgiens.Pharmacie L.GUENETTE 5757, boulevard Monk Fl.4283 — Au Collège — des médecins et chirurgiens qui célèbre son centenaire de fondation, ; ^ les voeux et les hommages de L'HOPITAL PINARD ENR6.4204, avenue Deloeimier Nous sommes fiers — et à juste titre —- des bienfaits que notre civilisation a apportés au monde.En revanche, nous pourrions aussi méditer sur les désastres qu'elle a causés, grâce aux plus sinistres de certains génies du mal.Deux guerres, par exemple, en moins d’un demi-siècle! Mais ne nous arrêtons pas à ces tableaux d’horreur et de destruction.Elevons-nous au-dessus de la misère des peuples; oublions que nous allons peut-être au-devant de nouvelles catastrophes; éloignons-nous des paysages encore tout palpitants de souvenirs horribles; prenons le chemin du roi qui conduit à unej clairière ensoleillée.L’hygiène est plus que jamais à l’honneur chez les peuples civilisés.Les hommes commencent à mieux comprendre l’importance de la santé.L’hygiène et la médecine préventive ne sont plus considérées comme des parentes pauvres, mais comme de grandes dames dont la présence est une assurance de bien-être physique, de réconfort moral, de bonne humeur, de bonheur.Tous, pauvres et riches, savent que la conservation de la santé est un atout d’un dynamisme formidable, et que la maladie est une plaie d’autant plus deplorable qu’on peut souvent léviter.Depuis quelques années, la médecine préventive, qui veut toujours aller de l’avant et innover dans l’art de combattre la maladie avant son éclosion, con-seille l’examen médical périodi* que et annuel à tout homme et à toute femme qui ont passé le cap de la quarantaine.C’est une innovation sans l’être, car il y a belle lurette que les Chinois ont adopté un système qui va encore plus loin.Le médecin chinois n'est pas payé pour soigner ses malades.Ses clients lui versent des honoraires tant qu’ils sont en bonne santé.Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil et notre système d’examen médical périodique est une adaptation moderne de la méthode orientale.L’examen médical périodique a pour but de garder l’homme en bonne santé.Et le joué n’est peut-être pas si éloigné où nous aurons la sagesse d’aller consulter notre médecin quand nous ne serons pas malades et afin qu’il nous conserve en santé.Au premier congrès international de médecine néo-hippo-cratique, tenu à Paris, au mois de_ juillet 1937, Je Dr Winter disait: "Le monde a autant besoin de médecins éducateurs que de médecins guérisseurs’’.Qu’est-ce à dire, sinon que nous nous acheminons vers un système où le médecin aura plutôt à prévenir la maladie, à garder son client en santé.Ce sera un progrès magnifique.Et pourquoi le praticien ne serait-il pas un jour l'homme que l'on consulte pour la santé au lieu d’aller le voir pour la maladie?C’est un rêve, me direz-vous! Pept-être.mais ce n’est pas une utopie.Loin de là! Reconnais- 1 sons que pour y arriver il faudrait établir un syetème nouveau: la médecine i Tueafe des gens bien portants.Nous en (Suite à la page 11) *’ Nos voeux les plus cordiaux au •> Collège des médecins et chirurgienSt qui célèbre les 10 et 11 septembre son centenaire de fondation.HOPITAL NOTRE-DAME- DE- LA- MERCI SEL.-' Centenaire du Collège des Médecins et Chirurgiens !l\P Hommage aux médecins et aux chirurgiens de la province pour cent années de labeut et de science au service de tous.Hôpital Saint'Luc 10 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 SEPTEMBRE 1947* Hommages et félicitations au Collège des Médecins et Chirurgiens $i)armatie jDorap A.-B.DO RA Y, OPTICIEN 6949, rut Sslnt-Dtnîs — DO.2910 A l’occasion des fêtes du centenaire nous prions le Collège des Médecins et Chirurgiens d’accepter nos vives félicitations.Pharmacie P.GENDRON 4271 ouest, rue Notre-Dame WE, 2101 Les premiers jours du Collège par le Dr Roger DUFRESNE, professeur agrégé à l’Université de Montréal.J ‘ê Hommage à cent années d'actives recherches et de fructueuses découvertes au service *de l'humanité.HOPITAL PASTEUR Le CôHè/?e des médecins et chirurgiens de la province de Québec célébrera, en septembre prochain, le centième anniversaire de sa fondation.On m’a prié de résumer à votre intention les années qui précédèrent et suivirent de près cet événe-| ment- Nous retournons ainsi vers une époque assez tumultueuse de notre passé.En 1841.l’Acte d’Union du Bas et du Haut-Ca.nada est venu imposer un rapprochement que les esprits acceptent mal de part et d’autre.La Fontaine, Baldwin vont bientôt reprendre le pouvoir: “Tories” et réformistes se livrent une lutte acharnée.C’est dans cette atmosphère qu’est lancée, la proclamation de T’Acte pour incorporer les membres le la profession médicale du Bas.Ca nada et pour réglementer l’étude et la pratique de la médecine dans cette même province”.Ce geste officiel du gouverneur gé néral est une victoire pour le petit groupe de médecins anglais de Montréal, rattaché à la Mont, real Medical Institution qui est devenue en 1832 la Faculté de médecine du collège de James McGill.Cette victoire, répétons-le.n’est pas celle de la majorité des membres de la profession médicale de cette époque.L’opposition à l’Acte d’incorporation a été violente: elle ne cessera d’ailleurs pas après la proclama, tion officielle et les événements politiques du temps peuvent ex-: pliquer jusqu’à un certain point, | croyons-nous, cette attitude hostile.Les membres de la Montreal 1 Medical Institution avaient, en 1822, adressé au gouverneur général.lord Dalhousie, un mémoi.re soulignant la nécessité de fonder à Montréal un “séminaire d’enseignement médical”, selon l’expression du temps.Ce docu-fnent débutait comme suit: (on me permettra de le citer dans sa langue originale): There can be but one opinion concerning the utility and necessity of a school of medicine in the province, seeing that the condition of medicine in many part sufficiently attests the want of opportunities of medical instruc.tion.Such an institution will tend very much to remove the growing evil by the facility it will afford of acquiring medical knowledge." Ce “growing evil” de l’incompétence et de l’impuissance professionnelles.dont Stephenson et Holmes parlent en ternies discrets, avait déjà attiré l’attention des méedeins et même des gouvernants.Au terme de la domination française en 1755, Bigot avait, sans succès d’ailleurs, for.mulé un édit contre le charlatanisme.Après 1760.à peu d’exceptions près, les meilleurs médecins français retournèrent en Europe.Leurs successeurs, possédant mal la langue anglaise, n’avaient pas grand profit à tirer des séjours qu’ils pouvaient faire danses universités américaines.Ils «te tenaient pas non plus à aller poursuivre leurs études mé.dicales en France.Ils s’en tin.rent au vieux système de la clé-ricature.L’aspirant médecin passait trois ans au service d’un aîné dans la profession, lui rendant de menus services et faisant plus ou moins office de valet de pied.Cette période d’en, traînement sérieux lui permettait alors de se proclamer médecin à son tour.Les plus dégourdis et les plus curieux deve-! naient à la longue d’honnêtes et même d’excellents médecins.r Mais les autres, infiniment plus \ \ I \ 18474947 Nos félicitations au Collège des médecins et chirurgiens, qui célèbre cent années de vie active et fécondes \ Hôpital Ste-Jeanne d'Arc nombreux, se contentaient d’ex, pkiiter leurs compatriotes.La majorité des médecins anglais étaient plus sérieux; ils complétaient leur cléricature par des stages dans les universités américaines et surtout en Angleterre et plus particuliérement en Ecosse, à Edimbourg.Ils en revenaient avec des diplômes offi.ciels et des traditions de science et de probité qui faisaient contraste avec le niveau scientifique et moral d’un trop grand nombre des nôtres.D'ailleurs les meilleurs médecins, anglais comme français, reconnaissaient la nécessité d’un contrôle quelconque de l’exercice de notre pro.fession.L’un d’entre eux.James Fisher, chirurgien en chef de la garnison à Québec, n’v alla pas par quatre chemins.Il fit parvenir, en 1786, à un comité chargé par lord Dorchester de faire enquête sur la population, l’agriculture et les domaines royaux, un rapport dans lequel il prétendait que l’un des meilleurs mo.yens de contribuer à l'augmentation de la population serait de priver cette partie de l’Amérique anglaise de tout disciple d’Esculape! Il recommandait l’établissement d’un bureau médical devant lequel tout candidat à l’exercice de la médecine devrait subir un examen.Cette mesure s’imposait.Dorchester la fit pas.ser en 1788.C’était déjà un progrès sensible.mais il restait encore beaucoup à faire si l’on en juge par les termes du mémoire que nous citions tout à l'heure.L’incompétence et la fraude avaient en.core beau jeu; les signataires de ce mémoire réclamaient en plus la fondation à Morltréal d’un bureau médical qui ne serait constitué que des membres de la Montreal Medical Institution.Ce bureau médical fut inauguré en 1839, il siégea à la résidence de son président, le docteur Wil.liam Robertson, rue Saint-Jacques.près de la rue Saint-Fran-çois-Xavier.Ce bureau semble avoir été très actif, plus actif que son s m y** Üi KM iw.» wr$ * JM a.; w m Voici une partie de lo foule qui o assisté à la messe pontificale célébrée ces jours derniers au sanctuaire des Martyrs canadiens, à Fort Erie, en Ontario.Trois cardinaux ont pris part à ces manifestations i religieuses, j erndre place à l’opulente ta-e de ses hôtes.Tel fut Frédéric-Guillaume, second roi de Prusse suivant la chronologie, et les traits de cette rapide esquisse sont empruntés, non point, comme on pourrait l’imaginer, à un conte d’ogre, mais aux études mêmes, et si justement admirées, que M.Ernest Lavisse a consacrées à la jeunesse du Grand Frédéric.La fin de ce sombre préparateur d’hécatombes fut, toujours d’après M.E.Lavisse, empreinte à la fois du ridicule et de grandeur sauvage.La première atteinte eut lieu à la fin de 1734.Le corps du roi enfla jusqu'au nombril: quand on le remuait, on entendait l’eau battre les parois.11 avait le visage noirâtre, somnolait une partie du jour et respirait à grand peine.Il mettait de l’eau dans son vin, ce qui porta bien des gens à pronostiquer qu’il était perdu.Comme l’usage de la pipe lui était interdit, pour se* donner l’illusion de son occupation favorite, il faisait fumer des généraux autour de sont lit.Scs membres inférieurs continuant d’enfler, des crevasses se produisirent aux jambes et aux pieds du malade qu’on trouva subitement soulagé.L’appétit revint et le sommeil.Remis sur pied, il boit comme quatre et recommence à régner, mais un soir de 1739, après avoir absorbé trois énormes pâtés d’anguille assaisonnés au piment et bu sept bouteilles de champagne, l’hydropisie revint: dans les rares moments où le mal se calmait le roi dormait, le menton appuyé sur une barre.Dez taches noires apparurent sur ses jambes, sur son nez et sur son front; des pochettes noires se formèrent aux joues; il sentit que la mort venait et, comme le silence lui était insupportable et l’impressionnait, il fit apporter sur sont lit un établi et, à grands coups de marteau, il se mit à fabriquer des caisses de bois, tapant si fort qu’on l’entendait de la rue: quelques-unes de ces boites figurent au musée de Monbi-jou, à Berlin.Au début de 1740, il se fit porter à Potsdam, où il avait décidé de mourir, et il se prépara à paraître devant Dieu.Certain, d’ailleurs d’un accueil sympathique de la part du Très-Haut, qu’il considérait familièrement comme un collègue, il racontait à tout venant qu’une créature de son importance, ayant commandé à des millions d’hommes, ne pouvait être jugée aussi sévèrement qu’un vacher et il engagea jusqu’à la fin, avec les pasteurs qui l’assistaient, des discussions interminables.Enfin, il fit apporter dans sa chambre le cercueil de chêne à poignée de cuivre qu’il se destinait et, l’ayant contemplé avec satisfaction, il ordonna qu’on lui fit venir des huîtres dont il engloutit incontinent sept douzaines.Trois heures après, il agita la main droite comme pour giffler un contradicteur imaginaire et expira dans ce suprême effort.Que ce monstre obèse ait présenté tous les signes de la pléthore et de la congestion hépatique, il n’y a pas à en douter: ces taches à la face, de colorations diverses, ces somnolences en témoignent.L’hyperglycémie y participe aussi sur une haute échelle.11 s’agit là de diabète, mais sans dénutrition.Et les cauchemars peuvent s’expliquer par une intoxication alimentaire.Ils frisent cependant le “delirium”; ils sont suivis de tels actes de violence explicables, il est vrai, par la brutalité de la nature de cet homme.Le mal évolue.La cirrhose se rend maître de la place, mais combien lentement, quand on songe aux excès quotidiens; “à la fin de 1734, le corps du roi enfla jusqu'au nombril; quand on le remuait, on entendait l’eau battre les parois”, h'asciie s’est largement constituée.“Le visage est noirâtre, il est somnolent “une partie du jour”.Le pronostic est mauvais.Doit-on poser comme règle que la survie ne sera que de deux ans à partir de l’apparition de l’ascite?Ne voilà-t-il pas une règle assez variable?Il faut tenir compte de tellement de fac-teursl Les excès alimentaires renouvelés, les maladies intercurrentes, pour ne citer que ceux-ci.Notre malade fera mentir règles et exceptions.“Il avait le visage noirâtre”, “somnolait une partie du jour".J’ai souvent remarqué ce symptôme dans Vcrythrème et cela durant des années.On ne doit pas s’étonner que cette maladie se surajoute chez ce mangeur de boeuf et ce grand buveur.A-t-il aussi présenté des ulcères variqueux?Mais il n’en aurait pas été "soulagé”.Il est plus probable que les oedèmes se trouvèrent soulagés par les ruptures spontanées de la peau jointes à un long repos forcé! Par quels phénomènes d’extraordinaire ressort physique expliquer qu’il soit sorti de cette première impasse et qui) ait survécu de 1734 à 1739?L’ascite s’était-elle résorbée, ou ne continuait-on pas à la confondre avec son obésité?Gomment, a-près pareils assauts, peut-il, avec une cirrhose avancée, conserver un tel appétit?Il n’en craque pas moins à la fin et le tableau final auquel nous assistons est bien celui de \'hépato-né-phrite.“Des taches noires apparurent sur ses jambes, sur son nez, sur son front”, etc., mais ce grand jeu final se prolonge jusqu’en 1740, et lui laisse assez de lucidité froide pour préparer ses funérailles.Quel animal autre que l’homme résisterait si longtemps à pareils traitements?* * * Quittons les goinfres couronnés pour passer aux simples particuliers.Au moyen âge, les moines, plus tard les financiers, passèrent pour des gourmands fameux; la table des gentilshommes-était toujours grassement servie; celle des traitants ne leur céda en rien, et le fils de l’un d'eux.Grimod de La Reynière, rédigea même, au XVIIIe siècle, un ouvrage ayant pour titre L Almanach des OourmtÊéêti quelques lèbres de rempli de traits d’esprit et où on voit que la délicatesse de la table était, à quelques heures de la Révolution, c’est-à-dire en dépit de la misere du peuple, d'un raffinement sans égal.Mais arrêtons-nous à Jean-François Regnard, auteur comique du XVIIe siècle, un moment le rival de Molière, de par son Légataire Universel et ses Folies Amoureuses.Regnard, comme l’on sait, périt d’indigestion aiguë un soir de goguette au milieu de ses amis et des actrices interprètes célè ses oeuvres.Joyeux drille et libertin accompli, sa vie dissipée ne t'em pêchait nullement de se livrer aux travaux de l’esprit.Bon vivant et convive fameux, Regnard engloutissait dans une simple collation quatre poulets et trois bouteilles de bourgo gne.Le tour plaisant de son ima-ginâtion, qui se récréait surtout aux parades de la foire et aux grosses farces des tréteaux, l'engagea souvent, au cours de son existence, à écrire des scénarios bouffons où figuraient force ripailles et où la plupart des personnages titubaient en scène, gorgés de substances et de liquides.Malgré cette trivialité osten sible, fort de mise d’ailleurs au théâtre du XVIIe siècle, où l’on affectionnait la grosse farce, Regnard écrivit une foule de pièces qui mirent en lumière toute l’originalité de son talent et qui fiienl dira, un siècle après à Voltaire que: “Qui ne se plaisait pas avec Regnard, n’était pas digne d'admirer Molière”.He-gnard mourut donc dans toute la force de l'âge, des suites, comme nous le disions plus haut, d’une indigestion massive: il revenait, toujours selon Saint-Si mon, de la chasse, et, au sein d’une compagnie “sympathique”, il se livra selon son habitude à Fun de ces puissants repas qui, confortablement arrosé à cette époque, ne se terminait que fort lard dans la nuit.Vers deux heures du matin, il se sentit incommodé et, se trouvant à plusieurs lieues de Paris, il fut impossible de faire venir un médecin qui, selon la méthode du temps, aürat vraisemblablement pratiqué une saignée salvatrice suivie d’un clystère rapide.Il se laissa donc administrer, par un métayer des envi rons, une purgation que ce der nier avait l’habitude de donner à ses chevaux.Regnard avala le remède,' entra presque aussitôt dans des convulsions terribles et mourut quelques heures après.Pour un homme d’esprit, c’était incontestablement faire une triste fin, c’était mourir bêtement.Regnard, à n’en pas discuter, fit une indigestion aiguë, un embarras gastrique fulminant, soit une véritable dilatation gastro-duodénale quelquefois associée à une pancréatite aiguë et suivie des résorptions toxiques que nous connaissons, de nos jours, à merveille.Que ne le fit-on vomir?Une indigestion récente eût vite cédé à cette opération, et Regnard nous eût laissé quelques poèmes de plus.Au lieu, un métayer lui administre un remède cher à ses chevaux.Serait-ce cet ellébore blanc, mais avalé ici à doses trop massives?C’est possible.On sait que cette substance formait partie, en favorite, de l’arsenal thérapeutique chargé de régler les vomissements hygiéniques.Là encore, Regnard ne réagit pas par un vomissement.Il est emporté par une intoxication aiguë, et termine ainsi une vie qu’il a tant aimée.Il n’est meilleur testament poétique pour décrire cette double personnalité, chez lui, ce mélange de Rabelais et de futur Musset, de lyrisme et de réalisme cru, que ce sonnet peu connu à notre avis, musique de vers, où rivalisent la pureté, l’équilibre et la surprise.Lisons plutôt.Jardins délicieux, que l'art et la nature S’efforcent d’enrichir par un concours égal, Où cent jets d’eau divers, élançant leur cristal.Des couleurs de l’iris retracent ia peinture.Cabinets toujours verts, rustique architecture A qui jamais l'hiver ne put faire de mal, Qui, bordant à l’envie les rives du canal.Répètent dans les eaux leur charmante figure; Parterres enchantés, lauriers, myrtes, jasmins, Que Flore prit plaisir à planter de ses mains Et qui font l’ornement de la saison nouvelle; Dans ce charmant réduit de tant d'aimables lieux, Moins faits pour les mortels qu’ils ne sont pour les dieux, Qu’il est doux, à loisir, de pousser une selle/ Ce mot de la fin peut paraître cru: il illustre, à notre avis, ees “esprits animaux” souvent rappelés par Descartes, cette union de l’âme et du triste corps, et prouve une fois de plus que.“l’homme n’est ni ange et ni bête, mais les deux à la fois”, et que le grand malheur, dit Pascal, soit "que voulant faire l’ange, trop souvent hélas, il fait la bête”,,.Icare allait se perdre dans les mers.Pégasse le projette vite par terre.L’n autre homme, tribun de grande envergure, celui-là, et leur ressemblant comme un frère, vient compléter cette espèce de trilogie.Il nous tente, en effet, de citer le grand orateur Mirabeau, mort d’apoplexie foudroyante corsée de crises de coliques néphrétiques, ce qui fit dire par toute la France qu’il avait été bel et bien empoisonné par l’une de ses nombreuses amies?D’une gigantesque constitution, Mirabeau menait de front plusieurs trains de vie.Il abattait le jour un programme de travail surhumain et passait ses nuits dans des fêtes galantes et des orgies où surtout les vins les plus fameux coulaient à flot.Son médecin Cabanis le conjurait de se modérer.Il semblait courir, à pleine cavale, au devant de la mort.Jusqu'au dernier jour.H alterna débauches de table et autres, avec un travail intensif.11 avait partie dti-r*.N« M laUait-il pas faire la Lettres au ^Devoir // Nous ns publions qua Iss Isitrss slqnsss ou dst communications accom paqnsss d'uns Ultra slqnss avac adrssss authentiqua."La Devoir" aa prend pas la responsabilité ds es qui parait sous cstls rubrique.triom-blane sur d’autres projets, a travaillé ardemment à sa diffusion avec d’incomparables succès.Autour d’elle, et sous sa direction, des satellites se sont groupés et multipliés, tels le Comité national et autres, conjuguant l’avoir de leurs forces et de leur dévouement patriotique en vue d’une organisation dynamique.Dans toutes les provinces du Canada, de l’ouest à l’est, et au centre du pays, des groupements et associations travaillent fébrilement à l’éducation et à l’avancement de cette grande cause nationale.Les deux grandes races composantes de la nation, française et anglaise, collaborent merveilleusement.Même à Toronto, on y travaille.Les réfractaires sont si rares qu’il ne vaut nas la peine de les mentionner.Mais, » côté de telles réalisa- La diffusion du drapeau si.ce C.?UP de maître, faire r pher 1 insige rouge et bla Le problème de l’adoption de notre drapeau national, en dépit de certaines déclarations insolites.demeure entier, et s’impose plus que jamais à l’attention de chaque citoyen canadien.Le long silence dont il parait s’être enveloppé, depuis ces derniers mois, va bientôt se rompre et cette fois, pour ne plus réapparaître.Le droit à ün drapeau pour une nation autonome et libre de ses destinées est un fait indiscutable et inaliénable, qui prend même fjgure de nécessité pour celle qui en est privée.C’est que le drapeau, symbolisant ce qu’il y a de plus cher et de plus sacré dans la vie d’un peuple: valeurs spirituelles, culturelles et morales, traditions et moeurs, est en lui-même une valeur de représentation.Il est le signe d’une chose, sa manifestation j lions, il nous faut avouer que objective.La fonction conventionnelle du signe est de représenter toute la réalité signifiée en la totalité de ses formes et de ses aspects, et non pas l’angle mesquin ou la seule partie de sa composition.Or, un signe qui ne représente pas adéquatement l’objet exprimé — qui n’est pas équation parfaite — est un mauvais sigpe.Donc, le drapeau qui ne signifie pas adéquatement le pays qu’il représente, qui porte en ses plis le signe de la vassalité lorsque re pays est autonome, n’est pas un drapeau, ou plutôt est un mauvais drapeau.C’est pourquoi nul parmi nous.Canadiens, ne ueut accepter la présence^ de l’Union Jack sur notre emblème national, sans tomber en droit et en fait dans l’illogisme et l’absurdité.Le_ travail opéré durant ces derniers six mois est immense.La Ligue du drapeau, qui a réus- nous sommes encore à pied d’oeuvre vis-à-vis de la fin à obtenir, qu’il y a beaucoup à faire pour courber toutes les volontés agissantes vers cette unilé d’option, pour pjaeer le gouver.La nouvelle carte provinciale Montréal, le 6 septembre 1947 Monsieur J.-S.Bourque, Ministre des Terres et Forêts, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le Ministre, Le Herald d’hier souligne par des titres flamboyants qu’une nouvelle carte provinciale, préparée par les soins de votre ministère, n’indique pas les frontières délimitant la côte du Labrador selon les limites fixées en 1927 par le Conseil privé d’Angleterre.Un communiqué de votre ministère dit à ce sujet que des clichés aériens récents rendent ineertaine la hauteur des terres.Voilà, certes, une excellente raison pour justifier la décision de votre ministère.Mais il y en a une autre, encore meilleure.Quand une situation de fait ou de droit ne convient pas à un particulier ou à un Etat, ce particulier ou cet Etat n’est pas obligé d’acquiescer mêrne.impli-citement à cette situation.Tous les gouvernements du monde ont toujours suivi cette règle dans leurs difficultés territoriales.La carte de l’Irlande apparaissant sur ses timbres-poste n’indique pas les comtés relevant de ITIster.Les cartes respectives de l’Argentine et du Chili réclament, chacune de leur côté, les îles Falkland, qui font l’objet de nement central en face du précé- leurs revendications respectives, dent accompli: l’acceptation Les cartes de la Colombie et de Le premier ministre de la province, M.Maurice DUPLESSIS, qui à délégué le trésorier provincial, M, Onésime Gagnon, au congrès des médecins.cour au Roi.au Tiers Etat et au Peuple et composer avec chacun d’eux?Le dimanche 27 mars 1791.à sa maison d’Argenteui), il s’écroule, foudroyé au milieu de l’orgie coutumière, et ce n’est que le mardi suivant que le bruit se répandit qu'il était atteint mortellement; cette nouvelle CM*a dans Paris un frémissement général.Sans celte mort, quelle tournure la Révolution française aurait-elle prise?Il est difficile de le prévoir.Mais on sait que cette mort ouvrit toutes grandes les portes à une multitude d’aventuriers politiques jusque-là tenus en coupe.On a bien souvent épilogue sur la mort de Mirabeau ainsi que sur la réaction universelle qui s’ensuivit.Nous ne voulons grossir inutilement cet article en fournissant des details à peu près connus de tous les érudits.Est-il mort d’empoisonnement aigu ou d’hémorragie cérébrale?La médecine légale d’alors n'était pas assez avancée pour en faire la preuve.Mirabeau n’était pas protégé par un parti politique en particulier, qui eût voulu tirer l’affaire au clair.Sa mort facilitait tant de candidatures 1 Choae certaine, chacune de aes nuits de fête pouvait suffire à provoquer une indigestion aiguë, et chez un pléthorique, comme lui, hypertendu à coup sûr, entraîner le coup fatal de l’hémorragie cérébrale.On dit que, jusqu’à la fin, Mirabeau conserva une “majestueuse sérénité” (Madelin).Comment concilier cette attitude avec le coma classique des derniers temos, de l’hémorragie cérébrale?Ici encore, le tout commença par l’indigestion aiguë du trop man- j ger et du trop boire.Tous nos héros meurent donc d’une affreuse gourmandise.On dit les gourmands philosophes, corrigeons et disons fatalistes.Ils perdent en effet ce libre arbitre de se refuser ce qu’ils désirent passionnément, et l’expérience d’avoir jusque là encaissé leur permet la hardiesse de répéter les mêmes “opérations”.Mieux vaut donc finir en citant ce trait recueilli et mis en ver par le bon Lafontaine: .4 son souper un glouton Commande qu'on apprête Pour lui seul un esturgeon.Sans en laisser que la télé.Il soupe; il crève; on y court; On lui donne maints clystèrcs.\ On lui dit.pour faire court, Qu’il mette ordre à ses affaires:] ’Mes amis, dit le goulu, M'y voilà résolu; Et puisqu’il faut que je meure.Sans faire tant de façon.Qu’on m'apporte tout à I heure, j Le reste de mon poisson." d’un drapeau national pour tous les Canadiens, et le contraindre de répondre à cette légitime réclamation.Force nous est donc de faire appel aux individus, à tous les Canadiens, religieux, professionnels, industriels et commerçants, à tous ceux qui aimenl véritablement leur pays, «pii en sont fiers jusqu'à en être orgueilleux; le pays fait partie de notre existence, de notre comportement physique, social et moral, comment ne pas l’aimer et ne pas vouloir se sacrifier pour lui.à certaines heures.Appel pressant à nos associations canadiennes, elles sont si puissantes.Quoi de plus aisé pour elles d’y aller de leur collaboration effective: la collaboratisn morale ne suffit pas.Arborons sur nos édifices, usines et habitations, et en permanence, le drapeau rouge et blanc à feuille d'érable en coeur, le seul drapeau à pouvoir signifier dans l’égalité de droits et de privilèges qui leur reviennent, les deux grandes races composantes du pàys, et de là, leur comporfement harmonieux.Portons l’écusson de bronze avec fierté, employons le timbre sur notre correspondance, pavoisons nos demeures de pelits drapeaux de coton.Comme un appel énergique et constant à la conquête de la fin souhaitéè.Ces objets, plusieurs fournisseurs et le Comité national en disposent.Fa-briquons-les soi-même.Osons cette fierté de travailler a la conquête de notre drapeau national — meltre son pays en possession d’un bien dû — Je valoriser d’autant —-, pour uu'il n y ait aucun signe de passable, d hégémonie étrangère, dans les plis sacrés de notre oriflamme national, tout comme l'Inde et le ! Ii°ns et vos souffrances en r>r Pakistan.l’Equateur n’ont jamais compromis les revendications opposées de ces Etats sur un targe secteur du Haut-Amazone.Et ce, pendant tout le siècle qui a précédé le protocole de Rio fixant ces frontières.Le Québec a été lisiblement sacrifié par le Conseil privé d’Angleterre en 1927.Pourquoi se montrerait-il moins subtil que les antres gnuvernemenls du monde en pareille conjectures?Dans celte affaire de frontières du Labrador le gouvernement fédéral èt le gouvernement provincial d'alors se sont montrés bien peu à la hauteur de leurs responsabilités en mettant leur confiance non en un arbitre indépendant, mais dans le Conseil privé, pour ce règlement.Hélas! ce n’était pas la première fois! Après la première grande guerre, n’a-t-on pas vu le gouvernement fédéral confier l’arbitrage d'un différend sur ie règlement des emprunts de guerre entre Ottawa et Londres, à l’ure des parties intéressées.Aussi le comité d’arbitrage, présidé par M.Asquith, ne s’est-il pas gêné pour’donner raison à Londres contre Ottawa! Le Herald a décrit hier: “Privy Council ruling defied." Le même journal admet pourtant dans le même article que les cartes ont joué contre nous en 1927.Voudrait-il vraiment que le gouvernement de Québec fit preuve de naïveté par respect pour le Conseil privé d’Angleterre?Tel n’est nas notre avis à la Ligue d'Artion Nationale, jm vous félicite et vous remercie r.u nom de notre collectivité.Votre sincèrement dévoué.Le Président : Anatole VAX!FR.Ne racontez pas vos npéra- J.-P.POULIOT, sec.Le Comité national pour l'adoption d'un drapeau canadien, C.P.195, Québec.sence des enfants, conseillent les autorités sanitaires.Il y a là* une terrible inconséquence.Dans notre monde scientifique moderne.rien de nécessaire et de commun comme les visites au médecin et au dentiste.Il nous fait grand plaisir d’exprimer toute notre estime et notre appréciation au Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec à l’occasion du centenaire 1 de sa fondation.• • • ¦ Laboratoires Marois LIMITEE r 5T-EUSTACHE, comfé Deux-Montognes A MONTREAL : 275 «st, rue Sherbrooke — LA.9283 It) LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 SEPTEMBRE 1947 La médecine est un art Affirmer que la médecine esl un art, c'est postuler une double démonstration, à savoir que la par Paul DUMAS, Montres!.CD homme est habité de passions et de soucis susceptibles d'intervenir dans la pathogénie, révolution et la guérison d’une foule de maux.Le clinicien doit donc se Joubier d’un humaniste et d’un psychologue afin de capter à force de sympathie et de compréhension la confiance du malade et ainsi de faire jouer les ressorts guérison de conceit avec les manoeuvres thérapeutiques ou chirurgicales.S’il ignorait cette vérité, il ravalerait son rôle à celui d'un vétérinaire pour primates évolués.En certains milieux, où l'on a peut-être sous-estimé ce caractère humain du patient, l’on s’est pris récemment d’un enthousiasme soudain pour la médecine psychosomatique, si bien que a tendance à médecine est en soi, par essence, un art et qu'elle le demeure au XXe siècle.Si l'on en croit la definition qu'en donnent les dictionnaires, la médecine, c’est “l’art de guérir”.Il ne nous semble pas inopportun cependant d'étayer cette définition de quelques développements parce qu’en certains milieux où sévissent 1 esprit du système et le rationalisme scientifique, l’on a tendance à ou blier aujourd’hui cette notion fondamentale.L’acte médical, c’est l’application — dans l’acception la plus souple de ce tenue — de données scientifiques relativement précises et encore fort incomplètes à un objet unique, instable, mobile et changeant, l’homme malade, en vue de le délivrer ou de le soulager de sa j maintenant maladie.Le médecin n’est donc pas un thaumaturge qui fait disparaître par enchantement les maux des foules; il n'est pas non plus un quelconque et impassible fonctionnaire qui délivre des recettes inéluctablement sûres a des consommateurs interchangeables; c’est un homme double d’un clinicien qui s'efforce laborieusement de guérir des individus et qui apporte à ce soin sa connaissance de l’âme et du coeur humains aussi bien que son savoir en pathologie et en thérapeutique.Au départ, c’est-à-dire à la faculté, la médecine garde aux yeux de l'étudiant toutes les apparences d’une science.Les affections morbides lui semblent définitivement cataloguées et les traitements dûment côdiües.A l’usage cependant, quand il entrera en clientèle et que, seul, livré à lui-même, il aura la responsabilité d’un nombre croissant de patients, il acquerra vite le sens du relatif, sinon le scepticisme méthodique, et surtout il découvrira le patient.C’est à ce stade que commencera sa veritable formation.En effet, les maladies fonctionnelles ou lésionnelles (nous mettons à part les maladies infectieuses qui, en cas d’épide-rnie ou de contage, peuvent dans une certaine mesure être prédites) sont capricieuses dans leur apparition, leur développement, leur évolution et leur résolution.Elles varient suivant les époques, les milieux, les saisons.Ainsi la syphilis n’a plus les mêmes caractères qu'aux temps légendaires du 606 où, selon l expression enthousiaste de Milian, “les chancres fondaient comme du beurre au soleil”; des traitements souvent incomplets l’ont rendue arsenico-résistante et, en raison de la fragilité grandis santé des systèmes nerveux sou mis à une tension de plus en plus dure, le tréponème manifeste maintenant un neurotropisme plus virulent ci plus précoce.De même, la pneumonie classique avec ses trois phases mathématiquement prévisibles a fait place à toutes les variétés de ^_____ _____________________ pneumonies grippales ou atypi- dédaignent encore la culture hu tion.Cette baisse de prestige qu’un chroniqueur retrouve dans la substitution du cavalier “Doc” au plus respectueux “Docteur” d’autrefois serait-elle due à cette dépersonnalisatiun de la médecine que nous signalions tout à l'heure, serait-elle due à la vulgarisation périlleuse des con.naissances médicales ou encore à l’évolution morale de la profes- èlre de bdns médecins, sachez bien votre physiologie et voire pathologie générale, tout le reste vous viendra de la clinique”.Un maître plus éminent encore.Harvey Cushing, initiateur d’une discipline qui exige plus que toutes les autres de rigueur scientifique, a dit excellemment: , _________ “Three fifths of the practice I sion?Nous ne saurions le dire, of medicine depends on common 1 Certes, les médecins sont des psychiques qui* concourront à la | sense, a knowledge of people hommes comme les autres mal- ' ' ¦ 1 j.__________i - I and ot human reactions.More gre le caractère austere de leurs than half of the remainder is j fonctions.Les médecins d’au-teehnologica! and mechanical, jourd’hui appartiennent à une the work of those medically ! époque âpre où la concurrence trained artisans we call surgeons.! est souvent cruelle et où l’argent What remains may be termed preventive.’' et plus loin: “The practice of medicine is an art and can never approach being a science, even though it may adopt and use for its purposes certains instruments originally designed in the process of scientific research.” * * * En 1947, la médecine continue, mais les circonstances dans lesquelles elle exerce maintenant son ministère bienfaisant ne sont plus les mêmes qu’il v a un siè-'jSont là Le bon sens au service de la santé publique Adrien PLOUFFE, Directeur adjoint du Service de Santé de Montréal.l’on a tendance verser dans l’excès contraire et à vouloir expliquer une foule d’affections par une interprétation strictement psychogénique.En réalité, très rares sont les syndromes qui reconnaissent une étiologie univoque.L’in, fluence des émotions peut sembler prépondérante dans le déclenchement ou l’extériorisation de certains syndrome , mais H ne faut pas oublier que l'usure nerveuse, la labilité neurovégétative, l’activité stagnante des émonctoires, les viciations de l'irrigation cellu' dre et surtout la fatigue sous toutes ses formes peuvent jouer un rôle télépathogénique non moins important dans la germination lente de *ccs mêmes syndromes.Nous sommes les premiers à reconnaître la signification pathogène de la douleur morale, de la peur, de l'ambition effrénée, de la jalousie, bref, des passions déréglées ou des chocs émotifs, mais à condition que ces facteurs morbides soient intégrés dans le cadre de la pathologie générale et qu’on ne leur assigne pas une responsabilité exclusive ou exagérée.D’ailleurs, si l’on eonnait mieux maintenant grâce à Cannon, Cushing, Hanson, Loewi.Houssy, etc., la filiation suivant laquelle les impulsions psychiques se transforment en perturbations viscérales, il faut savoir reconnaître avec modestie que les praticiens de tous les siècles, depuis Hippocrate et Dioscoride, ont toujours admis, l’interdépendance de l’esprit et du corps dans la pathologie et ont toujours joint à leur médication une psychothérapie à hase de sympathie et de bon sens.Parallèlement à cet engouement pour la psychomatique.l’on assiste en ce moment à un boom de la psychologie.Cette " j jeune spécialité ambitieuse, dont ''les attribùtions dans le domaine pratique nous paraissent fort limitées.prétend enlever les malades mentaux à la médecine tout comme elle se targue de mesurer quantitativement les éléments constitutifs de la personnalité.Si nous sommes les premiers à déplorer que certains médecins est devenu l’emblème du succès, Certains d’entre eux ne savent pas résister à la tentation et.L’hygiène n’est pas ce qu’un vain peuple pense.C’est une science qui, de prime abord, nous semble une dame au visage austère, mais cette femme gagne a été connue.Et quand on la connaît, on commence à comprendre qu’elle est une véritable amie pour nous, puisque, si nous avons le bon esprit de suivre ses conseils désintéressés, elle nous octroie une fortune: la conservation de la santé.L’hygiène est une science, mais une science à la portée de tous les gens de bonne volonté qui veulent bien se conformer pour saisfaire des besoins légiti-! aux instructions de leur méde-mes pu des exigences nioins re-jcin de famille ou aux directives corumandables.s’ingénient à «a- des médecins hygiénistes.Une gner le plus d argent possible définition fort simple de l’hy- ques.La grippe elle-même change de visage à chaque saison.Le clinicien moderne reconnaître encore pour nombre d’affections l’existence de formes paradoxales, a —, mono — ou oligosymp-tomutiques, il n’use qu’avec le plus scrupuleux discernement du vocable maladie et se contente de désigner du nom de syndromes.d’aggrégats de sypnüômes, les entités morbides dont il tente de percer quotidiennement le mystère.Les maladies se modifient, s’atténuent, disparaissent, d’autres naissent à la faveur du progrès industriel ou des “raffinements” de la guerre mécanisée, hier la silicose des mineurs, la maladie des défonceurs de chaussées, la coccycodymie des chauffeurs de jeep, demain les leucopénies foudroyantes de l’cre atomique et la gangrène pulmonaire suraiguë de l'ypérite.Et surtout, les maladies varient, revêtent un comportement particulier et poursuivent un cheminement différent selon les individus qu’elles frappent.Le patient est un individu, un èli’e unique, placé dans des conjonctures inédites et qui ne se répéteront jamais tout à fait identiques.Chargé d’hérédité, porteur de tendances et possédant un terrain qui lui sont propres.’ il représente un microcosme à part où s’entremêlent et s’entre.choquent les réactions physico-chimiques et les immil-sions neuropsychiques et dont la stabilité biologique est condi-lionnée par son équilibre moral et sa résistance aux chocs émotifs.11 est muni d’anpnreils régulateurs extrêmement sensibles qui le protègent contre les perturbations du milieu ambiant et aussi contre lui-même et qui lui confèrent un pouvoir de défense et rie résistance contre les agents pathogènes.Ce pouvoir de résistance individuelle que l’on a tenté naguère de mesurer nar un coefficient de résistivité, il repose sur l’intégrité des organes et l’efficacité des mèditeurs qui assurent leur fonctionnement normal, il est intimement lié aussi à l’attitude mentale de l’individu devant la vie.L’individu est le produit d’une lignée, d’une éducation et d'un milieu, il est davantage le produit d'un enchaînement d’expériences d’ordre familial, sentimental.social, professionnel, etc., qui façonnent sa personnalité.aiguisant certaines arêtes et creusant certains viles, et développent, stimulent ou dépriment en lui l’instinct vital.Le patient, l'homme malade, possède en sa qualité d’homme cette double individualité biologique et psychologique et il exhibe en face de la maladie un comportement original en fonction du dualisme de sa nature • et du particularisme de sa personne.Lorsqu’il consulte le médecin et qu'il demande à être guéri ou soulagé, celui-ci doit toujours se rappeler qu'il se trouve en présence d'un homme et non, d’une bête et que cet maniste et que la psychologie pratique ne figure pas au programme de la faculté de médecine, là où elle serait vraiment à sa place, il nous semble inconcevable et absurde dans les termes que l’on puisse traiter des névrosés ou des aliénés tout en ignorant le fondement biologique de la personne humaine.Quant, à la mesure mathématique de l’activité psvehinue.méthode statique appliquée à un objet dynamique, elle nous semble essentiellement approximative et susceptible d’erreurs comme toutes les mesures à l’intérieur desquelles on prétend enfermer les phénomènes de la vie.L’homme est un être changeant et nous savons, nous, médecins, qu’il n'est pas réductible à quelques formules et que, semblable au vif-argent, il fuit entre Ici mailles de notre savoir et oppose à nos esprits de mieux en mieux avertis des problèmes et des énigmes constamment renouvelés.La publicité faite autour de la psychologie et surtout autour i des idées freudiennes porte par-I lois le médecin à un autre abus d’interprétation lorsqu’il invo-! que trop couramment le facteur cle.D’une part.l’Etat, par ses organismes de médecine préventive.d’autre part la médecine de plus en plus spécialisée tendent à restreindre le champ d’action du praticien, sans compter la menace de la médecine socialisée que l'on agite depuis peu sur la tête.Nul ne songe à dire du mal de la médecine préventive.Grâce à elle de nombreuses maladies microbiennes ont pratiquement disparu et d’autres sont prévenues ou rapidement dépistées; clic assure la désinfection des eaux et la pasteurisation du lait, elle diffuse les connaissances de l’hygiène dans le peuple, elle combat la mortalité infantile, bref, à cause de res bons offices et des laboratoires qu’elle met à la disposition de la profession et parce que, de plus, ses attributions sont clairement délimitées, elle s’avère pour le praticien une collaboratrice très précieuse.Par contre, la médecine spécialisée et la médecine ultra-scientifique prêtent quelque peu le flanc à la critique.L’on connaît l’adage américain: "A spe.cialisl is a man mho knows more and more, about less and less." Boutade sans doute, mais qui contient néanmoins une part de vérité.Car le spécialiste est trop souvent un médecin à oeillères qui se soucie peu des autres provinces de Part médical et encore moins de la personnalité morale du patient.Cette compartimentation systématique et artificielle du patient de même que l’interposition entre celui-ci et son médecin de toute une théorie d’assistants, de techniciens et de spécialistes font disparaître tout contact humain entre le patient et le»médecin et selon l’expression très iuste du docteur Harold Thomas Hyman, ancien professeur à l’université Columbia, aboutissent à “une désintégration, une déshumani-sation et une dépersonnalisation de la médecine”.Harvev Cushing, que nous avons cité tout à l’heure, n’est pas moins explicite lorsqu il écrit i “As a matter of fact, it will be a great shock to laymen to learn that a great part of what is called scientific medicine )s a fetish and wholly unscientific.We have instruments of preei.sion in increasing numbers with which we and our hospital assistants at untold expense make tests and take observations, the vast majority of which are but supplementary to.and as nothing compared with, the careful study of the patient by a keen observer using his eves and ears and fiifgers and a few simple aids.” , Le patient pour sa part n a que faire des diagnostics savants qui ne le mènent nulle part et des considérations académiques stériles.Il demande à être guéri ou soulagé, un point c’est tout.Bien sûr, il est des êtres minables qui mènent une existence larvaire en marge de la société et qui éprouveront quelque fierté à être porteurs d’une maladie de Thomsen ou de Vogt-Koyana.gi.Mais le patient moyen demeure logique avec lui-même et nous sur le dos des patients au lieu de s’efforcer d’abord de soulager leurs semblables tout en assurant honnêtement leur propre subsistance et pratiquent une médecine d’abattage qui tient plus du négoce que de l’apostolat.Ue heureusement des cas pif giène, c’est celle-ci: le gros bon sens mis au service de la santé publique.Réfléchissez et vous verrez que cette définition s’approche de la vérité.Et si vous l’admettez.vous deviendrez des amis de l’hygiène et vous ne vous en porterez que mieux, vous et les vôtres.Prenons des exemples dans la vie courante.L’hygiène, patin voix de votre médecin, vous conseille d’être sobre dans le boire et le manger, de donner une alimentation suffisante à vos enfants, de les conduire chez le dentiste ou chez le spécialiste quand c’est nécessaire.Vous écoutez votre médecin et vous agissez alors avec bon sens.Sinon.répondez vous-même! Vous souffrez d’une maladie isolés et le patient n’en est généralement pas dupe bien long- ! temps.Les quelques abus qui se sont produits dans ce sens ne justifient pas cependant les tentatives de médecine socialisée qui se font jour depuis quelques années et grâce auxquelles des bate, leurs électoraux espèrent s’assurer le pouvoir au détriment non seulement de toute une profes.sion mais de la santé publique en général.Quelle que soit la solution que l’on apportera au problème du coût onéreux de l’hos.j pitalisation et des soins médi-j eaux, la médecine ne saurait Le coeiir ue, rester fidèle à son rôle séculaire Lje l’estomac.Votre médecin t> 1 pinpmprf^Ht»6ofUfp"p-^ 0ir : vtHIS t)r('scnt quelques remèdes, pleinement de celle-ci les bons mais U insisle sui-tout sur un régime qui, bien suivi, peut vous conduire à une vieillesse heureuse.Vous vous moquez de votre régime, soit, mais agissez-vous suivant les principes du gros bon sens?Répondez vous-même! Ce jeune homme adore le sport mais, à l’âge de vingt-cinq ans, il est affecté de rhumatisme aigu avec une complication cardiaque.Le rhumatisme guérit, mais il laisse à sa suite, comme cela arrive fréquemment, une lésion au coeur.Voilà un jeune homme éclopé pour la vie.Que va lui conseiller le médecin de famille?Le repos physique.l'abandon de tout effort qui fatiguerait le coeur.C’est ennuyeux, .c’est regrettable, mais c’est ainsi.Si ce patient écoute son médecin, il peut vivre longtemps; s’il passe outre aux conseils de l’hygiène, c’est son af- offices qu’il en attend, si le pa.tient ne conserve pas la liberté de choisir son propre médecin et si le médecin de son côté ne conserve pas toute sa liberté dans l’exercice de sa profession.Le jour où l’Etat portera atteinte à ces deux droits essentiels, la médecine perdra tout caractère humain et sera envahffe par le chiendent de la bureaucratie.Si ce jour néfaste se levait jamais, engageons-nous, chers confrères, à exiger sur l'heure la socialisation des avocassiers qui nous au.ront valu cette calamité! Les réserves faites touchant la médecine préventive et la médecine spécialisée, la médecine reste encore de nos jours un art.Notre savoir s’est enrichi, mais l’homme, lui.n’a pas changé.Quels que soient les moyens que nous mettons en oeuvre pour le guérir ou le soulager de ses maux, nos gestes médicaux demeurent l’application de don.nées scientifiques à des objets singuliers et changeants, avec tout ce que cette application peut comporter de nuances suivant les cas individuels.Et parce que ces gestes sont empreints d’une riche signification humai, ne et que, sans cesse renouvelés, ils n’ont jamais rien de mécanique, ils témoignent que la médecine, tout en se réclamant avec une légitime fierté des acquisi-lions scientifiques de ses savants, continue d’être comme par le passé le plus humain.Te plus bienfaisant et le plus universel de tous les arts.sexuel pour expliquer telle né-j aurions mauvaise grâce de lui en \rose ou tel trouble fonctionnel, j vouloir quand, après avoir été Dans les sociétés puritaines où ; entraîné dans le dédale de la à notre sens l’on parle trop et pas assez de la sexualité, l’obsession sexuelle peut être à l'origine de plusieurs troubles, mais si l’on songe au petit nombre d’heures qu’un homme consacre tout le long de sa vie à ce qu’une humoriste américaine a appelé "lhe most popular of indoor sports", l’on conçoit sans peine qu’il est des préoccupations quotidiennes dont la répercussion puiss'e être plus grave et plus profonde telles que les deuils, les soucis d’argent, les impôts, les déceptions, les jalousies._ les haines, les incompatibilités d’humeur.l’insécurité, etc., et toutes les contrariétés qui sont la menue monnaie de la vie de tous les jours.La vie est dure et plus génératrice d’ennuis que de joies.L’homme au surplus se détruit souvent lui-même et ne sait pas toujours comment manger, boire, dormir, se vêtir, travailler, se détendre, plafonner ses ambitions.Le vrai médecin, celui qui en tous ces cas incarne le mieux la médecine parce qu’il est en contact plus direct avec l'humanité, c'est-à-dire le praticien, connaît les misères et les faiblesses de l’homme tout comme il comprend sa pathologie.C’est pourquoi il ne verse jamais dans les exclusives biochimiques, psv-chomatiques ou freudiennes.Es.prit tolérant et éclectique, clinicien consciencieux et attentif aux moindres nuances, il compense les déficiences de son outillage technique par une plus grande dose de chaleur humaine et de flair clinique et il apporte dans l’exercice de sa profession une sagesse faite de sympathie, de mesure et de bon sens- Un de nos maîtres regrettés, le professeur B.-G.Bourgeois, nous______________ disait un imir: “Si vous voulez plus l'ohiet de la m/'mc S 1.Causerie au poste CBF.faire, mais la pratique du sport va fatiguer ce jeune coeur qui a besoin de repos, et, vers les trente ou trente-cinq ans, on annoncera dans les journaux la mort inattendue de ce sportif.Inattendue pour le public, mais non Pas pour le praticien ou l’hygiéniste.Avec un brin de bon sens, ce jeune homme aurait fait le sacrifice des sports et il vivrait encore.A qui la faute s’il meurt jeune?Répondez vous-mêmes, mesdames et messieurs.Cette jeune fille s’en va au bal à peine habillée.Elle a la coquetterie de vouloir paraitre mince.Mais, cette nuit-là, il gèle à pierre fendre.Notre gracieuse étourdie contracte une pneumonie qui l’emporte en quelques jours! Si elle avait suivi les prescriptions élémentaires de la prévention, elle serait encore vivante.A-t-elle agi avec bon sens?Répondez vous-même, madame.Cette jeune maman attend un bébé.L’hygiène maternelle lui conseille de voir son médecin.Elle y va deux ou trois fois.Elle doit suivre un régime spécial, mais cela l’ennuie.Elle fait une complication du côté des reins.Cela lui aurait été épargné avec le régime.qu’elle a négligé de suivre.Son enfant est vivant, mais la maman est morte.A qui la faute?A-t-elle agi avec bon sens?Répondez vous-même.madame.Cet homme d’une force physi-, que peu commune boit de i’al-1 cool avec excès.Comme on dit dans le langage populaire, il prend un gros coup.Il tient le coup.Cela ne le fatigue aucunement mais, à l’âge de quarante ans, il doit s’aliter.H n’écoute pas la sonnette d’alarme.S’il voulait suivre les conseils de son médecin, il s’arrêterait de boire.Non, il continue.Pourtant, il pourrait conjurer le mauvais sort qui l’attend.II continue et il succombe à quarante-cinq ans, alors qu’il était bâti pour vivre jusqu’à quatre-vingts ans.Qui donc est responsable de cette fin prématurée?Cet homme a-t-il agi avec bon sens?Répondez vous-mêmes, mesdames et messieurs.On pourrait multiplier les exemples.Ils ne feraient que prouver que l’hygiène est le gros bon sens mis au service de la santé publique.Mais le gros bon sens est une fleur qui ne pousse pas dans tous les jardins, surtout de nos jours.La civilisation intense, ô dérision, arrête la croissance de cette plante utile.L’homme et la femme modernes veulent vivre leur vie, sans l’entrave de ces régimes fastidieux prescrits par ces sortes de croquemitaines que sont le praticien et l’hygiéniste.On veut boire à son goût, manger à sa guise, veiller tard et vivre à l’avenant.C'est un programme de liberté! Reste à savoir s'il cadre bien avec les intérêts de la petite madame ou du monsieur qui veut profiter de l’existence.suivant les lois de la fantaisie.Ceux et celles qui ont de la résistance passent à travers les abus en piétinant les principes utiles à la conservation de la santé, mais un grand nombre d’autres s’aperçoivent à la longue que ce système n’offre rien qui vaille! Et ce sont les maladies chroniques et l’ennuyeux cortège de toutes leurs complications! On entend alors la sempiternelle rengaine: “Si j'avais su!” “Si j’avais su!” Et pourtant, on pourrait si facilement éviter d'arriver -à une échéance toujours désagréable, souvent pénible et parfois désastreuse! Un simple retour à une vie plus simple et la soumission aux directives de l’hygiène et de la médecine préventive seraient de mise dans les circonstances.Et pour résumer en quelques mots, un peu de gros bon sens servirait grandement la santé publique! Mais voilà! aujourd'hui, le gros bon sens est en grève chez nos contemporains.Et ce n’est pas une grève perlée, niais une grève gigantesque, ciu haut en bas de l’échelle.On se moque des bons conseils! On va chez le médecin quand il est trop tard! On suit un régime quelques jours et on l’abandonne pour retomber dans la mare aux abus.C’est la lutte entre la velléité et la volonté, entre le caprice et le sens commun, entre la fantaisie et le devoir! On semble prendre plaisir à aasnil-ler ses jours et sa santé.On est pris dans un engrenage ét on n’a pas assez de caractère pour s’en dégager.Bien avant le temps, on est soumis à toute une kyrielle de tracas, de désagréments, de douleurs et de dépenses.“Si j'avais su!” Que de fois on entend ces mots désolants! Mais vous le saviez, on vous l'avait dit et redit! Pourquoi n’avez-vous pas écouté la voix bienfaisante de votre médecin?Pourquoi avez-vous méprisé ses conseils?Pourquoi n’avez-vous pas suivi ce régime qu’il vous imposait?Pourquoi rt’avez-voqs pas entendu la sonette d’alarme?Maintenant, vous souffrez, vous avez à payer et il est trop tard! Si tout le monde comprenait que l’hygiène et la médecine préventive ne »sont pas autre chose que du gros bon sens! Si tout le monde comprenait qu’avec ce gros bon sens on arrive à l’intelligence de la santé, ce serait un grand pas en avant pour le bonheur humain.En effet, si tout le monde avait l’intelligence de la santé, il y aurait forcément moins de maladies, partant moins de souffrance et plus de bonheur.Car, qu’on le veuille ou non.la santé est un des rouages les plus im- portants, les plus essentiels à cette machine compliquée qu’est le bonheur.Si la santé est en mauvais état, la machine-bonheur ne donne pas tout son rendement.Il importe donc de conserver sa santé en bonne condition si on veut vraiment profiter du bonheur! Tout est tellement discutable que M.de La Palice l’eût reconnu, mais l’homme n'a pas changé depuis que le poète latin a dit: "Video meliora proboque de-teriora sequor! C’est-à-dire en traduction libre: “L’homme voit la meilleure route à suivre, mais il prend la mauvaise”.Quel remède?Il est tellement simple, tellement enfantin, qu’il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour le trouver.C’est le retour à la vie saine ou.si vous préférez, à à la vie simple, par le chemin du gros bon sens.Nous arrivons ainsi à la définition que nôus donnions tout à l’heure; l’hygiène, c’est le gros bon sens mis au service de la santé publique.Que nos contemporains cessent de vivre suivant la fantaisie de leurs caprices.Qu’ils aient assez de caractère pour se tenir debout et pour suivre les conseils sensés du médecin de famille et du médecin hygiéniste.Qu’ils se fassent soigner et fassent traiter leurs enfants à la première alerte! Qu’ils choisissent un praticien qui ait leu-confiance et qu'ils considèrent ce médecin comme un ami en acceotant comme une vérité d’Evangile tout ce qu’il leur dira.Qu’ils comprennent que la médecine est une science difficile et un art compliqué qu’on doit laisser aux médecins, Que nos contemporains relèguent aux oubliettes les préjugés morbides ordinaires, négligence.indifférence, inconscience, insouciance, ignorance et autres maux indésirables.En somme.il faut que le gros bon sens refleurisse dans thus les esprits.C’est ainsi et seulement gsâce à ce système, que nous arriverons à l’intelligence de la santé, qui est encore le meilleur moyen de comprendre la vie comme elle doit ètfe comprise.Si nos contemporains voulaient bien se payer le luxe de réfléchir et de niéditer sur les vérités précédentes, nous aurions à déplorer moins de maladies aiguës ou chroniques, moins de maladies contagieuses, moins de morts inopinées.Cependant, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, n'oubliez pas que les meilleurs médecins et les plus savants hygiénis-‘es feraient mie oeuvre inutile, presque stérile, si leurs efforts se butaient à l’incompféhension d’un trop grand nombre des nôtres.En conséquence, c’est aux nôtres de prêter main-forte à cêi x qui.en travaillant à la sauvegarde de la santé publique, orientent la vie humaine vers le bonheur et le nays vers une plus grande prospérité.médecine scientifique et n’y avoir point trouvé de solution à ses maux, il s’en va mander le réconfort à quelque marchand d’orviétan, charlatan sans aucun doute, mais fort bon connaisseur de la nature humaine.Le patient attend de nous nue nous l’assistions et le guérissions C’est là une vérité élémentaire que le spécialiste ne doit jamais oublier.Autre vérité nui semblera paradoxale à certains lec leurs, les spécialistes ne doivent jamais prendre le pas sur le mé.decin mais l’aider en lui fournissant un complément de lumière pour éclairer tel coin d’ombre que comporte son savoir médical Bien plus, lorsqu’un spécialiste empiète sur le domaine du praticien et se mêle de traiter des cas qui ne sont nullement de son ressort, les soins qu’il donne alors valent moins que ceux qu’un praticien aurait mi administrer dans les circonstances.L’on exige des jeunes médecins nu’ils fassent un stage dans les différents services hospitaliers avant d’aborder l’étude d’une spécialité.Cette mesure est excellente mais elle ne les rensei.gne encore que sur un aspect de la médecine, la médecine d’hôpital avec ses inconvénients, à savoir l'abus des examens de laboratoire comme moyen diagnostique et le partage des responsabilités.Le meilleur moyen à mon sens de faire connaître au futur spécialiste la médecine et les malades serait de lui imposer 3uelques années de pratique mé-icale en clientèle générale.Chose curieuse, le médecin d’aujourd'hui, mieux outillé dans la lutte contre les maladies que ne l'étaient ses prédécesseurs, est cependant moins bien con.sidéré de sea patienta et n’est Y
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