Le devoir, 2 mars 1912, samedi 2 mars 1912
TROISIEME ANNEE-No.52 MONTREAL, SAMEDI 2 MARS, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.$3.00 UNION POSTALE.«.$6.00 Edition Hebdomadaire : canada.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 71 a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONE ^ ADMINISTRAIS! : Main 7461 REDACTION : 7460 Directeur : HENRI*BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ,.U-, QUE M.CHOQUETTE SE RASSURE M.le sénateur Choquette s est beaucoup préoccupé, parait-il, de Ce que le Devoir et sou directeur penseraient de l’attitude du ministère, telle que formulée par M.Lougheed, au sujet de la Loi de la marine.-M.Iléroux a déjà répondu au bouillant sénateur, il n'a, en effet, qu'à relire les articles que j’ai publiés depuis un mois pour savoir ce que je pense de la Loi de la marine et de ee qui doit en être fait.truant aux motifs invoqués par M.Lougheed pour excuser les lenteurs du ministère, M.Choquette pourra constater que je les avais prévus d’avance—presque mot pour mot—analysés succinctement et combattus dès le 17‘février, sous ce titre: Pourquoi différer l’abrogation de la Loi de la marine?” Je ne trouvais dans ces motifs que “des raisonnements de politiciens à l’esprit indécis et au coeur mou, en quête de prétextes à opposer à l’accomplissement de leurs devoirs et, pour tm certain nombre, à l’exécution de leurs promesses.” C’est encore mon opinion.Au Devoir, les changements de ministère ne nous font pas changer de principes.Les évolutions, savantes ou maladroites, des politiciens de tout calibre et de toute livrée, ne nous font pas tourner avec le vent des faveurs.N’ayant aucuns petits intérêts à ménager, aucune petite vengeance à satisfaire, nous ne portons pas de petites bottes à un ministère, quitte à tendre ensuite de petits pièges au ministère suivant, afin de rentrer en grâce.Nous allons droit notre chemin, sans nous préoccuper de de qui peut en résulter pour nous ou pour autrui : les droits de la vérité priment ceux des hommes et des partis.Nous continuerons la lutte contre la Loi de la marine, pour le maintien de la constitution au Keewatin, et pour toute cause qui nous paraîtra juste, légitime et opportune—qu’elle soit gagnée ou perdue pour l’instant, et quoi qu’en pensent les rouges ou les bleus de l’une ou de l’autre Chambre.Rien n’est plus bas et plus vulgaire que de se battre seulement du “côté qui gagne”.Rien n’est plus sot et plus lâche, et en même temps d’un calcul plus faux, que d’abandonner les causes qui semblent vaincues.Même ‘‘mortes et enterrées pour toujours,” aux yeux des gens “pratiques” et des politiciens à courte vue, elles ont parfois des réveils étonnants, des résurrections fulgurantes.Du reste, dans les luttes que nous poursuivrons, comme dans les combats que nous reprendrons ou ceux que nous entamerons, nous choisirons notre heure et nos armes, sans consulter M.Choquette.Car à nos yeux, comme à beaucoup d’autres, ce sénateur au verbe léger et à la puissante crinière, tout magistrat qu’il a été et fût-il encore vingt ans “Membre de la Chambre Haute” restera toujours “un bon jeune homme de la plus belle espérance.” Henri BOURASSA.LE CONGRES DE LANGUE FRANÇAISE ET LE SOU UES TOUT PETITS Le congrès de langue française se hâte chaque jour vers un plus grand succès.Les gens de fol timide avaient pu redouter et même prédire une vaine parade, une tenue cérémonieuse de séances académiques, nue Saint-JeanBaptiste à répétition, que sais-je encore*’ Ils en seront, semble-t-il pour leurs prophéties.Rien désormais ne pourrait plus empêcher le congrès de 1912 de devenir dans notre histoire, le plus magnifique réveil de la race.Et ce qui nous en donne l’assurance, c’est runanimité dans l’adhésion de tous les groupes français; c’est le caractère du mouvement qui apparaît populaire, général, et qui bientôt sera universel.Déjà, il n’y manque peut-être que les enfants, les tout-petits.Mais qui donc ne voudrait entreprendre quelque chose pour les y associer?• • • On cherche un moyen d’atteindre tout le monde, de faire entrer la question du français jusque dans les plus modestes foyers.En est-il un plus sûr que de faire appel aux enfants?S’il n’y faut qu’un peu de babil, on ne saurait nier que les tout-petits ne puissent devenir de merveilleux propagandistes.On sait comme à la maison nul ne peut demeurer étranger ni indifférent à leurs préoccupations.Et qui a besoin d,’apprendre comme'les minces affaires des bambins ont tôt fait de devenir, en passant par l’âme affectueuse et inquiète des mères, les gros problèmes de la famille?Il y aura quelque chose de grand et d’émouvant à la fois, dans cette venue de toute l’enfance eanadienne-française, à la rescousse du parler maternel.“Le patriotisme est toujours beau et toujours touchant, écrivait un jour Emile Faguct.H l’est davantage quand il est jeune.Le patriotisme jeune est charmant et donne au coeur de celui qui le rencontre, le petit battement.” Le mouvement des plus jeunes de chez nous nous deviendra une promesse d'avenir.Les plus vieux se sentiront moins tentés d'abandonner leur page d’histoire à l’état d’ébauche quand ils sentiront venir derrière eux des continuateurs qui voudront l'achever.Et assurément les persécuteurs du français ne nous feront point le reproche de nous abriter derrière les Saints-Innocents,»! nous les contraignons d’assumer pour leur part le sympathique rôle d’Hérode.Au surplus, c’est pour que les mots de France ne se taisent pas sur les lèvres des enfants, que se battent les aînés.Les bénéficiaires de la lutte ont un intérêt suprême à n’en pas ignorer l'enjeu.Voulons-nous que Sa génération prochaine grandisse avec l’amour et l’orgueil tie son sang?Faisons quelle aille son chemin sous la protection de fiers souvenirs! Les enfants qui auront signé la requête pour la loi Lavergne, qui auront versé leur sou à l’oeuvre du monument Dollard, .participé au congrès de la langue française, devraient emporter dans la vie le goût des gestes généreux.Donc, que les chefs naturels des paroisses osent dire le mot.qu’il faut dire, et dans quelques jours, les tout-petits auront fondé le denier de la langue française.Nos généreuses institutrices donneront l'élan comme elles l'ont déjà fait.Vous souvenez-vous de cette vieille demoiselle lorraine dont Maurice Barrés nous dessine quelque part—est-ce dans Colette Baudoche?—la cornélienne figure?La vieille demoiselle était connue dans toute la région de Metz pour son attachement au vieux pays, pour son culte des choses de France.Et aussi, nous dit le romancier, dans un de ses mots discrets, mais d'une émotion si prenante.ses compagnes rappelaient-elles toujours religieusement Mademoiselle.la Fimwe.Il se trouvera sans doute plusieurs petite* institutrices canadiennes-françaises qui voudront mériter quelque noble surnom comme celui-là.Voyons, où est-elle la vaillante qui voudra s'entendre nommer la première,.mais oui, et pourquoi pas?.Mademoiselle Langue française?On avouera qu’il est des surnoms de moins bonne compagnie, et que les enfants, .les cruels! en inventent parfois de plus gênants à porter.Nos institutrices peuvent organiser, à peu de frais, une classe, ou.ee qui vaudrait mieux, une gentille petite soirée autour du parler français et du congrès prochain.Les parents s'y rendront avec plaisir, et quelle meilleure occasion peut s'offrir de les atteindre par-dessus la tète de leurs enfants! Et puis, pour terminer d'une façon pratique, les pupilles seraient invités à verser leur sou, mais si l'on veut, pas plus qu’un sou.Il vaudrait mieux s'en tenir là, pour ne gêner personne, pour que le petit pauvre n'ait pas à rougir de son obole et surtout qu’il ne soit pas privé du bonheur de l’offrir.Dans la seule province de Québec, plus de 120.000 enfants fréquentent nos écoles.Qu'ailleurs nos compatriotes s'en mêlent à leur tour.La somme sera vite tout à fait rondelette.Et si ces messieurs du comité des finances à Québec ne savent qu’en faire, eh bien, les tout-petits.vous enverrez vos sous aux camarades de l'Ontario et de l’Ouest pour qu’ils s'engagent, des maîtresses canadiennes-françaises ! • • • Ai -je rêvé?.Mais qui donc me l'a racontée cette fête récente de langue française dans la petite école du Trois de la paroisse de St-G?.A huit heures du soir, le clocheton a sonné à toute* volées, éirru- nant ses sous clairs dans la nuit sereine et sur la campagne blanche.Des sonneries de grelots lui ont bien vite répondu.Les carrioles sont venues s'aligner le long de la clôture; et le grand nombre de chevaux qui attendent, la robe sur le dos, atteste qu’à la soirée, personne ne manque des gens du Trois.Dans l’école, tous les petits sont endimanchés, et quel air de fête dans l’unique salle bien éclairée! Des banderoles courent le long des poutres; les murs sont piqués de minuscules tricolores, de Carillons.Le pupitre de la maîtresse où vient prendre place M.le commissaire, se pare d’un pot de fleurs, et là.sur le grand tableau noir, on peut lire en belles lettres blanches, hautes et droites: Pour la langue de nos mères.En avant du tableau, un plateau d’argent sur un tabouret, attend les offrandes.La fête commence.Au signal de la maîtresse, les petits saluent cérémonieusement l’assistance, puis, avec entrain attaquent.0 Canada.On chante deux strophes; un autre signal et chacun va prendre place à son pupitre.C’est maintenant la correction d’une dictée française, travail confié aux plus âgés.Les bambins lisent, l’un après l’autre leur bout de dictée, analysent, expliquent, corrigent, se font corriger, pendant que les petites phrases ailées, faites de verbes doux, d’adjectifs émus, de substantifs pieux, voltigent sous le toit de l’école et vont faire frissonner l’âme des parents et les petits drapeaux a.ppendus à la voûte.C’est qu’elles parlent bien les petites phrases; “0 belle, ô pure, ô noble, ô délectable langue française! Dieu qui aime les Français, et par lesquels ses desseins s’accomplissent, leur a mis dans la bouche, en témoignage de leur mission sublime, le parler le plus suave, le plus doux, le plus fin, le plus fort, le plus touchant, qui ait jamais chanté sur les lèvres humaines.Langue claire, droite, probe, ennemie de la fraude, langue franche comme l’épée de DuGrtiesclm .Langue pieuse! “Notre, Père qui êtes aux deux.cela ne se dit bien qu’en français.O belle, ô pure, ô noble, ô délectable langue française .” On a reconnu dans cette prose de poète, l'un des plus jolis billets d’Albert Lozeau.Mais voici qu’un bambin se hisse sur une chaise, face à toute la classe, une longue feuille de papier à la main.Il annonce : Mots à bannir: coat, binder, shed, set, track, sweater, scrape, safe, satchel, etc., etc.Et toute la classe de lui donner la réplique en lui renvoyant avec une unanimité parfaite les mots de chez nous.Et l’on passe au 4e numéro du programme: Une leçon d'histoire du Canada.C’est l’institutrice qui interroge; et, tout de suite, commence la série des épisodes épiques, le long défilé des gloires.Us furent tous prononcés, ee soir-là, les noms plus sonores, les plus vaillants, ceux dont les syllabes donnent au coeur le “petit battement” d’héroïsme, ceux des grands morts qui dorment en nous, et qui, à nos heures de doute, d’apathie, s’éveillent pour nous exhorter à la lutte, pour nous crier de défendre avec le parler ancestral la vieille âme héréditaire.Ce ne fut pas tout.Il se dit et se fit encore après cela de jolies choses, à la petite fête de langue française de l’école du Trois.On m’assure qn’on y chanta, et de façon fort délicieuse, les plus sautillantes de nos chansons canadiennes.Et je me suis même laissé dire qu’un des plus grands parmi les bambins récita avec un aplomb et un pectus que n’aurait pas désavoué le membre du comté, la fameuse riposte de Lafontaine à M.Drum en 1842: “On me demande de prononcer dans une autre langue, que ma langue maternelle, mon premier discours dans cette Chambre.” A la fin, Monsieur le Commissaire prit la parole.11 félicita l'institutrice et les enfants.Et comme il a de la lecture, M.le Commissaire, et même quelques lettres, il dit aux petits tout l’amour qu’il faut porter à la langue française et combien ils devaient s’estimer heureux de l’apprendre sans peine.Il leur raconta les difficultés de leurs petits camarades de l’Ontario et de l’Ouest, incapables de bien apprendre à l’école le doux parler de leurs mères.Tl leur demande de bien parler leur langue pour se préparer à la bien défendre ; et il leur cita l’exemple des petits Polonais préférant subir le fouet des maîtres d’écoles prussiens plutôt que de trahir le parler de leur patrie.L’institutrice se leva.“Mes enfants, leur dit-elle très simplement, c’est le moment de déposer votre offrande.Je vous l’ai dit: personne ne doit déposer plus qu’un sou.A vos parents, s'ils le jugent à propos, d’ajouter à votre obole.Mais votre sou, vous le donnerez avec amour, n'est-ce pas?Vous le donnerez en songeant comme vous le dit là, le grand tableau noir, que c’est “Pour la langue de nos mères.” Un dernier signal! Les tout-petits se mettent eu file et au pas militaire, commencent à défiler devant le plateau d’argent, en chantant de leurs voix douces et frêles qu’ils essaient de rendre énergiques et sonores comme des clairons: Ils ne l’auront jamais, jamais (bis) L’âme de la Nouvelle-France.Redisons ce cri de vaillance : Ils ne l’auront jamais, jamais! Ils ont dit dans leur fol orgueil: Nous te prendrons, ô race fière, Et ta langue et ton âme altière; En paix, nous clouerons ton cercueil! Ils ne l’auront jamais.Tant que nos fleuves couleront; Tant que là-bas la citadelle Au vieux roc restera fidèle, Que les érables verdiront.Ils ne l’auront jamais.Tant que forts seront les vouloirs, Que prêts à toutes les batailles Nous saurons redresser nos tailles A la hauteur des grands devoirs:.Ils ne l’auront jamais.Tant que la croix de nos clochers Se heurtera dans les étoiles.Ils ne l’auront., Les notes du fier refrain s’envolèrent emportées par leur rythme martial, ponctuées par la tomibée des sous.Les parents se sentirent émus.Le vieux L.un vieux cultivateur à l’aise qui avait là ses petits enfants, et lui-même un fils de patriote qui avait vu le feu de Sajnl-Eustache, pleurait pour de bon dans son coin.11 passait pour bien ménager le père L., depuis surtout qu’il s’était donné à ses enfants.Et pourtant, quand il vit les parents se diriger à leur tour vers le plateau d’argent; quand il vit les mères enlever à bras leurs bébés pour pour leur faire jeter des pièces blanches, le père L.sortit de son gousset sa bourse aux cordons bien noués, y plongea ses vieux doigts engourdis qui venaient d’essuyer des larmes, et quand tout le monde eut passé, le dernier et d’un geste lent qu’il voulut, faire pieux, il jela discrètement son obole dans le plateau d argent.L'école se vidait.L'institutrice alla voir au plateau des offrandes; elle trouva, tout humide sur l’entassement des sous de cuivre parsemé de monnaie blanche, une étincelante pièce d or.Abbé L.-A.GROULX.Sur le Pont d’Avignon.l.ps électeurs se souviendront, si vous ne vous souvenez pas ! crie le “ Bien Public ” aux députés qui ont été élus en réclamant le respect du droit des minorités.Ils se souviendront ! Si les Canadiens mettaient simplement à réclamer la liberté scolaire, la dîme de l'énergie que les suffragettes mettent n réclamer le droit de vote, la bataille serait vite gagnée.Chose extraordinaire : Roosevelt n’a rien à dire *iu journalistes, Nous l’auraitmi changé î BLAKE Tous les Canadiens apprendront avec une douloureuse émotion la mort du grand citoyen que fut Edward Biaise.Son éloignement de la politique canadienne n'avait pas diminué l’estime qu’ils lui portaient.Tragique coïncidence, Blake meurt à la veille du jour où l’on tente de porter un nouveau coup à l’œuvre de justice et do.liberté dont il fut le noble artisan.Puisse son souvenir protéger les droits des minorités ! -T- Il se trouve un certain nombre de gens pour soutenir que l’émeute de Pékin n avait pour but que de fournir à Vuan-.Shi-Kni le prétexte de ne pas quitter la vil!#.Doux paya ' M.Roosevelt et la presse Décidément, la candidature de M.Roosevelt à une troisième présidente a une mauvaise presse.On a beau se faire une rai-on, constater que la personnalité du Colonel se détache en relief vigoureux sur le fond plutôt effacé des autres personnalités soupirantes, il faut* admettre le fait pa tent, presque brutal.L;i masse n'aime pas les caractères qui s’accusent ; le régime républicain, par instinct redoute l’influence des hommes qui sortent de la moyenne familière à chacun et jalouse invinciblement ceux que leur intelligence politique a placés plus en vedette aux yeux du monde.Pour figurer à la tête d’une république, il faut être médiocre.Ainsi en a décidé la démocratie triomphante.En France, on sait quels présidents on donne au régime que subit notre ancienne mère-patrie: des Loubet, des Fallière, et quoi, encore.En Amérique, on s’offre des McKinley, des Taft, mais des Roosevelt, on n’en veut plus, paraît-il.Pourquoi ?Taft est un “bon garçon”, un “jolly good fellow,” comme on dit de l’autre côté de la frontière, et même à Montréal, souvent.11 un tire pas à conséquence, quoique massif de sa personne.Gardons-le! répètent en choeur tous les journaux tic la Nouvelle-Angleterre, de l’Etat de New-York et de maints autres Etats.Taft est hospitalier, il est conservateur, il est honnête, cl ferme dans ses décisions quand il veut; il a même fait preuve de courage en certaines occasions.Roosevelt est un tyran, un despote; il impose son autorité, il veut que ses idées triomphent, et il en a une poigne!.Donc, soyons pour Taft! Voilà, en résumé, le langage que tiennent les journaux américains dont j’ai pu prendre connaissance.M.Taft les aurait enrégimentés tous qu’ils ne seraient pas plus unanimes.La 'convention républicaine aura lieu le 18 de juin prochain.Les délégués ne sont pas encore nommés.Après la réunion plénière de Chicago, si M.Roosevelt était choisi comme candidat à la présidence, le ton de la presse changerait du tout au tout.Ce n’est pas parce que M.Roosevelt menace de changer l’orientation du parti républicain, de le conduire dans des sentiers nouveaux et peut-être dangereux, que l'on ne veut pas -de Roosevelt a.u-joiurd’hui.C’est parce que Roosevelt est Roosevelt, et qu’il fera ee qxi’il annonce, s'il est élu.Les Américains sont fatigués de Roosevelt comme les Athéniens étaient fatigués d'Aristide, à cette différence près, que si Roosevelt sort victorieux de la lutte, tous les Américains seront pour lui.Uldéric TREMBLAY.a laIèOnesse Par l’organe de l'Association de la Jeunesse, la génération nouvelle a pris position déjà dans le conflit qui va diviser l’opinion; par la voix d’Armand Lavergne, le plus fier de ses représentants parlementaires, elle a crânement affirmé qu’ele ne subirait l'esclavage d’aucun parti.Il convient que cette double affirmation trouve dans les profondeurs de; la foule un retentissant écho.La Jeunesse doit parler ferme, elle doit parler haut, parce que c’est elle qui portera le dur fardeau des fautes qu’on veut commettre.Elle doit parler clair, elle doit parler net parce qu’elle est: libre encore des entraves de parti ou d’intérêt, Libéraux, conservateurs ou nationalistes, les Jeunes ont -des titres égaux et des responsabilités égales, puisque le texte de loi qu’on menace de déchirer est l’oeu vre commune de nos maîtres à tous.Mais s’il en est qui aient le droit ou le devoir de parler d’abord, ce sont les jeunes nationalistes et les jeunes conservateurs qui ont fait campagne contre le cabinet Laurier.Us dénonçaient sa politique de “conciliation à outrance”; ils réclamaient le respect absolu de la Constitution et l’égalité pratique des deux races: Qu'ils sachent affirmer, par un acte public, que ce n’était point, là de vaines paroles, bonnes seulement à balancer une phrase bien rythmée, mais le cri de leur conscience; qu’ils sachent le prouver, même si cette clameur de justice doit s'éteindre sur les lèvres de ceux qui la leur avaient apprise.I! y va de l’intérêt général; il y va de leur honneur et du respect qu’ils peuvent commander dans l'opinion.Orner HEROUX- CHANT DES FILS DE QUEBEC ET DE VILLE-MARIE Aux Apôtres du Parler Français chez nous Canadien, Canadien, toi le gardien du fleuve, v F ans-tu sonner toujours au pays laurentien Le parler de Champlain et du fier Maisonneuve, Le doux parler de France est-il encor le tien?Ta langue* l’aimes-tu jusqu’à mourir pour die?Fidèle à tes grands morts, es-tu toujours jaloux D’entendre murmurer cette langue si belle Dont bercent leurs enfants les femmes de chez nous?L'étranger envahit les penchants, ma Pairie! Aux maisons de Québec, et de Ville-Marie Garde les Fleurs de lys, Vrille et compte tes fils! T ers nos “clochers d’argent” monte le cri de guerre Des lâches ennemis des nobles mots français.A dépouiller nos fils de ces mots de lumière, L’âme de l’étranger ne se lasse jamais.Défendons fièrement notre parler de France Ri fort et si loyal aux lèvres des anciens! Le langage béni que parla notre enfance, Qui voudrait le bannir de son coeur, Canadien?L’étranger envahit tes penchants, ma Patrie! Aux maisons de Québec et de Ville-Marie Garde les Fleurs de lys, Veille et compte tes fils! Enfants du beau pays des jeion.es Laiircnhdes, La terre des blés d’or, des larges horizons, Le sot qu’ont ennobli les rêves intrépides Des preux dont la mémoire honore nos maisons, -en'8’ ^ aus9i n In Pharmacie d Henri Lanctôt, angle Prince-Arthur et Saint-Laurent.r.Toute une nuit d’Eclairage pour lA de cent SANS ODEUR NI FUMEE La Veilleuse en Nickel MONTREAL BEAUTY La plus jolie et la seule parfaite pour entrées, chambres à coucher, chambres de bains et caves.Alimentée au pétrole.Une tyis remplie, peut éclairer quatre nuits.Recommandée par les méde Cins pour les chambres de malades.Dimensions: 4 pouces par fi.Prix; 90c; 10e de plus par la poste.Prix spéciaux pour le commerce.I.J.A.SURVEYER, 52 Boulevard St-Laorent, Montréal EN VOUS RENDANT EN CALIFORNIE Voyagez par le Magnifique Convoi “LOS ANGELES LIMITED” Via la route du Grand Lac Salé le pays des Mormons ^ enez nous voir ou écrivez pour livrets descriptifs, horaires, ED.ARCHAMBAULT, 312 314 STE CATHERINE EST PIANOS ORGUES, PHONOGRAPHES EDISON MUSIQUE EN FEUILLES Avant de choisir, voyez le piano “ED.ARCHAMBAULT” rxjAj£.o /a ru $49-00 et une SANTE EXCELLENTE si vous lui donnes la meilleure nourri ture sur le marché ; elle est saine, n ouïssante et parfaite ment assimilable.fcN VENTE EARTOUI AURA UN BEAU TEINT UN BON SOMMEIL IF PACIFIQUE CANADIEN Une nécessité du voyage c’est “ confort,M lequel est assuré par la supériorité de 1 ^équipement.i .°Vfcr.e i®8 spacieux wagons-dortoim éclairés à 1* électricité il y a les wagons à compar« timents entre Montréal et Toronto sur le train qui part tous les jours de Monl-rc-al A 10.45 p.m., m>ur la gare Yonge.La seule ligne qui possède cet équipement de haute classe.Les trains pour la gare Union, Toronto, partent à H.15 a.m., et 10.00 p.m.CALEDONIA SPRINGS POUR CONGES DE FIN DE SEMAINE, là où l’on obtient la célèbre eau Mugi.Excursions de fin de semaine à PRIX REDUITS.TAUX REDUITS DU 1er MARS AU 15 AVRIL Rillets do seconde classe pour colons d» Montréal à NELSON ET SPOKANE, VANCOUVER, VICTORIA, SEATTLE ET IFA T» "7A PORTLAND.SAN FRANCISCO, LOS ANGELES, SAN DIEGO, CITE DE MEXICO, ~ Mex.Taux réduits tiens.$49,00 pour plusieurs autres sta.BUREAU DES BILLETS 218 rue St-Jacques, Téléphone Main 3732.3733 ou aux gares Viger et Windsor taux, etc HONE RIVET AGENCE GENERALE DE VOYAGES ?9 BOULEVARD ST-LAURENT 21 Rue Buade, Québec TéL Main 4097 2665 5 Rue de Rome, Paris, France.T.TlTIT.IiT 4.T TT rP ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES -* -R-AV-l-tA.v.M_ j J., VOITURES DOUBLES A LOUER 24 RUE SAINT-URBAIN Téléphone Main 1329 ETABLI EN 1808 .355 RUE CENTER.Tél.Main 3511 UN MONTREALAIS OBLIGE D’ABANDONNER SES AFFAIRES Il no pouvait so passer de boisson : son commerce, à Montréal, autrefois prospère, s’en allait maintenant en ruine: deux de ses amis le firent consentir à se rendre à l’Institut Neal do Montréal, 22fi rue Nherbrooke Est, et s’entendirent avec le gérant, il y suivit le traitement Meal de trois jours coutfe l’habitude de la boisson.A la fin du troisième jour, son ancien dé sir, sa soif, sou appétit de liqueur étaient disparus, il était délivré du fléau de l’intempérance et disait qu’il se sentait un ho mine nouveau.Dans la semaine après qu’il eût suivi le traitement, il téléphona à l’institut Neal et dit: “Les maisons de gros m’out avancé un fort crédit et je suis de nouveau dans les affaires.Je lo dois au traitement Neal.” Ce traitement est spécialement avantageux pour les hommes d affaires ou de profession, dont !p temps est précieux, vu qu'il ne faut que trois jours pour le compléter.Pas d injection hypodermique, pas rie résultats fâcheux; mais l'organisme entier renforci et la santé grandement améliorée.Pour se procurer d’avance une chambre i! faut venir, téléphoner, écrire ou télégraphier à M, Rediich! i vu que l’Institut est rempli tout le ! temps ,.( qu'i] y ,|es patients qui at-! tendent lour tour.i Le traitement à domicile, pour ceux qui ne peuvent venir passer trois jours a 1 Institut, est tout, aussi efficace que Je traitement à l'Institut, si l’on suit attentivement les directions INSTITUT NEAL DE MONTREAL, 228 tue Sherbrooke Est, Tél.Est 459.(réc).LE LAIT LAURENTIA a conquis cimuitanément la Profession Médicale et le public qui réclamaient du lait pur, et, non contaminé et qui sont en possession de ce précieux aliment.l.e Lnil "Laurent,ia” a l'a-l’nvantagc de se conserver indéfiniment, sous tous les climats, on peut donc s’en .('provisionner d’avance,pour une semaine, un mois ou un an, comme do toute autre conserve.C’est un lait complet, homogénéisé, c’est-à-dire divisé mécaniquement à l'extrême, stérilisé, sans aucune addition quelconque dans les conditions les plus hygiéniques, offrant au consommateur, toute la sécurité possible : c’est le lait que toutes les familles devraient adopter.Demandcz-le à votre épicier.Il est préparé à l’usine de Lacolle par ia Cie Canadienne du Produits Agricoles Limitée.r.Gie Générale Transalianliii'j) îa-SréS DE NEW YORK AU HAVRE PARIS (Pranca! Departs tous les jeudis 4 lo a.tn.LA SAN CI L) , 7 mar La PROVENCE.14 ma.- LA BRETAGNE.21 mur LA TOURAINE.28 mar LA SAVOIE.4 avri LA PROVENCE.U avri Départs supplémentaires le samedi NIAGARA.]6 mar CHICAGO.23 mar Kenspîgnèjmcrit», GKN1N, TRUDKAÜ A CIE., agents généraux pour le Cuuada, 22,rai Notre-Dame Ouest.Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No.582.Dame Veuve Eue] i de DésauLniers, de manderesse, vs.W.J.Brin die, défendeur, et Mires Brodeur & Garand, distrayants.Le onz è'me jour de mars 1912, A onze heures do 1 ravant-jnidit au domicile du dit défendeur» au No 1001 rue DeMontigny Est, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de just ce les biens et effets d'd dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de m-énage, etc.Conditions: argent comptant, d.B COU TU, H.O.S.Montréal, Jcr murs 19.12.Tout#! persomio so trouvant Je ul ehe{ d une famillu ou tout Individu mâle de plus d» 18 ans.pourra prendre comme homestead un quart de section do terre de l’Etat disponibl» au Manitoba, à la Saskatchewan ou dans l'Al-; berta.Le postulant devra s« pésenter à l’a» gcnco ou à la sous-ftgenco den terres du Do« minion pour lo district.L’entrée par procuration pourra être taite à n'importe quelle agence h cer' ines conditions, par lo père, la mèr% le i la fille, lo fidr* ou lu soeur du futut colon.Devoir.—Un séjour de R mois sur le terrai» et la mise on culture d'icelui chaque annés su cours de trois ans.Un colon peut demeurer h neuf milles de son homestead sur un» ferme d’au moins 80 acres possédée uniquement et occupée par lui ou par • ou frère 04 •a soeur.Dans certains districts un colon dont les affaires vont bien, aura la préemption sur ut| quart de section se trouvant à côté de son homestead.Prix $3.00 l’Acre.Devoir.—Devra résider six mois chaque année au cour» de six ans A partir de la date de l'entrée du homestead—y compris le temps requis pour ob j tenir la patente du homestead, de cultiver ciu* , quante acres en plus.Un colon qui aurait forfait scs dro!ts d» ' colon en ne pouvant obtenir sa préemption pourra acheter un homestead dans certain» dPtricts.Prix $3.00 l’acre.Devoir.-—Rester six mois dans chacun dsl trois ans.cultiver 60 acre» et bâtir une maison valant $300.W.W.CORY.Sou* ministre de l'Intérieur.N.R,—La publication non Autorisée d» cette annonce n*> sera dus parée.Un chauffeur gréviste parisien voit passer un taxi-auto qui a pour conclue! ou r un superbe nègre.—Oh ! s’exclame-t-il, c’est honteux ; les patrons embauchent des nègres pour en faire des jaunes ! Co Journal est Imprimé, nu No 71a, rue Saint-J acques, a Montréal, psfl “La Publicité" (à responsabilité Limi* téo).Henri Hourassn, direct eu r-crêrafli* r~ FEUILLETON DU 'DEVOIR* La Petite Mademoiselle par HENRY BORDEAUX -n I Suite) —J aime, «lit-elle, quand vous parlez ainsi.— Alors vous en avez le mérite.Quand on sait regarder, tout vous renseigne.Et vous m’avez ouvert les yeux.Tenez, en wagon, ne voit-on pas l’image de la société ?—En wagon ?—Mais oui.En première classe eha-run se retire dans son coin avec majesté.Il faut une présentation en règle pour se parler, ou, si l’on adresse la parole à une femme, c’est pour.—(l’est pour ?—C’est par galanterie.En seconde, les voyageurs sont déjà plus bienveillants les uns pour les autres.En troisième, ils s’aident, ils se rendent ser- vice, ils échangent le récit de leurs petites misères.Quelquefois ils sont, assommants avec leurs manie de confidence.Et puis, ils promènent avec obstination de la nourriture.Mais ils ne mangeraient pas une saucisse ou un morceau de fromage sans vous en offrir.—Vous changez donc de compartiment ?—Oui, pour m’instruire, pour com- pléter l’instruction que vous avez chargé les juges et les geôliers de me donner.—Oh ! les juges vous ont acquitté, ot les geôliers se sont montrés pleins d’é-gords.Son rire clair s’égrena dans la nuit calme.Et brusquement, elle eut lo visage dans l’ombre.La lune, atteignant le toit do la maison, se cachait a leurs yeux.Mais l’eau du bassin, do-1 vaut eux, la reflétait encore.F ierro convint aisément do la faveur du destin ; «e n’ai pas eu do chance, Jacqueline.Ne me le reprochez pas.Mais je me suis instruit tout de même.Au début, j’ai cru les hommes bons et les lois mauvaises.Plus tard, j’ai pensé le contraire et, dans cette étape, je vous ai même, pardonnez-moi, je vous ai condamnée.I -Moi ?j —Parfaitement, vous, votre révolte, votre goût de l’insurrection.Car j’estimais 1 obéissance aux lois indispen-I sables à la répression de tous nos instincts malfaisants.—Oh ! les lois ! —Oui, les femmes ont une tendance à s’en moquer.Il en faut, mais il en faut de bonnes.Et, puis, au-dessus d’elles, qui doivent toujours s’en inspirer sous peine d’être oppressives, il y a ces “ lois qui ne sont point écrites et ne sauraient être effacées.” Votre père 1 a dit : nous n’avons pas que des | tombeaux à défendre.Elle baissa les yeux, connue Jcannie dans sa romance à la première visite du page.‘ Maintenant, dit-elle, c’est moi que vous enseignez.Surprise de la beauté du jardin sous Ja lune, elle ajouta : —Comme il fait doux, ee soir ! —Oui, Jacqueline.Vous souvenez-vous du matin où nous nous rencon- Samedi, le 10 mars Le “DEVOIR” Commencera la publication du U Miroir Sombre v Grand roman d’aventures à hase scientifique par l’abbé Moreux le célèbre astronome directeur de l’observatoire de Bourgues.- Ne manquez pas de le lire! i trames dans le parc ?Vous veniez du ; village dn la Reine où Mme Terronoi-rc, votre amie, interprète les songes, j Nous nous sommes sentis mêlés à tout ; un monde obscur et infini, à toute la foret, (e soir, ne le sentez-vous pas, nous sommes enfin mêlés à toute la 1 vie humaine ?L’ombre que projetait sur eux et do-I vant eux le rebord du toit s’allon-!geait sur la pelouse, gagnait le bassin I où jouaient les rayons d’argent.:x J rop habituée par son père aux grands mots pour y attacher de l’im-portance, la jeune fille tempéra d’un peu de raillerie le lyrisme rie |lierre : Oui, vous êtes le parfait chevalier de ma romance.Pourtant, il vous man-j que une chose.—Laquelle ?—Avoir souffert.—J’ai vu souffrir.— - C’est moins pénible.Moi, j’ai souffert de l’injustice, et je lui dois cc «lue je puis valoir.—C’est beaucoup.-Oh! non, ce n’est guère.En prison, avec des voleuses ot des femmes.le ne sais commend vous dire.drs femmes de mauvaises vie, j’ai peut-être appris un peu de bonté, un pou d’énergie et, de patience.Du moins, je resp«'>re.Il ne put se tenir «Je répliquer en souriant : — L énergie, oui.Jacqueline, mais la' patience ?Elle se rapprocha de lui, et.les yeux dans ses yeux, elle répliqua : -J'ai bien su vous attendre.—M’attendre ?—Oui, attendre vos exploits, comme Jeanine ceux do son chevalier.Seulo-j ment, vous, c'ét:!< rit des exploits ! d’huissiers.Il murmura tout bas : j -Si vous m'attendiez, Jacqueline, alors, c'est que.c'est que vous m’aimiez.Ti ne la vit pas rougir, à cause de l’ombie.et il ajouta : —Moi, je vous aime, comme vous méritez de l’être.Il me suffit de vous regarder pour désirer d’accomplir de grandes choses, «le devenir un héros tout simplement.C'est bien cela, n’est ce pas, que vous vouliez ?—Oui.Non.Taisez,-vous, Pierre —Je me tairai.Mais ditea-moi «|un vous m'aimez, Jacqueline, ;o vous en prie.Trouble*.', elle répondit : —Allons rejoindre mon père.L’ombre avait envahi tout le bassin d’où les rayons de lune s’étaient retirés.Mais dans leurs doux cœurs il faisait dair.XV LA REVANCHE DE LA 1.01 Après cette soirée de fiançailles, comme il regagnait, le cœur en fête, son domicile, le jeune homme rencontra dans l’avenue deux ivrognes qui s'injuriaient copieusement et, tout d’un coup, d'un commun accord, en vinrent aux mains.L’un d’eux tira de sa ceinture un couteau dont la la- nie brilla au clair de lune.Fidèle à sa nouvelle conception de ia solidarité société et de l'honneur chevaleresque, haro*, comme s’1]! combattait sous les yeux de son héroïne, Pierre se jetR sur ces frères ennemis et les sépara vivement, non sans risquer un mauvais coup.Par sa vigoureuse offensive, il était maître du champ de bataille lorsque la police, toujours opportune, survint A propos, et, rebella par système à tout choix, se mit aus-sit«’)t en mesure d'arrêter les trois belligérants.—Pardon, objecta Pierre avec politesse, car il savait «pi'on n’obtient rien d'un .fonctionnaire par les réclamations violentes, et il se faisait tous sucre et tout miel,- pardon, Messieurs, vous vous trompez.On lui coupa son discours sans ménagement : Assez.! Assez ! Mais il reprit sans s'émouvoir : —Ces deux messieurs s’entre-tuaient.Je les ni simplement séparés.Féli.-i-toz-moi.Il ne reçut de réponse «pie des deux ivrognes qui sans hésitation le désignèrent ensemble : > —C'est lui., .(^i «uivreV 1S 8 LE DEVOIR, Samedi, 2 Mars ISi* CALENDRIER DIMANCHE, LE 3 MARS 1912 Deiucième dimanche du Carême.Lever du soleil: 6 h.38; coucher du soleil, 5 h.49.Lever de la lune: 6 h.14 ; coucher de la lune: 7 h.16 LUNDI, LE 4 MARS 1912 Saint Casimir, Confesseur.Lever du soleil, 6 h.37; coucher du Soleil, 5 h.30.Lever de la lune, 7 h.31; coucher de 3a lune, 7 h.31.iPleine Kine, le 3, à 5 h, 48 m.du matin.Le Nationaliste illustré On trouvera demain dans le Nationaliste une page comique, illustrée an sujet du Parlement Modèle; et une “Schnellschritty, jouée par la musique çle Sousa.Lire: Les petits et les gros, Léon Lorrain; En robe rie rhambre — Geôlier
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