Le devoir, 28 novembre 1911, mardi 28 novembre 1911
DEUXIEME ANNEE—No.278 MONTREAL.MARDI 28 NOVEMBRE.1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.Woil Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATSUNIS .UNION POSTALE $1.00 $1.50 $2.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration î 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHO>^S : ADMINi.'s TION.Mam 746! REDACT i p, Main 7460 Direrteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Le discours de Sir Edward Grey UNE LEÇON POUR LES COLONIES » BILLET DU SOIR On a pu affirmer avec justesse que sir Edward Grey avait hier pour auditoire Tunivers entier.A Paris, à Berlin, à Saint-Peter&bourg comme à Londres on s’arrachait les journaux qui jetaient hâtivement à la foule des bribes de son discours.A Melbourne, au Cap de Bonne Espérance, comme à Montréal et à Washington l'attention de tous ceux qui se préoccupent de l'avenir du monde était fixée sur cette étroite salle du palais de Westminster où le sphinx de la politique impériale allait enfin dire son secret.Connu ?le Romain d’autrefois il portait dans les plis de son manteau la paix et la guerre.De son discours pouvait dépendre une conflagration universelle; de ses actes paraissent avoir dépendu la paix du monde et ! honneur de son pays.Mais le maître de la politique étrangère de l'Empire—celui dont la parole peut déchaîner sur nous, sur quatre cents millions d’hommes, les horreurs de la guerre, était hier devant ses juges.Il rendait compte de sa conduite, il en disait les raisons profondes.Et ees juges pouvaient le briser; ils pouvaient interrompre sa politique, orienter vers des voies nouvelles les quatre cents millions d’hommes qui vivent à l’ombre du drapeau britannique.Eux-mêmes demain peuvent être broyés—par qui?Par les élec-teurs de l'Angleterre, de l’Ecosse, de l’Irlande, maîtres souverains des hommes qui dirigent la politique impériale.Ramsay MacDonald, mandataire des ouvriers anglais, a pu hier dénoncer et flétrir les méthodes de sir Edward Grey ; John Dillon, porte-parole des Irlandais, a pu joindre sa voix à la sienne, mais aucun Australien, aucun Canadien, aucun Néo-Zélandais, à moins d’avoir renoncé à son pays, ne pourra exercer sur cette politique un contrôle effectif.Ni sur le ministre, ni sur les hommes qui l'approuvent ou le condamnent, nous n'avons prise ou puissance.Le plus humble des paysans d’Irlande, le plus malheureux des ouvriers d’Angleterre exerce sa part de l’autorité impériale.Par son vote, il contribue au choix du député de qui dépendent les ministres qui règlent les affaires du Royaume-Uni et celles de l'Empire tout entier.Le plus illustre des électeurs canadiens, qu’il s’appelle Wilfrid Laurier ou Richard Laird Borden, n'a d’autorité que dans les limites du territoire canadien.Auprès du paysan des montagnes d’Ecosse et du tisserand du Lancashire, il fait figure de sujet; et de fait il n’est qu’un sujet.L'autorité suprême, celle qui règle notre sort à tous, c'est dans le Royaume-Uni seul qu'elle réside: c’est aux seuls électeurs de l'Angleterre, de l’Ecosse et de l’Irlande quelle doit ses comptes: c’est d’eux seuls qu’elle peut recevoir des ordres.—Et elle ne peut être partagée, déclarait à la dernière conférence impériale le chef du cabinet britannique, M.Asquith.Devant une affirmation comme celle de M.Asquith, des hommes du type de M.Caban répondent: Si tel devait être le dernier mot de nos relations avec la métropole, j'emploierais le reste de ma vie à rompre les liens qui unissent ce pays à l’Empire! Nous h 'allons pas si loin, nous ne courons pas tout de suite aux solutions extrêmes.Nous disons simplement à M.Asquith: Puisque vous êtes les maîtres de 1 Empire! puisque vous ne vouiez partager avec personne votre autorité, portez-en seuls le royal fardeau! Où finit notre pouvoir, là finissent nos devoirs.OMER HEROUX.LE COUT DE LA VIE Voilà le sujet toujours d'actualité depuis une dizaine d'années et dont se préoccupent de plus en plus, avec raison, les pouvoirs publies.En Angleterre on commencera bientôt une deuxième enquête sur les causes de l’augmentation dans les prix de tous les produits de consommation.En France, pays où la vio coûtait si peu, les plaintes ne sont -pas moins générales, Il est peu de pays qui ne souffrent pas du même mal.Economistes, sociologues, politiciens ont essayé tour à.tour de préciser une solution efficace,mais sans beaucoup de succès.Chacun a sa théorie dont les conclusions diffèrent naturellement, et si nous savons tous qu’il faut deux fois plus d'argent pour vivre aujourd'hui qu’il y a vingt ans.personne ne nous a encore indiqué le remède le plus BÛr pour améliorer cet, état de chose.Tout en allégeant sensiblement le fardeau du consomma-teur.la coopération elle-même ne Suffit pas pour résoudre complètement le problème.La coopérative de Manchester, Angleterre, constate que de 18Ù8 à 1910 le prix des produits alimentaires a augmenté en moyenne de 111.36 pour cent.Ajoutons à cela l'augmentation dans le prix des combustibles, du loyer, du vêtement et l’on constate mie hausse générale de 20 à 2ü poor eont.Sans doute les salaires ont augmenté aussi un peu partout, mais n’oublions pas non plus qu'une bonne partie de l'augmentation des salaires est aussitôt ebsorhéc par une foule de choses dont la masse se passait naguère, çf que le progrès a mis à sa portée aujourd’hui.Mille genres de récréation.d'amusements, de spectacles jadis regardés avec indiffé-ivnee par le peuple sont jugés absolument nécessaires aujourd'hui.L’abandon de la vie de famille compte encore pour beaucoup dans le coût élevé de l’existence.Ainsi l’ouvrier et l’ouvrière d’il y a vingt ans, rentrés du travail, sc reposaient au foyer des fatigues de la journée Aujourd’hui le théâtre sous toutes ses formes, la buvette, le sport, dispersent la famille aussitôt après le souper, et c’est en moyenne cinquante cents que ee que l’on appelle le délassement des villes enlève chaque soir au budget de la famille.Entre 7 et 8 heures et 10 et 11 hrs du soir, les voitures du tramway sont remplies et souvent.paquetéos de voyageurs allant ou revenant du théâtre, de la buvette, du billard, du pool, du hockey, des quilles, etc.C'est la vie, dit-on, oui, mais c’est la vie qui coûte cher.Autant de dépenses qui sont vite devenues une habitude, parce qu’elles répondent à ee désir,.si intense de jouir qui est au fond de la nature humaine, et que l’on regarde maintenant comme des nécessités.La conséquence a été le déficit dans le budget d'un chacun, puis la hausse des salaires, suivie de près par la réduction des heures de travail.Or quel que soit le perfectionnement des méthodes de production, il est impossible qu’il compense complètement la hausse des salaires et la réduction des heures de travail.C'est ce qui fait dire à l’économiste Rabsou que le meilleur moyen de solutionner le problème est de revenir à une vie plus simple tant a la ville qu ’à la.campagne.Ce serait peut-être le meilleur moyen, en effet, puisque ceux qui y sont restés fidèles sont généralement satisfaits de leur sort.Mais (“o nombre diminue chaque jour.Et.qui.parmi les autres, voudra commencer?G.DALLAIRE .i— « — -—_ Dans l’Abitibi C'est le Soleil qui entreprend de rassurer les colons qui voudront se diriger vers l’Abitibi.Le marchand de bois n'est pas à craindre de ee côté là, dit-il, parce que la région ne contient aucune concession forestière, excepté celle faite en faveur des constructeurs du Grand-Tronc-Pacifique et, qui expirera dans deux ans.C'est-à-dire qu’il y a des concessions forestières dans l’Abitibi comme ailleurs ,et.que le même problème va se presenter là comme dans le reste de la province.On dit bien que le gouvernement s’est réservé le droit de distraire de ees concessions tous les lots qu’il trouvera convenables pour la colonisation, niais cette réserve existe pour toute la province et quelle protection assure-t-elle au colon?Pratiquement aucune.Ces concessions peuvent durer trente mois encore, mais rien ne nous dit qu 'elles ne seront pas pro longées et même étendues.Encore une fois, tant mieux, si les colons tentés d'aller dans l’A-bitibi se trouvent pratiquement dans des conditions meilleures que ÉTAIT-IL JOLI ?Il s'agit de 'Louis Veuillot, et la question me fut jjosée par une Québécoise.— Eh bien, non Madame, il n’était pas joli.— C’est dommage! je commençais à l’aimer, vous m’en disiez du bien, et voilà que vous me refroidissez en affirmant qu’il était laid.— Laid?Oh! dame, non.C’était un bel homme.__?— Il avail, a-t-il dit, un visage' à faire fuir les amours, — ne vous enfuyez jms, je vous prie!—Vous voyez bien qu’il n’était pas joli.Mais un visage qui se sauvait par la physionomie, où se peignaient des sentiments faits pour charmer en attirant la sympathie.Vous voyez bien qu’il n’était pas laid.Moi, vous comprenez, Madame, je ne l’ai pas vu-, il est mort il y a trente ans, et je suis encore, comme vous, très jeune.Mais j’ai vu des gens qui avaient vu d’autres gens qui l’avaient vu, et ils m’ont tous répété: Si, si, c’était un bel homme! Au surplus, je garde en mémoire sou portrait tracé par lui-même.Je le crois sincère, il de' vait s’y entendre, et vous lui pardonnerez, vous, n’est-ce pas! de s’être quelquefois regardé dans une glace! Il ne va pas jusqu’à avouer qu’il était marqué de picote; mais il l’était tout de meme.Excu-sez-le, s’il vous plaît, à cause de l’âme qu’il avait très lisse, et du coeur qu’il avait très bon.Regardez un peu ce portrait écrit pour avertir une fiancée imaginaire: — Je ne suis ni grand, ni petit, ni gros, ni maigre; je n’ai point ta taille élégante, je ne l’ai point, épaisse.Vne démarche aisée en même temps qu’assez grave serait, selon quelques-uns, le point par où je me distingue, et je crois que je puis accepter cette flatterie; je n’ai Vallure ni d’un éva-ooré, ni d’un rustaud; je pose non pied sur la.terre solide, je me oromène par la ville comme un propriétaire dans son héritage, et cette espèce de dignité sert à compenser suffisamment une certaine carrure qui voudrait peut-être que j’eusse quelque chose de plus en hauteur.A tout prendre, je.ne suis point mal fait.Ce corps vigoureux supporte une tête qui pourrait être un peu moins volumineuse, sans pour cela paraître disproportionnée.Vous voyez bien ce que je veux dire; de grâce, n’exigez point que je, sois plus précis là-dessus.J’ai les traits forts plutôt que prononcés; les lèvres grosses, le nez.ehbien! oui, le nez ample! les yeux sont noirs et plutôt petits, fort vifs quelquefois.le menton assez agréable, malheureusement, je commence à en avoir deux; avec cela le, teint brun et pâle.L’ensemble ne repousse pas; mais encore faut-il reconnaître, si te moindre agrément s’y trouve, que ce n’est en aucune sorte l’agrément d’un Céladon.Mes traits disent, nettement ce que j’ai dans l’âme, et c’est pourquoi je ne suis pas toujours désagréable à regarder.J’ai les cheveux très noirs et fins, et assez fournis.Comme feu M.le duc.de la Rochefoucauld, je pourrais “prétendre à belle tête”; mais je veux être modeste là-dessus.Avant de vous écrire, j’ai demandé à une dame qui passe, pour sincère, comment elle me trouvait.Elle répondit-.— “Vous avez la voix aimable, vous ne manquez pas d’esprit: lorsque l’on vous écoute.on peut oublier qu’on vous voit.” S.ANGERS.dans le reste de la.province, mais las déclarations du Soleil ne suffisant pas pour nous rassurer complètement.De son propre a voit, une certaine étendue de 1‘Abitibi est déjà sous licence pour la.coupe du bois et c'est toujours ce système d’intérêts divergeants sur un même, terrain qui est la cause principale de toutes les difficultés.3.D.-— i —- M.TELLIER Certains des amis de M.Gouin paraissent s'inquiéter beaucoup de l’avenir de M.Tellier et des sentiments qu’entretient à son endroit M.Bourassa.D’ici qu’il plaise à M.Gouin d'en appeler au peuple, M.Tellier, entouré du respect de tous, continuera de diriger les divers groupes de l’Opposition provinciale.Les élections faites, — M.Tellier devenu chef de la majorité, sera — pour l’honneur et le bonheur de la province — appelé à exercer les fonctions de premier ministre.Et M.Bourassa n'épargnera aucun effort, pour assurer à notre province pareil bienfait.M.Gouin pourra ensuite, s’il lui convient, s'exercer au rôle de chef de l’Opposition.LA SITUATION FAITE AUX COLONS LETTRE D’OTTAWA VINGT-DEUX Je vu.-u.s de lire sur le Devoir d'hier un article où M.Jean Dumont raconte “la vie du colon.” Laissez-moi vous raconter, en vous citant vingt-deux cas.la situation faite aux braves défricheurs sous le régime de sir Lomer Gouin.La vallée Matapédia est .supposée être l’un de nos plus grands centres de colonisation.Eneffet,! 'accès en est facile, le sol fertile et assez facile à défricher, le climat est.assez bon et la population, quoique peu nombreuse qui habite cette région, est composée de rudes travailleurs.De plus il reste d’immenses étendues de terrains encore inoccupés où le surplus de la population de nos vieilles paroisses pourrait se créer de fort beaux établissements.11 serait de l’avantage de notre province que l’on favorisât le mouvement, colonisateur dans cette immense vallée; cependant que fait-on ?Dans la seule paroisse de Saya-bee, par exemple, 22 familles sont arties depuis quelques mois seulement.et pourquoi cela?("est parce que le gouvernement Gouin refuse de leur vendre des terres tant qu'elles n'ont pas été complètement déboisées par les marchands de bois.Ces familles, pour la plupart, étaient revenues des différentes par ties de notre province et quelques-unes tnénie des Etats-Unis.Quand elles arrivèrent presque toutes avaient un petit capital, et une énorme somme de courage.Capital et énergie, ces familles étaient décidées de.les dépenser à travailler au défrichement, de terres nouvelles.Tout d'abord ces gens s'adressèrent au gouvernement pour avoir des lots, mais comme d'habitude “la mère” Gouin attendit pour leur en vendre que le petit capital EXEMPLES qu'ils possédaient fût tout à fait épuisé.Néanmoins, la plupart d'entre eux réussirent après des prodiges de patiences et d’énergie à obtenir chacun un lot de terre par famille.Cependant, “ta mèrt Gouin” eu bonne commère qu'elle est.avertit de la chose la compagnie Fendcr-son.propriétaire de la licence forestière.ou ‘‘limite” de l’endroit où sont les lots que le gouvernement venait de vendre.Les Américains, qui forment la Cie Feu-derson, peu soucieux de voir des Canadiens s’établir sur des terrains dont ils ont lotie la.coupe du bois pour un plat de lentille, signifièrent immédiatement aux colons d'avoir à ne pas toucher à un seul arbre du terrain que le gouvernement venait de leur vendre.Il fallut bien que les colons obéissent, sinon de par la loi Gouin, ils eussent été condamnés à la prison.Alors, la.compagnie fit couper et enlever tout le bois qu’elle n'avait pas eu le temps d’enlever jusqu'à ee jour.Et quand tout fut mis à nu, les Américains se désintéressèrent de ces lots vendus à des Canadiens par le gouvernement de la Province de Québec.Vous ne serez sans doute aucunement surpris, si je vous dis que ces vingt-deux familles, après de vains efforts, voyant que si elles restaient en notre province elles crèveraient de faim avant d'avoir réussi à défricher une terre, sont toutes parties pour aller défricher des terres dans une province (dus hospitalière que la nôtre pour les colons, au Nouveau-Brunswick.Je vous ai donné là un aperçu pour une paroisse, et.cependant cette paroisse, est.encore l'une des plus favorisées.J.E.LAFORCE.Les services municipaux Comme on le verra dans une autre page du Devoir, les commissaires municipaux out décidé de diviser entre eux les services municipaux de façon à obtenir une plus grande somme de résultats d’une façon plus expéditive.Le maire prend les Affaires Publiques, le commissaire Dupuis, les Finances, le commissaire Lachapelle, la Sûreté Publique, le commissaire Wan klyn.les Travaux Publics, le commissaire Ainey, les Pares et Edifices.Cette division de l'ouvrage est logique et chaque commissaire se voit attribuer les questions qui sont plus particulièrement du ressort des études qu'il a.pu faire dans sa profession.Le 30 juin dernier, j'écrivais dans le Devoir cette phrase : “N‘au rait-il pas mieux valu que chaque commissaire prit la charge d’un ou deux services, comme cela se.fait, dans plusieurs grandes villes américaines?L’expédition des affaires y eût peut-être gagné en rapidité.sans rien perdre en efficacité, puisque le travail aurait ensuite dû être ratifié par la commission en séance plénière." II serait téméraire que je me flattasse que mes observations de l'été dernier aient eu une portée sur la décision des commissaires; je constate simplement que l’expérience leur a montré qu’il fallait en venir à cêtte division du travail.Dorénavant, chaque membre du bureau exécutif sc spécialisera dans l'étude des branches de l’administration qui, dans l’opinion de ses collègues, lui conviennent le mieux, l/es questions de détail seront vite réglées et le bureau ne passera plus un temps précieux à débrouiller des difficultés que les chefs de service, sous la surveillance d'un commissaire ,auront, plus vite fait d’éclaicir.La chose se fait d’ailleurs depuis longtemps, pour certaines questions; c'est ainsi que M.le commissaire Lachapelle s'est naturellement trouvé à prendre charge de l’hygiène publique.Mais il n’y avait pas de plan fixe.11 est assez curieux de rappeler qu'à l’époque où les commissaires entraient ou fonctions, les reporters municipaux cherchèrent à attribuer à chacun d’eux les services qui leur semblaient le mieux leur convenir, et qu'ils arrivèrent, à très peu do choses près, au résultat décidé par les commissaires eux mêmes.I#es membres du bureau 'exécutif ont encore deux ans à servir, ils ont donc devant eux le temps do faire l’épreuve de leur nouvelle organisation interne.Cette expérience dira ec que celle-ci vaut, mais il est plus que probable que les résultats en seront profitables et pour les commissaires et pour la Ville.Fred.PELLETIER.Sur le Pont d’Avignon.M.M omit) u a prononcé une partie de non discours en français .et M.Rainville a parié en français.Unir exemple est ;i suivre.I.e correspondant de la "Gazette” donnant l’autre jour au discours de M.M ^ifice Banque de Québec, 11 Bla.e ; rienee comme SITUATIONS VACANTES VOYAGEUR DEMANDE On demande un jeune* huninn- d expe- voyageur en ville pour d'Armes, Montréal, Tel.Main 3éû;'i.!.|une maison de provisions en £ros.SIEURS QUESTIONS A L'ELECTO- : q Lamothe, L.L.D., Camille Tessie.-, S’adresser par lettre seulement, au RAT.1 LX.B.' casier Xu “6, Le “Devoir”.Le Conseil municipal a décidé de te- j „ -L-A., Avocat, C.It., 97 rue air le 1er février prochain un plébisci j 3^2: te sur les questions qui intéressent le corps électoral et ’a représentation éche-vinalc.L’écbovin Tétrcau avait déjà : At OCAT, 80 Sa:nt-Uabr;ei, en lace du obtenu uu référendum sur ! ‘abolition! Champ de Mars, Montréal.Tel.iieil du cens d‘éligibi'.it ’ du maire et de- MainlGôO et Est 821.• Standard’ ie * * 9 est en somme l,e discours de la jounn German est un colosse au visait*; poupin coupé d une •lie blanche et surmonté d'une crinière argentée.Au rebours des ibeiiles dont un |>oète, — Virgile, peut-être.— disait que “mgentes ’j ni rno s an gusto in pextorc v< rsani”, (“elles logent une grande âme lans un petit, corps’") M.German semble, dans une grosse lctIe.S’adresser pour détails à Honc et Rivet, 1) Boulevard St-Laurent.Thorotes Cook & Son., 530 Ste Cathorine-O.ou î\ la Compagnie do .Navigation du Cunadien Nord Limitée.Edifice du Canadien Nord.226-230 rue St Jacques.Montréal.TABLETTES composées DE MÉDICAMENTS MURE MENT VEGETAUX POUR ICS TROUBLES DE LESTOMACDES ft ROGNONS ET DU FOIE EN VENTÉ PARTOUT PRIX 25*IA BOÎTE L* C««! Ot PRODUITS CHIMIQUC» ou 08.VA88AI8.Mont.cal Ce journal est Imprimé, bu No 71».rue Saint-Jacques, à Montréal, paf “La Publicité” (à responsabilité Liniv-téo).Henri Bournssa.direoteur o-prnnt.FEUILLETON DU “ DEVOIR " Le Capitaine Rex PAR Roger Duguet et Georges Thierry.f «Suite' Il y avait dans cette plainte et dans ri- combat magnanime de géni rosité tant de vivace douleur, qu’un moment les deux amis restèrent silencieux.—Daniel, dit enfin Jacques avec eî-forl, tu l’as dit : Vamour est égoïste.Et j’ai cru d’abord que je renonçais à mon rêve seulement pour son bonheur, pour elle.Mais penses-tu que cette seule nuson suffise à un homme pour abandonner, uu premier obstacle, une telle entreprise, lorsque' le coeur est vraiment épris ?- -le ne le crois pas.-C-t'om-iu que l'amitié même puisse dicter une telle abnégation, pousser un soldat à proposer lui-même à un autre la femme qu'il aime et à vouloir être leur 'intermédiaire 7 —Non.- ("est donc alors que vraiiment je n’iiiniuis pas o’amour.J'aimais comme un frère, dont une longue intimité n trop familiarisé le cœur et le Innga-ge, pour qu’il en puisse changer et s’enflammer soudain d’une autre tendresse.Yn.telle est In vérfté, je le reconnais ù présent ! El c'est ce dévouement qui m'a poussé à recourir à.toi, à te demander, pour une soeur qui m’cBi chère, un secours que je ne peux lui donner : c'est ma piété filinle pour les “Glaieuls” qui m’a contraiint de le crier leur détresse et de te remettre tout entier le destin des Aglarès et des rêves du colonel.Car, en toute sincérité, mets-toi à ma pince ; et même envers moi, agirais-tu comme je fais ! A qui ou quoi consentirais-tu d'immoler ainsi toute ton Ame 7 —A personne au inonde ! déclara U jeune homme en se levant.A moins.Un dernier soupçon, héroïque et, sublime comme leurs cœurs, se levait dans son esprit ; et il dit, le visage transfiguré d’enthousiasme : —A moins que je ne fasse, comme toi peut-être ce sacrifice suprême a la patrie ! Un frisson avait, couru dans leurs veines, ot ils s'étreignirent tous deux; —Tu os venu offrir Reine Aglarès,reprit Daniel Conty avec un gémissement, au seul homme qui pouvait encore donner l’essor -.ux dix aéroplanes qui sauveront la France ! —Meme à ce prix, protesta Jacques, I - serais mort plutôt que de livrer Reine à un Hans Staub ! Et je savais, Daniel, qu’il n’est besoin d’aucune récompense pour te porter à servir ton pays.Quant à moi, la confiance de Reine m’a payé déjà plus qu'au centuple le chagrin que cette surprise m'avait causé d’abord.Daniel prit sa tète ù deux mains; —Dis lui donc que je I aime, que je l'aime de toute mon âme, de toutes mes forces; et que ma mère ira demander sa main, ce soir, au colonel Dominique Aglarès.Reviens seulement avant ton départ m'embrasser encore, peut-être la dernière, et te charger de mes commissions pour Paris.A tout ùl’heu-rsl Jacques était déjà sorti.Et Daniel sougeait: —A présent, il faut que j'aille me confier à ma mère.Et il lui raconta tout.Mais quand il eut nommé celle qu il avait choisie: —Reine Aglarès! s'écria Mme Elise Conty.Elle était devenue plus pâle encore que de coutume clans sa longue robe noire.Elle passa longuement la main sur sou front, comme pour on écarter des pensées douloureuses.Puis d’uuo I voix lente: —Suis-moi, mon enfant, dit-elle.Tous deux quittèrent le sahin et montèrent le grand escalier de pierre.Daniel, déconcerté par l’étrangeté, la brusquerie et la solennité de cette démarche, ne savait plus que penser.Par les persiennes fermées, un demi-jour attristé s'épandait dan» les pièce» depuis longtemps closes.Les meubles semblaient dormir clans cette atmosphère spéciale des «parlements déserts.Mme Elise marchait sans bruit, comme pour ne pas éveiller sous ses pas un passé lointain, Elle s’arrêta devant une lourde portière, dont- les plis immobiles avaient une rigidité de sculpture.—C’est la chambre, Daniel, où tou père est mort.Je n’y suis guère entrée depuis ces jours do deuil.H m’avait, fait jurer de no t'y conduire que le jour où je te jugerais capable do tout savoir et de tout réparer.Voici l'heure! L’air était humide et frais.Mme Elise ouvrit la fenêtre, et i) y eut dan» la pièce une irruption de soleil, un rc-, nouveau de lumière et de vie.Tout le paysage printanier inonda les glaces et le reflet dos meubles.Daniel, très ému, restait sur la porte.La mère lui montra un siège, Elle s'assit elle-même.Scs doigts blancs tournèrent la clé d’un secrétaire.Des tiroirs s’exhala le parfum des souvenirs longtemps délaissés.—Voici, continua la veuve, des papiers qu'il te faudra lire.Ceci est le testament moral de ton père, l’expression de ses volontés dernières.Je te laisse, mon enfant.Lorsque tu auras lu, viens me dire s' tu dois, si tu peux ou si tu veux épouser encore Reine Aglarès.A bientôt.Et elle était partie, glissant silen cieuscmont sur les tapis, sans se rc tourner.Daniel sentait battre son soeur dans sa poitrine.Une sueur froide perlait â son front.Ses tempos battaient.—Je dois savoir, pourtant, murmura-t-il.Il s’approcha et lut.Il lut, une heure entière.Quand il eut fini, il se redressa, .a tète haute, et se dirigea vers le lit.Au chevet, un portrait d’Edmo Conty était nppendu au mur sous un Christ i 'argent.Daniel parla, lentement, dans la chambre vide: —Mon père, ô mon père, il n’appartient pas à votre fils de 'ous juger.Comme tout homme ici-bas, vous ave* été sujet à l'erreur; mais, à l’heure redoutable de la mort, vous avez compris vos torts, et vous avez voulu les réparer.Le temps vous manqua.Vous avez compté sur ma mère et sur moi.Vous avez eu raison, mon père! J ae complirai vos volontés.Un jour, j’amènerai ici ceux dont vous avez imploré grnee; car, je le jure sur ce Christ qui a reçu votre dernier soupir et qui entend mon serment, je réparerai vos torts entièrement, surabondamment! Et le pardon des hommes viendra compléter, sur votre âme, le pardon de Dieu! H s'était agenouillé.Il réfléchissait à l’immense dette contractée envers la France, et il ne fléchit point sous le fardeau: —Je m’acquitterai envers la France! 11 songea à la réponse qu'attendait sa mère, et il se leva pour la lui donner: —Oui, ma mère, vous demanderez quand même pour moi la main de Reine Aglarès.Il faudra seulement attendre.’.A ce moment, Jacques Frézal rentrait do la villa des “Glaïeuls”: —-Madame, ou vous attend.11 u’eut point le temps d’achever, Yves Gniheu faisait irruption nu salon, le visage bouleversé.—Au chantier, quelqu’un est enfer-mé que j'ai surpris.Un espion, un traître, qui fouillait dans vos papiers.Accourez tous.Jl faut le prendre! Un sourire étrange flotta sur les lèvres de Daniel Conty Il faut le prendre! C’en est un do pincé, et j’ai bien fait de tendre cetto souricière! Le piège est bon.Mon ami Jacques, prenons nos armes! VII L’ESPION —Je l’ai surpris dans le bureau, expliquait Yves G.uihru tout eu courant.J’avais ouvert la porte sans méfiance, et le bandit m’a salué de deux coups | de revolver.Mais, Dieu merci, j’ai la 'poigne solide.J'ai saisi mon coquin et l’ai lancé par la trappe dans le nous-sol, afin de faire face à ses complices.s’il s'en trouvait.La porte as-sujettie, j'ai couru vous chercher.Tl poussa tout à coup un rugissement.La trappe qu’il avait solidement barricadée était ouverte.Les trois hommes se précipitèrent.Il n'y avait plan personne dans ;e hangar.Mais Daniel aperçut dans un coin une mèche qui fusait.Il voulut s’élancer.Un sifflement retentit, pareil à celui d’une barre de fer rouge plongée dans l'eau.(A suivre) t constituent en «luelqne sorte une môme cité.On n’a pas «le nouvelles de Hanlcow, mrtis tout fait prévoir que cette ville est aussi au pouvoir des impériaux.LES FETES DE NAZARETH Une grand messe pontificale a lieu ce matin.Le gouvernement de Québec vote $1,000 pour l’Institution Le Cercle Laval Ce soir à huit heures à l’Université Laval, réunion «lu Cercle Laval, de l’A.C.J.C.Prière à tous les membres, d’être présents.Ce matin se sont continuées à Nazareth.les grandes fêtes «lu cinquantenaire.A 9 h.30, il r eut messe pont iln-ale, à laquelle Mgr î’archevêque officiait, M.l’abbé Labo!Le, directeur du collège de Montréal, agissait comme prêtre assistant.Le diacw?d’honneur était lo R.P.Duchanmie, Provincial des Clercs St-Viatenr, et lie sous-diacre d’honneur, l’abbé Ph.Perrier, visiteur des Ecoles Catholiques de Montréal.Les diacre et sous-diacre d’office étaient M.l’abbé McShiuie, curé de St-Patrice, et M.l’ab bé Fortes, curé de St-Jean-Baptiste.M.l’abbé Pépin agissait comme maître des cérémonies.Au choeur, on remarquait 8.G.Mgr Ch aile bois et un grand nombre de prè très et de religieux.M.l’abbé, H.Gauthier a prononcé un éloquent sermon.Immédiatement après la cérémonie, Ses invités passèrent à la grande salle où eut Heu présentation d’hommages à •Sa Girandcur Mgr Bruchési.Un joli programme musical fut exécuté.Puis on décerna de très belles montres d’argent aux gradués de l’institution.Ce sont Mlle Luce Ouellette, MM.Orner Farmer, Thomas Primeau et Arthur Lali-berté.Les montres sont dues à la générosité de M.et Mme J.A.Vaillaucourt, do M.et Mme Geo.W.Parent et de M.l’avocat Drouin.Mlle Yvonne Feuiltault est l’auteur de l’adresse en vers présentée à Mgr Bruchési.C’est une magnifique pièce.Et Mlle Feuiltault l’a dite ave«*, une rare perfection.La belle voix delà jeune aveugle, sa «lietion si pure ont ravi l’auditoire.Mgr Bruchési prononça une courte allocution, exprimant sou admiration sur ce qu’il venait d’entendre.Mgr a, de nouveau fait appel aux autorités civiles et gouvernementales afin que celles-ci aident l’institut de Nazareth.L’hon.J.Décario a aussi dit quelques mots, ainsi que l’hon.Bouclier do la Bruère.L’espace nous manque pour reproduire aujourd ’hui l’allocution de ce dernier.Au moment «l’aller sous presse, nous apprenons que i$ir Lomer Gouin a fait voter $1,000 par le gouvernement de Québec, pour être, donnés en cadaue à Nazareth à .occasion dos Noces «l’Or.A travers la Ville Vous ferez sûrement une erreur, si vous achetez votre pardessus d’hiver ailleurs que chez L.C.de TON-NANCOUR, 61 Rue Notre-Dame Est.GARÇON On demande un garçon pour faire les messages.S’adresser au “Devoir,” 71a rue jSt-Jacques^ STENOGRAPHE On demanda un jeune homme connaissant la sténographie et la clavigraphie et possédant de bonne» références.S'adresser chez Bournival & Cio, 333 rue Notre-Dame Est.L’Académie Royale Canadienne Toronto, 28.— Aucun nouvel académicien n’a été élu à rassemblée annuelle «le l’Académie Royale Canadienne, mais six associés ont été choisis.Ce sont MM.A.Suzor Côté, d’Artha-baska, Quê., A.H.Robinson, «le Hamilton, peintres ; E.L.Harwood, d’Ottawa ; Z.J.Melvillè Miller et Charles J.Sax.de Montréal, architectes.M.William Brymncr, de Montréal, a été réélu président.l>es autres digni-trsires sont : A.IL.Dunlop, Montreal, vice-président ; E.Dyomiett, Montréal, arcrétaire ; James Smith, Toronto, trésorier ; auditeurs.Marmaduke Matthews et F.M.Dell-Smith, Toronto.Le conseil pour cette année se compose des personnes suivantes, dont le# six dernières sont de nouvelles élues : Frank Darling, fî.A.Reid, -lames Smith, Toronto : E.Maxwell.Montréal ; J.Hammond.Saskville.N.B.: J.T.Pinhcv, Hudson Heights ; R.Hnr.ris et Philippe Héb‘'ri, Montréal; «1.W.H.Watt, Ottawa ; Homer Watson Davis, Marmaduke Mathews «t Gustn-_yc Hahn.Toronto.Le canal Newmarket Toronto, 28.— Il ne reste plus qu’ un mille à parfaire du canal Newmarket.A moins que le département fédéral des travaux publics ni- prenne une nouvelle décision, les ingénieurs, avec léur cent hommes termineront 1rs travaux en moins de six mois.1.0 canal sera ouvert lorsque l’on aura atteint la rivière Holland.A propos de bouteilles.Une querelle à propos de bouteil les de lait fut réglée devant le recorder Dupuis hier.La dispute eut lieu à la suite de la disparition de bouteilles de lait et Mme Tucker poursuivit Mme Thomas Collins.Les deux familles demeurent rue Aqueduc.Mme Collins a été condamnée à payer $10, et les frais et à fournir une garantie de $200 pour garder la paix.Il vendait faire un tenir.Jules Bernard, âgé de 21 ans, 41 rue Casgrain a.été arrêté hier soir par les constables Chevalier et Desroehes pour s’être emparé d’un cheval et d’une voiture qui station liaient devant un hôtel, rue Villeneuve.Le jeune homme dit pour sa défense qu’il n’avait pas l’intention de voler, mais simplement de se p-a yer un tour de voiture.11 comparaîtra en cour ce matin.Il tombe de voiture.S.Davidson, 2407 St-Iienri, à l’emploi de la Baggage Transfer Co.est tombé de sa voiture hier soir, à l‘angle des rues Notre-Dame et Papineau et s’est cassé une jambe et infligé des blessures à la tête.Son état est considéré comme sérieux.Davidson est âgé île 22 ans.Souscription pour McGill.Les autorités du McGill ont été si occupées hier à prendre connaissance de la souscription qui a été faite en faveur de ! ’Université, que les gouverneurs n’ont pu se réunir hier.Deux nouvelles souscriptions ont été reçues.La Banque d’Epargne a donné $2,000 et M.C.E.L.Porteous $1,000.A-nglais m allie ureur.Un Anglais du nom de Jlarry Shaw sans travail et sans domier le, a fait une chute sur le trottoir au coin des rues Richmond et.Montmorency à la Pointe St-Char-les et s'est brisé la cheville du pied, lia été transporté à l’Hôpital Général.11 se fracture h crâne.Frank Golding, qui travaillait à la nouvelle bâtisse de M.St-Pierre, tailleur, avenue Union, s’est fracturé le crâne en tombant dans le sous-sol de la bâtisse en construction et est mort hier de ses blessures.Golding était arrivant de Bristol avec sa.femme et demeurait à 237 Sherbrooke ouest.M.le Dr.J.E.Dubé, membre du bureau d’administration et président du bureau médical de l’Institut Bruchési, vient de recevoir la médaille d’or de la Société Internationale de la Tuberculose pour le concours de 1911.C’est la plaquette écrite par Al.Dubé en juillet dernier sur l’Institut Bruchési et son oeuvre antituberculeuse qui a provoqué cette haute distinction.C’est avec un réel plaisir «que nous le prions d accepter 1 hommage de nos félicitations, car la lutte contre la peste blanche est trop méritoire pour que nous n ’applaudissions pas aux efforts de ceux qui travaillent à enrayer la terrible maladie et pour que nous ne soyions pas heureux de voir leur échoir la récompense à laquelle ils ont droit.Voici la lettre par laque e Dr Bernheim, président de la So- ciété Internationale de la Tuberculose, annonce à M.le Dr Dubé la distinction dont il est l’objet.Société Internationale de la Tuberculose.Secrétariat Général Dr.G.Petit 51, Rue du Rocher.51 Paris.Paris, le 10 novembre, 1911.A Monsieur Je docteur Dubé, Montréal.Honoré et cher confrère, J’ai le plaisir de vous annoncer que, sur ma proposition, la Société Internationale de la Tuberculose vous a accordé une médaille d’or pour le concours de 1911.Notre secrétaire général vous fera parvenir votre médaille et votre diplôme.Croyez, honoré et cher confrère, à mes meilleurs sentiments.(Signé) Dr.S.BERNHEIM.La Commission des Utilités Publiques ELLE REND JUGEMENT DANS.DEUX oaUSES.(Spécial au “Devoir”) Québec, 28.— La Commission de: Utilités Publiques a siégé ce matin, at Pailais «le Justice, et elle a rendu juge ment dans deux causes.La plainte portée par la municipalité de ViHe-Monte-alm contre la “Dominion Express Co.” et 1’“American Express Co.” parce que ces jnmpagnies refusent de délivrer Tes colis à domicile, prétextant que ce n’g?t pas tlans les limites de la cité de Québec, a été renvoyée.La Commission a déci'l qu’elle n’a pas juridiction et que la cause aurait dû être portée devant la commission des chemins de fer.Une autre plainte, portée contre Je Dr Ricard, de Grand'Mère, par M.Thi-bandeau, qui exploite un système d’éclairage à l’électricité dans cette localité, a aussi été rejetée.Le Dr Ricard avait été chargé pat la commission de démolir î’installation de M.Thibaudeàu parce qu’il y avait danger pd*r le public, et M.Thibaudeau se plaignait de ce que 3e Dr Ricard avait outrepassé ses pouvoirs.M.Thibaudeau devra payer les frais de sa plainte iqui s’élèvent à $50875.Le Dr Jutras, des Trois-Rivfères, ’est plaint à la commission du service fourni par la North Shore Power Co., qui ne donne pas satisfaction au public.La plaide a été prise en délibéré.LE TERRITOIRE DE L’UNGAVA .spécial au “Devoir” Québec, 28.— Parlant, de l'extension des territoires provinciaux, Sir Lomer Gouin a déclaré ce matin, que s’il n’était pas question de l’annexion de l’Ungava à la province de Québec, c ’est que la chose est pratiquement faite.Le gouvernement fédéral a offert ce territoire à la province à la condition qu’elle se charge de son administration.Le gouvernement provincial a consenti; le contrat est fait et il ne re»te plus qu’à lp signer.Est-ce suicide ou meurtre ?LES JURES NE PEUVENT SE PRONONCER SUR LA CAUSE DE LA MORT DE LA PETITE MARION.Ce mutiu on a terminé à la morgue l’enquête sur la mort de la petite Marie-Louise Marion.Les jurés n’ont pu rendre aucun verdict, n ’ayant pas assez de preuves à savoir si la jeune fille s’est suicidée ou si elle a été tuée.Les détectives continueront leurs recherches sur cette mort de plus en plus mystérieuse.Noyés en mer UN NAVIRE FRANÇAIS PERD 4 MATELOTS PENDANT UNE TEMPETE.New-York, 28.— Le navire français “Santa Anna” est arrivé à la quarantaine après des dangers terribles en mer.Quatre matelots ont été balayés par une vague énorme et plusieurs autres membres de l’équipage ont été gravement blessés.Le navire était parti de Marseille le 10 novembre et de Naples le 14 novembre, avec 21 passagers de première classe, 126 de seconde classe et 882 d’entrepont.L’accident est arrivé le 23 octobre.Concert au Mont- Saint-Louis LES ELEVES CELEBRENT DIGNE MENT LA SAINTE-CECILE.Une double noyade Bryson, P.Q., 27.— Deux jeunes gens d’une vingtaine d’années, John H.Harris, de Newark, N.J., et Box Tait, «le Birmingham, se sont noyés dans la rivière Ottawa, à environ quatre milles d'ied, pendant qu’ils patinaient.Leurs ca«lnvres ont.été repêchés aujourd ’hui.La guerre à la cocaïne l.a police a fail une des • ipe la unit dernière, au Vo 82, rue Amhe’st, et v a arrêté une jeune fil U et onze a imes gens.Ils sont accusé» de Fire usage de cocaiir et d’avoir eu un d'p«At ii«j en narcotiques, -Tins la cave «le maison où lis ont été arrêtes.Us ont tous nrotoot' oï i: U' innocence.Procès «lemain.John Wall, ngé d’une vingtaine d’un nées, accusé de vagabond,ig ' « t de faire usage de la terrible drogue a été condamné, à quatre mois de prison.Hier après-midi eut lieu au collège du Mont St-Louis un grand coucert jnstru mental à l’occasion de la Ste-Cécile.Le corps de musique des Cadets, sous la direction de M.Edmond Hardy, et l’orchestre du collège, dirigé par le pro-lesseur J.J.Goulet, ont fait les frais du programme.Tous les morceaux furent exécutés dans un ensemble parfait.Une foule d’invités et de parents des élèves avaient envahi la salle des séances.Lo Révérend Frère Régis, directeur-général, présidait.Au nombre des invités, on remarquait M.l’abbé, Ph.Perrier, visiteur général des écoles catholi-ques, M.l’abbé Deschamps, aumônier da 65ièmo Régiment, le révére-d frère O’Connor, principal du lycée catholique.II y avait aussi, dans l’assistance, plusieurs officiers du 65ième régiment et des autres corps militaires.Le sport canadien à Salem, Mass.LISTE DES JOUEURS QUI REPRESENTERONT LE MONTREAL ET LE NATIONA-.LA JOUTE DE CROSSE, A SALEM, DEMAIN, C'est ce soir, à la gare Windsor, que deux équipes de crosse composées de joueurs du National et du Montréal quitteront Montréal pour aller donner une partie d’exhibition à Salem, Mass., où a lieu demain, une grande journée sportive.Durant leur séjour aux Etats-Unis, les athlètes montréalais seront, l ’objet d’une réception à Boston et dans une couple de villes do la Nouvelle-Angleterre.L’équipe du National sera accompagnée par MM.dos.Thouin et W.Labrecque, directeurs, et par le gérant, Jos.Cattarinich.Elle sera composée des joueurs suivants: Lafleur, Duckett, Lachapelle, Patsy, Séguin, Lambert, Brian, Richard, Dufresne, Bouliane, Per-ras, Mérineau et A.Gagnon.Celle du Montréal aura pour la représenter: W.E.Findlay, ex-prési dent du Montreal Lacrosse Club; Brady, Milloy, A.Hamilton, O’Brien, Robinson, A.L.Hamilton, Hogan, McGovern, McDonald, Douglas, Valade, Reed, J.Riddell, Ashton, Ellert et Paul Lefebvre, instructeur.Arrestations pour vol Quatre arrestations pour vol mit été opérées hier et ce matin : ce sont «ailles de John Sherry, rue Young, par le constable O’Neil, John King, rue Murray, par le constable Word ; Jules Bernard, 41 nie ('asvrain, par le constable Desroches, et d’Arthur Domingue, 36 rue Rose de Lima, par le constable spécial Faubert.Tous ces accusés subiront leurs pro.cès au cours de la semaine.BOURSE DE MONTREAL MM, L.C.Beaubien & Cie, courtiers, 104 rue S.-François-Xavier nous fournissent le rapport suivant à 12.30 hrs.p.m.Cercle Saint-Stanislas Mercredi et jeudi, les 29 et 30 no* vombre prochain, le Cercle St-Sianis-las donnera «lans ses salles angle, des rues Gilford et LaSalle, une séance dramatique et musicale, an profit do ses œuvres.Ou interprétera les pièces suivantes: ¦‘L’Espion’’, drame en 1 acte ; “Le Reliquaire ”, drame en 1 actes ; ‘‘Le docteur Oscar ” comédie en 1 acte.Ces pièces sont sous la direction do M.Albert Archambault, directeur artistique du Cercle.Avec un programme bien choisi de musique et chants, la soirée promet d’être des plus agréables.Les vétérans et le Gouverneur-Général (Spécial au “Devoir”) Toronto.28.— Ce matin, le Duc de Connaught a passé en revue près de trois cents vétérans des armées de terres et de mer et leur a adressé une allocution courte mais chaleureuse,faisant remarquer qu’il a servi lui-même pendant quarante-quatre ans et qu’il conserve une grande sympathie pour tous ceux qui ont porté l’uniforme de Sa Majesté.Un suicide sensationnel (Spécial au “Devoir”) Marysville, Ohio., 28.— Mlle Alice Fairbank, âgée de quarante ans, et nie « e de 1‘ancien vice-président «les Etats Unis, s’est suicidée ce matin en avalant une dose d’acide phonique.L’électricité et la marine Le poids du pain M.le sénateur ( nsgrnin est venu ce matin à l’hôtel de ville pour se renseigner sur In loi municipale concernant le poids du pain.Il veut faire adopter une loi fédérale fixant des pouls qui seront les mêmes pour tout le Dominion.Pour vente de boisson HONNETE MARCHAND Le client.— Lo costume que vous m’avez vendu il y a trois semaines, tombe en toques! I/o maire hand.—- Alors, je ne vous ai pas trompé en vous le vendant; je vous Ai dit oue voue revicacliicz uhc/, moi.L’orchestre à cordes Dubois Le cinquième grand concert do For-rliestre à cordes Dubois, aura lieu de-main soir à la salle Windsor.Ijoh artistes, dont les noms suivent, sont au I programme; Mlle K va Havignac, so-' pratio, M.lî.II.Dumbriilc, baryton et , le professeur J.B.Dubois, violonccllis- Mme Olivier l’eloquin, qui tient un restaurant au no 857, rue Craig Est, a été condamnée ce matin à 850 d’amende et les frais pour vente do boissons sans licence.Deux constables spéciaux avaient obtenu du whisky blanc, en cet endroit, moyennant cinq bous le verre.LES PREVOYANTS DE L’AVENIR Un maitro-ehareutiioT à sa femme.— On no soit jamais ec qui peut arriver: ditins le cas où je deviendrais célèbre, je m'oppose formellement à ee que lo sénateur David écrive l’histoire die ma vie.( Spécial au “DevoSr” ) Washington, 28.— Après avoir visité les chantiers de construction de la marine, Thomas Edison, le fameux inventeur a déclaré que le temps n’est pas éloigné où l'électricité remplacera u.bord des navires de guerre, la vapeur, l’huile et la gazolino.Ce sera aussi à la houille blanche que l’on recourra comme agent nio tour pour c(-s leviathans, pour ecâ cita aelles flottantes.Euchre et Bal Demain, 30 novembre 1911, aura lieu à la sallo Stanley, lo grand euchre et bal annuel «le l’Association des Mar «•hands tailleurs.La fête promet d’être splendide.Renards bien payés Moucton, N.B., 27.— Le millionnaire Ch.Dalton, de l'Ile «la Prince Edouard, propriétaire d’une renardière, a acheté ici de J.C.Calhoun, do Gaspé, trois renards noirs; il a payé un peu plus de $900.LE FRANÇAIS ACTUEL Extrait d'un réquisitoire prononcé récemment au cour» d'uu procès sensu tionucl, à Parie: “11 est inexcusable, ayant une mère comme la sienne qui pouvaiit lui sor vir de planche do salut pour marcher d«ns la vit.” STOCKS Vend 1 Ach.STOCKS Vend \c.x ! " pf«i i 10 " pfd.Bell Tél.Coi 145 i«i Mack Cm.B.C, Pa.C.•H “ pfd.73 B.C.Pk.r A: us 92 Mex.L.&P.8
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.