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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 4 novembre 1983
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1983-11-04, Collections de BAnQ.

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v%mvF/ DEwt \ Même le dimanche.FAis^ CE Que dois Cuisine française 35 CENTS 1265 O, rue bernard, outremont 270-2411 Vol.LXXIV — No 255 Neige fondante Max 4 à 6.Demain dégagement (détail page 11) MontrésI, vendredi 4 novembre 1983 Côte-NorO - AOitibi - Caspesie.es cents; Nouveau-Brunswicx.so cents; Iles-de-la-MaOeleme.eo cenu Jugement unanime de la Cour suprême La Régie du logement est constitutionnelle par Rodolphe Morissette Les locataires et propriétaires du Québec pourront continuer à recourir à la Régie du logement.Le Cour suprême du Canada a renversé hier à l’unanimité une dizaine de jugements antérieurs et reconnu la validité constitutionnelle de ce tribunal quasi judiciaire créé par le gouvernement Lévesque en 1979.Un ^and nombre d’observateurs s’attendaient à un jugement contraire du plus haut tribunal du pays, car ce dernier avait déclaré inconstitutionnelle une régie semblable créée en 1981 par le gouvernement de l’Ontario.Ce qui fait toute la différence pour le Québec, suivant le juge Julien Choui-nard, qui a rédigé la décision d’hier au nom de ses collègues, c’est que le Québec — et d’abord le Bas-Canada, par contraste avec le Haut-Canada — a toujours eu ces pouvoirs.Le Québec en jouissait dès avant la Confédération du 1er juillet 1867.D’abord, des juridictions inférieures à la Cour supérieure existaient dans le Bas-Canada, qui tranchaient les Utiges entre locateurs et locataires.Kn campagne existaient en effet depuis 1821, dans le Bas-Canada, la Cour des commissaires; on en comptait encore 222 au moment de la Confédération.De plus, le Code de procédure civile du Québec, qui avait été adopté le 28 juin 1867, soit quelques jours seulement avant l’Acte de l’Amérique du nord britannique, créait dans certaines villes, telle Montréal, la Cour du Recorder, qui possédait en matière de rapports entre locateurs et locataires « la même compétence et les mêmes pouvoirs que la Cour supérieure et la Court de Circuit », écrit le juge Chouinard.Rappelons que la situation était différente dans le Haut-Canada.C’est ce qui explique la décision différente de la (’our suprême en 1981 touchant le Rent Review Board, que le gouvernement ontarien se proposait de créer comme t’équivalent chez nos voisins de la Régie du logement.Dans le Haut-Canada, les cours supérieures, de district et de comté exerçaient une compétence exclusive sur les litiges entre propriétaires et locataires.Le gouvernement Lévesque créait en 1979, par une nouvelle loi sur le logement (no 107), la Régie du logement, qui succédait ainsi à la Commission des loyers instituée en 19.51, Le gouvernement du Parti québécois voulait mettre à jour les mécanismes administratifs de conciliation entre propriétaires et locataires et créer ce qui est en réalité un code du logement locatif.La nouvelle loi, en vigueur depuis le 1er octobre 1980, contenait des disposi- tions qui modifiaient plusieurs articles du Code civil.C’est sous cet angle précis que la Loi 107 fut contestée d’entrée de jeu devant les tribunaux par des propriétaires d’immeubles locatifs, réunis en une corporation du nom de PRÜPIQ Inc.Les propriétaires remettaient en cause la légalité constitutionnelle de la nouvelle Régie.Kssentiellement, on contestait à Québec le droit de créer ce qui représentait en vérité « un nouveau tribunal civil de première instance », enlevant ainsi à la Cour supérieure, qui est de juridiction fédérale, une juridiction qui, selon la constitution canadienne de Voir page 8: La Régie Arafat mène son dernier combat ¦ Violents combats inter-palestiniens à Tripoli: 100 morts TRIPOLI (d’après AP, AFP et Reuter) — L’étau s’est considérablement resserré hier autour des positions tenues par les partisans de M.Yasser Arafat à Tripoli (Nord-Liban) et dans ses abords immédiats, pilonnées depuis l’aube par les dissidents du Fatah, aidés *par les Syriens et les Libyens.Au moins cent personnes ont été tuées et 170 autres blessées au cours de ces violents combats qui n’ont diminué d’intensité qu’en soirée, ont indiqué les correspondants en poste dans la région.Outre 45 morts au sein de la population libanaise du Liban-Nord, 40 dissidents palestiniens ont été tués au nord-est de Tripoli au cours des attaques, ainsi que 15 partisans du chef de l’OLP Pêches: Québec légiférera pour stopper Ottawa Yasser Arafat dans le camp palestinien de Baddaoui tenu par les loyalistes, selon des bilans partiels recueillis auprès de différentes sources dans la région.Par ailleurs, 110 Palestiniens blessés ont été dénombrés dans deux hôpitaux de la région, ainsi que 60 civils libanais, ajoutent les correspondants.Totalement encerclé, le président du comité exécutif de l’OLP a lancé un appel angoissé aux dirigeants des pays arabes, amis, non alignés et du bloc socialiste afin qu’ils interviennent et empêchent « un nouveau massacre comme celui de Sabra et Chatila ».Ce message de M.Arafat a été transmis par la mission de l’OLP auprès des Nations unies à Genève, où sont réunis depuis lundi les représentants des différentes factions libanaises dans le cadre du congrès pour un dialogue au Liban.Dans son message, M.Arafat, qui est bloqué depuis plus d’un mois à Tripoli, deuxième ville du Liban, avec 8,000 fe- dayine, estime que « l’action entreprise par les Syriens constitue malheureusement une tentative pour accomphr ce qu’Israël et les Ktats-Unis n'ont pu accomplir (.).Les combattants palestiniens défendent fermement leur peuple, la révolution et les droits légitimes de l’OLP à l’indépendance politique et à la prise de ses propres decisions ».De source libanaise dans la ville de Tripoli, on indique que les attaques lancées par les dissidents contre les camps où sont retranchés les loyalistes du Fatah ont été repoussées et qu’aucune position loyaliste n’est tombée aux mains des dissidents.Ces derniers, ajoute-t-on de même Voir page 8; Arafat Gemayel reçoit mission d’obtenir le retrait israélien par Pierre O’Neill Québec a décidé de faire appel à l’Assemblée nationale pour bloquer l’offensive d’Ottawa dans le domaine des pêcheries.Le gouvernement Lévesque déposera, dès la reprise des travaux parlementaires, le mardi 15 novembre, deux projets de lois visant à « permettre au Québec d’assumer l’entière juridiction dans les secteurs des pêches, suite au bris de l’entente de 1922 dans la pêche maritime ».Un porte-parole du ministre de l’Apiculture et des pêcheries a confirmé hier au DFJVOIR qu’un premier texte intitulé « Loi sur la pêche et l’aqua-culture commerciale», aura essentiellement pour objet d’encadrer les énoncés de principes sur lesquels le Québec fonde les prétentions de sa juridiction.Dans un deuxième temps, la « Loi modifiant la loi sur les produits agricoles, les produits marins et les aliments », proposera d’introduire de nouveaux permis d’exploitation reliés aux produits de la pêche et d’instaurer de nouveaux mécanismes de contrôle de la qualité des produits des usines de préparation et de transformation.Le conseil des ministres, lors de sa réunion hebdomadaire, a donné le feu vert à ces deux projets de lois mis de l’avant par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M.Jean Garon.Tout en gardant le secret sur ses intentions d’intervention devant l’Assemblée nationale, M.Garon a donné hier le signal de la reprise des host ilités avec le ministre fédéral des Pêcheries, M.Pierre De Bané, en faisant savoir que le Québec ne confierait Voir page 8; Pêches Essence sur mesure Des députés conservateurs fédéraux comptent ouvrir à travers le pays une chaîne de stations-service-dépanneurs où l’essence sera offerte en gallons plutôt qu’en litres, et les aliments vendus à la livre plutôt qu’au kilo.Le député Bill Domm n’a pas hésité, hier, à venir mettre lui-même la main à la pompe de la première station anti-métrique ouverte par quelques conservateurs de la région d’Ottawa, il y a quelques mois, près de Carleton Place.(Photolaser CP) Israël ouvre les yeux 1 ) Ajuster ses politiques à ses moyens Jean Garon: nent.les hostilités repren- JKRUSAL82M — Il ne dormait pas, il ne peut se le permettre ; mais il fonçait, tête baissée et yeux clos, sur tout; douloureux souvenirs, édification d’un État démocratique, intransigeances internes, voisins hostiles, peuplement de territoires occupés, alliances précaires, économie artificiellement prospère.L’épisode a duré 35 ans.Maintenant, les choses changent, rapidement: Israël relève la tete, ouvre les yeux et voit les résultats de ses comportements antérieurs.L’essentiel semble acquis, mais le prix en est élevé.par Gilbert Brunet Editorialiste au DEVOIR, notre confrère rentre d’une brève tournée en Israël.C Avec la démission du dernier de ses « rassembleurs », Menahem Begin, le pays se retrouve avec un premier ministre possiblement compétent mais assurément terne.Dans un contexte où la coalition gouvernementale n’est as- surée que de 61 votes sur 120 à la Knes-seth, Yitzhak Shamir ne dispose que d’un très mince canal où naviguer.Kt en eaux troubles encore, comme ses prédécesseurs, si ce n’est pire.A mi-mandat, M.Begin laisse à M.S-hamir une situation en apparence intenable: ¦ l’armée israélienne est embourbée au Liban; ¦ le peuplement des territoires occupés divi.se les citoyens plus que jamais; ¦ la défense et la securité grèvent plus de la moitié du budget d’un État lour- dement endetté, qui n’a plus les moyens de ses politiques; ¦ à tel point que la situation économique du pays impose des correctifs majeurs, d’urgence; ¦ si le gouvernement résiste aux votes de méfiance que l’opposition travailliste multiplie, les observateurs au pays estiment qu’il ne pourra tenir jusqu’en 1985.Les motifs officiels de la démission de M.Begin ont circulé ici : le décès de son épouse, sa santé chancelante, les Voir pag* 8: Israël GKNÉVK (d’après Reuter et AFP) — Dans le cadre d’un accord provisoire mis au point hier à Genève par les dirigeants de factions libanaises, le président Amine Gemayel a été charge d’entreprendre des démarches en vue du retrait des troupes israéliennes du Liban, indique-t-on de source proche de la conférence.Dette décision met en cause l’accord signé le 17 mai par Israël et le Liban sur le retrait de l’ensemble des forces étrangères ayant envahi le pays l’an dernier.Le chef de l’État libanais se rendra à Washington pour examiner la question avec les responsables américains, ajoute-t-on de même source.Les États-Unis ont été le principal artisan de l’accord israélo-libanais.Selon un bref communiqué officiel publié après les discussions d’hier, « compte tenu des circonstances qui ont accompagné la signature de l’accord du 17 mai (entre le Liban et Israël) et des ambiguïtés internationales qui pourraient résulter de la poursuite de la situation actuelle, le congrès demande au président de la république de poursuivre ses efforts à l’intérieur du Liban et sur le plan international pour mettre fin à l’occupation israélienne, et d'engager les consultations internationales nécessaires pour assurer la souveraineté totale et absolue du Liban, sur tout son territoire et dans tous les domaines nationaux ».L’examen de l’accord du 17 mai est devenu la question-clé des pourparlers Voir page 8; Gemayel Guy Tardif argument historique S-31: rien ne change quant au fond par Michel Nadeau Le .seul amendement .significatif au projet de loi S-31 est l’exclusion des [letiles entreprises de camionnage et « les amendements aiinonçée.s, hier matin, par Madame .ludy F.rola, constituent une farce magistrale et coûtqu.se (wur les citoyens du Québec ».Dans une réaction vive, la direction de la Laisse de dépôt et placement du Québec affirme que le gouvernement canadien « s’e.st livré à un simulacre de consulta-tion au cours de laquelle on a tenté de manipuler les milieux d’affaires du Québec et l’opinion publique » La (’hainbre de commerce de Montréal soutient également que le nouvelle version de S-31 ne répond pas aux véritables problèmes et qu’Ottawa devrait retirer ce projet de loi.Mercredi soir, une dépêche de la Dresse Canadienne annonçait des changements substantiels à cette future loi qui limiterait, entre autres, l’action de la Cais.se de dépôt et placement dans la pro-tection de son investissement dans le Canadien Pacifique.Cette nouvelle a été reprise par différents médias,dont LK DKVOIR.H s’avère cepruidant que, contrairement à ce qu’affirmait le texte de la dépêche, la limite de propriété de 10 % des actions avec droit de vqte demeure toujours et que les provinces ne pourront exercer de droit de vote au-delà de cette norme.Les modifications apportées par le mim.stre fédéral de la Consommation et des Corporations ne touchent que les entreprises dont les actifs ou les ventes ne dé-Volr page 8: S-31 Air Canada: René Amyot démissionne -— page 2 lu mois ciux ÉtriiG-lJnis Sur '-i IidIc des best sellers J NSw Time-.;.!epuis 360 pages * Les secrets des meilleures entreprises DE THOMAS PETERS ET ROBERT WATERMAN Pour réussir en affaire, découvrez leç huits pratiques fondarnentales qui caractérisent les entreprises les mieux gérées.DIFFUSION DU LIVRE MIRABEL 8925, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTREAL H2N 1M5 384 2690 Le Devoir, vendredi 4 novembre 1983 CLAIRE BONENFANT AU DEVOIR Améliorer la condition des femmes, oui, à la condition que ça ne coûte rien au gouvernement par Renée Rowan « l.e gouvernement du Québec, depuis cinq ans, s’est préoccupé de la condition féminine.ne pas l’admettre .serait malhonnête.Quand il s’agit de principes, d’idées et de mesures qui ne coûtent rien, il est ouvert, progressite même 11 est toutefois beaucoup plus timide quand ça coûte de l’argent.Il n’a pas encore compris qu’inve.stir dans les femmes, ça pourrait être rentable».Au terme de son mandat de cinq ans à la présidence du Conseil du statut de la femme (|ui célèbre cette année son lOe anniversaire, Claire Bonenfanl a accepté de ectacles/Bâr danse et spectacles 1424, Bishop MONTRÉAL (H3G 2E6) D'ANDREA.Salvatore 7905, Rene Descartes MONTRÉAL {H1E 3N2) 2 Restaurants (dont un sur terrasse) 2497.Sauvé est MONTRÉAL (H2B 1B8) PÂTISSERIE VAHE INC/ 3975, de Louisbourg MONTRÉAL (H4J 1K6) Épicerie 2305, chemin Rockland Local 25 MONT-ROYAL (H3P 2Z3) MELKO, Mansour 1659, Villeray, app 3 MONTREAL Épicerie 7504, Boyer MONTRÉAL (H2R 2R8) LAHOUD.Dib 38, Valerie KIRKLAND (H9J 4R9) Épicerie 185.Cartier POINTE-CLAIRE (H9S4R9) FILION.François Épicerie 854, Crémazie LONGUEUIL (J4K 1M1) BRASSERIE MARSOLAIS INC 725, boul Houde ST-LAMBERT 1 taverne 5781, boul.Goum ouest MONTRÉAL 121171 CANADA INC Hôtel du Parc 3625, avenue du Parc MONTRÉAL 1 bar avec danse et spectacles/ 2 bars avec danse et spectacles sur terrasse/ changement de capacité/ 2 autorisations de danse et spectacles/ 3625, avenue du Parc MONTRÉAL MARIA PEPE & GUISEPPINA CAPIZZI Charcuterie de Marseilles 6353, Pierre de Coubertin MONTRÉAL 1 épicerie 6659.De Marseille MONTRÉAL BOUCHERIE ET FROMAGERIE NANTELE INC 4791.Lavoisier ST-LÉONARD 1 épicerie 6715.Jarry est ST-LÉONARD LES ENTREPRISES GAREN INC La Maisonnée 145, Berlioz Rive VERDUN 1 épicerie 5865, Monktand MONTRÉAL DERVILLE Joel 8791.12e avenue MONTRÉAL 1 épicerie 790, Laurier est MONTRÉAL MARCHÉ ARCAND ET COLLIN INC 5465, Simone PIERREFONDS 1 épicerie 13057 Boul.Gouin ouest PIERREFONDS MORSELLI Carmela 7435.Genes ST-LÉONARD 1 restaurant 6555, boul.Métropolitain est ST-LÉONARD 101515 CANADA INC Club Nubia 2112, Ste-Catherine ouest MONTRÉAL changement de capacité 2112, Ste-Catherine ouest MONTRÉAL 123671 CANADA LTÉE Chez Ruli 410.St-Jacques ST-PIERRE 1 Restaurant 410 St-Jacques ST-PIERRE Le président et directeur général Ohislain K.-Laftamme, avocat Québec ser par le gouvernement et les autres agents socio-économiques, notamment en ce qui concerne l’impact de l’informatique sur l’emploi et les conditions de travail.vont bientôt améliorer leur position dans ce centre industriel névralgique qui devrait fournir quelque 100,000 emplois à haute technologie en 1990.Depuis deux ans, ces entreprises privées ont recruté très peu de francophones et ceux qu’ils ont embauchés étaient peu qualifiés : à peine 14 % avaient une formation universitaire (contre 65 % chez les anglophones).Ce tableau relativement sombre est fondé sur un échantillon d’environ 6,000 employés spécialisés du territoire de la capitale nationale (Ottawa), recruté à part égale au sein de la fonction publique et de l’entreprise privée.Le secteur privé fournit environ 60 % des emplois dans ce domaine et il est donc sous-représenté dans l’échantillon.L’enquête de M.Bazinet révèle que les jeunes francophones craignent beaucoup de « s’exiler » en milieu anglophone, même si 35 % de la population du territoire est d’expression française.Cela expliquerait aussi pourquoi' les Québécois sont beaucoup plus intéressés à la fonction publique fédérale qu’à l’entreprise privée, plus « anglaise ».Quand les employeurs recrutent des francophones, c’est parce qu’ils en ont besoin dans leurs succursales québécoises.Le phénomène est toutefois plus profond et tient à une ignorance réciproque, soutient l’auteur de l’étude : les jeunes diplômés de langue française associent Té-lectronique de pointe à Montréal, Bromont ou l’île-des-Soeurs et semblent totalement ignorer que le potentiel canadien est surtout concentré autour d’Ottawa.De même, les entrevues avec les industriels montrent que ces derniers ignorent généralement le potentiel (et même l’existence) des maisons d’enseignement francophones de leur région.Il souligne aussi que les universités d’Ottawa n’ont pas de cours de haute technologie en français, tandis que les collèges de la région n’ont guère fait d’effort pour former une main-d’oeuvre adaptée à l’ndustrie de pointe locale.Le problème s’étend d’ailleurs à toutes les universités francophones du pays : en 1980, elles n’avaient formé ensemble que quatre nouveaux docteurs en génie électrique et deux en informatique, pendant que les universités ontariennes en produisaient 40 en génie électrique et 18 en informatique.Le rapport préconise donc une réforme des programmes de formation des institutions francophones et Rétablissement de liens beaucoup plus étroits avec les industries de la région de l’Ou-taouais.Il suggère aussi qu’on informe beaucoup mieux les jeunes francophones sur les possibilités d’emploi qui existent dans ce secteur, dussent-ils travailler en anglais pendant quelques années.les annonces classées 286-1200 • Pour insérer votre annonce, 2 façons de le faire: par téléphone du lundi au vendredi de 9h.à 16h30.par counier: c.p.6033, suce.Place d’Armes, Mtl H2Y 3S6 J I Ameublement MOBILIER de salle a dîner table en noyer.6 chaises, desserte, excellent état 1200 $ 631-9537,342-0184,933-5479 7-11 -83 I Antiquités OUVERT AUX VISITEURS 1027 Berri.Mobilier de salle à manger.Armoires déco , plafonniers, meubles victoriens Vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 novembre.De 11h à 18h.7-11-83 Meutiles Art Déco Ensemble de salle à manger Ensemble de chambre Armoires Luminaires 288-9969 07-11-63________________________ Décapage de boiseries, finition et 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l’évaluation des mains; tout de même, par les enchères et par le jeu des premières cartes, il peut faire des déductions faciles qui lui serviront à placer certaines caries clefs qui l’aideront à accomplir son contrat.Ouest ouvre les enchères de 1 coeur.Il a certainement 12 ou 13 points, et l’équipe Nord-Sud par des enchères variées a la préséance de jouer le contrat de 4 piques.Les deux mains de l’équipe ayant 25 points d’honneurs, il ne reste plus que 2 points au joueur Est.Le déclarant Sud doit exploiter ces observations mathématiques et les utiliser à la réalisation de son contrat.Le plan s’élabore d’après ces faits et devient l’essence, l’âme du bridge dans la plupart des contrats.Le déclarant, après l’entame du Roi de coeur, voit que son jeu contient 5 perdantes immédiates.Comment pourra-t-il par une conduite magnifique de son jeu majorer deux cartes qui deviendront deux levées certaines, se substituant à deux perdantes.Suivons bien le calcul constant du joueur de la donne ci-contre.Ce processus se produit dans plusieurs mains avec des variantes différentes.Le Roi de coeur prend la première levée; l’As de coeur, la deuxième, et un troisième coeur est joué sur lequel Est joue la Dame.Sud coupe et fait deux tours d’atouts gardant l’As de pique dans la main du mort.Cette Dame de coeur que possède Est, amène Sud à conclure avec certitude que le Roi de trèfle doit absolu-ment être dans le jeu d’Ouest; autrement il n’aurait pas ouvert le jeu en déclarant 1 coeur, ne possédant pas les points nécessaires.Guidé par ce bon raisonnement, Sud joue son As de trèfle suivi du 7; Ouest place alors son Roi, et la Dame et le Valet du mort sont affranchis.Un troisième tour d’atout est fait, la main passe à l’As de pique et les deux perdantes, 9 et 4 de carreau, sont jouées sur les deux levées de trèfle et le contrat est réussi.Ce jeu facile démontre que l’esprit du joueur qui réussit doit être en éveil constamment car chaque main demande une technique et des astuces que l’imagination, la fine du bridge doit découvrir pour triompher.Pour compléter vos études sur le bridge, l’auteur offre les deux volumes qu’il a déjà publiés: « Améliorons notre Bridge » 4e impression $11.95 « Le jeu de la Carie et ses Techniques » $8.00 Franc de port sur réception de votre chèque.Charles-A.Durand 1000 Ave Rockland #1108 Outremont, Qué.H2V 4P5, Canada Le Devoir, vendredi 4 novembre 1983 Walesa envoie sa femme et son fils aîné à Oslo VARSOVIE (AFP) - M.l^ech Walesa a renoncé hier officiellement à se rendre à Oslo le 10 décembre prochain pour recevoir le prix Nobel de la paix 1983, et a choisi d’envoyer à sa place sa femme Danuta et leur fils Bogdan (13 ans), aîné de leurs sept enfants.M.Walesa souhaite que sa femme et son fils soient accompagnés de M.Tadeusz Mazowiecki, ancien conseiller du syndicat dissous Solidarité.L’ancien président de Solidarité, qui s’était vu décer- ner le Prb4 Nobel le 5 octobre dernier, a fait connaître sa décision hier en fin d’après-midi à Gdansk, dans une déclaration lue par un de ses proches au terme d’un entretien qu’il venait d’avoir dans l’église Sainte-Brigitte (paroisse des chantiers navals) avec deux diplomates norvégiens en poste en Pologne.Dans cette déclaration, M.Walesa indique qu’il a décidé, après consultation avec des « représentants de l’ambassade de Norvège », de dépêcher en son nom sa femme Danuta et son fils aîné à la cérémonie de remise du diplôme et de la médaille du prix (Nobel), ajoutant: « J’aimerais qu’ils soient accompagnés par M.Tadeusz Mazowiecki », intellectuel catholique et l’un des principaux anciens conseillers du syndicat aujourd’hui hors-la-loi.Le dirigeant ouvrier précise que le texte de son intervention au cours de la cérémonie « sera remis » par son épouse, et que celle-ci et son fils « adresseront ces jours prochains une demande de passeport aux autorités compétentes de Gdansk ».M.Walesa indique en outre qu’il a décidé d’inviter à la cérémonie d’Oslo plusieurs dirigeants de centrales syndicales internationales, parmi lesquels, notent les observateurs, le Hongrois San-dor Gaspar, président de la Fédération syndicale mondiale (FSM, communiste).La Hongrie, et plus particulièrement la FSM, au travers de M.Gaspar, avaient toujours observé une attitude relativement modérée, par rapport au camp socialiste.Un sous-marin soviétique à propulsion nucléaire, victime d’une panne de nature inconnue, a fait surface hier matin dans l’Atlantique, à quelque 750 km au large de Charleston, Caroline du Sud.Ne transportant pas de missile, le submersible long de 103 mètres a été repéré par la patrouille aérienne américaine.Pendant ce temps, un remorqueur soviétique venant de Cuba se dirigeait vers le sous-marin pour lui porter secours.(Photolaser AP) Grenade: gouvernement provisoire formé d’ici peu ST GEORGE’S (d’après Reuter et AFP) — Le gouverneur général de la Grenade, sir Paul Scoon, a annoncé hier qu’il nommerait un gouvernement provisoire dans moins d’une semaine, et que des élections législatives ouvertes à tous les Grenadins auraient lieu dans moins d’un an.Sir Paul, que les États-Unis considèrent comme la seule autorité constitutionnelle à la Grenade, a déclaré que toute résistance organisée à l’invasion américaine de son pays avait cessé.Sir Paul, qui a tenu à démontrer qu’il contrôle la situation, a dévoilé devant les journalistes ses plans pour l’avenir de l’île.Il a souligné que le développement de l’île était avant tout l’affaire des Grenadins eux-mêmes, avec l’aide des autres pays des Caraïbes orientales.Le gouverneur général, représentant de la reine Elisabeth d’Angleterre, a affirmé qu’il ne consulterait pas les États-Unis au sujet du gouvernement qu’il entend former dans les prochains jours.Il a cependant réaffirmé qu’il avait bien demandé l’aide des États-Unis pour faire face aux militaires ^e-nadins et cubains qui avaient pris le contrôle de l’île à la suite d’un coup d’État sanglant.« Pour ce qui est des Grenadins, il s’agissait d’une mission de sauvetage, d’une mission de libération », a-t-ü dit.D’autre part, quarante-neuf Soviétiques et 16 Libyens, des diplomates et leurs familles, expulsés de la Grenade sur ordre du gouverneur général sir Paul Scoon, ont quitté l’île hier pour la Barbade.Le départ des représentants de Moscou et de Tripoli a été annoncé par l’ambassadeur des États-Unis, M.Charles Gillespie, au cours d’une conférence de presse.Les Soviétiques et les Libyens, a-t-il dit, ont été conduits à la Barbade à bord d’avions militaires américains.La situation est par contre deifieurée inchangée à l’ambassade de Cuba où se trouve toujours une cinquantaine de personnes constituant la mission diplomatiques et les familles.Les négociations se poursuivent à leur sujet, a dit M.Gillespie.Les Cubains faits prisonniers « seront rapatriés dès que les préparatifs de leur départ seront achevés », a FAITES LE MAINTENANT RECEVEZ LE DEVOIR À DOMICILE PAR CAMELOTS COMPOSEZ à Montréal: 332-3891 à Québec: 687-2022 pour les régions dont les indicatifs régionaux sont les suivants vous composez sans frais: 514:1-800-361-6059 418:1-800-463-4748 819:1-800-361-5699 .613:1-800-361-5699 déclaré le porte-parole du département d’État, M.John hughes.En début de semaine, les diplomates cubains à la Grenade avaient reçu l’ordre de Cuba « de ne pas quitter la Grenade tant que les prisonniers, les morts et les blessés cubains n’en seraient pas partis ».57 Cubains blesses à la Grenade et dix médecins cubains qui travaillaient dans l’île ont été rapatriés mercredi, rappelle-t-on.D’autre part, la Maison-Blanche a annoncé que l’armée américaine à la Grenade avait dénombré 60 morts cubains.Le gouverneur général de l’île a précisé qu’il n’avait pas décidé l’expulsion de tous les diplomates cubains ni la rupture des relations diplomatiques avec Cuba.Il a seulement demandé que la mission cubaine soit réduite au minimum en attendant la décision du gouvernement provisoire, qui doit être mis en place la semaine prochaine.De source américaine, on a estimé que le souci du gouverneur de maintenir une représentation cubaine à la Grenade s’explique par le fait que 300 étudiants grenadins au moins se trouvent actuellement à Cuba.Négligeant une réprobation internationale quasi-unanime, les États-Unis viennent de réaffirmer avec force leur détermination de contrôler le bassin Caraïbe et l’Amérique centrale et ont prouvé qu’ils ont les moyens militaires de leurs ambitions.Hier, un président Ronald Reagan en grande forme a déclaré qu’il était prêt à ordonner une nouvelle opération du type de celle de la Grenade si les mêmes conditions se répétaient ailleurs.Il a toutefois ajouté qu’il ne voyait pas pour le moment de situation réunissant les mêmes conditions.Il a aussi souligné que le vote de l’Assemblée générale des Nations-Unies de mercredi « déplorant » à une très large majorité l’action américaine n’avait « pas troublé son petit déjeûner».Dans un style rappelant un peu celui de l’ex-président Theodore Roosevelt, resté célèbre pour sa politique du « gros bâton », M.Reagan a choisi la Grenade pour rappeler à l’Union soviétique, à Cuba et à leurs alliés que les eaux caraïbes restent bien la « mare nostrum » des États-Unis, de même que l’isthme centro-américain est leur « arrière-cour ».L’intervention à Grenade -baptisée « urgent fury » par le Pentagone - est maintenant terminée, a indiqué le président, qui a ajouté que tous les objectifs avaient été atteints.Dès aujourd’hui, quelque 2,500 hommes appartenant à la 82ème division aéroportée seront rapatriés sur Fort Bragg, en Caroline du Nord, a confirmé hier le Pentagone.Environ 3,000 autres soldats de cette unité d’élite resteront encore dans l’île pour une durée indéterminée, a-t-on ajouté de même source.Une mission d’enquête des Nations unies est partie pour Grenade hier, en application de la résolution votée la veille par l’Assemblée générale demandant au secrétaire général de faire rapport dans les 72 heures sur la situation dans l’île.CnRT€S D fiFFfilP€5 ROBIC,ROBIC& AtsÔcHtTCt Fondée en 1892 Brevets d'invention Marques de commerce Dessins industriels • Droits d'autour INVESTISSEZ AVEC MESURE; ANNONCEZ DANS LE DEVOIR 1514.Docteur Penfleld Montréal H3Q 1X5.Tél.: (514) 934-0272 Télex 05-268658.Ceble MARION Télécopieur international Xerox 400 MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DÉCORATEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS D'INTÉRIEURS 878-3846 286 est, St-Paul, Vieux Montréal G A L A T É E KINÉSITHÉRAPIE I.' 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l’avait indiqué dès après l’attribution du Nobel — le montant de son prix, soit un million et demi de couronnes suédoises, au « fonds d’aide à l’agriculture individuelle » en Pologne, pour lequel l’épiscopat polonais ambitionne de réunir quelque 5 milliards de deutschemarks.« Jusqu’à ce qu’apparaissent », précise Lech Walesa, « les conditions requises, formelles et juridiques, pour la création de ce fonds (objet de difficultés et lents pourparlers entre le pouvoir et l’Église), ie laisse la somme mentionnée sur le compte de la E'ondation Nobel».L’ancien président de So-üdarité, qui a regagné son domicile après la lecture de cette déclaration, n’a pas évoqué de nouveau les raisons qui l’ont conduit à renoncer à se rendre en personne à Oslo.Il avait fait sa- voir aussitôt après l’attribution du prix qu’il craignait, s’il se rendait dans la capitale norvégienne, de ne ms être autorisé à rentrer en Pologne.Toutefois, M.Walesa avait surtout évoqué, comme raison principale de sa décision de ne pas faire lui-même le voyage, le fait que plusieurs de ses anciens camarades, qui avaient lutté avec lui pour les mêmes objectifs démocratiques.restaient actuellement emprisonnés pour des raisons politiques.Strapontin pour les métis et Indiens sud-africains PRETORIA (AFP) - Les électeurs sud-africains blancs ont approuvé par une très forte majorité d’environ 66 % la nouvelle constitution du pays instaurant un régime présidentiel fort, et l’association partielle des métis et Indiens à l’exercice d’un pouvoir dont la majorité noire reste totalement exclue.Votée par le Parlement en septembre dernier, la nouvelle constitution sud-africaine sera mise en oeuvre à partir du second semestre de 1984, après consultation des 2,6 millions de Métis et 850,000 Indiens, a déclaré M.Pieter W.Botha, le premier ministre.Dans un premier commentaire, lors d’une conférence de presse à Pretoria, il a qualifié « d’écrasante », la victoire du « oui », ajoutant qu’elle constitue un encouragement à une « évolution vers de nouvelles réformes ».M.Botha est le principal architecte des réformes constitutionnelles qu’il a justifiées dès son accession au pouvoir, en 1978, dans un avertissement aux Sud-Africains blancs resté célèbre: « Nous devons nous adapter ou mourir».Le résultat au référendum du 2 novembre (65,95 % de « oui », 33,53 % de « non » des 2,062 millions de suffrages exprimés, sur 2,713 millions d’électeurs blancs), représente une cuisante défaite pour le Parti fédéral progressiste (PFP d’opposition libérale) ainsi que pour le Parti conservateur et le Herstigte Nasionale Party (HNP d’extrême droite), tous trois partisans du rejet de la nouvelle constitution.A deux jours du scrutin, le chef Gatsha Buthelezi, premier ministre du « homeland autonome» du Kwazoulou avait affirmé qu’un succès du « oui » constituerait une « condamnation à mort politique » des 24,7 millions de Noirs (72 % de la population).Pour la première fois depuis des décennies, l’opposition noire nationaliste a exprimé son rejet de la constitution de 1983.C’est ainsi qu’a notamment vu le jour un Front démocratique uni (UDF) mobilisant près de 500 organisations anti-apartheid.Au terme de la constitution de 1983, le président de la république — jusqu’à présent doté de prérogatives honorifiques — devient le véritable chef de l’État et du gouvernement.Par ailleurs, un Parlement à trois chambres sé-gréguées est créé, avec l’apparition d’une « Chambre des représentants » de 85 metis et une « Chambre des délégués » de 45 Indiens, venant s’adjoindre à « l’Assemblée nationale » de 178 députés blancs, seule existante jusqu’ici.Les trois Chambres voteront séparément sur les « affaires particulières • du ressort de leurs communautés respectives (santé, éduca- tion.), aussi bien que sur les « affaires d’intérêt général ».En cas de désaccord, il appartiendra à un organe de 60 membres (à majorité blanche) de décider — sans possibilité d’appel — le texte destiné à avoir force de loi.Le Parti conservateur et le Herstigte Na.sionale Party avaient demandé à leurs électeurs de s’opposer par leurs bulletins de vote au partage du pouvoir avec des non-Blancs, afin de préserver intacte la «souveraineté blanche ».I,e Parti fédéral progressiste a déclaré redouter la mise en place d’une « dictature présidentielle » et d’un parti « omnipotent ».Surtout, il a affirmé que la nouvelle constitution « enracinait » l’a-partheid en excluant les Noirs relégués dans des « homelands », au risque de provoquer chez eux une réaction dé.sespérée de violence.Une première analyse des résultats du référendum du 2 novembre dans les fiefs du PFP indique que bon nombre des électeurs anglophones — traditionnellement libéraux — ont décidé de rallier les réformes prônées par le premier ministre.Rumsfeld, envoyé de Reagan au M-0 WASHINGTON (AFP) -Le président Ronald Reagan a chargé hier M.Donald Rumsfeld, un républicain conservateur qui fut secrétaire à la Défense du président Gerald Ford, de relancer la politique américaine au Proche-Orient.M.Rumsfeld, 51 ans, succède au poste de représentant spécial du président Reagan au Proche-Orient à M.Robert McFarlane.Ce dernier avait été nommé le mois dernier conseiller du président Reagan pour les affaires de sécurité nationale.« Je ne peux penser à personne de plus qualifié pour assurer la coordination de notre rôle dans le processus de paix au Proche-Orient et dans les négociations au Liban », a déclaré le président américain en annonçant la nomination de M.Rumsfeld.Cette décision avait été souhaitée par le secrétaire d’État George Shultz qui avait déjà travaillé avec M.Rumsfeld dans le gouvernement Nixon.De source officielle, on indique que M.Shultz avait proposé M, Rumsfeld pour la direction du Conseil national de sécurité.En annonçant à la presse la nomination de M.Rumsfeld, le président Reagan a défini la lourde tâche qui attend son nouvel envoyé spécial au Proche-Orient en évoquant les conversations en cours à Genève entre les res- pon.sables libanais et .son initiative de paix du 1er septembre 1982 actuellement dans l’impasse.Le président américain a exprimé l’espoir oue les conversations de Genève conduiront à un retrait des forces syriennes, israéliennes et palestiniennes du Liban et à ’« rétablissement d’un gouvernement (libanais) réellement représentatif ».M.Reagan a également souligné que son plan de paix du 1er .septembre 1982 constitue « la meilleure chance pour une solution réaliste du conflit i.sréalo-arabe ».« Personne n’a fait de meilleure proposition depuis », a déclaré le président américain, dont le plan de paix s’est heurté au refus du roi Hussein de Jordanie de se joindre à des négociations.En répon.se à une question sur la possibilité d’une annulation de l’accord israélo-libanais du 17 mai dernier à la Conférence de Genève, le président Reagan a répondu : « Je ne pense pas que cela devrait arriver».M.Richard Fairbanks, actuellement à Genève, poursuivra sa mission en tant que « second » de M.Rumsfeld, a indiqué le président Reagan.Contrairement à Philip Habib, le prédécesseur de M.McFarlane, M.Rumsfeld n’est pas un spécialiste du Proche-Orient.L’ancien secrétaire à la Défense de 1975 à 1977 a cependant une lon- gue expérience des affaires internationales et est considéré comme un négociateur acharné et une per.sonnalité de renom connue par les chefs d’État de la région.Sa réputation de conservateur plutôt modéré l’avait écarté du gouvernement Reagan apres les élections de 1980.Elle devrait aider le président Reagan à rallier la cla.sse politique américaine et une opinion réticente autour du maintien des « marines » à Beyrouth après l’attentat du 23 octobre.Après le départ de WilUam Clark de la direction du Conseil national de sécurité, la nomination de M.Rumsfeld constitue un nouveau signe de l’influence croissante exercée par le secrétaire d’État et le clan des « pragmatistes » dans l’élaboration de la politique étrangère américaine, estime-t-on dans les milieux politiques à Washington.PAim PBfmc/pacnon* -, IRW " s's kSîï wnaW ; ; .1 JL; SSI' i .NV • » a I • • • • lAPmsAm Kommanm Installez-vous dans le poste de pilotage de la nouvelle et spectaculaire Nissan 300ZX GLL; vous êtes maître de la situation.Les renseignements vous arrivent d'une façon discrète et continuelle.Numériquement.Graphiquement.Vocalement.Des renseignements sur votre voiture et votre environnement.Tours/minute.Force gravitationnelle.Direction.Des ren saignements éminemment pratiques.une voiture absolument spectaculaire.* Passez chez le concessionnaire Datsun/Nissan et conduisez la300ZXGLL.Vite.NISSAN n Montréal, vendredi 4 novembre 1983 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Gilbert Brunet Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeur adjoint de l'information Denis Lord Directeur des services administratifs Michel Paradis Directeur de la pubUaté Marcel Payette Mieux vaut négocier La compagnie Steinberg s’est retrouvée toute seule de son côté hier, quand ses employés, malgré la menace de lock-out qui pesait sur eux, ont rejeté les offres « finales » de l’employeur.Celui-ci misait sur la crainte d’une fermeture pour faire passer un contrat qui aurait « gelé » les traitements de ses commis et bouchers et réduit de quelque 25 % les salaires des employés à temps partiel Steinberg serait bien inspire en renonçant à ce genre de coup de force et en reprenant les négociations Un règlement négocié e.st préférable et reste possible, car de leur côté, les membres du local 500 de l’Union des employés de commerce affiliée à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) ne peuvent se payer’le luxe d’une longue grève Comme chez l’rovigo, ce conflit s’inscrit dans la lutte serrée que se livrent les chaînes alimentaires pour conserver et, si po.ssible, augmenter leur part d’un marché im[xjrtant mais limite La stagnation de la population, fruit de la dénatalité et de la politique d’immigration fédérale, rendait déjà difficile la position concurrentielle des supermarchés et des épiceries Le ralentLs.sement de l’économie, l’inflation qui rogne le panier à provision et un chômage qui frappe encore une grande partie des consommateurs, ont réduit la marge de manoeuvre des entreprises d’almientation Celles-ci .se livrent une vive concurrence, mais c’e.st davantage jxiur se défendre que pour gagner une victoire décisive Tout en se resserrant, la part du marché de Steinberg et la situation financière de l’entreprise n’ont cependant pas poussé l’employeur au bord du précipice La compagnie, certe.s, a fait de mauvais calculs dans le passé, mais elle a aussi pris des risques de développement qui ont compen.se largement .ses pertes.Ses dirigeants écrivent dans le dernier rapport annuel.« Malgré les résultats décevants de l’exercice écoulé, la compagnie e.st en excellente .situation financière File pre.sente un des meilleurs bilans du .secteur Fn outre, certaines composantes de l’entreprise sont très prospères et continuent de croître.» Or, avec la branche immobilière de l’entreprise, Ivanhoe Inc, les supermarchés québécois Steinberg font partie des .secteurs d’avenir, malgré les problèmes de rentabilité que plusieurs d’entre eux connais-.sent Steinberg ne .saurait donc perdre du terrain de ce côté ni par un lock-out ni par une grève le moindrement prolongés La .société fondée par Ida Steinberg a consenti à ses syndiqués un des régimes les plus favoi ables dans l’alimentation, mais ces larges-.ses n’ont pas empêché la compagnie d’encaisser des profits substantiels La satisfaction des employés fait du reste partie de la .stratégie de l’entreprise auprès de la clientèle Dès lors on s’étonne que Steinberg ait tenté de di-vi.ser le syndicat et les employés en créant des catégories de .salariés très diversement traités.Les uns auraient la .sécurité d’emploi, les autres pas.Certains, même avec un salaire « gelé», resteraient parmi les mieux payés de l’industrie, mais d’autres seraient traités comme du cheap labor: les aide- caLssiers auraient % 6,18 l’heure, et les futurs aide-caissiers recevraient pre.sque le salaire minimum ! L’exploitation de la main-d’oeuvre à temps partiel apparaît d’autant plus déplorable que ces gagne-petit permettent de rentabilLser l’ensemble du service.Certes, en période de resserrement économique, les syndiqués doivent faire preuve de souplesse et tenir compte de la situation de l’entreprise.Il est vrai queJa fermeture brutale, dans l’e.st de la métropole, d’une boulangerie que Sternberg ne trouvait plus rentable — mais dont la liquidation a donné un joli profit aux actionnaires — n’a pas aidé à conserver le climat de coopération qui s’était établi dans l’entre-pri.se Mais tout n’est pas que bluff dans la position de Steinberg Le président de l’Union, M.Thomas Ku-kovica, a racson de refuser de faire payer à ses membres la coûteuse guerre des prix que Steinberg a déclenchée et perdue le printemps dermer.Mais Sternberg ne peut non plus rester un employeur de pointe SI .ses ventes stagnent ou reculent.Les revendications de la FTQ paraissent meilleures chez Provigo, autre concurrent de Steinberg, présentement en grève partielle, qui paie de moins bons salaires que Steinberg, et voudrait geler ses coûts de main-d’oeuvre pour deux ans.Fin effet, Provigo détient une grande part du marché de l’alimentation et y a même pris de l’expansion, ce qui lui a permis d’afficher une prospérité inégalée dans le dernier rapport annuel aux actionnaires, et cela même au milieu de la crise économique ! Le dynamisme de Provigo est redouté à bon droit chez Steinberg.Paradoxalement, la FTQ fait plus mal à l’employeur le moins bien placé, alors qu’elle frappe finalement peu Provigo, ouvert dans la plupart de ses établissements et en meilleure position financière soit pour payer davantage ses gens soit pour les laisser sur la ligne de piquetage! Voilà qui impose une lourde responsabilité à l’U-nion des employés de commerce et à son président, M Kukovica.Le syndicat e.st en mesure de jouer un employeur contre l’autre, mais s’il calcule mal la position des entrepruses, il peut mettre en péril, à long terme, des avantages pour ses membres, voire des emplois.Il est vrai que les compagmes, en parlant de la « préservation des jobs » en négociation, ont joué avec les nerfs des salariés.Mais dans un marché limité et auquel les exportations ne peuvent être d’un grand secours, la prudence commande, avec la fermeté dans les discussions, une sage prise en compte des situations véritables des entreprises.Les rapports de Provigo et de Steinberg sont publics.Ils parlent pour qui sait les lire.On n’y trouve présentement rien qui permette d’imposer des sacrifices indus aux employés.Mais il faudrait être aveugle pour croire que le marché n’est pas devenu très serré.Flmployés et consommateurs y trouvent leur avantage, mais personne n’y trouvera son compte si des erreurs de négociations réduisent les points de vente.— JEAN-CLAUDE LECLERC Langue, medium et message RAKKS SON'I' les témoignages, de vani la commission parlementaire qui étudie actuellement la loi 101, qui ont pris la |)eine de .se fonder sur des études objectives au.s.si poussées que celles de la Cominission québécoi.se des dioitsde la personne, qui s’exprimait mercredi ( )n a .souvent préféré étourdir la galerie de .sentiments, d’impres-¦sion.s, de convictions intimes, et autres confidences à la Jean l)i apeau, qui visent moins à éclairer le législateur qu'à l'intimider dans un sens ou dans l’autre Le travail de la Commission est tout autre elle a concentré ses efforts sur l'un des effets les plus controversés de la Chai le de la langue fran çaise, runilmguisme dans l’affichage public et la publicité commerciale, et fourni tous les éléments d’une discussion publique enfin rationnelle sur le rapiKiit entre ces dispo.sitions contrai gnantes, et les droits de la [K'rsonne Première que.stion y a-t-il là discri mutation fondée sur la langue, contrai rement aux prescriptions de la Charte québécoi.se des droits et libertés de la per.sonne'' Non, répète la Commission, qui s’appuie sur une jurisprudence ayant démontré que la loi 101 « s'applique aussi bien aux francophones qu’aux anglophones », et n’impo.se rien de plus aux uns (ju'aux autres Deuxième que.stion y a t-il atteinte à la liberté d’expression, fondamen taie dans la Charte des dfoits’’ La Commission e.st là-dessus beaucoup plus nuancée, et finit par conclure que l’article 58 de la loi 101 « peut porter atteinte au droit à la libcn té d’expression des non francophones en matière d’af fichage » La prudence de cette affirmation s’appuie ICI sur une jurisprudence parfois contradictoire, ou incertaine Ainsi il y a un an, dans la célèbre affaire Allan Singer, le juge Jacques Dugas de la Cour supérieure a décrété que le droit à la liberté d’expression ne comprend pas la liberté de choisir la langue d’expres.sion Mais ce jugement a été porte en appel, et la Cour suprême pourrait bien penser autrement C’est ce que semble croire 1^ Commission, qui s'appuie notamment sur la Déclaration universelle des droits de l'homme, et sur la jurisprudence américaine récente.La Déclaration universelle stipule clairement que le droit de ne pas être inquiété dans la diffusion d’informations ou d’idées implique le droit de choisir « quelque moyen d’expression que ce soit ».La jurisprudence américaine étend aux messages commerciaux la protection accordée aux opinions et à l’information, et conclut que l’Ftat ne peut non plus en imposer la forme et la manière La Commission québécoise e.st encline, poui sa part, à penser de la même façon F.t dans un esprit de bonne entente, elle propose d’aller au delà des exceptions déjà prévues à la loi, et de permettre l’usage d’autres langues que le français dans l’affichage, à condition que celui-ci reste « prépondérant ».La Commission, en somme, suggère de devancer une obligation que les tri- bunaux pourraient bien finir par imposer à Québec, bon gré mal gré.On aurait aimé qu’elle explore plus avant les suites logiques de sa démonstration Si la jurisprudence devait consacrer un jour au Cànada la protection du choix du medium autant que du message, il est bien possible qu’eUe interdise même des dispositions prévoyant la prépondérance du français D’autant qu’on puisse en juger par cette partie trop brève de son mémoire, la Commission suppose que le gouvernement du Québec pourrait en venir à une « entente » finale avec les groupes concernés Mais l’expérience de la loi 22, et de l’affaire Singer elle-même — puisque ce commerçant défendait son droit d’afficher en anglais seulement — tend à montrer que le compromis pourrait lui-même être contesté par des jusqu’au-boutistes Si la Cour devait leur donner raison, c’est la liberté totale de la langue d’affichage qui ri.squerait de redevenir le régime linguistique de la province On peut comprendre le gouvernement du Québec, dans ces conditions, d’être tenté de laisser les procédures judiciaires suivre leur cours.Il peut aussi décider d’un geste immédiat d’a-paisement Mais se poserait à nouveau, alors, la question à laquelle ces audiences n’ont pas permis de répondre.Fn cinq ans, les choses ont-elles tant changé qu’on puisse croire le « Visage français » du Québec irréversiblement acquis'.' — LISE BISSONNETTE Une aide juridique au rabais?JEAN BELLEHUMEUR President du Comité des avocats de la pratique privée L’OT’INION exprimée par Me Yves Lafontaine, président de la Commis sion des services juridiques, (LF DF-VOIR DU ‘20 octobre) commande une mi.se au point Rappelons dans un premier temps que Me Lafontaine fait son intervention pour commenter un rapport qui a été présenté au ministère de la .lustice dans le cadre des négociations qui se déroulent actuellement entre ce ministère et le Barreau Ces négociations portent sur la révision des tarifs payables aux avocats de la pratique privée qui acceptent des mandats d'aide juridique, le.sdits tanfs n’ayant fait l’objet d’aucune modification depuis 10 ans en matière civile, cinq ans en matière matrimoniale, et trois en matière criminelle De plus plusieurs matières importantes sont simplement « non tarifées », et ce depuis plus de 10 ans.Non seulement les avocaLs désirent-ils depuis de nombreuses années voir tarifer ces matières, mais ils ont de plus eux-mêmes préparé une grille de tarifs qu’ils ont soumise aux négociateurs gouvernementaux depuis déjà deux ans.Il faut comprendre que la loi de l’aide juridique prévoit expressément que tout client qui e.st admissible à l’aide juridique peut choisir son avocat parmi des avocats permanents ou parmi des avocats pratiquant dans un bureau privé Au début de l’aide juridique, les avocats de pratique privée représentaient moins de ‘20 % des clients admissibles.Au cours des années cette participation des avocats de pratioue privée s’est accrue à chaque année pour atteindre près de 31 % Il est inquiétant de constater qu’au dernier rapport annuel préparé par la Commission dont Me Lafontaine e.st le président, la participation des avocats de pratique privée a, non .seulement cessé d’augmenter, mais légèrement baissé de 04%.11 est évident que la rémunération des avocats n’ayant pas été modifiée depuis 10 ans, cinq ans et trois ans dans les matières déjà mentionnées, ces derniers ne peuvent plus, dans plusieurs cas, se permettre d’accepter des mandats d’aide juridique Il faut se rappeler, en effet, que les avocats de pratique privée doivent payer leur loyer, leurs secrétaires, et tous leurs frais de bureau qui représentent habituellement au moins 55 % des honoraires qu’ils perçoivent dans une année.Ainsi un avocat qui réussirait à facturer $100,000 par année à l’aide juridique en retirerait un profit d’environ $45,000 Un avocat qui réussirait à facturer $100,000 devrait y consacrer à peu près tout son temps et ses énergies Or de l’aveu même de Me Lafontaine, seuls SIX avocats dans toute la province de Québec ont réussi cet «exploit».Me Lafontaine se prétend neutre dans toute cette affaire, mais on se rend compte qu’il ne peut s’empêcher d’intervenir dans les négociations qui ont lieu entre le ministère et le Barreau.Cela .se comprend également lorsque l’on sait que cette même Commission qu’il dirige a été l’inspiration profonde du premier rapport qui prétendait que les avocats de pratique privée coûteraient deux fois plus cher que les permanents.Cela se comprend également lorsque l’on sait que l’avocat négociateur du ministère de la Justice est en même temps l’avocat qui représente la (’ommission d’aide juridique dans toutes les causes ou affaires que celle-ci peut avoir devant les tribunaux, et que par ailleurs plusieurs intervenants de la Commission ont agi directement dans les négociations comme personnes ressources du négociateur gouvernemental.Il semble qu’actuellement la volonté commune du ministère de la Justice et des négociateurs des avocats de la pratique privée soit de mettre de côté cette guerre de chiffres établie par deux rapports qui s’annulent, et de simplement tenir compte du bon sens qui veut que des tarifs qui remontent à trois, cinq et 10 ans fassent l’objet d’une révision.Les faits avant l’idéologie VICTOR LEVANT Attaché au departement des humanités du collège John Abbott laâitticfiii! DANS LF DFVOIR du 27, 28 et 31 octobre MM Lambert, Solomon et Cou-Ion mettent en doute la véracité de mon affirmation selon laquelle Washington a brandi la menace nucléaire contre l’Union soviétique et le tiers-monde Or, depuis 1945 Washington a ouvertement et explicitement menacé Moscou d’une attaque nucléaire à quatre reprises' lors des crises de Suez en octobre 1956, du Liban en juillet 1958, de Cuba en octobre 1962 et celle du Moyen-Orient en octobre 1973 De plus, les bombardiers stratégiques américains ont été mis en état d’alerte en vol ou encore rapprochés de la frontière soviétique à six autres occasions en novembre 1946 quand un avion US a été descendu au-de.ssus de la Yougoslavie, trois fois pendant la crise de Berlin en 1948, lors de l’éclatement de la guerre de Corée en 1950 et pendant la crise de Berlin en 1961 Le stationnement des B-29 et B-50 en Angleterre et en Allemagne de l’Ouest pendant toute la période du monopole américain a constitué une menace consciente et constante contre les Soviétiques jusqu’en 1955 quand Moscou a développé son propre bombardier nucléaire TU-20 Les menaces nucléaires américaines contre le tiers-monde s’avèrent plus fréquentes et plus efficaces en- core.Fn novembre 1950 Truman a menacé d’utiliser les armes nucléaires pour briser l’encerclement des mannes à Choisin Reservoir en Corée.Le président Fhsenhower, si on en croit ses mémoires, fera la même chose en 1953 afin d’obliger la Chine populaire à signer une armistice.Les notes sténographiques du Conseil national de sécurité révèle que le 11 février 1953 on a entamé des préparatifs concrets pour détruire la région de Kaesong.La présence de la Chine à la table de négociations a mis fin à l’opération.Le premier ministre français Bidault rapporte que le secrétaire d’État américain Dulles lui avait offert quatre armes nucléaires afin de libérer ses troupes assiégées à Diem Bien Phu.En mai 1954 les bombardiers stratégiques atterrissent au Nicaragua; ceci faisait partie de la crise qui provoqua la chute du gouvernement nationaliste d’Ar-benz au Guatemala.En août de la même année, des bombardiers nucléaires seront mis en état d’alerte en vol pendant la crise des îles Ta-chen entre la Chine populaire et Taiwan.Lors des événements du Liban en 1958 Eisenhower ordonnera au J oint Chiefs l’utilisation des armes nucléaires en cas d’attaque ira-quienne contre les puits de pétrole au Kowait.Selon le rapport « Top Secret » RM-4900-ISA du RAND Research Corporation, Eisenhower donne la même année le feu vert pour une attaque nucléaire contre Pékin au cas où celle-ci tenterait de prendre les îles de Quemoy et Malsu.Plus récemment, lors de la guerre du Vietnam en 1968, le général Westmoreland a laissé entendre publiquement qu’il songeait à une attaque nu- cléaire contre H anoi afin de défendre des marines encerclées à Khe Sanh.Kissinger avait utibsé la même menace à plusieurs reprises pour garder Hanoi à la table de négociations entre 1969-1972.FJn 1980 le président Carter a annoncé sa politique sur l’utilisation des armes nucléames tactiques afin de protéger les puits de pétrole arable.Celle-ci fut réaffirmée par le président Reagan le 3 février 1981 À son tour Moscou utilisera la menace nucléaire à trois reprises, contre Londres et Pans lors de la guerre de Suez en 1956, et pendant les crises de Berlin de 1958-59 et celle de 1961.Depuis il s’est engagé à n’être pas le premier à utiliser les armes nucléaires.L’OTAN refuse d’en faire autant.Pour ma part je trouve l’intimida-tion nucléaire inacceptable en tant que moyen de résoudre des problèmes Est-Ouest ou Nord-Sud.Je tiens à réaffirmer que c’est Washington qui a pris l’imtiative dans la course aux armements nucléaires et qu’en général, la politique de l’Umon soviétique était de nous rattraper.Contrairement à MM.Lambert, Solomon et Coulon je ne vois pas la politique impériale américaine d’un meilleur oeil que celle de l’expansionnisme soviétique.Pour mes détracteurs toute critique de Washington semble équivaloir à un soutien à Moscou Une telle vision en noir et blanc, divisant le monde en Bon et en Mauvais, constitue le moteur même de la course affolée aux armes nucléaires.Elle stigmatise toute critique et empêche la réflexion dans un contexte où nous avons tant besoin de logique, de sang-froid et d’ob-jectivité.Au-delà de l’idéologie nous avons besoin de regarder les faits.¦ Une Suisse de l’Amérique ACTUELLEMENT, toute la population de la terre est menacée par le danger éminent d’une guerre nucléaire l.a course aux armements n’a plu.s de frein et le stock d’armes exi.stant présentement dans le monde tient de la démence.Malgré toute cette réserve infernale d’armes, les gouvernements continuent d'allouer de l’argent pour en produire toujours plus N’est-il pas temps que toute cette folie cesse?Kaudra-t-il attendre qu’un accident se produise et fasse des millions de victimes pour que l’on élimine ces engins du diable’' Le Canada jouit d’une assez bonne réputation dans le monde Pourquoi ne serait-il pas un exemple de sagesse en devenant un pays de paix, un médiateur entre les grandes puissances, une « Suisse de l’Amérique »'' La Suisse ne possède ni armée ni armes et pourtant elle est respectée mondialement Lors de la dernière guerre, alors que tous les pays autour d'elle étaient à feu et à sang, elle n'a pas été touchée Pourquoi n’en serait il pas de même pour notre pays’' Les gens s’inquiètent de la puissance de destruction des armes nucléaires Ils ne veulent pas d’un autre Hiroshima II faut que le Canada devienne une zone sans armes nucléaires et par le fait même le territoire canadien ne doit pas servir à l’expé-nmentation des missiles de croisière ou de toute arme nucléaire de quelque origine qu’elle soit Le Canada doit travailler à inciter tous les pays à supprimer les armes nucléaires sur leur territoire respectif C’est une question de survie pour la planète toute entière II y va de l’avenir de nos enfants, de nos petits-enfants et des générations qui suivront — CLAUDETTE ESSIEMBRE Cambellton, N.-B, 27 octobre ¦ De la difficulté d’être athée IL PEUT sembler étonnant que l’intervention de M Daniel Baril du Mouvement laïque québécois sur le pi ojet de restructuration .scolaire du gouvernement péquiste (LF DEVOIR du 4 octobre) ait suscité autant de réactions défavorables en ces pages, souvent sur le ton de l’a-gressivité Dans la mesure où les positions du mouvement qu’il représente sont, somme toute, assez modérées et mêmes timides aux yeux de certains (dont les miens), les hauts cris qu’elle provoquent surprennent d’autant plus Tout ceci m’est prétexte pour réaffirmer qu’il est toujours difficile ICI d’être athée sans s’attirer la réprobation des bien-pensants.Il est même difficile d’être reconnu comme athée On n’accepte pas que vous vous déclariez athée et cela même dans les milieux chrétiens « dits » progressistes Bien sûr, on y est plus tolérant que chez les intégristes, car on est en faveur du pluralisme, pluralisme religieux s’entend Vous pouvez être musulman, bouddhiste, etc.Mais athée ?Sans religion ’' Sans croyance au surnaturel ’' Voyons, c’est impossible .(’es jugements, comme tous ceux qui secrétent le dogmatisme et l’intolérance, s’appuient sur une ignorance en apparence naïve, mais dans le fond habilement entretenue sans religion, sans croyance en un dieu, quel qu’il soit, il n’y a pas de morale possible Les athées sont en con.sé-quences des gens amoraux, donc dangereux à fréquenter.Cette grossière erreur qui force à ne considérer la morale que sur des assises religieuses oblige les athées à répéter inlassablement qu’ils ne sont pas des gens qui vivent sans principes, sans profondes convictions, sans idéaux dont la générosité et l’ampleur pourraient surprendre les es- prits étroits qui semblent encore nombreux au Québec En d’autres termes, une morale athée, une morale laïque est possible, elle est même réelle et vivante dans la mesure où de plus en plus de personnes se passent de religion et de croyance en Dieu pour vivre et donner un sens profond à cette existence D’ailleurs, à observer le comportement de plusieurs croyants, je suis persuadé que bien des athées pourraient leur donner des leçons de morale qui leur seraient sûrement profitables.— PIERRE CHICOINE Montréal, 20 octobre ¦ L’anglicisation est à la baisse I.iiilinti (le celle lelire s .icliesse à Lise Hissoiinelle iecl,itliice en cliel du l)l-:\ ont l'FRMFTTFZ-MOI de faire quelques commentaires sur un reportage de Denis Lessard paru dans LE DEVOIR du 18 octobre, lequel semble avoir déclenché une vendetta entre \ous et William Johnson, du Globe and Mail L'en-tête en caractère gras laisse entendre que l'anglicisation est toujours à la hausse, en dépit des lois 22 et 101 « L’anglicisation n’a cessé de s’aggraver depuis 1971 » Comment peut-on exprimer une telle opinion, qui n'est pas appuyée par les données des recensements?Ces derniers nous informent seulement que le taux d’anglicisation était légèrement plus élevé en 1981 qu’en 1971 C’e.st probable que l’anglicisation a atteint son apogée vers 1977 et que la tendance actuelle est à la baisse, et non plus à la hau.sse D'ailleurs M Castonguay lui-même attire notre attention sur la migration différentielle en fonction des comportements linguistiques et Mireille Baillargeon, dans une étude parue en même temps que celle de Charles Castonguay, nous informe (tableau 14) que parmi ceux qui sont partis du Québec entre 1976 et 1981 se trouvaient 25,435 personnes de langue usuelle anglaise et de langue maternelle française ou autre, des « anglicisées » selon le vocabulaire du reportage A la lumière de ces faits, pourquoi s’étonner quand Wilham Johnson reproche aux journaux d’avoir donné tant de publicité, à la veille des audiences sur la loi 101, à une étude qui ne sera lue que par une poignée de spécialistes Pour chaque personne qui lira les 76 pages de Charles Castonguay, mille personnes se seront fait des opinions basées entièrement sur votre en-tête trompeuse — RICHARD J.JOY Ottawa, 24 octobre ¦ Que les troupes se retirent (I ellie.idiesséeà M Pieiie Hllinll riiide.ni) I.A SOUVERAINETÉ nationale de la Grenade a été violée par l’intervention de troupes étrangères dans ce pays des Caraïbes.Faisant fi de tous les principes reconnus par les Nations unies, le gouvernement Reagan a déclenché une opération qui, loin de protéger des vies, a entraîné la mort de plusieurs personnes de différentes nationalités et accru le climat de tension et d’affrontement dans la région Nous déplorons et condamnons les événements sanglants qui ont causé la semaine du 10 octobre la mort du président Maurice Bishop, de quelques-uns de ses collègues et de syndicalistes Nous condamnons aussi le rôle et l’action du Conseil militaire du gouvernement grenadien dans ces événements.Mais aussi déplorables qu’ils soient, ces événements ne peuvent justifier d’aucune façon l’intervention militaire en cours, la violation totale de la souveraineté nationale grenadienne.L’intervention amérécaine inquiète toutes les personnes, tous les groupes vraiment soucieux de démocratie, et de l’avenir de la démocratie et de la paix dans les Caraïbes et en Amérique centrale.C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement canadien 1) de condamner l’intervention militaire des Etats-Unis et de quelques pays des Caraïbes à l’île de Grenade, 2) de demander le retrait irhmé-diat de toutes les forces militaires étrangères de l’île de Grenade, et 3) d’exiger la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unis à propos de celte intervention — STUART RUSSELL KATHRYN PENWILL Montréal, 29 octobre '¦ Pour libérer Mai Van An IL Y A huit ans s’achevait la guerre du Vietnam Cette guerre qui a tellement troublé les consciences de l'Occident et accaparé les médias.(Ju'est devenu le Vietnam, lui-même SI engagé dans le combat pour la liberté et l’égalité'' Après le renversement du régime sud-\ letnamien en 1975, tous les fonctionnaires ont dû se rapporter Des milliers ont été détenus pour une période de rééducation D’après la loi \ letnamienne, cette rééducation ne peut durer plus de trois ans sans qu’il \ ail accusation criminelle et procès Le Vietnam a signé le Pacte international des Nations unies sur les droits civils et politiques en décem-bie 1982, déclaration qui défend la détention sans procès Amnistie Internationale demande au gouvernement du Vietnam d’appliquer cet accord qu’il a signé, car des milliers de citoyens se sont présentés pour rééducation au printemps de 1975 et restent toujours sans procès dans des camps où l’alimentation et les .soins médicaux sont déficients Aujourd’hui, un groupe d’Amnistie Internationale de la région de Québec attire l’attention sur le cas de M Mai Van An II en est à sa 9e année de détention dans un camp situé au nord du pays lecamp25ATD63/NH P T A à lia Nam Ninh Le groupe d’Amnistie de Québec travaille depuis deux ans pour que M Mai Van An puisse retrouver sa femme et ses trois filles aujourd’hui aux Etats-Unis M Mai Van An, ancien juge de la cour suprême, est âgé de 61 ans et sa santé déjà précaire s’est affaiblie ces dernières années Pourquoi les autorités politiques ne répondent-elles pas aux nombreuses demandes qui leur sont adressées au sujet de M.Mai Van An"' Le détenu Mai Van An est-il si « dangereux »’' Si les Québécois veulent eux aussi aider M Mai Van An, nous leur demandons d’écrire aux autorités vietnamiennes pour demander sa libération Ils aideront en même temps la cause des droits et libertés partout dans le monde ("est ce message que les Québécois peuvent envoyer à M Tran Huu Duc, procureur chef, Hanoi, Vietnam — LOUIS BORGEAT Groupe 45 d’Amnistie Internationale .Sainte-Foy, 30 octobre LE DEVOIR est publié par I imprimerie Populaire société a responsabilité limitée dont le siege social est situe au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montreal H2Y 1X1 M est composé et imprimé par l’imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi-vin Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc situee à 775 boulevard Lebeau Ville Saint-Laurent H4N 1S5 Tél 332-0680 ABONNEMENT Edition quotidienne $110 par année six mois $56 trois mois $30 A I etranger $120 par année six mois $62 trois mois $35 édition du samedi $26 par annee LIVRAISON À DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne $2 25 par semaine Le samedi seulement 50' Tarif de I abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TELEPHONE.S44-3361 (lignes groupées). Le Devoir, vendredi 4 novembre 1983 Lionel Groulx n’était pas le raciste qu’on a dit JACQUES GENEST Directeur de l'Institut de recherches cliniques de Montréal J 9 AI lu dans LE DEVOIR du 27 octobre courant, une « libre opinion » de M.Elie Feuerwerker à l’hommage que j’ai rendu à Lionel Groulx dans votre numéro du 22 octobre.Je suis très heureux que M.Feuerwerker cite le texte publié par Victor Teboul dans son ouvrage intitulé Mythe et images du Juif au Québec.C’était un peu mon intention de provoquer une telle réponse.Car ce texte cité par M.Teboul est le seul qu’on ait pu trouver dans les archives de Lionel Groulx parmi les innombrables publications (livres, fascicules, conférences, et lettres) que Groulx a faites durant une période de près de 60 ans.L’édition critique des oeuvres de Groulx le confirme.Ce texte cité par M.Teboul est authentique mais il est en contraste total, d’une part, avec l’unanimité des témoignages de personnes qui ont très bien connu Groulx durant sa vie et, d’autre part, avec la générosité de pensée et l’esprit de tolérance que Groulx a toujours manifestés vis-à-vis des autres indépendamment de leur origine ethnique.C’est ce témoignage que je voulais rendre et qui est partagé par tous ceux qui ont eu un contact personnel avec Groulx durant sa vie.Si Ton récuse un témoignage véridique et honnête qui est le mien et celui de tous ceux qui ont connu Groulx, cela manifeste un manque de respect et une attitude qui sert de préjugé profond ou des intentions douteuses.Le dialogue devient alors difficile ou impossible.La seule façon dont je puisse expliquer cette lettre est une réaction de frustration ou de tension émotionnelle que Groulx a traversée à de nombreux moments devant les menaces qui pesaient sur la survie du peuple cana-dien-français et, peut-etre à ce moment-là, devant celle créée par l’émergence des grandes épiceries à chaîne qui menaçaient le petit commerçant canadien-français.Il faut admettre qu’il y a dans cet extrait de cette lettre personnelle adressée à un abbé Lamoureux, prêtre de l’Ordre de Saint-Vincent-de-Paul, une généralisation malheureuse écrite a un moment donné et qui contraste avec tout le caractère et toute la vie de Lionel Groulx.Lequel d’entre nous n’a ja- mais, dans un moment de frustration, de tension ou de fatigue, fait une déclaration intempestive ou une généralisation regrettable?N’est-il pas arrivé à de nombreux non-Canadiens français de faire de telles généralisations sur la conduite, quelquefois stupide ou incorrecte de quelques-uns de leurs propres concitoyens?Vouloir faire rfun moment d’humeur, d’une généralisation écrite dans une lettre personnelle, probablement dans un état de frustration, un jugement d’ensemble sur l’homme et de l’étiqueter brutalement raciste, avec tout ce que ce mot comporte d’odieux dans son sens actuel, reflète un manque de jugement équilibré, une intolérance qui sont compatibles seulement avec un préjugé profond ou avec des intentions douteuses.Je le répète encore une fois, combien souvent Groulx donnait à tous en exemples les anglophones et les Juifs en faisant ressortir leur sens du travail, leur fierté collective et leur service à leur communauté! Cette attitude, il la comparait avec le dénigrement mutuel et l’absence d’unité des Canadiens français pour la défense ou la promotion de leurs droits dont Groulx s’était fait si totalement le champion.L’extrapolation de M.Feuerwerker en élaborant un jugement aussi grave sur un homme qu’il n’a probablement jamais connu, non plus que M.Teboul, est injustifiée.A ce compte, il serait dangereux d’éti queter tous les non-Québécois (en particulier les Manitobains et les Canadiens de l’Ouest) d’être tous des anti-Canadiens français.Un jugement global et simpliste sur un si grand homme vénéré par tout le peuple canadien-français et qui ne lient pas compte de tous les aspects d’une longue vie tel- leur commVmaut lemenl riche, est peut-être l’expression d’une hyper .sensibilité ou d’un jugement trop prompt.Je tenais à rétablir la vérité sur cet aspect de Groulx qui n’a jamais rien eu d’un raciste et qui est actuellement condamné d’emblée et ex cathedra sur une généralisation regrettable exprimée dans une seule lettre personnelle et, le plus probablement, dans un moment de frustration et de tension émotionnelle.C’est le propre des personnes sages de montrer plus de nuance dans leur jugement et de s’informer davantage avant de mettre une étiquette odieuse et erronée à un très grand homme qui aura consacré sa vie à tenter de donner au jK'uple canadien français un peu des qualités qu’il admirait tant chez les Juifs, i.e, leur fierté collective et leur unanimité (juand il s’agit de protéger les droits de té Abolir le système pénal?À la recherche d’une «alternative» à l’appareil répressif classique ANDRÉ NORMANDEAU Criminologue et co-directeur du Centre international de criminologie de l'Université de Montréal Le neuvième Congrès international de criminologie, qui s’est tenu à Vienne, au début d’octobre, s’est interrogé sur les liens entre le savoir criminologique et les politiques pénales des gouvernements.Les congressistes ont constaté, à la lumière des conférences, que ces liens étaient plutôt minces.Les décisions gouvernementales dans le domaine de la justice pénale sont souvent le fruit de politiques à courte vue qui s’appuient sur les « passions » du moment plutôt que sur une analyse raisonnée de la réahté sociale et pénale.C’est ainsi, au cours des dernières années, que la peur du crime ou, selon l’expression française, le sentiment d’insécurité des citoyens, telle que filtrée par le microscope des politiciens a souvent été le socle sur lequel les gouvernements ont édifié leurs politiques de justice, que ce soit le « law and order » made in USA, « à la Reagan », ou le « sécurité et liberté » de la loi d’Alain Peyrefitte, ministre français de la Justice en 1980-81 ou, plus près de nous, le « ordre et sécurité publics» à la canadienne, cette législation des années 1976-77 qui a aboli la peine de mort au Canada, mais qui a tourné la clé d’une certaine répression ailleurs dans l’ensemble du système jjénal.Le thème spécifique du Congrès de Vienne qui a toutefois volé la vedette a été celui sur « les politiques et les pratiques de contrôle social extra-pénal et informel ».À la limite, ce thème débouche sur une pensée abolitionniste et à la suppression, au moins partielle, de certains éléments du code criminel et pénal, ainsi que de la procédure criminelle et pénale.Les figures de proue de celte pensée se retrouvent autour de certaines écoles et de certains modèles; a ) le modèle scandina ve du sociolo-gue-criminologue norvégien Nils Christie au sujet des alternatives à la « souffrance » des justiciables et des victimes provoquée par le système pénal.Le titre de son livre est significatif : Limits to Pain (1981).Son collègue Thomas Mathiesen a aussi beaucaup influencé le débat avec ses livres: The Politics of Abolition (1974) et Law, Society and Political Action (1980).b) le modèle hollandais du juriste-criminologue Louk Hulsman, ancien sous-ministre de la Justice des Pays-Bas et professeur de droit à l’Université de Rotterdam, Professeur invité à plusieurs reprises à l’Université de Montréal depuis 1970, Hulsman a publié en français Tan dernier (avec Jacqueline Bernat de Célis) un petit livre non technique pour le grand public qui expose ses solutions de remplacement de type: compensation, réparation et dédommagement; médiation communautaire; arbitrage de conciliation.Le public québécois sera intéressé à consulter ce livre : Peines perdues, le système pénal en question (Paris, le Centurion, 1982).c) le modèle françaisk la croisée du mouvement de défense sociale nouvelle du juge Marc Ancel et de son équipe du centre de recherches de politique criminelle de Paris (auquelle est associée Bernat de Célis), et du mouvement des alternatives à l’emprisonnement issu en particulier du livre important du philosophe français bien connu Michel T'ou-cault sur la naissance des prisons: Surveiller et punir (1975).Foucault est déjà venu d’ailleurs au département de criminologie de l’Université de Montréal en 1976 pour traiter de sa vision des « alternatives à l’enfermement».d) le modèle italien et allemand qui met en cause l’omnipotence de l’État.Tout en décrivant de façon critique la faillite du système pénal, les « jeunes » criminologues radicaux italiens et allemands dénoncent « le monopole étatique de punir » et imaginent une société qui ferait de la prévention plutôt que la répression la priorité des politiques sociales.L’un des chefs de file de ce modèle, même s’il est « moins jeune », est le juriste-criminologue italien Alessandro Baratta, qui enseigne à l’Université allemande de Saarbrucken.Il est déjà venu à quelques reprises à Montréal à titre de professeur invité.e) le modèle européen du Conseil de l’Europe au sujet de la décriminalisation de jure et de facto ainsi que des mécanismes de contrôle social en droit civil et en droit administratif pour remplacer, en tout ou en partie, le droit pénal.Le Conseil de l’Europe est une autorité politique importante puisqu’il regroupe au Parlement de Strasbourg les pays démocratiques d’Europe.Un document officiel, intitulé; Rapport sur la décriminalisation (1980) a eu depuis une diffusion et un impact importants.f ) finalement, le modèle nord-américain de la médiation entre l’agresseur et la victime qui s’est exprimé de plusieurs façons depuis une dizaine d’années.Dans les années 70, le mouvement le plus populaire a été celui de la « déjudiciarisation » pour reprendre le titre d’un document de ta Commission de réforme du droit du Canada (1975).Les Américains utilisèrent pour exprimer cette réalité l’expression: « division ».Les années 80 ont amené jusqu’ici, surtout aux États-U nis, plus de 150 expérimentations socio-judiciaires de médiation, souvent en dehors du contexte pénal et judiciaire.Certains « community boards » américains ont remplacé certains tribunaux pour « régler les conflits » à l’amiable entre le « criminel » et sa « victime », surtout en matière de délits contre la propriété.Au Québec, les travaux récents sur « la gestion des conflits » de l’équipe de Pierre Landreville, directeur du departement de criminologie de l’Université de Montréal, ouvrent des sentiers de recherche, de réflexion et d’action qui mènent également à la décriminalisation de fait, sinon de droit.Ces six modèles d’alternatives au système pénal ont donc été débattus au Congrès international de criminologie de Vienne.Mais au-delà des particularités de chaque modèle, le lecteur québécois serait probablement intéressé à connaître Tarrière-fond commun et les principes de cette nouvelle politique abolitionniste qui remet en question notre bon vieux système pénal.Les lignes directrices sont les suivantes: 1) Toute vie sociale s’exprime dans un jeu complexe d’antagonismes de toute nature, qui débouchent nécessairement sur des conflits interpersonnels, ouverts ou latents, entre des êtres humains marqués par la « différence ».Une politique sociale ordonnée au bien-être collectif par l’épanouissement de chacun tend à limiter les conflits latents.Une politique culturelle visant un plus haut degré de « tolérance » entre les êtres et les groupes contribue à diminuer le nombre des conflits ouverts.D’une manière générale, il s’agit moins d’éviter les conflits que d’apprendre à vivre dans la différence; on doit pouvoir se supporter.Aussi ne faut-il pas nécessairement essayer de résoudre les conflits ni de conclure sur le point de savoir qui a raison et qui à tort.Il faut trouver des lieux et des instances où chacun puisse dire ce qu’il pense.D’où l’intérêt du si original « community board ».2) Tout comportement censé indésirable doit être regardé comme la manifestation d’une « situation-problème » (ce terme remplace la notion de « crime » ) et, quand Ton envisage de la faire cesser, il convient de la resiluer dans le contexte interpersonnel, culturel et socio-politique qui lui a donné origine si Ton veut trouver le mode d’intervention adéquat.3) Un conflit ouvert attribuable à un individu n’a de chance d’être réglé dans l’apaisement social qu’avec le concours de personnes psychologiquement et sociologiquement proches des personnes directement impliquées, et la participation active de ces dernières, 4) Quand une intervention extérieure aux intéressés apparaît inévitable, il y a lieu de recourir en priorité aux groupes sociaux naturels agissant à titre de conciliateurs, le face-a-face des intéressés restant toujours préservé lorsqu’il est possible.5) En l’absence d’intermédiaires sociaux, ou en cas d’échec de ceux-ci, l’intervention d’organismes étatiques doit être envisagée sur le mode civilde rè- glement des conflits.Dans tous les cas, Tinlervenlion de tierces personnes devrait se limitei' strictement à ce que demandent les personnes directement in-tére.ssées.et exclure toute imposition de souffrance « gratuite », c’est-à-dire recherchée poui’ elle-même.Ces principes commencent à péné ti er le monde des décideurs en matière de ju.stice en Amérique et en Europe.Règle générale, comme le souligne le livre vert sur la justice du ministère québécois de la Ju,stice (1981) et le livre blanc sur le droit pénal du mini.stère de la Justice du Canada (1982), on considère que le droit pénal et le système de justice pénal ,sont et doivent continuer d'être le moyen ultime permettant à la société de contrôler les com[X)rtemenls anti sociaux.Il existe une gamme de mesures et d’institutions qui régi.ssent les rapports entre les membres de la société, à partir des normes interne,s, morales ou culturelles, en passant par les traditions et les expectatives commu-' nés, jusrju’aux institutions de caractère officiel telles la famille, l’école, les églises, les as,sociations professionnelles; les programmes gouvernementaux, la médiation, la conciliation, le droit civil, les mesures réglementaires, et enfin le droit pénal.C’est dans cette perspective égale, ment que la Commission de réforme du droit du Canada (1975) a signalé qu’il faut accorder plus d’attention aux « institutions intermétliaires » ; « famille, voi sinage, lieu de travail, tel gi'oupe d’amis,' tel club de jeunes ».Il est suggéré que l’État apporte son soutien aux institutions intermédiaires et que le contrôle du conflit et de la médiation leur soit laissé autant que jrossible.Le Congrès de Vienne s’inscrit dans ce courant de pen.sée.La pensée abolitionniste est ainsi ulili.sée à titre d’instrument pédagogique pour promouvoir la recherche de modelés alternatifs k l’application quasi exclusif du droit pénal et de l’appareil répressif classiijuc (police, tribunaux, prisons.) aux situations-problèmes que le commun de$[ mortels appelle « crime » ou « délit »' Bien utilise, cette pensée' e.st un ferment de renouveau pour le règlement des conflits de la ,société des années 2000.La monnaie de l’avenir sera-t-elle électronique?YVON VALCIN Économiste de Québec, l'auteur prépare un ouvrage sur la monnaie électronique dans le cadre de l'Anné internationale des communications Demain, une monnaie électronique dans une société informatisée.Mais ce demain est déjà actualisé par les guichets automatiques — (environ 1,300 au Canada) — après la grande pénétration de la carte bancaire au cours de la dernière décennie.Mais, plus encore que VISA ou Master Charge, le système intercaisse (cinq millions de transactions annuelles), mis en service par le Mouvement Desjardins en 1974, préfigurait déjà la monnaie électronique.Enfin, d’ici cinq à dix ans, le vidéotex (télidon) rendra possible la transformation de tout récepteur de télévision équipé d’un terminal adéquat en mini-comptoir bancaire à domicile que les Américains ont baptisé « vidéo banking ».Ce dernier sera dans bien des cas relié, entre autres, à un réseau de téléshopping et à un journal électronique qui déplacera une partie du marché publicitaire des médias traditionnels.Mais que faut-il entendre par monnaie électronique ?J’ai retenu, pour sa simplicité, la définition qu’en donne le Conseil économique et social en France: « l’ensemble des techniques informatiques, magnétiques, électroniques et télématiques permettant l’échange de fonds sans support-papier et impliquant une relation tripartite entre les banques, les commerces et les consommateurs ».Ce con-\ cept se réfère donc autant à la quincaillerie (guichets automatiques, terminaux au point de vente, terminaux domestiques, etc.) qu’à l’information véhiculée par celle-ci.McLuhan dirait que la monnaie électronique est à la fois médium et message.Comme nouvel instrument de paiement, elle constitue Tun des catalyseurs les plus puissants et Tun des signes les plus sensibles de l’informatisation de la société.C’est, selon mol, par l’application de nouvelles technoloj^es de communications aux transactions financières que la télématique — (jonction convergente et synergique entre l’informatique et les télécommunications) — deviendra le plus tôt une « réalité grand public », une télématique de masse, suscitant à la fois intérêt, émerveillement et inquiétude chez les gens, parce qu’elle les atteindra et, en fait, les atteint déjà dans une dimension névralgique de leur vie quotidienne, c’est-à-dire leur poche, leurs avoirs monétaires et leurs comptes dans les institutions financières.L’apparition de la monnaie électronique appelle enfin certaines mises au point éclairées le plus possible à la lanterne de l’histoire économique et monétaire pour éviter le débat et la controverse qu’elle ne manquera pas de susciter au fur et à mesure qu’elle s’imposera.ZK7S 'ROMtO' TOCUTK 050 CORA.fRlMA OAO KiRttA PA| Une interrogation attentive de l’histoire économique et monétaire nous indique, en effet, les constantes historiques suivantes: A.L’apparition d’une nouvelle forme de monnaie ou d’un nouvel instrument de paiement n’a jamais été, à bien observer l’histoire économique et monétaire, le fruit du hasard.Elle a été, en général, une réponse à des besoins dictés par les relations d’échange entre agents économiques, à une étape donnée du développement économique et technique d’une société, depuis le troc jusqu’à la monnaie électronique, en passant par les métaux précieux (or, argent) et, avant eux, les métaux plus communs (fer, bronze), la lettre de change — Tancetre du chèque —, le papier-monnaie et la monnaie de plastique (carte de crédit-paiement).Cette incursion analogique dans la biologie appa- raîtra osée aux yeux de plus d’un.Pourtant, l’histoire monétaire dans son ensemble ressemble étrangement à une succession de vérifications empiriques du principe biologique voulant que le besoin crée l’organe.Ainsi, tout nouvel instrument de paiement qui, au moment de son apparition ou au cours de son développement, ne répondrait pas à un besoin réel subirait très vite l’expérience du rejet par les agents économiques, ce besoin en étant un de commodité, de transportabilité, de sécurité ou de divisibilité, etc.B.L’apparition d’un nouvel instrument de paiement a toujours suscité des hauts cris, et provoqué méfiance et résistance.Justifiées ou non ! Cette méfiance ne s’estompe qu’avec le temps et, surtout, avec la confiance que le nouvel instrument de paiement (ou l’institution ou la personne, le banquier, — qui s’en porte garant — ) réussit à imposer.Mais les oppositions peuvent devenir irréductibles dans certains cas.En corrolaire de ce qui précède, l’argent électronique apparaît correspondre, tout simplement, à un instrument de paiement de la société informatisée ou, si Ton veut, à celle de la troisième vague d’Alvin Tofler, la notion de monnaie ayant, de façon inexorable, évolué à travers et au fil de l’histoire selon un processus de dématérialisation progressive, passant du troc de biens matériels et d’animaux, dans les temps anciens, au bit électronique à Tâge de l’économie.C.Enfin, l’apparition d’un nouvel instrument de paiement ne réussit généralement pas a faire disparaître complètement les précédents.C’est le principe de la coexistence multiple entre les instruments de paiements qui a été la règle plutôt que l'exception.Ainsi, le chèque n’a point fait disparaître le numéraire, pas plus que la carte de crédit ne fera disparaître le chèque.La monnaie électronique ne fera pas disparaître le papier-monnaie ni le chèque.Évidemment, le nouvel instrument de paiement, s’il réussit à s’imposer réellement, affectera la fréquence d’utilisation des autres instruments existants, bousculant ainsi certaines habitudes de paiement.On se rappellera, en effet, que dans l’euphorie initiale du déploiement des systèmes électroniques de fonds aux Etats-Unis ( EFTS ), on a commencé à parler de société sans chèque et sans « cash » (cashless and checkless society).On s’est rendu compte par après, de l’exagération intrinsèque que comportaient de tels vocables.Les Américains s’en tiennent, aujourd’hui, à des expressions plus réalistes et plus respectueuses des leçons de l’histoire.On parle donc de « less check and less cash society », entendant par là qu’il y aura moins de chèque et de numéraire dans l’économie de la société informatisée de demain.Mais il y en aura pour contenter tout le monde et son père, lai.ssant à chacun le choix entre un mode paiement traditionnel (numéraire, chèijue, carte de crédit et même le troc ! ) et la monnaie électronique.Encore ijue les règles économiques, juridiques noire éthiques qui régiront ces choix ne soient pas encore connues.Du moins au Canada qui offre pourtant à la monnaie électronique d’excellentes po.ssibilités d’implantation, même si le décollage est relati veulent lent comparée à ce qui .se pas.se en France et aux États-Unis particulièrement.Il appartient aux acteurs oeuvrant dans le système de paiement, d'amé nager les conditions nécessaires pour faciliter une implantation harmonieu.sé des sy.stèmes.l’armi ces condilion.s, une apparaît sine qua non: la pri.se en con sidération des points de vue fondés des consommateurs.McGill en.bref Conférence Maxwell Cummings C’est un des acteurs de la résistance allemande au national-socialisme qui donnera la troisième conférence publique Maxwell Cummings le mardi 15 novembre prochain à 20 heures, salle 232 du pavillon Leacock.l.a conférence de Monsieur Hans Heinrich Herwarth von Bittenfeld aura pour titre: The Rise of National Socialism and the German Resistance.Premier ambas.sadeur de l'Allemagne de I'OuesI à Londres après la deuxième guerre mondiale, M.von Bit-tenfeld a acquis la mineure partie de son expérience dans la carrière diplomatique comme deuxième secrétaire d'am-bas.sade à Moscou de 1931 à 1939.Il a d'ailleurs relaté dans des mémoires passionnants — qui ont été publiés en anglais en 1981 sous le titre Against Two Evils — la vaste purge déclenchée par Staline au sein du parti bolchévique (I9.36-.38) ainsi que les démarches qui ont abouti, le 23 août 19.39, à la signature du pacte germano-.soviétique.I>es origines Juives de M.von Bittenfeld lui ont tot^ours causé des ennuis avec les autorités nazies.C’est pourquoi II est devenu officier de la werhmacht durant la guerre.A tégration au sein de taires d’URSS opr ce titre, il a collaboré à Tin-armée allemande des milliers de volon-au régime soviétique.Mais tout ce temps-là, “Johnnie”, comme on l’appelle familièrement, était un membre actif de la résistance militaire à Hitler qui était dirigée par un cousin de sa femme, Claus Schenk comte von Strauffenberg.L’expérience de M.Herwarth von Bittenfeld met en lumière le fait qu’il y avait en Allemagne et ce dès le début, un réseau d’individus farouchement opposés à Hitler.Il n’y aurait pas que le cholestérol Pourquoi la moitié des victimes d’une crise cardiaque ont-elles un taux de cholestérol normal mais des artères aussi endurcies que celles d’un vieillard, quand la plupart d’entre elles ont moins de 65 ans?Professeur de cardiologie à McGill et chef de Tunité de recherches cardiovasculalres de l’hôpital Royal Victoria, le Dr Alan Sniderman pense avoir trouvé une réponse à cette question.“On s’est peu intéressé à l’étude des protéines porteuses de cette substance gra.s.se de l'organisme.Kl ce n’est pas en me.surani le taux de cholestérol sanguin qu’on peut arriver à les décrire,” explique-t-il, “car il faut séparer le cholestérol du plasma sanguin pour étudier ces protéines." C’est ainsi que le Dr Sniderman a pu dénimitrer qu’à un taux de cholestérol normal pouvait correspondre un taux anormalement élevé d'u|)oproléines qui, en outre, onl une taille et un coniporlemenl forts différents de ceux d'un sujet en bonne santé.“Il semble donc," conclut-il “qu'un taux élevé d'apoproléines soit un facteur de durcissement des artères aussi important que celui du choiesiérol." GRATUIT! Lundi 7 novembre à 18h: dans le cadre des conférences Consolidated Bathurst sur l’imagination iitléraire, Tacleur Nicholas Pennell traitera de; "A Variable Passion" — a dramatic anthology.Amphithéâtre Kieidhouse du pavillon Leacock.Mardi 8 novembre à 20h; la soprano Kathleen Anderson accompagnée au piano par Michael McMahon interprétera des oeuvres de Beethoven, Berg, Britten et Hoihy.Salle Pollack, 555 ouest, rue Sherbriaike.Jeudi 10 novembre à I9h30; dans le cadre de lu série de conférences Im chimie pour tous les professeurs Harpp (McGill), Fenster (Dawson) et Schwarez (Vanler) traiteront du charlatanisme en science; Quackery in Science.Amphithéâtre Purvis du pavillon Otto Maa.s.s de chimie.Lundi 14 novembre à I5h; conférence de M.Jean-Claude Marsan, Université de Montréal; Montreal: a Scenario for the Future.Salle 101 du centre d’études canadiennes-françaises, 3475, rue Peel.Mercredi 16 novembre à midi: table ronde avec Messieurs Sylvld Gagnon (CSN), Vvon Charbonneau (CEQ), Louis-André Cadleux (SPG(J) et Osvaido Nunez (Fl'Q): Quebec Trade Unions and the Third World.Centre d'études sur le développement, salle C103K du pavillon Macdonald-Harrington. 8 Le Devoir, vendredi 4 novembre 1983 ^ La Régie 1H67, lui revient en exclusivité Comme la loi 107 prévoit que les ré gisseurs de la Régie du logement sont nommés par le gouvernement provincial, les propriétaires jugeaient cela opposé à l’Acte de l’Amérique du nord britannique, suivant lequel c’est le gouverneur-général du Canada qui nomme les juges des cours supérieures, de district et de comté dans chaque province (art %).Kn plus de réfuter cette argumentation par l’histoire, le jugement de la Cour suprême a pris également en compte une donnée de nature nolitique On sait que le gouvernement f«iéral appuyait le gouvernement du Ouébec en son pourvoi en Cour suprême Ottawa y avait un intérêt évident et ne désirait guère voir disparaître la Régie du logement Si la Cour suprême avait affirmé l’in constitutionnalité de la Régie du logement, la Cour supérieure, qui est de ju ndiction fédérale, eût été littéralement engorgée en son fonctionnement Pour en avoir une idée, la Régie du logement aura entendu cette année près de 80,000 causes.Aussi la Cour suprême a-t elle tenu compte de l’alliance Québec-Ottawa dans ce litige Le juge Chouinard cite le passage suivant d’un jugement antérieur de son collègue, le luge Dickson, « Le fait que les autorités fédérales et provinciales soutiennent toutes deux la validité de la Loi » québécoi.se lastituant la Régie du logement a « une valeur non négligeable », même si ce facteur n’est pas déterminant au plan constitutionnel « Il est intéressant, écrivait le juge Dickson en 1982, de noter que même si, en l’espèce, une loi provinciale est contestée pour le motif qu’elle relève de la compétence fédérale, le procureur général du Canada n’attaque pas la constitutionnalité de cette loi provinciale 11 aimerait que la loi provinciale soit maintenue, » Dans une autre cause de 1982, le juge Kstey, aussi de la Cour suprême et cité également par le juge Chouinard, notait que « révolution tii.stonque de nos cours tend vers une reconnaissance graduelle du pouvoir constitutionnel des provinces d’instituer des progr ammes qui comportent l’étabbssement de tribunaux administratifs » et dont les membres sont nommés par les provinces.Le juge signalait en effet « la transformation radicale de la collectivité canadienne à tous les égards depuis la constitution de 1867 » Kntre autres faits, les gouvernements ont pris à leur charge bien des programmes sociaux (jui requièrent une souplesse d’application que ne savait prévoir la Confédération de 1867 « La présente affaire, dit lejugeChouinard, est une illustration de l’wolution dont parle le juge Mstey, » A Québec on jubile.Le ministre de rilabitation, M, Guy 'l'ardif, re,sponsable de la Régie du logement, a confié au DKVOIR hier que la disparition de la Régie eût signifié des délais et des dépenses considérables pour le million de locataires québécois (4.') % des Québécois sont locataires), pour les membres de leur ménage et pour les propriétaires, s’il avait fallu qu’ils aillent faire trancher désormais leurs litiges en Cour supérieure Kn Cour supérieure, il en coûte au moins $400 par cas et les délais se me-• surent souvent en termes d’années, note M Tardif A la Régie, en revanche, le ministre estime a 60 jours le délai moyen aujourd’hui II reconnaît que la Régie fut complètement débordée au moment où des groupes de propriétaires s’appliquaient, en 1981 et 1982, à contester la légalité de la Régie devant les tribunaux Il mentionne d’abord la flambée des taux hypothécaires et la conjoncture économique générale du début des années 80 locataires et propriétaires ont pris peur, les litiges se sont multipliés Autre facteur, l’entrée en vigueur, le 1er janvier 1980, de la I,oi sur la réforme de la fiscalité muinicipale Celle-ci abolissait d’un coup sec, explique le ministre, les surtaxes sur ^excédent de $100,000 d’évaluation et autorcsait les locataires ainsi visés à réclamer une baisse de lover en conséquence.Voilà qui a amené quelque 45,000 litiges devant la Régie du logement, 11 n’y en resterait que ‘200 A Montréal, par exemple, le propriétaire d’un immeuble se voyait imposer, avant la loi notée, une surtaxe combinée (CUM, Ville de Montréal et taxe scolaire) de $2 16 par $100 d’évaluation pour la valeur excédant $100,000, « Pour des édifices valant $1 million, cela diminuait de moitié le compte de taxe », explique M Tardif 11 était par conséouent normal que le loyer reflète la différence Knfin, M Tardif .se réjouit de ce que la Cour suprême ait retenu l’argument historique mis en valeur par les procureurs du gouvernement du Québec I.a Cour suprême renverse ainsi neuf jugements en Cour supérieuie ayant fait l’objet de 12 appels à la Cour d’appel, laquelle avait confirmé la Cour supérieure sur l’en.semble de la question.Au fait, des centaines de cau.ses avaient été inscrites en Cour supérieure, mais toutes n’ont pas été entendues Des propriétaires mécontents avaient contesté la constitutionnalité de la Régie et la Cour su|)érieure leur avait donne rai.son une première fois par l'in-termédiaire du juge .Jean-Claude Nolm qui, le 16 mars 1982, déclarait ultra vires ‘27 des pouvoirs accoidés par le gouvernement à la Régie Le juge Nolin n’en é[)argnait qu’un seul, .soit le pouvoir judiciaire de fixer les loyers, « de nouveau droit », avait il préci.sé Pour le reste, la Régie même était jugée inconstitutionnelle Le gouveinernenl du Québec a porté la cause en Cour d’appel, laquelle main tenait, le 25 octobre 1982, la décision du juge Nolin Le 30 novembre 1982, le gouvernement du Québec perdait une autre cause similaire devant le juge .John Ilannan de la Cour supérieure, qui déclarait ultra vires .sept articles de la loi in.stituant la Régie du logement Hier la Cour suprême a déclaré bien londés constitutionnellement entre autres les pouvoirs suivants de la Régie du logement autori.ser la récupération du loyer placé en dépôt pour cause d’ine-xéculion d'une obligation par le locateur, puis le pouvoir de résilier un bail pour des cau.ses similaires.L’As.socialion des propriétaires d’immeubles locatifs du Québec (environ 3,500 membres), qui avait milité activement depuis deux ans pour amener les tribunaux à réduire les pouvoirs de la Régie du logement, a exprimé hier sa déception Son président, M .Jules Ma-roist, a déclaré que la décision de la Cour suprême « plongera les propriétaires dans l’insécurité et la morosité ».L’A.s.sociation sera plus expbcite aujourd’hui ^ Pêches ()lus l’inspection de ses produits marins au système d’inspection fédéral « renommé pour son laxisme et son incompétence » 11 a précisé qu’en vertu d’un décret gouvernemental, cette décision s’a|)j)liquera à compter du 1er avril 1984.Le guerre entre Ottawa et Québec sur les pêcheries a éclaté, pour de bon, en juillet dernier, lorsque le mimstre fédéral, M De Bané annonçait la décision d’Ottawa de retirer au Québec la gestion des pêches maritimes.A l’époque, même les libéraux provinciaux avaient exprimé leur désaccord avec le geste de M De Bané qui est revenu à la charge, ces dernières semaines, en mettant de l’avant un plan unilatéral de restructurai ion, se disant même disposé à inves-tir $26 millions en cinq ans, dans le dé-velo))pement de l’industrie de la pêche.I.’olfre d’Ottawa a été bien accueillie jiar les gouvernements des provinces maritimes mais Québec a refusé d’y souscrire Les deux projets de lois visant à permettre au Québec d’assumer pleinement sa juridiction sur les pêcheries s’m.scrivent dans le menu législatif que le gouvernement a préparé en vue de la rentrée parlementaire du 15 novembre.Le conseil des ministres et le caucus des députés ont étudié plus d’une vingtaine d’autres projets de lois, qui furent portés à la connaissance du DKVOIR, et dont les objectifs se résument ainsi: ¦ La loi sur « la participation gouvernementale au financement des municipalités » vise à favoriser une saine gestion des fonds publics et à protéger la compétence exclusive du Québec sur les institutions municipales et sur les affaires de nature locale.Le gouvernement entend appliquer ces principaux fondamentaux a la question des subventions offertes par le fédéral aux municipalités du Québec ¦ La loi « instaurant un nouveau recours pour les citoyens en matière fiscale » prévoit notamment la mise sur pied de nouveaux mécanismes devant permettre aux citoyens qui s’estiment lésés d’en appeler des jugements rendus par les fonctionnaires de l’impôt.Un autre projet de loi comporte des mesures additionnelles visant à « l’humanisation » des relations entre le ministère de l’impôt et les contribuables québécois.¦ La loi sur « le transport par taxi », donne suite au rapport du programme d’action intitulé » De nouvelles avenues pour le taxi » et prévoit notamment que le gouvernement contrôlera l’émis-sion des permis mais la gestion quotidienne des activités de cette industrie serait laissée aux municipalités.¦ La loi concernant « les travailleurs au pourboire » instaurera un nouveau régime inspiré des audiences de la commission parlementaire de 1982 et obligeant les employés au pourboire des secteurs de la restauration et de l’industrie à payer des impôts devant être per- Le C’iub des diplômés universitaire invite tous les universitaires célibataires, séparés ou divorcés à une danse à l’hôtel Mont-Royal, salle dorée, de ‘20 h 30 à 1 h 30 Admission ' $5 pour les membres, $10 pour les non-membres 340-1515.¦ « Place à la communication dans la gestion », tel est le thème du colloque organisé par l’Université du Québec à Rimou.ski.724-1.569 ¦ La Semaine des sciences se tient jusqu’au 13 novembre 374-4700, poste 393 ¦ A 13 h 30, rencontre intitulée « Rêver en couleur » avec Diane Prévost, à la bibliothèque d’Ahuntsic, 770, boul.Ilenri-Bourassa est.381-1331.¦ Le chapitre québécois des universitaires arabo-américains, en collaboration avec l’Office national du film du Canada, présente un documentaire Intitulé Beyrouth .à défaut d'être mort du cinéaste Tahani Ras-hed, au cinéma Outremont-, 1248, rue Bernard, à 19 h 30 Kntrée : $3.¦ Fin de .semaine vocationnnellc au Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke ouest.935-1169.¦ 37e congrès de l’Association des conseils des médecins et dentistes du Québec, sous le thème ' « Les services de santé efficaces .une réalité ou un leurre’’ » au Château Frontenac ¦ Le Club Richelieu de Chomedey organise sa 10e partie d’huîtres annuelle, sous la présidence de M Gilles J’erron, president du club.Cette partie d’huîtres se tiendra chez Cho-medy Ford, 2455, boul.Labelle à Laval $20 par personne.681-3328.¦ La paroisse syriaque catholique Saint-Éphrem, 500, rue de Fleury ouest, vous invite à son bazar annuel à l’église Saint-Benoît, ce vendredi de 19 h à 22 h, samedi de II h à 20 h et dimanche de 10 h à 16 h, 253-3371.¦ Collecte de sang de la Croix-Rouge à Repentigny, centre commercial Place Repentigny, 171, rue Notre-Dame, de 14 h 30 à 20 h 30; et à Tracy, salle des Syndicats nationaux, 900, rue de l’Église, de 14 h 30 à 20 h ,30 çus par l'employeur.¦ La loi de la fonction publique a été substantiellement remaniée dans le sens d’une réonenlation des objectifs et de la réorganisation des organismes concernés, ¦ Le mandat du vérificateur général sera élargi de sorte que la nouvelle loi lui piermettra dorénavant de se prononcer sur la question de la gestion gouvernementale et sur l’optimisation des ressources financières et humaines.¦ La loi sur les accidents de travail sera abrogée et remplacée par la loi sur « la réparation des lésions professionnelles ».A l’occasion de cette réunion du caucus, animée par le premier mirastre Lévesque, les députes ont également obtenu la confirmation que la loi 101 sera légèrement retouchée.Ces amendements seront définis à la lumière des conclusions des audiences de la commission parlementaire.Il en sera ainsi des projets de lois à caractère économique qui porteront essentiellement sur de nouveaux programmes de création d’emplois et dont l’élaboration attend la fin des travaux du comité de la relance que préside le premier ministre.^ Israël meurtn.ssures i.sraéliennes au Liban et dans les territoires occupés.Ce qu’on connaissait moins bien, avant son départ, c’e.st que la situation financière du pays était aussi dégradée; et que M.Begin n’a pas pu se résigner, en son âme et conscience, à rencontrer le chef du gou-yeriiemenl ouest-allemand dont la visite à .Jérusalem était prévue pour deux jours après l’annonce de sa démission.M Begin ne peut oublier ni, semble-t-il, pardonner Kn Israel, ce motif est retenu comme fondamental pour expliquer sa retraite, à un moment où le gouvernement avait grand besoin de lui.Chroniqueur politique au Jerusalem Post, Mark Segal ne dramatise pas.On reproche à M, Shamir de manquer du charisme traditionnel, celui de Ben Gourion, de Golda Meir ou de Menahem Begin.« C’est assez, le charisme, me dit Segal; le charisme engendre des problèmes.Shamir connaît fort bien la dimension de la côte à remonter.Il lui sera impossible de se bâtir une réputation, un mythe ; il est condamné à jouer les Truman, la carte pragmatique.» La dégradation de l’économie était tellement grave, quand le gouvernement Shamir a hérité du pouvoir, qu’une nuit a suffi pour décréter un train de mesures d’austérité sans précédent.Pénible ouverture des yeux.Le shekel dévalué de 23 %, les prix des denrées de base majorés de 50 %, les salaires ne seraient plus compensés automatiquement, par subvention de l’État, pour une inflation qui dépasse actuellement les 1.30 % l’an.Résultat de ces mesures draconiennes: l’inflation atteindra à coup sûr les 200% dans quelques mois.Mais le premier choc est passé.Après son ultime projet-gaffe — la dollarisation —, le ministre des Finances, M.A-ridor, a été forcé de démissionner et il a été remplacé par un économiste faucon, d’esprit thatcherien, M.Cohen-Orgad Finie la course folle au dollar, freinée la perte de confiance dans les actions bancaires, rouverte la Bourse de Tel-Aviv.Les Lsraéliens en ont vu d’autres.Ils sont devenus experts dans l’art de faire comme si rien de ce qui se passe les affecte.On a beau les interroger, ils évitent de répondre, gardent leurs réflexions pour eux seuls Ils vont tenter de vous convaincre que ça va mal, que c’est la crise, que les sources de tension sont innombrables.mais qu’ils sont confiants, optimistes.Impossible de savoir sur quels critères se fonde cet optimisme.refus de répondre, même si la réponse vient, en scrutant leurs attitudes.L’austérité, c’est pour les « autres », les bas-salariés.Le citoyen moyen va « devoir couper quelque chose, certainement pas le pain ».Peut-être perdront-ils, ces prochains mois, leur titre de plus grands consommateurs au monde de magnétoscopes, dans un pays dont le PNB se compare à celui de l’Irlande.M.Begin était indéniablement LK leader.Toutefois, son ignorance des questions économiques était tout aussi indéniable.Les yeux s’ouvrent.Ce n’est pas seulement le coût de la guerre a,u Liban — $1 million par jour — qui a compromis l’équilibre budgétaire.La politique de colonisation rapide des territoires occupés coûte cette année plus de $.300 millions en subsides pour inciter les jeunes ménages à s’y installer.La sécurité, particulièrement onéreuse dans ces territoires litigieux, coûte $1 milliard à un État qui n’a pas les moyens de ses politiques.Revenir aux appellations bibliques de Judée et de Sa-marie, plutôt qu’à la Cisjordanie, ne contribue en rien à absorber les coûts d’une politique de peuplement contestable et contestée.Tenter de rendre une situation irréversible ne contribue qu’à la rendre plus explosive, donc à multiplier les frais de sécurité.Le principal problème du nouveau titulaire des Finances n’est pas de convaincre l’ensemble du conseil des mims-tres.Le record absolu de l’endettement, $21 milliards ou $6,000 per capita, a forcé l’accord du groupe.Mais l’étape en cours, celle où chaque ministre doit présenter le programme d’austérité de son ministère, est plus difficile.D’accord pour couper.mais dans le budget du voisin, chacun faisant valoir que le sien est déjà serré à la limite.Même phénomène avec les alliés de la coalition gouvernementale, essentiels à la survie du gouvernement mais exigeant en retour que leurs petits partis, les religieux surtout, ne soient victimes d’aucune mesure impopulaire.Que M.Cohen-Orgad ait du mal à convaincre la centrale syndicale Hista-drouth, proche de l’opposition travailliste, on s’y attend, mais que les ministres se fassent tirer l’oreille, au risque de provoquer l’effritement du gouvernement, cela s’explique moins bien.C’est que la facture des politiques libé-ralistes du tandem Begin-Aridor, jointe à la facture de la guerre libanaise du tandem Begin-Sharon, est astronomique.Le résultat, maintenanU c’est par exemple que le ministre de l’Éducation, M.Hammer, élu du Parti national religieux, refuse les coupures proposées par M.Cohen-Orgad: dans le budget des activités parascolaires, dans l’entretien des écoles (confié en partie aux élèves), dans le nombre d’enseignants, sans parler de la hausse des frais de scolarité.Ce qui fait dire aux éditorialistes du Jerusalem Post que l’austérité se trompe de cible, qu’un « système d’éducation de seconde classe produira, tôt ou tard, un Israël de seconde classe.» Malgré l’impopularité de leur chef.Shimon Pérès, les travaillistes obte- naient pour la première fois depuis des années, dans un sondage publié la semaine dernière, la majorité des intentions de vote.C’est là que Ton prend la mesure de la disparition du leader charismatique du Likoud.C’est aussi là que Ton comprend que l’opposition ne rate aucune occasion de marteler le gouvernement.Comme partout, l’opposition est contre.tout ce qui émane du gouvernement, contre le chômage, contre la guerre.Mais la coalition travailliste se cantonne dans le négatif : son slogan aux élections de 1981 — « Anybody but Begin » (les conservateurs anti-Clark n’ont rien inventé) — n’offre rien de positif.Le vice-premier ministre David Levy, le jeune « espoir » de la communauté sé-pharade, ne rate d’ailleurs aucune occasion de rappeler le régime de « favoritisme » instauré par les travaillistes durant les trente premières années de l’État.A Haifa, la semaine dernière, il dénonçait ce « régime passé où les gens ordinaires devaient se coller au parti pour des emplois, des logements, du pain ».Quant aux colomes de peuplement, ce sont les travaillistes qui les ont lanctes; ils reprochent maintenant au Likoud des nuances au plan Alton initial.Gil Kessari, journaliste au Maariv, me dit par ailleurs que l’arrivée au pouvoir des travaillistes ne changerait rien au fait que l’armée israélienne est au Liban pour longtemps, que cette « obligation est acquise pour la vaste majorité de la population ».Même si les travaillistes nationaux nient que cela soit un premier pas vers un rapprochement des grands partis, le maire ( Likoud) de Tel-Aviv a conclu, quelques jours après les élections municipales de la semaine dernière, un accord de coabtion avec les élus travaillistes locaux ; Tobjectif avoué est de contrer l’influence croissante des élus religieux.Il est trop tôt pour l’affirmer, mais ce pourrait être la voie de l’avenir.Dans une démocratie aussi vivante, on a souvent les yeux mieux ouverts à la base qu’au sommet.La classe pobtique pourrait être forcée de se diriger vers des consensus, même si les contradictions verbales leur rendent cette tâche difficile.Par exemple, après la démission de M.Begin, 72 % des Israéliens souhaitaient la formation d’un gouvernement d’union nationale pour gérer les crises actuelles.Les dirigeants des partis ont refusé d’aller dans cette direction mais la population pourrait les y contraindre.Ce peut être, même si tous refusent de les identifier, un des motifs de cette absolue confiance en l’avenir.De gré ou de force, on s’en sortira comme on s’est sorti des crises précédentes.Quitte à devoir se refermer les yeux, rebaisser la tête, pour foncer, une fois de plus.A suivre ^ Arafat dans les régions contrôlées par Tarmée synenne.La crise avec les dirigeants syriens s’est accentuée au pnntemps 1983, lorsque M.Arafat a jugé que les Palestiniens devaient jouer la carte diplomatique s’ils voulaient obtenir quelque chose en Cisjordanie et à Gaza.Un projet d’accord avec le roi Hussein, sur la base de propositions américaines, a alors déclenché un processus de dissidence au sem du Fatah, principale composante de TOLP.Parce qu’il était mené par des cadres militaires du Fatah, qui constituent l’ossature de la résistance palestimenne, ce mouvement de rebellion a tout de suite paru grave.Avec la bienveillance de la Syrie, Tau-lorité de M.Arafat était remise en cause, ainsi que ses méthodes jugées autocratiques, et ses initiatives politiques considérées comme incompatibles avec les décisions du « Conseil national palestinien» (CNP, parlement) qui au cours de sa session a Alger, en février dernier, avait déjà accordé une très étroite marge de manoeuvre au chef de TOLP.Kn juin, M.Arafat — fait sans précédent dans le monde arabe — était expulsé de Syrie alors que, progressivement, des cadres palestiniens passaient à la dissidence.Il devenait dès lors difficile d’imaginer comment le chef de TOLP pourrait redresser la situation en sa faveur.Peu à peu, les loyalistes perdaient du terrain au Liban, alors que leurs permanences, en Syrie, passaient entre les mains de dissidents.En septembre, alors que des Palestiniens dissidents combattaient dans la montagne libanaise aux côtés des Druzes, les loyalistes étaient évincés de la plaine centrale hbanaise stratégique de la Bekaa et repoussés par Tarmée syrienne vers le nord.Rassemblé dans les deux camps palestiniens de Nahr el Bared et de Bad-daoui, près de Tripoli, le dernier carré des combattants fidèles à M.Arafat était encerclé depuis plusieurs semaines.Toutes les tentatives de réconciliation avec la Syrie avaient échoué, le gouvernement syrien estimant apparemment que le rôle de M.Arafat à la tête de la résistance palestinienne est arrivé à son terme.Cette position rejoint celle de deux importants mouvements, le Front populaire (FPLP) de M.Georges Haba-che, et le Front démocratique ( FDLP) de M.Nayef Hawatmeh, qui ont rejeté la responsabihté de la sclérose de TOLP principalement sur la direction palestinienne — en d’autres termes sur M.Arafat — accusée « d’individualisme et d’hégémomsme ».^ Gemayet source, ont également échoué dans leurs tentatives de couper les communications entre les deux camps palestiniens de Baddaoui et Nahr el-Bared, distants d’une dizaine de km.Un violent duel d’artillerie opposait, en début de soirée, les loyalistes installés dans le camp de Baddaoui, aux dissidents soutenus par l’Armée de libération de la Palestine ( ALP, sous commandement syrien) postés dans le djebel Tourbol, au nord-est du camp, indiquent les correspondants.Ces affrontements, ajoutent-ils, avaient baissé d’intensité pendant deux heures au cours de Taprès-midi.Des obus tombaient par intermittence dans le camp ainsi que dans la ville de Tripoü.Alors que toute la région était enveloppée par un immense nuage de fumée noire, Tincendie des réservoirs du terminal pétrolier de Tripoli n’avait pas pu être maîtrisé hier soir, 14 heui es apres le début du sinistre, précisent les correspondants.Un autre front, ajoutent-ils, s’est ouvert hier soir entre les soldats syriens de la force arabe de dissuasion (FAD) postés à la périphérie de Tripoli et les partisans de M.Arafat qui tiennent le secteur du port de Mina.Cependant, de source libanaise, on indique qu’aucune progression notable n’a été enregistrée nier dans la région de Tripoli el qu’il semble qu’une guerre de position s’est engagée.Le porte-parole de TOLP à 'Tripoh, M.Ahmad Abdel Rahmane, a affirmé hier soir pour sa part que la situation des forces loyahstes était excellente.Un ^rte-parole syrien a démenti hier soir que des forces syriennes aient été impliquées dans les combats, ajoutant que « la Syrie est fermement décidée à ne pas intervenir dans les dissensions inter-palestmiennes ».Le roi Hu.ssein de Jordanie a envoyé hier des télégrammes aux souverains et chefs d’État arabes les exhortant à agir ensemble pour mettre un terme à « ce qui se passe » contre les Palestiniens au Liban-nord, a annoncé la radio jordanienne.Le souverain jordanien a ajouté qu’il avait pris connaissance « avec une profonde douleur » des derniers événements dans les camps palestiniens de Tripoli et du Liban-nord.Il a indiqué avoir reçu un message à ce sujet du chef de TOLP, a précise encore la radio.Dans son télégramme aux dirigeants arabes, le roi Hussein condamne — sans en préciser l’identité — « des forces qui, au nom des Arabes, portent les armes contre des Arabes et assiègent les combattants palestimens et leurs familles ».Ainsi, encerclé dans deux camps palestiniens du Liban-nord par d’importantes forces syriennes, des troupes libyennes et des unités palestiniennes dissidentes, M.Yasser Arafat, chef de TOr-ganisation de libération de la Palestine (OLP) depuis quinze ans, parait entamer son dernier combat.Le temps est révolu où il commandait des milliers de fedayine répartis entre la Jordanie, la Syrie, le Liban, l’Irak, et même TÉgypte, où les chefs d’État arabes venaient au secours de la résistance palestinienne dès qu’une crise éclatait avec une capitale arabe, et où les raids palestiniens dans les territoires arabes occupés en 1967 étaient assez fréquents.La perte de Beyrouth, où TOLP avait toute son Infrastructure, a porté un premier coup sévère à M.Yasser Arafat.En quittant la capitale libanaise après le siège de Beyrouth, les fedayine ont été dispersés, d’un bout à l’autre du monde arabe, pe ' ' sîsl tiques locales.Mécontent de n’avoir pas reçu toute Taide qu’il attendait de la Syrie pendant le siège de la capitale libanaise, le chef de TOLP est parti s’installer à Tunis.Mais le conflit avec Damas était périlleux, car le gros des forces palesti-mennes demeurait en Syrie et au Liban.La Syrie, représentée à la conférence par son ministre des Affaires étrangères Abdel-Halim Khaddam, semble avoir donné son aval à la solution provisoire, ajoute-t-on de même source Lors de sa séance d’hier soir, apprend-on, le congrès s’est mis d’accord sur un certain nombre de points importants : réaffirmation d’une légalité libanaise incarnée par le président Ge-mayel, nécessité de montrer que le Liban honore ses engagements, mais aussi conviction unanime que l’accord du 17 mai 1983 entre Israël et le Liban a fait plus de mal que de bien.Les deux parties en présence ont donc donné mandat au président Ge-mayel d’exposer ces différents points dans des capitales importantes, puis de revenir rendre compte.Ce sera alors au congrès et non plus seulement au président de la république de décider, là aussi par consensus, de la conduite à tenir par la suite : négociation d’un texte différent de celui du 17 mai, ou sa modification, ou toute autre formule qui permettrait au Liban de mettre fin à Toc-cupation israélienne sans pour autant apparaître comme incapable d’honorer sa signature.Hier soir, toutes les délégations estimaient que le congrès a surmonté d’une manière inespérée un premier obstacle qui se présentait sur la voie d’un embryon d’unité nationale.Mais, dans un deuxième temps, il lui restera à accomplir une tâche encore plus difficile : faire admettre à Israël que l’accord du 17 mai n’a servi à rien.Par ailleurs, le parti kataeb (phalanges chrétiennes) a accusé hier à Genève le parti socialiste progressiste (PSP) druze de M.Walid Joumblatt d’avoir violé à trois repnses des accords de cessez-le-feu intervenus depuis mercredi dans trois régions du Liban.Plus tôt dans la journée, le PSP, dans un communiqué à Genève, avait rendu le parti des phalanges responsable des bombardements d’hier dans trois régions du Liban, l’accusant de saboter les « progrès » réalisés au congrès de Genève et affirmant qu’il avait, pour sa part, « respecté scrupuleusement le cessez-le-feu en vue de favoriser la réussite du dialogue en cours».^ S-31 perdant leur cohésion et ne pouvant résister aux influences poli- de réconciliation entamés lundi à Genève L’initiative annoncée hier fait suite à d’intenses consultations menées sur place par M.Douglas Fairbanks, adjoint de Témissaire du président Reagan au Proche-Orient, M.Donald Rumsfeld.Washington s’est efforcé d’amener les représentants libanais à remettre à plus tard l’examen de l’accord du 17 mai — jamais ratifié complètement par te Liban — et à se concentrer sur des questions d’ordre interne.L’issue des entretiens d’hier équivaut, semble-t-il, à un ajournement de cet examen, et les délégués ont déclaré qu’il ne constituait pas une abrogation de l’accord.Israël a fait savoir qu’il maintiendrait ses troupes au Sud-Liban et pourrait décider d’isoler du reste du pays la zone qu’il contrôle si le gouvernement Ge-mayel cédait à des pressions syriennes visant à lui faire abandonner l’accord du mois de mai.Le président Gemayel commencera incessamment la tournée d’information, a-t-on appris à Genève auprès d’une délégation soutenant le gouvernement libanais.La séance d’aujourd’hui, ajoute-t-on, précisera les capitales que te président libanais devra visiter ainsi que la durée de cette tournée d’information.À son retour il rendra compte au congrès, qui, entretemps, aura ajourné ses travaux, des résultats de ses consultations.Le congrès décidera alors des grandes décisions à prendre en ce qui concerne l’avenir des relations entre Israël et le Liban.La tournée, indique-t-on toujours de même source, comprendra d’abord Washington, puis des capitales européennes, parmi lesquelles certainement Paris, ainsi que des capitales arabes ; probablement celles qui avaient été évoquées quelques jours avant la réunion du congrès, Damas, RyaiL Amman et Rabat.La tournée du président Gemayel devrait durer entre huit et dix jours.La conférence tiendra aujourd’hui sa dernière session plénière, qui doit être consacrée aux récentes violations du cessez-le-feu signalées au Liban, rapporte-t-on.Des travaux se poursuivront en commission durant le week-end, et les représentants des diverses factions pourront alors quitter Genève.La conférence reprendra en un lieu extérieur au Liban dès qu’auront pris fin les démarches de M.Gemayel, probablement dans une semaine, précise-t-on.Le chef druze Walid Joumblatt, qui a réclamé l’abrogation de Taccord israélo-libanais, a déclaré à la presse : « En un sens, c’est une sorte de gel.Il (Taccord) ne sera pas annulé, mais rendu inapplicable».« Nous sommes convenus de voir si Gemayel parvient à vendre ça aux États-Unis et aux autres pays de la région », a-t-il dit.De source proche de la conférence, on rapporte que le dirigeant chiite Na-bih Berri, Tun des plus virulents adversaires de Taccord, refuse d’aborder d’autres questions avant que M.Gemayel ait rendu compte de son voyage.Le dirigeant phalangiste Pierre Gemayel, père du président, a estimé que la formule arrêtée représentait un vote de confiance en faveur de son fils, dont l’autorité constitutionnelle a souvent été contestée par l’opposition.De source proche de la conférence, on souligne que la mission confiée au chef de l’État libanais n’est assortie d’aucune condition.Le communiqué officiel précise que les délégués ont pris leur décision « en raison des circonstances qui entouraient la signature de Tadcord et des complications qui pourraient surgir sur le plan international si la situation actuelle se prolongeait».A la signature de Taccord de mai, les forces israéliennes occupaient environ le tiers du Liban, et l’opposition considère qu'il a été Imposé par la force à Beyrouth.passent pas $20 millions par an.De plus, le cabinet pourrait exempter des entreprises en difficultés ou qui ne peuvent trouver ailleurs de financement.La loi s’appliquera ainsi aux grandes firmes de transport comme le Canadien Paci-lique et elle pourrait éventuellement inclure des compagnies comme TAlcan et Prov igo, qui détiennent des intérêts secondaires dans le camionnage ou la navigation.Le printemps dernier, le comité permanent du Sénat .sur les affaires juridiques et constitutionelles avait entendu plusieurs individus el groupes s’opposer ou défendre le projet controversé.Aussi, Mme Erola affirmait, hier, dans un communiqué « Des consultations furent également amorcées auprès des gouvernements provinciaux, de parlementaires, de particuliers et de représentants du secteur privé.Ces discussions ont permis d’améliorer plusieurs aspects du projet de loi » Or.aucun des arguments invoqués par le président de la Caisse, M.Jean Campeau, et par le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau, ne semblent avoir été retenus par Mme l’irola et les membres du cabinet.Il faut dire que la compagnie Canadien Paci-lique poursuit depuis plusieurs mois un lobby intense auprès des membres du cabinet pour les convaincre de maintenir le projet de loi dans sa forme initiale.Ancien président du CP et responsable de la promotion du programme des 6 % et 5 % auprès du secteur privé, M.lan Sinclair serait le responsable de l’opération à partir de Toronto et d’Ottawa.Pour sa part, la Caisse se dit « inquiète de cette volonté et de cet acharnement qu’on met à entraver son activité normale d’investisseur, son autonomie et sa liberté de décision et le rendement économique et financier de ses investissements ».« Les millions de citoyens dont elle gère une partie de l’épargne doivent en être informés car c’est eux qui risquent d’en payer le prix par des augmentations de cotisations aux différents régimes.».La Chambre de commerce de Montréal réitère son opposition au projet affirmant que « le débat porte sur le pouvoir économique et notamment la place des Canadiens français dans la distribution du pouvoir économique au Canada, sur le rôle des gouvernements provinciaux dans le contrôle des grandes entreprises canadiennes, sur le rôle de la Caisse de dépôt comme instrument de développement économique des Québécois, sur la canalisation des épargnes recueillies par le régime public de retraite et enfin sur le partage des juridictions sur le contrôle des ' grandes entreprises canadiennes».Les amendements apportés par Mme Krola « n’atténuent en rien cette question d’importance stratégique et n’arrivent pas a démontrer que l’intérêt national pourrait être autrement menacé si le projet n’était pas adopté».4 novembre par la PC at l'AP 1982: neul Turcs qui occupaient leui coli.siilal îi Colngiie libèrent leurs 13 olauesel deinandenl l'asile politique en BFV.1980: Ronald Reagan est élu 40e président des Ftal.s-l’nis.1979: des militants islamiques occupent l'ambassade américaine à Téhéran où ils prennent .50 otages pour demander l'extiariition du chah.1978: le président Sadate refuse de recevoir une délégation des pa.vs arabes opjiosés au\ accords de Camp David.I9: les F.lals-L'nis ferment leur mission diplomatique en .\ngola en raison de la lutte .sanglante entre les trois or-gam.sations de libération rivales.I9.>2: le général Dwighl Ei.senhovver est élu piésident des État.s-Unis.I9.>li: l’armée soviétique pa.s.se à l'action à Budapest où Imre Nagv se ré-tugie à l'ambassade de Yougoslav le.1939: la compagnie Packard Motor Car dévoile à Chicago les premières voitures avec air climati.see.1924: décès du compositeur français Gabiiel Kaiiré.1922: des archéologues découvrent feiiti ée de la tombe de Toutânkha-mon.1898: les l•'l¦ançal.s évacuent Fachoda (Soudan) ù la suite des protestations brilanniqiies LE DEVOIR L ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE Montréal, vendredi 4 novembre 1983 ¦ Tarifs de I’Hydro gelés Les tarifs actuels d’Hydro-Québec s’appliqueront au moins jusqu’au 1er féwier 1984, a annoncé hier M Yves Duhaime, ministre de l’nergie et des Ressources, qui a reporté aussi la commission parlementaire sur les tarifs de rilydro à la mi-décembre.Le gouvernement veut s’assurer que les plans de l’Hydro s’inscrivent dans la relance et il pourrait même lui demander de reviser son programme d’investissement et entreprendre plus tôt que prévu les travaux de construction de la centrale LG-l à la baie James.¦ Voyageur s’ajuste Kn raison de la grève de Greyhound, Voyageur a ajusté son horaire régulier vers Cornwall pour faire le lien entre Montréal et New York via une ligne nouvelle à travers les Adirondacks Aux USA, 12,700 employés de Greyhound ont déclaré la grève et la compagnie a fermé 60 % de son service inter-cité pendant au moins 2 semaines , ¦ Une autre filiale en G.B.M Claude Castonguay, président de La Laurentienne, annonce que sa filiale, l’Impériale vient de lancer en Grande-Bretagne une nouvelle filiale, Laurentian Financial Services, qui elle-même va créer une nouvelle liliale, Laurentian Investment Management Ltd, dont le rôle sera de recevoir les dépôts de clients britanniques ayant des porte-feuilles évalués entre 10,000 et 100,000 livres sterling.C’est un marché mal desservi présentement ¦ Un avenir sidérurgique?U n colloque sur « l’avenir de la sidérurgie dans l’optique du Québec » aura lieu à l’Ecole polytechnique les 11 et 12 novembre.L’Ecole des Hautes Etudes Commerciales et la Société des ingénieurs métallurgistes participent aussi à l’organisation de cette réumon, à laquelle participeront plusieurs compétences.¦ En raccourci Le taux d’eScompte de la Banque du Canada est paS.sé hier de 9.49 à 9.48 %.Power Corporation déclare pour le trimestre finissant le 30 septembre un bénéfice de $14 34 millions comparativement à $15.24 millions pour la même période l’an passé; toutefois pour les 9 mois de l’année le bénéfice consolidé est de $37.3 millions comparativement à $31.7 millions l’an passé, un dividende trimestriel de 12.5 cents a été annoncé.Northern Telecom International a effectué sa première vente ($400,000) en commutation numérique en République populaire de Chine à un hôtel de l’Etat à Canton.La Société des alcools du Québec commerciahsera 23,600 caisses de vin nouveau cette année .La ville de Laval offre $20 milhons d’obhgations à un loyer de cote AAA Cascades Inc annonce un bénéfice net de $1,248,000 millions pour le trimestre finissant le 30 septembre , les profits nets pour les 9 premiers mois s’établissent à $2 2 millions, soit 44 cents l’action .Canadien Pacifique Ltée annonce pour les 9 premiers mois de l’année des bénéfices nets de $26.4 millions ou de 17 cents par action comparativement à $136 4 millions ou 96 cents par l’action pour la période correspondante en 1982, dans le troisième trimestre le bénéfice fut de $15.5 millions comparativement à $9 millions l’an passé .La vente d’obligations d’épargne du Canada se terminera le 9 novembre, et non le 7 ; dans le cas du mode d’épargne sur les salaires, les souscriptions continueront d’être acceptées jusqu’au 18 novembre .Claude Turcotte Beaudoin déplore les manoeuvres de l’Ontario et de l’Alberta Bombardier plaide en faveur des politiques préférentielles par Michel Nadeau Pour rayonner à l’échelle internationale, les entreprises canadiennes ont besoin, pour démarrer, d’une politique préférentielle dans leur marché de base, le Canada, estiment les dirigeants de la compagnie Bombardier qui ont déploré, hier, les manoeuvres « irritantes » de provinces comme l’Ontario et l’Alberta à l’endroit de la firme québécoise.Devant la Commission Macdonald sur l’union économique, le président, M.i^aurent Beaudoin, a souligné l’importance d’une politique préférentielle pour les firmes autochtones par rapport aux filiales de compagmes étrangères.Si Bombardier vend une locomotive à une pays donné, ce client reviendra au Canada pour acheter des pièces alors que si la vente passe par General Motors du Canada, il est probable que c’est la compagm-mère américaine ou d’autres filiales qui tireront profit des retombées futures.Si les filiales des cies étrangères veulent vraiment participer aux grands projets canadiens, el- les devraient s’engager à fabriquer au Canada des produits non seulement destinés au marché canadien mais aussi à l’exportation.M Beaudoin a également mentionné l’urgence de développer des secteurs d’excellence au moyen de subventions directes du gouvernement aux entreprises oeuvrant dans des domaines à potentiel élevé du côté des exportations.« On pense que le miracle japonais, c’est seulement le secteur privé.Au Japon, le gouvernement fournit 90 % des dépenses de recherche.Fin Allemagne, c’est 80 %! Aux Etats-Unis, en tenant compte des budgets de défense, la proportion atteint 60 %.Au Canada, le taux n’est que de 12 %.Une petite ou une moyenne entreprise ne peut absolument pas se permettre de faire seule le développement de nouveaux produits.Nous avons reçu $2 mnillions pour développer le tram LRC alors que les Français ont mis $2 milhards dans le TGV».Le vice-président au transport en commun, M.Raymond Royer, a déploré l’attitude passée de certaines pro- 1^- % iVI Laurent Beaudoin vinces à l’égard de Bombardier.» Fin Alberta, plutôt que de nous inviter à présenter une soumission, on a préféré transiger directement avec une compagnie européenne-dont nous étions les licenciés au Canada.Du côté de l’Ontario, le gouvernement a mis sur pied une société d’Fltat qui nous seulement nous ferme le marché de cette province mais nous concurrence sur les marchés internationaux.» M.Royer faisait allusion à l’Ontario Transport Dvvelop-ment Corp.(OTDC) qui, avec l’aide d’Ottawa, a mis au point un tram de banheue.I,e président de la Commission, M.Donald Macdonald, a dit: « Pour l’Ontario, je comprends, ils veulent créer des emplois mais comment l’Alberta a-t-elle pu privilégier des Fluropéens?» M Voyer n’a pas laissé passer la première partie de la remarque de l’avocat torontois, en affirmant: « I,e gouvernement peut bien chercher à protéger des emplois mais de là à nous concurrencer sur les marchés internationaux avec une société gouvernementale.» Un autre commissaire, M Michel Robert, a demandé à MM Beaudoin et Royer SI la requête pour une politique protectionniste n’était pas contradictoire de la part d’une firme comme Bomabr-dier qui vient de gagner difficilement un contrat à New-York en dépit de protestations d’un fabricant installé aux FItats-Ums?Les hommes d’affaires montréalais ont donné plu- sieurs exemples qui montrent comme l’obtention d’un contrat à Montréal ou au Québec a permis à Bombardier d’acquénr une expertise qui lui a valu par la suite des contrats à l’étranger.« l,e marché de base demeurera un point d’appui des activités d’exportation des entreprises canadiennes », selon M.Yvon Turcot, conseiller aux relations publiques de la firme montréalaise.« Une fois que vous avez acquis de l’expertise au sein du marché de base, vous n’avez plus peur de concurrencer les autres entreprises car vous avez en mains un produit de qualité », d’ajouter M, Beaudoin.Pour sa part, l’Ordre des ingénieurs du Québec a présenté un mémoire invitant la Commission à se prononcer en faveur d’une ouverture plus grande à la science et à la technologie.Les universités devraient former des gens plus aptes à devenir des gestionnaires du développement technologique.L’Etat et les compagnies devraient agir conjointement etde façon plus agressive sur les marchés extérieurs, selon la Corporation qui croit que les gouvernements, tout en assumant un leadership positif, devraient susciter une demande interne pour les produiLs au Canada Fin matinée, le ministre des Communications, M.Françis F'ox, a souligné l’importance des secteurs des télécommunications et de la culture II est impérieux, selon le ministre, de rationa-li.ser les infrastructures dans le domaine du cinéma en créant trois centres d’excellence Montréal, Toronto et Vancouver Tout comme les Américains ont choisi New-York, Chicago et Loas Angeles, le Canada doit se doter de centre avec une masse critique de production Selon lui, la bataille de juridiction dans ce secteur est révolue et il faut se concentrer sur la production Flnfin, la Fèdératiofi des femmes du Québec a décrit la situation injuste des femmes dans le marché du travail et au sein des régimes de retraite L’organisme a avançé une longue série de mesures correctrices pour améliorer la situation.Pendant que Steinberg et Provigo sont en grève Métro-Richelieu veut acheter trois succursales de A&P à Montréal Pendant que se confirmait hier la fermeture des 101 supermarchés Steinberg de la région de Montréal à la suite du vote de grève pris mercredi soir à 57 % par quelque 4,500 de leurs 7,500 employés affiliés à l’Union des employés de commerce (local 500 de la FTQ), la compagnie rivale Métro-Richeheu, épargnée par les conflits de travail qui touchent aussi en partie la chaîne Provigo, confirmait de son côté son intention d’acquérir quelques-unes des succursales de la petite chaîne A&P, à la suite de leur mise en vente par la maison-mère de Toronto.M.Jacques Poirier, vice-président aux communications de Métro-Richelieu, questionné par le DFIVOIR, a admis le bien-fondé de cette rumeur touchant 3 des 13 succursales A&P de Montréal, niant cependant que sa compagnie se « frotte les mains » des difficultés que connaissent ses concurrentes et veuille profiter de la situation actuelle pour élargir sa part du marché II s’est contenté là-dessus de répéter que Métro-Richelieu ferait tout en son possible pour assurer un approvisionnement normal à ses clients durant les prochaines semaines qui promettent des affaires d’or pour la compagnie.De son côté, le Conseil du patronat du Québec voit dans l’actuelle situation prévalant dans l’alimentation une preuve de plus qu’« il serait immoral pour un gouvernement d’imposer par la négociation sectorielle des conditions de vie inacceptables à une population qui en définitive ferait les frais de cette mesure gouvernementale s’ajoutant à la syndicalisation obligatoire », selon le communiqué pubhé hier Dans le conflit lui-même, l’épreuve de force s’annonce longue et féroce Le président du local 500, M.Thomas Kukovica, a dit hier se préparer à un lutte de plusieurs .semaines, « non pas pour des augmentations de salaires mais pour le simple maintien des droits acquis», n’excluant pas que le tout se poursuive jusqu’aux F'êtes.Il a répété qu’il n’est absolu- ment pas question que Steinberg « fasse payer les employés pour le désastre de sa guerre des prix », remarquant que les $ Smillions qui séparent les deux parties « correspondent exactement à ce que la compagnie a perdu dans cette guerre», Quant à la société Steinberg, elle a réagi à la déclaration de grève par un lock-out immédiat touchant la totalité de ses employés de la région métropolitaine.Déclarant « regretter infiniment d’avoir à décréter ce lock-out de nos supermarchés », le porte-parole de la compagnie, M Jean-Glaude Lelièvre a ajouté que les employés « n’ont pas compris la situation financière qui a marqué notre dernier exercice financier » A cela, on répond au syndicat qu’« une grève ou un lock-out, pour nous c’est pareil ».Par ailleurs, en province, « les négociations .se poursuivent », dit-on de source syndicale, et l’extension du mouvement aux régions de Québec et de Sherbrooke n’est pas exclue MINES KERR ADDISON LIMITÉE AVIS DE DIVIDENDE Le comité executif du conseil d administration de la société Mmes Kerr Addison Limitée a declare un dividende de quinze cents par action (en devises canadiennes) sur les actions ordinaires en circulation de la société, payable le jeudi 15 décembre 1983 aux actionnaires inscrits au livre des actions le mercredi 30 novembre 1983 Ce dividende est payable en especes à tous les actionnaires qui choisissent, le 30 novembre 1983, de ne pas recevoir un dividende en actions Le dividende en actions est payable en actions ordinaires d une valeur de 21,30 $ l'action, conformement a la politique de paiement de divi-dende en actions de la société Par ordre du conseil, John B Sage Secretaire Toronto, Ontario le 27 octobre 1983 Le fossé reste important entre I I Il I ipwi lai 11 ^1 lu ^ ^ ^ ^ , agriculteurs et consommateurs ^QXYXtïtS Û pYOfCSSlOtlS Par Claude Turcotte Producteurs agricoles et représentants d’associations pour la protection des consommateurs ont réussi hier à discuter de plans conjoints de manière très civilisée, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant qu’ils en arrivent à des positions communes Fait plutôt inusité, l’Union des producteurs agricoles (UPA) a organisé un colloque dans le cadre des activités du Salon de l’agriculture à laquelle elle a invité comme conférencier deux de ses principaux « ennemis », qui souvent accusent les producteurs agricoles et leurs plans conjoints d’être responsables de la hausse du prix des aliments.Dans son discours de présentation, le président de ru PA, M.Jacques Proulx, a posé la question: « Agriculteurs et consommateurs sont-ils d’irréductibles ennemis condamnés à s’affron- ter sans cesse les uns les autres’’ A première vue, il semble bien que oui Pourtant, ajoutait-il, à l’UPA on a toujours cru que les intérêts des agriculteurs et ceux des con-.sommateurs pouvaient se rejoindre et c’est justement par la formule des plans conjoints de mise en marché que nous avons toujours cru qu’il était possible d’y arriver plus facilement ».Les représentants des consommateurs, soit M Jean-Glaude Beauchamp de l’Association des consommateurs du Québec et M.Pierre Racicot de la Fédération nationale des consommateurs ont tous deux reconnu que présentement au Québec « les prix agricoles sont raisonnables ».M.Beauchamp surtout a dit s’inquiéter de l’avenir, ils considèrent que les producteurs réunis dans un plan conjoint constituent un cartel et qu’ils détiennent une partie importante de l’industrie de transformation par leur participation aux coopératives, par ailleurs, les détaillants et les grossistes sont près les uns des autres, bref, selon lui, « on va vers une cartelisation de tout le .secteur agro-alimentaire ».Un professeur de l’Université Laval, M Robert St-Louis, a soutenu pour sa part que « les plans conjoints coûtent quelque chose aux consommateurs», mais beaucoup moins que ne le laissait entendre un rapport du Conseil économique du Canada, qui demandait, il y a quelques années, l’abolition des plans conjoints.Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes LA BANQUE ROYALE DU CANADA Dividendes AVIS est par les présentes donné que des dividendes sur les actions en circulation de cette Banque ont été déclarés payables pour le trimestre en cours, au siège social de la Banque et à ses succursales, à compter du 24 novembre 1983 aux actionnaires inscrits le 24 octobre 1983, comme suit 1 Dividende n° 11 de $0 47 par action sur les actions privilégiées de premier rang, série A, de $ 1.88; 2 Dividende n° 2 de $0 3625 par action sur les actions privilégiées de premier rang série B, de $145, 3 Dividende n° 8 de $0 6875 par action sur les actions privilégiées de deuxième rang, série A, de $2 75; 4 Dividende n° 385 de $0.50 par action sur les actions ordinaires Les détenteurs d’actions des classes ci-dessus peuvent choisir de recevoir leurs dividendes, plutôt qu'en espèces, sous forme d’actions ordinaires de la Banque conformément aux dispositions du Regime de dividendes et d’achat d actions établi par la Banque Par ordre du conseil d'administration Lê vice-président êt sscrétsire •ii'iRij Moores Montréal, le 4 octobre 1983 ^ xCr Renseignements et inscription: (514) 344-4915 Oimet Oigsivieper 1 fco* Poiyiechnioue • coM'O'Siion a* ' fcote rte» Meute» Cuoei Cottwnettitte» e* ta Si»#eT HÔPITAL POUR ENFANTS DE L’EST DE L'ONTARIO ORTHOPHONISTE Un/e orthophoniste à plein temps est demande à l'Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario Les responsabilités comprennent l’évaluation et le traitement des troubles de la parole et du langage, l'organisation de groupes de parents, la charge du programme de bégaiement auprès d'une population de 0 à 18 ans Qualification: Une maîtrise en orthophonie Veuillez transmettre votre demande écrite à La directrice du Personnel Hôpital pour enfants de l'est de l’Ontario 401, chemin Smyth Ottawa, Ontario K1H 8L1 Université McGill ADMINISTRATION COMMERCIALE Professeur adjoint et professeur agrégé debutant dans les spécialités suivantes comptabilité, finances, marketing, politique de commerce international, systèmes et ordinateurs, sciences de la gestion, comportement de l’homme dans l’organisation et relations industrieles Posséder un doctorat et manifester de l'intérét tant pour renseignement que pour la recherche Le candidat au poste de professeur agrégé devra obligatoirement détenir un dossier de publications Enseignement des programmes de jour et de soir aux niveaux du B Corn et du MBA à la faculté d’administration de l'Université McGill Salaire comparable à celui qu'offrent les établissements semblables Envoyer les candidatures à M.Laurent Picard Doyen de la faculté d'administration Université McGill 1001 rue Sherbrooke Ouest Montréal, Qué.H3A 1G5 Date d’entrée en fonction: 1er août 1984 Date limite des candidatures: 15 décembre 1983 En vertu des règlements de l'immigration canadienne, cette offre d'emploi s adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents du Ca* nada • Université T%^ McGill POSTE D’ENSEIGNANT PSYCHOLOGIE DE LA RELIGION ET ÉTHIQUE CHRÉTIENNE Poste de professeur adjoint, non permanent, pour un ou deux ans avec possibilité d’emploi permanent par la suite La tâche porte principalement sur la psychologie de la religion (cours du premier cycle et séminaires d'efudes supérieures) Enseignement de l’éthique theologique au premier cycle A compter du 1er septembre 1984 Priere d’envoyer tes candidatures décembre 1983, à l'adresse suivante avant le 1er J.C.McLelland, Doyen Faculté des études religieuses Université McGill 3520, rue University Montréal, Québec H3A 2A7 IBM Canada Limitée recherche un(e) avocat(e) pour son contentieux de la région de l’Est situé à Montréal.Le(la) candidat(e) doit être membre du Barreau du Québec et aura préférablement de 2 à 4 ans d’expérience en droit corporatif ou général.Un stage initial au siège social à Toronto sera nécessaire Veuillez faire parvenir votre curriculum-vitae à: IBM Canada Ltée M® M.T.Lavoie 5, Place Ville Marie Bureau 629 Montréal, Qué.H3B 2G3 ’ Marque dépotée d'internaliontl Business Machines Corp IBM Canada Liée compagnie affiliée est un usager inscrit Le Devoir, vendredi 4 novembre 1983 Mouvement enrayé l.a lU)ui st‘ n a enieni.slré qu'un (aible ^ain.jeudi, l'indice l'sK :i(tfl terminanl la .séance en hausse de 1 33 poinl à 'i4(H .'il ( In dénombrait 349 valeurs en hausse.27.3 en baisse et 2Mti slalionnaires (Juelque X 9 millions d'actions ont cliaiiité de main l.e marché lorontois avait montré des siRnes d'arnélio ral ion au reRard de la semaine dernière, mais des liquida lions massives à Ne» York et une chute du prix de l'or ont eiiravé te mouvement \ i.oiidres.le métal jaune a clôturé à $377 L' S l'once, contre $3X1 3X la veille à la fermeture MalRié le faible Rain.dix des 14 compartiments du mar ché loronlois ont consolidé leurs jiositions I.immobilier-con.struction termine grand vainqueur, sur un laiiid de 43 M à 4346 24 I .es services publics avancent de in 44 et clôlurernt à un record haut de 2133 3X l.'or ferme en hausse de 14X2 à 3.349 33 I .es serv lies linanciers sont les grands perdants moins 9 91 à 177(191 D.ms les valeurs industiielles.Bell Knterjinses gagne I X il $30 1 2.( onsohdaled Bathurst A 1 X à $22 3 X.(iulf Canada 1 4 a $17 I 4, Inco 1 4 à $16 3 X et Ima.sco 3 X à $31 3-X Alcan perd 1 Xà$43.lireat l.akes Korest 1-2 à $7X.Canadian l’a-cilic 1 Xà $4X 1 4.1BM 1 I X à $134 7 X et Algoma Steel 2 3.4 à $27 1 4 D.ms les Hires miniers.Dome Mmes gagne 1-2 à $14 1 2 1 2.Denison 14 à $43 14 el C.ibraltar Mmes 12 à $X 3-X Campbell lied I.akecède3 Xà $‘273-4et l.ac Minerais3-Xà $26 IJiianl au\ pélrolières.Asamera Inc gagne 1-4 à $11 7 X.Coco l'ele cinq cents à $4 et 'l'otal l’ete NA 7-X à $12.Ran-gei ( ni abandonne 14 à $12.3-X et Wharf Resources 13 cents il .S3 Bon» Wll cn 198) BrkvifO I Bright I Bfinco , Brinco P i BCFP I BC Res ' BC Res P BC Phone ! BCPh 4 ^ P I BCPh 4'.P BCPh 1956 BCPh 4 84 BCPh 5 15 BCPh 5^.P BCPh 6 pr ‘ BCPh 6 80 BCP 7 04 P ' BCP 10 16 P G Leose 0 ^ $6' GMC 1213 $95'*2 95 Ger»slor L 20758 $27V* 27 Gnstor 2 35 4625 $33Vt 33 Geocrude t)600 310 300 Gibroltor 8000 SIH 7''i Glenovre 8X SIOH 10'^a Goldoie A I 2100 $5 5 Goidcorp f 38800 $6 5V;.Gold M 187800 199 Goldlur>d 0 13400 95 Goides) O 259 186 GowerYdo 0 13400 460 Grafton A I 1000 $21 Groft G O 2IOO $30’ Gror>dmo 800 140 Gronduc 4145 94 GL Forest 19300 $78 Gl Pocific 150 $23 Gt W Life 25 $300 GW Steel A 400 115 6'.95 $ 27V« 4 33' .H 100 8vt s 10'.« 5 - Grenwich 0 500 260 Grenwch w 10000 X Grevhr>d C 300 375 175 $49'7 49'2 49'7 965 $49'7 48'2 48'2 14IX $I3'2 13'.13'.300 $54 53’2 54 255 $59'2 59*2 59’?IX $66 66 225 $20 20 600 $2)'2 21 221 $28 28 l Court fournit par la PRESSE CANADIENNE AMCA int Abetord Abetord w Abii Prce Abitbi 10 Ack lands Agossir 0 Agnico E Agro Ind A Aiguebei 0 AkOitCO O Albony O Alt Energy Ail Enr A Alto Not Alcon Alcon M Algo Cent Algomo $1 AStel P Aiiei 0 Alum -15 Am Eogte ol?000 196 Am Leduc 1325 26' Andrs WA t Andres W B Ang CT 4 : Ang CT 265 Ang CT 290 Vantai NmI Im ferai.14600 $23 72H 77>4 8800 $9 a 8’.8v.7200 225 205 205 10) $2?22 77 * 4 175 $52 52 52 2)0 $l7'a 17'7 )7'7 - H 2000 IM 175 175 - 8 8;X $14V.)4Sa )4t« — 'a 600 $5'b S'a 5'a 4 v, )7X $9'a 9 a 9'a — '.1000 75 70 70 -5 5900 1)0 107 110 4 3 9735 $19V.19 )9'a - 'a 1900 $33' 7 33 33'.- 275 $23’.23'.23'.6)271 $46'a 45 45 — 'a 37» $I7'7 17'a 17'.- 'a 4M $19Ve 19Va 19H — 3997 $29 27 27 .-2».7M $25 7 25 25' 7 4 • 7 5000 67 67 67 4 2 17M $27'.27 27 .190 195 4 4 26'7 26'7- '7 220 $?8V| 2e»a 26Vb IM $29 29 29 4 '.IM $22'7 22'7 22'7 2)5 $26'7 26'7 26'7 600 $M 29'7 29'7 4 '7 Ang UÜe Anthes Argus Args 2M P Argus B pr Argus C pr Argyll A t Asumera Asbestos Asoc Porc O 1018 260 Asirol f 600 $7' farm.Oc m 4 10 58 - 2 26Va 26V« .28 20 .O 5000 120 17M SB 22 $7 200 $27 4X $28 290 $8 1500 225 725 225 37?W $)7'a 11V.\)i, ?)W $10'.10'.10'.-280 280 7'.4 AlCO I ) AtCO II AtCO 11'7 Atl C COP Aiianlis O 1550 $8'7 8vt 1025 $8'.B'a 1500 $33'.33 5000 200 7X 2 1000 BCP II 24 P 11X $31'.3) Broulan 333 117 117 300 $18'.18'4 \00 $10».10»4 35008 $15'7 15 Brunswk BudCi Con CAE CCL B f CIL 20 .21’7 .28 31'.H 117 - 18'.-10V.15'.28600 $16'7 16»« 16'7 f 583 $28'?28'7 28’7 4 CME Res O 24000 S3 M 51 Cableshor IX 245 245 245 Cobre 112X 3X 310 310 AII0S Yk 0 150X 35 Augmitto O I6X 12) Aur Res O 80X 74 BC Sugor A 1460 $221.BC Sugor BGR A BGR yv BP Res Bachelor 0 BkfIlc Boinsier C Bank BC Bk BC 228 )X $12'7 12'7 12'7 175X $6'a 6*7 6».4 228X 260 2M 260 4 1 19690 $22'7 22 22'.- 51X $6’7 6'.6Vs ^ lOX 49 49 49 — 13X $7»! 7'.7’.4 13X $15 14'7 14’7 2725 $25 24'.25 4 Cod Frv Cod Frv A Cod Frv w Colvert O Camel O G Comlio Comp RL Camp Res Corn Res P Comp Soup Compeau f Cmpeou w I Comreco 0 CCem ex p C Cem 6' 7 CCem 2 p COC f CDC pr B CDC 1980 COC 1983 Encore en hausse 1.1-, V ali'urs SI* sont apiiiéi iées jMiur la li oisième joui néi* ill' Mill!', it'udi à la lîoui se de Montréal, el l'indite fom|K).sé ,1 li'immé la .'.éanee .sur un gain de 0 57 à 400ilX Se|il des on/e seeleurs du marehé onl amélioré leurs posh ions l.e V Illume des éehanges s'est inserit en hau.s.se à l.iSO.T.'iî eom|)arallvment à I.ü'.;ii,2r)0 la veille Les pétrolières onl av ancé de 4 22 à 5X4 05, le.s indu.slriel-les de 0 !i:i à 42'i Oli.les jiapellères de 0 90 à '20.'i OX et le.s ,ser V li es publies de 0 IIO à :1I5 10 Les baneaires ont reculé de I 27 a 47:107 l’rov igo.indusii lelle la plus aelive.a baissé de 1-4 à $14 .1 X et llix.02fl aillons onl changé de main Asamera, vedelte des pélioliéres, gagne 1 X à $11 7-X dans un volume de 24.500.\ii loi al X9 litres sont à la haus.se.6X à la baisse et 69 .stables l'olal l’elroleiini gagne 3-4 à $12.('.enslar 5-X à $27 1-4, Di'iisoii Mmes 1 4 à $43 1 4.Noreen l-4à $1X7-Xel Bell 1-Xà »30 7 X.tandis que Long Lac Minerais |)erd 3 X à $26.Iliram W .ilkei 1 2 à $25 7-X, Banque royale 1-4 à $32 1-2 et Alcan 1-X il *4.1 1 X \gniio l'.agle est slalionnaire à $14 3-4 ainsi que Banque de Montréal il $30 5 X l’oiii l e qui est des valeurs de deuxième rang.Lynx Call.ida l'Aploralions est en bais.se de un cent à $I 45.Ba-lem.iii I ei iile d'un demi cent à 10.5 cents, landis que Mus cocho gagne un ceni à $1 44 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Agntco E Aiguebetle Alto energ Alcon Alu Alcon Wt Alum 2 312 AMCA int Asomera lAsirol Bl B C Forst BGR A BC Phone BPres Con Bonk NS Boue Con) Bq Mercn Boue Mil BMO 2 85 BMO $2 M BMO Wis Bq Eoorg BqEp 2 62 Bque Nol BqNoI 2 94 Bq Nol B 6q Royale Bq Rv W1 BqRv 1 45 BqRv 7 75 Boxler Te IBomb A fBomb B Bow Vol 60WVI2OS Bro^code Broscon A Brunswick CAE ind CIL Cod Frvw Cod Fw wt Cmpbel Sp fCDC CDC 19X C lmp 6k CIBo 2 M CIBq 2 05 CP Liee IC Tire A C Ulil pM Cori Ok Cascodes Ceianese Cent Dvn Chrysler ÔmL PrE Cim L 1 17 Comin3 25 Comlerm CBoth 5 75 C gos 1312 CnsGos9l4 Cosek 7p Dolosco A Dome Cdo Dome Mns Dome Pef Domtex Domfor Dof>ohue DrMcC A Dvrtomor DvnmrPrB Oynex A Enl Bell EnBelt2 25 EnBeill M EnBeli2 05 EnBell2 70 72X $14V4 14Vb 14»4t 44X $9'.9 9's 349X $)9Vb 19'.19'.2M57 $46 45'« 45't — '¦» 15X $17'*7 17’.17'.-6X $27'* 77\e 77'»- •» 7400 $22V.22V* 22»B 21775 $31»^ 31V* 31I4 4 '8 BX $27V.27V4 27V4 4 'J I6X $26V« 26Vt 26V* 4 ION IBS IX 185 > 5N ?N ?N 2N 20N X 40 X 0 50N 56 56 56 OISON 74 74 74 • 1 XX $XV* X'.XV* - '.319160 17 15 15'7—2 SX $25».25».25».4 v* 25X SX 27V.X IX $31».31V.3IV.2X $56'.56'.56'.4 '« IX $7 7 7 — v* 8X $79ï* 29 29 4 P.tOX 65 65 65 4 3 62X 168 155 155 4 5 6X $10».lO».10V.1172 $24'7 24''?24V7 4 U?9X $8' 7 8' 7 l'-: -243X 119 116 116 4 3 )X $14'« 14'.U'/4 4 V} 37004 $15 14'» U'* - i* 166 X X X X X -S $6'.6'.6'.IP?IOV7 101%— ''7 90 90 90 —S 55 52 52 -1 ISX $19'* 1l
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