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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 2 mai 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1950-05-02, Collections de BAnQ.

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S.Athanasa, évftqua at doctaur.Beau Mans l'avant-midi.Nuageux dans l'après-midi.Minimum .3g Maximum .se Directeur t Gérard Fl LION VOL XLI — No 101 FAIS CE QUE POIS Rédacteur aa chat : Orner HIROUX MONTREAL, MARDI, 2 MAI 1950 “Vour aval une double mimon i première- mat, 1a mianoe de coonrear tatan eotra héritage rdigieua et oationai t deutième .-at.la awaioa de répandre cat héritage j’aioute que c'eet eotra droit de garder eotn héritage, et eotre deeoà de le répandre." Sea l*t Mgr tldehreade Aateeiectl, délégué epoetolique tu Caarda 50,000 40,000 30,000 20.000 10,000 Cinq sous le numéro A QUAND $25,000?— Dana la journée d'hier, le thermomètre de la souscription des "Amis du "Devoir" a fait un nouveau bond de $1,500.Il est maintenant rendu è $11,600.Les organisateurs de la campagne bnt bon espoir de doubler le cap des $25,000, c'est-à-dire de la première moitié de l'objectif, avant la fermeture des bureaux samedi.Généreux souscripteurs Les RR.PP.Rédemptoristes de Ste-Anne de Beaupré se sont montrés généreux envers Le Devoir.Ils ont fait parvenir une magnifique Souscription de $300, accompagnée d’un commentaire élogieux que nous avons publié il y a quelques jours.D'autres souscripteurs nous ont envoyé, qui $100, qui $S0, qui $25.Le Comité des amis du Devoir remercie ces généreux donateurs et publie aujourd'hui une seconde liste partielle de leurs noms : Le* RR.PP.Rédempto-ri»te, $300.00 M.l'abbé Armand Grou, _ St-Laurcnt, P.Q.100.00 J.-W.Jetté Lté», Montréal 100.00 Mme Alfred Thibodeau, Weatmount 100.00 Dr J.-E.Sermon, i'Abord-à-Plouffe 100.00 M.l'abbé P.-Cmile Paquet, Lac-aux-Sable* 50.00 M.l'abbé J.-A.Bourataa, Sacré-Cœur da Jésus 50.00 M.U.Garvais, Outre-mont 50.00 M.l'abbé J.-A.Cham-poux, St-V.Farrier .50.00 M.l'abbé René Pesent, l'Assomption, P.Q.25.00 Mgr Emile Dubois, St-Jérôme, P.Q 25.00 MM.Gilles et Maurice Forget, Montréal .25.00 M.Henri Signori, Mtl 25.00 M.l'abbé R.Brouillet, Ste-Adèle 25.00 Damien Boileau, Ltée.25.00 Credit Interprovinciel Limitée, Montréal .2500 Un prêtée de Montma-9ny 25.00 Equipa da Rechercha, Social*,, U.d* M.25.00 M.l'abbé Dasjardint, Hull 20.00 M.l'abbé A.Gagnon, Témiscouata 20.00 LES AMIS DU DEVOIR Québec forme son propre comité Initiative heureuse de MM.Emilien Rochette et Marie-Louis Beaulieu LE TOTAL EST DE $11,600 DES AMIS DEVOUES — M.ËmlUin ««h.n,.« t,uch, vl,,-pr„id„t du comité de.Ami, du "Davolr" «t Ma Marfa-Loula Baauliau, membre du comité, tou, deux de Québec, ont organ),é à Québae un comité local de, "Ami, du "Devoir", qui e*t on train da fatro dtt morvailta,.Cea daux ami, dévoué, ont «u ,'antourar da collaborateurs éminantt, et le comité de Québec l'adminlttre maintenant d'una façon autonome ot il organisa ca propre souscription pour lo compte dee Ami, du "Devoir".C'est avec plaisir que nous rendons hommage à ce* daux vaillant* défenseur, de notre cause, qui non seulement payent de leur temps et de leur personne, mais ont égalamant offert au "Devoir" da, souscriptions extrêmement généreuses.Les membres du Barreau de Montréal se prononcent en faveur du maintien du jury Lg Devoir g s Québec des omis dévoués et actifs.Deuil d'entre eux, M.Imilien Rochette, industriel, vice-président du Comité des Amis du Devoir; et Me Marie-Louis Beaulieu, avocat, professeur à l'Université Laval et membre du Comité des Amis du Devoir, le sont particuliérement.Ils viennent tous deux de créer Pierre Letarte, jeune avocat très Par un vote de 347 contre 124, les membres du Barreau de Mont réal se sont prononcés hier en fa veur du maintien du jury dans les causes civiles.Attlee n’évite la défaite que par une seule voix, celle de l’Orateur Londres, 2 (A.P.) — Le gouver-1 nement travailliste de Grande-Bre-! tagne ne l'a emporté hier, dans un vote sur une question d'importance secondaire, que par une seule voix, celle du député James Milner, qui présidait a ce moment les LETTRE DE ROME "C'esf une grande douleur pour nous que de voir partir Monseigneur Léger Rome, 28.(De notre envoyé spécial, Gilles Marcotte) — Soixante-dix-sept Canadiens peuvent se dire, depuis ce vendredi 28 avril: “J’ai vu le Pape, il m’a parlé personnellement, il m’a béni personnellement !” Et la joie, l’émotion qu’ils ont ressenties au cours de cette audience, jamais ils n’en auront de semblables durant leur vie.Car voir le Pape, voir et entendre cet homme de toute charité qui est la présence terrestre du Christ, n’est-ce pas la plus grande joie d’un chrétien tant soit peu pénétré de sa foi ?Les larmes Devoir" est unprlmé sus nos «10-444 asl.rua Nui™ Dame a Muutrèu par llmprlmerta poputelr*.oomptcala à mpoBMbUlM limitée qui sa est i édltrtes-propnétalre Dirac ta ur-«4r*nt Gérard FUlon “U Devoir' est membre de le Csasdlaa Près*, de l'Audit Bureau ot Clreulauona et de la Canadian Dali» Newspaper Association La Canadian Press est «eule autorisée 4 taire l'emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press.S rAssociated Prees et eus agences Reuter, ainsi qua de toutes les Informations locales qua -La Devoir*' publia Voua droits da reproduction des dépêches particulières au 'Devoir" .vont également réserves Abonnement réal et banlieue, (nn an) : Canada, ______ _____ _ dat-poste on par chèque encaissable an pair à Montréal Autorisé comme matière postale de deuxième eiasae par le ministère des Postes Ottawa ipseivc» par U posta l EDITION QUOTIDIENNE (an en) : Canada (nul Montréal et ta banlieue) «11»; Monu leur, 111.00; Etats-Unis et Empire britannique.11*AO; Union postale, *11.00.EDITION DU dAMEDI anada.13.00; Etats-Unis et Union postale $4.00.Lee abonnements sent payables d'avance par maa- Tclcphonc: Blliir 3361* MARDI, 2 MAI 1950 Un geste cTathéisme à 1*0.M.S.La Ligue Indépendante Catholique de Montréal vient d’adresser à l’Organisation Mondiale de la Santé une protestation fort opportune contre une attitude inacceptable de cette institution.Cette démarche mérite non seulement une large publicité, mais l’appui de tous les groupements confessionnels.L’on sait que l’O.M.S.relève des Nations Unies, et groupe plus de soixante nations.Ses organes sont l’Assemblée mondiale de la santé, qui tient des sessions annuelles, et qui doit se réunir à Genève le 8 mai ; ie Conseil exécutif composé de dix-huit Etats, et le Secrétariat qui comprend le Directeur général et ie personnel technique et administratif de l’Organisation.Pour l'aider dans son travail l’O.M.S.a décidé de donner un statut consultatif à certaines organisations médicales privées d'envergure internationale.Le représentant de chacune de ces sociétés pourra participer sans droit de vote aux délibérations de l’O.M.S.et de ses comités et conférences.Or des organisations médicales catholiques qui remplissaient toutes les conditions requises ont demandé ce statut consultatif, et on le leur a refusé à cause de leur caractère religieux.Le directeur général a prétexté qu’une association “ayant un but spécial, c’est-à-dire recrutant ses membres selon des considérations religieuses”, ne saurait avoir le statut consultatif, et il a réussi à faire adopter cette ligne de conduite par un vote de 6 voix contre 4 au Conseil exécutif.Cet ostracisme à l’égard de la religion, non seulement du catholicisme mais de toute croyance religieuse, comporte de gravies dangers puisque les problèmes médicaux dont s’occupe l’O.M.S.ont des rapports très étroits avec la morale.Voici un exemple de ce qu’on peut craindre avec un Conseil consultatif excluant les groupements confessionnels.L’O.M.S.a demandé une consultation au Conseil International des Infirmières sur la question suivante : “Nul ne peut être soumis contre son gré à une mutilation physique ou à une expérience médicale ou scientifique non exigée par son état de santé physique ou mental”.La réponse donnée par le Conseil International des Infirmières comportait entre autres choses : “dans les cas où des individus dangereux ayant commis des délits sexuels graves et sur lesquels la détention ou autres sanctions n’ont pas exercé d’effets préventifs sont autorisés à vivre en liberté dtQis la collectivité, il est recommandé d’appliquer la stérilisation ou la castration”.L’O.M.S.envisage certaines mesures favorables à la stérilisation, et une telle consultation semble indiquer un acquiescement des infirmières du monde entier.Pourtant la morale catholique condamne de telles mesures.Le Comité International des Associations catholiques d’infirmières et d’Assis-tantes médico-sociales a envoyé à l’O.M.S.une protestation contre de tels projets, en disant que cela heurte la conscience d’une partie considérable de l’humanité, notamment de 400,000,000 de catholiques.Mais ce comité international des infirmières catholiques n’est, pas éligible au statut consultatif selon la décision du Conseil exécutif.De telles manoeuvres de la part d’un organisme des Nations Unies sont absolument indéfendables.Elles violent de façon manifeste la liberté de religion proclamée dans la Charte de l’O.N.U.Il y a ici plus grave encore que l’athéisme négatif de l’O.N.U.car cette exclusion des groupements confessionnels est un geste positif, c’est de l’athéisme militant.Cet ostracisme a été inspiré par le Directeur général, qui est fort connu chez nous : le Dr Brock Chisholm, citoyen canadien et ancien sous-ministre de la Santé à Ottawa.Son action à la tête de l’O.M.S.et les décisions déplorables qu’il inspire sont de nature à donner une bien piètre opinion du Canada à tous ceux qui dans le monde apprécient les valeurs religieuses, et à tous ceux qui reconnaissent la liberté religieuse.Après les critiques dont M.Chisholm a été l’objet dans l’exercice de ses fonctions officielles au Canada, sa conduite à Genève n’a pas lieu de nous surprendre.Mais cela accentue encore le devoir des groupements confessionnels canadiens de protester contre de telles attitudes.Il faut dire d’ailleurs que le cas de l’O.M.S.n’est malheureusement pas isolé dans les milieux des Nations Unies.D’autres organismes de l’O.N.U.méritent des reproches semblables, notamment l’UNESCO, — organisme chargé des questions éducatives, scientifiques et culturelles — qui vient de préconiser le “birth control” dans une brochure sur ie problème de la population dans l’Inde et le Pakistan.L’Oeservatore Romano a dénoncé cette brochure la semaine dernière, disant que seul le matérialisme athée peut inspirer des pratiques aussi contraires à la loi et au commandement du Créateur.Les organismes internationaux de l’O.N.U., comme cette société elle-même, jouent dans le monde moderne un rôle important, et c’est pourquoi les peuples et les groupements catholiques ne doivent pas s’en désintéresser.Les Etats membres de l’O.M.S.groupent des centaines de millions de catholiques, dont les taxes contribuent au budget de cet organisme ; et il en va de même pour les autres groupes religieux.Il est donc inadmissible que l’on refuse aux sociétés confessionnelles internationales de médecins ou d’infirmières le statut consultatif de l’O.M.S.La prochaine Assemblée mondiale de la santé s’ouvrira à Genève le 8 mai.Il faudrait que ces jours-ci, en grand nombre, des groupements catholiques de toutes sortes, au Canada, protestent auprès de l’O.M.S.afin de faire rescinder la décision arbitraire du Conseil exécutif.Un mouvement semblable s'organise dans plusieurs pays, et la présence du Dr Chisholm au centre de ce problème donne aux Canadiens une raison de plus de protester et de se désolidariser des doctrines subversives de ce concitoyen.Il est encore temps d'adresser par câblogramme des protestations à \’“Orga-nisation Mondiale de la Santé, à Genève”, avant le 8 mai.Il serait bon aussi que des copies de telles interventions soient envoyées en même temps à “L’Union Internationale des Commissions catholiques d'Etudes diplomatiques, 8 rue Alasseur, Paris, XVe”, groupe qui a pris l’initiative d’une campagne d’opinion dans plusieurs pays, à ce sujet.Et enfin, il serait à propos de demander au ministre de la santé à Ottawa que la délégation du Canada à l’Assemblée mondiale de la santé reçoive instructions de voter contre la décision majoritaire du Conseil exécutif.La multiplicité des interventions peut aider à la correction de cette grave injustice ; au Conseil exécutif l’Angleterre et la France, les seules grandes puissances qui ont voté, se sont prononcées contre cette décision, et elles pourront rallier la majorité à l’Assemblée mondiale pour peu que les groupements confessionnels manifestent énergiquement leur opinion.L’on peut dire de l’O.N.U., corqme de l’ancienne Société des Nations, que si ses réalisations dans l’ordre politique restent minces, plusieurs de ses organismes obtiennent des résultats tangibles dans l’ordre social et économique ; et l’O.M.S.est de ce nombre.11 est d’autant plus important que ce travail efficace ne serve pas de véhicule pour la propagande de l’athéisme et de pratiques immorales que la loi divine et le droit naturel condamnent.PeiI SAURIOl L’tnquttR Mawy La centralisation: un assujettissement Les Franco-Canadien* forment la majorité dans la province de Québec, les Anglo-Canadiens dans les neuf autres provinces.Ceux-ei peuvent, à la rigueur, nous l’avons noté déjà, consentir à céder au gouvernement fédéral telle ou telle des prérogatives dévolues par la constitution aux provinces.Ils risquent en somme peu de chose, car, formant la majorité dans l’ensemble du pays, ils ont la certitude que toute intervention du gouvernement fédéra! dans leur vie nationale s’inspirerait de leur conception à eux et irait par le tait même dans le sens de la consolidation et de l’épanouissement de leur culture.Il n’en est pas ainsi des Franco-Canadiens.Leur milieu ethnique, le centre de renouvellement de leur vie nationale, c’est la province de Québec — la seule où ils puissent organiser la vie collective et en régir les grandes fonctions selon leur esprit.L’affaiblissement de l’autonomie provinciale et l’élargissement corrélatif des prérogatives fédérales les réduiraient à l’état de minorité constitutionnelle, donc à l’état d’un groupement dont les libertés culturelles peuvent être garanties par la loi, mais qui est tenu de s'adapter à une politique et à un ordre conçus selon un esprit différent du sien.Cette sorte d’assujettissement est pour une nation aussi grave que la privation des liberté* culturelles elles mêmes.Car l’organe de conservation de la nation, c'eat le milieu ethnique, et la condition première de l’efficacité de ce milieu, c’est l’homogénéité.En matière de culture, le gouvernement fédéral légiférant pour l’ensemble du pays sous l’impulsion et selon l'esprit de la majorité anglo-canadienne, viendrait par la force des choses en contradiction avec les exigences de base de la culture franco-canadienne.(Extrait du mémoire présenté par la Chambre de Commerce de Montréal, à la Commission d’enquête sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada.Le texte entier du mémoire, a paru dans l’Action Nationale d’avril).COURRIER DE FRANCE JUSTICE ET LIBERTÉ - Il - Profondes excuses au vainqueur de Verdun Un retentissant article du colonel Remy LETTRES AU DEVOIR SALAIRE DE FONCTIONNAIRE Monsieur, Je ne puis m'empêcher de vous remercier au sujet de ce que vous écrivez sur les fonctionnaires.C’est d’ailleurs la pure vérité.Pour vous en donner une preuve, prenez le cas de mon mari qui travaille depuis près de 25 ans et qui ne retire que (moins de $70) par quinzaine ! Comment trouvez-vous cela ?N’est-ce pas une honte ?Car mon mari est un homme très compétent; il est même expert dans sa ligne.Mais il ne peut pas avoir de salaire raisonnable.Je vous souhaite de tout coeur que votre campagne porte des fruits.Une pauvre femme de fonctionnaire.Montréal.LE CANADA ET LES NATIONS UNIES Depuis plus de quatre ans, les Nations Unies ont entrepris de réaliser l’idéal élevé de coopération internationale déterminé dans le préambule de la Charte.Nous avons été tenus au courant des activités de cette organisation, par le journal ou la radio.Cependant, il serait utile de revoir a la lumière des faits récents le rôle joué par le Canada au sein de cette Organisation Mondiale et de ses diverses organismes.On ne saurait mieux se renseigner sur le sujet qu'en se procurant en français le volume Le Canada et les Nations Unies 1949 à paraître sous peu.Ce volume contient en 300 pa- ges un excellent résumé de toute la question et offre en plus, une bibliographie très intéressante.Pour une publication de 300 pages et qui n’est vendue qu'au prix de 50 cents l’exemplaire, le gouvernement ne fait assurément aucun profit.Que l’on profite donc de cette occasion pour se procurer en français un volume si utile.Toute commande devra parvenir à l'Imprimeur du Roi, 75 rue St.'Patrice, Ottawa, accompagnée de la remise.A noter que le Rapport pour les années 1947 et 1948 est également disponible au même endroit et aux mêmes conditions avantageuses.Claude MORIN La République française, on peut le dire, demeure la plu* témérairement fidèle, parmi les démocraties occidentales, à la logique du système démocratique.La politique y est conçue comme l'instrument naturel de mise en oeuvre des théories, des efforts, des idées, des expériences.Les partis y sont aussi nombreux, aussi souples, aussi peu statiques que l’exigent les nuances de l’opinion et la liberté politique assumée dans toutes ses conséquences, par des esprits plus logiciens que pragmatiques.Malgré cela, les graves crise* des dix dernières années se traduisent encore par des atteintes de fait à la liberté, par la mise au ban de toute une partie de l’opinion, qui ronge son frein dans le silence et l'oubli.Comment ne pas attribuer cela, dans ce jardin des libertés qu’est normalement la France, à la pression et aux infiltrations du marxisme totalitaire?Les communistes sont tenus en échec.Mais its font antichambre.Et le dynamisme, !a force de conviction, les habiletés tactiques de ces belligérants politiques déteignent sur l’insouciance et la tiédeur relatives de ceux qui, par la force des choses, ne sauraient, jusqu’à l’heure de l'épreuve, que jouer négligemment le jeu, que maintenir plus ou moins mollement des positions apparemment stables.Cette contagion vient sans doute s’ajouter aux reliquat! réels de la guerre pour expliquer maintes absurdités, maints dénis de justice, maintes atteintes à la liberté que nous déplorons dans la vie française depuis la Libération.Comme si la vie politique avait été déboussolée, affolée par des aimantations parasitaires.Les exemples qui viennent à l’esprit, en politique extérieure et intérieure, ne sont que trop connus.Vii-i-vit de I'Etpagnt Il y a quelques jours paraissait dans Le Monde une entrevue de M.Jules-Albert Jaeger avec le général Franco.Croirait-on, com- CYCLISME Monsieur le Directeur, La pratique des sports est d’une utilité qui n’a pas à être soulignée.Parmi les nombreux sports pratiqués il en est un qui actuellement a besoin d’un sérieux encouragement, parce que trop délaissé alors qu’il est parmi les meilleurs dont puisse bénéficier la jeunesse, la race: le CYCLISME.La jeunesse par la pratique de ce sport sous forme d’épreuves sportives, l’âge adulte par la pratique sous forme de tourisme.On ne peut faire retomber entièrement l’effort de diffusion sur les sociétés sportives et les corn merçants en cycles.A l’heure actuelle ils font déjà quelque chose, on ne peut peut-être pas leur demander davantage; et le leur demanderait • on, accepteraient-ils d’augmenter leur effort, que ce serait encore insuffisant.Pour une diffusion profonde dans la masse d’une idée, il n’y a qu’un seul moyen d’action efficace: La grande presse.Il appartient donc à la Grande Presse, à l’ensemble des journaux et publications de faire la propagande de diffusion nécessaire pour intensifier la pratique du sport cycliste.Une des plus efficaces et immédiates formes de propagande serait l’organisation hebdomadaire BLOCS-NOTES La fondation Marie-Vicforin L’attribution de -scs premières bourses aura révélé à plusieurs l’existence même ue la Fondation Marie-Victorin, ainsi que le caractère multiforme, et permanent, de l’action qu’elle se propose; car, l'oeuvre, jusqu'ici, n’a certes point abusé de la publicité La Fondation entend, entre autres choses, provoquer l'érection d'un monument à la mémoire de l’illustre botaniste dont elle porte le nom Cela s’imposait, de même que s’imposera vraisemblablement le choix du site de ce monument.On ne l'imagine guère, en effet, ailleurs qu'au Jardin botanique, et tout à côté de l lnstitut qui, l'un et l’autre, doivent à MarieVictonn leur existence et symbolisent si puissamment son activité conquérante.Le monument dira la gratitude des générations actuelles enveri le grand savant (noua espérons qu'on trouvera Je moyen d'y faire 'ontrl-huer, selon leurs modestes moyens, les plut1 jeune* et les plus hum blés; legr contribution aura une valeur particulièrement éloquente); il évoquera le souvenir de l'oeuvre immense que, dans sa trop courte vie, depuis les jours héroïques du sous sol de l’ancienne université, rue Salnt-Denla, Jus qu'aux premières heures triomphales du Jardin, sut accomplir le prodigieux travailleur qui diipo-satl pourtant de si pauvres moyens physiques.Mais l’hommage à Marie-Victorin eut été par trop incomplet, a’11 se fut borné à dresser dans lé ciel, à offrir à l’admiration de l’avenir, la silhouette du génial chercheur et homme d’action, de l'initiateur d un mouvement scientifiqu* dont noua commençon» à peine à deviner l’étendue réelle et la fécondité possible.11 fallait faire autre chose, qui prolongeât indéfiniment, sous des formes de plus en plus variées, l'action du héros.Si la Fondation Marie-Victorin n’avait songé qu’à provoquer l'érection d’un monument, son oeuvre se fut terminée avec le dévoilement de la statue du Frère, comme disaient, assurés de l’honorer dans ss plus intime fierté, ses premiers et plus fefventa collaborateurs.Les promoteurs de la Fondation ont voulu que cette oeuvre se poursuivit à travers les années, dans la ligne même qu'eût sans doute souhaitée Marie-Victorin.avec l'inflexible ténacité qui fut la sienne.Premiers résultati La aéanee de l’autre jour, la première du genre, croyons-nous, a permla d’entrevoir certaines des possibilités prochaines de la Fondation, d’en imaginer d’autres.En attribuant ses deux première* médailles, celle-ci a suscité l’évocation de deux grandes figiv res: celle du Frère Rolland-Germain, un religieux de naissance française, venu au pays relativement jeune et qui fut de longues années durant le collaborateur, le coauteur, disait celui-ci, du Frère Marie-Victorin; celle de Fernald, le grand botaniste américain, qui s'intéressait à la vie des plantes canadiennes et accueillit, avec une touchante bienveillance, le* premiers essais du jeune Frère des Ecoles chrétiennes de Longueuit devint son assidu correspondant Elle a révélé au grand public le {rôle joué par ces deux hommes dans la vie et l'oeuvre de notre compatriftte.Le Frère Rolland-Germain, ainsi qu'on a pu le voir par la Chronique des Jeunes naturaliste du Devoir de samedi, a profité de l’occasion pour marquer l’étendue de l’oeuvre déjà réalisée par certains des premiers collaborateurs et des plus fervents disciples du Frère Marie-Victorin.— Pour combien de lecteurs ce palmarès n’a-t-il pas été une sorte de révélation?Ce n'est qu'un commencement Le travail est énorme et peu de gens, parmi ceux même qui ont pu en suivre d'assez près l'évolution, en soupçonnent la réelle importance.Quand on pense d’où l'on est parti, quand l'on rapproche de la cou* de la rue Saint-Denis, où les travailleurs se touchaient, où la moindre conversation risquait de déranger les voisins, les bureaux actuels du Jardin botanique où, s’il n'y a pas de luxe superflu, U y a tout de même, en abondance, de l’air et de l’espace, quand on fait la revue des études qui s’y poursuivent dans tous les domaines, on est émerveillé.Et ce n’est, après tout, qu’un commencement.La Fondation permettra d'accélérer, d’étendre indéfiniment ce beau et fructueux travail.Elle stimulera l'ardeur des jeunes chercheurs, les signalera par set récompenses à l’attention du grand public, facilitera la publication de leurs études, maintiendra autour d eux une atmosphère créatrice.Les travaux qui se poursuivont au Jardin et à l’Institut auront d’ailleurs dans le domaine économique même les plus fructueuses consequences.Mai* c'est un article entier qu'il faudrait consacrer à ce seul aspect de la question.Magnifiqu* publicité Et qui soupçonne l'étendue de la magnifique publicité que font à notre pays le Jardin, l'Institut et l’équipe de travailleurs qu'ils ont suscités ou groupés?Leurs publications sont un peu partout répandues dans le monde Eux-mêmes, comme le Maître regretté, figurent déjà dans les grandes réunions scientifiques de l'um-vers.Pour ne citer qu'un cas qu’impose à notre attention l'actualité immédiate, M Jacques Rousseau qui servait hier, au Jardin, dt cicérone à notre ministre des Affaires étrangères, M.Pearson.— le quel, pour avoir parcouru presqua tous les pays de l'univers, n’en éprouvait pas moins le désir de visiter le Jardin — partira ces jours-ci même pour l’Europe.Avant d'assister à Stockholm à un congrès de botanistes, il donnera des conférence* à Paris.Les disciples de Marie-Victorin portent ainsi au loin la réputation de notre pays, nous classent parmi les représentants de la haute civilisation C«la continu* Nous avons plus d'une fois signalé le soin que mettent à parler leur langue maternelle dans l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick let députés acadiens Il semble qu’il n’en est pas un, depuis le début de la session, qui n'ait tenu à donner à ses discours une partie française.Ces jours derniers encore, M Claudius Léger, député de Moncton, prononçait en français à l’Ar-semblée de Fredericton, l’éloge funèbre du regretté sénateur Léger.o.a d’épreuves sur route ouvertes à tous.Inutile d’être un cycliste de première force et entraîné pour y prendre part; inutile d’être classé parmi les premiers, pour tirer fierté de sa performance; inutile de recevoir un prix en récompense de l'effort.La récompense consisterait tout simplement en la délivrance d’un diplôme indiquant qu’à telle date, tel parcours a été couvert en tant de temps.Ce simple certificat suffira, avec la santé, la distraction, le bonheur de vivre, qu'apporte la compétition en une épreuve sportive.Quitte à réunir en fin de saison les gagnants, ou tout premiers, en une épreuve finale dotée de prix.Ceci ouvert à tous sans distinction de catégorie, âge, sexe.Avoir seize ans révolus, seule condition, Qu'un seul journal se charge de cette organisation, ou qu’une entente soit faite entre les journaux pour l’établissement d'un calendrier, chacun retenant la date de l’organisation de son — ou ses — épreuve, est la seule chose nécessaire.En soulignant toutefois que | l’effort collectif est pltis désintéressé et prometteur d’une plus grande diffusion.Je propose que les épreuves soient disputées sur deux distances: 25 et 50 milles; que la limite de temps soit respectivement de 1 h.45 à 3 h- 45, permettant à chacun d’espérer conquérir son diplôme, quitte à améliorer son temps en participant ultérieurement à d’autres épreuves S'intéresser au sport, l’encourager, assister à ses démonstration, est bien; le pratiquer est mieux.Tout le monde peut faire du cyclisme, et personne ne doit oublier que l'exercice est indispensable pour un bon équilibre physique.Dans l'espoir que vous trouverez cette suggestion bonne et lui accorderez tout votre appui, je vous prie, Monsieur le directeur, d'agréer mes salutations distinguées.M.VALLEE-PICAUD.1458 est.boul.SUJoseph, app.5, Montréal 34.par Pierre de GRANDPRE me l’affirme l’auteur de l’article, que c'est le premier entretien entre le Caudillo et un journaliste français depuis trois 'ou quatre ans?M.Jaeger rapporte cette parole de Franco, que nous avons entendue en substance pour notre part dans la bouche de nombreux Espagnols: “L’isolement où l’on nous a mis sciemment nous est plus pénible moralement que matériellement”.Et le journaliste y apporte ce commentaire raisonnable — et tardif: “La position du général Franco peut être aux Français sympathique ou antipathique.Mais alors que nous entretenons des relations diplomatiques normales avec Moscou, Belgrade, Rome, Le Caire — cités ici sans intention particular* — nous nous sommes longtemps obstinés, pour des raisons dont certaines sont peu défendable* et d’autres au contraire bien compréhensibles, à appliquer à l’Espagne_ un régime qui la place aujourd’hui au-dessous de l’Allemagne de Bonn ou de l’U.R.S.S.communiste.Cette attitude nous sert-elle ou nous dessert-elle?Sert-elle ou des-sert-elle le peuple espagnol?Telle est la seule question qui se pose vraiment." C’est à autre chose qu’au pur zèle pour la liberté qu’ont obéi les démocraties occidentales et en particulier la démocratie française dans l’ostracisme absurde et en tout point désavantageux pratiqué à l’égard de la nation espagnole et de son chef.On le verra mieux à mesure que se détendra l’emprise des communistes ’ sur la vie politique.Justica partisan* De même en politique intérieure, l'intolérance qui a suivi la libération fera place à plus de sens commun et de justice à mesure que la France sera rendue à elle-même, qu’elle retrouvera son existence normale.De plus en plus nombreux sont aujourd'hui les Français qui souscriraient aux paroles énergiques du pasteur Boe-gner, parues récemment dans Le Figaro: “La France est sortie des voies de la justice: voilà le mal auquel il faut mettre fin sans retard de peur que, se répandant comme une gangrène, il ne finisse par empoisonner toute la vie nationale.Plus de 8,000 politiques vivent encore dans nos établissements pénitentiaires.La France doit rentrer dans iss voies de la justice.Nous le demandons pour qu’elle retrouve, dans la paix intérieure restaurée, son rayonnement spirituel.Et, parce que nous sommes chrétiens, nous croyons qu’il y a dans la vie d'un grand peuple des heures où la plus haute justice s’accomplit dans le pardon”.Mais bien précisément, il Te trouve des prisonniers en France qui s'entêtent, protestent de leur innocence et refusent un pardon, une grâce, une libération conditionnelle fondées sur leur aveu de culpabilité.L’on devine partout des tragédies spirituelles dignes de Sophocle.Que l’on se rappelle Péguy et son indignation lorsque Dreyfus, condamne lors de son procès en revision, fut gracié huit jours après.Péguy, pour çui l'essentiel était “que la mystique ne soit pas reniée par la politique à qui elle a donne naissance" (c’est ainsi dans ce pays!), notre cher Péguy bondit: “Comment, il a accepté sa grâce lorsque certains eussent été prêts-à donner leur vie pour témoigner de son innocence! Innocent ou coupable, pas de grâce!” Cette même passion politique “d’essence religieuse”, cette mystique de la justice et de la liberté travaille en ce moment la pâte française.Noua assistons à de beaux fanatismes.Des polémiques s’amorcent qui constituent un merveilleux spectacle humain.Rémy et Pétain Il faudra revenir sur les perturbations provoquées dans l’opinion par le retentissant article du colonel Rémy, paru dans Carrefour.Je veux simplement aujourd’hui reproduire, comme significative d’un état d’esprit, la fin d’une lettre qu’il a fait tenir le 14 avril au Figaro, pour s’expliquer sur les contradictions de pensée dont on lui fait grief.“Pour vous permettre d’y voir tout à fait clair, écrit-il, je vous donne ci-dessous la primeur d'une Îihrase qui figurait dans le brouil-on de mon article et dont je regrette qu’elle ait échappé à ma rédaction définitive: “.Hier encore, au lendemain d'un combat dont la passion était restée vibrante, et m’égarait parfois, j'ai employé à l’égard du maréchal Pétain des épithètes que je voulais rendre blessantes et (jui, en fin de compte, n’ont réussi à blesser que ma conscience, en même temps qu’elles ont justement irrité des dévouements fidèles”.“Cet aveu vous paraîtra peut-être ressortir à cette “autocritique” mise aujourd’hui à la mods.Je crois pour ma part qu’il s’agit là d'un très simple acte d’honnêteté.Pour n’être pas suspect aux yeux du Monde de jouer un triple ou quadruple “double jeu” (allusion à un article ironique d# Rémy Roure), et puisqu’il parait que le maréchal Pétain, dans sa prison, lit Le Figaro, je vous pria de bien vouloir publier cette lettre dans votre journal.J'ajout# ceci, pour bien préciser ma pensée: “Je tiens à exprimer mes profondes excuses au vainqueur d* Verdun comme à tous ceux qui lui sont demeurés fidèles.Cette fidélité, dont 11 m'a été donné beaucoup de très nobles et de très émouvants exemples, ne peut qu’appartenir à une juste cause.Elle a beaucoup contribué à m'ouvrir les yeux.“Recevez, monsieur, etc, REMY.Le colonel Rémy, héros de la lutte clandestine, “agent secret no 1 de la France combattante", parait bien s'affirmer aussi comme un intrépide champion de la résistance morale.Contre les conformismes Il n’est pas le seul.La volonté du Figaro, contre le gré de plusieurs lecteurs, de publier, selon d'anciennes traditions françaises de bon sens et d’objectivité, et pour le bénéfice de l’histoire, les mémoires révélateurs d'un ennemi militaire, en l’occurrence l’aventurier nazi Skorzeny, et la façon dont s'en explique quelque part M.Pierre Brisson, le directeur du journal, sont à retenir: “.Les ignominies, les horreurs commises par les hitlériens sont une chose et la publication de document» émanant d’eux, ayant une valeur historique quelconque, en est une autre.Si demain un document Goering — je ne l’ai pas en cartons, qu'on se rassure — révélait ce que fut ce monstrueux satrape, devrions-nous l’ignorer?.Devons-nous baisser un rideau de fer pour nous protéger contre toute révélation venant de l’ennemi et n'accepter l’information de l’Histoire qu’à sens unique?Je ne le pense pas.Il est certain que les mémoires de Churchill ne paraissent pas dans la Pravda.Mais c’est précisément pour cette liberté d’information liée à la liberté tout court que tant de déportés ont fait, dans la pire géhenne que 1» monde ait jamais connue, le sacrifice héroïque de leur vie.Le rôle que s’est fixé le Figaro est de fournir à ses lecteurs des documents en leur laissant le soin ils les apprécier comme ils l’entendent.C'est ce rôle qu’il accomplit et dont l’immense majorité du public semble lui savoir gré.” Oui, il est un public en France qui sait gré à tous ceux qui ont l’audace — il en faut encore parfois — de reprendre enfin, au milieu de clameurs qui iront s’affaiblissant de plus en plus, le simple langage de la raison.Un certain conformisme se crée en temps de crise, quand la nation a besoin de se rassembler autour de quelques mythes.Tant pis pour ceux qui ont profité indûment de cette situation — les communistes avaient à peu près réussi à cette époque à se présenter comme un parti véritablement français — tant pis pour ceux qui se trouveront un jour privés d’un masque avantageux et dont la cote et les prébendes baisseront dès l'instant où ce conformisme sera remplacé effectivement par une plus grande audace des esprits, par une justice moins prévenue et par une plus intégrale liberté dans l'expression des opinions.(A suivre) L* ACTU ALIT E Comment se formaient les sénateurs Le Clairon de Saint Hyacinthe publie par tranches les mémoires de feu le sénateur T.D.Bouchard.Le sénateur Bouchard, comme tes plus anciens de nos lecteurs se le rappellent, est un personnage qui joua un certain rôt* politique dans la ville de Saint-Hyacinthe au'début du présent siècle.Il a laissé deux oeuvres qui caractérisent parfaitement son génie: les affiches pas de parquement des^ues de Saint-Hyacinthe et un boulevard inachevé.Le sénateur Bouchard fut toute sa me un homme de cour.Dans un chapitre intitulé.Les escapades de la jument de mon grand-père, le sénateur raconte avec son élégan-j ce coutumière un épisode de ta !/ormation de jeunease, Dans la cour de nos voisins se trouvait un potager séparé de notre terraéh par une clôture de planche* affaiblies par le temps.Pour , une raison ou pour une autre, Fio- rée, la jument de mon grand-père, laissée libra aur notre terrain lui servant de parc, avait pris peur.Elle a'étalt lancée à fond de train dans le jardin contigu après avo.r renversé dans ta course furibonde deux travées de la croulante palissade; elle allait et venait, à une allure effrénée, d'une extrémité à l'autre; elle écrasait les fleuri et les légumes sous ses sabots qui frappaient la terre; elle la faisait jaillir au loin, démolissant lec plates-bandes et le sol des allées.Nous étions trois.spectateurs de l’épouvante de Florée: Ti-gae D*-viau.une dei fille* de la voisiua, Alida, et moi-même.Effrayés au suprême degré, nous regardions la scène, quand, tout à coup, la vieille sortit, en coup de vent, de sa cuisine, criant à tue-tête: "Lida.mon potte! Lida, mon pottel” Dans son énervement, la voisine ne pensait qu'à son va»e de nuit: récemment lavé, il léchait aux rayon* du »oleü, »ur un piquet de la clôture.Madame Frédette était prête à laisser tuer sa fille par la jument affolée pour sauver son vulgaire ustensile de chambre à coucher, valant à peine trente aous et si commun à cette époque où les appareils sanitaires du tout-à l’égout étaient pratiquement inconnus chez nous.Inutile de dire qu'Alida ne se rendit pas à la demande de sa mère, qui aurait d'ailleurs été la première à vouloir 1s retenir, si elle avait fait mine de se diriger vers le pieu coiffé de la faïence blanche.Un événement de cette qualité méritait de passer à la posténti.En l’an 2000, on fera lire cette prose aux éphèbei pour leur apprendre comment on formait les futurs sénateurs dans le quartier du Marcht-à-foin de Saint-Hyacinthe au début du vingtième siècle.Homme de cour, le sénateur Bouchard le reata toute sa vie.U RABASTALIERI LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2 MAI 1950 L.LA MODE EN ANGLETERRE Ujei manteaux - de 1950 L'importance des poches à remarquer Le manteau pratique est maintenant un des cléments essentiels de la garde-robe de la femme moyenne.Toutes celles qui vont passer un week-end à la campagne aiment le genre-de manteau qui est garni d’une écharpe dont on peut s’envelopper la tête.La femme qui voyage beaucoup préférera un manteau qui possède assez de poches pour pouvoir y mettre tous ses papiers, passeport, billets, et même sa petite monnaie.L’automobiliste, qui aime la toilette élégante, a besoin d’un manteau simple en tissu infroissable.MANTEAU-SURPRISE * Les dix membres de \Tncorpo-rated Society of London Fashion Designers ont tenu compte de ces points à en juger d’apres les collections du printemps.Les écossais — à grands dessins — sont très populaires et sont généralement en tweed et en homespun.Il y a aussi beaucoup de tissus unis et des étof-res réversibles telles que le tweed géranium à revers jaune citron de u collection Stiebel, et le man- (oncert des élèves à .pédagogique Présidence de M.Eugène La- pierre, D.M., directeur du Conservatoire national de Musique L’Ecole normale de musique de l’Institut pédagogique présentera demain après-midi, à 3 h., un groupe de seS élèves en concert, à l’Institut même, sous la présidence de M.Eugène Lapierre, D.M., directeur du Conservatoire national de Musique, critique musical au Devoir et professeur à l’Ecole normale.Voici le programme de ce concert du 3 mai : Concerto en ré rmneur, 1er mouvement (Mozart).Claudette Lacha-rité.Au piano résumant l’orchestre : Dorothy Lehman.Thème et Variations (Dezède-Adam), Mandoline (Debussy).Madeleine Trempe.Au piano: Carmen Dubois.Thème et Variations (Glazou-now).Fleurette Gilbert.Solveigs Song (Grieg), Una voce poco fà (Il Barbiere di Siviglia).(Rossini).Madeleine Trempe.Sonate en ré majeur (Scarlatti), Nocturne en fa majeur (Schumann).Les tierces alternées (Debussy), Feux d’artifice (Debussy).Fleurette Gilbert.teau-cape de tweed bleu doublé de lainage jaune.Ce manteau bleu a un charme particulier, car quoiqu’il soit assez allongé par devant pour pouvoir être ramené dans le dos et boutonné en-dessous du bras droit, U est d’une ligne amincissante.Qpand le mannequin a défait ce manteau, on a pu voir que la doublure avait plusieurs poches dans lesquels se trouvaient (a) un volume relié, (b) une revue de monde, (c) deux journaux* pliés, (d) un étui à cigarettes et un poudrier, et plusieurs autres articles.Le mannequin a retourné alors la cape sur elle-même, remis en place la ceinture, et le vêtement est redevenu un vêtement ordinaire, après que les poches eurent été vidées.MODELES BIEN ETUDIES Fetter Russell offre des manteaux de voyage particulièrement bien étudiés.Le col tris large protège le visage et les manches très ample, mais la ligne est plus droi-un tailleur.Les poches, très pratiques, forment en même temps un ornement Michael Sherard a présenté des modèles ornés de longues écharpes, formant une pièce avec le devant du manteau.Ces écharpes peuvent se porter, soit comme une écharpe ordinaire, soit avec un bout enveloppant la tête.Ce manteau qui est bien ample par derrière, et i emmanchures profondes, a du succès.Les manches les plus amples sont probablement celles de la collection d’Hardy Amies.Le manteau est ample, mais la ligne est plus droite, tout en donnant un effet de cape.Les plus jolis manteaux ajustés sont ceux de la collection Moly-neux.Un des modèles les plus remarquables est én drap bleu marine à jupe ample.Il se ferme à la taille avec des boutons blancs.Les poches et les revers sont ornés de ganse blanche.Victoria CHAPELLE Ecole supérieure S fada co n a La réunion de l’Amicale des anciennes élèves des écoles de la Nativité de la Sainte-Vierge d’Ho-chelaga aura lieu samedi, 6 mai, à 1 h.30, à l’Ecole supérieure Stadacona, 3349 Adam.Le plus cordial accueil attend les anciennes.Ce communiqué sert d’invitation à toutes celles qu’une lettre de convocation n’atteindrait pas.Renseignements: HO.6972.TREPOSHCE jHMt éL Aecaiiï* ivelie».CHLP-L’heur» féminin».1.15 P M.CBF-Radio-Journal.CPCF-P»vorlu Story CHLP-Montréal 1».10.15 P.M.CBF-Affaires d» l’Etat CBM-ActuaUté CJAD-The »50 Question.10.30 P.M.CBF-Danaee ohant».CBM-Lelceeter Square CKAC-Le moulin.CKVL-Dernlére edition.CJAD-NouveUe» CCF-Frank Race, CHLP-Evelyn Knight 10 45 P.M CKAC-Nouvelle».CJAD-NouveUe».11 00 P.M.CBF-Adaglo.CBM-A ‘ CBM-Alberta Ranch.CKAC-Nouv sportive».CKVL-Here come th».CJAD-Cavaload» of.CPCF-Nouvelle» CHLP-Montréal la.11.15 P.M CK AC-Orchestre.CFCF-Berenade.11 30 P.M OBF-Orch de dans» CBM-Muslque.CKAC - Orohee tre.CKVL-Nouvellea CJAÛ-eport» CHLP-Cabaret dansant.MINUIT CBF-Fin de» émission» OBM-Nouv.et îerm.CKAC-Journal parlé CKVL-Top Hat Café.CJAD-Prelud» to Mld„ CFCF-Nouv.et ferm .CHLF-Nouv, et ferm.„ 1.00 A.M.CKAC-Journal parlé.CBM-Hsppy Oang.CKAC-Musioale CJAD-Concert Pope.CHLP-Nouvelle».1.30 P.M.CBF-Tante Lucie.CKAC-Tangos CKVL-Par.de 1» chans.1.45 P.M.CBF-Chanson natta».CBM-RUa Martin.CKAC-A la culnguetta.2.00 P.M.CBF-Onnde soeur.CBM-Brsve voy»** SOIREE 1; #».«.45 P M.CBF-En dînent.CBM-Brler Bon»plel.CKAC-Les nouvelle» de.CJAD-Ballroom.7JOO P.M CBF-Un horam» et «on-CBM-Jlmmy Bhleld».CKAC-Nouv disque».CKVL-Pared* d* 1*-CJ AD Nouvelle».CHLP-Quld* commercial.7 15 P M.CB F-Métropole, end-introduction.CKAC-Cavalcade de».CJAD-Dow Award.7.30 P.M.CBF-Chansons CBM-ConservaUon.CKAC-Icl Montréal.CKVL-*adlo.CJAD-Decca.CHLP-Eut.culturel.7.45 P.M.CJAD-Sport».CHLP-Vedett»» «SB.8.00 P.M.CBF-Ceux qu’oo alm».CBM-The Mikado.CKAC-Le» J cloche».CK VL-Tant au davl»».C'JAD-Parsde.CHLP-Aloba.Hawaii.8 30 P.M.CBF-Théétr», CK AO-Le» Ami» d» l’Art CKVL-Relne d’un »oir.CJAD-Mr * Mrs.North.CHLP-Xavler Cugot.9 00 P.M CBF-Radlo-Carabln.CKAC-Far-We»t CK VL-Bat.le» cinq a».CJAD-Llfe with Luigi.CHLP-PUc# Plgalle.9.30 P.M.CKAC-Parle nous .CKVI-Route enchanté*.CJAD-Escape.9.45 P.M.CKAC-Jéau» *t l'homa» 10.00 P.M.CBF-Radlo-Joumal, CBM -Radlo-JournaL CiK AO-Studio.CKVL-Parl» Swing CJAD-N luvellea.CHLP-Montréal la nuit.parlé.OKVL-Hlt» on Parada.CJAD-Martha Ttlton.CHLP-L'heur* féminin» 2.15 P.M.CBF-Maman Jesnn».CBM-Commen taire» CKAC-Icl F.Robldoux.CJAD-Backstage Wife.2.30 P.M.CBF-L'ardent voyage.CBM-Encore».CKVL-Hlte on Parade.CJAD-Barnyard Follle».CHLP-L’heur» symph.2 45 P.M.CBF-Lettre à un» C»n.CKAC-Rêverie musicale.CJAD-Qospe) Singer 3 W P.M CBF-De bélerlnag* d*».CBM-Life can be Beaut.CKAC-Journ»I parlé.CKVL-Your* for th*.CJAD-NouveUe».3.15 P.M.CBM-Ma Perkins.CKAC-Rendes-vou».CJAD-Show Tlnw.1.30 P.M.CBF-Chef-d’oeuwr*.CBM-Pepper Young ».„ CKVL,-Yours for the.CJOD-l’he Chicagoans.CHLP-Fan talsle Swing.3 45 P.M.CBM-Rlght to Happlneas.CJAD-Llon.Barrymore.4.00 P.M.CBF-Notre pensée aux.CBM-Jack Benrch.CKAC-Joumal parlé.OKVL-No» artiste» eau.CJADNouvelles.CHLP-Au grenier d» 1».4.15 P.M CBM-Munlque.CKAC-Evénementa soc.CKVL-Oncle Troy.CJAD-CIub *00 CHLP-Comm» le temps.4.30 P.M.CBF-Hcure du thé.CBM-Jack Barch.CKAC-Thé-dansant.CHLP-Au carrefour d».4.45 P M.CBM-Concert.5.00 P.M.CBF-Falrc-part.CKAC-Journal parlé.CR VL,-Parade de la.CJAD-Nouvellea.5 15 P.M.CBF-Plano.CKAC-Rcfraln».CJAD -Orange Crush.5 30 P.M CBF-Chanaonnett»».CBM-Contee.CKAC-Nouvelle».CKVL-Parade d* la.C J AD-Ballroom.CHLP-Chambr» social».5.45 P.M.CBF-Chtnsonnettas.CBM-Don Me»»er CKAC-Lie» et J.-Claude.CHLP-Au carrefour d».10.15 P.M.OKF^U Jardin fou»-.CBM-Actualtté.CK VL-PouF #90 CJAD-The #50.Quest.10 30 PM.CdtF-Jeanne Pengelly OBM-Jeanne Pen Kelly.OKAC-Noe «ouvern».CKVL-Dern édition CJAD-Muslque.10.45 P.M.CKAC-Nouvella» Int.CJAD-Muslqu».1100 P.M.CBF-Adaglo.CBM-Mue.de chsmbrs.CKAC-Bonsolr le» sport.CKVL-Here Oome th».CHLP-Dause.11.15 P.M.CBM-Muslque.CKAC-Ohanteur d».CJAD-Velvet Moods.11 30 P.M CBF-Especially lor you.OHM-Variété» CKAC-Orchestr».CKVL-Nouvelle* CJAD-Prélude-MINUIT C3F-Ftn des émUdont CBM-Nouvelle».CKAC-Journal parlé.CJAD-NouveUe» CHLP-Nouv.et fin.12.30 A.M.CKAC-Orehestre.1.00 A.M.CKAC-Joumal parlé.€n mande de.PARIS — Noug trouvons dan* l'hebdomadaire français Opera le petit compte rendu suivant (que noug reproduisons au texte) : Dans la*sépe des "Concerts du jeudi”, réalisation de Jean Rats-Assa, Paris-Inter nous donnait, en cefle fin d'après-midi du 2 mars, un concert consacré à quelques oeuvres de jeune musique canadienne, présentées par M Charpentier, attaché culturel à l’ambassade, du Canada.Molière, une adaptation du «eur-geoit gentilhomme.* # ¥ Marcel Pagnol a “refait” Le Rosier do Madame Hutson.Trouvant sans doute que cela ne suffisait pas il a refait aussi le titre.Cela s’appellera L# Rosier.Tout simplement.Une façon comme une 1 autre de renouveler le sujet.# # * Yves Furet vient de signer pour tourner sous la direction de René Jayet Les Aventuriers du ciel, inti- C’est avec grand plaisir que ,u^ provisoirement Sur le# aile* r : rt» » ee Ac « I m I v I I w» ri rv» 4 n — nous avons fait connaissance avec ces pages dont les caractères dominants semblent être la délicatesse raffinée des harmonies et l’élégance des effusions mélodiques.Pièces pour piano, de Barbara Pent-land (“studies" chantantes et fraîches), de Jean Papineau-Couture (Vaise et Mouvement perpétuel d’une poésie simple et naturelle), de Weinzweig (Variations), de Harry Somers (Quatre Pièces dont il faut mettre à part l’émouvante Berceuse pour un enfant mort), de Claude Champagne (Danse brésilienne), et de Léo-Pci Mann ribles, prépare, d’après l’oeuvre de (Gigue canadienne), ces deux dernières très colorées et d’une sympathique verve rythmique.E.D., Toujours de Paris, on annonce le mariage récent de Michèle Morgan avec l’acteur Henri Vidal.C’est-à-dire le couple, sensationnel est le moins qu'on puisse dire, du film Febiola.Le metteur en scène Christian Jaque va réaliser dans quelques temps le film Souvenirs perdus avec, dit-on, une brillante distribution.Il poursuivra avec Bsrb*-BI»u» dont les principaux interprètes seront Michel Simon et Cécile Aubry .Les studios niçois réaliseront prochainement un film dont le titre sera L#t Faux Monnayaurt, avec Gaby Morlay et Georges Rollin.N#w-York — Le City Center reprend à partir d’aujourd’hui la fameuse opérette Brigadoon (présentée à Montréal l’année dernière).On sait la musique charmante, la fantaisie, et le caractère vraiment féerique qui animent cette comédie musicale, lauréate du Prix de ia Critique New-yorkaise, en 1947 .L’actrice noire, chanteuse à ses heures, Ethel Waters remporte actuellement un grand succès à New-York dans Member* Of The Wedding.Elle fut on s’en souvient l'une des vedettes du film Pinky.On nous assure par ailleurs qu’il lui fut impossible de trouver une chambre, dans l’un quelconque dçs grands hôtels de Montréal, lors d’une récente visite .Et revenons à Paris .d’où nous recevrons les faits divers suivants: Le marché français du cinéma s’élargit maintenant en Yougoslavie où La Chartrausa de Parme, La Duchette d* Langeais, Les Frères Bouquinquant, La Via an rose, Clochemerle, Le Colonel Chabert, Nous les gosses, Antoine et Antoinette, Jour de fête seront projetés et exploités.D’autres films sont prévus.* * ifc On confirme l'information selon laquelle Martine Carol sera Caroline chérie dans le film qui doit prochainement être porté à l’écran d’après le roman de Cecil Saint-Laurent * * * Jean-Pierre Melville, le réalisateur du Silence de la mer, du film de Jean Cocteau Les Enfants ter- UK NUS € NU C S CE SOIR, "LE MAITRE DE SANTIAGO”.PAR LA TROUPE DU COLLEGE SAINTE-MARIE Non, Il ne s’agit nullament d’un bobard, las élèves du collège Sainte-Marie, "en I# fête du Révérend Père Recteur", présenteront c* soir même LE MAITRE DE SANTIAGO, d’Henry d* Montherlant.Cette nouvelle, banal* en somme, prend un caractère particulièrement intéressant si l’on se souvient que les Compagnons d# St-Laurent avalent annoncé eux aussi, il y a deux ans, le présentation du MAITRE.Ils se désistaient quelque temps plus tard avec une discrétion qui laissait supposer une Intervention censoriale.du destin.Le film doit commencer le 17 avril.Nous avons déjà annoncé que Ginette Leclerc et Jean.Murat ont été engagé# pour cette production.* * * André Roy qui fut le producteur du film de .Sacha GuiJtry, Aux deux colombes, va porter prochainement à l’écran Coeur sur mer, d’après le roman comique de Mar-cel-E.Grancher, Prix Courteline et Rabelais).Jacques-Daniel Norman sera le réalisateur.* * * Le film de Denisê* Tuai, C* siècle a cinquante ans, passait sous silence la prestigieuse carrière de Maurice Chevalier.C’est un “oubli” dans une chronique d’un demi- siècle.Cependant il est réparé : Chevalier fera le commentaire de la version américaine.Il aura “tout” fait.• Gazette • artistique Hor ire des cinémas ST-DENI# S “Le Mystère Barton" 13 h.30 3 h.49.# h.40.9 h.39 "Le» Aventures de» Pied» Nickelés” I h.59.5 h.14, • h.29.t.VEMA DE PARIS : “Dr Laënnec" U h.30.1 h.SS.4 h.45, T h.10.9 b.49.HAMFLAIN ! “La maison do docteur Edward” 12 h.30.2 h.30.4 h.40.g h.50, 9 h.50.Samedi, dimanche, lundi, mardi mercredi.Jeudi, vendredi.PALACE : “perfect Strangers" 10 h.30.12 h.50, S h.05, S h.25 7 h.40, 9 h.55.PRINCESS ! "Side Street” 10 h.12 h.40.S h., 5 h.20.7 h.40, 10 h.CAPITOL ! “East Side West Side” 10 h., 12 h.20, 2 h.40.4 h.55, 7 h.15, B h.30.LOEWS "Three Came Home” 9 h.55.12 h.15.2 h.36, 4 h.55.7 h.15, 9 h.35.- IMPERIAL : “Bodyhold" 10 h.30.I h.05, 2 h.40, S h.19.8 h.95 — Dim.: 1 h.30, 3 h.50 8 h.25, 8 h.55.“Nevadan” II h.40 2 h.15.4 h.50.7 h.30, 10 h.05 V- Dim.: 11 h.55, 3 h.25, 5 h.7 h.30.10 h.05.LA MORT D’HENRI MONTJOYE Nous annonçons seulement aujourd’hui, et nous nous en excusons, la mort d’Henri Montjoye, survenue à Paris, il y a environ cinq semaines.Henri Montjoye était le directeur du théâtre parisien La Gaieté Lyrique, l'époux de la chanteuse Germaine Roger (qui le remplace maintenant à la direction de la Gaieté), un grand soldat, un musicien de classe et un homme charmant.H avait accompagné sa femme à Montréal, il y a environ deux ans, pour la création de Mam’zelle Ni-touche aux Variétés Lyriques.Ami personnel de M.Charles Goulet, Montjoye assistait cette année à l’une des représentations de Afon-sieur Si Bémol (également aux Variétés avec Adrien Adrius).Comme Charles Goulet s’étonnait de cette visite-éclair, Henri Montjoye répondit en plaisantant: “Je viens avant de mourir, on m’opère dans quelques jours’’.Quelques jours plus tard, il était mort, n’ayant pas résisté à une grave intervention chirurgicale nécessitée par des blessures de guerre.Après s’être illustré dans les forces de la résistance, pendant l'occupation aile-mande, Henri Montjoye avait ga-gné les galons de capitaine et de multiples décorations pendant la campagne de France, dans la 1ère armée, sous la direction du général de Lattre de Tassigny.al Juliette (Hélène Loiselle) au balcon.Un* gcè.i* de ROMEO ET JULIETTE dj Shakespeare que Les Compagnons présentent à leur théétr# d* la ru# DeLorimier tous les soirs excepté le* lundi* et mercredi# jusqu’au 14 mai.Le demi-siècle cinématographique LE LIVRE DE JEAN MASSON (Par René JEANNE) MARDI.I AVRIL , CBF.3 h.pm : le* chete-d'oeiivre de !» musique — La septième symphonie, Sibelius; orchestre symphonique de Nsw-York, directeur: sir Thom»» Beecnam TU! EulenwXaeel.Wrft'U»; (poème symphonique), or-oheetre »vmphon!que de Boston, direction: Serve Ko-rsaevltzky.Le Concerto pour piano et orchestre, Dellu».orchestre Phllh*rmont».direction : Constant lAmbert: Interprète.Ben no Moiselwltech, dan la te.MERCREDI.3 MAI CBF, 3 h.30 p m, : Le» chefa-d'œu-vrr d» l» musique.— L» Ca.l'.nd», Delhi», orchestre philharmonique de Londre».direction: elr Thomas Bec-ctuun Le* Bonnet* de Mloliel-An«*.Britten; Interpret»»: Peter Poar*.Ben-lemln Britten, planiste.La Sérénade pour or oheetre à corde», Warlock; orchestre dirigé par Constant Lambert.CBF.• h 30 pm Le théine de» nouveauté* m*t.k l'emobe mercredi, une 1 ante Jet* de Henri Frreney: I» ftanzn».L*» deux seul» poraotmaae» *»ront Interprété» per Janine Sutto et Robert Oadcrns».Théltre d«a nou-uté» est un» min an onde» d* I Oeuvln -BP.10 h.18 P m.: Quélrec possède » ]»rd!n soologlqu* qui attire chaque abnè» un grand nombre de visiteur», ggah >ul n’eart.pu «ulftsammnt oon-hwbirent» d» 1» prori no» Ra-•étlrer» un* lot» d* plu» ¦ ¦•il* tre* sert*» qua l’on entendra le» mercredi» noir», à 10 h 15 M.LouU-Phtllpp* Audet noua parlera de l'organisation et du r01» d'un Jardin public de c» genre Mercredi le conférencier commencer» par répondre h ceux qui le considèrent nomme un objet de lux* CBF et CBM.10 h.30 n.m : ün oo-preno canadien qui » chanté dans 1s» grands theatres lyrique* de* Etats-Uni» donnera un récital A Radio-C»-narta, mercredi C'est Jsann* Pengelly qui a fait partie d* la troup» du Me- I tropolltan pendant tnol» ans et qui j enseigne maintenant su Oonserratoir* de Toronto.Son programme se composer» d'une cantate d* Bach: ' Wet- : ohet Nur.Schatten'’.Ah! Perfldo.de Beethoven, et un lied de Bohubert.! "SOUTH PACIFIC" REMPORTE LE PRIX PULITZER La comédie musicale américaine South Pacifie a remporté le Prix Publitzer du théâtre pour l’année 1949.C’est le général Eisenhower, maintenant président de l’Université Columbia, qui a donné lecture du palmarès.On sait que l'ensemble des Prix Publitzer s’adresse à 13 branches directes ou indirectes de l'activité artistique.On gait par ailleurs que la comédie South Pacific est de Richard Rodgers et Oscar Hammers^in; c'est une adaptation du roman de James A.Mitchener "Tales of the Bien que ce titre soit quelque peu trompeur, puisque “ce siècle n’a pas encore tout à fait cinquante ans; étant seulement dans le quatrième mois de sa cinquantième année”, c’est une heureuse idée que M.Jean Masson a eue de penser au cinéma pour tenter de faire le bilan de ce quasi demi-siècle à l’intention d’un public beaucoup plus étendu que celui qui aurait été atteint par un article de revue, de magazine ou même de “digest”.Ce n’est pa-v la première fois qu’une entreprise de ce genre tente un cinéaste et, sans avoir à remonter très loin, le Paris 1900 de Mme Nicole Vedrès est là pour fournir aux plus sceptiques la preuve que le cinéma est capable de jeter dans le passé des coups de sonde ne relevant pas uniquement de la fantaisie mais possédant quelque valeur documentaire et même jusqu’à un certain point historique.Mais si l’inspiration est la même pour les deux films, —et sans doute aussi l’ambition de leurs auteurs — quelle différence entre eux au moment de leur projection sur l’écran.Paris 1900 était le rappel d'une époque très restreinte dans le temps et dans l’espace, quelque chose comme un tableau de moeurs de la vie française à l’heure où naissait le métro — on est tenté d'écrire: “un tableau de genre" — qui, rejetant souvent la plus élémentaire objectivité pour se teinter d’ironie, atteignait ici et là à la caricature.Alors que Ce siècle a cinquante ans prétend à être une large fresque aux dimensions non plus d’une exposition universelle mais de l’Univers lui-même.Vaste et haute prétention capable par son ampleur de décourager les bonnes volontés les plus entreprenantes puisque le bilan à établir en images devait porter, non seulement sur les événements qui ont marqué ce demi-siècle et quels événements! — ainsi que sur les hommes qui ont été les acteurs de ces événements, mais aussi sur les idées qui ont mené les hommes et conditionné les événements.Vaste et haute prétention à l’échelle de la mission que le cinéma devrait souvent assumer et dont on lui refuse le mérite parce que l’on sous-évalue les possibilités de synthèse dont il est riche et qu’on n’admet pas que cette faculté le rend, plus que tout autre moyen d’expression, capable de traiter en un temps record et avec une force de conviction unique, les sujets les plus généraux et les plus universellement humains.Le tableau que les auteurs de Ce siècle a cinqiuinte ans — M.Jean Masson pour le thème et les commentaires, Mme Denise et M.Roland Tuai pour la réalisation — ont brossé n'a rien, il convient de le dire sans plus attendre, qui puisse décevoir ceux là mêmes qui ne sont pas complètement ignorants des faits évoqués et qui croient avoir sur ces faits des idées personnelles.Ce qui ne veut pas dire qu’il soit à l’abri de toute critique.Ce siècle a cinquante ans est ce qu’il est convenu d’appeler un “film de montage”, c’est-à-dire qu’il est composé d'images empruntées à des bandes préexistantes, mais alors que trop souvent des films de ce genre sont soumis dans leur composition même et dans la signification qu'ils revêtent à ce que le hasard a fourni aux prospecteurs chargés de fouiller dans les tiroirs des cinémathèques et des maisons de production, ici l’on images répondant aux idées que les auteurs voulaient exprimer Malheureusement, même et surtout lorsqu’elles sont tenues en laisse par des esprits qui savent ce qu’ils veulent, les images sont capables de dire à peu près tout ce qu’on veut leur faire dire et il en est ici deux ou trois dont le sens n’est peut-être pas très exactement celui qu’elles avaient à la minute où elles ont été enregistrées.C’est là, on le sait depuis longtemps, un des dangers auxquels, lorsqu’il veut s’élever à la dignité historique, le cinéma est expose du seul fait que l’image est indépendante du commentaire verbal qui en est donné.Ce danger n’est d’ailleurs pas le seul et il en est un autre, non moins grave parce que plus sournois: celui auquel le spectateur est exposé d’être entraîné sur une voie s’écartant de ia vérité parce que des images essentielles manquent dans la présentation d’un fait ou dans le développement d’une idée car il y a dans Ce siècle a cinquante ans des sketches dont les auteurs, MM, Jean Cocteau, Marcel Achard, André Houssin et Mme Françoise Giroud, ont voulu, en quelques répliques échangées par un couple, marquer les étapes de 1 evolution psychologique et sentimentale subie par les jeunes gens au cours du demi-siècle.L’idée est ingénieuse.Elle pouvait être dangereuse.Elle ne l’est pas, les acteurs ayant su avoir autant de tact que les auteurs et elle contribuera à 1 attrait du spectacle, car pour prétendre à remplir un rôle d’information historique.Ce siècle a cinquante ans n’en reste pas moins un spectacle cinématographique dont l’intérêt ne diminue en rien l’agrément.Qu’un tel film, dont la portée rejoint sur un plan plus large, plus généralement humain et plus désintéressé celle de la série de Frank Capra, Pourquoi nous combattons, soit né en France, il n'y pas à s’en étonner car ce n’est Négligence ou oubli volontaire et pas la première fois que le cinéma chargé.d intenUons?N’importe.La français ouvre une porte ou du vente historique n’en est pas moins atteinte et cette atteinte est particulièrement regrettable dans un film d’une qualité intellectuelle, d’une tenue morale aussi peu discutables.Et aussi d’une générosité d’intentions dont le sketch final est une éclatante manifestation, moins imprime sa marque person nelle à une forme encore imprécise d’expression cinématographique.Mais peut être ne serait-il pas sans intérêt de voir des bandes du même genre nous apporter l'idée que l’on se fait ailleurs qu’en France de ce demi-siècle.Les Amis de l'Art chercheronl à recueillir $25,000, du 3 au (( mai South Pacific” qui a remporté le 1 sent que l'oeuvre est tout entière iu v„11, llc „IU13 Prix Publitzer de littérature en I tenue entre des brancards rigides • dc ]’Art, en rappelant le sort des 1948.1 *¦* - —1— —* .xni.x— 1 ¦ .L’Association des Amis de l’Art lançait hier sa campagne annuelle de souscription, qui durera du 3 au 16 du mois courant et cherchera à recueillir $25,000, par une entrevue générale de* presse à son secrétariat, 3815, avenue Calixa-Lavallée, sous le haut patronage du maire, M.Camillien Houde.Me Roger Brossard, conseiller juridique de l'Association, s’était charge de présenter à nos confrères les quelques orateurs au programme de la réunion et tout d'abord M.Houde lui-même.Ce dernier se plaît à rappeler, dès ses premiers mots, que la préoccupation artistique lui est venue de bonne heure, par les cours d’art dramatique qu’il a suivis en sa jeunesse mais où, assure-t-il, “on m’a reconnu plus apte à la comédie qu’à la tragédie.” Comme maire, M.Houde a à coeur la bonne opinion qu’on peut se faire de sa ville à l’étranger.Aussi c'est avec plaisir qu’il si-j griale qu’on lui a souvent affirmé que la population montréalaise est ] celle qui, dans le domaine des concerts surtout, manifeste le j meilleur esprit critique.Cela est, dû tout au moins en partie aux | Amis de l’Art dont nous devons i encourager la campagne.Aux côtés de M.et Mme Houde figuraient Mme J.-A.Hamelin.sidente de la section féminine dans la campagne de souscription, et M.René Mongeau, président de la section des noms réservés, qui remplaçait pour l’occasion son frère, M.Berthold Mongeau, président général de la campagne, retenu par d’autres occupations.S’y trouvait aussi M.Léon Trénanier, président du Comité de prelie de la camnagne, qui prit Sa parole après M.Houde.C’est une rétrospective que M Trépanier a voulu tracer, pour nous donner de nouveaux motifs d'apnuyer la campagne des Amis rifie une fois de plus le dicton que “ce que veut la dévouée présidente de l’Association, Mme Hector Perrier, Dieu le veut!” aliêtêi appliquei MONUMENT NATIONAL CE SOIR LA Veuve Joyeuse Jacques Jansen Rideau — 9.24 F.M.•ureau fermé d* 6 hrs A 1.15 P.M.Aussi les 4 et < mat PLateau : 9161 ! et que seules ont été utilisées les notre Une grande oeuvre L# chanoin* Oscar 0#n**t, directeur du grend séminaire d* Québec, souscrit è I# Campagne d*( Ami* du "Devoir" et déclare 1 "Un# petite toutcrlptlon peur un# grande oeuvre".SOUSCRIVEZ A LA CAMPAGNE DIS IAMIS DU "DEVOIR" OFFICIEUSEMENT JEAN GABIN ET CHRISTIAN JAQUE TOURNERONT UN FILM AU CANADA Sans garanti# «ucun#, noua annonçons la venue de Jean Gabln au Canada, dans le courant de l'année 1951.Le célèbre acteur françeia tournerait un film tout la direction du mttteur en scène Christian Jaqua, qui l'accompignarait.Il a'agit da l'adaptation clnématographiqua du roman de Miuric# Constantin Wayar, UN HOMME SE PENCHE SUR SON PASSE, dont l'action ta situa dans l'ouast Canadian.On salt qua Constantin Wayar adjourn* au Canada qualquei annéat, en 1926 at 1931, at écrivit plu-slours euvraga* dont UN HOMME SI PENCHE SUR SON PASSE fut lo plu* remarqué.artistes de la génération précédente.qui brillèrent souvent même à l’étranger mais ne purent se faire écouter de leurs comoatrio-tes, au retour de leur séicr en Europe et parfois ne possédèrent même pas suffisamment de ressources pour, assurer leur Inhu-mnt’on.Fsmilier de la petite h^toire loca'e, M.Trépanier ritera tour à tour un S^’omon Mazurctt" un Tîodotr't’e Phmnndon, un Alfred fjd'berté.un Orrir Gilbert En voi'à alitent, dit-il nul n’eussent nas osé rêver les facilités nue les Amis de l’Art offrent maintenant aux ievnes • M Léonold Houlé.président du ; Comité de radio, dit aussi quel- j nues mots, pour assurer que ses ! confrères ne ménaneraieet nas | mus leurs efforts en cette campagne de souscription oue les mom-bres du Comité «p presse.Tl a aussi exprimé l'espoir que s# vé- ' GREGORY PECK "La Maison du Dcc'eur Edwards" A L’AFFICHE "LE CONSEIL CANADSEN DES ARTS" SE REUNIRA LES 6 ET 7 MAI A MONTREAL Le Conseil canadien des Arts, qui est une fédération de dix-huit sociétés nationales, groupe quelque dix mille artistes, architectes, écrivains, musiciens et auteurs dramatiques, tiendra sa quatrième session annuelle à Montréal, les samedi 6 et dimanche 7 mai prochains.Quelque cent délégués, représentant tous les domaines de l’activité artistique au Canada, ont été convoqués.Les réunions auront lieu, le samedi, à l’Université de Montréal, et le lendemain, à l’Ecole des Beaux-Arts.Ces réunions sont réservées aux membres du Conseil.L’élection du nouvel exécutif aura lieu dès la première session et sera suivie de nombreuses communications intéressant le monde professionnel des arts.La première journée se terminera par un dîner offert aux délégués en collaboration avec la Cité de Montréal et précé-vfé d’un coquetel offert par l’Université de Montréal.Rappelons que le Conseil canadien des Arts a été fondé en novembre 1944 et qu’il a été officiellement constitué le 5 décembre de l’année suivante, n est né de l’action concertée de ces associations pour proposer les mesures favorisant les arts au comité parlementaire de la reconstruction et du rétablissement aux assises de juin 1944.Depuis sa fondation, le Conseil jouit de la confiance des sociétés qui en font parité et qui lui ont confié le soin de parler en leur nom sur les questions artistiques d’intérêt commun.Depuis trois ans, Il a, à la demande ou pour le compte du gouvernement canadien, rédigé des mémoires pour l’Unesco; répondu à de nombreuses demandes de renseignements adressées au ministre des affaires extérieures sur l’art au Canada; présenté ses recom-.mandations au ministère dés affai»" res extérieures au sujet d’enquêtes sur l’art et l’enseignement; s’est '.fait représenter à l’Assemblée gé- _ nérale de l’Unesco en 1946 et en • 1950, et établi la liaison entre les ’ associations dramatiques du Canada, au nom de TUnesco et du-ministère des affaires extérieures,, dans le bui de former le centre , canadien de l’Institut international du théâtre.CE SOIR CHEZ Roméo et Juliette da SHAKESPEARE "Le meilleur spectacle de l’année" $1.50 et ?Réservations : AM.7739 iî D£m$ MADlLilNE ROIINSON FRANÇOIS! ROSAT F!R N A N D IKDOUX tm CmcfflRiPflRiS DEUXIEME SEMAINE a r&f- Ilche Jû.tSÊsL A L'AFFICHE £lBAmSAKA 1* JAMES fffiWWCK'MwON Hemv-Gardner MsrSm *n80GOLOWYR.MA'npu ce matin, dans la ré jeune publiciste de la Foothills PubI1.i variété» Plvol-n e • d'atpnalilon Knaleri vlvare» A StanJev f I a n r •.Kplnitto» sien*» de Kcutor, ete., «te.Ct-talo|ua s r a t o 11 rempli d'a’ihame».La plus ancienne et la plus considérable du Québec.Pépiniér# Arthur-V.GADBOIS, Rougemont, P.Q.^ / HUIT LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI 2 MAI 1950 Les Anglais nient avoir négligé le marché canadien des textiles M.LOUIS TRUDEL NOMME PRESIDENT nui Au cours d'une réunion q duré plusieurs heures, les fabricants de textiles du Yorkshire ont discuté dernièrement avec de* fonctionnaires du Conseil des exportations dollar et du ministère canadien du Commerce, la cri' M.Louis Trudel vient d'être élu j j président du chapitre de Québec j : de la Canadian Industrial Editors Association.M Trudel est direc-1 a 1 ment arrivait mal à propos, mais i teur adjoint des relations exté- ne se fondait aucunement sur la réalité.L’article du Financial Fo»t déclarait que les exportateurs adoptent l’attitude: “c'est à prendre ou à laisser," approvisionnant le mar- tique parue dans le Financial Post ché canadien de marchandises in de Toronto, d'après laquelle les exportateur» anglais de lainages ont traité le marché canadien avec mépris.Les industriels se trouvaient i Londres pour une réception donnée à Canada House par le haut commissaire du Canada.M.L.Dana Wilgress, en l’honneur des exposants anglais à la Foire internationale de Toronto.Pendant que plus de 200 exposant* se réunissaient pour la première fois en vue de discuter de leurs plans relativement à la Foire dans une salle de Canada House, le groupe des exportateur» du Yorkshire éteient encore en conférence dan» une pièce voisine.Parmi eux, se trouvait M.R.E Master, de la National Wool Textile Export Corporation, de Braford.Par la suite, M.R.Mackintosh, du Conseil des exportations dollar, a déclaré au Yorkshira Port que la réunion a été d’avis que la critique du Financial Feat, non seule- Bourstt de Toronto tvmatai* On soan la 1er auU Haut Bu Fei-m.Abitibi.281» 371* 311» üo.Ptd.a* 331, 34 ArmUi Cran.ta 4* .48 Akrltcbo.1.30 1.30 130 Aigoma ., A DBCOD .Anglo Odn .Bagunac .Bank of N.S.Berena .Bavcourt B A .OU .B.C Power A Bulfaatson ., Buffalo CUn Buffalo R.L.Can.Palkera B Can.Stramahlpa cdn, Brawarlea .Odn Cannera C P.R .Cantmaaque ., Catta .olicoverp .DUt.Baograma .Dome .Fiwit Abphl ., ,, riaat Craat ., Esat MaJartlc ."amour Player» l'anny Farmer Ford A.Clan, pâte (liant ïellow .OoJden Arrose .07 (toodyear .H all j well .i’am Bridge Hard Rook Ilarrlcaua .Imperial Bank Imperial OU tnt Metala Int.Nickel .tnt Pâte ., Jaculet.Kerr-Addleon .férieures dont il faut renvoyer 1* moitié, dans plusieurs cas “C'est manifestement inexact, a déclaré, M.Mackintosh.L’an dernier, le Canada n'a retourné qu'un laible pourcentage du total des tissus exportés.Ces marchandises venaient sana doute d’une des maison* établie» durant au après la guerre et qui n’ont pas encore trouvé leur équilibre.L’ennui est que nombre de marchands canadiens achètent en vue d'un marché dominé par le vendeur et vendent dans un marché dominé par l’acheteur.Plus de 700 fabricants de lainages de haute qualité de la Circonscription ouest exportent an Cinada.” Inexactitude démontré* rieures et de la publicité de la compagnie Shawintgan Water & Power, de même que directeur de la revue Journal Shawiniçan.Les autres officiers élus sont : vice-président, J J.Robinson, rédacteurs B P News, Building Products Limited; secrétaire, Mlle Rolande Normandeau, Service des relations extérieures, Canadian Industries Limited; trésorier, Mme Kay Wright, Industrial Acceptance Corporation Ltd.; membres, du comité exécutif: R.H.Spencer, rédacteur “Blue Bell”, Bell Tele- pnone c,o.ui Canauai well, The Royal Bank Magazine; Boyd Robson, Robson Printers Limited., et Monty Berger, rédacteur, C.I.L.“Oval" et “Contact”.réserve de dollars augmente malgré un déficit plus grand de notre commerce Le gouverneur de la Banque du Canada, M.Graham Towers, souligne la nécessité d’augmenter nos ventes aux Etats-Unis — La Grande-Bretagne nous a remboursé $40,000,000 Tan dernier Ottawa.2 (C.P.) — D’après les chiffres donnés hier par le gouverneur de la Banque du Canada, dérablement allégé ces restric- Quant à la dette que le Royau-tions, ce qui a permis aux touris- ; me-Uni a contractée envers le Ci- tes canadiens d’acheter l'an der- M.Graham Towers, notre réserve nier aux Etats-Unis pour une va de dollars se serait accrue au cours de l’an dernier pour atteindre un total de $1,117,100,000 au nada, M.Towers a noté qu'on avait remboursé environ $40,000,000 l’an dernier sur un prêt sans intérêt de $700.000,000 Les remboursements en général se sont chiffrés par $5,200,000 l’an dernier contre leur de près de $30,000,000.De plus, les Américains ont profité davantage des commerces et indus 31 décembre dernier contre $897.-1 tries qu’ils détiennent au Canada _____________ 800.000 à la fin de i948 et $501,- j M.Towers estime que l’an dernier, I $64,000,000 seulement en 1948.M.700.000 à la fin de 1947.* I plus de $55,000,000 ont été retirés j Towers a expliqué ici que la déva- Kcith Sta ansmentation » nrSciiè M par les Américains sous forme de luation de la livre sterling avait Towers, a été possible même si le dividende» et d’twiérsia et que sur été avaEtbgmue pour le Canada en déficit de notre balance commer- > l’ensemble de leurs placements au ce sens qu’elle avait permis aux ciale a été plus grand l’an dernier, j Canada, ces derniers auraient re-II a estimé que ce déficit s’était I tiré plus de $285,000,000 compara-accru de $270,000.000 en 1949 par i tivement à $230,000,000 an cours Le chapitre de Québec de la Ca- sujte d'achats plus considérables de l’année précédente.11 est à pré-nsdian Industrial Editors Associa aux Etats-Unis.En effet, d’après I voir que ces revenus augmenteront —i.j.- encore cette année, vu que les pla- cements américains se font plus nombreux au pays, surtout dans l’industrie du pétrole.s pr dire «3>â «31» «su 1 31 1 37 1 31 e » 5 00 6.00 5.00 22 .23 404» 404, 1 «4 ! «8 .*1% 41% 41 >4 .33 33 .31 .31 31 40 40 .14 .14 .2d', 26', 36'4 2#', 2914 .131, .13 .13 .15 .15 .07'A .07'.i .07% .11 11 ¦ 35 lit 36% 34% 24 24 24 .20)4 3(114 20% .33'.2214 221* .1814 181» 1«% .18*» 18% 18% .12 12 -12 .11 .n 4* ,48 .24’* 2«% 34% j a.17U, 17% 17% 21 21 .221» 23% .07 .07 .12 .12 .12 .063* ,.2 31 2.31 3.31 .14% 14% 14% .33', 331, 33% 3* 35».35% .1 2S 1.25 1 25 .8 *5 5.65 9 70 (fl 07 .as S5 85 .03 03 03 14 14 14 42 421» .42 .09 .0» 09 • 31 U, 31% 26% 27 réunion ont déclaré sana ambages qu'il est inexact que L'Angleterre néglige le marché canadien.On a exporté plus de tissus vers le Canada oue dans toute la zone sterling réunie.Vu que 50 fabricants de lainages exposeront à la Foire de Toronto, — soit près de deux fois autant que l'an dernier, — il est bien évident que l'affirmation est erronée Par suite de 1* tempête soulevée par les critiques, M.A Griffin, du Conseil des exportations dollar, part pour Toronto où il étudiera les plaintes et tentera de les rattacher à certaines maisons en particulier.Il rentrera avant l'ouverture de la Foire, le 29 mai, afin de faire part du résultat de son étude.* .C* 14 .A JLJta 1-0 V/ lllOt Ihli I V» A v» (J |X^/lw*CS tion est constitué de rédacteurs de statistique officielle, notre ba-revues industrielles d’environ 35 lance commerciale a été favorable entreprises de la province.Des réunions mensuelles se tiennent à l'heure du déjeuner pour discuter des problèmes qui intéressent les relations industrielles.Fondée en 1942, l’Association est affiliée à l’International Council of Industrial Editors qui lui-même est une fédération d'associations locales.On estime que le tirage total des revues industrielles au Canada est d’environ deux millions par mois.Moyenne des obligations à New-York avec tous les pays, sauf avec les Etats-Unis et notre surplus global est passé de $452,000,000 en 1948 k $180,000,000 i la fin de 1949.M.Towers, qui parlait hier à tl j » Em j»a IA itimrhl M tre de président du bureau du con- rOllü U UflOvll O pays membres du bloc sterling d'acheter davantage de notre pays.M.Towers a enfin exprimé l’espoir que des modifications au régime des douanes entre le Canada et les Etats-Unis permettront à notre pays d’augmenter considérablement nos ventes de produits manufacturés aux Etats-Unis.P1 trôle au change étranger, a aussi noté que l’augmentation de nos débourses aux Etats-Unis étaient attribuables à la politique suivie par le gouvernement concernant les restrictions imposées sur l’utilisation des dollars américains.L’an dernier, le gouvernement a consi- Compilé** Form, hier Perm.ant.Haut 19.V) Baa J&50 .Haut 1040 Baa 1040 .la Frêne Awociée 30 10 10 10 Vtxt Lnd UtU Etr 95.0 102.8 1 05 0 74.0 95.9 1 02 8 105.0 74.9 06 1 102.8 105 4 74 9 .04 4 102.4 104 9 70.6 043 102 9 105.3 70.7 88 4 101.8 100 8 62.9 La Grande-Bretagne nous a vendu plus de véhicules au cours de mars Les exportations anglaises au Canada en mars ont atteint 9.2 millions de livres sterling, soit 28.33 millions de dollars canadiens, de sorte que la moyenne des exportations au Canada durant le premier trimestre a été de 26 millions et demi de dollars.Parmi les exportations vers le Canada, les véhicules, la poterie, les articles en fer et en acier ont que durant les mois précédents.LES IMPORTATIONS Le mois dernier, on a importé pour plus de $2,464,000 d’électro-lytiquc de cuivre comparativement à plus de $1,848,000 en février.L’Angleterre a importé pour $377,-980 de machines comparativement à plus de $238,385 en février.Elle a importé les ferro-alliages pour connu un beau succès COURS DES HUILES I GULF SECURITIES CORF LTD une valeur de plus de $551,320 en mars comparativement à $437,360, gleterre, qui sera l’invité d’hon en février.Iæs importations de;neur lors d’un* réception offert» Les exportations de" véhicules, y bois et de bois de construction en l'hétel Windsor demain après-compris les locomotives, les navi- étaient de $569.636 en mars corn- midi par M.P.-H.Desrosiers, préres et les avions, ont eu une valeur parativement à $520,347 en février, sident de la compagnie Ciment de 8 6 millions de dollars, compa- L’amiante importé avait une va- Fondu Leferge (Canada) Itée.Des mois Tarder U Utile L L.M'vcho MftcMilI&n B .N4t 6 Dee J Civr .7»\ 29% 2»\ .31 30', 30*4 10% 10% m 6C 8ÉRATJf.£ füïl SStSSURe ït OJWOf PUB Oil outlet rrrinnrM|‘rr^vrr TABLEAU DE BORD D'UNE AUTO MUt PAR TUriBû-REACTEUR — Comme on le voit, le tableau de bord de la première auto mu» par un* turbin» fonctionnant sur le principe d» le réaction de* gaz #*t plutôt chargé.C'est qu'il s'agit ici du modèle expérimental, qui doit ôtr* expédié bientôt au Salon anglais de l'auto, à New-York.Mais on prévoit que les modèles qui pourront être mis en vente dans 4 ou S ans, après les essais définitifs de cette nouvelle machin», parent» sur terre d» l'avion è réaction dans les airs, n'auront pas besoin d'sutent d* cedrens.Les flèches blanche» Indiquent l'accélérateur, à geuch*, «t le frein è pédale, à droite.Conn fourni» par Offre liera Admiral .3% 4 Al b Pac .33 Anaconda .10'! ! Atlantic 190 198 Brit Dom .49% 36% Calmant 53 Calm.Led 9 9% Cent.Led 139 Coastal ».52 Command 35 40 Common Commonwealth 145 140 Delhousle 42 43 Davies 25 30 Eastcrest 6 Eaat Led .22*4 24 Federate .305 315 Foothill» 360 Globe 00 Hanna .9', 10 Hlghwood .7 7% Home OU .14% 16 Led.Cons bed.Calm 8 Ired.West .84 85 McD Ses 14% Mercury &Va Mill City 11 Model 43 National .110 N Ranchm 2U Okalta .172 180 Pacalta 9 Pac.Pete «10 PhUUps .4'.2 Princes» .4«% 47 Richfield 4 Roxana .29 32 Royal Can .6% 0 Share 7 South Brazjeau 11 Southwest .33 Spooner .CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES ASSURANCE M.PERCY HARRIS, directeui^gé-rant d» la compagnie Lafarge Aluminous Cement Lté», d» Londres et l'un des financiers en vu» d'An- banquiers, des industriels et des éducateurs éminents seront au nombre des invités.avaient favorisé la fondation de la coopérative de Saint-Damases, avaient fait preuve de sagesse et de prévoyance.L’aviculture prit un essor sans précédent au cours de la guerre.Une très forte augmentation de la production a décle.nché une Horace Labrecque et Fils Liée COURTIERS D'ASSURANCES Non» lovlton» le» communauté* religieuse» S se prévaloir de noe service» particuliers .CH.47A 204, Notre-Dame ouest Tél.MArquette 2383-23S4 AVOCATS Anatole Vanler, cm.Guy Vanler.ex VANIER Gr VANIER AVOCATS 57 OUEST, RUE SAINT-JACQUES Tél.HArbour 2S41 ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN Entrepreneur-électricien J.K.MALOUF Entretien — Réparation» TU.1637 6317, 25èm# avenue, Rosement FLEURISTE BREVETS D'INVENTION X Manuel de Tlnventeu 's '¦ ut formute de preuve ÿ-V’ / yï f & /nvçf?/fon ecr/rez *7" ALBERT FOURNIER tMrpsocuKued*aiHnr[7Sdi*vnmM rVA SUCAIHERINEÎII MONTRÉAL FLEURISTE Fondée le»! MONTREAL Ste-Cetberin» et Guy Fl.$491 Hôtel Mont-Royal FL.4550 SIRRES 4509 Céte-éei-Neiges, AT.Il$5 DACTYLOGRAPHES Brevets d’invention MARQUES DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tous pays MARION & MARION Raymond-A.Robtc et Alfrod Bactler 781 ouest, rue Ste-Catherine MONTREAL COMPTABLES cèdent.11 a .du blé pour une valeur de 3.38 1 millions comparativement à $2,-894,139 en février.Bourse de Montréal NOTH SULLIVAN CONTACT MINES On nous informe officiellement que la vente des actions du tré-sor de North Sullivan Contact Mi ne*, Limited, a rapporté jusqu’ici, plus que le montant nécessaire i Vrrn‘ h'*r pour payer tout le programme de ! r*rm “lt travaux miniers projetés sur les 1 Hlut, 1^*9-S0 claims miniers de la compagnie.Sî*,, au cours de l'année 1950 bm is>*» Moyenne des actions à New-York i l* total dr* ventes a été ûv !LV6(Mi arUoivs IndUfttrlolles **t de 400,000 actions minières lundi dernier en comparaison de 55,200 actions Indus- ; trirtun « dr ;i2*.ooo artion* nvinien-s i trtr prut cncoie s augmenter, oc -«-< A______.1_ ,.^.4^ l'na.axn,»* ri r\ 1 * n v -1 rat • 1 é « tF*A transformation des produits et leur mise sur le marché.L’industrie avicole peut maintenant,compter sur des spécialistes compétents, dans ses divers domaines.La région de Saint Hyacinthe est l’une des plus avancées sous ce rapport Elle compte des producteurs de premier ordre, une usine d’éviscération et de conserves parmi les plus modernes du pays.D’ici le 15 mai.la société aura porté sa Heih' d'abattage à une capacité de 1,000 à 1,500 oiseaux à l’heure, ce qui la classera à la tôte de toutes les, installations similaires du Canaria.Le pouvoir de consommation au pays s'est augmenté à tel point qu’il absorbe, à lui seul, environ 90' des surplus exportés dtvant la guerre.La consommation par vrndrr.il drmlrr ComUl*-» iwf n Fr*»»* Askocl»» » 15 15 80 107 4 422 46.8 76.1 ion .a 42 6 46 9 76.5 IM 6 432 4M 75.3 81 3 39 6 312 .68,0 08 7 481 42.3 72 4 83 3 343 38 0 60.3 Nous recommandons comme placement attrayant DONOHUE BROTHERS LTD.éefiona ordinaires PRIX : AU MARC HT Profits nets en IMS, apris tmpdts S SSS.TM Profits nets per action t 379 Bose d* dividende act utilt > toe Dividende extra, declare et payable le ter juin ttM 1 d.sd Actif total 'apris depreciation) t«Z7S.«H.Surplus aammue t:,73«.77i.Sur lirmnnA* utmi ¦ytOr tm tara une copie de dernier rapport annnei CLEMENT, GUIMONT INC.M, n* feant-Piem Abtttbi Pap Abitibi prlv ! AcswH» A ; Aigoma SU.I Aluni, ! Argua prlr .{ Asbestor I Balhurot A i Bell Tel i Br»r.Ulan H A OP I B- O For ! Bmck Milia Bld* T*rvxi».Oen.Oni | Cm Oem or ! C«n.Brrw» C*n Cm •, C*n Cri C»n.lot» Cmi Pm RJv ! Oocksh Plow j CoelUln Conn Smelt DUt sir»g Dom SU.B I Dom Trxt Donneoon* pr Ouv Haut Bük Krrm.27'V, 2S-1» 37>4 38'.| 2-1 34 34 34 i 33’, 33 \ asti, 16’j 16'j 16’.; IG’j AJ'.j 83’, 8383’, 80 ÎKI ao 80 I » 29 :t> r> 7i 41 41 41 *1 | 1 231., MU, 23», 23’, M’, 96', 28't, 36'» i 37 0 370 370 370 7'4 71» T, 744 34’, ,34».34», 343, 34 >.36’.36’* 36'.2»l, 2»t» 39’ > 29' Mtü ZV, 24», 34’ 21 21'* 21 31' u'* um* u> 100 100 100 100 sorte que l’avenir de l’aviculture s’annonce prometteur, à condition de continuer a améliorer les méthodes production, de manipulation et de vente.La Société coopérative encore plus importantes.Curb de Montréal Fermeture de* court le 1er nuu I n retenu à cette fin I d’un propagandiste se rendent compte, depuis cinq ans, des avantages de l'union et de la coopération.Donohue Rroa 19'» 19 H 10' 3 10 U Electrolux 17 S 17»^ n% 17% Fam Plnvem 14% 14% 14% 14% FnvAer CO> 27 27% 27 27»; Oat.Power 19 19 '9 19 Gat prlv 111 111 tu in Gen Dakerlm 3B6 285 383 38.5 G 9 tü Wrare# 18% Id's 18» Grpaum 10*4 19»4 i»»; 19', Howard ^mtth 44% 46'i 44% 44% 44» 5 Hud Bav Min 46% 45 45 Imp CM] 36% 37% 23% 27 Imp Tobac, 13% 13% 13% 13% no 82^ pr 26 26» i 36% 26 *i Ind Aoeobt TT% 37% 37% 37 ’ ind Aooont dt ar; 87 87 87 Ind Ao*eeT>t nr 37»V 37'** 37% .17’ ^ i Int.N'oXel *>» 4 30% 30% 30% Int.Pe’^er 47 47 47 47 Int Pei 10\ 10% 10% 10*, Int UtU 7a\ 23\ 23% 22', MacMillan 4 10*% 10% 10», 10»., Mu U man Corp 16 16 16 16 Ma.AM*v H*r *5*4 1334 »% 25» MoCoîl front 14», 14*4 14% 14% Molaon’-' A 26% 36% ?6% 75», Mo'afm •* n 26 26 26 26 Mil Ijoco ao1.20't oPi .Mt; Tel ,y>»* Wi 50% .30% Mtl Tram 65 66 66 06 Nat Brew» 33% -32 «12 Nat Bren prlv 41 41 41 41 nimhum Wire 72 22 22 22 Nor and* t*>% 70% 89% 70 0*11 vie fir.70' > 2014, TC'*! 30’ Htand chem 9% 9% (»% 0% f teel L>f CVn, ?\h 2’ '$> 3»% 5’ % Wabaaao Col IS IS 13 i5 Walk a A W 43 43 45 43 BAvqura Montrer»! 35*4 76% 75*4 .>(«, Nora Scot ta 40*, 40% 40', 40»- 1 Royal *7% 27% Ouv.Haut Bas Ferra.Ang Nov.Dev.15", 13», 15V4 15% ZJathunst B 700 700 700 700 Atla& 8 tec la 014 9>, 9>i 9'.Be: g olov.nr.16% 16% Bnwn Co 430 ATO Brown Co.pr.102't toai.10Q 15U, Con*.Paper 23»» 24 Con*.Text 14 14 14 14 Dom Oilcloth 42 « 42 42 Donnaoona 18*4 18*; 18% 18% Ea«t.Stool .430 450 430 450 Fora A S3», y> 35% 36 Goodyear A5 A3 85 85 Ot.l»akeft Pap.18*» 18% 18^* 18\ Ix>bl»w A 32 32 S2 32 Lowney 16 18 1« 16 Mar tel Rt*.«0 60 60 on Maxwell 9».«», 6», M At O Pap 19% 19», 1»', 19% Southm Inv 53 S3 53 .S3 j Tran*.Te;.Vt 3*5 35 V ! Westeel Prod ,‘W « .5* 58 MINES ! Anacon 139 OT m 137 Aacot iai 109 103 lOi i Aumaque 38% OS’s 38% R1'5 Bate Metal» SO'- 5\4 31 30% 31 ! Bounan S', 3’i S', Brasil Gold 3 3 3 3 Candego 8», 12'i, 8'A 8'i CentremaQiie 12 12 12', Con* cent Cad AH »'» ¦5'k Vv Courn or 39 19 19 19 Dome 17», r,».17», 1.', ; Don aida 67 67 (T t TXXam* 23 33 20 n Emit Bull.675 6*0 673 AK.Rider «'» 46»i 46» b Formaque 7 10 7 Holllrurer 10', 10» g 10% 10', Jaculet 30'» 52 «à Kerr Add 19% 19% 191, 12’, 10*4 take Shore 124 12’.mi Louvloourt 21 >4 K 21 r Macdonald 95 «3 «in 6i»j New Cal 134 133 121 134 Tnrrbrtt 113 112 m 112 Wear Aatil»v 22 2 21 31 HITIF.S Arurlo C»n 500 .500 .500 500 Caape 169 169 1«8 160 Oen Pete A 120 130 1» 120 Home OU , .15 Y 13% IS’, 13\ Pen Wed.» 32 28 SO Me MARCEL FARIBAULT, notaire 1 de Montréal, qui a été nommé pré- : sident de la Commission chargée | de procéder è ie révision des lois d'Assurences dans la province d» 1 Québec.La reproduction de cette prière a été payée par une famille de Victoriaville pour faveurs “extraordinaires” reçues de MARIE REINE DES COEURS, dont le sanctuaire est situé à Saint-Théodore de Chertsey, comté de Montcalm, avec promesse de publier dans Teipérance qu'elle bénéficiera à d’autres.Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie PAUL GONTHIER, asBOcl* A titre particulier Comptables agréée Montréal, Québec, Rouyn, Rlmousld "TOUT POUR LE BUREAU' Dactylographe», machine* A additionner à 4/^7 écrire le» chèque», fl- (î.Lçiff Hère», pupitres, chaises.armoires, etc., etc.Canada Dactylographe Enr.44 o., rue St-Jacques, Montréal Tél.HA.6968 R.T.Armand Royal — Remington — Underwood — L.C.Smith, coron» silencieux, régulier et por-tatlf.Protecteur» de chèque i, d a p 11 -cateura, calculateurs et machines à additionner, Vente al service.Echange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1019, RUE BLEURT (Entre Vitré et Laganchetiéte) BE.S31I _ I P.-A.GAGNON & CIE Comptable» agréés Chartered Accountant» R.GAGNON, CA.IMMEUBLE DES TRAMWAYS ISS OUFST, RUE CRAIG Tél.HArbonr 5990 IMPRIMEURS GRAVEURS Hurtubise & Richard Comptables agréés Gérard HURTURISE, ca.Maurice RICHARD, ca.G«orge»-R.MARTIN, ca.Marcel BISSON, ca.MONTREAL Téléphone : * Bllalr U41 L’IMPRIMERIE POPULAIRE Limité* EDITRICE DU "DEVOIR" ROBERT PERREAULT 434 est, Notre-Dame, Montréal LAITERIE N.P, WOODS, de Montréel, trésorier de The Shewinigen Water and Power Company depuis 1947, dent le nomination comme vice président et tré:ori»r de le compagnie vient d'être annoncée par le président James Wilson, O.B.E.M.Woods est né à Québec et entra eu service de I» compagnie Shawini-gen en 1916, après avoir passé plusieurs années è le Banque Impériale du Cened*.ALUMINIUM LIMITED AVIS DE DIVIDENDE le 27 avril 1950, le Contell d'AdsiMitraNon e déclaré, wr le» action» ton» valaur nominal» de la Compofnia, un dividende tvimaitrlel de SoUonte cant» par action, en monnal* canadlann., payable I* 5 h*» 1930, ou» «Sionnolra» inter!I» I» 5 mai 1950.è la farmatur* de» bureau».Montréal i» 27 avril 195g le »»rr4i4oir*, l A OUUfA PRIERE EFFICACE A Marie, Reine des Coeurs O Mari», Rein» des Coeurs, evo-cete des causes désespérées, Mère si pure, si compatissante.Mère du Divin Amour et pleine d» lumière divine, je mets entre vos mains si 1 tendres, les faveurs que nous attendons de vous aujourd'hui.Reger dez nos misères, nos coeurs, nos larmes, nos peines intérieures, nos ! souffrances; vous pouvez nous exau- : car par les mérites de votre divin Fils, Jésus-Christ.Nous promettons, si nous sommes exaucés, de répandra votre gloire et de Vous feir» connaître sous le titre de MARIE, REINE DES COEURS'' et Reine de l'univers entier.Exeucei-nous près d» votre autel, où tous les jours vous donnez tant d» preuves de Jotre puissance et amour pour la uérison d» l'Ame et du corps.Nous espérons contre toute espérance : demandez è Jésus notre guérison, notre pardon, et notre persévérance final».O Merie, Reine de» Coeurs, gué- ^ rissez-nous.Nous avons confiance en vous.(3 fois).Reciter cette prière 9 jours con secutifs se confesser et faire la sainte Communion.Imprimatur: J.-C.CHAUMONT, P.A., v.g.Montreal, 9 mai 1938 V I A U & ROBIN Comptables agréé» LUCIEN-D.VIAU, C.A.H.-LIONEL ROBIN.C.A.TACQUES-R.CHADILLON.C.A.4457, ru» Wellington, VERDUN YO.0642 LUCIEN V1AU ET ASSOCIES CHAS.DESROCHES.C.A.FERNAND RHEAULT, C.A.159 0 , rue Craig, MA, 1339 (EDIFICE DES TRAMWAYS) CB.69SS - 259», Hait, ROSEMONT LAITERIE Laiterie c&nadieune>frinçai** A.PATEN AUDE, propriétaire MEDECIN Electricité médicale Rayons X Dr Maxirnt Brisebois L.G.M.C.E.R.C.S.C.De la Faculté de Médecine d* Fart» Maladie» génitale», endocrinienne», urinaires, digestive», circulatoire» FR.5252 SIS, Sherbrooke e»t ENCADREURS Winsintainer & Fils 90S, BOULEVARD ST-LAl RENT LES ENCADREURS WANUFACTCRIERS Line.2261 Moulure» — C»ote à soufflet en cuiretfe, doublée de cuireHe .dossier et oppui-pieds articulés.roues de caoutchouc de 1" .tablier tempête .pare-brise à l'arrière, 4 garde-boue chromés.Prix ord.37.95.SPECIAL DUPUIS 31 .95 i 25 55
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