Le devoir, 16 mars 1912, samedi 16 mars 1912
V TROISIEME ANNEE—No.64 MONTREAL, SAMEDI 16 MARS, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: ^ TT% Rédadhon e.Admin^ation: Edition Quotidienne : H H B H i H M H H H H H 7U RUE SAINT-JACQUES : : : : : g*» m ¦ HJ ¦ ¦ mi ¦I ¦ ¦ B MM caS tl0n.Hebdornadair gj oo 1 I ¦ A B W H1! MM B B I BB .TELEPHONES.- • • : ^ ¦!! i J Æa MJ ÆÀ BV JL JL w 7461 Direcfteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! \ M.PELLETIER ET LE CONSEIL PRIVÉ DEUX OUBLIS M.Iléroux n’avait fait que souligner deux ou trois points de la lettre que lui a récemment adressée l’honorable ministre des Postes.L un des maîtres de barreau de Montréal s’est donné la peine de comparer deux ou trois affirmations de cet/te lettre avec les décisions du Conseil Privé d’Angleterre.On lira avec intérêt la lettre qu’il nous a adressée hier et qui se passe de commentaire : Montréal, 15 mars 1912.Monsieur le Directeur du “Devoir” Montréal.Cher Monsieur, Dans votre numéro du 13, Vhonorablc Louis-P.Pelletier, parlant des droits de la minorité dans le district du Keewatin qu’on, propose d’annexer à la province du Manitoba, dit: J’ai été plus loin, je n’ai pas nié le fait que des droits pouvaient exister; j'ai dit que cette question était difficile et compliquée; j’ai ajouté que, si ces droits n’existaient pas, il était inutile d’insérer une clause protégeant des droits qui n’existaient pas, et que, si ces droits existaient, notre Bill ne les faisait pas disparaître •1 ai cité les autorités sur ce point et j’ai démontré que, lors même que .f'es droits existaient, notre Bill ne les faisait pas disparaître, qu’ils étaient protégés par l’Acte de l’Amérique du Nord et par l’Acte de 1870, constituant la Province du Manitoba.’ ’ M.Pelletier n’est pas tout à fait dans la vérité lorsqu’il dit : “Si ces droits existaient, notre bill ne les faisait pas disparaître.” Le fait ‘l'rai est que ce bill met le district du Keewatin sans condition sous la juridiction législative de la province du Manitoba; et que, partant, il permet à la législature du Manitoba, s’il ne l’y autorise pas expressément,, de biffer tous les droits et privilèges existants de la minorité à des écoles conf essionnelles cru sépa rées, qui ont été créés par la loi pour le district du Keewatin, depuis 1870.M.Pelletier dit que les droits existants de lu minorité sont protégés par l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord! Sait-il que le Conseil Privé a déjà décidé que : Il semble impossible à Leurs Seigneuries d’en arriver à une autre conclusion que celle-ci: que la 22e section de l’Acte du Manitoba (1870) devait servir de remplaçant à la.93e section de l’Acte ' l’Amérique Britannique,” (Appeal Cases, 1895.Page 213).Donc l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord ne s’applique pas à la question qui est présentement discutée.Mais ces droits sontils protégés par l’Acte dm- Manitoba de 1870?La réponse à cette question a aussi été donnée comme suit par le Con-wil Privé : “La première sms-section (de la section 22 de l’Acte du Manitoba, de 1870) se borne à un droit ou privilège pour “une clas-i se de personnes”, touchant à l’instruction confessionnelle A L’U-NION.” (Appeal Cases, 1895, page 218).Touchant encore la sous-section.1 de la section 22 de l’Acte du Manitoba, le Conseil Privé s’est prononcé comme suit: “ Leurs Seigneuries sont convaincues que la Législature (fédérale) a dû avoir l’intention de sauvegarder tout droit ou privi-lègC' legal, et tout bénéfice ou avantage de.la même nature qu’un droit ou privilège, à des écoles confessionnelles qu’une classe quelconque de personnes possédant virtuellement AU TEMPS DE L’UN TON.” (Appeal Cases, 1892, page 453).Ce qu’on demande aujourd’hui, pour le district du Keewatin, c’est que.ces droits ou.privilèges qui existent maintenant ,en 1912, en vertu dC' lois relatives à ce district, soient sauvegardés, TELS QU’ILS EXISTENT AUJOURD’HUI, et non pas qu’ils existaient en 1870, quand la province du Manitoba fut créée.Il faut espérer que M.Pelletier étudiera les décisions du Conseil Privé, avant de s’aventurer encore à exprimer une opinion catégorique sur la question en jeu.Mesdames Sans Gêne Les ingénieurs chargés de préparer les plans pour la.mise sous terre des fils électriques ont écrit aux commissaires mu nie i p au x pour se plaindre que deux compagnies ont négligé jusqu’ici de leur donner les renseignements dont ils ont besoin.Ces compagnies sont celles des Tramways et la “Canadian Dight and Power Go.”, deux soeurs siamoises.Nous espérons que les commissaires vont prendre le plus tôt pos sible des mesures pour amener à raison les compagnies récalcitrantes.La ville de Montréal ne peut pas souffrir que soit retardée la disparition des fils et des poteaux parce qu ’il plaît, aux deux sociétés de ne pas fournir d’informations.Ija Compagnie des Tramways ne peut, d’ailleurs prétendre qu ’elle aura plus d'ouvrage que les autres à faire l’état qu’on lui demande.La mise sous terre ne concerne que ses câbles de transmission, ses fils de trolley étant nécessairement exclus par la loi provinciale et municipale.Or elle n’a certainement pas plus de ces câbles que n'en a par exemple la “Monbreail Light, Heat and Power Co.” laquelle a été l’une des premières à répondre à la commission d’ingénieurs.La “Canadian Light and Power Co.” n’a pas, elle non plus, de raisons péremptoires à donner pour excuser sa négligence, son exploitation n’ayant pas atteint des proportions telles qu’il lui soit im possible de fournir les renseignements demandés.La population qui a des droits, puisque sans cille, ces compagnies n’existeraient même pas sur le papier, veut voir disparaître cet enchevêtrement laid et dangereux de fils et cette forêt de sapins dénudés.A mainte reprise, le chef du sendee d’incendie a déclaré que les fils sont le plus grand empêchement à.l’oeuvre des pompiers et qu'on perd à les couper un temps précieux.La loi, — à laquelle la Compagnie des Tramways et la “Canadian Co.” sont soumises, comme n’importe quelle autre organisation, — exige que toutes les compagnies mettent leurs fils dans les conduits souterrains.Elles n’ont donc qu'à se persuader que le plus tôt elles obéiront, le mieux ce sera pour elles.La clause 39 des amendements à la charte de 1909 dit qu’au fur et à mesure que la ville décidera de construire des conduits souterrains.les compagnies d’électricité devront, après notification, fournir les renseignements qui leur seront demandés ,faute de quoi la ville pourra leur imposer une amen de de $25 par jour pour chaque journée durant laquelle elles resteront en défaut après soixante jours de la date de l’avis.Dr il y a belle lurette que les soixante jours sont expirés, un an, moins deux semaines, croyons-nous.Si les deux compagnies ne se rendent pas à, Tordre que les commissaires ne peuvent faire autrement que leur donner, que la ville impose l’amende.Tout riches qu’elles sont, les deux compagnies ne tiennent pas plus que cela à payer $25 x 355 jours.Frecl.PELLETIER.BILLET DU SOIR SOYONS PRATIQUES ! Quand donc enfin serons-nous pratiques ! Je lis à l’instant une nouvelle qui me.jette dans la désolation: On fêtait l’autre soir, dit un journal, le deux cent cinquantième anniversaire de la mort de Lambert Classe.Classe?qui ça, Classe?“De tous les héros de la Nouvelle-France et particulièrement de \ Me-Marie, continue le journal, il n’en est pas un qui soit plus digne de notre souvenir que Lambert Classe.” Héros! encore et toujours les grands mots des rêveurs; Closse ne devait être en somme qu’un raté, un dégénéré ou plutôt un hystérique, car, dit la feuille qui le glorifie : “Closse sauva au prix de sa vie, les soeurs Marie et Elizabeth Moyen ,après un combat féroce avec les Iroquois.” Et s’il y avait laissé sa peau?Voilà qui l’aurait bien payé! 8a folie d’abnégation devait le perdre : “Closse mourut, termine le journal, face à ces ennemis les Peaux-Rouges et seul contre tous.Il avait exigé le départ de son serviteur et était resté seul à lutter.U tomba mais en brave!” Quelle démence! Il était seul, la minorité par conséquent, alors il n’avait qu’à se rendre et attendre que les Peaux-Rouges lui fassent des concessions.Au besoin il n’avait qu’à se mettre Indien.Les transfuges vivent vieux et meurent gras! Mais c’était un brave et on en est encore à le citer Iwi et ses pareils comme modèle.Je le répète: de grâce, soyons pratiques! Fêtons, non pas les morts, ma.is les vivants.Glorifions ceux qui peuvent nous payer place du gouvernement sous l’ongle.Brûlons-lour l’encens au nez et fièrement donnons-les comme exemple à nos fils! Ils leur apprendront à ne pas faire les braves pour des petites questions de droits et de justice.Closse?Pouah! il n’était meme pas député.Nap.TELLIER.LETTRE D’OTTA WA]la LANGUE FRANÇAISE ET LE COMMERCE Les prévisions budgétaires.— On s’occupe de la gendarme-royale.— La prorogation le 30 mars.ne Ces messieurs du téléphone Ln Compagnie ue Téléphone Bell s’est enfin décidée à user de quelque courtoisie envers l’un des nombreux clients montréalais qui lui réclamaient des factures françaises.C’est M.Tougas, du No.18, 2me avenue, Viauville, qui a finalement décidé ces messieurs du téléphone à poser cet acte.La compagnie de téléphone a fait tenir à M.Tougas une facture écrite à la machine.C’est un progrès considérable sur les lettres où l’on déclarait simplement aux clients qu’on n’avait pas h leur disposition de factures françaises.Mais la eoippagnio pourrait faire un pas de plus: elle devrait donner des factures imprimées,—il faudra bien qu’elle y vienne—et réserver ses elavigraphistes pour la correspondance française.Il faudra bien qu’elle y vienne aussi.Et tout rentrera dans l’ordre.0.H.LE TRAMWAY Le bill du Tramway a été adopté à la Chambre, malgré les protestations de Lavergne et de quelques amis, par une majorité de 15 contre 4.C’était prévu : dans T As semblée législative, la volonté de M.Gouin fait loi.Reste le Conseil législatif.Nous ne voudrions pas nous bercer de vaines illusions, mais nous avons le devoir de rappeler que, si le Conseil veut être convenable, il lui faut rejeter cet odieux projet.Tl n’a pas besoin pour le faire de se placer au point de vue particulier de Montréal et des répercussions possibles de la loi sur nos affaires locales.Tl y a.dans le rapport de M.Robertson, assez de motifs d’ordre général pour justifier le renvoi de tout projet de ce genre.M.Robertson, expert officiel, examinant le projet en soi, en dehors de toute préoccupation de politique générale, déclare qu’il va contre Tordre public, qu’il tend à limiter la juridiction des tribunaux, à priver certains citoyens de leur légitime recours devant la justice, qu’il place des fidéicommis-saines entre leur intérêt et leur devoir, etc.Bref, c'est un monstre.A moins qu’il ne veuille prouver que M.Robert et scs amis sont les maîtres souverains du Parlement provincial, le Conseil doit jeter au panier ce bill des Tramways.Orner HER0UX.M.Pelletier ne démissionne pas ON LUI DEMANDERA PEUT-ETRE DE LE FAIRE.Ottawa, 15.Journée peu mouvementée, aux Connu mies.Il n y a pas eu, de toute la séance, plus de trente députés sur deux ont vingt un .à leurs sièges, dans la vaste salle.Aussi semblait-elle dé serte.Nos représentants ont veillé tard, cette .semaine.La Chambre entreprend, dès lundi, les séances du matin, de onze heures à une heu-re,-—et puis elle travaillera aussi tou sles samedis, jusqu’à la fin de la session.Aussi tous les députés de Québec et d’Ontario ont-ils profité de ce dernier répit pour aller un peu se reposer, chez soi.si leurs électeurs leur en donnent le temps.L étude des (prévisions budgétaires pour certains ministères a pris tout le temps de hi Chambre.Incidemment, celle-ci a parlé de la gendarmerie royale à cheval], qui fait la police, dans les vastes régions de 1 ouest canadien.M.Bonden,le prend er ministre, a oes troupes volontaires sous sa surveillance, comme c’est la prérogative du président du conseil .depuis plusieurs années.11 s’agissait de voter quelques milliers de piastres pour ces troupes, dont le service est le plus dûr qui soit au pays.Car les hommes de la gendarmerie royale,—communément Appellee “la police montée’sont parfois juges, médecins, détectives et meme explorateurs, dans certaines parties reculées de l’extrême-ouest.Et, il n y a pas deux ans, encore, 1 inspecteur Fitzgerald et quelques hommes, partis de Dawson pour se rendre au fort MacPher-sou, au-delà du cercle polaire, mouraient de froid et de faim avant d arriver au terme de leur voyage.La paye de ces gendarmes est ri dioulement minime.M.White, le député libéral d’Alberta, un vété-ran de ce corps de troupes volontaires a fait valoir ce fait cet après-midi.Il a fait du service pendant plusieurs années.A cette époque-J&, les gendarmes royaux retiraient une fort maigre solde, •einquaiite sous par jour, pour laire la patrouille dans un territoire immense et presque désert.Ils avaient droit, à leur retraite, à cent soixante acres de terre, mais on leur a.retranche ce droit.Ils touchent aujourd'hui soixante-quinze sous par jour, et M.White voudrait que le minimum fût d’une piastre.Ceci ne paraît pas exorbitant, si Ton tient compte des périls et des risques inhérents à ce service.MM.Laurier et Borde n parlent d’une manière sympathique de la disparition de Fitzgerald et de ses hommes, dans l’accomplissement de leurs devoirs ,et te premier ministre laisse entendre qu ’il fera son possible pour améliorer les conditions faites aux hommes de la gendarmerie royale.M.Borden n'aime pas qu’on soit trop curieux à l'endroit de ses projets futurs.C’est ainsi que, cet après-midi, à M.MacDonald, de Piéton, qui voulait savoir si le premier ministre avait enfin décidé de choisir un avocat général (solliciteur-général), M.Borden, en riant, mais avec une pointe d’ironie, répondait: “Je suis prêt à.étudier les titres de mon ami à ce poste.M.MacDonald a ri aussi, mais il n’a Tas dû aimer la plaisanterie, fcar il fut un temps où il ambitionna devenir ministre, mais le 21 septembre a mis ses ambitions en déroute, 'Pour un temps au moins.Il doit encore les entretenir, en secret.M, Graham a fait son premier discours, cet après-midi, devant •une Chambre réduite à sa plus simple expression.H s’agissait de ’changer les conditions auxquelles le gouvernement donnera des subsides en argent àja compagnie de, chemin de fer Canadien Nord, de l’Alberta, pour èent cinquante mîliles de voie à construire dans cette •province.M, Graham était ministre des chemins de fer, quand le gouvernement Laurier décida de donner cet argent au Canadien Nord.Aujourd’hui, c’est M.Cochrane qui a le portefeuille, et M.Graham qui a le idle du critique.Il a été bref.Il reviendra sur le sujet quand le ministère saisira la Chambre de son projet de loi.La Chambre a passé toute la soirée à discuter certaines prévisions budgétaires du ministère de la navigation, pour les Provinces Maritimes.Ceci s’est fait dans le calme.A compter de lundi, tout le monde va se hâter de presser la besogne afin que la prorogation ait lieu le samedi, trente du courant.11 faut s'attendre à voir l’étude des prévisions budgétaires pour 1912-¦1913 faites d’une manière tout à fait superficielle.Il en est toujours ainsi, aux derniers jours d’unie session.La précipitation ne vaut jamais rien, mais la Chambre ne s’arrête pas à cette idée-là.Et ceci explique comment, parfois, aux dernières heures d’une session, des mesures étranges subissent l’épreuve finale et deviennent lois sans que per •sonne ait eu le temps de les critiquer.En termes parlementaires anglais ,on appelle cela "To railroad a bill.” Et l’expression est juste car ces mesures défilent devant la Chambre avec la vitesse d’un'train éclair.Georqes PELLETIER.Le discours de M.Cahan Québec, 16.— On annonce d'Ottawa que Thon.M.Pelletier, ministre des Postes, ne démissionnera pas comme député du comté de Québec.On lui avait prêté Tin-tention de faire ce geste pour permettre à ses électeurs d’apprécier sa conduite dans la question du Keewatin.La nouvelle désappointera probablement un certain nombre d’électeurs qui auraient été heureux de dire ce qu’ils pensent de la eon-duite’de leur député.Il est possible même qu’on prie l’honorable ministre de vouloir bien tenter l'épreuve.Le Comité central de TA.C.J.C.a reçu du comté de Labelle, au sujet des écoles du Keewatin, une lettre dont voiei la substance : “Dès dimanche dernier, j’ai fait signer la pétition dont je reçois des formules ce jour.Quatre-vingts électeurs ont signé, et lundi M.H.Achim la présentait à qui de droit.Mon Dieu, quelle triste mentalité chez nos députés! Je crois qu'il serait utile, et même nécessaire, de faire imprimer un million de copies du discours de M.Cahan, fait samedi soir au Monument National, et de le distribuer à toutes les familles canadiennes-françaises du Dominion, Ci-inclus un dollar pour aider votre oeuvre, et veuillez me croire votre tout dévoué.” Pour la propagande Il est évident que tous ceux qui ont refusé de garantir, par un texte de loi explicite, les droits de la minorité du Keewatin, chercheront à, faire partout la plus active propagande pour justifier leur conduite et se protéger contre le reproche constant qu'est pour eux le vote des vingt-quatre.Il faut opposer propagande ù propagande et c’est pourquoi nous recommandons la diffusion de la brochure qui paraîtra mardi sous le titre “Pour la justice”, et qui contiendra, avec le discours de M.Bournssn un Monument National, les deux consul-1 tâtions de M.Cahan, le texte de l'amendement Mandon-Lnmarche et le scrutin détaillé.Prix: 10 sous l’exemplaire, $7.50 le cent, $50 le mille.On peut dès maintenant donner ses commandes au bureau du “Devoir’’.M.Paul-Emile Lamarche M.Paul-Emile Lamarche riait de passage à Montréal, jeudi.On l'a beaucoup félicité sur son attitude et ses deux discours.Les Vingt-Quatre reçoivent de partout félicitations et compliments.Les ! autres.Doux pays que la Virginie LES FRERES SIDNA ET FLOYD ALLEN ONT ETE ARRETES APRES UNE VERITABLE BATAILLE DANS LAQUELLE LA FEMME DU PREMIER A ETE TUEE.Hillsvillo, Virginie, 16 — J,,! basse organisée hier contre les assassins d’îlilIsvHIo fait monter |a liste des morts à cinq.Sidna et Floyd Allen, deux des chefs de la bande qui n assassiné le juge, le procureur et le shérif ont été arretés et sont grièvement blessés.I,a femme de Sidna Allen a été tuée dans la montagne en défondant son mari.Nancy Ayres, ]9 ,mf)i R succombé aux blessures qu’elle avait reçues nu Palais de Justice.Les autres membres do la bande, au nombre de dix-huit, sont dans les montagnes dm oôté de la Caroline du Nord.l e détective Felt à la tête de ses vingt policiers (l rétabli l’ordre flans la ville.Floyd Allen, le brigand montagnard, cause de la bagarre « été arrêté par Felt.Tl est sérieusement blessé et on ne croit pas qu’il puisse survivre à ses blessures.Son fils Victor et un autre brigand du nom de Stiohland qui ont paradé dans les rues avec des armes ont été mis en état d’arrestation.Victor Alleu avait déclaré que «on Père ne serait pas pris vivant.Mais il lui fut impossible do tirer une seule balle.Floyd Allen tenta de se couper la gorge après qu’il eut été incarcéré.Un petit examen de conscience Le Congrès de la Langue française aura lieu bientôt.A son approche, lame nationale semble s'émouvoir.D’imposantes assemblées se tiennent dans nos grandes villes de plus modestes dans nos campagnes.Aux foules qu’elles groupent, d’éminents orateurs demandent un patriotique concours afin que le ralliement de juin marque une date dans notre histoire.Et presque partout les fouies, enthousiastes, répondent généreusement à cet appel.I ne telle activité est admirable.Tous les vrais Canadiens-français y applaudissent.Notre patriotisme cependant ne saurait s’en contenter.11 réclame d’autres efforts.Le Congrès est.un moyen très efficace au service d’une cause sucrée, il n’est pas la cause elle-même.Et ceux-là par conséquent, commettraient une lourde erreur qui croiraient s’être acquittés de toutes leurs obligations envers leur langue, parce qu’ils ont approuvé, d’une parole ou d’un acte, la grande manifestation que préparent les sociétaires du Parler français.De ces gens, notre ville en compte plusieurs.Ils sc sont rendus 1 autre jour à l’assemblée tenue dans leur paroisse, ils ont applaudi l'exposé de nos droits, peut-être même ont-ils acheté une carte de congressiste, puis, lia conscience tranquillisée par cette action, ils continuent avec non moins d’ardeur qu'auparavant, à se servir presque exclusivement, dans leurs affaires, de la langue anglaise.I n petit examen de conscience sur ce point ne serait-il pas opportun?Et de toutes ks préparations au congrès, celle-ci n’est-elle pas une des plus pratiques ?Nous nous permettons de la recommander spécialement aux hommes de la classe commerciale.Oh! ce n’est pas que nous doutions de leurs bonnes dispositions, mais plus que d autres, ils sont exposés à oublier leur langue, et cet oubli, dans beaucoup de cas, peut avoir de très funestes conséquences.Prenons un exemple.Le commerce en gros des biscuits et des bombons est exploité avec succès par plusieurs de nos compatriotes.Cne curiosité, bien légitime, nous a porté à faire une petite enquête dans ce domaine.Qu’avons-nous constaté ?1o.— Quelques manufacturiers dirigent leur commerce sous un nom de compagnie anglais; 2o.— Plusieurs excluent totalement ou presque totalement la langue française de leurs annonces, catalogues, correspondances, etc., 3o.— Tous ou à peu près tous, étiquettent leurs produits en anglais.Ils diront, par exemple: Ladies’ fingers.Honey Tart, Chocolate cream bare, Milk caramels, etc., au lieu de Doigts de dames, Tarte au miel, Tablettes de chocolat.à la crème, caramels au lait, etc.Or ces manufacturiers ont une clientèle presque exclusivement ca-nadienne-française.Sur quelles raisons peuvent-ils s’appuyer pour trahir ainsi leur langue?Le premier fait est, absolument inexcusable.Les exemples sont trop nombreux d’entreprises commerciales se présentant sous un nom français et réussissant admirablement.Le deuxième ne peut s’excuser davantage.En.supposant qu’une manufacture ait quelques clients anglais, il serait ridicule de soutenir qu’elle ne peut les bien servir sans faire souffrir ses nombreux clients français.Est-il si difficile et si dispendieux d’avoir deux séries de catalogues, ou encore des catalogues bilingues?Nous en avons quelques-uns sous les yeux, et ils n’ont pas ruiné les maisons qui les ont publiés.Reste le troisième fait.Voici comment le justifiait un des manufacturiers en cause.“Il faut d’abord nous faire comprendre.Or notre population ne connaît la plupart des produits que nous fabriquons que sous leur nom anglais.En voulez-vous une preuve?Nos maisons d’éducation, qui devraient être les premières à donner l’exemple en cette matière, ne commanderont jamais, par exemple, 5 livres de satinettes, 5 livres de bâtons marubbe, 5 livres de pralines à Tanks, mais elles diront infailliblement: 5 livres de Buttercups, 5 livres de Horehound Sticks, 5 livres de Caraway Seed.” Que plusieurs maisons d’éducation — non pas toutes — et la, plupart dos commerçants en détail agissent ainsi, c’est malheureusement vrai.Mais est-ce bien le client et non pas plutôt, le manufacturier qu ‘il faut, tenir responsable de cet état de choses?Pourquoi des Canadiens-français instruits et soucieux de parler leur langue, emploient-ils les mots quo nous ve- nons de citer, si ce n’est parce qu’ils les ont cueillis dans le catalogue même de leurs fournisseurs, parce qu’ils les ont lue sur leurs boîtes et quelquefois même sur leurs produits, parce qu’ils n’ignorent pas que neuf fois sur dix une commande, rédigée en d’autres termes, serait, exposée pour le moins à de longs retards?Quant au peuple, nous admettons volontiers que son éducation est à refaire sur ce point, mais encore un coup, celui qui Ta faussée et qui seul maintenant peut la redresser, c’est le manufacturier La chose saute aux yeux.Quelques uns heureusement ont résolu de s’y mettre.Une de nos plus importantes manufaetitres de Mont-réall va publier bientôt, un catalogue où chacun de ses produits portera un nom français.Nous espérons que oe jour-là chaque client eanadien-françads saura faire son devoir.D’aucuns nous reprocheront peut-être de nous attarder à des bagatelles.Ne ferions-nous pas oeuvre meilleure en travaillant à fortifier l’enseignement du français dans nos écoles et nos familles?Apprenons à nos enfants les beautés de leur langue, sa merveilleuse souplesse, son incomparable clarté, et aucune puissance humai ne ne pourra jamais éteindre sur leurs lèvres “les syllabes de France.” Sans doute, le devoir qui incombe aux parents et aux maîtres est important.Us ne sauraient le remplir avec trop de soins.Mais encore ne faut-il pas que les leçons de la vie, celles surtout qu’on reçoit dans un âge jeune et qui s’impriment si facilement, viennent détruira leur enseignement.Or elles le détruisent presque toujours, quand l’enfant, à qui on l’imcuil-qué, est obligé chaque fois qu’il entre dans un magasin de bonbons de se violenter la, mâchoire pour demander un bâton de “marsch-mallow” ou une boule de “pop corn ou encore lorsque, voulant montrer à k table de famille ses premiers progrès linguistiques, il épelle pé ni Moment sur le biscuit qu’il va manger: Tea ou Princess.Tails qui peuvent paraître de peat d’importance, mais dont, l’influence sur une âme d’enfant est profonde.Ils l’habituent à considérer tout un domaine de la.vie, celui souvent où s’écoulera la.majeure partie de son existence, comme complètement, fermé à la langue de sa race.Et Timpression ainsi reçue n’est, pas lente à porter ses fruits.Si la jeunesse d’aujourd’hui l'a déjà subie, de grâce préservons-en, la génération qui dort, encore dans nos berceaux.PIERRE HOMIER.Une association de catholiques manitobains C'est ce que viennent de former les laïques de l’Ouest à une réunion tenue à Winnipeg.— Le but de l’Association est de revendiquer les droits des minorités.Winnipeg, 10.— Les catholiques laïques du Manitoba, ont tenu une grande «assemblée, et ont décidé de se former en association qui devra comprendre des représentants de chacune des soixnnte-dix paroisses de la province, «avec un comité exécutif de huit membres qui devront représenter les différentes nationalités de la province.Les premiers officiers nommés pour cette association sont les suivants:— président, Dr.James McKenty; premier vice-président, IL Béliveau ; second vice-président, Henry Vaas ; troisième vice-président, J.-P.Piz-dor; quatrième vice-président, N.Si-roidiw; secrétaire, Joseph Troy; trésorier, Dr.G.Dubuc; aviseur légal, J.-E.O’Connor.Le but que se propose F Association est de lutter pour les droits de la minorité en général, et surtout pour le droit que possède chaque minorité d’avoir des écoles séparées.Statue pour les aviateurs Paris, 16 — Lo sculpteur Bodin a donne une statue, "La Péfonre”.au Fonds National des Aviateurs Français.l/es souscriptions pour cette couvre s'élèvent A 1,500,000 franc», ou ?,300,000. LE DEVOIR, Samedi, 16 Mars 1912.LETTRE DE QUEBEC L'étude du budget agricole.Remarques de M.Lavergne.— Une tempête rend la Chambre déserte.Qih'Iw, 15.—il y h plus do députés présente que d habitude pour un vendredi.Ou aborde dès l’ouverture l’étude du budget du ministère de l’Agrieulture.La discussion roule d’albord sur les crédits pour l'association de l’industrie laitière et l’école d’industrie laitière de St-Hyaeinthe.A côté de l’école il y a une ferme qui a coûté plus de $4.000 d’entretien l’an dernier.Les détails donnés par le gouvernement sont plutôt maigres quand on les compare à ceux dont les comptes publies d’Ontario font mention pour les mêmes services.M.Cousineau élargissant le defeat à toute la question de perception, accuse le gouvernement de favoriser ses amis politiques dans la perception du revenu, il affirme que certains politiciens retardent énormément de payer ce qu’il» doivent au gouvernement.—il est à ma connaissance personnelle, dit M.Cousineau, qu'un politicien a hérité de $80,000 depuis plusieurs années et qu’il n'a pas encore payé le droit sur cet héritage, et cela sans que les députés puissent.s’en rendre compte dans l’exercice de leurs fonctions, parce que les documents publics ne leur en donnent pas l’avantage.Comment peut-on savoir d'une façon précise ce qui se passe à l’école et à la ferme d 'in Vast rie laitière avec fies comptes aussi incomplets?Le ministre de l'Agriculture demande le nom du personnage, qui n’aurait pas payé de droits sur une succession, mais dn moment où M.Cousineau lui demande à son tour, si en échange du nom, le gouvernement accordera une enquête, M.Caron revient à l’école et à la ferme d’industrie laitière.—Si Ontario donne des détails, dit-il, c'est parce que la province d’Ontario possède l'école d’industrie laitière, tandis que le gouvernement fie Québec ne possède ni la ferme ni l’école de St-Hyacinthc.11 admet cependant que la province a payé pour l’achat de la ferme et pour la construction de l’école.Alors, c’est tout, comme si la province possédait et malgré cela, la province, d’après le ministre, ne peut pas savoir ce que rapporte la propriété pour laquelle elle a payé; e‘est l’un des nombreux mystères de la politique.M.Bernard parvient à obtenir un état financier de H’école pour 1910-11, et de l’examen des chiffres, il conclut que l’école a un déficit qu’on ne réussit à masquer qu’eu éliminant de la dépense le traitement, de quelques professeurs.L’explication du ministre est que le traitement; des professeurs ne doit pas paraître dans le budget de l’école, parce que ces salaires sont payés par le gouvernement; drôle de raisonnement.M.Lavergne met le doigt sur une jolie vantardise du gouvernement.Il y a, trois ans, le gouverneiment se vantait dans le discours du trône d’avoir favorisé l'homogénéisation du lait, qu’est-il advenu de ces expériences?Le ministère répond qu’elles ont bien réussi, que, le lait, homogénéisé se vend bien.Sur quoi M.Sauvé défie le ministre de démontrer que le gouvernement ait, fait, quoi que ee soit, pour aider à ces expériences qui ont, été faites par une compagnie privée.Le ministre répond que le lait est bon et qu’on a prêté une -salle à cette compagnie.Vous viendrez encore vous vanter de vos oeuvres, commente M.Lavergne.Si le lait homogénéisé est si bon, pourquoi ne pas l’avoir popularisé comme moyen de combattre la mortalité infantile qui est, plus considérable qu’ailleurs?.AF.Décarie qui arrive à son siège, prétend que le gouvernement n’avait pas autre chose à faire qu’à constater le succès de.l'homogénéisation.—Et à s’en vanter, ajoute M.Lavergne.La suit»1 de la discussion démontre qu’il en coûte beaucoup plus que $8,000 pour couvrir le déficit de l’école de l’industrie laitière, à côté de cette dépense on en trouve plusieurs autres qui sont payées par la province aussi.Pourquoi ne pas tout concentrer sous le même chapitre?demande le député de Monimagny.—Oh, parce que tout, cela se paie, à même le crédit pour l’industrie laitière, se contente de répondre le ministre.On constate aussi que différentes sommes ont été dépensées pqpr cours d’eau dans différents comtés.Arthabaska surtout.Il semble que ce ne soit pas le rôle d’un gouvernement d’entretenir les cours d’eau.M.Lavergne soupçonne que ces paiements ont.eu quelque chose, à faire avec la fameuse, élection de Drununniud et Arthabaska.Le ministre s’en défend avec indignation.Ce sont, dit-il des sommes payées pour travaux demandés par M.Tourigny durant la dernière session.—Céda n’est pas possible, remarque M.Lavergne, parce qu’alors cela ne paraîtrait que dans le prochain volume des comptes publics.—Pour des travaux demandés l'avant-dernière session alors, reprend le ministre.—Mais non, rétorque.M.Prévost, ces sommes ont, été payées pour des travaux faits auparavant.C’est,-à dire que les gens ont réparé leurs cours d’eau et puis s' sont fait rembourser en partie.Aui'ç, découverte, pendant l'élection partielle de St Jean, un membre important de la société d’agriculture était fort, mécontent, parce que jusque-là le gouvernement refusait d’aider la société à combler son déficit.Après la visite des ministres dans le comté, le.zèle de ce mécontent faiblit et finalement on admit que ce mécontent était retourné du côté ministériel.Aujourd’hui on retrouve dans les comptes publics le paiement d’une somme de $300 pour aider à combler le dti déficit.Le ministre affirme que l’intérêt, politique n’a pamais été une considération dans ce paiement, mais M.Robert, député de Rmwille qui veut venir en aide au ministre, déclare qu’il a Lui-même dit à ce mécontent en l’espèce,un M.Hébert,qu’il n’aurait jamais les $300 avec, les raisons qu'il donnait.Ce qui prouve que M.Hébert, a dû donner d’autres raisons, puisqu’il a fini par avoir l’argent, et que.dans les derniers jours de l’élection il était redevenu un des principaux cabaleurs du candidat ministériel.Quant aux cours d’eau d’Arthabaska, ils se recommandent beaucoup plus au gouvernement, que les cours d’eau de Valeourt pour lesquels M.Bernard a fait des demandes, il y a deux ans sans avoir reçu encore un mot de réponse.Le ministre promet de s’occuper immédiatement du cas de Val court.A la reprise de la séance, à huit heures, la tempête souffle avec rage au dehors et quinze députés, juste le quorum, sont présents.On reprend la lecture du bill de la Compagnie des Tramways, mais la Chambre n’est, pas a.u-sérieux et, la lecture est abandonné presque aussitôt.M.Lavergne propose le renvoi à six mois.Motion rejetée par un vote de 4 à 15.M.Lavergne propose encore que le titre soit dans •la version française, Compame de Tramways de Montréal.La, troisiè •me lecture est votée avec cet amendement.Un feu roulant de plaisan ‘teries accompagne l'adoption de quelques bills pyjyés qt de quelques bills publics.Seul, M.Cardin, toujours grave.-éprit, des lettres.Une •flamme éclaire tout à coup sa barbe blanche.Au feu! au feu! crient plusieurs députés.C’est un éclat de rire général.M.Lavergne donne avis qu’il proposera, d'ajouter au hill de Québec une clause permettant à la ville de subventionner l’oeuvre de protection de la jeune fille et, M.Décarie donne avis qu’il proposera que le gouvernement garantisse certaines obligations que doit émettre Labile de Verdun.M.Lafontaine, de Maskinongé, .plaide en faveur de ses électeur» pour le cours d’eau du bois Blanc et le pont de la Grande Rivière du Loup.On lui promet qu’on fera quelque chose.Projets de loi adoptés: Loi autorisant, dame Agnès Watson, veuve de James Allan à louer une, propriété immobilière.Loi amendant la charte de la "Montreal Tramways Company.” Loi amendant la loi constituant en corporation la cité de Québec.—M.Letourneau (amendé par le comité des bills privés).Loi amendant la loi constituant en corporation la compagnie de chemin de fer Colonisation Montréal et Nord.Loi constituant en corporation la compagnie du chemin dp fer d’Argenteuil.Loi amendant la loi des cités et villes relativement à la rémunération des membres du conseil.Loi amendant le code de procédure civile relativement aux commissions rogatoires.L)i amendant l’article 891 du code de procédure civile.Jean DUMONT.Samedi, Lundi et Mardi Ouverture du Printemps CHAPEAUX, MODES, COSTUMES, MANTEAUX, TISSUS, POUR ROBES ET COSTUMES GANTS, FLEURS,ETC O.LEMIRE & CIE., Saint-Denis et Sainte-Catherine La question des écoles séparées à la Chambre M.BEENIEE FAIT UN BEILLANT j DISCOURS A LA LEGISLATURE | MANIfOLAINE ET DEPLORE i QUE LE BILL REMEDIATEUR; N’AIT PAS ETE ACCEPTE.— IL I RECLAME LES DROITS DES MI-! NORITES.Winnipeg, Man., 15.— M.Joseph Bernier, député conservateur à la Législature du Manitoba a fait aujour-d’hui un brillant discours à la Cham-1 brc.Il a déclaré que si les catholiques j a avaient pas d’écoles séparées aujourd'hui, c’était leur faute, puisqu’ils s’étaient opposés à ees mêmes écoles en votant contre le bill retnédiateur.Suivant M.Bernier, les écoles séparées sont maintenant devenues une chose impossible et qu’on ne peut désirer dans le pays à cause de la mentalité des provinces anglaises.11 est toutefois en faveur qu’on permette à la minorité catholique d’enseigner la religion dans les écoles.J1 est opposé au système de taxation actuel.La Chambre n ’a pas ménagé ses a>p-plaudisements à M.Bernier.LA LIVRAISON RURALE DE LA MALLE Ottawa, 16.— Le nouveau système de livraison de la malle clans les districts ruraux préconisé par M.L.P.Pelletier viendra probablement d»vant la Chambre lundi.Afin de rendre ce service plus effectif un commissaire spécial ayant presque les porvoOs d’-.h député-ministre, sera appelé à la d n-ger.M.BURRELL CHEZ LJS LAITIERS Ottawa, 16.— L’hon.Mnrt.n Burrell est parti hier soir, pour les Cantons de l’Est, où il assistera à, la iinvention des laitiers.Le Magasin idéal de l’Est l mobilier de salon, brocatelle fleurie, monture noyer noir, 4 morceaux.CI "7 fljft Prix régulier $30.00, pour.^18 aVU 1 mobilier de salon, brocatelle fleurie, monture noyer noir, 6 mor- 00 ceaux.Prix régulier $40.00, pour.wCb I »WU 1 joli mobilier de salon acajou, très joli dessin, 3 morceaux.Prix régulier $51.00, pour.I mobilier du salon, monture acajou, 3 morceaux.Prix régulier $50.00, pour.i mobilier de salon, monture acajou, 5 morceaux.Prix régulier OC ft fl $40.00 pour.C mobiliers de salon, monture acajou.3 ou 5 morceaux.Dessins des CjEft (îfl plus nouveaux, et que vous ne paierez n’importe où $75.00, à vo-tre choix.L’ETAT DU SENATEUR ROSS Toronto.16 Une dépêche de Hot Spring, Ark., dit que l’état de santé du sénateur George Ross, ex-premier ministre de l’Ontario est satisfaisant.La rumeur voûtant qu’il tnt grièvement malade est heureusement sans fondement.¥.Ross demeurera cnoore {rendant trois mois dans le Sud.M.COCHRANE EN TOURNEE D’INSPECTION Ottawa, 15 — Immédiatement après la prorogation des Chambres, l’hon.Prank Cochrane, ministre des chemins de fer et canaux ira faire une tournée d’inspection dans les provinces maritimes.,M.Cochrane fora aussi un long voyage dans l’Ouest et visitera les différents canaux du Dominion.(Eclairage au Gaz) Becs B nie n si fs avec tranchons de Saie Souples et Résistants.25% PLUS D’ECLAIRAGE QKO/ d /O N Commandes par téléphone * MAIN 7002 The Lyon Gas Saving Limited 82 Ste-Cath*rlne Ouest LES NOUVEAUX JUGES Un Canadien-Français sera nommé la Cour d’Echiquier avec tm traitement de $6,000.Ottawa, 16.— L’honorable Doherty, ministre de la justice a donné avis d’une résolution, à la Chambre des Communes, pourvoyant au salaire d’un nom bre additionnel de juges qui seront bientôt nommés d’après les dispositions d’une loi provinciale, et.aussi à l’augmentation du salaire de plusieurs juges dans les districts de Québec.Le salaire d’un assistant juge do la Ooir d’Echiquier du Canada, qui devra être un Canadien-Français, est fixé à $6,-000 par an, Deux juges additionnels, pour la Haute Cour de justice d'Ontario, recevront chacun $7,000 par année.L’honorable A.C.Pelletier, juge du district de Moutmagny, et qui est sou vent obligé de siéger ù la Cour Supé rieure de Québec, voit son salaire porté de $5,000 h $7,000.11 est entendu que ee magistrat prendra bientôt sa retraite.La rémunération annuelle suivante est aussi comprise dans la résolution: $5,000 pour un juge puîné additionnel, ù la (hiur Supérieure de Québec; $7,-000 pour un juge puiné additionnel, a la Cour d'Appel du Manitoba; $6,000 pour un juge puiné additionnel, ù la Cour du Banc du Roi de Manitoba ; $2,500 annuellement pour les trois pra mières années et $3,09(5 par la suite, pour un juge additionnel de la Cour je district de la Saskatchewan, et {mur deux juges additionnels dans les cours de district de l’Alberta.taine Fitzgerald et ses malheureux compagnons qui ont péri en 1911, entre Fort MacPherson et Dawson, dans une affreuse tempête de neige, reçoivent la reconnaissance du gouvernement, et, que leurs familles reçoivent une pension annuelle.L’hon.R.i.Borden admet que 75 cents par jour n’est pas grand’chose comme salaire, mais c’est quinze cents de plus que ce que les membres de la police à cheval recevaient jusqu’à ce jour.En ce qui concerne la question des pensions annuelles pour les familles de Fitzgerald et de ses compagnons, après; avoir fait l’éloge de Fitzgerald et de ses compagnons qui ont succombé ù ; leur poste, M.Borden dit qu’il étudie-1 ra la question le plus tôt possible.Sir Wilfrid Laurier fait remarquer que le nombre des membres de la police montée ne devrait pas être diminué, mais qu’il devrait être au moins maintenu sinon augmenté.Seulement, on devrait faire une meilleure distribution de la police, selon les besoins du moment.Ainsi, à l’embouchure de la ri- j vière Mackenzie, les baleinières américaines font là leur centre d’opérations.¥ VINS et LIQUEURS de CHOIX Exigez les marques suivantes de votre fournisseur LIQUEURS FINES,—P.Garnier, Enghein les Bains.CLAIRETS ET SAUTERNES—A.Delor & Oie, Bordeaux.VIN DE BOUROOONE—Oeil de Perdrix.VIN SHERRY—Favorlto, Dioz Hermanos, Jerez.VIN DE PORT—Braganza et Minerva.CHAMPAGNE — Cardinal, Epernay.LAPORTE, MARTIN & CIE, LIMITEE, Agents.• MONTREAL LA SOLDE DE LA CHEVAL.POLICE A On trouve qu'elle est bien minime.____ Une pension pour les familles du capitaine Fitzgerald et ses compagnons.Ottawa, 16.— M.Maclean, sur l’item des crédits se rapportant à l’augmentation de solde de la police montée du Nord-Ouest,, a fait, remarquer hier que le chiffre étflit encore bien minime.car il ne sera, avec, ses 15 cents, que de 75 cents par jour.II demande de le {Kirter à un dollar, 11 a profité de l'occasion pour demander que le capi- LE Dr DANIELS, SENATEUR Ottawa, 16.— Il est question de la nomination au Sénat, du Dr Daniels, ex-député, au siège laissé vacant par le sénateur Wood nommé lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.La nouvelle sera probablement.aujourd 'hui.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES COMPTABLE ET AUDITEUR Z.Turgeon, 44 Avenue Lalonde.Comptabilité générale et audition des livres une spécialité.MEUBLES Durant ce mois, nous vendons no» meubles, tapis, prélarts, 20 p.c.meilleur j marché qu’ailleurs.Venez nous voir avant d’acheter.Rachel Furniture Co., '• 518 Rachel Est, près Parc Lafontaine REPARATIONS Réparations de meubles de genre, rembourés avec soin, tout matelas refaits, remis à neuf, SI.00 ( vînmes désinfectées.Charles Turcot, 435 Visitation.Tel.-Bell.Est 2075.À LOUER 4 ¦ ON DEMANDE A LOUER Bas de maison avec rave, fournaise i dans la cave, améliorations modernes.Prix très modéré.Ecrire C.P., 76 St-Denis.A LOUER Beau logement, 9 pièces, fournaise, cuves à laver, dépense pour provisions, | bain, gaz, et électricité, avec écurie ds deux places.$35,00 par mois ou $28.00 j pas d'écurie.Aussi un fiat de 8 pièces.(Moderne.$23.00.S’adresser S.Rob:l-1 lard, 388 Amherst.Tél.Bell Est 5269.J IexvaliquetteTcST! 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le bill sur la journ’éo de huit heures viendra lundi.LA MILICE EN COOPERATION AVEC LA MARINE Ottawa, 16.— Lorsque M.Hazen, ministre de la marine et des pêcheries ira consulter l'Amirauté vers la fin de La plus précieuse nourriture pour conserver la santé DES BEBES est sans contredit LA PEPT0NINE C’est une nourriture saine et riche en aliments fortifiants,sans rivale sous ce rapport.Le Lait Homogénéisé LAURENTIA La question du lait pur, complet, stérilisé est à l'ordre du jour de la Pro fession Médicale et du publie.Le lait ordinaire est le véhicule des microbes; le lait “Laurentia”, stérilisé, homogénéisé est le lait par excellence, pnr et complet .divisé mécaniquement et è haute pression, ce qui le rend facile à digérer, sans sacrifier ses propriétés nutritives.11 est à l'épreuve les microbes et des fraudeurs; il se conserve indéfiniment comme du vin en bouteilles — c’est h résultat de l’homogénéisation - procédé précieux, merveilleux, qui répond à toutes les exig tnces des hygiénistes et dos médecins.Demandez-le â votre épicier, c’est la Cio Canadienne do Produits Agricoles Limitée qui le prépare avec iej soins les plus méticuleux â son usine do La-colle, P.Q.TERRAIN A VENDRE Un terrain situé sur la première avenue à Rosemont.Titres clairs.Un bargain.S’adresser à 1209 Cadieux.TERRAINS A VENDRE Ville de Bordeaux, rue Valmont, terrain 48 x 108, au centre de la ville, combien m’offrez-vous?Arthur Vail-lancourt, 580 rue Saint-Paul.TERPES A VENDRE Environ 25 arpents.Belle subdivision sur la Rivière des Prairies, près village Saint-Vincent de Paul, $4,000 pour tout.DuBord et Cie, 812, Banque Québec, Montréal.5 arpents de front, Rivière des Prairies, près village Saint Vincent de Paul.En bloc, $25,000.M.Bilaudeau, casier postal, 206, Montréal.CARTES D AFFAIRES ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 250 ru» Saint Paul.Tél.Bell Main, 929.Résidence: Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste-consul tant.Administrateur -1# successions.Téléphone Bell, Main 3869 Suite 46, 46, 47.— 55 St-François-Xæ vier, Montréal.ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES J.-A.-W.DUFAULT, entrepreneur de pompes funèbres.No 784, Ontario Est, Montréal.Tél Bell Est, 2323.Tél.Mar-chamds 1704.PEINTRE DECORATEUR GILBERT, N.D., peintre décorateur, 4S0 rue Mentana.Tapissage, blanchissage.Donnez vos commandes k bonne heure pour éviter les retards.DOMINION COAL CO.-LIMITED- Mineurs et Expéditeurs DE CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélax-g* (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques,.MoutrêaL Téléphone Main 401 DIVERS mai, il est plus que probable que M.Borden l’accompagnera en Angleterre.M.Hazen ne reviendra pas avant l'automne.Le colonel Sam Hughes ira lui aussi en Angleterre dans le cours de l'été et il est entendu que des mesures seront prises pour que la milice soit mise en état, de coopérer effectivement avec les forces navalos, quelles que les mesures recommandées par l'Ami rauté.ACCORDEUR DE PIANOS Voulez-vous obten.r satislaction f Faites accorder votre piano par un professeur diplômé.Réparations du mécanisme faites avec soin.Travail garanti et prix modérés.J.A.Robillard, 260 rue Panet, Montréal, QuA Bell, Main 7460, entre 9 a.m.et 3 pm.A ECHANGER ttne propriété moderne située à 75 minutes de Montréal ; 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Seul représentant du pisno Hazelto^ au Canada Ce Journal est Imprimé, nu No 71a, rue Saint-Jacques, A Montréal, pat "La Publicité” ( à responsabilité Limi« tée).Henri Bourassa.directeur-gérant, LE DEVOIR.Samedi, 16 Mars 1912.ar PRAIRIES Rj ._ ______ ot -» BfllE 6£ORG| __ -(L$üR£NT c; Si vous voulez faire de Vargent c’est le moment d’acheter 5 ou 10 lots SUR LA SSBffB MAI.O le futur QUARTIER RESIDENTIEL de Montréal, dans le site le plus pittoresque, le plus salubre, au grand air, avec de l’eau pure en abon-dance, à 3 milles du Bout de Elle et de l’embouchure de la Rivière de l’Assomption, vis-a-vis l’embouchure de la Rivière des Mille Iles.Nous recevons tous les jours des demandes nouvelles, ce qui n’a rien de surprenant.Elle de Montréal n’offrant rien de comparable comme site, ' sans compter les grandes facilités de pêche, de canotage, de parties de yacht à Montréal, Sorel et Trois-Rivières, dans une région semée d’Iles pitto-resques—tous les avantages réunis.— ______________________________________________________________________________________________________ Comme nous l’avons dit, la proposition est TELLEMENT AVANTAGEUSE que NOUS REFUSONS POSITIVEMENT de vendre moins de 5 ou 10 lots à la fois.Il y a là un coup de fortune à faire pour un spéculateur avisé.Si vous êtes intéressé, ne perdez pas de temps, retenez vos lots.découpez ce coupon et adkessez-le avec votre nom et adresse a resques—tous les avantages réunis.Déjà les chars électriques sont rendus en face du village de St-Vincent de Paul et prochainement ils compléteront leur circuit jusqu’au Bout de Pile.POUR TOUTES INFORMATIONS.ADRESSEZ-VOUS A MM.Latour a (luinoon 1202 AVENUE MONT-ROYAL, MONTREAL.ssin,'r.cllcs ne manqueront pas d’épater les sportsmen américains tant à New-York qu’à Boston, au cours do la semaine pio-chaine.L’éqvLpe du Canadien fera le voyage sous l’égide de Napoléon litorvnl.Elle sera accompagnée du spirituel caricaturiste Napoléon Gervais.Des annonces nouveau genre Vancouver, 16 — En annonçant, l’an dernier, dans les journaux du pays, pour avoir les services de joueurs de crosse compétents, le club Toronto avait établi un record.! >e Big Four, dont ce club' fait partie vient de surenchérir en publiant hier, dans tous les journaux de la Colombie-Anglaise des annonces encadrées sur deux colonnes demandant aux joueurs de l’Ouest de communiquer, sans tarder, avec les magnats du Big Four pour la saison prochaine.Con Jones et ses amis comimenecnt à redouter la campagne menée par le Big Four, et déjà, paraît-il, il regretterait la bévue qu’il a commises en refusant de former une Commission Nationale.Le Big Four 1/ASSEMBLEE ANNEFELE Al RA LIEU, A TORONTO, LE fi AV R] J, Toronto, 16.— Le président Percy Quinn, de la Dominion Lacrosse Association a annoncé, hier, que l’csscm-bléo annuelle du Big Four aura lieu le fi avril â Toronto.Fc président Quinn et le secrétaire-trésorier St-Père so rencontreront aujourd’hui à Toronto, pour régler des affaires importantes.Fe calendrier des j où tes sera adopté à la prochaine assemblée annuelle.Euchre-concert C’est ce soir à huit heures et demie précises qu aura lieu le euchre privé et annuel de l'Association Dramatique du ( croie Paroissial de.Stc-Brigittc.I n grand nombre de jolis objets ont etc reçus pour être donnés en prix aux heureux gagnants.Plusieurs membres amateurs sont à l'étude de jolis morceaux et nous promettent dis surprises.Cette fête promet d’être un beau succès gràee au dévouement du gérant et de son assistant, MM.Orner Brais et Fouis luthier.La coupe Solman FELE SERA L’EMBLEME DU CHAMPIONNAT DK LA D.!.A.Ioronto, 16.La guerre entre Con Jones et les magnats du Big Four prend dos proport ions Int éressantes.1 n des officiers des Teeunisebs a décla-r»* fA (pii suit hier : "la Dominion l acrosse Assoeiation n décidé d’ignorer complètement |a ligue de |a CAu, du Pacifique et nous disons adieu à la coupe Minto.Nous remplacerons le trophée qui a fait vivre les clubs de M blest depuis quelques années, par la coupe ,Solman que nous détenons actuellement.La N.!.U.ayant pratiquement jeté les Teoumsehs perd «buts boni, nous partirons e.n emportant In riche coupe avec nous et elle sera désormais lo trophée emblématique du championnat de la D.L.A Nous dépenserons plutôt nos recettes à jouer d*s parties d’exhibition nttx Ftnts-I nis rpt à se n ndre dans l'Ouest pour nourrir des clubs qui prétendent nous conduire à leur guise.Con Jones a voulu la guerre I Son désir sera ac-comph.BELLE VICTOIRE San Antonio, Tex., 16.— Le Phila.drlphie American a gagné une facile partie contre l’équipe locale de la ligue du Texas, mercredi.Le résultat a donné 12 points à 3.Les Athlétiques ont accumulé dix-sept coups réussis et Baker a joué une belle partie au champ.PITTSBURG BAT NEW-YORK New-York, 16.— Pittsburg a défait New-York, mercredi, dans le tournoi au jeu de billard à trois bandes, par 50 points à 45.La ou te a duré 86 innings.Charles McCourt, de Pittsburg, a fait une haute série de 5 points, et Milliam Blumenthal, du New-York, une de trois.New-York, 16.— Knockout Brown, de cette ville, rencontrera Young McDonough, de Manchester, N.fl., en ce dernier endroit, vers la fin du mois courant.LES WASHINGTON BATTUS Chailottesville.Ae., J6.— Le Washington.de la ligne Américaine, a subi une défaite aux mains des joueurs de If ni ver I té de la A irfrinie mercredi, par 5 points à 3.C'était la première joute des ligueurs.UN PRIX FABULEUX Chicago, 16.— M.C.K.G.Hillings le fameux horseman, a acheté de la succession U Klein.le champion des étalons trotteurs, The Harvester, fils de W alnut Hal.I e prix de vente n’a pas été rendu public, mais on mentionne le chiffre de £50,000.UN HIPPODROME A THORNCLIFFE Ottawa, 1 si à la Pharmacie d’Henri Lanctèt, angle Prince-Arthur et Saint Laurent.Pourquoi rapporter iie les raisonnements pleins de sens par lesquels Henriette Durup essaya de me convaincre, et les réponses lamentables, les seules possibles, que je fis à son réquisitoire?Aucune solution n était admissible, hors l’attente.Or attendre n’est une solution que pour ceux qui ont beaucoup de foi et une espérance invincible.Henriette avait eu une grande foi, quand il s’était agi d’elle-même.Elle avait conquis Durup à l’amour sérieux et fidèle, à l’art labo rieux et digne, et leur bonheur à tous deux était le fruit de cette conquête.Mais elle croyait trop facilement que la foi qu’elle avait eue, foi réaliste, sans ombres et sans hésitation, éta-t capable de conquérir tous les bonheurs, y compris le nôtre.C’était une erreur.Il y a une foi sans objet qui nous préserve sans nous satisfaire, foi passive, en quelque sorte, qui consiste à ne pas contrarier la destinée par des précipitations et les caprices et à la suivre docilement et humblement.Sans égard à l’orgueil que peut.contenir cette déclaration, je prétends qu’un bonheur aussi simple et aussi limpide que celui des Durup no peut convenir à Susi et à moi.Est-ee done que nous ne ressemblons à personne 1 Mais, est-ce que quelqu’un ressemble à quelqu’un?Et puis, allons jusqu'au bout de notre pensée, est-ee que l’on peut être heureux comme tout le monde, quand on a, sur un sujet quelconque, des idées radicales; quand on a, fût-ce à propos de la moindre “cho^e, fait le sacrifice de soi?Les grands bonheurs, ceux que je rêve, en dehors desquels je crois que la vie est diminuée, ne s’acquièrent que par un abandon total.L’obéissance radicale et sans retour, à sa pensée, à son coeur, à sa foi, voilà la seule source de bonheur.Etre heureux dans la prudence, c’est être un sot et le prouver sans réplique.Quand j’étais enfant, on m’a expliqué et j’ai admiré avec toute mon âme la scène pleine de hauteur et Jd dignité antiques où la Bible raconte le sacrifice qu’Abraham fait de son fils Isaac.Du sommet de la plus majestueuse montagne du monde, puisqu’elle deviendra une Jérusalem, de là d’où l’enfant qui viendra plus tard découvrira et méprisera le monde sans royaumes, de là, Abraham lève les yeux: au-dessus de sa tête, c’est le ciel avec l’armée des étoiles; à son horizon c’est la mer avec la multitude de ses grains de sable.Ces étoiles, ces sables, ce sont de faibles images de la fécondité des races qui sortirent de lui.Cependant, devant lui, il y a son fils unique, seul espoir de la promesse.Et il lève la main sur lui, préférant la fidélité à l’évidence.C’est le radicalisme de la foi.C ’est lui qui engendre des races et qui crée des miracles.L’Evangile a dit cela dans l’une de ces sentences dont la lettre est.si terrible qu’on n’ose pas lui donner son vrai sens : celui qui veut sauver son âme, qu’il la perde ! Et Nietsehe, cet évangéliste des idées païennes, disait avec moins de grandeur, mais avec autant d’énergie : “ Sic-h des halben zu entwohnen, und im Uauzen, Vollètt, Schonen résolut zu liben ! ” Plus de transactions ! Vivre résolument dans la Plénitude et dans la Beauté ! 11 s’est trouvé que Susi et moi nous avons Pâme rangée par un double radicalisme qui nous oblige à marcher à part sur le chemin du bonheur, le radicalisme artistique et le radicalisme religieux.Et l’un et l’autre nous semblent difficiles à réaliser, ou tout simplement à mesurer comme idéal, si nous nous engageons dans l’ornière des demi-bonkeurs.Nous n’avons pas peur de vivre, nous avons peur de ne pas vivre assez.Susi regrette ses heureuses années de vie sauvage et pauvre dans la solitude des “ Ruines Et moi, je me prends à songer avec tristesse à mes beaux rêves d’enfant sous les sapins que m’a pris la trop fameuse Rosette Debilly.fit je voudrais presque que Susi devînt inaccessible comme Olga.Car tout ce que nous entrevoyons de réalisable diminue notre puissance artistique et je no comprends pas l’union impie de l’Art et de la Fortune.Je veux encore contredire le moine qui a dit : Il y en a peu qui deviennent meilleurs dans la maladie ! Comme si la santé, la joie, le succès, la richesse n’étaient pas les éteignoirs de toutes les lumières do l’âme, ces petites étoiles qui sont en nous les reflets.d’un autre ciel plus beau, plus vaste, plus profond ! A la vérité, rien ne nous sépare que nous-mêmes.Je sais maintenant le secret que Susi avait promis de me révéler plus tard.Il vient d’échapper à Henriette Durup.Au bal dégviisé de l’automne dernier, tandis que je croyais parler à Olga Jacorlcro, c’était à Susi ne je faisais les déclarations un peu ures que l’on connaît.Elle s’était si bien dissimulée sous le masque d’Olga.que je m’y étais trompé.Elle avait voulu se convaincre que j’avais le cœur aussi libre que l’esprit, et, grâce à la complicité d’Henriette, elle avait pu pénétrer mes plus secrets sentiments.Comment ne pas lui pardonner cette indiscrétion, puisqu’elle était la révélation la plus claire de l’amour qu’elle me portait déjà ! Et cependant je lui en veux un peu, à cause de cet amour même, comme elle m’en a voulu, j’en suis sûr, le jour où elle a su que je l’aimais.Tl y a un désenchante- ment à s’apercevoir que l’on possède déjà ce que l’on recherchait avec passion.Mais ceci n’est qu’un sentiment ordinaire.Voici ce qui troublait jusqu en sa source la plus profonde l’épanouissement de notre amour mutuel.Ce qu’il y a de plus doux pour celui qui aime vraiment, c’est de sentir sa propre indignité, c’est de s’humilier, c’rst de reconnaître avec toute la sincérité de son sentiment qu’il ne mérite pas d’être aimé en retour, qu’il ne mérite même pas qu’on lui permette d aimer.Quand on a aimé une fois ainsi, on ne peut s’empêcher de juger inférieur et mesquin l’amour qui crée 1 égalité, l’union, l’unité entre les amants.Susi et moi, nous avons été élevés dans le sentiment religieux le plus strict, et c’est là.je le pense, ce qui nous empêche de nous abandonner sim plement et sans remords à la pente do notre amour.Je sais bien qu’aucune religion n’a proscrit l’amour, et je sais bleu aussi qu’aucune raison religieuse ne saurait m’empêcher d’épouser Susi.Je crois au contraire que la religion favorise en la spritualisant l’éclosion des sentiments que la nature a mis dans notre coeur.Mais que pouvons-nous faire, nous qui avons entendu dès notre petite enfance, dans la bouche de l’être auquel nous avons cru avant tous les autres, cette parole: Il faut aimer Dieu, parce qu’il est parfaitement bou?Nous l’avons aimé, avec la simplicité de notre coeur, et, puisqu’il est parfaitement bon, nous l’avons aimé humblement, n’osant jamais croire que nous l’aimerions assez pour qu’il nous aimât un jour.Ceux qui n ’ont pas ou la foi avec cette plénitude et même ceux qui, l’ayant eue, l'ont accommodée aux nécessités de la vie, souriront de notre - naïveté.Us nous parleront, la joie au coeur, et la bonté sur les lèvres, d’un Dieu si parfaitement conciliant qu il nous permet de tou taimer et qu'il n’est pas impossible, avec lui, en sachant s’y prendre, d’acheter le bonheur futur avec le bonheur présent.Pour moi, je me défierais d’on Dieu si accommodant.D’ailleurs, la question n’est pas là.Enlevez-moi le goût que j’ai pris, en l’aimant, de n aimer que le parfait et l’infini et alors, comme vous, je sourirai démoli n en croyez rien, je pleurerai sur moi et très amèrement.Car en pardant la passion de l’inattingible, je sentirais se rétrécir étrangement l’horizon de ma vie, et j’étoufferais s’il ne fallait vivre des pures réalités que ma main peut saisir.C ’est pourquoi cette histoire — je vous l’ai déjà dit, cher lecteur, ne saurait avoir une fin.Jamais Susi ne se résoudra à me déclarer des sentiments dont la seule expression diminuerait la valeur.Quant à moi j’aurais honte en lui ouvrant mon coeur de paraître mériter qu’elle l’agrée.Nous avons tous les deux entrevu une Beauté artistique et une Perfection religieuse telles que nous ne pouvons pas faire autre chose que de nous y sacrifier.Encore faut-il comprendre que ce sacrifice nous conserve à nous-mêmes et nous permet aussi de garder la plénitude de nos aspirations: “Sua Ganzen; Vollen, Schônen, résolut zu liben”.C’est bien le mot .e la fin.Nous sommes résolus l’un et l’autre à vivre sans jamais rien diminuer do notre idéal artistique et de notre conviction religieuse.Nous n’en sommes pas encore à dire avec Nietchs-ehe: Il nous faut omvrir des cloîtres! Non.Susi reste à l’Opéra-Comique, dont les coulisses n ’ont rien de commun avec les arcades silencieuses d’un monastère.Moi-même, je traînerai encore longtemps ma plume à travers les journaux et les feuillets des in-12o.Mais tout cela n’est que la forme extérieure de la vie.Mais tout cela ne durera peut-être pas toujours.Pour trouver la formule vraie de l’avenir, il faut nous connaître mieux, avoir souffert encore davantage et naus être élevés au-dessus de nous-mêmes dans une mesure que nous ne soupçonnons pas.La vie continue donc autour de nous et entre nous.Susi ne m’a rien dit, mais je sais qu’elle pense comme moi.Henriette Durup lui a parlé, mais n ’en a rien pu obtenir.Nous sommes donc bien seuls à noua comprendre.Cette toute petite Parisienne à la voix de cristal, toute menue et toute frêle, est donc l’être qui réveille dans mon âme l’âpre besoin de vivre pour quelques chose d’absolu et d’oublier tous les bonheurs vulgaires! Parfois, quand nous sommes seuls, je m’oublie à la regarder.Elle sent que mes yeux pèsent sur elle et, toujours plus forte que moi, elle craint qu’ils ne demeurent attachés à la contempler trop réellement.Alors elle me sourit doucement, comme on fait à un enfant qui va ne pas être sage, elle me prend les mains et me dit avec son ton à la fois très tendre et très moqueur: Mon ami Davray, il faut oser rêver — quand on n’ose pas mentir.LUCIEN CHAUFFOUR.FIN.-+- A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé oour faim des impressions dans tous les aenres Ouvraoe oarantl.DANS LE Monde Ouvrier POLITIQUE OUVRIERE M.Jos.Ainey, commissaire de la ville, a donné l’autre jour au club Saint Jean-Baptiste, une conférence sur “l’esprit politique de la classe ouvrière à travers les âges.” Nous reproduisons presque tout le texte de cette conférence aussi intéressante par le sujet que par la manière dont elle a été faite par M.Ainey.C’est sans doute le résultat d’études sérieuses et nous serions heureux de reproduire ici des travaux de ce genre pour le plus grand avantage des ouvriers qui veulent s’instruire.S'inspirant de plusieurs auteurs célèbres, M.Ainey donna, de la science politique, en général, plusieurs définitions selon Aristote, Pluton et d’autres.“La politique est l’art de rendre les peuples heureux”.Mais cette dernière définition dit très bien ce que la politique devrait être, et non pas, malheureusement, ce qu’elle est eu réalité.Machiavel a défini la politique, “l’art de tromper les peuples.” L’orateur distingue .dans l'arène politique, deux classes d’hommes; les politiciens de profession et les hommes politiques.Les premiers, les politiciens, justifient parfaitement la définition de Machiavel: ils so servent de la politique pour tromper le peuple, à leur propre avan-tage.Nous devons dire que cette lîftuition est trop souvent conforme à la réalité des faits.Les farceurs qui onr, passé devant nous en ces dernières an nées, ceux qui s'agitent encore, cherchant par leurs menées à attirer l’attention de l’ouvrier snr eux, professant un amour sans bornes pour le travailleur, posant parfois au patriote ar dent, appartiennent à cette catégorie et réalisent la définition de Machiavel.La politique pour ces saltimbanques, charlatans de la vie publique, c’est l’art de se jouer du peuple.Ils y réussissent trop souvent.La politique signifie autre chose encore: l’homme de loi vise à une plaie de juge, de greffier ou de simple commis.Quant aux hommes d’affaires, aux cultivateurs, aux ouvriers, la politique sert de voie large pour arriver aux positions lucratives, aux prébendes aux cadeaux, aux pots do vin, aux contrats rémunérateurs.Ou en trouve qui sont bien renseignés sur le moment propice de jouer à la bourse sur les actions des compagnies d’utilité.Ce sont des politiciens.Mais il ne faut pas confondre les tristes exploits qui sont le fait des politiciens avec les actes des hommes politiques, ceux qui cherchent réellement le bien du peuple, ils ont eu, dans tous les siècles, d’admirables représentants.Il s’en trouve dans tous les partis, ce sont des hommes honorables, inspirés de bons principes de gouvernement, hommes respectables dont l’ambition est de servir consciencieusement leur pays, cherchant à rendre justice à toutes les classes de la société.L’homme politique est l’homme honorable, les politiciens ce sont des parasites qui exploitent les premiers et les font souvent tomber.Dans notre parti même nous avons nos politiques et nos politiciens.Au début, l'homme primitif, sembla ble à l’enfant qui ne sait pas encore ce que c’est que d’être méchant, ne connaissait pas l’art de la politique: U n’en avait pas besoin.Mais peu à peu, à mesure que la civilisation progresse, on s’aperçoit que l’homme, vivant en société, a besoin de lois et de défenseurs pour le protéger.Par quelle aberration de l’esprit burnai.i, t-»"S les hommes, nés frères, ont-ils pu se diviser et se créer entre eux des rivalités d’intérêts telles qu’ils ont engendré des rixes, des guerres, des révolutions sanglantes?Tout ce que 1 ou sait, c’est que dès l’origine de la civilisation, aussi loin que peut pénétrer l’oeil de l’histoire, nous trouvons parmi les hommes, deux classes parfaitement distinctes: les travailleurs manuels, et les autres; les premiers sont des esclaves, les seconds sont les maîtres.Il s’en est suivi un malaise, et la guerre des classes a commencé donnant naissance à la science sociale, qui fait surgir des hommes illustres qui ont cherché une solution au problème politique des sociétés anciennes.La démocratie a surgi à travers cette luttY du peuple contre les hautes classes et e ’est en Grèce que la démocratie a commencé de vivre au grand jour.Là le peuple était souverain, Athènes eut au plus haut degré peut-être le culte de la liberté et de l’égalité des citoyens.C’était la patrie des arts, des sciences et de la liberté.Et aujourd'hui encore, le parti ouvrier, comme la plupart des grands hommes politiques, se réclami des principes établis par les Holon, les Lycurgue, les Platon, les Aristote, dans l’ancienne Grèce, et par les Caton et les Cicéron dans la vieille Rome.Rome, avec son peuple d'agriculteurs et de soldats, en dépit de ses révolutions, et de l’institution dos tribuns du peuple, n’a jamais pu réussir à se dégager des liens de la plus formidable oligarchie qui oxistt jimais.Et son immense empire est tombé sous les coups des barbares, desquels sont sorties les nations modernes.] Cependant ] 'esclavage proprement dit, ne disparut, légalement, que sous l'influence bienfaisante du christia-j nistne, qui affirma, à la face des poten tats d’alors que les homme* sont frères, et que les malheureux sont précisément les amis privilégiés d'un Dieu | juste et bon.' Quelle était la situation de l'ouvrier aux différentes phases de l'histoire que je viens d'énumérer?Dans la ciré grecque, l'ouvrier, la plèbe, n ’était pas libre, elle était esclave, c'était la propriété du maître, du citoyen, la démocratie n’existait que pour les riches.Cependant il était, possible à quelques-uns de conquérir la liberté du citoyen ma;s ils le devaient à la générosité du maître.L'ouvrier ne possédait aucun droit politique ou civil.A Rome, c 'é-tait à peu près la même situation qui était faite à l'artisan.11 était esclave, la position de plébien était difficile, dans l'armée cependant il avait uu peu plus de chance de liberté qu’il conservait souvent par la grève.Oui le peuple romain connut la grève.Cette conjura tion de Catilina, dénoncée par Cicéron en plein sénat romain ne serait autre chose qu’une grève générale qui ne réussit pas, cependant.Une grève des soldats romains en (33 avant J.C.donna au peuple romain l’institution du Trihunat.Le tribun romain était l'orateur populaire aimé des foules, qui jouissait du privilège de dénoncer les actes des gouvernants et qui bénéficiait d’un privilège encore plus extrordinaire: quelque violente que fût sa critique et si effective que fût son obstruction, sa personne était sacrée, inviolable; la liberté de parole, il la possédait illimitée.Il n’y avait pas qu 'à Rome où l’orateur populaire jouait un rôle prépondérant, en Grèce le tribun populaire était pour ainsi dire l’arbitre suprême de la démocratie athénienne, dans les grandes assemblées c'étaient les orateurs qui guidaient les foules; aux assemblées du Conseil des Cinq Cents et du peuple, le président était élu pour un jour seulement.Po ir mieux vous faire apprécier la situation de l’ouvrier romain, il est nécessaire que je vous cite un exemple du traitement que l’o n faisait, subir à celui qui osait à cette époque se rébeller contre l’autorité de leurs maîtres.Dix mille esclaves, sont à construire une route: la voie Appienne, ils refusent de continuer à travailler, l’armée (tout comme aujourd’hui) est envoyée pour les châtier, et dix mille cadavres décorent des deux côtés cette route qu’ils devaient construire, c'est l'extermination sans forme de.procès pour ceux qui cher-cheut à améliorer leur malheureux sort.Malgré la riguer de«u lois et les répres sions sanglantes auxquelles ils étaient exposés, ils formèrent quand même dos associations ou si l’on aime mieux dos unions; appalées collèges d'artisans, divisées en divers métiers, comme aujourd’hui, elles furent de tous temps tolérées, quelquefois supprimées, toujours elles se reformaient secrètement d’abord pour redevenir aussi actives qu’-avaut leur abolition; dans les derniers temps de l ’Empire, les empereurs légalisèrent les olloges d'Artisans plutôt dans le but de s’en servir pour leur domination.Tous ces hommes étaient esclaves, à quelques exceptions près quelques-uns réussissaient, à obtenir leur liberté, quelques collèges, désignés comme publics, possédaient quelques privilèges: accusés, ils ne sont pas soum.s à la torture, ils sont exempts des char ges municipales et du se v:.,o niilita’rc, par contre ils sont astreints à irslnr attachés à leur métier qu'ils ne peuvent abandonner, ni eux ni leurs enfants, le métier était héréditaire.Les droits politiques en Grèce sont nuis, à Rome l'esclave n’a aucun droit politique, mais les membres des Collèges d’Artisans affranchis, ont certains droits dûs à leur art dont on ne peut se passer, et de ce fait on leur permet do prendre part aux assemblées et de participer à l’élection des magistrats.Mais ce droit est tellement restreint qu ’il n 'est pas effectif et tous ces ouvriers ne forment qu’une classe qui a à lutter contre cinq autres classes et comme le vote définitif se prend par classe et non par tête, la classe ouvrière est impuissante, c’est l’histoire anticipée du tiers-état contre les classes privilégiées.M.Jos.Ainey trace ensuite le tableau de la société ouvrière au moyen-âge.Le serf est attaché à la glèbe, mais il n’est déjà plus esclave.Quant aux ouvriers des villes, ils s'organisent, et ils deviennent une puissance avec laquelle les rois eux mêmes ne dédaignent pas de compter.Le serf n ’était pas esclave, mais il était attaché à la terre qui était vendue avec lui, comme la charrue, etc.Pour l’ouvrier des villes, le travail organisé en corporations, ce.s associations ne peuvent être assimilées aux unions de métiers modernes, leur constitution est bien différente, voici comment elle était formée: l’apprenti, le valet ou compagnon, le maître, l’apprenti devait servir 4 à 10 ans d'apprentissage, il était alors admis dans les rangs des compagnons, il pouvait devenir maître, dernière étape dans la hiérar chie du travail.Cette simple énumération porterait à croire quo rien n ’ô-tait plus simple que d’arriver à la maîtrise; au contraire il était presque impossible au valet d’y arriver, même pour l’apprentissage; il fallait payer une certaine somme pour être admis au service du maître, le compagnon pouvait changer de.maître quand il le désirait, après son contrat, terminé, ses services étant toujours retenus pour uu temps déterminé, mais où il était difficile d’arriver, c’était à la maîtrise.Dans la plupart des métiers, il fallait être fils de maître, condition qui rendait cette position héréditaire, il fai- GRAND TRUNK s y stem' lait payer l'achat du métier au roi oui à un grand du royaume, il lui faut pay | er les gardes du métier, et le repas) de bienvenue, qui coûte 3,000 à 4.0001 Seul* double vol* ferrie entre Montréel, Te-livres, et dit Adam Smith, citant Sis «,,t0- HunUton.Ntefara l’alla.Wtrolt -* mondi, il n 'était pas permis au eompa ; gnon de se marier avant la maîtrise, puisque dans la plupart des cas il de ! vait demeurer chez son patron.Ije salaire de l’ouvrier était à certaines épo j ques supérieur à ce qu’il est aujour i d'hui, pris dans sa valeur d’échange.; les journées de travail n’étaient guèr-plus longues qu 'aujourd 'hui à Mont- ; real, les fêtes religieuses, très nom j breuses, et la veille des aimanches et des fêtes le travail était abandonné à [ 3 heures Les torporations du moyen âge étaient toutes puissantes, appuyées qu'elles étaient par les pouvoirs publies, sous une monarchie absolue.M.Ainey paye ici un beau tribut d éloges au roi saint Louis qui fut un Chicago.* TORONTO en 7ü HEURES per ‘TInternational Limité” Le train le plus beau et 1* plus rapide du Ce-nada quitte MONTREAL i 9.00 a.m.tou* les joura.QUATRE TRAINS EXPRESS par JOUR MONTREAL.TORONTO ET L’OCEST 9 a.«s.9.45 a.m., 7.30 p m., 10.80 p.m.La plus haute classe d equippement I sur tous les trains.Wagons-buffet, salon et bibliothèque sur les trains du jour, wagons-lits.Pullman éclairés à l’électricité, avec, lampes pour lire dans les lits sur les trains de nuit.EXCURSIONS DE COLONS , , .¦ - i Billets d'excursions pour l’Ouest du Cana homme juste et 1 ami des classes labo- .la * ~ r - vift Otiicaqo, en vente les -, 1S, :iO avril; 14.28 mai; 11, 25 juin; 9, 28 juillet; ti, 20 août; 3, 17 septembre à très bas prix.rieuses.Le compagnonnage s’est en suite lutte aux forces d’inertie de laj noblesse et des privilégiés qui rejetèrent le fardeau des taxes et Se la taille sur les ouvriers et le peuple.Cependant, malgré ce formidable en semble de forces toutes puissantes, il y avait des unions ouvrières qui existaient, organisations secrètes, clan des | VANCOUVER,Tl* V?CTOR?A AvESTanSi* TER, C.A, SEATTLE, SPOKANE, TA COMA, Wash., PORTLAND.Prix Réduits pour les Différents Points de la Côte du Pacifique En force jusqu ’au 15 avril inclusivement.l’nzsagf.simple de seconde classe pour celons de tines, défiant toutes les persécutions, durant tout le Moyen-Age le Compagnonnage s'est maintenu couvrant la France de ses ramifications.Sauf le cérémonial qui n ’est plus de mise, le compagnonnage dans scs grandes lignes a servi de modèle à nos unions internationales.Dans l’antiquité, au Moyen-Age, comme le démontre cette brève revue que je viens de faire, l’esprit de solidarité, inhérent à la nature humaine, s’est manifesté ouvertement ou secrètement, suivant les circonstances, mais il n ’a jamais cessé d’exister, marchant de pair avec la civilisation, au début du siècle dernier c’est à pas ne géants que les ouvriers ont marché dans la voie du progrès, après une agitation que l’on pour rait dire séculaire; en 1824, l’Angleterre légalisait l’Union ouvrière, ce ai’est qu’en 1884 qju’une législation semblable était adoptée eu France.Ayant conquis la liberté économique par la légalisation de l’union ouvrière, en Angleterre, en Amérique, en Aps tralie, on vit les salaires s’élever de 100 et de 200 pour cent, les heures de travail réduites de 12 à 8 par jour.Cette réduction de la journée de travail, est le plus beau, le plus grand des mou vements de revendication des classes laborieuses, parce qu’il a permis à l’ouvrier, moins accablé par les longs jours de labeur, ayant ainsi plus do loisirs, de s’initier aux questions politiques et sociales.Constatant que l’augmentation du salaire était sou vont rendue illusoire par l’influence du patronat sur les législateurs qui, par des franchises ou des modifications de tarif, protégeaient le capital, c ’est alors qu’il résolut d’entrer sur le terrain politique et do porter son agitation jusque sur le parquet des assemblées législatives.Oui, uu parti politique ouvrier, ce rêve, ce desiratmn, est un fait accompli, à ses débuts dans notre province, nous devons nous efforcer de le rendre aussi respecté que doit l’ture un ideal politique véritablement destiné à remédier aux abus des deux vieux partis politiques qui ont gouverné jusqu’ici.Un tarif protecteur qui ferme la porte aux produits de la ferme qui nous met à la merci des spéculateurs, nos manufactures protégées par un tarif prohibitif, créant des monopoles de nos industries, mais laissant toute grande ouverte la porte aux immigrants de tous les pays du monde, octroyant des subsides en terre et en argent aux grandes compagnies de chemin de fer, qui rendent ces dernières plus riches et plus puissantes que le gouvernement lui même.Au provincial noua demandons la suppression de la qualification foncière pour le municipal sans résultat.M.Ainey énumère alors plusieurs articles du programme ouvrier et il ajoute: Le Parti ouvrier veut implanter l’honnêteté à la place de la malhonnêteté; inutiles nos revendications, nos appels au peuple, si nous ne prouvons pas par notre conduite que la probité et l’intégrité sont des qualités que nous pratiquons ; nous sommes appuyés sur un programme des plus complets qui renferme les principes de gouver-neme.nt, qui, mis en pratique rendront justice alu plus grand nombre, programme des plus élaborés, qui pourrait se concentrer dans ce simple mot : Honnêteté.L’esprit du Parti ouvrier lorsqu’il aura pénétré dans les masses, que nos législateurs s’en inspireront, alors seulement, chacun recevra le récompense dûe au travail et au talent; à ceux qui peinent, qui luttent, manuel lement ou intellectuellement, les fruiis de leur labeur, aux fainéants, aux parasites, l’obligation de travailler ou d’en subir les conséquences.Ayons une grande confiance dans le succès final de notre cause, et une indomptable énergie pour la pousser de l’avant.“Ne sont victorieux que ceux qui ont confiance en eux-mêmes.” $49.00 SAN FRANCISCO, LOS ANGELES, SAN DIEGO.CAL., MEXICO CI T Y, Mex.Prix réduits pour différents uutres eu-droits.WVGONS-LITS POUR TOURISTES Laissent MONTREAL pour CHICAGO, le* lundi, mercredi et vendredi à 10.30 p.m.Pour l'accommodation dn passagers porteur* de billeta de première ou de seconde elaase.Raccordement è CHICAGO avec convois avant des vvugona Bemblnhles.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE : ISO rue St-Jacques.T61.Main 6904 ou géré Bonaventurs.IF PACIFIQUE CANADIEN Une nécessité du voyage c’egt !• “confort,” lequel est assuré par la supériorité de l’équipement.Outre les spacieux wagons-doi'tolrg éclairés à l’électricité il y a lea wagon* à compw-tisients entre Montréal et Toronto sur 1© train qui part tous 1rs jours do Montréal à 10.45 j).iu., riour la gare Yongc.La seule ligne qui possède cet équipemen* de haute clabse.Les trains pour la gare Union, Toronto, partent h 8.45 a.m., et 10.00 p.m.CALEDONIA SPRINGS POUR CONGES DK FIN DK SEMAINE, là où l’on obtient la célébré eau Magi.Excursions de fin de tovaame à PRIX HE- Durm Service Double tous les Jours Pour Winnipeg et la Côte du Paciflqut A partir du 17 mare 10.10 a.ni.10.80 p.tn.TAUX REDUITS JUSQU’AU 15 A VEIL Billets do seconde clasBO pour colons d« Montréal à NELaSON ET SPOKANE.VANCOUVER, VICTORIA, SEATTLE ET CÆ *7 "711 PORTLAND.I • I U SAN FRANCISCO.LOS ANGELES, SAN DIEGO, CITE DE MEXICO, QQ Taux réduits pour plusieurs autres stations.Wagons-lits de touristes pour Vancouver et stations intermédiaires, 10.30 p.m.tom les jours.BUREAU DES BILLETS 218 rue St-Jacques.Téléphone Main 373a» 3733 ou aux gares Vigor et Windsor Cie Générale Transatlantique Départs tous les Jeudis, à 10 a.m.DE NEW-YORK AU HAVRE,PARIS (France) 1/Kspugno 21 murs La Provence, 11 avril La Touraine 28 mars La Touraino 18 avril La Savoie 4 avril La Savoie 25 Avril Départs supplémentaires le samedi Chicago .23 mars Rochambeau 30 Mars.I/ck paquebots partant le samedi no transportent qu’une seule classe de passagers de cabine (seconde classe).Pour tous renseignements s’adresser à GENIN, TRUDEAU & CIE, LIMITEE Agents généraux pour le Canada.22 rue Notre-Dame-Ouest, Montréal.Autels avec accessoires sur tous nos bateaux pour la célébration de la.Sainte Messe HALIFAX N.E.— A BRISTOL Propos d’enfants:— —Dis-donç, Toto, as-tu vu les retraites militaires?Crois-tu que c’est eu-traînant, ccttc musique?—Oh! ça c’est rien! Papa dit que les retraites ouvrières”, ça fait encore beaucoup plus de bruit.Du Halifax.Mars G — Mars 20 —‘ Avril 3 — Avril 17 — De Montréal.Mai 1 — Mai 15 — Mai 29 — .Juin 12 — Juin 26 — Vapeur “Royal (L-orges” “Royal Kdwnrd” “Royal George'' “Royal Edward* “Royal George" “Royal Edward’’ “Royal George" “Royal Edward’’ Royal George’’ I)
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