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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 6 septembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-09-06, Collections de BAnQ.

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r DEUXIEME ANNEE—No.208 MONTREAL.MERCREDI 6 SEPTEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : O AK ADA ET ETATS-UNIS .•XION POSTALE ., , * .ss.oo $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .a-f /w\ ETATS UNIS.* .gj'iX ITNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédadtion et Administration i 71 a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES ADMINISTRAT!-REDACTION: h M«» 7461 160 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Marine, Police et Bon Sens Accules a la défense de leur loi navale, qu’ils espéraient écarter 11 c* )a ‘ es lniiiistérieLs se rabattent sur le vieil argument: Nous sommes une nation et nous devons en subir les conséquences.- .Laurier, qui semble estimer que ses cheveux blancs et la longue lOu aine que lui ont accordée ses compatriotes lui permettent de dire n importe quoi, ajoute : 11 en est de la marine comme de la police.Il > a quarante ans.je suis venu ici (nous reproduisons presque textuellement son discours des Trois-Rivières) et vous n ’aviez pas de police ; nujourd hui vous en avez une.Les temps changent, les circonstances aussi, et o est pourquoi nous avons une marine.Voyez la grève de Liverpool : il a fallu faire intervenir la police pour maintenir l’ordre.('es pauvretés font sourire, quand elles n’indignent pas.M.Lau-rici lui-même nous a dit que le Canada n’est qu’une petite colonie, et pma oser assimiler à la police, qui fait le sendee d’ordre sur un point < (‘termine, la marine “canadienne en temps de paix et impériale en temp~ de guerre qu’on nous propose, il faut vraiment se moquer des gens.I our se risquer à établir une comparaison quelconque entre les gendarmes qui maintiennent l’ordre sur les quais de Liverpool et l’é-Vjuipage des bateaux qui pourront être envoyés dans la mer de Chine ou dans le J’aoifique-Sud, il faut porter le mépris de l’opinion à un degré qu on n aurait pas supposé, si KL Laurier ne nous en avait donné 1 exemple.Mais prenons la thèse à sa base.On nous dit : Tout pays doit pourvoir .ses frais de défense.Nous ue l’avons jamais contesté, îsous estimons seulement que ces frais doivent être en proportion directe du status politique de ce pays, de ses ressources et des dangers qu il court.Nous avons simplement soutenu, avec tous les hommes politiques du passé, que le Canada, simple colonie n’ayant pas un mot à dire dans les traités qui préparent et règlent les guerres, doit remplir les obligations d’une colonie et non pas celles d’un Etat souve-rain ; qu il est de son devoir de préparer la défense de son territoire, anais qu’il n est pas tenu de participer à la défense générale de l’Empire.I ous les gouvernements du passé ont cru que le principal effort militaire du Canada devait viser la constitution d’une milice convenable.C est aussi l’opinion d’experts impériaux.A la conférence de 1902 (livre bleu anglais, page 51), le colonel Altham déclarait: “En cas de guerre avec les Etats-Unis, la sécurité du Canada dépendra entièrement de la milice canadienne jusqu’à l’arrivée de renforts d’Angleterre.On peut donc on conclure que, pour le Canada, la meilleure manière de coopérer à la défense impériale est de faire de sa milice une force réelle (efficient force).” # # # Qu'h fait de ce côté le gouvernement actuel?Oh! nous savons bien qu il a enflé dans une proportion énorme notre budget de la milice, mais l’important n'est pas de dépenser de l’argent: c’est de produire des résultats.Or, il suffit d ouvrir le fameux rapport du général French (document parlementaire No 95a, 1911) pour être édifié sur les résultats du travail fait depuis quinze ans au ministère de la Miliee.travail dont le prix de revient se chiffre dans les millions.Le général French, faisant son rapport sur la demande expresse de sir Frederick Borden, n’avait pas de raison particulière de flétrir î oeuvre du ministre qui préside depuis quinze ans à la direction de ce département.Il constate cependant qu’il existe un “MANQUE I)’ORGANISATION QUI S’ACCUSE PARTOUT ET QUI MENE A L’EXTRAVAGANCE ET EST UNE PERTE DE FORCE”; il justifie cette critique générale par toute une série d’observations de détail et il affirme que “L'ETAT DE CHOSES QUI EXISTE A L’HEURE QF’TL EST RENDRAIT TOUT A FAIT IMPOSSIBLE UNE RAPIDE MOBILISATION ET UNE PROMPTE ACTION, QUI SONT UN ELEMENT SI VITAL DANS LA DEFENSE DES FRONTIERES DU CANADA ET PARALYSERAIT COMPLETEMENT LES EFFORTS QUE L’ON DEPLOIERAIT POUR PROTEGER LE PAYS Al DEBUT DES HOSTILITES.”' (Rapport du général French, page 8, dernier paragraphe.) .* * * Nous posons la question à font homme de bon sens, fût-il rouge foncé et ministériel quand même: Si l’on estime que le Canada doit faire de nouveaux sacrifices pour sa propre défense, ne conviendrait-il pas d’abord de mettre un peu d’ordre dans les affaires du departement de la milice et d’employer à quelque chose d’utile les millions qu’on a gaspillés jusqu’ici?—gaspillés à maintenir un état de choses qui, de l’avis du chef d'état-major général de l’armée anglaise “rendrait tout à fait impossibles une rapide mobilisation et une prompte action”,“et paralyserait complètement les efforts que l’on déploierait pour protéger le pays au début des hostilités.” Ne serait-ce pas plus pratique, au point de vue de la défense nationale, que de jeter des millions dans la construction d’une flotte dont on nous dit couramment qu’elle sera envoyée sur toutes les mers du Inonde?Et si Kl.Laurier tient absolument à ses histoires de police, ne vaudrait-il pas mieux mettre la police que nous possédons déjà en état de faire sa besogne chez nous que de préparer de nouveaux “po licemen” pour le service de la Métropole?* * * N’est-il pas très significatif que les journaux ministériels évitent fevoe un soin extrême de parler de ce rapport du général French, qui démontre que les millions dépensés depuis quinze ans pour la défense (nationale seraient à peu près inutiles en cas de guerre, et (pie le Canada n une immense besogne à faire encore pour mettre sa miliee en état ide jouer un rôle sérieux?Et pourtant les “héros” qui flétrissent si bruyamment sur les tribunes la lâcheté des nationalistes, trouveraient là.de quoi employer leur courage ! _ Le général French prétend que “l’artillerie de campagne est au moins de cinquante pour cent, au-dessous de la proportion pour laquelle (elle devrait entrer.” Il se plaint pareillement de ce que “les services du génie et de l’intendance sont beaucoup trop faibles.” Tous les tempéraments trouveraient donc à y déployer leurs qua-Mtés particulières, même ceux qu’intéresse particulièrement l’accu-temlation des vivres et des munitions, solides et liquides.Orner HEROUX.Quelques questions à M.Lemieux I - M.Rodolphe Lemieux, ministre de la Marine, doit prononcer ce nue le Canada appelle “un important discours”, en faveur de Médéric Martin, ce soir, dans la division Sainte-Marie.M.Rodolphe Lemieux pourrait-il y répondre, par un “oui” ou par un “non”, aux questions suivantes: lo.—Le gouvernement: canadien a-t-il accordé à la maison Cammell kaird & Company, d’Angleterre, le contrat pour la construction des croiseurs et des contre-torpilleurs de la flotte canadienne?2o.—M.Laurier a-t-il mis au panier, le ou vers le 13 mars dernier, pne résolution de M.Monk demandant le creusage immédiat du canal fie la Baie Géorgienne 1 3o.—M.Rodolphe Lemieux a-t-il alors protesté contre la mise au panier de cette résolution?4o.—M.Rodolphe Lemieux a-t-il lu les dépositions assermentées produites par Armand Lavergne au sujet de l’affaire Tourigny?Si M.Lemieux les a lues, qu’il nous dise donc ce qu’il en pense.Et si M.Lemieux néglige de répondre à toutes ee< questions, le peuple saura à quoi s’en tenir sur le compte des ministériels.LA CAMPAGNE ELECTORALE La campagne électorale bat maintenant son plein.Lisez le Devoir, qui défend ses principes envers et contre tous.25 sous pour l'édition quotidienne—d’ici au p.emier octobre.BILLET Dü SOIR EN ROULANT.Il y a des gens qui so us éire bossus sont nés pour rouler.Parmi cette catégorie roublarde il est juste de-mentionner le digne ( ?) successeur des Cartier, des Tarte et des Fiché dans la division électorale Sainte-Marie.Nous avons nommé M.Martin — Médéric comme l'appelle sir Wilfrid dans l’intimité — l’homme qui comme Crésus laissera son nom attaché à la “belle argent.” Or donc, c’était en 1906, M.Médéric tout en roulant paisiblement des cigares, — il était alors ciga-rier comme vous et moi, — se mit à se rouler une idée dans la tête.“Si je me présentais, disait-il, tout rondement, comme candidat ouvrier j’aurais p’t’être des chances: les électeurs sont si faciles à rouler.” Aussitôt dit, aussitôt fait, et voilà' notre homme élu.Vivement, il roule à Ottawa où il passe plusieurs sessions à se rouler les pouces, s’arrêtant de temps en temps pour se rouler la moustache.Les élections revinrent, et Médéric qui avait vu bien des choses se dérouler revint, lui aussi, devant ses commettants.Grâce au bon rouleau de billets de banque, il sut rerouler les voleurs.Son suc cès ou plutôt celui du rouleau de la caisse électorale le grisa tellement qu’on l’entendait sans cesse roucouler joyeusement : En roulant ma boule.Et effectivement, c’est en roulant qu’il devint maboule.A Drummond-Arthabaska, il disait en roulant le pouce contre l’index-, “L’argent est rond, c’est pour rouler.” Ce proverbe fut cependant démenti par ses propres amis quii pendant toute la lutte, se tinrent tellement ronds qu’ils ne pouvaient se rouler jusqu’à leurs lits.Oisons cependant en toute justice pour eux qu’ils roulaient très facilement sous les tables.Accident de roulis, dit-on; quoi qu’il en soit ce n’est pas nous qiii ramions.Entre temps le cigarier — toujours comme vous et moi — vendit son roulant et se mit à rouler carrosse.Isa politique l’avait appauvri comme tant d’autres! Un mauvais voyage de cendre vint rouler jusque dans sa cour, et le fit rouler à bas de son siège d’é-chevin.La roue de fortune commençait à lui être défavorable.('pendant, comme c’est un fin routier — preuve : son carrosse — et qu’il conaît le “roule”, comme on dil à Paris, il vient rouler de nouveau des yeux à l’électorat.Mais d’aucuns prétendent qu’il est rendu au bout de son rouleau, , James Wilson, a prononcé hier, ici.un grand discours, dans lequel il a prôné très fortement la réciprocité qui, dit-il, profitera aux deux pays.Le plus grand avantage qu’en retireront les Etats Unis, suivant le ministre, cTst qu’ils auront accès au bois de pulpe canadien.Jugés par son ami L.0.David Le sénateur David, qui jadis dénonçait violemment l’impérialisme, prétend qu il a changé d 'opinion.Oui, depuis que son ami.son protecteur, celui qui Fa fait sénateur, a changé lui aussi.Avant cela, M.David pensait toujours comme en 1 8!HI, et même il louait Laurier de penser comme lui.de résister à l’impérialisme et de refuser d’engager l’avenir d.- son pays.Le- citations suivantes datent de 1905.trois ans après la conférence de 1902.Elles répondent donc à la fois à ceux qui prétendent que Laurier accepta le principe de la participation à la défense impériale dès la conférence de 1902.et à ceux qui accusent M.Bourassa de manquer de sincérité aujourd’hui parce qu'il approuvait l’attitude prise par le premier ministre à la conférence impériale de cette année-là.M- Bourassa comprenait comme M.David qu’en 1902 Laurier axait refusé de ‘'lier 1 avenir de son pays.’’ EN 1902, LAURIER REFUSE D'ENGAGER LE CANADA DANS LA VOIE DE L'IMPERIALISME “fhatnbcrlain avait voulu profitor de cette occasion solennelle et favorable pour pousser le?, projets d "impéria lisme qu’il méditait depuis longtemps.“Tous les ministres pf.représentants des eolonies anglaises avaient été invités à faire connaître leurs opinions dans des conférences destinées à devenir célèbres.Chamberlain les somma respectueusement mais énergiquement de contribuer a l’oeuvre de conservation et de défense de l’Empire, leur offrant comme compensation, la représentation des colonies dans les conseils de la nation.Il rencontra r’icz les représentants du Canada et de l’Australie, une résistance qui le déconcerta.La position sympathique que Laurier axait prise à l’égard de l’Angleterre sur la question du Transvaal et de l’envoi des contingents ainsi que sur !e tarif de faveur, ’ui avaient donné des espérances.Mais fidèle au programme qu’il s'était tracé et aux déclarations qu’il avait faites devant le Parlement, Laurier refusa d’engager le Canada dans la voie de l’impérialisme.Il proclama hautement nue le Canada voulait garder toutes ses ressources et ses forces pour le développement de sa prospérité, et ne pouvait se laisser entraîner dans le gouffre du militarisme, mais qu’il était prêt h faire tout, ce qui était nécessaire pour sa propre défense.Quant aux relations commerciales de l’Empire ave - la colonie, le gouvernement canadien avait, déjà manifesté scs intentions d’une manière pratique, et il avait l’esprit ouvert à tout projet qui avait pour but et pour effet do resserrer ces relations.“Ces déclarations furent la base des résolutions adoptées par la Conférence impériale.” (“Laurier et son Temps”, par L O.David, au chapitre “Chamberlain et Laurier”, page 109.) LES FAITS L’EMPORTENT SUR LES PAROLES “C’était le temps où i'aigle de l’impérialisme commençait à agiter ses ailes sous le souffle puissant de Chamberlai-’ On a reproché à M.Laurier d’avoir trop sacrifié aux faux dieux, d’avoir exprimé des opinions et des sentiments qui ont pu faire croire un instant qu’il serait l’apôtre le plus éloquent, le plus utile de l’impérialisme.“Mais à part quelques phrases sonores, q- Iques images brillantes qui ont donné lieu à des interprétations erronées, il s’est contenté généralement de faire l’éloge do la constitution anglaise, des institutions britanniques.Et c’est afin d’exprimer son admiration pour ces institutions qu’il a dit qu’il était “British to the Core”, — (.’est-à dire, admirateur jusqu’au fond de l’âme du système de gouvernement qui a procuré les bienfaits de la liberté à tous les pays anglais.- “On lui a reproché aussi d'avoir laissé espérer que le Canada prêterait main-forte à l’Angleterre en cas de guerre.“Mais pourquoi s’attacher à des paroles prononcées dans des circonstances spéciales, sous L'influence du moment et du milieu, dans des improvisations chai eureuses?“Les faits l'emportent sur les paroles.“L’histoire dira que lorsque Chamberlain voulut, quelques années plus tard, faire accepter-par les représentants des colonies anglaises, ses projets d’impérialisme militaire, c’est Laurier qui a été son adversaire le plus redoutable, la.pierre d’achoppement de ces projets.’’ (“Laurier et son Temps’par L.-O.David, au chapitre: “Laurier en Angleterre et en France”, page 99.) EN 1902, LAURIER REFUSE D’ALIENER L’INDEPENDANCE DU CANADA “Dans tous ses discours, dans tous ses écrits comme dans ses conversations, il ne cesse -de faire l’éloge de la contitution anglaise, des bienfait* qu’elle a procurés au monde, des libertés que nous lui devons.Il a plus d’une fois exprimé l’opinion que la reconnaissance et la loyauté nous faisaient un devoir de donner à l’Angleterre des preuves tangibles de sympathie, mais il s’est imposé une limite qu’il ne veut pas franchir.Il refuse d’aliéner la liberté et l'indépendance du Canada, de le lancer dans les voies tortueuses de l’impérialisme, d'engager l’avenir.Il veut que ceux qui viendront après lui aient les mains libres, qu’ils n’aient pas le droit de dire que les engagements contrastés les rendent impuissants, incapables de résoudre librement les grands problèmes que les destinées du Canada feront surgir.” (“Laurier et son Temps”, par L.-O David, au chapitre intitulé: “Laurier homme d’Etat”, page 153.) PETITES ANNONCES EMPLOI DEMANDE LA REFONTE DES REGLEMENTS A ia demande de M.L.-O.Da'id.crétaire municipal, le conseil a déc dé de faire la refonte et la eodincat or, dérèglements de ia ville de Montréal; les chefs de service et les autres fonctionnaires devront donner ai secrétaire tout le concours qu'il leur demandera.M.Dav id déclare que plusieurs de ces règlements n'ont plus force de loi.que d 'autres se contredisent et qu'enfin plusieurs ne sont que des ré| étirions 'nu files d’ordonnances précédentes.REVOCATION Le permis du cocher Arthur Hébert a été révoqué par le conseil municipal dans l’intérêt de l'ordre public.Le re corder Weir en avait fait la recommandation au Conseil.Hébert est ce cocher qui, l'autre jour, a été condamné pour avoir exigé une somme trop élevée de son passager.LES RAPPORTS DES COMMISSAIRES.Trente-sept rapports des commissaires étaient à l’ordre du jour du conseil hier après midi.Le conseil les a pour la plu part adoptés sans discussion.Quelques-uns ont été renvoyés à huitaine, comme recommendation de payer certains honoraires à M.F.C.Laberge, ingénieur civil, pour plans arpentages, etc., a demande de la Compagnie des Tramways d'être autorisée à faire passer les tramways du Terminal par le boulevard St-Laurent et la rue Prbg^-Jtrthur jusqu'à la rue Cadieux, en allant vers l'est; le remboursement il 'une certaine somme la fabrique Ste-Brigide en compensation des dommages encourus par un bangement de niveau.L’AFFAIRE MARIN Le rapport des commissaires demandant de suspendre le sous-chef Marin et de faire une enquête sur les accusations que le chef Tremblay porte contre lui été renvoyé à huitaine à la demande de l'échevin Lamoureux.On avait préparé une motion par la quelle le conseil accordait la suspension et ronvoya’t aux commissaires Je soin de tenir l’enquête.\ LA RUE SHERBROOKE A une question de l’échevin Boyd, le commisaire AVanklyn a répondu que la rue Sherbrooke sera probablement prête être pavée l'année prochaine, la terre remuée pour la construction de l’égout 'étant alors suffisament massée.L’EXPOSITION.La Compagnie d’Exposition ayant demandé à la ville s1! elle lui permettrait de se servir de l’île Ste-Hélène pour y construire ses édifices, le conseil a répondu.hier qu’il voulait d’abord savoir ce que la compagnie entend faire dans l’île.Celie-ci doit d'abord être un parc public et rien ne peut être fact qui ia détournerait de cette destination.Le conseil veut aussi savoir si la coin pagnie se propose d’obtenir du gouvernement l’autorisation de se servir de île Arerte et de l’île Ronde.Changement d’horaire du C.P R.Belfast .28 septembre Liverpool .Ml septombre U Manitoba.Liverpool .1 septem.Hcllona.Livourne .1 septembre Sa lac i a.Glasgow .2 septembre \i.ichestei' Corporation Manchester.3 septembre 'ervona .Miiddlcsbon 6 septembre NAVIGATION INTERIEURE.Sa.ult Sic Marie, Ont., •">.— Montent: H.C.Frick, 9.10 p.m.; Sami.Mather, Joe .,arrow, 10.30 p.m.; An dust o, Elba, 1 a.m ; Geo.W.l’erkins, 3 a.m., Koso dale.A.E.Stewart, 5.20 a.m.; Atha- basca, .1.45 p m.; Saronic, 4.25 o.iii.Descendent • S.F.H.Morse, 8.MO a.m.; 'Yni.J.o.cott, 9.45 p.m.; l’endeu-nis, Whale, Crescent City, minuit; Henry Phipps, 1.45 a.m.; E.J.Darling, 2.25 ,a, m.; Isaac, Bllwood, M.M5 a.m.; ,1.C.Morse, 4.20 a.m.; Superior City.6 a.m.; A.C.Dinkey, 6.40 a.m.; (’.G.Jenkins, 7.20 a.m.; Jupiter, 8 a.m.: Isaac M.Scott, Gordon, 9.05 a.m.; J.H.Morgan, 9.50 a.m.; M.A.Bradley, 10.35 a.m.; J.F.Durston, 11.15 a.m.; AA’ni.H.Grat-wiiek, midi; Thos.F.Cole.I2vM5 p.m.; Amaza Stone, 1.20 p.m.; K.A.S.Clark, 3 p.m.; Johnston, 5 p.m, t’irt CoHiorne, (tnt., 5.— Moutonl: Lain) rt, 5 a.m.; Bennington, 6.Il s endent: Turret Court, 9 am.; Dundee, 10; Ames, 11; McKinley, I p.m,; Ogdensburg, 6,30; S, O.Co.No 6 il 7.ARRIVAGES.Paquebot A Zeahmdia.Auckland Olympic.New-York Les trains ci dessous mentionnés feront leur dernier voyage aux dates suivantes:— DE LA GARE DE LA RUE WLND SOR.2 septembre, à 1.25 p.m.Le train spécial du Lac Brome pour Knowlton et Sherbrooke.2 septembre, à 1.25 p.m , pour La-belle.et gaves intermédiaires.15 septembre, à 5.10 p.m., pour Ri garni et gares intermédiaires.16 septembre, à 12.MO p.m.Rigaud et gares intermédiaires.16 septembre, à 12.MO p.m., pour Ca ledoniu Springs, les samedis seule ment.17 septembre, à 1 La5 p.m., pour ïîi gaud et gares intermédiaires.TRAINS ARRIVANT DE LA GARE DE LA HUE AVINDSOR à 3.50 p.m., de Ri- à 6.30 p.m., de Point La Ville Emard applaudit M.F.D.Monk CE CENTRE LIBERAL DU COMTE BEL ACCUEIL AU CANDIDAT BOYER, CANDIDAT LIBERAL PROCITE.DE JACUES-CARTIER FAIT UN CONSERVATEUR.— M.LOUIS DISCUTE MARINE ET RECI- L'assemblée politique d'hier soir à la A ille Emard a été très intéressante.Al Al.F.D.Monk et Louis Boyer, tous deux candidats dans le comté de Jacques-Cartier, ont parlé marine et réciprocité.Aille Emard est un centre li-bérnl, malgré cela l'auditoire très nombreux.réuni dans la magnifique, salle de bl( telle manière, M.Monk déclare que 1 électeur est libre, et, que.vouloir le contraindre, e’esl l’insulter.L’orateur, dont la modestie est reconnue, est forcé d’avouer qu’il n’a pas été étranger à la construction d’un pont dans la Ville Emard.Il y a travaille.( est lui qui a obtenu nu l'hôtel de ville, a fait une vérita-! gouvernement le Système d’égouts pour ovation à l’homme distingué quijla banlieue en question r.Il a deman 15 septembre, gaud.16 septembre, Fortune.16 septembre à gaud.17 septembre, à gaud.18 septembre, à donia Springs.DE LA GARE 6.36 p.m., de Ri 8.20 p.m., de Ri- 7.20 p.m., de Cale- Un'ted Btate».Kronprl z Wilhelm.K a rama,.Fumessin.Finland.Da .Vancouver Southampton , .New-York , Copenhague, .New-York .Auckland .M o v i 11 e , .Douvres .Kaiser Wilhelm der Grosse.Brème Ducn degli Abrnzzi.Naples .Brème .Montréal .New-York .New-York New-York .New-York PLACE VlGEtî 1 septembre, à 4.50 p.m., Mont Laurier et intermédiaires, les vendre dis.9 septembre, 12.30 p.ni., à 8aingraphie, p mk-ile, s'adres Bert.fille laise • otinaiesant la ste-et française, et !n douanière entre inoigner de ma sympathie a, M.Cousineau et deuxièmement pour de- tom.de cette question quo M.Laurier montrer à M.Bourassa que je ne fais qu’un avec lui pour réclamer la jveut concentrer notre attention et liberté d’opinion, la liberté de discussion et le droit de me prononcer j nous faire oublier les scandales de son préalablement sur tous les programmes qui doivent lier l’avenir de mon pays.Cette déclaration est saluée d’applaudissements prolongés.Avant .M.Bourassa et M.Cahan, le candidat M.Cousineau, a net-tement défini sou attitude sur la réciprocité et la marine.Formellement opposé à la réciprocité, il condamne absolument la marine à ta fois ridicule et dangereuse inventée par le gouvernement Laurier.Le Dr Archambeault et M.Wright ont présidé avec beaucoup de tact, le Dr Archambeault présentant MM.Cousineau et Bourassa et M.Wright.M.Cahan.J.D.M.COUSINEAU produits comme le meilleur marché pour l'ouvrier, c’est celui du cultivateur qui achète les produits de la manufacture où il travaille.(Applaudissements).M.Cousineau complimente d’abord les dames, présentes en grand nombre et fait Téloge de M .Bourassa dont la j plume et la voix font trembler les horn-1 mes qui se sentent coupables d’avoir! failli à leur devoir (Applaudissements! W Bourassa reçoit à son apparition prolongés mêlés de quelque cris pour! "ne splendide et enthousiaste ovation.M.BOURASSA Laurier) .Oui appluudissez-le reprend M.Cousineau parce (pie le nom de Henri Bourassa évoque partout la pensée du devoir, Un combat de l’honneur, et du patriotisme.Si vous voulez savoir, continue M, Cousineau, quel sera mon chef, je vous répondrai que mon chef sera ma conscience ( Appls prolongés).de suis aussi partisan de la protection modérée, comme 8ir W.Laurier, d'ailleurs qui, depuis quinze ans main- tient pratiquement le meme tarif que i • • , .i puis vingt ans que ie me mele à ses prédécesseurs.l est la protection|- - - J qui a fini par nous assurer la prospé Jurant quelques instants les acclamations et les applaudissements régnent dans toute 1 assistance, et sur les milliers d auditeurs présents c'est à peine si trois à quatre cents osent pousser le cri de : Moiirrnh pour Laurier, cri étouffé d’ailleurs sous les bravos de 1,, foule, •Je veux, commence M.Bourassa.que nous conservions tous de cette lielle assemblée un heureux souvenir et c'est pourquoi je tiens à expliquer loyalement et franchement .pourquoi cette ,,s-semblée n’est pas contradictoire.Delà po- [litique j’ai donné assez de preuves que ., , ¦ • • ,1 je ne craignais pas de rencontrer mes nie dont nous ouïssons aujourd hu, et | advergair^ 1 n'être pas taV de lâ-ilm nous a donne les proportions d me ] cheté- Quant à mon ^ y, ,)evlin je reconnais que lui aussi sait faire face à nation.Quelques voix: D’autres voix : M.Cousineau.Oui; non.Personne ne peut mer que M.Laurier a fait trois élections en invoquant la prospérité comme sou prinoipal argument pour se maintenir a,, pouvoir.C’est encore avec 1„ prospérité qu’il a fait voter la construction »'¦*' Transcontinental, continuant toujours l’œuvre de Sir John Macdonald.1 ne voix: In marine.M.Cousineau.Assurément la marine.J’en suis l’adversaire absolu.Ene voix: Good! (Applaudissements prolongés) .M.Cousineau.Je suis contre Tâchât de ces vaisseaux qui ne servent, qu’à faire des pique-niques politiques et qui nous coûtent déjà vingt sept cent piastres par jour.Plusieurs voix: honte! honte! ¦ le suis opposé à la marine non par lâcheté ou par antipathie contre l’Angleterre.Si l'Angleterre était réellement en danger.jp n'hésiterais pas à donner mon argent et mon sang pour la défendre, mais V crois qu’avant de défendre les autres pays, il vaut mieux défendre le nût re.Plusieurs voix: C’est ça (Applaudissement* ) .M.Cousineau.Le danger, mes amis, n'est pas de l'autre côté de l’Atlantique : il est ici à nos portes du côté américain.Ce sont les Américains qui tentent sur nos richesses et quand ils auront réussi à amener chez eux la barge de David Séguin et le imteau de.Mansfield, le tour sera joué (rires et applaudissements) .Avant cela, cependant, vous réfléchirez et avec votre bon sens vous comprendrez que si les Américains veulent si ardemment la réciprocité, ce n'est pas pour faire notre fortune.Vous savez tous que le meilleur marché est toujours le plus proche.Or le meilleur marché pour le cultivateur canadien, c'est relui d«s villes qui consomme ses discussion.A ceux qui ne seraient pas satisfaits de ces explications, je rappellerai que leur chef a tenu récemment une série d’assemblées dans la province de Québec et que nulle part il n’a accepté ]a discussion.Si Ton veut que M.Laurier soit écouté avec respect c'est aux libéraux de Hull de montrer les premiers l’exemple de la tolérance en ne troublant pas notre réunion.ETIONS-NOUS SINCERES ?•le suis venu ce soir causer amicalement avec vous des questions qui vous sont soumises.Je m’adresse surtout aux électeurs libéraux.Ce que je reproche au gouvernement ce njest, pas de compter parmi ses partisans un député malversateur ; dans tous les partis et sous tous les régimes il continuera à en exister.Ce que je reproche au gouvernement c.est d'avoir fait décider par sa ma.orité que le vrai coupable n'était pas M.Lanctôt qui s’emparait pour son bénéfice personnel des employés et des matériaux du public niais ‘lue c’était le député courageux et in-déprnlant qui l’avait dénoncé.(Cris, honte ! honte ! ) Tout cela, parce que M.Lanctôt devant les menaces d'enquête aurait remboursé l'Etat lorsque néanmoins des ouvriers venaient déclarer avoir travaillé pendant huit semaines et n’ê-tre portés sur les listes que pour trois semaines d’ouvrage.Cris : Honte ! honte ! Quand un gouvernement en est rendu à.invoquer une morale semblable je dis que le temps est venu où avant de se demander si l'on est rouge ou bleu Ton doit songer à être honnête et punir le gouvernement libéral de la même façon que le gouvèrnement conservateur de 1896.(Applaudissements) On peut bien, si Ton veut, nous traiter de vire-capots.Mais en 1896 lorsque, à la suite de Laurier, nous demandions aux 'conservateurs honnêtes de nous appuyer est-ce qn'alor» nous administration et sa loi de manne.Tout d’abord, si la réciprocité est tellement avantageuse comment se fait-il que M.Laurier n’y ait pensé qu’au lendemain de l’élection de Drummond-Arthabaska ?( Applaudissements).Je suis bien à Taise sur cette question parce que je ne partage l’opinion de la majorité de mes amis à ce sujet.Je n’ai pas peur de laisser entrer le Canada sur le marché américain.(M.Cousineau en a peur, lui, crie un auditeur) .Cela prouve une chose, répond M.Bourassa, c’est que chez nous chacun est libre d avoir ses opinions propres au lieu d'accepter eu esclave celle d'un chef quel qu’il soit.Je vous dirai franchement qu’à mon Point de vue, pour vous gens de Hull et du comté (je Wright la réciprocité n1 peut que Vous faire du mal parce que vous avez à Ottawa et à Hull pour vos produits maraîchers et, dans les chantiers du haut de la Gatineau pour votre foin, vos grains et votre lard un marché supérieur à n’impoite quel autre.Polir le canada en général ceux qui crient Ifourrah pour Laurier! devraient plutôt crier: Hourrah pour Taft.C'est ce dernier en effet qui a fait adopter à la Chambre américaine un bill, j'en ai ici le texte, pour l'entrée en franchise de certains produits canadiens.Et.en passant une question bien simple.Admettant que l’entrée du marché américain nous soit avantageuse est-ce que si nous pouvions l’avoir sans ouvrir notre marché cela ne serait pas encore plus avantageux?( Applaudissements).Or cela n’est pas seulement possible mais probable et presque certain à cause (le l’arrivée au pouvoir du parti démocrate qui veut abaisser le tarif pour baisser le prix des produits aux Etats-T nie.Or si le prix des produits baisse aux Etats Cuis n’est il pas logique de conclure qu’il baissera aussi au Canada?En somme je dis que la réciprocité n est pas assez importante pour rejeter On arrière la question de la narine.Si le contraire était vrai comment se ferait-il que M.Laurier parle de la marine depuis dix flns tandis qu’il ne parle de réciprocité que depuis quelques mois?( Applaudissements) LA MARINE En 1896, nous 1rs rouges, nous dénoncions le gouvernement Tupper pour avoir décrété l’achat de quelques centaines de mille piastres de fusils.Et aujourd’hui nous approuverions l’achat de onze millions de piastres de batoaux de fusils et de canons?Cris: Non! Non I En 1902 le gouvernement anglais demandait à AL Laurier de faire voter une loi absolument semblable à celle qu'il a fait adopter i'an dernier, .l’étais en Chambre et j'ai applaudi lors que M.Laurier répondait (pie ce serait un crime et un suicide de détourner une partie des revenus ou pays pour l’affecter à des fins de militarisme.Et aujourd'hui c’est, le même M.Laurier qui commet le crime et c'eut, nous engager dans ja voie du suicide! Afnis Laurier a pu changer d’opinion.Cinq ans après 1902, en 1907, à 1H Conférence impériale, le docteur Smartt présentait une proposition invitant les m-lonies à contribuer à la défense rie I Empire par le don d’une somme d’ar-gent—la politique de AT.Borden,—ou par la construction de marines loeales mises en temps de guerre à la disposition de 1 Amirauté, la politique de AL Laurier, M.Laurier, parlant au #iom du Canada repoussa cette proposition.C’est pourquoi tjotu l'avons élu en 1908 i AL Laurier ne se sert pas de ces pitoyables arguments.H (Ut que nous devons avoir une marine parce que nous sommes devenus une nation.Or le 8 mars 1910, (page 5231 du Hansard) un homme proclamait en Chambre que le Canada n est à aucun point de vue une nation mais une simple colonie.Cet homme, nous pouvons avoir confiance dans son opinion légale puisque c ’est AI.Gerç ais que AI.Laurier vient de nommer .juge.En 1903 un autre homme se levait en Chambre pour faire la même assertion.Cet homme c’était AI.Laurier et la raison qu’il donnait était que nous n’avions pas le droit de conclure nos, traités.Or voici qu'à la dernière Conférence, AL Laurier repoussait pour ce Canada ce droit d’être consulté sur les traités où il est intéressé.Ainsi, d’une part Al.Laurier ne veut fias que nous soyons- une nation et de l’autre côté il veut nous imposer une marine parce que nous sommes une nation.VERS LA CONSCRIPTION AI.Laurier affirme, et je ne le contredis pas, que la loi actuelle n’est pas obligatoire et il donne sa parole d’honneur que jamais il n’établira la conscription.De grâce, ne jouons pa; sur les mots.AL Laurier a t, de l’écurie Belmont, est mort avant hier à Blue Bonnets.E'était un cheval de très grand avenir, que le E.’.rf.i&sn millionnaire avait, l’intention Js ffl.ua e.ourir en Europe l'an prochain 1 C'est samedi prochain que s'ouvrira le meeting d'automne de Blue Bonnets.Le public tient s’attendre a un |ire (nier "they rr off très réussi.Sir John Johnson et Aldrian.deux des meilleurs chevaux de l’éeurio Be verwyck sont arrivés hier de Windsor, où il» se sont distingués pendant la réunion qui v ient de s’y terminer.Li s performanees de res deux flyers sur les pistes des F.tats-l nix garantissent i qu ils sauront très bien s'aceotninodrr tlu parcours de Bine Bonnets.Outre ees deux porte-couleurs, la même érti-rto compte parmi ses pensionnaires une roupie de deux ans qui sauront se distinguer dans leurs épreuves tie début.(/'entrainement bat son plein a Blue Bonnets, Le temps est court d'ici à l'ouverture du prochain meeting aussi les entraîneurs l'emploient ils soigneusement pour donner dp la forme Pii tanreà laquelle seront invités à ; ten la première course internationale de yachts à l ong Island lundi.Ee "Ma-l'Ie leaf 111" appartenant à M.Maekay Kdçar de Montréal fut disqualifié pour s etre fait remorquer par un autre yacht, à la suite d’un accident à son gouvernail.l e Dixie 1\ est un yacht Hméii catn.! - Mm.A.Earned, de Summit, N,J., a gagné pour la septième fois, lundi à Newport U.f., le championnat amért-i eain dn lawn tennis.l a banque d'Hoehelaga réclame de la vide de Montréal 81,156 de dommages.Avant l’annexion du village de l.oritnier, la banque avait décidé d’y construire une succursale et avait oh tenu soit niveau et son alignement.\ int I annexion et la succursale fut construite.Quand la ville de Montréal construisit le trottoir devant l’é difire elle ne se conforma pas, dit 1,, banque, à l’alignement donné et.fit le trottoir à un pied trop bas, d’où Iti poursuite.Prix réduits par le G.T.R.Nouvelle émission Le chemm de fer Grand Tronc vcndrii des billets do passage simples, pour colons, on deuxième classe, vift, Uhieagn, pour Portland, Vancouver, Victoria et, autres endroits de la côte nord du l’a-eifique, au prix spécialement réduit do 847.70.ainsi que pour San Francisco, Los Angeles, 8an-Diegn et Mexico Uity nu prix réduit de $49,00.Bon* du 15,sep.tenthre au 15 octobre inclusivement.Pour pins amples détails, voyez l’an nonce dan» us* autre pags \ une réunion spéciale des actionnaires de la banque tie Montréal, ou a approuve un règlement eoneemint, une addition de 81,600,000 „„ capital.Sir Edward f’iouston dit que In métnode d émission ne sera décidée que dans trente tours, tuais que ce capital sera probablement émis de façon à permettre à chaque actionnaire .d’ncheter une action è 8175 environ pour chaque neuf sel ir.r.x qu’il a déjà.reste du monde, y compris la Grande Bretagne et le Canada, par un tarif douanier plus éievé que ceux de ces groupes d’iles axant leur annexion- Pour ce qui regarde Cuba, les Etats-Enis s’étaient si clairement engagés, devant le monde civilisé, à donner à cette île son intTf-pendance complète, que, par pudeur, ils so sentirent obligés de lui concéder un gouvernement autonome, mais ils se conservèrent.en meme temps la domination dans File en y gardant, deux stations navales et il» lui dictèrent sa politique commerciale en insistant pour avoir une préférence commerciale en faveur de ia république américaine.préférence en tout semblable à celle que le président .1 aft.craint tant que le Canada continue h accorder à la Grande-Bretagne et aux autres colonies.Cuba, fut non seulement forcée de donner une ptéférence de 20 à 10 pour cent attx marchandises américaines, mais aussi d’imposer aux produits des autres pays une surtaxe de 25 à 30 p.c., de sorte que.dans plusieurs cas.les Etats-Cnis bénéficièrent d’une préférence de 60 pour cent.Les Canadiens qui croient réellement dans le libre-échange avec le monde entier et qui veulent en faire un principe doivent aujourd’hui se demander sérieusement si la convention projetée a pour but d’élever une haute muraille de droits autour du Canada, ou si elle a pour but de donner au Canada un tarif plus bas avec le monde entier.Selon la propre déclaration de M.Taft, déclaration faite en trois occasions publiques, le Gouvernement des Etats-Unis propose que le Canada adopte la politique protectionniste des Etats-Unis.Il devra en être ainsi, parce que ni les démocrates ni les républicains ne se proposent d’accorder le libre-échange au monde.Les deux parties ne concèdent rien de plus qu’une réduction de tarif, et le fait que le président Taft a mis son veto à tous les changements tarifaires excepté la réciprocité montre clairement que cette réduction sera prudente et, graduelle.Ceci dit.où veut aller ie gouvernement de Sir Wilfrid Laurier?A la dernière Conférence Impériale, le premier-ministre du Canada demanda et obtint le pouvoir de dénoncer les traités des nations favorisées par lesquels douze ou quatorze autres pays auraient droit aux mêmes avantages commerciaux, sur le marché canadien, que ceux que nous proposons de donner aux États-Unis.Qu’est-ce que le principe de la ‘‘Nation favorisée”?C’est une convention entre deux nations par laquelle elles s'engagent mutuellement à ne donner à aucune autre nation de meilleurs conditions commerciales que celles qu’elles se donnent.Les Etats-Unis n’ont jamais admis et ne reconnaissent pas le principe des nations favorisées, comme l’applique la Grande-Bretagne.Cela étant quel but poursuit notre premier-ministre en refusant à une douzaine de pays les conditions commerciales,actuelles,si ce n ’est de se joindre aux Ètats-linis pour exclure le commerce de ces nations par des tarifs douaniers.Sir Wilfrid Laurier affirme que le comm’rce de ces pays avec le Canada ne représente, en tout cas, qu’une simple bagatelle.Dans ce cas.il n’y a pas la moindre excuse pour supprimer le principe de la nation la plus favorisée.On se rappelle que le t.railé avec l’Allemagne n ’a pas été dénoncé pour ce motif.mais parce que l’Allemagne niait au Canada le droit d’accorder une.préférence à.la mère-patrie.Maintenant, le parti protectionniste, au Canada, n'a pas d’autre prétention que d’exclure les pays en question du commerce des produits naturels et manufacturés dont le Canada pont s’alimenter lui-même.Alois sir Wilfrid Lau rier a toujours déclaré, depuis qu'il est entré dans la vie publique, que son but éta:t d’arriver à l’étublisempnt du libre-échange.Le but de l'entente actuelle est d'amener une plus grande liberté de commerce, et s’il est.bon d’avoir le libre échange des produits de la ferme ave'1 les Etats-Unis, pourquoi n’aurions, nous pas également l'échange sans entraves avec d’autres pays?S'il est bon d’avoir libre accès à un marché de phia» certainement il est encore meilleur d’avoir l’accès libre, à donze autres marchés; une pomme de terre européenne ou un mouton argentin devraient être aussi bienvenus qu’une patate américaine ou j'n mouton américain.Pour quelle raison accepterions-nous les uns et repousserions-nous les autres?Mais ce no sont pas là les seuls points sur lesquels le pays, a le droit d'être renseigné d'une façon plus exacte sur les intentions du premier ministre ou sur celles du ministre des Finances.Quiconque a étudié l’économie internationale de l’heure présente, ne peut nier que rette dénonciation en gros des traités des nations favorisées nuira à la Grande Bretagne, qui a livré toute itne bataille pour assurer à sou commerce traitement généreux de la part des nations protectionnistes du monde.Qui peut, clouter que, à l’expiration de res douze traités et.quand la question des termes sera discutée, l’Angleterre sera fort embarrassée.Si on pouvait citer contre elle, comme prenant le point de vue égoïste des Américains, l’exemple de la nation qui es! sa propre fille ?Ue n'est pas là une pure supposition, et on eu trouve la preuve dans le fait qui jt.s-qu'à ce jour l'Angleterre ,i’n pas été capable d’en venir à tine entente avec l’Allemagpe depuis "t.-> le traité a été abrogé à l’instigation du Canada.Nous voyons donc it.Canada no peut s’arrêter nu point où (otvmten e cet arrangement.De ce pmn’cr pn-dépend loviontaiion d'* notre politique fiscale avec le mo.ido .eu!ter.Nous ne pouvons pas, ii-'it.e si 'tous le voit Ions, permettre que le problème le-/ grandes relations internationales s'évapore en questions mesquines de commerce île fèves ou d'arraehide» avec les Etats-Unis.Soutenir qu’en se rangeant à côté d'une nation dont le tarif contre tous les autres pays est encore près de deux fois aussi élevé que !n nôtre, ce serait pour le Canada (aire un pas.du côté du libre échange serait aussi logique que d’affirmer que la Grande Bretagne aurait appliqué le principe du libre échange si elle avait formé un zollvp-rcin avec les Etats-Unis ot maintenu son tarif contre le reste du monde.Prétendre que nous recherchons plus de liberté de commerce et, la réduction du ooOt de In vie quand nous nous refusons l'upplirntion de notre propre théorie en dehors d'un contrat de frères siamois avec un seul pays, c'est véritablement se moquer de soi-même.Soyons «n* moins logiques nvee nous-mêmes.Notts tie pouvons sortir du fait que le libre échangé d'un artiele quelconque avec un pays à l'exclusion dns OLIVAR ASSELIN Candidat Oppositionniste COMITES CENTRAL, 269 rue St-André Téléphone public .E«t 3207 Tél.privé du candidat.Est 1514 Coin rues Roy et St-André.T : Est 2341 476 Ontario., Tél: Est 170 541 rue Craig.Tél: Est 5512 31 3 Notre-Dame.Tel : Mam 1231 '551 Montcalm.Tél: Est 3798 ASSEMBLEE Vendredi, 8 septembre au soir, au Monument National.— Orateurs: MM.Bourassa, Monk, Caban et autres.DIVISION ST-LAURENT Grande Réunion au MONUMENT NATIONAL, en faveur du Candidat Protectionniste e Fj ., .Jeudi, le 7 Septembre 1911, à 8.15 P.M, Le candidat sera accompagné de l’Honorable Tom Chase Cas-grain, de L'Honorable P.E.Leblanc, C.R., de M.Andrew Brodo", Ecr., ex-M.P.L.T.Maréchal, du Dr Viner et de plusieurs orateurs distingués.Division St-Antoine Grande assemblée, Jeudi soir, le 7 septembre, à 8 heures, dans la salle Alexander (autrefois sa'-le Nault), coin Guy et Notre-Dame, en faveur de la candidature de M.H.B, Ames, M.Ames sera accompagné de l’ex-maire A.Laporte, Siméon Beaudin, 0.R., Louis Loranger) Alexandre Lcoste, et autres orateurs distingués.PARC: KING EDWARD CHANGEMENT D'HORAIRE A pirtir d’aujourd’nui Us bateaux du Parc circuleront toutes les heures, les jours de la semaine, de 10 heures a.m.jusqu’à 7 p.ni.Le dernier bateau laisse 1p quai Racine pour le Parc à 6 p.m.et revient à 7 heures p.m.Les vapeurs du dimanche, circuleront toutes les demi-heures, le dernier laissant le quai Racine à 6.30 heures p, m., retournant à 7 heures p.m.— ADMISSION VU PARC — GRATUITE.— PRIX DU BATEAU—20 CENTS — PRIX DU BATEAU.P\ Aux Avocats et aux Hommes d’Affaires POUR VOS TRAVAUX DE VILLE : FACTUMS, BROCHURES, PROGRAMMES, TETES de LETTRES, CIRCULAIRES, ENVELOPPES, CARTES d’AFFAIRES, ETC., ETC.Travail Rapide et Soigné.ADRESSEZ-VOUS AU tt DEVOIR” 71a RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.autres pays constitue une distinction défavorable à l’égard do ees derniers.De même, aucune personne raisonnable ne peut, nier que l’Allemagne a raison de rappeler aux Ktats-Ents, comme elle vient de le faire, que l’admission en franchise de la pulpe et du papier du Canada est une violation du traité conclu par les Etats Unis avec cet empire.Si les Etats Unis manquent, à la foi jurée, avec l’Allemagne aussi bien qu’avec ia Norvège, dans ce cas ce n’est pas d’un bon augure pour le Canada.En terminant, posons-nous la question plus grave: est-ce que la passion du gpin, comme on en a eu un exemple dans les récentes agressions des Etats-Unis contre l’Espagne — employons le trot agression dans le sens commercial aussi bien que dans le sens militaire -n’est pas un péri! pour la républiqu comme pour le Canada?Ou no peut Fit ce qui' l’abondance des richesses a fai pour la corruption de Ninive, de Tyt île Babylone et de Rome, sans pense aux dangers qu ’elle est.pour nous m* mes.Bien à vous, , E.B.BIGGAlï.A NOS AMIS Le "Devoir” est outillé pour faire des Impressions dans tous les genres Ouvrage garanti,.^ 7442 LE DtvoiR.Mercredi.6 septembi,.LETTRE DE FRANCE I LAURIER ET SPROULE LA SITUATION FRANCO ALLEMANDE.— LA GREVE ANGLAISE.— LE PELERINAGE DE LOURDES.—L'EVOLUTION DES PARTIS.—DEUX CONCEPTIONS DU REGIME REPUBLICAIN.La maia dans la main pour écraser la minorité Paris, 29 août.— La tension des rapports entre la Franoe et l'Allemagne continue d'être grande.Par des notes officieuses, les deux gouvernements affirment à l'envi qu’ils n'ont nulle envie d’en arriver à un conflit armé; — et l’on peut croire qu’ils sont sincères.Mais ils tiennent tous deux à leurs prétentions et l’opinion publique s’exaspère de l’un et de l’antre côté du Rhin.Si les pourparlers, qui sont suspendus .jusqu'au début de septembre, ne sont pas repris dans un très large esprit de conciliation, et s’ils n’aboutissent par contéquent s sen vite, on peut redouter les pires éventualités.La France, à la vérité, ne craint pas la guerre.Certes, l’occupation du Maroc n’est pas, chen nous une idée populaire.Mais ies plus pacifiques s'énervent en constatant qu’il nous est véritablement cherché “une querelle d'Allemand’’ et que les hommes de Berlin prétendent exercer sur nous un chantage.Du côté gouvernemental, les précautions sont prises; il est probable que le 6ème corps d’armée — qui fait partie de la première ligne du côté de l'est — au lieu de manoeuvrer, du 8 au 20 septembre, dans une région plus lointaine, ^era maintenu au contraire prêt à répondre à la première alerte; il est possible que si l’entente n'est pas faite le 21 septembre, — c’est à-dire au jour où les 225,000 hommes, qui ont achevé leurs deux ans de service militaire, devraient être renvoyés dans leurs foyers, — ces 225,000 hommes seront gardés sous les drapeaux pour une, deux, trois semaines, jusqu au moment où les 230,-000 Après l'éohee de la motion Bergeron, M_ Bourassa tenta un der- - j nier effort au secours de la minorité catholique de l'ouest.Il proposa ., 11 amendement suivant: qui s empare des plus ind.ffeients de-.“Les dispositions de l'article 93 du British North America Act.'an a j0" lan'r '“inhante et fi iale s appliquent à ladite province, comme si à la date de l'entrée en de res dizaines de milliers d'hommes vigueur de ]a loj territoire y oümprjs était déjà Une pro- oe oute ton ition envers a nrcre vinoe, l'expression “Union'’ audit article étant tenue pour signifier maculee, et comment, celle-ci reronipen- | ]a,Jdate se d extraordinaires et miraculeuses fa- .n i • ^ ,1-1, , , ., ,, , Dans la repartition des deniers publics, par la legislature, en veurs cette foule qui salue en elle la • .3 ., 1 3- x -l 1 u .1 r- I»., ^ide de I instruction, et dans la distribution par le gouvernement de de Jésus crucifié 1 a l,rovlue copeaux volaient, ( loquet riait.Une voix haletante crin, à la lisière du taillis : —Qui est-ce qui cogne après le signal ?Est-ce que tu n'entends pas ?Un coup, deux coups, trois coups do cognée plus forts que les autres lut répondirent seuls.L'arbre, tailladé tout autour du pied, porté sur un paquet, de fibres, rompit cette amarre trop faible, se pencha, s’élança dans le vide, les branches eô avantrehondit sur ses m cm, hres brisés fit un demi-tour sur lui-même et demeura étendu.—Toute la forêt n 'a pas obéi! dit Miche) en jetant l’outil.Il fouilla des yeux le taillis d’où ia vox avait appelé.Ma s il ne vit personne.L’homme, ayant constaté sans doute que l’infraction au pacte de servitude ne venait pas d'un syndiqué, avait rejoint les compagnons, —Sans rancune, n’est-ce pas, Cloquet î —Bien sûr, monsieur Michel! Ce n'est pas à moi que vous en voulez.Mais comme vous êtes blanc de figure! Ç’a été trop fort pour vous, ce travailla.Or dirait que vous êtes malade?.—Non, ce n ’est rien.Le jeune homme «ait mis une main s-" son coeur qui battait trop vite.U demeura, un moment immobile, un peu troublé, les lèvres entr’ouvertes, respirant en mesure pour calmer son coeur.J’uis le sourire parut, et effaça l’inquiétude.—A demain?Michel descendit la pente, boisée également, qui commençait près de là, sauta par-dessus le ruisseau, remonta l’autre pente, et.entra dans une piste qui serpentait parmi de hauts taillis de dix-huit ans.Le soleil, à travers ies branches, jetait sous bois une averse d’or rouge, l’ar moments, on voyait le haut des collines, qui sont au delà de l'étang de vaux, tout empourpré.La forêt, anxieuse, sentait mourir en clic le soleil et la vie.Des millions de touffes d'herbes agitaient vers lui leurs brus souples.Les gros oiseaux s'effaraient.Déjà le» merles, avec un cri de peur fanfaronne, avaient glissé, à mi hauteur des baliveaux vers les parties les plus fourrées du bois.lies dernières grives s'agitaient en criant à la pointe des chênes.Trois fois, Michel avait frémi au passage d'une bécasse qui ‘‘croulait' —-Bonsoir, monsieur in comte! Celui-ci, qui s’était arrêté 1111 carrefour de deux sentiers et levait la tète pour écouter le soir, tressaillit nu sou de la voix gutturale qui le saluait.Mais, tout de suite maître de sa peur, il recon- nut, presque à ses pieds, assis sur une pierre et tenant sa besace entre les jam.bes, un coureur de bois, barbu comme un griffon, et que les gens du pays craignaient sans qu'on pût dire pourquoi.Le mendiant n'avait ni âge certain, ni domicile connu.On l'appelait Le Groilicr, à cause des poils aussi noirs que les plumes de groiles qui couvraient son visa-j ge et au milieu desquels étincelaient deux yeux presque blancs, phosphorescents comme ceux d’un chien de berger ou d’un geai en maraude.Michel lui frappa sur l'épaule: — Hé, Groilicr, dit il, je ne m'attendais pas à vous voir! - (In ne s’nltend jamais à, moi.répondit l’homme en soufflant la fumée tic sa pipe.Vous écoutiez les oiseaux: ch oui! ce sont les plus petits qui chtin tent les derniers.J’uis.regardant fixement Michel, qui cherchait dans son porte-monnaio une pièce de dix sous, et la mettait sur la manche immobile du Groilicr: Défiez-vous do I.ureux, monsieur le, comte ; défiez-vous de Tournabien et do Supint.su vous achetez des faucheuses.Je n’iii peur ni des uns ni des autres, Groilicr.et personne ne sait ce que je ferai.Adieu! Il porta la main à son feutre, et continua sa route.—'Qui diable a pu savoir que je pense à.acheter des faucheuses pour mes près?Il se rappela qu'à ht foire de t'orbi-gnv, deux semaines plus tôt il avait demandé des prix à un constructeur de machines.Et il se mit à rire.Bai l'autre propos du Groilicr: ’'Les plu petits oiseaux sont ceux qui chanter les derniers”, le ramena aux pensét qui l’occupaient avant eette rencontre J'.n effet, c'était l'heure des chant menus qui décroissent, Les bouvroui qui voyagent en mars, les pinsons, le verriiers qui ont jeûné 1’hirer, sifflaien mais sans changer leur chanson du jeu avec la confiance que demain serait'bol serait meilleur encore.“Au revoir, «e leil, merci pour les premiers bourgeon picorés.Sous nos pattes, nous senton déjà battre le torrent de jeunesse, le feuilles d i printemps futur qui nmnten tors la lumière, toute ia sève en mot veulent flans les galeries secrète*, , qui va aux fenêtres, tout là-haut.A revoir, soleil! Demain, quand tu rona tras, que de parfums, que do bourgeon nouveaux, et que do moucherons pou nous!” Us so laissaient, glisser, un un, vers les fourrés d’épines.Us se t: rent; le soleil était descendu au dessou do l’horizon.Alors los derniers oiseau dirent lotir adieu au jour.Oc furent le rouges-gorges, puis les mésanges, tout la tribu des griinpeuses, des fntiilleuso do lichens les exploratrices d’écorce: petits paquets de plumes grises qui n prennent point de repos tant qu'il y de la lumière, et dont ie cri aigu achèv la chanson des bêtes diurnes.(A suivre) 12 556462 LE DEVOIR.Mercredi, 6 Septembre 1911 vos Obtenez-vous satisfaction de COURROIES ! SI NON ESSAYEZ CELEES DE D.K.MCLAREN, Limitée, 351 RUE ST-JACQUES U CAMPAGNE DANS ST-JACQUES le MONDE POLITIQUE CALENDRIER L:ouverture officielle de la campagne oppositionniste dans la division Saint-Jacques aura lieu le vendredi, 7 septembre prochain, à 8 heures du soir, au Monument National.Les orateurs suivants adresseront la parole :— M.Henri Bourassa, C.-H.Cahan, John Boyd, J.-A.Masse, candidat ouvrier dans Sainte-Marie et Olivar Asselin, candidat dans Saint-Jacques.Tous les électeurs sont cordialement invités.JEUDI, LE 7 SEPTEMBRE 1911 Jour férié.Lever du Soleil : 7 h.27 coucher du Soleil : 6 h.29.Lever do la Lune: 6 h.33 ( s.) ; coucher de la Lune ; 3 h.60 (m.).Premier quartier.-f- TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.—R.de M.L’AGENT LEBLANC DÉMENTI Aujourd’hui Maximum .14 Même date l’an dernier .Aujourd’hui Minimum .00 Même date l’an dernier .65, Baromètre: 8 h.matin, 29.65 ; Il h.matin, 29,70 ; Midi, 29.72.LE TEMPS QU'IL FERA Beau «t, chaud.^ Mort de M.le juge Sicotte Nous apprenons avec un vif regret la mort subite, arrivée à 11 heures hier soir, de M.L.A.Si cotte, magistrat stipendiaire et greffier de la Couronne.M.Sicotte avait été gravement malade, il y a trois semaines, à la Rivière-du-Loup, mais il s’était en apparence complètement remis, et devait ve (Spécial au “Devoir”) Moncton, N.-B., 7.—L’agent Leblanc de 1’Intercolonial reprend sa besogne électorale, allant ’ ’e" a ™ ,aascz »raiml ,nombre’ ûFoii 1 de Montréal et ceJIe de la, “Montreal Water and Power Company’ tnaitéos toutes les deux à 1’hypochlorite de soude, comme désinfectant, donc on doit probablement chercher la cause udlfeurs.Est-ce que les jouins de miens ont causé une perturbation dans les couches eau du neuve, ou doit-on on chercher la racine dans les multiples ville- nr r • wip-î i i On ne sait pas encore à quoi, attribuer cette reeruideseencie.L'eau M.Louis-Wiltrid: bicotte, était j , , , , , „ , , ,,,.' , ™ „ , , .T1 , I- , 1 de Montreal et eelle de la “Montreal Water and Power Company sont ne a Boucherville, le 10 décembre | 1838, du mariage de Jean-Ba-ptis te Sicotte à .Josephte Cère, Il avait j 1(uies de (,es jo épousé Mlle Mane Malvina Giard, dWll du ri(,UV(, fille du Dr Louis Giard, secretaire du Conseil Provincial do l’instruc tion Publique.11 fut propriétaire et éditeur du “Colonisateur”, secrétaire particulier 'de sir Georges Etienne Cartier.Après un stage au bureau d’enregistrement de Montréal, il fut nommé régistraire des comtés d’Hoehelaga et de Jacques-Cartier.Il était président de la Société des Numismates et de la Société Historique de Montréal.On lui doit, des extraits des Registres de Montréal et des comtés ad jacents, une biogr; ' ' ¦ de Michel Bibaud.C’était un numismate distingué et averti à qui on doit des trouvailles précieuses.Mme Sicotte survit à son mari, ainsi qu’un fils, AT.Louis Sicotte, avocat, et Quatre filles, Mme Cort-landt Starnes (Malvina), femme du surintendant de la gendarmerie à cheval à la Baie d’Hudson.Mme A.E.Labelle, (Amélie), femme du Lt.-Col.commandant le fine régiment, Mme J.H.Labelle (Marie-Louise), et Aime Edgar N.Armstrong.(Alice).g'ia.ttrres ?C’est ee que rechercheront les médecins.On féru tout de même bien de faire boTuMir Peau avant de la boire.A LA COUR D’ASSISES Les funérailles de Mgr Faguy _La nouvelle de la mort du magistrat L.-W.Sicotte est arrivée comme un coup de foudre au Palais de Justice ee matin.Le défunt était greffier près la Cour d’Assàses.Les séances de ee tribua-fll doivent eommemceir le lundi 11 prochain et le vide causé par le décès est difficile à combler dans les circonstameeis.M.Coniveau, greffier de la cour des Sessions remplacera probablement M.Sieotte, pour l’ouverture de la Coor Criminrile, mais personne u’pist; désigné à sa place près la cour des Sessions.Comme successeur de feu M.Sicotte on roentioonie M.Lafontaine, gret'fiiea- de la, camr de police, lequel serait remplacé pair M.Ladoucenr, greffier-conjoint au même tribunal.Un (autre problème a, «urgi au (Sujet des deux substituts du procureur, MM.I).-A.La fort-une et J.-C.Wills h.Le premier est engagé dans la kitte à, Monte® 1m et le.second fait la campagne contre M.Doherty.Lors du dernier terme, M.Lafortune étant occupé à la Chambre, son collègue, M.Walsh, fut obligé de mener seul, 'les ponusuites du ministère public, et l’on dit qu’il n’a pas l’intention cette fois-ci de leiseer la lutte qu’il a entreprise dans Sainte-Anne.M.Lafortune serait alors obligé de venir prendre »a robe à moins que le gouvernement ne décide de lui nommer un sucoesBeur.Les négodations Franco-Allemandes Commentaires officieux d’un journal allemand.— Le retour de M.Cambon a coïncidé avec l’anniversaire de la bataille de Sédan dietoire.Ont parlé, du côté de Uoppo-1 didaAne.Un grand nombre de libérau* sition, MM.Marion et Gourre; du eô l'ont assuré ce leur appui., .té ministérie MM Lafortune et Dé M.Dubreuil parle de la réciprocité et, 1 siIetg |de la marine, s'appliquant à refutei lea Les opporitionnistes out remporte ! arguments de Al.Lemieux.11 termina un succès marqué.
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