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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 février 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-02-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV No.47 MONTREAL, MERCREDI 26 FEVRIER, 1913 UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 ÜNION POSTAX.E .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS • • • a »*«:••• $1.50 CKXON POSTALS *««»,»•» #2.00 Rédaction et Administration J 7U RUE SAIN' «q^QUES MONTH % - ,%V TELEPHONES: ADMINISTRATION 4M REDACTION: Md.7\'% Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LA RARETÉ DE L’ARGENT A propos de la loi des banques Les banques refusent “souvent de faire des avances sous le prétexte que ^’argent est rare.Les plaintes à ce sujet sont très nombreuses.Est-ce qu’il y a pénurie d’argent ?Les banques ont-elles actuellement raison de dire qu’elless n’ont pas assez de fonds pour répondre la demande ?L’expérience a démontre qu’une banque doit toujours, afin d’être eu état de répondre à toute demande de remboursement de fonds qui peut lui être faite à ses guichets, avoir en espèces et en valeurs immédiatement réalisables un montant égal à 25 pour cent de ses obligations au public.Le montant de ccs obligations au 1er janvier 1913, étant d’environ un milliard deux cent cinquante millions ($1,250,000,000), il aurait donc suffi qu’à cette date, les banques eussent en portefeuille trois cent douze millions cinq cent mille piastres de ces valeurs de tout repos.Or, leur dernier rapport mensuel au gouvernement (1er janvier 1913), indique qu’elles en avaient alors pour cinq cent trente et un millions cinq cent mille piastres.C’était donc 219 millions de plus que le montant necessaire pour leur permettre de parer à toute éventualité.Il est fort possible que les banques, rendues oraiiftives par l’expérience de la crise de 1907, par le malaise général occasionné par les bruits de guerre, par l’irrégularité des cours, aient cru qu’il serait prudent de garder une forte encaisse réalisable à demande.Cependant elles auraient facilement pu, sans se départir de cette prudence, mettre un montant additionnel d’au moins cent millions à la disposition de l’escompte, et cela depuis plusieurs années — si, toutefois leurs rapports mensuels au gouvernement sont exacts ; si les debentures et les stocks qui appartiennent aux banques sont des effets de tout repos, réalisables à demande et ayant bien la valeur que mentionne l’état mensuel, et si les gérants n’ont pas mis dans la colonne de “prêts sur stocks et débentures,” des effets qui n’ont aucune ou peu de valeur, comme l’avaient fait la banque Farmers et les autres banques qui ont failli.C’est pour avoir ccs informations que j’avais demandé, en 1910, que dans les rapports des banques au gouvernement, rapports que j’étudierai plus tard, on fit une distinction marquée, en les entrant dans des colonnes différentes, entre les prêts sur actions et débentures cotées à la bourse et ceux qui sont faits sur des valeurs non cotées.D’ailleurs, l’escompte n’a-t-i.l pas été restreint pour d’autres causes?L-s banques n’ont-elles pas pi-êté dans l’Ouest plus qu’une juste proportion des fonds qu’elles avaient à leur disposition ?Elles ont intérêt à le faire, s’il est vrai, comme l’a dit un député, qu’elles y chargent 8, 10, et même 12 pour cent d’escompte ; bien que la loi (clause 91) décrète que le taux de l’escompte n’excédera pas 7 pour cent.Serait-il possible que les banques méconnaissent ainsi la loi ?N’y a-t-il pas aussi, dans les 881 millions de prêts courants, trop d’avances à ces compagnies dans lesquelles, sous un autre nom (trust ou autre), les banques font des opérations que la loi leur interdit ; ou encore, n’ont-elles pas placé trop de fonds dans des spéculations où les gérants et directeurs de banques sont intéressés,—soit, en leur nom personnel ou au nom des compagnies dont ils sont de forts actionnaires ?Il y a de plus les placements en dehors du pays.Nos banques devraient-elles avoir le droit d’ouvrir des succursales à l’étranger ?Ces succursale^ n’échappent-elles pas en quelque sorte au contrôle de l’Etat?Par le dernier rapport mensuel paru dans la Gazette du Candida, nous voyons qu’au 1er janvier 1913, les banques avaient prêté dans leurs succursales étrangères, 180 millions de piastres, tandis qu’elles n’y «valent reçu que 95 millions de dépôts.C’est donc, de ce seul chef, 85 millions de notre argent qui s’en est allé en dehors du pays.Dans le cas oil l’une de ces banques faillirait, il est certain que le liquidateur serait obligé de payer intégralement le>s dépôts à l’étranger avant de pouvoir faire rentrer au pays les valeurs qui sont dans ces succursales.Devrait-on permettre à nos banques, qui drainent l’épargne populaire, de la porter ainsi dans d’autres pays où elle devient la garantie des dépôts ?La seule raison qu’on allègue pour justifier cette exportation de l’épargne canadienne, c’est qu’il est prudent d'avoir des fonds prêtés en .dehors du pays, sur des valeurs de toute sûreté, payables à demande, afin de pouvoir, en cas de crise financière au Canada, les réaliser et payer aux guichets les demandes de remboursement.Mais en 1907, par exemple, les banques n’auraient pas pu utiliser ces placements étrangers, pour faire face à leurs obligations, s’il s’était produit une course au Canada.Les banques de New York avaient suspendu leurs paiements; et, en conséquence, à la moindre alerte, nos banques, privées de ces fonds, se seraient vues dans l’obligation de fermer leurs guichets.C’est d’ailleurs ce qu’elles avaient décidé de faire.Si nos banques ont prêft à l’étranger quatre-vingt-cinq millions de notre argent, n’est-ce pas plutôt afin de profiter des hausses et des baisses du cours de la bourse qui se produisent fréquemment à New York et durant lesquelles les banques reçoivent des taux d’intérêt qui vont parfois jusqu’à 1 pour cent par jour ?Que le gouvernement des Etats-Unis fixe à 5 pour cent le taux maximum de l’intérêt que les banques peuvent charger sur les prèls; et nos banques ne parleront plus de la nécessité d’avoir des fonds à l’étranger.Que l’on remarque bien que les fonds employés à la spéculation sur la bourse de New York ne représentent pas la plus grande partie des placements faits sur les valeurs étrangères.Si le gouvernement se faisait donner la liste des effets, débentures et stocks de chemins de fer et autres, appartenant aux banques, et ceile des valeurs sur lesquelles elles font des prêts, ici comme ailleurs, on serait surpris de la proportion de ccs placements qui porte sur des valeurs étrangères.Tous les ans, le pays est à découvert de sommes énormes pour nos importations, nos intérêts, primes d’assurances, etc.Nous comptons sur le capital étranger et sur l’immigration pour combler ce découvert qui est déjà énorme.Pourquoi l’augmenter en permettant à nos banques de placer nos fonds à l’étranger ?Si l’escompte a été restreint, ce n’est donc pas qu’il y ait pénurie d’argent : cela tient principalement aux causes que je viens d’énumérer et auxquelles la loi pourrait très efficacement remédier.En outre des moyens que j’ai suggérés pour empêcher le monopole de l’argent, il faudrait prendre les mesures nécessaires pour faire rentrer ou garder noire argent au pays.On devrait limiter le montant des avances que les banques peuvent faire à l’étranger au chiffre des dépôts qu’elles y reçoivent ; on pourrait même discuter l’opportunité de permettre à nos banques d’avoir des succursales à l’étranger.Afin que les banques ne soient pas intéressées à cause de la différence du taux d’intérêt, à prêter l’argent dans un endroit plutôt que dans un autre, il faudrait amender la clause 91.Cette clause stipule bien que les banques n’ont pas le droit de charger plus de sept pour cent par année — et l’on sait que tout client pourrait faire rembourser à la banque le surplus d’intérêt qu’elle aurait pu lui charger, — mais ce droit n’est pas suffisant pour empêcher les abus ; il faudrait en même temps imposer une.pénalité pour chaque infraction à celte clause.Ne faudrait-il pas aussi régulariser le cours de la bourse ?Ceci n’est pas du domaine de l’acte des bahques ; mais les affaires de la bourse sont intimement liée; au commerce des banques.L’agiotage cause tant de malheurs et de ruines qu’on devrait le faire disparaître : il suffirait de dire que toutes les vcnles devraient être réelles, et frapper de pénalité le défaut de livraison et d’enregistrement de chaque action vendue, ainsi que l’exige, pour les actions de banques, l’article 133 de la loi des Banques.Le cours de la bourse deviendrait plus régulier, son commerce plus honnête.Les banques, plus tranquilles, ne garderaient pas une aussi forte encaisse réalisable à demande et seraient en meilleure posilion de répondre aux besoins de la clientèle commerciale.G.-N.DUCHARME, P.S.— Dans mon dernier article j'avais écrit que l’avis de convocation de l’assemblée des actionnaires élait publié dans un journal de la localilé où se trouve situé le bureau chef, "pendant trente jours.” On a omis le mot “pendant,” mais cela n’était pas d’une grande importance.Ce que je voulais démontrer, c’était le côté ridicule de la loi qui veut que la procuration soit inscrite dans les livres de la banque 30 jours avant rassemblée, c’est-à-dire avant même que l’assemblée soit convoquée.# # # J’ai lu avec plaisir, vendredi dernier, l'article de la Montreal Gazette sur l’acte des banques.Cet article est de beaucoup le meilleur qu’elle ait écrit sur ce sujet.C’est un bon pas dans la bonne direction.— G.N.1).BILLET DU SOIR LE PÈLERINAGE.Le noviciat du mariage se fait un peu comme celui de la vie de jésuite.Les postubants de l’ordre de saint Ignace accomplissent, pendant leur première année de vie monastique, un bizarre pèlerinage.Ils quittent le couvent, deux par deux, sai la droite, parmi lesquels le docteur Paquet, nouvellement converti à cC'tte doctrine, manifeste plus fort que ses voisins.M.Bennett revient aux déclarations séparatistes de M.Lemieux et lui dit que, après tout ce qu’il disait et écrivait, de Itl'JU à 1X90, il a fort mauvaise grâce détaxer de déloyalisme les nationalistes de Drummond-Arthabaska et de la campagne de 1911.Il cite M.Bou-rassa, pour prouver que, vers 1891, les libéraux négocièrent avec les Etats-Unis, afin d’en venir à un mouvement annexionniste canadien.M.Lamarche l’interrompt, lui demandant: “Savez-vous que M.Bourassa a conclu cette étude en disant que le seul moyen pour le Canada de maintenir le lien britanni-gue, c’est de respecter les droits des Sonorités, à tous les points de vue?” ¦r - “C’est juste, et j’y venais”, admet ?d.Bennett.Il attaque ensuite M.Mackenzie King, qui, prétend-il, essaie de soulever les Allemands du Canada contre le péril conservateur en disant qu’il dirige sa politique navale contre l’Allemagne.Et il termine par une lira échevelée, sur la grandeur de l’Empire et sur la nécessité d’unir toutes les colonies britanniques en une seule grande puissance, qui domine la terre et la mer, et soit le colosse d’airain invulnérable et éternel.* * * A dix heures, le docteur Clark se lève.Il est impossible de faire justice à son discours en le résumant.Il faut le lire en entier.No-tons-en toutefois au fil du crayon, certains points, certains traits, certains arguments.“M.Bright, il y a longtemps, disait d’un de ses collègues à la Chambre: “Il a fait un excellent discours, mais à la condition que l’on ne l’ait pas entendu.” Ceci me fait penser un peu au genre d’éloquence de M.Bennett.Si j’avais su que notre réunion de Calgary lui causerait la crise d’excitation hystérique dont nous fûmes témoins, je l’aurais épargné et me serais abstenu d’aller à Calgary, par humanité.” M.Clark, sans malice, du reste, rappelle la mésaventure de M.Bennett, comme chef de l’Alberta, où i! conduisait naguère l’opposition dans une lutte où deux conservateurs seulement furent élus dans toute la province, à la législature.“Et il n’était pas l’un des deux”, dit le docteur Clark au milieu des rires de la Chambre.M, Bennett sourit.Comme il veut interrompre, l’orateur lui dit: “Votre discours de li’ois heures et demie n’était done pas assez long1?” M.Bennett ne parle plus ni n’interrompt davantage, El le docteur Clark, rappelant les reproches faits à M.Lemieux au sujet d’un discours de 1890 sur l’indépendance canadienne, ajoute : “11 ne faut pas trop attacher d’importance à ce que peut dire un jeune homme d’à peine vingt ans.Ea droite, même à l’heure actuelle, attache si peu d’importance à ce que dit M.Lemieux! Au reste, il y a des jeunes gens qui, à vieillir, acquiérent du bon sens.D’autres, pas.Je constate que M.Bennett reste jeune.” Ea gauche s’amuse follement de la boutade.Comme le docteur Clark se défend d'être le seul libre-échangis-te de l’Alberta, il rappelle que six cents délégués des United'Farmers de l’Alberta se réunissaient récemment à Calgary, représentant MOOO agriculteurs de l’Ouest, et adoptèrent à l’unanimité des résolutions favorables au libre-échange.— “Quelle attitude ont-ils pris à l’égard de la marine?” demande M.Lamarche.— “508 sur 000 se sont déclaré à n’imporie quelle sorte de marine ou de contribution,” répond le docteur Clark, "et je crois que la masse des gens, dans l’Ontario même sont de cet avis.” La droite ril sceptiquement.“Et les Grangers d’Ontario, qu'en faites-vous”?di le docteur Clark.“Si le gouve ment était Grande-Bretagne aura .99 dread-! noughts, contre 33 à la Triple-Al- : Jjance, trois navires contre un a ! l'Allemagne, deux marins anglais contre une recrue allemande, et a-j joute : “Nous nions donner 3f> millions] à la Grande-Bretagne, bien plus ri- j che que nous.Je soutiens que non-j seulement ce don est inutile, mais qu’il est aussi nuisible.En effet, à l'heure actuelle, la Grande-Bret.agne j et l’Alcmagne ont trouvé les bases j d’une entente commune, puisque, à l’heure même où M.Churchill déclarait qu’il approuvait une politique anglaise qui donnerait 10 navires au Royaume-Uni contre 10 à l’Allemagne, e chancelier aiemand reconnaissant le bon sens de ect étalon.N’allons pas nous mêler dans cette affaire, embrouiller la situation et provoquer l’Allemagne, surtout à ’heure où notre état financier n’est pas brillant.Hestons muets et neutres, i’entente se fera.” L’argument est excellent.M.Clark y ajoute cet autre, non moins juste : “Il est facile d’exagérer cè que nous devons à la Grande-Bretagne.M.Bennett tombe dans ce défaut.Rappelons-nous qu’il y a deux fois plus d’argent anglais de placé aux Etats-Unis qu’au Canada.Souvenons-nous que l’argent n’a pas de patrie et que ce n’est pas pour un motif d’ordre sentimental,mais I simplement pour avoir de meilleurs intérêts, que la Grande-Bretagne a pla- „„ „.cé des millions ici plutôt qu’ailleurs.j ^n,,nè.Nous lui offrons un excellent champ1 ' de placement, nous lui payons de gros intérêts, la reconnaissance n’a rien à faire là-dedans.Je me demande quelle grande reconnaissance je devrais même à mon père, s’il me prêtait de l’argent sur d’excellentes garanties, et à grand bénéfice! Faudrait-il pour cela que je m’agenouille devant lui à tout propos ?Le docteur Clark estime que la politique Borden est dangereuse pour le maintien du lien colonial, rappelle les méfaits de la politique de concentration qui a fait perdre les Etats-Unis à la Grande-Bretagne,dit que l’Empire est une réunion libre d’états libres, rien autre chose, qu’il ne faut pas tendre à concentrer leurs forces au lieu de les laisser libres d’en user chez elles, rappelle l’évolution canadienne, ' la conquête de nos libertés nationales, I une à une, et déclare que l’histoire, la I nature humaine et l’évolution même! du Canada prouvent la fallacité du programme Borden.Il décoche ensuite quelques traits sarcastiques à la droite, à cause de son mutisme, puis termine en disant : “Si vous axiez le courage, vous qui nous gouvernez, de soumettre votre politique navale au peuple canadien, il la regarderait dédaigneusement, l’écarterait du geste,avec ces simples paroles : “Enlevez ce cadavre, “jam foete-t!” MM.Boulay, Bacaud et Séguin terminent la séance.M.Boulay est partisan du plébiscite; il déclare vouloir racheter la parole qu’l a donnée à ses électeurs, en 1911, sur la question navale, où i! s’est engagé à demander qu'on soumît au peuple quelque programme que ce fût.“Sur tout le reste”, dit-il, “je suis conservateur, depuis 2B ans et je le suis encore, M.Borden reste mon chef!” Demain, encore la marine.Jeudi soir, vote sur le sous-amendement Guilbault et l’amendement Turriff.La majorité du gouvernement sera d’à peu près 35, disent déjà les prophètes.Nous verrons ! Georges PELLETIER.M.J.THERRIEN EXPLIQUE L’EMPLOI QU’IL A FAIT DU FAMEUX CHEQUE DE 88,0(10.A la reprise de l’enquête de la commission scolaire, hier après-midi, M.J.Therrien a été le seul témoin entendu.Questionné par Mtre Desaulniers, M.Therrien déclare que, lorsqu'il a reçu le chèque de $32,000 de M.le notaire Décurie, servant à payer le terrain acheté par la Commission, il était déjà décidé de prendre S8,-000 pour lui sur ce montant.Ces $8,000, retirées au bureau chef de la Banque d’Hochelaga, le même jour qu’il a déposé les $32,-000, ont été mis dans son coffre-fort sous enveloppe scellée.L'intention de M.J.Therrien, en agissant ainsi, était de sauver $500 sur la somme que M.Bourgoing lui demandait pour une propriété qu'il voulait lui vendre.Comme il y eut des difficultés au sujet des titres, M.'1 herrien, au lieu d’acheter la propriété de M.Bourgoing, se servit de ses $8,000 pour payer des billets à M.Lemay et à la “Vincent Lumber Co.” Sur ce montant, il a aussi déposé $2,510 à la Banque de Montréal et il a employé le reste pour faire un voya-Etats-Unis et rencontrer ses dépenses personnelles.M.Therrien avoue à Mtre Desaulniers qu’il a dit à M.Vinet de charger les $8,000 au compte de la Commission Scolaire, mais il jure catégoriquement qu’il ne lui a jamais dit que ces $8,000 étaient des pots-de-vin pour certains membres de la Commission Scolaire.Les médecins militaires ILS VEULENT FAIRE COMPTER LE TEMPS PASSE DANS LA RESERVE POUR L’OBTENTION DE LA MEDAILLE DE LONGS SERVICES.Les revenus de la Colombie Anglaise PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES La cure de la tuberculose Procès pour meurtre W.A.HOIR ACCUSE D’AVOIR ASSASSINE UN MILLIONNAIRE, PLA1ÜE LEGITIME DEFENSE Salem, Mass., 25.— Le procès de William A.Doir.accusé du meurtre du millionnaire George E.Marsh, se poursuit.Le procureur de l’Etat a fait entendre un grand nombre de témoins, afin de prouver que Doir avait fait un voyage expressément pour assassiner Marsh.Il voulait, prétend-on, que sa tante, Orpha Marsh, avec qui il demeurait à Stackton, Californie, vînt en possession de sa fortune.L'avocat de la défense a déclaré aujourd’hui, qu’il était vrai que Doir eût tué Marsh, mais qu’il avait commis cet acte en défendant sa propre vie.La somme de $1000,000 qui avait été offerte par le millionnaire à Mlle Marsh s’était trouvée prise dans un imbroglio légal et celle-ci ne pouvait la retirer qu’à condition que le millionnaire vécût.Le seul but de Doir était de protéger les droits de sa tante, a dit l’avocat.Il vit le millionnaire et lui révéla la situation.Alors ce dernier se fâcha.Doir voulut sauter de l’automobile.Marsh le retint, le frappa et l’accusé riposta et le tua.U Méprisable canaille ” ,E DOCTEUR FRIEDMAN COMMENCERA SON TRAVAIL AUSSITOT QU'IL AURA OUVERT SON LABORATOIRE A NEW-YORK.(Service particulier) New-York, 26 — Le docteur Frederick F.Friedmann, le médecin allemand qui prétend avoir découvert la cure de la tuberculose, commencera à traiter des malades, aussitôt qu’il aura trouvé un laboratoire.Parmi les premiers, il traitera Ray Paris, gendre du millionnaire qui l’a appelé en Amérique.D veut commencer par cinquante enfants souffrant d’arthrite tuberculeuse du genou, le résultat de son traitement étant plus rapidement appréciable dans ces cas et pouvant être observé par des profanes.Il recevra les malades directement et administrera lui-même le traitement ou bien il dirigera les médecins de ces ne- j malades et ces médecins pourront aussi certain qu’il fait ! li''8 succursales dans leurs pro- mine de l’être, du sentiment populaire, il nous donnerait la consultation du peuple, sur .I.abrecque, Hochelaga.3 Séguin, Tïochclaga.3 H.Leduc, Hochelaga.3 J.Arnold, Saint-J acques.3 C’olligan, Stars.2 Norton, Stars.2 I AV.Bell, Stars.2 j Johnston, Garnets.2 (Provost, Saint-Jacques.2; j Lajoie.Saint-Jacques.2| ‘ K.Leduc, C hampêtre.2| I McCour, Shamrock.! Ab'Mu lion, Shamrock.Sortie du club de raquetteurs Meilleur Le cîub Meilleur a fait sa première sortie avec dames dimanche le 23.Le décart.se fit A 19 hrs.des quartiers généraux du club rue Fullum, au sou j des clairons, tambours et trompettes, pour se rendre en cl.ar spécial au véritable iieu d’amusements, c’est-A di re chez M.Bureau au Bi.it de l’Ile.Il y avait pour rehausser la fête un joli groupe de dames et demoiselles, portant les couleurs du club, au nombre de trente.Le voyage en char se fit par malheur tre»?vite et les ra guetteurs s’en sont donné A cœur joie en attendant l’arrivée au Bout-de-lT!e.La température était magnifique et tout laissait voir que la fête devait être un succès comme aussi elle a été.Tout s’est passé en bon plaisir ; souque à la corde, danse, courses aux pipes de plâtres, corses en raquettes pour dames et messieurs.La course des hommes a été gagnée par MM.Eug.Doucet et J.Fl.Bouchard, lesquels ont reçu chacun une jolie boite de cigares ^ celle des dames a été | gagnée par Mlle Eva Corneau et : Mme A.E.Gosselin, qui ont reçu ! chacune une bouteille de parfum, î Au dîner il y eut discours par MM.! J.H.Lavallée et Aug.Lavoie pour : remercier les membres et les invités : de s’étre rendus en aussi grand nora-| bre à cette promenade si belle et si bien organisée.L’aprês-midi s’est passé avec en | train.Il y eut chant par MM.J.H.i Lavallée, J.Bourque, J.Lavigne, j E- Lavigne, F.Lavigne, A.E.Gos-j selin et Mlle B.Laperrière au piano.; Une jolie déclamation a été très bien rendue par M.Aug.Lavcie avec le talent qu’on lui connaît.On remarquait M.et Mme J.H.Lavallée, leur fils, Henri, la mascotte ; M.et Mme Uld.Landry, Mlle AfLandry, M.B.Lavallée, M.et Mme Bouchard, M, et Mme A.E.Gosselin, M F.Tassé ; Mlle E.Tassé, MM.A.Pruneau, Chs.Falardeau, A.Bélair, Aug.Lavoie, O.Desjardins, O.Pelle tier, Eug.Caouette, Mlle L.Michaud M.E.Lavallée, Alf.Lavigne, Eug.Jetté, John Lavigne, Uld.Lavallée, Eug.Doucet, Obw.Favreau, Mlles Eva et Blanche Corneau, MM.F.La-vigno, Jos.Bourque, Mlles H.Cormier.J.Bélair, F.Bradette, B.Laperrière, B.Clermont, Y.Bellefleur, A.Landry, M.Guillanme, du club Ville-Marie, L.Archambault, Mlles E Lavallée, etc.Le club Meilleur étant nouvellement formé a su pour sa première sortie faire quelque chose qui restera longtemps gravé dans la mémoire de ceux et celles qui ont assisté à cette ^ol'ie promenade.Tous sont revenus très enchantés du voyage et avec l'intention d’en organiser d'autres semblables.Le club Meilleur s’est rencontré avec le club Tricolore et le club Peck qui eux aussi ont su profiter de l’accueil que le Meilleur leur a fait.Que tous ceux qui aimeraient faire partie du “Meilleur” et avoir, ce qu on peut appeler, du bon temps s adressent à M.J.H.Lavallée,président ; 1320 rue Amity, M.Johnny Lavigne, secrétaire, 581 rue Fullum.Agréable soirée en perspective \MMfZ QU ES N TO B MANUFACTURED TOBACCO LIMITED iH i m \ - clv 111 procnain, à Mont-Royal.No 817 nie Mont Est, près rue Fabre, èt invite raquetteurs le ‘ nier ’’ a décidé du faire son euchre, concert et danse annuel, le mercredi, 2 avril prochain, à la salle Royal- .- -1 -v .e cordia- | Jement les amis dm Club, ainsi i Ceux qui sont avides de passer i-bonne et be]le veillée de venir les I cou rager.Donc, que chacun se donne rendez-vous pour le 2 avril à la salle Mont-I Royal, toute la bonne classe y trou-j vera sujet à s’amuser.Bouca- sixième que une en- UN RECORDMAN QUI DISPARAIT (Service particulier^ Springfield, Mass., 26.— Jean-Baptiste Desrosiers, détenteur de tous les records de motocyclettes pour les distances de 35 à 100 milles, est décédé en cette ville, hier soir.Le défunt était âgé de 33 ans.La cause de sa mort est attribuée aux blessures reçues l’été dernier dans une course disputée à Los Angeles.1 Blanchard, Hochelaga.1 Matte.Hochelaga.1 WnLh, Garnets.1 Paris, 26.— On sait que les prochains Jeux olympiques auront lieu à Berlin en 1916.Déjà un comité est formé dans cette ville pour assurer l’organisation matérielle de cette grande manifestation sportive.Mais l’Allemagne ne se préoccupe pas seu-lefnent de cette organisation matérielle.Elle prépare aussi des athlètes, et son gouvernement a voté des subventions importantes pour aider à cette préparation.D’autre part, le gouvernement suédois vient d’obtenir du Parlement de ce pays le vote de crédits destinés à l’entraînement des amateurs.Enfin, aux Etats-Unis, des amis du sport viennent, affirme-t-on, de réunir plusieurs millions qui seront consacrés à l’établissement de stades où pourront s’entraîner les jeunes athlètes américains.Chez nous, on ne connaît pour l’instant que l’effort tenté par les promoteurs du collège d'athlètes, et encore cette institution est-elle plutôt desti- née à préparer des éducateurs pour la masse qu’à obtenir une sélection de champions.Il conviendrait cependant que, dès à présent, nous commencions à nous préparer aux prochains jeux de Berlin.Le Comité otympique français a là une belle oeuvre à accomplir et il devra pouvoir compter sur l’aide du Comité national des sports, lequel groupe, on le sait, toutes les importantes fédérations sportives françaises.C’est à cette condition seulement Jetté, Champêtre.Bréard, Champêtre.Hart, Stars,.McKeown, Shamrocks.1 Dans la ligue Internationale T-ES EQUIPES DE 1913.New-\ork, 26.— Le président.Bar-row, de la ligue Internationale, reçoit Cercle Paroissial Les membres du Club de Raquetteurs du Cercle Par .issial sont priés de prendre avis qu’il y aura sortie générale des membres ce soir.F tant la première sortie régulière hebdomadaire de la saison, U est à esperor que tous seront à leur poste.La Ligue de la Cité Les trois parties de lundi soir à l’A-rena dans la ligue de hockey de la cité seront comme suit: 8 à 9 Stars vs.St-Jacques.9 à 10 Hochelaga vs.Garnets.10 à 11 Champêtre vs.Shamrock.La première partie au programme entre les Stars et St-Jacques cause beaucoup d’intérêt, pour la première fois dans l’histoire de la ligue.Les deux clubs joueront à six hommes.Les deux autres parties au programme seront très importantes.La rencontre entre les Hochelaga et Garnets sera plus contestée et plus émotionnante que jamais, et la rivalité entre les deux clubs est très grande.La partie entre les Champêtre et les Shamrock sera disputée avec opiniâtreté.Après leur grande victoire de lundi dernier, les deux réclament la victoire.Les six clubs pratiqueront avec ardeur toute la semaine, et les suppor-teurs de nos semi-professionnels peuvent s’attendre à voir du jeu de premier ordre.que nous pouvons espérer figurer ho norablement dans la grande compéti- de jour en jour des nouvelles très Vn-tion internationale des Jeux olympi- courngeantes concernant l’organisation ques.Il est certain qu il nous sera de ses équipes pour l’an prochain.Les toujours très difficile de posséder des gérants des clubs Toronto, Buffalo athletes de la même valeur que ceux Baltimore et Rochester lui ont envové d Amérique ou d’Angleterre, car on les alignements suivants ¦ ignore, dans ces pays, le service obli- Toronto : — gatoire, tandis que tous nos jeunes | Receveurs — Bcmts,/Graham, Trout, gens sont pris de vingt et un à vingt- Lanceurs.—- Rudolph.Lush.Maxwell trois ans.Mais cette infériorité même Herbert, Kubat.Ingraham est maintenant doit nous amener à travailler avec Infidders—Iordan, McConnell, Holly, fl,’s joueurs dans le tournoi plus jUardeur encore, afin d’y renié- FHxpatriek, Bradley.; professionnel, ayant battu dier dans la mesure du possible, j Outfielders.— O’Hara, Shaw, North- -O -i Tournoi de pool professionnel Les rencontres de la semaine Voici la liste des combats de boxe qui auront lieu d’ici à la fin de la semaine aux Etats-U » * : MERCREDI Eddie Flynn vs Bay Woods et Paul Trépanicr vs F.Ga’.aghcr, Augusta, Me.Ed.Curley vs Jim Duffy, Buffalo.George Rodell vs Art Nelson et Jim Coffey vs Jack McFarland, New-York.miATOs NMmiKO sont les meilleures pour les 1 mères qui allaitent parcequ’ellesl n’affectent pas les autres parties I du système.Elles sont modérées, mais certaines.25 cents la boîte chex votre pharmacien.MATIONM.omit) AND CHEMICAL CO.Or CANADA, LIM'TfO.1 (v g JEUDI Ed.McGoorty vs Fond-du-Lac.Jack Redmond vs Grand Rapids.Arthur Pelky vs Fred McKay, New! vs Tony Bender, New- York Bill Bennett ark.Tommv Sullivan vs Terry O'Rourke vs T.Murphy, Lawrence.Frank Jeffries Cincinnati.Bill Scott vs Young Leonard gara Falls.Bill Corrigan vs Young Boyle et Oscar Lloyd vs Kid Lee, Portsmouth, I s.— va «ara, ern.Baltimore : i Lanceurs.—Shawley, Roth, Danforth, .Banker, Johnson, Smith, Davidson, : Resiberg et Russell.Receveur.—Lidgate.1er but.—Houser ot Gleichman.Avant-garde.—Fritz, Maisel.2ème but.—Tom Downey, Outfielders.—Lord, Corcoran et Coo-, IFr.: Ingraham.‘¦Line but.—Freddie Parent.Duquette., Joe Thomas et Buffalo : | Keaback Lanceurs.•— Beebe, Jameson, Frill, f Bellehumeur Gus.Christie, Jack Callon, j en tête de pool .Wallace, hier soir, par un score de 150 à 74.¦Wallace n'était évidemment pas dans on assiette et le jeune Ingraham u eut aucune difficulté à disposer du vétéran.Les séries ont été : Ingraham Wallace, 7-6-5.Harry Seabaek et Edouard Lajoie à disposer 19 9-8; jouetont ce soir.POSITION DES JOUEURS.vs Harry Wuest Nia N.H.Jimmy Olabby Hammond, Ind.Fullenweider, Holmes, Krolf, Pape.Receveurs.— Stephens, chell, Archibald.1er but.Beek.Sème but.Truesdale.A vaut- garde.- O ’ Rourke G.2 1 1 1 Barreneamp, j Gagnon.| I Lajoie.o Gowdy, Mit- î Wallace.q Pelletier.q vs Fred Hicks, Roach.McCabe, P.C.1000 100(1 1000 1000 500 000 000 000 Outfield.- Murray, Mann, Perry, Deininger.Rochester : vu'wnotrnr Lanceurs.- -Bobby Keefe, Jack Quinn, ¦IN Hr- I Kaiser Wilhelm, Tom Hmines, Eddie | Johnny Dundee vs Charley Whyte.Klepfer, Dave Martin, Bill, Upham, I Young .Shugruc vs Young Brown et Jerry Akers et George Clark.Phil Cross vs Yung Jack O’Brien ' Receveurs,—Walter Blair, Fred Jack- 1 New York.’ litsch, William McMurray et Tom M-• Joe Shea vs Young McAuiiffe, Wa- Avo.v' terbury.1 Tournoi de Toledo Kid more Sullivan vs J.Rcbban, Bnlti- 8AMEDI George Alger vs M.Brown et J.Barry vs L.Lundy.Brooklyn.A1 Worgin vs Bell Perkins et Eddie Moha vs inconnu, Milwaukee.but.M O.(Butch) Schmidt, Ten Anderson et Chester Spencer.Sème but.Hark Simmons.Avant-garde, Tommy McMillan.Sème but.- Del Paddork.Infielders.Wid Conroy et H.Coleman.Outfielders.- Roand, Barrows, Guy F»»,) Smith et CurA ffornerd V» Toledo, Ohio, 26 — Quatre équipes de deux hommes ont joué hier après-midi.Krauser, Carney, Cook, Huff, Schohel et Rippinger se sont classés parmi les dix premiers.Irlam et.Ir-lam sont en deuxième place avec 1159, Le père et le fils ont compté respec•• ! tivement 243 et 236.Palm a fait le meilleur résultat Individuel avec 249.Dans le monde du hockey SMITHS FALLS CHAMPIONS.Vancouver 9 ; Victoria 6 (Service particulier) Vancouver, C.A., 26 — Dans la te la plus rapide encore vue en cette ville, cette saison, le club Vanco a triomphé du Victoria par 9 points à 6, hier soir.Tous les équipiers di Vancouver étaient en excellente for me et le point saillant de la jout< fur la course sensationnelle que fii Frank Patrick dans la deuxième pé riode, alors qu’il compta un point sans recevoir d’assistance de ses coéquipiers.Dunderdale fut celui qui se distingua le plus sur l’équipe du Victoria.Les équipes s’alignaient comme suit : Ligue de hockey des Qumcaliiers Brockville, 26.—• Le championnat de la section de l’Ouest de la [ague Inter-provinciale a été décroché par le club Smiths Falls qui a triomphé du club local par un score de 5 à 4, hier soir.MONCTON VICTORIEUX.Moncton, N.-B., 26.— Près de 2,000 personnes ont été témoins de la victoire du club local sur les New-Glasgow, hier soir, dans les séries de la Ligue des Provinces Maritimes.Les Moncton triomphèrent de leurs adversaires par 7 à 5.LES SOCIALS SONT DEFAITS.Halifax, N.-E.20.— Les “ Millionnaires ” de Sydney ont été dos plus favorisés dans leur joute d’hier soir contre les Socials d’Halifax, alors qu’ils triomphèrent par un score de 4 à 3.Le point décisif fut compté sur une pure chance.La rondelle frappa le patin de Twaddle et alla se loger dans les buts.LES CHAMPIONS REFUSENT IVALLER JOUER A NEW-YORK.Québec, 26.— Le club local a refusé d’aller jouer une série de parties à New-York avec les clubs Canadien ou Ottawa et les Wanderers.D’après M.Mike Quinn, ec voyage aurait été organisé tout spécialement pour aider les Wanderers qui recevraient 8500 pour une partie alors que le Québec .devrait passer quatre ou cinq jours à New-York avec un budget de $1,000.M.Emmett Quinn, le président de la ligue, est fortement blâmé pour n’avoir pas soumis la chose aux clubs de la N.H.A.UNE LETTRE DF, LESTER PATRICK.Québec, 26.— Le club Québec a reçu une lettre de Lester Patrick proposant que les champions de.la N.H.A.aillent rencontrer les Aictoria dans l’Ouest pour une série do parties.Le gérant Mike Quinn n’est pas encore prêt à soumettre la chose au bureau de direction, vu que Lester suggère que les deux clubs ne s’occupent pas du tout de la coupe Stanley.Les Qué-becquois ont un club champion et ce serait les offenser que d’aller jouer en dehors des parties auxquelles ils accorderaient tout leur encouragement.POUR LA COUPE STANLEY.Québec, 26.— Le secrétaire des champions a écrit au président.Light-gow, de la ligue des Provinces Maritimes, pour savoir si ses champions avaient l’intention de lancer un défi pour la coupe Stanley.Les échecs La Havane, Cuba, 26 — iCapahlan-ca a défait Carzo, Marshall a triomphé de Jaffe, Kupchick a été défait par Janow’ski, et Blanco a défait Chapes dans la huitième ronde du tournoi d’échecs hier après-midi.Ca-pablanca et Marshall sont égaux pour la première place.A NOS AMIS L» "Devoir” est outille uour ram des Imoressinns dans tous les oenrai ouvraae garanti.t LE BOUCANIER Il y aura une assemblée générale ce soir, à 8 h.30 précises, nu No.1293 rue Saint-Denis.Tous les membres sont priés d’y assister.Vancouver Parr F.Patrick Griffis Taylor Kendall Harris McDonald Buts Points Couverts Rovers Centres Ailiers Ailiers Victoria Lindsay Prodgers L.Patrick Poulin Dunderdale Rowe Genge SOMMAIRE PREMIERE PERIODE 1.Vancouver - Kendall .1.25 2.Victoria — Prodgers .4.20 3.Vancouver — Griffis .11.54 4.Vancouver — F.Patrick .1.05 DEUXIEME PERIODE 5.Vancouver — Kendall .1.36 fi.Victoria — L.Patrick .1.20 7.Vancouver — F Patrick .4.10 8.Vancouver — Griffis .1.25 TROISIEME PERIODE 9.Vancouver — McDonald .2.16 10.Victoria — - Dunderdale .5.44 11.Victo » i - - L.Patrick .3.33 12.Vancouver — Griffis .3.32 13.Victoria — - Dunderdale .3.20 14.Vancouver — McDonald .1.38 15.Victoria - - Dunderdale .A 1.30 Le hockey dans le Nord Voici les rc sultats d 'S parties jouées hier soir, au putinoir Victoeia dans les séries de la 1 Ague de lockey des Quin- calliers : PREMIERE ’A RT 1 IL Frothingham & las.Walker Workman ( 1) .Il ardware Co (4) McCoy .Buts .Rodgerson Leblanc .Points.Hadley Brown < 'ouverts .Dufresne Berthiaume.Avants.K.Morin Howlands •Avants.V.Morin Clément Avants.Thompson Warren , Arbitre.— J aok lire nnan.j Juge du jeu.— Montgomery.DEUXIEME PARTI E.Lewis Bros.Thos.Robert- Ltd (2) son (3).Miller Chu,ic Points.Byrne .Couverts Wglsh Lespéranee .Ayant*.N’icol Walker Bérubé Ranger .Fogartv Marchand Avants .Lancaster TROISIEME PARTIE.; Canadian Fairbanks Starke- Morse m.Seybold ( 1 ) Pésourdy .Buts.Moore Mosèly Points.Miller Hyland .Couperts Day j Bennett • Avants.Tripp McMullen .Avants.Bet hume 1 .éclairé Seymour Avants.Scott L’Annonciation, 26 — Deux intéressantes joutes de hockey eurent lieu é.ci dimanche dernier.La première vit aux prises notre club sénior avec le club O.P.R.—E.D.de Montréal.Malgré la présence de trois étoiles de la Ligue de la Cité sur le club visiteur, notre club est sorti victorieux par un résultat de 9 à 3 montrant par là qu’il pouvait être compté parmi les meilleurs clubs amateurs de la province.C.P.R.—E.D.Annonciation Leblanc Buts McGibbon Creely Points Couvrette P.Séguin Couverts Fee Pontbriant Centres Leblanc Bastien Ailiers Péclet Brousseau Ailiers Rochon Arbitre — G.Gwynne.La seconde fut celle de notre club junior avec le cîub Riordon-Eddy.Cette joute fut malheureuse pour nos jeunes qui malgré leurs efforts furent défaits par le résultat de 4 à Aux raquetteurs Ce soir, à 8.30, à la salle Auditorium, rue Berthelet, euchre et bal du Montagnard.Jeudi soir, le 27 courant, euchre et bal annuel du Forestier, à la salle Stanley, soirée de la Mi-Carême.Aujourd’hui et demain, les 26 et 27 courant, euchre du Franc Rieur, dans la salle de l’hôtel de ville de Sainte-Cunégonde.Vendredi soir, à 8.15, second con-cert-boucane annuel du Wm Peck dans ses salles, 1651 Saint-Laurent.Nouvelles Sportives ^ Berlin, 26.— Le premier numéro du Stadium Calendar” vient de paraître à Berlin.C’est un journal mensuel entièrement consacré aux jeux olympiques de 1916 qui, on le sait, auront lieu dans cette ville.New-York, 26.— Alfred De Oro, de Cuba, a défait Thomas Huestdn, de Saint-Louis, hier, par 200 points à 98, dans la première série du match de 600 points qu’ils ont commencé.De Oro a fait une sérié de 55 et la plus élevée de Hueston a été de 15.Toronto, 26.— Si les Saint-Miques gagnent le championnat de l’O.H.A., _______________________________ _ .argents perçus aux joutes seront 1.Ils espèrent cependant prendre leur *''mployés à défrayer les dépenses d’un • revanche bientôt.i voyage que le club fera en France, en Riordon-Eddy Ann.-Junior L’ul9Re; rn.Angleterre et en Allemagne.négociations ont été entamées récemment avec les clubs d’Europe pout mener cotte/proposition à bonne< fin.Couvrette Buts C.Gauvreau Taché Pointa R.Outhet McArthur Couverts G.Péclet Bleault Centres !.Handy-side Blair Ailiers 0.Hondy-side Bailey Ailiers A.Denis Arbitre — E.Rochon.-f Le service d’hygiène La Société Médicale a transmis aux commissaires, hier, sa résolution relative ô la réorganisation du bureau d’hygiène.La résolution n’entre pas dans les détails, mais on sait que la soA’êté est en faveur d’une plus grande centralisation.Le secrétaire, M.le doc tenr Derome, dit qu’il faudrait un chef unique sous lequel on centraliserait les services d’inspect* on.Voici le texte de la communication de la société."Considérant que "’organisation des services naniti > res, telle que constituée présentement ne confère pas aux titulaires les pom^lrs suffisants pour lui donner l'efficacité nécessaire aux besoins actuels de l’hy- Buffulo, N.-A., 26.— Le gouverne ment canadien a ordonné, hier, à ses agents d’immigration, d’empêcher JacV Johnson de passer la frontière.I.ea raisons alléguées sont que le nègre eni rl.une morale trop relâehêo pour devenir citoyen canadien.On croit que les autorités américaines ont décidé le gouvernement du Canada à prendre ces mesures d'exclusion.Philadelphie, 26.- - |,i tionnl he billard pour h de la classe A au cadre ville, le lournoi na-championnat de 18.2 com-24 mars pro- Portland, Bercy Col-'ggenburg, mcncera en cette chain.Wilkie C.Dunaway, Orzgon : C.F.Conklin lins, de Chicago ; J.I champion : Edward W.Gardner, .1,,.seph Mayer.Dr Walter E.Uffen'heimer et le Dr Walter G.Douglas ont déiè envoyé leurs inscriptions.Victoria, A., 26.—Lester Patrick ;a écrit nu club Québec, pour lui offrit de jouer une série de parties avec les ! champions do la Colombie Anglaise.B propose que les Québec aillent dam l’Ouest ee printemps et que les Vieto joueront flow parties do , i j i a.ir,fl JOU('r°Yit des partie* do retour A glène sociale des grands centres, de-l yU(-.bec.l’an proelmin.Lester BatricV mande instamment aux membres du veut pas entendre parler de "( Bureau des Comn*ssaires de Mont- Stanley” et il se montre exigea,,! à„ réal de bien vouloir mettre A l’étude point que les Québec devront un plan général de réorganisation jouer à Toronto s’ils acceptent plu* efficace." ’qui vient, de leur être faite.aller l’offre VOL.IV.— No.47 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI.FEVRIER 1913 POUR LE PLÉBISCITE Discours de M.Guilbault, député de Joliette, prononcé le lundi, 24 février 1913 * M.J.-P.-O.GUILBAULT (Joliette).—M.l’Orateur, depuis environ tro’s mois nous avons eu assez de discours je crois, et ces discours ont été assez longs pour nous renseigner parfaitement sur deux points principaux de ce débat: que'le est la politique respective du gouvernement et de l’Opposition sur cette question de la marine.Le gouvernement, alléguant l’urgence, veut donner une contribution immédiate de 35 millions.Cette contribution de 35 millions devant être donnée à l’Angleterre pour construire des vaisseaux de guerre qui seraient emaloyés au service commun de l’Em-pir»et du Canada, ce dernier ayant le dri^t, plus tard, î^il juge à propos de construire une marine, de reprendre ses vaisseaux.L’Opposition, elle; voit une autre urgence; elle voit un besoin pressant de continuer la construction de la marine votée et commencée sur l’initiative de son chef en 1910.Mais i; y a une autre question plus importante et sur laquelle personne encore ne s’est prononcé.C’est celle de savoir si le peuple veut de l’une ou ' de l’autre 4e ces politiques.Cette hypothèse, personne ne peut la résoudre en ce moment, parce que le peuple n’a pas été directement consulté.Je sais que nos amis de la gauche voudraient faire tran.-her cette question par une élection générale; c’est ce que demande l’amendement de l’honorable député d’Assiniboine (M.Turriff).Les membres de l’Opposition n’ont rien à risquer, étant déjà dans l’Opposition; le pire qui pourrait leur arriver, c’est d’y rester.Ils n’ont pas grand chance, selon moi, de reprendre fîp pouvoir, car le peuple ne se déjugera pas.En septembre 1911, le peuple s’est prononcé contre la réc;procité, mais pour la protection.Il nsa pas changé d’opinion.Les raisons qui militaient alors en faveur de la protection, existent encore aujourd’hui.Le peuple veut de la protection, et S?on avait des élections à brève échéant*., le gou-rernement reviendrait au pouvoir avec une majorité augmentée.M.PROULX (Prescott).- Est-ce que l’honorab'e député croit que le peuple est en faveur de la contribution ?M.GUILBAULT—Je ne le crois pas, j;as plus qu’il était favorable au oro-jet de marine de l’ancien gouveine-aient.Une élection générale ne donnerait pas l’opinion clairement manifestée du peuple sur un point précis.Le seul moyen de connaître l’opinion du peuple, c’est de le consultei aur ce point-là et.ce point-là seulement, mettant de côté toutes les autres questions politiques.Ce moyen, est le plébiscite.M.LAPOINTL’ (Kamouraska).— C’est moins dangereux.M.GUILBAULT—C’est moins dangereux et c’est plus clair.Je comprends que des élections générales offriraient plus de chance aux libéraux || d’arriver au pouvoir.Mais le parti ' libéral ne voulait pas le plébiscite en 1910, et ne voulait pas consulter le peuple sur cette question de la marine.Pourquoi?Parce que le parti libéral savait bien que son projet de marine aurait été accueilli par la désapprobation universelle du pays.Si aujourd’hui les trois questions suivantes étaient posées au peuple par voix de plébiscite : Etes-vous en faveur du maintien de l’état de choses actuel ?ou êtes-vous en faveur de la construction d’une marine telle que projetée par l’ancien gouvernement?Enfin, en troisième lieu, êtes-vous en faveur d’une contribution d’urgence qui pourrait être plus tard permanente, en faveur de la marine anglaise ?Si le peuple était consulté sur ces trois points-là, je crois qu’il se prononcerait à une grande majorité en faveur du maintien de l’état de choses actuel, c’est-à-dire qu’il ne voudrait pas donner de contribution ni continuer la marine inaugurée par l’ancien gouvernement, c’est-à-dire une marine qui serait au service de l’Angleterre en temps de guerre.Car, ne l’oublions pas, la politique de l’ancien gouvernement était une marine construite par les Canadiens, payée par les Canadiens, équipée par les Canadiens, leur ' 'appartenant en propre en temps de paix, mais étant en temps de guerre, sous le contrôle exclusif de l’Angleterre.Ce que le peuple veut, selon moi, r c’est la construction de navires côtiers de nature à protéger notre pays; en défendant notre domaine, nous aidons ,à l’Angleterre.Le peuple canadien est loyal envers la mère-patrie, et si jamais elle a besoin de l’aide de ses colonies, le Canada ne le lui refusera pas.Mais il ne veut pas qu’on lui impose la loyauté par une loi, il veut avoir le mérite complet de sa loyauté.A propos de cette question du plébiscite, on a tout fait pour empêcher qu’elle fût posée carrément dans cette Chambre.Lorsque l’honorable député de Maisonneuve, M.Verville, a proposé son sous-amendement, on a fait un acte très habile, car on conservait l’amendement du Chef do l’Opposition qui approuvait la politique de l’ancien gouvernement.Or, on savait que les députés indépendants n’approuvaient pas cette politique-là.S’ils votaient pour le sous-amendement, ils se trouvaient à approuver implicitement une politique qu’ils avaient combattue; et s’ils votaient contre le sous-amendement, ils s’exposaient d’être accusés de ne pas vouloir de la consultation populaire, de ne pas être logiques et conséquents avec eux-mémes.Voilà pourquoi on a greffé sur l’amendement, un tout petit appendice se ré férant à la consultation populaire, et ainsi le tour était joué.Heureusement, l’honorable député de Nicolet, M.Lamarche, a vu clair dans le jeu de nos adversaires, et il a expliqué d’une façon complète pourquoi les députés indépendants n’appuyeraient pas ce sous-amendement.Ce que nous vou-c’est de connaître la volonté du peuple exprimée sans ambiguité, sans confusion avec d’autres questions, afin que son verdict ne soit obscurci par aucune autre considération, et soit parfaitement défini.Et pour en arriver là, il faut recourir au plébiscite.Le parti libéral n’en veut pas, et le parti conservateur n’en veut pas non plus.Les deux partis n’en veulent pas, le peuple seul en veut, mais il ne l’aura pas, je le crains.On a parlé à plusieurs reprises de l’effet moral produit par le vote d’une contribution ou la construction d’une marine canadienne, parce que par là même on en conclurait à l’étranger, que le Canada veut aider l’Angleterre; mais ce vote ne serait que celui de la majorité de 221 députés.Combien il aurait plus d’effet, s’il était le vote libre et spontané de la majorité de centaines de milliers d’électeurs! Il représenterait alors l’opinion de la majorité du pays et non plus seulement l’opinion de la majorité des députés.Mais on n’ira pas devant le peuple,car les deux partis semblent s’entendre parfaitement sur ce point.Il faut à tout prix se lancer, pour me servir de l’expression pittoresque de l’honorable Chef de l’Opposition, dans Iç gouffre du militarisme, sans consulter le peuple, que ce soit par la construction d’une marine canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre, ou par le vote d’une contribution d’urgence.Coûte que coûte, il faut nous lancer dans le gouffre du militarisme.Le peuple croit, lui, que les ressources du pays devraient être employées,' pendant quelques années encore, au développement de ses ressources.Le temps viendra toujours trop vite, où nous devrons nous jeter dans le militarisme.Le peuple du Canada n’a jamais refusé d’aider l’Angleterre lorsque le besoin s’en est fait sentir, comme le disait si éloquemment l’autre jour l’honorable député de Bonaventure, lorsqu’il nous relatait les actions d’éclat du héros de Châteauguay et les faits à jamais mémorables de la guerre de 1812.Le peuple s’est toujours montré loyal envers l’Angleterre, et nous sommes les descendants de ces loyaux.Mais, je le répète, nous voulons que ce soit un acte spontané, le voeu de la majorité.Le peuple ne veut pas qu’on l’enchaîne à son insu.La consultation populaire, voilà la position que i’ai prise dans le passé et celle que j’entends maintenir aujourd’hui.„ Maintenant, on dit que dans la province de Québec, on a horreur des armements.Ceci peut être vrai jusqu’à un certain point.Vent-on savoir d’où cette horreur origine?Elle date de la campagne incendiaire faite par le parti libéral en 1896, lorsque le chef du gouvernement d’alors, Sir Charles Tapper, demandait de voter un million pour l’achat de fusils, et que les meneurs libéraux organisèrent une campagne violente dans tout le pays.Et maintenant l’Opposition nous demande non seulement la création d’une marine, mais son chef est encore allé plus loin, car il a déclaré que si l’Angleterre était en danger ou simplement en rivalité avec eux, deux ou trois et plusieurs des grands pays d’Europe, le gouvernement pourrait être certain que nous mettrions à la disposition de l’Angleterre, non seulement 35 millions, mais deux fois, trois fois et même quatre fois cette somme à la disposition de l’Angleterre, et même toutes les ressources du Canada sans qu’il y aurait aucune voix discordante.S’il y a dans la province de Québec un sentiment hostile au militarisme, c’est le parti libéral qui l’aura voulu par ses excès dans le passé.Je crois donc que le seul moyen de bien connaître l’opinion du peuple,est par voix de plébiscite, et je le proposerai dans quelques instants, appuyé par mon honorable ami de Rimouski.Avant de reprendre mon siège je tiens à rectifier certaines allégations faites par mes amis de la gauche au cours de cette discussion.Les honorables députés de Welland (M.German) et de Rouville (M.Lemieux) ont dit que la marine de l’ancien gouvernement avait triomphé en 1911 dans la province de Québec.Telle n’est pas mon opinion.Ce qui a triomphé dans la province de Québec, ça été le prestige personnel et l’incomparable popularité du chef de l’Opposition.Sans le nom de Laurier, le parti libéral aurait été écrasé dans Québec.On s’est servi de son nom; on avait une organisation parfaite, une caisse électorale bien garnie, une presse dévouée, et c’est avec cela qu’on a écrasé le parti conservateur dans Québec.L’honorable député de Rouville a dit que certains députés conservateurs avaient été élus par accident, notamment celui de Joliette.Je comprends que c’était réellement un accident pour le parti libéral qui y a perdu un de ses amis; mais cet accident était prévu, et le parti libéral a fait tout en son pouvoir pour l’empêcher.L’honorable député de Saint-Hyacinthe est venu aider son ami libéral dans le conité de Joliette, mais il n’a pas réussi.Il en est de même de l’ancien député de Yamaska, M.Gladu, qui à deux reprises différentes, est venu porter la parole dans le comté de Joliette, et qui le 21 septembre au soir était battu chez lui; c’était un accident.L’ex-député d’Hochelaga, M.Rivet, est aussi venu prêcher l’évangile libéral dans Joliette, mais le 21 septembre, il subissait le même accident et était battu.L’honorable député de Trois-Rivières (M.Bureau) est venu me rendre visite, et le 21 septembre 1911, il voyait sa majorité presque annéantie.L’ancien chef du gouvernement, maintenant le chef de l’Opposition, a daigné aussi me rendre visite, et aussi le 21 septembre au soir, il avait l’accident de cesser d’être premier ministre pour devenir simple chef de l’Opposition.Un autre accident s’est aussi produit; j’allais l’oublier.L’honorable député de Rouville qui était alors député de Gaspé, est venu dans Joliette, mais à la fin de septembre il cessait d’être député de Gaspé, et restait simplement député de Rouville.HON.M.PELLETIER.—Un autre accident.M.GUILBAULT.—C’est toute une série d’accidents.Je ne veux pas M.l’Orateur, parler plus longtemps, vu qu’il y a encore un grand nombre de députés qui doivent prendre la parole.Je propose donc en amendement à l’amendement—et je le crois parfaitement dans l’ordre—que les mots suivants soient ajoutés à l’amendement de l’honorable député d’Assiniboine par “voix de plébiscite”, appuyé par l’honorable député de Rimouski (M.Boulay).La création des jardins de l’enfance ELLE FORME LE SUJET DU DISCOURS DE M.LE JUGE LAFONTAINE.PROMOTEUR DU MOUVEMENT, A LA SEANCE DE LA COMMISSION SCOLAIRE, HIER SOIR.DANS LE Monde Ouvrier —[ Faits - MontrealP0UR , E BIEN — - DES AUTRES LA VARIOLE On a déclaré quinze nouveaux cas, de variole la semaine dernière d’après le rapport du bureau d’hygiène | remis hier aux commissaires.I LA CONSTRUCTION QUI SOUFFRENT LES UNIONS DE METIERS de ses fabriques de la rue Notre-Da me-Est.Lee nouveaux édifices coûteront $30,000.Conférences de droit public SUR L’ORGANISATION DE L’EGLISE.— 1ère CONFERENCE : DE L’EGLISE.Sommaire.— On traitera cette année, au cours de droit public de Laval, de l’Eglise, du Pape, de l’Evêque et du Curé, c’est-à-clre de l’organisation de la société catholique au point de vue du droit.— Importance pour un catholique éclairé de posséder ces notions.— Un mot de Mgr Laflèche.— Droits des laïques.— Coopération des laïques dans l’œuvre civilisatrice de la chrétienté : apostolat des sciences et des lettres, de la charité et de la vertu, de la parole et de Faction.Exposés de Mgr Paquet et de Mgr Cavaguis.— Comment ces leçons se présentent à la suite de celles des années dernières, de l’abbé Perrier.— Qu’-est-ce que le droit public, comment l’organisation de l’Eglise relève-t-elle de cette science?— Quelques technicali-tés.— Vaste champ ouvert aux investigations.— L’Eglise est une société, et line société divine, véritable, une, nécessaire, mais en même temps une société spirituelle et surnaturelle.Explication de toutes ces notions.— Distinction entre l’EgHse et l’Etat.—L’Eglise n’est pas un toua-ge de l’Etat — L’Etat, dans sa sphère propre, est indépendant.— Distinctions entre les deux pouvoirs, par leur origine, par leur foi, par leurs moyens d’action.— L’Eglise est une société ju.tdique.— Le fait de Jésus-Christ.— La constitution de l’Eglise d’après Vhistoire.— Comment les deux sociétés, l’Eglise et l’Etat, ne s’opposent pas, mais se superposent en une constante et véritable harmonie.A l’assemblée de la Commission Scolaire, hier soir, M.le juge Lafontaine, le promoteur de l’établissement des Jardins de l’Enfance à Montréal, a fait en quelques mots l’historique de la question et démontré les avantages qu’en retireraient les classes populaires de cette ville.La Législature de Québec a d’ailleurs autorisé la Commission à construire ces jardins il y a environ deux ans.Dans un intéressant parallèle entre l’enfance des villes et celle de la campagne, M.Lafontaine fait justement remarquer que le petit campagnard, qui peut lire continuellement dans le beau livre de la nature, est bien plus avancé que la plupart de nos petits citadins.L’enfant de nos villes, dit-il, va aux vues animées où il se perd tandis que l’enfant des campagnes développe ses facultés au contact de tout ce qui l’entoure.Le programme que suivront les élèves dans ces Jardins de l’Enfance devra être approprié.On devra s’efforcer de tendre à développer l’enfant au moyen des études ordinaires de la conversation du chant et du dessin.Il est aussi d’avis que les membres de la Commission doivent attacher leur nom à cette oeuvre et il termine en disant que Montréal est en droit d’avoir les meilleures écoles du pays.Il devient chaque jours de plus en plus certain que les unions ouvrières vont séparer leur cause de celle du | mouvement politique, entretenu par j les clubs ouvriers, à Montréal.Déjà, à sa dernière assemblée, le Conseil des Métiers et du Travail a décidé de ne plus exiger des délégués, à ce conseil, l’engagement d'obéissance au parti ouvrier, ou d’allégeance à son programme.Il est rumeur aussi qu’à la prochaine séance, ce conseil décidera de ne plus se faire représenter)., , ., au comité général du parti ouvrier, j blbUothè(lue municipal.Vous pouvez publier ma lettre sur “Fruit-a-tives” La “Dominion Textile Company’’ a1 M.Jones est fier de reconnaîtra la pris un permis pour l’agrandissement ^ grande dette de gratitude qu a a con- LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE La commission spéciale de la bibliothèque se réunira jeudi pour discuter avec les commissaires leur rapport et celui qu'elle a présenté au conseil concernant la construction, rue de Montigny, d’un édifice qui sertit l’une des succursales de la Le capt.Trempe nie Questionné au sujet des accusations de J.-H.Roberts, secrétaire de la Dominion Alliance, concernant la part qu’il est supposé avoir dans le commerce de la Frisco Pure Soda Water Company, le capitaine Trempe, du poste de police de la rue Beaubien, a répondu qu’il ne sait pas tout ce que dit M.Roberts dans sa lettre, mais qu’il peut affirmer qu’il n’a jamais travaillé à placer les articles de la compagnie.II l’a déclaré au chef Campeau il y a environ six semaines.Il dit avoir cinq actions dans la compagnie comme garantie d’un prêt qu’il a fait et pour lequel il détient un billet échu ce mois-ci.Le chef Campeau nie toutes les allégations de Roberts.L'opinion d'un pasteur Le pasteur Newell Dwight Hillis, de Brooklyn, a fait hier soir une conférence à PAmerican Presbyterian Church sur “Le Canada et l’Amérique d’aujourd’hui et de demain”.Il a parlé des ressources naturelles du Canada et des Etats-Unis.L’augmentation de la population suivra, dit-il, la loi de la survivance du plus adapté.Tout le Nord de l’Amérique passera aux mains de la race anglo-saxonne, les nègres et les Mexicains étant destinés à disparaître, à cause de l’usure de leur vitalité amenée par l’excès de leurs passions.COURTES DÉPÊCHES EMMELINE PANKHURST Epson, Angleterre, 25.— Mme Emmeline Pankhurst, grand chef des suffragettes anglaises, a comparu devant le magistrat de police ayant été arrêtée hier, sous l’accusation d’avoir incité les autres à placer malicieusement et traîtreusement des substances explosives dans la maison du Chancelier de l’Echiquier pour y causer du dommage.Elle a été mise en liberté provisoire moyennant un cautionnement de 2,800 dollars avec l’entente formelle qu’elle ne prendra part à aucune assemblée publique pendant toute la durée du procès.LE BILAN D’UNE EXPLOSION Nelson, Colombie Anglaise, 25.— La liste des morts de l’explosion de la semaine dernière au campement des Doukobors de Brilliant s’est accrue de deux nouveaux noms.Deux des blessés viennent de succomber, en effet.Des trois qui survivent, deux ont dû subir l’opération de l’ablation des yeux.LE CABINET PERUVIEN Lima, Pérou, 25.— Le cabinet péruvien présidé par le général Enrique Varela a donné sa démission aujourd’hui, à la suite de la retraite du ministre des finances, hier.LE GENERAL BOOTH ET LE PRIX NOBEL.Londres, 25.— Le général Bram-well Booth, chef de l’Armée du Salut, a été proposé comme candidat au prix Nobel de la paix, parce que l’Armée du Salut est promotrice de la paix internationale.CASTRO A CUBA La Havane, 26.— Dès son arrivée à Cuba, Castro a été placé sous une étroite surveillance.Son arrivée en la ville a été enthousiaste; de nombreux canots-automobiles l’accompagnèrent jusqu’au rivage où il prit part à une procession triomphale par toute la ville.Il y eut ensuite un banquet, dont il fût l’hôte d’honneur.Un vieux clergyman anglican victime d'un accident Halifax.26.— L’archidiacre Kaul-back de Truro, l'un des membres le mieux connus du clergé anglican, a été tué hier soir à Truro.Il quitta sa demeure après dîner, afin de voir un ami à la chaufferie.Il voulut pénétrer dans l’édifice par la porte du côté, mais à cause de l’obscurité il passa outre et voyant une fenêtre ouverte, il y pénétra, et fit une chute de dix pieds tombant sur le ciment.Lorsque le portier vint visiter les fournaises, il sentit un courant d’air et en cherchant la cause il découvrit le cadavre de l'archidiacre.Le Révérend Kaulbaek, âgé de 75 ans,avait été ministre de l’église d’Angleterre, à Truro pendant 35 ans.et retirera ses délégués.Les causes de ce mouvement de scis sien sont des plus diverses.Les uns l’attribuent au programme politique ouvrier qu’ils trouvent mal adapté aux conditions de notre société, et qui aurait même des tendances révolutionnaires.D'autres prétendent que les ouvriers sont encore trop attachés aux couleurs des partis “bleu” ou “rouge”, pour consentir à former un parti indépendant des vieux partis.Quoi qu’il en soit, le mouvement ouvrier en Canada se trouve actuellement à un tournant de son histoire.Mais un grand nombre d’ouvriers, même parmi les chefs,ne voient pas cette crise d’un trop mauvais oeil.Au contraire, ils espèrent qu’il en sortira un esprit meilleur, plus désintéressé et plus large, en même temps, qu’avec des idées nouvelles, une organisation mieux raisonnée et plus forte.CHEZ LES PEINTRES Une assemblée remarquablement nombreuse et enthousiaste a été tenue lundi soir, à la Salle Centrale, 204 Saint-Laurent, par l’Union des peintres.Tous les hommes du métier, sans distinction d’organisation, unionistes comme non-unionistes, avaient été invités.M.J.E.Saint-Laurent présidait.Les orateurs de la soirée furent MM.Joseph Ainey, commissaire de la cité de Montréal.David Giroux, ancien président du Conseil des Métiers et du Travail, W.Daw, et Richard Lynch.M.Ainey parla pendant plus d’une heure.Le sujet de son discours porta sur les conditions de l’ouvrier dans la société présente et les moyens pratiques de les améliorer.11 fut très écouté et vivement applaudi.A l’issue de la séance, trente-six nouveaux membres se firent inscrire.Ce beau résultat est tout à la fois à l’honneur des orateurs et des officiers de l’Union des peintres qui ont organisé cette assemblée.VIF MECONTENTEMENT Une dissatisfaction profonde règne dans les unions des relieurs et celle des pressiers notamment, non pas contre les patrons, mais contre les officiers des autres unions des métiers de l’imprimerie, qui par leur inaction, que l’on croit calculée, s’opposent à la formation définitive du Conseil des métiers alliés de l’imprimerie.L’union des relieurs, à sa dernière assemblée, a menacé de porter la question devant les autorités supérieures de la Fédération Américaine.Ce soir, à son assemblée régulière, il est possible qu’elle mette sa menace exécution.D’autre part, on annonce que le comité des étiquettes qui se réunira demain soir, au Terople du Travail, prendra la question en main, et que satisfaction complète sera donnée aux relieurs et aux pressiers.REUNIONS POUR CE SOIR.4e mercredi du mois.AU TEMPLE DU TRAVAIL; —Union des relieurs; Union des pressiers; Union des manoeuvres; Union des charpentiers en fer; Conseil de district des charpentiers menuisiers.A LA SALLE DIONNE: —Union des travailleurs en chaussures.A LA SALLE RICHMOND: —Union des mouleurs en fer.A LA SALLE SAINT-ONCE: —Union des tailleurs de pierre.A LA SALLE CORONATION: —Union des tailleurs de hardes en gros.En même temps, à la demande de l’échevin Mar in, on étudiera la construction de la bibliothèque rue Sherbrooke, entre les Montcalm.tractée envers “Fruit-a-tives”.Il est content que cette lettre soit publiée pour engager les autres qui souffrent à faire l’essai de ces merveilleuses pastilles faites de jus de fruits.Sarnia, Ont., 5 Fév.1911.J’ai souffert pendant ces derniers 25 ans de constipation, d’indigestion et de catarrhe de l’estomac.J’essavai beaucoup de remède et consultai plusieurs médecins, mais sans aucun profit.Je lus ensuite une annonce de “Fruit-a-tives”.Je décidai de faire l’essai de ce remède et il accomplit exactement le bien qu’on lui attribuait.J’en prends maintenant depuis un certain temps, rues Beaudry et je trouve que c’est le seul remède qui me fasse du bien.J’ai recomman- La motion de renvoi à la commis- dé “Fruit-a-tives” à un grand nombre sion et aux commissaires adoptée par de mes amis, et je ne saurais trop le conseil à l’unanimité affirme le dé- faire l’éloge de ces pastilles de fruits, sir du cons.H d'établir une succursa- PAUL J JONES le rue de Montigny et le principe qu’il devra y avoir une bibliothèque ; boîte, 6 pour $2.50, boîte d’es- centrale avec des succursales.| sai 25c- Chez tous les marchands ou j envoyé franco sur reception du prix LES UNIFORMES DE LA POLICE I par “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.ont adjugé les ’ Les commissaires contrats suivants : A M.William West, la fourniture | de 1618 paires de bottes d’Hver et! d’été pour la police, au coût total de ! $5,582.A M.R.Charlebois, la fourniture -de 809 blouses $6,513, et de 78 par- 9-CO a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.10 30 p.m MONTREAL et TORONTO dessus d’officiers, $3,181.AM.C.E.Lamoureux, la fourniture de 700 tuniques $10,451.Tous ces uniformes sont pour la police.ARRESTATION Alfred Lalonde, âgé de 21 ans, a I été arrêté hier soir par l'agent Jean ! sous l'accusation de fraude et de! port d’armes Illégal.Il avait essayé de passer un faux billet de $20 au restaurateur MichelL Le prévenu paraîtra en cour de police ce matin.FRANK BAILEY ACQUITTE Frank Bailey, un invétéré de la cocaïne, accusé d’avoir pénétré dans un ! magasin général de Victoriaville, I l’été dernier, a été acquitté par le ! magistrat Bazin.Échos télégraphiques de France Wagons-salon, restaurant et bibliotlièquê sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairés à l'électricité, sur les trains de nuit.LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE ^‘INTERNATIONAL LIMITED” LE TEAIN PAE EXCELLENCE DU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chicago à 9.00 a.m., tous les jours.EQUIPEMENT SUPERIEUR EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l'Ouest du Canada, viâ Chicago, à vendre le 4 mars et chaque mardi suivant jusqu’au 28 octobre, à très bas prix.Billets bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE 122 rue St Jacques.Tél.Main 6905, Hôtel Windsor ou gare Bonaventure Lord Haldane sera à Montréal vers la fin d'août Londres, 26.— Le lord Chancelier de la Grande Bretagne, le vicomte Haldane, quittera Londres pour venir au Canada, le 23 août prochain.U doit aussi se rendre aux Etats-Unis durant son voyage.Lord Haldane retournera en Angleterre le 3 sep tembre.Il est tout probable qu’en son absence, le Grand Sceau sera remis entre les mains d’une commission nommée à cet effet.MTRE LARORI CHEZ LE PRESIDENT.Paris, 26.— M.Poincaré a reçu maître Labori, bâtonnier de l’ordre des avocats, accompagné du conseil de l’ordre, venus pour lui présenter les félicitations du barreau.Il a reçu ensuite le bureau de la chambre de commerce, M.Loubet, ancien président, qui lui rendait sa visite et de nombreuses personnalités.LA T.S.F.SUR LES NAVIRES Paris, 26.— M.Bouisson, député des Bouches-du-Rhône, interpelle le gouvernement sur le naufrage du “Saint-Augustin” survenu le 2 janvier.Il reproche aux compagnies d’utiliser de vieux paquebots et demande l’installation de la télégraphie sans fil sur tous les navires.M.Baudin, ministre de la marine, répond que cette télégraphie sera installée et qu’il s’efforcera d’obtenir des compagnies qu’elles améliorent les conditions de sécurité des passagers.La chambre a voté l’ordre du jour de confiance dans le gouvernement présenté par M.Thomson, député de Constantine et ancien ministre de la marine.MORT D’UN GENERAL Paris, 26.— On annonce la mort du général de Sesmaisons, un de nos plus brillants officiers de cavalerie.Sorti de Saint-Cyr en 1854 il avait été promu général de division en 1893, Il était âgé de 78 ans.TUEE PAR UN AUTO-TAXI Paris, 26.— Un auto-taxi filant sur le boulevard Saint-Germain à une allure exagérée, a tué Mlle de la Jon-quière, âgée de 18 ans, fille de la marquise.M.DEL ANNE Y Paris, 26 février.— On dément la nouvelle d’après laquelle M.Delan-ney, préfet de la Seine serait nommé prochainement gouverneur de l’Algérie.UNE PANIQUE AU CINEMA Dunkerque, 26.— Il s’est produit une panique dans un cinématographe à la suite d’un commencement d’incendie.Une trentaine de personnes ont été blessées.EN ROUTE POUR CASABLANCA Marseille, 26.— Deux cent-quaran-te soldats coloniaux sont partis d’ici pour Casablanca.Us ont été acclamés par la foule.LSbJTml "’Æ SPECIAL POUR PAQUEBOT Départ do la gare Windsor 8.10 p.m., lo 27 février 1918, raccordant avec le R.M.H.Tunisian, un train composé de wagons de première classe, wagons-lits et buffet et qui bp rendra directement au quai du navire, St-Je&n, Ouest.EXCURSION DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Winnipeg.Edmonton et gares intermediaires.Tous les mardi de mars à octobre.Limite de retour 2 mois.OTTAWA' |8.05 n.m., §8.40 a.m., f9.15 a.m.{4.00 p.m., §7.45 p.m., *9.50 p.m.*10.30 p.m.WAGONS-SALONS OBSERVATOIRES Wagon-lit sur le train de 9.50 p.m.QUEBEC fO.OO a.m., *1.30 p.m., *5.00 p.m., *11.30 p.m.TRAIN DE LUXE A 5 P.M.Wagons-Buffets et wagons-salons *Tous les jours.fTous les jours, excepté le dimanche.§Le dimanche seulement.BUREAUX DES BILLETS: 141-143 ruo Saint-Jacques.Tél.Main 8123 ou gares Place Viger et Windsor LA CITE DE MAISONNEUVE AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné qu’un bureau de votation sera ouvert et tenu à l’Hôtel de Ville de Maisonneuve, à partir du 15 février courant jusqu’au 1er mars prochain, de 9 heures du matin à cinq heures du soir, tous les jours de la semaine, et de 7y2 heures à 9% heures du soir le Lundi, Mercredi et Vendredi de chaque semaine durant cette période de quinze jours, pour enregistrer au scrutin secret le vote de tous les électeurs municipaux de la cité de Maisonneuve sur la question de l’abolition de la qualification foncière pour la charge de Maire et d’Echevin de la Cité de Maisonneuve.Donné à Maisonneuve ce quinzième jour du mois de février, mil neuf cent treize.(Signé): M.G.ECREMENT, Sec.-Trés.de la Cité de Maisonneuve.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 2153.Zéphirin Bertbiaume, contracteur, de Montréal vs.Charles F.Morrow du même lien.Le Tième jour de mars 1913 à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 3103 ave de *’Hôtel de Ville, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.’ Conditions: argent comptant.J.X.PAUZE, H C.S.Montréal, 26 février 1913.FEUILLETON DU DEVOIR Esclave ou Reine?par M.DELLY Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.(Suite) Dans la voiture qui emporluil les habitants de la Bardonnaye vers leur demeure.Lise examinait aver un peu d’intérêt le visage de sa belle-mère.Mme de Subrans avait déjà eu quelques petites crises cardiaques, et le médecin avail prescrit d’éviter les fortes émotions.Mais quelle émotion avait-ele pu éprouver aujourd’hui?Ce prince Ormanoff, dont elle n’avail jamais parlé à ses enfants, devait cire presque un étranger pour elle.A moins qu’il ne lui tappelâl quelques souvenirs pénibles.Lise savait que sa belle-mère avait perdu ses parents et un frère unique, alors qu’elle était déjà jeune fille.Peut-être Serge Ormanoff se trouvait-il présent au moment de res malheurs, sur lesquels Catherine ne s’étendait pas en longs détails.Mme de Subrans leva tout à coup les yeux, rencontra le regard inquiet de Lise.Ne le tourmente pas, mon en-fant, dil-elle de la même voix éteinte qu’elle avait tout à l’heure en répondant au prinee.Ce ne sera rien.Je n’étais pas déjà bien ce matin, j’aurais dû m’abstenir.,.—Mais oui, maman! Pourquoi ne m’avez-vous rien dit?Il aurait été bien plus raisonnable de rester j tranquillement à la maison.Cortainèment, si j’avais pu pré-| voir.Ses mains maigres frémirent, et .un tremblement agita ses lèvres.Lise ne s’en aperçut pas, et se rassura en voyant qu’à l’arrivée au logis Mme de Subrans avait .presque repris sa mine habituelle, sauf un cerne assez prononcé autour des yeux.III Un clair soleil d’automne inondait la grande pièce assez nue que l’on dénommait salle d’élude à la Bardonnaye.Le crâne poli de M.Babille, le précepteur, en était tout illuminé et brillait du plus vif éclat.Mais le brave homme n'en avait cure.Tout en humant délicatement, de temps à autre, une prise de tabac, il mettait tous ses soins dans la correction d’une version latine ((ue venait de terminer Lise, “la plus intelligente petile cervelle féminine que j’aie connue,” déclarait-il volontiers orgueilleusement.Car il était fier de l’aînée de ses élèves, le bon M.Babille! Certes, Albérie, un garçon de douze ans, turbulent et entêté, et sa soeur A-nouchka ne manquaient pas d’intelligence, mais ils ne possédaient pas la vive compréhension de Lise, san ardeur au travail, et, non plus, celle délicate bonté qui avait toujours empêché la charmante Lise de s’unir aux gamineries qu’ils imaginaient envers le précepteur, dont tes petits ridicules excitaient leur verve parfois inconsciemment mé-e haute.En ce moment, Albérie, penché vers An»uehka, lui montrait le crâne éblouissant.La petile fille éclata de rire.M.Babille leva un peu les yeux, murmura un “chut” plein d’indulgence, puis se remit à sa correction.Mais Lise regarda ses cadcls d’un air sévère, et.aussitôt, ils se remi-1 rent au travail.Cette soeur aînée, si I belle, si douce, exerçait sur eux un j véritable ascendant et, pour rien au monde, ils n’auraient voulu faire pleurer "leur Use”, comme ils l’appelaient en leurs moments de I câlinerie.—Mademoiselle Lise, ceci est ab-jsolumenl parfait! s’écria d’un ton 1 de triomphe M.Babille en élevant entre ses doigts, brunis par Je contact du tabac, la feuille couverte de la charmante écriture de Lise.A la bonne heure, voilà une élève qui me fait honneur! Ah! quand vous j aurez travaillé encore deux ans, quelle joie instruction vous aurez! Un coup de sonnette l’interrompit.Lise se leva vivement en donnant un petit coup sur son tablier de percale rose un peu fripé.- I! faut que j’aille ouvrir, Micheline et Josette sont en course.Elle sortit dans le vestibule et se dirigea vers la porte, qu’elle ouvrit au moment où retentissait un second coup de sonnette, sec et impatient.Elle eut un sursaut et un involon- taire mouvement de recul en voyant devant elle le prince Ormanoff.il se découvrit en demandant: -Pourrais-je voir Mme de Subrans, ma cousine?—Mais oui.je pense.Voulez-vous entrer, prince?Il ne protesta pas contre l’appellation cérémonieuse, mais enveloppa d'un regard dominateur la jeune créature toute rougissante et gênée devant lui.Elle le précéda jusqu’à la porte du salon, qu’elle ouvrit en disant: —Je vais prévenir ma mère.Il sc détourna un peu, la regarda de nouveau d’un air singulier.—Vous l'appelez votre mère?Est-ce elle qui l’a exigé?-Non, c’est moi qui lui ai toujours donné ce nom, puisqu’elle |m’a élevée, répliqua-t-elle, très surprise.- Ah! oui ,nu fait! dit-il entre ses dents.Tandis qu’il pénétrait dans le salon, mieux meublé que l’autre, où l'on introduisait les étrangers, Lise entra dans la pièce voisine et s'approcha de sa belle-mère occupée à ses raccommodages.Maman, le prince Ormanoff vous demande.L’ouvrage échappa des mains de Mme do Subrans, ri son visage revêtit la même teinte bizarre que la veille, au moment où son parent s'était approché d'elle.Mais, sans prononcer un mot, elle se leva et, ouvrant la porte de communication, entra dans ie salon.1a prince, qui se tenait debout eu milieu de la pièce, la laissa s’avance) vers lui.Son regard aigu semblait fouiller jusqu’au fond de l'âme de cetle femme, qui sc raidis-s til visiblement pour ne pas baisser les yeux.Voici longtemps que nous ne nous étions vus, Catherine Paulow-na, dit-il d’un ton de caîtnc f midair.Pas plus que la veille, ils ne sc iendaient la main, et qai eût vu l’un en face de l’autre ces deux cousins, aurait eu conscience i r-unc barrière mystérieuse les séparait.• -En effet, Serge.le nu me doutais pas que.vous viendriez ici, chez moi.Sa voix était rauque et ses yeux se détournaient un peu comme pour fuir le regard de ces prunelles ver-1 tes.—Aussi n*cst-ce pas pour vous que j'y viens, Catherine.Je n’ai pas perdu mon habitude d’autrefois j d'aller droit au fail, surtout avec les i femmes, qui aiment, en général, à j s’égarer dans mille petites circon-| I locutions plus ou moins hypocrites.'Voici donc ce que je désire: la fille de nia cousine Xénia ressem-I blc d’une façon extraordinaire à j()]ga, ina défunte femme.Pour ce motif, j’ai l’intention de faire de celle enfant la princesse Ormanoff.Mme de Subrans recula de plusieurs pas, en fixant sur lui des yeux dilatés par la stupéfaction.—Vous voulez.épouser Lise!.Une enfant, comme vous dites, car elle n’a pas seize ans! C’est précisément pour cela.A ce) Age, je ia formerai à mon gré, ainsi (pie j’ai fait naguère d'Olga.Et comme Mme de Subrans demeurait sans parole, en le regardant d’un air ahuri, il ajouta d’un ton sec: —On croirait vraiment que je vous dis la chose la plus extraordinaire du monde! —Mais, Serge.songez que vous ne ia connaissez pas.—Elle ressemble à Olga; elle sera pour le moins aussi belle qu’elle, et elle esl assez jeune pour être encore malléable.Cela me suffit.L’in-telligenee m’est indifférente, et quant au caractère, quel qu’il soil, je saurai le transformer selon mes goûts.—Alors.alors.elle serait peut-être malheureuse?balbutia Mme do Subrans.(A milvr») ùonTwilabeC> JL3 I ~E DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 26 FEVRIER 1915 VOL.IV.— No.17 TEMPERATURE i Bulletin d'après le thermo- ! mètre de Hear & Harrison, 10- | 12 rue Notre-Dame-Est.R.de | Mes le, gérant.SIX SAVANTS HONORES L’ETAT-MAJOR DELIBERE COMPTE RENDU ERRONE Aujourd'hui maximum .Même date l’an dernier .Aujourd'hui minimum .Même date l’an dernier .18 • .5 .8 BAROMETRE 8 heures, matin, 30.18; 11 heures, matin, 30.10; midi, 30.16.L’université de Franklin décerne les médailles d’or destinées aux savants qui ont le plus fait pour l’amélioration des conditions de la vie.—Les lauréats sont trois Américains, deux Anglais et un Allemand DEMAIN BEAU ET FROID I Conférence du chanoine Lesage Le chanoine Lesage fera une rence, le mardi 25 mars, au Monument National.Son sujet sera: Silhouettes savoyardes et françaisis.Les billets d’admission sont en vente dès maintenant à la librairie Granger J rue Notre-Dame.(Service particulier) Washington, 26.— Les six médailles d'or d’Elliott Cresson accordées par l’Université de Franklin aux savants qui ont le plus fait pour l’amélioration des conditions de la vie, viennent d’être décernées.Les lauréats sont : sir William Ramsay de Londres, Angleterre, qui a fait de nombreuses découvertes en chimie pratique; John William Strutt (baron Raileigh) d’Angleterre, qui a fait des recherches utiles en physique, et Emil Fischer, de Berlin, qui s’occupe de sciences biologiques; Charles Proteux Steinmertz de Schenectaday, N.Y-, qui a fait faire des progrès considérables à la science pratique de l’électricité; Emile Berliner de Wa-' shington qui a perfectionné le téléphone et l’art de transmettre les sons; confé-1 Isham Randolph, Chicago, qui a fait faire des progrès considérables dans le domaine du génie civil.,— Dans le secret du cabinet de Sir Wilfrid Laurier les principaux lieutenants du parti libéral discutent l’attitude que l’opposition doit prendre au sujet du bill Borden et des amendements Turriff et Guilbault (De notre correspondant) Chambre des Communes, Ottawa, 26.— Il y a eu réunion secrète des principaux lieutenants libéraux, au cabinet de M.Laurier, au Parlement, dans le cours de la matinée.Les ex-ministres y assistaient presque tous.On dit qu’on y a discuté de l’attitude que l’opposition prendra à l’égard du bill Borden, une fois les votes enregistrés sur l’amendement Turriff et le sous-amendement Guilbault, et de l’opportunité de saisir la Chambre de nouveaux amendements, avant la seconde lecture, et pendant la discussion en comité.Celle-ci, qui devra commencer lundi prochain, durera une couple de semaines au moins.A 1 enquête sur l’achat de terrains par la commission deî écoles catholique, Mtre Lamothe se plaint qu un journal a attribué à M.Therrien des paroles qu il n a pas pro-Ce dernier continue son témoignage noncees.DEUX DIAZ A OTTAWA Le troisième centenaire de Champlain à Oriila Orilla, Ont., 26 — A une réunion spéciale tenue hier, le conseil municipal d’Orilla a décidé de voter 81,500 pour aider à la célébration du troisième centenaire de Champlain.Ces fêtes seront tenues à Grilla dans le cours de l’été de 1915.Une importante délégation se rend juprès du gouvernement fédéral pour obtenir une dotation dans le même but.Us sont alliés au chef actuel de la révolution mexicaine Ottawa, 28.— Au nombre des ét udiants à l’Université d’Ottawa on remarque deux jeunes patriotes mexicains qui se nomment Aurillio et Ed-wardo Diaz.Us sont parents du général Félix Diaz, père de la présente révolution au Mexique.Ces deux jeunes gens sont très alarmés par la tournure qu’ont prise les choses.Ils ont télégraphié à leur père mais n’ont reçu aucune réponse.Tous deux s’en iraient bien dans leur pays; mais leurs moyens ne le leur permettent point.La réforme électorale A LA COMMISSION DU SENAT (Service particulier) Paris, 26.-— Le commission de la réforme électorale du sénat, que M.Briand avait priée de hâter ses travaux, s’est réunie aujourd’hui, sous la présidence de M, Clémenceau et a^ entendu M.Lintilhac, sénateur du Cantal, exposer son contre-projet qu’elle a repoussé par un vote de onze contre trois.La commission a ensuite adopté les quatre premiers chapitres du rapport de M.Jeanneney, sénateur de la Haute-Saône.Le drame de la Pte Saint-Charles Ibrahim Hakki échoue dans sa mission (Servie» particulier) Constantinople.26.— La mission dont Ibrahim Hakki pacha avait été chargé, à Londres, par son gouvernement, a échoué, li devait inciter les puissances européennes à appuyer les réclamations do la Porto qui no %'eut pas céder Andrinople, il n’a pu faire accepter la note de la Turquie en réponse aux puissances comme base de nouvelles négociations, et contrairement aux rumeurs qui circulaient sur son compte ses instruction» ne lui per-mattent pas do faire do nouvelles concessions.Bien que certains membres du cabinet turc soient en faveur do la paix, il est certain que l’élément dominant affiche des idées belliqueuses et est d’avis de continuer la lutte sans merci.Le contrat de îa Un million de souscription pour le ‘ Scott memorialy Londres, 26.— Sir Edgard Speyer a dit hier que le comité britannique antarctique était très satisfait de l’état j présent des souscriptions à la mé-moire de Scott, car elles s’élèvent | déjà à $1,000,000.L'on ne sait pas encore combien de t temps la souscription va durer, l’on attend une réponse du gouvernement.Sir Edgar a ajouté qu’il ne croyait pas bon d’adopter l’idée de Lord Cur-zon, c’est à dire de construire un “memorial hall” ; d’après lui, les actions du capitaine Scott et.de ses compagnons ainsi que la publication prochaine de son volume perpétueront suffisamment le souvenir du héros.,.Le chemin de fer du gouvernement Ottawa, 26 — M.Cochrane a donné, hier, avis d’une résolution concernant les travaux que le ministre des chemins de fer et canaux doit soumettre au gouverneur-en-conseil; ces travaux, dit l’avis, doivent deve-| nir une partie du système des chemins de fer du gouvernement.| Cette résolution est de nature à j augmenter les pouvoirs de ce dernier en ce qui concerne l’acquisition des embranchements de ITn-tercolonial.Cie Marconi L’OPINION DU MAITRE DES POSTES D’ANGLETERRE AU SUJET DE LA RESILIATION.New-York, 26.— Un câblogramme de Londres dit : “ Le maître général des postes a annoncé, hier, qu’il ne partage pas les vues de la compagnie Marconi qui prétend avoir le droit de résilier son contrat ; il considère nu contraire que celle-ci doit remplir tous scs engagements.'-4- Johnstone menacé par un incendie LE FEU FAIT RAGE DEPUIS CE MATIN DANS LE COEUR DE LA VILLE.Les pentes du Transcontinental (Service particulier) Johnstone, N.Y., 26.— La section des affaires de la ville est menacé d’une conflagration.Un incendie a éclaté au coeur de la ville, dans l’édifice Smith, et les pompiers font tout leur possible pour l’empêcher de se propager,mais le danger est imminent Incitation à Fémeute L’ACCUSATION PORTEE CONTRE ELISABETH G.FLYNN, ORGANISATRICE DES “INDUSTRIAL WORKERS OF THE WORLD".{Servie» particulier) Paterson, N.J., 26.— Elisabeth Gurley Flynn, organsatrice des “Industrial Workers of the World”, a été arrêtée,ici hier, accusée d’avoir essayé de soulever les grévistes et de les inciter à l’émeute.On recherchait encore, ce matin son compagnon, Carlo Presta.Les chefs du syndicat prétendent qu’environ 15,000 ouvriers ont quitté le travail, mais les industriels estiment le chiffre de ceux qui chôment à 3,500 seulement.Les fabriques sont sous bonne garde aujourd’hui et on ne signale aucun désordre.(De noire correspondant) Québec, 26 — M Frank Cochrane, ministre des Chemins de fer, a ¦adressé à la Chambre de Commerce de celte ville une lettre importante concernant le changement de la gradation des pentes du Transcontinental.Le ministre déclare qu’à deux points de la ligne, à 395 et 397 milles à l’ouest de Québec, la gradation a été portée à 4-10 pour cent pour l’est, et à G-lrt pour cent pour l’ouest, par mesure d’économie dans la construction et dans l'opération du chemin de fer.“Ces change-mente, dit-il, n’affecteront aucunement la valeur de la ligne sur laquelle les locomotives pourront traîner le même nombre de wagons à la même vitesse et sans plus de dépenses ni moins de sûreté et de confort que si la gradation eût été uniforme.Le nouveau cabinet péruvien Lima, Pérou, 26 — Le nouveau cabine péruvien se compose comme suit : Président et ministre de l’in-tèneur, Frederico Luna Peralba; ministre de la guerre, Carlos A.Velarde ; ministre des affaires étrangères, Dr Wenceslac Valera ; ministre de la justice, Francisco Morey-ra Y.Bigles ; ministre des travaux publics, Fermin Malaga Santolla ; ministre de la finance, Felipe Der-beano.Les assises de mars La campagne en faveur de l’immigration anglaise *>.- Ottawa, 26.— M.George Lawrence, mnistre de l’agriculture au Manitoba, était de passage hier à Ottawa en route pour la Grande-Bretagne.M.Lawrence veut favoriser l’immigration anglaise dans l’Ouest, dont il a l’intention de peupler les nouveaux districts agricoles.L’hon.Dr.Rock, ministre de l’intérieur, a exprimé sa satisfaction à l’égard du projet de l’hon.ministre manitobain.Les deux politiciens ont même pris en considération la création d’une immigration co-opérative entre les provinces et le Dominion.-F- Un touriste se noie Le terme des Assises de mars s’ouvrira samedi sous la présidence de M.le juge Lavergne.M.Corriveau greffier do la Couronne, a préparé la liste des causes qui devront être présentées à l’étude des grands jurés.Elles sont au nc.mbre de vingt-cinq.Il est cependant probable que d’ici une semaine, plusieurs des accusés qui avaient demandé d’être jugés aux Assises, changeront d’idée et opteront pour un procès sommaire, aux Sessions, devant M.le juge Bazin.Les jurés auront à s’occuper de deux causes de meurtre : celle de George Charbonneau, jeune homme accusé d’avoir tué André Roy, vieux valet d’écurie ; et celle de Nie Bi-cink, Teodor Narhirniak et Gregory Casiul, que le coroner a tenus criminellement responsables de la mart de Kondrace Kraszka, mort à la suite de blessures qu’il avait reçues au cours d’une bagarre dans une noce polonaise.Du dernier terme, il reste encare la cause d’Adélard Boudrias, accusé d’avoir causé la mort de sa femme et celle de Thêodule Bergeron contre qui les grands 'jurés ont rapporté un “true bill” sur une accusation d’homicide involontaire.John Finn et John Darker auront à répondre à une accusation de tentative de meurtre de même qu'Henri Bernier et Alphonse Paquette.Il épouse la fille de Lord Robert Londres, 26 — C’est aujourd’hui qu’aura lieu le mariage de Lady Ed-wina, fille de Lord Roberts, avec le major Lewis, de l’Artillerie Royale.La cérémonie se fera à l’église AU Saints, à Ascot.Les nouveaux époux seront conduits de l’église à la rési-dance de leurs parents, dans un carrosse traîné par six chevaux noirs.Le nouveau couple sera escorté de trois officiers de l’Artillerie Royale et de trois sous-officiers.Lord et Lady Mount Stephen ont fait cadeau à la nouvelle mariée de cent parts du Northern Pacific.Le cadeau représente la jolie somme de 811,200.Eclatante conversion (Service, particulier) Toronto, 28 — Frederick McGregor agent des voyageurs de la ligne Allan, s’est noyé à Nassau, Indes Occidentales Anglaises, où 11 était allé, il y a quelques jours passer ses vacances.TOUT UN MONASTERE DE RE-LIGIEUX ANGLICANS SE CONVERTIT AU CATHOLICISME.• ASSISTANT DEMANDE Un homme compétent comme assistant-gérant dans un journal français quotidien.Devra connaître parfaitement le français et bien comprendre l’anglais.Ecrire tout de suite à boite 750 Montréal.Londres, 26.On signale ici une conversion éclatante à l’église de Rome.C’est celle d’un bon nombre de moines anglicans qui, en 1895, fondèrent le monastère des Bénédictins anglais et, en 1901, établirent leurs quartiers-généraux sur une île au large de Pembrokeshire.L’année dernière, ils se tinrent constamment en correspondance avec l’archevêque de Canterbury et l’évêque d’Oxford.Ils discutaient eertairis points sur lesquels ils (les moines), ne s’accordaient pas.A la fin, ils décidèrent de demandeur leur entrée dans l’Eglise catholique romaine et de faire partie de l’ordre des Bénédictins de Solesme.Pas de sentinelle M.POINCARE NE VEUT PAS DE GARDE A LA PORTE DE SA CHAMBRE A COUCHER.(Service particulier) Paris, 26.— Le président Poincaré vient de donner une nouvelle preuve de ses idées démocratiques d’après une nouvelle publiée par le “Figaro”.Le nouveau président a congédié la sentinelle de service à la porte de la chambre à coucher présidentielle au palais de l’Elysée.Jusqu’à présent un garde républicain, en tenue de service, montait la faction et avait un lit de camp à la porte de la chambre à coucher présidentielle.Le président Poincaré ne se soucie guère de ces honneurs.Une catastrophe (Service particulier) Gijon, Espagne, 26.—Près de deux cents personnes ont été tuées ou blessées par l’explosion d’une mine préparée dans le port par les ingénieurs en charge des travaux.La mine a prématurément fait explosion.Des personnes, venues de partout, étaient réunies.Elles attendaient le moment de voir sauter la côte séparant Gijon du hâvre de Musel lorsque la détonation se produisit.Sept mille livres de poudre noire avaient été placées dans la mine._ Cette poudre, au lieu de faire éclater le roc, souleva une grêle de cailloux qui volèrent dans la direction où la foule était massée.Des familles entières furent tuées ainsi qu’un bon nombre d’ingénieurs et de fonctionnaires municipaux.Compagnie et employés TENUS RESPONSABLES D’UNE MORT.(De notre correspondant) Québec, 26.— Le jury du coroner dans l’enquête sur la mort de Madame Janvier, décédée à la suite d’un accident de tramway a blâmé la compagnie du Québec Railway et les employés qui avaient charge du tramway La compagnie, d’après le jury, aurait dû donner des instructions plus sévères à ses employés.Les éleveurs de volailles Québec, 26 — J/exposition annuelle de l’Association des Eleveurs de vplailles s’est ouverte hier au manège mililaire.Les exhibits sont nombreux et variés.11 y a des exposants de toutes les parties de la province.M.Victor Fortier, de la Ferme Expérimentale d’Otlawa, est le juge et a commencé la distribution des prix.L’exposition prend fin aujourd’hui.L'ASSSASSINAT DES EPOUX VAUTOUR DEMEURE MYSTERIEUX.L assassinat des époux Vautour semble toujours aussi mystérieux qu’au matin de la lugubre découverte de la tragédie.On n’a encore pu mettre la j main sur l'arme qui a servi à tuer Madame Vautour.On a trouvé une pai- ; re de longs ciseaux, mais ils ne peu- j venf avoir servi au meurtre parce; qu’ils ne portent aucune trace de sang.Les deux enfants, Théodore et Victor, Qui, lundi déclaraient si positivement à l’enquête du coroner, que leur oncle Fred.Michaud était dans la maison dimanche matin, n’en semblent plus j aussi certains maintenant.Ils prétendent que l’homme qui se pencha sur leur lit pour essayer de leur trancher la gorge jfcsrtait une chemise blanche et avait une moustache.Vautour était vêtu d’un sous-vêtement de couleur et le sang qu’il avait sur la lèvre aurait bien pu facilement être pris pour une moustache, dans la demi-obscurité qu’il faisait.Quoi qu’il en soit, il est certain que ces enfants ont été saisis à la gorge par quelqu’un dont les mains étaient ensanglantées, car leur cou portait des traces de sang.Les parents des époux Vautour déclarent que ces derniers se querellaient souvent.Les enfants orphelins seront adoptés par des voisins.Les deux garçons seront placés dans un collège.A la reprise de l’enquête sur l’achat des terrains de la Longue Pointe, appartenant à M.Julien Therrien, par la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, ce matin, Me Lamothe, avocat de cette dernière, fait remarquer tout d’abord que le compte rendu de la séance d’hier après-midi, dans la “Gazette", est absolument faux.Voici ce que disait ee journal ce matin : “Closely questioned by Mr.Desaulniers, he (M.T.Therrien) stated that he had told Vinet to charge the $8,000 to the account of the School Commissionners, but he swore categorically that the $8,000 was graft for members of the commission”.Il est absolument faux, répète Me Lamothe, que M.Therrien ait juré cela.Le commissaire enquêteur fait remarquer que l’on a dû oublier le mot “not” avant graft et l’incident se termine là.M.Therrien est ensuite entendu, Interrogé par Me Desaulniers, avocat de M.Langlois, et par le commissaire enquêteur, le témoin fait de nouveau connaître les diverses transactions qu’il a faites avec M.Giroux depuis l’achat des terrains par 1* Commission Scolaire et produit l’ac< te, fait par M.Beauchamp, le 31 mal 1912, par lequel M.Therrien rétrocédait les lots 97, 98, 99 et 100 de la division 390 à M.Gustave Vinet.“Ces terrains déclare le témoin n’ont pu être compris dans l’acte d< vente à la Commission ; si je u» led avait pas rétrocédés j’aurais été IbH-gés de donner à M.Vinet $18,9rw.ri3 quand je ne lui ai payé que $17,-148.53.” Quant au prolit net réalisé par M.Therrien dans la vente de ces terrains à la Commission, il appert que celui-ci n’a été que de $7,434.En effet l’achat de ces terrains de M.Vinet et les dépenses occasionnées -par la réparation des bâtisses qui se trouvaient sur ceux vendus par M.A.Laurin ont obligé M.Therrien a débourser $24,730.32 et la Commission , Scolaire n’a dû payer que $32,000.Le témoin ajoute que les dépenses-qu’il a été obligé de faire auraient dû être faites par M.Laurin ; mais sur le refus de ce dernier, il s’est vu contraint de les faire lui-même.Sur la demande de Me Bisaillon de produire le compte de M.Laurin, le commissaire enquêteur déclare qu’il n'y voit aucune objection puis la séance s’ajourne à 2 heures 30.Marconigramme de Lady Scott ELLE APPREND LA NOUVELLE DE LA MORT DE SON MARI (Service particulier) Londres, 26.— Le docteur Bruce, frère de Lady Robert F.Scott, veuve de l’explorateur antarctique, a reçu un marconigramme de sa soeur lui disant qu’elle avait appris la mort de son mari et qu’elle était en assez bonne santé.Lady Scott est à bord du navire Avrangi qui devra arriver à Wellington, N.Z., le 27 de^e mois.LA SITUATION AU MEXIQU (Service particulier) Mexico, 26.— La situation dans la capitale fédérale n’a pas sensiblement changée.Les nouvelles reçues des provinces semblent indiquer que les rebelles veulent se rallier à la nouvelle administration.La nomination de plusieurs officiers au poste de gouverneur dans les Etats importants montre que le général Huerta a l’intention de gouverner avec une main de fer.On n’a pas reçu de nouvelles du frère du président Madero, sur la mort duquel il a circulé des rumeurs hier.Les puissances ont accepté la version officielle de la mort du prési- dent Madero et du vice-président Suarez, mais le gouvernement n’en continue pas moins son enquête.Les rebelles résistent dans certains Etats, particulièrement dans l’Etat de Morelos.Veta Cruz, 26.— Le général Roberto Velasco, commandant militaire de Vera Cruz, a envoyé au général Huerta et au gznéral Félix Diaz l’expres- , sion de sa loyauté, et de celle de ses troupes, dans la nouvelle ahmhüstra-tion.On croit que cette démarche aura pour résultat le changement de posta de Velasco qui sera remplacé par le colonel José Diaz Ordaz qui s’est montré, dès le début, favorable au motive-» • ment révolutionnaire du général Diaz, DEUX ENFANTS BRULES Un effondrement MORTS ET BLESSES (Service particulier) Atlanta, Ga., 26.—Une maison s’est écroulée, coin des rues White Hall et Trinity, ce matin.Trois pompiers et plusieurs autres personnes ont été ensevelis sous les débris.Deux policiers ont été blessés mortellement.(De notre correspondant) Québec, 26.— Un enfant de trois ans du nom de Falardeau a été brûlé Vif, et un autre âgé de 5 ans a été gravement brûlé lundi soir à la Ri-vière-au-Pin, Valcartier, au cours d’un incendie qui a détruit de fond en comble la demeure de leurs parents.Les enfants au nombre de trois étaient seuls à la maison.Le père M.Daniel Falardeau, employé des moulins Martel était aux chantiers et la mère veillait chez un voisin.On ignore l’origine du feu.Lorsqu'il fut découvert, il faisait rage dans toute l’habitation, M.Dominick Conway, un voisin, se porta au secours des enfants et parvint à en sauver deux, un de 13 mois que les flammes n’avaient pas encore atteint et celui de cinq ans qui portait des brûlures graves.Il lui fut impossible de secourir In dernier âgé de trois ans, dont on trouva les restes calcinés après l’incendie.La famille Falardeau qui vient de Lorctte et n’était établie à la Riviè-j re-au-Pin que depuis quelques mois j perd de plus tout son ménage et sa j lingerie.Le coroner Jolicœur est i parti pour faire une enquête.La loi de trois ans ELLE VA ETRE IMMEDIATEMENT PROPOSEE PAR LE GOUVERNEMENT.Le droit de grâce en France ON LE RETIRERAIT AU PRESIDENT.(Service particulier) Paris, 26.—-Quelques députés ont pris l’initiative d’un changement dans les prérogatives présidentielles qui enlèverait au président de la république le droit de gracier les condamnés à mort et confierait cette prérogative à une commission spèciale.La question est d’un intérêt tout particulier à l’heure actuelle car on pense que quelques-uns des membres de la bande des assassins en automobile seront condamnés à mort prochainement, le 20 ou le 27 février courant.(Service particulier) Paris, 26.— Le gouvernement va proposer immédiatement aux chambres le rétablissement de la loi de service militaire de trois années, mais sans aucunes dispenses.La loi de trois ans de 1889 comprenait des dispenses pour les étudiants des écoles supérieures qui devaient justifier, dans un délai fixé, de l’obtention de diplômes suffisants ou de mentions ou médailles pour les Beaux-Arts, faute de quoi ils devaient accomplir leurs deux autres années de service.Elle n’imposait qu’une année de service à la catégorie de jeunes gens classés sous le nom de soutiens de famille.Au Maroc DEUX ENGAGEMENTS DANS LA PARTIE CENTRALE DU PAYS.(Service particulier) Rabat (Maroc), 26.— Deux combats sont signalés dans la partie centrale du Maroc.Les dissidents de la tribu desZa-ers, qui font encore des incursions dans les régions pacifiées, viennent d’être atteints et dispersés par les troupes du colonel JMondlat.Les douars des dissidents ont été razziés.Pendant l’engagement deux tirailleurs ont été tués et huit blessés.De Casablanca, on annonce qu’à l'ouest de Chaouïa, les dissidents de la tribu des Tadla ont détruit le télégraphe.On se prépare à les châtier.Une nouvelle victime de l’aviation Cologne, AH., 26.— Bruno Wemt-gen, un aviateur, a fait une chute de 200 pieds hier à Hangelar, près Bonn et a été tué.Elle portera la cause en appel (De notre correspondant) Québec, 26.— La compagnie du Canadien Pacifique qui a été condamnée récemment, par un jury, en Cour Supérieure, à payer $16,000 de dommages à M.Odinat Fréchette qui a été blessé lors de la collision de Saint-Vincent de Paul, en appelle du jugement.Mtre Stuart procureur de la défenderesse a pris les procédures nécessaires pour porter la cause en ap-n*L » Transaction immobilière (De notre cnrrespomJant) Québec, 26.— Cinq blocs de loU du village Parent, comté de Champlain, l’un des points divisionnaires les plus importants du chemin de fer Transcontinental, à 216 milles au nord-ouest de Québec, ont été vendus à l’enchère, hier matin, au parlement, par le département dos terres.Trois ont été adjugés ù M.G.A.Bergeron de Québec pour la somme de 97,863.25 et deux à Si.Nap.Kirouac aussi de Québec pour $2,592.Ces lots ont une superficie totale de U.03 acres.Imprudence mortelle (Service particulier) Mulhausen, Allemagne, 26.— Le sergent aviateur allemand Helener Snider a été tué et son compagnon, le lieutenant Linke, légèrement blessé, aujourd’hui.En évoluant au-dessus de l’aérodrome ici, leur aéroplane tomba sur le sol d’une hauteur de soixante pieds.Helener Snider voulut tourner dans un angle trop court et sa machine capota.I Ce que dit .Geoffrion Mort d’un haut fonctionnaire américain (Service particulier) Chicago, 26 — M.John Q.Thompson, assistant procureur-général des Etats-Unis, est mort ici de bonne heure ce matin.Il a succombé à une forte abtaque de pneumonie.M.Thompson n’était ici que depuis vendredi.Il arrivait de Washington et s’en retournait chez lui, à Canton Kansas.L’EXPERT DE LA VILLE DIT QU’IL PEUT JUSTIFIER TOUT CE QU’IL A FAIT DANS L’AFFAIRE DE LA RUE SHERBROOKE-EST.M.L.E.Geoffrion, l’expert nommé par la Ville pour l’expropriation de | la rue Sherbrooke-Est, était chez tes j commissaires, ce matin.A une ques-j tion concernant ce qui s’e-sti dit, lundi, au conseil au sujet de son oUre de 62 sous 1-2 aux propriétaires, il a répondu ; “Je suis en position de justifier ce j que j'ai fait.Le conseil peut parler | pour la galerie tant qu’il voudra ’ ’.Le commissaire Ainey dit que la seule façon de faire les expropriations sans qu’elles coûtent des prix exorlftants est de nommer un agent secret qui prendra des options.“Nous en avions un, ajoute-t-il, mais le conseil ayant refusé de lui payer sa commission, il ne veut plus naturellement continuer à travailler pour la Ville.” Ce que coûtent les aliénés LES FRAIS D’ENTRETIEN DANS LES ASILES DE LA LONGUE-POINTE ET DE VERDUN SONT ^ DE PRES DE $153,000, DONT LA VILLE PAIE LA MOITIE.L’entretien des aliénés à la charge de l’Etat et de la municipalité de î Montréal pendant l’année 1912 a coûté $152,742 82.Uh Ville en paie la moitié, soit $76,371.41.Le gouvernement provincial a envoyé le compte ce matin aux autorités municipales.Il s'agit naturellement des aliénés en pension à Verdun et à la Longue-Pointe et qui étaient l’an dernier au nombre d’environ onze cents.Le budget voté par les commissaires le 4 janvier dernier prévoyait une dépense de $77,000.Les inondations à Los Angeles (Service particulier) Los Angeles, 26 — Les grandes pluies des deux derniers jours ont inondé la vote électrique et causé la mort d’une personne.Soixante mille enfants sont en congé parce que l’eau a envahi un grand nombre d’écoles.Mort (Tun ancien diplomate New-York, 26.— Luis F.Carbo, ancien ministre do l’Equateur, et l’un des diplomates les plus éminents de son pays, est décédé, hier à New-Yorl;, à l’ége de 65 ans.11 habitait les Etats-Unis depuis qu’il s’était retiré de la politique.Son corps sera transporté à j Washington où auront Heu demain ses funérailles.Association de courtiers d’immeubles / ______ (De notre eoirospondant) Québec, £0.— Les courtiers d’im-meubles de cette vilie projettent la formation d’une association qui s’adressera à la prochaine session, à la Législature, pour obtenir son existence légale en vue d’obliger les personnes qui s'occuperont de transactions immobilières à avoir un certificat ou une licence.L’Angleterre et Faviation LE ROYAL AERO CLUB CHOSIT SES REPRESENTANTS POUR LES COURSES INTERNATIONALES.Castro arrive à la Havane (Service particulier) Havane, Cuba, 26 — Le général Cl-priano Castre, anc 1er dictateur du Vênézuêlr.- est arrivé Ici aujourd’hui et la population lui a fuit un sympathique accueil.Castro était sur le steamer “Saratoga” venant da New-York.(Service particulier) Londres, 26.— Le Royal Aero Club annonce que MM.Gustave Hamel et James Valentine, de la British Aéroplane Company, représenteront la Grande-Bretagne à la course internationale d’aviation, chacun des deux ayant choisi une machine différente.Duc millionnaire (Servie# nartlouller) Londres, 26.— Le “Daily Express” prétend que le duc d’Abercorn qu est décédé le 2 janvier a laissé «ne fortune de $6,000,000 Le concert Clément Nous avons reçu ce matin le programme du concert que donneront lundi soir prochain, au théâtre Princess, M.Edmond Clément et Mlle Odette Carlyle.Nous publierons pro- ^ chainement cette pièce qui est du meilleur goût musical.Le célébra ténor, chantera des romances de Debussy, Bizet, Bruneau, Saint-Saëns et Massenet.Puis il rendra aveu l’art qu’on lui connaît, ces ravissan.tes vieilles chansons, de Lully,Weck-kerlin, Paer, Ticrsot, etc.Comme on peut le constater, la soirée sera charmante.On fera bien de retenir ses places le plus tOt possible, ou chez Wülis, ou chez Hurteau, ou au théâtre Princess.Nos ministres M.J.E.Caron, ministre de l’Agriculture et M.Alex.Taschereau, ministre des Travaux Publics, étaient aux bureaux du gouvernement ce matin.M.Taschereau arrivait de New-York, où il avait accompagné M.Chs.Lanctôt, assistant procureur-général, qui doit subir une opération chirurgicale eesez grave.Les ministres ont reçu plusieurs délégations.DECES LEFEBVRE.— A Montréal, le 23 février 1913, à l’âge de 34 ans, est décédé M.François Lefebvre, fils de feu Olivier Lefebvre, de Laprairie.Les funérailles auront lieu à Laprairie, le 27 courant.Le convoi funèbre partira de la gare du G.T.R., après l’arrivée du train du inntirb pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera célébré.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.
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