Le devoir, 10 décembre 1984, lundi 10 décembre 1984
HvsUturunf W Itur TABLE D’HÔTE déjeflner et souper fom résermimm S43~40HS complexe Desjaniins BasUiaire i MatnaaoBtal pHiA iffts ITk Vol.LXXV — No 287 Nuageux et brumeux, possibilité d'averses.Max : 3 (détail page 15) Montréal, lundi 10 décembre 1984 Côte-Nord.Abtttbt à Gaspésie 45 cents.Nouveau-Brunswtck 50 cents, Toronto 50 cents 35 CENTS î id' Trudeau fut le seul à faire la sourde oreille à Sakharov -L.MICHEL ARSENEAULT Tatiana Yankelevitch Alexei Semyonov De tous les dirigeants occidentaux à qui le physicien Andrei Sakharov a demandé de l’aide, le premier ministre Pierre Trudeau est le seul à avoir fait la sourde oreille, ont déclaré hier deux membres de la famille du célèbre dissident soviétique.M.Trudeau n’a pas répondu à une lettre de M.Sakharov qui s’était adressé au chef du gouvernement canadien, au début de Tannée, pour lui demander d’exercer des pressions, en privé, sur les autorités soviétiques afin de permettre à réponse de M.Sakharov, Mme Elena Bonner, de se faire soigner en Occident.C’est ce qu’ont affirmé Mme Tatiana Yankelevitch, la belle-fille de l’académicien Sakharov, et M.Alexei Semyonov, le fils de M.Sakharov et Mme Bonner.Dans une entrevue au DEVOIR, ils ont affirmé que tous les autres chefs d’État ou de gouvernement (des États-Unis, de France, de Grande-Bretagne, de Suède, notamment) avaient répondu à la missive de M.Sakharov.M.Trudeau n’a même pas envoyé d’accusé de réception, ont-ils ajouté.« Nous avons été surpris (par l’attitude de M.Trudeau», a déclaré Mme Yankelevitch.« Si M.Trudeau était plus préoccupé — ne serait-ce que pour des raisons géo-politiques — du cas Sakharov, des relations Est-Ouest en général, et moins préoccupé de son rôle d’intermédiaire entre les États-Unis et l’Union soviétique, il aurait pu accomplir beaucoup.» M.Trudeau ne se trouvait pas, hier, à son bureau du cabinet Hee-nan, Blaikie, John, Potvin, Trépanier et (iobbett.Le fils et la fille des Sakharov, qui sont de passage à Montréal à l’invitation d’Amnistie internationale, ont indiqué que M.Sakharov avait annoncé, dans la lettre adressée à M.Trudeau, son intention d’entamer une grève de la faim pour que son épouse puisse se rendre à l’Ouest.Mme Bonner, qui aura 62 ans dans deux mois, a subi, au cours des dernières années, trois infarctus et souffre de graves problèmes de la vue.Elle a déjà obtenu l’autorisation de se rendre en Italie à trois reprises afin d’y subir un traitement medical.C’était avant que son mari ne soit envoyé, en janvier 1980, en exil intérieur à Gorki.M.Sakharov, « le père de la bombe H soviétique », a entamé, le 2 mai dernier, un jeûne pour que les autorités permettent a Mme Bonner de quitter temporairement l’URSS.Au cours d’un entretien de plus de 90 minutes, Mme Yankelevitch et M.Semyonov ont affirmé qu’ils venaient d’apprendre de « sources sû-Voir page 8: Trudeau Pierre Trudeau Turner: oui à la «spécificité», mais pas dans la constitution PIERRE O’NEILL Repentants d’avoir été aussi agressifs à l’endroit du gouvernement du Parti québécois, les libéraux fédéraux, M.John Turner en tête, souhaitent maintenant que le gouvernement central et les provinces anglophones s’efforcent dorénavant de satisfaire aux aspirations nationalistes du Québec, y compris la reconnaissance de sa spécificité.Ce changement d’attitude envers les revendications du Québec ressort des délibérations auxquelles ont participé en fin de semaine, à Longueuil, les députés libéraux fédéraux élus et défaits aux élections générales du 4 septembre.Et c’est Photolaser CP M.John Turner est parvenu à réaffirmer son leadership.le chef du parti, M.Turner, qui a lui-même lancé le mot d’ordre d’ouverture envers le Québec, invitant le gouvernement Mulroney et les autres provinces à reconnaître le caractère spécifique de la société québécoise.Appelé à préciser la position constitutionnelle de son parti, M.Turner a toutefois admis qu’il n’est pas encore convaincu que la reconnaissance de ce principe doive être inscrite dans la constitution.Et il ne sait pas non plus s’il serait souhaitable que le Québec obtienne le droit de veto ou le droit de retrait avec compensation financière.Il lui apparaît normal d’attendre que le gouvernement Lévesque ait éclairci sa propre position et même s’il se dit heureux du rapprochement survenu entre MM.Mulroney et Lévesque, le chef du Parti libéral du Canada constate pour l’instant que rien de très précis ne s’est dégagé du tête-à-tête que les deux premiers ministres ont eu la semaine demiène.En somme M.Turner estime que cette rencontre avait créé beaucoup d’attentes et n’a pas donné de résultats concrets.Et il en jette le blâme sur M.Mulroney, qu’il accuse de ne jamais remplir ses promesses.Cette mauvaise habitude du premier ministre a amené le chef libéral à citer Claudel: « Je suis la promesse qui ne peut être tenue et mon charme réside en cela même ».En retour de cette ouverture en faveur de l’identité québécoise, M.Turner prévient toutefois le gouvernement du Québec, qu’il soit libéral ou péquiste, qu’il devra également reconnaître les autres provinces comme « partenaires » et accepter de « participer à l’avenir du Canada ».Deux anciens députés, MM.Louis Duclos et Jacques Olivier, ont également déploré l’attitude négative des libéraux fédéraux, sous le régime de Pierre 'Trudeau et pendant la dernière campagne électorale.Voir page 8; Turner L’assaut du commando iranien libère les derniers otages TÉHÉRAN (Reuter, AFP) - Les forces de sécurité iraniennes ont mis fin hier au détournement de TAirbus koweïtien immobilisé depuis mardi sur l’aéroport de Téhéran, prenant d’assaut l’appareil, capturant les pirates et libérant neuf otages.Ce détournement, Tun des plus longs et des plus dramatiques de l’histoire de la piraterie aérienne, aura finalement fait deux morts, tous deux Américains, et non quatre comme on le croyait.En effet, les deux otages koweïtiens dont on avait annoncé jeudi l’exécution sont vivants, et figurent parmi les neuf otages qui se trouvaient encore à bord de l’appareil lorsque les commandos ont donné l’assaut, selon l’agence IRNA (Islamic Republic News Agency).D’après des témoins, Tun des pirates, dont on ignore toujours les identités, a été blessé.L’un des otages aurait également été atteint, mais légèrement.Selon IRNA, les pirates avaient réclamé dans la soirée que l’intérieur de Tavion soit nettoyé par une équipe de l’aéroport.Des membres des services spéciaux iraniens déguisés en employés d’Iran Air se sont approchés de TAirbus et ont réussi à neutraliser Tun des pirates de Tair qui se trouvait sur la passereUe, tandis que d’autres, arrivés dans un camion servant à alimenter l’appareil en électricité, donnaient l’assaut.Des coups de feu ont été tirés.Les pirates, qui seraient au nombre de quatre ou cinq, ainsi que les passagers, sont descendus de Tavion, les mains en lair.Parmi les otages libérés lors de l’assaut figurent deux Américains (M.John Costa, un homme d’affaires, et M.Charles Kaspar) et un Britannique (M.Harry Clark, le commandant de l’appareil).En début de soirée, quatre heures avant l’assaut, les pirates avaient libéré un groupe de sept otages : six membres de l’équipage et un Britannique, M.Neil Beeston, ingénieur des Kuwait Airways.M.Beeston, interviewé par la té- Un négociateur iranien (à droite) quitte TAirbus koweïtien immobilisé sur que les pirates de Tair ne se rendent aux autorités.lévision britannique peu après sa libération, a déclaré qu’il avait vécu « une expérience terrifiante ».Les deux Américains auquel ce détournement aura coûté la vie sont M.Charles Freud Hegna et M.William Stanford, de l’Agence américaine de développement international.La journée avait été particulièrement dramatique, les pirates, qui seraient libanais et palestiniens, avaient lu leur testament à la radio du bord, puis placé des explosifs près du réservoir et des ailes de l’appareil.« L’opération a été menée assez rapidement pour éviter toute réaction des pirates », a précisé l’agence LA CHARTE CANADIENNE, TROIS ANS APRÈS 2 - Une oeuvre de réconciliation Trois années après l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés par le Parlement canadien, les tribunaux ont à peine amorcé leur devoir de réconciliation entre les libertés énoncées dans la Charte et les Umites, les restrictions, les encadrements qu’elle fixe, bref le régime dans lequel ils pourront se déployer.Les droits et Ubertés énoncés et en conséquence garantis par la charte sont les suivants: Libertés fondamentales, droits démocratiques, libertés de circulation et d’établissement, garanties juridiques et droit à TégaUté.Posés dans l’absolu, ces droits et Ubertés sont censés étendre leur protection à l’ensemble des citoyens canadiens.Déjà un nombre appréciable de ces derniers les ont évoqués JEAN-LOUIS ROY devant les tribunaux.Ils ont cherché ainsi à mesurer la force des protections nouvelles qui devraient, à leur jugement, découler des garanties contenues dans la constitution du pays.¦ Un citoyen de la Colombie-Britannique découvre qu’il ne dispose d’aucun moyen de contester un article du code de sécurité routière de sa province.Ignorant que son permis de conduire avait été suspendu, il ne peut se disculper en démontrant qu’il n’a commis aucune faute.Dans un tel cas, la loi provinciale décrète un statut de culpabilité suite à une infraction de responsabilité absolue.Le plaignant a beau évoquer qu’on ne l’a vait jamais informé de la suspension de son permis, il est coupable et doit subir une peine d’emprisonnement en plus de payer une amende appréciable.Mais la Charte des droits et libertés prévoit qu’il ne peut être porté atteinte à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne qu’en conformité avec les principes de justice fondamentale.Doit-on considérer dans ce cas comme une atteinte aux principles de justice fondamentale le fait que le plaignant voie sa défense limitée en raison du statut de culpabilité établi par la loi provinciale?Doit-on considérer comme contraire à la Charte et en conséquence inconstitutionnel cet article du code de sécurité routière de la Colombie-Britannique, article dont l’effet est de bloquer toute défense reposant sur l’absence de faute?Les juges au dossier ont répondu par l’affirmative à ces questions.Voila un cas parmi bien d’autres où les droits et les libertés ont été renforcés et rétablis en quelque sorte suite à l’existence de la Charte.Là où la loi bloquait toute possibilité pour un citoyen de présenter une défense, le tenait sans autre examen comme absolument responsable une fois les éléments matériels de Tin-fraction prouvés, la Charte, telle qu’interprétée, a défait ces chaînes et libéré la voie de la justice et du droit.¦ Complexe, le devoir de réconciliation est à peine amorcé.Au niveau des cours inférieures, il a été es-Volr page 8; La Charte iramenne.Les pirates réclamaient la libération de 17 chiites détenus au Koweït pour avoir participé en décembre 1983 à des attentats contre les ambassades américaine, française et d’autres bâtiments publics dans ce pays, attentats qui avaient fait six morts et plus de 80 blessés.PhotolaMr AP l’aéroport de Téhéran.C’était avant L’Airbus avait été détourné sur Téhéran dans la nuit de lundi à mardi alors qu’il assurait une liaison Koweït-Dubaï-Karachi (Pakistan).Samedi, ils avaient tiré sur les hublots de TappareiL ce qui rendait pratiquement impossible un décollage.Dimanche, le commando avait ré-Voir page 8: L'assaut LE WEEK-END SPORTIF ¦ Le Canadien remporte un marathon C’est à un véritable match-marathon auquel les spectateurs du Forum ont été conviés samedi à la suite de la victoire de 9-7 remportée par le Canadien sur les Kings de Los Angeles.La rencontre a marqué le retour de Steve Shutt qui a été chaleureusement applaudi quand il a enregistré Tun des sept buts des Kings.Page 16 ¦ Evert-Lloyd et Wilander champions Les Internationaux de tennis d'Australie, dernière épreuve du Grand chelem cette année, ont couronné l’Américaine Chris Evert-Lloyd et le Suédois Mats Wilander, Evert-Lloyd a ainsi remporté au moins une épreuve du Grand chelem au cours de chacune des 10 dernières années, cependant que Wilander a défendu avec succès son titre acquis Tan dernier à Melbourne.Page 15 ¦ C’était la fête des Stastny Ainsi vont les Stastny, ainsi vont les Nordiques.Encore une fois, la famille Stastny a conjugué ses efforts avec une récolte de 10 points pour mener les Nordiques de Québec à une victoire de 7-3 sur les Devils du New Jersey, samedi soir au Colisée.Le gardien Mario Gosselin est demeuré pour sa part invaincu au Colisée depuis qu'il s’est joint aux Nordiques en février 1984.Page 16 ALIX TOYOTA .(hiJia.à,&Ku}i.oô YIOTA * Un concessionnaire de choix 6887 DE LORIMIER (PRES DE BEUNGER) MONTRÉAL 376-9191 S " et VOUS OFFRE LES SERVICES DE: • Vente • Location • Pièces • Mécanique • Débosselage Voitures d’occasion Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 Les souverainistes se réjouissent des sondages du week-end ANGÈLE DAGENAIS Deux ex-députés du Parti Québécois à l'Assemblée nationale, Mme Denise Leblanc-Bantey et Pierre de Bellefeuille, nouveaux membres de la Coalition pour l'Indépendance du Québec — aux côtés de MM.Denis Lazure, Gilles Paquette, Louis O’Neill, Gilles Rhéaume, Andrée Ferretti, etc — sont ravis des récents sondages Sorécom et UdM parce qu’ils indiquent, selon eux, que le Parti québécois a absolument besoin de son aile indépendantiste pour gagner les prochaines élections.Les sondages montrent en effet que 31% à 33% de la population appui-rait le PQ s’il maintient son option souverainiste.Devant quelque 350 personnes réunies hier à l’auditorium de la Bibbothèque nationale pour le premier «forum» organisé par la Coalition pour l’indépendance du Québec, les deux députés ont précisé qu’ils ne pensaient pas que cette coalition se transforme dans un proche avenir en parti politique parce que, ont-ils fait remarquer, «nous avons toujours un parti».Elle ne sert que d'instrument piour parler librement d’indépendance pour le moment.Fondée il y a quinze jours par MM.Roger Paquin et Luc Lippé, du PQ de Saint-Jean-sur-Richelieu, la Coalition recrutait hier ses premiers adhérents (une centaine, à $3 par carte de membre) à la Bibliothèque nationale.La majorité des personnes qui ont participé au forum d’hier pouvait être classées dans la génération des 35 ans et plus, panelistes également, puisque sur cinq intervenants, seul le dramaturge René-Daniel Dubois n’appartient manifestement pas à ce groupe d’âge.Heureuse d’avoir «retrouvé son droit de parole», Mme Denise Leblanc-Bantey est convaincue que le prochain congrès du 19 janvier montrera hors de tout doute que les souverainistes ne sont pas prêts à céder leur parti aux «néofédéralistes» et «autres opportunistes» qui seront, pense-t-elle, in vités à quitter les rangs du PQ.Re prenant le célèbre mot d’Yvor Deschamps, eUe ne croit pas en un «Québec fort dans un Canada uni» avec un René Lévesque obligé de «coucher» avec les Davis, Peck-ford et Lougheed pour se comporter en «bon Canadien».Mme Leblanc espère ne pas avoir à déchirer sa carte du PQ.Elle ne sou- Mme Andrée Ferretti haite pas davantage que le Québec vive avec René Lévesque un «Bou-rassa 2» ou un «Bellemare 2 (peut-être) dans une Union Nationale revue et corrigée».Pour Pierre de Bellefeuille, l’idée de souveraineté est encore très vivante malgré ce qu’en dit le premier ministre Lévesque.Il entend faire la promotion de l’option souverainiste par l’intermédiaire de la Coalition, pour le moment.Si le clan des «orthodoxes» avec lequel il s’identifie perd la bataille le 19 janvier prochain aux mains des «néo-fédéralistes», deux hypothèses sont possibles, a-t-il précisé: soit que les orthodoxes quittent le parti pour en fonder un nouveau, ou qu’ils quittent en s’abstenant de se relancer tout de suite dans une nouvelle formation politique pour se consacrer à un travail de fond.«Une cause dont on ne fait plus la promotion perd des appuis», a-t-il ajouté.M.Gilles Rhéaume, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et du Mouvement national des Québécois, prétend pour sa part que les indépendantistes sont restés «trop tranquilles et trop muets, trop longtemps» et espère qu’ils seront plus «contagieux et dérangeants» dans les mois à venir.Il reste convaincu que M.Mulroney, malgré ses gentils sourires, «n’a rien de bon à offrir» aux Québécois et qu’il n’y a «rien à attendre d’Ottawa».Sa conclusion — «Le salut est à Québec et en chacun de nous» — a été accueillie par une ovation debout de l’assistance, sans doute nombreuse à appartenir à la SSJB.Les maisons du Grand Tronc, rue Sébastopol LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL Malgré les réserves de l’administration municipale, le ministère des Affaires culturelles a donné avis de son intention de classer les maisons en rangée de la rue Sébastopol, dans le quartier Pointe Saint-Charles.La compagnie ferroviaire du Grand Tronc avait fait construire ces maisons en 1857 pour le logement de ses ouvriers.Ce faisant, la compagnie ferroviaire introduisait dans l’habitat montréalais un nouveau type de bâtiment, le logement superposé qui allait devenir le logement-type de Montréal.Les maisons de la rue Sébastopol constituent, croit-on, les plus anciens témoins d’un habitat étroitement associé à la période de Tindustriaüsation de la ville.«L’originalité achitecturale des logements est à souligner: les façades, les pièces, les boiseries, les portes, tes fenêtres, la ballustrade, la corniche, etc.n’ont pas subi de transformation ou de rénovation au fil des années», écrit M.Robert Doucet, auteur d’une étude historique et architecturale réalisée avec le concours du ministère des Affaires cultureUes sous la direction du professeur David B.Hanna, professeur de géographie urbaine à l’université du Québec à Montréal.«Cette authenticité, l’un des rares exemples existant encore aujourd’hui à Montréal, nous autorise, nous oblige même, à les considérer comme l’un des éléments du patrimoine québécois ou, pour le moins, montréalais, dont la valeur historique est indéniable, incomparable.» La rue Sébastopol longe la vaste cour de triage et les installations du Canadien national et de Via Rail, dans le quartier Pointe Saint-Charles.Autrefois, elle devait être bordée sur toute sa longueur de maisons en rangée; aujourd’hui, il subsiste deux duplex, à l’angle de la rue Favard et les trois quadruplex visés par l’avis de classement.Le reste de la rue, arasée, n’est occupée que par des terrains vagues ou par un stationnement.Dans le schéma d’aménagement de ce quartier, l’administration municipale identifie cette rue comme une frontière entre la zone industrielle et la zone domiciliaire.«L’architecture qu’on retrouve dans le quartier Pointe Saint-Charles représente une des richesses du patrimoine résidentiel montréalais dont la conservation du plus grand nombre de bâtiments est envisagée», affirme l’administration municipale dans son schéma.Toutefois, dans le cas de la rue Sébastopol, la Ville de Montréal se pro- Selon le dernier sondage de Sorécom 56% des Québécois jugent Bourassa plus apte à gouverner que Lévesque (D’après PC) — Le chef du PLQ, M.Robert Bourassa juge «très positifs et encouragents» les résultats du dernier sondage Sorécom: 56% des Québécois le jugent plus apte à gouverner que René Lévesque tandis que 44% préfèrent ce dernier.Réalisée pour le quotidien Le Soleil et une station radiophonique de Québec par la maison Sorécom de Montréal, la deuxième tranche de ce sondage a paru samedi.Paradoxalement, 11% de ceux qui voteraient libéral croient néanmoins que le premier ministre Lévesque est plus apte à gouverner, pendant que 6% des péquistes voteraient pour Bourassa.Les Québécois se déclarent par ailleurs satisfaits du travail des deux hommes politiques.Près de deux électeurs sur trois (62%) considèrent que M.Lévesque fait du très bon ou du bon travail, tandis que 68% éprouvent la même satisfaction à l’égard de M.Bourassa.«C’est très encourageant, surtout lorsqu’on songe que le chef du parti de l’Opposition n’a pas la visibilité et les avantages publicitaires du chef du gouvernement», a commenté M.Bourassa dans une entrevue téléphonique à partir de Regina, en Saskatchewan, où il a rencontré le premier ministre, M.Grant Devine.Il s’agit pour lui d’une autre preuve de la con- L’ASTROLOGIE CHINOISE C.B.Blanche ISBN-2-7601-0759-0156 P 7,95$ dans le Parti libéral qui s’ajoute à la victoire du parti dans la circonscription de Saint-Jacques.«Il est très important de continuer à préparer les meilleures solutions aux problèmes du Québec, notamment dans le secteur économique, tout en dénonçant le pouvoir en place, comme c’est le rôle de l’Opposition», a-t-il soutenu.Cependant, 43% des électeurs n’en croient pas moins que M.Bourassa devrait se faire élire à l’Assemblée nationale même si 38% préfèrent qu’il demeure a l’extérieur.Les libéraux sont même plus nombreux (48%) que les péquistes (44%) a penser que M.Bourassa devrait se faire élire député.M.Bourassa a «pris-note» tout en continuant de penser qu'il s’agit d’un faux problème: «Je n’aurais pas pu siéger de toutes façons cet automne, parce que le Parti québécois a attendu à la toute dernière minute» avant de déclencher des élections dans Saint-Jacques, a-t-il expliqué.M.Bourassa s’attend toujours à des élections au printemps mais si les péquistes «s’accrochaient au pouvoir, il prendrait la meilleure décision à ce moment-là».Le premier ministre, M.René Lévesque, qui était à Albany samedi, n’a pu être rejoint pour commenter la seconde tranche du sondage Une première tranche publiée vendredi a révélé que si le Parti québécois mettait en veil- leuse son option souverainiste, il pourrait s’approcher à neuf points du Parti libéral, comparativement à un écart de 22 points s’il conservait son option.«C’est très encourageant, a déclaré M.Lévesque.Cela montre que nous ne faisons pas tout de travers».Sans modification du programme actuel du PQ, le Parti libéral récolterait 53% des intentions de votes, contre 31% pour le Parti québécois.Nom .Prénom .Le rat, Le dragon, Le singe.Le buffle, Le serpent.Le coq.Le tigre.Le cheval.Le chien.Le chat, La chèvre.Le cochon.Adresse Code postal Ville.Tel Betouinoz avec votre cheque ou mandat-poste à: 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 849-1112 En vente dans les librairies: Station 168 est, rue 4440 rue Métro-Longueuil Scunte-Catherine Saint-Denis Longueuil, Québec Montréal, Québec Montréal.Québec Tél: (514)677-6525 Tél: (514) 861-5647 Tél: (514) 843-6241 LE DEVOIR — Abonnements 211 ru» du St-Sacr»ment Montréal, Québec H2Y 1X1 posait de l’élargir en expropriant les terrains et les bâtiments afin de faciliter l’accès aux ateliers ferroviaires.L’administration municipale tenait d’autant plus à ce projet qu’elle avait la conviction, jusqu’à l’automne dernier, que Via Rail allait investir près de $140 millions dans la construction d’ateliers d’entretien.Les compressions budgétaires du gouvernement Mulroney ont eu pour effet de reporter sur un échéancier indéterminé l’exécution de ce projet.Au conseil municipal, le president du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, devait déclarer en novembre dernier que le classement éventuel de ces maisons ne soulevait pas l’enthousiasme de l’administration municipale.Des groupes communautaires de ce quartier se proposent de mettre en valeur au moins l’une de ces maisons en y logeant un petit musée populaire, inspirée de l’expérience des éco-musées en milieu urbain.Sur le reste de la rue, il est question d’architecture d’insertion afin de renouveler l’inventaire des logements à bon marché dans un quartier qui en a un urgent besoin.L’avis d’intention de classer, tout au moins, protège ces maisons contre toute intervention précipitée et irréversible.Au Cap-Santé — L’une des rares églises à caractère monumental du régime français vient d’entrer à l’inventaire du patrimoine québécois.En effet, le ministre des Affaires culturelles, M.Clément Richard, a donné récemment avis de son intention de classer l’église de la Sainte-Famille, au Cap-Santé, dans la région de Québec.Cette église, en chantier de 1752 à 1758, puis de 1763 à 1767, s’inspire de la cathédrale de Québec telle qu’elle fut reconstruite par Chaussegros de Léry en 1744.«Le plan et la façade des deux édifices militent en faveur d’un tel rapporhcement», affirme le professeur Luc Noppen, de l’université Laval, dans Les églises du Québec (1600-1850) (Éditeur officiel/Fi-des, 1977).«Il n’y a guère que la structure de Notre-Dame (nef et bas-côtésl qui n’a pas été reprise au Cap-Sante, alors que le maître-d’oeu-vre de l’église place des oculi au-dessus des fenêtres des longs-pans.La forme des clochers anciens du Cap-Santé est un autre élément de ressemblance avec la cathédrale de Québec».L’avis de classement porte également sur l’immeuble du presbytère, construit en 1849, et la partie la plus ancienne du cimetière.Photo Louiw» Loinlotix Le ministère des Affaires culturelles a donné avis de son intention de classer les maisons de la rue Sébastopol qui comptent parmi les plus anciens témoins de l’habitat montréalais au moment de l’industrialisation de la ville, au XIXe siècle.La première tranche du sondage a révélé aussi une progression du leadership de M.Pierre-Marc Johnson puisque, dans l’hypothèse ou le PQ mettait son option d’indépendance de côté, les électeurs accorderaient le même appui au PQ, soit 40%, que M.Lévesque ou M.Johnson soit chef du parti.Le sondage a été mené entre le 16 et le 28 novembre et 1,203 personnes ont été interrogées.«Ce site constitue le coeur du noyau institutionnel de Cap-Santé, peut-on lire dans l’avis d’intention.Il renferme deux édifices religieux d’une grande qualité architecturale, l’église Sainte-Famille (1752 à 1767), qui est l’une des rares églises à caractère monumental érigée sous le régime français, et le presbytère (1849), qui est un très bel exemple d’architecture québécoise dans l’esprit néo-classique.Ce site, qui se situe dans un environnement exceptionnel évoque, en outre, les principaux événements qui ont marqué l’évolution du noyau institutionnel de Cap-Santé et le dévelopement de l’une des plus vieilles paroisses du Québec.Le site renferme une grande partie des terrains de la fabrique, notamment la partie la plus ancienne du cimetière qui contribue pa son aménagement exceptionnel à mettre le site en valeur et le terrain sur lequel se trouvait l’ancien presbytère (1799-1800)».Dans un autre avis, le ministre des Affaires culturelles informe la fabrique de la paroisse de son intention de classer un calice de François Sasse-ville (1845), une toile d’Antoine Pla-mondon (Miracles de Sainte-Anne, 1826), et trois sculptures, d’un auteur inconnu, représentant la Vierge, Saint-Joseph et TEnfant-Jésus.«Ces biens mobiliers constituent, du fait de leur intérêt artistique et historique, des éléments importants de notre patrimoine et méritent d’être conservés et mis en valeur, au même titre que l’église et le site» lit-on dans l’avis d’intention.PoInte-du-BuIsson — Après plusieurs années de préparation, le projet de mise en valeur de la Pointe-du-Buisson, à Melocheville, vient de recevoir une contribution de $1 million du ministère des Affaires culturelles.La Pointe-du-Buisson, un site classé, constitue un lieu exception- nel, l’un des plus importants et des plus riches de tout l’Est du Canada.Pendant près de 2,500 ans et jusqu’à l’arrivée des colons européens, les Amérindiens ont fréquenté cette pointe de terre.Elle nous est parvenue au XXe siècle sans que son sous-sol n’ait été gravement perturbé.Des fouilles entreprises à partir de 1965 par la Société d’anthropologie préhistorique du Québec ont confirmé le potentiel du site.L’université de Montréal y a installé son école de fouilles de telle sorte que, aujourd’hui, la Pointe-du-Buisson demeure l’un des sites les mieux documentés sur la vie des autochtones avant l’arrivée les voyages d’exploration de Jacques Cartier.Outre son potentiel archéologique, la Pointe-du-Buisson a un potentiel écologique important puisqu’elle représente l’un des derniers témoins de l’érablière à caryers.Enfin, dans la vie de la région de Melocheville et de Beauhamois, le site a été depuis plus d’un siècle un lieu de repos, de villa-géiature et.de rencontre.Le projet de mise en valeur, en préparation depuis 1978 par la Société de développement culturel du parc archéologique de la Pointe-du-Buisson, se propose, outre l’illustration des potentiels archéologique, historique et écologique, de permettre aux visiteurs de mieux comprendre le travail de recherche et de décodage des témoins matériels.Les Archives nationales — Le centre des Archives nationales à Québec, sur le campus de l’université Laval, a, à titre expérimental, décidé d’ouvrir ses salles en soirée en durant la fin de semaine.Les nouvelles heures d’ouverture sont: de 8h30 à 22h30, du lundi au jeudi, de 8h30 à 16h30, le vendredi et de 9h15 à 16h30, le samedi.Broadbent demandera un vote de non-confiance TDRONTO (PC) — Le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD) Ed Broadbent a l’intention de demander un vote de non-confiance contre le gouvernement fédéral, parce qu’il a voté contre une motion des Nations unies demandant aux grandes puissances de geler leurs arsenaux nucléaires.Alors qu’il s’adressait samedi au Conseil du NPD ontarien, M.Broadbent a déclaré: «Je corusidère l’attitude du gouvernement comme invraisemblable au plan intellectuel et moralement injustifiable.Il s’agit d’une forme de déficience de l’intelligence.Le gouvernement n’a aucun motif pour voter contre une telle mesure».Résultats 0 I kxo C)uébtx 6/36«> SROSLOtDT $780.000.00 f'*'""":::: f.r.r 'i ' .i.i.r— 7-12-84 I œ 17 18 24 25 29 34 w» I2S± 5/6 W 96 5140 394,291.00: 70,096.00 912.70$ 63.00 $ v«nt«K>m«»l î ,929,589.66 $1 MISE-TOT 2 6 12 32 Gasnants f 507 I $98.60 Provbidal.ssosses DM 1 7-12-84 I 5869 505869 g 50 000$ 869 05869 S 1000$ 69 >500 0001 1555“ 25 jh: f.I ABONNEMENT AU DEVOIR | H Pour recevoir LE DEVOIR à votre porte tous les ¦ ® jours du lundi au samedi, vous n'avez qu’à * I remplir et nous retourner le coupon-réponse.| g Cochez le tarif choisi: ¦ D 32$ (13 semaines) D 62$ (26 semaines) CD 120$ (52 semaines) I (Ces tarifs ne sont valables que pour la livraison par camelot | ou poste surlace au Canada) Dat»l 7-12-8X1 Inter Loto Gros 519095 >Q5Q 000$ 19095 9095 lO 095 95 2 500$ 753787 250i 019996 50$ 321486 NUMEROS MOBILES 74871 0165 720 2 5001 2501 50i La Quotidienne.) 3 Semaine du I 3-12-84 | 048 m 101 973 432 V 215 s 365 .2.«'3 m 342 15.427 256,659 1.233.80$ 52.60 *^8ohot[>3.oôô:ooo.oo$.i[\ 08-12-84 1 1 7 I 13 I 24 I 31 I 39 1 40 I TTS'yrio 1.466.689.1011 e.rrn 5/6+® i 1-1 551:815.90$ .'¦L-.P i [12,916,813.00$| Mini-Loto: ENCORE 500 Lots bonis de 500$; tirage le 14 décembre tetewKlilts«s«r«ec«l«wiw.sewietws»»M»pe,»iww«ewie»tiw^^^ taRiiMMiL .JiSiKSÜBJ Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 Une lettre accompagne la paie des employés Le projet de loi 3 menace la carrière du personnel, laisse sous-entendre Pallascio Les travaux achèvent photoia.«Pc Pendant que plus de 150 navires attendent impatiemment que les reparations au pont-levis de Valleyfield soient terminées pour poursuivre leur voyage dans la Voie maritime, des équipés s'affairent a completer les travaux Les autorités esperent que la navigation pourra reprendre des aujourd’hui JEAN-PIERRE PROULX Le projet de loi 3 «nous concerne tous et pourrait avoir des conséquences sur votre carrière à la CÉCM», écrit le président de la CÉCM, M Michel Pallascio, en conclusion d’une lettre expédiée la semaine dernière aux personnels de la commission avec leur chèque de paie hebdomadaire M Pallascio ne précise pas la nature de la menace qui pèse sur les personnels, sinon dans une référence aux «bouleversements de structures» qu’il évoque plus haut dans sa lettre «Comment, demande-t-il, se fera l’intégration des employés venant d’autres commissions scolaires qui appartiennent à une autre unité d’accréditation’’ La même question se posera pour nos employés qui seront transférés à une nouvelle commission scolaire» Le projet de loi 3, on le sait, entend mamtenir sur l’actuel territoire de la CÉCM une commission linguistique française tout en ajoutant une petite commission scolaire catholique sur le terntoitre de Montréal tel qu’il existait en 1867, soit en gros le centre-ville Les anglo-ca-thohques, pour leur part, s’agrégeraient comme les anglo-protestants à une commission scolaire anglaise.Pour sa part, le président de l’Alliance des Michel Pallascio professeurs de Montréal, M Rodrigue Dubé, estime que le nouveau régime des commissions scolaires linguistiques est «sans danger».La chentèle des écoles française, a-t-il déclaré au DEVOIR, «est en voie de stabilisation» et on «ne peut brandir un spectre» pour l’avenir de la camère professionnel des enseignants Un point d’interrogation se pose, convient M Dubé, pour les enseignants qui oeuvreraient dans la petite commission scolaire confessionnelle de 1867 mais à son avis, il n’y a rien qui ne puisse être réglé à cet egard par la négociation L’Alliance des professeurs de Montréal tenait à l’intémté du territoire de la CECM et le projet de loi 3 ne remet pas cela en question Le projet de loi 3 satisfait donc l’Alliance et celle-ci l’a d’ailleurs dit, il y a quelques semaines, en commission parlementaire L’Alliance, nous a rappelé M Dubé, est favorable à la commission scolaire Imguistique.les «franco-protestants» se retrouveront plemement avec la communauté francophone alors qu’elle était politiquement et administrativement dominée par la communauté anglophone au sein des commissions scolaires protestantes Le Conseil général de la CEQ, a-t-il en outre m-diqué, a entériné en fin de semaine la position prise par le président de la centrale, M Yvan Charbonneau, sur la loi 3 Celui-ci a il y a quelques semaines accordé son appui de principe au projet de loi 3 Les commissaires de la CÉCM avaient réussi au début de l’année à rallier l’ensemble des personnels contre le pro- jet de loi 40 La loi 3 a fait volé en éclat ce «front commun» de l’époque d’où la tentative des commissaires de se ¦ ralher individuellement cette fois les enseigants.à leur cause Dans La Presse de sa- .medi, le président de la ¦ CÉCM faisait aussi pu-blier, sous forme de placards publicitaires, une lettre destinée aux parents «pour leur faire part des raisons qui-amènent les commissaires à s’opposer au projet de loi 3 sur la réforme scolaire», raisons qui sont du reste largement connues Les Anglo-Québécois ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour survivre QUÉBKC (PC) — Les Anglo-Québécois ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes pour assurer leur survie démographique Telle est la conclusion d’une étude effectuée par un groupe de chercheurs dirigés par Gary Caldwell et pubhé en 1984 par l’Institut québécois de recherche sur la culture en collaboration avec le comité «Anglo-Québec en mutation» L’étude porte sur 862 diplômés Anglo-Québécois d’écoles secondaires de 1971 qui ont été «suivis» au cours des 11 années subséquentes La moitié d’entre eux, soit 50%, ne sont plus des résidants du Québec, révèle l’étude Dans le cas de diplômés dont les parents étaient nés dans une autre province canadienne, le taux de ceux qui ont quitté le Québec depuis 1971 atteint 73 pc Cette étude confirme les chiffres d’une analyse semblable menée en 1979 par Uü Locher pour le Conseil de la langue française Les Anglo-Québécois ne devront plus «compter que sur eux-mêmes, ce qui implique des stratégies culturelles qui vont produire des gens qui pourront et voudront demeurer au Québec, affirme l’étude de Caldwell Sinon, et si le présent taux d’émigration demeure stable, l’avenir démographique des Anglo-Québécois apparaît très bmité» L’échantillon qui a servi à l’enquête comprenait 862 diplômés d’écoles secondaires en 1981, dont une très forte majorité de langue maternelle anglaise 11 s’agit d’un échantillon jugé représentatif, compte tenu qu’il y avait cette année-là 5,218 diplômés d’écoles secondaires anglophones au Québec On a vérifié à trois reprises ce qu’ils étaient devenus depuis, soit en 1976, 1982 et en 1983 Parmi ceux demeurés au Québec, seulement 0 3% croient que la connaissance du français n’est pas nécessaire, tandis que 77% ont le projet de faire apprendre le français à leurs enfants à l’école On notera que dans ce dernier groupe,.52% ont l’intention d’envoyer leurs enfants à l’école française Du côté des diplômés ayant émigré hors du Québec, on signale que le lieu de naissance des parents joue une influence déterminante quant au choix Ainsi, 73% des diplômés dont les parents sont nés dans une autre province canadienne avaient quitté le Québec en 1983 tandis que cette proportion est réduite à 39% dans le cas des diplômés dont les parents sont nés au Québec L’échec du projet de loi 3 bloquerait irrémédiablement l’avenir (Paul Tremblay) 0 (JPP)— L’ex-président du Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation, M Paul Tremblay, trouve «réaliste» le projet de loi no 3 et pense que «s’il fallait s’infliger collectivement un autre échec dans ce dossier scolaire, toute évolution paraîtrait irrémédiablement bloquée Jamais nous n’avons été aussi près d’une solution» À titre de président du Comité catholique, M Tremblay, a joué un rôle déterminant dans le débat sur la confessionna-lité scolaire en révoquant en 1980 et, pour la première fois, le caractère catholique d’une école, en l’occurence l’école Notre-Dame-des-Neiges II a été ensuite un témoin majeur dans le procès qu’ont intenté l’Association des parents catholiques et la CÉCM pour faire casser la décision du Comité catholique, procès qu’ont du reste gagné les requérants et qui est toujours pendant devant la Cour d’appel du Québec M Tremblay est depuis 1982 retourné à des tâches pastorales dans le diocèse de Chicoutimi «Tout aurait pu finir avec le naufrage (de la Toute réflexion faite.A bien y penser, le temps des Fêtes c’est le temps de s’offrir des vacances plein air à bon prix au Manoir du Lac Delage.3ns n^°nr pa^aeantyns ^ye.Pour seulement 69 $ par jour*, le Manoir vous offre une montagne de plaisirs au coeur des Laurentides, à 20 minutes seuiement de Québec.CÔTÉ PLEIN AIR; 30 kilomètres de ski de randonnée, 2 centres de ski alpin à moins de 5 minutes (non inclus dans le forfait), 2 patinoires, 4 descentes de trame sauvage avec remontées mécaniques, sentiers de raquette, promenades en traîneau COTÉ MANOIR: La chaleur et l'hospitalité du Manoir 90 chambres et suites luxueuses tout confort 2 salles à manger, gastronomie fine bouche, piano-bar, musique danse et animation Reservations: 418-848-2551 ou sans frais 1-800-463-2841 POUR NOËL.Un petit réveillon, un dépouillement de I arbre de Noel (le Père Noel y sera) une promenade en traîneau sous les étoiles et même une messe de minuit 40 avenue du Lac, Ville du Lac Delage (Quebec) GOA 4P0 les Fêtes c’est Le Manoir.LE MANOIR DU LAC DELAGE loi 40), écrit donc M Tremblay dans le dernier numéro de Relations, le mensuel publié par un groupe de jésuites québécois «C’eut été une épave juridique de plus après quatre ou cinq autres qui ont sombré depms 1964» «Le mimstre Bérubé a su faire preuve de ténacité et de réalisme en cherchant moins à res-caper un bateau en dérive qu’à mettre au point un projet résolument limité aux seuls changements vraiment nécessaires, au sujet desquels s’étalent d’ailleurs mamfesté un assez large consensus réaligne- ment des commisions scolaires selon la langue plutôt que la reügion, fusion des niveaux primaire et secondaire, aménagements nouveaux concernant la confessionnalité des écoles et les services confessionnels».M.Tremblay se dit en outre favorable aux dispositions du projet de loi touchant la confession-nalité Les écoles, dit le projet de loi, sont réputées «communes et publiques» et elles le deviendront dans les faits SI, d’ici 1989, les conseils d’écoles ne demandent pas à ce qu’elles demeurent confessionnelles, ce qu’elles sont toutes pour l’mstant Paradoxalement, le projet de loi 3 propose en substance ce que proposait le premier règlement du Comité catholique en 1967, soit que chaque école ait la res-ponsabihté de demander au Comité cathohque de la reconnaître comme cathohque En pratique, aucune ne l’avait fait si bien qu’en 1974, le Comité catholique a décidé, pour mettre fin au vide juridique, de les re-connaître d’office comme cathohques «Ce n’est pas rien, écrit donc M Tremblay, d’ouvrir ainsi un avenir quand on sait qu’en ce domaine, hier encore, il était à craindre que tout ne soit bloqué Laport^ du droit à la liberté de conscience et de rehgion n’a jamais été aussi clairement définie pour le monde scolaire II en est de même des garanties juridiques consenties aux catholiques et aux protestants 3àQ5, St-Denis, face au Carré St-Lms (métro StiertrooKe) RENAUD-BRAY Jusqu’à minuit ! 7 soirs £ar semaine! Date I I Résultats ?loto-quebec Tirage régulier 628666 > 50 000$ \ s 28666 8666 O 5 000$ 250$ 666 66 TÔT 5$ LOTS BONIS: 500 lots de 500 I0 334C300 2934014 9334086 6308911 406C188 2974833 9544421 65iu491 4170082 3 1 7 4 9 39 9 6 740 /4 0 668 4 52 4 26 C777 3334758 9674505 6798800 427C534 33/4264 9724641 6948850 >.290139 3364382 9734661 7038282 43LC252 3364533 9944827 7258764 4980771 3364366 1136836 7388221 306C3'73 3364116 1236633 7538639 3120733 3694141 1276937 7628531 3130933 4074729 Ib669j6 7 7782 76 316l245 41143 91 190 6 6 4 2 7 8380 72 5 1 70408 4194245 1966052 7996436 5250703 434A5S3 4006165 799685Q 3410059 >.674323 2166 786 6038511 3460385 4924505 24164^4 6118099 3460666 4994312 2436292 8148481 5470356 5014392 4 63 68 6 8 6 2382 o7 5570119 5024683 26764 31 8318493 3 790543 3104087 4776721 8478801 5820662 5294006 28>.6437 8548637 612C761 5334087 264649^ 8628466 6190715 3774169 3046704 6718016 6730759 6944209 1046927 B788792 7060183 6Ü64136 3086967 878B917 71C0760 6334291 3246168 8798178 7140821 6354930 3296398 9038067 7210657 6564416 33867/7 9108742 7300273 6574348 3526385 92/8960 7300951 663489-.36468-.0 9288791 739C3a>.6634178 1736404 9568688 7470440 6684406 1666557 9t0d903 7480215 6854902 -.086211 997b5e-» 7/60506 6874658 4126543 1150732 7850116 N $ chacun /69C955 557C954 790C11U 339C184 800C698 364Ü-.60 802C237 567C714 8180866 56ÜÙ632 8190743 3830326 8230446 3880960 6260430 6030087 830C286 6230639 8370340 637C079 8450110 6600621 8380513 68207/3 8390956 6970479 8700737 7020996 8790321 711C7U4 8860 746 7180994 921C992 7200563 9240477 739C622 9230593 7590480 9550134 7840281 96802/7 7960417 9I-.C782.8080078 1110406 8080097 1160385 8240535 1200738 8250325 1350906 830C495 1J90591 842U033 1-.7Ü578 8490339 1500411 8560948 1640936 8660497 1690948 8690463 1870138 8740923 19300-.8 8870411 2UiOü91 9070139 2Û4071U 90BC237 2Û6Û/34 9360318 2230979 946U723 2330690 967C091 2390644 9820201 2880082 9930033 3000127 100E043 3140/33 1016863 336C117 1638680 3380664 1746383 3690768 190E232 3770939 1976118 380C230 2076914 3670764 216E343 3670801 217E733 4430379 222E683 4760373 238E029 -.820212 249E600 4970229 2S3E173 3260847 2606776 3370662 2706387 5450925 Numéros non decomoosables 282E345 791E245 424G655 292E447 806E677 4750427 295E205 611E770 473G435 296É337 833E211 495G259 299E138 846E314 499G880 3306939 83UE567 306G141 3326986 856Ë141 321GS71 333E607 662E329 34SG189 3576047 8626863 349G025 3736111 8676772 549G354 3736333 888E863 363G113 J75E385 8996705 578G734 3916213 9046884 390G836 3936129 925h970 5970535 406E737 936E103 607G414 4236378 945E662 62ÜG223 4366323 9486193 628G200 4386277 93/6832 633G693 4396327 9676119 639G271 4386362 9896790 634G481 4636901 9906438 636G336 -^666742 9936688 669G841 4686122 1030036 6710740 47664/8 106G259 679G3 74 4906306 13103S7 688G229 3066468 133G038 701G434 3296144 1730361 712G134 5296997 1760797 7210744 5316602 1860477 7220948 5406926 1930642 729G176 5456432 2Ü3G905 732G724 5816513 2060346 7340127 3846591 213G869 759G222 3856969 22309/6 77UG122 3946093 2490270 7800744 6086864 2S9G382 767G694 6436179 263G372 791GJ36 6466339 2700212 796G947 6486941 2710867 800G543 664647b 2/20290 8ü8o209 6676873 278G28Û 808G889 b86637b 2790333 8170233 6916023 2840973 8200880 6946318 2930448 6240133 696E052 3270706 8290437 6966341 3290168 8860289 704C837 3300771 8930594 7206928 3310338 8940262 7216505 3390598 9000809 7211883 3650794 9120327 7226 719 3690667 9220010 7-k46413 3740803 9220733 7471276 3910917 9250137 7386742 3980781 9330822 7b-*£39-.4030188 9980908 En cas de disparité entre cette liste de numéros sasnants et la liste officielle cette derniere a priorité Encore 500 lots bonis de 500 $; tirage le 14 décembre._____ Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 4m \ Mme Dora Saint-Pierre oeuvre depuis bientôt 27 ans dans un domaine jadis réservé aux hommes.Dans un domaine réservé aux hommes depuis près de 27 ans PETIT bout de femme décidée et dynamique, Dora Saint-Pierre est garagiste depuis bientôt 27 ans.Une femme garagiste, ça fait sourire bien des hommes.Diable, que vient-elle faire dans ce monde de mâles ! Souvent même, on passe tout droit devant son bureau ou le comptoir pour aller s’adresser à un mécanicien.Lui, il sait de quoi on parle I Quand on renvoi! le client à Mme Saint-Pierre, il a vite fait de se rendre compte qu’elle aussi est parfaitement au courant du jargon de garage.Dora Saint-Pierre n’a pas choisi volontairement ce métier non traditionnel.C’est une question de hasard, reconnaît-elle bien volontiers.« En 1958, si on voulait survire dans ce métier-là, ça voulait dire travailler de 7h à 22 ou 23h chaque jour.Mon mari ne prenait même pas le temps de venir manger à la maison.Je venais donc lui porter ses repas et pour qu’il mange en paix, je répondais au téléphone.De fil en aiguille, j’ai commencé à faire des factures, à répondre aux clients ».Elle s’est rendue à ce point utile que peu à peu elle est devenue une employée régulière dont son mari n’a plus su se passer.Elle n’avait aucune formation particulière dans le domaine: l’expérience, elle l’a acquise par le travail de tous les jours.« C’est curieux, remarque-t-elle en riant.De nature, je suis timide.Je ne comprends pas encore comment il se fait que je me sois laisser entraîner ainsi.Dans mon travail, je prends énormément de plaisir à parler avec les clients, à discuter de leurs problèmes, de ce qui va ou ne va pas avec leur véhicule ».Dora Saint-Pierre n’est pas mécanicienne.Elle ne « joue » pas dans les moteurs, mais elle en connaît les secrets.« Il le faut si on a affaire avec la clientèle.et aussi avec les employés.Quand on me dit que pour faire tel travail, ça prend deux heures, je dois être en mesure d’évaluer si c’est vrai ou pas».Quand son mari est tombé gravement malade il y a huit ans, cette mère de famille de deux jeunes qui n’ont pas encore complété leurs études a pris peu à peu la relève de l’exploitation.Lorsqu’il est décédé, quatre ans plus tard, sa décision était prise: elle continuerait à gérer le commerce.« Je ne pouvais pas compter sur mes enfants, c’est eux qui avaient besoin de moi ».Mme Saint-Pierre est locataire d’une station Pétro-Canada rue Sherbrooke est: il s’agit d’une assez grosse entreprise, un garage à quatre portes pour les initiés.Fille est aussi concessionnaire d’un libre-service pour l’essence.Il y a environ 900 stations-service Pétro-Canada au Québec dont 4.Î .sont exploitées par des femmes.Il s’agit en grande majorité de concessionnaires de libre-service avec ou sans dépanneur.Mme Saint-Pierre est la .seule à gérer un garage.Chaque détaillant est entièrement autonome sur le plan de la gestion de son entreprise: « C’est notre affaire », note-t-elle.Pétro-Canada attribue chaque année des prix d’exceUence en vertu d’un système d’évaluation concernant le .service à la clientèle, la propreté des lieux, etc.Pour la dixième an née consécutive, Dora Saint-Pierre a gagné un prix d’excellence.« Ce n’est pas moi seule, se hâte-t-elle d’ajouter, le mérite en revient à tous mes employés avec qui je forme équipe ».Cette équipe corn FEMININ PLURIEL RENÉE ROWAN prend six employés à temps plein et sept â temps partiel.« Ils me font confiance, je leur fais confiance ».Mme Saint-Pierre ne travaille plus 15 à 16 heures par jour comme dans les débuts.Elle est cependant à la station à 9 heures tous les matins et souvent jusqu’à 18 h 30; certains jours, elle y est jusqu’à 21 heures.Le samedi et le dimanche, elle ne manque jamais d’aller voir ce qui s’y passe.« C’est très captivant, mais aussi passionnant.J’adore ce que je fais».¦ Le Bottin a cinq ans — Le Bottin des femmes célèbre cette semaine ses cinq ans.Pour marquer cet événement, sa co-fondatrice, Mme Henriette Lanctôt, présente la nouvelle édition 1985, une édition enrichie, élargie.Quelques 750 femmes, chefs d’entreprises, professionnelles et commerçantes y sont inscrites.Parmi elles, un bon nombre, telle Mme Dora Saint-Pierre, pratiquent des métiers non-traditionnels.F^n feuilletant le bottin, on y trouve des femmes qui font du transport d’immeubles, qui fabriquent des clôtures à neige, des auvents, d’autres qui sont huissières, garagistes, entrepreneurs en construction, en aéronautique, conseillères en éclairage et paysagistes.Le Bottin des femmes, édition 1985, n’est pas limité à la seule région de Montréal.Il couvre également les régions de l’Flstrie, de Ya-maska, de Lanaudière et du Haut-Richelieu.Outil de référence fort utile, le bottin, présenté en format de poche, se glisse facilement dans le sac à main ou le porte-document.C’est aussi un instrument de promotion destiné à faire connaître la compétence des femmes dans de nombreux domaines qui étaient jusqu’à tout récemment exclusifs aux hommes.¦ Guide médical de la femme — « Il est intolérable qu’ur.médecin (au masculin) vous fa.s.se des avances si vous ne le souhaitez pas, ou qu’il vous insulte au sujet de votre poids puisque ce n’est pas pour ça que vous êtes allée le voir.De même, il est inadmissible qu’i-l(ou elle) ne donne pas suite à vos appels téléphoniques, ne prévoie pas un remplacement convenable lorsqu’il (elle) doit s’absenter, ou soit introuvable quand vous avez besoin de lui (ou d’elle) ».Ne vous lai.s,sez pas intimider par votre médecin : un dossier, ça se transfère, écrit l’américaine Barbara Fldelstein dans Le Guide mé dicalde la femme (éditions Héritage).Ce court extrait indique le ton de l’ouvrage.Ce qui plaît dans ce livre pratique écrit par une femme médecin, c’est le style direct, la clarté du langage.Ce guide s’adresse aux femmes de 40 ans et plus, déconcertées par les changements que subit leur corps à la ménopause.Fille y aborde les problèmes physiques, affectifs, .sexuels et nutritifs.Un livre très près des besoins des femmes et dans lequel elles ne sentiront à rai.se.À Montréal Faible participation et contestation au colloque préparatoire à Décisions 1985 RENÉE ROWAN La rencontre sur la sécurité économique des Québécoises en préparation k la conférence nationale « Décisions 1985 », qui aura lieu en mai prochain, a suscité peu de participation chez les Montréalaises et a donné lieu à une contestation ouverte chez plusieurs participantes qui ont rejeté ou se sont dissociées du processus de consultation.Organisée par le secrétariat à la Condition féminine du gouvernement du Québec, cette rencontre de trois jours devait permettre aux femmes de se prononcer personnellement sur les orientations et les actions à privilégier dans tous les secteurs où se joue leur s&urité économique.A la pré-inscription, 400 femmes avaient manifesté leur intention de participer à la rencontre.Au plus fort de la présence, il n’y en n’a eu que 130.Au moment du choix des priorités et de la votation, en fin de journée, hier, il n’en restait plus que 94.Dès vendredi soir, la rencontre s’est annoncée difficile.Une intervention sur l’exploitation des femmes et de la classe ouvrière par le patronnât a ébranlé des participantes.D’autre part, la démarche proposée par le secrétariat à la Condition féminine en a rebuté plusieurs qui ne se sont pas présentées le lendemain.Le secrétariat à la Condition féminine avait préparé un cahier préliminaire contenant 103 recommandations portant sur 10 thèmes différents.Un groupe d’une trentaine de participantes ont jugé la démarche antidémocratique et non représentative des femmes.« Encore une fois, on se sent pris dans véritable carcan gouvernemental », ont déclaré certaines.Refusant de cautionner tout le processus engagé mis à la presse, que le temps est maintenant à l’action.D’autres participantes, au contraire, on trouvé la démarche trop démocratique alourdissant le choix des priorités.À la fin des ateliers de travail, le cahier des propositions pour la région de Montréal avait en effet pris des proportions effarantes; 246 propositions.De ce nombre, il fallait en prio-ris6r lO.Au nombre de celles-là, on souh^te que tous les ministère, en particulier celui de l’Education, mettent sur pied des programmes d’éducation et de sensibilisation au sexisme; qu’un réseau de garderies universel, gratuit et contrôlé par les usage-r(è)s soit instauré et accessible à tous et à toutes.Les autres propositions touchent le plein emploi et un revenu minimum garanti, la reconnaissance des travailleuses non syndiquées, la pré-retraite pour celles et ceux qui le désirent, les congés de maternité, la réglementation immédiate des programmes à l’égalité, le salaire égal pour un travail d’égal valeur.Une des difficultés de la rencontre a été sûrement le fait que tous les femmes présentes n’en étaient pas rendues au même point dans leur démarche.Dans ce cahier de propositions, on a voulu mettre tous les points, toutes les virgules, tous les accents, alors que dans l’esprit des initiatrices du projet, il s’agissait beaucoup plus d’établir un plan d’action concret pour les trois prochaines années en partant du travaU déjà accompü.Des participantes sont sorties très contentes de la rencontre, d’autres fort déçues.« Je me pensais à un bingo, pressée par le temps alors qu’il fallait à tout prix sortir des chiffres (chacune des propositions pour le choix des priorités était numérotée).Je croyais qu’on était venu ici pour établir des priorité d’une façon beaucoup plus globale », a résumé l’une d’elles.D’autres rencontres régionales du même type ont eu lieu en fin de semaine à Baie-Comeau, Ri-mouski, Québec, Trois-Rivières, Longueuil, Saint-Jérôme et Hull.4 millions de sièges vides circulent quotidiennement sur nos routes Covoiturage Québec prône le marché interurbain LAURENT SOUMIS Covoiturage Québec, une association sans but lucratif favorisant l’utilisation commune de véhicules personnels, demandera bientôt au législateur québécois d’autoriser le covoiturage sur les liaisons interurbaines.Cette proposition a été faite par le directeur général de l’organisme, M.Guy Rouleau, lors du colloque sur le transport interurbain au Québec qui se tenait, hier, à St-Hyacinthe, regroupant des représentants du ministère québécois des 'Tran^rts, de l’Association des propriétaires d’autobus du Québec (AP.AQ), du transporteur Via Rail et des représentants des usagers.Le 22 juin 1983, l’Assemblée nationale du Québec avait adopté la loi 31 modifiant l’article 36 de la Loi sur les transports, autorisant la pratique du covoiturage entre le domicile des usagers et le lieu de leur travail ou de leurs études.Le covoiturage interurbain outrepasse pour l’instant la définition des limites prescrites par la loi.Si le législateur donnait son assentiment, des voyageurs pourraient utiliser, en toute légalité, un véhicule sur un trajet interurbain à des fins de loisirs ou d’affaires en partageant entre eux, en tout ou en partie, les frais d’opération.Depuis janvier 1983, Allo-stop, une agence privée de covoiturage, fondée sur l’adhésion volontaire des passagers et des conducteurs qui paient pour le service de référence, relie entre elles diverses grandes villes du Québec et, même, à l’occasion, certaines destinations soleil transcontinentales.L’agence compte déjà plus de 11,000 membres et dessert une clientèle de passagers très majoritairement féminine.Comme le révélait LE DEVOIR en mai dernier, l’Association des propriétaires d’autobus avait songé à demander aux tribunaux d’interdire, par voie d’injonction, les activités de l’entreprise.Pour faire adopter sa nouvelle proposition.Covoiturage Québec devra donc conquérir l’appui de l’A-PAQ dont le lobbying auprès des milieux politiques est encore très perceptible.Selon le directeur de Covoiturage Québec, M.Rouleau, « cette modification plermetterait aux compagnies d’autobus privées d’entrer dans ce nouveau marché du transport spécialisé ».Loin de nuire aux transporteurs privés, estime l’organisme, cette modification ouvrirait la porte à des nouveaux services qu’il est actuellement impossible d’obtenir avec des autobus traditionnels.Covoiturage Québec incite même l’APAQ à s’associer avec des entreprises comme Allô-stop « qui ne demanderait pas mieux que de relier les covoitureurs aux circuits d’autobus existants».Cette nouvelle perspective ne sera pas sans soulever certaines réticences parmi les transporteurs nationaux comme Voyageur et Via Rail qui admettent toutefois « la faible capacité concurentielle de ce genre de services ».Selon Covoiturage Québec, l’amendement de la loi permettrait de légaliser et d’étendre une situation qui existe déjà dans les faits.À l’heure actuelle, on estime que près d’un demi-million de Québécois, représentant 23 % de la population active, pratiquent quotidiennement le covoiturage pour se rendre au travail.Malgré tout, un conducteur sur deux continue d’utiliser son véhicule d’une façon solitaire.Environ 71 % des travailleurs ont le même comportement.On évalue à quatre millions le nombre de sièges vides qui circulent quotidiennement sur les routes de la belle province.Covoiturage Québec soutient que sur une base de trois occupants, la pratique de cette forme de transport en commun assure chacun de ses adeptes d’une économie annuelle variant entre ?1,800 et $2,800 pour une distance quotidienne de 6() kilomètres.Depuis une dizaine d’années, aux Etats-Unis, pas moins d’une quarantaine de commissions de transport urbain ont intégré le covoiturage à leurs services.Au Québec, les expériences sont moins nombreuses.Néanmoins, plusieurs employeurs importants de la région métropolitaine de Montréal ont adopté des mesures incitant leurs travailleurs à utiliser cette forme originale de transport.Diminution de la facture du transport, baisse de l’achalandage routier, réduction des accidents, diminution du taux d’absentéisme, économie de stationnement au travail, résolution des problèmes de certains organismes de transport public, sont autant de vertus qu’on attribue au covoiturage.EN BREF ¦ Appuis syndicaux aux mineurs britanniques La Centrale de l’enseignement du Québec vient de lancer parmi ses membres une campagne d’appui aux 13,000 mineurs de Grande-Bretagne en grève depuis bientôt dix mois.La CEQ a déjà versé plus de $5,000 au fond de grève de la National Union of Mine Workers.De son côté, la Fédération nationale des communications ( FNC-CSN ), en congrès à Québec, a elle aussi accordé son appui aux mineurs et a prié ses syndicats membres de leur verser au moins un dollar par membre.Les 'Travailleurs Unis de l’Automobile, ont aussi été sollicités.Un représentant de la NEMW M.lan Ferguson, a rencontré les trois centrales au cours de sa tournée canadienne pour leur exposer leur situation.¦ Un 80ème meurtre à Montréai ( PC ) — La police de la Communauté urbaine de Montréal enquête sur le 80ème meurtre à survenir sur son territoire depuis le début de Tannée.Un homme dans la vingtaine a été poignardé samedi soir sur la rue Grenet, dans le nord de la métropole.Il s’agit de Kam Semgphet Radphangthomg, originaire du Laos.Selon la police, le frère de la victime, Mansengkeo Radphangthomg, également dans la vingtaine, a été blessé légèrement.La police a interrogé plusieurs témoins hier afin de déterminer les circonstances exactes du meurtre.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ¦ Tremblement de terre au Nouveau-Brunswick BATHURST, N.-B.(PC) - Une nouvelle secousse sismique a légèrement secoué hier après-midi des résidences de la région de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, une province qui a connu depuis quelques années une série de tremblements de terre.Les responsables du gouvernement fédéral ont indiqué que le séisme, survenu à 14hl2, a atteint 3.5 sur l’échelle Richter.Son épicentre se trouvait à 30 kilomètres au sud de Bathurst.¦ Criminel recherché (PC) — La Sûreté du Québec a émis hier un communiqué pour tenter de retracer l’agresseur d’une fillette sauvagement as.sassinée à Toronto à la fin de janvier 1983.La police ontarienne, dont l’enquête piétine dans ce dossier, offre une récompense de $100,000 à quiconque fournira des renseignements pouvant conduire à l’arrestation du suspect, Denis Melvin Howe, âgé de 45 ans et originaire de l’Ouest canadien.L’enfant aurait été enlevée le 23 janvier dernier dans un parc de Toronto.Quelques jours plus tard, le corps de la petite victime était découvert par les policiers enfermé dans un réfrigérateur.Son agresseur l’aurait violée, puis étranglée, après l’avoir conduite dans une maison qui était à louer.Howe est considéré comme très dangereux.Il pourrait être n’importe où au Canada ou aux Etats-Unis.Le communiqué émis par la SQ fait partie d’une vaste campagne d’information lancée par la police de Toronto dans le but de faire avancer les recherches.Le Point ASSOC II s ASS()( lAII S Fondée en 1B92 Conseils en propriété Agents de brevets d'invention intellectuelle et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél (514)934-0272, Télex: 05-268656, Cable: MARION ¦ Rayer réfute les allégations de Robinson TORONTO (PC) — Le vice-président à l’Exploration internationale de Pétro-Canada, Fred Rayer, réfute les allégations qu’a faites le député néo-démocrate, Svend Robinson, à son sujet, Dans une entrevue accordée au Globe and Mail, M, Rayer déclare qu’en aucun temps il n’avait été une source d’information pour la CIA, Le cadre de Pétro-Canada considère que les accusations du député sont une sérieuse atteinte à son intégrité.Le député Robinson avait soutenu que MM.Rayer et Robert Foulkes, ancien vice-président des Affaires publiques de Pétro-Canada, avaient été approchés par la CIA pour obtenir des informations sur Pétro-Canada.M.Foulkes a aussi nié ces accusations.¦ Dindes empoisonnées MIDDLESBROUGH (AFP) — La police de Middlesbrough, dans le nord-e^ de l’Angleterre, a demandé hier aux bouchers et magasins d’alimentation de la ville de retirer de la vente toutes leurs dindes, car certaines pourraient avoir été empoisonnées avec du désherbant.Elle a également invité toutes les personnes ayant pu acheter cette viande samedi a la ramener dès ce matin au département de la santé de la municipalité après l’avoir enveloppée dans une feuille d’aluminium.La police de Middlesbrough a pris ces dispositions a la suite d’un appel anonyme samedi soir à un journal local.L’interlocuteur a affirmé que de l’herbicide avait été injecté dans certaines dindes en vente dans plusieurs magasins d’un centre commercial de la ville.présente cette semaine: SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX&SHER Agents de Brevets et de Marques de Commerce 1001, Bout, de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3CI Tél.: (514) M5-7126, Télex 0S-243SS ____Fac-ttmlle (514) 2M-B3«8 (CCITT l-ll-lll) Samson Bëlair Comptables agréés Montréal eufMu 3100 Tour M IJ Bourse H4/ 1H8 (8M ISIS) Ljvji Bu'Mu SlO ?TriJC* LJVJI H7N 6N6 (668 89101 Lonfujuii Burjju ?00 i?S Boui SM Foy J4J IW7 (670 4270) XTSi Burawr dn Iti priniiMlii vin du QuHnc M du Cmdi Allilialion inleinalionale - Moore.Stephens & Co L’enfer des orphelins sous le régime Duplessis.Travailler dans une centrale nucléaire au risque de devenir radioactif.Le Chili en état de siège: un homme d’affaires très influent raconte.Pourquoi changer de corps?Des transexuels s’expliquent.Irlande du Nord: Catholiques et Protestants apprennent la tolérance.Du nouveau dans les soins de santé: l’hôtel-hôpital.Avec Pierre Nadeau Du lundi au et Simon Durivage vendredi à 22h27 iKe$ii La téiévision de Radio-Canada Vous iTiéritez ce qu’il y a de mieux Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 INFORMATIONS INTERNATIONALES Alors que des avocats des victimes de la catastrophe de Bhopal réclament $15 milliards US Union Carbide offre une compensation de $1 million NEW DELHI (Reuter, AFP) — La société américaine Union Carbide a annoncé hier l’octroi d’une aide de $850,000 US aux victimes de la fuite d’isocyonate de méthyle, survenue il y a près d’une semaine dans son usine de Bho-paL en Inde.Dans un communiqué publié à New Delhi quelques heures après que son président M Warren Anderson, eut quitté l’Inde dans le plus grand secret, la compagnie fait également état de son intention de créer un orphelinat à Bhopal.Elle déclare également avoir demandé à d’éminents spécialistes étrangers des voies respiratoires et des yeux de se rendre en Inde pour y soigner les blessés, mettant à leur disposition l’équipement médical nécessaire.Union Carbide exprime l’espoir que « les souffrances provoquées par cette tragédie seront atténuées dans les limites du possible par les efforts qu’elle fait et continuera de faire, et par la coopération mutuelle et la compréhension de toutes les personnes concernées.» Si le bilan officiel de la catastrophe s’élève toujours à 1,457 morts, le chef du gouvernement de l’État du Madhya Pradesh, dont Bhopal est la capitale, M.Arjun Singh, a avoué lui- même hier qu’il ne pouvait pas réfuter le chiffre de 2,513 morts avancé la veille par les médecins, les responsables des Quelque 125,000 personnes ont été hospitalisées.Une cinquantaine de victimes sont décédées pendant les dernières 24 heures, alors qu’une centaine d’autres malades étaient hospitalisés.L’ambassade des États-Unis et la direction d’Union Carbide ont fait preuve de la plus grande discrétion sur les déplacements de M.Anderson, n’annonçant son départ pour une destination inconnue que quelques heures après qu’il fut parti.Le président d’Union Carbide, qui est resté trois jours en Inde, avait été arreté pendant six heures, vendredi, à Bhopal sous l’accusation d’homicide par négligence et d’homicide involontaire, avant d’être relâché dans la soirée.Il semble que les autorités aient souhaité qu’il reparte au plus vite, sa présence en Inde ne pouvant que susciter la colère.Deux hauts responsables de la filiale indienne d’Union Carbide sont toujours en garde à vue et subissent des interrogatoires.Ils doivent comparaître aujourd’hui devant un juge qui statuera sur leur demande de libération sous caution.Des juristes américains sont arrivés hier à Bhopal pour s’entretenir avec leurs homologues Indiens du difficile problème du dédommagement des victimes.L’un des juristes, M.John Coale, a déclaré que les demandes pourraient s’élever à $500 miUions US.Certains experts estiment du reste que la structure financière du groupe américain propriétaire de l’usine de Bhopal pourrait Mre menacée par les suites judiciaires de la tragédie.D’autres avocats américains sont attendus dans les jours qui viennent à Bhopal, selon des sources informées, pour traiter l’une des plus grosses affaires de compensations jamais vue dans l’histoire de la justice.Les spéculations sur le montant des compensations financières que recevraient les familles de chaque victime vont bon train.Certains experts estiment qu’elles pourraient atteindre entre $100,000 et $125,000 US.Les avocats d’une firme de Virginie occidentale, spécialisée dans ce genre d’affaires, ont entamé un procès en dommages et intérêts et réclamé pour leurs deux premiers clients, parents de victimes du gaz à Bhopal, la somme colossale de $15 milliards US.Cette somme représente plus que le total des avoirs de Union Carbide qui s’élevait à $10.3 milliards US à la fin 1983, ont précisé des experts financiers locaux.A Bhopal, la filiale indienne de Union Carbide était fermée hier.« Notre décision est définitive, il n’y a pas à revenir là-dessus (.) les portes de l’usine resteront closes pour toujours », a déclaré un porte-parole du gouvernement du Madhya «"adesh.A Danbury (États-Unis), où Union Carbide a son siège, un porte-parole de la compagnie avait déclaré vendredi que le gouvernement indien avait autorisé la reprise des activités de l’usine à Bhopal, sans toutefois préciser s’il s’agissait du gouvernement fédéral ou local.Les enquêtes sur les causes de la fuite de gaz toxique se poursuivent.Selon des scientifiques, l’isocyanate de méthyle ne serait pas le seul gaz en cause, et du phosgène, gaz utilisé pendant la Première Guerre mondiale, se serait également échappé de l’usine.Selon eux, l’isocyanate de méthyle seul n’aurait pu être à l’ori^e d’une telle tragédie.M.N.R.Bhandari, le directeur de l’hôpital Hamadia, qui a soigné 65,000 personnes depuis une semaine, a déclaré que beaucoup de victimes étaient sous-alimentées et n’avaient pas de résistance.« Nous redoutons la pneumonie et d’autres complications», a-t-il ajouté.Chaque jour, de nouveaux effets de la catastrophe se font sentir et les survivants vivent dans la crainte de nouvelles conséquences, les médecins ayant d’ores et déjà averti qu’elles se feraient encore sans doute sentir pendant des dizaines d’années.Des femmes enceintes, hospitalisées depuis la tragédie, se sont plaintes de vives douleurs et nombre d’entre elles ont dû subir un avortement, ont indiqué des médecins qui ont ajouté qu’il y avait eu jusqu’à présent 17 cas d’enfants morts-nés.Les arbres perdent leurs feuilles au moindre souffle de vent et les autorités de Bhopal ont interdit samedi la vente de poissons et conseillé aux habitants de ne pas consommer de viande ou des produits à base de viande.Les autorités ont toutefois déclaré, hier, que l’eau et l’air n’étaient pas pollués par la catastrophe, et que le poisson et les légumes pouvaient être consommés sans danger.Bhopal a retrouvé un visage à peu près normal dimanche.La circulation dans les rues est de nouveau assez dense, et les commerçants avaient rouvert leurs échoppes.Les écoles et les facultés devaient également rouvrir aujourd’hui.Pologne : Lis se relance en politique GDANSK (Reuter, AFP) - M.Bogdan Lis, dernier militant de Solidarité libéré samedi, a déclaré hier qu’il souhaitait jouer un rôle politique en Pologne, et reprendre le contact avec les autres dirigeants du syndicat dissous.Peu après son arrivée à Gdansk, M.Lis avait reçu la visite de Lech Walesa, leader du syndicat dissous, venu le féliciter avec d’autres membres de Solidarité.Il s’st montrépour la premièe fois en public hier, à l’église Ste-Brigitte de Gdansk, paroisse du père Henryk Jankowski, conseiller religieux de M.Walesa.Plusieurs milliers de fidèles l’ont salué du signe de Solidarité, et ont entonné des hymnes patriotiques.« J’ai beaucoup de temps à rattraper », a-t-il déclaré après le sermon.« Je ferai des efforts pour voir ceux avec qui j’ai perdu le contact depuis six mois.» M.Lis, qui assurait la direction clandestine de Solidarité lors de son arrestation, était le plus haut responsable du syndicat dissous à ne pas avoir bénéficié de l’amnistie décrétée en juillet dernier, car il était poursuivi pour trahison, délit non couvert par le décret.Les autorités ont cependant abandonné ce chef d’accusation, permettant ainsi sa libération et celle de son ami, M.Piotr Mierzewski.Washington avait fait savoir qu’il ne lèverait pas son veto sur la demande d’entrée de la Pologne au Fonds monétaire international tant que M.Lis serait en prison.M.Lis a par ailleurs révélé certains aspects de sa détention.Il ne recevait que deux journaux polonais largement censurés : Trybuna Ludu, organe du parti, et Zolnierz Wol-nosci, organe de l’armée.Selon lui, les ciseaux du censeur les expurgeaient notamment des discours du « numéro un » polonais, le général Wojciech Jaruzelski, et des compterendu des conférences de presse du porte-parole du gouvernement polonais, M.Jerzy Urban.M.Lis a encore affirmé que ce n’est qu’après avoir recouvré la liberté qu’il a appris « les détails » de l’assassinat du père Jerzy Popie-luszko par trois poUciers.Il a précisé à ce sujet que l’un d’entre eux était Photolaser AP Le militant syndical Bogdan Lis est embrassé par sa mère, Wla-dyslawa, à sa sortie de prison.enfermé dans une cellule proche de la sienne et qu’il l’avait souvent entendu pleurer.Pendant sa détention, le syndicaliste a reçu un message du pape Jean-Paul II avec ses voeux personnels ce qui l’avait beaucoup réconforté, a-t-il dit.M.Lis a encore indiqué qu’il était persuade, en se fondant sur ses interrogatoires pendant sa détention, que la poUce en savait peu « sur les clandestins.» Par ailleurs, l’év^ue auxUiaire de Kielce s’est rendu hier à Wloszczowa (centre de la Pologne) pour célébrer une messe de soutien aux lycéens qui occupent depuis une semaine leur groupe scolaire afin de protester contre le retrait des crucifix des salles de classe.Selon des témoins sur place plusieurs milliers de fidèles ont assisté à cette messe animée par de nombreux lycéens qui avaient composé des chansons spécialement dédiées au symbole reUgieux pour la défense duquel ils ont commencé leur mouvement de protestation lundi dernier.Mgr Mieczewslaw Jaworski a défendu dans son homéUe la cause des lycéens, soutenus par leurs parents et de nombreux habitants de cette bourgade rurale de 10,000 habitants.« La Pologne est un pays catholique et les croyants doivent pouvoir montrer leur foi », a-t-U.« Dans toutes les autres écoles de la ville (élémentaires et primaires) des crucifix sont accrochés», a-t-il ajouté.Une messe a aussi été célébrée à l’intérieur du groupe scolaire par les pères Marek Labuda et Andrzej Wüczynski.K P’ \ H \ S 'T %'''' / ^ I s/.Téléphoto AP Une cérémonie d'ouverture « alternative » a inauguré ce week-end à Hambourg le congrès des « Verts » ouest-allemands.RFA : les Verts adoptent un compromis HAMBOURG (AFP) — Les « Verts », écologistes pacifistes devenus troisième force politique de RFA, ont évité la rupture interne ce week-end a Hambourg en reportant la décision sur une alliance « rouge-verte » avec les sociaux-démocrates à 1986, soit un an avant les élections générales de 1987, ont constaté les observateurs.Au terme de six heures de débats controversés samedi, entre « fondamentalistes », défenseurs du rôle d’antiparti des Verts et « réalistes », favorables à une alliance avec le SPD de l’ancien chancelier Willy Brandt, le 7e congrès fédéral du parti a adopté un compromis laissant la porte ouverte aux alliances rouges-vertes régionales et locales.Ainsi, avant de se fixer une stratégie politique définitive pour l’avenir, les quelque 800 délégués verts attendent de voir comment évolueront les expériences « rouges-vertes » qu’ils sont prêts à accepter l’an prochain en Sarre avec le chef de l’aile gauche du SPD, M.Oskar Lafontaine, candidat favori pour les élections du 10 mars 1985, et éventuellement, en mai 1985 en Rhé-nanie-Westphalie.¦ Nouveaux raids irakiens dans ie Goife MANAMA (AFP) — L’aviation irakienne a mené hier matin un nouveau raid dans le golfe Persique, au sud du terminal iranien de Kharg, endommageant légèrement un pétroüer appartenant à une compagnie maritime de Hong Kong et battant pavillon des Bahamas.Le BT-Inves-tor (323,100 tonnes de port en lourd), de la compagnie WaUem Shipping, a été touché à bâbord, alors qu’il se dirigeait à vide vers le terminal iranien, ont indiqué des sources maritimes à Bahreïn et Koweït.L’attaque n’a provoqué ni incendie ni victimes et le pétroüer, qui n’a pas demandé d’aide, fait route vers Dubaï (Émirats arabes unis) par ses propres moyens.Cette attaque, qui a été confirmée par les assureurs Lloyd’s, a été revendiquée hier en début d’après-midi par Bagdad.Un petit cargo koweïtien a aussi été touché hier matin par trois missiles dans le sud du Golfe, à une centaine de kilomètres à l’est de Bahreïn, indique-t-on de sources maritimes.Deux membres de l’équipage du Tareq, qui jauge 2,150 tonnes, ont été légèrement blessés, précise-t-on.L’incendie qui s’est déclaré à bord a été rapidement maîtrisé par l’équipage.¦ Paris : attentat contre ie siège du RPR PARIS (AFP) — L’engin explosif qui est à l’origine de l’attentat survenu hier matin dans le centre de Paris avait été déposé contre l’immeuble du Rassemblement pour la Répubbque (RPR, néo-gauUiste), le parti du maire de Paris, M.Jacques Chirac, et non dans une voiture comme on l’avait d’abord cru.Une Peugeot 305, immatriculée aux Pays-Bas et appartenant au professeur H.C.Hemker, de l’université de Limbourg, garée en face du siège du RPR, a été complètement détruite et l’Institut néerlandais, immeuble mitoyen de celui de ce parti, a eu toutes ses vitres brisées.L’attentat, qui n’a pas fait de victime, n’a pas encore été revendiqué.¦ Nicaragua : discussions entre Managua et Miskitos BOGOTA (AFP) — Les discussions entre le gouvernement nicaraguayen et l’organisation indienne Misurasata ont débuté samedi comme prévu à Bogota, en présence d’observateurs internationaux et de représentants du Conseil national des peuples indigènes d’Amérique, a-t-on annoncé de source officielle dans la capitale colombienne.Le commandant I.uis Carrion, vice-ministre nicaraguayen de l’Intérieur, et M, Brooklin Rivera, dirigeant du Misurasata, une des deux organisations qui représentent les Indiens miskitos, sumos et ramas, participent notamment à ces discussions.La seconde organisation, le Misura de M.Steadman Fagoth, alliée à la Force démocratique nicaraguayenne ( FDR, antisandiniste), refuse le dialogue avec les autorités sandinistes.La réunion de Bogota a été organisée pour tenter de mettre fin à la lutte armée que mènent les Indiens de la côte atlantique du Nicaragua contre le régime de Managua depuis trois ans.Les représentants du Misurasata réclament, rappelle-t-on, un statut d'autonomie pour les populations indigènes.Ils espèrent que les discussions permettront le retour au Nicaragua des Miskitos réfugiés au Honduras.¦ Argentine : ia preuve des atrocités BU ENDS AIRES ( AFP) — La justice civile argentine a la preuve que les membres des trois premières juntes miütaires au pouvoir entre 1976 et 1982 ont ordonné des « atrocités » dans la lutte contre la guérilla, a affirmé le procureur fédéral Juho Cesar Strassera.Dans un article pubUé hier par le quotidien indépendant Clarin, M.Strassera ajoute que le ministère public a répertorie plus de 1,600 dossiers qui apportent la preuve que les auteurs de la répression utilisaient des méthodes telles que la torture, le meurtre ou la détention illégale des suspects.Ces accusations, a-t-il ajouté, ont notamment été retenues contre trois ex-présidents d’Argentine, les généraux Jorge Videla, Roberto Viola et Leo-poldo Galtieri.Le retrait israélien du Sud-Liban Richard Murphy jouera un rôle déterminant JÉRUSALEM (AFP) — La nouvelle mission de deux semaines que le secrétaire d’État adjoint américain, M.Richard Murphy, a entamée au Proche-Orient devrait être « capitale », selon des sources militaires à Tel-Aviv.« Si cette tournée aboutit, nous pu-bUerons rapidement un calendrier de retrait de nos troupes stationnées au Liban, et dans le cas contraire il nous faudra envisager un redéploiement unilatéral », ajoutait-on de même source.Cinq semaines après sa première mission au Proche-Orient, M.Murphy est arrivé samedi soir à Jérusalem, en provenance de Ryad (Arabie Saoudite).Il s’est entretenu hier avec le ministre israélien de la Défense, M.Yitzhak Rabin, en présence du général Moshe Levy (chef d’état major), puis avec le premier ministre, M.Shimon Pérès.« Nous avons examiné les différentes solutions possibles au problème libanais et les moyens de faire progresser les négociations miütaires de Nakoura », a indiqué le diplomate américain.Commencées il y a un mois, ces négociations sont dans l’impasse alors qu’israéliens et Libanais doivent se retrouver aujourd’hui pour une neuvième réunion.« Nous souhaitons que ces pourparlers aboutissent à des résultats concrets avant la fin du mois », a récemment affirmé M.Rabin précisant qu’en tout état de cause, « le retrait des troupes israéliennes du Liban n’est pas lié à celui des Syriens».Selon les responsables miütaü'es à Tel-Aviv, l’armée israélienne pourrait en effet se retirer de tout le secteur central du Sud-Liban et maintenir ses positions dans le secteur oriental face aux ügnes syriennes.« J’espère que le retour de Richard Murphy au Proche-Orient va hâter les progrès dans les négociations de Nakoura », a, pour sa part, déclaré M.Yitzhak Shamir, müüstre des Affaires étrangères, avant son départ pour New York, où il devait rencontrer hier son homologue américain, M.George Shultz.Soucieux de favoriser le déblocage de la conférence de Nakoura, les États-Unis ne veulent pas jouer un rôle de médiation, a-t-on appris de source diplomatique à Tel-Aviv.M.Murphy espère que le roi Fahd d’Arabie Saoudite exercera des pressions sur les autorités de Damas afin qu’elles acceptent la conclusion d’arrangements de sécurité à la frontière israélo-übanaise, a-t-on indiqué de même source.Abondant dans le même sens, le premier ministre, M.Pérès, a estimé samedi « qu’il est possible d’obtenir des accords Umités avec la Syrie sur Portugal : les FP-25 revendiquent un attentat anti-OTAN I.ISBONNE (AFP) — Le groupe d’extrême gauche P’orces populaires 25-avril ( FP-25) a revendiqué hier après-midi l’attentat à la grenade commis aux premières heures du malin contre les installations de l’OTAN à Oeiras, dans la banlieue de Lisbonne.Dans un communiqué parvenu au bureau de TAFP à Lisbonne, les FP-25 affirment que leur action s’insère dans le cadre de la lutte contre la présence de l’OTAN et contre l’impérialisme américain, et en défense de l’indépendance nationale.Selon les FP-25, quatre grenades ont explosé sans faire de victime à l’intérieur des installations du commandement ibérique de l’Atlantique (COMIBERLANT).L’une d’entre elles a endommagé une voiture appar- tenant à un militaire de nationalité étrangère.Les FP-25 ont revendiqué le 25 novembre dernier un attentat similaire contre l’ambassade des États-Unis à Lisbonne.Une cinquantaine de membres présumés des FP-25 se trouvent actuellement incarcérés au Portugal.Ce mouvement a revendiqué depuis 1980 plusieurs actions violentes.Parmi la cinquantaine de détenus soupçonnées d’appartenance au groupe, on retrouve le lieutenant-colonel Otelo Saraiva de Carvalho, l’un des héi os de la « révolution des oeillets».Le F'P-25 est tenu responsable d’une série de meurtres, d’attentats et d’attaques de banques depuis quatre ans.le plan tactique, bien que sur le plan stratégique la Syrie contmue d’adopter les positions les plus extrémistes à l’égard d’Israël.» Dans une interview accordée au quotidien Maariv, M.Pérès estime que la France et les États-Unis sont prêts à favoriser le dialogue indirect entre Israël et la Syrie.Selon M.Pérès, la France serait prête à augmenter les effectifs de son contingent qui participe à la FI- NUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban).Israël souhaite qu’il y ait au moins 10,000 Casques bleus, et non 7,000 déployés actuellement, en tampon au Sud-Liban.M.Pérès est rentré la semaine dernière d’une visite en France, visite qui suivait de peu le séjour du président français, M.Mitterrand, à Damas, où il s’était entretenu avec le président Hafez el-Assad.Beyrouth Les combats se poursuivent BEYROUTH (Reuter) — Des bombardements du quartier chrétien de Beyrouth-Est ont fait sept blessés, hier, alors que l’armée libanaise et les milices druzes s’affrontaient pendant une heure dans les montagnes, à l’est de la capitale.Selon la radio druze, trois villages tenus par les druzes ont également essuyé des tirs d’artillerie et de mitrailleuse, qui n’ont pas fait de blessés.La radio a aussi fait étal d’échanges de coups de feu entre positions druze et chrétienne dans la région du Kharroub, au sud de Beyrouth.Le conseil de commandement de l’armée übanaise s’est à nouveau réuni hier, pour examiner les objections druzes au déploiment dans cette région du Kharroub d’une force de 1,200 hommes de l’armée réguhère.La réunion a pour but de mettre fin aux combats entre miüciens druzes et chétiens Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal: À Québec: 332-3891 687-2022 Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 (819): 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (613): 1-800-361-5699 PRIÈRE AU ST-ESPRIT Sl-K.spnl loi qui m'é-cUurcis lout, qui illumines tous les chemins pour que je puisse at-leindre mon idéal, loi qui me donnes le don divin de pardonner et oublier le mal qu'on me tail et qui es avec moi dans tous les in.slanls de ma vie, je veux pendant ce couri dialogue te remercier pour tout et confirmer encore une lois que je ne veux pas me séparer de toi à jamais, même et malgré n'importe quelle illu.sion matérielle.le désire être avec loi dans la gloire éternelle Merci de ta miséricorde envers moi et les miens.( l.a (lersonne devra dire cette prière pendant trois jours de suite.Après les jours, la grâce demandée sera obtenue même si elle pourrait jtaraître difficile, Faire publier aussitôt que la grâce a été obtenue sans dire la demande, au bas mettre les initiales de la jter-.sonne exaucée).B.r. Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef: Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint: Jean Francoeur Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Denis Lord, Jacques Chabot Directeur des aervicea adminiatratifa: Michel Paradis L’AUrOVOMIE PROVINCIAIE C^EST sans compter leurs paroles, leurs purges et leur temps, que les dissidents des orientations du gouvernement péquiste se sont répandus sur la place publique.Les fidèles, par ailleurs, sont taciturnes.Seul le premier ministre et chef du parti, M.Lévesque, de leur côté, définit la doctrine.Sa nouveauté — la souverai-nété comme police d’assurance et la fin de l’État-nation — devrait pourtant animer bien des plumes, même chez ceux qui le suivent.Il va bien falloir, un jour ou l’autre, donner un contenu à ce révisionnisme, situer ce parti, profondément transformé, sur l’échiquier politique.;Le Parti québécois pourra-t-il longtemps, rriême s’il conserve le mot au programme, se qualifier de «souverainiste»?Comment pourra-t-il cqntmuer à se définir en fonction de cette rupture suprême, et cesser d’y travailler?S’il est logique, lei congés du 19 janvier prochain devra aller bien plus loin que le rappel de la résolution de juin qui commandait une élection référendaire.Il devra, d^ns la mesure où il suivra M.Lévesque et ses amis, comme il est vraisemblable, «recréer» en quelque sorte le Parti québécois, l’insérer dans la tradition moins exaltante, mais so'ide, des partis q|ii ont cherché d’abord «l’autonomie provinciale».Comme l’Union nationale de Maurice Duplessis avant et après la guerre, comme l’Union nàtionale de Darnel Johnson au milieu des années soixante.; Les comparaisons font frémir les péquistes, parce qu’eUes sont trop jiersonnalisées.Si l’on oublie les styles politiques d’un autre âge pour s’attacher aux programmes politiques, et notamment à leur vision de la situation du Québec dans le Canada.le Parti québécois est effectivement revenu à cette souche bien québécoise de réflexion, intéressée d’abord au «butin» plutôt qu’au grand dessein.La stratégie Lévesque-Johnson, c’est d’obtenir d’Ottawa des leviers pour exercer ici un pouvoir réel, peu importe qu’il prenne, ultimement, la forme d’un État souverain.Ils ne sont ni fédéralistes ni indépendantistes, ils sont autonomistes.C’est là renouer avec une tradition très forte, qui va de la récupération des outils fiscaux après le régime Godbout jusqu’à l’oeuvre qu’avait esquissée Daniel Johnson peu avant sa mort, et que l’Union nationale, par la suite affadie, n’avait pu soutenir.Son célèbre opuscule Égalité ou indépendance décrit aujourd’hui l’orientation péquiste avec plus d’acuité, de clarté et d’actualité que le programme officiel du PQ.«Il pouvait nous suffire en 1867, écrit-il, d’être maîtres de notre langue, de nos écoles et de nos lois civiles.Mais aujourd’hui cela ne suffit plus.Il faut encore que nous soyons maîtres de notre économie (.)».De là 11 définit un programme constitutionnel qui va de l’affirmation des «deux natrons» — aujourd’hui devenu la reconnaissance d’une société québécoise «distmcte» — jusqu’aux limites au pouvoir fédéral de dépenser dans des domaines de compétence provinciale, jusqu’à la nouvelle répartition des pouvoirs, en passant même par une charte des droits.Si le chômage avait été à l’époque aussi dévastateur qu’aujour-d’hui, il aurait réclamé l’autorité sur la politique de main-d’oeuvre, afin de réaliser le plein em- ploi.Sa perspective n’est qu’accidentellement pan-canamenne, elle n’accepte le fédéralisme que dans la mesure où il améliore la situation du Québec, lui reconnaît une dynamique propre.«La Confédération n’est pas une fin en soi, écrit-il; (.) si, après avoir tout tenté pour la rendre également habitable à nos deux communautés culturelles, nous constatons un jour la vanité de nos efforts, elle ne nous paraîtra plus digne d’être sauvée.» Daniel Johnson fut aussi l’auteur, le vrai, de la théorie de la «suprême police d’assurance».Sans jeter la pierre à ce qu’il appelle des «séparatistes», l’ancien premier ministre se gardait toutefois de se situer trop près d’eux.Selon sa perspective, celle de l’ultime «possibilité du dialogue» (lire en rétrospective «le beau risque»), il était impossible de tenir à la fois le langage de la souveraineté et celui de la recherche d’une entente au sein de la fédération.C’est à ce choix que le PQ sera acculé en janvier, et auquel tient sa crédibilité.Or beaucoup des fidèles de M.Lévesque refusent encore d’admettre ce déchirement, ce révisionnisme nécessaire, et font du vocabulaire souverainiste la bouée de leur conscience.La vérité des orientations sera d’autant plus difficile à admettre que le chef, par ces détours dans le détour dont il a le secret, s’est remis à jouer sur les mots, presque au lendemain de sa déclaration du 19 novembre qui mettait la souveraineté au froid pour longtemps.«Nous sommes souverainistes», écrit-il le 4 décembre au démissionnaire Camille Laurin, en faisant semblant de croire que leur désaccord ne porte que sur la stratégie électorale, sur la nécessité de faire ou non de la souveraineté l’enjeu du prochain scrutin.Il réduit leur désaccord à une divergence assez banale entre la «souveraineté express», impossible à obtenir, et la «souveraineté à moyen terme», qui se produira «probablement», de progrès en progrès.Il y a là une tromperie verbale, conçue pour verser du miel sur le remords des militants.La souveraineté selon les dissidents, c’est celle de l’Ètat-nation dans la plénitude de ses pouvoirs politiques, limitée au plus par une association économique avec le voisin.La souveraineté selon l’idée à laquelle se résigne aujourd’hui René Lévesque c’est, comme une phrase anodine de la même lettre l’avoue, «un degré d’autonomie accrue, qui prendra la forme que commandera la réalité vécue».Et la réalité vécue, pour l’instant, c’est la reprise, sur tous les fronts, de la recherche d’une entente avec Ottawa d’abord, et le reste du Canada ensuite.Certes, le chef du gouvernement n’a pas à s’en excuser, ni à plier devant les accusations de trahison, venues des abonnés de l’immuable.Mais il ne peut pas non plus raconter à ses troupes que leur action continue à faire mijoter la souveraineté, alors qu’il enlève lui-même le plat du feu.Ce qui bout dans cette marmite, c’est un plan d’autonomie provinciale.Des deux grands partis du Québec, le PQ est le mieux place pour le reprendre là où Daniel Johnson l’avait rendu, mais il devra laisser ses jeux de mots au placard.— LISE BISSONNETTE D’autres Saint-Ferdinand ?EN CAPITULANT devant la CSN, le gouvernement encourage d’autres syndicats à brandir la menace de « nouveaux Saint-Ferdinand », craint le président de l’Association des hôpitaux du Québec Dans une analyse que publie en page éditoriale la livraison de décembre d’Arières, le bulletin de l’AHQ, M.André Brousseau soutient que l’mterv'ention gouvernementale qui a mis fin à la grève de l’hôpital psychiatrique Saint-Juhen « incitera de nombreux syndicats locaux à régler “dans la rue” toute divergence de vue pouvant pouvant survenir avec l’administration de leur centre hospitaher » M Brousseau quahfie de « coup de force inacceptable » l’entente intervenue entre le ministre des Affaires sociales et le président de la CSN touchant les conditions de retour au travail, après 34 jours de grève, des 700 syndiqués de cet hôpital de la région de Thetford-Mines.On en déduit que cet arrêt de travail, en raison même de son caractère sauvage et illégal, ne pouvait connaître, à défaut d’une reddition sans condition, qu’un seul dénouement .le congédiement définitif et sans appel des grévistes au fur et à mesure que la direction de l’hôpital arrivait à les remplacer, La solution ne manque pas d’une certaine logique En déclenchant leur arrêt de travail général et illi-mité, les employés de Saint Ferdinand non seulement commettaient un acte barbare, mais ils se mettaient hors la loi.Comment pou-vaient-ils réclamer la protection du code du travail alors qu’ils en enfreignaient une des dispositions principales qui interdit le recours à la grève pendant la durée d’une convention collective ?.Le « grief » à l’origine de ce débrayage n’avait aucune commune liiesure avec le moyen choisi pour en obtenir redressement.La direction avait décidé de remplacer, dans chacune des 18 unités de soins de l’hôpital, une préposée aux malades par une infirmière auxiliaire.La sécunté d’emploi des employées déplacées n’était nullement menacée, puisqu’en vertu de la convention collective, ou du décret qui en tient lieu, la permanence est acquise après deux ans de service.Mais les syndiqués de Saint-Ferdinand semblent avoir voulu confondre « sécurité d’emploi » et « sécurité dans leurs postes respectifs ».Les conventions collectives ont toujours prévu, comme le rappelle opportunément le président de l’AHQ, « la possibilité pour un employeur du réseau hospitalier de fermer un ou plusieurs postes, de créer de nouveaux postes faisant appel à du personnel de classification différente, de fermer partiellement un ou des services, de réduire ses effectifs, notamment lors d’un changement de vocation, etc.».La sécurité d’emploi dans le secteur public doit aller de pair avec une certaine mobilité Autrement, c’est l’asphysie des institutions.Mais tel n’est pas le point principal dans l’autopsie de cette affaire.La question est de savoir si la solution retenue par le gouvernement est aussi « lourde de conséquences pour le réseau hospitalier tout entier » que l’affirme M.Brousseau.« Nous sommes d’avis, dit-il, que ce geste posé par le gouvernement rendra intenable la position des conseils d’administration désireux d’assumer pleinement les responsabi-htés que leur confère la loi.» À cette analyse désabusée, on peut en opposer une autre totalement différente qui se ramène à ceci : malgré que le gouvernement ait finalement décidé de passer l’éponge, les événements de Saint-Ferdinand pourraient bien avoir un effet dissuasif sur d’autres groupes tentés d’utiliser les mêmes moyens.Les syndicats hésiteront, plus que jamais auparavant, à recourir a l’arme inhumaine de la grève sans assurer les services essentiels.Voyons d’abord où conduisait la logique inexorable de la direction de l’hôpital : 700 mises à pied permanentes dans un petit village et ses environs.Les choses n’en seraient pas restées là.Un bon noyau des ex grévistes n’auraient pas si facilement abandonné la partie.Rappelons-nous des « gars de Lapalme ».Leurs chances n’étaient pas nuUes de se gagner quelque sympathie dans le voisinage immédiat et de voir, les semaines passant, s’élargir le cercle des appuis.La situation n’aurait pas manqué de s’envenimer.Le village en aurait été marqué pour des années à venir, à moins que les autorités, de guerre lasse, n’aient été contraintes par la suite à une « capitulation » plus dommageable encore.En lieu de ce sce^nario, dont nous sommes prêt à reconnaître le caractère hypothétique, que voyons-nous ?Un groupe de syndiqués qui est l’objet d’une réprobation générale pour avoir abandonné des patients dont l’état exigeait des soins conti-, des condamnations qui pleuvent nus; pour outrage au tribunal sans que l’o-pinion s’émeuve ni soit tentée de crier au martyre; des menaces de recours collectif de la part des patients qui s’estiment lésés; d’autres poursuites, peut-être, consécutives au blocage routier de la part d’entreprises ou de citoyens qui en ont subi des dommages.Et pour toute défense, les syndiqués n’ont eu droit qu’à un communiqué hystérique signé de la main du président de la CSN, truffé de sophismes les plus grossiers, où il est question de « tribunaux mampulés » et de « patrons sournois et tricheurs ».(M.Gérald Larose a souvent tendance à se tromper de siècle.) Il est diffile d’appeler cela une victoire syndicale.Il est peu probable que les événements de Saint-Ferdmand aient jamais valeur exemplaire, ni qu’on puisse les transmuer en symbole de la résistance ouvrière contre l’oppression, comme cette autre grève, celle des mmeurs de l’amiante (pourtant illégale, celle-là aussi), il y a 35 ans, à quelques kilomètres du village.La triste mémoire dé Saint Ferdinand sera celle d’un abus ou-trancier et condamnable, justement réprouvé par une opinion publique qui pourtant en vu bien a’autres.Faudrait-il, de surcroît, regretter que l’accrochage ne se soit pas terminé dans le sang ?— JEAN FRANCOEUR LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par rimprimene Po-palaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1XI Il est composé et imprimé par l’imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc, dont les ateliers sont situés è 9130 rue Boi- vin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à ditluser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour information à Montréal 332-3891, à Québec 687-2022 ABONNEMENT Edition quotidienne 120$ par année, 6 mois 62$, 3 mois 32$ A l’étranger 225$ par année, 6 mois 115$, 3 mois 60$ édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue Si-Sacrement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 OépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Sens unique et double sens LE MOT DU SILENCIEUX ALBERT BRIE LE DON de prophétie résulte d’une incapacité.Le prophète annonce ce qui sera, faute de saisu" ce qui est.* L’idée de Pascal que l’homme « est un roseau pensant » me laisse pensif.* Si l’homme avait des ailes comme l’oiseau, aurait-il pensé d’mventer l’avion ?• L’ennui que dégagent certaines personnes parfois agit sur moi comme une provocation.Il me donne envie de fau'e des folies.?Le problème avec un alexandrin, c’est de trouver chaussures à ses 12 pieds.Le spécialiste est comme le hibou ; la clarté le trouve démum.* Surtout ne pas croire qu’on est quelqu’un de ^and parce qu’on est méconnu; les probabilités établissent le contraire, c’est-à-dire qu’on serait plutôt un grand nen-du-tout.* Il reste quelque chose de l’enfant dans l’adulte.Hélas ! en général, l’espnt d’enfance est occulté par le mauvais esprit d’enfantiUage.* Je lis : « Il nourrissait un grand amour pour Solange ».Ce devait être une passion ahmentaire.* Pour le plaisir d’embêter le lecteur qui vous lit entre les lignes, écrivez en marge.« Certains écrivains, et plus que l’on pense, gagnent à ne pas être lus.* Au temps de l’âge d’or, l’homme ne connaissait pas l’or.C’est quand il s’est avisé (l’extraire ce métal précieux des entrailles de la terre que cet âge a cessé d’être.L’âge d’or est donc celui d’avant l’or.* À bord d’un train, l’avantage de regarder le paysage est double, selon que l’on s’asseoit pour le voir venir ou pour le voir s’éloigner.* La plupart des écrivains sont obligés de vivre de leur plume, parce que pour survivre, ils sont réduits à manger leur machine à écrire.* Les gens de la critique ne sont pas aussi envieux qu’on le prétend.Ils ont plutôt un sort enviable, puisqu’ils sont doublement à l’abri des affres du lendemain ; d’une part, journaux et magazines se les attachent en permanence; de l’autre, jamais ils ne manquent d’artistes à se mettre sous la dent.Quand un critique rend compte d’un livre qu’il n’a pas lu, le moins qu’on puisse en attendre, c’est qu’il soit aimable.Les prédicateurs devraient se dispenser de rappeler à l’homme qu’il n’est que poussière; aujourd’hui, l’abaisser de la sorte, c’est faire te jeu des Union Carbide et autres assassins, pour qui l’être hu-mam est moins que déchet.* Il est faux de dire que nous parlons un peu trop du temps qu’il fait; nous sommes beaucoup plus éloquents pour vaticiner sur le temps qu’il devrait faire.* La meilleure règle de vie : en tout, chercher l’exceptionnel.* Si tous ceux qui ont failh se faire tuer d’une manière ou d’une autre avaient réellement pén, la terre serait dépeuplée.* Rajeunir, c’est vieillir à une allure moins rapide que ceux qui vieillissent à une vitesse moyenne.* Philtre d’amour pour amants ac tuels : rhum et eau' et julep.« Je perds au jeu, par vanité, rien que pour soutenir la réputation que je me suis faite d’être bon perdant.Donc, quand je perds, je ne suis pas toujours honnête.C’est ce qui s’appelle, SI cela se peut, se tncher.« Il aimait tellement les ormes qu’il est mort de leur maladie.?Un vieillard, dans sa chaise roulante, pourvu de plusieurs prothèses, disait : « C’est moi, l’homme de demain ; démontable et portatif.» ?Lorsqu’un agent de la paix à af-fau-e à nous, ce n’est jamais, hélas ! pour nous ficher la paix.Traître, René Lévesque ?LIBRE OPINION CLAUDE JASMIN GÉRARD PELLETIER, dans une récente interview, questionne : « Les nationalistes boudeurs ne font pas de Lévesque un traître, c’est étonnant.», et il en reste médusé.C’est qüe les temps changent, monsieur Pelletier.Beaucoup.Je ne peux pas parler au nom de tous les indépendantistes des années ’60; chacun des anciens leaders d’opinion voudra apporter bientôt son propre « son de cloche ».Je SUIS pourtant convaincu que la plupart des mihtants de la « cause » (du RIN ou non) ont mué.Et con- sidérablement dans bien des cas.La grande inquiétude du temps, face à l’assimilation sournoise — exemple : par les immigrants qui s’inté^aient à toute vitesse aux anglophones —, a disparu en grande partie.Il faut en remercier l’essen-tieUe loi 101.Par ailleurs, nous sommes nombreux à avoir pris conscience de certains faits, d’ordre mondial ou, au moins, occidental, face à notre idéalisme non pas puéril, ni infantile, mais.disons juvénile.Nous avions un peu moins ou un peu plus de trente ans.Nous avons maintenant autour de cinquante ans, un peu moins, un peu plus.Nous avons appris beaucoup.Des événements enseignaient, ce qui est normal.Nous sommes devenus plus réalistes.René Lévesque davantage encore.On pourrait parler d’un lot bien pesant de constatations.Il y a eu, récemment, cette crise économique.Elle est pour beaucoup dans l’ajustement du réel (la sécurité financière minimum pour les nôtres) et du voeu, réel mais non essentiel, d’une souveraineté totale pour le peuple francophone de l’Amérique du Nord.Je refuse d’énumérer la série de chocs — ils sont de divers ordres — qui nous a amenés en grand nombre à « relativiser » l’urgence qu’il y aurait à acquérir rapidement cette indépendance nationale.Cela allongerait indûment ce billet.M.Pelletier devrait donc comprendre mieux la tolérance des « vieux » indépendantistes face à un « vieux » leader qui, lui aussi, chemine un peu laborieusement entre un réalisme omniprésent et cet espoir d’autodétermination.René Lévesque ne trahit rien ni personne.¦ Espoir de réconciliation DANS L’ENTREVUE qu’il a donnée au Point, à Radio-Canada, la semaine dernière, M René Lévesque a admis que le référendum sur la souveraineté avait été une erreur Cela est bien évident aujourd’hui, après la débâcle des négociations constitutionnelles et la crise qui sévit actuellement au sein du PQ .Et il en tire la leçon, ô fine trouvaille ! qu’il faut désormais changer de stratégie .Ce qui étonne, cependant, c’est qu’on en vienne aujourd’hui seulement à cette conclusion : n’a-t-on jamais lu, au bureau du premier ministre, le sondage de septembre 1979, publié par le MAIQ, concluant que seulement 28 % de la population approuvait la souveraineté-association et que 54 % s’y oppo,serait si le Canada anglais refu.sait de négocier avec le Québec ’’ Il était aussi évident, dès 1979, que la population préférait un statut particulier à l’intérieur du Canada (46 % pour, 33 % contre) et qu’il fallait changer de stratégie Nous devons donc faire, aujourd’hui, ce qui aurait dû être fait hier M ais que pouvons-nous demander de plus qu’une reconnaissance de la différence du Québec ’’ Quel projet pouvons-nous formuler qui aille dans le sens d’une éventuelle souveraineté et soit compatible avec les exigences de la crise économique et la nouvelle situation pohtique au Canada ?Permettez-moi, ici, de suggérer une approche nouvelle, soit la possibilité de rapatrier au Québec l’organisation du plus grand nombre d’administrations publiques possible, lesquelles appliqueraient tant les lois fédérales que québécoises.Ce faisant, le Parti québécois aurait de bons et crédibles arguments en faveur de son option .des économies administratives de l’ordre de $ 700 millions, année après année, une simplification certaine des rapports entre les administrés et les admini.strations ( un .seul rapport d’impôt annuel, par exemple); des contrôles facilités au niveau des administrations dispensatrices de prestations financières semblables (deux allocations familiales, une pension de vieillesse et un RRQ, une assurance chômage et un bien-être social, etc ) Intéressant, non ?Désormais, le fédéral ne pourrait plus s’ingérer impunément dans les compétences du Québec, car les administrations, toutes québécoises, rappelons-le, seraient néce.ssairement consultées avant l’adoption de toute loi fédérale et pourraient aller, par la suite, jusqu’à refuser l’application de directives fédérales jugées manifestement anti-constitution-nelles.En outre, les programmes dits « à frais partagés » auraient tendance à devenir purement québécois .Québec percevant tous les impôts et taxes et contrôlant toutes les administrations, il serait ridicule de verser à Ottawa des sommes qui reviendraient aussitôt dans les goussets du Québec.À la longue, Ottawa en viendrait à concéder dçs points d’impôt au Québec pour l’application de programmes pancanadiens, quitte à se réserver le droit de vérifier leur bonne exécution Sur le plan d’une éventuelle accession à la souveraineté, cette stratégie offre aussi des avantages.Car, d’une part, la mise en place d’un État souverain est beaucoup plus rapide lorsque ce-lui-ci possède déjà toutes ses administrations.D’autre part, sa reconnaissance sur le plan international est grandement facilitée, car des pays comme la France et te Royaume-Uni reconnaissent sans problème des États qui ont un contrôle effectif sur leur territoire.Certains -se surprendront d’une telle proposition.Or le modèle proposé constitue déjà la règle de fonctionnement de certaines administrations au Québec même, au Canada et en Europe.Personne ne se surprend, par exemple, de voir un policier québécois appliquer les lois criminelles au Canada, non plus, inversement, que de voir Revenu Canada percevoir tous les impôts et taxes pour neuf provinces cana-(hennes, puis retourner à chacune son dû.Pourquoi le Québec ne pourrait-il pas percevoir les impôts et taxes pour le compte du fédéral et faire appliquer les lois de celui-ci chez nous ?Dans le Marché commun européen, finalement, toutes les lois et toute la réglementation communautaires sont appliquées par les administrations et les juridic- .tions nationales de chaque État.Et pourtant, l’Europe tient bon .Pourquoi le Canada ne pourrait-il pas en faire autant avec le Qué- ; bec, pour un certain temps, à tout ‘ le moins .Bref, cette approche autorise un certain espoir de réconciliation, tant au sein du Parti québécois que dans la population, car i elle accroîtrait substantiellement, dans l’immédiat, les reponsabi- ¦ lités du Québec, qui demeurerait dans l’entité canadienne tout en lui donnant les moyens de la quit- > ter, éventuellement.— JEAN RÉMILLARD Montréal, 3 décembre.¦ Saiut, Gilbert ! ("EST avec consternation que les écrivains de la Société de ge.stion de droits d’auteurs (SGDA) ont appris la mort subite de Gilbert Larocque Mort à 41 ans ! Au Salon du livre de Montréal ' Des suites du PassHg(‘r, son cinquième et dernier livre, peut-être.Une overdose d’intensité ' Ce qu’il y aurait à dire, un ami l’a extrait pour moi de L'A valée des avalés de Réjean Du-charme .le premier novembre 1981 Je relance la balle à Gilbert Larocque « Quand je serai grande (c’est Bérénice qui parle), je ne passerai pas mon temps à déambuler paresseusement dans l’herbe morte.Je serai partie pour un heu d'où l’on ne revient pas.Un heu où on arrive en passant par des lieux où on ne s’arrête pas.Je monterai Pégase et monterai à l’assaut de l'Olympe, comme les titans, comme Ajax d’Oilée, comme Bel-lérophon Je mourrai en pleine force, de l’exploswn même de ma violence.Je me mesurerai à la mort en plein midi, plein éveil, pleine gloire Je me prierai à sa rencontre et porterai les premiers coups.Je connais l’issue de la bataille.Je sais que la lutte sera vaine [ j Mais je me battrai quand même.S’il faut perdre, autant perdre beau I.I» (page 120) Salut, Gilbert Larocque.Nous buvons à ta mort, pas à ta disparition Les créateurs meurent mais ne disparaissent pas.— RAYMOND PAOUIN au nom de tous les membres de la SGDA.Montréal, 3 décembre. DES IDEES, DES EVENEMENTS Les états généraux des nouvelles frontières du Québec POL1T1Q.UE INTERNATIONALE PAUL PAINCHAUD QUAND le gouvernement du Québec décida d’organiser un sommet sur « le Québec dans le monde », il prenait une initiative à la fois très originale et pleine de risques.Il est inhabituel, en effet, qu’un gouvernement s’engage dans un processus de consultation aussi large et aussi ouvert en matière de politique internationale.Un processus, par surcroît, où il accepte de se considérer comme l’un des participants parmi d’autres.La formule des sommets comme instruments de participation et de concertation se prête assez facilement à l’analyse de problèmes sociaux ou économiques — bien que rien ne soit assuré à l’avance dans des entreprises de ce genre — parce que les sujets, meme s’ils sont parfois assez étendus, demeurent circonscrits à des dimensions précises des affaires publiques et à des groupes bien identifiés.De nos jours, cependant, lorsqu’on aborde la politique internationale, on touche à tous les aspects de la vie sociale, on met en cause tous les sec- teurs de l’activité économique et culturelle, on engage les intérêts de régions et de groupes professionnels très divers.De plus, la politique internationale porte sur des aspects fondamentaux du rôle de l’État dans le développement et la sécurité des collectivités.C’est d’ailleurs pourquoi elle fut toujours entourée d’un certain secret et s’est peu prêtée jusqu’ici à des débats publics étendus.Les modes de consultation que les gouvernements utilisent sont, en général, restreints et contrôlés.Quand l’opinion publique s’en mêle, c’est habituellement à l’initiative de certains groupes, et souvent à propos de problèmes de caractère émotif ou qui touchent à des intérêts sectoriels précis.Mais il est rare qu’un gouvernement organise de lui-même une réflexion collective et à long terme sur tous les aspects de sa politique étrangère en y associant une grande multiplicité d’acteurs sociaux.À bien des égards, par conséquent, le sommet sur « le Québec dans le monde » constitue une première dans la gestion de la politique internationale des États, une première d'autant plus significative qu’il ne s’agit pas uniquement de consultations, comme s’apprête à le faire le gouvernement fédéral lui-même pour sa propre diplomatie, mais d’une véritable concertation qui devrait aboutir non seulement à une coopération plus étroite entre le secteur public et le secteur privé, mais aussi, normalement, à une coopération nouvelle entre divers groupes de la société québécoise dans la gestion de plusieurs dossiers internationaux.L’entreprise était risquée.Tout d’abord parce qu’elle met en présence des groupes dont les intérêts sont souvent très divergents.Des grounds, par surcroît, qui n’ont pas l’habitude de dialoguer entre eux sur ces sujets très particuliers et complexes.Des groupes, enfin, qui doivent apprendre a penser non seulement dans la perspective du développement du Québec, mais en fonction aussi des besoins, des points de vue, des contraintes de pays étrangers qui leurs sont souvent peu connus.pp à dire qu’il marque un tournant.Tout d'abord, parce qu’il sort au grand air un domame des politiques publiques qui semblait confiné jusqu’à maintenant à des querelles constitutionnelles aussi stériles que superflues, à des débats de marchands de tapis entre partis politiques, à une petite élite spécialisée et plutôt nombriliste.Désormais, par ce sommet, la politique internationale du Québec déscend dans la rue, pour ainsi dire, rejoint une grande variété d’intérêts, et se présente comme un sujet normal de discussions politiques au même titre que d’autres problèmes d’intérêts communs.Bref, la politique internationale se banalise et, par là, acquiert une légitimité qui lui manquait aux yeux de larges secteurs de l’opinion publique.Mais, pour reprendre une expression désormais célèbre du premier ministre René Lévesque, c’est là un « beau risque ».Ce sommet, en effet, plus qu’aucun autre organisé précédemment, met en cause l’avenir du Québec.On n’hésitera Mais surtout, ce sommet, au-delà des options politiques des uns et des autres, pourrait, si on l’aborde correctement, définir ce qu’il faut bien appeler les « nouvelles frontières » du Québec.Il n’y a pas, en effet, une seule dimension du développement du Québec qui ne trouve désormais son prolongement obligé dans des espaces nouveaux, souvent très éloignés des limites politiques purement formelles par lesquelles on le définit.On pensera immédiatement, certes, aux impératifs du commerce international.Mais on trouve les mêmes impératifs à tous les niveaux de la vie so- ciale, qu’il s’agisse de science, de technologie, de loisir, de culture, d’emploi ou de démographie.Il n’y a pas, non plus, de problèmes externes qui ne soient de nature à affecter le développement du Québec à court ou à long terme, à des degrés variables, certes, mais toujours d’une manière déterminante.C’est ce faisceau de problèmes et d’intérêts que toute la société québécoise doit désormais apprendre à gérer dans une perspective qui ne peut être uniquement étatique, mais très largement dans une perspective communautaire.Bref, ce sont ces nouvelles frontières, encore incertaines, qui transcendent sur le fond les querelles de village quelque peu « quétaines », comme les désignait récemment le ministre Yves Bérubé, qui devraient devenir le véritable horizon du Québec pour les prochaines années.De ce point de vue, le sommet sur « le Québec dans le monde », Ear le nombre, la variété et la qua-té des participants, mais aussi par l’importance des enjeux dont on y discutera, pourrait être considéré comme des états généraux de l’avenir du Québec.Les différents intervenants, certes, y défendront leurs intérêts particuliers, comme cela est légitime.Mais s’ils savent prendre une vue plus longue du développement du Québec, ils auront l’occasion, au-delà des partis, au-delà des idéologies, au-delà de la conjoncture politique immédiate.de donner au Québec le ballon d’oxygène qui lui fait défaut depuis quelque temps.Il n’y a plus, au Québec, en ce moment, de grands projets mobilisateurs qui rassemblent, comme à l’époque de la Révolution tranquille, une majorité de citoyens autour de quelques axes de développement.Les perspectives constitutionnelles des uns et des autres, aussi léstimes qu’elles soient, ont été peu a peu vidées de leur substance.Dans le contexte actuel, elles ne peuvent pas, à elles seules, entraîner l’ensemble social dans l’effort collectif qui permettrait de dépasser les graves difficultés de l’heure et d’amener le Québec à une autre étape de son développement.Bref, c’est à partir de nouveaux défis, qu’on transcrira en objectifs communs, qu’on libérera les ressorts nécessaires au progrès.Car sans objet concret de lutte, il n’y a pas de progrès.Ces états généraux, parce qu’ils sont un large rassemblement d’intérêts — et de ce point de vue, il est heureux que le gouvernement fédéral ait décidé, cette fois, d’y participer —, peuvent être l’occasion de mieux identifier le carrefour réel, et non pas imaginaire, auquel en est arrivé le Québec, et par la de définir plus rigoureusement ces frontières de l’avenir.Bref, un sommet pour chasser les démons du défaitisme, de la routine et de la complaisance idéologique.LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE DANS LA MÊLÉE LIBRE OPINION l’unité des classes ouvrière et populaire est loin d’être réalisée.Il faut RICHARD LANTHIER APRÈS plus de trois années d’existence à titre de mouvement, et profitant de la conjoncture politique qui prévaut actuellement au Québec (crise du Parti québécois et vide politique), le Mouvement socialiste vient de franchir une étape importante de son histoire en décidant de se transformer, d’ici quelques mois, en parti politique.Mais on peut s’étonner que le deuxième congrès du MS se soit tenu sur le thème de « Créer l’espoir », en référence à l’entrée prochaine d’un nouveau Parti socialiste sur la scène électorale, alors que, dans son programme de 1981, le Comité des cent nous mettait en garde contre toute forme de précipitation en écrivant : « Certes, dans le vide politique actuel et l’urgence des changements, la tentation pourrait être grande et légitime de se constituer en parti et de se lancer à la conquête du pouvoir étatique.mais c’est là une tentation dont il faut se méfier, qui conduirait au mieux, dans la situation actuelle, à des succès éphémères et fragiles.Il ne suffit pas simplement de décréter que le Québec est désormais socialiste, indépendant et démocratique pour qu’il le devienne.Les changements auxquels nous aspirons ne se feront pas du jour au lendemain.Il nous faut d’abord réunir un ensemble de conditions politiques ; dépasser les divisions et réaliser l’unité politique des classes ouvrière et populaire; enraciner en profondeur notre projet dans toutes les régions et dans toutes les sphères de vie et de travail; susciter et développer une volonté de lutte et de changement, construire un rapport de forces, développer des solidarités internationales: bref, mettre en marche une dynamique sociale capable de porter à terme notre projet politique » (Le Comité des cent.Pour un Québec socialiste, page 51).Les conditions politiques générales n’ayant pas changé, il faut donc croire que le Mouvement socialiste a progressé et que l’unité des classes ouvrière et populaire est en voie de réalisation.Or, nous semble-t-il, cela n’est pas précisément le cas.L’engouement pour le MS n’a fait que décroître ces deux dernières années et donc conclure que les dirigeants du Mouvement socialiste, après trois années de réflexion et d’hésitation, en sont venus à penser, comme nous le leur avions déjà suggéré, qu’on ne peut « susciter une volonté de lutte et de changement sans les moyens de cette volonté » (voir Richard Lan-thier.Critique du Mouvement socialiste, page 186).Toutefois, la présence sur la scène politique d’un Parti socialiste ne sera pas suffisante pour créer l’unité politique des classes ouvrière et populaire et, de façon plus spécifique, celle de la gauche québécoise.En effet, il est à craindre que le parti ne demeure, et pour lon^emps, qu’une réalité embryonnaire si sa direction et ses militants s’entêtent à présen-'ter leur programme politique comme la « plate-forme » devant servir à regrouper les forces progressistes et à développer la volonté de lutte et de changement des larges masses.Des quatre objectifs proposés par le Comité des cent dès octobre 1981, à savoir : le socialisme, l’indépendance, l’égalité entre les hommes e1 les femmes et la démocratie élargie deux seulement font l’unanimité ai sein de la gauche québécoise.En core faudrait-il s’entendre sur le type de socialisme et nous convaincre que l’indépendance est la seule solutior valable à la question nationale.Pai ailleurs, en période de crise écono mique et de réaction conservatrice de ces quatre objectifs, au moins deux, dans le meilleur des cas, ne font pas l’unanimité à l’intérieur des classes ouvrière et populaire.Certes, il ne s’agit pas de s’aligner sur le niveau de conscience politique moyen des masses et de donner dans le suivisme vulgaire, mais alors que la nécessité du socialisme comme solution à la crise émerge lentement, le seul fait de le présenter de façon étriqué et de le relier mécanique- • ment au nationalisme et à l’indépendantisme ajoute à la confusion idéologique du moment.L’avenir de la gauche Que le futur Parti socialiste maintienne, pour son propre compte, ces quatre objectifs ne pose aucun problème.Mais il est aberrant de prétendre que l’avenir de la gauche en dépende.Si l’on veut que cet avenir ait une chance de se concrétiser, l’unification des forces démocrati- ques et progressistes doit suivre une tout autre voie.Il faut d’abord que le Mouvement sociaüste et son président, M.Marcel Pépin, adoptent une nouvelle attitude face à l’ensemble des autres mouvements et partis de gauche.Des compromis s’imposent et l’on ne sait pas jusqu’où le MS veut bien aller.Chose certaine, M.Marcel Pépin nous a déjà prévenus en confiant à L’aut’journal, avant le congrès, que si on offrait au MS « de participer à une coalition en disant : Vous devez laisser tomber un de vos quatre axes, je pense que ce serait difficile pour nous d’accepter cela » (h’autjowmal, 18 octobre — 1er novembre 1984).Reste donc à savoir si de véritables compromis sont possibles.Aussi, le plus grand danger qui pointe à l’horizon, c’est que le Mouvement socialiste choisisse les groupes et les individus avec lesquels il désire distuter et que, de la sorte, il cristallise encore plus les différences et les oppositions qui rongent la gauche québécoise.Car, en réalité, l’ouverture d’esprit dont a fait preuve le MS, lors de son deuxième congrès, en invitant des représentants du monde syndical, du NPD-Québec et du Regroupement autonome des jeunes (RAJ), ainsi que le député indépendant de Sainte-Marie, M.Guy Bisail-lon, n’est qu’apparente.Seuls les interlocuteurs « valables », c’est-à-dire ceux avec lesquels le MS n’a pas à faire de compromis, soit sur l’indépendance, soit sur le type de socialisme — pris séparément —, ont participé officiellement (à titre d’observateurs) aux délibérations du Mouvement.Même le NPD-Québec, parti fédéraliste et centralisateur, a été convié à la fête, sachant d’avance qu’on peut s’entendre avec lui sur le contenu de la social-démocratie, tout en espérant convertir quelques-uns de ses membres à l’idée deTindépen-dance du Québec.Mais cette autre faction de la gauche québécoise qui ne partage ni l’idéologie nationaliste dù MS, ni sa conception du socialisme, a été rejetée ex cathedra.Elle n’est donc pas « appelée » à participer au processus d’unification des classes ouvrière et populaire.Loin du MS, point de salut ! Des compromis, donc, le Mouvement socialiste en fera, mais dans une seule direction (sans doute dans celle souhaitée par M.Jean-Claude Leclerc dans son éditorial du 30 novembre).Mais il est à craindre qu’en pratiquant une double politique d’ou- * qui, une fois au pouvoir, a révélé sa véritable nature politique.(En passant, le Québec sera loin de se trans^ former en un nouveau Cuba, comme l’affirme Jean-Claude Leclerc.Pour^.quoi ressortir les épouvantails ?) Or il semble que, pour mieux sortir de l’anonymat, le Mouvement socialiste se soit engagé, dès son deuxième congrès, dans la voie sans issue de la conciliation avec les seuls éléments politiques qui pensent comme lui ou qui se situent à sa droite, ce que nous révèle le système d’alliance qu'il s’active à mettre en place.Que le MS ait compris qu’on ne peut susciter une volonté de lutte et de changement sans les moyens de cette volonté est un premier pas.Mais il y a moyen et moyen ! S’il faut, sans aucun doute, applaudir à l’éventuelle formation d’un Parti so-" cialiste, il faut aussi, dès à présent, se méfier du système d’alUance que' ’ le futur PS cherche à créer.L’unité'-des classes ouvrière et populaire-passera plutôt par la mise sur pied" d’un bloc politique des forces progressistes et socialistes du Québec, bloc qui regroupera tous les partis et tous les mouvements de gauche sur la base d’une «plate-forme » commune, et qui se fixera pour objectiÇ à terme, la création d’un Parti ou* vrier et populaire unifié.Car c’est à l’échelle de l’ensemble des forces so-.cialistes du Québec que des compromis s’imposent, si l’on ne veut pas -que ces forces adoptent une ügne politique droitière ou gauchiste et si.Ton veut qu’elles sortent, enfin, des., ornières du sectarisme.Photo JacquM Grenier M.Marcel Pepin, président du Mouvement socialiste du Québec.verture et de compromis envers les groupes jumeaux ou ceux qui se situent à sa droite et de fermeture et de sectarisme envers les groupes qui se situent à sa gauche, le MS ne se transforme avec le temps et à l’usage en une sorte de Parti socialiste français où bon nombre de pé-quistes dissidents pourraient trouver leur dû et un nouveau tremplin politique (les Bisaillon, Harel & cie).Alors, le Parti socialiste pourrait connaître un certain succès, mais empoisonné.En effet, dans un tel cas, il est à prévoir que le PS ne fera pas salle comble auprès des petits travailleurs, des chômeurs et des jeunes dont l’avenir est bloqué et qui, n’en déjîlaise à M.Leclerc, sont loin d’etre gâtés par la société de consommation.La clientèle et les militants du PS se recruteront alors dans la nouvelle petite-bourgeoisie radi-calisée et dans une partie de l’aristocratie ouvrière.Et à ce compte, les classes ouvrière et populaire en général risquent encore une fois d’être^ « trahies », du moins si Ton se fie à la * pratique du Parti sociaUste français Mais si le Mouvement socialiste maintient sa politique d’ouverture apparente, il nous faudra, encore une fois, passer par le long chemin de-l’expérimentation (et des erreurs) pour apprendre que, dans un con-, texte nord-américain de crise économique et de lutte poUtique et idéo-“ logique exacerbée, la gauche ne peut ' faire de véritable progrès et parvenir à édifier une authentique société socialiste que sur la base d’une union large, approfondie et con sciente de toutes ses forces.Et comme nous ne faisons pas partie de ces « braillards de l’unité » à n’im-' porte quel prix, nous nous abstiendrons tout simplement d’appuyer le futur Parti socialiste au-delà d’une certaine solidarité idéologique de base contre les attaques des pouvoirs économiques et politiques en place.La vie fera le reste ! OTAN : que veulent donc les pacifistes ?REPLIQUE JEAN-FRANÇOIS BEAUDET L'auteur est membre de l'Union des pacifistes du Québec et de la Coalition québécoise pour le désarmement et la paix.DANS LE DEVOIR du 22 novembre, M.François Séguin signait un article intitulé «OTAN : les ambiguïtés d’une nouvelle stratégie ».Dans cet article, M.Séguin fait allusion aux «positions de désarmement unilatéral à un certain pacifisme dévoyé ».Étant moi-même militant pacifiste et me sentant donc quelque peu concerné, je me suis d’abord interrogé sur le sens du terme « dévoyé ».Le Larousse me renseigne : « dévoyé,e — Sorti du droit chemin; perverti.» En effet, les pacifistes sortent (ou du moins essaient de sortir) du chemin de la course aux armements qui nous mène tout droit vers l’extermination totale de Thu-manité.Leur « perversion » consiste à remettre en question cette tendance suicidaire qui est entretenue à l’intérieur des deux bloçs idéologiques.Autant à TEst qu’à l’Ouest, les pacifistes sont considérés comme étant « pervertis ».À un point tel qu’on les met même dans des hôpitaux psychiatriques en URSS.Mais que veulent donc vraiment les pacifistes ?Tout d’abord, il faut noter que le terme «pacifisme» est employé pour désigner toutes sortes de positions allant du gel de l’armement nucléaire au désarmement complet.Je veux présenter ici deux positions « pacifistes » : le non-alignement et, ce dont M.Séguin doit vouloir parler en faisant allusion au désarmement unilatéral, le « transarmement ».Le non-alignement est une des tendances les plus fortes au sein du mouvement pacifiste actuel.Les pacifistes non-alignés, par exemple celles et ceux de « END (European Nuclear Disarmament) » où les célèbres « verts » ouest-allemands, pouur ne nommer que ceux-là, rejettent à la fois la logique du bloc de l’Ouest voulant que la responsabilité de la course aux'armements incombe seulement à l’URSS et à ses tendances expansionnistes, et la lopque du bloc de TEst (véhiculée aussi par le Conseil mondial de la paix, organisme qui a des branches un peu partout à l’Ouest, et ici même au Québec ou il existe un Conseil québécois de la paix) voulant que cette responsabilité soit uniquement portée par 1 impérialisme américain.Mettant les deux super-puissances face à leurs responsabilités réciproques (pas nécessairement égales), les pacifistes qui préconisent le non-alignement croient que c’est dans Te-xistence même des deux blocs antagonistes que se trouve la cause première de T« exterminisme » (pour utiliser l’expression de l’historien britannique E.P.Thompson), et que c’est en mettant progressivement fin à cette division en blocs que l’on pourra sauver l’humanité de l’extermination.Cette dissolution des blocs se fera par une alliance entre les mouvements pour la paix de l’Ouest et ceux qui, à TEst, luttent pour les libertés démocratiques et la paix (So-lidarnosc en Pologne, la Charte des 77 en Tchécoslovaquie, les groupes indépendants pour la paix en URSS, Hongrie et en Allemagne de la capitulation rapide aux forces du totalitarisme communiste ».Il propose alors comme solution une défense conventionnelle renforcée pour faire face à la « menace totalitaire ».Mais pour les personnes qui ont une position pacifiste dite « radicale », cette solution est tout aussi suicidaire que l’autre, prévoyant l’utilisation d’armes nucléaires.On n’a qu’à penser à la destruction causée par les armes conventionneUes lors de la Deuxième Guerre mondiale en Europe, pour imaginer celle qui pourrait être causée par les armes conventionnelles actuelles, plus puissantes et plus perfectionnées qu’à l’époque.côté qj^ui tirerait le premier serait assuré de ne pas voir ses missiles détruits dans leur silos.en TEst).Une collaboration de plus en plus étroite entre ceux et celles qui, des deux côtés du « rideau de fer », rejettent la logique des blocs permettra l’émergence d’une alternative, différente des deux systèmes actuels, et pourra mettrqfin à cette 1 qüi pèse sur l’humanité tout menace qüi pèse ! entière.Dans son article, M.Séguin affirme que « la configuration actuelle des forces de l’OTAN ne laisserait le choix qu’entre le suicide collectif ou D’ailleurs, la nuance entre armes nucléaires et conventionnelles est de plus en plus subtile.On parle même d’armes « quasi nucléaires » pour qualifier, par exemple, des bombes conventionnelles dont la force explosive est proche de celle de petites bombes nucléaires.De plus, rien ne permet d’assurer qu’un conflit conventionnel impliquant les deux super-puissances n’escaladerait pas en un conflit nucléaire généralisé.Au contraire, une telle escalade serait pratiquement inévitable car, à cause de la rapidité et de la précision des missiles en leur possession, seul le La seule alternative au suicide que nous offre M.Séguin est donc une autre forme de suicide, ou la capitulation.Pour plusieurs pacifistes, l’alternative est de développer une défense sans armes.Vous avez bien lu sans armes.Cette forme de défense, appelée défense « sociale » ou défense civile non-violente, est basée sur le principe suivant : aucun tyran, aussi despotique soit-il, ne peut se maintenir au pouvoir sans une certaine collaboration, volontaire ou forcée, de la part des populations soumises.Il s’agit donc que cette collaboration soit retirée pour contrecarrer les plans de l’ennemi et lui infliger une défaite.Des exemples de résistance non-violente à des adversaires armés au cours de l’Histoire, comme celle qu’opposèrent les Danois et les Norvégiens aux nazis, ou celle qu’opposèrent les Tchèques aux troupes du Pacte de Varsovie en 1968, ou l’actuelle résistance du peuple polonais, permettent de penser qu’une population bien entraînée à se défendre sans armes pourrait résister efficacement et défaire un agresseur, aussi puissant soit-il.Les « armes » de cette forme de défense seraient les boycottages, les grèves partielles et générales, la surcharge " des services administratifs, les ac-.lions de désobéissance civile de toutes sortes, etc.J Son efficacité serait tout aussi' grande que celle de la défense conventionnelle, et beaucoup plus grande que celle de la « défense » nucléaire qui ne défend plus rien.C’est du moins ce qu’affirment des gens comme Gene Sharp, de l’université Harvard, ou le chercheur allemand Theodor Ebert, et cette position en faveur d’une défense civile non violente est incluse dans le pro-'' gramme de certains partis politiques, comme celui du Parti vert ouest-allemand.Pour sortir du chemin qui nous mène tout droit vers l’extermination totale, il faut dépasser la logique des blocs et « transarmer », c’est-à-dire passer graduellement d’une « défense » nucléaire à une véritable défense civile et non-violente, et ce,; avant qu’il ne soit trop tard.Il y a-évidemment un risque : la défense sans armements n’a jamais été tentée comme telle.Mais avons-nous vraiment le choix ?Ou nous prenons le risque d’apprendre à nous défendre sans armements, ou nous dispa-raissons dans l’holocauste nu-' cléaire.m •R •?.!y -4'î' I m.3 Æ'.* ' .i ¦¦ f m Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Trudeau res » que M.Sakharov, qui est âgé de 63 ans, avait été nourri de force par voie nasale à l’hôpital Semashko de Gorki.On lui a également administré des drogues, mais on ignore leur nature exacte, ont-ils précisé.Entre autres, Mme Yankelevitch a relevé qu’une équipe moscovite de spécialistes en matière de « nutrition forcée » s’était rendue, en juillet, à Gorki, une ville interdite aux étrangers à 400 km à l’est de Moscou.Ceci tendrait à confirmer que son beau-père a effectivement subi un tel traitement.« Ce n’est pas tous les jours que de tels spécialistes vont à Gorki», a déclaré Mme Yankelevitch.En septembre dernier, le physicien Sakharov, qui était toujours hospitalisé, a menacé d’entamer un nouveau jeûne parce qu’on ne lui permettait pas de regagner son domicile de Gorki, ont egalement révélé les proches des Sakharov.M.Sakharov a finalement pu retourner, le 7 septembre, à son appartement, où se trouvait Mme Bonner.Cette dernière a été reconnue coupable de « calomnies envers l’État soviétique » et condamnée à cinq ans d’exil intérieur à Gorki, a indiqué, en août dernier, le département d’Ètat américain.Mme Yankelevitch et M.Semyonov ont insisté sur l’importance de lier la question des droits et libertés à la reprise des pourparlers Est-Ouest.C’est à ce chapitre que le gouvernement canadien peut jouer un rôle important, ont soutenu les enfants du couple Sakharov, qui habitent tous deux au Massachusetts.C’est ainsi que le gouvernement canadien devrait envisager la suspension des accords d’Helsinki adoptés en 1975 à la Conférence sur la securité et la coopération en Europe (CSCE), a estimé Mme Yankelevitch.Le Canada est signataire des accords d’Helsinki qui portent notamment sur le respect des droits en Union soviétique, le commerce entre les deux blocs et la coopération scientifique.Une nouvelle session de la conférence qui a pris la relève de la CSCE doit s’ouvrir en mai prochain à Ottawa.Une « suspension temporaire » de cette entente par l’Occident pourrait pousser l’URSS à respecter les engagements pris dans le cadre des accords d’Helsinki, a ajouté Mme Yankelevitch._ « On a maintes fois déploré les vio-"^ations des droits », a-t-elle déclaré.ji Mais des protestations verbales n’aboutissent à rien (.) Des sanctions doivent être précisées.» Les violations des droits ont empiré depuis la signature des accords d’Helsinki en 1975, année pendant laquelle on ne relevait aucune arrestation pour des motifs politiques, a noté Mme Yankelevitch.« Si nous sommes incapables d’intervenir avec succès dans le cas Sakharov.Il a’y aucun espoir pour les autres jeas», a-t-elle signalé.^4 La Charte quissé mais souvent d’une façon contradictoire d’une cour à l’autre.C’est la prérogative de la Cour suprême de trancher et de trancher definitivement.Ce sont les juges de cette cour qui décideront de la conformité entre les lois et la Charte, entre les énoncés contenus dans cette dernière et les valeurs devant prédominer « dans une société libre et démocratique.» Ce sont eux qui feront les délicats arbitrages entre les droits et libertés posés comme des absolus et les conditions d’exercice de ces derniers posées comme balises générales.Ces conditions sont énumérées dans le texte constitutionnel dans des formules dont la force demeure encore largement inconnue, force qui sera précisée suite aux jugements décisifs et toujours à venir du plus haut tribunal du pays.Dans certains cas, la cour sera im- 'Wv .MIP Ptioto Richard Lalabvre À peine 700 personnes, surtout des adultes, se sont rendues, hier, à la «journée de fèves au lard» organisée pour Oxfam-Québec.Le Palais des congrès a offert gratuitement locaux et personnel aux Scouts et Guides et autres jeunes de Jeunesse du monde qui ont également réussi à rallier de nombreux commanditaires et bénévoles à leur cause.Deux étudiants montréalais, Stéphane Morel, de McGill, et Alain Bertrand, de Polytechnique, sont à l'origine de l’initiative.Les Scouts et Guides de Montréal laissaient entendre par ailleurs qu’ils ont demandé à leurs 7,000 membres de la région montréalaise de donner la somme de $1 pour les victimes de la faim au Sahel.AUJOURD’HUI Diin.s ! prolongées, ¦¦ Commeril prier aujourd'hui », entrevue télévisée avec le (,'hanoine V.a(-farel suivie d'échanges dirigés par Louis Laurendeau, s j., au 1202 de Bleurv.K66-2:10.=) ou HTI IHIM ¦ Les membres du Club des lecteurs de la bibliothèque municipale de Longueuil invitent tous les citoyens intéres.sés à venir participer à leur prochaine di.scus.sion qui portera sur le livre « Le choc amoureux • de Krancesco Alberoni, Rendez vous à 19 h .30, au Centre culturel de Longueuil.100 ouest, rue Saint-Laurent.670-1410 ¦ Il y aura inscription pour les Ateliers LKS CROQUICiNOLKS, .se.s.sion Hiver 8.6, à compter de ce lundi.Les Croquignoles offrent des Ateliers d'animation pour les enfants de 2 à .6 ans.7.3.3-1478 ¦ „ Vente d'atelier, ces lundi et mardi de ¦ midi à 21 h, de dessins et peintures de Serge Mann, au 244 ouest, rue Laurier.'270-8814 ¦ M.Krnest Poulin, président de la Fédération des Aînés du Québec sera le conférencier au Club Wilfrid Laurier des Femmes libérale, à la salle Saint-Patrick, 454 ouest, bout Dorchester M Poulin a intitulé son propos • Vieillir en beauté », L'assemblée mensuelle du club précédera la conférence et débutera à 14 h 30.73.3-5998 ¦ Soirée bénéfice pour le Service d’information sur le dé.sarmement au Café Commun-Commune, 201 Milton, à compter de ¦18 h.Bonne bouffe, musique, contribution: »5, 392-4947 ¦ Conférence publique présentée par Guy Couturier.« Yazilikaya: .sanctuaire hittite » à 20 h 30, au 3200 ,lean-Brillant, salle 3.tX5.F.ntrée libre.puissante, tant certaines des dispositions de la Charte sont claires, non sujettes à interprétation.Ainsi l’article 33 autorise le Parlement fédéral ou une législature provinciale à adopter une loi et à déclarer expressément que celle-ci ou une de ses dispositions a effet indépendamment de la charte constitutionnelle.Dans ce cas, la prépondérance et la force des articles 2 définissant les libertés fondamentales et des articles 7 à 15 établissant les garanties juridiques pourront être annulées dans les limites des pouvoirs de la Législature qui choisira cette voie exceptionnelle.Au moment de l’adoption de la Charte, on affirmait que ces dispositions seraient utilisées avec prudence tant leurs effets politiques prévisibles s’avéraient sensibles, voire même désastreux pour les législateurs qui en abuseraient.On justifiait alors cette clause dérogatoire en affirmant que les élus du peuple et non les juges devaient avoir le dernier mot, même s’il s’agissait de la protection des droits et libertés des citoyens.Or, à l’usage, on doit constater que tel n’est pas le cas, que tel ne fut pas le cas du moins suite à l’usage général fait par le gouvernement du Québec de cette clause dérogatoire.La décision du gouvernement Lévesque fut dabord dictée par des motifs politiques bien davantage que par le souçi d’assurer la protection des droits et libertés des Québécois.On doit aussi noter et s’inquiéter de l’absence de débat et du peu d’intérêt qu’a suscité cette législation dont l’effet considérable aura été de soustraire d’un coup et pour cinq années toutes les protections constitutionnelles visant les droits et libertés des Québécois dans les domaines de juridiction de l’Assemblée nationale.A ce jour, aucun autre corps législatif n’a suivi l’exemple du gouvernement du Québec qui demeure le seul à avoir utilisé et au maximum sa prérogative de retrait.La Cour suprême sera aussi impuissante à garantir la plénitude des protections juridiques pour le personnel des forces armées canadiennes.Nos concitoyens qui y oeuvrent forment, au terme même de la Charte, une catégorie à part et sont expressément exclus de certaines protections dites fondamentales.Enfin, la liberté de circulation et d’établissement est subordonnée à de nombreux critères d’ordre juridiques, économiques et sociaux qui sont clairs.La Cour suprême pourra certes vérifier leur existence dans telle ou telle situation particulière, mais sa marge d'interprétation est mince.Convaincus que dans une société démocratique, les droits ne peuvent pas être absolus, les législateurs ont circonscrit leur exercice et établi des limites qui, elles, devront être interprétées par la Cour suprême.Ainsi, un corps législatif pourrait décider de restreindre par une règle de droit, dans des limites qui soient rai-sonables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique, l’exercice de tel droit ou de telle liberté garantis par la Charte.La Cour suprême devra décider du sens des expressions contenues dans ce texte : limites raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique.Nous attendons toujours le sens définitif que la Cour suprême fixera à ces expressions-cadres.Dans l’arrêt Southam, les juges du premier tribunal du pays ont préféré reporter à plus tard l’étude de ces expressions.Déjà cependant, certains paramètres généraux ont été fixés par la même cour dans la cause Québec-Protestant school board.Sans se prononcer définitivement sur le sens de cette restriction, les juges n’en ont pas moins établi que les limites contenus dans l’article 1 de la Charte ne peuvent équivaloir à des dérogations générales.Ces limites ne pourraient être par leur effet semblables aux dérogations qui, en conformité avec l'article 33, ont permis au Québec de soustraire toute sa législation de l’emprise de la Charte.Elles ne pourraient de plus équivaloir à des modifications de la Charte elle-même c’est-à-dire équivaloir à des modifications à la constitution du pays.Demain: Delà cour à la caverne de Platon.4 L’assaut clamé sans succès un nouvel appareil pour quitter l’Iran.Depuis mardi matin, ils alternaient les libérations de groupes de passagers, les gestes de violence (assassinat des deux Américains, otages torturés ou frappés) et les menaces, annonçant qu’ils allaient exécuter d’autres passagers ou bien faire sauter l'appareil si leurs exigences n’étaient pas satisfaites.Au cours de ces six jours d’angoisse, les pirates avaient libéré 153 passagers, dont 46 ces deux derniers jours.Ils ne se sont jamais réclamés d'aucune organisation.Toutefois, selon les milieux officiels américains, il s’agirait de membres du mouvement extrémiste chiite libanais Hezbollah (le parti de Dieu), proche de l’Iran.4 Turner Pour l’ex-député de Montmorency, M.Louis Duclos, il ne fait pas de doute que M.Turner a été mal conseillé et que le parti aurait eu de meilleurs résultats le 4 septembre si le chef libéral avait fait le même genre de campagne que M.Mulro-ney.C’est essentiellement le plan que M.Duclos avait présenté à M.Turner avant le début de la campagne mais il l’a refusé.Pour l'avenir, M.Duclos croit que les libéraux fédéraux doivent mettre fin à leur obsession du Parti québécois.« Le P LC a été battu parce que les gens en avaient assez des querelles Ottawa-Québec.René Lévesque le sait bien.Voyez-le aller au devant d’Ottawa ».L’ex-député de Longueuil, M.lacques Olivier, a souscrit entièrement au point de vue de son ancien collègue du caucus et il est même allé plus loin en affirmant que si Pierre Trudeau avait été chef plutôt que M.Turner, il aurait également perdu les élections.« Il se serait fait planter ».I,es dirigeants du parti craignaient que ce post-mortem se transforme en règlement de comptes, mais il n’en fut rien.D’après les confidences recueillies à la sortie de cette réunion à huis clos, les députés défaits, auxquels s’étpient joints les prési- France: 2 autres attentats dans la nuit PARIS (AFP) — Deux attentats ont été commis dans la nuit de dimanche à lundi en France, l’un contre un commissariat de police de Marseille et le second contre le siège de la compagnie pétrolière nationalisée Elf-Aqui-taine à Paris, a-t-on appris de bonne source.Peu après minuit (heure locale) à Marseille dans le sud de la France, une charge explosive d’environ 150 grammes, déposée au coin d’un immeuble qui abrite le commissariat de police du 6ème arrondissement ainsi que la préfecture de police, a détruit un véhicule et endommagé deux autres.Un policier en faction devant le commissariat et un habitant du quartier ont été légèrement com- motionnés.A Paris, une violente explosion, vraisemblablement d’origine criminelle, s’est produite lundi matin peu avant 01 h 30 locales au siège de la société pétrolière Elf-Aqui-taine, dans le 15ème arrondissement, a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers.Cette explosion a provoqué d’importants dégâts matériels mais n’a pas fait de blessés.Aucun de ces attentats n’avait été revendiqué à 02h00 locales.Dimanche matin, un autre attentat à la bombe dirigé contre le siège du Rassemblement pour la république (RPR, néo-gaulliste) à Paris, avait provoqué d’importants dégâts ( lire à ce propos en page 5).dents de comtés, n’ont pas tenté de faire le procès de l’organisation et personne n’a vilipendé le grand responsable de la défaite, M.André Ouellet.« La réunion a été remarquablement sereine et tournée vers l’avenir », a déclaré aux journalistes le député de Sainte-Marie, M.Jean-Claude Malépart.« C’est mal connaître le Parti libéral de penser qu’on allait demander la tête de quiconque », a dit le député défait d’Argen-teuil, M.Robert Gourd, indiquant que chacun a pris sa part de blâmes.Plusieurs anciens députés, à la recherche d’un nouvel emploi, ne s’étaient pas gênés au cours des dernières semaines, pour critiquer les stratèges du parti et accabler l’organisation centrale du parti, nommément le responsable du comité électorat, M.André Ouellet.En présence de leur chef et du président du PLC-Québec, samedi à Longueuil, les dénigreurs se sont tus et sont rentrés dans le rang.Pour sa part, M.Turner a reconnu à nouveau qu’il avait lui aussi commis des erreurs qui ont contribué à la défaite électorale.Défait dans L’Assomption, M.Roland Comtois est le seul à maintenir qu’il devrait y avoir un nettoyage dans l’organisation québécoise du parti.« Il est normal que ceux qui ont commis des erreurs tirent leur révérence ».Quoi qu’il en soit, la purge est à peu près complète, si l’on considère qu’il ne reste plus que six employés permanents au secrétariat permanent de la rue Sainte-Catherine, qui en comptait plus d’une vingtaine.Grand vaincu du congrès de leadership, M.Jean Chrétien a également participé à ces délibérations.Pressé de questions par les journalistes, M.Chrétien est demeuré évasif quant à son avenir politique, se limitant à déclarer qu’il considère encore comme « un bon soldat ».M.Turner mérite-t-il d’être reconfirmé chef du parti au prochain congrès?« C’est tout-à-fait prématuré, l’on verra ce jour là ce que le parti dira », a répondu M.Chrétien.Mais il ne fait pas de doute que M.Turner a l’intention de demeurer en selle et il a profité de ces délibérations pour raffermir son leadership.Il a révélé certaines des mesures qu’il entendait prendre pour reconstruire le parti, en commençant par le Québec.Il propose notamment de moderniser les structures de participation, retourner à la base, moderniser les moyens de communications et de financement.S’inspirant des conclusions d’un comité de travail mis sur pied au lendemain de la défaite, les libéraux fédéraux ont convenu que l’informatique et le bénévolat seraient au centre du plan de reconstruction du parti.Dans un document de travail signé notamment par le directeur général du parti, M.Jacques Fortier, le parti doit apprendre à vivre selon ses moyens et s’il continue à opérer selon les prévisions budgétaires actuelles, il connaîtra sous peu des difficultés financières.Le document propose en outre d’informatiser les résutats du 4 septembre et d’utiliser l’ordinateur pour les interpréter et les disséquer.Enfin, le PLC (Québec) entend créer un réseau de 10 à 15 coordonnateurs régionaux et animateurs, devant faire un trait d’union entre l’organisation centrale du parti et les associations des 58 autres comtés qui ne sont plus représentés par des libéraux depuis la défaite du 4 septembre.Laurin et le congrès de janvier 40 % d’orthodoxes ébranleraient le leadership de Lévesque PIERRE O’NEILL Ex-ministre des Affaires sociales, le Dr Camille Laurin estime que le premier ministre Lévesque devra « se poser des questions » sur son avenir politique si les orthodoxes recueillent plus de 40% d’appuis des délégués pequistes au congés spécial du 19 janvier.M.Laurin a fait ces commentaires au moment où il s’apprêtait à présider une réunion des militants pé-quistes du comté de Bourget, qu’il représente à l’Assemblée nationale.Les 13 délégués élus hier par l’assemblée générale de l’association, y inclus le député et le président, se rendent au congrès spécial pour lutter contre la proposition du premier ministre Lévesque d’évacuer la souveraineté du programme et du discours électoral.Dans bon nombre des vingt comtés qui ont choisi hier leurs délégués, les militants ont endossé la position de leur député dans ce débat entre orthodoxes et révisionnistes.Ainsi, le ministre de l’Habitation, M.Guy Tardif, a facilement convaincu ses militants du comté de Crémazie d’élire des délégués pro-Lévesque tandis que le ministre de la Main-d’oeuvre, Mme Pauline Marois, a réussi à faire élire une majorité de délégués favorables aux orthodoxes.Compte tenu des réunions qui devaient se tenir en soirée hier, plus de 60 comtés ont maintenant fait leur choix en vue du congrès de janvier et il semble, pour l’instant, que les révisionnistes et le premier ministre Lévesque disposent d’une certaine avance sur les orthodoxes animés notamment par les ex-ministres Parizeau, Laurin et Paquette.Considérant le prestige, les énergies et les ressources que le premier ministre a investi dans cette campagne, le Dr Laurin est d’avis que les résutats du congrès devront forcément être interprétés comme un vote de confiance ou de non-con- fiance à l’endroit du chef du parti.Même si M.Lévesque a le droit de se voir vainqueur avec l’appui de seulement 50% de la délégation du congrès, Le Dr Laurin croit que le président du parti se retrouvera dans une position intenable si sa proposition ne recueille pas au moins les deux tiers des voix exprimées au congrès.Dans son adresse aux militants de Bourget, le Dr Laurin a eu des mots durs a l’endroit de son chef, l’accusant à plusieurs reprises de vouloir transformer le Parti québécois en un « petit parti provincial, un parti fédéraliste », qui irait quémander à Ottawa « le butin du Québec », comme à l’époque de Maurice Duplessis.Le député de Bourget a même eu droit à des applaudissements nourris pour avoir rappelé à ses militants que le Parti québécois « n’appartient pas à son chef ».Le Dr Laurin ajoutait: « Il appartient aux militants, eux qui font le porte-à-porte, qui participent aux campagnes de financement ».Pour ce qui est de l’enjeu du débat, le Dr Laurin a rappelé que « ce n’est pas un concours de popularité du chef », mais plutôt la raison d’être du parti qui en cause.« Il ne s’agit pas de savoir si nous aimons M.Lévesque ou si nous voulons qu’il demeure chef.Il s’agit de protéger le parti et la société québécoise.C’est un devoir de justice ».Poursuivant dans le même sens, Tex-ministre des Affaires sociales a décrit la position du premier ministre Lévesque comme « un recul, un reniement de la raison d’être du parti et une très mauvaise stratégie ».Il y voit un « virage à 180 degrés », et il estime que « ça n’a pas de bon sens.Le député de Bourget a enfin expliqué aux journalistes que M.Lévesque avait exigé de tous ses ministres d’être solidaires et d’appuyer sa proposition lors du congres.C’est principalement pour cette raison que le Dr Laurin a dit avoir démissionné.À Québec et en province La thèse de Lévesque marque des points QUEBEC (PC) — Les militants péquistes de la région de Québec ont réservé jusqu’à maintenant un appui nettement majoritaire à la prise de position du premier ministre René Lévesque en faveur d’une mise en veilleuse de l’option souverainiste.Au cours de la journée d’hier, deux autres associations péquistes, Beauce-Nord et Montmagny-L’Islet, se sont rangées dans le clan des modérés et ont élu des délégués qui auront pour mission d’appuyer la position du premier ministre lors du congrès spécial du Parti québécois, le 19 janvier prochain à Montréal.Seule l’association péquiste de La Peltrie a pris ses distances, hier, vis-à-vis les propositions du président du Parti québécois.Mais, même là, la position des militants péquistes a été adoucie.Les 13 délégués de ce comté au congrès spécial proposeront que le « Parti québécois ait pour objectif fondamental de réaliser la souveraineté du Québec comme instrument essentiel de développement économique, social et culturel».Cependant, les péquistes de La Peltrie ont repoussé, par une faible majorité, le mandat que les congressistes du PQ avaient confié en juin dernier à leur formation politique et qui constituait en quelque sorte la plate-forme électorale de leur formation politique.La seule militante péquiste qui a avoué publiquement son appui à la thèse du premier ministre Lévesque n’a pas été élue à titre de déléguée.Toutefois, Mme Denis Bilodeau a été choisie comme déléguée substitut.Le ministre de la Main d’oeuvre et de la Sécurité du revenu et député de I.a Peltrie, Mme Pauline Marois, a voté en faveur de la résolution.Elle a indiqué aux journalistes qu’elle pouvait « vivre avec cette décision ».Après la tenue de huit assemblées d’association péquiste de la région de Québec, la proposition avancée par le premier ministre René Lévesque rallie jusqu’à maintenant la majorité des délégués au congrès de janvier.Les associations péquistes de Chauveau, Lotbinière et, depuis hier, la Peltrie ont épousé majoritairement la position des orthodoxes.Au cours des prochains jours, neuf autres assemblées de militants péquistes seront tenues dans la région de la capitale.Dans Frontenac, par ailleurs, une trentaine de militants ont appuyé unanimement la thèse de M.Lévesque, en présence du nouveau ministre des Finances, M.Yves Duhaime.La résolution qu’ils ont votée lie moralement les 13 délégués choisis pour les représenter le 19 janvier prochain au congrès spécial du PQ.Prenant la parole après le vote, M.Duhaime s’est déclaré convaincu que le premier ministre sortira grandi de la présente crise qui tourne, à son avis, autour du leadership de M.Lévesque, et non pas autour de l’orientation du parti.Dans Crémazie où le ministre des Transports Guy Tardif participait à rassemblée, les 13 délégués élus hier ne pourront pas non plus déroger à la décision majoritaire, prise par 62 militants, d’appuyer la mise en veilleuse de l’option souverainiste.Seulement cinq militants se sont prononcés en faveur des orthodoxes.Possession de marijuana Hatfield obtient de faire reporter son procès FREDERICTON (PC) - Le procès du premier ministre du Nouveau Brunswick, M.Richard Hatfield, pour possession de marijuana, qui devait débuter ce matin devant le juge James D.Harper de la Cour provinciale, a été remis à plus tard.Le juge Harper est désormais lui-aussi soumis a la décision d’un tribunal, puisque les avocats du premier ministre vont demander mardi à la Cour d’appel du Nouveau Brunswick de l’empêcher d’entendre la cau.se de leur client.Undes avocats de M.Hatfield, Me Rod Gillis, de Saint-Jean, au Nouveau Brunswick, a indiqué que le premier ministre craint de ne pas avoir un procès équitable devant le juge Harjxîr.“Le premier ministre Hatfield craint de ne pas avoir un procès équitable et impartial devant le juge J âmes D.H arper de la Cour provin-ciale”, a indiqué Me Gillis dans un communiqué.I.e procès de M.Hatfield ne pourra avoir lieu avant que la Cour d’appel ne rende sa décision au sujet de la requête de la défense.Le juge Harper, qui a été nommé par M.Hatfield, avait peu de commentaires à faire ce week-end sur les événements des derniers jours, sinon qu’il entend “conseiller à quiconque ayant déjà parlé à un journaliste de ne plus le faire”.10 décembre par la PC et l'AP 1983: l’épou.se de l.ech Walesa recoil le prix Nobel de la paix au nom de son mari qui a jugé plus prudent de ne pas quitter la Pologne.1982: la convention sur le droit de ia mer est signée par 117 pays.1980: les pays occidentaux avertis-senl (|u’ils riposteront par des sanctions économiques et diplomatiques à toute intervention soviétique en Pologne.1978: le président Sadate et le premier mini.stre Menahem Begin reçoivent le prix Nobel de la paix.1967: une explo.sion ttiermo-nu-cléaire esl utilisée pour la première fois à des fins pacifiques pour faciliter l’extraction de gaz naturel au Nouveau Mexique (Flal.s-Unis).1949: la Cour suprême du Canada devient l’ultime tribunal du pays avec l’abolilion des recours au conseil privé de Londres, I9:i6: aMicalion du roi Fxlouard VI qui va épouser une Américaine divorcée, Wallis Simpson.1913: la .loconde e.st retrouvée deux ans après avoir été volée au Louvre, 1810: Napoléon annexe le Hanovre du nord, Brême, Hambourg, Lauenbourget Lutx-ck.1775: deux bateaux transportant des Acadiens déportés de la Nou-velle-Éco,s,se sombrent dans l’Atlantique.1520: Luther brûle publiquement la bulle pontificale qui l’excommunie Il est né un 10 déeembre: Ce.sar Franck (1822). a LE DEVOIR ECONOMIQUE CAHIER I Montréal, lundi 10 décembre 1984 En Beauce, l’industrie du bois traverse une période difficile JOCELYN COULON (collaboration spéciale) Saint-Georges — Une grosse scierie de Sainte-Aurélie a fermé ses portes et plusieurs autres connaîtraient de sérieuses difficultés.Chez Wilfrid Paquet & Fils Ltée, de Saint-Théophile, une entreprise familiale fondée en 1949 et qui compte actuellement 21 employés, on admet que les temps sont durs.On est loin des belles années où « le moulin tournait jour et nuit », déclare un représentant de cette compagnie spécialisée dans le bois de construction.Mais on espère quand même une reprise au début de l’année prochaine.Les raisons de ce fort ralentissement : baisse des mises en chantier dans la construction domiciliaire aux États-Unis, forte augmentation du prix de la matière première que les producteurs de bois ouvré de la Beauce doivent maintenant acheter en Nouvelle-Angleterre fau Maine surtout), taux d’intérêts élevés des prêts bancaires, etc.Pour Lucien Poulin, président de Comact Inc., de Saint-Georges, l’un des principaux fabricants québécois d’équipement et machinerie de scieries, séchoirs à bois et usines de pâtes et papiers, la situation est telle que son entreprise songe à se réorienter vers d’autres types de produits.Comact Inc., qui a déjà eu 130 employés, n’en compte plus qu’une soixantaine.Cette diminution n’est pas seulement attribuable à la faiblesse du marché mais aussi à l’introduction de machines sophistiquées nécessitant une main-d’œuvre réduite.Lucien Poulin rentre tout juste d’un voyage au Nouveau-Brunswick où il a pu constater que la situation de l’industrie du bois n’est pas plus brillante là-bas.« Les producteurs de bois de sciage de la région — la Beauce — n’envisagent aucun changement dans un avenir raisonnable, dit M.Poulin.Les gouvernements n’ont pas de solution à nous proposer ».Pour ce qui est de sa propre entreprise, il déclare qu’il devra décider quoi faire en janvier prochain, « si ça ne marche pas mieux », sans toutefois préciser sa pensée.Selon Martin Bilodeau, du syndicat des producteurs de bois de la Beauce, il existerait une soixantaine de scieries dans cette région.Certaines, très petites, n’ont que de un à cinq employés.Dans l’immédiat, il est difficile d’avoir une idée précise de leur situation d’ensemble, de même que de la perte d’emplois dans ce sectëur depuis la fin de 1982.« Le vrai problème, commente Jean-Guy Boulet, économiste auprès de l’Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec, est un problème de surproduction.La Beauce n’échappe pas à ça.Pour réduire leurs coûts unitaires, les entreprises de tout l’est du Canada — pas seulement le Québec — ont considérablement augmenté leur production en 1983 et surtout cette année.Je crains que les premiers mois de 1985 ne soient aussi très forts, ce qui ferait encore monter les stocks.Le marché américam de la construction domiciliaire n’est pas mauvais, mais il ne peut absorber un tel excédent (estimé à plus de 14 millions de mètres cubes) ».Toujours selon Jean- Guy Boulet, au moins les deux tiers de la production des manufacturiers québécois sont exportés aux États-Unis.C’est dire à quel point ce secteur est sensible à toute variation du marché, même légère.L’association craint également qu’une remontée des taux d’intérêts, au printemps prochain, et des tendances récessionnistes en 1985-86, ne vienne encore aggraver une situation fragile.Quant à la décision récente du ministre des Finances Michael Wilson, « d’alléger » plusieurs programmes fédéraux relatifs à l’habitation familiale, d’une somme supérieure à $130 millions — pour l’exercice 1985-86 —, elle est perçue comme une mauvaise nouvelle de plus.L’ACFAS accuse les conservateurs d’ancrer le Canada dans « le tiers-monde scientifique » ANDRÉ BOUTHILLIER L’Association canadienne-fran-çaise pour l’avancement des sciences (ACFAS) estime que les coupures budgétaires annoncées par le nouveau gouvernement conservateur « ancrera davantage » le Canada dans « le tiers monde scientifique ».Dans une critique sévère de la politique scientifique fédérale, l’ACFAS affirme que le nouveau ministre responsable de Sciences et Technologie, M.Thomas Siddon, a trompé tout le monde en promettant, Tan dernier, que l’effort de la recherche doublerait sous un rèpe conservateur.Or, après l’élection du gouvernement Mulroney, c’est plus de $100 millions de coupures qui étaient annoncées en matière de science et technologie.Principale victime de ce retranchement: le Conseil national de recjerches, dont le budget diminue de $70 mil- üons.Pour le directeur général de TACFAS, M.Guy Arbour, ces réductions de dépenses sont totalement inacceptables car « la recherche scientifique ne constitue pas un secteur improductif de l’économie».Ce qui est encore plus trustant, ajoute-t-il, c’est que « rien dans les mesures annoncées ne prévoit une récupération rationnelle par les entreprises canadiennes des chercheurs congédiés et rien n’est prévu pour stimuler la recherche industrielle, particulièrement anémique au Canada ( 33 % de l’effort national, contre 66% aux États-Unis ) ».M.Arbour donne ensuite des exemples de coupures qui « feront très mal » : l’abandon des projets d’un institut d’électrochimie à Sha-winigan, d’un laboratoire pharmaceutique à Trois-Rivières et d’un laboratoire de phytopathologie à Victoria ville.Les coupures auront aussi de fâcheuses conséquences sur les projets Éole, d’Hydro-Qué-bec, et de Tokamak, de TINRS à Varennes.En outre, des recherches sur les pluies acides, la technologie manufacturière, la toxicologie, l’atmosphère, l’océanographie et les radiations ne se feront plus.« Qui nous prendra au sérieux, demande-t-il enfin, lorsque nous encouragerons les étudiants à poursuivre des carrières scientifiques quand on envoie dans les limbes un nombre de postes de Ph.D.équivalent à trente fois le nombre annuel total de diplômés de troisième cycle du réseau de l’Université du Québec?» Voici la liste des coupures fédérales en matière de recherche scientifique canadienne: • réduction du programme de recherche et développement en autosuffisance énergétique et en diversification des sources d’énergie ( $60.8 millions ); • abolition du centre de technologie manufacturière de Winnipeg ($23 millions) ; • réduction des activités fauniques du ministère de l’Environnement ($8.7 millions); • abolition de centres de recherches toxicologiques à Guelph et à Toronto ($5.7 millions); • abolition des infrastructures de recherche de contaminants en haute atmosphère ($5 millions); • remise aux calendres grecques d’un laboratoire pharmaceutique à Trois-Rivières et d’un laboratoire de phytopathologie à Victoriaville ($4.9 millions); • abandon du programme du CNRC en rayonnement-X, en radiation nucléaire et en chimie des hautes pressions ($4.4 millions); • abandon de l’Institut d’électrochimie à Shawinigan ($8 millions) et du centre de recherche en régions froides d’Edmonton ($3.6 millions).Les actions privilégiées d’Unigesco offre le meilleur rendement REAction PAUL DURIVAGE L’émission de capital-actions d’Unigesco Inc., pour être Tune des dernières à survenir cette année, n’en est pas moins Tune des plus intéressantes de 1984 en raison principalement du fort divididende privilégié qui y est associé ainsi que du faible facteur de conversion qui peut donner lieu à un gain additionnel de capital.La compagnie de gestion montréalaise procède actuellement à une émission publique de 1.325 millions d’actions privilégiées de premier rang convertibles à dividende cumulatif, à un prix unitaire de $ 6.Ces actions sont admissibles à une déduction de 100 % de leur coût d’acquisition dans le cadre du Régime d’épargne-actions du Québec (RÉA).Comme nous l’avons signalé la semaine dernière, les actions privilégiées sont un produit fort bien adapté aux fins du REA.Leur fort dividende permet en effet d’entretenir l’intérêt de l’investisseur durant les deux années fiscales complètes où il doit idéalement conserver ses titres.La compagnie en développement peut entretemps atteindre la maturité recherchée, donnant ainsi lieu à un gain additionnel de capital pour l’investisseur à la revente du titre.Or, Unigesco offre le plus haut taux de rendement en dividende de toutes les émissions d’actions privilégiées survenues à la faveur du REA depuis le début de Tannée.Pé-tro-Sun International Inc., un titre de croissance, n’offrait qu’un rendement nominal de 6 %.Celle de Papiers Peints Bercley ne comportait qu’un dividende de 3%.Les actions privilégiées d’Unigesco portent effectivement un dividende trimestriel de 12 cents, soit un rendement annuel de 8 %.En tenant compte du traitement fiscal avantageux consenti au revenu de dividende, le rendement comparable pour un revenu d’intérêt est d’environ 12 %.Si on considère de plus la réduction d’impôt permise par l’acquisition de ces titres, le rendement brut sur l’investissement net est aussi élevé que 16 %, pour un revenu imposable de $ 30,000.Ce rendement se compare assez bien avec les hauts taux présentement rattachés aux actions privilégiées comparables inscrites à la Bourse.Celles-ci aux prix courants, méritent à leur investisseur un rendement en dividende moyen de 10.3 %, soit sensiblement l’équivalent d’un rendement d’intérêt de 15.5 %, selon la dernière compilation faite par McLeod Young Weir.C’est le cas notamment pour l’action privilégiée d’Inco portant un dividende de $ 1.96 et dont le cours se situe aux environs de $ 16.75.Par ailleurs, le dividende privilégié offert par Unigesco est relativement bien couvert par l’actif comme par les bénéfices courants de l’entreprise.Le ratio de couverture des dividendes par l’actif corporel net est de 1.63.Ceci signifie que l’actionnaire peut compter sur $ 1.63 d’actif pour garantir chaque $ 1.00 qu’il détient en action privilégié, en cas de liquidation de la compagnie.D’autre part, le bénéfice de $ 792,400 qu’a réalisé la compagnie pour la période de 12 mois terminée le 31 août 1984 représente 1.25 fois les dividendes annuels de $636,000 qu’elle s’est engagée à verser sur les actions privilégiées.Notons que ce ratio comptable conservateur ne tient pas compte des bénéfices additionnels que devraient générer les sommes recueillies à l’occasion du placement en question.Mais l’attrait de cette émission ne se résume pas au seul dividende trimestriel.Un gain en capital potentiel y est sous-jacent compte tenu du caractère convertible des titres émis.L’investisseur peut en effet échanger chaque action privilégiée détenue pour deux actions ordinaires de classe B en tout temps jusqu’au 31 décembre 1989.La prime de conversion est d’ailleurs fort peu élevé.Le prix d’exercice n’est en effet que de $ 3 tandis que les actions ordinaires B se négocient présentement à un cours de près de $ 2.30.Le titre a déjà atteint un sommet historique de $ 2.50 en novembre dernier.Il valait aussi peu que 70 cents il y a deux ans et demi.Il est toutefois particulièrement difficile de prédire l’évolution future des affaires de la compagnie.De fait.Tissue majeure consiste en l’utilisation que feront les gestionnaires du produit net de l’émission en cours.À ce sujet, la compagnie explique dans le prospectus que $ 3.6 millions seront affectés à la réduction de ses avances bancaires à court terme et que le solde de près de $ 4 millions servira à augmenter ses liquidités en vue de projets d’expansion futurs.Unigesco a présentement des liquidités disponibles de plus de $ 5 mil-hons, ce qui laisse croire en des projets d’importance.La compagnie demeure toutefois fort énigmatique quant à la nature de ceux-ci.On sait néanmoins les critères particulièrement sélectifs qui président au développement d’Unigesco.L’entreprise vise en effet à acquérir essentiellement des compagnies bien administrées, offrant un bon potentiel de croissance, qui ont des niches ou caractéristiques distinctes par leurs produits ou leur service, leur réseau de distribution ou leur marché, et qu’elle peut regrouper en vue d’obtenir un résultat supérieur à celui de ces mêmes entreprises opérant de façon individuelle (effet de synergie).C’est dans cet esprit qu’eUe a complété l’acquisition de la totalité des actions de Produits London House Limitée et du Café National Ltée en juin dernier pour un montant de $ 4 millions.Les deux torréfacteurs de café desservant le marché institutionnel du Québec devaient être fusionnés quelques mois plus tard.Unigesco a été constituée par un groupe de jeunes diplômés universitaires de Québec, Sherbrooke et Montréal en décembre 1966 qui voulaient fonder une compagnie d’assurance-vie spécialisée dans les services aux universitaires, professionnels et hommes d’affaires.Après avoir présidé au développement de TUnique, Compagnie d’Assurance-vie, elle quitta complètement le domaine de l’assurance en 1982 pour entamer une nouvelle percée dans le domaine de l’alimentation avec l’acquisition de Breuvage Jiri (1983) Ltée Tan dernier et des deux torréfacteurs de café plus récemment.Le bénéfice d’Unigesco a accusé une forte baisse au terme des neuf mois terminés le 30 septembre dernier, par rapport à la même période de Tannée précédente, en raison de la fermeté relative des taux d’intérêt.l’entreprise a réalisé un bénéfice net de $ 519,200 soit 14 cents par action ordinaire, comparativement à un bénéfice de $ 950,000 ou 26 cents l’action pour la période correspondante de 1983.Dans son message aux actionnaires, le président, M.Bertin Nadeau a expliqué qu’en raison de la stabilisation relative des taux d’intérêt au cours de la dernière période, la valeur des titres en portefeuille n’a pas augmenté de façon à permettre la réalisation de gains en capitaux aussi importants que ceux réalisés en 1983.Le principal actionnaire de la compagnie est aujourd’hui la société Casavant & Frères Ltée de la rue Saint-Paul à Montréal, avec 52 % des parts.M.Nadeau détient le contrôle de cette dernière avec 50.1 % des actions.La Caisse de dépôt et placement du Québec et M.Gérard Le-beau (Monsieur Muffler) ont chacun un bloc de 24.9 %.Notons que les actions ordinaires de classe B ne comportent qu’un droit de vote par action, tandis que celles de classe A en comportent dix.Il est toutefois entendu que les actions B seront automatiquement converties en actions à droits de vote multiples advenant une opération publique d’achat (prise de contrôle).COMPAGNIES AYANT DISTRIBUÉ DES VALEURS ADMISSIBLES AU R.ÉJLQ.Date (tu Monhnd Prlxè Prix au marché pfomaclua Emetteur DéchieHon (mtlHone) «ta—t—— iBnwpQn 01-12-$4 07-12-84 Var.16-03-fia * Guardian Truste© Inc.100% 1.3$ 8'A$ 9V4$ 9%$ — 22-03-83 Dufresnoy Inc.100% 0.7$ 60 35$ 38$ •+3 08-06-83 Québécor Inc.100% 13.0$ 13$(1) 24$ 24%$ -1-% 16-06-83 Mines Oumagami Inc.100% 19.0/$ 7%$ 5H$ S%$ -% 16-06-83 • Circuits Helix Inc.100% 7.0$ 450 10%$ 10%$ -% 0607-83 Sensormatte Canada Ltée 150% 2.5$ 8%$ 260 245 -15 27-07-83 Les Mines d'Or Kiena Ltée 100% 25.0$ 25$ 21%$ 20$ -1% 31-08-83 * Ressources Aiguebette Inc.150% 10,0$ 12$ 6%$ 6%$ -% 14-09-83 Donohue Inc.100% 42.5$ 10%$(1) 14%$ 14%$ — 14-09-83 * Pro-Optic Inc.160% 2.0$ 200 240 230 -10 01-11-83 Banque d’Épargne 100% 22.2$ 18.50$ 17%$ 17$ -% 08-11-83 • Louvem Inc.pr.conv.150% 6.0$ 450(2) 400 405 +5 21-11-83 ‘ Le Groupe Forex Inc.100% 5.0$ 5$ 105 95 -10 24-11-83 Gaz Métropolitain Inc.100% 15.5$ 7%$ 7%$ 8%$ + % (æ-12-83 ‘ Comsatlite Inc.150% 20.0$ 5$ 330 335 H-5 08-12-83 * Les Magasins Château Ltée 150% 10.1 $ 11%$ 14%$ 13% $ t1% 08-12-83 Comterm inc.150% 28.5$ 8%$ 120 124 -1-4 08-12-83 Muscocho pr.conv.150% 4.0$ 8$ 10%$ 10%$ -% 12-12-83 • Tombée inc.100% 10.0$ 5$(2) 445 435 -10 16-12-83 * Amusecor Inc.150% 2.5$ 200 175 150 -25 22-12-83 Guardian Truste© pr.conv.B 150% 8.0$ 10$ 8%$ 8%$ -H 22-03-84 Montreal Truste© 75% 27.5$ 12.60$ 12$ 12%$ ¦+•% 22-03-84 * CB Pak inc.75% 2.7$ 12%$ 12%$ 12%$ -% 27-03-84 • Morgan Truste© Inc.100% 6.0$ 6$ 240 240 — 09-04-84 * McNeil, Mantha Inc.150% 3.0$ 300 285 280 -fis 09-04-84 • Aligro 150% 3.5$ 5$ 7%$ -$ — 25-05-84 * Canam Manac inc.A 100% 9.5$ 9.50$ 9$ 9%$ -t-% 06-06-84 • Papiers Berctey pr.conv.150% 4.0$ 4.00$ 400 — — 31-08-84 • Industries Charan Inc.150% 3.3$ 3.25$ 360 360 — 27-09-84 Cascades 100% 11.3$ 9.38$ 9%$ 9%$ -% 02-10-84 FCA Internationale 100% 12.5$ 18.00$ 18%$ 19% $ -?•1 03-10-84 ?Circo Craft Inc.150% 23.1 $ 8.25$ 7%$ 7%$ -f % 09-10-84 • Goodlellow 150% 5.0$ 5.00% 475 470 -5 10-10-84 • Groupe Trans.GTC.150% 10.0$ 8.75$ 8%$ 8%$ + % 18-10-84 Ciment St-Laurent A 75% 10.0$ 24.00$ 24%$ $ 22-11-84 * Papiers Perkins Ltée 150% 7.2$ 6.75$ 450 450 — ÉMISSIONS EN COURS DE VALEURS ADMISSIBLES AU R.É.A.Q.05-10-84 * Biotech Electronics 160% 8.0$ 5.50$ — — -11-84 CB Pack Inc.75% 24.0$ ?— — — 12-11-84 * Télé-Capitale Inc.100% 23.0$ 5.00$ — — -11-84 UAP Inc.100% 8.0$ 7 — — — -11-84 • Entreprises Hartco inc.150% 7,0$ ?— — 15-11-84 Petro-Sun pr.conv.1 150% 4.0$ 3.50$(2) — — — 29-11-84 * Datagram Inc.150% 3.0$ 7 — — 29-11-84 Unigesco Inc.pr.conv.1 100% 8.0$ 8.00$ -* — — 30-11-84 D’Or Val Mines 150% 2.2$ 1.50$ — — 30-11-84 Mines JAQ Ltée 100% 1.6$ ?—- — PROGRAMME DE RÉINVESTISSEMENT ET D ACHAT D’ACTIONS Montant Prochaine » trfmesirM IRVIQinQt Prix au marché (taie limite Émetteur Réduction maxtmM anmiM 2(MI7-$4 27-07-84 Var.15-12-84 Alcan 76% 2000$ 1.56$ 35% $ 34%$ -% 19-12-84 Banque de Montréal 75% 20 000$(3) 1.96$ 24%$ 24%$ -1-% 22-12-84 Banque Royale 76% 7500$ 2.00$ 28%$ 28% $ -% 14-12-84 Entreprises Bell Canada 75% 20000$(3) 2.18$ 35% $ 36%$ +% 14-12-84 Domtar 75% 4000$ 1.40$ 33%$ 32$ -VA (1) La coinpagni* a Mibdivtsé «on capital ourla DM* (1*2 pour 1.(2) Bon «ta aouacrlptlon Mdua.(3) Parax4H«lea • ; l>ramièradlaim>u«tonpublt«tiiapourla«wmpasnla,avactnac«tpaonalmiritanéailaeatadalabouraa.Compilation par LE DEVOIR UNE IDÉE D'AVANCE AVEC «HYPOTHEQUE À L'ABRI» desjardins Une ressource naturelle. 10 ¦ Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 LE DEVOIR ECONOMIQ.UE Volkswagen-Québec innove en organisant un « rallye-surprise » DANIEL HERAUD (collaboration spéciale) La présentation des nouvelles Volkswagen Golf et Jetta qui a eu lieu fin novembre au Sheraton Laval regroupait la plupart des chroniqueurs automobiles du Québec.Le fait est intéressant à signaler car, jusqu'à ces derniers temps, les relations publiques de la zone du Québec étaient faites à partir de Toronto avec tout ce que cela pouvait avoir d’incompréhensible et d’arbitraire.Conscient du problème, le directeur de la zone québécoise, Michel Mé-rette, a demandé à la maison-mère une certaine autonomie en matière de relations publiques et de communications.Ce qui lui fut accordé.Si les gens de l’information spécialisée sont particulièrement gâtes par les constructeurs domestiques qui se font un point d’honneur à mettre sur le marché toute l’information techm-que nécessaire à nos évaluations techniques, il n’en va pas de même pour les constructeurs importés dont certains ne présentent même pas leurs modèles avant le Salon et sur lesquels l’information est souvent des plus maigre.Il y a des compagnies dont nous n’entendons parler qu’à l’époque du Salon pour nous remettre 10 pages dactylographiées sur ce qu’ils ont à vendre.Volkswagen-Québec a donc organisé cette rencontre sous forme d’un rallye-surprise qui nous a permis de faire une nonne évaluation du produit après la projection d’un film réalisé en Allemagne sur la nouvelle Golf.Ensuite, une conférence techm-que animée par un des techniciens de la compagnie, M.Schultz, a souligné les améliorations du produit Volkswagen pour 1985.La présentation se termina par une séance de questions auxquelles MM.Mérette et Schultz se préfèrent de bonne grâce.Souhaitons que cet exemple sera suivi par d’autres constructeurs qui auront à coeur de livrer aux médias une information précise et complète sur les produits qu’ils ont à vendre chez nous.CARNET DE ROUTE Près de 16,000 Pony se sont vendues à travers le pays depuis le début de Tannée m m m DANIEL HERAUD (collaboration spéciale) L’année 1984 aura été le point de départ d’une nouvelle aventure industrielle, avec la poussée remarquable du constructeur coréen Hyundai.Au cours de l’année qui s’achève, il se sera vendu 16,000 modèles Pony au Canada dont la moitié au Québec.En moins d’un an, le nombre de concessionnaires est passé à 40 dont 38 sont actuellement opérationnels dans la province.La Corée est considérée par le Canada comme un pays en voie de développement, ce qui lui évite d’être soumis aux restrictions des quotas et lui permet une exonération partielle de la taxe d’importation.Il était évident que les Coréens feraient tout ce qu’il faut pour occuper ce créneau particulier et nul ne saurait les en blâmer.Le privilege, dont la marque Hyundai profite, lui permet d’afficher des prix très concurrentiels non seulement vis-à-vis des constructeurs domestiques qui sont agacés des prouesses de la Pony, mais surtout vis-à-vis des Japonais qui sont verts de rage de voir cet « outsider » compléter les ventes qu’ils ne peuvent honorer faute de pouvoir rentrer plus de véhicules.Le pro-blène n’est pas de savoir si le point de vue du Canada est fondé sur la manière dont il considère l’industrie coréenne, mais bien de savoir qu’est ce que ces gens là nous vendent pour le prix demandé.C’est pur cette raison que nous avons fait l’essai du modèle Pony 1600 G LS équipé du même moteur que celui de la Stellar qui sera dévoilée au prochain Salon de Montréal.Les mécaniques n’ont pas posé de problèmes parce qu’elles sont particulièrement bien rodées.Elles sont fabriquées par Mitsubishi au Japon depuis 1969 et qu’on les retrouvaient déjà sur les Colt que Dodge importait dès 1972.Si ce 1600cc ne fournit que 4 cv de plus que le moteur de base de 1400CC, il procure une meilleure souplesse d’utilisation grâce à un couple plus important d’environ 10 %.Avec la transmission manuelle à 5 vitesses qui est très agréable à utiliser, le rendement est à son meilleur et on peut même dire que les performances sont bonnes pour une consommation raisonnable.Ce qui surprend le plus avec la Pony c’est l’agrément de conduite.L’entrain du moteur, la rapidité du changement de vitesse, la tenue de route toujours prévisible permettent une conduite qui rappelle les bons vieux « roadsters » d’autrefois.Grâce aux pneus Michelin « quatre saisons » qui équipent la voiture de série, la tenue de route est surprenante pour une voiture propulsée.Le freinage est très puissant mais les arrêts d’urgence, s’ils ne sont pas toujours rectilignes, se contrôlent aisément.Reste la direction qui n’est pas un modèle de précision, surtout au centre et les instruments qui sont illisibles la nuit faute d’un éclairage adéquat.Le confort général est moyen avec une suspension arrière sèche, des sièges bien dessinés mais peu rembourrés et un niveau sonore qui reste élevé.Si les places arrières sont peu habitables et difficiles d’accès, le coffre est vaste et modulable en abaissant individuellement les dossiers de la banquette.Le tableau de bord est bien conçu et les rangements nombreux et pratiques.Il faut signaler que l’accessibhté mécanique est excellente sous le capot et qu’il sera facile pour certains de faire leur entretien eux-mêmes.Le secret de toute l’affaire Hyundai c’est que dans la conjoncture actuelle, cette compagnie vend des voitures fiables et pratiques pour $900 à $1,400 de moins que la concurrence à Âjuii Pour combien de temps ?JEEP 85 en inventaire À prix surprise LAREAU 937-7785 1824 ouest, Ste-Catherine LAREAU ALLIANCE et ENCORE 84 a prix surprise, choix de couleurs, livraison rapide 937-9551 2085 ouest, Ste-Catherine GARANTIE DURAGARDE laiüMtmci lUJMtTt FRMS CACHES Transport et préparation inclus FINANCEMENT FORD DISPONIBLE Exemple Lincoln «Town Car» 4 portes 85 No.d’inventaire 5124 Equipement ci-dessus inclus • Toit vinyle complet • Am/fm stéréo électronique 4 h.p.• Antenne radio électrique • Mirroir éclairé sur pare-soleil • 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Ste-CatherIne MERCÙRY 12455, SHERBROOKE EST, Pointe-aux Trembies, Mtl.645-7441 Dans l’ordre habituel, M.A.Shultz, technicien chez Volkswagen, et M.Michel Merette, directeur de la division québécoise de l’entreprise.La Pony Avantages transmission agréable Bon comportement routier Bonnes performances Consommation raisonnable Fabrication sérieuse Coffre spacieux Freinage puissant Équipement complet Bons pneus (Michelin) inconvénients Prix en hausse (GLS) Faible habilité arrière Suspension arrière dure Direction imprécise Instruments mal éclairés Niveau sonore élevé Sièges peu rembourrés Accès difficile à l’arrière Quelques chiffres .Prix 1600 QL8 :7 39S $ Principales options î Peinture métallisée ($60); transmission automatique ($450).Équlpemeiti de aéitosMoteur de 1,61., pneus Michelin, phares halogènes, dégivreur électrique (sur tous les Pony) Sur 16{X) GLS: Glaces teintées, montre quartz.Lave-essuie-glace de haylon, jantes en alliages l^er, rétroviseur extérieur droit, radio MA-MF/cassette, 4 HP Caractéristiques Type: Sedan 4 portes HB 4 places Empattement.2340 mm.Longueur.4184 mm.Poids.990 kg Cœf.aérodynamique (Cx).N.D.Roues motrices; arrières Moteur; 4 cyl., 1597 cc.74 cv Transmission; manuelle 5 vitesses Performances Vitesse maximale.150 kmh.Accélération 0/100 kmh 13,0 sec.Reprise 60/100 kmh.11,Osée.Consommation .9l./100km.Niveau sonore moyen.71 dBA.Freinage 100/0 Kmh.2,72 sec.Commencez votre magasinage de Noël chez Concordia 1 25 Alliance et Encore 1984 neuves et démonstrateurs à liquider CONCORDIA -364 JOURS • dèpftt minimum $5000 • taux spéciaux sur JépOts au-dcssas de $100,000 • taux sujets â changements • taux disponibles sur les valeurs améneaines • ces dépôts sont admissibles pour votre HEER (plan auto(ï6ré) • INTÉRÊTS IPAYftS SKMK.STRIK1,I.KMKNT hureau I9H1 Ave.du é'ollejjc McGill Montreal H.'IA 2Y1 284-2:tn ^h'Tî}hti- SixiW \'aurttHtv du ( tnuidü Nissan dans la course.Suite au succès remporté par la P'iero et l’arrivée imminente de la MR-2 de Toyota qui sera présentée au prochain Salon de Montréal, Nissan introduira sur le marché nord-américain en 1987 un modèle à deux places dont le prix qui s’établira entre $5,000 et $6,000 pour mieux séduire les jeunes acheteurs.Toyota rajeunit son Land Cruiser.L’utilitaire à quatre roues motrices Land Cruiser qui s’apparente à une .leep datait de 1958.Toyota s’est donc associé à Daihatsu, un de ses partenaires, pour le rajeunir.I.a nouvelle version sera dévoilée au prochain Salon de Montréal.Elle sera plus agréable à regarder un peu dans le genre du Suzuki Samouraï.La surface vitrée a été augmentée de 40 % et les sièges arrières qui étaient placés longitudinalement seront de nouveau placés transversalement comme dans la majorité des automobiles.La mécanique demeurera toutefois inchangée.Le Chevrolet.Astro sera en retard.La nouvelle mini-fourgonnette compacte de (Chevrolet baptisée Astro, qui devait être mise sur le marché le 15 novembre dernier, attendra quelques mois encore.Seulement une centaine d’unités ont été produites à ce jour et Chevrolet avoue avoir de gros problèmes d’approvisionnement.M i R C E D E S SU KT ^ 19 8 5 Freinage à fond sur route mouillée: et au cours de la seconde suffisante pourtiire l'épisode représenté ci-dessus, le SFA Mercedes-Benz inten ient iusqu’à 10fois en tant que commande auxfreins; ce qui empêche le blocage riles roues et permet de garder le contrôle du téhicule.R)url985, Mercedes-Benz présente quelque chose de plus important qu’un nouveau modèle.CE SEDAN MERCEDES-BENZ est lancé à toute vitesse sur une piste d'e.ssais enduite d’un mélange diabolique d'eau et de .savon.Au passage des pneus, éclaboussement, et le conduaeur freine à mort.Mais l’inévitable-étant donné la violence de la réaction-ne se produit pas.Un freinage au.ssi brutal, sur une surface au.ssi imprévisible, n’engendre aucune réaction vicilente,.Ce sedan Mercedes-Benz fait lî du savT)n, de l'eau et du re,ste, et s’immobili.se instantanément et .sans dévier.ARRI\^E AU CANADA DU FAMEUX SFA MERCEDES-BENZ Ce sedan Mercedes-Benz vient de mettre en valeur la plus grande percée technologique en matière de freinage depuis l'introduction des freins à di.sque.Il est équipé du Système de freinage antibicKage (SFA) mis au point et perfectionné par Mercedes-Benz, pour .ses voitures de tourisme.lai compagnie est maintenant Itère de l'offrir au (àinada.Le SFA est lic rable sur la plupart des modèles Mercedes-Benz 19HS.l^trmi lesquels le Coupé S(X)SEC, le Sedan SOOSFd., le Coupé/Roadster .^HOSL, le .Sedin 3H0SE, le .Sedan 3()0.SD Turbodiesel, et les .Sedans 19()E 2,.3 et 190D 2,2.Agissant de concert avec les quatre freins à di.sque du véhicule, le Système de freinage antibUxrage Mercedes-Benz a pour but de déteaer, à l'avance, toute po,s,sibilité de blcK'age soutlain des roues-nuis d'agir, à la vite,s,se de l'éclair, |X)ur emjtécher que cela ne se pnxJuise.Les acantages ,sont é%t-deiiLs.En diminuant le risque de blcKtige des roues en cas de freinage violent, le .sç-stème minimi.se les con,séquence.s [Xtssibles: manque d’adhésion subite d'une roue qui se traduirait par une perte de contrôle du véhicule.Encore plus rassurant, le freinage a été conçu pour les cas d’urgence, tant sur chau.ssée.s sèches que glissantes, et en cote d'obtenir le maximum d'efficacité, quelle que .soit la situation.PRÉVOIR LE PIRE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD Le “cerveau” du Système de freinage antibkx'age Mercedes-Benz se compose d’un ordinateur de bord et de capteurs électroniques placés sur chacune des roues avant et sur l’arbre d’entraînement de l'essieu arrière.Sur une voiture qui roule dans des conditions normales, ces capteurs signalent en permanence, à l’ordinateur, la vite.s.se de rotation des roues.Ils enregistrent, à chaque milliseconde, la forc'e d’adhésion de chaque pneu.Un danger .soudain se pré.sente.Le réflexe immédiat du conducteur est d’appuyer sur la pédale de frein assez brutalement pour “bloquer” une ou plusieurs roues-si le système de freinage est de type conventionnel.Mais les capteurs élearoniques ont déjà déteaé un bmsque changement de vite.s.se de rotation des roues et alerté l'ordinateur.Ce dernier do.se immédiatement la pression du fluide dans les conduits du .système de freinage.Chaque frein peut ainsi entrer en aaitïn et être relâché ju.squ’à 10 fois par sectinde, ce qui empêche le blcxage d'une ou de plusieurs roue.s.Et par la même txcasion, permet au conduaeur de .s’arrêterv ^ rapidement et en dcYuceur; ou, à tout le moins, de re.ster maître de son véhicule.9 MIllIARDS DE KM C’est dès 1959 que Mercedes-Benz a commencé à travailler sur ce .Système de freinage antiblocage.Et c’est en 1978 que le .système a fait .ses débuts sur des Mercedes-Benz de série.Depuis, 250 (X)0 de .ses automobiles équipées du SFA ont parcouna plus de 9 milliards de kilomètres à travers le monde.Une fois encore, quand Mercedes-Benz lance au Canada certaines innovations ' ' .D Capteur de vitesse des roues avant B l’rùté hydraulique B Ordinateur de bord D Capteur de vitesse des nmes amère techniques, des con.structeurs de voitures impt)rtée.s ou nord-américaines .se dépêchent de les imiter.I^ur désir est compréhensible, mais n’a rien à voir avec l’expérience requise pour le sati.sfaire.Plus de 50% des circuits logiques programmés dttns cet ordinateur de bord ont trait à la .sécurité.Iæ système dans son ensemble vérifie élearonique-ment, à tout moment, .son fonctionnement, quitte.à .s’effacer en cas de panne, fais quatre freins à disque re.stent fonctionnels, quoi qu’il arrive.Quand le sort de la voiture et de .son cx'cupant dépend des freins, le Système de freinage antibkx'age e.st le meilleur qui ait jamais .secondé un conduaeur.Une des grandes innovations qui .soulignent la vérité de la dev’i.se ci-de.s.sou.s; en 1985, comme pour les 99 ans pas.sés, les Mercedes-Benz .sont vraiment des voitures cons-tmites comme aucune autre au monde.Construites comme aucune autre voiture au monde 12 Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 LE DEVOIR ECONOMIQUE La Grande-Bretagne au centre du jeu pétrolier (2) Le réajustement des prix officiels représentait la seule issue ________ niî» A 1 ___________i !.OKT/^ 1a An 100^1 VÉRONIQUE MAURUS (du Monde) Rompant brutalement avec sa poütique passée, la Grande-Bretagne a réduit, le 17 octobre, ses prix officiels de 4.5% afin d’ajuster ceux-ci aux cours du marché libre.Le Royaume-Uni a ainsi renvoyé la balle dans le camp de l’OPEP, seule chargée désormais de soutenir les prix mondiaux du pétrole en réduisant sa production (LE MONDE du 29 novembre).« En principe, le prix officiel britannique devrait être celui du marché».Ritournelle.Modulée sur tous les tons depuis deux ans au bord de la Tamise par tous les services officiels.Sans scrupule et.sans conviction.Car les faits, obstinément, démentaient la doctrine officielle.Avant le réajustement d’octobre, les prix du marché bbre demeuraient systématiquement inférieurs, et de beaucoup, aux tarifs officiels.« En moyenne, depuis trois ans, les prix du marché « spot » ont été inférieurs de 0.60 dollar par baril au prix officiel », (soit 2 %), avait-on calculé chez BP.Qu’y faire ?À vrai dire, pas grand-chose : « Nos prix sont fondamentalement déterminés par la demande mondiale et le niveau de l'offre de l’OPEP.À court terme, ils sont influencés par la perception des agents », expliquait-on au ministre de l’Énergie.Aveu pudique d’impuissance.Car le gouvernement britannique, incapable, on l’a vu, de peser efficacement sur les tendances lourdes du marché mondial, est encore plus démuni pour lutter contre les foucades du marché au jour le jour dictées par les spéculateurs.Pas de doute, pour les courtiers, négociants, professionnels de tout poil, le brent, qualité de pétrole la plus produite en mer du Nord (1), est devenu le véritable brut de référence sur le marché mondial, détrônant le célèbre » Arabian light» saoudien.Véritable phare des tendances à court terme du marché, le commerce du Brent est devenu une sorte de Bourse autogérée — certains négociants parlent même de créer une chambre de compensation ! — qui traite couramment cinq à dix fois plus de cargaisons que la mer du Nord n’en peut produire.Il n’est pas rare qu’une même cargaison lasse l’objet de vingt, trente, voire trente-cinq transactions avant de trouver un client final.Fait nouveau, le marché du Brent est de plus en plus influencé par le marché à terme de New York, ses propres cotations étant désormais fixées pour ce mois en cours et les deux mois suivants.« Le Brent et le brut américain de référence, de qualité similaire, sont théoriquement substituables, explique le rédacteur en chef de la revue Petroleum Argus, aussi les négociants utilisent-ils de plus en plus le Brent pour se couvrir sur le marché de New York.» « II n’est pas confortable de voir votre brut être le jouet des spéculateurs lorsque votre objectif est de maintenir des prix stables sur longue période », résume une spécialiste londonienne.La situation du gouvernement de Mrs Thatcher était d’autant plus difficile que les défauts du système fiscal britannique (voir encadré) ont tendance de façon structurelle à amplifier tout mouvement à la baisse des cours.Le réajustement des prix opéré en octobre tirait donc une rude épine du pied des autorités britanniques, en leur permettant d’accorder enfin les sacro-saints principes de leur politique libérale à la réalité d’un marché sans cesse tiré vers le bas.Car pour tenir depuis 1983 des prix officiels inchangés, en ligne avec, ceux de l’O-PEP, sans pour autant renier les fondements du système, le gouvernement avait dû conclure avec les compagnies des arrangements aussi subtils qu’acrobatiques, et, selon la plus pure tradition britannique, parfaitement hermétiques à tout esprit cartésien.L’accord conclu après la crise de juillet avec les « majors » pour sauver les apparences, alors que les cours du marché avaient chuté de 10 %, en était le meilleur exemple.« Ce qui s’e'st réellement passé ?Je vais vous le dire.».M.G., directeur des achats pour l’Europe de l’une des plus grandes compagnies internationales, qui refusera par la suite d’être cité, se penche, amusé et vaguement condescendant ; « Nous avons décidé de partager le fardeau » avec le gouvernement.Il s’explique : les prix au jour le jour avaient commencé à diminuer en juin, dit-il; début juillet les compagnies clientes de la Compagnie nationale des pétroles britanniques (BNOC) avaient néanmoins accepté de renouveler leurs contrats trimestriels à un prix officiel inchangé, « mais avec un délai de réflexion de trente jours».Or, début août, la décote était trop forte et les pertes des compagnies trop importantes.« Quand vous achetez 30 dollars ce que vous ne pouvez vendre que 27.».De nombreux contrats ont donc été interrompus .sans le dire la BNOC se chargeant discrètement d’écouler sur le marché libre les quantités laissées pour compte.Les compagnies n’enlevaient plus au prix officiel qu’une partie de ce qui était prévu par le contrat, explique notre interlocuteur, le reste était vendu par la BNOC au prix du marché au jour le jour.Un arrangement fort coûteux en tout cas pour les Britanniques, qui, en quelque sorte, subventionnaient chaque baril Contrôle de Phillips Petroleum La bataille entre dans sa deuxième phase NEW YORK (AFP) -Les premières escarmouches dans la bataille pour le contrôle de Phillips Petroleum Co ont abouti apparemment vendredi à un certain imbroglio juridique, estiment les experts.En marge de celui-ci qui leur permet de gagner du temps, les deux protagonistes fourbissent leurs armes, ajoutent-ils.A cet égard, le groupe d’investisseurs dirigés par M.Boone Pickens qui a décidé de se lancer à l’assaut de Phillips Petroleum, a annoncé vendredi qu’il avait réuni désormais suffisamment de moyens financiers pour acheter non pas 15 millions d’actions de Phillips Petroleum comme annoncé initialement mais 23 millions.L’imbroglio juridique quant à lui provient de deux jugements, l’un rendu jeudi par un tribunal de l’État de l’Okla-homa en faveur de Phil-üps Petroleum et l’autre rendu vendredi par un tribunal de l’Etat du Delaware en faveur du groupe d’investisseurs.Le tribunal de l’Okla-homa, où Phillips Petroleum a son siège, a décidé à titre conservatoire d’interdire momentanément le lancement de l’OPA partielle sur Phillips Petroleum tant qu’il n’aurait pas décidé si, comme le prétend Phillips Petroleum Co, cette OPA est contraire à un engagement qu’aurait pris précédemment Mesa Petroleum Corp., société que préside M.Pickens.Le tribunal du Delaware pour sa part a affirmé qu’il avait seul ju- ¦ ridiction dans l’affaire, du fait qu’aussi bien Phillips Petroleum Co et Mesa Petroleum Corp.sont domiciliés légalement dans le Delaware.En conséquence, il a intimé l’ordre à Phillips Petroleum de ne pas tenir compte du jugement émis par le tribunal de l’Oklahoma.Selon M.Harvey Goldschmidt, professeur de Droit à l’université de Columbia (New York), il y a de fortes chances qu’en fin de compte, le tribunal du Delaware soit finalement reconnu comme seul compétent en l’affaire.Une telle reconnaissance devrait ouvrir la voie rapidement à un jugement sur le fonds en ce qui concerne les arguments avancés par Phillips Petroleum Co pour réclamer l’annulation de rOP.A.Selon maints spécialistes, Phillips Petroleum chercherait dans un premier temps, soit à faire annuler l’OPA partielle annoncée, soit à gagner du temps afin de préparer une autre défense.Celle-ci pourrait être le rachat d’une autre société ou son rachat en totalité par un autre grand groupe pétrolier.AVIS AUX AVOCATS Maintenant vous pouvez envoyer et recevoir en quelques secondes par le Réseau DIAL-A-FAX Brefs, défenses, affidavits Contrats, protocoles d’entente Recherches de références en bibliothèque PLUS RAPIDE QUE TOUT SERVICE DE COURRIER PREUVE DE LIVRAISON Services de cueillette et de livraison disponibles IDIAL-A-COPV Nous vendons et louons également les télécopieurs PANAFAX et fournitures pour télécopieurs.REA PREMIER APPEL À L'ÉPARGNE LES MINES J.AXS.LTÉE ÉMISSION DE 1,500,000 $ 937,500 actions à 1.60$ l’action donnant droit à une déduction de 100% au chapitre du REAQ.Pour souscrire ou pour en connaître davantage au sujet de cette nouvelle émission, prière de remplir le coupon ou de communiquer directement avec Deragon Langlois Itée.( n prospectus provisoire poriani sur les titres prfiposés a été (Jéposé auprès de la ( orninissitin des valeurs mohilières du OuéU‘1 l.es renseignements (ju il conhenl sont susiepliides d être complétés ou modifiés l.es titres tpi iUléint ne peuvent faire 1 olqel d aucun engagement avant que la ( ornmission n ail visé les prospeilus définitifs f)n peut se procurer le prospeilus provisoire auprès des lourliers en valeurs molulières susmentionnés LESMINESLA^O^^ INCORPORÉE EN 1976 275 OUEST.RUE ST-JACQUES.BUREAU 32.MONTRÉAL (QUÉBEC) H2Y IM9 I Deragon I Langlois s \ I’ m l'xpi'dii'r toute I inlorrndtion pertinente nu Mi|el (le l.es Mmes .1 A (i liée N.un \(lres ainsi vendu par la BNOC sur le marché libre.La compagnie continuait en effet d’acheter au prix office! (30 dollars) tout le brut qui lui revenait au titres des accords de participation, soit environ 1 million de barils par jour.Mais elle n’en revendait plus à ce prix qu’une partie, environ 60 %.Le reste, environ 300 a 400,000 barils par jour, était écoulé sur la base du prix au jour le jour, soit en moyenne d’août à octobre, 1.5 dollar par baril en dessous du prix officiel.Résultat : une perte sèche d’au moins 450,000 à 600,000 dollars (4.2 à 5.7 millions de francs) par jour ! Les compagnies supportaient également leur part du fardeau.« Cela aboutit à subventionner les petites compagnies; ce n'est pas supportable à terme, expliquait-on à la Shell en septembre.Les petits producteurs ne jpossé-dant pas de raffinerie outre-Manche, qui vendent à la BNOC toute leur production, sans obligation d’en reprendre une partie, étaient en effet avantagés, bénéficiant d’un prix garanti largement supérieur à celui du marché.Les grandes compagnies, elles, étaient non seulement obligées de racheter à la BNOC, au prix de 30 dollars, du pétrole dont elles ne pouvaient tirer, après raffinage, que 27 ou 28 dollars, mais elles étaient également contraintes de payer des impôts sur la base du prix officiel en 1983 ! poi liv P'' ur toutes les quantités ivrées à la Compagnie nationale.On comprend que ce • gentleman’s agreement n’était tenable que pendant une courte période, si les cours du marché rattrapaient assez vite les prix officiels.Cela n’a pas été le cas, puisque depuis l’été les cours restaient grosso modo stables, mais à 1.5 dollar en dessous des tarifs de la BNOC.On comprend aussi ce qu’avait d’« héroïque » depuis un an et demi la résistance des autorités à la baisse des prix officiels, en dépit des accès de faiblesse réguliers du marché.D’arrangements bancals en rafistolages en tout genre, le système devait tôt ou tard craquer, sauf modification fondamentale des pouvoirs d’intervention de l’État dans les affaires pétrolières et du rôle de la BNOC.Solution radicale mais sans doute inacceptable pour un gouvernement conservateur.« En septembre, raconte, hilare, un membre du précédent gouvernement travailliste, le ministre des Finances avait réuni un panel de hauts fonctionnaires pour trouver un moyen de camoufler les pertes prévisibles de la BNOC.Après une heure de « brain storming », une seule solution avait émergé : nationalisons Bristoil».Bristoil, émanation de la BNOC, dont elle a recueilli les activités d’exploration production, et.privatisée Le réajustement des prix officiels opéré en octobre était donc pour le gouvernement — et fiour les compagnies — a seule issue pour échapper à une situation intenable.Un pis aller.à la condition d’être certain qu’il n’allait pas déclencher une nouvelle baisse massive, voire une chute en spirale des prix mondiaux.La suite des événements a montré jusqu’ici que le calcul était juste et le moment bien choisi, puisque l’OPEP a d’ores et déjà réussi, sinon à redresser les cours du marché, du moins à les stabiliser à un niveau légèrement inférieur aux nouveaux tarifs britanniques.Cette situation devrait, compte tenu de la saison, pouvoir être au moins prolongée jusqu’au début de 1985.« Je ne crois pas à la thèse du complot, commente un analyste, mais indiscutablement cela ne pouvait se produire à une meilleure période.» Référence (1) Le Brent est en fait un mélange de pétroles produits par sept champs voisins de la mer du Nord, tous reliés au même oléoduc, aboutissant au terminal de Sullom Voe dans les Shetlands.Les bruts appar-tenant au « système Brent » représentent environ 40 % de la production britannique, soit environ 0.9 à 1 million de barils par jour.Les principaux sont Esso et Shell.LA CHAMBRE DE COMMERCE DE LAVAL DÉJEUNER-CAUSERIE CONFÉRENCIER Monsieur GUY BERNIER PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION FÉDÉRA TION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DE MONTRÉAL ET DE L OUEST-DU-QUÉBEC THÈME ¦ LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS PARTENAIRE DES GENS D'AFFAIRES LE MARDI 11 DÉCEMBRE 1984 12 HEURES HÔTEL SHERATON LAVAL 2440, AUTOROUTE DES LAURENTIDES, LAVAL PRIX DU BILLET: 20,00$ RÉSERVATION: 668-0340 DERNIERE lt(( ( .(Hirticrs en x.iicurs itti4)ilt(T(‘s \ ilk- (o(k' Ici Hcs Ici liur L1155, rue Metcalfe, Bureau 811, Montréal (Québec) H3B 2WI I) I (514) 861-2771 de l’extérieur sans Irais.1-800-361-4342 | FÉLICITATIONS L’Ordre des comptables agréés du Québec félicite chaleureusement les 709 candidats québécois qui ont subi avec succès l’Examen final uniforme de 1984, qui réunissait, à travers tout le Canada, 3848 candidats aspirant au titre de comptable agréé.L’Ordre félicite tout particulièrement les candidats suivants, diplômés de l’École des Hautes Études Commerciales, de l’Université Concordia, de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université McGill, qui ont réussi à l’Examen dans la région de Montréal: ALBERT, Stanley Martin ALESSI, Frank ALLAiN, Denis ALLARD, Agnès ALLARD.Catherine ANDREW, John Qerald ARCHAMBAULT.Marie-Claude ARMUTLU.Murat ARONOFF, Harold ARSENAULT, Francine ARSENEAU.Jean-Luc ASSELIN, Christian AUBË, Jacques AUCOIN, Geneviève AUDET, François AUDET, Jean-François AUGER.Luce BACCANALE.Alain BACCICHET.Patricia 6AER, Beverly BALBIN.Luz Mary BARABE, Normand BARRETTE.Jacques BEAUOET.Denise Suzanne BEAUDOIN, Marc BEAUDRY.Stéphane BEAUDRY, Sylvain Jean-Claude BEAUREGARD.Christian 8ÉDARO.Louise BÉLANGER.Nicole BÉLEC, Micheline BÉLISLE.Richard BÉLIVEAU.Pierre BELZILE.André BÉNARD.Martine BENJAMIN.Luc BERGERON, Luc BERQLAS.Howard Stanley BERNARD, Céline BERNIER, André BERNIER.Claude BERTHIAUME, René BERTRAND.Claude BERTRAND.Stéphane BIANCHINI, Peter John BIBEAU.France BIBEAU, Jocelyne aiSSONNETTE, François BISWAS.John BLAIN.Normand BLAIS, Francine BLITZER.Abraham BOILEAU.Serge BOISCLAIR.Monique BOIVIN, Claude BOIVIN.Hélène BONNIER, Yves BOUCHARD, Lucie BOUCHER.Carole Kathleen BOUCHER, Ronald bouille.Martine BOULOS.Mamdouh BOUROUE.Robert BOUTHILLIER, Jocelyn BOUTIN.Jacques BOWES.Karen BOYADJIAN, Noubar BRAULT.Marie BRIGLIO.Pierre BRIZARO, Linda BROCCA.Diana BROCHU.Jean-Guy BRODEUR.André BROSSARD.Claude BROSSARD.Yves BROSSEAU, Marc BROSSEAU, Raynald BROSSOIT, Claude BROUSSEAU, Michel BRULOTTE, Brenda BRUN.Lucie BRUNET.Carol CALABRESE, Joe CAMERON.Yvan CAMPBELL.Michael CAPANNA, Nick P.CARDEN.Stephen Barry CARDINAL.Jean CARON, Johanna CARRÉ, George Pierre M.CARRIER.Claude CARSON.Matthew CASTONGUAY.Bertrand CHALIFOUX.Jeff CHARBONNEAU.Guylaine CHARBONNEAU, Sylvie Alice CHARBONNEAU.Yves CHARLAND.Nathalie CHAROW, Edward CHAROW, Ronald CHARTRAND-CADIEUX, Chantal CHAURETTE.Julie CHENAIL, Jean-Pierre CHISLING.Warren David CHOQUETTE, Diane CHOUINARD.Régent Jean-Marie CHUNG YUEN FAT.Kwee-Chen CICCIA, Carmela CiCCOTELLI, Josie CINQ-MARS.Daniel CLARKE.Robert Leslie CLOUATRE.Chantal CLOUTIER.Lucie COHEN.Michael S.COLLINS.Ciaire-Nicole COLONNA.Johnny Enzo CÔTÉ, Francine COTNOIR.Louise COURVAL, Louise CRÉPEAU.Daniel CREVIER.Marc CRISPO, Jean D'AQUILA, Jean DAIGNEAULT.Normand DALLALA.Amir DALPÉ.Daniel DAVID, France DAVIDSON.Céline DE FAZIO, Mary DELAGE, Jean-F.OELUCILLA.Umberto DEMERS.Gilles DENIS.Marielle DENIS.Yvon DÉNOMMÉ.Lyse DERY.Jean DÉSILETS.Pierre DESJARDINS.Benoit DESJARDINS, Catherine DESJARDINS.Guy (Yves) DESJARDINS.Serge DESLANDES.Diane DESMEULES, Josée DESROCHERS.Sylvie DI LILLO.Pasquale DION.Hélène DOMINIQUE.Pascale DUBÉ, Diane 0U6É.Francine DUBÉ, Louise DUBOURG, Emmanuel DUBROFSKY, Tami DUCEPPE, Yvan DUCHARME.Simon OUCHESNEAU, Alain DUFOUR-MAZEVET.Henriette DUGUAY, Michéle DUMOULIN, Paul-Émile Réal DUNN.Suzanne DUPUIS.Paul DUPUIS, Serge Henri DUROCHER.France DUROCHER.Gérard ENGELMAN, Louise Elaine ESNAULT GATELLIER, Christiane ÉTHIER.Manelle EVANS.Gary David FAFARD, Michel FAULKNER.Marie-Claire FAVERI-ST ONGE.Linda FERLATTE, Benoit FERRARELLI.Rosangela FOISY, Daniel FOREST, Luc FORGET, Patrice FORTIER, Chantal FORTIER, Monique FORTIN.Christian FORTIN.Raymond FRANKEL.Hillel FRÉGEAU, Huguette GAGNÉ, Élaine GAGNON, Alain GAGNON, Claudine D GAGNON.Nathalie GALIPEAU.Michéle GAMACHE.Carole GANNON.Steven Richard GAROFALO.Antonio GAUTHIER.Jean-Claude GAUTHIER.Paule GAUVIN.Mathieu QAUVREAU, Cari René QAVARIS, George Spiro GAZECIMEON, Jimmy GENDRON.Alain Guy GEOFFRION.Pierre Philippe GERVAIS, Stéphane GIACOBBE.Santino Phillip GILBERT.Daniel GIOVE, Giovanni GIRARD, Benoit GIRARD, Sylvie GLASBERG, Brian GLASSPOOLE, Brian Thomas GOBEIL, Christopher Emile GOSSELIN, Camil GOYETTE.Marc GRANOT, Mit GRATTON.François GRAVEL, Pierre GRÉGOIRE.Luc O.GRÉGOIRE.Yves GRENIER Kathleen GROSSMAN.Heather Ann GUILBAULT.Christian GUILLETTE.Dominique GUINDON, Pierre QUINDON, Sylvain HANDFIELO, Ginette HENOLER, Debra Lynn HINDO, Rima HOGUE.Sylvain HOULE.Pierre HOULE.Robert HUARD, Benoit HUARD, Normand HUBERT.Jean A.HUBERT.Roger HUTCHINGS.Keith lEROPOLI, Domenic ITZHAYEK.Sylvia JODOIN.Christine JOHNSTON, William Norman JOYAL.Yvan JULIEN.Michèle JUTRAS.Marc KANDELLA, Ather KATZ.Morris KERN.Arlene Emmy KHAN.Abdul Oadeer KIRSCH.Lome KLEIN, Éric Robert KOKMANIAN, Kévork KOOIMAN, Pieter Hendrik KOPPES, Rosa Maria KOSMYNA.Roman William KOZELJ, Barbara M LABERGE.Chantal LABRECQUE.Marcel LACHANCE.Jean-Marc LACROIX.Jean Théophile LAFLAMME, Jean-Luc LAFLAMME, Karen LAFORTUNE.France LAFRANCE.Thérèse LAGACE, Johanne LALANDE.Claude LALONDE, Louise Christine LAMARRE, Hélène LAMY, JEAN LANIEL, Guy LARIVIËRE.Jean LAROCQUE.Sylvain LAURENT, Marie-Line LAURIN, Audrey Janet LAURIN.Colette LAURIN.François LAUZIER, Marc LAUZON.François LAUZON, Serge LAVOIE.Ghislain LAWEE.Philip LE BORGNE.Claude LE VASSEUR.Denis Hector LEBLANC.Sylvie LECLERC, Jacques LEMAY, Lyne Y.LEMIRE.Luc LÉONARD, Alain LEROUX.Sylvie LESPOUX, Thierry LESSARD, Claudette LETENDRE.Claude LÉTOURNEAU, Christian LEVASSEUR.Michel Isidore LEVINE.Paul Richard LEVY.Léon LEWIS.Claire LIPMAN.Karyn Ruth LOISELLE.Jean LUCHT.Martin LUSIGNAN, Louise LUSSIER, Pierre MAILLE.Ginette MALLOUK.Charles MALTINSKY.Eileen MAMANE, Joelle MANDEVILLE, Lucille MANGANIELLO.Angelo MANOS.Evangelos MARCOTTE, Bernard MARCOTTE, Francine MARIER-CHAREST.Christiane MARION.Daniel MARTELLINO, Nathalie MASNAGHETTI.Livia MASSE, Denis MASSÉ, Jean Pierre MATHIEU, Robert MAWJEE, Noor McCANN.Robert MEILLEUR.Benoît MÉNARD.Gabriel MESSIER.Martine MÉTHOT.Josée MIANOOR, Mohammed Khalid MILLER.Teddy MIREAULT.Pierre MISRACHI.Jacques MOM6LEAU, Sylvain MONET, Pierre MONETTE.Gilbert Bernard MORAITIS.Nick P.MORAN, William James MORCOS, Thérèse MOREAU.Michel C MORETTI.Gérard MORIN.Francine MORIN.Guylaine MORISSETTE.Estelle MUELLER.Joseph Frank MURPHY, Austin Frank MURRAY.Michael George MYSAK, Alanna NADEAU, Jean-Pierre NASSIVERA, Livia NATALE.John NGUONLY, Lim.S.NOORMOHAMMED.Hassan NUCKLE.Michel O’ROURKE, Kevin PAGE.Olivier PANETTA.Nicodemo PANJU.Hameed PANNUNZIO.Giuseppe PAQUETTE.Suzanne PAQUIN.Marcelle PARADIS.Michel PARENTEAU.Benoit PASQUA.Luisa PAYMENT, Christian PAZUSIS, Marie Claude PELLERIN, Denis PERLINGHIS, Jerry PERREAULT, Louise PERRIER, Lucie PERRIER, Serge Robert PETERS, Karen Ann PHARAND, Mona PICARD.Josée PICHÉ.François PICHET.Claire PILON.André PINTO, Maria Luisa PIYALE.Nukhet PIZ20LONGO.Mario PLAITIS, Andrew PLOUFFE.Maryse POIRIER, Pierre POLSON, Douglas Stewart POWELL, Douglas Wells PRESCOTT, France PRÉVOST.Guy PRINCE, Patrick PROULX, Mario PRUD'HOMME, Léo PTACK.Wendy Joy QUENNEVILLE, Jean-Marc RABIDEAU.Ricky Roy RAINVILLE, Louise RAKHIT, Shubo Saurabh RANGER.Jean-François RATH, Dana Leslie RÉMILLARO.Lise RHFAULT, Alain RHÉAUME.Florian RIMER.Ronald Albert RIVARD.Diane ROBICHAUD.Johanne Rolande ROBIDOUX.Richard ROBIN.Benoit ROBITAILLE, Yves ROCHE, Stephen ROCHON, Daniel RODRIGUE.Pierre ROGERS, Hélène ROSS.Donald ROTHSTEIN, Samuel Steven ROULEAU, Monique ROUSSEAU.Cari ROUTHIER.Lyne ROY, Alain ROY, Bernard ROY, François ROY, Roxane ROY-ROBILLARD, Myrianne SANTACHE, Nazzareno Antonio SAURO, Teresma SAUVAGEAU, Roger SAUVÉ, Daniel SAUVÉ, Pascale SAVAGE.Ghislain SAVARD, Patricia SAYA.François SCHAUDER, Jacob SCHIAVI.Anna SCHWARTZ, Martin SCHWARTZ, Richard SENÉCAL, Jean-Guy SERACINO, Louise SGRIGNUOLI.Ralph SMITH, Shelley Eileen ST-AMAND, Yves ST-GEORGES, Guy ST-GERMAIN, Yvan ST-PIERRE.Janet Alice STEIN.Brian H.SUISSA, Youssef Joseph SULLIVAN.Maureen SWATSKY, Howard Donald TANG.Virginia TANGUAY.Michel TARTAGLIA, Marilena TéTREAULT, Jean-Luc THÉRIEN, Jean-Luc THIBAULT.Marc TIEMAN.Oliver TO.Minh Chanh TOUPIN.Daniel TOURANGEAU.Sylvain TREMBLAY, Jean-François TREMBLAY, Pierre TRÉPANIER.Louise TRINH, Thu-Loan TRNKUS, Brian Jonathan TRUDEAU.Thérèse TURBIDE.Gilles VADEBONCOEUR, Lise VALERI.Maria-Luisa VALIQUETTE, Jean VALLÉE.Lynda VALLIÉRES.Gilles VADENENGEL.Marisa Louise WAKS, William WALFISH.Eileen WELCH.Pamela Isabeth WIESKOPF.Larry Usher Z.^NGA, André Des droits durement gagnés Étape essentielle à l’obtention du titre de comptable agréé, l’Examen final uniforme a pour but de mesurer le jugement professionnel du candidat et sa capacité de formuler des recommandations utiles basées sur le travail d’analyse et l’esprit de synthèse auxquels on s’attend de la part d’un C.A.En plus de l’Examen, un stage de 2 ans dans un cabinet de comptables agréés reconnu comme maître de stage permet au candidat de gagner son titre de C.A.C’est pour protéger adéquatement les intérêts du public québécois que l’Ordre des comptables agréés du Québec se montre aussi exigeant à l’endroit de ses futurs membres.Ordre des comf)tables agréés ^ J 1 duQmbec Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 13 ARTS ET SPECTACLES Le studio de musique ancienne de Montréal Le Haendel du XVIIIe siècle Album-souvenir sur l’OSM CAROL BERGERON Le studio de musique ancienne de Montréal (SMAM) présentait Le Messie de George Frederic Haendel (1685-1759) avec la participation de Valérie Kinslow (soprano), Allan Fast (alto), Peter Butterfield (ténor), Yves Saint-Amant (basse), le Choeur et l'Orchestre du SMAM sous la direction de Christopher Jackson.Samedi, 8 décembre, à l'église Notre-Dame du Très Saint-Sacrement.Sans se chipoter sur des détails, on peut dire qu’il y a ceux qui remontent aux sources pour jouer l’oratorio Le Messie et il y a les autres.Ceux-ci (le Studio de musique ancienne de Montréal, 1’Academy of ancient music où la Grande écurie et la chambre du Roy) travaillent à la recherche d’une plus p-ande authenticité de l’interprétation du texte musical et ceux-là (l’Orchestre sympho- nique de Montréal et les autres grandes formations du genre) tirent de cette partition un spectacle plus ou moins victorien.Plus on remonte à Haendel, plus son chef-d’oeuvre se déleste : l’allègement, l’éclaircissement qui le remène aux 17 choristes, 4 solides et 16 instrumentistes du SMAM nous laissent fort loin de la tendance inflationniste qui s’amorça à la fin du XVIIIe siècle.À Londres, à cette époque, les choeurs comprenaient 275 chanteurs et l’orchestre se composait de 96 violons, 26 altos, 21 violoncelles et 15 contrebasses; 26 hautbois, 6 flûtes, 26 bassons et un contre-basson, 12 cors, 12 trompettes, 3 trombonnes, 4 timbales et un pauvre petit clavecin, soit un grand total de 248 musiciens.Pour convaincre, Christopher Jackson n’a eu besoin que de 6 violons, un alto et un violoncelle baroques, une contrebasse, 2 hautbois baroques, un basson, 2 trompettes naturelles, 2 timbales, un orgue positif et un clavecin.Avec cela, et à la con- dition que tous les musiciens soient d’égale force — ce qui ne fut pas le cas, samedi soir, notamment avec les trompettes —, on obtient une lecture des plus claires et des plus satisfaisantes à l’oreille.Dans cette magnifique Éligse Notre-Dame du Très Saint-Sacrement dont les dimensions réduites et Ta-coustique idéale conviennent parfaitement à une oeuvre comme Le Messie, les 4 solistes, mais surtout la soprano Valérie Kinslow et l’alto Allan Fast, et l’extraordinaire choeur du SMAM ont pu nous faire apprécier toute la subtilité et la perfection de leur style d’interprétation de la musique baroque.Cette année, les Montréalais ne sont heureusement plus les seuls à pouvoir entendre le magnifique Messie ûe Haendel du SMAM.Les villes de Québec, le 14, de Chicoutimi, le 15 et de Rimouski, le 16 décembre, auront également l’occasion de partager cette oeuvre unique dans une interprétation remarquable.MUSIGLUE MARIE LAURIER « Blanche tomate » Des trésors d’idées mal exploitées MATHIEU ALBERT Blanche tomate.Au programme-.Porcelaine de Limoges et Que saran saran de Linda MancinI avec James Saya et Heather Mah.Es/Sens/ce/tiel et Grande oie-éléphant-violet sort lentement dans le noeud du soirée Sylvie Labelle et Blanche Tomate de Linda Mancini et Sylvie Labelle avec Annik Dètolle, Jeff Hall, Heather Mah et James Saya.A Tangente de jeudi à dimanche dernier.J’aurais dû apporter mon maillot de bain.Le climat tropical qui régnait à Tangente ce week-end se prêtait davantage au port d’une tenue légère qu’à celui du col roulé.D’autant plus que les vagues de la nouvelle danse déroulées par Linda Mancini et Sylvie Labelle n’ont pas su faire diversion à la canicule.Bilan; des trésors d’idées nouvelles, lancées hélas au petit bonheur la chance.En ouverture, un long travelling sur les élans tourmentés de Porcelaine de Limoges mis en scène par Mancini et James Saya donne le ton à la soirée.Un couple de personnages malsains qui perdront en cours de route le verni des milieux cravatés.Nous voilà parti.Bonjour les instincts refoulés.CINEMA C’est là une introduction aux plats mijotés au sarcasme que nous réserve la chorégraphe.Un genre décadent mûri dans des atmosphères de gloutonnerie.Propre à faire saliver la mémoire de Marco Fer-reri.Mais par delà ses intentions acérées, Mancini a l’esprit encore trop bien tourné pour nous faire adhérer à ses aspirations d’enfant rebel.Ses écarts de conduite ne sont que des frasques passagères.Telle une adolescente en robe de bal qui renverse sa coupe de champagne par pur esprit de provocation.En congédiant les formules usées, la chorégraphe a du même coup largué les vertus de la rigueur.Résultat: des chorégraphies trouées qui s’effilochent rapidement.L’humour tourne à la dérision, le sarcasme s’édulcore et l’ironie baigne dans l’huile à friture.Rien de bien méchant ni subtil sous ses crocs.Reste une mise en scène habile et fort joliment exploitée.Après la pluie le beau temps.Délaissant les eaux troubles de sa compagne, Sylvie Labelle s’amène en scène avec des petits airs de fête.Pour y faire chanter son corps, sourire en coin.Elle en tire facilement des lignes cristallines découpées avec un soin attentif, digne d’un tailleur de verre.Auxquelles vient s’ajouter un charme félin, déployé dans des phrasés simples, acrobatiques par instant et invariablement réussis.Ce qu’elle perd en profondeur sera vite retrouvé en spontanéité.Son tour de piste prend ainsi le goût d’un cocktail que l’on avale sans arrière pensé.Mais attention, la frivolité guette la danseuse.À tout prendre, on préfère encore mieux la coquetterie souriante de Sylvie Labelle, aux pilotis vacillants de la danse-théâtre érigés par sa partenaire.Deux sentiers parallèles qu’il ferait bon croiser.ECHOS Les Archives nationales du Québec à Montréal présentent jusqu’au 1er janvier l’exposition « Les femme de Sam Tata ».Il s’agit de 19 photographies choisies parmi l’impiosante collection du photographe selon les approches de tendresse, d’humour ou de révolte de la femme.Sam Tata est né en 1911 à Shangai de parents originaires des Indes.Il s’intéresse à la photographie vers l’âge de 25 ans et fait une première exposition solo en 1940 à Bombay.En 1948, sa carrière prend un nouveau tournant à la suite d’une rencontre avec le grand photographe Henri Cartier-Bresson.La maison d’édition Stanké lancera officiellement au début de la semaine prochaine (le mardi 18 décembre) un album-souvenir sur l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), un travail réalisé par Gilles Potvin, critique musical au DEVOIR.Il s’agit d’un ouvrage bilingue, à couverture cartonnée, abondamment illustré, qui rappelle en textes, légendes et photos la chronologie de notre orchestre, « un survol des cinquante ans de son existence», nous précise M.Potvin qui ne prétend pas avoir fait oeuvre d’historien mais de recher-chiste dans le choix des photos et de rédacteur des textes.D’ailleurs, selon notre collègue, l’histoire de roSM reste à faire et devrait demander beaucoup plus de temps qu’il en a lui-même disposé pour présenter avant la fin de 1984 ces éphémérides de 200 pages intitulées simplement:OSM; les cinquante premières années.L’ouvrage esi dédié à Pierre Béi-que et contient des témoignages du premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, du premier ministre du Québec, M.René Lévesque, et du maire de Montréal, M.Jean Drapeau, ainsi que de nombreux artistes et chefs d’orchestre invités de roSM.On y présente les sept directeurs artistiques qui s’y sont succédé, depuis Wilfrid Pelletier jusqu’à Clharles Dutoit.Ce dernier et M.Zarin Mehta, directeur général de roSM, signent la préface.Une porte-parole de l’éditeur nous a souligné le caractère extrêmement sérieux, professionnel et très précis de cette oeuvre de mémorialiste.Gilles Potvin a bénéficié de l’entière collaboration de la direction de l’OSM, tant pour la cueillette de ses données que pour les photos de l’album, ces dernières émanant également des archives de Radio-Canada.L’ouvrage sera en kiosque la veille du lancement auquel participera le maire de Montréal au Centre Sheraton.M.Jean Drapeau, comme il.le soulignait dans le documentaire sur roSM aux Beaux dimanches du 4 décembre, a assisté au début de l’orchestre comme placier bénévole à l’auditorium du Plateau où avaient lieu les concerts il y a de cela un demi-siècle.L’album-sou-venir se vendra $25 et la traduction anglaise des textes est signée Sheila Fischman.?L’Ëcole préparatoire de musique de l’L'QAM annonce les inscriptions pour la session de l’hiver 1985 d’ici au 15 décembre, date aussi des examens d’entrée et de classement.Ce module offre des cours de théorie, d’harmonie, de solfège, d’éducation auditive, de littérature musicale pour les jeunes et les adultes des degrés débutant à lauréat, préparant pour l’admission en musique dans les Cégeps ainsi aue des cours d’appoint pour l’entree au niveau universitraire en musique.Des cours d’éveil musical basés surles méthodes Martenot et Orff sont offerts aqux jeunes de quatre ans et plus.Renseignements supplémentaires: 932-9917.L’Orchestre symphonique de Québec présente demain et mercredi la Troisième symphonie de Mahler qui réunira 260 artistes sur la scène de de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre.Les musiciens de l’Orchestre des jeunes du Québec ainsi que les voix féminines du Choeur symphonique et les Petits Chanteurs de la Maîtrise de Québec se joindront aux musiciens de roSQ pour interpréter cette oeuvre magistrale du compositeur autrichien.Elle sera dirigée par Simon Streatfeild et mettra en vedette le mezzo-soprano Janice Taylor, considérée comme une interprète exceptionnelle de Mahler.Cette chanteuse est née à Westfield, état de New York et a commencé très jeune sa carrière musicale en étudiant le chant et les langues à Montréal avec Bernard Diamant, Lina Narducci et Maureen Forrester.Elle a donné de nombreux récitals ici et à Toronto, ensuite aux États-Unis où elle a interprété la plupart des rôles pour alto de l’oratorio.Elle a participé récemment avec l’orchestre symphonique de Boston à la présentation de la cantate Dasklagende Lied, la première oeuvre de Mahler pour choeur et orchestre avec voix solistes.Entretien inédit avec Oiivier Messiaen — Maryvonne Kendergi, spécialiste de musique contemporaine, vient d’enrichir les archives du Centre audiovisuel de l’Université de Montréal en lui faisant le don d’un document télévisé sur Olivier Messiaen.Cette émission s’inscrit dans la série d’émissions réalisées par Mme Kendergi avec les compositeurs Jean Papineau-Couture, Serge Garant, Micheline Cou-lombe-St-Marcoux, André Prévost, Gilles Manny et Micheline Legendre.Professeur de Stockhausen, Xé-nakis et Boulez, en France, de Serge Garant et Gilles Tremblay au Québec, Olivier Messiaen a créé cette année à Paris l’opéra Saint-François-d’Assise.Les propos de l’entretien conduit par Maryvonne Kendergi, amie de longue date du compositeur, ne portent pas seulement sur cet opéra mais abordent des questions plus personnelles sur des thèmes reliés à la vie spirituelle et à la création.L’entrevue peut être entendue au canal 18 (câble) ce mercredi à 16h 30.L’Ensemble de cuivres de Mont-réai prépare actuellement un enregistrement de Canzonas et Sonates de Giovanni Gabrieli devant être lancé à l’automne 1985.Fondé à la fin de 1980 pour la préparation de concerts de la série Sons et Brioches à la Place des arts, ce groupe a déjà participé à de nombreux concerts et enregistrements, prin-cipalament dans la région métro-jpolitaine.Sous la direction du trompettiste Daniel Doyon, il regroupe quelques-uns des meilleurs intru-mentistes du Québec : trompettes-,trombones, cors et tuba.Noël en musique — Huit membres du Studio de musique ancienne de Montréal donneront un concert fratuit le mercredi 12 décembre à 0 h à la Maison de la culture No-tre-Dame-de-Grâce, 3755 rue Bo-trel.Un quatuor vocal comprenant Suzie Leblanc, Allan Fast, Peter Butterfield et Jean-Pierre Couturier et un quatuor de violes comprenant Margaret Little, Constance Pathy, Marie-Hél-ne Bernard, Louis Bégin interpréteront des airs de Noël de la Renaissance française, anglaise et espagnole ainsi que de la musique médiévale d’Angleterre.Les émissions Musique sacréeet À travers chants du dimanche 16 décembre au réseau FM de Radio-Canada offriront des oeuvres de Handel, Corrette et des chants traditionnels de Noël.Une précision: le traité La Musique à ma portée dont il était question dans cette chronique lundi dernier est disponible dans les magasins de musique et chez l’auteur même, Mme Étiennette Perron-Bellemare, 35, rue Noiseux, Beloeil, P.Qué.J3(j 3B6.Cette dernière se chargera des envois postaux, moyennant le coût du volume ($14,95), sans frais supplémentaires.astre I: (327-5001)— "Histoire sans lin” 6 h 10.10 h 05— "Cannon bail II” 8 h.ASTRE II; — “Palace en délire” 6 h.9 h 50— "Sans retour” 7 h 55.ASTRE III: — “Ghostbusters” 6 h 10, 9 h 40— “Où sont les mecs” 8 h.ASTRE IV: — “Attention un lemme peut en cacher une autre” 6 h.9 h 55— "Un amour de swann” 7 h 55.BERRt I: (288-2115) — "La guerre des tuques” 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 BERRI II: — "Le bal” 12 h 30.2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 20 BERRI III: "J'ai rencontré le Père Noël” 12 h.2 h, 3 h 50, 5 h 45— "Vlva la vie” 7 h 20, 9 h 35 BERRI IV: — "Le printemps sous la neige " 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30 BERRI V: — “Femmes de personne " 12 h 40, 2 h 45, 4 h 50, 7 h, 9 h 05 BONAVENTURE I: (861-2725) Crimes ol passion” 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BONAVENTURE II: -"Places In the heart" 12 h , 2 h .4 h.6 h.8 h, lOh.BROSSARD I: (465-5906) — “Le printemps tous la neige” 7 h, 9 h BROSSARD II: (465-5906) — Une histoire de Noël” 7 h 15— “Le Seigneur des anneaux" 9 h BROSSARD III: "J’al rencontré le Père Noël” 7 h 30.9 h 30.CARTIER-LAVAL:{663-5124) -La guerre des tuques” 7 h 30— "Le bombardier” 9 h 15 CHAMPLAIN l:(27M103) — "L'histoire sans Un” 7 h 10— "Superman 111” 8 h 50 CHAMPLAIN II: - “Purple raln" 7 h 35, 9 h 45 CINÉMA DE PARIS:(875-1682) — “The terminator” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 20 CINÉMA OU VILLAGE: 1220, Ste-Calherine esl (523-3239) "Dune buddies” 1 h, 2 h 30.4 h, 5 h 30, 7 h, 8 h 30, lOh.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9763)- Relâche CINÉPLEX I: (849-4518) - “The bostonlans” 1 h 15, 4 h 30.7 h, 9 h 20 CINÉPLEX II: - Bay boy” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX III: — No small atlair " 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX IV: — Erendira' 7 h 20, 9 h 20— “Muppets take Manhattan” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15 CINÉPLEX V: - Razor's edge'1 h 30.4 h 15, 7 h 05, 9 h 35 CINÉPLEX VI: - Comiort and joy " 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 CINÉPLEX VII: - "Soldier's story” 1 h 10, 3 h 10.5 h 10.7 h 10, 9 h 1,0 CINÉPLEX VIII: - Crimes ol passion " 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10,7h10,9h10 CINÉPLEX IX:- AU ol me 1 h 10.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) — "Greystoke, la légende de Tarzan, seigneur des singes” 1 h 20.3 h 50.6 h 25.8 h 55.CINÉMA MONTRÉAL II: -"J'al rencontré le Père Noël" 12 h 15, 1 h 40, 3 h 15, 4 h 50, 6 h 25, 8 h 05, 9 h 40 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)— "Jacques et Novembre” plus un court métrage 12 h 45, 14 h 25, 16 h 05, 17 h 45, 19 h 25, 21 h 05 COMPLEXE DESJARDINS II: — "Deux oiseaux rares' 12 h 05, 15 h 55, 19 h 45— "À la poursuite du diamant vert” 13 h 55,17 h 45.21 h 35.COMPLEXE DESJARDINS III: — “Que c'est bon” 12 h 10, 14 h 50, 17 h 30.20 h 10— "Viol sous les tropiques” 13 h 30, 16 h 10, 18 h 50, 21 h 30.COMPLEXE DESJARDINS IV: — “Gayracula” 12 h 05, 13 h 40.15 h 15, 16 h 50, 18 h 25, 20 h, 21 h 35 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (879- 4349)— “My cousin Rachel” 19 h.— “Odd man out” 21 h.CRÉMAZIE: (388-4210) - 'Le battant” 7 h 15.9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060)- "Mario” 7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN II: “Un dimanche à la campagne” 8 h, 10 h.DORVAL I: (631-8587) - "City heat " 7 h 30, 9 h 30 DORVAL II: "Buckaroo Banzai " 7 h 10, 9 h 10.DORVAL III: Oh God, you devil " 7 h 20, 9 h 20.DÉCARIE I: (341-3190)- Nlnja 111" 7 h 20, 9 h 20.DÉCARIE II: — Soldier's story" 7 h , 9 h .ÉLYSÉE I: (842-6053) - "El Norte " 6 h 45, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - Un avocat allemand" 6 h 30, 9 h 05 ESPACE 9:(272-1080)— “La Traviata" 7 h, "Led Zeppelin" 9 h 15.FAIRVIEW I: (697-8095) -“Body double” 7 h 15.9 h 20 FAIRVIEW II: - BeveUy Hills Cop” 7 h 05, 9 h 05.FLEUR DE LYS: (849-0041).“Lets make love” 12 h 30, 2h40, 4h50, 7h, 9h10.GREENFIELD 1: (671-6129)-“Indiana Jones et le temple maudit” 7 h, 9 h 10 GREENFIELD 2: - “Beverly Hills cop” 6 h 05, 8 h 25 GREENFIELD 3: - Beverly Hlllscop''7h15, 9h30 IMPÉRIAL; (286-7102) -”2010''12h20, 2h35, 4h 50, 7 h 05, 9 h 20 JEAN-TALON:(725-7000) -“Une histoire de Noël” 7 h — "Le Seigneur des An- neaux” 8 h 45 KENT l:(489-9707) - “City heat” 7 h 30, 9 h 30.KENT II;- Beverly Hills cop" 7 h, 9 h.CINÉMA DU PARC 1;(844-9470) — “Beverly Hills cop” 7 h 20,9 h 20.CINÉMA DU PARC 11:- "Beverly Hills cop” 6 h 40, 8 h 40.CINÉMA DU PARC III: -"Beverly Hills cop” 6 h.8 h.L'AUTRE CINÉMA:(722-1451) — "Les Dieux sont tombés sur la tête” 7 h — “Canne amère” 7 h 30— “La lemme publique” 9 h 15— “L'amour à mort" 9 h 30.(7 au 13 déc.) LAVAL l:(688-7776) — “2010” 7 h 05, 9 h 20.LAVAL II:- City heat” 6 h, 7 h 50, 9 h 45.LAVAL III: — " Le garde du corps" 6 h, 7 h 45, 9 h 30 LAVAL IV:- Indiana Jones et le temple maudit” 7 h 15, 9 h 35 LAVAL V:- Beverly Hills cop” 7 h 25, 9 h 35.LAVAL-ODÉON l;(687-5207 )—"Histoire sans lin” 7 h 15— “Superman 111 ” 9 h LAVAL-ODÉON II:- “J'al rencontré le Père Noël” 7 h 05.8 h 40 LOEWS l:(861-7437) — "City hoat”12h20, 2h10, 4h, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 LOEWS II:- "American dreamer” 12h05,2h,3h 50, 5 h 50, 7 h 50, 9 h 50 LOEWS III:- Then ol the hearts "12h05, 2h, 3h55, 5 h 50, 7 h 45, 9 h 45.LOEWS IV:— Indiana Jones; the temple ol doom " 12h40,2h50,5h,7h10, 9 h 20.LOEWS V:— “Teachers” 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40.MERCIER:(255-6224)- "Une histoire de Noël” 7 h.— "Le Seigneur des anneaux” 8 h 45 OUIMETOSCOPE:(525-660 0) — "L'homme qui venait d'ailleurs" 7 h 15, 9 h 30-—"L'enlant sauvage” 7 h , 9h .OUTREMONT:(277-4145)- Le grand carnaval” 6 h 45— “Métropolls” 9 h 30 PALACE l:(866-6991) - "Beverly Hills cop” 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 25.9 h 30 PALACE II;- Beverly Hills cop" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 PALACE III:- The key” 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PALACE IV:— " Oh god you devil "12 h , 1 h 50, 3 h 40, 5h30, 7h20, 9h10 PALACE V:— Just the way you are" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 PALACE VI:— "Body double" 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9h 10.TELEVISION SUR SCENE ATELIER CONTINU: 1200est Laurter (270-1175)— • Défendu • un tnterdit musical, texte et m en s Claude Poissant, du 22 nov.au 15 déc 20h30.dumat au sam CAFÉ CAMPUS: Angle Queen Mary et Decelles, Mil— Ligue Universitaire d'improvisation, le 10 déc 21 h CAFÉ-CONCERT LA BELLE ÉPOQUE; 19 St-Laurenl.Sl-Ti-molhée (373-3262)— • Les femmes et l'amour ¦ de Sacha Guitry, collage s'appuyant sur cinq de ses pièces, m en s Philippe Grenier, du 11 oct au 30 déc leu ven 21h ,sam 19h30el22h.30 CAFÉ ESPERANTO: 3553 S1-Urbain, Mtl (842-8836)- Le Théâtre de la Nouvelle Existence présente • Les Bonnes > de Jean Genet, m en s Oscar Oliverio, 13 au 16 déc â20h LE CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)— • Le fauteuil à bascule • de Jean-Claude Brisville.m en s Claude Goyette, du 7 nov au 29 déc.lun au sam 20h 30 CAFÉ-THÉATRE QUARTIER LATIN; 4303 Sl-Denis (843-4384)— .Pierrot Fournier chante Brel ¦ en prolongation jusqu'au 16 déc du jeu au dim 20h LA CAVE A MOUSSE; 121 esl rue Duluth (842-5524)— En première partie Waller et son accordéon— En vedette Raymond Lévesque.11 et 12 déc 21 h 30 CLUB SODA: 5240 ave du Parc (270-7848)— Pierre Rapsal, 10 déc 22h CONSERVATOIRE D'ART DRAMATIQUE DE MONTRÉAL: 100 esl Notre-Dame (873-4283)— Les élèves de 3e année présentent • Robinson • étude théâtrale d'après • Vendredi ou les limbes du Pacifique • de Michel Tournier, m en s Jean-Pierre Ronfard,du 10au 15dec 20h DINER-THÉATRE LES MASQUES: Hotel Régence Hyatl, 777 Université (879-1370)— • They're playing our song • de Neil Simon, m en s Roger Peace, à compter du 6 déc.mer au dim ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum (521-4191)— > Le rail.conception et m en s Gilles Maheu, du 25 oct au 14 déc .lun au sam 21h,les10-11-12déc à22h.LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES; 97 esl Sle-Calherme — These Wee Men Oft The Sun, groupe de musique rock actuel el original 10 déc 21h HOTEL KARUKERA: Salon Privé, 311 est Ontario (682-1114)— Le Théâtre Acte 3 présente • Agatha > de Marguerite Duras, du 28 nov au 22 déc .jeu ven sam et lun 20h , dim 20h et 22h30 HÔTEL REGENCE HYATT; 777 Université (879-1370)- Bar tour de ville trio Eli Kranizberg mar au dim de 20h â 03h — Bar La Verrière piano-bar avec Roland Devèze mar.au sam 19h 00 à 00.00— Diner-dansanI avec pianiste Gerry Pucci HOTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester (861 -3511 poste 2227)—Salle Arthur • La vie parisienne > de Jacques Offenbach, arrangements et m en s Philippe Grenier, du 28 nov au 30 déc .mer au ven.21h.sam.19h30et22h30,dim 20h LA CROISETTE; 1201 0 Dorchester (878-2000)— Lambert au piano dim.16h â 21h., lun au ven de19h00â22h00 L'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Ouvert chaque jour â compter de 16h du lun au sam — John Menegon Ensemble.11-12dec LA LICORNE; 2075 SI-LaurenI (843-4166)— Le Théâtre de la Ma-nutaclure présente • Variétés ¦ de Gilbert Turp, m en s.Daniel Simard.jusqu'au 15 déc .du mar au dim 20h 30 L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Lambert au piano de 17h.00â 19h 00, Eddie Prophète de 21 h.00 â 02h 00 du lun au ven — Eddie Prophète de 21h.à 02h sam MAISON DE LA CULTURE MAISONNEUVE; 4120 esl Ontario (872-2200)— Spectacle du groupe Tradi-Son, le 10 déc â 20h MONUMENT NATIONAL: 1182 Bout St-Laurenl, Mil—Les finissants de la seclion française de l'École Nationale de Théâtre présentent.La Noce chez les petits bourgeois ¦ de Bertolt Brecht, du 11 au 15 déc 20h.entrée libre PLANÉTARIUM DOW: 1000 St-Jacques ouest, (872-4530)— € L'étoile des Mages • spectacle français mar.au ven 14h15el 20h 30, sam 14h 15.16h 30 et 20h.30, dim.13h,15h30,16h 30 et 20h 30— spectacle anglais mar au von 13h , 19h.30, sam 13h,15h.30,19h30, dim 14hl5, 19h30du5dec auSjanv LES RETROUVAILLES: 1709 Sl-Denis (849-9275)— John Bau-dine quartette (888) mer au sam do 22h.à Oth — Sylvain L'Heureux.chansonnier, du dim au mar.de 22h.à 01 h SALLE GABRIEL CUSSON: 100 esl Notre-Dame (873-4031)— Concert do musique de chambre, titulaires Bernard Jean et Yuli Tu-rovsky, 10 nov 20h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA (842-2112)- OSM Grands Concerts.David Atherton, chef invité, 10 déc 20h — L'Opéra de Montréal présente • La Traviata • de Verdi, 11 déc â 20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.MU— Ensemble de musique ancienne, dir Claire Gui-mond, 10 déc 20h THÉÂTRE CENTAUR: 453 SI François-Xavier (288-3161)— • Salt-water moon > de David French, m en s Steven Schipper, jusqu'au 16 déc , du mar au ven.20h.dim 19h .matinée le sam 14h — • Brew • du 27 nov.au 16 déc THÉÂTRE DE QUAT'SOUS; 100 esl ave des Pins (845-7277)— • Circulations • de et avec Robert Lepage.François Beausoleil, Lise Castonguay et Bernard Bonnier, m.en s.Robert Lepage, musique.Bernard Bonnier, du 13 nov.au 15 déc., mar.au sam 20h.dim 15h.THEATRE DU RIDEAU VERT; 4664 Sl-Denis (844-1793)-.Al-bertine en cinq temps • de Michel Tremblay, m en s André Brassard, du 13 nov.au 22 déc THÉÂTRE DE LA VEILLÉE; 1371 esl Ontario (Angle Panel et Plessis) (526-6582)— • L'idiol ¦ de Dostlevski, m en s TeoSpy-chalski, du 4 au 23 déc 20h.30, du mer au dim UNIVERSITÉ CONCORDIA: Campus Loyola, Studio Caméléon, 7141 ouest Sherbrooke (482-0320 sie 205)— • Melodrama • collage de deux romans, adaptation et m en s Joseph Cazalet, du 11 au 15 déc.20h.30.entrée gratuite UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de musique.200 Vincent D'Indy— Salle B-484 Classe de chant de Gaston Germain.10 déc.20h.THÉÂTRE GRAND DÉRANGEMENT : 30 rue St-Stanislas, Vieux-Québec (692-3000)- .Vêtir ceux qui sont nus • de luigi Pirandello.m en s.Andrei Zaharia, du 20 nov au 15 déc mar au sam 20h.THÉÂTRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, Hull (771-6669)- Spectacle < Où es-tu Johnny Slarr, Johnny Starr?> création collective m en s.Pierre Parisien, du 14 nov au 15 déc mar au ven 20h30.sam.19h.el22h.CENTRE NATIONAL DES ARTS; Ottawa— Salle Théâtre 1 New World > de John Murrell, m en s Robin Phillips, du 29 nov au 25 déc O CBFT 12.00 Première édition 12.22 Telex Arts 12.30 AliôBouBou 13.30 Au)0urle)0ur 14.30 Cinéma « Le comte de Monte-Cristo > fr it.62 avec Louis Jourdan.Yvonne Furneaux et Henri Guissol 16.00 Bobino 16.30 Le schtroumpfs 17.00 Ûuincy 18.00 Ce soir 18.28 Les nouvelles du sport 18.33 Avis de recherche 19.00 Trouvez l'erreur 19.30 Poivre et sel 20.00 La bonne aventure 20.30 La vie promise 21.00 Télé-Lundi • Les veuves • Se partie 22.00 Le Téleiournal 22.27 Le Point 23.00 La météo 23.04 Les nouvelles du sport 23.16 Télex Arts 23.25 • Gaston Phébus.le lion des Pyrénées > avec Jean-Claude Drouot.France Oougnac et Nicole Garcia (1ère partie) €E) CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.15 Ciné-Quiz • Vivre libre • brit 65 avec Virginia McKenna, Bill Travers et Georffrey Keen 14.30 Forum 15.30 Drôle de monde 16.00 La bande animée 16.25 Au royaume du Père Noel 16.30 Les satellipopettes 17.00 Montréal en direct 18.00 Le 18 heures 18.30 Odyssée 19.00 Les Moineau et les Pinson 19.30 La croisière s'amuse 20.30 Entre chien et loup 21.00 Disney 22.00 Dynastie 23.00 Les Nouvelles TVA 23.25 Le 10 vous informe 23.30 Les sports et la couleur du temps 23.45 Cinéma de fin de soirée « La piste des éléphants > amér avec Elizabeth Taylor.Dana Andrews et Peter Finch 02 RADIO-QUÉBEC 18.00 Passe-Partout 18.30 Teléservice plus 19.27 Tirage de la quotidienne 19.30 Connaissance du milieu oiseaux en hiver, milieux habités 20.00 Nourrir le Québec 20.30 Variétés Michel Jasmin 22.00 Nova les eaux dormantes 23.00 Téléservice plus É3 TVFQ(Câble) 12.00 Si l'ai bonne mémoire 13.15 Thalassa 14.00 Auto-moto 14.30 Télétoot 15,10 Intermède 15.30 Le Théâtre de Bouvard 16.30 Le vrilage dans les nuages 16.50 L'académie des neuf 17.30 Le Journal 18.00 La boulerlle à la mer 18.30 Des chiffres et des lettres 18.50 Atout pic 19.00 Bonjour bon appétit 19.30 Si j'ai bonne mémoire 20.45 "Thalassa 21.30 Auto-moto 22.00 Teletoot 22.45 Un peintre du quotidien Carlos Bradai 23.00 Le théâtre de Bouvard 23.15 Cocoricocoboy 23.30 Le journal O 12.00 12.10 12.27 12.30 12.57 13.00 14.00 15.00 15.30 CBMT Midday news Midday Community Events Parenting Program highlights All my children Dallas Coronation street All in the family PARADIS I:(e66-699t) — "L'hls-tolre sans tin” B h 05— “Cannon ball H” 6 h, 9 h 45.PARADIS II;- "Purple rain” 6 h, 9 h 40, “Académie de police” 8 h.PARADIS III:- Splash" 6 h .9 h 30— "La loire des ténèbres " 7 h 50 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— Kobayashi "Kaseki” 19 h 30 (6 au 14 déc.) PARISIEN l;(866-3856) — “Indiana Jones et le temple maudlf”12h15, 2h30, 4h 40, 7 h, 9 h 20.PARISIEN II:- “Il était une fols l'Amérique” 2 h, 8 h.PARISIEN III;- “Le futur est femme” 12 h 15, 2 h 10, 4 h 05, 6 h, 7 h 55, 9 h 55.PARISIEN IV:- “Le garde du corps" 12 h 40, 2 h 30, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 PARISIEN V:- “Attention une lemme peut en cacher une autre” 1 h.3 h 10.5 h 20, 7 h 30, 9 h 40.PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) — “L'histoire sans lin” 9 h 40— “Superman 111” 7 h 30.PLACE LONGUEUIL II:- La guerre des tuques" 7 h 30— “Le bombardier” 9 h.10 PLACE VILLE-MARIE l:(866-0689) — "Buckaroo banzai” 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30, 9 h 40.PLACE VILLE-MARIE II;- 16.00 Do rt ior yourself 16.30 The Elephant show 16.59 Newswatch 6 17.00 Video hits 17.29 Newswatch 6 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 19.00 Country report 19.30 Too close for comfort 20.00 Hangin" in 20.30 Danger Bay 21.00 Kate and Allie 21.30 Newhart 22.00 The national 22.25 The Journal 23.00 Newswatch 23.20 Newswatch headlines and the national update 23.27 Barney Miller 23.57 CBC Late Night > Mad genius» t931 avec John Barrymore et Boris Karloff CD CFCF 12.00 The Flintstones 12.30 Pulse 13.00 The Don Harron show 14.00 Another world 15.00 General hospital 16.00 Soap 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.37 Family ieud 17.00 The price is right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment tonight 19.30 Circus 20.00 Live It up 20.30 Bizarre 21.00 CTV Special Presentation » The sun also rises > avec Jane Seymour.Hart Boch-ner.Robert Carradine.Zeljko Ivanek, Ian Char-leson el Leonard Nimoy 23.00 CTV National news 23.21 Pulse 00.00 Cinema 12 ¦ Deadly encounter • avec Dina Merrill.Carl Betz el Leon Ames 01.50 Second Feature • Marciano ¦ 1979 avec Tony Lo Bianco.Belinda J Monigomery et Michael O'Hare 03.35 Solid Gold 04.35 Riptide "Brother from another planet" 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50.7h, 9h10.PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) —"Amadeus " 2 h 15, 5h 15, 8h 15 PLACE ALEXIS NIHON II;-Nlnja 111 " 1 h 30, 3 h30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III;-"A Christman story” 7 h, 9 h.PLACE DU CANADA;(86t-4595) — "Ghostbuster” 7 h 15.9 h 15 SAINT-DENIS ll:(845-3222) -"Haute surveillance” 17 h 40, 21 h 15— “Échec au gang"19 h 25 SAINT-DENIS III;- “Les guerriers du Bronx no.II" 17 h 45, 21 h 15— “Comment draguer toutes les fil- les” 19 h 30.VERDUN;(768-2092)- "L'histoire sans fin" 7 h 30— “Superman 111” 9 h 10 VERSAILLES l:(353-7880) -“Indiana Jones el le temple maudit'" 7 h.9 h 10.VERSAILLES II:- Un sondage très Intime” — “Jeunes belles et audacieuses” 6 h, 8 h 25 VERSAILLES III:- Amour et haine” — “Confidence d'une Jeune mariée” 6 h, 8 h 30 VILLERAV:(388-5577) - "L'histoire sans lin” 7 h 30— “Superman 111''9h15 WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) — “Little drummer girl” 6 h 50, 9 h 15.YORK:(937-8978) - "Choose me"1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.Après un grand succès à l’Autre cinéma; Maintenant au Complexe Desjardins.¦li90«frMt«fn*nt csnttrvit «t impM ffoM fichùrd Gay, fadto-Ltwtooa UN FILM DE FRANCOIS BOUVIER W UN FILM DE FRANÇOIS BOUVIER ET JEAN BEAUDRY 12.45, 14.25, 16.05, 17.45, 19.25, 21.05, desjardins 1 288 3M1 PdtsA FILM FESTIVAL DE MOMT^L >’84|4 rrôwnous VERSION ORIGINALE S T FRANÇAIS SEM.: 6.4S.9.20 35 MILTON 642-6053 Maximilian Schell cm , un avocat allemand 35 rvliLTOW axz 6053 SEMAINE 6.30, 9.05 GÉRARD JUGNOT SAMI FREY POWTOUSl JANE BRKIV vXT fim De FRANÇOIS LETERRIER LAVAI 3 480 ST CATHERINE O 866-3856 MCGILL CENTRE LAVAL 688-7776 PARISIEN: 12.40, 2 30.4.20.6.10, 8.00.9.50.LAVAL SEM.6 00.7.4S.9.30 UNE SEULE ET MEME FEMME MKXJ MKXJ1 Hfl 1.00, 3.10, 5.20 7.30 A 9.40 CATHERINE Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 A la Société de musique contemporaine du Québec La flûtiste Lise Daoust, une révélation GILLES POTVIN Société de musique contemporaine du Québec.Troisième concert de la 19e saison avec le concours du Trio d^ Montréal (Berta Rosenohl-Grinhauz, piano ; Luis Grinhauz, violon ; Guy Fouquet, violoncelle) et de Lise Daoust.flûte.Programme ; Trio (Charles Ives), Tetrachotomous (Jphn Winiarz), Songbirdsongs (John Adams), Ode à l'anonyme (Myke Roy), Vermont Counterpoint (Steve Reich).A la salle Pollack, Université McGill, jeudi soir.En toute justice, il faudrait ajouter aux noms des participants à ce con-cçrt ceux des trois préposés à la régie des sons, les compositeurs Wi-nüarz et Roy ainsi que Serge Perron, de même que celui de l’éclairagiste Richard Lavallée.Leur rôle prend en effet beaucoup d’importance dans de tels programmes qui sont davantage des événements multi média que des concerts dans le sens traditionnel du terme.Dans trois des cinq oeuvres, les sons enregistrés occupaient une place souvent égale à ceux produits par les instruments.Le programme s’ouvrait par le Trio écrit au début du siècle par Charles Ives, aujourd’hui une grande figure de la musique américaine, porté aux nues par les uns et décrié par les autres qui persistent à le considérer comme un compositeur du dimanche.Ives a de nouveau recours aux thèmes populaires qu’il intègre à une structure assez complexe mais non sans charme grâce à des effets rythmiques innatendus, sans compter de brusques dissonances et des passages franchement romantiques.Le Canadien John Winiarz utilise aussi le trio classique auquel il ajoute une bande électroacoustique.Dans sa notice, le compositeur a beau nous expliquer en detail le sens de sa démarche mais l’audition de l’oeuvre laisse perplexe à cause de longs points morts et des traits qui se répètent à satiété, notamment ces tremolos incessants.Au fur et à mesure que l’oeuvre se déroule, l’intérêt va en décroissant alors que c’est le contraire qui devrait se produire.Un voisin surpris à ronfler semblait confirmer ce point de vue de façon non équivoque.Songbirdsongs de l’Américain John Adams, pour quatuor de pic- colos et d’ocarinas (Lise Daoust, Guy Pelletier, Nathalie Bélanger, Dominique Simard) et percussion (Robert M.Leroux), est une oeuvre sans conséquence, facile d’accès non seulement à cause de son contenu mais par l’effet produit par la dispositon des exécutants aux quatre coins de la salle, perchés jusque sur les passerelles.Lise Daoust et ses collègues ont su créer un monde d’enchantement sonore, vibrant de mystère et de poésie.Cette étonnante virtuose allait nous ravir jusqu’à la fin de la soirée par une execution étourdissante des oeuvres de Myke Roy et de Steve Reich, toutes deux accompagnées de sons enregistrés.Celle de Roy est particulièrement ingénieuse et séduisante.Décès de l’écrivain soviétique Victor Chklovski MOSCOU (AP'P) — L’écrivain soviétique Victor Chklovski est mort à l’âge de 91 ans, a annoncé samedi le quotidien Vetchernyaya Moskva dans une notice nécrologique signée par l’Union des écrivains de l’URSS.Critique, historien littéraire, romancier et dramaturge, Chklovsky était le créateur du formalisme russe et le théoricien du futurisme, mouvement littéraire dont Vladimir Maiakovski fut l’un des représentants les plus connus.Victor (Chklovski laisse de nombreuses études sur la littérature russe, dont la Résurrection du mot (1914) et la Théorie de la prose (1925), et sur des écrivains russes tels que Leon Tolstoi et Fiodor Dostoievski.Dans II était une fois, livre autobiographique, il évoque ses amis entrés dans la légende: Serguei Eisenstein, Ossip Mandelstam, Vladimir Maiakovski.Il a écrit en outre Voyage sentimental où il raconte ses aventures après la révolution.Zoo, roman épistolaire.Le voyage de Marco Polo, Capitaine Fedotov et La marche du cheval.Accusé au cours des années 1930 d’être le porte-parole de l’esthétisme bourgeois et le propagateur de l’apoütisme acharné et antisoviétique, Chklovski est cependant toujours resté fidèle au régime.Ses oeuvres ont été traduites dans de nombreuses langues.AVIS PUBLICS AVIS DE CHANGEMENT DE NOM LUCIA PONZONI PRENEZ AVIS que LUCIA PONZONI, résidant et domiciliée au 6650 Pierre Forestier a Riviere des Prairies district de Montreal, s’adressera au Ministre de la Justice de la Province de Quebec afin de changer ses prénom et nom en celui de LUCIE SERVAIS Procureur de la requérante VICTOR CAYER, AVOCA^ Avis est par les présentes donne que léLContrat de vente en date du 13 septembre, 1984 a LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, ptesentes ou futures, payables a MaDVICKINC a été enregistre au bureau d'enregistrement de la divi-SK>n d’enregistrement de Montréal.1^ 18e )our d'octobre 1984, sous le npmero 3524530 Ce 3e jour de novembre.1984 LA BANQUE TORONTO-DOMINION PflOVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL ; COUR PROVINCIALE No 500-02-044 066-848 CAISSE POPULAIRE ST-CHARLES CHARNIER DE MONTRÉAL t Demanderesse I —vs— Faillir KARDOUCHE , Defendeur , PAR ORDRE DE LA COUR Le defendeur.Philltp Kardouche, e^t.par les présentes, requis de cbmparaitre dans un délai de trente (JO) jours de cette publication, personnellement Ou par l'entremise de sés procureurs Une copie du BREF D ASSIGNATION et de la DECLARATION a été laissée au greffe de la Cour Provinciale du district de Montreal a son Intention cjeptus.PRENEZ AVIS qu'à défaut per vous de signifier ou déposer vo-t^ comparution ou contestation dbns les délais susdits, la demanderesse procédera a obtenir contre vous un jugement par defaut conforme aux conclusions qu elle solli-cfte VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE Montreal le 29 novembre 1984 • RONALD CHASSE ^^e François Lauze 3631.rue St-Denis Montreal Quebec 288-4237 F^rocureur de la demanderesse Dans l'affaire de la faillite de Les Entreprises de Construction Toupin Inc 7110 Baudrière.Suite 6 Ville d'Anjou, Quebec HU 1E8 AVIS AUX CRÉANCIERS D'UNE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que les debiteurs susdits ont déposé une cession le 3 décembre 1984, que la première assemblée des ' créanciers sera tenue le 21 décembre 1984 a 09 00 heures au bureau du syndic, 2015 rue Drummond, = 950, Montreal DATE de Montréal, ce 6 décembre 1984 PFEIFFER & PFEIFFER INC Syndic ADRESSE 2015 Drummond St.= 950 Montreal, QUebec H3G 1W7 Tel (514)282-9636 I CANADA I PROVINCE DE QUÉBEC ; DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE .NO 500-02-041950-846 , VILLE DE MONTREAL, j demanderesse c ' ALAN MADER, 124731 CANADA INC , mise-en-cause et LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE MONTRÉAL, mis-en-cause Il est enjoint a la partie défenderesse, ALAN MADER, et à la mi-se-en-cause, 124731 CANADA INC a l'intention desquelles une copie du bref et de la ' declaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de 30 jours • (signe) GISÈLE DE MADDELEIN P A Mes PELOQUIN, ALLARD & LACROIX 275 rue Notre-Dame est Montréal, Qc Procureurs de la demanderesse a Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 10 h 30 heure de Montréal RLS-84.19290 le mardi 8 janvier 1985 Région Laurentides SERVICES D'ÉQUIPES POUR L'ÉLAGAGE DES ARBRES Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 100 000$ (SOUMISSION PARTIELLE ACCEPTABLE) RMN-84.19309 le mardi 8 janvier 1985 Région Manicouagan SERVICES DE NETTOYAGE RÉGULIER DES BUREAUX ET AUTRES PIÈCES DANS DIVERS ÉDIFICES DU SECTEUR SEPT-ÎLES Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 6 000 $ Toutes les conditions de chacun des appels d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de 25 $ pour chaque exemplaire complet, cheque visé ou mandat payable a Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 a 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC SERVICE CONTRATS BUREAU 809 75 OUEST, BOUL.DORCHESTER, MONTRÉAL, QUÉ.CANADA H2Z 1A4 Pour renseignements: Téléphone: (514) 289-2895 La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé tiré par le soumissionnaire sur une banque â charte du Canada ou sur une caisse populaire ou un chèque officiel d'une banque à charte du Canada, payable â l'ordre d'Hydro-Québec.soit un bon de qarantie de soumission, au montant indiqué.Lorsqu'il est indiqué ci-dessus qu'une soumission partielle est acceptable, la garantie choisie doit être d'un montant égal au multiple de 1 000 $ le plus prés de DIX POUR CENT (10%) de la somme totale de la soumission ou de la proposition la plus élevée,lusqu'â concurrence du montant mentionné ci-dessus Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau sus-indiqué sont admises â soumissionner, Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le directeur, Approvisionnement Roger A.Labrle AVIS Avis est par les présentes donne que le 12ieme |Our de juillet 1984 sous le numéro 3497912, il a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montreal.P 0 une cession et transport par PROPIQ INC , a La Banque de Nouvelle-Ecosse.banque à charte canadienne.de la totalité des créances et comptes, actuels ou futurs du cédant Cet avis est donne contormémenl aux dispositions de l'article 1571 (d) du Code Civil de la province de Quebec Le 5ième jour de décembre 1984 LA BANQUE DE NOUVELLE-ECOSSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-05-010063-848 RAYMOND PROULX, REQUÉRANT -vs- MIREILLE PIGEON.INTIMEE AVIS A Mireille Pigeon, d'adresse inconnue PRENEZ AVIS qu'une requête en radiation d'hypothèque selon l'article 805 et autres du C P C sera présentée pour adjudication sur icelle devant l’un des honorables juges de la I Cour Supérieure Siégeant dans et I pour le district de Montréal, le 21 I janvier 1985, à9h15 de l'avant-midi ! ou aussitôt queTconseil pourra être I entendu, dans la salle 216 du Palais J de Justice de Montréal, 10 est rue St-Antoine, et qu'une copie de ladite I requête a été laissée à votre inten-; tion a la Cour Supérieure pour valoir I ce que droit.I Longueuil, ce 6 décembre 1984 ' Proutx, Lacoste & associés Procureurs du requérant , PROULX.LACOSTE & ASSOCIÉS ' 460 ouest, rue St-Charles, I Suite 302, Longueuil, Oc J4M 1Q4 651-8300/677-5235 AVIS I Commission des transport I du Québec ^ Reglement no 19 Transport Saisonnier, catégorie régulière ' La requérante, SERVICE DE LIMOUSINE MURRAY HILL LTÉE demande a la Commission des transports du Québec l'autorisation d'effectuer le I transport saisonnier suivant ^ Service de transport de sKieurs et de leurs bagages à destination des cen-I très de ski des Laurentides, des Cantons de l'Est, de la région de , Québec, du Vermont et du Maine Endroits d'embarquement Hudson, Beaconsfieid, Pointe-Claire, Baie d'Urfé, Pierrefonds, Dollard des Ormeaux.Dorvai, Ville St-Laurent, Côte St-Luc, Westmount.Longueutl, St-> Lambert, Brossard Greenfield Park et Montréal pour le compte des ' clubs de ski suivants Le Club de ski Immaculée Conception Le Hillei Ski Club Le Sunday Best Ski Club Le Club de ski Canadair Le Laurentian Day Ski School Le Pratt & Whitney Canada Ski Club Le Club Côte St-Luc Ce permis saisonnier est demandé pour la saison de ski 1984/65 Toute personne désirant s'opposer a cette demande de permis saisonnier devra s’adresser a la Commission des transports du Québec, dans les Cinq (5) jours qui suivent la date de la deuxième publication Premiere publication le 10 décembre 1984 Deuxieme publication le 11 décembre 1984 MARTINEAU WALKER Procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500 04-004945-847 DAME USE DEVIN demanderesse —VS— MICHEL DUCLOS defendeur PAR ORDRE DE LA COUR Nous vous avisons qu'il y a eu dépôt et réception au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal d'une action en déchéance d'autorité parentale a l'enfant GENEVIEVE et en changement de nom de l'enfant intentée par ta demanderesse Si vous désirez comparaître, vous devez le faire Dans un déali de quarante (40) jours a compter de la publication d'une insertion d'un résumé de telle ordonnance parue en français dans un journal publié dans ce district, soit LE DEVOIR De plus, SI vous désirez produire une défense ou proposer les demandes que vous entendez opposer a la déclaration, vous devez le faire dans le même délai Il est important que vous agissiez dans le délai mentionné dans ce document — soit en vous adressant a un avocat qui peut vous représenter et agir en votre nom, — soit en vous rendant vous-mème au Palais de Justice pour y remplir une formule de comparution.Si vous n'agissez pas dans le délai mentionné dans ce document, personnellement ou par avocat, la partie demanderesse aura droit d'agir en votre absence et le juge pourra alors rendre un jugement sans que vous en soyez avisé BENOIT GENDRON 400 est rue Jarry, Montréal.Oué H2P 1V3 Tél 381-2504 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 13 novembre.1984 a LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Accu-Vtbe Vibrating Equipment, Inc été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement le 20e jour de novembre 1984, sous le numéro 3533346 CeSOiem jour de novembre, 1984 LA BANQUE TORQNTODOMINION AVIS PRENEZ-AVIS que suite au changement de contrôle survenu au sein de Location G L Inc par lequel Les Placements Michel Ducharme Inc acquiert toutes les actions détenues par Messieurs Gerald.Réjean et Dame Ginette L'Ecuyer, Location G L Inc détentrice du permis M-60Û479 s’adresse à la Commission des Transports du Québec afin que celle-ci statue sur te maintien des permis tels que décrits aux certificats 12,13 14 15.17 et 18 dudit permis La requérante invoque au surplus l'article 85 des règles de pratique et de regie interne afin que la décision devienne en vigueur à la date ou elle sera rendue Tout intéresse peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours suivant la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la C T Q .au 585 est.Bout Charest, Quebec.Québec iiere publication 10 décembre 1984 2ieme publication 11 décembre 1984 PAR Me FRANÇOIS PERREAULT PAOUEHE PERREAULT RIVETS TRUDEAU 200 rue St-Jacques ouest.Suite 900, , Montreal, Québec, H2Y 1M1 I - : CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-044 060-841 CAISSE POPULAIRE ST-CHARLES GARNIER DE MONTRÉAL.1340, rue Sauvé est.district de Montréal Demanderesse —VS— ROGER BRUNET Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur.Roger Brunet, est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs Une copie du BREF D’ASSIGNATION et de la DÉCLARATION a été laissée au greffe de la Cour Provinciale.du district de Montréal à son intention De plus.PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir dans les delais susdits, la demanderesse procédera a obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu elle sollicite -VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE Montréal, le 29 novembre 1984 RONALD CHASSE Me François Lauzé 3931, rue St-Dems Montreal, Québec 288-4237 Procureur de la demanderesse AVIS PRENEZ AVIS que la compagnie 137749 Canada Ltée s'adresse à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir le transfert des permis décrits aux certificats 1 et 2 du permis M-303302 des dossiers de la Commission des Transports du Québec dont Transport Ber-Ciau Ltée est détentrice La requérante invoque au surplus l'article 85 des régies de pratique et de régie interne afin que la décision devienne en vigueur à la date où elle sera rendue I Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours suivant la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la C T.Q.au 585 est, boul.Charest.Quebec, Québec 1ère publication 10 décembre 1984 2e publication; 11 décembre 1984 PAR Me LEON MALINIAK.AVOCAT 355, rue St-Jacques, suite 501 Montréal, Québec, H2Y1N9 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL RÉGIE DU LOGEMENT NC 35-840529-029-G-000000 CAVE PEARD, locataire —VS— D ADOLF, a/s Gregory Matinopoulos.locateur AVIS EST DONNÉ à DAVE PEARD, de lieux inconnus, qu'un amendement pour le loyer dû entre le mois de juin et décembre 1984 fut introduit à la Régie du logement Prenez avis que ledit amendement sera entendu en même temps que la demande originale, le 12 décembre 1984 à 13h30 à la Régie du logement située au 6767, Côle-des-Neiges, à Montréal Le présent avis peur valoir comme signilication dudit amendement conformément à un ordre du régisseur de la Regie du logement Me GILLES MIGNAULT Régisseur CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-041 427-845 CAISSE POPULAIRE ST-CHARLES GARNIER DE MONTRÉAL.1340, rue Sauvé est, district de Montréal Demanderesse -vs- RAYNALD POMINVILLE, Défendeur PAR ORDRE DE U COUR Le détendeur.Raynald Pominville.est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs Une copie du BREF D'ASSIGNATION et de la DÉCLARATION a été laissée au greffe de la Cour Provinciale.du district de Montréal à son intention De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans Iss délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut con-lorme aux conclusions qu elle sollicite VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE Montréal, le 29 novembre 1984 RONALD CHASSÉ Prolonotaire adioinl Me François Lauzé 3931, rue Sl-Oenis Montréal.Québec 288-4237 Procureur de la demanderesse Avis et donné que M Jean-Paul Corbin, résidant et domicilié au 1606, Cartier a Longueuil.Qué.détenteur du permis M-500481 région 06 s'adressera à la Commission des transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de Rila Corbm, résidant et domiciliée au 1606.Cartier à Longueuil.Qué région 06 conlor-mément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de la CTQ T out intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux 1ère parution 10 décembre 1984 2ième parution 11 décembre 1984 rAMADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-12-136581-844 JACQUELINE NORMAND partie requérante —c — NIKOLAOS ANATASOPOULOS partie intimée PAR ORDRE DE LA COUR La partie INTIMÉE, est par les présentes requise de comparaître (ians un délai de 60 jours de la dernière publication de telle ordonnance Une copie de la requête en divorce a été laissée au Greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, à son intention PRENEZ DE PLUS AVIS QU'A DÉFAUT PAH VOUS de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la partie requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement qu'elle sollicite contre vous FAIT A SAINT-LAURENT, ce 15 NOVEMBRE 1984 DÊSCOTEAUX JARRY HEBERT Procureurs de la requérante 790 boul Laurentien.suite 202, Ville Saint-Laurent H4M 2M6 (’‘‘AMADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-041-425-849 CAISSE POPULAIRE ST-CHARLES GARNIER DE MONTRÉAL, 1340, rue Sauvé est.district de Montréal, Demandérsesé -VS- LÉO RANGERS, Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur, Léo Rangers, est, par le présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l’entremise de ses procureurs Une copie du BREF D'ASSIGNATION et de la DÉCLARATION a été laissée au greffe de la Cour Provinciale, du district de Montréal à son intention De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation I dans les délais susdits, la demande-> resse procédera à obtenir contre I vous un jugement par défaut con-i forme aux conclusions qu'elle solli-I cite I VEUILLEZ AGIR EN CONSÉ-! QUENCE I Montréal, le 29 novembre 1984 ! RONALD CHASSÉ j Protonotaire adjoint { Me François Lauzé ' 3931 rue St-Dems I Montréal.Québec I 288-4237 ' Procureur de la demanderesse mol H H COMMISSION DE L’ENVIRONNEMENT La Commission de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal tiendra une séance publique le jeudi 13 décembre 1984, à 16:30, au Salon Alfred Rouleau de l’Hôtel Méridien, Basilaire 1, Complexe Desjardins, Montréal.La Commission de l’environnement prendra connaissance d’un projet de règlement relatif aux rejets dans les réseaux d'égouts et cours d’eau du territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Lors de chaque séance publique, une période de questions est prévue.Pour poser de‘s questions, les intervenants doivent préalablement s’enregistrer.-L’inscription débute à 16:15.Si vous désirez des informations supplémentaires, veuillez communiquer avec M.Guy Campion, assistant secrétaire - commissions, au (514) 872-6823.Le secrétaire, Suzanne Jalbert Montréal, Québec Le 10 décembre 1984 AGENDA Séance publique de la Commission de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal Le jeudi 13 décembre 1984 à 16:30 Salon Alfred Rouleau, Hôtel Méridien, Complexe Desjardins, Montréal Avis est par les présentes (jonné que le contrat de vente en date du 22 octobre.1984.à LA BANQUE TO-flONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Cuisine Regent 1982 Inc./Regent Kitchens 1982.Inc a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 22ieme jour de novembre 1984, sous le numéro 3534032 Ce 30ième jour de novembre.1984 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 25 octobre 1984 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, paybles à Hélène Sarrasin faisant affaire sous la raison sociale de Pubii Impact 2000 Enr a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Lavai le 27e jour de novembre 1984, sous le numéro 566700 Ce 29e jour de novembre 1984 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 7 septembre 1984 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à CAC ENTREPRENEURS ELECTRICIENS INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Laval le 27e jour de novembre 1984, sous le nu-mér 566701 Ce 29e jour de novembre.1984 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est donne que BERNARD DESLAURIERS du 159 Roussillon, Pont-Viau, Lavai, détenteur du permis M-201844-001 agglomération A-8 Laval, s'adressera à la Commission des transports du Québec, dans le but d'obtenir (’autorisation de transferer son permis en faveur de YVON BLANCHET.6 Saunol.Laval, conformément aux dispositions de l'article 30 du reglement sur les régies de pratique et de régie interne de la CTQ Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux 11ère parution 10 décembre 1984 2teme parution 11 décembre 1984 PUBLICATION TRANSFERT DE PERMIS Prenez avis que A & G Transport (en société), opérant au 8385 rue Champ d'Eau à St-Léonard, détenteur du permis M-301686 s'adresse a la Commission des Transports du Québec dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son système de transport, en faveur de A & G Transport de Meubles Ltée.opérant au 8385 ru Champ d'Eau à St-Léonard Le tout conformément aux dispositions de l'article 30 des Règles de pratique et 41 de la Loi des transports Tout intéresse peut faire opposition a cette demande dans les cinq jours de la deuxième parution de cet avis Premiere parution 10 décembre 1984 Deuxième parution 11 décembre 1984 LES BOIS DE CONSTRUCTION DE NORMANDIN LIMITEE — NOR-MANDIN LUMBER LIMITED Avis est donné que la compagnie "LES BOIS DE CONSTRUCTION DE NORMANDIN LIMITÉE ~ NORMANDIN LUMBER LIMITED" constituée en corporation en vertu de la Loi des Compagnies et ayant son siège social à St-Léonard.demandera à l'Inspecteur Général des Institutions Financières.la permission d'obtenir sa dissolution MONTRÉAL, le lerjour de novembre 1984 LES PROCUREURS DE LA COMPAGNIE GLISERMAN/ACKMAN/CUTLER /BERNFELD AVIS DE PRÉSENTATION D'UN PROJET DE LOI D'INTÉRÊT PRIVÉ CONCERNANT MORGAN HYDROCARBURES INC (Libre de responsabilité personnelle) AVIS est par les présentes donné que la société MORGAN HYDROCARBURES INC (Libre de responsabilité personnelle) s'adressera au Parlement du Québec aux fins de demander l'adoption d'une loi d'in-terèt prive visant à permettre ladite société actuellement régie par la Loi sur les compagnies minières de continuer son existence sous la partie IA de la Loi sur les compagnies Toute personne ayant des motifs d'intervenir sur ce projet de loi d'intérêt privé doit en informer le directeur de la législation, bureau 126, Hôtel-du-Gouvernement, Quebec, G1A 1A4 Montréal, le 6 décembre 1984 PHILLIPS &VINEBERG Les procureurs de la requérante la fierté a une ville Il • I I II SECRÉTARIAT MUNICIPAL AVIS PUBLIC VILLE DE MONTREAL AVIS en vertu des dispositions de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.A sa séance du 10 octobre 1984, le Comité exécutif a approuvé la description des ruelles suivantes afin que la ville en devienne propriétaire en vertu des dispositions de l'article 36a de sa charte.« ruelles sises au sud-est de la rue Sherbrooke, entre les rues Peel et Stanley et composées d'une partie des lots 1461, 1461-14 (ruelle) du cadastre de la Cité de Montréal (Quartier Saint-Antoine) ».Le droit à une indemnité eu égard à ces acquisitions doit être exercé par requête devant le tribunal d'expropriation dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le deuxième que la Ville est tenue de publier.Hôtel de Ville, Montréal, le 10 décembre 1984 Maurice Bruryet Greffier de la Ville la fierté a une ville n :: Il • I I I 1 SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPELS D’OFFRES SOUMISSION: 9008 ÉGOUT COMBINÉ ET CONDUITE D’EAU SECONDAIRE GROUPE "72": Rue 137-2155, de la rue 137-2154 (Pierre Chasseur) à la 19ième Avenue (rue 137-2154) Rue 137-2154 (Pierre Chasseur) de la 19ième Avenue (rue 137-2154) à l'avenue Olivier Charbonneau, 19ième Avenue (rue 137-2154), de la rue 137-2154 (Pierre Chasseur) à l'avenue Biaise Pascal.Date d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l'ordre du le 19 décembre 1984 Module VOIRIE 700, rue St-Antoine est bureau 1.440 tél.: 872-3280 50 $ Directeur des Finances de la Ville de Montréal VILLE DE MONTREAL RACCORDEMENT DE DRAINS PRIVÉS Avis est par les présentes donné en vue du pavage que les propriétaires qui désirent construire des branchements privés de l'égout public à la ligne de leur propriété et taire le raccordement desdits drains devront, dans un délai de 5 jours à compter de la publication du présent avis, en faire la demande par écrit, en l'adressant au Module Eaux, 700 est, rue St-Antoine afin d'obtenir les permis nécessaires à cet effet pour les rues suivantes ÉGOUT SANITAIRE, PLUVIAL ET CONDUITE D’EAU: 65e AVENUE, d'un point au sud de la rue Notre-Dame à la rue Notre-Dame (PAT) RUE 170-712, de la rue P-165 à un point à l'ouest de la rue 170-713.RUE 170-713, de la rue 170-712 à la rue 170-714.RUE 170-714, de la rue P-165 à un point à l'ouest de la rue 170-713.Le tout Conformément au règlement no.3728 et son ordonnance concernant les égouts.Service des travaux publics, LE DIRECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS Édifice Jacques VIger, Richard Vanter, Ing.Montréal, Quel que soit le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d'adopter, toute soumission doit, pour être valldement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif à son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, avant l'heure de midi.Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau du greffier de la Ville à la chambre 120.Hôtel de Ville Le greffier de la Ville Le 10 décembre 1984 Maurice Brunet SPORTS Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 B 15.41 ¦ Henderson avec les Yankees .Yankees de New York ont conclu un accord avec les A s d Oakland, leur procurant le voltigeur Rickev Henderson les Blue Jays ont acquis le releveur BUl Caudill, également des A’s.Les Yankees se sont assurés les services de Henderson, détenteur du record de vols de but en une saison -130, il y a deux ans -, et du joueur des ligues mi^ure^ Bert Bradley, en cédant en retour les lanceurs Jay Howell, Jose Rios, Eric Plunkand et Tim Birtas et du voltigeur Stan Javier, fils de 1 ancien arrêt-court des Cards de St.Louis, Julian Javier.L entente serait, selon certaines indications, de l’ordre de $8 millions pour une durée de cinq ans.Les Blue Jays ont envoyé pour leur part l’arrêt-court Alfredo Griffin et le voltigeur-premier but Dave Collins aux A’s en retour de l’excellent releveur (Roitier Bill Caucüll.Celui-ci a terminé au deuxième rang de la Ligue américaine au chapitre des victoires préservées avec 36.Il a conclu la dernière saison avec une fiche de 9-7 et conservé une moyenne de m.p.m.de 2.71.^ ¦ Décès du lanceur Howle Reed CORPUS CHRISTI, Texas (AP) — Howie Reed, qui a lancé avec cinq équipes des ligues majeures de baseball - y compris les Expos de Montréal - pendajit sa carrière de huit saisons, est décédé vendredi à l’âge de 47 ans, à l’hôpital.Reed a connu sa meilleure saison en 1965 avec un dossier de 7-5 pour les Dodgers de Los Angeles, champions de la Série mondiale.Il lançait en relève pour cette formation qui comptait dans ses rangs Don Drysdale et Sandy Koufax, deux lanceurs intronisés au Panthéon des Immortels.Reed a lancé dans deux matches de cette Série mondiale remportée aux dépens des Twins du Minnesota.Il a aussi porté les couleurs des Astros de Houston, des Royals de Kansas City, des Angels de la CaUfornie et des Expos de Montréal (1969-71).Au cours des neuf dernières années, Reed et son épouse tenaient une ferme près de Mathis au nord de Corpus Christi.¦ CiccareUi: frature du poignet EDMONTON (PC) — L’ailier droit Dino CiccareUi des North Stars du Minnesota a subi une fracture un poignet, vendredi soir, contre les Oilers d’Edmonton.CiccareUi a été blessé par un coup de bâton du défenseur Lee f'ogolin à mi-chemin de la première période d’un match perdu 6-3.On n’a pas encore idée combien de temps il devra demeurer au rancart.¦ Victoire de Christelle Guignard DAVOS, Suisse (AFP) — ChristeUe Guimard n’est plus la spécialiste d’un seul parcours.Hier, la jeune Française a enfin terminé ses deux manches pour remporter du même coup sa première victoire en Coupe du monde dans le slalom de Davos, à l’issue duquel elle a devancé la grande favorite, la Suissesse Erika Hess.Son succès était complété pour les Françaises par la troisième place de Hélène Barbier, une spécialiste de géant, qui devançait Malgorzata Tlalka d’un centième de seconde.Les Françaises ont ainsi remporté leur deuxième victoire en deux slaloms, après celle, à Courmayeur (Italie), de Perrine Pelen, diminuée hier par des douleurs dorsales et qui n’a pu faire mieux qu’une lie place.¦ Trauld Haecher revient de loin DAVOS, Suisse (PC-AFP) — Le super-géant de Davos, comptant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin, a connu, hier, le même scénario surprise que la descente de Puy-Saint-Vincent (France), disputée, l’avant-veille, avec la victoire d’une concurrente que l’on n’attendait pas, l’Allemande de l’ouest Traudl Haecher, partie avec le dossard 54 et absente du podium au fil des cinq dernières années.Trois skieuses canadiennes se sont classées parmi les 20 premières dans ce contingent de 112 participantes.Laurie Graham d’Inglewood a pris le 13e rang à égalité avec l’Italienne Caria de Lago en 1 ; 54.07, contre 1:50.33 pour la championne de ce premier super-géant de la saison.Diana Haight de Fruitvale, Colombie-Britannique, s’est classée I6e et Kerren Lee de Rossland a pris la 20e place.Andréa Bédard de Sutton a obtenu une bonne 29e place en 1:55.50; Liisa Savijarvi de Bracebridge, Ontario, a fait 31e; Karen Percy de Banff s’est classée 36e; Karen Stemmle d’Au-rora, 44e et Kendra Kobelka de Revelstoke, Colombie-Britannique, 75e.¦ Pierre Harvey fait bande à part LABRADOR CITY (PC) — Pierre Harvey a démontré une fois de plus qu’il est sans égal en ski de fond au Canada.Il a réussi à conserver une fiche parfaite de cinq victoires en autant d’épreuves sur les pistes de Labrador City où se dispute Coupe Canada 1984.Il a enlevé hier les honneurs de l’épuisante compétition de 15 kilomètres en 41 ; 09.6 minutes.Le junior Arto Heiskanen a terminé un lointain second avec 95 secondes de recul, en 42:42.6, pour une première présence sur le podium par un fondeur finlandais depuis le début des compétitions.La troisième place est allée à un autre junior, l’Ontarien Darren Derochie d’O-naping Falls.Yves Bilodeau, quatre fois deuxième à Pierre Harvey lors dcr.préc^entes épreuves, a dû se contenter d’une quatrième place en 43; 14.0 dans un contingent de 34 fondeurs, devant Richard Webber d’Ottawa et Dennis Lawrepce de la Saskatchewan.La victoire de Harvey lui donne un insurmontable total de 130 points, 28 de niieux*que Bilodeau et 48 devant Tourigny, dans un groupe de 26 skieurs qui ont jusqu’à maintenant amassé des points.Chez les dames, la junior Thura Erkkila de la Finlande a décroché une deuxième victoire d’affilée en négociant le 10 kilomètres en 32 minutes et 57 secondes.Jenny Walker d’Ottawa a suivi 10 secondes derrière.Carol Gibson de l’Alberta a fait troisième.La Québécoise Marie-Andrée Masson s’est classée quatrième, tandis que la junior Sylvie Desharnais a pris le 12e rang.FOOTBALL Ligue Nationale Samedi Jets NY 21, Buffalo 17 S Fran'co 51, Minnesota 7 Hier Tampa Bay 23, Atlanta 6 Cin'nati 24, N.-Orléans 21 Pitls'gh 23, Cleveland 20 Green Bay 20, Chicago 14 Miami 35, Indianapolis 17 Phi'phie 27, N.-Angle're 17 St-Louis 31, Giants NY 21 Kansas City 34, Seattle 7 Rams LA 27, Houston 16 Denver 16, San Diego 13 Washington 30, Dallas 28 Ce soir Raiders LA à Detroit LIGUE NATIONALE Conférence Américaine Section Est Pi .9 P n PP PC moy x-MIAMI .15 13 2 0 485 277 867 N -ANGLETERRE.15 8 7 0 346 342 533 JETS NY 15 7 8 0 311 323 467 INDIANAPOLIS 15 4 11 0 229 398 .267 BUFFALO 15 2 13 0 229 402 .133 Section Centraie PITTSBURGH.15 8 7 0 374 303 .533 CINCINNATI .15 7 8 0 287 318 .467 CLEVELAND .15 4 11 0 223 277 .267 HOUSTON.15 3 12 0 220 410 .200 Section Ouest y-SEATTLE .15 12 3 0 404 251 .800 y-DENVER 15 12 3 0 322 227 .800 y-RAIDERS LA.14 10 4 0 337 262 .714 SAN DIEGO .15 7 8 0 373 371 .467 KANSAS CITY .15 7 8 0 272 303 .467 Conférence Nationale Section Est WASHINGTON,.15 10 5 0 397 283 667 DALLAS 15 9 6 0 287 280 .600 GIANTS NY 15 9 6 0 296 291 .600 St LOUIS 15 9 6 0 396 316 .600 PHILADELPHIE.15 6 8 1 268 294 .433 Section Centraie x-CHICAGO 15 9 6 0 295 235 .600 GREEN BAY .15 7 8 0 352 295 .467 DETROIT 14 4 9 1 267 354 .321 TAMPA BAY, .15 5 10 0 294 359 .333 MINNESOTA 15 3 12 0 262 446 .200 Section Ouest x-S.FRANCISCO.15 14 1 0 456 211 .933 RAMS LA 15 10 5 0 330 297 .667 N.-ORLÉANS 15 6 9 0 288 358 .400 ATLANTA 15 3 12 0 255 372 .200 x-Champlon dt ••ctlon.y-Ouallflé pour lot éllmlnatolrot.Le record de O.J.est battu ANAHEIM, Calif.(AP) — Eric Dickerson a fracassé le record de O.J.Simpson pour le plus grand nombre de verges gagnées au sol en une saison avec des gains de 215 verges, hier, dans une victoire de 27-16 des Rams de Los Angeles sur les Oilers de Houston au cours de laquelle il a également marqué deux touchés.Dickerson, à sa deuxième saison seulement chez les professionnels, se devait d’obtenir 211 verges hier pour améliorer le record de 2,003 verges établi par Simpson il y a 11 ans.Il a battu le record au quatrième quart sur une course de neuf verges.Dickerson, qui avait établi un record de 1,808 verges pour une recrue la saison dernière, a quitté le match après avoir réalisé son exploit.Il a maintenant gagné 2,007 verges cette saison.Les Rams ont désormais un dossier de 10-5 et il pourrait virtuellement s’assurer une place dans les séries éliminatoires de la division Ouest de la conférence Nationale avec une victoire contre les 49’ers de San Francisco vendredi prochain.Evert-Lloyd enlève un 16e titre du Grand chelem à Melbourne Coupe Davis: Mats Wilander est prêt MELBOURNE (AP-Reuter) - Le Suédois Mats Wilander a levé les derniers doutes qui pesaient sur son habileté à jouer sur gazon en remportant pour la deuxième fois consécutive les Internationaux de tennis d’Australie, hier, à Melbourne.En deux heures et 52 minutes, Wilander a dominé le Sud-Africain Kevin Cur-ren 6-7, 6-4, 7-6 et 6-2, décrochant ainsi son troisième tournoi du Grand chelem après les Internationaux de France, en 1982 — il avait alors 17 ans —, et ceux d’Australie l’an dernier.Mais après cette victoire remportée après avoir concédé un premier set au bris d’égalité, le Suédois de 20 ans a tout de suite porté son attention sur la prochain étape de sa carrière.Vainqueur sur le gazon de Melbourne, Wilander devra vilement s’adapter à la terre battue de son sol natal, où il mènera son pays en finale de la Coupe Davis, devant des Américains mieux aguerris sur cette surface.« Je devrai m’y faire rapidement, a expliqué Wilander, meilleur raquette suédoise.Je crois que nous avons d’excellentes chances de vaincre les Américains.« McEnroe (John) est très habile sur cette surface, mais Connors (Jimmy) ne lui est pas supérieur », a poursuivi Wilander, classé deuxième tête de série aux Internationaux d’Australie.Wilander a ajouté qu’il avait modifié sa préparation pour ses rencontres sur gazon.L’an dernier, Wilander s’était servi de l’escale australienne pour sa préparation à la Coupe Davis.En remportant cette victoire, Wilander avait l’an dernier coiffé McEnroe et le Tchécoslovaque Ivan Lendl pour ce faire.Mais, malheureusement pour lui et son pays, la Suède s’était inclinée contre l’Australie en finale de la Coupe Davis.Les Américains ont remporté leur cinq dernières confrontations en Coupe Davis face aux Suédois.Mais cette fois-ci, la forme de McEnroe, suspendu et blessé et poignet au cours du dernier mois, sera définitivement au centre de l’enjeu.Samedi, l’Américaine Chris Evert-Lloyd a remporté son 16e titre du Grand chelem en carrière en disposant de la Tchécoslovaque Helena Sukova 6-7, 6-1, 6-3.En l’absence de Martina Navratilova, victime de sa surprenante défaite la veille face à la Tchécoslovaque, Evert-Lloyd a perpétué une tradition vieille de dix ans qui fait en sorte qu’eUe remporte chaque saison au moins un des q^uatre tournois internationaux du Grand chelem.Sa victoire en deux heures sur Su- Avec l’acquisition de Vance Law aux assises Les Expos ont fait le minimum DANIEL CAZA HOUSTON (PC) - « C’est dans deux ou trois mois seulement que l’on pourra juger le travail accompli par Murray Cook aux assises.» Le gérant des Expos, Buck Rodgers, affichait un optimisme prudent lorsqu’il a quitté Houston au terme des assises du baseball.Les efforts des dirigeants des Expos dans le but de renforcer l’équipe l’ont satisfait, même si une seule transaction a été réalisée.« Nous avons comblé notre principale faiblesse avec l’acquisition de Vance Law, a indiqué Rodgers.C’était notre priorité.Il fallait embaucher un joueur de champ intérieur capable de contribuer à l’attaque.Pour nos autres lacunes, nous avons d’ici au camp d’entraînement pour les solutionner.« Je sais que le public s’attendait à ce que nous réalisions plus d’échanges, a-t-il ajouté.Par contre, il faut se souvenir que plusieurs équipes attendent le début du camp d’entraînement, ou la signature de joueurs autonomes, avant de vraiment structurer leur formation.« Tout compte fait, j’estime que Murray (Cook) est sur la bonne voie », a affirmé Rodgers, pour conclure son analyse du travail des Expos aux assises.Le directeur général Murray Cook est du reste conscient que les partisans dés Expos commençaient à s’impatienter face à son « approche prudente » au milieu de la dernière semaine.Il avait promis des chan- gements et il avait même indiqué qu’il ne rentrerait pas à Montréal s’il ne parvenait pas à compléter au moins une transaction.« J’ai commis une erreur en m’exprimant ainsi, a cependant admis Cook.La prochaine fois, je me la fermerai.« Mais il faut comprendre que les deux parties doivent s’entendre pour transiger et que, avant les assises, je croyais qu’il y aurait moins d’embûches.» Cook a répété que l’heure de tombée des échanges aux assises était symbolique, dans une large mesure.Ce qui n’est pas faux.Les équipes de la Ligue nationale peuvent transiger entre elles à tout moment d’ici au mois de juin.Puis, pour discuter avec les clubs de la Ligue américaine, il y aura une période de trois semaines pendant le camp d’entraînement.« Il nous reste encore deux ou trois possibilités d’échanges, a déclaré Cook, à l’issue des assises.De plus, nous sommes très intéressés à embaucher le joueur autonome Jerry Royster.» Royster est expérimenté.Il peut évoluer aux deux positions du côté gauche de l’avant-champ et comme voltigeur.L’an dernier, il a cependant connu une mauvaise saison avec les Braves d’Atlanta, présentant une moyenne de .207, avec un seul circuit et 21 points produits en 81 rencontres.Du côté des transactions, les Expos peuvent encore se servir de deux lanceurs partants comme appât, en vue d’acquérir un joueur d’arrêt-court expérimenté et un voltigeur de centre.Cook a mentionné à ce sujet qu’il discuterait de nouveau avec ses homologues des Phillies de Philadelphie et des Red Sox de Boston.Il aurait les yeux sur Ivan DeJesus et Reid Nichols.On aimerait pouvoir compter sur DeJesus pour un an ou deux, le temps de permettre à Argents Salazar ou-à Rene Gonzales d’apprendre à jouer au niveau majeur.D’autres échanges mineurs pourraient également survenir.Les Twins du Minnesota et les Royals de Kansas City sont encore intéressés aux services de Mike Stenhouse.Celui-ci pourrait d’ailleurs passer sous peu aux Twins en retour du lanceur gaucher Jack O’Connor.D’autres rumeurs circulent encore, mais Cook est d’avis qu’il n’a plus besoin de se montrer agressif sur le marché des transactions.« Nous avons corrigé notre souci majeur en obtenant Law, a-t-il dit.Nous pouvons maintenant attendre qu’on nous fasse signe.» L’argument de Cook peut se défendre, considérant que l’alignement des frappeurs est déjà plus respectable avec Law à la place de Doug Flynn.Mais il reste qu’il existe encore une marge importante entre une équipe respectable et l’équipe de championnat qu’attendent les partisans des Expos depuis 16 ans.L’échange pourrait être réalisé puisque les deux joueurs n’ont pas été réclamés au repêchage.kova lui a également permis de sa- " vourer une 1,003e victoire en simples.-L’Américaine s’était successivement inclinée aux Internationaux de France, de Grande-Bretage et des Etats-Unis, face à l’inévitable Na-^^ vratilova.Le gagnante a laissé entendre,-après avoir reçu son prix de $100,000, “ qu’elle pourrait se retirer de la com-^tition l’an prochain." « Il se peut que je ne joue plus que pendant encore un an, autant me donner à fond tant que je joue », a-t-elle dit à des journalistes.Elle a aussi déclaré que Sukova avait « fait le sale travail ».« Je ne“ sais pas comment je m’en serais ti'_ rée face à Martina », a-t-elle confié.Dans la finale du double messieurs, la victoire est allée à l’Australien Mark Edmondson et à l’Améri-.cain Sherwood Stewart.Ils ont défait* les Suédois Mats Wilander et Joakim Nystrom 6-2, 6-2, 7-5.~ Navratilova n’a pas tout perdu puisqu’elle a uni ses efforts à ceux de sa compatriote Pam Shriver, pour enlever le double féminin des Internationaux d'Australie.Navratilova et Shriver ont mérité un septième titre du chelem en double en remportant une victoire relativement aisée de 6-3 et 6-4 sur Helena Sukova et l’Allemande de l’Ouest Claudia Kohde-Kilsch.se-maine.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 Evernden bat Michi SAINT-LOUIS-DE-PINTEN-DRE (PC) — Le Néo-Zélandais Kelly Evernden, qui avait écarté Stéphane Bonneau la veille dans un duel de serveurs, a remporté hier la grande finale du Tournoi des Maîtres du Circuit Molson Légère, devant le Torontois Glenn Michibâta, en trois manches de 3-6, 6-1 et 6-1, au Club Action de St-Louis de Pintendre.«Jeluiai donné trop de temps au début, affirmait Evernden après la rencontre.J’ai décidé de forcer le jeu davantage en deuxième manche.A partir du moment où j’ai réussi à passer mes premières balles de service avec régularité, je savais que j’allais l’emporter.» « C’était la troisième fois hier que je jouais contre Michi, ajoutait Evernden, il avait gagné les deux fois précédentes.Cette fois-ci, je tenais à le vaincre».Par cette victoire, Evernden vient de se loger en deuxième place du classement final avec 24 points ATP, soit six de moins que le Suédois Peter Carlsson.Suivent dans l’ordre, Bud Schultz (17), Per Hjerquist (14), Michibata (8).Stéphane Bonneau (7), Laird Dunlop et Derek Segal, avec sept points chacun.I Ameublement Vente d'appartement, ensemble chambre a coucher, petite salle a manger chêne, causeuse, fauteuils, lampes, tables, livres el autres 3328 Troie, =415, 738-4332 tOh à t7h 11-12-84 I App/logements Particulier, centre-ville, Th chauffé, 1er, possibilité cuisine Pour professionnel “ stagiaire-muté Références — Prix à discuter 845-9025 24- 12-84 I App/logements Plateau Mont-Royal, superbe 6 pièces, complètement rénové, (option possible), 625$ -524-4291 14-12-84 LA METEO iiioni VALIII 1500 »T ¦Howitntf* NEIGE neige Eomon.,-., ^ 7 .CoiSoîy, »•«'," "OV - O in' finmpcg.U 8 loi :;:-;;:|ÎVAngol#i préctptlettofti ^ houlo protiion g bail* proiiien mono d'oir froii mono d’oir chaud H.-2 Oritont Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation générale une haute pression qui a amené un dégagement sur la plupart de nos régions de l'est hier soir atteindra l'est de Terre-Neuve lundi soir.Ailleurs l'humidité s'accroît à l'avant de la prochaine dépression en provenance de l'ouest ontarien Elle traversera nos régions d'ouest en est lundi et mardi On prévoit un peu de neige ou de brume verglaçante à l'avant de la depression et de la neige en quantité-minimale .sur le nord québécois.Dans son sillage sur le sud-ouest de la province lundi II y aura possiblement des averses de pluie Les températures demeureront près oq au-dessus des normales saisonnières.MONTRÉAL Nuageux el brumeux par endroits en matinée, plutôt nuageux et possibilité d'averses par la suite.Max: 3.Précipitations: 40 % Mardi: beau et doux LEVER DU SOLEIL.7 h 23 COUCHER: 16 h 11 QUÉBEC Abitibi.Témiscamingue.réservoirs Cabonga et Qouin nuageux avec quelques flocons de neige en matinée.possibililé de bruine vergla-çante Ciel devenant variable par la suite Max 2 Précipitations 40% Mardi beau et doux Pontiac.Gatineau.La Lievre.Lau-rentides nuageux el brumeux avec un peu de neige ou brume verglaçante lundi matin, plutôt nuageux avec possibilité d'averses par la suite.Max.2 Precipitations 40% Mardi beau et doux Trois-Rivières.Drummondville el l'EsIrie.nuageux et brumeux par endroits en matinee.Possibilité d'averses par la suite.Max 3 Précipitations: 40 %.Mardi beau el doux.Québec, Beauce nuageux et brumeux par endroits en matinée, plutôt nuageux par la suite.Vents modérés par moments diminuant en après-midi Max.1.Précipitations 20% Mardi beau et doux.Lac-Saint-Jean.Saguenay, Mau-ricie, réserve des Laurenlides.Ri-vière-du-Loup, La Malbaie.ennua-gement suivi de quelques flocons de neige en matinée.Possibililéde brume verglaçante Plutôt nuageux par la suite, vents modérés par moments diminuant en après-midi Max 0 Précipitations 40% Mardi beau et doux Rimouski, Matapédia.Sainte-Anne-des-Monts, parc de la Gaspé-sie.nuageux avec quelques averses de neige et vents modérés Max 0 Précipitations: 70 % Mardi, beau et doux Baie-Comeau, Sept-lles faible neige passagère et vents modétés Max: -2 Précipitations 90 % Mardi beau Gaspé, parc Forillon, Basse-Côte-Nord, Anticosti saut le secteur de Blanc Sablon ennuagement graduel suivi de faible neige el vents devenant modérés Max: -4 Précipitations 80 % Mardi: dégagement graduel Secteur de Blanc Sablop ensoleillé avec passages nuageux Nébulosité croissante en tin de journée Max: -4 Précipitations 10% Mardi faible neige COURT TERME, meublés, superbe app ou maison, tout inclus.3 à 12 mois Troc-Vacances, 268-4194 22-12-84 A voir, 4'/i rénové, chauffé, Louvain, libre $011661-8867 12-12-84 ST-LAURENT (Chameran), haut duplex, 5'/!, cuisinière, réfrigérateur tournis, chauffé, 550$/mois — Après 16h30 331-8852 12-12-84 ¦ Antiquités Décapage de boiseries, finition et traitement du bois 642-8278 15-12-64 I Bureaux à louer 276 ST-JACQUES, 2525 p.c.suite de bureaux pour professionnels, bonne finition, sous-localion jusqu'en février 1987 Renseignements Dons Bouchard 849-7037 24-12-84 ¦ Chalets à louer Chalet à ski neuf, à louer, 7 km de Owl's Head, Mansonville.3 c.c.— (514)292-3436 12-12-84 ¦ Condominiums à vendre Condominiums neuls, centre-ville, village St-Denis/Duluth, 1 chambre à coucher A patin de 55.000S — 844-2760 soir Visites sur rendez-vous 17-12-84 ¦ Déménagement ACCEPTERAIS déménagements de tous genres.Spécialité appareils électriques.Assurances Téfé^one.253-4374 UNO^ DISPONIBLE en tout temps déménagements Spécialité cuisinière, rélrige-lateur.Local, longue distance, emballage, entreposage, assurance com-plète 2583275.J.N.O I Livres Encyclopédie Universalis complète, excellent état, 700$ — 7280461 après 19h.12-12-84 ¦ Offres d’emplois Vous voulez réussir’ Appelez-moi — 651-6980 12-12-84 ¦ Offres de services LAVAGE plafonds, tapis, murs, vitres, peinture, plomberie, ouvrage général 2784909.JN.O ¦ Propriétés à revenus à vendre Greenfield Park, besom abri fiscal, dernière chance avec ce 4 logements, classe 31.1980."soft cost" applicable J Gervais 651-8331 11-12-84 ¦ Propriétés à revenus MONTRÉAL-OUEST immeubles à revenus (5) de 20 à 54 logements avec possibilité de balance de vente Robert Valois-651-4852 11-12-84 A BAS PRIX, appelez Pierre Déménagements, en tout genre, estimation gratuite 937-9491.J.N.O.¦ Propriétés à vendre FAUT VOIR' Boucherville, bungalow brique, style exclusif, terrain 10 000 P c.garage, véranda, foyer.4 chambres, salon, salle à diner, salle de séjour, 2 sb.99 900$.Parficulier 641-0687 - 527-9116 17-12-64 HAUT DE DUPLEX à vendre (ou à louer) ave Norttimount, très prés U.de M el hôpitaux.6% entièrement rénové, garage, avec ou sans appareils.Disponible immédiatement, pnx minimum 79 900$ conditions à négocier.Soir 733-2114.17-12-84 ¦ Propriétés à vendre ST-BRUNO Prestigieux bungalow briques et pierres.5 chambres, spacieux salon, salle à manger, foyer.3 s.b., piscine creusée, secteur établi.Camille LacoursièreF.RI 6582496,6589970 Montréal T rust courtier 11-12-84 I Société-Loisirs I Divers Maigrissez maintenant' J'ai perdu ma cellulite et 42 Ibs en 60 jours sans avoir faim et avec beaucoup d'énergie Demandez-moi comment’ 651-6980 12-12-84 I Documentation LÉGAL LIVRES, MICROFILMS, LOGICIEL, BP 122, Ville St-Uurent/Mtl H4L4V4 11-12-84 I Empiois demandés Dame sérieuse cherche heures de ménage ou garder enfants Marthe 277-6041 12-12-84 CE SOIR.RENCONTREZ UNE PERSONNE CHARMANTE STATUT MARITAL SANS IMPORTANCE Un service destiné aux adul-tes pour des rencontres oc* casfonnelles ou sérieuses Ouvert 6 jours de 9h AM à 11 h PM MembreduBBB Appelez OPTIONS MAINTENANT Montréal 39S-2420 Ottawa Toronto 613*594*943» 416*271*1776 J N O_______ (>L),Anflt/vOUV-€cArMfiP^.RofeÂX/ -Ctr LES MOTS CROISES 12 3 4 5 6 7 8 9 ÎO H 12 I Voyages CANCUN.avion 349$ (js^vier) Auberge économique, maison louéie.stages nouveaux j^x, Tai*Chi.rêves, mythologie Raoul Duguay Folie Douce 843-8723 - 525-4623 11-12*84 Horizontalement 1— Dont les sympathies politiques vont aux partis de gauche.2— Sentir.— Mèche de cheveux rebelle.3— Caribou, — Personnage important de la finance.4— Diminution de valeur subie par des marchandises pendant le transport.— Cérémonial quelconque.5— Du verbe avoir.— Coelentérés marins.6— Note de la gamme.— Sert à débiter le bois.— Usages 7— Fait sonner lentement une cloche.— Rempli de vase.8— Instrument de musique.— Circule dans les diverses parties des végétaux.9— Place, pose.— Dernier, final.10—Permet de déterminer la position et la distance d'un obstacle.— Greffe, 11 —Plante quelconque de la famille des gra-minacées.— Ion chargé négativement.12—Observer secrètement.— Pays, province où l'on est né.Verticalement 1— Espèce de faucon.— Poisson.2— Qui stimule l'appétit.— Révérend Père.3— Vase d'ornement.— Effectuai une nitration.4 — Forme conique.— Conscience.5— Conspuent.— Éviter avec adresse.6— Quatre.— Les tiens.— Mouvement pour s'élancer.7— Graine.- Tour.8— Perroquet.— De cette façon.— Fleuve de France.9— Très gravement.10— Avoir à la main.— Futur.11— Trop épaisse.— Familièrement.12 — Accélération.— Pièce principale de la serrure.Solution de samedi 1 : 3 4 $ 6 7 8 9 10 II 13 J sy e e- ,u.I ‘ ic P ¦£ A si i R I .s EMVjA.AH i_E SyEMT/Aft ' ÊsMF ' iNKô.ylteiy V ¦eMROSiOIMiM'ëMI , >5Mr:EiN,L'jR.MR7rxri O'NMeiwBoIr J-:E.E'P i 'eT.R ëIlTs'ê .ShI ^1 U, ¦jz-.r "“ÿi ] '3r.l't ’•fit '.Vis .«AS- • V -.yrt' ':'~z t6 Le Devoir, lundi 10 décembre 1984 SPORTS m tin pointage-fleuve de 16 buts au Forum Canadien s’en tire à bon compte SOMMAIRES bernard cyr ^ (PC) — Le Canadien a disputé samedi soir un de ses pires matches de Lannée, mais a tout de même défait les Kings de Los Angeles 9-7, devant W,941 spectateurs.n.Pour la première fois de la saison, le Tricolore a concédé 40 tirs au but à son adversaire et n’eut été des lar- Canadien 9, Kings 7 Première période ^^MONTREAL Naslund 19 (Tremblay.Mondou) 0 38 2.-LOS ANGELES Taylor 12 (Dionne) 0 47 3- r-MONTRÉAL Robinson 4 (Gainey, Carbonneau) 3 54 4— MONTREAL DebloisS - ¦ (Kurvers, Chelios) 4 58 &-LOS ANGELES MacLeilan 13 (Redmond.Sykes) .612 S^MONTRÉAL Mondou 6 (Tremblay.Naslund) 12 56 ?^LOS ANGELES Dionne 15 (MacLeilan.Anderson) .16 43 8—MONTRÉAL Flockharl 4 (Hunier, Walter) .18.09 Pénalités — Anderson LA (double mm), Nilan M 2 11, Walter M 13.36 Deuxième période 9*-MONTRÉAL Smith 10 (Turcotte.Svoboda).2 05 10— LOS ANGELES Fox 11 (Nicholls.Ruskowski) .15 04 Penalilé —MillerLA17 09 Troisième période 11— MONTRÉAL Carbonneau 7 (Nilan.Gainey).0 26 12— LOS ANGELES ShuttS (Smith.Fox) 511 13— LOS ANGELES.Galley 5 (Shutt.Sykes) .5 58 14— MONTRÉAL Gainey 8 .1238 15— MONTRÉAL Robinson 5 (Smith).15-33 1S-LOS ANGELES Fox 12 (Ruskowski, Redmond) 1925 X Pénalités — Nilan M 3:26, Deblois M 11 57, Wells .LA 15.20 Tirs au but Los Angeles .15 7 18—40 Montréal .11 8 9—28 Gardiens — Los Angeles.Eliot: Montréal Penney, Soetaert A — 16 941 gesses du gardien Darren Eliot, contre lequel le Tricolore a marqué à ses trois premiers tirs, l’équipe montréalaise aurait subi un cuisant revers.Le Canadien a marqué neuf buts contre Eliot en ne tirant que 28 fois.Le duel offensif a commencé tôt et ceux qui sont arrivés en retard en ont raté une bonne partie.En effet, après un peu plus de six minutes au premier vingt, le Canadien menait 3-2.Voici les faits dominants de la rencontre: — Mats Naslund a réussi le premier but après seulement 38 secondes d’écoulées à la rencontre, son 19e de la saison.Le Suédois a aussi récolté une passe, portant sa fiche à sept buts et trois aides pour les quatre matches de la semaine qui s’est terminée hier.Il sera certes un candidat au titre de joueur par excellence de la semaine dans la LNH.Naslund récoltait au moins un point pour un neuvième match de suite.— Naslund a obtenu sa passe sur le but de Pierre Mondou (le quatrième du Canadien), probablement le plus beau du match.Le jeu s’est effectué en triangle, de Naslund à Mario Tremblay, derrière le but des Kings, à Mondou devant.Du vrai billard.— Avec ses quatrième et cinquième buts de la saison, Larry Robinson a porté son total en carrière à 146.Il est ainsi passé au 25e rang des marqueurs de l’histoire du 'Tricolore, devant Mark Napier et John Ferguson, qui en ont marqué 145 chacun.— En marquant son cinquième but de la saison, pendant un avantage numérique à 4:58 du premier engagement, Lucien Deblois a mis fin à une disette de 11 matches sans but.Son dernier filet remontait au 3 novembre, contre les Bruins de Boston.— Le 15e but de la saison de Marcel Dionne était aussi son 598e en HOCKEY '' Ligue Nationale Vendredi Calgary 3.New Jersey 3 Detroit 5, Chicago 4 Pittsburgh 4, Rangers 3 Winnipeg 7, Washington 5 Edmonton 6, Minnesota 3 Samedi Montréal 9, L.Angeles 7 ' Québec 7, N.Jersey 3 Buffalo 3, Boston 1 Hartford 4, Islanders 3 Philadelphie 4, Rangers 2 Pittsburgh 6, Calgary 4 Vancouver 3, Edmonton 2 Toronto 3.St.Louis 3 Hier Québec 4, Buffalo 4 Washington 4, Detroit 0 Winnipeg 4, Minnesota 2 Chicago 7, Toronto 2 Ce soir L Angeles à Rangers Detroit à Minnesota Mardi Vancouver à Québec New Jersey à Islanders Philadelphie à Winnipeg Washington à St-Louis Les meneurs b a pts Gretzky, Edm .26 50 76 Bossy, Isl.27 31 58 Kurri, Edm.29 25 54 B Sutter.Isl 18 31 49 Hawerchuk, W.16 25 41 Tonelli.Isl 15 25 40 Nilsson, Cal.11 29 40 Kerr, Phi .24 15 39 Federko.St-L.10 29 39 Goulet, Que .20 18 38 Nicholls, LA .20 18 38 Yzerman, Det .12 26 38 Savard, Chi .15 22 37 Dionne, LA 15 21 36 Gartner, Was 14 21 35 Macinnis, Cal .6 29 35 Fox, LA 12 22 34 Hier St-Laurent 4, St-Jérôme 2 Victoriaville 7, Thetford 6 Sherbr ke 7, St-Hyac'the 2 Lévis 5, St-Georges 4 Ligue Majeure du Québec Vendredi Chicoutimi 5, Québec 1 Drumm'Ile 6, Hull 4 Tr -Rivières 7, Granby 0 Shawinigan 6, Longueuil 4 Levai 7, St-Jean 6 Hier Québec 7, Granby 6 Chicoutimi 6, Hull 5 Verdun 7, Drumm’ville 5 Shawinigan 8, St-Jean 2 Ce soir Chicoutimi à Laval Mardi G anby à Longueuil Ligue Collégiale Vendredi Lévis 9, St-Jérôme 4 St-Hyac'the 5, St-Laurent 2 Vioto'ville 6, Sherbrooke 1 Si-Georges 4, Thetford 3 Les meneurs b Mats Naslund.Bobby Smith.Mario Tremblay Pierre Mondou.Chris Chelios.Larry Robinson.G.Carbonneau.Ron Flockhart.Bob Gainey .Mark Hunter Tom Kurvers Chris Nilan.Ryan Walter .Altie Turcotte .Petr Svoboda .Mike McPhee Rick Green.Lucien Deblois Craig Ludwig .Steve Penney.HOCKEY LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Chartes Adams Pi g P n bp bc pts MQNTRÉAL .27 17 6 4 111 85 38 QUÉBEC.28 13 11 4 109 105 30 BUFFALQ.27 10 11 6 98 92 26 BQSTQN.27 11 13 3 93 88 25 HARTFQRD.26 10 13 3 86 114 23' Section Lester Patrick PHILADELPHIE.26 17 4 5 114 64 39 ISLANDERS NY.26 15 10 1 130 111 31 WASHINGTQN.27 13 9 5 108 86 31 RANGERS NY.26 9 14 3 94 112 21 PITTSBURGH.26 9 14 3 94 119 21 NEW JERSEY .25 7 15 3 78 106 17 Division Clarence Campbell Section James Norris CHICAGQ.28 13 12 3 118 105 29 ST-LOUIS.25 12 10 3 100 93 27 MINNESOTA.27 8 13 6 95 113 22 DETROIT.27 9 15 3 102 125 21 TORONTO.28 4 19 5 85 135 13 Section Connie Smythe EDMONTON.27 20 4 3 140 81 43 CALGARY.28 15 10 3 138 110 33 WINNIPEG.26 14 9 3 113 99 31 LDSANGELES .27 12 10 5 122 106 29 VANCOUVER.28 5 21 2 86 165 12 .LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Robert Lebel Pi g P n bp bc pts VERDUN.32 20 10 2 193 145 42 HULL (2).32 17 14 1 176 171 37 ST-JEAN(4).32 15 17 0 166 157 34 LAVAL (2).32 13 18 1 152 167 29 LONGUEUIL (4).32 10 20 2 148 164 26 Section Frank Dillo SHAWINIGAN.33 25 7 1 183 123 51 DRUMMONDVILLE.32 18 11 3 173 157 39 CHICOUTIMI (3).31 13 14 4 134 140 33 T-RIVIÈRES(4).32 13 18 1 159 163 31 QUÉBEC.33 14 17 2 146 190 30 GRANBY (1).31 9 21 1 136 189 20 N.B: L« chiffre entre parenthèee repréeente le« pointa bonla obtenu» à la auite d'une défaite en proior>gation.LIGUE COLLÉGIALE AAA Pi g P n bp bc pts VICTORIAVILLE.24 18 2 4 143 82 40 CÉVIS-LAUZON.24 16 7 1 125 103 33 ST-GEORGES.25 14 11 0 129 106 28 ST-JÉRÔME.25 11 12 2 114 102 24 ST-LAURENT.25 10 12 3 95 121 23 THETFORD.24 9 14 1 96 119 19 ST-HYACINTHE.25 9 15 1 119 129 19 SHERBROOKE.24 5 19 0 86 135 10 carrière.Dionne deviendra bientôt le quatrième joueur seulement de l’histoire à atteindre le total de 600 buts, après Gordie Howe, Phil Esposito et Bobby Hull.Dionne fut le meilleur joueur du premier vingt, décochant pas moins de cinq tirs au but.— Le public a ovationné Steve Shutt quand il a marqué son sixième but de la saison et son premier contre son ancienne équipe, à 5:58 de la troisième période.Puisque Shutt n’est pas demeuré à Montréal comme Guy Lafleur, le public a ainsi eu une occasion de lui dire merci pour ses 12 saisons passées avec le Canadien.— Bob Gainey a marqué le 14e but de la rencontre, pendant un désavantage numérique, à 13:38 de la troisième période.C’était sans doute sa façon a lui de célébrer la naissance de son quatrième enfant.On a en effet appris, entre la deuxième et la troisième période, que son épouse avait donné naissance à une troisième fille.— Steve Penney a cédé sa place à Doug Soetaert, après avoir concédé quatre buts en deux périodes de jeu.Les Kings ont marqué trois fois contre lui au premier tiers, mais il a tout de même repoussé 12 tirs.Il faut aussi dire qu’il a paru faible sur le quatrième but des visiteurs, celui de Jim Fox, quand la rondelle lui est passée sous le bras.— Soetaert a donné trois buts aux Kings, mais il a probablement protégé la victoire du Canadien, au moment où le pointage était de 7-6.Il a repoussé deux tirs de Brian McLel-lan et un autre de Jay Wells, dans la même séquence de jeu.Il a été mis à l’épreuve 18 fois.Grâce à ce gain, le Canadien a amélioré sa fiche à domicile (13-1-1), la meilleure de la Ligue nationale.Les Nordiques font patienter Bowman a pts 14 33 15 25 16 23 17 23 19 22 14 19 10 17 10 14 5 13 BUFFALO (PC) — Mario Marois a fait un ultime effort pour déjouer Torn Barrasso à une minute de la fin de la troisième période, et ainsi permettre aux Nordiques de soutirer un verdict nul de 4-4 aux Sabres, hier soir à Buffalo.Les deux équipes jouaient à court de deux hommes et Michel Bergeron avait retiré le gardien Daniel Bouchard.La stratégie a porté fruit, ce qui a empêché Scotty Bowman de remporter une 691e victoire comme entraîneur et améliorer la marque de feu Dick Irvin.Les Nordiques, qui disputaient un troisième match en quatre jours, ont conservé leur priorité de quatre points sur les Sabres en deuxième place de la division Adams.Ils n’ont Nordiques 7, Devils 3 Première période 1- QUEBEC Goulet 19 (Bell, Paiement) 4 50 Pénalités —LewisNJ416, Verbeek NJ 5 48.Mc-Kegney Q 8 30, Rochetort Q 9'11.P Stastny 0 13 43.Pfeston NJ, Paiement Q17 41 Deuxième période 2- QUEBEC A Stastny 15 (P Stastny,M Stastny).519 3- NEW JERSEY Sullimanll (Higgins, Pichette) 11 03 4- QUEBEC M Stastny 6 (A Stastny, P Stastny) 11 20 5- NEW JERSEY- Pichette 4 (Broten) .16 50 Pénalités — Verbeek NJ, Paiement Q 2 05, Hoft-meyer NJ 511, Price Q 10.03, Paiement Q16 47 Troisième période 6- QUÉBEC A Stastny 16 (P Stastny, Bell) 5 39 7- QUÉBEC Hunter 4 (Goulet, Marois) .9 53 8- QUÉBEC P Stastny 11 (Bell, A Stastny).1312 9- NEW JERSEY Gagné 7 (Broten, Hiemer) .1403 10- QUEBEC McKegneyll (Gilhs) 14 26 Pénalité — Goulet Q17 02.Tirs au but New Jersey.7 9 7—23 Québec .11 13 7—31 Gardiens — New Jersey.Besch; Québec.Gosselin A — 13,717 subi que deux revers à leurs 12 dernières parties.Avant le but de Marois, Craig Ramsay et Brent Peterson avaient marqué en l’espace de deux minutes pour placer les locaux en avant.Mal Davis et Paul Cyr qnt aussi déjoué Daniel Bouchard qui a fait face à 26 tirs.Tony McKegney, Peter Stastny et Randy Moller ont été les autres marqueurs des Nordiques qui ont tiré 29 fois vers Torn Barrasso.Samedi, les Nordiques ont eu raison des Devils du New Jersey 7-3.Klncore une fois, les frères Stastny ont dirigé l’attaque des vainqueurs avec une récolte familiale de 10 points.Nordiques 4, Sabres 4 Première période 1- BUFFALO Davis 11 (M Moller) .7 52 2- QUEBEC.McKegney 12 (Gilhs, R Moller) .16.25 Pénalités — Ramsay B 56, Marois Q 312, Maloney B 10 21, Côté Q13-06, Barrasso B (purgée par McKenna) 13 06.Hunter Q19 03.Davis B19 29 Deuxième période 3- BUFFALO Cyr 5 (Creighton, Virta) .7 07 4- QUEBEC P Stastny 12 (Goulet, Marois) .13:09 5- QUEBEC R Moller 2 (P Stastny) 18 39 Pénalités — P Stastny Q 49, Paiement Q 6 20, Orlando B11 46, Peterson B12 01, R Moller Q 16 25, R Moller Q 19 35 T rolsième période 6- BUFFALO Ramsay 6 (Selling, M Moller) .9 39 7- BUFFALO Peterson 6 (Ramsey, Virta) 1157 8- QUEBEC Marois 3 (Bell, A Stastny) .18-56 Pénalités — R Moller Q 11 53, Paiement Q 12:57, Maloney B 12.57, Hunier Q, Goulet Q, Ha)t B, Barrasso B (purgée par Davis) 18 23 Prolongation —Aucun but Pénalités — Selling B (inconduite).Hunter Q (inconduite) 4 38 Tirs au but Québec .7 1û 11 1—29 Buffalo.4 14 8 0—26 Gardiens — Québec, Bouchard: Buffalo.Barrasso A — 14,762.Samedi Sabres 3, Bruins 1 Première période —Aucun but Pénalités — Crowder Bos 7 21.SIeigher Bos 11:01, McKenna But 17-10.O’Connell Bos 18.30.Deuxième période 1— BUFFALO.Playfair 1 (Creighton, Cyr).3:59 Pénalités — Playfair But 1:33, SIeigher Bos 7:41.Creighton But, Blum Bos 8:36.Ramsey But, SIeigher Bos 14:Ô3, Ramsey But.Crowder Bos 16:52 Troisième période 2— BUFFALO: Hamel 5.5:49 3— BOSTON Fergus 15 (Blum) ., .7-26 4— BUFFALO Peterson 5 (Hait.Selling) .19 44 Aucune pénalité Tirs su but Buffalo 4 7 9—20 Boston .4 7 8—19 Gardiens — Buffalo.Barrasso.Boston, Peeters.A.— 12,990 Whalers 4, Islanders 3 Première période 1— HARTFORD: Siltanen 6 (Crawford, Malone) .7:21 2- ISLANDERS.Jonsson 6 (Bossy, Tonelli).9 00 3_HARTF0RD Zuke 3 (Fenton).11:05 4— ISLANDERS Persson 2 (B Sutler).12:15 Pénalités — Quenneville H 1211, Paterson H, Flatley NY 13.00.Di-duck NY 19 47, Lumiey H.Bourne NY (inc) 20:00 Deuxième période 5— ISLANDERS- Gilbert 4 (LaFontaine, Flatley) .4:22 6— HARTFORD Neuleld 8 (Johnson, Tippett).9 09 Pénalité — Robertson H137 Troisième période —Aucun but.Pénalités — Kctscpculcs H, LaFcntaine NY 2:14, Potvin NY 2:24, Lumiey H 4 00, Lumiey H.D.Sutter NY (min, maj) 9:51, Jcns-scn NY 10:44, Kctsopculos H 13:36, Siltanen H 16:47, Trottier NY 17:29.Prolongation 7— HARTFORD: Malone 5 (Kotsopoulos).4.27 Pénalités — Robertson H, Tonelli NY 1:37.Tirs au but Hartford.6 11 6 3—26 Islanders .16 14 5 2—37 Gardiens — Hartford, Mil-len; Islanders, Hrudey A.— 15,834.Canucks 3, Oilers 2 Première période 1— VANCOUVER: Tanti 11 .1:38 Pénalités — Lindstrom E, LupuI V 1:32, Hughes E 3:50, Sherven E 9:14.Deuxième période 2— EDMONTON: Habscheid 4 (Coffey, Lindstrom) .1:15 3— EDMONTON Carroll 3 (Hughes, Colley).3-28 Pénalités — Sundstrom V 11 -26, LidslerV1518 Troisième période 4— VANCOUVER: Gradin 9 (Smyl).3 19 Pénalités — McClelland E 14:22, Petit V 16:52.Prolongation 5— VANCOUVER: McNab 10 (Haiward, Tanti).1 24 Pénalité — Fogolin E I.15 Tirs au but Edmonton.15 13 10 2—40 Vancouver.17 6 9 2—34 Gardiens — Edmonton, Fuhr; Vancouver.Brodeur.A.— 13.851.Blues 3, Maple Leafs 3 Première période 1— ST.LOUIS: Gilmour 8 (Reeds).5 25 2— ST LOUIS FedetkolO (LaVallée, Mullen).6:51 3— TORONTO Brubaker 1 (Daousl, Nylund).1537 Pénalités — Brubaker T, Schofield StL (min, mai) 0 08.Pavese SIL 8 14, Korn T.Delorme SIL 9 05, BenningT 11 35.Deuxième période 4— TORONTO: Derlago 11 (Korn, Anderson).19:35 Pénalités — Johnson StL 0 12.Root T 2:55.Delorme SIL 8:02, lafrate T 10:08, Ramage SIL 11:58.Troisième période 5— ST LOUIS.LaVallée 9 (Federko) .0:30 6— TORONTO: Anderson 5 (Derlago).18 46 Pénalité — Terrion T 6 02.ProlongaUon —Aucun but.Aucune pénalité Tirs au but Toronto.8 14 11 1—34 St.Louis .12 9 5 0—26 Gardiens — Toronto.Bernhardt; St.Louis; Liut.A — 11.676.Penguins 6, Fiâmes 4 Première période 1— PITTSBURGH: Young 19 (Lemieux).2:05 2— PITTSBURGH- Young 20 (Bélanger).9 33 3— CALGARY Tambellini 14 (Peplinski,Macoun).10:45 4— CALGARY McDonald 2 (Quinn, Macinnis).13:57 Pénalités — Hillier P 2 40.Nilsson C 7 45.Hither P12 56, Hunter C (mai) 14:27, Bodger P 19.02, Macoun C, Loney P (double mm) 20 00 Deuxième période 5— CALGARY: McDonald 3 (Nilsson, Macinnis) .0:26 6— PITTSBURGH Taylor 4 (Chabot).3.24 7— PITTSBURGH Bodger 4 (Lemieux.Babych).6 44 8— CALGARY Loobtl (Eaves).17-31 Pénalité — Eloranta C 6:39 Troisième période 9— PITTSBURGH: Chabot 4 (Bullard, Lemieux).3:51 10— PITTSBURGH: Brickley 3 (Chabot.Shedden).12:56 Pénalités — McCarthy P 0:28, Konroyd C 3 23, Lamoureux P 17-52.Tirs au but Calgary.8 15 14—37 Pittsburgh.12 14 8—34 Gardiens — Calgary, Edwards; Pittsburgh, Herron.A.— 8,834 Dimanche Capitals 4, Red Wings 0 Première période 1- WASHINGTON Carpenter 21 (Haworth, Murphy) .8 53 2- WASHINGTON Stevens 5 (Veitch, Erickson).19 32 Pénalités — Park D 3 54, Lambert D 7 39, Williams D, Gartner W1448.Lamberto 1844 Second Period 3- WASHINGTON Jarvis3 (Duchesne).2 52 4- WASHINGTON Murphy 5 (Gould, Duchesne).8.16 Pénalité — Blomqvist W 2-36 T rolsième période —Aucun but Aucune pénalité Tirs au but Detroit .8 8 8—24 Washington .12 11 11—34 Gardiens — Detroit, Stefan.Washington, Mason A —10,874 Jets 4, North Stars 2 Première période 1- WINNIPEG Turnbulls (Hawerchuk, Carlyle).3 40 2- WINNIPEG.Mullen 11 (Kyte) .1337 3- MINNESOTA Bellows 11 (McCarthy, Roberts) .18-25 Pénalités — Roberts M 2 02, Snepsts M, Turnbull W 8 24, Maxwell M 14 57 Deuxième période 4- MINNESOTA McCarthy 9 (Maxwell).1043 5- WINNIPEG.Picard 5 (Ellett, MacLean) .18 03 Pénalités — Plett M 215, Giles M 5-56, Babych W 7 02.Babych W 9 58.Bellows M majeure 1513.T roltième période 6—WINNIPEG Ellett 4 (SIeen.Lundholm) .15 25 Pénalités — Steen W, Broten M 412 Tirs au but Minnesota .4 5 8—17 Winnipeg .19 14 7—40 Gardiens — Minnesota.Meloche.Winnipeg.Hayward A —10,797 Black Hawks 7, Leafs 2 Première période 1— CHICAGO Savard 13 (D Wilson).10.49 2— CHICAGO- Savard 14 (OIczyk.Secord) .1108 3— CHICAGO Sutler 12 (Brown, Gardner) .1719 4— TORONTO Frycer 14 (Salming) .17 46 Pénalités — Gavin T, Secord C maieures 3 49.Brubaker T 4 11.McGill T majeure, inconduite.B Wilson C mineure, majeure, inconduite 5 33 Deuxième période 5— CHICAGO 0 Wilson 7 (Lysiak, T Murray) .0 34 6— CHICAGO Secord 7 (Savard.B Wilson) .903 Pénalités — McGill T, Fraser C 7 33.T au banc (purgée par Korn) 19 53 Troisième période 7— CHICAGO Savard 15 (Brown, Larmer).1 38 8— TORONTO.Salming 3 (Leeman, Anderson) .3 55 9— CHICAGO 0 Wilson 8 (T Murray, Lysiak) 7:10 Pénalités — Nylund T, Secord C majeures t 12.O'Callahan C 3-11.B Wilson C 7 47.McGill T, Brubaker T, B Wilson C majeures, Secord C majeure 14 20.T Murray C16.26.Korn T 18 55.Tirs au but Toronto., 8 8 9—25 Chicago.11 12 7-29 Gardiens —Toronto, Bernhardt, Chicago, Bannerman A — 17,023 Savard, trois buts CHICAGO (CP) -Denis Savard a marqué trois buts en plus de récolter une passe, et il a mené l’attaque des Black Hawks de Chicago qui ont défait les Maple Leafs de Toronto 7-2, hier soir.Les Maple Leafs n’ont pas remporté la victoire à leurs 10 dernières parties (0-8-2) et ils présentent un palmarès de 1-15-5 à leurs 21 derniers matches.Le défenseur Doug Wilson a également participé à l’offensive des Black Hawks avec deux buts et une aide.LUTTEZ CONTRE LES MALADIES DU REIN.Donnez à la Fondation Canadienne des Maladies du Rein.APPELEZ SANS FRAIS 1-800-268-7742 OPR.#77 PLUS BELLE QUE JAMAIS! 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