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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 25 mai 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1912-05-25, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE-No.123 MONTREAL, SAMEDI 25 MAI.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.$3 00 ONION POSTALE.Edition Hebdomadaire : CANADA $1.00 ETATS-UNIS .$1 50 ONION POSTALE , .« , .gg’oO LE DEVOIR Rédadhon et Administration! 7U RUE SAINT-JACQUES TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mai* 74M REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! DES CHIFFRES.-UN PROJET On nous dit: Vous demandez qu'on améliore la situation des vieilles institutrices, et c’est très bien; mais avez-vous fait le calcul de ce que représenterait l’amélioration projetée?Notre réponse sera très simple et très précise.Les institutrices qui émargent au fonds de pension sont au nombre d’environ sept cents.Si l’on défalque du total des bénéficiaires du ionds de pension celles dont l’indemnité dépasse, par exemple, les $150, ce chiffre de sept cents couvre largement toutes celles auxquelles il importe d’accorder un secours immédiat.Le loi de 1911 fixe à $75 le minimum de la pension.Il suffirait donc d’une somme additionnelle de -$17,500 pour porter ce minimum à $100, de $35,000 et de $52,000 pour le porter à $125 et à $150, en supposant que les sept cents institutrices recevraient exactement, sous fempire de la loi actuelle, le minimum de $75.Or, ces chiffres seraient assez fortement exagérés, puisqu’il est un certain nombre des pensionnaires dont l’indemnité est sensiblement supérieure à ce minimum.Nous en voyons une, par exemple, qui reçoit $126.00, une autre $95,98, une troisième, $93.69, une quatrième, $121.25, etc.Un simple coup d’oeil sur le tableau K qui accompagne le dernier rapport du surintendant de l’Instruction Publique, convaincra les curieux qu’en fixant à $15,000, $30/100 et $45,000 les crédits nécessaires pour assurer à toutes les vieilles institutrices une pension minima de $100, $125, ou $150, nous établissons des calculs qui dépassent sensiblement la réalité.La seule augmentation d’indemnité parlementaire votée à Québec, il y a deux ou trois ans, a coûté plus cher à la province que ne lui reviendrait la plus généreuse de ees propositions.Sans déclamation, sans tapage, nous faisons simplement appel aux hommes de bonne foi.Nous leur demandons de se rappeler les services rendus, les dévouement prodigués et si mal récompensés; nous leur demandons de songer à l’état de détresse où se trouvent réduites un certain nombre d’institutrices qui ont travaillé pour des salaires infimes, qui ne reçoivent encore qu’une maigre pitance: la province de Québec n’a-t-elle pas le devoir d’atténuer les injustices du passé, de réparer les fautes que les commissions scolaires n’ont plus le moyen d’effacer?Et ne serait-ce point, pour ces mêmes commissions scolaires, le meilleur des exemples, si le pouvoir politique ouvrait un peu largement le trésor provincial à celles que tout le monde reconnaît avoir souffert une si longue injustice?On pourrait peut-être même aller plus loin.Nous ne vou-](*p.s pas réveiller de désagréables polémiques, mais tout le monde sait que le gouvernement provincial n’hésite point à élever d’assez coûteuses constructions.Pourquoi n’établirait-il pas pour les institutrices en retraite, une confortable maison de refuge?L’idée n’est pas de nous.Nous sommes donc très à l’aise pour dire qu’elle mérite d’être soigneusement étudiée.Orner HEROUX.L’annexe de (’Hotel de Ville L’édifice dont MM.Marchand et Haskell ont tait les plans et que les commissaires veulent construire rue Gosford, entre les rues du Champ-de-Mars et Saint-Louis a été improprement appelé annexe à l’Hôtel de Ville, si l’on veut par ce mot désigner un édifice qui sera relié au palais municipal.En ce sens qu’il renfermera plusieurs ser vires municipaux, on peut cependant l’appeler du nom adopté jusqu’ici, mais contrairement à ce qu’ont dit certains journaux il ne communiquera pas par un tunnel avec l’Hotel de Ville.Ce sera un édifice isolé qui renfermera des services n’appartenant pas à l’administration proprement dite.II logera les quartiers-généraux de la police, le service de la Sûreté, le bureau d’Hygiène, l’As sistance Municipale et la cour des Recorders.Les architectes se sont inspirés pour faire leurs plans de “Scotland Yard” de Londres et de la Conciergerie de Paris.Les prisonniers entreront en voiture dans l’enceinte, de sorte qu’on n’aura plus le spectacle disgracieux de la foule qui se précipite aux portes de l’Hôtel de Ville pour voir entrer les malheureux.A l’intérieur, ce sera la même chose.Les quartiers de la police et le tribunal seront disposés de telle façon que les gens qui auront affaire dans l’un des bureaux ne pourront en aucun moyen être en contact avec les prisonniers.Tous ceux qui ont vu la promenade des pochards et des filles dans l’Hôtel de Ville penseront que moins on exhibe ce spectacle.mieux c’est."L'annexe, puisqu’annexe il y a, sera construit pour les besoins de la ville pendant cinquante ans et plus.Déciderait-on de construire l’Hôtel de Ville ailleurs, qu’à cause de la nature des services séparés, il n’y aurait aucun désavantage à celle séparation.En cerlains milieux ,on trouve que l’édifice projeté coûtera cher.Si on le compare à quantité d’autres édifices de Montréal, on trouvera que le coût n’en sera pas si élevé.L’édifice de la Faculté de Médecine de McGill revient à 35 sous le pied cube; le “Transportation Building", à 40 sous le pied cube; l’édifice de la compagnie de messageries Dominion, sans les fondations à 40 sous le pied cube; celui rie l’assurance Yorkshire, à 42 cts le pied cube.Or’l’Annexe, coûtera $640,000 pour 1,807,000 pieds cubes, d’après la plus basse soumission reçue, et cela ne fera que 36 sous le pied cube.Quant à l’argument qu’il ne faut pas un édifice aussi beau pour in distinction, il ne tient guère debout, à moins qu’on ne veuille ivoir que du médiocre et du laid.Espérons qu’on n’osera pas avouer tel am dur de la médiocrité.Fred.PELLETIER.^ Législation électorale L’Australie, pays de législation radicale, s’est donnée une législation électorale d’une sévérité qui dépasse probablement tout ce qui existe ailleurs.Tout électeur est d’abord obligé de se faire inscrire sous peine d’une amende de dix piastres, et s’il change de domicile sans donner sa nouvelle adresse, il est encore passible d’une pénalité de dix piastres.Toute dépense faite au sujet d’une élection doit être rapportée dans tous ses détails.Le particulier qui manque à cette obligation peut être condamné à cinq cents piastres d’amende, et si c’est une association, l’amende est de deux mille cinq cents piastres.Défense est faite au candidat de payer ceux qui sollicitent ou tiennent des comités pour lui; tout paiement de ce chef entraîne une pénalité de cinq cents piastres.Aucune publicité payée n’est légale, à moins d’être faite sous le titre d’annonce et un état de la dépense faite dans ce sens doit être fourni par le comité et l’éditeur.Enfin, dés que les brefs sont émis tout manifeste ou commentaire sur le candidat ou parti politique doit être signé du nom de l’auteur, à défaut de quoi l’auteur et l’éditeur sont également passibles d’une amende de deux cent cinquante piastres chacun.Il sera intéressant de savoir comment fonctionnera cette loi.Ici, les infractions à une loi semblable, au début du moins, donneraient au trésor assez d’argent pour payer les frais d’une élection générale.N’empêche que les dipositifs con cernant l’inscription et l’emploi des agents durant l’élection diminueraient énormément les dépenses d’un candidat.A Montréal, il semble admis que la localisation des voleurs, la sollicitation des votes et la tenue des comités seules coûtent de $4,000 à $7,000 suivant le chiffre des électeurs.C’est une dépense que très peu de candidats peuvent sc permettre.Les lois les plus sévères ne prouvent cependant pas grand’ chose, si le pouvoir public ne s’occupe pas de les faire respecter.En somme la législation électorale du Canada n’est pas mauvaise, mais elle est bien peu observée.On s’en aperçoit chaque fois qu’une contestation d’élection est poussée jusqu’au bout: le candidat élu s’empresse presque toujours de remettre son mandat pour éviter des révélations.Ou bien encore les partis, après s’être mutuellement accusés de corruption, s’entendent pqur'empêcher toute procédure devant les tribunaux.JEAN DUMONT.BILLET DU SOIR | RESPONSABLE ?.Vous nous étonnions l'autre jour avec tous les gens intelligents, de ce que deux journaux français de Montréal n'avaient pas soufflé mot de la superbe conférence que faisait samedi dernier, sous les auspices du Devoir, M.Etienne Lamy.L’un de ces deux journaux eut la pudeur de garder un silence contrit; mais l'autre, la Presse, suivant les us de son milieu, saisit la belle occasion qui s’offrait à elle de se taire pour nous renverser dessus plein sa brouette d’injures.Cela n’a étonné personne: c’était dans l’ordre.Nous en appelions avant-hier à l'hon.M.Trefflé Berthiaume lui-même, que nous savons incapable de parler à l’encontre de la vérité, fût-ce pour tirer d’un mauvais pas quelqu’un des siens.Mais le directeur de la Presse ne jugea pas à propos de rétablir les faits, il préféra les laisser tripatouiller par d’autres, s’en lavant prudemment les mains.Au milieu’ d’un nouveau fatras de polissonneries, la Presse conteste encore les faits incontestables qui se résument à ceci: Au moment où nous nous disposions à adresser des billets à fous les quotidiens montréalais sans exception, M.Gilbert Lame, rédacteur à la Presse se présenta au directeur des informations du Devoir et lui tint ce langage: “Lamarche m’a dit que si nous étions invités à la conférence Lamy, nous l’annoncerions et nous en parlerions.” Et il y avait des témoins.La Presse nie cela.Ce n'est pas la première fois que la Presse aura été prise en flagrant délit de mensonge.En veut-elle des preuves?Elle n’a qu’à le dire; elle sera servie à souhait.Quant à la réponse qu’on a faite à la rédaction de la Presse, lundi dernier, savoir: “La direction nous a défendu de parler de la conférence Lamy,” la Presse disait hier: “Il est faux que pareille réponse ait été faite, ces jours derniers, au téléphone, par un membre responsable du personnel de la Presse.” On concédera que ce n’esl pas à nous d’établir si le membre du personnel de la Presse qui a fait cette réponse était responsable ou.irresponsable.LEON LOREAIN.Le français à Toronto ON EN DEMANDE A L'HOTEL DES POSTES DE QUEEN-OITY.Il nous paraît utile d’attirer l’attention de l’honorable ministre des postes et télégraphes sur le fait que pas un seul fonctionnaire de l’hôtel des postes de Toronto ne comprend le français.Nous disons pris un seul, nous avons tort: un commis de rang inférieur a accepté, jusqu’à présenl, la corvée de dépouiller, après ses heures régulières de travail, toute la correspondance française de cet important bureau.Il le fait sur l’invitation de son chef de bureau, qui porte un nom bien français, mais qui ne comprend pas un seul mot de notre langue, même à la lecture; il ne sait pas lire les noms des stations postales françaises qui pas sent sous ses yeux.Il est arrivé que des visiteurs français de marque, étant de passage, ont essayé de leur anglais sans résultat; dans tous les autres pays du monde, probablement, ils avaient eu affaire à des gens qui entendaient la langue qui sert universellement de véhicule à la pensée humaine, et ils avaient pu se faire comprendre des personnages officiels à qui ils s’adressaient.A Toronto, rien de tout cela.Les visiteurs français sont restés courts après avoir fait des efforts inouïs pour se faire comprendre même en anglais.Les plaintes affluaient de toutes les parties du pays; car le gouvernement n’ignore pas que des Français existent en France; qu’il s’en trouve encore quelques-uns dans ia province de Québec et un peu partout dans le Dominion du Canada.Il n’ignore pas non pins que tout ce monde entretient des relations commerciales et autres régulièrement suivies, et que le bureau de poste de Toronto est l’un des grands centres de distribution du régime des postes au Canada.S’il voulait bien prendre la peine de se renseigner, il apprendrait que le seul commis qui puisse répondre en français au Dureau de poste de Toronto, devrait figurer parmi les hauts fonctionnaires de l’établissement public où la culture d’esprit est plus nécessaire que nulle parttnllleurs.Uldérlc TREMBLAY.Un autre cas Un ministre protestant a été cité en cour de police à Toronto, pour avoir marié un Chinois et une jeune fille, hors le consentement des parents de celle-ci.Le ministre a été exonéré sur une question de “techniealité.” Mais le juge et l’avoeat du ministère public ont profité de l’occasion pour recommander un peu plus de prudence aux officiers que la loi autorise à présider aux mariages.Ce qui fait dire à {'Evening Journal d’Ottawa qu’il y a une morale importante à tirer de cet incident.“Il y a des gens, dit-il, qui demandent que le mariage devienne contrat purement civil.Si la loi en décrète ainsi, il y aura encore beaucoup moins de surveillance qu’aujourd’hui.” Et cette morale justifie pleinement celle de l’Eglise catholique.P.L.Du français ! Le choix du capitaine L.A.Deniers comme maître du port crée, au ministère de la Navigation, une importante vacance.Le capitaine Demers était à la fois commissaire enquêteur sur les accidents maritimes, examinateur des capitaines et seconds et surintendant des écoles de marine.A ces titres divers, il avait maintes fois l’occasion de venir en contact avec des Canadiens-Français.Nous ignorons qui on lui donnera comme successeur, mais n’est-il pas de convenance élémentaire que le successeur, quel qu’il soit, entende le français?Nous signalons le fait à l’attention particulière du ministre de la Navigation, M.Hazen.Les orateurs canadiens à Fétranger M.Georges Bellerive, qui avait déjà publié deux collections de discours prononcés’ par des orateurs ‘canadiens-français «yn (France et aux Etats-Unis, nous donne aujourd’hui quelques harangues prononcées par des Canadiens-Français en Angleterre, notamment par sir Georges-Etienne Cartier, sir Wilfrid Laurier, le sénateur Dandu-rand, M.Rodolphe Lemieux, etc.Il a joint, à ces discours politiques, l’allocution prononcée par Mgr Bruchési au congrès eucharistique de Londres.Le tout constitue un document fort intéressant et que l’on consultera avec plaisir.- i ^ - La Lutte Antialcoolique Le Rév.Père Hugolin vient de publier, sous ce litre, dans la collection de {’Ecole Sociale Populaire, une revue fort intéressante de la lutte antialcoolique dans la province depuis 1906.Il y examine successivement l’organisation des sociétés de tempérance, l’amélioration des moeurs et de la mentalité publique, les modifications subies par la loi des licences, la diminution du nombre des licences et l’enseignement antialcoolique à l’école primaire.Sur tous ces points, il donne des détails très précis et fort intéressants.La brochure, comme les tracts précédents de {'Ecole Sociale Populaire, se vend dix sous.La mission de Lord Haldane Berlin, 25.— On annonce, que le baron Marschall Von Bierbestein le nouvel ambassadeur de l’Allemagne à Londres, rencontrera le vicomte Haldane, ministre de la guerre, dans la Forêt Noire, pour conférer avec lui des relations anglo-allemandes.Lord Haldane ira peut-être à Berlin.On se rappelle que le vicomte Haldane fût envoyé en Allemagne il y a déjà quelque temps pour obtenir de meilleures relations entre ce pays et le sien.-«- Allemands prisonniers Berlin, 25.— On annonce semi-officieltcment que le gouvernement a reçu )a confirmation partielle d’une dépêche de Paris à l’effet que plusieurs Allemands ont été faits prisonniers au Maroc par les naturels.On ne sait encore si ces prisonniers sont les Mannesman qui causèrent l’envoie de la "Panthère” à Agadir, s’étant plaints que leurs intérêts étaient menacés à leur gouvernement.-«.- Le duel en Allemagne Berlin, 2,Y — Le “Taglishc Hun-dechan”, dit que, comme résultat de lu campagne que l’on a menée rentre le duel, dans l’année, le Kaiser publiera prochainement un ordre défendant les duels, sauf dans de rares occasions, par exemple, quand l’honneur a été gravement offensé.I,’ordre s’appliquera particulièrement quand Pune des parties refusera de combattre en se réclamant de ses convictions religieuses.Sur le Pont d’Avignon.Un groupe irlandais de Dublin fait des démarches pour avoir, dans tous les quartiers de cette ville où l’on parle le gallois, des instituteurs qui connaissent cette langue et puissent l’employer afin d’enseigner l’anglais aux enfants, La question bilingue existe en Irlande comme dans l’Ontario.La langue maternelle est un puissant instrument de vitalité pour une race; et e’est à cause de cela que certains fanatiques veulent en proscrire l’enseignement dans l’Ontario.Mais comme les Irlandais de l’autre côté affichent nettement leur désir de conserver leur langue et veulent même qu’on s’en serve comme intermédiaire pour l’enseignement de l’anglais, ceci devrait faire comprendre à certains de leurs frères d’ici la légitimité des demandes des Canadiens-français dans la province voisine.• • • “M.Taft dit que je suis un névrosé; ceci ne m’inquiète guère, car je suis en excellente santé,” disait hier M.Roosevelt, à une gran de assemblée politique, dans le Nouveau-Jersey.Depuis deux mois, MM.Taft et Roosevelt se prodiguent des compliments et des aménités de tout genre, dans leurs réunions.Les démocrates escomptent le désarroi créé dans le parti républicain par cette chicane de famille, pour faire passer leur candidat à la présidence.S’ils y réussissent, ils le devront en grande partie aux erreurs de jugement des deux adversaires républicains.Mais le niveau, déjà fort bas, de la discussion et des méthodes politiques américaines ne sera pas meilleur, après une telle campagne.Et il est regrettable que deux personnalités intelligentes et cultivées comme le sont, à des degrés divers, MM.Taft et Roosevelt, usent de telles tactiques pour tenter de redevenir président des Etats-Unis.La bouc qu’ils se jettent rejaillit toujours un peu sur ce titre; et il n’aura pas dorénavant la considération qui s’y attachait depuis Washington.• • • M.Rodolphe Lemieux démentait hier dans un journal la nouvelle qu’il deviendrait le chef de l’opposition à ia place de M.Laurier.Personne n’a pris cette rumeur au sérieux; M.Lemieux n’a pas, même dans son parti, la popularité dont les chefs politiques ont besoin, afin de grouper tous leurs partisans autour d’eux.Il peut avoir de grandes aspirations, — et nous ne nions pas qu’il en ait; — mais les évènements politiques futurs démontreront de manière très claire que, même si M.Laurier disparaissait de son poste, ses partisans ne voudront jamais marcher sous la tutelle de M.Lemieux.S’exagérer son importance n’est guère le moyen de persuader aux autres qu’on en a vraiment.El M.Lemieux a déjà commencé de constater comme cet aphorisme est vrai.* w w L’armée française doit-elle ou non porter la barbe?Grave question, au dire du cabinet de France; il en a même con-fié_ la solution à sept principaux artistes des scènes parisiennes, disent les dépêches.Quand des gouvernants consultent des cabotins pour ce qui a trait à l’armée, et quand les gouvernants surtout mettent à l’étude des questions du genre de celle-ci, l’on peut bien dire qu’ils perdent leur temps à des futilités et à des minuties.Et la France a besoin d’autres gouvernants que de ceux-là; ils soul trop proches parents des ronds-de-cuir immortalisés par Courteline.• * • La commission des chemins de fer canadiens vient de rechercher les moyens à prendre pour empêcher les locomotives de causer des feux de forêts.Quelques compagnies de chemins de fer sur le parcours desquels il y » des forêts, dans la région des Montagnes Rocheuses, ont pris le parti de substituer le pétrole au charbon, pour ia production de la vapeur, dans les locomotives.Inapplication de cotte réforme aux locomotives do l’est, dans les régions forestières, sérail peut-être excellente.Cela pourrait coûter un peu cher, dira-t-on.Soit! mais a-t-on calcule ce que les feux de forêts coûtent, chaque année, au domaine public, dans Québec et Ontario?• • * Un millionnaire américain, au sortir de la prison, où il avait passé dix jours, pour contravention aux règlements de vitesse des automobiles, s’est déclaré enchanté de ce séjour.“Franchement, je m’y suis plu,” dit-il à ses amis, “quoique j’aie été soumis au régime habituel des prisonniers, en tout et partout.” Ce peut bien être son impression; mais ce n’est certainement pas celle des pauvres diables qui n ont pas, a leur sortie des maisons de détention, d’automobile ni de bons diners qui les attendent, en guise de compensation.• • • La Commission de Conservation canadienne a publié, il v a qurl-ques mois, un intéressant rapport détaillé sur le nombre et la puissance des forces hydrauliques de la province de Québec.Ces jours-ci un jeune .Ingénieur déclarait que ce rapport n’est pas exact.Loin d’exagérer lu puissance de ces forces hydrauliques, dit-il, les ingénieurs de la Commission auraient plutôt été trop sobres, dans leurs estimations; c’est du neuf.Et nous ne sommes pas habitués à cela, dans un pays où les financiers et les lanceurs d’affaires exagèrent toujours les faits et les chiffres, au point de ne pas dire la vérité.Mieux vaut pécher en sens contraire, dans un cas comme le présent.L’avenir nous détrompe ensuite agréablement, au Heu de nous causer de vilaines surprises.L* Vetiieur, CAUSERIE LITTERAIRE Au large de l’EcueiI,,, par Hector laitier Comment résumer sous quelque formule tous les mérites de ce beau livre?Voici enfin, non des mannequins, mais des personnages vivants, en chair et en os, des personnages dont les sentiments sont analyses avec vérité et finesse.Nous sortons du mélodrame, des situations inexpliquées, nous voguons en pleine simplicité humaine.Voici des paysages canadiens compris avec amour, rendus avec fidélité.Voici l’opposition poignante com me un drame serré de l’ànie canadienne spritualiste et chrétienne au fanatisme de l’âme naturaliste et matérialiste.Voici un style naturel, débarrassé des oripeaux ramassés dans l’ornière des feuilletons populaires, un style où l’on ne seul point la prétention au stylisme ni à l’art.L’auteur ne cherche pas l’image d’abord et la pensée ensuite, mais plein de son sujet et pressé de traduire son idée, il prend en courant les vocables et les images convenables à son dessein.Et le livre est intéressant, il parle à Tûme canadienne, il y réveille ou exalte le patriotisme le plus chaud et le plus élevé.Le récit est bien noué par le jeu naturel des passions et non par des événements fortuits et imprévus.Entrons dans quelques détails: •Iules Hébert, le héros du roman, revenant d’Europe sur le "Laurentic”, a fait connaissance durant la traversée avec Marguerite Delorme, fille d’un père jacobin et libre-penseur, ennemi du surnaturel.Cette jeune fille est le produit de l’école sans Dieu et de la morale sans fondement.Et cependant, grâce à sa pudeur instinc live et à une Providence spéciale qui a eu pitié de la colombe enfermée dans une cage de mort, elle est restée fière et bonne.C’est certainement là un cas extraordinaire, car hélas, les fruits de l’école neutre nous les voyons tous les jours, mais enfin l’exception peut se rencontrer.Jules Hébert, lui, le fils du vrai Canadien-Français, d’Augustin Hébert, le catholique jusqu’aux moelles, a laissé à son insu l’amour faire son nid dans son âme, et il aime la fille du voltairien.Cet amour profond et qui a envahi les coins ca chés du coeur, est en lutte avec le patriotisme et l’idéal de Jules Hébert.De là comme dans le Cid, dans les Horaces, dans Polyeucte, dans Andromaque, un antogonisme déchirant au coeur du jeune Canadien.Ses principes ne faiblissent point.Jamais, malgré les assauts intérieurs, il ne sacrifie son idéal à son amour, il peut dire avec Corneille: L’amour est un plaisir, l'honneur est un devoir.La politesse fait un devoir au jeune patriote de revoir Marguerite.Il lui explique avec l’élo-quance du coeur la beauté du St-Laurent, le charme de Québec et de ses environs, il l’emmène à Ste-Anne de Beaupré, et lui montre avec orgueil l’habitant et l’habitante canadiens.L’habitant canadien “il est esclave de la tâche dure et noble du sol.Mais le “ dimanche, il sc transforme, il se “ couvre d’une chemise fleurant la “ lavande et d’une serge pimpante, “ attelle sa meilleure bête à sa plus “ belle voiture, court entendre pieu “ seinent la messe où il retrempe “ son courage et nourrit son âme “ d’idéal.L’épouse ignore les cos-“ metiques, les bains scientifiques “ et les dernières trouvailles des “ modes, Sa beauté des premiers “jours s’envole aux heures de la-“ beur.Mais le dimanche, elle ra-“ jeunit, tire de l’humble tiroir une “ robe longtemps neuve, agrafe un “ chapeau joli, puisqu'il n’est pas “ celui de tous les jours et relrou-“ ve aux pieds de l'autel, la force “ du devoir et la Jeunesse du “ coeur, l.es enfants feront com-" me eux, s'ils en sont dignes.C’est “ la campagne canadienne-françai-“ se qui défile.” Marguerite, âme ouverte à la beauté, admire sincèrement le paysage et l'âme canadienne; elle comprend qu’en dehors du naturalisme.il y a une forer surnaturelle qui agit sur les coeurs et les élève à des hauteurs insoupçonnées, mais le vieux voMarien Delorme veille et tâche de détruire en sa fille le travail de la grâce et du Christ.Cependant, Jules Hébert en vrai patriote ne se désintéresse pas de la chose publique, il veut être député nu parlement d’Ottawa, il veut veiller aux intérêts de ses compatriotes, il veut à force de bon sens et d’énergie assurer le développement de sa race, et faire renaître des droits égaux à ceux de la population de langue anglaise.11 se jette dans la lutte électorale, il fréquente les salles de comités obs- curcies par la fumée du tabac national, il parle aux foules, il est élu.L’angoisse qui étreint son coeur, ne lui enlève pas son énergie, en vrai Canadien, il va consulter le curé et lui demander conseil.Le bon prêtre le comprend, sympathise avec lui, mais lui déclare net: “Tu n’es pas lâche d’aimer, tu le “ serais de ne pas immoler ton “ amour! Tu vois l'écueil, navigue “ au large! Tu entends mon fils, “ ta race et ton pays ont besoin de “ton épaule qui ne doit pas cas-“ ser! Nous avons besoin de ton en-“ thousiasme et de ta foi.Le Ca-“ nada ne peut pas se passer de “religion! Sans elle, tu le sais, les “ foyers s’effondrent, les familles “ croulent, les races deviennent “ veilles, les femmes n’ont plus l’hé-“ roïsme de l'enfantement, c’est la “ débâcle des jouissances.Il faul " au Canada le respect de l’amour, “ les foyers saints, la natalité vi-“ goureuse.L’athéisme infaillible-" ment mènerait au Canada sans “ amour sans familles, sans enfants “ sans moeurs, au Canada des jouis seurs, des mollesses.” Jules Hébert sort fortifié contre son amour insidieux, mais plus il veut libérer son âme et plus il sent la place immense que Marguerite y occupe, il souffre.Avec une délicatesse maternelle, la mère devine tout et Jeanne, la soeur a aussi percé son frère à jour.Ces deux tendresses ont des indulgences délicates pour Jules, mais le père Augustin Hébert informé enfin éclate avec une indignation fière: “Dès qu’elle (Marguerite) a blasphémé le Dieu qui est le tien, qui est le nôtre et celui (h- ta race, comment n’as-1u pas rougi de rester près d’elle?Tu as fraternisé avec les ennemis de notre foil Comment as-tu dégénéré à ce point?” Toute la scène est superbe d’éloquente indignation.Jules est bouleversé.En vrai Canadien, respectueux du père, il n’a pas une parole offensante pour lui, il lui demande simplement la permission de faire ses adieux à celle qui a blessé son coeur.Ses adieux ils se font dans un cadre grandiose, sur les hauteurs du Cap Tourmente, devant la croix qui sc dresse sur le sommet.“La Croix, dit Jules, m’ordonne de vous laisser partir.” Celte scène des adieux est vraiment pathétique et bien conduite.Fuis ils reprirent le chemin “ rude qui serpente à travers les “ aisclles et les lichens argentés, “ne trouvant rien à se dire, l’âme “ en détresse, le coeur tendu de noir.” Marguerite Delorme rentrée au Frontenac a tellement versé de larmes que ses pauvres yeux jadis attaqués par la maladie, s’obscurcissent.Les praticiens appelés ne peuvent que constater l’imminence de la récité irrémédiable.Marguerite va donc entrer dans la nuit éternelle, et puis retourner comme dit son père vers les forces inconscientes de la matière.La douleur et l’épreuve sont des ouvrières de Dieu.La jeune fille sent bien que la vie n’est pas viable sans autre espérance que l’absorption par la matière.“Nos yeux, dit-elle, fermés à “ toujours à la clarté, â la vie im-“ mense, à la poésie des espaces, “aux livres adorés, aux chers vi-“ sages, à la France.C’est la nuit “lugubre, épaisse, inflexible jus-“qu’au dernier souffle de ma poi-“trincl File est barbare, elle est “monstrueuse cette matière I Non, “ mon Dieu, si vous êtes, vous ne “voudrez pas cela! Les hommes “ n’ont rien trouvé pour guérir le “désespoir!” Et la grande Lumière du Christ illumine la cécité de l’aveugle.La Foi conquérante de Jeanne, la bonne soeur de Jules entraîne la malade vers la grande Thaumaturge du Canada, où elle esl guérie, convertie, digne de devenir la compagne de Jules Hébert.Delorme le sectaire, avec un détachement qui ne nous parait pas assez naturel, se sépare de sa fille, parce qu’elle a abandonné son idéal laïque.Le miracle qui confirme le travail de la grâce ne nous paraît pas plus surprenant que le dénouement de Polyeucte.L’intervention extraordinaire de in Providence ei des agents surnaturels ne surprennent pas le véritable historien qui se trouve si souvent en présence de faits inexplicables par la science humaine, et dont la cause ne peut être que le maître des événements.Un de mes amis dont je prise beaucoup le sens littéraire affiné, trouve que ce dénouement extraordinaire est un aveu d’impuissance de la part de l’auteur à imagine! un dénouement naturel.Le romancier n sans doute compris que son héroïne n'nvnit pas encore suffisamment évolué pout abjurer ses préventions et ouvrit .-(Sutte à la page 2). j i.E DEVOIR, SAMEDI, 25 MAI 1912.Le travail de propagande pour le«Congrès LE GOUVERNEUR DU RHODE-ISLAND PRESIDE UNE REUNION EN FAVEUR DU PARLER FRANÇAIS A WOONSOCKET.Le travail de rapatriement aux Etats-Unis M.AMEDEE CLEROUX DONNE UNE CONFERENCE A MANCHES TER, N.H., SUR LES AVANTAGES QUE LA SASKATCHEWAN OF FRE AUX COLONS COURAGEUX.Woonsocket, 22 — Le comité qui «’est formé pour recueillir à Woonsocket et mémo dans Lout \ VAnSL, des ad Lésions au (’ongrès flu Parler Français de Québec, s’est r^ni chez»le Dr Cloutier.I/assemblée a été t vraiment ces placards content, patriarcaux, une provinciale existence française, fouto d’économie et do simple et douce aise.J’imagine que les bocaux de confitures devaient venir de chez le petit épicier de Montrouge qu’illus-Ira François Coppée.En grattant, in retrouverait l’etiquette.La maison a eu, dans Louis Mer-?ier, son poète lyrique.Il y a bien du pessimisme à la Vigny, dans les Voix de la terre et du temps, et nnc sorte de détresse devant la dureté de la vie.Mais la demeure familiale a reposé ce coeur fatigué.Il a trouvé la paix et l’harmonie, en la découvrant.Car nous ne savons pas, dans l’extrême jeu- Rcssc, voir les objets familiers, dns les déformons, nous les ha- fialisons.L’absence et le retour eur restituent leur influence bienfaisante, leur autorité.Rien n’est Slus émouvant que la série des poètes où Louis Mercier s’extasie ou l’attendrit sur la porte, la chemi- Îiée, la table, le lit, l'horloge, la nmpe, le Christ qu’ont vu ses yeux d’enfant et dont il comprend plus lard l’importance.Ecoutez-le rn-tonter les tristesses do ce séeulai-/e personnage qu’est la maison: λ vie, Mint b« lai fut pas (oujonra Mftfcr*.omme le» payian* qua le grand Ig» tord, La maieon a souffert ennuis, deuils et mi- [sèreg, Tant et tant que, peut-être, elle songe à la [ mort 1 EU# a pâti du vent, des frimas, de la neige.Plus d une fois, les jours de gros temps, [elle a dû, lour ne pas s'effondrer sur ceux qu’elle f protège, S’enraciner au sol d*un effort éperdu.Puis, elle a pris sa part des mauvaises [années, —Quand le sol est avare et que la glèbe [ment, Quand l’été furieux brûle l’herbe fanée Et que !es prés jaunis se meurent lentement.La veille des moissons, lorsque les blés [raûrg penchent Maintes fois elle a vu la ciel crouler sur eux Et tuer lâchement, avec ses pierres blanches, Les épis qui riaient sous le soleil heureux.Et des peines encor pires lui sont venues De ceux des siens qu’elle a vu partir sans [retour, Et dont les pas amis et dont les voix connues Ne font plus le bruit cher qu’ils faisaient [tous les jours.La maison a souffert.Mais les chagrins [et l’âge Ont mis en elle un charme émouvant et [sacré: On ne sait quoi d’humain respire en son [visage, Et ses yeux semblent beaux d’avoir souvent pleuré.J’ai déjà parlé ici même de Louis Mercier.L’avenir n’oubliera point ce nom.Voici que du poète un prosateur est né.Hélène Sorbiers, son unique roman, ou plutôt son premier roman, est un des plus beaux que je connaisse.Dans cette analyse d’un coeur religieux de petite paysanne passe un souffle d’art classique.Les phrases, toutes simples, en sont doucement agitées, comme les blés mûrs au vent léger du matin qui annonce un beau jour et la moisson.M.Thomas Braun a écrit le Livre des Bénédictions pour réhabiliter la vie ordinaire “en laquelle vit Dieu d’une manière tout à fait quotidienne, et où les moindres événements semblent cacher de bonnes pensées.” Seigneur, fait-il dire au père qui demande la bénédiction céleste pour son enfant: Rc.igaeur, daignez bdnir l’enfant uni vient fde naître, Fils de mon sang et de celui de mes an-_ , ., [ rétros.Donnez-lui d acquérir l’usage do ses membres, D’ouïr, d’ouvrir les yeux, de remuer la [langue, Do trouver le secret des larmes et du rire, Da prendre gmït aux aliments et de grandir.Le .Puissent ses mains Hisser la voile, forger le fer, faucher les „ , .[grains, Redon que soit sa vie, par votre destinée.Vers la mer, vers le fer, ou la terra [ordonnée.,.Et, dans ses Géorgiques chrétiennes, notre Francis Jammes a célébré, avec un peu de monotonie, mais avec un magnifique élan religieux, toute la beauté, et la douceur, et la ferme tendresse des pe-lites vies laborieuses, des travaux obscurs, des coeurs simples.Il a dit; bonheur que Dieu donne à la vie ordinaire.Déjà ne l’avait-il pas chanté en prose dans Ma fille Bernadette?Et, de ses tableaux rustiques, je veux extraire eette apparition de la divine charité: .Comme ils rentraient pour prendre en-r, , .tsemble le repaa De la nuit de Noel, un vieux pauvre était lil.Il en tenait au seuil soua les froides étoiles Et portait un béton et un bissac de toile.D’où venait il avec ces constellations?Il arrivait d’où part toute création.Cette heure solennelle imprimait h son é.trn Le sceau de Dieu.“Venez manger", lui [dit le maître.Il entra, et le chien se coucha à ses pieds Assis sur l’escabeau, dans un coin, il soupait! Sa cuillère semblait faire ù chaque bouchée Le signe de la croix, sous sa face penchée.Tout prés .vers rongeurs, mite de la feuille du poirier, charançon, puceron du pommier, kermès.PREVENTIFS ET KEMEDES lière application.— Bouillie soufrée ®u B.bordelaise empoisonnée.le Immé-bourgeonnement.diatement avant (Important).2ième application.— Bouillie soufrée ou B.bordelaise empoisonnée.Immédia tement avant la floraison.(Important.) 3ième application.—Bouillie soufrée ou B.bordelaise empoisonnée.Aussitôt r après la déflora>on.(Important).Lo-^tion alcaline.Contre vers rongeurs à la fin de mai.• üème application.—Bouillie soufrée ou B.bordelaise empoisonnée.10 à lü tjours plus tard, s’il y a de la tavelure.ôième application.— Bouillie soufréo ou B.bordelaise empoisonnée.10 à lô jours plus tard, si la tavelure sévit.Lotion alcaline.Contre vers rongeurs à la fin de juin.6ième application.— Bouillie soufrée ou B.bordelaise empoisonnée.Pour pommiers à fruits d'hiver.Contre la tavelure.Contrg pucerons et kermès, Bouillie eoufrée, Emulsion de pétrole ou Savon à l’huile de baleine.Avant le bourgeonnement; de nouveau en juin, à l’éclosion des kermès.Contre les kermès coquilles, appliquer aux arbres, tard en automne, deux pulvérisations do Lait de chaux, la 2e dès que la première est sèche.Contre kermès de San-José, Bouillie soufrée.BOUILLIE BORDELAISE Contre les Maladies Fongueuses (Champignons).Sulfate de cuivre (vitriol bleu, 4 livres.Chaux vive, 4 livres.Eau (1 tonneau), 40 gallons.On fait dissoudre le sulfate de cuivre (en le suspendant dans un vase en bois ou en terre contenant au moins 4 ou ü gallons d’eau).On éteint la chaux daus un autre vase.Si la chaux uqe fois éteinte contient des grumeaux ou des grains durs, il faut la passer à travers rie la toile grossière ou un tamis fin.On verse la solution de sulfate de cuivre dans un tonneau, à moins qu’on ne l’y ait déjà préparée; on remplit le tonneau d’eau à moitié, ajoute le lait de chaux après l’avoir dilué dans un demi-tonneau d’eau, et brasse parfaitement le mélange, qui est alors prêt.(Ne jamais mêler le lait de chaux et la solution concentrée de sulfate de cuivre avant de les avoir diluésy.On peut préparer à l’avance une provision de solution de sulfate de cuivre *t une de lait de chaux et les conser-'Ver dans des tonneaux séparés couverts pendant toute la saison des pulvérisations.Mais, la bouillie bordelaise se gâte '«n vieillissant.Il faut l’employer le plus tôt possible.Réactif: solution de ferrocyanure de potassium.On en laisse tombée une goutte dans la bouillie; si elle devient brun rougeâtre, ajouter du lait de chaux jusqu’à ce qu’il n’y ait plus ré- kotion.BOUILLIE BORDELAISE EMPOISONNEE Contre les maladies Fongueuses et Insectes dévorant les feuilles.Aux 40 gallons de bouillie bordelai- se préparée comme ci-dessus, ajouter 4 à 8 onces de vert de Paris, ou 3 Ibs d'arséniate de plomb.Contre la Brûlure et la “Mouche” de la Pomme ae Terre.Employer 6 livres de sulfate de cuivre au lieu de 4 livres; et contre la “mouche à patate” on peut employer 8 onces, ou plus, de vert de Paris, ou 3 livres d’arséniate de plomb.BOUILLIE SOUFREE.Contre Kermes de San-Jose et Maladies Fongueuses.Chaux, 12 livres.Soufre en poudre, 12 livres.Eau, de manière à avoir 40 gallons.Eteindre parfaitement la chaux avec le moins d’eau possible.Ajouter le soufre en le répandant sur la chaux pendant qu’elle s’éteint; bien brasser et faire bouillir au moins pendant une heure, ajoutant seulement autant d’eau bouillante qu’il est nécessaire pour brasser facilement.Lorsque la cuisson est terminée, passer à travers une toile à sec, et appliquer à chaud.r SOUFREE A 25 livres.LA SOUDE BOUILLIE Chaux vive, Soufre en poudre, 12 livres 1-2.Soude caustique, 5 livres.Eau, de manière à avoir 45 gallons.Mettre la chaux dans un tonneaa; ajouter assez d’eau bouillante pour la faire bouillir rapidement; pendant que la chaux s’éteint, mêler le soufre en brassant après l’avoir réduit en bouillie avec de l’eau bouillante.Ajouter de l’eau de manière à empêcher le liquide bouillant de déborder, et brasser vivement tout le temps.Lorsque toute ébullition a cessé, ajouter de l’eau bouillante de manière à avoir 40 gallons.Faire cuire les bouillons soufrés dans des chaudières en fer ou au moyen de la vapeur dans des cuves on bois ou des tonneaux; ne jamais employer des vase- en cuivre soit pour les faire cui re ou pour les contenir avant ou pen dant l’application.CONTRE LA GALE DES POMMES DE TERRE, LA CARIE ET LE CHARBON DES GRAINS.Contre la carie et le charbon des céréales, on fait tremper le grain de semence pendant 2 heures dans la solution ci-dessus de formol.Contre la gale de la pomme de terre, on trempe les tubercules avant de les planter, pendant 2 heures dans une solution de Formol (formaline) du commerce, 8 onces dans 15 gallons d’eau, (ou 1 once dans deux gallons).L’Union Expérimentale des Agriculteurs de Québec, La Trappe, Québec; offre actuellement trois onces de formaline aux cultivateurs qui désirent en faire l’essai.L’échantillon sera expédié gratuitement.TOUTES LES MALADIES M.W.Màtoun, horticulteur de la Ferme Expérimentale, Ottawa, a publié un tableau très élaboré-des différentes maladies des arbres fruitiers, des petits fruits, des légumes et même des céréales, le même tableau indique aussi les traitements à suivre.On peut se procurer ce tableau à la Ferme Expérimentale, Ottawa.Il se trouve aussi dans le rapport de 1909 de la Société Pomo logique de Québec.On peut se procurer ce volume, jusqu’à épuisement, en s’adressant au Département de l’Agri culture, Québec.La Musique à Montréal UN NOUVEAU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE EST FONDE DANS NOTRE VILLE.— L’ACADEMIE DE MUSIQUE DE QUEBEC.— LE RECITAL HERALV.— UN ART ISTE DE PASSAGE.Le “Columbian Conservatory of Music” vient d’ouvrir une maison à Montréal qui est appelée à faire un grand bien au mouvement musical daus notre ville.Tous ceux qui s’intéressent à la musique ne savent peut-être pas ce qu’est ce conservatoire, fondé à Toronto il y a huit ans, et contrôlant à l’heure qu’il est soixante-dix succursales établies dans les principales villes du Canada et des Etats Unis.Le conservatoire Columbian fut ouvert afin de permettre aux jeunes gens qui se sentaient des aptitudes pour la musique de pouvoir les développer et ce, à peu de frais.Un groupe d'amateurs se forma.Ce groupe se compose d- personnes très riches et très influentes avides de promouvoir la musique chez nous.L'oeuvre mérite donc qu’on e'y arrête quelques instants.Nous ne parlerons pas de l’enhtou-siasme que le conservatoire Columbian a provoqué chez la jeunesse studieuse des autres villes de l’Amérique du Nord où des succursales furent ouvertes.Disons seulement qu'en l’espace de huit ans, 74,000 élèves se sont inscrits dans les diverses maisons, ce qui représente Une moyenne d’au-delà de mille élèves par maison.C’est un magnifique résultat et nous ne doutons pas que Montréal suive bientôt l’exemple de ses villes soeurs.En effet, depuis quelques jours seulement que la succursale est ouverte, les demandes d’inscription arrivent en grand nombre.Le fait est que les directeurs du conservatoire Columbian n’ont rien ménagé pour attirer à leur institution tout ce que notre ville compte d’amateurs.Ils ont retenu les services de plusieurs de nos meilleurs professeurs dans les différentes branches de la musique.Ce sont MM.Salvator Issaurel, pour Të çhnnt et la classe d’opéra; Alfred Laliberté, Blair Neale, et Mmes Ada Richardson et Nelly G.MeNaught, pour le piano Mme James McDougall, pour le chant M.Alfred Desève, M.Albert Cham berland et.Mlle McDermott, pour le vio Ion; M.J.B.Dubois, pour le violon relie et la musique d'ensemble.Tous ces professeurs sont trop connus pour qu’il soit nécessaire de faire ici leur éloge M.Issaurel, seul, n’est chez nous que depuis peu, mais cependant il a déjà fait sa marque dans l'enseignement.Quatre de ses élèves ont été acceptés par la direction de l’Opéra de Mont réal et joueront à la prochaine saison.Monsieur Salvator Issaurel, né à Marseille, France, a fait ses études de chant au Conservatoire National de Pa ris suivant, la méthode du fameux baryton Faure et.plus tard suivit aussi les précieux conseils de l’école de Jean de Resdzké, Après ses études il débuta à l'Opéra Comique et fit une belle carrière de Ténor dans les plus grandes villes de France.Belgique, Hollande, etc.Ses meilleurs rôles furent Roméo, Faust, Manon, Werther, Carmen, Paillasse, La Vie de Bohême, etc.Monsieur Salvator Issaurel est une véritable bonne aubaine pour le Columbian Conservatory ear il a quitté son école de Chant de Londres pour accompagner sa femme, Mme Béatrice La Palme an Canada, qui.après ses éclatante succès, est retenue dans son pays et aux Etats-Unis pour de lonçts engagements.Comme chacun le sait, Mme LaPalme* «fait TMAOrtir «aXM TERRA SSE RECOLLETS s (SAULT AU RECOLLET) «aceMéty* Ntgqj*.i A.H - LA PLUS BELLE ET LA PLUS ATTRAYANTE BANLIEUE DE MONTREAL Avez-vous acheté un 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renseignement qu’il donne ne tardera pas à apporter les meilleurs résultats ù Montréal où Monsieur Salvator Issau rel trouve qu’il y a tant de belles voix — car Monsieur Jeannotte, Directeur de l’Opéra, avant son départ pour l’Eu rope, a entendu sa brillante classe et engagé plusieurs de ses élèves pour prochaine saison d’Opéra au Majesty’s.Son enseignement au Columbian Conservatory comprendra aussi une classe pour apprendre aux jeunes chanteurs à jouer les scènes d’opéra dès que leurs études vocales seront asse zavancées pour cela.Le nouveau conservatoire a établi ses quartiers à l’ancienne résidence de M.James Morgan, 270 rue Sherbroo ke Ouest.Un grand récital sera don né par les élèves des divers profes seurs, le jeudi, 6 juin prochain.Il est à noter que tous les manuels prospectus, etc., concernant le conservatoire seront imprimés dans les deux langues.Les directeurs accorderont, à la fin de la première année, cinquanio bourses pour les meilleures compositions musicales.M.J.F.H.Wallace, president et.directeur du conservatoire, à Montréal, nous disait récemment que les aCnadiens-Français recevraient, au conservatoire, l’accueil le plus sympathique.“Tl faut même”, dit-il, «5 mm BH *i h#! !: :3j£âCv.v.‘ ïm j| mm : bft j.êï S':è.izS THS UAT'ONA1 -¥3-£S SUCCESSOR THE NATIONAL BREWERIES.Limited.LE RELAIS HOTEL FASHIONABLE Coin Berrl et Salnt Louls.a côté du Vigor Magnifiques chambre., Salles de bain.Grandes salles d’attente, Salons, Cabinets par ticuliers pour dames, Salle de Banquet, Service de 1ère classe.Repas à 85c.MAP.GEOFFROY.PROPRIETAIRE Directeur général des retraites, le Rév.P.J.E.Désy, SJ.Président, M.le juge C.E.Dnrion 1er vice-président, M.le recorder E.A.Déry.2e vice-président, M.F.X.Drouin.Secrétaire, M.Paul Tardivel, ’frésorier, M.J.T.Lachance.Assist.-seo., M.Oscar Hamel.Assist.-très-, M.J.E .Plamondon.La Baie Madeleine 9 Autels avec accessoire! sur tous nos bateaus pour la célébration de la.Sainte Messe MONTREAL • QUEBEC - BRISTOL 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adressées au soussigné, et, portant sur l'endos: "Soumis sions pour seront reçues jusqu'à midi le 20 juin 1912, pour 1 fournitures suivantes, à être délivrées aux arsenaux maritimes de S.M., à Halifax, N,K., et à Esquimalt, O.-A., Fèves, (haricots), Chocolat, Fleur, Confitures, Marmelade, Lait (Condensé), Moutarde, Farine d'avoine, Gelée de moelle (Marrowfat), Pois.Poivre, Sel, Sucre, Vinaigre, Thé, Café, Riz, Raisins, ‘‘Currants”, Cornichons, Saumons (en boîte) et Boeuf en boîte.On peut obtenir des formules de soumissions du soussigné et des Officiers des Entrepots Navals aux Arsenaux Maritimes de S.M.à Halifax, N.-E., et ft Esquimau, C.-A.On ne paiera pas la publication non autorisée de cet avis.G.J.DESBAR ATS, Député-Ministre.Service Naval, Département du .Service Naval, Ottawa, 15 mai 1912.23-24.RAILWAY SYSTEM * TORONTO en 7H HEURES par “l’International Limité” Le train le plus beau et la plus rapide du Oa> tiada quitte MONTREAL i 9.00 a.m., tool Us Jours.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO ET L’OUEST 9 a.m., 9.30 a.m., 7.80 p.m., 10.30 p.m.Wagons buffet, salon et bibliothèque aux trains du jour; wagons lits "Pullman1’ éclairés à l'électricité aux trains de nuit.SEULE DOUBLE VOIE FERREE PLUS HAUTE CLASSE D’EQUIPEMENT NAISSANCE DU ROI Billets de retour en vente entre toutes laf ~ — » UB8j Massena F “ Swanton, Islar au Mexique ED.ARCHAMBAULT PIANOS, Washington, D.C., 23 — l.n prési- dent Taft, en réponse à une demande du sénateur Hitchcock a envoyé au-fourd’hui au sénat toute la correspondance échangée au sujet de la Baie Madeleine, Mexique.On se rappelle que le syndicat américain, possesseur de cette propriété avait l’intention de la vendre à une compagnie de Pêcheries Japonaises.Certains sénateurs avaient exprimé l’opinion que le gouvernement japonais faisait acheter cette baie, mais le secrétaire d'Ktat Knox dit qu’il n’a aucune preuve à cet effet.marchand de ORGUES, PHONOGRAPHES, MUSIQUE EN FEUILLES 312-314 STE-CATHERINE-EST PHONE EST 1842 Prr, Si.Denis.Avantage spécial si vous désirez échanger votre vieux Diane.BUREAU D’OPTIQUE CANADIEN 168 RUE ST-DENIS En face de l’Univeriité Laval, Montréal.Limettes.Pince-Nez, Jumelles, Faces & main, yeux artificiels.Exécution rapide dos ordonnances de MM.les docteurs-oculistes.Heures de bureau 8 a.m., à 8 p.m.Tél.Bell Est 989.gare» en Canada, auti&i Mnssena Snringa, Ron-bch Point, N.Y.,; Swanton, Island Pond, VtK nu prix d’un BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSI Départ, 31 mai, 1, 2, 3 juin; limite de ra tour 5 juin.EXCURSIONS DE FIN DE SEMAINE A PRIX REDUITS Informez-vous aux Bureaux de Billets pou* ers excursions agréables.Billets bons pout départ samedis et dimanches, retour, lundis suivants.Les plus charmantes campagnes, près de la ville sont servies exceptionnelle* ment par le Grand-Tronc.Des trains spé* cioux sont en opération les dimanches entrf Ste-Anne de Bellevue, Vaudreuil, Isle St-Amour, Valleyfield, et gares intermédiaires TOURS D’ETE A LA COTE DU La joie est au foyer quand BEBE EST PLEIN DE SANTE LA PEPTONINE produit toujours ce résultat, car elle renforcit, lui donne un sommeil paisible et du sang riche.C ’est la nourriture pur excellence.ooo PACIFIQUE ANTIKOR-tMIRINCE Cuec fiADtcAL t du Cors 1 SÛRE.trnCACE.SANS DOULEUR,- K IN VENTE PARTOUT 2SOSTl A J LAURENCE MOHTRUl De Montréal, viâ Chicago h Van- Vancouver, Victoria, Seattle, Afï Portland, etc.WwOiUU San Francisco, Los Angeles,San Diego, par lignes directes, CO1?OC aller et retour.I aCO San Francisco, par Portland, CI |1Q flO aller ou retour.9 1 UOaUU Départ, 26, 27 mai; limite de retour, 27 juillet.TAUX REDUITS pour P ETE aux points eï-dessus avec départ du 1er juin au 30 septembre.Limite de retour, 31 octobre 1912.EXCURSIONS DE COLONS Des billets aller et retour pour l’Ouest du Canada, vift Chicago, fieront en vente lefl 28 mai; 11, 25 juin; 9, 23 juillet; 6, 20 août| 3, 17 septembre, A des prix très réduits.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE: 130 rue St-Jacques.Tél.Main 6905, ou gare Bonaventure.VENTE AUTORISEE EN JUSTICE AVIS PUBLIC est présentement donné que.lundi le dix juin prochain (1912), A dix beurra de Lavant midi, au bureau du notaira soussigné, h Montréal, No.308, rue Visitation, sera vendu A l’encan, an plus haut et demie* enchérisseur, l'immeuble suivant, savoir :— Un lot de terre, situé à Montréal, sur la rue Maisonneuve, connu et désigné sous lf numéro huit cent quatre-vingt douze (892) nux plan ot livre do renvoi officiel* du quar* tier fite-Marie.avec les bAtisses dessus érigées et portant les Nos.civiques 422 A 426A de la dite rue Maisonneuve et les servitudes s'y rattachant.Le dit immeuble dépend de la succession d« feu Théodore Bourget, en son vivant, charretier, de Montréal.pour les conditions, s’adresser au notairs soussigné.Montréal, ce vingt-cinq mai mi! neuf cenf douze.FRANCOIS GEORGEsS CREPEAU, Notaire.308 Visitation, Montréal, FEUILLETON DU • DEVOIR " DUEL r D’ÂMES par VICTOR FA VET 19 (Suite) —Eh bien!.—Jr* dis qu(> c’est attendrissant, cette dédicace.—Oh! je vous l'abandonne, c’est inepte.I/'F hommes d’esprit ont do ces fautes de goût.—Keoutez.—J'écoute.—J'si envie de le jeter dans le bas-lin, ce bouquin.fit Jean d'un sir dé-* goûté et dubitatif.Il m’énerve avec ion maroquin blunc.—Jetez-le, ça m'est égal.—Vrai ?Sans répondre, Perle haussa les épaules.amusée.Tranquillement, Jean prit le livre entre le pouce et l'index et travers» le vaste perron.Sous ses balustres, dormait l’eau muette d’un bassin.On entendit : “Ploc”.Kt Jean reparut, le visage allégé, comme s’il venait de déposer un fardeau écrasant.—Ab ! cela m’a fait du bien.annonça-t-il.Sans rien dire, Perle le regardait en souriant è demi.—Vous me trouvez stupide ?demanda-t-il avec conviction.__Oh ! pourquoi ?.On n'est jamais stupide quand on s'offre un plaisir ou qu'on se débarrasse d'une vision affligeante.Ce bouquin vous gênait : Vous l'avez immergé.Je comprends très bien eda.—C’est beau la largeur d’esprit.—11 n’y » rien de meilleur, ellex 1.—C’est pour cela que, vous répétez toute la journée que mon esprit, à moi, est étroit.—C’est, pour vous convertir à une philosophie plus vaste.—Merci, mais vous aurez beau travailler, jamais vous n'arriverez à me faire admet tre la moitié des choses qui vous semblent absolument naturelles.Ainsi, tenez, poursuivit-il avec une violence inattendue, quand je pense que vous vous êtes peut-être trouvée rent j fois avee Martens, ou d'autres, seule j comme vous l’êtes ce soir, et sans cesse avec moi, eb bien.cela me dépasse ! Je suis bourgeois, philistin, tout ce que vous voudrez.Ça m'est, égal.Avec infiniment de calme, Mlle de Heaumanoir repartit : —Il faudrait pourtant vous faire à cette idée que je ne suis plus une enfant.Ma vie n’a jamais été celle d’une jeune fille normale, couvée par scs parents et ligotée dans les mille et une entraves dont l'ensemble forme ce qu'on est convenu d’appeler : l’éducation familiale.De plus, j’ai vingt-six ans, ne l’oubliez pas ; et, par surcroît, grand-père professe que le sentiment orgueilleux de sa valeur est la meilleure sauvegarde d’une femme.T>e mouvement altier qui lui était habituel releva un peu son front.Une crispation énervée passa *Jf lo visage de Jean : —Oh! j* vous on prie, ne me rappa- lez pa» sans ceseu oes réjouissantes certitudes.Vous n’êtc« en rien rarciT le aux autres.Vous l’avez dit.C'est entendu.Si je suis assez archuï |ue pour * n souffrir, que vous importe 1 lie ton était si âpre, que Perle, sentit ses yctix brçler dp larmes.I,armes contenues, fût-ce au prix de sa vio.Un silence s’appesantit.Chacun d’eux s’enfermait dans un mutisme lourd de pensées.—Comme vous êtes nur !.murmura Perle, comme nous sommes distants!.Jean ne répondit pas d'abord.Tout à coup, ardemment, il dit : •—Perle.Son nom, dit par Jean pour la pre mièro fois, la bouleverse.Elle tourna vers lui un visage d'où le sang » était retiré, le laissant blanc, si ni a ne, que Jean en frémit, de joie.—Perle.répéta-t-il en venant pris d'elle.Ne sentez-vous pas pourquoi je suis dur avec vous ?.Ses yeux volontaires se rivaient aux paupières closes de la jeune fille, ( cl le-ci muette, savourait la minute unique.—Est-Ce que vous ne sentez pas que je suis dur parce que je souffre ?.Perle.rêpondez-moi.lies admiranes prunelles le regardè- rent.U y lut une adoration, une extase tulles que s» tête tourna.Grisé par le.contact de cette rare créature que l’ivresse d'aimer transfigurait encore, il dit les mots toujours jeunes, les mots éternel».Presque bas il prononça ;j — Perle., ma Perle.je vous aime.—Ah!.fit seulement Perle dans un soupir léger.J)iun élan, elle lui tendit ses deux mains.Il les prit, et les réunit dans les siennes à la hauteur de sa bouche.—Ah! Perle.comme je vous aime!.répéta-t-il d’une voix si énamourée qu'un frisson la parcourut.Les bras de Jean s’ouvrirent.Fille s’y réfugia en un geste jeune et soumis.Dans la pose de chasteté et de faiblesse instinctive à la femme, elle dit, tout son ft me dans ses yeux : lean.jamais vous ne pourrez savoir comme je suis à vous.Pour toute réponse, il |x,'sa ses lèvres sur son front, entre les bandeaux sombres, ».la plue» précise qu’il ambitionnait depuis t»nl de jours.Le délire de cet.» première caresse fut si aigu qu il les tira de leur songe.D’un même mouvement ils sc séparèrent.XY11 lie matin du lendemain, apres l'arrivée des voyageurs revenus sains et saufs, Jean fit demander à Mlle de Reaumanoir A enivre) 11 94 LE DEVOIR, SAMEDI, 25 MAI 1912.* Le “Nationaliste’' Lire ce soir dans le Xationaliste: Lettre ouverte à M.E.A.Robert, president de.la Compagnie des Tramways de Montréal, député de Beauharnois, Léon Lorrain; Réformes législatives, P.-M.B.; Echos de Québec — La défaite et ses causes — Les surprises du district.Grégoire; En robe de chambre — Sir Lomer s’en va-t-en guerre, Caliban; La Vie musicale, Fréd.Pelletier; M.Hector Bernier et l'âme canadienne, Ls.D.Durand; Les feux de forêts — Mesures à prendre — Un exemple à suivre, U.Tremblay; A propos de "Fleur des Ondes”, Gaétane de Montreuil; ^4i-mons-la, ne la tuons pas — La langue française chez nous, Paul-G.Ouimet.LA VIE DROLE: L'histoire du jour, l'Oncle à anecdotes; Souvenirs d'un reporter — L’inauguration de ‘‘l’Imperial Billy”, P.-M.B.; Le.banc d’hultres; Nouvelles à la bouche.ALBUM MUSICAL DU “NATIONALISTE: Feuillet d'Album (pour piano), M.Charles Beaudoin.NOS DESSINS.LA VIE SPORTIVE: Tous les événements du jour.-*- La mortalité infantile Nous sommes forcés do remettre à !a semaine prochaine la suite de notre enquête sur la mortalité infantile.Il nous reste encore plusieurs lettres intéressantes à publier.-4- M.Denais Sur la foi des agences, nous avons annoncé récemment que notre correspondant parisien, M.Joseph Denais, député de Paris, avait été, défait aux élections municipales de Paris.Cette nouvelle était absolument fausse puisque M.Denais ne se présentait pas.Au contraire le candidat qu’il appuyait M.Filion, a obtenu un grand succès.-f- Nos Typos à Québec L’EXCURSION DU 8 JUIN PROCHAIN FAIT PRESAGER UN TRES GRAND SUCCES.Nos typos ont été bien inspirés en choisissant la vieille capitale pour le but de leur excursion annuelle.Il semble qu’on ne puisse se lasser de suivra ce parcours enchanteur, au coeur même du vieux Québec, où tout est toujours nouveau et beau.Si l’on songe que tout le trajet et l’arrivée à Québec sc feront de jour, que le prix est réduit il $3.80 pour adultes et $1.90 pour enfants, aller et retour, que les billets sont bons pour quatre jours et que le voyage se fera pendant la plus belle saison de l’année, on admettra que nos braves typos ont tout fait pour vaincre les résistances même les plus obstinées.En foule donc, à Québec, le samedi 8 juin prochain! C’est une occasion unique qui sc présente, n’allons pas la manquer! On peut obtenir tous les renseignements que l’on désire en s’adressant à MM.Jos.Gauthier, 723 rue Lafontaine; O.Grandmaison, 1996 Ave.Henri-Julien; S.Blanchard, 1089 rue Cartier; Louis Gadoury, 201 rue Drolet; Henri Cardinal, 828 rue Rerri; C.Gélinas, 104 Avenue Laurier Est.—-f- Sir Rodolphe Forget arrive à New-York New-York, 25.—Sir Rodolphe Forget, et sa famille, les honorables P.E.Leblanc et H.B.Rainville, étaient au nombre des passagers de ‘La France’, à l’arrivée à New-York, hier.-*- Les délégués français en Amérique A LEUR RETOUR EN FRANCE, ILS SONT LES HOTES D’HONNEUR D’UN BANQUET OFFERT PARLE COMMISSAIRE DU CANADA.Paris, 23.— L’honorable Philippe Roy, commissaire du Canada en France a donné hier soir un banquet en l'honneur de la délégation française qui a visité les Etats-Unis au commencement du mois et est allée porter sur le socle du monument Champlain le buste de la France, sculpté par Rodin et de l’honorable sénateur Dandurand.Les orateurs furent MM.Roy, Gabriel Hanotaux, le sénateur Dandurand et M.Kleokowski, autrefois consul généra! de France au Canada.Dans son discours, M.Roy a prédit que le succès économique du Canada pendant le vingtième siècle serait égal à celui obtenu par les Etats-Unis luraut le dix-neuvième siècle.L’honorable sénateur Dandurand parla des relations plus étra-t s qui devaient exister entre G ' «sada Melpomène remorquait le Domira, charbonnier qui était en panne au large de Jokotan, depuis le fl niai.LES NOUVELLES REÇUES A WASHINGTON Washington, D.C., 25.—« Les nègres de Cuba prétendent que le mouvement révolutionnaire actuel a été causé par l’abrogation de la loi Moriea qui défend aux nègres de s’organiser en parti politique, si on en croit les renseignements communiqués au ministère des affaires étrangères.Le gouvernement de Cuba se dit certain de réprimer le mouvement révolutionnaire dans une semaine.Les champs de bataille nationaux La commission chargée du projet communique au public des détails sur le parc projeté.(De notre correspondant) Québec, 25.— La construction du pare des champs de bataille nationaux est commencée et les travaux se poursuivent avec activité.La commission a communiqué au public hier une description du pare.Le parc sera divisé au point de vue topographique en cinq parties distinctes.La première comprendra l’espace de terrain inégal et parsemé d’élévations, situé entre la citadelle et le monument Wolfe, la seconde, les plaines d’Abra-ham où sera érigé le nouveau monument et qui sera la partie la plus intéressante, la troisième, l’espace depuis le plateau des plaines jusqu’à la falaise, la quatrième, la lisière de terrain qui s’étend depuis les plaines jusqu’à la côte Gilmour et enfin la cinquième, un parc situé sur le chemin Ste-Foye à l’endroit ou fut livrée la bataille la plus glorieuse de toutes celles que le parc est appelé à commémorer.Il y aura deux entrées, la principale près de la porte St-Louis, c’est-à-dire où est aujourd’hui la patinoire et une autre où est le monument Wolfe.Les allées et promenades seront au nombre de huit.La première conduira de l’entrée principale au monument Wolfe, la deuxième se détachera de la précédente et conduira au cap Diamant, la troisième partira du monument Wolfe et traversera les plaines jusqu’à l’endroit où sera placé Je nouveau monument, la quatrième se détachant de la première passera sur le cite actuel du laboratoire de l’arsenal et traversera le reste des terrains appelés Cove Fields pour finir au nouveau monument, la cinquième sera située depuis l’ouest des Plaines jusqu’au Monument, la sixième, de l’ouest du monument suivra la falaise jusqu’au chemin actuel conduisant à Wolfe’s Cove, la septième sera un magnifique boulevard s’étendant depuis le chemin St-Louis jusqu’au chemin Ste-Foye et la huitième entrant dans le parc de chaque eôté conduira au centre d’où des sections conduiront à la, partie basse du parc en offrant un magnifique panorama.On s’efforcera en accomplissant tous ees travaux de conserver aux lieux lo même état que lorsque se sont déroulés les événements qui les ont rendus historiques.Des arbres seront plantés pour Ajouter à l’aspect et ce travail sera fait avec méthode de façon à ne pas nuire à la vue admirable que l’on a à cet endroit.auant aux nègres, il est impossi-c d’obtenir d’eux une déclaration quelconque; leur objet principal parait être de détruire les pro- 1)riétés.On assure que les nouvel-es publiées ou sujet de l’incendie des plantations de canne à sucre dans le voisinage de Guantanamo sont exagérées.Déclare le propriétaire de l’édifict que les frères McNamara ont fait sauter à la dynamite.Chicago, 25.— Le général Ha-rion G.Otis, le propriétaire de l’édifice que fit sauter McNamara à San Francisco, est de passage ici et a fait une déclaration sensationnelle.Il dit que Darrow, l’avocat accusé de tentative de corruption envers certains membres du jury, aurait offert de confesser jugement, mais que le juge chargé de l’affaire n’acceptera que si l’accusé consent à dire tout ce qu’il sait * à propos de l’explosion.On est certain de la culpabilisé de Darrow, mais on voudrait sa-^.voir quels sont ceux qui le fai-saient agir, et qui sont certîiifie- \ ment complices dans la tentative criminelle de Los Angeles.Otis croit que Darrow parlera d’ici quelque temps, et dévoilera les noms des chefs ouvriers qui sont au fond de l’affaire.•-*- Les massacres de Fez 0n exécute à Fez quarante-huit arabes qui avaient pris part au meurtre des soldats français.Fez, 25.— Quarante-huit Maro- ^ cains jugés par une cour martiale \ et reconnus coupables de participation aux récents massacres de Fez ont été exécutés avant-hier.Les préparatifs de l’exécution avaient ét tenus secrets.Le public 4 n’y a pas été admis, maiscomme ce châtiment était destiné à servir-d’exemple aux troupes chérifien- < nés, des détachements de soldats dh sultan ont défilé sur le terrain de l’exécution.Le général Lyautey, résident général de France au Maroc, est arrivé aujourd’hui à Mequines; il est attendu ici demain.Aux environs de la ville, des pillards ont tenté de saccager les jardins.Ils ont été dispersés par les troupes chérifiennes.Des troupes de renforts composées de 5,000 hommes ont été dirigées de France sur le Maroc avec mission de déblayer les lignes d’étapes établies entre Fez, Mequinez et Marrakech ainsi que sur la côte de l’Atlantique.Ce contingent est en outre destiné à renforcer les troupes des con fins oranais.-4.-__ .Mort de Mme Lavoie (née Bouthillier] v (De notre correspondant) Québec, 25.— Mme Lavoie, née Hélène LeBouthiller, épouse du Dr.A.Lavoie de Sillery, est décédée hier après-midi, à l’âge Ae 39 ans.Elle .était la fille de feu Chs.LeBouthillei » et la belle-soeur de M.Olivar Asselin et de M.J.-O.Marchand, architecte de Montréal.Sa mère et une autre soeur lui survivent et habitent également Montréal.-4- Mort de M.P.F.Renault, de Beauceville (De notre correspondant) Québec, 25.— M.P.-E.-F.Re-s^ nault, maa'chand de Beauceville, et pendant plusieurs années maire de cette municipalité est mort subitement jeudi soir à sa résidence à Beauceville.Le défunt était établi à Beauceville depuis 1884 et occupait dans le monde commercial une place des plus enviables.Il était univer- , %, sellement connu dans la Beauce, ainsi qu’à Québec et à Montréal.M.Renault était le beau-père de M.Ls.St-Laurent avocat, de M.F.-X.Petielerc et du Dr.Dechêne, député-ministre des terres.-4- Nouvelle croisière de 1’“ Arctic” (De notre correspondant) Québec, 25.— Le steamer “Arctic” partira le 15 juin pour une croisière de quatre mois dans la baie d’Hudson avec le “Minto” qui partira quinze jours plus tard, pour faire des sondages pour le service hydrographique canadien.L’équipage de r“Arctic” sera en partie renouvelé et le professeur Jackson, de l’Université de Toronto aura le commandement de l’expédition.L’“Arctic” sera muni d’un appareil de télégraphie dont on a commencé \ l’installation afin de lui permettre de communiquer avec le “Minto” pen-dant le voyage.M.P.Van Koenig à1 été nommé télégraphiste.-4- Le gouverneur des Bermudes Hamilton.Bermudes, 25.— Son Excellence le Hemennni-général Sir George Buller, le nouveau gouverneur des Bermudes, esv arrivé ici hier.Le réOep-tion officielle a lieu aujourd’hui et B prêtera le serment d’office.DECES AUQ-ER.— A Montréal, le 24 mal 1912, à l âge de 43 an», est décédé* Marie Auger.Le* funérailles auront lieu lundi 1* 27 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure du Dr Hébert, No 350 rue St-Denis, à 8 heures 30 a.m., pour s» J rendre à l’église St-Jacque* où le ser- ^ vice sera célébré, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assii* ter sans autre invitation.t T
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