Le devoir, 19 février 1948, jeudi 19 février 1948
?"'Le Canada ut une nation souveraine et rte peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envers te monde." , Lord TWEEDSMUIR Directeur : Géroru FHJON FAIS CE QUE DOIS Hédacteur en chef : Osier HEROUZ VOLUME XXXIX — No 40 S.Conrad, confesseur.COUVERT AVEC NEIGE INTERMITTENTE Maximum aujourd'hui .26 Même date l’an dernier .20 Minimum aujourd'hui .18 Même date l'rm dernier .10 MONTREAL, JEUDI, 19 FEVRIER 1948 Trois cents le numéro Les noces d argent de la Fédérée - L'hisfoire de la coopération agricole en est une particulièrement agitée_ Des noms qui passeront à I histoire-La Fédérée est une des plus grosses maisons d affaires canadiennes-françaises K La Coopérative Fédérée de Québec célèbre aujourd’hui et demain, à l’occasion de son assemblée générale annuelle, le vingt-cinq-uieme anniversaire de sa fondation.Èn fait, cette célébration aurait dû avoir lieu l’an dernier, puisque la Fédérée, comme on à 1 habitude de la désigner, fut incorporée en 1922.Mais comme l’assemblée générale de cette année est la vingt-cinquième depuis la fondation, on a remis de quelques mois les célébrations.Elies' seront d’ailleurs fort modestes et prendront une forme éducative et documentaire.Notre journal publie aujourd’hui un supplément de douze pages consacre exclusivement à l’histoire, à l’organisation, aux réalisations de la Coopérative Fédérée.D’autres publications comme là Terre de Chez Nous et Ensemble doivent en faire autant ces jours-ci.Au banquet de ce soir, les coopérateurs agricoles auront le rare avantage d’entendre MM.Joseph Folliet et Edouard Montpetit, un sociologue français et un économiste canadien, également savants et éloquents.• La Coopérative Fédérée a une histoire particulièrement agitée.Elle prit naissance en 1922 pqr la fusion de trois coopératives: la Coopérative centrale des Agriculteurs du Québec qui avant 1920 s’appelait la Société coopérative des Fromagers du Québec, le Comptoir coopératif de Montréal, la Société coopérative des Producteurs de semences de Sainte-Rosalie.Mais chacune de ces trois sociétés avait eu une histoire difficile, à laquelle la politique avec ses ferments de chicane n’avait pas été étrangère.Et naturellement comme il sied au pays de Québec, les trois sociétés se jalousaient, tiraient à hue et à dia, se faisaient une concurrence ruineuse et cherchaient à compenser leurs déficits au moyen de subsides.Le ministre de l’Agriculture du temps était Joseph-Edouard Caron, homme qui ne manquait pas d’idées — il en avait de généreuses — ni de bon vouloir, mais qui était ombrageux et vindicatif.Il décréta d’autorité la fusion des trois sociétés — ce qui pouvait sûrement se justifier — et il se fit attribuer des droits excessifs de regard sur la nouvelle coopérative, entre autres celai de nommer et de renvoyer le gérant général.La Coopérative Fédérée devenait ainsi un simple service du ministère de l’Agriculture, ce qui était absolument anticoopératif.Le mécontentement qui suivit cette mainmise de l’Etat sur la coopération agricole aboutit deux ans plus tard à la fondation de l’Union Catholique des Cultivateurs.Il fallut attendre la rentrée spectaculaire de M.J.-L.Perron au ministère de l’Agriculture pour que les choses soient remises en place.En 1931 la Coopérative Fédérée retrouvait sa pleine indépendance et le ministère de l’Agriculture acceptait de combler le déficit qu’une administration imprévoyante avait accumulé.Cependant ce n’est qu’en 1938 que s’accomplit la réconciliation entre la Fédérée et l’U.C.C., celle-ci acceptant de liquider le Comptoir coopératif qu’elle avait fondé en 1928, celle-là reconnaissant l’U.C.C.comme l’association professionnelle des cultivateurs de la province de Québec.Dix ans de paix dans le monde agricole ont fait infiniment plus pour l’organisation économique de la profession agricole que les vingt années de chicane qui ont précédé: le documentaire d’aujourd’hui contient plusieurs tableaux sur les affaires de la Fédérée depuis sa fondation; on constatera que les progrès des dix dernières années ont été presque vertigineux.Si on se tourne du côté | de l’U.C.C.on constate le même phénomène:, i augmentation rapide du nombre des mem-| bres et développement des services depuis: : 1938.; ! Qui pourrait estimer tout le bien qu’a valu ! J à la classe agricole l’armistice de 1938?La! paix retrouvée a permis des initiatives qu’au-trefois on redoutait.Les agronomes ont pu1 accomplir leur travail de propagande sans j risquer d’être coincés à tout moment entre] deux clans ennemis.Le clergé a pu donner) libre cours à son zèle sans avoir à redouter) les critiques malveillantes.Bref, l’on a expé-j rimenté chez nous que le progrès social ne t peut s’accomplir que dans la paix sociale.] Est-ce à dire que toutes les ‘traverses” | par lesquelles a passé la Coopérative Fédé-i rée ne furent d’aucune utilité?Nullement.! “Tu enfanteras dans la douleur” est nnej peine qui fut imposée à la femme, mais qui: semble valoir pour toutes les oeuvres humai-i nés.L’histoire du mouvement coopératif de-; puis 1844 n’est qu’une suite de succès et de | déboires qui se succèdent à une cadence; rythmée.Les déboires sont nécessaires aux) grandes entreprises humaines: ils permet-! tent l’élimination des mous, des arrivistes,des ! lâches.Ils mettent en vedette ceux qui ont1 de la tête et du coeur.C’est ce qui s’est pro- ! duit dans le mouvement coopératif et plus généralement dans la vie agricole de notre' province.On a oublié depuis déjà longtemps le nom et les mérites ( ?) d’une nuée de petits avocats de bout de rang qui durant les trente ou quarante dernières années ont été pour ou! contre le mouvement coopératif parce qu’ils! y voyaient un moyen d’assouvir leur ambi-; tion ou leur haine.Par contre l’histoire gar-1 dera la mémoire de personnes qui, sans être i exemptes de défauts, avaient pourtant assez | de jugement et de désintéressement pour: s’imposer dans leur milieu.Pour ne men-l tionner que quelques noms qui sont disparus: ou qui sont sortis du mouvement, rendons de justes hommages à Noé Ponton, Firmin Le-I fourneau, Laurent Barré, Félix Desmarais, J.-N.Bérard, Aldéric Lalonde, qui ont laissé la marque de leur personnalité dans le monde agricole où ils ont évolué.La plupart n’avaient en commun que très peu d’idées ; ils étaient d’un caractère pas toujours facile.! Néanmoins ils étaient unanimes à rechercher i par des voies différentes et quelquefois di-) vergeantes la promotion sociale de l’habitant.Leurs successeurs, qui sont nos contempo-: rains, ne sont pas de qualité inférieure.Il serait malséant d’aligner des noms.C’est notre avis du reste que le plus beau produit du mouvement coopératif agricole à tous les de- j grés ce sont les hommes qu’il a formés.• C’est une heureuse initiative que de : fournir aux lecteurs du Devoir, qui* se! recrutent principalement dans la classe i intellectuelle et bourgeoise, une vue d’en-! semble de cette entreprise colossale qui; se nomme la Coopérative Fédérée.Avec! un chiffre d’affaires annuel dépassant! les $40 millions, la Fédérée est une des plus grosses maisons d’affaires entre! les mains des Canadiens français.Nous; pouvons être assurés qu’elle ne passera ja-; mais, comme ce fut le cas pour d’autres,) en des mains étrangères.L’initiative et la réalisation de ce docu-' mentaire reviennent en bonne partie aux di- ! rigeants de la Coopérative Fédérée.Nous te-nons à leur en exprimer nos remerciements.' m .Chili et Argentine se prévient des accords de Rio Enjambement des territoires antarctiques contestés entre eux et la Grande-Bretagne — La politique interne motive leurs réclamations LA BARGE “LITTLE EDDIE" d« LouisvHI», Kentucky, a trouvé un adversaire trop fort pour elle dans les glaces de la rivière Ohio.On voit ici une équipe de mariniers occupés à vider ce bateau de l'eau qui a envahi scs cales après une rencontre un peu brusque avec les glaçons.LETTRE D'OTTAWA Les Canadiens redeviennent sujets britanniques Et les Anglais deviennent nationaux du Royaume- i JfJ MORTS DANS UNE Uni — L'explication de l'intervention personnelle TRAGEDIE AERIENNE du roi dans l'affaire des lettres patentes 19-11-48 Gérard FILION Blocs-notes Demain ?, M.de Valera n’est plus premier I ministre d’Irlande.La cnmposi-lltion du cabinet qui, sous la di-E *ection de M.Costello, un ancien |.procureur-général du temps du s'Fine Gael, succède au sien indi-JT que de façon très claire le carac-IStère de la coalition qui lui a fait Itéchec.Il y a là ries représentants ( de cinq partis, plus deux indé-f{pendants.On a fait la part de tous les dissidents.L’on y voit côte à côte avec M.Muleahy p et oertains de ses collègues dû p Fine Gael, M.Norton, le chef des ï travaillistes qui devient vice-vpremier ministre.M.Everett, le Relief des travaillistes dits natio-C maux, M.Scan MacBridc, le chef ¦•du nouveau parti dit républicain, M.James Dillon (le fils de J’arv-X cien chef parlementaire des Ir-i landais aux Communes d’Angle-i (erre, qui depuis longtemps vit Jj en marge de tous les groupes) et B l’iin des représentants du groupe K agraire.Bref, à peu près toutes .les nuances de l’arc-en-ciel.Aussi bien tout le monde se i pose aujourd'hui la même et dou-l'ble question: Combien de temps •pourra tenir cette coalition?A ¦J quand la prochaine élection gé-™ néraie?, On a publié un programme en ¦ .dix points sur lequel les coalises se sont mis d'accord et dont ils ' entreprendraient la réalisation ?immédiate: campagne à fond sj pour fournir à un taux raisonnable des logements pour les classes moyennes et les ouvriers; _l production agricole et industri-^ clic augmentée; abaissement du J coût de la vie; impôt sur g tous les prpfits non raisonnables: introduction d’un système de sécurité sociale “compréhen- sif” pour protéger contre les conséquences de la vieillesse, de la maladie, de la cécité, de la viduité, du chômage; abolition des impôts récents sur les cigarettes, la bière et le cinéma; démarches immédiates pour assurer le traitement des victimes de la tuberculose: établissement d’un conseil d’éducation; démarches immédiates pour le lancement d’un plan national de drainage; abolition de l’épreuve dite des ressources (means test) pour les bénéficiaires des pensions de vieillesse, de même que pour les veuves, les orphelins et les aveugles qui bénéficient de pensions.Le programme est vaste.On peut noter que, d'une part, il ne fait aucune allusion à la question de la réunion des deux Ir-iandes et que, d’autre part, il ne parait prévoir aucune source de revenu nouvelle pour parer aux dépenses qu’entraînera son exécution.Mais, de quoi demain sera-t-il fait?Alfred Bernier Les Voyageurs de Commerce catholiques ont commémoré par une manifestation religieuse le premier anniversaire de la mort d’Alfred Bernier.Ils ont pensé qu'ils devaient ce témoignage de pieuse gratitude à celui qui fut i'un des grands initiateurs du mouvement qui a pris aujourd’hui une telle ampleur.Alfred Bernier fut à la vérité l’un des hommes particulièrement remarquables de sa génération.Ce patriote ardent, ce défenseur intransigeant des droits du français, non seulement par la parole mais dans la pratique quO' tidienne, était né aux Etats-Unis, ! dans un milieu presque exclusi-j vement anglophone.A son arri- • vée au pays, il lui fallut un effort considérable et tenace pour apprendre à parler comme il le voulait la langue de ses ancêtres.Il y réussit à tel point qu'on/ ne pouvait s’apercevoir ni dam ta l conversation, ni dans ses dis-! cour* publics, de sa faiblesse du! début.Bernier donna une grande par- j fie de sa vie à l’oeuvre des Voya-, geurs catholiques.Jusqu’à la fin,! il lui resta fidèle et sut trouver) pour elle des loisirs.(On se de-| mandait parfois comment cet: homme d’affaires, pria par de! lourdes responsabilités, pouvait trouver le moyen de donner tant d’heures aux oeuvres d’action catholique et nationale.C’est probablement qu’il n’en gaspillait point ailleurs).* Nous avons eu le grand honneur de compter parmi nos amis les plus dévoués, et finalement parmi les membres du Conseil d’administration du Devoir, cet homme d’affaires doublé d’un homme d’oeuvres.Il faisait partie de ce groupe admirable sur le dévouement et le* sacrifice* duquel s’édifia la réussite d’une entreprise à laquelle tant d’hommes prétendus sages prédisaient alors une fin si rapide.Nous noua en voudrions de ne pas joindre notre hommage à celui des Voyageurs.Bernier est de ceux que ne sauraient oublier ceux qui ont eu l’honneur de collaborer avec lui dans une oeuvre quelconque.O.H.Musique et communisme L’accusation portée il y a quelques jours par le comité central du parti communiste à Moscou contre trois, musiciens rus- Ottawa.18 — La Grande-Bretagne est résolue à consolider l’unité du Commonwealth en renforçant le lien de l’allégeance commune qui rattache ces divers Etats à la couronne britannique.Elle s'efforce de prévenir et d’éviter toutes les frictions qui pourraient découler d’inégalités constitutionnelles entre la métropole et les dominions qui se sont émancipés, mais elle s’emploie ingénieusement à souligner l’importance de la couronne comme symbole de solidarité britannique.Cette politique explique l'importance que l’on attache à Londres à la signature des lettres de créance de nos ambassadeurs canadiens par le roi et non par le gouverneur général.Elle explique l’intervention du roi Geor-gea VI et le désir personnel qu’il a exprimé au mois de mai dernier dans la correspondance échangée avec le gouvernement canadien.Le* motifs précis de cette intervention royale surprenante, on pouvait déjà vaguement les discerner, mais une dépêche qui est venue de Londres ce soir les révèle clairement et explique toute l’affaire.Il s’agit du nouveau bill de nationalité du Royaume-Uni qui sera soumis incessamment à la Chambre des Lords.Le parlement canadien a voté en 1946 une loi de citoyenneté qui a été saluée comme une mesure émancipatrice parce qu’elle nou* faisait citoyens canadiens de sujets britanniques que nous étions.Nombre de députés ont souligné dans le temps la timidité de la mesure qui définissait le citoyen canadien comme un sujet britannique.Plusieurs ont dénoncé la double nationalité et la sujétion qu'elle comportait vis-à-vis de la Grande-Bretagne.Si peu satisfaisante qu’elle fut.ses célèbre* mérite d'être soulignée.Dan* un de ses décrets qui sont souvent le prélude de mesures plus énergiques, le comité a affirmé que Shostakovich, Ahatchatourian, Prokofieff n’ont pas tenu compte de ses instructions de décembre 1946, où il a ordonné d’éliminer les influences bourgeoises de l'art soviétique.Ce grief peut paraître amusant, niais toute l’affaire montre jusqu’où va le totalitarisme de Moscou.Les écrivains et les artistes n’ont aucune liberté en U.R.S.S.pas plus que les autres citoyens, et leurs productions doivent être dans la ligne stricte du régime, et évoluer en même temps que lui, ce qui ne doit pas toujours être facile.Mais en Russie soviétique tout est dominé par l’Etat, ou plus exactement par les dirigeants du parti communiste.Ce décret musical a été accompagné de la destitution de M.P.Khranchen-ko.qui était président (tu Comité des arts, et de blâmes à l’Union des compositeurs, ainsi qu’à quatre musiciens moins célèbres que les trois premiers.Le comité a de même accusé les critiques musicaux d’avoir manqué à leur devoir en ne dénonçant pas ces tendances.Voici un bel exemple de la “liberté” soviétique.Si les chefs communistes ne pensent pas comme les artistes ou les critiques d'art, un décret rétablit la ligne officielle; les “saboteurs” rie l’idéal marxiste tombent en disgrâce, et généralement dans la misère, quand ils ne vont pas aux camp* de travaux forcé».f.S.du point de vue canadien, la nouvelle loi de citoyenneté n’est pas passée inaperçue à Londres.On a convoqué 4ès l’année suivante une conférence qui a réuni à Londres des représentants de la Grande-Bretagne, de l’Irlande, de tous les dominions, de Terre-Neuve, de la Rhodésle méridionale, de la Birmanie et de Cey-lan.Et l’on s’est entendu sur une formule de citoyenneté pour les divers Etats du Commonwealth, On avait parlé d’une citoyenneté du Commonwealth qui se superposerait à la citoyenneté britannique, à la citoyenneté canadienne.etc.La Grande-Bretagne a trouvé une autre formule.Les Anglais se créent pour leur usage exclusif une citoyenneté du Royaume-Uni.Le titre de sujet britannique s’appliquera dé.sormais à tous les citoyens du Commonwealth qui reconnaissent l’autorité du même roi et ne comportera plus de dépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne.C’est l’objet de la mesure qui sera soumise à la Chambre des Lords.Le cas de l’Irlande posait des difficultés particulières, mais on a_ réussi à les contourner ingénieusement.On sait que l’Irlande est une république qui possède son président ej qui ne reconnaît le roi de Grande-Bretagne que comme un agent pour la signature des lettres de créance.Le gouvernement de l’Irlande a refusé d’accepter que ses nationaux soient inclus parmi les sujets britanniques.On a donc décidé que les citoyens irlandais ne seraient pas considérés comme sujets britanniques à moins qu’lis ne le demandent expressément, mais qu'ils n’en jouiront pas moins de lous les droits et privilèges des sujets britanniques en Grande-Bretagne et dans les colonies.Le Canada a déjà accordé le même privilège aux Irlandais.En ailant au devant de toutes les réclamations constitutionnelles des autres Etats du Common-wealth, en affectant de reconnaître leur égalité absolue, le gouvernement de Grande-Bretagne s’efforce de sauvegarder et de rehausser si possible le pres-JJKe.de la couronne, symbole de 1 unité britannique aux yeux du monde.C’est pourquoi il importe que tous les citoyens du Commonwealth demeurent sujets de Sa Majesté britannique.C’est pourquoi il importe que le roi continue à signer les lettres de creance des ambassadeurs canadiens.Le bill dont les dépêches de Londres viennent de nous révéler la teneur explique lumineusement l’intervention personnelle du roi Georges VI dans l’affaire des lettres patentes.L’allégeance à la couronne britannique s’avère comme le principal lien qui assujettit le Canada à la Grande-Bretagne.Et c’est pourquoi ](> Canada ne pourra atteindre à l’indépendance absolue sans rompre ce ben et proclamer la république.Pierre VIGEANT Brisbane, Australie, 19 (C.P.) — On pense que 16 aviateurs ont perdu la vie alors qu’un appareil militaire de l’année de l’air australienne s’est écrasé à Téaroport de Queensland, à environ 30 milles de Brisbane.L’avion, un bombardier du type Lincoln, a explosé à l’atterrissage alors qu’une de ses ailes a touché 'a piste.Actuellement, 13 cadavres ont été retirés des débris.La lutte contre le communisme New-York, 19 (A.P.) —Walter Reuther, président du CIO (ouvriers de l’automobile) dit que libéraux et progressistes doivent s’unir pbur lutter contre le communisme.Le* libéraux, dit-il dans son article de Collier’s à paraître demain, ne doivent pas s’allier aux réactionnaires pour combattre le communisme (car c’est une erreur de croire que tous les adversaires du communisme ne sont pas nécessairement des amis de la démocratie: (voir Hitler, Mussolini, Franco, Peron, Rankin, Bilbo et Gerald L.K.Smith); mais ils ne doivent pas non plus s’allier aux communistes pour obtenir une législation progressive.L’idée que les libéraux peuvent travailler de concert avec les communistes est un leurre — trop répandu, on le voit par le récent succès du parti d’Henry Wallace au Bronx — cela ne les mène qu’à être les “valets du communisme”.Le statut de belligérant Londres, 19.(Reuter) — Lord Vansittart, ancien conseiller diplomatique du gouvernement britannique, a qualifié l’attitude du tribunal militaire américain de Nurenberg à l’égard des partisans balkaniques “de très dangereuses conception des affaires d’Etat pendant la guerre”.Le tribunal américain considérait que les partisans balkka-niques ne devaient pas être regardés comme une armée rugu-lière en vertu des lois internationales.Lord Vansitlart a déclaré: “Les gouvernements alliés ont reconnu les différents mouvements de résistance et les ont ravitaillés en armes.Qu’est-il arrivé aux mouvements de résistance en France, Pays-Bas et ailleurs?La Résistance française serait offensée si l’on déclarait maintenant qu’elle n’avait pas un statut de belligérant et que er.conséque ce les Allemands avaient le droit de fusiller les membres des organisations clandestines.Ceci est valable pour les Norvégiens, les Hollandais et les Danois.” La Coopérative Fédérée L« “Devoir” publie aujourd’hui un supplément de douse pages, sur la Coopérative Fédérée de Québec, qui célèbre cette année le 25e anniversaire de sa fondation.Santiago.Chili, 9 (A.P.) — Le Chili et l’Argentine réclament tous deux le bénéfice des accords de Rio de Janeiro ^ur la défense conjointe de l’hémisphère américain comme l’un de leurs titres a la possession de terres disputées entre eux et la Grande-Bretagne, dans les régions an-tactiques.A Ruenos-Ayres, le sous-secrétaire argentin aux affaires étrangères, Luis irigoyen a cité ces accords en réponse aux déclarations récentes du ministre britannique Hector McNeil sur le droit du Royaume-Uni à la possession des îles Falkland.Et.(ie son côté, le président du Chili, Gabriel Gonzalez Vi-dela, les a également invoqués quand il est venu inaugurer lui-tnème, hier, la seconde des bases chiliennes, en ces mêmes régions.A Londres, l’on persiste à soutenir que chacune des trois nations concernées n’agit que dans un but de prestige politique, car il demeure encore mystérieux de savoir pourquoi toutes trois se sont brusquement décidées à faire valoir leurs revendications au moyen d’expéditions navales, après avoir attendu paisiblement de si longues années la solution du problème.Un porte-parole du Foréign Office a même traité la démonstration navale argentine aux Falklands de “signe avant-coureur de la fièvre du printemps”.A l’entendre, ce problème ancien n’attire maintenant l’intérêt mondial que parce que les trois Etats intéressés se sont par coïncidence tous décidés celte année en même temps à faire valoir leurs droits.Quelques milieux londoniens ajoutent qu’il se mêle à ces re-vendieàlions des motifs de politique interne, dans le cas des deux républiques d’Amérique du Sud.Le gouvernement Peron chercherait à se créer du capital politique avec son envoi de plu-sieurs navires de guerre aux Falklands, en prévision des prochaines élections générales au Congrès de< Buenos-Ayres.Et le Chili, toujours d’apres les mêmes informateurs, ne serait entré en lice que pour ne pas demeurer en reste et voir l’Argentine lui ravir ses droits à des domaines qui empiètent nnilueJ-lement les uns sur les autres.Le porte-parole du gouvernement britannique cité plus haut ajoute que les Américains du sud cèdent présentement à l’erreur de croire l’Empire trop vieux et trop faible pour être capable de faire valoir ses droits avec force et qu’ils *e préparent à en recueillir les débris situés dans noire hémisphère.Un journal de Londres est plus précis dans scs allégations quand il affirme que la Grande-Bretagne tient à conserver les Falklands à cause de leurs gisements possibles d’uranium, le métal qui est la principale source d’énergie atomique.Par ailleurs, le Chili a déjà laissé entendre qu’il est intéressé à la présence d’une centaine de métaux différents, dont le cuivre, signalés par les géologues sur son domaine antarctique.Ce qui complique la situation est le fait que les territoires contestés empiètent les uns sur les autres.Il s’agit de trois triangles de terre et d’eau ayant tous le Pôle Sud pour sommet et le 50ième parallèle comme base.Londres établit les côtés du triangle qu’elle revendique entre les 20ième et SOième degrés de longitude ouest; l’Argentine les siens entre le 25ième et le 74ièmc et le Chili entre le 53ième et le OOième.Les Falklands, elles, ne font pas partie des terres antarctiques proprement dites mais sont situées au large de la côte argentine.Bue-nos-Ayrcs les réclame au nom du principe de “continuité des terres émergées”, que la loi internationale n’accepte pas encore sans discussion.Pour sa part, le président Videla a voulu poser un geste significatif en rebaptisant Terre O’Higgins la Terre de Graham, qui constitue son fragment du continent antarctique.Bernardo O’Higgins, Irlandais d’ascendance, est celui qui a libéré le Chili du joug espagnol au début du XIXième siècle et, après en être devenu le premier président, a revendiqué pour la première fois nu nom du Chili toutes les lories situées nu sud de ce pavs jusqu’au Pôle Sud même.M.Videla a déclaré, au moment de l’inauguration (te la nouvelle base, que les droits de son pays reposent sur ceux de la première occupation, de la proximité utile et de l’héritaae de la couronne d’Esoagne.Sitôt après ce discours et la visite de la station météorologique de l’endroit, la corvette “C.ovndonga” l’a ramené des glaces polaires vers Santiago- Londres, 19.(A.P.) — Le Foreign Office réplique aujourd’hui aux, accusations formulées nar le président chilien Gonzalez Videla que l’occupation britannique de bases situées dans les régions antarctiques ne constitue ni un acte d'agression r.i une provocation.Le porte-parole de Londres ajoute que son gouvernement discute en ce moment avec les Etats-Unis la question des territoires m • lui contestent l’Argentine et le Chili.Le secrétaire du Foreign Office, Ernest Bevin, doit rencontrer ce soir l’ambassadeur américain au Royaume-Uni, Lewis Douglas; et il se peut que tous deux débattent le problème.Londres pessii liste quant au contrôle L'archevêque d'York réclame une dernière tentative d'accord auprès de Staline Londres.19.(Reuter) — A la chambre des Lords, le chancelier du duché de I.ancastre.Lord Pakenham, a exprimé à la fois du pessimisme el des menaces sur les négociations entre grandes puissances pour établir un contrôle mondial de l’énergie atomique.D’après lui, les tentatives d’accord avec la Russie à ee sujet sont en plus mauvais point que l’an dernier, à même date.Il a dit la Grande-Hrcta-gne prête à continuer ces discussions mais insisté en même temps sur la nécessité de fixer un délai final aux négociations.Lord Pakenham ajoute qu’en ras de refus délibéré d’entente de la part de Moscou, Londres modifiera sa propre attitude sur la question.Sa déclaration répliquait à une demande de l’archevêque anglican d’York, le très révérend Cyril Garbett, pour un entretien direct entre MM.Truman, Attlee et Staline à oronos des armes atomiques.L’arehevêquc estime que, s’il existe encore une possibilité que le désaccord présent soit dû à un malentendu, on ne doit négliger aucun moyen pour faire comprendre au dictateur russe l’état réel de la situation.De son côté, le comte de Perth, ancien secrétaire général de la Société des Nations rie Genève, a suggéré que, si, d’ici un an, Washington et Moscou ne réussissent pas à s’entendre sur le point du contrôle de l’énergie atomique, les autres états prêts à accepter ce contrôle forint nt une alliance séparée.L’allianee en question réglerait qu’en cas d’attaque d’un de ses membres au moyen d’armes atomiques, les autres participants deviendraient à son aide par tous les moyens, y compris l’emploi de bombes atomiques pour eux-mêmes.Par ailleurs, Lord Han-key, ancien membre du cabinet de guerre, propose que les Nations Unies suspendent leur recherche vin contrôle jusqu’à ime date indéfinie et laisse le secret atomique aux mains des Etats-Unis mais que le Royaume-Uni n’en poursuive pas moins ses propres recherches scientifiques en la matière.-* —- Inspection réclamée par les deux alliés Berlin, 19 (A.P.)—La Grande-Bretagne et les Etats-Unis réclament aujourd’hui le droit de se rendre compte par eux-mêmes du travail de demilitarisation dans la zone russe d’occupation en Allemagne.Ces Etats rétorquent ainsi à l’insistance de Ui Russie pour examiner elle-même les bases navales situées dans la zone britannique.Au comité rie coordination du Conseil interallié de contrôle, à Berlin, le représentant de Moscou avait d’abord soutenu que Londres n’a fait détruire jusqu’ici qu’une seule ancienne base navale allemande, celle d’Héiigo-lanri, en Mer du Nord.Il ajoutait que, dans toutes les zones de l’ouest, les Alliés maintiennt it en bon état les abris souterrains antibombes, les dépôts d’essence et les voies de communication.Le gouverneur-adjoint de la zone britannique, le major-général M.C.D.Brownjohn, a traité ces accusations de “mensonges lancés à l’aventure” et demandé que l’on suspende les discussions sur la demilitarisation jusqu'à ce que les Russes aient changé d’attitude.Chef communiste décapité Shanghaï, 19 (A.P.) —Le chef communiste Ting Shih Shan a été décapité aujourd’hui à Shanghaï.Il avait tenté de s’infiltrer dans la ville en compagnie de treize partisans.II ne fallut pas moins de six heures aux troupes gonve'-*'rès voudra posséder pour s'en ! senetrer.Ce guide de quelques pages permettra aussi au» veti-bres de clubs et d’unions ^arriéres de se débrouiller fadement en ce qui regarde, par •remple, la complexité des pro.! Hésitions principales et de leurs ! irrendements et sous-amende-vents.C’est le cas notamment | fun appel d'une décision prési-! fentielle, ou lorsqu'il s'agit de aspendre les règlements de 'assemblée.On serait porté à croire que les xirlements sont les seules réu-liur.s délibérantes chez lesguel-es la grande punition consiste à sommer par son nom de famille m intervenant indiscipliné ou récalcitrant.Erreur.Toute réu-lion un peu coordonnée a le lot-tir de recourir à cette mesure tisciplinaire.Il y a aussi au wombre des sanctions majeures, «i réprimande publique, la pri-eation du droit de parole ou de rote, rexclusion temporaire et expulsion définitive.Sous rappelons la recette aux presidents de toutes sociétés où les débats iégenèrent habituellement en trabuge.Le guide Morin s'adresse aux assemblées sans caractère permanent, c'est-à-dire aux séances de conseils municipaux et autres corps publics, aux sociétés tationales, religieuses, sociales et de bienfaisance; aux assemblées de clubs, d'actionnaires et de directeurs de compagnies aussi bien qu'aux rassemblements ¦ongressistes et aux syndicats ouvriers.Le domaine d'application est donc très vaste.Pourtant, mal-jré la multiplicité des grouptr ments où Ton discute solennellement, les règles qui les régissent te ramènent à une discipline gè- ; nérale qui prend pour modèle les usages et coutumes du Parlement britannique.Toutefois, M.Morin tient aussi compte des coutumes canadiennes et des habitudes américaines.Mieux que beaucoup d'autres, M.Victor Morin était bien préparé à rédiger cette codification car personne ne lui contestera une exp>lrience longue et heureuse en cette matière des assem.blées délibérantes.Il en a conduit de si nombreuses et si souvent au fil de son active et féconde carrière.Le manuel de M.Morin contribuera à tirer d'embarras plusieurs présidents novices et leur conférera une plus grande assurance.Pour ne pas être en reste d’utilité, l'auteur met à la disposition des délibérants, pour chitque occasion.des formules toutes prêtes qu'il leur sera facile de compléter.Des index détaillés et un tableau synoptique compréhensif apportent leur commodité A la consultation du livre.M.Morin le note fort juste, ment: "Il arrive assez souvent, dans une assemblée délibérante, que le parrain d’une bonne cause en compromette le succès par ignorance des règles de la procédure parlementaire, alors qu’un adversaire habile et bien au courant de ses technlcalitfs en aura facilement raison.Le guide que nous présentons au publie a pour objet de venir au secours du novice en lui mettant dans las moins un fil d’Ariane qui lui permettra de se retrouver dans ce labyrinthe, et de faire aussitôt face au» situations les plus déconcertantes.’’ Tout corps délibérant qui désire procéder dans Tordre et Tef ficacité trouvera un auxiliaire précieux et mime indispensable dans la procédure de M.Victor Morin mise à la portée de tous.L.R.Une couche de glace de 30 pieds de largeur recouvre les eaux de la rivière Niagara, au pied dea célèbres chutes.Prés de 100.000 personnes sont venues au cours de la dernière lin de semaine examiner ce phénomène de la natuie sous sa parure hivernale.La couche de glace s’étend jusqu'à près d’un demi-mille en aval at menace de priver les générateurs hydro-électriques de l’endroit de leur source de courant.A TUniversité de Montréal Phénoménologie et comportement collectif des masses Premiers d'une série de dix cours de M.Joseph Folliet, Téminent sociologue fronçais M.Joseph Folliet a donné hier soir à l’Université de Montréal, les deux premiers d’une série de dix cours qui constitueront un “essai d’explication sociologique ( de notre temps”.Les conférences qu’il a prononcées hier portaient sur la “phénoménologie de l’homme des masses” et le “comportement collectif des masses”.Avant d’aborder le coeur de son sujet, il a»voulu jeter de la lumière sur un adjectif important de son titre: sociologique.Mon essai d’explication sera d’esprit sociologique, dit-il, c’est-à-dire que je m’efforcerai: 1) de tenir compte de la totalité du réel, de discerner la "causalité réciproque en question sociale”; 2) de procéder par explication dynamique, de rattacher les faits actuels aux faits qui précédent; 3) de faire leur place aux divers déterminismes conditionnels sociaux, déterminismes d’environ- de la coutume mode, disparition au profit de la la prévo- yance individuelle; d) assimila- un propriétaire du Cap- tion constante; e) généralisation de-la-Madeleine ® d amende, des uenres de vie: f) individua- aux fra*.* ou à 15 jours de pri- des genres de vie; f) individua lisation: l’homme de la masse est l’individu à l’état chimiquement pur, imperméable, suprêmement égoïste.On découvre cher l’homm* de la masse deux complexes: un complexe d’infériorité, par rapport à ce qui le dépaase.originalités et représentations de certaines traditions.Complex* de supériorité: il s’approprie les représentations collective* qu’il partage.L’homme des masses se caractérise enfin par son habitude des revendications, sa fusion dans l’anonymat.Comportement coftecMf des masses Le comportement politique de l’homme des masses est en conti- nement, de comportement géné-, .ral humain et d’habitude; 4) de 8'Ie F*0” ,nï porter des jugements de faits M- Folliet transpose a avant des jugements de valeur.I echelle collective quelques ca- : racteristiques du comportement Ptiénoménologio d* l'homm» individuel de l’homme de* mas- des masses ses' ! A la question; Lea masses Il s’agit avant tout d’éclaircir sont-elles révolutionnaires?” le le sem du terme “masse”.Négali- ! conférencier répond que d’elles-vement d’abord.La masse n’est mêmes elles sont plutôt conser- uTpatrfe Flaurlste IM Mt uz2r®pignage de la prudence et di 1 habileté de son détenteur, soi offert par la Colonial Airlines une compagnie de navigation aé Tienne qui n’a pas enregistré ui seul accident au cours de se nombreuses années d’opération Un Peu plus tard, le gérant *"» .yn\ ‘J"1 J.fvvu “v1 melanges sez jusqu a ce que le melange au.varié* à la gelatine, sous forme caramel soit dissous.Ajoutez un î Une aubaine pour les ménagères LA G R ANDE C A M P A G N E D’ ’’OFFRE GRATUITE" LANCEE PAR LA COMPAGNIE LIFTON S TEA LTD.Les détails de cette grande campagne d “offre gratuite” viennent d’être annoncés par le vice-président du bureau d’administration de Thomae J.Lip-ton Limited, M.Arthur G.Johnson.C’est la Ttlus grande campagne d’“offre gratuite” jamais entreprise dans le commerce d'épicerie au Canada.Commençant aujourd’hui, le 19 février, pour se poursuivre jusqu’au 6 mars, la campagne permettra à chaque acheteur d’une demi-livre de thé Lipton, de n’importe quelle variété ou mélange, de recevoir en.même temps un paquet de soupe au poulet et aux nouilles Lipton absolument gratuitement-Aux prix où sont les denrée* de toutes sortes, cette offre ne manquera certainement pas d’al-tirer l’attention de* maîtresses de maison.Epiciers et marchands de fruits sont pourvus d’instruction* et de marchandise*, de façon à répondre aux demandes dt leur clientèl* su sujet de cette offre.Un personnage des plus connus au Canada dans le commerce d’épicerie a commenté l’événement en disant: “Cette offre gra-tuite est la plus grande et la plus attrayante jamais organisée dans le commerce d’épicerie de ce pays et devrait recevoir du publia un# rénonse immédiate.” En annonçant, cette campagne, M.Johnson a souligné que 1* consommateur qui achète un* livre de thé et recevant 2 paqueta de soupe, a le plaisir en même temps que l’avantage de aaurrar .25 sur son achat de thé.Cette campagne d’offre _ gratuite de la compagnie Lipton est une manière d alléger le problème national du budget alimentaire qui est d’une telle importance actuellement pour chaque famille canadienne.» *.-* .inVi mi- J de salades et de desserts.Ils méritent d’être essayés.GELATINE AU GINGEMBRE ET AUX PECHES 1 e.à table de gelatine, M de tasse d’eau froide, H de tasse d’eau bouillante, % tasse de jus de pêchea, 1 c.à table de jus da citron, % c.à thé de gingembre moulu, % e.à thé de sel, 2 tasses de pèche* en conserves égouttées.Faites tremper la gélati dan* l’eau froide pendant a mi mites.Faites bouillir l'eau, le jus de fruit, le jus de citron, le gingembre et le sel.Ajoutez les pêche* amenez à ébullition.Placez une demi-pêche dans le fond de chacun des six moules individuels, 1* côté coupé vers le haut.Ajoutez la gélatine au jus chaud.Brassez jusqu’à dissolution.Faite* refroidir légèrement.Hachez les pêchas qui restent et ajoutez à la gélatine versée dans les meule*.Faite* refroidir jusqu’à fermeté.Renverse* pour servir.Six portion» MOULE A LA COMPOTE DK POMMES 1 paqvet d* gélatine au citron, IH usât d’eau bouillante, 2 tasse* d* compote aux pommes.LA MODE DU JOUR peu du mélange chaud aux jaunes d’oeuf battu* et rajoutez au premier mélange.Faites cuire sur de l’eau chaud# jusqu’à ce que le tout soit lisse.Ajoutes la BAL T 1^1 Meur** d'affaires du lundi au vendredi: 9 H.30 • * * â 5 h.30.Le magasin ferme à 1 heure le samedi.Une nouveauté poux le pxintempi .GANTS “BALLERINE” 2.50 Tou* c« qu'rf y a ae plus nouveau pour le belle jai*on! Nous les avons fait fair* spécialement p o tir accompagner !« costume "plus féminin", fin tisfu "Simplex*, à poignet d'organdi brodé.Tout bleu, tout rose ou tout blanc, brun et mordoré, gris et mauve, ou noir quadrillé noir et blanc.Pointures 6 à Vh.Gant*, an rei- tient presque strictement aux faits, a un caractère semi-documentaire de* plus intéressants 11 e»t réalité par Henry Hathaway.A l'Impéricri “Escape Me Never” est un film musical dans lequel Errol Flynn.Ira Lupino, Eleanor Parker et Gig Young sont les principales vedettes.Errol Flynn doit exécuter un récital de piano, malheureusement ses connaissances musicales étant assez limitée* le résultat n’est pas fameux.On annonce d’autre part que les décors de celle production seront particulièrement soignés.On verra en outre des ballets interprétés par les danseurs Mila-dà Miladova et George Zoritch.A l'Orpheum Ce cinéma présentera rftte semaine la version française de “Laura” dont les principaux interprètes sont Gene Tierney, Dana Andrews et Cliffton Webb.“Laura” retrace les aventures policières et sentimentales d’un inspecteur amoureux d’un portrait, le sujet du portrait a d’ailleurs été assassiné, néanmoins tout se terminera bien et les méchants seront punis.Les amateurs de “slow” ne manqueront | de voir ou dé revoir ce film | puisque pendant toute la projee- ] lion, ils seront bercés par la j musique de danse à laquelle le film a donné son nom.Au Loew's “The Secret Life of Walter Mitty” restera une deuxième semaine au programme du “Loew's”.Celte production, la dernière comédie de Danny Kaye, retrace les aventures tragi-comiques d’un homme qui vit entre la réalité et le rêve, comme toujours Nanny Kaye fait preuve de ses excellentes qualités de mine.Si vous voulez rire ou vous détendre, ne manquez pas “The Secret Life of Walter Mit- ty." Am Saint-Dents L'oeuvr# la plus somptueuse du cinéma français La Symphonie Fantastique prendra samedi l'affiche, au Saint-Denis.Ce film qui est le roman d’a-mour da génial compositeur Hector Berlioz, emprunte son titre à l’une de» oeuvre* les plus extraordinaires de ce maître, l’une des plu* douloureuses aussi, puisqu’il la composa dans la fièvre, miné par la maladie et la misère, torturé par aon malheureux amour pour une artiste anglaise.Son mariage célébré à une époque où le ciel semblait «’éclaircir, ne lui apporta qu’amertume.Le soleil de la gloire devait poindre un jour.Berlioz le constatera à l’étranger, et des années plus tard par la force de son génie, il viendra s’imposer en France.Dans sa solifade, il a trouvé toutefois la tendresse protectrice* d'une jeune artiste qui l’aime depuis toujours.A ses côtés, le bonheur luira quelque peu dans sa vie tourmentée, mais si court, car un jour, elle succombe subitement.lx> désespoir exal tant son génie, un nouveau chef-d’oeuvre verra le jour, l.e Requiem, dont les accents sublimes semblent couronner sa vie douloureuse et passionnée.Jean-LouivS Barrault dans le rôle du compositeur Berlioz, a réussi l’une des plus remarquables compositions de toute sa carrière.La série des portraits de Berlioz qu’il présente fl chacune des époques de sa vie, sont des merveilles de ressemblance.Il est entouré de grandes vedettes, dopt Renée St-Cyr, Lise Dela-mare, Bernard Blier et Gilbert Gil.Aussi à l’affiche.L’école de Barbizon, les plu* belles fresques des grands niai très.Les Amis de l'art Un séminaire de composit€$ifS Middlebury College, datas 1« Vermont, ouvre pour la troisième fois un centre musical d’été du 1 août au 4 septembre, aous h direction d’Alan Carter, le trèi distingué directeur de Torches tre symphonique de l’Etat d» Vermont et du Quatuor Cremona ancien éditeur de Musicology.Le but est de réunir des com positeurs et des étudiants en composition pour les aider a trouver leur voie et leurs meil Jeures possibilités.Tout compositeur, en effet, a ses limites, sei lacunes ou ses préjugés.II a besoin de la critique de ses pain pour se mieux connaître, il a be soin de confronter son propr* idéal esthétique avec ceux d'autres musiciens.Il peut ainei élargir son horizon et prendre mietis conscience de ses propres faetd-tés.Le programme des réuniOM comprend une section d’enseignement et de perfectionnement technique, des séances d* Mbr* discussion et de critique, at enfin d’exécution de» oeuvrât, oè chaque compositeur parti ri pool entendra sa musique jouée par d’autres, ce qui constitue mm épreuve extrêmement pri'irieoM Alexander Broude, éditeur nous avions créé devait garder une parfaite indépendance.Nous a\ions prévu que les commissaires ne pourraient être démis de leurs (onctions que sur un vote majoritaire des deux chambres.(M.(lodbout dit incidemment qu i! admet que le service fédéral a permis une mauvaise répartition des fonctions selon les régions et les groupes ethniques).Nous voulions que le fonction- uumcsaix mi nu ¦¦ ¦«, .^ de sa «melioration.Nous allons avec Pjair.ir voter pour la motion ciale.Sous peu nous augmenterons, avec effet rétroactif, les salaires des instituteurs des écoles normales.Nous nous sommes efforcés de régler tous les cas jiossibles.Nous avons constitué un comité de classification- Nous avons à l’étude des projets de classifications et d’augmentations.Des experts ion! une étude sérieuse de la question, aux Etats-Unis et au Canada.Dans un avenir prochain, nous arriverons à une solution définitive.Nous voulons régler ce problè-me là comme les autres.Nous devons pour cela savoir quel personnel il nous aut.Nous avons dans le service civil des milliers de braves gens ont nous n’avons pas besoin et que nous ne pouvons pas humainement mettre à pied.M.Duplessis dit qu’il y les.Il a fini en disant: “Le peuple jugera”.on du service civil avait pour but de faire une classification nouvelle et d’établir un nouveau bareme.M.Godbout expose ensuite ce que son gouvernement a fait pour les fonctionnaires.Il leur a donne le boni de vie ehère et des augmentations de $1.506.000 par année, réparües entre 5,379 fonctionnaires.H a parlé de cette augmentation generale accordée à la veille des elections de 1944, accusant i t mon Nationale de ne pas les avoir maintenues à son arrivée an pouvoir.M.Godbout dit que ces aug-1orw!a,l0n's ^avor>salent plus de .>.000 employ'.s.sans distinction de couleur politique.Les employes nommés par l’Union nationale recevaient alors des augmentations de 7 pour cent plus elevees que celles des employés nommes par mon propre gouvernement.dit M.Godbout.M.Godbout déplore que le gouvernement actuel ait aboli à toutes fins pratiques la Com-mission du service civil.“Nous la rétablirons, dit-il.mais les employes resteront malheureusement avec la crainte qu’un autre gouvernement ne l’abolisse de nouveau”.Il nous faut des compétences, lenSa'te ,e rhef d'' foPPosi-non.des competences phis grandes que celles que nous avons actuellement.(Qu’on ne me fasse pas dire, a'joute-t-il que je pretends que nos fonr-‘•onnaires, ne sont pas compétents.Ils le sont, mais ne sont pas payes.) Si on écoutait les experts d Ottawa, spécialement en agriculture, il n y aurait rien à faire dans le Quebec, aucune culture spécialisée qui pourrait être payante chez nous.Et nous n’avons aucun spécialiste capable faut eUr répondre’ 11 noua en M.Godbo réclame le rétablissement de la Commission du service civil, qu’il s’engage à respecter.M.Duplessis “Il est regrettable que le débat ait eie détourné sur la Com-missjon du service civil”, dit le premier ministre.M.Godb >ut.dit-il, a créé une commission du service civil apres quatre années d’administration et après avoir mis dehors tous les employés que nous avions nommés.Nous ne pouvions pas consacrer de telles injustices.M.Godbout avait nommé à la tete de la commission un orga-nisateur politique aveugle, un liberal enragé, qui avait organisé les procédures électorales frauduleuses dans le comté de St-Jean, M.A.Lafontaine.Cette commission partisane, dit-il, a démissionné.Quant aux augmentations de salaires dont a parlé M.GoJ-bout, M.Duplessis a dit qu’il les a décrétées à la veiî’: des élec- Chaloult, conclut-il.M.André Laurendeau Nous assistons actuellement, (lit le député de Laurier, à un débat classique sur le sort des fonctionnaires.Le chef de Top-position, comme par le* années passées, s’est porté à la défense des fonctionnaires et de sa com-missihn du service civil.M.Duplessis a attaqué la façon dont a été appliquée la loi du service civil.Ce qui me frappe c’eat qu’une fois ces débats terminés, la situation ne change pas.Il est évident qu’il est plus facile de parler du sort des fonctionnaires que de régler leur cas.Il est clair que c’est un problème extrêmement complexe que celui de 15,-000 employés.Mais qu’on cesse de nous parler de la classification.Quand le gouvernement a été élu, en 1944, il était normal qu’il voulût se renseigner.Mais les mêmes arguments sont revenus en 1946, en 1947 et encore cette année, en 1948.Ces arguments répétés perdent singulièrement de leur efficacité.M.Laurendeau rappelle ici, comme l’avait fait il y a une semaine, M.René Chaloult, qu’il n’attaque pas _ le gouvernement actuel, mais bien le système qui a permis que les fonctionnaires soient toujours mal traités.Ce qui me paraît le plus absurde dans tout cela, dit-il, c’est que l’échelle des salaires soit encore celle de 1925.U v a eu des augmentations, tout le monde Ta admis, mais le plus grand grief que les fonctionnaires font au gouvernement c’est que ces augmentations ont été accordées sans ordre, arbitrairement.M.Laurendeau, après avoir rappelé l’importance du fonctionnarisme dans l’administration dp la province, a déclaré qu’il nous faut, pour des motifs d autonomie, être en mesure de faire concurrence aux fonctionnaires centralisateurs d’Ottawa.La compétence des ministres québécois ne suffit pas; il faut que les fonctionnaires de notre province, surtout ceux qui travaillent dans des domaines concurrents avec ceux d’Ottawa, soient nettement supérieurs.Nur une partie du problème au moins tout le monde semble d’accord.Les fonctionnaires ne sont pas assez payés dans certains ministères; ces cas semblent assez rares, mais dans certains au-trestel n’est pas le cas.LEtat, dit M.Laurendeau, c est le pouvoir souverain, mais ç est aussi un employeur, un patron qui doit donner justice à ceux qu’il emploie.L’Etat demande aux patrons d’être justes, mais en privant ses employés de justes salaires, est-ce qu’il- n’ignore pas sa propre prédira-non?L’Etat i juste titre, prive ses employés du droit de grève, mais n est-ce pas une raison de plus pour les bien payer?„ V a un certain nombre de fonctionnaires inidi?les.J affirme qu'au-dessus du devoir de charité il y a le devoir St.ViU-C-* J* -1 .n'csl nas une fait et ils sont satisfaits.M.Fernand Choquette j &f£sé ‘îans ,es .-S Pen1?nt,,e discours du Le Saint-Père adressé dans ce lien là nJtorol?ntà?la8ny-flU ai'eu nu'ssa8e un appel aux enfants di e P arade des P°ints d or-j américains pour qu’ils contri-\f rhnniiot».„ j* t.„• buent à la campagne en faveur : • ' î?«Ue/ e ?• d ab?rd affir- : des secours aux enfants éprou- oas Tfi* in«Stiî.°nCo,?i,Ii?i17reS nont vés par ,a 8ucrre> “sans tenir ] s eu justice sous 1 Union na-: compte de la couleur de leur tionale.I hi1" les différentes classes de médecins spécialistes et de déterminer les qualifications requises pour être reconnu comme spécialiste.II faudra ainsi passer des examens devant un comité spécial.Le Dr J.-O.Dussault, spécialiste, de Québec, a voulu faire amender l’article 23.M.Dussault — “Le bill actuel l’avenir qui voudra de s’intitu- pu_ , c»co, ege.d^?niedec.ins.^on 1er “spécialiste”.Le collège (les î serYera *es droits acquis.Nous médecins aura le droit de défi- II D vmit.i «.-i ai Iu’all> du pays qu’ils habitent ou ¦ommissinn *!}?.vo?^ ‘ ^ iU de la lan8ue Qu’ils parlent”.Pie mais M.Paul Sauvé ministre de’ ! P y s.ou}î#ne- e.n outre, Timpor-u ;r,e l,L tance de rapport que les enfants On neent de Paul.c mais la jeunesse, a immédiatement, soulevé un premier point d’ordre.“La motion actuellement aur la table, a-t-il (dit, traite des salaires des fonctionnaires.Le député de Montmagny s’ingénie à ne pas traiter de la question et ie demande qu’il soit rappelé à l’ordre.S’il ne veut pas se conformer à la decision de l’Orateur.je demande qu’on lui impose les sanction* prévues en pareils cas.” M.Choquette.— M.le briga-dier, ne faites pas de menaces.M.Sauvé.— Je soulève un point d ordre.Aucun député n’n le droit d interpeller un depute dans cette Chambre si ce n’est en le nommant par le nom de son comte.Si j’ai des titres autres que celui de député je ne les dois pas à des faveurs politiques et ils n ont rien à voir avec le travail d* cette Chambre.M.Duplessis.— Dans ]c passé I* député de Montmagny a été nommé et expulsé de la Chambre à plusieurs reprises.M.Choquette.— On n’a pas le droit de revenir sur le passé, je n ai jamais été expulsé par les liberaux ou par les indépendants, mais par un gouvernement de tyrans.L Orateur.— Je demande aux député* de ne pas revenir sur des choses du passé.M Duplessis.— Le député de Montmagny est avocat, il connaît les reglements et il devrait à ce litre être le premier à respecter le décorum de cette Chambre.M.Godbout.— Nous serions heureux que le premier ministrt* soit le premier dans cette Chambre à respecter le décorum., L’Orateur.— Je suis assez éclairé pour rendre ma décision.Je rappelle au député de Montmagny qu’il « agit d’une motion proposant des augmentations de salaires pour les fonctionnaires; et ^ je lui demande une dernière j fois de s’en tenir à cette question., Godbout.— M.le président, ! J en appelle de votre décision.Le vote a alors été pris et la décision a été maintenue par 45 voix contre 27.M.Laurendeau votant avec 1 opposition.M.Choquette a ensuite repris ^discours.H y a au moins 7.000 fonctionnaires, dit-il, qui n’ont pas reçu d’augmentations de salaires.Le gouvernement a meme diminué leurs salaires en y incorporant le boni de vie chère, qui était jusque là soustrait aux cotisations pour le fonds de pension.Le gouvernement de Ia province, dit-il, est le patron qui paie le plus mal ses employés.M.Henri-Taul Drouin, de Québec-est.a ensuite ajourné le débat, qui reprendra mercredi prochain.pport que les enfants peuvent fournir à la cause de la paix.vouions par notre bill protéger le public contre des médecins qui s’intitulent spécialistes et qui ne le sont pas.” M.Nicol — “On est en train de tout fermer dans la médecine, contrairement à ce qui se produit dans le droit.La profession des médecins est fermée.Les hôpitaux sont fermés.Et voici que Ton veut fermer la profession pour les spécialistes.Dans les hôpitaux, ce ne sont Appel aux Canadiens eni faveur de la jeunesse , Il ne reste plus que quelques jours pour répondre à TAppel aux Canadiens en faveur de la jeunesse.L’hon.sénateur Léon-Mercier Couin et M.George Alfred Morris, présidents con- , joints de la campagne pour la région de Montréal, invitent tous les travailleurs à souscrire-sans tarder au moins une journée de salaire.“Jamais toutes les nations dei la terre”, disent-ils, “n’ont eu comme aujourd’hui l’occasion de travailler ensemble à la solution t d’un problème humanitaire.I Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, chaque Ca- : nadien peut joindre les rangs i des citoyens de 26 autres pays , ! pour sauver des millions d’en- ' fants de la faim, de la maladie et de l’ignorance, enfants qui constitueront le inonde de demain.“Le Canada s’est engagé à souscrire $10,000,000.Pour fai- ' re honneur à cet engagement, il f faut le concours de chaque homme, de chaque femme et de cha- jj que enfant.Personne ne peut re-fuser son aide.Rares sont ceux fe qui peuvent donner des mil-B lions, mais l’obole de millions de | personnes apportera la vie à au- i tant de jeunes êtres.“N’attendcns pas d’être solli- § cités pour donner une journée de salaire.Tout l’argent recueil- te li sera dépensé au Canada noue .l’achat de marchandises qui se- , ront ensuite distribuées là où .les besoins sont les plus grands, j et sous la surveillance attentive .du Fonds international de se- , cours aux enfants, du Conseil §( canadien de reconstruction ain- J si que des travailleurs sociaux g qui sont déjà sur les lieux”.va empêcher plusieurs méde- pas tous les médecins qui peu cins, qui ont des titres de spécia- j vent faire des opérations, Le listes, depuis nombre d’années, ! médecin de famille ne peut mê-de pouvoir continuer à les por- ! me entrer dans l’hôpital.Tout ter et pratiquer comme tels, sans I ce qu’il peut faire, c’est de ve- je suis un bon garçon.” nir conduire à la porte de Thô- 1 pilai son client.Les médecins de 1 campagne sont devenus des | chauffeurs de taxis pour les hô-pitaux et sans plus.” M.Trudel — “Nous ne fer- | ; mons pas la spécialité.Tous les | médecins pourront devenir des p spécialistes.” M.Nicol — “La situation ac- ! tuelle dans les petits centres, • pour les médecins, constitue une dictature.Et si cela continue, j’avertis les médecins que nous allons finir par avoir la médecine d’Etat.” M.Trudel — ‘IG’est justement ce que nous voulons prévenir.Nous voulons que nos médecins soient aussi compétents que ceux des autres provinces.Nous ne voulons pas qu’ils restent au bas de l’échelle.C'est là le but de l’amendement.” M.Simard — “Je crois que nous sommes suffisamment éclairés.” M.Asselin — (Le président) — “M.Nicol, demandez-vous un vote?” M.Nicol — “Non, parce que OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 TOUS LES JOURS — SAMEDI COMPRIS tlon* pour jeter de la poudre aux res bénéficient d’un certain dit qua lea fonctionnai-nom- Pourparlers à Francfort ____ Francfort, 18 (Canado-Mon-1 dial).— Des conversations ont: lieu actuellement, à Franfort, en- ; tre représentants allemands et j représentants des gouvernements ; militaires alliés de la bizone sur le plan Marsflall et ses modalités d application aux territoirei de 1 ouest allemand.-DUPUIS- Spécial Carpettes de chambre à coucher CHENILLE DE COTON teintes fraîches rose et rose crème (légères imperfections) Environ 20 x 36 pouces Prix ord.3.25.TRES SPECIAL 1.62 Achetez-en deux ou trois et vous aurez recouvert votre ploncner de chambre des carpettes qui s'enlèvent facilement pour le nettoyage.Chenille de coton fortement tissée afin de servir autant dans une chambre à coucher que dans une chambre de bain.ÙK 3x5 pieds -4x6 pieds 9x12 pieds 10.95 18.95 78.50 Ce sont des répliques fi-* dèles de riches tapis orientaux par les dessins et les chauds coloris.Carpettes modernes importées de BELGIQUE RICHES DESSINS ORIENTAUX Pour compléter 4» transformation de votre salon, salle manger, chambre à coucher, avant Pâques, nous vous suggérons une de ces carpettes élégantes, aux dessins o ien-taux, importées de la Belgique.PRIX EN VIGUEUR VENDREDI ET SAMEDI RAYMOND Durtnc, préaident.A.-J.DUOAU, T.-p.et fér.*éa.Paiements facHet si étsiré selon lot diepoeitions 4* la loi provinciale.eurvi» — x&iatsSÊti 95 Directeur : Géroru HL1CN VOLUME XXXIX — No 40 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, JEUDI.19 FEVRIER 1948 Bédacteur en chei s Orner HEROUX DEUXIEME SECTION • Sommaite • Présentation .13 Les coopératives agricoles dans la province Message du président .14 Historique de la Coopérative Fédérée Par qui et comment est administrée la Coopérative Fédérée .15 La Fédérée est-elle un trust ou une coopérative?.16 Les Services commerciaux et administratifs .17 Les Services et Succursales .18, 19 La Coopérative de lin de Sainte-Martine .20 ' * La Coopérative de tabac de Saint-Jacques .21 La Coopérative agricole de Granby .22 Le rôle et la place des Coopératives .23 L'éducation coopérative: l'art de faire des coopérateurs; Le Conseil d'administration; Bilan de la Coopérative Fédérée au 31 décembre 1947 24 présentation La Coopérative fédérée de Québec franchit cette t année une étape: son premier quart de siècle Le fait pour une organisation, quelle qu’elle soit, d'avoir duré vingt-cinq ans ne lui confère à nos yeux aucune dignité particulière, si d’autre part elle ne peut montrer ses oeuvres.Mais dans le cas de la Coopérative fédérée, chacune de ces vingt-cinq années ajoute à la précédente des titres nouveaux, pour services rendus à la classe agricole.Le supplément que nous publions aujourd'hui n’ambitionne pas d’en faire un relevé complet.Comment ce relevé pourrait-il d’ailleurs être jamais complet, puisque l’oeuvre en est une communautaire, le fait de milliers et de milliers d’hommes, cultivateurs, agronomes, dont nous ne saurions ni retracer les noms ni surtout décrire adéquatement la participation au travail commun ?Nous sommes donc forcé d’écrire une histoire presque anonyme- Même pas; nous décrivons seulement les résultats.Un coup d’oeil sur les structures existantes, sur le secteur coopératif qui s’inscrit aujourd’hui dans les cadres de la Fédérée.JT Ce coup d’oeil, nous le savons, est trop rapide.Des quelques centaine* de coopératives affiliées, à peine pouvons-nous faire connaître cinq ou six entreprises, plus developpees que les autres ou particulièrement représentatives.Mais une telle esquisse voudrait ï‘ ^ ¦ : 1 LA SARRE - I ¦ • ' MÊm ¦ ‘ .’.4.- .QUÉBEC • LÉVIS • -vs ¦ ¦ -» 4j|4 jirtp -* I I L ¦ ïMÊÊSÊKÊÈ .’y» j BSBjjff mm.• v.4- % 'ûf y v-sSis t 4 ¦ - 'i4 m 'i mr I 'm (À* ! * M/4 .-j ‘ A',"', ^ mmmMr m/gy >h - ’ * rW w ctof(1aville FIrrrrU ttOMTRÉAL î ï fi lùr '• m mM PRII1CE «VILLE IPIOUSW mOTPi JJ S! 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