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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 7 août 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1948-08-07, Collections de BAnQ.

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“Vous avez un# double mission: premièrement, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage.J'ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.” See Exc.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada et k Terre-Neuve.VOLUME XXXIX — No 184 Directeur i Gérard FÜJOH S.'Gaétan, cenlesseur.TEMPS PROBABLE BEAU ET PLUS CHAUD FAIS CE QUI DOIS Cinq souà le numéro MONTREAL, SAMEDI, 7 AOUT 1948 NOUVELLE MENACE RUSSE A BERLIN Les fabricants de papier abusent Les prix du papier-journal subissent une nouvelle hausse, alors que les bénéfices des compagnies doublent en douze mois — Atteinte à la liberté de la Presse La semaine dernière, les principales compagnies de papier informaient leurs clients d’une augmentation de quatre dollars la tonne pour le premier août.Depuis lundi dernier le papier-journal coûte $94 la tonne aux journaux canadiens et $100.la tonne aux journaux américains.Les journaux canadiens doivent en outre acquitter la taxe d’accise de huit pour cent, ce qui porte à $101.52, plus le transport, le coût réel de la tonne de papier.C’est la huitième hausse que le papier-journal subit depuis le premier janvier 1945.Durant toute la guerre il s’est vendu $52.la tonne.En l’espace de trois ans et demi il a augmenté de 78 pour cent.• Les fabricants de papier invoquent un accroissement du coût de production pour justifier les hausses répétées qu’ils imposent à leurs clients.Us ont partiellement raison.Il est bien évident qu’il en coûte beaucoup plus aujourd’hui qu’avant la guerre ou qu’en 1945 pour produire une tonne de papier: la matière première, la main d’oeuvre et les frais génén.ux sont plus élevçs.Cependant les personnes au courant des opérations forestières sont unanimes à déclarer que le coût de production du bois à pâte n’a pas augmenté depuis douze mois.L’hiver dernier les salaires de toutes les catégories d’ouvriers forestiers ont été inférieurs à ceux de la saison précédente.On sent un fléchissement sensible dans ce secteur depuis douze mois.Des compagnies de l’Abitibi québécois et ontarien ont renvoyé des milliers d’hommes aux Fêtes l’hiver dernier, parce que leurs approvisionnements étaient suffisants.Cette main d’oeuvre disponible a fait fléchir les salaires forestiers dans tout l’est du Canada.Les perspectives pour la prochaine saison ne sont pas meilleures : les compagnies se gardent d’accumuler des stocks trop lourds en prévision d’une chute des prix.Par contre, l’accroissement des bénéfices des fabricants de papier exige une hausse des prix.Voici quelques exemples pris au hasard.En 1946, International Paper Company réalisait un bénéfice de $31,179,000, ou de $8.50 par action ; en 1947, elle touchait $54,-396,000.ou $15.02 par action.Le dividende trimestriel de 50 sous déclaré le 30 mars 1946 a été porté à 75 sous le 28 décembre ; de plus, la compagnie verse de temps à autre à ses actionnaires des bonis.Consolidated Paper Corporation a porté ses bénéfices de $4,859,000.en 1946 à $9,-711,000 en 1947.Ceci représente 14 pour cent du chiffre total des ventes.Le capital payé de Consolidated Paper étant de $5,128,-234.08, les bénéfices se trouvent donc à représenter un rendement de 189 pour cent sur le capital engagé.A Remarquer que des résultats aussi fabuleux sont obtenus après création d’une réserve de $9,650,000.pour paiement de l’impôt sur le revenu et sur l’excédent des bénéfices.Ce qui veut dire que les bénéfices totaux de Consolidated Paper en 1947 ont frôlé les $20 millions pour un chiffre d’affaires de $68 millions.Un rapport préliminaire pour les six premiers mois de 1948 laisse prévoir des résultats encore meilleurs pour l’année en cours.Les bénéfices de Fraser Companies se sont chiffrés par $3,981,000 soit $10.73 par action en 1947 comparativement à $1,964,-000 ou $5.29 par action en 1946.On pourrait ainsi faire l’examen des états financiers de tous les fabricants de papier de l’est du Canada et on constaterait une hausse moyenne de près de cent pour cent dans leurs bénéfices depuis une couple d’années.Les compagnies dont nous avons analysé les états plus haut ne sont ni plus ni moins voraces que les autres.• Ces compagnies ne devraient pourtant pas oublier qu’elles exploitent une richesse naturelle de la province.En pressurant le public d’une façon indév.;nte, elles risquent de perdre le peu de sympathie qu’elles peuvent avoir auprès de lui.Elles devraient surtout se rappeler les périodes de difficultés financières qu’elles ont traversées au lendemain de 1929; elles réussirent à se réorganiser grâce aux bons services du gouvernement de la province qui leur permit d’hypo-théquer le domaine de la Couronne.Encore à l’heure actuelle, elles pratiquent fréquemment, avec le concours empressé du ministère des Terres et Forêts, des échanges de limites qui ne sont pas tous à leur désavantage.L’industrie du papier connaîtra encore des jours difficiles.La concurrence des pays Scandinaves et de la Russie la forcera à rajuster ses prix d’ici quelques années.Elle devra alors compter, pour tenir le coup, sur la fidélité de sa clientèle canadienne et américaine.Ce n’est pas très habile de sa part de profiter d’une absence presque totale, de concurrence pour imposer des prix ruineux.• Une nouvelle de New-York nous apprenait récemment que trois cents quotidiens ont fait faillite aux Etats-Unis depuis la fin de la guerre.Elle ajoutait que la plupart des quotidiens songeaient à porter de sept à dix cents leur prix de vente au numéro.Au Canada, tous les quotidiens ayant un tirage inférieur à 25,000 — et c’est la majorité — mangent de l’argent.Us réussissent à survivre par des moyens de fortune : les uns en opérant un service d’impressions profitable, les autres en faisant appel à la générosité intéressée d’un parti politique ou d’un groupe financier.Des huit quotidiens de Montréal, il ne doit pas y en avoir plus de deux ou trois qui font leurs frais par eux-mêmes ; les autres réussissent à vivre par l’emploi de l’un ou l’autre des deux moyens plus haut décrits.• La liberté de la Presse est un mythe quand les journaux doivent avoir recours, pour vivre, à des expédients.Les journaux et les journalistes se vendent par nécessité, jamais par plaisir., Les charges trop lourdes que les fabricants de papier font porter sans raison aux journaux canadiens sont une menace à la liberté de la Presse.L’industrie du papier devrait s’en aviser et se mettre dans la tête que, dans l’ordre économique comme dans l’ordre physique, toute actjon déclenche une réaction.7-vm-M Gérard FILION BLOCS- Budget municipal Le débat soulevé par les commentaires des auditeurs extérieurs de la ville, sur le rapport annuel du directeur des finances, peut à première vue paraître une tempête dans un verre d’eau; car il n’y a là aucune irrégularité mais seulement une divergence de vue des comptables sur la façon de placer dans le budget des sommes qui dans les deux cas demeurent les mêmes.Là où M.Roberge concluait à un surplus de $2,192,857.79, les auditeurs, MM.Courtois et Buz-zell, trouvent qu’il y a excédent des dépenses sur les revenus pour la somme de $807,141.21.Cette différence s’explique par le fait que la comptabilité municipale a ajouté aux revenus de la dernière année $3,000,000 de surplus de l’année précédente.D’après les règlements qui régissent ies finances de Montréal depuis le refinancement, cette procédure d’utiliser le surplus antérieur est tout à fait régulière et cqtorliée.Malgré cela, les comptables qui en vertu de ce règlement procèdent à i’examen des livres, formulent depuis quelques années l’objection qu’ils ont soulevée cette fois encore.Politique et comptabilité Le débat vient au fond d’un abus ancien, qui n’est pas particulier à Montréal mais dont la plunart des gouvernements se renflent plus ou moins coupa- NOTES blés.C’est l’argument politique et électoral que les administrateurs tirent du mot “surplus”, comme l’exploitation du mot “déficit” que pratiquent leurs adversaires.Il est normal qu’une administration tienne à montrer de bons résultats financiers, et que les contribuables la jugent en partie là-dessus.Mais la course aux surplus, le désir de présenter un bilan favorable et d’éviter le discrédit attaché au déficit, ont souvent inspiré des trucs plus ou moins discutables.C’était par exemple la coutume du régime Taschereau d’emprunter à la veille de son rapport financier annuel, afin d’appeler surplus un excédent de caisse qui ne représentait au fond qu’une augmentation de la dette.Sans doute Montréal ne se livre pas à des camouflages aussi condamnables.Il reste que l’usage du mot surplus dans son dernier rapport financier n’est pas exempt de tout reproche.Sans la vertu magique de ce vocable, et la réprobation qui s’attache au déficit, il est probable que l’administration aurait présenté les choses sous un jour plus exact.Surplus perpétuel La preuve que la pratique suivie n’est pas complètement irréprochable c’est qu’elle peut induire le public en erreur.Supposons qu’une année la ville a un surplus de 1500,000.Il suffira ensuite que le budget municipal soit bouclé chaque année pour assurer aux admlmstrationi suc- cessives un surplus constant de $500,000.Au bout de dix années, alors que la ville aura proclamé dix fois des surplus de $500.000, les contribuables seraient en droit de considérer que les surplus ainsi accumulés atteignent $5,000,000.et de demander par exemple une diminution des taxes.Or le directeur des finances pourrait leur répondre que le surplus accumulé n’est toujours ue de $500.000, Ainsi le surplus e la première année reparaîtrait dans chaque budget indéfiniment, et le comité exécutif aurait de beaux rapports à bon marché, alors que la ville ne ferait tout juste que rencontrer ses obligations.La mention répétée du même surplus n’est sûrement pas conforme à la vérité.C’est pourtant le régime suivi à l’hôtel de ville.Pour l’année 1946-47.surplus de $3,000,000; pour 1947-48, surplus de $2,-000,000.Vous croyez peut-être que cela fait un surplus global de $5,000,000.Pas du tout; le surplus total n’est que de $2,000,-000.En somme le premier surplus a été utilisé et a diminué, parce que le dernier exercice s’est traduit par un excédent des dépenses sur ies revenus.Imprécision trompeuse Pour légitime que soit Putillsa-tion du surplus antérieur, c’est un abus de langage que de faire comme si c’était un revenu de l’année.U ne faudrait pas évidemment tomber dans l’excès contraire, et parler d’un déficit.D’ailleurs, les comptables vérificateurs ont soigneusement évité ce mot déconsidéré, et parlent simplement d’un excédent des — t .„ ,, Contre les avions anglais et Cotirtltr it franc* IJ américains de ravitaillement Les principaux caractères de la vie morale en France — Pas de mystère ni d'inconnu — Quelques considérations sur l'usage des vins, l'amour, le mariage, le birth-control, le divorce — La force des coutumes et leur intellectualisation.(par Pierre de Grandpcé) Quelles sont les caractéristi-ues du sens de la moralité en France?Telle est la question que, dans le cours d’une étude dus générale sur le tempérament .tançais, nous nous posions dans la lettre de samedi dernier.Et nous répondions: ces particularités distinctives semblent être la souplesse et la mesure.On voit tout de suite que des caractéristiques de cet ordre ne sont pas celles du saint, mais celles de l”‘honnête homme”.Qu’ils soient qualités ou défauts (ils sont moitié l’un, moitié l’autre) ces caractères, la souplesse et la mesure, sont plus efficaces socialement qu’individuellement; cette part de la société qui eu est imprégnée ne donne qu’excep-tionnellement naissance aux trèa foi tes personnalités; par contre, elle est mieux assurée de demeurer saine et stable dans son ensemble.Il ne sera peut-être pas inutile de répéter qu’il s’agit ici d’une tentative de compréhension, d’analyse de présentation d’un système de moralité; et non pas d’un plaidoyer en sa faveur.Je crois simplement qu’il est possible de mettre en relief certains bons aspects de la vie morale en France, et, que cela, plutôt que de s’attarder aux critiques toujours prêtes à sourdre chez nous, serait peut-être s’avancer utilement sur un terrain moins exploré.Question de température morale II n’est pas un Canadien qui ne quitte son pays pour entreprendre un voyage en France sans entendre autour de lui mille réflexions qui témoignent de la piètre opinion que l’on o, chez nous, de la qualité de la fibre morale en France.Ayant établi, pour usage pratique, son jugement sur quelques détails superficiels, l’on se soucie peu de montrer sur ce sujet, à l’égard de la réalité complexe, vivante, une curiosité hardie et sérieuse.Imaginez un homme tenté et qui, assez souvent, s’interdit les ¦choses qui le tentent par sentiment du devoir; imaginez un autre homme qui s’interdit les choses (un nombre plus limité de choses) plutôt par dédain, manque de goût, incompatibilité avec de vieilles habituaes, avec un code d’honneur profondément raciné.Voilà notre diptyque complet: placez ces deux hommes en présence: le premier se scandalisera du laxisme du second; le second rira des refoulements du premier.Et leurs positions seront ainsi arrêtées pour longtemps.Ils ne sont pas du tout a la même température.La mise à l'épreuve d'une société On ne peut nier que le plein usage de la “liberté des possibles’’ révèle le calibre d’un individu.Donner de la corde à quelqu’un, c’est le mettre à l’épreuve.L’expérience, pour pé- dépenses sur les revenus.Donc avec un peu plus de précision dans le vocabulaire, tout le monde comprendrait clairement, tandis que l’emploi exagéré du mot surplus crée une fausse impression.L’imprécision peut d’ailleurs avoir des conséquences dangereuses.Quand pendant plusieurs années les surplus se sont ainsi succédé régulièrement, les contribuables, qui ne savent pas que c’est toujours le même argent qui se présente sous des montants variables, peuvent légitimement penser que la situation de la ville est excellente.Et lorsque l’administration présente un audacieux programme d’expropriation et d’élargissement des rues, comme cela vient de se faire k Montréal, l’opinion ne doute pas que le trésor pourra facilement assumer ce fardeau.Si l’on avait su que le "surplus” de plus de $2 millions était en réalité un excédent des dépenses pour la belle somme de $800,000, les conseillers auraient peut-être hésité à approuver ce programme.Un autre résultat c’est que le système ayant aidé à faire accepter un tel projet, la réaction contraire risque d’aller trop loin une fois que l’opinion aura constaté que le surplus était fictif, du moins quant au dernier exercice pris isolément.Une autre fois les administrateurs auront beau plaider nécessité.Ha ne réussiront pas k faire accepter les projets les plus justifiés, Ïiarce que les contribuables et eurs représentants auront moins confiance.\ f.S.rilleuse qu’elle soit, donne le diapason de la personnalité: quiconque s’en tire honorablement se révèle de bonne trempe.Un individu ou une société qui ont vécu dans une liberté grande et dangereuse, si cela ne les a pas entraînés dans des excès évidents, on peut dire qu’ils pré-sentent constitutionnellement certaines garanties contre les excès.Me fais-je comprendre ?Nul, s’il n’est criminel, ne songerait L provoquer une catastrophe; mais une catastrophe survenant, elle peut présenter cet avantage accessoire, de ma.nifester la qualité des caractères.Des abus sont plus assurés de ne pas se produire, qui ne se sont pas produits malgré les occasions fournies.Reconnaissons cependant ici être loin de l’analyse objective et complète, pour laouelle il faudrait s’y prendre bien autrement.Je m’en tiens à un choix positif d’éléments favorables, à une mise en valeur de certains bons aspects que l’on néglige peut-être un peu trop, et qui apparaissent surtout lorsque l’on se place d’un point de vue international.Parenté éloignée Les différences religieuses peuvent nous entraîner à mésestimer la réalité; elles risquent de faire paraître le fossé entre nous plus large et plus profond que le contact prolongé ne nous le révèle.Je crois que même en ce qui a trait à la moralité, même en ce qui, dans ce domaine, ne nous vient pas spécifiquement des milieux catholiques avec qui nous sommes pleinement d’accord, la France demeure le pays étranger avec qui nous pouvons le mieux fraterniser, que nous Eouvons le mieux comprendre.a familiarité avec un nombre toujours accru de Français citadins, paysans ou villageois, incite à poser sans crainte de telles affirmations.Ce n’est pas en de courts articles de journal que l’on peut apporter tout les développements qui seraient nécessaires pour étayer cette Impression.Mais, parmi les impressions du voyage en France, c’est une de celles que la simple honnêteté intellectuelle oblige à consigner.Le roman fronçait La souplesse et la mesure ne sont pas, certes, des vertus héroïques; on aurait tort de les priser mieux qu’elles ne le méritent.Elles n’en sont pas moins une garantie de sécurité.Voyez ia littérature française.En particulier le roman.Il n’a jamais craint les audaces quand elles paraissaient utiles à l’approfondissement psychologique; cela ne l’a-t-il pas gardé, d’une façon générale, de certains excès un peu monstrueux, qui ont pu étonner chez d’autres peuples?Dans la société américaine du XIXe siècle, des critiques demandaient aux romanciers que leurs ouvrages pussent être lus en famille; en Angleterre, Thackeray se plai- Snait de n’avoir jamais pu pein-re l’homme dans toute sa vérité.Or, tandis que les lettres françaises gardent, au point de vue moral, une certaine continuité de tenue, on a pu voir en ces dernière» décennies jusqu’à quelles obsessions caractérisées les Anglais d’abord, les Américains ensuite, ont pu se laisser conduire par ce qu’ils appellent leur libération sexuelle.Le parti pris d’un Lawrence, d’un Miller, ne sont pas des faits français.Ils y apportent un zèle de néophytes.Un art da loin Les vertus mineures sont à la source de cent petits bénéfices au point de vue de la civilisation, à la source d’un art subtil de demeurer gai, d’un art de vivre, d’un art de manger, d’un art de boire.Arrêtons-nous à cet exemple.L’usage des vins et des liqueurs est universel dans les pays latins; mais l’on y sait boire avec modération.On ne se laisse qu’exceptionnellemcnt hébéter par la boisson.Peut-être est-ce justement parce qu’on l’apprécie mieux qu’ailleurs.En tout cas, la aenaualitd se trouve ainsi sauvée de la brutalité, et ma foi ! c’est déjà quelque chose qui ressemble à un gain.La délicatesse et l’intelligence ne sont pas exclus de ces plaisirs.Tandis qu’ailieurz les hommes boivent seuls et s’enivrent tristement dans des établissements spéciaux (des tavernes montréalaises aux pubs londoniens), les bars et les terrasses de cafés existent partout en France, hommes et femmes s’y coudoient sans déroger ; cela oblige à de la tenue, et nul ne songerait à iFire flot- Les Soviets les accusent d'avoir violé 62 fois en 5 jours les règlements aériens quadripartites — Offres russes rejetées de dégel des fonds bancaires — A Moscou, il faudra encore de nombreux entretiens comme les deux de cette semaine — Les trois émissaires alliés en sortent souriants mais demeurent muets.BERLIN, 7.(A.P.) — L'agence officielle allemande de nouvelles sous contrôle russe accuse les avions anglo-américains qui s'occupent de ravitailler Berlin d'avoir commis en cinq jours au moins 62 violations des règlements aériens; et elle laisse entendre qu'à l'avenir les Soviets pourraient bien forcer les appareils fautifs à descendre au sol.C'est la première fois que les occupants soviétiques en Allemagne font pareille menace, car ils s'étaient contentés jusqu'ici d'indiquer la possibilité qu'ils ferment un ou deux des trois corridors aériens entre Bariin et les zones alliées d'occupation à l'ouest du pays.Les Russes reprochent surtout aux avions alliés d'avoir survolé à trop bosse altitude des villes ou des aéroports sous contrôle soviétique.Par ailleurs, les autorités occidentales d'occupation font savoir qu'en s'obstinant à poser des conditions inacceptables la banque d'émission de la monnaie dans le secteur russe de garnison è Berlin a rendu impossible l'application de l'offre soviétique de dégeler certains fonds détenus dons ce secteur par des entreprises commerciales ou industrielles des secteurs occidentaux.En conséquence, les autorités alliées ont consenti à ces entreprises des prêts qui leur permettront de verser les salaires de leur personnel.De mime, la municipalité berlinoise n'aurait pu retirer qu'une part infime des sommes quj lui étaient nécessaires pour ses échéances courantes.MOSCOU, 7.(A.P.) — Il semble bien qu'il faudra encore beaucoup plus que les deux entretiens tenus jusqu'ici entre les diplomates des trois rondes puissances occidentales et les chefs de la ussie pour en arriver à la réalisation d'un accord quadripartite quelconque ou sujet de Berlin et d< l'Allemagne.Déjà une tro sième conférence parais probable pour dimanche entre le ministre soviétique des Affaires Etrangères Molotoff et les trois diplomates alliés.La deuxième n'a pas duré moins de trois heure-•t l'on y aurait fouillé à fond toutes les question^ abordées.L'allure générale des négociations est extérieurement lente; mais les experts assurent qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, loin de là.De toute façon, l'ambassadeur américain ev Russie Walter Bedeil Smith, son collègue fronçai! Yves Chataigneau et l'envoyé britannique spicks) Frank Roberts ont passé h'er avec Molotoff uns heure de plus qu'à leur rencontre précédente Je lundi avec Molotoff encore et Staline.Ils sont sortis de l'entretien souriants mais en refusant tout commentaire devant les journalistes.A Londres, l'opinion veut qu'à ia réunion de lundi, Staline ait demandé aux trois émissaires occidentaux de lui faire des offres précises sur le possibilité que ces émissaires croient voir à des négociations régulières approfondies sur tous les problèmes d'accord russo-occidental.L'entretien d'hier acquérait de ia sorte une portée capitale dans tes pourparlers entrepris pour foire décisivement fondre la glace entre les deux blocs d'Etats oppocés.ter sur ees établiasemenls l’espèce de suspicion aui entoure un mauvais lieu ou un endroit d’abrutissement.Tempérament ouvert II est certain aussi que l’on est très démonstratif, que le Latin en général se sent "chez soi" dans la rue.A Paris aussi bien qu’à Rome, les couples d’amoureux ne craignent pas de sc becqueter comme des tourtereaux, aussi bien dans le métro que sur les boulevards ou dans les jardins publics.Pourtant le flirt à l’américaine, indécis et sans bases seqtimentales réelles, n’existe que peu.Peut-être la femme française, plus avertie ou moins superficielle que l’Américaine, estime-t-elle l’amour chose trop sérieuse et trop préçicu-se pour en recueillir au hasard la menue monnaie.Il est indéniable en tout cas que les jeunes filles des milieux bourgeois sont élevées ici beaucoup plus sévèrement qu’en Amérique.La jeune fille modeste et naive n’est considérée en France une comme la préfiguration de J’idéal féminin, non comme le modèle ou le prototype de cet idéal.La littérature, en général, ni ne s’en inspire, ni ne lui est destinée.L’idéal féminin, en France, c’est la femme intellectuellement mûre, bien au fait, sensée, habile, proche de la vie.Stabilité de l'institution matrimoniale Ajouterai-je que l’on se scandalise (mais oui, tout de même!) de la légèreté avec laquelle les Américains contractent mariage, et de la facilité avec laquelle ils divorcent.Sans doute le divorce existe-t-il depuis longtemps en France; maie il demeure exceptionnel; Il est fort coûteux: on ne l’obtient qu’après de difficiles procedures Judiciaires.Il n’est pas passé dans les moeurs comme aux Etats-Unis.Si les accrocs à la fidélité conjugale y sont jugés avec plus d'indulgence, l’institution du mariage permanent y reste, par contre, entourée de plus de respect et de sérieux.Moralité, disions-nous, plus sociale qu’individuelle: re-connaltra-t-on l’exception pour sauvegarder la règle Une autre chose m'a frappé: c’est que la vente libre d’ouvrages de propagande anticonceptionnelle n’est pas, non plus, passée dans les moeurs en France.On ne les trouve pas, comme en pays anglo-saxons et même à Montréal, exposés dans toutes les librairies, à la portée de tous.Que cette interdiction ne parte pas de motifs éthiques-ou religieux, qu’elle parte d'un simple souci d’hygiène sociale, de préoccupations démographiques, c’est ce qui n’est guère douteux.Mais il ne faudrait point s’téon-ner que cela correspondit à certaines tendances profondes du tempérament français, aussi épicurien et prudent qu’aucun autre, mais répugnant assez à s’éloigner de la nature.Fidélité à Soi Par une inclination évidente de son caractère, le Français ne sc hftte pas de profiter de toutes les aises que lui vaudrait l’aban- don de ses chères habitudes séculaires; il est lent à adopter les avantages matériels de la vie moderne, d’une façon très générale.On constate en parcourant le pajs «u’il prrfère des vestiges désuets qui, pour des raisons esthétique; U sentimentales, lui sont précieux, aux avantages que lui offrirait la civilisation de (lemain.Un voyage à travers la France ravit les amateurs de beaux sites et de souvenirs, mais risque de heurter ceux qui prennent très au sérieux, comme norme de la valeur des peuples, une admviistrntion dynamique, une hygiène rigoureuse, la modernisation rapide du style de vie.Si ia vue de villageoises accroupies à un lavoir, près d'un ruisseau fleuri, n'éveille en vous que la pensée des lessiveuses électriques qui corrigeraient tout cela, vous êtes encore loin de comprendre certains méandres de la mentalité française et e t ropicnne.On veut bien du progrès, mais sans emballement; on est fort satisfait et fier de tr.’ i vieilles choses, nui fleurissent, semblables à elles-mêmes, depuis des siècles, sous l’oeil de Dieu.Un# vie naturelle L’on est séduit et intéressé par ce qui vient d’Amérique; mais l’on ne songerait pas à mettre au rancart des conceptions très dif-rérentes, dignes, respectables, ni ont subi répreuve du temps, raversez le soir un village, une ville de province avec scs volets clos, ou même ica quartiers de Paris réputés pour leur vie nocturne: vous serez étonné du cal-"ie qui y règne.Ce peuple vit «Ion la nature.Il sc couclie tôt, se lève tôt, et laisse passer les jours sans hâte artificielle.C’est un signe.La vie n’y est pas désordonnée.I«e désordre est connu et désigné comme tel; il est accepté, il n’étonne pas, il est nettement délimité.La vie morale de ce peuple n'a rien de secret, rien de trouble.Elle repose sur un ensemble de coutumes, une expérience, une sagesse, des cadres fixés et connus.Quand je pense à l’animation cosmopolite, nocturne et diurne, des grandes artères américaines; à la poussière de codes moraux différents, à leur fragilité, à leur effacement soin le rouleau nivelcur de l'Argent, du Confort, de l’Hygiène et de la Machine, quand Je pense au climat moral de rertaines grandes villes où un cinéma sans intelligence, sans délicatesse, gorge les foules du langage navrant du revolver à l’état pur, quand je pense à tout cela, et que je revois les villes de France avec leurs traditions morales peut-être un peu larges, mais connues, cohérentes, homogènes, éprouvées, intellectualisées (les libertés dont on peut à l’étranger se scandaliser étant depuis longtemps insérées dan* ce tout), il m’arrive de n e demander si c’est ici, ou si c’est chez nos voisins d’Amérique, que l’on a vraiment bonne conscience; et qui, des Etata-Unis ou de la France, les deux aînées qui se partagent l’influence morale exercée, que nous le voulions ou non, sur nos foules, qui maintient et continuera vraisemblablement de maijtenlr une Juste hiérarchie des vaAfurs?Qui offre Ipa meilleures garanties de franchise et de santé?Lequc, de ces deux pays domine le mieux le désordre, le mystère, l’incoiiércnce, l’instabilité qui.chez toute nation privée de complaisants et nombreux retours stir soi, c’est-à-dire de vie intellectuelle puissamment ordonnatrice, encerclent l’honunc et conulituent pour la société une sourde menace?Au C.nnnda, nous noua jugeons successivement très proches et très loin de la France.Ce qui nous en éloigne, croyons-nous, rc sont des points de moralité.Et là-dessus, nous avons raison.M est vrai que nous sommes très différents.Et cependant, pas eu point que nous pouvons parfois l’imaginer.Pas à un point qui nous permette de fausser tou U s les perspectives.Dans le concert des nations, nous restons, psychologiquement, assez voisins.il serait souhaitable que nous nous efforcions de le mieux comprendre.Israël achètera pour $5,000,000, au Canada New-York, 7 (C.P.) — A son retour à New-York d’une tournée en Palestine, le président du mouvement sioniste canadien, S.-J.Zacks, révèle qu'une mission commerciale Israélite doit arriver au Canada mardi dans l’espoir de pouvoir y ache* 1er des vivres, des vêtemen’.s et du bois de construction destiné nu nouvel Etal juif de Terre-Sainle.M.Zacks ajoute que la mission est prête à dépenser $5,000,000 chez nous pour se procurer ce bois, ces vêtements et tissus et, parmi les vivres, particulièrement de l’orge, de l’avoine, du fromage, du saumon et des viandes en conserve et peut-être même plus tard, de la farine.Il croit qu’en revanche, le Canada pourrait obtenir à bon compte des Israélites des produits tels que les oranges et la potasse, l.e chef sioniste canadien a décrit en même temps les souffrances des Juifs en Palestine et spécialement à Jérusalem, mais a exprimé sa conviction qu’Isracl en triomphera et que Haïfa, par exemple, deviendra le principal port de la Méditerranée avec un million d’habitants.L'ambassadeur des E.-U.au Canada démissionne Washington, 7 (A.P.) — L’ambassadeur des Etats-Unis au Canada, M.Ray Atherton, vient de résigner ses fonctions, à la data effective du 1er septembre prochain.Il a été nommé à la place délégué-suppléant de son pays à l’Assemblée générale de l’O.N.U.qui doit avoir lieu à Paris, sous peu.M.Atherton était devenu ministre plénipotentiaire de nos voisins chez nous le 8 juillet 1943, pour se voir élevàau rang d’ambassadeur le 19 novembre de la môme année. PAGE 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1948 DERRIERE LE RIDEAU DE FER Les dessous de l’affaire lito Le réquisitoire prononcé par le Korairform étonne par sa prolixité.N’aurait-on pas cherché à “noyer le poisson”, à masquer sous une avalanche de doléances le grief essentiel, le motif propre de l’excommunication?L’ingérence du Kominform dans la politique intérieure yougoslave ne veut-elle pas servir de paravent à l’offensive contre la politique étrangère de Belgrade, offensive où il faudrait voir l’opération principale, tout le reste ayant un simple rôle de manocu vre de diversion ?Telle est bien l’impression que renforce chaque jour l’observation des événements dans le secteur balkanique.Un pur trouve toujours un plus pur.qui l’épure.Que, du point de vue d’une soi-disant orthodoxie léninomarxiste, il soit toujours aisé de prendre les tenants les plus zélés du communisme en flagrant délit d’hérésie, c’est ce qui s’est vérifié, au sein même de la Fédération des Républiques soviétiques, et doit moins surprendre encore hors de son territoire.A l’intérieur, cela peut se résoudre par des jugements et sent moins vite et des familles surgissent.Surtout, le problème tràgique est celui de la formation des élites; car il arrive qu’une partie d’entre elles se retournent contre nous, et ce ne sont pas “les constitutions parfaites, mais impraticables que composent aujourd’hui nos constitutionnels” qui sont un remède efficace, car on peut en observer les textes et en méconnaître du tout au tout l’esprit.Aussi bien conclura-t-il par un appel à l’effort, car toute oeuvre de vie ne dure qu’à’la condition d’etre indéfiniment poursuivie, corrigée, rajeunie.Les personnalités présentes Nous ne pouvons nommer tontes les personnalités présentes à la Semaine sociale.De nombreux évêques sont annoncés.Citons seulement parmi ceux qui sont arrivés: Mgr Gounot, archevêque de Carthage; Mgr Duval, évêque de Constantine; Mgr Pinier, évêque auxiliaire d’Alger;' Mgr Pi-guet.évêque de Clermonf-Fer-rand.On signale aussi la présence de M.Letourneau, ancien ministre.DE LA PRESSE ETRANGERE .r Le plan audacieux d’équipement de runion française De la centrale d'énergie thermique marine d'Abidjan à la culture industrielle de l'arachide par A.Jakobson De l’Aube, 16-17 juin 1948: Améliorer la situation économique de l'Union Française, la doter d’un équipement moderne: tel est l’objectif que fixait, le S juin, le ministre de la France d'Outre-Mer.Déjà, par l’élaboration d’un “plan décennal” (loi du 30 avril 19i6), la France a marqué sa volonté d'aller audacieusement dans ce sens.Et l’étude importante que Iq i revue "Politique” publie dans 1 son numéro de juin, sous la signature de AI.A.Jakobson, illus-: ire avec précision les projets et \ les premières réalisations.Nous ne pouvons en reprendre ici que quelques passages et nous ne saurions mieux faire que d’en recommander la lecture : complète.Il convient d’apprécier avec admiration et reconnaissance les réalisations effectuées depuis 30 années dans les tèrritoires d’outre-mer; les pionniers et les bâtisseurs de cette phase coloniale ont des mérites d’autant plus grands qu’ils ont créé dans l’indifférence de l’opinion et en dépit de la faiblesse des moyens matériels mis à leur disposition.Mais, cet hommage étant rendu aux hommes du passé, il est aujourd’hui nécessaire d’accomplir, dans la France d’outre-mer, une grande oeuvre d’équipement, laquelle aura des résultats féconds dans le domaine économique et dans l’ordre social et, par suite, dans le plan politique.Au prix d’une volonté décidée et d’un labeur forcené, l’avant-plan est d’ores et déjà établi, appuyé sur une documentation sans précédent.Les études des projets progressent dans toutes les branches de la production et de la transformation et pour tous les territoires.Recherche scientifique L’Office de la recherche scientifique coloniale, organisé par l’acte dit loi du 11 octobre 1943, sans négliger la science pure, a tendu surtout ses efforts vers les applications ressortissant à la mise en valeur des territoires lointains.Les -erhuches les plus activement i .rsuivies portent actuellement sur l’alimentation rationnelle de l’autochtone, les niantes médicinales, l’étude des sols en liaison avec l'agriculture, la défense des végétaux contre les parasites, la protection du bois contre les termites, les plantes susceptibles de fournir la pâte à papier, la prospection minière par les méthodes gravimétrique, électrique et magnétique, le débit des cours d’eau, le comportement des matériaux, peintures, enduits, textiles, dans les conditions physiques tropicales, la climatisation de l’habitation coloniale, l’établissement des cartes de la densité humaine.Au nombre des découvertes humaines, se placent l’utilisation dé l’énergie solaire et, avec des mises au point déjà concrètes, la production de l’énergie thermique des mers par le procédé Georges Claude.A cet effet, une usine de 7.000 kWs doit être édifiée à Port-Bouet, à 13 kilomètres du centre industriel d’Abidjan: l’énergie sera obtenue par le rapprochement de l’eau froide, 8 degrés, provenant d’une nappe située à 500 mètres de profondeur dans le “Trou sans fond”, voisin de la côte, et de l’eau chaude, 30 degrés, de la surface lagunaire.Les expériences d’ores et déjà effectuées ont conduit à adopter, pour l’aspiration de l’eau froide, un tuyau métallique de 3.200 mètres de longueur, prolongé dans sa partie basse par un tuyau déformable, en caoutchouc armé, de 1.000 mètres de longueur.Les prévisions pour l’aménagement de l’usine envisagent un délai de deux ans et demi et une dépense de 500 millions.Equipement public L’équipement public, avec la construction de routes et, en général, les terrassements, comporte des nouveautés profondes dues à l’importation, pendant la guerre, de puissant matériel américain et à la suppression légale des prestations des autochtones qui, jadis, assuraient périodiquement les réfections.Progressivement, dans les parcours présentant un intérêt économique particulier, les pistes actuelles, sans infrastructure, qui s’effondraient après les tornades, vont être remplacées par des voies avec forme, capables de Le programme d'aujourd'hui 9 h.15: M.Jean Guitton: Crise et valeurs permanentes de la civilisation occidentale.10 h.45: M.Olivier Lacombe: Le réveil des civilisations asiatiques.17 h.30: M.Roger Le Tourneau: LTsîam contemporain.20 h.45, salle Rameau: Soirée artistique.» Henri NAMBAUD.résister aux intempéries, construites industriellement.Les motors graders, munis de leur solide lame régaleuse, couplés avec des cylindreuses mécaniques, pourront réfectionner jusqu’à six kilomètres de route par jour.L’application est en cours en Nouvelle-Calédonie avec du matériel cédé par les Américains et elle se précise sur une grande échelle, eu A.-O.F”, et au Cameroun.Peur le matériel de traction, la pénurie de combustible cl une déforestation souvent déjà trop accentuée orientent de plus en plus vers les locomotives Diesel; 16 d’entre etlles vont desservir le Dakar-Niger.L’emploi des autorails, atteignant sur les foies métriques coloniales des vitesses de 80 km., est amplifié et améliore considérablement le trafic, en rapidité et en souplesse.Les ports de mer vont utiliser des engins plus puissants ou de type nouveau.La nouvelle drague suceuse, destinée à Abidjan, qui a été construite en Hollande, pourra débiter 1.000 mètres cubes à l’heure.A Port-Gentil, l’embarquement des produits de la forêt sera effectué à l’aide de grands plateaux flottants, sur fonds de 10 mètres et verticalement guidés, lesquels ont servi aux Alliés lors de leur débarquement à Arro-manchcs, en juin 1944.Nombre de produits seront acheminés en vrac avec l’emploi de tapis roulants et de trémies.Pour les liquides, notamment l’huile et le gas oil, manutention par canalisations avec pompes de refoulement, réservoirs, wagons-citernes, chalands-citernes et emploi de serpentins de réchauffe en vue d’assurer une fluidité suffisante.L’intérêt de ces procédés s’accroît du projet d’aménager, dans toutes les escales de la côte d’Afrique, des dépôts d’hydrocarbures qui seront approvisionnés par bateaux complets.L’énergie hydroélectrique va faire l’objet d’un important effort pour des fins multiples: développement économique et, notamment, mécanisation, urbanisme, vie domestique, abaissement du prix de l’énergie.Une conséquence indirecte, non sans intérêt sera l’incitation des populations à dépenser, donc à travaij-ler, pour bénéficier des agréments de l’électricité.La captation d’une quinzaine de chutes est, dès à présent, envisagée dans l’ensemble des pays de l’Union; ce sont le Cameroun.l’Afrique-Equatoriale, Madagascar et l’Indochine qui présentent le plus de ressources en matière de houille blanche.Dans l’ordre industriel, la chute du Dah-Nim, à 200 km.est de Saigon, 100.000 kWs, mérite une mention particulière; son principal objet est d’alimenter, à bas prix, un ensemble important d’installations industrielles à créer dans la plaine voisine de la baie de Cam-Hanh, la plupart de ces usines devant produire des engrais pour la culture, notamment pour le riz, et ainsi aider à combattre le paupérisme alimentaire des populations an-uamites des deltas.La plupart des exploitations minières sont conduites à ciel ouvert; leur matériel relève donc plutôt de la technique des travaux publics que de l’art minier et les exploitations se présentent souvent comme des chantiers de terrassement.Aussi les dispositions prises ou projetées tendent-elles à l’équipement des carrières en bulldozers, pelles mécaniques, draglines et, notamment, dans la Haute-Volta et au Moyen-Congo, en matériel d’abattage hydraulique.L’exploitation des houillères de la Sokoj, Madagascar (réserve probable de deux milliards de tonnes, prévision d’une production annuelle de trois millions six cent mille tonnes), ne se fera pas comme dans nos mines métropolitaines avec l’emploi d’une nombreuse main-d’oeuvre qui abat moins d’tne tonne par jour et par ouvrier: ce seront de puissantes baveuses automatiques qui découperont sur plusieurs faces les riches couches charbonnières et on pourra ainsi envisager une production journalière de cinq tonnes par homme.Pour répondre à la demande considérable d’huile végétale, la culture de l’arachide sera intensifiée.Les procédés seront modernisés: terres nouvelles, assolement triennal, tracteurs lourds pour débrousser et labourer, tracteurs légers pour ensemencer, sarcler, récolter et battre, éventuellement, enrichissement du sol par les phosphates de Ru-fisque; manutentions en vrac, sj-los collectifs, tapis roulants, huileries.Dès à présent, dans ta région de Kaffrine, à 300 km.sud-est de Dakar, en vue de la création de cultures industrielles de l’arachide sur 200,000 hectares, une intéressante expérience est entreprise dans un casier de 10,-000 hectares où déjà des villages sont créés, des puits foncés et où le défrichement est commencé.Au Moyen-Congo, sur la rive droite du fleuve Congo, à Djam-oalla, à 300 km.en amont de nrazzaville, on étudie le projet de lancer de vastes cultures de 1 arachide.La demande de bois tropicaux dans les pays sinistrés d’Europe et aux Etats-Unis est encore plus grande; aussi.une vigoureuse impulsion est-elle donnée à l’abattage et à la transformation en Cote d Ivoire, au Cameroun, au Moyen-Congo et en Guyane, la production actuelle de 450,000 • I165 Pü,lvant.dans un premier stade, être décuplée; prospection, mécanisation la plus poussée, création de vingt scieries et d autant d’usines de contre-plaqué, de panneaux-fibres et de pâte chimique, organisation des moyens de force, des transports et surtout de l’évacuation terrestre et maritime, laquelle, aujour-d hm, conditionne le débit.Dès à présent, se trouve fortement engagée la première tranche du programme forestier de la Côte d’ivoire.Industries de transformation Au Gabon, près de Port-Gentil, deux usines très modernes, pour l'aménagement desquelles des mesures sont déjà prises, vont produire, l’une des bois contreplaqués et l’autre de la pâte à papier.A Dimbresso, en Côte d’ivoire, une usine utilisant les bois colo-nioux produira, non seulement la pâte, niais le papier lui-même; son équipement sera caractérise par les dispositifs les plus modernes: gazogènes à copeaux de bois, transports pneumatiques du bois après découpage, raffi-neurs coniques, généralisation ues réglages et de l’automaticité.Les matériaux de construction d’origine coloniale vont être produits dans des exploitations particulièrement modernes.A Rufisque, la nouvelle cimenterie de 60,000 tonnes èst en construc- Encourageons Je préférence ceux qui affichent cette cart*.tien et commence à prodylP _ Kimbedi, A.-E.F., une cimenterie de même puissance est projetée et on étudie le traitement des matières premières du ciment par le courant électrique, l’énergie provenant de la chute de la Bouenza.A Madagascar, une briqueterie automatique devra fournir 45,000 unités*par jour.RR IX LES tîcempiimé» .,; Ht »l lie BAC 14 ooe^Krt» .»l ¦ PLUS BAS 100 tewprimlt.TR y LE VERITABLE ASPIRIN EST MARQUÉ COM ME CECI ^ parce qu'rie Font leur part*; PARFUM TU Lin NOIRS Cette citation de Chénard eet un triompha d’élé- gance et d* r»f- n e a * n t.C« parfum discret est 1* compté ment indlspen sable de la toi latte féminin* CIE CANADA DRUL Montréal ACHETEZ ' en toute confiance de J.E.P1ETTE & Frète importateurs 4a Thé — Café — Olives Attention Spéciale aux Communautés 4355, rue Drolet, Montréal - HA.6718 in^î^FHWHCHMHKKHOHMHKrWKHOHWKHÏOCWHS £ aviez-vouA que.Montréal possède la plus grande maison canadienne-française de PHOTOGRAPHIE au Canada?Nous sollicitons votre visite et vous trouverez à notre magasin LIGNES COMPLETES DE : Cameras Ciné Cameras Projecteurs silencieux et sonores 8-16 mm.Equipement de chambre noire.Accessoires de Cameras ‘Speedgraphie’ de toutes grandeurs Escompte spécial aux professionnels, amateurs avances et communautés religieuses.Fecilités de paiement.Satisfaction garantie ou argent remis.Photo Service Eni^g 222 ouest, Notre-Dame HA.8000 lleuent canadienne-troBfdU*.I.-H.BAVARD, propriétaire.cmcKMOHMaoctcH&OHOHQHQCttHCHHHCKHHttoocKHHHMocHCHacHCHaomHaoioCHaocHocKHMrtHeKHacH» MONDE FEMININ LE DEVOIR, MON1KEAL, SAMEDI 7 AOUT 1948 FACE 5 CARNET MONDAIN ! A table MARIAGE Ce matin, à 9 h., en l’église Saint-Marc, M.l’abbé Henri Canon, professeur au collège de Montréal, a béni le mariage de Mlle Suzanne Biron, fille de M.et Mme Edouard Biron, de Montréal, avec M.Gaston Marot, fils de M.Hector Marot, décédé, et de Mme Marot, de Montréal.M.Charles-H.Marot était le témoin de son frère, tandis que M.Edouard Biron accompagnait sa fille.Le programme musical a été exécuté par Mlle Marguerite Péladeau; Mme LaFontaine touchait l’orgue.A l’issue de la cérémonie religieuse, il y a eu réception au salon espagnol de l’hôtel Queen’s, j après quoi, les nouveaux époux > sont partis en automobile pour ! le bas du fleuve.PROCHAIN MARIAGE I M.et Mme Georges Morency j font part du mariage de leur j fille, Héjcanne, avec M.Bernard t ournoyer, B.A., fils de M.et de Mme Hercule Cournoyer.La bénédiction nuptiale leur sera donnée en l’église Saint-Pierre-Cla-v©r, le 28 août prochain.DEPLACEMENTS — Mme J.-M.Bertrand et ses filles, Micheline et Suzanne, sont rentrées de La Malbaie où elles ont séjourné plusieurs semaines.— M.Louis Scalabrino et Mme Scalabrino (Pauline Pont-briand), sont rentrés de leur voyage de noces.A Québec, ils ont été pendant quelques jours, les invités de M.et de Mme R.Boileau.— M.et Mme J.-W.Bouchard sont i Ottawa, les invités de M.et de Mme F.-H.Blackburn.— Le Dr et Mme Yves Gadbois, de Sherbrooke, sont ei^ route pour Percé.— Mme John Porteous, s'a fil- \ letfe Suzanne, et son fils, Drury, passent le mois d’août à Pile d’Orléans, les hôtes de Mme C.-E.-L.Porteous.— M.et Mme Louis Ferland, de Québec, sont à Ottawa, à l’occasion du congrès libéral national qui s’y tient actuellement.— Mlle Claire Jacques passe une quinzaine à Sainte-Luce sur mer.— M.Pierre Champagne est arrivé d’Anvers, Belgique, après un séjour de deux mois en Europe et est parti aujourd’hui pour Boston et Portland, Maine.— Mlle Manon Martin, de St-Jérôme, est actuellement chez sa soeur, Mme Pierre-L.Labadie, de Windsor, Ont., où elle passera un mois; elle se rendra à Niagara et à Détroit.ale âectet des bons plats RIZ ET FROMAGE 2 oeufs 3 tasses de riz cuit 1 % tasse de fromage canadien % tasse de lait % c.i thé de sel Pincée de cayenne 1 c.à thé de sauce Worcestershire 1 tasse de flocons de maïs 2 c.à table de beurre fondu Battez les oeufs légèrement; combinez au riz cuit, fromage, lait et assaisonnement.Mélangez bien; versez dans une casse-rolle beurrée.Ecrasez les Tlo-cons de maïs et mélangez au beurre fondu et saupoudrez-en le riz.Faites cuire à four modéré 30 minutes.Servez tel quel ou avec une sauce aux tomates.Utilisez une casserole de 1% pinte.BISCUITS AU GINGEMBRE 2 tasses de mélasse 2-3 tasse d’eau bouillante 4 c.i thé de soda 1 tasse de shortening fondu 1 c.à table de gingembre 4 tasses de farine Faites dissoudre le soda dans l’eau bouillante; ajoutez la mélasse, le shortening et le gingembre.Mêlez ce mélange à la farine ajoutant plus de farine si nécessaire pour produire une pâte molle.Roulez mince sur une planche enfarinée, coupez à l’emporte-pièce et faites cuire à four modéré 10 ou 12 minutes.CASSEROLE DE RIZ ET PORC Côtelettes de porc, riz cru, tomates, oignon, céleri, piment vert, sel et poivre, eau chaude.Choisissez de grandes côtelettes maigres de % de pouce d’épaisseur.Faites brunir dans la poêle, et mettez dans la cas-serolle.Sur chaque côtelette placez 1 c.à table de riz cru.1 tranche d’oignon, une demi-tomate et une rondelle de piment vert.Pour chaque côtelette compter 1-3 de tasse de célen haché, 1-2 c.à thé de sel, pincée de poivre, et 1-2 tasse d’eau.Faites cuire 3 heure* à four modéré ajoutant un peu plus d’eau si nécessaire.Si vous utilisez des tomates en conserve* â la place de tomates fraîches utilisez le jus à la place de l’eau dans la casserole.Rideaux et Accessoires - Housses • Couvre-lits Stores Vénitiens - Stores de toile 3 magasins i votre service.DECORATEURS D'INTERIEUR 6602 St-Hubert 1574 es», Mont-Royal 4349 Wellington CR.2898 FR.6206 YO.1568 MONTREAL, CANADA Paidonne-moty Seigneur Pardonne-moi, Seigneur, »i je l’ai trop aimée Ta nature qui prit, lorsque j’étais enfant.Mon cerveau ténébreux et mon âme affamée Pour les assujettir à' son joug triomphant.Pardonne-moi, Seigneur, d’avoir été ravie ^ Par la voix des forêts et l’appel de la mer.D’avoir en eux cherché le reflet de ta vie Pendant que s’y mêlait le tourment de ma chair.D'avoir chanté le lac entr'ouvrant sa poitrine Pour y baigner mon corps las et voluptueux Et sur le haut des monts où le soleil chemine, Livré par tous les vents mon coeur tumultueux.Pardonne-moi d’avoir pleuré la mort des saules Et de m’être endormie aux branches des sapins, Comme en des bras fermés autour de mes épaules Quand la nuit et l’amour se tiennent par la main.D’avoir dit la lumière avec des mots si tendres Que les hommes souvent en ont été jaloux.D’avoir aimé le feu comme les salamandres.D’avoir péché la lune au ciel, comme les fous.Pardonne-moi d’avoir, panthéiste ou païenne, Adoré l’univers, d’avoir trouvé parfois A la nature une âme identique à la mienne Et de l’avoir aimée au-dessus de tes lois.Toil qui créas ce coeur qu’on blâmera peut-être, Ce coeur tout à la fois mystique et sensuel, Tu sais que de mes dieux tu resteras le maître, O Toi! qui fis la terre et m’y donnas le ciell * Cécile CHABOT De la Société Royale.Sauvonâ la poêâie Çà et là fait BANTING, CELEBRITE CANADIENNE Ce portrait, e’est tout à moil — Tu trouves?— Comment, tu ne me reconnais pas?Cet air doux, bon, loyal, intelligent.* * * — Cette montre peut marcher huit jours sans être remontée.— Ah! et dites-moi combien de temps marchera-t-elle si on la remonte ?* * * — Voilà un tableau de valeur ! — Il n’est pas de valeur, il est de Corot.« ¥ « Chariot veut un tambour.— Tu m’empêcheras de travailler, lui dit son père.— Non, je te promets de ne jouer que quand tu dormiras.* # * — Hector souffre beaucoup de la tête; qu’en pensez-vous, docteur ?— J’espère que l’amputation ne sera pas nécessaire.* 4F * On entendait un jour la cause d’un voleur de grand chemin, en même temps récidiviste.L’avocat général interroge sa femme: — Madame, depuis combien de temps avez-vous épousé l’accusé ?— Depuis six mois.— Connaissiez-vous son vice avant le mariage ?— Oui, monsieur.— Et vous l’avez épousé quand même ?— J’avais le choix entre lui et un avocat.Alors, je n’ai pas hésité.Fleetwood de luxe LE REFRIGERATEUR de marque bien connue est de refour avec ou sans panier démontable à l'intérieur de la porte Prix : Taxe de 25% d'austérité abolie telle qu'annoncée par le Ministère des Finances en fin de semaine.A 7 pieds cubes.A' Compartiment i légumes.?Congélateur.?Approuvé par le C.S.A.Fabriqué par un important ~ manufacturier canadien.PHILIPPE SILLS 4044 ONTARIO EST aussi à L'Ameublement du Nord, 11146 St-Vital Le 16 novembre 1891, un garçon, Fred Banting, naquit dans une ferme typique de l’Ontario, où il y grandit;; il suivit la classe à Ijpcole primaire d’Alliston et au High School du même endroit, à un mille et demi de sa ferme.Il y acquit la constitution physique, les capacités et l’ardeur qui préparèrent cette vie de travail et de succès qui le rendirent non seulement célèbre mais si utile à ses compatriotes.Il choisit la médecine pour carrière et reçut son doctoral en décembre 1916, à l’université de Toronto, avec le fameux cours des “Meds ’17” classe qm se distingua en s’enrôlant tout entière dans les forces de Sa Majesté et s’illustra par sa bravoure durant la guerre 1914-1918, Mais son oeuvre principale fut ses recherches sur l’insuline, le cancer, la silicose ainsi que la médecine pour l’armée, la marine et l’aviation.Les plus célèbres de ces recherches furent celles qui conduisirent à la découverte de l’insuline, moyen efficace de traitement du diabète.Cette maladie, connue dans l’histoire de la médecine depuis presque deux mille ans, était l’une des maladies les plus redoutées des médecins, et malgré des études approfondies, surtout dans les régimes alimentaires, on avait réalisé fort peu de progrès en ces deux mille ans pour maîtriser ce mal.Qu’est-ce que ces travaux de Banting ont apporté à l’humanité?Un médecin américain bien connu nous le dit: “Dans les années à venir, d’innombrables légions de diabétiques connaîtront la gaieté, jouiront de l’affection des leurs, et d’une vie longue et active parce qu’ils* pourront se servir de l’insuline pour lutter contre le diabète et en piévenir les complications; tous rendront grâce à Banting, leur bienfaiteur, pour ce don qu’il a fait à l’humanité.Le nom de Frederick Banting passera à l’histoire avec ceux de Louis Pasteur, de Lord Lister et d’autres génies qui ont légué à la postérité des dons qui furent l’oeuvre de leur cerveau, de leur coeur et de leurs mains, dons que tout l’or du monde ne pourrait acheter.” Banting reçut une part du Prix Nobel de médecine en 1923.Il devint le premier professeur de recherches médicales de l’université de Toronto, la même année; d’autres honneurs et hommages de reconnaissance lui vinrent du monde entier.Banting fut tué dans un accident d’avion à Terreneuve en février 1941, en route pour l’Angleterre en mission militaire; mais il vivra à jamais dans notre souvenir comme l’un des plus grands Canadiens, un héros de la lutte pour la santé et le bonheur de «es concitoyens; loyal.Il ne s’agit pas ici de prendre parti pour telle ou telle école.Npn plus que d’entrer dans une querelle oiseuse où les forces en présence se disputent le monopole de la poésie.Le temps saura tout mettre en place.Comme toujours, la poussière de la bataille tombera, ne laissant à l’admiration de la postérité que ce qui doit durer.C’est la seule vengeance des oeuvres d’art.En une époque de matérialisme effarant, quand les valeurs spirituelles sont attaquées de partout, il faut, plus que jamais, nous adonner à la tâche de serviteur de l’humanité.Rien de Élus grand ni de plus honorable.h ce qui nous concerne, il importe donc beaucoup moins de propager ou de défendre telle ou telle forme de rythme que de sauver la poésie elle-même.Nos ancêtres étaient de grands humains et parce que tels, ils étaient de purs poètes.Le poème de leur vie a été plus éloquent que bien des pièces écrites.Ils avaient un coeur de poète, des yeux de poète, une âme de poète.Dieu, la toute Poésie, les imprégnait totalement.C’est que nos aïeux savaient méditer, prier, contempler, tandis que nos modernes, pris dans le tourbillon du monde, ne veulent plus réfléchir, remonter à la source.Aujourd'hui tout est chiffres, mathématioues, affaires! Nous sommes les esclaves de la matière.La finance règne sur les autels de l’univers.' La vie actuelle est un défi aux lois de logique qui ont bâti la civilisation.En certains milieux, on va jusqu’à ridiculiser les défenseurs de l’ordre.On traite de retardataires les tenants des grands principes qui ont donné au monde ses plus riches valeurs.La période de surexcitation des deux guerres mondiales n’a pas été sans laisser sa marque sur l’esprit mo-derne._____ & Vive le progrès qui apporte un surcroît de vie, de nouveaux horizons à l’esprit créateur! Vivent les nouvelles formv.s d’art qui parachèvent T é p a nouissement culturel! Vivent les créations artistiques dont l’apport active la légitime soif de connaître chez tout humain! Combien d’oeuvres, dans l’Histoire, qu’on a situées au faîte de l’art, ont eu une existence de météores.Combien d’autres, par contre, sifflées à leur parution, trouvées indignes par les coteries régnant en maîtres, ont défié l’espace et les temps.Mais jamais la scission n’a été aussi complète entre l’esprit et la matière.On ne s’est pas gêné d'abord pour mettre au rancart la loi morale qui est le rempart de l’humanité.Aussitôt, les familles se sont désagrégées Et la contamination de cette cellule familiale a blessé à mort la société.Celle-ci, ne reconnaissant plus aucun devoir, a tôt fait de devenir une Babylone.Tout s’enchaîne.Les .hommes n’ont pas encore voulu voir.Le deuxième conflit mondial a déchiré l’univers.Jamais, dans l’Histoire, de telles ruines n’ont été accumulées.Les Alliés viennent de remporter la victoire en Europe.Mais les peuples, avides de bonheur et de justice, s’aperçoivent que la paix n’a pas été gagnée.Le communisme matérialiste domine une grande partie de l’Europe.Il s’est infiltré partout.La voix des évêques, dans tous les pays, a lancé de continuels avertissements.On l’a ignorée.Et aujouad’hui, nous sommes confrontés avec une doctrine aussi pernicieuse (que la bête nazie et fasciste qu’on vient d’abattre! Sauvons la poésie! C’est le seul moyen de venir à bout de l’hydre communiste.Parce que défiant la matière, cherchant ici-bas ses seules formules de bonheur, le communisme hait l’Eglise catholique à qui le monde doit la civilisation chrétienne.Le communisme hait ce qui parle d’éternité, de spirituel, d’âme immortelle.Les grandes erreurs, les fausses doctrines, et leurs propagandistes, sont tombés les uns après les autres au pied du roc de Pierre.Nous n’ayons aucune crainte, puisque l’Eglise possède les paroles de la vie éternelle.Mais, voulons-nous hâter un juste retour à ia vérité, à la vie normale, à l’esprit de justice?Voulons-nous retrouver l’équilibre nécessaire à tout peuple pour grandir et prendre sa place dans le concert des nations?Travaillons chacun sur nous-mêmes.Améliorons en nous-mêmes ce qui peut et doit l’être.Si chacun de nous corrige en soi ce ou’il y a de défectueux, la nation sera promptement transformée.La nation est toujours ce que sont les individus qui la constituent.Impossible d’avoir une nation forte et lumineuse, quand ses éléments constituants sont des monstres d’égoïsme, d’injustice, de rapines, de luxure.Le matérialisme, au fond, est une négation de la poésie.Reprenons-nous à vivre, comme nos pères, à penser dans l’esprit de la tradition.Refrénons cette nervosité qui éparpille nos énergies.Pratiquons la vie intérieure, ces prises de contact avec le divin en nous et autour de nous.Vidons nos yeux de la sadique publicité moderne où tout ce que l’on a à offrir comme idéal, ce sont des jambes nues, des corps dévêtus, des scènes dégradantes, des apologies du divorce, de la liberté des moeurs.Dehors, le matérialisme qui nous a coûté déjà trop cher.Une seule attitude s’impose.Vivre comme des baptisés, des temples de l’Esprit-Saint.Rien ne servira de nous payer de mots, de vivre deux vies.Le choix est à faire immédiatement.Sauvons l’élément poétique dans le monde.Sauvons la vie calme, ordonnée.Sauvons la vie de silence qui permet de merveilleuses échappées dans la méditation.Sauvons la poésie des êtres et des choses.La poésie du paysage que l’on salit de toutes les impuretés humaines.La poésie de l’eau pure que l’on souille.La poésie de la forêt qui nous parle de Dieu.Sauvons la poésie des Ames.N’allons pas couper les ailes à ceux qui savent encore et veulent encore planer dans les hauteurs.Sau-vons la poésie du foyer, de la maman, du père de famille, du petit frère, de la petite soeur.Sauvons tous ces liens de poésie qui unissent les coeurs, les villa FAITS ET GLANES LE FU® DES ALBANAIS il nu ges, les villes, les pays.Sauvons la poésie du beau livre qu’on essaie d’étouffer sous des avalanches d’ordures.Partout, la chair, la chair! Rien que cela.Rien que pour la bête.Et encore! L’animal sans raison obéit à sa nature.Sauvons la poésie, cette grande blessée du XXe siècle.Remettons-la sur son piédestal, elle que des mains sacrilèges ont jetée par terre.Il faudrait au monde un nouveau François d’Assise pour redire aux hommes le sublime Cantique des créatures.Nous ne nous lassons pas de le répéter.Un tel saint est nécessaire à nos temps.Parce que plus que jamais, la matière a desséché partout les sources de la poésie.Et souvent ceux-là qui ont mission d'éclairer sont devenus de forcenés matérialistes.Ceux-là ont blessé le plus profondément la poésie qui étaient chargés de la défendre.A force de rendre ridicule, de revêtir d’oripeaux ignobles, cette grande reine, la poésie, ils l’ont fait bafouer par les hommes.On ne traîne pas une vierge dans la boue._ Arrachons le monde au matérialisme.Redonnons-lui ses yeux purs, ses yeux d’état de grâce, de petit enfant toujours en emerveillement devant les chefs-d’oeuvre de Dieu.Le regard de la patrie est fait du nôtre; son coeur est l’écho du nôtre.Que les individus commencent d’abord par se réformer eux-mêmes, et le reste viendra par enchantement.Sauvons la poésie: c’est-à-dire tout ce qui vibre, tout ce qu’il v a de beau, de grand, sur la ferre.Roger BRIEN.OXe Siècle) Le fusil Hit en quelque sorte partie intégrante des Albanais.Ce n’est pas que l’Albanais soit mauvais garçon, mais quand, pendant des siècles, on a dû prendre contre l’ennemi quotidien les précautions les plus strictes, on garde le caractère défiant.Dans les montagnes couvertes de bruyères, on rencontre de loin en loin de longs troupeaux escortés par des bergers à tournure superoe, à moustaches pointues, balançant en guise de houlette l’inévitable fusil.Des chiens à poils rudes vous regardent de l’air le moins amical; les moutons eux-mêmes semblent presque menaçants sous leur masque stupide.Les Turcs ne sont plus à craindre.Il y a moins d’un siècle, les “qui-vive?” retentissaient dans les sentiers de la montagne, et tout passant à mine suspecte était dans le cas de recevoir une balle infaillible.Les vengeances particulières entre Albanais augmentaient encore la fréquence des fusillades.Voulez-vous savoir la proportion des meurtres commis en l’espace de deux ans, au milieu du siècle dernier?Elle était d'un mort par dix maisons dans le Ponlati.Dans la commune de Niksaï, elle représentait un homme par famille au bout de treize ans.Ajoutez-y la liste assez longue des tentatives non suivies de mort, et vous comprendrez qu’un Albanais qui, à 30 ans, n’avait pas tué son homme passait pour un être digne de mépris.Les Albanais sont maintenant plus sociables.LE PHACOCHERE OU PORC A VERRUES Le phacochère habite la zone équatoriale africaine.C’est un cochon — puisqu’il faut l’appeler par son nom, — un cochon sauvage, dont l’aspect est bien fait pour frapper l’imagination.Il a le corps recouvert d’une épaisse peau gris ardoise, d’aspect sale, toute craquelée, avec çà et lù quelques rares poils hirsutes.La tête, énorme, bosselée de verrues — ce qui explique le nom de porc à verrues donné aussi au phacochère,—eft singulièrement ornée, chez le mâle, de deux énormes défenses recourbées vers le haut et qui étalent démesurément la lèvre supérieure.Une épaisse crinière couvrant le garrot et l’épine dorsale complète l’espect peu rassurant de la bête.Les phacochères fréquentent presque exclusivement les endroits marécageux, les bords des ruisseaux où ils ont pour enne- Echos de partout MULHOUSE ET LA FRANCE Mulhouse fête cette année le 150e anniversaire de son ratta chement à la France.Jusqu’à la Révolution, la petite ville dt “Mülhausen” alliée aux cantons suisses faisait partie de la Confédération helvétique.En 1746 trois de ses habitants y créèrent l’industrie cotonnière.Mais la Révolution la menaça d’as phyxie, par son sévère cordor douanier.Et c'est pourquoi elh signa le 3 juin 1798 le traité d' sa “libre réunion à la France”, convention qui comportait de: avantages réciproques, et sau vegardait l’honneur de l’ancien ne ville libre.TRESOR AUTRICHIEN On sait la valeur, autant syir bolique qu’historique, que repri sente pour la Hongrie la couron ne de saint Etienne, envoyée, ei l’an 1000, au premier souverain de Hongrie par le pape Sylvestn II.Cette couronne, qui a serv: depuis lors au sacre de tous le: rois magyars, et qui était dépo sée au château de Bude, avait éti emportée en 1945 par le che nazi Szalassy.Le gouvernemen: de Budapest en a demandé la res titution aux autorités américai nés; mais la Maison Blanche en visage de confier la “Sainte Cou ronne” au musée du Vatican.mis les lions et les léopards; ils succombent en grand nombre sous la griffe de leurs ennemis, malgré leur méfiance et leur habileté à fuir et à se dissimuler.L’Européen abat parfois ces animaux, non pour la chair, qui est réputée de peu de valeur, mais pour la tête qui, une fois naturalisée, est fort décorative.La destruction des phacochères ou tout au moins la limitation de leur nombre s'impose d’ailleurs dans les lieux habités, à cause des grands dégâts qu’ils font dans les cultures.Aussi le Noir fait-il aux phacochères une guerre de tous les instants.Fn dehors des végétaux, racines, herbes, etc., le régime ‘dimentai-res des phacochères comporte un certain nombre de petits reptiles et d’insectes.Mais ces faibles services rendus à l’homme ne compensent pas ses déprédations.ECONOmS.Le corps humain .Le corps humain contient 158 os; 500 muscles.Le poids dû sang d’un adulte est de 33 livres.Le coeur a ordinairement un diamètre de 6 pouces.Le coeur bat 70 fois à la minute; 4,200 fois à l’heure; 37,-792,000 fois dans l’espace d’une année.Chaque battement déplace l’/4 once de sang; le déplacement est donc de 12,870 livres par jour.La totalité du sang passe en 3 minutes par le coeur.Nos poumons tiennent à l’état normal 4 pintes d’air.Nous respirons 1,200 fois par heure en dépensant 26 pintes d’air.La peau a 3 couches dont l’épaisseur varie entre 1-8 et 1-4 de pouce.Chaque centimètre carré de la peau a 12,000 pores; la longueur totale de ces pores est de 31 milles.Le corps humain est bien le chef-d’oeuvre de la création.conseils" DOMESTIQUES Taches d'oeufs Pour conserver brillant le fond de votre chaudron, essayez de le frotter avec un bouchon de liège trempé dans de la poudre nettoyante.Ce procédé est également recommandé pour enlever les taches d’oeufs sur les articles en argent, car il ne peut égratigner le métal.Produite d* ta (•ns* i B EPURE.OEUFS.FROMAGE H.Dubois & Cie PROVISIONS EN GROS HA.4271-5 Bureau : HA 4260 273-277 ESI.RUE SAINT PAUL • •• Avez-vous songé à moderniser votre cuisine et ainsi réduire votre main-d'œuvre.Nous nous spécialisons dans les transformations de cuisine et nous vous invitons à nous soumettre vos problèmes.* Equipement électrique et i vapeur * Poèlei, fours, appareils à friture électriques, etc.* Chaudrons k vapeur * Rôtissoires i vapeur * Légumiers k vapeur, etc.* Meubles do cuisine, etc.Spécialités de Cuisine INC 184 ouest, rue St-Paul Montréal HArbour 7605 UN CADEAU DE NOCES IDEAL Faites FILMER votre MARIAGE par des experts Ce sera un souvenir précieux du plus beau jour de votre vie.BANDES DE 100 PIEDS OU PLUS En couleurs, ou blanc et noir Projecteurs loués peur toutes occasions.CINE-CANADA 20 CRAIG EST TOUT en CINEMA - LA.7591 ALFRED ALLARD Président et eér |èn |.H.CHARBONNEAO VIce-oresIdent COMPAGNIE DE BISCUITS STUART LTEE BISCUITS - GATEAUX - TARTES A.D.PLANTE Bec.-très.MARCEL ALLARD Chef de la production 235 LAURIER O.(MONTREAL) IEAN ALLARD ntrecteur til CRescent 2117 FEUILLETON jpjjj^Evoir a t> nr* txt M e ji ARTIN U IL L E1 Fille du Roi E r e m par Pierre BENOIT 38.(Suite) Au cours des ans, elle s’était faite de plus en plus min-re et frêle et ses membres semblaient plier sans défense sous le poids d’une inévitable fatalité.» Elle ne parlait que rarement et son visage s'éclairait d’un pâle sourire seulement lorsqu’elle jouait au jardin avec son enfant.Martine la comprenait et la laissait en paix mais c’était une lutte continuelle pour refréner Félicité dont le carartère n’avait aucune douceur et qui souffrait avec peine la présence de l’intruse.Sa hargne s’envenimait d’autant que l’Indienne ne répondait rien â ses insulte* à pci-yie voilées et restait insensible à ses méchancetés.Marie des Bois sentait mourir I graduellement en elle le filet de i vie qui la retenait encore sur ; cette terre jadis libre, aujourd’hui française.Elle s’étiolait en-; tre ces murs épais, sous ce toit trop bas.Les vêtements européens lui pesaient comme du plomb.Elle aurait voulu rompre ces entraves, courir se retremper à la source vivifiante de ses aïeux.Une seule chose la retenait ici, face au déclin prématuré _qui l’attendait.C’était son petit*&n-fant du Français qu’elle ^&it vénéré, le petit-fils de la fH^ie Martine.Il était très brun, moins noir que son père toutefois, et ses yeux en amande, l’ovale de son visage n’avaient rien du métis.Il tenait ceci de Paul, cependant, qu’il était constamment en mouvement et échappait sans peine à la surveillance la plus étroite.Pour Martine, son rire argentin, ses espiègleries valaient plus que tout l’or au monde.La brève mère ne pouvait comprendre l’apathie de Félicité et se réjouissait de la voir courtisée par un habitant de Umgueuil qui l’éloignerait bientôt de Ville-Marie, ébloui par ses appâts de blonde, non prévenu de ses sautes d’humeur.— Je me demande où j’ai été quérir une fille aussi peu avenante, songeait-elle parfois.Elle est la seule de la famille comme ça.Le jeune Nicolas était peut-être le plus aimable de tous les enfants Guillaumin.La mine ouverte, l’esprit gai et enjoué, d’un tempérament aussi hardi qu’actif, il représentait l’unique espoir de sa mère.A quatorze ans, les travaux des champs le prenaient déjà presque en entier.II partait, le matin, avec Prosper, la fourche sur l’épaule, une chanson aux lèvres, et Martine était saisie à nouveau d’une nostalgie en s'imaginant comme son homme aurait été fier de s’en aller comme cela, aux côtés du benjamin.La Providence aux visées in- sondables en avait voulu autrement.L’existence n’offrait que peu de distractions à Martine.Elle aimait rendre aux Amaury une visite hebdomadaire, remercier son gendre de l’aide qu’il lui envoyait avec un louable dévouement, et surveiller les ébats de ses petits-enfants.Dernièrement, cependant, elle évitait les centres populeux comme la place d’armes ou la place royale, car on y entendait trop parler de guerre et de représailles.Les mouvements de la foule, les jurons des militaires la fatiguaient et l’effrayaient.Elle ne comprenait goutte non plus à ces constantes altercations entre les autorités civiles et militaires, ces reproches qu’on adressait périodiquement aux habitants d’être trop paillards et buveurs, à leurs épouses d’être indolentes et vêtues d’immodeste façon à l’église.Toute cette vie nouvelle, qui tenait plus de la ville que de la campagne, était pour elle lettre morte.La colonisation dej dernières années avait stfns doute mêlé l’ivraie au bon grain, mais elle considérait ces nouveaux venus d’un peu haut, elle qui était entrée dans la tradition ancienne, qui faisait «resque partie d’une ’aristocratie tlocale.Les critiques dirigées contre Ville-Marie n’avaient sur elle pas plus d’emprise que s’il se fut agi d’une parente très chère et au-dessus de tout reproche.Elle maintenait ses relations avec la soeur Bourgeoys, superbe symbole des années inspirées de la création montréaliste.La fondatrice de la Congrégation semblait défier l’avance du temps.Toujours aussi énergique et pleine d’initiative, on pouvait la voir travailler aux champs comme au couvent avec ses filles, entreprendre de longues expéditions qui eussent fatigué nombre de jeunes femmes, étendre sans relâche son oeuvne d’éducation.Son travail acharné faisait apparaître des fleurs en des endroits si ingrats qu’on n’avait jamais espéré y voir pousser autre chose que du chiendent et des mauvaises herbes.—-Et puis, comfnent se porte ma chère Marie des Bois?demandait-elle à Martine à chacune de ces visites.Les réponses malheureusement s# faisaient de moins en moins rassurantes.— Ces pauvres indiennes, commentait la soeur avec une pointe de mélancolie, elles souffrent mal d’être mises en cage.C’est pourtant leur salut que nous voulons en les tenant loin des dangers de la forêt.Alors que son mariage approchait au printemps de 1687, Félicité se fit un peu plus douce et obligeante.On eut dit qu’elle voulait sincèrement une preparation sérieuse à la vie qu’elle devait mener avec son Amable Archambault.Puis, la débâcle se prolongeant sur le fleuve, elle fut quelques semaines sans revoir son promis, séparée de lui par un amas de glace tourmentée.Aussitôt, les récriminations reprirent.' Marie des Bois assumait une bonne partie des soins du ménage, mais elle n’en faisait pas assez au gré de l’insatiable Félicité.— Les sauvages sont là pour nous servir, ripostait-elle aux observations de sa mère.Elle surprit un jour Marie des Bois passant la main doucement sur le tissu où allait être taillée la robe de noce.D’un geste brusque, elle enleva la pièce, avec un regard qui voulait dire: Ces choses-là ne sont pas pour les gens Je ton espèce.— Ah.ma doué, si le mois de mai peut seulement nous arriver, geignait Martine.Il arriva, enfin, tout émaillé de fleurs, tout parfumé de cantiques à la Vierge, suivant son habitude.Félicité, rayonnant d’une joie qui U métamorphosait.I épousa Amable et, après un der-i nier baiser à sa mère, fila vers Longueuil dans un canot enrubanné.Martine ne put s’empêcher de pousser un soupir de soulagement.La vie allait être si simple dorénavant avec Nicolas, Marie des Bois et le petit.Elle redoubla de prévenances envers sa bru.A sa grande surprise, cependant, l’Indienne se montra tout aussi indifférente aux bontés qu’aux mauvais traitements.Venu l’été, un calme subit s’étendit sur Ville-Marie, le calme trop complet qui précède les périodes désastreuses.Le gouverneur était parti vers les pays d’en-haut avec un grand renfort de troupes, afin d’entrer en pourparlers avec les chefs ennemis.La citadelle était à demi vidée et ne résonnait plus du son du clairon, des cris de commandements.Les rues étaient notablement moins bruyantes et remuantes d’uniformes.Les habitants se laissaient bercer par ce repos trompeur, inconscients de ce qui se passait tout au haut du grand fleuve chatoyant.Un après-midi d’août qu’on était à engranger la moisson, elle avait installé le petit François-Xavier au creux d’uneimeule de foin, tout près des Bâtiments.Etendu sur ls dos, l’enfant con- templait d’un oeil candide le ciel azuré, la vieille grange brune, les travailleurs nombreux.N’y avait-il pas jusqu’à Josephte qui eût obtenu permission de venir aider sa famille et qui maniait la fourche, ses grandes manches noires retroussées jusqu’aux coudes.— Beaux oiseaux, mère grand, dit le petit, en tendant son index menu vers les combles.Martine leva la tète.Trois hirondelles volaient gracieusement autour de la grange, disparai-saient un moment sous son toit, ressortaient en flèche.— Des hirondelles, mon angelot.Tu les aimes?Elle embrassa l’enfant longuement, humant sa jeune chair, tendre et douce au toucher.Elle aimait bien aussi les enfants Amaury, maintenant au nombre de huii, mais c’était sur ce petit de cinq ans qu’elle reportait aujourd’hui toute l’aveugle adoration dont bénéficiait jadis Paul.Elle le quittait rarement, redoutant toujours nue Marie des Bois ne disparût emportant son petit avec elle.Au soir tombant, Amaury, le visage un peu long, vint retrouver la famille attablée et se désaltérant après les fatigues du jour., (à suivr*), • PAGE 6 D Uk musicale L Université de Détroit — Le Réveil catholique chez nos voisins — Caractère entier des Américains — Robert Phelps LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT *948 L'université de Détroit jWOl'S voici à Détroit pour une * semaine, — à deux heures de voyage à l’ouest de Toledo d’où nous écrivions la semaine dernière.L’agglomération urbaine compte plusieurs millions d’habitants.La plupart vivent des industries colossales que cuntrû-ienl la Ford Motor, la General ¦ lolors et la Chrysler Corporation.Des automobiles, il n’y en a 1 pas seulement dans les rues: il y en a partout! Les dépotoirs en reçoivent autant que de boites à conserves.On en voit dans les iots vacants, dans les parcs où on les achète d’occasion, le long des routes où les fa.diers à deux étages en transportent jusqu’à six à la fois.N’ous en avons vu de très dociles qui, les roues calces dans la terre, servaient de vestiaires pudiques sur les plages.Impossible jamais, d'en voir davantage: c’est une hantise.Un cheval qui se risquerait ici dans ia rue, aurait des allures de cen taure.Et chaque véhicule a coûté près de Sl^UO?New-York .peut bien se vanter de son faîta- 'men* grégorien qui se remarque postes du continent.Les tenants du "Parisian French versus le patois des Canadiens français" ont fort à faire avec lui.Ses confrères le taquinent volontiers pour provoquer l’humeur qu’il y déploie.Ce lui est un moyen de plus de cheviller la vérité dans “les têtes carrées qui colportent des fables grossières”.Enfin, TUniversité de Détroit, en plus de ses cours d’art dentaire, de droit, de génie civil, tic philosophie scolastique et qe finance, décerne chaque année des baccalauréats en musique C’est la 3c session qui nous est assignée Ici et l'impression que nous en recevons est toujours aussi agréable et aussi réconfortante chaque fois que nous y venons.La raison profonde du réveil liturgique jVTOS lecteurs peuvent se deman-der à bon escient quelle est ' Un humaniste illuminé la raison primordiale du mouve- !L“ moeurs intellectuelles ÿe cl’im milliard de dollars "Billion dollar skyline"! Mais Détroit roule les milliards dans scs avenues.Et à quelle vitesse, grand Dieu! Où qu’on soit, on se trouve toujours dans la trajectoire de quelque bolide qu’on évite de justesse.C.’est toute une entreprise que d’aller se promener du coté de Ijhôtel de ville cù perdure le souvenir français.Au temps de la Nouvelle-France, c'était ici le Fort du Détroit et le nom s’est perpétué.aux Etats-Unis depuis ces dernières années.La réponse à cette RAIMU AU SAINT-DENIS AU PALACE i !> Raimu et Milly Mathis dans une scène de "Parade en sept nuits", l’extraordinaire odyssée d’un caniche, présentement à l’affiche au Saint-Denis.moeurs intellectuelles de nos sympathiques voisins ne manquent pas, pour sûr, d’originalité.Nous disions dans un précédent article qu’ils ont des 'inéma de Paris Cesar remporte au Cinéma de Paris un succès tel qu’une 3e semaine est nécessaire pour répondre à la demande générale.La.célèbre trilogie de Marcel Pagnol se boucle avec cet admirable film tout frémissant de géné- ._________ ______ ____________ rosité, de passion, et qui finit, I e (’milité Vntinnai h»* bles devant les reflets et les ma- Ppr la réunion de Fanny, de Ma-1 I nrotes^n.^fSii11?.5 rtt ni.festations de la beauté que nus et de leur fils Césariot.n importe quel emballe de race latine! question va nous permettre de 1 humanistes.Nous sommes pré faire toucher du doigt toute sentement bien placé pour les r-m-iiour H., r^vnii observer.Franchement, ils se 1 ampleur du reveil catholique montrent aussi désemparés, aus- cnez nos voisins.i sj candides, aussi déraisonna- Van Heflin ne veut pas profiter de l’argent de son beau-père.Son caractère baTstanwick A Ses CÔtés’ la ^armante Bar! bara Manwick.B.F.s Daughter" passe cette semaine au Palace, Quatre statues sont aux angles de l’édifice, quatre monuments à des Français: Marquette, Lasai-le, LaMothe Cadillac, le Père Richard.Mais il y a trop de bruit, ; pârTllèïe trop d’agitation, trop de "sile- • ¦ ment” pour la souris humaine.Nous sommes rentré en hâte à l’université où se donnent les cours de l'Institut grégorien d’Amérique.• L’Université de Détroit est dirigée par les Jésuites.C’est une des vingt-sept Institutions que ces religieux possèdent et dirigent dûns dix-huit des Etats de lp République voisine.De la fe nôtre à moustiquaire d’une tranquille petite chambre, notre vue s'étend sur un campus de soixante-dix acres où les pavillons s'éparpillent dans de grasses pelouses, Au centre, se dresse ce qu’on eroit être un noble beffioi orné d’une monumentale horloge.Ce n’est pas un bcf’roi: c’est la cheminée de la chaufferie adroitement camouflée pour iiï /¦as nuire au coup d’oeil! Une tes protestantes a publié, le mois dernier, ime statistiqjue “effarante" pour l’avenir du protestantisme en Amérique.On y révélait, à la suite d’un congrès de dignitaires de toutes les dé-nominations, que l’on avait dû fermer, l’an dernier, 3,700 temples protestants à cause de la diminution de la population foncièrement américaine du fait du ! birth control.On y montrait, en parallèle — et c’est ce qui donne de la force au témoignage — que les catholiques, au contraire, font assez de conversions et ont assez d’enfants pour ouvrir et fonder, dix ou douze nouvelles paroisses par semaine ! Le rapport concluait qu’à ce rythme de recul des protestants (dix temples par jour !) et à ce taux de progression des catholiques (500 paroisses par an), les Etats-Unis se trouveraient être, tout naturellement une nation catholique romaine dans une trentaine d’annees.Nous sommes allé aux sources, et il est authentique qu’il se fonde, chaque semaine, en moyenne dix paroisses catholiques aux Etats-Unis.Comme la hiérarchie en est tenue sur la brèche quant aux meilleures méthodes pour assurer une vie pastorale intense, l’appoint de la musique d’église a été mis à contribution comme tout autre appoint.De là vient que les études On nous citait, hier, ce Robert Phelps qui est mort, il y a quelques années et qui illustrait la chaire de littérature anglaise à Yale.Son poète favori était Robert Browning, le grand lyrique anglais.Phelps parlait de Browning comme un Ruskin pouvait narler de ses chers artisans.Il était devenu célèbre par l’éloquence, l'atticisme et le sens critique qu’il y déployait.Tous les intellectuels des Etats-Unis se tenaient au courant de ses conférences.Ils franchissaient de grandes distances pour y assister.Un poème notamment, parmi les douze volumes des oeuvres complètes, avait toujours subjugué notre spécialiste: L’Ange Gardien et l’Enfant.Browning l’avait composé en Italie, non loin d’Ancone, ex- Voici brièvement le scénario: Panisse vient de mourir.Fanny sa veuve, s’appuie au bras de son grand fils Césariot.Il semble bien que la vie de Fanny ait suivi la trajectoire classique.Un bel amour filial remplacera l’Amour.Mais non.,.Marius revient, A lui de tendre la main pour toucher le bonheur.César sera le trait d’union de ce trio td, ainsi, se termine par un dénouement heureux l’immortelle trilogie de Pagnol réunissant Raimu (César), Orane Demazis (Fanny), Panisse (Charpin), Pierre Fresnay (Marins), personnages inoubliables animes par des artistes insurpassables.Les films nouveaux Au Loe\/s César est une oeuvre importante, riche de sentiments humains et comblée d’un délicieux dialogue plein de “mots" et de trouvailles.César a l’adhésion Quelle délicieuse image de la vie américaine que ’’Cive Mv Regards To Broadway”.Comme tout y est joliment coloré, comme les famiHes y mènent une vie exemplaire et exemptes de tous soucis, après avoir fait fortune évidemment, mais quand même c est un film bien rassurant.nctement à Phona, après y avoir i complete des foules, car il parle découvert une admirable peintu- ! a leur coeur, re d’un des peintres de la Renaissance.On devine un peu ce qui arriva.Un beau jour, Billy Phelps fila vers l’Italie pour contempler, à son tour, la peinture ignorée qui avait pu faire naître un tel chef-d’œuvre.Il la retrouva de fait à Phona.près d’Ancone, en vue de la Méditerranée; et, chauffé à blanc, com • Gazette • artistiaue ___ x Horaire des spectacles _________ -™.WMV ________ ___________________ __________ me il l’était, il fit en vérité un horloge, et qui sonne, dans une 7* chant liturgique furent si to.bien beau voyage.Aussi, une cheminée! voilà un effort d’ur- talement mises en branle.De là, fois de retour, ne voulut-il pas si^rr'?KJi,si bnnfsme assez notable, n'est-ce aussi, en grande partie, les pro- i«is*er pareille trouvaille sous earade en r nuits" pas?n'est-ce i ‘•u.’wi.en grande partie, les progrès réalisés par l’Institut Gré-Fond ; .»n is«i i„ /-n j ffonen d’Amérique en ces der- !).-irnP i ’ ,e Colie.Be de 1 nières années.'étroit est devenu université en 1911.Son conseil d’administra .* • • - tion compte u.'te douzaine de fi- Les Americoms sont entiers nanciers et d’industriels, soit .Tnc .des anciens eleves qui sont pour \U!> vo,sins °nt ceci de remar-ulusieurs, devenus millionnaires, ‘v Qu»ble qu’ils se jettent à fond Nous relevons, dans la liste les ; ' a à cette université un excellent cours de français que nés se trouve, de plus, abbé mi- donne l’un de«_nA»r«'‘\r*‘riM"r I ,ré de l’Abbaye St-Jean dans le R?Janlsse, xi.protoï™?3Ü i W"' ,“,V "ï1 ’mis nine H?vin et 6 ! dolt av0lr droit a ce qu on la Canadien de ooeur aux avant- ca,holic- MONTREAL I — Origine et buts L’idée de créer l’Institut de Recherches pour les huiles de palme et oléagineux date de la veille de la dernière guerre.A cette époque, des planteurs français, qui avaient pris une part prépondérante à l’essor des cultures oléagineuses en Extrême-Orient, s’étaient alarmés de la situation de la France en matière de corps gras.Evidemment la France ne souffrait alors d’aucune pénurie; niais elle n’arrivait à couvrir se.4 besoins qu’au prix de coûteuses importations et, en fait, elle devait acheter à l’étranger environ 600,000 tonnes de graines oléagineuses par an.Cet état de choses annonçait pour la France des heures très graves si le conflit qui menaçait alors le monde venait à bouleverser l’économie mondiale.Il était à prévoir qu’elle ne pourrait alors faire appel qu’aux seules ressources de l’Union Française et une étude approfondie avait prouvé qu’elles devaient satisfaire très largement tous les besoins en corps gras de la France d’outre-mer et de la Métropole, si elles étaient exploitées rationnellement.Mais, pour être couronnée de succès, la mise en valeur d’immenses territoires doit nécessairement s’appuyer sur les données scientifiques les plus solides et les techniques les plus modernes.C’est à cette condition seulement qu’il est possible de cultiver les sols avec le maximum de rendement et d’obtenir régulièrement des produits de haute qualité assurés de larges débouchés.A cet égard, l’exemple du palmier à huile est frappant, puisque les palmeraies naturelles d’Afrique ne fournissent même nas, à l’hectare, 100 kilos d’une huile en général de mauvaise qualité, tandis que le rendement des plantations industrielle^ de palmiers à huile en Extrême-Orient dépasse en moyenne 3,000 kgs à l’hectare d’une huile de tout premier choix.Les résultats remarquables obtenus aux Indes néerlandaises, en Malaisie, au Congo belge, sont dus aux travaux réalisés dans des instituts de Recherches puissamment dotés et équipés.La France, au contraire, ne disposait pas d’un organisme spécialisé permettant d’étudier dans leur ensemble tous les problèmes posés et de poursuivre jusqu’à leur terme des recherches coordonnées et complètes.L’impérieuse obligation d’appliquer à l’Union Française les méthodes qui avaient fait leurs preuves à l’étranger apparaissait donc avec évidence; mais les événements survenus depuis 1939 ne permirent de réaliser ou’en 1942 la création de l’Institut de Recherches pour les huiles de palme et oléagineux.Cet organisme a été fondé dans un but essentiellement pratique et réalisateur, mais avec le plus grand souci des méthodes scientifiques.Il bénéficie de la plus haute autorité du ministère de la France d’outre-mer et de l’appui chaque jour plus efficace des gouverneurs et des Assemblées représentatives de l’Union Française.Il est au seul service de l’intérêt général.Il — Organisation L’I.R.H.O.comprend maintenant: Une section métropolitaine réunissant l’ensemble des services de documentation, de recherches et d’applications qui trouvent à Paris tous les contacts scientifiques et techniques Indispensables & leurs travaux; Une section coloniale comportant des stations d’essais où s'effectuent en liaison constante avec la Section Métropolitaine, toutes les recherches et expériences; Une Section du développement de la production chargée d’apporter le concours désintéressé de PI.R.H.O.à toutes les réalisations pratiques ayant pour but d’accroître les ressources en corps gras da l’Union Française.• III — Section métropolitain# Elle est installée au siège de l’Institut, à Paris.Elle comprend un centre de documentation, un centre de recherches et un centre des applications.Le Centre de Documentation rassemble, classe et fait connaître tous les documents relatifs aux oléagineux.Il a constitué une bibliothèque spécialisée qui contient déjà 1,500 volumes, de nombreux documents et les collections de plus da 150 revues françaises ou étrangères.'Un fichier, continuellement tenu A jour et renfermant actuellement 65,000 fiches, est à la disposition des lecteurs auxquels une salle spéciale est réservée.L’I.R.H.O.publie, en collaboration avec l’Institut Technique d’Etudes et de Recherches des Corps Gras et l’Institut Colonial de Marseille la revue mensuelle “OLEAGINEUX" qui est le seul périodique français traitant de toutes les activités relatives aux corps gras depuis leur origine (sélection, culture, etc.) jusqu’au dernier stade de leurs utilisations.Le Centre de Documentation de 1T.R.H.O.a édité en outre un certain nombre d’ouvragei et de monographies relatifs aux corps gras.Le Centre de Recherches est chargé de tous les travaux scientifiques qui peuvent être poursuivis à la Métropole et coordonne l’activité des stations coloniales.H forme en outre les .spécialistes Indispensables à In production et à !a chimie des corps gras.H comprend les quatre sendees suivants: Enseignement technique, Chimie, Agronomie.technologie.U^Tï^K^errent technique de l’TR H O.a -• a- rcr des spécialistes en oléagineux coloniaux.Il s’adresse aux élèves des grandes écoles d A-griculture et de Chimie ainsi qu’à tous les ingénieurs qui s’intéressent aux industries des oléagineux.11 comprend un cours élémentaire dont l’enseignement porte sur la chimie, l’agronomie, la technologie et l’économie, complété par des cycles de conférences et un cours supérieur réservé aux élèves qui ont suivi le cours élémentaire et désirent pousser plus à fond leurs études.Le Service de Chimie se consacre à l’étude de toutes les questions concernant la constitution et la chimie des oléagineux, des corps gras et de leurs dérivés, ainsi qu’aux problèmes d’ordre chimique qui se posent dans leur production, leur utilisation et leur transformation.Tout en appliquant à ces recherches les disciplines scientifiques les plus rigoureuses, il les oriente essentiellement vers des objectifs d’intérêt pratique.' Cette règle de travail lui a déjà permis d’obtenir des résultats importants dans les domaines les plus variés allant de l’utilisation directe de l’huile de nalme dans l’alimentation, jusqu’à la préparation industrielle de carburants à partir d’huiles végétales non comestibles.Le Service Agronomique étudie toutes les questions relatives à la culture et à l’amélioration des végétaux oléagineux.Une de ses tâches essentielles est de fixer les programmes de travail de la section Coloniale.Dans le domaine de la sélection notamment, il oriente les travaux des stations de manière qu’ils se complètent les uns- les autres.Des échanges de graines ej de pollen permettent d’étudîer les mêmes descendances dans des milieux différents et d’opérer des croisements.Une importante expérience Internationale a été organisée pour réaliser des échanges de lignées.Le Service Technologique étudie du point de vue technique toutes les questions industrielles concernant le traitement des graines ou des fruits oléagineux depuis leur récolte jusqu’à la livraison de l’huile aux utilisateurs.Il se tient constamment au courant de l’évolution des méthodes d’extraction des corps gras et réunit toute la documentation nécessaire sur le matériel utilisé dans les divers procédés.Il est ainsi à même de déterminer le type d’usine le mieux adapté au traitement d’un oléagineux dans des conditions déterminées.Le Centre des Applications est en contact d’une part avec les producteurs auxquels il propose l’emploi de «méthodes rationnelles de culture et d’extraction et, d’autre part, avec les utilisateurs dont il sollicite les suggestions et à qui-il indique de nouvelles possibilités d’emploi des oléagineux.II reeher-fche et inventorie les multiples possibilités d’emploi industriel ou alimentaire des oléagineux çploniaux et les perfectionnements ou débouchés nouveaux qu’ils comportent et les fait connaître aux milieux scientifiques, techniques ou Industriels.Il s’efforce d’autre part de recueillir auprès de ceux-ci toutes suggestions de nature à influer sur les travaux de 1T.R.H.O.II centralise enfin les informations d’ordre économique concernant les matières grasses et les oléagineux et rassemble dans un fichier tous les chiffres se rapportant à la production, au commerce et à la consommation des corps gras pour en faire des ensembles statistiques homogènes.Le Centre drs Applications comprend uh service d’études semi - industrielles qui prend en charge l’application des procédés mis au point par le Centre de Recherches à partir du moment où ils ¦neuvent sortir des limites du laboratoire.Ce service est à la disposition des utilisateurs pour examiner avec eux tout problème se rapportant aux corps gras.IV — Section coloniale Actuellement, la Section Coloniale de l’LR.H.O.étend son activité à la Côte d’ivoire et à la Haute Volta, au Dahomey et au Togo, à l’A.E.F.et au Cameroun.En c6te d’ivoire et dan» la Haute Volta, les stations expérimentales de IT.R.H.O.ont pour programme l’étude, suivant les régions, du palmier à huile, du cocotier, du karité, du pourg-hère, du sésame et de l’arachide, en liaison avec les Services de l’Agriculture.Elles comprennent: t.'Une ttation principale A la Mi qui traite toutes les questions relatives à la sélection et à la culture du palmier à huile.Cette station, affectée à IT.R.H.O.par le Gouvernement général de l’A.O.F., a une superficie totale de 2,780 hectares, dont 150 plantés de palmiers Issus de soixante - cinq lignées différentes comprenant 76 hectares de champs généalogiques et 11 de parcelles expérimentales.2o Vire station annexe A Dabou qui complète la station principale de La Mé pour la sélection du palmier à l’huile et les expériences d’engrais.L’union tropicale de Plantations a'mis gracieusement depuis le début de 1946 sa plantation de Dabou à la disposition de IT.R.H.O.pour tous travaux d’intérêt scientifique.LT.R.H.O.dispose ainsi de plus de 2,000 hectares plantés avec des semences sélectionnées originaires d’Extrême-Orient.450 arbres «ont en observation depuis deux ans et quarante servent déjà de semenciers pour la fourniture de graines sélectionnées.Une expérience d’engrais est en eours sur une superficie de trente hectares.La plantation et l’usine de Dabou (qui h été construite en 1937 et d'ontfla capacité annuelle rte r"«odiicfqtn e*t rtr* 1 400 ton- nes d'huile) viennent d’être données gratuitement à IT.R.H.O.par l’U.T.P.le 1er avril dernier.3o Une station expérimentale à Grand Drewin affectée à l’étude de la palmeraie et aménagée, à la comparaison des divers matériels d’huilerie de palme et industries annexes, à l’exploitation du cocotier.Cette station cédée gratuitement à IT.R.H.O.par l'Union tropicale de plantations comprend 2,120 hectares de pal; meraie naturelle très dense.Elle dispose de dix hectares plantés en palmiers Dell, originaires de Sumatra.Une première expérience d’éclaircie de la palmeraie a été entreprise.Un matériel d’huilerie, avec presses hydrauliques, est en cours de mom tage et sera expérimenté concu remment avec d’autres moyens d’extraction.Une partie de l’huile produite sera transformée sur place en huile de table et en graisse alimentaire par le procédé mis au point par l'f.R.H.O.dont “Marchés coloniaux” ont rendu compte dans leur numéro du 7 juin 1947.4'’ Une station annexe da cocotier en création près de Port-Bouet.Une collection y sera plantée en vue d’une «election ultérieure.5o Une station du Karité, en création en Haute-Volta, qui se consacrera à la sélection et à la culture de l’arbre, ainsi qu’à la technologie de l’extraction du beurre.Cette station sera également chargée d’étudier le nour-ghère, le sésame et l'arachide en zone saoudienne en liaison avec les services de l’Agriculture.Pour le Dahomey et le Togo, les stations de IT.R.H.O.poursuivent l’étude du palmier à l’huile, du cocotier, du ricin et du pourghère.Elle» comprennent: lo Une ttation principale à Pobe, qui est chargée de la sélection avec toutes les recherches Scientifiques qu’elle comporte ainsi que d« la culture et de la technologie du palmier à huile.Cette station, qui a été affectée à IT.R.H.O, par le gouvernement général de l’A.O.F.comporte une superficie totale de 794 hectares, qui comprend 162 hectares de plantations de palmiers dont 80 hectares de champs généalogiques, 63 hecta-des de parcelles expérimentales et 18 hectares de palmeraie aménagée.Plus de 5,000 palmiers sont en observation sur lesquels 83 semenciers ont été retenus.L’huilerie dispose d’appareils variés: presse continue, presse hydraulique,* malaxeur - laveur, pour l’expérimentation et la qûmparaison.Un matériel d’extraction par centrifugation est en cours d’expédition.L’usine traite, comme le ferait une huilerie coopérative les fruits de palme apportés par les producteurs de la région.De noinbreux travaux d’ordre botanique sont en cours.En outre, des essais de culture industrielle du pourghère et du ricin ont été entrepris.2o Une station annexe du cocotier, en voie de création entre Porto-Novo et Cotonou.Une collection de cocotiers d’origines diverses (Ceylan, Malaisie, Océanie, Afrique) y sera constituée en vue de l’introduction des meilleures espèces, tandis que des essais d’entretien et de fumure seront effectué» sur l’ancienne cocoteraie, 3o Des petites plantations modèles de palmiers à huile, à Dangbo, Missérétë.Kouti, Agon-vy et autres, dans le but de montrer au cultivateur africain l’effet d’un bon entretien de la fertilité du sol sur des plants sélectionnés.Enfin, en Afrique équatoriale et au Cameroun, les stations de IT.R.H.O.s’occupent de l’étude du palmier à l'huile, cocotier, des aleurite» — et de l’arachide, en liaison avec les stations de l'agriculture.Elles comprennent: lo Une station principale à Sibiti, pour étudier la sélection, la culture et l’amélioration de l’exploitation du palmier à huile.Cette station, affectée à l’I.R.H.O.par le gouvernement général fr (l’A.E.F.disposait à la fin de 1947 de 207 hectares de plantations de palmiers dont 187 de champs généalogiques et 20 de parcelles expérimentales.Elle s’étendra progressivement sur un millier d’hectares, dont 700 sont entièrement prospectées.L’effort social, poursuivi dans cette station comme dans toutes les autres pour améliorer les conditions de vie du travailleur (logement, alimentetion, économat, soins médicaux) s’est traduit ici par des réalisations particulièrement rapides, grâce à l’exécution méthodique d’un vaste programme de construction.2o Une station annexe A M’Fi-lou, qui est utilisée pour 1* sélection du palmier à huile.La ces de l’Agriculture et des Eaux et Forêts, oui a pour but la prospection d’ensemble des peuplements naturels, la comparaison des méthodes d’aménagement et de régénération de ces peuplements, la prospection des régions convenables pour la culture intensive, les conseils techniques aux planteurs, la forma- dans les territoires d’Outre-Mer,, Il 2*.-* permettront progressivement d’a- n.nniVi;ra«4irit méliorer en quantité et en qualité leur production d’oléagineux et de réduire les importations de corps gras qui pèsent chaque année pour plusieurs dizaines de milliards sur la balance commerciale de l’Union Française.La continuation de l'exécution des tion de moniteurs d’agriculture I programmes en cours, après et la propagande en faveur du avoir ainsi apporté au développement de la production oléagineuse d’Outre-Mer un élan indispensable à l’approvisionnement Compagnie de l’Afrique française (C.A.F.R.A.) a mis gracieusement sa plantation de Kouilou à la disposition de IT.R.H.O.Les palmiers sont issus de graines sélectionnées originaire* du Congo belge.3o Une station au Cameroun, qui est en voie de création et qui sera consacrée à l’amélioration du palmier à huile, du cocotier et des aleurites.La sélection de l’arachide sera également étudiée au Cameroun et en A.E.F.en étroite collaboration avec les Services de l’Agriculture.Cette énumération ne donne qu’une idée incomplète du travail considérable fourni par ces diverses stations.Pour chaque oléagineux le programme des recherches poçte aussi bien sur la plante, sa biologie, son amélioration, sa culture que sur l’huile, sa fabrication, ses propriétés et seg utilisations.Si, pour la plante, la plus grande partie des étude» ne peut être faite que sur place, la plupart des recherches chimiques, au contraire, sont effectuées dans de meilleures conditions dans les laboratoires métropolitains de IT.R.H.O.au siège social et dans les laboratoires équipés en commun à Bellevue avec le Centre national de la Recherche scientifique.A côté de leur travail scientifique, les stations de IT.R.H.O.sont constamment associées à l’oeuvre de prospection et de vul-'"'r'caMon réalisée par les Servt- développement des cultures oléagineuses.Outre les ingénieurs agronomes et techniciens affectés à ces différentes stations, IT.R.H.O.dispose d’un certain nombre de spécialistes de physiologie végétale, de phytopathologie, chargés d'études particulières (besoins de l’arachide aux différents stades de son cycle végétatif, maladie du palmier à huile en A.E.F.etc.).Le caractère nécessairement scientifique des recherches, la précision et la méthode indispensables à l’établissement et à l’interprétation des expériences culturales ne font jamais perdre de vue aux stations le but essentiel de leurs travaux qui peut se résumer ainsi: Déterminer pour un milieu donné, les techniques d’entretien et de culture les meilleures pour obtenir les rendements les plus élevés en maintenant la fertilité des sols.Rechercher le matériel adapté aux conditions locales qui donne les meilleurs taux d’extraction en huile avec un minimum de frais et de main-d’oeuvre.Ces trois points résument l’essentiel du rôle que les stations de IT.R.H.O.jouent actuellement.V — Section du développement de la production Le rôle de cette section est d’apporter la contribution de l’L R.H.O.à toutes les mesures d’ordre pratique tendant à augmenter rétablissement des programmes et des plans de mise en valeur d’équipement et d’expansion des productions coloniales d’oléagineux en indiquant les méthodes rationnelles modernes qui peuvent permettre d’obtenir un rendement véritablement industriel et des résultats satisfaisants.Lorsque les projets élaborés ont été adoptés par les Pouvoirs Publics, la Section du Dévelop-ment de la Prodution prête son concours à leur réalisation effective pour atteindre dans les plus courts délais les buts fixés.Elle est ainsi conduite à exercer son action aussi bien à la Métropole que dans les Territoires d’Outre-Mer dans le cadre des missions temporaires ou permanentes dont elle est chargée.C’est ainsi qu’elle s’est vu confier l’importante mission de commander et d’installer, pour le compte du Ministère de la France d’Outre-Mer, une premiè re Série d’huileries de palme en Afrique, destinée à l’exploitation rationnelle des palmeraies naturelles et dont la création avait été prévue dans le programme d’ensemble mis sur pied pour accroître rapidement les ressources en corps gras de l’Union française.Il s’agit d’usines modernes, d’un type ayant fait ses preuves en Extrême-Orient et au Congo Belge, qui permettront d’augmenter rapidement et largement la quantité de l'huile produite.Une fois achevée la mission exceptionnelle et temporaire de IT.R.H.O.de commander et de monter cette première tranche de huit huileries, celles-ci seront confiées en gérance à des sociétés privées auxquelles participèrent dans une large mesure les capitaux autochtones.Ce« huit usines seront réparties entre tous les territoires intéressés à la culture du palmier à l’huile.C’est ainsi qu’il a été prévu pour le Dahomey trois usines dont l’une, d’une capacité de' production de 4,000 tonnes d’huile de palme par an, sera installée à Avrankou: la seconde, de 2,000 tonnes, à u’Bada et la troisième, de 2,000 par an, mais équipée provisoirement pour 1,-000 tonnes, à Abomcy-Bohicon.Au Cameroun il a été attribué deux usines, dont l’une de 2,000 tonnes, sera installée à Dibom-bari et la seconde de 2,000 tonnes.équipée provisoirement pour 1,000 tonnes, à Edéa.En côte d’ivoire, une usine de 4,000 tonnes sera édifiée à Dabou.Enfin le Togo et l’Afrique équatoriale française auront chacun une u-sine de 2,000 tonnes équipée provisoirement pour 1,000 tonnes, La capacité totale de base de ces huileries pourra être portée progressivement à 47,000 tonnes par l’adjonction d’éléments nouveaux, au fur et à meeure que l’amélioration du rendement des palmeraies l’exigera.Telles sont brièvement esquissées, les réalisations actuelles de 1T.R.H.O.en Afrique.Leurs effets, qui se sont déjà fait sentir de la bombe à Hiroshima en corps grn» de l’Union Française et à son économie tout entière, dans les territoires français lui permettra de jouer un rôle important dans la lutte que poursuit le monde contre la pénurie des corps gras.Note sur la portée sociale du plan de l'huile en Afrique Française Un des aspects les plus intéressants de IT.R.H.O.pour développer sur une très vaste é-chelle la production d’huile en Afrique française est l’heureuse répercuseion qu’elle aura sur les conditions de vie de la population indigène.Déjà l’éducation des Noirs en matière d’agronomie, l’introduction de plants sélectionnés, l’emploi rationnel des engrais visent à transformer les conditions de la culture indigène même là où la plantation indigène est respectée et où on se borne actuellement à améliorer la palmeraie naturelle.Mais c’est surtout autour des stations d’essai, des "Entreprises pilotes” destinées à servir de terrains étendus d’expérience que le sort des populations Indigènes doit être heureusement transformé et leur bien'être accru: en particulier la hausse des prix de l’huile de palme, et des arachides promet au noir qui vient livrer ses couffins ou ses régimes de palmiers une sensible amélioration de son aisance.Il le sait, et se prête volontiers à l’éducation qui lui est offerte pour accélérer cette évolution- Le régime des huileries, tel qu’il est défini par te projet de convention type, atteste nettement la volonté de ta puissance protectrice de sauvegarder les droits des indigènes.Les sociétés concessionnaires auxquelles on espère voie s'intéresser la petite épargne africaine, devront s’engager à organiser la collecte des régimes apportés par tous les producteurs, soit à l’usine même, soit dans les postes de stérilisation, soit dans les postes d’achlt qui seront créés.Les fruits seront payés au comptant, soit en huile, soit en espèces, à la volonté du vendeur, sur la base de 4kg.d’huile pour 100 kg de régimes.Toutefois, a- Hiroshima.6 (A.P.).—La première ville du Japon cl de l’univers à connaître un bombardement atomique, Hiroshima, a tenu la seconde célébration de l’anniversaire de cet événement.A la même heure que lors de la catastrophe il y a trois ans, soit à 8 h.15, tous les 230,000 résidents ont prié en commun, sous la conduite de leur maire, Shinzo Hamai, pour l’âme de leurs 100,000 compatriotes disparus alors en un clin d’oeil et se sont engagés à collaborer plus que jamais à la pacification mondiale.Pendant cette prière la ville est demeurée silencieuse, à l’exception d’une cloche dans une tour élevée à l’endroit même où la tombe est autrefois tombée.Une fillette a ensuite lâché dans les airs une volée de colombes symbolisant l’espoir de paix des résidents de la ville martyre.fin d’éviter un “marché noir” de l’huile, le producteur ne pourra recevoir une quantité dTiuile supérieure aux besoins de sa famille, évalués d’après le nombre des membres qui la composent.De plus, chaque usine sera tenue de créer un comptoir de vente sur place où la population indigène pourra venir s’approvisionner au détail, d’huile, de palmistes, de coques, pour la satisfaction de ses besoins.Enfin les collectivités de producteurs, groupés, chaque fois qu’il sera possible en associations coopératives, auront droit à 25% des bénéfices restants après l’imputation des sommes affectées à la réserve légale et le service de l’intérêt statutaire au capital.Les simples producteurs, dont le labeur aura aidé à l’approvi-sionnemeit de l’usine, ne seront pas non plus oubliés quand la prospérité s’affirmera: 10% des superbénéfices serviront en effet à majorer, sous forme de primes, les sommes versées aux apporteurs de fruits.Ainsi, loin de risquer d’aboutir à l'exploitation des populations, le régime envisagé par la France, partiellement introduit dès demain dans la tone de la palmeraie, procurera aux indigènes une juste rémunération de leurs efforts, proportionnelle à la fois à leur labeur personnel et au degré de prospérité collective qu’il aura permis d’atteindre.(Service français d’information et de presse).MAISONS D’ENSEIGNEMENT APPRENEZ L’ESPAGNOL Envoyez sons torder votre DEMANDE D'ADMISSION à L’UNION DES LATINS D’AMERIQUE 14 est, rue St-Jacques, Montréal 1 Les cours commenceront au début de septembre APPRENEZ L’ANGLAIS ou L’ESPAGNOL A la maison, d'apris la METHODE E.C.S.Cours par correspondance le plus complet, le plus 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peuvent s’inscrire aux classa suivant»: piano, orgue, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse, flûte, hautbois, ris: inet te, basson, cor, trompette, trombone, ins trumeau à percussion, harmonie, contrepoint, fugue, composition.INSCRIPTIONS : DU 16 AU 31 AOUT tous les jours non fériés, de 9 hrs o.m.à 4 hrs p.m.le samedi: de 9 hrs a.m.à midi.1700, Saint-Denis W.*77 PAGE t LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 194» t {*i ' "tv.k LES LIVRES eü"?üî"SJ!9üLJ SUR CHATEAUBRIAND Il y a cent ans le 4 juillet, mourait Chateaubriand.Des cérémonies commémoratives ont lieu rue du Bac, où fut le vernier domicile de l’écrivain, et à la Vallce-aux-Loups, propriété où furent rédigés, en grande partie, les Mémoires d’outre-tombe.Mais la meilleure commémoration ne consiste-t-elle pas à re- l’auteur, suivant la fatalité de son caractère, lis se lisent comme un roman: c’est Chateaubriand lui-même — c’est-à-dire, comme on l’a écrit à peu près, ce qu’il y a de plus frappant dans son oeuvre, — c’est l’homme héros de soi-même qui nous ¦ PROPOS DU SAMEDI ct/ qui la faute?opinions valent d’être citées, eu égard au peu d’enthousiasme que Chateaubriand manifesta rnnînra ?pour ceux qui se réclamaient de | elats;JTlaJorJL3 * lui.Et l’on passe insensiblement au plan spirituel.Voua connaissez les fameux stratèges du café du Palais qui, gravement, bruyamment, entre deux apéritifs, déterminent le mouvement des troupes et bousculent les plans des Le grand problème, ici, c’est passionne.Le drapé subsiste! celui de la sincérité._ Qr, ü ne mais il colle à la chair et à l’â- semble pas qu on puisse isoler me du nersonnaae.Il paraît su- cette notion de sincentemu corn- une fois pour toutes?i désaffection ou le respect de Chateaubriand est de ceux-là j ^^"Je Je, li- que la gloire drape, dans | .^Vais llcuri^té "qu’éve/l- lent encore une personnalité et un destin extraordinaires.C’est dans les Mémoires qu’on les appréhende.chape de plomb.Quelque importance que lui accordent les manuels de littérature, son oeuvre ne suscite guère cette fc: veur vivante dont de moi:i !.continuent à bénéficier On sait1 qu’elle existe loin.Cet M.Victor Giraud nous offre la conception plus ou moins précise que l’on a du romantisme, — Chateaubriand est l’ancêtre de toute une famille d’esprits pour qui cette notion de sincé rité est affaire de nerfs et non de conscience.Le graphisme en serait une ligne brisée plutôt que droite.Qu’il me suffise de citer deux noms: Barrés et Monther- iste, mais i : la salue de j nne édition abrégée des Mémoi- j lant.Guetter dans la voix la ré-‘•applaudi ment ét WglUmca US» PAGE U î-l UfcVUIK, MON I KtAL, àAMtUI / AUUI IV4B Le plan Marshall et l’aide |)an£ers fa raCCUIllUlatiOll des rSSSfVeS d’Of accordée à la G.-Bretagne ô leçon de Thisfoire?du total des achats approuvés Durant les trois premiers mois de fonctionnement du Plan de rétablissement européen, la Grande-Bretagne a reçu de l’aide représentant à peu près 300 millions de dollars, dont les achats autorisés par l’Administration de la coopération économique à Washington se sont élevés à 226 millions de dollars.Le Canada est appelé à fournir 58% du total.Toutefois, il y a lieu de remarquer qu’une grosse propor- On a beaucoup parlé déjà des trésors fantas-ne sera formée de comestibles, tiques accumulés par les Américains à Fort Knox.pour lesquels les contrats ont été On sait comment par suite de la guerre, une conclus avant l’entrée en vigueur grantje partie des réserves d'or des pays euro- pëenU Le Rovaun.e'l'm'a aussi f Pris jf t'hemin (le l’Amérique afin d’en reçu un prêt de 100 millions de éviter le gaspillage par les agresseurs.Depuis la dollars, dont les détails et les fin des hostilités, pour d’autres raisons que celle conditions n’ont pas encore été je ja securjté, j’or du monde entier a continué Pinte mi édîai re "cle*HECA^de* mè-1 de s'amonceler dans les voûtes américaines.Les lion de la contribution canadien-1 l’intermédiaire de me que les fournisseurs figurent dans le tableau suivant: PRODUITS ATTRIBUES A LA GRANDE-BRETAGNE Denrée Blé D’AJPRES LE PRE Source Valeur (t millions! 57.3 14.8 27.9 0.7 0.55 PlOmb o e • oaoeeeoe##* Canada 3.3 6.9 Aluminium .11.5 3.3 et de T.-N.) 5.5 Total 130.85 Denrée Source Valeur (S millions) 15.0 Jus d’orange Etats-Unis 0.11 16.0 Zinr T .5.2 1.6 Noir de fumée Etats-Unis 2.4 0.5 Produits pétroliers .Etats-Unis 16.1 dernières statistiques mensuelles du gouvernement américain indiquent que ces réserves ont atteint un sommet, se chiffrant actuellement par 123,650,000,000 comparativement à $14,512,000,-000 à la fin de 1938.Total.Produits pétroliers.Indes néerlandaises Produits pétroliers.Moyen Orient Mélasse (non comestible).Cuba Alcool éthylique.Cuba Cuivre.Chili Total 56.91 VU5 9.75 5.5 2.0 2.7 38.10 Activité économique dans la région de Montréal - _ a % Les ventes au détail se maintiennent à un niveau élevé — Forte demande dans le domaine de la construction — Faillites commerciales et conditions de crédit Selon le rapport hebdomadaire' de Dun & Bradstreet of Canada, pour la semaine se terminant le 6 août, les conditions générales des affaires dans la région de Montréal n’ont pas subi de changement notable au cours de la semaine, mais indiquent une tendance à peu près semblable à celle des semaines précédentes.Le nombre considérable de touristes actuellement en visite dans la Métropole est la cause d’une grande activité commerciale dans les grands magasins du centre de la ville.Malgré une légère diminution dans les achats faits par chaque client en particulier, le rapport Dun & Bradstreet estime cependant que le volume des ventas effectuées la semaine dernière est quelque peu supérieur à celui de la période correspondante de l’an dernier.Variations d« la demande La demande de vêtements légers, d’articles de sport se maintient à un niveau asseï élevé.Les réductions considérables accordées cette semaine dans ce sec- Personne n’administrera une succession avec plus de sécurité que la Fiducie: l’institution est précisément née du besoin d’éliminer tous les risques que peut faire courir le fiduciaire individuel.Nommez-la votre administratrice dans votre testament, Les quelque $24,500,000.00 quelle gère présentement sont constitués de plus de petites fortunes que de grandes.Et c'est logique: qui a moins ne doit rien risquer.# SOCIETE ft NATIONALE DE FIDUCIE «Qjr Jtait,MontrW,HA32W teur du commerce sont probablement la cause de ce regain d’activité.Les nouveautés et les bijoux demeurent toujours, selon le langage coutumier du commerce, d’excellents vendeurs.Toutefois, l’attention d’un nombre considérable de clients semblent maintenant retenue par l’arrivée des toilettes d’automne.Dans le domaine de la construction, la demande de peinture, de matériaux est très intense.Le rapport note que la demande de frigidaires *est beaucoup plus forte actuellement que la production, mais qu’une amélioration sensible des approvisionnements sera visible sous peu.L'industrie touristique Le nombre considérable de visiteurs étrangers dans la métropole et ses environs est la cause d’une forte augmentation du chiffre d’affaires des hôtels et restaurants.Depuis le début de la belle saison, l’activité dans ce domaine a été intense et maintenue.Le rapport de Dun & Bradstreet note que la tendance est de plus en plus marquée chez les citadins à passer les beaux jours de l’été à la campagne.Le temps des vacances est particulièrement propice à de longs séjours dans les endroits de villégiature.Malgré la fin prochaine des for-I tes chaleurs, les propriétaires de § restaurants, hôtels, dans ces endroits, se proposent de maintenir leurs établissements ouverts pendant la plus grande partie du mois de septembre avec des perspectives assurées d’excellentes affaires.Faillites commerciales Au cours de la semaine dernière, deux faillites commerciales furent enregistrées dans la région de Montréal avec un passif de $12,419.Pour la période correspondante de l’an dernier les faillites commerciales avaient également été au nombre de deux avec un passif de $222,778.Le rapport indique qua les paiements se font assez régulièrement mais que les retardataires sont de plus en.plus nombreux.Certains bureaux de crédit doivent actuellement exercer une pression assez forte auprès de certains clients pour obtenir que ces derniers honorent leurs obligations.CETTE ACCUMULATION Le pouvoir que donne la possession des richesses produit les mêmes effets chez les nations que chez les individus avéc cette seule différence que dans la vie économique des peuples sa véritable action est plus difficile à saisir et surtout à analyser dans toutes ses manifestations.Ainsi, nous voyons tous les jours dans la société le rôle souvent prépondérant joué par ceux qui possèdent les capitaux.Même dans le plus petit village de la province, l’homme fortuné est celui qui re çoit les égards de tout le monde, qui en mène large comme on dit fréquemment.Aujourd’hui, le peuple qui a le pouvoir absolu donné par la richesse, c’est le peuple américain.Point n’est besoin de songer longuement pour trouver la véritable raison de bien des événements qui se produisent actuellement dans le monde.Le plan Marshall, ramené pour un instant aux dimensions d’une transaction entre individus, ne différa en rien du prêt que le plus fortuné fait au plus pauvre.Le premier cherche avant tout à faire fructifier ses capitaux, le second tâche de se tirer d’un mauvais pas.L’accumulation des réserves d’or par les Américains a des conséquences beaucoup plus grandes que celles résultant de l’accumulation des capitaux aux mains d’un seul individu dans un district déterminé, car en plus de devenir la banque de toutes les nations, l’Etat américain joue de ses pouvoirs sur une échelle mondiale.Le mécanisme des échanges internationaux est délicat.Il ne peut bien fonctionner que si les pays qui participent au commerce mondial ont les possibilités de satisfaire à ses exigences.Pour les pays d’Europe, le seul moyen d’honorer leurs obligations est le recours à la grande république américaine.Jamais on n’a vu de si grands déséquilibres dans la balance des paiements ot nous savons désormais, au Canada, ca qu’il en coûte pour équilibrer quelque peu notre commerce.L’accumulation des réserves d’or par on seul pays a faussé le mécanisme des échanges internationaux en déplaçant les centres reconnus de la richesse.Tous ces pays dévastés et ruinés par la guerre ont pefdu à la fois leurs instruments de production et les moyens de se procurer de nouveau ces instruments, car l’or n’est plus là pour garantir les achats et redonner à la vie économique le stimulant dont elle a besoin.Il n’y a pas que le commerce international qui souffre de cette anomalie, mais encore et surtout le commerce domestique des nations.L’or ne sert plus de preuve tangible de la valeur et les systèmes monétaires connaissent l’inflation.Les devises sont dévaluées afin de permettre le commerce, afin d’abaisser le coût de la production, afin de mettre fin au marché noir.En effet tous ces symptômes de graves malaises remarqués dans ia vie économique de plusieurs pays européens sont non seulement causés par les dévastations de la guerre mais encore par la perte de la richesse et surtout des pouvoirs que -donne la possession de l’or.Plusieurs de ces pays auraient l’avantage d’une plus grande stabilité des pouvoirs politiques si l’équilibre des budgets et les échanges internationaux étaient plus faciles pour eux.CONSEQUENCES LOINTAINES La course à l’or est pour ainsi dire un secret besoin de l’homme et des peuples.L’histoire a plus d’un exemple fameux de ces grands aventuriers qui ont acquis leur renommée à la recherche du précieux métal.L’histoire a également de fameux exemples de ces peuples pour qui la découverte de l’or avait amené pour un moment la richesse et tous les pouvoirs.Aucun dt ces peuples n’a réussi à conserver longtemps les avantages que lui procurait cette supériorité attachée à la possession du métal jaune.Contrairement aux individus qui parfois conservent longtemps un héritage reçu, chez les nations le pouvoir et la richesse ne font toujours qu’un temps, et le déplacement des fortunes obéit au jeu d’uns loi naturelle.L’or sort du pays qui le possède pour la même raison souvent qui • permis £on accumulation car en définitive, par le mécanisme des échanges et sous le régime de la liberté du commerce, l’or revient toujours là où la production est intense et les richesses naturelles abondantes.Dans sa dernière édition, le Watt Street Journal précise que les réserves d’or américain ont atteint un sommet et que la plupart des pays qui commercent avec les Etats-Unis verront à garder le plus possible leurs propres réserves afin de maintenir la stabilité de leur système monétaire.L’Etat américain comprendra-t-il la grande leçon de l’histoire et aidera-t-il les pays européens à refaire le plus rapidement possible leur réserve d’or?La' stabilité du commerce international exigerait plus que jamais une politique économique orientée dans ce sens.Laurent’ LAUZIER Rendement des valeurs L.-J.FORGET A CI*.471, St-fnncaU-Xavier.Montrée! Prix Agnew-Surpaee Aluminium .Bathurst A .British Am.OU Beld CortlcelU .Bell Téléphoné .Bldg.Product* Can.For.Inv.C.and D.Sugar Can.Malting Can.Steamship Can.Breweries Can.Cottons .Can.Celaneae .Can.Bronae .Cons.Olaas .Dotn.Bridge .Dom.Foundries .Dom.Olaaa .Dom.Textile .Famous Players .Foundation .Imp.Oil .Imp.Tobacco .Int.Nickel .Int.Pete .Lake of the Woods BOURSE DE MONTREAL Laura Secord .Mont.Cottons .McL Paper .Molson .Nat.Breweries Nat.Steel Car Plus forte production de pommes au Canada Les indications font prévoir une production de 2 millions de boisseaux da pommes de plus .Penman# .Power Oorp.»h*r.williams .Steel or Canada .South Can.Bower Tuckett Tobaono , Weet Root Bower du dlv.app.% • 1.80 8.00 38 37 1.50 31 7.16 1.60 36 9.15 1.00 34% 4.10 6.00 156 3.79 8.00 168 4.75 3.00 19 10.50 1.40 34% 4.05 1 50 27 5.50 3.00 32 9.35 .80 17% 454 8.00 53 3.82 1.00 13% 7.80 309 30 1000 330 44% 4.95 3.00 84 3.57 300 U 5.95 2.00 40 5.00 2.00 18 5.25 1.30 30 5.00 1.40 38 5.00 L00 38 2.79 , .00 12% 4%90 , 1 00 18% 6.05 1.40 24 5.80 50 16 3.30 .40 13 3.08 .200 35% 585 , 50 16 3.11 100 39 550 1.00 34 4.16 1.00 31 4.75 0 .80 14 5.71 50 13 4.15 200 43 4.75 100 37 2.70 2 00 38 525 1.50 Xi 6.50 38 3.65 00 30 3.00 3 OO 04 4.60 # 1.00 44 3.40 * 1.00 18 925 • 1.00 17 589 • 1.00 33 485 * 130 23% 4.40 * 3.00 TB 3.79 0 1.00 18 5.» * 1.30 10 6.56 «t 9 t» S 9.00 8.TB « • 30» 3J6 4.76 U» • JM 80 ï W • « 8* S 0 « S 1 s Oar.But Bae Perm.AJbltUX Paper .Do Prf.Aluminium .Brazilian .Canada Cam .Can.Brewerlee Cone.Smelt.Dom.Steel B Imperial OH .Do.Rts .Sfaewey Harris Mont.Teiegrs.Ottawa m.By IT% ITJt 17% 17% 20% 20% 304 204 56% Se% 56% 56% 19% 30% 19% 30% 21% 32 31% 22 20% 30% 20% 20V, .114% 116 114% 114% .10% 16% 16% 16% 15% 10% 15% 16% 140 140 140 140 aa 31% 31 21% g?4?47 47 «% 41% «% «% One.Bant Bas Feras.01 17% r Price Bro*.6(A,4 Ol ami « St.Law.P.Mr* as 65 85 66 Do.3* P.40% 40% 40% 40% St.Law.Pap.P 131 131 130% 131 Stand Chesn.6% 6% 0% 0% Steel of Can.80 80 80 80 Wabaeao Cot.91 91 91 91 Walk.O.A W.30% 38% 38% 28% win.mec.27% 37% 37% 27% BANQUBS Commerce Montréal 36 91% » LE CURB DE MONTREAL Acme atone Atlas Stesta .Brand AM.A Co Burnett Ltd Cons.Paper .Dom otlctoth O.Inin MAaaey Prt.M.A O.Paul Sec.Sto.South, toe.Onv.Haut Baqp Fern.U% 11% u% u% 13% 13% 13% 13% 36 36 35 35 Prf.109 109 109 109 Gsv.Bant Baa Perm, 30% 39 16% 37% 34% 10 39 7% 30% 39 18% 37% 24% 16% 39 7% 30% 30 16% 37% 34% 16 39 7% 20% 39 18% 27% 24% 18% MINUS — Cortez fiep.10 10% 0% 10 10 1» 19 i£ ELdooa 1» 129 129 Lake Shore .ld 11% 11 u% Normetai 288 292 288 290 Sher.Gord.345 346 245 245 Stadaeona .54 54 54 54 HUILES — .Commonweal.Gaepé £ l£ lS 16 176 LE MARCHE DES ANIMAUX DE BOUCHERIE Il y avait en vente sur les deux marchés du bétail de Montréal cette semaine: 1,623 bêtes à cor-nes, 1,452 moutons et agneaux, 2,524 porcs et 2,209 veaux.En plus, 430 bêtes à cornes et 14 veaux furent consignés aux mains de salaison et 49 bêtes à cornes furent maniées dans les cours à destination d’autres endroits au Canada.Les prix baissèrent de 50 cents a LOU sur toutes les catégories.-«s,J?ons bouvillons ont raoportc 19.00 à 21.00, il n’y eut aucun su-^hoix offert: les moyens, îi/u?*a et les communs îin plus.Les bonnes taures, le An à, 17-00, quelques-unes IS.UU; les moyennes, 13.00 à *’•50 et les communes aussi bas que 8.00.Les bonnesrvaches ont rapporté_13.00 à 14.00, quelques-une?14*50; les moyennes, 11.00 a 12.00 et les communes 8.00 et plus.Les animaux pour la mise en conserve donnaient 6 00 à 7.50.Les bons taureaux se vendirent de 12.00 à 13.00 et les communs 8.00 à 11.00.Les veaux de liût étaient en bonne demande à des prix éle- ofS„ ^es bons V€aux, 22.00 à 23.00, quelques-uns 24.00; le» moyens, 20.00 à 21.00 et les communs légers aussi bas que 16.00.La majorité des veaux offerts étaient des veaux de chaudière et des veaux d’herbe légers vendus en lots mélangés entre 13.00 et 14.00, une moyenne de 10.00 a 14.50.Les prix des agneaux étaient plus forts.Les bons sujets, 21.00 à 21.50, quelques-uns 22.00; les moyens, 19.00 à 20.00 et les très communs aussi bas que 14.00.Les moutons variaient entre 3.00 et 8.00.Les prix des porcs se maintenaient élevés.La majorité des ventes s’effectuèrent à 33.50 pour la catégorie A, quelques ventes à 33.25.Les truies, 23.00 a 25.50 abattues, selon le poids et la qualité.BOURSE DE TORONTO Abitibi Algam* 2* 17% *•-•#••* • MBS •J*#0«f«*e tbrt* 30 OMR.••#«6qf6ea i6% • ¦••«tea • • fl , I au BnBBaa .ïv,« 301 ?.Am.OH .34 O.Pack.A 14 Do.B .8 BuftMUeoD ________ Buff.Ankerlt* .Buffalo Oao.Burn# Oo.DO.A .17% 49 58 56% 30 » BD 200 1»% 19% • 6 47** 47** Lake Shora*.Noraada .7.00 165 i * 1.25 26 1.75 40 « 1.7» 7.00 106 0 500 103 6 00 149 110 700 130 300 70 6.00 11* 7.00 164 « 7.00 106 » MO 31 o .79 53 .72 U R.00 09 •—Paysbls ea fends américain*.Moyenna dus actions à New-York Compilée, par U Pram Associé* Perm, hier Form.ant.D y a 1 sen Haut 1948 .Bat 1946 .Haut 1947 Bas 1947 .30 16 15 Ind.Oh.mi;.93 1 45 1 410 999 45 4 41.0 933 44 8 41.0 90.7 46 0 423 «33 34.2 38.0 90.0 38 5 47.2 •33 37.7 39.4 6» 8t» 690 891 69.0 72.4 Ô0.3 69.0 W/ us 19% 30 34% 34% 14 14 a 8 »% 19 16 138 135 136 8 8 8 » 10 30 19 » 19 385 385 385 31% 31% 31% 39 29 39 31% 21% 21% 30% 30% 30% 86 06 06 18% 18% lîfcla Oona.Home.16 16 10 Sons.Smelt.lis U4% U Crow shore.IQ 9% a*** .13% 13% 13% Dickenson .50 46 50 Discovery .34 3314 33^ Dlv.Inaarest as 32 33 l»°«ne .17 17 17 •.«H i«% -4o% Jjom store* .35 33 Oui.Can.Wire B .Ban.du Commère» Can.Brew.Can.MalarUo .O.P.R.’îît Fan tas Dulama.Beat SuUkvan .Eldon* • »• • s* *!•*•*** Faiamhrtdp* rroMMser ¦ ¦ O.S.' ware* GÙMeo .,.•1*,* Bas Fer.19 uT 19 arm 389 270 190 139 18P ?15 415 415 in.Ma m 19 10 M 7 T 7 Odd.Manlton .«M 364 9» O.L.IKper .19% 18% 18% Hard Book .34 JB tj, Home OU .*50 Importe! Bank »?' importai O® M 850 • 806 690 34% 34% 34% 10 19% 16 Do.R«s .».*40 13* 140 tot.Pe*e .1*% «te tnt.Uranium .»% » »% Kirk.Lake .*SJ 138 13J Lake Shcr* .».«% 11 U% Lake When .» • • • ® S 2 •-.i| ,£* iJ?14 90 New Oalunw* New Racal t* New Noracns Norarvda Normetai .North Inca .Pamour .Que.Manitou Senator .SherrlU .Sylvanlta .Walker .Wlnn.*«c.• Wr.C17BB Asbeatos Oona.393 48 113 SI 47 346 140 37 37% 36% 30% 9 9 13% 14 49% 50 387 390 46 45 110 110 80 81 46 47 341 348 137 140 38% 26% 37 37 363 383 38% 36% 38% 30% Marché des grainy Coon fournis par O’BIEN A WILLIAMS, Edifies Transportation, Montréal WINNIPEG »“ O» Avoine Octobre .Déoembrs .Ors* Cfctobre .Décembre Mal .,, Seigle Octobre Décembre 78% 73% 73% 10S% 103% 101% •• «0 00 •• •• BAI SS 164 74% 71% 81% 107 102% 100% 183% 166 75% 73 71% 107% 103% 100% CHICAGO Blé Septembre Décembre .Mal .Juillet .322 331 308 331% 334% 330 304% 181% 148% 149% 160% Septembre .« .» »« 163% Décembre .«.IJ®;* Mal.160% Juillet.-• 1*1% Avoine Septembre.73% 71% Décembre ,.».75 74% Mal.w — 75% Juillet.73% 71% Seigle k Décembre .— .Î2»r£ Mal •« ».«s •» •• ».y7% 331% 224% 330% 304% 181% 145% 149% 150% 73 10?166 PRIX DES OEUFS ET DE LA VOLAILLE Les prix ont continué de monter tous les jours sur le marché aux oeufs au cours de la semaine écoulée, car les arrivages sont demeurés insuffisants pour les besoins.La hausse porte principalement sur les catégories supérieures, mais les catégories inférieures ont maintenant emboîté le pas, vu que les détaillants les acceptent volontiers pour remplacer les catégories A.les “B” particulièrement.Plusieurs wagons achetés aux prix en cours la semaine dernière sont présentement en route de l’Ouest.Ces wagons renferment une forte proportion de “B” et les commerçants ici attendent de voir s’ils s’écouleront facilement avant d’en faire venir d’autres.On cote les expéditions triées venant de l’Ontario aux cours suivants sur place, caisses gratuites: Catégorie A Gros 70, Moyens 68, Poulettes 56-57, Catégorie B 50-52, Catégorie C 38; expéditions de l’Ouest: A-Gros 66, A-Moyens 64, B 48.Les prix de gros aux détaillants pour les oeufs en vrac sont comme suit: Catégorie A Gros 73-76, Moyens 71-74, Poulettes 59-60, Catégorie B 54-48, Catégorie C 39-44.Voici les prix de détail aux consommateurs: Catégorie A Gros 75-85.Moyens 73-80, Poulettes 63-6(5 Catégorie B 59-64, Catégorie C 45-50, en cartons d une douzaine.Le marché des volailles abattues ne présente aucun changement important: les recettes se maintiennent et la demande est toujours bonne.Les commerçants offrent les prix suivants aux expéditeurs pour les volailles en boîtes, livrées: poulets de 4 livres et au-dessus: Catégorie Spéciale de lait 43-53, A de lait 41-51, B 39-’6» C 29-36; au-dessous de 4 livres: Catégorie Spéciale de lait 43, A de lait 42, B 36, C 20; poules au-dessus de 4 livres: Ca-tegorie A 36-39, B 33-36.C 16-26; au-dessous de 4 livres: Categorie A 32, B 29-30, C 10-18; poulets de gril au-dessus de 1% oAr.e«: Ç^égorie Spéciale de lait 3?-46, A de lait 38-45, B 31-40, lô-oO# Le marché de» volailles vivantes reste ferme.Lei livraisons augmentent quelque peu et com.prennent un plus grand nombre de gros poulets mais moins de poules.Toutes les espèces d’oiseaux jouissent d’une bonne demande, mais les poules et les poulets lourds sont les plus recherchés; le mouvement des poulets lourds sont les plus recherchés; ie mouvement des poulets de gril est toutefois peu anime.Des courtiers aux grossistes les volailles vivantes font les prix suivants: poules de 5 livres et plus 33-36, 4 à 5 livres 30-33, moins de 4 livres 25-28; poulets, 5 livres et plus 37-39.4 à L- li-35-36 moins de 4 livres 32-33; poulets à griller de tous poids 32-33, vieux coqs 20-25.Les prix payés aux expéditeurs sont de un à deux cents de moins.Marché des changes fer !• earvlc* de* relation* étrangères de la Banque canadienne national» MStS’al'?** *« Angleterre: lier* oable .Franoe; franc .:::::: Norvège, couronne .Danemark: couronne .Suède: oouronu* .oour’.Tank d* la Comralselon dn contrAl» du change ètrangeri Achat * starling AM • américain Faix iquee è .000?23351 J810 Ss jgOfl M4ft Commande d'avions placée par la G.’B.à la Cie Canadaii Les établissements de la Canadair devront, livre» 22 avions "North Star" à la G/ande-Bretagne d'ici quelques mois ?ente Atx H» K.La British Overseas Airways Corporation a récemment donné une commande de 22 avions Canadair ‘'North Star”, Les établissement Canadair, à Montréal, sont l’une des plusAgrandes avionneries canadiennes.Cette commande les tiendra occupas a leur pleine capacité durant les quinze prochains mois.Maintenant que la B.O.A.C.a choisi cet avion pour ses routes impériales de préférence à d’autres genres semblables maintenant sur le marché Biondial, d’autres commandes seront données.Des avions quadrimoteurs “North Star” sont employés régulièrement aujourd’hui par )a Trans-Canada Air Lines, tant sur les routes de l’Atlantique que sur les routes domestiques.Vingt-six de ceux-ci sont maintenant utilisés par la T.C.A., et de plus la R.A.F.se sert de dix-sept modèles militaires du meme avion.La fabrique Canadair a été construite pour produire des appareils de guerre du genre amphibie ^BY pour la R.C.A.K aussi bien que pour les forces aériennes des E.-U, Lorsque le tra- vail de guerre fut términé, le gouvernement entreprit U mise au point dans cette bsine d’un avion quadrimoteur Convenant au transport militaire et civil.Il est maintenant apparent que la Canadair se transformera en une importante industrie canadienne du temps de paix, apres sa précieuse contribution du temps de guerre., La difficulté qu’a eu à surmonter .le gouvernemest du Royaume-Uni lorsqu’il s’est agi d’acheter ces aviohs fut le manque de dollars canadiens.Le Canada a remédié à cette difficulté en permettant au gouvernement du Royaume-Uni de différer durant une courte période le rembourae-ment de l’emprunt de 1942, qui s’effectue normalement avec ce que rapporte la vente ou l’achat de valeurs canadiennes détenues en Grande-Bretagne.C’est ainsi que les dollars canadiens qui auraient été payables immédiatement au Canada serviront à acheter ces avions et que le remboursement de l’emprunt reprendra après qu’auront été complétés les paiements.Ventes moindres de bestiaux en 1947 Les ventes de bestiaux, de veaux, de moutons et d’agneaux ont eut tendance à diminuer encore en 1947 sur le marché aux bestiaux, selon la Revue annuelle du commerce des bestiaux et des viandes pour 1947, publiée par le service des Marchés du ministère fédéral de l’Agriculture, Ottawa.Comparées à celle de 1946, les ventes de bestiaux ont diminué de 336,300 têtes, les veaux de 91,000, les moutons et agneaux de 234,500.Quoique les ventes de ces catégories de bétail aient diminué dans toutes les provinces, l’augmentation des ventes des porcs dans l’est’du'Canada a accru le total des porcs vendus au Canada de presque 300,-000 en 1947, Cependant, la tendance à la diminution dans la production des porcs, qui a commencé en 1945 dans l’ouest du Canada, se poursuit alors que toutes les provinces de l’Ouest accusent des baisses.Pour J947, le poids habillé total de toutes les viandes s’est | chiffré par 1,485 millions de li- i vres ^comparé à 1,657 millions i en 1946 et à 1,959 millions en | 1945, la presque totalité de la diminution en 1947 était due à la baisse du nombre de bestiaux abattus.Le total est, cependant supérieur, de 429 millions de livres à celui de 1,056 millions de livres en 1939, La démolition de la gare Bona venture M.Gordon-L.Pitts, agissant au nom du Comité exécutif, entamerait la semaine prochaine, avec les autorités du Réseau National, des pourparlers en vue du prolongement de la rue Windsor, au sud de la rue St-Jacques, de façon à la raccorder, en ligne droite, avec la rue Colbome.La concrétisation de ce projet nécessitera la démolition de la vieille gare Bonaventure.C.B.CHARRON «r CO.Courtiers en voleurs Membres du Curb de Montréal 222 ouest, rue ST-JACQUES HA.0148 APPRENEZ À CONDUIRE AUTO — DOUBLE CONTROLE DAMES ET MESSIEURS Cours pratique et théorique ECOLE FEDERALE Vingt-cinq ans d’expérlenee au service du pubUe.1621, St-Denis, Montréal - HA.551* de 8 a.m.A 9 p.m.CARTES J D’AFFAIRES DACTYLOGRAPHES | REMBOURREURS MATEUSSIERS Réparations, location, ?ente* de dactylographes.machines à chèques, etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoires de bureau.Canada Dactylographe Enr.44 oueet nie St Jacques, Montréal TéL HArbour 8968 8.-T.Armand m REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Spécialités: menbles et matelas sur commande a last que reparations.Estimés gratuits su demande.3881.Hanri-IuUea PL.1111 IMPRIMEURS GRAVEURS RoyU — Remington — Underwood — L.C.Smith, Corona silencieux, régnller et portatif.p r o t e e -leurs de chèques.dupllca-leurs, calculateurs et machines à additionner.Vente et service, échange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1019, RUE BLEURY (entre Vitré et Lacauchetière) BE.2319 ENCADREURS Wisintainer & 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FRANCE •t des : François Riait, do Paris, Franca.(Orfèvrerie Religieuse) Editions de Dom Bernard 6a Chabsnnes.C.-C.4a B.UPROHON — Importateur —• Agent Manufacturier.1017$ (acoh, Montréal 12 DUpont 5I$0 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 AOUT 1948 PAGE 13 A mon avis.Le» supportçurs du club de baseball Montréal respirent plus 4 l’aise depuis quelques jour» car no» Royaux sont actuellement en excellente posture dans la course au championnat de la Ligue Internationale et nul doute que les protégés de Clày Hopper s’assureront les honneurs de la saison 1948 et qu’ils participeront à la petite série mondiale contre les champions de l’Association Américaine après les séries éliminatores du circuit Shaughnessy.A la suite de leurs victoires sur les Orioles de Baltimore les protégés de Buzz Bavazi ont une avance de dix parties sur les Ours de Newark et comme Bill Skiff a perdu son meilleur lanceur, Bob Porterfield, qui a été rappelé par les Yankees de New-York, les représentants de la métropole canadienne se maintiendront en première place et augmenteront probablement leur avance pour remporter haut la main le titre tant convoité par les clubs du président Shaughnessy.Hier, la direction du Montréal annonçait l’échange fait entre notre club et les Dodgers de Brooklyn par lequel Duke Snider passait aux Bums de Flatbush pendant que Dick Whitman était envoyé ici pour jouer au champ et nous croyons que la transaction ne sera pas défavorable aux Royaux car Whitman est un joueur très utile au chgmp et il pourra faire bonne figure au bâton, même s’il doit succéder à un joueur qui possède une moyenne de plus de .300.Whitman n’a pu se faire justice avec les Dodgers de Burt Shot-ton car ce voltigeur n’a pas joué de façon régulière et il a dû ré-chauffer le banc des joueurs pour faire place à des frappeurs plus régulier» mais contre les lanceurs de la Ligue Internationale Dick devrait se faire valoir car il peut également frapper contre les lanceurs droitier/; et gauchers, pendant que Snider était plutôt faible contre les artilleurs gauchers.Les Royaux auront à jouer deux parties cet après-midi contre les Orioles et si nous tenons compte de leur tenue contre le club de Baltimore dan» la présente série nous pouvons espérer voir nos favoris l’emporter de nouveau cet après-midi pour ensuite continuer sa série de victoires contre les petits Giants de Bruno Bet-zel, qui viendront au Stade demain pour un programme double.La venue de Al Zachary au Montréal en remplacement de Hank Behrman donne de bons résultats car ce lanceur a prouvé qu’il était de taille à tenir ses rivaux en échec et qu’il pouvait faire oublier le départ de celui qui était considéré comme le meilleur lanceur de Clay Hopper.Hier Al a tenu les Orioles à deux maigres coups sûrs et il a fait preuve d’un excellent contrôle car il ne donna qu’un but sur balles et il tint les visiteurs à sa merci jusqu’à la septième manche alors que les Orioles obtinrent leur premier coup sûr de la partie.Les Royaux peuvent compter sur les excellents services de Jack Banta, Don Newcombe, Clarence Podbielan et de Johnny Van Cuyk pour conserver la première position de la ligue et il est à prévoir que Walter Nothe se remettra d’aplomb et qu’il enregistrera quelques brillantes victoires avant la fin des séries régulières pour supporter les joueurs de champ qui font du beau travail.Gionfriddo est actuellement dans un état de léthargie mais il faudra compter sur une meilleure tenue d’ici peu car hier au cours de la joute initiale notre voltigeur de gauche a obtenu deux coups en trois apparitions au marbre et avec Simmons, Jethro et Whitman le champ extérieur sera bien gardé.Le Montréal aura à jouer plusieurs programmes doubles d’ici la fin de la saison et certains amateurs croient que ce surplus de travail aura pour effet de nuire aux chances de notre équipe mais nous" ne partageons nullement cette opinion car c’est en jouant plus fréquemment que nos porte-couleurs exerceront leur oeil au bâton, et si ces joutes doubles sont dures pour nos joueurs elles le sont également pour leurs rivaux, qui n’ont pas de meilleurs lanceurs que notre équipe.Clay Hopper est très confiant et Buzz Bavazi n’hésite pas à déclarer que ses protégés remporteront la palme haut la main et nous ne croyons pas que ces deux experts pèchent par excès de confiance car depuis le début de la saison le Montréal s’est révélé supérieur à toutes les autres équipes et il continuera de briller avec éclat jusqu’à ce que le titre lui soit assuré.X.-E.NARBONNE Le Montréal continue de s’affirmer sur les Orioles Les Royaux ont triomphé du Baltimore hier au Stade Les porte-couleurs de Cloy Hopper ont voincu les Orioles par 6 à 2 et 2 à 0 pour porter leur avance à dix parties — Deux joutes cet après-midi — Le Jersey City sera ici demain.LIGUE MONTREAL ROYAL JUNIOR Tous les clubs de la Jiçue Mont-Royal junior, à l’exception du Stoint-Henri, seront à l’oeuvre demain, dans des joutes réguliè-resr du circuit.Le Verdun, qui continue de dominer le classement de la division ouest, visitera le Laval à Ahuntsic.On ne sait pas encore qui remplacera Courval à la gérance du Laval.Courval a- récemment donné sa démission en déclarant qu’il ne pouvait pas conduire son équipe comme il l’entendait.Le Villeray de Fred Spada qui connaît de beaux succès depuis quelques semaines, se rendra _ à Ville Mont-Royal disputer la victoire au club de l’endroit.AU LAURIER Au parc Laurier le Conseil Lafontaine recevra la visite du Maisonneuve qui semble jouer avec VOYEZ TOUJOURS Jules Brunet TAILLEUR POUR DAMES ET MESSIEURS OUVRAGE FAIT A LA MAIN 4452, rue Papineau, CH.2090 Le St-Hyacinthe est vainqueur Le St-Hyacinthe a facilement disposé du Farnham au compte de 10 à 3, grâce à Weisler qui n’a accordé que cinq coups sûrs aux perdants, dans une joute régulière de la ligue Provinciale.Le St-Hyacinthe compta trois points dans la quatrième manche et quatre dans la neuvième.Crimmins a lancé toute la jotite pour le Farnham et fut responsable de la défaite.St-Hyacinthe 001311004—10 11 2 Farnham .000101001— 3 51 Weisler et Gal/ipcau; Crimmins et Janicki.Si le Montréal n’avait eu qu’à jouer contre les Orioles de Baltimore le club de Clay Hopper serait déjà assuré du championnat de la Ligue Internationale car depuis le commencement de la présente saison les Royaux ont eu un avantage marqué sur les protégés de Tommy Thomas et hier encore le club montréalais a réussi à enregistrer deux autres victoires contre cet équipe en gagnant la première joute par 6 à 2 pour ensuite l’emporter dans la finale par 2 à 0.Grâce à ces victoires nos porte-couleurs ont nu prendre une avance de dix parties sur les Ours de Newark car ces derniers n’ont joué qu’une seule partie hier alors qu’ils ont eu raison des Leafs de Toronto.Al Zachary et Clarence Pod-bielan ont été les deux lanceurs pour le Montréal et ces deux artilleurs ont pu tenir leurs rivaux en échec.Zachary a limité les Orioles à deux coups en sept manches pendant que Podbielan n’a alloué que trois coups réussis dans la deuxième rencontre de la soirée pour obtenir un blanchissage bien mérité.Tous les joueurs du Montréal ont bien secondé leurs lanceurs hier soir car au champ comme au bâton ils se sont révélés supérieurs aux visiteurs.A la joute initiale les Royaux ont obtenu huit coups sûrs pour ensuite frapper six fois en territoire sauf dans la deuxième et ces coups étaient obtenus en temps opportun.Zachary est venu bien près d’obtenir'une partie parfaite car jusqu’à la 7e manche, les Orioles ont été impuissants à résoudre les balles de notre nouvel artilleur et ce n’est qu’à leur dernière apparition au bâtpn que les joueurs de Tommy Thomas purent éviter le blanchissage grâce aux deux coups obtenus.Les Royaux ont pris une avance considérable à lï première manche lorsqu’ils enregistrèrent cinq points contre Kuzava puis Gionfriddo enregistra le dernier point à la 6e manche en frappant pour le circuit, son 24e de la saison.Karl Wittig fut opposé au Montréal dans la 2e partie et de nouveau ce lanceur a dû baisser pavillon.Les siens furent blanchis pendant que les locaux comptaient à deux reprises dont un point sur un coup de circuit de Bloodworth, son 17e de l’année, à la 4e manche.Les Royaux et les Orioles termineront la série cet après-midi avesc un autre programme double alors que la première joute commencera à 1 h.30, et demain ce sera au tour des Petits Giants de Jersey City de venir mesurer leur force contre les protégés de Clay Hopper.DEUXIEME PARTIE beaucoup plus de brio depuis quelque temps.Le Conseil Lafontaine a sensiblement faibli depuis deux semaines et il devra se ressaisir s’il désire figurer avantageusement d’ici la fin de la campagne régulière.Le Rosemont se rendra au parc LaFontaine pour faire face au Plateau Mont-Royal.On se souvient que jeudi soir dernier Jean-Louis Désaulnier, brillant artilleur du Plateau, a lancé une partie sans point ni coup sûr contre le Rosemont, pour permettre à son club de l’empqrter par 1 à 0.VILLE-MARIE vs Y.M.H.A.cinquième joute au qu le Ville-Marie sera Dans la programme opposé au Y.M.H.A.au parc Jeanne-Mance.Ces deux clubs termineront également la joute du 6 juin dernier.La saison régulière se terminera à la fin du mois et d’ici là on peut s'attendre à une vive lutte de la part de tous les clubs du circuit.BALTIMORE Wilson, 3b .Avila, cg .:.i Barnacle, cc .Cihocki, 2b .Ruszkowski, 1b Mânes, cd .Robinson, r .Braun, ac .Kusava, 1 .xMartin .M Total.AB P CS R A 3 3 2 S 3 3 3 3 1 1 25 2 2 18 4 x—Frappa pour Kuzava à la 7a MONTREAL Jethroe, cc .Grimes, 3b .Simmons, cd .Gionfriddo, cg .Bloodworth, 2b Morgan, ac .Connors, 1b .Dapper, r .Zachary, 1 .AB P CS R A 1 1 0.2 1 0 1 O 0 Total.26 6 8 31 9 Baltimora .0000002—8 Montréal .500010x—6 Sommaire:— Erreurs: Ruszkowski, Jethroa, Bloodworth, Morgan 2.Points £.- îroduits par onfriddo 2, loodworth.Connora, Dappar 2, Mapes, Robinson.Daux-bnts : Grimes, Dapper, Jathroa, Mapes.Circuit: Gionfriddo.Laissés aur les buts: Baltimore 4; Montréal 4 Buts sur balles de Kusava 2, Zachary 1.Retirât an bâton pas Kuzava 5.Frappé par la lanceur par Zachary (Barnacle).Arbitres: Gallin, Tatler et Dowdjr, Temps: 1.25.POPULAIRES S, cioAntm BALTIMORE Wilson, 2b .Cihocki, 1b .Barnacle, cc .Riggs, 3b .Mapes, cd .Avila, cg .Stockhausen, Braun, ac ., Wittig, 1 .xMartin*., Kuzava, 1 .AB P CS R A 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3 9 1 0 2 2 5 2 0 0 0 Total 30 0 3 24 7 z—Frappa pour Wittig à 1st 8e.MONTREAL Jethroe, cc .Welaj, 3b .Bloodworth, 2b Simmons, çd .Gionfriddo, cg .Connors, 1b .Morgan, ac .Sandlock, r .Podbielan, 1 .AB P CS R A 0 0 1 0 0 0 0 ’0 1 2 1 0 3 0 16 2 2 1 27 2 6 27 16 .000000000—0 , OOllOOOOx—2 Total Baltimore Montréal .Sommaire :— Erreur: Wilson.Points produits par Bloodworth.Deux-buts: Barnacle, Sandlock.Trois-buts: Jethroe.Circuit: Blood-wrth.Sacrifice: Welaj.Double-jeux: Braun à Wilson à Cihocki 2; Braun à Cihocki à Stockhausen.Laissés sur les buts: Baltimore 5; Montréal 4.Buts sur balles de Wittig 2, Podbielan 2.Retirés au bâton par Wittig 4; Podbielan 2.Lanceur perdant: Wittig.Arbitres: Tatler, Dowdy et Gallin.Temps: 1.44.Assistance: 5,400.- » — LES INDIENS EN TETE DE L’AMERICAINE LES EQUIPIERS DU CLEVELAND ONT UNE AVANCE D’UNE DEMI-PARTIES SUR LES ATHLETIQUES DE CON.NIE MACK — DANS LA NATIONALE.La lutte pour le championnat de la ligue Américaine continue d’être chaudement contestée mais les Indiens de Cleveland, dirigés par Lou Boudreau, ont réussi à prendre l’avance d’une demi-partie sur les Athlétiques de Philadelphie lorsqu’ils ont triomphé des Yankees de New-York par le compte de 9 à 7.Bien qu’il ait été remplacé par Klieman à la huitième manche, Feller a été crédité de sa onzième victoire de la saison.Ed.Lopat a été chargé de la défaite.Le 21e coup de circuit de la saison de Joe Gordon alors que deux joueurs étaient sur les buts à la septième manche, a assuré la victoire aux Indiens.74,268 personnes ont assisté à la partie.Gordon a cogné son coup de circuit contre Red Embree.Les White Sox de Chicago ont compté trois points à la 7e manche pour battre les Red Sox de Boston 4 à 3.Wight a eu le meilleur sur Galehouse au monticule.Stephens des Red Sox et Seerey des White Sox ont frappé pour le circuit.Dans les autres joutes disputées dans la ligue Américaine, les Browns de St-Louis ont défait les Athlétiques 2 à 1 tandis que les Tigers ont blanchi les Sénateurs de Washington 1 à 0.Dans la ligue Nationale, les Cardinaux de St-Louis ont vaincu lea Phillies en l’emportant au compte de 6 à 2 hier.Les Cardinaux sont sur un pied d’égalité avec Brooklyn qui a défait Cincinnati 4 à 1.Robinson a fait compter deux points avec un circuit pourl es Dodgers.Dans l’autre partie, les Braves de Boston ont subi une défaite aux mains des Cubà de Chicago 5 à 4.Hier après-midi, les Giants de New-York ont triomphé des Pirates de Pittsburgh 7 à 6.Ray Poat a remporté sa 10e victoire de la saison.LICITE AMERICAINE Boston .000003000—3 7 1 Chicago .01000030x—4 10 0 Galehouse et Tebbetts; Wight et Robinson.New-York .120000040—7 13 0 Cleveland .02120130x—9 13 0 Lopat Byrne, Embree, Page et Berra; Feller, Klieman, Christo Etats-Unis 385 Suède 222 France 118 Hongrie 112 1-10 Turquie 90 1-3 Finlande 78 7-12 Hollande 73 Italie 60 Australie 58 Danemark 53 Grande-Bretagne .43 Suisse 37 3-5 Norvège 36 3-4 Jamaïque 26 Tchécoslovaquie .25 Argentine 21 1-2 Belgique 21 LaJÎJ PtC »• «¦ «• •• •• 10 1-4 Pérou 10 (, tin
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