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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 mars 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-03-12, Collections de BAnQ.

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% • QuatM-Ttmp*.TEMPS PROBABLE DOUX Dir«ct«Hr : Cérjrd FI LION IJvOLUME XL — No 59 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, SAMEDI, 12 MARS 1949 Rédacteur an chaf : Omar HEROUX "Voua avax una doubla minior» : pramlé-rement, la mission da conserver Intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, le mission da répandra cat héritage.Tajouta que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.” See lac.Mgr lldebrande Aatealettl, délégué apostolique eu Canada et è Terre-Neuve.Cinq sous le numéro jPlaidoyer pour un ministère de la colonisation ministère de la colonisation a fait place au ministère des élections Le choix entre Coteau-Rouge et la Rivière-o-la-Paix — Mois dans TUngava, ça marche LES SCOUTS DE L’ONU A L’AIDE DES REFUGIES La province de Québec avait autrefois un ministère de la colonisation.Fondé pour digger l’établissement d’une partie de la popu-jjtion sur des terres neuves, il voyait au ||ioix des lots, à la construction des chemins, It la sélection et au transport des colons, à organisation de la vie sociale et économique ;s paroisses neuves.Il avait généralement \-i budget assez généreux lui permettant de [brser des primes de défrichement, de la-Ibur, d’ensemencement, d’aider à la cons-lî uction de maisons et de granges, à l’achat |: instruments et d’animaux.Le ministère de la colonisation eut, à cer-Jj.ines époques, la vedette de la politique pro-nciale, particulièrement sous M.Irénée [ autrin et sous M.Henry-L.Auger.Ces deux .inistres durent, en six ans, établir pas l- oins d'une vingtaine de mille colons.L’es-|-»r prodigieux de l’Abitibi et l’agrandisse-[|ient de Rimouski datent de cette époque.Durant la guerre, il y eut un ralentisse-l'Ient sensible.Néanmoins le ministère réus-à vaincre tous les obstacles et ti placer ie couple de mille colons par année.Mais depuis 1944, le ministère de la colo-[ijsation n’existe plus.Il a été remplacé par r! ministère des élections.I: Le ministère de la colonisation n’existe [ius, parce qu’il a été délibérément désorga-l-.sé.Les chefs de service qui avaient de l’ex-]}rience ont été mis à la retraite ou privés [ tout pouvoir.Le personnel compétent a Iré dispersé.Celui qui reste est soumis à tou-lis les tracasseries du patronage politique.jk ministère de la colonisation est un cada-l!-e, parce que l’âme s’est séparée du corps.|i, reste encore des bras, des jambes, un tronc, 3 le coeur ne bat plus et la tête est cou-|ie.Il n’y a plus de ministre de la colonisation ; |:y a un ministre des élections.¦On cherche le besoin de s’excuser.On dit: lin’y a plus de colons, les gens ne veulent ] us aller s’établir en pays neuf, la province |;t trop prospère, les salaires sont trop éle-Is.r A cela, les missionnaires-colonisateurs ré-Ipdent: il'y a encore des candidats à la co-Ijoisation, nous recevons des demandes séreuses tous les jours.Un seul missionnaire I a plus de sept cents qui dorment dans ses |tssiers.Mais rien ne marche, il n’y a pas de s, il n’y a pas de directives, il n’y a pas de ditique.,Le ministère de la colonisation a fait place h ministère des élections.ill existait naguère une opinion publique jVorable à la colonisation.Cette opinion pu-jique était entretenue par les sociétés de Itlonisation, les associations agricoles, les jciétés patriotiques.Il se tenait des congrès colonisation.On y discutait de méthodes de budgets.On y faisait le procès des ad-I inistrations.On y parlait haut et franc.Ji y passait des résolutions qui recevaient I ns les journaux une place d’honneur.Des ] légués avaient la mission de les soumettre J x autorités compétentes.Mais tout cela est du passé.Il n’y a plus sociétés de colonisation: elles ont reçu une inné dose de chloroforme et elles dorment llisiblement.Il n’y a plus de congrès de colo-Jsation.Nos associations agricoles et nos Iciétés patriotiques ne paraissent plus s’in-Iresser au problème, ou si elles le font, c’est ] ec une timidité qui contraste avec leurs lins d’autrefois.ia-m-49 LO C S- NOTES [Haboration libre nous disait de temps à au-Ique les Indes renonceraient |;ur rêve d’indépendance im-[liate.Il n’en est rien.f; premier ministre Nehrou l’a |aré au nom de son gouver-ient- qu’il veut, ce n’est pas une Jinomie mitigée, une souve-|ieté à la petite semaine: il idra l’indépendance totale, ira vers la seule forme ca-! de l’exprimer aujourd'hui, un pays qui sort de l'Em-britannique: la République.Ytci quelques mois, les Indes Rendront une république intendante.Dans noire politi-lexlirieure, intérieure ou èco-I ique, nous n'accepterons qui pourrait impliquer le Indre degré de dépendance •rs d’autres pays".ne doit pas se trouver, au ïrès indien, beaucoup de dépolir demander: Lu Répu-l'ie, qu’es-cè ça?Ils savent rc ¦ Ile est, et voilà pourquoi ils ppteront.>* Indes n’ont pas attendu, I plus, que la République leur pe toute rAUe dans le bec, en lu de je ne sais quelle éèolu-I! miraculeuse.Ils se sont hat-Ipour l'obtenir.Ils l'auront, (jt-ce à dire qu’ils se retran-|it du monde?Nehrou est :, au contraire, à s'associer :âlement à loue les pays, il demande la collaboration internationale.Mais il entend collaborer librement.Seuls les pays libres peuvent collaborer: les autres suivent.Ils collaboreront—nous suivrons.Servir I* paix Nous suivrons dans tous les pactes qile l’impérialisme occidental imaginera contre l’impérialisme moscoutaire — raisonnables ou déraisonnables.Nous suivrons, en faisant de notre mieux pour nous persuader que nous marchons librement et volontairement.‘ Nous contribuerons ainsi de notré mieux et en proclamant nos désirs de paix (ô chastes désirs bien refoulés!), —nous contribuerons ainsi à diviser le monde un peu plus.Mais les Indes réagissent autrement, C’est encore Jawaharlal Nehrou qui l’a affirmé.Son pays, dit-il, peut contribuer à la paix en refusant de s’allier militairement avec quelque puissance ou quelque groupe de puissances que ce soit.Ij travaillera pour la paix en restant dans la paix, en créant une «me de neutralité réelle entre les deux ennemis possibles.Il ne s’agit pas de la neutralité égoïste que dénonçait Pie Xil à la Noël 1948: mais du refus d’adhérer à la politique de puissance de deux impérialismes rivaux.Et pourtant les Indes sont sl- Gérard FILION tuées aux côtés de l’U.R.S.S., elles peuvent constituer pour cijle-ci une proie autrement tentante que le Canada.Mais elles savent qu’aucun chef d'Etat, qu’il s’appelle Hitler ou Staline, ne se crée à plaisir des ennemis nouveaux, ne multiplie ses adversaires par sport ou par méchanceté pure.Voilà comment raisonne aujourd’hui un pays libre.Mais apparemment, nos ministres ne sont pas encore libres de raisonner.Drôles de motifs ! i.es instituteurs de Québec recevront la même augmentation de salaire (fort insuffisante, comme chacun sait) que les instituteurs de Montréal.Nous nous réjouissons, de ce qu’on améliore leur sort.Ce rajustcmenl causera à la Commission des Ecoles catholiques de Québec un déficit annuel de $36,000, que le gouvernement provincial comblera.C’est juste.Mais ce qui l’est moins, ce sont les motifs allégués par M.Duplessis, au dire du commis-s,a'r*.Raymond Cossetfe (d'après I Action Catholique et la Patrie).Le premier ministre accéderait aux demandes des instituteurs québécois, “surtout parce ?l,eJxS instituteurs ne sont pus tombés dans les excès des autres fnsez: dans les “excès” de ceu* de Montréal, qui ont fait la gré vc .et ont adopté une attitude loyale et raisonnable”.Déclaration folichonqe: pour s’être “bien comportés”, les instituteurs de Québec recevront De tous côtés, on répète: à quoi bon.Car il n’y a plus de ministère de la colonisation; il a cédé sa place au ministère des élections.• Les pères de famille qui ont des grands garçons à placer ont le choix entre Coteau-Rouge et la Rivière-à-la-Paix.* Dans Rimouski, la Cie Price rase systématiquement la forêt et bloque la colonisation, parce que celle-ci est censée nuire à l’exploitation forestière.Les ennemis de la forêt, ce ne sont pas les colons, mais les compagnies qui pillent et qui s’en vont.Dans l’Abitibi, rien ne bouge.On annonce périodiquement l’ouverture éventuelle du royaume du lac Matagami.Et périodiquement, l’ouverture ne se fait pas.En 1948, quarante habitants du Québec ont vendu le vieux bien et ont déménagé famille, ménagent argent à la Rivière-à-la-Paix.En 1949, on espère en diriger le double de ce côté.Le diocèse de Rimouski songerait, paraît-il, à diriger ses gens vers le nord de l’Ontario.Les autres qui ne veulent pas sortir du Québec ont toujours la ressource de venir coloniser Coteau-Rouge.Car si nous avons un ministère des élections, nous n’avons plus de ministère de la colonisation.• En 1946, NN.SS.les archevêques et évêques de la province We Québec publiaient une lettre pastorale collective sur la colonisation.Ctetto lettre prescrivait ce qui suit: C’est aussi Notre désir que l’on profite de la Saint-Jean-Baptiste pour parler du sujet [la colonisation] que présentement novA traitons.Enfin, ce jour-là, dans toutes les églises et chapelles publiques, la quête devra être faite au profit des sociétés de colonisation.Geste éminemment louable que de parler, le jour de notre fête nationale, de la nécessité de l’établissement rural afin de garder les vertus chrétiennes de notre peuple et d’assurer l’expansion de la vie française au Canada.Combien y a-t-il d’églises et de chapelles publiques où l’on prêche et où l’on quête pour la colonisation le jour de la Saint-Jean-Baptiste?On ne demanderait pas mieux que de le faire.Mais il n’y a plus de ministère de la colonisation; c’est le,ministère des élections qui l’a remplacé.• Certes, il y a encore de la colonisation dans Québec.Il y a la colonisation de l’Un-gava par les capitalistes américains.Celle-là marche à vive allure.La concession des lots se fait à raison de 300 milles carrés du coup.Et puis le premier ministre, qui n’a probablement jamais visité un abatis, vole dans l’avion personnel de M.Jules Timmins, pour aller inspecter les travaux de défrichement, de labour et d’ensemencement qui se pratiquent derrière le rideau de fer.Cette colonisation-là reçoit toutes les attentions, toutes les concessions, toutes les faveurs.On lui donne tout: le sol, le sous-sol, les pouvoirs d’eau, à charge de remplir la caisse électorale.Mais la pauvre colonisation agricole, celle qui fait vivre des familles et qui asâure l’expansion d’une nation, vit dans le dénuement: elle n’a pas de lots, pas de chemins, pas de subsides, pas de plan, pas de directive, pas même de ministère, car elle ne remplit pas la caisse électorale.Aussi la chose la plus urgente est de demander au gouvernement provincial de créer un ministère de la colonisation.L’Association des scouts des Nations unies a recueilli environ deux tonnes de vêtemenis, de jouets et de produits alimentaires près des membres du personnel de l’ONU et îles délégations, au cours d’une cérémonie, à Parkway Village.Jamaica, New-York.Le produit de la collecte a été remis à l’ ‘‘American Friends Committee’’, pour distribution aux nécessiteux, principalement aux réfugiés de Palestine.Le pacte de l’Atlantique est maintenant prêt à être signé Il sera rendu public vendredi prochain L'on prévoit qu'il sera signé par les membres dès le début d'avril — L'Italie déclare s'y rallier— L'entrée du Danemark dans l'alliance ne tardera guère maintenant — Retard de publication dû à Paris Décès d'un héros de Tarmée française, le général Giraud Célèbre pour ses nombreuses évasions, il avait com-mardé les forces proalliées d’Afrique du Nord — Sa rivalité avec de Gaulle — Ancien vainqueur d’Abd el-Krim Washington.12.(A.P.) — Le groupe de diplomates de huit nations »spcri annonçait en effet, hier soir, que son gouver- nement approuve la participation de son pays à ce pacte.Par niltcurs, le ministre danois des Affaires étrangères, Gustav Rasmussen, a conféré hier aussi avec M.Achcson sur le sujet des conditions d’cnlrée de sa nation dans l’alliance.Le Portugal et l’Islande sont aussi regardés comme admissibles.Le pacte ne doit entrer en vigueur qu’après ra signature puis sa ratification par les divers parlements concernés.On avait d’almrd prévu la publication du texte pour mardi prochain.Elle en a été retardée à la demande de la France, bien qu’on explique qu’il ne s’agisse d’aucune opposition de principe.Paris, 12 (C.P.) — Un des héros lés plus indiscutables de l’armée française au cours des deux dernières guerres mondiales, le général Henri-Honoré Giraud, a succombé à 70 ans, à l’hôpital militaire de Dijon, aux suites d’une intoxication alimentaire.A sa retraite depuis l’armistice de 1945, le général avait reçu plus tôt les derniers sacrements de l’Eglise catholique.Le président intérimaire de l’Assemblée Nationale, le député socialiste André Le Troquer, a communiqué la nouvelle de la mort de Giraud à ses collègues durant une séance de la Ghambre.Le général Giraud s’était rendu célèbre en réussissant six évasions des prisons allemandes.Il avait reçu la veille de sa mort la plus haute décoration française, la Médaille militaire, qui n’est ordinairement accordée qu’aux simples soldats et sous-officiers et n’est décernée aux officiers- fénéraux qu’à titre exceptionnel.e général avait commandé les forces françaises en Afrique du Nord durant l’invasion américaine de cette partie du continent noir et la campagne conjointe qui s’en était ensuivie contre l’armée allemande de Rommel.Il avait quitté son poste en 1944, après une querelle avec le général de Gaulle, chef du mouvement de la France Libre.^ Giraud et De Gaulle n’avaient d’ailleurs réuni leurs forces et leurs partisans qu’à la demande instante du président Franklin Roosevelt et siu premier ministre Winston Churchill, lors de l’historique conférence de Casablanca.Dès le début de ce rapprochement forcé, il était visible que leur union n’existait que de surface ; les gaullistes particulièrement avaient montré de l’amertume à voir la direction effective des forces militaires de la France Libre passer à Giraud.Au moment où éclata la dernière guerre, en septembre 1939, le général Giraud commandait les troupes enfermées dans les fortifications de la Ligne Maginot.Durant la Bataille de France, en mai 1940, il se trouvait au commandement du groupe d’armées du nord.Giraud n’avait pu éviter l’encerclement et la capture de plusieurs centaines de milliers de soldats avec lui.Interné dans la forteresse de Koenigstein, en Saxe, il s’en échappait en avril 1942, au cours d’une des évasions les plus remarquables de l’histoire militaire du siècle.La rumeur assure qu’il n’y avait réussi que par sa parfaite connaissance de l’allemand.On assurait aussi que 30 officiers français prisonniers comme lui avaient dû leur exécution à une prétendue complicité avec le général.Passé en France.Giraud avait refusé du service pour le crmiflte du régime «le Vichy et s’était rendu secrètement jusqu’à Gibraltar où, dans un entrelien secret, le général américain Eisenhower Pavait convaincu «le se rattacher à la cause alliée.Ayant lui aussi laissé la cause de Vichy, le gouverneur de l’Algérie, l’amiral Jean-François Darlan, avait nommé Giraud commandant des troupes en cette colonie française.Giraud avait succédé à Darlan à l’assassinat de celui-ci en décembre 1942.Après son alliance avec de Gaulle, Giraud s’étail confiné à la direction des opérations militaires.Les nnnels qu’il avait adressés à certains commandants locaux de le suivre n’ayant pas été écoutés, les Alliés s’étalent convaincus que Giraud ne présentait pour eux aucune valeur politique.De Gaulle en avait profité pour abolir le ”oste de son rival secret qui, dégoûté.était retourné peu après en France et y avait pris sa retraite définitive.Mais il était toujours resté pour l’armée française l’homme qui avait autrefois capturé le chef riffaip rebelle Abd-el-Krim.Pie XII est pape depuis dix ans C'est aujourd'hui l'anniversaire du couronnement Cité du Vatican, 12 (A.P.) — Le pape Pie XII célèbre aujourd’hui le dixième anniversaire de son couronnement comma chef spirituel du monde catholique.Les membres du corps diplomatique, en tenue d'apparat, se sont joints aux plus hauts dignitaires du Vatican pour assister à une messe pontificale, célébrée dans la chapelle Sixtine et i laquelle le Pape était présent.Toutefois, "en raison de circonstances pénibles", Sa Sainteté a notifié ses représentants à l’étranger de ne pat tenir de réceptions cette année.Fausse révolle prtHelée par les Rouges tchèques Le Lui :srait d'entrtîner les anticommunistes à se démasquer Lewis ‘ un arrêt du travail durant deux semaines Opération sur la personne du roi Londres, 12 (Reuter) — Le roi Georges VI a subi aujourd’hui une intervention chirurgicale, destinée à activer la circulation du sang dan* sa iamb® droite.Un bulletin médical Indique qu’il s’agit d’une sympathectomie lombaire.Cette opération a consisté en l’ablation d’un centre ! nerveux, près de l’épine dorsale, de manière à ce que' le sang circule plus librement dans les artères de la jambe.Les médecins précisent que l’opération a été très heureuse.Londres, 12 (A.P.) — La B.B.C.de Londres a diffusé hier la nouvelle que les communistes tchèques se prépareraient à déclencher une fausse révolte contre leur régime devant servir «l’excuse à une série de mesures répressives contre divers ennemis politiques.Le service d’information Tchèque-UJjre, auteur de celte nouvelle, ajoute qu’une scission existe présentement chez leS partisane de Moscou en Tchécoslovat après son annexion au 31 du mois courant.Le commandant du secteur naval de l’Atlantique, le contre-amiral E.-R.Mainguy, est déjà en tournée officieuse d’inspection dans cette île; et le ministre, M.Brooke C.laxton, indique que, pour le moment du moins, la nouvelle province sera simplement ajoutée aux territoires des trois hauts commandements de terre, de mer et de l’air dans les Provinces Maritimes.Par ailleurs, on verra à faciliter l’entrée de tou* les Terre-Neuvlens dans l’armée L'indice de vie chère a grimpé à Montréal Ottawa, 12 (C.P.) — Les variations de i’indice officiel du cune allusion à Ta possibinié "de | J?,™5 ^'’ca'nad'a’se^ont' demander des modifications au ! exercées dan* dés sen* diffé present contrat collectif de tra-1 PXe,rrte,s oan* oes sens «mre- vail nui exnirp In Vni., ««l.! rcn,s e* sans llals°H 4e lune a nn .-i3:iini".’ Ma s l'autre en janvier dernier, au di- on estime qu il a agi ainsi dans le > ro i.désir de réduire le plus possible f 1 ’ les réserves de charbon déjà ex- ! * ' traites, oui sont maintenant de 70,000,000 de tonnes, * soit une provision suffisante pour 45 jours.Ces réserves sont les plus copieuses dont les employeurs disposent depuis 1942.Lewis affirme que le contrat actuel permet des interruptions du travail dans le but d'honorcr la mémoire des mineurs tués.Quelques propWétaires de mines laissent entendre que cet ar-rét du travail n’est pas pour leur déplaire, car le prix du charbon connaît en ce moment un déclin sensible à cause d’un hiver anor-malement doux.La fermeture des mines pendant deux semaines réduirait de 20,000.000 de tonnes les présentes réserves de charbon mou.Lewis a donné comme prétexte de son opposition à la nomination de Boyd le fait que celui-ci n’a jamais exer-«é lui-roéma ie métier de mineur.Courrier de France -par Piarre de GRANDPRE L'actualité théâtrale — Molière et Marivaux chez Barrault — "'Das Kapital" — "Le Silence de la mer" — Deux âges dramatiques : la génération Bernstein et la génération Salqcrou y a eu baisse «l’un dixième de point pour l’ensemble du pays, par contre, la hausse s’est poursuivie a Montréal et Winnipea, tandis que Vancouver.Saint-Jean N.-B.et Snskat-toon demeuraient au même point et que l’indice délcinait à Toronto, Halifax et Edmonton.Comme pour l’ensemble du Canada, la diminution s’est fait sentir pour les vivres et l’augmentation pour les articles el services do-meatiques et les item divers.Voici quel était l’indice au 1er février en regard d’une base de cent points nour la période 1939, avec les chiffres du 1er janvier entre narenthèses: Halifax 152.1 (152.3): Saint-Jean.156-2 (156.2); Montréal 162.4 (162.2': Toronto, 154.7 (155); Winnipeg 153.8 (153.4); Saskatoon 162 (162); Edmonton 154.4 (154.5); Vancouver 160.8 (160.8); Le Canada 158.2 (158.* 3) * Les Montréalais s'attendaient, puisqu’on le leur avait annoncé, à faire la connaissance, cette année, «le la compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault.La saison va S’achever en les laissant sur leur soif.Cependant, d’après une récente entrevue radiophonique, il apparnit que lu tournée canadienne est définitivement fixée au mots d’octobre prochain.La troifpe du Mnrigny présentera chez nous plusieurs des pièces inscrites à son répertoire: Hamlet, ta Peste, etc.Le système de l'alternance des pièces qui permet délà, à Paris, «le risquer des essais valables artistiquement mais d’un rendement matériel hasardeux, sied on ne peut mieux aux prises de contact avec un public inconnu.Depuis quelques jours, les soirées du Marlgny se sont enrichies d’un nouveau spectacle: La Seconde surprise de l'amour et Les Fourberies de Scapin.Les délicatesses d’une intrigue au développement trop prévisible qui est celle de la première pièce, ces "oeufs de mouches pesés dans des balances de toiles d’araignées” (notons que l’art intelligent et fin de Mme Renaud utilise au mieux ces marivauda-:ic.s); les bastonnade* et le* «Té-'iicnts de Joyeuse farce populaire de la seconde, n nppnrtien-nent assurément ni au meilleur Marivaux, ni, n’cst-ce pas?au meilleur Molière.Mais (est-ce une illusion créée par la réussite?) chaque fols que cette troupe entreprend «le faire revivre un classique, quel qu’il soit, on n le sentiment d’une exceptionnelle concordance entre les rcs sources de l'équipe et l'oeuvre choisie.Amphitryon, Hamlet, Le Partage de midi, même un vaudeville comme VOcenpc.fot d’Amélie «le Feydeau, sont l’occasion d’une mise en scène soignée, d’un habile réglage des mouvements et du leu des acteurs.L'occasion, disons-nous: peut-être cst-cc là que réside la secrète faiblesse de ces exué-rlenees, certain manque de véritable chaleur dramatique.Pourquoi Amphitryon et Les Fonrbe-rles, plutôt que Tartuffe ou Le Misanthrope, par exemple?On peut se poser la question: le choix des pièces, chez Barrault, n'obéit-il pas un peu trop à Ht considération de la valeur des oeuvre* en tant que spectacle^?Nous n’avons pas bcuuco’up ri, personne ne riait beaucoup aux Fourberies de Sca/ tn.Par quel sortilège?L'est sans doute que nous étions trop occupés à admirer le beau décor de Christian Hérard (murs en grisaille pavoises de linge blanc, et l’on devine tout près le port, la Méditerranée, la galère des pirates) trop intéressés par les costumes ma-gnitiquenaent caricaturaux «le Géronte, «lu matamore, par les virevoltes de Barrault, par la symphonie scénique réglée par Jouvet.Lettc brillante compagnie, la plus suivie à Paris, nous paraît ainsi payer une légère rançon à la recherche un peu systématique du beau spectacle.Le vrai théfitre ne vit que de l’intérieur.Mais de quoi osons-nous nous plaindre?Regrettons-nous qui la mariée soit trop belle?Que l’on habille trop luxueusement et trou savamment une pièce dont le comique dru se passerait aussi bien, «le ces coquetteries?Disons plutôt que le plaisir que l’on prend habituellement à la farce endiablée de Molière, se double Ici «i’un autre plaisir, plus eslhét'aé; et tant pis si le premier a l’air d’v perdre quelque verdeur, d’en nftllr un peu! Du reste, si nous tentions d’en-“lobcr dans ce jugement tous les spectacles «le la compagnie, no »s serions tout da suite arrêtés.Tout, dans /„: CRezeent S700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompe» Funèbrei.Expert Embaumeur 6C03, rue ST-LAURENT r uc« «—— barf renseignement de ouvriers^!il”eritte dê ïà^Nnuvèf- j gue française dans les écoles le-Angleterre.Il a refusé.A celte i gouvernementales.occasion, fondant sa décision sur ! A la suite de cette intervenues raisons d'ordre économique.| lion il a été décide d etudjer les d’accorder mu "ouvriers unis moyens de généraliser 1 cnsei-tlu textile’’ (CIO), leur demande gnement du français comme pre-d’augmentation de 10 cents de niière langue étrangère, dans l’heure M.Brown est professeur toutes les écoles gouvernementa-d’organisation scientifique du ] les et à tous les stades de l’en-travail à l’Institut de technologie seignement du français devra Cette grève, qui dure depuis trois jours maintenant, reproduit celle qui avait eu lieu presque à la même date l’an dernier.La principale union aux prises avec la compagnie est la Fraternité des commis de navjres et de chemins de fer, dirigée à New-York par Daniel J.Sullivan.Un vice-président de la R.E.A., M.A.M- Hartung, rappelle que sm compagnie a offert aux grévistes une hausse de salaire de 7 cents l’heure, rétroactive à octobre dernier, et une réduction de la semaine de travail de 44 heures à 40 avec maintien du salaire initial mais en répartissant ces 40 heures sur 6 jours de travail.Les employés réclament de leur côté une augmentation de 25 cents l’heure et une semaine de 40 heures et 5 jours de travail ayet le salaire autrefois accordé pour 44 heures.Leurs gages moyens sont présentement de $1.32 l’heure.Nouvelles de Chicoutimi Chicoutimi, 12 (D.N.C.) — La i responsabilité et les soins de M.prochaine réunion des membres René Bergeron, auteur d’un livre Réponses évitées par M.Drew Au sujet de la représentation canadienne au Vatican et le drapeau national — Le pacte de l'Atlantique Ottawa, 12 (D.N.C.)—Le chef de l’Opposition, M.George Ifrew, a refusé de répondre hier lorsqu’on lui a demandé âu cours de sa conférence hebdomadaire de presse s’il était favorable à l’établissement de relations di-plomatiquès entre le Canada et le Vatican.Il a dit que c’était une question qui ne pouvait se discuter au cours d’une semblable conférence de presse.M.Drew a évité également de se prononcer lorsqu'on lui a d mandé si le modèle de drapeau de la Ligue du drapeau national était conforme au programme conservateur adopté au congrès de l’automne dernier et qui demande un draoeau canadien distinctif.Il a dit qu’il ne voulait pas choisir au hasard entre les milliers de modèles de (jrapeau canadien qui ont déjà été soumis.Le chef de l’opposition a rêvé, lé qu’il avait reçu du ministre des Affaires extérieures le texte du pacte de l’Atlantique-Nord.Il a profité de la circonstance pour déclarer que c’était une attitude hypocrite que de l’accuser de pe s’être pas prononcé sur un pacte dont il ne connaissait pas la portée quand le parti conservateur s’est déjà proqoncé en faveur d’une association des puissances occidentales pour assurer la paix et la liberté.du Massachussetts.La session de [ relation industrielle, la première du genre au Canada, groupera au | delà de 100 représentants de l'industrie, du gouvernement, des unions ouvrières et des Universités.Georges Godin Succe»i«ur d'Arthur Landry Enrq.DIRECTEUR DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE Salons t SU RACHEL EST FAlktrk 3571 Bureau t 528 RACHEL EST LE DEVOIR “Le Devoir'* est imortmé aux nos 430-434 est.rue Notre-Dame.à, Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie h responsabilité limitée, qui en est l éditrlce-propriétaire.Directeur-gérant.Gérard Fillon.“Le Devoir" est membre de la Canadian Press, de l'Audit Bureau of Circulation* et de la Canadian Dally Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l'emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées A U Canadian Press, à 1 Associated Press et aux agences Reuter, ainsi que de toutes les Informations locales que “Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir” sont également réservés.Abonnement par la post# : EDITION QUOTIDIENNE Canida > > > > » > > > > > »>> >>>»>:• v> >•>»•» >>>>>>>>>>>>>> ¦> »¦ l ACCESSOIRES ELECTRIQUES en GROS 7152 boul.SAINT-LAURENT Au service des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BEL AN E l Accessoire» ilsctrlquM »n Ijroï I TA.63561 Tel.DETECTIVES PRIVES 1 INVESTIGATIONS GENERALES SERVICE CONFIDENTIEL Haney Detective Bureau 28 ST JACQUES OUEST Tél.: Jour, HA.M23 • Soir, CE.uM-sae îe,,re ainsi //: m i m t R wî .Pit.fjspife' -VÊ -s rWTT / jjrWJ Quelle que soit l’étendue du malheur, le dévouement de la Croix-Rouge est sans borne Qu un IncentJîe fasse rage, que les flots irrités rompent une digue ou qu'une explosion se produise, la Croix-Rouge se dépense sans compter.Elle prodigue les premiers soins; elle réconforte les sinistrés; elle leur trouve un abri temporaire, leur distribue des secours.Mais, pour poursuivre cette oeuvre humanitaire, il lui faut s’organiser longtemps d’avance •t se procurer les fournitures necessaires.Il faut donc que vous l'assistiez de vos deniers pour qu elle réponde immédiatement aux appels de secours qui lui sont lancés.Les besoins de la Croix-Rouge sont plus grands cette année, parce que son service gratuit des transfusions de sang prend un essor considérable, particulièrement dans le Québec.Et le coût des services et des fournitures est plus élevé.Donnez davantage à la Croix-Rouge.OBJECTIF DU QUÉBEC CETTE ANNEE: $1,250,000 MARS 1949 DONNEZ GENEREUSEMENT X CROIX-ROUGE Le symbole de dévouement envers l’humemi,* rw — i(\ ,>• ** y A i / / V-* ’ ,\1 •r- i Ls publication de cette annonce a été payéa par les compagnies suivantes : Canadian Car îÿ Foundry Co.Ltd.Dominion Textile Company Ltd.'«Pnoutsflfrères 865 est, ru* Sta-Catherin* General Machine Works Limitée OUTILS — MACHINISTES — SOUDEURS 915, RUE ST-GEORGE5 GUILBAULT Cj FRERES, props MA.7762 Macdonald Tobacco Company i i FACE SIX LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 MARS 1949 La vie musicale ¦ par Eugèna LAPIERRE La "Vie Musicale" paraîtra bientôt en deux tranches — Section consacrée à l'histoire et à la biographie des anciens — Hardy Chatiflon et Antoine Dessane LA multiplicité des événements musicaux va nous forcer, ces prochaines semaines, à dédoubler notre chronique musicale.La Vie Musicale aura deux éditions au lieu d’une, soit une colonne le mercredi et une autre le samedi.Dans l’un des deux articles, nous nous occuperons de l’actualité, dans l’autre, des musiciens du passé et de questions d’ordre général.L’information historieo-musicale s’impose de plus en plus.L’ignorance dans laquelle se trouvent trop souvent nos classes dirigeantes, voire toute la génération montante, sur ce qui s’est fait en musique, avant 1910, est simplement inimaginable.C’est là, nous le reconnaissons, une ignorance imméritée.On ne sait pas que tel événement s’est produit, que tel compositeur de chez nous a connu la gloire à Détroit, qu’une belle salle de concert avec orgue a déjà existé rue Sainte-Catherine ouest, etc., etc., tout bonnement parce que, au Canada, ne paraissent point, comme ailleurs, de répertoires périodiques cjui consignent tous ces faits.Importance de l'histoire LE petit Français de quinze ans qui étudie au lycée, ou dans un patronage, a entre les mains des ouvrages qui le mettent au courant de ce qui s est fait d’important en art à Paris, à Marseille ou à Bordeaux, dans les cinquante dernières années écoulées.Nos voisins les Américains — qui passent si souvent pour être étroitement individualistes — peuvent produire de bonnes annales de ce genre.Nous avons présentement sur notre pupitre une telle publication: Annals of Music in America publiée par Henry Lahee et qui contient l’essentiel des manifestations musicales survenues aux Etats-Unis du XVIÏe siècle jusqu’à nos jours.Parce qu’il n’y a rien de recensé dans le Québec, les Américains y revendiquent parfois le rôle de pionniers dans telle ou telle sphère, alors que ce sont nos propres concitoyens qui, de fait, ont été les précurseurs.On lit, par exemple, dans l’ouvrage de Lahec, que le premier grand orgue qui ait été importé en Amérique le fut en 1700 et qu’il fut placé dans l’église éniscopalien-n- de Port-Royal en Virginie.Or, le premier orgue de facture européenne qui soit parvenu au Nouveau-Monde a bel et bien été apporté ici par Mgr de Laval, à Québec, lors de son retour de Èrance en septembre 1663.L’instrument était destiné à la basilique de Québec et avait été expertisé, en Europe, par l’organiste du roi de Pologne.E est un exemple entre des centaines.De telles rectifications s’imposent et nous nous emploierons à l’avenir à publier, dans la Vie Musicale, de ces informations contrôlées sur les événements musicaux importants de notre passé.Il est inadmissible que certains dirigeants chez nous ne sachent pas qu’un grand musicien canadien, ex-maître de chapelle à la Basilique de Montréal, a écrit et fait jouer jadis Jean le Précurseur, un oratorio de grand style — peut-être le premier en dale, composé en Amérique — et (pie cet oratorio est nubl.é à Paris, chez l’éditeur Joubcrt, rue d’Hautevilte.Hardy Chatillon et Antoine Dessane NOUS reconnaissons, volon tiers, que quelques-uns de nos confrères de Montréal ou de province ont publié, ou publient occasionnellement, d’intéressantes monographies historiques.Nous signalons avec plaisir deux intéressants articles parus en juillet dernier dans le Nouvelliste des Trois-Rivières, sur deux musiciens à notre sens trop peu connus: le chanoine Georges-Elisée Panneton et l’abbé Joseph-Gers Turcotte.La Vie Nicolèlaine, organe du Séminaire de Ni-colet, passe assez souvent, elle aussi, des études historiques de grand intérêt.Sous le titre Activités Musicales au Séminaire de Nicole!, l’abbé J.-Théo Tessier, organiste de la Cathédrale, a publié dans le cours de l’année 1947, une biographie d’Edmond-Octave Hardy Chatillon, professeur au Séminaire de 1862 à 1906; et aussi une seconde biographie d’Edouard Chatillon, fils du précédent, décédé en avril 1947, et organiste de la Cathédrale durant plus dé cinquante ans.Nos lecteurs se souviennent que nous avons cité, ici, une composition de Hardy de Chatillon, le 24 novembre dernier, à propos de la gravure musicale au Canada.C’est à la suite de notre article que M.Robert Chatillon, optométriste de Nicolet, nous a fait parvenir les articles précités.Nous les signalons d’autant plus volontiers qu’ils vont nous permettre de préciser un point d’histoire que M.l’abbé Tessier avoue ne pouvoir élucider.‘‘On a souvent dit, écrit Thistoriographe, qn’Edmond-Octave Hardy Gha-tillon- avait suivi des leçons de musique d’un certain monsieur De Sonnes (?), à Québec.Quel est ce monsieur?Personne ne saurait le dire.Enseignait-il lé piano et le violon?Etait-il un musicien se rattachant à uné école et à des traditions bien établies?Nul ne pourrait le dire.La présomption est qu’il n’en fut pas ainsi”.Il s’agit de toute évidence de Marie-Hippolyte-Antm-he Dessane, né à Forcalquier, ville du département provençal des Basses-Alpes, France, en 1826, mort à Québec en 1871.Tl arriva dans la vieille capitale en 1849 et fut le cinquième organiste de la basilique.Il a laissé des messes, un Te Deum, des motets, des chants patriotiques.Il mourut organiste de Saint-Rôch.Excellent musicien il fut, et capable d’avoir formé Hardy Chatillon “selon des traditions bien établies".Ceci, croyons-nous, intéressera tous les membres de la grande famille nicolétaine.Les Concerts Symphoniques de Montréal MM9 L’entrainement s’il est ponctué scène est extraite ., .Dona Drake et Henry Morgan seront les principaux interprétés ' est rude à t’écQte militaire de W est Point, surtout é des ’’directs” de l'instructeur Alan Ladd.Cette ••50 This 1s Neiv York”, que présente le cinéma Orpheum cette ¦aile du film “Èeyqnd Glory”, que présente cette 1 semaine le Princess.I semaine.Les films nouveaux Eugène LAPIERRE CET APRES-MIDI ET CE SOIR Au Princess Alan Ladd donne une composition fort passable et est entouré d’autre part d’excellents acteurs dans “Beyond Glory”, le montage est adroitement réalisé, le cameraman fut intelligent et a •réé, à l’aide d’images sombres, l'atmosphère qui convenait.C’est donc au scénariste plus qu’au metteur en scène qu’incombe l’échec de ce film pro metteur.“Beÿond Glory” offre au spectateur un tableau entièrement nouveau, et assez faux me semble-t-il, de l’armée américaine, dans ie cadre de West-Point.3aree qu’il fut responsable, accidentellement, de la mort dé son capitaine.Je lieutenant RocLy acquiert une sorte de complexe de culpabilité et s'en ouvre à la veuve de la victime qu’il retrouve aux Etats-Unis.Alors que l’idylle s’ébauchait entre les deux êtres, Hocky, qui n'est aucunement réadapté à la vie civile, rentre à West-Point, où il se fait remarquer par sa sévérité envers les cadets, particulièrement envers l’un d’entre eux, qui, par l’influença de ses parents, occasionne un procès au sein de l’institution.Lequel procès sc transforme bientôt en une sorte de débat entre la société et l’esprit militariste américain.Ge thème, s’il expose par moments une psychologie valable, fait preuve par contre de faiblesses de motifs, si l’on peut dire.La rupture par exemple de Rocky et de l’ancienne épouse de son capitaine ne s’appuie que sur une saute d’humeur, ou une peccadille difficilement explicable, pour prendre ensuite des conséquences démesurées.En outre, le ton de la pièce, notamment le petit sermon de l’officier américain à ses hommes, au début.relatif à l'obéissance envers les gradés, ne s'accorde guère avec les principes de la démocratique armée de l'oncle Sam.Au Palace Edmund Gween en Père Noël, Edmund Gween en philosophe, Edmund Gween en éleveur de chiens, Edmund Gween à toutes les sauces, Edmund Gween en médecin de campagne manquait à la collection.Getle lacune est désormais comblée avec le film “Hills of Home”, peinture hollywoodienne, c'est-à-dire sympathique et naïve, d’un petit village écossais.Le scénario, parallèlement aux aventures Wales d’un médecin de campagne, s’appuie sur sa deuxième vedette, le chien Lassie, qui tout en ayant peur de l’eau, finit par traverser un torrent pour sauver son maître.Ce dernier, après une carrière émaillée de nombreuses entorses, et toutes calamités susceptibles de troubler un quelconque village d’Ecosse, terminera dans son lit une vie modèle sans doute, mais bien fade et surtout bien longue, du point de vue du spectateur.M.Gween se donne un mal honnête et campe avec un bonheur relatif le médecin écossais dont il affiche le physique et l’accent d’une façon réussie.Ses partenaires, parmi lesquels on remarque Donald Crisp, Tom Drake et Janet Leigh font également de louables efforts mais, là encore, ne parviennent point à effacer le caractère “binliothè-que rose” de l’intrigue.Le chien L355*6* en P1us " nn magnifique pelage, fait montré d'une intelligence au-dessus de la moyenne, sans remplacer toutefois la bonne gueule de Rin Tin Tin.La photographie, par instants, est polie bien que les couleurs ne soient pas toujours aussi sobres qu’elles le devraient.L’ensemble patauge dans une douce, mais sûre, médiocrité Jean VINCENT Au Petit Salon Mme Jean'pesprez, journaliste et auteur radiophonique, prononcera une conférence intitulée: “Paris, aller-retour”, le mercredi, 16 mars prochain, au Salon “E” de l’hôtel Windsor, a l’occasion de la réunion mensuelle du Petit Salon du B.F.P.La soirée sera sous la présidence d’honneur de Son Honneur le maire de Montréal, M.Camillien Houde et de Mme la mairesse.Notre invitée sera présentée par \f René Garneau et remerciée par Mme Odette Oligny.L’artiste au programmé sera Mlle Blandine Thibodeau, chanteuse de caratère.accompagnée par Mlle Sujette Pratt.De la scène à lecran L’intelligent directeur de theatre et comédien français Marcel Herrand, vient de monter une pièce de Alfred Savoir, “Le Figurant de la Gaieté”.Savoir qui est mort depuis quelques années fut, on le sait, l’une des plus vivantes figures du monde théâtral de l’entre deux guerres, a Paris.En plus d’être un auteur dramatique fort prisé, Savoir fut un critique dramatique très impartial.Pour le prouver, le soir de la première de son premier spectacle, alors qu’il était encore critique dramatique, il déclencha lui-même les sifflets et les cris d’horreur, réalisant brusquement que son oeuvre n’était pas ce qu’il avait cru.46 * * Ces messieurs et dames du comité du Festival d’Art Dramatique ont tenu dernièrement une séance en vase clos au cours de laquelle furent discutées les questions les plus épineuses de cette importante manifestation artistique.Est-il opportun de s’en remettre à un seul juge ?Un britannique, même s’il parle très bien français, est-il apte à juger convenablement la satire moliéresque ?Et devrait-il y avoir deux résultats, un pour les spectacles français, un pour les spectacles anglais ?Et bla bla bla.Tout de même, on prévoit d’importants changements pour l’année prochaine.46 46 46 Le Journalisme et le monde artistique montréalais déploreront cette semaine le départ de Herbert Whittaker, critique dramatique de la Gazette.En plus d’avoir prouvé ses qualités de critique averti, Herbert s’est attiré à plusieurs reprises des récompenses méritées grâce à ses mises en scène au Festival d’Art Dramatique.Cette année il avait notamment monté “The Linden Tree” et “The Dybbuck”.Herbert sera désormais le juge des spectacles torontois, par l’intermédiaire du “Globe and Mail”.46 46 46 Un metteifr en scène français voyage actuellement en Palestine dans le but d’étudier les extérieurs d’un éventuel film sur la vie du comte Bernadotte, qui.on s’en souvient, fut assassiné jfar les terroristes juifs alors qu’il était médiateur des Nations Unies.Vu les* réactions qûi ont accueilli dans divers pays la présentation du film soi-disant antisémite “Oliver Twist”, il est permis de se demander si la sortie de cette nouvelle production n’amènera pas une autre guerre sainte.Bob Thomas, le reporter de TA.P.3 Hollywood, nous apprend cette semaine dans sa chronique hebdomadaire que Je président Roosevelt, dont il a interviewé la veuve, aimait beaucoup le cinéma, surtout les films «le Walt Disney, toutefois, le président n'a jamais pardonné à Walter Wanger d’avoir tourné “Gone With The Wind”.M.Roosevelt s’était endormi au milieu du film, et comme l’histoire se prolongeait lorsqu’il se réveilla, il sccria que c’était une honte de faire des filins aussi longs.46 46 46 Ce n'est définitivement pas Samuel Goldwyn qui engagera le metteur en scène italien Rossellini, comme il avait été annoncé.On sait que ce dernier reçut une invitation d'Ingrid Bergman afin de tourner, en Italie, un film dont elle serait la vedette.Après bien des pourparlers, au cours desquels M.Rossellini exigea, entre autres points, son indépendance complète, les studios ÉKO ont signé le contrat.Ni lé titre du film, ni les dates de production n’ont encore été dévoilées.L’ensemble promet cependant, puisque Ingrid est considérée comme l’une des meilleures artistes du monde et que Rossellini de son côté tient la tête de la nouvelle école réaliste européenne.46 46 46 La Compagnie France-Films vient d’acquérir les droits de présentation, du film “D’Homme A Hommes”, qui passera dans quelques semaines sur les écrans montréalais.Le scénario retrace la vie du fondateur de la Crojx-Rouge, Henri Dunan, oui est incarné avec le talent que I on devine par Jean-Louis Barrault.Aux deux prochains Concerts Symphoniques, mardi et mercredi soirs au Plateau, M.Désiré Defauw fera entendre deux oeuvres nouvelles: la 2e suite de Ho-mco et Juliette de Prokofieff, le Concerto pour piano de Robert Casadesus.Le programme comprendra en plus la Symphonie de Mendelssohn dite la Déformation, ainsi que le Concerto de Mozart pour deux pianos avec Robert et Gaby Casadesus comme soliste^.Bien que Prokofieff soit le compositeur de symphonies, de ballets, d’opéras et de concertos son oeuvre nous est encore peu connue.Nous n’avons entendu à Montréal jusqu’idt que la Symphonie Classique et la suite du Lieutenant Kijé.Les beaux concertos pour piano ou violon sont encore réservés aux disques.Serge Prokofieff, qui n'a pas 60 ans.a vécu presque toute sa vie hors de Russie qu’il quitta en 1917.Il y est néanmoins retourné depuis.C’est, après Stravinsky, le plus original des compositeurs russes.II possède à la fois l’invention mélodique, la verve rythmique et la couleur orchestrale.tout cela dans une langue musicale qui est bien moderne.La 2ème suite de Poniéo et Juliette est extraite du ballet du même nom que la troupe du colonel de Basil puis celle du Bal e'.Théâtre ont fait connaître, pas à Montréal cependant.Quant à R ibert Casadesus, le limpide et raffiné pianiste français, chacun sait que le Concerto qu’il interprétera lui-même au Plateau est sa première oeuvre qu’il livre au public.Elle a été créée à New-York il y a quelques mois.Né à Paris Robert Casadesus est le_ neveu du îondateur de la Socié’é des Instruments anciens qre Montré»! entendit autrefois.Son père était un artiste dramatique fort connu qui vint faire une tournée en Amérique du Nord lore de la première grande rj'erre en compagnie de ! Liliane Greu’ e et d’Edgar Bec-tnan.Robert Casadesus débuta aux Etats-Unis dès 1919 et y re- f| vint à diverses reprises jusqu’un peu avant la dernière guerre 1 alors qu’il s’installa définitivement aux Etats-Unis.Il a joué dans tous les pays du monde et a fait acclamer partout une musicalité, un jeu d’une intelligence et d’une sensibilité alliés à la grande tecjinique des virtuoses qu’il ne met jamais de l’avant.fares*» W '''>'«»» sun • * A « -en® ‘«rfcwSisr M-G-M prejwrt* HHIsYof A l'offiche PALACE RICHARI CONTE^ 2è sem.mâture CAPITOL CE SOIR ?AU G E S U MA.3688 tittor SPAmetlHU» LE SPECTACLE SUR SAINTE THERESE CHEZ LES COMPAGNONS $1.25 «t .90 AM.7739 Voici MARCEL GRANJANY, qui prendra part, le ‘20 mars prochain, du concert organisé par la Société “Pro Mnsica".M.Gran-juny a été titulaire de la classe de harpe d l’école Juilliard de New-York et au Conservatoire de la province de Québec.M.Hervé Baillargeon, flûtiste, et Rafael Massella, clarinettiste, prendront également part au programme.MMEMM H IS MAJESTY’S PIM.27 MARS, 8 h.30 SOLOHON LE PLUS GRAND PIANISTE ANGLAIS 3.00 - 2.50 - 2.00 - 1.50 - 1.00 (taxe ind.) •n vanta chai ARCHAMBAULT, LINDSAY’S.DUFAULT Impresario : Ceo.-A.Robert — HA.9752 _ KMBBBLBtiBHIIWIIIIIIIIIIIIiW’WnBBIIlillWLMiEMEWMWPMIHHWBLPEMBHHWBw AU PLATEAU MER.23 MARS Z C ! A P0LEWSKA "La meilleure violoncelliste d'Europe” — Frank Furter Zeitong "Un phénomène tout à fait exceptionnel” — Furtwaengler BILLETS : $3.00 - 2.50 ’ 2.00 - f.50 - 1.00 - Che* ARCHAMBAULT, LINDSAY’S et DUrAULT impresario : GEO.-A.ROBERT — HA.«52 UNE NOUVELLE PIECE CANADIENNE “La plus forte”, de Aimé Plamondon et René Arthur mson LA GRANDE MAGUET r-/"M®cnny£v -I 1 SI J’ÉTAIS LE PATRON 1 A Paramount Picture tutu MACSMur • cum mill VEfiMIlYEA • tun IRAVERS A l'affiche • •••••••• — “T*** ' **' i ' ».1 taaoM j.• Rodw'i 5wockl«5l f J Comic! In t ’’SOTHISUMW YORK* IrtSY WUEE • m HERBERT • Bill GOOBWIN • no mm - ifMæ emit OWE wiuocii»* VIRGINIA GREY - DONA DRAKE .^iTHË"CISCO j ^ IIAUmTHOMME.Duncan Rena!Jo ¦ Leo Carrillo.j •ava»** •ee*’# Le courrier nous apporte celte semaine la dernière pièce de théâtre de MM.Aimé Plamondon et René Arthur, “La Plus Forte”.A la lecture, et sans doute au spectacle, il s'en dégage une Impression de légèreté, accompagnée d'un pessimisme latent, qui classe l’oeuvre dans les comédies de moeurs, domaine d'autant plus intéressant qu’il • été.Jusqu'à présent, fort peu exploite par les auteurs canadiens.Syndicaliste enragé et organisateur ouvrier, Jean Duchesne gène fort l’industriel Brendan dans ses transactions; pour le corrompre, ce dernier lui déléguera sa fille Lilian dont les grâces, ne serait-ce le hasard d’une conversation saisie derrière une porte, aursient eu raison de la fermeté de Jean.Douze MONUMENT NATIONAL Variétés Lyriques CE SOIR et DEMAIN MARGOTON ou BATAILLON Rideau : 8.24 P.M.Bureau ferihé de 6 à T.1J P.M.Aussi les 13-15-16-1T-19 20-22-24-28-27 Mars ' FLateau 9161 ans plus tard, alors qu’il a réussi, si l’on peut employer un aussi vilain mot pour un but aussi noble, c’est-à-dire quand il est devenu le patron d’une véritable organisation ouvrière, le même Jean constate que sa nouvelle secrétaire est douée d'une extraordinaire ressemblance avec la perfide Lilian, dont il est d’ailleurs toujours amoureux.Plus franche, plus adroite, “plus for?te” que Lilian, Annette déridera comme il convient son ineffable directeur, et ne scrait-ee le fait qu'elle est déjà la fiancée du fils, elle convolerait en justes noces avec le père.Un coup de théâtre, c'est le cas de le dire, fomenté par le médecin et ami de la famille Le Roy remettra les choses en place.MM.Plamondon et Arthur n’ont pas, nie semble-t-il, voulu dépasser le cadre de la comédie sentimentale, dont ils ont adroitement bâti l’intrigue mais dans laijuelle ils n’ont placé, dans l'ensemble, que des personnages vaguement définis.Par exemple, on aimerait savoir pour quelles raisons ce Jean, fermé, veuf, déjà père de famille, s'amourache aussi facilement de la volage Lilian, et surtout, le sentiment d’Annette à l'égard du père ou du filsi ses revirements de l’un à l’autre, son emballement envers un homme que rien ne lui destine, demandent dea explications, des monologues qui, dans le texte, sont réduits à leur plus simple expression.“La Plus Forte", par ailleurs, contient nombre de ces jeux de mots, de ces subtilités et de ces petites yJntrig'ies dans’ l’intrigue qui font beaucoup penser au théâtre de M.Louis Verneull, ce qui, en certain sens, ne saurait être un compliment, mais dénote en tout cas un “métier” très sûr.N’ayant pas vu représenter la pièce, il peut sembler paradoxal d’en citer la mise en scène.Tout de même, en se basant sur les indications dont les auteurs ont agrémenté leur texte, on présage uhe mise en scène particulièrement moderne puisque, les auteurs le précisent, fortement inspirée du cinéma.MM.Plamondon et Arthur ont en effet le mérite d’introduire dans leur pièce une rétrospective, moyen dont on use et dont on abuse à l’écran, mais relativement nouveau sur les planches.“La Plus Forte”, probablement, aurait tenu une place honorable au Festival d’art dramatique dont les éliminatoires ont récemment eu lieu à Montréal; convenablement interprétée, elle formerait une pièce substantielle et, pourquoi pas?un potable scénario.Jean VINCENT nfflzina DERNIERE SEMAINE RETOUR TRIOMPHAI drs sensationnels danseurs hindous, StKfHTff -nsOKB jfruu* y india ~u, n»ar Représentation scénique éblouissante — •¦Montresl Oasette" De la danse superbe, fpectacula’rs.qui a fait presque crouler la toiture du Majesty’s — Le "Herald” Billets : 3.00 à 1.13, taie Incluse — Lindsay, Archambault.HIS MAJESTY’S Samedi, 19 man, A S b.30 p.m.Tyrone • O’HARA lift TECHNICOLOR A L’AFFICHE L'OPERA I; C Di PARI CHANTE POUR VOUS ummm 1 A L'AFFICHE 4 fnïïEO L -J SOUS LA DIREÎTION lîiANDRÉ CLUYTLNS e LE DEVOIR, MONTREAL» SAMEDI 12 MARS 1949 PAGE SEFl ?RADIO ?DANS "LE BARBIER DE SEVILLE’* "W « 00 P.M.C3F-Interi'Uw.CBM-Uiterrl*w.GKAC-Club d« 1* polie*.C J A O- Nou v«Ue*.CFCTP-Orcli.muilctle.UHLP-ChiaaonnetM*.6.15 P-M.CBF-Radio-Jou.'IUÜ r'BM-Radio-Journal.OKAC-Pour le dln«.CPCP-Nouvelle*.6.30 P.M.CBF-Orch.eymphoalqu* C‘3M Divertimento.CK.AC-Sport.CKVL-Nouvelle*.CPCf'-Mualque.6.45 P.M.CBM-Sport.QKAC-NouveUe*.CJAD-Noutellee.CFCF -10 Minute* to Plav CHLP TliéAtre dominical.7 00 P.M.CBM-Ulséle LaPlèche.CK AC-Auto-tram C FCP -Spotlight Revue.CHLP-Un peu de tout.7.15 P.M.CBM-Causerl*./.30 P.M.C BF-Sotrée de chez nou* CKAC-Talent* acouta.CBM-Cboru*.CJAD-Club IUT.Polio*.G PCF-Favori te Story.CHUP-Charle* Magnante.6 00 A.M.CKVX-Mualqu*.7.00 A.M.CK VT.-Serenade 7.30 A.M.CK'VL-Mélodle* 8.00 A.M.cjAD-Nouvellea.CKAC-NouveUes.CKVL-Velcer vou know CFCF-N luvellen.8.15 A.M.CFCF-Muslque.CKAC-Rliapsodlej C J AD-Something for Sunday.8.30 A.M.CKAC-Orche*tre.CKVL-Mualque C PCP-Café Concert.9 00 A.M.CBP-Radlo-Journal.CBM-Nouveue*.C K AC-L‘Oratolr*.CKVL-Muslque.CPCP-Mualque.CJAD-Nouv.et temp.9.15 A.M.CBF-Ballet.CKAC-Orgarürt*.CBM-Réeltal.9.30 A.M.CBF-Heur» du concerto.CBlf-Mualque.CK\T.-Muatque.CJAD-Volce of Prophecy.9 45 P.M.CKAC-Douce* ehaneon*.CKVTj-Home.10.00 A.M.CE." -n-and-Meaee.cBAt-jou velles.( KAC-Dimanche, i 'îy-rvloe.(.CC-Masaage d'Iaraél.ci -Revue.Samedi, 12 mars SOIREE 7.45 P.M.CRM-Lake Succec* CKVL-Rcooriage.CJ AD—Sports.8.00 P.M.CKAC-Fetlt Bal earn.a.CBM-Radlo City Play CKVL-Revue Bleu et Or.CJAD—Nouv.et temp C PCF-Twenty Queet'on* CHLP-R(s>t.TTlnldad.8.15 P.M.CJAD-The Three Sun».8.30 P.M.CBF-Share the wealth.CBM-StudlO.CKVL-Vet's Talent.CJAD-Chrlstlan.CPCî'-Dow Award Show CHLP-Troplcana.9.00 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-Hockey.CK AC-Ce que pensent CKVL-On danse.CFCF-Oangbusters CHLP-Place Pigalle.CJAD-Nouvcllcs.9.15 P.M.CBF-Hockey.CJAD-El rancho Orande.9 30 P.M.CKAC-Muslcal America.CJAD-Muslque.10.00 P.M.CFOF-Mr.Malone, CRLP-MontréAl la nuit.CKAC-Muslque.CJAD-Nouvellea.Dimanche, 13 mars 10.30 A.M.CB •’-Récital ’cltel.-'•'u-t’ne String*, outheraalre* .' -chlliren's Play- .1.00 A.M." '.uc Arts Quartet.¦ ;?-v!c« 'ellgleux.• Oratoire."‘ri, ctant.-Tcrua-arts.) .lour, et temp.'.oo p.y, i ''-tlcneraJ Electric.¦ ’ ¦ i and Me.i ’arnlly Hour, c ' ' ansonnette* f "C'.'-Tlie Bell Singer*, t.' J-hiuvelles.F 30 P.M.( BP-Radlo-Journal i B'-'-O-sle and Harriet.i '-'port.c JCF-Tommy Dorsey.I J ! D-Hollywood.6.45 P.M.c":~-R-iio-Collége.c: ‘C-Nou relie*.7 00 P.M.r 3 -Radlo-Collége.cBM-Rcvue de la sem.c-’AC-Causerle.OKVT -Thc Band of .OFCr-Nouv et musique.CJAD-Nouvelles.7.15 P.M.cr,*;-John Fisher .-Ov-Trak of the Town.CKVD-Mémolres.C .‘ C-CaMset-le.CJAD - J amalco Calls.7.30 P.M.f BM-Ordhestre.( rCAC’-Orphéon de Mil.CT VJ -Nou velle* CFCP-Amos and Andy.7.45 P.M.r Tv '.-Chansons.'KAC-Tlémolre*.8 00 P.M.f-.s ’cl.Von chante.CBV-ured Allen.CKAC-Concerl du cons.r ¦’ l.-üc/lng CFCF-Tbeatre Guild 5.00 A.M.C h -.J-' .out Wise.CKt C-Tonjour.5.15 A M.C’tn train.( ' K é C - T As magasin* CHI P Ne le dites pas .9.45 A.M.CBM-Efnlsslon éd.< K AC-Pieu*s et chard.10.00 A.M.CJAD-Who's talking.CK AC-Actualités.CBF Sur nos ondes CHLP-Au bal musette.10.15 A M.CKVL-,Jacques Normand.I BF-Le titre S.V.P.CBM-Klndergarteu.CJAD-Makc Believe.ÇKAC-Icl.Fernand.10.30 A.M.CBF-Drames de notre .CBM Fan far*.CKVJj-Eutrevue* JiFCF-Klte Altlcen 10.45 A.M.(JB7ar-deasus.CBM-Singlng Stars.CKAC-Nos affaires.CKVL-Parade.CFCP-Plano.CJAD-Nouvellea.5.15 P.M.CBM-Crltlqua at revue.CKVL-Sport CJAD-Thrcmgh th# Years.5.30 P.M.CBF-Hsure dominicale.CBM-Crltlque du ciné.CKVL-Nos artlatee.CPCF-Henry Aldrich.CKAC-Cordes d’argent.CJ AD-Nouvelles.5.45 P.M.< :B(lî-Revue.CJAD-Heure de S.François.10.30 P.M.CBF-Marco Polo CBM-The Marsons.CKAC-Vt-llle horloge.CKVL-Holly wood CFCF-Starllgbt Mood.C J AD -Nou relies.10.45 P.M.CBF-Récttal.CKAC-Lea nouvelles.CKVL-Hollywood CJAD-Glee Club.Il 00 P.M.CBF-AdaglO.CBM-Orc.de Winnipeg.CKAC-Sport.CKVL-Communlty.CFCF-Nluvelles.CAD-Nouvelles.11.15 P.M.CKAC-Chanteur.CFCF-Thoughts.CAD-Through the Listening Glass.11.30 P.M.CBF-Muslque de dan*e CBM-Oroh.Winnipeg.CKAC-Orchestre.CKVL-Sweet and LOW.CFCF-Danse.CJAD-Poésle musicale.MINUIT CBM-Nourelles.CKAC-Bulletln CFCF-Nouv.et fin.CJAD-Nouvelles et fin des émissions.1.00 A.M.CKÀC-Nouveùes.12.15 P.M.CHLP-T,'Heure fêmln.CJAD-Nouvelles.CEF Rue Principale.CEM-Aunt LuCv CJAD-News Quiz.12.30 PM.C HP-Réveil rural.CBM-Emlsslon rurale CKAC-Coln du disque.CFCF-Cl audit CJ AD-Nouvcllea.Pour répondre à M.Roger Rolland Que fait-il de l'opinion générale qui délaisse ses amis ?— Si on ne tient pas à parler français.Roger Bussonet dans le rôle de Figaro et Raymond Amade dans celui du comtt Almaviva rendent avec brio “Le Barbier de Séville’*, qui poursuit son succès en troisième semaine au Cinéma’ de Paris.SUC NOS CNDES 12.15 P.M.CKAC-NouveUes CFCF-Magasinage.CJAD-Anne Richard 1.00 P.M.CBF-Queiles nouveUes?CBM Ridlo-Joumal.CKAC-Franco swing CKVL-NouveUes.CFCF-Nouv.et musique CFLP- Rad 1 o-1 ourn al.CJAD-Nouvelles.1.15 P.M.( BF Rsdlo-Journal CBM-Happy Gang.CKAC-Mélodie f.'FCT-House Party.CJAD-Concert.1 25 P.M.CBF-Intermède 1.30 P.M.CBF-Tante T.ucle, CKAC-J.Lalonde reçoit.CFCF-Club Luncheon 1.45 P.M.CBF-Fin* gourmets CBM-Thiy TeU Me.2.00 P.M.CBF-Orande Soeur.CBM-Bernle Braden.CKAC-Actu all tés.CKVL-Tommy Dorsey.CFCF-2 O’clock Caller.CJAD-Ballroom.2.15 P M.CKAC-Amour*.CBF-Maman Jeanne.CBM-Valsea.CTCF-Ethel ft Albert.CJAD-Easy Aces.2.30 P.M.CBF-Lettre à une Canadienne.CBM-MuslcaUy Tours.CKAC-Un peu de tbut.ClCT-î O’clock caller.CHLP-Votre goût est.CJAD-Easy Rrythm.CFCF — CBF — CKAC — CIAb — CBM — CKVL —^HLP m «t m la* N* m* itta SAMEDI, 12 MARS CBF, 10 h.a m.— Lee Jeunes auditeurs de Radio-Canada auront l’avantage d'entendre une adaptation d’”Hansel et Grétel”, par tante Lucille.L’animateur de l'émission, M.Raymond Laplautc, pq^seuvera de son côté un reportage des plus intéressants, et U répondra au courrier de ses Jeunes auditeurs.Immédiatement après, soit, à 11 heures, Radio-Canada fera entendre quelques disques que les auditeurs lui ont demandé* au cours de la semaine.CBF, 2 h.p.m.— Le Metropolitan Opera présentera deux oeuvres en un acte samedi, le 12 mare et, comme a l'ordinaire, Radio-Canada en fera la diffusion à compter de deux heures de l'aprés-mldl.La* oeuvres au programme «ont •'Glanai Schtocl", de Puocini, et "6*.lamé", de Richard fitrausa.Le livret de "Salomé" a été tiré de la pièce d'Osoar Wilde.Hérode a fait emprisonner 1* prophète Jean qui lui a reproché d'avoir épousé la femme de son frère, Hérodlsde.Le tyran aime aussi sa nièce, Salomé, qui demande la tét* du prophète parc* qu’il la repousse.Hérode consentira enfin è ce crime, mais la Joie de Salome lui fera horreur et U ordonnera A tea gar-de* de la tuer.Voici la distribution de ‘'Salomé": Hérode, Frederick Jagel, ténor; Héro-dlade, Kerstln Thorbcrg, contralto; Salomé, Ljuba Welitsch, soprano; Jean, Herbert Jamsea, baryton; Narraboth, Brian Sullivan, ténor; Un page, Herta Glaz, mezzo-soprano; Premier Nazaréen, Dezso Brnster, basse; Deuxième Nazaréen, Emery Darcy, ténor; Premier Juif, Leslie Chab&y, ténor; Deuxième Juif.Thomas Hayward, ténor; Troisième Juif, Aleasio de Paolls, ténor; Quatrième Juif, Paul Franke, ténor; Cinquième juif.Gerhard Pechner, basse; Premier soldat, Jerome Hines, basse; Deuxième soldat.Philip Kinsman, baryton; Une esclave, Inge Manskl, soprano; Chef d’orchestre; Fritz Reiner.Void l* distribution d* "aianri Schtccl": Oiannl Schlccl, Ttato Tajo, baryton: Lauretta, Licla Albanese, soprano; In Veochla, Cloe Elmo, contralto; Rlnuc-clo, Giuseppe dl Stefano, ténor; Ghe-rardo, Alessto de Paolls, ténor; Nells, Paula Lenohner, soprano; Betto, George Oehanovsky, baryton; Simone.Vlr-gillo Lazzarl, baryton: Marco.Gérard Pechner, basse; In Clesoa.Thelma Vo-tlpka, soprano: Splnellocclo.Melchior-re Luise, basse: Ser Amantlo Dl Nlco-lao, Loienzo Alvary, basse; Plnelllno, Osle Hawkins, baryton; Gucclo, John Baker, baryton; Gherardlno.Reginald Tonry, Jr., chef d’orchestre: Giuseppe Antonleelll.OBF.8 h.30 p m.— Le Bal des copains du samedi, mettra de nouveau en vedette Lucille Dumont et ses chansons, l’orchestre de Bal Musette sous la direction de Jean Gallant, ainsi que le fantaisiste Jean-Pierre Masson, comme chanteur Invité.Le programme débutera par la dynamique chanson: "a» bonheur est A tout le monde".Au cours de cette émission,*Lucille Dumont Interprétera en plus Le bal du faubourg”, une valse qui reflète l’atmosphère des squares du vieux Paris, et "Le vagabond".une chanson qui appartient au répertoire réaliste.Jean-Pierre— Masson, pour ea part, fournira la note amusante du programme avec “La chanson du grand pont” et "Y a pas d’parolee”, une fascinante création d’Andrex.Le Bal des copains est diffusé par Radio-Canada tous les samedis soirs à 8 h.30.CBF, 6 h.30 p.m.: Radio-Canada diffusera un autre concert de l’orchestre symphonique de la N.B.C.sous la direction d’Arturo Toscsnlnl.samedi.Au tout début, l’orchestre Jouera la Symphonie No 99 en mJ bémol majeur, de Haydn."L’Invitation à la valse”, de Weber, orchestré par Berlioz, sera le deuxième oeuvre au programme.Et pour finir, l’orchestre Jouera la Joyeuse Symphonie No 4 en la majeur (L’Italienne), de Mendelssohn.DIMANCHE.13 MARS CKAC, 9 h.1S a.m.: Deux violoniste* et un violoncelliste se Joindront dimanche matin A Daniel Plnkham.organiste qui remplace E.Power Blggs actuellement en tournée.Les quatre artistes interpréteront une oeuvre de M.Plnkham: la Sonate pour orgue et cordes.Les artistes Invités seront Robert Brink (R William Waterhouse, violonistes, et Hannah Sherman, violoncelliste Les autres oeuvres au pro gramme sont la Sonate en forme de Trio en ml mineur de Joan Rosenmul-ler, et une autre oeuvre de Daniel PinRham: l’Introduction, Epitaphe et Toocate.CBF, 9 h.30 a.m.: Voici 1* programme de "L’Heure du concerto" que Radio-Canada diffusera dimanche: Aubade, Francis Poulenc (concerto chorégraphique pour piano et orchestre); Francia Poulenc et l’orchestre des concerts Straram Concerto en ré mineur, Sibelius (violon et orchestre); soltste: Ginette Neveu; Orchestre Philharmonie de Londres, direction: Walter Susaklnd.CBF, 11 h.am.: Radio-Or nada diffusera le concert hebdomadaire du "Fine Arts Quartet”, dimanche.Cet ensemble exécutera le Quatuor pour cordes No 1, de Victor Babln, oeuvre composée en 1948 et donnée en première audition A Chicago en février 1918.CBF.midi: Radio-Canada dlffuaera un reportage sur la présentation de MM.René Oarneau et Antoine Roy A la Société Royale du Canada.Cette cérémonie se déroulera A Québec et l’émission sera transmise dimanche Le président de section française se déroulera de la Société Roupie.M.Léopold Houlé, présidera la présentation CBF.12 h.30 p.m.: Jean-Marie Be&u-det dirigera une fols de plus l’orchestre symphonique de "La voix du Cana-da”, rémission du Service International de Radio-Canada, dimanche.Le programme comprend: "La danse vllla-geo'se" de Claude Champagne: "Essay fur Strings" de Gerald Bales: et "Couché de soleil” de Hector Gratlrn.CBF, Emissions de Radio-Collège : — 1 h.30 A 2 h.15 p.m.: La littérature au XIXe siècle."Barrés.1882-1933".Auteur: Fulgence Charpentier.Conférencier: Guy Boullzon.4 b.30 A 5 h.p.m.: Le musée d’art L’art au XIXe siècle."Le réaltemc avec Courbet".Auteur: Annette Leduc.Chef d’orchestre: Roland Leduc.8 h.45 A 7 h.p m.: Portraits et propos.Entretiens sur "Les caractères de L* Bruycre”.Conférencier: l’abbé Robert L'eweUyn.7 h.A 8 h.p.m.: Le théfttre au XIXe tlécle.’‘L'ours" de Tehékov CAmmen- .tateur: Jean-Charles Bonenfan CBF, 2 h.30 p.m.: Jennia fleurai | chantera des airs fameux de Roesln! A remission "Tableaux d'opéna” de Radio-Canada.dimanche.On a choisi des enregistrements que l’exoellent mezzo-soprano a laits récemment.Voici son programme: "Ncoqul aU’Affamo", de "La Cenerentola” — "Crude Sorte", de "ITtellana ln Algerl" - "Bel rag-gio Luslngher”, de "Sernlramlde" — '•Una Voce Poco La”, de "Il Barbiere dl Sivlglia".L'orchestre est sous la direction de Pietro Cuinara.CKAC, 3 h.p.m.: Le troisième concert du Cycle Beethoven que dirige en ce moment Bruno Walter avec l’Orchestre Philharmonique de New-York permettra aux auditeurs de CKAC d’entendre dimanche la célèbre violoniste Erloa Mortal qui interprétera le Concerto pour violon et orchestre de Beethoven.Ce concerto est dans le ton de ré majeur.On entendra en outre au concert de demain la huitième symphonie en fa majeur.C’est Jacques Llé-nard-BolsJoll qui donne les commentaire*.et M.Ferdinand Blondi, directeur de* programmes A CKAC, qui présente A llntermlsslon un Invité de marque, CBF, I h.pm.! L* comité dé* fondateur» de l’Eglise canadienne qui, de-Suli, Çjhsl®ur* années, présentent A Radio-Canada le programme "Le del par-dessus les toits”, a consacré se* ém-selon* des 6 et 13 mars aux Martyrs canadiens A l’occasion du troisième centenaire de leur mort héroïque.L’auteur de* texte*.M.Guy Dufresne, qui noue a présenté Jusqu’ld Mgr de _ Laval, Marguerite Bourgeoys, Jeanne Mance, Marte de l’Incarnation et Catherine de Saint-Augustin, mettra en relief la vie de Jean de Brébeuf et il nous parlera des rencontres entre de Brébeuf et d’autres fondateurs «e 1 Eglise canadienne.C®?’’ 7 h- P m : Le Théâtre de Radio-Collège terminera sa saison le 13 mars.D nous & présenté cette année des oeuvres marquantes de la littérature dramatique du 19e siècle, de Goethe à Ibsen et de Hugo à Becque.Cette pièce en un acte ne dure qu’une demi-heure.M.Jean-Charles Bonenfan t en fera la critique et 1] conduira ensuite un forum sur le théâtre au 19e siècle.Ce q!jelq,ue s0"t9 la revue de* émissions de la sa!son.8 h.p.m.: Tous les dimanches eolr, le Poste CKAC présente à ses auditeurs un récital de musique classique en collaboration avec le Conservatoire r?Jlfl.U5lq}1®.,dî la Province.Dimanche, 1 artiste Invitée sera Mite Una Plz-zolongo, élève de la classe de Piano de Mme Yvonne Hubert, Mlle Plzzo-Interprétera demain des oeuvres de Chopin, de Debussy et de Gabriel Fauré.OKAO, 9 h.30 p.m.: Depuis dimanche dernier, et pour une série de huit concerte avant son dépat (l’orohestre) pour une tournée, le poete CKAC présente A ses auditeurs, directement d®,1 Académie de Musique A Philadel-Pule 1 Orchestre Philharmonique de 8u® 1* •direction de son char réputé Eugène Ormnndy.Le concert de dimanche soir comprend des oeuvres de Arnold Schoenberg et de Anton Dvorak.De Schoenberg, on entendra le Thème et Variations en sol mineur de Dvorak, la Symphonie No 5 en ml mineur, dite du “Nouveau monde.Artistes invités à Radio-Canada SEMAINE DU 13 MARS 1949 Le dimanche, 13: lOh.30 a.m.: Peter Smith, pianiste.8h.30 p.m.: Rolande Desor meaux, diseuse.9h.00 p.m.: Réjane Cardinal, mezzo-soprano, et Fernand Mar-tel» baryton.Le lundi.H; 8h.00 p.m.: ténor.9h.00 p.m.: neau, ténor.Le mardi, 15: 8h.30 p.m.: Sir Ernest MacMillan, chef d’orchestre.Le mervedi, 15.9h.00 p.m.: Félice Vlodek, soprano.lOh.30 p.m.: Carmen Torres, soprano.Le jeudi, 1": Ih.4f» p.m.: Réjane Cardinal, mezzo-soprano.James Shields, '-éopold Simo- I.eauel de nos confrères assurait dernièrement que, quoi que fasse le critique, il ne fera jamais accepter ses jugements pur les artistes eux-mêmrs, du moment qu’il ne les louange pas.J'ajouterais à ces lignes de Jean Béraud: “.et du moment qu’il déplaît aussi aux partisans de ces artistes.” J'ai déjà eu l'occasion de répondre à des personnestqui m'en voulaient d’avoir attaqué leurs dieux, en l'espèce le peintre surréaliste Charles Daurlelin, qui faisait le sujet d'une récente exposition à I Université de Montréal.Je vois bien qu’une seule réponse n’est pas suffisante et, puisque M.Roger Rolland me critique dans les colonnes d’un hebdomadaire local, je vais être obligé de lui répéter que j’ironisais, ce qu’il n’a pas compris lui non plus.Il n'aurait pas été besoin pour moi de proposer ce que M.Rolland appelle de “petits trucs maniérés pour juger d’une oeuvre d’art” a! d’abord il y avait eu art.Or, il ne s’en voyait pas dans l’ensemble de cette exposition.En détail, certaines oeuvres y avaient des mérites notoires et c'est pourquoi je ne me suis pas privé de le dire.J’ai même qualifié d’"excellente” — M.Rolland a certainement lu trop vite pour le noter — un “Intérieur” ^qui manifestait un parfait pouvoir de suggestion avec l’emploi de moyens réduits et qui savait nous reconstituer une atmosphère.Mais il fallait juger l’ensemble, pour bien prévenir le public lecteur et spectateur, et l’ensemble était déplorable.Je ne m’inquiète de répondre à ces reproches que parce que j’y vois une occasion de rappeler encore une fois quelques vérités nécessaires et de fournir à la majorité du public, l’occasion d’exprimer ses vrais «entiments.M.Rolland, comme plusieurs de ceux qui attaquent les jugements des chroniqueurs attitrés de journaux, oublie que le criti- âue, ainsi “que le disait encore eraud, représente un peu et même beaucoup l’opinion générale en même temps que la eienne.Ohl sans doute, il a le devoir de l’éclairer, ce public, de le combattre au besoin, de signaler les mérites réels dissimulés sous des défauts secondaires, de façon que la foule revienne d’une déconvenue première et fasse enfin justice à tel artiste de talent profond.Mais ces jugements publics à corriger sont plus rares qu’on le pense couramment; et, plus souvent qu’à son tour, le critique se trouve en plein accord avec le public sur les points principaux de l’oeuvre exposée.En journaliste habitué à sonder l'opinion, le critique, s’il notait une divergence entre le public et lui, est assez honnête pour la ré' vêler.Si je n’a! signalé aucune divergence du genre dans ma critique de l’exposition Daudelin, c'est — M.Rolland peut m’en croire car i'ai des oreilles pour entendre les commentaires qui voltigent dans une salle d’exposition — parce que le public refusait lui aussi M.Daudelin.Il peut y avoir diverses façons d’exprimer son jugement mais qui relirait la critique faite par mon confrère Roland Boulanger, d^ns No/re Temps, s'apercevrait çju’avec plus de facilité que moi à manier l’ironie, l’ami Boulanger “éreinte” Daudelin plus cruellement encore que je ne l’ai fait.Il est un point sur lequel je demeure fort sérieux et c’esl quand j'assure, en* contredit de M.Rol- land, que toute oeuvre d’art qui renfermait une caractéristique frappante, tpii traduisait vraiment l’état d'âme de son auteur, ne peut plus quitter l'esprit et peut eKe mentalement reconstituée.les yeux fermés.Ft coifi-ment donc M.Rolland lui-même prétendra-t-il conserver le souvenir de leHe toile qui lui a plu s'il n'a pas agi de cette manière?Ma tentative de définition de l’art lui a déplu.Encore une fois, il a lu un peu vite, car il aurait pu remarquer que j’emploie le mot "nature” avec une minuscule, ce nui indique bien que je n'ai jamais prétendu restreindre les représentations pic-turales an paysage seulement; et j’eusse été bien sot d’agir autrement.Mais, au fait, pourquoi m’obstiner à défendre celte définition, même si M.Rolland pouvait la retrouver en termes presque semblables chef tant d’autorités, à commencer par les maîtres de la peinture qui ont tenu à expliquer leur art?Pourquoi faire quand H ajoute presque aussitôt: “Que nous importent les dictionnaires et que viennent faire ici ces paroles qui ont perdu leur sens et leur feu!” Evidemment, qu'importeraient les dictionnaires et les grammaires françaises à l’orateur qui ne tiendrait pas à parler en français; mais si eet orateur persiste à déclamer devant les foules qui ne comprennent et ne parlent que le français, qu’il ne s'étonne pas si l’auditoire le repousse.Or, il se trouve que l’auditoire, ici, tient à parler français comme moi et se moque bien de tout “espéranto" de la peinture!.Si le publie continue de ne pas fréquenter les expositions surréalistes, où l’on ne voit guère que des coteries de jeunes gens entichés de paraître à la page plus encore que de chercher une satisfaction esthétique vraie et profonde, il ne fait d’ailleurs que rendre à ces peintres le mépris que ceux-ci ont pour lui.N’est-ce pas vous, M.Rolland, qui vous écriez: “Nous voulons la nature, mais non pas celle que chacun s’imagine superficiellement -posséder .Or, il se trouve que ce chacun, à qui vous attribuez une conception seulement superficielle de la nature, constitue le public; ne vous étonnes pas qu’il laisse à l’écart toute l’école que vous défendes! Vous avez trouvé ma critique dure.Je voudrais bien savoir comment vous jugeriez les paroles d’un critique reconnu, Robert de la Sizeranne, qui a Indiqué naguère d’avance les défauts de votre .groupe.“Donner, a-t-il dit, à des fautes de dessin le nom de “simplifications” ou à des in-digences de couleurs le nom de synthèse, admettre que le modelé ne soit mime pas indiqué, sous prétexte de "vision personnelle”, c’est seulement revêtir de vocables philosophiques les ignorances techniques les plus communes et signer “sagesse” ce que l’impuissance a échit.” “Cette méthode, dit-il ailleurs, qu’ont certains clans d’admirer à tout prix tout ce qui est moderne, pour la seule raison que c’est moderne, n’est pas une méthode esthétique, car elle ne fait pas appel au témoignage des sens.Elle ne compare pas l’oeuvre avec la nature, qui n’est ni ancienne ni nouvelle, qui ne songe pas à différer d'elle-même ni à se ressembler”.Craignez donc, messieurs, la routine; mais craignez au moins autant la fausse originalité qui vous fait oublier le naturel!.Adrien ROBITAILLE.Madeleine Robinsçn ci Béatrice Lulii dans une scène du film pui"-sant et dramatique "La Grande Maguet".qui prend l’affich.aujourd'hui, au Saint-Denis.Au Saint-Denis Le célébra loman de Catulle Mendès “La grande Maguet” a fourni à Roger Ricbebé l’occasion de réaliser un film d’une rare intensité‘dramatqiuc et qui compte parmi les meilleures productions françaises._ Ce film, qui prend l’affiche aujourd'hui au Saint-Denis, est d’une vérité, d'une âprelé rarement atteinte au cinéma.I.a projection terminée, le cinéphile se retrouve crispé, le souffle court, parce qu’il vient de vivre une grande émotion.Voilà du cinéma.du vrai cinéma.Qu’on imagine une femme aimant jusqu’à l’adoration celui dont elle porte le nom.Elle est si peu payée de retour que son mari songe à la supprimer afin d être libre de nouveau et fonder un nouveau foyer.Elle le sait.Et en fin de compte, elle se laissera délibérément empoisonner par son époux parce qu’elle préféré la mort plutôt que de vivre avec un amour insatisfait.La chose est-elle possible?Il suffit d évoquer le paroxysme auquel peuvent atteindre les passion» humaines pour répondre affirmativement à cette question.Les interprètes de cet émouvant drame sont tous remarquables depuis Madeleine Robinson extraordinaire dans un rôle écrasant, jusqu’à la ravissante Béatrice Lulii dont ce sont les débuts, en passant par Jean Davy, Michele Philippe, Sylvia Mont-tort.En programma double.Fer-n*n son public enthousiaste.Ainsi vient-elle de faire connaître l'a musante chanson "les Ananas' qui déchaîne le rire à chaqu.représentation.Si bien que, 1:« grande artiste va la garder dan*, son numéro toute la semaine procirai ne (4e), alors qu’elh tiendra encore Iriomphalemeni l'affiche au Café de l'Est.Le nu méro de Lily Fayol se compost de pas moins d'une douzaine d< chansons à succès que l’artiste interprète d’une façon impccca ble et vraiment renversante.Fayol est synonyme de fantaisie.Et celte fantaisie est d’um finesse telle que jamais aucune artiste française de ce genre n’a si bien rendu justice à ce mot.Lily Fayol triomphe par sc:.chansons, son entrain, «on dyna misme et sa souriante personnalité.Elle n’est non seulement fortement applaudie^ après chaque numéro, mais le public lui accorde l’hommage bien mérité d’une ovation.H y a deux représentations chaque soir au Café de l’Est, h carrefour des plus grandes vedettes françaises de fheure.Aux Dfontrèaiais de profiter de celte quatrième "semaine Fagori Dernière semaine au Cinéma de Paris Grâce au septième art, l’Opé-ra-Comique de Paris interprète présentement au Cinéma de Paris “Le Barbier de Séville”.Il est ncontestahle que les théâtres nationaux que ce soit la Comédie Française, l’Opéra ou l’Opéra-Comique jouissent auprès du grand public d'un prestige err-tain.Car ce sont des temples sacrés où chaque soir, on célèbre le génie et l’esprit, mais aussi des temples que l'on visite fort peu souvent.Qui n’aimerait pas aller voir “Faust” à l’Opéra ?entendre Manon” à l'Opêra-Comique ?Mais c’est tellement loin, tellement coûteux aussi.Que faire ?tUne solution a été trouvée et cost le cinéma qui l’apporte.),ous ne pouviez aller à l’Opéra-Lomique ?FJi bien, c’est i’Opéra-Comique qui vient à vous, pour a première fois à l’écran avec ses artistes, ses choeurs et son grand orchestre dirigé par le célébré André Cluytens.Le Cinéma de Paris vous offre la représentation intégrale d’un des spectacles les plus brillants "La clef de verre" à TEIectra Le grand public se passionnera au film policier d'intrigues politiques, fertile en péripéties dramatiques et traité dans tin mouvement rapide qu’est “La clef de verre”, niellant en vedette Alan Ladd et Veronica Lake à l’EJectra, à partir de samedi.Le film possède la qualité essentielle du genre: la vivacité du rythme.Il comporte maints passages dramatiques, particulièrement réussis, tel l'interrogatoire d'Eddie dans le repaire de ses adversaires.("est un drame puissant dans les coulisse» de la politique américaine.Brian Donlevy, Veronica Lake, Alan Ladd, Bonila Granville, Richard Denning.Joseph Cal-leia, William Brndix interprèlent ce scénario de Jonathan Latimer d’après le roman de Dashiell Hammett.de la seconde scène lyrique de France "Le Barbier de Séville” d’après Beaumarchais, paroles de Cnstil Biaise et musique de Rossini.* * y* * 'I ' -M.A maine au théâtre Hi* Majesty’s, le 29 avril prochain.Il est à noter que celte oeuvre, contrairement â de nombreuses pièces du même genre, est basée sur une intrigue fort intéressante en elle-même.Tous les personnages sont plus ou moins amoureux de la belle courtisane, qui rappelons-lc, sera incarnée par la cantatrice Klfi Koenig.L’ensemble du spectacle et de la mise en scène Sera dirigé par.Jerry Shea.TRIOMPHALE 4ème semaine LILY FAYOL Café île ViU "Centre C L français'’ 445 5 A L ERMITAGE ELISABETH 18 MARS SCHUMA UNTIRPRITE SUPREME DU USD BILLETS: L.13 o 3.00 tare ind.— Lindsay,.Arc'iaxbau*?k%VVVVWA*r^.VW1.VVV^.VVVA,.’.V^.-.'«V.V’.".V.\V.V.*u\ CENTRE DARTISANAT L'nc scene de "Cappella", un ballet en 3 actes sur la musique de Delibes, qui sera donné à Montréal par la trouvées Ballets Busses de Monte-Carlo, au IDs Majesty's, du 99 mars au 6 avril prochains.baliefs, J—* " “' T.* programme comprendra un Mai dt 20 dont £ vimoem&ts.AUBERGE BU FMSCÜES SAINT-|EAN.PORT-JOLI Un mille à l’ouest du villaçe 40 CHAMBRES 15 CHALETS avec baignoires ou douches avec dcuches Lej fameuse* sculptures sur buis des "t’OUrGALM.T ’, tes b.i'eaux mini»tures de la famille "LECt ERC, les nombreux «telieri de tissage, etc., font de ST-jEAN PORT-iOU le plu-, grand centre d'artisanat de la Province de Québec.— Spécimens de toutes ces oeuvre* à l'AUBERCE du FAUBOURG, hôtel des plu-, modernes, situé sur les bords du majestueux fleuve St-Laurent.Endroit idéal pour fin d* «emaine, séiour prolongé et repos.PISCINE A EAU SALIE — CANOTAGE — TENNIS — NATATION EQUITATION — BICYCLETTES.ETC.CHAUFFAGB CENTRAL ALTOMATKH K OUVERT A L'ANNEE DISTANCE EN MILLES DE : QCRBEC SS MONTRE \L ÎW SHERBROOKE ZOO OTTAWA 3M FDSIUNDSTON, N.-B.142 CAIUPBELLTON, N.-B.,Î38 LEONARD BOURGAULT WWWWWW’AVVtfiVWW^VVVWWVtAAéWWWWyj^lliy V PAGE HUIT LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 MARS 1949 En chrétienté.Les reliques des Saints Martyrs Canadiens aux Trois-Rivières Trois-Rivières, 12.(f).N.C.) — i.'es fidèles' des Trois-Rivières auront tout probablement l’oc-easion de vénérer les relimies • les Saiiils Martyrs Canadiens 1 enfermées dans une châsse récieusc.C'est ce que laisse entendre la lettre circulaire ’’e Son Exc.Mflr Georges-Léon pelletier à son elerj?é.M«r Pelle-t'er rappelle que Trois-Rivières e doit d’honorer d'une façon •• 'é.-inle nos Sotnts Martyrs Cn-•l'ens e::r r“Eqlisc des Trois-'.ivières a bénéficié de i'aposlo- lal et du zèle d'au moins quatre d'entre eux.” La lettre ajoute que les Pères Jean de Brébeuf et Antoine Daniel accompagnèrent le sieur de Lavioletle lors de la fondation 1 des Trois-Rivières, le 4 juillet 16:j4.Dès l’automne de la même année, les Pères Lejeune et Bu-teux vinrent aux Trois-Rivières pour organiser le service religieux.Nos registres possèdent des actes signés par saint Charles Garnier, saint \ntoine Daniel.saint Jean de Brébeuf et saint Gabriel Lallemant.” La photo ci-dessns a été prise an cours d'une audience accordée par Sa Sainteté le Pape Pie Xll aux participants d'un pèlerinage organisé par “Travelaide", en septembre dernier.Ce pèlerinage était sous la direction spirituelle de M.l'abbé Rosario Laurin.U est à noter que cette audience a eu lieu A Caslelgandolfo, In résidence d'été du Pape, où il reçoit très raremert.On remarque.A gauche, sous la croix blanche, M Jules Uesmarais, secrétaire exécutif de “Travelaide”."Les Touf-petifs dans le Royaume" Le numéro de "Marie" de mars-avril Pèlerinages à Rome durant l9Année sainte bomme catéchistique pour les plus jeunes Après avoir donné “aux petits du royaume”, cette somme caté-histique qui mérita l’approba-ion et les éloges des plus grands édagogucs, nu pays et à l’étranger, la Rév.Soeur St-Ladis-!as, A.S.V., a complété son oeuvre adressée surtout aux professeurs, aux parents, aux normaliennes et aux élèves des cours supérieurs, par une collection de huit livrets pour les tout-petits îles première et deuxième années de 1 école primaire.Ces livrets n’offrent pas de le- i çon à étudier oralement, ce qui leur donne dqjà un cachet qu’apprécient les enfants.Ils ne sont pas davantage des livres pour apprendre à lire, mais les petits qui se débrouillent en lecture pourront déchiffrer ces textes très courts et si simples qu’ac-compagnenl des illustrations ravissantes.L’artisle sut rendre cette candeur, cette naïveté qui jaillissent de l’âme enfantine.Les images complètent le sens des textes, les expliqdent et poulies tout-petits, il faut qu’il en soit ainsi, puisqu’ils lisent les images avant de pouvoir lire les mots.Dan* ces livrels: “Les tout-petits dans le Royaume” l’enfant de 4 et 5 ans, qui a reçu de sa maman quelques notions religieuses, trouve, par lui-même, la signification des images alors qu’ayant en mains certatiies oeuvres catéchistiques, pourtant faites pour lui, mais sans cette simplicité d'expression, l'enfant doit demander A chaque page des explications qui le fatiguent et lui enlèvent le goût de cette étude.Aux livrets de Soeur St-Ladislas les petits reviennent, insatiables, ils pensent, réfléchissent devant chaque image, leur imagination y trouve une nourriture adaptée à sa naïveté.Soeur St-Ladislas dans des textes très courts, sous une forme poétique qui charme les petits, eux qui sont encore si près de la poésie’pure, concrétise la doctrine du catéchisme et l’amour que Time doit offrir à son Dieu, c'est de la vie d’amour de l’enfant Envers son père.Les mots et les expressions coulent de la source fraîche de la simplicité, c’cst pourquoi les petits — et les grands aussi — s’y désaltèrent avec avidité.Les papas, les mamans et les grandes soeurs ne connaissent guère de repos quand les jeunes enfants, qui ont a bonne fortune de posséder ces livrels, insistent pour sc faire ra-onter ces histoires du bon Dieu.Les parents acquiescent volontiers, ils avouent même y trouver autant d'intérêt et de profit que leurs petits, puisque la manière d’aimer le bon Dieu ne doit • as trop varier avec l'âge, le Lhrist l’a dit, il veut que noua l'aimions toujours à la manière des enfants.Les titres indiquent assez le caractère de chaque livret.Ceux destinés à la première année présentent la doctrine sous for-.e (i'iine marche de la petite nie vers le Ciel, mais pour y i cri ver, il faut aller: 1.Vers la ccbe: 2.Vers la croix; 3.Vers hostie ; 4.Vers le Ciel.Les li-rets adressés à la deuxième an-ce présentent quatre centres i“intérêt; 1.Ton papa le bon Dieu; .2 Ton frère Jésus; 3.Ta randc famille (l’Eglise); 4.Le Ciel, ton héritage.Les mots d’ordre distribués tout le long de ces livrels servent â la mise en pra-Üque de la doctrine d'amour; ils dirigent la vie spirituelle des ,out petits et les parents doivent aider l’enfant à réaliser ces mots d’ofdre dans sa vie quotidienne.Four atteindre ce but, il importe que dans chaque foyer chrétien où les jeunes fleurs commencent ù chercher la lumière divine, on possède ces petits livres.L'au-cur qui a une longue expérien-e des petits, sait se tenir à la lauteur de leur intelligence et de leur âme; il a trouve la formule la plus efficace pour aider es parents, comme les instituteurs, dans l'oeuvre difficile de l’initiation catéchistique.Après les témoignages avertis de pédagogues avertis de notre p.iys et d'fcurope, qu’il soit permis aux mamans de chez nous d'offrir à l’auteur leur gratitude pour son admirable travail qui leur rend si douce et si facile la formation religieuse des petites jimes qu’elle a su comprendre avec un coeur maternel et une science éclairée.Jeanne L’Archevèque-Duguay , N.B.—Pour tous renseignements s’adresser à L’Oeuvre catéchistique, Rév.Soeurs de l’As-Npmption, maison-mère.Nicolct, Il marque le deuxième anniversaire du magazine Avec le numéro de mars-avril, qui doit sortir sous peu, Marie atteindra ses deux ans d’existence.A la fin de janvier, le magazine dépassait les 6,(MK) abonnés.C’est un succès magnifique.Les abonnements rentrent abondamment, et on espère qu’en cette 3e «nnée Marie établira solidement ses positions dans le monde entier.Voici le sommaire du numéro de mars-avril: Marie Reine du monde, par Roger Brien, de l’Académie cana-dicnne-française, directeur de Marie.Haut témoignage à Marie: Lettre de Son Exc.Mgr Ildebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada, à Roger Brien, directeur de Marie.La Cithare de Dieu (second article) par Joseph Robinne, S.J., chargé des émissions françaises à Radio-Vatican.La Voix du secrétaire central des Congrégations mariales, par Angel Carrillo de Albernoz.S.J., directeur du secrétariat central des Congrégations mariales, Rome.# Les Congrégations mariales,par Emile Villaret.S.J., du secrétariat central des Congrégations mariales, Rome.Marie dans la Liturgie syro-maronite, par Michel Doumith, S.J., professeur à la Faculté de théologie de l’Université Saint-Joseph, Beyrouth (Liban).Installation et bénédiction du monument de S.Louis-Marie de Montfort, à St-Pierre de Rome (magnifique reportage photographique).• ¦ • Silence devant l’abime du mystère, par B.M.Morineau, Mont-fortain.président de la Société française d’études mariales.Douleur humaine et présence mariale par Camille M.Saint-Germain, OJS.M.Madones mexicaines (quatre photos de Madones).Saint Joseph et l’Esprit de Sagesse, par Raoul Plus, S.J.Un ardent promoteur des Congrégations mariales au XIXe siècle, par Joseph Verrier, Maria-niste.Marie; Assumpta es.(poèmes), par Robert C larhonneau, de l’Académie canadienne-fran-çaise.Notre-Dame du Lac Bouchette, grand reportage photographique par Roger Brien.Marie et la littérature: Les poètes de la Vierge.1.Rina Lasnier, de l’Académie canadienne-fran-çaise, par Hilaire de la Pérade, capucin, responsable de cette rubrique.Fleurs de neige pour Notre-Dame, par Henri Brochet.Courrier de Marie, par Roger Brien.Table des matières du second volume de Marie (de mai-juin 1948 à mars-avril 1949 inclusivement).Les abonnements augmentent sans cesse, de tous les pays.Toutes les familles doivent s’abonner à cette revue mariale internationale que l’Episcopat encourage magnifiquement.Voulez-vous que Marie puisse publier tous ses numéros à 100 pages?Adressez des dons très généreux, des vagues d’abonnements.Une montée prodigieuse de Marie.Adressez tous les dons, les abonnements à; MARIE.Centre marial canadien.Nicolet (Qué.), Canada.Tarif de l’abonnement: Canada: 1 an: $3.2 ans: $5.Etranger: 1 an, $3.50.2 ans, $6.00.Envoyez vos vieux timbres L’oeuvre de Notre-Dame de Montmelian vous demande de lui envoyer vos vieux timbres.Ce n’est pas bien difficile pour vous et c’est d’une grande utilité pour cette oeuvre, qui s’occupe des vocations.Elle comprend une Ecole apostolique, pour enfants que leur santé délicate ou tout autre motif tiennent éloignés des établissements .diocésains; et une Matson de repos et de vacances pour les séminaristes fatigués.C’est sur la cueillette des timbres, dans toutes les parties du monde, que l’oeuvre compte pour pouvoir survivre, après les années difficiles qu’elle vient de traverser.On est prié d’adresser tout envoi à M.A.-G.Simard, à Garneau Jet 127, co.Lavioiette, P.Q., Canada.Orgonisés par "Travelaide'^ sous le patronage du "Devoir" — Des voyages d'une quarantaine de jours-Départs le quinze de chaque mois — Visites à plusieurs sanctuaires d'Europe La dévotion des Canadiens au Saint-Siège est chose bien connue.Il semble qu’après la conquête, faute de pouvoir rester unis à la hiérarchie française, et sous la menace du prosélytisme protestant, ils ont accoutumé de regarder directement vers Rome pour tout ce qui regarde leur vie religieuse.D’où un attachement au Saint-Siège qui n’a probablement pas son pareil dans le monde.C’est pourquoi, sans doute, beaucoup de Canadiens français voudront, à l’occasion de l’Année sainte, en 1950, se rendre à Rome pour voir le Chef suprême de l’Eglise et visitfer les monuments historiques qui nous rappellent les premiers temps du christianisme.En vue de leur faciliter ce pèlerinage Le Devoir vient de prendre sous son patronage une série de douze voyages à Rome, qui seront organisés par l’agence de voyages Travefaide.Notre journal n’en est pas à ses premières armes en ce domaine.On se souvient des nombreux voyages qu’il a organisés dans le passé: délégations aux congrès eucharistiques de Sydney, de Carthage çt de Buenos-Ayres, voyages de liaison française en Louisiane, en Acadie, dans l’Ouest canadien, voyages de récréation aux Etats-Unis et en Europe.C’était là des initiatives extrêmement appréciées du public.Aujourd'hui.Le Devoir reprend la coutume, avec cette différence seulement qu’il confie à Travelaide l'organisation pour ainsi dire technique des voyages.Il croit inutile de s’embarrasser de ce travail quand une agence parfaitement qualifiée peut le réaliser d’une façon beaucoup plus satisfaisante.Chaque mois de l’Année sainte, un groupe de oèlerins.accompaghé d’un prêtre, quittera le Canada à destination de la Ville éternelle.Le premier voyage débutera le 12 décembre de cette année, pour permettre aux pèlerins d'assister aux grandes cérémonies d’ouverture de l’Année sainte.La traversée Se fera sur un grand paquebot: le ‘‘Queen Mary” ou le ‘ Queen Elizabeth”.Avant d’arriver dans la Ville éternelle, les pèlerins passeront par les grandes villes de Londres, Calais, Paris, Milan, A Rome même, ils resteront trois jours entiers; ils y seront le 24 décembre, pour assister à l’ouverture solennelle de la Porte sainte, scellée depuis la dernière Année sainte; le lendemain, fête de Noël, grand déjeuner spécial; le 26.visite complète de la Rome ancienne et moderne.- Après la Ville étemelle, ce sera Turin, où les pèlerins auront l’avantage (Je voir le Saint Suaire, qui y sera exposé ocur la première fois depuis longtemps.Puis, toujours en Italie, les villes célèbres de Cènes et San Remo, avec leurs magnifiques édifices religieux, leurs monuments historiques.Le voyage, spécialement organisé pour les Canadiens français, fait évidemment sa bonne part à la France.Le 6 janvier, les pèlerins seront au grand sanctuaire marial de Lourdes, où la Vierge a accordé quelques-unes de ses plus grandes faveurs.Le séjour en Europe se terminera par une visite de Paris, sept jours durant, du 8 au 14 janvier.Il est inutile d’insister sur l’intérêt que présente un tel voyage, tant du point de vue touristique que du point de vue religieux.Il continue, en l’adaptant au progrès moderne, la belle tradition des pèlerinages qu’avait instituée le moyen âge chrétien.Tout catholique un peu fortuné voudra profiter de cette belle occasion qui lui est faite de voir le Saint Père, tout en faisant un voyage du plus grand intérêt.Gifles MARCOTTE.Faits et opinions Les mardis de saint Antoine Courrier de la vie religieuse Au congres inleraméricain d’action catholique qui vient de se tenir à la Havane et où le Canada était largement représenté, la question des vocations sacerdotales occupa le premier plan.On sait que la pénurie de prêtres se fait sentir dans tous les pays, en particulier dans l’Amérique du Sud.Le secrétariat du congrès avait préparé des statistiques intéressantes.11 y a actuellement un prêtre, en Colombie, pour 1,397 catholiques; au Chili, pour 2.022; à Costa Rica et au Venezuela pour 5,000: au Pérou pour 0,000; en Bolivie pour 8,750: au Panama pour 10,000.La situation aux Etats-Unis est meilleure: un prêtre pour 630 catholiques, et au Canada encore davantage, un prêtre pour 453 catholiques.Mais même dans notre pays il faudrait, comme l’épiscopat ne cesse de le répéter.un plus grand nombre de vocations pour répondre â tous nos' besoins.Que les fidèles accordent donc au recrutement sacerdotal une intention particulière dans leurs prières, surtout durant cette année qui doit être l’année du sacerdoce.Une belle conversion CSN’M.— M.Hashimoto Kuni-hiko, longtemps professeur au Conservatoire de Tokyo et l’un des plus célèbres compositeurs japonais, a été baptisé le 12 novembre.Dennis plusieurs années, M.Hashimoto s’intéressait tout spécialement aux grands maîtres de la musique religieuse, Mozart, Beethoven, Haydn en particulier, et c’est à travers leurs oeuvres qu’il a pris conscience de la grandeur du christianisme.L’ambition de M.Hashimoto serait de se consacrer lui aussi à la musique religieuse, et l’on espère qu’il pourra réaliser une première oeuvre pour ie grand pèlerinage international, prévu pour 1949 è l’occasion du quatrième centenaire de l'arrivée de saint François-Xavier au Japon.Mme Hashimoto, qui est venue à la foi catholique grâce surtout à ses relations avec Mlle Arishi-ma, fille d’un des peintres japonais les plus connus, a tenu à recevoir le baptême le même jour que son mari.’ La prassa enfantine A la suite de plusieurs plaintes contre un bon nombre de publications qui exercent une influence néfaste sur la jeunesse, la parlement français a volé en février dernier une loi concernant la presse enfantine.’’L'Ame de no- porteur du projet, ne peut être livrée aux goûts et aux inspirations de quelconques marchands de papier dont la fortune semble beaucoup plus assurée par une littérature et des images qui ont toutes les audaces que par l’apo.logie des vertus essentielles qui rendent justes les hommes cl for.tes les collectivités”.Dorénavant toutes les publications des-tinées aux enfants et adolescents, — excepté les publications offi.ciellcs ou scoiaircs, soumises au contrôle du ministre de l'Education nationale, — relèveront d'une commission de surveillance.“Elles ne doivent comporter aucune illustration, dit le texte de la loi, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme, le vol, la paresse, ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance et la jeunesse”.La Commission comprendra notamment, outre des représentants du gouvernement.des représentants de l’enseignement public et de l’enseignement privé, et ceux des mou-vements de jeunesse.La presse d importation est soumise â ee contrôle.Excellente initiative nont on pourrait bien s’inspirer Les secours du Voiicon La commission pontificale d assistance (P.C.A.) vient de publier un rapport sur se sacti- UM?.i epu!* If, mo>s de mars 1944 jusqu’au 31 décembre 19t7 Au cours de ces années, une IaV1?!« *?«** e de 9 milliards 505,-“ ,re!t a dépensée au profit des oeuvres suivantes: Assistance à l'enfance: 5 mil-hards 818.164.931 lires; restau- ïfia j ftn707*ila.ir* Pontificaux : i’,^1’007’754 lires:.«'de indivi-î»ïifjl«7 i£ nécessiteux: 1,167,.345,587 lires; assistance spécia-Je (réfugiés polonais, inonda- Vr?îs.ftlnonbve et c,n Sardaigne>: oo2non’^° t'rcs:,hygiène: 198.-J&es.:.assistance sociale.157,044.886 lim; réfugiés o* chômeurs (camps); 79,391,903 Les treize mardis préparatoires à la fête de saint Antoine commenceront la semaine prochaine, le 15 mars.A cette occasion, les Pères de l’Ermitage Saint-Antoine, au Inc Bouchette, demandent aux fidèles de leur faire part de leurs intentions, qu’ils déposeront aux pieds de saint Antoine.La dévotion à ce grand saint est de celles que le saint-siège encourage fortement.Le grand Léon Xitt écrivait à ce sujet : “Tous les fidèles ont un puissant motif de vénérer le Bienheureux Antoine et de lui rendre leurs hommages car, investi d’un grand pouvoir par la libéralité de Dieu, il répand tous les jours sur le peuple chrétien des grâces et des faveurs si abondantes, qm l’Eglise elle-même exhorte les fidèles à l’invoquer avec confiance lorsqu'ils veulent obtenir des miracles.“Nombreux sont les sanctuaires où, pour quêter la nourriture du pauvre, on voit la douce image de Saint-Antoine portant l'Enfant-Dieu entre ses bras, et se tournant vers Lui comme pour lui solliciter des grâces.Cette image, placée souis les yeux des fidèles, est, pour ceux-ci, une puissante invitation à demander au Ciel de nombreuses faveurs, lesquelles une fois obtenues.ils donnent en retour l’aumône promise, destinée à l’achat du pain des pauvres.“Nous accordons miséricordieusement dans le Seigneur à tous les fidèles qui.contrits et confessés, communieront pendant 13 mardis ou 13 dimanches consécutifs, chaque année à l’énoque de leur choix, et une méditation on une prière, ou tout autre exercice de piété â la gloire et â l’honneur de saint Antoine, une indulgence oléniè-re.applicable aux Ames du purgatoire.chacun de ces mardis ou de ces dimanches.” On peut envoyer ses intentions au Père Directeur.Ermitage St-Antoine, t.ae Bouchette, Cité Lac-St-Jean, P.Q.Rehoifes fermées Marchand, — St-Piarra Clavar .Il mars an 1$ mart Chevalier, de Colomb .17 mars au 20 mart ChavaNar* do Colomb .20 mart an 23 mart AitociaHon Prof, de, ladu,trial, .24 man an 27 man VILLA SAINT-MARTIN aou, to direction doa Péie, Uiultea Pour retenir une chambre, NI.; BY.2866 T Cérémonies de [Année sainte Cité du Vatican, J2 (Reuter).— Parmi les événements qui marqueront l'Année sainte, A Rome, on note la célébration par le Pape Pie XII d'une messe de ; rite gréco-byzantin, pour le 12e centenaire de la mort de saint Jean Damascene.• \ I-/CS autres cérémonies annoncées par la Préfecture des cérémonies anostoliques sont, en plus de la messe que le Pape célébrera chaque mois pour les pèlerins : Les processions traditionnel- i les de Ja statue de Notre-Sei-, gneur, de la basilique de Saint- j Jean de I.atran, du crucifix de Saint-Marcel et des statues de Notre-Dame de Sainte-Marie-Ma-jeure; Les messes solennelles célébrées dans les divers rites à l'église de San Andra Della Valle, au huitième jour après Noël.1949; Durant janvier de 1950: la célébration du 17e centenaire du martyre du Pape saint Fabien, le 10 janvier, 250: puis une messe pontificale pour commémorer la conversion de saint Paul, à la basilique de Saint-Paul Hors les Murs.En février : l’offrande traditionnelle des médailles de l’Agnus Dei des quatre basiliques au Saint-Père, en la fête de la Purification (le 2 février).Il y aura ensuite commémoration de l’anniversaire du Pape Pie XI et les cérémonies du mercredi des cendres.dans l'église Sainte-Sabine.L’anniversaire de l’élection et du couronnement du Pape Pie XII sera célébré en mars, par une messe pontificale, dans la chapelle Sixtine.Une série dfc cérémonies liturgiques solennelles marquera la Semaine Sainte dans toutes les basiliques romaines, en avril .Le 9 avril, le P ipe célébrera la messe à Saint-Pierre, après quoi il donnera la bénédiction apostolique du balcon de la basilique.Dans la seconde partie d'avril et en mai, il y aura quatre cérémonies de canonisation.Le Pape consacrera la nouvelle église vouée à son patron, saint Eugène, le -2 juin; le 8 suivant, il prendra part à la procession solennelle de la Fête-Dieu.Le 18 juin, c’est-à-dire le troisième dimanche après la Pentecôte, il y aura une autre cérémonie de canonisation, suivie de la célébration de la fêtes des saints Pierre et Paul, le 29.Il y aura un certain nombre de cérémonies de béatification, en octobre et en novembre.L’annonce officielle de l’Année sainte de 1950 est encore à faire.Elle sera faite le jour de l’Ascension, 26 mai 1949.dans une bulle papale qui sera lue dans les quatre basiliques patriarcales de Rome: Saint-Pierre, Saint-Jean de I.atran.Sainte-Marie Majeure et Saint-Paul Hors les Murs.L’inauguration officielle de l’Année sainte se fera la veille de Noël, cette année même.Il y aura lecture d’une seconde bulle, et ouverture des portes des grandes basiliques, scellées depuis la dernière Année sainte, pour recevoir les pèlerins.C’eat le Saint-Père lui-même qui va présider A la cérémonie d’ouverture des portes saintes, à Saint-Pierre.Ailleurs, ce seront AV COS GRE S DES PRETRES ADORATEURS S.EXC.MGR ANTQSIUTTI Son Excellence Monseigneur lldçbraudo Antoniutti, délégué, apostolique au Canada, prononcera le discours d'ouvcrlure du Congrès national des Prêtres-Adorateurs, le 20 juin prochain.Ce sera donc U digne représentant du Souverain Pontife en notre pays, qui, de sa fervente éloquence, ouvrira les solennelles assises dans lesquelles les prêtres canadiens-français, accourus de tous les points de notre immense Canada, célébreront à Québec, l’Eglise-Mère de notre peuple, le Jubilé d’or sacerdotal de Sa Sainteté Pie XII.Une forte délégation de tous les diocèses, même les plus éloignés, est attendue dans la vieille cité de Champlain pour cette extraordinaire assemblée sacerdotale, la deuxième du genre en toute notre histoire.La première, tenue à Montréal en 1915, y avait réuni 2,000 prêtres.Sans doute que celle-ci, avec l'accroissement numérique de notre clergé depuis un tiers de siècle, avec la facilité plus grande des communications, groupera un nombre beaucoup plus considérable de prêtres en ces journées d’étude et de prière sous le rayonnement de l’ostensoir.Journée mariale aux Buissonnets Dimanche, le 13 mars, aura lieu la 3e journée mariale dans la chapelle des Buissonnets.La récitation du Rosaire se fera de 12 h.p.m.à 8 h.p.m.A 3 h., il y aura heure de prières spéciales pour les 4nalades et le soir à 8 h., prédication par Mgr Ambroise Leblanc, O.F.M.suivie de la bénédiction du Très Saint-Sacrement.le cardinal Francesco Marchetti-Selvagiani, archiprêtre de Saint-Jean de Latran et doyen du Sacré Collège; le cardinal Alessandro Verde, archiprêtre de Sainte-Marie Maieure; et un cardinal-légat à Saint-Paul Hors les Murs.On célébrera une messe solennelle dans chacune des basiliques a l’aurore de Noël.Plus tard dans la journée, le Saint-Père ou un cardinal célébrera une Pontificale à Sainte-Marie Majeure.L’Année sainte se terminera la veille de Noël, en 1950.Les portes saintes des quatre basiliques seront de nouveau scellées et l’Année sainte déclarée terminée.Le cinéma catholique Pour former des professionnels et des militants — Un texte de M.l’abbé Vachet Dans un communiqué qu’il nous faisait parvenir cette semaine, M.l’abbé A.Vachet annonce qu’on fondera dane quelque temps des associations qui auront pour but de former les hommes dont a besoin le cinéma catholique qui vient de naître au Canada.M.Vachet déclare: “Des projets sont à l’étude: Compagnons de SPJoseph ou Chevaliers de St-Paul, les premiers destinés à former des professionnels, les seconds à créer des militants pour le cinéma chrétien.” Dans le même communiqué, M.1 abbé Vachet se dit "très fier du travail accompli” au cours des trois dernières années, et qui a amené la création d’une industrie cinématographique canadienne d'inspiration catholique.“Le simple fait, dit-il, d’avoir édifié des studios équipés d'une manière moderne; d’avoir formé un groupe de techniciens; d’avoir préparé une production de valeur, sous le contrôle et avec l’approbation des hautes autorités religieuses; d’avoir organisé la diffusion de ces films à travers le monde entier, représente, pour tous ceux qui connaissent la complexité du travail cinématographique, un succès considérable, presque inespéré”.M.l’abbé Vachet ne donne pas.de noms, mais il semble bien qu’il s’agit là de Renaissance-Fils, qui va commencer à tourner son premier film le 19 mars prochain.“Nous n’avons jamais cessé, dit-il, de recevoir des témoignages indiscutables d’un immense Intérêt, même quand quelques-uns croyaient servir nos intérêts en manifestant un zèle intempestif et indiscret”.- iM I Oil - Réunion des retraitants de Villa Saint-Martin La réunion mensuelle des Retraitants de la Villa Saint-Martin aura lieu dimanche prochain, 13 mars, dans la chapelle des jeunes gens de l'Immaeulée-Concep-tion, angle des rues Rachel et Bordeaux.A 9 h.15, messe, suivie d’une courte méditation et du petit déjeuner.A 10 h.20, causerie dans la salle paroissiale par le R.P.Dontigny, SJ., sur “Nos Martyrs”.Tous les hommes et jeunes gens qui ont fait une retraite fermée sont cordialement invités à cette réunion.- «n i ^ - Les offices * de l'Eglise LE DIMANCHE 13 MARS He dim.du carême, semi-dftu-hle, privilégié de le cl.(violet).Messe Reminiscere.sans GL, avec Cr.2e or.A cunctis, 3e or.Omnipotens (4e or.M.) : préf.du carême.Vêpres du dimanche, avec suffrage.Adoration nocturne Convocation pour 8 heures du soir, demain, à l’église Saint-Ambroise, angle des rues Beau-bien et de Normanville.moderne UK EK iz.it DE LEW RE, U HE FACTURE, UK PROGRAMME, UK VëPLIAHT OU TOUT AUTRE IMPRIME SONT UK PUISSAHT MOYEN DE PUBLICITE QUAND' ILS SE PRESENTENT AVEC ART ET BON COOT.DEMANDEZ À NOTRE REPRÉSENTANT, UN DE NOS TYPOGRAPHES VOUS FERA UNE MAQUETTE N POUR PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, ADRESSEZ-VOUS À 1’IMPRIMERIE POPULAIRE, iimitée 430 est, rue NOTRE»DAME •-l-MONTREAL BE 3361* LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 MARS 1*49 FAM NEUF 1950 ANN 12 PÈLERINAGES SAINTE 1950 ORGANISÉS SOUS LES AUSPICES DU JOURNAL DEVOIR EN COLLABORATION AVEC L'AGENCE * PLateau 8077 A ?BUREAU INC.20, MEZZANINE, IMMEUBLE DOMINION SQUARE 1010 Sainte-Catherine ouest, B.-A.TURCOTTE, Prcs.Montréal JULES DESMARAIS.S«c.«écutif LES FRAIS DE LA CROISIÈRE Dès îe moment de votre embarquement jusqu’au retour, le coût de la croisière comprend : î.LE PASSAGE TRANSOCEANIQUE — Aller et retour tel qu’organisé.LE TRANSPORT — Première classe sur le bateau traversant la Manche.Troisième classe en Angle-terre, deuxième classe sur le continent, autocars lorsque spécifiés.3.HOTELS — Accommodation telle que d’après hotels inscrits.Chambres avec lits jumeaux.Chambres a un lit s’il y en a de disponibles — avec charge sup-plementaire.Dans les cas où il n’est pas fait mention de chambre avec bain privé, de telles chambres, s’il y en a de disponibles, peuvent être obtenues moyennant un supplément.4.LES REPAS — Trois repas par jour selon les us et coutumes du pays visité.5.LES VISITES Lés tournées et visites en autocars sont spécifiées sur l’itinéraire, y compris l’admission aux musées et d’autres endroits d’intérêt.Service de renseignements en français.COURRIER — Le courrier expérimenté qui dirige la tournee voit à toutes les questions ayant trait aux bagages et autres détails du voyage.7.POURBOIRES — Le prix de la croisière comprend tous les pourboires pour services réguliers sur les autocars et dans les hôtels, excepté sur le bateau, ces derniers étant laissés à la discrétion des passagers.8.TRANSPORT DES BAGAGES — Ce transport comprend une valise, grandeur maximum de 30 x 15x9 pouces.Le passager est libre d’apporter en plus un sac deA voyage, avec l’entente qu’il doit s’en occuper lui-meme.Les bagages peuvent être assurés contre la perte ou les dommages.9.LES TRANSFERTS des passagers et des bagages des gares de chemin de fer, gares maritimes et hotels sont aussi inclus dans le prix.J0* LE PRIX de la croisière est basé sur la valeur d échangé des devises étrangères, taxes, taux en vigueur depuis novembre 1948.Toute augmentation ou diminution peut provoquer un changement automatique du prix de la croisière et ce.sans autre avis.11.CORRESPONDANCE — Treasure Tours 11 rue Tronchet, Paris.SOUS LE HAUT PATRONAGE D’UN RELIGIEUX TARIFS: et plus suivant les saisons et les itinéraires ainsi que la durée des voyages.IL EST INDISPENSABLE DE FAIRE SES RÉSERVATIONS IMMÉDIATEMENT EN AYANT SOIN D'INCLURE UN MONTANT DE $200.00 EN DEPOT COMME GARANTIE.EXCEPTIONNEL UN VOYAGE GRATUIT SERA OFFERT EN 1950 A UN LECTEUR DU DEVOIR POUR PLUS AMPLES DETAILS: surveillez attentivement les prochains numéros.Retenez votre copie à l’avance.QU’ON SE LE DISE ! ! ! Pèlerinage d'ouverture NOËL ARCHE Ouverture de fa Perte Sainte le 24 décemlue A Vénération du Saint Suairo."k Visita à Lourdes ot Lisieux.'Ar Séjour sur la Côte d’Axur et la Riviera.?Visite de Rome, Paris, Lourdes, Milan, Nice, San Remo, Glnet, ete, ITINERAIRE 12 déc.— Déport du Canada.« 17 déc.—Arrivéa an Europa.13 déc.LONDRES— Hôtal Grosvanor, Victoria, Barntrt.Vifit» de la rida m autocar, y com- pris las immaublas parlemantairas, l'abbayt da Wtsfminstar, la palais ét Buckingham, la cathédral# St-Paul, la Tour da Loedros, atc.19 déc.LONDRES — Excursion an autocar au pays da Shokatpaara, trac rklta da la cheumièra d'Ann Hathaway, la maison natal* da Shaktspoart, la chétaau da Warwick at le Memorial Thootra.20 déc.LONDRES — Journéa libra.2! déc.—- Départ da Londres par train spécial via Calais.Rapas sur la traie.PARIS—Gara du Nord.Arr.18.B0.Hôtal da Paris, Commodore, Ambassador.Transferts à l'hôtel.Dinar et accommodation.22 déc.PARIS — Déjeuner à l'hôtal.Transferts à lo gara da Lyon, 8.00 a.m.Déjeuner et diner sur le train.MILAN — Arr.23.00, Hôtel Excetsior-Gallia.Transferts à l'hôtel.23 déc.MILAN — Transferts à lo gare.Déport 9.30 o.m.Déjeuner sur le train.ROME-— Arr.18.00.Hôtels Eden, Bermini, Flora.Transfarts à l'hôtal.Repas et accommodation.24 déc.ROME — Rapas ê l'hôtal.Transfert à St-Pierre de Rome pour l'ouverture de la PORTE SAINTE.Après-midi libre.25 déc.ROME — Repas i l'hôtal.Déjeuner sps jial pour la Noël.26 déc.ROME — Repas aux hôtels.Journée consacrée à la visite de Rame.ROME, "U VILLE ETERNELLE".Visita de cetta cpprtal* antique et moderne, y compris St-Pierre, le Voticon, la Chapelle SixHne, St-Jeoa de Latran, le Colisée, le Forum, les bains da Caracaüa, l'Arche 4# Titus, l'avenue Quo Vodis, les Catacombes et plusieurs autres trésors historiques dont Rome fourmille.27 déc.ROME — Après le petit déjeuner, transfert à la gara.Déjeuner et dîner sur le train.TURIN — Arr.22.00.Hôtel Principe di Piemonte.Transferts aux hôtels, accommodation.28 déc.TURIN — Repas aux hôtels.Visite de la cathédrale, où le SAINT SUAIRE sera exposé pour la première fois depuis plusieurs décades.29 déc.TURIN — Après te petit déjeuner, transfert à la gare.Départ à 9.20.GENES— Arr.12.05.Visita de la villa.Déjeuner; Départ à 15.15.SAN REMO—Arr.19.00.Hôtels Royal, Savoie.Transfert à l'hôtel, dîner et accommodatton.30-31 déc.SAN REMO—Repas et accommodation.1er jonv.SAN REMO — Après le petit déjeuner, déport par autocar pour Nke.• 2-3 jonv.NICE— Hôtal West-End.Repas et accommodation.Journée libre sur la Riviera française.* i«"T.NICE — En routa pour Carcassonne, l'un des plus beaux bijoux historiques da la période moyenâgeuse.Hôtel de la Cité.5 jonv.CARCASSONNE — Départ pour Lourdas.6 jonv.LOURDES — Hôtels Grand et Bellevue.Visites du sanctuaire.7 janv.— Déport pour Paris.8-9-10-11-12-13-14 jan.— Séjour à Paris.15 janv.— Déport de France.20 jonv.— Arr.au Canada.$995.00 — ^e* ^ra'* comprennent le passage océanique, le transport en Angleterre et sur le continent, les hôtels, les repas, les visitas, lo manutan* POUR LE tion des bagages, les transferts les sarvicas da courriers expérimentés PREMIER parlant français, anglais, italien.VOYAGE La data et l'heure de l'embarquement seront confirmés trois mois avant le départ.Les trois derniers jours à Paris seront sous le plan européen aux hôtels afin de laisser plut de liberté aux passagers.COUPON Sans obligation de ma pert : Adresses votre coupon : Vauillez me foira parvenir les renseignements : LE DEVOIR" [ ] sur le Pelermage pour I ouverture de FANNEE SAINTE, Montréal Qué t 1 sur la Pèlermaga du mois d*.1950, [ ] Ci-inclus un chèqut ou mandat-posta payable à l'ordre du "DEVOIR" ou montant de $200.00 en acompte sur la prix total afin d'asturar ma réservation.N.B.S'il m'arrive d'annuler me réservation, le montant versé me sera automatiquement et entièrement remboursé.N O .»4.ADRESSE mm#.- r n 11 irn i ry VlUf- COMTE.PROVINCE .v I fAGl DIX LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 MARS 1949 ' '.7> lE prix renaudot Piexxe Jiââon “VOYAGE AUX HORIZONS” Le deuxième grand prix litté- tenant à un nouveau départ.Le I d’amour, on découvre une ines- II*A il d ï r*i l • I * 1 sia sé-cutifs, se confesser et faire la sainte Communion.L’année fiscale de la coopérative étudiante de l’école des H.E.C.se terminant le 28 février dernier, un nouveau conseil d’administration fut élu.Il se compose comme suit: président, Sylvio Proulx; 1er vice-président, Marcel Frenette; 2e vice-président, Claude Audet; secrétaire, André Arsenault; comptable, Maurice Lanoix; trésorier, Jérôme Carrière.Les autres administrateurs élus sont: MM.Pietro Guerci, Jean Galipeau, Claude Bergeron, Germain La-france, Jujes Soury et André Bleau.M.Denis Saint-Jacques, ex-président, agira comme aviseur.L’année qui vient de se terminer a été prospère, grâce à la collaboration de tous et l’ardeur qui anime le nouveau conseil fait présager une année semblable sinon meilleure.La betterave à sucre gagne des adeptes Les deux marchés du bétail de Montréal offrirent en vente cette semaine: 1,258 bêtes à cornes, 39 moutons et ganeaux, 3,-985 porcs et 1,909 veaux.De plus, 405 bêtes à cornes de l’ouest furent reçues au marché de la Pointe St-Charles comme envois à des salaisons locales et deux chargements de 24 et 25 bêtes à cornes de l’ouest furent dirigés vers Québec et le comté d’Arthabaska pour abattage.Les vendeurs n’avaient que très peu de bêtes à cornes en main et environ un quart des arrivages se composait de bouvillons.Les prix des bouvillons étaient à peu près stables ainsi que ceux des taures et des taureaux.Le plus haut prix payé pour les bouvillons fut de $20.50 pour un chargement de 23 tètes de bonne qualité et de choix, pesant environ 1,100 Ibs; les moyens étaient de $17 à $19 et les communs $15 à $17.Les bonnes taures se vendirent de $18 à $19, les moyennes.$15 à $17 et les communes $10 à $15.Les vaches de bonne qualité rapportèrent $15.25 à $16.50; les moyennes, $13.50 à $15 et les communes $12 a $13.25.Les vaches pour la mise en conserve donnaient de $9 à $11.50.Quelques bons taureaux se vendirent de $17 à $19 et les communs $14 à $16.La majorité des veaux offerts étaient des veaux de qualité commune à moyenne en plus de quelques-uns de bonne qualité.Lundi, les prix baissèrent de $2 à $3 en comparaison avec la semaine précédente et de plus, mardi, les prix subirent de nouveau une baisse de $2.Les bons veaux de lait étaient de $24, quelques-uns $25: les moyens, $20 à $23 et les communs en lots mélangés ainsi que les veaux de chaudière, de $16 à $19.Il n’y eut aucun marché d’établi au compartiment des moutons et agneaux.Quelques bons agneaux ont rapporté $23.les béliers $22 et les avortons $18 à $20.Les moutons donnaient de $7 à $11.Les porcs se vendaient â $30,75 pour la catégorie A et les truies $25 abattues.nitive mieux que le mouvement nécessaire pour atteindre la justice, avec les risques qu’il comporte.A plus forte raison en est-ii ainsi quand l’intérêt personnel entre en jeu.C’est pourquoi il y a avantage à montrer ici que les changements demandés, dans l’hypothèse d’une réforme sans réduction générale des impôts, apporteraient un soulagement considérable aux familles nombreuses au prix d’un, sacrifice vraiment négligeable de la part des catégories célibataires et sans enfant.Le sacrifice demandé aux célibataires L’ordre établi doit avant tout respecter la justice S’ensuit-il que si une réduction d’impôt ne devait pas intervenir, on pourrait estimer le gouvernement dégagé pratiquement de l’obligation de procéder à la réforme demandée?Ou encore, en envisageant le problème sous l’angle du contribuable, qu’il ne serait pas raisonnable d’exiger des célibataires et des familles sans enfant qu’ils acceptent l’aggravation de leurs charges actuelles, déjà lourdes prises en elles-mêmes?Notons tout d’abord que de telles questions ressortissent de ce qu’il y a de plus petit dans les mobiles dits humains.En pleine droiture de pensée et de conscience, un gouvernement n’est jamais dispensé de corriger les injustices qu’il a commises parce que cela peut compliquer sa position en face de l’électeur: la .justice domine de bien haut les succès ou les insuccès électoraux.De même, les célibataires et les familles sans enfant auraient mauvaise grâce de se plaindre qu’on leur demande aujourd’hui de payer leur juste part.Pourquoi serait-ce plils dur pour eux d’en venir là aujourd’hui, que ce ne le fut, pour la famille nombreuse pendant la guerre et depuis, de payer non seulement sa juste part, mais en plus ce qu’on a négligé de faire payer aux autres de cette j,uste part qui serait réclamée d’eux maintenant?Il n’en reste pas moins que ces petites considérations humaines sont le plus souvent ce qui fait obstacle à la justice.Même une fois l’injustice constatée et admise, il existe’malheureusement une tendance naturelle chez trop d’hommes à estimer que la stabilité d un ordre injuste mais établi vaut en défi- II en est ainsi parce que les familles nombreuses constituent une proportion relativement faible de l’ensemble des ménages et, par conséquent, "des contribuables.En 1945, la dernière année pour laquelle nous avons des chiffres complets, il n’y avait que 85,505 chefs de famille ayant plus de trois enfants sur un total de 2,450,000 contribuables.Pour accorder alors une réduction de $300 en impôt à chacun des premiers, soit un total de $25,651,500 en dégrèvements, il n’en aurait coûté qu’environ $10 à chacun des autres.Devant la situation que j’ai exposée, quel est le célibataire qui ne serait pas prêt à donner ces $10 pour sauver $300 au père de famille payant actuellement, avec ses dix enfants, $510 sur un revenu de $5,000, alors que lui, célibataire, n’en paye que $825 sur le même revenu.Quelles que soient les circonstances, nos gouvernements n’ont donc aucune raison de se refuser à une réforme qui s’impose et qui porte sur un élément aussi fondamental de la vie sociale que la famille.Et, dit le mémoire de la Chambre de Commerce de Montréal, "si l’on veut bien examiner l’agencement des deux articles 25 et 31 tels que modifiés par les suggestions qui précèdent, on se rendra compte que le gouvernement disposera dorénavant d’un outil très précis qui lui permettra de manipuler taux et exemptions selon les besoins du moment sans exiger de certains contribuables des sacrifices indus qu’il ne demanderait pas aux autres”.Le public a donc tout intérêt à faire savoir aux autorités constituées son désir de voir la loi de l’impôt amendée dans le sens indiqué.D’autres amendements sont toutefois nécessaires à d’autres articles si on veut faire disparaître quelques-unes des rfcmbreuses autres injustices qui fourmillent dans la loi de l’impôt sur le revenu.Nous examinerons les plus importantes dans les prochains articles.• Au 21 février la raffinerie de surre de Québec avait accepté j 872 cwniraU de producteur* pour 1 «ce superficie de 3.117 acre* àj être eswtnencèes en betterave* à ; sucre, fcft.it une superficie moyenne de 3.5 jteres par ferme.Sur j ce rromiire, 4.>9(1 cultivateurs ont > adressé Jeers, contrats sans sollicitation aucune.Pour combattre la sclérose Ce rëvuîiat vrai ment remarquable.au tout début de l'année, au- v i m ivx-is xjrw a «*'>*¦*- x., es1 * 2ore Lien pour le succès de la icaripajrne de recrutement en! cours.En effet, on a commencé j ces jowrvci la tenue de réunions; j quotidiennes durant lesquelles j • * *4 «cir, va.i A > • , v 1 * A « •• _ ( 11 r-e» i Imprimatur : |.-C.CHAUMONT.PA., v.g.Montréal.9 mai 19iS , sera projeîé sur l’écran un film j sur la cuî'ure de la betterave.; Uette pellicule fait voir toutes les phases de la culture, aussi j bien les operations qui s'exécutent à la ma» % t M'/'ty-i' V- V-v \ -%.\ % v v* A * .Centenaire de la Franco-Américaine Les préparatifs du grand congrès de Worcester •— Esquisse du programme d’ensemble (Par M.Gabriel CREVIER) Situé à 140 milles de St-jean de Terre-Neuve, le village de Curling, fondé en 1790, est, avec 1,000 habitants, le plus ancien établissement de la région de Bay of Islands, dans cette Ile qui sera bientôt une nouvelle province canadienne.(Photo C.P.) recevoir la plus grande part du féi lisation.crédit de cette fécondé généra- leÏM Excursion spéciale Départ de Montréal le jeudi, 14 avril, à 9 h.50 p.m.Arrivée à Montréal le mardi, 19 avril, à 8 h.25 a.m.4 jours à New-York comprenanr Logement en chambre double, avec baignoire, i l’HOTEL ASTOR (plan européen).Léger supplément pour chambres simplet.Transport entre Is gare et l’hâtel à New-York.Tournée d’exploration de quatre heures dans la btssa ville et la haute ville de New-York.Représentation à la salla de musique de Radio-City.Visite avec guides, du Rockefeller Centre, y comprit exploration du haut dot toits.Admission à l’émission radiophonique.$52.10 En wagons ordinaires.$71.50 En première avec lit inférieur dans les deux directions.y compris autres genres d’accommodation sur Pullmans, demande.Pour retenue de places, programme et autres renseignements, s'adresser é sur THOS.COOK & SON (Continental fr Overseas) Limited 1241, rut Pool, Montréal MArquaftt 9219 M.Laplante.— Il est un point que je ne m’explique pas encore très bien: comment se fait-il qu’après plus de cent ans on parle encore de ce système d’idées comme d’une “théorie”?Il me semble que l’unanimité doit aujourd’hui être faite siir ce point, et que ce qui était une théorie au début du XiXe siècle, doit maintenant être devenu une doctrine.M.Brunei.— On parle encore de “théorie” parce que, si la plupart des biologistes sont d’accord sur le fait que plantes et animaux sont constitués de cellules, ayant chacune son individualité propre mais concourant toutes au bon fonctionnement de l’ensemble, — comme des individus dans une colonie, — par contre certains biologistes prétendent encore que la structure cellulaire des êtres vivants est d’importance secondaire, que ce qui compte c’est le tout, et que certaines manifestations purement biologiques sont d’ordre supra-cellulaire, bien que cela ne soit pas facile à expliquer.Ces biologistes s’appuient aussi sur le fait que certains êtres, parmi les champignons, les algues, les animayx inférieurs, bien que parfois relativement complexes, n’ont pas une structure cellulaire, ce qui est exact.Brçf, si la théorie cellulaire «’applique dans l’immense majorité des cas, il y a cependant encore assez d’exceptions pour justifier l’appellation de “théorie” que les biologistes lui conservent.M.Laplante.— Une dernière question.Vous nous avez dit tout à l'heure que vous tâcheriez de définir pour nous ce que c'est au juste qu’une cellule.M.Brunei.— C’est vrai.Mais je ne sais si je pourrai me tirer d’affaire dans les quelques instants qui me restent encore.Posons tout de suite que la notion de cellule a considérablement évolué depuis la découverte de Robert Hooke, en 1665.Ce que Hooke avait observé dans du liège, tissu mort, c’était des cellules mortes réduites à leurs parois et remplies d’air.On crut doue, — et ce fut la première étape, — que les cellules étaient des trous dans une gangue.Lorsqu’il fut démontré, par les expériences de macération, qu’on pouvait isoler les cellules les unes des autres et que celles-ci avaient une individualité propre, on crut, — deuxième étape, — que les cellules étaient comme les pierres d’une maison.Mais on n’attachait pas encore grande importance à leur contenu.Un peu plus tard, on en vint!1^ se rendre compte que e?qui constitue vraiment la cellule ce ne sont pas les enveloppes, auxquelles on avait jusque-là attaché tant d’importance, mais bien le contenu vivant, appelé désormais protoplasme, avec toutes ses inclusions.D’où, — troisième étape, — la notion actuelle que la cellule est une petite masse de protoplasme généralement munie d’un noyau.M.Laplante.— Les cellules sont d’ordre microscopique, n’est-ce pas?Elles doivent par conséquent être très nombreuses dans un organisme donné.Combien v en aurait-il par exemple, chez l’homme?M.Brunei.— Chez un être humain adulte, ce nombre serait de l’ordre de 100 quatrillions, c’est-à-dire de 1 suivi de 17 zéros.C’est un chiffre franchement astronomique, et il est impossible de se faire une idée de ce que cela représente.Prenons un exemple plus simple.Les globules rouges du sang, les hématies, sont des cellules en forme de petits disques déprimés au centre.H y en a 5 millions par millimètre cube de sang.Comme il y a environ 5 litres de sang chez un homme adulte de poids moyen, il s’ensuit qu’il y a 25 trillions de globules rouges.Cela n’est pas encore facile de se représenter ce nombre.Mais continuons.Comme on connaît très exactement le diamètre dé ces globules on peut aussi calculer que, placés côte à côte, en une simple file, les globules rouges d’un seul homme, — tenez-vous bien, — feraient plus que quatre lois et demi le tour de la terre à l’équateur! M.Laplante.— C’est fantastique.Et la conclusion qui s’impose.M.Brunei.— C’est que nous ne sommes sûrement pas des êtres simples! Le nouveau conseil de la S.C.H.N.Président: M.Pau] Boucher, du Service de l’informaticn du ministère provincial de TAgri-cullure.Vice-président: Rév.Frère Alexandre, F.E.C., directeur du Mont-Saint-Louis.Secrétaire: Stephen Vincent, agronome, directeur de l’Ecole d’apprentissage horticole du Jardin botanique de Montréal.Secrétaire-adjointe: Mlle Marcelle Gauvreau, directrice de l’Ecole de r'Eveil”, Jardin botanique de Montréal.Trésorier: Dr Ernest Rouleau, conservateur de l’Herbier Marie.Victorin de ITnslitiit botanique.Université de Montréal.Directeur général des C.J.X.: M.l'abbé Ovila Fournier, directeur du Jardin botanique de Montréal.Anciens présidents: 1* Dr Henri Prat, professeur de botanique à l’Université de Montréal.2° M.Marcel Cailloux, professeur, à l’Institut botanique de l’Université de Montreal.Conseillers: 1* M.Albert Gourtemanche, professeur à l’Institut de biogéographie de l’Université de Montréal.2* M.Paul Lemonde, professeur agrégé à l’Institut de biologie.Université de Montréal.3“ M.Marcel Tiphane, chargé de cours à l’Institut de géologie de l’Université de Montréal.4* M.J.-Edgar Gui-mont, employé civil, ancien président 4u Cercle Jean Mqyen."Rétrospective" Soua ce titre, le conférencier à l’assemblée générale du 22 février, M.Jacques Rousseau, a donné un aperçu de la vie de la Société canadienne d’Histoire naturelle au cours de ses vingt-cinq premieres années.Il rappelle comment elle s'est fondée en 1923.en même temps que l’AC-FAS.La Société a tenu sa 21 ()e réunion au cours desquelles furent données 250 causeries différentes sur les sujets les plus variés d'histoire naturelle.Parmi les conférences, il faut noter les discours ^résidentiels et signaler particulièrement ceux que prononça le Frère Mnrie-Vietorin.l^s discours sur la fondation d’un Jardin botanique et d’une institution d’enseignement supérieur de la géologie chez nous sont directement à l’origine du Jardin botanique de Montréal et de l’Ecole des mines de Québec.Le Frère Marie-Victorin notait en 1933, lors du dixième anniversaire de la fondation de la S.G.H.N., que la production scientifique imprimée est la jauge la plus équitable pour mesurer la voleur d’un groupement scientifique, et remarquait avec une rertaine fierté que la bibliographie complète de 20 membres de la Société comprenait environ 250 titres.Celte bibliographie s’élève aujourd'hui à environ 1,500 tilréa.Cela suffit pour démontrer que la Société, sans être responsable seule de cet élat de choses, a néanmoins bcaucoi*»* rreprésen- Les nationalistes vainqueurs aux élections provinciales »——— CU.I .• | I I ¦ I Ml I ¦ Le parti de Smuts recule partout, sauf dans le Natal Malan a-t-il assez de votes pour appliquer sa politique de ségrégation raciale ?Johannesburg, 12 (C.P.)—Les forces nationalistes du premier ministre Daniel Malan ont remporté une majorité aux élections provinciales de l’Union sud-africaine.La campagne électorale s’était faite sur la politique de ségrégation raciale, qui est celle de Maian.Les demi en résultats montrent que 1 es nationalistes ont enlevé la province du Transvaal au parti de l’unité de Jan Christian Smuts.Ils ont fortement diminué la majorité de Smuts, dans la province du Cap, et ils ont renforci leur position dans l’Etat libre d’Orange.C’est seulement dans le Natal, qui est depuis toujours une forteresse de Smuts, que le parti de l’unité a Une chaire d'urbanisme à l'Université Laval ?Québec, 12 (d7 N.C.) — La création à l’Université Laval d’une chaire où l’urbanisme serait enseigné comme science, ainsi que la pénétration d’un enseignement plus général de l’urbanisme dans presque toutes les facultés de Tuniversité québécoise, ont été préconisées jeudi soir par le président provincial de l'Association canadienne d’urbanisme, M.le notaire André Duval, de Québec, qui a basé ees suggestions sur le fait que l’urbanisme touche à tous les aspects de la vie humaine et professionnelle.te une véritable valeur professionnelle.Le président de la Société rappelle dans quelles circonstances sont nés les Cercles des Jeunes Naturalistes et en fait brièvement l’histoire.Ce groupement a été un grand facteur de develop, pement pour la Société.C’est ijrâce aux C.J.N.qu’un ami de la Société, le docteur Joseph Gauvreau, entreprit la campagne de recrutement de membres à vie-C’est pour les Cercles que la S.C.H.N.a publié près de 100 tracts, sans compter les chroniques régulières dans Ce Devoir, L'Action Catholique et d'autres pério.diques.La S.C.H.N.a tenté autrefois de fonder un périodique.Aujourd’hui comme alors, il nous manque des moyens de publication dans le champ de l’histoire naturelle.Un nombre considérable de monographies botaniques déjà rédigées ne verront peut-être jamais le jour parce que nous n’avons pas les périodiques nécessaires.Il est possible de faire des Iravaux de recherche, mais une fois effectués, surtout dans le domaine de la floristique et de la phvtogéogrnphie, l’auteur doit bien se rendre compte qu’il est incapable de trouver les crédits nécessaires pour publier ses résultats.La création de revues spécialisées est sûrement le plus grand besoin des naturalistes canadiens-français.Après avoir fait l’histoire des différents conseils qui se sont succédé à la direction de la Société, le conférencier suggère comme formule d'avenir pour la S.C.H.N.la quadruple activité suivante: a) Continuer, comme par le passé, les séances régulières pti-bliqueji où les causeries sont plutôt d’intérêt général et suivies de projections de films éducatifs; b) Continuer également la formule des C.J.N.avec tout ce que cela comporte: publication de.tracts, organisation de concours, expositions, etc.; c) Création de cercles d'étude pour les naturalistes amateurs d’âge mûr.(Comme les C.J.N., ces cercles d'adultes seraient affiliés à la SC.H.N.); d) Organisation de séances comportant un program, me plus technique pour les na-turalisles professionnels.Ces réunions ne pourraient grouper naturellement qu’un très petit auditoire, — rarement plus d’une dizaine de personnes.Selon les besoins, il pourrait y avoir des réunions dans les différents champs de l’histoire na turelle.D’autre part, il serait peut-être avantageux à ce que ees réunions sî5 tiennent pondant la journée.Les naturalistes pourraient se réunir et discutes de leurs recherches en cours.consolidé sa position.M.Malan, qui n’a qu'une majorité de quatre voix à la Chambre d’assemblée de l’Union, avait demandé à l’électorat de lui donner, aux élections provinciales, le mandat qui lui permettrait d’appliquer sa politique de ségrégation.Aux élections provinciales de 1943, les nationalistes avaient remporté 48 sièges et le parti de l’unité, 97.Aujourd’hui, les nationalistes en ont 86, le parti de l’union, 78.Voici les résultats complets des élections provinciales: les nationalistes ont remporté 86 sièges et reçu 400,875 votes; le parti de l’unité, 78 sièges, 393,461 votes; les indépendants, 3 sièges, 20,514 votes; le parti ouvrier, 3 sièges, 19,719 votes.Un siège est vacant par suite de la mort d’un nouveau député.Bien que les nationalistes aient remporté un plus grand nombre de sièges, les partisans de Smuts crient à la victoire morale.Ils prétendront probablement que Malan n'a pas eu assez de votes pour appliquer sa politique de ségrégation.-n^i i m- A Berlin, rien de nouveau.(stiite de la page H) tent.Les secteurs occidentaux ne sont pas une prison mais une sorte de territoire réservé où les habitants doivent vivre modestement.Le manque de légumes frais est compensé tant bien que mal par des conserves et parfois des fruits.Le nombre des attaques nocturnes de passants, augmente quelque peu, .mais n’est pas devenu anormal.Les habitants qui disposent des sommes d'argent suffisantes et de laissez-passer peuvent prendre l'avion pour se rendre à l’ouest.Pendant la journée, les moyens de transports fonctionnent de façon satisfaisante.Et même s’il y a plus d'avions que de trams dans celte ville extraordinaire, les habitants peuvent encore se rendre presque normalement à leur travail pour autant qu’ils ne partent pas avant six heures du matin et ne rentrent pas après dix-huit heures.Comme il n’y a que deux heures de courant et que les nuits d’hiver sont longues, les Berlinois se rendent en masse au théâtre et au cinéma.Les concerts continuent à attirer la foule.En revanche, les bars et les restaurants de nuit subissent actuellement les conséquences du manque de ressources des habitants; on y rencontre surtout des personnes venues en séjour depuis l’ouest, de gros commerçants ou des hommes disposant de revenus fixes importants.Les conversations des habi- La célébration de notre centenaire fera époque dans les annales franco-américaines, à n’en | pas douter.Car voici que le projet fait boule de neige.A-t-on bien fait de le lancer cet hiver! Surtout, a-t-on bien fait de le lancer au cours de “celte année tragique”, comme le faisait rc-| marquer l’autre jour, avec raison, le R.P.Thomas-M.Landry, o.p., secrétaire du Comité d’Orientation Franco - Américaine ! Encore tout émus des cris d'alarme jetés par les chevaliers de notre presse en face de la marée montante de l'anglicisation, nos dirigeants et nos chefs de files s’empressent de toulcs parts de donner lebr adhésion au mouvement qui se dessine.Déjà, au cours d'une première assemblée qui réunissait à Worcester des délégués venus des six Etats de la Nouvtlle-Angle-terre, on accueillait avec enthousiasme l’ébauche d'un programme qu'avait bien, voulu préparer M.l’abbé Adrien Verrctte, curé à Plymouth, N.H., membre du Comité Permanent de la Survivance Française en Amérique et du Comité d’Orientation Franco-Américaine.Et la Fédération des Sociétés Franco-Américaines du comté de Worcester acceptait la tâche de mettre ce programme à exécution.Or, depuis cette, assemblée mémorable du 5 décembre, une très grande distance a été franchie.D’abord, jusqu’à date six assemblées régulières ont été tenues à l’hôtel Aurora, à Worcester.Et là, les officiers de la Fédération, unis aux membres les plus éminents de notre clergé et de nos grandes sociétés nationales, ont mis sur pied un organisme capable d’assurer le succès de nos fêtes.Ils ont commencé par créer un grand Comité général des Fêtes.Nous ne croyons pas devoir nommer à cette heure ceux qui en font partie parce qu’il y a encore quelques postes à remplir.Rappelons seulement que Me René Brassard, de Worcester, en est le président.Ils ont aussi fixé les cadres du programme qui se déroulera les 28 et 29 mai prochains; et non seulement on a fixé les cadres, mais on a meme commencé de les remplir.Nous pouvons donc vous annoncer avec certitude, aujourd’hui, que les fêtes s’ouvriront, le samedi après-midi, par une séance d’étude au cours de laquelle on discutera le fameux “Manifeste Franco-Américain”.Suivront le banquet vers six heures, puis le bal du Centenaire.Le tout doit avoir Heu à l’audi-lorium municipal de Worcester, lequel est (léjà retenu à cetle fin.Voilà l'énorme travail qui a été accompli jusqu'ici.Vous conviendrez avec nous que ces gens de Worcester n’y vont pas de main morte.Et c'élait pour les mettre au courant de ce travail accompli que, le dimanche 6 février, la Fédération avait convocpié en assemblée, dans la salle du Conseil Franchère, de l’Union St-Jean-Oaptiste d'Amérique, des membres de notre clergé, des Ce n’est pas une chose banale qu’une réunion qui permet d’entendre de telles paroles.Après le P.Landry, le T.R.P.Elméric-A.Dubois, mj.provincial de la province franco-américaine des Pères de la Salette, fut invité par M.Ulric Gauthier, président de la Fédération, a adresser la parole.Bien entendu, il confirma tout ce qu'avait dit l’orateur précédent.II crut même devoir renchérir en nous donnant des avertissements très sérieux : “la situation est grave, dit-il, car dans bien des paroisses il y a beaucoup d’indifférence au sulet du fait franco-américain .Ce sont les manquements dans la famille, dans les sociétés, les péchés d’omission en face des devoirs à observer, qui nous ont conduits à notre situation actuelle.C’est un effort, un dernier peut-être, pour montrer que nous n'avons pas iléchi cl pour inspirer de la générosité à la génération nouvelle." Tombées des lèvres d’un homme si distingué, de tels avertissements se passent de commentaires.Plusieurs autres personnages firent aussi entendre des remarques intéressantes; notamment M.le Dr J.-Ubald Faquin, qui revendiqua l’admission des élèves de son école paroissiale de New Bedford au festival de la bonne chanson; M.Ernest Bour-nival, éditeur - propriétaire de “L’Avenir National”, de Manchester, N.H., qui réclama un peu de sympathie à l’endroit de la presse frnnro-américatne; e» M.Philippe-V.Erard, de Spring-field, qui y alla de tout un topo sur le problème de la survivance.Le spectacle le plus réconfortant de cette assemblée provenait du fait que toutes nos grandes sociétés de secours mutuels se trouvaient officiellement représentées et pour mieux dire, emboîtaient le pas.La plupart d’entre elles, en effet, promirent leur anpui moral et même financier.A la bonne heure, car nous aurons grandement besoin des deux.Mais il ne faudra pas en res-ler là.La célébration du centenaire de la Franco-Américaine n’est pas uniquement l’affaire d’un groupe en particulier, d’une société ou même des sociétés; c’est l’affaire de tout bon Franco-Américain; c’est l’affaire de tout le monde.11 est donc de la plus grande importance que *ous nos groupements: nos sociétés paroissiales, nos clubs sociaux ou athlétiques, nos associations culturelles, se préparent à envoyer des délégations à Worcester, lors des fêtes.Toutefois, ce qui presse le plus, actuellement, c'est d’annoncer l'événement.11 faut donc le crier sur les foils, sur les trottoirs et dans la rue.Bisons-le à tout venant.El puis, allons-y aussi de nos contributions, dans la mesure de nos moyens.En un mpt, bidons ensemble.Voilà une expression nu! n’r«t nas neuve puisque, lors du Deuxième congrès de la lanffue française.Mgr Camille Roy l’a bringuebalée d’un bout à ren- oue c'est là le meilleur moyen : d'établir un contact avec les di-1 verses couches de notre élément, j Fidèle à la consigne, le Comi-1 lé d’Organisation nous envoyai! l’un de ses pins illustres représentants dans la personne d«i R.P.Thomns-M.Landrv.o.n.curé de Ste-Anne.(te Fait River.: qui se mnnt'-a digne de ses nlus grands succès.Par In justesse de ses observations, par la rigueur i de sa logique, par la grâce et le charme de sa parole, il nous Uni pendant p'us d’une demi-heure susu^ndus à ses lèvres.“Nous sommes rendu".d(*-ib à un tournent de notre bu toir".I C’est tout le destin d'un 'muo'" qui va se jouer à l’occasion (te ce centenaire, narre que de ^ l'orientation ou’on donnera aux générations futures dépendra si nous allons survivre ou déoérir.TI s'agit pour nous d’être unanimes à vouloir sauvegarder nos valeurs culturelles, etc., etc .La célébration du centenaire de notre nremière naroisse est une obligation morale nour nous.Et l'endroit straténinuc nour rélé-tants n’ont pas changé depuis I brer ces fête* est tunn Worcester, professionnels et des jour'nalïs- ,,f> '« Nmivelle-Angleferr».tes.I Mais elle fut relevee me" a ^rn- Vous remarquerez d'ailleurs "
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