Le devoir, 15 décembre 1984, Supplément 1
Éditions du Nouveautés BOREAL EXPRESS 1984 L'événement littéraire de Tannée; L'autobiographie de Gabrielle Roy Gabrielle Roy est née à Saint-Boniface (Manitoba) le 22 mars 1909.De 1928 à 1937, elle pratique le métier d'institutrice, qu'elle quittera ensuite pour un séjour de deux ans en France et en Angleterre à la veille de la Deuxième Guerre mondiale.De retour au Canada en 1939, elle choisit de s établir à Montréal et devient journaliste pigiste au Jour, au Canada, à la Revue moderne et au Bulletin des agriculteurs, où elle publie des récits et plusieurs séries de grands reportages.Son premier roman.Bonheur d’occasion, obtient en France le Prix Femina 1947 et est sélectionné, à New York, par la Literary Guild of America.Séjournant de nouveau en Europe entre 1947 et 1950 avec son mari, le docteur Marcel Carbotte, elle y écrit son deuxième livre, La petite poule d'eau.Par la suite, elle revient vivre au Québec jusqu à la fin de sa vie.Son oeuvre comprend une douzaine de romans, des essais, des contes pour enfants, et est reconnue comme l'une des plus importantes de la littérature québécoise et canadienne contemporaine, ainsi qu'en témoignent les nombreuses distinctions qui lui ont été attribuées (Prix du Gouverneur général du Canada 1947,1957,1978; Prix Duvernay 1956; Prix David 1971; Prix de littérature de jeunesse du Conseil des arts du Canada 1979, etc.).Gabrielle Roy est décédée à Québec le 13 juillet 1983.La détresse et renchantement Ce livre est la toute dernière oeuvre que nous ait laissée la grande romancière.Comportant deux volets intitulés respectivement « Le bal chez le gouverneur » et « Un oiseau tombé sur le seuil », La détresse et l'enchantement retrace les années de formation de Gabrielle Roy, depuis son enfance manitobaine jusqu'à son retour d'Europe à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, c'est-à-dire trois ou quatre ans avant qu'elle commence à écrire Bonheur d'occasion.C'est donc l'histoire de sa jeunesse obscure, de la découverte de son identité et de sa venue progressive à l'écriture qu'évoque ici la romancière, en entremêlant le récit de sa propre vie jusqu'à l'âge d'environ trente ans à l'évocation de sa famille (d'où se détache particulièrement la figure de sa mère), du milieu où elle a grandi, pris conscience d'elle-même, pratiqué le théâtre et l'enseignement, puis de l'Europe de la fin des années 1930 où elle a passé deux années qui pour elle ont été décisives.Gabrielle Roy tenait à ce que ce livre fut présenté comme une autobiographie, et non comme des « mémoires », car elle cherchait, non pas seulement à décrire une époque, mais à recréer, par le souvenir et l'imagination, un passé qui, sous sa plume, ne cesse de prendre forme et de vivre à mesure qu'il est évoqué.La détresse et l'enchantement est un livre admirable, où Gabrielle Roy révèle, peut-être plus encore que dans ses autres oeuvres de maturité, la pleine maîtrise de son art.«Certainement l'événement le plus marquant de cette nouvelle saison littéraire.» (Danièle Rudel-Tessier, Chatelaine) « Un grand écrivain qu'on aime et dont on a suivi toutes les manifestations du talent devient comme un ami.Et il est doux d'entendre sa parole, même posthume.» (André Gaudreault, Le Nouvelliste) « C'est le style qui enchante.Jamais l'écrivain n'aura mieux maîtrisé son art: le récit est vivant et chaleureux: il coule comme de la bouche d'un maître conteur, avec une grande générosité; sans aucun bavardage, de l'auteur à nous, Gabrielle Roy sentant, enfin, qu'elle n'a plus besoin du personnage fictif pour s'adresser au lecteur, superbe privilège qu'au sortir de la vie les grands créateurs peuvent s'offrir.» (André Renaud, Lettres québécoises) « Ce livre parle du coeur.Il en est le battement intime.Voilà une autobiographie qui ne Btu, EVELINE?VscMkI Boreal Express veut rien prouver.C'est pour cela qu'elle est une leçon de franchise et de courage.Je quitte — si peu — Gabrielle Roy et j'entendrai longtemps, sa parole simple et claire, magnifique.» (Reginald Martel, Lm Presse) « Gabrielle Roy est un être de sentiments, de passions, d'émotions, beaucoup plus qu'un écrivain d'idées.La musique de sa prose, quand elle atteint les notes les plus aiguës, met à vif, sans jamais tomber dans la mièvrerie, cet instant précieux où les larmes nous viennent aux yeux.» (Jacques Godbout, L'Actualité) «.et de la première à la dernière ligne, on est sous le coup de l'enchantement.Oui, lire La détresse et l'enchantement procure un intense bonheur.» (Manon Péclet, Dimanche-Matin) 505p.ISBN 2-89052-108-7,19,95$ De quoi t'ennuies-tu, Eveline?suivi de Ely! Ely! Ely! Eveline a soixante-treize ans, des souvenirs, des espoirs, et surtout une inépuisable nostalgie de tout ce qu'il y a encore à voir en ce monde.A l'appel de son frère Majorique, elle entreprend un long voyage en autobus à travers l'Ouest américain, jusqu'en Californie où l'attendent la mer qu'elle n'a jamais vue, une famille inconnue et, finalement, la révélation de tout ce que la mort a de poignant mais aussi d'incroyablement lumineux.Ely! Ely! Ely! L'immensité de la Prairie, un train, une nuit, une jeune journaliste venue faire enquête sur le Canada.Avec ces quelques éléments, Gabrielle Roy compose une autre de ses histoires inoubliables, une nouvelle fable de ce qu'elle cherche partout, y compris à l'autre bout du monde: la fraternité.« Le récit émouvant du voyage d'Éveline nous atteint en plein coeur par la hauteur de son propos et la qualité de son écriture.Cette oeuvre respire la plus grande tendresse.Nous voyageons à la frontière de la joie de vivre et de la douleur de mourir.» (Jean Royer, Le Devoir) « Je ne suis pas loin de croire que Ely! Ely! Ely! et De quoi t'ennuies-tu, Eveline?sont, dans leur genre, des chefs-d'oeuvre.Gabrielle Roy n'a jamais rien écrit de plus grand, de plus beau que ces deux nouvelles.» (Gilles Marcotte, L'Actualité) « C'est une histoire touchante, mais pas mièvre pour deux sous.Comme toujours, les dialogues sont justes et précis, la narration lumineuse.Comme toujours, mais avec les ressources sans cesse renouvelées de la tendresse et de la douce ironie, Gabrielle Roy fait l'éloge de la vérité et de la diversité.Un livre beau comme l'été, un appel au bonheur de vivre.» (Réginald Martel, La Presse) 122p.ISBN 2-89052-094-3, 9,95$ CES LIVRES SONT EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES QUELLE DOULEUR! Monique Larouche-Thibault Quelle douleur! Ce sera l'événement de sa vie à Rita.Le nez par-dessus le berceau, elle contemple intensément le spectacle.Il en sort de partout! Pour la plupart, des curieux, de parfaits inconnus.Certainement pas des amis: Simone n'en a pas! Elle est méfiante, Simone.*Les autres, décrète-t-elle, ça veut toujours fourrer leur grand nez dans vos affaires! » Mais la vérité vraie, c'est que le monde la terrifie, Simone.Si elle prétend quelle est timide, il ne faut pas la croire.Elle est égocentrique.par malheur, à cause du malheur.Faut la comprendre! Le malheur, ça vous replie, ça vous fripe.Voici un roman qui fait entendre une voix nouvelle dans la littérature québécoise.Bousculant les sujets les plus graves — la maternité, l'amour, la souffrance, la mort — avec un humour parfois féroce, Monique Larouche-Thibault exprime aussi une tendresse authentique pour les êtres et un attachement profond à la vie.«.la romancière raconte tout cela avec une telle vivacité, une telle énergie dans l'invention, une telle fantaisie dans l'écriture que le malheur finit par se confondre avec la vie même.(.) Etrangement, ce petit livre impitoyable, cruel, a quelque chose de roboratif.La romancière s'empare ici d'un des drames inévitables de la condition humaine, l'un des plus propres à susciter larmes et regrets: l'abandon des enfants par les parents.Elle le traite, ce drame, avec une ironie théâtrale qui le dépouille de ses oripeaux romantiques et le replace dans la réalité des émotions toutes crues, les émotions du corps.» (Gilles Marcotte, L'Actualité) «.Monique Larouche-Thibault a fait la preuve, par ce premier roman, qu'elle avait une écriture.En outre, il faut bien admettre que le créneau où elle semble vouloir se situer, dans l'ensemble de la production romanesque québécoise, n'est pas si encombré.Dans cette perspective, l'endos de la couverture de son roman, en parlant de "roman étonnant" et de "voix nouvelle" ne faisait pas — ce qui n'est pas toujours le cas — de fausse représentation.» (Louise Milot, Lettres québécoises) « Le premier livre de Monique Larouche-Thibault mérite l'attention qu'il reçoit.Il nous offre à la fois une manière d'écrire fraîche et une gravité contenue.» (Réginald Martel, La Presse) « Un livre que je conseillerais à tout le monde de lire.» (Daniel Pinard, Coup d'oeil) « On a déjà dit immensément de bien de cette oeuvre qu'on a qualifiée d'événement littéraire de la saison.et pour cause!.'Ce livre est un mustl» (Pauline Langlais, Le Journal d'Outremont) 131p.ISBN 2-89052-112-5, 9,95$ Nouveautés 1984 3 JACQUES SAVOIE LES PORTES ’ TOURNANTES RCMAN/ BORÉAL EXPRESS Leonardo Sciascia.Le Théâtre de la mémoire.Récits traduits de rilalien par Mario Fu.sco.MAUmCF NAOEAUH'^PfAl fXPRFSS Marie José Thériault Les Demoiselles de Numidie À l'avant du navire elles composent des bouquets — fleurs exotiques — et fument des cigarettes anglaises quelles tiennent avec nonchalance entre leurs doigts fuselés.Quelques-unes portent un fard épais, crayeux, sur lequel elles se sont dessiné des yeux outremer et une bouche amarante avec des poudres de Turquie.Les hommes du cargo sont-ils victimes d'hallucinations ou pénètrent-ils — entraînés irrésistiblement par leur mystérieuse passagère - les confins d'un monde fabuleux où rêve et réalité se confondent inextricablement?Maniant avec aisance une langue sensuelle et fastueuse, à l'image de son sujet, Marie José Thériault à écrit un roman fascinant, qui est une initiation à la mer aussi bien qu'une célébration de l'amour et de se pouvoirs.Marie José Thériault, qui a mené de front plusieurs métiers (chanson, danse, édition, chronique littéraire) a déjà publié plusieurs ouvrages de poésie, de contes et de nouvelles.Son livre Invariance (Le Noroît) lui a valu le prix Canada-Suisse 1984.« Le premier roman de Marie José Thériault se situe au confluent du récit d'aventures, de la chronique merveilleuse et de l'analyse psychologique.(.) Peut-être me suis-je laissé trop prendre au piège de ces phrases qui roulent et qui tanguent et dont les effusions sont parfois presque trop romantiques?Je tiens malgré tout Les Demoiselles de Numidie pour un des meilleurs romans des dernières années au Québec.» (Michel Lord, Lettres québécoises) « Pour les intoxiqués du verbe, un roman en tous points exceptionnel! » (Jean-Roch Boivin, Montréal ce mois-ci) 244p.ISBN 2-89052-109-5, 12,95$ Jacques Savoie Les portes tournantes Un succès de librairie qui s'est mérité les éloges unanimes des critiques.« L'auteur nous entraîne dans une histoire de tendresse, de folies, de musiques, qui est une des choses les plus justes et les plus émouvantes qui se soient racontées au Québec ces derniers temps.» (Gilles Marcotte, L'Actualité) « Il faut lire ce livre qui sonne juste.(.) Passez par ces portes tournantes! Le meilleur roman que j'ai lu cette année.» (François Hébert, Le Devoir) « Un roman d'une remarquable qualité (.) Jacques Savoie sait infléchir l'écriture selon la plus délicate intention.» (Réginald Martel, La Presse) • Un roman d'une belle cuvée qui nous amène en dehors des circuits traditionnels de la fiction "made in Quebec".Un excellent roman portrait sur l'éclatement de la cellule familiale, agrémenté en filigrane d'une suite de réflexions sur la musique et les arts plastiques.» (Jacques Thériault, Livre d'ici) «Jacques Savoie vient d'écrire un grand roman de tendresse et d'espoir, susceptible d'éveiller le goût de la lecture chez les plus désabusés.» (Michel Laurin, Nos Livres) Après des études en lettres à Aix-en-Provence, Jacques Savoie a mis sur pied le groupe Beausoleil Broussard, qui a remporté le prix de la Jeune Chanson française en 1978.Il a déjà publié Raconte-moi Massabielle, dont il a réalisé le film pour l'ONF en 1982.159p.ISBN 2-89052-092-7, 9,95$ Leonardo Sciascia Le théâtre de la mémoire Deux récits irrésistibles par l'un des maîtres de la littérature italienne contemporaine.En 1926, un homme est arrêté à Turin pour un délit mineur.Il est sans papiers, amnésique, ses propos sont incohérents, on le dirige vers un asile.Un avis de recherche amène une famille de Vérone à le reconnaître comme professeur de philosophie disparu pendant la Grande Guerre.Les signes de ressemblance sont nombreux et troublants.Ils n'emportent pas l'adhésion.La famille en effet se souvient trop bien et comme elle est fortunée, que l'épouse (re)trouvée est amoureuse, l'amnésique, faux ou vrai, n'a qu'à rester dans son rôle.La justice conclut à l'imposture, les intéressés ne veulent rien entendre.Deux partis se forment, pour et contre, qui divisent les esprits.Ce fait divers eut dans l'Italie d'après-guerre un énorme retentissement.Pirandello s'en inspira pour sa pièce Comme tu me veux.Sciascia refait l'enquête à la manière qu'on lui connaît et montre les dessous, essentiellement constitués d'intérêts familiaux et personnels.Cette histoire lui en rappelle une autre, plus ancienne, rapportée par Montaigne dans les Essais.Celle d'un fameux Martin Guerre reconnu par son épouse et sa famille pour les mêmes raisons intéressées.Les fantasmagories qui constituent le jeu même de la mémoire seraient-elles moins gratuites qu'elles ne le paraissent?117p.ISBN 2-89052-088-9, 9,95$ POURQUOI NE PAS OFFRIR UN LIVRE POUR NOËL? 4 Nouveautés 1984 Littérature JACQUES G O D B O U T LE MURMURE MARCHAND 197A-I984 BOftÉALI G-ILLES ARCHAMBAULT LE REGARD OBLIQUE couSI « Papiers collés » Une nouvelle collection dirigée par François Ricard Sous ce titre emprunté à Georges Perros, des recueils de textes épars, mais dont le rassemblement fait apparaître aussi bien la variété que la continuité de leur pensée et de leur écriture.Jacques Godbout Le murmure marchand 1976-1984 Le murmure marchand, c'est le nom que Jacques Godbout donne aux chants des Sirènes de notre temps: télévision, publicité, informatique, communications.Murmure séduisant entre tous, qui promet puissance et plaisir, qui submerge ou détourne à son profit toutes les voix qui jusqu'ici nous avaient tenu le langage qu'on croyait celui de l'homme: littérature, art, histoire, philosophie.« Je suis obnubilé, écrit Jacques Godbout, par cette conscience quotidienne, que le sens (de la vie, de la culture, de la société) est aujourd'hui une production industrielle.J'ai le sentiment profond que la propagande (publicitaire) dicte jusqu'aux débats de société.Je pense qu'il y a dans les objets et leur aura publicitaire une odeur de mort culturelle.» Livre de dénonciation, mais aussi de lucidité, de conscience et de style.Le murmure marchand, en s'intéressant aux ordinateurs, à la publicité télévisée, au cinéma, au roman, au Québec ou à l'an 2000, c'est un peu le journal d'un écrivain au pays des merveilles ambiguës d'aujourd'hui.« Relisant les textes réunis dans ce recueil, j'ai pris conscience qu'en filigrane de tout ce que j'avais écrit, y compris dans mes romans (L'Isle au dragon et Les têtes à Papineau), depuis 1976, apparaît la trame du Murmure marchand.Les idées fixes étant dangereuses, je suis donc heureux du partage avec le lecteur que permet cette édition, en espérant, contre toutes les preuves accumulées, m'être trompé.» (Jacques Godbout) « Le dernier recueil de Godbout, Le murmure marchand, a le grand intérêt de provoquer la réflexion.Provoquer chez Godbout est une tentation à laquelle il ne résiste pas, un plaisir qu'il ne se refuse jamais et finalement un art dans lequel il excelle.En ce qui me concerne, hanté par le journalisme, c'est dans ce domaine que Le murmure marchand a provoqué chez moi interrogations, curiosité et finalement réflexions.Et c'est bien ce qu'on attend de textes semblables.» (Jacques Guay, Nuit blanche) 153p.ISBN 2-89052-102-8, 9,95$ Gilles Archambault Le regard oblique Ecrits d'abord au fil des jours, sous le coup des petites et des grandes circonstances qui forment cette comédie dérisoire et attachante qu'on nomme la vie littéraire, les billets que réunit ce volume finissent par composer une sorte de roman satirique sur le monde des écrivains, leurs vanités, leurs illusions et désillusions, leur inépuisable innocence.Avec, au centre de ce roman fragmenté, un personnage au regard narquois, à la candeur pleine de feintes et de sous-entendus, et qui sait se voir avec la même ironie dont il se sert pour observer obliquement son entourage.Gilles Archambault nous donne ici sa meilleure prose: vive, humoristique, débordante de finesse et de malice.Un livre qu'on lira le sourire aux lèvres, l'esprit allégé.Réalisateur d'émissions sur la littérature et sur le jazz à la radio de Radio-Canada, auteur d'une quinzaine d'ouvrages (romans, nouvelles, chroniques, textes dramatiques), cofondateur des Editions du Sentier, Gilles Archambault a reçu en 1981 le Prix David pour l'ensemble de son oeuvre.11 est né à Montréal en 1933.« Un de mes inconditionnels admirateurs m'a demandé, il y a quelques années, de rédiger à intervalles réguliers des chroniques qui feraient état de mes humeurs littéraires.Obéissant à ses pressantes incitations, je n'ai pas ressenti de dépaysement notable.J'étais en quelque sorte le reporter de mes propres états d'âme.La grandeur de mon apostolat me soutenait.La littérature québécoise, qui m'avait tant donné, avait besoin de moi.J'ai entendu l'appel.Si j'ai parfois fait des gorges chaudes, c'était pour ne pas pleurer.Il me sera beaucoup pardonné.» (Gilles Archambault) « Voici un tonique dont le monde littéraire avait fort besoin.Sous le ton d'une tendre et pourtant incisive ironie, Gilles Archambault nous rappelle que le travail artisanal de l'écriture est "un travail sur soi autant que sur les mots".» (Guy Cloutier, Nuit Blanche) 179p.ISBN 2-89052-103-6,10,95$ CES LIVRES SONT EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES Essais Nouveautés 1984 5 ¦4 LE CHOC i^MocRiraniiE sua ThtfrteQ - Lo«ii«e Couloiabe ~ IMjf Rapport de VAFEAS sur fa situation des femmes au foyer BoftalEiiMcw Michel Jurdant Le défi écologiste rcss Michel Jurdant 1933-1984 Georges Mathews Le choc démographique S'il est vrai que la croissance démographique de plusieurs pays du Tiers-Monde est très élevée, comme l'a rappelé en août 1984 la Conférence mondiale de Mexico, à l'inverse l'Occident est secoué par un type inédit de crise démographique.Jamais on n'a vu une si faible fécondité durer si longtemps sur un espace aussi étendu.Le Québec n'échappe pas à cette crise, bien au contraire.Sa fécondité est désormais l'une des plus faibles du monde, et, de plus, ses échanges migratoires sont largement déficitaires, surtout en raison du départ des anglophones.Ainsi, le poids des francophones ne cesse d'augmenter au Québec.et de diminuer au Canada.Sans redressement majeur, la population québécoise commencera à décliner d'ici une courte quinzaine d'années et, contrairement à l'idée reçue, les effets négatifs de la dénatalité se feront sentir bien avant.Est-ce à dire que les jeux sont faits et qu'on ne peut rien contre cette tendance?La plupart des experts sont portés à être pessimistes.Pour l'auteur, ce ne sont pas les moyens d'intervention qui font défaut, mais plutôt la volonté collective d'agir.Dans ce livre, accessible à tous ceux que préoccupe l'avenir du Québec, Georges Mathews expose les diverses facettes de cette crise avec un constant souci de clarté.Car les enjeux sont de taille et doivent être débattus sur la place publique.«L'auteur ne craint pas d'afficher ses couleurs.Il se défend d'ailleurs fort bien, dans un style direct et clair.Ce livre est écrit pour rendre le sujet accessible au grand public.Je l'ai dévoré comme un roman.Ce livre sera une référence tout indiquée pour suivre le débat qui s'annonce.» (François Goulet, Québec-Science) « Et ne me demandez pas de vous prêter ma copie car le livre de Mathews est à lire et relire.C'est sans conteste un des ouvrages les plus utiles publiés au Québec cette année.» (Gérald LeBlanc, La Presse) 204p.ISBN 2-89052-114-1, 13,95$ Michel Jurdant Le défi écologiste Le défi écologiste était déjà sous presse lorsque nous avons appris la terrible nouvelle de la mort de Michel Jurdant.Avec lui disparaît non seulement l'un des grands écologistes du Québec, mais aussi un homme passionné et sincère qui sera longtemps regretté par ses collègues et ses nombreux amis.Sa mort prématurée donne un relief particulier à certains passages de l'avant-propos de son livre, qui fait une critique radicale et percutante des sociétés industrielles:» .Mon côté "bulldozer" m'a souvent entraîné à dénoncer, à exagérer, à foncer dans le tas.Je demande donc pardon à tous ceux qui se sentiront agressés par certains de mes propos.(.) Je souhaite que ce livre montre que l'écologisme doit dépasser le stade d'une contre-culture pour devenir un mouvement social susceptible d'offrir une alternative politique pour tous les Québécois, seuls ou en groupe, qui ne se reconnaissent plus dans les politiques traditionnelles.C'est à eux de prendre possession et de "récupérer" mes propos, de les enrichir, de les concrétiser, de les intégrer dans leurs actions et dans leur vie.* Dans sa préface, Micheline Vincent écrit: « Le défi que nous propose Michel Jurdant est non pas de revenir en arrière, mais de prendre une autre route pour aller plus loin, par un changement radical de notre société capitaliste, changement qui ouvrirait la porte à un nouvel équilibre planétaire.» « Ce qui ne devait être, selon ses dires, "qu'une mise en ordre de ses idées", mais sera, par la force des choses, l'aboutissement de sa vie d'homme public: l'édition de son deuxième livre.Le défi écologiste, vient de sortir de presse.Ce volume est un véritable reflet de l'homme: un réquisitoire tous azimuts contre notre société, des chiffres irréfutables, des faits irrécusables, mais aussi des éléments impulsifs, intuitifs, des interprétations subjectives, mais surtout la présentation d'une pensée articulée dans un combat global, dans un combat total contre la société productiviste, contre la société du gaspillage, contre la société oppressive, contre les inégalités et les injustices sociales.» (Jean-Pierre Ducruc) 432p.ISBN 2-89052-121-4,17,50$ R.Therrien et L.C.-Joly Rapport de LAFEAS sur la situation des femmes au foyer En 1981, l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFEAS) prenait l'initiative de faire réaliser une vaste enquête sur la situation des femmes au foyer.L'objectif était d'étudier la situation réelle des ménagères québécoises et de chercher les mesures concrètes susceptibles d'améliorer leurs conditions d'existence.Il ne s'agissait donc ni de préconiser un retour massif des femmes vers le foyer, ni d'inciter celles qui y sont à se lancer sur le marché du travail rémunéré.Réalisée en collaboration avec la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal et du Centre de sondages de la même université, cette étude — la première d'une telle envergure — dresse un tableau réaliste de LES LIVRES.DES CADEAUX QUI FONT PLAISIR LONGTEMPS. 6 Nouveautés 1984 Essais l’OPillM T hTîT ».1 -T 11 11 Oévei»|ip«ni«nt tt coiite«t>tl«n tfe réntrfic nHCièatre «h Canada et au Quèkcc Der«yE«ux UNE CULTURE DEs LANOSTALÆ1 la diversité des situations vécues par les femmes au foyer du Québec.Au passage, elle démystifie un certain nombre d'idées reçues bien enracinées qui empêchent de voir les solutions pertinentes aux problèmes existants.Ce livre s'adresse donc aussi bien aux femmes qu'aux hommes, aux dirigeants politiques et à tous les groupes désireux de faire avancer un débat crucial dans l'évolution actuelle de la société.214p.ISBN 2-89052-113-3, 13,95$ Ronald Babin Uoption nucléaire Développement et contestation de l'énergie nucléaire au Canada et au Québec Née à la faveur d'un concours de circonstances historiques, l'industrie nucléaire canadienne a pu se développer en dehors des conflits politiques qui ont agité le pays depuis la dernière guerre.Malgré l'importance des ressources qu'elle mobilise, en effet, la filière canadienne CANDU est longtemps restée l'affaire d'un groupe restreint d'experts et de technocrates.C'est depuis quelques années seulement qu'un véritable mouvement antinucléaire s'est développé, tant au Québec qu'au Canada anglais.Après avoir tracé l'historique de l'industrie nucléaire canadienne, de son origine jusqu'à nos jours, Ronald Babin étudie l'émergence du mouvement contestataire, à partir du courant contre-culturel écologiste et du mouvement pour la paix.Comme dans d'autres pays occidentaux, le conflit qui oppose ces mouvements à l'establishment nucléaire, loin de se résorber, connaît une ampleur croissante.C'est sans aucun doute l'un des conflits sociaux les plus significatifs des sociétés post-industrielles.226p.ISBN 2-89052-089-7, 12,95$ Denise Lemieux Une culture de la nostalgie L'enfance dans le roman québécois, des origines jusqu'à la période contemporaine Depuis le XIXe siècle, les personnages d'enfants ont proliféré dans la littérature occidentale.Manifestement, ce phénomène est lié aux mutations qu'ont connues les sociétés en voie de modernisation et dans lesquelles les enfants sont de plus en plus exclus de l'univers des adultes.Et, de tous les observateurs de la réalité sociale, les romanciers sont peut-être ceux qui saisissent avec le plus de force et de sensibilité les changements de cette nature.Dans leurs formes les mieux réussies, les oeuvres de fiction créent une profusion d'images, de gestes, de sentiments et de paysages qui révèlent les continuités culturelles, comme les discontinuités et les ruptures.Dans la littérature québécoise, les thèmes de l'enfance (la revanche des berceaux, la vieille CES LIVRES SONT EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES Harold Crookt maison, l'enfant qui meurt, etc.) ont pendant longtemps été associés à la nostalgie d'un passé folklorisé.Mais l'origine idéologique apparente de ces thèmes est loin d'en épuiser la signification ou l'intérêt.S'appuyant sur une vaste connaissance du sujet, Denise Lemieux montre comment — des premiers romans du XIXe siècle jusqu'à ceux de Gabrielle Roy ou de Marie-Claire Blais — ces mêmes thèmes font apparaître des modèles culturels bien enracinés ou en annoncent de nouveaux que nous commençons à peine à expérimenter.242p.ISBN 2-89052-097-8, 12,95$ Harolds Crooks La bataille des ordures La ruée des multinationales dans la nouvelle industrie des déchets en Amérique du Nord Jusque dans les années 1960, la cueillette des déchets dans les grandes villes nord-américaines étaient encore entre les mains de milliers de petites entreprises familiales, souvent soupçonnées d'avoir des liens plus ou moins obscurs avec le crime organisé.Puis quelques hommes d'affaires ont flairé le potentiel extraordinaire que représentait ce secteur jusque-là négligé par la grande entreprise respectable.Tirant parti de l'avènement de l'écologisme et de la sensibilisation du public au recyclage des ressources, ils ont constitué, en moins de dix ans, de vastes conglomérats qui n'ont rien à envier aux multinationales pétrolières.Introduisant des méthodes modernes de gestion « globale » et avec des pratiques qui ne sont pas sans rappeler celles du crime organisé, ces conglomérats se sont livré une lutte sans merci pour le contrôle d'un marché en constante expansion.Partout, en Amérique du Nord, ils se sont retrouvés aussi au coeur des débats sur la « privatisation » des services publics, car le processus de concentration n'a pas seulement signifié la disparition de plusieurs centaines de petits entrepreneurs indépendants, mais aussi l'abandon à l'entreprise privée d'un secteur d'activités que plusieurs considèrent comme essentiellement d'intérêt public.Résultat de trois années de recherche, ce livre retrace l'ascension étonnante de ces nouveaux’ géants de l'industrie nord-américaine et des batailles qu'ils ont menées dans les grandes villes canadiennes, dont Montréal, qui constitue un cas particulièrement intéressant.1984, ISBN 2-89052-105-2,14,95$ Nouveautés 1984 7 Histoire HjKt0Ù« duartholkisiiie qlld[)é^xlis*?* ÆK / A'-' h.-:-’ -‘SHuh le X\^ siècle 4.a w BorM Eb^Mre» listoirè du catholicisme quclKCois*^^* ''OVl'VV'f Jtaa Haarnis .t-Le XX* siècle jS Vtv ’îijfe'' 9« Tome 1: Le XXe siècle — 1898-1940 (par Jean Hamelin et Nicole Gagnon) 507p.ISBN 2-89052-099-4, 22,50$ Tome 2: Le XXe siècle — de 1940 à nos jours (par Jean Hamelin) 425p.ISBN 2-89052-100-1, 19,95$ Cet ouvrage est maintenant disponible en édition reliée au prix de 65$ pour les deux tomes.Histoire du catholicisme québécois dirigée par Nive Voisine S'il n'est personne pour nier l'importance du catholicisme dans la vie du Québec, aucune étude n'avait encore tenté de cerner, d'une façon globale, l'évolution de cette religion et son rôle dans la société québécoise, des origines à nos jours.Cette Histoire vient donc combler une lacune importante.L'histoire du catholicisme québécois s'adresse moins aux spécialistes qu'aux membres du clergé, aux religieuses, religieux et laïques engagés, aux étudiants, aux gens ordinaires, catholiques ou non, qui veulent comprendre l'évolution récente de la société québécoise et, plus précisément, l'immense mutation que la religion a connue depuis 1960.C'est pourquoi, tout en s'appuyant sur des méthodes scientifiques éprouvées, les auteurs ont voulu présenter un texte accessible à tous, émondé de tout vocabulaire abscons provisoirement à la mode.Sans prétendre écrire une histoire des Catholiques — compte tenu de l'état actuel des connaissances —, ils ont cherché à dépasser le cadre de l'Église institutionnelle pour aborder le phénomène global des mentalités et du vécu religieux.Une fois terminée, l'Histoire du catholicisme québécois comprendra trois volumes rédigés par des spécialistes connus.(Le père Lucien Campeau, s.j., longtemps professeur au département d'histoire de l'Université de Montréal; Nicole Gagnon,pro-fesseur au département de sociologie de l'Université Laval; Jean Hamelin, historien et directeur adjoint du Dictionnaire biographique du Canada; Lucien Lemieux, vicaire général du diocèse de Saint-Jean et professeur au département de théologie de l'Université de Montréal; Philippe Sylvain, historien spécialiste de l'ultramontanisme; Nive Voisine, professeur au département d'histoire de l'Université Laval.) Le volume I sera consacré au Régime français.Le volume II couvrira la période qui va de la conquête jusqu'à la fin du XIXe siècle.Le volume III, consacré au XXe siècle, est composé de deux tomes: le premier couvre les années 1898 à 1940, le deuxième les années 1940 à nos jours.« Une oeuvre imposante.(les auteurs) refusent de sombrer dans la propagande trop fréquente des ouvrages religieux ou anti-cléricaux.(Ils) partent non pas d'une formation théologique, mais plutôt d'une vaste expérience de recherche sur la société et l'économie québécoise.nul ne peut comprendre le Québec de 1984 s'il en oublie le passé catholique.» (Raymond Giroux, Le Soleil) « Longtemps espéré et attendu, cet ouvrage comble une lacune importante dans l'historiographie canadienne.cette fascinante histoire pullule de renseignements et de rappels de faits surprenants, sans jamais céder à l'anecdote inutile ou potineuse.une fabuleuse étude.» (Marie Laurier, Le Devoir) Au sommaire du tome I Avant-propos Introduction: L'Église du Québec au seuil du XXe siècle — Sous la tutelle de la Propagande — L'Église canadienne — Les Québécois — La culture des Canadiens français — Le catholicisme québécois — L'enjeu — L'avenir Chapitre I: Le domaine — Émergence d'une Église canadienne — L'affirmation d'une Église québécoise — Le destin du Canada français Chapitre II: Les vignerons du Royaume — L'épiscopat — Le clergé séculier — Les religieux — Les missionnaires Chapitre III: Instaurare omnia in Christo — La guerre des empires — La récupération des masses — Avances sur le front jésuite Chapitre IV: La charge des choses — La reproduction des institutions — Les ressources financières — L'édification de la société Chapitre V: L'âme du peuple — En quête d'une âme — Fissures dans la civilisation chrétienne — La gestion du sacré L'aube d'une civilisation urbaine (les années 1930) — L'état d'urgence — Une religion de temps de crise — Les voies de l'avenir Au sommaire du tome II Avant-propos Chapitre I: Arriver en ville, 1939-1950 — Tension au sein de l'épiscopat — Une société sans projet — L'institution et les pressions de l'environnement — Én quête d'un renouveau pastoral — De nouveaux rapports au monde profane — Les derniers feux d'une chrétienté Chapitre II: Confort et affrontements, 1950-1957 — Hiérarchie et laïcat — Les avatars d'une utopie — Le clergé ou la sclérose de l'église traditionnelle — Les communautés entre ciel et terre — Les missions ou la reproduction de l'Église québécoise Chapitre III: À fenêtres et portes ouvertes, 1958-1965 — Un agir apostolique communautaire — Mort d'une Église-nation — Én quête de nouveaux modes de présence au monde Chapitre IV: Une Église en crise, 1965-1971 — Édifier le peuple de Dieu — Les jardins du Temple — Les douleurs de l'enfantement — Un épiscopat piégé Épilogue: L'espérance mise à l'épreuve — Le rapport Dumont — Le ressac populaire — La réponse â la décléricalisation: un régime d'accommodements — La tentation au désert — Devenir sel et lumière Chacun de ces volumes comprend une orientation bibliographique, un index des noms et un index thématique.C'EST CHEZ VOTRE LIBRAIRE QUE VOUS TROUVEREZ LE MEILLEUR CHOIX DE CADEAUX. 8 Nouveautés 1984 Histoire Jean-Pierre Kesteman en collaboration avec Guy Boisclair et Jean-Marc Kirouac Histoire du syndicalisme agricole UCC-UPA 1924-1984 Abondamment illustré et solidement documenté, ce livre raconte l'histoire passionnante, mais étonnamment peu connue, d'un mouvement qui depuis soixante ans tient une place vitale dans la société québécoise.Première véritable synthèse à être publiée sur le sujet, il dresse un bilan rigoureux de la principale association professionnelle des agriculteurs, en même temps qu'il retrace le contexte socio-économique dans lequel s'est développée l'agriculture québécoise du vingtième siècle.328p.ISBN 2-89052-115-X, 16,95$ René Hardy et Normand Séguin Forêt et société en Mauricie Déjà sous le Régime français, la zone trifluvienne apparaissait comme une entité distincte, englobant un vaste territoire de chaque côté du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Montréal.Mais jusqu'au milieu du XIXe siècle, Trois-Rivières conservait les allures d'un gros bourg, malgré le siège épiscopal et les Forges du Saint-Maurice qui contribuaient à un certain trafic portuaire.Avec l'aménagement de la rivière Saint-Maurice pour le flottage des billes en provenance de l'arrière-pays, la Mauricie entrait pour de bon dans l'ère de l'exploitation forestière.Et à la fin du siècle, l'irruption de la grande entreprise transformait l'ancienne zone rurale en une région industrielle et urbaine, dont la nouvelle vocation reposera sur d'énormes réserves de bois et sur un potentiel considérable d'énergie hydroélectrique.Pendant un demi-siècle, l'économie agro-forestière y tissa la trame d'un nouvel espace humain, dont Trois-Rivières restait le principal centre.Région administrative, région économique et région d'appartenance, la nouvelle Mauricie voyait son aire de rayonnement s'ajuster constamment à la polarisation montante de ses activités.À la veille de la grande crise de 1929, elle constituait une société régionale parvenue à maturité et imbue d'un héritage culturel bien à elle.René Hardy et Normand Séguin, professeurs d'histoire à l'Université du Québec à Trois-Rivières, retracent dans ce livre, abondamment illustré, le long cheminement qui, de ses débuts, vers 1825, jusqu'à la crise des années 1930, a abouti à la formation de la Mauricie contemporaine.222p.ISBN 2-89052-095-1, 17,50$ André Lachance Crimes et criminels en Nouvelle-France Si les marginaux, les déviants et les criminels ont toujours fasciné les esprits, c'est sans doute en partie parce que mieux que quiconque, ils révèlent les craintes, les interdits et les tabous d'une société.Et rien ne permet de comprendre une époque comme la connaissance des conduites qu'elle condamne et réprime.Curieusement, les historiens se sont peu intéressés à la criminalité dans la société canadienne d'Ancien Régime.On ne connaissait jusqu'ici que des études partielles ou des anthologies d'anecdotes plus ou moins significatives.Ce livre est le premier à offrir une vision d'ensemble de la délinquance en Nouvelle-France.Utilisant la méthode quantitative, mais sachant aller au-delà de la simple compilation statistique, l'auteur a pu faire un relevé exhaustif de toutes les affaires criminelles qui ont été portées devant les tribunaux royaux pour la période 1712-1760.Il peut ainsi brosser un tableau complet de la délinquance et la comparer non seulement à celle de l'époque précédente mais aussi à celle d'autres sociétés contemporaines.Faisant preuve d'une érudition remarquable, il apporte avec ce livre une contribution originale, particulièrement éclairante sur l'histoire de la Nouvelle-France.184p.ISBN 2-89052-098-6, 11,95$ Bruno Ramirez Les premiers Italiens de Montréal L'origine de la Petite Italie du Québec C'est à Montréal que les premiers émigrés italiens ont pris racine au Canada et c'est dans cette ville qu'ils ont constitué le premier noyau d'une communauté qui fait désormais partie intégrante du paysage socio-culturel québécois.Peu avant la fin du siècle dernier, ils étaient tout au plus quelques dizaines, pour la plupart des artisans ou des commerçants spécialisés qui s'intégraient rapidement au groupe francophone de la métropole.Puis, en quelques années, l'immigration atteint les proportions d'un phénomène de masse, impliquant des milliers de travailleurs saisonniers, sans qualifications précises et trouvant à s'employer surtout dans la construction des chemins de fer, dans les travaux les plus rudes et les moins bien rémunérés.À la veille de la Première Guerre mondiale, ils constituent déjà une « colonie» de plus de 10 000 personnes, avec ses propres institutions, et déjà ses luttes de pouvoir.Ce processus historique, fascinant à bien des égards, n'avait pas encore été étudié jusqu'ici.Bruno Ramirez en retrace dans ce livre les principales phases, en plus de présenter huit témoignages révélateurs et plusieurs photos inédites.136p.ISBN 2-89052-090-0, 9,95$ Jean-Pierre Kesteman flK.OfklIXV.Dl’M Guy Boisclair et Jean-Marc Kirouac HISTOIRE DU SYNDICALISME AGRICOLE AU QUÉBEC UCC-UPA 1924-1984 n
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