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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 5 juillet 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-07-05, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE—No.158 MONTREAL.VENDREDI 5 JUILLET.1912 UN SOU LE NUMERO y ABONNEMENTS: y Edition Quotidienne : CAMÂDA BT 8TATB-UHZB .93w00 ÜHIOK BOBTALB .96.00 Edition Hebdomadaire : CAB ADA.91.00 91.50 8TATB-UKIB .tnrxox pobtalb 92.00 DEVOIR Rédadtion et Administration i 71.RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRA^ W: Mrà 74SI REDACTION i 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ECOLE BILINGUE La réponse de l’Association d’Education au Dr Merchant L’édition définitive de Carneau On trouvera en cinquième page une brève analyse de la réponse de l’Association d’Education au rapport d*i Dr Merchant, que signalait hier le télégraphe.Cette analyse met en relief des faits et des chiffres fort intéressants, mais elle ne devrait qu’inciter à lire le texte même de la Réponse.On connaît l’histoire du rapport Merchant et comment, à la suite des accusations portées par Mgr Fallon, le gouvernement de l’Ontario ordonna une inspection spéciale des écoles bilingues.L’étude et les conclusions de M.Merchant firent beaucoup de bruit, mais l’on peut en toute sûreté affirmer que peu de gens ont pris la peine de les étudier de près.La plupart n’en connaissent que deux ou trois phrases mises en vedette par les journaux et ne se sont jamais préoccupés d’en scruter le détail, encore moins de comparer les résultats imputés aux écoles bilingues par le Dr Merchant avec ceux que la statistique et les rapports officiels mettent à la charge des écoles publiques anglaises.Le mérite et l’attrait principal de la Réponse sont précisément d’analyser point par point le rapport Merchant, d’en extraire des aveux topiques et d’établir certaines comparaisons précises entre les résultats de l’école bilingue et ceux de l’école publique anglaise.Les auteurs de la Réponse ne prétendent pas que les écoles bilingues sont parfaites, ils rappellent au contraire, que les Canadiens-français ont été les premiers à en signaler les lacunes et à indiquer les remèdes, mais ils démontrent qu’étant données les circonstances, ces écoles ont produit des résultats qui prouvent leur valeur.Ils établissent en même temps que les lacunes ne sont point le fait du “bilinguisme”, mais bien de circonstances extérieures.Et la question se ramène à ceci: Faut-il supprimer une oeuvre parce qu’à raison de circonstances étrangères, elle ne donne pas le maximum d’efficacité que l’on voudrait en obtenir?Dans ce cas, que faudrait-il faire des écoles publiques anglaises de l’Ontario, dont le professeur G.H.Weedier, de l’Université de Toronto, disait à la dernière réunion de VEducational Associalion de l’Ontario, qu’elles constituent ' un crime contre la nation.—A crime against the nation.Que faudrait-il faire des 13 Collegiate Institutes et 40 High Schools (écoles secondaires et académiques) visitées par M.l’inspecteur Spotton et dont celui-ci dit (rapport du ministre de l’Instruction publique de l’Ontario, 1911) que 32 pour cent de leurs, élèves ne savent pas épeler l’anglais d’une façon satisfaisante (/ examined 3,396 pupils in the latter subject (.l’épellation) and of those I grade 30 per cent as good, 38 per cent as fair and 32 per cent as poor or bad).Le mal de l’un ne guérit pas celui de l’autre, et il importe d’améliorer aussi vite et d’une façon aussi complète que possible nos écoles, mais il n’est pas mauvais de jeter de temps à autre un coup d’oeil sur les voisins.On cherche trop évidemment à créer l’impression que nos écoles sont inférieures, tandis que les autres sont parfaites, et qu’il faut donc supprimer les nôtres comme scandaleuses.Nous avons le droit de faire des comparaisons et de rechercher les causes générales d’une situation qui ne nous est point particulière.La caractéristique de la Réponse, c’est d’ajouter aux démonstrations de principe, une discussion de chiffres qui donnera à nos compatriotes de l’Ontario et à leurs amis du dehors une plus juste idée de la situation et des armes mieux trempées.Elle cobtient en même temps des chiffres qui mettent en vive lumière la participation respective du gouvernement et des pères de famille dans le coût de l’éducation, et qui soulignent ainsi la tyrannie de ceux qui veulent empêcher les pères de famille de donner à leurs enfants l’éducation qu’ils jugent convenable.Tout cela est à lire et à méditer.La Réponse sera sans doute distribuée à profusion dans l’Ontario.Nous voudrions la voir, dans notre province, aux mains de tous ceux que préoccupent l’instruction publique et l’avenir de notre race.Orner HEROUX.Le referendum Un article du programme de M.Scott, dans la Saskatchewan, est très significatif dans les circonstances.M.Scott propose d’adopter le principe du referendum qui permettra “à nos citoyens de bénéficier de tous les avantages de cette méthode démocratique de suggérer et de contrôler la législation dans l’intérêt du peuple”.Le principe n’est pas tout à fait nouveau.Il existe dans certaines de nos lois municipales qui obligent les municipalités à soumettre au peuple l’octroi de certains privilèges.Ainsi, le cabinet Gouin a fait décréter un jour qu’aucune franchise ne peut être accordée, sans la ratification immédiate du peuple.Il est vrai que M.Gouin dispense les municipalités de cette condition chaque fois qu’il s’agit de favoriser de puissantes corporations.En politique même nous avons déjà eu le referendum à propos de la prohibition dont M.Laurier fut bien aise de se débarrasser par ce moyen.Mais il n’existe pas encore dans nos lois d’Etat, et qu’il y entre ou non, le seuil fait qu’il figure déjà dans le programme d’un parti montre qu’il fait du chemin dans l’opinion.En Angleterre on en a déjà parlé à propos de la réforme du tarif demandée par le parti unioniste et s’il a provo-tpié des dissidences et des objections il a eu aussi ses avocats ardents.La ravue le Mouvement Social l'étudiait récemment dans un article fort intéressant: “Le referendum ne peut sang doute empêcher, dit-elle, que les fonctions parlementaires, les places de conseillers municipaux ou autres, soient recherchées ao préférence par une certaine classe ou par une catégorie de personnes qui tiennent & demeurer le plus possible au pouvoir, dans l’intérêt du Ëarti politique qu’elles représentent.tais ce fait qui, sans le referendum, conduirait à la dictature de ces personnes, a, avec lui, l’avantage de procurer aux assemblées un personnel parfaitement compétent et entraîné pour la besogne limitée iqu Ht assume: la confection de la loi, sans qu’aucun des;n-tonvénlents déjà décrits soit à redouter.“On fait précisément parfois grief au referendum de cette limitation en lui reprochent d’humilier tes représentants, die leur enlever toute responsabilité, de les placer sous une véritable tutelle, de rendre leur situation intenable le jour où un projet adopté par eux set rejeté par le peuple.Un maire, par ¦xaaol* a-t-oa dit.as restera nas mai-> re une minute do plus après l’échec d’un projet qui lui tient au coeur.Dés lors, ou bien les électeurs voteront contre lui, et ce seront des crises municipales continuelles, ou bien, appréhendant cette démission, ils ratifieront, pour l’éviter, le projet agréable au maire, et alors que devient la liberté du vote?“Il n’existe pourtant pas un pays où le personnel pélitique jouisse de plus de stabilité qu’en Suisse, pays de referendum.Les mémos hommes sont fconstamment renvoyés à la Chamlbre, et les luttes électorales y sont généralement des plus modérées, précisément pance que le peuple se sent toujours maître de prévenir les conséquon ces d’une erreur •die ses représentants en arrêtant une oeuvre défectueuse ¦sortie de leurs délibérations; de leur côté, les représentants ont assez de Sens politique et de respect de la volonté qui les a élus, pour ne point se dépiter devant la manifestation des dé-'sirs populaires.Au fond, l’objection •que nous venons (h) relever montre *)ien à quel point les dominateurs de ?’heure présente possèdent une idée Btroite do leur rôle et considèrent leurs fonctions comme un moyen de taire prévaloir en toutes choses leui •volonté propre, et non l’intérêt géné ¦rai.C’est une preuve de plus qu’il se •rait grand temps de leur retirer la Souveraineté absolue et abusive qu'ils ont usurpée.’’ Le premier congrès de la langue française tenu en Amérique vient de se clore, à Québec.Il fera date, dans les annales du Canada-français.De même aussi fera date, chez nous, la publication définitive de l’Histoire du Canada, de Garneau.Par une heureuse coincidence, cette édition défintive paraîtra ’année même du premier congrès.Et nous aurons le plaisir de la mettre dans notre bibliothèque avant la fin de l’année, semble-t-il.Des renseignements certains, venus de Paris, nous confirment cette nouvelle.Lors du passage, à Montréal, de ta mission française déléguée aux fêtes de Champlain, il y a quelques semaines, M.Hanotaux, de l’Académie française, et président du comité France-Amérique, nous apprenait que cette association va publier une collection d’ouvrages historiques et économiques sur le Canada.“Et l’Histoire du Canada, de Garneau, inaugurera cette collection,” disait-il, aux applaudissements de tous les Canadiens-français présents à cette déclaration.Le comité France-Amérique va tenir parole: nos informations nous permettent de dire que le premier volume de l’Histoire du Canada de Garneau, publiée sous les auspices de cette association, paraîtra vers novembre prochain, à Paris, chez un grand éditeur.Cette édition sera précieuse pour tous ceux qui s’occupent des questions canadiennes.M.Hector Garneau, petit-fils de F.X.Garneau, travaille, depuis plusieurs années, à mettre au courant de la science moderne l’oeuvre de son aïeul.La cinquième édition de cet ouvrage, publiée à Paris, contiendra de volumineuses notes, une bibliographie complète de l’histoire du Canada, des documents de grande importance, et plusieurs autres renseignements qui la mettront au rang des oeuvres qu’il importe de consulter sans faute, si l’on vei.1) bien connaître les détails de notre histoire.M.Hector Garneau, nous dit notre correspondant, n’a rien négligé pour rendre l’annotation de cette édition aussi complète que possible.M.Gabriel Hanotaux a promis d’écrire la préface de cette nouvelle édition.Historien lui-même, M.Hanotaux, qui écrivit l’histoire de Richelieu, connaît les origines du Canada-français; et une préface de lui devra certes donner encore plus de relief à l’édiüon définitive de Garneau.11 y aura aussi une introduction de M.Hector Garneau.Tous ceux qui ont écrit des articles ou des ouvrages un tant soit peu documentés sur le Canada, depuis cinquante ans, ont dû citer Garneau.Il est notre historien classique.Et la nouvelle édition de son oeuvre principale, révisée comme elle le sera, après les travaux de M.Hector Garneau, ne fera que souligner davantage ’importance de cct ouvrage, écrit fièrement pour démontrer à nôs compatriotes -anglais que ei-ous avons une belle histoire, une grande histoire, et des plus glorieuses.ne se feront par réleetricité.Le perfectionnement des moyens de transmission, les inconvénients de la fumée dont on se plaint chaque jour davantage contribueront à généraliser l’usage de l’électricité.En attendant, il est intéressant de savoir que dans l’Ontario l’on ne pense pas seulement à l’industrie et au transport, mais à l’agriculture aussi.Quand le cabinet Whitney entreprit d’utilise-r les forces du Niagara au profit des contribuables afin d’amener une réduction dans les prix d’éclairage des grandes villes, il annonça que les cultivateurs ne seraient pas oubliés dans les avantages susceptibles de résulter de son projet, et il a tenu parole.Une délégation est allée visiter les pays d’Europe où l’électricité est déjà utilisée par l’agriculture, et voici que l’on va faire des démonstrations par toute la province, de manière à tenter les cultivateurs.Deux machines à couper vont être achetées et transportées de place en place pour apprendre aux cultivateurs quels profits ils peuvent retirer de leur emploi.On dit que tout l’appareil coûtera beaucoup moins que les machines actuellement nécessaires à l’exploitation d’une grande ferme.Nous suivrons oes expériences avec intérêt et t.â-cherons d’en donner le résultat aux lecteurs du Devoir.G.DALLAIRE.Les Asiatiques en Afrique Australe Georges PELLETIER.L’électricité et ses usages Suivent plusieurs exemples où les bienfaits du refenrendum sont démontrés.On peut sans doute citer aussi quelques exemples dans le sens contraire.L’on n’a encore trouvé et l’on ne trouvera probablement ja mais aucun système parfait.N’empêche que le referendum offre de sérieuses garanties contre l’emballement des pouvoirs publics et les abus que le régime parlementaire entraîne quand l’esprit de parti devient une passion.Nous avons dit que le projet de M.Scott est significatif dans les circonstances.Ne .prouve-t-il pas un effet qu’en demandant une consultation populaire sur les modifications projetées de nos relations avec l’Empire nous n’avons après tout réclamé rien de si extraordinaire.Car s’il convient de donner au peuple le moyen d’empècher une dépense exagérée, une innovation trop risquée, un projet mal conçu, qui peut compromettre son avenir matériel, n’est-il pas cent fois plus à propos de lui permettre de décider lui-même de ses relations politiques pour l’avenir?C’est ce que le parti conservateur a fini par admettre lorsqu’il accepta l'amendement Monk à l’effet de soumettre au jugement populaire tout projet de participation à la défense de l’Empire.On dirait qu’en prenant rÿiitiative, M.Scott veut lui lui ôter tout prétexte d’oublier.9.ItAUZON.Il est peu d’usages auxquels l’on n’a pas réussi à appliquer l’électricité.Pour différentes raison, la vapeur reste cependant encore la grande force motrice de l’industrie et du transport.Dans le cas de l’industrie, la distance des forces hydrauliques et le coût des insialiations nécessaires à son utilisation sont l’obstacle principal à son emploi.A mesure que le développement général rapprochera les centres de production des voies d’eau ou multiplieront les villes manufacturières, le recours à l’électricité s’imposera.Pour le transport, il y a d’autres difficultés à résoudre.La vapeur coûte moins cher, et elle est moins exposée aux accidents.Si le générateur électrique fait défaut, les services du réseau tout entier se trouve interrompu, tandis que le bris d’une locomotive à vapeur n’affecte qu’une infime partie du service.Le New-York Central dont les services urbains se font par l’électricité a déjà partiellement du moins trouvé une solution en installant sur chacune de ses locomotives un accumulateur qui leur permet de fonctionner pendant une demi-heure, mois cetle réserve ne suffirait pas pour une longue course.Aux Etats-Unis, l’on compte actuellement 800 millc!i de vote où le transport se fait par l’électricité.Comparée à l’éteftdue du réseau général de voles ferrées, cette proportion est sans doute très minime, mais elle augmente rapidement et dans dix ans, toutes les courses de chemins de fer de distance moyen- La confédération de l’Afrique Australe se trouve, comme la Colombie-Anglaise et les Etats occidentaux de l’Union américaine, aux prises avec le problème de l’immigration asiatique.Elle vient de décider d’exclure cette immigration, en douceur, par une méthode d’éducation semblable à celle qui se pratique en Australie.C’est une application nouvelle du Natal Act, qui a été longtemps la plus brutale mesure d’exclusion prise contre les Asiatiques.La loi australienne décrète l’exclusion de “toute personne qui, si elle en est requise par le fonctionnaire compétent, se trouve incapable d’écrire sous la dictée et de signer en présence de ce fonctionnaire un passage de cinquante mots en une langue européenne désignée par le fonctionnaire.” Le Natal Act exigeait simplement la rédaction d’une demande d’admission “en une langue européenne quelconque.” La loi australienne donne au f-onctionnaire le choix du texte à écrire aussi bien que.celui de la langue dans laquelle il devra être écrit.L’épreuve est ainsi rendue beaucoup plus sévère et plus difficile à subir.L’adoption d’une loi de ce genre en Afrique Australe était inévitable.Le problème asiatique est autrement sérieux dans les pays orientaux peuplés d’Européens qu’il ne l’est sur notre côte du Pacifique.Les coolies indiens sont arrivés au Natal et au Transvaal en nombre assez considérable pour menacer d’exclure les blancs de leurs propres industries et de leurs établissements de commerce.Importés en vertu de contrats pour répondre à un besoin pressant de main-d’oeuvre, leur présence n'aurait pas soulevé d’objection si elle s’était limitée à la durée des contrats intervenus.Ce qui a excité l’animosité des travailleurs blancs, c'est qu’à l’expiration des engagements pris de part et d’autre les coolies aient été laissés libres de demeurer dans le pays.En s’y établissant à demeure, les Asiatiques se sont montrés capables de faire une concurrence désastreuse aux jardiniers et à tous les marchands détailleurs.La nouvelle loi de l’Union Sud-africaine, si on en croit les dépêches transmises par cable, permettra encore l’importation de, la main-d’oeuvre asiatique; mais tout indique qu’elle imposera la déportation des coolies à l’expiration de leur contrat d’engagement.Sur le Pont d’Avignon.La presse anglaise fait une bruyante réception à nos ministres, les autorités les accueillent à grand renfort d’amabilités, toutes les gazettes publient leurs photographies et les appellent “des hommes d’Etat remarquables”.La semaine prochaine, on leur fera voir une revue navale grandiose, à Spithead, et puis on les invitera a sauver l’Empire.Le fer chaud, l’Amirauté entreprendra de le battre.Mais s’il est trop malléable là-bas, il se pourrait bien que la température politique du Canada ne lui convienne plus, quand, la conférence finie, on nous le retournera.# * * Le Canada s’amuse de voir qu’une phrase de M.Lamy à Québec, ne sc trouve pas dans Je texte de son discours, publié dans le Correspondant, dernière livraison.Et c’est fort simple: M.Lamy avait écrit en France son étude sur les origines et Je développement de la langue française, et l’avait donné au Correspondant avant de s’embarquer.Il a voulu attendre d’être au Canada pour savoir ce qu’y était la langue, avant de porter un jugement là-dessus.Nous conviendrons que, s’il se fût appelé Graindorge, il eût eu assez de confiance en son jugement pour écrire tout cela avant son départ, n’en connût-il pas alors le premier mot.Mais il s’appelle Etienne Lamy et tient à savoir ce dont il parle.s?# * La Patrie invitait hier soir les Canadiens-français à contribuer au maintien d’une puissante marine anglaise, et disait: “Pourvu que la loi constituant notre manne conserve notre autonomie intacte et complète, la province de Québec ne refusera jamais à la Grande-Bretagne cette contribution, surtout si elle a pour but de mater la Prusse et, par ricochet, de venger la France.” Le journal de M.Tarte entend-il dire par là que c’est aux Canadiens-français à s’occuper de la fameuse revanche dont Gambetta disait: “Pensons-y toujours, n’en parlons jamais,” quand il revenait de chez la P-aïva?Ce serait tout simplement imbécile.NOS CONFÉRENCES Les Initiatives sociales et religieuses en France par M.l’abbé Thellier de Poncheville C’est le lundi soir, 8 juillet, à 8 heures, au Monument National, que M.l’abbé Thellier de Poncheville parlera, sous les auspices du Devoir, des Initiatives sociales et religieuses en France.M.le comte Thellier de Poncheville portera aussi la parole et M.Gustave Zidler dira l’un de ses poèmes.C’est notre directeur qui présentera au public nos hôtes distingués.L’entrée est gratuite; mats, pour faire ses frais, l’administration du Devoir offre dès maintenant en vente: les baignoires à $5 ($1 par fauteuil); l’orchestre, 75 cts par fauteuil, et les fauteuils des trois premières rangées du balcon à 50 sous.LETTRE DE FRANCE UNE CRISE POLITIQUE.— LA REFORME ELECTORALE ET LA REPRESENTATION PROPORTIONNELLE.— UNE ERREUR DE M.POINCARRE.—LA MAÇON NERIE ET “LE SCRUTIN ELARGI”.— LA MINORITE VOUDRAIT GOUVERNER.On parle d’établir un service de transatlantiques entre Liverpool et la Baie d’Hudson, — à Port Nelson.Ce trajet serait -en.théorie de deux jours plus court (pie n’importe quel autre, de l’Amérique à l’Europe.Sur le papier, cela semble parfait.Mais la navigation de la Baie d’Hudson n’est guère praticable, pendant au moins sept -mois de l’année, disent les ingénieurs et les experts; et, le reste du temps, elle est dangereuse.Il passera encore bien des paquebots entre l’Amérique et l’Europe avant que l’itinéraire Fort-Churchill-Liverpool, ou Port-Nelson-Glasgow soit d’usage courant, chez les grandes compagnies -de navigation.• • • M.Roosevelt va commencer une campagne politique, aux Etats-Unis, afin d’en redevenir le président.Il dénoncera surtout le coût de la vie et promettra d’essayer à l’abaisser, disent les dépêches.Sa campagne pourra ne pas manquer de popularité; car lout le monde souffre de l’accroissement du coût de la vie.Mais les Américains seront-ils assez naïfs pour croire que Teddg réussira, la où les économistes et les philanthropes ont échoué, depuis plusieurs années?Ce n’est qu'avec le concours des producteurs, l’établissement de coopératives industrielles, et la mise à la raison des intermédiaires millionnaires, qui achètent les articles nécessaires à la vie le moins cher possible, du producteur, et les revendent le plus cher possible aux consommateurs, que l’on diminuera le fardeau écrasant pour ceux-ci.Toutes les dénonciations politiques n’auront aucune influence, sur ce point.Uldéric TREMBLAY.Feu H.P.Dwight EL ETAIT PRESIDENT DE LA GREAT NORTHWHSŒERN COMPANY.Toronto, 5 — M.Harvey Prmtiee Dwight, vite-président de In Canadian General Electric Company et président de la Great Northwestern Telegraph Company, est mort hier après-midi à sa résidence, après avoir soutfert d’une longue et pénible maladie, M.Dwight a succombé K la maladie de creur.Il peut être considéré comme le père de la télégraphie au Canada.Il entra au service de la Montreal Telegraph Company, en 1847, c’est-à-dire l’année de , sa fondation.En 1881 lorsque la compagnie Great Northwestern fut formée, M.Dwight en devint le Le thermomètre monte.Pendant un temps, les gens disaient, attristés, dl n’y a pas trois semaines: “Nous n’aurons pas d’été.Le voici venu.Et, maintenant, des gens s'exclament: “Qu’il fait donc chaud I Ah, si nous avions de la fraîchel” Cela viendra assez tôt: et nous en aurons pour six mois au moins.Qu’on y pense; c’est rafraîchissant # # * Les statistiques du bureau de la naturalisation, à Moniréal, indiquent que les Juifs russes sont, de tous nos immigrants, les plus empressés à demander leurs lettres de naturalisation.On ne saurait les en blâmer; mais l’on pourrait prendre avantage de cette constatation pour dire à nos concitoyens d’origine cana-dienne-française, inscrits comme citoyens des Etats-Unis, et de retour au pays qu’il leur serait bon se réinscrire ici comme citoyens canadiens.Il ne faut pas que la population indigène du pays laisse volontairement diminuer son influence en négligeant de faire son devoir, quand les immigrants, eux, n’ont rien de plus pressé que d’acquérir leur droit de citoyenneté.Le Veilleur.Paris, le 21 juin 1912.— Nous vivons une période de crise politique extrêmement intense et curieuse, mais si complexe que je me demande comment vous en faire comprendre le caractère et la portée, qui n’apparaissent même pas clairement à tous les Français.Il s’agit toujours de la réforme électorale, mais la question posée dépasse de beaucoup cette réfonne elle-même.Et si le but immédiat qui est visé paraît n’être que la chute du ministère, le résultat qui serait atteint affecterait le régime lui-même.L’effort des conjurés ne tend à rien moins en effet qu’à ruiner la buse même du gouvernement parlementaire qui est la suprématie du nombre et cela est d’autant plus extravagant que les dits conjurés sont précisément les champions déclarés du parlementarisme et du droit supérieur des majorités.Quand je vous dis que c’est incohérent, vous voyez que je n’exagère pas.Mais je prie mes lecteurs de croire que ce n’est point moi qui le suis, mais bien la situation dans laquelle nous nous trouvons.Voici les faits; Lundi dernier, de débat s’est insti tué devant la Chambre, sur la réforme électorale, en deuxièrr^e lecture.Etaient en présence le projet du gon vernement accepté par la Commission du suffrage universel et un contre-projet signé des principaux chefs du parti radical.On discuta, suivant l’usage, les caractéristiques générales des doux textes, étant entendu que le premier vote serait émis sur le contre-projet.Au nom du gouvernement, M.Poincnrré, président dn Conseil, déelnra que si le contre-projet avait la majorité, le ministère se retirerait.C’est ici que les choses deviennent fantastiques.Prenant acte de la déclaration de M.Poincarré, les chefs radicaux vinrent lui faire sommation “de neutraliser” les suffrages de tous les députés n’appartenant pas aux groupes de, gauche, et de consentir par conséquent à se retirer s’il n’avait pas “la majorité de la majorité républicaine”.M.Poincarré eut la faiblesse de consentir à faire cette injure non seulement à des collègues, mais au suffrage universel, au pays qui a nommé tous les députés avec, des droits égaux.Et mardi soir, l'on vota — 197 députés se prononcèrent pour le contre-projet, 348 se prononcèrent contre.Le gouvernement avait donc une majorité numérique de 150 voix.Mais alors, précisément, a oom- Futurs sénateurs LE GOUVERNEMENT A SEPT VACANCES A REMPLIR A LA CHAMBRE HAUTE.Ottawa,5,— I-es noms du ma.'or Bvxvt-Je si, de Ch-anmea J amcflon,dé|mité fédéraux, do MM.D.Murphy, d’Ottawa, Geo.Dorlon, ox-M.P., do Nipissing, sont mentionnés comme futurs at-nu gérant générai.Depuis 1893 il en était j tours.La gouverne-mont n sept vncan i - .-.1 -¦ ces à remplir au Sénat dont quatre le présent et le gérant.d*™ |A kouvelle-Ecosac, d«u* dans M.Dwight naquit à Belleville, N.Y., {Ontario et une dans ITle du Priiioc-K 08 décembre, 1828.(Edouard, mencé “l’épluchage”, si je puis dire, des bulletins pour déterminer dans quelle proportion ils émanaient de républicains authentiques, indiscutables.Le gouvernement prétendit tout de suite trouver, parmi les 348, 225 bulletins émanait de véritables républicains.Ce ne fit pas l'affaire des conjurés.Et, mercredi, ils livrèrent une bataille violente au gouvernement pour faire décider que parmi les 348, il n’y avait pas 197 “véritables républicains” et donc que le ministère devait se retirer.M.Poincarré tint tête à l’orage; on vota et le gouvernement l’emporta de nouveau, avec 346 contre 179.Ainsi la majorité numérique reste fidèle au cabinet.Mais l’imprudence commise par M.Poincarré lorsqu’il accepta la discrimination des bulle- tins de vote, pèse et pèsera lourdement sur sa vie ministérielle.A chaque scrutin la comédie recommencera, et comme les 348 sont fort h6té- ; rogènes—monarchistes, Action Libérale, progressistes, radicaux dissidents et socialistes unifiés— il est possible qu’une habile mnnoeuyre’fas-se trébucher le ministère.Ce qui est certain, c’est que les états-majors radicaux veulent, à tout prix, amener une crise, parce qu’ils ! entendent, par tous les moyens, cm- ; pêcher le vote de la réforme éleeto- { raie.Dans les débats qui se sont,' déroulés pendant les trois premiers jours de la semaine, nous avons vu donner de tout leur effort tous les) chefs de la frnne-maçonnerie qui!* constitué, comme vous savez, l’ossa- 1 turc du parti radical et radical socialiste.Ce qui est, certain d’antre part,, c’est que la réussite de ce complot | créerait, une situation inextricable.D’une part, en effet, la fâcheuse concession consentie par M.Poincarré sera exploitée contre tout successeur qui tenterait de s’affranchir de cetto thèse absurde, et les radicaux adversaires de la réfonne électorale maintiendront intactes leurs exigences.D’autre part, même en défalquant des 348 bulletins de la majorité les 25 ou 30 bulletins émanant, de députés ministériels par destination, il existe une majorité numérique certaine en faveur de la réforme électorale, et aucun ministère ne pourrait gouverner contre cette majorité hétérogène mais disciplinée.En d’autres pays, on parlerait de dissolution.On en parle bien un peu, mais il n'y a pas de précédent, et la dissolution est considérée comme une manière de coup d’Etat.D’ailleurs le résultat électoral serait médiocre, et la force des partis sensiblement la même, puisque le mode du scrutin qui fait une très large place aux personnes serait diminué de même.Vous vous apercevez que je n’exagérais rien en vous affirmant dès l’abord que nous étions dans l’incohérence et le gâchis—et que nul ne pouvait apercevoir comment nous en sortirions.Evidemment il apparaîtrait logique qu’après les défaites multiples qu’ils ont subies, ces adversaires de la réforme électorale s’inclinent.Mais ce serait méconnaître leur rnractère et leur humeur.Us ne s’inclineront pas parce qu'ils défendent tout autre chose que la justice électorale et la moralité du scrutin, ils défendent leur place personnelle et l'influence de la franc-maçonnerie à laquelle iis sont asservis.La franc-maçonnerie qui, grâce à la fraude, à la corruption, à la pression administrative, parvient àj utiliser largement le scrutin actuel,'le, scrutin uninominal, repousse de tou-| tes ses forces “le scrutin élargi” —-, quelles qu’en soient les modalités — qui supprimerait son hégémonie, Ainsi la bataille se trouve de vrai engagée entre francs-maçons et antimaçons, et les premiers, suivant une tactique ancienne, n’hésitent pas à entrer dans une voie qui est proprement révolutionnaire pour maintenir la dictature que, simple minorité, ils entendent imposer au pays.Je vous assure que la bataille est passionnément intéressante et que l’enjeu en est singulièrement grave pour le pays en général et pour les catholiques en particulier.Joseph DENAIS, Député de Paria. V LE DEVOIR, VENDREDI, 5 JUILLET 1912 Le “ Parler des Aieux ” Toste porté à Québec, le Samedi 29 juin 1912, par M.Gustave Zidler, au banquet de Premier Congrès de la langue française 1 Pourquoi, chers Canadiens, nous les Français de France, Sentons-nous notre coeur battre avec déférence, Vers vous, à votre voir, s’incliner nos esprits?Lorsque vous nous parlez, d'où vient donc votre charme?D’où votre émoi si grave et si profond, qu’une larme Voile presque nos tjeur surpris?Ah! c'est que sans oubli, pères, enfants, épouses; \ os lèvres ont gardé, fidèles et jalouses, L’accent du vieux pu g s qui vibre sous vos toits; C’est qu'on peut, tout au long des rives laurentines, Cueillir comme des fleurs naïves d’églantines, Les richesses de nos patois! C’est qu'ici de la France ancienne—ailleurs caduque—-O “bonnes gens", sous la “câline" et sous la “tuque", Sous sourit avec vous dans sa simplicité; C'est que pour vos chansons, apprises de vos mères, Avec nos grands aïeux, nous passants éphémères, ^ ans vivons mêlés tous ri de l’éternité! Les mots que notre souffle en cet instant ranime, Débordent notre coeur d’un jour frêle et minime, Par l'infini pouvoir de leur vaste passé: Chaque mot porte en lui son âme universelle, Iliche et mystérieuse, où couve une parcelle D’âme des millions d’hommes qui l’ont pensé.Les mots sont des reflets de l'antique patrie: Et c’est pourquoi si loin notre oreille attendrie Aime en reprendre ici le patrimoine entier Je t’admire et te loue, à Canadien mon frère.Qui n'en voulant rien perdre, en rien laisser distraire Ln resta l’intègre argentier! Je t’écoute et voici, loyal dépositaire, Que tous les purs trésors du verbe héréditaire Soudain dans tes discours je les ai recouvrés, Mots délicats ou fiers de bourgeois ou de princes, Mots ingénus aussi des rustiques provinces, Louis d’or ou gros sous cuivrés.CI ces mots, même ceux de la pauvre chaumière, • Qui baignèrent dans iair de la France et sa lumière Qui chantent maintenant aux berceaux canadiens, Vous disent, vieux français, tout pleins de saintes choses, Fleurant encore nos blés, nos vergers et nos roses: “Souviens-toi, souviens-toi, comme je me souviens!” L'un dit: “Aux bords de la Charente, “ Qui dut voir là-bas mon déclin, “Moi, je suis né; je m’apparente “ri la conquête de Champlain.” “Fl moi, dit un autre, on devine “Le nid d’où sort mon chant d’oiseau: “De l'humble aïeule Poitevine “Mes frétions aidaient le fuseau.” “I n autre reprend: “Ma paroisse, “C'csl Mortagne; si j'y vieillis “S'il faut que j’y meure ou décroisse, “\ul n'est prophète en son pays.” “Tel autre encore: “Ma Xormandie “Me répéta dans ses échos; “Qu'importe la scène agrandie?“Je songe au ciel d'Ange ou de Caux." “Ft moi, j’ai l'allure cavalière “Voyez! je fus le compagnon “D'un joyeux Carignan-Salière! “Moite encore de vin bourguignon.” Ceux-ci parlent de prés, d'étables, De granges pleines et des soirs Où les noces, le coude aux tables, U limaient le parfum des pressoirs.Ceux-ci rythmèrent les cadences Des bergers chanteurs de noëls, Firent tourbillonner les danses Autour des grands feux fraternels; Ceux-là jaillirent en prières, Peut-être même teints de sang, ,»• Montréal, 4 juillet k LC DEVOIR, VENDREDI, 5 JUILLET 191, * ' Politiq ue Canadienne Pas une seule élection par acclamation LES MISES EN NOMINATION DES CANDIDATS AUX ELECTIONS PROVINCIALES ONT EU LIEU HIER.' Y\ Regina, Sask., 5.— Hier avait lieu la mise en nomination des candidats qui se présenteront aux prochaines élections provinciales.Les candidats en pretence tent les mémea qu’aux élections dernières.Voici la liste: Arm River—Geo.A.Scott, Mina.; F.C.Whitlock, Opp.Athabasca—Remis k plus tard.Battleford, S.S.Simpson, Mina.; Dr Ovens, Opp.Battleford Nord—D.M.Fiulayson, Mins.; J.J.Foley, Opp.Biggar—C.W.Cawthorpe, Mi ns.; L.McDonald, Opp.Cannington—J.D.Stewart, Mins.; C.F.D.VV doii, Opp.Camera—J.D.Robertson, Mina.; W.S.McGregor, Opp.Cumberland—Remis.Delisle—Remis.Eagle Creek—Geo.Harris, Mins.; J.B.Laycoek, Opp.Eetevan—Geo.Bell, Mins.; Henry Vardley, Opp.Francis-—W.G.Robinson, Mina.; Dr Mahan, Opp.Gull Lake—Dr Lockhead; Dr Swans-tom, Opp.Hanley—Dr J.W.MacNeill, Mina.; John Hamilton, Opp.Humboldt—Hon.A.Turgeom, Mina.; A.D.McIntosh, Opp.Kerrobert—Geo.H.Watson, Mina.; J.M.Hanbridge, Opp.Kindersley—Hou.W.R.Motherwell, Mins.; J.M.Toombs, Opp.Kinistino—E.H.Devine, Mine.; Dr G.N.Giles, Opp.Last Mountain—S.J.Latta, Mins.; T, A.Anderson, Opp.Lloydmimater—J.P.Lyle, Mins.; O.H.Price, Opp.Lumsden—J'as.Russell, Mins.; F.C.Tate, Opp.Maple Creek—N.L.Robson, Mins.; D.J.Wylie, Opp.Melfort—G.B.Johnston, Mins.; Dr T.Spence, Opp.Milestone—Bernard Larson, Mine.; T.J.How, Opp.Moose Jaw, ville1—Ed.C.Mathews, Mins.; W.B.Willoughby, Opp.Moose Jaw, comte—J.A.Sheppard, Mins.; F.W.ureen, Ind.Moose Mountain—R.A.Magee, Mins.; Dr W.Elliott, Opp.Moosemin—A.S.Smith, Mins.; E.L.Ehvood, Opp.Morse—Rév.M.Leitch, Mins.; H.M.KJassen, Opp.Pelly—J.K.Johnston, Mims.; E.J.Johnson, Opp.Pleasant Hills—A.B^A.Cunningham, Mins.; H.H.Will way, Opp.Pinto Creek—S.R.Moore, Mins.; A.Marcotte, Opp.Pipestone—B.J.Phin, Mins.; A.B.Billis, Opp.Prince Albert ville—Dr Robertson, Mins.; J.E.Bradshaw, Opp.Qu’Appelle Nord—J.A.McLaughlin, Mins ; J.A.MacDonald, Opp.Qu’Appelle Sdd—David Railton, Ind.; F.W.G.Haultain, Opp.Quill Plains—W.H.Paudson, Mins.; A.E.Bence, Opp.Redbcrry—Geo, Langely, Mins.; R.M .Pitt, Opp.Regina Ville—J.F.Bole, Mins.; J.E.L.Embury, Opp.Rosetown—C.B.Mark, Mins.; W.G.Terry, Opp.Rosthern—Gerhard Ens, Mins.; Geo.Braden, Opp.Saltcoats—Hon.J.A.Calder, Mins.; J.Nixon, Opp.Saskatoom Ville—Hon.A.P.McNab, Mins.; Dr.Hugh Munroe, Opp.Saskatoon Comté—Hon.W.C.Sutherland, Mins.; Dr Bulmer, Opp.Shellbrook—A.MeOwen, Mins.; S.I.Donaldson, Opp.Souris—^R.E.Forsythe, Mins.; J.J.Heaslip, Opp.Swift Current—-Hon.Walter Scott Mins.; Rév.F.Forster, Opp.Thunder Creek—Alex.Beaudreau.Mins.; A.S.Gallagher, Opp.Touchwood—G.M.Atkinson, Mins.; W.Brice, Opp.Tramping Lake—Ja.s.Scott, Unity, Mins.; R.J.Speers, Opp.Vonda—A.F.Totske, Mins.; G.A.Larew, Opp.Wadena—H.C.rierce, Mins.; J.H.Heann, Opp.Weyburn—Dr Mitchell, Dr Bowman, Dpp.Willowbuch—S.C.Wright, Mins.; W.W.Davidson, Opp.Yorkton—T.H.Garry, Mins.; W.D.Dunlop, Opp.Londres fait un bon accueil à M.R.L.Borden LA PRESSE ANGLAISE S’OCCUPE BEAUCOUP DU PREMIER MINISTRE CANADIEN ET ATTEND AVEC IMPATIENCE SES DECLA RATIONS AU SUJET DE LA QUESTION NAVALE.Le parachute ne fonctionne pas et Moore se tue FIN TRAGIQUE D’UN AERONAUTS QUI FAIT, DEVANT 15,000 SPEC TATEURS, UNE CHUTE DE 800 PIEDS.Londres, 5.— Les journaux consa crent beaucoup d’espace à l’arrivée de M.Borden.Les portraits du premier ministre et de ses collègues circulent partout.Le R.C.Q.a invité les distingués visiteurs à d-ner pour mercredi.Le Comité des Indes Occidentales a offert un d-ner à M.Geo.E.Foster, W.M.Campbell présidait.Lord Lans downe, Bonar Law, lord Strathcon-a, M.J.D.Hazen, lord Degborougih, sir Thomas Skinner, sir Gilbert Parker, sir Max.Aikin, sir D.Morris, sir Wm.Mackenzie -et un grand nombre d’au très personnes étaient présentes.Bonar Law et lord Lansdowne ont secondé le président quand il a proposé la santé de M.Foster.Lord Lansdowne a fait remarquer que si sir John Macdonald revenait à la vie il serait étonné des progrès que le Canada a faits depuis l’époque de son gouvernement.Rappelant les jours qu’il a passés au Canada comme gouverneur-général —1883 1888—lord Lansdowne fit allusion au voyage de M.Foster aux lu des Occidentales.“Je n’empiète pas sur la politique, dit-il, en exprimant l’opinion que si le verdict du 21 septembre avait été différent, il n’y au rait pas eu d’arrangement avec les Indes Occidentales.’’ Et il poursuivit: “Les négociations des Indes Occidentales sont une preuve de l’opportunité de raisonner les uns avec les autres sur les questions commerciales.Le Canada a dépensé beaucoup en subsides aux compagnies de navigation et il veut rendre les communications entre le Canada et les Indes Occidentales égales à celles qui existent entre les Iles et les Etats-Unis.Le peuple des Indes Occidentales et du Canada a donné une note qui aura son écho dans tout l’empire.” Homar Greenwood proposa la santé des Indes Occidentales.M.Hazen seconda la proposition et exprima sa gratitude au sujet de la belle réception faite au premier ministre et à lui-même à Bristol et à Londres.%.L’ARRIVEE DU PREMIER MINIS TRE Le premier ministre Borden est arrivé ici hier en compagnie de ses collègues, MM.J.D.Hazen, ministre de la marine, C.J.Doherty, ministre de 'a justice, et L.P.Pelletier, ministre des postes.Ils ont été l’objet d’une réception à Avonmouth de la part du Lord maire de Bristol.Les ministres ont été reçus à Londres par lord Strathcona et un grand nombre de Canadiens On parle beaucoup de M.Borden et on attache une importance considérable à cette déclaration qui lui est attribuée: “Je suis pour une grande marine”, ce qui est interprété comme voulant dire que la contribution du Canada sera de deux Dreadnoughts.M.Borden, cependant, est réticent au sujet de la forme.sous laquelle l’aide à la mère-patrei sera offerte.Avant de retourner au Canada, M.Borden a l’intention de visiter Paris afin d’y discuter avec le gouvernement français la question des relations commerciales du Canada avec la France.A Qeenstown, MM.Borden et Haze j ont courtoisement refusé de recevoir les journalistes qui désiraient obtenir des déclarations au sujet de l’attitude du Canada sur la question de la marine.Newark, N.J., 4.— Thomas Moore, l’Un des aéronautes les plus réputés des Etats-Unis, s’est tué cet après-midi, on tombant d’une hauteur de 800 pieds, en descendant en triple parachute au paro Hillside Pleasure, à Belleville, N.-J.H venait de faire une ascension avec William Gillen, de cette ville.Ce dernier atterrit facilement.Moore, fit ensuite une descente de 10,000 pieds de hauteur.Le premier et le second parachute s’ouvrirent à temps mais le troisième, en s’ouvrant, donna une telle se cousse que l’aéronaute fut foncé de lâcher prise.Quinze mille personnes le virent s’écraser sur le sol.Moore était âgé de 30 ans, et demeurait à Jacksonville, Floride, Il avait pris dernièrement des leçons d’aviation et s’attendait à être engagé par la compagnie Wright pour faire des eu-volées devant les spectateurs.-±- Victimes du 4 juillet UN VIEILLARD ET UN JEUNE HOMME SE FONT TUER PAR DES BALLES EGAREES.On dém énagé à la nouvelle gare Windsor ON A COMMENCE, HIER, A TRANS PORTER LES DOCUMENTS DU SERVICE DES PASSAGERS.L’AILE SUD SERA COMPLETEMENT AMENAGEE A L’AUTOMNE.On commencera dans quelques jours le déménagement des bureaux du C.P.R.Ils seront transportés dans la nouvelle aile de la gare Windsor.Cependant ceux qui connaissent les bureaux de la compagnie pour les avoir visités savent quelle somme de travail représente un tel déménagement.Il ne sera complété qu’à l’automne.On a commencé hier après-midi le transport des paperasses, documents, etc., du bureau de M.Emile Hébert, sous-agent général du C.P.R.Une fois terminée, -a gare du Pacifique sera l’une dos plus imposantes, comme aspect extérieur, et l’une des mieux aménagées de toute l’Amérique.- Le tunnel de F Avenue du Parc La 11 Russell " n eft pas supérieure que par un seul coté, mais par la force, la puissance et son apparance.Ce sont là les trois grandes carac- téristiques de la n Russelln modèles 1912.LE MATERIEL e£t de la meillèure qualité et subit plusieurs épreuves avant d’être employé-LA FORCE répondra à tous vos besoins et même plus.La “ Russell ” triomphe facilement des montagnes.L’APPARANCE eSt des plus modernes sous tous rapports.M.MONK VISITE LE CANAL WELLAND ^’ort Colborne, Ont., 5.— Le bateau flu gouvernement “Speedy” condui ait, hier, le ministre des Travaux Publics, l’hon.M.Monk, à l’écluse No 10, du canal Welland, d’où le ministre se Tendit jusqu’à l’écluse vingt-deuxième, où eut lieu l’accident do “La Cana dronne ’ ’ qui
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