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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 août 1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1984-08-16, Collections de BAnQ.

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BOUGUEKEAU Jusqu’au 23 sapf mbra Musée des beaux-arts de Montréal Vol.LXXV — No 190 Ciel variable avec risque d’orage ce matin.Max.: 26 (dAlall page 14) Montréal, jeudi 16 août 1984 Côte-Nord.Abititx a Gaspesie 45 cents.Nouveau-Brunswick 50 cents.iles-de-la-Madeleine 90 cents 35 CENTS Les $ 200 millions du « Fonds LaPrade » (3) Un système plutôt original de distribution ANDRÉ BOUTHILLIER Les députés libéraux des sept circonscriptions fédérales du centre du Québec ont conçu un système plutôt original de distribution des $200 milUons du « Fonds LaPrade ».Il a l’avantage de favoriser parfois les amis du parti tout en court-circuitant l’entente intervenue entre les municipalités et le gouvernement québécois sur le financement de projets municipaux.Il réserve aussi parfois des surprises: des municipalités ont vu s’ériger de belles bâtisses sur leur territoire sans qu’elles les aient demandées.ou que leurs citoyens en aient même rêvé.Le système fonctionne de la façon suivante: ¦ le député s’organise pour faire un petit tour dans une municipalité à l’occasion d’une activité quelconque, et il y annonce en grande pompe l’octroi d’une subvention de $100,000, $200,000, parfois même d’un million, pour la construction d’une aréna ou d’un centre communautaire; ¦ le député donne ensuite le chèque à une corporation sans but lucratif, stratagème permettant au représentant fédéral de contourner l’autorité du Québec en matière d’affaires municipales.On sait que les municipalités québécoises ont convenu avec les autorités provinciales de ne plus toucher de fonds fédéraux si ce n’est dans le cadre d’une entente intergouvemementale.Cette façon de procéder donne lieu à des situations cocasses: à La Tuque (Champlain), un organisme de loisir a reçu une subvention pour la fabrication de trottoirs; à Ni-colet (Richelieu), le député Jean-Louis Leduc a promis $500,000 pour la construction d’un centre administratif municipal; ¦ normalement, dans le cadre de projets municipaux, les municipalités doivent procéder par appels d’offres publics pour trouver les entrepreneurs.En passant par des corporations sans but lucratif, le député fédéral évite de franchir cette étape.Souvent sur son conseil, la corporation choisit directement ses architectes, ses ingénieurs et ses entrepreneurs de construction ou « invite » des compagnies — soigneusement choisies à l’avance — à présenter une soumission.C’est le cas par exemple du projet de réa- ménagement de $8 millions du Vieux-Port de Trois-Rivières.Le conseil municipal de Trois-Rivières avait retenu les services d’une firme d’architectes, après avoir invité la plupart des maisons d’architectes de la région à soumettre des plans.Mais le gouvernement fédéral a fait fi de cette procédure et a choisi «son» architecte, M.Raynald Juneau.A Saint-Elisabeth, la corporation des loisirs a invité trois compagnies situées de l’extérieur du comté de Berthier à soumissionner pour la construction d’un centre communautaire de $240,000 (subvention de $150,000 provenant du fonds LaPrade).La compagnie Les Bâtiments Fafard (comté Drummond) a été choisie.C’est elle qui avait préparé les plans et devis.(Tous les documents relatifs à cette affaire ont été ta- pés sur la même machine à écrire.celle de Bâtiments Fafard).Une fois sélectionnée pour les travaux, cette compagnie, inscrite sur la « liste noire » de l’Office de la construction du Québec (selon M.Ghyslain Lavoie, du bureau de l’OCQ à 'Trois-Rivières) pour avoir oeuvré sans per- ’ mis, a choisi un des soumissionnaires perdants, M.René Guilmaine (comté de Saint-Hyacinthe) pour vérifier les travaux.Le 28 février 1984, M.Guilmaine constatait que les travaux étaient terminés à 100 %, alors que tel n’était pas le cas, et demandait au fédéral de remettre la subvention à l’entrepreneur.Le chargé du projet et responsable de la subvention pour le gouvernement fédéral, M.Claude Desgagnés, a cependant refusé cette Voir page 8: Un systèma LE RETOUR DES HÉROS Le débat sur la condition féminine Turner: Mulroney ne mérite pas sa « chance au coureur » BERNARD DESCÔTEAUX TORONTO — Le chef conservateur, M.Brian Mulroney, demande aux Canadiennes de lui accorder la chance au coureur.Mais, selon son adversaire libéral, M.John Turner, le Parti conservateur qui cache sa véritable nature derrière un «masque libéral» ne mérite pas une telle confiance.Le chef libéral a servi cette mise en garde aux femmes hier soir à Tissue du débat auquel participaient les trois principaux leaders politiques du pays sur le thème de l’égalité des femmes, une première dans l’histoire politique du pays.Ce débat qui, jusqu’à la toute fin, était demeuré fort peu partisan devait servir d’occasion exceptionnelle aux trois partis politiques pour témoigner de leur bonne foi et de leur volonté dans la cause de l’avancement des femmes vers une égalité économique, sociale et politique avec les hommes qui, eux, forment 48% de la population canadienne.Les groupes de femmes doutent fort de cette sincérité.Devant les réticences de MM.Turner et Mulroney à toujours apporter des réponses et des engagements précis, une des quatres femmes paneUstes chargées d’interroger les trois chefs devaient d’ailleurs leur poser crûment la question à la toute fin du débat.«Di- tes-nous pourquoi devrions-nous maintenant vous faire confiance», a demandé Kay Sigurjonsson.«Votre question est pertinente», devait d’abord reconnaître Brian Mulroney selon qui il ne peut exister de réponse à une telle question.«Vous me jugerez lorsque je reviendrai devant vous», a-t-il soumis en demandant qu’on lui donne la chance au coureur et qu’on le juge à ses actes.La situation d’inégalité dans laquelle sont les femmes représente pour les partis politiques un échec collectif.On ne peut dire plus que sa volonté de corriger la situation, a-t-il soumi.s.Cette réponse devait entrîdner une réplique vive de la part du premier ministre.Depuis plusieurs jours, M.Turner a mis de côté le fair play qu’il avait promis de respecter durant la campagne et ne rate aucune occasion d’attaquer de front son adversaire principal.Le problème numéro un dans ce débat sur la question des femmes en est un de confiance, a-t-il soumis.À cet égard, l’attitude véritable du Parti conservateur est facile à déceler, selon lui.Ainsi cite-t-il le fait qu’en 10 mois de présence aux Communes Brian Mulroney a posé 39 questions, mais pas une qui portait sur l’égalité des femmes.Il cite aussi un sondage qui aurait été réalisé auprès de militants conservateurs par-Volr page 8: Le débat ONTARIO AU SOMMAIRE Des libéraux trouvent l’été long et chaud Huguette et Raymond Bernier, les parents de Sylvie Bernier, étaient évidemment au nombre des admirateurs de la jeune médaillée d’or.(Photolaser CP) Les admirateurs affluent pour Bernier et Morris SAINTE-FOY (PC) - Tout sourire, Sylvie Bemier arrivée hier à Sainte-Foy, où des centaines d’admirateurs Tont accueillie.Les larmes aux yeux, la jeune plongeuse posait le pied au bercail pour la première fois, après un mois d’entraînement intensif, de stress et d’espoirs comblés.Des sa descente d’avion, la médaillée d’or des Jeux de la XXIIIe Olympiade a été saluée d’une ovation, de cris de joie et d’envie, parfois même de pleurs.Tous se faufilaient pour la voir, dans les étroits couloirs de l’aéroport de Québec.Ses amis étaient là, des entraîneurs, d’anciens collègues de plongeon, des représentants des fédérations et associations de plongeon et les inévitables journalistes, photographes, caméra men, représentants gouvernementaux, et même des agents de la GRC.Presque au même moment, mais à l’aéroport de Dorval, un groupe de Mohawks de la réserve de Caughnawaga réservaient à leur tour un accueil grandiose et enthousiaste à leur compatriote Al-wyn Morris, qui rentrait lui aussi des Jeux olympiques de Los Angeles détenteur d’une médaille d’or.À la barrière d’arrivée, à l’aéroport de Dorval, l’attendaient sa mère Helen et sa grand-mère Angela.Puis le Grand chef Joseph Norton, qui lui a placé sur la tête la traditionnelle coiffure kestowa, or, blanc et noir.Voir page 8: Admirateurs PAULE des RIVIÈRES OXFORD — En Ontario, plusieurs libéraux regrettent amèrement, aujourd’hui, que les élections aient lieu cet été, plutôt qu’à l’automne.À London, le député sortant Jack Burghardtest catégorique: «Nous aurions dû attendre.» M.Burghardt, qui est apparemment en difficulté dans son comté de London-Ouest, se rappelle que ses collègues du Québec, comme le ministre Francis Fox, étaient vigoureu-¦ sement en faveur d’une élection estivale: «Ils étaient prêts; en Ontario, nous ne l’étions pas», a déclaré le député au DEVOIR il y a quelques jours.À Guelph, même son de cloche : les responsables de la campagne du député libéral Jim Schroder se plaignent de ce que «les conservateurs ont eu plus de temps pour se préparer».Comme en plusieurs autres endroits, les organisateurs mentionnent la fatigue qui a suivi le congrès au leadership, en juin.À Hamilton, un des principaux organisateurs du Parti libéral, M.Joe Barbera, a dit cette semaine que ce fut une erreur de déclencher élections cet été, alors que l’organisation faisait manifestement défaut.Et, dans la péninsule du Niagara, le député sortant Al MacBain, de son propre aveu, a commencé à faire activement campagne il y a deux jours seulement.«Nous craignions que les gens ne s’essoufflent en cours de route, avec une élection en été», déclarait-il mardi soir devant un groupe de supporters de la communauté polonaise Son directeur de campagne, M.lan Mackenzie, se demande pour sa part quelle idée a pu amener le premier ministre à choisir la date du 4 septembre.«Dans une majorité de provinces, c’est le retour à l’école.Vous ima- Voir page 8: Libéraux FESTIVAL DES FILMS DU MONDE ¦ Pete Rose retourne à Cincinnati Pete Rose a disputé son dernier match dans l’uniforme des Expos.Le propriétaire des Expos, Charles Bronfman, a confirmé la nouvelle en provenance de Cincinnati voulant que Rose soit nommé dès aujourd’hui joueur-gérant des Reds.Page 16 Mode de scrutin: à défaut de s’entendre, les députés du PQ forment un comité MARIE-AGNÈS THELLIER G RANBY — Les députés péquistes n’ayant pas réussi à se mettre d’accord hier, il faudra attendre la commission parlementaire qui se réunira à la mi-.septembre ou au début d’octobre pour savoir si le gouvernement du Québec entend faire adopter une importante réforme du mode de scrutin d’ici la prochaine élection, c’est-à-dire d'ici un maximum de dix-huit mois.I,e leader du gouvernement, M.Marc-André Bédard, prévoit par ailleurs «un menu législatif très substantiel» pour l’automne.De nouvelles mesures législatives importantes doivent en effet s’ajouter aux projets de loi-fleuves déjà déposés (réforme scolaire, santé et sécurité au travaU, code civil, etc.).Les députés péquistes, réunis en caucus social pendant deux jours à Granby, ne sont donc pas parvenus à un accord sur la réforme du mode de scrutin, après trois heures de discussions animées.Aussi ont-ils confié à un comité tri partite, composé de trois ministres, de trous députés et de trois membres de l’exécutif national du Parti québécois, le mandat d’élaborer une position précise du gouvernement sur le principe et sur le contenu d’une réforme du mode de scrutin.Pour élaborer leur propre proposition, à partir de la recommandation d’un mode de scrutin «propor- temps par la commission Coté, les neuf participants au comité péquiste examineront toutes les conséquences possibles sur la relation elec-teurs-élu, sur le découpage des comtés actuels, sur la confection des listes électorales, sur la manière de voter, etc.Dès le début septembre, la proposition du comité tri partite sera soumise aux 70 députés péquistes à l’occasion d’une réunion spéciale.Les députés préciseront alors quelle position devra prendre le gouvernement du Québec devant la commission parlementaire qui étudiera le rapport de la Commission Côté sur la réforme électorale.Voir pago 8: Modo do tcruUn Eastwood et Bujold ouvrent le Festival RICHARD GAY Le populaire acteur américain Clint Eastwood et la comédienne Geneviève Bujold étaient attendus hier à Montréal pour participer ce soir, au théâtre Maisonneuve de la Place des arts, au gala d’ouverture du huitième Festival des films du monde.Eastwood et Bujold sont, en effet, les deux princi^ux interprètes de Tightrope, présenté ce soir comme film d’ouverture.Tightrope, dont ce sera la première mondiale, figure aussi parmi les 25 longs métrages de la compétition officielle du festival.Ce film constitue la première réalisation de Richard Tuggle, qui avait fait carrière ju^u’ici en tant que scénariste et avait signé, entre autres, le scénario de Escape from Alcatraz mettant en vedette Clint Eastwood.C’est d’ailleurs Tuggle qui a écrit le scénario de Tightrope.Voir pago 8: FooUval ¦ Turner consulte de Cuellar Le premier ministre John Turner a fait parvenir une lettre au ' secrétaire général des Nations unies, M.Javier Perez de Cuellar, sur la suite à donner à la mission de paix de son prédécesseur, M.Pierre-Elliott Trudeau, qui a recommandé à i’ONU de convoquer à un sommet tes cinq puissances nucléaires.Page 2 ¦ Londres s’en souviendra Qualifiant les propos du premier ministre René Lévesque sur les Malouines d’«opinion personnelle»,le haut-commissaire britannique à Ottawa a toutefois pris «bonne note» de l’appui de principe qu'il a accordé récemment à la décolonisation des Malouines.Page 3 ¦ Moscou condamne la gaffe Dans une déclaration officielle, l’agence Tass s’est élevée hier contre la boutade du président Ronald Reagan au sujet du bombardement de l’URSS.Washington montre une « hostilité sans précédent », déclare-t-on à Moscou.Il ne s’agit là que d’un autre coup de propagande soviétique, affirme le département d’Etat dans un communiqué qui constitue le premier commentaire officiel à ce sujet.Page 5 LE DEVOIR ECONOM1Q.UE ¦ Pétromont Le Conseil du patronat du Québec a rendu public hier les réponses qu’il avait sollicitées des deux principaux partis politiques canadiens sur diverses questions économiques, dont l’avenir de la pétrochimie au Québec.Le principal intéressé dans cette affaire, Pétromont, a dénoncé la position des libérales et qualifié celle des conservateurs de « pas dans la bonne direction ».Page 9.¦ Mise en garde de la CVMQ La fermeture de Forex à la suite de la saisie des actifs de la compagnie par deux banques continue d'intéresser la Commission des valeurs mobilières du Québec qui a servi une mise en garde aux courtiers quant aux informations qu’ils transmettent aux épargnants lors d'une émission d'actions.Page 9. 2 B Le Devoir, jeudi 16 août 1984 LA CAMPAGNE FEDERALE Le PN doit parachuter des candidats chez les péquistes JONQUIÉRE (PC) - Dans la plus péquiste des régions du Québec, le Parti nationaliste (PN) a été obligé d’y «parachuter» trois de ses quatre candidats.En fait, seul M.Magella Archibald dans Jonquière vit dans sa circonscription.Les trois autres candidats viennent de Montréal: MM.Yves Couryille (Lac-Saint-Jean), Candide Simard (Roberval) et Mme Marie-Claude Desloges, une étudiante de 22 ans qui ne viendra faire campagne dans la région que la semaine précédant le scrutin du 4 septembre.Cette situation, que M.Monière refuse de quahfier d’aberrante, est attribuable à «l’obstruction d’une certaine élite du Parti québécois qui voit d’un mauvais oeil l’arrivée du PN sur la scène électorale locale», a déclaré hier hier le leader nationaliste devant le Cercle de presse du Saguenay.Toutefois, comme le soulignait dans une brève conversation le maire «péquiste» de Jonquière, M.P’rancis Dufour, les nationalistes ont jugé qu’il était préférable de s’allier aux conservateurs pour faire battre les libéraux plutôt que de se ranger du côté du PN, qui est «arrivé comme un cheveu sur la soupe».Mais, pour Denis Monière, le lieu de résidence des candidats n’est pas important puisqu’ils sont «Québécois».« Les Saguenéens et les gens du Lac-Saint-Jean sont assez conscients de l’importance de soutenir le mouvement nationaliste pour passer outre aux difficultés que nous avons connues», a-t-il dit.Mais la réalité ne semble pas lui donner raison.Dans les quatre circonscriptions, des péquistes travaillent ouvertement avec le candidat conservateur comme à Roberval où, dit-on, le directeur du cégep de Saint-Félicien, M.Benoît Bouchard, aurait des chances de battre la députée sortante, Mme Suzanne Beauchamp-Ni-quet, qui n’a recueilli que 2,892 voix de majorité aux dernières élections.Il n’est plus donc étonnant que le chef du PN ait reçu un accueil cordial mais réservé de la part d’une population nationaliste qui a déjà fait son choix en dépit des sombres prédictions de M.Monière, qui prétend que l’élection de conservateurs au Québec annoncerait la «mort du projet d’indépendance».En dépit de la retenue des habitants de la région, le leader du PN a effectué, pour la première fois depuis le déclenchement des élections, une tournée à l’image des chefs des autres partis politiques: rencontre de la presse régionale, visite industrielle et bain de foule dans un centre Turner consulte de Cuellar sur la mission de paix de Trudeau TORONTO(PC) — Le bureau du premier ministre John Turner a confirmé, hier, qu’il avait fait parvenir une lettre au secrétaire général des Nations unies, M.Javier Perez de Cuellar, sur la suite à donner à la mission de paix de son prédécesseur Pierre Trudeau.Peu avant sa démission, M.Trudeau avait suggéré au secrétaire général de consulter les ambassadeurs des cinq puissances nucléaires sur la possibilité de les réunir lors d’un sommet sur le désarmement.La convocation d’un tel sommet des cinq puissances nucléaires, qui sont aussi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (les États-Unis, l’Union soviétique, la Chine, la France et la Grande-Bretagne), constituait l’un des éléments principaux de la mission de paix de M.Trudeau.M.Turner demande à M.Perez de Cuellar de l’informer des progrès de cette démarche et l’invite à continuer ses consultations.Le premier ministre laisse entendre d’autre part que le Canada serait intéressé à ce que la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies, envisagée pour 1988, soit devancée.Tout en réaffirmant l’importance que le Canada attache aux Nations unies, M.Turner affirme être heureux que le secrétaire gé- néral ait l’intention de visiter le Canada au début de 1985.Le texte exact de la lettre du premier ministre n’a pas été rendu public, mais le bureau de M.Turner en a donné les grandes lignes après que les Nations unies eurent annoncé que le secrétaire général avait reçu une telle missive.Cette lettre de M.Turner vient au lendemain de son refus d’endosser la proposition d’un gel du déploiement, de la fabrication et des essais des armes nucléaires.M.Turner avait alors affirmé que le Canada perdrait sa crédibilité en prenant une telle position sans que ses alliés ne l’endossent et déclarait qu’il était plus utile de poursuivre la mission de paix de M.Trudeau, en particulier quant au sommet des cinq puissances nucléaires.Le premier ministre a également hierclarifié sa position sur la proposition de gel de la fabrication, de l’essai et du déploiement de nouvelles armes nucléaires, proposition qu’ont endossée plusieurs libéraux depuis le début de la campagne.M.Turner soutient que le Canada ne peut tout simplement pas faire cavalier seul et se dissocier de ses alliés de l’OTAN.Selon lui, le Canada ne saurait adopter une telle position sans mettre en péril la crédibilité et la force même de l’Alliance atlantique.«Je sais que, politique- ment, j’aurais intérêt à parler autrement, car je peux prendre connaissance des sondages comme tout le monde», affirme M.Turner.Mais, dit-il, tout ce que peut faire le Canada est «d’essayer de montrer la voie à nos alliés et de les encourager à cet égard, mais lorsque nous prenons une initiative, nous devons le faire d’un commun accord avec eux».Dans les circonstances, M.Turner affirme que tout ce que le Canada peut faire est de poursuivre les efforts entrepris par son prédécesseur Pierre Trudeau pour amener les cinq puissances nucléaires à se réunir pour discuter de la Umitaion des armements.D’autre part, le Canada peut, affirme M.turner, se servir de ses talents de négociateur et de ses ressources technologiques pour pouvoir s’assurer qu’un gel nucléaire est mutuellement vérifiable par toutes les parties.Mais si le Canada a beaucoup travaiUé dans le domaine de la vérification, sa principale contribution, selon le leader libéral, sera de «continuer à réclamer, au sein de notre Alliance et dans nos rapports avec les membres de l’Alliance adverse, plus de discussion, moins d’idéologie et des progrès réels permettant de réduire la menace qui pèse sur l’humanité toute entière».Les deux fils de Turner à son aide BIOLOGIE 3e SEC.LE CORPS HUMAIN EN SANTÉ Approuvé par le M.E.Q.TORONTO(PC) - Le premier ministre Turner demandera à deux autres de ses enfants.En vente dans toutes les librai’ MAINTENANT DISPONIBLE ISBN-2-7601-1056-7 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél.:(514) 849-1112 Auteurs: Darveau / Marcoux / Hallé 530 pages, 4 couleurs, couverture cartonnée manuel de l'élève .14,95$ En vente dans les librairies: Station 168 est.rue 4440 rue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Saint-Denis Longueuil, Québec Montréal.Québec Montréal, Québec Tél.: (514) 677-6525 Tél : (514) 861-5647 Tél : (514) 843-6241 commercial.D’ailleurs, la journée a été fructueuse pour le leader nationaliste qui a rencontré pas moins de 200 personnes et qui, pour un homme habitué aux hautes sphères intellectuelles, s’est fort bien débrouillé dans ses rencontres avec les électeurs.Vêtu d’un complet marine, l’air dégagé et le sourire mi-timide, le chef du PN a invité chaque électeur potentiel à qui on remettait un dépliant du parti: «J’espère que vous allez penser à nous le 4 septembre».Nonobstant les personnes qui ne veulent rien entendre de la politique, les Saguenéens ont manifesté leur intérêt pour le parti, même si dans bien des cas le nom n’évoquait que de vagues souvenirs.En l’absence de la presse locale, qui a boudé sa tournée, M.Monière s’est rendu visiter l’usine Cascade, où le candidat du PN a déjà travaUlé comme journalier.Puis, il est aUé saluer les employés de l’hôpital local et il en a profité pour y casser la croûte.Avant une visite décevante à l’Alcan, où les travailleurs ont passé tout droit devant l’équipe du PN en faction devant les portes de l’usine, le leader, accompagné de trois candidats, s’est rendu a la mairie de Jonquière.La rencontre avec M.Francis Dufour, ex-président de l’Union des municipalités, a bien résumé la journée du leader natinaliste au Saguenay.En dépit des perches tendues à deux ou trois reprises par M.Monière, le maire de Jonquière ne s’est pas engagé, se contentant de sourire devant les tentatives de son hôte, déclarant à la fin de la rencontre que, «cette année, c’est compliqué les élections».Dans Oxford Après avoir inédit de Davey, Apps est content de l’avoir PAULE DES RIVIÈRES OXFORD — La vie est parfois pleine d’ironies et mal^é son jeune age, Alfred Apps le sait mieux que quiconque.Le fougueux avocat libéral de 27 ans était connu jusqu’à tout récemment pour ses positions réformistes à l’interieur du Parti liberal.C’est lui qui, à l’automne de 1982, avait dirige le mouvement de révolte des jeunes Ubéraux contre l’establishment de son parti.Avec l’appui de M.John Turner, M.Apps avait mené une campagne agressive contre les éminences grises non élues qui sclérosaient, d’après lui, le Parti libéral.Il visait nommément MM.Jim Coutts et Keith Davey.Or, comme on le sait, le sénateur Davey est de retour à la tête de la campagne des libéraux et des candidats comme .Alfred Apps, qui se présente dans la bucolique cir-' conscription d’Oxford, dans le Centre-Sud de la province.Mais plutôt que de poursuivre sa croisade contre celui qui symbolisait à ses yeux les basses manoeuvres électorales au parti, M.Apps se réjouit aujourd’hui du retour du sénateur, et tant pis si cela lui coûte quelques pirouettes mentales.«Il est le meilleur et nous avons besoin de lui dans cette campagne», dit-il.M.Apps parle en connaissance de cause puisqu’il est loin d’être assuré de gagner ses élections le 4 septembre prochain: une victoire libérale dans cette circonscription conservatetrice depuis 30 ans serait même étonnante.Et c’est à son tour d’être décrit comme le «candidat de l’estabüsh-ment» par son adversaire conservateur, le député Bruce Halliday, pourtant un vétéran de la circonscription.M.Apps n’a-t-il pas eu la visite d’un sénateur d’Ottawa l’autre jour, remarque l’organisateur de M.Halliday?N’attend-il pas du renfort de MM.Turner et Jean Chrétien dans sa circonscription d’ici la fin de la campagne électorale?N’est-ce pas M.Davey lui-même qui a confirmé à M.Apps que le premier ministre inscrirait Woodstock à son parcours avant la fin de la présente campagne?«Il connaît les bonnes personnes, il a ses contacts et nous avions besoin de lui», retorque M.Apps.M.Apps est né dans la circonscription d’Oxford, qui est moitié urbaine et moitié rurale, et où les producteurs de tabac s’inquiètent de la réduction de la demande, autant nationale qu’internationale.Dans ce secteur, M.Apps dénonce aç-essivement le député actuel «qui n’a rien fait pour la circonscription».Le Parti conservateur a empêché l’adoption d’un projet de loi sur la stabilisation des prix, qui aurait aidé les producteurs, accuse M.Apps.Les conservateurs de la circons- cription sont prompts à répondre que le projet de loi en question (C-56) a été présenté «15 minutes exactementî avant l’ajournement de la session en juin dernier.» Mais ce qu’ils préfèrent, c’est encore taxer M.Apps de «candidat de la hiérarchie, parachuté en plus», parce qu’ü a quitté son patelin pour la viUe il y a bien longtemps.À Toronto cette année, M.Apps faisait partie du noyau qui moussait discrètement la candidature de M.Turner en prévision de la course au leadership, avant même la démission de M.Pierre Trudeau.«Nous ne revenons pas aux jours anciens, a-t-il déclaré au DEVOIR cette semaine.M.Turner a démontré à quelle enseigne il logeait déjà en allégeant la bureaucratie (lorsqu’il a nommé son nouveau cabinet en juin)».«Je continue de croire que les principaux conseillers politiques devraient être élus et non nommés mais pour ce qui est de la campagne, cela (le retour de M.Davey) ne me gêne pas outre mesure», con-fie-t-il.M.Turner n’est pas encore passé dans la circonscription mais le chef conservateur, M.Brian Mulroney, s’y est rendu.«J’ai eu droit aux félicitations de M.Mulroney.Il a dit que j’étais un jeune homme plein d’avenir», dit M.Apps, en ajoutant que le leader rival faisait surtout allusion à ses jours de contestataire libéral.À la même adresse que son bureau Le centre fédéral de la ouvrira ses portes chez main-d’oeuvre la bru de Yanakis ANDRÉ BOUTHILLIER Le bureau de comté du député fédéral de Berthier-Maskinongé-La-naudière, M.Antonio Yanakis, à Saint-Gabriel de Brandon, loge dans une propriété appartenant à sa bru, Mme Marie-Paule Lemasson, épouse de M.Paul Yanakis, l’un des fils du député.Dans quelques semaines, cette propriété, sise au 48 rue Beausoleil, abritera également le centre de main-d’oeuvre de Saint-Gabriel de Brandon, situé présentement au 108 rue Dequoy.C’est ce que révélait l’hebdomadaire Joliette Journal dans son édition d’hier.Selon la journaliste de ce journal, Mme Chantal Hétu, le nouveau bail (de deux ans) du centre de main-d’oeuvre n’a pas encore été signé.Il a cependant été approuvé par le bureau de l’administration immobilière du ministère fédéral des Travaux pu-bücs.« L’agente de location Manon La-fleur, du bureau de Montréal, a confirmé les faits », d’ajouter la journaliste.Le déménagement aurait lieu dans les prochaines semaines.La semaine dernière, M.Yanakis avait annoncé « à regret » la fermeture des locaux du centre de main d’Oeuvre de Saint-Gabriel de Brandon et leur déménagement à Ber-thierville.La raison invoquée: les coupures budgétaires.Le bureau du député Yanakis se trouve dans l’ancien immeuble de l’ancienne Banque Provinviale, au 48 rue Beausoleil.Cet immeuble appartient aujourd’hui à la compagnie « 120620 Canada Inc.».L’hebdomadaire de Joliette a pu obtenir, de la municipalité de Saint-Gabriel, que le nom figurant au contrat est celui de Mme Marie-Paule Lemasson, présidente de la compagnie «120620 Ca- lilï * vï -A Antonio Yanakis épo nakis, l’un des nls de M.Antonio Yanakis.Joint par le Joliette Journal, le député de Berthier a déclaré ne pas connaître le nom du propriétaire de son bureau de comte.Interrogé sur cette affaire, M.Paul Yanakis a répondu: « Personnellement, je ne possède aucun in- ¦'¦ïta térêt à Saint-Gabriel ».Il a dit ne pas comprendre pour quelles raisons des gens « se vautrent dans la vase en essayant de salir notre famille ».L’édifice dans lequel se trouve le bureau de comté de M.Antonio Ya-nakis loge également l’étude de Me.Jean Yanakis, un autre fils du député.Il abritait autrefois une succursale de l’ancienne Banque Provin- ciale, aujourd’hui fusionnée avec la Banque Canadienne Nationale sous le nom de Banque Nationale du Canada.Selon une information obtenue par LE DEVOIR, la vente de l’édifice aurait alors été négociée par M.Paul Yanakis, qui est aussi avocat, au nom d’un client.Mais il avait refusé de dévoiler le nom du nouvel acheteur.La nouvelle que publie aujourd’hui le Joliette Journal constitue un nouvel épisode dans l’histoire des relations familiales privilégiées qu’entretient M.Antonio Yanakis.Dans ses livraisons des 3 et 4 août, LE DEVOIR révélait que le député de Berthier-Maskinongé-Lanaudière avait nommé son fils, Paul, et son frère, Pierre, responsables de l’administration du nouveau centre culturel et sportif de Saint-Gabriel de Brandon.Ce centre ultra-moderne a été construit grâce à une subvention de $4.5 millions provenant du «fonds La-Prade ».Une fois installés à leurs postes, M M.Pierre et Paul Y anakis, sur le conseil de M.Antonio Yanakis, ont approché M.Larry Yanakis, neveu du député, pour occuper le poste de gérant de l’aréna.D’autre part, M.Michel Yanakis, un autre neveu du député, a été jusqu’à tout récemment l’un des principaux responsables de la location de la patinoire.Trois membres du conseil d’administration de la corporation sans but lucratif, créée par M.Antonio Yanakis pour gérer le centre, ont remis leur démission au président de la corporation, M.Bruno Myre, au début de juiUet.Ces trois membres n’étaient pas heureux de la manière d’administrer des Yanakis.En fin de semaine, un quatrième membre du conseil de la corporation du centre a démissionné.Il s’agit du président, M.Bruno Myre.soit à MichaeL 18 ans, et à David, 15 ans, de l’aider à se faire élire en travaillant pour lui dans Vancouver Quadra.M.Turner a également sollicité l'aide des sénateurs Ray Perrault et George Van Roggen, après la publication d’un sondage, par le Vancouver Sun, montrant que les électeurs favorisaient le candidat conservateur.La NCC déplore que quatre ex-ministres pourraient toucher plusieurs millions en pensions TORONTO (PC) — Quatre ministres libéraux qui viennent de mettre un terme à leur carrière politique ou leurs épouses pourraient bénéficier jusqu’à la fin de leurs jours de pensions totalement indexées représentant chacune une valeur de plus de $2.5 millions.C’est du moins ce qu’affirme une étude faite par des actuaires pour le compte de The National Citizens Coalition.En rendant publique cette étude réalisée par une firme torontoise, le président de la Coalition, M.Colin Brown, a déclaré hier que «ces pensions semblent pour le moins étranges.Je crois que cela va scandaliser un grand nombre de Canadiens.» La Coalition, qui préconise l’abolition pure et simple de l’indexation des pensions des députés et des fonctionnaires, soutient que l’étude réalisée par David Williams démontre que jusqu’à sa mort, l’ancien ministre libéral, M.John Munro, pourrait toucher $5,077,000, son collègue, M.Mark MacGuigan pourrait recevoir $4,899,000, tandis que M.Eugene Whelan toucherait $3,589,000.C’est M.Bud Cullen qui toucherait la pension la moins élevée, $2,554,000.Ces revenus anticipés sont basés John Munro Mark MacGuigan Eugene Whelan sur une formule passablement compliquée tenant compte de la longévité moyenne des députés et d’un taux d’inflation annuelle de cinq pour cent.La National Citizens Coalition, un CToupe de pression conservateur indépendant, a publié cette étude hier dans le cadre de sa campagne nationale destinée à obtenir des chefs politiques la promesse qu’ils amenderont la loi garantissant aux députés et fonctionnaires fédéraux l’indexa- tion de leurs pensioas.Les quatre anciens ministre libéraux, qui ont tous les quatre bénéficié des largesses du premier ministre Trudeau avant sa démission, touchent des généreuses pensions en raison de leurs longues années de service à titre de membres de la Chambre des communes.Selon la Coalition, MM.Whelan et Munro bénéficient d’une pension annuelle de $57,000, tandis que M.MaGuigan touche une pension de $55,000 et M.Cul- Bud Cullen len perçoit $36,000 par année.Or, ces généreuses pensions sont indexées au coût de la vie.Les libéraux sont en faveur de l’indexation des pensions pour les députés et les fonctionnaires, tandis que le leader conservateur, M.Brian Mulroney, a promis d’abolir l’indexation dans le cas des députés seulement.Pour sa part, le Nouveau Parti démocratique préconise l’indexation des pensions pour tous les Canadiens sans exception. Le Devoir, jeudi 16 août 1984 La dette des agriculteurs Le Crédit agricole ne voit rien d’alarmant ANDRÉE ALLARD « La situation des emprunteurs de l’Office du crédit agricole du Québec (OCAQ), bien qu’elle soit préoccupante dans certains cas, n’est toutefois pas alarmante.» Tel est le constat énoncé hier, par le président de l’OCAQ, M.Camille G.Moreau.M.Marcel Talbot et sept autres agriculteurs de la région de Drummondville, qui font la grève de la faim depuis plus d’une semaine, tentent cependant de démontrer le contraire.Les manifestants ont, à quelques reprises, reproché au gouvernement de les inciter à emprunter démesurément pour donner une expansion énorme à leur entreprise, sans toutefois leur offrir le soutien nécessaire.Le président de l’OCAQ a expliqué que les agriculteurs élaboraient un programme d’investissement et de développement, avec un consultant du ministère du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.M.Moreau a ajouté que les agriculteurs pouvaient avoir recours aux services d’un conseiller en n’importe quel temps.Il a d’autre part indiqué que « le cas Talbot avait été traité avec la même mesure et la même objectivité que tous les autres dossiers soumis à l’office.» En fait, l’OCAQ a dénombré 303 abandons d’entreprises agricoles au cours de ses cinq derniers exercices financiers, soit du 1er avril 1979 au 31 juillet 1984.Sur un total de 20,924 emprunteurs à long terme, 160 d’entre eux ont déclare faillite (52,8%) 116 ont effectué des ventes forcées et 27 ont accepté volontairement l’abandon de leurs terres.Depuis le début de 1984, le nombre de faillite a plus que doublé.En effet, au cours des six premiers mois de l’année, 101 agriculteurs ont fait faillite alors que pour la même période, en 1983, ce chiffre était de 53.M.Moreau a insisté sur le fait que 148 des 303 emprunteurs (48,8 %) ayant abandonné leurs terres étaient des producteurs de porcs, récemment sortis d’une crise très sévère de plus de quatre ans.« Il est donc difficile de conclure à une situation catastrophique alors que 155 abandons se sont produits pour l’ensemble des autres productions, sur une période de cinq ans et quatre mois.Quant au « cas Talbot, le président de roCAQ impute son échec au manque de productivité de son entreprise et à une mauvaise gestion des ses affaires.L’Office, qui procède à une expertise complète avant d’autoriser des prêts, peut, dans certains cas, se tromper, a expliqué M.Moreau.Garneau ramènerait le déficit à un niveau raisonnable (PC) — M.Raymond Garneau, candidat libéral dans le comté de Laval-des- Rapides, estime que le temps est venu de ramener le déficit à un niveau plus acceptable, maintenant que la récession commence à se résorber au Canada.«Sinon, dans un ou deux ans, notre système de sécurité sociale sera en danger», a -t-il déclaré hier matin en déjeunant dans un restaurant de la circonscription de Gamelin en présence de la candidate du comté, Mme Lise 'Thibault, et d’une quarantaine de gens d’affaires.M.Garneau est également d’avis qu’il serait imprudent que le prochain gouvernement fédéral augmente les impôts, au moment où s’amorce la reprise.Commentant le débat télévisé entre les chefs politiques qui devait avoir lieu en soirée sur la question des femmes, M.Garneau a déclaré, après avoir fait le bilan des réalisations libérales dans ce domaine depuis 1967, que «le PLC n’avait de leçons à recevoir à ce sujet ni de M.Ed Broadbent ni de M.Brian Mulroney.Le Parti libéral n’a aucune raison de baisser la tête».«Il y des contradictions parmi les conservateurs qui me choquent profondément», a poursuivi Tex-ministre des Finances du gouvernement Bourassa, en soulignant que M.Mulroney appuyait aujourd’hui des programmes d’action positive auxquels 75% des délégués à un congrès d’orientation du PC tenu en 1982 s’étaient opposés.M.Garneau s’est donné hier la mission de passer à l’attaque d’ici aux élections du 4 septembre.«La campagne électorale a jusqu’à maintenant été négative, elle n’a pas touché le fond des problè- mes», a-t-il affirmé, tout en admettant que le Parti libéral était en partie responsable de cet état de fait.Accusant M.Mulroney de «lancer des promesses à gauche et à droite»,M.Garneau a souligné le sens des responsabilités dont a fait preuve le premier ministre John Turner, en ce qui concerne notamment le problème du désarmement.La lutte du Canada en faveur du désarmement passe par le respect de ses engagements auprès de l’OTAN et de NORAD, a soutenu M.Garneau, qui appuie M.Turner dans son différend avec la président du parti lona Campagnolo à ce sujet.«11 serait enfantin et dangereux de faire cavalier seul dans ce domaine».C’est précisément au sens des responsabilités de M.Turner que M.Garneau attribue les difficultés qu’ont connues les libéraux en campagne.«Les gens s’imaginent souvent qu’une lutte électorale est un spectacle, mais M.Turner est opposé à cette conception des choses, c’est un humaniste», a affirmé M.Garneau, qui a mené campagne plutôt discrètement jusqu’ici.Selon lui, les francophones vont jouer un rôle capital à Ottawa au cours des prochaines années.«Le progrès des francophones passe aujourd’hui par l’économie et une forte représentation fédérale, dans un contexte où Tultra-natio-nalisme est à la baisse».C’est la première fois que la candidate de Gamelin, Mme Lise Thibault, tente sa chance sur la scène fédérale.Agée de 45 ans, eUe a perdu aux mains du péquiste Michel Leduc par un maigre 2,000 voix lors des dernières élections provinciales de 1981.Le haut-commissariat de la Grande-Bretagne prend «bonne note» des propos de Lévesque sur les Malouines LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le haut commissariat britannique à Ottawa s’est contenté de prendre « bonne note » de l’appui de principe accordé il y a quelques jours par le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, à la décolonisation des Malouines lors de sa visite sur le trois mats argentin Liber-tad dans le Vieux port de Québec.C’est pourquoi le représentant de la Grande-Bretagne au Canada, Sir Derek Day, n’a pas jugé bon de faire parvenir une note de protestation au gouvernement québécois en rapport avec les propos du premier ministre.M.George Hall, porte-parole du Haut-Commissaire, a expliqué hier au DEVOIR que le gouvernement de Sa Majesté avait perçu dans les propos rapportés par les journaux une « opinion personnelle de M.Lévesque » sur le dossier des Malouines.« Et ce n’est pas la nôtre », devait ajouter M.Hall.Ce dernier ne voit pas Tombre d’un incident diplomatique dans cette affaire puisque, dit-il, M.Lévesque « parlait de quelque chose qui ne regarde pas le Québec («was speaking about something that doesn’t concern Quebec^ ».Du coté québécois, le ministre des Relations internationales, M.Bernard Landry, devait à la lois pondérer en faveur de la Grande Bretagne les propos de mr -r Bernard Landry: la résolution de 1965 M.Lévesque tout en précisant que ce dernier avait agi comme premier porte-parole du gouvernement.Sans retrancher un iota à la déclaration de M.Lévesque en faveur de la décolonisation éventuelle des Malouines, M.Landry devait en effet souligner qu’elle ne constituaient « en aucune façon un appui à l’invasion brutale des Malouines par l’Argentine ».Le premier responsable des relations du Québec avec Té-tranger explique que la déclaration du premier ministre n’avait pas été préparée par son ministère mais que sa « spontan-néité n’en altérait aucunement la justesse».M.Landry a tenu à préciser que la « position du gouvernement québécois » s’inscrivait dans la foulée de la résolution 2065 de l’Assemblée générale de TONU, adoptée en 1SH55 à la suite des travaux du Comité sur la décolonisation.Cette résolution évoquait la situation coloniale aux Malouines et invitait les deux parties à la négociation.« Ce qui confirme les droits de l’Argentine sur ce territoire », devait préciser M.Landry.« Les propos de M.Lévesque ne constituent cependant en aucune façon un appui à l’invasion des Malouines par l’Argentine, a poursuivi le ministre des Relations internationales.Si M.Lévesque souhaite que le problème se règle par un retour des îles à l’Argentine, ce pays fut mal avisé de ne pas utiliser le droit international et la négociation pour parvenir à ses fins.Nul n’a le droit de se faire justice lui-même.L’Argentine a posé un geste d’agression que le Québec condamne.» M.Landry a ajouté que sa condamnation de l’invasion militaire argentine aux Malouines n’était dicté « par aucune considération mercantile » en faveur de l’important partenaire économique du Québec qu’est la Grande Bretagne.Pas plus, dit-il, que la position « fondamentale » du Québec sur la décolonisation des Malouines n’a été dictée par la volonté du Québec d’intensifier ses rapports commerciaux avec l’Amérique Latine.Rapport du SPCUM crîminalîté a baissé 7 % à Montréal en 83 ALAIN DUHAMEL Courchesnes souhaite demeurer avec le PRO Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) estime à 7 % la diminution de la criminalité dans Tile de Montréal au cours de Tannée 1983 Dans le rapport qu’il vient de remettre au conseil de la CUM, le directeur du SPCUM, M.André De Luca, attribue cette performance encourageante surtout à la diminution des crimes contre la propriété.Les programmes préventifs dans les quartiers, menés par des goupes de citoyens et des policiers, et l’activité policière de répression expliquent ce résultat.Le taux de solution reste constant d’une année à l’autre.S’il passe de 24,5 % en 1982 à 26,9 % en 1983, cela tient à la diminution du nombre des crimes commis: 174,653 infractions au code criminel en 1982 contre 161,114 en 1983 auxquels il faut ajouter, sous la rubrique «autres délits» un peu moins de 10,000 infractions.Le bilan de la police sur les crimes classés montre qu’elle parvient à de bons résultats dans les homicides, dans les tentatives de meurtre et dans voies de fait où sa performance atteint ou dépasse 70 %.Son taux chute dramtiquement lorsqu’ils s’agit de vols qualifiés (20 %), d’introduction par effraction ( 10 %), de vols de véhicules (10 %) et de vols simples (18%).Dans les crimes contre la personne, toutefois, le bilan statistique indique une hausse à tous les postes, sauf à celui des vols qualifiés, en régression de 16 %.C’est ainsi que le nombre d’homicides (88) augmente de 4 %, celui des tentatives de meurtre (129) de 16%, celui des agressions sexuelles (1,112) de 16 % et celui des voies de fait (7,170) de 5 %.«L’augmentation de 16 % des agressions sexuelles, explique le directeur de la police, est attribuable principalement à la prostitution mâle où furent impliqués 12 adultes et 26 adolescents pour lesquels nous avons communiqué 145 délits.» Dans les jeux et paris, le SPCUM note une diminution de 34 % des délits qu’il attribue à l’activité policière.Le directeur note cependant que la clientèle visée, découragée dans Tîle de Montréal, s’est déplacée hors de la CUM.Les infractions aux règlements de la circulation diminuent à tous les postes, sauf à celui du respect du code de sécurité routière en hausse de 35% (96,177 délits).«Nous consi-dréons que nos campagnes de sécurité, les améliorations de la signalisation routière apportées suite à nos recommandations et une surveillance bien contrôlée des infractions en mouvement ( augmentation de 6.2 % des contraventions) sont des facteurs déterminants qui expliquent la diminution des accidents.» Au cours de Tannée, le SPCUM a reçu plus de 1,5 million d’appels de toute nature des citoyens.EN BREF».¦ Dioxine: poursuites FREDERICTON (PC) — Les représentants de l’Association des arroseurs d’insecticides (216 personnes réclamant $200 millions) se sont rendus en tracteur devant le siège de la Commission d’énergie électrique du Nouveau-Brunswick et ont affiché sur la porte une note d’intention en vue de poursuites.C’est la première étape d’une bataille juridique qui pourrait s’avérer longue et compliquée.La ompensation demandée couvrirait les pertes de vie (741 et les maladies dues, selon eux, à l’exposition a des herbicides contenant de la dioxine.¦ Le pape et l’Assomption CASTELGANDOLFO (AFP) — Jean-Paul II a mis en garde les catholiques,hier matin, contre « le péché et le mal qui mettent en danger l’homme comme jamais auparavant » et se manifestent « par des menaces d’une ampleur jamais connue ».Le pape s’adressait à quelques centaines de personnes pour qui il a célébré une messe solennelle à l’occasion de l’Assomption à Castelgandlfo.L’homélie du Souverain pontife a été un hymne à la Vierge Marie.¦ Mgr Trifa et les pogroms WASHINGTON (AFP) — Les autorités américaines qui ont expulsé lundi l’archevêque roumain orthodoxe Valerian 'Trifa, accusé d’avoir déclenché des pogroms dans son pays pendant la seconde guerre mondiale, avaient proposé à plusieurs pays — dont Israël et la Roumanie — de le prendre en charge, mais le prélat a finalement gagné la capitale portugaise.Les Israéliens n’auraient, selon certaines indications, pas donné suite à la demande de Washington pour éviter la publicité d’un procès-fleuve.Quant à la Roumanie, selon le chef du service américain d’enquêtes spéciales, chargé de la chasse aux criminels de guerre vivant aux États-Unis, « elle n’était pas enthousiaste » à l’idée de voir revenir le prélat.L’archevêque est finalement parti pour le Portugal, avec un visa qu’il a obtenu par ses propres moyens, en décembre 1983.¦ Japon: malades mentaux NATIONS UNIES (GENEVE) (AFP) - De nombreux patients, conduits pour la plupart de force dans des hôpitaux psychiatriques privés, meurent chaque année au Japon des suites de sévices, selon un rapport publié hier, à Genève, par l’Association japonaise des libertés civiles (AJ LC), patronnée par la Ligue internationale des droits de l’homme.Présenté devant la sous-commission des droits de l’homme de TONU, actuellement réunie à Genève, ce rapport cite notamment le cas d’un hôpital psychiatrique situé à U tsonomiya, (environ 200 km au nord de Tokyo), où, assure TAJLC, 222 personnes sont mortes ces trois dernières années, dont 19 des suites de causes non-naturelles, selon les certificats de décès.L’AJ LC affirme encore que les patients étaient souvent battus et forcés a travailler gratuitement dans une usine de produits surgelés appartenant au psychiatre de l’hôpital.¦ Morts dans une usine SIMSBURY (Connecticut) (AFP) — Une explosion suivie d'un incendie dans une usine fabricant des explosifs a fait trois morts, hier, à Slnis-bury, dans le Connecticut.L’incendie a provoqué la formation d’un nuage toxique qui a contraint les autorités à évacuer la moitié des 20,000 habitants de la ville.¦ Enquête Grange TORONTO (PC) — Le sergent-chef Donald Sangster a raconté au juge Samuel Grange, hier, que l’infirmière Phyllis Trayner s’est mise à pleurer au moment où il lui a appris que sa collègue Susan Nelles venait d’être accusée du meurtre d’un bébé, à l’Hôpital pour enfants de Toronto.Sangster interrogeait à ce moment Mme Trayner chez elle.Quant à Mme Nelles, elle a été inculpée des meurtres de trois autres bébés, en plus de celui de Justin Cook.Libérée dès le stade de l’enquête préliminaire, cependant, elle a intenté des poursuites judiciaires contre la police Bien qu’elle ne soit plus à la direction du Parti du ralliement officiel des Lavallois (PRO), Mme Michelle Courchesnes, conseiller municipal, souhaite demeurer avec ce parti politique et continuer à promouvoir son programme politique auquel elle a largement contribué.«Je crois en ce parti» a-t-elle déclaré au DEVOIR en repoussant, parce que contraire à la vérité historique, toute interprétation qui puisse assimiler la crise politique à un quelconque mouvement de «putsch».Depuis la formation d’un nouveau comité exécutif à Laval, Mme Courchesnes siège à titre de simple conseiller municipal, toujours sous la bannière du PRO.Pendant la crise qui a secoué la vie politique municipale, en juin dernier, Mme Courchesnes a, de sa propre intiative, démis- sionné en sa qualité de membre du comité exécutif où elle travaillait à plein temps.«Je n’appartiens pas à l’opposition et je ne fais pas opposition» précise-t-elle.Le maire de Laval, M.Claude Lefebvre, après avoir formé un nouveau comité exécutif et s’être assuré d’une majorité au conseil municipal, s’emploie à reprendre bien en mains la direction de l’administration municipale et du PRO.Au prochain congrès du PRO, à l’automne, les membres auront à débattre de l’avenir de leurs élus, tout autant du maire que des membres anciens et nouveaux du comité exécutif, afin de resouder, un an avant les élections municipales, l’unité autour du bilan d’un premier mandat, du programme et des candidats qui le promouvoient.L’ACDI conlut cinq ententes avec le Sénégal OTTAWA (PC) — L’Agence canadienne de développement international a annoncé Mer la signature avec le Sénégal de cinq accords d’une valeur de quelque $13 millions selon lesquels le Canada s’engage à aider ce pays dans les domaines de l’agriculture, des pêches et des forêts.Le projet le plus important, d’un coût de $8.6 millions, consiste en la fourniture d’équipements et la formation de personnel pour la prévention des feux de forêt.Selon un deuxième projet, $1.2 million servira à encourager l’industrie des pêches et à remettre en marche une usine de transformation du poisson abandonnée.En outre, le Canada offrira $3.5 millions pour l’achat de blé et de lait en poudre ; les profits résultant de la vente de ces produits devront être versés à un fonds spécial d’expansion économique.Déjà, cette année, ce fonds a contribué quelque $15 millions à la réalisation d’une quinzaine de projets que des représentants sénégalais et canadiens administrent conjointement.ri Trois chanceux gagnent le gros lot de $5 millions QUÉBEC (PC) -Trois Québécois ont pris possession Mer d’un ^os lot de plus de $5 millions à Tissue du dernier tirage de la loterie 6-49.Les gagnants sont M.Gabriel Côté, sa femme Gemma et la soeur de celle-ci, Mme Anne-Marie Bougie, tous trois dans la quarantaine.Ils ont touché le gros lot le plus élevé jamais attri- bué au Québec.M.Côté occupe un poste de gérance dans une firme immobilière de Sainte-Foy et sa femme est à l’emploi de la Régie de TAssurance-automobile du Québec.Mme Bougie est à l’emploi du ministère canadien des Affaires extérieures et est en poste actuellement à Haiti.C’est Mme Côté qui a découvert, dimanche dernier en feuilletant le journal, qu’elle détenait le numéro gagnant.Son mari était en voyage de pêche avec un copain pour le week-end.Calmement, dit-elle, elle a réalisé ce qui lui arrivait et sur le conseil d’une amie, elle a placé son billet dans le réfrigérateur, le temps d’aller prendre Talr.Un vrai tour de gastronomie et de vendanges en FRANCE avec André Malavoy 21 septembre au 7 octobre — Départ garanti.Champagne — Bourgogne — Bordeaux et aussi Vallée du Rhône, Cévennes, Cognac, Pays de la Loire.Repas gastronomiques.Visites de vignes et de caves — dégustations.Un peu partout accueil spécial.De môme un 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13h,15h30.16h 30.20h30 LES RETROUVAILLES: 1709 St-Denis (8499275)— John Bau-dlne quartette (888) mer au sam de 22h é 01 h — Sylvain L'Heureux, chansonnier, du dim au mar de22h éOlh RISING SUN: 286 O Ste-Calhe-rine (861-0657) "The Chigaco Beat" avec Armageddon reggea ensembla STATION 10 PUB: 2071 Ste-Ca-tharina ouest Festival Raggae, avec le groupe "Double Agent" les 1917-18 août STUOIO-THÉATRE con-CERVATOIRE D'ART DRAMATIQUE; 100 est Notre-Dame (5295857)— L'odyssée 3 D, spectacle humoristique ou le public devient passager d'un bateau imaginaire.15 sketches, création de Claude Desparois, Luc Gouin et Roger Léger, du 11 juillet au 28 août, è20h THÉÂTRE DE L'ENTREPÔT: 1255 Bout St-Joseph, Lachine (637-7433)— "J'aurai ta peau" présentation du Théâtre de l'En-trepût, du 27 juin au 31 août, représentations en français mer van sam 20h , an anglais jeu et dim 20h entrée libre théâtre la LICORNE: (2075 boul St-Denis 843-4166) "Lesc9 lébrations" de Michel Garneau Avec Marthe Mercure et Jean Ar-chanbault Du mar ausam, é21h THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— "Giovanna Marini et ses compagnes" les 14-19 17-18 août, 20h HÔTEL CLARENDON; 57 rue Ste Anne Vieux-Ouébac (692-2480)— Spectacle de Léo Munger ’ Ah l’amour toujours I amour ", du mer au dim 21 h .jusqu’au 15 août AUBERGE DE RAWDON; 3663 rue Ouaen, Rawdon (834-4200)— La Troupe "Tant qu â rien taire â soir" présente "L'ouvre-boita" de Victor Lanoux, les ven sam et dim 20h 30.juillat et août LE PATRIOTE DE SAINTE-AGATHE: Ste-Agathe (861-2244)— "La ruée vers Laure" de Marie-Thérèae Oumton, du 19 juin au 25 août, mar au van 20h 30.sam 19h30al22h MANOIR DU LAC LUCERNE: StéMarguarIta Station (382-9039) tlone” 9 h, "Un homme, une femme, un enfant” 7 h 15 PARADIS III; - Jeux de guerree" 9 h 45 — "Oclo-puaey” 7 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— Maurice Tourneur et Jacques Demy "Volpona” 19 h 30— "Lola” 21 h 30 PARISIEN I: (866-3856) - “La Boum 11” 12 h 55, 3 h, 5 h 05.7 h 10, 9 h 15 PARISIEN II: - “A la poursuite du diamant vert” 1 h.3 h 05, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 PARISIEN III: - Opération Foxbat" 12 h 40, 2 h 30, 4 h 20.6 h 10, 8 h, 9 h 50 PARISIEN IV; - "Antonleta ” 1 h 40, 3 h 40, 5 h 40, 7 h 40, 9 h 40 PARISIEN V: - "Carmen " 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 PLACE LONGUEUIL I: (679-7451 ) — "Le livre de la jungle” 3 h, 6 h 20, 9 h 40— "Tron” 1 h 10, 4 h 30, 7 h 50 PLACE LONGUEUIL II; - "La foire des ténèbres” 2 h 25.6 h, 9 h 35— “La nuit de l'évasion” 12 h 35, 4 h 10.7 h 45 PLACE VILLE-MARIE I; (869 0689) — “Under the volcano” 12 h 30, 2 h 45.4 h 55, 7 h 05, 9 h 25 PLACE VILLE-MARIE II; -'Electric dreams" 1 h 15, 3 h15,5h15.7h15,9h15 PLACE ALEXIS NIHON I; (9394246)- "Red dawn " 12 h45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30.9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II: -"Best defense " 12 h 30, 2 h 30.4 h 30, 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON III; -"Jungle book” 12 h 30.2 h 15, 4 h, 5 h 45, 7 h 30, 9 h 15 PLACE DU CANADA: (861-4595) — "Ghostbusfer” 1 h 15,3h15.5h15,7h15,9 h 15 SAINT-DENIS II: (8493222) -"Mort au large” 19 h 20— “Tbnnerre” 17 h 45, 21 h 05 SAINT-DENIS III: - "Bon|our les vacances" 21 h 20.— “Fureur du danger” 15 h 50,19 h 30 VERDUN: (768-2092)- "Loulslanne'' 9 h 20—"La fièvre de l'or” 7 h 30 VERSAILLES I: (353-7880) — “A la poursuite du diamant vert” 7 h, 9 h VERSAILLES II; - "Délices pour couples éroflques-”—"Jeunes Hiles è vendre” 6 h 30, 7 h 50 VERSAILLES III: - "Plus rien è perdre”—“J'al vécu deux fols” 6 h .7 h 35 VILLERAY: (3895577) - "Premiers désirs” 6 h 30, 10 h—“L'épée sauvage” 8 h 20 WESTMOUNT SQUARE: (931-2477) — “The never ending story” 7 h 15, 9 h 15 YORK: (937-8978) - "Revenge ol the nerds" 12 h 45, 2 h 30, 4 h 25, 6 h.7 h 45.9 h 30 TELEVISION « Les nuits de Montréal > rsvua musicale, du 4 jull au 1 sept, du mar au sa 20 h 30 théâtre du chenal-du- MOINE: 1645 chemin du Cha-nal-du-Molne, Ste-Anne de Sorel (743-8446)— "Joyeuses Pâques" comédie de Jean Poiret, m en s Richard Nlquette, du 12 juin au 25 août, mar au ven 20h 30, sam 21h THEATRE DE L'iLE: 1 Wellington.Hull (771-6669)- "La chaire ” comédie de Bill C Davis, m en s Gilles Provost, du 10 juillet au 1 sept mar au ven 20h 30, sam 19h at22h théâtre MALENFANT: 734 St-Jean-Baptlste, Terrebonne (492-0165)- "Chez Paul-Ette bière, vin, liqueur et nouveautés" de Louis-Marie Dansereau, du 21 juin au 8 sept , mar au ven 20h 30.sam 19h et 22h THÉÂTRE DE MARJOLAINE: Autoroute Cantons de l'Est, sortis 106, Eastman (297-2860)- "Ah.si maman me voyait I" de Louis-Georges Carrier, du 23 juin au 26 août, mar au van 20h 30, sam 19h st22h30.dlm 20h théâtre MOLSON: 10 chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Ri-chelisu (584-2223)— "Le charl-man" ou le Démon du Midi de Pierrette Bruno, du 27 juin au 1 sept mar au ven 20h 30.sam 19h el22h THÉÂTRE DU PERCE-RÉVE: 9 rang Anctil, Victoriayille (752-5070)— "La chambre mandarine ” comédie de Robert Thomas, m en s Martin et Patrice Daigneault, du 12 juillet au 9 sept du jeu au dim â20h30 THÉÂTRE DU THÉ DES BOIS; Deauville (819864-9569) • J'veux taire mon Show • mer jeu van asm du 27 juin au 25 août20h30 THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE; 1069 Boul Ste-Adèle, Sortie 67.autoroute des Laurentides, Ste-Adéle (4397333)— "Les larrons font I occasion" de Jane Milmore et William Van Zandt, du 20 juin au 1 sept.mar au van 20h 30, sam 19h el22h théâtre de VAUDREUIL: Cité des Jaunes, Vaudreull (459 7930)— "Le Charlatan" de Robert Lamoureux, du 26 juin au 2 sept mar au ven 20h 30.sam 19h 30 al22h O CBFT 12.00 Première édition 12.0g Fariboles 12.30 Avis de recherche 13.00 Reflets d'un pays 14.00 Période gratuite aux Partis politiques 14.0S Cinéma « Ame qui vive ¦ Fr 60 avec Arlette Thomas, Jacques Dasques et George Aminet 15.30 Le robinson suisse 16.00 Félix et Ciboulette 16.30 Les aiguillages du ciel 17.00 Tél95 • Les brigades du tigre > Avec Pierre Maguelon J-P Tribout et Jean-Claude Bouillon 18.00 Ce soir 18.25 Nouvelles du sport 18.30 Québec mer et monde 19.00 Génies en herbe en vacances 19.30 Période gratuite aux Partis politiques 19.35 Les grands lilms « Graffiti américain ¦ amé 73 avec Richard Dreyfus, Ronny Howard et Paul Le Mat 22.00 Le téléjournal 22.15 La météo 22.20 Le point 22.30 Baseball des expos San Francisco vs Montréal 01.00 Les nouvelles du sport Suzy Delair et Jean Tessier 22.22 Station-Soleil ES TVFQ(Câble) 12.40 L’académie des neufs 13.15 Tour 84 13.30 Les choses du Jeudi 15.00 Le monde des médecines diltérentes 15.30 Le théâtre de Bouvard 15.41 Croques-vacances 17.00 Le Journal 17.40 L'Ile aux enfants 18.00 RscrsA2 18.05 Cocktail maison 18.25 Atout Pic 18.30 Des chltlres et des lettres 18.80 Si j'ai bonne mémoire 20.10 L'académie des neuf 20.45 Tour 84 21.00 Les choses du jeudi Automates et Jouets anciens 22.30 Le monde des médecines différentes 23.00 Le Théâtre de Bouvard 23.12 Le Journal CE) CFTM 12.00 Le dix VOUS informe 12.15 MidhSoleil 13.45 Ciné Quiz • Un appel au secours • Amé 1976 avec Linda Purl, Shirley Jones, Murray Hamilton et Karen Lamm 16.00 N'ajustez pas votre appareil 16.30 La course aux trésors 17.00 Chips 18.00 ^LelSheures 16.30 Salut capitaine 10.30 La quotidienne 19.31 Galaxie 20.00 Cinéma de comédie « La Zizanie » Fr 78 avec Claude Zidi, Louis de Fu-nés, Annie Qirardot, Juline Guiomar et Maurice Rtsch 22.00 Les Moineaux et les Pinsons 22.30 Les Nouvelles TVA 22.50 Le Dix vous informe 23.00 Les sports et la couleur du temps 23.15 Cinéma de fin de soirée « Boulversement • amér 73 avec Martin Balsam, Cloris Leachman, Marge Redmond et Gene Nelson O CBMT 12.00 Midday news 12.02 Take thirty Forum , 12.30 AH in thé family 12.57 Program Highlights 13.00 All my chlldrsn 13.55 Freo-tims political broadcast 14.00 Wok with Yan 14.27 Weather report 14.30 Coronation street 15.00 Canadian reflections 16.00 Do It lor yourselt 16.20 Newswatch 6 16.30 Coming up Rosie 17.00 Happy days 17.30 Three's company's 18.00 Newswatch 19.00 Fame 20.00 Singing- A joy In any language 21.00 Two Ronnies 21.30 Inside Baseball 22.00 The National 22.22 Newswatch 22.30 Major league baseball Montreal at San Francisco 00.01 The Journal CD RADIO-QUÉBEC 17.30 TélèUnivarsité l'évolution de l'homme 18.30 C'est arrivé â Hollywood 19.00 Autour de l’hippo^ame 20.00 Station-Soleil 21.00 Cinémanla • L assassin habite au 2t.Ir 42 avec Pierre Fresnay.CB CFCF 12.00 HH noon 12.30 Puise 12 13.00 The Don Harron show 14.00 Another wrxtd 15.00 General Hospital 16.00 McGowan's work) 16.30 Take a Break with Matthew Cope 18.37 Family Feud 174)0 The lYlce is Right 18.00 Pulse 19.00 Blue Jay BasebaH Toronto vs Cleveland 22.00 Hill Street blues 23.00 CTV National news 23.21 Pulse 00.00 Cinema Twelve • Elvis on tour ¦ 1872 avec Elvis Presley 02.05 Second Feature t Jallhouse Rock ¦ Am 57 avec Elvis Presley.Judy Tyler el Dean Jones 04.00 Mississippi INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, jeudi 16 août 1984 Moscou condamne officiellement la plaisanterie de Reagan MOSCOU (AFP) — L’Union soviétique a haussé le ton à l’égard des États-Unis en condamnant officiellement hier la blague du président Ronald Reagan évoquant l’imminence d’un bombardement de l’URSS.Dans une « déclaration » — texte ayant valeur de prise de position gouvernementale — l’agence Tass a indiqué être « habilitée à déclarer que l’Union soviétique condamne l’invective du président des États-Unis, qui est d’une hostilité sans précédent à l’égard de l’URSS et dangereuse pour la cause de la paix ».Mardi soir, dans un commentaire, l’agence soviétique avait déjà réagi à la gaffe du chef de la Maison-Blanche en dénonçant son « attitude irresponsable ».Dans sa « déclaration », Tass affirme « qu’une telle conduite est incompatible avec les hautes responsabilités que les dirigeants des États, au premier chef ceux qui possèdent l’arme nucléaire, assument quant au destin de leur pouple et celui de l’hu- manité ».Selon l’agence, « la politique de l’actuelle administration américaine contrecarre les intérêts fondamentaux des pteuples.Elle est dénuée de perspectives et extrêmement dangereuse, ce qui demande un haut degré de vigilance à tous ceux qui chérissent la paix».« À la Maison-Blanche, on essaie maintenant de présenter les choses comme si le chef de l’administration américaine ne s’était prétendument permis qu’une « plaisanterie », écrit Tass.Affirmant que les paroles de M.Reagan ont suscité « une inquiétude sérieuse aux États-Unis et dans d’autres pays», l’agence ajoute : « cet épisode est considéré à juste titre comme l’expression d’un état d’esprit qui, naguère, était formulé officiellement dans des appels à une “croisade” contre le communisme ».L’agence accuse une nouvelle fois les États-Unis de pratiquer le « terrorisme d’État », de « bloquer » le processus de limitation et de réduction des armements et de refuser de négocier sur la démilitarisation de l’espace.La « rhétorique pseudo-pacifiste » des États-Unis, pxrursuit-elle, « ne doit pas tromper » et la « franchise du président Reagan doit ouvrir les yeux à ceux qui avaient encore des doutes à ce sujet».Dans un communiqué, qui constitue le premier commentaire officiel américain dans cette affaire, le département d’État précise qu’il répond directement aux déclarations publiées mardi et hier par Tass.Le communiqué du departement, d’État prend soin de ne jamais citer spécifiquement les propos de M.Reagan, qui ont été tenus samedi dernier alors qu’il faisait un essai de voix avant une allocution radiophonique.M.Reagan avait précisément déclaré en plaisantant : « j’ai le plaisir de vous annoncer que je viens de signer une loi bannissant la Russie pour toujours.Le bombardement va commencer dans cinq minutes».« La déclaration de Tass, indique le communiqué, répète la présenta- tion erronée que font les Soviétiques de la politique américaine à l’égard de l’URSS, notamment notre prétendu “refus” de négocier sur le contrôle des armements dans l’espace ».Par ailleurs, à Bonn, un porte-parole du gouvernement ouest-allemand a estimé hier qu’il n’> avait « pas de quoi rire » avec la « plaisanterie nucléaire » du président Reagan.Répondant à la question d’une journaliste sur l’opinion du gouvernement ouest-allemand à ce sujet, le porte-parole, Peter Boenisch, a affirmé ; « il y a des blagues dont on peut rire et d’autres avec lesquelles il n’y a pas de quoi rire ».M.Boenisch a ajouté : « nous réserverons à cette blague le plus mauvais sort qu’on puisse faire a une blague : celui de ne pas continuer à la raconter ».Pendant ce temps, le département d’État à Washington a estimé hier que les réactions soviétiques à la plaisanterie du président Reagan sont « hors de proportion » et formu- ! lées à des « fins de propagande ».! Des unités occidentales arrivent en mer Rouge LE (’AIRE (Reuter) — Deux nouvelles explosions ont été signalées hier en mer Rouge où une flotte multinationale de dragueurs de mines s’apprêtait au déminage des eaux où seize navires ont été touchés au cours des cinq dernières semaines.À Oslo, on a rapporté de sources maritimes qu’un chalutier soviétique avait été touché par une mine mardi dans le sud de la mer Rouge et qu’un destroyer égyptien en avait fait exploser une autre.Au ministère égyptien de la Défense, on se refuse pour l’instant à tout commentaire à ce sujet.Des officiers de marine égyptiens et britanniques ont entame des entretiens sur les opérations de déminage au moment où quatre dragueurs britanniques et leurs navires auxiliaires arrivaient à la base navale d’Adabiyah, à l’entrée du golfe de Suez.Le dragueur français Cantho, parti de Port Saïd avec eux, a eu des ennuis de moteur qui l’ont obligé à .'i’arrimer à son vaisseau auxiliaire l'Isard.Un deuxième dragueur de mines français, le Dompaire, était attendu dans le canal.De son côté, le navire de transport américain Shreveport, avec quatre hélicoptères affectés aux opérations de déminage, a quitté Port Saïd et devait traverser le canal dans la soirée d’hier.Les unités navales américaines doivent participer au déminage de l’extrémité sud du golfe de Suez aux côtés de bâtiments égyptiens, indi-que-t-on de source diplomatique.Les navires britanniques s’occuperont du nord du golfe.Les navires français doivent quant à eux opérer dans les eaux saoudiennes avec la marine du royaume.Trois autres hélicoptères RH-53D américains ont été envoyés en Arabie Saoudite pour aider au déminage des abords de différents ports.Des responsables américains ont déclaré mardi soir qu’on ne pouvait encore déterminer l’origine des mines, dont l’installation a été revendiquée par l’organisation Djihad (« guerre sainte ») islamique.Un porte-parole du département de la Défense a toutefois estimé que leur origine pourrait être établie sur examen de quelques exemplaires.Les Égyptiens soupçonnent la Libye, qui a nié tout engagement dans l’affaire de la mer Rouge.À l’aide de sonars et d’autres équi- rîments ultrasensibles, on ramènera la surfade les mines découvertes dans la mer Rouge pour les expertiser ou les détruire au moyen de charges explosives, a-t-on indiqué de source officielle.(Dans le sud de la France, où il présidait une cérémonie marquant le 40e anniversaire du débarquement des alliés en Provence, Charles Hernu, ministre de la Défense, a déclaré hier que son pays n’entendait s’ingérer d’aucune façon dans les affaires d’autres États.) (Six bâtiments français viennent, au cours de ces derniers jours, de rejoindre l’océan Indien à la demande de deux pays avec lesquels nous entretenons des liens étroits ; l’Arabie Saoudite et l’Égypte, a-t-il dit.Une nouvelle fois, nos forces armées contribuent à la réalisation de missions humanitaires (.) Notre seule préoccupation est de contribuer, ici comme ailleurs, à la diminution des tensions, au respect du droit et à la solution négociée des conflits », a-t-il ajouté.) D’autre part, l’Allemagne fédérale s’est interdit « pwur des raisons politiques et juridiques » d’offrir ses services pour participer aux travaux de déminage en mer Rouge, a déclaré hier, lors d’une conférence de presse, Peter Boenisch, porte-parole du gouvernement de Bonn.« Le gouvernement fédéral, a-t-il expliqué, se féUcite de l’intervention d’États qui ont décidé d’apporter leur assistance.Il maintient, pour sa part, le principe selon lequel les forces armées de la RFA ne doivent pas intervenir en dehors de la zone de l’OTAN ».« Nos partenaires de l’OTAN connaissent notre position.Pour cette raison, a indiqué M.Boenisch, l’éventualité d’une participation allemande aux travaux de déminage en mer Rouge n’a fait l’objet d’aucune consultation au sein de l’Alliance atlantique.» Tombé sous les coups de feu de la police Downes est inhumé sans incident à Belfast LONDRES (AFP) — Les obsèques de Sean Downes, le jeune catholique de 22 ans tué dimanche dernier par une balle en plastique, lors d’une charge de la police, se sont déroulées sans le moindre incident, hier après-midi, à Belfast.Il n’y avait pratiquement pas de forces de l’ordre aux alentours de l’église du quartier catholique de An-dersonstown, quand la messe de requiem a été célébrée en présence notamment de Gerry Adams, président du Sinn F’ein, branche politique de TIRA (l’Armée républicaine irlandaise).Les obsèques n’ont vu ni heurts avec la police — retirée dans des voitures blindées — ni les traditionnelles salves tirées par des hommes masqués .de TIRA, comme si celle-ci voulait bien marquer que M.Downes, 22 ans, n’appartenait pas à son organisation.Le cerceuil en bois clair, recouvert de fleurs, a été transporté sur 2 km à dos d’hommes depuis l’église, proche de l’endroit où il a trouvé la mort, jusqu’au cimetière.Sur le parcours, des hommes, des femmes et des enfants étaient massés silencieusement au bord de la route, encore jonchée de débris de verre et de cendres, après les heurts de la nuit de dimanche à lundi entre la police et de petits groupes de manifestants.Au cimetière, juste en face d’une station de police, véritable place forte hérissée de caméras et d’une antenne radio, M.Downes a été mis en terre sans le moindre discours.Le père de la victime est resté près du cercueil pendant la durée des obsèques.L^épouse de M.Downes, Brenda, 21 ans, tête nue, conduisait le deuil, les yeux rougis par les pleurs.Le père Sean McCartney, curé de cette paroisse, a affirmé au cours de son sermon, que « la police s’était comportée (dimanche) d’une manière totalement injustifiée », et que « l’utilisation qu’elle avait faite de balles en plastique, son absence d’inquiétude pour les femmes et les enfants (qui se trouvaient à la manifestation de dimanche) étaient inacceptables de la part de gens dont le devoir est de protéger la vie et de respecter la loi».L’évêque de Down, comme plusieurs leaders de l’opposition britannique, dont Neil Kinnock, chef du Parti travailliste, a demandé qu’une enquête indépendante, séparée de celle de la police, soit menée sur les incidents ae dimanche.M.Downes a été tué au moment où la police a chargé une manifestation jusque là pacifique, pour tenter d’arrêter l’avocat américain Martin Galvin, un des responsables du NO-RAID, une organisation américaine qui effectue la collecte de fonds pour TIRA, et qui est interdit de séjour au Royaume-Uni.D’autre part, la police de Belfast a fait usage de balles en plastique mardi soir lors d’incidents avec des supporters de football, deux jours apres la mort de Downes.Les accrochages ont éclaté à l’occasion d’un match entre l’équipe locale de Cliftonville et les visiteurs du Celtic de Glasgow, deux équipes dont les supporters sont essentiellements des catholiques.Un porte-parole de la police a déclaré que les forces de l’ordre ont été attaquées à coups de pierres et de barres de fer et que le pistolet d’un officier a été volé.À l’issue des échauffourées, 57 personnes avaient été blessées, dont 47 policiers.Ferraro et Jackson causent des ennuis à Mondale WASHINGTON (AFP) - Walter Mondale, candidat démocrate à la Maison-Blanche, a achevé hier sa troisième tournée électorale en trois semaines dans le sud des États-Unis alors que sa campagne connaît quelques ennuis du fait, moins de ses adversaires, que de ses alliés, Geraldine Ferraro et Jesse Jackson.À chacune de ses étapes en Arkansas, dans le Tennessee et le Kentucky, l’adversaire de Ronald Reagan s’est vu surtout interrogé sur le refus du mari de Mme Ferraro, la candidate démocrate à la vice-présidence, de rendre publiques ses déclarations d’impôts et sur l’attitude du révérend Jackson, son rival dans la campagne des élections primaires.Mardi, M.Mondale a laissé percer son irritation à l’égard du pasteur noir, dont le soutien peut se révéler déterminant dans le sud.En 1980, M.Reagan avait emporté tous les États du sud, à l’exception de la Géorgie, mais une forte augmentation du vote noir pourrait changer les choses Réductions jusqu’à 50% chez (HlfrtHttan-àe-CSageac Ctle.Styles: Louis XIII, XIV, XV, XVI, Chinois Mobilier de salon, salle à manger, chambre à coucher, bureau, lampes, miroirs, service de table en Limoges, revêtements muraux, argenterie, verrerie.5500 Chemin de la Reine-Marie 481-3589 Heure* d'ouverture: lundi 13h00 à 17h30 mardi au samedi lOhOO à 17h30 cette année.« Peu importe ce que je lui donne, ce n’est pas assez.Il semble que je vais devoir gagner tout seul », a dit l’ancien vice-président, dont les propos ont été entendus par des journalistes à qui ils n’étaient pas destinés.Depuis le message d’unité qu’il avait délivré à la convention de San Francisco, M.Jackson a été plutôt critique à l’égard du candidat démocrate.Dans une interview publiée mardi dans le Los Angeles Times, il a estimé que « la campagne de M.Mondale (.) n’a pas de stratégie régionale ou nationale cohérente ni de thèmes pour attirer les électeurs noirs ».La semaine dernière, il avait déclaré que si M.Mondale ne nommait pas davantage de Noirs et de femmes dans l’état-major de sa campagne, son « deç-é d’enthousiasme sera nul ».Les Noirs, avait-il ajouté « ne doivent pas mettre tous leurs oeufs dans le panier du Parti démocrate ».M.Mondale vient de nommer dans son état-major un Noir, ancien partisan de M.Jackson.Mais l’ancien vice-président de Jimmy Carter à une marge de manoeuvre étroite : donner entière satisfaction à M.Jackson inquiéterait des classes moyennes qu’il cherche à détacher de M.Reagan.En revanche, une campagne enthousiaste du pasteur baptiste pourrait amener nombre de Noirs à s’inscrire sur les listes électorales et à voter pour lui.M.Mondale obtiendrait, selon un récent sondage, 85 % des voix noires dans les États du sud tandis que M.Reagan gagnerait 69 % des voix blanches.Au total, l’actuel président emporterait de nouveau le sud avec 60 % des suffrages contre 33,7 à M.Mdhdale.La marge de victoire de M.Reagan avait été très faible en 1980.Il Walter Mondale avait gagné avec 5123 voix d’avance l’Arkansas, État où 85 000 Noirs en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales.En Alabama, 272 000 Noirs ne sont pas inscrits et l’avance de M.Reagan sur Jimmy Carter n’était que de.17 462 voix.L’autre problème actuel de M.Mondale provient de sa colistière, Geraldine Ferraro, ou plutôt de son mari, John Zaccaro, un riche promoteur immobilier new-yorkais.Le candidat démocrate a reconnu son impuissance à ce sujet, déclarant mardi qu’il n’était « pas en mesure de faire quoi que ce soit » à propos du refus de M.Zaccaro de publier ses déclarations d’impôts.« J’aimerais qu’il les divulgue », a dit pour sa part Mme Ferraro, en campagne en Californie.Mais elle non plus ne semble pas en mesure de convaincre son mari.Mme Ferraro avait pourtant promis de rendre publiques les déclarations de son mari.Washington se réjouît du dialogue RFA-RDA WASHINGTON (AFP) - Les États-Unis se félicitent du resserrement du dialogue inter-allemand observé depuis quelques semaines et accueUlent sans déplaisir la colère qu’il suscite à Moscou.La décision ouest-allemande d’accorder un nouveau prêt de quelque $330 millions US à la RDA et l’annonce d’une visite en RFA, en septembre, du « numéro un » est-allemand, Erich Honec-ker, sont saluées par les responsables américains comme autant d’étapes positives.Officiellement, il n’est pas question à Washington de porter publiquement un jugement sur la politique qu'entend conduire la RFA.Mais dans les milieux officiels, on assure que les États-Unis ont toujours « soutenu tout ce qui favorisait le dialogue inter-allemand », en dépit de quelques « malentendus » au début de l’ost-politik amorcée par le chancelier W lUy Brandt il y a plus de dix ans.La satisfaction observée aux États-Unis va au-delà.En pleine crise des euromissiles, à la fin de l’an passé, fait-on observer dans les milieux officiels, les Soviétiques ont franchement fait pression sur la RFA en jouant précisément sur cette question des relations entre les deux Allema-gnés.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 I Antiquités I Offres d'emplois I Offres d’emplois Armoire peinte 650$ Bulfet bas, panneaux soulevés, table demi-lune, table à traverse, banc à seaux, grand tapis, coffre avec moulure en V, banc-lit couleur d'origine — 1-562-6983.20-08-84 I Ameublement FUTONS DIRECTS MANUFACTURE, simple 75$.double 90$, queen 100$ Ruggles, 935-5967 ____ Élégant mobilier italien, salle à manger fini noyer brun foncé, 6 chaises velours beige, dont 2 à bras, rallonge.550$ (valeur t 200$).878-5283 |Our (demander Diane) ou 342-1083 soir 18-08-84 Set de chambre couleur amande, lit king size, tête de lit laiton, neuf.— 769-7471.204)8-84 ¦ App.à $>artager Grand 815 pièces à partager, prés Forum.s.b privée, prix intéressant — 931-2167 — 84941300.200884 ¦ Appartsments à vendre OUTREMONT.Cite StéCatharine.prés collège.Université, studio, derm S.S., chauffé, étectricité.réfrigérateur, cuisinière.195$.Libre.Enirs 18h et 20(1.-2744)377.200884 V.St-Laurent.haut duplex 6M.2 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immédiatement.Centre-ville.près métro Berri/De-montlgny.Grandeur BOO à 1 400 p.c.Services d’entretien, de climatisation, etc.849-3856 / 849-3581 23-884 ¦ Condominium* à vendre Jacksonville, Florida, condo.3 C.C., 2 s.b., tout équipé.15e étage, vue sur océan Atlantique 135 000$.Écrira ou téléphonsr: C.F.Knight, Realties Inc., 4230 Ortega Bind.Jacksonville.Flo-rida 32210.200884 MONTRÉAL-NORD, condos 4)5, libras immédiatement.59 000$.piscine, sauna, bord de l'eau.Aubaine, C.Le-liberté.6818810.RE/MAX Immocon-tact courtier.174)884 BELLE OCCASION des 3)5 eu coeur de la ville, 405 Prince-Arthur.Prix de 32 000 è 45 000$.Pour tous renseignements: 277-5954.204)884 ¦ Copropriété* à vandr* (XITREMONT.rue Davaer/Ducharme 5)58)5, comptant minime.278 0267 280884 ¦ Cour* COURS FLÛTES TRAVERSIÈRE, sol-légs et théorie, débutants, intermédiaires.avancés.Bernard Montas, 278 9342.204)884 ¦ Logement* é partager GRAND 6.ensoleillé, proximité UdaM.meublé sauf chambre, 250$.2718036 ou 271-2730.22-0884 Grand 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l’usine LaPrade.Vu en rétrospective, le projet fédéral d’eau lourde était téméraire, meme si l’intention était bonne de créer enfin des emplois au Québec dans l’industrie nucléaire canadienne.De même, la décision de clore le chantier, annoncée en août 1978 par M.Jean Chrétien, ministre des Finances à l’époque, était justifiée, quoiqu’elle rompît grossièrement un contrat avec l’Hydro.Enfin, sur le principe d’une indemnité régionale, réclamée par Québec et finalement acceptée par Ottawa, on ne saurait que tomber d’accord.La n’est pas le scandale.Le scandale se trouve dans l’mcroyable gaspillage de ressources financières auquel le « fonds LaPrade », pillé par les députés übéraux, continue de donner lieu dans une region où le chômage fait mal au coeur et où une politique de redéveloppement industriel s’impose de criante façon.Certes, tout le fonds n’a pas encore été dépensé; on peut en préserver peut-être la moitié, sinon davantage, pour créer des emplois permanents sur les deux rives du Saint-Laurent.Mais un coup de barre s’impose si on veut rescaper ces précieuses et trop rares ressources financières.Le virage n’exige pas seulement une trêve entre Québec et Ottawa, sinon entre MM.Jean Chrétien et Yves Duhaime, les deux potentats régionaux qui se disputent la baronnie du centre du Québec.Il n’exige pas seulement que le gouvernement fédéral accepte enfin, conformément au concordat intervenu entre les autorités provinciales et mumcipales, de verser ses subventions aux structures locales dans le cadre d’une entente intergouvemementale et de critères objectifs.Si on doit parler d’mvestissements industriels et de développement économique, un examen sérieux des projets et une planification objective doivent faire l’objet d’un accord global entre les mtéressés.Malheureusement, bien des gens sont tombés dans le panneau des subventions faciles.Certes, quel entrepreneur va refuser de bâtir un aréna ou un port de plaisance, utile ou pas, d’agrandir un parc industriel, rempli ou non, ou d’allonger une piste d’atterrissage ?Mais ces projets à courte vue, outre qu’ils ne créent souvent pas d’emplois permanents, laissent derrière eux des équipements dont les frais d’entretien et de fonctionnement tombent à la charge d’organismes, publics ou privés, qui ont rarement les moyens d’y faire face.Ainsi, un gaspiUage en entraîne un autre, alors que déjà on manque de ressources pour redresser le pan défaillant de notre économie.Pire, les maires et les curés qui se sont lancés les yeux fermés dans l’incroyable pique-nique des députés libéraux, loin d’ajouter aux investissements publics requis pour créer des emplois, mêmes temporaires, dans une région qui en a tellement besoin, auront accrédite une intervention qui fait perdre des dizaines de millions de dollars, pourtant disponibles au titre des autres programmes autorisés pour l’ensemble du pays.De plus, autant que le patronage qui accompagne le plus souvent les contrats donnés par les libéraux, cette complaisance des autorités locales aura favorisé non seulement certains projets frivoles ou des dépassements de coûts, mais une cor- ruption grave du processus d’investissement pu-bbc dans les circonsêriptions en cause.Il faut qu’une région soit tombée bien bas dans la dépendance poUtique pour en venir à répondre positivement au gouvernement parallèle, arbitraire et illégitime mis sur pied par les députés libéraux de la région.Certes, un ministre est doté de responsabilités exécutives, mais M.Chrétien n’est pas le ministre de Saint-Maurice.Certes, les députés ont toujours aidé leurs électeurs à se retrouver dans l’appareil inextricable du gouvernement, mais ils n’ont pas à se substituer aux ministères et sociétés d’Etat dans l’action publique requise dans leur région.Ce n’est pas seulement l’autorité de Québec et des municipalités qui est bafouée dans ce genre de féodalité libérale.Ce ne sont pas, non plus, les seuls organismes communautaires qui sont dévoyés de leurs fins quand on en fait des agents du gaspillage du fonds LaPrade.Ce sont les organes mêmes du gouvernement central et le Parlement canadien qui sont écartés de l’action d’Ottawa, privés de leurs attributions régulières dans une région, et tournés en ridicule à la faveur de pareü gaspillage.Au surplus, en ayant accès à des deniers pubücs devenus dès ressources partisanes, les ministériels violent l’esprit sinon la lettre de la législation électorale., Il faut souhaiter que l’antagonisme entre « séparatistes » et fédéraüstes qui a servi d’amorce à l’aventure s’estompe promptement.En toute vérité, certams des projets présentés par Québec au fonds LaPrade n’étaient pas de très grande qualité ni de première priorité.À l’inverse, tous les projets des députés übéraux ne sont pas pourris, et quelques-uns méritent de survivre et de réussir.En outre, il est encore permis à Ottawa de dépenser des fonds au Québec, par exemple dans des installations portuaires, sans la permission de Québec.Ce qui est pourri, c’est qu’avec le fonds LaPrade on achète à vil prix l’allégeance de la région au régime fédéral ; qu’on confonde un gouvernement avec un parti; et que des députes et leurs amis s’arrogent des pouvoirs de développement qui ne leur ont pas été accordés par le Parlement et ne devraient jamais l’être.À cet égard, même si les députés avaient judicieusement financé des structures et des étabüssements industriels de première valeur et d’importance indiscutable pour la région (ce qui n’est pas le cas) — même là, la gestion partisane des $ 200 milüons resterait intolérable en régime parlementaire.Il importe donc qu’un moratoire soit respecté dans l’attribution des sommes encore disponibles du fonds LaPrade ; que les subventions les plus folles qui n’ont pas encore été dépensées soient carrément annulées; et qu’un organisme gouvernemental, non plus un caucus de députés, soit chargé d’établir la poütique d’investissement et la sélection des projets qui méritent d’être financés par ces deniers pubücs.Les candidats de la région aux élections du 4 septembre devraient en prendre rengagement formel.Les paroisses et les organismes communautames devraient se faü'e un pomt d’honneur de ne plus se rendre compUces du gaspillage.Une région défavorisée mérite mieux.— JEAN-CLAUDE LECLERC Le cas Talbot UN PRODUCTEUR de bovins de Saint-Cynlle-de-Wendover, quinze mois après la vente de son entreprise par le shérif, défiant un jugement en expulsion qui lui a été signifié le 19 juillet, refuse toujours de quitter sa ferme, appuyé dans son geste par un certain « Mouvement pour la survie des agnculteurs du Québec ».L’affaire Talbot met sur la sellette l'Office du crédit agncole du Québec qui proteste de sa bonne foi.En pareil cas, soulignait hier le président de cet organisme, M.Camille Moreau, ce n’est « qu’en dermer ressort et lorsqu’aucun espoir n’est prévisible » que l’Office intervient, et encore le fait-il « de la façon la plus humaine et civilisée qui soit ».Nous n’avons aucune raison d’en douter.Mais la question demeure : c’est grâce à un certificat émis par l’Office que M.Talbot a pu s’endetter d’une façon tout à fait extravagante.Certes, il est du devoir de l’Office, à titre de pourvoyeur de capitaux de risque, d’assumer « plus de risques en termes de nombre et des risques plus grands » surtout lors du démarrage de nouvelles exploitations.Mais ses politiques d’octroi de certificats seraient-elle trop hbérales, smon laxistes ?Le film des événements conduit les non-uistruits à s’interroger sur ce point.Revoyons-le.• Décembre 1977 : Marcel Talbot quitte son emploi à la General Motors de Sainte-Thérèse.Il vend sa maison et achète une terre (peu fertile et mal drainée, dit aujourd’hui l’Office).Déjà, il cumule deux subventions : $ 4,000 ( Loi de mise en valeur des exploitations agricoles) et une subvention sur les intérêts ( Loi du prêt agncole).' Deux ans plus tard, il décide d’in-tensifier sa production de bovins en portant sa capacité de 50 à 400 bouvillons.Il obtiendra d’une caisse populaire un prêt de $ 132,000 sur présentation d’un certificat de garantie émis par l’Office du crédit agricole.Les intérêts de ce prêt sont subventionnés.Marcel Talbot obtiendra aussi une marge de crédit de $ 100,000 en vertu de la Loi favorisant le crédit à la production agricole, ainsi qu’une marge additionnelle de crédit personnel de $ 200,000.En septembre 1980, nouvel emprunt de $ 19,500 en vertu d’une autre loi (favonsant l’améhoration des fermes), également assorti d’une subvention sur les mtérêts.Au total, en trois ans, M.Talbot aura donc pu contracter des emprunts de $ 452,000, dont $ 250,000 étaient garantis par l’État.Dans le même temps, le ministère de l’Agriculture lui aura accordé des subventions de toutes sortes (depuis le drainage souterram jusqu’au remboursement des taxes foncières) pour un total de $ 62,260.S’y ajouteront les indemnités du programme de stabilisation des revenus : $ 77,000.Grand total des indemnités et subventions des mtérêts $ 177,110.Septembre 1981 : la situation de l’entreprise s’est déténorée d’une façon jugée irréversible.Marcel Talbot réclame un prêt de consolidation qui lui sera refusé.Selon les experts, le défaut de productivité de la ferme est flagrant ; taux de mortalité exceptionnel des bouvillons, coûts des aüments supérieurs à la moyenne et prix de vente inférieurs en raison de la mauvaise qualité de la carcasse.On suggère à M.Talbot, pris en défaut de paiement, de liquider certains actifs; il refuse.Le prêteur amorce alors le processus de « réalisation de garanties ».Animaux et machinerie disparaissent de la ferme.Poursuivi, M.Talbot enregistre un plaidoyer de culpabilité à l^c-cusation de fraude et de dissimulation de garantie.Épilogue : l’Office du crédit agricole se porte acquéreur de la ferme vendue par le shérif et la remet en vente.Mais l’un des soumissionnaires se plaint de ne pouvoir la visiter, car M.Talbot refuse de quitter les lieux.Telle est la version rendue publique, hier, par le président de l’Office du crédit agncole, en réponse à celle dont M Talbot « alimente les médias » depuis un an et demi.De l’examen des faits, il ressort qu’assez manifestement M.Talbot n’avait pas la « vocation ».Il n’avait ni les dons ni la formation d’un exploitant agricole.De là la question : comment l’Office a-t-il pu lui délivrer un certificat sans lequel il n’aurait jamais décroché aucun de prêts qui ont fait sa perte ?Le rôle de l’Office, de l’aveu même de son président, n’est-il pas de procéder à l’évaluation des biens offerts en garantie, de jauger le candidat, d’apprécier le r^ue, de vérifier la structure financière ?Acculé, M.Moreau est disposé à admettre que l’erretir est humaine et que son orgamsme n’est pas infailü-ble.Il faut juger l’Office sur sa moyenne au bâton, laquelle, en vé-nté, est très bonne : en quatre ans et demi, sur 20,924 emprunteurs à long terme, on ne relève que 303 abandons à la suite d’une faillite, d’une vente forcée ou autrement.Et encore la moitié de ces abandons sont-ils reliés à la production du porc, victime d’une conjoncture particulièrement sévère.Le cas Talbot soulève une autre séné de questions, adressées cette fois au ministre de l’Agriculture.On connaît le grand rêve de M.Jean Ga-ron : autosuffisance et diversification des productions agricoles au Québec.Aurait-on eu le pied trop lourd sur l’accélérateur ?Aurait-on, de façon imprudente, encouragé des gens à s’engager dans des voies dont on sous-évaluait les difficultés ?À Québec, on préfère penser que le cas Talbot est une exception, un cas marginal, inévitable dans une économie de marché libre.On peut encourager l’initiative sans subventionner à jamais l’incompétence.Pour ce qui est des faillites en milieu agncole, faisons l’économie d’un accès de masochisme.Si le Québec remporte la palme pour les six premiers mois de 1984, c’est l’Ontario qui, l’année dernière, détenait le tnste record.Quant à la petite guerre que mène Marcel Talbot, elle a valeur d’avertissement et peut-être marque-t-elle des lirmtes qu’il faudra désormais se garder de franchir.— JEAN FRANCOEUR LE DEVOIR vm.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l’imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0680 It est composé et imprimé par l'imprimerie Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi- LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour information é Montréal 332-3891.é Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année, 6 mois 62$, 3 mois 32$ A l'étranger 130$ par année, 6 mois 65$, 3 mois 35$.édition du samedi 40$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste é LE DEVOIR, 211 rue St-Sacremont, Montréal, Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0856 Dépét légal Bibliothèque nationale du Québec La politique commerciale des États-Unis en accusation Libre-échangisme à l’américaine LE MONDE Dans toutes les instances internationales, les États-Unis se présentent réguUèrement comme les champions du libre-échangisme.Dénonçant ici le protectionnisme de tel ou tel pays, là les subventions ou l’interventionnisme étatique qui faussent les règles de l’économie de marché.Un discours qui s’est singulièrement amplifié et durci depuis l’arrivée de M.Ronald Reagan à la Maison-Blanche.À l’appui de leur croisade, les États-Unis ne manquent pas de faire valoir leur déficit commercial.Celui-ci ne cesse de se creuser, et c’est, pour l’administration Reagan, la preuve que les États-Unis ont ouvert leur marché et qu’il convient que les autres pays, Japon et Europe en tête, fassent de même.En fait, les choses sont plus complexes.Si le déficit commercial américain est bien une réalité, on oublie trop souvent qu’il n’a pas les mêmes conséquences pour les États-Unis que pour les autres pays.Du fait du role du dollar, les Etats-Unis ne sont pas soumis aux mêmes règles et sanctions économiques.En outre, ils n’hésitent pas à prendre, eux aussi, des mesures protectionnistes.La stratégie améncame ne s’arrête pas là.Profitant de leur puissance politique, technologique et militaire et des inquétudes engendrées par la politique de Moscou, les États-Unis entendent renforcer leur tutelle sur leurs partenaires.Ainsi, ils s’efforcent de contrôler, de surveiller, l’action des Européens et des Japonais dans le domaine des nouvelles technologies.En quelques semaines, plusieurs entreprises européennes ont dû renoncer, sous la pression des autorités américaines, à signer des contrats avec les pays de l’Est, notamment pour la vente de matériels té-léphomques et de machines-outils.Mais cela ne semble pas suffire au Pentagone et à l’aile dure du Sénat américam, qui veut encore restreindre les transferts de techno- logie vers les pays du COM ECOM.D’une part, ils interprètent à leur manière le compromis conclu début juillet au COCOM, organisme chargé de surveiller les exportations vers l’Est.D’autre part, ils souhaitent réviser l'Export Administration Act pour contrôler toutes les entreprises étrangères qui utilisent des hcences améncaines.Privées de débouchés vers le Tiers-Monde pour cause d’insolvabilité, et vers les pays de l’Est pour cause d’embargo, sommées d’ouvrir leurs marchés aux firmes américaines, les industries de pointe européennes, mais aussi mp-pones, risquent fort d’être mises en difficulté.Pour le plus grand profit de leurs concurrentes d’outre-Atlantique.Les Etats-Unis mènent la guerre économique avec tous les moyens dont ils disposent.Nul ne saurait leur reprocher de défendre leurs intérêts, mais du moms pourraient-ds éviter à leurs « partenaires » des discours sur le libre-échangisme que les faits démentent.— (Le Monde du 11 août.) Lettre au président de l’Assemblée nationale Une surprenante décision Cette lettre ouverte porte la signature de MM Jean Hamelin, du département d’Histoire de l’Université Laval; Yvan Lamonde, du Centre d'études canadiennes-françaises (CÉCF), et Daniel Latouche, du département de Science politique et du CÉCF à l'université McGill; André Morel, de la faculté de Droit, et Jean-Pierre Wallot, du département d’Histoire et du vice-décanat à l'Université de Montréal, et Pierre Savard, du Centre de recherche en civilisation canadienne-française à l’Université d'Ottawa.DANS SON ÉDITION du 7 juillet dernier, LE DEVOIR nous annonçait que l’Assemblée nationale avait décidé « de donner une nouvelle orientation à sa bibüothèque, qui devra se départir de 500,000 volumes ou périodiques pour n’en conserver que 300,000 unités ».Depuis, nous avons appris que cette surprenante décidion émanait du bureau de l'Assemblée nationale, qui est composé de représentants de tous les partis reconnus à l’Assemblée.Cette décision (numéro 103), datée du 21 juin 1984, stipule qu’en raison de recommandations faites par M.Phihppe Sauvageau, appelé a titre de consultant en novemore 1983, et des dispositions de la nouvelle loi de l’Assemblée nationale, la bibüothèque de la Législature sera à l’avenir accessible aux seuls parlementaires, fonctionnaires et journalistes de la tribune de la presse et qu’un élagage important sera en effet opéré dans les collections.Pin tant que chercheurs et usagers (souvent depuis plusieurs années) des ressources documentaires de cette bibüothèque, nous nous inquiétons de cette décision prise par le bureau de l’Assemblée et nous tenons à vous faire part de nos réflexions à ce sujet.Depuis l’adoption, en 1982, de la loi sur l’accès aux documents des organismes publics, nous avions cru désormais acquis le principe d’une ouverture de l’information et de la documentation détenues par des mstitutions gouvernementales.À ce titre, la bibliothèque de l’Assemblée nationale représente un des plus importants centres où un citoyen est susceptible de pouvoir consulter un document pubUc ou de trouver une information.Le règlement visant à limiter l’accès à la bi-bUothèque nous semble être un recul regrettable qui nous éloigne des volontés de la collectivité québécoise telles qu’elles se sont exprimées lors des travaux de la commission Paré.On rappeUera, à titre d’exemple, que l’article 10 de la loi 105 de 1982 permet à tout citoyen de consulter sur place tout document émanant de l’Assemblée nationale.Depuis de nombreuses années d’ailleurs, notre regretté confrère Jean-Charles Bonenfant et l’actuel düec-tion.Me Jacques Prémont, ont toujours maintenu le principe d’une accessibilité des ressources de la bibliothèque législative à tous les chercheurs.Plusieurs universitaires du Québec, du Canada et de l’étranger ont pu ainsi compléter des recherches, vérifier des renseignements de première main ou enrichir une bibliographie dans cette bibüothèque qui possède la collec-1 la plus complète de documents tion la plus compli gouvernementaux québécois.À ce chapitre, la décision de réduire les collections de la bibUothè-que de plusieurs centaines de milliers d’ouvrages nous préoccupe d’autant plus que le document n’est pas très précis sur le sort réservé à ces ouvrages.Tout au plus se li-mite-t-il à mentionner qu’ils seront offerts à d’autres institutions et que les éditions ayant une « valeur bibliographique » seront déposées dans une section de livres rares.Étant conscients de l’importance des opérations d’élagage dans une grande bibüothèque, mais connaissant aussi les collections umques de l’Assemblée nationale, nous croyons qu’il serait étonnant qu’une ponction aussi importante ne soit pas préjudiciable à la qualité des fonds.Un embargo sur cette initiative d’élagage nous semblerait impérieux, jusqu’à la constitution d’un comité d’élagage.Après tout, n’y a-t-il pas un comité d’acquisitions ?La bibliothèque de la Législature est une institution centenaire qui, pendant longtemps, fut la seule au Québec à pouvoir mamtemr une politique d’acquisition ouverte aux meilleurs ouvrages publiés chez nous et à l’étranger; ce qui explique la possibilité pour les chercheurs d’aujourd’hui d’y retrouver des collections souvent complètes, tant dans les journaux et périodiques que du côté des publications sériées.Plusieurs monographies sont aussi parfois exclusives à la collection de cette bibliothèque et certains exemplanes sont les seuls accessibles à des chercheurs de l’Est du Québec.Étant convaincus de l’importance d’une certaine in-témté des collections d’une bibüothèque, nous doutons de la pertinence d’élaguer près de 500,000 volumes à l’Assemblée nationale, d’autant plus qu’une vaste annexe, située en oanUeue de Québec et ouverte depuis cinq ans, permet à la bibliothèque de conserver les collections trop volumineuses ou d’un usage moins fréquent.En somme, ni la décision de réduire la cUentèle de la bibüothèque aux seules personnes de l’Assemblée nationale, ni celle de diminuer les collections de plus de la moitié ne nous semblent être des choix éclairés.La recherche au Québec ne bénéficie pas d’assez de ressources pour qu’une institution comme la bibüothèque de l’Assemblée nationale se ferme aux chercheurs et (Usperse ses coUections.Étant assurés, monsieur le président, de votre sens des responsabilités et de celui de vos collègues de l’Assemblée nationale, nous sommes confiants que le bureau sera disposé à reconsidérer les décisions prises le 21 juin dans les dernières heures de la session parlementaire sans que tous les aspects de la question aient, sans doute, été évalués.LETTRES AU DEVOIR La parité de l’aide sociale QUATRE CENT SOIXANTE-SEIZE personnes ont signé la pétition émise par les Groupes de vie mariale, lors de leur congrès.En voici le texte : « Par la pré sente, les Groupes de vie mariale appuient la déclaration de l’Assemblée des évêques du Québec du 31 mai 1984, en faveur de la demande des jeunes assistés sociaux de 18 à 30 ans, à savoir ; la panté de l’aide sociale et la création d’emplois permanents et productifs.» Par cette déclaration, les évêques réitéraient les positions exprimées dans leur document « Les jeunes face à la crise », daté du 10 septembre 1982.Nous en citons un passage fondamental ; Avec le problème des jeunes chômeurs, « au fond, c’est notre projet de société lui-même qui est en cause .En nous mettant à l’écoute des jeunes, sur leur terrain, nous pourrons trouver, avec eux, la brèche par où sortir de cette crise profonde.Avec eux, nous devons chercher des solutions pour l’ensemble de la société.Si nous les marginalisons, si nous les réduisons à la misère, nous nous privons d’une des meilleures voles de nous en sortü'».Les 476 personnes qui, comme signataires de la pétition, appuient les jeunes assistés sociaux, sont toutes engagnées à divers ni- veaux, bénévolement, pour amé-Uorer les conditions de vie des individus.Par leur geste pubüc, ils entendent pousser leur engagement jusqu’à combattre la racine des injustices dont ils pansent quotidiennement les plaies.À ce titre, ils peuvent bien s’offrir comme modèle à quiconque ne promeut en aucune manière la justice sociale et, partant, « le projet de société lui-même».— SOLANGE LEFEBVRE présidente, les Groupes de vie manale.MontréaL 9 août.La propreté a une ville Lettre adressée à la CTCUM, service des réclamations.LA PRÉSENTE a pour objet de vous informer d’un incident malencontreux qui s’est produit dans le métro le 27 juillet et qui, je crois, n’avait pas Ueu d’être.Je faisais le parcours Snowdon-Jarry et à la sortie, je me suis rendu compte que la jupe blanche que je portais était imprégnée d’une substance — peinture ou crayon feutre noir ; on pouvait même Ure l’üiscription.J’ai immédiatement porté ma jupe au nettoyeur, en sachant bien que c’était peijie (et argent) perdus.En effet, après trois tentatives, aucune possibilité de récupérer cette jupe, l’empreinte y étant gravée pour toujours au dire du technicien au nettoyage.Il va de sol que lorsqu’un siège se libère dans le métro, on ne scrute pas à la loupe pour voir si des soi-disant fanatiques des graffiti ne nous laisseront pas un souvenir inoubUable.J’espère et j’entends bien récupérer la valeur de cette jupe soit $ 85 — facture à l’appui sur demande —, achetée au début de l’été.Il ne s’agit pas uniquement de sous, mais aussi l’assurance de pouvoir continuer à circuler dans le métro et se dire encore : « La PROPRETÉ a une ville.! ! — CATHY DESMARAIS MontréaL 7 août.L’ambassadeur du Portugal QUEL HOMME, ce Carlos Lopes ! Premier médaillé d’or à l’athlétisme, il aura donné à son pays fierté et honneur.Son courage inspirera toute une génération de ses compatriotes.L’exploit fait chaud au coeur.Pour quiconque est sensible au respect de la dignité des peuples, le message sera venu rapidement, flamboyant : Respectez-nous ! C’est bien malgré lui que le Portugal s’est retrouvé tout récemment en manchette des journaux du Canada.Un ambassadeur lui a été désigné sans son approbation; vouloir Umiter la problématique au pouvoir de nommer de l’un et à l’obUgation de signer de l’autre n’a rien de glorieux.Un examen de conscience s’im-Mse et, qui sait ?Pierre Elliot Trudeau pourrait lui-même assumer l’Intérim ?Déjà en excellente condition physique, l’ex-pre-mier ministre du Canada apprendrait peut-être le secret du marathonien portugais qui, à 37 ans, a su démontrer que c’est dans la tête qu’on est beau.— MICHELINE GOULET Gloucester (Ontario), 11 août.î 1 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, jeudi 16 août 1984 L’OFFRE ET LA DEMANDE DE MAIN-D’OEUVRE Quels que soient les gouvernements en place, depuis une vingtaine d’années, les chances d’accéder à un emploi sont demeurées les mêmes JACQUES BOUCHER économiste QU ^ UAND les circonstances s’y prêtent, les gouvernements se ^ font fort de nous annoncer leurs performances en termes de création d’emplois.Certains mettent l’accent sur le taux de chômage qui a tendance à s’accroître au fur et à mesure que les années s’écoulent en raison du chômage structurel qui le sous-tend.Par le biais des taux d’activité qui ont tendance, eux aussi, à s’accroître avec le temps, on dissimule des poches importantes de chômage.C’est à ce point vrai que la venue de grandes industries, malgré les créations importantes d’emplois qu’elles génèrent, n’exerce souvent aucun effet sur te taux de chômage.Les emplois sont tout simplement comblés par l’arrivée sur le marché du travail de personnes qualifiées d’« inactives » et il s’ensuit généralement un relèvement du taux d’activité.Pourtant, si les emplois coulaient à flot, gageons que les inactifs, les impotents du système de cueillette de données, redeviendraient rapidement des travailleurs actifs.D’ailleurs, il n’y a aucune raison pour que les adultes d’un pays désirent moins travailler que ceux d’un autre pays et que les taux d’activité divergent.De plus, la création d’emplois comme telle ne veut rien dire.C’est évident que plus la population augmente rapidement, plus la demande interne et l’offre de main-d’oeuvre adulte augmentent, et il va de soi que l’emploi suive la même tendance.Il s’ensuit aue la création d’emplois, prise isolement, exprime une réalité restrictive.Pour mieux cerner la création d’emplois, et lui donner une certaine signification, il y a lieu de la relier à une notion d’accroissement de la demande interne et de l’offre de population adulte.À cet égard, l’OCDE utilise les rapports emplois-/population adulte pour le groupe Centre de Main-dbeuvre du Canada Centre d’information sur l’emploi fêar^xymr Centre Job Informât Centre d’âge 15-64 ans.De cette façon, il n’est plus possible de déguiser le chômage en jouant avec les taux d’activité et les chômeurs inactifs.Il n’est plus possible pour une administration de vanter ses performances de création d’emplois alors que, plus souvent qu’autrement, ces performances sont l’aboutissement normal d’un accroissement rapide du marché interne.On a donc examiné, pour le Québec, ce que donnait le ratio emploi-/population adulte en utilisant la dé- finition de Statistique Canada (1), soit les adultes de 15 ans et plus.On constate alors que le ratio emploi-/population adulte n’a pratiquement pas bougé depuis 1966.Cette année-là, pour chaque groupe de 100 personnes en âge de travailler, âgées de 15 ans et plus, l’offre d’emplois était de 53.7.En 1970, le ratio était à son niveau le plus faible : 51.6.En 1976, le ratio s’établissait à 53.3.C’est en 1979, 1980 et 1981 que le ratio a atteint ses niveaux les plus élevés de la période 1966-1983 ; 54.5,55.2 et 55.1.En 1983, le Suède Norvège Suisse ONMmsift Flrteide ratio est retombé à un niveau quasi identique à ceux de 1966 et 1976, soit 52.4.En 1974, l’année où le Québec a connu sa plus forte performance de création d’emplois, le ratio a atteint un niveau de 54.2.Un examen attentif du rapport emploi/population adulte du Québec permet de constater, finalement, que certaines administrations gouvernementales ont pu diriger le Québec lorsque le ratio était, à certains points dans le temps, plus élevé, mais en règle générale, ces perfor- aifulteOS^ ans) AiMOm PuftSm JafKMi CJE.E.[^ids-l}nis Cmadà
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