Le devoir, 6 novembre 1948, samedi 6 novembre 1948
< i < » T 4 4 4 « 4 "Vou» *v*x un* doubl* mission: pr*mic-r*ir»*nt, I* mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxième-rnent, la mission de répandre cet héritage, l'ajout* que c’*st votre droit de garder votre héritage, et votr* devoir de le répandre." Son Exc.Mgr lldebrando Antenluttl, délégué apostolique au Canada et è Terre-Neuve.Directeur : Gérard FIUON FAIS CE QUE DOIS VOLUME XXXIX — No 260 Rédacteur en chef : Osset HEROOX t.Léonard, ermite.TEMPS PROBABLE : NUAGEUX ET DOUX MONTREAL.SAMEDI.6 NOVEMBRE 1948 L’impossible neutralité Les torts ne sont pas tous du même côté —— Nous attraperons dos mauvais coups si nos gouvernants continuent à pratiquer une politique de provocation Notre gouvernement vient de déclarer la nièrç.Il n’y a que noua, peuples d’Amérique, Importante conférence à Londres L'UNIVERSITE D'OTTAWA guerre à la neutralité.M.Saint-Laurent affirmait la semaine dernière que le Canada ne pourra rester en dehors du prochain conflit, même si ses habitants étaient à 11,999,-999 contre 1 pour la neutralité.M.Claxton déclarait de son côté qu’il n’avait entendu que quelques personnes parler de la possibi lité pour le Canada de rester neutre dans la prochaine guerre.Il n’avait sûrement pas lu l’article du Citizen d’Ottawa, journal libéral, que nous reproduisons ci-contre.C’est la première fois à notre connaissance qu’un journal de langue anglaise expose d’une façon aussi di recte les avantages pour le Canada d’une politique de Neutralité.Pour M.Saint-Laurent, pour M.Claxton, pour tous les ministres du gouvernement, la neutralité voilà l’ennemi.C’est elle qu’il faut combattre, c’est elle qu'il faut discréditer.Ceux qui parlent de neutralité sont des mauvais citoyens, presque des traîtres.Les patriotes sont ceux qui prêchent une interven tion prompte et totale dans tous les conflits qui éclatent périodiquement sur notre pla nète.La neutralité serait impossible, affirme M.Saint-Laurent.Il a raison, si nous per sistons dans notre attitude provocante vis-à-vis de tous les ennemis éventuels.Celui qui court au-devant du danger périra.Ce serait miracle que la Russie nous épargnât au cas de conflit avec les Etats-Unis après toutes les déclarations bellicistes que nous avons prononcées sur son compte depuis un an.Car enfin il faut bien se rendre compte que les torts ne sont pas tous du même côté.La Russie, c’est évident, a des péchés graves sur la conscience.Mais les Etats-Unis, s’ils voulaient s’examiner minutieusement, se découvriraient peut-être quelques peccadilles.On fait grand état des pays satellites dont la Russie s’est entourée depuis la chute de Berlin.Nous oublions cependant que les Etats-Unis en ont un bien plus grand nombre, qu’ils tiennent sous étroite surveillance.Après tout on ne voit pas très bien quelle différence peut exister entre la Bulgarie et la Grèce en fait d’indépendance politique.Les deux sont sous la botte d’une puissance impérialiste: les soldats américains doivent être aussi gênants à Athènes que le sont les agents du Kremlin à Sofia.Il y a quelques mois, des journaux de Montréal et de New-York publiaient.une carte géographique montrant les bases d’où l’aviation américaine irait bombarder Moscou advenant une nouvelle guerre.Elles étaient situées en Chine, aux Indfes, en Iran, en Asie mineure, en Afrique du Nord, en Grèce, en Allemagne occidentale, en Grande-Bretagne,r en Islande.Si les journaux de Moscou publiaient une carte montrant des avions soviétiques convergeant sur Montréal de Terre-Neuve, du Groenland, des Bermudes, de Cuba, du Mexique et de l’Alaska,* nous serions à juste titre effrayés.Instinctivement nous chercherions à protéger nos frontières en les couvrant par un glacis d’Etats satellites.Com-mqnistes ou non, les Russes sont des hom-mès et ils ont peur d’une nouvelle guerre comme tous les peuples qui ont subi la der- qui n’avons pas la moindre idée des atrocités de la guerre moderne, pour parler d’un nouveau conflit avec une légèreté qui frise l’inconscience.Si par conséquent les responsabilités sont partagées entre les deux puissances qui s’affrontent, pourquoi nous faudrait-il nécessairement prendre parti pour l’une contre l’autre?La pression exercée sur nous par les Etats-Unis?Mais alors cela reviendrait à dire que nous ne sommes pas plus libres de notre politique que ne sont la Pologne, la Roumanie ou la Hongrie?Pourquoi dès lors nous apitoyer sur leur sort?Ne vaudrait-il pas mieux pleurer sur le nôtre et nous efforcer de le rendre meilleur?La tradition française qui s'esf maintenue pendant umiècle de luttes La préparation du pacte de T Atlantique-Nord reprend en hâte Mgr Cuiguos et La Fontaine —- La charte de 1866 est obtenue pour une université française — L'anglais proclamé langue officielle de l'Université en 1874 — La crise de 1901 et la réaction de Mgr Duhamel — L'époque des Charlebois — Comment s'exprimait cette tradition française en 1930 A la suite de la réélection du président Truman —- Le projet de pacte serait soumis au Congrès en janvier-Entretiens militaires dès aujourd'hui à Hanovre — Réunion des sept Etats intéressés à Washington au début de décembre Il y avait en Europe durant la dernière guerre des pays beaucoup plus exposés que le nôtre et qui ont réussi à force d’adresse à protéger leur neutralité.La Suède, la Suisse, l’Espagne, la Turquie, l’Irlande occupaient des points stratégiques au moins aussi essentiels que le Canada et pourtant ces cinq pays ont manoeuvré de manière à rester en dehors du conflit, tandis que nous, nous nous sommes lancés tête baissée dans la mêlée avant même d’être indirectement menacés.Seulement les chefs de ces Etats ont pris grand soin d’éviter tout ce qui avait l’allure d’une provocation à l’endroit de l’un ou de l’autre camp.Il fallut par exemple des ressources extraordinaires de diplomatie à un De Valera pour empêcher la Grande-Bretagne d'occuper par la force certains ports irlandais jugés indispensables à la défense navale de la GranderBretagne ; de même Franco dut déployer une extrême habileté pour retenir aux Pyrénées les armées allemandes.Nous ne demandons pas au gouvernement canadien de faire des prodiges.Mais nous avons le droit d’exiger qu’il cesse par des propos et des gestes provocateurs de nous attirer des mauvais coups.Est-ce à dire que nous nous opposons à tout préparatif de caractère défensif?Pas du tout.Etant donné que nous sommes entourés de gangsters au sud comme au nord, nous devons nous assurer une protection raisonnable: autrement dit, nous devons défen dre notre neutralité.Ce qui est bien différent de lier partie avec l’un des gangsters en vue d’attaquer l’autre.Dans le conflit qui n’est peut-être pas aussi imminent qu’on le dit mais qui se dessine comme de plus en plus probable entre les Etats-Unis et la Russie, nous attraperons inévitablement des coupas si nos gouvernants continuent à nous diriger d’une manière aussi inconsciente.Il faut que l’opinion publique leur fasse entendre raison et qu’elle leur fasse sentir qu’elle leur tiendra rigueur des maladresses qu’ils auront commises.(par Pierre VIGEAST) V Pendant le premier siècle de son histoire qui vient de s’achever et que l’on a voulu marquer par de grandes fêtes, l’Université d’Ottawa, a été constamment l’enjeu de dures luttes qui mettaient aux prises les tenants des deux cultures qui s’opposent au Canada.Sa situation géographique à la frontière du Canada français et du Canada anglais en faisait un champ de bataille tout indiqué.Les assauts anglais ont été nombreux, mais ils ont toujours été suivis de réactions françaises.Et à travers toutes ces luttes et toutes ces péripéties, on peut suivre une tradition française ininterrompue.Aux cours des fêtes du centenaire, on a insisté sur le caractère bilingue de l’Université, qui était secondaire et qui répondait à des exigences qui ne sont pas les mêmes aujourd’hui qu’en 184S on n’a pas suffisamment insisté sur le caractère français de l’institution qui doit être notre troisième université après Laval et Montréal.Les originel La neutralité n’est pas un idéal irréalisable si toute notre politique est dirigée vers cet objectif.Mais elle l’est à coup sûr, si nous continuons à préconiser même en temps de paix une politique d’agression.Gérard FIUON BLOCS-NOTES Jouer au fou » Nous félicitions U Commission dés èqoles catholiques de Montréal, il y a un mois, des offres nouvelles qu’elle paraissait avoir faites à scs instituteurs; nous reconnaissions avec plaisir qu’elle adoptait une attitude plus ouverte et plus juste.Eh bien U n’en est rien.Les “offres nouvelles” n’avaient au- cun caractère d’authenticité.On les a faites sans les faire, tout en les faisant et les défaisant à la fols.L’entente officieuse a été officiellement déchirée.C’était, semble-t-il, pure politique d’apaisement — de .ce genre d’apaise-ment qui vous exaspère à coup sûr tous les intéressés.La Commission revient à ses mesquineries.Elle caleuje tout, sauf la vj* des instituteurs et la cause même de l’éducation.Je comprends, pour ma part, le réflexe des Instituteurs qui ne veulent plus se faire rouler, et qui commencent à parler haut.Le nouveau chef d'opposlHon Les députés liberaux auront à leur tète un homme de valeur dont la situation ne sera pas facile.M.Geo.Marier est un esprit distingué, il s’exprime couramment en français comme en anglais, at ne parle jamais pour na rien dire.En politique extérieure, U est nettement et huit députés, lui compris, dont deux nouveaux venus et six représentants de comtés à majorité anglophone.Comment, dans ces conditions, M.Marier pourra-t-il conduire efficacement l’opposition en face d’un chef tout-puissant qui n’a pas la réputation d’user discrètement de sa force ?On lui souhaite bonne chance, mais on se demande comment il réussira, lui qui est aux antipodes des idées qui dominent dans la province.Qui vivra verra Libéraux fédéraux et libéraux provinciaux viennent de se quitter: qu’ils disent.Estimant les uns et les autres qu’ils s’embarrassaient plutôt que de s’aider, ils se disent: au revoir.Mais ne continueront-ils pas à se voir ?Cette rupture pourrait permettre aux provinciaux de se retrouver eux-mêmes, de se retremper.II faudrait pour cela consentir à des années ne misère, avec upe caisse électorale presque inexistante et des chefs peu connus ou mal acceptés Mais si l’Action Pi .IM ., „ .— beraie a la direction qu’on prétend, elle reste fédérale dans son ’olitique Li- coeur plus que ne l’a jamais été M.Godbout, Et dans ce cas, le * * cv* n i • rrt «’* ___•• 1 schisme” ferait partie d’une Uff— * • - parfois courageusement impéria- li ' *- — liste (Il fut une fols le seuj dèpu- latlve té de toute l’Assemblée législative à voter contre une motion con- damnant la eonacription).Kn politique intérieure, 11 accepte lea thèses cèntraiisatricê» du parti libéral, bièn qu’il n’ait p*a souvent abordé 1# problèma en Chambre.En matière sociale et économique, il a généralement les réDexei capitalistes, et M.Duplessis, qui s’y connaît, l’a déjà appelé “la Voix de la rue tactique fort astucieuse André L Cliniques industrielles Noua sommes bien souvent portes è mettre sur le compte de causés indépendantes de le volonté humslna — circonstances favorable», millau propice, etc.— la réussite de nos compatriotes anglais au domaine da l’in-dustrie.Mais c’est un peu par dépit.Avec un peu de sincérité, nous reconnaîtrons qu« leur succès tient surtout à ce qu’ils voient sérieusement à leurs affaires.Un simple fait mesure leur nos industriels.La Chambre de commerce de Montréal organisait récemment une série de cliniques industrielles sur "le facteur humain dans l’entreprise”, dont la première s’est tenue mercredi dernier.Les conférenciers sont de tout premier ordre; trois Américains, autorités reconnues dans les sujets qu’ils traitent.De plus, un système éprouvé d’étude en groupe permet la mise en com' mun des expériences, le “bras sage” des idées.On conçoit tout l’intérêt que de telles réunion* peuvent avoir pour un Industriel désireux d’améliorer son entre- prise.Or, des 450 participante à la première clinique, 30 pour eeot étaient Canadiens français.Et pourtant Dieu sait si on le* avait sollicités.Les Canadiens an- glais, eux, sont venus en nom- I ' ire sans qu’il ait été besoin de faire chez eux une forte propagande.Ils avaient compris, tout simplement.La Chambre de commerce est heureuse, certes, de rendre service aux industriels de langue anglaise.Mais elle ne comprend pas que les nôtres restent apathiques à ce point devant une or- ganisation qui peut leur rendre q< e si grands services.Il y a là un curieux phénomène d’insouciance qui pourrait occuper nos historiens.Il reste encore deux cliniques dans la série, qui auront lieu les mercredis, 10 st 17 novembre prochains.Espérons que les Canadiens français y seront plus nombreux.GILLES M.L'aéroport de Tegel inauguré à Berlin Berlin, ¦ \ ¦¦¦ ¦ /.¥@" ' .v43 i v.v ¦.i'Vià iri .RAT MUSQUE "ASSEUN" (DOS DU NORD) Epaules élargies, poignets ajustés ou relevés, manches dernier modèle, pleine longueur.Un style exclusif conçu et confectionné d'après les données de mode nouvelle, et selon la coupe exclusive “Asselin”.A ce prix réduit .* BT PLU» Très beau choix de mouton de Perse $450 et plus.Merveilleux assortiment de capes, boléros et trois-quarts 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COMMERCIAL, LA COULEUR, LE PAYSAGE, L'ARCHITECTURE, LES REPORTAGES ILLUSTRES, LE CINEMA CHEZ SOI, ETC., ETC.L'étudiant n'a pas à posséder un équipement photographique compliqué et dispendieux pour tirer profit de ses cours.Les professeurs se feront aussi un devoir de considérer le* problèmes et les ombitions personnelles de chacun des étudiants.Inscrivez-vous immédiatement.Ouverture des cour* le 8 novembre 1948.Pour plus amples renseignements, adressez-vous à L'Inititut Canadien de Photographie 218 ouest, rue Notre-Dcme, Montréal Téléphone : MA.2291 Ce qu'il reçoit Sans parler des laboratoires de recherches qui poursuivent sans cesse des expériences de chimie, de physiologie, de biologie afin de contribuer à l’amélioration de la santé des individus.et des peuples, considérons le rôle du médecin dans la société.Il n’est pas besoin de faire l’éloge du médecin de campagne ou du médecin de faubourgs ou de banlieues qui peine et trime vingt-quatre heures par jour pendant les trois cent soixante-cinq jours de l’année; il est peu d’ouvriers, qui, de nos jours, consentiraient le dimanche et la nuit comme le font ces gens-là.Heureusement (?) la médecine socialisée viendra bientôt leur rendre le repos de la nuit, des fins de semaines, des vacances, des cours de perfectionnement.D’ailleurs devant la marée montante de l’individualisme, de l’égoïsme des gens de tous milieux, le médecin a déjà pensé qu’ii n’était pas le serf de la société.Et déjà on s’en plaint, que sera-ce quand le médecin aura jes heures de travail et que le client devra recourir tantôt aux services de celui-ci, tantôt aux services de celui-là?Mais ce sont là choses à venir.“Pour aider les autres à faire fortune”.Combien de médecins font fortune dans l’exercice de leur profession?Il est vrai que le médecin doit mener une vie d’apparat; bien logé, bien vêtu, même s’il ne porte plus le haut de forme de ses pères, roulant l’automobile et faisant instruire sa famille dans les grandes institutions.Vient-il à mourir, sa famille doit aussitôt serrer les cordons quand elle ne tombe pas dans une déchéance voisine de la pauvreté.Il n’y a pas à s’en surprendre quand on sait que les honoraires du médecin restent impayés dans la proportion de 25 à 40%.Aussi les médecins riches sont ils l’infime minorité et si vous avez quelque expérience en ce milieu, vous savez que c’est la triste réalité.A qui ?Mais la science que le médecin a prisée à l’université, elle a profité à quelqu’un.A qui?Aux pauvres comme aux riches, au colon, au cultivateur, à l’ouvrier dont les revenus suffisent à pei ne à élever sa famille.Et, il faut le dire, beaucoup en profitent sans retour.S’il fallait faire le compte des Canadiens qui sont nés à crédit, même de ceux qui restent encore débiteurs de leurs frais de naissance, vous verriez que des milliers de personnes ont au moins une dette de reconnaissance envers 1* médecin qui le premier leur a tapoté l’échine et partant envers l’université qui a formé cet être indispensable à toute société organisée.Poursuivons.A qui doit-on l'amélioration des statistiques vitales?Les vaccins, les sérums et l’application de tous les agents thérapeutiques qui ont réduit de façon radicale la mortalité infantile et aussi celle des adultes, à qui les doit-on?L’ouvrier, comme les autres, en a profité et si les universités n’avaient pas façonné des savants, des chercheurs et des praticiens, le niveau de santé chez le peuple aurait-il connu l’essor d’aujourd’hui?Us hôpitaux Parlons des hôpitaux.Le médecin d’hôpital, à en croire le public, fait des monceaux d’argent.Il peine, il sue, passe d’un lit à l’autre, donne les consultations aux dispensaires et pour ce, il passe une bonne partie de la journée à l’hôpital.Et d’ajouter chacun: il est grassement payé par l’hôpital sinon par le gouvernement.Allez donc dire à ces gens que le médecin d’hôpital donne ses soins gratuitement dans les dispensaires et dans les salles publiques, personne ne vous croira.C’est pourtant un fait.Tous les patients d’assistance publique et tous les indigents ou censés tels qui consultent aux dispensaires (il y en a plusieurs milliers, chaque jour, à Montréal) sont traités gratuitement par les médecins de service.Or qui en profite?Ne sont-ce pas les personnes de revenus modestes et pour la phis grande part das ouvriers?La reconnaissanse n’étant pas monnaie courante, n’en demandons pas plus aux déshérités qu’à ceux qui croient avoir acquitté leur dette ta acquittant leur facture d’honoraires, d’autant plus qu’ils ignorent ou ne peuvent pas comprendre le zèle désintéressé des médecins qui les ont soignés, anesthésiés, opérés.Enfin H est un bon nombre de fils d’ouvriers, d’artisans, de cultivateurs qui profitent de l’enseignement universitaire et plusieurs médecins sont issus de familles à revenus modestes.Les fils des ouvriers ont droit à l’enseignement universitaire comme ceux du reste de la société.Un« datte Bt voilà comment l’ouvrier doit à ses universités une dette UN APPEL AU SECOURS ¥ E 26 octobre dernier, la J.O.C.présentait, au premier mi- nistre de la province, un mémoire dont le Front ouvrier du 30 octobre nous communique le texte intégral.C’est un document sobre, appuyé sur des faits certains et rédigé sans la moindre arrière-pensée politique.Ce mémoire traite de deux problèmes principaux, de deux problèmes si graves et déjà si anciens qu’on ne croit plus trouver rien à dire quand il s’agit de les aborder : la préparation des jeunes au travail et la crise du logement.• Les dirigeants de la J.O.C.trouvent pourtant des mots nouveaux pour exposer la situation, en regard surtout du premier problème étudié.Trois paragraphes, cités textuellement, donneront au lecteur une idée précise du sort que notre régime scolaire fait aux jeunes travailleurs.Nos enquêtes faites d’une façon rigoureusement scientifique nous révèlent que sur 200.000 jeunes ouvriers, 88,000 ont commencé à travailler à 15 ans ou moins et que, sur le même nombre, 139,000 l'ont fait avant 16 ans.Quand, on sait l'absence de tout système rationnel et généralisé d'orientation professionnelle dans nos écoles primaires, il est évident que ces jeunes, et chaque année leur nombre augmente de 15,000 environ, vont tout droit vers l’insécurité.Nous félicitons le gouvernement de ses belles réalisations dans le domaine de l’apprentissage.Qui niera cependant que seulement les jeunes issus de familles plus favorisées peuvent en profiter?Les obligations familiales souvent très lourdes oui retombent sur les épaules de 6\% des jeunes salariés du Québec leur défendent tout accès aux Ecoles d'Arts et Métiers nWpnrMleS tecJ1r},8WO»oo»oooqGOooooooooeary) 10.05 Punitions: Saint;-Laurent, Mu-die (2) et Conway.Deuxième période 2— Canadiens: Saint-Laurent (O’Leary) .8.04 3— Canadiens: Grigg (Roche) .10.40 Punitions: St-Laurent, Gervais et O’Leary.Troisième période Aucun point.Punitions: Mudi* (2), Roche, Conway et Ron.Grigg.DEUXIEME JOUTE Première période Aucun point.Punitic initions: Bourassa et Dolbec.Deuxième période 1— Trois-Rivières: Larrivé* 1.41 2— National: Desaulnier* (Trudel et Dolbec) .9.18 3— National: Pépin (Bourgie) .10.18 4— National: Dolbe« (Desaulnlers) .17.40 Aucune punition.Troisième période 5— National: Dolbec Desaulnier» et Marchand 3.35 6— Trois-Rivières: Saindon (Généreux) .12.25 7^-JNational: Bourgie .19.50 Aucune punition.Les Rovers visiteront le club Royal demain * .- .La* New-Yorkais viendront s'attaquer aux meneurs de la ligue Senior demain après-midi au Forum — Les autres joutes du circuit Slater prem: saison, les Rovers de New-York envahiront le Forum de Montréal, demain après-midi, alors qu’ils s’attaqueront au Royal dan* une parti* régulière de la ligue Senior.Les Rover* n’ont P a* gagné phtsieuna joutes depths lie débwt du calendrier de joutes, mais dans chaque partie qu'ils ont Kvré, les joueurs de Phü Watson ont su fournir beaucoup d’action.Le* Rovers comptent un alignement de jeunes joueurs, qui n’ont pas beaucoup d’expérience dans les rangs senior, mais Ils sont très combatifs et promettent pour l’avenir.Phil Watson est enchanté du rendement de ses joueurs, même si son club n’a remporté que deux victoires en dix parties disputée* jusqu'ici.L’an dernier, les Rovers ont donné beaucoup de fil à retordre au Royal et nul doute que la lutte sera de nouveau contestée entre ces deux équipe* cet hiver.(Jette joute du Royal sera la seule pour les joueurs de Carlin en fin de semaine.Ce soir, deux joutes sont au programme.I.es As de Valleyfield se rendront à Lake Placid, N.Y., pour y rencontrer le* Rovers de New-York.Demain après-midi, outre la joute Rovers-Roual au Forum, te Shawinigan fera face au Sherbrooke à Sherbrooke, tandis que les Sénateurs d’Ottawa seront les hôtes de* Braves à Valleyfield.LE CLASSEMENT DES EQUIPES Ligue Nationale g P n p c p Detroit .I 1 1 2(1 7 11 Boston .4 1 1 24 11 9 Canadiens .2 2 3 20 1 8 7 Toronto .s.3 4 0 14 17 6 Ranger» .1 3 1 6 15 3 Chicago .1 5 0 10 31 2 NEW EDINBURGH EST DECLASSE Cornwall, 6 — Dans une partie régulière de la Hgue senior de l’est du Canada, disputée hier soir, le ciub local a facilement écrasé le New Edinburgh par 13 A 3, L’étoile dea vainqueurs fut F.Long qui a compté quatre buts.Paquette a été solide dans la cage du club gagnant.Alignement des équipes: NEW EDINBURGH — Buts Craig; défense*: Kuzmaski.Laurin; contre, Leggo: ailes: Wilkinson, Auclair.Subs.: Rockburn, Munroe, Armstrong, Bourdon, Pope, Johnson, Young, Callum.CORNWALL — Buts: Paquette; défenses: Hodgson Maun-drell; centre: P.Long; ailes: Lebrun, Gardner.Sub*.: Batten, Carson.Emcrton, Dennison, Den-neny, F.Long, Flanigan, Lapen-sée.Arbitres: Peterkin et Marshall Sommaire.Première période 1 Edinburgh: Bourdon .3.25 2 Cornwall: P, Long .7.06 3 Edinburgh: Johnson .15.05 Pun.: Carson, Bourdon, Johnson.Deuxième période 4 Cornwall: Lebrun .1.20 i Cornwall: F.Long .2.35 .6 Cornwall: Denneny .4.28 7 Cornwall: P.Long .* .4.40 8 Cornwall: F.Long .9.10 9 Edinburgh: Bourdon .16.55 10 Cornwall: F.Long .17.40 Pun.: Wilkinson, Leggo, Hod-son.Emerton, Gardner, Wilkinson.Troisième période 12.Cornwall: Batten .2.57 13 Cornwall: Maundrell .5.40 14 Cornwall: Lebrun .11.57 15 Cornwall: Emerton .12.55 16 Cornwall: F.Long .16.08 Aucune punition.< LE PROVIDENCE EST VICTORIEUX Washington, 6.— Les Rouges de Providence ont remporté leur septième victoire en 10 parties disputées cette saison dans la ligue Américaine, alors qu’ils ont vaincu Washington par 7 à 2, hier soir.La défaite des Lions de Washington était leur 9e en 12 parties.L’étoile des vainqueurs furent Laplante, un athlète de Lachi-ne, qui a enregistré une paire de buts.Les autres compteurs du Providence furent Liscombe, Michaluk, Stanley, McGill et Stoddard, tandis que Schultz et Mousseau ont compté les buts du Washington.Le Providence domine la section est dans la ligue Américaine avec une avance de cinq points sur le Hershey, dirigé par Don Penniston.PROVIDENCE — Ruts: Bennett; défenses: Summers, Michaluk; centre: Hamilton; ailes: Scherza, Chad; subs.: Reardon, Stanley, Arcand, Fraser, Laplante, Liscombe, Bédard, McGill, Kapusta, Stoddard.WASHINGTON — Buts: Crow-dis; défenses: Vitale, Wilson; centre: D.Porteous; ailes: Duggan, Mousseau: subs.: Dick, Foley, Schultz, McGuire, F.Porteous.Archambault, Ciuman.Ba-bey, McAtee, Goldup.SOMMAIRE Première période 1— Providence: Michaluk, (Liscombe) .5.50 2— Providence: Laplante, (Kapusta-Summers) 12.52 3— Providence: Stanley, (Bédard-Liscombe) .15.32 Deuxième période 4— Washington: Schultz, (F.Porteous-Wilson) .11.05 5— Washington: Mousseau, (Archambeault) .13.42 JB—Providence: Stoddard, (Laplante-Kapusta) .19.54 Punitions: Michaluk, Vitale.Troisième période 7— Providence: Liscombe, (Bédard-Michaluk) .13.43 8— Providence: McGill, (Hamilton) .16.38 9— Providence: Laplante, (Kapusta) .18.33 HYDRO-QUEBEC EST VAINCU Le Northern Electric a remporté sa première victoire de la saison dans la ligue Montréal en triomphant du club Hydro-Québec par 7 à 2 à l’auditorium de Verdun, hier soir.Dans la deuxième partie au programme, les clubs Oranc et C.N.R.ont annulé am compte de 1 à 1.Les deux parties furent intéressantes et FORUM CE SOIR A 8.30 HOCKEY PROFESSIONNEL DETROIT ~\ VS CANADIENS BUIeti $1.50 en vente i 10 tarei A.M BlUeti $1.15 en rente à 7 hres P.M.à l'entrée de la rne Bt-I.vc •enlement.Oimanch*, 7 no», é 2 h.30 p.m.LIGUE DE HOCKEY SENIOR ROYALS NEW-YORK Prix : 51.50, *1.25, 51.00.Enfanta .50 Lei abonné* «ont prié* d’aller chercher leur* billet* avant 1 h.p.m.Dinttncb*.7 a or.3 2 h.10 p.r LIGUE DE HOCKEY JUNIOR ROYALS NATIONAL Prix: *1.00, .50 Enfant* M Les Alouettes joueront a Hamilton, aujourd’hui Le club de Lew Hayman espère l'emporter contre les Wild Cats afin de pouvoir se qualifier pour les éliminatoires Les Alouettes sont en parfaite condition pour leur joute de cet après-midi contre les Wildcats à Hamilton.Ce sera la dernière joute régulière pour les deux clul^s.I/C club local se doit de l’emporter pour s’assurer définitivement une place dans les éliminatoires d’après-saison.Une défaite pour les Argos contre les Rough Riders éliminerait cependant le club de la Ville-Reine et cela même si les Alouettes perdaient.Les joueurs de Hayman possèdent présentement un noinl d’avance sur les \rgos en deuxième place du circuit.Ce sera sans contredit la joute la plus importante du club cette saison.Lors de la dernière visite disputées devant une foule considérable.Dans la première partie Lnber-ge fut en vedette pour le Northern avec une paire de buts, tandis que David.Gagné et Colby ont également joué avec brio.Marcel Thuot a compté l’uni-mie but du Crane dans la deux-ième partie marquée d’un duel de gardiens de buts.Bill Hnridow a été le compteur du C.N.R.des Alouettes à Hamilton, les Wildcats l’avaient emporté difficilement au compte de 12 à 11.Lew Hayman a déclaré après la pratique de mercredi, qu’à l’exception de Ralph Webber, tous les joueurs seraient en uniforme pour la joute.Hayman compte beaucoup sur Knglish, Toohy, Douglas et Taylor pour triompher à Hamilton.II est évident que la ligne jouera encore un rôle d’importance et nue Virgil Wagner se signalera.Les Alouettes ont connu une bonne saison bien qu’ils aient été handicapés par les blessures au début de la saison.Ils sont favoris pour se qualifier pour les détails et devraient ensuite livrer une hilte intéressantes aux Rough Iliders pour le championat du Big Four.Le colosse Bronco Reese se plaît tellement à Montréal qu’il désire y demeurer en permanence.Reese a déclaré qu’il n’a jamais été aussi heureux qu’à Montréal.La première joute des détails, en autant que les Alouet tes se qualifieront, aura lieu dans la métropole le jour du souvenir, soit le 11 novembre.La deuxième partie de la série de deux joutes, total des points, sera présentée le samedi suivant dans la capitale canadienne.CARTES PROFESSIONNELLES ASSURANCE Horace Labrecque et Fils Liée COtJHTIERS D'ASSURANCES Noua Invitons !•« communauté* n-Ugleuaes à se prévaloir d* no* «*r-vlce* p&itlcullera «L St-Prsnçols-Xxvlrr, Montréal TéL MArqnette 2.HVÎ3M AVOCATS Trudeau, Beauregard, Beaulieu & Ethier AVOCATS ET PROCUREUR* Maurice Trudeau.C.R.Philippe Beauregard.C.R., Roger Beaulieu, J.-AUred Ethier.*04 ouest, Notre-Dame - LA.1126-7-1 COMPTABLES Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cil Comptables agréé* Chartered Accountants Maur.Chartré C.A.Maur.Samson, C.A.A.-E.Beauvais, CA J.-P.Gauthier.C.A.Won côté, C.A.Gér.Marceau.O.A.Luc.-P.Bélalr.CJL Lionel Houssin, CJl Jacq.Angers.C.A.Dollard Huot.CA.AID.Oameau, C.A.Raym.Portier, C.A.lean Lacroix.C.A.Guy Bernard, C.A.Percy Auger.C.A.H.Bourgolng.CA.f-oger Roy.O.A.Montréal Québec Rony* Anatole Panier, e.r., Guy Vanfer, c.r.VANIER Gr VANIER AVOCAT* ST west, rue Saint-Jacquet WéL IIArbour 2S41 LUCIEN VIAU r» ASSOCIES Comptable* aqtiéo LUCIEN VIAU.C.A.CHAS DESROCHES, C.A.FERNAND RHEAULT, CJL 159 0., rue Craig, MA.133 (EDIFICE DES TRAMWAYS) BREVETS D'INVENTION /e Manuel de l’Inventeur ^ 7 et formute de preu ve ^ °ini/e,ft,0n ecrn'»2 ALBERT FOURNIER “wuPdtBoemjsiimn VIAU fie ROBIN Comptable* Agréé* L(7CIEN-D.VIAU.C.A.H -LIONEL ROBIN, O.A.JACQUES-R.CHADILLOlf.C.A.445V, ru* Wellington, VERDUN YO.0642 >0^î)OCUk >^934SIiC SIÎ CATHERINE!!! MONT mm RÉAL Brevets d’invention MARQUES DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tous pays MARION & MARION Raymond-A.Roule.J.-Alfred Baatlen 761 ouest, rue Sle-Citherlne MONTREAL MEDECIN COMPTABLES P.-A.GAGNON & CIE CompteMes a«reé* Cbsitered Accountant* R.GAGNON, C.A.IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.HArbour 5996 Tél.CR.3958 Tou* le* Jour* : S à 4 p.m.Excepté samedi et dlmanch* Soir : 7 k 9 p.m.Lundi - Mercredi - Vendredi Or Alfred Adam «780 ST-DENIS ’ ^ Spécialité* "vl'F RHUMATISME DESINTOXICATION Montréal Hurtubâse & Richard Comptable* agrév* Léon-A HURTUBISE.CA, Gérard HURTUBISE, CA Maurice RICHARD, C.A Ueorges-R.MARTIN, CA.Marcel BISSON.C.A 60, St-Jacques Montréal * téléphones : HA 9562 • HA *739 Electricité médical* Rayon* x Dr Maxime Brisebois L.G.M.C.P.R.C.Sæ D* la Faculté de Médecin* 4* Part* Maladie* génitale*, endocrinienne*, urinaires, digestive», circulatoire*.FRontenac 5*82 516 Sherbiooke est OPTOMETRISTES-OPTICIENS NOTAIRE ROLAND A.DIAMOND L.LL., L.S.C., C.A.Notaire et Comptable Agréé 507, Place d’Anne» MArqnette 9351 (EdlMce Aldred > Ré* AT.1396 HA IS«« J.-A.MESSIER, o^.OPTOMETRISTE Spécialité : Examen d* la vue — ajustement de verres de contact.PHANEUF R MESSIER 17 67, Saint-Denis — Montréal Examen des yeux Reparation de lunettea Service postal Léo-Paul Trottier, o.d.OPTOMETRISTE et OPTICIEN 1656 est, a».Mont-Royal - FR.m ASSURANCES 4Assurance Mir b ftf Satibepfte MONTRCAV NARCISSE PU CHARME, Présitaiit % i 'AGE DOUZE Montréal, samedi, LE DEVOIR 6 1948 LES CERCLES DES JEUNES NATURALISTES Affiliés à la Société canadienne d’Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique par le gouvernement de la province de Québec Adresse : 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal Chronique No 915 Samedi, 6 novembre 1948 Les crins de cheval par l'abbé Ovila Fournier, directeur général des CJ.N.“Coupez deux brins de gazon imprégnés de la rosée de mai, exposez-les côte à côte, serrés étroitement l’un contre l'autre, aux rayons du soleil, et vous alliez en quelques heures un grand nombre d'anguilles.Un cheveu (je la crinière d’un cheval ou un crin qui se détache de sa queue et tombe dans un ruisseau deviennent des anguilles.” ('.online elles doivent être savoureuses ces anguilles nées de la tendre conversation, sous l'oeil bienveillant du soleil, de deux brins de gazon! Comme elles doivent être courageuses et vaillantes ces anguilles issues du poil d’un fier coursier! Ces légendes bien extraordinaires circulaient couramment, il a quelques siècles, au temps de Ronsard.Le grand Pasteur a sans doute donné le coup de grâce à la théorie de la génération spontanée, mais les légendes ne sont pas complètement disparues.On les rencontre encore parfois, même en plein XXe siècle.L'histoire des crins de cheval, — les petites anguilles de la légende, — n’est pas banale.C.e n’est d’ailleurs qu’une des nombreuses Merveilles que recèlent nos cours d’eau.* * * On rencontre parfois, au bord d’une rivière, au voisinage d'une soqrce ou simplement dans son évier de toilette, un ver rond de la grosseur d’une corde de violon ou d’un gros crin de cheval et d’une longueur pouvant dépasser deux pieds.On le trouve souvent enroulé: parfois plusieurs de ces vers sont tordus en un paquet Inextricable -'t difficile à démêler.Si vous avez la natiencp de dérouler cet écheveau vivant, vous pourrez oomn-ler une bonite demi-douzaine de ces vers qui s’enfuient maiestu- IMPORTANT! Lithines Il est important d'exiger toujours les véritables Produit» Importé de Franco.40 an» do «accès ert £ui ope, qui produUont ECONOMIQUEMENT la molllour# oau de table ot do régime.ALCALINE — LITHINEE PETILLANTE — DIGESTIVE Tris efficace contre • L'ACIDE URIQÜE • RHUMATISME • GOUTTE ot maladie* du FOIE, doi REINS, do T ESTOMAC, de la VESSIE ainsi que dam le* AFFECTIONS DE LA PEAU.Refusez les imitations IMPORTATEURS EXCLUfllFe POUR LE CANADA Cie Can.Agences Modernes (7*4, Delorimior, Montreal, DO.1JS5 fusement en s’allongeant et en rampant sur le sable de la berge.Le long filament de caoutchouc, de teinte jaunâtre, c’est le crin de cheval (2).i.es crins ue cheval ou dragonneaux (petits dragons) forment un groupe d’animaux que le langage scientifique nomme les Gordien» «m Gordins, en mémoire du noeud gordien de l'antiquité que personne ne pouvait dénouer, et qui fut tranché par Alexandre d’un revers d'épée, (les vers sont parasites; ce sont donc des animaux qui vivent aux dépens d’autres êtres vivants.A la fin de leur vie, ils ont un brin de vie libre; c'est alors qu’on les trouve parfois.Les oeufs de gordiens sont pondus par la femelle en longs chapelets accrochés aux plantes aquatiques (fig.1).Bientôt chaque oeuf devient une larve toute menue armée sur la tête d’une couronne de crochets (fig.2).iille nage librement dans l’élément liquide pendant quelque temps (fig.3) puis ses goûts changent et ne lui laissent qu’une inclination, celle de ramper au fond de l’eau et de s’in-Iroduire dans n’importe quel petit animal qu’elle rencontre.Beaucoup de ces embryons sont voués à i ne mort certaine, quelques-uns cependant trouvent un être complaisant qui les héber->c.Le crin de cheval commence alors sa vie parasitaire.I’è*'-e qui le reçoit s’appelle Vhôte; ce sera le plus souvent une larve d’insecte aquatique, comme par exemple une larve de Chi-ronomc, d’Ephémère, de Mouche noire, de Libellule.(La figure 4 représente une larve d’Kphémè-re dans laquelle a pénétré le jeune Crin de cheval).Après un temps plus ou moins long, l’embryon peut ensuite passer dans le corps d’un nouvel hôte, comme par exemple un insecte carnassier, un poisson, même accidentellement l’homme (où d'ailleurs le crin de cheval est inoffensif).Parfois, l’instinct donne à notre jeune parasite une humeur plus baladeuse et le pousse â quitter le milieu aquatique.Il se tortille, se faufile et atteint le sol humide de la rive.Là, c’est tout un autre paysage, jusqu’à ce que bientôt notre aventurier se trouve rendu dans l’estomac (l’un criquet (fig.6), d’un grillon ou d’une araignée qui passait par là.De fait, le dragonneau se rencontre dans bon nombre d’Or-thoptères, de Névroptères, de Coléoptères, de Myriapodes, d’A-raignees, etc.Il n’est donc guère difficile quant au choix de son hôte.Dans ce nouveau décor, le parasite continue de se développer; il le fait aux dépens de celui qui lui a donné imprudemment l’hospitalité, jusqu’au jour où l’état adulte suggère à notre ver de vouloir reprendre la vie aquatique.C.e n’est pas toujours facile, car on est à l’étroit dans le corps d’un criquet! Le problème se complique du fait que , 'AAAAAAAWW»WAW«*AV,»W«iVkWiiV»WhV«NWiAAAAAi CENTRE D ARTISANAT ili A- a- \ -r- .lÉf tN i! AUBERGE DU FAUBOURG SA) NT.|EAN-PORT-|OU Un milia è l’ouest du village 40 CHAMBRES 15 CHALETS avec baignoires ou douches avec douche* Les fameuses sculptures sur bols des “BOURGAULT”, les bateiux miniatures de la famille “LECLERC", les nombreux ateliers de tissage, etc., font de ST-JEAN PORT-)OLI le plus grand centre d'artisanat de la Province de Québec.— Spécimens de toutes ces oeuvres è l’AUBERCE du FAUBOURG, hôtel des plus modernes, Situé sur les bords du majestueux fleuVe St-Laurent.Endroit idéal pour fin de semaine, séjour prolongé et repos.CANOTAGE — TENNIS — NATATION — EQUITATION, BICYCLETTES.ETC.CHAUrFAGK CENTRAI.AUTOMATIQUE O U V E RT A L'A N N E E DISTANCE EN MILLES DE : QUEBEC SB MONTREAL 220 SHERBROOKE 200 OTTAWA )«0 EDMUNDSTON, N.-l.142 CAMPBELLTON.N.B.25S LEONARD BOURGAULT VWWWWVWWiWWWWVtfWWWWWVWWWWVWWV' le dragonneau doit nécessairement («.'tourner au milieu liquide et il est emprisonné dans le corps d’un animal exclusivement terrestre.Heureusement pour no-.re Gordien, il arrive alors une chose rien moins qu’extraordinaire.L'hôte développe soudainement une attraction irrésistible pour une source d’eau.Ce phénomène, que les savants ajt-pellent hydrotropisme, est un besoin impérieux que ressent l’hôte à cause de la présence du Crin de cheval uu’il héberge.Pour ce dernier, l’eau est une question de vie ou de mort.Comment peut-il faire connaître a son hôte ce besoin impérieux?Pourrait-il sécréter une "hormone” qui déclencherait cette attraction pour l’élément liquide?La présence du parasite en-traine-t-elle une déshydratation qui serait à la base de ce bain forcé?Comme ce phénomène se produit au printemps, peut-on dire que le jeûne hivernal, accentué par le prélèvement de nourriture du parasite dans les tissus de l’hôte, serait pour quelque chose dans cet hydro-tropistne?Nous l’ignorons.Il y a certainement une modification du comportement de l’hôte sous l'influence de l’organisme parasite.Notre bête parasitée, une sauterelle par exemple, est violemment attirée par une source d’eau quelconque et elle va résolument à son “suicide".Car, ne l’oublions pas, le bain est généralement fatal pour l’animal parasité.Il s’approche d’une mare, hésite quelque temps à quitter la terre ferme.Soudain le besoin devient plus fort, il s’engage résolument dans l’eau.Mais il s’arrête bientôt et l’on voit alors surgir de son extrémité postérieure, au voisinage de l’anus.un crin de cheval.D’abord la tête, puis tout le corps.T/hô-te renrend sa marche, nuis bientôt il perd pied, se débat quelque peu, mais sans succès.Il se noie bientôt, ou devient vite la proie d’un poisson ou d’une grenouille qui passaient par là.Le crin de cheval a recouvré une vie libre.Autour de lui, il rencontre de ses semblables, car, dans l’onde tranquille de l’étang, d’autres Gordiens ont aussi quitté dramatiquement leur hôte.Ce qu’ils doivent s’en raconter des aventures, ces vers parasitaires! Ouelle vie mouvementée, pleine de péripéties! Mais il faut aussi penser aux générations futures, et tes femelles pondent sur les feuilles des plantes aquatiques des chapelets d’oeufs qui donneront, si tout va bien, d’autres vers gordiens.Ils commenceront une existence pleine d’imprévus et de dangers, comme relie de leurs parents.* # * Nous sommes loin des petites anguilles de Ronsard et des légendes du début; mais,, tout en respectant la vérité, nous avons fait la connaissance d’une des merveilles de la Nature de chez nous.Cette histoire d’un vermisseau, le crin de cheval, nous laisse entrevoir les grands efforts que divers savants ont dû fournir pour arriver à découvrir le chemin suivi par ce parasite, depuis sa naissance dans l’eau «l’une mare jusqu’à sa ponte dans le même milieu.Encore, cette odyssée nous laisse-t-elle le soin de percer le secret des transformations que l’on observe dans les goûts de l’animal parasité quand vient le retour du parasite à la pièce »d’eau qui l’a vu naître.La Science est parfois évocatrice de problèmes plutôt qu’expliratrice.(1) Gordius spp.(2) en anglais: Horsetail, Tap Snake, Hairworm.(Tract no SS, bibliothèque des Jeunes naturalistes, Société canadienne d'histoire naturelle.) ,^3 Germmeit* CYCLE D'UN VER GORDIEN Les Amicales des Frères de Saint-Gabriel Déclaration des cardinaux et archevêques de France La question des Lieux Saints — Le déséquilibre économique et les grèves — Appel à l'union et à la charité Nouveaux tracts de la S.C.H.N.La S.C.H.N.vient de publier quatre nouveaux tracts de la Bibliothèque des Jeunes Naturalistes, qui seront distribués aous peu aux C.J.N.No 88: Les crins de cheval, par l’abbé Ovila Fournier, directeur général des C.J.N.; No 89: La nature wartiniquat se, par le P.Plnchon, professeur au Collège-Séminaire de Fort-de-France (La Martinique); No 90: Nos salmonidés, par Vianney Legendre, Office de Biologie, Ministère de la Chasse et des Pêcheries, Québec; Leaflet No la: Aim* and Organisation of the CJ.N., by Brother Marie-Victorin, H.Scoggan end H.Prat.Le tract JJo 88 est publié ri-dessus.On peut obtenir ces quatre publications gratuitement en s'adressant à la S.C.H.N., au Jardin botanique de Montréal."La VI.1U* à I ambi» d» LdalUs Notre-Dm*»'* Cotons • Toiles • Lainages C.-X.TRANCHEMONTAGNE & CIE LTEE (Lm FU* d’AUrad B»nl»r> TEXTILES EN GROS BE.4428 459 St-Sulpice MONTREAL 1 A l'issue de l’Assemblée des Cardinaux et Archevêques de France, qui s’est tenue à l'Archevêché de Paris, les 19, 20 et 21 octobre, le Secrétariat de l’épiscopat a communiqué la déclaration suivante (titre et sous-titres sont de nous): Les cardinaux et archevêques de France appellent ardemment les bénédictions de la Providence sur les travaux de la 3e Assemblée des Nations Unies et les efforts qu elle poursuit pour que cesse le conflit qui ensanglante les lieux sacrés de la Terre Sainte où notre pays possède, avec de glorieux souvenirs, tant d’établissements bienfaisants dont l’existence est maintenant en péril.Ils mettent leur espérance dans l’esprit de compréhension et de conciliation réciproque qui doit animer les délégués et leurs gouvernements, s’ils veulent répondre à l’aspiration des peuples, tous avides de la paix.Les cardinaux et archevêques souhaitent qu’une même volonté de compréhension et de conciliation réciproque anime tousles Français entre eux.("est un spectacle douloureux que celui d’un pays dont les citoyens paraissent rechercher tout ce qui peut les dresser les uns contre le» autres.S’il est légitime, dans un régime de réelle démocratie, que les partis politiques s’affrontent librement, il ne leur est pas permis de céder à la haine, génératrice de guerre civile.Si la grève est un droit inscrit dans la Constitution^ auquel certaines catégories de travailleurs se «ont trouvées dans la nécessité de recourir à la suite du déséquilibre croissant entre les salaires et les prix, il n'est pas permis de l’employer à des fins politiques ni d’en user de telle sorte qu’elle finisse par léser la nation elle-même et par porter atteinte à l’autorité de 1’Ftat.S’il est indispensable à la prospérité générale que chacun tire de son travail un juste bénéfice, il n’est pas permis que la rivalité des intérêts corporatifs et privés engendre un état économique tel que le profit excessif des uns prive les autres du minimum de biens auquel tout homme qui travaille a le droit de prétendre pour lui et les sien*.Moins opposés les uns contre les autres, les Français, forts d’un incomparable passé, riches de tous les avantages dont la nature a comblé leur pays, prouveraient aux représentants du inonde, rassemblés à Paris, qu’ils ne doutent pas de retrouver rapidement équilibre, indépendance et grandeur.Ensemble, ils ac ccpteraient d’un meilleur coeur la part de privations collectives qui sont la conséquence inévitable de la guerre et de l’occupation ennemie, (’.eux qui ont déjà retrouvé, ou même dépassé les facilités de vie dont ils jouissaient avant la guerre, comprendraient qu’ils sont des privilégiés sur lesquels la nation est en droit de prélever ce qui est né-cessa ire à l’alimentation, au vêtement, au logement de la masse des autres, ('/est l’épanouissement de la justice sociale que les Français s'accorderaient à assigner comme terme à la production, aussi acharnée que s’im- pose sa poursuite en un temps critique de reconstruction et de redressement financier.Joignant leurs efforts pour réussir à édifier cette cité de demain, dont le désir hante la pensée des travailleurs, ils trouveraient en eux-mêmes la joie de préparer pour tous un avenir meilleur.Ces sentiments et ces voeux que leur suggère la situation actuelle, les cardinaux et archevêques les livrent à la réflexion de tous tes hommes de bonne volonté.Quant aux catholiques, ils leur rappellent instamment que la cité nouvelle s’édifiera et ne durera qu’avec le secours et la garde de.Dieu, et que la première condition pour y travailler utilement est de ne pas s’écarter des enseignements de l’Eglise et des avertissements du Souverain Pontife.Iis les exhortent à chercher dans une prière pleine de foi, fervente et persévérante, cet esprit de compréhension et de conciliation que réclame l'heure présente et qui prépare les constructions de demain.Us leur rappellent encore que, pour un chrétien, les solutions législatives et les règlements administratifs ne sauraient répondre intégralement à toutes les exigences du co’mmandement de la charité que nous a laissé le Sauveur.Aussi leur conseillent-ils instamment de faire bon accueil à toutes les initiatives charitables qu’au seuil de l’hiver | leurs chefs spirituels leur re- j commanderont.Ils signalent en- ! tre autres à leur attention la j campagne que le Secours catholique va entreprendre en faveur «tes vieillards.Dans notre économie actuelle, le “problème des vieux" est l’un des plus douloureux en même temps qu’un des plus difficiles à résoudre sur le .plan juridique, témoin les hésitations des pouvoirs publics devant la complexité des mesures à décider en faveur des petits rentiers viagers.C’est précisément l'heure pour les catholiques de se pencher avec un coeur généreux et tendre sur les innombrables et tragiques misères qui les entourent, en se souvenant de la parole de l’apôtre saint Jean: “Si quelqu'un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans la nécessite, il lui ferme son coeur, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui?” Dimanche, le 17 octobre der-.nier, avait lieu les élections des membres du Conseil de la Fédération des Amicales des Frères de Saint-Gabriel.Plus de l.r>0 anciens représentant les différentes amicales de la province assistaient à cette réunion tenue à l’Ecole Lajoie, Outremont, sous la présidence de M.Jean-Paul Fortin, président général de la Fédération.M.le chanoine Philippe Chartrand, aumônier général, ainsi que M.le Curé de Sainte-Madeleine ont bien voulu rehausser cette réunion de leur présence.Divers comités furent formés dans l’avant-midi, après quoi, un dîner fut servi à tous les amicaüstes présents.Ensuite, on procéda aux élections: M.Jean-Paul Fortin est réélu président général, M.Paul-Emile La-vigueur est élu vice-président de la région de Montréal, M.Albert Gosselin est élu vice-président de la région du Nord: M.Lionel (loyer est réélu secrétaire général, le Révérend Frère Théophile, assistant-directeur de l’Orphelinat Saint-Arsène, demeure le trésorier.Au cours de cette réunion, les anciens assistèrent à la représentation d’un film et un goûter fut servi! _ Ce "rocket" d'allocations aux vétérans Trois individus, impliqués dans un “racket” d’allocations aux vétérans, ont subi leur enquête préliminaire devant le juge en chef Edouard Archambault.Il s’agit de Wilfrid Rioux.maintenant domicilié à Grand Faits, au Nouveau-Brunswick, qui, il y a quelques mois, opérait un commerce de meubles à 939 rue St-Laurent, et de Roméo Raymond, 977 Laçasse et Bernard Lavallée, 475 est, rue Roy.Ces deux derniers sont accusés d’avoir obtenu sous de fausses représentations, du ministère des affaires des anciens combattants, des sommes de $4,000 et $2/100.Tous trois ont été cités à l’examen volontaire fixé au 10 novembre.Les Clercs de St-Viateur au Japon Au début d’août, les journaux i jardins fleuris et parfumés.An- signalaient le départ vers le Ja- i’îcn5 rout.iers ^ ,i„ vi- Mandchourie, no* pionniers de Membre de la Société d'une messe M.l’abbé Siméon Peltier, curé de Saint-Clément de Viauviile, décédé le 4 novembre, était membre de la Société d’une messe.pon de trois Clercs de Saint-Via leur, les Pères Pierre Carrièrè, supérieur de la mission nouvelle, et Roger Drolet, tous deux anciens missionnaires de Manti-chourie, et le Père A.Cenji Mu-rata, un professeur japoqais venu au Canada en 1940 et ordonné prêtre chez les C.S.V.en 1945.Le P.Carrière, voyageant par avion, est arrivé au Japon au matin de l’Assomption, 15 août; les deux autres Pères atteignaient Yokohama par bateau le 25 septembre, après une heureuse traversée.Entre-temps, la fondation projetée recevait le renfort de deux autres “anciens’’ de Mandchourie, les Frères André Paquette et Alfred Pion, depuis un an professeurs à l’Université de l’Aurore, à Shanghai.C’est à Kyoto que sera établi le centre des missions viatoriennes au Japon.La ville est située à près de 300 milles au sud-ouest de Tokyo, sur la même lie de Hondo, la principale du Japon.Grâce à son éloignement de Tokyo, Kyoto n’a pas subi les dégâts de la guerre; ville de plus d’un million d’habitants, ancienne capitale du pays, Kyoto est reconnu comme un centre d’enseignement et de culture.Le territoire de Kyoto, détaché du diocèse catholique d’Osaka en 1937, a été érigé en préfecture apostolique et confié à la Société des 1 Missions Etrangères de Moryk-1 noli (New-York), sous la direction de Mgr Pattl Furuya, préfet apostolique.C’est dans ce district que les Clercs de Saiht-Via-teur continueront au bénéfice des Japonais l’oeuvre primordiale de l’éducation (Te la jêunesse, but principal de la communauté.Déjà les “fondateurs” sont à l’oeuvre; ils ont acquis, dans le quartier universitaire de Kyoto, une résidence bien à la japonaise, avec ses encoignures décorées, ses vérandas discrètes, ses Kyoto sont rompus aux moeurs orientales, mais il leur faut encore se mettre à l’étude de la langue japonaise, assez ardue malgré ses liens de parenté avec le cliinois.Le P.Murata, évidem-ment, est déjà en service auprès de ses compatriotes.Quant à l’oeuvre même d’enseignement envisagée au Japon, rien de définitif n’a encoré été arrêté, malgré des offres nombreuses et intéressantes.De toute évidence, le temps est propice à l’établissement du catholicisme au Japon.Le peuple lui-même, désabusé des Expériences passées, cherche une voie meilleure; les principes chrétiens, venant compléter la civilisation si avancée du Japon, en feront une grandè nâtiop pour la gloire du Christ et de son Eglise.Voici l’adresse des missionnaires eux-mêmes: Catholic Church Kawarramachi, Sanjo Kyoto, Japon.NOUVEAU A MONTREAL L'AGENCE DE VOYAGE -l* ¦ 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Spécialités : NOCES - AVION BERMUDES FLORIDE Linoléums incrustés, grand choix de couleurs, vendus et posés Çeotg* Champeau 112» SAINT-DENIS («b lac» du thé&ti» St-DenU) PL.2413 Ré*.AM.6489 Conférence sur le Brésil Exposition des C.J.N.* "^exposition des C.J.N.sera ouverte au public tous les jours de la semaine prochaine, au Jardin Botanique, de 9h.a.m.à 5h.p.m„ ainsi que le samedi.6 novembre, et le dimanche, 7 novembre, de lh.à 5h.p.m.?L’entrée est libre.Bienvenue à tous.M PIERRE DEFFONT A INES A LÀ SOCIETE DE GEOGRAPHIE La Société de géographie de Montréal recevra M.Pierre DiT-fontaine» mercredi, le 10 novembre.à 8 h.du soir, dans lam: phithéâtrr H-404 de l’Université de Montréal.Ce célèbre géographe, disciple de Jean Brunhes, y prononcera une conférence intitulée; Le Brésil, une vieille, civilisation dans un 'pays neuf.Des projections lumineuses de sa collection personnelle illustreront la conférence.S.Exe.le Dr Acyr do N’osci-mento.ambassadeur du Brésil au Canada, présiifera cette confé tence.M.Pierre Deffontaines est le fondateur et le directeur d’une collection de géographie humaine comprenant une vingtaine d’ouvrage* à la librairie Gallimard, de Paris.Il fut successivement professeur à l’Institut catholique de Lille, au Brésil, où il fonda deux chaires, l’une à Sao Paulo, l’autre à Rio de Janeiro.Il est maintenant directeur de l'Institut français de Barcelone, son poste principal.L’Université Laval (Québec), vient de ze l’adjoindre à ITnstfhit «i>l*L*i-re et de géographie.OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 TOUS LES JOURS SAMEDI COMPRIS —DUPUIS Nouvelles éditions du bréviaire cc BeùZjige En 4 volumes recou-vérts de cuir, groin maroquin; reliure soignée fini doré sur tranches.La première édition à poraîtré avec les nouveaux psaumes bién classifiés.40 .00 Format moysn, 4 x (Ç, les 4 volumss Grande édition 4V« x «44, JO.OO ¦ns 4 volumst «O TOILE forte grise imitant le ROCHER Pour crèches de Noël Commandez-la Largeur 72".tôt cette année.LA VERGE ; .59 Grand choix de FLEURS ARTIFICIELLES Tout ce qu'il faut pour décorer l'autel au jour de la téta de l'Immqeulée Concéwtion et au temps de Noel Lis montés sur pied de broche; Chrysanthèmes, Jacinthe».Camélias, etc.Burvil - troisism* (Itt-csttorta») - * ' - V 'Onimis “Si*» mu-.* ¦ fWI t lui.» - »- 1W: lié * 8 AT MOF^y DJUiiS ^ ,
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