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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1985-03-14, Collections de BAnQ.

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\jLM BONNE FÊTE AUX IRLANDAIS! Le ‘i)|W caveau la p»Hlt boitt aùl'enmenftbian ^ 3063, tua Victoria >.-«44-1624 Vol.LXXVI — No 61 Chutes de neige fondante.Max.: 2 (détail page 22) Montréal, jeudi 14 mars 1985 Côte-Nord.Abitibi à Gaepésie 45 cents.Nouveau-Brunswick 50 cents.Toronto 50 cents 35 CENTS Ottawa et les USA: $7 milliards dans le système de défense aérienne ¦ L’opposition accuse le gouvernement se s’associer à la stratégie américaine de la «guerre des étoiles» J' iàâi PAULE DES RIVIERES Eric Nielsen OTTAWA — À quelques jours de la visite à Québec du président américain, M.Ronald Reagan, le gouvernement fédéral a annoncé hier la conclusion d’une entente entre le Canada et les Etats-Unis sur la modernisation du système de défense de l'Amérique du Nord qui unit les deux pays.«L’accord témoigne de la nature des liens qui unissent nos deux pays, soit ceux d'alliés souverains et de grands amis.Chacun y trouve son avantage», a déclaré hier le ministre de la Défense nationale et vice-premier ministre, M.Erik Nielsen, qui y voit l’occasion pour le Canada «d’accroitre son potentiel de défense».L’accord, qui sera officiellement signé lundi à Québec lors de la visite du president Reagan,implique des déboursés de $7 milliards, que les Etats-Unis assumeront dans une proportion de 88%.Mais surtout, il inclut la modernisation très controversée, dans le Nord, de la ligne radar DEW, dont le coût de 81,5 milliard sera défrayé à 60% par les Etats-Unis et à 40% par le (Canada.Pour les libéraux comme pour les néodémocrates, il ne fait pas de doute qu’en acceptant le projet de modernisation, le Canada s’associe au nouveau système de défense américain de défense straté- gique (guerre des étoiles), impliquant le recours à des armes nucléaires.En annonçant l’accord hier, M.Nielsen avait naturellement prévu les critiques et il a réservé quelques minutes de son discours à ses détracteurs: «Ces radars ne sont ni conçus, ni mis en place aux fins de détection des missiles balistiques ou de tout autre développement dans l’espace», a-t-il déclaré.L’accord prévoit l’établissement d’un système d’alerte afin de détecter les avions et missiles ennemis pénétrant l’Amérique du Nord, à haute comme à basse altitudes.Il remplace un système érigé dans les années cinquante.Voir page 12: Délenae Bourassa ne parvient pas à recuter des candidats de prestige PIERRE O’NEILL M.Robert Bourassa ne parvient pas à recruter des candidats de prestige en vue des élections générales et tout indique que sa prochaine équipe électorale ne comptera pas de gros noms.Au cours des derniers mois, le chef du Parti libéral du Québec s’est essentiellement appliqué au ressource-ment de son personnel politique et, à cette fin, il a sollicité des candidatures dans tous les secteurs d’activité de la société québécoise.Conscient de la faiblesse de son style de leadership, M.Bourassa projetait combler cette carence, par le recrutement de Québécois qui ont su s’imposer dans leur domaine ou, mieux encore, qui se sont bâti une forte réputation et jouissent d’une grande popularité dans l’opinion publique.Bref, des candidats-vedettes.Or, la plupart des personnalités dont M.Bourassa a ainsi sollicité la candidature ont rejeté l’invitation, tandis que quelques autres seulement, dont certains avaient refusé une première fois, hésitent encore à répéter qu’ils n’ont pas changé d’idée et qu’ils n’entendent pas sacrifier une carrière en pleine lancée, uniquement pour le beau risque de la politique active.En tête de liste des Québécois de prestige que M.Bourassa souhaiterait convaincre sous peu d’adhérer à sa nouvelle équipe électorale, figurent notamment les noms de MM: Pierre Lortie, président de la Bourse de Montréal; Pierre MacDonald, vice-président de la Banque de Montréal; Jean Pelletier, maire de la ville de Québec; Jean-Paul Pelletier, maire de la ville de Sherbrooke et Yvon Lamarre, président du comité exécutif de la ville de Montréal.Voir page 12: Bouraeaa LE DEVOIR ECONOMiaUE Biron croit -toujours en Beii Le ministre de l’Industrie et du Commerce Rodrigue Biron a déclaré hier avoir bonne confiance que Bell Hélicoptères « livrera la marchandise ».Page 13 Gei des cotisations Les travailleurs et leurs employeurs devraient pouvoir éviter toute hausse majeure des cotisations au Régime de pension du Canada.Page 13 SNC diversifie Le Groupe SNC, qui vient d’annoncer un bénéfice de $ 7,4 millions sur un chiffre d'affaires de $ 206.1 millions, a l'intention de poursuivre ses projets de diversification.Ses activités autres que le génie conseil pourraient même éventuellement générer 50 % de ses revenus selon son président, M.Jean-Paul Gourdeau.Page 13 Ankara et l’opposition accusent ies autorités de négligence DENIS LESSARD OT'Ï’AWA (PC) - L’opposition aux Communes et le gouvernement turc ont accusé hier les autorités canadiennes de négligence à la suite de l’attentat perpétré contre l’ambassade de Turquie par un commando arménien.Le gouvernement conservateur a entre les mains un rapport de la Gendarmerie royale qui recommande d’accroître les mesures de sécurité.« Clairement, on a pas agi assez rapidement », a soutenu le chef libéral John Turner hier en Chambre.Selon lui, « l’attaque aurait dû être prévue avec les mcidents précédents à l’ambassade turque.Il est clair que les terroristes ont envahi l’ambassade trop rapidement », d’ajouter le leader liberal.M.Claude Brunelle, un agent de sécurité de la Pinkerton, seul gardien de l’ambassade, a été tué sur le coup mardi dans l’attentat où trois terroristes arméniens ont tenu en otage une douzaine de membres de l’ambassade turque.Ce drame constituait la troisième attaque en trois ans d’un com-Volr page 12: L'attentat Les trois auteurs de l’attentat de mardi à l’ambassade turque à Ottawa ont comparu ce matin et ont été formellement inculpés de meurtre prémédité.Il s'agit de Kevork Marachelian, Ohannes Noubarian et Raffi Panof Titizian.Le premier ministre Brian Mulroney exprime ses condoléances à M.Mi-chail Gorbatchev, le nouveau numéro un soviétique.Les deux hommes doivent avoir une rencontre aujourd'hui à Moscou.Un tête-à-tête avec Mulroney Gorbatchev entre de plein pied dans la diplomatie internationale MOSCOU (AFP, Reuter et PC) -Les obsèques de Constantin Tcher-nenko, hier sur la place Rouge, ont marqué le début de l’ère Gorbatchev et ont permis au nouveau secrétaire général du Parti communiste soviétique d’entrer de plain-pied dans la diplomatie internationale.Mikhail Gorbatchev s’est entretenu dans la soirée avec des dirigeants politiques venus du monde entier, notamnient pour chercher à donner une nouvelle impulsion aux relations Est-Ouest.Il a en particulier rencontré le président français François Mitterrand, de qui il a accepté l’invitation de se rendre en France, le premier ministre britannique Margaret Thatcher, le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl et le vice-président américain George Bush.Ces audiences, qui traditionnellement restent brèves, semblaient cette fois conduire à une relance des rapports Est-Ouest, estime-t-on de source diplomatique, en raison notamment de l’invitation que le vice-président George Bush était chargé de transmettre au nouveau numéro un soviétique de la part du président des États-Unis.Ronald Reagan, qui est le premier président américain depuis Harry Truman à ne pas avoir rencontré de numéro un soviétique en fonctions, a formulé cette invitation sans aucune condition préalable, selon un haut responsable américain à Washington.Dès avant le début des audiences accordées par le nouveau secrétaire général soviétique, la plupart des hommes politiques se sont employés à profiter de leur présence commune à Moscou pour se rencontrer.Le chef de l’État français, qui a été le premier à être reçu par M.Gorbatchev à 18h40, s’est entretenu avec le premier ministre canadien Brian Mulroney et le chef du gouvernement japonais, Yasuhiro Naka-sone.M.Gorbatchev a réservé l’accueil le plus chaleureux au premier ministre indien Rajiv Gandhi et au Vice-premier ministre chinois Li Peng.Dans son discours d’investiture lundi, M.Gorbatchev avait souligné qu’il entendait établir de bonnes relations avec Pékin.Une absence a été très remarquée hier matin lors des obsèques : celle de M.Fidel Castro, le dirigeant cubain.De source diplomatique, on déclare que les relations entre (îuba et Moscou sont peut-être tendues en raison du soutien apporté par M.Castro aux efforts du régime sandi-niste du Nicaragua pour établir de Voir page 12: Gorbatchev Le gouvernement est encore à la recherche de solutions de rechange Hatfîeld a rejeté le principe de la «dualité» JEAN-PIERRE PROULX à Richard Hatfield FREDERICTON — Le ministre de la Réforme de la prestation des services publics dans le cabinet Hatfield, M.Jean-Marie Simard, a confirmé hier au cours d’une entrevue au DEVOIR, que le premier ministre a bel et bien, en mai 1982, rejeté le principe de « la dualité » administrative préconisé par le rapport Poirier-Bastarache sur «l’égalité des langues officielles».S’il est vrai que ce principe est appliqué avec succès dans le secteur de l’Education, a expliqué M.Simard, il n’est pas nécéssaire de généraliser ce modèle «qui coûterait cher».Le VERS CEGALITÉ DES LANGUES OFFICIELLES AU NOUVEAU-BRUNSWICK gouvernement est donc à la recherche de solutions de rechange, a admis M.Simard.Elle ne sont pas encore trouvées mais des experts de son ministère cherchent et les audiences publiques actuelles, croit-il, pourraient aussi aider à les trouver.Le groupe Poirier-Bastarache avait fait du principe de la dualité le coeur de son rapport.«La seule solution possible qui mènera éventuellement aux objectifs établis (notamment celui de l’égalité de traite- ment), écrivait-il, est d’adopter un système administratif base sur la dualité».En pratique, cela supposerait la mise en place au sein des ministères et des organismes de «composantes anglophones et francophones».La dualité est donc devenue rapidement un enjeu du présent débat, les francophones y trouvant enfin leur planche de salut, les anglophones y voyant au contraire un coûteux principe et un facteur de division sociale.«Il n’y a pas de consensus autour Poirie du rapport lis M.Sim 'oirier-Bastarache, a admis M.Simard.Cela dit, les citoyens du Nouveau-Brunswick sont très largement d’accord pour accorder plus de justice aux francophones.S’il y a consensus, a-t-il expliqué, ce n’est pas à cause du rapport mais à cause de ce qui s’est fait précédemment», en particulier autour de la loi 88 de 1981, l’enchâssement du bilingusisme dans la Constitution, la reconnaissance des droits collectifs des deux communautés et la mise en place progressive des services, notamment en éducation.M.Simard attribue cette absence de consensus à l’analyse qu’a faite le rapport Poirier-Bastarache des attitudes des anglophones et des francophones face au bilinguisme et Voir page 12: Hatfield ¦ Autres Informations en page 2 La «guerre des étoiles» : Ottawa demeure impassible devant la valse-hésitation des Européens MICHEL ARSENEAULT Initiative de défense stratégique, « guerre des étoiles », « ligne Maginot de l’espace » : quel que soit son nom, l’installation d’un bouclier antimissile pour protéger l’Occident de toute attaque nucléaire a suscité une polémique qui n’a pas épargné le Canada.Les Canadiens ont d’autant plus raison de s’y intéresser que la modernisation de la ligne DEW (Distant Early Warning) s’est retrouvée au coeur du débat.La nouvelle ligne DEW sera-t-elle appelée à devenir une composante de ITnitiative de défense stratégique (IDS) du président Ronald Reagan ?L’opposition croit que oui, le gouvernement affirme que non.Ce différend traduit le fossé qui sépare l’opposition du gouvernement sur la position que le Canada devrait adopter sur la question de la « guerre des étoiles », une initiative qui suppose un important changement de cap au plan stratégique.Le président Reagan, dans un discours prononcé le 23 mars 1983, avait évoqué le développement d’un système de défense qui rendrait toutes les armes nucléaires « impuissantes et obsolètes ».Par la suite, M.Reagan était même allé jusqu’à parler de la possibilité de partager cette nouvelle technologie avec l’URSS pour que la planète tout entière puisse vivre a l’abri des armes nucléaires.Depuis, M.Reagan a admis qu’aucun filet antimissile pourrait être efficace à 100 %.Et le président amé- Joe Clark Jean Chrétien Pauline Jewitt ricain ne parle plus de partager cette technologie américaine avec Moscou.L’IDS de M.Reagan s’est d’abord heurté à un mur de scepticisme, < Europe tout particulièrement, f Canada, le premier ministre, I Brian Mulroney, et le chef de la c plomatie canadienne, M.Joe Clark, ont pris la défense de l’IDS, en mettant l’accent sur le fait que l’IDS n’était qu’un programme de recherche.Cette position est aussi celle du remier ministre britannique, Mme ‘argaret Thatcher, qui après quelques hésitations, a donné son aval au projet, précisant toutefois que le déploiement de nouvelles armes antimissiles constituerait une violation du traité américano-soviétique sur les armes antiballstiques (ABM).Toutefois, les opposants à la « guerre des étoiles » affirment qu’il est illusoire de maintenir une telle distinction entre la recherche et le déploiement.« Vous pensez qu’ils vont dépenser $100 milliards pour mettre ça sur la tablette ?» affirme M.Jean Chré- Volr page 12: La guerre 12 U Le Devoir, jeudi 14 mars 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Défense Mais les libéraux et les néo-démocrates continuent d’être inquiets.Le libéral Lloyd Axworthy estime que «le gouvernement est plus intéressé à maintenir des bonnes relations avec les Etats-Unis qu’à informer les Canadiens de leurs intérêts».Nous sommes les victimes d’une entreprise de relations pubUques»,croit-il.Quant à la critique de défense néodémocrate, Mme Pauline Jewett, elle a exprimé ses sentiments en quittant la Chambre au beau milieu du discours de M.Nielsen.M.Nielsen a retourné comme une crêpe les accusations de soumission américaine en faisant valoir au contraire que «la plus grande participation du Canada au système de défense lui fournira de meilleurs moyens de contrôler l’accès à son espace aérien».« Le Canada assumera ses reson-sabilités nationales sur son territoire et à l’intérieur de son espace aérien, en contrôlant, en exploitant et en assurant l’entretien de la portion du système de défense aménagée à l’intérieur de ses limites frontalières», a dit M.Nielsen.Il était également important que le Canada, estime le gouvernement conservateur, «s’acquitte de ses obligations» de défense.M.Nielsen a aussi beaucoup insisté sur les retombées de l’accord pour le Canada.Le programme de modernisation, qui s’échelonnera sur huit ans, assurera la création de 11,500 emplois, dont 7,300 dans le secteur des communications et le reste dans celui de la construction.L’entretien des 13 postes de radar nécesitera 700 emplois permanents.Le Canada estime que les retombées seront au moins égales à son investissement de $600 millions.Les travaux doivent commencer dès l’été et être complétés en 1992.Les Etats-Unis assumeront 55% des dépenses liées à la fermeture des stations et M.Nielsen a promis hier de «tenir compte des répercussions socio-économiques des collectivités dont le gagne-pain dépend de ces stations».L’accord inclut plus précisément: ¦ un système de radars transhorizons aux Etats-Unis, qui couvrira le Nord canadien mais ne pourrait y être installé en raison des perturbations engendrées par les aurores réales; ¦ un réseau de détection lointaine avancée (DEW) pour surveiller les routes polaires.Il comprendra 52 stations radars, dont 47 au Canada, ne remplacement de 31 radars que M.Nielsen a qualifié hier encore «désuets», à l’entretien «difficile et dispendieux»; un système de surveillance assuré par les appareil de détection lointaine AWACS de la flotte américaine pour renforcer le sysème radsur.Les porte-parole du Parti libéral et du Nouveau parti démocratique (NPD) ont à nouveau déploré hier le • manque de transparence ayant entouré les négociations.Ils auraient voulu que l’accord soit présenté aux Communes.A cela M.Nielsen répond que le Secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures, M.Joe Clak, s’était prêté aux questions d’un comité parlementaire récemment.4 Bourassa Entre-temps, l’évaluation des candidats déjà choisis et des aspirants qui tenteront de se faire élire lors de prochaines conventions permet de dessiner un profil relativement précis de la future députation libérale.Ainsi que l’indiquait hier au DEVOIR, le directeur de l’organisation et de l’animation du parti, M.Pierre Bibeau, les candidats qui porteront la bannière du PLQ aux prochaines élections générales émaneront principalement du monde des affaires et des milieux professionnels.En plus des 49 députés qui siègent déjà à l’Assemblée nationale, 18 nouveaux candidats furent choisis, depuis décembre, par les militants libéraux de leur comté.Et l’on y compte: cinq avocats, quatre hommes d’affaires, un administrateur, un architecte, un notaire, un fonctionnaire, un agriculteur, un thanatologue, un ouvrier spécialisé, un enseignant et un employé de bureau.En analysant les traits des candidatures qui se sont annoncées en vue de quelque 20 autres prochaines conventions, il est facile de conclure que le profil de l’équipe libérale ne changera pas de façon significative d’ici l’émission des brefs d’élections.A l’image de leur chef, Robert Bourassa, qui l’a voulu ainsi, les candidats libéraux seront, avant tout, des gens qui ont vécu ou cotoyé des problèmes d’ordre économique.A ce jour, les journalistes, les artistes, les sociologues, les psychologues, les etno-logues, les criminologues, les antro-pologues en sont exclus.Ce qui frappe davantage dans le profil de la future équipe libérale, c’est l’absence de jeunes.Alors que leur présence s’est fait sentir à toutes les instances du parti depuis un an et qu’ils ont joué un rôle de premier plan dans les orientations du dernier congrès, les jeunes demeurent néanmoins réticents à se lancer dans l’aventure d’une carrière politique.De fait, un seul des 18 nouveaux candidats du PLQ a moins de 30 ans.Un phénomène que M.Pierre Bibeau explique essentiellement par la sagesse des jeunes, conscients de la nécessité de compléter leurs études et d’accroître leurs chances d’intégrer un jour le marché du travail.Le parti a vainement tenté de recruter un plus grand nombre de candidats auprès de la jeunesse.« C’est un choix qu’ils font».En revanche, les femmes s’annoncent plus nombreuses que jamais au sein de la prochaine équipe libérale.Aux élections générales de 1981, le PLQ était représenté par des femmes dans 17 comtés.Et cinq d’entre elles ont réussi à se faire élire à l’Assemblée nationale.Sur les 18 nouveaux candidats qui viennent d’être choisis, il y a déjà trois femmes: Mme Violette Trépanier, enseignante de profession et ex-vice-présidente du parti, sera candidate dans le comté de Dorion; Mme Monique Gagnon-'Tremblay, notaire, qui fait acte de candidature dans le comté de Saint-François, dans la région de l’Estrie; Mme Yolande Dumoulin-Legault, secrétaire, qui fait campagne dans le comté de Deux-Montagnes.Le parti tiendra une vingtaine d’autres conventions d’ici la mi-avril, et au moins dans quatre de ces comtés, les aspirantes féminines ont d’excellentes chances d’être préférées à des candidats masculins: Bel-lechasse, Groulx, Fabre et Maisonneuve.Il y a le cas particulier de Sainte-Marie, où Marie-José God-bout devra vaincre un redoutable adversaire pour être choisie candidate officielle de son parti.Aujourd’hui associée à la député de L’Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux, dont elle est l’attachée politique, Marie-José Godbout a été vice-présidente du parti de 1977 à 1980.L’autre candidat déclaré à la convention prévue pour la fin avril.Me Michel Laporte, est un avocat qui a pour principal avantage d’avoir l’appui du député fédéral du comté, M.Jean-Claude Ma-lépart.A ce jour, Sainte-Marie est le seul cas où le député libéral fédéral est intervenu et fait campagne en faveur du candidat liberal provincial.Et de l’aveu même de M.Pierre Bibeau, c’est une situation qui irrite la direction du PLQ et que l’on espère ne pas revoir dans d’autres comtés.Enfin, il est rumeur qu’une vedette bien connue du showbiz, animateur de télévision, M.Serge Laprade, sollicite également l’investiture libérale dans Sainte-Marie.En somme, deux conclusions se dégagent du processus de formation de la nouvelle équipe de Robert Bourassa : les figures prestigieuses se font rares tandis que les aspirants-candidats de calibre moyen se bousculent à la porte du chef du parti.Dans plusieurs comtés, trois et même quatre candidats se disputent la candidature libérale, avec des conventions réunissant entre 1,500 et 2.000 militants.Il y a longtemps que le PLQ ne s’est pas trouvé en si bonne santé, surtout à la veille d’élections générales.Après avoir recueilli $4.5 millions l’année dernière, la campagne de financement de 1985 est en bonne voie de dépasser à nouveau l’objectif de $3.5 millions.Mais c’est au chapitre du membership que la performance est encore plus remarquable.Le Parti libéral du Québec compte aujourd’hui plus de 300.000 membres, ce qui se compare avantageusement aux meilleurs jours du PQ, dont le dernier recensement interne déclarait un maigre 80.000 membres.^ La guerre tien, ex-secrétaire d’Ëtat aux Affaires extérieures.« Le projet Manhattan, au départ, c’était un projet de recherche », ajoute M.Chrétien, faisant allusion au programme américain qui a donné naissance à la bombe atomique.Aviation Week à l’appui, Mme Pauline Jewett, critique néo-démocrate en matière de politique étrangère, estime que les Etats-Unis sont déjà allés au-delà de la recherche en procédant à l’essai de composantes qui pourraient faire partie de l’IDS.« Les États-Unis mettent le paquet sur les armes offensives et défensives, soutient Mme Jewett.On nous parle de la “guerre des étoiles” et, en même temps, on continue de procéder aux essais de missiles MX.» De tels développements, ajoute-t-elle, ne peuvent qu’encourager l’Union soviétique à se doter de nouvelles armes offensives dans l’espoir, si conflit il y avait, de pouvoir saturer le bouclier antimissile de l’OTAN.Et cette fois-ci, c’est Washington qui aura été à l’origine du dernier épisode de l’escalade militaire qui est à prévoir, affirme M.Chrétien qui accuse le président Reagan de chercher à obtenir la supériorité sur l’URSS.« C’est évident », dit-il.L’ex-ambassadeur du Canada aux Nations unies, M.Gérard Pelletier, est du même avis.« Je ne suis pas très, très séduit par l’idée de la “guerre des étoiles”, nous a déclaré M.Pelletier.C’est une façon de garder en vie la course aux armements.On n’en sort jamais.» M.Mulroney soutient quant à lui que les Soviétiques ont déjà entrepris un programme de recherche dans le domaine des armes antimissiles — un système antimissile a déjà été déployé autour de Moscou — et que les Américains n’ont pas le choix : ils doivent se lancer dans la mêlée.Ici se pose la question de la présumée avance technologique de l’URSS sur les USA.Des responsables du Pentagone ont déjà affirmé que les Soviétiques avaient dix ans d’avance sur les Américains dans ce domaine.En privé, toutefois, rapportait récemment le New York Times, des responsables américains disent savoir que les États-Unis sont en avance.Les dispositions du traité ABM de 1972 et d’un protocole signé en 1974 n’autorisent le déploiement que d’un seul système antimissile pour chacune des parties.Si on permet la recherche et le développement, on interdit cependant les essais de systèmes ABM basés dans l’espace.Au plan stratégique, certains voient dans l’IDS une menace au maintien de l’^uilibre de la terreur — une stratégie connue sous le nom de MAD (Mutually Assured Destruction) — qui a contribué au maintien de la paix à l’ère du nucléaire.La « survie assurée », estime-t-on dans certaines capitales européennes, réduirait à néant l’équilibre de la terreur, ce qui pourrait faire croire au Pacte de Varsovie qu’une attaque conventionnelle comporterait moins de risques dans la mesure où elle ne pourrait entraîner de véritable riposte nucléaire de l’OTAN.(Une étude du Congés américain, réalisée à la demande du sénateur William Proxmire, relève elle aussi que de nombreux responsables européens estiment que le déploiement d’un système antimissiles dans l’espace rendrait l’Europe plus vulnérable à une attaque conventionnelle et accélérerait la course aux armements.) Un rapport du comité militaire de l’Assemblée de l’Atlantique nord, une association de parlementaires de pays membres de l’OTAN, a bien résumé les objections européennes.Le rapport du comité militaire, dont le rapporteur est le député conservateur Michael Forrestall (Dartmouth-Halifax East), affirme que l’IDS, vu ses coûts élevés, conduirait inévitablement les États-Unis à diminuer ses contributions à l’OTAN.« Assurer la protection de l’Amérique du Nord contre une attaque nucléaire signifierait consacrer moins de ressources aux chars, aux aéronefs et aux navires nécessaires à la défense de la région du traité de l’Atlantique nord dans son ensemble », précise le document.L’administration Reagan a déjà accordé $26 milliards US au Pentagone pour les cinq prochaines années pour la recherche dans le cadre de f’IDS.Le rapport du comité militaire de l’Assemblée de l’Atlantique nord note aussi que le déploiement de boucliers antimissiles au-dessus des deux blocs rendraient inutiles les « forces de frappe » de la France et de la Grande-Bretagne.M.Forrestall dit partager les inquiétudes des Européens.« Si j’étais un parlementaire européen, je crois que je serais prêt à cesser de parler de la “guerre des étoiles” pour assurer le bon déroulement des négociations (sur le désarmement) de Genève », nous a déclaré M.Forrestall.Ce dernier affirme toutefois que le Canada, en tant que pays voisin des États-Unis, doit appuyer le président Reagan dans cette affaire.C’est précisément cette attitude, qui consiste à affirmer l’appui du gouvernement canadien à M.Reagan sur la question de l’IDS avant même qu’on ait fait toute la lumière sur la question, qui est au coeur du différend entre le gouvernement et l’opposition sur la « guerre des étoiles ».« Ils (les conservateurs) veulent tellement plaire au président (Reagan) qu’ils ne veulent même pas savoir quelles pourraient être les conséquences de la “guerre des étoiles” », affirme Mme Jewett.^ Hatfield peut-être à certaines déficiences dans le «marrketing» du rapport.Le langage de cette analyse, a «fait peur» et braqué beaucoim de personnnes.La manchette du 'Telegraph Journal de Saint-Jean d’hier matin, a-t-il fait remarquer, en est une illustration.«University of New Brunswick sees racism in language report», titrait effectivement le journal.Présenté mardi par un professeur d’histoire, le mémoire de funiversité dénonce vertement le rapport Poi-rier-Bastarache pour «ses affirma-toins gratuites sur les comportements et les attitudes des anuopho-nes».Il est, disait-il, «rempli dine-xactitudes et de distorsions historique, sociologique et politique, et, à l’évidence, constitue un travail d’amateur».La partie du rapport ainsi décriée a été rédigée par un professeur del’UQAM.Il s’agit d’une analyse «stucturale», (méthode bien connue en sociologie), de la documentation officielle sur la question linguistique, du contenu de la presse écrite et enfin des opinions recueillies auprès de 77 leaders du milieu, soit 50 anglophones et 27 francophones.Ce sont d’ailleurs les coups de butoir qu’a reçus le rapport et dont les effets ont été amplifiéspar la conjoncture économique défavorable, qui ont incité M.Hatfield, à l’été 1984, à mettre sur pied du Comité consultatif sur les langues officielles, a expliqué M.Simard.Précédemment, la chose est moins connue, le premier ministre a aussi créé un autre comité interministériel que préside, M.Paul C.Léger, le directeur général de la Société d’aménagement régional.Il compte quatre autres sous-ministres dont M.Jean-Guy Finn, du ministère de l’Education permanente et co-au-teur du rapport Finn-Elliot dont on s’est inspiré pour créer des commissions scolaires linguistiques.Quant à M.Elliot, on le retrouve maintenant au Comité consultatif qui siège actuellement.Ce comité inter-ministériel est toujours «très actif», a précisé le ministre Simard.Chargé d’examiner la faisabilité du rapport Poirier-Basta-rache, le comité a déjà produit un certain nombre de rappris qui, pour l’instant, sont encore confidentiels.«L’une de ses conclustions, a quand même précisé M.Simard, c’est qu’à moins d’injecter des ressources additionnelles, on ne pourrait faire mieux que Ton fait actuellement ».A Fredericton, ce pourrait vouloir dire de 200 à 300 fonctionnaires francophones de plus.Le comité a au moins, constate-t-il.comme effet de sensibiliser la fonction publique.Elle ne Test pas toujours.Ainsi, le gouvernement a récemment transformé le conseil du 'Trésor en conseil de gestion.Il ne compte parmi ses 11 fonctionnaires aucun francophone.M.Simard ne cache pas ses couleurs: «Nous voulons des fonctionnaires qui viennent des régions, qui connaissent les francophones et soient capables de comprendre leurs besoins.Le temps des traductions est fini.» «Les anglophones ont peur de la discrimination.Ce sont en fait les francophones qui sont objets de discrimination dans la fonction publique.L’an dernier, a expliqué M.Si mard, 60% des fonctionnaires engagés étaient des unilingues anglophones.Pouvtant sur les 9,000 fonc- tionnaires, on ne compte que 59 unilingues francophones.En fait le bilinguisme est une condition d’embau-che pour les francophones mais pas pour les anglophones».M.Simard semble avoir très bien idientifié les adversaires du changement.C’est le mandarinat anglophone de Fredericton qu’alimente la Unversity of New Brunswick.«Il y a eu un ressac quand ce milieu s’est rendu compte que le gouvernement s’apprêtait à donner des moyens pour mettre en pratique ce que la loi sur l’égalité des deux communautés linguistiques déclarait en principe».La plus grande force des Acadiens, pense M.Simard, c’est leur force politique.Ils ont appuyé Hatfield aux élections de 1982.Le gouvernement doit maintenant livrer la marchandise.«Si, dit-il, on fait preuve de faiblesse, les francophones vont nous botter le derrière».M.Hatfield ne lâchera pas.M.Simard en est convaincu.4 L’attentat mando arménien à l’endroit de représentants turcs au Canada.« On avait mis un homme avec un revolver, cinq balles et Tordre de ne pas tirer », a lancé, outré, en Chambre, le néo-démocrate lan Deans.S’enfermant derrière un mur de silence, hier, le vice-premier ministre Erik Nielsen, prétextant des questions de sécurité, a refusé d’indiquer si des protections supplémentaires avaient été recommandées.Il a toutefois indiqué que la politique de donner à des agences privées la responsabilité de la sécurité d’ambassades était sérieusement remise en question.« Aussi récemment que le mois dernier, des changements avaient été apportés à la sécurité de Tam-bassade turque, qui avait exprimé sa satisfaction», a soutenu M.Nielsen.Dans la capitale turque, le secrétaire d’Etat du gouvernement, M.Musut Yilmaz, a vertement critiqué la façon dont le Canada s’était acquité de sa re^nsabilité de protéger les représentants de son pays.« C’est la troisième fois que notre ambassade ou Tun de ses membres est attaquée au Canada », a-t-il rappelé.Devant le parlement turc, le ministre a même soutenu que « plusieurs pays, et particulièrement le Canada » avaient été prévenu des risques d’attaques arméniennes, surtout après qu’on eut fait sauter une bombe dans l’aéroport d’Orly en juillet 1983.« Il n’est pas possible dans ces conditions d’affirmer que les mesures de sécurité en dehors de notre ambassades furent adéquates», a-t-il ajouté.De son coté, le Solliciteur général canadien Elmer MacKay a soutenu que le drame de mardi allait pousser Ottawa à accélérer sa revue des mesures de sécurité pour les représentants étrangers.« On ne peut jamais être sûr que la sécurité est infranchissable à moins d’avoir un camp fortifié, c’est impossible », a-t-il dit.De leur côté, les néo-démocrates ont remis en doute la politique fédérale de laisser des agents de sécurité privés responsables de la protection des ambassades.Les risques que couraient l’ambassade turque sont bien connus depuis longtemps de la communauté internationale.« Les américains, qui n’ont même pas eu d’attaques alors que nous en avions déjà deux au Canada, ont deux gardes armés et des patrouilles 24 heures par jour », a soutenu M.Broadbent.« Nous ne faisons pas face à nos obligations internationales.Nous avons signé des traités pour assurer des protections, plus particulièrement aux ambassades menacées», a-t-il soutenu.Selon lui, le garde Pinkerton était armé et entraîné de façon inadéquate parce qu’on avait choisi l’agence qui avait donné la soumission la plus basse.D’autre part, les trois terroristes arméniens responsables de l’attentat ont été accusés hier de meurtre prémédité en Cour provinciale d’Ontario.Hier matin, les trois prévenus, étroitement surveillés et protégés, ont comparu brièvement devant le juge Paul Bélanger.Après quelques minutes de délibérations, les trois avocats de la défense ont obtenu que l’on ajourne la cause au 20 mars, date ou on fixera la date du début de l’enquête préliminaire.« Vous pouvez prévoir que nous plaiderons non coupables », a déjà assuré l’avocat de l’un des prévenus, Me Norman Bauxall.Les trois détenus sont Kevork Marachelian, âgé de 35 ans, de La-Salle en banlieue de Montréal, Channes Nobarian, 30 ans, de Montréal, et Raffi Panos Titizian 27 ans, de la banlieue torontoise de Scarborough.Ils sont accusés de meurtre au premier degré relativement à la prise d’oDage à l’ambassade de Turquie où le gardien, Claude Bru-nelle, 31 ans, a perdu la vie.Mardi, les trois hommes avaient mis sur les dents les trois services de police de la capitale en faisant irruption à l’ambassade de Turquie, et y maintenant en otage 13 persopnes: la femme de l’ambassadeur, sa fille et une amie, en plus d’une dizaine d’employés.M.Coskun Klrca, l’ambassadeur qui s’était infligé de graves blessures en sautant du deuxième étage pour échapper aux agresseurs, a dû hier être opéré pour ses multiples fractures.L’intervention fut “sérieuse” mais il est sorti hier des soins Intensifs et sa condition s’améliore, affirmait hier l’hôpital Général d’Ottawa dans une declaration laconique.Porte-parole de la police, M.Don Devine a soutenu que des accusations supplémentaires pourraient êtres portées.A Tissue de l’audience, le con- ' juridiqi soutenu que Tattentat de mardi constituait un geste politique plutôt que criminel.« C’est un acte qui n’est sûrement pas criminel mais politique », a soutenu à Tissue de l’audience Me Chahe Philipe Arsna-nian, un avocat de Montréal réclamé par les trois prévenus.Calmes, vêtus d’uniformes de prisonniers, les trois hoAimes se sont contentés de se lever lors de l’appel nominal dans ui} box des accusés entouré d’agents de police.Des mesures exceptionnelles de sécurité avaient été prises pour retenir les badauds, tout comme les journalistes, d’approcher des suspects.Près de deux heures avant leur comparution, les prévenus avaient été amenés à l’édifice de la cour.L’heure de leur apparition avait été tenue aussi confidentielle que possible.A la dernière minute, les services de sécurité ont même fait changer la cour de salle d’audience, faisant passer tous les spectateurs par un détecteur de métal.Me Arsnânian a précisé qu’il connaissait les deux prévenus de Montréal.« Je les avais personnellement rencontrés », a-t-il souligné.Les deux Montréalais ont la nationalité canadienne, tandis que le Torontois est immigrant reçu, a-t-il dit.Le Torontois avait donné son véritable nom pour louer un camion à Laval, véhicule qui a servi à tranporter les armes et les explosifs.Quant à l’avocat BauxaU, qui représente M.Noubarian, il précise que la défense a demandé un délai, le temps de préparer sa stratégie.Ses deux collèges seront Mes Gary Barnes et Donald Bainé, tandis que le procureur de la Couronne dans cette affaire sera Me Curt Flanagan.4 Gorbatchev bonnes relations avec des États non-communistes.Le président nicaraguayen, M.Daniel Ortega, était quant à lui présent et le seul dirigeant étranger en uniforme puisque le général polonais Wojciech Jaruzelslü avait opté pour des vêtements civils.Pour sa part, le vice-président Bush a rencontré le premier ministre indien Rajiv Gandhi, le président pakistanais Zia U1 Haq et le chancelier ouest-aUemand Helmut Kohl qui, de son côté, s’apprêtait à discuter avec les numéros un de Tchécoslovaquie et de Pologne, Gustav Husak et Wojciech Jaruzelski.Dès la veille, le chancelier Kohl avait rencontré le secrétaire général est-allemand Erich Honecker pour un « sommet interallemand » de plus de deux heures, en remplacement de celui que Moscou avait empêché en septembre dernier en pleine période de « glaciation » Est-Ouest.Du côté socialiste, les premiers secrétaires de tous les pays du Pacte de Varsovie ont tenu dans l’après-midi un sommet informel autour du nouveau chef de leur puissance tutélaire.L’alliance militaire des pays socialistes qui avait dû annuler il y a deux mois un sommet prévu à Sofia en raison de la maladie de Constantin Tchemenko doit se concerter au plus haut niveau dans les prochaines semaines pour officiellement décider la prorogation du traité de Varsovie qui vient à expiration en mai prochain.Dans l’allocution qu’U a prononcée au cours des obsèques, M.Gorbatchev, qui aura eu hier et aujourd’hui plus de contacts que son prédécesseur au cours des six derniers mois, ne lui a rendu hommage que du bout des lèvres, comme pour bien souligner qu’il entend ne pas trop revenir sur ce règne.' Dans son bilan de l’exercice du pouvoir par M.Tchemenko, il a même réussi à mettre en exergue un seul des plenums du parti, celui de novembre 1982 qui avait porté au secrétariat général.Youri Andropov.Il a d’ailleurs développé plusieurs idées andropoviennes dans ses remarques sur la situation intérieure, où il a promis de faire « tout pour que soient observés Tordre et la légalité, la discipUne dans le parti et l’Etat.» Dans le domaine international, le nouveau secrétaire général a prôné la détente et les « relations de bon voisinage avec tous » mais il n’a nullement innové au cours de cette allocution qui a duré huit minutes.M.Gorbatchev, dont la jeunesse (54 ans) relative contrastait avec Tâge évident des autres responsables soviétiques présents à la tribune du mausolée de Lénine, a convié ses compatriotes à faire preuve de « discipline » pour assurer la marche de la « patrie du socialisme ».Les funérailles se sont déroulées selon le scénario mis au point par le protocole du Kremlin il y a plus d’un demi-siècle et resté inchangé depuis.Le ballet bien réglé des obsèques a débuté à 12h20 locales, à la même minute que treize mois auparavant pour Constantin Tchemenko, à la même minute que pour Andropov, Brejnev, et même Staline.Partant de la Maison des syndicats, là même où Garry Kasparov et Anatoli Karpov s’affrontaient, il y a un mois encore, sur l’échiquier, le cortège s’est ébranlé au son de la Marche funèbre de Chopin pour couvrir en une vingtaine de minutes les quelques centaines de mètres jusqu’à la place Rouge, le mausolée de Lénine et le mur du Kremlin.Eloges funèbres, à la limite de la sécheresse pour M.Gorbatchev, plus chaleureux dans la bouche d’autres.Puis, le cercueil est ouvert.La veuve de Tchemenko, Anna Dmitrievna approche, touche du front le visage du mort, lui caresse longuement la chevelure blanche, éclate en sanglots.À 13h.45, le corps de M.Tchemenko est mis en terre.Dans tous le pays, les sirènes rugissent.Le règne du nouveau secrétaire général a débuté.Pendant ce temps, à Washington, on indiquait à la Maison-Blanche que le président Reagan « examinera sérieusement » toute possibilité de sommet avec Mikhail Gorbatchev quel qu’en soit le lieu, mais préférerait que ce soit aux États-Unis.M.Reagan a invité le nouveau dirigeant soviétique à tenir une rencontre au sommet à une date qui reste à fixer.Cette invitation, ont indiqué des hauts fonctionnaires américains qui ont requis l’anonymat, est contenue dans une lettre du président américain remise hier à M.Gorbatchev par le vice-président George Bush.De mêmes sources, on précise que le président Reagan « préfère » qu’un éventuel sommet se tienne aux États-Unis étant donné que la dernière visite à Washington d’un chef de l’État soviétique remonte à celle de Leonid Brejnev en 1973 et que le président Gerald Ford s’est rendu de son côté en Union soviétique fin 1974.La dernière rencontre de dirigeants des deux pays a eu lieu en terrain neutre — a Vienne en 1979 — avec la rencontre entre MM.Jimmy Carter et Leonid Brejnev.Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la Maison-Blanche a répondu que les États-Unis « étudieront sérieusement toute éventualité » de sommet.Il a rappelé que le président Reagan n’avait pas précisé dans ses déclarations publiques des derniers jours à quel endroit il souhaitait rencontrer M.Gorbatchev.M.Reagan a reçu hier à déjeuner l’ancien secrétaire d’État Henry Kissinger pour un entretien consacré notamment aux perspectives des relations avec TUruon soviétique après la transition au Kremlin.De son côté, le premier ministre Mulroney a confirmé, hier, qu’il conférera aujourd’hui, à Moscou, avec le nouveau maître du Kremlin.Dans une interview qu’il a accordée à Broadcast News, le pendant radiophonique de La Presse canadienne, depuis Moscou, le premier ministre canadien a dit qu’il a causé de façon informelle avec le nouveau secrétaire général du Parti communiste soviétique lors d’une réception qui a suivi les obsèques de M.Tchemenko, au début de l’après-midi.Il a dit qu’il a été convenu avec M.Gorbatchev que leur entretien aurait lieu le lendemain des funérailles, juste avant que M.Mulroney quitte Moscou pour rentrer à Ottawa afin de se préparer au sommet de la Saint-Patrice avec le président Reagan, à Québec.Le prepiier ministre canadien s’est dit impressionné par la façon paisible qui a caractérisé la transi-stion de pouvoir, ajoutant que M.Gorbatchev est de toute évidence bien aux commandes.M.Mulroney a ajouté que le sort des négociations de Genève sur le contrôle des armements est bien présent à l’esprit des Canadiens et qu’il ne manquera pas de le souligner à M.Gorbatchev.Le premier ministre canadien a rappelé que le premier voyage officiel que M.Gorbatchev a fait à titre de membre du Poliburo, c’est au Canada qu’il Ta fait et qu’il en a conservé un excellent souvenir.L’entretien que M.Muloney aura avec M.Gorbatchev est prévu pour 12 h 40, heure de Moscou, soit 4 h 40, heure de Montréal.Le premier ministre du Canada a profité de son bref séjour à Moscou pour s’entretenir avec plusieurs chefs d’État et de gouvernement, notamment le vice-président des États-Unis, M.George Bush, et le secrétaire d’État américain, M.George Shultz.Il n’a pas divulgué la teneur de leurs discusssions, se bornant à dire que la rencontre a été cordiale.Au cours de la matinée, M.Mulroney en a profité pour conférer avec le premier ministre nippon, M.Yasuhiro Nakasone, ainsi qu’avec Mme Margaret Thatcher, premier ministre de Grande-Bretagne, ainsi qu’avec le président français, M.François Mitterrand.Ce matin, il aura un tête-à-tête avec le chancelier ouest-allemand, M.Helmut Kohl.M.Mulroney doit quitter la capitale soviétique à 14 h, heure de Moscou, (donc 6 h, heure de Montréal).Il sera de retour à sa résidence officielle de Sussex Drive en début d’après-midi.Un porte-parole de l’ambassade canadienne à Moscou a dit que la visite de M.Joe Clark à Moscou, prévue pour la première semaine d’avrü, aura lieu tel que prévu.LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR 286-1200 14 mars parla PC Mi'AP 1984; les représentants de 19 pays de la Ligue arabe réunis à Bagdad condamnent les attaques de l’Iran contre l'Irak.1976; le président Anouar El Sa-date demande au parlement égyptien d'abroger le traité d'amitié avec l’URSS, qu'il accuse de ne pas avoir tenu ses engagements quant aux fournitures de matériel militaire.I96S: le gouvernement israélien approuve l’établissement de relations diplomatiques avec l’Allemagne fédérale.1849; la constitution de Rome est promulguée par le pape Pie IX.1647; la France et la Suède signent le traité d’Ulm avec l’électeur de Bavière.Ils sont nés nn 14 mars: le compositeur autrichien Johann Strauss (1825); l'auteur russe Maxime Gorki (1868); le physicien allemand Albert Einstein (1879). SPORTS Le Devoir, jeudi 14 mars 1985 ¦ 23 33,000 km, 800 paires de skis et 16.2 tonnes de bagages Quand le « cirque blanc » se promène PANORAMA, Colombie-Britannique (AFP) — Une bataille d’oreillers à 12,000 mètres au-dessus du Pacifique, un match de football sur glace dans le Colorado, cinq tonnes de bagages dans la nature au Canada : ne vous inquiétez pas, c’est la Coupe du monde de ski qui se promène.De pistes en stations, de monts en merveilles, le cirque blanc ne passe pas inaperçu.Depuis quinze fours, 150 concurrents, entraîneurs et techniciens ont parcouru 33,000 kilomètres avec 800 paires de skis et 16.2 tonnes de bagages.Un skieur poly- valent comme Pirmin Zurbriggen se déplace, il est vrai, avec quinze paires à lui seul.La Coupe du jnonde, c’est (aussi) quelques fameux éclats de rire.Tels ces coureurs qui n’ont pu résister à l’appel du Tokyo by night.Message bien reçu.Telle cette bataiUe d’oreillers dans un Boeing 747 de la Japan Air Lines au dessus du Pacifique, moins spectaculaire, toutefois, que celle de tartes à la crème déclenchée dans le majestueux Springs Hotel de Banff, en 1972.Tel ce vin californien offert à vo- EN BREF.¦ Curling: le Canada victorieux PERTH, Ecosse (PC) — Le Canada a soutiré huit points consécutifs, hier, aux championnats mondiaux de curling junior, pour vaincre l’Italie au compte de 12-1, assurant pratiquement une participation à la demi-finale au quatuor de Bob Ursel.Le résultat canadien en sixième ronde maintient par ailleurs une triple égalité au premier rang de ce championnat, avec l’Ecosse et la Suisse.Les trois équipes possèdent des dossiers de 5-1.Les Etats-Unis sont seuls au deuxième rang à 4-2.L’Allemagne de l’Ouest, la Norvège et la Suède présentent des fiches de 3-3, la France et l’Italie sont à 1-5, alors que le Danemark est toujours sans la victoire en six matchs (0-6).¦ Diane Roffe enlève le géant LAKE PLACID, New York (AFP) — L’Américaine Diane Roffe a remporté hier sa première victoire en Coupe du monde, le slalom géant /la 1 O Ira DI n ai rl a a ma m^mm* Ma.*, la £ Ji ma _l_! ¦ w ^ temps du premier tracé et les fait partir en ordre inversé de leur classement.Seules la Yougoslave Mateja Svet et l’Allemande de l’Ouest Marina Kiehl ont réussi des résultats comparables, se classant respectivement deuxième (le meilleur résultat en Coupe du monde pour une Yougoslave) et troisième.¦ Wimbledon: $2 millions en bourse LONDRES (AFP) — Les championnats de tennis de Wimbledon 1985, qui se disputeront du 24 juin au 7 juillet, offriront plus de $2 millions sur les tapis verts du Ail England and Croquet Club.L’augmentation des ré-compenses se monte ainsi à 32 pour cent par rapport à 1984 (soit $500,000), une montée.des prix due en grande partie à la dépréciation de la livre sterling par rapport au dollar.Point par point, cela signifie que le vainqueur du simple messieurs touchera désormais ($140,0%) au lieu de ($110,000) l’an dernier.Le titre féminin rapportera quelque ($130,000) à son vainqueur, contre ($99,000) en 1984.« Les augmentations progressives des prix, ajoutées aux 18 pour cent de perte de la livre par rapport au dollar sont les raisons de cette importante revalorisation », a déclaré M.Buzzer Hadingham, président de Wimbledon.¦ Le site de la Coupe Memorial (PC) — Les villes de Montréal, Chicoutimi et Drummondville sont en lice pour la présentation du tournoi de la Coupe Memorial au Québec, en mai prochain.Le président de la Ligue de hockey junior majeure du Québec, le docteur Guy Morissette, a déclaré que les gouverneurs du circuit avaient résolu en assemblée d’aller recueillir des données techniques sur ces villes cette semaine.Ces donnas seront soumises lundi prochain au bureau de direction des Cataractes de Shawinigan à qui reviendra le choix final.Rappelons que les Cataractes se sont vu refuser la présentation du tournoi par le réseau de télévision CTV qui soutient que l’aréna de Shawinigan est inadéquat pour la télédiffusion de l’événement.HOCKEY Ligue Nationale Mardi Winnipeg 6, New Jersey 3 Islanders 6, St-Louis 5 Hier Boston à Pittsburgh Minnesota à Québec Philadelphie à Rangers Calgary à Toronto Islanders à Chicago Detroit à Edmonton Buffalo à Vancouver Hartford à Los Angeles Ce soir Winnipeg à Montréal Boston à New Jersey Toronto à Washington Vendredi Winnipeg à Québec Buffalo à Edmonton Detroit à Vancouver Les meneurs (PartiM d'hlar non compilM*) b a pis Gretzky, Edm.64115 179 Kurri, Edm.64 55 119 Hawerchuk,W.43 67 110 Bossy, Isl.53 54 1 07 Dionne, LA.39 67 106 B.Sutter, Isl.42 58 100 Federko, St-L.28 66 94 Savard, Chi.35 58 93 Coffey, Edm.26 67 93 Tonelli, Isl.36 54 90 Kerr, Phi.51 38 89 Ogrodnick, Det.47 42 89 MacLean, Win.35 54 89 Nicholls, LA.41 47 88 Nilsson, Cal.31 57 88 Gartner, Wash .42 45 87 P.Stastny,Qué.29 58 87 Carpenter, Was.46 36 82 HOCKEY LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Gaiies Section Charles Adams pj g P n bp bc pts MONTRÉAL.68 34 23 11 262 227 79 BUFFALQ.66 32 21 13 244 191 77 QUÉBEC.67 33 25 9 275 242 75 BQSTON.66 30 28 8 245 229 68 HARTFORD.67 21 38 8 228 290 50 Section Lester Patrick PHILADELPHIE.67 41 19 7 291 214 89 WASHINGTON.68 39 20 9 277 208 87 ISLANDERS NY.68 35 28 5 304 265 75 RANGERS NY.67 22 35 10 257 291 54 PITTSBURGH.66 22 39 5 232 322 49 NEW JERSEY.68 20 39 9 229 286 49 Division Clarence Campbell Section James Norris ST-LOUIS.68 33 24 11 263 244 77 CHICAGO.70 33 32 5 270 267 71 MINNESOTA.69 22 36 11 234 273 55 DETROIT.67 21 35 11 250 298 53 TORONTO.67 17 43 7 211 290 41 Section Connie Smythe EDMONTON.68 44 16 8 337 239 96 WINNIPEG.70 36 27 7 311 298 79 CALGARY.68 34 26 8 312 264 76 LOS ANGELES.68 30 26 12 295 279 72 VANCOUVER.68 21 39 8 238 348 50 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Robert Lebel pJ g P n bp bc pts VERDUN (3).64 34 28 2 352 303 73 HULL (4).63 30 32 1 331 325 65 ST-JE AN (4).64 30 34 0 327 327 64 LAVAL (3).65 27 37 1 299 340 58 LONGUEUIL(7).'.65 20 43 2 278 342 49 Section Frank Dlllo SHAWINIGAN (1).64 45 18 1 358 235 92 CHICOUTIMI (3).64 39 21 4 314 267 85 DRUMMONDVILLE .63 37 22 4 348 292 78 T-RIVIÈRES (4).65 31 33 1 309 315 67 QUÉBEC (3).65 29 33 3 290 353 64 GRANBY (1).64 21 42 1 302 399 44 N.B: L« chiffr* «ntr* p«r«nB>èMt rapféMnt* Im points bonis obtsnus à Is suHo d'uns défsHs on protonosHon.Taylor.LA.36 45 81 Propp.Phi.37 43 80 Mullen, St-L.33 47 80 Lemieux, Pit.32 48 80 Fox, LA.28 50 78 Krusheinyski, E.36 41 77 Yzerman, Det.23 54 77 Steen, Win.28 48 76 Goulet, Qué.44 31 75 Ligue Majeure du Québec Mardi Longueuil 10, Québec 5 Hier Chicoutimi à Drum'ville Verdun à Hull Shawinigan à T.-Rivières Vendredi Québec à Chicoutimi Hull à Drummondville Granby à St-Jean Les meneurs (Parties d'hier non comprises) b a pts Rouleau, Lon.68 82 150 Damp'sse, Sha.61 87 148 Momesso, Sha.54 86 140 Robitaille, H.53 87 140 Mongeau, Lav.57 78 135 Emond, Chi.55 72 127 Gagnon, T-R.47 77 124 Foglietta, H.46 78 124 Bouliane, Gby .48 74 122 Benoit, Drum.53 67 120 Ligue Collégiale (Demi-finale 3 de 5) Vendredi Thetford à Victoriaville St-Hyacinthe à St-Georges Les meneurs b a pts Mats Naslund .37 32 69 Chris Chelios.-8 49 57 Pierre Mondou.17 39 56 Mario Tremblay 25 30 55 G.Carbonneau.18 28 46 Bobby Smith.13 31 44 TomKurvers.10 30 40 Larry Robinson.11 27 38 Chris Nilan.18 15 33 MikeMcPhee.15 16 31 Ryan Walter.16 14 30 Bob Gainey.18 10 28 Hunter, Mark.;.17 11 28 Ron Flockhart.7 16 23 PetrSvoboda.3 20 23 Alfie Turcotte.5 14 19 Craig Ludwig.5 13 18 Lucien Deblois.10 6 16 Rick Green.1 15 16 Kent Carlson.1 1 2 Steve Penney.0 1 1 Gardiens min bc bl moy.Penney.2647139 1 3.15 Soetaert .1486 84 0 3.39 Roy.20 0 0 0.00 (Ouatr* but! dam un fHa) déaati) lonté par la compagnie américaine Continental entre Los Angeles et Denver, dans un avion très original où avait été aménagé un pub.Heureusement, la durée du vol ne dépassait pas deux heures.Ou tel ce match de football-soccer organisé sur la neige glacée d’Aspen par les Italiens, qui ne sont pas champions du monde pour rien.A part quelques joyeux drilles, les ’ meilleurs skieurs du monde sont pourtant des geas calmes.A l’imagé de leur leader Marc Girardelli qui, dans ses moments de liberté, affectionne les parties d’échec.Ou du Suisse Peter Mueller, qui s’adonne dès que possible à sa (deuxième) passion: la pêche.Avant de gagner la descente d'Aç-.pen, Mueller a ainsi sorti une dizaine ' de truites d’un torrent des Rocheuses, puis les a dégustées en compa-; gnie de quelques amis chez Guido’s, le restaurant suisse de la station.Voici quelques années, le descendeur helvéuque avait même protesté contre le report d’une épreuve.Pas pour la course elle-même, mais parce qu’elle lui faisait rater l’ouverture dans le lac de Zurich.Lundi,.les skieurs sont arrivés dans la station canadienne de Panorama àjpi^s avOir traversé le magni-.fique Patc^àtiôhkl de Banff.Gran-: dèWdés:pàÿ8àges, suprême bonheur ^dés'ÿèük., ;.Làs,'il.Thàhqiiait quelques cou-teürs, coiiicés à Denver par le brouillard, 132 valises et sacs de sports, qui n’avaient pu embarquer en raison d’un excédent de poids, et.tous les .skis, entassés dans un camion en .panne.I Tlh skiéüt sans ses skis n’est plus ¦idùt â fait ün skieur, mais tous l’ont prtsdébàh Coeur.Dès hier, tout devait fentrer, dans l’ordre.La tête continue.contre les Dodgers VERO BEACH, Floride (PC) -Les Expos ont encore connu une grosse manche, hier, en marquant quatre points à la cinquième reprise.Mais cette fois, cette explosion ne leur a pas permis de remporter la victoire.Ils accusaient déjà un recul trop important, le gaucher Joe Hes-keth ayant eu le temps d’accuser neuf points et 10 coups sûrs en une manche et deux tiers.Les hommes de Buck Rodgers ont ainsi subi un revers de 9-6 aux dépens des Dodgers de Los Angeles.« Je ne me souviens pas d’avoir déjà été frappé aussi solidement, a commenté Hesketh, qui a vu les Dodgers l’assommer avec six points et sept coups sûrs dès la manche initiale.Je suis content malgré tout que ce soit arrivé si tôt dans l’année.Cette contre-performance me fera revenir un peu plus sur terre et travailler davantage pour mériter l’un des cinq postes de partants disponibles.» « J’ai effectué de bons tirs, mais quand il fallait que j’exécute mes meilleurs, je poussais la balle un peu trop.Les Dodgers en ont profité.» Et comment.Quatre de leurs sept coups sûrs de la première manche ont été des doubles.Ces coups ont d’ailleurs fait dépenser beaucoup d’énergie aux voltigeurs montré^ais.Pour leur part, les releveurs Greg Bargar et Bert Roberge ont été so- lides.Le premier a oeuvré pendant deux manches et un tiers.Il a alloué seulement uii simple et un but sur balles, en plus de retirer deux frap-péurs sur des prises.Roberge, lui, a travaillé pendant une seule manche mais c’était prévu.Il semblait rétabli de sa tendinite au coude qui l’a tenu inactif pendant une dizaine de jours.A l’attaque, les Expos ont marqué, quatre de leurs points à la cinquième reprise.C’est un triple de trois points de Hubie Brooks qui a couronné ce ralliement.Ces quatre points ont toutefois été marqués aux dépens de Gary Legumina.Contre les Orioles, mardi, leur manche de huit points est survenue quand ils ont sauté sur les offrandes de l’inexpérimenté Mark Brown.Et dimanche, contre les Rangers du Texas, leurs six points ont été inscrits à la fiche de Greg Harris, un artilleur dont ils se sont débarassés avant même d’entreprendre leur gros ménage.Il faudra donc s’attendre à ce que les équipes leur oppose des lanceurs de Ligues majeures, avant de juger réellement de la puissance des Expos.Néanmoins Vance Law paraît être prêt à affronter les meiUeurs.Hier, il a réussi un circuit sur une offrande du vétéran Jerry Reuss.FORUM A la recherche d’un sport perdu.» PIERRE FILION Je me suis attardé, dernièrement, à faire la comparaison entre certaines productions émanant de la Régie de la sécurité dans les sports d’une part et les commentaires des analystes affectés à la couverture des nombreux matches de hockey qu’on nous présente maintenant à la télévision d’autre part.C’est le jour et la nuit.Ici, la Régie nous présente des textes sur le fair play ei sur la sécurité dans les sports.Des textes fondés sur des recherches effectuées par des chercheurs et universitaires rigoureux et méthodiques.Là, les analystes du hockey nous susurrent des évidences et des bêtises qui sont à la fois l’explication et la justification d’une absence de compréhension de la nature du sport.L’autre soir, deux gorilles sur patins se sont taquiné le portrait et remué mutuellement les narines.Il n’y avait pas dans cet affrontement un bon et un méchant.C’était deux inconnus.Deux méchants quoi ! Et le commentateur décrivait l’action ( une droite, une gauche,) sans jamais se permettre un jugement sur ce qui se passait devant lui.À un certain moment il nous a expliqué, à mon étonnement, qu’il se serait battu lui aussi s’il avait été dans les mêmes conditions.Quelle franchise ! Une droite, une gauche, quel noble respect des règles du jeu et de l’adversaire.Les commentateurs du hockey refusent systématiquement de briser avec le discours dominant qui justifie les comportements antisportifs.On les décrit, on les tolère, on les isole, mais on ne les condamne pas.On accepte qu’ils fassent partie du jeu au nom de la victoire à acquérir.Et pourtant, les comportements anti-^rtifs ne devraient pas faire partie du sport (c’est presque l’évidence) et tout analyste (ou éducateur) devrait se fendre à nous le redire.Et il n’en est rien.Lisez ceci : « Le comité international pour le fair play caractérise le fair play par les deux attitudes suivantes : avoir le désir sincère que l’adversaire puisse lutter à armes égales avec soi-même et être scrupuleux à l’extrême sur les moyens d’obtenir la victoire.» Nous sommes encore là dans l’évidence ! Mais une évidence toute autre que celle qu’on nous radotte à la télévision et dans les journaux.Le sport en tant qu’objet de formation est complètement dénaturé et devient une somme de gestes illégaux afin de s’approprier les honneurs de la victoire.Imaginez un instant un commentateur de hockey qui oserait nous dire que tel ou tel joueur du Canadien vient de faire preuve de manque de fair play parce qu’il n’a pas permis à son adversaire de lutter à armes égales avec lui ! Non, on jiréfère dire que l'Officiel Va puni pour avoir retenu.Le juge est érigé en coupable.Le coupable est « couvert » par le langage et l’infraction est acceptable parce que pénalisée.Mais pas de jugement formel.Le langage sportif nous éloigne de l’éducation par le sport.Le sport s’est en effet doté de tout un langage et de toute une série d’expressions (« une bonne punition ».« savoir payer le prix ».« mani fester son esprit d’équipe ».» ne pas avoir froid aux yeux ».qui transforment la réalité et qui font en sorte qu’on en arrive à parler du sport en termes conflictuels, barbares et primaires.Imaginez un athlète se diriger au banc des pénalités et signaler lui-même à l’arbitre qu’il a commis une faute que celui-ci n’a pas vue ! Quel jugement porterait-on à l’endroit de cet athlète ?Allez, ne vous troublez pas pour lui, ça n’arrivera pas ! Et pourtant on est en droit de se demander pourquoi un tel geste ne se produit jamais.Est-ce que l’intégrité des participants, en sport, ne passe que par le jugement de l’arbitre ?N’y a-t-il que l’arbitre qui puisse faire la différence entre ce qui est légal et ce qui ne l’est pas ?Discours naïf direz-vous.Oui, aujourd’hui, bien sûr ! Mais pourtant il me semble qu’il y a quelque chose de sérieux dans cette naïveté.Quelque chose qui nous porterait à espérer que les entraîneurs en viennent à réprimander leurs athlètes quand ils commettent des gestes anti-sportifs (y a-t-il des infractions qui ne sont pas anti-sportives ?), que les athlètes en arrivent à se contrôler davantage « dans le feu de l’action » et que finalement, après un match, quelqu’un ait la sagesse de remercier publiquement l’arbitre qui a tenté d’incarner « la justice » pendant un court laps de temps.Un rappel de l’époque LeFlore-Scott Les Expos seront plus rapides cette saison DANIEL GAZA MIAMI (PC)-Àl’époque du duo Ron Le-Flore-Rodney Scott, il arrivait souvent aux Expos de marquer un ou deux points dans la même manche sans réussir le moindre coup sûr.Il suffisait d’un but sur balles, d’un but volé, d’un retrait à l’avant-champ et d’une balle passée ou un ballon sacrifice pour voir l’un ou l’autre concrétiser en laissant derrière eux un écran de poussière.Cette saison, avec Tim Raines et Herman Winningham aux deux premiers rangs de l’alignement des frappeurs, on pourrait revivre ces moments palpitants.« J’aimerais que notre équipe démontre que la rapidité des coureurs est aussi importante, sinon plus, que la puissance des frappeurs, indique Raines.Avec le personnel que nous avons cette année, je crois bien que nous pourrions y arriver.» Outre Raines et Winningham, Andre Dawson, Hubie Brooks, Vance Law représentent une menace sur les sentiers.Brooks et Law ont respectivement effectué six et quatre larcins l’an dernier.Ce n’est rien d’extraordinaire, mais on ne leur en demandait pas davantage.« Law et Brooks sont assez rapides pour voler des buts dans certaines situations, affirmé le gérant Buck Rodgers.Ce n’est pas aussi facile pour eux que pour Raines, Winningham et Di-lone, mais ils peuvent constituer un élément surprise.» Les réservistes Mi-pel Dilone et U.L.Washington ajoutent à la rapidité des titulaires et tiendront également les défensives adverses sur le qui-vive quand oh fera appel à leurs services.Dilone l’a démontré plus d’une fois l’an dernier et le vieux U.L.est en train de le faire à 1‘entralne-ment.En plus d’avoir mis la balle en jeu à chaque fois qu’il est allé à la plaque, Washington énervait les artilleurs adverses.Winningham s’emballe quand il parle dé la perspective de se voir en compagnie de Raines sur les sentiers.« L’autre équipe jouera sur la pointe des pieds et se déplacera continuellement, dit-il.Dawson pourrait profiter de ces situations.Le jeu va s’ouvrir et il y aura des trous partout sur le terrain.» La rapidité des trois premiers frappeurs des Expos devrait de plus enlever un peu de la pression qui repose sur les épaules du quatrième frappeur, qu’il s’appelle Dan Driessen • ou 'Tim Wallach.« Notre quatrième frappeur pourra sans doute produire beaucoup de points sans nécessairement viser les clôtures, soutient Raines.Il leur suffira de mettre la balle entre les lignes pour nous voir réagir.» Aussi curieux que cela puisse paraître, aucun des 321 buts, volés de Raines en can4ère fut le marbre.Et Raines s’aventure rarement à filer vers le troisième sac.« Maintenant que je suis plus conscient de ma vitesse et plus expérimenté, U se pourrait que je tenté de voler le troisième but un peu plus souvent, affirme-t-il.Mais pour ce qui est du marbre, n’y comptez pas trop.Il faut être un peu fou pour foncer à toute vitesse, sachant que le lanceur y dirige un tir à 90 milles à l’heure et que le frappeur s’élance de toutes ses forces.» .Pour prouver que’la puissance au bâton n’est pas plus importante que la rapidité des coureurs sur les sentiers.Raines pourrait toutefois devoir changer d’idée à ce propos.DES RABAIS FORMIDABLES SUR NOS PEUGEOT 841 12780 TAXE, TRANSPORT ET PRÉPARATION EN SUS.UNE PEUGEOT GL POUR AUSSI PEU QUE Et toujours la fameuse GARANTIE CHRYSLER 5 ANS/80 000 KM sans frais additionnels! 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