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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 26 octobre 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-10-26, Collections de BAnQ.

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la météo: Ennuagement progressif.Max.: 14.Précipitations: 30%.Demain: nuageux.(détail page 8) No 248 Montréal, samedi 26 octobre 1985 Côt*>Nord.Abttibi à Gatpétia 8S canta, Nouvaau-Brunawick 90canta.Toronto 75 CENTS Les 25 ans de Jean Drapeau à la mairie Les membres du Parti civique de Montréal croient que la formation survivra à son fondateur ALAIN DUHAMEL Les membres du Parti civique de Montréal (PCM) ne doutent pas un instant que le parti survivrait au départ de son fondateur et leader depuis un quart de siècle, le maire Jean Drapeau.Dans l’histoire des collectivités, il est fréquent que des personnes, même des adversaires, rendent hommage à un personnage politique aux longs états de service.Mais 122 Dominicains contraints à rentrer chez eux CLÉMENT TRUDEL Cent vingt-deux ressortissants de la République Dominicaine, arrivés mercredi matin à Mirabel par vol nolisé, devaient regagner leur pays, hier soir, sans avoir été autorisés à pénétrer au Canada.Selon un porte-parole du ministère fédéral d’Kmploi et d’immigration, ces 122 personnes n’étaient pas des « visiteurs de bonne foi ».Elles s’apprêtaient à gagner les Etats-Unis munies de papiers d’identité que l’on croit être des faux.Le groupe a été détenu dans deux hôtels — Château Mirabel et l’un des Holiday Inns de la Côte-de-Liesse — tandis que se poursuivaient les interrogatoires, par le truchement d’interprètes.L’article 19.1.h de la Loi de l’immigration autorise la tenue d’une enquête chaque fois que des doutes surgissent, quant à la recevabilité ou à la véracité de déclarations faites aux divers ports d’entrée.Le vol de mercredi comptait 136 voyageurs.Six Dominicains ont finalement été admis et quatre d’entre eux auraient demandé le statut de réfugié tandis que quatre autres auraient réussi à s’enfuir hier soir.Une entente entre le chargé d’affaires de la République Dominicaine et les autorités canadiennes d’immigration prévoyait qu’un avion des Dominican Airlines rapatrierait, tard hier soir, vers l’île des Caraïbes ces gens qui ont déclaré vouloir consacrer quatre jours à visiter Québec, Montréal et Ottawa.Au Carrefour latino-américain (CLAM), hier, le père Marcel Qui-rion soulignait que cet incident est le deuxième du même genre à se produire en deux mois et qu’il faut remonter à décembre 1984 pour enregistrer des « renvois massifs » de visiteurs en provenance de RépubUque Dominicaine.A la Ligue des Droits et Libertés, Mme Sylvie Gagnon rappelle que des Dominicains sont très souvent détenus par les autorités de l’immigration qui ne les considéreraient pas de bonne foi.Mme Gagnon ne veut pas commenter la possibilité d’une filière qui aurait vendu à ces voyageurs des cartes d’identité semblables à celles qu’obtiennent les étran- fers ou af/ens autorisés à vivre aux Itats-Unis.Il existe effectivement des « rackets » et les autorités canadiennes parlent à ce sujet de « conseillers sans scrupules » — un rapport officiel rédigé en 1981 par William Robinson pour le mini.stère en fait foi, et le quotidien Globe and Mail en venait, il y a quelques mois, à la conclusion que de telles pratiques subsistaient, du moins à Toronto.Mme Gagnon dit douter qu’il y ait eu des mesures vigoureuses prises pour contrer l’existence ou le retour de tels rackets.S’il existe des demandes « manifestement non fondées » ou abusives, la Ligue des droits et libertés admet qu’il faille les éviter ; elle rappelle toutefois la nécessité d’une procédure équitable pour tous.Une délégation d’organismes visant à éviter que des injustices se produisent aux ports d’entrée a rencontré, fin septembre, la ministre Mme Flora McDonald qui a donné l’assurance que toutes les suggestions avancées seraient étudiées avec attention.La porte-parole de la Ligue continue: « cette action (de l’Immigration) arrive quelques jours après la conférence de presse de l’Eglise unie annonçant qu’elle se portait caution pour plusieurs détenus, y a-t-il un lien entre les deux faits, est-ce là la répon.se’.'» Voir page 12: Dominicains l’hommage à un parti politique constitue un événement plus rare, d’autant plus que le PCM ne peut, pour l’heure, tenir pour acquise la présence de son chef à la tête des troupes à l’automne 1986.M.Drapeau, dont la santé reste préoccupante, aura alors 70 ans.Un an avant les élections générales, 25 ans après la fondation du PCM, un groupe d’hommes d’affaires ayant à sa tete MM Charles Bronfman, Paul Desmarais et Paul Paré, organise sous le thème Merci, Mon- sieur le maire un « un hommage de la collectivité au maire Jean Drapeau et au Parti civique de Montréal à l’occcasion d’un dîner soulignant le 25e anniversaire de la fondation du parti ».Les joyeuses agapes auront lieu dimanche soir au Reine-Elizabeth.« Le maire a toujours voulu que le parti lui succède » nous dit M.Pierre Lorange, vice-président du comité exécutif, organisateur principal du PCM.« Il a suffisamment de force pour survivre à une crise de départ.Je ne vous dis pas que ce serait facile.» Le doyen des conseillers municipaux, M.Roger Sigouin, chez qui ont eu lieu les réunions préparatoires à la fondation du parti, en 1960, cite le cas du Parti québécois, marqué lui aussi par la personnalité de son fondateur, M.René Lévesque, qui vient d’entrer Voir page 12: 25 ans Voir autres textes — pages 4 et 10 La majorité des « lifers » ont moins de 30 ans au Québec CAROLE BEAULIEU Au Québec la majorité des détenus sen-tencés « à vie » ont moins de 30 ans.Ils ont abattu un gardien de banque au cours d’un vol, assassiné leur blonde à coups de bâton de baseball, tué un inconnu lors d’une bataille de sortie de bar alors qu’ils étaient « sur du chimique », supprimé quelqu’un « pour protéger un chum ».Ils ne connaissent pas ENG AJ, IM A J, le RAJ, ou tous ces autres organismes dont les activités ont marqué l’Année internationale de la jeunesse.Ils vivent dans leur LU (living unit), apprennent à vivre avec leur AUR (agent d’unité résidentielle) et rêvent de libération conditionnelle.Ils sont la première génération des sen-tencés à 25 ans minimum, ces individus dont la sentence a été prononcée après 1976, après que le Parlement canadien ait aboli la peine de mort et l’ait remplacée par une peine d’emprisonnement minimum de 25 ans dans le cas de meurtre au premier degré.« Tout le monde le sait que le 25 ans c’était pour faire taire les partisans de la peine de mort », raconte Martin Vauclair, un jeune criminologue de l’Université de Montréal.« Avant 1976 les peines capitales étaient commuées et les gars faisaient rarement plus de dix ans.On ne sait pas encore ce que ça fait à quelqu’un 25 ans fermes».Selon M.Richard Zubrycki, ex-prési- dent d’un comité interne du ministère du Solliciteur général chargé de suivre la question des sentencés à vie, bien peu de recherche a encore été fait sur la question.Ces détenus sont « dans le système » depuis tellement peu de temps, dit-il, qu’on ignore encore s’ils présentent des comportements différents.Les « lifers », comme on les appelle dans le milieu, disent eux le savoir : « 25 ans c’est le tunnel dont tu vois pas la fin », explique Jean-Guy, un sentencé à vie âgé de 29 ans qui étudie l’informatique et parle de sa cellule comme d’un chez nous.« Après cinq ans un gars a compris.Qu est-ce que ça donne de le garder en dedans plus longtemps?».Voir page 12: Sentencés Les opérations (j’urgence auprès des pays touchées par la famine L’ONU s’attaque à la reconstruction M.Maurice Strong BERNARD DESCÛTEAUX N EW YORK — Il y a à peine quelques mois, 35 millions de personnes dans 21 pays d’Afrique étaient vouées à une mort certaine.Aujourd’hui, la plupart des victimes de la famine africaine sont encore vivantes et, même si la situation reste critique dans une douzaine de pays, on peut commencer à s’attaquer aux sources même du mal de la famine.Pour Maurice Strong, le directeur des Opérations d’urgence en Afrique, la bataille est en effet loin d’être terminée.Ces victimes de la famine si elles sont sauvées sont encore au bord du précipice.Elles ont tout perdu ; leurs biens, leurs terres, leur santé.Il faut reconstruire, dit-il.Au moment où les Nations unies marquent leur quarantième anniversaire, le succès des Opérations d’urgence en Afrique est indéniable bien qu’il risque de passer inaperçu.Les pays développés sont plus préoccupés ces jours-ci par les questions de paix, de désarmement et de sécurité que par « les problèmes pratiques de l’humanité ».M.Strong souligne que si on cherche un signe de la vitalité des Nations unies on le trouvera dans le succès de ces opéra- tions d’urgence.On peut voir que « les Nations unies ne .sont pas si fatiguées, pas si finies que cela à 40 ans », dit-il à l’occasion d'une entrevue accordée au Devoir cette semaine.Les Opérations d’urgence en Afrique ont été mises sur pied aussitôt que toute la gravité de la situation de la famine fut réalisée.On a choisi une structure ad hoc pour montrer Voir page 12: Reconstruction Voir autres textes — pages 4 et 11 AU SOMMAIRE CULTURE LE QUAT’SOUS A 30 ANS Le théâtre de Quat'Sous a beau avoir 30 ans, c'est encore l’enfant terrible des théâtres montréalais.Louise Latraverse le dirige maintenant, fidèle à l’esprit casse-cou que le fondateur Paul Buissonneau y a érigé en système.Comme le dit Buissonneau, l'histoire du Quat'Sous a été cousue de bides grandioses, de risques insensés et de succès inattendus.Paul Lefebvre a rencontré le fondateur et la directrice.Page 21 EXIT OFFENBACH Pagliaro, Plume, Francoeur, Corbeau : les rockers québécois prennent un à un le chemin de la sortie.Vendredi prochain, au Forum, ce sera au tour du groupe Offenbach, formé il y a 16 ans, de tirer sa révérence.On achève bien les rockers, écrit Nathalie Petrow/ski, mais ce n'est pas la mort du rock.Demain ou dans dix ans, après la panne de courant, le concert interrompu reprendra sans doute de plus belle.Page 21 .A LOISIR Halloween Jeudi encore, les enfants parcoureront les rues du Québec, leurs citrouilles et leurs sacs en bandoulière, en quête de « nananes ».Josée Blanchette a fait le tour des confiseries de Montréal, histoire de mettre la main — ou la bouche — sur les bonbons les plus savoureux.De plus, nos lecteurs trouveront une liste des endroits de la métropole où célébrer cette fête du costume et de la gourmandise.Page 33 RETOUR À L’HEURE NORMALE C'est demain matin à 2h que l'heure retournera à la normale.MtehelnedeSéM» Pour un féminisme iibertaire tlOn sans rëaarve à la libertés cejivfélnontre sans égc ^ ;,, ;''^8e «les femmes est ausérBelle des hommesiill Pour un féminisme U5E/!TA/R£ Boréal Express Boréal Express Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 Le Comité sur l’égalité recommande l’élargissement des droits pour les handicapés physiques et mentaux JOCELYN COULON OTTAWA — Le gouvernement fédéral devrait imposer à l’intention des handicapés des normes d’accessibilité aux transports et aux installations et services publics offerts ou réglementés par le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.De plus, la loi électorale du pays devrait être amendée afin que les déficients mentaux aient le même droit d’être recensés et de voter que tous les autres Canadiens.C’est ce que recommande le rapport du Comité parlementaire sur les droits à l’égalité déposé en Chambre hier par le président du comité, le député conservateur J.Patrick Boyer.Le rapport, intitulé « Égalité pour tous », contient 85 recommandations visant à amender les lois fédérales pour qu’elles se conforment à l’article 15 de la Charte canadiennes des droits et libertés.Cet article est entré en vigueur le 17 avril dernier.Il interdit la discrimination fondée sur la race, le sexe, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge ou les déficiences physiques ou mentales.Le comité de sept députés des trois partis représentés à la Chambre a été créé par le gouvernement au mois de mars dernier.Le ministre de la Justice, M.John Crosbie, a 120 jours pour répondre aux recommandations du rapport.Il a déclaré hier qu’il espérait présenté des mesures législatives après Noel, mais il a refusé d’indiquer si certaines recommandations seraient rejetées.Les membres du comité ont constaté que les changements sur l’accessibilité des handicapés aux installations et services publics ne progressaient que très lentement.Ainsi de nombreuses gares ne sont pas équipés en fonction des besoins des personnes handicapées.De plus, celles-ci se heurtent a la résistance de l’industrie des transports en général qui tarde à faciliter un «accès raisonnable» aux véhicules, qu’ils soient aériens ou terrestres.Le comité dénonce la lenteur bureaucratique de certains ministères qui n’offrent pas encore d’accès pour Le pape s’associe au deuil des proches du cardinal Vachon riTK DU VATICAN (AFP) -Jean Paul II a adressé vendredi un télégramme de condoléances au cardinal Louis Albert Vachon, archevêque de Québec, à la suite de la mort du cardinal Maurice Roy, ancien archevêque de Québec et vicaire aux armées, déc^é à l'âge de 80 ans.J’apprends avec émotion la disparition du cher cardinal .Maunce Roy qui offrait pour l’Kglise son épreuve de santé après lui avoir apporté pendant de longues années ses grandes qualités de pas-leur plein de tact et de douceur, ouvert plus particulièrement à l'apostolat des laïcs et aux problèmes de la justice et de la paix, aidant son peuple chrétien à faire face à la rapide évolution de ces dernières décades, écrit notamment le pape.Kn priant le Seigneur d'accueil-lir dans sa pleine lumière ce fidèle serviteur, je m’associe au deuil de ses proches, de ses anciens diocé.sains et de ses amis, en leur adressant une particulière bénédiction apostolique, conclut le souverain pontife.guérin l’éditeur ^ qui édite MAINTENANT DISPONIBLE Collection: Mon nouveau programme d’études en sciences humaines au primaire de Lise Dubé Mon iKiuvi-au pfOi«ra»Tum’ en \s h Photo CP Le député conservateur Patrick Boyer, avec ses collègues du comité sur l égalité, Sven Robinson, du NPD, à gauche, et Mme Sheila Finestone, du Parti libéral.handicapés à leurs édifices.Le comité demande donc l’établissement d’un échéancier pour accélérer les travaux de modifications et recommande qu’on consulte les handicapés sur l’élaboration des mesures d’accès.En ce qui concerne les déficients mentaux, les membres du comité sont d’avis que la loi électorale fédérale doit être amendée pour per- mettre à ceuxci de voter.«Refuser le droit de vote aux personnes qui se trouvent dans des établissements psychiatriques revient à les priver, en raison de leur déficience mentale, d’un bénéfice de la loi», constatent les députés.«Bien entendu il y a des exceptions, mais je pense qu’on ne peut exclure tout un groupe sans faire de distinctions», a déclaré hier en conférence de presse la députée libérale de Mont-Royal, Mme Sheiia Finestone.Mme Finestone a précisé que l’Ontario avait modifié sa loi électorale et qu’en mai dernier, 70 % des déficients mentaux recensés avaient voté le jour du scrutin.Parmi les autres recommandations on retrouve des propositions visant à introduire dans la Charte le caractère illicite de la discrimination basée sur l’orientation sexuelle; supprimer le caractère obligatoire de l’âge de la retraite (65 ans) ; l’introduction de jours fériés flottants pour permettre aux travailleurs de convictions religieuses autres que chrétiennes d’observer leurs propres rites; l’extension des avantages dont jouissent les travailleurs a temps plein aux travailleurs à temps partiel, en proportion des heures de travail; l’assouplissement des restrictions en matière de droits politiques imposées aux fonctionnaires fédéraux; et une plus grande intégration des femmes et des homosexuels dans les forces armées et la Gendarmerie royale du Canada.Le député néo-démocrate Sven Robinson, espère que le gouvernement se montrera aussi ouvert que les députés du comité dans l’acceptation des recommandations.« Ce rapport fait l’unanimité parmi les députes membres du comité et j’espère que les dinosaures du caucus conservateur ne bloqueront pas les mesures que certains considèrent comme controversées », a déclaré au DEVOIR, M.Robinson.Le député néo-démocrate faisait référence aux recommandations sur l’orientation sexuelle et la place des femmes et des homosexuels dans l’armée et la GRC.Mgr Hubert se rend au Synode avec mandat de faire triompher la collégialité PIERRE APRIL OTTAWA (PC) — Le nouveau président de la Conférence des évêques calhoUques du Canada (CECC), Mgr Bernard Hubert, partira pour Rome à la fin du mois de novembre pour participer au Synode, avec en poche le mandat précis de faire triompher le principe de la collégialité dans les affaires de l’Église, de poursuivre et de dépasser même les changements apportés par le Concile Vatican II.Dans un bref document de quelques pages, les évêques canadiens ont indiqué à leur président quels étaient les dossiers qu’ils voulaient le voir aborder lors du Synode.«L’Église tout entière, souligne le document, attend un nouveau souffle.Les évêques souhaitent ardemment que le Synode réaffirme avec force l’ouverture dont a fait preuve Vatican II, ravive l’espérance que le Concile a suscitée et saisit l’occasion de célébrer les merveilles accomplies par Dieu, dans et par son peuple, au cours des 20 dernières années».Les pasteurs canadiens ont aussi clairement indiqué qu’ils aimeraient que le prochain Synode projette une lumière nouvelle sur l’Église et la confirme dans son engagement au service de la justice et son option préférentielle pour les pauvres.F’armi les dossiers et les objectifs que se sont fixés les évêques canadiens, il y a bien sûr celui de la col-l^ialité.«Comment, au sein de l’È^glise, se sont demandés les évêques, faire en sorte que la collégialité soit davantage mise en pratique et devienne ainsi mieux en mesure de servir la mission de l’Église dans le monde».Les évêques estiment que la délégation canadienne devrait exprimer leur appui pour le travail des Conférences épiscopales, proposer la création d’un Synode permanent d’évêques doté de pouvoirs et de responsabilités appropriés dans l’Église et qui favoriserait l’exercice de la collégialité entre les évêques.POUR OBTENIR DES CAND1DAT(E)S DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 844-3361 lÀ Mgr Bernard Hubert «Dans la mesure du possible, ajoute le document synthèse, les communications venant de Rome devraient être envoyées aux Conférences épiscopales avant d’être rendues publiques».Mgr Bernard Hubert a souligné, hier, qu’il n’éprouvait aucune difficulté à partir pour Rome avec de telles exigences de la part de ses collègues canadiens.«Il ne serait peut-être pas très correct, a-t-il dit, que les évêques demandent à l’évêque de Rome de travailler en collégialité si eux-mêmes dans leur diocèse ne sont pas rendus assez loin sur la route de la coresponsabilité».«Il y a une analogie très profonde, a-t-il poursuivi, entre la coresponsabilité dans l’Église et la collégialité des évêques avec le Pape».De toute façon, l’Église canadienne, comme ses évêques, ne se sent pas hors d’ordre lorsqu’ils réclament plus de pouvoirs ou une plus grande consultation de la part de la Curie romaine.«Lorsque j’ai été ordonné évêque, a confie Mgr Hubert, non seulement je devenais responsable des gens de mon diocèse, mais aussi de ceux de l’Église universelle avec mes collègues-évêques et spécialement avec l’évêque de Rome, le Pape».Dans son esprit, le président de la CECC, ce n’est pas d’aujourd’hui que les évêques vivent dans la collégialité, «C’est avec Vatican II, a-t-il ajouté, au début des années soixante, que cette affirmation théologique fondamentale dans l’Église s’est manifestée».Parmi les 137 évêques qui participeront au Synode, Mgr Hubert estime qu’il y en aura beaucoup qui manifesteront de l’intérêt pour la position canadienne sur la collégialité «et qu’ils voudront apporter des propositions concrètes».«De toute façon, a ajouté Mgr Hubert, quand on parle de décentralisation, c’est davantage dans le sens d’une clarification des responsabi-ütés qui nous sont déjà donnas».Si les évêques canadiens s’attendent à ce que le Synode relance l’Église sur la voie du renouveau et de la poursuite des grands objectifs proposés par Vatican II, cela ne les empêche pas d’être conscients qu’il y en a d’autres, des conservateurs nostalgiques et traditionnalistes, pour prétendre que le Concile est allé trop loin et qu’il faudrait revenir en arrière.«Nous ne sommes pas sans savoir, a indiqué Mgr Hubert, qu’il y a des gens qui souhaitent corriger le Concile, il y en a qui ont une perception négative des fruits du Concile, mais les évêques du Canada ont évalué de façon très favorable les résultats de Vatican II».«Tout en reconnaissant, a-t-il conclu, que des expériences ont pu donner des impasses, des conflits et des .échecs, il faut quand même que la marche continue».COURS DE CONVERSATION ANGLAIS et FRANÇAIS LA SESSION DEBUTE LA SEMAINE DU 4 NOVEMBRE Jour-intensifs 9h00 — 1 2hOO 84h Après-midi 1 3hOO — 16h00 42h Soir IBhOO—-21hOO 42h "Samedi 9h00— 15h30 42h 'Anglais saulensent (session de 7 semaines) TEST DE PLACEMENT GRATUIT 29-30-31 octobre 12hOO — 14hOO lèhOO —¦ IBhOO (9017 participants par groupe) 199* no* 140* 140* INFORMATIQUE Initiation à l'Informatique Initiation au langage Basic I Initiation au langage Basic II Comptabilité informatisée (Lotus 1-2-3) Traitement de texte (Wordstar) D Base II Atelier pour gens du 3e Age 100* 125* 125* 155* 155* 155* 85* '4; il?i.iteDeiw j Ces cahiers : conçus pour per-I mettre aux élèves î d'explorer les riches-I ses du monde qui les en-I toure MOI — Ire année Cahier d'activités 3,25$ ISBN-2-7601-1349-3 (63 pages) Guide du maître 9,95$ ISBN-2-7601-1377-9 (115 pages) MOI, TOI — 2e année ' Cahier d'activités 3,25$ ISBN-2-7601-1378-7 (114 Dsgas) Guide du maître 9,95$ I ISBN-2-7601-1378-7 (114 pages) MOI, TOI, NOUS — 3e année cahier d'activités: 3,25$ I ISBN-2-7601-1382-5 (88 pages) LANGUES DU MONDE Italien* Allemand Chinois 'Après-midi Soir "Samedi "Vocabulaire de voyage Grec Espagnol* Portugal 1 3hOO — 16h00 18h(X)— 21h»tre-vllle 1 mcR Centre-ville La réunion de la dernière chance se tient présentement à Sofia Bien qu’insatisfait, le Canada réitère sa volonté de rester à l’UNESCO ANGÈLE DAGENAIS L’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) tient présentement jusqu’à la mi-novembre des assises «de la dernière chance».Avec un budget amputé de 25 % par le départ des États-Unis, rUnesco vit en outre avec la crainte qu’une demi-douzaine d’autres pays du bloc occidental — et financiers importants — reconsidèrent leur adhésion d’ici la fin de l’année.Pour que la conférence générale se tienne à l’extérieur du siège social parisien de l’organisme, la Bulgarie a d’ailleurs accepté de prendre à sa charge tous les frais supplémentaires qu’occasionne un tel déplacement.Les états qui questionnent leur engagement futur au sein de l’U-nesco (la Grande-Bretagne, le Canada, le Japon, l’Allemagne Fédérale, etc) profitent en effet de ces assises biennales pour tester la viabilité d’un premier budget de grande austérité, mais aussi la solidité (ou la fragilité) des consensus établis par le Conseil exécutif au cours de l’année et la détermination des états membres d’ajuster leurs comportements et leur rhétorique à leur volonté réelle de maintenir cet organisme non seulement en vie mais productif et utile.La situation est tellement « sensible » que l’information transmise par les agences de presse n’échappe pas parfois aux distorsions inévitables qu’engendre notamment le feu de l’action.Les propos de la ministre des Relations extérieures du Canada, Mme Monique Vézina, ont ainsi subis cette semaine les déformations d’une presse avide d’« action ».Tel que le démontre le document officiel de son allocution devant les 160 états membres réunis à Sofia, la ministre n’a jamais affirmé, comme le laissait entendre l’Agence France-Presse, que le Canada « envisageait de quitter l’U-nesco » mais que le Canada « avait l’intention de revoir sa position au sein de l’Unesco après la réunion de Sofia».La nuance semble importante puisque le Premier ministre du Canada en réunion à Nassau aux Bahamas avec les chefs d’états des pays membres du Commonwealth a cru bon rectifier immédiatement l’information en soulignant que le Canada n’avait pas l’intention de se retirer de l’U-nesco mais qu’il n’était pas entièrement satisfait, comme Mme Vézina l’avait expliqué, de certaines orientations de l’organisme, de sa façon de dépenser son budget de $300 millions et des réformes qui ont cours actuellement, réformes qui seraient sur la bonne voie mais encore largement incomplètes.M me Vézina a précisé dans son allocution que la fin de 1985 serait en effet une « période décisive » pour l’Unesco.« Ou bien la crise actuelle sera désamorcée ces jours-ci comme nous croyons qu’elle peut l’être, et le champ sera alors libre pour une réforme substantielle sur laquelle se fonder, ou bien la crise s’aggravera », a expüqué Mme Vézina.En fait, le Canada suivra de très près comment se discutera en assemblée plénière le projet de budget et de programmes mis au point l’été dernier par le Conseil exécutif - instance de 50 membres décisionnelle entre les réunions Mme Monique Vézina biennales.Le Canada n’est pas entièrement satisfait du compromis que représente ce projet, comme l’explique la directrice de la politique culturelle du ministère des Affaires extérieures du Canada, Mme Cecil Rabinovitch, mais il représente un premier pas dans la bonne direction.« Ce qu’on demande maintenant à l’Unesco c’est de faire mieux avec beaucoup moins », précise-t-elle, ce qui n’est pas facile pour un organisme peu habitué à une comptabilité serrée et à une grande efficacité.« Le Conseil exécutif s’est voté des priorités avant de mettre au point ce projet ajoute-t-elle.Il a repris les respon-sabiUtés qu’il avait négligé d’exercer depuis plusieurs années au profit du Directeur général, M.Amadou Mahtar M’Bow, qui était devenu un homme très puissant.Ce consensus est allé aussi loin que les choses pouvaient réalis-tement aller après un an à peine de réformes internes.Contrairement aux États-Unis ou à la Grande-Bretagne, souligne Mme Rabinovitch, le Canada ne pense pas que l’Unesco peut opérer des changements brusques rapidement ».Le Canada surveillera également comment la Conférence générale accueillera le rapport du Comité temporaire chargé d’examiner le fonctionnement de l’organisation et si elle prolongera son mandat.« Pour institutionnaliser des réformes durables nous pensons qu’il lui faut encore au moins deux ans », précise Mme Rabino-vilch.« Des réductions de personnel de 10% ne sont pas suffisantes, poursuit-elle; il faut également pouvoir assortir compétences et quotas tout en renforçant l’efficacité des programmes », ce qui n’a pas toujours été le cas à l’Unesco où en plus d’un personnel de 3000 personnes on engage à qui mieux mieux une pléiade de consultants pour toutes sortes d’expertises, Le Canada, a rappelé Mme Vézina, attache une 1res grande importance aux programmes de science, de la condition féminine et de l’éducation à l’intérieur de l’Unesco.Sans vouloir diminuer l’importance du programme « paix, désarmement et droits de l’homme » qui cadre parfaitement avec le mandat de l’Unesco, elle espère que les controverses politiques qu’il soulève, démesurées en regard de son budget ( à peine 2 %) sauront laisser place à des débats plus productifs.NOMINATION Comité consultatif sur les relations inter-culturelles.Crée en août dernier, le Comité consiillatil Mir les relations inter-eulliirelles a pour mission de promouvoir la tolérance, l'égalité entre les eito\ens et la lutte contre le racisme au .sein de I'instiunion (|u'est la Comimmaule urbaine de .Montréal.Ce comité se compose de Ki membres, doni 12 personnes provenaiU de communautés eiilturcllcs ou ocuvraiil à améliorer les relations entre les eom-mimautés.Pour combler ces 12 sièges, nous imitons imite personne membre d'une association, d un serxice ou d'un groupe ethno-enlinrel on oemrant a la promotion des relations inter-eiiltnrelles à poser sa eandid;Unre.Ces mêmes as.socialions, senices ou groupes sont aussi pariieuliéremeni imités a pro|)oser le nom de personnes intéressées.SoumeUre les do.ssicrs au plus lard le 22 novembre D)K5 a rattciilion de: Comité de sélection .Secretariat Communauté urbaine de Monlré'al 2.Complexe Desjardins C I'.I2‘) Montréal ((juébee) H5B IW) COMMUNAUTE URBAINE DE MONTREAL Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 Les municipales F aute d^opposition, 500 maires ont déjà été réélus par acclamation ROBERT LEFEBVRE QUÉBEC (PC) — Faute d’opposants, quelque 500 maires et 2,000 conseillers municipaux ont été réélus par acclamation dimanche dernier alors que prenait fin la période de mise en candidature en vue des élections du 3 novembre.La situation n’a guère évolué par rapport à l’an passé puisque c’est encore dans une proportion d’environ 70% que ces personnes ont été réélues par acclamation.Il reste environ 200 maires et près de 800 échevins à élire le 3 novembre.Quelque 1,200 municipalités québécoises sont touchées par des élections municipales.Les comportements ont cependant évolué quelque peu en ce qui a trait à la présence féminine dans les différents postes municipaux.On assiste en effet à une croissance continuelle de la participation des femmes à la politique municipale.Il y a à peine 5 ans, les femmes au conseil municipal représentaient 3.5% de tous les élus, alors qu’elles forment aujourd’hui une proportion de 11.7%.Les femmes occupent 4% des fauteuils de la mairie et 13.7% des postes d’échevinage.L’an dernier, on comptait 47 mairesses.On en dénombre au moins trois de plus cette année.On observe également que les femmes ont tendance à persister davantage que les hommes dans leurs fonctions.En proportion, elles sont plus nombreuses que les hommes à solliciter un renouvellement de mandat.Au Québec, bon nombre d’élus municipaux en ont fait une carrière.On dénombre en effet une bonne trentaine de maires et de conseillers qui occupent leur fauteuil depuis plus d’un quart de siècle.C’est à un échevin de la municipalité d’Austin, en Estrie, que revient la palme de la plus longue carrière en politique municipale.M.Bryant El-win est conseiller depuis 39 ans.Deux maires occupent par ailleurs leur fauteuil depuis 38 ans.Ce sont MM.Jimmy Welsh, 59 ans, de Saint-Casimir, comté de Portneuf, et M.George-E.Dallaire, 71 ans, du Village de Clarenceville, dans le comté de Brome-Missisquoi.Tous deux sont de nouveaux candidats et devront affronter un adversaire le 3 novembre.M.Dallaire a été réélu par acclamation la plupart du temps.Il n’est allé en élection qu’à trois reprises au cours de ces 38 années.Par ailleurs, Mmes Françoise Tremblay, de Les Eboulements, et Liane Nightingale, de New Glasgow, détiennent le record parmi les femmes occupant un siège à l’hôtel de ville.Elles sont en postes depuis 1976.Jean Doré est certain que la victoire est à sa portée ALAIN DUHAMEL Les progrès du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal depuis les dernières élections générales l’ont conduit à quelques pas du pouvoir à l’hôtel de ville.Son président, M.Jean Doré, conseiller mumcipal, en a la certitude.« On peut se dire que la victoire est à notre portée.Pas une victoire morale comme la dernière fois -.Non, une vraie victoire! » a-t-il proclamé à l’ouverture du congrès d’orientation du RCM, hier soir.Dans l’histoire du RCM, ses leaders et ses candidats à la mairie n’ont jamais eu l’occasion d’affirmer avec autant de conviction qu’ils étaient en vu du pouvoir.Le RCM est en bonne santé comme en témoignent, selon M.Doré, sa présence structurée dans les 57 districts électoraux de la ville, ses 4,600 memebres, le double de ce qu’il avait à son congrès de 1983, le succès de ses campagnes de financement et la participation de plus en plus nombreuse des citoyens à ses assemblées de consultation sur le zonage et l’aménagement du territoire.L’administration municipale, elle, ne lui paraît pas avoir bonne mine tellement ses méthodes centralisatrices ne conviennent plus à une ville moderne.« En centralisant tout au comité exécutif, on l’a transformé en un goulot d’étranglement qui paralyse Jean Doré toute l’administration de la ville.L’ordre du jour du comité exécutif est continuellement surchargé.Les délais administratifs s’allongent.Le sens des priorités se perd.Bref, on administre aujourd’hui la ville comme on le faisait avec un magasin de chaussures ou une bijouterie dans les années 1950.» Le comité exécutif doit décider d’affaires aussi peu importantes que le dépassement de $3 dans un compte de dépense, l’octroi d’un congé sans solde d’une semaine à une assistante bibliothécaire ou le changement des numéros de téléphone dans les cabines publiques, approuvé et autorisé en une cinquantaine d’examplaires.« Pas un seul sujet n’échappe à la vigilance d’Yvon Lamarre (président du comité exécutif).Et surtout, pas question de déléguer les responsabilités, pas question de décentraliser la gestion de la ville, pas question de laisser la moindre de marge de manoeuvre à des hauts-fonctionnaires payés $80,000 et plus par anneée.» Le programme du lU'M, tel que les mihtants l’amenderont en fin de semaine, fait état d'une administration décentralisée, d'une démarche participative et ouverte dans les quartiers.Le développement de la vie démocratique reste au coeur du programme du RCM.Elle apparaît non seulement souhaitable à M.Doré, mais absolument nécessaire au progrès de la ville.« Pour le RCM, consulter la population, c’est' gagner du temps et respecter les gens qui ont à vivre avec les décisions.Pour le Parti civique, la dnio-cratie, ça sert à prendre le pouvoir et à s’asseoir dessus en le centralisant le plus possible.Pour le RCM, la démocratie, ça sert à partager le pouvoir, » En plusieurs domaines de préoccupation municipale, les amendements, près de 500 au total préparés dans des congrès locaux, indiquent une évolution certaine du discours, notamment en ce qui a trait au transport en commun, à la fiscalité municipale et au développement économique.Un colloque sur la grossesse à l’adolescence De plus en plus d’adolescentes deviennent enceintes avant 17 ans RENÉE ROWAN Le nombre des adolescentes qui deviennent enceintes avant l’âge de 17 ans est à la hausse.Cette donnée est d’autant plus dramatique qu’en devenant ainsi enceintes à l’adolescence, ces jeunes écrivent « 90 % du scénario de leur vie ».Aux Etats-Unis, on parle de véritable « épidémie ».En 1975,220,000 adolescentes de 17 ans et moins ou 10 % des filles dans ce groupe d’âge avaient déjà eu un enfant.Depuis, ces statistiques sont à la hausse, en particulier dans la population-blanche où l’on note une augmentation marqué de grossesses chez les jeunes filles de 13- à 15 ans.En 1980, chez nos voisins toujours, on prévoyait que dans les années à venir une fille sur sept, et même une sur cinq dans certaines régions des Etats-Unis, donneraient naissance avant l’âge de 18 ans.On estime d’autre part que 85 à 90 % de ces jeunes mères garderont et élèveront leurs enfants.On ne dispose pas de données détaillées pour le Canada, mais on estime à environ 1,000 par semaine le nombre de grossesses à l’adolescence.La tendance des grossesses en bas de 17 ans est à la hausse ici comme chez nos voisins américains.Une chose est certaine, c’est que ces adolescentes se condamnent elles-mêmes à un avenir fort peu encourageant: une éducation écourtée, un manque de formation professionnelle, une dépendance économique, souvent le bien-être social, la pauvreté, le statut de chef de famille monoparentale pour un grand nombre, l’isolement social.Par voie de conséquence, les enfants de ces adolescentes se voient aussi contraints de vivre dans des conditions difficiles, ce qui augmente leurs risques d’insuccès à l’école et nuit à leur développement social et psychologique.Nombreux, vraisemblablement sont ceux qui vivront dans une famille qui a vécu un divorce ou une séparation.C’est le tableau assez sombre qui ressort des travaux présentés hier lors de la conférence sur la grossesse à l’adolescence organisée conjointement par l’Hôp|ital de Montréal pour enfants, Elizabeth House et le Dispensaire diététique de Montréal à l’occasion de l’année internationale de la jeunesse.Une revue de la littérature mon-.tre que 50 à 67 % des « décrocheu-ses » au secondaire ont abandonné l’école parce qu’elles étaient enceintes.La plupart ne reprennent pas leurs études, a indiqué une des participantes à la rencontre, Mme Diane Reichertz, professeur adjoint à l’École de service social de l’Université McGill et membre du personnel d’Elizabeth House, maison d’accueil pour jeunes filles enceintes.Comparativement à leurs compagnes de classe, leur degré d’instruction est beaucoup moindre.Au niveau de l’emploi, elles gagnent aussi beaucoup moins.Avoir un enfant à l’adolescence est souvent synonyme d’emplois peu prestigieux, qui ne paient pas beaucoup et qui apportent peu de satisfaction, a poursuivi Mme Reichertz.Cette donnée explique aussi pourquoi plusieurs de ces adolescentes sont bénéficiaires de l’aide sociale.Une revue de la littérature indique également qu’en dépit des pressions familiales et sociales auprès de l’adolescente pour se marier, seulement la moitié d’entre el- les s’engagent dans cette voie.Ces pressions apparaissent d’autant plus ironique, remarque Mme Reichertz, que la majorité des mariages à l’adolescence se terminent par un divorce ou une séparation.La conférencière a souligné l’importance de réduire les sources de conflits entre l’adolescente-mère et sa famille puisque la grande majorité de ces jeunes vivent sous le toit familial avec leur enfant tant que celui-ci n’a pas atteint l’âge scolaire.La plupart des recherches indiquent que l’appui familial augmente les chances d’un retour à l’école ou l’entrée sur le marché du travail.Cependant, met en garde Mme Reichertz, des grands-parents qui usurpent le rôle de la mère auprès de l’enfant peuvent nuire à l’adolescente l’empêchant ainsi d’acquérir des habilités parentales.Très dépendante de ses parents dans le soin de son propre enfant (à cause d’un manque de confiance en elle, d’irresponsabilité ou en raison de son absence), l’adolescente risque de perdre toute autorité sur ses enfants.D’autre part, les recherches montrent que l’enfant qui est confié à ses grands-parents durant le jour ou qui fréquente la garderie a plus de chance de se développer normalement que celui qui passe toute la journée avec sa mère dans l’isolement.Même si l’on soupçonnait depuis longtemps que les enfants d’une mère adolescente avaient plus de handicaps physiques, émotionnels et intellectuels que les autres enfants, des études de plus en plus nombreuses se sont récemment accumulées démontrant encore plus clairement ces effets.Le conciliateur formule une recommandation aux employés de Steinberg LES CONCERTS 21 novembre MAURIZlO (PC) — Les quelque 7,600 employés syndiqués des 96 supermarchés Steinberg de la région de Montréal qui ont déclenché la grève, hier, seront appelés à se prononcer demain sur une recommandation du conciliateur.Quelque heures après que le syndicat eut décidé d’utiliser son mandat de grève, à la suite d’une impasse dans les négociations, le ministre du Travail, M.Raynald Fréchette, a confié au conciliateur Jean des Trois Maisons le mandat de soumettre dans les 24 heures une recommandation aux deux parties.C’est sur les termes de cette recommandation que les grévistes seront appelés à se prononcer au cours d’une assemblée générale convoquée en fin d’après-midi hier par le local 500 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).Cette assemblée se tiendra demain, à 13 heures, au Forum de Montréal, La grève a été déclenchée à 11 h 30 hier matin, La convention collective des employés de ces supermarchés est échue depuis le 21 septembre.Dimanche dernier, ils ont rejeté les termes d’une entente de principe en vertu de laquelle l’employeur offrait, en guise d’augmentation de salaires, un montant forfaitaire de $1,300 par année pour les deux pre- ' mières années du contrat et une hausse de 4.5 pour cent pour la troisième année.Entretemps, la conciliation se poursuit dans le cas des 1,300 employés d’une quinzaine de succursales de la chaîne Miracle Mart de la région de Montréal, une filiale de Sternberg.iiiaintenaiit, vous savez.où lr4»iivor _ pliiN liolloN folirriiroN Notre spécialiste: ufava/ ufa/etaettU centre rockland 2e étage* 341-1083 12 décembre CLAUDIO 9 mors KURT chef d'orchestre ORCHESTRE DU GEWANDHAUS DE LEIPZIG 1 18 mars PETER piano 12 moi RICCARDO chef d'orchestre PHILADELPHIA ORCHESTRA MÆ Abonnez-vous maintenant Epargnez 20% Cinq concerts pour 120S 86,505.61,50$ (Ces montants incluent une redevonce de 5$ poyoble Q lo Ploce des Arts) En venteol'OSM 200 ouest, boul deMoisonneuve (842-99511 Salle Wilfnd Pelletier de lo Place des Arts o 20^00 Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 Les Nations unies; 40 années à la recherche d’un consensus mondial BERNARD DESCÛTEAUX NF:w YORK - Le monde entier s’y est donné rendez-vous ces 15 derniers jours.Tour à tour, dans la grande salle de l’Assemblée générale des Nations unies, les grands de ce monde sont venus marquer de leur présence, le temps d’un discours, les 40 ans de cette organisation internationale.Pendant ces 15 jours qu’aura duré le débat commémoratif de la première assemblée «des peuples de la terre» tenue le 24 octobre 1945, on y aura vu les Nations unies à leur meilleur comme à leur pire, à la recherche d’un difficile consensus mondial.Pour ce qui est du pire, les détracteurs de cette institution noteront que même dans une circonstance aussi exceptionnelle on n’a pu obtenir ce que tous recherchaient: la réaffirmation unanime des objectifs mêmes des Nations unies.Des heures et des heures de négociations n’auront servi à rien puisque les pays arabes ont au der-mer instant refusé d’endosser la résolution unanime qui devait clore le débat jeudi.Une autre fois, la question palestinienne aura été la cause de cet échec.Profondément regrettable, cet échec était inévitable, diront les critiques de cette institution, en notant que ce débat anniversaire s’est déroulé dans une atmosphère bien routinière avec ses échanges stériles ponctués d’accusations de toutes sortes.Ils rappelleront par exemple cette invitation (finalement retirée) au leader de l’OLP, Yasser Arafat, à participer aux cérémonies commémoratives qui fut reçue comme une provocation.Ils souligneront le discours du leader san-diniste Daniel Ortega venu dénoncer l’agression américaine contre le Nicaragua.Pour ce qui est du meilleur, les partisans de cette institution noteront par contre que la présence simultanée dans la métropole américaine de Ronald Regan et de Daniel Ortega pouvait être l’occasion d’une première rencontre entre les deux hommes, comme l’espéraient certains.C’est justement le rôle des Nations unies de constituer un lieu de rencontre pour les pays qui n’ont pas de liens diplomatiques.Ces partisans souligneront aussi avec satisfaction que Shimon Peres, le premier ministre israélien dont le pays est la cible quotidienne aux Nations unies, a choisi justement cette enceinte pour soumettre à la Jordanie des propositions de paix.Ils noteront egalement que ce n’est pas en vain que le président Reagan a choisi aussi les Nations unies pour proposer «un nouveau départ» dans les relations Est-Ouest à la veille du sommet de Genève.Ce pire et ce meilleur n’est somme toute que la confirmation que les Nations unies ne sont à 40 ans que «le miroir du monde tel qu’il est», dira Gérard Pelletier qui pendant quatre a vécu de près ce meilleur et ce pire à titre d’ambassadeur canadien auprès des Nations unies.Dans son discours de mercredi, le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, ajoutera qu’il ne faut surtout pas prendre l’Onu comme bouc-émissaire de nos propres faiblesses.Depuis trois ans environ ce «pire» a alimenté les plus dures critiques de l’histoire de cette organisation, au point qu’on a parlé de la «crise des 40 ans» de l’Onu.On a relevé toutes les failles, à commencer par l’impuissance du Conseil de sécurité à prévenir les conflits; puis l’incohérence des 159 membres qui multiplient les résolutions contradictoires; et enfin la politisation des débats qui était en train de pervertir les objectifs de nombre des agences dont l’Unesco dont les États-Unis se sont déjà retirés.Le secrétaire général, Javier Perez de Cuellar, reconnaît le premier que les Nations unies sont trop souvent le théâtre de la confrontation aux dépens de la concertation.Il ajoute qu’il n’est certes pas indifférent que dans ce contexte 90 chefs d’État et chefs de gouvernement et 137 ministres des Affaires étrangères aient choisi de manifester physiquement, à l’occasion de cet anniversaire, qu’ils croient aux objectifs et à l’existence de cette organisation.On vient témoigner, croit-il, que les Nations unies sont «condamnées à réussir» car il n’y a pas d’autre solution.Contrairement à 1945, aucun des leaders politiques qui se sont suc- .-tx» ¦ ¦ —_______ r-|| t ¦MCll mw ¦HiAi.mmm SL ~ rrwm rnîii''"'- — m.m - „ jft?¦ cédés à la tribune de l’Assemblée générale ces derniers jours ne se fait d’illusion sur ce qu’il est permis d’attendre de cette institution, surtout sur le plan politique.Stephen Lewis, l’actuel ambassadeur du Canada à l’Onu, se réjouit de ce réalisme.Son collègue.Douglas Roche, qui est ambassadeur au désarmement, ajoutera que personne n’est venu pour célébrer la naissance «de la fleur parfaite que l’on espère».On y vient plutôt pour constater et réfléchir sur le fait que pendant 40 ans «les Nations unies ont survécu à un monde divisé».Les critiques font trop souvent oublier qu’en 40 ans a cumulé les succès.«Le monde est indéniablement meilleur qu’il était», affirme M.Roche qui souligne qu’il faut analyser le travail des Nations unies à la lumière des difficultés et des contraintes rencontrées.Bien des parlements seraient paralysés s’ils comptaient autant de membres aussi divers, sans oublier ce droit de véto que se sont octroyés les cinq Grands au point de départ.Le premier objectif des Nations unies était d’assurer la paix et la sécurité.Les quelque 300 conflits régionaux survenus en 40 ans (20 millions de morts), peuvent faire douter de la force de l’Onu.Stephen Lewis, croit qu’il est bon de rappeler certaines vérités évidentes qu’on oublie volontiers: l’holocauste nucléaire a été évité jusqu’ici.Des conflits régionaux ont aussi été évités lorsqu’on a voulu se servir du forum du Conseil de sécurité avant que le pire ne survienne.Il en a été de même lorsqu’on a accepté de recourir aux forces de maintien de la paix de l’Onu.Le désarmement total demeure toujours un idéal lointain alors qu’on dénombre plus de 50,000 armes nucléaires.Quelques succès auront pourtant été enregistrés ici et là par la signature de traités comme le Traité de non-prolifération.Il y a surtout le fait que les ponts ne sont pas coupés, que le dialogue interrompu reprend, note M.Roche.La mission des Nations unies n’est pas tant d’organiser des pourparlers que de faire pression sur les supergrands pour qu’ils ne rompent ce dialogue.Avec le sommet Reagan-Gorbatchev, certains espoirs peuvent être entretenus.À mesure qu’elles vieillissaient, les Nations unies se sont peu à peu tournées vers les questions de développement: économique, social et culturel.Sur ce plan, le succès est plus évident.Les agences des Nations unies se sont multipliées pour s’occuper des réfugiés, des enfants, de l’éducation, du commerce.Presque aucun champ de l’activité de l’homme n’a échappé à leur attention.Ses plus grands succès auront été sa bataille pour les droits de l’homme, le partage des richesses avec par exemple le traité sur le droit de la mer, puis la décolonisation.Paradoxalement, les Nations unies sont victimes de leur succès à l’égard de la décolonisation, note Gérard Pelletier.Les signataires de la Charte de San Francisco étaient à l’origine 51.Ils sont maintenant 159.Les deux seuls problèmes coloniaux sont aujourd’hui la Namibie et l’Afrique du sud.L’arrivée des pays en voie de dé- veloppement à New York a créé un nouvel équilibre, explique M.Pelletier qui croit que les Etats-Unis n’ont jamais tout à fait accepté cet état de fait.C’est pour cela qu’ils sont si virulents dans leurs critiques.Pendant longtemps, les Américains ont vu l’Onu comme une sorte de club qu’ils contrôlaient.La majorité a changé de main, les pays se regroupant en bloc et votant souvent contre les États-Unis qui trouvent particulièrement frustrants de fournir 25% du budget de cette organisation.Il se trouve toutefois que la nouvelle majorité à l’Assemblée générale n’a ni les pouvoirs économique ni la force militaire pour imposer ¦ sa volonté.Ce n’est pas sans raison, souligne M.Pelletier, que les pays en voie de développement tiennent tant aux Nations unies.Comme ailleurs, «ce ne sont pas les puissant qui sont intéressés à ce que le règne de la force fasse place au règne de la loi.Universellement, ce sont les faibles qui y sont intéressés», dit-il.Si «les faibles investissent des espoirs et une confiance démesurée dans les Nations unies faute de pouvoir les investir ailleurs», les Grands, eux, s’en désintéressent, ajoute M.Pelletier.L’Union soviétique, qui n’a jamais été très enthousiaste, se contente d’y battre son tambour.D’autres comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne prennent à l’occasion leurs distances.Mais il y a surtout les États-Unis qui donnent le ton.«Il n’y a rien qui les intéresse plus que leur nombril avec la politique conservatrice de Reagan», dira M.Pelletier.Ce désintérêt à l’endroit des Nations unies va loin.Selon M.Perez de Cuellar, on assiste à une crise du multilatéralisme qui nécessite des réactions.Si plusieurs comme M.Lewis et comme M.de Cuellar voient des signes d’espoir, M.Pelletier est partagé entre l’optimisme et le pessimisme.Cette «bouderie» pourrait marginaliser les Nations unies qui deviendraient une insti-tutionde second ordre.Presque du même souffle, il ajoute qu’il ne faut pas se surprendre des difficultés.La construction d’un ordre mondial, dit-il, «ça ne peut être un sprint.C’est un long marathon».Bilan d’un participant de la première heure Les Nations unies, un rêve non encore réalisé John P.Humphrey CLÉMENT TRUDEL Les Nations Unies, c’est un rêve non encore réalisé.À cause notamment du droit de veto accordé aux États-Unis et à l’URSS au Conseil de sécurité, lequel n’a pas pu fonctionner comme s’y attendaient les pères de la Charte à San Francisco, il y a 40 ans.« Je comprends les raisons politiques derrière ce choix, autrement les deux Grands n’auraient pas adhéré à l’Onu regroupant des États dotés d’une égale souveraineté, mais il faut tout de même persister à construire un ordre international fort », pense John P.Humphrey qui fut, de 1946 à 1966, directeur de la division des « droits de l’homme » au secrétariat général de l’Onu.Le professeur H umphrey a publié il y a quelques mois à New York un volume où il relate la «grande aventure» qui fut la sienne comme responsable du dossier des « Human Rights » aux Nations-Unies.Il y affirme son « dégoût » devant l’abstention du Canada (fin 1948) lorsque fut enregistré le vote sur la Déclaration universelle des droits, au troisième comité de l’assemblée générale — le Canada se retrouvait en compagnie de l’URSS, de l’Ukraine, de la Pologne, de la Biélorussie, de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie et il n’y eut aucun vote contre.Trois jours plus tard, cependant, à rassemblée générale de l’Onu, la délégation du Canada approuvait « avec réticence » la même déclaration.John Peters Humphrey Les recoupements que fit Humphrey lui permettent d’affirmer que des lobbyistes de l’American Bar Association, peu fructueux dans leurs démarches auprès du Département d’État américain visant à provoquer l’abstention de Washington, s’étaient rendus à Ottawa et avaient persuadé John Hackett, président du Barreau canadien, d’exercer des pressions auprès des dirigeants canadiens.Ma déception, rappelle en entrevue le militant des droits, était d’autant plus grande que la contestation n’avait même pas poussé en terreau canadien (was not even home-grown ! ).Heureusement que les années allaient corriger la trajectoire; M.Humphrey vante notamment l’ap- port important de M.Yvan Beaulne au chapitre des droits de l’homme et ce, « sur instruction des Affaires extérieures » d’un pays comme le Canada qui, au départ, « n’a pratiquement pas porté attention à ce programme ».La France, plus que tout autre pays, a prêté sa collaboration aux services que dirigeait M.H umphrey.Les États-Unis y jouèrent également un rôle significatif.jusqu’à l’élection d’Eisenhower et à l’ascendant pris par le secrétaire d’État John Foster Dulles.Le professeur Humphrey a tenu tout d’abord, dans l’entrevue d’une heure qu’il accordait au DEVOIR cette semaine, à se scandaliser de propos souvent cyniques émis par des hommes politiques sur l’Onu.Il ne veut pas citer de noms.« C’est l’opinion des gouvernements qui compte », dit-il, et il n’y a rien de bénéfique dans une attitude négative qui se réflète aussi, selon lui, dans de nombreux comptes rendus de journaux.Pour lui, les pionniers de l’Onu étaient mus par un « idéalisme pratique », ils croyaient en l’importance de leur tâche et c’est là un esprit qu’il faudrait tendre à restaurer .même s’il concède que la Charte de l’Onu a ses défauts et qu’une forte bureaucratie empêche souvent, à l’Onu comme dans certaines de ses agences comme l’Unesco, une revitalisation des mécanismes en place.La vérité, pour cet ex-professeur de droit international, est que, pour la première fois dans l’histoire, les hommes et les femmes ont des droits individuels reconnus mondialement, ce qui n’est pas une mince affaire.Au passage, le professeur Humphrey salue Lester B.Pearson (« meilleur diplomate que premier ministre ») dont l’idée d’une force de maintien de la paix — il reçut un prix Nobel pour avoir suggéré le contingent des Casques Bleus, lors de la crise de Suez — permit plus d’une fois d’éviter des conflits graves.Il signale qu’un seul Canadien a été appelé à siéger à la Cour internationale de La Haye, soit John Re^d, et retrace dans la génération d’hommes politiques de l’après-guerre, au Canada, un courant « isolationniste » qui n’était pas pour faire avancer les dossiers d’envergure internationale.Une seule fois, Humphrey s’était trouvé dans la limousine qui conduisait le ministre de la justice Louis Saint- Laurent à la « grande parade» de l’automne 1946 à l’Onu: « Pourentamer la conversation, j’ai fait allusion aux droits de l’homme et Saint-Laurent n’a manifesté aucun intérêt » pour ce dossier.D’autre part.Me Roger Chaput, qui fut conseiller juridique lors de la conférence de San Francisco (il avait 26 ans à l’époque) conserve des souvenirs globalement positifs de la gestation de l’Onu.Dans un bref entretien au téléphone.Me Chaput a dit estimer que cette époque coïncida avec l’âge d’or de la fonction publique fédérale — de 1940 à 1960 selon lui.Pearson était ambassadeur à Washington, Norman A.Robertson était le « grand manitou » de la délégation canadienne à San Francisco qui comprenait également le leader du CCF, Coldwell, et d’autres brillants esprits comme Wrong.M.Chaput souligne que l’approbation du statut de la Cour internationale fut aisée et que le groupe de travail n’eut pratiquement qu’à entériner le schéma arrêté quelque temps auparavant par une rencontre tenue à Washington.Des délégués comme Jean Désy et Louis Saint-Laurent auraient de plus été fort utiles pour la reconnaissance du français comme langue de travail à l’Onu.ce qui a pu expli quer que Mackenzie King soit reçu peu après en grande pompe à Paris et fait membre d’honneur de l’Académie des sciences morales et politiques.Fort actif, même s’il a pris sa retraite, le professeur Humphrey se préoccupe, avec la Fondation canadienne des droits de l’homme, de faire entrer dans les écoles des cours sur les droits de l’homme et sur les institutions internationales.L’obstacle qu’il identifie : les pédagogues qui croient ardue l’assimilation de certaines réalités par les jeunes.La f'ondation tient à Calgary, dans deux semaines, une séance d’étude qui pourra ouvrir à des solutions dont le Secrétariat d’État aura par la suite à favoriser la mise en route.Au total, l’universitaire se refuse à poser un diagnostic pessimiste sur une Onu qui serait en perte de vitesse.Il y a certes à insuffler un nouveau sens de l’efficacité mais l’Onu est le seul outil que nous ayons et il nous faut nous attacher à le transformer.Si l’on tient compte du danger d’un désas- tre nucléaire pour la planète, il faut dire que « le véritable désarmement ou le véritable contrôle sur les armements ne viendront que si les deux principaux pôles, Washington et Moscou, récurrent cette sensation de sécurité » qu’ils recherchent.Et si la « majorité artificielle » à l’Onu fait plus souvent coïncider sa motivation politique avec le contenu véritable des résolutions! Personne ne souhaite un conflit généralisé, dit le professeur Humphrey, qui s’inquiète des signes régressifs en provenance des États-Unis quant au respect du droit international : invasion de la Grenade, minage de ports nicaraguayens, interception des pirates palestiniens au-dessus de la Méditerranée (« même si je m’en suis réjoui sur le coup ») et non acceptation de la juridiction contraignante de la Cour de La Haye.Je ne suis pas anti-américain.Je suis de ceux qui, après les atrocités du dernier conflit mondial, ont cru que ces « alliés » allaient pouvoir poursuivre une collabora-tion amicale .la génération montante, à Moscou, est plus flexible et mieux éduquée que la génération de 1917 et cela devrait être un gage de relations améliorées entre les deux principales puissances, souhaite en terminant le professeur Humphrey dont la carrière l’a fait coudoyer des gens comme Adlai Stevenson, Eleanor Roosevelt, Pierre Mendès-France et divers secrétaires généraux de l’Onu, dont Perez de Cuellar « qui pourrait bien s’avérer le meilleur de ceux qui ont détenu ce poste ».Les 25 ans du Parti civique de Montréal Triomphe d’un homme, échec de la démocratie LE PARTI CIVIQUE de Montréal, qui célébrera au début d’octobre ses 25 années d’existence et de pouvoir à l’hôtel de ville, n’a jamais tenu la vedette sur la scène politique.Et pour cau.se : in.strument de son chef, Jean Drapeau, il devait rester le tremplin d’un homme, sans jamais devenir, à l’instar des formations démocratiques au pays, un véritable grand parti.Ce soir-là, c’était en 1960, un conseiller élu sous l’égide de la Ligue d’Action civique frappe à la porte d’un journaliste bien au fait de la politique municipale.Si un groupe de di.ssidenUs de la Ligue forme son propre parti pour l’élection, imminente, de l’automne, quelles sont ses chances demande-t-il.La réponse allait faire l’histoire du prochain quart de siècle à Montréal : « Vous allez balayer la Ligue d’Action civique.» Fondée dans la foulée de l’enquête judiciaire sur le « vice organise » en 1950, la Ligue était devenue en 1954 le rassemblement, à Montréal surtout mais ailleurs aussi au Québec, .d’hommes résolus à rénover la vie politique.On y retrouvait Pierre DesMarais, père de L’actuel président de la Communauté urbaine (CUM), J.-Z.Léon Patenaude, et d’autres qui allaient ébranler le régime municipal d’alors en faisant de Jean Drapeau, un des procureurs de l’enquête sur la pègre, leur candidat à la mairie.Vainqueur en 1954, mais défait en 1957, Jean Drapeau avait entretemps .sondé le Québec pour voir si la Ligue ne pourrait s’y lancer — avant les libéraux de Jean Lesage — pour y faire la grande « révolution nationale » à laquelle rêvaient les nationalistes et leur société secrète, La Patente.Le test ayant été décevant, Jean Drapeau avait dû se résigner à rester à Montréal.L’Union nationale en déroute, l’hôtel de ville à moitié conqui.s, le pouvoir municipal était à portée de la main.Mais deux hommes, deux groupes, deux tendances aussi s’opposaient sourdement au .sein de la Ligue.Chaque côté craignait de perdre cependant si l’autre lui manquait, et nul ne .se montrait capable de résoudre les conflits de personnalités et de philosophie politique qui tiraillaient la Ligue.Meme la médiation discrète du directeur du DEVOIR, Gérard l'i-lion, ne pouvait plus empêcher le schisme.Plutôt que de prendre le contrôle d’une Ligue trop démocratique à leur goût — encore qu’à l’époque elle n’était guère plus qu’un club de notables — les putschistes avaient formé secrètement leur propre parti « civique », sapant la Ligue du même coup.Le premier parti municipal démocratique né à Montréal venait de périr.Le Parti civique commençait.Paradoxalement, le Parti civique qui s’était soumis à la gouverne d’un seul homme, allait en mettre un deuxième au pouvoir, Lucien Saulnier, président du comité exécutif, et artisan discret de quelques-unes des grandes réalisations de l’époque, dont le métro.Saulnier allait être le véritable chef de l’administration, jusqu’à .son départ, alors qu’un fidèle du maire, Gérard Niding, lui succède.Les seuls membres du Parti civiques seront ses candidats, élus ou défaits aux urnes.Choisis par le chef, parfois à la recommandation de membres déjà en place, rares sont ceux parmi eux qui vont développer une base politique forte, comme le président du comité exécutif actuel, M.Yvon Lamarre.La plupart approuvent sans discussion les projets du maire et les décisions des fonctionnaires, parfois en les apprenant dans les médias ou quelques heures avant la réunion du conseil.Les caucus, toujours secrets, permettent de débattre certaines questions : ils deviendront bientôt rares.Il faudra attendre la crise financière de la Ville de Montréal, après l’Expo de 1967, pour voir une première secousse dans le parti.Lucien Saulnier annonce la fermeture de Terre des Hommes, et Jean Drapeau parle de démissionner : les gouvernements supérieures sauvent le régime ! Mais le mécontentement continue.« En dix ans, je n’ai fait pa.sser aucune mesure, ni influencé aucune décision », avouera un des membres (La démocratie à Montréal, Marcel Adam, Édition du Jour, 1972).Les conseillers qui oseront résister, même timidement, aux volontés du maire seront impitoyablement écartés du parti, convoques un matin blême à l’hotel de ville pour apprendre qu’ils sont remplacés par d’autres.La discipline est inflexible : le maire prend furtivement les présences lors de la conférence publique où, devant eux, le budget municipal est présenté à la presse.Le programme du parti est décidé par le chef, tout comme la stratégie a la veille de chaque scrutin.En 1960, Drapeau feint un vol imminent des élections par la pègre.Les démocrates de la Ligue sont décimés autant que les adversaires en place : 44 des 66 sièges vont au Parti civique.En 1962, des rumeurs analogue seront distillées dans le public, .sans pour autant augmenter le taux de participation des électeurs.En 1966, c’est le plébiscite : pratiquement aucune opposition ne subsiste.F.n 1970, en pleine Crise d’octobre, le FLQ servira de levier électoral.La caisse électorale du parti, faite sur le modèle des caisses occultes avant la réforme du financement politique, restera un my.stère.Les traces en disparaîtront miraculeusement dans un incinérateur à l’occasion d’un déménagement en 1977, avant que la Commission d’enquête sur les Jeux olympiques de 1976 ne puisse en faire un examen public.Mais le magnétisme du chef, non l’argent, valait à la plupart des membres du Parti civique d’être si facilement élus.Aussi est-ce bien volontiers que la plupart acceptèrent le joug .sévère auquel ils étaient soumis.Ils commencèrent à perdre, notamment dans l’ouest anglophone de la métropole, quand le pouvoir autoritaire du maire poussa vers l’opposition une partie de l’électorat.Fait non moins significatif, aucun des dissidents du Parti civique n’a réu.ssi à .se refaire une carrière politique, sur quelque scène que ce soit.Jean Drapeau demeura, pendant 25 an.s, le Parti civique à lui tout seul. y P OÜEBEC Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 1^ m T EN BREF.¦ Jean Garon: « ce sera serré » ministre québécois de l'Agriculture, M Jean Garon, a participé, lïier, à Saint-Hyacinthe, à l’inauguration des nouveaux locaux de la F acuité de médecine vétérinaire de l’Université de Montréa 1 Interviewé sur les ondes d’une station de radio locale, M Garon a déclaré que la présente campagne électorale sera une lutte serrée, comté par comté, entre péquistes et libéraux Selon le député-ministre de Lévis, l’issue du scrutin pourrait se décider avec seulement cinq à six pour cent des VOIX ¦ Ciaccia veut le bilan de Québecair Le député libéral de Mont-Royal, M John Ciaccia, a demandé hier au gouvernement péquiste sortant de déposer le bilan financier de Quebecair et de justifier la nouvelle offre de $16 l’action soumise jeudi par le transporteur aérien en vue de l’acquisition de Nordair M Ciaccia a soutenu au cours d’une conférence de presse que cette offre portait le montant de l’éventuelle transaction à $40 milhons alors que de l’aveu même du président de Quebecair, l’action de Nordair ne vaut pas plus de $11 pour un grand total de $27 millions Le député de Mont-Royal a également souligné qu’Innocan avait payé ces actions $9 il y a moins d’un an II a reproché au gouvernement de s’être ainsi placé, à la veille d’élections générales, dans une situation de surenchère susceptible d’engloutir des millions de dollars des contribuables ¦ Lévis, le plus gros C’est dans le comté de Lévis que les candidats à la prochaine élection pourront engager les plus fortes dépenses d’ici au 2 décembre-Chacun des candidats pourra en effet dépenser jusqu’à $41,448 80 et se faire rembourser ces dépenses jusqu’à concurrence de $20,724 40 Le comté de Lévis est le plus volumineux en terme d’électeurs Il en compte 51,811, selon les informations transmises par le Directeur général des élections, M Pierre-F CôtéSelonla loi électorale, les dépenses de chaque candidat doivent être limitées de façon à ne pas dépasser $0 80 par électeur Exceptionnellement, ce taux est augmenté de $0 20 dans les comtés de Duplessis, Rouyn-Noranda-Témiscamin-gue, Saguenay et Ungava Enfin, dans la circonscription des îles-de-la-Madeleine, ce plafond est fixé à $1 35 par électeur ¦ Duhaime confirme Le député de Saint-Maurice, M Yves Duhaime, a formellement avisé hier le président de l’Assemblée nationale de sa démission L’ex-ministre des Finances avait indiqué son intention, il y a quelque temps, de ne pas solliciter un troisième mandat ¦ Gratton est mécontent Le député libéral de Gatineau, Michel Gratton, trouve que Pierre Marc Johnson est bien mauvais professeur de procédure parlementaire Dans un communiqué vendredi, M Gratton soutient qu’il sera loisible à l’éventuel nouveau premier ministre libéral Robert Bourassa de convoquer l’Assemblée nationale dès la mi-décembre pour y présenter un budget puisque cette présentation ne requiert en rien l’adoption d’une loi M Johnson avait affirmé la veille que jamais Robert Bourassa ne pourrait mettre en application ses engagements puisque l’Assemblée nationale ne pourrait pas adopter de loi avant le 23 décembre M Gratton rappelle qüe les lois nécessaires pour entériner des mesures budgétaires peuvent être adoptées beaucoup plus tard, comme c’est le cas actuellement de la taxe de 9 pour cent sur les assurances, une mesure annoncée en mars mais qui n’a pas encore fait l’objet d’une loi ¦ journalistes et partisans Les journalistes affectés à la campagne électorale exigent que les partis politiques écartent leurs partisans des conférences de presse Dans une lettre qu’il adresse aux chefs des différentes formations politiques, le président de la Tribune de la presse de Québec, le journaliste Jacques Millette, signale que cette tactique null aux travail professionnel (le la presse La Tribune de la presse regroupe la cinquantaine de journalistes affectés à la couverture de l’Assemblée nationale Une tactique utilisée fréquemment par les différents partis politiques consiste à masser des partisans dans le dos des journalistes lors d’une conférence de presse Ces partisans vont même jusqu’à huer les questions des journalistes ou applaudissent les réponses apportées par les représentants politiques II faut éviter que les journalistes n’aient à exercer leur profession « dans des situations inconfortables », conclut M Millelle ^ -il s» Johnson aborde sa campagne sur le thème de l’économie « Notre principale force réside dans lies ressonrees humaines » IViiViLLE TREMBLAY Comme pour marquer son intention de faire campagne sur l’économie, M Pierre Marc Johnson l’a commencée par une visite à la Bourse de Montréal avant de rencontrer les étudiants en techniques administratives de rUQAM (PC) — «La richesse du Québec est d'abord et a\ ant tout ce que nous avons dans nos têtes, plutôt que dans nos rivières et nos forêts», a déclaré le premier ministre Pierre-Marc Johnson, de\ant des étudiants en ad-ministiation de l’Umversilé du Qué bec à Montiéal M Jonhson entreprenait hiei sa campagne électorale en abordant de plein pied les thèmes économiques, avec une aisance qu’on ne lui connaissait pas Après une visite sur le parquet de la Bourse de Montréal, la première jamais faite par un premier ministre, il s’est adressé à des étudiants en administration qui l’ont chaleureusement accueilli dans une salle comble C’est dans un contexte difficile que le Québec doit faire face au défi de ta concurrence internationale Mais de tous les moyens dont il dispose pour le relever, notre carte forte, a affirmé M Johnson, «c’est d’abord nos ressources humaines, c’est la capacité de faire, de procluire de façon imaginative, engagée, compétente, dans la recherche de l’excellence» «Il faut arrêter d’attendre et faire des choses».C’est peut-être à cause de la récession, mais il y a de plus en plus de gens qui veulent démarrer des entreprises et se faire un emploi, se donner de l’autonomie», de sou- tenir M Joliiison Si ce dernier mise sui le dyna niisme du secteur pri\ é pour cré^r la richesse, il ne croit pas que la seule croissance économique puisse suffire à régler le problème de l’emploi, particulièrement chez les jeunes C’est d’ailleurs ce qui le distingue des libéraux, a-t-il expliqué à son auditoire Il faut que l’État trouve des moyens pour répondre à ce pro blènie, en utilisant la concertation pour stimuler la solidarité sociale, comme dans le cas de la Corporation d’investissement jeunesse, que préparent un groupe d'hommes d'affaires prestigieux, ou dans celui de Corvée Habitation Cette même solidarité caractérise d’ailleurs son équipe, qui selon M Johnson, est composée de femmes et d’hommes de 35 a 45 ans, cette génération choyée par la Ré\ olution tranquille, qui est maintenant prête à redonner à la population, et qui est capable d’innover Le premier ministre a reproché au chef du Parti hbéral, M Robert Bourassa, de n’offrir que du réchauffé, «more of the same» Il mge également «dangereuse et dépassée» sa vision qui fait du développement de l’hydro-électricité le «véhicule uni que» de la croissance économique du Québec À entendre M Bourassa, on croirait qu’on est «juste bon pour construire des barrages», a-t-il affirmé «Je n , ^ eplei ai pas qu'on hy po thèque 1 utilisation de nos les.sources hydro-électriques à partir d’une ana lyse qui soit incomplète, théoi ique et politisée», d'ajoutei M ,Iohn.soii Ce dernier reconnait cependant c'ie les deux grands partis ont plus ( similitude que jamais dans le ssé ce qu’il trous e normal en i ai n des importants consensus dés e loppés au cours des dei nièi es 35 an nee^ «Du n’est pas au N’icai agua ou au Salador» Enfin, pour ce qui est de la ques tion nationale.M Johnson a souligné que contrairement au libéi aux.«la seule couleui qu’on défend, c’est celle du Québec» Le premier ministie était accom pagne par Mme Lise Denis, sa non selle ministre déléguée à la Condi tion féminine, qui a fait paitie de la première classe à asoir obtenu sa maîtrise en administration des afiai res (MBA) de l’UQU\M M Robeit Poupart, diiecteur du module d’ad ministration, a d’ailleurs affirmé qu’elle est «une preuve que quand on est à TUQUAM, on s’en va quelque part» Par ailleurs, plus tôt dans la joui née, M Johnson a déclaré surveillei de près le dossier des ambulanciers de Montréal qui menacent de débrayer, mais a refusé de spéculer sur l’action de son gouvernement, adve-nant le cas où leur menace serait mise à exécution DesMarais ne sera pas candidat pour le PLQ Vallerand accuse Johnson d’avoir manipulé les hommes d’affaires MAURICE GIRARD (PC) — Le président de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), M Pierre Des Marais II, ne sera pas candidat du Parti libéral du Québec aux élections générale du 2 décembre C’est ce qu’a appris hier la Presse canadienne de la haute direction du PLQ, qui a également confirmé que la présidente du parti Louise Robic ferait acte de candidature dans la circonscription de Bourassa Il ne reste qu’’une demi-douzaine de candidats à être choisis et ils seront présentés officiellement à la presse au cours des prochains jours, histoire de maintenir le suspense II s’agit surtout de personnalités bien connues du monde des affaires Après avoir présenté jeudi la candidature prestigieuse du constitutionnaliste G il Rémillard dans la région de Québec, le chef du PLQ Robert Bourassa poursuivait hier Tan-nonce de candidatures-vedettes en présentant à la presse le vice-président de la Chambre de commerce de Montréal, M André Vallerand, qui portera les couleurs du Parti libéral face à Guy Tardif dans la circonscription de Crémazie Plusieurs hommes d’affaires de la ville s’étalent déplacés pour l’occasion, ce qui revenait à donner un appui tacite à la candidature du vice-piésident de la Chambre de commerce de Montréal On remarquait M Pierre Brunet, de la Chambre de commerce, Serge Saucier, qui a déjà occupé des fonctions similaires, et surtout Pierre Lortie, Tex-président de la Bourse, passé à Provigo Pour sa part, M Vallerand a accusé carrément le premier mimstre Pierre-Marc Johnson d’avoir en quelque sorte manipulé les hommes d’affaires qui ont donné offi- M Andre Vallerand ciellement cette semaine leur appui au projet de la Corporation d’ijives-tissement jeunesse, inspiré diJ programme du Parti libéral « Un appel comme celui-là (du premier-ministre Johnson aux hommes d’affaires), c’est un appel vertueux et ces gens-là (les hommes d’affaires) sont disponibles à faire quelque chose sans pour autant penser qu’ils entraient dans une stratégie pohtique du Parti québécois Ils l’ont fait de bon coeur, parce qu’ils veulent servir leur communauté et trouver des moyens de compenser ce chômage chez les jeunes.Ils appuient le programme du Parti libéral pour la création d’emplois », a d’abord dit M Vallerand, qui a accusé le gouvernement du PQ « d’improvi-ser » ses programmes économiques.À une question d’un journahste qui demandait si les hommes d’affaires avaient été manipulés par le gouvernement, M Vallerand a répondu « Il faut s’avouer les choses telles qu’elles sont Ils l’ont été sans le savoir.Ce n’est pas des milieux politisés.Ce ne sont pas des milieux qui mesurent leurs actions en fonction d’une stratégie pohtique partisane au jour le jour Ils ont été pris dans un tourbillon qui avait comme objectif de donner une visibilité à un parti à Torée d’élections générales » Par ailleurs, le chef libéral s’est adressé au début de la matinée à quelque 75 hommes d’affaires de Blaiville, répétant le message économique livré depuis quelque temps par son parti M Bourassa estime qu’il est « scandaleux » que le Québec, avec tant de richesses, ne soit pas plus riche.Il en attribue la faute au gouvernement sortant du Parti québécois qui, par exemple, en retardant à la dermere minute Tabohtion de Timpôt sur les droits successoraux, a fait fuir $10 milliards de capitaux, privant l’Etat pendant ces neuf années de pouvoir du PQ d’un manque à gagner d’un milliard de dollars Il a admis que le gouvernement avait étabh la taxe sur les profits des entreprises, « mais à quoi ça sert en pleine période de crise », a-t-il demandé à son auditoire, plutôt favorable Il était accompagné de la candidate hbérale- Madeleme Bleau -•'*- / V .- X .Z' / Bien qu’il ne lancera officiellement sa campagne qu’au debut de ta semaine, M Robert Bourassa a pris la parole devant la Chambre de Commerce de Blainville, insistant lui aussi sur le theme de Teconomie Les deux chefs se réjouissent du dernier sondage ?L’ÉCART CONTINUE DE SE RÉTRÉCIR: LÉ PLQ OBTIENT 50 % et le PQ 41 % MAURICE GIRARD (PC) — Les chefs des deux principaux partis politiques du Québec n’ont pas semblé surpris outre mesure des résultats du sondage Soré-com-Gazette Le Soleil publie hier et qui accorde neuf pomts d’avance aux libéraux de Robert Bourassa sur les péquistes de Pierre-Marc Johnson En campagne électorale en vue des élections du 2 décembre, le premier ministre et le chef de Topposi-tion ont tous deux affiché, pour des raisons différentes, beaucoup de confiance devant les résultats de l’enquête d’opinion, convaincus que les Québécois les mandateront de former le prochain gouvernement Fidèle à l’habitude qu’il a prise depuis son entrée en pohtique, M Johnson a refusé hier de commenter les résultats de l’enquête d’opinion alors qu’il effectuait une visite du parquet de la Bourse de Montréal, accompagné des caméras de la télévision Harcelé littérament par les journalistes, qui voulaient absolument connaître son sentiment, le premier ministre n’a pas été ébranlé Tout au plus a-t-il laissé échapper que la nouvelle était encourageante Toutefois, la veille, dans un grand hôtel montréalais, le président du Parti québécois s’est montré plus loquace dans une conversation à bâtons rompus qu’il a tenue, après le Gala des Grands Montréalais, avec deux journalistes de la Presse canadienne Informé des résultats du sondage qui devait être publié dans les heures suivantes par deux importants qqo-tKhens de la province, M Johnson n’a pas réagi tout de suite, puis il a dit.avec un certain détachement «Ce n’est pas si mal.C’est ce à quoi on s’attendait au parti».En tenue de ville, le premier ministre, qui venait d’apprendre la nouvelle, n’a pas du tout semblé déçu, m découragé Au contraire, il avait de quoi se réjouir.L’enijuête effectuée du 11 au 20 octobre indique que l’écart dans les intentions de vote entre libéraux et péquistes a été réduit de trois points en près de trois semaines.Par contre, les libéraux avaient eux aussi motif à satisfaction Même si le nou- veau chef du PQ a occupé toute place dans l’actualité, le PLQ n’a perdu que deux pomts dans les intentions de vote depuis août Ainsi, SI des élections générales s’étaient tenues à la mi-octobre, les hbéraux auraient obtenu 50% des voix et les péquistes 41%.Par ailleurs, à Blainville où il prenait la parole devant la Chambre de 'commerce de Groulx, le chef libéral Robert Bourassa a accueilh avec satisfaction les résultats du sondage Sorécom, qui indiquent que les gains effectués par le Parti québécois ne sont pas surtout au détriment de son propre parti «Je trouve que de commencer la campagne électorale avec la moitié des VOIX, c’est très encourageant parce que ça démontre une stabilité du corps électoral depuis quelques mois au Québec, ce qui veut dire que les Québécois veulent un change ment», a d’abord répondu le leader du PLQ Il a rappelé le contexte dans lequel s’est faite l’enquête d’opinion, «au Lemieux: « c’est inquiétant pour le PLQ » QUEBEC (PC) — Selon le politicologue Vincent Lemieux, le dernier sondage Sorecom commandité par Le Soleil, La Gazette et CHRC démontre que le Parti libéral aurait ramassé 70 comtés s’il y avait eu des élections la semaine dernière contre 52 pour le Parti québécois Le spécialiste en sciences politiques de l’Université Laval estime néanmoins I w» /incent Lemieux que ce sondage confirme une remontée continue du PQ dans la faveur populaire et devrait commencer à inquiéter les (lirigeants libéraux « Ce sondage contient des signes encour-geants pour le PQ », a commenté M Lemieux dans un entretien téléphonique, « en ce sens que la tendance à la hausse se maintient.Ce que Ton Ignore c’est si cette tendance va se poursuivre ou se stabihser Si ça de-\ait se poursuivre le PQ pourrait passer Le sondage réalisé le 20 octobre confirme que l’écart s’est rétréci entre les deux principaux partis avec 50 % et 41 % des intentions de vote « Si l’étais organisateur libéral c’est sur que je m’inquiéterais car le PQ ne se donnait pas plus de 4 ou 5 sièges Tété dermer 11 faut se rappeler que cela peut donner quelque chose d’assez serré car le PQ, avec moins de pourcentage, peut prendre plus de sièges En 1981, 3 % les sé paraient (49 46) et pourtant le PQ a pris le pouvoir avec 80 comtés contre 42 pour l’opposition Avec 4 ou 5 % de différence, le PQ peut aller chercher le même nombre de sièges » d’ajouter M Le mieux Par ailleurs, il souligne que le fait d’avoir un nouveau chef n’est pas nécessairement un gage de succès électoral, comme le démontrent deux exemples récents, John Turner au fédéral et Frank Miller en Ontario « Quand les programmes sont si peu différents, les chefs deviennent des facteurs discriminants pour Té-lectorat » a-t-il commenté moment d’une publicité massive pour le parti gouvernemental», suite a l’élection de Pierre Marc Johnson à la tête du Parti québécois Que les libéraux maintiennent Tappui de la moitié de la population au départ de la campagne électorale, «ça me rend d’autant plus confiant que, depuis quelques jours, on con.slate deux ap proches de campagne», poursuit Robert Bourassa Et il présente ainsi les choix qui sont offerts aux électeurs d’une part, le Parti québécois, parti «d’image», qui filme des rencontres po litiques «dans des endroits de villégiature», qui reporte le début de la session au mois de mars et h u o-chain budget à la même péi ¦ et qui ne peut pas se payer des di datui es d’envergure provinci, ni national^ D’autre part, dit M Boui a ,,sa, le Parti libéral du Québec «qui s’engage à convoquer la session parlementaire avant le premier janvier et d’y présenter un budget et qui annonce Les candidatures qui de vraient inspirer confiance aux Québécois» , En conclusion, le chef du PLQ en trevoit une victoire le 2 décembre «En partant cette campagne avec un appui aussi massif, malgré toute la visibilité du parti au pouvoir depuis quelques mois, les 100 jours du con grès au leadership, la lune de miel présumée suivant n’importe quel congrès de leadership, c’est très encourageant cette stabilité, d’autant plus encourageant que nous arrivons, JOUI après jour, avec des engagements précis, des mesures concrètes et des candidatures extrêmement valables» Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 AVIS PUBLICS VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque vise 3.il est préférable de téléphoner au bureau de l’ofticier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation La Chambre des huissiers du Québec District de Montréal, ('Ol R l’Kn\I\( I\l,K No 100 02 020276 Six dossier «40904319113 PRD DM I s I’KTHl) (’AN \D \ INC p demanderesse \s ('INyMNRS RiKiV-R P défenderes.se PHKNKZ \\.Is que le « no\ embre 19«5 à 11 hies au 3295 MtéeSt Hubert dis Iritl de Montréal seront \endu.spar auloMléde Justice, les biens et ef felsde Kot.KRClNy M \Rs.saisis en ( elle t ause consist q< District de Moniréal.(îRPiFFPi ! DK LA PAIX No 273608850 MO i MQl p.DION, p demanderesse, ~ i VS - JORGE GOMKZ DK LA ^ SKKNA p défenderesse Le 7 no vembre 1985 â II 00 heures au 5821 , Côte St l.uc app 11 Montréal, dis > Inet de Moniréal, seront vendus par | autontéde Justice, les bienset ef fets de JORGE GOMKZ DK LA SP.KNA, saisis en celle cause, con sistant en 1 système de son de mar que Pionner Itv couleur de mar que Sony 1 c amion de marque GM( Van etc conditions ARGKNT COMri'ANT ou CHP'iQUK VISÉ In formation ROGPiR JOBIN, huis sier 288 021! Montréal, ce 23lème jour doc lobre 1985 Linteau.Ville neuve.Miller.Lorlie.Poitevin.Gt guère Province de Québec.District de Montréal.COUR SUPÉRIEURE No 500 05 002113-858 THE ROYAL BANK OF CANADA, demande resse.- VS ~ AMSTRUCT INC PiT ALS défendeurs l.e 8 novembre 198.5 à II 00 heures â la place d'af faires des défendeurs au No 8550 rue Marie Victonn en la cité de Brossard district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, le.s biens et effets des défendeurs, saisis en celte cause, consistant en ! automobile t.incoin Continental 1mm .573 P 676 I photocopieuse Sharp SF 820.1 machine 6 écrire IBM etc Conditions ARGKNT ( OMPTANTOU CMFigilPi VISÉ MARIO ROY, huissier 842 9192 Montréal, le 26 octobre 1985 Prov ince de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALK No 500 32 000200 834 MARRY BLANK repré.senté par Jamara l’innaJP Greffier de la Cour Pro vinciale, div des Petites Créances en su qualité d'officier saisissant, demundeur.— VS — BRIN SOHAN LAL HHATNAC.AR défendeur l^eS novembre 1985,à 14 OOheuresaudo mic rie du défendeur au No 3340 rue Vu lona, app 105 en la cité de l.a c bine el district de Montréal, seront vendus pur autorité de Justice, les biens el effets du défendeur, saisis en celle cause, consislant en Itv couleur Sony port avec cabinel.I V( R JVC.etc Conditions AR agna à louer BROMONT, 5 mm centre de ski, plane nature, maison modems, 3 c c, 2 s b, meublée, équipée.15 novembre - 15 avnl 3500$ 4 élecincilé 389 3956 291965 NORTH HATLEY, de novembre à avnl ou mai, 4 chambres è coucha, chauffé, fout fourni, potes de ski, 800$ pa moo 8497023 291985 I Maisons de campagne à louer LAC BROME Maison tout contort, décor européen chaleureux.chauffage électrique compris, 4 000$, 4 nov - 5 avril Jour 937-1907 Soir 761-5401 Week-end 1-243-6278 28-10-85 I Livres AMEUBLEMENT DE BUREAU neulset usagés bureaux classeurs vestiaires etc -8458113 191185 ¦ Espaces commerciaux demandés CHERCHE Cassacroùle ou restaurant â loua à Montréal si possible Demandez Claude 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qui vont engager le processus progressif de la succession de son président, M.Julius Nyerere, l’architecte de l’indépendance, il y a près d’un quart de siècle, de ce pays qui figure parmi les plus pauvres du monde, et l’une des personnalités les plus en vue de l’Afrique et du Tiers-Monde.Le scrutin portera sur la désignation comme chef de l’État de la Tanzanie, un pays de 21 millions d’habitants qui se débat dans des difficultés économiques considérables, d’un candidat unique, M.Ali Hassan Mwynyi, un homme âgé de 60 ans.Depuis l’indépendance obtenue de la Grande-Bretagne en 1961, M.Nyerere, 63 ans, a cumulé la présidence de l’État tanzanien et celle du parti unique au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM — parti révolutionnaire, en swahih).Avec les élections de dimanche, qui porteront également sur la composition de l’assemblée nationale, un parlement qui se contente d’entériner les décisions de l’exécutif, M.Nyerere, familièrement connu de ses concitoyens comme Mwalimu (le professeur), renonce à la direction de l’État, mais il gardera pour 2 ans encore celle du CCM, conservant ainsi un rôle politique de premier plan.Én 1987, échéance du mandat de cinq ans en cours de M.Nyerere à la tête du CCM, M.Mwynyi, une personnalité jusqu’à présent relativement effacée, doit prendre également la direction du CCM — un développement qui concluera la mise en place d’une succession préparée de longue date par Mwa-limu.Dans un discours électoral prononcé cette .semaine, M.Nyerere a souligné qu’il a pu diriger son pays grâce à la confiance de la population, demandant aux électeurs, au nombre de près de sept millions, d’accorder la même confiance à son succes.seur.Les observateurs doutent, cependant, que M.Mwinyi, un ancien président du gouvernement autonome de Zanzibar — un groupe d’î-les qui sont unies au Tanganyka, c’est-à-dire à la Tanzanie continentale, dans le cadre d’une fédération — reçoive un soutien populaire comparable à celui de M.Nyerere, un homme dont le prestige le fait passer pour un des sages de l’Afrique.M.Mwynyi, qui doit entrer en fonction le 2 Novembre, s’apprête ainsi à prendre la tête de l’État alors que la Tanzanie se débat depuis la fin des années soixante-dix dans un faisceau de difficultés économiques endémiques, dominées en particulier par une lourde dette extérieure, un manque de devises et une faiblesse en matière d’investissements.Il en est résulté des pénuries chroniques de produits de toutes sortes, ainsi qu’un déclin général de l’industrie des services et même du secteui* capital que représente l’agriculture.Le moral de la population a été profondément affecté par cette situation.^ POUR OBTENIR DES CAND1DAT(E)S DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR V 844-3361_______________ B AVIS À NOS ANNONCEURS Veuillez prendre note que depuis le 1er octobre le nouveau format du journal est de 300 x 6 colonnes (1800 lignes agate modulaires) Les colonnes seront réparties comme suit; 1 colonne 2 colonnes 3 colonnes 4 colonnes 5 colonnes 6 colonnes 21/16” 4 1/4” 6 3/8” 8 9/16” 10 3/4” 13 ” Si vous désirez de plus amples renseignements, contactez votre représentant(e) publicitaire au 844-3361 17 16 15 14 13 12 Aidez Centraide à aider Objectif: 17 000 000 $ 11 10 Centraide Les forces policières arrêtent plus de 60 personnalités opposées à Tapartheid LK CAP (AFP) — La direction de la région du Cap du Front démocratique uni (UDF, principale organisation anti-apartheid légale), a été décapitée par l’arrestation, hier par la police, d’une soixantaine de ses principaux militants.¦Au cours d’une rafle décrite comme la plus massive de l’histoire récente de la région, des professeurs, étudiants, religieux, dirigeants d’associations civiques, ont été arrêtés, ont annoncé leurs familles et avocats.Un porte-parole de l’UDF a dénoncé l’opération comme « une déclaration de guerre ouverte contre le peuple du Cap », et ajouté qu’en frappant également les milieux religieux, « cet état chrétien avait étendu le règne de la terreur à l’Église».« L’UDF souhaite avertir M.(Louis) Le Grange (ministre de l» Loi et de l’Ordre) que ces détentions et persécutions effectuées au hasard vont provoquer une réaction qu’il pourrait ne pas être en mesure de contrôler », a ajouté M.Murphy Mo- robe.Parmi les personnalités arrêtées figurent le président de l’UDF pour la région du Cap occidental, M.Zoli Mallndi, le vice-président, M.Wilfred Rhodes, et plusieurs autres membres de la direction locale.Les détentions ont également frappé des militants travaillant pour un journal local d’action communautaire, Grassroots, ainsi que le père Charles Villa Vicencio, un pasteur méthodiste.Le quartier général de la police à Pretoria a confirmé que « l’intensité des désordres avait rendu certaines mesures impératives », telles que l’utilisation de l’article 50 de la loi sur la sûreté qui prévoit la détention sans mandat d’arrêt et sans acte d’accusation, pour 15 jours, de quiconque est considéré comme susceptible de contribuer à « des désordres publics, émeutes ou violences sur la voie publique ».Aucun autre détail, chiffré ou non, ne peut etre divulgué pour le moment, a-t-on ajouté de même source.Selon Grassroots, le nombre des arrestations hier serait de 78.Dans un communiqué, le journal a estimé que les arrestations étaient « une tentative évidente pour réduire au silence un journal qui se consacre à faire connaître les injustices commises par le gouvernement actuel ».De multiples réactions indignées ont été publiées, dont celles de l’Église méthodiste qui a dénoncé l’arrestation du père Villa Vicencio comme « une violation flagrante de la justice et de la morale c&étienne, et des droits de l’homme ».Ces détentions font suite aux plus graves affrontements qu’ait connus le centre de la ville du Cap, jeudi.Des heurts se sont poursuivis dans la nuit et dans la matinée dans les quartiers métis et noirs, faisant au moins trois blessés par balles.La police a également signalé plusieurs attentats au cocktail Molotov dans la région, en particulier contre des banques à Bellville et contre le domicile d’un policier.Jeudi soir, au cours d’un meeting politique avant des élections partiel- les, le président sud-friain, M.Pieter Botha, avait averti que le gouvernement n’hésiterait pas à étendre l’état d’urgence à de nouvelles régions du pays si cela était nécessaire pour rétablir le calme.L’état d’urgence est actuellement imposé dans 30 juridictions de la région de Johannesburg et de Port-Elizabeth, mais ne concerne par Le Cap.La présidence auparavant avait annoncé la levée de l’état d’urgence dans 6 des 36 districts ou il était imposé.€1 s’agit de localités de la région de Port-Ellizabelh et de Johannesburg, peu affectées par les troubles.Par ailleurs, au Cap, le révérend Allan Boesak, président des Églises réformées, accusé de subversion et récemment libéré sous caution, devra se presenter à la police locale deux fois par semaine, au lieu de quotidieijnement, et pourra visiter trois établissements scolaires au lieu d’un seul.Le juge a refusé de réduire le montant de sa caution fixée à 20,000 rands ($7,000.dollars).LES ANNONCES CLASSEES 286'>1200 Voir aussi en page 7 I Prop, commerciales à louer I Propriétés à vendre LOCAUX, industriels et commeroiaux disponibles de t ,500 à 11,000 p.c — At^-tSOZ-430-6088.06-11-85 I ¦ Propriétés commercial à vendre j CHAMBLY, ]'ai une bonne boucherie à ' vendre, bien équipée, léger comptant i requis Gérald St-Martin 656-4400, Le Permanent Cri.28-10-85 AUBAINE STE-SOPHIE À 4 milles de St-Jérômé, grande maison, modèle pittoresque, avec 60,000 pi.car.de terrain, résidentiel ou commercial, petit lac artificiel.436-6229 04-11-85 I Propriétés à vendre I Propriétés à vendre CANDIAC, à 2 pas du golf, bungalow, 4 chambres, sous-sol fini, foyer, cuisine rénovée mélamine.89 000$ Après 18h 659-4692 28-10-85 ST-HYPOLLITE, village, maison 7'/4, ta-i pis mur à mur, chautfage électrique, 1 bureau pour homme d'affaires 1-563-i 2955 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régions.Cependant, cette même crête sera repoussée par une perturbation en provenance des plaines de l’Ouest.Les nuages et quelques averses accompagneront l'avance de cette dépression sur l'extrême ouest de la province pour s'étendre à tout le Otjébec dimanche MONTRÉAL Ennuagement graduel Possibilité d’averses en tin de journée Max 14 Dimanche nuageux LEVER OU SOLEIL 7 h 26 COUCHER 17 h 55 QUÉBEC Abilibi-Témucamingué ennua-gement, suivi de quelques averses et vents modérés par moments Max 12 Précipitations 60% Dimanche quelques averses Réservoirs Cabonga et Qouin ensoleillé en matinée Ennuagement graduel par la suite Possibilité d'averses en tin de journée Max 12 Précipitations 40% Dimanche un peu de pluie ou de brume Pontiac-Galineau et Lièvre en- nuagement graduel, suivi d'une possibilité d’averses Max 12 Précipitations 30% Djmanche nuageux- Laureniides ensoleillé en matinée Ennuagement graduel par la suite Possibilité d'averses en fin de journée Max 12 Risque de précipitations 40% Dimanche nuageux Ottawa-Hull-Cor’nwall.Montréal.Trois-Rivieres et Drummondville ennuagement graduel Possibilité d’averses en lin de journée Max 14 Précipitations 30% Dimanche nuageux La Tuque, Réserve des Laurenti-des ensoleillé en matinée Ennuagement graduel par la suite Possibilité d'averses en lin de journée Max t2 Précipitations 40% Dimanche averses Québec, Estrie-Beauce ensoleillé avéc quelques passages nuageux en matinée Ennuagement graduel par la suite Vents modérés par moments Max 12 Précipitations 20 % Dimanche averses Lac St-Jean.Saguenay.Charlevoix et Rivière-du-Loup ensoleillé avec passages nuageux Vents modérés par moments Max 12 Précipitations 10% Dimanche averses Rimouski-Matapédia, Ste-Anne-des-Monts et Parc de la Gaspésie, Gaspé-Parc Forillon nuageux avec éclaircies Possibilité d'averses Vents de l’ouest de 40 é 60 km-h Max 9 Précipitations 40% Dimanche averses Baié-Coméau.Sépt-lles ciel variable Vents dé l'ouest de 30 à 50 km-h Max 8 Précipitations 20 % Dimanche averses Basse COte-nord et Anticosti, secteur de Natashquan et é l'ouest ciel variable Possibilité d'averses Vents de l'ouest de 40 a 70 km-h Max 8 Précipitations 40% Dimanche ciel variable Secteur é l'est de Natashquan ciel variable et possibilité d'averses Vents de l'ouest de 40 à 70 km-h Max 6 Précipitations 40% Dimanche ciel variable I Propriétés à vendre SOYEZ PRUDENT INSPECTEZ AVANT L’ACHAT Richard Santo 671-3661 28-10-85 I Propriétés à vendre I Propriétés à vendre ST-DONAT, sur Archambault, style château européen, en pierre, arche, fontaine, solarium, 4 chambres, foyer, approx 70,000 pi.car $155,000$.1-819-424-7189 ou message 731-9955 28-10-85 LAURENTIDES, La Minerve, à vendre propriété exceptionnelle, manoir copie XVIIe siècle avec 600 acres de terre, bordant lacs sur 3 milles.Unique au Québec Yvon Gareau (819) 275-2836.28-10-85 PROPRIÉTÉ luxueuse, rang du golf, New Glasgow, avec ou sans revenu, semi-meublé, 3 chambres, 2 foyers, garage, grand terrain, appelez semaine après 18h 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Solution d'hier .i-.Ll.C-.O SE R I EMO ¦ ' .ETO.R^/.o,N| .V./ L '¦I N I L\ |M,/ p u I.M E Er ^ t t Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 9 INFORMATIONS INTERNATIONALES La libération d’Ines Duarte Les guérilleros ont eu ce qu’ils voulaient SAN JOSE (AFP) — L’enlèvement de Mmes Inès Guadalupe Duarte et de Ana Cecilia ViUeda a pris fui jeudi après 44 jours de captivité mais le président du Salvador, M José Napoleon Duarte, doit maintenant faire face au coût politique cette libération Le ton a été donné hier matin par le quotidien conservateur El Diario de Hoy, porte-parole traditionnel de l’extrême droite, qui titre « Les terroristes rejoignent leurs rangs » à propos des 19 prisonniers libérés qui ont immédiatement repris le maquis, sans s’attacher à l’aspect humain de l’échange effectué jeudi, et en ne faisant allusion que d’une façon presque dépréciative « aux deux femmes » h-bérées Philippines : Un policier aurait tué Aquino MANILLE (AFP) - Un policier, M Rogelio Moreno, est l’assassin du leader de l’opposition philippine, M Benigno Aquino, a annoncé hier le ministère public phihppin, demandant également à la justice de condamner les 26 personnes accusées dans cette affaire, dont l’ancien chef des forces armées, le général Fabian Ver Par ailleurs, l’avocat de M.Moreno et de 20 autres mihtaires impliqués dans le meurtre a demandé l’acquittement de tous ses chents L’accusation a remis à la cour un mémorandum où elle estime que le policier Moreno a tiré à bout portant sur le sénateur Aquino, lors de son retour aux Philippines, à l’aéroport de Manille, le 21 août 1983 « L’un d’eux (un des pohciers), très probablement Rogelio Moreno, a tiré à bout portant, par derrière sur le sénateur alors qu’il descendait de l’appareil » q^ui venait de le ramener des Etats-U nis, précise le ministère public dans son mémorandum Selon le ministère public, M Aquino a fait l’objet d’un complot mihtaire De son côté la Défense maintient que c’est un communiste présumé, M Rolando Galman, qui a tué M Aquino Le ministère public a également demandé à la justice de condamner les assassins de M Galman qu’il considère comme un simple bouc-émissaire Beyrouth bombardée une autre fois BEYROUTH (AFP) - Quatre personnes ont été tuées et 36 autres blessées lors du bombardement, hier ma-tin pendant une demie-heure, du coeur de Beyrouth-Ouest (musulman), indique-t-on de source médicale Quatorze obus de mortiers sont tombés à partir de 12h45 locales sur plusieurs quartiers de Beyrouth-Ouest, notamment la rue commercante de II amra Le périmètre de la présidence du conseil a été touché par un obus et les journahstes ont pu voir une fumée grise se dégager tout près du batiment principal qui abrite les bureaux du premier ministre, M Rachid Karamé Le bombardement a également atteint le quartier de (’lémenceau et le centre commercial du Gefinor, touché de plein fouet.Un obus est également tombé à proximité de la banque du Liban.Le bombardement a créé une panique dans les rues de Beyrouth-Ouest qui se sont vidées Une heure plus tard, le calme était revenu dans cette partie de la capitale, à majorité musulmane En début de matinée, une salve d’obus s’était abattue sur le littoral nord de Beyrouth, en secteur chrétien par ailleurs, l’armée du Sud-Liban ( ASL - milices créées et armées par Israel) détient l’un des auteurs de l’attentat contre la .station de radio La Voix de l'espoir, organe de ces milices, qui a fait cinq morts jeudi dernier, a-t-on indiqué de sources proches de l’ASL , FRUITS DE MER ("rARTY ' DE IURIaUI.ûPPORTEZ 536 Du'iutn Esl, VOTRE VIN Tel ¦ 84,l-,'î777 Jeudi soir, le président Duarte s’est efforcé de présenter la négociation comme l’illustration d’une certaine « conception humaniste » allant bien au-delà des cas personnels Il a aussi rendu hommage à l’appui des forces armées, pour tenter de calmer par avance de prévisibles réactions de colère, et fustigé les secteurs d’extrême droite, opposés à la négociation Mais ces propos ne changent rien au fait que, de l’avis de tous les observateurs, l’enlèvement d’Ines Duarte et la négociation pour sa libération constituent un mcontestable succès pohtique pour l’opposition armée, qui a imposé ses conditions.Mmes Guadalupe et Cecüia ont regagné leurs foyers respectifs et les fonctionnaires municipaux prisonniers de la guérilla ont été libérés tandis que 96 guérilleros blessés ont reçu le sauf conduit qui leur a permis de quitter le pays destination de Cuba et que 22 membres ou sympathisants du Front Farabundo Marti de libération nationale FMLN détenus ont été relâchés Mais le retour immédiat à la lutte armée de 19 des 22 guérüleros libérés apparaît comme un véritable pied de nez au gouvernement et une provocation pour les secteurs les plus opposés a l’échange.En dépit de l’attitude coopérative du haut commandement, la négociation avec le FMLN a soulevé de vives critiques au sein des forces armées Par ailleurs, des inconnus ont tiré hier des rafales d’armes automatiques à proximité du palais présidentiel de San Salvador, faisant deux morts dont une femme, a-t-on appris de sources officielles.Buenos Aires décrète l’état d’urgence BUENOS AIRES (AFP) — Le gouvernement argentin a décidé hier d’instaurer pour soixante jours l’état d'urgence sur l’ensemble du tem-toire, a annoncé le ministre de l’Inteneur Antomo Troccoh.M Troccoh a cependant précisé que la campagne électorale pour les législatives partielles du 3 novembre pourrait contmuer de se dérouler normalement et que les réunions publiques des partis seraient autorisées.Il a mdiqué que le décret garantissait les droits pohtiques, le droit d’émettre des opinions et d’agir dans le cadre de la campagne pour les élections Une vague de violence, marquée par des attentats à la bombe, secoue l’Argentine depuis plusieurs semaines, rappelle-t-on.Le gouvernement argentin avait décrété en début de semaine l’arrestation — sans décision judiciaire — de 12 personnes soupçonnées d’être mêlées aux attentats.Le décret présidentiel avait cependant été déclaré inconstitutionnel par un juge qui avait argué du fait que les arrestations sans décision judiciaire ne pouvaient s’effectuer que dans le cadre de l’état de siège.La précÆente proclamation de l’état de siège en Argentine remonte au 6 novembre 1974 II était resté en vigueur après le coup d’état de mars 1976 et n’avait été levé qu’en octobre 1983, peu avant l’élection de M Alfonsin Un magistrat a récemment estimé que le recours du gouvernement aux pouvoirs d'urgence cette semaine pour arrêter six officiers et six civils était contrau-e à la constitution, l’état de siège n’ayant pas été déclaré.M.Troccoh a en conséquence annoncé qu’un nouveau décret ordonnant l’arrestation de ces 12 personnes avait été pubhé La proclamation suspend de nombreux droits individuels et donne aux forces de sécurité des pouvoirs étendus en matière d’arrestations et de détention provisoire.Le décret d’état de siège indique que la vague de violence et d’inti-midation s’est accrue depuis que le gouvernement a invoqué les pouvoirs d’urgence lundi Jeudi, des menaces d’attentat à la bombe ont entravé le déroulement des cours dans 49 écoles pnmau-es, exphque le décret Des dizaines d’attentats se sont produits au cours du mois écoulé et ont fait un mort, un étudiant, alors que le procès de neuf anciens chefs mihtaires accusés de violations des droits de l’homme touche à sa fin.La plupart des attentats visaient des objectifs mihtaires, amsi que les domiciles d’officiers.Une explosion s’est produite jeudi dans la résidence secondaire de M.Troccoh, qui ne s’y trouvait pas à ce moment-là.Le juge Roberto Hornos, qui avait déclaré le premier décret contraire à la constitution, a également ordonné la remise en hberté du colonel Arias Duval, l’une des 12 personnes accusées de complot contre l’ordre constitutionel VENTE AUX ENCHÈRES D’ANTIQUITÉS DE QUALITÉ prntenani de successions et dû ers le mardi 29 octobre à 19 heures FriMron ISO lois belles antiquités, en parlKulier.importante collection d ARGFNTFRIF nombreuses pieces de forme bibelots, boîtes, couverts.Birks sterling, Angleterre 19e et 20e siècles.Autriche, Russie, France 18e au 2üe siècles Belle collection d'fTAlN fram^'ais et anglais 18é et 19e siècles Importante collection de PORCFIAINF: anglaise dont.Wedg-\vood, Roval Doulton, et Irani^aise dont.C hoisv le Rov.limoges.Pans C ollection de C RlSTAl et VFRRFRIF MFUBLFS sièges NapLileon III et sieges de stvie Bufïet Napoleon III a la manière de J C Btiulle lA-Bl FAUX dont A ^ Jackson.encre de M A Fortin, dessins de (î Pel-fosse et H Masson Miniatures indiennes du I9e siecle SCULPIliRFS canadiennes par R Rov, F Sc>ucv.Furgeon.etc et de nombreux autres lots de qualité Fxperls’ l’Hon Serge Joval.M Cîeorges Oeirue Exposition: samedi 26 octobre de 12h à IKh dimanche 27 octobre de 12h à IHh lundi 28 (H'tobre de 12h à 21h legor de Saint Hippolvte, Commissaire Priseur HÔTEL DES ENCANS DE MONTRÉAL 4S21, buul St-I,aurent, Mtl.I él.: 849-2505, 849-6864 1 sllmations (îraluites de \os antiquités tableaux, ubjets d’art, lixrex anciens etc Le Centre de recherches en droit aérien et spatial de l’Université McGill organise un symposium sur: «Des traités pourraient-ils éviter la course aux armements dans l’espace extra-atmosphérique?» du 30 octobre au 1er novembre 1985 à la faculté de droit de l’Université McGill, 3644 rue Peel, «Moot Court Room« Parmi les invités le Général Pierre Gallois, Général de Brigade aérienne.France M.Kent Stansberry, directeur, Politique de défense stratégique et centrale des armements spatiaux.Bureau du Secrétaire à la Défense.Washington, D C , Professeur Émérite MIrcea Mateesco-Matte, Université de Nantes, France, M.Jean-Louis Roy, directeur Le Devoir, M.He Qizhl, conseiller juridique.Ministère des affaires extérieures, Beijing, Chine M.Andrei Kozyrev, Affaires extérieures, Moscou, URSS Inlormatlona: Louise Morel 392-4632 À son tour, la France entend revoir sa position sur l’OLP PARIS (AFP) — La France va « réactualiser » son point de vue sur la situation au Proche-Orient après avoir pris connaissance de la position des dirigeants arabes, a annoncé hier le porte-parole de l’Élysée, M.Michel Vauzelle, au terme d’un entretien entre le président, M.François Mitterrand, et le premier mims-tre israéhen , M Shimon Pérès.Après avoir entendu les observations de M Pérès, sur les « répercussions » du son plan de paix au Pro-che-Onent auprès des autres pays, le président Mitterrand recevra à Pans « dans une dizame de jours » le roi Hussein de Jordame, a-t-il ajouté.M Pérès, amvé hier matm à Pans pour une visite de 24 heures, a proposé mardi à l’ONU à New York l’ouverture de négociations directes en-tre Israel et les pays arabes « Compte tenu des évènements récents », qui « apportent un changement » dans la façon dont sont perçus les représentants palestimens, la France « attendra d’avoir le point de vue des pays arabes avant de donner une position réactualsiée sur la situation au Proche Orient », a ajouté M Vauzelle.Le porte-parole de l’Élysée a rappelé la position de principe de M.Mit-terrand, qui estime que « des possibilités de négociations directes existent » tout en soulignant que « le dialogue suppose la reconnaissance préalable et mutuelle du droit des autres l’existence» « Ces principes demeurent, a ajouté M.Vauzelle, mais le contexte a évolué (.) Les possibilités de négociations directes se situent dans une contexte international qui sup- pose que l’on apprécie la possibilité ou la nécessité d’une rencontre internationale élargie».Dans le même temps, l’Élysée a annoncé que la France allait « réactualiser » sa position sur le Proche-Orient, mais qu’elle attendrait pour ce faire d’avoir le point de vue des pays arabes.Cdil ioiTs Malic-Thei’è\sc C P 280, Suce.St-Martin, Laval (Québec) H7V 3P5 • (514) 667-2248 METHODE TROIS ETAPES INNOVE METHODE TROIS ETAPES LE COURS INTENSIF GESTION DU BUDGET PERSONNEL ET FAMILIAL PREPARATION DES PRÉVISIONS I Connaissez à l'avance l'état approxlmallt de votre situation financière pour la prochaine année TENUE DU JOURNAL ¦ Enregistrez le détail de toutes vos opérations llnanclères talon la plus logique des Isch-nlques chaque semaine.En collaboration avec COMPILATION DES RESULTATS I Sachez où va voire argent et comparez les résultats obtenus avec vos prévitlont loua les molt.Information: (514) 687-4310 IRESEAU SCOLAIRE CHom oi't ot Mwi St SVIU Dl L fOUCA riON Dt S ADUL !t Notât de court ditponiblei pour laclllter votre apprentissage Cours pratique basé sur le Cahler-comptabla GESTION PERSONNELLE en renie dans les librairies et chez l'éditeur.ROGER ROY HORLOGER BIJOUTIER 935 ouest, rue Lagauchetière, Montréal SIEGE SOCIAL DU CJVJ Tél.: 861-4489 présente la collection complète Rolex Oyster.smss.Rolex Oyster Lady-Datejust ROLEX Une Rolex mérite le prestige dont elle jouit.lE GE5Ù COURS DU GESÙ: NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1985 Ces cours se donnent à la Salle du GesCi, 1200, rue de Bleury, Montréal (métro Place-des-Arts, sortie Bleury), stationnement à l'arrière de l'église, rue Saint-Alexandre Les lundis du 4 novembre au 9 décembre Avec le P Florian Larivière, s j Croissance spirituelle et Exercices spirituels de saint Ignace.Les Exercices seront présentés comme moyen et forme de croissance spirituelle Pour ceux qui ont fait les Exercices ou pensent les faires Les mardis du 5 novembre au 10 décembre Avec le P Stéphane Valiquette, s j., Mlle Renée Fortin et des invités spéciaux Les chrétiens veulent-ils vraiment refaire l’unité de l’Église?Pour les personnes que préoccupent les questions oecuméniques, pour ceux qui veulent connaître les autres Églises Possibilité de tournées liturgiques oecuméniques guidées durant les fins de semaine Les mercredis du 6 novembre au 11 décembre Avec le P Julien Harvey, s j L’Exode, livre du Peuple de Dieu.Un livre d'une très grande actualité qui sera présenté dans le cadre des «mercredis de la Bible au Gesu » Pour ceux qui veulent se familiariser avec la Parole de Dieu Bien prendre note que les cours commencent tou|ours à 19h30.Participation aux frais: 2,00$ Renseignements; 866-2305 DEPUIS 1914 PRÊT-À-PORTER SUR MESURE ÊÊ I 0 U R R II n I s GEORGES POULIOT 4435 rue de la Roche Montreal (514) 527 8664 Stationnement prive 10 Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédacteur en chef Paul-André Comeau Rédacteurs en chef ad/oints Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Pierre Beaulieu.Serge Gosselin Directeur des services administratifs Michel Paradis MONSIEUR LE MAIRE VOILÀ VINGT-CINQ ans que Me Jean Drapeau occupe sans interruption les fonctions de maire de la métropole du Canada.Durant toute cette période, Montréal, qualifiée il y a peu de «poumon du Québec» par l’ancien premier ministre du Québec, M.René Lévesque, s’est insérée dans le mouvement de transformation radicale de la société québécoise, de la Révolution ti anquille jusqu’à la grave récession du début des années 80.Demain soir, à l’instigation d’un groupe d’hommes d’affaires, le tout Montréal rendra hommage au premier citoyen de cette ville à la faveur d’une manifestation de grande ampleur.De la première victoire de Me Jean Drapeau sur la scène municipale en 1954 jusqu’à nos jours, la trajectoire personnelle du maire de Montréal est indissociable de révolution de la métropole.Depuis la fondation de la Ligue d’action civique au début des années 50, à l’époque où Montréal jouissait d’une réputation douteuse au chapitre de la vertu et du vice, jusqu’au récent projet d’installer une nouvelle tour sur le Mont-Royal ; la carrière politique de M.Jean Drapeau'résume en quelque sorte l’histoire d’une ville qui s’est prodigieusement transformée, tout en perdant, au profit de 'l'oronto, son rôle effectif de centre décisionnel du monde des affaires et de la finance.Cet hommage coïncide avec la fin du congrès du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal, ce parti municipal qui se présente désormais comme une solution de rechange crédible au Parti civique.Cette coïncidence a valeur de symbole.Klle témoigne du chemin parcouru depuis les premiers pas de Me Drapeau en poli-tique municipale jusqu’à la maturation d’une force d’opposition qui ne se limite pas à une simple contestation de l’homme et du régime en place.11 n’est pas facile de parler de Jean Drapeau.Le personnage a soulevé et soulève encore passions et colère, louanges et admiration.Dresser le bilan de la carrière de l’actuel maire de Montréal constitue un défi de taille que les historiens eux-mêmes auront vraisemblablement beaucoup de difficulté à relever.Pour le moment, impossible de prétendre à une objectivité, même partielle.Tout au plus peut-on se hasarder à jeter quelques considérations qui tentent de faire la part des choses, sans bénéficier du recul du temps indispensable à la mise au point d’un inventaire exhaustif de l’actif et du passif d’une carrière exclusivement consacrée à la pohtique mumcipale.Solution possible pour tenter une telle démarche à l’occasion de cet anniversaire : dégager les grandes étapes de ce quart de siècle à la mairie de Montréal pour en tirer des enseignements.On verrait sans doute se dessiner une courbe où s’inscriraient les temps forts et les périodes creuses, déterminés par les initiatives spectaculaires de cet homme qui, dans la presse étrangère, a sou-\ eut eu droit au titre de « Monsieur Montréal ».Kiitre la population de Montréal et son maire s'est développée une relation haine-amour qui mériterait une psychanalyse très subtile.Il suffit d’évoquer l’Kxpo 67 et les Jeux olympiques de 1976 pour illustrer, de façon presque caricaturale, les iineaux extrêmes dans cette relation curieuse, mais très profonde.Au delà des dénonciations et des condamnations virulentes, le résultat des scrutins successfis depuis 1960 témoigne de l’em- prise considérable exercée par Me Drapeau sur la population de Montréal.A défaut d’un relevé exhaustif d’événements, de réalisations et des échecs qui ont jalonné la carrière du maire de Montréal, force est de recourir à une techmque plus impressionniste.Il s’agit tout simplement de dégager deux ou trois points qui résument l’essentiel de la contribution d’un « grand Montréalais », pour reprendre l’expression maintenant consacrée, au développement de sa ville.Certaines des initiatives de M.Drapeau n’ont pas été des plus heureuses.Quelques entreprises ont provoqué incompréhension et colère.Des décisions majeures se sont avérées coûteuses.Des projets relevaient parfois d’une vision particulière du destin de la métropole du Canada.Les reproches à l’égard de M.Drapeau sont bien connus et on pourrait les cataloguer aisément.L’exercice aurait son mtérêt, qui n’obligerait cependant pas à récuser les deux titres de gloire de cet homme dont le destin n’est pas banal.Son destin.Me Drapeau Ta associé exclusivement au sort de sa ville.Après une brève incursion en politique provinciale et fédérale où ü fut le « candidat des consents » et Tun des dingeants du Bloc populaire, il se consacre à cette carrière que plusieurs considèrent habituellement comme un tremplin, nécessaire mais limité.Ce n’est pas un mince titre que d’avoir assumé la direction de cette ville au moment où les événements lui retiraient peu à peu les instruments de sa prééminence dans l’ensemble canadien.Rares sont les grandes villes en Occident qui ont pu compter sur un premier magistrat dont l’action s’est volontairement exercée et limitée à ce seul niveau.Malgré les sollicitations dont il a été l’objet de la part de certains dirigeants de partis, aussi bien à Ottawa qu’à Québec, M.Drapeau est demeuré fidèle au choix fait en début de carrière.Second titre que l’Histoire au moment de s’écrire ne retirera vraisemblablement pas à M.Drapeau ; ce dernier a en effet empêché la « pro-vincialisation » effective d’une ville qui a commandé le développement de tout un pays avant de se voir ravir ce titre par Toronto.Au moment où la rue Saint-Jacques s’est peu à peu dépeuplée, Montréal aurait bien pu s’assoupir dans le calme d’une grandeur disparue.Les initiatives de Jean Drapeau pour l’obtention de l’Exposition universelle, des Jeux olympiques, la construction d’un métro, pour ne citer que ces réalisations les plus spectaculaires, ont redonné à Montréal un lustre qui paraissait perdu à jamais.À l’étranger, le prestige de Montréal est indissolublement lié au travail incessant de ce promoteur infatigable.Malgré une santé sérieusement affaiblie, il n’en continue pas moins, au grand dam de ses détracteurs et des contribuables inquiets, d’imaginer plans et projets toujours originaux, parfois très ambititieux.Peut-être Jean Drapeau aura-t-il mieux que tout autre incarné cette vision de grandeur et de pouvoir qui a présidé à la fondation de Ville-Marie et qui ne s’est jamais démentie, malgré les aléas de THistoire ?C’est vraisemblablement Tune des exphcations possibles de cette relation complexe entre « Monsieur le Maire » et la population de Montréal.— PAUL-ANDRÉ COMEAU La « peste » du sida \1 M.CiRE (jue les médecins n'y \ oient aucun risque d'épidémie, là mort qui frappe les malades atteints du SII).\ a pro\oqué dans quelques pays, notamment aux Etats-unis et en France, des mouvements de pa-nuiue au sein de la population et de cerUiins services Plus les autorités tentent d'informer et d'éduquer le itrand public, dirait-on, moins les informations .semblent être compri.ses \ ces réactions irrationnelles, et iniustes hélas ' pour les victimes déjà en jiroie à une terrible épreuve personnelle, plusieurs explications '' imposent la sous-éducation du public en matière de santé, le malaise que continue de susciter l'homosexualité (la communauté gui reste à ce jour la principale cible de la maladie ).et l'anarchie qui prév aut encore dans l'organisation de la prévention et de l'hvgiène publique ("est la responsabilité des autorités publiques de lutter, comme elles ont commencé de le faire, contre le retour des grandes terreurs Car de bannir des enfants de l'école, de forcer les malades à [wrter des bpas-sards ou à s'isoler, comme certains le proposent, les réactions aveugles du genre n'apportent aucune protection véritable, alors qu'elles infligent un mal immérité aux malades et à leurs proches Il ne suffira pas, cependant, que des mesures énergiques et promptes soient prises contre la discrimina lion, l'mtrusiqn dans la v le pnv ée, et autres abus A cet égard, il est déplorable (jue le Centre de contrôle (i'A-tlanta ait stigmatisé la population hafienne, et que la Croix Rouge canadienne continue d'ajouter à cette fausse culégarw à risque certaines régions d'.Afrique l'n rappel à plus de rigueur scientifique, a plus de sens communautaire s'impose Aux mévlias incombe également le devoir de traiter avec doigté un phénomène SI volatile Il importe aussi de soulager les victimes, de faciliter la recherche et la communication des informations scientifiques, et de favoriser de véritables mesures préventives, en attendant le jour, malheureusement encore éloigné, où un remède efficace aura été découvert Cela ne demande peut-être pas autant de fonds que certains milieux en réclament, mais certainement une coordination des efforts qui sont fait présentement dans quelques pays pour trou ver le vaccin ou le traitement qui tnomphera du virus Si le SID.A n'a rien de la maladie contagieuse qui s’attrape, pour ainsi dire, avec l'air du temps, sa progression néanmoins va continuer au cours des prochaines années, non pas parce que les victimes potentielles auront été imprudentes ou malchanceuses.mais parce que déjà des gens sont atteints ou vont l'être qui ne l'apprendront qu'au terme de quelques années d'incubation Le virus emprunte trois voies prin cipales de communication — avec plus ou moins d'impact selon des conditions d'âge, de sexe et de .santé encore déroutantes — et là-dessus chacun doit prendre ses responsabilités les transmissions sanguines, l'activité .sexuelle plus ou moins « errante », et l'u.sage de seringues dans la con.sommation de narcotiques La Croix-Rouge va tester tous les dons de sang à compter du début de novembre On pourra ainsi éliminer toute transfusion dangereuse faite à partir d'un donneur non encore repéré .Se posera alors, en cas de dé pistage, le problème moral d'avertir le donneur informer un malade po tentiel peut lui donner le temps d'é viter le pire ou bien le détruire psychologiquement Que faire ’’ Le Barreau ontarien a entrepris une élude éthique et juridique de la question Déjà en tout cas, les citoyens qui veulent obtenir un dia gnostic quant à eux.ne devraient pas etre tenus dans l'ignorance.On comprend néanmoins qu'on ne puisse agir à la légère avec la v le et l'équilibre des gens — les victimes potentielles, et leurs proches Pour sa part, la communauté gai a déjà commencé de réviser certaines pratiques homo.sexuelle.s.Cela est de nature non seulement a réduire les risques, mais à empêcher que ne s'élargisse davantage le préjugé négatif q"i déjà séparait les gens de cette orientation sexuelle par rapport au reste de la société Quant aux drogués, dont un grand nombre hélas ' sont déjà engagés dans une voie suicidaire, il .sera plus difficile de les ramener à plus de res pect de sot et à plus de discipline que la société autour d'eux n'en manifeste elle-même à cet égard L'industrie de la drogue est un fléau .social aussi grave que le SIDA on en e.st encore à n'y voir qu'affaire de police Même si les moeurs changent et que la science donne à la médecine les moyens de triompher du virus fatal, le nombre des malades et des victimes va vrai.semblablement croître, même s'il n'atteindra pas néces sairement les .sommets inquiétants que d'aucuns prédisent pour Tan 2,000 Pour peu ijue le mal .se répande ou que le remède tarde, notre .société .sera soumi.se à un test de solidarité humaine Cette solidarité s'e.st manifestée avec succès en certains mi lieux Mais dans d'autres, au contraire, c'est le spectre du bannissement, de la malédiction religieu.se qui est re.ssorti de l’inconscient collectif Le SIDA rend ainsi à nos .sociétés le service inestimable de leur faire découvrir des forces obscures, anti-sociale.s, meurtrières même, qui cou-V ent sous le couv ert le plus « civ i-lisé » Les pires virus restent culturels — JEAN-CLAUDE LECLERC LE DEVOIR LE DEV/OIR est publié par I imprimerie Populaire Limitée société é responsabilité limitée dont le siège social est situé au numéro 2tt St-Sacrement Montréal H2Y t Xt II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9t30 Boivin.Ville LaSalle L Agence Presse Canadienne est autorisée â employer et à ditluser les mtormations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Mes sageries Dynamiques division du Groupe Québécor Inc située à 775 boul Lebeau à Ville St-Laurenl LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne Montréal métropolitain 3$ par semaine Extérieur de Montréal 3 25$ par semaine le samedi seulement 75' Pour information a Montreal 332-389t a Québec i4t8) 687-2022 Livraison par porteur Édition quotidienne t39$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste Édition quotidienne 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Courrier de deuxieme classe enregistre ment numéro 0858 Dépôt légal Bibliothè que nationale du Québec m lUHE ENTRE UN UOMME ET UN PARTI CdKNGES-Tu7 ‘f O 0.0' -if-' Vijt*' La cavalcade de Gil Rémillard QUEBEC GILLES LESAGE C'KST toute une cavalcade que M.G il Rémillard entreprend en se portant candidat sous la bannière de M Robert Bourassa, dans le comté de Jean-Talon, en haute-ville de Québec.L'importance de ce geste a d’ailleurs été soulignée par la présence du chef libéral aux côtés de sa recrue prestigieuse, jeudi, et par le commentaire acidulé du premier ministre, avant même que le professeur de droit de Laval n’ait donné les raisons de son geste surprenant, smon intrigant Ce n’est pas tous les jours qu’un chef de parti offre à un savant expert en droit constitutionnel de mettre en application ce qu’il a écrit pour faire en sorte de rapatrier le (Québec dans la fédération canadienne II aiTive encore moins souvent qu'un conseiller recherché quitte sa chaire umversitaire et son confort intellectuel pour sauter dans la fournaise politique, sans crier gare, du jour au lendemain Le fait mérite d'être souligné, comme il le fut pour d’autres avant M Rémillard, qu’il s’agisse de MM Jacques Parizeau.Claude et Jacques à'van Morin, par exemple, il y a quinze ans, pour le Parti québécois M Rémillard, qui aura 40 ans dans quelques semaines, ne s'est pas contenté d'enseigner et de faire subventionner des recherches dont le commun des mortels ne voit à peu près jamais les résultats.Il a agi comme conseiller en communications, tant à Québec qu'à Ottawa, il a publié de multiples articles, essais et commentaires, plongeant souvent dans une actualité chaude, s’y brûlant même à l’occasion, comme lors de sa démarche inusitée auprès du lieutenant-gouverneur, au nom de la CKQ, durant la crise dans le secteur public, au début de 198.1 Vulgarisateur disert et disponible, sachant parler de constitution sans faire mourir d’ennui, il a été invité à une foule de tribunes, colloques et congrès, témoignant comme expert, organisant les Conférences internationales de droit constitutionnel, siégeant même au conseil d'administration de notre journal ' Talentueux et ambitieux, M Ré-millard s’est surtout signalé à Tat-tention publique par la publication de deux ouvrages monumentaux sur le fétlérahsme canadien, le premier portant sur la loi constitutionnelle de 1867, le second, sur le rapatriement de la constitution II .se proposait de compléter la trilogie avec une étude sur la charte cana- dienne des droits et libertés.Mais il aura peut-être l’occasion d’être l’un des principaux acteurs d’un compromis inachevé qu’il veut mener à terme.Si le saut périlleux de M.Rémil-lard est surprenant, il n’en est pas moins cohérent et logique avec ses attitudes et ses écrits.Fédéraliste, il n’a jamais caché ses couleurs, même s’il ne faisait pas de politique active, et même s’il est devenu membre du PLQ en même temps que candidat-vedette de M.Bourassa. ses yeux, « le fédéralisme est une loi constante de l’évolution sociale de l’homme » et, « parce qu’il est un compromis, le fédéralisme se refuse à tout dogmatisme ».Tant dans son dermer livre que dans des interventions publiques, il a relevé les failles et carences (lu « compromis » constitutionnel de 1982, déplorant amèrement que le Québec ait été obligé de s’en temr à l’écart, et proposant des pistes de solution Ce n’est pas le lieu de reprendre ICI tout ce débat vital.Mais qui peut mer que, si la responsabilité de M.Trudeau est capitale dans ce lamentable échec, le Québec a commis des erreurs épouvantables et lourdes de conséquence Qui peut mer également qu’à côté de propositions éminemment valables, parce qu’elles font consensus, le Projet d’accord constitutionnel présenté à Ottawa par MM René Lévesque et Pierre Marc Johnson, en mai dernier, en contient d’autres fort litigieuses et qui méritent un nouvel examen A sa manière, M Rémillard a tenté de faire le partage des choses, et sa contribution, fort utile, ne saurait être rejetée du revers de la main.Certes, on peut s’amuser à mettre en contradiction les suggestions ou recommandations de l’expert avec les résolutions adoptées par le Parti libéral du Québec, en mars dernier Sur certains points, le droit de veto ou le droit de retrait, par exemple, il peut y avoir des divergences Mais sur l’essentiel, les points de convergences sont nombreux et importants.C’est le cas en ce qui concerne la prépondérance de la Charte canadienne des droits et libertés et la fameuse « clause Canada » • le cas aussi en ce qui a trait à la reconnaissance de la spécificité du Québec et du caractère duali.ste du Canada.Il est toutefois curieux d’entendre M Rémillarddire, jeudi, qu’il ne s’agit pas d'améliorer le projet du gouvernement péqui.ste, mais d'entreprendre sur des bases nouvelles les négociations constitutionnelles avec Ottawa et les provinces Il me semble, au contraire, qu’il faut miser sur les consensus, beaucoup plus larges que ne le croient les partisans des deux camps, tout en associant la population, par le truchement de l’Assemblée nationale, à cette démarche fondamentale.M Rémillard ne di-sait-il pas, il y a quelques mois, que sur la question du fédéralisme et du rôle du Québec, les deux grands partis tenaient sensiblement le même discours ?Ce qui était vrai pour l’expert réputé devrait l’être encore pour le candidat libéral.Il y a trois mois, M.Rémillard est devenu conseiller en matière constitutionnelle du premier mims-tre et du ministre de la Justice du Canada C’est d’ailleurs à ce titre qu’il accompagnait M.Brian Mul-roney, à la tribune de TÜNU, à New York, mercredi.Il percevait chez M.Mulroney, sensible aux revendications traditionnelles du Québec, une volonté arrêtée et ferme de procéder au rapatriement du Québec dans l’accord constitutionnel.C’était pour lui un geste d’espoir et de confiance, d’ailleurs partagés par le gouvernement pé-quiste qui, depuis un an, n’a que les mots de « beau risque » et de conciliation, voire de réconcihation, à la bouche.Pourtant, M.Johnson a fort mal accueilli la candidature libérale de M Rémillard, démontrant ainsi que le coup réussi par M.Bourassa faisait fort mal à la superbe pé-quiste.Mais le premier ministre a utilisé des termes et des expressions qui ne font pas honneur à sa tolérance et à son fair play En disant qu’il préfère, lui, prendre des conseillers loyaux au Québec plutôt que des conseillers loyaux à Ottawa, il laisse entendre qu’il y a deux classes de Québécois .ceux qui sont avec le gouvernement, et les autres.Ce n'est pas très honorable, c’est même mesquin Tout en faisant la part du feu et de la parti-sanerie, il faut se demander si M Johnson pense vraiment ce (^u'il dit.Si tel est le ca.s, il y a lieu d’etre inquiet sur son attitude étroite et mamehéenne Hors du PQ nouveau, point de salut ’’ M Rémillard n’a pas pactisé avec l’ennemi en mettant sa compétence et ses talents au serxice de M Mulroney II ne devient pas un traître, non plus, en joignant la cavalcade péqui.ste plutôt que la cavalerie péquiste.Qu’il soit ambitieux et fier, soit.Qu’il fasse preuve de naïveté en pensant avoir plus d’influence que les éminences grises et les gros organisateurs, auprès de M Bourassa, peut-être Qu’il entreprenne une chasse à courre dont il sortira écorché, peut-être aussi Mais sa chevauchée e.st intéressante, généreuse et, probablement, palpitante LETTRES AU DEVOIR ¦ Libre-change et secteurs mous .l'AI BIEN apprécié vos articles .sur le libre-echange Canada-EtaLs-Unis parus dans le magazine LE DEVOIR ÉCONOMIQUE d’octobre Je voudrais prendre cette occasion pour corriger l'impression qui reste à la suite de mes commentaires concernant l'augmentation po.s.sible de l’emploi dans les secteurs mous au Québec, advenant une libéralisation du commerce avec les Etats-Unis Je crois qu’il faudrait se réjouir de toute création d'emplois qui pourrait résulter de celle libéralisation, notamment dans les secteurs mous.Ce qu’il faut mettre en lumière, c’est Tin-citation réduite pour les entreprises à l’adaptation après cette croissance de Temploi, d'où Tim-portance de redoubler d’efforts pour la modernisation dans les .secteurs mous afin de .se protéger d’un trop rude coup quand viendra la libérali.sation multilatérale du commerce, laquelle néce.s.site une adaptation continue et un déclin contenu dans les emplois en moyenne moins rémunérateurs et producteurs des .secteurs mous Inutile d'ajouter — et c’est ce que je fais valoir dans nombre de mes écrits — qu’il e.st essentiel d’accompagner la politique commerciale de politiques domestiques renouvelées afin de créer des revenus dans d'autres secteurs et de faciliter ainsi la ré.sorption do la main-d'oeuvre quittant les secteurs mous — PIERRE-PAUL PROULX profe.s.seur titulaire, département de sciences économiques.Université de Montréal Montréal, 21 octobre DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 11 La chasse à Vindécis LES ANNEES aUI VIENNENT JEAN-PAUL L’ALLIER J K MK SOL'VIKNS comme d'hier d'une caricature publiée dans un quotidien de Montréal en 1976 et représentant le premier ministre d’alors, l'air songeur, regardant les résultats du dernier sondage qu’il avait devant lui et qui indiquaient un plus fort pourcentage d’indécis que de personnes ayant manifesté une intention de vote précise, déclarant à la presse, sur la foi de ces sondages : « Je me présente indécis » Une campagne électorale s'ouvre à peu près comme la saison de chasse.On charge les fusils, on cherche les gibiers et l’on abat ou on attrape tout ce que l'on peut.L'indécis est le gibier.C’est la saison faste des sondeurs qui télécommandent le discours autant que le geste pohtiques.C'est parti.La campagne est commencée et tout le monde, comme dans une pièce de théâtre classique, jouera le rôle assigné Les médias, témoins et acteurs tout à la fois, concentreront encore davantage leurs micros et leurs caméras autour des chefs.Dans les comtés, ratissant le terrain, serrant les mains aux départs des trains ou dans les usines où ils ne remettront vraisemblablement jamais les pieds, les candidats importent peu sauf s’il s’agit de quelque vedette que l’on utilisera dans le cadre d’une stratégie nationale ou régionale mais toujours axée sur les médias.C’est ainsi qu’aujourd’hui et depuis quinze ans la politique se fait.On a choisi entre Turner et Mulroney et ce n’est qu’après qu'on a fait l’inventaire de la troupe que l’on a ainsi conduite au Parlement.Les députés ordinaires, d’un parti ou de l’autre, ont presque besoin d’un uniforme pour se distinguer les uns des autres, tellement ils sont condamnés à la discrétion.Ce sont fondamentalement les mêmes figurants à peu près muets d’un sys- tème qui leur fait de moins en moins de place Au cours de la campagne électorale, suivant les besoins du chef et de l’image globale analysée au central, suivant les urgences que l’on pourra déceler soit pour sauver un comté que l’on pourrait perdre et sur lequel on comptait soit pour déloger un ex-mimstre que l’on juge particulièrement nuisible, le chef se promènera.Son discours aura bien peu d’importance et il ne s'adressera que très rarement aux gens qui seront devant lui, sauf s’ils portent micros et caméra.h'aut-il s’en scandahser ou faut-il plutôt reconnaître passivement qu’il ne peut en être autrement ?Ce système, qui laisse bon nombre de citoyens de plus en plus indifférents, est en lui-même dépassé et il devient de toute évidence un élément majeur de nos problèmes plutôt qu’une occasion de solution.Plutôt que de proposer, de stimuler, de motiver, la machine des partis sonde, suit, écoute et promet ce que les gens veulent entendre.Il faut donc que le candidat utilise ses deux oreilles • l’une pour écouter ce que les quelques centaines de personnes qu’il aura l’occasion de rencontrer lui diront, défendant des intérêts particuliers ou expliquant un cas d’espèce et l’autre pour entendre ce que jour après jour la radio et la télévision lui rapporteront des discours de son chef.Il les interprétera au mieux et à sa façon, les modulant sur ses connaissances et sa propre perception des choses, à son avantage de candidat Ce que l’on verra, au cours des prochains jours, ce ne sont pas des partis politiques mais bien des organisations politiques.Dans l’organisation, la pertinence et la qualité du contenu n’ont aucune importance si elles n’ont pas une rentabilité vérifiable immédiate et à court terme.Les gens veulent entendre parler d’économie ?On leur parlera d’économie.On s’interrogera peu sur la capacité réelle des gouvernements, surtout au niveau provincial, d’influencer le développement économique.Les principales sources de décision sont ailleurs, soit à Ottawa mais même à l’extérieur des zones gouvernementales et dans les grands ensembles, mais c’est saas importance.Les grands patrons du monde économique vous le diront tous : ce qu’ils attendent d’un gouvernement provincial, c’est qu’il soit le moins nuisible possible et qu’il leur laisse faire à eux, dans les respects des règles du jeu économique qui n’a pas toujours à voir avec les ressources humaines, le social, l’éducatif et le culturel, des affaires sans lesquelles il n’y a m progrès, ni taxe, m profit La priorité est économique, les partis le chantent en choeur même si l’orchestre est ailleurs.Les discours de l’élection fédérale étaient les mêmes que ceux qui seront utilisés au niveau provincial ¦ chômage, emploi, consommez plus, consommez bien On voudra parler d’énergie car c’est un fait que le Québec a à ce sujet un potentiel considérable qui n’a plus à être prouvé.Mais cette énergie, sans industrie et sans population, que peut-on en faire sinon la vendre et à qui sinon à l’extérieur ?Dès lors, le développement de l’énergie dépend largement de la capacité d’exportation et donc de décisions exténeures.Ce qui compte, c’est le rêve, une chance sur 13 et pourquoi pas nous ?N’eut été de la crise de l’énergie dans les années 1970, le projet de la Baie James qui avait été conçu avant même que l’on perçoive cette crise, n’aurait certainement pas eu le succès rétroactif qu’il a connu Mais la même crise, parce qu’elle s’est effectivement manifestée, a fait de Mirabel un cauchemar alors que sans elle cet aéroport aurait été un fleuron de notre économie.On a gagné, on a perdu; sans crise cela aurait été la même chose et la crise, problèmes et solutions, était d’ailleurs.Les sondages aujourd’hui sont tellement bien faits et sont tellement omniprésents dans la vie politique et les hommes politiques les analysent tellement tous de la même façon et avec les mêmes spécialistes qu’ils nous donnent des chefs, des partis et des candidats qui, s’ils étaient dans une même salle, ne permettraient difficilement qu’on les distmgue les uns des autres.En fait, je ne suis pas loin de penser que l’opinion publique a déjà fait et manifesté ses choix par échantillonnage et au moment des multiples sondages sur lesquels se base aujourd’hui l’action des deux principaux partis en cause Le ’2 décembre, ce sera le son dage ultime et les résultats devraient normalement à quelques petits pourcentages près être identiques à ce qu’ils .sont mainte nant et à ce qu’iLs auront été pendant la cam pagne La question qu’il faut cejiendant se [wser à ce moment-ci et quel que soit le parti qui sera élu est la suivante le 3 décembre, qui gouvernera vraiment et réellement ” Les députés que nous aurons élu.s ’’ t'ertaine ment pas Ils seront ramenés dans les grandes salles capitonnées et insonorisées des caucus poui pou\oir exprimer sans grande con.s^juence leurs points de \ ue autant que leurs frustrations Dn y négociera l’ordre de priorité de construction de tel foyer pour [xn'soniies âgées, de tel viaduc ou de tel bout d’autoroute Pour le reste, il faudra faire chorus et chorale en dehors de la salle du caucus, si on veut avoir une chance d’être plus et autre chose que simple député.Les ministres seront-ils au pouvoir ’’ Sauf quatre ou cinq dont le premier ministre a besoin à cause de leurs compétences particulières, de leur impact dans l’opinion publique, ou de leur fidélité de St-Bernard, les autres devront gérer au mieux et dans une concurrence sournoise des ministères dans leurs affaires courantes et dans leurs urgences immédiates.Si le gouvernement change, les vieux dossiers refoulés et qui émanaient de la Fonction publique referont surface pendant un temps et on essaiera d’abord de vendre la marchandise en stock avant de chercher à répondre aux attentes ministérielles Préoccupés de leur image et de leur succès éphémère, les nouveaux membres du gouvernement chercheront au moins autant à se faire remarquer par le chef qu’à se faire aimer dans leur ministère et de leur clientèle L’électeur deviendra « le citoyen moyen », le contribuable, celui à qui on explique plutôt que celui qu’on écoute Chacun aura .sa vision de la société e* essaiera, faute de conception cohérente et partagée au sein du parti, de la traduire dans son secteur d’activités La grande salle du conseil des ministres servira comme depuis vingt ans aux arbitrages des urgences bien plus qu’à la discu.ssion sur les grandes orientations et les choix collectifs Mais qui donc les gouvernera ’’ Un homme, le premier ministre avec autour de lui une cinquantaine de conseillers-relais qui seront en contact avec les milieux d’affaires, les chefs syndicaux ou les leaders de groupes de pression Quelques spécialistes, répartis ICI et là dans les universités et quelques amis, gens de confiance, souvent comme par hasard à l’emploi des groujuxs et des sociétés d’affaires qui dépendent largement de l’État pour leur dév elojiiH'ment et leur profit Un premier ministre président, dépositaire de toute l’information, puissant de la faiblesse de ses collègues mais surtout de l’incapacité du système de les lai.s.ser trav ail 1er en équipe et en collégialité Un premier ministre-président mais sans t'ongrès ou .\s-semblée pour que.stionner quotidiennement la pertinence de ses politiques et de ses ac lions et même éventuellement poui les met tre en ballottage ou en échec Un premier ministre élu au suffrage uni versel mais que le système empêi-he de s’entourer ouvertement, comme aux États Unis, de celles et de ceux qu’il pourrait juger les plus aptes à diriger avec lui pendant un temps les affaires de l’État 11 v en a de plus en plus qui n’acceptent pas la douche électorale, même sans conv eut ion et choisis d’en haut par te chef En fait, puisque tout coin erge pour nous amener à élire au suffrage univ ersel une femme ou un homme à qui l’on donne tous les pouvoirs pendant quatre ou cinq ans, il faudra bien le faire ouvertement un jour et le plus tôt sera le mieux A ce moment tà, le rôle de député prendra tout son sens et ces gens qui se présentent aujourd’hui à nous en nous promettant de nous représenter et d’être nos porte-parole le seront effectivement alors qu’ils sont maintenant, une fois élus, le contraire de ce qu’ils nous ont dit \ ou.s espériez vous éhre un rejirésentanl ’’ \’ous n’a vez eu que le droit de choisir qui incarnera l’administration provinciale dans votre comté Dans ce système, même si on lui laisse le droit de participer au sondage ijui pour l’oc casion s’appellera élection, c’est la voix du citoyen qui s’amenuise dans la définition des choix politiques.Ce n’est pas la moindre des choses L’ONU a quarante ans : qui en a besoin ?c L’Assemblée générale et le Conseil de sécurité ne sont que le miroir fidèle de notre monde.» QUSSAi SAMAK L'auteur est vice-president du conseil de l'Association québécoise des organismes de cooperation internationale (AOOCI) Cm FIST ce mois-ci que se déroulent dans la plus célèbre maison de vitre au monde, celle qui abrite l’ONU, des cérémonies pour commémorer le quarantième anniversaire de l’organisation mondiale Quarante chefs d’État partagent le sunlight de l’événement pour rendre hommage aux idéaux sur lesquels fut érigée l’organisation, tout en présentant des lectures, toujours divergentes, des problèmes qui menacent le monde.Mais l’heure n’est pas seulement aux louanges.Des critiques sont aussi proférées contre l’ONU dont l’Assemblée générale ne cesse de déplaire à des gouvernements tels ceux des États-Unis et d’Israël.L’événement constitue aussi une occasion privilégiée pour poser à nouveau l’éternelle question • Étant donné l’incapacité apparente de rONU à mettre fin aux conflits qui déchirent l’humanité, à quoi sert-elle ¦’ Bref, comme l’exprime un puissant courant de pensée aux USA, qui a besoin d’une telle organisation ’.’ De telles questions prennent cette année des dimensions élargies par l’ampleur d’un autre événement non moins significatif 198.5 est aussi le quarantième anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale dans laquelle l’ONU trouve ses origines.C’est dans ces origines que se trouvent également à la fois la promesse, souvent trahie, de l’organisation et sa faible.sse.Promesse car TON U est née dans l’un des moments les plus rayonnant de l’histoire .la victoire contre l’Allemagne hitlérienne d’une alliance qui réussit à se lever au-dessus des idéologies.En effet, c’était une alliance qui s’est distinguée tant par sa composition que par ses objectifs.Il ne s’agissait pas simplement de modifier la carte du monde ni seulement d’endiguer les ambitions territoriales d’une puissance militariste.11 s’agissait, somme toute, d’en finir avec l’ordre social et humain qu’incarnait un nationalisme dégénéré, celui du nazisme.F'aiblesse car le consensus qui donna naissance à l’üNU éprouva une ébréchure progressive des la signature de l’acte de reddition du régime nazi à Berlin en mai 1945.A San Francisco, le président Truman s’adressa ainsi aux cinquante fondateurs de l’organisation mondiale « Notre avenir est dans vos mains, voyez à ce qu’une autre guerre soit impossible » Nul ne pou- Le siège des Nations unies à New York vait prévoir, à ce moment de rare solidarité, que le drapeau de l’ONU flotterait sur des champs d’horrible carnage cinq ans plus tard dans la péninsule coréenne (car, faut-il le dire en passant, l’URSS boycotta la session du Conseil de sécurité dans laquelle l’intervention de l’ONU dans la guerre de Corée fut décidée ! ).Nul ne pouvait imaginer qu’entre ce jour-là et aujourd’hui, plus de 16 millions d’êtres humains trouveraient la mort dans une centaine des guerres dont seulement huit firent l’objet d’une intervention directe de la part de l’organisation.À cet égard, force est de reconnaître que le consensus de 1945 qui en- fanta rONU était mort-né.Et si l’horreur du fléau nazi fit pâlir momentanément les clivages idéologiques entre les alliés, les conflits ont surgi de plus belle dès que les canons se sont tus.Aujourd’hui, cette tour de Babel qu’est TON U vit encore dans l’ombre de la deuxième guerre mondiale.On pourrait dire sans trop exagérer que l’organisation est soumise au contrôle ultime des vainqueurs de cette guerre.Dans le projet élaboré par ces derniers, l’Assemblée générale, qui est le fondement de tout le système de l’ONU n’est qu’une tribune de prédication multilingue.Elle ne dispose dans la réalité d’aucun pou- voir coercitif.L’Assemblée pourrait débattre toute question, ses résolutions n’ont pourtant aucune force de loi.Seul le Conseil de sécurité, contrôlé par ses cinq membres permanents (les vainqueurs), détient de tels pouvoirs : le pouvoir de déployer des armées pour imposer la cessation d’hostilités entre États, le pou-votr de châtier des États qui contreviennent à la charte de l’organisation; le pouvoir d’imposer des sanctions contre un État qui bafoue les normes de conduite inter ou intra-nationale.Or le bilan de l’e.xercice de ce pouvoir demeure très modeste, et ce n’est certainement pas par manque de causes légitimes.Ceci découle du droit de veto que détiennent les membres permanents du Conseil Prévu comme moyen de protection contre d’éventuels abus des décisions majoritaires, le droit de veto est devenu le moyen par excellence d’imposer une dictature de la minorité, une minorité qui se réduit d’ailleurs, dans la plupart des cas, à une seule VOIX de dissidence.C’est ainsi que, dans une atmosphère de polarisation idéologique quasi permanente, ce droit a été utilisé 76 fois depuis 1970 par les USA, la Grande-Bretagne et la France contre 11 fois par l’Umon soviétique.Plusieurs fois les pays occidentaux ont eu recours à ce droit pour protéger l’Afrique du Sud contre des sanctions réclamées par une majorité écrasante des pays de la terre.Résultat : maintenir en vie le système d’apartheid et la possibilité d’un bain de sang dans lequel pourrait se noyer ce pays Est-il possible de faire sortir l’organisation mondiale de ce carcan de bipolarité qu’on lui impose au nom.supposément, de la sacro-sainte lutte idéologique entre les deux blocs ’’ Certes, plusieurs approches, à la fois rationnelles et équitables, pourraient être élaborées afin de tempérer la politique abusive du droit de veto individuel.Cependant, la probabilité que de telles réformes puissent voir le jour est presque nulle.Fin effet, poser la question de la réforme du système de l’ONU équivaudrait à s’interroger sur la possibilité que le système international puisse sortir de l’ombre de la denuere guerre.Or une lecture rapide de l’histoire suffirait pour saisir l’une de ses règles les plus irréductibles : un ordre international issu d’une guerre ne se transforme pas radicalement par réformes évolutives, il se rompt.par une autre guerre II est peu probable que rONU ou l’ordre mondial qu’elle représente fassent exception à cette règle.Aujourd’hui tout le système de rONU est menacé Bien sur le cas de l’UNF^SCO est le plus célèbre Mais d’autres organisations de l’ONU ne sont pas épargnées des attaques d’ordre éminement idéologique au nom de la lutte contre la soi-disante politisation de l’organisation mondiale Ainsi l’Organisation mondiale de la santé fut-elle à son tour récemment critiquée par les USA.Ces derniers n’ont pas avalé une propiosition, appuyée par la majorité des membres, visant l’établissement d’une üste de médicaments e.ssentiels pour les pays du tiers monde.Il est connu que cette partie du monde constitue actuellement un champ privilégié des pratiques rapaces du marketing pour l’écoulement des médicaments dont la nécessité est mise en doute par des spécialistes.Il est également connu que la plupart des sociétés pharmaceutiques concernées sont d’origine américaine.Or les USA considèrent qu’une telle liste porterait atteinte, pour des raisons idéologiques disent-ils, au principe du libre-échange commercial.Fit comme si l’ONU n’était pas déjà assez faible, on cherche à l’af-faiblir davantage.Ceci est la seule explication d’un projet de loi actuellement à l’étude au Congrès américain dont l’adoption portera un coup dur à l’organisation II s’agit de her le financement américain de l’ONU au changement du système de vote actuellement en vigueur On cherche à rendre le vote de chaque pays pro-portionel à sa contribution financière a l’organisation F^n clair, des législateurs américains visent à introduire à rONU le même système de vote présentement utilisé au Fonds monétaire international ainsi qu’à la Banque mondiale II n’est guère difficile d’imaginer les con.séquences politiques d’un tel changement 11 faut aussi se rappeler à cet égard que SI la cotisation américaine constitue une partie considérable du budget de l’organisation, elle demeure inférieure au budget des fanfares de musiques militaire des USA.Côté soviétique et « démocraties populaires », rien ne permet de croire que l'URSS serait en faveur d’une démocratisation du pouvoir coercitif de l’ONU .si cela se réalisait aux dépens du son droit de veto.On se souvient par ailleurs des attaques en règle lancées par la Pologne et ses alliés contre le Bureau international du travail.Ce fut suite à des résolutions adoptées par une majorité des pays membres en faveur du principe dé la liberté de syndicalisation, en Pologne comme ailleurs.Alors à quoi sert TON U ’’A beaucoup malgré toutes les difficultés qu’elle éprouve II suffit à cet égard de penser aux réalisations qui ne défrayent pas souvent les manchettes dans les domaines de la santé, de l’alimentation, de la protection de l’enfance et du patrimoine culturel de l’humanité Ce sont le truit de l’effort des organisations émanant de rONU telles rorgani.sation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, l’UNICFlF et.bien sûr, rUNFlSCO.Notre monde sera définitivement plus pauvre qu’il ne l’est aujourd’hui sans l’action de ces organisations.Quant à rAs,semblée générale et le Conseil de .sécurité, ils ne sont que le miroir fidèle de notre monde des tortionnames qui signent pieu.sement des conventions pour bannir la torture; une supeiqiuissance comme les USA qui chante la gloire de l’État de droit tout en refusant de .se soumettre au jugement de la Cour internationale de justice Flntre-temps, la guerre dite « secrète » qu’elle engage contre un pays, plus petit mais non moins souverain, ne cesse pas de faire des ravages.A l’autre extrême du spectre, l’autre superpuissance fait du principe de la non-ingérence l’un des fondements de son discours.Fin même temps, elle agit .selon un autre principe dit de « .souveraineté hmitée » lonsqu’il s’agit de défendre « son glacis européen ».("est au.ssi de ces contradictions, voue de cette hypocrisie, qu’est fait notre monde Qui a besoin de rONU ¦' Nous tous, et il suffit pour se rendre à cette évidence de revenir à 1914.Si une telle organisation avait existé à l’époque, la sinistre séquence d’erreurs et de mauvais jugements qui conduisit à la première guerre mondiale n’aurait peut-être jamais eu lieu.À Montréal, (de plus en plus, les gens bouquinent le soir.Tôt ou tarcd.RENAUD BRAlY 9 V 7 soirs par semaine! 5219, Côte-des Neiges — 342 1515 1 ’ETAT L’ETAT DU MONDE Mm ETAT 1985 «COnoméQU* t* moMioi ¦ Un annuaire salué unanimement par les médias comme un \ 1 remarquable outil de travail pour comprendre le monde Wmm 1 nllONDE ¦ d’aujourd’hui.Sa méthode originale, combinant les approches ¦ économique, géographique, démographique, politique et stratégique.1 en fait un outil indispensable et facile à consulter.1985 owoKuieèooMXwi WÊkHomm Boréal Express 12llLe Devoir, samedi 26 octobre 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Dominicains La version donnée par le ministère canadien de l’Emploi et de l’Immigration fait état de l’existence-de lettres de recommendation de banquiers en faveur de certains des voyageurs-refoulés « est-ce là une précaution que l’on prend pour une visite de quatre jours’’ ».Le ministère avait été prévenu mardi soir « par une source canadienne » de porter une attention particubère au vol nolisé qui se poserait vers llh mercredi, en provenance de la République Dominicaine 4 Sentencés Ils sont une dizaine ce soir, rassemblés dans l’une des salles du pavillon communautaire du Centre fédéral de formation, un pénitencier à sécurité moyenne située à Laval Ils racontent le pen le 2e verre de lait qui te vaut un rapport, les levers en retard qui privent d’activités, les « jeunes énervés aux petites sentences qui écoeurent les gardes et sont pas polis », le troisième diplôme collégial en cours « parce qu’il faut bien s’occuper », les vêtements civils interdits, les fleurs que tu peux pas acheter à ta femme C'est la deuxième fois depuis un mois qu’ils sont invités à rencontrer « des jeunes » dans le cadre du projet Jeunesse oubliée, un programme mis sur pied par deux jeunes criminologues de l’Université de Montréal et subventionné par le Secrétariat à la jeunesse Ce soir la moitié des « visiteurs » prévus ne sont pas au rendez-vous Ils n'ont pas téléphoné pour s’expliquer Ils ne sont simplement pas venus « On a surestimé l’intérêt que les gens avaient pour les détenus », explique Martin Vauclair, l’un des instigateurs de ces rencontres.« Les gens sont curieux mais ils sont aussi craintifs Ils se demandent ce qu’ils vont dire, comment les gars vont les recevoir Ils sont anxieux» Des brutes Des sauvages Des gens hostiles, froids Telles sont quelques unes des images que les sept jeunes v isiteurs de la semaine der-nièie avouaient franchement avoir eu en tête avant de passer la lourde porte du pénitencier où séjournent 430 détenus Xrrivé en retard, l’un d’eux déclarait par la suite avoir été surpris de ne pas pouvoir « du premier coup » départager les détenus des visiteurs Surpris aussi de leur accueil chaleu-I eux « On vous montre rien que les plus propres », lui relança ironiquement le responsable du groupe.l.es détenus soutiennent qu’ils prennent part à ces rencontres autant pour « passer le temps » que pour changer l’image que le public peut avoir des meurtriers Ils savent bien ce que le public pense d’eux des individus dangereux qui se la coulent douce en prison av ec la télévision et des steaks une fois par semaine Ils en ont d'ailleurs long à dire contre les journalistes, « tous des menteurs », disent-ils, « qui ne leur demandent jamais leur version à eux » et dont les reportages sensationnalistes ont fait d’eux des bêtes dangereuses « Ouais c’est sûr que j’ai brisé une vie», répond un détenu confronté au souvenir de sa victime » Mais qu’est-ce que ça donne de bri-.sei la mienne’' » \u Québec, 24 détenus purgent actuellement des sentences de 25 ans « fermes » Un peu plus de 300 autres, aussi condamnés à vie seront éligibles à une libération conditionnelle après dix ou 15 ans de détention Ceux qui n’éludient pas ont un tra-V ail quelconque à l’intérieur de l’é-tabli.s.sement ils peinturent des cellules comme Denis ou travaillent à la cui.sine comme Mario Le Service correctionnel canadien a récemment commandé une recherche sur les « besoins des sentencés à 25 ans minimum » Les instiga leurs du projet Jeunesse oubliée préparent aussi un rapport qui tentera de voir si ces sentencés à vie n’au-raient pas besoin d’une maison de transition particulière « Le problème c’est l’existence même du ‘25 ans », soutient une jeune chercheuse qui préfère garder l’anonymat « Aucun programme, aussi bon soit il, ne peut gérer une sen tence aussi longue » Mais le milieu, explique-t elle, hé,site à forcer un dé bat sur la question du 25 ans de peur de réouvrir du même coup le débat sur la peine de mort La .sentence à vie pourtant n’a ja mais aussi bien porté son nom que dans le cas des condamnés de moins de 30 ans qui pas.seront « en dedans » les années les plus communément vues comme celles au cours desquel les les individus fondent une famille, se créent une vie profes.sionneUe Bien loin des « bombes à retar dement » .souvent utilisées pour les décrire, les .sentencés à vie rencontrés mercredi soir dernier .se plaignaient du « manque de respect » et de l’impolitesse de certains de leurs co-délenus « Ils ne savent pas ce que c’e.st que d’être polis », lance un sen tencé à vie qui rêve d’ouvrir .sa bou tique d’arti.sanat quant il .sortira de prison à 45 ans « Les gars qui ont des vies Ils .savent c’e.st quoi le re.spect Ils mettent pas leur musique trop forte quand les autres essaient de dormir » Certes ils ont des « downs « et des moments de panique, disent-ils Après sept ou neuf ans à ne plus pouvoir « faire des choix » ou prendre de responsabilités » ils se demandent s’ils pourront le faire à nouveau « quand ils sortiront » Au coeur de la discu.ssion, ils .se lèvent tout à coup tous d’un seul mouvement, di.sent au revoir, serrent des mains Personne n’a officiellement mis fin à la rencontre Dans la porte de la salle aux murs nus une silhouette silencieu.se est apparue, i ap- pel d’une discipline qui, ici, n’admet pas d’exceptions.Pendant que les détenus prennent la direction de leur « unité résidentielle », les visiteurs attendent, en petits groupes de quatre ou cinq, le « buzz » qui de porte verrouillée en porte verrouillée les renvoie vers Texténeur.« Ca nous donne nen d’écoeurer un screw fgarde) », disait plus tôt un jeune détenu.« On est là pour un bout et aux autres aussi».En 1984, les sentencés à vie représentaient 4.4 % de la population pénitentiaire canadienne, comparativement à 3.3 % au tournant de la décennie.^ Reconstruction qu’on faisait face à une situation exceptionnelle à laquelle il fallait réagir avec des moyens équivalents à ceux qu’on prendrait en temps de guerre.Maurice Strong, un haut fonctionnaire canadien qui quittait le gouvernement avec l’arrivée des conservateurs, fut conscrit par Javier Pérez de Cuéllar, le secrétaire général de rONU, pour diriger les opérations.Millionnaire qui fit fortune avec le pétrole, fondateur de l’ACDI et de Pétro-Canada, directeur de la Conférence internationale de TON U sur l’environnement en 1972, président un temps de Power Corporation, il était l’homme de la situation.Au tout début, la mise en place des opérations ne fut pas sans problème.Peu à peu, il s’est créé une coopération sans précédent entre la communauté internationale et les pays afncams, note-t-il.La répionse du public fut aussi exceptionnelle.lorsque vinrent les images de la mort sur les écrans de télévision.Le problème des Opérations d’urgence est aujourd’hui de recueillir les fonds dont on a besom.« On est victime de notre succès », de dire M.Strong qui regrette qu’il soit plus difficile d’émouvoir Topinion publique sans images dramatiques Le 1er octobre dernier, on considérait qu’il y avait toujours entre 25 et 30 millions de personnes affectés par la situation d’urgence.Dans 12 pays, la situation demeure grave.l’Angola, le Botswana, le Burkina Faso, Cap Verde, le Tchad, TÉthio-pie, le Le^sotho, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger et le Soudan.Et de l’argent, il en manque actuellement, particulièrement pour assurer les besoins non alimentâmes La situation s’est en effet assez redressée pour que Ton s’occupe de plus en plus d’assurer les besoins non alimentaires.Il s’agit de permettre aux paysans de reprendre leurs cultures, de leur fournir des semences, des boeufs, des outils.Déjà, on prévoit des récoltes prometteuses dans plusieurs pays.Ayant assuré la survie, les Opérations d’urgence doivent s’attaquer à ce que M Strong appelle la reconstruction.Cette étape qm nécessitera de cinq à dix ans de travail, est essentielle SI on veut éviter de nouvelles crises Il y aura d’autres sécheresses en Afrique, cela est inévitable.Mais, estime M.Strong, la famine peut, elle, être évitée.L’Afrique a un potentiel agricole plus que suffisant II s’agit de faire en sorte que les conditions qui ont conduit à la présente famine ne se trouvent plus réumes.La crise que vient de vivre ce con- tinent est le résultat de nombreux facteurs.Physiques bien sûr, mais politiques.M.Strong estime en fait qu’à toutes fins utiles ont peut résumer le tout en disant quil s’agit d’une crise de développement.On cite le déclin de la production agricole qui fut aggravé par les problèmes de transport de et de distribution, une détérioration des infrastructures.Les politiques de développement adoptées par la plupart des pays africains sont responsables de cette situation, explique M.Strong Celui-ci n’hésite pas a partager le blâme avec les pays développés qui ont dans leurs programmes de coopération appuyées ces politiques.On favorisait le développement d’une agriculture commerciale tout en préconisant le développement mdustriel et urbain.La période coloniale avait laissé aussi une tradition de production agricole orientée vers la satisfaction des besoins des métropoles.^ 25 ans en campagne électorale avec un nouveau leader « Jean Drapeau a toujours dit que, seul, il n’aurait pu rien faire II a pu s’appuyer sur la solidarité des membres.Le groupe ne s’éclipsera pas le jour où M Drapeau annoncera son départ» affirme M.Sigouin.Pour l’heure, nul ne peut dire si M Jean Drapeau sollicitera un nouveau mandat des électeurs montréalais.Nul ne peut cependant écarter Thy-pothèse d’une campagne électorale sans lui.M Drapeau a l’habitude d’en décider trois mois avant Té-chéance électorale « Cela ne se pose pas comme pro- blème » nous dit Mme Nicole Gagnon-Larocque, membre du comité exécutif, qui fait partie de la jeune génération des élus du PCM « Je me dis toujours que cela n’arrivera pas J’en suis convaincue.» À tous égards, le PCM ne constitue pas un parti pohtique comme les autres Son membership consiste en ses candidats, élus ou défaits.Chacun verse, chaque année, une contribution de $500 à laquelle s’ajoute, dans la plupart des cas, une contribution du meme montant du conjoint Jamais, il n’a tenu un congrès public d’orientation ou de préparation de ses campagnes électorales.Son caucus se réunit régulièrement, toujours à huis clos, et, dit-on, les discussions y sont franches et ammées Il a une permanence, rue Sherbrooke, un bureau dans l’ouest de la ville et une caisse électorale bien pourvue Les derniers rapports financiers pour Tannée 1984 font état d’un actif de $306,968 Le PCM n’a m statut, ni règlement de telle sorte que personne ne peut dire comment les membres devraient se comporter le jour où.« Comme toutes les autres ques^ lions, nous la solutionnerons à ce moment-là » dit M Pierre Lorange « Nous n’avons pas à spéculer sur son départ.La discussion est inutile » « Il reste que le parti existe toujours, affirme M Sigouin.Il s’organisera pour avoir un candidat à la mairie, qui ne sera pas, nécessairement le chef du parti.La Providence est toujours du bon parti » « Où'.' Quand’ Comment?demande Mme Nicole Gagnon-Larocque Je ne sais pas ce qui va se pas- ser On traversera le pont quand nous arriverons à la nvière » Le PCM n’a ni statut, ni règlement, mais il a des traditions et quelques principes connus et respectés de ses membres.Ainsi, M Drapeau a toujours maintenu que le paru n’é-tait pas au-dessus du chef et que le chef n’était pas au-dessus du parti, indiquant par là que le choix d’un candidat dans un district électoral devait recevoir l’agrément et du caucus des membres, et du chef du parti M Roger Sigouin, conseiller municipal depuis 31 ans, ne doute pas de la victoire, même en l’absence de M Jean Drapeau Puisque, à ses yeux, le parti a bien servi les Montréalais pendant un quart de siècle, les électeurs lui demeureront fidèles et ne voteront pas en masse pour un autre parti.« Le parti est en bonne santé, dit-il II n’y a pas de scandale, mes collègues travaillent bien et se tiennent près des électeurs » Quelles qualités faut-il avoir pour devenir un candidat du PCM’ Honnêteté, loyauté, disponibilité envers les citoyens, un gagne-pain connu, un idéal de service public et une certaine expérience de la vie dans les quartiers, nous répond-t-on Aux prochaines élections générales, le PCM exigera en outre que tous ses candidats habitent la ville de Montréal Rln 1982, au moins deux candidats ayant la qualité d’électeur léclaraient une résidence dans une ville de banlieue une situation gênante On parle déjà, au PCM, des préparatifs de la campagne électorale Elle devrait débuter à la mi-janvier par le lancement d’une série de manifestations dans les quartiers En affaires, il faut faire attention ligne Si votre entreprise est en pleine croissance, il est parfaitement normal que le volume de vos appels interurbains grossisse, lui aussi.Et vous avez, fort heureusement, un {(entraîneur» tout désigné pour vous aider à contrôler cet embonpoint: votre conseiller de Bell Canada.Il suffit de faire appel à lui pour obtenir une analyse précise de 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jonction.Inefficacité passe par Bell De plus, grâce à Telpak et Téléroute 200'", vous pouvez diminuer substantiellement les coûts de vos lignes spécialisées, tout en vous assurant les normes de qualité les plus élevées.Et par son association à Telecom Canada, le réseau qui regroupe dix compagnies de télécommunications à travers le pays, Bell met à votre portée des services interurbains véritablement nationaux et même internationaux.Les télécommunications Bell.Toute la télécommunication.Les équipements, l’interurbain, la transmission de données.Les télécommunications Bell: un tout intégré.Un tout efficace.Pour en savoir plus long sur ces excellents moyens d’aider votre entreprise à garder sa ligne, communiquez sans tarder avec votre conseiller Bell.Ou téléphonez sans frais au 1800 361-7528.xloii 9')W.•f llli NJ Membre du réseau national Telecom Canada Ben 13 LE DEVOIR ECONOMIQUE CAHIER I Montréal, samedi 26 octobre 1985 EN UN COUP D’OEIL TENDANCES DU MARCHE SE TERMINANT LE 25 OCT.1400 1300 330 320 310 OR rv- CAN$| DOW TSE Ur 2800 2632 2600| 74.001 f'^câ *73.17 P73.00Ë mm LES AFFAIRES .EN etUELQ.UES LIGNES PAUL DURIVAGE ¦ ALCAN RÉDUIT SON DIVIDENDE I.es administrateurs de la société Alcan Aluminium Limitée de Montréal ont réduit son dividende trimestriel à 20 cents US par action.Il était de 30 cents depuis sept trimestres.Le conseil dadministration a expliqué qu’il a cru bon décréter cette réduction du dividende trimestriel compte tenu du bas niveau des récents profits d’Alcan et de l’incertitude du prix futur de l’aluminium.Le dividende sera payable le six décembre prochain aux détenteurs d’actions ordinaires inscrits a la clôture des registres le six novembre 1985.Alcan a 99,656,342 actions ordinaires en circulation.¦ Les employés de Nordair appuient CP Air Le porte-parole des employés actionnaires de Nordair, M.Thomas F.Kilbourn, a réitéré hier l’appui de ce gi'oupe à l’endroit de la fusion avec CP Air.« Malgré la dernière tentative de Québécair pour prendre le contrôle de Nordair, a déclaré M.Kilbourn, nous demeurons persuadés que les intérêts des employés de Nordair seront mieux servis par une fusion avec CP Air».Plus de la moitié du personnel de Nordair, soit quelque 670 employés, est actionnaire de la société.¦ Canadair a un nouveau président M.Pierre Des Marais II vient d’être nommé au poste de président du conseil d’administration de Canadair Ltée.M.Des Marais II, bien connu pour la présidence qu’il assume à la Communauté urbaine de Montréal depuis 1978, était membre du conseil d’administration de Canadair depuis juin 1984.On le retrouve également aux conseils d’administration de Pétroles Esso Canada, la Banque Continentale du Canada, Télémedia Communications Inc., Carling O’Keefe Ltée et Heüx Circuits Inc.M.Desmarais aura à négocier la vente au secteur privé de Canadair, un projet gouvernemental maintenant vieux d’un an.¦ Légère perte pour Falconridge Copper La Corporation Falconbridge Copper de Toronto est demeuré pratiquement au point mort pour le trimestre terminé le 30 septembre dernier, en enregistrant qu’ une perte marginale de 147,000.Le troisième trimestre de 1984 avait de même été l’occasion d’une différence mineure de $ 59,000, mais celte fois-là en plus.Pour les neuf premiers mois de 1985, la perte encourue par la société s’élève ainsi à $ 1.0 millions ou huit cents par action, alors que pour l’exercice précédent, elle avait enregistré un bénéfice redressé de $ 780,000 ou six cents par action.U ne haus.se du prix du cuivre et un accroissement de la production d’or à la Division Lac Shortt ont contribué à améliorer le revenu.Toutefois, ces facteurs ont été contrebalancés jusqu’à un certain point par une baisse du prix du zinc et des métaux précieux.¦ Ro-Na investit $ 9 millions à Québec Le Groupe Ro-Na investira plus de $ 9 millions dans la création d’un centre régional de distribution dans la région de Québec, a annoncé hier M.André Dion.Il s’agira du premier centre régional d’entreposage et de distribution de Ro-Na.Gelui-ci vise à suppléer à l’entrepôt central sis au siège social du groupe, à Boucherville afin de mieux desservir les membres de la région de Québec.Le projet devrait créer environ 50 emplois.¦ Le bénéfice de Campeau augmente La société immobilière Gampeau de Toronto a enregistré un bénéfice net de $ 26.9 millions, soit l’équivalent de $ 1.36 par action, pour la période de neuf mois terminée le 30 septembre dernier, à comparer avec $ 8,482,000 $ ou $ 0.94 l’action un an plus tôt.Les revenus ont augmenté enlretemps d’un peu plus de 8 % pour s’in.scrire à $ 155.6 milUons.¦ Le Groupe G.T.C.vend Éditions Transmo Le Groupe Transcontinental G.T.G.liée de Montréal a revendu la participation majoritaire qu’elle détenait dans les Éditons Transmo inc., au président et co-fondateur de celle compagnie, M.Yves Moquin.Transmo est une entreprise .spécialisée dans la publication de fascicules hebdomadaires ou périodiques s’adre.ssant à un large public.Le montant de la Iran.saction n’a pas été révélé.¦ La CVMO entendra Caigroup La Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a convoqué en audience la société torontoise Caigroup Caigroup Graphics Corporation Ltd afin d’étudier la reprise des négociations sur ie titre.La compagnie vedette de la Bourse de Calgary est accusée d’avoir présentée à ses actionnaires des états financiers non conformes.¦ La CVMQ convoque FINANCE Publifor Inc., société éditrice de l’hebdomadaire FINANCE, et son éditeur M.lacques Forgel, ont été convoqués en audience par la Commission des valeurs mobilières du Québec afin de répondre à des allégations d’avoir agi à litre de conseiller financier sans être enregistré, ayant donné des « conseils » tout en détenant en portefeuille des titres ayant fait l’objet d’une couverture de pres.se dans FINANCE.I,a .société éditrice et M.Forget nient avoir commis quelqu’infraclion à la l.oi des valeurs mobilières, tel qu’allégué par la GVMQ, et affirment avoir l’intention de prendre tous les moyens néce.ssaires pour assurer leur défen.se quant à leur intégrité et leur respon.sabililé dans la pré.sente cau.s(‘.Avec un investissement de $2 millions, Lavallin garde le contrôle de sa filiale de risque Lavalin Tech dépose un prospectus pour rémission de $ 10 millions en épargne-actions JOCELIN DUMAS Une filiale nouvellement formée de la firme d’ingénierie Lavalin, Lavalin Tech, a déposé hier après-midi un prospectus préliminaire d’appel public à l’épargne de 2 million d’uni-lés au coût de ?5 chacune.La compagnie fait partie du groupe des sociétés Lavalin et a été fondée pour permettre au public de participer, avec Lavalin, à la recherche, au développement et à l’exploitation commerciale de nouveaux procédés et produits industriels.Prenant la forme de société d’investissement en capital de risque, Lavalintech compte limiter les risques normalement associés à de telles activités en investissant dans plusieurs projets diversifiés tout en limitant les sommes d’argent allouées à chacun des projets.M.Yves Bérubé, récemment ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources du Québec, siège au conseil d’administration de Lavalintech.Il a précisé au DEVOIR qu’environ la moitié des fonds de la nouvelle compagnie seront initialement alloués à trois projets.Par la filiale KML (King Murphy Lavalin) située à Vancouver, on entend développer un chargeur de sciage utilise par l’industrie forestière de transformation pour scier des billots par paquet plutôt qu’indi-viduellement.Lavalintech a aussi convenu d’une entente avec M2M Robotics (Mind to Matter Robotics Corporation) pour acquérir la technologie nécessaire au développement d’une série de produits afin d’automatiser le recouvrement du filage de plaquettes électroniques.Le troisième projet vise à développer une thermo-pompe qui pourra kre utilisée pour récupérer l’énergie dégagée par les affluents des usines de pâtes et papier.M.Bérubé nous souligne que les projets de Lavalintech permettront de profiter des crédits fédéraux d’impôt à la recherche et au développement.Les projets mis en oeuvre présentent certainement des risques commerciaux considérables mais M.Bérubé note cependant que l’entreprise jouit « du très vaste bassin d’expertise de Lavalin».De plus, « l’entreprise s’engage seulement dans des domaines où la recherche fondamentale a déjà été réalisée pour nous consacrer sur les applications commerciales.Nous recherchons un rendement commercial assez rapide qui devrait apparaître dans un ou deux ans».Chaque unité émise par Lavalintech comprend une action ordinaire série A et un demi-bon de souscription d’actions série A.Les actions série A seront admissibles dans un régime d’épargne-actions du Québec à raison de 100 % de leur coût d’acquisition; elles donneront aux premiers porteurs le droit à un crédit d’impôt pour l’achat d’actions permettant de déduire de leur impôt fédéral un montant de $ 1 par action pour l’exercice fiscal 1985.Un bon de souscription entier donne au porteur le droit d’acheter une action série A à $ 5.50 l’unité, sur une période de trois ans.Le public est ainsi appelé à investir $ 10 millions tandis que Lavalin contribuera $ 2 millions en souscrivant 2 millions d’actions ordinaires de série B.Le public et l.avalin détiendront chacun .50% des votes.Notons que la valeur aux livres des actions ordinaires, série A et B, sera de $ 3 après l’émission, ce qui représente une dilution pour le public de 40 % par rapport au prix de souscription de $ 5.Ge fadeur de dilution peut sembler élevé.Il apparaît tout à fait raisonnable si on le compare au 91 % de dilution dans le cas de la société Visway Transport qui prépare une émission publique et des 73.7 % et 73 % respectivement pour le Groupe Transcontinental GTC et Girco-Graft en 1984.Les taxes y sont les plus basses de toute la région de Montréal Les cottages du Vieux Saint-Lambert se négocient entre $ 250,000 et $ 270,000 SERGE TRUFFAUT collaboration spéciale C’est à Saint-Lainbert, ville paisible, et presque aussi discrète qu-’Hampstead, qu’on retrouve les maisons les plus coûteuses de la Rive Sud.Les courtiers du Montréal Trust, du Permanent, de Remax, et de Royal Lepage, estiment que pour des propriétés semblables il faut débourser de 20 % à 30 % de plus à Saint-Lambert que partout ailleurs sur la Rive Sud.Les spéciali.stes de ces maisons de courtage immobilier qualifient Saint-Lambert de Westmount de la région.Selon une étude de Royal Lepage, le bungalow individuel, à l’exception de Westmount et d’Hamps-tead, y est le plus élevé du Montréal métropolitain avec Mont-Royal.De $ 88,000 au début de l’année, le coût moyen a augmenté de 6 % en six mois pour se fixer à $ 93,000, et, aujourd’hui, « il est rare de trouver des propriétés unifamiliales en bas de $ 100,000 », explique M.Bournival directeur chez Royal Lepage.D’après son étude, le bungalow individuel était, en juillet dernier, à $ 85,000 à Saint-Laurent, $ 72,000 à Boucherville et Brossard et $69,000 à Beaconsfield.C’est seulement au cours de l’année présente que Saint-Lambert, à l’instar de tous les quartiers huppés, a rattrapé et dépassé les pertes causées par la flambée des taux en 1982.La maison de deux étages, qui était évaluée à $ 125,000 en 1981, Si -M- '-4'' .'An.t.Photo Jacques Grenier Les grandes maisons et les cottages sont les propriétés qui attirent la plus forte demande à Saint-Lambert; ils se négocient rarement en deçà de $250,000.s’était retrouvée à $ 110,000 en 1982, avant d’atteindre $ 122,000 à l’automne 1984 et $ 130,000 au deuxième trimestre 1985.« En 1982-83 le prix des maisons était l’un des plus stables de la Rive Sud », rappelé Mme Roy, directrice au Permanent.A cette époque il se faisait peu de transactions parce qu’entre autres choses, « les résidents de Saint-Lambert sont sédentaires », explique M.Gilles Marier de Remax.Sans connaître les bonds de 23 % en un an comme à Beloeil, le prix des unités a progressé de 6 % à 7 % par année depuis 1983.Paradoxalement, si les résidents de cette cité sont considérés comme sédentaires, le nombre de Voir page 14: Saint-Lambert Janin, Atlas et un consortium beauceron offrent sous-traitance de $ 32 millions au Gabon CLAUDE TURCOTTE Trois compagnies du Québec et une de Toronto sont sur les rangs en vue d’obtenir le contrat général de sous-traitance d’une valeur de $32 millions, en vue de la construction d’un édifice de prestige pour le le ministère des Affaires étrangères et de la Goopération du Gabon.Il s’agit des firmes québécoises l.emay-Vican-Pomerleau (un consortium formé d’entrepreneurs de Victoriaville et de la Beauce), Janin et Allas de Montréal.Le quatrième soumissionnaire est Fondation, une entreprise de Toronto.Le choix de l’entrepreneur retenu devrait être annoncé dans une dizaine de jours.Une délégation gabonaise dirigée par le ministre des Travaux publics, M.Glaude Damas, est présentement en tournée ici pour étudier les sou-mi.ssions.A l’occasion de son passage à Montréal, où il a été reçu par les représentants du ministère des Re- lations internationales et du Commerce extérieur, M.Damas a mentionné de façon explicite que son pays visait à étabUr des relations durables avec l’entreprise qui cherche à obtenir un premier contrat.Le Gabon ne semble pas intéressé à une entreprise qui ne voudrait aller chez lui que pour la durée d’un seul contrat.Comme les Gabonais ont le français pour lanpe officielle, les entreprises québécoises ont sans doute une chance additionnelle d’obtenir ce contrat de sous-traitance.D’ailleurs, c’est une autre entreprise québécoise, Tecsult International Ltée qui a obtenu le contrat principal de $36 millions (qui englobe les $32 millions pour la sous-traitance) pour les études, l’ingénierie, la fourniture de matériaux et la gérance de ce projet clé-en-main.La Société canadienne pour l’expansion des exportations participe au financement du projet.On prévoit que 80 % de la valeur du contrat reviendra au Canada en retombées multiples, soit pour des services soit pour des achats d’équipement et de matériaux.Les travaux pour la construction de l’édifice devrait commencer le 10 janvier prochain et se terminer environ 22 mois plus tard.Tecsult participe à divers travaux au Gabon depuis une dizaine d’années.Elle contribue présentement à la construction d’une importante ligne de chemin de fer qui une fois terminée traversera tout le pays et donnera accès à d’importantes ressources naturelles.Les rapports de Tecsult, qui est la troisième plus grande firme d’ingénierie du Québec, avec les autorités gabonaises sont pour ainsi dire parfaites, à tel point d’ailleurs que M.Luc Benoît, vice-président de Tecsult International Ltée, est aussi Consul honoraire du Gabon à Montréal.Tecsult célèbre cette année son 25e anniversaire; son chiffre d’affai- res est de $30 millions, dont 40 % provient d’activités à l’étranger, plus particulièrement d’une douzaine de pays africains.La compagnie a aussi des contrats dans le sud-est asiatique et en Chine, où elle participe à une étude de faisabilité pour la con.struc-lion d’un barrage hydraulique d’une centaine de millions de dollars.Au cours des années récentes, l’expansion de Tecsult a découlé surtout des contrats à l’étranger.Ses activités au Québec demeurent néanmoins stables.Elle a 550 employés, dont 250 ingénieurs.Son siège social est à Montréal, mais elle a aussi des bureaux à Québec, Baie Gomeau et Longueuil, où elle participe à la con-slruciton du Palais de J ustice et de la collecte des eaux usées, dont on a beaucoup parlé récemment Au cours de la dernière année.Tecsult a contribué à l’installation du gazoduc au Québec, en plus de participer à des travaux d’agrandissement à Manie 5. 14 Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE Fleet Aerospace divulgue son intention d’accroître la production de Canadair PAUL DURIVAGE Un consortium formé de Fleet Aerospace Corporation et trois autres entreprises vient de faire connaître son projet d’acquérir Canadair de la Corporation de développement des investissements du Canada.Le projet d’acquisition, loin d’enlever du travail à Canadair, ajouterait à sa production future.Voilà ce qu’a indiqué au DEVOIR hier après-midi le président du fabricant d’hélicoptères de St-Catharines en Ontario, M.George Dragone, au sortir d’une rencontre avec le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Biron, et tout juste avant une rencontre avec les députés libéral Reed Scowen et John Ciaccia.« Nous n’envisageons aucune subvention ni i’assurance d’aucun contrat particulier, a assuré M.Dragone.Ces rencontres visent seulement à assurer ces politiciens de notre volonté de maintenir intactes les opérations de Canadair».Mieux encore, le président a promis au DEVOIR que Fleet transférera à l’usine de Canadair de Saint-Laurent une bonne partie des nouvelles affaires qu’elle a en vue: « Nos installations ontariennes sont exploitées à pleine capacité tandis que celles de Canadair ne sont exploitées qu’à bas régime ».M.Dragone a vanté la pépinière de talents employés par Canadair et assuré qu’il n’y aurait ni coupures, ni déplacement de personnel: « Il ne se trouve pareils experts nulle part au Canada.Il ne saurait être question de déplacer ces gens, même à cent milles », Il a aussi déclaré qu’il maintiendra le programme dej bi réacteurs d’affaires Challenger, activité entreprise de manièreaventureuse, par opposition au risque limité que représentent les activités de fabrication: « Des sommes fabuleuses ont été investies dans ce programme.Il n’est pas question de laisser perdre tout cela ».Le dirigeant refuse catégoriquement de sj^culer sur la valeur finan- li U / / Quebecair contrôle un « bloc » de 34 % des actions de Nordair MONTREAL (PC) — Nouveau développement hier soir dans la bataille que se livre Quebecair et CP Air pour .se porter acquéreur de Nordair.Quebecair a annoncé dans un communiqué qu’elle venait d’acquérir un nouveau bloc d’actions de Nordair et pouvait dorénavant bloquer l’offre de fusion faite par CP Air.Quebecair, qui possédait 22 pour cent des actions de Nordair, en possède maintenant 34 pour cent, ce qui en fait le plus important actionnaire.Un porte-parole, M.Michel Gad-bois, a déclaré que ces actions avaient été achetées au nouveau prix offert, jeudi, lorsque Quebecair a fait passer son offre de $14.25 comptant par action à $16.00.Cette offre se terminait à 16h30 hier.Quebecair a affirmé qu’elle était maintenant en mesure de bloquer la fusion puisque la proposition d’une fusion par CP Air requiert l’acquisition de 66 et deux tiers des actions de Nordair.Le second actionnaire en importance détient quant à lui 9 pour cent des actions.Le reste des actions de Nordair est partagé par plus de 70 actionnaires.4 St-Lambert transactions est tout de même plus élevé à Saint-Lambert qu’à Mont-Royal.La municipaUté a identifié 580 échanges en 1984 et 470 entre janvier et .septembre 1985, alors qu’à Mont-Royal on a compté 307 transactions en 1984 et 194 jusqu’en septembre 1985, et ce pour un inventaire de maisons unifamiliales assez proche : 3,551 à Saint-Lambert et 3,890 à Mont-Royal.Cela dit, les services municipaux n'étaient pas en mesure de communiquer le montant des ventes effectuées à Saint-Lambert.Dans une forte proportion, ies vendeurs sont « des personnes qui vont acheter à l’intérieur de cette ville », explique M.Claude Sainte-Marie du Montréal Trust.Selon ce dernier, la demande actuelle se concentre autour de deux pôles, « les grandes maisons et les cottages qui redeviennent à la mode ».Pour pos.séder, « une maison intéressante, toujours d’après M.Sainte-Marie, il faut compter un minimum de $ 100,000 à $ 150,000 ».Le .secteur où les propriétés .sont les plus chères est situé à la périphérie du Montreal Country Club.Se négociant aux alentours de $ 300,000, « ces mai.sons .se vendent très bien parce que leurs valeurs réelles sont respectées, il n’y a pas de surévaluation », précise M.Sainte-Marie.Actuellement le nombre d’unités sur le marché est beaucoup plus bas que dans les villes voisines.Autre caractéri.stique de l’activité présente, il n’y a pas de .seuil de ré-si.stance .spécifique si ce n’e.st, « qu’il peut y avoir à l’occasion une sureva- luation de la part du vendeur qui freine la transaction », d’après M.Bournival de Royal Lepage, qui estime que, « les proprikés dans le vieux Saint-Lambert .se négocient entre $ 250,000 et $ 270,000 ».Ce qu’on désigne comme étant ies « bons vendeurs » sont, à Saint-Lambert, la proximité du centre ville, la superficie de terrain par unité, qui est l’une des plus élevées de Montréal, et les taxes qui sont en fait les plus bas.ses de la région.D’ailleurs, au nivfau provincial, seule La Tuque enlève la palme à Saint-Lambert à ce chapitre.I,e taux d’imposition e.st constant depuis 1982, soit 1,30 par $ 100 d'évaluation.Par exemple, pour une propriété de $ 100,000 le compte sera de $ 1,300 à Saint-Lambert, de $ 1,600 à Mont-Royal et de $ 3,000 à Montréal.La municipalité ne cherche pas du tout à amplifier l’urbani.sation de son territoire.Ainsi on note que les permis de construction sont émis surtout pour la rénovation.En 1984, 334 permis ont été émis pour une valeur déclarée de $ 13.6 millions, alors que jusqu’en septembre de cette qnnée on en a re.spectivement 234 pour $ 7.7 millions.La valeur foncière totale est de $ 665,2 millions pour 5,198 unités, dont 168 exemptes d’impôts et représentant $ 98.5 millions.Quant au parc immobilier, les maisons unifamiliales occupent une grande place avec 3,551 unités alors qu’il y a 322 duplex, 77 triplex, 129 immeubles de quatre à 11 logements, 59 immeubles de 12 logements et plus ainsi que 11 entreprises.cière de Canadair, n’ayant point pris connaissance jusqu’à maintenant des états financiers de la compagnie.Il n’a pas voulu en dire plus sur le mode de paiement qu’il envisage: « Ce pourrait être un paiement entier au comptant, un plan échelonné de paiements ou unechange de titres ».Le consortium n’a eu qu’une seule rencontre avec les dirigeants de la Corporation de développement des ( investissements du Canada, le holding dont les actions sont détenues par le gouvernement du Canada-.Cette rencontre, aux dires de M.Dragone, donna essentiellement l’occasion de manifester son intérêt et d’obtenir les documents financiers nécessaires à une analyse financière de la compagnie.Pour cela; elle a dû signer un accord de confidentialité.M.Dragone s’est dit peu soucieux du fait que quelques soumissionnaires se sont désisté avant lui.L’offre de British Airwaysservait d’appât pour l’obtention d’un contrat de $ 600 millions par le gouvernement fédéral.Il ne sait, par contre, comment interpréter le désistement du constructeur aéronautique Gulfstream Aerospace Corp.Si certaines compagnies sont encore dans la course, le consortium croit être avantagé du fait qu’il est le seul entièrement canadien.Le seul autre groupe connu est celui de l’industriel allemand Justus Dormier, jusqu’à récemment propriétaire de l’entreprise aéronautique Dormier Gmbh.Conscient qu’il faudra beaucoup de capital pour acquérir et relancer l’entreprise, M.Dragone a déclaré que son groupe dispose d’importantes ressources financières, fl se dit cependant ouvert à la venue d’autres participants au consortium, « à la condition qu’ils soient canadiens, de préférence québécois, et qu’ils aient les poches profondes».On ne sait qui sont les trois partenaires de Fleet dans ce consortium., Il s’agirait d’investisseurs privés et ' institutionnels canadiens msposant de ressources financières substantielles; ils apportferaient d’importan- ’ tes connaissances dans le domaine de l’aéronautique ainsi que dans la mise en marché d’avions pour hommes d’affaires; ils seraient « désireux de rester dans Tombre pour le moment ».Le consortium s’est donné quatre semaines pour étudier le dossier de Canadair et déterminer s’il y a lieu de présenter une offre et, le cas.échéant, de fixer la juste valeur de cette société.Canadair, rendue célèbre pour le succès de ses avions-incendie du même nom, et par la déconfiture de son programme de bi réacteurs d’affaires Challenger, a été mise en vente par la CDIC, il y a un an, après qu’elle eût drainé des centaines de millions de dollars du trésor public.La raffinerie Gulf à Montréal-Est sera vendue cette semaine Pierre APRIL OTTAWA (PC) - La raffinerie Gulf de Montréal-Est et son réseau de 675 stations-service au Québec et dans les Maritimes passeront au cours des prochains jours aux mains d’une autre pétrolière canadienne.La nouvelle a été confirmée, hier à Ottawa, par M.Robert Tou-pin, député de Terrebonne, un membre actif du groupe de travail conservateur à qui le gouvernement a demandé d’étudier les problèmes causés par l’annonce de la fermeture de cette raffinerie de TEst de Montréal et d’y trouver des solutions.« Nous avons travaillé sur un plan de survie de la raffinerie de Montréal-Est, a indiqué, hier, M.Toupin, et ce que je peux annoncer aujourd’hui, en primeur, c’est que nous avons trouvé un acheteur potentiel, prêt à investir entre $300 et $400 millions, et qui par surcroît est en mesure de se fi- nancer sans l’aide du gouvernement.» Selon le député conservateur, la pétrolière « canadienne », qu’il ne peut pas nommer pour l’instant, a clairement manifesté son intérêt pour la raffinerie de Gulf et ses stations-service.« D’ailleurs, a indiqué M.Toupin, nous avions déjà laissé entendre que pour assurer la survie de la raffinerie, il fallait que l’acheteur se porte acquéreur aussi du réseau de distribution.» M.Toupin a ajouté qu’il avait préparé des documents concernant cette offre et qu’ils avaient été remis, la semaine dernière, au ministre de l’Expansion industrielle et régionale, M.Sinclair Stevens, et au Cabinet du premier ministre.“Actuellement, a précisé le député, nous sommes en pourparlers à différents niveaux avec l’acquéreur et des rencontres sont prévues pour la semaine prochaine.” Fou fou fou lesTARIFOtS! C’est tout chaud! C’est tout nouveau! Tarifous toute l’année.Faut être fou pour pas en profiter! Vao^couver AUet X partir de •m- Lo San ^Partir 4^er votre Prêt-i-pa«^iL ^otr, ^Part.CONDITIONS Les tarifs indiqués sont ceux d’un aller simple et s’appliquent à l’achat d’un aller-retour.Ils sont en vigueur sur certains vols et certains jours.Les places sont limitées.Les billets doivent être achetés dans les 14 jours suivant la réservation et au moins .30 jours avant le départ.Aucun remboursement ni changement.Séjour minimum: jusqu’au premier dimanche après le départ.Séjour maximum: 3P jours.Les conditions sont différentes pour les vols vers la • Floride.Pour en savoir plus long ou pour ré.server, appelez votre agent de voyages ou Air Canada au 931-4411.ORF 718 DESTINATIONS Départ de Montréal TARIFS NORMAUX Aller simple TARIFOUS Aller simple* i partir de HALIFAX 153$ 69$ ST.JOHN’S 226$ 99$ CALGARY/EDMONTON 385$ 114$** CHICAGO 220$ 78$ DALLAS 330$ 117$ ’ Basé .sur le prix aller-retour.’ * tarif est en vigueur les mardis et mercredis.Il est légèrement supérieur les autres jours de la semaine.as IKANSDdKI! I KolIK.Ii I VAN(.r)l’VI K 01'2 MAI AI' I UH lOKRI l9Mh AIR CANADA LE DEVOIR ECONOMIQUE Le Devoir, samedi 26 octobre 1985 L’entrepreneurship de la femme est la première préoccupation Le salon de la PME attirera 25,000 visiteurs CONFÉRENCE DES CONSEILS RÉGIONAUX DÉ LA SANTÉ ÉT DÉS SERVICÉS SOCIAUX DU QUÉBEC PAUL OURIVAGE Le salon de la PME a ouvert ses portes pour une cinquième année, à Montréal.Tenu sous le thème de « l'entrepreneurship en 1985 », le salon regroupe plus de 150 exposants de la PME québécoise et attirera, selon les prévisions, 25,000 visiteurs tout au moins en trois jours.Le salon a comme thème dominant l’entrepreneuship des femmes.Un sondage Sorécom réalisé l’an dernier faisait état d’une faible participation féminine au salon.La direction de l’entrepreneurship féminin au ministère de l’Industrie et du Commerce consacrera la journée de dimanche aux femmes entrepreneurs.Une série de cinq conférences portera sur divers aspects de la gestion d’entreprises.On trouve aussi au salon le « carrefour de l’entrepreneurship » où des gens d’affaires relatent leur cheminement et le « carrefour des jeunes diplômés dans l’entreprise », où de jeunes diplômés font aussi le point sur les connaissances et l’aide qu’ils sont en mesure d’apporter aux PME québécoises.L’une des principales attractions est sans doute la présentation du premier robot industriel québécois.Ce robot dont le contenu est entièrement québécois, consiste en un bras manipulateur qui remplace l’intervention humaine pour approvisionner en matière ligneuse diverses ma- chines-outils utilisées dans l’industrie du meuble.Dans le cadre de sa participation au salon de la PME, la Laurentienne se distingue des autres entreprises.La mutuelle d’assurance, a installé un mini-golf en plein coeur du salon, voulant peut-être rappeler ainsi où se prennent les principales décisions d’investissement.La mutuelle de Québec tient aussi un bar-conseil sur l’assurance où les agents servent le café en même temps que leurs conseils.La Banque fédérale de développement (BFD) a décerné son prix de gestion québécoise 1985, à la compagnie H.Fontaine Ltée de Magog, dès l’ouverture du salon hier matin.H.Fontaine est une entreprise familiale fondée en 1964.Celle-ci se spécialise dans la fabrication de pompes submersibles, de vannes et systèmes destinés à l’épuration des eaux usées.Des ventes de plus de $ 1.3 millions ont été réalisées l’an dernier par quelque 40 employés.Le prix d’honneur décerné au terme de la semaine de la PME vise à honorer l’entreprise dont les dirigeants ont démontré la plus grande habilité dans la mise en application des conseils et recommandations qu’ils ont reçus des conseillers.Le jury était composé de personnalités du commerce et de la finance.M.Claude Castonguay est à nouveau président d’honneur du salon, initiative issue des milieux universitaires.Il était accompagné, lors de l’inauguration officielle, de MM.Rodrigue Biron, ministre de l'Industrie et du Commerce, et Jean-Guy Parent, ministre du Commerce extérieur, de même que du ministre d’Etat canadien aux petites entreprises, M.André Bissonnette, ainsi que du maire de Montréal, M.Jean Drapeau.Les PME constituent 97 % des entreprises au Québec et génèrent 60 % de l’emploi.Elles représentent près de la moitié de toute l’activité économique.Le salon se tient à la Place Bonaventure jusqu’au 27 octobre.Cognac USA; 30 millions de bouteilles PARIS (AP) — Les exportations de cognac aux Etats-Unis ont été supérieures à 30 millions de bouteilles lors des 12 mois s’achevant au 31 août, représentant une augmentation de 25 pour cent par rapport à l'année précédente, a annoncé vendredi l’association des producteurs de cognac.Les exportations dans la CEE ont également augmenté de 6.5 pour cent, malgré la stagnation des ventes en Grande-Bretagne, deuxième client étranger après les Etats-Unis.Ayant tiré parti des barrières tarifaires imposées aux constructeurs japonais La firme Harley-Davidson repart en force sur le marché américain de la moto CLAUDE VOISINE Président La Conférence des conseils régionaux de la santé et des services sociaux du Québec a procédé à la formation de son comité exécutif pour l’année 1985-86 lors de rassemblée générale annuelle Le comité se compose de Claude Voisine, président, Denise Lalancette, Ire vice-présidente, Jean-Bernard Guindon, 2e vice-président, Jacques Tremblay.Géraldine Hutton et Hélène Morais, directrice générale de la Conférence CARTES D'AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASS< iftS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Pentield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél : (514)934-0272, Télex; 05-268656, Cable: MARION Nicholas D.Kristoff du New York Times traduit par Jean-Philippe Tastet Les membres du club de motards des Hell’s Angels et les policiers de la California Highway Patrol ont peu de choses en commun mais ils pourraient discuter de leur admiration commune pour les derniers modèles de motos lancés sur le marché par Harley-Davidson.« Les améliorations sont tout à fait remarquables », déclare M.Michael O’Farel, le président du club des Hell’s Angels d’Oakland en Californie, à propos de ces modèles.« Vous ne risquez plus systématiquement votre vie en montant dessus et vos reins ne sont pas massacrés par la plus petite promenade un peu sportive ».M.O’Farel est ravi de son Harley-Davidson 1985 et espère que les Hell’s Angels vont continuer à exiger que leurs membres aient des Harleys plutôt que des motos de fabrication japonaise.Le club, expliqUe-t-il, préfère acheter américain.Pour des raisons similaires, la California Highway Patrol achète à nouveau des Harleys après s’être, pendant près de dix ans, équipée chez Kawasaki et Suzuki.Ce regain d’enthousiasme est un nouveau signe de vigueur dans une compagnie qui, il y a à peine quelques annéses, semblait vouloir n’être qu’une des victimes de plus de la compétition des constructeurs japonais.Au début de 1983, le gouvernement de M.Reagan est venu à la rescousse d’Harley-Davidson en imposant de nouvelles dispositions tarifaires sur les grosses cylindrées importées.Depuis cette date, Harley-Dabvid-son Motor Company a subi d’énormes changements, réduisant ses dépenses et améliorant grandement la qualité de ses produits.Ceci est allé si loin qu’aujourd’hui de nombreux cadres de compagnies concurrentes assistent aux séminaires portant sur l’amélioration de la gestion qu’Har-ley organise chaque mois.« Ce qu’ils ont fait devrait servir d’exemple à n’importe quelle autre compare américaine », Commente M.Thomas J.Jacoby, ingénieur chez General Motors Coloration.Harley-Davidson a envoyé certains cadres chez G.M.afin d’expliquer les méthodes utilisées; « cela nous a incités à réfléchir davantage sur les possibilités que nous avions d’améliorer notre production».M.Lawrence I.Toriello, directeur de production à la division Mercury Marine de Brunswick Corporation est d’accord avec cette opinion.« Ils sont en train de faire ce que tous les manufacturiers américains devraient faire.Ils font tout ce qu’ils peuvent pour conserver et améliorer leur combativité».Harley-Davidson est cependant loin d’être hors de danger.La compétition reste serrée et le marché des grosses motos, le principal secteur d’activités d’Harley, ne se développe guère.Le temps joue également contre la compagnie.La rigueur des tarifs douaniers, imposés par le gouvernement Reagan en 1983, doit s’amoindrir automatiquement avec le temps.Ainsi s’ils étaient de 50% en 1983, ils aujourd’hui de 24%, et d’ici 1988, ils ne devraient plus être que de 4%.A l’époque de son intervention, le président Reagan a bien précisé que l’un des objectifs de cette tarification était d’accorder à Harley-Davidson un laps de temps supplémentaire lui permettant de s’adapter à la concurrence japonaise.Il est intéressant de constater que si Harley s’est effectivement si bien adaptée, elle Ta fait en choisissant des méthodes de gestion japonaises.Mais les dirigeants d’Harley-Davidson sont les premiers à reconnaître que, même si aux États-Unis ce sont eux qui sont les meilleurs pour copier ce type de gestion, ils sont encore loin d’y exceller comme le font les japonais.Bien qu’ au cours des dernières années elle ait accru sa part de marché, les ventes de la compagnie aux États-Unis ont diminué en raison d’un effondrement du marché des motos dans ce pays.La compagnie a procédé à des coupures dans ses dépenses et après avoir accusé des pertes importantes en 1981 et 1982, elle va de nouveau afficher des profits cette année même si, comme le précise M.Vaughn L.Beals, le P.D.G.de la compagnie.,ces profits devraient être minimes cette année.L’histoire d’Harley commence en 1903.C’est à cette date que M.Harley et MM.Davidson fondent la compagnie.Elle réussit très rapidement à éliminer tous ses concurrents, le dernier d’entre eux, Indian, fermant ses portes en 1953.À partir de ce moment Harley-Davidson devra faire face â la concurrence de compagnies européennes comme Norton, Triumph, et Royal Enfield.La compagnie est cotée en Bourse .en 1965 et va dominer le marché pendant plusieurs années avec ses énormes machines immortalisées dans des films comme» La horde sauvage » et» Easy Rider ».Dans les années 70, la croissance est très forte et en 1979 Harley-Davidson produit un nombre record de 50,000 motos.La plupart des engins de chez Harley ont des moteurs de plus de 1,000 centimètres-cubes et, e 1985, leur prix va de $6,000 à $11,000.Au moment où les compagnies japonaises, comme Honda Motor Company, la plus importante au monde, se font plus omniprésentes sur le marché américain, Harley-Davidson connaît certaines difficultés et com-mmence à se tailler une réputation de constructeur de motos peu fiables et très chères.Pour couronner le tout, la récession de 1981 et 1982 vient encore réduire demande et la compagnie affiche ses premières pertes depuis la Crise de 1929.Au moment même où la compagnie semble prête à s’effondrer, au début de 1981, une douzaine de ses cadres menés par M.Beals, s’en portent acquéreurs.Ils étudient les méthodes de gestion utilisées par les entreprises japonaises et décident de les mettre en application dans cette compagnie.Ainsi, ils mettent au point une variante du système d’inventaire « à la demande » largement utilisé par les entreprises japonaises.Au lieu de produire de grandes quantités d’une seule et unique pièce en une seule fois, Harley le produit au fur et à mesure que le besoin s’en fait sentir.En procédant ainsi, si ces pièces s’avèrent défectueueses, seulement un petit nombre d’entre elles doivent être envoyées à la ferraille.» Autrefois, il fallait 72 jours pour monter un cadre de moto », explique M.Beals.» Aujourd’hui, je m’attends à ce que ce soit fait en deux jours ».Ce changement a permis en outre d’économiser des sommes considérables consacrées avant cela au maintien des inventaires.Dans la seule usine de York en Pennsylvanie, ce resserrement des inventaires a permis de libérer $22 millions et de réduire les délais de production et de livraison.Le climat de travail, jadis très tendu, s’est beaucoup amélioré, en raison notamment des efforts de la direction visant à faire preuve d’ouverture d’esprit et à prendre en considération les demandes des employés.On peut également remarquer que l’absentéisme a baissé de façon tout à fait significative.La direction privilégie la participation des employés en leur demandant d’évaluer leurs propres performances et de faire part de suggestions permettant d’améhorer la qualité des pièces qu’ils produisent.Tous les employés, des secrétaires aux ouvriers des chaînes de montage, reçoivent 40 heures de formation en statistiques.La direction pense qu’ainsi ils sauront mieux comment évaluer leur travail et pourront y apporter les améliorations souhaitées La compagnie a déclaré qu’à présent 99% des motos qui sortent des chaînes de montage de l’usine de York peuvent être envoyées directement chez le concessionnaire; il y a seulement cinq ans de cela, 50% de ces motos produites à York devaient être révisées avant même de pouvoir sortir de l’usine.721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel-commercial-résidentiel Plus de 30 ans d experience 6305, 25e Ave, Rosemont, Montréal TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET DTMPRESSION URGENTS?SCRIBEC 45 rue Jarry est — 387-2486 Samson Belair Comptables agréés l ongueuii Bureau ?00 i?5 flou' Ste foy J4J iw; .Les trois lauréats auront la possibilité d'effec tuer un sta^e de trois mois dans l'un ou l'autre dee organes de presse suivants- Courrier me-âioài.Le Dfvolr, Hebdo-Sclence.Quebec-Science.Science et Technologie, Société Radio CenedA, Le Soleil.Pour cette période, ils re cevront, en guise de salaire, une allocation de 39001 ^ ÀOmiMeibiUté • Sont edmiaslblee a oe concours tous les re-sldenls du Québec, hommes ou femmes, n'ayant jamais occupé d'emploi a temps plein dans un organe de presse, ni déjà lire la majeure partie de leurs revenus d'une activité de rédacteur scientifique ou de Journaliste i la pige.• Ne sont pas admiaeibles, les lauréats des ooncours précédents Les candidats devront presenter, a partir d’un theme s contenu scientiRqueou technologique de leur choix, (justre exemplaires d’un dossier comprenant • une description de l'ensemble de leurs re cherches, lectures, interviews et demarches préparatoires a la rédaction, • un article médit de 5 a 10 feuillets, dactylographie a double mterligne sur du papier blanc de format 216 mm sur 280 mm.• leur curriculum vltae Les quatre exemplaires du dossier devront parvenir au rnmistere de l'Enseignement supérieur.de la Science et de la Technologie au plus tard le 31 janvier 1986 Pour tout renseignemenl s’adresser a U Robert Lachance Umistere de rBnaeignemeni supérieur. 2800 12500 ' 1700 1886 100 9645 100 3750 1415 144415 AMCA AMCA P AMCA 2 P AWCA 3 P Abotero 0 Aberiord w Abfi Prce Abitbi 7’20 Aces ATM 0 1020 Acktonds 709 AOOSSIZ 1000 Agnico £ 2112 Agro ind A 300 Agro B 1 105 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