Le devoir, 15 décembre 1910, jeudi 15 décembre 1910
PREMIERE ANNEE—No.286 MONTREAL.JEUDI 15 DECEMBRE, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 UNION POSTALE.$(3.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS E* WflON POSTALE .$1.50 LE DEVOIR Redaction et t ^niftration : 71a RUE SAINTV >pUESI MONTRE X' % TELEPHONES : REDACTION : Main 7460 ADMINISTRATION : Main 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A SAINT-JEAN BILLET DU SOm VERS D’AMOUR A TAXEUX, TAXEUX ET DEMI LETTRE D'OTTAWA Hftiri Héîbert, cultivateur de Saint-Paul de l’Me-aux-Noix.a £té choisi hier comme candidat de l’Opposition à Saint-Jean.La convention était largement ouverte à tous les adversaires de' la politifiue ministerielle, elle a délibéré sous les regards de tous ceux qui ont voulu pénétrer dans la grande salle du Marché et son choix a été unanime.Le contraste était grand avec la réunion ministérielle du lundi précédent,d’où l’on a exclu tout ceux qui ne portaient pas l’étiquette de délégués et où, s’il faut en croire la rumeur, l’on s’est assez vivement disputé.M.Henri Hébert est un cultivateur instruit et qui s’est fait une belle carrière professionnelle.Deux mots recueillis dans les groupes, «.près la convention, le définissent avec exactitude.—Pour le vrai, celui-ilà.il n’y a pas moyen de toucher à un cheveu de sa tête, se répétaient les cultivateurs de sa paroisse, tandis qu’un ministériel très connu de Saint-Jean disait à certains de nos amis: S’il y a quelqu’un avec qui vous puissiez nous battre, c’est Henri Hébert.La lutte s’ouvre sous de très favorables auspices.Nos amis sont fiers de leur candidat, décidés à mener rudement la bataille et très confiants dans le résultat de la lutte." Le choix fait, ils n’ont pas tardé une minute à se mettre au travail : le candidat a tout de suite rédigé et communiqué à son adversaire son programme de réunions; demain s’ouvrira à Saint-Jean un comité électoral et, dès samedi soir, M.Tel-lier, M.Prévost et leurs amis retourneront dans le comté pour donner aux combattants l’appui de leur parole et de leur expérience.Le gouvernement provincial a voulu la bataille: il l’aura, courte mais rude.Tous mes vers sont écrits pour vous Vous vives: aux pages du livre Où songent les plus beaux yeux [doux, Où chamie la voix qui m'enivre.Vos gestes, sur le papier blanc, Je m’en suis fait le plagiaire ; J’ai copié servilement Tous vos sourires, ma très chère.Entre les strophes, vos cheveux Mettent leur ombre brune et fine: Les marges sont pleines d’aveux, De baisers d’amour.qu’on [devine.Vos tristesses et vos gaîtés Y sont fidèlement transcrites ; J’ai fait à toutes vos beautés L’hommage des rimes prescrites.Je n’ai rien dit qui ne fût vrai, Et ceux-là qui liront ces pages Posséderont votre portrait Toujours le même d’âge en âge.Jje livre vit quand l’homme est [ 7nort,— Et l’amoureuse, en son poème, Vivra tant qu’en ce monde encor Quelqu’un soupirera: Je t’aime.'.AU LECTEUR M.Tellier a prononcé hier l'après-midi un discours tellement substantiel, tellement bourré d’idées et de faits, qu’il est très difficile d’en donner un exact compte rendu.U a parié, non seulement en chef d’opposition qui sait discerner avec netteté les fautes et les faiblesses du gouvernement, mais en homme qui pourra être appelé demain à exercer les responsabilités du pouvoir Il a apporté à ses auditeurs un programme de politique positive.Et d’abord, le chef de l’Opposition veut assurer la pleine liberté des électeurs et des élus.C’est pourquoi il demande que les représentants du peuple ne puissent, au moins pendant la durée de leur mandat.accepter de fonctions rétribuées par la Couronne.Et ceci mettrait fin à.l’abominable spectacle que les Chambres nous offrent tous les jours d’hommes .qui donnent leur appui au gouvernement.avec, dans leur poche, la promesse d’emplois et de récompenses dont ce gouvernement pourrait les priver, s’ils se permettaient un geste d’indépendance.C'est pourquoi encore M.TeMier demande que les octrois et les contrats publics soient distribués dans l'intérêt général du pays et sans préoccupation des opinions politiques de tel groupe où de tel individu.Et cela mettrait fin à cet autre régime odieux qui veut que le trésor public, alimenté par les contributions de tous, devienne, entre les mains des gouvernants, un instrument de corruption et de pression politique, tandis que toute une catégorie de citoyens est traitée en parias, à raison de ses opinions et au grand détriment de la nation qui ne bénéficie plus de la concurrence.Avec le régime de justice et de bon sens préconisé par .M.Tellier —^ que tous les hommes sensés emploient d’ailleurs dans la conduite de leurs affaires personnelles—fous les imprimeurs seraient invités à soumissionner pour l’impression des documents publies, et l’on peut être sûr que les prix ne tarderaient pas à baisser.Les octrois publics, pareillement, seraient distribués suivant les besoins du peuple, et non plus d’après les convenances des chefs politiques qui ont besoin de replâtrer une popularité douteuse.On ne verrait plus le premier ministre et le ministre des Travaux publics absorber à eux seuls, pour les municipalités riches de leurs comtés, plus de la moitié des subventions volées pour les académies commerciales des municipalités pauvres de l’ensemble de la province.• # * M.Tellier a l’esprit ouvert à tous les progrès, mais il veut que ceux-ci se réalisent d'après des méthodes conformes à nos traditions— et surtout, d’après les procédés que commandent aux hommes ordinaires le bon sens et le sens pratique.A la politique d un gouvernement qui semble vraiment atteint de la maladie de la pierre et qui ne paraît songer qu’aux grosses constructions, il oppose une politique qui assurerait la diffusion dans toutes les parties de la province d’écoles commerciales et techniques moins luxueuses que les palais de M.Gouin, mais accessibles à tous les enfants de la province et dirigées en conformité de nos traditions.Esprit réaliste et positif, rompu aux affaires et à la pratique du droit, il demande que nos lois générales sur la propriété, les successions et les professions, soient amendées de façon à débarrasser le Parlement des lois d’exception qui prennent la majeure partie de son temps et qui sont l’objet d’abus et de trafics également odieux II demande pareillement que l’on prenne le moyen de protéger les citoyens contre les extorsions dont ils sont trop souvent les victimes de laqmrt de certains marchands d’arbres fruitiers, de machines aratoires, de poêles, etc, qui leur font signer des contrats qui sont de véritables guet-apens.U réclame une politique qui oriente la province vers une exploitation scientifique et raisonnée de ses richesses agricoles, qui popularise des spécialités nouvelles et payantes, qui rende plus facile l’amélioration des routes rurales, qui ouvre largement les terres publiques aux fils du sol.Il demande qu’il ne soit disposé des grandes richesses nationales : mines, forces hydrauliques, terres et forêts, que suivant les besoins actuels et futurs de la province.Fidèle à une pensée qui a dirigé toute sa vie publique, M.Tellier réclame le respect de l’autonomie municipale et proteste contre la politique qui, depuis des années, sacrifie aux grandes compagnies les droits les plus certains des municipalités.H proteste contre le texte actuel de la loi sur les accidents du travail, qu’il a combattu à la Chambre et dont les ouvriers commencent à.apercevoir le vide et le danger.Inaccessible au bas esprit de, corps qui empêche tant de gens de parler, il déclare hautement qu'il est temps de protéger le public contre les agissements de certains hommes de profession; habitué aux chiffres et aux comptes clairs et précis, il dénonce les falsifications et les omissions qui font des comptes publics de la province de Québec un fouillis et une tromperie organisée.Nous n’indiquons que les grandes lignes d'un discours où M.Tel-lier n’a mis.à son ordinaire, que des faits et des idées.Mais tous ceux qui l’ont entendu ont eu.une fois encore, cette impression de solidité, de clarté, de sagesse hardie que laissent foutes les interventions du député de Joliette., M.Prévost qui parlait après lui, a mis dans sa critique toute l'ardeur qui lui est coutumière.11 a déclaré, et prouvé, que le gouvernement actuel, qui se prétend libéral, est probablement le plus autocratique qui soit jamais passé dans notre province.Tous les poètes sont ainsi, Cherchez la femme dans leurs | rim es : Miroirs plus ou moins obscurcis Où rient des yeux qu’on dit su- [blimesl La femme, c’est leur univers Et la raison de leurs poèmes; Sans elle, ils n’écriraient de vers Que pour se louanger eux-mêmes.La femme est un dérivatif A leur vanité qui s’admire; Ils sont orgueilleux sans motif, y’étant rien que par un sourire.Et ce sont tous ces messieurs-là Qui sc hissent sur les estrades Pour proclamer leurs coeurs, hélas.' \ Supérieurement malades! (Ici, l’auteur so ‘rapp,-.la poitrine, eu prose, comme vous voyez.) Mais, grâce à Then, les vers plus [haul AV contiennent pas mon éloge: C'est un fait peut-être nouveau,— Tant mieux si vraiment je déroge! Et si j'ai de l’humilité.Pour la foule, bien apparenie.J en glorifierai la beauté, Qu'en m’oubliant un peu, je [chante! ALBERT LOZEAU.| " ^ 1 “ ~~ L’extravagance des gens pratiques Ce sont des hommes pratiques, nos ministres de Québec.Ne riez pas.D’abord, ils le disent et le redisent, et puis ils ont à leur dévotion, payés par nous les contribuables, des hommes qui sont obligés de le croire, qui ne le croient guère, mais qui le répètent quand même.N’est-ce pas déjà une preuve, un indice au moins, que ce sont des gens pratiques! Si nous comprenons bien, pratique, au sens que lui donnent les intéressés, signifie “business”, ce qui veut dire profiter de toutes les occasions, se donner de l’air, se pousser sans user son gousset, comme qui dirait un peu au dépens des autres.Supposons-nous pour un instant préfet du comté de Saint-Jean.Nous avons des travaux d’impression à.donner.Nous les donnons au monsieur qui tous les jours s'en va de porte en' porte taire notre éloge.U charge le prix qu’il veut.Le conseil paye.Notre monsieur est naturellement très satisfait et il manifeste son plaisir par de nouvelles louanges.Une partie de l’opinion, qui n’y voit que du feu, nous trouve merveilleux.Et nous passons pour être très pratique.Et nous le sommes puisque nous perçons, nous pénétrons, nous nous haussons sans dépenser un son de notre argent.U’est le cas de M.Gouin et de ses collègues.Ils gavent le Soleil, le Canada, le Telegraph et autres journaux de patronage; ils payent cher, très cher, des prix fous quelquefois; et en retour de ce favoritisme extravagant.ces feuilles donnent à leurs fournisseurs des proportions et Nous tiendrons nos lecteurs s’engager.Dès demain, l’un de nos m té et nous donnn'a chaque joui de combat.i- " * au courant de la bataille qui vient de 'Meurs hommes partira pour le comet sous sa signature, ses impressions * ~ OMER urniïTix DEMAIN : Le “Devoir” publiera un article de M.Paquet, député de l’Islet Depuis cinq ans.à la fin de chacun de ses discours, celui qu'un coup de couteau a consacré premier-ministre de cette province lève les yeux au ciel et, d’un geste familier, mettant ses mains dans ses poches, dit d’un air onctueux: Nous avons relevé les finances de la province de Québec sans taxer.Or, en 1898.M.Marchand, l'un de ses prédécesseurs, percevait sur les successions $168,455.26 de taxes.En 1909.M.Gouin qui ne taxe pas, percevait $634,445.18 de taxes.Six fois plus que M.Marchand, en chiffres ronds.(Voir Procès-Verbaux non révisés de l'Assemblée législative, province de Québec, session 1910, page lOB.i Nous ne taxons pas.clame toujours M.Gouin.En 1898.M.Marchand percevait, des taxes de corporations commerciales.une somme de $194,312.36.Le pirate a perçu, en 1909, $653,341.75; an moins einq fois plus.Sur les hôtels, colporteurs, billards, hôtels de tempérance, timbres de licences, ventes à l’encan, encanteurs.poudre en gros et en détail, honoraires d enregistrements, cautionnements de garanties, etc., etc., M.Marchand, qui admettait taxer, retirait, en 1897.$582.604.10.M.Gouin, qui ne taxe pas lui, retire $871.011.42.Vous verrez que M.Gouin et -ses amis répéteront encore sans rougir qu’ils ne taxent pas.leur trouvent des qualités épatantes.Mais c'est le public qui paye, le public de Saint-Jean comme le public d’ailleurs.Voici un exemple typique de cette façon de faire des gens pratiques; on en trouve les détails aux pages 150, 151, 152, 153 et L)4 des journaux de l'Assemblée législative pour la session de 1910.Il s agissait de faire imprimer les statuts révisés de la province eu français et on anglais.Eût-il’ été obligé de payer ce travail de sa poche, M.Gouin se fut certainement adressé aux imprimeurs les mieux outillés et, par conséquent, le plus en état d exécuter cet ouvrage à des prix raisonnables.Mais quand c'est un autre qui paye, et que cet autre s'appelle tout le monde, pourquoi se gêner! M.Gouin ne se gêna donc pas.Il appela les messieurs du Soleil et du Telegraph ; il leur dit: vous allez m’imprimer cela, et le trésorier de la province vous payera.On peut croire que les messieurs du Soleil et du Telegraph ne, se gênèrent pas eux Aon plus.En voici la preuve : Les deux éditions des statuts révisés contiennent 4600 pages de texte.Or.savez-vous combien cela coûte à la province, aux contribuables, à ceux qui payent?Quelques-uns diront: dix mille piastres.Soyez raisonnables.Quinze mille piastres alors?Allons! allons! soyez pratiques.Eh bien, vingt mille piastres.Vingt-cinq mille piastres relance un autre qui se prétend bon juge- Trente mille piastres, crie un enthousiasme, un “flush”, un habitué des prix du gouvernement.Voyons, est-ce encore plus que ça?Trente cinq, quarante mille piastres ?Quarante-sept mille piastres mes amis.Oh ! non ! jamais ! Si! Le mercredi, 6 avril 1910, M.Tellier a posé au gouvernement la.question suivante: Combien l’impression des statuts refondus a-t-elle coûtée jusqu'à présent ?Et M.Gouin a répondu: L’impression des rapports et des statuts refondus a coûté $47,269.97.Retranchons, si vous voulez, sept mille piastres pour l’impression des rapports préliminaires; il reste encore une dépense de $40,000 pour l’impression des statuts révisés.Divisez ec ehiffçe par le nom-bv de pages,—4,6011—et vous avez le prix net de l’impression par page, soit huit piastres soixante cents et une fraction.Hein! $8.60!! Mais e’est scandaleux ! ! ! ! Sans doute.JULIEN MAUBERT.Le concert de mardi comportait le quatuor de Mendelssohn, op.J2, et celui de Grieg op.27 en sol mineur, t’n peu indécis nu début, le quatuor do Mendelssohn s’est affermi par la suite.La “Canzonetta Allegro” qui en est le deuxième mouvement, a été dite à ravir.Quant à celui de Grieg, il a été d’un bout à l’autre, superbe d’allure.C'était vraiment plaisir de voir avec I quelle émotion chacun des partenaires savait tour à tour en.chanter les thèmes.C’est une œuvre splendide qu’il faudra nous faire entendre encore.Une telle interprétation constitue un mérite sérieux, et il convient d’en féliciter MAI.Albert Charnberland, Alphonse Dansereau, F,.Schneider et d.B.Dubois.Le succès réalisé témoigne d’un grand effort artistique en même temps que d’une aptitude chez chacun des artistes à se mouvoir dans un genre où la virtuosité est vaine si elle n’est dominée par le tact du musicien.AI.Albert Charnberland.qui était le soliste de la soirée, a joué avec beaucoup de talent et de verve, la fantaisie sur Faust, de AVieuiaski, — œuvre intéressante comme écriture et comme virtuosité, de beaucoup supérieure A maintes autres fantaisies suc le même thème.I/accompagnement, très intéressant et très cor.ceriant.offre des difficultés dont madame Taquin s'est du reste adroitement tirée.Vivement applaudi, AL f’hamberland a joué en rappel la gavotte de.Oossee.Souhaitons en terminant, pour le développement: du goût musical dans notre ville, que le quatuor fondé par I M.,r.B.Dubois continue à recevoir l’appui moral et matériel qu’il mérite.{ Des séances de musique classique d’u-J ne si belle tenue, données par "nos” artistes et fréquentées pur “notre” public, en disent plus sur notre progrès intellectuel et musical que tous les vains discours.ARTHUR LETONDAL.Sur le Pont Le concert du quatuor Dubois , d’Avignon.Le nationalisme survivra à la critique de Sir Hibbert Tupper.Les ministériels ne sont pas satisfaits de la défaite qu’ils ont essuyée à I Drummond-Artbnbaska ?Ils veillent, ' par dessus le marché une enquête sur I l’élection.Très bien.Le public va s’amuser.Les bons chemins sont une excellente èhose, mais le gouvernement Gouin y pense sur le tard ! S’attend-il à déménager bientôt.AI.Goulu se dit sûr de la victoire de sou candidat à Saint-Jean.Les cercles ministériels à.Montréal sont, moins confiants.Les taxes de AL Gouin pèsent sur les électeurs de Saint-Jean comme sur les autres.Verra-t-on M.L.J.Gauthier à St* Jean ?Pourquoi pas V M, Gouin le paye assez cher aux frais de la province pour lui donner fie l'enthousiasme.Depuis que AI.Gouin a mis la main à la machine, la taxe sur h-s successions, ou sur les morts, connue on disait nagdère, rapporte deux cents mille piastres de plus qu’avant.Il a le tour.M.Gouin veut sortir de la politique.Les citoyens de iSaint-Jean peuvent hâter la réalisation de son désir, tout en rendant un grand service « la province.lin cette saison d’opéra, où tout l’intérêt semble concentré sur la scène du "Majesty”, OÙ l’on brûle volontiers rie l’encens devant les divinités de l’art lyrique, il y avait encore mardi soir, flans notre bonne ville de Montréal, assez d’amateurs de sérieuse musique pour remplir la salle Windsor d’un public sympathique venu là pour entendre le deuxième concert du quatuor Dubois.Cet art pur et délicat, dans lequel le* compositeurs ont mis souvent le meilleur de leur inspiration, la musique de chambre enfin, — puisqu’il faut l’appeler par son nom, n’est pas, pour ceux qui savent la goûter, ce que l’on pourrait appeler un plaisir banal.Le quatuor à cordes ne possède sans doute que des ressources limitées, les éclats troublants de l'orchestre lui sont, inconnus ; mais il a le charme intime, la clarté du dessin qui, sans la troubler, illumine la pensée.Aussi n’y a-t-il que les maîtres, et seuls les plus grands, qui l'aient traité avec suco'-s.i On remarque que Al.Wallace Nesbitt, le gtand avocat de ’1 oronto, ancien juge de la cour suprême, s’intéresse beaucoup aux questions politiques, j La vieille rumeur prêtant au parti conservateur l'Intention d’appeler AL Nesbitt, à sa tête serait-elle à la veillé de se réaliser ç AL Cook shut, un ontarien actuellement en tournée oratoire en Angleterre, dit (pie le Canada est fatigué d’accorder une préférence aux produits anglais •ums en recueillir le moindre avantage.Si un franco-canadien disait cela dans la province de Québec, do quelle déloyauté ne l’acouserait-on pas.Quels sont ceux qui dans le parti mi-i nistériel vendent tout, influence, con-| cours, places ?! (JW un bon rouge qui porte cette ! accusation.Depuis l'avènement do M, Gouin sen- I | lenient, le “Canada” a retiré du trésor provincial la somme dp cent trente-sept ' ; mille piastres.| Vas étonnant (pie le dit ''Canada'' I : trouve le dit M.Gouin habile, aimable, I éloquent, pratique, admirable, enfin | tout ce que vous voudrez.‘ LA CHAMBRE TRAVAILLE.— BON NOMBRE DE DEPUTES S AMU SENT.— LA COMMISSION DE CONSERVATION ET SON PRES! DENT.— LE DIABLE FAIT EUMITE.— UN PROJET DE LOI DE M.MONK, — A PROPOS DE POUVOIRS HYDRAULIQUES.— LE PRINT CIPE DE LA LOCATION A LONG TERME EST ADMIS.— COMMENT L’ETAT PROCEDERAIT.—UNE THEORIE NATIONALISTE EN VOIE DE DEVENIR LOI.— AUTOUR DES COOPERATIVES DE CREDIT.— LEUR BUT.— UN PROJET DE LOI QUI A LA VIE DURE.— LES OB JECTIONS D’UN BANQUIER.— LA DEFENSE DE M.MONK.—UNE MESURE A LAQUELLE ON FERA DE L’OPPOSITION INJUSTE.— LE PARLEMENT FERA-T-IL SON DEVOIR?Ottawa, 14 Décembre.La Chambre a travaillé quatre heure*, aujourd’hui, sans longs discours.sans tumulte, ef fÿ’est affairée à l’étude de projets de lois rédigé?par des députés.11 y avait à l’ordre-du-jour une liste de résolutions et.de propositions sujettes a de longs débats.Elle les a évitées ou mises de côté pont iaire un peu d ouvrage.Aussi, eotmiue c'est l’habitude en ces circonstances, n y avait-il à la séance que les députés immédiatement intéressés aux projets de législation, mis à l'étude.Quant au reste des députes, ils se sont distraits à jouer aux cartes, à fumer, à lire les journaux, ou a causer politique dans les fumoirs et les corridors.Le gouvernement n'était pas en danger, et la gauche n était pas à l’attaque, de sorte (pie les soldats se sont amusés.I Il existe depuis deux ans, une commission des ressources naturelles du Canada : on l'a baptisée “la commission de conservation.” Elle s occupe de voir aux moyens à prendre pour protéger nos forêts, nos pouvoirs hydrauliques, nos mines, nos pêcheries et nos autres richesses naturelles.L ironie du sort a voulu qu'on en attribuât la présidence à un ex-ministre, M.Clifford Sifton, naguère à la tète du département de 1 Intérieur et (pii, en cette qualité, apprit à connaître de très près, d’un peu trop près, ont jadis insinué des malins el des mauvaises langues, les nombreuses ressources naturelles du Canada.Le diable se fit jadis ermite, dit-on.AL Sifton.lui, s'est fait le protecteur attitré de ce q’/ii nous reste de nos ressources.Il y déploie beaucoup de zèle; la commission aussi.Elle a entrepris tie doter le pays d un système de lois de nature à prévenir la plus ample dissipation de nos iorêts et de nos pouvoirs hydrauliques, Al.Monk est 1 un des représentants de la province de Québec dans cette commission.Et il a soumis aujourd’hui à la Chambre, un intéressant projet de loi relatif à la location de nos forces hydrauliques qui a dû prendre naissance chez la commission meme.Al.Monk ne veut point, de l’aliénai ion définitive de ces forces: dorénavant, si le parlement adopte son projet de loi, le gouvernement fédéral ne vendra plus à.tout jamais les chutes d’eau, les rapides et les rivières capables de produire de l'énergie électrique.Il les louera .seulement, et pour un terme (pii n ’excède pas cinquante ans: celui qu, les prendra à loyer aura cinq ans pour construire ses usines et se?, lignes de transmission, et pour développer et transmettre au moins un quart de l'énergie siiseeptible d'exploitation:'' S'il ne lé fait pas dans ce délai, l'Etat résiliera son bail.Si le locataire se conforme aux conditions qu’on lui pose, il exiphn-leva pendant la durée de son bail les forces hydrauliiqttox ainsi prises à location; mais, au moins deux ans avant l’expiration du bail.l'Etat fera évaluer de nouveau les forces ainsi exploitées, évaluera séparément les améliorations et- les bâtisses construites, et si le locataire originaire refuse de continuer son bail à un prix nouveau stipulé par l’Etat, ce hii-ci louera à l'encan public les forces hydrauliques alors exploitées, et remboursera au locataire originaire la valeur des améliorations qn'i.aura faites, d'après évaluation par l'Etat, Gehti-ci, avant de mettre en location pour la première fois des 1 orres hydrauliques, de son propre mouvement, ou sur la demande d'un individu ou sur la reconnuamlatioa de la Commission, demandera è colle-ci tous les renseignements à ce sujet, ainsi que son avis sur le prix raisonnable de chaque cheval-vapeur, pendant le bail; il annoncera la mise à bail projetée des forces hydrauliques pendant deux mois avant la mise en adjudication.Toute personne pourra soumissionner pour la, location; et si l’Etat trouve preneur, il mettra dans le bail mie clause resdlutoire prenant effet si le locataire ne remplit pas toutes ses obligations, Celui-ci ne pourra céder ses droits sans la permission du gou-verneur-en-Conseil.Le projet de loi de M.Aloiik contieiil en outre une clause d’après laquelle, si cette, loi est adoptée, toute concession des forces hydrauli-ques faite jusqu'ici, et où les concessionnaires n’ont pas accompli les conditions qui leur étaient imposées, deviendra nulle et de nul effet.Toute cette loi ne s'appliquerait, pour le moment, qu'aux forces hydrauliques fédérales; peut-être les provinces accepteraient-elles plus tard une législation analogue.La théorie que développe Al.Monk dans cette loi cadre absolument avec la doctrine prêehée par le groupe nationaliste depuis une dizaine d'années, quant à l’exploitation des forces hydrauliques de la province de Québec.Elle est donc pratique, puisqu'un législateur d’ex-perienee croit y voir le meilleur moyen d’éviter le gaspillage de celle partie de nos richesses naturelles.La Chambre ne s'est pas encore prononcée à ccl endroit, elle éiu-diern un peu plus tard cette mesure dans tous ses détails, II Elle s'est contentée pour aujourd'hui d'en entendre l'exposé: elle a ensuite étudié, clause par clause, une autre mesure de.Al.Monk, un bill relatif à l’organisation des associations coopératives de crédit.Le but de cette mesure, soumise à.la Chambre depuis cinq au*, et qui n est pas encore dans nos statuts, à cause de l’opposition systématique quelle rencontre en certains quartiers, est de permettre aux membres de la («lasse ouvrière de s'organiser pour so prêter légalement de l’argent les uns aux autres.Mille ou deux mille ouvriers se mettent ensemble, souscrivent chacun $5.00, ce qui fait $5,000 ou $10,000 décapitai, et peuvent ensuite, si l’un d’eux a besoin d’un prêt peu considérable, le lui avancer, pourvu qu’il soit membre de cette organisation.et (pie le bureau de direction de la société, approuve ce prêt.U’est la mise en pratique de la doctrine de la coopération, appliquée déjà eu Ecosse, eu Angleterre, en France, en Belgique, en Allemagne, et qui y est d’une si grande utilité aux classes peu fortunées.Chaque fois que M.Monk a voulu faire adopter cette loi par !• parlement, des institutions puissantes, comme les banquiers et le» inarcliands-dctailleurs s'y sont opposées.Enfin, l'an dernier, le comité des banques, à la Chambre des Communes,a étudié ce bill à fond, et l'a amendé, d’après des suggestions de MM.Fielding, Murphy et McKenzie King, ministres, et de M.Porley, un financier millionnaire d'Ottawa.whip général de la gauche.Le bill ainsi modifié est revenu aujourd’hui devant la Chambre des Communes.Elle en a adopté plusieurs articles, mais une des clauses principales de cette mesure est restée en suspens, jusqu’à ce que M.Fielding, absent pour quelques semaines encore, puisse se prononcer à eet endroit.Cette clause a trait au nombre de personnes qui peuvent constituer une telle compagnie.Sept, ouvriers peuvent demander des lettres-patentes et ainsi organiser une coopérative capable de faire des prêts et des emprunts.( .Suite à lu ‘Jènio pagel DEMAIN : Le “Devoir” publiera un article de M.Jean Prévost, ancien ministre de la Colonisation. f*' TT' LE DEVOIR.Jeudi, lô Dèecmbrr.1010.LETTRE D’OTTAWA df 1h ‘ clause» Dominion un grave •l'acte > ïne^tHUDSON Le caractère distinctif de la nouvelle HUDSON “33” est bien en évidence.Ce n’est pas un modèle de 1910 dans une toilette neuve.C’est un MODELE DE 1911 ENTIEREMENT NEUF, neuf sous tous les rapports.Il est pourvu de quelques unes des améliorations les plus modernes que l’on ait faites aux automobiles.Nous essaierons d’en énumérer quelques unes ici même, dans les dix jours qui vont suivre .* .* .* .* .• .• .• The WILSON BROS.MOTOR Go., Limited Edifice du Forum.TEL.UPTOWN 2600.Raccordement Privé.L» Société de l'exposition industrie!- l'utilisation pour la prochaine exposi le n'a mis it l'étude que 15 soumissions D'Ou du pare, de Maisonneuve, qui me- panni les 45 qu'elle a reçues, 11 est ';,uro.rT« à Whisky .$1.50 Carafes même modèle, choptnes et pintes.$1.50 chaque.Assiettes à glaces, $4.50 1,1 douzainr Pots à eau, 75ç* et $1.50.Bols à doigts,.$3.00 I» douzaine.BARGAIN VERRE A BIERE OU A EAU SANS PIED, la douzai- gQq ne.VERRE A VIN, SANS PIED.30c la douzaine.Nouveauté pour Etrennes PORCELAINE DU JAPON Décorations en plein or sur fond blanc avec dessins en demi-teintes mauves et vertes.Service à chocolat, 7 mo «eaux Servi ce d’ornement, -1 morceaux .Boîtes à bonbon®.$12.00 r Crémier et sucrier $0.75 B0***8 ^ cheveux .$1.20 et $1.35 i! 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de la sûreté, M.Carpenter, d’avoir tenu en semptembre dernier une maison de jeux au No 59 de la rue Metcalfe.L’inculpé proteste de son innocence et l’affaire est, remise à huitaine, pour enquête.Mtre Leiflamme occupe pour la défense.Poursuite de $10,000 Une poursuite en dommages-intérêts de 810,060 a été intentée, hier, au Pacifique Canadien par M.Frédéric Langlois.1,’épouse de, re dernier sc fit briser les deux jambes lors de l’explosion de gaz, arrivée il la gare Viger le 31 décembre dernier.Mme Langlois est à l’hôpital depuis cet accident et elle restera probablement infirme.Le marché immobilier Vingt-huit ventes ont été onrégistréus, hier.Sur ce nombre vingt,-quatre furent faites dans la division Hochelaga-Jac-(]ues-Gartier.I.a transaction la plu» importante do la journée, fut celle do Samuel Rahinoviteh A J.D.Cyprien, les terrains 1033 et 1034 avec bfttisse, r.Saint-Dominique, an No 560, furent vendus pour 120,Oub.LE VRAI PARADIS Poor cadeaux de Noël et du Nouvel an, vous le trouverez dans l’Est rie la, me Ste-Catherine, porte voisine rie la Banque d’Epargne.Li’assortiment, est considérable et bien varié en articles religicnx, objet» rie fantaisie, cartes de fêtes, albums boîtes de toilette, manicures, nécessaires de, voyagea, porte-musique, bourses, porte-bijoux, articles de bureau, et divers autres biblotteries, toujours si recherchés, aussi jeux et jouets, pour les salons et les enfants.Poupées parlantes, caresses -go-eart, sleighs, traîneaux, chemin de fer, lanternes, automobiles, pompe à vapeur, échelles, tambour, trompettes, arches de Noé, bas de Noël, guirlandes, cloches, etc., pour décorations, chez J.G.GRATTON 500 rue Sainte-Catherine Est.10-16-17-21-24-28-1-10 Fonds de pension Commission pour la création d’un fonds de pension à l’usage dos fonctionnaires municipaux mis à la retraile n, déridé, A s a séance d’hier, de recommander au Gonseil l’adoption du mémoire préparé par M.B.Hal Brown, et quo toute la presse a publié il y a quoique temp®.-*- On n’a pas fait mieux Un monsieur qui peut se vanter d’avoir uno jolie facilité d’invention ou une rare aptitude à ne pas comprendre, c’est lo monsieur qui prétend, dans le "Daily Mai'!” do Londres, que M.Bou-ras»a lui aurait déclaré que d’ici quinze ans, l’Ontario, la Nouvelle-Koosse et le Nouveau-Brunswick seront des provinces françaises et catholiques.| On n’a pas fait mieux depuis long-temns.LA PREMIERE COMPAGNE O’âSSURAHCE ÂHQLAISE ETABLIE EN CANADA, A.D.1104.feu PHOENIX ASSURANCE COMPANY, Limited, vie IZOINDBE I3N 178:4.—.Ali SX ACTIF DE I.ONDRB8, ANOUCTKRRK.ô 7 «i* AVAAS •• «• ,, f, •• •• «t •• •• •• •• ft78.K00.000 hinutre* payés depuis la fondation de la Compagnie.ftiçn nnn nrtn Dépôt au gouvernement fédéral et placamanti en Canada pour“lqJ"””tJrwu la garantie de* assurés en Canada.2.500,000 Directeur, pour II Canada.—K.MacQ.PATBJtMOM tt J.B.FATBBSOM.Mo lui) rui 8.François-Xavier.Montréal, P.Q.Aient» pour U viUe.—Arthur Bimatd, B.Lemoatecne, O.R.Blaebe, A.D.Mail-toux, 0.Oallbert, F.X.Lanthler.O.H.Routh, H.Joseph, B.A.WhUeheed 0a Limited.Agent, d.meadée dent Us villes et villages eh nous ns semas* psi représentés.j e Jns ACADEMIE ROYALE DES BEAUX ARTS DU CANADA .EXPOSITION de PEINTURES,.d’EAUX FORTES II II SCUL1TURE du 2S Nov., jusqu’au 17 Décembre Tous les jours do 9 b.a.m.à 6 h.p.m.LUNDIS RT JEUDIS SOIRS, 10 csntl Prix spécial pour écoles.ART GALLERY, 28 Pblllipt Sqsiri. LE DEVOIR.Jeudi.35 Décembre, 1910.4 LES MERCREDIS DE LAVAL LES ETATS-UNIS EN PERIL La Renaissance Italienne, Fra Angelico, tel est le sujet traité hier soir, par M.J.B.Lagacé La défense est en très piètre condition, dit un rapport sensationnel du département de la guerre, à la Chamrbe La revision des listes LES JEUNES! CRIEE.FAITES-VOUS INS- fin Rouaissanenc italienne a Renaissance à ses débuts.’’ parlé tout particulièrement de Fra Angelico.Le conférecier a traité son sujet avec sa maîtrise habituelle.Voici, en résumé, le beau travail de M.Lagacé: ¦'Les élèves et les disciples de .Washington., déc.— l.a Chambre Devant un auditoire d intetlee-j laient opérer la révolution eneou- ;1 ,'p‘-'u ,1">r du département «le laguer-tuels et de fervents de Fart, M.J.I ragée par les Médieis Kn cft'et.u" 'tidujnant que le pays 11.Lagacé a donné, hier soir, une | Fra Angélus marque la transition mie invasion étrangère, IpFirv a'^db très intéressante cont'érenee sur j entre le Moyen-âge finissant et la | sptto d’hommes, de canons, de muni- j lions, que l’armée entière doit être , , j Complètement réorganisée et qu’il fmj- Apres avoir raconté brièvement drait eréer un conseil national de dé-la vie du célèbre dominicain et | [pnsH avec, il sa tête, le eosrétaire de , i Ma guerre.avoir reriondu aux critiques ma- i.-,, ., ' .' , •‘¦omme, le rapport établi par le veillantes qul voudraient, a cause general Wood, marqué ‘'confidentiel” ce sa pureté et de sa sainteté, reléguer Fra Angelico dans l'imagerie pieuse et l'expulser de l’art Giotto ont, jusqu'à la fin du X\re italien, M le professeur, étudie les siècle, défendu et propagé les préceptes de leur maître.Parallèlement à ce courant régulier* et traditionnel, on voit jaillir une .source vive qui va rafraîchir l'art et renouveler ses forces un peu ralenties et diminuées.Dès lors, deux écoles sont en présence; l’une qui se fait de l’art une idée toute morale, presque religieuse et qui sacrifie la vraisemblance à l’imagination; c’est l’école spiritualiste qui, par ilassaceio, Gbirlandajo el Pénigin.doit aboutir à Raphaël ; l'autre, plus éprise de réalité que de symbole, curieuse et enthousiaste, passionnée de science anatomi principaux caractères de son oeuvre mystique.“Ni réaliste, ni spiritualiste.Fra Angelico fait la part égale à la vérité et: au rêve Son coloris pour être de pure invention, n’en est ni moins riche, ni moins harmonieux; .sa seien anatomique est d’une sorte particulière, et elle ne pouvait être autre, étant données les habitudes de la vie monastique: dans l’anatomie, il ne voit que le côté statique, mais la mécanique du mouvement suffit à ex primer toute sa pensée.Toutefois, e.es précieuses qualités n’expliquent (tas encore le charme ne tait que donner tin cachet officiel à dej (fltoses qui sont parfaitement con-inie> des experts en matière de marine et de défense, aussi bien aux Ktats-t tiis qu à l'étranger.Il insiste particulièrement sur la nécessite de prendre des précautions contre une invasion possible du Japon ou de la Chine.Le député .WcLachlan, de Californie, signale aussi la faiblesse de la défense sur les côtes du Pacifique.L’étranger pourrait débarquer eu trente heures, ”00,000 hommes, et leur premier soin serait de bloquer, par explosion.les passas des montagnes, fermant ainsi toutes communications avec l'Est.Pans les trois Etats à l’ouest des Montagnes Rocheuses, — Californie, Oregon et Washington, — nous avons, dit le député, 3,000 hommes de troupes régulières et 5.000 miliciens, l es autorités en matière militaire disent qu'il faudrait plusieurs années pour déloger un ennemi débarqué dans ces condition» et que les opérations routeraient un milliard de dollars.Comme ces documents étaient envoyés en communication, sous le titre ‘¦pièces secrètes”, la Chambre, après rie nombreux pourparlers, a renvoyé le tout au Ministère de la guerre, disant qu’elle ne pouvait recevoir de rapport secret.que et de beauté plastique; e est | prenant qui se dégage r J.- A.Cousineau, un ancien jou-ruv du National ((iii figurait sur l'éqtii ju* qui, en IHim, remporta le (iremier Miampionnat, pour i'association eana-(iietiae i ran(;aise, a été élu hier soir président de l'Association Athlétique d Amateurs Nationale, à son assemblée annuelle.J,es membres du National qui assistèrent à cette assemblée étaient peu nombreux et les élections se firent sans grande discussion.La séance fut .donc plus paisible que certains auraient tenté rie le faire croire.On procéda à la lecture des rapports de l'apriéc et de certains amendements qui furent adoptés h l’unanimité.» question de l'engagement d’un gérant pour in saison prochaine a été laissée pat les membres au bureau de direction a qui on a donné en mêmt lumps un pouvoir discrétionnaire pour décider de l’opportunité de cette question.M.Leeours : vaut refusé la nomina tion à la présidence, les candidats en présence turent h* Dr .L A.Cousineau et M.iMiquette.Le vote, fut pris et le premier l'emporta par une assez forte majorité.M.clayrand fut ensuite élu par acclamation à la charge de vice-président.M.Alcide Gagnon fut nommé secrétaire et l'on renouvela le mandat de AL Provost fi la charge de trésorier.M.Provost recevra en outre un bonus de $200, pour les services qu'il a ren dus à l 'association pendant la dernière su icon.Messieurs Leroux, Labrecquo, .Pigeon, J.-houin, L.A.Caron.J.Girard et lî.Lauzon furent ensuite mis en nomination.M.K.C.St-Père, journaliste fut nommé président honoraire de l'Association.Cette charge avait d’abord été offerte à M.Raoul Lanthier qui refusa.L’assemblée se dispersa après avoir passé un vote de remerciements en fa- Imprint gagne l’épreuve principale! J.l-:s SHCONI) CHOIX GAG VF.VI i HIER LA MAJORITE UES COURSES Jacksonville, 15 décembre.lin-j print, piloté par Bell, n gagné hier j l’épreuve principale do la journée, les! Si ukes Ormonde Beach, à réclamer.Rendant cette même course, le jockey Killingsworth reçut une blessure ! à la jambe, à la suite d’un écart de j son cheval, Double Five,qui se rua sur la haie.Sommaire : 1ère rouive, 5 furlongs : 1er, Car- I diff, 100, Killingsworth, ; 2e, Gavotte, 100, Ross ; Je, Fnima Smart,! 100 Goose.Temps : 1,414-5.Lydia I Fee.Waltz.Bonnie, Sheffield, Spin.; Harvest Moon, Real Gem ont aussi! couru.2ème course, 5 furlongs : 1er,Gold : f'nP.lot*, Lang, 2r, Red Hob, 10?,,! Hall : Je, Morning Song, 100, Me ! Taggart.Temps 1.05 1-5.Uescom-1 nets.Myrtle Marion, Zool et Scribe ont j aussi couru.* dème course, 1 mille 50 verges : 1.: Abrasion, 104, O’Connor ; 2e, Harvey F., 109, McCahoy : de.Galley Slave, I Of., Goose.Temps : 1.46 2-5.Sebastian.Golden Flora.Tlibernicn, John Patterson, empton Park ont | aussi couru.tome course, the Ormonde Reach Selling Stakes, 5 12 furlongs : 1er, Imprint.100, Bell : 2e, Bye Straw.107, McCahey : de.Scrimmage, 10.1, Mus Deriaz et Steurs ONT ETE LES VAINQUEURS.HIER SOIR.AU PARC SOHMER f Maurice Deriaz, le favori du publie •montréalais, s’est de nouveau montré lutteur remarquable e'n remportant hier la victoire dans sa rencontre avec son compatriote John Lomm, rencontre qui se fit au style mixte.Deriaz gagna la première chute au gréco-romain, en 27 minutes.La deuxième reprise qui se fit au genre libre revint à Lemm qui tomba son • adversaire en 19 minutes.D’après les arrangements faits antérieurement entra les deux lutteurs, la troisième reprise devait se faire au genre (pie préférerait celui des deux ad-versaiees qui, dans les reprises précédentes.aurait le plus tôt tombé son adversaire.Ce fut donc Lemm qui eut à choisir : il préféra le genre libre, mais fut tout de même tombé par son adversaire qui — bien que ce dernier eut gardé J’avantage pendant presque toute la reprise — réussit à prendre cetta dernière chute, après dix-neuf minutes., Cette.rencontre, tant au genre libre qu'au gréco-romain, a écé l’une dés meilleures et des plus intéressantes que nous ayons vues cette année au parc Sohmer.Les deux hommes sont de même grandeur et c’est à peine si Deriaz a sur Lemm un avantage de quatre ou cinq livres.Dès le commencement de là première reprise les deux adversaires s attaquèrent avec vigueur et firent tous deux connaissance avec les cables de l’arène.Lemm.le premier alla au tapis à la suite d'une prise d’épaule bien .appliquée.par Deriaz.qui se mit dès lors à le travailler consciencieusement.Deux ou trois fois de suite Lemm parvint, a .surpasser les prises de son adversaire, mais chaque fois ce• dernier le ramena au matelas.A la suite d’une "t-dnture à rebours appliqué par Deriaz, les deux hommes vont, rouler en dehors du tapis.Ils reviennent an centre set so portent tour à tour une prise d’épaules dont tous deux parviennent à se dégager.Lemm se servant un peu trop de ses jambes, l’assistance le sif-jle et l’arbitre le rappelle à Tordre.Il essaie une prisé de tête, mais manque son coup.Maurice conserve néanmoins j'avantage : il essaie une prise d’épaule, la manque.Lemm se remet sur lui.Deriaz se retourne et rabat Lemm sur les deux épaules avec une vitesse qui soulève 4l'enthousiasme de toute la salle.Deriaz avait renversé Lemm une première fois en 27 m.2 s.A la 2iême reprise, qui se fait au fleure libre, lemm paraît plus calme ft attaque avec plus de circonspection en calculant mieux ses élans.C’est Deriaz qui.le premier, fait connaissance avec le tapis, à la suite d’une prise de jambe, transformée ensuite pu prise de fourche, que lui applique Lefntn et qni le met grandement en danger, mais sa force magnifique le sauve, Lemm n'ayant pu maintenir sa prise.Les attaques se succèdent.Deriaz est mis deux ou trois fois en danger encore.mais à chaque coup il surpasse pour prendre le meilleur du combat.V partir de ce moment Lemm travaille activement son adversaire ; il profite habilement de, son jeu de jambes et, plusieurs fois la victoire semble lui sourire, Deriaz sen tire g ré ce à ses ponts merveilleux.John Lemm finit par s'assurer une bonne prise de fourche, et il s’en faut de peu que Deriaz soit plaqué sur les deux épaules, mais il ponte désespéré-i ment, et parvient à se retourner, malheureusement il est pris à rebours par son adversaire qui le cloue au tapis.Temps, 19 minutes 1-2.Lemm ayant choisi, comme c'était, son droit, le genre libre, pour la troisième reprise, les deux adversaires s'attaquèrent avec rapidité.Les prises de tète se succédaient mais les deux lutteurs parvenaient toujours à s’en dégnger.Lomm avait évidemment.Fa- veur de NIAI, Hayes et Caron, deux grave.Temps : 1.07.Double Five, donateurs de magnifiques coupes au Grenada, Isabel, Helene, Fort Worth, National, pour le championnat de la Moncrief ont aussi couru, saison 1910.I 5,',me course, 0 furlongs : Ier, Co- ^lonel Ashnieadc, 106, Dunn ; 2e, ’I oi-—-j son d’Or, 112.Aiusgrave ; de, Maü- vantage sur son adversaire jusque-là, i .?w'’ 1TemP*1 : Tl’.13 2'51 Sal Volatile, King Avondale, King of Yolo, Lady Irma ont aussi couru.6ème course.1 1-16 mille : 1er, Fd- sur son adversaire jusque-là, car toutes les prises appliquées par ce ! dernier retournaient contre lui.Deux, ou trois fois de suite, Lemm tenta d’np- 1 pliquer à Deriaz le coup d’Arpin, qui est l’un de ceux qu’il a le plus prati-, ! qués.Mais chaque fois, Deriaz parvint à s’en tirer, grâce à sa force merveilleuse.Un half-nelson amène encore une fois Deriaz au tapis, où Lemm combine cette dernière prise avec une dangereuse prise de fourche.Par une détente de la jambe, Maurice parvient à se dégager, puis se retournant brusquement, il applique une prise d’épaules que Lemm n’a pas le temps de parer et cloue son adversaire au tapis, gagnant la troisième chute après 19 minutes et demie de lutte.Maison D.GAGNON & Cie 24S Boulevard ST-LAURENT, coin Dorchester.Si vous voulez avoir les meilleurs patrons, venez tout droit à notre magasin.Nous avons les PICTORIAL de NEW YORK; les cahiers MAGASINE et les patrons de janvier en stock, choix à 15 cents chaque.win J à., 107, Goose ; 2e, Ladv Esther 101, Bell ; de, Shapdalc.109, Mus-grave.Temps : 1.48.Turncoat, Ca- mel, Huck et.Third Rail ont aussi couru.Voici la liste des inscrits dans les courses de cette après-midi : 1ère course, 5 furlongs.Wine.99, Trustee, Fort Worth, 99, Definite, Spes Nostra, Evia, 101, Detect, 102.Splinters.Dance Away, 104.Plaunu-tess, 105, Whin, Isabel, 107, Ben Lomond, I OR.2ème course, 5 furlongs : Oghavva-ga.100.Hildas Sister.Sou.Louis Grand Choix de Nouveautés de Noel, dans tous les Départements Etoffes à Robes, Soies, Garnitures, Bas, Sous-vêtements, Collets de fantaisie pour Dames, Dentelle, Rubans.Corsets, Blouses, Gants de kid, pourdamos et messieurs.Cravates, Rideaux.Tapis, Prélans, Portières, etc.55 douzaines de nouveaux Collets fantaisie pour daines, les plusrhi-s Jabots en dentelle blanche, aussi en Soie ombrée, à 25c, 35c, 39c, j5c et.àOÇ Collets en Dentelle large, blanc ou crème, des valeurs surprenantes à 25c et.,¦>()E KID DOUBLES POUR DAMES 20 douzaines de Cantzî de kid fins, doublés en laine, c’est, le gant souple, chaud pour les fêtes, grandeur de 6 jusqu'à 8, prix spécial, seulement .$1.0» 1 a paire Tapis, Rideaux, Portières, Prelarts, choix immense, prix populaires.Venez nous voir, nous garantissons satisfaction.-;-i.a-1 Ligne Royale Les plus beaux et les plus rapides paquebots de la route canadienne.SERVICE D’HIVER DEPARTS DE NOEL D’HALIFAX De Bristol d’Halifax 28 déc.‘ Royal George” .11 janv.Il jaav.“Royal Edward”' .25 janv.28 janv.“Royal George” .8 fév.8 fév.“Royal Edward” .22 fév.Pour tout renseignennuit «u sujet don i taux et des cabines ft réserver, s'adresser ft n’importe quel A(iV*v'r DK LA COMPAGNIE ou ft la CIE DE NAVIGATION j IMT CANADIEN NORD.T.imitée.MONTREAL: Edifices d© la Banque Impériale (en haut, ou ft "El Boulevard St-Laurent.TORONTO: Edifices de la Cl® Canadien-Nord, rues K lue et Toronto, HALIFAX: 123 rue Hollia.GRAND TRUNK sv- RÛILWAV SYSTEM.Steurs, le lutteur belge, vainquit en- i Reilly, 105, Popover, Starboard, 105 suite Hokuff, obtenant les deux chutes | Heart Pang, 108, Billy, Bodemer, consécutives en 12 minutes et 8 minu- ! Mark Antony 11, Mystifier, Henry tes.La victoire du Belge ne fut pas : Crosscaddin.111.très populaire, car à plusieurs repri- : dème course, 0 furlongs : Eve Whi-ses, il eut recours à des procédés dé- (e Flizabethan.101.Ida I).106, De.troit, 108, Lawrence P.Daley, Bat Masterson.Congo.Nickstoner, Favor-sham.III.Havre, 114.4ème course.1 mille : Startler, Patrick S.102, SandhiO l.esh, Ante- nor, Bertis, 105, Aldrian, 110.Sème course, 1 mille 70 verges : Malitine, 101, Shawnee, 100.Abrasion.101, Christina.Our Hannah, , , Flashing.Saraband, 106, Pedigree.Hokuff s avança alors vers la rampe ln9< Miss MaTiori,.Mamie Algol, Hilltop, 112.6ème course, I 1-16 mille.The Monk.90, Arondack, 104, Descomnets 107, Console, 109, Ta Nun Da, 110, Bob, fendus par les réglements du gréco-romain.A plusieurs reprises, il fut hué et sifflé.Après le match il se produisit un incident.Steurs s'avança vers Hokuff et lui tendit la main, conformément aux usages.Hokuff refusa de serrer la main de son adversaire ; l’assistance témoigna, par ses appladdissemeuts, qu’elle donnait raison à l'Américain.et déclara qu’il demandait une revan ehe au style libre, qui lui est beaucoup ! plus familier que le gréco-romain.Le s publie applaudit, puis Hokuff donna la main à.Steurs.Comme préliminaires, il y eut d'a- | bord un match en trois reprises de 6 minutes entre Saint-Louis et Thomas.Saint-Louis gagna la première chute par un ciseau de tète, en I m.1-2.Il compléta sa victoire par une deuxième chute, en 2 ni.et demie.Toutes les luttes de la soirée, disobs-)e tout de suite, ont été arbitrées d'une manière irréprochable par M.J.B.Bourque, un expert consommé tant au genre libre qu’au gréco-romain.Le tir à Québec no.POUR CETTE SEMAINE Tel., Dp 735.Rés.St-Louis 4017 A.W.Christie Realty Co.Courtiers en Immeubles CHAMBRE 105, EDIFICE LINDSAY 518 rue Ste-CMne Ouest, Montréal A U Grand Marché de l’Est DES OEUFS -r- 1000.douzaines Oeuf-s garantis, la douzaine .27?BEURRE Nous avons un stock considérable de beurre de conserve, la livre .586* 27 ?Beurre de ferme, 1» livre.24??BOEUF — Steak et Rôtis, la livvre, de.»?à 1,7?AGNEAU — 80 quartiers d’Agneau, la livre, de .8?à ty'z?VEAU — 40 quartiers de Veau, la livre, de.7'•-'«* à 12’-'?JAMBONS — 200 Jambons, à la livre.|,7?SAINDOUX — 200 seaux, à.$2.6» Aussi variété complète de fruits de toutes sortes, domestiques et importés.A.& E.SAWAOEAU 667 RUE SAINTE-CATHERINE EST.Téléphone, Est 2092.J.W.MICHAUD, COURTIER EN MINES Membre du ‘'.Montréal Militas Evctianje-’ Stocks de mines achetés et vendus à commission.Téléphone Main 6618 et 5500.EXCURSION A NEW-YORK Prix du billet:—$11.30 YKMIKKPI I.F.23 DECEMBRE VOYAGE ALLER ET RETOUR DE MONTREAL MA C.V.n.Départ par (rain spécial laissant Montréal il H.00 p.tn., le 23 décembre, arriva à New-York à 8.30 a.m.Limite de retour, y janvier.v* agons-ms directs dans chaque direction FETES DE NOEL ET DU JOUR DH L’AN De» billots (l'aller ei rntour aeront vendus a Montréal pour lou,ce ;o, gare» du Canada, incluant le» endroit» ri-dea»o»4 mentionné».Aussi des gare» du Canada A Buffalo, Suspension Bridge, Honan » l’oint, Maasena Springs, island Fond, \ t.comme suit: Québec .$4.90 i Toronto .$10.00 Sherbrooke, $3.20 Hamilton .$10.65 Ottawa,.$3.35 I London .$12.85 Détroit .$14.70 ! Port Huron $14.60 ¦ PRIX D’UN PASSAGE SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Départ le» 24, 25 et 26.Dirait» de retour, 27 décembre.Aussi départ, te P U décembre, les 1er et.2 janvier.Limite de retour, le 3 janvier.Prix d’un passage et un tiers en première classe.Départ les 2t.22.23.2*.25.2».29, 3D.31 déc.Janvoer ier et 2.Limite dtl retour, 4 janvier.QUATRE TRAINS PAR JOUR Pour Toronto et l'Ouest 9.00 a.m.9.45 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m.‘‘L'INTERNATIONAL LIMITED” LE TRAIN LE PLUS BEAU ET t.H PLUS RAPIDE DU CANADA."Magnifique accommodation de wagons-dortoirs, salons, restaurant et de passagers pour Toronto, Détroit, Chicago, etc.Repas et rafraîchissements en route.BUREAU DES BILLETS EN VILLE, 128 run Saint- Jacques.Tél.Main 0905 > à la Gare Bonaventure.DOMINION GOAL CO.TalMITED 5 jA£LRS£'7 EXPUJITEUR} l>l« CHARBON DOMINION pur VAPEURï Crible, brut (run mine), mulangu (slack) Pour renseignements s’adresser au~ BUREAUX DE VENTE, 112 Rue St-Jacnues.» Montréal.Téléphone Main 401.Il sera ouvert ce soir à 8 hres p.m.LE TOURNOI ROSS BAT SON PLEIN —POSITION DE CONCURRENTS.Québec, 15.— Le match handicap pour le trophée E.oss s’est continué parmi les amateurs du tir au pistolet.Les scores suivant ont été enregistrés: A.J.Stearns.210 Dr Fi sot.202 Lt.Garon.çyo Dr Gaudreau.ion G.Mortimer.194 S.IL N.Kennedy.194 T.A.Reynar.185 F, W.Porter .n.183 R.F; Lindsay.4 83 Major .Matte .177 C.AVild.]76 .Geo.Mortimer a brisé le record du Quebec Revolver Club en eomjitant 93 points sur un total de 1O0 points dans une simple pratique.— NS LA LIGUE CANADIENNE La première joûte de la série, de la Canadian Rifle League a eu lieu, hier soir.La première équipe du Miniature Club scora 464 points.MM.McClusker et Prendergast.sont, en tète des tireurs avec 49 points chacun sur un total de 50.La seconde équipe compta 393 points.Dans le concours pour la coupe Mac-pherson T.Prendergast marqua 94 points.Le sergent Vaughan le suit de près avec 90 points.Fred Phillips, avec un total de 47 points sur 50, arrive bon premier dans le concours du trophée Wm.Price.Le fait ritriarquable de la.soirée est le succès marquant remporté par M.P.N.Dugal qui, avec 43 points à son eré dit, se place en troisième iiosition.Le sucés est d'autan* plus que M.Dugal en était A son second essai au tir à la cible.Grande fête sportive Le publie amateur de lutte, de boxe, d’escrime, qui se rendra ce soir au gala organisé par les Artisans Canadiens-Français, Succursale Ludger Gravel, à l’occasion de l’ouverture de leur nouveau gymnase, ne regrettera lias sa soirée.Les.organisateurs ont réussi à grouper dans le programme de cet évènement sportif, la crème des athlètes actuellement à Montréal.De plus, il y aura chant, musique et le touf se terminera par.la délicieuse comédie intitulée, “Le Homard et les plaideurs’’, interprétée par les confrères de la Succursale Ludger Gravel.Nous encourageons nos aniis à se rendre en foule chez les Artisans ce soir.Admission, 25 cents.DE T0ÜTUN PEU —Tommy Burns, l’ex-champion de boxe du monde entier, a été blessé avant-hier, dans une collision de chemin de fer, près de Seattle.—Tommy Lynch a été réélu, hier après-midi, président de la Ligue Nationale de Base-bail, par 5 voix à d.-Tous les joueurs qui figuraient, sur l’équipe des Wanderers, l’an dernier, sauf Glass et Harry Hyland ont signé leurs contrats pour l’année.—T.es deux équipes de quilles du Champêtre joueront une grande iiartie cé soir, sur les allées MoCaffcrty-Du-buc.Millie Hoppe, le fameux champion de billard va se marier bientôt à une riche demoiselle do New-York.Les directeurs du club Ottawa ont déjà signé des contrats avec sept de leurs principaux joueurs.Où va donc ce fameux "hold-up’ ?Mircault est sorti vainqueur, hier, soir, du tournoi de pool du Club La favette.Le Patinoir découvert de Ware Ontario et Avenue Delorimier, (Ancien Parc Mascotte), Admission générale, 10 cents.Belle ‘‘musique de patinage” par la Fanfare Bennett de Terre-Neuve.Nos rafraîchissements sont de qualité insurpassable.Les meilleurs Café, Thé, Cacao et Bovril, etc.Ecoliers, vous pouvez vous procurer vos billets pour la saison, 50 cents chacun, de 2 p.m.à 5.30 p.m.cet après-midi.PLUSueCORS^PIEDS ! Antikor- Laurence other «INK tl SANS mtvtevH ots Gers et Verrues.Tvoff«tt«Wc ei rataatic PramcosMY **'•*** sur rOecptiM u» Prit lu JL LAURENCE.Ptaraaeian.MoatriaL le PACIFIQUE Canadien SERVICE DE TORONTO AVANTAGES DE VOYAGER PAR LB TRAIN DE 10.45 P.M.Le* voyageurs partent, dp Montréal arrivent chez eux, ft.Toronto, plus tAfe c|uo par n’importe quel autre train entra Ica doux villes.î.cs trains pour la Gare Union.Toronto, partent A 8.‘15 a.m.et 10.00 p.ru.WAGON-LIT POU*.OTTAWA Quittera chaque jour, la gare de la rua Windsor, à 9.50 p.m.Les passagers pourront rester à bord jusqu’à 9.00 a.m.' Prix du lit.$1.50.SERVICE DE WAGON-CAFE entre Montréal et Québec, sur les trains du mat in et de l’aprés-mkli.EXCURSIONS DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN Toronto .$10.90 Ottawa .$3.35 Québec .$4.90 Sherbrooke .$3.20 Ste.Agathe $1.90 Hamilton .$10.69 London .-$12.95 Détroit .$14.79 Peterboro .$7.85 St Jean N,B.14.30 La révolte des Bédouins Constantinople, 15 décembre.La révolte des Bédouins dans .le.district Karot, près de la Mer Morte, prend des proportion^ de plus en plus graves.Ces musulmans ont.saccagé les stations de chemin de fer, au nord de Ma-on, jusque Djurfeldrwick et ils ont tué tous les soldats et employés qu’ils ont pu trouver.Le gouvernement prépare une expédition militaire pour châtier les mutins.Lord Decies fiancé à une américaine IL EPOUSERA PROCHAINEMENT LA SECONDE FILLE DE GEORGES GOULD.Londres, 15 décembre.- On annonce les fiançailles de Lord Decies, lieutenant-colonel au 7e Hussards avec, Mlle Vivian Gould, seconde fille de Georges Gould, le millionnaire de New-York.PRESBYTERE DE LONGUEUIL A vendre avec 20,000 pieds de terruins.Maison à deux étages, 10 pièces.Coin rues Saint -Charles et Chambly.Près de l’Fglise et du Bureau do Poste.241 pieds, de front rue Saint-Charles, ill pieds de front, sur le chemin de Chambly.Sera vendu par encan public sur les lieux, lundi le 19 décembre courant à 10 heures a.m.10 13-15-17 Les drames de la mine Norton, Virginie, 13 décembre—Douze mineurs ont péi\, A.la suite d’une explosion do grisou, dans la mine “Bond Goal”, à Greno, six milles à Lest d’ici.L’explosion s’est produite vers 9 heures du matin, alors qu’il y avait vin-gt-six hommes au fond.Les autres ont pu être sauvés.Cure d’Eau Kneipp Médicaments et accessoires, livres.Café de Malt, de Glands doux, etc.Dépositaire général: Pharmacies Henri Lanctéit.Coin Saint-Denis et Sainte-Catherine.Coin Prince-Arthur et Saint-Lament.Aux membres de la Compagnie Mutuelle d’immeubles, Liée AVIS L'Assemblée annuelle, pour recevoir le rapport, de notr eromité de surveillance et procéder au choix des nouveaux contrôleurs, sera, tenue jeudi soir, le 15 décembre 1910, à .8 heures précises, Salle Nationale.270 rue ATontealm, angle Sainte-Catherine Est¦ La revision de la liste électorale Il n’y a plus que huit jours pour se faire inscrire sur les listes, le délai expirant le 20 décembre courant.Les prochaines élections générales pour Québec et, Ottawa, se feront certainement, sur les listes actuellement revisées.Faites-vous donc inscrire immédiatement dans un de nos bureaux d’inscription.(Voir notre liste à.lu page d de cette édition ) .COUR SUPERIEURE, District, de Montréal.- No 1578.•— Dame Alice Morin dit Costello, épouse dûment, autorisée à ester en justice de Alfred Char-tré, maître plobibior, tous deux de la cité et, du district de Montréal, Demanderesse.vs.le dit Alfred Chartré, Défendeur.- Une action en séparation do biens a été instituée ce jour |iar la demanderesse contre le défendeur.Mont réal, 1-4 décembre 1910.— C< il )K R U F A CODFRRK, Procureurs de la demanderesse.15, 22, 29 déc—5, 12 janv.en toute confiance vos Peatsx Vertes NOUS PAVERONS L'EXPRESS.Vous obtiendrez chez nous : Prompt paiement, Correct assortiment, Les plus hauts prix du marché.Notre Liste de Prix vous sera envoyée GRATIS sur demande, REVILLON FRERES MAISON FONDES EN 172* 134 et 136 rue McGill, Montreal.et toute» autres gares au Canada, Fort William et Est, aussi û.Détroit et Sault Sainte-Marie, Mich.A Buffalo, Black Bock, Suspension Bridge et Xiaigora, Falls, N.-V.et aux gares du Pacifique Canadien dans lo Vermont et le Maine.PRIX D JN BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Bon pour départ, le 24, 25 et.26 décembre.liniile d» retour, 27 décembre 1910; aussi départ le ttl décembre 191.0 et jam vior 1 H 2.1911.limite de retour, fl janvier 1911.BILLET DE PREMIERE CLASSE PLUS UN TIERS Bon pour aller le 21 décembre A jam ier 2.1911.Limite de retour 4 janvier 1911.EXCURSION SPECIALE, PRIX D’UN BILLET SIMPLE Ville de Québec, places des Provinces Maritimes.Bon pour départ du 21 déc.aq 2 janv.1911, et bon retour jusqu’au 1 janvier 1911.xRAIN SPÉCIAL POUR BATEAU Four l'avan.tagp des passagers qui partent par "l’Fmpress of Britain" cio Suint-Jcnn.N.B., vendredi le 16 décembre, un train quittera la gare Windsor à S.00 p.ru., jeudi, ]« 15 décembre, et, se rendra directement jusqu’au quai du paquebot, à Si Jean finest.N.B.pour les passagers de première et de seconde ayant des billets de wagons-lits et, wagons tourisme.BUREAJ DES BILLETS en ville, 218 rue Saint-.laeques, Téléphone Alain 3732-3733 ou aux gares Windsor et Vi-ger.PROVINCE DE QUEBEC District do Montréal.— COUR SUPKP.IFU K.— Dame Gcrdélr Dion, des Cité et District du Montréal, duetnent autorisée à ester on justice, épouse do Alphonse Evariste Gougeon, autrefois boulanger du dit lieu de Montréal, aujourd’hui absent en des lieux inconnus, Demanderesse.vs.J,o dit Alphonse Evariste Gouj.co’’, absent en •-s lieux inconnus, Défendeur.— Une action en séparation do biens a été instituée en cette cause ce jour 17 novembre 4910.— Montréal, 17 ’ (v otnbro 19.’"- J.-B.Boudreault, Avocat do la demanderesse A.J.LEMIEUX BROCHURE LOGE ÉMANCIPATION M.LEMIEUX annonce qu’il écoulera les 5,000 brochures qu’il lui reste, au prix de £0.10 l'unité, ou $1.00 la douzaine.H ’adresser à A.J.LEMIEUX 373 Dorchester Est, Montréal.fil Or.ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien Dentiste.T.Bmll E.t3S49 " G 5 , $ an ! • De n:.Ce journal est imprimé nu No 71a, rue Saint Jacques.n Montreal, par "Fa Publicité’’ (à response8j! té Limitée), TIenri Bournssa.directeur mlrant.jr i FE BILL ETON FEUILLETON Oh! Les Hommes JULES PRAVIEUX 26 ( Suite) Ce sont d’ordinaire les gens du sexe masculin qui se mêlent de décrire ries fîmes de jeunes filles.Il ne me parait pas que ees messieurs les aient regardées de bien près.On dirait vraiment qu'il n'est pour eux que deux catégories de jeunes filles.Les unes sont de bonnes petites dindes nourries du bon grain d’iguornnee et qui ferment les yeux en traversant lu vie pour ne pus voir ce qui s'y passe ; les autres sont des demoiselles averties, qui ont des éruditions jeevè-tes et dont la vertu flottante cherche n se noyer dans un mariage de bon rapport., Cos messieurs daignent faire aux jeunes filles l'honneur de leur donner une Ame suntr d^ la leur! Bien aimables ! Quand ils veulent se marier, ees hom-mee-Ift.quel genre de jeune fille vont-ils chercher?La dinde?ou l'autre oiseau?Flaira, je le-jure, n'est ni du premier ni du second compartiment de la *1 volière.File sait regarder la vie en face : elle n l’intuition de ce qu'elle peut être, des pauvres petits bonheurs qu’elle nous donne en rechignant comme une aumône, des longues tristesse qu'elle impose.Sérieux de l’esprit, douceur et fermeté d’finie, voilà, parmi les qualités de Claire, celles que je me plais surtout à voir en elle, et qui valent bien, j’imagine, toutes les éruditions des demoiselles flottantes.Et ce dont je suis sftre.c’est, qu’une fois mariée, ma nièce ne changera pus d’âme (tour si peu.Elle restera sérieu »e ferme et douce, s'obstinant dans les qualités que je lui connais.Ah! ils me font rire, les jeunes hommes, lorsque je les entends dire, si candidement: “ Oh! moi, si un jour je me marie, je prendrai une très jeune fille, douce, timide.simple; une bonne pâte bien mal léable que jr moulerai une enfant que je formerai, que je dresserai”.Causez toujours! Dresser une femme! Former une jeune fille, vous! Voulez- |vous bien vous taire, petits malheureux! Et si vous commenciez par vous redresser et par vous réformer, histoire de v ous faire la main?Moulez vous donc en attendant ! 18 septembre.— Chaque semaine, une volée de revues s'abat sur le ehâ teau dp Grand-Bois.11 en tombe des bleues, des vertes, des jaunes.Les unes sont habillées de rouge comme des en fants do choeur, les autres portent robe blanche, telles des épousées.Perpétue, .qui les reçoit du facteur, appelle ees j paperasses “ les prospectus de Mme Henri”.Lucie, un coupe-papier en main, se jette intrépidement sur ce repas d'intellectuelle et avale le tout aussi aisément que d'autres une douzaine d'huîtres.Ht Henri?11 essaie bien.Evidemment, c'est l'appétit qui manque le plus.Fne petite scène quo j'ai surprise aujourd'hui, ne me permet pas d’en douter, .l'ai commis une indiseré tion.l’aurais ilù me bouclier les oreil les.Je ne l'ai pas fait.Le plus fort, ; c'est, que je ne m'en répons pas.Comme j'entrais au petit salon pour y travailler, vers doux heures de l'a près-midi, j’entendis un bruit de voix qui venait de la pièce voisine, du grand salon dont ht porte était restée ouverte.J 'écoutai ; — Henri, disait Lucie, as tu lu l'ar t irle d ’Armandy - Non.fit il, d'une voix peu ra«su rée.— C'est un article bourré ,('idées, .reprit, Lurie; je n'en ai fait, qu’une ! boue hé*.— Ah ! dit Henri.“ Voilà, pensai je, un tête à-tête con jugal qui n’est, pas folâtre! ’ Le silence sc fit.J’avais l’oreille aux aguets, j'entendais le léger bruit, que faisaient les pages qu'on tournait et.par instants, le déchirement des fenil lets où le coupe papier, tenu d’une main ferme, entrait intrépidement.Dix mi mîtes environ s’étaient écoulées, lorsque Lucie dit à son.mari: — Armandy n'a jamais rien écrit de plus substantiel, c’est de la.moelle .Tu me diras, poursuivit-elle d’une voix où l’on sentait un persiflage, si Arman dy t’intéresse autant que ce roman pour jeunes filles (pie tu as en main.Allons, ajouta-t-elle d'un tou de colonel, voilà l’article, lis ! —Avec plaisir, fil Henri.Fn quart d'heure sc passa sans que mes deux époux échangeassent le moindre propos.— Kh bien, dit tout à coup l.ueio, qu'en pci!Hes-iu?-Oh! extraordinaire! répondit Henri ; c'est d'un fort ! Après quelques minutes, ce fut mon neveu qui prit la parole: —Quand irons-nous fuite notre pro-metmdo?demanda-t-il.Mais où veux-tu que nous allions?répondit Lucie évidemment vexée.Moi, je ne puis ; j'ai mes revues.Mais tu ne lis donc pa« l'article ri'Armandy?Mais si.mais si.dit Henri assez mollement, je ne fais que ça.•( est d’un fort ! Il y eut un nouveau silence (pie cou pa bientôt la voix de Lurie, —Comment! tu dors! s'écria t elle, tu dors en lisant Armandy! Tu donnes là.sais-tu, une singulière, preuve de ton goût pour ses doctrines! Dormir en lisant un article bourré d'idées! Ah! par exemple! Ce malheureux Henri, (pie je rue re-.présentais tout penaud, ne souffla niot.Par son mutisme, il confessa sa faute .et madame daigna pardonner.Hélas! cinq minutes après, mon neveu attira de nouveau une “scène’’ sur sa tête.Je l’entendis qui implorait: —Vraiment, Lucie, tu ne sortiras pas.re soir?-Oh! mais, s'éerin-1-elle, d'un ton (pii montait au diapason de in colère, tu m'exaspères, à la fia! Mais qu'est-ce (pi il faut donc pour t'intéi-essar! Comment ! je te donne de l'Armand,v à lire, et lu bâilles! et In dors! et tu ronfles ! et tu veux aller le promener! C'est, incroyable, en vérité! Mais, nu moins, laisse-moi eu paix! Tiens, je m’eu vais dans la bibliothèque, avec mes revues! Tu pourras ronfler tout à ton aise, “i! J'attendais d’Henri une réplique qui ne vint point.Lucie se dirigea, à 4ms précipités, vers la porte du salon qu'elle fit claquer derrière elle en In refermant.Al011 neveu se tint coi sur son fauteuil.Nous autres, pauvres femmes,.26 septembre.— Grosse émotion en rette journée: Dieu! ai-je eu peur! Vers les onze» heures du matin, comma je me tenais dans ma chambre, nu premier étage, j’entendis, tout à coup, j un fracas de voix qui montait d'une | pièce du rezrie ('haussée et des pas qui couraient précipitamment sur le par- ; quel.Je crus à une catastrophe, a un | évanouissement, à 1111 incendie, -le fus aussitôt clans le couloir.Je me iieii-chai sur la rampe de l’escalier.Je vis mon frère qui -e dirigeait en grande hôte vers la bibliothèque.-Qu’y a t-il?Qu’y a-t-il?criai-je d'une voix d’angoisse.—Oh! '.-'est trop fort! dit mon frère, c'est trop fort ! F.t sans même me regarder, il entra dans la bibliothèque.J'allais descendra.lorsque Lucie s'élança du sillon: Mais de grâce.que se passe-t-il?suppliai-je.( 'est insensé! dit ma nièce qui s arrêta un instant, le docteur qui prétend que "chrysanthème’ est du féminin • Du dit "un chrysanthème’’ H ne.veut pus eu démordre: c’est insensé! Venez donc, ma tante! Je vais chercher Littré ! Tout il fait, rassurée sur la gravité île In c ata strop lie, je me rendis au sa Ion.Je trouvai là ma belle soeur, Henri et le Dr Denay: __ Ai) ; mademoiselle, s'écria le nié-j ileein en m 'apercevant, venez à mon se-rcmrs! Je suis seul contre quatre! ,le sais, je sais, dis-je vivement, chrysanthème est féminin, vous avez raison, (Je m’avançais beaucoup, mais j’iigissais par.pur mauvais esprit.) — Tu seras battue, ma tante, fl*- Henri.- ( est, certain, ajouta ma .belle-soeur; Lucie assure que c’est masculin! Ifaisun de plus pour que j‘affirm© le contraire! dis-je.Dette petite escarmouche allait peut-être se prolonger, lorsque Lneie entra, tenant un énorme volume.Dans sa faea qu'incendiait la.joie, ses yeux flambaient.La chatte avait pris une souris ! D’un geste triomphant, elle ouvrit le gros bouquin et le plaça sous les yeux du docteur: — Lisez, dit elle.Le médecin se pencha: — ( "est vrai, fit il, je suis battu! • Puis, il ajouta, avec un sourire : — Vous voudrez bien me pardonner ma témérité, madame, t!’était Oros-Jean qui en voulait remontrer à sou curé ! Sans In moindre sitnagrée, Lucie ré-çut ce joli bouquet.A ce moment, mon frère fit irruption dans lu pièce, portant comme un tro-phé, à bout, de bras, un volume du dictionnaire Larousse.( A sui\ re ia 6 LE DEVOIR, Jeudi, 15 Décembre.1910.Courroies “B AL AT A” Toutes Grandeurs en Magasin 0.K.McUREü Limitée, 809-311 BUE CRAIG OUEST Main 41)04 4BOS CALENDRIER VENDREDI, J.E 16 DECEMBRE 1910 Fête do saint KuB0be« évêque et martyr.Lever du soleil: 7 h.86 ; coucher élu üoleil: 4 h.17.Lever de la lune: 4 h.21 (s.); coucher de la lune: 7 h.4'.» ( rn.).Pleine lune, le 16, à 6 h.11 m.du matin.M.Henri Hébert, cultivateur, candidat oppositionniste i -— I La convention de Saint-Jean fait hier, “ouvertement”, le choix du porte-étendard oppositionn'ste dans l’élection prochaine du comté de Saint-Jean.— Discours de MM.Tellier, Prévost et autres.TEMPERATURE Bti"etin d’après lo tSermomêtre de Hearn * Harrises, 10-12 rue Notre Dame Est.E.de MESLE.Gérant 28 87 H» 29 Aujourd'hui maximum .Mémo date l'an dernier .Aujourd’hui minimum.Même date l’an dernier.BAPOMETRE: 8 h.matin: 29.67.11 h.mat in: 29.69.Midi: 29.61.T JO TEMP 8 QU'IL FERA :l Neige, plus froid.CE SOIR COURS BT CONFERENCES:— Cercle tic» Annales, salons rte la "Pairie”.Conférence par M.Hector Oarneau.< rameau.” _ „ Huiet • “L'Oeuvre do Françoie-Aavier —Salle du C.ésu: A K h., C’onférnncn sur le Zambèze, par le H.P.I.ebcruf, missionnaire ri'Afriqtio.Mort de Mgr Griffin Worcester, 15.— Mgr Thomas Griffin, curé de la paroisse Saint-John^ lu j,1ns grande de toutes les paroisses do la ville de Worcester, est rnort hier matin à l’âge de 74 ans.Il n ’avait été malade qu’une journée.Mgr Griflin fut subitement atteint hier matin il 9 heures.MM.les abbés George W.MeDermoti et Austin D.Malley appelèrent le Dr M.HaJloran, qui ordonna do transporter le malade à l’hôpital Saint-Vincent, truand il y arriva à 11 heures, le mal fut considéré très grave.Dos médecins Halloran et Fallon tinrent une consultation et décidèrent de surveiller le m abide pendant, quelques jours.-=*- Une lettre de S.G.Mgr Langevin ,Sa Grandeur Mgr.Dangevin, archevêque de Saint Èoniface, actuellement malade à l’Hôtel-Dieu de Montréal, u adressé la lettre suivante h l’éditeur du ‘‘Saturday Night”, de Toronto: “Hôtel-Dieu de Montréal 13 décembre, 1910.“A l’éditeur du “Saturday Night”, “Toronto, tint.“Cher Monsieur, “On vient de me lire ce que vous avez publié en première page de votre édition de samedi dernier, lo 10 décembre courant, à propos do l’assertion qu’on m’a prêtée et par laquelle j’aurais interdit quatre journaux français «le la province de Québec.“ Permettez moi de vous déclarer que cette rumeur est sans fondement, et que, par conséquent, tout ce qui a 61 éerit S ce sujet est absolument faux.-Te n’ai même jamais pensé à faire une telle interdiction.Veuillez, s’il-vous plaît, en avertir vos lecteurs.“Croyez-moi, cher monsieur, “Votre tout dévoué, ‘ ‘ ADELARD, “Archevêque de Saint-Bonifaee.” Mort de M.Alphonse Forget M.Alphonse Forget, assistant-proto notaire, pour le district de Montréal, est mort, ce matin A sa résidence, 982 rue Saint-Denifl.Il était âgé de soixante am«.Il laisse une femme et plusieurs enfants.M.Forget est le cousin de MM.T,.J.Forget, sénateur, et M.Rodolphe For get.Cercle Saint-Louis DE L’AO-J.C.Demain soir, vendredi, A S heures précises, séance régulière du cercle Saint-Louis à, l’Association Catholique de la .1 euuesse Canadienne-Française.LE SECRETAIRE.Café Krausmann Un changement a été fait dans la cuisine du Café Krausmann, 80 rue aint -Tasques.Le nouveau chef est Oscar Hoffmann qui_e$t récemment arrivé de Merlin en Allemagne.Cuisine allemande de première classe Service rapide.Prix modérés.Toujours eu fûts Würzburger Hof-brau importée et véritable Pilsener originale.Toronto s'annoncera loronto, 15.-A la requête des re-preventants des compagnies de trans-p°rts et des grands hôtels, lo comité de legislation du Conseil tv décidé de recommander à ce dernier rétablissement, d’un département de publicité pour faire connaître ln ville à Têt ran per.4 DECES i^I,iE
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