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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 5 septembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-09-05, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.207 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS .•NTON POSTALE Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS.' CNION POSTALE .* ’ ' MONTREAL.MARUI 5 SEPTEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO $3.00 $6.00 $1.00 $1.50 $3.00 Directeur : HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et Adminiftratioifc) 7U4UJ" ^INT-JACQUES EAL.TELEPHON ».ADMINISTR.\ Nt Mn 7461 REDACTION i & 7460 FAIS CE QUE DOIS ! ;< AUX ELECTEURS DE G ASPE ” .C est.Ie titre d’une brochure que -M Lemieux, le ministre de la manne vient de faire distribuer aux électeurs du comté qu’il représente depuis plusieurs années.L illustration parle,’’ dit un éditeur d’expérience.C’est sans auute a cause de ce dicton que M.Lemieux a fait mettre, au frontispice de sa littérature électorale, sa photographie, de pied en cap.M.Lemieux y est beau comme un jeune dieu grec.Personne n’v trouvera a redire, et M.Lemieux, tout le premier, devra beaucoup'de reconnaissance a ses imprimeurs.Ils ont admirablement fait les choses.Li-aee a cette photographie, M.Lemieux compte se dispenser d’aller taire une visite à ses chers électeurs.Ils en soupireront peut-être U aise, car les discours de M.Lemieux les laissent plutôt indifférents; et, s ils les évitent, ils auront davantage de temps pour aller à la pêche.Les discours de M.Lemieux sold d’habitude fort éloquents.Nous e disons sans malice.Et, depuis quelques heures, M.Lemieux paraît meme avoir amélioré son vocabulaire: car on nous informe qu’à Saint-Barnabe, jeudi, M.Lemieux a été d’une courtoisie infinie; il y a même déclaré que “les gros mots, les injures et les coups de poing ne sont pa.s des arguments et ne prouvent rien.” On finit toujours par découvrir l’Amérique ! Mais la plaquette que M.Lemieux vient d’adresser à ses électeurs de Gaspé n’a rien de commun avec l’éloquence ordinaire de notre ministre de la marine.Pas de phrases, pas de périodes élégantes et > ist tes, pas de citations latines, pas un soupçon de cette culture livresque où M.Lemieux excelle d’habitude.Le beau rhéteur s’est changé en mathématicien et en comptable qui aligne des colonnes de chiffres, et de très éloquents! ùous allons mettre en regard, dit la brochure, 1rs améliorations obtenues par le comté de Gaspé sous le régime conservaient-, c’est-à-dire de mû a 1896 (29 ans) et celles obtenues depuis le 23 juin 1896 jusqu au 1er août 1911 (15 ans).” Et M.Lemieux d aligner une liste des quais, des brise-lames, des jetecs, des ponts, des phares et des chemins de fer (ombre de Carpenter, voile-toi la face!) qu il a faits construire dans son comté depuis quinze ans.La liste comprend 57 numéros et se totalise à près de nout raillions et demi.M.Lemieux y inclut $2,316,000 comme subvention du gouvernement fédéral pour la construction dn fameux chemin de fer gaspésien et $4,500,000 pour les frais de construction du •hemni lui-même.M.Lemieux est généreux.de l’argent d’autrui.Ses prédéaes-seurs conservateurs n’orit pas, au dire de sa plaquette, fait le demi-quart pour le comté de Gaspé, de ce qu’il a fait lui-même, avec l’argent des autres.A peine y ont-ils construit sept quais.C’est pitoyable.! Mais ce n est pas tout ce que M.Lemieux a dépensé pour Gaspé, ces neuf millions et demi.M.Lemieux a des frères.Il en a un qui s appelle L.J.Lemieux.Lisez ce qu’en dit la brochure de M.Rodolphe.Le docteur L.J.Lemieux, frère du ministre,” (naturellement!) “ancien député de Gaspé, fut votre député de 1905 à 1910; dans ce court espace de temps il obtient du gouvernement de Québec pour votre comte $177,000 gui furent appliquées aux oeuvres suivantes: Suit une longue liste des bienfaits de M.Lemieux (le frère de autre), toujours à même les fonds de l’Etat.Elle comprend soixante-quinze articles, ou M.Rodolphe enumere pêle-mêle les constructions de ponts, les octrois spéciaux aux couvents et aux écoles du comté, les bourses qu : L.J.a obtenues ipour ses électeurs et leurs enfants dans di-\erses maisons d éducation de Québec, l’envoi de médecins, (pas à ses frais, naturellement!) a la Riviere au Renard, et le reste.Ceci aussi c'est très éloquent.“Money talks,” dit un proverbe américain Et tout ceci se termine par cette conclusion lapidaire: “Les MM.Lemieux ont été les vrais amis des électeurs de Gaspé.” C’est clair! Mais M.Lemieux oublie,—c’est une distraction de peu d’importance, en somme, et, il faut être fort malintentionné pour la faire remarquer aux lecteurs de cette plaquette,—de dire à ses gens que c’est notre argent, 1 argent du ( anada et de la province, et peut-être aussi l'argent des actionnaires de la Banque Charing Cross,—et qui n’est pas le sien, qui a payé pour tous ces déboursés et pour toutes ees entreprises.La morale qui ressort de cette attrayante brochure, c’est celle-ci: les conservateurs ont fait moins pour le comté que le régime Laurier-si vous ne votez pas pour celui-ci.vous n'aurez pas grand chose.Et si vous le soutenez, cela, vous paiera bien.Un homme ordinaire qui dirait cela à un électeur honnête et intelligent se ferait souffleter.Mais M.Lemieux le fait entendre à tonte une brave population : il lui couche cela sur du beau papier glacé, cite les prix et les chiffres, fidèlement, orne le tout de son portrait, expédie cela sous son sceau de ministre, et gratuitement, à ses électeurs.Et il ne se trouvera personne pour le souffleter et le qualifier comme il mériterait de l’être.Car M.Lemieux est un grand homme, un ministre désireux de s’acheter un comté en bloc, à même les fonds do l’Etat.Georges PELLETIER.APRES LAURIER Le suprême argument des “ea-baleurs" ministériels est, paraît-il, celui-ci: Si M.Laurier disparaît, c'est M.Borden qui arrivera—et M.Borden est pire.Vous aurez tout de suite une contribution directe de $25,000,000.Nous avons déjà, répondu que, si la province de Québec envoie à la Chambre un groupe de députés indépendants aussi nettement opposés à la contribution directe de M.Borden qu’à la marine “canadienne en temps de paix et impériale en temps de guerre” de M.Laurier, M.Borden y regardera à deux fois avant de reparler de cou tribution directe ; car, ce serait pour lui le suicide.Et nous en avons une preuve évidente dans les dernières déclarations du chef de l’Opposition, qui s’excuse presque d’avoir proposé une contribution, qui insiste surtout sur l’importance d’en appeler au peuple avant l’adoption d’une politique nouvelle.Plus il y aura, à la Chambre de députés indépendants, décidés à faire passer les principes avant les Intérêts de M.Laurier ou de M.Borden, plus celui-ci constatera que les manifestations jingoïstes sont peu payantes; plus il comptera avec les sentiments profonds de ta masse des électeurs canadiens.* * * La facilité avec laquelle les “cabaleurs" ministériels envisagent l’éventualité de la défaite (b M.Laurier est.très caractéristique et montre qu’ils se sentent glisser à l’abîme; — mais supposons que le retour de M.Lauri :• soit assuré: cela tout le suit • crée une situation sur laquelle nous voulons appeler l'attention des ïiinistéricls les plus ardents.Les élections se font, dans notre province, sur le nom et les che- veux blancs de M.Laurier.Mais combien de temps encore M.Laurier passera-t-il dans la politique?M.Laurier est un vieillard: il nous le répète si souvent qu’il ne saurait y avoir d’inconvenance à souligner le fait; .M.Laurier a pris la peine de déclarer à St-Jérôme que, s’il est défait, il sortira de l’arène, qu’il ne se sent plus la force de diriger une opposition.Croit-on que, s'il l'emporte, il se croira plus longtemps obligé d’assumer les très lourdes fonctions de chef du gouvernement et qu’il ne cherchera pas ce repos, qu'il estime avoir bien gagné ?S’il se retire de lui-même ou que des circonstances que tout le monde souhaite lointaines l’enlèvent à la vie publique, qu’adviendra-t-il?Selon toute probabilité, la direction du parti passera à M.Fielding, 1 homme qui déclare que nous participerons à toutes les guerres de l’Empire, justes ou injustes, l’homme qui, d’accord avec M.Sifton, a mis le couteau sur la gorge de M.Laurier en 1905.Où en seront alors ceux qui, sous prétexte de fidélité au parti et d’admiration pour M.Laurier, auront contribué à envoyer aux Communes des hommes dont le premier principe est de suivre le chef quand même?• • » De quelque côté qu'on envisage la situation, la solution la plus pratique, c’est l'élection d’hommes qui aient des principes sûrs, .i : le tient ces principes au-dessus des chefs et des partis.Si M.Borden l’emporte, la erain te qu’ils lui inspireront fera contre-poids à la poussée des fanatiques.Si M.Fielding succède à M.Lau rier, la présence d'un groupe soli-de de ce genre le fera réfléchir et donnera aux députés ministériels de Québec la certitude que, s’ils BILLET DU SOIR CONCOURS Mon ami Leruisseau — ou plutôt, le Ruisseau — n’a rien de très accusé dans le caractère, sauf cette particularité d’être toujours en \ retard.Avec lui, Louis XIV eut I été contraint de modifier le mot qui est demeuré, bien qu’il ne valût pas, en originalité ou en puissance, les opinions que vous et moi exprimons à l’égard de ceux qui nous font attendre.Je pourrais citer des milliers d’exemples du manque de ponctualité de le Ruisseau; mais je me bornerai à vous en faire voir un.Samedi dernier la Patrie publiait les travaux des lauréats d’un concours littéraire sur ce sujet : “C’est là que je voudrais vivre.” Les concurrents décrivaient leur pays d’élection Une petite mulâtresse chantait ingénument la Guadeloupe ; Oise han dieappeur Joseph Burke, qui n été encore très heureux dans la distribution, de ses poids.Get event sera couru samedi prochain et mettra uu champ très bien équilibré en présence.Gagnée successivement par Martin Doyle, l erah et Spellbound cette épreuve sera disputée cette année par les grands cracks des écuries qui sont actuellement ù Blue Bonnets.l’riseil-lian, de l’écuirie Belmont sera tnp-weight arec 128 livres.Quinze ries trente-six inscrits s’aligneront sous l’œil du starter.Teiiei la liste des pesanteurs allouées aux partants de cette épreuve: l’riseillian, 128, Olambala 1120, TV;,-tervale.124.Novelty 121, Meridian 129, Sir John Johnson 119, Shannon 116.Ocean Bound 16./eus, 115.Flint Uock 111.Hampton Court 113, RestigoUche.112, Bonnie Kelso 112, Starbotth- 112.Whist 112,, Ster Charter, 107, Cliff F.d go 106 , Grasmere 105, Rockville 105, Galatine 104, Granite 104, Superstition KU.Woodrrnft 103, Aylmer 102 Spellbound 102, Lahore 100, The Nig ger 99.Bob R., 99.Blackford 98, Henuonup 97, F.drla.96.Sotcmia 96, \1 dtian 03.BieolataOl, Colds Ormshv 90 OwanuN, 88, Triste accident Québec, 5, — Tl est tout probable que M.Jules Hone.He l’Agence Hone ct Rivet, acceptera la candidature en opposition „ 51.Arthur Lachance dans Québec centre.Changement d'horaire du C.P.R.A VENDRE A Outremont, coin Bernard ct Outremont, trois coins Bloomfield et Lajoie, cinq lots rue Girouard entre Wiseman et Outremont, cinq lots rue Lajoie entre Wiseman et Outremont.S’adresser à B.Beaulieu, 2496 aV0-nue du Parc.FERME A VENDRE 600 acres dans une des plus belles régions canadiennes françaises du .>La-nitoba; 290 acres en culture; entière ment pourvues de clôtures, belle ter-c noire, aménagement complet et six chevaux; à 3 milles de la station du chemin de 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septembre, à 11.i5 p.m., pour Ri-gand et gares intermédiaires.TRAINS ARRIVANT DE LA GARE DE LA RUE WINDSOR 15 septembre, à 3,50 p.m., de Ri- gaud.16 septembre, à 6.30 p.m., de Boint Fortune.16 septembre n 6.30 p.m., de Ri- gaud.17 septembre, à 8.20 p.m., de Ri- gaud.1-H septembre, à 7.20 p.m., do Cale donin Springs.DE LA GARE PLACE VIGER .1 septembre, à 4.50 p.m., Mont Laurier et intermédiaires, les vendredis.9 septembre.12.30 p.m., à.Saint-Eustaehe tous les jours, mais no circulera que le samedi ci après.10 septembre, à 9.30 n,.m,, Sainte Agathe et gares intermédiaires.TRAINS ARRIVANT A LA GARE VIGER 3 septembre, à 5.00 p.m,, de Label le à la gare Windsor.9 septembre, à 2.30 p.m., de Saint-Enstaeho, mais ne circulera que les samedis ci-après.10 septembre, 5.45 p.m,, de Sainte Agathe, les dimanches.A partir du H septembre le wagon-salon qui était autrefois attaché au train vio 4.50 p.m,, partira de la gare Place Vigor à 4.00 p.m., les vendredis et reviendra de Sainte Agathe à 6.15 p.m., le dimanche, à partir du 10 septembre.A partir de samedi, le 9 septembre, les passagers peur ’es endroits sur le Canadian Northern Ry, viî Jonction Montfort, devront partir de ia Place T iger à 1.45 p.m.$4,500 —Rue Joliette près Ont a rio, maison à trois étages, eonstru-: tion do première classe, comprenant toutes les améliorations.Peut rapporter de gros revenus.Comptant $1,000 Balance facile.$7.000 Rue Frontenac près For Syth, six logements, façade eu x’riquo pressée.Revenu $688.Comptant $3, 000, Toute offre sera considérée.Le cours d’études comprend deux divisions entièrement distinctes: le cours régulier dans lequel la langue anglaise est enseignée ax er soin et le cours anglais dont les élèves sont répartis en 7 classes.Outre les branches d’un cours commercial complet, des leçons de musique, de sténographie, de clavigraphie, de télégraphie, sont données par des professeurs spéciaux.La rentrée est fixée au 5 septembre.Pour de plus amples informations, s’adresser au Réxr.Frère Directeur du Collège de Victoriaville, P.Q.COLLEGE NOTRE = DAME COTE DES NEIGES Ouverture des classes, le mardi, 5 septembre.Enfants de 7 à 12: $130 par année.Collège de l'Assomption La rentrée des élèves aura lieu mardi, le cinq septembre.COUVENT DE LA POINTE-CLAIRE L’entrée des élèves aura lieu mardi le 5 septembre.jr.-TERN.riYin., 198 Ste-Catherine Ouest, Montréal FONDE en 1895 LES LEÇONS RECOMMENCERONT LE 15 AOUT Prospectus sur demande.Une visits est' sollicitée.Tél.Main 309.ANGUS CAZA, Prina.f ___________VTO-n____________ COLLEGE DE MONTREAL 841 SHERBROOKE OUEST La rentrée est fixée au jeudi, 71 septembre.SEMINAIRE DE JOLIETTE Cours préparatoire, commercial classique.Rentrée, le 6 septembre.COLLEGE N0MININGÜE I’.Q.Cours Classique et Commercial.sous la direction des Chanoines Réguliers, I.C.Rentrée: 11 septembre.COLLEGE MONT SAINT=BERNARD SOREL, QUE.Cours commercial et scientifique.Rentrée : mardi, 5 septembre.Demandez album illustré.Avis Important Les vastes entrepots du COMPTOIR MOBILIER FRANCO-CANADIEN offrant les plus grandes facilités de classement, de manipulation et d’accès, sont maintenant ouverts au public, qui y trouvera toute l’accommodation désirée pour l’emmagasinage de marchandises, effets mobiliers, fourrures, etc., aux taux les plus bas.PATRONAGE SOLLICITE 117-119 rue Craig Ouest, vis-à-vis la rue St-François-Xavier.Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat , 76 rue St-Gabriel.Tél.Bell Main 2679.LANE, J.-A., Avocat, C.R., 97 rua Saint-Pierre.Québec, Téléphone 382.MEUNIER, L.-O., AVOCAT, 80 St Gabriel, en face du Champs de Mars, Montréal.Tél.Bell Main 1650 et Est 821.'I P $14,000—Eue Wellington, Ver duu.Maison à trois étages, treize lo gements et un magasin.Revenu $1,452.Comptant $6,000.Balance facile.$17,000 —Rue Hutchison près Ber-uard_ maison à trois étages, huit loge monts, dont un de 10 appartements.Construction neuve et absolument de lière classe.l’eut facilement rapporter $1,800 par an.Comptant $9,000.La lance à 6 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applaudissent le programme de M.Monk, à Saint-Clet, samedi après-midi PRESAGES DE VICTOIRE DANS SOULANGES ET VAUDREU1L MOUTON DE Lest devant une foule de trois mille électeurs au moins que M.Monk et ses amis ont exposé et défendu le programme de l’opposition à Saint-Clet, samedi.Les candidats des comtés de Yau-cireuil et, de Soulanges étaient tous deux présents à cette assemblée et les applaudissements qu’ils y ont reçus font bien augurer du succès qui les attend le'Jl septembre prochain.Pour le comté de Soulanges, nous apprenons ce matin que Sir Wilfrid Laurier compte y être élu par acclamation.S il avait assisté à l’as sein-blée de samedi il aurait vite renoncé à fît espoir.Quant au comté de Vau-dreuil ceux de nos amis qui y soutien-H' nt le bon combat ont assuré à M.Monk qu'ils comptaient sur une victoire complète.M.LORTIi: M- le docteur I.ortie, ancien député (le Soulanges, fut le premier orateur, l a foule lui fit une splendide ovation.M.I.ortie se déclare entièrement oppose à la marine.Il promet à ses électeurs que s’ils le renvoient en Cham-ü ne veut pas aller à Ottawa pour se faire l’esclave d’un parti mais qu il veut conserver toujours son indé-pendatne complète à l’endroit de tous 1rs chefs politiques.Sa conscience et 1 intérêt de son pays seront ses seuls truides.|.auditoire applaudit chaleureusement a ces nobles idées.Wl.’M.I.ortie McDonald est suivi par M.de Lérv -McDonald, candidat dans le comté de Yaudreuil.M.de T.éty McDonald repousse hautement les accusations de déloyauté qu'on lance contre les Canadiens-français.“Ceux-ci, dit-il, ont le droit d exprimer leur pensée sur foutes les questions qui se présentent d’une façon indépendante et complète.” M.McDonald se proclame l'adversaire résolu de la réciprocité en laquelle il voit le premier pas vers l’tuuiexion aux Etats-Unis.” J’ai dit-il passé quelque temps dans les îles Bahamas et j’ai pu y constater que chez les Américains règne le désir et la sca de s’annexer le Canada.Et avec l’annexion aux Etats-Unis, nous nous 'errions noyés dans les millions d’Américains qui ne connaissent rien de nos aspirations nationales.11 y a ici un grand nombre de mes électeurs.Je tiens à leur dire que si je suis élu j’appuierai en chambre le programme que M.Monk vous exposera, tantôt.( est dans ce programme, que je vois la grandeur et la pros-perite du Canada.Déjà vous avez eu six de mes ancêtres comme députés depuis votre premier député, M.do Lotbinicre.Vous savez comment ils vous ont représentés.Je veux marcher sur leur exemple et si vous m’élisez je ferai tout en mon possible pour travailler dans les meilleurs intérêts de notre pays.Après le discours de M.McDonald, le president do l’assemblée donna lecture d’une magnifique adresse de bienvenue ü M.Monk.Les électeurs y remercient M.Monk d’avoir eu le courage de se lever en Charnbro et d’exprimer leur .sentiment sur les grandes questions politiques.M.F.D.MONK Le chef autonomiste est salué à son apparition par de vigoureuses salves d’applaudissements.fl rappelle le souvenir des luttes qu’il a faites dans t’Ç beau comté de Soulanges et remercie la foule d’avoir répondu à son appel en si grand nombre.S’il est venu à cette assemblée c’est pour témoigner son estime à Son ami le docteur Lortic à qui sa conduite en Parlement mérite une réélection.” Ce sont des hommes comme celui-là et comme mon ami d’enfance, M.McDonald qu’il nous faut à Ottawa, non des hommes qui ne votent que suivant les ordres de leurs whips.Pourtant, c est un fait que depuis quelques an-uérs à Ottawa, les députes de la Province de Québec sont pour la plupart des machine s à voter.On va les chercher dans la tabagie pour les faire voter suivant les ordres du chef.¦i ai clé surpris de voir se présenter contre moi dans mon comté mi jeune homme de talent qui n’avait pour devise que de suivre son chef.Et pourtant dans aucune autre province on ne manifeste plus d’intérêt qti’ici aux affaires publiques.Est-cc que vous méritez vraiment (pie lorsqu’un homme se présente devant eux, il ne vous expose pas autrement ce.qu’il entend faire?Tell» n’est pas notre, façon d’agir.Vous avons exposé notre programme à une grande assemblée à ’l rois Rivières.Je vais refalire ect expos" en quelques mots.Tout d’abord nous voulons la reconnaissance de nos droits.Et nous la demandons parce que nous croyonfll que cette reconnaissance n’est pas toujours complète.Je le disais à Toronto,nous avons accepté la Confédération, nous avons travaillé au bien du pays moyennant certaines garanties stipulées dans la Charte.On a violé ces garanties lors de la création des nouvelles provinces en 1905.M.Bouras-sa et moi nous avons alors demandé la reconnaissance de la langue française devant les tribunaux et les légiJla-Utres provinciales.Nous n’avons été que sept à voter pour ’jette demande.Voilà la raison pour laquelle nous avons inscrit cot artiiclc à noire programme.Abordons ensuite la question d’immigration.Elle se réduit à ces mots: "Devons-nous laisser entrer dans la famille nationale les immigrants de toutes catégories sans aucune précaution ?M.d’A vend un, sociologue éminent dit que si le système actuel continue le Canada en souffrira avant longtemps.Nous voulons nous que le Canada ne dépense aucun sou pour la réclame et qu'il n’admette chez lui que les immigrant s parfaitement désirables.Je ]iassp ensuite a la marine de guerre.Je n’ai jamais vu aucun gouvernement chercher à imposer au peu notre voirie rurale.Nous avons par conséquent largement de quoi dépenser l’argent que nous avons.Construisons le canal de la Baie Géorgienne qui est une entreprise d’une nécessité impérieuse .C’est dans c-es circonstances que le gouvernement Laurier pense à nous imposer une marine.En 1902 lui-même disait que la chose était impossible.En 1907 il votait contre la même politique.Chaque fois on lui a fait des ovations magnifiques.En 1909 ce même gouvernement consent à ce qu il avait expressément condamné.Le gouvernement anglais ne nous a jamais demandé ce que nous faisons aujourd’hui.Un nous a simplement demandé de faire quelque chose pour la défense dû Canada.Et encore en demandant cela on nous offrait par la bouche de lord Tweedmouth la représentation au Parlement anglais.Et nous avons entrepris une flotte participant aux guerres anglaises et sans représentation.Et qu’on ne croie pas que dans les provinces anglaises on soit en faveur de cette politique ruineuse.Donnez-nous un ^plébiscite et tout le peuple se prononcera contre comme un seul homme.C’est ce que nous avons demandé et on nous a refusé.Cependant quelle demande plus juste et plus raisonnable ?C’est le peuple qui gouverne.Et nous avons connu son opinion lorsque dans le comté de Drummond un comté libéral nous avons fait élire notre ami Gilbert.De retour en Chambre nous avons renouvelé notre demande et (17 députés l’ont appuyée.La province de Québec s’est honorée en rejetant la première cette politique absurde.Un voua dira «pie la marine est nationale.C’est une fausseté.Je disais récemment devant un auditoire anglais : \ ous voulez la grandeur de 1 Empire.Or je dis en homme «|ui a étudié fa constitution anglaise «pie la grandeur de l’Empire est compromise par la création «le ces marines sans droit de représentation”.Comment peut-on affirmer 4S.UU I aux réduits pour nombres d'autres endroits.BRILLANTE MANIFESTATION DES OUVRIERS EXCURSIONS A PRIX REDUITS $100.50 QUINZE MILLE OUVRIERS DEFILENT DANS LES RUES PAR UN TEMPS IDEAL.— TOUT MONTREAL LES ACCLAME.— MESSES DANS LES EGLISES.— JEUX DANS LES PARCS.— LA FETE E CLOTURE PAR UN MAGNIFIQUE BANQUET.$115.50 il le laisn approcher de trois pas pour le saluer.Michel de Maximieu a l’habitude.II parlera le premier.l>a petite blessure faite d’amour-propre t d'amitié méconnue, saigne intérieurement.Mais la voix ne trahit rien.—Eh bien! Lureux, il va geler rette nuit, si le vent cède?Une voix jeune aussi, pl s sèche, répond: —Il ne cédera pas.Et dans le ton de ces paroles, dans la façon d’appuyer sur le mot "céder”, dans le rapide sourire qui relève les most star lira tombantes A.la gauloise, on peut deviner que Lureux, en parlant du vent, pense A une autre force qui, elle non plus ne rètlera pas.Le bûcheron qui venait de répondre opt te phrase A double sens, était un homme A peine plus Agé que Michel, de taille aU‘dessus de la moyenne, nii teint clair, et dont le visage, barré en diagonale.d'une moustache fauve, toute mince et toute jeune, n’exprimait déjà plus que le contentement de soi-même et la résolution de ne point parler.Ses yeux, un instant animés et railleurs, avaient retrouvé tout de suite, entre les paupières A moitié closes, !r regard simple des primevères jaunes qu'on Voit luire entre deux feuilles.Tl avait jeté s» jaquette sur un tas de ramilles.Sa chemise A carreaux violets, son pantalon de gros drap brun, laissaient voir un corps admirablement fait, souple et exercé.Autour de l'ouvrier, dans la coupe, Les ouvriers de la métropole qui célébraient hier la fête annuelle du Travail ont été favorisés d’une température vraiment idéale.Aussi ont-ils obtenu un succès complet, et dans leur défilé à travers les rues et dans leurs jeux aux pares Dominion et King Edward et dans le banquet, qui clôtura la manifestation.LA PARADE Vers 9 h.30 de dix à quinze mille hommes appartenant à 53 unions prirent rang au Champ de Mars et partirent proeession-nellement, sons la conduite des commissaires-ordonnateurs lii-ehard Lynch et George Duval, lesquels étaient, suivis d’une escouade d’agents le police.Pas moins de vingt fanfares placées ici et là dans le défilé faisaient retentir aux échos de joyeux airs qui caden-çaient la marche allègre des manifestants.On eut dit une armée en branle tant le pas était régulier et Failure martiale.Cette armée, il est vrai, était toute pacifique; c’était celle des travailleurs organisés.Tout Montréal était sorti, partout les rues étaient encombrées d’hommes, de femmes et d’enfants.Ils étaient venus saluer et applaudir au passage, qui un employé, qui un époux, qui un père.Il y avait là tous les corps de métiers.Les uns vêtus d’éclatantes blouses rouges ou bleues, les autres en salopettes bien blanches, puis derrière, à la fin, sous le sévère habit noir, venaient les invités.S.IL le Maire Guerin, MM.Jos.Ainey, commissaire, Gauvin, Clément.Lamoureux, Leclaire, Drummond, échevins, A.Verville, Rivet, députés, C.Rodier, avocat, et autres.Sur tous h' parcours les drapeaux, oriflammes, banderoles avaient, été placés à profusion, indiquant ainsi que les ouvriers sont aimés de toute la population.L'ordre ne cessa de régner, et, pas un seul incident ou accident ne se produisit.Bref les organi- des stères de bois empilé s'alignaient comme des murs, jetés dans toutes les directions, et sur l’un deces murs, A l’extrémité d'un tas de "moulée blanche” qui est le bois de tremble et de bouleau, un petit gars rose et frais, enfant de quelqu’un des travailleurs égaillés dans la forêt, était assis, les jambes pendantes, les sabots aussi et tenus en équilibre sur le bout des orteils.Lureux le considérait, pour ne pas regarder le patron, et pour marquer sa volonté de ne pas continuer la conversation .Les camarades, au loin, devaient l’observer et il tenait A «c montrer impoli, moins par haine personnelle que par crainte qu’on ne l'accusât de causer avec les bourgeois, Michel comprit, et demanda : ¦ (Ki est donc votre beau-père, je ne le Vois pas?-Par là, dit l'homme en désignant la gauche ; il abat un ancien, il a fini le taillis.- Merci, Lureux, nu revoir! Au revoir, monsieur! Et il suivit d’un regard dédaigneux le patron qui s’éloignait,.C'elui-ii sortit de la clairière et entra sous bois.A moins de cent mètres, ü aperçut l'homme qu'il cherchait,.Le bûcheron abattait un "ancien" marqué n,( flanc.Il frappait obliquement.Le fer de la rognée s'enfonçait plus avant.A chaque coup- dans le pied palmé He l’arbre, faisnil voler un copeau humide et blanc eomme une tranche de sateurs peuvent être fiera de leur succès.Nous les eu félicitons.DANS LES EGLISES Partout dans les églises catholiques une messe fut dite à l’intention des ouvriers, à èi h.15.Des milliers d'artisans, qui la veil le étaient allés — les Canadiens-français à Notre-Dame et les Anglais à St-Patriee, — rendre boni-mage à leur mère l’Eglise, ne voulurent pas commencer la journée sans profiter de l'occasion qui leur était offerte d’assister à l'office divin.AUX PARCS Immédiatement après la disper sion de la procession, les manifestants se rendirent au Parc Dominion et au pare King Edward, où l’on avait organisé divers concours sportiques auxquelles un grand nombre prirent part.Les vainqueurs des différentes épreuves reçurent de manifi-ques prix.L'espace ne nous permet malheureusement pas de donner leurs noms.LE BANQUET La fête se termina par un banquet donné au parc Dominion, hier soir, auquel près de 300 personnes assistèrent.Les agapes étaient présidées par M.G.R.Brunet.Les sommités des cercles municipaux et ouvriers étaient au nombre des convives.S.II.le maire Guerin, répondit à la santé de la ville de Montréal en insistant sur le rôle de l’ouvrier dans le développement de la Métropole.Parlant de son voyage sur le continent il mentionna avec éloge les noms de M M.John Burns et Henry Vivian, les deux grands sociologues anglais.M.Ainey répondant au toast des représentants du Travail, résu ma l'histoire du mouvement ouvrier à Montréal et déclara que les organisations ouvrières n’étaient pas équitablement représentées dans les corps publics.Il insista DE MONTREAL A j Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc.; San Francisco, Los Angele», San Diego, etc., par voies Cl HE >1E directes dans les deux di- 9 I rectlons.San Francisco, viâ Portland, Ore., une seule direction Départs jusqu'au 30 septembre.Retour jusqu’au 31 octobre.Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta I.«s 5 f-t 19 septembre.Billets bons pour retour durant 60 jours.BUREAU DES HTM.ETS Î1R rue St-Jacques.Téléphone Main 9732-8733 ou aux gares Vlger ou de la rue Windsor.GRAND TRUNK RAILWAY SYSTEM [aire entre Montréal et Torosto.1*9 traia ^ nfît poflft SEULE DOUBLE VOIE FERREE ENTRE MONTREAL.TORONTO, HAMILTON.NIAGARA FALLS.DETROIT ET CHICAGO HEURES aTORONTO “INTERNATIONAL LIMITED" Le train le plus rapide du Canada.Quitte Montréal à 9 a.m.pour Toronto et I Ouest.QUATRE EXPRESS PAR JOUS ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 s.tn., 0 46 a.m , 7.S0 p.m„ 10.SO p.m.d'élégants wagons-buffets.Salon r« nioliotlieque sur leg traîne du jour.Les nouveaux wagons-lits Pullman attachés aux traîne de nuit sont éclairés à l'électricité, avec lampes pour lire, dans les lits et éventails électriques.EXPOSITIONS TORONTO ALLER ET RETOUR DE MONTREAL 2.4 septembre.$7.0n 3* 5, 6.7 septembre.$3 0.00 Aller par chemin de fer; retour par bateau.jusqu au 7 inclusivement.$14.00 Limite de retour : 12 septembre 1911.QUEBEC ALLER ET RETOUR DE MONTREAL 2, 3.1 septembre.$4 90 Limite de retour, 6 septembre 1911.SHERBROOKE Aller et retour de MONTREAL.2, 3, 4, 5.9.septembre.$3.20 5, 7, 8, septembre.$2.40 Limite de retour, 11 septembre 1911.ST-BRUNO Aller et retour de MONTREAL .45c Départ pur trains de l'après-midi du 6 septembre, et tous les trains du 7 septembre.Irai» spécial, laisse Montréal n midi, le 7 septembre.Au retour, laisse St Bruno le meme jour a 7.30 p.m.Limite de retour, 8 septembre 1911.OTTAWA Aller et retour de MONTREAL 8, 9.10, 12, 14.16 Septembre .$3.33 11, 13, 15 Septembre.$2.50 Limite de retour, 18 Septembre 1911.Excursions de Chercheurs de Home BILLETS ALLER ET RETOUR, à des prix très réduits, pour l'ouest du Çtinads.viâ Clii-cago, en vente les 5, 19 septembre.Voyages d'Eté la Cote du Paciflqua Kn vigueur jusqu’au 30 septembre.Voyage aller et retour do MONTREAL viâ CHICAGO, Seattle, $^0.50 Vancouver.Victoria, Portlsni, etc.San Francisco, Los Angeles, San Diego, etc., viâ lignes d AC AC.directes dans les 2 directions^ I San Francisco, viâ Portland.Ç d d £“ J-f| Oro , dans une seule direction 311 3.SAU PRIX SPECIALEMENT REDUITS Gie Générale Transatlantique $6.25 retour i $6.30 $7.50 DE NEW-YORK AU HAVRE PARIS (France! 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les cultivateurs qui ont fourni la pierre pour sa construction, n’ont *eçu que $7.00 alors que e gauvernement payait $12.00.Où ?-t allé la différence?Il fait l'histoire du scandale de la peinture.Il raconte comment le gouvernement a chargé M.V.Geoffrion de dépeinturer Lan tôt et comment celui-ci s’est acquitté de sa tâche de blanchisseur eu ex y nérant Lanctôt et condamnant Bloi,-din à sa place.Si, dit-il, Lanctôt » bien agit en faisant peinturer sa ma: son par les hommes du gouvernemen, avec te peinture du gouvernement, c’est donc que vous seriez prêt à faire la même chose que lui.Eu couvrant son acte de votre approbation, vous êtes coupable au même degré que lu; Les électeurs de Cbambly-\ erchères se doivent de mettre M.Geoffrion le côté comme les électeurs de Richelieu ont mis de côté M.Lanctôt.Puis il passe à l’affaire Oliver et montre comment M.Geoffrion, blanchisseur officiel du gouvernement a manqué à sa parole et à l’honneur, comme le gouvernement du reste, en mettant fi.; au Parlement alors que 1 enquête où un ministre était accusé d'avoir reçu indûment une somme de $69,ÜÛ0, était ajournée à un jour ultérieur avec pro messe qu’à tel jour le comité l’enquête siégerait.AI.Archambault li'ai-cepte pas la parole de AI.Geoffrion quand il déclare que les contrats pour la construction des navires de guerre ne sont pas donnés en Angleterre.C’est aux ministres que te question est posée par la presse et M.Geef-frion n’a pas autorité de répondre pour eux.On sait d’ailleirs, que depuis l’affaire Oliver, il u'a pas rssed d’autorité pour faire respe .i >r sa parole par les ministres, ses maîtres.Les deux appuis sur lesquels M.Geoffrion se présente à l’électorat, sont 8ir G.E.Cartier et Sir John A.Macdonald, deui hommes qui ne pourrnt que jouer un mauvais tour à Al.Geoffrion le jour du vote.L’orateur traite m-suite de te marine, démontrant qu’el a n'est pas canadienne dans sa construction; — elle l’est cependant quant :.u paiement, elle sera payée a re,; de l 'argent canadien prig dans les poches dos Canadiens; — dans son équipage, ej(p sera canadienne aussi au mous en au tant qu’il s’agit des simples marins; elle n’est pas toujours canadienne en temps de paix, elle devient impériale aussitôt qu’elle franchit ia ;ône des eaux canadiennes; elle sera toujours impériale en temps critique.Ceci 'it laissé à la volonté de l’Angleterre, quoi qu’en dise la clause par laquelle on déclare que la flotte ne peut partir sans un ordre en conseil.En effet sir Wilfrid Laurier nous dit-il pas lui-même qu’il sera de notre devoir de mettre la flotte au service de l’Angleterre toutes les fois que la suprématie navale de 1a Grande-Bretagne sera menacée.Mais qui sera juge de cela, qui décidera que la suprématie navale est menacée?Le Cabinet de Londres, sur l’avis de l’Amirauté.— En fait, notre flotte sera donc à la disposition de l’amirauté anglaise.M.Archambault reçoit une ovation lorsqu’il termine son discours.M.AMEDEE GEOFFRION M.Amédée Geoffrion, qui prend la parole ensuite, débute avec chaleur.Il parle de réciprocité.J’ai reçu, dit-il, une lettre d’électeurs libéraux de ce comté me disant qu’en prenant part à la lutte de AI.Victor Geoffrion, je mettais mo nosiège en danger.Je crois qu’il est de mon devoir de ne pas tenir compte de cet avis.Lorsqu’il essaie d’aborder l’affaire Lanctôt et de prétendre que Lanctôt a payé, il est interrompu et la foule rit de bon coeur.‘‘Trop tard”, crient plusieurs électeurs.Il promet que si ie gouvernement est maintenu au pouvoir l’enquête Oliver sera faite.11 fait un appel passionné aux électeurs libéraux do se rallier pour sauver Sir Wilfrid Laurier.Ses amis peu nombreux applaudissent chaleureusement.M.RAINVILLE La réplique de H.Rainville clôt l’assemblée.L’orateur fut incisif et couvrit tout le débat.Chacun de ses points était couvert par les applau dissements.De l’aveu de tous ,1e succès des orateurs autonomistes fut complet et l'auditoire s’est dispersé en acclamant AI.Rainville, chacun se disant: c’est la fin de la dynastie.Dans l’après-midi, à 4 heures p.m, AI.J.H.Rainville et AI.B.Archambault ont tenu une assemblée à Varen-ncs.L’assistance était de 400 personnes environ et ils ont été religieuse ment écoutés et chaleureusement accueillis.RETOUR DES CANTONS DE L'EST L'honoraire M.P.E.LeBlanc, q.ii a fait la tournée des Cantons de l’Est eu compagnie de M.R, L.Borden, est revenu tout radieux.Il rapporte les meilleures nouvelles de 1a région qu’il a visitée.U dit que M.Burden a reçu partout l’accueil le plus enthousiaste.D après M.LeBlanc, 5 comtés des cantons de l’Est seront remportés par les oppositionnistes: Hhofford, par Al.James Davidson, Missisquoi, par le D” Fickel ; Compton, par M.Cromwell; Richmond et Wolfe, par le Dr Mayes; Sherbrooke, pur M.C.D.White.Chacun de cos candidats opposition-niâtes, tous Anglais et protestants, a inscrit à son programme le rappel ua te Marine et l’appel au peuple sur cet te question.C’est une question trop grave et dont la solution aurait des conséquenceo trop importantes, au point de vue de notre avenir national, disent ils, pour être décidée par quelques hommes à Ottawa.Une consultation populaire s'impose.M.LeBlanc dit qu'après le voyage qu'il a fait dans les Cantons de Est, il croit plus que jamais à un changement de régime.^ ^ ,
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