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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 8 septembre 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1948-09-08, Collections de BAnQ.

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^°UÎ av** un* double mission: premii-wnenf, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxième-rnent, la mission de répandre cet héritage.J’ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Exc.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada et i Terre-Neuve.VOLUME XXXIX — No 210 Directeur i Gérard FILION FAI?CE QUE DOIS heboux U Nativité de la St* Vierge Ce soir : i NUAGES ET AVERSES ; Demain : BEAU ET PLUS FRAIS, NUAGES L’APRES-MIDI Minimum ce toir.58 Maximum demain .7é MONTREAL, MERCREDI, 8 SEPTEMBRE 1948 Cinq sous le numéro iAA GAULLISTES APPELÉS A quand le tour du Canada?M.Costello affirme que son pays est "une notion souveraine, indépendante et démocratique"-L'Irlande et la neutralité- La voie vers l'indépendance totale est maintenant tracée LA POUCE JUIVE DE JERUSALEM ' POUVOIR Le second cabinet Schuman tombe au bout de 64 heures Il y a quelques décades l’Irlande était encore une simple dépendance de la Couronne britannique.Dans quelques mois elle se sera donné tous les attributs de la souveraineté en proclamant la république.Au lendemain de la prise d’armes de 1916, suivie de l’exécution de la plupart des chefs de la résistance, les plus optimistes n’auraient pu espérer une évolution aussi rapide.Les circonstances ont travaillé pour les Irlandais et les Irlandais ont travaillé pour l’Irlande.• Dans l’entrevue exclusive que le premier ministre de l’Eire, M.John Costello, a accordée au représentant du Devoir vendredi dernier, il a affirmé de nouveau que son pays n’est pas un dominion.“En dfoit et en fait, a-t-il déclaré, c’est une nation souveraine, indépendante et démocratique.Elle agit nationalement et internationalement comme le commàndent ses intérêts, ses aspirations et ses besoins”.Le dernier lien qui relie l’Eire à la Grande-Bretagne est une loi du Parlement de Dublin datant de 1936 en vertu de laquelle les représentants du gouvernement de Dublin à l’étranger étaient accrédités par la Couronne britannique.Dans une entrevue de presse accordée hier aux courriéristes parlementaires d’Ottawa, M.Costello a confirmé la nouvelle d’un journal de Dublin voulant que cette loi soit prochainement abrogée.Il n’y a paà formellement déclaré que son pays proclamerait officiellement la république, mais il ne l’a pas non plus nié, de sorte qu’on peut en déduire qu’il en viendra à cette dernière évolution constitutionnelle, quand le temps en paraîtra propice.Au lendemain des élections irlandaises, certains journaux ont laissé entendre que la défaite de M.de Valera faisait présager un rapprochement entre Dublin et Londres ou du moins un cran d’arrêt à l’évolution constitutionnelle du pays.Il n’est plus maintenant permis d’entretenir la moindre illusion sur ce sujet.M.Costello a été catégorique: “Le parti de M.de Valera et le nôtre se séparent sur des questions de politique intérieure: sociale, ouvrière ou autres.Au point de vue international, nous avons exactement les mêmes aspirations et la même attitude”.On peut donc tenir pour certain que l’évolution constitutionnelle de l’Irlande se continuera sous M.Costello jusqu’à l’acquisition de tous les attributs de la souveraineté nationale.• Ce qui est remarquable chez les dirigeants irlandais, c’est l’absence complète de rancune à l’endroit de l’Angleterre et des Anglais.Pas un mot amer, pas le moindre désir de vengeance.M.Costello, comme M.de Valera, déclare que l’Irlande doit être l’amie de la Grande-Bretagne.Dans son entrevue d’hier M.Costello a précisé que son pays peut fort bien être un allié du Royaume-Uni sans pour cela être un membre officiel du Commonwealth britannique.Cette attitude des deux chefs irlandais est à rapprocher de celles des dirigeants des nouveaux dominions asiatiques.On serait bien en peine de trouver dans la bouche d’hommes comme Nehru, Jinnah, pour ne mentionner que les plus connus — et c’était vrai à un degré encore bien plus grand chez Gandhi — la moindre parole amère à l’adresse des Britanniques.Ce qui a inspiré la conduite de ces hommes, ce qui leur a fait braver la prison et risquer la mort, ce n’est pas la haine de l’Angleterre mais l’amour de leur pays.Le même trait se retrouve d’ailleurs chez tous les vrais patriotes.S’il est un homme qui a aimq le Canada tout en admirant l’Angleterre, c’est bien M.Bourassa.Il a consacré cinquante années de sa vie à lutter contre la domination par Londres de la politique canadienne.On serait bien en peine de retracer dans ses discours et dans ses écrits, même au plus chaud de la bataille, une seule parole de haine contre les Anglais.KwII m \i IM 1 « C'était le treizième depuis la formation de la IVe République française il y a trois ans — Schuman n'a manqué que de 6 voix — Sa défaite vient d'une rupture chez les radicaux-socialistes au sujet du boni de vie chère — Les radicaux perdent ainsi l'occasion de former eux-mêmes le nouveau gouvernement Le reporter du Devait a posé à M.Costello la question suivante: “La neutralité dans le dernier conflit a-t-elle nui à l’Irlande?” L’occasion était belle pour M.Costello de décocher quelques traits à son prédécesseur, non pas sans doute pour avoir main-ténu son pays en dehors du dernier conflit, ^ résidents juifs de Jérusalem sont ici rangés pour une inspection, après avoir été assermentés mais pour avoir été gauche dans la manoeu- comme gardiens de l’ordre dans la partie neuve de la Ville-Sainte, quartier où les partisans d’Israël vre.La réponse fut claire, précise, concluante: De nouvelles élections législatives semblent probables , .__.partisans sont toujours les maîtres.C est l inspecteur gêné ral de l’armée israélite, Ezhékiel Shahar, passé la revue de ce corps de police.(Photo qui c “T.S.”) Pas du tout.Notre commerce avec les autres nations n’a nullement été affecté.Même au point de vue politique, l’affaire est déjà complètement oubliée.Les autres nations ont compris notre point de vue et ne nous tiennent pas grief de notre neutralité.Pour l’avenir, M.Costello évite de s’engager, comme le ferait n’importe quel homme d’Etat prudent.Il n’est pas de la classe d’un Mackenzie King qui déclarait formellement à la Chambre des Communes quelques mois avant la déclaration de la guerre que le Canada ne participerait pas au conflit en préparation, alors que dès 1937 il avait averti Hitler que le Canada serait aux côtés de la Grande-Bretagne.M.Costello a bien déclaré à la radio que si le Canada était attaqué par une puissance communiste, l’Eire lui viendrait en aide, mais il n’a pas précisé de quelle manière.Vouloir déduire d’une déclaration aussi générale que M.Costello jettera son pays dans la guerre aux côtés des Etats-Unis et du Commonwealth paraît être une tentative de triturer les textes pour essayer d’en extraire ce qu’ils ne contiennent pas.Sur ce sujet de brûlante actualité, M.Costello n’a pris qu’un seul engagement formel et c’est quand il a déclaré au représentant du Devoir: “Nous déciderons de la paix et de la guerre en fonction des intérêts de l’Irlande et seulement en fonction de ces intérêts.Et l’on peut être sûr que, dans l’esprit de M.Costello, les intérêts de l’Irlande, cela ne veut pas dire les intérêts de la Grande-Bretagne ou les intérêts du Commonwealth.Si le premier ministre actuel ou prochain du Canada avait le courage de faire une déclaration aussi nette sur la politique future de notre pays, beaucoup de Canadiens se sentiraient rassurés.• L’Irlande a tracé la voie de l’émancipation dans l’Empire britannique.Elle a su, grâce à l’habileté de ses hommes d’Etat, tirer parti des institutions britanniques, en exploiter toutes les possibilités.De dépendance de la Couronne à Dominion, de Dominion à Etat libre, d’Etat libre à République, voilà les étapes qu’elle paraît sur le point de compléter en moins d’une génération.Le chemin une fois tracé, d’autres peuvent maintenant le parcourir plus rapidement.Ce fut ces derniers temps le cas de la Birmanie.Ce sera prochainement, semble-t-il, celui de l’Inde, du Pakistan, de Ceylan.Depuis l’avènement de Malan au pouvoir en Afrique du Sud, on se demande si ce Dominion ne prendra pas lui aussi la même direction dans un avenir prochain.Et à quand le tour du Canada?s-ix-m Gérard FILION Les Trade-Unions appuient Attlee Margate, G.-B., 8 (A.P.) — Le congres des Trade-Unions, réuni à Margate, en Grande-Bretagne, vient de repousser d’une manière décisive une résolution qui réclamait la nationalisation immédiate de l’industrie britannique du fer et de l’acier.Ce projet de nationalisation fait partie du programme électoral du gouvernement travailliste, qui trouve pourtant son plus fort appui dans les Trade-Unions.A la place, les congressistes ont approuvé un amendement qui reconnaît la nécessité de procéder avec lenteur et prudence dans l’étatisation des aciéries et qui justifie le parti travailliste de n’avoir pas encore réalisé ce point de son programme.Lettre d'Ottawa BLOCS-NOTES Bravo ! Nous avons signalé l’absence totale, à la grande Exposition d’Ottawa, de toute inscription française.L’affaire était encore plus grave que nous ne l’avions d’abord cru.Le Droit, de qui nous tenions nos premiers renseignements, avait dénoncé l’absurde attitude des autoiités municipales, responsables en définitive de ce qui se passe à l’Exposition.11 est revenu à la charge l’autre jour, pour préciser un autre point.Plusieurs ministères fédéraux avaient installé à l’Exposition des kiosques,dont les frais seront naturellement payés par les con-tribuablei canadiens-français du ays comme par les autres.Or, e français était aussi absent de cej kiosques fédéraux que des autres sections de la foire.M.Georges - Henri Dagneau écrivait donc: Les faits sont assez simples: tea inscriptions et affiches -— tel Dieu sait s’il en faut dons * un lieu où s’accumule chaque ! Jour sus» foule variant de *0,- F« 000 à 60,000 personnes — étaient toutes en anglais.Aux kiosques des divers départements fédéraux, les préposés à la distribution des feuillets de propagande étalent presque tons de langue anglaise, de même que la littérature qu'ils diffusaient.La seule exception notée en faveur du français était celle des grands placards annonçant les jeux de la compagnie qui présentait le carnaval: on y invitait, en français, les gens à jouer au ’ bingo" et le crienr donnait les chiffres dans les deux langues.Comme le faisait observer notre correspondant [ il s’agit d’une lettre publiée dans le Droit quelques jours plus tCt] cette compagnie est américaine.La leçon est forte! En l’espèce, les ministres n’ont probablement eu rien à faire personnellement dans toute cette histoire.Mais les fonctionnaires directement responsables auraient-ils osé agir ainsi si une autre atmosphère régnait dans les sphères fédérales?En tout cas, il faut que cela change.U s’agit maintenant, dit le Droit, d’avertir les responsables, que l'an prochain, les choses lie pourront pas se passer de la même façon.Il faudra respecter le caractère bilingue, non seulement de la population de la région, mais aussi celle du pays tout entier.Bravo1 Il est ckir que si le, Canadiens français da la région d’Ottawa et ceux de leurs concitoyens de langue anglaise qui ont le souci de ]« justice et des simples convenances s’en donnent la prine, les choses ne tarderont pas à rentrer dans l’ordre.M.Dagneau ne manque pas de Ltl Le BlüItC mettre en contraste cette attitude des autorités fédérales avec celle que les chefs du parti libéral, les actuels maîtres du gouvernement fédéral, ont très justement et très loyalement imposée au récent congrès da leur parti.Les réunions de famille se multiplient.Le nombre est de plus en plus considérable de ceux qui veulent, d’une façon plus ou moins solennelle, commémorer l’anniversaire de l’arrivée au pays de leur premier ancêtre.Nous avons cité et commenté plusieurs de ces cas.L’une des réunions les plus remarquables sera, sans aucun doute, celle qu’organisent, ft l’heure actuelle, les descendants de Daniel Le Blanc.On sait que la famille Le Blanc est l’une des plus nombreuses de l’Amérique française.Daniel Le Blanc, dont l’on veut commémorer l’arrivée au pays, il y aura bientôt trois cents ans, est l’ancêtre de presque tous les Le Blanc de l’Amérique, et particulièrement de ceux de l’Acadie.» Le Grand Dérangement a porté sur tous les coins de l’Amérique les fils de cette famille.Ils sont très nombreux en Louisiane, où nous avons pu voir Dudley Le Blanc, aujourd’hui sénateur d’Etat, présenter l’un à l’autre le juge Le Blanc, de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick, et un juge Le Blanc, de la Cour d’appel, croyons-nous, de la Louisiane.Il y a actuellement au moins deux évêques du nom de Le Blanc.Aux fêtes du troisième centenaire, on compte sur la présence, non seulement des Le Blanc de la vieille Acadie, du Canada, de la Nouvelle-Angleterre et de l'Acadie louisianaise, mais sur celle aussi d’un certain nombre de Le Blanc de France, descendants d’Acadiens rapatriés dans le pays de leurs lointains aïeux, à la suite de la Dispersion.On prépare ft cette occasion la publication d’une histoire de la famille Le Blanc.La pièce ne manquera sûrement pas d’intérêt C'eût été ai facile.On annonce que l’ancienne Duchess of Bedford, l’un des paquebots de U compagnie du Pacifique, a été remise en service.Elle s’appellera désormais l’£m-press of France.Les deux noms, pn le voit, n’ont guère de rapport avec les choses canadiennes, ni même avec la langue française, qui est tout de même l’une des deux langues officielles du pays.Il eût été si facile, cependant, de donner ft ce bateau un nom qui évoquftt le Canada ou même simplement le passé de la compagnie dont il portera la renommée ft travers le monde.A corriger L’un de nos amis qui a récemment visité, à Saint-Lin.la maison natale de M.Laurier, aujourd’hui transformée en musée, nous dit: Il semble que dans toutes les inscriptions extérieures, on ait eu le soin de respecter le bilinguisme.Par contre, le cahier où les visiteurs sont invités à inscrire leurs noms et leurs réflexions ne porte que des Inscriptions anglaises.— Ceci relève du Fédéral, lui faisait observer quelqu'un de Saint-Lin.La chose alors s’explique parce que, ft Ottawa, on a pris depuis trop longtemps l’habitude de traiter le français en parent pauvre.Mais c’est tout de môme une anomaliç qu’il faudrait le plus possible corriger.O.H.M.Mackenzie King a renoncé à sa tournée d’adieu Il n'a cependant pas renoncé à faire lui-même les nominations qui s'imposent Ottawa, 8.— Le premier ministre Mackenzie King n’est pas pressé de s’en aller même s’il s’est fait désigner un successeur.Et cette répugnance à abandonner des pouvoirs qu’il a si longtemps exercés et à se priver des honneurs et des distinctions qu’il recherche avec une avidité infantile depuis quelques années ne peut manquer de créer pour M.Saint-Laurent une situation aussi embarrassante qu’ennuyeuse.M.King n’a pu encore se résoudre qu’à moitié à partir: il lui reste encore à apprendre le secret de la retraite dans la dignité et la simplicité comme Borden et même comme M.Alexandre Taschereau.Tournée d'adieu .Après avoir enfoncé le rec de Walpole et avoir obtenu au récent congrès libéral le triomphe auquel il pouvait justement prétendre après une carrière comme la sienne, il s’était organisé tout un programme de fêtes et de réception qui devait retarder de plusieurs mois son départ.Il devait faire toute une tournée en Europe pour récolter des honneurs sur le plan international.Il devait faire une tournée d’adieu au Canada pour moissonner les applaudissements et les hommages publics.Cela fait un peu songer aux tournées d’adieu des chanteurs et des acteurs qui se poursuivent parfois indéfiniment.M.King a cependant dû jeter du lest, plusieurs Journaux, dont quelques-uns étaient libéraux, n’ont pas manqué de souligner ce qu’il y avait d’inconvenant et même d’inconstitutionnel à prolonger ainsi un règne qui aurait dû prendre fin dès le lendemain de l’élection de son successeur.Comment refuser M.King a cru bon de se défendre contre ces reproches en disant que c’était à la demande même de M.Saint-Laurent qu’il avait accepté de représenter le Canada à la conférence de Londres qui n’aurait d’ailleurs qu’un caractère consultatif, et où M.Saint-Laurent le rejoindrai! s’il se présentait des décisions importantes.A quoi la Free Press de Winnipeg a rétorqué que M, Saint-Laurent ne pouvait guère refuser à M King cette satisfaction et que tout le monde savait depuis des mois qu’il avait d& cidé d’assister lui-môme ft la conférence de Londres.Le premier ministre a cependant cru bon de renoncer à ses visites en Italie et en Grèce qui auraient prolongé de quelques semaines son séjour en Europe cé, semble-t-il, ft faire toute une fournée de nominations avant de partir.Et ces nominations donneront vraisemblablement lieu à des tiraillements qui n’éclateront sans doute pas en public mais qui rendront aSses mouvementées les semaines du régime de transition.M.Saint-Laurent a toutes les raisons au monde de vouloir faire lui-même les nominations qui s’imposent, puisqu’il aura la responsabilité de l’administration et que c’est lui qui aura à travailler avec les collaborateurs ainsi choisis.M.King éprouverait, dit-on, la plus vive répugnance à se dépouiller de ses pouvoirs et ce ne serait que miette à miette qu’il céderait ses prérogatives à son successeur.Gela pourrait bien obliger M.Saint-Laurent ft lutter avec discrétion et fermeté pour s’émanciper d’une tutelle gèpante.Pierre VIGEANT - Bruxelles à son tour appuie ce projet % Londres, 8 (A.P.) — Le gouvernement belge s’est joint à celui de la France pour appuyer ouvertement le projet de créer une fédération européenne.Bruxelles fait savoir qu’il a déjà fait connaître sa décision sur ce point aux autres Etats membres du bloc anticommuniste du nord-ouest de l’Europe.Des cinq Etats signataires du pacte anticommuniste de Bruxelles, il s’en trouve donc deux ft ratifier le mouvement pour la création des Etats-Unis d’Europe, dont la Grande-Bretagne semble peu entichée pour sa part.Hollande et Luxembourg n’ont pas encore fait connaître leur attitude; mais, par contre, Washington se montre favorable au projet.(Dernière heure) Paris, 8 (A.P.) — Le président de la Quatrième République française, M.Vincent Auriol, n appelé ce matin les chefs du groupement gaulliste ft l’Assemblée nationale ft tenter de former eux-mêmes un nouvéaii gouvernement.(Test la nremière fois que le parti du général de Gaulle, le Rassemblement du Pèuple français, se voit offrir cette occasion comme tel.On en Infère qiie M.Auriol admet la possibilité de tenir de nouvelles élections législatives, comme les gaullistes le réclament depuis longtemps, et cm’ll les s priés de prendre les rênes du pouvoir, en union avec les partis du centre, aux seules fins de gouverner le nays Jusqu’ft la tenue de ces élections.* * * Paris, 8 (A.P.) — La France connaît en ce moment sa quatrième crise politique de l’année, le cabinet Schuman ayant démissionné hier après seulement 84 heures d’existence, ce qui en fait je gouvernement le plus bref qu’ait encore connu la Quatrième République.C’était le second cabinet formé par le chef du Mouvement Républicain Populaire, le quatrième cabinet de l’année et ie 13ième depuis la fin de la guerre et la création d’une nouvelle forme de gouvernement.M.Schuman n’a été défait que par la faible minorité de six voix, dans un débat sur Une question de technique parlementaire.La coalition qu’il dirigeait comprenait des membres du M.R.P., des socialistes et des radicaux; mais 14 de ces derniers lui ont fait faux bond et ont franchi en ce faisant les barrières ordinaires des partis.Leur geste a eu le don de provoquer la colère du vieux président du parti radical-socialiste Edouard Hcrriot, maintenant président de l’Assemblée Nationale.M.Herriot a quitté la direction du groupement en accusant ses partisans de n’être plus ni radicaux ni socialistes mais seulement des conservateurs.Le boni d« vit chère Ce qui a provoqué la rupture dans les rangs des radiciux, c’est la décision de M.Schuman d’aèee’pter l'ultimatum socialiste de Léon BUmi et d’accorder un boni de vie chère de 2,500 francs par mois ($8.33) aux salariés.Hier, l’association des employeurs a fait connaître son opposition au boni, qui lui coûterait un déboursé supplémentaire de $390,00ù,000 par année.En attendant, il est encore Impossible de savoir si le boni sera payé ou non, puisque M.Schuman n’est plus chef du gouvér-nement.Ce dernier n’a recueilli que 289 voix contre 295 pour ses adversaires communistes et gaullis- L'ACTUALITI tes.En période normale, le président de la république, M.Vincent Auriol, devrait faire appel pour former le nouveau cabinet aux radicaux qui ont causé la chute du précédent; mais la chose parait douteuse maintenant, vu la profondeur de la rupture entre eux et le degré d'irritation de M.Herriot.La porte serait ainsi ouverte aux communistes et aux gaullistes, que la coalition Schuman a écartés avec obstination du pouvoir depuis plus d’un an.Nouvtlfes élections Pour sa part, le parti du géné'-ral de Gaulle, le Rassemblement du Peuple français, réclame avec insistance que le Parlement te dissolve lui-même et ordonne de nouvelles élections législatives.Ce parti n’existait pas comme tel au moment des dernières élections du genre; mais, par contre, il s’étatt assuré 40 p.c.des votes ft lui fteul, aux élections municipales d’ensemble l’année dernière.Le R.P.F.croit pouvoir augmenter sa représentation parlementaire dans de nouvelles élections législatives.Mais les communistes, qui furent les grands vaincus de ces élections municipales, ne paraissent pas désireux d’élections législatives prochaines et seraient prêts, croit-on, à faire corps pour les refuser avec la coalition du M.R.P„ des socialistes et des radicaux.Troublas ouvriers Paris, 8 (Reuter) — Tandis que la France fait face à sa quatrième crise ministérielle de l’année, Paria doit affronter aujourd’hui un arrêt des services publics dû ft la grève de 24 heures ordonnée par la Confédération générale du Travail, un organisme communiste.Le motif de la grève est le nouveau boni de vie chère de 2,500 francs par mois aux salariés, que la C.G.T.luge insuffisant.La grève touche les fonctionnaires municipaux aux écritures, les employés de l’aqueduc et de la voirie, ceux du service d’hygiène et le personnel des hôpitaux et des salons funéraires.Elle n’a encore frappé les transports ni le service du gat et de l’électricité.La C.G.T.menace de lancer un mouvement semblable demain chez scs membres du département de la Somm^ Concentration à Gibraltar Gibraltar, 8 (Reuter) — Le port de Gibraltar s’attend i recevoir le 23 du mois courant la visite de pas moins de 50 navires de guerre américains et britanniques.On n’aura pas encore vu Ift un aussi grand nombre de vaisseaux depuis la dernière guerre mondiale.La liberté de franchir les mers Egoïsme M.King a surtout décommandé sa tournée d'adieu à travers le Canada.Si M.Saint-Laurent n'a pas osé faire des représentations ft ce sujet, il y en a appa-ramment d’autres qui s’en sont chargés.Le parti libéral, en effet, n’a pas intérêt, à la voill* d’une élection, A consolider la réputation du-chef qui i'en va pour le faire regretter, mais ft bfttir la réputation du chef qui s’en vient et qui aura ft affronter prochainement une campagne électorale.M.King devrait se faire oublier pour faciliter à son successeur la conquête de l'opinion canadienne.M.King faro sas nominations Si M.King a renoncé ft 1s tournée d'adieu qui aurait eu quelque chose de théfttral et d’tmpoHttque, Il n'a pas renon- Vous savez que par la Charte de l’Atlantique et la déclaration subséquente des pays qui l’ont ratifiée, les Alliés ont adressé à toute rhumanité de fort belles promesses qui ont trouvé leur écho dans la Charte de San-Francisco.Mais malgré ta victoire des "bons" et la reddition sans conditions des "méchants", la réalisation des promesses se fait attendre.Dans certains domaines on va même carrément en sens inverse.Voici un cas particulièrement flagrant.Les Alliés ont promis une plus grande liberté du commerce international et des transports; avec les progrès de l'aviation, l'on pouvait s'attendre à se déplacer rapidement et avec une extrême facilité.Dans la paix retrouvée de l’après-guerre, chacun pourrait aller et venir librement et en parfaite sécurité dans un monde dont l’O.N.U.assurerait la police.Dans le domaine des transports les progrès techniques sont indéniables.En quinze heures on passe de l'Amérique à l’Europe ou vice versa.Mais à mesure que le progrès raccourcit les distances et rapetisse le monde, les gouvernements dressent des entraves de plu» en plus compli- quées à ceux qui veulent passer leurs frontières.Les Etats-Unis, grands champions de tontes les libertés, exigent depuis te 1er septembre un examen médical assez poussé de quiconque demande un visa d'immigration aux Etats-Unis.Cela comprend un examen aux rayons-X de la poitrine pour la tuberculose, et un test du sang pour la syphilis.Et déjà auparavant on exigeait les empreintes digitales.Si encore un tel règlement frappait seulement ceux qui veulent s’établir définitivement aux Etats-Unis, mais on l'exige même des étudiants oui veulent y faire un séjour.Le règlement ajoute naturellement une bonne marge de "red tape".Four obtenir un visa, U faut présenter au bureau consulaire une pellicule du rayon-X avec rapport de (hôpital en tri-pllcata, et un rapport en tripli-cata des résultats du test du sang pour la syphilis.Ces examens doivent avoir été faits dans les trente jours qui précèdent la demande, et ne seront acceptés que provenant d'un hôpital de classe A; et avec un rapport d’un membre responsable du personnel de l’hôpital, certifiant (identification du requérant par h présentation d'un passeport valable dent le numéro sera holè par (hôpital.Et naturellement, e’est le candidat au visa qui devra payer ces examens.Quand on pense qu'avant 1939, chacun pouvait circuler paptout dans le monde—à part (UJtSS, — avec les documents les plus rudimentaires, et que les visas étaient accordés d’office et tans enquête sur présentation d'une simple carte d'affaire.Dans un feuillet donnant en français le texte de la Charte de (Atlantique, "publié par le directeur du Service de (Information A Ottawa, avec (autorisation de (hon, J.-T.Thorson, ministre des Services nationaux de gucr.re", je lis : "7.La paix devra donntr 41 tous tes hommes la liberté de franchir les mers sans obstacles".Dommage que MM.Roosevelt et Churchill n’aient pas, pendant qu'ils y étaient, ajouté le$ rivages.Car à quoi bon pouvoir franchir les mers si les frontières qui les bordent sont de moins en moins hospitalières.Et avec le développement de la science, il faudra sans doute pour un visa en 1960 subir un examen médical complet qui vous tiendra à (hôpital trois ou quatre jours, et répondre aux questionnaifps sous (influence du "sérum de jértli". LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 8 SEPTEMBRE 1948 La “Constitution nuit aux ouvriers” EXILE MAIS HEUREUX D’ETRE LIBRE (M.Lawrence) "l'Acte de l'Amérique britannique du Nord donne un coup de jarnac au mouvement ouvrier", déclare le maire de Hamilton, Ont., dans un discours prononcé devant les représentants du monde ouvrier britannique Margate.Sussex, Angleterre, 8 ( c.P.) — Le maire Sam Lawrence, d’Hamilton, Ont., a dit hier au monde ouvrier anglais que la constitution du Canada, l’Acte de l’Amérique britannique du nord, “coupait les moyens” au mouvement ouvrier canadien.Adressant la parole à la convention du Trades Union Congress, comme représentant d’une union fraternelle, le Congrès des métiers et du travail du Canada, M.Lawrence a expliqué comment l’Acte de l’Amérique bri-tanhique du nord avait donné aux provinces canadiennes des pouvoirs législatifs sur les questions ouvrières et sociales.Il a dit: “Cet acte a prouvé qu’il était une source de revenus pour la profession légale au Canada aussi bien qu’un moyen de donner un coup de jarnac au mouvement ouvrier avec le consentement de l’Association des employeurs et les gouvernements provinciaux”.Les lois ouvrières provinciales varient beaucoup au Canada, a-t-il dit.La Saskatchewan a recon- de s’organiser et de transiger collectivement, mais dans 1 Ile du Prince-Edouard, se trouve “l’exemple le plus outrageant de législation de classe jamais mise en vigueur dans le Dominion du Canada dans le but de détruire le mouvement des unions ouvriè- res" Il a dit que les lois ouvrières de l’Ile du Prince-Edouard pouvaient être comparées au code du travail institué par les nazis au cours de la dernière guerre.Selon ces lois, aucune union ne pourrait exister sans le consentement du secrétaire provincial et, le cas échéant, seulement pour la période de temps jugée nécessaire nar le même secrétaire provincial, a-t-il ajouté.M.Lawrence a dit que les unionistes canadiens réalisent que si le Canada doit atteindre son plein épanouissement, ce n’est qu’en augmentant sa population industrielle qu’il y réussira.Il prévoit un temps où la population canadienne dépassera celle de la Grande-Bretagne et nu le droit qu’ont les employés même des Etats-Unis.Quatrième anniversaire de la libération de Rouen "Normandie-Canada", de Rouen, fait projeter au cinéma "Maria-Chapdelaine" Rouen.8 (Spécial au Devoir) — Les Normands n’ont pas oublié l’heureux jour du 30 août 1944, où les troupes canadiennes du général Crerar (Ire Armée) pénétrèrent dans Rouen, terriblement meurtrie mais joyeuse de cette libération.C’est pourquoi, comme l’an dernier, les Normands rassemblés au sein de l’actif groupement “Normandie-Canada” ont-ils donné le 30 août dernier, au Ciné-France, à Rouen, une belle représentation de cinéma au Cours de laquelle, avec deux autres films documentaires, a été projeté “Maria Chapdelaine”, tiré du célèbre roman de Louis Hémon.tiel du groupement “Normandie-Canada”: ne jamais oublier les frères et soeurs de l’autre France, se trouva atteint.Et une fois encore, les Normands de Normandie se rapprochèrent, en un jour tant heureux, des Canadiens français.Certes le roman de Louis Hémon est connu de tous les deux côtés de l’Atlantique, mais le film a l’immense mérite — les vues ayant été prises sur place — de mieux montrer ce magnifique pays qu’est le Canada.’ Aussi la salle était-elle archi-comble pour cette unique projection et le public tout frémissant de joie et d’intérêt devant les vues des intérieurs et des extérieurs de “Maria Chapdelaine”.Autour des président et vice-président.MM.Maxime Denesle et Jacques Toutain, se tenaient les membres du comité et les assistants les complimentèrent vivement de leur effort si réussi.Une fois encore le but essen- Le groupement est par ailleurs en liaison avec beaucoup de Canadiens français de la province de Québec qui correspondent personnellement avec des adhérents de “Normandie-Canada”, excellente manière, semble-t-il, de mieux se comprendre et de toujours parler une langue qui.comme la race, ne doit pas disparaître.la couleur du temps.Mme Peter Zenkl ne s’est pas montrée jalouse quand, dans sa joie d’atteindre enfin Londres et d'étre libre, son mari a embrassé la première personne de sa nationalité venue à sa rencontre.Chef du parti social-démocrate tchèque, M.Zenkl était premier ministre adjoint de son pays avant la montée au pouvoir des communistes en février dernier à Prague.D’abord gardé à vue par des policiers, il a réussi à s’enfuir et vient prendre la direction des 13,000 patriotes de Tchécoslovaquie qui ont fui leur patrie depuis six itiois pour aller organiser ailleurs la lutte contre le gouvernement Gott-wald.(Photo “T.S.”) Le déficit de LHopital Pasteur On demande à Montréal de contribuer une somme de $104,839.45 Avis de décès GABIAS.— A Montréal, le « septembre 1948, à l’âge de 93 ans, est décédée Marie Reynaud, épouse de feu Maurice Gabias, sr.Les funérailles auront lieu jeudi le 9 courant.Le convoi funèbre Sartira du no 2407 rue Coursol, 9 h.15, pour se rendre à l’église Ste-Cunégonde, où le service sera célébré à 9 h.30, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.UNE CONVERSION AU CATHOLICISME Un événement qui s’est déroulé récemment à l’Oratoire Saint-Joseph mérite d’être signalé ù nos lecteurs.Un jeûne homme de 19 ans, Robert Burnell, presbytérien, natif de Winsbury, Angleterre, a fait sa première communion dans la chapelle Sainte-Famille en présence de ceux qui avaient travaillé a sâ conversion au catholicisme.A une prochaine séance, le conseil municipal sera invité à combler sa part du déficit de l’hôpital Pasteur pour l’année 1947.Le déficit net de cette institution s’élève à $295,360.45; le gouvernement provincial contribuera une somme de $190,521, au chapitre des frais d’hospitalisation pour indigents, en vertu de la Loi d’assistance publique; la quote-part de la ville de Montréal serait de $104.839.45.Toutefois, la municipalité déduirait un montant de $7,275.71, représentant les frais d’ambulance, de même qu’elle refuserait d’accepter une majoration des frais d’administration chargés par l’hôpital Saint-Luc et l’hôpital Pasteur, au montant de $8,207.35.Au sujet de l’hôpital Pasteur, la ville de Montréal est liée par une entente datant de 1931.Victimes de l'onde Un système de sécurité au nord de l’Atlantique M.Saint-Laurent préconise son établissement immédiat — Le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada et les pays libres de l'Europe occidentale en feraient partie — "Une action collective urgente et nécessaire", a dit le ministre des affaires extérieures Greensboro, Caroline du Nord, 8 (A.P.) — Vous ne croyez plus en l’efficacité des pensums, de ces lignes de vers ou de ces proverbes qu’on fait recopier aux enfants pour leur entrer une vérité dans la tète?Le juge de la cour du comté de Greensboro, en Caroline du Nord, n’a pas la même opinion que vous.Deux jeunes gens, de 18 et 19 ans, comparaissaient la semaine dernière devant lui sous l’accusation d’avoir bombardé d’oeufs pourris et de fruits trop mûrs le candidat du parti progressiste à la présidence des Etats-Unis, Henry Wallace, lors d’une visite de celui-ci à cet endroit.Le magistrat se rappela la célèbre phrase de Voltaire, qui constitue la meilleure définition que nous ayons encore trouvée de la démocratie: “Je n’approuve pas vos idées; mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit à les dénoncer.” En conséquence, nos deux drilles se virent imposer l’obligation de la recopier chacun quelques dizaines de fois.* Ÿ Ÿ Londres, 8 (C.P.) — Le jeu des révolutions et des attentats politiques semble bien entré dans la peau de toutes les nations balkaniques, si l’on en juge par leur conduite et leur parler en des occasions qui devraient rester pacifiques.Les divers Etats de la péninsule des Balkans doivent tenir le 16 du mois courant, à Belgrade, des jeux olympiques particuliers.Ils auront ainsi enfin l’occasion d’affronter leurs athlètes, puisque ceux-ci ne s’étaient pas rendus aux Olympiades de Londres, le mois dernier.Or le programme des olympiades de Belgrade comporte l’item suivant: Lancement de la bombe.Nous aimons croire que son auteur a commis une erreur et qu’il voulait parler du lancement du disque.à moins que les Balkaniques ne trouvent ce geste trop peu viril pour eux et n’aient vraiment voulu remplacer le disque par une bombe, que nous espérons vide de poudre!.cueillies à la main, enveloppées individuellement, dans des boîtes cartonnées de te minot.TOUTES DES MacINTOSH EXTRA-FANCY.ivraison au commencement d'octobre Donnez $0.89 votre commande dès aujourd'hui.Le te minet PHARMACIE MONTREAL CHAS DUQUETTE, Pharmacien, Propriétaire LA PLUS GRANDE PHARMACIE DE DETAIL AU MONDE Sherbrooke empruntera une somme de $1,700,000 ACHETEZ VOS FLEUR* IC) La Patrie Fleuriste Sta-Catherina 168 ait, Livraison partout directement de notre aerre-chaude.M_ 1786-1787 Ecoutez le Jeudi C.HX.P.12 h.25 12 h.90 10% d'escompte mix communautés religieuses.Robert Burnell, étudiant en chimie, était au pays depuis juillet 1947 et logeait chez M.Ray-nald Crevier, 8 nie Adam, Ste-Anne de Bellevue.Le jeune homme fréqueniait aussi une famille voisine, celle de M.Jean Daoust.Ce milieu catholique l’influençant, il commença à s’intéresser au catholicisme et il vint à l’Oratoire Saint-Joseph en mars dernier.On le présenta au R.P.Olivier Patenaude, C.S.C., prêtre attaché à l’Oratoire.Le R.P.Patenaude entreprit par la suite de lui enseigner le catéchisme pour compléter son commencement d’instruction religieuse acquise d’abord dans sa religion et dans le milieu catholique où il vivait depuis son arrivée au pays.Tout cela aidant, il fut jugé apte k recevoir le baptême sous condi-! lion selon la prescription de l’Eglise quand il s’agit de la conversion d’un chrétien.Chicoutimi, 8 (D.N.C.).— Un Chicoutimien de 17 ans, Régi-nald, fils de M.et Mme Xavier Couture, domiciliés au 4 de la rue Saint-Léon, en notre ville, s’est noyé accidentellement hier après-midi, vers 2 heures.Il était k se baigner avec sa famille, du côté de Sainte-Anne, dans la rivière Valin, lorsqu’il disparut après avoir plongé au pied de la chute tristement célèbre depuis la quadruple noyade du début de l’été de l’année dernière.Il remonta deux foi* à la surface; mais il disparut pour de bon sans qu’on eût le tempe de lui porter secours.On cherche encore le cadavre.On se rappelle que, le 29 juin 1947, un beau dimanche encore, quatre personnes se noyèrent au même endroit: MM.Robert Moi*, rison, père et fils, puis M.Philibert et Mlle Jeannine Masse, frère et soeur.Le jeune Roland, 19 ans, fils de M.et Mme Arthur Boudreau, de Port-Alfred, a failli perdre la vie samedi soir, vers 7 heures, en plongeant au quai de Grande-Baie.L’eau était moins profon.Le jour de la fête du travail il y eut messe spécialement pour i la première communion du con-I vert! en la chapelle Sainte-Famille.Le R.P.Olivier Patenaude, C.S.C., célébra lui-même cette mess* en présence des membre* de* familles qui avaient coopéré & cette conversion.de qu’il s’y attendait et il se :fura la colonne vertéb fraciura la colonne vertébrale dans sa chute.Transporté à l’Hôtcl-Dieu de Chicoutimi, il fut administré dimanche après-midi mais il se remet lentement de.puis.Toronto, ‘8 (CP.) — Le ministre des Affaires extérieures, M.Louis Saint-Laurent, a dit hier que le gouvernement canadien “réclamait d’urgence actuellement, chez lui comme ailleurs,- l’établissement d’un système de sécurité dans le nord de l’Atlantique”.M.Saint-Laurent prononçait ainsi, à un déjeuner des directeurs de l’exposition nationale canadienne, son premier grand discours depuis qu’il a été choisi comme chef national du parti libéral.Il a dit que “si dans les conditions présentes les Nations-Unies ne peuvent pas — et nous savon* qu’elles ne peuvent pas — garantir la sécurité des membres qui en font partie, cela ne veut pas dire que nous devons rester bien assis et attendre que la tyrannie et l'agression atta-auent et détruisent les démocraties une par une.” Le système de sécurité du nord de l’Atlantique comprendrait ‘He Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada et les pays libres de l’Europe occidentale”, a dit M.Saint-Laurent.“Nous croyons qu’un tel système servirait à créer et à maintenir la prépondérance nécessaire de force défensive contre tout adversaire possible ou la cohésion d’adversaires agressifs”.S a dit que si la coopération en vue de préserver la rmix au sein dea Nations-Unies ‘reet Impossible surpne base universelle, les démocraties libres et pacifi-qneg peuvent organiser leurs force* «ur une base régionale, afin d’assurer une résistance collecti- défaite collective, directe ou indirecte.venant d’un endroit ou d’un autre.“Une telle action collective, même si elle ne doit s’effectuer au début que sur une base régionale, est urgente et nécessaire.La menace du communisme agresseur et expansionniste, harnaché aux ambitions d’une grande puissance, est trop grande, trop directe et trop immédiate pour que nous restions à ne rien faire jusqu’à ce que toutes les nations qui aiment à jouir de la liberté aient réalisé l’entente d’agir de concert”.Il a dit qu’une entente collective telle que celle qu’il a proposée "possède des valeurs positives aussi bien que négatives.Elle peut servir à la prospérité aussi bien qu’à la sécurité mais possède en elle-même le suprême espoir d’établir la justice, l’ordre et le bien-être sur une grande étendue.“Sous les conditions actuelles, elle semble être la meilleure formule de paix; la concentration d’une supériorité écrasante de la force morale, économique et physique du côté de ceux qui ne veulent pas employer la force, mais sont résolus à l’employer ensemble, si la nécessité les oblige à agir ainsi.“Si nous pouvons réaliser cet état de choses, il se pourrait alors que les forces de l’agression, respectant notre puissance guerrière et convaincus .que nous désirons la paix, abandonneront leur* sinistres projets, se débarrasseront de leurs soupçons injustifiés, et commenceront à coopérer avec lee autres nations sans prétendre qu’ils ne sont que Nouvelles des Trois-Rivières Sherbrooke.8 (D.N.C.)—Trois règlements d’emprunts pour une somme totale de $1,700,01)0 ont été adoptés, hier soir, par le Conseil municipal et les propriétaires seront appelés à voter sur ces règlements le 29 septembre prochain.La première assemblée régulière du Conseil à la suite des vacances d’été a été longue et les conseillers ont pris le vote sur chacun des trois règlements avec résultat suivant: 6-3, 8-1, 7-2.Ces règlements prévoient la construction d’un pont SU coût de $800,000, l’installation d’un filtre devant coûter $700,000 et 'l’aménagement d’une gare centrale d’autobus au coût de $200,-000.Précédant le vote sur la deuxième lecture de chacun des règlements, la majorité des conseillera ont exprimé leurs vues sur ces projets et ont parlé assez longuement sur chacun des projets mis sur le tapis avec le résultat que l’assemblée publique commencée vers 9 h.se termina à 11 h.30.Les Trois-Rivières, 8 (D.N.C.) — Un octogénaire de Maskinan-gé a perdu la vie et trois autres personnes ont été grièvement blessées, hier avant-midi, au cours d’une collision entre trois véhicules, survenue à environ trois milles de la sortie ouest de Maskinongé.¥ * ¥ Un violent incendie, provoqué par l’explosion de colle surchauffée, a ravagé l’atelier de menuiserie et la chaufferie de l’entrepreneur Hector Auger, rue Bonaventure, causant des dommages évalués entre $12,000 et $15,000.¥ ¥ ¥ v üüüiii LESAGE SAINTE-THERESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL, MERCREDI S SEPTEMBRE 1948 Une traversée mouvementée L,"Empress of France" est arrivé à Québec, hier soir — Suicide d'un aliéné, au cours du voyage — Le corps de ballet de l'Opéra de Paris Québec, 8 (Par Gilles Marcotte, notre envoyé spécial).— Le nouveau transatlantique du Pacifique Canadien, YEmpress of France, est arrivé à Quebec aux environs de 10 heures, hier soir, après une traversée marquée du suicide d’un passager et de coups de vents assez violents.Il est reparti une heure après pour se rendre .à Montréal où il est arrivé à onze heures, ce matin.Le capitaine H.IL Davies, commandant du paquebot, un vieux loup de mer, s’est dit fort satisfait de la traversée.Le premier voyage d’un vaisseau rénové, dit-il, est toujours chose assez délicate, et nous sommes heureux qu’il se soit fait sans encombre.Le têtard d’une journée s’explique par le fait que le vaisseau esi parti de Liverpool quatre heures après l’instant fixé, à cause de forts vents, et aussi pr ies coups durs qu’il a subis en mer.On sait que YEmpress of France, avant sa transformation, portait le nom de Duchess of Bedford, et qu’il a joué un rôle glorieux dura'nt le dernier conflit.Véritable jumeau de YEmpress of Canada, le nouveau transatlantique jauge 20,000 tonnes, mesure 601 pieds de longueur et 75 pieds de largeur.Le corps de ballet On remarquait, parmi les 700 passagers de YEmpress, les 70 membres du corps de ballet de l’Opéra de Paris, qui doit donner des représentations à Montréal et dans plusieurs villes des Etats-Unis.A ce que nous a dé-claré M.Robert Favre Le Bret, secrétaire général de l’Opéra national de Paris, le corps de ballet vient en Amérique — pour la première fois — sur l’invitation de la ville de New-York, qui doit célébrer sous peu le cinquantenaire de fondation du “Greater New York”.Mais, d’ajouter M.Le Bret, nous ne pouvions venir en Amérique sans donner des représentations dans une ville au moins du Canada.Notre passage à Montréal, dit-il, a des “raisons purement sentimentales”.Les vedettes féminines de la troupe sont Yvette Chauviré, Christiane Vaussard et Micheline Bardan.Les vedettes masculines, Michel Renault, Sacha Kaliougny, Mex Bozzoni et Roger Ritz.Une autre étoile du corps de ballet, Serge Nifar, arrivera par avion.Le suicide Un triste incident — le suicide d’un passager atteint d’aliénation mentale — a quelque peu assombri la traversée.Le passager en question, M.Marius Crls-tensen, un Danois, paraissait sain d’esprit au départ de Liverpool.Mais, le lendemain on le trouva dans sa cabine, saignant abondamment d’une blés-sure qu’il s’était infligée à la gorge.On le plaça immédiatement sous bonne garde.Mais, samedi dernier, il réussit quand même à se jeter à la mer.Malgré de patientes recherches, on n’a pu retrouver son corps.Un certain M.Nielson, ami de M.Cristensen, qui faisait également la traversée à bord de YEmpress.a déclaré que ce dernier souffrait depuis quelque temps d’une “manie de persécution”.Il craignait, dit-il, qu’on l’empêchât de quitter le Danemark.Malgré ce fâcheux incident, la traversée s’est faite très agréablement, au dire de l’équipage et des passagers.On gpnrend en dernière heure que YEmpress of France n’arrivera pas à Montréal à l’heure fixée, parce qu’un tuyau à vapeur a éclaté peu après qu’il eut quitté le quai de l’Anse-au-Foulon.Ils se voient refuser l’entrée aux Etats-Unis Cnze délégués canadiens au congrès des ouvriers de l'électricité du C.I.O.sont "exclus temporairement" — C.S.Jackson entre les mains des autorités de l'immigration américaine New-York.8 (A.P.)—L’Union des ouvriers-unis de l’électricité (C.I.O.) a pris des procédures d’habeas corpus aujourd’hui dans un effort pour libérer un chef ouvrier canadien appréhendé hier par les autorités de l’immigration américaine alors qu’il descendait à l’aéroport La Guardia.Uh bref émis hier par le juge H.Simon Rifkind demandait aux autorités de l’immigration de faire venir C.-S.Jackson devant New-York 7 (C.P.) — C.S.Jackson, chef ouvrier de l’Union des ouvriers unis de l’électricité (C.I.O.) au Canada, a été appréhendé hier par les autorités de l’immigration américaine à son arrivée à l’aéroport La Guardia.à bord d’un avion d’Air-Ca-nada.Il a immédiatement été conduit au centre d’immigration de File Ellis.Jackson, qui est le vice-président international de l’Union des ouvriers de l’électricité, radio et machinerie (C.I.O.) et président du local canadien, district no 5, se rendait alors aux Etats-Unis pour assister au 13e congrès de cette importante union qui compte environ 400,-000 membres.M.Henry Wallace, candidat à la présidence des Etats-Unis, y a prononcé hier le discours d’ouverture.Un délégué canadien à ce congrès a dit que 11 des 18 membres de la délégation canadienne s’étaient vu refuser l’entrée aux Etats-Unis.la Cour fédérale de district ce matin.Jackson est soupçonné d’avoir des relations avec le parti communiste.David Scribner, conseiller juridique général de l’Union a dit que l’union avait tenté d’obtenir un cautionnement pour Jackson à File Ellis et par l’entremise du procureur général Tom Clark, à Washington, mais que sa demande a été rejetée sans aucune explication- A Washington, le service d’immigration a déclaré que des Canadiens qui ont tenté d’entrer aux Etats-Unis pour assister à un congrès du C.I.O.ont été “temporairement exclus”.Le commissaire adjoint du service, M John T.Boyd, a expliqué qu’on leur avait refusé l’entrée en vertu d’une loi du 16 octobre 1918 visant les “membres des classes non admissibles” Cette loi touche les personnes afiliées au parti communiste.Parmi les autres délégués canadiens qui ont dû rebrousser chemin à la frontière, l’on remarque John H.Betts, fils, Edward M.Chambers, John Osborne, David Wallace, Thomas Davies.Thomas E.Spears, Edward Pitchard et Patrick Cullion.M.Boyd a dit que les cinq premiers délégués s’étaient .vu refuser l’entrée lorsqu’ils sont arrivés à Buffalo à bord du train venu de Toronto, le ^septembre.Les autres ont été exclus le lendemain lorsqu’ils sont arrivés à Black Rock, N.-Y.Nouveau coup de force à Berlin Berlin, 8 (A.P.) — Des policiers allemands du secteur russe de garnison et des soldats soviétiques tous bien armés de mi-•nillettes ont enlevé 19 policiers es secteurs occidentaux qui se •naient cachés dans l’hôtel-de-,!'e de Berlin, après que le T lâchement eut promis aux of-ieiers alliés de liaison de laisser libre passage à ces réfugiés, i es Soviets ont à peine laissé les Avis de décès MEUNIER.— A Maskinongé, le 7 septembre 1948, à l’âge de 80 ans, est décédé Amédée Meunier, directeur de la Société coopérative de Frais funéraires, époux de Dorilla Dubois.Les funérailles auront lieu vendredi le 10 courant.Le convoi funèbre partira des salons de la Société coopérative de Frais funéraires, no 302 est, rue Ste-Catherine, à 8 h.15, pour se rendre à l’église paroissiale de Ville St-Laurent, où le service sera célébré à 9 h., et de là au cimetière de la Côte /les Neiges, lieu de sépulture.Pa-vrents et amis sont priés d’y assister sans autre incitation.camions qui les transportaient parcourir quelques centaines de verges avant d’entourer brus ii, cet herboriste des simples, l’ai beaucoup pensé à ce der-lier au cours du 2e acte dont ’atmosphère, pendant le procès l’assises, m’a reporté à “Jeanne 3oré”, ce dernier grand succès le Sarah Bernhardt et qu’on derail bien reprendre.Pourquoi -es robes rouges ici?Parce que iilles Cabains qui aime Valérie 3ardaillan est accusé avec elle i’avoir tué sa femme après une liscussion orageuse lorsque Thé-èse Cabanis a appris l’existen-;e de Valérie dans la vie de son •poux.Gilles Cabanis est officier ie la marine marchande.Il est jar surcroît léger, optimiste et le bonne humeur mais a un penchant marqué pour les femmes jui ne sont pas la sienne et ne nène pas à ce point de vue une existence exemplaire.Or, Thérèse s’est tuée volontairement, chacun le sent bien et l’auteur jui ne le prouve pas ^ious de-nande d’innocenter dès le début es deux accusés qui sont tous leux extrêmement sympathi-iues.Valérie est charmante, elle idore Gilles et est tout bonnement fille honnête qui a trouvé ion amour.Thérèse, en revan-•he, malgré son attachement pour son mari, sa vertu et son malheur ne nous touche pas et l’on n’arrive pas à s’apitoyer sur l’épouse qui à la fin du premier acte s’enfuif vers son trafique destin.Les deux actes sub cants sont consacrés à l’audien-r-e de la Cour d’Assises et sont très supérieurs au premier.Le défilé rituel des témoins amène à la barre des amis et des ennemis; les uns avec leur niaiserie, leur bonne volonté maladroite, les autres avec leur mauvaise foi, leur haine, leur jalousie qu’exploite avec beaucoup d’effets de manches un avocat général bien décidé à protéger la société dont il représente la morale.Ces deux actes sont vraiment excellents et ne sont jamais une caricature de la justice, cette justice humaine dont on ne sait jamais, sauf lorsqu’il s’agit de crimes ou de délits crapuleux, de quel côté du prétoire sont les vrais innocents ou les véritables coupables par intention ou par omission.“Qui oserait me condamner dans ce monde sans juge où personne n’est innocent”, a déjà dit Albert Camus par la bouche de Caligula.Le rival de Gilles qui cherche à le perdre parce qu’il guigne Valérie, le propre frère de Gilles qu’il déteste depuis toujours pour tout ce qu’il a réussi dans sa vie, un garçon d’hôtel dont la défense ne tarde pas à trouver qu’il est un faux-témoin, la mère de Valérie, acariâtre dame qui ne peut souffrir le séducteur de sa fille, tou?Ces gens sont là pour affirmer que Gilles a tué sa femme alors qu’ils n’en savent rien du tout, mais ils comptent sur la justice pour assouvir leur rancune contre celui qui a réussi à être heureux sans eux.Au cours de cet acte mi-tragique, mi-comique, Gilles ne cesse d’être désinvolte, ayant l’air de considérer comme une bonne plaisanterie le fait de se voir accusé lui.le doux, le léger, l’homme qui n’aime pas les histoires, d’avoir tué quel-ou’un et à fortiori sa propre femme à qui il n’a jamais voulu faire de peine tout en la rendant '-es malheureuse.L’affaire d’ail-'eurs s’arrange bien, le jury est *•00 enfant et c’est l’acquitte-•-n'.Nous irons à Valnaraiso, ”t Gilles à Valérie et l’on est ’ content pour eux.Giiles Cabanais a trouvé en .:.icrre Blanchar une silhouet-.j heureuse qui donne à ce per-onnage le ton d’enjouement et ,.c jovialité qui le dégage dès .abord de tout soupçon de culpabilité.11 joue avec beaucoup t.e naturel et de simplicité une perde tout de même un peu dif-licile pour la responsabilité qu’il porte de la mort de quelqu’un.Madame Simone Renant est charmante décidément et le séjour au Chili si elle y reste aussi simple, aussi sincère et peu cabotine ne pourra être que très heureux pour le couple ?nfin libéré.M.Jean d’Yd préside les assises avec une affabilité que l’on souhaiterait à tous ceux qui ont des ennuis avec la justice; leur défense ne saurait être mieux assurée que par M.Jean Toulout qui connaît toutes les ficelles du prétoire et cherche â y faire trébucher ceux qui ne sont pas de son avis.Madame .'Bominique Brévan assiste, elle, 'Valérie et porte la toge avec au- tant de grâce que toutes ses sémillantes consoeurs de la salle des Pas perdus.M.Robert Dal-ban personnifie un “copain” de Gilles, repris de justice d’ailleurs fort utile à la défense, avec beaucoup de franc abandon.Voilà une pièce bien vivante et très réussie qui mérite un long succès.Mais il ne faut jamais faire de pronostics à ce- sujet car les Parisiens, dont je suis, forment un étrange public d»nt les caprices sont d’autant plus impénétrables qu’ils résultent du temps qu’il fait, de la mine des interprètes, de l’opinion de son journal, de l’optimisme de la Bourse, de l’humeur de sa concierge et de beaucoup d’autres facteurs éminemment variables qui n’offrent pas de base solide à sa fixation, préoccupé qu’il demeure de ne pas manquer le dernier bateau.Ce ne sont jamais des bateaux que monte ce grand directeur qu’est M.Jacques Hébertot mais de bonnes pièces auxquelles il croit sans se demander de quelles tendances elles se réclament.De Cocteau à Péguy, de Montherlant à Claudel, il ne s’adresse, si j’ose dire, qu’à des fournisseurs de choix.Il est cependant passé aussi par M.Roger Peyrefitte, auteur d’un “Prince des neiges” où il nous raconte comment Gustave III de Suède, le roi-poète, fut assassiné au cours d’un bal masqué par une poignée de conjurés de sa maison militaire.Le prince Gustave-Adolphe, le Prince des neiges, qui a la blondeur et la pâleur de l’Aiglon sous les traits de M.Roger Montsoret, sait l’existence du complot tramé par son oncle, le duc de Sudermanie, mais l’agrément de prendre sur le trône la place de son père l’incite à laisser faire.Ces trois actes histo-i-ques ont parfois une certaine intensité dramatique mais les arguments pour ou contre l’assassinat du souverain sont développés un peu longuement dans un langage de cours suffisamment conventionnel pour faire pâmer d’aise les demoiselles romanesques de Madame la sous-préfète.Monsieur Jean Marchai a des costumes magnifiques; quant à la reine, son épouse, qui a pris les traits de Mme Huguette Du-flos, elle paraît toute étonnée d’être passée par la Comédie Française.Le décor unique et la déconfiture.Si Gustave III était entouré de tels objets d’art je comprends très bien qu’il ait choisi d’aller au bal pour s’y faire tuer.# Ÿ * Cet intermède terminé, M.Jacques Hébertot a monté en alternance avec le Maître de Santiago de M.Henry de Montherlant, le grand oeuvre de M.Paul Claudel que j’aborde ici avec une grave humilité.Voici cette “Annonce” qui est peut-être-le sommet chrétien de la poésie dramatique contemporaine, et qui a, voici quelque trente ans, eu sur ma formation spirituelle la part, peut-être, la plus déterminante.Aussi, en raison de sa valeur de choc, ne puis-je en parler moi-même avec objectivité et je sais qu’aux mots il serait préférable d’opposer un religieux silence, mais pas dans le sens où l’entendent habituellement ceux dont la mission est de “rendre compte”.Comment témoigner, en effet, pour une telle évidence?Quelles paroles prononcer ’dans la vallée qui puissent faire écho à ce qui descend ainsi de la montagne, comme le sermon de l’Ecriture.On ne décrit pas la cathédrale.Cette figure qui semble avoir dominé la vie de Claudel depuis la jeune fille Violaine jusqu’à cette dernière version de “l’Annonce faite à Marie” prend ici son sens définitif et se fixe dans le vitrail, dans la rosace centrale de l’édifice vouée par son bâtisseur à la gloire de Dieu.Les remaniements profonds opérés dans le dernier acte de cette version définitive en modifient non pas la nature mais la structure.Le miracle opéré précédemment par Violaine reste valable puisque, selon son père, elle avait comme lui “entendu l’appel” de l’Annonciation mais ce n’esl plus Pierre de Craon qui la ramène sous le toit paternel.C’est Anne Vercors qui, en revenant de terre sainte, la découvre en passant près du trou à sable et apprend d’elle les grâces que Dieu a réservées.(à suivre) SAUF avis contraire, voici la série de concerts et de spectacles qui sera présentée au public montréalais au cours de la saison 1948-49.Plusieurs autres artistes viendront s’ajouter au nombre déjà fort imposant de ceux qui sont énumères ci-dessous, à mesure que les diverses sociétés et impresarios auront réussi à les engager définitivement.Nous avons déjà une belle saison artistique en perspective.Nul doute que le public saura en profiter.Les nombreux concerts et spectacles qui nous seront offerts avec le concours des plus grands artistes et des meilleures troupes laissent prévoir une saison très brillante.Montréal peut être considéré, à juste titre, comme une ville privilégiée sous ce rapport, alors que les imprésarios et les sociétés artistiques n’hésitent nas à lui servir à profusion des soirées artistiques de premier choix.’II n’y a qu’une ombre au tableau: l’absence de théâtre français à l’Arcade.Nous espérons toutefois que l’on saura y remédier l’an prochain.Jacques-G.DAOUST SEPTEMBRE Du 7 au 12.Monument National, Edith Piaf, chanteuse, et les Compagnons de la Chanson, fantaisistes; du 10 au 13, His Majesty’s, le Ballet de l’Opéra de Paris; du 15 au 19, Forum, Skating Vanities; semaine du 20, cinéma Kent, le film “Hamlet” avec sir Laurence Olivier, le 21, église Notre-Dame, Marcel Dupré, organiste; le 22, Plateau, Yolande La-grenade soprano colorature, et Gordon Manley, pianiste, orchestre dirigé par Lucien Martin; les 23, 24, 25, 26, 28, 29 et 30, Monument National, l’opéra “Faust” avec Armand Mestral; du 24 au 30, cinéma Champlain, Fernan-del en personne avec le Trio des Quatre, fantaisistes; à compter du 25, salle de Gesù, reprise de la pièce de Gratien Gélinas “Tit-Coq”.OCTOBRE Les 1er, 2 et 3, cinéma Champlain, Fernandel et le Trio des Quatre; les 2, 3, 5 et 7, Monument National, “Faust”; le 8, Victoria College, l’Ensemble de musique de chambre McGill; le 12, église Notre-Dame, sir Ernest MacMillan, organiste; le 13, Plateau.les Cosaques du Don; le 14, Plateau, le Quatuor d’opéra italien; le 16, Ecole supérieure d’Outremont, Jean Dansereau, pianiste; le 16, Collège de Saint Laurent, Marian Anderson, contralto; le 17, Ritz-Carlton, le Quatuor à cordes Stuyvesant; le 18, Ritz-Carlton, Paul Doyon, pianiste; les 19 et 20, Plateau, Concerts Symphoniques avec Désiré Defauw, et Spivakowsky, violoniste; le 19, Université de Montréal, Marian Anderson, contralto; du 19 au 23, Moyse Hall, la pièce “Will Shakespeare” par le Montreal Repertory Theatre; le 21, Plateau, Marian Anderson, contralto; semaine du 25, Majesty’s.troupe Shakespearienne de Margaret Webster dans “Hamlet” et “Macbeth”; le 26, Plateau, récital Gilles Lefebvre, violoniste, et Colombe Pelletier, pianiste: les 28.29.30 et 31, Monument National.“Le Vovage en Chine”; le 28, Ritz-Carlton, Pierre Fournier, violoniste; le 29.Plateau, Miklos Gafni, ténor; le 29.Victoria College.Ensemble de musique de chambre McGill.NOVEMBRE Le 1er, Plateau, José Torres, danseur espagnol; les 2, 3, 4, 6, 7.9 et 11, Monument National, “Le Voyage en Chine”; les 2 et 3, Plateau.Concerts Symphoni-oues avec Désiré Defauw et Nell Chotem, pianiste: le 4, Ritz-Carlton.Clifford Curzon, pianiste; le 6, Ecole supérieure d’Outremont, le Quatuor à cordes Lowenguth; le 8, Ritz-Carlton, Adolf Bcsch, violoniste, et Rudolf Serkin, pianiste; le 9, église Notre-Dame, Courboin, organis-et; le 11, Ritz-Carlton, le Quatuor à cordes Grillard; le 12, Plateau.Alexandre Brailowsky, pianiste; le 15, Ritz-Carlton, Albert Chamberland, violoniste; les 16 et 17, Plateau, Concerts Symphoniques avec Désiré Der fauw et Isaac Stern, violoniste; le 18, Ritz-Carlton, Axsel Schiotz, barytons le 25, Plateau, Samson François, pianiste; le 25.Ritz-Carlton, Simon Goldberg, violoniste; le 30, Plateau, Concert Symphonique avec Désiré Defauw et Kirsten Flagstad, soprano.DECEMBRE • Le 1er, Plateau, Concert Symphonique, avec Désiré Defauw et Kirsten Flagstad, soprano; les 2, 3, 4, 5, 7, 8, 9, 11, 12, 14 et 16, Monument National, “Le Tsarévitch”; le 2, Ritz-Carlton, le Trio à cordes Alberni; le 3, Plateau, Kirsten Flagstad, soprano; le 5, Ritz-Carlton, le Trio de Trieste; le 6, Ritz-Carlton, Albert Cornel-lier, baryton; le 6, église Notre-Dame, Félix Bertrand, organiste; le 9, Plateau, Gordon Manley, pianiste; le 11, Ecole supérieure d’Outremont, Arthur LeBlanc, violoniste; les 14 et 15.Plateau, Concerts Symphoniques avec Vladimir Goldschmann et Ginette Neveu, violoniste.AD MONUMENT NATIONAL EDITH PIAF et les Compagnons de la Chanson On a souvent tenté d’encadrer Edith Piaf dans une définition.Elle est la vedette des midinettes au coeur brisé.elle est la tristesse des pauvres gens.Bien sûr elle est tout cela et bien d’autres choses aussi.Il est difficile de décrire le talent de Piaf parce qu’il est à la fois multiple, (un peu ses chansons, un peu sa voix, un peu son geste, un peu sa personnalité, etc.) et unique, en ce sens qu’il est formé d’un ensemble de qualités si parfaitement fondues qu’on ne ^imaginerait pas autrement.Piaf chante une histoire, la sienne ou celle de quelqu’un d’autre, on l’aime ou non, plutôt on l’aime ou on l’ignore.Le talent de Piaf, c’est celui de Marie Dubas, de Django Reinhardt, ou de Jean-Louis Barrault; c’est le talent des absolus, qui ne souffre pas de critique, à peine des commentaires, car il est si réel que si vous ne le sentez pas tout seul, personne ne vous le découvrira jamais.Hier soir, Edith Piaf chantait Monsieur St-Pierre, Les trois de la Légion, La Vie en rose, L’accordéoniste, et d’autres succès en y mettant cet impondérable qui enlève une salle, y compris le public à faux-col, lequel se permet d’applaudir, de bisser, de taper des pieds, même si “c’est du populaire et du réaliste”.Les chansons de Piaf sont toutes des succès.Sans Piaf elles n’existeraient pas sans doute, mais on peut tout de même glisser un mot à l’égard de Michel Emer en particulier qui a su trouver des mots si simples et si vrais."Gardez-moi ma place au paradis, on m’a tellement dit que c’était joli”, demande Piaf à St-Pierre.Comment voulez-vous qu’il refuse?Let Compagnons Auparavant, les Compagnons de la Chanson avaient surpris leur auditoire.Malpré les disques, et la publicité, le public n’en revenait pas de ces neuf joyeux garçons dont le choeur puissant joint à l’esprit critique le plus vif révèle un genre presque inexploité et si enthousiasmant.Quelle jeunesse, quelle imagination, quel succès.Du sérieux au léger, c’est un ensemble de mimes ou de comédie, de jeux de mots, d’expressions, qui presque toujours sont des trouvailles et, à ce titre, attirent un double bravo à leurs interprètes.Pour terminer, Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson ensemble, évoquent la vie brutale, triste et affolante; puis la jeunesse, sa sympathie, et tout ce sentiment de regret ou d’espoir, comme on veut, qui se dégage d’une chanson comme C’est pour ta.Une soirée vraiment Inoubliable que je ne vous conseille pas de manquer * * ¥ Avant la représentation, Edith Piaf accordait quelques minutes à des journalistes curieux.Avec la meilleure grâce possible, Edith donne ses premieres impressions canadiennes: “Quels sont cès tramways découverts?”, “Naturellement ça ma fait un plaisir inouï de venir voir des gens qui parlent français de l’autra côté de l’Atlantique”, “Je veux fout voir, j’ai aperçu la cathédrale qui a l’air magnifique”.Ses impressions en général?quand elle monte en scène: “J’ai le trac, quoi,” on peut dire qu’elle a tort mais il est vrai que ça ne se commande pas; c’est en tout cas de nature à encourager les débutants.Voici une petite biographie de Piaf, un peu racontée par elle et par quelqu’un qui la connaît.Elle est née en 1916, si ce n’est pas une indiscrétion de le dire, elle a travaillé dur, puis après une opération des yeux, elle a commencé à chanter.Dans les rues, puis dans les cafés.Un Jour elle rencontre un monsieur qui lui donne son adresse sur un morceau de papier de journal et lui donne un ticket de métro aller-retour pour aller le voir.Audition.Chevalier qui est présent fait sa fameuse remarque: “Elle en a, la Môme”.Le monsieur lui dit: “T’as l’air d’un moineau, on t’appellera Piaf”.Le départ est donné, aujourd’hui c’est Montréal, demain New-York, puis une tournée à Hollywood et Miami, puis le retour en France, une pièce de Marcel Achard dont on ne connaît pas encore le titre, un film dont on sait que le scénario sera d’Henri Jeanson mais dont on ignore le titre, et une nouvelle chanson qu’Edith a composée mais dont elle n’a pas encore trouvé le titre.Non, Edith Piaf n’aime pas le cinéma.“Vous comprenez, vous jouez puis tout le monde vous regarde, les électriciens, etc., puis c’est pas assez vrai, on ne s’extériorise pas, je préfère le récital”.Et nous nous préférons Edith Piaf, triste, enthousiaste ou bouleversante, ou mélancolique comme il lui arrive de l’être parfois, elle le confesse, ou el^ s’en vante.Une petite femme Edith Piaf, qui sait dire aux hommes ce qu’ils ont aimé, ce qu’ils regrettent, avec tout son coeur, sans “chiqué”.Jean VINCENT Bientôt à Vécran Au Loew's Voici enfin le fim tant annoncé “The Emperor Waltz” avec Bing Crosby, Joan Fontaine: Les studios Paramount annoncent que ce film est celui sur lequel ils ont le plus travaillé depuis une dizaine d’années.Le thème est un peu sentimental comme on Je devine.Un voyageur de commerce, Bing Crosby, essaie de vendre ses produits à une comtesse autrichienne, pardessus le marché II lui donne son coeur.Pour respecter la couleur locale, les réalisateurs n’ont pas hésité à reconstituer un village autrichien dans les Rocheuses canadiennes.Les villageois étaient si enthousiasmés de Bing qu’ils voulaient, paraît-il.débaptiser leur bourgade et la nommer “Bing Crosby City”.Au Princess Humphrey Bogart.Edward G.Robinson et Lauree Bacal forment le trio de vedettes de “Key Largo”, une sombre histoire ponctuée de coupa de revolver, de baisers, de violence et de tendresse.Un soldat démobilisé décide de faire cesser le sale travail d’une équipe de gangsters.Naturellement ceci l’entraînera dans les situations que l’on imagine.Pour compléter la distribution, on note les noms de Lionel Barrymore, Claire Trevor, Johnny Rodney et Thomas Gomez.Cette production Warner Bros, a reçu l’accueil le plus sympathique de la critique new-yorkaise pour son réalisme et sa simplicité.Au Capitol Une jeune fille peu sérieuse vraiment, joue aux cartes sans avoir le moindre sou, de plus elle se permet de perdre.Les ennuis ne tardent pas et U jeune intrigante sera poursuivie par un détective privé.Heureusement les affaires s’arrangent lorsque l’on apprend le nom de la fugitive et de son poursuivant qui sont respectivement Paulette Goddard et Mac-Donald Carey.Le titre du film: “Hazard”.Cette comédie est en outre parsemée des aventures les plus amusantes et les plus originales.A l'impérial Ce cinéma reprend â partir de vendredi prochain un film qui pasait dernièrement au Loew’s et y obtint le succès que l’on sait: "Give My Regarda To Broadway”.L’histoire retrace les espoirs et les déceptions d’un ancien du vaudeville qui a élevé ses enfants dans l’esprit de tradition.Hélas, l’époque a changé et le vaudeville est oublié.Vous y verrez d’excellents morceaux de music-hall en même temps que des amours de tourtereaux et les peines du grand-père feront vibrer voa cordes aansiblaa.jANVIER Le 10.Plateau, Donna Gres-coe, violoniste; le 13, Plateau, Witold Malciizynski, pianiste; le 17, Ritz-Carlton, Thérèse Robil-lard, mezzo et Yolande Guérard, basse chantante; le 22, Ecole supérieure d’Outremont, Ré-jane Cardinal, contralto, et Madeleine Jean, pianiste; le 22, Collège de Saint-Laurent, Raoul Jobin, ténor; le 25, église Notre-Dame, Bernard Piché, organiste; les 17, 28, 29 et 30, Monument National, “L’Auberge qui chante” avec André Dassary; à compter du 27, Plateau, Georges Guétary, chanteur; le 28, Université de Montréal, Walter Gie-seking, pianiste; le 30, His Majesty’s, Walter Gieseking, pianiste.En janvier, représentation par l’Opera Guild au His Majesty’s.FEVRIER Les 1er et 2, Plateau, Concerts Symphoniques avec M.Georges Enesco; les 1er, 2, 3, 5, 6, 8 et 10, Monument National, “L’Auberge qui chante”; le 3, Ritz-Carlton, Isaac Stern, violoniste, et Gakin, pianiste; le 14, Ritz-Carlton, Pierre Boutet, ténor, et Lionel Renaud, violoniste; les 15 et 16, Plateau, Concerts Symphoniques avec Charles Munch et Nicole Henriot, pianiste; le 17, Ritz-Carlton, Rose Tureck, pianiste; le 19, Plateau, Erna Sack, soprano coloratura; le 19, Ecole supérieure d’Outremont, Andrée Lescot soprano lyrique, et Huguette Séguin, planiste; le 20, Ritz-Carlton, le Quatuor à cordes Paganini; le 24, Université de Montréal, Josef Szigeti, violoniste; le 26, Collège de St-Laurent, le choeur des Petits Chanteurs de Vienne, MARS Les 1er et 2, Plateau, Concerts Symphoniques avec Désiré Defauw et Zino Francescatti, violoniste; le 3, Ritz-Carlton, le Quatuor à cordes Griliard; le 4, Plateau, Albert Brusilow.violoniste; le 5, Université de Montréal, Giuseppe Stefano, ténor; le 8, église Notre-Dame, Claire Coci, organiste; les 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17.19, 20, 22 et 24, Monument national, La Margoton du bataillon; le 10, Plateau, l’Orchestre de Rochester avec Erlch Leinsdorf: le 10, Ritz-Carlton, Kathleen Ferrier, contralto; le 12, Ecole supérieure d’Outre-mont, André Thériault et Claire Duchesnault, chanteuses, Thérèse Charbonneau et Jeannine de la Chevrotière, pianistes; le 14, Ritz-Carlton, le Trio Lyrique; les 15 et 10, Plateau, Concerts Sym-honiques avec Désiré Defauw, obert et Gaby Casadesus, pianistes; le 17, Ritz-Carlton, Masse-los, pianiste; le 20, Ritz-Carlton, Marcel Grandjany, harpiste, et groupe d’instrumentistes; le 21, Plateau, Jussi Bjoerling, ténor; le 22, église Notre-Dame, E.Power Biggs, organiste; le 24, Université de Montréal, Marcel Grandjany, harpiste, et groupe d’instrumentistes; le 24, collège de St-Laurent Jean Dickenson, soprano; le 26, Ecole supérieure d’Outremont, Cécile Corbeil et Claire Lamarche, chanteuses, Marie-Paule Simoneau, pianiste; semaine du 28, Majesty’s, les Ballets russes de Monte-Carlo; les 29 et 30, Plateau, Concerts Symphoniques avec Charles Muncb; le 31.PI ~ ' ‘ R1 pianiste.ateau, Artur Rubinstein, AVRIL Le 1er, Plateau, Albert Spalding, violoniste; ie 9, Ecole supérieure d’Outremont, la Chorale de l’Ecole; le 10, Ritz-Carlton, Marital Singher, baryton, avec quatuor à cordes; le 11, Ritz-Carlton, Quatuor d’opéra français, avec Jeanne Desjardins, Marguerite Paquette, Pierre Boutet et Louis Bourdon; les 12 et 13, Concerts Symphoniques avec Désiré Defauw et Arthur Rubinstein.pianiste; les 21, 22, 23, 24, 26, 27, 28 et 30, Monument National, l’opéra “Le Barbier de Séville” avec Pierrette Alarie et Léfipold Simoneau; à compter du 25, série d’auditions de Maurice Chevalier; les 26 et 27, Plateau, Concerts Symphoniques avec Désiré Defauw et Benno Moisevitch, pianiste; le 26, église Notre-Dame, organistes gagnants du concours de la Société Casa-vant.MAI.Les 1er, 3 et 5, Monument National.l’opéra “Le Barbier de Séville”; le 9, Ritz-Carlton, Noël Bruneta, violoniste; au début du mois, His Majesty’s, représentation lyrique par l’Opera Guild.Brenda Joyce et Robert Shayack tiennent les rôles principaux de “Shaggy qui passe à l’Orpheum jusqu'à vendredi.Cette production en couleurs rappelle quelque peu les aventures de Rin-Tin-Tin.• Gazette • artistique Horaire des cinémas SAINT-DENIS I ‘•Val d’Enfer” 12 h.40, 3 h.30.6 h.45, 9 h.55 "Carré de Valets" 1 h.40, S h.8 h.15.CINEMA DE PARIS 1 “Rêves d’Amour" U b.40, 2 b.05, 4 h.35.7 h„ t b.20.CHAMPLAIN : “Arirona” 12 h.10, 3 h.10.S b.20, 9 h.25.“Traquée” I h.50, 4 h.45.7 h.40.ORPHKUM I "Sham” 10 h.14.12 b.38.I h.02.5 h.20.7 b.50, 10 b.14.“Disaster” II h.29.1 h.53.4 h.17, S h.il, 9 b.15.PALACE : “The Bi* Clock” 10 b.12.12 h.32.2 b.52, 5 h.12, 7 h.32, 9 h.52.LOEW'S “On An Island With You” 10 b., 12 b.20, 2 b.40.5 h., 7 h.30, 9 b- 40.CAPITOL “Green Grass Of Wyoming” 10 h.17, 12 h.37, 2 b.57, 5 b.17, 7 h.37.9 h.57.PRINCESS "Lady from Shanghai 10 h.15.12 h.35.2 h.35.S h.15, 7 b.35.9 b.55.IMPERIAL "Dream Girl” 10 b.13.1 b.11, 4 b.09.7 h.07.10 h.05, 11 h.27.“Blonde Ice" 11 h.3».3 b.37, 5 b.35, 8 h.33.Spectacles MONUMENT NATIONAL: Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson, du 7 au 12 septembre incl, (en soirée seulement).HIS MAJESTY’S: Troupe complète du Pallet de l'Opéra de Paris, du 10 au 13 septembre incl.(en soirée).Matinée samedi, le 11 sept.FORUM: “Skating Vanities of 1949”,avec Gloria Nord et 140 patineurs et patineuses, du 15 au 19 septembre incl.Matinée samedi, le 18 septembre.CHAMPLAIN: Fernandel et le Trio des Quatre du 24 septembre au 3 octobre incl.(matinées et soirées).ra sans doute que David Atkinson s’était fait entendre pour la dernière fois à Montréal dans l’opéra Rigoletto, présenté par l’Opera Guild.2èm* SEMAINE rô M-tM’s MUSICAl STmiiu* \ pamtce M g» S, 2fme ^ , semaine f ILLAN 4HARIES 2 LAMilIJOr Jmm& & Succès d'un jeune baryton montréalais Un jeune baryton de Montréal, M.David Atkinson, vient d’être engagé par une troupe américaine afin de tenir l’un des premiers rôles dans la comédie musicale Inside U.S.A., présentée sur le Broadway et mettant en vedette Mlle Beatrice Lillie, une autre Canadienne.Le Jeune Atkinson a signé un contrat d’un an.On se rappelle- IVII AViNTURIU» DI IA FABULEUSE BEAUTE QUI DOMPTA L'OUEST INCIVILISE l'affiche ÉÿEŒEO- : BErrVHlirTOH : : MAQ30NALD * m* a r»frich« ftJam GLENN FORD NÔKES-JOYCE-smnwc SHAGG A l'affirh OnPHKum- i i A L'AFFICHE $(it-Cottwrin* «t Popinopu — FA.'685 MONUMENT NATIONAL TRIOMPHE POUR * Edith PIAF LES COMPAGNONS DE LA CHANSON IJa - Z.M - 2.50 - 3.00 - 3.30 Mm Incl.BUleU biiufcUement os, vente au MONUMENT NATIONAL — CHEZ ARCHAMBAULT ET LINDSAY CE SOIR •t JEUDI VENDREDI tIAMEDI DIMANCHE SEULEMENT _______________________ NE TARDEZ PAS : ACHETEZ VOS BILLETS AU PLUS TOT ST-DENIS ('GiNETTE LECLERC’ (m**#.(lEAN DFSAilLY ¦ MARTINE QARGL £$> (iflEfllR PRRiS QUATRIEME SEMAINE une rose de tu m ««¦ PAO* f»X LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 8 SEPTEMBRE 1948 LE PROCHAIN CONGRES DE L’ASS.PROFESSIONNELLE DES INDUSTRIELS "Où va l'industrie?", tel sera le sujet principal à l'étude Nombreux reculs à la bourse aujourd’hui i.e congrès annuel de l’Associa-i professionnelle des indus-:e!s sera tenu cette annéet au v:rs du mois d’octobre.L’im-•i.::ice des sujets à l’étude et :r intérêt dans la situation ac-lo de notre économie laissent - oir que ce prochain congrès m l’un des plus importants ja-cis tenus dans toute l’histoire .¦ TAssociation.Le thème principal du congrès .¦ra le suivant: “Où va l’indus-rie’’?L’Association professionnelle des industriels se propose ’e répondre à cette grave question en trouvant les moyens non seulement de conserver intacte l’entreprise privée, mais encore d’améliorer d’une façon sensible et profitable les relations entre patrons et employés.Il est de la plus haute importance que les industriels sachent parfaitement quelles sont leurs responsabilités, leurs devoirs et leurs droits.Dans la lutte qui se livre actuellement pour le contrôle de la production, les tenants du régime actuel ne pourront maintenir leurs positions que s’ils apportent à la solution des nombreux problèmes qui surgissent entre la force-capital et la force-travail un esprit éclairé et un sérieux désir de donner justice à tous et à chacnn.Le prochain congrès de l’Asso-dation professsionnelle des industriels étudiera particulièrement où commence et où finit la responsabilité des patrons, quels sont leurs devoirs envers leurs employés, envers la production, envers la société.Ainsi devrait-on mieux comprendre quel est le véritable but de l’industrie, quelles sont surtout ses possibilités.LES ENREGISTREMENTS DE VEHICULES AUTOMOBILES Niveau sans précédent atteint au cours de l'an dernier L’an dernier, l’enregistrement de véhicules automobiles au Canada a atteint un niveau presque sans précédent de 1,834,989, soit une augmentation de 212,-526 ou de 13 pour cent sur le total de 1,622,463 en 1946, annonce le Bureau fédéral de la Statistique.Le gain de 1947 suit l’augmentation de 125,382 ou de 7.8 pour cent en 1946 comparativement à 1945, lorsque Iqjiom-bre est de 1,497,081; l’augmentation des deux ans est donc de 337,908 ou de 22 pour cent.Les voitures de tourisme, sauf les taxis, représentent 1,349,039 des enregistrements de 1947; les taxis, 16,416; les camions automobiles.421,962; les motocyclettes, 25,448; les autobus, 6,198; les tracteurs.5,264 et les autres véhicules.10,062.En comparaison de 1946, les enregistrements’ de voitures de tourisme augmentent de 127.715 et les camions, de 66,867.Les permis de conducteurs s’élèvent à 1,922,925 en comparaison de 1,863,324 l’année précédente et les permis de chauffeur, à 695,486, contre 027.100.Compte tenu des enregistrements de tous les genres de vé-’';cules, le nombre moyen de vé-’• mules automobiles est un par R 0 personnes en 1947, contre " 0 en 1946 et 8.1 en 1945.Pour ’es voitures de tourisme seulement, la moyenne est d’une voi-'ure car 9.2 personnes, en com-oarnison de 10 en 1946 et 10.4 en 1945.En Ontario, 796,947 véhicules ¦’ntomobiles sont enregistrés en '947.soit une augmentation de 85.931.Québec se classe deux-iAme avec 298.688.un gain de 43,516 et la Colombie canadienne, troisième, avec 179,512, un gain de 29,450.La Saskatchewan se classe en tête des provinces des Prairies avec 158,512 enregistrements; viennent ensuite l’Alberta, 155,386, et le Manitoba, 112,149.Dans les provinces maritimes, les enregistrements sont: Nouvelle-Ecosse.70,300; Nouveau-Brunswick, 51.589; ïle-du-Prinre-Edouard, 9,948.Ontario compte aussi le plus grand nombre de voitures de tourisme proportionnellement à la population, soit une voiture par 6.5 personnes et l’Alberta se classe deuxième avec une voiture pour 7.8 personnes.Dans les autres provinces, le nombre de personnes pour chaque voiture1 est le suivant: Saskatchewan, 8; Colombie canadienne, 8: Ile-du-Prince-Edouard, 12.4; Nouvelle-Ecosse.13.2; Nouveau-Brunswick, 14.2; Québec, 17.6 personnes.BOURSE DE MONTREAL 8 (C.PA — Des changements peu nombreux furent enregistrés ce matin à la bourse de Montréal.Les prix furent quelque peu à la baisse.Pertes: Bell Telephone, C.P.R., Imperial Oil.International Nickel, International Petroleum, Noranda, Base Metals et East Sullivan.Gains: Abitibi et International Paper.Le dollar canadien New-York, 8 (C.P.) — La valeur de notre dollar à un escompte de 7%% et la livre sterling à $4.0314 est demeurée inchangée aujourd’hui sur le marché du change étranger.CARTES 1 D’AFFAIRES DACTYLOGRAPHES LAITERIE Bép&rmttona.location, ?entes de dactylographes.machines X chèques.etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoires de bureau.Canada Dactylographe Enr.44 ouest ras St joeques.Montréal TsL HArbom 6988 H.-T.Armand $ Royal — Remington — Underwood — L.C.Smith, Corona «Uencieux, réguUer et oor-tatlf.Protecteurs de chèques, dupUcs-.leurs, calcula-' leurs et machines à additionner.Vents tt servies, échange, location, achat N.MARTINEAU & FILS UU, RUE BLEUKY (entre Vitré et Laganchetlère) BE.UU L CSM — USS Holt ROSEMONT LAITERIE Laiterie canadienne-Iran false A.Patenaude, propriétaire REMBOURREURS MATELASSIERS ENCADREURS Wisintainer b Fils 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suffisantes, les prix des bêtes à cornes n’ont pas été établis.On estime cependant qu’ils ont haussé de 50 cents à $1.Ceux des veaux se sont maintenus, mais ceux des agneaux ont faibli.Le$ veaux de lait se sont vendus à $18-24, selon la qualité.Les veaux abreuvés ont fait $14-16, ceux d’herbe $10-$13.25.'il n’y eut pas de vente de porcs au début.Les truies ont donné $25-$26.Les agneaux communs n’étaient pas en demande.Les bonnes brebis et agnelles ont rapporté $20, lesb éliers $18 et les moutons $3-$8.LE PRIX DES OEUFS ET DE LA VOLAILLE Semaine finissant le 3 septembre 1948 Inclusivement.Prix nets.— F.A.B.Montréal POULETS VIVANTS “A ROTIR’’ "Plymouth Rock Barrés" A — .38 B — 3514 O - .32!i POULET VIVANTS “A ROTIR” rouges, blancs et croisés A — .J* B - .34ti O - .31 y» POULETS VIVANTS “A GRILLER" "Plymouth Rock Barrés” A - 214 à 3V4 Ibs .* B — 2V» à ïtj Ibs .C — 3tt à 3V4 Ibe .POULETS VIVANTS “A GRILLER” "Croisés st autres raoee" A — 214 à 314 Ibs .S,, B — 2V» i 314 Ibs .C — 214 6 314 Ibs .^ LAPINS VIVANTS: Angora — 5 Ibe et plus .Autres raoee — 5 Ibs et plue 23 28 COQS VIVANTS: Races amOrtoalnee — Race Leghorn .*.18 14 POULES VIVANTES — TOUTES RACES SAUF LEGHORN A — .®t4 b - .» O — .71 POULES VIVANTES — RAC* LEGHORN: _ A - .¥ B - .» O — n POULETS ABATTUS (8 Ibe •» plus) Spécial de lait .j8 A.de lait .« "A ORILLER" POULETS ABATTUS (2 à 3 livres) A de lait .B — .C — .POULETS ABATTUS (S livres et plue) A — .B — .C — .« 39 » 2014 NB.— Las «seaux de paeanteui moindre et de mauvaise qualité qui n'entrent dans aucune des categorie» Indiquée# seront payée le prix qu’il noua sera possible d'obtenir.OEUFS NON CLASSES: Prix nets x.6.b, Montréal — retournée*.• v» •¥ «# é» • é e e • • 4>icJ • 45* » T irq- 9a*- A-Oros — .A-Moyens — .A-Poulette* .B — .O — .Prix d* remise pour beurre et mage, Montreal et succursale de bec.FROMAGE blanc Semaine finissent le 21 eod* IMS rabrtquT'le"'où après le 26 Juillet 1WS: "S a = ::::::::::::::::: N° 1 F.à b.Montréal BEURRE FRAIS Semaine finissent le 20 ao4 25 .570 555 .29 28 a.100 97 900 870 .37 38 .17T4 1744 .135 130 :: S* tft.18 13 264 U 36 14 044 3344 194» 570 25% 13',4 280 1644 «44 14 41 71 21 138 105 25 500 28 0 05 36 1744 130 1344 53 Vente* Kelroe .Kirk.T Ake .•• .Labrador.Leduc Wee* .»— a.Lingman .Louvlcourt .a.aa MacDonald .m .Madstn .• .Malar tic G.F.Negus.aa aa New Calumet •« •• Nicholson a.a* a.aa Noranda .— • •» a.Okalta .a a.aa a.aa PaC .Pet* aa aa ».aa Pickle Crow .».Que.Lab.».San Antonio .< ».Sherritt .•» a- SUanco .»« Starratt .Steep Rock .»• ».Sylvanlte .- .Upper Canada .Yknlfe Beer.Curt* Brown Pfd.C.W.Lumber .Cons.Paper .».Foothills.Int.Paper .».Haut Baa 0 2344 148 145 610 600 044 85 43 41 «8 70 65 68 385 264 190 188 240 170 17 50 140 138 238 168 15 4944 135 120 216 21S 80 T7 365 258 40 91 197 105 180 75 360 255 39 86 195 150 175 7» rw.36 145 000 8744 42 «544 69 265 188 238 188 17 4944 140 125 215 77 360 255 39 86 10 152 180 75 113 US 113 444 444 444 2044 2044 3044 320 300 300 «844 eev* «844 Tribune libre QUELLE DOIT EIRE LA VERITABLE FONCTION DE L’EPARGNE La pratique de l’épargne dans le but de travailler plus efficacement à la production serait-elle de nature i nuire au bon équilibre entre la loi de l’offre et de la demande ?Voici une lettre de l’un de nos lecteurs où ce dernier affirme que l’épargne dite créatrice ne peut que nuire au bon fonctionnement de tout eystème monétaire sain et amener la surproduction.Voici cette lettre l Production de véhicules-automobiles FORTE AUGMENTATION AU COURS DE LA SEMAINE DERNIERS Détroit.8 (A.P.) — U production de véhicules-automobiles au Canada et aux Etats-Unis au cours de la semaine dernière a atteint 100,573 unités comparativement à 100,112 unités au cours de la semaine précédente et à 83,444 unités au cours de la s*ntaine correspondante de 1947.Le rapport de Ward’s Automotive ludique également que pendant la période correspon-de 1941, la production de véhicules-automobiles n’avait at teint que 32,940 unités.La production de la semaine dernière comprenait 72,488 voi turcs de promenade et 22,865 camions aux Etats-Unis et 3,415 voitures de promenade et 1,805 camiona an Canada.Montréal, 8 septembre 1948.Le Devoir, 432, est, Notre-Dame, Montréal.Cher moasteur, N# ponset-vous pas que ce que l’on appelle épargne créatrice devrait plutôt s’appeler épargne destnwtrice?Ce qui achète les produits ¦j’est le capital même du producteur, alors qu’il devient salaire aux maJne de l’ouvrier.Si l’ouvrier au lieu d’acheter de ha nourriture et des vêtements réserve une part de eon salaire — disons 50 unités-monnaies — pour financer I son tour une nouvelle produetion, il y aura bientôt sur le marché 100 unités-produits.et seulement 50 unités-monnaies.Un tel système ne peut fonctionner.Au total, Je reprends l’exemple, il y aura 150 unités^produits pour 100 unités-monnaies.Ces 100 unités-monnaies représentent tout le salaire, ayant servi à payer les frais-travail de production de 100 unités-produits.Mais voici que seulement 50 unités-monnaies du salaire vont à la consommation, n’achètent que 50 unités-produits.Les 50 autres unités-monnaies vont è l’épargne “créatrice”, c’est-à-dire, au financement d’un nouveau cycle de produits, à la production d’un nouveau lot de 50 unités-produits.Elles devraient pourtant aller à l’écoulement des ÏO unités-produits qui restent su premier cycle.Ces 50 unités-produits de ce cycle antérieur vont donc rester entre les mains du producteur, non vendues.Moyenne de la Bourse de Toronto Fez |* Toronto Stock «xchanf* 20 20 .0 15 Ferm hier .1S216 6209 10809 éO.M Ferm ont.182 5* 9209 100-09 41.0 Chge ne t.—SB —10 +30 — 0 Il y * 1 sent.17806 «S OS 96 49 37 « Haut 1948 172.23 104 * 90.86 37.77 Bas 19* .1*9.13 «37 7707 38 0 Bu 190 .159.83 98.31 77.91 22.X Haut 190 .194.21 130.28 98J4 34.0 — ^- Moyenne de la Bourse de Montréal 1* * 10 1» UT m.FA- OH Fetm.hier .740 1310 2*30 Fera», ant.740 1313 38«J« «3i« Oh’ge net .—00 +00 —1-0 +0.Ü U T * 1 asm.740 128 4 35302 «l.« Haut 19* .720 12S.1 371 .W 7*00 Bu 19* 70.9 1*0 290.38 «5.* Haut 190 .780 130.0 395JO W.O» Be* 190 .73U m* 38708 8730 Une unité-monnaie, au coure de sa vie, ne peut pas consommer successivement deux produits appartenant respectivement à deux cycles de production différents.Une unité-monnaie, dans un système économique sain, ne peut consommer au cours de sa vie, c’est-à-dire de son départ à son retour, au producteur, plus d’une unité-produit.Une unité-monnaie ne doit donc pas produire ou servir à financer plus d’une unité produit.Le salaire représente des frais de production.S’il veut rentrer dans ses fonds, le producteur doit donc récupérer, au total, ce salaire-frais de production.Il le fera par la vente de ses produits.Mais de tous ses produits par exemple, sans exception.Le producteur n’entrera donc dans ce fonds qu’à la condition que l’ouvrier dépense tout son salaire à acheter les produits du producteur.Tout ce que le travailleur consommateur n’achète pas, ne dépense pas de son salaire, c’est autant de marchandises qui restent sur les bras du producteur.Il y a donc inflation de produits pour le producteur.O.R.BOURSE DE TORONTO Toronto, 8 "(C.pT) — L’activité fut régulière ce matin à la bourse de Toronto et les prix quelque peu à la baisse.Les transactions furent peu nombreuses; les quelques valeurs industrielles traitées furent sensiblement à la baisse de même que les pétroles de l’Ouest.Les métaux basiques furent actifs et enregistrèrent autant de pertes que de gains.Imperial Oil, Orange Crush, Lake Shore, Base Metals et International Nickel furent à la baisse.BOURSE DE NEff-YORR New-York 8 (A.P.) — Le marché fut sensiblement à la baisse ce matin à la bourse de New-York.Dès l’ouverture de la bour-stti les transactions furent nombreuses mais les prix demeurèrent à peu près inchangés.Pertes: United Steel.General Motors, Clyysler, Anaconda, New York Central.Sinclair Oil, Oliver Corporation.Gains: Texas Co., Sears Roebuck» U.S.Rubber, Great Northern.M.ET 1 EX SE CR EVIER, administrateur et gérant général de "La Prévoyance", docteur de l’Université de Montréal et licencié en sciences commerciales, qui vient d'être nommé membre de la Société d'administration de l’Université de Montréal, en remplacement de Thon.Joseph-Edouard Perrault, récemment décédé.LE MARCHE DU BEURRE ET DU FROMAGE La Coopérative fédérée de Québec fournit les commentaires suivants sur les marchés : BEURRE La semaine dernière, ce marché a été ferme au prix plafond fixé par l’ordonnance de l’Administrateur de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Selon l’Office national de la statistique, les stocks de beurre de beurerie, en entrepôt, dans les neuf principales villes canadiennes, le 1er septembre 1948, se totalisaient à 31,953,000 livres comparativement à 45,480.000 livres, soit une diminution de 13,-527,000 livres sur 1947.Samedi matin, le 4 septembre, les transactions entre grossistes, pour le beurre No 1 pasteurisé, s’effectuaient au prix de 68 % c.la livre.FROMAGE Selon une ordonnance de l’Office des produits laitiers, tout le fromage Cheddar, fabriqué du 26 juillet jusqu’au 31 octobre 1948 est réquisitionné pour exportation au Royaume-Uni.En vertu d’une entente conclue entre le ministère britannique des vivres et le gouvernement canadien, le prix de remise aux producturs, pour le fromage blanc No 1 a été fixé à 30 c.la livre, f.à.b.la fabrique.Prévisions sur notre récolte de fruits L’estimation de la récolte de fruits, d’après les conditions à la mi-août, n’accuse guère de changement sur le mois précédent.La production de pommes est estimée à 15,468,000 boisseaux, soit 200,000 de moins que le chiffre de juillet; ce sera 1 pour cent de moins que la récolte de l’an dernier, qui s’élevait à 15,619,000 boisseaux.Pour les poires, les perspectives sont maintenant meilleures; la récolte semble être de 788,000 boisseaux, contre 966,000 l’an dernier, soit 18 pour cent de moins.La récolte de prunes s’annonce meilleure; elle est maintenant estimée à 618,000 boisseaux soit 41.000 de plus qu’en juillet- Les pêches ne changent pas; la récolte atteindra probablement 1,950 000 boisseaux, contre 1,- 681.000 l’an dernier, soit 16 pour cent de plus.La récolte de raisin est estimée à 74,297,000 livres contre 73,803,000 l’an dernier, soit 1 pour cent de plus.Marché des grains Cour* fournis per O’BIEN te WILLIAMS, Edifice Transportation, Montréal Haut Bas Olôt WINNIPEG Avoine Octobre .71% 70% 70% Décembre 70 60 60 V» M*»-! .».* 9 • • 99 71% 70% 71% Orge Octobre .90% 08% QÛIZ Décembre 983, 98% 98% Mal .• • 99 9 • 00% 98% 99% Seigle 141% 140% 139 1403% Décembre 139% 130% Mal .* 9 • 9 9 • 142% 1*0% 142 Un Novembre 413% 407 407% Décembre * 9 ê* •« 4l* .«04 France: franc .OO0 BelglQU#* fl UkO * e • •••9 99 99999 «02Î&3 Suisse: franc .0357 Hoüacde: florin • a,.»».».».» 3S10 Norvège: couronne .0035 Danemark: couronne .3110 Suède: couronne .0805 Tel) èoœlovmq ule : COUT.0203 Brésil, cruzeiros .0541 Taux d* ta Commlselon «u contrôle du chan» étnuagert ^ ^ I atagUnc 4.02 4.04 Rapports financiers Power Corporation of Canada L’état financier de Power Corporation of Canada Ltd, pour l’exercice terminé le 30 juin 1948 fait voir des recettes brutes au montant de $1,713,609, comparativement à $1,811,043 l’année précédente, fHbleM*.luclttiga.ûépriwio» Oerveuse, dues à U pauvreté du sang.Révetliei-vou» tratK et dispoa, toyes plein d entrât n toute le Journée, eyes une réserve (Ténergle pour le soir.Prenes 60e.Êsseyes eussi 1m oomprimé^tonlques pour recouvrer vigueur entrain, vltellté, à pertlr d’aujourd'bui.Toutes pliermactes.m '4 f-«F i- Wc f ¦t En vertu des termes de nouveaux contrats de viande, la Grande-Bretagne s’est engagée à prendre la totalité du surplus d’exportation néo-zélandais de riande durant les sept prochaines années jusqu’à 1955.Il y a exception pour la viande de }>orc, dans laquelle le contrat va | usqn’â 1952, après quoi les quantités seront sujettes à revi-lion après deux pleines années de préavis.De plus, la Grande-Bretagne a demandé que la Nouvelle-Zélande augmente sa production de viande pour l’exportation.L’ob-jcelif est une augmentation de ïO.OOO tonnes, qu’il- faudrait atteindre d'ici 1955.T.a Grande-Bretagne «’est engagée à aider la Nouvelle-Zélande à se procurer les matériaux et les machines nécessaires à l’expansion de sa production.Les abatages de la Nouvelle-Zélande pour l’exportation depuis 1939 se sont élevés A une moyenne annuelle de 334,000 tonnes.L’augmentation de 50,008 tonnes que le Royaume-Uni désire obtenir d'ici la fin de 1955 sera d’environ 15 p.100.vgutes circonstaflj#* ss reflète sur la fatigue flPied alerte etjoye^ le visage-Ay^ J’nirer un visage pour Poav?£m SLATER-riant Porl lusse, bien HSXà.voi f ce que SLATER was procure» è il ir4An*r\2&' Mr* Sans l’ardoise.Dulle chaussure Vest SLATER - LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 8 SEPTEMBRE 1948 PAGE HUIT -CT' *v Les Giants ont vaincu les Phillies deux fois Ils sont maintenant à 5 parties et demie de la première position- 30e circuit de Sid Gordon Philadelphie, 8 — Alors que six clubs étaient inactifs dans Ja ligue Nationale, hier, les Giants de New-York ont eu raison des Phillies de Philadelphie à deux reprises pour se rapprocher ainsi à 5 Vi parties de la 1ère place, détenue par les Braves de Boston.Les joueurs de Durocher ont triomphé au compte de 8 à fi et fi à 1.Si les Giants l’ont emporté plutôt facilement dans la 1ère joute, il n’en fut pas de même dans l’autre joute, car ils durent batailler durant 11 manches avant de s’assurer les honneurs du duel.Huit lanceurs, dont cinq des Giants, ont paradé sur le monticule au cours de la joute.Les (liants ont cogné 15 coups sûrs en comparaison de 13 pour leurs adversaires.Gordon en vedette Sid Gordon fut l’étoile des Giants dans cette joute marquée de deux manches supplémentaires, alors qu’il cogna un circuit dans la lie manche avec un coureur sur le sentier pour donner ia victoire à son club.Ce circuit de Gordon était son 30e de la saison.Dans la première partie, le lanceur Hansen a’remporté son 4e triomphe de la saison, alors qu’il a espacé 10 coups sûrs à ses adversaires.Les (liants ont également cogné 10 coups sûrs aux dépens de Dutch Leonard et de Sam Nahem.Encore une fois, Gordon fut en évidence au cours de cette partie en frappant une paire de doubles pour faire produire la moitié des points de son club.Trois erreurs furent commises au cours des deux parties, 1ère partie: New-York .140000100-6 10 1 Philadelphie .000100000—1 10 0 Hansen et Cooper; Leonard, Nahem et Seminick.2ème partie: New-York .00001013102—8 15 1 Philadelphie 20020011000—fi 13 1 Koslo, Poat, Trinkle, Koni-kowski, Hartung et Westçum, Cooper; Donnelly, Leonard^îNa-hem et Seminick.f La lutte Longson et Eckert devraient l’emporter Sur Robert et Moquin — Le combat Henning- Watson Le match par équipes qui passera en finale, ce soir, au Forum, promet d’être enlevant au possible.On sait que Yvon Robert et Laurent Moquin auront l’occasion de prendre leur revanche sur le bouillant duo formé de Wild Bill Longson et Ray Eckert.On tentera une nouvelle expérience, ce soir, alors que le match se disputera à la méthode australienne.C’est-à-dire que deux hommes seulement combattront à la fois.Les deux autres combattants se tiendront dans leur coin respectif, en dehors des câbles.Quand un lutteur dans l’arène est fatigué ou dans une position délicate, il touche son compagnon afin de lui permettre de venir le remplacer.Ce qui arrive, c’est que les lutteurs aux prises dans le “ring” sont toujours passablement reposés et l’action ne fait pas défaut._____ Dans les cercles de la lutte, on croit que cette nouvelle méthode peut être utilisée avanta- geusement par Robert et Moquin.Ces deux gladiateurs sont très rapides et pourront sortir et monter dans l’arène plus rapidement.Longson sera probablement dans l’arène plus souvent que Eckert, étant un gladiateur supérieur à ce dernier.Le tout devrait donner un match très rapide avec le puissant duo Longson-Eckert, légèrement favori pour l’emporter.Pete Peterson rencontrera le colosse Pat O’Connor, qui sera de retour ici.Cependant, l’une des plus importantes préliminaires présentées ici deifuis déjà assez longtemps, opposera Whip-per Billy Watson, le favori de la Ville-Reine, à Lee Benning, qui sera également de retour dans la métropole.Watson désire obtenir un match contre Robert et une victoire sur Henning augmenterait sensiblement ses chances.Yvar Martinson, champion poids-lourd d’Europe, sera opposé à Manuel Cortez dans le premier match au programme.Massaro vs Brown C’est f* soir, à la salle du marché Saint-Jacques, que le brillant boxeur du club athlétique Fils d’Italie, Mario ^fassaro, tentera de remporter la victoire sur Austin Brown, de Halifax, dans la rencontre principale d’une séance pufjilistique organisée par la direction du East End Boxing Club.Les recettes de cette soirée seront utilisées à la fondation d’un nouveau centre athlétique de boxe dans l’est de la métropole.Douze combats sont au programme.Le premier commencera à 8 h.30 précises.La finale de cinq rondes entre Massaro et Brown promet d’être très excitante.Elle met aux prises deux durs cogneurs qui ne manqueront pas de tenir l’assistance en baleiné.LA SEMI-FINALE Cette finale sera précédée d’une semi-finale de cinq assauts entre Armando laccobaccia, de l’université à Settlement, et Jim Bigney, un porte-couleurs de Halifax.Voici le programme de ce soir: Combat* de ciruj rondes t Mario Messaro, Fils Austin Brown, Ha- Le classement Syracuse Toronto .Buffalo .Jersey City .Baltimore .Ligue Nationale St-Louis .New-Y'ork .Philadelphie .Chicago .Cincinnati .Ligue Américaine New-York .Cleveland .Philadelphie Détroit .St-Louis .Washington G.P.PÆ.91 55 .623 78 69 .531 75 72 .510 74 72 .507 75 74 .503 69 78 .469 66 81 .449 56 85 .406 G.P.PC.76 57 .571 70 59 .543 69 58 .543 70 61 .534 69 61 .531 56 76 .424 56 75 .427 55 74 .426 G.P.P.C.32 48 .631 81 50 .618 78 53 .595 74 59 .556 62 64 .492 50 77 .394 49 83 .371 44 86 .338 A RAQUETTE Le prochain congrès aura lieu à Montréal C'est ce qu'on a décidé, à une assem blée tenue à Sherbrooke-La date n'a pas encore été révélée Sherbrooke, 8.— Le Comité international du sport de la raquette, réuni à Sherbrooke au cours de la dernière fin de semaine, a décidé unanimement que le prochain congrès international du sport de la raquette soit tenu à Montréal, eu 1949.Cette décision du Comité international, confirme ainsi la rumeur qui se propageait un peu partout dans le pays et aux Etats-Unis.La date de la convention nationale ainsi que l’endroit où elle sera tenue, ne seront décidés qu’à l’assemblée de l’Union canadienne, à Loretteville, le 9 octobre Jean Hack, une jeune fille de 18 ans, championne du Club de tir d l’arc de Buffalo.Elle prendra part à des épreuves disputée* entre 78 archers de Michigan, New-York, Québec et Ontario.Ils sont réinstallés Après avoir étudié le cas du receveur Raymond Jérôme et des lanceurs Dollard Desrochers et Jean-Claude Ménard, Albert Molini, actif président de la ligue de baseball Indépendante, a décidé de relever la suspension qu’il avait infligée à ces trois joueurs du club Joliette.“Vu qu’ils en sont à leur première offense, j’ai décidé de me montrer clément à leur égard”, a dit Albert.Après l’enquête qu’il a faite, Molini a appris que l’arbitre Charles Larentes n’avait pas été “massacré” comme on l’avait rapporté, mais qu’il avait été bousculé.Ce fut après cela, qu’une mêlée se produisit au marbre.Molini a toutefois déclaré qu’il n’y aura pas de pardon si une chose semblable se reproduit.Ces trois joueurs reprendront leur poste avec le Joliette dimanche prochain.Molini nous a déclaré hier qu’H ne pouvait rien faire à l’heure actuelle, en ce qui concerne le cas des frères Zakaib, Albert et Emile, qui ont été suspendus récemment.DANS LA PROVINCIALE 1- Le Sherbrooke a terminé la saison en première place Lm éJImlnatoireB commençant ce soir 147 Ibs: d’Italie, vs lifax.135 lbs: Armando laccobaccia, Univ.Sett., vs Jim Bigney, Halifax.12(5 Ibs: René Trudeau, Square, vs Eddei Dwyer, 79e batterie.Combats de trois ronde* : 103 Ibs: G.Coyle, T.pk.Y., vs C.Forbes, Champêtre.112 lbs: A.Cloutier, T .pk.Y.vs C.Capagréco, Champêtre.126 Ibs: F.Desjardins, Champêtre, vs N.Paquette, Square.126 lbs: C.Pilon, Champêtre, vs N.Dufort, Square.135 lbs: J.Brown, Halifax, v« H.McKeown, 79e batterie.135 lbs: E.Taylor.T, Pk.Y., v« R.Bergeron, St.Anthony.147 Ibs: Pat.Desbiens, Square, vs Jean-Paul Guv, Champêtre, 147 Ibs: F.Anglehart, T.Pk.Y., vs F.Bolda, St.Anthony.Substituts : 135 Ibs: G.Gravel.Square, vs R.Major, Shamrocks.112 Ibs: Sam Fortuna.Square, vs G.Duckworth, St.Anthonv.Le ligue de base bail Pro vinoi frit a officiellement terminé ta saison lundi dernier et lee éliminatoires débuteront dèe ee soir.Le classement final révèle que le club Sherbrooke de Roland Gla-du a terminé la saison en première place.Il est suivi de> Braves de St-Jean, des Saints de St-Hyacinthe, des Red Sox de Granby, des Cuba de Drummondville et finalement du Farnham.Les six équipe* du circuit Léopold Durivage participeront au détail.Le club qui a fini la sai- son en tête rencontrera le club de quatrième place dans une série de cinq de neuf (5 de 9).Le club de deuxième position fera face à celui qui s’est classé cinquième dans une série de trois de cinq tandis que dans l’autre série, le club qui s’est classé troisième sera opposé au dernier dans une eérie de trois de cinq également.Ce soir, Granby jouera à Sherbrooke, Drummondville à St-Jean et Farnham à St-Hyacinthe.Lee statistiques finales pour la saison 1948 seront publiées plus tard, mais on a toutefois appris que Jimmy Clarkson du St-Jean et Tommy Atkins du Farnham avaient terminé sur un pied d’égalité pour le# coupe de circuit avec 31 chacun.a.p.p.c.Sherbrooke .m M 61 37 .622 St-Jean 56 44 .560 St-Hyacinthe .54 45 ,545 Granby ., , .47 51 .480 Drummondville , 40 57 .411 Farnham .36 59 .379 CHAMBRE ET PENSION DEMANDEES JEUNE FRANCO-AMERICAIN étïT- cuant S l’Ecole du meuble dédre CHAMBRE ET PENSION de préférence avec couple âgé ou bonne famille tranquille J6 ans, sérieux, bilingue, caractère Irréprochable.Exceilentee références.Communiquer avec M.V ‘ " case postale 554, CHAMBRE A LOUER A louer, à étudiant, chambre propre, éclairée.Tranquillité.Amherst 034é.les parties HIER Ligue Internationale Syracuse 5, Baltimore 1.Syracuse 16, Baltimore 1.Ligue Nationale New-York 6, Philadelphie New-York 8, Philadelphie Ligue Américaine Pas de partie cédulée.AUJOURD’HUI Ligue Internationale Rochester à Montréal (î).Buffalo à Toronto.Newark à Jersey City.Syracuse à Baltimore.(Toutes des parties du soir).Ligue Nationale Philadelphie à New’-York.Pittsburgh à Cincinnati.Chicago à St-Louis.(Parties du soir).Ligue Américaine St-Louis à Chicago (R).Philadelphie à Washington Détroit à Cleveland.New-York à Boston.(Parties du soir).S.- La liste des parties de la Nationale prochain.L’on sait que rassemblée semi-annuelle de l’Union canadienne a toujours lieu dans la municipalité où demeure le président qui, cette année, est M.Edouard Durand, du club “Le Loretteville”.Les ex-présidents L’Association des ex-présidents qui est formée d’anciens présidents de l’Union canadienne et américaine, se développe chaque année.En effet, cette association a admis dans ses cadres deux nouveaux membres.Il s’agit de MM.Gérard Bérard, 1046-47 et Albert Neill, 1947-48.Ces deux hommes sont des exprésidents de l’Union canadienne, resnectivement de Sherbrooke, P.Q., et d’Ottawa, Ont.L’Association des ex-présidents.a eu ses élections annuelles, samedi après-midi au chalet du club St-Francois.Voici maintenant le résultat de ces élections: président: le Dr L.-O.Geoffrion, Montréal, P.Q., 2e terme; vice-président, le Dr A.-N.Dupuis, Sherbrooke, 2e terme; secrétaire-trésorier : Achille-C.Poulin, Chisholm, Me., 3e terme.Ces officiers ont tous été élus par acclamation.Seuls en 2ème place Las Piratas ont varneu Im Cardinals, hiar — Tripla-jau Pittsburgh.8.— Les Pirates de Pittsburgh ont défait les Cardinaux de Saint-Louis, 6 à 2, hier soir, pour monter seuls en deuxième place, une avance de cinq décimales sur les Dodgers de Brooklyn.Les Pirates possèdent un pourcentage de .5431 tandis que les Dodgers en ont un de .5426, Il s’agissait de la troisième vie* toire consécutive des Pirates sur les Cardinaux.Ostermueller, q u I atteindra l’âge de 41 ans le 15 septembre prochain, a perdu son blanchissage à la neuvième manche ee soir quand Don Long a cogné un coup de circuit avec un joueur aur les buts.Les Pirates ont réussi nn tri.pie-jeu à la première manche.Schoendienst a été passé et Marion a ensuite cogné un simple.Musial a ensuite frappé un coup t- Deux parties contre le Rochester, ce soir court Stan Rojek, pour le maine de l’arrê ! pre-touché le ig aux Stan Ro] mier retrait.Rojek a _________ „ deuxième but pour retirer Schoendienst et il a ensuit* lancé à Johnny Hopp au premier but pour retirer Marion qui n’a pu revenir à temps au but.86,146 personnes ont assisté à 1* partie d’hier soir pour porter le total d’assistances de Pirates à Pittsburj* à 1,464,730 personnes.Bob Westlake a cogné son 16« coup de circuit de la saison pour les vainqueurs.Willie Pep en bonne condition Hartford.Conn., 8 —- On a rapporté que le champion poids coq.Willie Pep, était en bonne condition.Ce pugiliste rencon^ trera Paddy DeMarco à New-York vendredi soir.Pep a été examiné par John-J.McLean, médecin de la commission athlétique de l’Etat du Connecticut “Le champion n’a jamais été en itl< aussi bonne condition médecin.a dit ce 1 ds les (») EDUCATION abbé Louis Bérubé, Old Town.Maine.CONVERSATION ANGLAISE Cour» particuliers et cercles d’études.Méthode pratique et rapide.Professeur d’un diplôme pédagogique bl- pourvu a lingue MA de l'Ontario.Mlle M.-A.Lemaire.1888 J.n.o.ECOLE DE METIER Apprene* METIER DE BARBIER, conditions avantageuses, succès assuré.Vaughn's Barber School Inc.Demande* Arthur Moreau, président, 930 St-Laurent 19-9-48 OCCASIONS D'AFFAIRES Professeur privé s'offre dans un foyer où U pourrait en échange obtenir chambre et pension.CH.4878.TIMBRES-POSTE GRATIS ! GRATIS ! *1Î5.gratuite k toua ceux p2,uï *100 d® timbre» sur SJPfobatkm: Grégoire BEGIN.East Broughton, Beauce, Québec.8-10-48 LAINE A VENDRE Botany et Worsted pour bas.Toutes teintes à prix raisonnables.CURRENT TRADING Co., 214, rue Vallée.Par téléphone, M.Harold, HA.4311.1-10-48 REPARATIONS Chaise» endommagées remise» à neuf.Tou» genre» de chaises en bols, réparées à prix raisonnable et ouvrage garanti.Appeler pour estimation à CH.2370.REPARATIONS ET VENTE caisses enregistreuses, balances, machines k additionner et réfrigération.est.U.V-tt Mailloux 450 Craig ¦t 4414.14-8-48 tarif Annonças classifiées "La Devoir — BEIoir 3361 430 Notrs-Dsms a»t Sheik Abid a Lortie défait ( Command _ _____ a.m.pour le lour m samedi Jusqu'à 4 h.précédent): Prises Jusqu’à 10 h.ne.Pour le le vendredi tant.Annonce» facturées** 1 Uo mot, minimum 40c.Annonces seml-vedette» (caractères de différentes grosseurs ou Inden-tées, etc.).Tarif fourni sur de.mande.(Variant de 8o à 5e la ligne, mesure agate — 14 ligne» au pouce sur un» col.) selon le nombre d’insertions.Naissances, service», services anal-versalree.grand-messes, remercie, ments pour oondoléanoes.etc, 2 cents le mot, minimum 50 oenta.Fiançailles, prochains mariages.3 oenta le mot.minimum $1.00 l’in-sertlon.Sheik Abid l’a omporté «or Bob Lortie dan# 1# rencontre principale de la «éane* d# lutte du stade Samson, hier soir.Lortie a perdu par disqualification.Ali Ali'ba et le lutteur Masqué ont remporté les honneurs du match par équipe, défaisant Ted Bell et Marcel Ouimet.Bell s’assura la première chute sur 1# Masqué, mai# le Turc revint à la charge pour étendre Bell en 11 minute# et l’emporta ensuite sur Ouimet en 9 minutes.Syracuse en 4e place Baltimore, 8 (U.P.) — Syracuse a battu Baltimore deux fois, 5 à 1 et 16 à 1, hier soir, pour remonter seul en quatrième place de la ligue Internationale.Syracuse devance Toronto par une demi-partie, Dick Wahl a été la grande vedette des Chiefs en cognant quatre coups de circuit durant la soirée, deux dans chaque joute.Première partie (7 manches): Syracuse .003 000 2—5 9 1 Baltimore .100 000 0—1 4 1 ** Bosiack; Podgajnv et Robinson.Circuits: Wahl (2).Deuxième partie: Syracuse .020 102 038—16 15 0 Baltimore 0#)1 000 000— 1 3 1 Helki et West; Linde, McLaw-norn (7), Mellis (9) et Stocka-hausen.„ ligue de hockey Nationale lie aujourd’hui sa cédule de joutes.La première partie la saison mettra aux prises ___Spervieri de Chicago et les Aile# rouges de Détroit, le 13 octobre prochain, à Détroit.Le jour suivant, les Bangers de New-York viendront rencontrer le# Canadiens à Montréal et samedi, le 16, tous les six clubs auront joué.Le Toronto recevra le Boston et les Canadiens recevront 1* Chicago, ce samedi.La partie d’ouverture à Boston sera joué le 20 octobre.Le New-York et le Chicago feront leur première apparition sur leur glace locale le 27 octobre.La saison 1948-49 se terminera le 20 mars, et les six clubs joueront ce soir-là.L’année dernière, la saison de la Nationale s’était ouverte le 15 octobre et s’était terminée le 21 mars.* Nous publierons demain la cédule complète.LE TOURNOI DES ETATS-UNIS ROCHON ACK §SÇ' MACKFN Y SON New-York, 8.— Un groupe de 91 joueurs représentant 13 pays commenceront à jouer vendredi, dans le 67e tournoi annuel pour le championnat en simples de tennis des Etats-Unis.Frankie Parker des Etats-Unü, qui a récemment disposé de Adrian Quist d’Australie, dans la grande finale du tournoi de la coupe Davis, est le favori No 1 pour décrocher les honneurs du tournoi.Henri Rochon et Brendan Macken, deux membres de l’équipe canadienne de la coupe Davis, sont inscrits au tournoi et leurs noms ont été_ tirés pour jouer dès la ronde initiale.Rochon et Macken ne sont pas au nombre des 16 joueurs choisis comme les plus sérieux candidats au championnat.Parker, qui a remporté deux fois le championnat national, et ?ui a terminé deuxième derrière ack Kramer l’an dernier, est le joueur No 1 sur une liste de huit Américains à qui l’on con-cède de« chances de triompher.Adrian Quist, vétéran de 35 ans, qui était le capitaine de l’é- Suipe australienne de la coupe avis, a été choisi comme le joueur No 1 chez les représentants étrangers.Quist ne jouera pas vendredi.Le* Royaux, champions de la ligue Internationale, se sont reposés hier mais ils commenceront une série de cinq parties avec Rochester, ce soir, alors que ces deux clubs joueront deux parties, la première commençant à 6 h.30.Les Royaux ont encore sept parties à jouer d’ici la fin de la saison.Ils termineront leur saison régulière dimanche après-midi alors qu’ils joueront un double avec les Leafs de Toronto, le club qui nous avait fait perdre le championnat l’an dernier.FINALES PAR .EQUIPES A L’EXCHANGE Ray Sanders prend du mieux Hartford, Conn., 8.— Le premier but, Ray Sanders, qui a été atteint à la tête par un lancer lors de la joute disputée vendredi soir, a quitté l’hèpital au jour-» d’hui et l’on a rapporté qu’il se rétablissait rapidement.Sanders, qui a joué avec les Chiefs de Hartford cette saison, a été victime de cet accident, une heure après qu’il eut été rappelé par les Braves de Boston.Il partira pour Boston demain, où il se rapportera aux Braves.Devant l’engouement des amateurs pour les combats par équipes les promoteurs Lamontagne et Grégoire ont mis un autre de ces combats au programme pour jeudi soir, à ce populaire endroit.En plus les trois autres combats habituels seront au programme.aux prises Georges Cagney et Butch Shapiro contre Joe Christie et Al Korman.Shapiro, qui a remporté une belle victoire avec l’aide de Jesse James sur Legrand et Madison, lundi, est très satisfait du choix de Cagney pour son partenaire.Car avec ce dernier if est confiant de pouvoir tenir son bout contre les deux vilains que sont Korman et Christie.Dans la semi-finale.Grégoire avec Eddie Auger feront face à Vagonne.Ce combat tout comme la finale saura plaire aux amateurs, car Auger est maintenant très populaire parmi les fervents de la lute.Il (tonne toujours de l’action quel que soit son adversaire.Dans les deux autres combats, Tony Lanza qui revient au sport de la lutte après une assez longue absence, fera face à Al Tucker.Au lever du rideau, Jean Pusie et Arthur Legrand en viendront aux prises.Hopper aura probable-Wa - Clay __ ment recours à Walter Noble et John Van Cuyk pour les deux parties de ce soir.Depuis le début de la saison, l’équipe de Hopper a remporté onze victoires contre Rochester et il a subi six défaites.Al Gion-friddo.Chuck Connors et Jimmy Bloodworth se sont toujours mis en évidence au bâton contre le club de Cedric Durst.Buzzy Bavasi, gérant général des Royaux, a annoncé hier soir que la série semi-finale “A” commencera ici le 14 septembre, soit mardi prochain.Les Royaux rencontreront soit Syracuse, Rochester ou Toronto.FORU CE SOIR, 8 H.30 uTttT MATCH PAR EQUIPES LONGSON et ECKERT ROBERf et MOQUIN 2 chutes de 3 3 finir 3 AUTRES BONS COMBATS Admission : .75 à $2.Manufacturé ainsi que les cifa-res PULLMAN pur Havane à 18c et EL PIETTO à 2 pour 25c, par J.-E.PIETTE et frère, MontréaL -SS* Les étoiles Quatre membres de l’équipe des Boyaux, champions de l’Internationale, ont été choisis pour faire partie du club d’étoiles de la ligue.Ce sont le gérant Clay Hopper, le lanceur Jack Banta, l’arrit-court Bob Morgan et le deuxième-but Jimmy Bloodworth.Voici la Hste complète des membres du club d’étoiles: gérant, .Clay .Hopper, Montréal; premier-but, Glenn Nelson, Bo-chester: deuxième-but, Jimmy Bloodworth, Montréal; troisième-but, Willie Jones, Toronto; au champ: Johnny Groth, Buffalo; Chet Laabs, Buffalo, et Clyde Vollmer, Syracuse; receveur, Ken Siloestri, Newark; lanceur droitier, Jack Banta, Montréal; lanceur gaucher, Frank Fano-vich, Syracuse.St-Hyacinthe et Victoriaville sont admis dans la ligue Junior Les clubs Victoriaville et St-Hyacinthe ont été officiellement admis dans la ligue de hockey Junior lors de l’assemblée tenue hier soir au Forum.Ceci porte à dix le total du circuit Alphonse Thérien.Le Victoriaville était représenté par Gaston Jolicoeur .et l’instructeur Roland Hébert, tandis que le Dr A.Lafond et M.Télesphore Bouchard représentaient le St-Hyacinthe.* La division nord de 1> ligue Junior comprendra le Royal, Canadien, Trois-Rivières.Verdun et Valleyfield, tandis que National, Québec, Cyclones, St-Hyacinthe composeront la division sud.On a révélé hier soir que la ligue fera l’ouverture de 1« saison le 17 octobre dans d’autres villes, tandis que l’ouverture locale s* fera au Forum la 19.Le* clubs joueront eu moins 27 parties durant la prochaine saison.Eddie Cadieux a été nommé instructeur des Braves de Valleyfield.Cadieux a déjà joué pour le Valleyfield Senior.La demande du St-François-Xavier a d* nouveau été rejetée.Les autres clubs prétendaient que les cadres du circuit étaient déjà esses bien remplie.RENOMMÉ DEPUIS Distribué ou Conodo par CalVftt Distillers (Canada) Limited RENOMMÉ DEPUIS Distribué ou Conodo par CalVftt Distillers (Conod^ LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 8 SEPTEMBRE 1948 PAGE NEUF Dix années d’action française Pourquoi et comment fut fondé le Comité Permanent de la Survivance française — La pensée, les sentiments et les besoins qui l'ont inspiré — Ses oeuvres maîtresses Causerie radiophonique du R.F.Antoine Bernard, C.S.V., membre du Comité Permanent Le R.F.Antoine Bernard, membre du Comité Permanent de la Survivance française, prononçait à la radio, ces jours derniers, l’allocution suivante: Le crépuscule du 1er juillet 1937 descendait sur la ville de Québec.Il finissait en beauté, ce quatrième et dernier jour du Deuxième Congrès de la Langue Française au Canada.Pendant une semaine, en somme, la vieille cite de Champlain et de Laval, toute vibrante de drapeaux et de souvenirs, avait prêté son prestigieux décor historique aux manifestations extérieures, aux travaux d’étude placés sous le signe de l’Esprit français et résumés par la devise: Conservons notre héritage français.Le Congrès se terminait avec ce jour expirant.Le recteur de l’Université Laval, Mgr Camille Roy, qui en avait été l’âme et l’apôtre, prit la parole.Toute la Nation française, pourail-on dire, composait son auditoire.La France était là, comme aussi chacune des provinces françaises nées en terre d’Amérique, au cours de quatre siècles, depuis le golfe Saint-Laurent jusqu’aux bouches du Mississipi.Mgr Roy, comme l’avait fait son illustre frère au premier congrès de 1912, proclama une fois de plus l’adhésion de ses compatriotes au credo de l’Esprit français, leur ferme détermination de vivre selon leur conviction nationale.‘Ce soir, dit Mgr Roy, c’est un acte de foi en l’esprit français, en notre esprit, qui doit jaillir de nos conscience et porter vers tous nos frères de ce continent l’affirmation d’une indéfectible fidélité à l’héritage de famille.Il faut qu’au Canada, aux Etats-Unis, en Haïti, survive et règne l’esprit français.Le sang de la race ne peut, lui, se perdre tout à fait.Mais l’esprit peut s’éteindre dans une âme qui s’est ouverte à l’infidélité.Je sais bien qu’il peut arriver que l’esprit d’une race se retrouve toujours avec quelques gouttes de son sang, dans les assimilations les plus profondes, dans les formations nationales les plus cosmopolites.Et il réparait souvent en soudaines clartés.Mais nous voulons plus pour notre esprit.Pour lui, et dans la vie canadienne et américaine, nous voulons plus que d’obscures réviviscences ou de latentes énergies.Nous voulons pour cet esprit la primauté: la primauté spirituelle qui est attachée à sa vocation; la primauté qui lui revient de droit partout où le premier, au Canada et en Amérique, il a apporté le message de l’Evangile et de la civilisation.” Des paroles aux actes Magnifique programme en vérité, digne de la hardiesse de vision des découvreurs français d’autrefois! Mais, le moyen de passer des paroles aux actes?Le moyen de faire en sorte que le Deuxième Congrès de la Langue Française soit autre chose qu’une belle fusée lumineuse dans le ciel étoilé de Québec?Mgr Roy et ses auxiliaires y ont songé.Courageux réalisateurs non moins qu'ardents théoriciens, ils ont prévu l’objection.Ils se sont inquiétés de la réponse à donner aux hésitants, aux sceptiques, aux pessimistes.“Ce n’est pas en quatre jours, recon-uait le président de l’oeuvre, que l’on peut régler toutes les questions graves dont se complique notre héritage français.D’autre part, il ne faut pas que ce Congrès n’aboutisse qu’à des protestations verbales ou oratoires de fidélité.Aussi avons-nous pourvu à une suite nécessaire du Congrès par l’établissement d’un Comité Permanent qui va le continuer, recueillir ses voeux, les convertir en actes et prendre toutes les initiatives nouvelles que suggérera l’actualité.Un tel organisme s’impose.L’heure n’est plus où, sur les champs de l’action nationale, on peut s’isoler sans risquer de s’affaiblir ou de périr.Un Comité qui représentera les forces vives des différents groupes de la race française au < Canada et aux Etats-Unis, qui sera tout à la fois un poste d’écoute, un poste d’observation et un centre d’action: voilà ce dont nous avons besoin pour qu’il y ait chez nous coopération efficace des esprits, et union indispensable des volontés.” * Le Comité permanent Poste d’écoute, poste d’observation, centre d’action.Le Comité Permanent de la Survivance Française a-t-il été cela depuis dix ans?A-t-il répondu à la pensée de ses fondateurs, à l’attente d’un peuple?C’est ce que je vou-(Irais dire en quelques mots.J’essaierai de le dire objectivement.sans indiscrétion comme sans réticence, par une revue rapide des principaux faits, par un court bilan d’action nationale.Rendons d’abord un hommage de profonde reconnaissance à l’Université Laval et au Séminaire de Québec.Après avoir fourni au Congrès de 1937 l’in-disbensable appoint de leur collaboration totale, ces deux institutions-soeurs accrurent leur générosité en offrant un berceau et un parrain à l’enfant né du Congrès, au Comité de la Survivance Française qui tint sa première séance le 31 janvier 1938.Le berceau, le local affecté au Secrétariat du Comité, fait partie de l’édifice de l’Université I-aval qui eut grand mérite à l’offrir, vu l’exiguïté de son logement actuel.Quant au "parrain” eu secrétaire général du Comité, àl.l’abbé Paul-Emile Gosselin, lui aussi fut un peu "donné” par ' T’niawilé Laval qui le comp- tait parmi ses meilleurs professeurs de Philosophie.Mgr Camille Roy lui-même, après avoir été l’âme du Congrès, voulut bien ajouter à sa charge de Recteur de l’Université Laval la fonction assez onéreuse de premier président du Comité de la Survivance Française, qui obtint bientôt ses lettres patentes d’Ottawa.L’oeuvre de la Survivance française en est une de groupement, de solidarité nationale, de franche et constante coopération des minorités françaises dispersées sur un continent anglo-américain, qui se retrouvent au foyer central du vieux Québec, autour d’une table au grand salon de l’Université Laval, sous les yeux des rois de France d’autrefois.Sans entrer dans tous les détails de la représentation, disons que sont individuellement représentées à Québec les minorités suivantes: Ile du Prince-Edouard, Nouvelle-Ecosse et Cap Breton, Nouveau-Brunswick, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta et, du côté des Etats-Unis, la Nouvelle-Angleterre et la Louisiane.Au total, une tsentaine de délégués, y compris ceux de la province de Québec, participent à la session plénière annuelle, qui se tient à l’automne.D’ordinaire, elle a lieu à Québec.Mais des circonstances particulières peuvent motiver un changement d’endroit.C’est ainsi que la session d’automne 1946 se tint aux Etats-Unis, surtout à Manchester et à Woonsocket.Celle de 1947 eut lieu à Ottawa, en conjonction avec le congrès de l’Association d’éducation d’Ontario, Le bureau de la survivance française, composé d’une dizaine de membres soumis à une élection annuelle, se réunit chaque mois à Québec en séance régulière.C’est, naturellement, l’organisme d’action, le moteur central qui déclenche et dirige l’activité sous ses formes variées.Après dix années d’expériente, on peut affirmer que l’unité de pensée et d’action, la collaboration sincère et totale — qui ne diminue en rien la personnalité de chaque membre — est la caractéristique, la marque distinctive du Comité de la Survivance française.Si bien qu’il pourrait adopter comme devise: “l’Unité dans la variété”.Suaire présidents se sont suc-é, en dix ans, à la tête de la Survivance française.Mgr Camille Roy transmit, en 1940, la charge à des épaules plus jeunes.M.Adrien Pouliot, doyen des sciences à l’Université Laval et gouverneur de Radio-Canada, se dévoua sans compter, jusqu’en 1945, à l’oeuvre globale du comité, et particulièrement à l’oeuvre essentielle de la radio française en faveur des minorités.M.le docteur Roméo Blanche!, qui lui succéda, sut donner à ses fonctions le prestige d’une haute autorité medicale et universitaire.En 1947, à la session plénière tenue à Ottawa, le comité affirma publiquement, pour ainsi dire, son caractère national en élisant à la présidence un des bons ouvriers de la survivance franco-ontarienne, M.Ernest Désor-meaux, président de l’Association d’éducation d’Ontario.Ajoutons que Mgr Camille Roy voulut bien accepter, en 1940, la présidence d’honneur et qu’il s’intéressa jusqu’à sa mort à l’oeuvre dont il était vraiment le Père.Depuis cinq ans, notre président d’honneur est Thon.M.Cyrille Delage, qui donne à ses collègues le magnifique exemple d’un dévouement victorieux des années.Dix ans de labeur Depuis dix ans, grâce à un secrétariat très actif et à l’esprit de franche collaboration de ses membre, l’équipe de la Survivance française — on peut l’affirmer sans manquer de modestie — a répondu de son mieux à la pensée de ses fondateurs et à l’attente d’un peuple.Je me bornerai ici à une simple énumération de ses principales initiatives: Semaines de la mutualité et de la fierté nationale; concours d’histoire; voyages de liaison et de propagande; conférences et causeries à la radio; nombreux communiqués à la presse; délégations aux grandes manifestations de vie française tant aux Etats-Unis qu’au Canada, parfois même jusqu’en Europe; cours d’été; bourses d’étude, dons à nos oeuvres vitales selon ses moyens; multiples échanges de sympathie et de bonne entente entre tous les groupes minoritaires; missions officielles ou “officieuses”.C’est déjà une tradition que, chaque année, le calendrier de la Survivance française, doublé d’un commentaire approprié, aille porter sa leçon d'histoire à des milliers de foyers et d’écoles, de collèges et de couvents.Un chansonnier publié sous les auspices de la Survivance, A la claire fontaine, connaît un vif succès.Notre comité a eu soin de formuler et de préciser sa doctrine, «es principes d’action française et catholique, dans un livre qui a parcouru plusieurs chemins, entre autres celui de Rome.Ce livre s’intitule: La Vocation de la rape française en Amérique.Depuis deux ans, une revue mensuelle, Vie française, qui veut être un périodique de documentation et d’action patriotique, complète l’organisation et diffuse de plus en plus les idées qu’exprimèrent à Québec, en 1937, les chefs de la Nation réunis en congrès.On nous permettra de mentionner particulièrement quatre fondations qui tiennent à l’initiative de notre comité: l’Union des mutuelles-vie françaises d’Amérique, l’Association des étudiants acadiens, l’Association des boursières acadiennes en sciences ménagères, et l’Association canadienne des éducateurs de langue française.On reconnai- UN EXPLOIT TOUJOURS PASSIONNANT 1* : *¦ «;nr Les enfants qui ont fréquenté depuis une semaine l’exposition de Toronto n’étaient pas les spectateurs les moins intéressés aux exploits comme celui de ce chauffeur qui a lancé son auto par dessus l’obstacle que constituait une autre voiture pour lui faire aborder sans accident la rampe de descente à droite.(Photo “T.S.”) Pèlerinage à N.-Dame du Laus Dimanche prochain, le 12 septembre, aura lieu un pèlerinage à Notre-Dame du Laus.Le départ a été fixé à 7 lires, dimanche matin, au coin des rues Berri et de Montigny, alors qu’un autobus transportera les pèlerins vers Frelighsburg, lieu du pèlerinage.Après leur visite à Notre-Dame du Laus, les pèlerins tracer-seront la frontière et se ren.dront jusqu’à Burlington, Vt, pour revenir ensuite par les Iles du lac Champlain.Retour à Montréal la journée même.Pour renseignements supplémentaires, priere de signaler: FI.3002.tra, dans ces fondations récentes, la préoccupation d’une formule coopérative qui rayonne largement sur notre vie économique et professionnelle.Malgré l’insuffisance de ses ressources financières — il vit surtout du “Sou de l’Ecolier” — notre Comité a créé un “Fonds Jean-Talon” destiné à appuyer, selon les besoins, certaines oeuvres vitales de survivance.11 a aussi fondé, en hommage de reconnaissance au regretté Père, l’Institut Camille-Roy mis au service d’échanges culturels à l’étranger.Pressa acadienne et Radio-Ouest Qu’il nous soit encore permis de rappeler deux entreprises dans lesquelles notre Comité manifesta un certain cran, une certaine hardiesse d’initiative, et qui furent couronnées de succès.Une campagne de souscriptions en faveur de la Presse Acadienne, en 1943, produisit plus de cent mille dollars et servit d’assise à l’édification d’un quotidien français à Moncton.Trois ans après, un semblable effort fut tenté en faveur de la radio française dans l’ouest.Cette seconde campagne permit d’offrir à nos frères des “Prairies” un montant dépassant deux cent mille dollars.De plus, la difficile obtention des permis de Ra-dio-St-Boniface et de Radio-Edmonton ne se réalisa finalement qu’avec l’aide tenace de patriotes français parmi lesquels figuraient des membres de la Survivance française, notamment M.Adrien Pouliot dont l’intervention à Calgary restera mémora-ble.Le travail d’équipe laisse évidemment à chaque membre de la Survivance française toute liberté d’initiative individuelle.C’est ainsi que M.l’abbé Adrien Verrette, de la Nouvelle-Angleterre, a mis sous le patronage de notre comité ses remarquables ouvrages consacrés, depuis quelques années, à la chronique de la vie franco-américaine.Colombie et Louisiane Notons, en terminant, une oeuvre de reviviscence française dont notre comité se réjouit particulièrement.Elle s’opère peu à peu dans le lointaine Colombie canadienne, où une élite généreuse travaille en collaboration avec notre Bureau central.La Louisiane française, elle aussi, entre de plus en plus dans le rayonnement du Congrès de 1937.\oilà, en somme, le bilan de dix années de Survivance française que soumet le Comité issu des résolutions du Congrès national.Nous croyons que ee bilan exprime de façon convaincante notre indéfectible volonté de servir, de toutes manières et dans toute la mesure de no» moyens d’action, la double cause catholique et française qui a motivé la fondation de l’oeuvre, qui justifie présentement, à n»s yeux, la création d’un ordre le mérite national: l’Ordre de la Fidélité Français*.En son dixième anniversaire de naissance, le Comité de la Survivance Française recueille comme une bénédiction du Souverain Pontife lui-même le mot d’ordre que voulait bien nous donner, il y a quelques setiai-nes.Son Excellence MonseigSeur le Délégué apostolique au Canada: “Vous ave* une double mission: conserver et répandr» votre héritage religieux et latio-nal.C’est votre droit de le garder, c’est votre devoir de le répandre.” Cette consigne, nous h recueillons avec respect et vive gratitude, bien résolus à et faire l’objectif immédiat de noire activité future.Antoine BERNARD, C.S.V.Au Club Rotary Le piquetage sert les fins des communistes Conférence d7un économiste — La préparation d'une révolution sociale au Canada — L'Université de Lénine — Il est temps d'ouvrir les yeux “Sous le couvert du piquetage ouvrier, des serviteurs du Kremlin entraînent actuellement leurs troupes de choc an vue de la révolution sociale au Canada”, déclarait, au déjeuner-causerie hebdomadaire du club Rotary en l’hôtel Mont-Royal, M.Gilbert E.Jackson, économiste canadien bien connu.La grève des Grands Lacs, un terrain d'apprentissage M.Jackson a précisé que la grève mettant aux prises les marins des Grands Lacs et quatre grandes compagnies maritimes dure déjà depuis des mois et qu’elle sert de terrain propice à l’entrainement des troupes de choc mobiles transportées d’un peu partout à travers le pays, par camion, par chemin de fer ou par tous les moyens possibles de transport, vers le lieu du combat.Dans cette grève des Grands Lacs, a dit le conférencier, des bandes armées ont empêché des marine de se rendre à bord de leurs navires, les ont tenus en embuscade, les ont battus ou les ont enlevés.D’autres bandes armées, à la façon de pirates, sont montées à bord des navires et là, par la force ou la menace de violence, se sont emparées de leurs équipages.Enfin, d’autres bandes ont empêché certains navires d’accoster au port.Le conférencier souligne ici que le simple fait pour ces bandes de tou- iours se trouver exactement au ion endroit et au moment propice présuppose un plan bien établi à l’avance, une autorité supérieure qui calcule de sang-froid des plans d’attaque bien définis, Les armées irrégulières ‘Tl est clair, ajoute le conférencier, que nous ne permet-Irons pas ici, au Canada, que de grandes armées de révolutionnaires soient constituées sous nos yeux.Mais les fascistes “rouges” ne se présenteront pas à nous en uniforme, ils ont plus de jugement-que cela! Si l’ennemi emploie alors une méthode moins apparente, plus habile parce que plus secrète, ne sommes-nous pas d’autant plus exposés au danger que nous nous croyons mieux protégés et négligeons ainsi nos moyens de défense?” L'école de la trahison “Heureusement”, dit-il, “la plupart des chefs ouvriers les plus influents du Canada engagent actuellement une lutta sans merci contre ces armées irrégulières du fascisme de Moscou.“Il est temps de nous réveiller et d’agir sagement.Si notre pays demeure dans la léthargie, il se réveillera dans les chaînes, comme ce fut le cas de plusieurs nations européennes.” Le conférencier a été présenté par M.Irving P.Rexford, ancien président du club Rotary, et il a été remercié par M.A.Edgar Whiting, président actuel du club, qui présidait aussi le déieuner.On remarquait A la table d’honneur M.le sénateur Léon-Mercier Gouin, ami intime du conférencier.^ Le pire de M.A.Précourt, P.S.S., victime d'un accident M.Prabé Précourt, qui fui pendant 33 ans typographe et contremaître au journal Le Canada, est décédé accidentelle-ment, lundi matin, à Lanoraie.i M.Précourt résidait depuis 5 ans, à Lanoraie, cbes son fils, M.Emile Précourt, aviculteur avantageusement connu de l’endroit.Alors que l’épouse de ce dernier était malade, lundi, et que le mari devait s’occuper des enfants et de la maison, son père s’est offert d’aller “faire le train” à sa place.Au bout d’une heure, il n’etait pas encore revenu à la maison.Son fils ae rendit alors ap champ et le trouva inanimé.D avait été attaqué et tué par un boeuf furieux.On fit venir le prêtre, mais la victime avait déjà expiré.Le ooro-ner Gervais, de Berthierville, a rendu un verdict de mort accidentelle.Né anx Trois-Rivières, M.Fra-bé Précourt était âgé de 74 ans et 6 mois.Il avait, par la suite, habité Montréal, alors qu’il avait été l’un des fondateurs de la paroisse Notre-Dame du Saint-Ro-saire, dans le quartier Villeray.II avait aussi été marguillier de cette paroisse.Le défunt était membre de la Ligue du Sacré-Coeur et Tertiai-i re de l’Ordre de Saint-François.Il avait publié, incidemment, ! le premier et le dernier numéro du Journal de P Agriculture, au cours des trente années d’existence de cette publication agri- Las fascistes “rouges” ont commencé à former leur “ar.mée” depuis quelque temps déjà.Ainsi, nous savons que depuis 1947 une institution connue sous le nom de l’Université Lénine a été fondée à Moscou.Un article publié à ce sujet dans la revue Maclean’s mentionnait qse tous les étudiants fréquen-t«nt l’Université Lénine sont imprégnés de la doctrine de la ré-Tolution ’mondiale, réclamant ane révolution par la violence au Canada.Des étrangers y sont admis, plusieurs Canadiens mêmes sont allés étudier à Moscou et l’un d’eux, parlant de l’instruction qu’on y donne, avait qualifié cette université d’“êcole de la trahison’’.Tous les étudiants de cette université reçoivent un entrainement de commando et une grande partie des chefs actuels du parti ouvrier-progressiste oa nadien sont d’anciens diplômés de cette université.Un flO! continu de jeunes Canadiens triés sur le volet, est envoyé ré' gulièrement à Moscou, afin d< suivre le même entrainement al de recevoir la même doctrine.Une misa an garda “C’est ainsi que se forme peu à peu au Canada l’armée secrète du fascisme rouge”, déclare M.Jackson.“En y regardant de plus près, ajoute-t-il, on peut déjà discerner les premières manifestations de son programme d’entraînement et de combat.” “Prenons garde”, dit en terminant M.Jackson, “que la cohésion des partisans ne se transforme en une guerre de guérillas.” cola.M.Précourt laisse dans le deuil, outre sa femme, née Maria Paquette, deux fils: M.l'ab-l>è Antonio Précourt, P.S.S., professeur au séminaire de philosophie de Montréal, at M.Emile Précourt, agriculteur de Lanoraie, où il perdit tragiquement la vie, et une fille, la Rév.Soeur Marie-de-Ste-Irène-des-Anges, de la Conimégation des RR.SS.de Ste-Crorx.La dépouille mortelle est exposée aux salons mortuaires J.-A.Bellefleur, 7736, rue Saint-Hubert.d’où le cortège est parti ee matin, à 8 heures 45 pour se rendre à l’église Notre-Dame-du-Rosaire où le service religieux sera célébré à 9 b- et de là au cimetière de la Cdte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Le Desoir off ce à la famille en deuil ses plus sincères condoléances.Délégués au congrès des municipality* Totot tes noms des délégués du conseM municipal montréalais au congrès de rUnion des municipalités, lequel aura lien la semaine prochaine à la Poin-te-au-Pic: MM.Léon Lortiç, Paid Sherman Smith et Harold Pewkes, représenteront la catégorie “C”, soit les corps publics; MM.Roméo Desorimiers, Stephen Stephen* et Emile Dubreuil.représenteront la classe des propriétaires et des locataires (les “B”) ; MM.W.-E.LauriauH, Victor Lévesque et Ulrlc Leblanc, seront les délégués des iqoprié-^ taires (classe “A”).La rentrée des classes 135,000 enfants entraient è l'école hier matin Ce n’est pas sur les plages ou dans les champs que garçons et filles ont pris le soleil, hier, mais à travers les vitres d’une classe au tableau noir bien propre et au parquet reluisant pour cette première journée de l’année scolaire.Cette première journée “d’école” est toujours le départ vera une aventure qui ne se termine pas de la même façon pour tout le monde.Il y a les tout petits conduits par leur maman ou par un frère aîné qui franchiront le seuil de l’école pour la première fois, les yeux brillants ou embués, se rappelant la promesse paternelle que “le plus beau temps de la vie c’est le temps de l’école”.Il y a ceux qui depuis longtemps déjà ont découvert ce que cette promesse avait de fallacieux; enfin il y a ceux qui y croient encore et pour qui la rentrée est vraiment un beau jour.Le peuple des écoles — 135,-000 enfants — a ses lois, ses coutumes, ses traditions bien à lui ex que les «Inès ne comprennent pas toujours.Certaines de ces traditions ne sont pas dénuées de cruauté, le sobriquet blessant, les jeux sournois; dau-tres sont empreintes d’une générosité magnifique.De toute façon, voilà un monde plein d’intérêt et auquel nous n’accorderons jamais trop de sollicitude et de tendresse, c’est le monde de la relève.A tous ces enfants et à leurs maîtres pour qui la rentrée pose aussi des problèmes, nous sou-haitons la meilleure des année scolaire.^ i Père et fiffe tout deux mafodes Ottawa, 8 (A.R.A.) — L'ambassadeur d’Argentine an Canada, $.E.Carlos Rodrigues, a dA revenir d’urgence des Etats-Unis, où il se préparait à subir lui-même une opération chirur- gcale, sous les soins .du pro-sseur Castroviejo, pour s’occuper du cas de sa fillette, Carolina, tombée malade à son tour.La aenorita Rodriguez a subi depuis une gravs opération à l’hôpdtal civique d’Ottawa, où elle fut soignée par les docteurs Smith, Collina, Knox, White et Maloney, Les funérailles du R.P.Dom Albert Jamet, O.S.B.Célébrées par S.Ex.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal Le vendredi, 27 août, eurent lieu en l’église de Saint-Eustache.P.Q.les funérailles solennelles du R.P.Dom Albert Jamet, O.S.B., moine de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, de la Congrégation de France, attaché au Prieuré de Saint-Benoît du Lac, chapelain des Moniales bénédictines de l'abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes.La levée du corps fut faite par M.l'abbé Henri Charbonneau, curé de Saint-Euslaehe.Le service fut célébré pontificalement par Son Excellence Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, assisté du R.P.Y.d’Or-sennens, S.J., socius du R.P.Provincial, et de M.l’abbé J.-L, Chartrand, curé de Saint-Agapit, comme diacres d’honneur; le prêtre assistant, le diacre et le sous-diacre étaient respectivement les RR.PP.Dom Sebastien I>ecomtc, Dom Paul De Serres et Dom Gérard Mercier, O.S.B., moines du Prieuré de Saint-Be-noit du Lac.M.l’ahbé Paul Tou-chette, secrétaire de Son Excellence agissait comme cérémo-niaire.Au sanctuaire avaient pris place: Son Excellence Mgr Prévost, des Missions Etrangères, préfet apostolique en Chine; le T.R.P.Prieur de Saint-Benoît du Lac, O.S.B.: le R.P.Léonard, O.C.R., représentant le Révéren-disrime Père Abbé de la Trappe d’ûka, et une vingtaine de prêtres et religieux.Son F:xcellencc Mgr Langlois, évêque de Valley-field et Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université de Montréal, ont fait exprimer le regret d’être retenus à la dernière heure, ainsi que plusieurs prêtres et amis par trop éloignés.A la demande de Mgr l’archevêque qui avait désiré célébrer le« funérailles à Saint-Eustacha è cause de l’exiguïté de la chapelle de l’abbaye Sainte-Marie, les moniales se rendirent à la tribune de l’église paroissiale pour y chanter “a eapella” le service de leur regretté chapelain.Etaient porteurs: MM.Gustave Monette, C.R., le Dr Panisset, de l’Université, Ch.Charbonneau J.-A.Gagnon, J.Constantin d J.-A.Goyer, Ph.Une assistance nombreuse d recueillie, aux premiers rangl de laquelle on remarquait toute) les religieuses du conseil général de la Congrégation Notre-Dame, était venue apporter au souvenir du moine, de l’ami fidèle et dévoué, de l’historien des gloirei canadiennes l’hommage de sa vé nération, de son affection et d» sa reconnaissance, et témoignei aux moines de Saint-Benoît du Lac et aux moniales de Sainte-Marie, en s’unissant à leur prière, sa profonde sympathie dam ce deuil si douloureux et inattendu qui les frappe aujourd’hui.L’absoute donnée par Son Excellence Mgr l'archevêque., la dépouille mortelle fut conduite à l’abbaye Sainte-Marie où un nouveau libéra fut chanté, présidé par le T.R.P.Prieur de Saint-Benoît du Lac, Q.S.B., qui, assisté de ses moines, se rendit proces-sionnellement au cimetière pour l’inhumation qui eut lieu selon le rituel romain Le chant plusieurs fois répété de l’“In Para-disum” plaçait les âmes dans les clartés de l’Eglise triomphante où les ont précédées tous ceux qui se sont endormis dans la paix du Seigneur.SA LAD A Waterman's JhjJuidfavc&M fvjJiêfnSm aMarit! 'A, A,t I II ‘W.M I m l-ll IB \ Il ri •>rff L-/FFF.F > rif* U SUMMUM DE LA , QUALITÉ ET DU RENDEMENT POUR CHAQUE ÉTUDIANTI Qémbm uttylA/afeAffuttLA?.'V Que la pointe soit enchâssée ou ardinaire, les lignes sont superbes et vous sves u choix de quatre jolies teintes! ù Smoujul wry tycdjûma/rCà ! U 0 Elle est toujours “première de sa claaee”, car elle écrit silencieusement, avec aisance, ;.et comports toute une gamme de pointes en or 14 carat*, aiguisées à la maint QckrfjMj wnt Wattima/tiA ! .Pour vons-même on en cadeau : : s En dame, an bureau ou à la maison aucune plume m'écrit comme une Waterman’s.Cette dernière set eupérieure en tout! IA TAFOm “CXUSADOir $5.95 CaraetMttiqma warnusbl—, qnand oa passe t soo prix: capuchon ’’Lock-Slip”, P«s»s assortis i l’Seritora.Modèles pour «¦¦•e st «amisors.Arec erajroe assorti, 19*1.£r*c/utf cfe yiofife’} t’tNSEMBfe» •DAUNUISt” $5.95 üa artist inecanparaMoe belle appsrence, rendemsat sûr.Modèles poor lai, poor elle.Avec crama $5.95 Le prix comprend la U manufacturière d’accise.Waterman's -Tip-rur us.fw
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